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Les Instituts de recherche hepia

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L’avenir est à créer


Brochure Ra&D La Recherche appliquée et le Développement (Ra&D) sont réalisés dans le cadre de quatre instituts disposant d’équipements « up-to-date » et de moyens importants en termes de ressources humaines et financières. Ces instituts, issus des départements d’hepia sont : • inPACT : institut du Paysage, de l’Architecture, de la Construction et du Territoire avec pour axes stratégiques de recherche : • Agglomérations et paysages • Architectures et ouvrages performants • inIT : institut d’ingénierie Informatique et des Télécommunications avec pour axes stratégiques de recherche : • Systèmes embarqués et temps réel • Systèmes distribués à grande échelle • Interaction société machine • inSTI : institut des Sciences et Technologies Industrielles avec pour axes stratégiques de recherche : • Bio-ingénierie • Eco-ingénierie • Mécanique des fluides appliquée aux domaines de l’énergie • Matériaux, nanotechnologies et conception microtechniques • inTNE : institut Terre-Nature-Environnement avec pour axes stratégiques de recherche : • Ecologie et gestion des milieux naturels et aménagés • Fonctions environnementales sous pressions anthropiques dans les agroécosystèmes Cette structure Ra&D mise en place en 2011 vise non seulement à améliorer notre performance et notre réactivité eu égard aux nombreuses sollicitations de nos partenaires industriels et institutionnels mais elle permet aussi, grâce à ses axes stratégiques de recherche de profiler l’institution dans le paysage des Hautes Ecoles régionales et suisses. En effet, le fait qu’hepia regroupe en son sein tous les pôles du domaine HES-SO « ingénierie et architecture » permet d’effectuer naturellement des projets de recherche transdisciplinaires dont les innovations sont transférées à l’externe vers des partenaires via des licences sur brevet ou par la cession de brevets mais aussi par la création d’entreprises. Cette même année 2011 a vu naître le Geneva Creativity Center dont l’objectif principal est d’amener plus rapidement des innovations élaborées au sein des Hautes écoles genevoises que sont l’Université de Genève et la HES-SO // Genève vers la société ainsi que de pouvoir répondre aux problématiques des entreprises et des collectivités. De ce fait, quel que soit le point d’entrée, les entreprises bénéficient de facto d’une offre étendue de compétences de pointe ; voir le site internet : http://www.creativitycenter.ch/ Ainsi, le corps professoral, les assistants et assistantes de recherche, le personnel administratif et technique composant les instituts de la Haute Ecole du Paysage, d’Ingénierie et d’Architecture de Genève, sont en permanence au service de la société et de son environnement.

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Gilles Triscone Professeur HES, Responsable de la coordination Ra&D gilles.triscone@hesge.ch


inPACT

inPACT L’institut du Paysage, de l’Architecture, de la Construction et du Territoire (inPACT) se déploie dans le domaine de la construction et de l’environnement. Il couvre une échelle qui va du matériau au territoire et se situe à la convergence des métiers de l’architecte, de l’ingénieur civil et de l’architecte du paysage. Cette pluridisciplinarité constitue la particularité et la force d’inPACT dans le traitement des projets de recherche et de la réalisation de mandats d’études pour des collectivités ou pour le secteur privé, acteurs, de plus en plus confrontés à des problèmes d’urbanisme, de paysage, de mobilité, d’énergie et de gestion des ressources. L’institut peut apporter des réponses concrètes en adéquation avec les méthodes et technologies d’analyse de projet les plus récentes dans les domaines paysagers, architecturaux et d’ingénierie du bâtiment. Ses activités s’organisent autour de deux axes stratégiques principaux : • agglomérations et paysages ; • architecture et ouvrages performants. Ainsi, des groupes de compétences formés du corps professoral, des assistants et du personnel technique assurent le déroulement des différentes activités de Ra&D et de services à la collectivité conformément aux axes stratégiques principaux. En cas de nécessité, ils peuvent faire appel à des compétences complémentaires disponibles au sein d’hepia. Les étudiants bénéficient également des retombées des résultats Ra&D dans leurs études bachelor et master.

Reto Camponovo Professeur HES, Responsable institut inPACT reto.camponovo@hesge.ch


inPACT Urban Solar Skin (USS) Potentiel solaire actif et passif sur les façades d’immeuble G. Desthieux, C. Carneiro, N. Abdennadher, A. Boulmier et R. Camponovo (hepia), C. Ellert (HES-VS), E. Morello (Politecnico Milano), S. Freitas (FCUL-Lisbonne)

Descriptif USS se place dans le contexte d’une valorisation intense de l’énergie solaire dans le tissu bâti, non seulement sur les toitures, mais aussi sur les façades, afin de répondre aux objectifs énergétiques et climatiques de la Suisse. Il s’inscrit à la suite du cadastre solaire élaboré sur un plan horizontal (toitures et territoire) à Genève et vise à développer une méthode et un outil pour analyser l’irradiation solaire sur les façades d’immeubles en recourant aux outils de GIS 2.5D et 3D et de modélisation solaire.

Points forts • Outil intégré et performant calculant le potentiel solaire sur les toitures, le terrain (toitures/couverts potentiels) et les façades d’immeubles grâce aux outils GIS 2.5D et 3D. • Approche géomatique innovante pour modéliser en 3D les façades à partir de modèle numérique de surface en 2.5D (approche par hyperpoints). • Recours au cloud computing permettant une analyse du potentiel solaire sur un large territoire (plusieurs km2). • Dispositif de visualisation 3D du résultat d’irradiations solaires sur les façades en vue d’une valorisation plus intensive des façades.

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Urban Solar Skin (USS) est un projet financé dans le cadre du programme de recherche du domaine Ingénierie & Architecture (HES-SO) et du sousprogramme Energy District 2050, et co-financé par les Services industriels de Genève (SIG) et l’Office cantonal de l’énergie (OCEN). Il s’inscrit dans un partenariat scientifique international : hepia, HES-VS, Ecole polytechnique de Milan, Faculté des sciences de Lisbonne. USS se place dans le contexte d’une valorisation intense de l’énergie solaire dans le tissu bâti, non seulement sur les toitures, mais aussi sur les façades, afin de répondre aux objectifs énergétiques et climatiques. En effet, les nouvelles technologies solaires PV sont particulièrement compatibles au niveau technique et architectural avec une valorisation active de l’énergie solaire sur les façades (selon le concept de BiPV). USS fait suite au projet du cadastre solaire élaboré sur un plan horizontal (toitures et territoire) à Genève. Il propose un outil intégré analysant le potentiel solaire non seulement sur les toitures mais aussi sur les façades (Image 1), dans le but de sensibiliser, communiquer et inciter à la valorisation des façades selon différents modes possibles : solaire actif (PV), ou passif tenant compte du micro-climat urbain. Si le calcul de l’irradiation solaire sur le terrain et les toitures se base sur un modèle numérique de surface (MNS) en 2.5D issu de relevés LiDAR, alors le calcul sur les surfaces doit intégrer la 3D au sens strict afin de modéliser la surface des façades. Cela est effectué en se basant sur le MNS 2.5D et en générant un ensemble de points (appelés ‘hyperpoints’) le long des façades entre le bord des toitures jusqu’au terrain (cf. Image 2). Le calcul d’ombrage et d’irradiation solaire se fait ensuite sur chacun des points des façades.


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Valorisation L’outil USS a fait l’objet d’un test pilote sur un large territoire du Canton de Genève (12 km2). Selon les résultats de cette phase, il sera possible d’élargir l’analyse et de proposer un cadastre solaire des façades sur une grande partie du Canton (zones urbanisées). Dans le cadre de la planification énergétique territoriale, les applications des résultats du cadastre solaire sont multiples : • identification des façades à haut potentiel, notamment dans les zones d’activités et industrielles, • implications sur le marché immobilier en redéfinissant la valeur des bâtiments par rapport à leur potentiel énergétique solaire en toiture et sur les façades, • évaluation de l’apport solaire passif (bilan énergétique), • leviers d’actions pour les collectivités pour inciter à l’accroissement de l’installation de panneaux solaires à travers différentes mesures et actions.

Equipement particulier Les scripts développés Java permettent de calculer l’irradiation horaire à partir de données météorologiques en tenant compte des ombres portées. Les valeurs horaires d’irradiation sur plan horizontal sont issues de Meteonorm (v7) qui établit des valeurs statistiques à partir des données mesurées à Genève-Cointrin sur la période 1985-2005. Les outils de système d’information géographique, tels que ArcGIS, permettent de traiter les données d’altitude issues du LiDAR pour reconstituer le modèle en 2.5D (toitures) et 3D (façades) du territoire. De plus, dans une phase de post-traitement, ces outils permettent aussi de produire les indicateurs utiles pour la communication et l’aide à la décision. Légendes 1 - Irradiation solaire annuelle sur les toitures et les façades dans un quartier à Meyrin à Genève 2 - Génération d’hyperpoints le long des façades à partir du MNS 2.5D (bord toitures) et du MNT (terrain)

Enfin, dans la perspective des mises à jour régulières du cadastre solaire (selon le développement du bâti), une optimisation informatique des scripts permet de les exécuter sur des plateformes de Cloud computing accélérant ainsi le temps de calcul.

Ra&D Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inPACT eRen - Rénovation énergétique Approche globale pour l’enveloppe du bâtiment L. Rinquet, G. Rey, R. Camponovo, P. Gallinelli, D. Varesano (HEPIA), S. Schwab (HEIA-FR), S. Citherlet (HEIG-VD), G-A. Morand (HEVS)

Descriptif Le projet eRen vise à développer des outils d’aide pour proposer différentes solutions de rénovation énergétique pour les enveloppes d’immeubles de logement en Suisse romande. A partir de l’analyse de dix études de cas concrètes représentatives des typologies constructives et architecturales marquantes du 20ème siècle, il tente de favoriser une approche équilibrée prenant en compte considérations énergétiques, patrimoniales et économiques.

Extraits des façades des 10 bâtiments étudiés. © hepia / leea

Points forts • Dresser un inventaire des différentes typologies constructives existantes en Suisse romande. • Proposer des solutions de rénovation exhaustives, réalistes et chiffrées servant de bases de travail pour les acteurs de la rénovation thermique du bâtiment. • Porter une réflexion plus large sur le marché de la rénovation thermique en mettant en évidence ses forces et faiblesses.

L’assainissement énergétique des immeubles d’habitation est un enjeu majeur de la stratégie énergétique 2050 de la Confédération suisse. Malgré la volonté politique, le taux de rénovation énergétique reste relativement limité et le rythme ne semble pas s’accélérer. Parmi les obstacles les plus fréquents on peut indiquer le coût des travaux, le faible prix de l’énergie, les difficultés techniques, les questions patrimoniales, la disponibilité de spécialistes qualifiés, ou la pénurie de logements. Les interventions ponctuelles sans vision d’ensemble sont la norme. Lorsqu’un projet complet est mené à bien, il se résume souvent à une mise à jour des installations techniques, un remplacement des fenêtres et une isolation périphérique. Ces solutions éventuellement valables sur le plan énergétique posent souvent des questions constructives, de respect du patrimoine, de physique du bâtiment ou encore de durabilité. L’étude eRen part du postulat que le parc bâti de Suisse romande se décline en différentes typologies constructives, témoins d’époques et de modes de construction différents, qui participent à l’identité de la ville et méritent chacune un traitement particulier afin d’en préserver au mieux les qualités. eRen propose donc un travail sur l’enveloppe des bâtiments basé sur une approche globale et interdisciplinaire cherchant le meilleur équilibre entre efficience énergétique, aspects constructifs et de physique du bâtiment, économie, co-bénéfices et co-pertes et valeur patrimoniale. En développant des outils d’aide et de réflexion pour la rénovation énergétique des principaux types d’immeubles d’habitation en Suisse romande, le projet constitue un cadre de référence accessible aux principaux acteurs pour leur permettre d’agir ensemble avec efficacité dans le cadre d’une rénovation énergétique tout en tenant compte des valeurs d’usage et culturelles du bâtiment à rénover.


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Valorisation L’étude, de par son exhaustivité, permet de sensibiliser différents acteurs professionnels actifs en rénovation thermique (propriétaires, régies, services de l’énergie et des constructions, ingénieurs conseils, architectes) aux questions patrimoniales et de préservation du tissus bâti. L’étude est également valorisée dans le cadre de l’enseignement de la construction à l’hepia (haute école du paysage d’ingénierie et d’architecture) et l’heia-fr (haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg).

Equipement particulier • Mesure des valeurs U de différents éléments de construction sur des bâtiments témoins grâce à l’installation de dispositifs de mesure in situ. Légendes 1 - Façade d’un bâtiment étudié. © hepia / leea 2 - Rez-de-chausse présentant un fort potentiel d’isolation. © hepia / leea 3 - Thermographie d’une façade-rideau métallique. © hepia / leea 4 - Installation d’un dispositif de mesure de valeur U sur la toiture d’un bâtiment. © hepia / leea 5 - Stratégie d’intervention à l’échelle d’un bâtiment. © hepia / leea 6 - Stratégie d’intervention à l’échelle d’un détail constructif. © hepia / leea

• Bilans thermiques des bâtiments sur logiciel. • Modélisation du comportement thermique de détails de construction sur logiciel.

Ra&D Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inPACT Tosa 2 Conception d’un mât pour une station de charge de bus électrique Lionel Rinquet, Nicolas Brun, Kinn Galeuchet, Théo Mandanis, Giovanni Salvador, Nicolas Simard, Loic Simon

Descriptif Le projet Tosa 2 s’inscrit dans un projet plus large qui vise à développer l’utilisation de bus électriques à recharge rapide, sur le réseau genevois. Il s’attache au développement du système de recharge « flash » de grande capacité qui doit alimenter en courant les bus électriques lors de leurs arrêts.

Projet du mât métallique par les étudiants de hepia.

Points forts • Conception d’un mât métallique pour supporter une station de charge rapide. • Intégration des équipements électriques dans le paysage urbain. • Collaboration étroite avec les différents mandataires et initiateurs du projet. • Collaboration avec un bureau d’ingénieur civil pour le dimensionnement structurel.

Le projet Tosa est né d’un consortium d’entreprises (TPG, OPI, SIG, ABB) ayant pour ambition de développer un bus électrique pour le réseau de transport public genevois. Hepia participe activement au déroulement de ce projet, en particulier dans le domaine de la conception des structures qui doivent prendre place aux différents arrêts pour approvisionner les bus en énergie électrique. Cette collaboration a déjà donné naissance au projet TosaStruct qui consistait en la conception d’un élément préfabriqué en béton fibré ultra performant, remplacé par une structure métallique dans le déploiement du système. Dans le cadre du projet Tosa 2, des étudiants en architecture, génie civil et en architecture du paysage ont conçu le mât métallique comme support d’un bloc chargeur capable d’alimenter les bus en courant électrique lors de leurs arrêts, ainsi que les armoires d’installations techniques et l’intégration du tout sur les arrêts de la ligne 23 des TPG. Toutes les contraintes permettant à ce projet de s’inscrire dans une certaine réalité ont été considérées : contraintes structurelles, urbanistiques, techniques, esthétiques, etc. Le mât métallique a fait l’objet d’études plus approfondies, entre autres avec un bureau d’ingénieurs civils, pour préciser certains points de sa conception et le rendre réalisable.


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Valorisation • Articles de presse. • Collaboration étroite avec les différents partenaires et initiateurs du projet. • Collaboration avec un bureau d’ingénieurs civils pour le dimensionnement structurel et l’étude de faisabilité. • Participation au think tank « Transports en commun » du DETA. • Pédagogie, ateliers interdisciplinaires CEN.

Equipement particulier • Logiciel de simulation des structures SCIA.

Légendes 1 - Montage photo du mât métallique par les étudiants de hepia. 2 - Bus électrique à sa station de recharge. © abb.ch 3 - Coupe sur une station de recharge. 4 - Plans d’exécution du mât métallique.

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inPACT H-CEVA Essais de comportement des éléments de façade des gares du CEVA à échelle 1 : 1 Lionel Rinquet, Reto Camponovo, Peter Gallinelli, Miguel Sanchez, Damien Varesano, Eric Vittecoq, Martina Zsely Schaffter

Descriptif Le projet H-CEVA a testé en grandeur nature le comportement des éléments vitrés en double peau compacte respirante imaginés pour les façades des gares du CEVA par le groupement des ateliers Jean Nouvel. hepia, mandatée par l’entreprise Hevron SA a mené, en collaboration avec Beaud Ingénierie Sàrl, l’analyse de l’atmosphère interne des éléments (l’évaluation des risques de condensation et d’encrassement et la rédaction de consignes d’entretien pour l’exploitant). Les partenaires ont ainsi contribué à perfectionner le prototype en vue de la production en série.

Points forts • Implication sur un projet phare de l’agglomération genevoise. • Elaboration d’un protocole d’essai, essais et mesures de comportement sur un système de façade novateur (double peau compact en régime 100% extérieur). • Test sur les filtres à poussières contenues dans les éléments de façade par exposition in situ et analyse en laboratoire.

Eléments prototypes installés à la gare des Eaux-Vives. © hepia / leea

Le consortium SHZ, piloté par Hevron SA, réalise les façades qui habilleront les cinq gares du CEVA. Au cœur du projet architectural, ces façades sont composées d’éléments de double peau compacte respirante intégrant plusieurs couches de verres qui réagissent aux conditions météorologiques de manière complexe. Deux campagnes d’essais se sont déroulées conjointement. La première a consisté à mesurer durant quatre mois les paramètres physiques de trois prototypes à l’échelle 1:1 installés sur le site de la future gare des Eaux-Vives à Genève. Le monitoring du renouvellement d’air, des températures et de l’humidité à l’intérieur et l’extérieur des éléments a permis de vérifier leur comportement dans des conditions météorologiques variées, d’analyser les risques de formation de condensation et de salissures sur la surface intérieure des verres et d’affiner le système en vue de la production en série. La deuxième a étudié l’efficacité des filtres anti-poussières assurant la « respiration » des éléments. Un caisson métallique muni de verres et de filtres installé dans la gare de l’aéroport de Cointrin a permis de reproduire par circulation d’air de manière accélérée l’encrassement des filtres et le dépôt des suies ferroviaires sur les verres. Ces suies ont été récoltées sur les verres et ont fait l’objet d’analyses par le service analytique du département TIN (technologies industrielles) d’hepia pour les quantifier et les qualifier. La synthèse des essais a permis d’évaluer objectivement les risques d’encrassement des éléments de façade et de proposer des prescriptions de maintenance à l’usage de l’exploitant, le but étant de minimiser les coûts d’entretien en cycle de vie.


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Valorisation Les essais ont permis d’appréhender par le biais d’une analyse des grandeurs physiques le comportement d’éléments respirants de double peau compacte en milieu 100% extérieur ce qui constitue une nouveauté dans le domaine de la façade et contribue à réduire significativement les coûts en cycle de vie de l’ouvrage. L’expertise et l’expérience acquise par l’équipe d’hepia durant ce projet ont été valorisées auprès des entreprises du consortium de constructeurs et serviront également au titre de la pédagogie.

Equipement particulier Légendes 1 - Montage des sondes dans les éléments en atelier chez Hevron SA. © hepia / leea 2 - Condensation intérieure résultant de l’ombre portée de la croix de Saint-André. © hepia / leea 3 - Grandeurs physiques mesurées. © hepia / leea 4 - Caisson de test installé à Genève Cointrin. © hepia / leea 5 - Verres intégrés au caisson de test. © hepia / leea 6 - Filtre testé en accéléré. © hepia / leea

• Sondes de température et d’humidité. • Sondes de mesure de concentration de CO2. • Caisson étanche en aluminium avec ventilateur pour recréer des conditions d’encrassement accélérées des filtres à poussières. • Spectrométrie de fluorescence X et spectrométrie infrarouge (TIN).

Ra&D Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inPACT sQUAD Centre de compétences transfrontalier pour le suivi et la planification des quartiers durables Gilles Desthieux, Annick Hmidan-Kocherhans

Descriptif Le projet INTERREG IVA sQUAD s’inscrit dans un contexte de multiplication des projets transfrontaliers d’aménagement qui font face à des méthodes, des pratiques et des législations différentes. Il a pour finalité de stimuler les réseaux d’acteurs suisses et français autour d’une réflexion sur les projets d’urbanisme durable et de créer avec leur collaboration des centres de compétences au niveau des territoires transfrontaliers, permettant un suivi et le pilotage sur le long terme des quartiers durables.

Points forts • Déployer et enrichir l’observatoire transfrontalier Eco-Obs des écoquartiers. • Formaliser et valider des lignes directrices pour soutenir activement les opérateurs dans la planification et la réalisation de quartiers durables / « écoquartiers ». • Organiser des formations afin de renforcer les compétences des professionnels. • Structurer et pérenniser des centres de compétences régionaux.

Si les porteurs politico-administratifs des projets urbains sont en majorité sensibilisés aujourd’hui aux enjeux du développement urbain durable, ils se sentent souvent démunis pour les intégrer de façon cohérente dans les projets d’aménagement aux différents stades (appel à projets pour les plans de quartier, concours, mandats d’étude parallèle, etc.). Des outils, des labels, des référentiels existent, qui permettent d’évaluer de façon factuelle les projets de quartiers durables, mais ne suffisent pas en eux-mêmes à soutenir le processus de planification. En effet, ce processus requiert un outil de pilotage intégrant les diverses étapes de développement du projet ainsi que l’implication des différentes parties prenantes. Ces besoins ont été notamment mis en évidence dans les contextes transfrontaliers suisses et français lors du projet Interreg IVA « Eco-Obs: observatoire transfrontalier des écoquartiers », mené entre 2009 et 2012. De tels besoins ont motivé le montage d’un nouveau projet Interreg IVA - sQUAD, piloté par la HES-GE / hepia (CH) et INES-Plateforme évaluation et formation (F) qui associe des partenaires académiques, privés, et du monde associatif. Il a démarré en janvier 2014 et s’achèvera durant l’été 2015. Le projet sQUAD a pour finalité de stimuler les réseaux d’acteurs suisses et français autour d’une réflexion sur les projets d’urbanisme durable et de créer avec leur collaboration des centres de compétences au niveau des territoires transfrontaliers, permettant un suivi et le pilotage sur le long terme des quartiers durables. Cela implique: • de déployer l’observatoire Eco-Obs et de capitaliser du savoir sur les processus en cours de construction de quartiers durables sur des territoires transfrontaliers (le Grand Genève, l’Arc Jurassien, le Valais et le Chablais, la région de Chambéry et celle de Grenoble); • de formaliser sur cette base des lignes directrices pour l’accompagnement d’opérateurs urbains dans le processus de planification de quartiers (assistance à maîtrise d’ouvrage ou AMO en France); • de favoriser des échanges d’expériences et de savoir-faire entre les acteurs techniques et politiques; • d’organiser des formations visant à mettre sur pied des démarches de co-apprentissage à partir de cas pratiques et de références théoriques reconnues. En résumé, le projet proposé vise à répondre effectivement et de manière opérationnelle aux besoins des collectivités et des acteurs privés. Il ne se limite pas au déploiement d’un simple outil d’observation, mais contribue au développement d’un réseau de compétences et de savoir-faire au service des maîtres d’ouvrage.


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Valorisation Treize quartiers pilotes ont été analysés par le biais des outils proposés par l’observatoire (grilles d’évaluation selon Quartier durables/Sméo en Suisse, Label Ecoquartier en France, dispositif d’analyse des processus de planification sous l’angle du pilotage et de la gouvernance). Les retours d’expériences de ces analyses ont permis d’identifier les critères incontournables communs entre la France et la Suisse dans la perspective d’un pilotage stratégique, et de développer les lignes directrices guidant le processus de planification et la composition des quartiers durables.

Légendes 1 - Ecoquartier « Eikenott » réalisé à Gland (VD). 2 - Ecoquartier d’ « Ecovela » à Viry - France. 3 - Image de synthèse du futur écoquartier des Vergers à Meyrin. 4 - Territoires sQUAD.


inPACT Solar GIS Analyse du potentiel solaire sur les toitures et les façades. Application au cadastre solaire du canton de Genève Gilles Desthieux (hepia), Claudio Carneiro (EPFL), Eugenio Morello (Politecnico di Milano), Nabil Abdennadher (hepia)

Descriptif Trois chercheurs d’institutions académiques différentes ont développé un outil « SIG-solaire » qui a été mis à disposition de la présente étude sur le canton de Genève. Il permet d’évaluer de façon systématique l’irradiation solaire accessible sur le territoire et particulièrement le potentiel de production énergétique sur les toits et les façades des bâtiments. Il se base sur les données météorologiques locales ainsi que sur les données géographiques facilement disponibles, par exemple au travers du Système d’information du territoire genevois (SITG). Irradiation solaire sur la ville de Genève.

Points forts • Cartographie du potentiel solaire de façon systématique et automatique sur un large territoire, en s’appuyant sur les données 3D des bâtiments. • Communication au public sur le potentiel solaire des toitures. • Gain de temps dans les avant-projets d’installation de panneaux solaires (nombreux déplacements in situ évités). • Découverte du potentiel solaire sur d’autres objets que les faces de toits (sur le terrain par exemple abris/car-ports, parkings, etc.).

L’outil proposé est issu d’un travail interdisciplinaire mettant en synergie un certain nombre de compétences et de techniques dans les domaines de la télédétection, des systèmes d’information géographique (SIG) 2D et 3D, de l’analyse d’images, et des indicateurs environnementaux. Il permet d’évaluer l’irradiation solaire sur le territoire à différentes échelles temporelles avec une précision et une fiabilité tout à fait satisfaisantes pour les besoins énoncés par les mandants; ceci grâce à la reconstitution précise du territoire en 3D au travers des données aéroportées LiDAR et à une intégration des différentes sources d’ombrage. L’ombrage sur la composante directe de l’irradiation est évalué à chaque heure d’une journée type à partir d’un voisinage proche (bâti, arbres), ou lointain (relief). Le facteur d’ombrage sur la composante diffuse peut être approché par le Sky view factor, qui analyse le degré de visibilité ou la non-obstruction dans le demi-hémisphère centré sur un point donné, selon le principe du « Fisheye ». Les résultats bruts d’irradiation sont ensuite traités, dans une phase de post-traitement, dans des outils SIG pour produire des indicateurs utiles pour la communication et l’aide à la planification et à la décision : statistiques d’irradiation par toiture, ratios d’ombrage, parties des toitures productives, potentiels de production énergétique thermique et électrique sur les toitures et les façades.


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Valorisation L’outil SIG-solaire a pu être mis en œuvre afin d’élaborer le cadastre solaire sur tout le canton de Genève, sous mandat de l’Office cantonal de l’énergie (OCEN) et des Services Industriels de Genève (SIG), notamment grâce aux puissances de calcul et au traitement spatial systématique et automatisé propre aux SIG, tout en gardant une grande précision d’analyse (pixel de 0.5 m) nécessaire à une analyse fine de l’irradiation solaire sur les toitures. Dans le cadre de la planification énergétique territoriale, les applications des résultats du cadastre solaire sont multiples : • implications sur le marché immobilier en redéfinissant la valeur des bâtiments par rapport à leur potentiel énergétique solaire en toiture et sur les façades, • évaluation de l’apport solaire passif (bilan énergétique), • leviers d’actions pour les collectivités pour inciter à l’accroissement de l’installation de panneaux solaires à travers différentes mesures et actions.

Equipement particulier

Légendes 1 - Ecoquartier « Eikenott » réalisé à Gland (VD). 2 - Ecoquartier d’ « Ecovela » à Viry - France. 3 - Image de synthèse du futur écoquartier des Vergers à Meyrin. 4 - Territoires sQUAD.

Les scripts développés Java permettent de calculer l’irradiation horaire à partir de données météorologiques en tenant compte des ombres portées. Les valeurs horaires d’irradiation sur plan horizontal sont issues de Meteonorm (v6.1) qui établit des valeurs statistiques à partir des données mesurées à GenèveCointrin sur la période 1980-2000. Les outils de système d’information géographique, tels que ArcGIS, permettent de traiter les données d’altitude issues du LiDAR pour reconstituer le modèle en 2.5D (toitures) et 3D (façades) du territoire. De plus, dans une phase de post-traitement, ces outils permettent aussi de produire les indicateurs utiles pour la communication et l’aide à la décision. Enfin, dans la perspective des mises à jour régulières du cadastre solaire (selon le développement du bâti), une optimisation informatique des scripts permettra de les exécuter sur des plateformes de Cloud computing accélérant ainsi le temps de calcul.


inPACT 3D Mobility Simulation de foule en situation de mobilité intermodale Groupe mip / Olivier Donzé, Yacine Benmansour

Descriptif Suite à une décision du Canton de Genève de requalifier le réseau des transports en commun horizon 2012, il nous a été demandé d’évaluer la capacité des aménagements de certaines interfaces de transport à absorber le flux d’usagers (en situation de transbordement) et d’évaluer les risques sécuritaires liés à la future mise en service.

Points forts • Visualiser les tables de matrices en 3D. • Identifier les zones accidentogènes. • Tester les propositions de mobilité. • Disposer d’un référentiel. • Bénéficier d’outils de vulgarisation et d’aide à la décision.

La simulation de foule en situation de mobilité intermodale combine les données d’ingénieurs de différents services de la ville et du canton pour être représentées en 3D. Une partie importante des données provient du Système d’Information du Territoire Genevois (SITG) et des experts en transport. Concrètement, il s’agit de mettre en place un simulateur permettant l’observation des comportements piétons, du trafic urbain et l’analyse itérative de divers scénarios de déplacement au cœur d’une interface de transport multimodal. La représentation de mouvements de foules est un exercice très complexe. Le phénomène étant très aléatoire, il doit néanmoins s’adapter à certaines règles de régulation du trafic. Il implique par conséquent la gestion d’une multitude d’éléments en interaction permanente dans un espace-temps bien défini. La simulation en cours est un projet pilote car il confronte pour la première fois les études réalisées par différents groupes d’ingénieurs. La simulation proposée ne peut en aucun cas prétendre fournir des réponses clé en main, ni reproduire le phénomène avec exactitude. Elle permet néanmoins de proposer un outil d’aide à la décision très performant car dynamique et itératif. Il offre la possibilité d’observer des mouvements de foule en interaction directe avec les réseaux des transports en commun et les réseaux mécaniques.

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aux élus du canton de Genève au salon Imagina 2010 Monaco au salon Telecom 2011 Palexpo Genève au salon SIG Versailles 2010 au salon Geosummit à Bern 2011 au salon IFLA à Zurich 2010

Equipement particulier • Logiciel de modélisation 3D et de SIG.

Légendes 1 - Le réseau de tramway genevois (DGM). 2 - Matrice de calculs d’ingénieurs mobilité (CITEC et TPG). 3 - Matrice de feu de signalisation (Service de la voierie, ville de Genève). 4 - Visualisation sur la raquette de Plainpalais. 5 - Visualisation sur la station Plainpalais. 6 - Visualisation sur la station Bel-Air.


inPACT Maquette numérique 3D/4D Générer des socles numériques pour les Grands Projets du Canton de Genève Groupe mip / Olivier Donzé, Benjamin Dupont-Roy

Descriptif Actuellement, le canton de Genève planifie dix «Grands Projets» de développement urbain pour répondre aux besoins de logements des habitants, construire des espaces de qualité, réduire les mouvements pendulaires... Le début de chantier étant agendé dès 2015-2018, le groupe mip a été sollicité pour développer des solutions de représentations du territoire et des projets par l’utilisation des maquettes numériques.

Points forts • Répondre aux besoins des décideurs et des mandataires. • Insertion des projets d’urbanisme dans une maquette numérique du territoire existant. • Précision et rigueur des données SIG utilisées. • Rapidité de mise à jour. • Réel outil de communication et de concertation. • Impression du modèle 3D via une imprimante 3D. • Insertion de l’impression 3D dans une maquette physique.

Les SIG (Systèmes d’information géographique) et la 3D sont devenus des outils indispensables pour la visualisation de données et l’élaboration de projets. Dans le but de répondre aux besoins des décideurs, chefs de projets, et parties prenantes, le groupe mip a développé un modèle de données et des routines d’exécution pour générer les socles de base du territoire en trois dimensions et insérer des projets d’urbanisme et de développement. Les solutions développées permettent une mise à jour rapide des projets dans le temps pour assurer un suivi à court, moyen et long terme. Au final, la visualisation des projets dans la maquette numérique du territoire sert tant le projet que les décideurs et les habitants, car plus qu’une simple image, la visualisation numérique devient un outil de communication, de concertation et d’aide à la décision dans le cycle de vie du projet. Plus d’informations sur les «Grands Projets»: http://ge.ch/amenagement/grands-projets

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Valorisation Publications • Exposition lors de la Quinzaine de l’Urbanisme en septembre 2014 • Utilisation lors de tables rondes pour les Grands Projets • hepianews 02/2014 sous «Cités numériques»

Equipement particulier • Logiciel de modélisation 3D, de SIG, et vectoriel.

Légendes 1 - Processus de fabrication de la maquette numérique via un logiciel 3D (Cinema 4D). 2 - Maquette blanche du territoire avec courbes topographiques et bâtiments. 3 - Maquette blanche du territoire avec courbes topographiques, bâtiments, arbres et forêts. 4 - Maquette du territoire avec orthophoto en texture. 5 - Maquette du territoire avec plan guide cantonal en texture.


inPACT Terr4D Maquette virtuelle historique du territoire Suisse Groupe mip / Olivier Donzé, Alain Dubois, Nedjma Cadi, Damien Dumusque

Descriptif Le projet se fixe l’objectif d’élaborer une méthode pour la création de maquettes virtuelles 3D historiques du territoire suisse. Cet outil interactif d’analyse et de visualisation permettra entre autres à tous les acteurs de l’aménagement de comprendre très rapidement l’évolution d’un territoire et, ainsi, d’améliorer leurs interventions. Ce sera également un formidable outil de pédagogie pour les étudiants des professions liées à l’aménagement du territoire. Il s’agit de développer une méthode pour recréer le paysage depuis 1789 à nos jours. C’est en effet pendant cette période que l’urbanisation en Europe a subi les plus profonds bouleversements. De plus, les données à disposition permettent de recréer fidèlement le paysage en s’appuyant entre autres sur des photos aériennes et des cartes précises.

Points forts • Evolution chronologique du territoire. • Outils pour la gestion des parcs et espaces plantés. • Visualisation des étapes de construction et de modification du territoire. • Rapidité de mise à jour. • Précision et rigueur des données SIG utilisées. • Outil de communication.

L’objectif de la recherche est double: trouver la méthode la plus rationnelle possible pour arriver à cette modélisation et stocker les géodonnées obtenues en cohérence avec les sytèmes d’informations du territoire actuels. Pour expérimenter la méthode, le choix de l’aire d’étude s’est porté sur le périmètre du PAV (Praille, Acacias, Vernets) à Genève, ainsi que sur les sites des parcs des Eaux-Vives, de La Grange et de Beaulieu.

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Valorisation • Conférences • Site web • Présentation journée Ra&D 2014

Equipement particulier • Logiciel de modélisation 3D, de SIG, documentation historique (plans, textes, ...)

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- Parc - Parc - Parc - Parc - Parc - Parc

Beaulieu, 1789. Beaulieu, 1870. Beaulieu, 2014. des Eaux-Vives et de La Grange, 1789. des Eaux-Vives et de La Grange, 1872. des Eaux-Vives et de La Grange, 2014.


inPACT Urba-Mapping Animation de maquettes physiques par vidéo-projection Groupe mip / Olivier Donzé, Benjamin Dupont-Roy

Descriptif Dans le cadre de la recherche menée par le groupe MIP sur «les grands projets» d’aménagement du territoire du canton de Genève, en parallèle du travail de production de maquettes 3D, le groupe a mis en place un système mettant en relation des maquettes physiques du territoire et des données 2D des différentes couches du SITG.

Dans le cadre des Grands Projets, le canton de Genève dispose de maquettes physiques du territoire existant à l’échelle 1:1’000, avec la possibilité d’insérer des maquettes des projets à venir sous forme de pièces emboîtables. Les maquettes deviennent alors support de communication, et les nouvelles technologies permettent de projeter et d’animer des données directement sur la maquette physique.

Points forts • Visualisation à grande échelle des planifications urbaines. • Intéraction avec le visiteur. • Animation des projets d’urbanisme et de mobilité sur la maquette du territoire existant. • Rapidité de mise à jour. • Précision et rigueur des données SIG utilisées. • Outil de communication et de concertation. • Projection de n’importe quelle donnée géoréférencée. • Evolution chronologique du territoire.

La maquette s’anime par la projection numérique et prend vie. Les différentes couches se calent parfaitement sur le relief et font découvrir de manière dynamique les usages et occupations du territoire passé, présent et à venir. Ce sont les prémisses d’une réelle intéractivité avec le visiteur.

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Valorisation • Exposition lors de la Quinzaine de l’Urbanisme en septembre 2014 • Utilisation lors des tables rondes pour les Grands Projets • Utilisation lors des portes ouvertes d’hepia en 2014

Equipement particulier • Logiciel de modélisation 3D, de SIG et vectoriel, beamers

Légendes 1 - Vidéoprojection sur la maquette de Chêne-Bourg / Chêne-Bougeries. 2 - Utilisation lors de l’évènement annuel de l’Office de l’Urbanisme de Genève. 3 - Impression 3D insérée dans la maquette physique.


Fiche 1 Eco-OBS Observatoire transfrontalier des écoquartiers Ewa Renaud, Gilles Desthieux

Descriptif Le projet Eco-OBS a débuté en 2009 et s’inscrit dans le cadre du programme européen INTERREG IVA. Ce projet fédérateur entre la France et la Suisse est motivé par la multiplication des projets transfrontaliers d’aménagement qui font face à des méthodes, des pratiques et des législations bien différentes. Il est issu du partenariat entre hepia et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) en France.

Le principe premier de l’observatoire transfrontalier des écoquartiers est de mettre à disposition des porteurs de projets de nouveaux quartiers, ou de quartiers existants en Suisse ou en France, des outils et des éléments pour observer et évaluer leurs quartiers selon une grille d’analyse commune. Il s’agit d’une démarche d’auto-évaluation. Le projet s’appuie sur une plate-forme Internet (www.eco-obs.org) qui propose : Plusieurs outils pour évaluer les quartiers, qui permettent de guider les personnes dans la planification de leur projet de quartier : • outil SMEO : pour l’analyse d’un quartier selon une grille multicritères commune pour la Suisse et pour la France ; • outil Ulysse : pour l’analyse de la complexité urbaine à travers la causalité entre les critères ; • outil benchmarking : pour comparer un quartier avec d’autres. Un centre de ressources qui rassemble des supports utiles pour la planification et l’évaluation de quartiers. Il dispose d’un référentiel des écoquartiers sur le territoire transfrontalier et d’une interface « Wiki » interactive proposant par critère des définitions, méthodes d’évaluation, dispositifs légaux, méthodes et techniques.

Points forts Eco-OBS a pour objectif d’aider à l’élaboration de projets urbains durables en fournissant à leurs porteurs les différents objectifs, enjeux et critères de durabilité à prendre en compte, pour situer leur projet par rapport à d’autres et renforcer leurs compétences à travers une formation adaptée.

Eco-OBS a également pour objectif de définir les besoins en formation sur le thème des écoquartiers pour les professionnels de la planification urbaine afin de mettre en place des modules de formation.


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Valorisation Les outils proposés par Eco-OBS sont dans un premier temps testés sur des quartiers pilotes. Par la suite, les porteurs de projets d’autres quartiers pourront saisir les informations selon le principe d’autoévaluation. Plusieurs publications « cahiers Eco-OBS » ainsi que des articles scientifiques ont servi à la valorisation du projet. Le projet a également été présenté durant des séminaires transfrontaliers et lors de conférences ayant trait à l’urbanisme durable en Suisse et en France.

Légendes 1 - Bannière internet Eco-OBS 2 - MICA Mon-Idee-Communaux-d’Ambilly ©Bonnet Architectes 3 - Image de synthèse du site des Vergers, Commune de Meyrin. ©Archigraphie.ch 4 - Vue d’un écoquartier. ©Patriarche & Co


Fiche 2 EnerCAD Logiciel interactif de conception et d’optimisation thermique Reto Camponovo, Peter Gallinelli, Pascal Thomann

Descriptif EnerCAD est un environnement interactif de conception et d’optimisation thermique destiné aux architectes, ingénieurs thermiciens et maîtres d’ouvrage. Ce programme permet aux usagers d’établir un bilan thermique pour un bâtiment dès les premières phases d’un projet conformément à la norme SIA 380 / 1 : 2009. Les résultats peuvent être imprimés sous forme de formulaires officiels et admis pour les autorisations de construire, avec différents graphiques ou rapports.

Présentation EnerCAD : écran de démarrage avec dialogues de sortie (demande de chaleur, bilan mensuel, diagramme des flux). ©leea/hepia

Points forts Formulaires de justification par performances globales et ponctuelles. • Outil de calcul des valeurs U stationnaires et des valeurs U dynamiques. • Calcul de composants homogènes et in-homogènes avec évaluation du risque de condensation. • Ponts thermiques avec prise en compte détaillé du milieu voisin. • Diffusion de vapeur : calcul des pressions partielles, de saturation et zone de condensation. • Résultat en temps réel. • Multi-plate-forme MAC-OS, Windows et Linux / Unix. • Multilingue : français, allemand, italien.

Le programme EnerCAD est un ensemble d’outils de calcul et de simulation en rapport avec l’énergie dans le bâtiment. Il permet une saisie du projet aisée et rapide grâce à son interface graphique et conviviale. De nombreux utilitaires et bibliothèques, intégrés dans le programme (matériaux, composants), facilitent le travail. Un des atouts principaux du logiciel est l’approche énergétique réalisée qui fait partie intégrante du projet bâtiment dès ses premières heures. Le logiciel n’est pas juste un outil à produire des formulaires de justification pour le permis de construire. Les résultats sont présentés sous forme de graphiques et de tableaux permettant une compréhension rapide. Le programme offre également la possibilité d’évaluer le potentiel solaire actif (chauffage, production d’eau chaude sanitaire et photovoltaïque) du bâtiment étudié. EnerCAD est homologué depuis début 2002 pour le calcul de la demande de chaleur de chauffage lors des autorisations de construire. Un effort particulier a été porté sur l’aide au développement d’un projet. Outre un retour d’information immédiat suite à la modification d’un paramètre constructif par une actualisation du calcul en temps réel, EnerCAD intègre une évaluation de la conformité de l’efficacité énergétique pendant la saisie des éléments d’enveloppe. Ce logiciel s’adresse particulièrement aux architectes mais aussi aux ingénieurs et bureaux d’études souhaitant intégrer l’optimisation énergétique des bâtiments dans leur domaine de compétences.


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Valorisation Des licences professionnelles qui sont vendues aux spécialistes des métiers du bâtiment sont accompagnées d’un helpdesk. Cette aide en ligne va bien plus loin qu’une aide informatique et traite également des questions liées aux normes en vigueur et prodigue des conseils sommaires. Le logiciel est également utilisé à des fins didactiques dans les écoles d’ingénieurs, les universités et pour des cours de formation continue.

Equipement particulier • Ecobilan : EnerCAD propose l’évaluation de la masse [kg/m²] et des trois principaux indicateurs écologiques selon le KBOB / eco-bau : - la part d’énergie grise non renouvelable en MJ NRE, - la contribution à l’émission de gaz à effet de serre en kgEqCO2 et - les écopoints UBP (Umwelt-Belastungs-Punkte). • CEB : Certificat énergétique du bâtiment selon cahier technique SIA 2031 (SN EN 15217 et SN EN 15603). • Gestionnaire des matériaux : En offrant un gestionnaire de matériaux avec un accès en ligne aux catalogues de fabricants, EnerCAD est mieux que jamais armé pour optimiser votre projet sous son aspect thermique, qu’il s’agisse de constructions neuves, de rénovations ou encore de réalisations à hautes performances énergétiques (Minergie, Minergie-p, Passif).

Légendes 1 - Outil valeur U : calcul de la valeur U statique et dynamique. © leea/hepia 2 - Catalogue des matériaux : gestionnaire des propres matériaux et des matériaux de fabricants. © leea/hepia


Fiche 3 ETF-Kit Méthode d’estimation de la reproduction naturelle des salmonidés en rivière Zsolt Vecsernyés, Jean-François Rubin Damien Robert-Charrue

Descriptif Le projet Egg-to-Fry (ETF) consiste à développer une méthode de mesure permettant d’évaluer la qualité des rivières à travers les premiers stades de vie des salmonidés. Durant la phase de l’œuf à l’émergence (Egg-to-Fry), les jeunes alevins dépendent directement de la qualité de l’eau interstitielle (circulant dans le gravier). De ce fait, connaître le taux de survie des premiers stades de développement des salmonidés permet de démontrer la qualité des rivières et de leurs bassins versants.

Points forts Le but de ce projet est de fournir aux gestionnaires des cours d’eau un outil d’aide à la décision. Le kit n’améliore pas directement la qualité de nos rivières mais constitue une aide à la gestion. En effet, il propose un diagnostic représentatif de l’état écologique ainsi que de la qualité piscicole des rivières et de leurs bassins versants. Cette méthode permet également de cibler dans le temps et dans l’espace des problèmes particuliers, comme des sources de pollutions épisodiques ou des rejets illégaux.

Alevins de truite après émergence. © Damien Robert-Charrue

Les truites, comme les autres salmonidés, sont très sensibles à la qualité de leur habitat, aux variations de la température ainsi qu’à la qualité de l’eau. L’état des populations témoigne donc de la bonne santé des écosystèmes aquatiques. Les jeunes salmonidés sont particulièrement exigeants en ce qui concerne les propriétés de l’eau et, de ce fait, à l’état de l’ensemble du bassin versant. En somme, l’étude des premiers stades de vie nous permet de cerner les problèmes d’une rivière à différentes échelles grâce à l’exigence et à la sensibilité des salmonidés aux différents facteurs biotiques et abiotiques. De nos jours, les personnes en charge des cours d’eau et de la faune piscicole disposent de trois options de gestion des rivières. Le problème fondamental est de savoir laquelle choisir en fonction des impératifs écologiques, administratifs, sociaux et financiers que ce choix va engendrer. • Option 1) La non-intervention. Lorsque la reproduction naturelle fonctionne et que la population piscicole est stable. • Option 2) Le repeuplement. Cette technique consiste à élever des poissons en pisciculture, puis à les réintroduire dans le milieu naturel. • Option 3) La renaturation. Cette voie consiste à étudier la population piscicole et le milieu dans lequel elle vit, afin d’identifier les causes de diminution des effectifs et / ou les facteurs limitants des populations. ETF-Kit est une méthode ayant pour but d’aider les gestionnaires dans ces choix. En estimant la réussite de la reproduction et en la corrélant aux paramètres physico-chimiques de l’eau, il est possible de mettre en évidence les dysfonctionnements des écosystèmes aquatiques.


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Valorisation Actuellement, le projet ETF-Kit collecte des données pour étalonner la méthode. Plusieurs rivières sont échantillonnées en Suisse Romande et les résultats ont déjà permis d’affiner la méthode et les outils. La méthode fera l’objet de différentes publications pour informer des résultats obtenus. De plus, un brevet concernant les outils devrait être déposé.

Equipement particulier Le projet prévoit de mettre à disposition des gestionnaires un kit de mesure composé de deux outils principaux : • Des boîtes de développement permettent aux œufs de salmonidés de se développer de manière naturelle. Celles-ci sont insérées dans les rivières à étudier, puis sont relevées aux stades clés du développement des espèces. La conception de ces boîtes permet également de réaliser des prélèvements de l’eau s’écoulant sous le gravier et donc de mesurer la qualité de l’eau interstitielle de manière simple et rapide. Légendes 1 2 3 4 5 6

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Œufs de truites dans le gravier. Alevins venant d’éclore de l’œuf. Alevins émergés dans l’Aubonne. Boîtes dans une frayère artificielle. Extraction des boîtes. Zone naturelle où les truites viennent se reproduire. © Damien Robert-Charrue

• Une sonde multiparamètres de terrain permet de mesurer, de manière sporadique et selon les besoins, les variables principales limitant le développement des premiers stades de vie des salmonidés. Cet outil permet de réaliser en quelques minutes une série d’analyses in situ.


Fiche 4 SIG-Solaire Outil géoréférencé d’analyse du potentiel solaire. Application au cadastre solaire du canton de Genève Gilles Desthieux (hepia), Claudio Carneiro (EPFL), Eugenio Morello (Politecnico di Milano)

Descriptif Trois chercheurs d’institutions académiques différentes ont développé un outil « SIG-solaire » qui a été mis à disposition de la présente étude sur le canton de Genève. Il permet d’évaluer de façon systématique l’irradiation solaire accessible sur le territoire et particulièrement sur les toits des bâtiments. Il se base sur les données météorologiques locales ainsi que sur les données géographiques facilement disponibles, par exemple au travers du Système d’information du territoire genevois (SITG).

Irradiation solaire sur la ville de Genève.

Points forts • Cartographie du potentiel solaire de façon systématique et automatique sur un large territoire, en s’appuyant sur les données 3D des bâtiments. • Communication au public sur le potentiel solaire des toitures. • Gain de temps dans les avant-projets d’installation de collecteurs solaires (nombreux déplacements in situ évités). • Découverte du potentiel solaire sur d’autres objets que les faces de toits (sur le terrain par exemple abris, parkings, etc.).

L’outil proposé est issu d’un travail interdisciplinaire mettant en synergie un certain nombre de compétences et de techniques dans les domaines de la télédétection, des systèmes d’information géographique (SIG) 2D et 3D, de l’analyse d’images, et des indicateurs environnementaux. Il permet d’évaluer l’irradiation solaire sur le territoire à différentes échelles temporelles avec une précision et une fiabilité tout à fait satisfaisantes pour les besoins énoncés par les mandants ; ceci grâce à la reconstitution précise du territoire en 3D au travers des données aéroportées LiDAR et à une intégration des différentes sources d’ombrage. L’ombrage sur la composante directe de l’irradiation est évalué à chaque heure d’une journée type à partir d’un voisinage proche (bâti, arbres), ou lointain (relief). Le facteur d’ombrage sur la composante diffuse peut être approché par le Sky view factor, qui analyse le degré de visibilité ou la non-obstruction dans le demi-hémisphère centré sur un point donné, selon le principe du « Fisheye ». Les résultats bruts d’irradiation sont ensuite traités, dans une phase de posttraitement, dans des outils SIG pour produire des indicateurs utiles pour la communication et l’aide à la planification et à la décision. Dans le cas de la présente étude, il s’agit de statistiques d’irradiation (moyenne, médiane, minimum, maximum, écart type) calculées sur les vecteurs des toitures à partir des résultats en mode raster. Cependant, d’autres indicateurs utiles, tels que le facteur d’ombrage, les parties de toiture utiles et en définitive les potentiels thermiques ou photovoltaïques pourront être calculés sur la base de ces résultats.


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Valorisation L’outil SIG-solaire a pu être mis en œuvre afin d’élaborer le cadastre solaire sur tout le canton de Genève, sous mandat du Service cantonal de l’énergie (ScanE) et des Services Industriels de Genève (SIG), notamment grâce aux puissances de calcul et au traitement spatial systématique et automatisé propre aux SIG, tout en gardant une grande précision d’analyse (pixel de 0.5 m) nécessaire à une analyse fine de l’irradiation solaire sur les toitures. Les applications des résultats du cadastre solaire sont multiples dans le cadre de la planification énergétique territoriale : implications sur le marché immobilier en redéfinissant la valeur des bâtiments par rapport à leur potentiel énergétique solaire en toiture, leviers d’actions pour les collectivités pour inciter à l’accroissement de l’installation de panneaux solaires à travers différentes mesures et actions.

Equipement particulier Les scripts développés dans le logiciel MatLab permettent de calculer l’irradiation horaire à partir de données météorologiques et tenant compte des ombres portées. Les valeurs horaires d’irradiation sur plan horizontal sont issues de Meteonorm (v6.1) qui établit des valeurs statistiques à partir des données mesurées à Genève-Cointrin sur la période 1980-2000.

Légendes 1 - Irradiation solaire moyenne annuelle sur les toitures – quartier des Charmilles (Genève).

Les outils de système d’information géographique, tels que ArcGIS, permettent de traiter les données d’altitude issues du LiDAR pour reconstituer le modèle en 3D du territoire, sur lequel est calculé le potentiel d’irradiation solaire, et, dans une phase de post-traitement, de produire les indicateurs utiles pour la communication et l’aide à la décision.


Fiche 5 g-box Calorimètre solaire mobile pour mesure des performances énergétiques réelles des « systèmes de façade transparents » Peter Gallinelli, Dimitri Crivellin, Reto Camponovo

Descriptif g-box est un calorimètre solaire qui mesure les flux thermiques au travers des « systèmes de façade translucides ». L’appareil est composé de deux enceintes isolées placées derrière deux fenêtres à mesurer, dont l’une peut servir de référentiel. L’enceinte est maintenue à température constante moyennant un groupe de froid / chaud. La chaleur évacuée / apportée est mesurée par le débit du liquide caloporteur et la différence de température entre entrée et sortie de l’échangeur de chaleur dans l’enceinte.

Points forts Si certains laboratoires de recherche sont dotés de calorimètres (LBNL Berkley, EMPA...), ces derniers sont stationnaires en raison de leur grande taille ; g-box est transportable et ouvre ainsi la possibilité de mesurer in situ les propriétés de façade de bâtiments en exploitation et d’approcher ce type d’instrumentation de clients potentiels.

L’architecturale contemporaine se caractérise par la transparence qui se traduit par une forte utilisation du verre dans la construction. Amplifiée par la perspective d’étés plus longs et plus chauds ainsi que par le phénomène de l’apparition d’îlot de chaleur urbain, qui est le corollaire d’une urbanisation galopante, la surchauffe estivale des bâtiments est un sujet d’actualité qui peut déboucher sur de l’inconfort et donc provoquer un recours accru au froid artificiel engendrant une surconsommation énergétique. Malgré le perfectionnement des systèmes de façade, la problématique persiste car les performances théoriques établies sur papier ou en laboratoire se retrouvent difficilement dans la réalité construite. Ceci, du fait que, d’une part, la réalité construite est souvent bien plus complexe à cerner qu’un environnement de laboratoire, et que, d’autre part, les systèmes de façades se caractérisent par une multitude d’interactions complexe entre leurs constituants : ouvertures, verres, protections solaires intérieures et extérieures, comportement des occupants, climat réel… Si l’édition 2007 de la norme SIA 382/1 « Installations de ventilation et de climatisation – Bases générales et performances requises » donne un cadre aux coefficients de transmission d’énergie solaire des fenêtres (valeurs g) à atteindre par la combinaison du verre et des protections solaires, il n’est pas aisé de parvenir aux valeurs exigées, en particulier dans le cas de bâtiments fortement vitrés. Selon le contexte bâti et le choix des verres, des teintes, de la disposition et du mode opératoire, la valeur g réelle peut aisément dépasser de plusieurs pourcents l’objectif théorique. Il peut en résulter une surchauffe estivale des bâtiments nécessitant le recours aux systèmes de refroidissement actifs, par définition énergétivores. Il n’existe pas d’appareil transportable qui permette de mesurer et d’expertiser le comportement réel des façades construites. Le projet g-box consiste dans le développement d’un calorimètre transportable perfectionné qui, contrairement aux bancs de mesure fixes en laboratoire, peut être mis en œuvre sur les façades de bâtiments existants ou sur des échantillons de façades représentatives pour en qualifier le fonctionnement thermique (simple peau, double peau) en conditions d’exploitation réelles. A ce titre, l’appareil trouve également son utilité dans le cadre d’expertises. L’exploitation du g-box permet d’accéder à la mesure, l’expertise et la documentation d’un large éventail de systèmes réels, qui peut à son tour constituer un référentiel très utile aux constructeurs (architectes, ingénieurs).


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Valorisation Les données récoltées et les connaissances acquises sont directement utiles aux professionnels. Elles sont en effet immédiatement exploitables. Par ailleurs, ces connaissances peuvent en outre être parfaitement intégrées à la formation des constructeurs (architectes, façadiers, etc.), notamment dans le contexte de cours ad-hoc (Bachelor, Master, Formation continue) et dans le cadre de la formation de base. La création d’un portail Internet spécifique à cette problématique d’actualité est prévue.

Equipement particulier

Légendes 1 - g-box duo en exploitation (hepia). © Peter Gallinelli 2 - g-box duo (SUPSI). © Peter Gallinelli 3 - Fabrication du caisson de l’enceinte. © Dimitri Crivellin 4 - Fabrication de l’échangeur. © Dimitri Crivellin 5 - g-box schéma synoptique. 6 - Interface chaîne de régulation et d’acquisition.

Le développement de la g-box se base sur un prototype développé dans le contexte de l’expertise d’une verrière de centre commercial à Genève ayant permis de tester l’effet de films antisolaires. g-box fait appel aux derniers capteurs et dispositifs de régulation utilisés dans le domaine des processus industriels ; d’autres éléments sont issus du domaine de l’industrie chimique et de la mécanique. La prise de mesures est basée sur les acquisiteurs et capteurs couramment utilisés au LEEA pour la mesure en thermique du bâtiment. g-box est un exemple de la convergence de compétences complémentaires au sein d’hepia et de la collaboration avec d’autres institutions (SUPSI).


Fiche 6 LEMS Essais des Matériaux et des Structures Michel Noverraz

Descriptif Les essais de matériaux et structures sont incontournables dans le secteur privé et représentent également un apport concret dans l’enseignement de la connaissance des matériaux utilisés dans la construction. A cet effet, le LEMS (laboratoire d’essais des matériaux et des structures) effectue de nombreuses expertises pour le compte du DCTI (département des constructions et des technologies de l’information), de bureaux d’études ou d’entreprises de la construction, notamment des essais pour définir les qualités des matériaux utilisés dans la réalisation de nouveaux ouvrages ou la rénovation d’ouvrages existants. Les essais effectués sont conformes aux normes en vigueur.

Essais pour l’optimisation de poutres de coffrage en aluminium.

Domaines privilégiés de compétences Le LEMS dispose de compétences en recherche appliquée et développement (Ra&D) dans les domaines des matériaux de construction : • essais sur les matériaux

Points forts Les ressources, l’expérience et les réseaux relationnels du LEMS au sein d’hepia permettent de traiter de manière pluridisciplinaire les projets et mandats Ra&D qui lui sont confiés, en recherchant et en privilégiant le dialogue avec le mandant. A cette fin, et en partenariat avec le mandant, le projet est décomposé en ses volets théoriques, numériques et expérimentaux pour disposer d’une analyse complète des projets traités.

• analyse des structures • essais sur des éléments de structure • contrôle et essais in situ Activités principales (liste non exhaustive) Essais pour le compte de bureaux d’études ou d’entreprises de la construction, notamment des essais de résistance du béton à la compression ou d’armatures de béton à la traction. Essais d’éléments de structures réalisés également dans les domaines de l’acier, de l’aluminium, du bois ou du béton ainsi que des expertises de structures existantes : • essais de comportement et de résistance des structures en vraie grandeur ; • essais de compression, traction et / ou flexion ; • mesures des déformations des structures au moyen de capteurs inductifs et/ou de jauges de déformation. Participation à l’enseignement de la connaissance des matériaux utilisés dans la construction. Conception, réalisation et essais de structures en vraie grandeur afin de compléter l’enseignement de la mécanique des structures en acier, en bois et en béton.


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Valorisation Description de mandats réalisés par le LEMS : • Calculs, dimensionnement et essais de nouveaux types de coffrages pour les dalles, pour la société HK Services SA afin de mettre sur le marché des plateaux de coffrages composés de poutrelles et de tubes en aluminium. • Analyse et relevés de la poussée du béton sur les coffrages. • Essais de fixations par ventouse. • Essais de liaisons bois-béton. • Essais d’allongement de peinture à basse température. • Analyse de marches d’escalier en béton préfabriqués.

Equipement particulier Légendes 1 - Développement d’une suspente sur une pièce de bois. 2 - Développement d’ancrage de garde-corps de ponts. 3 - Analyse pour le CICR de béton en provenance du Kenya. 4 - Développement de tables de coffrage pour HK Service SA. 5 - Armoire climatique pour essais Gel-sel. 6 - Développement d’un appui à bascule pour platelage mobile (HK Service SA).

• Presse pour essais de compression et détermination du module d’élasticité des matériaux (Fmax 5000 kN, hauteur 0.60 m). • Presse pour essais de compression (Fmax 2000 kN, hauteur 2.70 m). • Presse polyvalente pour essais de compression, traction, flexion (Fmax 200 kN). • Portique d’essai de flexion (Fmax = 2 x 60 kN, 2 x 120 kN ou 2 x 300 kN ; hauteur 2.60 m, largeur 2.00 m, longueur de la base d’essai 9.00 m). • Armoire climatique pour essais de –27° à +180° et essais gel-sel sur béton • Equipement pour essais sur béton frais. • Appareil de mesure FCT 101 pour déterminer la consistance et le rapport e / c du béton frais. • Equipement pour les essais granulométriques ; bétonnière pour la fabrication du béton ; moules pour éprouvettes de mortier et béton ; ponceuse pour cubes en béton.


Fiche 7 PGEE Modélisation hydraulique de réseaux d’assainissement urbains Zsolt Vecsernyés

Descriptif Etude du comportement hydrologique des bassins versants et des réseaux hydrauliques urbains, en vue d’évaluer les débits et les charges des eaux pluviales, eaux usées, eaux mélangées à évacuer, par temps sec et par temps de pluie.

Réseau d’assainissement urbain montrant l’état actuel et le projet de mise en séparatif. © Roland Cottier

Points forts • Etude de l’interaction entre l’hydrologie et l’hydraulique des réseaux d’assainissement urbains. • Interprétation des réserves de capacité hydraulique face aux développements futurs. • Evaluation de l’impact sur les milieux récepteurs naturels des charges hydrauliques et des flux de polluants rejetés par le système d’assainissement. • Analyse du fonctionnement des futurs ouvrages pour une gestion durable des eaux.

Au-delà des modifications climatiques qui influencent les précipitations et l’écoulement au sein des bassins versants, le développement urbain altère la dynamique du transfert des eaux vers les milieux récepteurs. L’étude de l’empreinte de l’urbanisation sur les processus hydrologiques et hydrauliques permet de proposer des stratégies en vue d’une gestion durable de nos ressources en eaux. Des simulations numériques hydrologiques et hydrauliques ont été menées, en intégrant le modèle numérique des bassins versants et des réseaux d’évacuation des eaux. Une analyse de sensibilité a été effectuée à partir des précipitations historiques en vue d’identifier les événements les plus représentatifs. De plus, des mesures de débits de longue durée ont permis de valider les méthodes et les résultats de simulations. Grâce à toutes ces données, une analyse comparative a été conduite pour mettre à l’épreuve différentes techniques de gestion des eaux et les mesures envisageables. L’analyse par modélisation du comportement hydrologique et hydraulique du complexe bassin versant – réseaux a permis de : • mettre en évidence le degré de contribution des sous-bassins, en fonction de la variabilité des événements pluvieux ; • identifier les tronçons du réseau d’évacuation ayant un manque de capacité hydraulique ; • suggérer la mise en séparatif d’une partie du réseau ; • proposer des ouvrages futurs pour une meilleure gestion des eaux ; • mettre en place des mesures de gestion des eaux, pour ralentir l’écoulement sur le bassin versant, limiter les pointes de crue dans les cours d’eau, lutter contre les inondations et élargir le cycle de l’eau.


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Valorisation Publication des résultats de l’étude. Réalisation progressive des mesures proposées par l’étude. Transfert de compétences dans les formations bachelor et master, en particulier dans le domaine de l’hydraulique.

Equipement particulier • Laboratoire d’Hydraulique Appliquée d’hepia.

Légendes 1 - Hydrogrammes calculés avec la pluie décennale. Débit d’une STEP limitée grâce au déversoir d’orage. © Zsolt Vecsernyés 2 - Mise en charge de la canalisation due à la pluie décennale, démontrée par simulation hydraulique. © Zsolt Vecsernyés 3 - Construction d’une nouvelle canalisation d’eaux usées. © Zsolt Vecsernyés 4 - Campagne d’étalonnage d’un déversoir de STEP, au Laboratoire d’Hydraulique Appliquée. © Michel Enggist 5 - Installation de l’appareillage de mesure de débit, sur le réseau d’eaux usées. © Zsolt Vecsernyés 6 - Dimensionnement d’un répartiteur de débit, composé d’un déversoir complexe et d’une vanne. © Zsolt Vecsernyés

• Canal expérimental, équipé pour l’étalonnage d’un déversoir : sonde ultrasonique, dispositif d’acquisition de données numériques, limnimètre gradué, canal d’approche créé à l’atelier central d’hepia, déversoir d’une STEP, chronomètre, auget calibré. • Logiciels de modélisation numérique et de simulation hydraulique.


Fiche 8 TosaStruct Calcul et réalisation de deux éléments préfabriqués en béton fibré ultra performant (BFUP) Bernd Domer, Michel Noverraz

Descriptif Le projet TosaStruct a étudié l’utilisation d’un matériau novateur dans des conditions difficiles. Il s’agit d’un béton fibré ultra performant (dit BFUP). Ce matériau possède plusieurs qualités qui le rend attractif pour une réalisation particulière : une résistance élevée à la compression et à la traction et une excellente qualité de la surface démoulée.

Points forts • Tests en laboratoire de la résistance du BFUP à la compression et à la traction. • Validation de l’utilisation de pigments colorés pour ce matériau. • Tests de mise en place du BFUP pour des coffrages d’une géométrie complexe. • Réalisation de deux éléments préfabriqués pour l’utilisation dans le cadre du projet TOSA.

Le consortium TOSA (www.tosa2013.com) développe actuellement la prochaine génération de bus électriques. Au lieu d’être lié à une ligne de contact comme pour le système des trolleybus aujourd’hui en service, le consortium propose des bus avec des batteries très puissantes. Ces batteries sont rechargées aux arrêts de ligne dans un temps record : environ 15 secondes uniquement. Pour prouver la fiabilité de la technologie, le consortium a projeté une ligne de test entre la gare CFF de l’aéroport et Palexpo. Cette ligne à nécessité deux potences de recharge. L’emplacement d’une de ces potences sur le viaduc de l’aéroport avec une capacité de charge réduite et sans possibilité d’ancrage au sol fut un véritable challenge pour les ingénieurs d’hepia. L’application d’un matériau novateur, le béton fibré ultra performant (BFUP), était la solution. La résistance élevée de ce matériau à la traction et à la compression a permis de réduire l’épaisseur des parois de la potence par un facteur 3 et en conséquence, dans la même proportion, le poids propre. Aucune armature passive n’était nécessaire pour renforcer la structure. Avant la production des deux potences en éléments préfabriqués, plusieurs tests en laboratoire ont été menés afin de s’assurer des caractéristiques du matériau. Les deux éléments préfabriqués d’une géométrie complexe et d’une hauteur de plus que 4 m ont été coulés en une seule fois. La conception du coffrage à du tenir compte des pressions importantes du béton frais ainsi que de la rétraction des éléments formant l’évidement pour éviter une fissuration pendant la phase de prise du ciment. Après la mise en place des potences de recharge, la ligne a pu être inaugurée en présence de la conseillère fédérale Doris Leuthard et plusieurs conseillers d’état le 26.05.2013.


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Valorisation Publications • UHPFRC 2013, Proceedings of the RILEM-fib-AFGG International Symposium on Ultra High Performance Fibre-Reinforced Concrete, Marseille, 2013, « Construction of two precast power units in UGPFRC » • Dimension 2/2013, magazine pour la clientèle de l’entreprise Holcim • hepianews 8/2013 • Présentation à la journée de la recherche hepia 2013

Equipement particulier • Les équipements de test du LEMS (laboratoire des essais des matériaux et des structures, voir fiche séparé). • Logiciel de simulation des structures. Légendes 1 - Ajout des fibres métalliques à la masse cémenteuse du béton. 2 - Coffrage pour le test de fluidité du matériau et des différents aspects de surface. 3 - Essai de la résistance à la flexion. 4 - Coffrage de l’élément pendant la préfabrication. 5 - Arrêt « Palexpo » avec potence de recharge et abri. 6 - Arrêt « gare CFF aéroport » lors de l’inauguration le 26.05.2013 en présence de Doris Leuthard, conseillère fédérale.


Valorisation

La valorisation de la recherche d’inPACT s’est réalisée par des publications scientifiques ou tout-public, des communications dans des congrès, des interventions ponctuelles dans divers médias (TV, radio, journaux), ou encore l’organisation de manifestations scientifiques.

Sélection de valorisations « grand-public » « L’Etat se lance dans les énergies renouvelables », Tribune de Genève du 27 juillet 2011. « FAO : Le SITG fête ses 20 ans », FAO, du 20 juillet 2011. « Du beau partout en ville », Tout-immobilier, du 11 juillet 2011. « Espaces contemporains : Vincent Desprez La Place des Architectes Paysagistes en Suisse / VD », Espaces contemporains, du 13 mai 2011. « Genève se mobilise en faveur des toitures végétalisées », L. Daune, N. Mongé, Tribune de Genève, du 21 mars 2011. « Comme dans une peinture hollandaise », N. Pham, Le Temps, du 22 janvier 2011.

Sélection de valorisation scientifique Gori V., Balocco C., Carneiro C., Desthieux G., Morello E. « The evaluation of solar energy potential and energy needs for heating and lighting using LIDAR data. Applications on two real built up-areas », In: 27th International conference on Passive and Low Energy Architecture (PLEA), Louvain-la-Neuve, Belgium, 13-15 July 2011.

Conférences et prix Prix de Reconnaissance, Prix climatique Zürich – Marché Suisse Romande, Laureat 2011. SIG Solaire, Gilles Desthieux & all, 2011. Premier symposium des collectivités romandes sur le chemin de la société à 2000 watts, Forum relatif au bâtiment partant du constat suivant : « L’augmentation de l’efficacité dans les bâtiments est un élément fondamental de la société à 2000 watts, et la réflexion comprend également la mobilité.Des expériences et des instruments (Standard bâtiments 2011, objectifs de performance énergétique SIA) sont présentés et discutés », Modérateur R. Camponovo, 1er février 2012. Présentation du cadastre solaire dans le cadre du projet solarGIS, réalisé à Genève, à l’occasion des conférences scientifiques et publiques suivantes : Journée SITG, 24 juin 2011, Unimail, Genève. SIG2011, Conférence francophone ESRI, 4-5 octobre, Versailles. GIS day ESRI, 16 novembre, Nyon. Solar Meeting, 30 novembre, Chambéry. Geo Summit, 19-12 juin 2012, Berne. ESRI International User Conference, 23-27 July, San Diego (CA). 0 0 1 1 0 1

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inTNE Les activités de recherche de l’institut Terre-Nature-Environnement sont développées dans les domaines de l’agronomie (Terre) et de la gestion de la nature (Nature). L’Environnement intègre ces deux domaines et symbolise la transversalité et la multidisciplinarité des recherches, notamment en relation avec la gestion, la conservation et la valorisation durable des écosystèmes et de leurs ressources, ainsi qu’avec une meilleure production des agrosystèmes, protégeant les eaux, le sol et la vie.

• écologie et gestion des milieux naturels et aménagés (axe 1) ; • fonctions environnementales sous pressions anthropiques dans les agroécosystèmes (axe 2). Les principaux objectifs de recherche de notre institut (inTNE) sont : • développer et promouvoir les outils technologiques, les bases méthodologiques et les prestations pour une gestion des ressources naturelles adaptée aux sociétés et aux collectivités ; • contribuer, sur la base d’échanges entre les gestionnaires et les chercheurs, à la mise en place des outils, des méthodes ou des systèmes de gestion durable des ressources et des espaces naturels (axes 1 et 2) ; • développer des stratégies, des outils et des méthodes de conservation et de gestion de la biodiversité, des écosystèmes et du paysage en intégrant conjointement les aspects socioculturels et économiques (axe 1) ; • promouvoir la connaissance, la compréhension et la valorisation des milieux naturels par le développement d’outils pédagogiques ou la réalisation d’aménagements (documents, supports informatiques, aménagements in situ…) (axe 1) ; • développer les productions respectueuses de l’environnement (axe 2) ; • développer les techniques pour la végétalisation urbaine multifonctions (axe 2) ; • développer les outils de protection des eaux, des sols et des végétaux (axe 2).

Beat Oertli Professeur HES, Responsable institut inTNE beat.oertli@hesge.ch

inTNE

Deux axes stratégiques caractérisent la recherche d’inTNE :


inTNE Rôles et bienfaits des toitures végétalisées Mise en œuvre de surfaces végétalisées adaptées aux changements climatiques en milieu urbain dense Sophie Rochefort

En milieu urbain, le phénomène d’îlots de chaleur et l’accroissement du nombre d’évènements climatiques extrêmes inquiètent les urbanistes. Les toitures végétalisées (TV) permettraient d’atténuer ces phénomènes climatiques et de favoriser la biodiversité. Ce projet vise à élaborer des outils décisionnels et de planification tenant compte de l’interaction entre les différents facteurs, climatiques, thermiques et écologiques afin de garantir une meilleure implantation et assurer une efficacité optimale des toitures végétalisées.

Points forts Ce projet est l’un des rares qui permettra d’élaborer des outils décisionnels et de planification tenant compte de l’interaction entre les différents facteurs climatiques, thermiques et écologiques de différents types et âges de toitures végétalisées. L’aspect innovant du projet réside dans l’aspect pluridisciplinaire de son équipe ainsi que dans l’analyse de données d’une trentaine de toitures du canton de Genève.

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Descriptif

Toiture végétalisée extensive à Genève

D’ici 2020, la Suisse comptera 8.7 millions d’habitants dont plus de 75% des personnes vivant en milieu urbain. Au 21eme siècle, l’un des principaux défis des villes des pays occidentaux sera de planifier le développement urbain tout en préservant la qualité de vie de leurs habitants. Au cours des dernières années, les toitures végétalisées ont attiré l’attention des écologistes, des architectes et des agronomes car celles-ci constituent des atouts non négligeables en matière écologique et économique pour les villes d’aujourd’hui et de demain. Toutefois, très souvent, les études sur les toitures végétalisées ciblent un seul de ces bénéfices sans porter attention à l’interaction entre les divers paramètres climatiques, thermiques et écologiques. Il est donc essentiel d’identifier ces interactions et ainsi permettre une meilleure intégration des ces infrastructures vertes au niveau territorial. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons, dans un premier temps, disposer d’un état des lieux à partir d’un échantillon d’une trentaine de toitures végétalisées localisées sur le canton de Genève. Les toitures sélectionnées représentent les principaux types de toitures végétalisées retrouvés dans nos villes soit des toitures dites extensives et intensives. Nous avons également sélectionné des toitures de différentes anciennetés (<10 ans et >10 ans) afin d’évaluer l’effet du temps sur les paramètres mesurés. Ainsi, pendant deux années consécutives, des mesures sur la biodiversité (floristique et entomofaune), sur la capacité de rétention en eau ainsi que sur l’aspect thermique des ces toitures sont réalisées. Ceci permettra d’élaborer des outils d’aide à la décision et des recommandations. Ce projet permettra aussi de sensibiliser les différents acteurs et la population de l’importance des toitures végétalisées en ville afin d’atténuer les extrêmes climatiques et améliorer la qualité de vie des habitants.


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Des outils techniques et pratiques tels que manuels et feuillets techniques mais également guide d’aide à la décision seront élaborés et destinés aux différents acteurs concernés. Un feuillet vulgarisé sera également réalisé afin de sensibiliser les citoyens et propriétaires à l’importance des toitures végétalisées dans un contexte de changement climatique. Ce projet permettra également d’informer les entrepreneurs sur l’entretien à apporter à ces toitures afin qu’elles puissent remplir leurs rôles écologiques et environnementaux à long terme.

Equipement particulier

Légendes 1 - Station de mesure des températures sur la toiture de la HEAD. 2 -Sonde de mesure de la température de surface sur la HEAD. 3 - Station météorologique permettant de mesurer l’évapotranspiration potentielle. 4 - Déversoir rectangulaire. 5 - Déversoir cylindrique. 6 - Evaluation de la diversité floristique sur les toitures.

Pour les volets thermique et climatique, des capteurs mesurant la densité du flux thermique et la température ambiante et de surface, à la fois intérieure et extérieure, seront déployés sur les toitures. Le MoodMotionDau (station climatique mobile géo-référencée), qui enregistre les données de température et d’humidité est également utilisé. Cet appareil permettra de réaliser des profils climatiques horizontaux. Pour les profils verticaux, un ballon captif rempli d’hélium permettra d’enregistrer la température, l’humidité et la vitesse et la direction du vent à différentes altitudes au-dessus de la TV. Pour le volet hydrologie, des déversoirs rectangulaires et cylindriques sont utilisés pour mesurer les débits tandis que des sondes Watermark® permettront de déterminer le potentiel matriciel. Ra&D Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inTNE Acclamé Des mares alpines pour conserver la biodiversité menacée Christiane Ilg1, Pierre-André Frossard1, Rafael Matos-Wasem2, Roland Schegg2, Andréa Finger-Stich1, Beat Oertli1 1 2

hepia, Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève Institut de tourisme, HES-SO Valais-Wallis

Descriptif Le but de ce projet est de favoriser la biodiversité aquatique alpine, particulièrement menacée par le réchauffement climatique. Ce projet s’inscrit dans le Programme pilote « Adaptation aux changements climatiques » de la Confédération. Un diagnostic des actions de création et restauration de plans d’eau d’altitude permettra d’identifier les bonnes pratiques, qui seront appliquées dans la création d’un étang pilote servant à l’observation et à la sensibilisation aux impacts du changement climatique.

Points forts Ce projet se base sur des connaissances récentes concernant les domaines de la conservation des espèces, et se situe dans l’une des tendances actuelles de ce domaine (restauration de milieux, atténuation des impacts). Il permet de démontrer la faisabilité de telles actions et encourage à la conduite de projets similaires dans d’autres régions alpines. L’intégration des sciences sociales et naturelles ainsi que l’implication des acteurs du territoire permettront d’assurer la durabilité du projet.

Etang réalisé dans la zone d’excavation de la digue paravalanche des Tsougdires (Anniviers VS)

La biodiversité alpine et plus particulièrement les espèces liées au froid sont menacées par le réchauffement climatique, qui provoque leurs déplacements vers des altitudes plus élevées où elles doivent trouver de nouveaux habitats. La création ou la restauration de milieux aquatiques en altitude permet d’assister les espèces aquatiques potentiellement menacées dans leur migration et dans leur recherche de nouveaux habitats. Dans ce contexte, les objectifs du projet « Acclamé » (Adaptation aux Changements Climatiques dans les Alpes  : Action pilote de restauration de la biodiversité des Mares et des Étangs dans le canton du Valais) sont : Inventaire et bonnes pratiques • Inventaire et diagnostic de la biodiversité des actions de création et restauration de petits plans d’eau entreprises au cours des 20 dernières années dans les Alpes valaisannes ; • Evaluation de la valeur socio-économique de ces nouveaux milieux aquatiques et durabilité des projets réalisés ; • Analyse des éléments écologiques et sociaux conduisant au succès ou à l’échec des actions entreprises et production d’un cahier de bonnes pratiques pour la promotion de projets futurs. La création d’un site pilote • Création d’un étang pilote, avec suivi écologique et social sur la commune d’Isérables, Valais (site sélectionné par un précédent programme HES-SO « RestorAlps ») ; • valorisation du site pour des usages touristiques, agropastoraux, ainsi que pour la gestion de l’eau ; • création d’un observatoire de l’impact des changements climatiques sur la biodiversité, relié virtuellement aux autres sites restaurés dans les Alpes valaisannes. Mise en place d’outils de pédagogie interactive pour la sensibilisation et la participation de divers publics.


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Valorisation Ce projet vise à sensibiliser les acteurs du territoire et la population aux impacts du réchauffement climatique, ainsi qu’à leur faciliter l’appropriation du projet pour une efficacité durable des mesures proposées. La valorisation des actions entreprises dans ce programme comprend : • la réalisation d’un flyer diffusé auprès des acteurs du territoire ; • l’organisation d’une manifestation en 2016 auprès de l’étang nouvellement creusé ; • la réalisation d’un site internet interactif pour la sensibilisation du public. Partenaire scientifique : • Institut de tourisme, HES-SO Valais-Wallis Légendes 1 - Site pilote du Plan du Fou (commune d’Isérables VS) 2 - Aeshna juncea, une espèce de libellule liée au froid 3 - Etude de la qualité de l’eau des mares restaurées : prélèvement hivernal 4 - Plan de l’étang pilote au Plan du Fou Commune d’Isérables VS 5 - Visite de terrain sur le site d’Essertse VS 6 - Expérience sur la colonisation potentielle d’insectes aquatiques liés au froid sur le site du futur étang pilote

Autres partenaires : • Office fédéral de l’environnement (OFEV) • Canton du Valais (Département des transports, de l’équipement et de l’environnement ; Service des forêts et du paysage) • Commune d’Isérables (Valais) • HES-SO Haute Ecole Spécialisée de Suisse occidentale

Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève Ra&D

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


Fiche 1 AQUILARIA Comprendre la biosynthèse des molécules de parfum pour les produire par biotechnologie François Lefort

Descriptif Les parfums sont le plus souvent d’origine végétale et sont déterminés par des milliers de molécules aliphatiques, cycliques et aromatiques, dont les plus importantes sont les terpènes. Ce projet particulier doit permettre d’identifier les gènes codant pour les enzymes, qui synthétisent les molécules parfumées du bois d’aloès, en réponse à une infection fongique. Ce projet s’inscrit dans la recherche de solutions alternatives pour la production de molécules constitutives des parfums.

Points forts Ce projet a permis de découvrir les aptitudes culturales de l’espèce Aquilaria, en hydroponie en particulier pour une croissance accélérée, de sélectionner des clones intéressants pour leur croissance rapide, de déterminer les conditions optimales pour la production de plantes par micropropagation, de définir les conditions pour la croissance de tissus indifférenciés en culture in vitro sur milieux solides et liquides et finalement d’identifier des champignons pathogènes inducteurs du métabolisme des terpènes.

Tissus indifférenciés cultivés à l’obscurité.

En général, les molécules de parfum sont produites par extraction de plantes cultivées ou sauvages, dont la cueillette représente une activité économique importante dans certaines régions. La synthèse chimique a permis de résoudre le problème de rareté donc de cherté de certains parfums. Mais, certains parfums, reposant sur des sesquiterpènes complexes, ne sont pas accessibles à la synthèse chimique à des rendements et à des coûts raisonnables. Ils ne sont pas fournis en suffisance par les cultures de plantes ou la cueillette, soit parce que la culture est difficile, soit parce que la plante est rare. Il faut alors rechercher une solution biotechnologique : la biotechnologie va donc en effet se substituer à une production naturelle, indisponible, car devenue rare en raison d’une trop grande exploitation. Certaines ressources végétales sont des plantes ou des arbres rares, en voie de disparition pour certaines espèces, comme le santal, ou Aquilaria spp., donc protégées et inscrites sur la liste rouge de l’UICN, d’autres croissent lentement comme les conifères ou sont sujets à des aléas climatiques ou géopolitiques comme le patchouli. Cette rareté confronte l’industrie des parfums à un véritable défi : s’assurer de l’approvisionnement en ces molécules alors que les ressources cultivées ou naturelles s’amenuisent. La biotechnologie peut aider à répondre à ce défi à l’aide de ce type de projet, qui comprend l’établissement de cultures de plantes en enceintes climatiques, et de cultures in vitro de différentes espèces végétales, sources de parfum en milieux solides ou liquides, pour ensuite rechercher les conditions de culture et de traitements induisant l’expression de gènes impliqués dans la synthèse de ces molécules. L’objectif est d’identifier ces gènes et de les isoler pour ensuite envisager des productions biotechnologiques en fermenteurs.


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Valorisation Ces travaux sont primordiaux pour identifier des gènes codant pour des enzymes synthétisant des terpènes particuliers. La valorisation doit suivre un chemin de validation industrielle de plusieurs années. Les conséquences espérées sont un approvisionnement stable du marché dans les quantités désirées de ces molécules, et, par conséquent, une pression moindre sur les espèces végétales protégées à partir desquelles sont extraites ces molécules, donc in fine une contribution à la protection de la biodiversité.

Equipement particulier

Légendes 1 - Cultures de plantes à partir d’explants. 2 - Croissance de bourgeons sur un explant. 3 - Croissance d’un explant sans racine. 4 - Plantes d’un an en cultures hydroponiques. 5 - Tissu indifférencié vert. 6 - Germination in vitro. © Julien Crovadore et François Lefort

Des chambres climatiques pour les cultures in vitro et les cultures in vivo sont requises ainsi que des installations et équipements scientifiques de niveau de sécurité 2 permettant les cultures in vitro en conditions stériles et les cultures de micro-organismes nécessaires aux infections inductrices ou à la production d’extraits fongiques inducteurs. Les analyses de contenu en terpènes sont effectuées par chromatographie en phase gazeuse combinée à la spectrométrie de masse (GC-MS). Les molécules sont identifiées en comparant leurs spectrogrammes à ceux des banques de données internationales. Hormis le fait de disposer d’équipements spécifiques, un savoir-faire particulier est déterminant pour identifier les conditions de culture et d’induction adaptées à des espèces végétales physiologiquement peu connues.


Fiche 2 Census Calibrage d’une méthode de comptage des sangliers par capture-marquagerecapture Claude Fischer

Descriptif Le sanglier est étroitement lié aux activités humaines en tant qu’espèce de gibier appréciée des chasseurs, mais également de par les dégâts agricoles qu’il provoque. Ces dégâts sont en forte progression. Les besoins de gérer cette espèce se font donc de plus en plus pressants. Le problème pour réaliser une gestion mesurée réside dans la grande difficulté à évaluer la taille et la distribution des populations. Nous proposons une nouvelle méthode d’évaluation des effectifs. Cette méthode doit être calibrée, de façon à évaluer son adéquation.

Points forts L’innovation est d’offrir aux acteurs (gestionnaires, agriculteurs, chasseurs) un outil de comptage des populations de sangliers suffisamment précis pour réaliser une gestion mesurée et durable de cette espèce. Pour atteindre cet objectif, un calibrage de la méthode est indispensable. Les gains attendus pour les utilisateurs sont les suivants : • une méthode fonctionnelle (précision des résultats) ; • un protocole simple à mettre en œuvre (coût faible) ; • une réduction des dégâts grâce à des plans de tirs basés sur des données représentatives.

Compagnie de sangliers sur un site d’agrainage. © hepia

L’impact économique du sanglier sur les cultures et les prairies peut être très important. En 2011, le total des indemnisations de dégâts versées aux agriculteurs a atteint la somme de CHF 230’000.- dans le canton de Neuchâtel, soit plus du double de l’enveloppe budgétaire prévue à cet effet. Le phénomène n’est pas isolé : la tendance montre un accroissement régulier et marqué des dommages aux cultures et aux herbages dans les cantons concernés. En principe, outre la pose de clôtures électriques, les tirs de régulation devraient permettre de minimiser l’importance des dégâts. On remarque toutefois que l’efficacité de ces mesures reste temporaire, notamment car les prélèvements s’effectuent sans pouvoir s’appuyer sur un plan de tir prédéfini. Cette problématique des dégâts dus aux sangliers, liée à la difficulté d’évaluer correctement les effectifs de cette espèce est au centre des préoccupations des gestionnaires et des biologistes de la faune dans de nombreuses régions en Suisse et à l’étranger. Dans tous les pays peuplés de sangliers, les spécialistes cherchent à mettre au point des méthodes de comptage efficaces, pour pouvoir pratiquer une gestion raisonnée. Ces efforts n’ont jusqu’ici donné aucun résultat probant, les seules méthodes a priori efficaces présentent un coût financier beaucoup trop élevé pour être utilisées en routine par des gestionnaires. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons optimiser une méthode particulière de capture-marquage-recapture (CMR) particulière, dont les 3 phases de déroulement ne nécessitent aucune intervention humaine. Ces phases sont passives, ce qui permet de réduire les coûts liés à la main-d’œuvre à un minimum et d’éviter des manipulations stressantes pour les animaux. L’optimisation de la méthode requiert toutefois de réaliser un calibrage initial à l’aide de moyens plus lourds.


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Valorisation Ce projet permet notamment de mettre au point un système d’agrainage qui servira au marquage passif des sangliers. En outre, ce système doit pouvoir être facilement et régulièrement utilisable par les gestionnaires. Ce produit pourra également être présenté en dehors de la zone investiguée. De plus, les résultats obtenus lors de l’étude permettront d’approfondir les connaissances sur l’écologie de l’espèce, en particulier l’utilisation de l’espace, et pourront être présentés dans des publications scientifiques et lors de congrès internationaux.

Equipement particulier

Légendes 1 - Dégâts dans une prairie. 2 - Un agriculteur rebouchant des boutis de sangliers. 3 - Enceinte de capture pour sangliers. 4 - Marquage d’un marcassin avec un transpondeur. © Jean-Marc Weber, SFFN Neuchâtel

Le concept et les matériaux utilisés pour l’agrainoire constituent des éléments fondamentaux, au cœur du projet. Un modèle en métal et un modèle en bois sont prévus pour passer les premiers tests. Le système est complété par des pièges-photos placés sur les sites d’agrainages. Ils sont sensés photographier les animaux avec leur marquage, provenant de l’agrainoire. Le calibrage de la méthode nécessite de capturer une série de sangliers afin de les équiper d’émetteurs pour radio-pistage et de transpondeurs passifs. Le radio-pistage permettra de définir si les agrainoires sont attractifs, et si leur distribution sur le terrain permet d’échantillonner une portion représentative d’une population. Les transpondeurs permettront d’identifier si les marquages réalisés au niveau des agrainoires permettent une reconnaissance individuelle des sangliers marqués.


Fiche 3 Clim-arbres Planter des arbres pour sauver des poissons ! Jean-François Rubin

Descriptif Le réchauffement climatique est une réalité qui s’observe parfaitement dans les rivières de Suisse. Les périodes de sécheresse extrême, enregistrées ces dernières années, entraînent des conditions défavorables pour la faune aquatique en général et les poissons en particulier. Clim-arbres propose une démarche pragmatique cherchant à lutter, non pas contre le réchauffement climatique en soi, mais contre ses effets en proposant la plantation d’arbres au bord des cours d’eau. Le Boiron de Morges, un cours d’eau bien ombragé. © Jean-François Rubin

Points forts Clim-arbres est un projet pluridisciplinaire issu de la volonté de l’OFEV (Office fédéral de l’environnement) de mettre en place une nouvelle politique, visant à proposer des campagnes de plantations en bordure des cours d’eau exposés. Où, comment, combien, pour quel montant, sont quelques-unes des questions auxquelles ce projet répond. Clim-arbres est donc un projet concret de biologie appliquée cherchant à trouver des solutions pratiques, directement applicables à un problème général. En ce sens, il entre exactement dans la démarche des HES (Hautes écoles spécialisées suisses) qui vise à apporter des réponses concrètes en liaison avec l’économie, la société et l’environnement.

Cette recherche est le fruit du travail d’une équipe pluridisciplinaire comprenant des spécialistes et des étudiants d’hepia (haute-école du paysage d’ingénierie et d’architecture), du WSL (institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage), de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) et des Universités de Lausanne (Unil) et Genève (Unige). Clim-arbres propose une démarche pragmatique, réaliste et relativement facile à mettre en œuvre localement. Ce sont ces caractéristiques qui constituent son caractère innovant. L’objectif poursuivi consiste à tester la possibilité de produire massivement de l’ombre sur les cours d’eau afin de diminuer le réchauffement des eaux. Une élévation moindre de la température de l’eau à certains moments pourrait s’avérer cruciale pour le maintien de certaines espèces sensibles. Clim-arbres répond à 3 questions principales : • Quels sont les facteurs principaux déterminant la température de l’eau d’une rivière ? Diverses expériences et monitoring ont été mis en place sur le terrain afin de déterminer le régime thermique de diverses rivières. Un modèle thermique est décrit et validé sur la base des données recueillies. • Où sont les rivières les plus menacées par le réchauffement ? En appliquant le modèle thermique à l’échelle d’une région en fonction de divers scénarios climatiques, on parvient à localiser les rivières susceptibles de souffrir en premier du réchauffement, donc celles sur lesquelles des mesures doivent être prises en priorité. • Comment protéger ces rivières ? Grâce à diverses expériences en laboratoire et en nature, il s’agit de déterminer quelles sont les essences les mieux à même d’influencer le microclimat des cours d’eau. En fonction des caractéristiques de chaque essence, et de chaque type de site à reboiser, on peut alors établir des fiches techniques donnant toutes les consignes pour effectuer des plantations dans les meilleures conditions.


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Valorisation Ce travail a permis de mettre en évidence que les paramètres les plus importants influençant la température d’une rivière, étaient, outre la température de l’air, la distance à la source, la présence d’une forêt en bordure du cours d’eau et l’écomorphologie de la rivière. C’est ainsi que les rivières du Plateau, souvent sans ombrage et canalisées, apparaissent comme celles qui ont le plus à craindre des effets du réchauffement climatique. C’est donc là que devraient se concentrer les efforts de renaturation ces prochaines années.

Equipement particulier

Légendes 1 - Exemple de rivière sans ombrage. © Pierre-André Frossard 2 - Pose d’enregistreur de température dans l’Hongrin. © Jean-François Rubin 3 - Pose d’une fibre optique dans le Boiron de Morges par l’EPFL. © Jean-François Rubin 4 - Expérience sur le choix des végétaux en chambre de culture. © Ismael Zouaoui 5 - Expérience de choix des végétaux à Lullier. © Jean-François Rubin 6 - Rivière en cours de revitalisation par plantation d’arbres. © Pierre-André Frossard

Aujourd’hui, le vaste réseau d’enregistreurs de température de l’eau des rivières a été repris par les instances cantonales et équipé de plusieurs stations. Ceci représente aujourd’hui plus de 90 points de mesures, qui sont disposés sur tout le territoire vaudois. Ces stations de mesure devraient permettre le développement de nombreuses autres recherches, notamment celles liées à la gestion piscicole.


Fiche 4 Geni’Alp Génie végétal en rivière de montagne Patrice Prunier, Pierre-André Frossard

Descriptif Geni’Alp vise à promouvoir les techniques de génie végétal au sein d’une réflexion globale de restauration des cours d’eau de montagne en conciliant «sécurité des biens et des personnes» et «préservation des enjeux environnementaux». Ce projet s’inscrit dans le programme INTERREG IVA, où hepia endosse le rôle de chef de file suisse, au côté de la Région Rhône-Alpes, chef de file français.

Restauration de berge à l’aide de techniques de génie végétal.

Points forts Geni’Alp aboutit à des résultats concrets, directement utiles aux gestionnaires, à commencer par 6 chantiers pilotes à vocation démonstrative, réalisés sur des cours d’eau où les techniques de génie végétal et techniques mixtes ont été poussées à leurs limites d’utilisation. Un guide développant des éléments d’expertise technique, comprenant également 50 fiches descriptives d’espèces végétales utilisables sur les cours d’eau de montagne ainsi qu’une clé de détermination des saules en repos végétatif a également été réalisé. Enfin, un suivi de la biodiversité sur 60 aménagements existants fournit des résultats inédits.

A mi-chemin entre l’ingénierie et la biologie appliquée, le génie végétal offre aux gestionnaires de cours d’eau des solutions efficaces pour résoudre des problèmes de protection des sols et de protection contre les crues, en s’inspirant de modèles naturels de végétation. En Suisse et en France, les applications se sont multipliées sur de nombreux territoires, dans des contextes variés, nécessitant des adaptations techniques constantes de la part des ingénieurs-biologistes. Toutefois, les gestionnaires des cours d’eau de montagne ont pour l’instant très peu recours au génie végétal, se privant ainsi d’un outil de protection contre les crues particulièrement avantageux pour la protection de l’environnement et du paysage. Sont en cause les contraintes topographiques, climatiques et hydrauliques parfois extrêmes, mais surtout un déficit de connaissances, de références, de vulgarisation et de promotion. Pour combler ce déficit, Geni’Alp a mis sur pied les actions suivantes : • réalisation de 6 chantiers pilotes (3 sur territoire suisse et 3 sur territoire français) à caractère expérimental et démonstratif ; • campagne de suivi de la biodiversité sur 60 aménagements anciens (végétation, entomofaune et macrofaune benthique) ; • réalisation d’un guide comprenant des éléments de conception et de dimensionnement ; • élaboration de fiches descriptives d’espèces ligneuses et herbacées présentant un potentiel d’utilisation intéressant, accompagnées d’une clé de détermination des saules en bourgeons, le genre le plus utilisé en génie végétal ; • organisation de journées techniques d’information et d’échanges, destinées aux ingénieurs, entreprises et services publics concernés ; • réalisation de maquettes pédagogiques décrivant les principales techniques utilisables en montagne ; • mise en place d’une plate-forme d’informations : www.geni-alp.org


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Légendes 1 - Journée technique d’information et d’échanges. 2 - Résistance des végétaux aux contraintes physiques. 3 - Phénomène d’érosion en berge de cours d’eau de montagne. 4 - Plantes herbacées présentant un potentiel d’utilisation dans l’aménagement. 5 - Modèle naturel de végétation en berge de cours d’eau de montagne. 6 - Technique de génie végétal en cours de réalisation.

Partenaires Partenaire suisses : • Communes d’Ollon, de Bex et de Gryon. • Canton de Vaud. Partenaires français : • IRSTEA, Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture.

Valorisation 3 thèses de Bachelor ont été réalisées sur la thématique Geni’Alp. Les expériences et données acquises sont transférées et enrichissent l’enseignement : • cours de génie biologique, botanique et connaissance des milieux au niveau Bachelor, en filière GN (Gestion de la Nature) ; • cours d’aménagements hydrauliques au niveau du master MIT (Master en Ingénierie du Territoire). Un certain nombre d’articles sont prévus : • revue suisse pour le génie biologique ; • différentes autres publications prévues. Le guide élaboré dans le cadre du projet (gestion, technique et végétation) sera utilisé dans le cadre de l’enseignement. Une plate-forme Internet d’informations subsistera et continuera d’être alimentée suite au projet. • ARRA, Association Rivière Rhône Alpes. • ONF, Office National des Forêts. • SYMASOL, Syndicat mixte des affluents du sud-ouest lémanique. • SM3A, Syndicat mixte d’aménagement de l’Arve et de ses abords. Cofinancement pour les partenaires suisses : • Confédération helvétique (Interreg Fédéral).

• Canton de Genève. • Canton de Vaud. Cofinancement pour les partenaires français : • FEDER, Fonds Européen de Développement Régional (Programme Interreg IVA France-Suisse). • Agence de l’eau Rhône-Méditerranée & Corse. • Conseil Général de la Haute-Savoie.


Fiche 5 VG-Biobed Un biobed vertical et optimisé pour l’épuration des effluents phytosanitaires. Un projet OFEV-Innovation technologique Pascal Boivin, Véronique Guiné

Descriptif Ce projet propose une nouvelle technologie de traitement biologique pour les effluents contenant des pesticides agricoles (insecticides, herbicides et fongicides). Il vise, à partir d’une invention hepia (VG-Biobed®, brevet Env VEG - N/Réf. : 2078CH00/530-2) à élaborer un prototype commercialisable. Les hautes écoles : hepia-Genève et EIA-Fribourg, ainsi que le CFPne-Lullier et l’entreprise Ecavert ont participé à ce projet. Le prototype a été mis en service sur l’espace pédagogique biobeds du Centre de formation professionnelle nature et environnement du domaine de Lullier, espace opérationnel depuis le 13 juin 2011.

Les produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides) utilisés pour protéger les productions végétales se retrouvent en quantité croissante dans les eaux de toute la planète. Les études montrent qu’ils sont nocifs pour l’environnement comme pour la santé. Ces pesticides ne proviennent généralement pas du traitement des végétaux mais des fuites qui se produisent lors des opérations de préparation et de lavage des appareils, sur l’exploitation agricole, le jardin familial ou le service d’espaces verts. On estime jusqu’à 95 % la contribution de ces sources ponctuelles à la contamination de l’environnement. D’où la nécessité de solutions efficaces, c’est-à-dire performantes, peu coûteuses, flexibles, fiables, simples de réalisation et d’entretien. Le Biobed est né en toute fin de XXè siècle en Europe du nord et s’impose peu à peu. Il s’agit d’une simple fosse remplie de terre mélangée de paille ou de compost. Sur cette fosse sont préparés les traitements et les appareils sont lavés. Les effluents qui traversent le substrat sont débarrassés des pesticides par le sol : en effet, le sol les retient et ses microorganismes les dégradent. Les Biobeds se sont progressivement et empiriquement améliorés. La filière Agronomie hepia, en partenariat avec le Centre de formation professionnelle nature et environnement (CFPne) pour la formation, et avec l’Ecole d’Ingénieurs de Changins (EIC) pour la recherche, se sont saisis du problème. La législation suisse impose des précautions particulières, et l’homologation de systèmes Biobeds modernes reste à faire. Une analyse scientifique doit succéder à l’empirisme, car des limitations ou des risques ont été identifiés. En outre, il faut aussi former les élèves, et les milieux professionnels. L’enjeu financier, sanitaire et environnemental est considérable et les producteurs qui demandent à s’équiper, l’ont bien compris. C’est de cette analyse qu’est né, avec le soutien de l’Office fédéral de l’environnement et du réseau RealTech de la HES-SO, l’espace Biobeds de Lullier. Le service de l’écologie de l’eau à Genève a accompagné ce projet pilote qui présente plusieurs types de Biobeds, dont le Biobed Vertical végétalisé ou VG-Biobed, breveté par hepia et qui se distingue par son faible encombrement, son esthétique et ses performances accrues. Ces Biobeds sont utilisés pour les 40 hectares de production du domaine de Lullier, qui ne rejettent plus aucun pesticide dans l’environnement depuis 2011. Le contenu de la formation continue, tant celle des apprentis du CFPne que celle des élèves ingénieurs hepia a pu également bénéficier de cet apport. La recherche continue avec l’objectif d’éliminer les rejets dans les eaux suisses, de fiabiliser les systèmes, de les rendre plus économiques et de réduire l’entretien. Cet objectif est atteignable à des coûts modérés et largement compensés par les économies réalisées en aval.


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Points forts Ce projet concerne la mise au point et la réalisation d’un prototype commercialisable de biobed vertical végétalisé pour le traitement des résidus de pesticides contenus dans les eaux de lavage des outils de traitement d’une exploitation agricole. Les objectifs de ce projet sont : • de réaliser la mise au point d’une structure permettant d’empiler des biobeds de façon souple et fonctionnelle, • de tester la mise en œuvre de différents types de végétalisation, afin de limiter au maximum l’entretien du mur, • et de passer à la phase de commercialisation. Le système proposé ne laisse aucun résidu. Il est conçu pour transpirer l’eau de l’effluent tout en retenant les pesticides dans le substrat et, contrairement aux Biobeds classiques, ne nécessite a priori pas de renouvellement du substrat. Son efficacité est décuplée par rapport aux Biobeds conventionnels. Il est donc beaucoup moins encombrant et moins cher.

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L’espace Biobed de Lullier. Suivi des performances sur le VG-Biobed®. Suivi des performances sur le VG-Biobed®. Mise en service du VG-Biobed®.

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Valorisation • La principale valorisation est la diffusion de cette invention par la startup Agronomie Ecavert. • Le VG-Biobed s’est vu décerner le Prix du développement durable (Genève 2010) et de la Foire de Bâle en 2012. • Cette invention est invitée au salon OEGA 2012. Plusieurs séquences radio lui ont été consacrées (RTS).


Valorisation

La valorisation de la recherche d’inTNE s’est réalisée par les publications scientifiques ou tout-public, les communications dans des congrès, des interventions ponctuelles dans divers médias (TV, radio, journaux), l’organisation de manifestations scientifiques.

Sélection de valorisations « grand-public » « Saules d’avant-garde », E. Lierdemann, in Le Temps, du 20 avril 2011. « Renaturation des rivières : Le Boiron montre l’exemple », J-F. Rubin, in Terre&Nature, du 17 novembre 2011. « Les banquiers traquent les mauvaises herbes », J-F. Rubin, in 24 Heures, des 12-13 novembre 2011. « Le Boiron et sa « Maison » sous la loupe des experts », J-F. Rubin, in 24 Heures, du 18 octobre 2011. « Une grave pollution frappe la Maison de la Rivière » de J-F. Rubin, in 24 Heures, du 28 septembre 2011. « Qui a tué le lapin ? La Maison de la Rivière organise un jeu télévisé inspiré de la série des Experts », J-F. Rubin, in Coopération, du 5 juillet 2011. «Les héros de la mare», B. Oertli, in Emission Impatience (RSR) à l’occasion du numéro de Salamandre, du 9 mai 2011. « Un oui à la Maison de la Rivière », J-F. Rubin, in 24 Heures, du 14 juillet 2011. « Lorsque le Rhône divague librement… », J-F. Rubin, in Le Temps, du 7 juillet 2011. « Retour sous les eaux du Léman », J-F. Rubin, in Le Temps, du 15 juin 2011. « Les poissons meurent épuisés par le sexe ! », J-F. Rubin, in 20 Minutes, du 14 juin 2011. « En Suisse aussi on peut pêcher au gros », J-F. Rubin, in Matin Dimanche, du 17 avril 2011. « La Maison de la Rivière franchit un nouvel écueil », J-F. Rubin, in 24 Heures, du 9 avril 2011. « Au milieu de la Maison de la rivière coulera le Boiron », J-F. Rubin, in Tribune de Genève, du 26 février 2011. « Du Renard à la libellule ! », C. Fischer, in Tribune de Genève, du 27 juin 2011. « La nature-un lieu d’apprentissage complémentaire », A. Finger-Stich, in L’Educateur, du 19 août 2011. « Dix sangliers épiés par la radio », C. Fischer, in L’Express, du 20 juillet 2011. « Nouveau test ADN - Ginkgo Biloba », F. Lefort, in Tribune de Genève, du 30 mai 2011. « Filtre végétal contre les pesticides », P. Boivin in Emission Impatience – RSR – interview P. Boivin, du 5 octobre 2011. « Première serre commerciale sur un toit à Montréal », Invité : Pascal Boivin, responsable de la filière agronomie à hepia, Journal du matin interCités : Lien sur le site d’interCités du 6 juillet, du 6 juillet 2011. « A l’ombre des glycines », R. Perroulaz, in Le Temps, du 13 avril 2011. 0 0 1 1 0 1

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« Permacole attitude », N. Freyre, in Le Temps, du 3 juin 2011. « Pour éliminer les pesticides », P.Boivin, in AgriHebdo, du 20 mai 2011. « Le traitement des effluents », P. Boivin, in Horticulture Romande, du 20 mai 2011. « Des épurateurs biologiques pour éliminer les pesticides », P. Boivin, in Agrigate, du 13 mai 2011. « Genève à la pointe de la lutte contre les pesticides », P. Boivin, in Tribune de Genève, du 13 mai 2011.


« Des épurateurs biologiques pour éliminer les pesticides », P. Boivin, in Agriculture, du 13 mai 2011. « Des épurateurs biologiques pour éliminer les pesticides », P. Boivin, in Union Suisse des Paysans, du 12 mai 2011. « Genève lutte contre les pesticides », P. Boivin, in Tribune de Genève, du 12 mai 2011. « Des épurateurs biologiques pour éliminer les pesticides », P. Boivin, in ATS Environnement, du 12 mai 2011.

Sélection de publications scientifiques Evette A., Balique C., Lavaine C., Rey F. and Prunier P. 2011. « Using ecological and biogeographical features to produce a typology of the plant species used in bioengineering for riverbank protection in Europe », River Research and Applications DOI : 10.1002.rra.1560. Rosset V., Oertli B. 2011. « Freshwater biodiversity under climate warming pressure: identificate the winners and the losers in temperate standing waterbodies », Biological Conservation 144, 2311-2319. Céréghino, R., Oertli, B., Bazzanti, M., Coccia, C., Compin, A., Biggs, J., Bressi, N., Grillas, P., Hull, A., Kalettka, T., Scher, O., Nicolet, P., 2012. « Biological traits of European pond macroinvertebrates ». Hydrobiologia 689, 51-61. Finger-Stich A. et Giesch C.2011. « Villes, pays et forêts: la donne a changé », La Forêt 10/11, 10-11. Fischer C. 2011. « Wildschweine im Kanton Genf : Raumverhalten und Umgang mit den Schäden », Wildforschung in Baden-Württemberg, Band 9. Fischer C. 2011. « Des pistes pour améliorer la situation du lièvre dans le Jura », Annales de sciences naturelles en Pays jurassien. Do Linh San E., Ferrari N., Fischer C. and Weber J.-M. 2011. « Ecology of European badgers (Meles meles) in rural areas of Western Switzerland, Medium Sized Carnivores in Agricultural Landscapes », Eds. Rosalino & Gheler-Costa, Nova Science Publishers Inc. Dagno K., Crovadore C., Lefort F., Lahlali R., Lassois L., Jijakli M.H. 2011. « Alternaria jacinthicola, a new fungal species causing blight leaf disease on water hyacinth (Eichhornia crassipes) », Mali, Journal of Yeast and fungal Research, 2 : 99 – 105. Boivin P. 2011. « Removal of pesticide wastes on farm : vertical green biobed -case study », WIPO Swiss Technologies Transfer Report 2011. Guifang Q., Michel J-C., Boivin P. 2011. « A Laboratory Device for Continual Measurement of Water Retention and Shrink. Swell Properties during Drying Wetting Cycles », HortScience, 46, 1298-1302. Boivin P., Kohler-Milleret R. 2011. « Soil Biota, Impact on Physical Properties » : Encyclopedia of Agrophysics 1st Edition (eds. Glinski, J., Horabik, J. & Lipiec, J.), pp. 1100 p. 1450. Springer, Heidelberg. Boivin P. 2011. « Shrinkage and swelling phenomena in soils ». In : Encyclopedia of Agrophysics 1st edition (eds. Glinski, J., Horabik, J. & Lipiec, J.), pp. 1100 p. 1450. Springer, Heidelberg, 2011. Boivin P. 2011. « Cracking in soils », in : Encyclopedia of Agrophysics, 1st edition (eds. Glinski, J., Horabik, J. & Lipiec, J.), pp. 1100 p. 1450. Springer, Heidelberg.


Conférences et congrès Melis S., Boivin P., Guiné V., Abiven S. & Krebs R « Cobaltihexamine and Metson CEC measures on different organic surfaces (biochars and hydrothermal chars », Poster Congrès annuel SSP 10-11 février 2011 Frauenfeld. Villacres D., Guiné V., Freyre N. & Boivin P. « Contribution of earthworms in the maintenance of biobeds ». Présentation orale Congrès annuel SSP 10-11 février 2011 Frauenfeld. Fischer C., Tagand R., « Spatial behaviour and survival of translocated wild Brown Hares », Communication orale au 30th IUGB Congress, Barcelona, September 2011. Hausser Y., Tagand R., Vimercati E. and Fischer C. « Preliminary results of wildlife surveys in a multiple use protected area of Western Tanzania », Presented at the 30th IUGB Congress, Barcelona, September 2011. Keuling O., Baubet E., Duscher A., Ebert C., Fischer C., Monaco A., Podgorski T., Prévot C., Sodeikat G., Stier N., and Thurfjell H. « Mortality rates of wild boar in Europe as a tool for wild boar management ». Oral communication presented at the 30th IUGB Congress, Barcelona, September 2011. Greulich F., Prunier P., Delarze R., Hegg O., Klötzli F., Pantke R., Steiger P., Vittoz P. « Approach for a reference frame for plants communities in Switzerland », in the 20th European Vegetation Survey Workshop, Roma, Italy, April 6-9, 2011. Prunier P., Duret S., Hostein C. & Mombrial F. « Shifts in the Jura and plant alpine communities : toward mountain intensification ? », in the 20th European Vegetation Survey Workshop, Roma, Italy, April 6-9, 2011. Winkler K., Weiss S., Grimardias D., Persat H., and Cattanéo F. « Genetic characterization of European grayling (Thymallus thymallus L.) from Switzerland and cross-boarder France – Implications for conservation and management », in Fisheries Society of the British Isles, Annual International Conference 2011 : ‘Fish diversity and conservation : current state of knowledge’, Bournemouth, England, 18-22 July 2011. Finger-Stich A. « Petits plans d’eau alpins autant de diversité des valeurs patrimoniales ». Présentation aux Rencontres scientifiques, Réseau Lacs Sentinelles, Le Bourget du Lac, Université de Savoie, 23 novembre 2011. Finger-Stich A., Châtelain C. « Have ICCA still their place in the mountain forests and territories of the French and Swiss Alps ? » Communication à la conférence « Understanding Community Conservation in Europe ». ICCA forum (Indigenous and community conserved areas), Gerace, Italie. 12 sept. 2011. Hausser Y. « Community Based Wildlife Management in Africa : a comparison of approaches, Central African Republic, Tanzania and Benin. A perspective from practice », presented to the Workshop « De-constructing Biodiversity », Göttingen University, Germany, 23 – 24.09.2011. Hausser Y. « Rives du Léman : patrimoine naturel et tourisme durable, opportunités et défis », Communication présentée à la Journée Mondiale des Zones Humides organisée par la LPO et le SYMASOL, 11 février 2012, Excenevex. Crovadore J., Schalk M., Lefort F. « Selection and mass production of Santalum Album L. calli for searching functional genes of the sesquiterpenes metabolism pathway », at 7th International Symposium on In Vitro Culture and Horticultural Breeding Biotechnological Advances in In Vitro Horticultural Breeding (ISHS), Ghent, Belgium, September 18-22, 2011. Ilg C., Oertli B., Angélibert S., Finger-Stich A., Frossard P.-A., Lefort F., Crovadore J., Schmid S., Piantini U. and Bollinger J. « The RestorAlps project : conservation of the alpine freshwater biodiversity threatened by climate warming », at EConnect Final Conference, Berchtesgaden, Germany, September, 26-28, 2011. Vuagnat D., Coutant C., Richozpilon P., Fleury I., Kehrli P., Maignet P., Kuske S. Fleury D. and Lefort F. « Evaluation of entomopathogenic fungi strains potentially usable against economic pest in vineyards & orchards », at 6th Annual Biocontrol Industry Meeting, 24-26 october 2011, Lucerne, Switzerland.


inSTI inSTI est l’institut de recherche du département des technologies industrielles d’hepia. Il se veut un partenaire de choix en matière de recherche et développement pour le tissu industriel local et régional mais aussi pour les collectivités. inSTI développe des compétences dans les domaines suivants : • bio-ingénierie : développement de dispositifs microtechniques dans le domaine du vivant, génie tissulaire, traitement d’images ; • éco-ingénierie : écobilan, procédé d’usinages innovants, rétroconception, analyse de cycle de vie ; • mécanique des fluides appliquée aux domaines de l’énergie : simulation d’écoulements de type CFD, aéronautique, essai en soufflerie ; • matériaux, nanotechnologies et conceptions microtechniques : développement d’instrumentation nanotechnologique (en particulier microscopie), développement de couches minces fonctionnelles, nanostructures, nanotribo corrosion, essais mécaniques non usuels, simulation multiphysique.

De plus, inSTI attache une valeur particulière à établir des collaborations fortes avec certains partenaires, qu’ils soient industriels, étatiques, semi-étatiques, ou académiques. Dans ce cadre, mentionnons la convention de collaboration avec les HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève) et la Faculté de médecine UniGE, signée en 2006, qui a marqué une étape importante dans le développement de la bio-ingénierie à Genève.

Marc Jobin Professeur HES, Responsable institut inSTI marc.jobin@hesge.ch

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inSTI valorise ses activités de Ra&D par des transferts de technologies vers l’économie (projets CTI, projets EU, mandats…) d’une part, et par des publications scientifiques et des participations à des conférences d’autre part.


inSTI Tampotronique Procédé d’impression sur des surfaces complexes pour l’intégration d’antennes et d’électroniques sur des matériaux divers Fabien Moreillon, Adyl El Guamra, Philippe Passeraub

Descriptif La fabrication de circuits imprimés nécessite traditionnellement des supports rigides plans ou flexibles spéciaux, ce qui limite leur utilisation notamment pour les objets connectés. Parmi les alternatives en développement, la tampotronique ou fabrication de circuits imprimés par procédé d’impression par tamponnage utilisant des encres spéciales est une solution prometteuse. En tant que procédé additif, la fabrication de circuits directement sur la surface des matériaux d’un objet devient possible (p.ex. bois, métal, polymère, papier, pierre, cuir,…).

Layout d’un circuit électronique réalisé par CAO (image de gauche) et fabrication du circuit sur un substrat de type bois avec des composants montés en surface (image de droite).

La tampotronique est un nouveau procédé de microfabrication par impression qui utilise un tampon comme vecteur de transport d’encre. Cette technique permet la fabrication de circuits imprimés, de capteurs et d’actionneurs par impression séquentielle de couches d’encres fonctionnelles, dont notamment des encres conductrices, diélectriques, magnétiques ou décoratives. Grâce à l’élasticité du tampon qui épouse la forme d’objets complexes, l’impression est possible sur des surfaces non planes.

Points forts • Rapidité : procédé industriel rapide et éprouvé dans d’autres applications. • Résolution : selon les matériaux, largeurs de pistes /  interpistes <50µm. • Montage composants : report des composants directement sur les encres conductrices. • Forme : surface non plane aussi possible. • Impact sur l’environnement : nettement plus faible que l’industrie des circuits imprimés. • Autres fonctions réalisables : multicouche, capteurs et actionneurs.

De plus, le faible coût engendré par le système de production offre une mise en œuvre rapide et agile des prototypes, ce qui permet d’accélérer le passage entre idées innovantes et produits finaux réussis. En outre, le bon rendement en matière et le bilan écologique en font une technique compétitive dans le cadre industriel en particulier dans le secteur des produits consommables et « low-cost ». Enfin, cette approche est très prometteuse en particulier dans les domaines de l’identification, du « track and trace », etc. grâce au faible coût de fabrication et une utilisation minime d’énergie pour la fabrication, notamment d’antennes sur des supports non conventionnels en termes de matériaux et de formes, permettant ainsi l’intégration de la fonction « connectée » sur l’objet fini.


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Valorisation • Des partenaires industriels sont recherchés pour la valorisation de ce nouveau procédé. • Collaborations possibles avec l’Institut des Sciences et Technologies Industrielles à hepia (Genève) pour des mandats de recherche et développement pour votre application, prestations de service, prototypage, production de petite série, et assistance à la mise en place de la chaîne de production.

Légendes 1 - Impression d’antennes RFID sur substrat en bois. 2 - Circuit double couche imprimé sur membrane flexible (Kapton 25 µm). 3- Impression multicouche de « microelectrode array » (MEA) sur membrane poreuse. 4 - Montage en surface d’un composant. 5 - Circuit électronique à but pédagogique imprimé sur un substrat en papier avec divers composants montés en surface. 6 - Vue de détail des couches transparentes de la figure 3.

Dr. Philippe Passeraub

Campus Biotech

philippe.passeraub@hesge.ch Chemin des Mines 9

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inSTI Intelligence embarquée dans un poste électrique de distribution de quartier Jean-Marc Allenbach, Juan Antezana

Descriptif Les gestionnaires du réseau de distribution (GRD) suivent de près la croissance du nombre d’installations photovoltaïques au réseau de basse tension (BT) craignant l’apparition de problèmes fonctionnels et de grands coûts de renforcement. Le réseau de BT n’a pas de monitoring et de contrôle en temps réel de la part du GRD. Le déploiement des nouvelles énergies renouvelables, avec un fort caractère intermittent au niveau BT, exige que le GRD puisse connaître ce qui se passe au niveau des postes de transformation MT/BT et au-dessous.

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Points forts • Réseau de mesures nécessaires et suffisantes sur le réseau basse tension (BT) • Base de données dans le poste de quartier. • Algorithmes locaux de maintien des paramètres prescrits sur le réseau BT. • Possibilité de transfert des données vers le centre de conduite et de mises à jour depuis ce dernier.

Le coeur du projet repose sur un ordinateur industriel dans le poste de quartier et un réseau de mesures sur le niveau BT. Le projet a permis de vérifier, en simulation – informatique puis dans un laboratoire électrique – que la connaissance des grandeurs physiques dans le réseau BT permettait de garantir le respect des paramètres du réseau en cas de forte pénétration de production photovoltaïque, sans nécessiter d’intervention depuis le centre de conduite. Le projet a permis d’analyser les actions par transformateur à gradin variable sous charge (OLTC), par compensateur électronique de tension en série sur une ligne (EVC) et par variation du facteur de puissance (cosPhi) au niveau de l’onduleur du producteur photovoltaïque. C’est cette dernière méthode qui présente le meilleur potentiel : on opère une correction centrée sur la ou les lignes critiques ; de plus ses coûts sont bien inférieurs à ceux des autres méthodes, et a fortiori moins coûteuse que la pose de nouveaux câbles. Par son action ciblée où la source du problème devient solution, on optimise le système (Fig. 2). Comme on fait circuler du courant réactif dans la ligne pour limiter la croissance de la tension, on veillera à produire cette puissance réactive par d’autres installations sises à proximité du poste. Avec la méthode OLTC, on agit sur tout le poste, ce qui peut pénaliser d’autres lignes. Pour le dialogue entre l’ordinateur et les onduleurs raccordés on doit utiliser le canal de communication le plus optimal en fonction de la configuration locale. Les simulations en laboratoire ont été menées à la HES-SO de Sion et les calculs de coûts à celle de Fribourg.


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Valorisation Publications et présentations : J.-M. Allenbach, J. Antezana : Conception d’un poste MT/BT intelligent en presence d’installations de production distribuées, Confrège, 4e conférence internationale (27-29 juin 2016) (Présentation à hepia, Genève).

Equipement particulier On a utilisé un ordinateur industriel avec un système d’exploitation Linux. Pour les acquisitions de mesure, on a privilégié des IED qui communiquent par Ethernet. Les algorithmes de régulation ont été programmés en Python.

Légendes 1 - Poste de quartier 2 - Evolution des tensions dans 5 lignes un jour de fort rayonnement solaire. Avec réglage cosPhi

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inSTI Ecomobilité Analyse énergétique d’un tramway Jean-Marc Allenbach, Fabien Vannel, Juan Antezana, Christian Abegg

Descriptif Ce projet développe un système de relevé de la consommation énergétique effective d’un tramway exploité par les Transports Publics Genevois (TPG). Les données seront archivées et analysées : 1. Répartition de la consommation entre traction, auxiliaires et installation de confort. 2. Energie consommée annuellement, mensuellement, … 3. Variation de la puissance appelée en fonction du parcours sur une ligne et des commandes par le wattman. 4. Etude des différences de consommations selon le pilotage du wattman. 5. Identification des économies énergétiques potentielles.

Points forts • Serveur embarqué pour agréger les mesures. • Systèmes de mesure des courants, tensions, accélérations et manœuvres. • Géolocalisation du tram. • Transfert des données à un serveur distant pour traitement des données. • Analyses mathématiques et modélisation énergétique du véhicule.

Tramway TPG Bombardier Flexity Outlook / © photo C. Girel

Comme beaucoup d’entreprises de transports, les TPG sont soucieux de l’impact de la circulation des véhicules sur l’environnement. Ils recherchent les pistes pour réduire les consommations énergétiques. Le but du projet, commencé en mars 2016 est de mesurer de façon précises les puissances nécessaires aux mouvements, aux services auxiliaires et aux services de Chauffage, Ventilation et Climatisation (CVC). Avec les données qui seront recueillies, on peut connaître les consommations détaillées de chaque équipement et dégager des pistes d’économies d’énergie selon le comportement des wattmen ou la pertinence des directives. On recherchera ainsi quelles sont les consommations excessives de chaque élément du tramways et on pourra suggérer des recommandations techniques ou de pilotage dont l’impact est le plus pertinent. Le système géo-localise le tram, identifie ses accélérations et mesure les tensions et courants en divers points. On distingue la puissance de traction, de freinage à récupération et de freinage rhéostatique. On identifie les puissances des auxiliaires et celles nécessaire au confort des usagers. Si on associe ces variations à la position du véhicule et à sa dynamique, on pourra comprendre les raisons des variations de consommation. Les données sont récoltées par un ordinateur à distance et sont exploitées pour révéler de manière graphique les impacts de tel comportement ou de telle directive. L’innovation majeure de ce projet est de proposer aux TPG une compréhension détaillée du comportement d’un tramway selon la localisation sur le réseau et également d’avoir des informations énergétiques permettant de réaliser des comparaisons à différentes époques, charges de passagers et également selon le comportement du wattman. Ce système est modulaire et évolutif, il permettra de s’adapter à de nouveaux besoins. Finalement, ces mesures écologiques auront aussi un impact économique favorable à l’entreprise : l’énergie qu’on évite de consommer sans diminuer la qualité de la prestation est une dépense de moins.

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inSTI RADIOBEAM A microfluidic in-vitro perfusion-cell for radio-oncological pharmaceutical testing Luc Stoppini

Brief description In collaboration with Prof Harry James Whitlow from the ­Ionlab-Arc and the clinician Dr. Pierre-Yves Dietrich from the Geneva University Hospitals (HUG), we have developed an in-vitro ­microfluidic perfusion cell for r­adiopharmacological testing with human neural tissue cultures that allows protonirradiation under conditions representative of the site of ­tumour eradication deep inside the patient’s body. This new in vitro model will be an important tool for the development of drug used in cancer therapy.

Key points The main novelties is to use ”small” MeV accelerator for 3 MeV protons instead of large 250 MeV clinical accelerator facility in order to irradiate human tissue samples in a microfluidic cell needed to speed-up the drug development in the oncotherapy field. Main innovations : • to perform drug development without the need for Ion Beam Cancer Therapy facility. • in-situ real-time studies now possible. • capability to directly study pharmaceutical effects. • no need to use human or animal models. • low-cost technologies.

Ion Beam proton accelerator.

In vitro model of brain tumours : Luc Stoppini has demonstrated that neural progenitors derived from induced pluripotent stem cells grown at air-liquid interface on porous membrane can generate 3D brain tissue-like structure. He also showed that those 3D neural tissues were functional by recording electrophysiological activities. A new in vitro approach to reproduce features of the brain tumour disease, in particular by using glioblastoma cells which is an aggressive brain tumour characterized by its high propensity for local invasion, formation of secondary foci within the brain, as well as areas of necrosis. This engineered 3D in vitro approach, will provide a relevant model to study the disease and will allow us to study the effect of proton and carbon ions irradiations to specifically induce a selective destruction of cancer cells in combination with radiosensitisers and sparing the normal brain tissue surrounding the tumour. Ion irradiation research and technology The Ionlab-Arc group focuses on work around the 1.7 MV Tandetron accelerator. The proton generated by the ionbeam will damage the DNA which in turn leads to eradication of tumours. Ionlab-Arc have developed a technical know-how on ultra-thin Si3N4 windows partly supplemented by high-resolution gas ionisation detectors. The tissue growth cassette has been designed and prototypes have been tested. We are now in the phase of the irradiation of healthy neuronal cells. The glioblastoma cells and the healthy neuronal cells have been co-cultured with success. Irradiation of this brain glioblastoma tumour in vitro model will be tested with radioprotector and radiosensitiser.


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Output Tools and method developed will drastically reduce the need for ­animal model testing in radiopharmaceutical drug development. Provide tools for developing tests for “after the disaster” biological dosimetry. In collaboration with clinicians like Dr. Pierre-Yves Dietrich from the Geneva University Hospitals (HUG), we will evaluate the potential cost-reduction for Ion Beam Cancer Therapy treatment by allowing lower doses and fewer fractions. Publications : Norarat R., Guibert E., Jeanneret P., Dellea M., Jenni J., Roux A., Stoppini L., Whitlow H. J. A gas ionisation direct-STIM detector for MeV ion microscopy. Nuclear Instruments and Methods in Physics Research B 348 (2015) 58–61 Legend 1 - Protons distribution into human skeletal muscle to select the Bragg peak in the 2D ionization matrix. © H. J. Whitlow and J.F. Zeigler 2 - Adaptor and tissue growth cassette with microfluidic. 3 - Left panel : Schematic view of the cassette Right panel : brain tumor model. © Z. Nayernia

Special equipment The RadioBeam project use 1.7 MV Tandetron accelerator for the formation of ion beam. This accelerator from the HE-Arc is run by the Ionlab-Arc group, directed by H. J. Whitlow.

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inSTI Photovoltaïque organique La nanotechnologie au service de l’énergie de demain Marc Jobin

Descriptif Nous développons une activité de Ra&D dans le domaine du photovoltaïque organique. Nous recherchons surtout à intégrer des matériaux nanostructurés tels que les points quantiques pour augmenter le rendement de conversion énergétique, ou des couches sol-gel, dont les coûts de fabrication sont très bas.

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Points forts • Installation d’une double boîte à gants avec évaporateur thermique intégré. • Fabrication de cellules solaires organiques P3HT/ PCBM, avec ou sans « quantum dots ». • Développement d’un système original de mesure d’efficacité quantique de conversion photo-électrique. • Utilisation de nanocristaux « upconverter » pour augmenter l’efficacité dans l’infra-rouge.

La technologie OPV (organic photovoltaic), très récente, est prometteuse en termes de coût de fabrication et sera probablement la technologie de choix pour certaines applications telles que les vitres photovoltaïques. De gros efforts sont déployés de par le monde afin d’augmenter le rendement et la durée de vie de ces cellules. Les matériaux de l’OPV ne supportent pas le contact avec de l’eau ou de l’oxygène, ce qui nécessite de les manipuler dans une boîte à gants remplis d’azote : la concentration d’H2O et de O2 est alors < 0.1ppm. Dans ces conditions, les différentes couches organiques de la cellule peuvent être déposées par « spin-coating » et traitées thermiquement. L’épaisseur des couches, typiquement de 100nm ou moins, doit être très constante sur toute la surface de la cellule, qui peut atteindre quelques dizaines de cm2. Nous avons pu optimiser les traitements thermiques des couches et montrer l’influence de la succession des traitements sur le rendement final. Dans un deuxième temps, nous avons également du développer notre propre système de mesure d’efficacité quantique, c’est-à-dire un système qui permet de connaître l’efficacité de conversion pour chaque longueur d’onde solaire (entre 300nm et 1200nm) Nous avons également utilisé des nanoparticules pour améliorer le rendement de cellules photovoltaïques organiques, rendements démontrés pour les trois cas suivants : • ajout de points quantiques (quantum dots QD) CdSe • ajout de couche de cristaux à effet « up-conversion » de NaYF4:Er,Yb • remplacement de la couche de transporteur de trou PEDOT:PSS couramment utilisée par une couche d’oxyde de métaux de transition (MoO3) obtenue par synthèse sol-gel.


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Valorisation Publications et présentations S. Jotterand, M. Jobin, « Characterization of P3HT:PCBM:CdSe hybrid solar cells », Energy Procedia, 31, 117 (Présentation à E-MRS, Nice), 2012. M. Jobin, C. Pellodi « Organic Solar Cells improvement with quantum dots, up-converters and MoO3 hole transport layers » Proc. SPIE 9140, 914008-2. (Présentation à SPIE Photonics Europe, Bruxelles), 2016.

Légendes 1 - La boîte à gants constitue l’environnement sec nécessaire à la fabrication de cellules solaires organiques. 2 - Le simulateur solaire permet de reproduire fidèlement la radiation solaire afin de tester de façon réaliste les performances des cellules solaires. 3 - Les nanocristaux permettant de convertir la lumière infrarouge en lumière verte (visible sur la photo) sont analysés dans un cryostat optique. 4 - Spectre de photoluminescence des nanocristaux upconverter, à température ambiante (300K) et à la température de l’azote liquide (77K).

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inSTI CleanCity Drone Développement d’un drone pour la mesure de la pollution en milieu urbain Patrick Haas

Descriptif Sur la base d’une plateforme de type hexa-coptère produite par la société fly-n-sense, hepia développe un drone de mesure de la pollution urbaine. Il s’agit d’un aéronef capable de se stabiliser de manière précise en un point de la ville et de mesurer les niveaux de pollution.

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Points forts • Le drone hepia est un système capable de réaliser une trajectoire programmée avec une précision inférieure au mètre. Il est muni de capteurs de particules fines PM10, d’ozone et de NO2. • Il complétera les mesures réalisées actuellement au sol par les spécialistes des organes de l’Etat. De plus, sa capacité à effectuer des mesures à des altitudes allant jusqu’à 200 mètres permet d’offrir une meilleure compréhension des phénomènes physiques liés au climat urbain.

La problématique des études de diffusion de polluants en milieu urbain se heurte difficulté de pouvoir mesurer à l’aide de techniques connues et fiables, la teneur en particules fines PM10, ozone et NO2 de l’air que nous respirons. A cet effet, hepia a instrumenté un drone commercial qui permet de réaliser des cartes géographiques de la concentration des polluants mais aussi des profils de température, de pressions atmosphériques, de vents, etc. Elles permettront de comprendre la diffusion des polluants non seulement proche du sol, mais également à faible altitude. Le système est utilisé pour réaliser des mesures dans des quartiers de la ville. Il permet également dans le cadre d’études par simulations numériques de renseigner et préciser les paramètres physiques qu’il faut imposer aux frontières (conditions-limites). Les spécialistes de la mesure des polluants utilisent depuis de nombreuses années des appareils qui ont fait leurs preuves et mis au point des procédures d’échantillonnage. Ces méthodes ne peuvent par contre pas être utilisées telles quelles car les masses des systèmes de mesure utilisées ne sont pas compatibles avec les charges utiles d’un drone. L’équipe de recherche a donc du revenir sur les choix faits il y a quelques années et valider d’autres instruments de mesure. Des méthodes par absorption optique, ainsi qu’un système de mesure des particules fines fonctionnant par réfraction et développé par le CNRS, ont été mis au point. Ces systèmes ont nécessité une validation longue et minutieuse. Aujourd’hui, hepia possède un aéronef capable de mesurer ces grandeurs et a débuté une campagne de mesure extensive des polluants dans le quartier des Pâquis à Genève. Ce quartier a été choisi comme étant représentatif d’une problématique urbaine typique.


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Valorisation • Le drone est actuellement en cours d’utilisation dans des quartiers de la ville de Genève. Il réalise des analyses permettant la réalisation de conditions aux limites pour un projet de simulation de la diffusion de polluants en milieu urbain. • Les développements de ce projet ont été présentés à la conférence Applied Aerodynamics Conference de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA) à Atlanta en juin 2014. • Une thèse de Master de l’Université de Bologne, de l’UPMC (Paris 6), ainsi que deux travaux de Bachelor hepia ont été réalisés sur cette thématique.

Equipement particulier Légendes 1 - Le drone hexacoptère hepia muni de la nacelle de mesure des particules fines PM10 développée par le CNRS. 2 - Etude aérodynamique dans la grande soufflerie hepia-cmefe. 3 - Vol avec une nacelle de mesure. 4 - Etude aérodynamique par simulation CFD, hepia-cmefe. 5 - Mesures de PM10 dans un quartier de la ville de Genève.

Aéronef

Six rotors contrarotatifs 3 par 3 Charge utile 1.2 Kg Masse totale max. 3.5 Kg

Système de mesures PM1 O3 NO2, NO, NOx

LOAC Absorption à 254 nm Absorption à 405 nm des NO2

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inSTI CLOVIS Un implant à géométrie variable pour les fractures du fémur proximal Eric Vittecoq

Descriptif Les fractures du fémur proximal (plus communément appelées du col du fémur) se traitent à l’aide d’une prothèse (remplacement de l’os) ou d’un implant (conservation du capital osseux). Ces derniers sont les plus utilisés dans les cas d’urgence, mais posent de nombreux problèmes en particulier chez les personnes âgées (fracture secondaire, défaillance de l’implant, mauvaise stabilisation de la fracture). Le but de ce projet est de concevoir un implant original, minimisant ces problèmes.

Points forts En comparaison avec les implants actuels, CLOVIS offre : • une sollicitation plus faible de l’implant, d’où un moindre risque de défaillance. • une meilleure sollicitation de l’os et du foyer de fracture • une meilleure stabilisation de la fracture. • un réglage continu de l’angle céphalo-diaphysaire et de la longueur de la vis céphalique. • une plus faible invasivité (deux incisions de moins de 5 cm). • une plus grande liberté pour le chirurgien (réglage peropératoire). • un plus faible nombre de références (4 contre plusieurs dizaines).

Le projet CLOVIS a débuté en 2010, à l’aide d’un financement InterReg. Il associe deux partenaires universitaires (l’université de Savoie pour la France et hepia, HES-SO pour la Suisse) et deux partenaires industriels (Tural pour la France et Chirmat pour la Suisse). Le but de ce projet est de proposer un nouvel implant pour le traitement des fractures dites « du col du fémur », adapté aux os ostéoporotiques. Actuellement, le traitement en urgence de ce type de fracture se fait quasi exclusivement en utilisant une vis traversant le col (dite vis céphalique) associée soit à un clou centromédulaire, soit à une plaque externe. Dans les deux cas, un grand nombre de taille et d’angle cervico-diaphysaire (angle entre la vis et l’axe du fémur) doit être disponible en stock dans chaque hôpital pour s’adapter au patient. L’idée de base du projet était de concevoir un implant modulaire, utilisable aussi bien en configuration intra qu’en configuration extramédulaire, et dont l’angle cervico-diaphysaire serait réglable, ce qui permettrait de passer de plusieurs dizaines de références à quelques-unes. Une étude numérique (à l’aide du logiciel ABAQUS) et expérimentale (os cadavérique sur banc d’essai spécifique) des deux types d’implants actuellement les plus utilisés (clou Gamma et plaque DHS) a soulevé un certain nombre de faiblesses au niveau de la tenue mécanique, faiblesses d’autant plus importantes que l’os est de mauvaise qualité. Un implant polyvalent n’ayant que très peu de chance de pouvoir faire mieux que des implants spécifiques développés depuis de nombreuses années, le projet a très vite été réorienté vers un implant à la fois intra et extramédulaire, en conservant l’idée d’un angle cervico-diaphysaire réglable. L’implant est constitué de deux pièces principales, une vis céphalique (expansible dans la dernière version) et une pièce dont une partie, rigide, pénètre dans le canal diaphysaire, et dont l’autre, elle aussi rigide, constitue une plaque externe. Ces deux parties sont reliées entre elles par une lame déformable, ce qui permet de régler leur position relative et donc l’angle cervico-diaphysaire. Cet implant a été baptisé CLOVIS. Différentes versions ont été conçues, étudiées numériquement et expérimentalement sur os synthétique puis cadavérique. Ces résultats ont confirmé que les sollicitations aussi bien de l’implant que de l’os fracturé étaient meilleures que celles obtenues avec les implants actuels. Un matériel ancillaire spécifique a été développé, et la technique opératoire validée. Elle est comparable en terme d’invasivité, de complexité et de durée d’opération à celle mise en œuvre pour les implants actuels, et offre plus de liberté au chirurgien, qui peut régler l’implant en continu (angle cervico-diaphysaire et longueur de vis céphalique), éventuellement en peropératoire. Une analyse de risque va maintenant être entreprise, pour permettre d’aborder la phase des essais in-vivo, et si elle est concluante, celle du marquage CE.


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Valorisation • Brevet Suisse (2012CH-00725), Européen (EP 2 644 142 A1) et USA (US 201 302 61 622). • 1 thèse soutenue (Rémi Billard, février 2014). • 5 conférences internationales (ICSM2012, Euromech534, Photomechanics 2013, SSOT 2013 et 2014). • 10 conférences invitées.

Equipement particulier • Un banc d’essai de compression portable de capacité 5’000 N • 2 caméras rapides (100’000 images/seconde)

Légendes 1 - Différents prototypes réalisés. 2 - Description des différentes parties de CLOVIS. 3 - Positionnement de CLOVIS dans le fémur. 4 - Outillage « ancillaire » nécessaire à l’implantation. 5 - Implantation de CLOVIS en laboratoire d’anatomie. 6 - Radio de contrôle post implantation.

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Fiche 1 IOM Microscopie interférométrique Marc Jobin

Descriptif Nous avons développé un microscope interférométrique (IOM) versatile permettant de répondre à de nombreux besoins de caractérisation de surfaces. Plusieurs fonctionnalités y ont été ajoutées au fil des projets, permettant par exemple de réaliser des films démontrant l’évolution de la topographie d’une surface à l’échelle nanométrique, ou de mesurer la déformation de membranes sous contraintes mécaniques. Le microscope est aussi beaucoup sollicité pour des projets impliquant des phénomènes de frottement (tribologie).

Points forts • Résolution verticale inférieure à 1 nm. • Intégration à un microscope à force atomique. • Intégration à un nano-indenteur. • Mesure en temps réel (vidéo). • Mesure en milieu liquide.

Microscope interférométrique développé à hepia.

Dans un microscope interférométrique (IOM), l’objectif est équipé d’un interféromètre et l’échantillon est posé sur un translateur piézoélectrique extrêmement précis (meilleur que le nanomètre). Cet instrument est très utilisé dans tous les domaines industriels où il faut observer des états de surface très fins, comme par exemple les dépôts de couches minces, les techniques de polissage électrochimique ou les structurations par photolithographie. La photo ci-dessus représente un microscope interférométrique développé à hepia que nous utilisons dans toutes nos activités de recherche impliquant l’observation de topographies de surface. Les figures 1 et 2 sont des exemples de mesures pour les deux modes couramment utilisés : le mode en lumière blanche (figure 1) qui permet l’observation de corrugation jusqu’à plusieurs dizaines de microns et le mode en lumière monochromatique permettant des résolutions inférieures au nanomètre. Sur la figure 2, on voit des marches associées aux plans atomiques de carbone d’un échantillon de graphite. L’intérêt d’avoir pu développer nous-mêmes le système de mesure interérométrique est de disposer d’un instrument très versatile, tant au niveau du matériel que du logiciel. Nous avons par exemple combiné l’IOM avec un microscope à force atomique AFM (figure 3) ce qui permet d’exploiter simultanément la résolution latérale de l’AFM et la résolution verticale de l’IOM sur de grandes surfaces d’observation. De même, nous avons intégré l’IOM avec un nano-indenteur (NIND) de façon à pouvoir observer les nanodéformations de microsystèmes (MEMS/NEMS) lorsqu’on leur applique des forces mécaniques très bien contrôlées. La figure 4 montre l’intégration IOM/NIND ; l’encart montre un résultat sur une nanomembrane (épaisseur 500 nm) déformée par une application en son centre d’une force de 70 um.


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Valorisation Publications : • M. Jobin, R. Foschia « Improving the resolution of interference microscopes », Measurement, 41, 896 (2008). • M. Jobin, R. Foschia, « Real-Time Interferometric Microscopy in Liquids, » in Biomedical Optics, OSA Technical Digest (CD) (Optical Society of America, 2010), paper JMA37. Utilisation dans des projets : • Projet « PRODIM », CTI no 9252. • Projet « RC 2 », FP6 (programme européen) no 31236.

Légendes 1 - Mode lumière blanche (basse cohérence) : image de gravure SiO2/Si. 2 - Mode lumière monochromatique : image de marche atomique de graphite. 3 - Intégration avec un microscope à force atomique. 4 - Intégration avec un nano-indenteur : insert : image d’une nanomembrane sous pression.


Fiche 2 CAESAR Team sur la fusée REXUS Une équipe d’étudiants d’hepia lance une expérience de microgravité sur une fusée ESA Roberto Putzu

Descriptif Une équipe d’étudiants a été choisie pour lancer une expérience de microgravité sur la fusée REXUS (Rocket EXperiment for University Students) dans le cadre d’un projet didactique de l’Agence spatiale européenne (ESA). Les étudiants, soutenus par des professeurs de l’école et dirigés par un comité d’experts d’ESA, devront conduire l’expérience à travers toutes les phases d’un projet spatial : de l’acceptation au lancement.

CAESAR Team, Capillarity-based Experiment for Spatial Advanced Research.

Le projet, inscrit dans un programme de recherche d’hepia sur les écoulements capillaires en microgravité, s’intéresse au comportement des liquides en apesanteur en présence d’un dispositif capillaire qui se nomme «éponge» dans la littérature dédiée.

Points forts Le projet vise à intégrer des étudiants motivés au sein d’un axe de recherche du laboratoire de mécanique des fluides de l’école. De par sa grande complexité et son envergure, ce projet stimule les étudiants en les motivant pour atteindre un objectif ambitieux. Par ailleurs, ce projet renforce les liens personnels au sein du groupe et contribue à la mise en valeur de leurs compétences propres afin d’atteindre un objectif scientifique commun. Scientifiquement, le projet vise à récolter des données expérimentales impossibles à obtenir en environnement gravitationnel.

Le programme de recherche vise à comparer des résultats numériques et théoriques avec des données expérimentales obtenues au moyen d’essais différents. Ainsi, dans le cadre de ce projet, on s’intéressera en particulier à l’annulation de la force de gravité par la flottaison des liquides, par la lévitation magnétique et par le vol parabolique d’une fusée sonde. En ce qui concerne la flottaison des liquides, un banc de tests a été développé au sein de l’école afin de pouvoir obtenir des résultats «in situ». En parallèle, une collaboration avec le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est prévue pour effectuer le test de lévitation magnétique. Enfin, pour compléter la base de données expérimentales présentée ci-dessus, l’équipe CAESAR (Capillarity based Experiment for Spatial Advanced Research) participera à la campagne d’essais REXUS rendue disponible aux étudiants par l’Agence spatiale européenne (ESA) avec, pour but, de reproduire en vraie apesanteur le comportement simulé en laboratoire.


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Valorisation Un programme de valorisation du projet est prévu : il sera présenté au grand-public dans la presse, puis lors des portes ouvertes de l’école, et également dans le cadre de présentations qui seront organisées pour les étudiants des écoles secondaires afin de les intéresser aux techniques de l’ingénieur. En parallèle, l’équipe de recherche s’engage sur le plan scientifique à rédiger des communications scientifiques, afin d’officialiser les informations qui seront acquises à l’issue de ce projet.

Equipement particulier Le programme REXUS/BEXUS met à disposition de l’équipe un moyen d’essai exceptionnel, une fusée sonde.

Légendes 1 - Cellule de test pour l’expérience de lévitation magnétique. 2 - Cellule de test pour l’expérience de flottaison. 3 - Expérience de flottaison. 4 - Une étudiante prépare un essai de flottaison. 5 - Cellule de test pour une expérience numérique. 6 - Le CAESAR Team présente l’expérience devant les experts de l’agence spatiale.

Il est réalisé dans le cadre d’un accord bilatéral entre le Centre Aérospatial Allemand (DLR) et le Comité National Suédois de l’Espace (SNSB). L’accès à la partie suédoise de la charge payante a été rendue accessible aux étudiants d’autres pays européens au travers d’une collaboration avec l’Agence spatiale européenne (ESA). EuroLaunch, organe issu d’une coopération entre le Centre Spatial d’Esrange de la Corporation Spatiale Suédoise (SSC) et la Base de Fusée Mobile (MORABA) du DLR, est responsable de la gestion de la campagne et de l’exploitation des lanceurs. Des experts de l’ESA, de la SSC et du DLR fournissent un support technique aux équipes d’étudiants tout au long du projet.


Fiche 3 Diagnotox Tests de toxicité et bio-instrumentation : une collaboration entre Epithelix Sàrl et hepia Philippe Passeraub

Points forts Le système microtechnique développé met en œuvre des chambres de culture de tissus in vitro disposant d’un capteur intégré dans un environnement contrôlé, combiné à un système de caméras performantes. Le logiciel développé facilite l’acquisition et l’enregistrement de données et d’images, et permet un premier traitement d’images en temps réel, simultanément avec la mesure de la conductance électrique du tissu. L’œil de l’expert est ainsi remplacé, et même dépassé. Le système permet, par exemple, d’accéder à des cellules d’épithélium pulmonaire, invisibles à l’œil, à la vitesse de battement des cils. Un effet toxique peut ainsi être identifié et observé dès les premiers signes de souffrance du tissu, rendant cette nouvelle méthode particulièrement sensible et efficace. Des observations de longue durée sont possibles facilitant les études sur les effets de faibles doses de produits sur le long terme.

Dans le cadre d’un projet CALL HES-SO et de travaux successifs, hepia et Epithelix collaborent depuis 5 ans au développement d’une plate-forme innovante d’instruments pour le diagnostic in vitro de toxicité à faibles doses et sur le long terme. En effet, l’inquiétude quant aux réels effets à long terme des produits chimiques, molécules diverses et nanoparticules sur la santé humaine est aujourd’hui partagée par un nombre croissant de personnes et d’entreprises. Un très grand nombre de nouveaux tests devraient pouvoir être menés. Toutefois, pour des raisons éthiques, les expérimentations animales sont de plus en plus limitées. Une alternative, ne nécessitant que très peu voire aucune vie animale, est basée sur le développement des tests in vitro. Néanmoins, il n’existe aucune méthode standard de détermination de la toxicité établie et universelle. De plus, pour mener des études de qualité sur le long terme, l’intervention de l’œil expert est indispensable à ce jour. Il s’agit d’une tâche chronophage et contraignante. La plate-forme d’instruments développée lors de ce projet démontre le potentiel des technologies modernes de miniaturisation pour répondre de manière originale et prometteuse à cette problématique.


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Valorisation Légendes 1

- Schéma de la fonction d’ensemble du système de monitorage développé. 2 - Photographie de l’intérieur de la plateforme où le tissu biologique est introduit pour être observé et testé. 3-4 - Photographies de la chambre de culture pour le tissu biologique avec vue détaillée des électrodes de mesure d’impédance déposées sur la membrane poreuse. Le tissu est placé sur cette membrane à l’interface «milieu de perfusion» - «air ambiant». 5 - Vue d’un des panneaux du logiciel développé pour commander le système et acquérir les images et signaux. Sur cette vue, l’image de la face supérieure du tissu d’épithélium pulmonaire est affichée ainsi que le spectre en fréquence du battement ciliaire pour une zone choisie du tissu (avec un pic ici à 10.4 Hz). 6 - Résultats expérimentaux de l’influence de l’application d’une molécule toxique (méthyle de mercure) sur l’impédance électrique après 24 heures. Le module de l’impédance décroît à basse fréquence lorsque la concentration de la molécule testée augmente, reflétant le nombre croissant de cellules mortes à plus haute dose.

Actuellement, ce projet fait l’objet d’un premier transfert de technologies chez le partenaire industriel Epithelix Sàrl. Quant aux travaux futurs, ils se concentreront sur la parallèlisation et l’automatisation visant les tests à haut débit. Ce développement en ingénierie appliquée aux sciences du vivant (bio-ingénierie) va permettre à l’une de nos plus prometteuses sociétés Genevoises issue de l’incubateur Eclosion et lauréate du Prix de la Jeune Industrie de Genève 2010 de se développer en proposant des prestations de services à hautes valeurs ajoutées.


Fiche 4 Micro EDM milling II Modular system for high-precision micro-EDM-milling manufacturing technology Jacques Richard

Points forts Le micro-EDM-milling permet de réaliser de petites cavités profondes comportant des détails fins ; ceci dans des matériaux même extrêmement durs. Actuellement, aucune autre technique n’est capable de réaliser de telles performances. En effet, les outils du microEDM-milling sont de petites électrodes en rotation à l’extrémité desquelles les étincelles permettent d’éroder la matière, à l’image d’une fraise de coupe, mais sans les efforts qui menacent de briser l’outil. Ainsi, le micro-EDM-milling trouvera de nombreuses applications dans les domaines de la micromécanique.

Mini-cavité.

Descriptif Le micro-EDM-milling est une nouvelle technologie d’usinage par électroérosion, capable de réaliser des petites cavités profondes comportant des détails fins, dans des matériaux même extrêmement durs, et ce, sans avoir à fabriquer au préalable des électrodes de forme bien définie (comme c’est le cas dans l’enfonçage). Un premier projet CTI a permis d’établir les bases physiques et de prouver la faisabilité de cette nouvelle technologie d’usinage – il fallait notamment démontrer qu’une électrode pourtant fine et flexible pouvait être stabilisée par sa rotation, de façon à rendre possible un usinage précis. Le second projet CTI vise à permettre l’industrialisation du procédé : système de préhension de l’électrode, générateur d’étincelle dédié et gestion de l’usure de l’électrode au niveau de la machine sont les principaux défis à relever pour y parvenir (partenaire : +GF+ AgieCharmilles SA).


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Equipement particulier Ce projet a nécessité l’acquisition par hepia d’une machine à mesurer de haute précision (WERTH videocheck équipée d’un palpeur fibre) de façon à disposer de moyens de mesure appropriés pour caractériser dimensionnellement les performances du micro-EDM-milling.

Légendes 1 - Micro-fraisage EDM, Extrait d’une vidéo, René Demellayer. 2 - Fraisage EDM, © Hervé Sthioul. 3 - Schéma de principe du micro-fraisage EDM, la contrainte due à la fabrication d’une électrode complexe est remplacée par le mouvement d’une électrode de forme standardisée.


Fiche 5 Hydrodynamique des particules dans le procédé d’usinage par électro-érosion en enfonçage Patrick Haas

Descriptif En collaboration avec la société AgieCharmilles SA, hepia est active depuis de nombreuses années dans le domaine des procédés d’usinage de type électro-érosion par enfonçage. Ces procédés, qui permettent la mise en forme de matériaux de dureté très élevée, génèrent des particules ou des débris qui doivent être évacués. Aujourd’hui, la partie électrique du procédé est bien maîtrisée car elle fait l’objet de développements continus depuis plusieurs années. Par contre, la technique d’élimination des débris en cours d’usinage constitue un élément, qui influe très nettement sur la vitesse d’usinage.

Points forts Une approche multidisciplinaire comprenant 3 chapitres est choisie. Le premier chapitre est expérimental en conditions de similitude, le second est numérique de type simulation CFD et le troisième est in situ. Chaque approche présente des avantages, et réunies, elles permettent de réaliser une étude crédible et efficace. L’approche expérimentale est réalisée en conditions de similitude à l’échelle 50:1. Les trajectoires des particules lors des mouvements de nettoyage sont analysées par traitement d’images ; des grandeurs physiques, telles que la pression sont mesurées en continu.

Usinage d’un moule d’injection plastique par EDM enfonçage.

Lors de l’usinage par électro-érosion, une différence de potentiel est établie entre la pièce et une électrode. Lorsque la valeur de celle-ci est suffisante, une étincelle est générée à l’endroit où la résistance est la plus faible. Il s’agit en principe de l’endroit où la distance entre les deux pièces est la plus petite. Un canal ionique est créé au-travers de cette étincelle. Le générateur d’étincelles stabilise le courant pendant une durée déterminée (régime d’usinage). Les températures augmentent et un plasma est créé. Après ce temps, l’étincelle est interrompue. Le plasma disparaît et le fluide est à nouveau condensé. Ce phénomène crée localement un abaissement rapide de la pression. La matière de la pièce à usiner, liquide ou gazeuse, se solidifie rapidement sous forme de particules sphériques (voir les photos). A ce stade, le processus a terminé un cycle et le système est prêt pour générer une nouvelle étincelle, qui ne se produira pas au même endroit car la distance entre les deux pièces a été augmentée. On « usine » l’endroit où la distance est la plus courte. L’électrode peut alors pénétrer dans la pièce à usiner sans qu’aucun contact physique n’existe. Toutefois, et c’est là que l’hydrodynamique intervient, il est nécessaire d’évacuer les débris, faute de quoi l’étincelle peut se reproduire au même endroit. Ceci provient du fait que les débris sont des corps conducteurs qui ont tendance à diminuer la résistance électrique du lieu où ils se trouvent. La vitesse d’usinage est donc gouvernée par notre capacité à évacuer les débris. L’ensemble du système est immergé dans un fluide diélectrique, généralement de l’huile. L’évacuation des débris en usinage par enfonçage consiste à réaliser, après un temps d’usinage donné, des mouvements de va-et-vient de l’électrode de manière à générer un écoulement du fluide diélectrique dans les fentes autour de l’électrode et de la cavité. Ce mouvement doit permettre le brassage des débris, puis leur évacuation par les fentes latérales. La question qui nous importe est d’optimiser cette évacuation en jouant sur les paramètres tels que la fréquence des « sauts », leurs amplitudes ainsi que d’autres facteurs physiques.


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Valorisation Ce projet permet d’augmenter la vitesse d’usinage en optimisant le temps d’évacuation des débris. Ainsi, le partenaire industriel du projet pourra offrir à la vente des machines d’usinage plus productives. Une partie des résultats de ce projet seront présentés au 17e International Symposium on Electromachining ISEM 2013 à Leuven (Belgique) en mars 2013.

Equipement particulier hepia a développé et mis en service un banc d’essais à l’échelle 50 : 1. Elle utilise des caméras et des logiciels d’analyse d’images. Pour la partie simulation CFD, elle utilise le code Fluent en situation instationnaire et maillage dynamique. Les ordinateurs utilisés sont des serveurs SUN puissants et des stations de travail de type HP Z800 (96 Go RAM et 12 cores à 3 Ghz).

Légendes 1 - Banc d’essais en similitude à l’échelle 50:1. 2 - Particules de débris formées par les étincelles. 3 - Cratère après formation d’une étincelle. 4 - Maillage de simulation CFD. 5 - Structure de l’écoulement généré dans la première phase du retrait de l’électrode. © hepia – AgieCharmilles SA


Fiche 6 PharMea Management Développement de dispositifs de tests in vitro à faible coût pour une nouvelle plate-forme de criblage de molécules à haut débit dans le cadre d’un projet européen Philippe Passeraub

Points forts Pour relever le défi de développer une approche de fabrication plus simple, plusieurs méthodes d’impression ont été étudiées et testées. La technique de tampographie s’est révélée la plus prometteuse pour la fabrication de pistes conductrices et isolantes sur membranes poreuses. La tampographie est en général utilisée pour l’impression de cadrans de montres, de textes ou de motifs sur divers supports (balles de golf, dispositifs médicaux). Elle a aussi été utilisée pour imprimer à l’aide d’encre conductrice des antennes RF pour téléphones mobiles. L’alignement de multiples étapes d’impression permet d’imprimer des motifs complexes. Ainsi, cette technique a permis le développement d’un nouveau procédé de fabrication compatible aux membranes polymères poreuses. Des biopuces MEAs ont été ainsi fabriquées avec succès sur des membranes poreuses en PET. Des pistes conductrices de largeur de 50 µm ou plus ont été imprimées et des résistivités de 0.4 Ω/ ont été obtenues. La biocompatibilité des MEAs produites a été démontrée. Des signaux bioélectriques provenant de tissus nerveux et cardiaques ont pu être enregistrés à l’aide de tels dispositifs. Ainsi, malgré une résolution encore limitée, les MEAs imprimées à l’aide de cette nouvelle technique sont fabriquées beaucoup plus rapidement et avec un effort sensiblement réduit. La tampographie est une technique prometteuse et adaptée pour la production de biopuces MEAs à faible coût.

Schéma de principe du procédé de tampographie. Le motif à imprimer est gravé sur le cliché. Une encre est appliquée sur le cliché à l’aide d’un encrier-racloir. Un tampon prélève l’encre du cliché pour l’imprimer sur la membrane. Le motif imprimé sur la membrane est fidèle au motif du cliché. Un cycle d’impression est relativement rapide (<10 secondes).

Descriptif Dans le cadre du programme européen, FP7 Capacities, divers partenaires industriels et équipes de recherches anglaises, françaises et suisses ont joint leurs efforts ces 3 dernières années pour développer une nouvelle plate-forme de tests bioélectriques multicanaux (256 à 1024 canaux) pour tissus nerveux et cardiaques. En effet, les biopuces à réseaux de microélectrodes (MEAs pour « MicroElectrodes Arrays ») sont utilisées en biologie et en recherche médicale pour la stimulation et l’enregistrement de signaux bioélectriques à partir de cultures de tissus ou de cellules excitables. Ces tests in vitro représentent une alternative prometteuse, particulièrement pour remplacer les expériences qui cherchent à déterminer la toxicité d’une molécule en utilisant des animaux. Les techniques de criblage à haut débit de molécules permettent d’accroître la productivité de ce type de tests. Pour ceci, un nombre croissant de dispositifs à faible coût et à usage unique sont demandés. Généralement, les MEAs sont fabriquées par lots en utilisant plusieurs étapes de photolithographie. Toutefois, pour des raisons pratiques dépendant de l’application, la miniaturisation des MEAs n’est pas possible. Ainsi, l’avantage de la fabrication par lots est limité et l’effort global de fabrication est considérable. Par contre, les membranes poreuses en polymère représentent un substrat prometteur pour les nouvelles générations de MEAs, car elles donnent au biologiste une flexibilité accrue dans ses cultures et protocoles d’expériences. Toutefois, ces membranes poreuses rendent les étapes de microfabrication conventionnelles bien plus complexes du fait de la présence de pores : soit le rajout de multiples étapes est nécessaire pour produire des pores, soit un polymère poreux doit être utilisé comme substrat avec des limitations spécifiques (p.ex. température maximale limitée, incompatibilité avec des étapes bouchant ou détruisant les pores).


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Valorisation Développement de dispositifs de tests in vitro à faible coût pour une nouvelle plate-forme de criblage de molécules à haut débit dans le cadre d’un projet européen.

Légendes 1 - Photographie d’un réseau de 40 bioélectrodes pour tests in vitro de cellules excitables (stimulation et enregistrement de signaux bio-électriques). En gris : les pointes des électrodes faites d’encre conductrice. En noir : la protection des pistes conductrices à l’aide d’une couche d’encre isolante. 2 - Photographie d’une plaque de test in vitro faite de 32 puits de 8 bio-électrodes utile en tant que consommable pour systèmes de tests in vitro à grande échelle et à haute productivité. 3 - Photographie d’une partie de la membrane poreuse de cette plaque obtenue par tampographie multicouche (la couche isolante est ici transparente). 4 - Photographie au moyen d’un microscope à balayage électronique montrant le détail d’une impression par tampographie. La résolution d’impression est moyenne à bonne. Son grand avantage par rapport aux autres techniques de microfabrication : les pores ne sont pas bouchés ; le procédé est rapide et ne demande que peu d’énergie.


Fiche 7 STEM-3D Multi-Organs on a Chip: The next generation of biochips to test new drugs or chemicals Luc Stoppini

Descriptif We have developed a smallvolume in vitro system in which intestine-like cells, hepatocyte cells and 3D micro-organs derived from embryonic stem cells (cardiomyocytes and neural cells) were cultivated in 4 separate porous membrane micro-chambers connected by micro-channels with the presence of biosensors at different levels. A dedicated perfusion system based on air pressure was used to allow the circulation of the culture medium to the different micro-organs through a microfluidic system.

Points forts Our technology will : • Accelerate the evolution of the toxicity risks and hence dramatically shorten research cycles for the pharmaceutical and other industries. • Improve the performance of toxicity testing systems and make a major contribution to safety pharmacology. • Bring the potential of major time- and cost-saving factors for drug and chemical compound screening due to the automatic perfusion and sampling platform that allow testing several biochips in parallel, and hence increasing the testing throughput.

Micro-organs are placed within micro-chambers with bio-sensors connected through a microfludic system.

In vitro cell-based assays are often of limited predictive relevancy because they do not mimic with sufficient realism the complex environment to which a drug candidate is subjected within a living organism. Recent studies had showed that cell toxicity assays, and assay endpoints are useful for high-throughput cytotoxicity analysis in microfluidic devices, and had also concluded that 3D cell cultures that mimic the in vivo tissue are essential for obtaining results comparable to the in vivo response. Based on these results, we have fabricated a small-volume in vitro system in which 3D micro-organs derived from embryonic stem cells or human cell line cells are cultivated in separate porous membrane microchambers connected by microchannels with the presence of biosensors at different levels. By selecting appropriate bio-mimic different human tissues in 3D we are reproducing in vitro some aspects of complex interactions occurring in vivo. While conventional culture plate models only measure the response of a single cell type, our “Multiorgans-on-a-Chip” system will allow us to capture the reactions of organ system as a whole (“ organ interactions on-a-chip ” concept). For example, metabolites resulting from a drug’s influence on one organ can reach other organs and exert their positive or negative effect. These biochips will provide insight into interorgan interactions resulting from exposure to pharmacological compounds, a capability which has not been previously demonstrated using in vitro systems. Therefore, we hope that this system will be a more predictive tool in experimental pharmaceutical screening for efficacy and toxicity. Finally, in order to increase the throughput we are developing a semiautomatic platform which will allow us to screen molecules on up to 12 biochips in parallel.


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Valorisation • The development of our “MultiOrgans-on-a-Chip” will significantly contribute to the reduction and replacement (3R’s) of animal experiments. • The proliferation and the cell growth in three-dimensional structures will give us unique opportunities to observe selected cell behavior under normal or pathological conditions. This knowledge will likely enable meaningful advances in tissue engineering to design functional bionic systems that will be used in regenerative medicine. • There is clearly a need for more predictive in vitro systems for the pharmacy industry (to decrease the attrition rate of new drugs), toxicology, and food companies. We have already received positive feed-back from our industrial partners to accept this kind of new technologies. • In collaboration with Prof. KH Krause, we have created a start-up company Neurix S.A (a spin-out of the University of Geneva and hepia) that will offer services to pharmaceutical or food companies to assess the beneficial and detrimental effects of novel drugs or natural products (mandates). • We have recently received a funding from the CTI to develop a specific assay that will open up new avenues for applied research as well as for the commercialization of this technology.

Légendes 1 - Visualization of the microfluidic system as well as the different biosensors integrated to the biochip. 2 - A semi-automatic system was developed where molecules to be tested are placed within standard microplates.

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Valorisation

La valorisation de la recherche d’inSTI s’est réalisée par les publications scientifiques ou tout-public, les communications dans des congrès, des interventions ponctuelles dans divers médias (TV, radio, journaux), l’organisation de manifestations scientifiques. Sélection de valorisations « grand-public » « La Biomobile devient de plus en plus écologique », M. Perraudin, TCS Genève, du 30 mai 2011. « Plongée dans les entrailles du pont Butin qui abrite la soufflerie hepia », Tribune de Genève, CMEFE, du 29 mars 2011. « Jetman prépare un exploit moins polluant », 20 minutes, M. Perraudin, du 5 avril 2011. « Ces romantiques qui plongent dans le vide à plus de 200 km / h », Matin-dimanche, CMEFE, du 17 avril 2011. « Cet automne, Genève prépare l’après Fukushima » - WEC 2011, Tribune de Genève, du 25 août 2011. « Fukushima aussi grave que Tchernobyl », TSR le TJ 19h30, G. Triscone, du 12 avril 2011. « Eau pour refroidir Fukushima », RSR Le journal de 7h (dès 01:20 :55), G.Triscone, du 30 mars 2011. « L’océan Pacifique pollué par de l’iode radioactif de Fukushima », 24 heures, G. Triscone, du 30 mars 2011. « Précise comme de la 3D modélisée, la géniale maquette entame une vie virtuelle », Tribune de Genève, J. Richard, du 29 mars 2011. « Relief Magnin : les nouvelles technologies révèlent un chef-d’œuvre d’une précision remarquable ! », J. Richard, du 29 mars 2011. « Genève cherche à unir l’industrie et la recherche ». + Lien sur étudiants.ch du 1er juillet 2011 : « Un nouveau centre pour dynamiser l’innovation genevoise. » L’UNIGE, la HES-SO Genève, l’OPI et l’IUG s’allient pour créer le Geneva Creativity Center, afin de favoriser l’éclosion de projets et de créer de nouveaux débouchés pour l’industrie et l’économie locales, Tribune de Genève, du 30 juin 2011. Emission Télévision, TF1 journal de 20h (dès 27 minutes) : Ski de vitesse - La soufflerie du CMEFE, du 19 avril 2011. Emission de la RSR-Babylone : http ://www.rsr.ch/#/espace-2/programmesbabylone/?date=07-06-2011 / M. Perraudin, Biomobile, du 7 juin 2011. Emission de la RSR-Prise de Terre : http ://download.rsr.ch/la-1ere/programmes/impatience/2011/impatience_20110603_standard_ sequence-1_3438a415-e126-4a4d-9273-912f2ca23a60-128k.mp3 / M. Perraudin, Biomobile, du 3 juin 2011. Vidéo réalisée par Mavic en collaboration avec la soufflerie d’hepia. MAVIC _ vidéo Recherche et développement sur les roues aérodynamiques, P. Haas, du 24 octobre 2011. Vidéo figurant dans le Triathlon Hebdo : Fred Van Lierde au Cmefe. vidéo : http ://www.youtube.com/watch?v=UHeMEM6Citk. lien : http ://www.triathlon-hebdo.com, CMEFE, du 15 septembre 2011.

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Sélection de valorisations scientifiques Gorthi S., Duay V., Bresson X., Bach Cuadra M., Sanchez Castro F. J., Pollo C., Allal A. S., Thiran J.-P. « Active Deformation Fields : Dense Deformation Field Estimation for Atlas-based Segmentation using the Active Contour Framework », Medical Image Analysis Journal, May 2011. Passeraub P., Moreillon F., Morenzoni D., Meyer J., Perret J., Hakkoum D., and Stoppini L. « Diagnotox : une plateforme innovante d’instruments pour le diagnostic in vitro de toxicité à faibles doses et sur le long terme », Brochure HES, A. B. M. Cassard, M. Torbay, Ed. Genève : HES-SO Genève, 2011, pp. 7 Annessi-Ramseyer K., Passeraub P., Turck N., Borradori L., Favre B., Hochstrasser D. F., Fontao L., and Zimmermann-Ivol C. G., « Multiple autoantibodies detection for bullous pemphigoid by protein microarray » deI. HUPO 2011. Geneva, 2011-submitted.

Conférences et congrès Jotterand S., Jobin M. « Characterization of P3HT :PCBM :CdSe hybrid solar cells », hepia, University of Appied Sciences (HES-SO), in E-MRS 2011 – Spring Meeting-IUMRS ICAM 2011 & E-MRS / Bilateral Conférence on Energy, Technical sessions : May 9-13, 2011-Exhibit : May 10-12, 2011, Congress Center, Nice, France. Brunner, Y. EUROTOX Congress, Paris, 27.08-31.08.2011, Young Scientist Award, BO HOLMSTEDT, Poster « Award for describing a feasible method for the solution of a toxicological problem under maximum respect of the 3R-principle (Reduce, Refine, Replace animal testing) ». Brunner Y., Giron P. et al. « Development of rat and human in vitro models for the investigation of testicular toxicity », 47th Congress of the European Societies of Toxicology (EuroTox), Paris, August 2011. (Poster Award). Stoppini L. et al. « Three-dimensional neural-like tissue derived from hESCs as an in vitro model for neurotoxicity », 47th Congress of the European Societies of Toxicology (EuroTox), Paris, August 2011. (Oral Presentation). Stoppini L. et al. « 3D in vitro engineered nervous tissue derived from mouse and human embryonic stem cells » Euroglia 2011, oral presentation, Prague. Stoppini L. et al. « 3D Engineered Tissues from primary or human embryonic stem cells as new tools for in vitro toxicology studies ». RIFM INFOX, May 18th 201, Brussels. (Oral Presentation). Stoppini L. et al. « 3D Engineered Tissues from primary or human embryonic stem cells as new tools for in vitro toxicology studies ». Interactive Symposium Research in Applied “Health & Life Sciences” July 8th, 2011 UniS Schanzeneck, poster, University of Berne. Stoppini L. et al., « Gene expression from 3D neural-like tissue derived from Human Embryonic Stem Cells as an in vitro model for neurotoxicity ». Seminars in Molecular Toxicology University of Basel May 16th 2011. An Integrated Microfabricated Device for Dual Microdialysis and in vitro Blood-Brain Barrier, présentation orale, Stoppini L. et al., Stem Cell Platform meeting May 17th 2011 Hoffman-La-Roche Basel. Stoppini L. et al.Stem-3D project presentation, « Multiparametric monitoring of engineered tissues from embryonic stem cells (ESCs) : tools for « Human-based in vitro testing systems» and « organ replacement», video : http ://www.youtube.com/watch?v=DFTYgvh6LJE, Call 2009 meeting HESSO November 17th 2011 Lausanne. Stoppini L. et al. « Tests in vitro en Toxicologie : Problématique de santé publique et bioinstrumentation pour la mesure de divers paramètres biologiques ». Journée des Microtechniques médicales HESSO, Lausanne, mardi 13 septembre 2011. (Oral Presentation). Journée des Microtechniques médicales, organisée par le RCSO-ISYS, en collaboration avec la FSRM et l’association sensors.ch, Lausanne, du 13 septembre 2011.


inIT L’institut d’ingénierie Informatique et des Télécommunications (inIT) regroupe des chercheur-e-s d’hepia opérant dans les domaines de l’informatique et des télécommunications. Ses activités s’articulent autour de l’informatique dite à grande échelle. En effet, qu’elle soit visible ou intégrée dans un processus industriel, l’informatique se trouve distribuée par nature. Ainsi, les systèmes informatiques sont de nos jours souvent composés de plusieurs « sites » (processeurs, capteurs, ordinateurs, émetteurs, etc.) reliés en réseaux, caractérisés par une distribution géographique étendue, une disponibilité partielle, une hétérogénéité et mobilité des composants. L’une des particularités des systèmes informatiques à grande échelle est la quantité considérable d’informations stockées, échangées et traitées. Dans ce contexte, trois mots-clés sont à retenir : fiabilité, sécurité et performance. Cette vision globale des systèmes informatiques à grande échelle est le fil conducteur des projets proposés et menés par inIT. Plus spécifiquement, inIT regroupe également des compétences en : • systèmes embarqués et temps réel ; • systèmes distribués à grande échelle ; • interaction société-machine. Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont au service des autres sciences et domaines. inIT attache un intérêt particulier au développement de collaborations avec des partenaires académiques et industriels opérant dans des secteurs autres que les TIC. Dans ce contexte, inIT peut vous aider dans l’intégration de la composante TIC dans votre projet en faisant appel, si besoin est, à d’autres compétences HES-SO ou autres.

Nabil Abdennadher Professeur HES, Responsable institut inIT

inIT

nabil.abdennadher@hesge.ch


Fiche 1 ABAplans Des plans de ville accessibles aux personnes aveugles Michel Lazeyras

Descriptif ABAplans est un ensemble de dispositifs informatiques interactifs multimodaux (visuel, auditif et tactile) permettant aux personnes souffrant d’un handicap visuel de se représenter l’espace urbain et de préparer leurs déplacements. Les fonctions multimodales du dispositif associent de manière très précise le relief aux informations auditives ; les yeux sont donc remplacés par le doigt et l’oreille. Grâce à ce système, les personnes aveugles peuvent consulter des plans de manière autonome.

Actuellement, deux applications ont été développées et sont opérationnelles autant à Genève qu’à Neuchâtel : un éditeur de plans de carrefour à la disposition des ergothérapeutes et un plan de ville, tactile et sonore, interactif, directement utilisable par les personnes aveugles, afin qu’elles puissent acquérir une meilleure représentation de leur environnement et organiser leurs déplacements. L’éditeur de plans de quartiers, particulièrement utile pour les instructeurs en locomotion, permet de créer automatiquement des cartes de quartier ou de carrefours personnalisables en choisissant deux rues dans une fenêtre de saisie et en précisant la taille du plan souhaité. La carte ainsi générée indique très précisément les rues, bâtiments, parcs, trottoirs et îlots. Il est ensuite possible d’ajouter d’autres éléments selon les besoins de l’utilisateur. La fabrication des plans se déroule en quatre étapes : 1. L’utilisateur choisit deux rues, qui ont un carrefour en commun ; celui-ci se retrouvera au centre du plan. Il choisit ensuite une échelle ; 2. à l’aide de l’éditeur, l’utilisateur peut modifier le plan ; 3. impression du plan sur du papier thermo-gonflable avec une imprimante tout à fait traditionnelle. Ce papier contient une multitude de petites bulles. Celles qui sont recouvertes de noir éclatent à la chaleur, ce qui crée le relief ;

Points forts ABAplans est un système générant automatiquement des plans de différentes natures à partir des données du cadastre. Trois types de plans correspondant à trois nouvelles façons de représenter le territoire ont actuellement été développés. En parallèle, plusieurs fonctionnalités ont été créées afin de consulter le plan, de rechercher une adresse ou un itinéraire. Le système est complètement ouvert, il est donc possible d’ajouter soit des modes de représentation, soit des fonctionnalités.

4. passage du plan à la thermo-gonfleuse, ce qui a pour effet de mettre en relief les parties noires. Les plans de ville interactifs constituent la partie principale du projet ABAplans, les rues sont en relief et les surfaces intéressantes (parcs publics, lacs, bâtiments remarquables…) sont texturées. L’utilisateur non-voyant peut parcourir la carte simplement en l’effleurant avec les doigts. Chaque fois qu’il veut une information, il lui suffit de presser sur le plan et une information lui est donnée. Cette information dépend du mode choisi. • Mode Plan : chaque fois que l’on presse sur une rue ou un élément texturé, une information auditive est donnée. Ceci correspond à une découverte de la ville. • Mode Orientation : soit une adresse peut être saisie au clavier, soit un lieu d’intérêt peut être sélectionné dans une liste. Chaque fois que l’utilisateur presse le plan, la distance ainsi que la direction au point choisi sont données. Ainsi, de proche en proche (comme le jeu « tu chauffes, tu chauffes, tu brûles… »), l’utilisateur peut trouver le lieu sur le plan. • Mode Itinéraire : en cliquant avec le doigt sur deux carrefours différents, ou deux adresses différentes, le système donne l’itinéraire le plus court allant d’un point à l’autre. Pour naviguer entre les différents menus, un dispositif ressemblant à la navigation sur les téléphones portables : les signes permettant de changer de menu ou de passer à un sous-menu sont les suivants : ^ < o >. Une navigation d’une carte à l’autre sans passer par la carte générale du canton a été mise en place. Ce projet a été soutenu pendant quatre ans par la fondation Hans Wilsdorf.


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Valorisation ABAplans a été présenté à de nombreuses reprises depuis 2008, dans différents contextes. Quelques exemples : • 3e Prix du concours handitec du salon autonomic, Paris, juin 2008 ; • hôte d’honneur du congrès de l’Union Mondiale des Aveugles, Genève, août 2008 ; • présentation à la presse (journaux et télévision), Neuchâtel, novembre 2010 ; • présentation aux géomètres cantonaux suisses, Olten, mai 2011 ; • présentation au symposium sur les moyens auxiliaires, HUG Genève (Hôpitaux Universitaires de Genève), septembre 2011.

Equipement particulier Afin de faire fonctionner ABAplans, il est nécessaire de disposer d’une tablette tactile de type résistif. Deux dispositifs ont été créés en collaboration avec la société Eurotouch à Toulouse.

Légendes 1 - Dispositif interactif complet. 2 - Editeur de plans permettant de créer des plans, puis de les modifier. 3 - Personne aveugle testant le plan interactif du centre de Genève. 4 - Procédé de création d’un plan de ville.

• Le premier système, encombrant mais léger se connecte à un ordinateur et fonctionne comme une souris ; il est principalement destiné aux institutions spécialisées ou aux personnes autonomes. • Le second système est une borne autonome pouvant être placée dans un lieu publique protégé. Pour créer les plans, il est nécessaire de disposer d’une imprimante traditionnelle noir / blanc et d’une thermogonfleuse qui mettra en relief toutes les parties noires.


Fiche 2 Calcul haute performance sur un cluster de GPU pour l’optimisation combinatoire Paul Albuquerque

Descriptif Dans ce projet, nous avons programmé sur des cartes graphiques (GPU), utilisées comme co-processeurs de calcul, des algorithmes d’optimisation afin d’en accroître les performances. Le type d’algorithmes considérés requiert en effet d’importantes ressources de calcul. Les applications visées concernent des problèmes du domaine de la logistique tels que l’affectation d’avions à des vols ou la conception des horaires d’équipages d’une compagnie aérienne.

Points forts L’utilisation de GPU pour effectuer des calculs généraux est un domaine relativement neuf car les technologies mises à disposition par les constructeurs de cartes graphiques sont récentes. Le champ d’application est immense, en particulier celui de l’optimisation combinatoire. Nous avons implémenté des algorithmes de programmation linéaire qui interviennent souvent dans des logiciels de logistique. Les gains en performances obtenus sont importants.

Les cartes graphiques GPU (Graphics Processing Unit) sont devenues extrêmement puissantes avec le développement des jeux vidéo. Les animations nécessitent en effet de nombreux calculs mathématiques pour lesquels les GPU sont optimisées. L’idée de tirer parti de la puissance des GPU pour faire du calcul scientifique date d’une quinzaine d’années. Cependant, depuis début 2007, on observe un engouement pour l’utilisation des GPU avec la mise à disposition par le constructeur NVIDIA de l’environnement CUDA (Compute Unified Device Architecture). Il s’agit d’une technologie de GPGPU (General Purpose Computing on Graphics Processing Units) : on utilise donc un GPU pour exécuter des calculs généraux habituellement exécutés par le processeur central. La technologie des GPGPU est récente et très prometteuse vu le parallélisme massif intrinsèque aux GPU. Il existe déjà de nombreuses librairies et applications scientifiques pour faciliter le développement de programmes sur GPU. La bio-informatique et la logistique constituent deux domaines de prédilection pour les GPU. La protéomique et la génomique recèlent de nombreux problèmes d’optimisation combinatoire qui requièrent l’utilisation de très importantes ressources de calcul. La gestion de l’affectation de personnes et d’équipements se situe dans une catégorie similaire. C’est dans ce cadre que l’institut inIT a collaboré avec l’entreprise APM Technologies. Celle-ci développe des logiciels destinés aux compagnies aériennes qui permettent de générer le programme des vols, d’affecter les avions aux vols et finalement d’attribuer les équipages. Les temps de calcul devenant vite prohibitifs même pour des compagnies avec peu d’avions, APM Technologies s’est montrée très intéressée par une utilisation de GPU pour ses logiciels. Dans ce projet, nous avons implémenté sur GPU des algorithmes de programmation linéaire (simplexe linéaire, Branch-and-Bound…). Les gains de performances obtenus sont importants et les tests menés sur des problèmes réels prometteurs. Nous avons également entrepris une extension sur cluster de GPU ce qui permet de traiter des problèmes de taille encore plus importante. Encore peu d’applications commerciales incorporent à l’heure actuelle des modules implémentés avec CUDA. Or, il faut relever qu’il est trivial et très peu coûteux (quelques centaines de francs) d’ajouter une deuxième carte graphique dans un PC. De nos jours, le potentiel de la technologie de GPGPU n’est pas encore reconnu par les entreprises en mal de puissance de calcul. Un obstacle majeur à la programmation d’un GPU réside dans le fait qu’il faut adopter un mode de pensée « parallèle », ce qui n’est pas habituel chez la majorité des développeurs ; le calcul parallèle n’étant finalement que peu enseigné. Par ailleurs, la maîtrise de CUDA demeure difficile, malgré l’apparition de plus en plus d’outils destinés à faciliter le travail du programmeur. Cependant, on peut parier qu’un nouveau segment se développera dans le marché du logiciel.


Fiche 2

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Valorisation Deux articles ont été publiés dans des conférences internationales (ParCo 2011 et BalCOR 2011). En outre, un article a été récemment soumis au journal Mathematical Programming and Operations Research. Par ailleurs, plusieurs travaux de Bachelor et de Master ont été effectués en lien avec ce projet, l’un d’entre-eux ayant reçu le prix Arditi 2011 d’informatique de l’Université de Genève.

Equipement particulier Pour ce projet, nous avons fait l’acquisition d’un supercalculateur Tesla S1070 de NVIDIA constitués de quatre GPU et pouvant délivrer jusqu’à 4 Tflops en performance de pointe. Nous avons aussi utilisé un cluster de GPU du centre national suisse de supercomputing (CSCS). Pour la suite de ce projet, nous avons acheté deux supercalculateurs de NVIDIA de nouvelle génération, dénommée Fermi.

Légendes 1 - Supercalculateur NVIDIA S1070 constitué de 4 GPU. Courtesy NVIDIA 2 - Cluster de GPU, similaire à celui du centre national suisse de supercomputing. Courtesy NERSCC


Fiche 3 Interfaces Tactiles Multi-touchs Stéphane Malandain, Yannick Excoffier, Adrien Lescourt

Descriptif Le projet interface a permis de mettre au point des surfaces tactiles «multi-touchs» sur toutes surfaces planes, horizontales ou verticales. Basé sur le principe d’une illumination infrarouge de la surface à rendre tactile, ce dispositif est peu invasif, fiable et facile à adapter sur les murs ou tables existants. Trois écoles ont participé au projet initial (hepia, heig-vd, EIA-FR).

L’équipe de développement du projet ITM.

Depuis 2007, le projet interface vise à transformer toute surface en une surface tactile. Nous avons acquis une très grande expérience dans ce domaine qui nous permet aujourd’hui de proposer un dispositif fiable et abouti.

Points forts • Permet de transformer toute surface verticale ou horizontale en une surface tactile de grande dimension. • Complètement multi-touch (pas de limites de contacts simultanés). • Une très grande réactivité qui garantit une réponse immédiate au contact. • Dimension : jusqu’à 18 mètres linéaires de mur tactile. • Compatibilité totale avec Windows 7 / plusieurs applications réalisées. • Coût de production très raisonnable.

La partie software du projet, dont nous étions responsables, est essentielle. En effet, le principe de ce dispositif repose sur l’illumination infrarouge de la surface. Des caméras infrarouges hautes performances repèrent le réfléchissement des doigts dès qu’il y a un contact avec la surface. Ensuite, il faut « tracker » les points de contact et les transformer en coordonnées. Il revient à la partie logiciel « bas niveau » de s’occuper de cette tâche. Puis, il faut caractériser le mouvement des points reconnus pour déterminer une gestuelle et l’associer à des fonctionnalités. Par exemple, repérer un « glisser-déplacer » par opposition à un « agrandissement ». Cette partie, de plus haut niveau, a aussi été développée par l’équipe en charge du projet, et les résultats nous permettent de réaliser des applications professionnelles exploitant le dispositif de façon aisée. Ainsi, nous avons développé de nombreux logiciels utilisant les caractéristiques du dispositif. Nous l’avons également rendu compatible avec Windows 7 et avec le protocole de communication tuio. Enfin, notre système permet de connecter plusieurs caméras infrarouges et de fusionner les informations reçues. Ainsi, cela nous permet de réaliser un dispositif de plusieurs mètres de long, avec les mêmes spécificités (tactile, multipoint, et de très grande réactivité).


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Valorisation - Nombreux salons : Salon International des Inventions de Genève 2010 (Prix de l’OPI), Salon du livre, Foire de Fribourg, EFEF (2011), Nuit de la science, Innotrans (Berlin 2012), exposition itinérante du CERN. - Création d’une start-up ncilab (www.nci-lab.com) courant 2012.

Equipement particulier - Barre d’illumination avec des lasers infrarouges. - Caméras infrarouges.

Légendes 1 - Application fenêtrée sur le mur tactile. 2 - Mur tactile multi-touch. 3 - Dessin sur table tactile. 4 - Googlemaps sur table multi-touch. 5 - Un contact sur la surface fait des « vagues ».


Fiche 4 NRF4NOSOCOM - Bouchon Réseau ad-hoc sans fil de validation de protocole médical René Beuchat, Luigi Zaffalon, Xavier Meyer (hepia), Bertrand Hurst (heig-vd)

Descriptif Ce projet a permis le développement de modules basés sur un micro-contrôleur Icycom (CSEM-Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique) à très basse consommation et intégrant une communication RF à 868 MHz. Ces modules sont moulés dans un bouchon et sont rechargeables par induction (collaboration CFPT-Centre de Formation Professionnelle Technique). L’antenne spécialisée pour ce module a été développée grâce à une collaboration avec l’entreprise MIND (Archamps). Les données sont récoltées à travers un relais RF-Internet et transférées sur un serveur dédié dans une base de données SQL.

Points forts Le module de base d’acquisition de données est de taille très réduite de 2 cm x 2 cm. Ces caractéristiques principales sont : • Une communication RF courte distance ~100 m. • 128 KB de mémoire non volatile pour les programmes et données. • Module accéléromètre 3D intégré. • Téléchargement de nouvelles versions de logiciel par RF. • Extensions possibles grâce à 3 bus série (SPI, i2c, UART). • L’alimentation est fournie par une batterie rechargeable par induction.

Vue générale schématique du système NRF4NOSOCOM.

De nos jours, l’utilisation de systèmes permettant de communiquer partout est courante, à l’exemple du Smartphone qui nous lie pratiquement avec la planète entière où que nous soyons. La durée d’utilisation est cependant limitée. Une autre catégorie fait actuellement de plus en plus couramment son apparition et concerne les objets communicants, que l’on nomme parfois «l’Internet des objets». Ils doivent présenter une très faible consommation, ce qui leur assure un fonctionnement autonome pendant des mois, voire des années de façon autonome. Ils diposent généralement d’une faible portée de communication. L’objectif est souvent d’effectuer des mesures locales et de les transmettre dès que possible à un serveur de données ou de générer des alarmes quant à des évènements spécifiques. Par ailleurs, les progrès récents de la médecine se sont hélas accompagnés d’une augmentation sensible des maladies nosocomiales. Les techniques invasives pratiquées pour le diagnostic, la surveillance et le traitement sont souvent à l’origine d’infections. Ces infections nosocomiales ne peuvent pas toutes être évitées, mais près de la moitié le pourraient par des moyens relativement simples, tels que le lavage et la désinfection des mains. Dans le cadre de ce projet, des prototypes de modules communicants ont été développés ainsi que l’environnement de récolte de données basé sur un serveur SQL. Equipée de transmission RF, cette nouvelle génération de modules micro-contrôleurs d’acquisition de données présente une consommation très faible. Ces modules peuvent aussi être utilisés pour des acquisitions de données réparties et à faible débit. Leurs fonctionnalités leur permettent de communiquer entre eux ainsi que vers des stations de récolte de données. Ils peuvent être placés, récoltés et déplacés aisément.


Fiche 4

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Flot de données, schéma bloc général. Les divers éléments du système (ouvert). Station réseau intermédiaire seule. Différents états du module dans le temps. Module processeur seul. Affichage des résultats.

Valorisation La réalisation de ce projet a permis de mettre en oeuvre une nouvelle gamme de processeurs développés en Suisse au CSEM (Centre Suisse d’Electronique et Microtechnique) avec des performances de consommation très réduite et incorporant une communication RF intégrée. Ce projet entre dans la dynamique de l’institut sur les systèmes embarqués autonomes et à basse consommation. Il est à l’origine : • de la signature de mandats avec les HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève) ; • de collaborations actives avec le CSEM et Mind ; • d’une base pour de futures collaborations industrielles.

Financements

Equipement particulier

• RCSO-TIC • Mandats HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève).

Réalisation complète du système : • Prototype développé en parallèle avec des mandats des HUG (Hôpitaux Universitaires de Genève) et le réseau RCSO-TIC. • Interface réseau Icycom/Ethernet. • IPv4/SLIP sous OS-NET-7. • Serveur base de données SQL. • Serveur de requête BIRT. • Protocole de communication. • Mise à jour par RF du logiciel des modules bouchons. • Transfert des données par initiative du bouchon sur serveur.


Fiche 5 HbbTV - Hybrid broadcast broadband TV Norme incontournable au développement de la télévision interactive Andrés Revuelta

Descriptif Le projet HbbTV propose de contribuer à l’essor d’applications et de services utilisant les technologies de la TV du futur. Les nouvelles possibilités d’interactivité offertes par HbbTV permettent d’envisager une évolution de l’expérience multimédia qu’il s’agit d’investiguer. Les aspects interaction et GUI multi-plate-formes étant prépondérants dans le domaine de la TV interactive, une plate-forme de démonstration permettra d’étudier l’utilisation de services interactifs liés aux contenus télévisuels.

Architecture HbbTV – Contexte des réseaux.

Nous allons cibler nos efforts sur les trois aspects principaux suivants :

Points forts • Nous développerons une plateforme «démonstrateur» utilisant les technologies émergentes dans le domaine de la TV connectée. • Nous proposerons des solutions innovantes en rapport avec la consommation de contenu, en tenant compte des problèmes liés au foisonnement des informations générées par les technologies émergentes, le web et les réseaux sociaux. • Notre système comportera tous les composants essentiels d’un réseau hybride de diffusion TV et Internet, et facilitera le test des scénarios suggérés.

1. Choix des scénarios démontrant les problématiques HBBTV, IMS (IP Multimedia Subsystem), et IHM (Interface homme-machine) lié à la télévision interactive. Cette partie, par la mise en pratique d’applications choisies, traitera les problématiques liées au transport des flux média, IHM et interaction riche entre spectateur-s et programme TV. Deux scénarios de démonstration caractéristiques seront précisés en collaboration avec les partenaires. Ils porteront sur les problématiques liées aux techniques de diffusion dans un contexte de réseaux hybrides et la sophistication croissante des applications des usagers. 2. Mise en place et réalisation de la plate-forme de démonstration. Une plate-forme matérielle sera testée et validée pour son usage de démonstrateur/testeur HbbTV. Cette plate-forme HbbTV sera ensuite reliée à celle d’IMS, développée en parallèle au début du projet. L’architecture du démonstrateur sera principalement définie par : • les choix matériels ; • l’architecture du système (dont serveurs et clients HbbTV / IMS) ; • définition des flux de communication HbbTV et IMS, (serveurs-applicationsterminaux tels que télécommande, tablette, smartphone…). 3. Développement et implémentation des éléments d’interface IHM. Nous procéderons à l’élaboration de l’état de l’art côté IHM, à l’implémentation interactives et logiques des couches nécessaires à la création d’applications contextuelles (scénarios) offrant des services de type « réseau social » et gestion de contenu. Selon les résultats de l’état de l’art, et en fonction de chaque scénario, nous développerons une couche IHM cohérente et capable d’interagir avec les technologies sousjacentes en question, soit IMS et HBBTV. Au final, nous devrons tirer les recommandations utiles visant au bon arbitrage entre le contenu de l’écran de la télévision et les petits écrans complémentaires.


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Plate-forme de démonstration HbbTV. Exemple de scénario à implémenter. HbbTV next : le futur de la TV ? Roland Garros 2011 : un test grandeur nature réussi. © France Télévisions 5 - HbbTV apporte une nouvelle dimension interactive aux débats TV. © France Télévisions 6 - MesServicesTV, un portail d’essai sur TNT. © MesServicesTV, Auxerre

Valorisation Economique : • Soutien actif de l’EBU-UER, cofondateur de la norme HbbTV. • La TSR et la PME Sobees soutiennent aussi ce projet. • La société Ericsson est intéressée à poursuivre sa collaboration avec l’EIA-FR. • Des discussions avec la PME Softcom sont en cours. Académique : • Cours MSE : «Mobiles systems & Applications» : J.-F. Wagen, T. El Maliki, A. Revuelta. • Cours MSE : «Next Generation Networks and Web 2.0» : A. Delley et J.-F. Wagen. • Cours MRU – 2009/2011 : «Transmissions audiovisuelles optimisées» : A. Revuelta.

Equipement particulier Le contexte de travail sur des réseaux de transmission hybrides, comportant les diffusions Broadcast (satellite, TNT, CATV) et Broadband (Internet), avec l’interactivité induite par la norme HbbTV elle-même,

exige en sus des équipements courants au développement Web et Internet, une infrastructure et des équipements complexes de transmission. Le soutien actif de l’EBUUER, cofondateur de la norme HbbTV, nous permet de pallier à ce problème. De plus, la société Ericsson propose sa collaboration, en mettant

sa plate-forme de transmission IMS à disposition du projet. Notre plate-forme utilisera différents terminaux accessibles sur le marché aux utilisateurs HbbTV, aussi bien en termes de télévisions et de « set top box », qu’en termes de terminaux mobiles d’affichage et d’interaction.


Fiche 6 Ecomobilité Analyse du confort de conduite dans les transports publics Fabien Vannel, Christian Abegg

Descriptif Ce projet vise à développer un système d’aide à la formation des conducteurs de bus. Dans ce cadre, un véhicule est équipé de plusieurs capteurs : accéléromètres pour la mesure du confort, GPS, bus FMS qui transporte des données issues de l’ordinateur central du véhicule. Ces informations sont transmises par une communication sans fil sur la tablette du formateur. Les différentes informations sont présentées dans un logiciel d’aide à la formation développé essentiellement pour l’écomobilité.

Points forts Les Transports publics genevois (TPG) souhaitent devenir exemplaires dans leurs méthodes de formation des conducteurs. Outre les compétences requises en termes de conduite, les conducteurs sont sensibilisés aux méthodes d’écomobilité : consommer moins de carburant, préserver le matériel et surtout améliorer le confort des usagers. Le système développé dans ce projet analyse les données de nombreux capteurs, ce qui permet d’apporter directement des améliorations au style de conduite du conducteur.

Architecture globale du système.

Tout usager des transports publics a sans doute un jour qualifié le style de conduite du conducteur de désagréable ou d’exemplairement doux. Ce projet réalisé entre hepia et les Transports publics genevois (TPG) consiste à développer un nouvel outil d’aide à la formation dont l’objectif est de fournir au formateur un outil informatique permettant de mesurer et de visualiser immédiatement les effets de la conduite sur le ressenti des passagers ainsi que de faciliter des économies de carburant. Ce principe de l’écomobilité est présenté durant les formations et consiste à étudier les méthodes de conduite pour améliorer le confort des usagers, en évitant accélérations et freinages brusques ou répétitifs, par exemple. L’une des difficultés majeures pour un conducteur est de comprendre l’impact de sa conduite sur le ressenti de ses passagers, surtout lorsqu’il s’agit d’un véhicule articulé de longue taille. Le bus dédié à la formation est équipé de capteurs d’accélération, d’un système de localisation par GPS, d’une liaison à la centrale du bus, ainsi que de caméras. Toutes ces informations sont centralisées et mémorisées dans un ordinateur installé dans le véhicule. Une liaison sans fil par Wi-Fi permet à une ou plusieurs tablettes de visualiser en direct le parcours effectué, les images des caméras, ainsi que l’état des différents capteurs. La lecture des informations présentées fournit au formateur la possibilité de discuter immédiatement avec le conducteur de la qualité de sa conduite en termes d’écomobilité. Un bilan final est rédigé et mis à disposition du conducteur qui peut ainsi comparer ses différentes courses de formation et évaluer sa progression. Le principal défi de ce projet est de concevoir une architecture extrêmement fiable et simple d’utilisation. Une transposition de ce système aux trolleys et tramways est envisagée.


Fiche 6

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Valorisation Ce projet sera achevé au printemps 2013 et mis à disposition des TPG pour le présenter à la conférence internationale sur les transports publics qui se tiendra à Genève en mai 2013. Plusieurs développements de ce projet pourront par ailleurs être utilisés dans d’autres collaborations avec les TPG, essentiellement dans les domaines du développement durable, tels que la mesure et l’économie d’énergie.

Equipement particulier

Légendes 1 - Electronique d’un capteur d’accélérations. 2 - Un boîtier contenant un capteur d’accélérations. 3 - Logiciel EcoView développé dans le cadre du projet. 4 - Graphes des accélérations et représentation sous forme de nuages de points. 5 - Image de la caméra du poste de conduite et de la route. 6 - Logo TPG.

L’environnement d’un véhicule de transport nécessite des systèmes particuliers dont la robustesse et la fiabilité se doivent d’être supérieurs aux standards : • L’ordinateur installé dans le bus a été choisi chez le fabriquant Kontron. Celui-ci est certifié conforme à la norme EN50155 utilisée dans les transports et le domaine ferroviaire. • La communication entre capteurs repose sur un système éprouvé dans ce domaine : le bus CAN. • Une communication redondante est utilisée entre l’ordinateur de bord et la tablette.


Fiche 7 QCRYPT Communications à haute vitesse sécurisées par des clés de chiffrement distribuées selon les principes de la physique quantique. Fabien Vannel

Descriptif QCRYPT est un projet multisites financé par Nano-tera visant à créer un système de cryptographie quantique unique. Les performances ambitionnées ont nécessité la mise en commun de plusieurs compétences afin d’appliquer les résultats de la recherche fondamentale à un système commercialisable. hepia est chargée de la conception en VHDL de composants du Quantum Key Distribution (QKD) ainsi que de la conception d’interfaces optiques implémentées dans des FPGA de dernière génération.

Points forts • Projet multi-sites de 4 ans avec un budget de plusieurs millions de francs. • Utilisation de FPGA Virtex 6 ainsi que Stratix V. • Implémentation d’interfaces série optiques à 2.5 Gbit/s et 10 Gbit/s. • Conception d’algorithmes mathématiques en VHDL (Low-Density-Parity-Check, AES). • Développement de protocoles dédiés. • Conception de composants optiques (détecteur de photon unique). • Preuves formelles de protocoles cryptographiques quantiques.

Schéma ArchiQCRYPT.

La société d’information actuelle est fondée sur le partage de données sous forme électronique. La cryptographie apporte des solutions pour échanger des informations de façon sécurisée et repose sur deux principes : disposer d’un algorithme mathématique de chiffrement et d’un secret commun unique. Actuellement, les systèmes d’information utilisent des algorithmes de chiffrement tels que AES (Advanced Encryption Standard), qui sont considérés comme incassables. En ce qui concerne le partage du secret commun, il est important qu’il soit transmis sans que quiconque puisse le récupérer. Selon les niveaux de sécurité souhaités, il peut être nécessaire d’utiliser une nouvelle clé de chiffrement à chaque échange de message. L’objet de ce projet est de mettre les propriétés quantiques de l’optique au profit de la création de clés uniques. Le système est constitué de deux appareils (Alice et Bob), distants de plusieurs dizaines de kilomètres et reliés entre eux par une fibre optique. Un très faible flux de photons est émis au travers de ce canal, de sorte que chaque photon soit porteur d’un seul bit d’information. Les systèmes émetteurs et récepteurs, nommés QKD (Quantum Key Distribution) peuvent créer des clés aléatoires tout en les garantissant contre toute interception ou manipulation par un espion. Ces clés construites dans les appareils Alice et Bob à un taux de 1Mbit/s, sont transmises à deux encrypteurs chiffrant par AES des communications jusqu’à 100 Gbit/s. Ce projet multi-sites financé par les fonds Nano-tera vise à dépasser les limites technologiques actuelles en s’appuyant notamment sur la conception de composants optiques tels qu’un détecteur de photon unique à très haut débit, sur l’accélération matérielle d’algorithmes mathématiques dans des FPGA et sur l’exploitation d’interfaces de télécommunication à 100Gbit/s.


Fiche 7

Partenaires

Valorisation Les résultats de ce projet sont exploités par la société genevoise IdQuantique sous la forme de deux nouveaux appareils : un encrypteur AES à 100 Gbit/s ainsi qu’un serveur de clés quantiques (QDK) à 1 Mbit/s fonctionnant jusqu’à 100 km. Plusieurs publications académiques sont prévues ainsi que des présentations dans des conférences internationales. Les résultats de ce projet pourront également être exploités dans le cadre de nouvelles collaborations.


Fiche 8 MUlti-disciplinary diStrIbuted Computing (MUSIC) Nabil Abdennadher

Descriptif MUSIC vise à mettre en place une plate-forme distribuée de calcul volontaire pour le déploiement et l’exécution d’applications de calcul intensif. L’idée est d’exploiter les infrastructures matérielles non utilisées au sein d’une entreprise, laboratoire ou université pour exécuter des applications de haute performance. Plusieurs applications sont déployées afin de valider et de tester la plate-forme mise en place. Elles sont issues de domaines divers tels que l’environnement, les sciences du vivant et l’art.

Points forts L’idée directrice du projet MUSIC est de profiter de l’infrastructure matérielle informatique existante et non exploitée pour exécuter des applications gourmandes en ressources informatiques (processeurs, mémoires, espace de stockage, réseau, etc.). L’objectif est d’offrir aux chercheurs et aux industriels un environnement intuitif qui cache la complexité et l’hétérogénéité de l’infrastructure matérielle. Cette démarche est similaire aux concepts proposés par le grid et le cloud computing.

Exemple de deux applications déployées sur la plate-forme Grid / Cloud / Cluster de l’hepia : classification d’images « artistiques » (HES Lucerne) et analyse des risques de cyclones (Université de Genève).

hepia développe depuis 2003 un environnement de calcul volontaire appelé XtremWeb-CH (XWCH : www.xtremwebch.net). Cet environnement est composé d’une infrastructure informatique matérielle et d’une couche logicielle qui cache l’hétérogénéité et la distribution des ressources. XWCH a fait l’objet de plusieurs améliorations et extensions dans le cadre de plusieurs projets de recherche appliquée financés par la HES-SO, la Confédération suisse et l’Europe (FP7). L’objectif du projet MUSIC est de : • consolider l’infrastructure existante par de nouvelles ressources fiables et stables ; • développer les outils nécessaires pour l’administration et la gestion des ressources disponibles. Ces outils concernent aussi bien les administrateurs que les développeurs d’applications ; • connecter la plate-forme actuelle XWCH avec d’autres plate-formes distribuées telle que la grille Suisse (www.smscg.ch), la plate-forme européenne EDGI (http://edgi-project.eu/) ou le cloud d’Amazone (http://aws. amazon.com/ec2/) ; • utiliser la plate-forme dans le cas concret de plusieurs applications issues de domaines divers tels que l’environnement, les sciences du vivant et l’art.


Fiche 8

Valorisation Les outils, le savoir-faire et les applications développés dans le cadre du projet MUSIC seront utilisés pour proposer des solutions performantes et à coût abordable pour les sociétés et entreprises ayant un besoin en calcul de haute performance.

Equipement particulier Le projet MUSIC utilisera le cluster Gordias installé à hepia, l’infrastructure de calcul volontaire XtremWeb-CH, la plate-forme Cloud du projet européen Venus-C ainsi qu’une plate-forme de cloud privée en cours de construction à hepia.


inIT EMG4B Energy Management Gateway for Buildings Florent Glück (hepia), Dominique Gabioud (HES-SO Valais), Daniel Rossier (heig-vd), Antoine Delley (HES-SO Fribourg)

Descriptif Ce projet de passerelle de gestion énergétique des bâtiments EMG4B vise à concevoir un environnement capable d’héberger des services énergétiques dédiés aux bâtiments. Le projet s’inspire de l’écosystème des smartphones : les applications sont découplées de la plateforme sous-jacente. Elles peuvent être ajoutées ou supprimées à la volée. Des modèles abstraits et des interfaces logicielles permettent aux applications d’accéder aux ressources périphériques de la plateforme de manière uniforme.

Points forts • Optimisation énergétique de tout type de bâtiment. • Intégration « plug and play » de nouveaux équipements dans des stratégies de gestion énergétique pré-existantes. • Format de données homogène permettant d’abstraire la complexité de l’exploitation des capteurs et actuateurs.

Ce schéma bloc représente le fonctionnement du système. A travers l’Internet, la plateforme intelligente de gestion énergétique contrôle n’importe quel type de capteur installé dans divers bâtiments.

Une meilleure efficience énergétique des bâtiments aura un impact important sur le système énergétique, car les constructions comptent pour environ 40% dans la consommation d’énergie globale. Leur performance peut être améliorée de trois manières différentes : amélioration de l’enveloppe, amélioration du contrôle énergétique et responsabilisation des utilisateurs du bâtiment. Le présent projet concerne prioritairement l’aspect du contrôle énergétique, mais il fournit également des informations susceptibles de changer le comportement des utilisateurs. Deux défis doivent être relevés pour permettre le déploiement à large échelle de tels systèmes de commande : • Des stratégies appropriées de gestion distribuée doivent être définies; • Une infrastructure d’hébergement « plug and play » peu onéreuse doit être disponible. La passerelle EMG4B est un dispositif électronique bon marché capable d’accueillir de nombreuses applications dédiées à la gestion énergétique. Cette plateforme fournit aux applications une vue abstraite des ressources. Les applications interagissent avec les utilisateurs du bâtiment au travers d’interfaces web indépendantes (smartphone, tablette, PC, ...). Une application peut dès lors gérer des équipements (pompe à chaleur, volets roulants, convertisseur photovoltaïque, etc.) par l’intermédiaire des ressources correspondantes.

Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève Ra&D

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inIT Ecomobilité Optimisation de la consommation de carburant pour bus thermiques Fabien Vannel, Jean-Marc Allenbach, Christian Abegg, Juan Antezana

Descriptif Ce projet d’étude sur l’écoconduite a été réalisé en collaboration avec les Transports Publics Fribourgeois (TPF). Les campagnes d’essais menées sur un véhicule diesel EURO 6 ont permis de valider l’impact de la conduite du conducteur sur la consommation de carburant et d’étudier les différents paramètres permettant l’identification de la qualité d’une conduite telles que les bonnes et mauvaises conduites.

Points forts • Système embarqué pour l’acquisition des paramètres de conduite et de confort. • Géolocalisation et corrélations avec les données de charges passagers, retard et profil du parcours. • Modélisation du véhicules et analyses mathématiques comparatives. • Identification des paramètres de l’éco-conduite à respecter par le conducteur selon sa position sur le parcours. • Estimation du potentiel d’économie global de carburant

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La pré-étude réalisée s’inscrit dans un projet de développement d’un système embarqué innovant permettant la mesure dans des bus thermiques de différents paramètres relatifs à l’évaluation de la conduite. L’objectif est de permettre d’une part aux conducteurs des véhicules d’obtenir une évaluation de leur style de conduite en termes d’écoconduite et d’autre part à l’exploitant espérer réduire la consommation de carburant et augmenter la durée de vie des consommables, tels que les plaquettes de freins. Le projet se décompose ainsi : • Installation dans un véhicule d’un système embarqué de mesure et d’acquisition intégrant la localisation du véhicule par GPS, la mesure des paramètres de conduite provenant du bus FMS, les données de confort provenant d’une plate-forme inertielle. • Réalisation de plusieurs expériences de conduite et analyse des données afin de déterminer les situations « non éco-drive ». Identification des évènements tels que : accélérations rapides ; freinages brusques ; freinages dans les virages ; rapport utilisé en fonction de la vitesse ; utilisation du ralentisseur et mise en relation avec la mesure de la déclivité. • Réalisation d’une étude comparative à bord d’un véhicule d’exploitation utilisé par différents conducteurs tenant comptes des paramètres, tels que charge de passagers, circulation, retard, conditions météorologiques. Cette étude a permis de démontrer une différence de comportement de conduite entre plusieurs conducteurs réalisant le même parcours dans des conditions similaires de l’ordre de plusieurs dizaines de pourcents de consommation de carburant dues au style de conduite des conducteurs. L’adoption d’une culture d’entreprise autour de l’éco-conduite pourrait vraisemblablement diminuer les consommations de carburants et augmenter le confort de conduite des usagers tout en garantissant l’horaire.


inIT

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Légendes

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1 - Séparation de la consommation selon un seuil de vitesse fixé à 15 km/h. 2 - Mise en évidence de la tendance de consommation pour une conduite éco-drive (21:25). 3 - Tendance de consommation pour une conduite peu recommandable selon les standards éco-drive (6:23). 4 - Comparaison des consommations pour les conduites réalisées par deux conducteurs dans des conditions similaires. Ra&D Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inIT ACTIDOTE ACTIvity as an antiDOTE to illness exacerbation among disabled people Prof A. Perez Uribe (Heig-Vd) - Prof A. Upegui (hepia)

Descriptif ACTIDOTE is an ongoing multidisciplinary project funded by the University of Applied Sciences Western Switzerland (HES-SO)*. It gathers together data scientists, embedded systems designers, biomechanics experts and human motricity experts, with the objective of exploiting on-body and wheelchair-mounted wireless sensors (e.g., inertial measurement units and strain gauges; see figure opposite) to come up with a physical activity measurement system for disabled people using wheelchairs.

Points forts • A prototype of the system integrating wearable and wheelchair-attached sensors. • A tablet application for feedback visualization.

Demonstrator : a prototype of the system integrating wearable and wheelchair-attached sensors, and a tablet application for feedback visualization.

Physical inactivity has been identified as a major contributor to the exacerbation of physical illnesses. The World Health Organization identified it as the fourth leading risk factor of global mortality after high blood pressure, tobacco use and high blood glucose. Therefore, in recent years, many actions against inactivity have come to the fore. For instance, diverse pedometer devices have been developed to help people reach certain physical activity goals, like walking 30 minutes per day. However, an equivalent clear recommendation for disabled people using wheelchairs is missing and the few studies that have dealt with this issue concluded that current commercial physical activity measurement devices are not appropriate for them. ACTIDOTE is based on a « divide and conquer » approach, which consists on assessing energy expenditure following physical activity type classification. Activity type recognition contributes to the automatic segmentation of the day into light, moderate and vigorous-intensity activities, which can be used by caregivers to monitor the evolution of mobility during rehabilitation, or by the person herself, as a feedback. The system will also allow the integration of further sensors to monitor hear rate, skin conductance, etc.

* Team : University of Applied Sciences Western Switzerland (HES-SO) : Vaud (HEIG-VD), Geneva (hepia) and Lausanne (HESAV) sites. Project coordinator : Prof. A. Perez-Uribe (http://ape.iict.ch), from the Institute for Information and Communication Technologies (http://iict.heig-vd.ch), HEIG-VD. Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève Ra&D

Tél. +41 (0)22 546 24 00 rad.hepia@hesge.ch www.hesge.ch/hepia


inIT Archsensor Architecture Internet des objets sémantiques pour des capteurs distribués Fabien Vannel (hepia), Pierre-André Mudry (HES-SO Valais)

Descriptif Ce projet propose une plateforme matérielle et logicielle intégrant différentes technologies existantes pour le monitoring d’événements à l’aide de capteurs distribués et mobiles. Un gateway permet de connecter différents capteurs environnementaux afin de les rendre accessibles sur le web au travers d’un data model. Ce dernier homogénéise l’accès à ces capteurs par le biais de données sémantiques. Dans le contexte de la surveillance de personnes, un smartphone sert d’interface à un ensemble de capteurs physiologiques portables.

Points forts • Architecture mixte exploitant différentes technologies matérielles : Bluetooth Low Energy, Ethernet, KNX, USB, etc. ainsi que solutions logicielles : Android Wear, MQTT, API RESTful, etc. • Démonstration dans le cadre d’une application d’aide à la personne pour des patients hébergés dans un établissement médico-social.

L’objectif de ce projet est de proposer une plateforme matérielle et logicielle intégrant différentes technologies existantes pour le monitoring d’événements à l’aide de capteurs distribués et mobiles. Archsensor se résume ainsi : • Conception d’une plateforme matérielle distribuée pouvant accueillir les différents types de capteurs existants issus du monde de l’Internet des Objets. La solution réalisée est une plateforme capable d’homogénéiser au niveau matériel l’accès à différentes ressources provenant de protocoles filaires (KNX, Ethernet, Modbus, RS485, I2C... ) ou sans fil (RFID, Bluetooth, Z-Wave...). • Développement d’un data model permettant d’homogénéiser l’accès aux capteurs par le biais de données sémantiques rendues disponibles au travers d’une API RESTful. • Intégration d’un ensemble de capteurs physiologiques portables permettant de surveiller différents paramètres sur une personne et développement de capteurs sur mesure, tel qu’un système portable de mesure du niveau de stress. • Liaison entre des utilisateurs et des gateways permettant le développement simple et performant d’applications interactives entre des utilisateurs et leur environnement. Le projet Archsensor peut être appliqué dans différentes situations, telle que la surveillance de foules ou de personnes. La démonstration proposée est un système d’aide à une personne en établissement médico-social (EMS). La nuit, une montre de type smartwatch portée par le patient détecte si ce dernier se lève de son lit pour se rendre aux toilettes. Si la luminosité est insuffisante, un éclairage s’allumera pour assister la personne. En cas de chute, une alarme sera immédiatement transmise au personnel médical.


inIT

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Légendes 1 - Capteurs et actuateurs pour le scénario d’assistance pour EMS. 2 - Création d’un scénario à l’aide d’un outil graphique. Rue de la Prairie 4 CH - 1202 Genève Ra&D

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inIT Détecteur d’ouverture et de fermeture de bouteilles Dardan Shatri, Delphine Bechevet

Descriptif La détection d’évènements s’effectue à l’aide de capteurs associés à leur électronique de traitement. On parle alors d’objet intelligent communicant sans-fil. Dans un souci de portabilité, il est plus aisé que la communication s’effectue de manière sans-fil. La RFID permet l’identification sans-fil et de manière unique de l’objet qui porte une étiquette (tag) RFID. Nous proposons d’exploiter les caractéristiques de l’antenne du tag RFID.

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Points forts • • • • •

Léger Eco-conçu, sans batterie Performances de l’antenne Miniaturisation Intégration de QR-code

Nous avons utilisé la technologie RFID passive sans batterie. Dans ce cadre, nous avons volontairement conçu une antenne UHF pour tag RFID présentant un diagramme de rayonnement spécifique : lorsque l’antenne est horizontale, le tag est lu tandis que lorsque l’antenne est verticale, le tag n’est plus lu. Nous avons opté pour une application de détection d’ouverture de bouteille. Pour ce faire, nous avons donc miniaturisé l’antenne aux dimensions 19x19 mm2 et l’avons intégrée dans un polymère dès la conception. Petit clin d’œil à la traçabilité : nous avons modélisé l’antenne sous forme de codes-barres 2D.

Légendes 1 - Fractalisation d’antennes de détection et son bouchon. Image © C. Catusse et D. Bechevet. 2 - Antennes de détection réalisée et leurs bouchons. Image © D. Bechevet et D. Shatri. 3 - Principe de fonctionnement : bouchon fermé, tag lu-bouchon ouvert, tag non lu. Image © D. Bechevet et D. Shatri.

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inIT Sécurisation d’accès par antenne « on demand » Julien Cornut, Delphine Bechevet

Descriptif Pour lutter contre les lectures pirates et non souhaitées, nous proposons, un tag RFID «  multi-touch  » se présentant comme un clavier. Ces travaux s’inscrivent dans le prolongement de ceux visant à mettre en place un tag activable «  on-demand  ». Ce système permet de rendre le tag RFID UHF lisible uniquement au contact du doigt de l’utilisateur.

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Points forts • Amélioration de la sécurité de l’authentification. • Faible coût de fabrication. • Applications possible dans un grand nombre de domaines, dont ceux déjà existants.

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Ce travail propose une réponse à la Recommandation européenne de 2009, qui enjoint, entre autres, que la vie privée de tout porteur de tag RFID doit être protégée. La solution envisagée par la Commission européenne est de proposer à l’utilisateur de détruire son tag gratuitement. La réponse proposée par ce projet est moins destructive : une activation à la demande du tag lorsque l’utilisateur l’autorise. Ce concept exploite la faculté des antennes à modifier leurs propriétés au contact du corps humain. Utilisé correctement, ce phénomène permet d’envisager une antenne activée par contact, sans autre(s) élément(s) que l’antenne elle-même. Le phénomène a déjà été démontré dans différentes publications antérieures. Ici, nous élevons le niveau de sécurité en concevant un système, qui déverrouille une application si et seulement si l’utilisateur « touche » l’antenne à des endroits ciblés et dans un ordre précis. Ce document est le compte-rendu d’une recherche menée sur ce concept.

Légendes 1 - Antenne RFID On-Demand. 2 - Face avant de l’antenne. 3 - Face arrière de l’antenne.

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Valorisation

La valorisation de la recherche d’inIT s’est réalisée par les publications scientifiques ou tout-public, les communications dans des congrès, des interventions ponctuelles dans divers médias (TV, radio, journaux), l’organisation de manifestations scientifiques. Sélection de valorisations « grand-public » « SITG Concours hepia », Tribune de Genève du 20 juillet 2011. «Affrontement éthique entre pirates informatiques / ITI », Tribune de Genève, du 4 mars 2011. « Genève enlève toute les caissettes à journaux et plante un arbre à la place », Urbanités, RTS, 21 avril 2010 « Faites faire des calculs à votre écran de PC ! », Newsletters Alliance, février 2011. « L’imprimerie a permis au peuple de lire, l’internet va lui permettre d’écrire », Evénement Fêtons Linux 2e édition, Tribune de Genève du 4 octobre 2011. « Linux et ses pairs fêtés par leurs utilisateurs », événement Fêtons Linux 1re édition, Le Courrier du 7 octobre 2010. « Une fête pour aimer les logiciels libres », Evénement Fêtons Linux 1re édition, Tribune de Genève du 6 octobre 2010.

Sélection de valorisations scientifiques Abdennadher N., Niinimaeki M., Ben Belgacem M. « The XtremWeb-CH Volunteer Computing Platform », 3e chapitre du livre Desktop Grid Computing, Christophe Cérin, Gillles Fedak, 2012. Abdennadher N., Niinimaeki M., « Virtual EZ Grid : A Volunteer Computing Infrastructure for Scientific Medical Applications », International Journal of Handheld Computing Research 3(1), pp. 74-84, 2012. Albuquerque P., Künzli P. and Meyer X. « Performance Model for a Cellular Automata Implementation on a GPU Cluster ». In K. De Bosschere, E.H. D’Hollander, G.R. Joubert, D. Padua, F. Peters, M. Sawyer editors, Applications, Tools and Techniques on the Road to Exascale Computing, Advances in Parallel Computing, vol. 22, p. 199-206. IOS Press, 2012. Bologna G., Deville B., Gomez J.D., Pun T. « Toward local and global perception modules for vision substitution ». Neurocomputing, 74(8): 1182-1190, 2011. Satizábal Héctor F., Upegui A., Pérez-Uribe A., Rétornaz P., Mondada F., « A social approach for target localization : simulation and implementation in the marXbot robot ». Memetic Computing, 3(4): 245-259, 2011. Upegui A., Thoma Y., Satizábal Hector F., Mondada F., Rétornaz P., Graf Y., Perez-Uribe A. and Sanchez E. « Ubichip, Ubidule, and MarXbot: A Hardware Platform for the Simulation of Complex Systems », In ICES 2010: From Biology to Hardware, York-UK, LNCS 6274, pp. 286-298, 2010. Titi X., El Maliki T., Seigneur J-M. « Reputation System for Mitigation of Malicious Access Points », IADIS, BEST Quantitative Research Paper, 2010. 0 0 1 1 0 1

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El Maliki T., Seigneur J-M. « Identity Management Services », book chapter of « Computer And Information Security Handbook », Vacca, Elsevier, 2010. El Maliki T., Seigneur J-M. « Survivability of Mobile Sensor Network using Security Adaptation Reference Monitor (SARM) » Proceeding Indoor Positioning and Indoor Navigation IPIN, Zurich, 2010. Upegui A. « Dynamically Reconfigurable Hardware for Evolving Bio-Inspired Architectures » book chapter in « Intelligent Systems for Automated Learning and Adaptation : Emerging Trends and Applications », edited by Raymond Chiong, IGI Global publisher, Hershey - USA, pp. 1-22, 2010.


Bologna, G., Deville, B., Pun, T. « On the Use of the Auditory Pathway to Represent Image Scenes in Real-Time ». Neurocomputing, 72, 839-849, 2009. Electronic publication : 2008, Article DOI : http://dx.doi.org/10.1016/j.neucom.2008.06.020 (2009). J. Mira, J. M. Ferrández, J. R. Álvarez, F. Paz, and F. J. Toledo, Eds. Lecture Notes In Computer Science, vol. 5602. Springer-Verlag, Berlin, Heidelberg, 2009.

Conférences, congrès Gomez J.D., Bologna, G., Pun, T. « Spatial awareness and intelligibility for the blind : audio-touch interfaces ». Proc. of the CHI’12 International Conference, Austin, Texas, 5-10 mai 2012. « Eco-Mobilité », Les Rencontres de l’innovation, Soirée de la recherche des écoles HES, HETS, Genève, 21 mars 2012. Gomez J.D., Mohammed S., Bologna G., Pun T. « Hybrid Kinect and sound-based scene understanding for visually impaired people assistance ». AEGIS Workshop and International Conference (Accessibility reaching everywhere), Brussells, Belgium, 28-30 novembre 2011. Gomez J.D., Mohammed S., Bologna G., Pun T. « A virtual ceiling mounted depthcamera using orthographic kinect ». Proc. of the 13th International Conference on Computer Vision (demo paper), Barcelona, Spain, 6-13 novembre 2011. Gomez J.D., Mohammed S., Bologna G., Pun T. « Toward 3D scene understanding via audio-description: Kinect-iPad fusion for the visually impaired ». Proc. of the 13th international ACM SIGACCESS conference on computers accessibility (ASSETS’11), Dundee, Scotland, 24-26 octobre 2011. Meyer X., Albuquerque P. and Chopard B. « A multi-GPU implementation and performance model for the standard simplex method ». Proc. 1st Int’l Symp. and 10th Balkan Conf. on Operational Research, BalcOR 2011, Thessaloniki, Greece, 22-25 septembre 2011. El Maliki T., Seigneur J-M., « Reliablity and Survivability of Wireless Sensor Network Using Security Adaptation Reference Monitor (SARM) » Secureware 2011, IEEE., Fifth International Conference on Emerging Security Information, Systems and Technologies, Nice, France, 21-27 août 2011. Gomez J.D., Bologna G., Deville B., Pun T. « Multisource sonification for visual substitution in an auditory memory game : one or two fingers ? » In Proceedings of the 17th International Conference on auditory display, Budapest, Hungary, 20-23 juin 2011. Abdennadher N., Ben Belgacem M., Couturier R., Laiymani D., Miquee S., Niinimaeki M., Sauget M., « Gridification of a Radiotherapy Dose Computation Application with the XtremWeb-CH Environment », GPC 2011, Oulu, Finlande, mai 2011. « Building a Volunteer Computing Platform with XtremWeb-CH », tutorial donné en marge de la conférence GPC 2011, Oulu, Finlande, mai 2011. Mobilité durable dans les transports publics, Swiss Engineering, Journée Technique mobilité durable, hepia, Genève, 25 mai 2011. Gomez, J.D., Bologna, G., Pun, T. « Colour-audio encoding interface for visual substitution ». Zürich Vision Meeting 2011, 19 avril 2011 (Poster). Walenta N., Burg A., Guinnard O., Houlmann R., Wen Lim C., Roth C., Trinkler P., Vannel F., Zbinden H., « High-speed quantum key distribution », Nano-tera, RTD2010, avril 2011. Gomez, J.D., Bologna, G., Pun, T. « Color-audio encoding interface for visual substitution : See ColOr matlab-based demo ». In Proceedings of the 12th international ACM SIGACCESS conference on computers accessibility (ASSETS’10), Orlando, Florida, USA, 25-27 octobre 2010. Bologna, G., Pun, T. « Detecting objects and obstacles for visually impaired individuals using visual saliency ». In Proceedings of the 12th international ACM SIGACCESS conference on computers accessibility (ASSETS’10), Orlando, Florida, USA, 25-27 octobre 2010.


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