Graphique 5
Pourcentage des eaux usées non traitées
Haiphong
Les villes qui disposent d'un service de traitement des eaux usées pour leur population :
Minna
Villes ne disposant que partiellement (ou pas du tout) de services de traitement des eaux usées pour leur population
Riyad
Ammam
Bogota
Amsterdam
Buenos Aires
Barcelone Boston
Jamshedpur
Brisbane Dubaï
Aalter
Eindhoven Gdynia
Guadalajara
Grand Melbourne Shanghai
Heerlen Koprivnica
Leon
Londres Los Angeles
Zagreb
Makati Makkah
Surat
Oakville Saint-Augustinde-Desmaures
Porto Rotterdam San Diego
Valence
Shawinigan
Toronto
Sintra Surrey
Cambridge
Taipei 0
10
20
30
40
50
60
70
80
90
Source : Données sur les villes du WCCD pour le « Rapport sur les Objectifs de développement durable de l’ONU 2017 ».
tion à ces changements ainsi que l’éradication de la pauvreté et la réduction des inégalités. Il est absolument essentiel de surmonter les contraintes actuelles (barrières juridiques et réglementaires, asymétries de l’information, insuffisance de l’expertise, manque de ressources et d’accès à l’emprunt, et coordination insuffisante des parties prenantes136, en particulier en l’absence de mécanismes internes clairs) pour que les aires métropolitaines continuent à montrer l’exemple, avec des mesures plus durables et plus respectueuses de l’environnement.
Les inégalités persistent, mais les stratégies pour l’inclusion sociale, l’équité et la cohabitation, se multiplient Les aires métropolitaines du monde entier défendent des politiques et des initiatives pour favoriser l’inclusion sociale, l’équité et la cohabitation au sein de leurs territoires. Elles connaissent pourtant encore des inégalités et des taux de pauvreté importants (dans les pays de l’OCDE, l’inégalité des revenus dans les métropoles est supérieure de 3,3 % à la moyenne nationale)137. Les écarts de revenus dans les métropoles varient énormément d’un pays Ã
RAPPORT THÉMATIQUE GOLD V —— AIRES MÉTROPOLITAINES
100
Vaughan Zwolle
l’autre : en Afrique du Sud et au Brésil, ils sont beaucoup plus évidents qu’en Nouvelle-Zélande ou au Danemark138, mais de grandes aires métropolitaines comme Atlanta, la Nouvelle-Orléans, Washington D.C., Miami et New York connaissent des niveaux d’inégalité similaires à ceux de villes en développement comme Abidjan, Nairobi, Buenos Aires et Santiago, qui ont toutes un coefficient de Gini d’environ 0,50139. L’exclusion et les inégalités sont à la fois la cause et le résultat de la dispersion et de la fragmentation des aires métropolitaines. Les centres attirent les sièges d’entreprises, les talents et les connaissances, mais expulsent aussi les habitants de la classe moyenne et à faible revenu vers la périphérie et les quartiers plus pauvres140. Tandis que les aires métropolitaines continuent de croître à un rythme vertigineux, particulièrement en Afrique et en Asie, les citoyens les plus vulnérables n’ont pas les moyens de se payer un logement décent et n’ont d’autre choix que de s’installer dans des bidonvilles surpeuplés et des quartiers informels. Le pourcentage de la population vivant dans des bidonvilles est d’environ 14 % à Johannesburg,
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