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N°38/OCTOBRE 2017

REFLETS LE MAGAZINE DES ÉGLISES DE VISION-FRANCE

ÉDITION SPÉCIALE

FUSION FRANCE-MISSION/ VISION-FRANCE


SOMMAIRE 03 ÉDITOS 04 VISION ET VALEURS ILS ONT LA PAROLE ..........................................

06 FRANCE-MISSION 08 VISION-FRANCE 09 HISTORIQUE DES UNIONS 10 NOUVELLE CARTE DES ÉGLISES 11 QUELQUES CHIFFRES POINTS DE VUE .................................................

12 VISION-FRANCE 14 FRANCE-MISSION LES ŒUVRES ASSOCIÉES ................................

15 VISION-FRANCE 16 FRANCE-MISSION Les photos ci-contre sont celles des Églises et œuvres de France-Mission. © DR

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REFLETS,

le magazine des Églises de Vision-France. Paraît cinq fois par an. Comité de rédaction Jean-Georges Gantenbein 14, avenue Clémenceau F-68100 Mulhouse 06 69 29 25 38 jg.gantenbein@vision-france.net Benoît Baslé Roland Brobeck Florence Brobeck Gilbert Goetz Angel Portaz Anouk Riedinger Administration Vision-France 13, rue Xavier Marmier 25000 Besançon Tél. +33 (0)3 81 80 87 19 Directeur de la publication Jean-Georges Gantenbein jg.gantenbein@vision-france.net Mise en page Maïté Léberon Photos et illustrations Libres de droits, privées ou archives des Églises

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Impression Print 24, Paris Compte postal Strasbourg 3 349 82 W036 IBAN : FR67 2004 1010 1503 34982W03 679 BIC : PSSTFRPPSTR

Siège Social 2, rue Schlumberger 68200 Mulhouse SIRET : 434 186 862 00034 APE : 9491Z Titre Reflets (Besançon, 2014) ISSN : 2426-2781 Membre de :

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EDITOS

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hers lecteurs de Reflets, Vous avez entre vos mains une édition commune et spéciale des journaux Action Missionnaire et Reflets. Nous souhaitons vous présenter les deux Unions actuelles et notre projet de fusion.

Ce projet de fusion mûrit depuis quelques années. Chaque étape a été approuvée par un accord, ce qui correspondait à chaque fois à un feu vert pour la poursuite du processus : • Assemblée générale de Vision-France en 2011 : la vérification d’un rapprochement avec une autre Union d’Églises figure dans les objectifs quinquennaux. • 2013 : les rencontres avec l’Équipe de direction de France-Mission commencent. • Assemblée générale en 2014 : les deux Unions examinent la possibilité d’une fusion. • Assemblée générale en 2015 : présentation de la vision commune des deux Équipes de direction – une proposition de fusion. • 2016 et 2017 : une pastorale commune, des concertations et deux consultations de nos Églises locales. Un vote de principe de nos Églises locales formalise la poursuite du projet. L’essentiel de ce projet est entre les mains de Dieu. Nous cherchons sa volonté. Nous souhaitons que le royaume de Dieu en France soit un peu plus visible. Le vote final est prévu en 2018. Une grande partie du chemin est faite. La dernière ligne droite est devant nous. Elle exige toute notre attention, notre prière et notre consécration.

Photo : © Gui Yong Nian - Fotolia.com

Jean-Georges Gantenbein président de Vision-France

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e numéro commun d'Action Missionnaire et de Reflets est le signe de la bonne avancée de notre projet de fusion. Je suis convaincu que cette nouvelle Union qui se profile doit simplement être un bel exemple de cette façon particulière d’incarner le christianisme évangélique qu’on définit classiquement par quatre accents : La Bible, la conversion, la croix et l’activisme. L’Union d’Églises que nous appelons de nos vœux doit manifester que seule l’Écriture (et toute l’Écriture) est concrètement l’autorité, la norme à laquelle nous nous soumettons individuellement et collectivement dans l’Église. Elle devra aussi continuellement insister sur la nécessité de la conversion, sur le fait qu’au cœur du christianisme authentique il y a cette relation vivante avec Jésus qui implique une transformation personnelle par le Saint-Esprit. Ensuite, tant notre prédication que notre vie d’Église et notre vie personnelle devront être marquées par la croix. Une nouvelle Union doit permettre d’entendre toujours plus clairement « Christ est mort selon les Écritures » ; « prends ta croix et suis-moi » ! Notre spiritualité devra encore être marquée par une volonté permanente de coopérer avec Dieu dans sa mission de rédemption du monde, et particulièrement dans la proclamation de l’Évangile et la formation de disciples. Il convient enfin d’ajouter un cinquième élément : les évangéliques ont toujours manifesté une volonté de travailler ensemble, par-delà les dénominations. Notre future Union devra être marquée par une forte volonté de coopération intra-évangélique pour la cause de l’Évangile. En quelque sorte, une Union d’Églises « évangélique », tout simplement !

Patrice Alcindor

président de France-Mission

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Photo : © Speed300 - Fotolia.com

VISION ET VALEURS

VISION ET MISSION DE NOTRE FUTUR UNION Nous avons défini notre projet d’Union d’Églises comme reposant sur un désir d’impulser un mouvement. Cela pourrait sembler contradictoire. Une Union est une organisation bien définie, ayant des frontières claires, un fonctionnement, des instances etc. Un mouvement est par nature quelque chose ayant des frontières plus floues, quelque chose qui évolue, qui bouge, quelque chose d’organique. Est-il possible de créer une Union qui soit aussi un mouvement ? Oui, si nous comprenons que la raison d’être de notre Union est d’abord au service d’une vision et que nous gardons fermement celle-ci.

VISION

Patrice Alcindor

président de France-Mission

Jean-Georges Gantenbein

président de Vision-France

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L’Union que nous appelons de nos vœux devra tout d’abord avoir une vision dynamique de l’Église locale, comprise comme communauté de disciples en mission. Cela signifie que nous devons nous efforcer d’encourager les membres de nos communautés à ne pas être de simples paroissiens, mais à vivre réellement l’appel de Jésus à être ses disciples dans sa moisson ; « Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie ». Nous rêvons de voir des communautés passionnées par Christ, où de plus en plus de membres sont

intentionnellement investis dans la vie de leurs amis non-chrétiens pour les aimer et leur témoigner de la vie de Christ. Des communautés où de plus en plus de chrétiens accompagnent personnellement d’autres chrétiens dans leur vie de disciple. Ensuite, cette Union devra avoir une vision missionnaire forte visant la multiplication des Églises. La tendance de toute Église est de se refermer sur ses propres besoins. Nous perdons rapidement de vue la réalité spirituelle de notre pays. Sans un grand nombre d’implan-


VISION ET VALEURS tations d’Églises locales, la majorité de nos concitoyens n’auront probablement aucun contact avec l’Évangile. Même si nous pouvons nous réjouir des immenses progrès réalisés ces quarante dernières années. Notre Union devra se laisser remplir par l’amour que l’Esprit de Dieu met en nous, de sorte que nous formerons et laisserons partir avec joie et générosité ceux que le Seigneur appelle au ministère d’implanteur (leaders et équipiers), quand bien même cela signifiera parfois priver notre Église de ses ouvriers les plus doués. Ces deux piliers de notre vision (communauté de disciples / vision missionnaire) sont fondés sur l’amour. Nous aimons parce qu’il nous a aimés le premier. Par grâce, nous avons été invités au festin de l’amour de Dieu. Notre plus grand désir est de partager ce festin avec ceux qui sont assis à table avec nous, et d’inviter inlassablement d’autres à ne pas passer à côté d’un tel régal : faire du Dieu manifesté en Jésus nos délices ! IDENTITÉ THÉOLOGIQUE Nous désirons que cette Union soit fermement évangélique sur le plan théologique. Nous savons qu’il y a un « bon combat » à livrer pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes. Toutefois, une théologie évangélique se doit d’être aussi à l’écoute et respectueuse de la diversité évangélique (pour autant que celle-ci n’empêche pas l’unité sur l’essentiel). Nous voulons donc un accord fort sur l’essentiel, et un regard positif sur la diversité dans les choses secondaires. De plus, nous voulons une théologie qui mette en lumière les passerelles possibles vers la culture contemporaine, afin que nous soyons en mesure de montrer la pertinence de l’Évangile à nos contemporains. L’Évangile mérite non seulement d’être proclamé, mais d’être bien proclamé !

ment des responsables bénévoles dans leurs responsabilités envers les membres et le développement du ministère de l’Église locale. L’Union aura ensuite comme responsabilité l’accompagnement et la formation des pasteurs (dans la diversité des ministères). Nous touchons ici à un des domaines où les Églises délèguent spécifiquement à l’Union la formation, la reconnaissance et l’accompagnement du ministère des pasteurs. La formation continue, l’évaluation régulière des ministères, l’accompagnement à travers les phases du ministère sont autant de services qui devront être déployés en soutien des ministères pastoraux. L’implantation de nouvelles Églises, notamment par le recrutement et la formation des implanteurs est une autre mission de l’Union. Que ce soit au niveau national ou au niveau régional, la réflexion stratégique pour le développement sera une mission prioritaire de l’Union. Enfin l’Union aura à favoriser la communion des Églises, notamment par la régionalisation. Nous voulons en effet favoriser une communion spirituelle et une communion de vie et d’action entre les Églises de l’Union. Comment vivre cela dans une Union aux dimensions nationales ? Il est illusoire de penser que les Églises se « connaîtront » de la Bretagne à l’Alsace, de Marseille à la Picardie. La régionalisation et la vie en réseau d’Églises, là où cela est possible, sera nécessaire et l’Union, par ses structures régionales (directeur régional, équipes régionales d’accompagnement des Églises, pastorales etc.) aura pour mission de stimuler et d’encourager la communion des Églises localement.

Nous avons le rêve qu’une Union d’Églises puisse ressembler à ce qui est décrit ci-dessus. C’est dans la mesure où nous parviendrons à être un tel mouvement que notre Union, par sa vision, sa dynamique et ses MISSIONS priorités, stimulera l’engagement à tous les niveaux et un élan pour les ministères plein-temps dans leur diverQuelles missions concrètes sité, notamment parmi les la structure de notre Union nouvelles générations. C’est Nous voulons donc un accord fort sur devra-t-elle assumer natiole Seigneur qui appelle et l’essentiel, et un regard positif sur la nalement et régionalement ? qui équipe, mais nous pouUne Union d’Églises ne peut vons personnellement aspidiversité dans les choses secondaires. pas et ne doit pas essayer de rer ou non au ministère ; tout faire. Les missions doivent être clairement définies nous pouvons décourager, ou au contraire inspirer et afin que la structure nationale (et régionale) puisse foca- stimuler les jeunes générations à répondre à l’appel du liser son action sur quelques points-clés. Seigneur. Notre Union aura à remplir des missions liées au développement des Églises, notamment par la formation et l’accompagnement des responsables bénévoles des Églises (conseillers pastoraux, ministères locaux divers…). L’Union n’a pas à proprement parler de responsabilité directe envers les membres des Églises. Mais elle peut contribuer à la formation et à l’accompagne-

Nous espérons à terme accompagner la multiplication et le développement de communautés sur l'ensemble du territoire français. Des communautés passionnées par Christ et la proclamation de l’Évangile. Des communautés qui vivent quotidiennement l’Évangile et attirent ceux qui les entourent. Des communautés qui glorifient notre Dieu.

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ILS ONT LA PAROLE FRANCE-MISSION

UN PROJET QUI LES ENTHOUSIASME BEAUCOUP

Les membres du conseil d'administration de France-Mission et l'équipe de direction de Vision-France présentent leurs aspirations et vœux en vue de la fusion qui réunira les deux associations.

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our moi, ce projet est un appel à toutes les Églises de France-Mission à se rappeler sa vision première : le développement d'Églises dynamiques capables de toucher ses amis et ses contemporains avec l'Évangile ! Les valeurs fondatrices de cette nouvelle Union d'Églises nous ramènent vers cette vision. Ne jouons pas à l'Église qui est trop occupée par ses activités internes ou son bâtiment car nous avons une mission beaucoup plus large ! La création de notre nouvelle Union nous pousse à nous réorienter vers ces valeurs, du moins je l'espère ! Enfin, c'est également un signal fort que nous envoyons aux autres mouvements évangéliques à mutualiser nos forces et nos moyens pour que l'Évangile atteigne tous les Français. Pierre Egger

pasteur à l'Église de Taverny et chargé de mission pour l'équipe de direction

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ne nouvelle Union est déjà un bon moyen de réfléchir à un nouveau départ. Ce n’est pas seulement un nom mais toute une nouvelle vision. Où voulons-nous aller ? Comment pouvons-nous le faire ? Avec qui pouvons-nous le faire ? Toutes ces questions reviennent sur la table. Nous pouvons enfin arrêter nos mauvaises habitudes et voir comment Dieu va en créer des nouvelles qui sont plus ajustées avec notre temps. Le point fort d’une nouvelle Union c’est aussi des nouveaux collègues, une nouvelle culture (le grand Est) et une mutualisation des ressources. Moins d’administration, moins de structure, moins de dépenses, nous rêvons tous d’aller plus à l’essentiel dans nos ministères.

Élise Duchemann

missionnaire à Argenton-sur-Creuse

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ILS ONT LA PAROLE FRANCE-MISSION

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e point fort de cette nouvelle Union d’Églises sera la mutualisation des ressources ainsi que la complémentarité de deux dynamiques différentes pour atteindre une même vision. La mutualisation de nos ressources nous permettra d’être bien plus efficaces dans la gestion et la direction de la future Union, mais elle nous permettra aussi d’élargir et de stabiliser le socle des ressources, ainsi que de disposer d’avantages qui, d’une autre manière, seraient plus difficilement abordables (humains, économiques, fiscaux, sociaux,…) En ce qui concerne la complémentarité de deux dynamiques différentes pour atteindre une même vision, la future Union sera l’assemblage d’une Union d’Églises centenaire avec tout son bagage d’expérience et de stabilité et d’une Union d’Églises « jeune » avec tout son dynamisme et sa force. Deux dynamiques différentes mais complémentaires qui donneront, si elles sont bien pilotées, des possibilités passionnantes d’extension et d’affermissement de l’Évangile en France.

Pablo Gonzales pasteur à Albertville

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omme je le souhaiterais pour tout chrétien ou toute assemblée, je souhaite à cette nouvelle Union d'Églises de vivre ce qu'elle sait. D'allier une foi réfléchie à une foi ressentie et agissante. Je lui souhaite d'avoir l'audace de se confronter avec transparence aux questions critiques et à ses points aveugles. Je lui souhaite enfin de s'attacher à la simplicité de l'Evangile de Christ, porteur de vitalité, de transformation et de multiplication. Qu'ainsi le cœur et l'âme de cette nouvelle Union d'Églises, toute sa force et toute sa pensée, soient habités et animés par le commandement de Jésus « d'aimer Dieu de tout son coeur, de toute son âme, de toute sa force et de toute sa pensée, et d'aimer son prochain comme soi-même ! » Ce serait mon vœu. Prisca Robitzer

missionnaire à l'Église de Brest et responsable de la formation

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projet de fusion entre Vision-France et France-Mission est une formidable occasion de rafraîchir et d’affiner l’approche missiologique des Églises qui les composent. Mon rêve est de voir ici et là des Églises toujours plus pertinentes qui incarnent l’Évangile auprès de nos contemporains ! L’Évangile est La réponse ! Nous sommes appelés à le partager en travaillant avec obéissance et sans relâche sur la façon de le communiquer, croyant que Dieu fera le reste ! Mon rêve est de voir des Églises profondément attachées à la Parole, des Églises missionnelles, créatives, qui investissent sans compter dans les personnes pour libérer leur potentiel et multiplier la capacité de service de l’Église en France. C’est un vrai plaisir de travailler avec l’équipe qui s’investit ainsi dans le projet de fusion, convaincu que cette étape marquera positivement les Églises locales bénéficiaires dans leur vision.

Thierry Mirone

pasteur à l'Église d'Aix-lesBains "Le Rivage"

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on souhait le plus cher pour cette nouvelle Union est que notre vie commune puisse exprimer quelque chose de la grâce que Dieu a déversée sur nous en Jésus. Nous serons tous appelés à mourir à certaines habitudes et traditions qui nous sont chères. Nos repères institutionnels seront bousculés. Mais cette nouvelle Union est aussi une invitation à nous ouvrir à de nouvelles possibilités, à expérimenter la présence du Christ ressuscité dans de nouvelles rencontres et de nouveaux projets communs. Que cette fusion puisse libérer de nouvelles énergies au service de notre Roi. Que nous soyons caractérisés par la joie dans le service mutuel. Et que cette union soit source d'inspiration et de soutien dans la belle mission que le Seigneur nous a confiée. Rachel Calvert

missionnaire à l'implantation de Blois-Centre 7


ILS ONT LA PAROLE VISION-FRANCE

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ffrir un cadre protecteur à nos Églises est primordial, et proposer un espace de liberté et de créativité rend efficace. Concrètement cette dernière attitude consiste à vivre des expressions variées de notre foi, rendre compréhensible notre langage, adapter nos activités à la réalité des vies de nos prochains, décloisonner nos relations inter-Églises... Autre domaine essentiel : c’est celui de nos relations. Leur degré de vérité est ce que perçoit en premier notre entourage. Des relations saines et respectueuses dans l’Église sont donc à promouvoir et à cultiver. Elles dépendent du soin de notre relation avec nousmême et avec notre Père, Jésus et le Saint-Esprit. Voilà quelques défis pour notre Union d’Églises en construction. Claude Riess

responsable du service développement des Églises

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e projet de fusion de nos deux Unions a été réfléchi et travaillé depuis de longs mois, des milliers de prières ont été adressées à notre Dieu à qui nous devons toute notre reconnaissance si un travail en commun peut naître de ce projet. Je souhaite de tout mon cœur que les membres et les dirigeants de cette nouvelle Union d'Églises puissent rester unis, que toute l'énergie qui y sera développée soit dans un seul et même but, celui de servir Dieu et de rendre gloire à son saint Nom. Que Dieu soit glorifié et non les hommes.

Elisabeth Lux

trésorière et responsable du service adminitration et communication

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a portée prophétique de cette fusion me passionne. Reconnaissons que le monde évangélique français s’éloigne du modèle du Nouveau Testament et que nous vivons dans le péché de la division. Heureusement beaucoup de progrès ont déjà été faits depuis le lancement du CNEF. Mais pouvons-nous nous satisfaire de notre éclatement institutionnel ? On parle de nébuleuse évangélique… J’espère de tout cœur qu’il sera écrit dans notre histoire que nous ne savons pas QUE nous diviser. L’occasion nous est donnée de le montrer concrètement. Je crois que nous pouvons « montrer la voie » à d’autres en fusionnant. Dans ce sens-là, c’est un acte prophétique qui exprime le désir d’unité de Dieu pour son peuple.

Gaël Archinard

secrétaire

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e projet de fusion est porté par une vision spirituelle forte pour la nouvelle Union d’Églises. Se saisir de cette vision demande à ce que nous soyons prêts à non seulement accepter des changements, mais à les vouloir, pour l’avancement de l’Évangile. Les Églises seront appelées à être pleinement actrices dans leur contexte local et régional. Mais elles auront cette vision encore plus grande, qui dépassera ces deux premiers cercles de témoignage : un engagement concret et courageux au niveau national, réunissant des projets d’implantation d’Églises, des Églises en formation et des Églises établies. Cela favorisera le respect et le soutien réciproque, reconnaissant que nous aurons besoin les uns des autres, pour la mission que Dieu nous confie.

Paul Flückiger

pasteur à l'Église de Colmar et responsable du service ministère pastoral

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HISTORIQUE DES UNIONS

177 ANS POUR VISION-FRANCE

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'origine des plus anciennes de nos communautés Chrischona International, en 1913, et lui confia bientôt évangéliques en Alsace-Lorraine remonte au début la responsabilité du travail dans toute la campagne alsadu XIXe siècle. Elles sont issues du mouvement de cienne. En 1925, il existait huit communautés principales réveil piétiste qui eut lieu au sein de l'Église luthé- et 40 annexes en Alsace-Lorraine, desservies par neuf rienne. Ch.F. Spittler (1782-1867), influencé par ce réveil, prédicateurs itinérants. Ces communautés se regroucréa à partir de Bâle une trentaine d’œuvres évangéliques pèrent d'abord dans le cadre de la « Mission d'Alsace et sociales. C'est ainsi qu'il fonda, en 1840, et de Lorraine », puis à partir du 1er mai le Séminaire théologique et mission1952 au sein de l’«Union des Sociétés naire à Sainte Chrischona près de Bâle. Évangéliques Chrischona ». Son nom Il avait pour objectif d'offrir à des chréfut encore changé à trois reprises pour tiens une solide formation biblique, en aboutir à l’appellation « Vision-France, vue du témoignage de l'Évangile. une union d’Églises protestantes évanVision-France est issue des commugéliques » en 2010. nautés protestantes de Colmar, de Les années 1970 à 2000 ont été marMulhouse et de Munster (toutes nées quées par beaucoup de changements : en 1820) et de la Mission rurale de la Pastorale, dans les années 80 un doublement du nombre des Églises Société Évangélique de Strasbourg, fonde huit à seize, la transformation des dée en 1834. communautés piétistes vers une strucDès le milieu du XIXe siècle, les « Sociétés évangéliques » ture d’Églises évangéliques, l’engagement des pasteurs qui s'étaient formées en Alsace s'adressèrent au Séminaire par l’Église locale, le basculement de l’allemand vers le théologique et missionnaire à Chrischona pour deman- français… der qu'on leur envoie des serviteurs de Dieu. Des pos- En 1993, le travail d’implantation d’Églises, entamé en tes d'évangélisation se développèrent ainsi à Brumath, Alsace puis dans le Jura et l’Ain, se structure en mission Saverne, Wissembourg et Sarrebourg. Pour répondre aux d’implantation d’Églises. Cette mission et l’union ont besoins spirituels croissants, le pasteur Zaeslin, directeur fusionné en 2010 pour simplifier la structure et pour de la Mission Intérieure, à Strasbourg, sollicita l'aide de permettre une plus grande efficacité.

FRANCE-MISSION : NÉE EN TERRE BRETONNE

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n 1949, M. et Mme Claude Broux commencent un travail pionnier en Bretagne. Avec hardiesse et persévérance, ils prêchent l'Évangile dans un contexte d'opposition farouche. En automne 1957, un comité est constitué afin de soutenir et élargir ce ministère personnel. L'association prend le nom de France-Mission. D’abord présente à Dinard, Montluçon, Lourdes et Guingamp, l’association travaille principalement à l’évangélisation. En 1972, la vocation de la Mission s’affine et l’accent est mis sur l’implantation d’Églises. Dans cette période, des comités de soutien en Angleterre et en Suède emboîtent le pas au comité Suisse romand, actif dès le début de l’œuvre. La Mission se dote d’un journal en 1978, Action Missionnaire, qui informe chaque trimestre les amis et les Églises de l’œuvre. Pour faciliter l’achat ou la construction de lieux de cultes, l’association immobilière « France-Mission Mulhouse » est créée en 1983. Elle compte, trente ans plus tard, une quarantaine de lieux de culte. En 1984, une stratégie de multiplication est adoptée par l’équipe missionnaire prenant modèle sur la stratégie de l’apôtre Paul dans le livre des Actes et dans les Épîtres. A partir de 1987, le DREP (Département des Relations avec les Églises Partenaires) se propose d’aider les Églises à poursuivre localement leur développement et à se mul-

La famille Broux, devant la maison de Dinard

tiplier. Il permet également à des groupes déjà constitués de rejoindre France-Mission. France-Mission se structure ainsi progressivement à la fois comme une Union d’Églises et une mission d’implantation. En 2017, elle compte 62 Églises et postes d’implantation. 9


CARTE DES ÉGLISES

QUAND L'UNION FAIT LA FORCE ! Voici un aperçu de la carte de la nouvelle Union qui sera riche de plus d'une centaine d'Églises ou implantations largement réparties sur le territoire national, sans compter les oeuvres, dont vous avez une présentation dans ce numéro, telles que Champfleuri, Chante-Colline, le Tremplin, le Petit Château et Hohrodberg qui lui seront associées.

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QUELQUES CHIFFRES

LES UNIONS D'ÉGLISES EN 10 CHIFFRES 1000 adultes dans ses Églises 500 enfants et jeunes dans ses Églises 880km entre l'Église la plus à l'Ouest et la plus à l'Est 197 ans pour les Églises les plus anciennes : Colmar et Mulhouse 20 Églises composent cette Union 15 pasteurs en activité 14 Églises situées en Alsace-Moselle 6 Églises en implantation dans le Doubs, le Jura, l’Ain, en Vendée

et à Strasbourg

5 stagiaires ou étudiants en formation pour le ministère 4 assistants pastoraux

2,5 millions d'euros de budget annuel 3297: assistance moyenne aux cultes 1957 : année de sa création 227 personnes sont membres de son Assemblée Générale 75 collaborateurs 61 Églises et implantations 26 départements et 11 régions dans lesquels elle est présente 14 Églises majeures, 18 en structuration, 9 en formation et 20 naissantes 12 nationalités parmi les collaborateurs 10 implantations depuis 3 ans

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POINT DE VUE VISION-FRANCE

MON RÊVE – UN MOUVEMENT MISSIONNEL DE 160 ÉGLISES EN 2028 !

JEAN-GEORGES GANTENBEIN

président de Vision-France

Une passion pour l’idéal biblique et un regard lucide de la réalité. Les changements attendus par le président de Vision-France.

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e changement espéré fondamental pour cette nouvelle Union se résume pour moi en un slogan : « une passion pour l’idéal et la réalité ». Je m’explique. S’il n’y avait pas la recherche d’une certaine idée du règne de Dieu et de son Église, je n’irais pas vers une fusion. Si je n’éprouvais pas une grande joie en ce qui concerne ce projet en pensant à la prière de Jésus pour l’unité des siens ( Jean 17, 17-21), j’abandonnerais tout de suite. L’idéal d’une Église, la volonté de Dieu pour ses enfants, nous est décrit entre autres dans l’épître aux Ephésiens. La toute première Église à Jérusalem a traversé un soi-disant âge d’or. Qui parmi nous n’attend pas avec impatience le règne de Dieu ? Qui parmi nous ne souhaite pas les qualités de l’Église de Jérusalem pour sa propre communauté ? J’espère, je prie, je m’attends à

« Chaque jour, avec persévérance, ils se retrouvaient d’un commun accord au temple ; ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. » Actes 2, 46-47 « Je dis constamment à mon Dieu toute ma reconnaissance à votre sujet pour la grâce de Dieu qui vous a été accordée en Jésus-Christ. » 1 Cor 1, 4-7

ce que cette fusion puisse nous faire avancer vers cette image de l’Église selon la volonté de Dieu. Mais la fusion n’est pas un traitement contre tous les maux. Grâce aux difficultés des jeunes communautés du temps des premiers chrétiens, nous avons une abondante littérature épistolaire. L’apôtre Paul dit sa reconnaissance à Dieu pour les Corinthiens, mais qu’en était-il de ses sentiments à l’égard de cette Église en dérive ? Paul reste dans une attitude de reconnaissance. Il regarde l’état de cette Église avec amour et patience. La nouvelle Union aura ses difficultés et ses défis. Elle aura certainement en son sein des Églises en crise ainsi que des Églises en déclin. C’était le cas du temps de l’apôtre Paul, de celui de Vision-France et ce le sera pour la nouvelle structure. Donc idéalisme et réalisme ! Le réalisme en prévention d’une tentation d’idolâtrie de mon idéal et l’idéalisme en prévention de l’abandon de la beauté du règne de Dieu. Je m’attends à ce que les deux attitudes soient encore mieux vécues dans notre nouvelle Union. Pour le dire d’une manière simple : je dois être de plus en plus pétri par l’enseignement de la Parole de Dieu et je dois également de mieux en mieux regarder la réalité spirituelle d’un disciple, d’un pasteur ou d’une Église. Aimer l’Église avec un grand « E », épris de la beauté de la fiancée du Christ, mais aussi entourer cette communauté qui se bat par exemple avec des tensions internes. TENDRE VERS L'IDÉAL

Photo : © Goldengel - Fotolia.com

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1. Multiplication des Églises La nouvelle Union réunira quelques 80 Églises. Nous savons que nous sommes en France encore loin du taux d’une Église pour 10 000 habitants. Prenons l’exemple des champs d’implantation de Vision-France actuels en


POINT DE VUE VISION-FRANCE Vendée (une Église évangélique pour 110’0000 habitants) ou la situation de nos trois Églises en FrancheComté et dans l’Ain. Les Églises de Besançon et de Bellignat sont séparées par 2h15 de voyage en voiture. Il faudrait plusieurs Églises nouvelles dans ces deux régions de France pour que leurs habitants puissent avoir une réelle opportunité d’entendre l’Evangile. Notre nouvelle Union ne devrait pas tourner autour d’elle-même, mais donner la « vie en abondance » ( Jean 10, 10) au-delà de ses limites. Nous souhaitons que la nouvelle structure puisse encore amplifier son désir de multiplication. Toutes les dénominations admettent aujourd’hui que l’Église est missionnaire par nature. Si nous prônons cette nature missionnaire, nous stipulons que le facteur « mission » doit devenir le premier critère de chaque conception d’Église. C’est ainsi que le nouveau terme « missionnel » est utilisé. J’espère que nos Églises historiques et majeures comprennent ce facteur missionnel essentiel pour leur santé spirituelle afin que chacune puisse donner la vie à une autre communauté au niveau régional, national ou mondial pour devenir un mouvement missionnel de 160 Églises en 10 ans. Nous ne sommes pas là pour nous-mêmes, mais pour le monde qui ne connaît pas le Christ.

un moyen pour se donner une légitimité publique, n’est pas une association pour mieux se représenter face aux autorités,… mais elle a avant tout une valeur théologique. TENIR COMPTE DE LA RÉALITÉ 1. Multiplication de notre lucidité Aimer la réalité de nos Églises, telles qu’elles sont, signifie voir leurs faiblesses, leurs limites et leurs péchés. Cette réalité ne nous enchante pas. Nous préférons prêcher l’idéal biblique sans voir les contradictions qui existent aussi dans nos Églises. Je souhaite que la vision et les valeurs de la nouvelle Union puissent nous remettre en cause. Je veux que la nouvelle Union soit exigeante envers ma vie spirituelle et la marche de nos Églises. Nous avons constaté au début de notre processus de rapprochement que les deux Unions ne remplissaient que partiellement leur vocation. Nous voulions que les deux Unions fassent un pas vers une nouvelle Union. Ce pas peut comprendre une démarche de pardon, une démarche de repentance ou une nouvelle consécration. N’attendons donc pas quelque chose de la nouvelle structure sans nous remettre nous-mêmes en question devant le Seigneur.

2. Multiplication des ministères Un mouvement missionnel de 160 Églises exige une multiplication des ministères à tous les niveaux. Loin 2. Multiplication de l’aide de moi de penser seulement aux ministères spécialisés Je n’aime pas la critique des Églises envers l’Union. à plein temps. Ceci est seulement la dernière étape Je voudrais éviter les conflits – c’est humain. Mais d’un processus de vocation qui commence bien plus ces critiques sont au moins une démarche parce qu’il tôt. Mais c’est un fait que nous y aussi le silence ou l’indiffépouvons seulement avancer les premières communautés ont vécu rence. Je souhaite qu’une troivers une multiplication d’Eglisième démarche se multiplie ses si les Églises existantes « comme dans un réseau animé par les dans la future Union : demangénèrent » des vocations en ce apôtres et leurs collaborateurs. der de l’aide. Trop souvent nos sens. Nous pouvons déplorer Conseils d’Églises et pastoraux le manque de ministères à plein temps (40% des Églises se débrouillent par eux-mêmes. La plupart du temps de Vision-France n’ont pas de pasteur actuellement). cela se passe bien et nous souhaitons de tout cœur une Nous pouvons attendre les bras croisés ou prendre le autonomie saine. Mais pour la plupart des Églises un problème à bras-le-corps. Ceci signifie que le thème de regard extérieur, voulu et programmé intentionnellela vocation concerne tous les chrétiens, dès le plus jeune ment, pourrait les faire sortir de leurs crises, de leurs âge et dès leur conversion. recherches de solutions et de leurs isolements. 3. Élargissement de notre conception de l’Église Nous souhaitons des Églises locales fortes et une Union forte d’où notre conception ecclésiologique presbytéro-synodale. L’autorité spirituelle est située au niveau du Conseil pastoral de l’Église locale, mais aussi dans l’Union. Nous sommes encore trop marqués par notre tradition de modèle congrégationaliste (l’Église dirigée par les membres de l’Église). D’autres aspects de l’Église de Jésus-Christ nous échappent et notamment le fait que les premières communautés ont vécu comme dans un réseau animé par les apôtres et leurs collaborateurs Une Union d’Églises n’est pas une Fédération, n’est pas

3. Multiplication des synergies Les synergies de la future Union sont évidentes. Nous les avons nommées par le passé. Elles doivent être la raison pragmatique d’une fusion. Il faut à la fin des résultats tangibles qui nous facilitent la vie. VisionFrance a une exigence haute d’une vie dans une Union. Force est de constater que nous sommes trop petits pour maintenir ce cap. Oui, je me réjouis de la perspective de pouvoir enfin me détourner de tous les détails administratifs et financiers pour pouvoir me consacrer à mon ministère propre : le suivi des Églises, des collaborateurs et l’animation spirituelle de l’Union. 13


POINT DE VUE FRANCE-MISSION

CE QU'ON ESPÈRE VOIR CHANGER !

Photo : © Ralfe Geithe - Fotolia.com

VISION GLOBALE PARTAGÉE. Il est bon pour une Église locale d’être constamment poussée à renouveler sa vision spirituelle et la compréhension de sa mission concrète en faveur du salut du monde qui l’entoure. L’expérience montre qu’une Union d’Églises qui dispose de leaders dans les différents types de ministère (Eph. 4,11) peut apporter dans ce domaine une aide déterminante. Certes, rien ne remplace la vitalité spirituelle locale, mais celle-ci peut être considérablement amplifiée par un accompagnement compétent, constant et régulier. Un tel « coaching » est bien plus efficace qu’un simple appel ponctuel (et peu engageant) à un intervenant extérieur. SYNERGIE ET ENTRAIDE DANS LES RÉGIONS. Il est bon pour une Église locale et les ministères qui y sont associés de travailler entre Églises de l’Union concrètement, en synergie régionale, pour la formation et le soutien mutuel par exemple. Mieux encore, il est très porteur, là où c’est possible, de fonctionner en réseau régional interdépendant de plusieurs Églises du même secteur géographique qui partagent les ministères pastoraux, des ressources financières, des talents et des projets d’implantation. L’Union peut par son savoir-faire et l’accompagnement suivi aider à la mise en place et au fonctionnement de ces synergies et entraides. MISE EN COMMMUN DE RESSOURCES pour le bon fonctionnement de services profitables à tous. Pour les Églises naissantes, en formation, en structuration et majeures, il est très avantageux de pouvoir s’appuyer sur un système administratif professionnel et efficace. Nous avons observé que l’existence de tels services centraux ainsi que de quelques ministères nationaux stratégiques (formation, jeunesse…), en lien avec des organisations évangéliques existantes, peut faire une véritable différence. Du côté de France-Mission, nous n’attendons pas de la nouvelle

DANIEL LIECHTI

directeur du développement à France-Mission

Une Union d’Églises est davantage qu’une simple organisation administrative ou un regroupement pragmatique d’intérêts locaux. L’Union a une vocation spirituelle qui lui est propre. Nous souhaiterions donc que la nouvelle Union, forte de sa base spirituelle unitaire, apporte aux Églises locales et aux ministères qui y sont associés une plus-value significative en particulier dans trois domaines : Union des changements spectaculaires, mais des évolutions utiles et un renforcement significatif dans les trois aspects mentionnés ci-dessus. EN REGARDANT VERS L'AVENIR. Les deux plus grands défis actuels consistent selon nous à : 1. Bâtir et implanter des Églises véritablement missionnelles1. Des communautés de disciples qui ont un impact avec l’Evangile dans leur quartier ou leur ville. Des Églises qui grandissent par des véritables disciples qui se multiplient et non seulement par des transferts de chrétiens. 2. Développer des Églises majeures qui génèrent des ministères. Encore trop d’Églises cherchent toujours des ministères et des ressources venant d’ailleurs. Parfois, voire souvent, elles négligent de développer toutes les ressources que le Seigneur voudrait leur donner sur place. Un peu comme s’il était normal d’aller à la cueillette de fruits à l’épicerie (Union d’Églises, Institut biblique etc.) au lieu de cultiver d’abord son verger. Une Église qui veut grandir, se multiplier et se pérenniser doit s’occuper de ses fruits locaux qui sont la principale ressource que le Seigneur lui donne. Une Église majeure est caractérisée par le fait qu’elle « produit » plus de fruits qu’elle n’en a besoin pour elle-même. Nous estimons que la nouvelle Union résultant de la fusion sera plus à même d’aider les Églises à relever ces défis. Les moyens fusionnés seront plus importants ; le suivi organisé dans les régions plus proches ; la sélection des futurs collaborateurs et leur accompagnement plus pointus ; le recrutement de ministères bi-vocationnels constituera une nouvelle richesse pour les implantations et les Églises existantes ; les formations plus systématiques des responsables bénévoles constitueront un encouragement et une aide pour le service.

1 Une communauté missionnelle est une Église où chaque activité et département de l’Église est intentionnellement tourné vers l’extérieur, s’attendant à ce que des non-chrétiens soient présents ; de leur côté, les chrétiens engagés reçoivent le soutien qui est nécessaire à leur ministère dans le monde. L'Église missionnelle ne sépare pas les bonnes œuvres de la Bonne Nouvelle. Une Église missionnelle considère comme essentiel de s'investir dans son quartier et de rechercher le bien de ses habitants.

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LE PETIT CHÂTEAU

ŒUVRES DE VF

MICHEL HERING

LE TREMPLIN

e Petit Château est un bel établissement hébergeant Lpropose des personnes âgées dépendantes ; ce lieu de vie différentes formes d’accueil et d’accompagne-

ment. Des places d’hébergement permanent offrent aux personnes âgées qui souhaitent s’installer définitivement confort et qualité d’accompagnement. Une unité d’hébergement temporaire permet d’effectuer des séjours de courte durée, programmés ou en urgence pour répondre aux situations de crise. Un Pôle d’activités et de soins adaptés propose un accompagnement aux personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. Une équipe de professionnels et de bénévoles met en œuvre un projet d’accompagnement des résidents dans toutes les dimensions de leur être : physique, psychologique et spirituel. Cela se traduit au niveau des soins médicaux, de l’accompagnement de la psychologue, des nombreuses animations, des rencontres avec les enfants du multiaccueil et périscolaire présents dans l’établissement, de la présence bienfaisante de l’aumônier, des visites y compris celles des Églises toujours appréciées.

HOHRODBERG

GUY MATTER

Centre Evangélique du Hohrodberg, idéalement Ldeesitué en montagne à 700 m d’altitude, dans la Vallée Munster en Alsace, à 8 km de Munster. D'une capacité de 50 personnes, le Centre comprend également un gîte pour l’accueil de familles. Notre Centre de vacances est destiné en priorité à nos

ESTHER FREYDER

Tremplin ? Ça rime avec colos et camps, été comme LEnehiver ! chiffres, le Tremplin c’est un CA de 10 adminis-

trateurs, 50 membres et 70 bénévoles qui s’engagent chaque année pour faire vivre chacune des activités aux plus de 200 participants. Mais au-delà de cette volonté d’offrir aux enfants et aux jeunes des vacances de qualité, nous sommes convaincus qu’une colo peut réellement changer une vie. C’est pourquoi nous sommes attachés à ce que chaque participant entende l’Évangile. Que ce soit pour la première fois ou une nième redite lorsqu’il s’agit d’enfants habitués des bancs de l’église, ce sont à chaque occasion de petites graines que nous semons en espérant qu’elles soient des balises qui mèneront ces enfants et ces jeunes un peu plus loin vers Dieu. Il ne s’agit pas uniquement de théorie, en vivant en groupe 24h/24 nous expérimentons l’Évangile en apprenant à user de bienveillance les uns avec les autres. À bientôt en colo ou sur letremplin.org !

Églises, aux Églises sœurs, et aux mouvements évangéliques. Nous accueillons des groupes constitués, pour des séjours, des week-ends d’Églises, des camps de familles, des fêtes de familles. Le Centre est ouvert toute l’année, et fonctionne en « gestion libre », c'est-à-dire que les groupes accueillis s’occupent de leur programme d’animation, font leur cuisine, ainsi que du ménage ! Le Centre est équipé d’une cuisine professionnelle, d’une salle à manger d’une capacité de 54 places (voir photo), de 2 salles de réunion, de 27 chambres de capacité 1, 2, 3 places + 1 chambre à 4 lits. Nous sommes classés en 5ème catégorie, type « O » (petits hôtels / motels), mais ne disposons pas d’agrément type R (colonies de vacances). Au plaisir de vous accueillir bientôt ! Pour tout renseignement complémentaire, merci de contacter Astrid et Guy MATTER Mail : guy.matter@orange.fr Tél : 03 89 77 22 69 / 06 14 86 04 34 15


ŒUVRE DE FM CHAMPFLEURI

UN CENTRE DE VACANCES AU CŒUR DES ALPES

DAMIEN REEVES

responsable du centre de Champfleuri

Des colonies de vacances, des retraites d'Églises, une formation pour les jeunes en vue du service... Rencontre avec un centre qui ne manque pas de places pour vous accueillir.

E

ntre 1912 et 1916, un homme s’est donné au Seigneur Jésus lors du réveil chrétien en Estonie. A cause de la révolution bolchevique, il a du fuir aux États-Unis. Là il a commencé une mission du nommée UCB : Union Chrétienne Biblique. En 1955 UCB a acheté un centre de vacances, Champfleuri, situé à 30 km de Grenoble dans les Alpes, au pied du massif de Belledonne, face aux 2 000 mètres de falaises de la Chartreuse. Deux couples missionnaires (un français, un américain) y ont démarré un travail pour enfants et ados cette même année. En 1977 le centre a commencé à accueillir des petites Églises pour des retraites, mais l’emphase du ministère a visé l’évangélisation parmi les enfants, les ados et les jeunes adultes. Depuis 2005, Champfleuri accueille la formation biblique « DEFI », partenaire des Porteurs de Flambeau (Capernwray Torchbearers). La formation cible les 18-30 ans et elle vise à « équiper les jeunes pour le service » en approfondissant leurs connaissances bibliques et en les laissant être transformés par le Seigneur. Champfleuri est maintenant une association 1901. Elle souhaite promouvoir l’équilibre et le développement de la famille et de l’individu, notamment des enfants, adolescents et jeunes selon une éthique

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chrétienne. Pour cela le Centre possède plusieurs salles de réunion, dont une de 150 places, équipées de matériel de sonorisation et vidéo-projection, 3 salles à manger d’une capacité de 110 places, 1 salle de détente et 1 salle de jeu. Mais Champfleuri ce sont aussi des espaces extérieurs : 1 terrasse, 1 terrain de volley/ foot, ½ terrain de basket-ball, 1 terrain de jeux pour enfants. Afin d'accueillir au mieux nos hôtes, nous avons 2 bâtiments pour le couchage : - Chartreuse : 54/63 lits, douches/wc/lavabo dans les chambres. - Belledonne : 35 lits, lavabo dans chaque chambre, 4 douches et 4 wc en commun.

REFLETS n°38 / Octobre 2017  

Bonjour, Vous connaissez le défi de la vie à deux ? Aujourd'hui le monde tends plutôt proclamer "je sais vivre dans l'indépendance" ! Nous...

REFLETS n°38 / Octobre 2017  

Bonjour, Vous connaissez le défi de la vie à deux ? Aujourd'hui le monde tends plutôt proclamer "je sais vivre dans l'indépendance" ! Nous...

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