Page 1

LA BAULE PRIVILÈGE 2011

23e E D I T I O N

LABAULE

23 ÉDITION 2011


Avec l’été qui approche, la Presqu’île se prépare à recevoir ses fidèles habitués qui viennent y chercher une certaine douceur de vivre et la beauté de ses espaces singuliers, iodés et maritimes. Plages que l’on espère ensoleillées et pays d’intérieur bordés de joncs et de pins constituent un environnement rêvé. Ici, le pays semble avoir été conçu pour le repos absolu des corps et des âmes. Ce farniente atlantique bordé par la pratique de tous les sports et de l’art de vivre familial poussé à son paroxysme. La Presqu’île, magnifiée par Julien Gracq, inspira aussi le grand Balzac et même Stendhal qui y puisèrent une écriture nimbée de « sel-titude »… Compagnon de votre été depuis un quart de siècle, La Baule Privilège qui vient de changer de mains, mais pas d’humeur, vous offre un portrait de la baie qui est une sorte de kaléidoscope vivant de son passé et de son présent. Voire même de son devenir. Comme une écriture singulière devenue, avec le temps, une signature familière… Dans ce numéro, d’évocations et de respirations nouvelles, un visage de La Baule, à la fois intimiste et ouvert, s’offre à vous comme une invitation au partage. D’une saga balbutiée par François André, à Ker Olivier (Guichard), l’« arrière-boutique » de l’ancien ministre du Général, en passant par les premiers pas baulois d’une future élève de la rue d’Ulm et la passion indochinoise d’une petite fille aux yeux d’Asie, c’est tout un « village » qui balance entre hier et son bel aujourd’hui… Merci, La Baule…

Hervé LOUBOUTIN

La baie l’été vue du ciel, telle une toile impressionniste, qui vous emporte dans son rêve.

Nantes Privilège 2011 I 1


e

Som m

air

17 BARRIÈRE: D’HIER À AUJOURD’HUI 29 KER OLIVIER... L’ «ARRIÈRE-BOUTIQUE» DU BARON GUICHARD 32 FRANÇOIS NOURISSIER, UNE PASSION BAULOISE, 34 FLORENCE LAUTREDOU, DES LÉOPARDS À LA RUE D’ULM 40 LIÊN LÊ, UN PARFUM D’INDOCHINE 44 NOS BIJOUX D’ÉTÉ 50 COUPE DE L’AMERICA: LE DÉFI DES FRÊRES PEYRON 55 L’OCÉAN OU L’ESPRIT DE FAMILLE 60 SPOTS (1ÈRE PARTIE) 63 UN MAISON CÔTE OUEST DANS UN STYLE CÔTE EST 70 DEUX VILLAS PORNICHÉTAINES 76 NOS MAISONS D’HÔTES 86 NATHALIE FRÉOUR OU LA TRANSPARENCE 90 LES COULEURS DE JEANNE 95 JEAN RASPAIL ET LE CAMP DES SAINTS 99 GOLFS EN PRESQU’ÎLE 105 SURF À BATZ SUR MER 111 LA SAGA DES DERBYS 118 LE TOFINOU 12 BY STARCK 122 PORTRAITS CHINOIS 129 DANIEL & ODILE PICOULY 131 BANDE SON 134 SPOTS (2ÈME PARTIE) 137 GUILLAUME BRISARD OU L’ÉTOILE MONTANTE 140 FRAISES À LA BURBAN 158 RENDEZ-VOUS BAULOIS 164 LE CARNET D’ADRESSES

Francois Barrault, Valérie Pécresse, Hervé Louboutin et Franck Louvrier dans les jardins du Tennis Country Club Barrière à La Baule. Leur point commun : un même attachement à la Presqu’île ! La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, était présente le 23 avril dernier au Tennis Country Club-Barrière pour remettre la Croix de chevalier dans l’Ordre national du mérite à Hervé Louboutin, président des Éditions du Privilège. Cent cinquante invités avaient répondu présents dont le Préfet de région, Jean Daubigny ; le maire de La Baule, Yves Métaireau ; Franck Louvrier, directeur de la communication de la Présidence de la République ; François Barrault, associé des Éditions du Privilège et Marc Zuccolin, directeur du groupe Lucien-Barrière à La Baule.

LA BAULE PRIVILÈGE REVUE ANNUELLE DIRECTEUR DE LA PUBLICATION HERVÉ LOUBOUTIN ÉDITEUR LES ÉDITIONS DU PRIVILÈGE 33, BOULEVARD GUIST’HAU BP 81408 – 44014 NANTES CEDEX 1 TÉL. : 02 40 73 31 31 FAX : 02 40 73 88 40 SAS AU CAPITAL DE 80 000 € ASSOCIÉS : HERVÉ LOUBOUTIN & FRANÇOIS BARRAULT CODE APE : 7312Z SIRET : 523 585 974 00018

RÉGIE PUBLICITAIRE LES ÉDITIONS DU PRIVILÈGE 1, AVENUE PIERRE-PERCÉE 44500 LA BAULE TÉL. : 02 40 60 42 19 / FAX : 02 40 60 45 71 FRANÇOISE PASIOT-PROUST TÉL. : 06 08 34 29 88 publicite@editionsduprivilege.com RÉDACTION HERVÉ LOUBOUTIN STÉPHANE HOFFMANN STÉPHANE ROUZEAU OLIVIER D’ARGOL ALAIN DANJOU NICOLAS BOILEAU

PHOTOGRAPHIES PATRICK GERARD PASCAL KYRIAZIS EYEKEY STUDIO CONTACT RUE DES ARCHIVES COLLECTION BARRIÈRE PEDRO LOUSTAU ALEXANDRE CHAPELIN CONCEPTION GRAPHIQUE DIRECTION ARTISTIQUE THOMAS PROUST www.thomasproust.com

IMPRESSION IMPRIMÉ PAR LABEL-PPS CHEZ POLLINA-VENDÉE REMERCIEMENTS ERWAN HALNA DU FRETAY VALÉRIE CORBIHAN DAMIEN DEJOIE PHILIPPE LARUE LILIA MILLIER FLORIAN BUINEAU ALEXANDRA HUBERT LOIC LEBIHEN


PARCE QUE LA BEAUTÉ MÉRITAIT UN CHEF D’OEUVRE... LE SOIN D’EXCEPTION EN EXCLUSIVITÉ À LA BAULE


Maison de Beauté Haute Parfumerie - Soins

Tom Ford Private Blend Crème de la Mer Lorenzo Villoresi Valmont Annick Goutal By Terry Maquillage Diptyque

5, avenue Pavie Tél: 02.40.60.17.43 maisondebeauté.labaule@orange.fr


SPRING SUMMER 2011

HOME INTERIORS 17, RUE DU CALVAIRE - NANTES - 02 40 75 73 14


design

passion élégance

convivialité

HÔTEL RESTAURANT

raffinement

Macarons Michelin

Une villa contemporaine en bord de mer Port de la gravette . 44770 La Plaine sur Mer . Tél : 02 40 21 54 72 . Fax : 02 40 21 02 33 bienvenue@annedebretagne.com - www.annedebretagne.com ANNE de BRETAGNE **** une grande villa balnéaire posée sur une dune, face au petit port de la Gravette. Regardant La Baule, les chambres et juniors suites s’emplissent de clarté chaleureuse avec leur parquet en wenge et leur mobilier d’art moderne. Très belles terrasses avec vue sur mer, parc et piscine. Un rendez-vous à ne pas manquer... Philippe et Michèle Vételé, la complicité mets & vins. Un moment de plaisir et d’émotions avec une cuisine inventive, des plats de pleine mer subtilement accompagnés par des flacons rares. Philippe Vételé, 2 Macarons Michelin. Le Guide Rouge salue « la grande adresse dont il fait preuve en s’appropriant recettes classiques et meilleurs produits ; accords mets-vins remarquables. »


L’OCÉAN restaurant gastronomique

LE BISTROT DE L’OCÉAN Plage de Port-Lin - 44490 Le Croisic Tél.: 02 40 62 90 03 www.restaurantlocean.com


IW

HAUTE BEAUTÉ

COIFFURE – INSTITUT DE BEAUTÉ

SALON DE COIFFURE HOMME FEMME & ENFANT Visagiste Balayages Couleurs Coiffures de mariées

LE FLUIDE DE BEAUTÉ 14 La relaxation avec le Fluide de Beauté 14, huile sèche mythique ultra-nourrissante, permet d’évacuer les tensions quotidiennes pour laisser place à une sensation de détente et optimiser les bienfaits du soin.

INSTITUT DE BEAUTÉ HOMME & FEMME Soins visage corps Épilation Manucure Beauté des pieds Massages Maquillage Soins de Haute Beauté Carita

IW

Face à l’océan 1er étage de la Galerie du Casino Espace François André La Baule Tél: 02 40 60 86 09 En juin, juillet et août, ouvert 7 / 7 avec ou sans rendez-vous, de 9h30 à 19h30 sans interruption


NOSSY BE

PAGE ÀVENIR


LA MARE AUX OISEAUX HOTEL *** & RESTAURANT * MICHELIN

162 ILE DE FÉDRUN 44720 SAINT JOACHIM - TÉL: 02 40 88 53 01 - WWW .MAREAUXOISEAUX.FR


Barrière Les Folles années de François André

1920. LES HORREURS DE LA GRANDE GUERRE S’ÉLOIGNENT. LA FRANCE S’ÉVEILLE AUX PLAISIRS. FRANÇOIS ANDRÉ N’A PAS OUBLIÉ LA PROMESSE FAITE À UN COMPAGNON DE TRANCHÉES. LE VOICI À LA BAULE. DÉJÀ CONNU À DEAUVILLE, DANS L’UNIVERS DES JEUX ET DE L’HÔTELLERIE, LE FONDATEUR DU FUTUR GROUPE BARRIÈRE Y DÉCOUVRE DES DUNES VIERGES ET UNE BAIE FASTUEUSE. C’EST LE COUP DE FOUDRE. CASINO, HÔTELS, COUNTRY CLUB… LE DESTIN DE LA BAULE VIENT DE BASCULER. ÉCRIRE SUR FRANÇOIS ANDRÉ, C’EST TOUCHER À LA LÉGENDE, CELLE D’UN ENFANT DE LA PAUVRE ARDÈCHE DEVENU L’EMPEREUR DES CASINOS. C’EST AUSSI RACONTER L’HISTOIRE DE LA BAULE, QUI LUI DOIT SON ESSOR ET SES PLUS PRESTIGIEUX ÉTABLISSEMENTS. ÉVOQUER « L’ONCLE », AINSI QUE LE SURNOMMAIT LUCIEN BARRIÈRE QUI ALLAIT DEVENIR SON HÉRITIER, C’EST POUSSER LA PORTE DES BIEN-NOMMÉES ANNÉES FOLLES… TEXTE STÉPHANE ROUZEAU & PHOTOGRAPHIES COLLECTION PRIVÉE, GROUPE LUCIEN BARRIÈRE

La Baule Privilège 2011 I 17


Construit en un temps record entre 1925 et 1927, L’Hermitage reste un palace hors normes

C

ommençons par écorner le mythe : François André n’a pas « fait » La Baule. Depuis 1879 et l’arrivée du chemin de fer au Croisic, Escoublac a bien changé. Les promoteurs du tourisme balbutiant (Benoît et Berthaud, Hennecart et Darlu…) ont pris conscience de la qualité du site. Plantée pour fixer la dune, une pinède de 700 ha borde la baie. Des voies ont été tracées, des terrains lotis. Des bâtiments sont sortis des sables : hôtels, jardin public, chapelle, villas. Quand, par décision municipale, « La Bôle » devient « La Baule » en 1896, la station est née. André Pavie scellera une première fois son destin en lui conférant une vocation balnéaire. Inauguré en 1896, un centre de traitement des enfants tuberculeux – l’Institut Marin – attirera les familles aisées. Pour les accueillir, La Baule va se doter de ses premières pensions de famille, de ses premiers hôtels (en 1902, l’Institut devient l’hôtel Royal) et d’un premier casino. La station mondaine est lancée.

François André,le visionnaire Quand François André découvre La Baule, il n’est pas non plus un inconnu. Ce quadragénaire qui porte beau, flanqué de son éternel parapluie, a quitté le costume de Rastignac endossé lors de son arrivée à Paris à la fin du siècle précédent. Le fils de petit brasseur ardéchois a connu une ascension fulgurante. C’est qu’il a tout pour lui : la beauté, le charme, l’intelligence, l’intuition… L’ambition aussi. Mieux que tout autre, il a compris que la quête du plaisir était le carburant du nouveau siècle. Devenu ordonnateur de pompes funèbres par hasard et relations familiales, il amènera les proches des défunts à la table des restaurants !

18 I La Baule Privilège 2011

Intéressé aux bénéfices, bien sûr. Joueur invétéré, il attendra de s’être ruiné jusqu’au dernier sou pour passer de l’autre côté de la barrière et renoncer définitivement aux tables. Il a compris que la fortune passait par la banque. Et a décidé que la banque, ce serait lui ! Visionnaire, financier avisé, François André a gravi à coups de génie tous les échelons qui l’ont mené des tripots clandestins à la tête d’un prestigieux cercle de jeux Hausmann désormais adoubé par les autorités. Depuis leur première rencontre et leur première bataille pour le contrôle de l’hôtel-casino d’Ostende, il tient la dragée haute à Eugène Cornuché, son associé et rival de toujours. Bientôt, il rachètera ses parts dans les établissements de Deauville et règnera sur la station où se presse le gotha international. Tout ce que touche François André semble se transformer en or. À sa manière, c’est un artiste. Il a une connaissance instinctive de l’âme humaine et il « sent » son époque. Ainsi, il sera le premier à ouvrir aux femmes les portes de salles de jeux et à faire entrer un parfum de sensualité dans un univers jusquelà exclusivement masculin. Le premier à réunir casino, hôtellerie et installations sportives. Le premier à faire des jours et des nuits une fête permanente sur laquelle la lumière ne s’éteint jamais.

Tout… parce qu’il n’y a rien ! Parfois aussi, la réalité dépasse la légende… C’est sur le front de la Somme, dans l’enfer des tranchées, que François André va donc entendre parler de La Baule pour la première fois. Il a pour camarade un nommé Ambroise Fleury, dont la famille récolte du sel du côté d’Escoublac. Le garçon en brosse un tableau idyllique et incite le grand professionnel


Avec le country club, les courts de tennis sont le rendez-vous du sport et de l’élégance

du tourisme qu’est déjà François André à venir y faire un tour. Pour quoi faire ? « Tout, justement, puisqu’il n’y a rien ! »1 François André promet. Le lendemain, Ambroise Fleury est déchiqueté par un obus… Fidèle à son serment, François André se rendra à La Baule, avec Hispano-Suiza et chauffeur. Lui aussi tombe sous le charme des grands espaces encore déserts, de la lumière, des vagues de dunes. Il décide d’investir. Comme lui explique le maire de l’époque, la tradition veut que les terrains se négocient « au jet de pierre » : c’est ainsi que se bornent les limites des propriétés, une fois fixé le prix du jet. L’homme d’affaires retrousse ses manches. Du matin au soir, il lancera sans répit le même galet, jusqu’à conquérir, pour quelques milliers de francs, un vaste territoire de sable. C’est là que s’édifiera bientôt son nouvel empire…

Deauville, Cannes… et La Baule François André ne s’installe pas à La Baule par caprice. Ce n’est pas dans le tempérament de cet homme resté frugal, quotidiennement attaché à sa soupe ardéchoise, dont les rêves de luxe ont pour seul objet de satisfaire la clientèle de milliardaires qu’il traite en amis et en égaux. En 1920, La Baule est surtout connue de quelques familles bourgeoises et d’une nouvelle clientèle anglo-saxonne : les sujets de sa Très Gracieuse Majesté ont découvert la Presqu’île pendant la guerre, quand elle constituait un centre important de débarquement, de garnison et de repos des alliés. Tandis que Louis Lajarrige et André Pavie donnent à La Baule sa dimension urbaine, François André entreprend d’en faire en quelques années une station balnéaire de renommée internationale. Une fois encore, son intuition et son

esprit d’entreprise font merveille. Désolé de voir ses clients déserter Deauville pour Biarritz dès la fin de la saison d’été, il imagine de les retenir ici, au bord de cette baie exceptionnelle et sous le ciel d’une Bretagne qui vient s’adoucir au contact de la Loire. « Je veux que L a Baule devienne aussi célèbre que Deauville et C annes », dit-il. Et il s’en donne les moyens.

Le bâtisseur Sans coup férir – c’est son habitude – à la tête de la Société Foncière, François André commence par racheter le petit casino aménagé dans l’ancien Institut Marin. Il le fait agrandir, le modernise et le dote d’une façade éclatante ouverte sur le front de mer, d’un vestibule monumental et d’un double escalier. Il fait construire autour des commerces de luxe, portant la surface bâtie à plus de 2 700 m². Un square est aménagé à l’emplacement de l’ancien garage Royal. À Ferdinand Ménard, l’architecte de ce fabuleux complexe préfigurant les « resorts » d’aujourd’hui, il confie la construction d’un nouvel hôtel aux dimensions internationales. Là encore, François André innove. De 1925 à 1927, le chantier sera réalisé en un temps record pour un palace hors normes : « Trois cents chambres desservies sur cinq étages par un c ouloir de soixante-dix mètr es de long , un hall café gigantesque où peuv ent consommer mille personnes , une salle à manger de tr ois cents couverts, des c aves à vin, des cuisines , des pâtisseries , des boutiques de luxe , fourr eurs, fl euristes, joaillers , modistes… »1 Fleuron de l’hôtellerie bauloise, d’abord baptisé Majestic, on le connaîtra bientôt dans les cercles mondains sous le nom qu’il porte encore aujourd’hui : L’Hermitage.

La Baule Privilège 2011 I 19


Tout est prétexte à faire la fête. Les concours de costumes ont un franc succès auprès des enfants

Les années folles

Une fête permanente

François André est un bâtisseur, mais tout ce qu’il fait n’est destiné qu’à séduire, à distraire, à rendre la vie des plus riches facile et agréable. Ici, l’ennui n’a pas sa place. Inventeur d’un certain art de vivre « à la française », il est aussi américain dans sa façon de mettre en œuvre le concept moderne d’« entertainment ». Il faut des palaces. Il en créera deux. Il faut surtout des distractions. Les grands équipements sortent de terre : ici, le golf 18 trous. Là, le club de tennis avec ses 27 courts, ses tribunes et son country club. Le bâtiment est construit en 1928, toujours sur les plans de l’architecte Ferdinand Ménard. Avec ses deux pavillons de style normand reliés par une galerie de verre, il est magnifique. La même année, François André crée également un centre équestre et un lieu de rassemblement pour les concours d’élégance qu’il organise, devenu aujourd’hui le stade François-André.

Le casino est bien entendu l’épicentre de ce monde de loisirs et de légèreté. Le hall abrite une somptueuse salle des fêtes qui s’ouvre dès l’après-midi pour toutes sortes d’animations et de divertissements. Elle accueille les plus grands noms du music-hall. Sous le même toit, les visiteurs ont accès à une salle de cinéma et à une salle de théâtre. Mistinguette et Sacha Guitry président des dîners de gala, tandis qu’au dancing la fête bat son plein. Et dans une ambiance feutrée que ne trouble pas encore le crépitement des machines à sous, les émirs, les actrices, les industriels, les têtes couronnées sont les hôtes de François André dans un univers où pétillent de grands bonheurs et où parfois se nouent de sombres drames… Passe, impair et manque !

Il faut aussi du spectacle, des spectacles, à toute heure, pour les adultes, pour les enfants… La plage est un vaste terrain de jeux où, entre concours de châteaux de sable et compétitions de gymnastique, les bolides disputent le Grand Prix automobile international de La Baule sur une piste ménagée à marée basse. L’épreuve organisée en association avec l’Automobile Club de l’Ouest se déroulera au même endroit jusqu’en 1938.

20 I La Baule Privilège 2011

« The show must go on… » Le lendemain, la fête reprend de plus belle. Les jardins retentissent des rires des enfants. Et tout ce beau monde se donne rendez-vous à Ker Causette. Moitié kiosque, moitié guinguette, c’est le lieu de tous les amusements. À « l’heure du porto », la charmante terrasse est littéralement prise d’assaut. À toute heure, il s’y passe quelque chose. Un jour, c’est le montreur d’ours, l’autre, un concours de pyjamas ou de maillots de bain. C’est là que se produit le célèbre Harry Pilcer, « danseur de music-hall améric ain et ancien partenaire de Gaby Deslys »1.


Jusqu’en 1938,le Grand Prix international de La Baule se déroulera sur la plage, sur une piste aménagée à même le sable

Un art de vivre La crise de 1929 met un terme à cette ère fastueuse pour La Baule. On peut aussi considérer qu’elle marque la fin d’un monde. Le retour à la prospérité, à la fin des années 30, est fauché par la Deuxième Guerre mondiale qui sonne le glas d’une certaine forme d’insouciance. Mais La Baule est définitivement lancée à l’international. Et l’empire dont François André a jeté les bases est solide. Jamais à court d’idées, toujours entreprenant, l’Ardéchois continuera à innover et à inventer un univers de plaisirs. Il prendra soin également de préparer l’avenir. Lorsqu’il décède en mai 1962, la relève est assurée. Flash back. En cette année 1923 où François André commence à façonner La Baule, un petit garçon naît en Ardèche, chez les Barrière, une famille modeste comme l’était celle de François André, son oncle. Ses parents le prénomment Lucien. Mais ceci est une autre histoire…

La Baule Privilège 2011 I 21


Ker Causette est l’un des endroits les plus en vue de La Baule. A toute heure, il s’y passe quelque chose

Marie-Louise Il avait toutes les femmes à ses pieds, jusqu’au bout ils seront restés unis. En 1957, François André écrit à son épouse MarieLouise : « Je ne sais pas , sans moi, ce que tu aur ais fait mais je suis tout à fait sûr que , personnellement, sans toi, je n’aurais rien fait. »1 Ils se sont rencontrés en 1920 à Paris. Il est de Joyeuse (Ardèche). Originaire d’Agen (Lot-et-Garonne), elle est modiste. Elle a 22 ans, il en a 30. Dans son ombre, celle que l’on surnommait « La Dame blanche » suivra avec attention les affaires de son mari, sans jamais remettre en question la confiance absolue qu’elle lui porte depuis le premier jour. Marie-Louise André sera très présente à La Baule, tandis que son mari veille sur les autres stations. En son honneur, il baptise de son prénom le joli manoir Belle Époque de style édouardien qu’il a acquis en 1926 à La Baule pour y recevoir ses amis. Devenu « Castel Marie-Louise », il perpétue aujourd’hui encore le souvenir de ce bel attachement. Marie-Louise André s’est éteinte en 1960. Son époux l’a rejointe quinze mois plus tard. 1. Cité par Philippe Bouvard dans Histoire d’une famille. Le roman du groupe Barrière. Le Cherche-midi éditeur.

22 I La Baule Privilège 2011


Simone

P r ê t

à

p o r t e r

e t

a c c e s s o i r e s

Etoile Isabel Marant At h é Va n e s s a B r u n o J é r o me D r e y f u s s Majéstic To y Watc h

Voilà bientot 13 ans qu’Isabel Marant à su séduire les femmes en leur proposant une mode différente, décalée mais douce, élégante mais sans chichis. Elle est un trait d’union entre le banal prêt à porter et les pièces haute couture inabordable. Vous trouverez toute sa collection naturelle et spontanée dans votre boutique Simone. Les incontournables Cabas Vanessa Bruno, cuir, coton et lin... déclinés dans différentes coloris. Vêtements de la gamme Athé intégrés dnas le quotidien à la séduction décontractée, moderne et sensuelle. En exclusivité, Jérome Dreyfuss chez Simone, douceur des matières (agneau, veau), subtilité des couleurs. Les sacs crées par Jérome Dreyfuss offrent à la fois des volumes généreux, un coté fonctionnel et s’imposent en partenaire nécessaire à la femme moderne et urbaine. Majéstic est connue pour ses basiques (t-shirts, jupe, robe...) avec une qualité digne des marques haut de gamme, mais à des prix accessibles. Vous trouverez également Toy Watch la marque de montre Italienne qui fait fureur et que tout le monde s’arrache. Boutique Simone 13 avenue du général de gaulle 44500 la baule 02 40 60 18 69


Le groupe Lucien Barrière

une locomotive indispensable

LA BAULE SANS LE GROUPE LUCIEN BARRIÈRE NE SERAIT PAS CE QU’ELLE EST AUJOURD’HUI. MODELÉE PAR FRANÇOIS ANDRÉ ET SON NEVEU, LUCIEN BARRIÈRE, LA PLUS BELLE STATION DU LITTORAL ATLANTIQUE POSSÈDE DES INSTALLATIONS QUI FONT SA RÉPUTATION EN MATIÈRE D’HÔTELLERIE, DE RESTAURATION, DE CASINO, DE THALASSO ET DE GOLF. PETIT TOUR D’HORIZON AVEC SES PRINCIPAUX ANIMATEURS QUI SE DÉVOUENT SANS COMPTER POUR SATISFAIRE UNE CLIENTÈLE CHAQUE JOUR PLUS EXIGEANTE... TEXTE NICOLAS BOILEAU & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

24 I La Baule Privilège 2011


ROYAL-THALASSO BARRIÈRE (de gauche à droite) Frédéric Haumont, chef concierge Emmanuel Bequet, directeur général du Royal-Thalasso Barrière et du Centre de thalassothérapie Thalgo Gilles Demaure, chef des cuisines

Emmanuel Bequet, « Tout faire, ou ne rien faire… » « Pour moi, La Baule est sans aucun doute LA destination “vacances” où il fait bon se ressourcer en famille ou entre amis. Chacun a le loisir de tout faire ou de ne rien faire, au gré de ses envies… La diversité culturelle entre le Parc régional de Brière et les marais salants de Guérande au Croisic, la complémentarité des activités, plage, voile, tennis, golf, équitation… et bien évidemment le centre de thalassothérapie Thalgo totalement intégré à l’hôtel RoyalThalasso Barrière en font une destination remarquable et de plus en plus remarquée, quelle que soit la saison ! »

Véronique Allègre-Concédieu « Une douceur de vivre » Véronique Allègre vient de prendre la direction de l’hôtel L’Hermitage. Elle est la touche féminine de cette grande bâtisse directement posée sur la plage de La Baule. Elle souhaite que ses hôtes vivent leur séjour en toute liberté, « avec le choix de faire tout ce qui s’offre à eux ou de profiter de la quiétude des lieux ». La Baule, pour elle, c’est aussi synonyme de « douceur de vivre », de « famille » et d’authenticité, des valeurs chères à ses yeux. Son vœu le plus cher est que ses hôtes aient l’envie de revenir parce qu’ils n’ont pas eu le temps de tout découvrir… et qu’ils se sentent à L’HermitageBarrière comme chez eux.

Lionel Massonneau « La Baule, c’est une lumière… »

HERMITAGE BARRIÈRE Véronique Allègre-Concedieu, Directrice d’Exploitation Patrick Lemarec, Chef Concierge

« Normand d’origine, mais installé dans cette magnifique région depuis dix ans, La Baule reste pour moi une destination “vacances”. Sa plage, la douceur du climat, son ambiance, ses villas… La Baule, c’est avant tout pour moi, une lumière, celle de l’éclaircie de soleil quotidienne et ce quelle que soit la saison. Le Relais et Châteaux Castel Marie-Louise, villa privée destinée à recevoir des amis, devenue un hôtel, conserve un esprit d’hospitalité tout à fait exceptionnel. Le manoir, son parc, son restaurant gastronomique participent pleinement au positionnement haut de gamme de notre station. »

RELAIS & CHÂTEAUX CASTEL MARIE-LOUISE

Mikaël Lehours, concierge Clefs-d’or Lionel Massonneau, directeur d’exploitation Éric Mignard, chef de cuisine Sébastien Benoist, responsable de salle

La Baule Privilège 2011 I 25


TENNIS COUNTRY CLUB BARRIÈRE Julien Jarrijon, Directeur d’Exploitation du Tennis Country Club Barrière

« Ouvert toute l’année ! » « La station de la Baule est unique par son art de vivre, tout au long de l’année. Sa principale évolution récente est sans doute d’être devenue une ville vivante 365 jours par an, même si, bien sûr, les vacances scolaires sont des moments importants pour son activité. Les Baulois doivent donc pouvoir s’y divertir quelle que soit la saison. C’est ainsi que je conçois le rôle du Tennis Country Club Barrière : un établissement sportif et de loisirs ouvert toute l’année, avant tout pour les Baulois de tous âges. C’est pourquoi nous avons pris le pari de développer nos infrastructures couvertes en 2001, et nous essayons chaque année de mettre le tennis un peu plus à disposition du plus grand nombre. En saison, nous montons en puissance pour accueillir les estivants et proposer de nombreuses animations, et le club est notamment une force d’attraction importante pour les hôtels Lucien-Barrière et pour la station dans son ensemble… » GOLF INTERNATIONAL BARRIÈRE LA BAULE (de gauche à droite) Laurent Cussac, Intendant de Parcours en charge de la qualité des terrains Eric Stoquer, Directeur du Golf International Barrière La Baule & Patrick Beziau, Responsable de la Restauration

« La Baule, destination touristique internationale ouverte sur l’océan Atlantique, exprime son attractivité au travers d’une multitude d’activités sportives et de loisirs. Le Golf international Barrière et ses 45 trous, l’un des quatre plus grands complexes golfiques de France, est fier de contribuer à la notoriété et au développement de la station. »

« La Baule est unique par son art de vivre,tout au long de l’année » CASINO BARRIÈRE-LA BAULE Jean-Louis Arniaud

Pour ce méridional d’origine, le Casino Barrière est avant tout un lieu de fêtes et d’animations. Il apprécie à La Baule « la douceur de vivre et la gentillesse des gens ainsi que la variété et la richesse de nos produits régionaux ». C’est pourquoi, il a demandé au chef du restaurant du Casino « 24, Esplanade » de proposer une carte variée qui suit le rythme des saisons, à des prix très raisonnables. Pour toujours satisfaire ses clients joueurs, il propose une offre de jeux des plus complètes, des nouvelles machines dernière génération, une salle de jeux de table avec roulettes anglaises, black-jack, stud poker, boule, une poker room avec six tables. Soucieux de rendre l’univers du jeu accessible à tous, il a développé les Coach Casino, ainsi chacun peut bénéficier d’une véritable initiation, pour que le jeu reste un plaisir avant tout !

26 I La Baule Privilège 2011


Ker Olivier GUICHARD

ANCIEN MINISTRE DU GÉNÉRAL, DÉPUTÉ-MAIRE DE LA BAULE, PRÉSIDENT DE LA RÉGION DES PAYSDE-LA-LOIRE, OLIVIER GUICHARD AVAIT UN JARDIN SECRET. UN VIEUX MANOIR À ASSÉRAC BAPTISÉ « KER OLIVIER » DEPUIS LE XVIIe SIÈCLE QU’IL HABITAIT RÉGULIÈREMENT. CETTE PROPRIÉTÉ AVAIT ÉTÉ ACHETÉE PAR SON GRAND-PÈRE, DIRECTEUR DES CHANTIERS DE LA LOIRE... TEXTE HERVÉ LOUBOUTIN & PHOTOGRAPHIES ARCHIVES FAMILIALES

La Baule Privilège 2011 I 29


KER OLIVIER

MALCY, CONSTANCE & ALINE

Assérac. Près de Pénestin et de l’embouchure de la Vilaine. À 25 km de La Baule. Au détour d’un chemin, une petite pancarte toute simple indiquant « Ker Olivier ».

Christophe de Bailliencourt aimait beaucoup son oncle : « Je le voyais, surtout l’été. Il était adorable avec les enfants de sa sœur. Il nous impressionnait par sa taille, sa voix et sa légende. C’était un peu le fils prodigue, qui rassemblait toute la famille autour de lui. On savait qu’il avait été très proche du Général. Et ses allers-retours ne passaient pas inaperçus ! Il aimait beaucoup le frère de son père, Pierre Guichard, qui était un grand original et qui vivait lui aussi à Ker Olivier… »

Il faut s’enfoncer dans un bois, longuement, avant de découvrir un ferme habitée. Et la campagne environnante. Discret, blôti derrière les bâtiments agricoles, apparaît Ker Olivier, avec sa vue imprenable sur la baie de la Baule, au loin… Le vieux manoir breton semble échapper aux affres de la modernité tant il semble incrusté, là, depuis la nuit des temps. C’était le lieu de villégiature estival préféré des Guichard depuis trois générations. L’une des trois filles de l’ancien Ministre, Malcy, directrice de collection aux éditions Robert Laffont, y a même construit sa maison derrière les feuillages.

Dans la bibliothèque du manoir, le neveu a conservé des ouvrages de son grand-père, écrivain de marine à la mode entre les deux guerres, avec des romans comme Bleu marine et autres essais consacrés à la mer et aux bateaux. Diplomate, attaché naval, au Portugal et à La Haye, Louis Guichard « ne retourna jamais à la mer ». Très parisien, il éleva ses enfants à Paris dans les traditions de la bonne société. Barons d’empire, les Guichard tenaient leur rang !

Aujourd’hui, c’est l’un de ses cousins (sa maman était la sœur d’Olivier Guichard) qui a repris la propriété. Christophe de Bailliencourt a longtemps travaillé aux Chantiers de l’Atlantique. Un atavisme familial. Il connaît par cœur la route de Saint-Nazaire. Et pour cause…

Malcy, comme ses sœurs Constance (Mme Ladislas Poniatowski) et Aline (Mme Paul Goldshmidt) ont passé de nombreux étés à Ker Olivier. Une résidence « secondaire » partagée avec le château du Bordelais, « Siaurac », où la famille produisait – et produit toujours – un excellent Pomerol.

C’est en 1903 que Maurice Guichard, polytechnicien, acheta Ker Olivier. Pour être à seulement « une journée de voiture à cheval » des chantiers voisins. Un véritable enracinement. Son fils, Louis, le père d’Olivier et de la future Malcy de Bailliencourt, y séjournera également fréquemment.

Pour Malcy Guichard, l’admiration de la sœur vis-à-vis du frère était totale : « Elle était en admiration devant Olivier ! » Et quand il était à Ker Olivier tout – absolument tout – tournait autour de lui.

30 I La Baule Privilège 2011

Olivier Guichard ou la statue du commandeur.


UNE «ARRIÈRE-BOUTIQUE...»

LE DOUBLE BARON

C’est dans ce sillage familial qu’Olivier Guichard s’inscrivit tout naturellement. Avec une vraie passion pour ce manoir et cette terre qu’il affectionnait particulièrement et qui lui firent choisir cet enracinement politique, alors que le Bordelais (celui de son ami Chaban-Delmas) put également y prétendre. Mais le souvenir des Chantiers de la Loire était le plus fort, comme le souvenir de cette saga bleu marine, passée par Navale…

Olivier Guichard est né le 27 juillet 1920 à Néac (Gironde) et il est décédé le 20 janvier 2004 à son domicile de Paris. « Baron du gaullisme », il fut plusieurs fois ministre sous de Gaulle, Pompidou et Giscard d’Estaing. Pendant plus de vingt ans, il fut aussi le président du conseil régional des Pays-de-la-Loire et député-maire de La Baule.

Dans son dernier livre, Vingt ans en 40 , paru chez Fayard, Olivier Guichard qui était né à Néac en Gironde en 1920 et qui nous a quittés le 20 janvier 2004 écrivait : « De mon pèr e, je tiens sûr ement le goût de la chose écrite. Par son seul exemple, il m’a donné celui de lire, mais je n ’aurais pas eu l’idée d’acheter un livr e av ant dix-huit ans . C ette démarche-là appartenait au monde des adultes… » Un chemin tr anquille (1978) et Mon général (1980) illustreront aussi son goût de l’écriture puisée aux sources vives des bibliothèques familiales. De Siaurac à Ker Olivier. Ici, en Basse-Bretagne où l’âme respire amplement, le souvenir d’Olivier Guichard est omniprésent même si le temps de la vulgate médiatique, telle une gorgone délirante et amnésique, dévore ses meilleurs enfants. Du côté de Ker Olivier, dans un manoir breton, souffle un vent d’espérance qui fleure bon la liberté. Celle d’un jeune homme devenu ministre d’État et qui su, un jour, dire non. « Il faut, disait Montaigne, se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute franche, en laquelle nous établissons notre vraie liberté. » Elle s’appelait Ker Olivier…

Descendant d’un baron de l’Empire, Louis Guichard (1772-1837), il fut élève au lycée Condorcet et poursuivit ses études à l’Université de Paris. Fils de Louis Guichard, qui fut capitaine de corvette et le directeur du cabinet de l’Amiral Darlan (de février 1941 à novembre 1942), s’engagea dans l’armée française à la Libération et poursuivit la guerre jusqu’à la défaite de l’Allemagne. De 1951 à 1958, il fut le chef de cabinet du général de Gaulle. En 1968, il occupa le ministère du Plan et celui de l’Aménagement du territoire. Il prépara le référendum de 1969, sur la régionalisation et la réforme du Sénat, dont l’échec provoqua le départ de Charles de Gaulle. De 1969 à 1972, il fut ministre de l’Éducation. Il devint ensuite ministre de l’Équipement et de l’Aménagement du territoire. Il y favorisa le développement des autoroutes concédées et la création de la zone industrielle de Fos-sur-Mer. Parallèlement, il fit interdire en 1973 la construction des grands ensembles HLM des années 60 par une circulaire demeurée célèbre. Il fut enfin ministre de la Justice dans le gouvernement de Raymond Barre, en 1976. Sa première épouse, Suzanne Vincent, qu’il rencontra dans la Résistance, est morte en 1980. Veuf, il épousa le 27 juillet 1990 la journaliste Daisy de Galard (1929-2007). Il a été inhumé en Gironde.

La Baule Privilège 2011 I 31


Revoir La Baule FRANÇOIS NOURISSIER, QUI VIENT DE NOUS QUITTER, A EU 13 ANS À LA BAULE… EN 1940. UN ÉTÉ QUI L’A FORTEMENT MARQUÉ. CINQUANTE ANS PLUS TARD, À L’INVITATION D’OLIVIER GUICHARD, IL FAIT PARTIE D’UN JURY LITTÉRAIRE PENDANT LE FESTIVAL DE LA BAULE DU FILM EUROPÉEN. CE RETOUR À LA BAULE L’ÉMEUT. IL L’ÉVOQUERA POUR LE LIVRE VOYAGE À L’OUEST, PARU CHEZ ALBIN MICHEL À L’INITIATIVE DE CHARLES-HENRI DE COSSÉ BRISSAC, ALORS PRÉSIDENT DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LOIRE-ATLANTIQUE. TEXTE FRANÇOIS NOURISSIER & PHOTOGRAPHIES AGENCE RUE DES ARCHIVES

32 I La Baule Privilège 2011


J

e n’étais plus entré à l’hôtel Royal depuis ce jour de juin, un demi-siècle auparavant, où j’étais venu avec une bande de gamins grappiller les objets abandonnés par les officiers britanniques dans la hâte de leur fuite : boîtes de Player’s, papier à lettres « Au service de Sa Majesté », photos de filles et d’enfants inconnus, et même quelques livres. Partout régnaient la touffeur, une odeur sucrée de gangrène ou de pâtisserie avariée, le désordre, le harcèlement des mouches. Nous allions de chambre en chambre, la nausée aux lèvres. On eût dit que des semaines s’étaient écoulées depuis le départ des occupants ou qu’une tornade avait dévasté les lieux. Il ne fallut que deux jours aux Allemands, quand ils furent arrivés, pour tout remettre en place et instaurer leur loi. Dès lors, nous nous détournâmes avec ostentation des grands hôtels. Comme j’escaladais les marches du perron derrière le bagagiste, une vieille honte m’effleura : n’étais-je pas en train de commettre la faute inexpiable qui nous scandalisait quand nous voyions un fournisseur ou une femme « aller chez les boches » ? Voix rauques, claquements de talons : le passé me remontait à la gorge comme une suffocation. Mais je n’aperçus, dans les canapés fleuris du vestibule, que de jolies échotières parisiennes qui déjà s’étaient déguisées en festivalières, façon Cannes…

LES DOUCEURS TROMPEUSES DE L’AUTOMNE L’automne au bord de l’océan a des douceurs trompeuses, des éblouissements au ras de l’horizon, de soudaines rafales. Revenu ici au printemps, je n’aurais rien vu ni senti de la même façon. Du balcon de ma chambre – dans ce moment où la valise n’est pas encore ouverte, où les journaux sont étalés sur le lit – je contemplais le paysage inimaginable, bouleversé. En une minute il avait chassé de moi l’ancien, et l’oubli déjà s’installait. Un oubli qui prenait l’apparence de ce Dufy modernisé, géométrique, avec le casino flambant neuf, le centre commercial, les grands vides ménagés là où je me souvenais d’espaces courts, de bosquets luxuriants. L’art des jardins a bien changé : auraiton peur d’un peu de mystère ? J’aime assez le « contemporain », le moderne, et que l’on dresse des façades de verre, surtout quand le ciel s’y reflète et y bouge comme il faisait là. J’ai résisté à la tentation des rideaux tirés, des paupières baissées, d’une sieste (ce retour, décidément, m’intimidait…) et je suis sorti. … Je marche jusqu’au parapet qui domine le sable. Le vent me fait claquer le pantalon sur les cuisses. Je me retourne. Ah, j’ étais prévenu ! Nulle part en France le bord de mer n’a conservé l’aspect vieillot, fragile et vaniteux que lui avaient donné les années impératrice Eugénie, les années Loubet, les années Doumergue. En 1940, rien, ou presque rien n’avait encore changé. On pouvait imaginer Morny à Deauville, Maupassant à Étretat. Notre « grand bond en avant » ne s’est produit que plus tard, après 1960, quand nous sommes devenus riches. Ou plutôt, ne pouvant plus être riches à la façon d’autrefois, nous avons détruit les cocasses maisons, les chalets, les castels, les villas à pignons et tourelles, et à leur place nous avons édifié les hautes cages à vacanciers, à retraités, à petites familles, ces falaises crépies, rayées de balcons, dont l’hiver sont fermés les volets qui rouillent doucement au sel des embruns. Pourquoi écrire des choses faciles et cruelles sur ce que sont devenus nos rivages ? Je préfère y deviner les loisirs plus abondants, mieux partagés, et le petit peu d’égalité qui s’est imposé aux vestiges de la vie ancienne.

IMMOBILE DANS LE SOLEIL ET DANS LEVENT Voulais-je du chic, du luxe ? Les lieux m’en offraient, en raisonnable abondance. Je les parcourus, incrédule, essayant de démêler le tien du mien, le mien du reste et le passé du présent. Au coin de l’avenue de la Noue et du front de mer se dressait, inchangé, le Majestic. Il était seulement passé du rouge au blanc, mais à ses pieds la petite villa était la même, où m’avait accueilli Madame G., ces étés 41 et 42 où j’apprenais à vivre seul, à ne pas juger et à me taire. Déjà ! J’hésitai un instant, tête baissée comme un fidèle, à la messe, au moment où tinte la petite sonnette, à lever les yeux vers la villa MaThéo. Je devais avoir étrange allure, immobile dans le vent et le soleil. Ose donc, bourrique ! Quand je me décidai, à la place de la maison tarabiscotée que j’aurais su, me semblait-il, dessiner, je ne vis que du vide, du béton, une espèce de terrasse avec, au milieu, un trou : l’entrée du parking souterrain. Tout le reste, autour, intact. Du moins, je le crus à ce premier regard. Les minuscules maisons soudées les unes aux autres (là où habitait cette jolie monitrice du club des pingouins, ou des petits canards, ou des marmousets, qui avait tourneboulé le plus fringant quinquagénaire de la rue…), pourtant démodées au possible, étaient restées intouchées, cocasses et modestes. Mais de l’autre côté, entre le fantôme de « Ma-Théo » et la mer, un immeuble moderne avait remplacé le solide manoir de pierres grises dont j’observais, du balcon de ma chambre, la propriétaire, une dame solitaire aux robes et aux cheveux du même argent bleuté, que servait un valet polymorphe et omniprésent, une sorte de Fregoli domestique. Fasciné, je le voyais « faire la poussière » le matin en gilet rayé, ratisser le gravier en tablier bleu, annoncer les repas en veste blanche et manœuvrer, en livrée et leggings de « mécanicien », l’antique Chenard-et-Walcker au fond de laquelle se serrait, frileuse, même par grand beau, notre voisine. Quand les Allemands furent là, la limousine disparut et il me sembla percevoir quelque chose de navré, d’héroïque et de hautain dans la façon dont la vieille dame se réfugiait sur la terrasse du manoir, dos tourné au littoral comme si l’armée d’occupation et la mer avaient eu partie liée. Elle passait là de longs moments, enveloppée dans un plaid, son valet à trois pas d’elle, qui, sur un signe, venait déployer au-dessus de sa table et de son fauteuil un parasol inutile mais qui la dissimulait à mes regards. Sans doute est-ce là, sur le balcon de la villa Ma-Théo, que je pris goût à la vie élégante. Je remerciai le ciel d’être venu seul. J’aurais détesté devoir évoquer, expliquer, ressusciter le passé. Pendant plusieurs heures, j’arpentai les allées, oubliant d’aller aux projections de deux films du Festival (un autre cinéma se déroulait dans ma tête), reconnaissant un nom de rue, une maison, ou croyant la reconnaître, mais sans rien retrouver, en vérité, d’une image de mon enfance que le temps n’avait pas saccagée – tout, au contraire, me paraissait plus soigné, plus « entretenu » qu’autrefois – mais dont le parfum était à jamais éventé.

François Nourissier, de l’académie Goncourt

La Baule Privilège 2011 I 33


Merci La Baule

NÉE À LA BAULE, FLORENCE LAUTRÉDOU A EFFECTUÉ UN BEAU PARCOURS SCOLAIRE QUI L’A CONDUITE JUSQU’À LA PRESTIGIEUSE ÉCOLE DE LA RUE D’ULM À PARIS. AGRÉGÉE DE PHILOSOPHIE ET PSYCHANALYSTE, ELLE EST L’AUTEUR DE PLUSIEURS ROMANS. SPÉCIALISTE DU « COACHING » DES CHEFS D’ENTREPRISE, ELLE RETROUVE POUR NOUS, EN EXCLUSIVITÉ, LES PARFUMS DE SON ENFANCE BAULOISE. UN ITINÉRAIRE VIVIFIANT ET REVIGORANT. TEXTE FLORENCE LAUTREDOU ET OLIVIER D’ARGOL & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

34 I La Baule Privilège 2011


Un grand bol d’air marin devant la crêperie « Le Derwin » sur la côte sauvage.

La Baule Privilège 2011 I 35


M

on enfance à la Baule, je l’ai vécue au rythme des marées. Bien sûr, une vie d’enfant comprend son tempo obligé, l’heure de l’école, de la récréation, celle des devoirs, du dîner. Au-delà de ces jalons humains, toutefois, s’est vite imposé un autre rythme, celui que le mouvement de l’océan, en flux et reflux, a prêté à mes journées de petite Bauloise.

Dans chacune des anecdotes de mon enfance, la sensualité affleure…

La mer, chez nous, dans notre manoir sur la côte, on vivait avec, la météo marine à égalité avec la météo des terriens. Presse Océan ou Ouest France, c’était elle qu’on lisait en premier et qui donnait le ton de la journée ou du week-end. Balade en bateau dans la baie, expédition à Ouat ou Hoedic (les îles proches de Belle-Ile dont les formes évoquent leur nom respectif- « canard » et « petit canard »), ou encore promenade plage Benoît sur un sable velours, le plus doux de tous. Ou encore canicule et fournaise, lecture rôtissoire sur la plage et baignades à n’en plus finir dans l’attente de l’embrasement du soir, là-bas au bout de la baie, vers le Pouliguen. D’aussi loin que remontent mes souvenirs, la mer, ou plus exactement l’océan est là. On le sent mugir quand on prend un café matinal au Khédive, en face de la Chapelle Sainte Anne, un bastion irremplaçable pour tout Baulois qui se respecte. Vue 360° sur la place, échappée libre vers la plage à droite, les boutiques de l’avenue du Général de Gaulle à gauche, restaurants et bars plus loin, un QG, quoi ! Quand je m’égare vers la côte, tropisme habituel tant l’éclat de la lumière sur cette baie en croissant m’attire depuis toujours, je choisis de rester dans l’eau salé ! Pèlerinage à la Baule Les Pins où m’attendent la piscine Pajot et son club de plage, un classique du bord de mer où les enfants passent la journée à sauter sur un trampoline et à s’affronter en joutes soigneusement organisées, et néanmoins farouches, qui les chargent de cadeaux promotionnels ensuite (bonbons, tee-shirts, fanions, ballons….), un encombrement de trophées qui termine inéluctablement… à la cave. La rançon du succès. De mon côté, j’ai oscillé entre cet espace récréatif et la piscine en face. Enfance saine et parents sportifs, deux fois par semaine toute la famille terminait la journée en piscine d’eau de mer, un bon moment. Derrière les vitres grêlées de sel, au-dessus, à côté, tout autour du bassin, je me rappelle de l’océan et de nous quatre, bien protégés à l’intérieur, baignant dans sa version chauffée. Enfance aquatique. Retour à la côte pour une escapade aux confins de la Baule, à savoir le port du Pouliguen, ses charmes des aléas maritimes liés à la marée, car le bassin n’était pas en eau profonde. Je me souviens de retours précipités (ouf, on est passés avant la marée basse !) dans le bateau paternel sous l’œil des badauds. Me reviennent aussi des scènes cocasses, le bateau en marche arrière, toujours sous l’œil des badauds captivés en l’occurrence, pour cause de problème de moteur- un classique de la navigation balnéaire, mon frère et moi honteux planqués dans la cabine et mon père nous intimant de sortir afin d’assurer la manœuvre. Tension certaine dans l’instant, rigolade ensuite. Beaucoup de bons souvenirs pour moi, cette jetée du Pouliguen, ses manèges, les baraques à bonbons et à souvenirs, les restaurants où nous atterrissions souvent, au sortir d’une journée de mer. Ambiance et rires, teints hâlés, même les repas étaient plein air ! Le Pouliguen m’attirait comme un aimant, avec son phare tout au bout qui plonge sur la baie de la baule, éclairée par le soleil des fins de journée. J’ai passé et y pense encore beaucoup de temps à rêver, imaginer les

36 I La Baule Privilège 2011

voyages, ailleurs plus loin… Encore plus à l’ouest, je m’arrête au Derwin- surtout prononcer le DerVIN, la win, les Baulois la laissent aux parisiens ! Quelques moules ou fruits de mer sur la côte sauvage, c’est ton sur ton. Perché sur sa falaise, l’endroit n’a pas bougé. Toujours cette impression d ‘ailleurs, alors que nous venons de quitter la route qui longe la côte, ce parfum d’ajoncs et de genêts qui se mêle à l’iode et aux bouffées d’océan qui éclate sur les récifs en contrebas. Quand elle était toute petite, Alice, ma fille appelait cela le « parfum de mer » et je souhaite lui en avoir donné le goût comme moi je l’ai reçu. Une évidence qui inspire, fait grandir, donne l’énergie et la passion de vivre. Toute la côte sauvage vibre de cette énergie, parsemée d’anses et de de maisons protégées derrière les pins maritimes ou carrément campées sur la falaise, plein ouest. J’aime terminer la balade par une pause à la Crêperie Lebot, une institution du Croisic qui ramène aux années 30, date de fondation de ce cénacle culinaire où se déguste le fleuron de la cuisine locale, symphonie de sarrasin et beurre salé. Paradis de délices et endroit subversif à sa façon. Je me souviens de mon grand-père paternel, un finistérien, consterné devant la carte qui proposait une spécialité de galette avec de la …tomate. « Cela ne se fait pas chez nous», fulminait-il, tradition crêpière à l’appui. Chaque fois que je regarde la carte proposant, à côté des incontournables « complètes » ou « beurre sucre » des spécialités à base de saumon fumé et foies de volaille….ou pire encore, je souris en imaginant la tête qu’il ferait ! Dans chacune des anecdotes de mon enfance, la sensualité affleure. Celle de l’océan profond et lisse, des fraîcheurs de soleil timidement levé sur l’horizon des expéditions en bateau ou encore l’embrasement des longues soirées d’été indien sur la plage dorée. Confidences, discussions métaphysiques, guérisons, lectures, travail scolaire, ma vie d’enfance, je l’ai vécue en plein air. Une bouffée d’iode et l’énergie revient. Allons chez Manuel ! Car si je parle de sensualité, je ne peux pas ne pas évoquer l’incontournable Manuel, emplacement stratégique en haut de l’avenue du Général de Gaulle, face au remblai. Ses gaufres chocolat-chantilly et ses niniches, sucettes au beurre et aux mille parfums entortillées comme des dômes des Mille et une nuits embaument l’avenue dès potronminet. Nous, c’étaient les gaufres que nous préférions, mon frère et moi. Chroniquement affamés par le grand air, nous avions nos rituels …ou nos jeux de sales gosses, qui restent un classique de l’enfance bauloise. Le principe consistait à jouer à qui mettrait le nez de l’autre dans sa gaufre, en clair un variation locale de l’entartrage qui pourrait ne pas avoir disparu- gare aux touristes ! Aujourd’hui, ce sont ces images espiègles, fraiches et légères que j’aime garder de mon enfance dans ce coin de côte magique. Un éclat de rire, une main qui prend la vôtre sur la plage, des grands espaces qui portent le regard, l’océan qui vibre et vous prend. Merci, la Baule ! Florence Lautrédou


e journée en mer

, pour une longu maman, dentiste

père est médecin,, sur la plage de La Baule son p Avec ses parents, so

Devant la chapelle Sai

nte-Anne en lisant

Stefan Zweig

Avec une amie on the

beach

lle, o De Gau ive, av. . d e c e h n e K Le mm Devant mence et reco m o c t tou

ù

En bateau avec sa

comme hier Au club des Léopards s blai sur le rem

Aujourd’hui de vant chez Man uel, une niniche à la main...

quand elle promenait

son chien

se, au large.

reu hier, adolescente et heu

La Baule Privilège 2011 I 37


«Un éclat de rire,une main qui prend la vôtre sur la plage,des grands espaces qui portent le regard,l’océan qui vibre et vous prend.Merci,La Baule!» La critique d’Olivier d’Argol Un livre pas comme les autres. Très différent de la production actuelle. Peu commercial mais très attachant. Normalienne, psychanalyste, Florence Lautrédou est née à La Baule (44) avec des embruns dans la tête. Et de ses origines finistériennes, une propension à la celtitude qui donne à ses romans (le 5e) une teinte tellurique mêlée de mystère. Comme cette maison de pêcheurs, perchée haut dans le golfe du Morbihan et qu’elle fait revivre sous les traits d’une femme, « Elle », témoin de trois siècles d’histoire. Car les maisons vivent plus longtemps que les vivants. Elles voient tout, entendent tout et sont généralement complices des moments de bonheur mais également des épreuves les plus pénibles. Alors « Cap Horn » raconte sa vie et celle des siens qui l’entourent, l’habitent, la vendent ou la jalousent. « Personne ne nous achète . C’est nous qui ac ceptons de nous pr êter… Nous offrons des abris pour consolation. Nos réserves sont infinies, nous prodiguons à qui demande », explique cette petite maison bretonne qui a choisi de nous parler. Et le récit est dense et précis, sur les hommes et sur les femmes, sur nos peurs, nos fantasmes ou nos ambitions. Citant Paul Guimard (autre Breton), l’auteur rappelle l’essentiel : « La clef d’un autr e monde était à c e prix. » Et c’est bien de cela qu’il s’agit. D’une croisière en nous-mêmes, entre pierres et rêves, pour mieux comprendre ce qui nous attache à la vie et qui prend, parfois, la forme d’une maison. En filigrane de ce récit étonnant que l’on lit en tirant des bords, avec ce « Cap Horn » pour horizon, c’est de la vie qu’il s’agit en termes d’écoute, de be-

38 I La Baule Privilège 2011

soin et d’espérance. Nous sommes sans doute des maisons encombrées par nos peurs et hantées par nos rêves. En quête d’un Graal introuvable sous les mousses du temps. Pour peu que l’on s’intéresse vraiment aux éléments qui nous entourent et qui donnent du sens à l’existence. « Trois siècles que j’existe, une quinzaine de pr opriétaires à la fi le. Pourtant j’ai toujours le sentiment que c’est moi, Cap Horn, qui décide. Ma calebasse de Bretonne sans doute. » Florence Lautrédou n’avait encore jamais poussé aussi loin l’introspection. Depuis Ouest, son troisième roman paru chez Jean Picollec, elle s’était gardée de nous parler d’elle. Cette fois elle en fait un titre « phare » qui nous éclaire en demi-teinte. Avec élégance et discrétion. Mais avec une maîtrise des mots qui sonne juste. Et ce besoin vital qu’elle définit entre quatre murs de sa maison maritime : « J’ai besoin qu ’on m ’empoigne, moi. Qu’on m ’envahisse. Q u’on me r emplisse… » Cap Horn Elle , comme un cri d’amour…


Apprivoisez l’ombre et la lumière TOILE DE TERRASSE I VOILES D’OMBRAGE I TOILE TOUAREG I TOILE À ENROULEMENT I PERGOLA I TOILE COULISSANTE

TENDANCE

Réaliser des pièces atypiques et personnalisées, adaptées à une demande de qualité. De la conception à la fabrication en atelier, ces aménagements exceptionnels, entièrement sur-mesure, portent la marque de la maîtrise et de l’expérience. Résistantes aux variations climatiques, ces toiles tendues s’adaptent avec souplesse au style de chaque habitation.

Marine

TENDANCE MARINE I JEAN MICHEL HAREL Rue Ampère - ZI La Blavetière - 44 210 Pornic - Tél. 06 07 29 93 85 - www.toiles-tendues.fr


Liên Lê

L’Indochine NÉE À LONG AN, ENTRE SAÏGON ET LE MÉKONG, LIÊN LÊ A QUITTÉ LE VIETNAM, À 14 ANS, UN AN AVANT LA PRISE DE POUVOIR PAR LE VIÊT-MINH. GRAVEMENT MALADE, ELLE A ÉTÉ OPÉRÉE, VIA UNE ASSOCIATION, PAR LE PR CARPENTIER. DEVENUE BAULOISE, ELLE A OUVERT UN EXCELLENT RESTAURANT BAPTISÉ «INDOCHINE» ET PRATIQUE LE GOLF, À UN BON NIVEAU, SUR LES GREENS DE SAINT-DENAC... TEXTE NICOLAS BOILEAU & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

40 I La Baule Privilège 2011


F

leur de lotus de jade : c’est son prénom. Et son nom est celui d’un ancien empereur vietnamien. Liên Lê (devenue Mme Rohel depuis) a une histoire pas comme les autres. Née dans une famille de militaires attachée aux traditions, Liên (prononcer Line) a vu le jour le 19 décembre 1960 aux bords du Mékong. Là, où sa maman cultivait le riz dans les rizières. Deux sœurs, deux frères et un papa, mort après les camps de rééducation. Un an avant la chute de Saigon et l’arrivée des communistes (le Viêt-minh), la petite Liên souffrait d’un rhumatisme articulaire aigu qui nécessitait une intervention urgente à cœur ouvert. Son entourage était très pessimiste mais ne lui montrait pas. Grâce au concours d’une association (L’Appel), croisée à l’hôpital où elle se faisait soigner régulièrement, la toute jeune fille a découvert l’action du professeur Carpentier qui opérait des enfants malades à l’hôpital Broussais, à Paris. Contactée, sa famille a décidé de la laisser partir pour rendre possible l’intervention. Avec d’autres jeunes du Viêtnam atteints de la même maladie. Et l’opération fut un parfait succès !

UNE PETITE FILLE AUX YEUX D’ASIE Son pays étant en guerre, c’est vers une famille d’accueil que l’association qui l’avait prise en charge se tourna pour lui permettre de passer la meilleure des convalescences. Point de chute : Saint-Nazaire. « Cela ne s’est pas très bien passé ! », explique-t-elle aujourd’hui en soulignant que la famille choisie n’était pas forcément prête à exercer cette fonction. « On m’a déposée devant la porte avec ma valise… » De 14 à 16 ans, elle étudiera au lycée Aristide-Briand. Sans emporter de Saint-Nazaire de très bons souvenirs. Heureusement pour elle, sa demande de transfert est acceptée et c’est vers le nord qu’elle repart, avec sa valise et quelques mots de français supplémentaires. Point de chute : Saint-Amand-les-Eaux. Près de Valenciennes. « Vous parlez quelle langue ? », demande-t-elle en découvrant l’accent ch’ti. La petite fille aux yeux d’Asie ouvre grands les yeux et les oreilles sur un monde nouveau… Heureusement pour elle, celle qui l’accueille est une femme exceptionnelle. Agée de 74 ans, elle a consacré toute sa fortune (elle dirigeait l’entreprise Davaine – chaînes de bateau – et employait une centaine de salariés) aux enfants malades. « Elle habitait une très grande maison, avait une autre culture, une autre éducation et j’ai pleuré… », explique-telle encore aujourd’hui en regrettant cette seconde maman, aujourd’hui disparue, qui l’a faite autrement. De 16 à 20 ans, quatre années de bonheur partagé et de maturation affective et intellectuelle : « J’ai entrepris des études de puéricultrice pour revenir ensuite au Viêtnam m’occuper des bébés… »

La Baule Privilège 2011 I 41


LE LOTUS BLEU

De bébé, elle rencontrera d’abord son premier mari avec lequel elle aura deux enfants (Mathieu, 28 ans et Simon, 22 ans)… À la faveur d’une mutation de ce dernier, elle revient vers l’ouest. À Saumur pour commencer, puis (incroyable mais vrai !) à Saint-Nazaire. Les Castors de l’ouest mènent à tout. Quinze ans après son opération, la jeune chef d’entreprise retourne au Viêtnam pour revoir sa famille. Un choc : « Ils n’avaient plus rien. La pauvreté absolue. Les Russes étaient déjà là… » De retour en Loire-Atlantique, elle ouvre le « Lotus bleu » à Sainte-Marguerite, entre Saint-Nazaire et Pornichet. Une bonne adresse très fréquentée : « Pour aider ma famille, je voulais être indépendante. » Douze ans de Lotus bleu et un divorce. Puis, une activité de traiteur à La Baule, sur le marché, qui porte encore le même nom que celui de son restaurant. Un bon business revendu trois ans après. Une pause bien méritée. Toujours désireuse de conserver son indépendance, Liên achète un tabac-presse à Tharon-Plage. Elle le fait prospérer de 2005 à 2007. Puis fait une pause et se remarie avec Stéphane Rohel qui travaille dans le monde de la chaussure.

42 I La Baule Privilège 2011


En 2006, elle se met au golf, pour suivre son mari. Cinq ans après, elle joue 16 et participe à toutes les compétitions de Saint-Denac. Mais tout cela ne lui suffit pas. En 2009, l’idée de lancer un nouveau restaurant vietnamien l’a poursuit encore. Elle ouvrira « Indochine » le 6 avril 2010, à l’entrée de La Baule, dans les murs de l’ancien Helvétia Grill relooké de la cave au plafond. « On a tout fait en famille… pour le plaisir et parce que l’on aime ce genre de challenge », explique-t-elle, tout sourire en nous présentant Quoc, son chef vietnamien, âgé de 32 ans, qu’elle a ramené de Saigon (Hô Chi Minh )… Soixante-dix couverts, en salle et en terrasse, avec une ouverture le soir du mardi au dimanche et le midi les mercredi, jeudi et vendredi. « La cuisine, c’est moi. J’ai imprimé ma marque. Et puis je dois vous avouer que l’oisiveté me déprime ! » Liên est tout entière dans cette phrase. Une force de caractère qui dénote avec l’air du temps. La Mékong touch... Au bout de six mois, elle a emmené son chef et son responsable de salle (un Coréen) passer une quinzaine de jours au Viêtnam pour goûter des plats : « On est même allé à Hong-Kong pour tester la cuisine… » Le retour à La Baule, riche de cette expérience, a permis de moduler la carte. Avec des plats très abordables et des vins qui le sont tout autant. Ajoutons un décor qui fait rêver. Et l’Indochine sans le Mékong qui nous parle doucement…

«L’OISIVETÉ ME DÉPRIME...»

La Baule Privilège 2011 I 43


LA MER, LE SABLE, UN CORPS BRONZÉ CONSTITUENT LE DÉCOR IDÉAL POUR PRÉSENTER DES BIJOUX D’ÉTÉ. CEUX QUE NOUS VOUS PERMETTONS DE DÉCOUVRIR AUJOURD’HUI PROVIENNENT D’UNE BELLE MAISON NANTAISE, « LANDREAU-JOAILLIER » INSTALLÉE RUE D’ORLÉANS DANS LE CENTRE-VILLE. PHOTOGRAPHIES PASCAL KYRIAZIS

or et perles d’or Bague 3 ors

44 I La Baule Privilège 2011


perles des mers du sud

La Baule Privilège 2011 I 45


d’oreilles - perles des philippines Bague - perle philippine

46 I La Baule Privilège 2011


Montre Cartier Santos 100 Bracelet - or gris et diamants noirs Collier - or gris et diamants noirs Alliance - or gris demi tour diamants noirs

Bague - or rose et pave de diamants noirs Bracelet flox - perles,or rose et anneaux de ceramique noire

Montre Chopard « Imperiale » - acier Bague « Chopardissimo » or blanc

Bague Zebre - onyx et diamants or blanc.

La Baule Privilège 2011 I 47


7, avenue Pierre Loti - La Baule Tel: +33(0)2 51 73 72 72

La Plage

les villas

les parcs

les jardins

LA RÈGLE

&

COMME TOUS LES VRAIS PROFESSIONNELS

L’EXCEPTION C’EST NOTRE OFFRE

www.agence-peris-immo.com


rêves On ferme les yeux et on rêve d’une avenue De Gaulle qui ouvrirait enfin sur la mer et d’une esplanade sans voitures, ni motos, ni vélos, sur laquelle on pourrait déguster une glace ou prendre un verre tranquillement. Il suffirait de creuser un tunnel (trémis) pour laisser passer la circulation à cet endroit-clef de la vie bauloise dans l’esprit des « remblas » de Saint-Sébastien ou de Deauville. Une centaine de mètres sur dix kilomètres de remblai, ce ne serait pas un luxe mais une « ardente nécessité » qui changerait définitivement le visage de la station pour les cent prochaines années. Qui n’a pas fait tomber sa gaufre ou sa glace, dévorées debout, devant la devanture sans âme du glacier baulois, ne peut se rendre compte du changement capital que cette transformation entraînerait.… La Baule retrouverait à cet endroit un peu de l’élégante quiétude qui lui allait si bien avant la motorisation en diable qui n’a pas finit de nous polluer les sens…

baulois TEXTE OLIVIER D’ARGOL PHOTOGRAPHIES & RETOUCHES EYEKEY

La célèbre avenue « De Gaulle » débouche enfin sur la mer. Avec une belle perspective qui semble s’ouvrir sur la plage et non plus sur le bitume. Depuis l’office de tourisme jusqu’à chez « Manuel », la même magie de l’eau qui souligne un front de mer omniprésent…

Plus de voitures, de motos et de vélos qui viennent enlaidir le remblai à cet endroit « magique » où s’asseoir (il faudra des bancs, des chaises et des parasols…) deviendra un plaisir de chaque instant. La circulation passera sous terre pour nous laisser un peu respirer…

La Baule Privilège 2011 I 49


34 America’s America’s Cup e

Les frères Peyron dans l’aventure

ORIGINAIRES DU POULIGUEN, LES TROIS FRÈRES PEYRON (BRUNO, LOÏK ET STÉPHANE) PROJETTENT DE DISPUTER LA 34e COUPE DE L’AMERICA. DEPUIS LE 27 JANVIER 2011, AVEC « ENERGY TEAM », ILS ESPÈRENT POUVOIR CONVAINCRE DE GRANDS SPONSORS DE LES ACCOMPAGNER DANS CE PROJET TRÈS AMBITIEUX. BRUNO PEYRON A PRÉSENTÉ SON DÉFI AU PRESTIGIEUX YACHT-CLUB DE FRANCE À PARIS… TEXTE OLIVIER D’ARGOL PHOTOGRAPHIES PASCAL KYRIAZIS, PATRICK GÉRARD & STÉPHANIE BILLARANT

50 I La Baule Privilège 2011


La Baule Privilège 2011 I 51


A

près que les Américains ont présenté, en septembre 2010, leur intention de faire courir la coupe de l’America sur des multicoques, les frères Peyron ont annoncé qu’ils souhaitaient fédérer le savoir-faire français afin de monter un Défi pour tenter de conquérir la fameuse aiguière d’argent. La coupe de l’America depuis son origine est toujours un défi entre yacht-clubs. C’est pourquoi le Yacht-Club de France a décidé de soutenir le projet des frères Peyron baptisé « Energy Team » auprès du Golden Gate Yacht Club de San Francisco dès les épreuves de la Louis-Vuitton Cup. Bruno Peyron est le manager global du projet et son frère Loïk, le skipper. Stéphane, quant à lui, intégrera le staff technique.

La construction du premier catamaran AC 72 débutera le 1er septembre prochain pour une mise à l’eau en avril 2012

Pour répondre aux objectifs définis par les organisateurs, Bruno Peyron et son équipe s’appuieront sur le chantier naval vannetais Multiplast qui est une référence dans l’univers international du multicoque Orange 1 et 2, Groupama 3. La construction du premier catamaran AC72 débutera le 1er septembre prochain pour une mise à l’eau en avril 2012. Un premier AC45, petit frère de l’AC72, sera aussi construit à Vannes pour permettre à Energy Team de débuter à Auckland sa phase d’entraînement. Pour s’entraîner puis courir, les Peyron disposeraient alors d’une flotte impressionnante de multicoques de toutes tailles allant des classes A, aux F18, D35, X40, etc. Y compris quatre F25, répliques à l’échelle un tiers des AC72 qui seront utilisés pendant la course. Le projet des frères Peyron vise également à faire de la Bretagne le pôle central du Défi avec le chantier Multiplast à Vannes, une base dédiée aux maxi-catamarans à Lorient et une base d’entraînement et de relations presse et partenaires à La Baule. Le noyau dur de l’équipe rassemblée autour d’Energy Team comprendra des experts qualifiés et reconnus parmi lesquels, en dehors des frères Peyron que l’on ne présente plus, Yann Guichard, barreur de l’équipe de

52 I La Baule Privilège 2011

France olympique ; Thierry Fouchier, ancien régleur d’aile de BMW Oracle qui remporta la coupe de l’America ; Jean-Christophe Mourniac, membre de l’équipe de France olympique et Yves Loday, Baulois, médaille d’or en Tornado à Barcelone. En attendant de connaître l’issue finale de leur projet très ambitieux et la réponse définitive des sponsors approchés, les frères Peyron s’entraînent régulièrement dans la baie de La Baule, sur des petits catamarans extrêmement rapides, qui surfent sur l’eau comme de vrais papillons…


J O A I L L E R I E

V

O

Y

A

G

E

A

U

T

O

U

R

D

E

-

L

G E M M E S

A

C

O

U

L

E

CRÉATIONS RÉALISÉES PAR UN ATELIER DE HAUTE JOAILLERIE FRANÇAISE

5 1 ,

A V E N U E

D U

G É N É R A L T É L : 0 2

D E 4 0

G A U L L E 4 4 5 0 0 2 3 6 8 5 4

L A

B A U L E

U

R


L’Océan le défi de

TEXTES OLIVIER D’ARGOL & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

NOUS VENIONS DE TERMINER DES TRAVAUX AU FORT DE L’OCÉAN ET DANS SON APPARTEMENT PRIVÉ, LORSQUE GÉRARD LOUIS ME DIT : « MONSIEUR BUREAU, RÉFLÉCHISSEZ MAINTENANT À CE QUE L’ON PEUT FAIRE POUR REDONNER UNE NOUVELLE JEUNESSE À L’HÔTEL–RESTAURANT L’OCÉAN. » UNE BONNE ANNÉE D’ÉTUDES ET DE RÉFLEXION A D’ABORD ÉTÉ NÉCESSAIRE AFIN D’AFFINER LE PROGRAMME ET TROUVER AVEC LES INGÉNIEURS ET LES ENTREPRISES COMPÉTENTS LES SOLUTIONS TECHNIQUES LES MIEUX ADAPTÉES À L’EXÉCUTION DES FUTURS TRAVAUX… » EXPLIQUE FRANÇOIS BUREAU, LE CONCEPTEUR DU PROJET.

La Baule Privilège 2011 I 55


E

En juin 2010, la décision est prise de lancer les travaux. Le restaurant est exploité jusqu’à mi-septembre 2010… Début octobre 2010, les démolitions sont lancées. Sept mois de travaux avec des entreprises locales qui ont toutes joué le jeu pour relever ce défi. Il fallait impérativement que l’établissement soit prêt pour la saison 2011. Le 15 mai 2011 les restaurants de L’Océan (le restaurant gastronomique et le bistrot) seront prêts. Le parti architectural choisi était simple : un hôtel maintenu dans sa volumétrie actuelle, avec des façades redessinées, rééquilibrées et des armatures harmonisées et simplifiées. Sur la façade mer, de vastes balcons seront créés pour chaque chambre. Une « peau » isolée, constituée d’une ossature bois permettra d’intégrer les ouvertures à galandage et d’augmenter l’isolation thermique du bâtiment. Pour le restaurant, monsieur Louis tenait à ce qu’il soit ouvert au maximum sur la mer… Quatre poteaux soutiennent la toiture du restaurant sur 25 m de longueur, les vitrages les plus larges font 12 m de longueur et 47 mm d’épaisseur.

Le Bistrot devait être traité très simplement avec un plancher de chêne vieilli et des lambris laqués. Il disposera d’une terrasse sur toute la façade est. Cette dernière est construite sur console sur la plage et s’intègre parfaitement dans la continuité de la plage de Port Lin. Les soubassements du Restaurant et du Bistrot ont été refaits en granit dans les tons des rochers, ce qui contribue à cette intégration. Tous les appareils de traitement de l’air ont été enterrés dans une fosse ventilée. La climatisation du restaurant est assurée par un système de diffusion au travers d’un faux plafond. Le restaurant a été particulièrement étudié afin d’obtenir un confort acoustique optimum : moquette de laine tendue sur thibaude au sol, plafonds tendus avec isolants acoustiques au-dessus.

Pour gagner les mètres carrés nécessaires au programme fixé par le maître d’ouvrage, le restaurant ne pouvant être agrandi, nous avons creusé dans la roche, en sous-sol pour créer les caves, laveries et sanitaires, deux monte-charges et un ascenseur desservent le rez-dechaussée et le sous-sol. Un autre ascenseur dessert l’hôtel. Dès l’entrée, vous êtes dans une ambiance à la fois zen, classique et contemporaine, sur la droite de l’accueil, puis un petit salon avec la « boutique ». Une demi-coque grandeur d’un « dragon » composée de lames de bois vous guide sur la gauche vers le restaurant… La mer à perte de vue… grâce aux vitrages du sol au plafond, vous dînez sur les rochers, mais à l’abri des vents, et la mer vient s’écraser à vos pieds », explique encore François Bureau. La nuit, un éclairage rasant met en valeur les rochers et fait briller l’écume… L’éclairage intérieur du restaurant a été particulièrement étudié de façon à ce que chaque table puisse être éclairée juste au-dessus, quelle qu’en soit l’implantation. Les chambres ont été agrandies et diminuées en nombre. Elles disposent de « petits coins » et elles sont climatisées pour disposer de tout le confort du XXIe siècle…

56 I La Baule Privilège 2011


Images d’hier et d’aujourd’hui, L’Océan est toujours le même, et ses nouvelles couleurs lui vont à merveille

La Baule Privilège 2011 I 57


L’ESPRIT DE FAMILLE

DEPUIS 1965, GÉRARD LOUIS N’A PAS QUITTÉ DES YEUX « L’OCÉAN ». ARRIVÉ COMME CHEF DE RANG, IL A GRAVI TOUS LES ÉCHELONS DE LA VIEILLE MAISON, AU POINT DE LA RACHETER EN 1982 ET D’Y ENTREPRENDRE AUJOURD’HUI 4,5 MILLIONS D’INVESTISSEMENTS POUR PERMETTRE À SES ENFANTS ET À SES PETITS-ENFANTS DE POURSUIVRE, AVEC LUI ET SON ÉPOUSE, SA GRANDE PASSION... TEXTE OLIVIER D’ARGOL & PHOTOGRAPHIE PATRICK GÉRARD

M

onsieur Louis, comme on l’appelle, est né à Conquereuil (44) le 14 septembre 1941. Dans une famille rurale de cuisiniers et de maîtres d’hôtel de la grande époque. Cet héritage reçu de ses grands-parents et de ses parents l’ont inévitablement fait choisir la carrière de l’hôtellerie et de la restauration. À 24 ans, c’est au Croisic, sur la côte et sur les rochers, qu’il a accroché ses premiers rêves d’entrepreneur-né, passant du bar à la salle, pour finir maître d’hôtel. En 1982, c’està-dire dix-sept ans après son arrivée, il s’est porté acquéreur de l’établissement que son propriétaire M. Patchadjian (un Arménien) quittait après avoir succédé aux familles Fleury,

Angeli et Galpin. Une opportunité que Gérard Louis ne pouvait pas laisser passer. Avec son épouse, Yolande Pattejoie, née à Guémene-Penfao (autre commune de Loire-Atlantique), monsieur Louis a transformé L’Océan pour en faire l’un des restaurants les plus appréciés de la côte atlantique avec une tradition de fruits de mer et de poissons digne d’un Le Divellec, passé de La Rochelle au Champ de Mars à Paris ! Dans ce cadre idyllique de la côte croisicaise, les pieds dans l’eau, à vingt minutes de La Baule, L’Océan s’est taillé une réputation à la hauteur des talents et des ambitions de son équipe dirigeante. Une « excellence » que Gérard Louis a communiqué à sa fille (Dominique) et à son gendre (Gérald Sambon, chef de cuisine) ainsi qu’à ses deux petits-enfants, Charles, 22 ans, qui fait son

58 I La Baule Privilège 2011

apprentissage en salle et Emmanuelle, 21 ans, titulaire d’un BTS Hôtellerie et qui apprend l’anglais intensif actuellement… C’est pour eux que Gérard Louis, 69 ans aujourd’hui, a décidé de relever un nouveau challenge avec la refonte complète de son établissement. Fermé depuis la fin de l’été dernier, L’Océan rouvrira ses portes à la mi-mai, resplendissant dans son nouveau décor dû au crayon inspiré de l’architecte nantais François Bureau, neveu et longtemps associé de son oncle, Lionel Bureau, qui a marqué lui aussi de son empreinte singulière nombre de bâtiments de la région dont la verrière du Fort de l’océan. Modernisé dans l’épure et la lumière, L’Océan ne ressemblera plus à celui que l’on connaissait. Il a été repensé des sous-sols aux étages avec des baies vitrées phénoménales qui donnent l’impression de reposer sur les rochers. La vue, l’incroyable vue panoramique, en surprendra plus d’un. Elle est tout simplement pro-di-gieu-se… Les dix chambres des deux étages ont été remplacées par des suites high tech qui donnent sur d’immenses terrasses de bois, plein sud, et sans vis-à-vis autre que l’océan. Avec cette nouvelle réalisation, « La vision de l’avenir, c’est une vision de famille… », explique monsieur Louis), l’établissement complète le groupe familial déjà composé de deux autres établissements croisicais (Les Vikings et Les Venètes) et du très réputé Fort de l’océan, Relais et Châteaux, ouvert en 1997. Au total, l’ensemble de ces établissements fait travailler une quarantaine de personnes et plus en pleine saison. Une belle PME qui concilie la tradition et la modernité et qui offre une « image » de qualité et de sérieux qui fait honneur à la profession. Le nouvel « Océan » est paré désormais pour sa clientèle de connaisseurs et celle des nouveaux-venus attirée par une certaine idée du confort et des relations humaines. Car la famille Louis privilégie avant tout le contact direct avec tous ceux qui poussent la porte de ses maisons. C’est une qualité rare aujourd’hui. Un esprit de famille qui s’apprend, qui se transmet et qui se donne aux autres. Belle récompense d’une sacrée détermination et d’un travail sans cesse accompli.


NOUS METTONS UN COUP DE PROJECTEUR SUR QUELQUES-UNES DES MEILLEURES ADRESSES DU CENTRE-VILLE.

06

03

01

07

04

02

08

05

01. Pour son deuxième anniversaire, nouvelle adresse pour le chicissime dépôt-vente De vous à moi 5, avenue du Marché, tél. : 02 40 15 48 08, www.de-vous-a-moi.com En franchir le seuil, c’est pénétrer l’univers de Cathy, où la mode tient le premier rôle, avec les plus grandes marques. Vêtements et chaussures de collections récentes, à l’état du neuf. Sélection ultra pointue. 02. Fuego, Fuegolita, Leslie, Akhesa, AquaJean’s, Joseph Ribkoff, Brighton, Ugozaldi… Du bureau au resto, c’est dans le regard de chaque femme que Luc puisse son inspiration. Il saura vous habiller pour que chaque moment du jour ou de la nuit fasse de vous la femme idéale, que vous portiez du 36 ou du 52. Luc de La Chamade Galerie du Casino, rez-de-chaussée, tél. : 02 40 60 11 51, Luc.delachamade@free.fr

60 I La Baule Privilège 2011


09

03. Blouses de soie très féminines, petites robes, pantalons et ensembles en lin et coton aux teintes pastel, douces et poudrées, ou plus vives, le tout signé de créateurs exclusifs comme Bash, Gat Rimon, Bel Air, Paul and Joe Sister ou, toute nouvelle, Laurence Doligé… Vous trouverez tout cela chez Lili au Soleil 87, avenue du Général-de-Gaulle, tél. : 02 40 23 12 77 04. Créée en 1996 à Paris, la marque française de maroquinerie Loxwood s’est installée l’an dernier au 110, avenue du Général-de-Gaulle, tél. : 02 40 42 57 79, www.loxwood.fr. Cette jolie boutique présente toute ses collections pleine fleur de sacs, cabas et petite maroquinerie, mais aussi du prêt-à-porter pour femme et pour homme. 05. Bijoux Sasso 84, avenue du Généralde-Gaulle est spécialisé dans la vente et le rachat de bijoux anciens, de bijoux d’occasion modernes et signés : Cartier - Pomellato Chanel - VCA - Boucheron - Chaumet - Poray Mauboussin… Retrouvez également un large choix de bijoux neufs et de créations personnalisées. Il est aussi proposé des montres de marque, de la maroquinerie de luxe et des foulards Hermès. Achat or – pièces or. www.bijouxsasso.com, tél : 02 40 60 44 00. 06. Nouvel aménagement pour Cecibo, la parfumerie-institut de beauté du 34, avenue Lajarrige, tél. : 02 40 60 06 90, www.parfumscecibo.com. Deux cabines pour hommes et femmes. Prodigués par Clotilde et Anaïs, soins visage, corps, mains, beauté des pieds, épilation, maquillage. Produits Carita et Guinot. En exclusivité, nouvelle machine cellu M6®. Toutes les lignes de parfums sont représentés. Parmi les signatures rares, Houbigant, Narcisso Rodriguez et Marc Jacobs. Bijoux fantaisie, idées cadeaux. 07. 32, esplanade François-André, ouverte à l’année, la boutique Yves Delorme tél. : 02 40 00 94 55 présente ses collections (deux par an) de linge de lit, linge de table (nappes, serviettes et torchons), draps de plage, draps et serviettes de bain, peignoirs et accessoires. Lignes de senteurs pour le corps et la maison. Et une gamme pour les bébés. Possibilité de réalisations sur mesure.

08. Pionnier du concept de beauté globale, la Maison Dessange s’est imposée comme le leader de la coiffure haut de gamme et de l’esthétique sur la scène internationale. L’équipe Dessange La Baule 32, esplanade François-André, tél. : 02 40 24 29 29 vous propose des soins du visage et du corps, des conseils beauté, des produits de maquillage ainsi que des produits capillaires.

10

09. Au 17, avenue Georges-Bizet, l’Institut Sous les Jasmins, tél. 02 40 45 25 97 propose un instant de détente en beauté. Soins du visage : découverte, sublimateur, éclat, détoxifiant, hydratant, remodelant, correcteur de rides, épilation des sourcils. Soins du corps : gommage, modelage relaxant, amincissant, stimulant, bien-être du dos. Épilations, soins des mains et des pieds, maquillage. 10. C’est au 2, avenue de Noirmoutier (place du Marché) que Laurence, Sabine et Bruno vous accueillent chaleureusement dans leur belle et lumineuse boutique, Côte de Nacre et Côte d’Amour. Il vous est proposé un prêtà-porter italien original, parfois sophistiqué (pour vous, mesdames). Que ce soit pour les grandes occasions ou le quotidien, il sauront rendre belles et élégantes toutes les femmes du 36 au 50 avec des arrivages aussi fréquents que variés.

11

11. Plein sud, face à la mer, tout près de l’avenue du Général-de-Gaulle, sur la belle terrasse qui s’étend au pied des immeubles du 6bis, 19, boulevard Hennecart, tél. : 02 40 01 76 62, le salon de Sandrine Ruhlmann reçoit femmes, hommes et enfants, dans un bel espace contemporain. Technique parfaite, colorations douces avec les produits L’Oréal Inoa, Léonor Greyl 100 % naturels et les accessoires Alexandre de Paris, notamment pour les belles coiffures de mariées. 12. Un nouvel espace a été créé chez Carpe Diem 4, avenue du Marché, tél. : 02 40 60 74 16. Dédié aux rituels de massage balinais, avec la gamme du spa Cinq Mondes, il dispose aussi d’un hammam privatif et permet de se retrouver, à deux ou seul, dans une bulle de bienêtre. Claire Pézavant et son équipe reçoivent femmes et hommes (carte de soins spécifiques aux messieurs) dans cinq cabines esthétiques, notamment grâce aux lignes Sothys et Estherdem, le tout 0 % paraben et silicone.

12

La Baule Privilège 2011 I 61


1000 m2 au parc de Villejames à Guérande. Univers contemporain haut de gamme, riche en idées de décoration, avec des marques comme Ligne Roset, Cinna, Hülsta, Kartell, Léolux, Knoll, Zeritalia, Cattelan Italia, Desalto, Flam Italia, Magis, Artemide, Fontana Arte, Martinelliluce, Flos, Molteni, Foscarini et Vitra.… Objets de décoration – Luminaires – Étude de votre intérieur sur place – Conseils - Projets sur plan Casaligne vous accompagne de la prise en charge de votre projet à sa réalisation en vous apportant des solutions d’agencement personnalisées.

44350 GUERANDE 13,RUE DE BREHANY PARC DE VILLEJAMES TÉL 02 40 24 32 99 contact.guerande@casaligne.fr www.casaligne.fr 44600 SAINT NAZAIRE CENTRE VILLE 36, AVENUE ALBERT DE MUN VILLE PORT TEL 02 40 22 22 40 contact.saintnazaire@casaligne.fr


V U PA R

OL I VI E R A N DROUI N

LE BAR

LE MAQUEREAU

LE SAINT- P IER R E

L A B E L L E DE FON TE N AY

LE CITRON

LE MOKA

S U I T E

D E S

C O L L E C T I O N S

2 0 1 1

-

2 0 1 2

LA VÉRANDA RESTAURANT GASTRONOMIQUE 27 Boulevard de l’Océan 44500 La Baule 02 40 60 57 77 www.restaurant-laveranda.com

T O U T E

L’ A N N É E


Un air air de defête fête LAURENCE ET JIMMY SE SONT CONNUS À MANHATTAN. IL VENAIT DE L’UTAH, ELLE… DE BATZ-SUR-MER, OÙ ILS SONT REVENUS S’INSTALLER QUELQUES ANNÉES PLUS TARD, AVEC LEUR FILS IGGI. NON LOIN DES PLAGES OÙ SURFE JIMMY, ILS ONT REPENSÉ UNE MAISON DES ANNÉES 50, À LAQUELLE ILS ONT DONNÉ UN AIR DE FÊTE ET DE VIE HEUREUSE. TEXTE STEPHANE HOFFMANN - PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

La Baule Privilège 2011 I 65


01 02

03

04

05

06

07

E

ncaissé, conçu avec Pain Paysage, le jardin de 200 m2 a été repensé en terrasse, tout en bois gris, avec des pierres, du sable et des bacs de fer où poussent des végétaux faciles à vivre qui laissent passer le soleil tout en garantissant une ombre douce, accentuée par une voile qui se déploie en cas de chaleur intense. Une douche aménagée à l’entrée permet de se rincer en rentrant de la plage. Dans un coin, la Morgan attend de rentrer au garage. Canapés, table et édredon posés au sol permettent de faire de cet espace une pièce supplémentaire, exposée sud-est. Ouverte comme un livre autour de ce jardin, la maison a été étendue à partir d’un petit bâtiment des années 50 et pensée comme un loft. Styliste d’intérieur, Laurence a travaillé avec l’architecte Thomas Pointière. Quelques détails (photos 1 à 7) révèlent la façon de vivre des habitants, qui aiment la douceur, le confort, la convivialité, la lumière, le sport et l’espace.

66 I La Baule Privilège 2011


08

Au rez-de-chaussée, donnant sur le jardin, un salon (photo 8) tout en longueur a un sol de parquet de chêne brut, recouvert d’un tapis marocain (Caravane) devant un canapé (Caravane, également), sous des spots signés Terence Conran. La cuisine (photo 9) prolonge le salon vers le garage. Tout en chêne, orientée est-sud, elle bénéficie d’un bon ensoleillement et donne aussi sur le jardin, ce qui est très pratique pour les repas in-out. Les parties d’ébénisterie sont signées Mouilleron, la menuiserie Pied et Perraud, « que des entrepreneurs d’ici avec lesquels, parfois, j’avais été en classe », confie Laurence.

09 La Baule Privilège 2011 I 67


11

10

L’escalier (photo 10) est d’origine. Éclairé par une verrière, il distribue, à partir d’un palier, les pièces du premier étage. Audessus du salon, et de même longueur, la chambre de Jimmy et de Laurence (photos 16 à 19) sert aussi de bureau à Laurence, et est éclairée à la fois par des baies et des vélux. En effet, ils ont eu la bonne surprise, en cassant le plafond, de découvrir de beaux volumes et de voir apparaître une charpente qui, bien sûr, a été mise en valeur.

12

13

15

16

Dans sa chambre (photos 11 et 12), Iggi a réuni son univers de (grand) garçon de 7 ans. Et il reste une chambre pour les amis et la famille de passage (photos 14 et 15) dans laquelle Jimmy peut travailler quand elle est inoccupée. Dans la salle de bains (photo 13), une vasque en béton ciré est posée sur une planche de chêne brut de 8 cm. « Nous aimons, concluent Laurence et Jimmy, le style côte Est, Nouvelle Angleterre, industriel : les tons doux et francs, les matériaux bruts et les récupérations. C’est ainsi que les lampes qui éclairent la table de la cuisine ont été faites dans des containers de grains pour les poules ! »

14

68 I La Baule Privilège 2011


Une maison côte Ouest, dans un style côte Est

17

18

À deux pas du centre de Batz-sur-Mer, à trois pas des plages de la Govelle et de Valentin, cette maison de la Côte Ouest de l’Europe prend, avec cette décoration nouvelle, des airs de la Côte Est des Etats-Unis. Un style qu’on voit s’étendre d’année en année et de maison en maison, et dont les couleurs et la patine vont bien au « teint » de la presqu’île guérandaise..

19 La Baule Privilège 2011 I 69


Deux villas familiales de Pornichet retrouvent une nouvelle jeunesse… TEXTE OLIVIER D’ARGOL & PHOTOGRAPHIES BDA

DEUX BELLES VILLAS DE PORNICHET VIENNENT DE RETROUVER UNE NOUVELLE JEUNESSE GRÂCE AUX ÉQUIPES DU CABINET D’ARCHITECTES NANTAIS « BUREAU ET ASSOCIÉS ». TUILES ET ARDOISES LEUR DONNENT DES PERSONNALITÉS DIFFÉRENTES MÊME SI LE CHOIX DE LA DÉCORATION INTÉRIEURE MÊLE À LA FOIS LE RESPECT DES VALEURS TRADITIONNELLES ET L’APPORT NÉCESSAIRE D’UNE ÉLÉGANTE MODERNITÉ... Villa avant travaux 70 I La Baule Privilège 2011


Des tuiles qui servent d’Amer La première villa, située en bordure de mer fait partie des rares villas du littoral de Pornichet encore recouverte de tuiles qui servent d’Amer. Cette villa avait été occupée par les Allemands pendant la guerre. Ces derniers avaient surélevé certains planchers afin de bénéficier d’une meilleure vue pour surveiller la baie… Puis, elle avait été divisée en appartements et avait subi de nombreuses modifications et adjonctions de bâtiments disparates (toiture en ardoise, toiture-terrasse…). Les nouveaux propriétaires nous ont demandé de leur proposer une solution pour harmoniser l’ensemble, ouvrir un maximum de la maison sur la mer, retrouver des grands volumes de réception. Le premier contact a été pris en janvier et, en août de la même année, la maison était habitable, soit deux mois d’étude et six mois de travaux… Le parti architectural a consisté à redonner à cette maison des proportions et un caractère qu’elle avait perdu. Les toitures, charpentes, menuiseries ont été redessinées. Plusieurs ouvertures ont été créées, ou agrandies. Au niveau 1, les allèges ont déposées et un balcon a été créé. Toutes les menuiseries ont été refaites en chêne dans l’esprit d’origine. Plusieurs murs porteurs ont été supprimés afin d’obtenir un volume de réception de 50 m². Les toitures ont été harmonisées et refaites en tuile. Les peintures en gris-vert ont été harmonisées avec les tons de la tuile. Les sols ont été refaits sur plancher chauffant avec des tomettes anciennes. Les cimaises intérieures ont été redessinées et contribuent à lui redonner son cachet d’origine.

La Baule Privilège 2011 I 71


Renaissance d’une villa familiale Cette seconde villa familiale du début du siècle ne répondait plus à la distribution souhaitée par les nouveaux propriétaires. L’escalier a été redessiné, mais gardé dans l’esprit d’origine. Un agrandissement a été créé, sous forme de « verrière » avec quatre poteaux de granit et un remplissage de bois laqué et vitrages pour la nouvelle cuisine. Tout l’aménagement intérieur a été repensé. Villa avant travaux

72 I La Baule Privilège 2011

Des terrasses permettant d’être de plain-pied avec la cuisine ont été créées. Les dépendances ont été aménagées en logement pour les enfants. Le volume des combles a été gagné pour permettre de créer une suite pour les amis. Un plancher chauffant avec carreaux de ciment peint permet d’éviter les radiateurs dans la cuisine créée. Tous les parquets de « Pichepin » ont été remis en état et complétés. Tout l’intérieur de la maison n’est que bois naturel, bois peint en clair et murs blancs. Les seules taches de couleur sont dans les carreaux de ciment de la cuisine, des couloirs et entrée du rez-de-chaussée. Le vaste jardin a été redessiné avec une végétation luxuriante.


Tout l’intérieur de la maison n’est que bois naturel

La Baule Privilège 2011 I 73


FRANCOIS BUREAU A R C H I T E C T E

HUGUES D’ACHON

D P L G

D

E

S

I

G

Créée par Lionel Bureau il y a une soixantaine d’années, l’agence reste fidèle à son principe fondateur, qui est d’étudier toute la problématique de l’architecture et de l’aménagement. Elle travaille plus que jamais sur… tout ! Des établissements recevant du public (hôtels, casinos, centres de thalassothérapie, magasins…), du tertiaire (sièges sociaux, bureaux, centres médicaux…), et de l’industriel. Mais aussi bien la réhabilitation ou la création de villas, maisons, hôtels particuliers ou appartements. L’architecture que défend l’agence François Bureau, Hugues d’Achon et Associés va de l’architecture intemporelle à l’architecture très contemporaine mettant en œuvre les dernières technologies : géothermie, puits canadiens, cellules photovoltaïques, capteurs solaires, pompes à chaleur… Si vous voulez poursuivre le voyage, au-delà de cet article, vous pouvez consulter leur site internet www.bureau-dachon.com.

De gauche à droite, Benjamin Moret - Thomas Lacroix - Muriel Vigier Antoine Gimbert - Laurence Bigey - Laurent Thoby - Françoise Courtioux Laure Duteil - François Bureau - Christelle Elie - Hugues d’Achon.

FRANCOIS BUREAU A R C H I T E C T E

D P L G

2 RUE CACAULT 44000 NANTES F: 02 40 35 61 46 T: 02 40 48 51 67

HUGUES D’ACHON D

& ASSOCIÉS

74 I La Baule Privilège 2011

E

S

I

G

N

E

R

2 RUE CACAULT 44000 NANTES T: 02 40 48 51 67 F: 02 40 35 61 46

N

E

R


CONCEPTEUR D’AMBIANCE

Rue de la roselière - Zac de Savine - 44570 Trignac Tel: 02.40.45.82.62 - Fax: 02.40.90.45.91


Maisons d’hôtes

LA PRESQU’ÎLE COMPTE DE NOMBREUX HÔTELS TOUTES CATÉGORIES. ETOILÉS OU PAS. MAIS D’AUTRES SOLUTIONS D’HÉBERGEMENT EXISTENT AVEC LES « MAISONS D’HÔTES » QUI ALLIENT UNE PRÉSENCE FAMILIALE ET UN CONFORT PERSONNALISÉ. NOUS EN AVONS SÉLECTIONNÉ TROIS, ENTRE GUÉRANDE ET PIRIAC, QUI SONT AUTANT DE LIEUX DE VILLÉGIATURE ÉLÉGANTS ET ENRACINÉS. BELLES MAISONS DU XVIIe ET DU XIXe SIÈCLE QUI POSSÈDENT UNE ÂME ET QUI VOUS LA FONT PARTAGER. TEXTE ALAIN DANJOU & PHOTOGRAPHIES PASCAL KYRIAZIS

76 I La Baule Privilège 2011


La villa Brambell à Piriac surgit comme dans un conte de fées avec son jardin-forteresse qui flirte avec le rêve…

La Baule Privilège 2011 I 77


Villa Brambell

L

a villa Brambell est une maison de famille du XIXe siècle, littéralement posée sur la plage face au port de Piriac. Faite pour recevoir des amis, été comme hiver. On a, depuis ses deux chambres, ses balcons et son jardin, une vue imprenable sur le village de Piriac et, au large, sur la côte bretonne : par temps clair, on distingue les îles (dont la mystérieuse île Dumet) et le Golfe du Morbihan. Conditionnée à l’air marin d’avril à septembre, Brambell possède le charme indescriptible des maisons où il fait bon vivre. Côté mer ou côté jardin, il y a toujours une terrasse pour lire un bon livre tout en admirant la vue, une autre au soleil levant et à l’abri des embruns.

78 I La Baule Privilège 2011

Depuis le jardin, un escalier en granit vous conduit directement sur la plage. Ainsi, vous pouvez aller à pied au village, ou encore à la pêche à pied pendant les grandes marées. La villa a, de tout temps, inspiré ses hôtes. Marilyse, la maîtresse de maison, est elle-même une peintre passionnée. Depuis l’esplanade de la villa qui surplombe la plage, ou encore à l’ombre de l’abri côtier, vous trouverez chaque soir dans les couchers de soleil d’infinis sujets d’inspiration. Autant dire que la maison est grande ouverte aux peintres, aquarellistes ou tout artiste inspiré. N’hésitez pas à glisser quelques pinceaux dans vos valises !


Depuis le jardin un escalier en granit vous conduit directement sur la plage

VILLA BRAMBELL - PHILIPPE ET MARILYSE Marin La Meslée 3, rue des Pétrels 44420 PIRIAC-SUR-MER Tél. : 02 40 23 50 21 www.villa-brambell.fr

La Baule Privilège 2011 I 79


La Guérandière Des l’entrée, on se sent reçu dans une maision de famille

80 I La Baule Privilège 2011


Tout ici confère à l’envie de s’installer pour quelques jours

C

ette maison de maître du XIXe siècle restaurée est située juste à l’entrée de la vieille ville de Guérande. Adossée aux remparts de cette cité médiévale, elle est mitoyenne de la Porte vannetaise (l’une des quatre portes ouvertes dans les remparts) dont elle a la jouissance. Dès l’entrée dans la maison, on se sent reçu dans une maison de famille : des tableaux, des meubles anciens, de vieux livres, tout ici confère à l’envie de s’installer pour quelques jours. Les sept chambres sont toutes différentes. Chacune d’entre elles est d’une couleur dominante avec des salles de bain à la déco tres soignée et originale. Certaines permettent même de recevoir de grandes familles. Le jardin, à l’ombre des remparts de la ville, est reposant et soigné, véritable havre de verdure à l’écart du tumulte touristique. Les petits-déjeuners sont servis dans la véranda décorée avec des objets chinés, l’atmosphère de cet endroit donne envie de prolonger ce moment de la journée. La maîtresse de maison, véritable professionnelle du tourisme, saura vous guider et vous prodiguer les meilleures adresses de la région, pour en découvrir tous les secrets.

LA GUÉRANDIÈRE 5, rue Vannetaise 44350 Guérande Tél. : 02 40 62 17 15 www.laguerandiere.com

La Baule Privilège 2011 I 81


Letricot

HÔTEL PARTICULIER DU XVIIIÈME SIÈCLE, SITUÉ INTRA-MUROS. RÉCEMMENT RESTAURÉES, LES CHAMBRES ALLIENT CHARME ET CONFORT.

82 I La Baule Privilège 2011

L

e Tricot, reste avant tout une superbe maison familliale depuis des générations. Cet hôtel particulier du XVIIe siècle et maison familiale depuis de nombreuses générations, se situe à l’intérieur des remparts de la cité médiévale. Avec ses quatre chambres, meublées et décorées dans un style classique, cette demeure imposante et raffinée dégage un charme tranquille. Ce sentiment se prolonge dans le jardin enjoué et coloré, qui jouxte les remparts, tout en bénéficiant d’un beau cadre formé de façades des maisons anciennes voisines. Andréa de Champsavin est une hôtesse très attentive, attachée au confort de ses hôtes. Elle saura vous suggérer des itinéraires malins pour découvrir tous les paysages de la presqu’île guérandaise. La modernité n’est cependant pas absente, car toutes les chambres ont un accès à internet par courant porteur ou Power Line.


LETRICOT 8, rue du Tricot 44350 Guérande Tél. : 02 40 24 90 72 Fax. : 02 40 24 72 53 chambresdhotes@letricot-guerande.com www.letricot-guerande.com

Cette demeure imposante et raffinée dégage un charme tranquille

La Baule Privilège 2011 I 83


Le

Fort l’Océan de

Un Relais et Châteaux face à la mer, sur la Côte Sauvage. Ouvert à l’année.

Un hôtel ****, Relais et Châteaux

Une étoile Michelin

Aménagé par Gérard et Yolande Louis, dirigé par Valérie Criaud, l’hôtel est un ancien fort de Vauban (17ème siècle) construit face à la mer, sur les rochers.

Le restaurant est lumineux, climatisé, avec ses quarante couverts sur deux salles où les tables sont espacées pour garantir calme et intimité. Une verrière donne sur le jardin.

Raffinement, douceur, lumières, tranquillité. Neuf chambres et suites, certaines blotties sous les toits, avec balcons, salons de bains, jacuzzis et douches à jets, téléphone, accès internet ADSL, coffre-fort, mini-bar, climatisation, TV grand écran plat, vue sur les jardins et le large, chaque chambre ayant sa propre décoration.

Le chef, Guillaume Brisard, prépare une cuisine à base de produits frais du marché et de la criée. Après avoir été salué, par le guide GaultMillau, premier de la région des Pays de la Loire parmi les « Jeunes Talents 2010 » pour « des assiettes pleines de maîtrise et un très beau traitement du poisson », il vient d’obtenir, en 2011, une étoile Michelin.

Salon de lecture aux belles boiseries, solarium, piscine, jardin plein de fleurs, piscine, et le joli salon, « La rose des vents », donnant directement sur la mer. Tout est fait ici pour des séjours de dépaysement, repos et ressourcement.

À noter un déjeuner menu du marché, un menu saison et un menu dégustation. Il est prudent de réserver.

Le golf du Croisic (neuf trous) est de l’autre côté de la route tranquille, promenades à bicyclette et pêche à pied.

Relais Gourmands

LE FORT DE L’OCEAN RELAIS & CHÂTEAUX Côte Sauvage 44490 Le Croisic Tél. : 02 40 15 77 77 Fax : 02 40 15 77 80


Nathalie

Freour

NÉE À ANGERS, NATHALIE FRÉOUR VIT À NANTES ET REVIT À LA BAULE, OÙ ELLE A UNE MAISON. INSPIRÉE PAR LES LUMIÈRES DE LA MER, ELLE LES RESTITUE AU PASTEL, À L’HUILE ET À L’ACRYLIQUE SUR DE GRANDES TOILES IMPRESSIONNISTES ET IMPRESSIONNANTES. ELLE VIENT D’ILLUSTRER LES MARAIS SALANTS DE GUÉRANDE, D’APRÈS DES POÈMES DE SON AMIE HÉLÈNE CADOU. TEXTE STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD ET MICHEL FRÉOUR

86 I La Baule Privilège 2011


Photographiée par Patrick Gérard , Nathalie ne sort pas de l’onde, telle une Amphitrite bauloise, mais d’un de ses pastels, comme Mary Poppins.

La Baule Privilège 2011 I 87


H

élène Cadou et Nathalie Fréour ont trente ans d’écart, mais tout les rassemble. « Nathalie est comme une sœur pour moi », confie Hélène, qui parle aussi de reconnaissance et de complicité. Née à Mesquer, où ses parents étaient instituteurs, la jeune Hélène Laurent passe ses premières années à Pornichet avant de gagner Nantes. Plus tard, elle épousera le poète René-Guy Cadou, et c’est une autre histoire, qui appartient à la Littérature. Ils vivront à Louisfert leur brève passion, interrompue par la mort précoce du poète. Passion interrompue ? Pas sûr. Car René-Guy, comme le Pays blanc ou les lumières de l’océan restent à jamais dans la sensibilité d’Hélène. De son côté, Nathalie passe ses premières années à Angers, Bordeaux et Rennes, et ses premières vacances à La Baule. Elle épouse Michel Fréour, fils de Paul Fréour, grand professeur de médecine à l’université de Bordeaux, et neveu de Jean, le sculpteur de Batz-sur-Mer. Depuis des lustres, la famille de Paul Fréour vient en vacances à La Baule, et des lustres de vacances, ça éclaire. Les lueurs de la plus belle plage d’Europe et du Pays blanc inspirent Nathalie, qui aime aussi les fleurs et les fruits, les terres et les eaux, et les poèmes, notamment ceux d’Hélène et de René-Guy Cadou, dont elle illustre des fragments. « J’avais été frappée, se souvient-elle, par quelques textes du recueil d’Hélène Cadou, Le Prince des lisières, paru en 2007. Ça m’inspirait et j’ai fait ça pour moi, toute seule. Hélène me laissait faire. Et puis, peu à peu, est né ce projet de livre sur le Pays blanc. J’ai choisi neuf poèmes et je suis partie dans mon délire ! Hélène a regardé mon travail avec chaleur, empathie, elle a parlé de livre-miroir, c’est un prolongement de ses mots, la même manière de voir, le même paysage intérieur. »

« Quand le matin décide d’être beau… » De fait, le livre est une réussite. Là où s’arrêtent les mots, mesurés et forts, d’Hélène Cadou, la puissance large de la vision de Nathalie Fréour porte le lecteur au-delà de lui-même. Bien sûr, il faudrait voir les œuvres dans les dimensions prévues par le peintre, mais leur réduction ne restreint pas le rêve auquel invite le travail des deux complices. Blanc, c’est un pays est une invitation à mieux goûter aux splendeurs de ce vieux pays de Guérande, vieux et toujours si neuf, et aux ciels magnifiques qui se reflètent sur la baie de La Baule. Grande voyageuse, Nathalie s’est promenée sous les ciels de Venise, de Rome, d’Assise, d’Irlande et de Kyoto. Grande lectrice, elle a illustré Rainer Maria Rilke, François Mauriac, Bernard Clavel, Geneviève Sire (Élodie et le papillon) et Lisa Bresner. Grand enfant, elle a travaillé pour les petits, créant d’abord une marque de prêtà-porter, puis des livres comme Le P etit Mozar t, avec Catherine Gousseff, ou Les Douze Animaux des quatr e vents, de Lisa Bresner, tous les deux parus aux éditions Desclée de Brouwer. Lors de ses villégiatures à La Baule, prise par sa famille, elle ne peut guère se retirer dans son atelier (« D’ailleurs, je n’en ai pas à La Baule, dit-elle en riant, mais c’est en projet. ») et fait le plein d’impressions (et de photos) qu’elle met sur toiles sitôt regagné

88 I La Baule Privilège 2011

1. (soit les trois pastels du haut) Quelques pages de Blanc, c’est un pays, d’Hélène Cadou et Nathalie Fréour, chez Siloë. 2. Le grand sculpteur Jean Fréour reçoit, dans son atelier de Batz, son amie Hélène Cadou. 3. Nathalie travaille aussi les éventails de papier. 4. (soit toute la page de droite) De ses voyages en Italie, Irlande, Japon ou… La Baule, Nathalie Fréour rapporte bien plus que des souvenirs : elle en a capté les lumières.


Nantes. Là, dans son atelier installé sous les combles de sa maison, elle voyage encore, pastels aux doigts. Parfois, elle expose, et elle vend à des amateurs qui ont de grandes maisons, tels Hubert et Isabelle d’Ornano, fondateurs des produits cosmétiques Sisley, qui avaient vu, dans la magazine Côté Ouest, un article sur une série de jarres que peignait alors Nathalie Fréour, et en avaient voulu pour leur maison de Londres. « Pavillon sur l’eau », « Maison des Anges », « Mers intérieures », les séries présentées par le peintre sur son site, www.nathaliefreour.fr, ont des noms poétiques : « Jardins », « Maison de l’Orient », « Maison de la lune italienne ». C’est que l’art de Nathalie Fréour, parce ses mots sont des couleurs, porte au rêve tout autant que celui d’Hélène Cadou, dont les phrases sont des musiques.

« Le cœur comme un navire Prend le large » Hélène Cadou

La Baule Privilège 2011 I 89


JEANNE EST UNE ARTISTE ÉNERGIQUE, QUI AJOUTE DE LA VIE À LA VIE. DANS SON ATELIER DE BESLON, ELLE RACONTE, EN ACRYLIQUE SUR TOILE, DE BELLES HISTOIRES D’AMOUR ET DE PASSION. TEXTE STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

A

u noir qui l’envahit à la mort de deux de ses fils, Jeanne opposa la couleur et la vie. « C’était il y a quinze ans. J’ai d’abord cru que ce serait un dérivatif face à un chagrin, et j’ai rencontré une passion. » Nous sommes alors à Nantes. Son professeur, Jean Bouron, apprend à Jeanne la composition d’une toile. Le côtoiement d’autres peintres et son exigence personnelle lui enseignent l’audace et le travail. Habitant aujourd’hui La Baule, Jeanne s’est installée un atelier à Beslon, loin de sa maison sous les pins, et elle s’y rend tous les jours. « Je prépare mon travail chez moi. Lorsque j’entre dans mon atelier, je sais ce que je vais faire. » À ses débuts très influencée par le pop art, par Lichtenstein, par Valerio Adami pour la couleur ou Fernand Léger pour la construction, la jeune femme a peu à peu évolué vers un univers plus personnel, qui reste très coloré. Son travail est visible à la galerie Marciano, place des Vosges à Paris et, du 15 au 28 septembre 2011, son mari et elle auront une exposition en commun, à la galerie du 16e arrondissement, 104, rue de la Tour, sous le nom de « Jeanne et Edan ». Très dynamique, Jeanne conçoit aussi des cadeaux de naissance, des étoles de soie, des draps de bain. Elle a même dessiné, pour le chausseur Alain Jarian, une ligne d’escarpins pour l’été 2012. Ainsi, en étendant sa palette, reste-t-elle quand même fidèle à ses sources d’inspiration : la femme, la mode, la sensualité, la publicité. Elle puise dans le quotidien pour le faire éclater de couleurs et de douceur, de douleur aussi parfois. « Tout est intéressant, dans la vie. Il faut tout vivre et tout transformer : le bon en meilleur et le mauvais en bon. » De ses clients, elle sait qu’ils interprètent ses tableaux d’une façon différente d’elle : « Ce qui est très bien. Chacun doit s’approprier un tableau. C’est ce qui les fait vivre. »

90 I La Baule Privilège 2011


Un partage d’émotions pures et spontanées

Acrylique sur toile : Dédicace, 180 x 45 cm

La Baule Privilège 2011 I 91


HUGUES PÉNOT MARCHAND D’ART

HENRY MOORE SUNDIAL Fondation Henry Moore LH 528 1965-1966 Bronze (édition 1+1) Hauteur : 366 cm Vendue en 2011

Vous recherchez des œuvres de maître, du passé ou contemporain Vous souhaitez vendre une ou des œuvres exceptionnelles Vous désirez une sculpture monumentale Contactez-moi.


MARIA GAMUNDI LAZAREFF

ANNABELLE DELAIGUE

BERNARD RANCILLAC

JIMÉNEZ-DEREDIA

PETER KLASEN

JACQUES MONORY

CARLOS MATA

MARTINE KERBAOL

GALERIE HUGUES PÉNOT Immeuble La Coupole - Esplanade François André - La Baule Tél : 02 40 88 77 23 - 06 16 93 73 04 www.huguespenot.com huguespenot@gmail.com - www.facebook.com/hugues.penot

POLLÈS


BEAULANDE IMMOBILIER L’AGENCE BAULOISE DEPUIS 1946

BEAULANDE IMMOBILIER - 18, avenue Marie-Louise 44500 La Baule - Tél. : 02 40 60 20 05 www.beaulande-immobilier.fr - beaulande-immobilier@wanadoo.fr

Fort d’une expérience familiale de plusieurs dizaines d’années, Françoise BEAULANDE – APPERT, Dominique BEAULANDE , Isabelle ONNO, vous accueilleront en toute confidentialité et professionnalisme pour étudier ensemble vos projets . Des biens d’exception en exclusivité, des villas et propriétés sur mer, des programmes neufs sur toute la région, des terrains, des locations de haut standing, ou simplement l’estimation gracieuse de votre bien. Dans l’attente du plaisir de vous recevoir dans leur agence.


À la terrasse de l’hôtel Royal Thalasso Barrière. Jean Raspail ne peut descendre évidemment ailleurs qu’au Royal.

jean

Raspail INVITÉ À L’UN DE CES RENDEZ-VOUS D’ATLANTIA CRÉÉS À L’INITIATIVE DE PIERRE SASTRE, JEAN RASPAIL A RACONTÉ AU PUBLIC DE LA BAULE L’AVENTURE D’UN DE SES PLUS CÉLÈBRES ROMANS, « LE CAMP DES SAINTS ». UN LIVRE PARU EN 1973 ET DONT LA DERNIÈRE RÉÉDITION EST UN DES SUCCÈS DE L’ANNÉE. PROPOS RECUEILLIS PAR STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD ET CHRISTIAN BOYER

La Baule Privilège 2011 I 95


Jean Raspail au micro de Kernews.

L’heure du (premier) whisky.

« Le Camp des saints », écrit en 1973… Comment avez-vous écrit Le Camp des saints ? J’étais dans une très grande villa que me prêtait pour écrire une des tantes de ma femme. Elle était au bord de l’eau près de Saint-Raphaël. Et un jour, j’écrivais. Une phrase est arrivée. Et cette phrase, c’était : « Et s’ils arrivaient. » Voilà. C’est tout. À partir de ce moment-là, les choses se sont passées très facilement. Je m’arrêtais le soir, je ne savais pas ce que j’allais écrire le lendemain. Et le lendemain en fin de matinée, l’histoire revenait sans aucun problème, pendant presque un an jusqu’à la conclusion. Ce genre de choses ne m’est plus jamais arrivé.

Et l’accueil du public ? Il a été tiré à 20 000 exemplaires en janvier 1973 et on en a vendu 15 000. De ce temps-là, c’était pas énorme.

Et la presse ? Il y a eu une presse à peu près classique. Et c’est deux ans après que les services commerciaux de Robert Laffont se sont aperçus que les ventes, qui avaient cessé, se mettaient à monter, sans aucune raison. Avec le recul, il y avait le bouche à oreille. Il fonctionne encore avec cette nouvelle édition. Mais ça coïncidait avec la montée progressive de Signature à Atlantia l’immigration en France. Problème qui n’a cessé Comment Robert Laffont a-t-il de monter jusqu’à nos jours. Et la montée du accueilli le livre ? Robert Laffont était tellement enthousiaste Camp des saints a continué. qu’il le racontait partout. Il n’a jamais soulevé la moindre objection. Il faut reconnaître que Le Un succès international… Camp des saints est un peu brutal. C’est un livre Mais surtout aux États-Unis. Il a été étudié qui choque, il est fait pour ça. Je ne l’avais pas dans les universités, il y a eu des débats, il y relu depuis vingt-cinq ans. Je l’ai relu avant sa a eu une presse fantastique parce qu’il y a réédition, naturellement. Mais j’ai été surpris toujours une liberté d’expression et de parole par la dureté, la franchise brute du bouquin. chez les Américains plus nette que chez nous. Le succès du livre aux États-Unis a fait que Mais ça n’a pas gêné Laffont. l’intelligentsia française s’est rendu compte

96 I La Baule Privilège 2011

qu’il y avait quelque chose dans ce livre. Les ventes ont progressé mais les emmerdements ont commencé ! On vous a accusé de racisme… Claude Lévi-Strauss a une réflexion très pertinente. Il dit que ce qu’on peut appeler le racisme, c’est l’opinion que les races ne sont pas égales, qu’il y en a une – la nôtre, en l’occurrence – qui est supérieure aux autres et qu’on tire des conclusions de cette supériorité que l’on s’accorde. Mais, ajoute-t-il en substance, on ne doit en aucun cas taxer de racisme quelqu’un qui défend sa propre civilisation, même violemment, face à des gens qui veulent la supprimer, la soumettre ou la dériver. Il ne faut pas confondre les deux choses. C’est une confusion de vocabulaire. Mais le sujet de votre livre, c’est aussi la faiblesse de la civilisation occidentale ? Oui, la démission des élites, le manque de courage, la lâcheté, la disparition de la fierté. Civilisation occidentale, qu’est-ce qui vous plaît là-dedans ? Ça fait quinze siècles que je vis ici avec mes compatriotes, avec plus ou moins de bonheur, et j’aimerais bien continuer avec eux le plus longtemps possible. Je suis fier d’être français, mais je suis aussi fier d’être européen, c’est un ensemble « civilisationnel » exceptionnel, comme on dit dans le jargon.


Accueilli par Yves et Claudine Métaireau à Atlantia.

En compagnie d’ Hervé Louboutin, avec qui il siège au prix Combourg.

… est encore un succès en 2011

N’est-il pas par adoxal de se r éclamer de la civilisation c hrétienne t out en en r efusant les principes ? Nous sommes en contradiction avec nousmêmes. C’est le fond du problème. Mais il n’y a pas de solution. L’an der nier, v ous a vez c élébré les 150 ans du royaume de Patagonie. C’est le refuge des âmes exigeantes, non ? Vous aviez, en 1981, r aconté l’histoire d’un de ses rois dans un roman célèbre. C’est ce Français, Antoine de Tounens qui, en 1860, alors qu’il n’a rien préparé et qu’il ne connaît rien au pays, mais qu’il a une idée fixe – il veut être roi –, s’en va chez les Indiens et, miracle !, ça marche pendant quelques semaines, il est proclamé roi par les Indiens. Ça se règle malheureusement très vite, il revient en France, où il est roi de carnaval. Il cherche à reconquérir son royaume deux ou trois fois, assez courageusement, et il meurt dans la misère. Sa famille l’avait renié. Ça, c’est Antoine de Tounens: un élan d’idéal assez extraordinaire. Entre 1950 et 2000, je suis allé régulièrement en Patagonie. Quand j’ai découvert l’existence de ce souverain, juste avant l’élection de Mitterrand, je me suis dit : voilà le pays de refuge. Une sorte d’immigration de l’esprit. Les exilés de l’esprit. C’est à ce moment-là qu’avec des amis, nous avons redressé le royaume de Patagonie, qui est représenté par un consul. Lequel, à l’élection de François Mitterrand,

Devant l’objectif de Christian Boyer

a été transformé en consul général parce que les demandes de naturalisation arrivaient par sacs postaux. Et ça s’est étendu. C’est une sorte de jeu un peu réactionnaire, un peu triste, une sorte de grandeur évanouie et que jouent beaucoup de gens. Je constate qu’en ce moment je signe pas mal de demandes de naturalisation. Que faut-il faire pour être Patagon ? Tout simplement écrire à la Chancellerie, 20, avenue Lowendal, Paris 15e. Trois lignes pour demander la naturalisation. Et en ce moment, il y a beaucoup de demandes. Et je me dis : « Ça y est, c’est reparti, la France va mal. » Parce que chaque fois que la France va mal, les demandes de naturalisation se multiplient. Mais je suis obligé

de rappeler que c’est un jeu. Je reçois un assez grand nombre de demandes de naturalisation de militaires, d’officiers. J’en ai signé la semaine dernière une bonne dizaine, depuis le colonel jusqu’au brigadier-chef. Et là, c’est embêtant. Les prêtres, aussi. J’ai même nationalisé un évêque que je ne nommerais pas, qui est un évêque français. Il est même breton. Il y a 350 vice-consulats en France et dans le monde. Il y a un drapeau. Il y a des plaques minéralogiques. Le grand jeu, c’est d’aller planter le drapeau patagon dans les endroits les plus difficiles et les plus excentrés : à l’Himalaya, au sommet de la cathédrale de Strasbourg, je ne sais pas le nombre d’îles qui ont été occupées par de petits commandos spontanés patagons !

La Baule Privilège 2011 I 97


Golfs

JOLI SWING À SAINT-DENAC! L’ÉTÉ EST LA SAISON DES GOLFEURS ET LE GOLF SE PRATIQUE À LA BAULE BIEN SÛR, MAIS ÉGALEMENT DANS SES ENVIRONS PROCHES.DEUX PARCOURS 18 TROUS ET UN 9 TROUS CHEZ LUCIEN BARRIÈRE, C’EST LE TOP... MAIS À GUÉRANDEET AU CROISIC ON PEUT AUSSI TAPER DES BALLES DANS D’EXCELLENTES CONDITIONS. RAPIDE TOUR D’HORIZON INCONTOURNABLE, EFFICACE ET SYMPATHIQUE... TEXTE & PHOTOGRAPHIES PASCAL KYRIAZIS

La Baule Privilège 2011 I 99


laincontournable baule

Golf de La Baule • Golf international Barrière-La Baule – BP 10 • 44117 Saint-André-des-Eaux • Tél. : 02 40 60 46 18 • golfinterlabaule@lucienbarriere.com • 18 trous (L. Barrière ou D. Desseigne) : 80 euros • 9 trous François-André : 46 euros • Cotisation adulte à l’année : 1 900 euros • Balles de practice : 4 euros

100 I La Baule Privilège 2011

C’est bien évidement le golf incontournable, le plus grand domaine golfique de toute la région. Un practice agréable permet de s’entraîner dans les meilleures conditions. 45 trous, des parcours très variés qui peuvent se prêter à tous les niveaux de jeu, des débutants aux meilleurs joueurs français. Souvent assez exigeant, le parcours ne permet que peu d’écarts et il est rarement très simple de ramener une très belle carte : les quatre derniers trous du parcours bleu ont souvent ruinés beaucoup d’espoirs. Sur le 9 trous François-André, parcours assez accessible pour tous les niveaux, ce sont les obstacles d’eau qui rendent les attaques de green parfois délicates. Le Golf de La Baule possède tous les atouts pour être LE parcours de la région, mais il gagnerait à « muscler » son niveau d’entretien qui exigerait parfois plus d’opiniâtreté.


guérande efficace Parcours simple et efficace, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le parcours de Guérande. C’est sans doute la meilleure approche pour venir ici débuter le golf, basé principalement sur l’apprentissage et le perfectionnement qui sont le point de départ d’une longue carrière golfique. Éric Lebreton saura vous inculquer les bases de votre swing et vous pourrez rapidement mettre en pratique sur le parcours, sans que jamais cela ne devienne un calvaire. Le parcours est très accessible et permet rapidement de prendre beaucoup de plaisir, tout en améliorant son apprentissage et en élevant son niveau de jeu.

Golf de Guérande • La Ville Blanche – route de Bréhadour • 44350 Guérande • Tél. : 02 40 66 43 21 • contact@golfdeguerande.com • 2579 m par 34 • Green fee 9 trous : 29 euros • Cotisation annuelle : 645 euros • Seau de balles : 5 euros

La Baule Privilège 2011 I 101


lesympathique croisic

Golf du Croisic • Tél. : 02 40 23 14 60 • golfcroisic@formulegolf.fr • 2098 m par 32 • 9 trous • Pro : Éric Mauger • Green fee : 9 trous (29 euros) 18 trous (53 euros) • Seau de balles : 5 euros pour deux seaux • Abonnement annuel : 565 euros

102 I La Baule Privilège 2011

Véritable 9 trous, situé à la pointe du Croisic, face au Fort de l’océan, le parcours est assez amusant pour des joueurs qui débutent et prendront plaisir à scorer. Un peu tortueux au point d’être parfois pénalisant pour les bons coups, cela reste cependant un parcours sympathique à jouer ,avec comme sur le trou n° 4 – le plus long du parcours –pas trop de risques à essayer de taper fort. Les « par 3 », plus difficiles qu’il n’y paraissent, ne permettent que rarement de scorer. Le dessin très naturel du parcours, à la manière des parcours écossais, tente de tirer parti des buttes et rochers naturels qui parsèment le parcours. La météo sera également déterminante, car à la pointe du Croisic le vent peut rapidement devenir un élément à prendre en compte.


C H OI X C OMPÉ T E NC E S E R V I C E

Claire Bothorel, Laurent Martin et Guillaume Salazard, trois opticiens diplômés (cinq l’été) animent cet espace avec les meilleures signatures optiques et solaires, dont Chanel, Tom Ford et Ray Ban ; et, entre autres nouveautés, Tod’s, Paul and Joe, Mikli et Swarowski. Pour les verres correcteurs, ils ont investi dans la Technologie Eyecode d’Essilor afin de faire bénéficier gratuitement à ses clients du neck plus ultra dans la précision des verres.

La Baule Optique dispose d’un atelier paramédical pour faciliter l’adaptation des lentilles de contact et la vérification de la vue, en relation avec les ophtalmologistes. Ce qui garantit correction sur mesure et vision parfaite.

La Baule Optique réserve aux petits son espace Optikid, spécialisé dans la vue des enfants. Formés aux problématiques liées à l’enfance par le spécialiste parisien et un ophtalmologiste-pédiatrique, Claire, Laurent et Guillaume appliquent la méthode Optikid qui permet à l’enfant de recevoir avec plaisir ses premières lunettes en soignant tout particulièrement le choix primordial de la monture.

4 AVENUE LOUIS LAJARRIGE - 02 40 11 13 33


SURF SURF A LA GOVELLE / BATZ-SUR-MER

TEXTE STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PEDRO LOUSTAU & PASCAL KYRIAZIS

© ALEXANDRE CHAPELIN

AVEC PORNICHET, LA COURANCE ET LA PLAGE DU GRAND TRAICT, LA PLAGE DE LA GOVELLE, À BATZ-SUR-MER EST, POUR LES SURFEURS, L’UN DES MEILLEURS SPOTS DE LA PRESQU’ÎLE GUÉRANDAISE. ENCORE FAUT-IL PRENDRE QUELQUES PRÉCAUTIONS…

La Baule Privilège 2011 I 105


D

’abord, bien observer. En plein milieu du site, il y a une barre rocheuse qui divise la houle en vagues de droite et vagues de gauche. Chacun choisira sa direction selon ses aptitudes, mais les novices (on peut commencer le surf très tôt, dès 7 ans, si possible en prenant des leçons) seront bien inspirés de faire leurs débuts sur la planche plutôt sur fonds sableux : là où la vague fait 80 cm à Pornichet, elle fait 1,20 m à La Govelle, où le risque est aussi parfois d’être emporté au large, ce qui oblige à revenir à la force des bras. Ensuite, bien s’équiper. Les conversations sur « la » bonne planche sont aussi infinies que celles sur « le » bon fer chez les golfeurs. Là encore, c’est question de niveau, de goût et de corpulence. Mais n’oubliez pas d’avoir, l’hiver, combinaison de 5 à 6 mm, chaussons, gants et cagoule ; l’été,

106 I La Baule Privilège 2011

combinaison de 2 à 3 mm. Enfin, bien sentir les conditions, la force et la régularité des vagues, la direction de la houle et le point de marée. 2011 se présenterait comme une bonne année à vagues, avec une houle favorable. À La Govelle, il est avisé de venir deux heures avant la marée basse ou deux heures avant la marée haute, pour éviter la dalle rocheuse sur laquelle bien des planches se sont abîmées. Et de s’entraîner à la natation et à l’endurance pour gagner à la fois de la musculature et du souffle, comme dans tous les sports de glisse qui découlent du surf. Ce dernier conseil vient de très haut, puisque c’est Kelly Slater qui le donne : à bientôt 40 ans, l’Américain est encore champion du monde, pour la dixième fois. Ce qui montre que le surf, ça peut aussi se pratiquer longtemps.


« Un des meilleurs spots de la presqu’île »

La Baule Privilège 2011 I 107


CATÉGORIE : surf & bodyboard SPOT : Pointbreak ORIENTATION VENT : nord-est / est / sud-est ORIENTATION HOULE : ouest VENT DOMINANT MATIN : ouest / sud-ouest VENT DOMINANT APRÈS-MIDI : ouest EAU ÉTÉ : 18°C > 21°C EAU HIVER : 11°C > 12°C SATURE À PARTIR DE : 2,50 m > 3,00 m MEILLEUR MOMENT MARÉE : plein bas DIFFICULTÉ (0 À 10) : 4 MEILLEURE PÉRIODE SWELL : septembre à juin DANGER(S) : rochers. Gros reef sur le peak sud. ACCÈS : Direction Batz-sur-Mer, puis côte sauvage en descendant vers La Baule panneau camping de La Govelle, c’est la petite plage juste à côté.

108 I La Baule Privilège 2011


MON MEC A MOI 127 AV. DU GÉN DE GAULLE - 44500 LA BAULE - 02 40 60 44 91

VIA PIAGGIA 125 AVENUE DU GÉNÉRAL DE GAULLE - 44500 LA BAULE - 02 40 60 77 07


Jean-Claude Driancourt ou

LE CLUB DES DERBYS CRÉÉ EN JUIN 1984, LE CONCEPT DES « DERBYS » N’EN FINIT PAS DE DONNER DES COULEURS À L’ÉTÉ BAULOIS. LES CÉLÈBRES DRAPEAUX ROUGES AURÉOLÉS DE CINQ PETITES TENTES BLANCHES FLOTTENT DANS TOUTE LA BAIE COMME AUTANT DE RAPPELS À SA VOCATION PROPRE ET À SON ART DE VIVRE : LE LOISIR, L’ÉLÉGANCE, LA FAMILLE ET LE SPORT. CONÇUS PAR UN HOMME SINGULIER ET CHARISMATIQUE, JEAN-CLAUDE DRIANCOURT, LES DERBYS REGROUPENT TOUS LES SPORTS-ROIS DE LA STATION DANS UNE BAIE IMMENSE SANS DOUTE UNIQUE EN EUROPE… TEXTE HERVÉ LOUBOUTIN* & PHOTOGRAPHIES ARCHIVES CLUB DES DERBYS

La Baule Privilège 2011 I 111


112 I La Baule Privilège 2011


Les cinq fondateurs au bar du mini-golf : Guy Charloux (polo), René Pasquier (jumping), Henri Rigaud (golf), Georges Forissier (yatch-club) et Jean-Claude Driancourt (tennis). Trois d’entre eux, Guy, Georges et Henri, ont hélas quitté ce monde aujourd’hui…

C

’est le 23 février 1989, cinq ans après leur lancement, que les Derbys se regroupent sous la forme d’une association qui conjugue l’excellence bauloise en matière de tennis, de golf, de voile, de jumping et de polo. Autour du fondateur, cinq amis qui pratiquent la même idée de l’art de vivre : Jean-Claude Driancourt, président du Tennis Country Club ; Guy Charloux, président du Polo ; Georges Forissier, président du Yacth Club ; René Pasquier, président du Concours hippique et Henri Rigaud, président du Golf de La Baule. Trois d’entre eux sont aujourd’hui malheureusement disparus. Jean-François Decaux succède à Guy Charloux (1999), Francois Balley dit « Fanfan » à Georges Forissier (2001) et François Messian, à Henri Rigaud (2005). Le souvenir des trois « co-fondateurs » n’a pas disparu. Il vit toujours dans le cœur de tous les acteurs de ces Derbys sans lesquels La Baule ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.

Un label unique et partagé Pour « Dridri », comme on l’appelle familièrement, le but des Derbys est de promouvoir l’image sportive et internationale de la station à travers un label unique et partagé dans une indépendance absolue de chaque participant. Y compris financière. Car l’argent ne joue aucun rôle. Chaque discipline sportive supportant à elle seule ses propres besoins. Les Derbys ne conjuguent qu’une image et un état d’esprit vécus collectivement pour la plus grande satisfaction de tous ! Dans cette démarche originale, Jean-Claude Driancourt, ancien patron du marketing de Moët-Hennessy (groupe LVMH), a pu compter sur trois amis fidèles, membres fondateurs à ses côtés : Lucien Barrière et sa fille Diane, ainsi que Dominique Desseigne; Gilles Hennessy et Éric Lechat, le président de L’Écho de la Pr esqu’île, l’hebdomadaire du pays. En 2004, les Derbys accueillent un petit dernier : le Derby Kite. Puis, en 2009, le Derby Croquet présidé par Martine Vendeuil, première femme à intégrer le premier cercle des compétitions bauloises. En 2010, Benjamin English, qui préside la commission « voiles légères et kites » du Yacht Club de La Baule est intronisé comme membre et président du Derby Kite de La Baule. La Baule Privilège 2011 I 113


François Barrault en compagnie de Martine Vendeuil au Tennis Country Club.

«Dridri», l’élégance même, tout sourire aux Evens.

La jeunesse de la fidélité Pour avoir partagé pendant vingt ans, intimement, l’activité des Derbys, je puis témoigner de leur incroyable générosité sportive au service de toute la baie. Et de leur grande efficacité. Dans un esprit de bénévolat exclusif, l’argent n’étant ici qu’un moyen de les faire fonctionner correctement. Exemple unique en France de « fédération » constituée autour d’une même idée de l’excellence sportive, le club des Derbys de La Baule regroupe chaque saison des milliers d’acteurs de tous âges et de toutes conditions qui ont la conviction que les talents se conjuguent et que l’art de vivre se partage… Cette dimension propre aux Derbys tient à un homme : JeanClaude Driancourt. Sans lui, rien n’aurait été possible. Fou amoureux de « son » village, porté par les vents de l’amitié et de la complicité, il a donné de la couleur et du dynamisme à la station bauloise et, partant, à toute la Presqu’île. Cet homme généreux et sincère, qui n’aime rien d’autre que les passions collectives, hérité de sa longue pratique du tennis, trouve encore, vingt ans après, une même énergie sans cesse renouvelée à offrir en partage. C’est l’éternelle jeunesse des Derbys. Celle de la fidélité ! (*) Hervé Louboutin, journaliste et éditeur, a été pendant vingt ans (1988-2008) le président du Derby Cadets international qui a vu passer sur la terre battue du Tennis Country Club toute la jeune génération du tennis mondial.

Martha Barrière avec sa fille, Diane et son gendre Dominique en compagnie du Président des Derbys.

« Les Derbys, une même idée de l’excellence sportive »

Le club des Derbys avait organisé, ce jour-là, un pique-nique géant au large La Baule sur l’île des Evens : une incroyable armada. 114 I La Baule Privilège 2011


UNE CRÊPERIE PAS COMME LES AUTRES La plage 154, c’est tout ce que vous voyez sur ces photos. Et bien plus encore. C’est une recette maison de crêpes et de galettes issue d’une tradition familiale, et affinée de génération en génération. Ce sont des moules pêchées tous les matins sur les meilleurs gisements de la presqu’île. Ce sont des huîtres à midi et des langoustines selon l’arrivage. C’est une belle sélection de vins, dont quelques raretés à découvrir. Avec modération. C’est un service assuré tous les jours de 12h30 à 15h00 et de 19h30 à 22h30. C’est une ambiance, c’est un accueil, c’est des rencontres, c’est un style de vie. C’est aussi tout ce qui ne peut pas se photographier.

MUSIQUE VARIABLE SUIVANT LE TEMPS

130, BOULEVARD DES OCÉANIDES - PORNICHET 02 40 61 86 99 FACEBOOK.FR/PLAGECENTCINQUANTEQUATRE


Dragons &Dragonistes TEXTE HERVÉ LOUBOUTIN

MOMENT PHARE DE LA SAISON BAULOISE, LE 11e DERBY DRAGON DONNE RENDEZ-VOUS À TOUS SES AMIS DU 7 AU 11 JUIN PROCHAINS DANS LA BAIE. ORGANISÉ PAR LE YATCH CLUB DE LA BAULE ET SON PRÉSIDENT, FRANÇOIS BALLEY, AVEC LE CONCOURS DU CLUB DES DERBYS, CETTE BELLE COMPÉTITION RASSEMBLE LES MEILLEURS DRAGONISTES DU MONDE LE TEMPS D’UNE BELLE RÉGATE, DISPUTÉES PAR MANCHES, ET SUIVIE PAR UN LARGE PUBLIC D’AFICIONADOS…

116 I La Baule Privilège 2011

PHOTOGRAPHIES STUDIO CONTACT


« Les talents se confrontent en mer, l’art de vivre se partage à terre »

D

e toutes les compétitions qui se dérouleront dans la baie de La Baule cet été, le Derby Dragon est certainement la plus belle. Les vingt dragons de la flotte bauloise (la première flotte française) se mesureront à une trentaine d’autres équipages venus du monde entier. Joute nautique à l’élégance parfaite, le ballet des célèbres quillards est l’un des moments forts de la saison qui applique à la lettre la devise inventée par Jean-Claude Driancourt pour ce Derby : « Les talents se confrontent en mer, l’art de vivre se partage à terre. » Il faut voir les équipages préparer minutieusement leurs bateaux au pied du quai Rageot de la Touche, face à la villa Mortureux, siège du YCLB pour comprendre la totale magie qu’exercent ses frêles embarcations sur leurs utilisateurs, qu’ils soient propriétaires ou seulement équipiers. Cinq clubs en France seulement possèdent le haut niveau de la Drag Cup : Cannes, Casaux, Douardenez, Deauville et La Baule. Ce Derby Dragon est ouvert à tous les dragons. Les dragons anciens en bois perpétuent la construction traditionnelle depuis 1929 ; les dragons modernes, eux, en polyester, incarnent le présent. Il faut vraiment féliciter tous les concepteurs de cette belle course qui donne des couleurs à la baie et des envies de navigation à chacun. Merci « Fanfan », le président, pour ces beaux instants de bonheur partagé. Que tous les nombreux bénévoles du Yatch Club de la Baule soient également remerciés !

La Baule Privilège 2011 I 117


« Le Tofinou existe à peine. Juste une brise, un esprit, une virgule, un songe. Tout à l’essentiel, la beauté du minimum maîtrisé. La philosophie d’une qualité française. Une absolue élégance, celle intemporelle des rêves de marines. Si nous avons pu participer, préciser, rehausser par un dernier coup de polissage cette élégante intelligence, nous serons humblement fiers. », disent ses « habilleurs » Philippe Starck et Thierry Gaugain. Philippe Starck a réinventé l’espace en gardant toutes les fonctions nécessaires au bien-être :-un carré tout en arrondi pour se reposer ou dormir avec une table qui fait office aussi de table à cartes ; des toilettes avec douche ; un point d’eau triple fonctions avec double portes. Le tout dans une élégance technique et moderne.

118 I La Baule Privilège 2011


Tofi by nou Starck LE CINQUIÈME TOFINOU 12, SORTI DES CHANTIERS LATITUDE 46 À L’ÎLE DE RÉ, DIRIGÉS PAR CHRISTIAN ISCOVICI, A ÉTÉ REPENSÉ PAR L’ARCHITECTE PHILIPPE STARCK. IL FASCINE TOUS LES AMATEURS DE VOILE QUI RÊVENT D’EXCELLENCE ET DE PRESTIGE. ON LE VERRA PEUT-ÊTRE CET ÉTÉ DANS LA BAIE DE LA BAULE… TEXTE OLIVIER D’ARGOL & PHOTOGRAPHIES PICTURE+

La Baule Privilège 2011 I 119


Des matériaux haut de gamme

« Philippe Starck a mis sa créativité ingénieuse et son amour absolu de la marine »

On retrouve les codes de la marine à voile : bois précieux, cuir, belles pièces métalliques en inox poli. Dès l’entrée du bas de la descente, les deux blocs (salle de bains et point d’eau) sont en palissandre avec cadre inox, grand miroir pour la partie douche, miroir à mi-hauteur audessus du point d’eau qui se font face en parfaite symétrie. Le carré devient un écrin de cuir chaleureux du sol au plafond qui invite au plus grand confort : large banquette en arrondi, grands coussins, élégantes pochettes de rangement en cuir réalisées sur mesure par Goyard, table ovale laquée vernis et pied central en inox poli miroir.

Une signature unique

Jonathan Bénéteau, Stéphan Iscovici, Christian Iscovici et Jean-Marc Beraud-Bédouin à bord du 12 m au large de Saint-Mar tin-de-Ré... Philippe Starck sur le stand de Latitudes 46 lors du dernier salon nautique de Paris.

120 I La Baule Privilège 2011

©Jean-Marie Liot

Un éclairage d’ambiance dans la périphérie du roof se marie à quelques spots discrets qui viennent éclairer la table, le bloc toilettes-douche et le point d’eau ; un ensemble qui contribue à rendre plus chaleureux l’espace à vivre du Tofinou 12. Philippe Starck a mis sa créativité ingénieuse et son amour absolu de la marine au service de cette première présentée au Nautic 2010. Des barres à roue en carbone peintes grisargent et gainées de cuir ; deux coffres de rangement ont été rajoutés dans le cockpit ; la couleur de la coque est gris-chaud, sans ligne de flottaison ni décoration avec une signature de reconnaissance unique : Philippe Starck.


PORTRAIT

CHINOIS

Yves Metaireau Il avait cinq ans lorsqu ’il est arrivé à La Baule . Malade, son père fut accueilli par ses parents, dans une villa du quartier du casino où Yves Métaireau habite encore. Perdant son père à dix ans, il reconnaît avoir trouvé l’assurance et retrouvé l’équilibre par la pra tiq ue de nombreux sports. Classé au tennis, membre du manège des Platanes, il pratiq ue surtout le judo et sera même ceinture marron. Il n’a jamais été membre de la jeunesse dorée et, pour s’offrir une vie plus agréable, a passé une bonne partie de ses vacances à travailler. À la Poste, à la gare Drouin, à l’hô tel Royal, où il fut vei lleur de nuit. « C’est une bon ne manière de connaî tre la vie », confie-t-il aujourd’hui. Outre la politique, le seul sport qu’il pratique encore est le golf. « Je joue depuis une trentaine d’années. Au début, on progresse rap idement, on croit que c’est arrivé . Et puis, on se met à jouer mal. Il faut tenir, ça n’est pas toujours évident. » Pas sionné par l’histoire en généra l (et les guerres de Ven dée en particulier), il sait qu e celle de La Baule s’é crit saison après saison, avec patien ce et obstination. 01 une musique qui vou s rappelle ou vous évoque La Baule «La Méditation de Thaïs » composée par Jules Massenet en bourg de Batz 02 un livre L’avenir de l’eau, d’Erik Orsenna 03 un parfum, une ode ur Une odeur de tabac à pipe «Scottish Mixture» 04 un plat ou une gourm andise Un plateau de langoustin es ou de parlourdes fra iches 05 une boisson Un «Lagavulin» 16 ans d’âge 06 un sport Le golf 07 un objet Ma collection de montr es 08 une photo personnel le Ma 1ère classe à La Ba ule (1er rang, 2ème en partant de la gauche) . Rentrée des classes année scolaire 1949-1950 au cours de Mlle Guillo llon n,, avenue Foch à La Ba ule.

122 I La Baule Privilège 2011


Marc Zuccolin 1. Dix ans ivé à La Baule en 200 Marc Zuccolin est arr re dans la rriè du groupe Lucien Ba plus tard, le directeur oile ce dév us no et , jardin secret station nous ouvre son e.. que La Baule lui évoqu

PORTRAIT

CHINOIS

La Baule s rappelle ou vous évoque 01 une musique qui vou lan Dy b Bo » or Heaven’s Do «Knock, Knock on the e 02 un livr Ferry «Apprendre à vivre » Luc ur 03 un parfum, une ode De l’iode andise 04 un plat ou une gourm rs me de its fru Des 05 une boisson Un jus de fruit frais 06 un sport Marche sportive 07 un objet Un coquillage le 08 une photo personnel l’homme, de e pèr le est t fan Si l’en autres. j’aime fleurir la vie des : é ng alors je n’ai pas cha

La Baule Privilège 2011 I 123


PORTRAIT

CHINOIS

Pierre Sastre Les Rendez-vous balnéa ires, c’est lui. Les Rend ez-vous d’Atlantia, c’est encore lui. Le partenariat de Noël magique avec le servic e du professeur Dubea u à l’hôpital Laënnec, c’est toujours lui. Sous ses airs de ne pas y toucher, Pierre Sastre fait beaucoup pour La Ba ule. L’adjoint au maire chargé de la communication et du tourisme et président d’Atlantia est un grand amoureux de la station. Il sait qu’une station, pour vivre, ne doit pas être immobile. Et il s’emploie à la faire bouger 01 une musique qui vou s rappelle ou vous évoque La Baule Rock Collection, de Lau rent Voulzy. Qu’est-ce qu’on a pu danser là-dessus! 02 un livre Des fi lles qui dansent , de Stéphane Hoffmann . C’est LE roman de La Baule. 03 un parfum, une ode ur La confiserie Manuel, dans la file d’attente, en attendant ma gaufre. Tous ces parfums de sucre, de miel, de pâtisseries chaudes… 04 un plat ou une gourm andise Les langoustines. 05 une boisson Un rosé clair et frais. 06 un sport Le hockey sur gazon . J’ai des souvenirs fab uleux du tournoi international de hockey sur gazon de La Baule avec l’équipe de Nante s et du Stade français. 07 un objet Une crosse de hockey, évidemment ! 08 une photo personnel le Mon mariage avec San ta, ma Sicilienne préfér ée !

124 I La Baule Privilège 2011


Philippe Louis Dreyfus e tout, ce à La Baule où, plus qu Quarante ans de fidélité ille et les fam de la discrétion, la vie grand industriel aime rencontres entre amis.

PORTRAIT

CHINOIS

La Baule s rappelle ou vous évoque 01 une musique qui vou Benoît. ge pla la des mouettes de Le cri (insupportable !) 02 un livre et petitse image : mes enfants Un livre, non. Mais un r d’été. soi de la côte sauvage un enfants sur les rochers ur 03 un parfum, une ode és par la pins au Country, baign des eur Le parfum et l’od . idi s-m prè fin d’a lumière du soleil d’une andise rm gou e un ou t pla 04 un Monsieur Louis de sel Le bar en croûte de de L’Océan au Croisic. 05 une boisson citron. beaucoup de glace et de Un grand Perrier, avec 06 un sport Country. Le tennis, bien sûr, au et 07 un obj matière. s et brut, une superbe Le sel de Guérande, gri le 08 une photo personnel el de L’Océan. hôt nd gra Les soirées au

La Baule Privilège 2011 I 125


Daniel Picouly PORTRAIT

CHINOIS

Il n’a pas (encore ?) pas sé de vacances à La Baule mais, comme La Baule lui évoque les vacances, donc l’enfance, au bar de L’Hermitage, il répond tout de même à notre questionnaire. 01 une musique qui vou s rappelle ou vous évoque La Baule Perle de cristal à l’accor déon, qui accompagnait cha que année le Tour de France. 02 un livre San Antonio, tous les titr es re-dévorés en famille chaque été. 03 un parfum, une ode ur Celui des aiguilles de pins à la colo de Mios dans les Landes. 04 un plat ou une gourm andise Le turon, découvert lor s d’une colo en Espagn e. 05 une boisson À 17 ans, le premier Bit ter San Pellegrino que j’offre à mon père au bar de la plage. 06 un sport Le volley-ball sur toutes les plages de toutes les colos. 07 un objet Un petit bateau taillé au couteau dans une écorce de pin. 08 une photo personnel le Un cliché du Mont Sai nt-Michel, dont toute la famille a longtemps rêv é avant d’y aller.

126 I La Baule e Privilège P Pri 2011


Odile Picouly venirs à La Baule, ucoup de très bons sou Quant à Odile, elle a bea e dans la station sag pas été de sa vie. Son où elle a passé dix-sept de choses… lui a rappelé tellement La Baule s rappelle ou vous évoque 01 une musique qui vou e, mon premier oph rist depuis Aline par Ch Tous les tubes de l’été s les dunes. transistor emmené dan e 02 un livr ge en cachette de n que je lisais sur la pla Les romans de Boris Via r. me la s sque tous fini dan mes parents, qui ont pre ur 03 un parfum, une ode -les-Pins. ée à la gare de La Baule riv l’ar dès s pin Celui des andise 04 un plat ou une gourm nous à un angle seur fabriquait devant fi con La guimauve qu’un ule. enue principale de la Ba entre le remblai et l’av Est-il toujours là ? 05 une boisson ère é, car c’est ma grand-m L’Orangina à volonté l’ét érateur. qui remplissait le réfrig rt 06 un spo Léopards, à l’époque Le dériveur du club des eurs. t adolescents et monit ien éta où les frères Pajot 07 un objet s... à la crevette miraculeuse L’épuisette et nos pêches ou pas. le 08 une photo personnel rasse pêche Melba sur la ter e un ant Mamie dégust 60. ées ann s les de La Toque blanche dan

PORTRAIT

CHINOIS

La Baule Privilège 2011 I 127


128 I La Baule Privilège 2011


s d r a p o Lé

UDOT OPARD » (PRIX RENA LÉ TAN NF L’E « T RI ULY A ÉC ELLE, DANS LORSQUE DANIEL PICO BIENTÔT ODILE, LAQU IT RA SE OU ÉP ’IL DS, QU S LE CLUB DES LÉOPARK GÉRARD T) 1999), IL NE SAVAIT PA EN M NE TI ES ND LA RIC UENTA (C OTOGRAPHIES PAT HOFFMANN & PH SON ENFANCE, FRÉQ TEXTE STÉPHANE I. AR M N SO À ER TR QU’ELLE TINT À MON C’était en avril dernier, lors d’une présentation, par Daniel Picouly, de son roman La Nuit de Lampedusa (Albin Michel) au public des Rendez-Vous d’Atlantia. Avant d’aller dîner à La Véranda, Odile a entraîné Daniel sur la plage où elle passa dix-sept étés de sa vie, près de la maison de ses grands-parents. « C’est au club des Léopards que j’ai appris à nager, confia-telle. J’ai même fait un peu de dériveur. Yves et Marc Pajot étaient moniteurs, à cette époque. » Puis, elle avoue que, petite fille, elle se mêlait aux jeux du club sans y être inscrite : « Maman ne voulait pas ! Parfois, Mme Pajot nous demandait de partir. Mais quelques moniteurs nous acceptaient car nous mettions de l’ambiance. » De l’ambiance, Daniel Picouly en met dans sa vie comme dans ses livres. Présent, sept jours sur sept, dans son bureau près de la Bastille, où il se rend à pied depuis son domicile du 6e arrondissement, il est heureux d’avoir à traverser quotidiennement le jardin du Luxembourg. « Un jour, j’ai entendu une vieille dame dire à son petit-fils,

qui faisait voguer un bateau sur le bassin, qu’elle aussi, dans son enfance, avait joué dans ce jardin. J’y ai aussitôt emmené ma fille, pour qu’elle ait des souvenirs de jeu au Luxembourg. » Quand il n’anime pas chaque semaine « Café Picouly », sur France 5 ou, chaque mois, le brunch littéraire au Hyatt Regency Paris Madeleine, Picouly entraîne ses lecteurs dans des aventures étourdissantes qui les laissent épuisés et ravis. La Nuit de L ampedusa raconte à la fois la fin de la campagne d’Égypte et le coup d’État du 18 Brumaire. Mais encore, parmi bien d’autres choses, le sauvetage du général Dumas par la dernière amoureuse du chevalier de Saint-Georges, le héros d’un des précédents livres de Picouly : avec lui, on reste en famille. Et c’est à sa famille que l’auteur du Champ de personne consacrera son prochain livre. De cela, en se promenant sur la plage de La Baule, les deux amoureux ont certainement parlé, main dans la main, les souvenirs d’Odile mêlés à ceux de Daniel.

Intrépide, Odile Picouly montre à son mari les jeux de son enfance, au club des Léopards. Après le dîner, et la dégustation de quelques niniches, ils flâneront près de « la maison de Mamie », où la jeune femme verra ressurgir des souvenirs d’une douceur qui serre la gorge.

La Baule Privilège 2011 I 129


Bande PAS D’ÉTÉ SANS MUSIQUE, SURTOUT À LA BAULE, PLAGE MUSICALE. AU BAR, SUR LA PLAGE, DANS LES BOÎTES, DANS LES CHAPELLES, PARTOUT ON JOUE, CHANTE ET DANSE. NOUS AVONS DEMANDÉ À HUIT PERSONNALITÉS DE MONTER LE SON. TEXTE STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

La Baule Privilège 2011 I 131


PRÉSIDENTE DE L’OFFICE DE TOURISME, ELLE FAIT TOUT POUR QUE LES SÉJOURS DES VACANCIERS SE PASSENT SANS FAUSSE NOTE. Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Here Comes the Sun des Beatles. Votre premier disque d’été ? Give a Little Bit par Supertramp. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? La fin de mes années lycée, la fête sur la plage pour le baccalauréat, et mon départ pour mes études à Nantes. Et le dernier ? «Bretonne de Nolwen Leroy. Qu’en attendez-vous ? Une certaine idée de la Bretagne : un mélange de modernité et de tradition.. Le meilleur disque pour danser sur la plage ? El Cuarto de Tula de Buena Vista Social Club. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? Les belles choses de Gaëtan Roussel.

QUAND IL N’EST PAS DANS SON MAGASIN DE LA GALERIE DU CASINO, C’EST QU’IL RÉPÈTE SA PROCHAINE ANIMATION, OÙ LA MUSIQUE A BEAUCOUP DE PLACE. VICE-PRÉSIDENTE DE L’OFFICE DE TOURISME, ELLE A L’OREILLE FINE ET LE PROUVE DANS SON MAGASIN DIGITAL. Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Le ciel, le soleil et la mer de François Deguelt Votre premier disque d’été ? L’été indien de Joe Dassin. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Premières sorties du soir, l’insouciance, la douceur de vivre. Et le dernier ? Réunion de famille avec les petits-enfants. Qu’en attendez-vous ? Qu’il représente l’image de marque de La Baule. Le meilleur disque pour danser sur la plage ? Gilberto Gil ou George Benson. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? Souvenirs souvenirs de Johnny Hallyday.

Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Le lundi au soleil de Claude François. Tout simplement parce que, lorsque je suis arrivé à La Baule et que j’ai commencé à y travailler, mon jour de congé était le lundi ! Votre premier disque d’été ? Aline par Christophe. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Mes premiers flirts. Et ma plus belle histoire d’amour. Et le dernier ? Mama mia d’Abba. Ou les comédies musicales de Mozart. Qu’en attendez-vous ? Je m’en suis servi pour mes défilés. C’est le rêve, l’élégance, la beauté des décors et des costumes. Le meilleur disque pour danser sur la plage ? Santa Esmeralda. J’ai toujours dansé là-dessus avec mes enfants. Et toutes les musiques des années 80. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? C’est beau la vie. Une chanson de Jean Ferrat chantée par Isabelle Aubret.

CRÉATEUR ET ANIMATEUR DU LA BAULE JAZZ FESTIVAL, IL FAIT SWINGUER LES SOIRÉES D’ÉTÉ DE LA BAIE. Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Summertime de George Gershwin. Votre premier disque d’été ? Fats Domino. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Le premier concert de jazz que j’ai vu au Parc des Dryades dans les années 80. Et le dernier ? Pink Turtle, au Parc des Dryades plus de vingt ans après avec un public sous le charme de cette formation qui revisite avec bonheur les grands standards de la pop music avec des arrangements jazz (Hotel California, Money…).

132 I La Baule Privilège 2011

Qu’en attendez-vous ? Partager avec le public le plaisir et l’émotion d’un concert live dans un cadre aussi magique que le Parc des Dryades. Un lieu aussi incontournable que la plage pour garder un excellent souvenir de La Baule et l’envie d’y revenir. Le meilleur disque pour danser sur la plage ? Just a Gigolo de Louis Prima. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? S’inviter à une soirée au Cotton Club !


IL EST, CHAQUE ÉTÉ, DERRIERE LE PIANO DU BAR DE L’HERMITAGE-BARRIÈRE. IL CONNAÎT PLUS DE CINQ MILLE TITRES SUR LE BOUT DES DOIGTS. Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Tous les enregistrements de Paul Mauriat. Votre premier disque d’été ? Laura, de David Raksin. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Hans Buchholz, un fidèle client de La Baule, qui aime beaucoup le piano-bar. Et le dernier ? Gary Moore. Qu’en attendez-vous ? Il est venu à La Baule il y a deux ans. Nous avons passé une belle soirée de musique au bar deL’Hermitage. Il est mort en février dernier, hélas. Le meilleur disque pour danser sur la plage ? Didier Barbelivien, autre habitué de L’Hermitage. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? Un jour, tu verras, une chanson de Mouloudji que chante très bien Raymond Le Guen, que j’aime beaucoup accompagner.

L’ENSEMBLE ORCHESTRAL DE LA BAULE, QU’IL A CRÉÉ, QU’IL ANIME ET DIRIGE, FAIT SALLE COMBLE CHAQUE FOIS QU’IL SE PRODUIT. CLAUDE LE GUEN ADJOINTE À LA CULTURE, ELLE ORGANISE AUSSI DES CONCERTS SUR LA PLAGE. Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Jolie Môme chantée par Léo Ferré.Cette chanson évoque la liberté et la rupture avec les conventions de cette époque. Votre premier disque d’été ? Pour une amourette de Leny Escudero. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Ce texte évoque des sentiments amoureux, beaux mais fragiles car sans lendemain… Et le dernier ? J’entends siffler le train de Richard Antony. Qu’en attendez-vous ? Rien, je n’ai pas de nostalgie. Simplement le souvenir du départ mais aussi l’espoir du retour : effet de transhumance ! Le meilleur disque pour danser sur la plage ? I Love You» des Platters. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? L’Amour qu’il fera demain de Marie Laforêt.

Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Debussy, La Mer… inévitablement ! Votre premier disque d’été ? Quisas de Nat King Cole. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Mes parents… Un départ en vacances, à l’aube, avec mes frères et sœurs. Et le dernier ? Bach, Les Variations Goldberg. Qu’en attendez-vous ? Retour au calme ! Bach m’apaise et m’aide à me concentrer. C’est la rentrée… Le meilleur disque pour danser sur la plage ? Coucher de soleil, petit apéro entre amis... allez, ambiance cubaine : Salsa Dura de Yuri Buenaventura Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? Think par Aretha Franklin. Radical !

IL A FAIT LES BEAUX SOIRS DU SAKO ET DU TROPICANA, DANS LES ANNÉES 70. IL FAIT AUJOURD’HUI LES BEAUX JOURS DES AMATEURS DE BEAUX-ARTS. Quel disque vous fait le mieux penser à La Baule ? Moody Blues, Candle of Life. Votre premier disque d’été ? Procol Harum, Salty Dog et évidemment Whiter Shade of Pale. Quels souvenirs vous évoque-t-il ? Les premières surprises-parties improvisées et décidées l’après-midi à la plage. Et le dernier ? Blackfield, Hello.

Qu’en attendez-vous ? La même chose qu’un bon livre : plaisir, détente, évasion. Le meilleur disque pour danser sur la plage ? Blame it On The Boogie des Jackson Five. Quelle chanson pour se consoler de la fin des vacances ? Alberta Hunter, l’album Amtrack Blues, Darktown Strutter’s Ball. Mais tout l’album est un premier prix de consolation.

La Baule Privilège 2011 I 133


Nous mettons un coup de projecteur sur quelques-unes des meilleures adresses du centre-ville.

07 04

01 08

02

05

09

06

03

134 I La Baule Privilège 2011

01. Vous trouverez chez Pertus, 206 avenue de Mal Lattre de Tassigny 44500 La Baule, tél : 02 40 11 05 56, www. pertus.fr, les grandes références du mobilier in-out. Pertus a sélectionné chez les plus grands fabricants de mobilier de jardins, les produits les plus pointus et les plus représentatifs, comme la collection Play de Starck pour Dedon (notre photo). Choix rigoureux et exigeant, conseil très technique. Espace d’exposition de 300m2 implanté à La Baule depuis 1998.


02. Benoît Dréan dessine tout agencement de cuisines, mais aussi de dressing, meubles de rangement et de télévision. Il peut ensuite s’occuper de tous les travaux, avec des grandes marques allemandes, comme Nolte Zecchinon (en exclusivité) et les plus belles laques italiennes. Piment Cuisines 180, avenue du Maréchal-deLattre-de-Tassigny, tél. : 02 40 88 19 63 www.piment-cuisines.fr 03. Pour femmes chaussant du 35 au 41, Kaly Chaussures présente, en quatre espaces, toute une gamme de grande qualité, aux matières nobles et de belle fabrication européenne, avec des spécificités pour chaque adresse : la plage au Croisic (1, place du Pilori) ; le confort au Pouliguen (10, rue du Centre), des lignes plus habillées à Guérande (galerie marchande de Carrefour Market) et plus tendances à La Baule, 27 avenue des Ibis. 04. À l’Atelier d’Alexandre, 19 avenue Lajarrige, tél. : 02 40 24 67 82, on trouve des fleurs en bottes et des bouquets d’une belle créativité. Excellent pour ses mises en scène, ce magasin très présent à La Baule décore notamment les halls d’Atlantia, du Royal Thalasso-Barrière et du Castel Marie-Louise. Il peut fleurir tous vos événements et ne manque ni d’idées ni de savoir-faire pour vous garantir du spectaculaire à un budget raisonnable. 05. Ouverte l’été dernier, cette petite boutique s’est imposée, par la diversité et la pertinence de ses choix en prêt-à-porter, sacs et accessoires. On trouve toujours ici le décontracté chic et pas cher, bien conçu et facile à porter. Voilà pourquoi toutes les femmes se ruent chez Ségolène de La Combe, dont le By Segolo, 1, avenue des Camélias, tél. : 02 40 17 65 13 réunit créateurs français et européens. 06. Ouvert par Quentin Bertho et Jérôme Dromer (à qui l’on doit la renaissance de La Voile d’or, au Pouliguen), L’Atelier, 20-24 avenue du Général-de-Gaulle à Pornichet, tél. : 02 40 17 05 53, est une nouvelle brasserie de 80 couverts. Des cuisines confiées à Anthony Orgebin sortent un bon choix de poissons et viandes (carpaccios, tartare coupé au couteau…), un assortiment de salades et desserts, dont les profiteroles maison. On reçoit de midi à 15 h et de 19 h à minuit, tous les jours en juillet et août (fermeture le lundi le reste de l’année). 07. Service sur mesure, suivi, écoute et conseil : tels sont les principes qui animent, depuis près de vingt ans, l’équipe de l’agence immobilière centrale du Dauphin, 55 avenue du Général-deGaulle à Pornichet, tél. : 02 40 15 44 73 www.agencedudauphin.com. Spécialisée en gestion locative, cette agence est une

10

institution. Dans le neuf et l’ancien, sélection de villas et appartements (vente, location saisonnière ou à l’année) dans toute la baie de La Baule. 08. La Coupole Immobilier, 32 esplanade François-André, tél. : 02 40 60 20 12 www.labaule-immobilier.com est spécialisée dans la location pour vos vacances d’été, mais pas seulement. Regroupant les fichiers des agences Lesage, AGB – agence Vincent et Immobilière 2000, elle met à votre disposition un des meilleurs carnets d’adresses de la région et de nombreux produits en exclusivité à la vente.

11

09. Le Salon de la Plage, 136, avenue des Lilas, tél. : 02 40 11 98 99, vous reçoit pour un moment privilégié de relaxation et de douceur, pour trouver une coiffure en harmonie avec votre image, votre façon de vivre, votre personnalité et votre envie du moment. Colorations douces Inoa, lissage adapté à la texture de votre cheveu et les produits : S.Factor, TIGI, Dayna, Hip aux huiles essentielles. 10. Au 28, avenue Lajarrige, tél. : 02 40 60 02 44, la brasserie Le Surcouf est toujours une table en pleine forme, avec la gentillesse de l’équipe, la salle sur jardin, la simplicité, la subtilité et la fraîcheur de la carte, où se distinguent belles salades, poissons des pêches locales, homard et tartare, notamment. Belle idée le samedi : un choix de couscous sur commande, à emporter.

12

11. À la Rôtisserie vendéenne, 31, avenue des Ibis, tél. : 02 40 11 08 09 ; poulet fermier, canette, cochonnailles, pommes rissolées et chips de Noirmoutier. Traiteur au 44, avenue des Ibis, tél. : 02 40 60 48 09 ; plats cuisinés et charcuterie traditionnelle, 100% artisanal. également Concept Grill, tél. 06 86 24 04 01 : traiteur pour tout événement et réceptions, spécialiste du méchoui et de la grillade. 12. Au 33, avenue des Ibis, La Tour de Pise tél. : 02 40 24 61 23, Romain Bertho propose les meilleures spécialités italiennes à déguster sur place ou à emporter. Et un petit restaurant qui accueille dès l’ouverture du marché pour grandes faims ou grignotages en terrasse, autour d’un verre et d’une assiette de charcuterie. Une adresse très courue notamment pour l’apéritif d’après-marché.

13

13. Rond-point Belle-étoile à Thouaré, Piscines Caron tél. : 02 51 13 08 50, Le Bonheur en toute confiance.

La Baule Privilège 2011 I 135


136 I La Baule Privilège 2011


Guillaume

Brisard L’ÉTOILÉ NE SE PREND PAS POUR UNE STAR LE TRÈS TALENTUEUX CHEF DU FORT DE L’OCÉAN A ÉTÉ RÉCOMPENSÉ CETTE ANNÉE PAR UNE ÉTOILE AU GUIDE MICHELIN.

TEXTE STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PASCAL KYRIAZIS & PATRICK GÉRARD

La Baule Privilège 2011 I 137


Signe astrologique : bélier. Couleur : bleu. Parfum : Boss Sports : le golf. Passe-temps : la photo. Vos vacances ? En novembre et janvier. En Espagne, dans la famille et voir mes amis. Votre paradis terrestre : la Corse. Votre paradis artificiel : l’apéro entre copains sur un bateau. A table, quel plat ne faut-il jamais vous servir ? Les endives au jambon. Citez trois personnes vivantes que vous n’accepteriez jamais à votre table : Je peux accepter tout le monde à ma table. C’est un lieu convivial, où on peut parler de tout, même si je ne partage pas les mêmes idées que certains et certaines, je suis relativement ouvert sur le monde. Bien sûr, j’ai des limites qu’il ne faudrait pas trop dépasser. Quel genre d’enfant étiez-vous ? Calme et gentil !!! Il faudrait demander à mes parents !!!! Qui est la femme de vos rêves ? Patricia, ma femme : avec elle, je rêve tous les jours ! Quel est votre personnage historique préféré ? À établissement exceptionnel, il faut un chef d’exception. Il existe : c’est Guillaume Le général de Gaulle pour son charisme, et pour Brisard. Né en 1979 aux Herbiers, il possède, aux dires du Figaro Magazine , « un avoir su fédérer autant d’hommes et de femmes génie culinaire précoce. Lui, qui a notamment affûté ses couteaux au Grand Cœur afin de se battre pour la liberté. à Méribel, a beau avoir délaissé les cimes, sa cuisine est restée au sommet… Fidèle Votre occupation préférée ? à son credo maritime, il joue les talentueux funambules, laissant libre cours à son Passer du temps avec ceux que j’aime. grain de folie tout en respectant avec une extrême rigueur les produits de la mer. » Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ? L’an dernier, sélectionné par le guide GaultMillau premier, dans la région des Pays Les voleurs de pommes. de la Loire, parmi les Jeunes Talents, il proposa notamment un dos de bar basse Qui auriez-vous aimé être ? température, « à la cuisson parfaitement maîtrisée, qui s’allie avec bonheur à de Éric Cantona. Pour son talent footballistique, fondants sushis d’épinards et d’escargots. » son parcours et sa façon d’être en général. Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ? Cette année, le Guide rouge lui accorde sa première étoile, qui le rend heureux, bien Leur honnêteté, leur franchise, leur joie de vivre et tous les bons moments passés tous ensemble. sûr, bonheur qu’il partage avec l’ensemble de l’équipe. Lui reste simple et tranquille, Qu’avez-vous à vous faire pardonner ? retournant dès que possible dans sa Vendée natale, et aimant se promener à Ma rancune persistante. bicyclette sur la Côte sauvage avec sa femme, Patricia et leur fils Lucas. Ayant connu Le don de la nature que vous aimeriez avoir ? ses premières émotions culinaires dans la cuisine familiale, il a la nostalgie de la La patience. langue de bœuf aux champignons que lui préparait sa grand-mère et, à défaut d’avoir Votre chanson préférée ? inventé le lièvre à la royale, une de ses recettes préférées, il est l’auteur d’un lapin aux La mauvaise réputation, de M. Brassens. carottes en passe de devenir un classique. Votre écrivain préféré ? Guillaume Apollinaire !!! Votre film préféré ? Usual Suspects. Qu’aimeriez-vous laisser de vous ? Le souvenir de quelqu’un sur qui on peut compter. Si vous étiez invisible, vous feriez quoi ? J’essaierais de faire le plus de conneries possibles à certains de mes potes. Que faut-il faire pour vous déplaire ? Ne pas avoir de parole. Me promettre quelque chose et ne jamais respecter ses engagements. Et pour vous plaire ? Être heureux de vivre, sérieux dans son travail, avoir une pointe de folie et apprécier les bons moments à leur juste valeur. Qu’aimeriez-vous changer en vous ? Ma rancune et mon impatience dans certains cas. De quoi êtes-vous le plus fier ? De ma femme, de mon fils, de ma famille, de mes amis, tous mes collègues de travail, et ma première étoile au Fort. Qu’aimez-vous au Croisic ? L’authenticité de cette petite ville, le port, la côte sauvage et le Raz Cailloux !!!!! Et demain, vous faites quoi ? Eh bien demain, je continuerai à me remettre en cause, autant au niveau professionnel que personnel. J’essaierai d’avancer dans tous les domaines pour devenir meilleur et ne pas décevoir ceux qui ont toujours cru en moi.

138 I La Baule Privilège 2011


RÉVISEZ VOS CLASSIQUES AVEC GUILLAUME BRISARD

Au fil des saisons, Guillaume Brisard nous a donné des conseils pour réveiller les classiques. Promenade buissonnière au marché, avec un jeune chef qui n’a froid ni aux yeux ni aux papilles.

LE BAR

Un carpaccio façon aphrodisiaque D’abord, préparez la marinade qui doit reposer au moins une heure, si possible un jour entier, et qui peut se conserver facilement une semaine. Dans un bol, mettez de l’huile d’olive, du gingembre confit haché, du basilic ciselé, un pistil de safran, une gousse de vanille Bourbon, un zeste de citron vert râpé, un trait de citron vert. Les proportions varient selon la goût de chacun. Coupez de très fines lamelles de bar, côté tête. Au fond de l’assiette, mettez un peu de sel fin, puis vos lamelles de bar que vous badigeonnez, au pinceau, avec la marinade. Comme accompagnement, mesclun à la vinaigrette de figues, un peu de fleur de sel de Guérande et, si vous le souhaitez, de petits croûtons de pain dorés à l’huile, frottés d’ail.

LA CAROTTE

Des tagliatelles de carottes

Épluchez les carottes. Puis, faites à l’économe de longs rubans que vous aromatiserez de fleur de sel et d’huile de noisette. Laissez mariner une heure au réfrigérateur. Ça change des carottes râpées !

LE HOMARD

Un consommé de homard

Dans un fond d’huile d’olive, déposez une carcasse de homard, des tomates, des carottes, des oignons et de la citronnelle ; mouillez au vin blanc et laissez réduire. Versez de l’eau à hauteur des carcasses, laissez cuire une heure comme un fumet. Passez et ajouter une cuillérée à soupe de sauce soja.

LA LANGOUSTINE

Ma tartine croisicaise

Je prends de la baguette maison au pavot et à la coriandre, que je coupe dans le sens de la longueur ; Je la toaste légèrement, la beurre, y dépose des tranches fines de radis rose et de radis noir, des queues de langoustines, des bigorneaux décortiqués et quelques feuilles d’estragon hachées. C’est simple et délicieux.

LE TURBOT

Avec des coquillages

J’aime bien le turbot avec une marinière de coques, palourdes et bigorneaux. Lorsque coques et palourdes sont ouvertes, je mets les bigorneaux et laisse réduire le jus de cuisson. J’ajoute un peu de crème fraîche, des dés de poivrons rouges et jaunes, du thym citron et des pleurotes.

La Baule Privilège 2011 I 139


140 I La Baule Privilège 2011


fruit d’été

LA FRAISE ANNONCE ET PROLONGE L’ÉTÉ. PRÉSENTE DE MARS À LA TOUSSAINT SUR LES MARCHÉS, ELLE EST CULTIVÉE DANS LA BONNE TERRE D’ESCOUBLAC ET MAGNIFIÉE PAR LE TALENT DES CUISINIERS. TEXTE STÉPHANE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD & PASCAL KYRIAZIS

L

a fraise, on la consomme mais on la connaît mal. C’est qu’il en existe environ six cents variétés, présentes sur les marchés du début avril à la fin octobre, selon les années. Aussi riche en vitamine C que l’orange (65 mg/100 g, soit l’apport quotidien nécessaire), elle contient du fer et peu de glucides (7-8 %). C’est l’un des rares fruits qui soient permis aux diabétiques, grâce à sa faible teneur en calories (35 Kcal), sauf bien sûr lorsqu’elle est en confiture, où elle atteint alors 280 Kcal (et 70 % de glucides) Fragiles, les fraises doivent être maniées avec précaution. Chez Burban Production, elles sont cultivées sur 7 hectares abrités sous de grands tunnels, en jardin suspendu, c’est-àdire en pots dans de la terre, à 1,20 m du sol. Les hampes florales sont orientées vers l’extérieur du pot dans les rangs. Ceci facilite la cueillette et protège le fruit du contact de la terre et des feuilles qui pourraient l’abîmer. Les fraisiers sont arrosés avec un système de goutte à goutte qui apporte également les solutions nutritives nécessaires à la plante. La cueillette s’effectue à la main à l’aide de chariots, les fraises sont placées directement dans les barquettes qui sont pesées et installées dans les plateaux. Ainsi, les fruits ne sont manipulés qu’une fois.

Après la cueillette, les fraises sont stockées en chambre froide et vendues dès le lendemain. « Nous cultivons une dizaine de variétés, explique Xavier Burban : la Gariguette, la Manille, la Naïad, la Mara des Bois, la Cirafine et la Charlotte, par exemple. Chacune à sa particularité et son utilisation. » La Gariguette, la Manille et la Naïad sont des fraises de printemps. La Gariguette est présente de mars à juin. Elle a un parfum original, avec un retour de bouche légèrement acidulé. Elle est vouée aux tartes et à être dégustée nature. D’avril à juin, la Manille a un parfum boisé bien prononcé, une couleur soutenue, un goût sucré et comme un avantgoût de la Mara des Bois. La Naïad a une saveur fruitée, une texture ferme, un goût sucré et tient bien sa place dans une salade de fruits. De juin à novembre entrent en piste les fraises d’été et d’automne. La Mara des Bois, au parfum très prononcé de fraise des bois, à la texture fondante, est délicieuse à déguster et incomparable dans les confitures. La Cirafine a un parfum subtil, un goût sucré et finement acidulé : c’est un fruit juteux. La Charlotte est une généraliste : à consommer en bouche, en pâtisserie ou en confiture, elle est rustique, charnue et sucrée.

La Baule Privilège 2011 I 141


« Nous offrons toujours, explique Stéphane Burban (à droite sur notre photo), responsable de la production, deux variétés à nos clients. Il ne faut pas hésiter à nous demander des conseils sur les marchés. » Stéphane et Xavier Burban déconseillent de laver les fraises. Si toutefois vous y tenez, surtout ne les laisser pas tremper. Sachez que les laver à grande eau les ramollit, les rend fades et spongieuses et leur fait perdre parfum et vitamines. Mettez-les plutôt dans une passoire à gros trous et passez-les sous un filet d’eau dans les équeuter, ou plongez-les quelques secondes dans une eau citronnée. Agitez ensuite la passoire, laissez les fruits égoutter au frais et séchez-les sur du papier absorbant ou sur un linge. « Mais, vraiment, nous le déconseillons, expliquent les frères Burban. Chez nous, les fraises ont la protection biologique intégrée, qui est une alternative au tout chimique. Depuis sept ans, nous travaillons comme ça. Nous recréons au maximum un écosystème, notamment en introduisant des insectes dans les serres. Il y a très très peu d’intervention chimique, le moins possible. De plus, nous cueillons la veille de la mise sur le marché, donc le fruit est à parfaite maturité. »

La Fraise vu par... OLIVIER ANDROUIN Cette saison, le chef de la Véranda affiche plusieurs desserts avec des fraises, notamment Le cheese-cake aux fraises d’Escoublac; le Savarin aux fraises de chez Burban et chantilly ; et (notre photo) la croustille de sarrasin aux fraises d’Escoublac.

LAURENT JONEAU À la carte du Sunset figurent une religieuse à la crème caramel beurre salé en fleur de gariguette, et des Fraises BelleHélène revisitées, glace à la vanille de Madagascar. Laurent Joneau aime aussi le macaron aux coquelicots et fraises des bois.

LE BAR DE L’HERMITAGE Alain Lizeul et Olivier Alliot, les deux fameux barmen de l’Hermitage, propose de merveilleux cocktails, dont Les Evens, avec de la pulpe de fraises (ou de framboises) et du champagne. À consommer avec modération. Et délectation.

142 I La Baule Privilège 2011


confiserie

LA E-CONFISERIE

4, 5 PROMENADE DU PORT 44510 LE POULIGUEN TÉL : 02.40.42.35.24 WWW.LANINICHEDUPOULIGUEN.COM


le dernier salon où l’on cause...

MONUMENT CLASSÉ DE LA FIN DU XIXe SIÈCLE, « LA CIGALE », À NANTES, EST L’UNE DES INSTITUTIONS LES PLUS VISITÉES DE LA MÉTROPOLE DU GRAND OUEST. REPRISE IL Y AURA BIENTÔT 30 ANS (EN 2012) PAR YANNICK CURTY, LA CÉLÈBRE BRASSERIE N’EN FINIT PAS D’ÉVOLUER AVEC LE TEMPS. ELLE VIENT MÊME DE SE REFAIRE UNE BEAUTÉ (SES BELLES FAÇADES) POUR MIEUX SÉDUIRE LES ARRIVANTS. DE 7H30 À MINUIT, TOUS LES JOURS DE L’ANNÉE, ELLE EST DEVENUE LE DERNIER SALON OÙ L’ON CAUSE... PAR NICOLAS BOILEAU

144 I La Baule Privilège 2011


Tô le matin, «La Cigale» se prépare à la fête. Elle qui ne ferme jamais, Tôt sauf la nuit profonde, prolonge en permanence les éclats de ses feux sa ssinguliers. Il faut dire qu’elle est unique dans son genre, dans tout le Grand Ouest et au-delà. Ecrin colorée de peintures et de céramiques, cette vieille maison qui fait de l’oeil au théâtre voisin, inauguré sous Louis XVI, constitue le point de ralliement idéal. Celui de la mémoire, du partage et de la connivence. En fait, le dernier salon où l’on cause entre amis, entre chefs d’entreprise, entre clients, en famille ou en amoureux. Que l’on vienne du bout du monde ou de la Baule cet été...

Un lieu mythique

Un nouveau chef

Le matin, dès l’ouverture, il n’est pas rare d’y croiser d’éminents patrons nantais et vendéens attablés pour une séance de reporting ou d’analyse avec leurs conseils ou leurs actionnaires. Des «cafés» qui fleurent bon les conseils d’administration ou du moins qui les préparent. Dans un décor de rêve pour oublier la rigueur des chiffres et des courbes. Magie suprême d’un lieu mythique accroché à son quotidien.

Leader de la restauration nantaise, (elle emploie une cinquantaine de collaborateurs), «La Cigale» a changé de chef l’hiver dernier (promotion interne) pour progresser de nouveau. Laurent Savin, 30 ans, est aux fourneaux pour travailler des produits frais en toutes saisons. Car elle transforme elle-même tout ce qu’elle propose à ses clients du banc d’écailler aux profiterolles en passant par son fameux tartare de boeuf coupé au couteau. Ces dernières années, elle a même choisi d’investir dans une autre «maison», sur les quais de la Loire, à côté du nouveau Palais de justice dessiné par Jean Nouvel, et qui porte le nom de « Le 1 « en association avec le chef inspiré de l’Atlantide, Jean-Yves Guého. Une croissance externe destinée à présenter ses deux visages. D’hier et d’aujourd’hui. Une complémentarité intelligente et efficace.

Petits-déjeuners, déjeuners, goûters, thés, dîners: toute la palette multicolore de la Cigale qui se déploie dans un ballet de serveurs (et serveuses) en grande tenue noire et blanche. Avec le souci de l’accueil (toujours un petit mot sympa) et de la qualité du service... Nombre d’étrangers, à toute heure, s’essaient au Français pour tenter de s’expliquer. Et «La Cigale» qui est bonne fille retrouve elle-même quelques accents d’ailleurs pour se faire mieux comprendre. L’alchimie d’une bonne maison et d’une clientèle sous le charme.

Pour Yannick Curty qui fêtera l’an prochain, le 30e anniversaire de la reprise en mains du noble établissement, dans un quartier Graslin, sans doute réaménagé (la place pourrait devenir semipiétonne), avec une terrasse, en dur, ouverte toute l’année, l’horizon semble plutôt souriant. Ouverte le dimanche quand la ville se vide quasi totalement, «La Cigale» ne se repose que quelques heures au coeur de la nuit noire. Pour mieux enchanter nos belles journées de sa petite musique si doucement colorée...

La Baule Bau Privilège 2011 I 145


LA BAULE PARIS RIO

AR POUL GWEN 67 avenue du Général de Gaulle

Samba dégustation

Vente à emporter Nature ou garnie

Dégustation sur place


Un prix d’Histoire lu et écouté...

CONCU PAR PHILIPPE TOURAULT DE L’ACADÉMIE DE BRETAGNE ET DES PAYS DE LA LOIRE ET PAR PATRICK GUENET DE LA SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, LE GRAND PRIX D’HISTOIRE A ÉTÉ DÉCERNÉ AU CHÂTEAU DES DUCS DE BRETAGNE À NANTES, EN 2010, À ERIC ROUSSEL POUR SON RÉCIT DU 16 JUIN 1940. UNE VERSION AUDIO DE SON LIVRE A ÉTÉ GRAVÉE, AVEC L’ASSOCIATION VALENTIN HAÜY, POUR PERMETTRE AUX PERSONNES MAL ENTENDANTES DE POUVOIR L’ÉCOUTER... Philippe Tourault, créateur du Grand Prix du Livre d’Histoire, et son partenaire Patrick Guénet, directeur de la Société générale en Loire-Atlantiqu

L

e Grand Prix d’histoire de la Société Générale a été conçu par deux hommes passionnés par l’histoire de France: Philippe Tourault de l’Académie de Bretagne et des Pays de la Loire et Patrick Guénet, directeur du groupe Société Générale en Loire-Atlantique. Mûri entre 2004 et 2006, le premier prix a été remis en 2007 au château des Ducs de Bretagne, à Nantes, à l’auteur d’une histoire de la politesse parue chez Flammarion. Le 5e prix sera remis le 4 octobre prochain, toujours au château des Ducs, avec un jury alliant l’expertise historique et le regard du grand public à travers plusieurs collèges réunis autour d’un comité de sélection. En parallèle du Prix, une traduction audio de l’ouvrage sélectionné a été conçue en partenariat avec l’association Valentin Haüy afin de permettre aux personnes non ou malvoyantes de bénéficier d’une lecture audio du livre du lauréat. Patrick Guénet a assujetti le partenariat de la Société Générale à cette traduction audio. Ainsi, l’ouvrage d’Eric Roussel, sur le 16 juin 1940, dans la collection «Les journées qui ont fait la France», grand prix d’Histoire 2010 vient d’être édité. Le CD a une durée de 8h49 et il est disponible auprès de l’association Valentin Haüy et des organisateurs du Prix.

L’idée centrale de l’auteur, c’est que la défaite militaire de maijuin a été une « divine surprise » pour une certaine droite catholique et traditionaliste, évoluant autour du Maréchal : c’était la démonstration de l’échec définitif du système démocratique, et l’occasion de construire un Etat plus fort . Appuyés par Laval, qui leur était complètement étranger, mais qui savait manier le monde parlementaire, avec, d’ailleurs, une sidérante brutalité, ils ont saisi le pouvoir, au profit d’un chef , très âgé, dont la lucidité ne dépassait pas, dit-on, quelques heures par jour. Autre analyse nouvelle, celle du départ en dissidence du Général de Gaulle, qui rompt d’autant plus aisément avec la légalité qu’il ne reconnaît que la France, et non son expression républicaine d’un moment. Ces journées de juin 40 sont, on le sait, à l’origine de notre V ème République : c’est en constatant l’impuissance du régime d’assemblée que le Général de Gaulle a conçu sa Constitution, proposée dans le discours de Bayeux en 1946, et adoptée par référendum en 1958.

Jean Monnet et De Gaulle Eric Roussel qui est le président de l’Institut Pierre Mendès France est également l’auteur d’un Jean Monnet (1996) et d’un De Gaulle (2002). A l’occasion du 70ème anniversaire des évènements de 1940, il nous livre une analyse pénétrante de la journée du 16 juin 40, où Paul Raynaud, Président du Conseil décidé à continuer la lutte, dut s’effacer devant le Maréchal Pétain, dont le programme était de demander sans délai l’armistice. Son livre est remarquablement écrit, clair, élégant et brillant.

Eric Roussel,NRF, collection «les journées qui ont fait la France» Gallimard, 263 p, 19 €


TA B L E G O U R M A N D E

d,

LE SUNSET

Isabelle et Laurent JONEAU Maître restaurateur de France Boulevard des Océanides Sur la plage de Pornichet – Baie de la Baule TÉL: 02 40 61 29 29 w w w. l e s u n s e t . c o m I l e s u n s e t @ l e s u n s e t . c o m

La Baule Privilège 2011 I 151


conversation dans unjardin NOUS AVONS RENCONTRÉ DOMINIQUE ET CÉDRIC PAIN. ILS NOUS PRÉSENTENT LA PHILOSOPHIE AVEC LAQUELLE ILS CRÉENT, DEPUIS 1977, QUELQUES-UNS DES PLUS BEAUX JARDINS, EN S’APPUYANT SUR DES TECHNIQUES NOUVELLES ET UN SAVOIR-FAIRE ANCIEN. TEXTE STÉPHANNE HOFFMANN & PHOTOGRAPHIES PATRICK GÉRARD

LE JOUR ET LA NUIT « Nous aménageons l’extérieur des maisons comme leurs occupants décorent et personnalisent leur intérieur, déclarent-ils. En toutes saisons, le jardin est un objet de contemplation. Il doit ressembler à ceux qui l’habitent. » Les deux hommes et leur équipe aiment garder à un jardin un même style, une sorte de fil directeur tout en jouant avec les parfums et les effets visuels. « Pour garantir l’harmonie, nous suggérons toujours de travailler avec des palettes restreintes de couleurs, tant dans les végétaux que dans les matériaux. » Mais ces palettes peuvent créer des ambiances très différentes. « Par exemple, des vallonnements engazonnés ou plantés peuvent isoler, créer un focus ou un sentiment d’espace. Les végétaux rendent des effets différents selon la manière dont ils sont dissimulés, intégrés et associés aux matériaux de l’aménagement. »

152 I La Baule Privilège 2011

L’harmonie, les ambiances, les perspectives qui règnent dans un jardin le jour prennent, la nuit, une autre dimension. Pain Paysage conçoit des jardins à vivre de jour comme de nuit. « Esthétique, discret et fonctionnel, explique Dominique Pain, l’éclairage permet d’animer et de mettre le jardin en valeur, de tracer ou baliser les espaces, d’attirer l’œil et de jouer avec la profondeur, de créer ou renforcer des ambiances. » Il peut ainsi souligner des massifs ou des végétaux remarquables, créer des jeux d’ombres sur la façade, des sculptures ou une fontaine. Ou encore révéler une terrasse, un escalier, un muret.


L’EAU L’eau, est un élément essentiel du jardin. Sa sonorité, sa fraîcheur, son esthétisme ravissent les cinq sens. Elle apporte équilibre et bien-être. Quelle que soit la taille du jardin, elle s’y intègre sous différentes formes : piscines, bassins ou piscines naturelles, cascades et fontaines, qui peuvent se concevoir avec une large gamme de matériaux comme l’acier, l’alu, le verre, le bois, la pierre, le cuivre, le zinc, le béton… « Jeux d’eau et jeux de lumière, ajoute Cédric Pain, offrent une animation supplémentaire le soir. »

LE VÉGÉTAL L’approche végétale d’aujourd’hui réinterprète le modèle naturel, sans se limiter aux plantes indigènes. Que l’ambiance choisie soit exotique, méditerranéenne ou japonisante, des arbres ou arbustes d’exception peuvent prendre place dans n’importe quel jardin grâce aux moyens de manutention, au respect des techniques de plantation et à la mise en scène. La disposition, l’orientation des plantes, le mariage et appareillage des paillages (galets, moellons et blocs de granit, sable, écorce...) exigent un savoir-faire énorme. Chez Pain Paysage, on connaît et on maîtrise même les gros bambous, les oliviers centenaires ou millénaires, palmiers, arbres topiaires ou taillés en nuage...

LE MINÉRAL Dominique et Cédric Pain définissent comme « circulations à vivre » les allées piétonnes et terrasses de la propriété, empruntées au quotidien. Mêmes originales, en unissant maison et jardin, elles doivent être fonctionnelles par la conception, et la nature des matériaux. Le choix de leur revêtement influence l’harmonie entière du jardin. Ce choix doit être fait selon les matériaux de la région, l’architecture de la maison, les ambiances imaginées, les distributions recherchées et respectées dans la relation maison-jardin.

« L’univers du jardin : une perpetuelle évolution » La Baule Privilège 2011 I 153


painconcept designpaysage Dominique et Cédric PAIN - 23 rue Pigeonniere - 44740 BATZ SUR MER - Tél: 02 40 23 94 98 - Fax: 02 40 23 97 88 - www.painpaysage.com


Agence Immobilière Originale

3, avenue du marché 44500 La Baule 02.40.66.12.56

www.labauleetvous.com La Baule Privilège 2011 I 155


PROMOCEAN 20 ans

Si Lionel Gernigon n’a pas donné son nom à l’entreprise qu’il a créée en 1991, c’est par souci de discrétion. Mais surtout pour mieux mettre en avant la raison d’être de sa société : la promotion de l’art et du plaisir de vivre au bord de l’océan, que ce soit dans les Pays de la Loire, la Bretagne et le Poitou-Charentes. En effet, née à La Baule, où réside toujours son siège social, Promocean est aujourd’hui également implantée à Nantes, Vannes, les Sables d’Olonne et La Rochelle. Depuis vingt ans, Promocean a construit deux mille logements et vingt mille mètres carrés de bureaux.

Proposant appartements, terrains, lotissements, locaux commerciaux, caves et parkings, Promocean est aussi un des leaders pour les immeubles de bureaux. « Un chef d’entreprise a tout intérêt à investir dans ses bureaux, explique Lionel Gernigon. Juridiquement, il y a des solutions. Financièrement, c’est un bon calcul. » Promoteur généraliste, Promocean a grandi en restant raisonnable et réalise aujourd’hui trente millions d’euros de chiffres d’affaires. Il a su rester fidèle à ses valeurs : construire dans des lieux choisis pour leur environnement privilégié, dans des lieux baignés de lumière et d’esprit. Parce qu’il sait que, si nous construisons nos murs, nos murs nous façonnent.

« Nous ne produisons pas tellement, confie Lionel Gernigon. Sur cent projets que nous étudions, nous en réalisons quinze. Nous les choisissons. Et nous nous engageons sur des critères très précis : la qualité de l’emplacement, la qualité de la construction, un bon service pour les clients et un travail avec les entreprises locales. Tous les jours, nous faisons travailler plus d’une soixantaine de personnes dans les entreprises de la région. Nous y tenons beaucoup. » Garante du respect de la tradition esthétique de l’architecture balnéaire, Promocean est également à la pointe du respect des normes techniques, administratives, juridiques et de sécurité qui ont tellement évolué en vingt ans. Sans oublier, bien sûr, l’aspect environnemental, notamment pour l’isolation et les économies d’énergie.

156 I La Baule Privilège 2011

4, allée des Magnolias 44500 La Baule Tél. : 02 40 11 63 63 www.promocean.fr


01

02

03

04

01. Boissière route de la Baule Guérande (ancien La Baule ameublement) 02. LE Santa Maria rue de la résistance - Saint Brévin les Pins 03. L’Odyssée avenue de Lattre de Tassigny - La Baule 04. Le Boréal 12 av de paolini Pornichet (Sainte Marguérite) 05. LE Brévina avenue de Mindin - Pornichet (immeuble d’angle) 06. LE CABESTAN angle av. 18 juin / boulevard des océanides - Pornichet 05

06

Lionel Gernigon et son équipe (de gauche à droite) Fréderic, Francis, Doriane Christophe, Valérie, Marie-France, Lionel, Stéphanie, Benjamin et Géraldine

La Baule Privilège 2011 I 157


Rendez-vous baulois: hier et demain...

LES ARTS À LA PLAGE Du 12 juillet au 17 août, tous les mardis et mercredis soirs, La Baule sera cet été une plage musicale. Sur cinq podiums installés sur le sable, se produiront vingt-trois groupes de rock, reggae, ska, funk, chanson française, folk, jazz, pop, hip-hop, chanson africaine, musique cubaine, et même une compagnie de théâtre. Ils se succèderont de 19 h à 20 h 30, pour lancer vos soirées.

NICOLAS BOUZOU

Le 8 avril 2011, Nicolas Bouzou présente les résultats de son étude aux Baulois à Atlantia.

ANNE QUEFFÉLEC Le 17 mars 2011, Yves Métaireau et la célèbre pianiste Anne Queffélec inaugure la bibliothèque municipale Henri-Queffélec de La Baule.

FRÉDERIC MITTERAND Yves Métaireau accueille Frédéric Mitterand, ministre de la culture, à l’occasion du congrès de la presse hebdo régionale à Atlantia mai 2010

OLIVIER CHAVY Y Yves Métaireau remet la médaille du mérite agricole m à Olivier Chavy, ancien directeur de L’Hermitage, d aujourd’hui haut dirigeant a d’une cinquantaine d’hôtels d au sein du groupe américain a Hilton. H

PIANO BAR Le talentueux pianiste, Jo Biskup joue du 1er juillet au 28 août du jeudi au mardi à partir de 19 h 30. Sans lui, l’été n’est pas l’été.

DEUX TOURNOIS INTERNATIONAUX EN JUIN Premier club de la Côte d’Amour et de la Côte de Jade, le La Baule-Tennis Club frappe les trois coups de la rentrée théâtrale du tennis baulois sur la scène internationale par l’organisation de deux tournois en juin. Du 5 au 11 juin a lieu, pour la cinquième fois, l’Oxygène® Senior La Baule TC, tournoi international I.T.F. grade 3, réservé aux dames et messieurs âgés de 50 à 80 ans. Du 27 juin au 2 juillet se déroule le OUATT (Once Upon A Time Tennis, c’est-à-dire Il était une fois le tennis) qui voit s’affronter, par année de naissance, des jeunes de 9 à 16 ans. Des tournois qualificatifs ont rassemblé plus de 60 000 joueurs dans 350 villes du monde entier. Les meilleurs se retrouvent à La Baule. « Ces deux tournois, conclut le président, sont importants d’abord parce qu’ils contribuent à la renommée de La Baule dans le monde entier. Ensuite, parce qu’ils participent à la vitalité économique de notre station en accueillant des joueurs qui y restent plus d’une semaine. En plus, ajoute-t-il en souriant, il y a une excellente ambiance ! »

LES RENDEZ-VOUS DE LUC DE LA CHAMADE Cette année, avec le Carré d’Or et la Galerie du Casino, Luc Delachamade organise le 15 juillet le 2e Ring de l’élégance, sur un podium surélevé devant l’hôtel Royal Thalasso-Barrière. Il participe aussi, avec le comité des fêtes, à la semaine de l’élégance, qui commence le 8 août et se termine en apothéose le 14 avec le concours d’élégance en automobile. Enfin, aura lieu en octobre la 8e journée des vendanges, avec le Carré d’Or et la Galerie du Casino. « Notre souhait, confie Luc, est de faire vivre de plus en plus Ker Causette. »

SOLIDARITÉ NOËL

Le 28 décembre 2010, Yves Métaireau reçoit PPDA et l’équipe de chirurgie cardiaque du CHU de Nantes dirigée par le Professeur Duveau, à l’occasion de l’opération de solidarité de Noël magique, au profit de La Chaîne de l’Espoir.

LE PAPAGAYO, LOIC ET SYLVIE LE RETOUR HUIT STATUES DE JIMENEZ DEREDIA À LA BAULE Du 8 juillet au 15 septembre 2011. Un événement : huit statues monumentales (entre 1,10 m et 2,60 m) en bronze, de l’artiste costaricain Jimenez Deredia, seront exposées tout l’été dans différents endroits de la station.

Quel bonheur ! Après que l’inventif et chaleureux Philippe Rousse eut décidé de revendre le Papagayo, deux « figures » bauloises de la restauration ont choisi de reprendre du service pour refaire de ce bar de plage, l’un des rendez-vous majeurs de la station.

LES ÉCRIVAINS EN BORD DE MER La 15e édition aura lieu du 20 au 24 juillet à la chapelle Sainte-Anne La Baule Privilège 2011 I 159


LOUER UNE VOITURE POUR SES WEEK-ENDS ET SES VACANCES À PRIX RÉDUITS ... JUSQU’À -50%

Aux portes de la gare, Europcar La Baule lance une offre unique à destination des Baulois, mais aussi des vacanciers ou résidents secondaires. « Véhicule Idéal » permet de louer une voiture pour ses week- ends et vacances à des prix particulièrement avantageux. Nicolas, responsable de l’agence, énumère les avantages de la formule : • Pas de frais d’adhésion • Des tarifs, tout inclus, à partir de 20€/jour* • Economique 3 portes, monospace, cabriolet, coupé sport... le choix est large ! • Un quota de kilomètres (250 km/jour pour les formules 25, 50 et 100 jours), (150 km/jour pour les formules 200 et 300 jours) reportable d’une location à l’autre. • Un accueil privilégié et prioritaire Pour en bénéficier, il suffit de choisir le forfait qui vous va le mieux : 25, 50, 100, 200 ou 300 jours de location dans l’année. Tout simplement ! Nicolas renchérit : « Nous avons de nombreux clients propriétaires d’une résidence secondaire à La Baule. Aujourd’hui, l’intérêt de prendre sa voiture au départ de Paris est nul en termes de coût, de fatigue et de temps ! TGV plus une voiture à l’arrivée à un tarif bas, garanti si vous venez régulièrement en week-end ou en vacances.

160 I La Baule Privilège 2011

Le temps change ? Changez de voiture. c’est la solution pratique par excellence ! La formule est appréciée aussi des Baulois : elle permet de réduire son budget automobile, de disposer d’une voiture plus spacieuse, plus fiable pour partir en vacances, de remplacer la seconde voiture du foyer souvent sous-utilisée ou tout simplement de se faire plaisir avec un nouveau modèle » ! Pionnier en matière de services en ligne, Europcar vient de lancer un site web totalement dédié à ce nouveau service. www.vehicule- ideal.com permet de découvrir la gamme de véhicules, simuler son budget à l’année et de s’abonner.

33 AV CLEMENCEAU 44500 LA BAULE OUVERTURE 7J/7 EN JUILLET-AOÛT. FERMÉ LE DIMANCHE LE RESTE DE L’ANNÉE. TÉL: 02 51 75 02 41 WWW.EUROPCAR-ATLANTIQUE.FR


LE 20 DÉCEMBRE 2010, « NANTES PRIVILÈGE », PETIT FRÈRE DE « LA BAULE PRIVILÈGE » RECEVAIT SES AMIS ET SES ANNONCEURS DANS LE SOMPTUEUX CADRE DE LA CIGALE, LA CÉLÈBRE BRASSERIE NANTAISE, DONT LES DÉCORS FLEURENT BON LA FIN DU XIXe SIÈCLE. UN COCKTAIL HAUT EN COULEURS POUR LA SORTIE DE NOTRE CITY-MAGAZINE ENTIÈREMENT RELOOKÉ EN TEXTE HERVÉ LOUBOUTIN & PHOTOGRAPHIES PASCAL KYRIAZIS PRÉSENCE DE SES PRINCIPAUX CONCEPTEURS... 01. Michèle Vételé du « Anne de Bretagne » à La Plaine-sur-Mer (2 étoiles Michelin), meilleure sommelière de France, entouré de ses vignerons du Muscadet préférés. 02. Benoît Eraud (Bugal), Gérard Estival (Deloitte), Daniel Piriou-Larue, Frédérique Eraud.

01

02

03

03. Un notaire nantais, Xavier Cassou, plongé dans Nantes Privilège. 04. Françoise Pasiot-Proust (Nantes Privilège), le directeur artistique Thomas Proust et une amie Juliette Marchal. 05. Maud Brétignière (Eluère et associés), le nouveau chef, Yannick Curty, propriétaire de La Cigale, Hervé Louboutin et Daniel Piriou-Larue, ancien gérant d’Acanthe.

04

05

06

06. Séverine Jardin (Hermès), Jacques Robin (Landreau joailliers)Hervé Louboutin et Céline Meslin (Hermès).


13, RUE ALBERT DE MUN 44600 SAINT NAZAIRE TÉL 02 40 22 20 40 WWW.CHEMINEES-PHILIPPE-44.COM


La Baule Privilège 2011 I 163


Le carnet des bonnes adresses

bulot

mode

embrasser

shopping pointe

FOREVERDEEP


LANDREAU JOAILLIER

JOAILLIER - DIAMANTAIRE En exclusivité dans la région, Landreau joaillier à Nantes présente toute la gamme des montres Cartier, montres et bijoux Chaumet et Chopard, mais aussi Breitling, Baume et Mercier, Dinh-Van, Omega, Herbelin, Rado, Tissot, et Baccarat bijoux. Landreau joaillier vend aussi des diamants montés et non montés. Grand choix de très belles pierres. Atelier pour créations et restaurations de bijoux, réparations de montres. (Atelier d’horlogerie agrée Cartier).

LANDREAU JOAILLIER 10, rue d’Orléans /// Nantes /// Tél: 02 40 48 67 68 14, rue d’Alsace /// ANGERS /// Tél: 02 41 87 61 79 /// www.landreau.fr

CRICKET POUR TOUTE LA FAMILLE, À LA VILLE COMME À LA PLAGE

C’est le style même de La BAULE avec des signatures nouvelles comme Aeronautica Militare et Sundek ainsi que les belles collections Scapa, Façonnable, Daniel Crémieux, Breuer... Sur quatre espaces de vente, Cricket Plage présente ce qui se fait de Meilleur dans le ton balnéaire.

CRICKET PLAGE Galerie du Casino /// avenue Marie-Louis & avenue Pierre Loti /// 44500 La Baule Tél: 02 40 60 10 61

PRIEUR

POUR TOUTES LES ENVIES Montres et bijoux de collections classiques, contemporaines, et lignes coutures. Sans oublier les créations de l’atelier Prieur. Joaillier depuis 1896, Prieur crée sur mesure des pièces adaptées à la personnalité et au genre de vie de la personne qui les portera. Parmi les signatures, Baccarat, Baume & Mercier, Boucheron, Chanel, Chaumet, Dinh Van, Hamilton, Hermès, Mauboussin, Pianegonda, Pomellato, Red Line, Tag Heuer et Zeno.

PRIEUR Esplanade François André /// 44500 La Baule Tél: 02 40 60 86 08 /// www.bijouterie-prieur.fr


ENIGMA

ONE ELEPHANT STEP CLUB

CHAQUE SEMAINE DU NOUVEAU Chaque semaine, des nouveautés chez Enigma : on y passe souvent, jamais en vain. Pour un vêtement coup de cœur ou une pièce à porter plusieurs saisons et à assortir Du 34 au 42, prêt-à-porter tendance pour tous les budgets, toutes les circonstances, tous les styles.

LesBOUTIQUE meilleuresONE musiques LA STEP actuelles One Step associe et couOu remixées au sonmatières du jour : disco, leurs imprimés groove,inédites, soul, funk et touteset lesdessins exclusifs, autres. avec une attention particulière donnée aux détails sur chaque vêtement. L’Elephant Club accueille les meilleurs DJ pour des moments de La collection Printemps-été 2011 folie pose légère. proune collection aux couleurs gaies pour booster l’optimisme ; des Des soirées et inventives pièces coupsenvoûtantes de cœur pour vous faire dans un cadre hors du commun. craquer ; un vestiaire sportswear ou city pour accompagner vos envies... Un lieu qui fait renaître la nuit De la combinaison en soie chicissime nantaise. au top à pois romantique, One Step vous séduira par ses modèles créatifs et intemporels.

En exclusivité, parmi d’autres créateurs, Vila, Vero Moda. Chez Enigma, pas de mystère : on est sûr de trouver le vêtement ou l’accessoire pour tous les jours et des occasions plus habillées.

ENIGMA 108, avenue du Général de-Gaulle /// 44500 La Baule Tél: 02 40 66 80 70

COMPTOIR DES COTONNIERS

COMPTOIR DES COTONNIERS S’HABILLE DE BLEU MYKONOS, DE FLEURS ET DE BLANC POUR L’ÉTÉ On affiche avec subtilité les imprimés fleuris, déclinés dans des tonalités vives ou poudrées, sur une blouse, un sarouel, une tunique ou une robe maxi, les fleurs nous en font voir de toutes les couleurs. Le bleu mykonos s’invite au coeur de nos gardes-robes, en touches monochromes, ou en total look, pour voir la vie en bleu, il insuffle une touche de pep’s à nos tenues d’été. On ose aussi le total look blanc, un brin vintage, on réinvente l’esprit trousseau et on craque sur les broderies anglaises.

COMPTOIR DES COTONNIERS 86, avenue du Général de Gaulle /// 44500 La Baule Tél: 02 40 24 28 91 /// www.comptoirdescotonniers.com

BOUTIQUE ELEPHANT ONE CLUB STEP 119 10, place avenue dedu la Général Bourse /// deOuvert Gaulle du ///mardi 44500au Ladimanche Baule de 22h à 7h Tél: 02 51 28 75 08 16 92 62 92 /// ///www.elephantclub.com www.onestep.fr

LAËTITIA

LE NOUVEL ESP ACE CHAUS SURES TRÈS MODE Sous les arcades du marché, LAËTITIA s’est agrandie pour faire encore plus de place à l’élégance et aux nouvelles tendances. Un espace rêvé pour découvrir une belle collection de chaussures. Marc by Marc Jacobs, Camper, Espace de Clergerie, Chie Mihara, Geox, Replay, Pataugas, Pare Gabia et de grandes marques italiennes en sont quelques jolis exemples. Eté comme hiver, vous retrouverez également les dernières créations de DDP Women. Vous avez votre style. Il est chez LAËTITIA.

LAËTITIA 19, avenue des Ibis (Place du marché) /// 44500 La Baule Tél : 02 40 24 20 56


LE BOUTIQUE PATIO’NNEMENT 64

A pasBASQUE du château LEdeux STYLE 64, c’est d’été, la marque au logo évocateur Jardin terrasse couverte, des vacances et dubar Pays Basque. lumineuse et douce, confortable, Nature, sport, fête, bien-être, d’une patio, salle pour groupes, le tout en régionquartier uniqueduà Bouffay, la croisée de tous plein à deux pas les sports : pelote basque, surf, golf, du château, dans une cour pavée. rugby. Tee-shirts et hautsune sympas, colorés Le chef présente sélection de et gais. Notre salades, jolisattachement poissons deà imaginer la criée des tops nous pousse à élever notre et belles pièces de viandes, dont les qualité et notre niveau d’exigence. tournedos et les tartares de bœuf. Nosbelle motifs Très carteexpriment des vins. modernité, convivialité et détente, et conservent sobriété et caractère. Ils se portent Tous les jours, un plat nouveau selon pour toute occasion. le marché. Menus pratiques pour les Du 3 mois au XXXL, nous habillons déjeuners du lundi au vendredi. tous ceux qui partagent nos valeurs.

LE BOUTIQUE PATIO’NNEMENT 64 8, 134, rueavenue de l’Émery du général /// 44000 de Gaulle Nantes/// 44500 La Baule Tél.: Tél. :02 0251 4082 2841 5416 96/// 19www.lepationnement.fr /// www.64.eu

OPTIQUE TAILLANDIER

TECHNIQUE PARFAITE, GRAND CHOIX Travail soigné, connaissance des techniques de pointe, souci d’esthétisme pour des lunettes adaptées à la vue, la personnalité et le confort de ceux qui les portent. Plus de 4500 modèles, dont 2000 pour le solaire. Parmi les signatures: Théo, Anne et Valantin, Todd’s, Tom Ford, Chrome Hearts, Persol, Oliver People, Michel Henau et bien d’autres créateurs.

OPTIQUE TAILLANDIER 69, Avenue du Général de Gaulle /// 44500 LA BAULE TÉL: 02 40 60 28 65

WILLIAM’S

CHAUSSURES ET PRÊT-À-PORTER LES PLUS GRANDES SIGNATURES Parmi les collections de chaussures pour femmes : Free Lance, Sartore, Santoni, Castaner, Repetto... et pour les hommes : Church’s, Santoni, Heschung, Kenzo. Côté prêt- à- porter, avec la marque Seventy, les beaux cachemirs Allude et toujours les collections italiennes Gunex, Fabiani Filippi et surtout Piazza Sempione. et ligne de vêtements en cuir de Sylvie Schimmel. A découvrir, les maillots de bain très chic de chez Eres. A deux pas de là, au 89, vient d’ouvrir Will’s, prêt-à-porter masculin : l’élégance à prix doux.

WILLIAM’S & WILL’S 65, avenue du Général De Gaulle /// Tél: 02 40 42 02 61 89, avenue du Général De Gaulle /// Tél: 02 40 42 02 20

SALON RUHLMANN

COIFFEUR - VISAGISTE Votre coiffeur visagiste RUHLMANN vous accueil face mer dans un écrin chaleureux aux lignes contemporaines. Une équipe de professionnelles à votre écoute formé aux nouvelles techniques L’oreal INOA, coloration douce et lumineuse, BALMAIN couture pour les extensions, ainsi que le fameux brushing brésilien à la kératine. Une gamme élégante d’accessoires cheveux signé ALEXANDRE DE PARIS vous attends... Passez un moment de détente dans une cabine de soin relaxant sur mesure LEONOR GREYL 100% naturels aux huiles essentielles afin de sublimer vos chevelures.

RUHLMANN 19, boulevard Hennecart (terrasse du 6 bis en haut de l’avenue de gaulle face mer) Tél. : 02 40 01 76 82 /// www.ruhlmann-elegance.com


ISABELLE LE PATIO’NNEMENT DEBEC

APERT ELEPHANT JOAILLERIE CLUB

Les meilleures musiques actuelles JOAILLIER - FABRICANT

A deux pas du château - HORLOGERIE JOAILLERIE – BIJOUTERIE Également présente à Pornic, Isabelle Debec terrasse propose, couverte, avenue Jardin d’été, Lajarrige, dans un bar beau magasin lumineuse et douce, confortable, d’angle trèspour clair,groupes, quelques-unes patio, salle le toutdes en plus marques deà joaillerie, plein grandes quartier du Bouffay, deux pas bijouterie horlogerie. du château,etdans une cour Pour pavée.tous les budgets, toutes les envies et toutes occasions. trouverez Le cheflesprésente uneVous sélection de chez elle jolis les montres salades, poissonsTissot, de la Seiko, criée Hugo Boss, Guess, Festina, dont Swatch, et belles pièces de viandes, les Ice Watch, Pierre Kitty, tournedos et les Lanier, tartaresHello de bœuf. Flik et Chipie, entre autres. En Très Flak, belle carte des vins. bijoux, notamment les collections Frey Ti Sento, & selon Baci, Tous Wille, les jours, un platAmore nouveau Vanessa Tugendhaft, Kenzo, pour Altesse le marché. Menus pratiques les et bien d’autres. Deau plus, nous serons déjeuners du lundi vendredi. heureux de vous conseiller pour vos réparations et transformations. ISABELLE LE PATIO’NNEMENT DEBEC 36, 8, rue avenue de l’Émery Lajarrige /// 44000 /// 44500 Nantes La Baule Tél: Tél.:02 0240 5161 8234 4104 16 /// www.lepationnement.fr

COMPTOIR D’ACHAT OR ET ARGENT

ACHAT ET VENTE Fondée en 1983, cette maison est spécialisée dans le négoce de pierres et de métaux précieux, auprès d’une clientèle de particuliers et de professionnels. Expertise, achat et vente au cours du jour d’or, argent, lingots, pièces d’or et d’argent anciennes et de toutes origines, bijoux, diamants, platine, débris d’or, or dentaire… avec ou sans rendez-vous. Cinq établissements à votre disposition à Angers, Le Mans, Nantes, La Roche-sur-Yon et Tours.

COMPTOIR D’ACHAT BRASSERIE FÉLIX D’OR ET D’ARGENT 1, rue Jean-Jacques 5, Lefèvre-Utile /// Rousseau 44000 Nantes /// 44000 Nantes Tél: 02 40 35 34 32 15 05 93 /// www.comptoirdachatoretargent.fr www.brasseriefelix.com

La Ou remixées griffe Apert, au son c’est du jour le respect : disco, de chaque groove, soul, pierre, funk mise et toutes en valeur les par la conception autres. pure et contemporaine réalisées en des pièces uniques : des L’Elephantsur Club accueille lesun atelier créations mesure dans meilleurs sur place. DJ pour des moments de folie légère. Très attaché au dialogue avec ses clients, Sébastien Apert peut Des soirées envoûtantes et inventives aussi réactualiser un bijou ancien, dans un cadre hors du restaurer, réparer ou commun. créer d’après vos pierres, votre or, et même vos Un lieu qui fait renaître la nuit croquis et idées. nantaise. Le fait d’avoir son atelier sur place favorise ce dialogue et permet au joaillier de présenter quelques-unes de ses créations.

APERT ELEPHANT JOAILLERIE CLUB 2, 10,allée placedes de Camélias la Bourse/// ///44500 OuvertLaduBaule mardi au dimanche de 22h à 7h Tél: 02 40 28 53 08 59 92 01 92 /// www.joaillier-la-baule.com www.elephantclub.com

SALON MATILE

L’ENDROIT INOUBLIABLE Eddie et ses collaborateurs sauront adapter votre coiffure à votre morphologie et votre look car « c’est en vous que la beauté trouve son essentiel ». Le temps passé parmi ces professionnels, dans ce cadre privilégié apportera à notre clientèle habituelle ou de passage un moment de détente inoubliable grâce à l’ambiance conviviale et au dynamisme de l’équipe. Sur rendez-vous, une esthéticienne sera à votre disposition pour votre manucure.

SALON MATILE 59, av. Lajarrige /// 44500 La Baule /// Tél: 02 40 60 28 90 Ouvert du mardi au samedi 9h-19h Toute l’année.


LE CHAT AU MANOIR LES SORTILÈGES D’UN MANOIR DU 15ÈME SIÈCLE Agathe Lechat a le don de dénicher l’idée qui plaît, l’objet qui fait la différence, le cadeau qui touche, le meuble ou le détail qui change tout dans une pièce. Elle rassemble toutes ses trouvailles sur plus de 200 m2 dans un manoir de la fin du 15ème siècle dont la visite est un enchantement. Les livraisons hebdomadaires de nouveautés incitent à de fréquentes visites. Une centaine de marques, dont les fameuses peintures Farrow & Ball. Cette année, Agathe a trouvé de ravissants cabinets de curiosités et des toiles en séries limitées.

HÔTEL DE FRANCE BRASSERIE LE CHAT AU FÉLIX MANOIR /// 44000deNantes 1, rue Lefèvre-Utile rue Crébillon Manoir Porte Calon /// /// 44000 13, rueNantes Porte Calon /// 44350 Guérande /// Grand parking face au24, manoir, à la disposition notre clientèle. Tél : 02 40 73 57 91 /// Fax : 02 40 69 75 75 /// www.oceaniahotels.com Tél: 40 34 15 93 /// 0www.brasseriefelix.com Point02GPS 2°25’ 168’’ & 47°19’ 379’’N

L’INSTITUT DES DRYADES

UN SALON NOUVEAU À LA BAULE-LES-PINS Bien connues à La Baule, Nathalie et Amélie ont ouvert leur propre salon. Cabines spacieuses, ambiance relaxante, carte de soins visage et corps pour hommes et femmes. En exclusivité, réhaussement des cils pour un regard intense, sans mascara ni faux cils. Esthéticiennes expérimentées, Nathalie et Amélie travaillent avec les meilleures marques, dont Pevonia, pour les adeptes du naturel, Carita pour les férus de technologies et de performances cosmétiques. Ligne de maquillage Une. Appareil UV dernière génération. Il est conseillé de prendre rendez-vous.

L’INSTITUT DES DRYADES 4 place La Fayette /// 44500 LA BAULE-LES-PINS /// Tel: 09 81 71 91 62 Ouvert du mardi au samedi , le lundi entre 14 juillet et 15 aout et le jeudi en nocturne 21h.

ELEPHANT COURT CARRÉ CLUB

Les musiques actuelles CINQmeilleures ANS DE SUCCÈS Le pari n’était pas gagné, la clientèle est remixées venue, revenue Ou au son et dus’est jour :agrandie, disco, séduite soul, par Frédéric Cornet groove, funk et toutes les et son équipe : Soizick, Alexandra, Marion et autres. Fanny. Cette année, Court Carré fête cinq ans deClub succès. L’Elephant accueille les meilleurs DJ pour des moments de Fidèle à ses principes, coiffures sur folie légère. mesure, adaptées à la morphologie et à soirées la façonenvoûtantes de vivre, Frédéric s’est Des et inventives remisun encadre question, apportant chaque dans hors du commun. année un élément nouveau de confort et de et renaître envoyant son équipe Un lieusoin, qui fait la nuit apprendre les dernières techniques nantaise. de coupe et de relaxation. Large gamme de produits dont Essensity, Schwarzkopf et Phyto.

ELEPHANT COURT CARRÉ CLUB 10, 12, place ManoirdedelaPorte-Calon Bourse /// Ouvert /// 44350 du mardi Guérande au dimanche /// Tél: 02 de 40 22h45à 59 7h 37 Tél: Reçoit 02 femmes, 28 08 92 92 hommes /// www.elephantclub.com et enfants sur rendez-vous du mardi au samedi.


VENT LE PATIO’NNEMENT D’OUEST

A deux pas du château POURQUOI PARCE QUE Jardin d’Ulysse, Linum, Amadeus, Jolipas, Cabane couverte, de Zoé, Jardin d’été, terrasse Mathilde M,etConcept marques lumineuse douce, Verre... bar confortable, de prestige de groupes, la décoration patio, salle pour le toutsont en encore au rendez vous plein quartier du Bouffay, à deux pas PARCE QUE vous découvrirez une du château, dans une cour pavée. collection de vaisselle et accessoires spéciale LA BAULE Sophie Le chef présente unesignée sélection de Janière VENT DOUEST, salades,juste jolispour poissons de la criée PARCE QUE cette année ,vous pourrez et belles pièces de viandes, dont les faire confectionner stores etderideaux tournedos et les tartares bœuf. sur , des vins. Trèsmesure belle carte PARCE QUE enfin,, vous trouverez une deunpolos magnifiques Tous gamme les jours, plat nouveau selon, homme et femme LA BAULE. le marché. Menus,griffés pratiques pour les VENT D’OUEST deux adresses pour déjeuners du lundi au vendredi. agencer un intérieur chaleureux et personnalisé . VENT LE PATIO’NNEMENT D’OUEST (Ouvert tous les jours toute l’année) ventdouestla@aol.com 68, 8, rue av. de du l’Émery Général/// de44000 GaulleNantes /// 44500 La Baule /// Tél: 02 40 11 38 61 1, Tél.: place 02 51 du82 Pilori 41 16 ////// www.lepationnement.fr 44350 Guérande /// Tél: 02 40 62 12 77

CHEMINÉES BRASSERIE FÉLIX GODIN

Ouvert 7 jours/7 de 10h à minuit Depuis 2004, un bel endroit à la fois vivant et calme. Ambiance de brasserie raffinée du matin au soir. Donnant sur le canal Saint-Félix, 130 couverts dans une vaste salle lumineuse de 425 m2 qui respecte la tranquillité de chacun, 100 couverts sur la belle terrasse ensoleillée et calme. Cuisine moderne, toujours centrée sur les produits du terroir nantais et la saison. Les plats sont accompagnés des meilleurs vins, souvent servis au verre.

CHEMINÉES, POÊLES, CUISINIÈRES Sur 150 m2 sont exposés plus de trente cuisinières, poêles et cheminées, de fabrication française : celle de la mythique marque Godin, créée en 1840. Depuis 25 ans, l’équipe de Saint-Nazaire (une dizaine de spécialistes) mène à bien, de A à Z, et sur mesure, tout projet d’installation ou de rénovation. Modèles contemporains ou traditionnels, cheminées et poêles peuvent s’intégrer dans tout intérieur pour apporter la solution, d’appoint ou non, d’un chauffage efficace économique et écologique.

Petits-déjeuners et Brunchs. CHEMINÉES BRASSERIE FÉLIX GODIN - ENTREPRISE LEROY 99, 1, rue rueLefèvre-Utile Henri-Gautier ////// 44000 44600 Nantes Saint-Nazaire Tél: 02 40 66 34 70 15 90 93 /// www.godin44.com www.brasseriefelix.com

CASALIGNE ELEPHANT CLUB

MOBILIER CONTEMPORAIN Les meilleures musiques actuelles Casaligne vous accompagne de la Ou remixées au son jourprojet : disco, prise en charge de du votre à sa groove, soul,en funk et toutes les réalisation vous apportant des autres. solutions d’agencement personnalisées. Objets de décoration – LumiL’Elephant Clubde accueille les naires – Étude votre intérieur sur meilleurs DJ pour- des moments de place – Conseils Projets sur plan folie univers légère. contemporain haut de Un gamme, riche en idées de décoraDes soirées envoûtantes et inventives tion, avec des marques comme Ligne dans unCinna, cadre Hülsta, hors duKartell, commun. Roset, Léolux, Knoll, Zeritalia, Cattelan Italia, DeUn lieuFlam qui fait renaître la nuit salto, Italia, Magis, Artemide, nantaise.Arte, Martinelliluce… Fontana Nouveau : en plus du show room de 400 m2, un espace de 1000 m2 au parc de Villejames à Guérande. Casaligne ELEPHANT CLUB 36, 10, rue place Albert-de-Mun de la Bourse /// Ouvert 44600 Saint-Nazaire du mardi au dimanche /// Tél: 02de 4022h 22 22 à 7h 40 Parc Tél: 02 de28 Villejames 08 92 92 /// 44350 www.elephantclub.com Guérande /// Té : 02 40 24 32 99 /// www.casaligne.fr

RACINE HÔTEL DE CARRÉE FRANCE

UN HÔTEL AU COEUR DE RACINE NANTESCARDepuis plusieurs années, REE dessine et créesituation des jardins vraiment Bénéfi ciant d’une privilégiée différents. Souvent contemporains, parau coeur de la ville, et exceptionnelle, fois champêtres ou stylés ; mais touface à l’opéra, en plein centre sont des jours à votre image. Les végétaux affaires, du commerce et des specsélectionnés dans des pépinières reconnues, matériaux sont de qualitéet et les tacles,lescet hôtel de caractère de ornements originaux. De cette approche prestige allie le charme de l’hôtellerie volontaire est né un univers singulier, traditionnelle au confort d’un établisà la fois harmonieux et atypique. Ausement de haut niveau. 74 chambres jourd’hui, RACINE CARREE vous protoutes différentes. direct, pose aussi de plongerTéléphone dans un océan de télévision, canal satellite,wifi gratuit, bonheur : celui des piscines MAGILINE. Parking privéintégré et salleaudejardin, réunion, bar. Parfaitement un bassin nage est un lieu de convivialité et Au de restaurant «l’Opéra», cadre éléde détente. Bien équipé, il permet de gant et spécialités régionales. L’hôtel se ressourcer « une âme saine dans donne sur une: rue piétonne très comun corps sain ». RACINE CARREE : une merçante. adresse de référence pour explorer le monde des jardins et de la piscine. RACINE HÔTEL DE CARRÉ FRANCE Chemin 24, rue Crébillon des Chênes /// 44000 /// 44500 Nantes La Baule Tél: Tél :02 0240 4060 7327 5763 91/// ///www.racinecaree-labaule.fr Fax : 02 40 69 75 75 /// www.oceaniahotels.com


FORT DE L’OCÉAN

L’OCÉAN

LE RESTAURANT GASTRONOMIQUE ET LE BISTROT On ne vient pas sur la Côte sans aller à l’Océan, fameux restaurant aux larges baies donnant plein sud sur la mer. Selon la pêche du jour, fruits de mer et poissons cuits « à l’arête ». L’inégalé bar en croûte de sel de Guérande. Parmi les desserts, soufflés et pâtisseries faites à la commande. Ouvert dès 7h00 pour le petit-déjeuner, dégustation d’huîtres le matin, déjeuner de 12h à 14h30 (salades, fruits de mer, poissons, viandes), goûter l’après-midi et dîner. Vente à emporter.

UN RESTAURANT EXCEPTIONNEL DANS UN HÔTEL **** RELAIS ET CHÂTEAUX.

Restaurant lumineux, climatisé, quarante couverts sur deux salles. Une verrière donne sur le jardin abrité par les rochers de la Côte Sauvage, le tout dans un hôtel**** Relais et Châteaux. Nouvel étoilé Michelin en 2011 après avoir été salué en 2010 par GaultMillau, le chef Guillaume Brisard, prépare une cuisine à base de produits frais du marché et de la criée. Déjeuner menu du marché, 1 Menu de saison, et 1 Menu Dégustation Carte renouvelée deux fois par an. Il est prudent de réserver.

LE FORT DE L’OCÉAN Côte Sauvage /// 44490 LE CROISIC Tél: 02 40 15 77 77 /// Fax: 02 40 15 77 80 /// www.relaischateaux.com

HOTEL LE RÉGENT

ET LE GRAIN DE FOLIE, RESTAURANT Pour faire voyager ses papilles, rien ne vaut le restaurant Le Grain de folie, sa cuisine aux trouvailles un peu dingues et ses produits frais, magnifiquement travaillé par le chef Pascal Perrais. Belle cave composée par Isabelle, avec des crus classiques et des surprises. Possibilités de réceptions et cocktails, groupes et séminaires. Et pour se reposer, rien ne vaut l’hôtel Le Régent, dans la même famille depuis trois générations, et qui a su se renouveler en gardant son âme pour accueillir aussi bien les vacanciers que les hommes d’affaires, les familles et les amoureux. L’hôtel dispose d’un spa avec jacuzzi, hammam, massages et soins sur réservation. HÔTEL LE RÉGENT Restaurant Grain de Folie /// 150, boulevard des Océanides 44380 Pornichet /// Tél: 02 40 61 04 04 /// www.le-regent.fr

L’OCÉAN & LE BISTROT DE L’OCÉAN Plage de Port-Lin /// 44490 Le Croisic /// Tél: 02 40 62 90 03 www.restaurantlocean.com

RELAIS MARINE

UN DÉPAYSEMENT TOTAL À quelques minutes de La Baule, une table à découvrir, dans un hôtel ** de charme, doté d’ un délicieux jardin d’une vingtaine de couverts. Le nouveau chef Eric Courpron prépare une cuisine variant selon les produits frais du marché, avec un menu tous les jours. Parmi les trouvailles de la carte d’été, le cabillaud en croûte d’herbes parfumé à l’huile de truffes, les ravioles de homard aux petits légumes, le foie gras poêlé à la vinaigrette de mangue et framboises et, dans les desserts, le délice autour de la vanille et le sablé breton à la crème d’oranges.

RELAIS MARINE 276, rue Centrale /// 44420 /// Quimiac en Mesquer Tél: 02 40 42 51 09 /// www.relaismarine.fr


LE FONDANT BAULOIS®

LA VILLA

POUR LES VRAIS CONNAISSEURS ! Créée il y a plus de trente ans, la recette originale du Fondant Baulois® est perpétuée avec passion par Stéphane et Marie-Sophie Boullier. Grâce à eux, le Fondant Baulois® est devenu le gâteau chocolaté de référence à La Baule. Et de La Baule. On le trouve notamment sous la halle du marché de La Baule (en face des miels), chez R.V. Traiteur (ave. des Ibis), au Grenier à Pain (ave.de Lattre). Autres points de vente sur demande, parmi leur sélection de revendeurs : infos@lefondantbaulois.com À Paris (La Madeleine), on peut surtout le retrouver au Comptoir Baulois®, 34, rue Godot-de-Mauroy. Tél. : 01 40 06 04 18. LE FONDANT BAULOIS® TÉL: 02 40 61 66 73 www.lefondantbaulois.com

LA BRASSERIE BAULOISE PAR EXCELLENCE Un cadre unique à deux pas de la mer. Sur plusieurs niveaux, un espace superbement décoré. Aux murs, des œuvres d’artistes comme première mise en bouche. Puis, l’ambiance qui fait vivre un esprit brasserie chic et décontracté. Pour une atmosphère plus feutrée, des salons privés à disposition. Bien sûr, le bonheur est dans l’assiette, avec les spécialités et le talent du chef Matthieu Colmant. En salle et en terrasse, toute l’équipe de Marina Quadrao est pleine d’attentions. Terrasses au rez-de-chaussée et à l’étage, au soleil ou à l’ombre douce des parasols. Pour savourer le temps qui passe. LA VILLA 18, avenue du Général de Gaulle /// 44500 LA BAULE Tél: 02 40 23 06 00 /// Tous les jours jusqu’à 23h00, et 23h30 le week-end.

BURBAN PRODUCTION

LA FRAISE DE LA BAULE Créée en 1983, l’entreprise familiale Burban Production cultive, sous sept hectares abrités, des fraises vendues tous les jours au marché de La Baule et sur la majeure partie des marchés de la presqu’île guérandaise et de Saint-Nazaire. De la mi-mars à la Toussaint, vendues directement du producteur au consommateur, les fraises Burban bénéficient de la P.B.I, Protection Biologique Intégrée, une alternative au tout chimique.

BURBAN PRODUCTION Trologo /// 44500 La Baule Tél : 02 40 61 10 67 /// www.lafraisedelabaule.fr

Le fruit prenant son goût dans les deux derniers jours de son mûrissement, les fraises sont cueillies à maturité, garantie d’un maximum de parfums et de saveurs. Elles sont vendues au lendemain même de leur cueillette. Pendant toute la saison, Burban Production propose au moins deux variétés de fraises parmi lesquelles la gariguette, la manille, la mara des bois, la cirafine et la charlotte. Leur choix dépend de l’utilisation que le consommateur

veut en faire : fruits de bouche, tartes, compotes, confitures, sorbets, à chaque usage son fruit. Les vendeuses de Burban Production connaissent bien leurs produits et savent donner les bons conseils. L’entreprise familiale cultive aussi framboises, melons, et pommes de terre nouvelles. Burban Production, reconnue pour la qualité et la saveur de ses fraises, travaille avec les plus grands pâtissiers et restaurateurs de la presqu’ïle et de la région parisienne .


LA PARISIENNE

BARAPOM LA BAULE

MOELLEUSES OU CROUSTILLANTES Depuis plus de 8 ans, Barapom nous régale avec ses crêpes et galettes artisanales. Pour le plus grand bonheur des petits et des grands, Barapom ouvre une deuxième boutique au 153 avenue du Général de Gaulle. Loïc et toute son équipe vous font déguster, juchés sur de hauts tabourets, des produits de qualité, préparés sous vos yeux. Barapom c’est avant tout une échoppe, pour consommer sur place ou emporter des crêpes et galettes par paquets encore tièdes de 6, 12 ou 24. Service en continu, et en soirée l’été.

CUISINIER TRAITEUR DEMANDEZ-LUI LA TOUR EIFFEL ! Pour les réceptions familiales ou les événements professionnels, la Parisienne propose des formules sur mesure : cocktail, buffet, plateau-repas, repas, ou préparation à l’assiette. Sandrine et Pascal Perrouin ont plus de dix ans d’expérience et savent répondre à toutes les demandes. La Parisienne peut aussi s’occuper de la décoration, du nappage, de la vaisselle et de la mise à disposition de personnel. Fraîcheur des produits, originalité des recettes et des présentations, qualité de la prestation pour tous les budgets.

LA PARISIENNE 104 avenue de la République /// 44600 Saint-Nazaire Tél: 02 40 22 45 77 /// www.la-parisienne-traiteur.fr

NOSSY BE

BARAPOM LA BAULE 153 avenue du Général de Gaulle /// 44500 La Baule www.barapom.com

BEACH BAR

VOUS SAVEZ TOUT

DU MATIN AU SOIR, TOUS LES JOURS

Elle «On aime la branchitude inspirée de cette institution bauloise.» Madame Figaro «Si les clients lui sont fidèles, c’est que Stéphane Malhaire a su créer une atmosphère inédite.» L’Express «Cuisine iodée très épurée aux accents parfois japonisants.» Infra Rouge «Le Nikki Beach et la Voile Rouge sur l’Atlantique. » Le Point «Élégante table de bord de plage. La cuisine de Sylvain Hervochon joue la fusion sans confusion.» Le Figaro «Le Nossy Bé est à la Baule ce que le Fouquet’s est à Paris.»

Sur la belle terrasse, chauffée, abritée du vent, ombragée par un toit modulable, découvrez la carte : plats du jour variés, moules et ses fameuses salades. Beaucoup de vins bio ; tous peuvent être servis au verre.

NOSSY BE Plage de La Baule /// Tél: 02 40 60 42 25 contact@nossybe.com /// www.nossybe.com

Service c ontinu du petit-déjeuner au dîner en passant par les crêpes et les galettes. Matelas, transats et, des plaids sont à disposition en cas de fraîcheur. En soirée, formule « apéritif, sangria et tapas ». Le Beach bar peut aussi organiser toutes vos réceptions.

BEACH BAR Sur la plage (50 m à droite de l’avenue De Gaulle) Boulevard Hennecart /// 44500 La Baule /// Tél: 02 40 60 79 66


AGENCE OUEST UNION

PGN

VIVRE ET INVESTIR À LA BAULE ET DANS SES ENVIRONS Depuis 1966, cette agence est spécialisée dans l’achat et la vente de villas, de propriétés et d’appartements situés au cœur de la baie de La Baule, avec un beau choix de biens situés sur le remblai, face à la mer. Quelques biens d’exception, notamment dans les domaines privés des environs et dans toute la presqu’île.

ALFA ROMÉO – FIAT – LANCIA PGN AUTO vous invite à découvrir les belles italiennes : Robe, Tendance, Technologie, Dynamisme, Confort et Sportivité. Alfa Roméo développe de nouvelles générations de moteurs essence et diesel : « Plus de puissance, moins de consommation, moins d’émission de CO2. » La gamme Lancia : « Haute Couture » évolue en 2011, suite à l’intégration de Chrysler dans le groupe Fiat. Des nouveautés dès l’été, dont le Lancia Grand Voyager 7 places et l’Ypsilon 5 portes. A la rentrée, une berline haut de gamme...

Sébastien Jouan et son équipe vous accompagnent tout au long des transactions, en toute confidentialité. Que ce soit pour une habitation principale, une résidence secondaire ou de l’immobilier d’investissement.

OUEST UNION 25, boulevard Hennecart /// 44500 LA BAULE Tél: 02 40 24 12 61 /// www.ouestunion.com

MAISONS DE FAMILLE

PGN AUTO /// FIAT GROUP Océanis à Saint-Nazaire /// Tél: 02 40 00 18 18 Ouvert du lundi au samedi de 8h30 à 12h et de 14h à 19h

FLAMANT HOME INTERIORS

HOME INTERIORS Il est des endroits ou l’on se sent tout de suite bien, comme si l’on etait chez soi. Voila ce que vous ressentirez en entrant chez Flamant. Une magnifique source d’authencite, au luxe discret et intimiste vous y attend.

CONSEIL IMMOBILIER Parce que l’habitat résidentiel ne repose que sur de l’affectif nous avons appelé notre agence : « Maisons de Famille ». Etant à l’écoute de votre «cahier des charges» nous pouvons vous proposer une sélection de maisons ou d’appartements pouvant répondre à vos attentes.

Loin des tendances qui disparaissent aussi vite qu’elles sont venues ,le style Flamant est un élégant mélange de passé et de modernité.Avec ses matériaux de qualité et ses collections renouvelées chaque saison,Flamant a tout pour séduire votre intérieur.

Visites sur rendez-vous 7j/7 Estimation gratuite de votre bien en toute confidentialité. Nous allons encore vous donner envie de déménager.

MAISONS DE FAMILLE 7 rue du Général Leclerc /// 44510 Le Pouliguen Tél: 02 40 19 59 50 /// 06 08 52 56 41 /// www.maisons-de-familles.eu

FLAMANT HOME INTERIORS 17, rue du Calvaire /// 44000 Nantes Tél :02 40 75 73 14


GARAGE LE MOIGNE

RANGE ROVER EVOQUE DISPONIBLE ÉTÉ 2011 Le Tout nouveau Range Rover Evoque, un design révolutionnaire, une technologie innovante et une tenue de route incomparable ! En coupé ou version cinq portes, ce véhicule se décline en de multiple finitions afin de répondre aux attentes des clients les plus exigeants. Disponible en version deux ou quatre roues motrices ce véhicule revendique être le plus léger et le plus éco-

nomique de toute l’histoire de la marque. Il démontre très clairement l’engagement du constructeur en faveur du développement durable, d’autant qu’il est le premier SUV de luxe à passer sous la barre symbolique des 130 grammes de CO2. Le Range Rover Evoque vous propose un intérieur d’une rare beauté à l’unisson de sa silhouette extérieure. D’une qualité de finition hors norme, il fait également appel aux matériaux les plus nobles et se distingue par un design extrêmement élégant, digne de l’habitacle de tout Range Rover.

Ce nouveau concept plébiscité par toute la presse internationale lors de ces présentations sera disponible cet été, et nous vous attendons en concession afin de composer et personnalisé le futur Range Rover Evoque qui vous correspond.

LEMOIGNE SA / CONCESSIONNAIRE Les Pavillons /// 381 Route de Vannes /// 44800 Saint-Herblain /// Tél: 02 51 77 85 85 /// Fax: 02 51 77 85 88 ZAC Océanis /// Route du Petit Lerioux /// 44600 Saint-Nazaire /// Tél: 02 40 11 30 40 /// Fax: 02 40 11 31 53

GALERIE DU CASINO 40 BOUTIQUES Prêt-à-porter, Bijouterie, Coiffure, Esthétique, Salon de thé, Galerie d’Art, Librairie, Pharmacie, Décoration, Agence Immobilière, Tabac, Jouets, Boulangerie-Pâtisserie.... Votre shopping privilège avec les Boutiques JB, Luc Delachamade, Cricket, Samanta, Bijouterie Prieur, Othentic (Parfumerie, chaussures, bijoux), Glewn Rose, Eden Park, Les P’tits Loups (Vêtements enfants), Boudoir de Lili, Urbane, Escada, Vite Un Câlin (Jouets, décoration-enfants), Teto Décoration, Sculptures Daniel, Agence du Casino, Salon de Thé « Le Café Latin », Librairie du Casino, Pharmacie du Royal, Tabac « Le Havane », Boulangerie Chatellier, Institut Haute Beauté, Coiffure IW. 7 jours / 7 Toute l’année

GALERIE DU CASINO Esplanade Lucien Barrière La Baule

40 boutiques Entre le Casino Barrière La Baule et le Royal-Thalasso Barrière

www.galerieducasino.com


FRANCK PROVOST SEA, HAIR & SUN L’ETE EST SOLAIRE AVEC FRANCK PROVOST A la plage, les femmes assument leur féminité et osent des poses glamour. Les éléments semblent jouer avec les matières : les embruns gainent les cheveux, le vent apporte du mouvement, le vent apporte du mouvement, le soleil réfléchit les couleurs… Une réelle inspiration pour la création des coiffages avec les Styling Confidence Professionnelle Franck Provost. Les Couleurs Précieuses, techniques exclusives Franck Provost. Balayage 2 Ors, Brun Cashmere et Ambre Vénitien, personnalisés et adaptés à chacune, révèlent la variété de leurs nuances. Les coupes, aériennes, fascinent par leurs possibilités de coiffage, du plus raide au plus bouclé, mais toujours plus séductrices.

FRANCK PROVOST 10 boulevard Hennecart /// 44500 LA BAULE Tél : 02 40 24 18 89 /// Sans rendez-vous

JEAN LOUIS DAVID CITY ATTITUDE MUTINE, BRANCHEE, PETILLANTE, GIRLY, PENSIVE, DRÔLE, BOUDEUSE, PROVOCANTE, SENSUELLE, URBAINE, MOQUEUSE, JOUEUSE… … la collection Printemps-Eté 2011 Jean Louis David recommande tous les excès ! On joue avec ses cheveux sans modération, on ose les contrastes, look jolie garçonne ou vamp aguicheuse, on mélange les influences, on fabrique son style avec humour et assurance ! Assumer sa séduction, la transformer pour mieux s’en amuser, c’est le secret de cette saison chez Jean Louis David.

JEAN LOUIS DAVID 279, avenue de Lattre de Tassigny /// 44500 LA BAULE Tél: 02 40 42 77 32 /// Sans rendez-vous


LA BAULE PRIVILÈGE 2011

23e E D I T I O N

LABAULE

23 ÉDITION 2011


LA BAULE PRIVILÈGE 2011

23e E D I T I O N

LABAULE

23 ÉDITION 2011

LA BAULE PRIVILEGE  

La Baule Privilege 2011

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you