

L’invité
Gaël
Renaud
Étudiant à l’Université de Fribourg, Gaël est un passionné de photos qui garde toujours près de lui son appareil. Ce Grimentzard, originaire de l’île Maurice, effectue actuellement sa deuxième année de bachelor en anglais et en histoire de l’art. Lorsque son planning de cours le lui permet, il se balade et capture des images de nature qui, souvent, mettent en scène nos montagnes.
Une passion qu’il a découverte récemment mais qui plaît déjà énormément
Si Gaël a toujours eu de l’intérêt pour la photographie, ce n’est qu’en avril 2025 qu’il a acquis un appareil de bonne qualité. À l’aide des conseils de son papa photographe, il a petit à petit commencé à maîtriser les secrets de cet art et l’équilibre à trouver pour une photo de qualité. Il a pu profiter de son appareil durant l’été et a pris de nombreux clichés qu’il a ensuite partagés sur les réseaux sociaux. Dans un premier temps, il lui était compliqué de savoir si ceux-ci étaient réellement appréciés. Des retours positifs d’amis lui ont permis de prendre confiance et de se rendre compte qu’il arrivait à marquer les esprits : « Je recevais des compliments des semaines après avoir publié mes photos. » Il a également compris qu’il touchait des personnes au-delà de son cercle de connaissances : « J’ai rencontré une inconnue qui avait mis une de mes images en fond d’écran. » Ainsi, chaque photo que ses abonnés partagent, chaque commentaire est une petite victoire qui pousse Gaël à s’investir dans sa passion.
La nature au centre de ses clichés
Du barrage de Moiry aux plages de l’île Maurice, Gaël maîtrise principalement les photos de paysage. Une image en particulier, représentant le Besso en noir et blanc (photo de couverture), lui a valu de nombreux compliments. Il aimerait à l’avenir sortir de sa zone de confort en s’essayant à d’autres styles, notamment aux portraits. La difficulté est toutefois d’oser approcher des personnes et de créer un lien, tout en capturant des scènes de vie : « Mon objectif est de raconter une histoire et non pas de faire un simple portrait. »
Le pouvoir de la photo
La photographie a cet immense avantage, selon Gaël, de saisir des détails que tout le monde perçoit mais ne voit pas réellement. Autrement dit, elle permet de dévoiler des infimes subtilités sur

notre monde et, le temps d’un cliché, d’en faire les éléments principaux. Jouant avec ces détails, Gaël fait passer des émotions qu’il oriente parfois à l’aide de filtres ou de légères retouches. Il reste cependant très économe avec ces modifications : « Mon but est avant tout de saisir l’instant présent. » À titre d’exemple, le filtre en noir et blanc sur l’image du Besso lui a permis de donner à cette montagne un air mélancolique, tout en laissant transparaître un certain mystère.
Associer études et photos
Pour Gaël, il est important de ne pas s’obliger à sortir son appareil : « Si je suis en vacances ou que mes études me le permettent, je fais des photos, mais je ne me force en tout cas pas. » La photo reste une passion qu’il découvre et qui lui permet de s’exprimer. Il a plusieurs projets en tête, comme celui d’imprimer quelques-uns de ses clichés pour les vendre, ou encore de créer un site internet : « Il y a beaucoup de concurrence, alors je veux déjà voir ce que je suis capable de faire et ce que les gens apprécient. » À la fin de ses études, il se voit bien associer la photo à son métier, dans le cadre d’un travail au sein d’un musée ou encore en tant que journaliste.
Lucie Savioz


Si le travail de Gaël vous intéresse, n’hésitez pas à vous rendre sur son profil Instagram ou à le contacter via son mail ! › _rnd.g_ › gaelrenaud@gmail.com



Notre énergie pour vos loisirs.

Proche de vous. OIKEN s’engage aux côtés des remontées mécaniques pour activer vos loisirs et vous offrir le meilleur de la montagne, été comme hiver.
activé.
Petite chronique littéraire

Deux parutions attrayantes arrivent pour nous faire percevoir Anniviers sous différentes facettes

siècle, le Val d’Anniviers s’embrase littéralement sous l’effet de la peur du diable et de la suspicion. Le jeune Antoine dou Tórrènn est témoin de la deuxième vague de chasse aux sorcières. Pour quelle raison son père, notaire, s’attache-t-il à sauver Anthonia, veuve convoitée faisant l’objet d’une enquête, et comment se démène-t-il pour obtenir l’indépendance de sa vallée face
La vie des habitants bascule et les bûchers s’allument, attisés par les rivalités, la délation et la cupidité sur fond de superstition. Dans ce monde où la religion devient instrument de terreur, chaque parole, chaque geste est lourd de conséquences.
« Quand tout cela a-t-il commencé ?
Comment la folie a-t-elle pu s’abattre sur notre vallée ? Les gens sont-ils subitement devenus mauvais, ou l’ont-ils toujours été ? »
© Éditions Favre

Saint-Luc autrefois
En 1986 paraissait Villages d’antanSaint-Luc il y a un demi-siècle, un ouvrage d’André Pont devenu, avec le temps, une référence très recherchée. Aujourd’hui épuisé, ce témoignage essentiel renaît dans une édition entièrement repensée. Les éditions Monographic, en collaboration avec la Bourgeoisie de St-Luc et la famille de l’auteur, préparent la réédition de cet ouvrage sous un nouveau titre : Saint-Luc autrefois. Né à St-Luc en 1912, André Pont fut instituteur, guide, professeur de ski, sculpteur et écrivain, un infatigable passeur de culture. À travers ses textes précis et sensibles, il raconte la vie et les traditions qui ont façonné l’identité du village. Visionnaire, il créa le restaurant du Prilet à St-Luc. Le « régent » Pont forma plusieurs générations d’élèves à la curiosité et au respect du monde naturel, tout en initiant les jeunes à la montagne et au ski, au travail manuel et à la musique. Décédé en 1993, André Pont demeure une figure centrale de la mémoire anniviarde.
Parution : mai 2026 auprès de la Bourgeoisie de St-Luc, Place de la Marmotte 1, 3961 St-Luc. 1466 le temps des sorcières
Pully-Grimentz à pied
Challenge 2025
Un rêve un peu fou réalisé grâce à des amis solidaires, généreux et enthousiastes.
Le rêve
La vie est ainsi faite, que l’on voit « l’herbe du pré d’à côté » plus verte que la nôtre. Ce réflexe bien humain nous fait rêver. Notre imagination est novatrice. Les succès industriels en résultent souvent.
Aujourd’hui ma vie avance dans une autre phase. Les rêves sont plus irréels, et teintés de fantaisie. Doivent-ils être tentés ? Je pense que oui !
PULLY -GRIMENTZ à pied.
CHALLENGE 2025
Un rêve un peu fou réalisé grâce à des amis solidaires, généreux et enthousiastes.

Un matin de février, le rêve m’a suggéré de relier à pied Pully à Grimentz par les cols. J’imagine 12 tronçons dont 10 en montagne. Je décide de le tenter.
Les conseils
La sagesse de mon épouse : « ne jamais être seul en montagne », et d’un ami : « Préserve tes genoux, échelonnes ces étapes sur plusieurs mois », sont deux conseils que je suivrai. Je teste mon idée seul, sur les deux premières étapes de plaine :
• Le 16 mars Pully - Puidoux, et je rentre en train.
• Le 11 mai je reprends le train pour Puidoux, et poursuis à pied jusqu’à Chatel-St-Denis.
La première journée se déroule sous les brumes de mars, et la seconde au soleil de mai. Magnifiques coloris. Je quitte Vaud, et Fribourg m’accueille. Les champs verts sont teintés de jaune. Entre 14 et 15 km chaque journée, entre 400 et 500 mètres de dénivelé chacune. Je passe entre le Signal de Grandvaux, et la Tour de Gourze, entre le lac de Bret et le Mont Pèlerin. Des moments de partage avec la nature en éveil. Je suis convaincu.
C’est parti !
Le projet sera un partage humain, et aussi avec la nature. Objectif : 10 étapes de montagne. J’en parle autour de moi, l’enthousiasme gagne du terrain.
Le principe arrêté pour moi est de parcourir toutes les étapes de l’itinéraire à pied. À la fin de chacune, nous dormons sur place, ou nous rentrons chez nous, et reprenons l’itinéraire au même endroit quelques jours ou semaines plus tard. Je ferai toutes les étapes, mes amis et proches me rejoindront selon leurs possibilités d’agenda. Je ne serai jamais seul. Ils seront 12 super généreux autour de moi. Un grand merci !
La météo jouera son rôle de chef d’orchestre, provoquant des reports.
Le rêve

La vie est ainsi faite, que l’on voit « l’herbe du pré d’à côté » plus verte que la nôtre Ce réflexe bien humain nous fait rêver. Notre imagination est novatrice. Les succès industriels en résultent souvent
Aujourd’hui ma vie avance dans une autre phase Les rêves sont plus irréels, et teintés de fantaisie Doivent-ils être tentés ? Je pense que oui !
Un matin de février, le rêve m’a suggéré de relier à pied Pully à Grimentz par les cols. J’imagine 12 tronçons dont 10 en montagne. Je décide de le tenter.
Quatre cantons seront visités : Vaud, Fribourg, Berne, Valais. Des échanges partagés pendant ces 10 journées, que du bonheur.
Les conseils
C’est la poésie de notre enrichissement personnel que je veux souligner dans ces prochaines lignes.
La sagesse de mon épouse «ne jamais être seul en montagne », et d’un ami « Préserves tes genoux, échelonnes ces étapes sur plusieurs mois », sont deux conseils que je suivrai.
Un test sur les deux premières étapes de plaine.
• Pully – Puidoux
• Puidoux - Chatel St Denis Je teste mon idée seul :
Alors je vais laisser mon esprit vagabonder sur ces souvenirs partagés avec des amis animés de grandes valeurs humaines, au milieu de paysages inoubliables.
• Le 16 mars Pully - Puidoux, et rentre en train
• Le 11 mai je reprends le train pour Puidoux, et poursuis à pied jusqu’à Chatel St Denis.
• Chatel-St-Denis - Corbettaz - Les Paccots (Rosalys).
La première journée se déroule sous les brumes de mars, et la seconde au soleil de mai Magnifiques coloris. Je quitte Vaud, et Fribourg m’accueille. Les champs verts sont teintés de jaune. Entre 14 et 15 km chaque journée entre 400 et 500 mètres de dénivelé chacune Je passe entre le Signal de Grandvaux et la Tour de Gourze, entre le lac de Bret et le Mont Pelerin. Des moments de partage avec la nature en éveil. Je suis convaincu
Le 3 juin, nous sommes deux. De Chatel-St-Denis avec Edmond nous quittons progressivement la ville pour rejoindre les pâturages doux de moyenne montagne. Ce Mont Corbettaz que nous avons chacun si souvent foulé de nos chaussures ou tracé de nos peaux de phoques est bien présent. Le sommet nous accueille. C’est ensuite la descente, avec un clin d’œil au lac des Joncs, le col, et la forêt. Cette belle journée se conclut avec un repas sur la terrasse du restaurant des Rosalys toujours aussi convivial. Retour à la civilisation avec le bus.
• Les Paccots (Rosalys) - Col de Lys - Montbovon Le 13 juin, nous sommes quatre au départ. Avec Edmond, Jacques et Jean, nous retrouvons notre sentier du bonheur. Après quelques pas en forêt, la pente s’accentue au fur et à mesure des lacets et de la sortie de la forêt. Les vaches nous contemplent avec leur regard plein de sagesse. Puissions-nous les humains être aussi sereins devant un avenir qui n’est pas plus certain pour les uns comme pour les autres. Au passage du col de Lys notre amitié est scellée. On voit droit devant la neige d’altitude, et les glaciers qui séparent Berne et Vaud du Valais. La descente s’accentue rapidement, les Sciernes d’Albeuve, magnifique vue sur Montbovon et son église que nous atteignons ; nous prenons le MOB pour le retour à la civilisation.
• Montbovon - La Chaudanne - Les Moulins.
Le 21 juin, nous sommes trois. Le parcours reprend. Avec Laurent et Paul nous montons les versants de la Gresaly, et petite Chia, au-dessus du Creux de l’Enfer ! Nous traversons des hameaux, Paul les connait par cœur. De beaux mots et regards sont partagés entre nous, et avec la nature qui nous renvoie son sourire, un régal. La Sarine est bien là, nous la longeons, y compris le lac du Vernet, vue latérale sur Rossinière ce si beau village, arrivée à La Chaudanne - Les Moulins, fin de l’effort pédestre du jour. Nous sommes « invités au chalet » pour nous restaurer, merci à notre hôte, convivialité et échanges entre générations, c’est magique.
• La Chaudanne - Les Moulins - L’Etivaz.
Le 15 juillet nous sommes deux. Edmond, en terres conquises, me décrit chaque versant qu’il a parcouru pendant toutes ces années. Après les bois de Marmottex, dans les gorges nous longeons la route suffisamment pour donner lieu à un échange avec des « touristes » en voiture, perplexes, le regard plongeant au fond des gorges. Plus loin après un contour du torrent, nous retrouvons la route du col des Mosses et descendons sur l’Etivaz. Bel accueil par les propriétaires de l’Hôtel du Chamois, et soirée de montagne et alpages. Avec Edmond nous refaisons le monde.
• L’Etivaz - Fenêtre d’Arnon - Feutersey - Gsteig. Le lendemain 16 juillet, avec Edmond, nous sommes rejoints par Jacques et Daniel. Après un café à l’odeur de fromage, nous nous enfonçons dans les alpages est, sud-est et puis sud. Un chaleureux bonjour à l’alpage de Pâquier Mottier. Après une montée raide, juste avant la fenêtre d’Arnon, un échange avec les équipes qui rénovent une cave à fromage d’altitude. Nous quittons la terre vaudoise, et Berne nous reçoit : Grüezi mitenand ! Au col, du regard, je parcours la chaine : à droite le Sex Rouge, puis l’Oldenhorn et plus à gauche le Sanetschhore. La météo est mélangée, mais qu’est-ce que c’est beau ! L’horaire est parfait on descend un peu pour être à l’abri du vent, et sur un rocher dans l’herbe de « Arne » chacun ouvre son sac, on se ravitaille, et on philosophe. Génial. Puis descente légèrement à gauche vers l’Arnensee. Petite pause sur un banc comme les petits vieux ! Descente le long du torrent, vers Feutersey puis le long de la Sarine, on atteint Gsteig, puis, avant de monter dans le bus, petit coup d’œil sur la falaise impressionnante qui encadre le col du Sanetsch notre prochaine étape.
• Gsteig - col du Sanetsch - Hotel Sanetsch
Le 30 juillet retour à Gsteig en bus et départ pour le grand saut du canton de Berne vers le Valais. Nous allons sur ce chemin qui nous guide vers le col du Sanetsch. Vu depuis le côté bernois, une grande muraille, que j’ai regardée depuis mon enfance. Enfin on va voir ce que c’est quand on est dedans !! Nous sommes 5 à partager cette aventure, Edmond fidèle au poste, Norbert, Jean et Arnaud. Plus de quarante ans séparent le plus jeune du senior du groupe. Tous ont une immense connaissance de la montagne, je suis le plus « bambin des cimes », j’écoute, je me régale. Le sentier se dessine progressivement en sortant de la forêt. Quand on est dans la face, c’est plus simple, tout se passe très bien. Un repas partagé en haut proche du téléphérique, nous permet de savourer notre effort. Puis, le chemin continue, bonjour d’une marmotte, Arpelistock à gauche, Sanetschhore à droite, nous traversons ce
plateau jusqu’au point haut : Col du Sanetsch - Col de Senin. Je pose mille questions sur ce qui nous entoure. J’apprends ! Nous venons de gravir environ 1200 mètres depuis Gsteig ce matin, Auf Wiedersehen Berne, bonjour le Valais , nous redescendons jusqu’à l’hôtel Sanetsch. Une très belle journée ponctuée d’échanges de qualité, « intergénération », de très beaux paysages avec une météo mélangée, mais clémente.
La soirée à l’Hôtel nous permet de conclure autour d’une assiette et des évocations partagées de souvenirs respectifs de montagne. Merci à tous un beau souvenir.
• Hôtel Sanetsch - Sion
Le lendemain 31 juillet, tout va bien pour l’équipe, je me faisais un peu de souci pour mes genoux (1711 m de dénivelé négatif vers Sion), mais nous avons pris le temps. Descente raide dans l’herbe, puis les cailloux entre deux cascades. Ensuite le sentier et la route alternent, une pause dans une buvette, une autre au pont du Diable sur la Morge. Savièse est atteint, et la gare de Sion. Les genoux de tous sont entiers. C’est super.
• Sion - Mase
Le 5 août, au départ de Sion, nous serons progressivement cinq en chemin. Edmond, Norbert, et Jérôme, puis Caroline partagent l’aventure. À nouveau plus de quarante ans d’écart d’âge dans le groupe. De sacrés échanges ! Trois de ma famille, et deux si proches que le lien est aussi fort. Après la traversée du Rhône et Bramois, nous attaquons la pente, les vignes, la forêt, et une belle escale à la chapelle de Longeborgne, nous sommes bénis pour la suite. Un grand merci à Norbert et son épouse qui ont reconnu l’itinéraire quelques jours avant, et ouvert le chemin « en broussailles ». La pente devient raide et soudain, au détour d’une bosse après environ 900 mètres de dénivelé, le clocher de l’église apparaît, nous sommes à Mase. Arrivée conclue par une belle invitation au chalet. Beaucoup d’amitié, un grand merci à nos hôtes.
• Mase - Gîte de la Louère Le 26 août nous sommes deux. Avec Edmond nous sommes revenus à Mase, juste avant la pluie pour rejoindre le Gîte de la Louère situé sous le col de Cou, versant val d’Hérens. Une montée très harmonieuse. Nous passons déjà en revue ce bel été d’aventure. Nous traversons ces beaux chalets de Mase, et ensuite la forêt. Sans souci, après 820 mètres de dénivelé une bonne bière au gite. Nous découvrons en face, côté sud-ouest et ouest ces belles chaines de montagne. Les noms défilent dans ma tête, mais je rêve, c’est mon péché mignon. Le temps de visiter où nous dormirons prochainement, nous redescendons sans tarder, car la pluie arrive, la suite est reportée.
• Gîte de la Louère - Col de Cou
Cabane des Becs-de-Bosson - Grimentz
Le 6 septembre, dernière journée, nous sommes cinq au départ, puis six pour la partie sommitale. Il fait beau et les températures sont positives à la cabane. Avec Jean et Edmond, nous avons diné et dormi au gîte la veille : soirée et coucher de soleil splendides, avec vue sur le relief en contrejour sur les chaines de montagnes. Le lendemain matin Norbert et Eric nous rejoignent. Cet itinéraire motivant commence, le col de Cou est atteint rapidement.




Nous découvrons enfin ce beau Vallon de Réchy tant prisé des randonneurs, été comme hiver. Petite pause, et nous remontons le vallon. Quel site impressionnant à gauche, le Crêt du Midi, la Brinta, Orzival, au fond le Becs-de-Bosson, et à droite le Lovegno et la Maya. Courte escale au lac du Louché, notre groupe se renforce avec Christian. Nous sommes alors six. Fin de matinée après cette montée sous la Tsevalire nous voyons apparaître derrière la crête, cette Dent Blanche majestueuse qui m’a tant fait vibrer pour arriver au sommet il y a bientôt vingt ans. À sa droite, un peu en retrait, la Dent d’Hérens, et très proche la Sasseneire et plus loin le Mont Blanc de Cheilon. À sa gauche cette incroyable « Couronne des 4000 », Obergabelhorn, Zinalrothorn, et Weisshorn. Je ne me lasse jamais de m’en remplir les yeux. Nous sommes à la cabane, point culminant de l’aventure juste en dessous de 3000 mètres. Émotion, joie, tout y est pour partager avec une équipe liée par une profonde amitié, une assiette, röstis, croûte au fromage, chacun y va de ses convictions… Mais l’horloge avance, il faut poursuivre vers la descente. Mon esprit se perd entre joie et tristesse. D’une part le plaisir de me sentir « à la maison » sur ce sentier versant Grimentz, dont il me semble reconnaitre chaque pierre, et d’autre part, la tristesse de voir la fin approcher. C’était trop génial de rêver tout l’été ! Ce moment d’humanité partagée me paraît trop court. Nous franchissons le col sous les Becs-deBosson. Une belle descente, une petite pause sur les pistes sous « le Bob », puis nous passons par Bendolla, la forêt, petite pause à la chapelle, arrivée au village, nous sommes juste à l’heure pour le car postal. C’est un dur rappel à la civilisation. Une tristesse, et une joie infinie, je garde tout ça pour moi, mais dans le regard de mes amis si proches je trouve la même émotion partagée.
Le rêve est fini, je me réveille ! Une expérience humaine, une amitié partagée et beaucoup d’émotion. Merci à tous.
Eric Fraissinet

Hé!

GRIMeNTZ-ZINAL - POUR FINIR e N B e AUT é
!
Entre Derby des becs, repas en cabine, fondues lune, lever de soleil, Waterslide, Camille Rast Trophy et En pistes avec le Nouvelliste, vivez une fin de saison riche en émotions. Pensez à réserver et à vous inscrire à l’avance pour ne rien manquer.
+ d’info : valdanniviers.ch
ST-LUC/CHANDOLIN - CLOSING PARTY
LÀ-HAUT F e STIVAL DU 10 AU 12 AVRIL 2026
Pour ce week-end de fermeture, préparez-vous à vivre une programmation totalement renversante !
- Dancefloor au sommet du Rotsé
- Pool Party au Grand Hôtel du Cervin
- Disco Dameuse sur les pistes… et bien plus encore !
Save the date…Ou vous allez regretter !
+ d’info : valdanniviers.ch ou instagram : lahaut_festival
VeRCORIN - À Ne PAS MANQUeR
Notre domaine skiable vous accueille jusqu'au 19 avril 2026 !
- 21-22 mars : dameuses en action - les coulisses des pistes
- 4 avril : Tournée #enpistes du Nouvelliste
- 18 avril : Color Party
- Les mardis, 17h-22h : soirée rando
- Vendredi et samedi (selon planning) : discoglace au Lavioz
- Samedis ou dimanches : Racl'au sommet au Crêt-du-Midi
+ d’info : www.vercorin.ch
valdanniviers.ch - vercorin.ch


Un jour, les pâtres de l’alpe d’Orzival s’avisèrent de donner le baptême à un agneau. Pendant l’été, l,agneau grandit d’une manière étonnante, à tel point qu’à la fin de la saison, il était de la grandeur d’un boeuf. Il devint si méchant qu’il finit par tuer tous les pâtres et chasser tout le bétail des pâturages.

Mon père, cela fait maintenant sept ans que l’alpage est inutilisable. Avez-vous une solution à notre problème ?
Cela fait maintenant plusieurs années que nous élevons un boeuf

Mais cela a pris beaucoup de temps.
Nous ne l’avons nourri qu’au pain blanc et au lait depuis sept ans. Il est d’une puissance telle que l’agneau périra à coup sûr !
S’il a la puissance du seigneur alors je suis en confiance.
Et en quoi ce boeuf pourra-t-il battre un agneau possédé par le Malin lui-même ?
Êtes-vous prêt à le voir ?
Je l’espère !


Janvier 1917
pour l’amour d’une blonde
Cette lettre émouvante et poétique est une invitation à entrer dans un autre temps. Elle a été rédigée par Henri Favre originaire de St-Luc, dans laquelle il retrace son éprouvant retour depuis le mayen de Gilloux au-dessus de St-Luc jusqu’à Muraz, en pleine tempête de neige, après avoir demandé la main de sa bien-aimée.
Sierre, le 29 janvier 1917 Ma bien chère Zénaïde,
Je m’empresse de revenir m’entretenir un instant avec toi pour te raconter ma dégringolade de dimanche soir à Sierre. Je te dirai de suite que j’y suis parvenu, mais te dire comment, c’est fort délicat.
Tu te rappelles que je m’étais astiqué une paire de beaux souliers neufs et que j’en étais tout fier. Eh bien, ils ont été cruels et m’ont fait bien souffrir. Sitôt arrivé à Vissoie j’ai commencé à sentir que mes pieds étaient mal logés et ils commençaient à se plaindre. Je fis la sourde oreille et entrepris courageusement la route, tout en pensant au papillon qui m’avait tenu compagnie jusqu’au bisse de la Tendaz. À Vissoie, il y avait déjà 15 cm de neige et la route n’était pas ouverte. Personne n’avait voyagé. J’accélérais mon allure car le brouillard s’avançait de la plaine et je ne voulais pas être surpris par la nuit qui allait devenir très noire. Je n’étais pas fatigué malgré un lourd programme exécuté (itinéraire : SierreVissoie - St-Luc - Gilloux, retour à St-Luc pour une nuit de… repos, puis retour de St-Luc à Gilloux, descente sur Vissoie et retour à Sierre). C’était vouloir un peu trop. Heureusement que le café de Gilloux tenait bon et que ma petite avait été très aimable. Tout cela me donnait des forces. J’avançais donc, rêveur, laissant ma pensée errer dans les parages de la Margueroulaz et mon cœur près de toi. Mes souliers me faisaient souffrir de plus en plus et la nuit commençait à mettre un voile sombre sur ma route. À Fang, il faisait nuit. Le brouillard rendait cette nuit très noire et je commençais à avancer péniblement. La couche de neige nouvelle avait recouvert d’un manteau uni les cailloux parsemés sur mon chemin et en butant de temps à autre de la pointe de mes pieds mouillés et déjà meurtris contre eux, je poussais malgré moi un gémissement. Je dus marcher avec précaution et sur la pointe des pieds, mais très lentement. Je dépassais les tunnels sans rencontrer une figure humaine. Autour de moi, pas un moindre bruit, rien que la nuit affreuse. Le silence morne de ce paysage voilé mais sauvage quand même me donnait froid, plus qu’une bise glaciale qui

soufflait sans bruit et m’envoyait en pleine figure les brins de neige glacés. Ma moustache portait des glaçons que j’arrachais de temps à autre pour recommencer à chaque bout de chemin. J’essayais de prendre ma bouteille de vin dans mon sac de voyage, mais pas moyen d’en boire, il était glacé. Mon pardessus était recouvert de neige et se tenait raide comme une planche sur mon corps. Je me réjouissais d’arriver bientôt à Niouc, car, sans que le moindre effroi m’ait tourmenté, je pensais qu’en pareilles conditions, il aurait bien pu m’arriver quelque chose de fâcheux en route. Je me recommandais à Dieu et je m’efforçais d’imposer silence à mes pieds qui se révoltaient. Des pensées, des résolutions et des propos de tout genre se succédaient rapidement dans ma pauvre cervelle et je me disais en moi-même, jamais plus je ne…je ne…et le mot qui devait terminer la phrase ne me venait pas sur la langue. Vite mon cœur se mettait de la partie pour imposer silence à mon corps en disant : tais-toi, c’est pour elle. Oui pour elle je peux encore, je peux supporter cela et aucun regret, mon amour, ne venait troubler ma quiétude car j’avais ta parole et je croyais à ta sincérité. J’avançais donc, toujours dans le but d’arriver le plus tôt possible à Niouc, mais j’étais transi et la route était longue. Un froid terrible m’engourdissait et me brûlait la figure. Il fallait pourtant ne pas m’arrêter car la bise mordait bien. Je sortis de mon sac une ceinture de laine tricotée que j’avais par hasard prise avec moi et m’enveloppais le cou et le visage. Si mes pieds avaient été bons ou si j’avais eu mes gros souliers, j’aurais facilement supporté cet air

de Sibérie, mais ma marche était lente et naturellement le froid avait tous les loisirs de me faire ses caresses. Enfin, sans perdre un seul instant courage, je redoublais d’effort et de patience et j’arrivais à Niouc que je considérais déjà à l’avance comme un port de salut. Hélas ! Imagine-toi, ma chère Zénaïde, il n’y avait personne à la maison. Pas de lumière et pas de clé. Impossible d’entrer et personne dans le voisinage. J’en étais finalement désolé. Où aller? Au restaurant, personne. Il fallait me résigner à continuer sur Sierre sans arrêt car il ne s’agissait absolument pas de stationner par là en plein air ou d’aller faire des recherches dans le voisinage. Je revoyais déjà le sentier de Chippis couvert de verglas, comme la veille, avec en plus une couche de neige traîtresse et des cailloux partout pour rencontrer mes pieds déjà meurtris. C’était affreux. Cependant, je ne perdis pas confiance. M’appuyant tant bien que mal sur ma canne, je me mettais en route pour suivre le sentier de la forêt noire et aller tomber sur Glarey. Il m’est difficile de te décrire ce qui a passé dans mon imagination en quittant Niouc. Le tableau était aussi sombre que ma route et la douleur allait m’arracher encore combien de gémissements avant d’atteindre Muraz. Oh ! Que je maudissais mes beaux souliers neufs et un peu celui qui les avait faits ! Imagine-toi de combien de cailloux est recouvert le chemin de la forêt noire et, à chaque rencontre, c’était: aïe ! oh ! et ainsi de suite. La neige fine tombait toujours et maintenant par rafales, comme à St-Luc quelquefois. Cette pensée me revenait sans cesse : jamais plus je ne…je ne… et mon cœur de crier de plus en plus fort : tais-toi, tais-toi, c’est pour elle. Alors je devenais confus comme un lâche puis je relevais le front et continuais mon calvaire, non pas montant, mais descendant. La route d’Anniviers ne m’avait jamais parue si longue et la séparation de la Tendaz rendait encore ma solitude et mon isolement dans ce chemin désert bien plus pénible que les rafales de neige qui cinglaient ma figure comme une cravache. Ma moustache conservait toujours son ornement de glace et mes doigts s’obstinaient à rester enfouis dans mes poches, laissant ma canne se reposer pendue à un bras. Pourtant, cela devait finir. Avec mille précautions et ne sentant plus rien de mon corps sauf mes pieds, j’arrivais sur la grande route. Quel désert ! Ma chère petite, en pleine nuit, dans ce creux silencieux où seule la bise glaciale avait balayé la route comme un ouragan. Oh ! Que je regrettais Gilloux, combien je

pensais à toi, à ceux qui étiez là-haut en train de vous amuser. Je dirais bien que votre pensée n’était pas avec moi dans cette triste contrée du Bois de Finges. Mais après tout, j’étais sauvé et un soupir de soulagement s’est échappé de ma poitrine en arrivant sur la route du Simplon. Au moins, il n’y avait plus de cailloux. Mais mes pieds étaient compressés, broyés et complètement mouillés. Je ne pouvais me faire à la pensée qu’un beau jour ait eu un si cruel lendemain. Enfin, clopin-clopant, marchant comme un véritable estropié, je suis rentré chez moi où j’ai heureusement trouvé une chambre chaude et je me jette exténué dans mon lit. C’était neuf heures. J’avais mis cinq heures pour descendre de Vissoie.
J’étais sauvé et, sans regret, sans remord, je me laissais bercer par un doux sommeil qui caressait de suite mes paupières. Les yeux à demi fermés, je me redisais : tais-toi, tais-toi mon cher, c’est pour elle, pour ma petite et, assurément elle m’aimera aussi, elle me sera fidèle et viendra me voir sous peu, tais-toi, demain ce sera oublié et guéri. Sur quoi, Morphée m’avait pris dans ses bras et me plongeait dans le rêve.
Maintenant, je suis réveillé et un peu guéri. Mes pieds se répareront pendant quelques jours et je n’y penserai plus. Je n’oublierai toutefois jamais Gilloux, refuge de ma bien-aimée, et le café crème qui, peut-être, m’a sauvé la vie. Je t’embrasse mon petit cœur et ai confiance en toi toujours.
Henri
N.B. Henri Favre et Zénaïde Antille se sont mariés le 28 avril 1917, ils ont eu six enfants, la famille a retrouvé des billets de rendez-vous dans un mur.
En 1917, la route carrossable Sierre - Vissoie existait déjà, celle de Vissoie - St-Luc pas encore. Seuls les chars tirés par les mulets ou les chevaux empruntaient la route, aucun véhicule automobile ni car postal n’avait encore accédé en Anniviers par cette voie. La plupart des habitants se déplaçaient toujours à pied.
Simone Salamin
Le chœur Clin d’Œil
fête un anniversaire
Un nouveau comité a repris les rênes du chœur
Clin d’Œil en 2021. Par sa jeunesse et son engouement, il a su apporter sa touche personnelle tout en préservant l’identité de cette société. Aujourd’hui, fort de plus de cinquante membres, le chœur souffle sa cinquième bougie sous la direction de la nouvelle team. Un anniversaire qu’il compte fêter comme il se doit, en organisant deux soirées repas-spectacles les 24 et 25 avril 2026. Vous voulez en savoir plus ? Tous les détails dans la suite de l’article !
Un vent de changement
En 2021, Clin d’Œil n’existait plus que sous la forme d’un chœur de jeunes, dirigé par Nadine Theytaz et Nadine Savioz. Ces dernières cherchaient à passer le flambeau et, malgré de nombreuses investigations, ne trouvaient pas de remplaçant. Nadine Savioz avait alors proposé à sa fille Léna qui avait refusé : « C’était pour moi impensable, car je craignais d’avoir trop avec mes études et mes autres activités. » Une fête d’anniversaire lui a toutefois fait changer d’avis : « Avec une équipe de copines, on a repris de vieilles chansons de Clin d’Œil pour l’occasion. Je me suis rendu compte qu’on ne pouvait pas laisser le chœur disparaître. » Elle a donc accepté d’en reprendre la direction, à condition d’être assistée par un comité.
La mise en place de la team
À l’époque, Clin d’Œil n’avait pas de statuts, il a donc fallu en créer et mettre sur pied un nouveau comité. Alison, grande sœur de Léna, a pris le rôle de caissière : « Pour moi, ça allait de soi que j’allais participer à ce projet. » Mélissa Bonnard a accepté la présidence, alors que Mathilde Pellat prenait le secrétariat. Trois ans plus tard, Mathilde a repris la tête du comité, laissant sa place de secrétaire à Chloé Theytaz, alors que Lydie Beney venait agrandir l’équipe en tant que vice-présidente.
Des objectifs pour cette nouvelle aventure
Le nouveau comité s’est donc engagé dans ce projet, découvrant petit à petit les rouages d’un chœur et les secrets de son organisation. Léna n’avait jamais fait de direction auparavant : « Les premiers temps, j’ai dû m’adapter et comprendre ce qu’on pouvait chanter ou non. » L’important était de monter un groupe qui soit, comme l’ancien, ouvert à tous. Il compte aujourd’hui

57 membres, dont la grande majorité sont des femmes : « Chaque année, on essaie de motiver des hommes, mais il faudrait qu’ils soient plusieurs pour qu’ils osent se lancer ! »
Un mélange de générations
Puisque la participation à Clin d’Œil est ouverte dès la 5H, les benjamins du groupe ont entre 9 et 10 ans. Les adultes en prennent grand soin : « On a beaucoup de mamans et elles sont particulièrement attentives aux petits. » Mettre en avant ces jeunes, c’est un des secrets du succès du chœur et l’une de ses forces. Cela passe notamment par une chanson que les plus jeunes interprètent seuls lors des concerts annuels.
Les shows de Clin d’Œil
Les concerts annuels de Clin d’Œil, on peut le dire, ça déménage. Le comité confirme : « On a trouvé la bonne formule entre spectacle et chanson. » De nombreux membres sont impliqués dans la création du show, en faisant notamment partie de la team « textes » ou de la team « déco ». Si le fil conducteur du concert

est décidé par le comité et Léna, sa mise en place reste un objectif commun auquel tout le monde participe : « Chacun a son mot à dire, ça crée un superbe esprit d’équipe. » La partie spectacle est animée par des adultes comme des jeunes, et est l’occasion de raconter une histoire, souvent avec humour. Il paraît même que le public attend chaque année les répliques de certaines chanteuses au sens de la répartie assez mythique…
Un repas-spectacle, c’est quoi ?
En l’honneur des cinq ans de reprise par le nouveau comité, Clin d’Œil a décidé de modifier la formule de son concert annuel. Il a opté pour un repas-spectacle durant lequel des chansons et du théâtre seront proposés entre l’entrée, le plat et le dessert. Ce concept est également l’occasion de faire durer le plaisir, car le chœur se produira sur deux soirs : « Les chanteurs étaient souvent déçus de ne faire qu’un seul concert, cet anniversaire


est donc l’occasion de nous amuser encore plus ! » Le chœur a fait une demande d’offre à différents établissements de la vallée et a finalement décidé de s’associer aux chefs Tiago et Massimo du restaurant Alpina. Ces derniers se sont beaucoup impliqués dans ce projet, travaillant chaque plat méticuleusement afin qu’il corresponde au thème du spectacle.
Je réserve !
Si le chœur propose habituellement des concerts gratuits, cette année fait exception car les repas-spectacles seront payants. Pour assister à l’une de ces soirées de folie, il vous faut donc réserver votre place en scannant un QR code que vous trouverez sur les affiches du spectacle. Chanson, théâtre, petits plats gourmands,… Clin d’Œil vous réserve bien des surprises. Alors, vous serez de la partie ?
Lucie Savioz

ReTROUVeZ TOUS NOS ÉVÉNEMENTS eT aNIMaTIONS SUR NOTRe AGeNDA eN LIGNe

COLOR PaRTY
18 aVRIL 2026
- LA NEIGE DEVIENT UN ARC-EN-CIEL ÉPHÉMÈRE -
Située au Crêt-du-Midi la Color Party de Vercorin est devenue le rendez-vous incontournable pour célébrer la fin de l’hiver dans une ambiance festive, conviviale et totalement déjantée. Un événement ouvert à tous, entre amis ou en famille, pour faire le plein de couleurs et de bonne humeur !
Une fête haute en couleurs
Tout au long de la journée, des lancers de poudre colorée rythment la fête sur le parvis du Crêt-du-Midi, au son d’un DJ.
L’ambiance est garantie avec :
Musique live et shows de danse
Lancers de couleurs chaque heure
Stand photo souvenir
Maquillages
Boissons, cocktails et stands de nourriture
Une after-party pour prolonger le plaisir
Dès la fin de l’événement, la fête continue avec une after-party au village. L’occasion parfaite de terminer la saison en beauté.

Des couleurs responsables
Faciles à laver
Respectueuses de l’environnement
Sans métaux lourds
Non explosives
Sans danger pour la peau
Avec éco-emballage
Infos pratiques
Lieu : Crêt-du-Midi - 2336m
Accès : en télécabine (Vercorin – Crêt-duMidi)
Entrée : libre (il vous suffit de vous munir de votre forfait de ski ou piéton en télécabine)
T-shirts, combinaisons et lunettes disponibles à la vente sur place
Renseignements
Vercorin Tourisme
+41 (0)27 455 58 55 / info@vercorin.ch
www.vercorin.ch/colorparty


Ski Team Anniviers
Courses Raiffeisen & FMV : le Ski Team Anniviers fait rayonner la vallée sur les pistes
L’hiver a à peine commencé que les couleurs du Ski Team Anniviers se sont déjà fait remarquer sur les pistes valaisannes. Entre les courses Raiffeisen et les épreuves FMV, les jeunes athlètes ont enchaîné les départs, les courbes engagées et les podiums prometteurs. Une saison 2025–2026 qui démarre fort, avec un bel esprit d’équipe et des performances qui confirment la qualité du travail mené dans la vallée
Décembre : un début de saison rythmé par le slalom et le géant
Le mois de décembre a été marqué par un premier week-end de compétitions Raiffeisen particulièrement dense, réparti sur deux jours. La première journée a vu se succéder trois courses de slalom, tandis que la seconde a été consacrée à deux épreuves de géant. Une entrée en matière exigeante, mais parfaitement maîtrisée par le Ski Team Anniviers.
À La Tzoumaz, Gaspar Vargas Lubbert a immédiatement placé la barre haut en décrochant une superbe deuxième place, tandis que Maxime Hannart signait une cinquième place solide, preuve d’une belle préparation.
Pendant ce temps, à Zinal, les filles ont offert un véritable festival. Liv Philippoz a enchaîné une deuxième, une troisième puis une quatrième place, confirmant sa régularité. Avelyn Hodges a également brillé avec une troisième place et un top 5, tandis que Naomie Salamin terminait au pied du podium, quatrième, dans une course très serrée.
Un week-end intense, mais extrêmement positif pour lancer la saison.
Janvier : un géant exigeant à Anzère
Le passage au mois de janvier a conduit les athlètes vers un slalom géant relevé à Anzère. Là encore, les Anniviards ont répondu présent.
Chez les filles, Emilie Droux a décroché une belle troisième place, suivie d’Adeline Augier, cinquième.
Chez les garçons, Simon Reichhold a signé une superbe deuxième place, tandis que Louis Neurohr réalisait un doublé convaincant avec une deuxième et une quatrième place. Luca Chappuis complétait la série avec une cinquième place.
Des résultats qui confirment la capacité du Ski Team Anniviers à performer sur des tracés plus longs et plus techniques.

FMV à Thyon : les Cadets en pleine confiance
Toujours en janvier, les Cadets ont lancé leur saison FMV à Thyon, et ils n’ont pas manqué leur entrée. Louane Broillet a dominé les débats en remportant les deux courses du week-end. Derrière elle, Zoé Bétrisey a pris une très belle deuxième place, tandis qu’Anna Rochet montait deux fois sur la troisième marche du podium.
Tessa Rochet a également décroché un podium, Jamie Hodges a terminé quatrième, et Manon Theytaz cinquième, complétant une série impressionnante pour Anniviers.
Une dynamique qui se ressent sur les skis
Ce début de saison montre une chose : le travail effectué dans les clubs d’Anniviers porte ses fruits. Les entraîneurs, les parents et les bénévoles créent un environnement où les jeunes peuvent progresser, prendre confiance et se mesurer aux meilleurs du canton. Avec des podiums, des places d’honneur et une belle cohésion d’équipe, le Ski Team Anniviers aborde la suite de la saison avec ambition. Les prochaines courses permettront de confirmer ces belles tendances et, peut-être, d’aller chercher encore plus haut.
Résultat Course Raiffeisen
La Tzoumaz (garçons, slalom) = Gaspar Vargas Lubbert 2e / Maxime Hannart 5e
Zinal (Filles, slalom et géant) = Liv Philippoz 2e, 3e et 4e / Avelyn Hodges 3e et 5e / Naomie Salamin 4e
Anzère (Slalom géant) = Emilie Droux 3e / Adeline Augier 5e / Simon Reichhold 2e / Louis Neurohr 2e et 4e / Luca Chappuis 5e
Résultat Course FMV
Thyon (Cadets) = Louane Broillet 1e et 1e / Bétrisey Zoé 2e / Anna Rochet 3e et 3e / Tessa Rochet 3e / Jamie Hodges 4e / Manon Theytaz 5e

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VISSOIE 7/24

Rte de Grimentz 1, Vissoie
Nouveaux habitants
Ils ont choisi Anniviers comme lieu de vie
Depuis octobre 2023, la Commune d’Anniviers compte 118 nouveaux ménages. Deux familles racontent comment et pourquoi elles ont élu domicile sur notre territoire.
Télétravail à Niouc
Robin et Manon Hahling ont grandi à Genève et vécu dans la région de Zurich avant de s’établir en Valais dès 2021 à Fully puis à Riddes avec leurs trois enfants. « J’ai passé mon enfance dans une ferme, cela faisait longtemps que je désirais un coin de nature », explique Robin. L’occasion s’est présentée lorsque cet informaticien a eu l’opportunité de travailler à domicile. « Nous sommes des amoureux de la montagne et avons des liens particuliers avec le Valais par nos familles. S’établir dans ce canton était une évidence », ajoute Manon. Restait à trouver un toit… Vu le manque de logements familiaux abordables en altitude, il a fallu être patient. Le val d’Anniviers ne faisait pas partie de leurs plans, mais c’est à Niouc qu’ils ont fini par trouver la maison de leurs rêves en 2024.
Proche de la forêt, des stations de ski et des commodités de la plaine, le village leur plaît aussi pour sa convivialité. « Nous n’avons jamais été aussi bien accueillis qu’ici et faisons partie du groupe WhatsApp des habitants. » Ils apprécient les horaires continus de l’école, qui leur permettent de faire du ski ou du VTT en famille l’après-midi. La richesse et le dynamisme de la vie associative les ont également surpris. « Les enfants ont un vaste choix d’activités, et pour une fois, il n’y a pas que le foot… » Seul bémol de leur nouveau domicile, la cohabitation avec la route cantonale, qui demande une certaine vigilance pour la sécurité des enfants. Les Hahling participent aux fêtes organisées par l’Amicale de Niouc et se réjouissent d’œuvrer pour le bien de la communauté. « Nous sommes bien partis pour rester ! »


Paysans de montagne à Vissoie
David et Anna-Lisa Meunier ont racheté l’étable communautaire de Vissoie en juin dernier et viennent d’accueillir leur troisième enfant. Ils prennent soin d’une cinquantaine de têtes de bétail, d’une quinzaine de moutons et de trois équidés. Pour compléter les revenus de la production laitière, ils gèrent plusieurs alpages l’été. Leur nouvelle vie leur plaît énormément. « On se sent tellement bien ici qu’on ne veut plus descendre en plaine, même pour les courses. Nos enfants ont été immédiatement intégrés et nous sommes épatés de voir tout ce que la Commune fait pour eux », relève Anna-Lisa. David est surpris par la vie sociale de la vallée. « Il y a des fêtes tous les weekends, je me suis fait plein d’amis en peu de temps. Et puis ici, les paysans sont respectés ! »
Constructeur métallique de profession, il a travaillé comme ingénieur de maintenance dans des usines chimiques avant de bifurquer vers l’élevage, une passion qu’il partage avec sa femme. « À Fully où j’ai grandi, ma famille a toujours eu du bétail. Lorsque j’ai rencontré Anna-Lisa, qui a une longue expérience dans les fermes laitières en Allemagne, nous avons rêvé d’acquérir notre propre exploitation en montagne. » Devenu réalité, ce projet implique des journées intenses et des incertitudes financières, mais les Meunier sont confiants. Leur prochain défi : trouver un appartement plus grand à un loyer accessible.
Aménagement du territoire

Plan de zones : vote décisif le 27 avril
Une Assemblée primaire extraordinaire sera convoquée ce printemps pour un vote sur la révision du plan de zones et du règlement des constructions (PAZ et RCCZ). Le soutien du projet permettra de valider les zones à bâtir prévues et de réaliser les infrastructures nécessaires au développement de la vallée.
Les nouveaux contours du territoire se dessinent lentement mais sûrement. Après plus d’une décennie de réflexions, études et procédures, puis une mise à l’enquête suivie de 200 oppositions, le projet de PAZ/RCCZ pourra être soumis à l’Assemblée primaire le 27 avril prochain. Une étape décisive pour confirmer le maintien en zone à bâtir de nombreux terrains et assurer le développement futur de la vallée.
Les opposants ont été entendus dans le cadre de séances de conciliation organisées l’été dernier avec des représentants du Conseil municipal. « La Commune est consciente des conséquences
négatives pour certains propriétaires, mais nous ne disposons d’aucune marge de manœuvre pour augmenter la zone à bâtir », rappelle le président David Melly.
Un peu plus du quart de la surface dévolue au logement a ainsi dû être dézonée, après un minutieux travail de redimensionnement guidé par les exigences de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), qui vise principalement à stopper le mitage. La répartition des zones a été analysée pour chaque village selon ses options de développement. Malgré les contraintes, le projet a le mérite d’offrir une vision plus précise du territoire, avec notamment des réserves straté -
giques pour le tourisme et l’accueil de nouveaux logements, ainsi que la préservation du patrimoine au cœur des vieux villages.
Par rapport au dossier mis à l’enquête en novembre 2024, des modifications mineures ont été apportées en 2025, comme l’intégration de compléments techniques et juridiques demandés par le Canton ou encore une adaptation en lien avec la mise à jour des cartes de dangers. La version finale du futur PAZ/RCCZ est désormais prête. Tous les documents sont accessibles sur le site internet anniviers.org et seront présentés à l’occasion de trois soirées en mars.

David Melly présidentdelaCommuned’Anniviers
« Un refus impliquerait un blocage des projets et un risque de perte d’autonomie »
L’enjeu principal de ce projet a été le dézonage imposé par la loi fédérale, qui a impacté environ 1500 parcelles. Qu’avez-vous fait pour limiter ces pertes en zone à bâtir ?
Nous avons créé de nouvelles zones touristiques dans les stations pour revaloriser une partie des zones à bâtir déclassées. Elles seront affectées à des constructions de lits chauds, comme des hôtels, ou à des infrastructures dédiées à l’attractivité touristique. Le Canton aurait voulu que nous dézonions davantage, mais nous nous sommes battus pour défendre les besoins particuliers de notre vallée et, fait notable, aucune organisation écologiste n’a fait opposition. On ne pourra clairement pas obtenir davantage.
Que se passerait-il si le projet était refusé par l’Assemblée primaire ?
Pour la Commune, cela impliquerait d’énormes coûts additionnels et une perte d’autonomie dans la maîtrise du territoire. En effet, nous devrions revoir le projet, qui a déjà demandé près de quinze ans d’études et de procédures, avec le risque que la zone à bâtir soit encore réduite. À terme, en l’absence de PAZ conforme, il est fort probable que la Commune doive s’en remettre à l’autorité cantonale pour délivrer des autorisations de construire. Les propriétaires lésés n’y gagneraient
rien non plus, car leurs parcelles se situent hors du périmètre d’urbanisation fixé selon les normes légales. Quant aux autres, l’absence de validation de la zone dédiée à leur terrain bloquerait tout projet.
L’Assemblée primaire a donc tout intérêt à dire « oui » le 27 avril ?
Cette acceptation est importante pour le développement de notre vallée, car elle mettrait fin à l’incertitude qui pèse sur les zones à bâtir. Elle permettrait de demander au Conseil d’État de stabiliser la situation en attendant l’entrée en vigueur du PAZ/RCCZ. Rappelons que ce plan est indispensable pour créer des logements, maintenir des emplois, améliorer nos infrastructures de loisirs, créer des places de parcs et donner les conditions-cadres indispensables à la réalisation de projets.
Si le projet est accepté, quand le PAZ/RCCZ entrera-t-il en vigueur ?
La décision sera publiée dans le Bulletin Officiel, ouvrant la possibilité aux propriétaires concernés de faire valoir leur droit de recours. Les recours seront ensuite traités par le Conseil d’État avant que celui-ci ne prononce l’homologation finale. Cette décision sera encore sujette à recours auprès du Tribunal cantonal puis fédéral… Le processus devrait donc prendre encore quelques années, d’où l’importance d’une approbation par le législatif communal.
« Les zones touristiques comme les plans d’aménagements détaillés (PAD) font partie des outils qui nous ont permis d’éviter un dézonage supplémentaire. Sur les 150 hectares à bâtir déclassés, environ 50 ont ainsi pu être revalorisés. Par exemple, la zone du Prilet, avec sa situation éloignée du village de St-Luc, aurait pu être complètement dézonée. La Commune a décidé de la placer en zones touristique (en rose foncé sur la carte) et d’activités sportives-récréatives (en rose plus clair) afin de permettre aux propriétaires de pouvoir développer ce secteur dans le futur.»
Corentin Zuber
vice-présidentdelaCommuned’Anniviers
Aménagement du territoire
« À ce jour, le traitement des autorisations de construire repose encore sur six règlements différents, devenus en grande partie obsolètes au regard de l’évolution législative, et entraînant des inégalités de traitement entre les citoyens. Le projet soumis permet ainsi d’instaurer une base réglementaire unique, garantissant l’égalité de traitement sur l’ensemble du territoire communal. Il assure une planification territoriale cohérente et harmonise les plans de zones des six anciennes communes, conformément au cadre légal en vigueur.»
Elise Bodard
responsableduservicedesconstructions, édilitéetaménagementduterritoire.
Information à la population
Lieu : salle communale de St-Luc 23 et 31 mars à 19h Séances d’information publiques
25 mars de 16h à 18h
Soirée portes ouvertes et réponses aux questions
Les documents soumis au vote sont consultables sur le site internet de la Commune : anniviers.org

À votre service
Le « couteau suisse » communal
Multifonctionnel, le service des travaux publics, de la voirie et de la mobilité assure de nombreuses prestations. Présentation de son organisation et de ses deux nouveaux responsables.
Routes, parkings, marquage et signalisation, éclairage, transports publics, chemins pédestres et VTT, bisses, etc.
Le service des travaux publics, de la voirie et de la mobilité gère toutes sortes d’interventions. Les chantiers les plus conséquents sont confiés à des entreprises externes, sous la supervision du chef de service. Quant aux travaux d’entretien et de réparation, ils sont assurés par la voirie.
Missions au fil des saisons
Une équipe polyvalente de 25 personnes prend soin de la voie publique tout au long de l’année. Répartie en quatre secteurs géographiques, elle se charge aussi bien des urgences quotidiennes (fuite d’eau, chute d’arbre, effondrement de mur, pose de barrière, etc.) que des tâches saisonnières. Le printemps est consacré au nettoyage des routes et des villages ainsi qu’aux réparations dues aux dégâts hivernaux, à la plantation des fleurs et à la remise en eau du
Ce service est rattaché au département technique coordonné par Mario Rossi.
GRIMENTZ Resp. Lénaël Duval
réseau d’irrigation. En été s’ajoutent les travaux de réfection des routes, le fauchage et l’arrachage des plantes invasives, l’entretien du vaste réseau de chemins pédestres ainsi que le soutien à l’organisation des manifestations. En automne, on entretient les routes forestières et agricoles, on coupe l’eau des bisses et des alpages et on range le balisage estival. La saison hivernale dépend des aléas de la météo, entre déneigement et salage, sans oublier l’entretien des quatre patinoires.
La voirie est également appelée à soutenir les interventions liées aux dangers naturels, en collaboration avec le service de la sécurité. Ses employés ont récemment été formés au bûcheronnage afin de pouvoir épauler les équipes du Triage forestier dans leur travail de nettoyage des forêts.
TRAVAUX PUBLICS Mathias Bétrisey
VOIRIE Resp. David Revey
AYER/ZINAL Resp. Jean-Yves Melly
Entretien de routes, dessertes publiques, places et parking
ST-LUC/CHANDOLIN Resp. Gilles Rion
Entretien des cours d’eau
Entretien des itinéraires de loisirs et bisses
CENTRE Resp. André Abbé

Les pilotes du service
Mathias Betrisey compte vingt ans d’expérience dans la gestion et la coordination de projets interdisciplinaires. Électricien de formation, il a travaillé pour de grandes entreprises romandes, dans la téléphonie mobile et la distribution d’électricité. Ce natif de Crans-Montana cherchait à poursuivre sa carrière professionnelle en terre valaisanne, de préférence dans une région touristique. Engagé au Centre technique d’Anniviers depuis décembre 2025 comme chef du service des travaux publics, de la voirie et de la mobilité, il a trouvé un défi à la mesure de ses attentes. La diversité des missions et les enjeux liés aux quatre stations l’intéressent tout particulièrement. « Ce qui m’a frappé en arrivant, c’est la grandeur du territoire par rapport à la population, le nombre d’infrastructures et l’influence des dangers naturels. » Avec ses compétences en gestion de grands projets acquises dans le domaine privé, Mathias Betrisey compte s’investir pour rendre les processus communaux encore plus fluides. « D’autant plus que je collabore avec une belle équipe, dynamique et pleine d’énergie ! »
David Revey a repris les commandes de la voirie en février 2025. Issu du secteur du génie civil, il a travaillé comme chef d’équipe pour d’importantes entreprises du Valais central avant d’intégrer le département technique d’Anniviers. « Ici, on ne s’ennuie jamais. En plus des tâches planifiées, les journées sont remplies d’imprévus et de solutions à trouver. » Sa mission consiste à orchestrer les missions des quatre secteurs de la voirie. « Nous disposons de compétences très variées au sein de l’équipe, du menuisier au maçon en passant par le chauffeur de camion, et la plupart des collaborateurs sont polyvalents. »
Travaux routiers : les points chauds
Cette année, trois secteurs de la vallée connaîtront des perturbations de trafic en raison de travaux. À l’exception du centre de Vissoie, ces chantiers sont menés par le Canton.
Vissoie : au printemps, le tronçon entre la place de la Tour et le pont de l’abattoir sur la route d’Ayer sera entièrement refait, ainsi que les conduites d’eau potable et des eaux de surface. La circulation sera maintenue avec des feux.
Puis, de mi-juin à mi-novembre, le renouvellement des conduites (eau potable, eaux de surface et usées, télécommunication et électricité) occupera le cœur du village, entre la route de la Fusion et la route des Landoux. Un chantier qui se déroulera en plusieurs étapes, avec des déviations de trafic temporaires.
Mission : du 7 avril à fin juillet, les travaux d’amélioration de la traversée du village se poursuivront à partir du restaurant sur 200 mètres, incluant la réfection complète de la route et des équipements de sécurité ainsi que la pose de conduites d’eau. Circulation en mode alterné, réglée par des feux.
Sortie de St-Jean : du 7 avril à fin octobre, l’assainissement des quatre demi-ponts, qui se déroule sur trois ans, vivra sa deuxième étape de travaux. Circulation en mode alterné, réglée par des feux.
Commissions en action
Quinze commissions thématiques, composées de personnes compétentes nommées par le Conseil municipal, apportent leur expertise sur des sujets spécifiques. Dans cette rubrique, nous faisons leur connaissance !
Regards d’experts sur l’évolution des dangers naturels
Éboulements, crues et avalanches représentent des défis récurrents pour Anniviers. Grâce à ses spécialistes, la commission « Sécurité et dangers naturels » supervise les différentes mesures de protection et d’intervention.
Les problématiques liées à la sécurité et aux dangers naturels impliquent de nombreux acteurs, chantiers et projets. Une fois par an, la commission permet aux responsables concernés de présenter leur rapport. Les chefs de sécurité et observateurs de la vallée, les ingénieurs spécialisés, les représentants communaux et cantonaux des routes et de la police se retrouvent ainsi autour de la même table pour faire le point. « Cela permet non seulement d’avoir une vision globale des mesures en cours dans chaque domaine, mais aussi de maintenir une bonne collaboration entre les professionnels de la Commune et du Canton », explique la conseillère communale Muriel Beaud Augier, qui préside la commission.
Face à l’imprévisible
Anniviers peut ainsi compter sur des compétences spécifiques pour évaluer les dangers liés à la géologie, aux avalanches et aux cours d’eau. « Ces experts sont souvent mis à contribution, car nous faisons face à des événements de plus en plus extrêmes et imprévisibles », relève Claude Peter, le chef sécurité de la Commune, qui cen-
tralise les données journalières des sites sous surveillance. Ouvrages de protection, cartes de dangers, plans d’alarme et d’intervention (PAI) font l’objet d’un suivi permanent. Par exemple, suite aux intempéries d’avril 2025, le contrôle des Croisettes (galerie entre Vissoie et Fang), relié à un système de radar et feux, va être maintenu jusqu’en 2027. La mise à jour des cartes de dangers, à valider et faire homologuer par le Canton, requiert également des études ciblées pour mesurer l’évolution de certains phénomènes, comme les glissements de terrain et le comportement des torrents.
Chaque année, des travaux sont en préparation ou en cours de réalisation pour sécuriser la vallée. Dans le pipeline, en plus du vaste projet de protection de la Navizence entre Zinal et Fang qui va bientôt pouvoir démarrer, une nouvelle digue protègera les chalets des débordements du torrent de Tracuit. D’autres améliorations sont à l’étude, comme la réfection de la digue des Barmes et le projet de défense contre les chutes de pierres à Fang.

LazonedelagaleriedesCroisettes,frappéeparunéboulementen 2024,faitl’objetd’uncontrôlepermanent.
CHIFFRES-CLÉS 2025
25 interventions du service de sécurité liées aux dangers naturels
80 cours d’eau inspectés
23 sites sous surveillance géologique
COMMISSION SÉCURITÉ ET DANGERS NATURELS
Membres
Muriel Beaud Augier, conseillère communale
(présidente de la commission)
Céline Vouardoux, secrétaire
Claude Peter, chef service sécurité Commune d’Anniviers
Michel Bürgi, chef sécurité rive droite
André Abbé, coordinateur rive droite
Jean-Christophe Genoud, chef sécurité Vallon de Zinal
Dominique Barmaz, coordinateur Vallon de Zinal
Armand Salamin, chef sécurité rive gauche
Blaise Rion, coordinateur rive gauche
Nicolas Dayer, ingénieur des dangers naturels, groupe cours d’eau
François Fellay, ingénieur des dangers naturels, groupe avalanches
Alexandre Vogel, ingénieur des dangers naturels, groupe géologie
Patrick Sauthier, chef de section mobilité État du Valais
Pascal Stoebener, chef section dangers naturels État du Valais
Didier Fournier, police cantonale
Alain Romanens, police municipale
Alby Aymon, voyer cantonal
Didier Antille, cantonnier responsable du val d’Anniviers
Lifting pour les mini-golfs et la patinoire
Les mini-golfs de Zinal et de Grimentz font peau neuve. Le premier a été doté d’un nouveau revêtement, qui remplace les fairways vétustes sur les aires de jeu. Quant au second, dont certains éléments ont dû être démontés suite au chantier routier à proximité, il fait l’objet d’un réaménagement et d’une rénovation qui devraient satisfaire les joueurs d’ici la saison estivale. Un autre espace de loisirs important pour la vallée va également subir un lifting bienvenu : la patinoire de Grimentz verra ses bandes protectrices remplacées et un nouveau couvert sera construit à côté de la place de jeux avant l’hiver prochain.


Label Commune en santé
La Commune d’Anniviers a obtenu le renouvellement du label « Commune en santé » pour la troisième fois. Cette distinction, auditée environ chaque 5 ans par l’organisme cantonal Promotion santé Valais, valide les efforts des autorités pour influencer positivement la santé ainsi que la qualité de vie de la population. 43 actions ont été prises en compte, des activités sportives extra-scolaires à la gym des aînés en passant par le Lunabus. Afin de poursuivre dans cette voie, la Commune d’Anniviers a imaginé de nouvelles mesures, comme la création d’une commission dédiée aux seniors, la mise en place du label Fiesta pour les manifestations et le renforcement musculaire au travail. Des projets salués par Promotion Santé Valais, qui constate l’engagement croissant d’Anniviers pour le bien-être de sa population depuis sa première labellisation en 2011.

Avez-vous ce qu’il faut à la maison ?
Pour que chaque ménage puisse subvenir à ses besoins vitaux en cas de crise, la Commune d’Anniviers recommande à ses habitants de faire des provisions utiles, selon les conseils émis par la Confédération.
Brèves
Compétences étendues pour notre police municipale
Les compétences de la police municipale se sont étoffées suite à la signature d’une convention avec la police cantonale en 2025. Cette collaboration instituée selon les nouvelles exigences légales assure une coordination plus efficace entre les différents corps de police, que ce soit dans le cas de vols, d’infractions à la loi sur les stupéfiants ou d’accidents de la circulation. Ce partenariat implique une répartition plus claire des tâches, missions et équipements. Relié à la base de données cantonale, le poste de la vallée sera mieux outillé pour recevoir et relayer les plaintes des citoyens.
Pour promouvoir et soutenir la pratique du ski, la Commune d’Anniviers facilite l’acquisition d’un Magic Pass pour les jeunes chaque année. Cet abonnement, qui donne accès aux remontées mécaniques de près de 100 stations toute l’année, dont celles de Grimentz-Zinal et de Chandolin St-Luc, est gratuit jusqu’à 16 ans, puis à moitié prix jusqu’à l’âge de 25 ans. La grande majorité des quelque 400 jeunes domiciliés sur la Commune en profitent. Les familles concernées recevront un courrier officiel dans le courant du mois de mars pour l’obtention du Magic Pass 2026-2027.

ANNIVIERS PRATIQUE Mars -
Remontées mécaniques

Grimentz-Zinal
Installations ouvertes de 9h à 16h30, jusqu’au 19 avril.
St-Luc - Chandolin
Installations ouvertes de 9h à 16h30 (funiculaire jusqu’à 17h), jusqu’au 12 avril.
Patinoires

HORAIRES
Patinoire couverte de Vissoie
Ouverture au public jusqu’à fin mars, selon plan de glace. Patinoires naturelles de St-Luc, Ayer, Grimentz, Zinal
Ouverture selon conditions météorologiques, éclairage jusqu’à 21h.
Bibliothèque communale

Lundi et jeudi, de 14h30 à 18h15 / Vendredi de 16h45 à 19h
mai 2026
Piscines intérieures

Piscine et spa de Zinal
Du mardi au dimanche, de 10h à 20h, jusqu’au 19 avril.
Les Bains du Cervin à Saint-Luc
Tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au 21 avril.
Les Flocons d’Eau SPA à Grimentz
Du mercredi au dimanche, de 13h à 19h, jusqu’au 19 avril.

Anniviers Indoor Park à Grimentz
Ouverture jusqu’au 19 avril.
Horaires détaillés sur indoor-park.ch
Déchetterie d’Anniviers

Déchetterie d’Anniviers - Ayer
Mardi : 14h -17h (18h dès le 1er avril).
Samedi : 9h-12h, 14h-17h
Urgences médicales
Pompiers
Guichets communaux
Médecin de garde 0900 144 033
Dentiste de garde 0900 144 044
Pharmacie d’Anniviers +41 27 475 22 22
Pharmacie de garde 0900 558 143
Vétérinaire de garde 0900 502 502




- Mayoux 027 475 12 37 - boisval@bluewin.ch
- Vissoie 027 475 11 33 - construction.sa@bluewin.ch
- Grimentz 027 475 21 54 - creabois@netplus.ch
- Grimentz 027 475 15 78 - info@menuiserie-massy.ch
- St-Luc tél 027 475 23 39 - francoissalamin@bluewin.ch
- Ayer 079 434 79 73 - mellyc-n@netplus.ch
- Mayoux 027 475 18 33 - info@monnet-sa.ch
- Grimentz tél 027 475 20 70 - menuiserie-theytaz@bluewin.ch
- Ayer 079 277 07 68 - info@multibois.ch
Sport Handicap
les jeunes Anniviards s’engagent
La somme récoltée par les élèves du centre scolaire d’Anniviers pour l’association Sport Handicap
Sierre en courant autour du terrain de football est astronomique, comme vous le lirez plus bas. Cette œuvre de bienfaisance a été organisée sur une journée d’école, le 23 septembre dernier.
La journée du « très »
Ce matin-là, nous avons eu rendez-vous dans la salle de gym parce qu’il pleuvait abondamment. L’espace était bondé puisque tous les élèves du centre scolaire d’Anniviers s’y trouvaient. Organisés, patients et de bonne humeur, les adultes ont fait du très bon travail. Ils nous ont répartis en groupes où tous les âges étaient représentés. Les élèves plus âgés ont ainsi appris à gérer les plus jeunes et à dompter leur impatience. À midi, nous avons partagé un excellent repas dans une bonne ambiance, au sein de notre groupe. Les activités prévues par les enseignants étaient très divertissantes, en particulier l’activité de peinture sur le mur de la deuxième cour.
Dessiner sur un mur, n’est-ce pas le rêve de tous les enfants ?
Au cours de cette journée, nous avons pu récolter une très grosse somme d’argent. Pour en connaître le montant, lisez la suite...

Une journée « différente »
Cette journée d’automne n’a pas été vécue de la même manière par tous. Par exemple, quelques élèves de 11CO ont trouvé certains ateliers un peu enfantins pour leur âge et s’occuper des plus jeunes en permanence s’est avéré fatigant. En revanche, bien des adolescents se sont montrés enchantés : « C’était bien de s’occuper des petits et de les voir découvrir la grande cantine, par exemple. C’était amusant. »
Par ailleurs, ce fut enrichissant de se mettre à la place des personnes en situation de handicap, comme essayer des chaises roulantes,
« J’ai aimé le fait d’avoir plusieurs ateliers et de pouvoir me dépenser pendant une journée. J’ai aussi aimé manger avec les élèves de mon

« Personnellement, j’ai été surpris par la bonne entente entre les différentes générations de jeunes Anniviards. Je les félicite aussi pour leur belle implication. »
Zuber Frédéric, directeur du centre scolaire d’Anniviers Notre directeur a relevé « la bienveillance des plus grands auprès de leurs cadets. » Il a ajouté qu’il était bon de « mélanger les élèves dans les groupes, pour le vivre-ensemble. C’est important de sensibiliser les enfants sur les difficultés de certaines personnes. »
Association Sport Handicap Sierre
« Dans le cadre de la recherche de fonds pour l’association SHS, nous avons contacté le centre scolaire d’Anniviers afin de savoir s’il était possible d’organiser une course parrainée. Les élèves ont apprécié ces activités très différentes (sportives, créatives, collaboratives) et adaptées à tous les niveaux et chacun a donné son maximum lors de la course. »
Cette course a permis de récolter la somme de 32’600 francs ! Merci à tous pour votre générosité !
Seraina, Jade, Soa, Benjamin, Nina, Adrien, Liv, Emilie, Loris, Robin, Lisa, Eleanor










L’impératoire
la plante miraculeuse des Anniviards
L’impératoire est sacrée, je la respecte. En Anniviers, toutes les familles ramassaient beaucoup l’impératoire, c’était un peu comme les antibiotiques pour les anciens1.
Lorsqu’elle parle de ce végétal, Elise Genoud le fait avec un respect qui est presque une forme de vénération. L’agró, de son nom en patois, n’est pas une plante médicinale comme les autres ; en Anniviers, elle est tout à la fois un remède universel, un patrimoine culturel, un fleuron de la richesse botanique de la vallée, un lien communautaire, une magie secrète, une transmission familiale, et un symbole d’autonomie. Elle occupe une place surprenante dans la panoplie des médicaments familiaux et elle fait l’objet d’une dévotion largement partagée. Les Anniviards lui attribuent le pouvoir de soigner même les maladies les plus graves. Trésor des Alpes, cette plante à la fois thérapeutique et comestible est connue depuis le XIIème siècle, et peut-être même depuis le 1er siècle après Jésus-Christ. On l’appelait parfois le maître des maléfices, à cause de sa capacité à briser des sortilèges. Son nom latin, Peucedanum ostruthium, est dérivé du grec Astranthium, qui signifie force suprême. En allemand et en anglais, on la nomme la racine maîtresse. Du XVème au XIXème siècle, la poudre de ses racines était considérée comme un remède divin. À cette époquelà, l’impératoire avait acquis ses lettres de noblesse en entrant dans la composition de l’un des médicaments les plus en vogue en Europe, l’orviétan. Cette préparation aux multiples recettes, souvent composée d’opium, de cœurs, de 54 plantes différentes et de chair de vipère, était l’invention d’un italien plutôt charlatan qui avait corrompu douze docteurs pour les convaincre d’approuver sa potion. En 1647, les pots-de-vin distribués firent leur effet et la Faculté inscrivit l’orviétan sur la liste des antidotes reconnus. Le stratagème fut ensuite découvert, et les docteurs peu scupuleux furent chassés ; pourtant, l’orviétan continua à obtenir un vif succès et à être considéré comme un remède efficace pour quantité de maux. Mais revenons à notre impératoire. Dans le val d’Anniviers, mais aussi dans le val d’Hérens ou à Anzère, on la considère comme une sorte de panacée : grippe, pneumonie, estomac, circulation sanguine, furoncle, abcès, la liste de ses applications thérapeutiques donne le vertige. Si l’on en croit les différents témoignages, elle éliminerait les gaz et les ballonnements, soulagerait les crampes abdominales et stimulerait l’appétit. Elle calmerait la toux et faciliterait l’expectoration en cas de bronchite. Elle apaiserait les douleurs articulaires et soulagerait

On utilise les racines en fumigation
les maux de dents. Elle désinfecterait et cicatriserait : on entend souvent dire qu’elle tire très fort pour extraire le mal. Elle aiderait à lutter contre les inflammations, favoriserait la transpiration de celui qui lutte contre une vilaine grippe, et possèderait même des propriétés antispasmodiques. Elle stimulerait la vitalité tout en renforçant le système immunitaire. Certains Anniviards faisaient même brûler ses racines dans un seau et s’asseyaient dessus durant deux ou trois jours pour combattre une infection urinaire coriace. D’autres portaient ses feuilles en collier autour de leur cou pour prévenir les maladies respiratoires. « Lorsqu’il n’y avait qu’une pièce chauffée dans la maison et qu’une grande famille devait s’y tenir tout l’hiver, sans beaucoup d’aération, il fallait éviter qu’un des membres ne tombe malade. […] Les Anniviards allumaient les racines séchées ou les râpaient directement sur le fourneau en pierre ollaire afin que la fumée puisse se répandre dans toute la pièce2. » À l’époque, les bronchites et les pneumonies étaient dangereuses, redoutées et fréquentes, car l’hiver était rude et les Anniviards se trouvaient fort exposés au froid. On inventait donc de nombreuses recettes destinées à soigner les poumons. Il n’y avait pas de médecin dans la vallée et les habitants ne pouvaient compter que sur eux-mêmes pour se guérir. Reconnaitre les plantes des prés et des forêts, et surtout savoir comment les utiliser, était donc un enjeu vital plus qu’un passe-temps. Les usages de l’impératoire se sont transmis et se transmettent aujourd’hui encore de génération en génération, le plus souvent de mère en fille. Les secrets de son pouvoir se racontent au sein des familles. Les récits d’improbables guérisons ancrent la conviction que cette plante est véritablement

à part. Ainsi, Elise Genoud a vu sa mère, Jeanne Zufferey, sauver son frère de la mort grâce à la fumigation des racines. L’enfant avait sept ans lorsqu’il tomba gravement malade suite à un coup de froid : « Mon petit frère avait une otite-sinusite-méningite. La doctoresse avait dit : « Je ne peux rien faire pour lui, je ne crois pas que demain matin il sera encore vivant. » On ne pouvait pas l’emmener à l’hôpital parce que la route de la vallée était fermée à cause d’un éboulement. On l’a fumé toute la nuit, et on est même allé chiper des racines chez la voisine. Sur une plaque, on a fait brûler des petits bouts de bois. Quand la braise a été bonne, on a mis l’impératoire coupée en petits morceaux. Ça a fait une grosse fumée. Maman avait fabriqué un entonnoir en papier et on a fumé en direction de la tête de mon petit frère. Tout à coup, des bouchons de sang et de pus sont sortis. Le petit n’avait plus mal, il parlait de nouveau, alors qu’avant, il ne nous entendait même plus. La doctoresse pensait qu’on avait fait de la sorcellerie ; on lui a expliqué comment on avait fait, et ensuite, pendant longtemps, elle s’est fait envoyer des racines. Ça a marqué les esprits1. » Après une telle expérience, comment ne pas croire en l’efficacité de cette plante ?
À force de souffrir, on essaie Les feuilles aussi peuvent être employées, fraîches ou sèches, en tisanes ou en cataplasmes. Les Anniviards préfèrent les utiliser fraîches, mais ils sont obligés de les sécher s’ils souhaitent constituer des réserves pour l’hiver. Aujourd’hui, certaines personnes optent pour la congélation. Pour préparer une tisane, on fait une décoction pendant cinq minutes en mettant une cuillère à soupe de plante par tasse. Marguerite M. de Mission raconte : « Mon mari avait eu une pneumonie. Il avait été chez le médecin à Sierre et, à la radiographie, le poumon était noir. En rentrant, il a fait une cure de tisane de feuilles d’impératoire, à raison de deux tasses par jour. Lorsqu’il est retourné chez le médecin après trois semaines, celui-ci a été tout étonné de voir un poumon tout
à fait blanc à la radiographie et il a absolument voulu savoir ce qui avait provoqué une guérison aussi rapide2. » Les feuilles étaient aussi utilisées pour soigner l’arthrose des genoux ; on les passait au rouleau à pâtisserie, ou, si on n’avait que des feuilles sèches, on les faisait tremper toute une nuit dans du lait, puis on les appliquait avec un peu de sel sur le genou malade, en changeant le cataplasme matin et soir durant quelques jours. L’inventaire des bienfaits des feuilles d’agró est long : en cas d’allergie, on prendra un bain garni de quelques poignées de feuilles, ou on se frottera la peau avec celles-ci. Pour soigner un abcès, un cataplasme de feuilles enduites de résine de mélèze fera l’affaire. Les plaies ouvertes seront plutôt soignées avec des racines, mais on privilégiera les feuilles pour les contusions et les enflures. Pour guérir une plaie qui ne se referme pas et suppure, on lavera la lésion avec une tisane de feuilles pour la désinfecter, on dirigera la fumée d’une racine sur la blessure pour tirer le pus et faire sécher la plaie, ou encore on appliquera un cataplasme de feuilles pour l’aider à cicatriser. Pour plus d’efficacité, on pourra même combiner en alternance les trois méthodes (lavage, fumigation et cataplasme). Mais attention, l’impératoire est si puissante qu’il faut l’employer avec prudence. Parfois, elle tire trop fort et fé fontana, c’est-à-dire qu’elle « fait fontaine » et tient la plaie ouverte. Il faut aussi garder à l’esprit que cette plante étonnante peut interagir avec les anticoagulants et est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes. Il est en outre prudent de se munir de gants pour la récolter, car elle contient des furocoumarines qui peuvent être photosensibilisantes et provoquer des brûlures ou des démangeaisons (par exemple lorsque le jus de la plante se dépose sur notre peau exposée au soleil).
Mais par quel mystère les humains ont-ils découvert les propriétés de l’impératoire, et les meilleures recettes pour l’utiliser ? À cette question, Meinrad S. de Grimentz répondit : « À force de souffrir, on essaie2. » La profonde connaissance qu’ont les Anniviards du maître des maléfices a mis plusieurs générations à s’affiner.
La science et le maître des maléfices
« Ceux qui s’intéressaient faisaient des essais1. » La pharmacologie moderne décrit peu les vertus de l’impératoire, et les médecins mettent souvent en doute sa capacité à guérir, arguant parfois que son application sur les plaies est peu stérile. Alors, l’efficacité de l’agró est-elle une réalité scientifique ou de l’idôlatrie ? Les recherches scientifiques actuelles reconnaissent plusieurs propriétés de l’agró3 : ainsi, dans sa thèse de master sur l’impératoire éditée en 2020, Camille Amedea Brioschi établit un tableau comparatif des pouvoirs traditionnellement attribués à cette plante miraculeuse, et des propriétés scientifiquement établies. Il ressort de cette étude que la tradition ancestrale et la pharmacologie récente s’accordent sur ses propriétés anti-inflammatoires, sa capacité à renforcer le système immunitaire et le système nerveux, ainsi que sur sa faculté à activer la circulation sanguine : elle renferme de la saponine et de la coumarine. Certains chercheurs s’intéressent de près à une autre molécule spécifique qu’elle contient, l’ostruthine, dont les propriétés anti-inflammatoires pourraient être bénéfiques pour le traitement des affections cardiovasculaires, de la maladie d’Alzheimer et de certaines infections bactériennes.
On fait très attention, on ne prend pas tout
Cette plante magique ne pousse qu’en altitude, dans les étages alpins et subalpins, le plus souvent entre 1600 et 2200 mètres. On la trouve jusqu’à l’étable de Tsahélet, mais elle disparait déjà à Fang. On peut longer les bords des chemins proches des ruisseaux, ou traverser les prés humides, pour repérer à l’automne sa tige et son chapeau en forme de toute petite ombrelle. Il ne faut pas ramasser ses racines lorsque ses feuilles sont encore vertes, mais plutôt en automne, fin septembre ou en octobre, avant que la neige se pose et que le sol gèle. Les feuilles, quant à elles, se récoltent avant la floraison. Mieux vaut prendre garde à ne pas la confondre avec Ranunculus platanifolius (la renoncule élevée) ou Ranunculus aconitifolius (l’aconit) qui sont toxiques. Une récolte automnale, après la floraison, augmente les risques de confusion. Mais leurs fleurs sont très différentes ; pour être certain de ne pas se tromper, on peut repérer les plants au printemps puis revenir sur les lieux à l’automne pour creuser les racines. À 92 ans, Elise Genoud continue à récolter des feuilles et des racines, chaque année avec ses filles. Cet automne, elle ira encore, « si Dieu le veut », arpenter les pentes de Nava, son piolet à la main, et gratter les racines profondes de l’agró : « Avec mes filles, on fait très attention : quand on va en chercher, on ne prend pas tout, on ne prend qu’un ou deux gros rhizomes noirs et on laisse les racines qui sont jeunes, fines et blanches, pour que ça revienne l’année suivante. Souvent, on ne ramasse qu’une année sur deux au même endroit, comme ça, la plante revient très belle. L’impératoire est en très bonne santé en Anniviers. Les années sèches, on la trouve au bord des torrents. Il lui faut un terrain ni trop humide, ni trop sec : elle fait la princesse, Madame… On brosse les rhizomes pour enlever la terre, puis on les fait sécher sur un panier en osier, à l’ombre. Ensuite, on peut mettre les racines sous une flamme pour fumer. On peut aussi utiliser un fumoir pour les abeilles pour faire plus de fumée. Il y a une vingtaine d’années, on avait une gentille vache à Nava qui s’était ouverte à l’épaule en se bagarrant. Elle avait roulé sur un rocher. C’était une vilaine grosse blessure pleine de petits cailloux. Le vétérinaire était monté, il avait gratté dehors ces graviers, et nous avait dit qu’il fallait faire ça tous les jours pendant bien longtemps, sinon la vache serait perdue. Mais ça lui faisait trop mal. Alors je suis montée à Nava avec une grosse poignée de racines d’impératoire et un fumoir pour les abeilles. Tous les soirs, pendant que les hommes trayaient, je fumais en direction de l’épaule blessée. Au début, ça sortait comme du yogourt avec des bouts de cailloux, depuis le sommet de la blessure. Pendant dix jours, je suis montée chaque jour ; d’ici à Nava, c’était un bon petit bout. Je restais chaque soir une heure assise sur mon tabouret à côté de la vache, à la fumer. Elle était tellement gentille cette bête, elle ne disait rien, elle sentait bien que ça lui faisait du bien. Dix jours après, sans gratter la plaie ni faire souffrir la vache, tout ce qui était dedans était sorti, il n’y avait plus rien, la cicatrice était sèche1. » Elise considère que les racines sont plus efficaces que les feuilles. De plus, leur utilisation est plus pratique, et aussi plus rapide : « On a plutôt tendance à utiliser la fumigation que les tisanes ou les compresses1. » Mais Elise se sert aussi des feuilles. Elle fabrique même une pommade à la belle couleur vert-jaune : « Pour préparer la crème, je mélange la plante avec du saindoux et je laisse frémir dans une grande casserole pendant plusieurs jours. Ça sent bon dans la maison.

Il ne faut pas confondre l’impératoire et l’aconit
Ensuite, dans une autre casserole, je place un tissu en gaze et je filtre, puis je mets en pot. Ce n’est pas la plante que j’utilise le plus dans mes pommades. Pour moi, l’impératoire c’est quelque chose à part, c’est comme un hors jeu, un médicament personnel, c’est un respect que j’ai pour cette plante. C’est quelque chose de ma maman, ce n’est pas seulement une plante médicinale. C’est ma mère qui m’a transmis la connaissance de l’impératoire. J’ai à mon tour appris à mes filles et à mes fils à récolter et à faire des pommades. Je les emmenais ramasser et je leur racontais les histoires. C’est mon grand-père qui avait transmis l’impératoire à ma mère. Il aimait la terre, il nous enseignait comment attraper un serpent ou planter des carottes1. »
Une liqueur digestive turquoise
L’impératoire n’est pas seulement médicinale : elle est aussi comestible. Son goût amer est à la fois digestif et fascinant pour les papilles, en petites quantités. Sa saveur poivrée peut se décliner en marinades, desserts ou aromatisation des fromages. On peut moudre ses racines séchées au fond d’une casserole pour fumer des viandes ou des pommes de terre. Ou utiliser avec parcimonie ses jeunes feuilles, cuites, pour donner du goût à une salade ou à une soupe4. Certains transforment même la plante en une liqueur qui possède la curieuse propriété de prendre une couleur turquoise lorsqu’elle s’oxyde en étant exposée à l’air durant quelques jours. L’impératoire ne se résume pas à une pièce de musée ni à un souvenir nostalgique conté par les anciens au coin du feu : nombreux sont celles et ceux en Anniviers qui continuent à la récolter et à l’utiliser. Par exemple Sarah Huber, qui cultive un jardin médicinal sur l’alpage de Cottier et fabrique des

produits de soin à partir de ses récoltes, cueille l’impératoire sur l’alpage : « C’est une grosse plante robuste que j’associe à la force5. » Et à Chandolin, des jeunes ramassent l’impératrice des montagnes pour la transformer en un alcool brillant de paillettes. À travers le monde entier, de l’Amazonie jusqu’en Mongolie, des savoirs ancestraux liés aux propriétés médicinales des plantes ne sont plus transmis et sombrent dans l’oubli pour toujours, alors qu’il a fallu tant d’essais et de siècles pour les construire. Mais pour l’impératoire, la relève est assurée ; l’agró ne sortira pas des mémoires de sitôt. Prenons-en soin !
Pauline Archambault
1 Propos d’Elise Genoud, Anniviarde de Zinal, recueillis par Pauline Archambault le 15 janvier 2026 à son domicile.
2 Citations extraites de Plantes et Savoirs des Alpes, Sabine Brüschweiler, Editions Monographic, 1999.
3 Botanical and ethnobotanical studies in Peucedanum ostruthium, thèse de master sur l’impératoire, Camille Amedea Brioschi, Université de Zurich, Institut de botanique systématique et évolutive, juillet 2020.
4 Recettes disponibles dans Plantes sauvages comestibles de Suisse romande et de France voisine, Michaël Berthoud, Editions Attinger, mai 2021.
5 Article paru dans Le journal de Sierre, « La vedette, c’est l’impératoire », Isabelle Bagnoud Lorétan, 9 juillet 2021.
6 Recette extraite de La cuisine sauvage : comment accommoder mille plantes oubliées, François Couplan, Debard, 1984.
Recette : croûtes alpines à l’impératoire 6
Ingrédients :
• 400 g de racines d’impératoire
• 60 g de flocons d’avoine
• 1/2 litre de lait
• 50 g de beurre
• 50 g de gruyère
• sel
• pain
• paprika
Préparation :
1. Hacher finement les racines d’impératoire nettoyées.
2. Faire revenir les racines hachées dans une poêle avec le beurre.
3. Ajouter les flocons d’avoine, le lait, le sel et le paprika, puis faire cuire jusqu’à obtenir une consistance onctueuse.
4. Incorporer le gruyère et le laisser fondre.
5. Servir cette préparation chaude sur des tranches de pain grillé.







Q U A T R E R E N D E Z - V O U S P R I N T A N I E R S

Cours de couture - CDAVAL
4 soirées de 3 heures
Ce cours de quatre soirées permet de créer un
vêtement personnel, accompagné par une
couturière professionnelle Chacun apporte son tissu
et son patron Le matériel de base est mis à
disposition
Animatrice :
Dates :
Heure :
Lieu :
Prix :
Inscription :
Contact :
Sarah Kummer
Dès le lundi 13 avril
19h–22h
Atelier Kummer Couture, Cuimey
200 CHF
Jusqu’au 6 avril 2026
Christine Steullet – 079 200 44 51

Château de Beauregard
1 matinée de visite-conférence
Les ruines du Château de Beauregard livrent peu à
peu leurs secrets Les fouilles de la Fondation du
Château apportent de nouveaux éclairages sur son
passé Le départ se fera depuis le parking de Niouc
Animateur :
Date :
Heure :
Lieu RDV:
Prix :
Inscription :
Contact : Philippe Favre
Samedi 25 avril
09h-11h
Parking de Niouc (Place de jeux)
20 CHF
Jusqu’au 17 avril 2026
Miriam Fehling – 078 331 96 62
Envie d’animer un cours ?

Cours de peinture à l’intuition -
10 soirées de 2 heures
La peinture à l'intuition se concentre sur la création spontanée et la connexion avec soi-même, plutôt
que sur un résultat planifié Elle encourage à se
laisser guider par ses émotions Une introduction sur le matériel utilisé (peinture à l’huile) sera donnée
Animatrice :
Dates :
Heure :
Lieu :
Prix :
Inscription :
Contact :
Edwige Taramarcaz
Dès le mardi 31 mars 19h-21h
Centre scolaire d'Anniviers
170 CHF + 30 CHF matériel
Jusqu’au 17 mars 2026
Christine Steullet – 079 200 44 51

Comprendre les personnalités et leur influence
2 soirées de 2 heures
La personnalité, souvent inconsciente, influence nos comportements et nos relations Ce cours aide à comprendre et reconnaître différents types de personnalités afin de mieux s’adapter aux autres et de prévenir les conflits
Animateur :
Date :
Heure :
Lieu RDV:
Prix :
Inscription :
Contact :
Romain Ducret
Lundi 18 mai et lundi 25 mai
19h-21h
Centre scolaire d'Anniviers 40 CHF
Jusqu’au 11 mai 2026
Romain Ducret – 079 607 43 38
Nous cherchons de nouvelles propositions pour enrichir notre programme. Si vous avez une passion ou un savoir à partager, contactez-

us à : info@unipop-anniviers ch (Rémunération et conditions intéressantes)
u n i p o p - a n n i v i e r s c h
i n f o @ u n i p o p - a n n i v i e r s c h

UN PRINTeMPS SOUS LE SIGNE DU RENOUVEaU
Cet hiver a vu (re)naître de nouveaux projets. L'Office du Tourisme de Chandolin s'est refait une beauté et la série de portraits "En tête à tête avec..." proposée par Sierre-Anniviers Marketing a fait son grand retour sous une nouvelle forme écrite et illustrée par des photos.
L'OFFICe DU TOURISMe De CHANDOLIN
FaIT PEaU NEUVE
L’Office du Tourisme de Chandolin s’est récemment offert un nouvel aménagement, offrant un espace plus accueillant à ses visiteurs. En haute saison, un membre de notre équipe se fera le plaisir de vous y accueillir tous les jours, de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30. En dehors de ces périodes, l’équipe de St-Luc reste à votre disposition pour toute information complémentaire.



NOUVeLLe SéRIe De PORTRAITS EN TÊTE à TÊTE aVEC...
La série "En tête-à-tête avec…" revient dans un nouveau format, mêlant désormais portraits écrits et photographies. Elle met à l’honneur des individus étroitement liées à la vallée et raconte, à travers leurs parcours, le lien singulier qui les unit au Val d’Anniviers.
VALDANNIVIERS.CH/EN-TETE-A-TETE-AVEC

GI a NT X TOUR 5-7 Ma RS
GRIM e NTZ
D é FI Du Toûno 7-8 Ma RS
ST-LUC
L’HIVe RNALe - SIe RR e -ZINAL 14 Ma RS
ST-LUC/CH a NDOLIN
RANDO’CLeTTe
GRIMeNTZ
LA SIROTZée
CH a NDOLIN
21 Ma RS
21 Ma RS
COURS e S FIS ST-LUC/CHANDOLIN 26-29 Ma RS
ST-LUC/CH a NDOLIN
COURS e D e Té Lé MARK LA TZIGIè R e 28 Ma RS
GRIMeNTZ
D e RBY D e S B e CS 4 aVRIL GRIMeNTZ
PÂQU e S 5 aVRIL
ANNIVIe RS
WATe RSLID e D e B e NDOLLA 11 av RIL
GRIMeNTZ
CLOSING PARTY ST-LUC/CHANDO 11-12 aVRIL
ST-LUC/CH a NDOLIN
CAMILLe RAST TROPHY 18 aVRIL
ZINaL
#e NPISTES AVe C Le NOUVe LLISTe 18 aVRIL GRIMENTZ-ZIN a L SKI & WIN 18-19 aVRIL
GRIMeNTZ-ZINAL









HC Anniviers
hockey day en Anniviers
Le Swiss Ice Hockey Day s’est déroulé le dimanche 2 novembre 2025 sur 80 patinoires, réparties dans tout le pays. Cette manifestation destinée à faire connaître le hockey à la nouvelle génération, a été créée en 2012. L’idée est de permettre aux jeunes de jouer pendant plus d’une heure avec des grands noms du hockey suisse. Le HC Anniviers a pu organiser cette manifestation dans le Valais central et cela grâce à sa collaboration avec le HC Sierre. En effet, traditionnellement cette manifestation se passait à Graben et le HC Sierre a gentiment proposé de la transférer en Anniviers.
Durant cette journée les enfants ont pu profiter de la présence d’une joueuse et des joueurs suivants :
Fribourg Gottéron Ladies : Alixane Berthoud
Lausanne HC : Nathan Vouardoux
Genève Servette HC : Vincent Praplan
HC Sierre : Remo Giovannini, Jordann Bougro
EHC Visp : Gabriel Rieder, Darren Boss
La journée fut belle et l’ambiance conviviale, malgré le temps maussade. Preuve en est que le hockey sur glace reste toujours autant populaire dans notre district et nous pouvons en être fiers.
Le HC Anniviers remercie sincèrement les clubs de Nationale League et de Swiss League pour leur participation à cette journée. En effet les joueurs donnent de leur temps une bonne partie de la journée. Un magnifique souvenir pour nos juniors.



Les entraîneurs de notre mouvement juniors ont également répondu présents afin de coordonner les différents ateliers sur la glace, merci à eux et à tous les parents présents.
Un grand merci également au « Lou » d’Ayer , restaurant Qi-Lin, qui a offert les repas de la journée.
Le HC Anniviers vous donne déjà rendez-vous pour la prochaine édition.
Le Président Frédéric Pellat

Nos chapelles de Mottec
sous un nouveau jour
Depuis l’an dernier, Géraldine Vallotton et moi-même, Virginie Antille-Melly, avons repris avec enthousiasme la responsabilité du dicastère des chapelles de Mottec. Ces deux édifices, modestes par leur taille mais immense par leur valeur historique et symbolique, font partie intégrante du paysage et de l’identité du val d’Anniviers. Très attachées à ce patrimoine, nous avons souhaité lui redonner un peu d’éclat, tout en respectant son caractère et son histoire.
Notre engagement commun s’enracine aussi dans nos parcours personnels. Géraldine, d’origine belge, découvre le val d’Anniviers dès son enfance lors de vacances de ski passées à Grimentz avec ses parents. Aujourd’hui installée dans la région vaudoise, elle reste profondément attachée à la vallée et a acquis, avec son mari, un chalet à Mottec. Décoratrice d’intérieur, elle apporte un regard sensible et soigné, qui contribue largement tant par leur décoration que par l’attention portée aux détails. Ce travail est également complété par l’aide précieuse d’autres habitantes du village, qui fleurissent régulièrement ces lieux, participant ainsi à leur accueil et à leur beauté. Pour ma part, étant une AntilleMelly, tout est dit. Mottec fait partie de mon histoire familiale depuis des générations et mon attachement à ce village et à ses chapelles s’est construit naturellement au fil du temps.
Avant notre engagement, ce sont Georgine Hübscher et Jocelyne Budry qui ont porté, avec beaucoup de détermination et de passion, l’avenir de ces lieux. À une époque où la chapelle Saint-Laurent était peu à peu laissée à l’abandon et risquait de se détériorer davantage, elles ont refusé de la voir disparaître. En fondant l’association des Amis des chapelles de Mottec, elles ont entrepris d’importants travaux pour rénover les deux chapelles et surtout pour les maintenir debout, vivantes et dignes de leur histoire. Leur engagement de longue haleine a permis non seulement de sauver les chapelles, mais aussi de leur redonner toute leur place au coeur du village.
Grâce à leur action, des rénovations majeures ont notamment été réalisées en 2012, assurant la préservation des deux chapelles pour les générations futures. Leur travail et leur persévérance ont d’ailleurs été officiellement reconnus puisque la Fondation pour le patrimoine culturel romand leur a décerné son prix en 2013,
saluant leur contribution exemplaire à la conservation de ce patrimoine. Nous tenons à les remercier très sincèrement pour tout ce qu’elles ont accompli et pour le chemin qu’elles ont tracé avant nous.
Ces chapelles ont vu passer des générations entières. Elles ont accueilli des baptêmes, probablement des mariages, des fêtes religieuses, des moments de joie comme des instants plus solennels. Elles portent en leurs murs la mémoire de nos anciens, de celles et ceux qui y sont entrés avant nous, parfois il y a très longtemps déjà. Certains habitants se souviennent encore de cérémonies vécues dans leur enfance, tandis que d’autres souvenirs ne vivent plus que dans les récits transmis de bouche à oreille.
C’est cette mémoire collective, faite de petites histoires et de grands moments, qui donne à ces lieux une valeur si particulière.
La chapelle Sainte-Claire est située au coeur du village de Mottec, juste en face du bassin. Sa date de construction exacte n’est pas connue mais elle a fait l’objet de nombreuses rénovations. Le millésime 1920, visible sur la façade, correspond très vraisemblablement à l’une de ces interventions. D’autres rénovations ont eu lieu au fil du temps, témoignant de l’attention constante portée par les habitants à ce lieu central de la vie du village.
Le chapelle Saint-Laurent, quant à elle, se trouve au bord de la route menant à Mottec, juste avant l’entrée du village. Elle a été construite en 1766 et a connu une importante rénovation en 1953. En montant la vallée, il suffit de jeter un regard sur la droite pour l’apercevoir, discrètement mise en valeur – tout en gardant bien sûr les yeux sur la route car admirer le patrimoine ne doit pas faire oublier la prudence.
En 2023 et 2024, un projet de mise en lumière a ainsi été mené afin de valoriser ces édifices. De nouveaux luminaires ont été installés pour souligner les courbes, volumes et détails architecturaux des chapelles Sainte-Claire et Saint-Laurent. À la tombée de la nuit, ces lieux familiers prennent désormais une allure différente, presque magique, offrant aux promeneurs, habitants et visiteurs un nouveau regard sur des bâtiments que l’on croit parfois trop bien connaître. L’éclairage invite à ralentir le pas, à lever les yeux et à redécouvrir ces chapelles sous un angle inédit.

La concrétisation de ce projet a été rendue possible grâce à une collaboration étroite entre différents partenaires. La conception de l’éclairage a été imaginée par un spécialiste basé à Lausanne, un bureau d’architecture d’intérieur de Puidoux a apporté son regard et son savoir-faire, et la réalisation électrique a été assurée par une entreprise d’électricité de la vallée, garantissant une intervention respectueuse et ancrée dans le territoire. La mise à disposition de l’électricité par la commune a également été essentielle - car même les chapelles les plus anciennes ont parfois besoin d’un peu d’énergie pour continuer à rayonner.

Au-delà de l’aspect technique, cette mise en lumière est avant tout une démarche collective, dans la continuité du travail engagé par celles et ceux qui nous ont précédées. Elle est portée par l’envie de préserver, de transmettre et de faire vivre notre patrimoine local. Nous espérons que cette nouvelle mise en valeur saura toucher les habitantes et habitants de la vallée, ainsi que les visiteurs de passage, et que chacun pourra prendre un moment pour s’arrêter, se souvenir ou simplement admirer ces chapelles qui, depuis des siècles, veillent sur Mottec et sur celles et ceux qui y vivent.
« La lumière révèle ce que la pierre raconte depuis des siècles. »
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Le Fayoum, de la poterie aux baleines du désert
Tunis, cela vous évoque quoi ? Sans doute énormément de choses, la mer, les ruelles étroites, les maisons blanches et les minarets. Vous auriez sans doute raison si cet article était consacré à la Tunisie. Mais je ne vais pas parler de la Tunisie. Je n’y ai encore malheureusement jamais posé mes bagages. Pour un prochain article j’espère.
Mais non, le Tunis que je vais vous présenter aujourd’hui se trouve en Egypte, à quelques encablures du Caire. Il s’agit d’un petit village agricole situé au coeur de l’oasis artificielle du Fayoum. Artificielle ? Oui, l’oasis du Fayoum, située au sud du Caire, a été créée au temps des pharaons. Cette terre devenue fertile grâce au détournement d’une branche du Nil était le grenier de l’Egypte.
Et dans cette oasis de fraicheur et de verdure aux portes du désert occidental, se trouve le petit village de Tunis. Rien que son histoire mérite que l’on s’y arrête quelques instants. Tout commence en 1962. Enfin, le village, lui, est beaucoup plus ancien bien sûr. Mais notre histoire commence en 1962. C’est à cette date qu’une dame, une Suissesse nommée Evelyne Porret accompagne son mari, le célèbre poète égyptien Sayed Hegab dans ce petit village du Fayoum. Et là, le charme opère. Evelyne a le coup de foudre. Elle y installe son atelier de poterie. Car oui, Evelyne Porret est une artiste potière reconnue. Et c’est là que la magie commence. Evelyne apprend aux enfants à faire de la poterie. Ce qui, au début, n’est qu’un passe-temps devient vite très populaire à Tunis. À tel point qu’Evelyne Porret y fonde une école de poterie. Les gamins du village et des environs viennent y apprendre cet art. Un premier atelier s’ouvre. Puis un second, un troisième et une véritable frénésie s’empare du village. Il faut dire que la présence de l’école fait venir de nombreux artistes, peintres, journalistes qui forment une véritable communauté intellectuelle et artistique. Depuis 30 ans, un écosystème touristique durable et singulier s’est construit autour de la poterie. Le village a su garder son cachet typique et simple. Ici, pas de routes pavées, de souks à touristes mais des ateliers de poterie et des galeries d’art dans des habitations traditionnelles en torchis, des écolodges et surtout une impression de calme et de quiétude qui ne laisse personne indifférent. Ici, pas de tourisme de masse. L’expression slow tourism prend alors tout son sens. Et pour en profiter pleinement, le mieux est surement de loger dans la première auberge du village, la plus ancienne, très bien tenue, elle a su garder un charme spécial. Demandez l’hôtel Zad El Musafer. L’ambiance y est extraordinaire.

Ce qui fait de Tunis le point de départ idéal pour des excursions dans l’oasis. Et ce ne sont pas les activités qui manquent. Après quelques kilomètres, les palmiers se font brusquement plus rares et laissent la place aux dunes de sable. Une excursion en 4X4 dans le désert occidental vous permettra de vous rendre compte de la richesse des paysages. Impossible de décrire ce que l’on ressent, seul au monde, sur une dune de sable fin, à contempler au lointain les contours féeriques du Lac Magique ou les cascades naturelles du Wadi Rayan. Il faut le vivre. Pleinement.
Et plus on s’enfonce dans le désert plus cela devient surprenant. Au milieu de nulle part se trouve un lieu unique au monde. Il a d’ailleurs été classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Cet endroit c’est le Wadi El Hitan, littéralement, la Vallée des Baleines. Ce lieu exceptionnel contient des restes fossiles inestimables du plus ancien, et maintenant éteint, ordre des baleines Archaeoceti Ces fossiles représentent l’une des étapes les importantes de l’évolution : les débuts de la baleine en tant que mammifère marin


après avoir été mammifère terrestre. C’est le plus grand site au monde témoignant de cette époque de l’évolution. Les squelettes complets sont posés au sol, témoins oubliés de l’époque durant laquelle ce désert était une partie de l’océan Téthys. Lorsque la mer s’est retirée, ces énormes mammifères ont été piégés. La qualité exceptionnelle du sol a fait le reste et a permis que près de 40 millions d’années plus tard nous puissions, grâce à eux, comprendre une composante essentielle de l’évolution.

Le Fayoum est un endroit magique. Bien trop riche pour en faire le tour en un seul article. Qui sait, un prochain suivra peut-être? Cette oasis nous offre des terres fertiles, des lacs magnifiques, des sites archéologiques pharaoniques et coptes mais aussi une authenticité que l’on ne retrouve que dans ces endroits un peu oubliés du tourisme mainstream. Un incontournable si vous envisagez de vous rendre en Egypte. Ne faites pas l’impasse sur ce joyau caché, ce serait dommage.
DR Enviedebouger.com
Yanis Chauvel

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Rédaction : Pauline Archambault, Simone Salamin, Lucie Savioz et intervenants
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Paolo Marandola (Imprimerie d’Anniviers)
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(sauf les pages communales, Anniviers tourisme et Vercorin tourisme)
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50 ans de football et de passion
Fondé il y a cinquante ans, le FC Anniviers célèbre cette année un demi-siècle d’existence au cœur de la commune d’Anniviers. Depuis 1976, le club fait bien plus que pratiquer le football : il rassemble, transmet des valeurs et voit évoluer des générations de joueuses, joueurs, bénévoles et supporters.
À ses débuts, le FC Anniviers est né de la volonté de passionnés désireux d’offrir aux jeunes et aux adultes de la vallée un cadre sportif et convivial. Les premières années furent marquées par l’enthousiasme, la débrouille et un profond attachement aux couleurs du club. Très vite, le football est devenu un véritable point de rencontre et de partage pour la population locale.
Au fil de ces 50 années, le FC Anniviers a connu de nombreux rebondissements, à l’image de la vie elle-même. Parmi les épreuves les plus marquantes figure notamment la destruction du terrain à la suite du débordement de la Navizence, un événement qui aurait pu mettre un coup d’arrêt à l’histoire du club. Mais grâce à la solidarité, à l’engagement sans faille du comité, des membres, des bénévoles, au soutien de la commune et d’intervenants extérieurs, le FC Anniviers a su se relever et continuer à avancer, plus uni que jamais.
Aujourd’hui, le club peut être fier de son dynamisme. Il compte 5 équipes juniors et actives, témoignant de son engagement en faveur de la formation, de la relève et du football pour toutes et tous. Chaque semaine, le terrain d’Anniviers s’anime au rythme des entraînements et des matchs, dans un esprit de respect, de plaisir et de dépassement de soi.
Ce 50ème anniversaire est l’occasion de rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire vivre le FC Anniviers: dirigeants, entraîneurs, joueurs, arbitres, bénévoles, partenaires et supporters. Leur passion et leur fidélité ont permis au club de traverser les décennies et les épreuves.
Cet évènement important pour notre club sera évidemment mis à l’honneur lors d’une belle fête qui se déroulera les
11-12-13 septembre 2026
Un comité d’organisation a été mis en place pour cette occasion et le programme sera communiqué ultérieurement.
Plus qu’un club de football, le FC Anniviers est une famille, un symbole de persévérance et d’attachement à notre vallée. En célébrant ses 50 ans, c’est tout un pan de la vie locale qui est mis à l’honneur, avec le regard tourné vers l’avenir et l’envie de continuer à écrire de belles pages de football pour les générations à venir.
Pour suivre l’actualité du club Instagram @fc¬_anniviers ou sur notre site internet www.fcanniviers.ch Save
Leslie Melly, Présidente


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