Graphique 4
Part de la population en âge de travailler occupant un emploi formel, un emploi informel, ou étant sans emploi 100%
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Population non active
Population sans emploi
Population occupant un emploi informel
Population occupant un emploi formel
Source : WIEGO (2012), Informal Sector and Informal Employment: Overview of Data for 11 Cities in 10 Developing Countries.
économique. Les grandes villes accentuent le problème parce qu’elles sont responsables d’une grande part des émissions de gaz à effet de serre (GES), de la consommation d’énergie, de la production de déchets, de la consommation d’eau et du gaspillage alimentaire. Mais certaines sont également pionnières dans l’action pour le climat et la prévention des risques. Lors du Sommet mondial Action Climat de septembre 2018, vingt-sept grandes villes ont annoncé que leurs émissions de carbone avaient déjà atteint leur niveau le plus élevé. Soixante-douze d’entre elles se sont engagées à atteindre la neutralité carbone pour 2050 en adoptant des stratégies comme les transports sans émissions, les énergies 100 % renouvelables, les bâtiments à émissions de carbone nettes nulles et l’élimination des déchets à l’horizon 2030. Elles se sont aussi engagées à mettre en œuvre ces objectifs de manière équitable et inclusive93. Des villes clés et leurs réseaux œuvrent pour le changement dans les négociations mondiales depuis une vingtaine d’années. Toutefois, comme l’a souligné le GIEC, un effort collectif beaucoup plus important est nécessaire. La Convention des maires pour le climat et l’énergie, qui réunit tous les grands réseaux de CT, a rassemblé de nombreux exemples d’aires métropolitaines qui ont déjà mis en place des initiatives visant à réduire l’impact des changements climatiques, comme Séoul94, Tokyo95, Bogota96, Hong Kong97, Lima98, Londres99, New York100, Mexico101 et Rio de
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Janeiro102, ou qui ont pris les premières mesures nécessaires et se sont engagées à aller plus loin, comme Istanbul103, Jakarta104, Karachi105, Moscou106, São Paulo107, Lagos108 et Kinshasa109. De nombreuses métropoles ont adopté une démarche plus intégrée pour leurs stratégies de résilience111. Ces stratégies visent non seulement à atténuer les effets des catastrophes naturelles et des changements climatiques, mais aussi à assurer la sécurité alimentaire, l’inclusion sociale, la revitalisation économique, la réhabilitation des friches industrielles et la lutte contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion112. La toute première stratégie de résilience de Boston est plus particulièrement axée sur la lutte contre les divisions raciales, les préjugés et les autres problèmes qui sont à l’origine des inégalités113. Mexico renforce la résilience en matière d’approvisionnement en eau potable ainsi que la résilience communautaire grâce à la participation citoyenne, la communication stratégique et l’éducation114. Bangkok œuvre pour la résilience de l’environnement, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et la compétitivité de son économie115. La stratégie de résilience 2017 de Dakar, la première à être adoptée en Afrique avec le soutien de 100 Villes résilientes (100 Resilient Cities), repose sur une coopération étroite avec les citoyens et les acteurs locaux pour renforcer la résilience face aux chocs et aux tensions et améliorer le bien-être des personnes vulnérables116. Une étude menée à Dar es Salaam a
RAPPORT THÉMATIQUE GOLD V