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VENDREDI

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3 MAI 2019

TRANSPORT

EN VOITURE POUR DES ÉCONOMIES CHARENTE Apprentissage sur simulateur, conduite supervisée, portail en ligne :

le Premier ministre Édouard Philippe souhaite abaisser le coût du permis de conduire. LES FAITS ● Environ 1,6 million de personnes ont présenté l'examen du code en 2018 et 1,9 million de personnes ont présenté la conduite. ● Passer le permis coûte en France de 1 600 à 1 800 euros, selon les chiffres d’instituts spécialisés établis pour l’année 2016, indique « Le Parisien ». ● Soit un coût intermédiaire en Europe, entre l’Espagne (1 300 euros) et les Pays-Bas (2 050 euros), précise le quotidien sur son site internet. ● « Délocalisé » hier en Charente, le gouvernement a annoncé dix mesures visant à baisser ce chiffre, dans le sillage d’un rapport remis par la députée du Gard Françoise Dumas (LREM).

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COMBIEN D’ÉCONOMIES ?

Partant du constat que le coût d’un permis varie entre 1 600 € et 1 800 €, l’objectif est de « faire en sorte que le prix moyen du permis de conduire diminue sensiblement, de l’ordre de 30 % », a résumé le Premier ministre à la sortie de la visite d’un CFA de Chasseneuil-sur-Bonnieure en Charente. Il s’agit ainsi « d’apporter des solutions concrètes, pratiques pour diminuer le coût du permis sans évidemment diminuer la qualité de la formation qui est indispensable, compte tenu des enjeux de sécurité routière ». Il a ensuite cédé sur ce sujet la parole au ministre de l’Intérieur qui a listé dix mesures, en précisant que l’objectif est aussi « un permis de conduire plus rapide ».

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COMMENT Y PARVENIR ?

Certaines mesures étaient déjà connues, comme la gratuité de l’apprentissage et du premier examen du code de la route pour les jeunes volontaires en service national universel (SNU), ou encore la mise en place d’un comparateur en ligne pour choisir son auto-école. Reprenant des pistes du rapport commandé à la députée LREM Françoise Dumas, le gouvernement souhaite développer l’utilisation du simulateur de conduite dans la formation. Un dispositif d’incitation fiscale va être mis en place pour per-

Sur les 20 heures obligatoires de formation, chaque élève pourra passer jusqu’à dix heures sur un simulateur. Archives AFP mettre aux auto-écoles de s’équiper et chaque élève pourra passer jusqu’à dix heures sur un simulateur dans les vingt heures obligatoires de formation à la conduite. De même, l’apprentissage sur boîte automatique, plus facile et

rapide (treize heures au lieu de vingt) et donc moins cher, sera encouragé. Le délai permettant de conduire sur boîte manuelle après avoir obtenu le permis sur boîte automatique sera raccourci de six à trois mois.

La conduite supervisée par un accompagnateur, simplement titulaire d’un permis depuis cinq ans, sera également favorisée après un échec à l’examen, évitant ainsi à l’élève de multiplier les heures en auto-école. Par ailleurs, le

EN TEST, UNE PLATE-FORME POUR RÉSERVER SA PLACE À L’EXAMEN Le gouvernement souhaite « moderniser l’épreuve pratique » en expérimentant dans cinq départements (Aude, Haute-Garonne, Gers, Gard et Hérault) pendant huit mois une plate-forme de réservation en ligne des places d’examen. L’objectif est de « responsabiliser » les candidats quant à leur niveau de préparation et d’augmenter ainsi le taux de réussite. De même, le délai pour se représenter après un échec sera conditionné au résultat obtenu : plus le niveau est faible le jour de l’examen, plus le temps pour obtenir une nouvelle date sera long.

Dans cinq départements, on pourra soi-même s’inscrire à l’examen de conduite.

gouvernement s’est prononcé pour abaisser l’âge du passage de l’examen de conduite à 17 ans, même si l’élève ne pourra conduire seul qu’à sa majorité, afin d’ « augmenter l’expérience du jeune conducteur », fait valoir Matignon.

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QUAND ?

Les dix mesures doivent être déclinées, pour certaines « dès cet été », assure le ministre de l’Intérieur. Ces dispositions, qui devraient commencer à faire leurs effets courant 2020, seront en effet pour partie inscrites dans la loi orientation et mobilité, qui sera examinée en commission à l’Assemblée à partir du 14 mai.

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