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Mémoires : Le parcours des Gouvernements Locaux vers l’unité et l’intégration [Extrait] Par Peter Woods Ambassadeur de CGLU ASPAC Membre honoraire de CGLU et CGLU ASPAC En 1992 je fus nommé Président Exécutif de l’Union Internationale des Autorités Locales de l’Asie-Pacifique, j’exerçai les charges de Président de l’IULA ASPAC et de Vice-président de l’IULA entre 1996 et 2004, et fis partie du Conseil du Commonwealth Local Government Forum jusqu’en 2004. Ce furent des années très excitantes et je me souviens des nombreux combats que nous avons menés, comme celui de notre soutien à la Chine afin qu’elle devienne un membre à part entière de l’IULA en 1998. Les forces conservatrices ont tenté d’empêcher son adhésion en donnant comme argument, entre autres similaires, que la Chine n’était pas un pays démocratique. Si on fait une analyse un peu plus approfondie, on se rend compte que bon nombre de soi-disant « démocraties » ont des pratiques bien peu démocratiques et que, d’un point de vue Asie-Pacifique, nous utilisons des procédés divers qui nous permettent de traiter avec de nombreux systèmes, mais nous pensons que pour aller dans le bon chemin une
organisation mondial doit faire preuve de tolérance et d’inclusion, surtout si nous voulons que ce chemin soit celui du progrès et du changement. Si nous avions la prétention d’exclure tous ceux qui ne possèdent pas une démocratie exemplaire, alors nous ne compterions que peu de membres dans notre organisation. Aujourd’hui qui pourrait empêcher la Chine de faire partie d’une organisation mondiale de gouvernements locaux ou de quelque autre organisation mondiale ? Puis vint le grand débat de la FUSION : IULA, FMCU, METROPOLIS. J’étais très honoré de pouvoir prendre part à ce processus, mais en tant que résident Australien, je ne pouvais pas comprendre les fortes dissensions qui existent en Europe entre francophones et anglophones. En fait, lors du vote au sein de l’IULA, la fusion a été adoptée à une voix grâce à la solidarité d’IULA ASPAC. Nous devions donc travailler avec des personnes qui partageaient notre point de vue comme Joan Clos, Norbert Burger, Alan Lloyd, Mercedes Bresso, Jeremy Smith, Pierre Schapira et beaucoup d’autres encore afin d’unir les trois organisations dans un mélange de différentes cultures et former Cités et Gouvernements Locaux Unis. Je rends hommage à Selahatin Yildrim de MEWA, qui était mon plus proche collaborateur lors de la réussite de nombreuses réformes et dans la lutte contre la diminution des forces de réaction. Alan Lloyd du Pays de
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Galles, a joué un rôle politique décisif dans l’ensemble du processus, et nous ne pouvons pas sous-estimer sa contribution. Son pays devrait l’honorer pour cette contribution et s’il ne le fait pas, nous devons le faire. Pourtant, lorsque nous regardons vers le futur de CGLU, nous construisons à partir de nos réussites : l’unité, la sensibilité interculturelle, l’intégration et la recherche des points communs qui nous unissent, avant les points qui nous divisent. Nous continuions à construire une organisation qui s’engage à défendre la démocratie participative et à réduire l’inefficacité de la structure des contrôles politiques et bureaucratiques centraux. Réaffirmons le rôle de la femme dans la prise de décision et révélons l’inefficacité des gouvernements nationaux afin de promouvoir des réformes à leurs rhétoriques à travers des exemples du monde local et à travers CGLU et les sections régionales au niveau mondial. CGLU ASPAC continue à réunir Taipei et Pékin, Corée du Sud et Corée du Nord, l’Inde et le Pakistan autour de la même table. Nous montrons au monde qu’il existe une plus grande manière de faire de la compréhension entre personnes et entre gouvernements locaux. J’espère que les autres régions feront de même et que l’Organisation mondiale de CGLU soutient ce travail et qu’elle montre que malgré les éléments négatifs et faibles de ces structures politiques vides, il y a une manière réelle d’avancer.
1913 2013