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25 janvier 2013 No 787

“Skid Row”

le documentaire qui choque Dans l’argot américain, ‘’Skid Row’’ veut dire ‘’banlieue pourrie’’, ‘’trou perdu des marginaux’’. Dans le documentaire réalisé par Pras Michel, ex-chanteur de Fugees, c’est le quartier le plus violent de la côte ouest qui est filmé. Situé au cœur de Los Angeles, « Skid Row » abrite quelque 90 000 sans-abris à seulement 9 kilomètres de Beverly Hills, un quartier chic où logent des stars. Plus qu’un simple lieu, ‘’Skid Row’’ est une façon de vivre, un état d’esprit ; le dernier recours pour ceux qui ont renoncé à la société et, dans de nombreux cas, à eux-mêmes. Le documentaire, sorti depuis une semaine aux Etats-Unis, montre Pras habillé comme un pouilleux, traînant dans les rues de ce quartier mal famé et dormant sous les ponts. Il a ainsi vécu neuf jours et neuf nuits pour les besoins du film. « Ce film a changé ma vie, dit-il. J’ai dû apprendre à me débrouiller seul. Cette expérience m’a fait découvrir le côté obscur de l’humain, l’horreur et l’humour que cache vraiment le faste de Los Angeles. » Tout le temps qu’a duré le tournage, Pras et son équipe ont été exposés à la faim, au froid, aux criminels,

à la drogue et au danger permanent. Des scènes de violence bien réelles, tournées grâce à des caméras de surveillance cachées, ont été insérées dans le film. Le long-métrage d’environ 1 h 30 mn connaît un vrai succès dans le monde de la fabrication de DVD. Pras à l’investiture d’Obama Il n’y a pas que le succès de ‘’Skid Row’’ qui confirme sa célébrité. Pras

C’EST LEUR ANNIVERSAIRE

Michel était, selon certaines sources, le seul haïtianno-américain au bal d’inauguration lors de l’investiture du président Barack Obama. Chose certaine, sa relation avec le président Obama est excellente. Pour preuve, Pras Michel a été vu « brunchant » en compagnie du président Obama, de sa femme, Michelle, et de son vice-président, Joe Biden, à la Maison-Blanche. Péguy F. C. Pierre

Alicia Keys

née le 25 janvier

Sony « Bèlanfom » Zulérion, animateur, Etta James (Chanteuse), Dean Jones (Acteur), Edwin Newman (Présentateur), Ernie Harwell (Animateur), Virginia Woolf (Auteure), Robert Burns (Poète).

24 janvier :

26 et 27 janvier

Daniel Auteuil, acteur français / Raymond Domenech, ancien sélectionneur de la France / Isabelle Normil, promotrice , Jean Guardy Bien-Aimé, acteur et réalisateur haïtien/

25 janvier :

Alicia Keys, chanteuse / Jean

14 510

FANS

Akinson Zagalo Belizaire (Promoteur), Rose-Adele Joachim (Artiste), Anne Cynswagg (Danseuse).

C’est aussi leur anniversaire

Régine Lavitola née le 22 janvier, Jovanie Festa, Louissaint Vladimyr né le 23 janvier, Joane Céan née le 24

Une publication de Ticket Magazine S.A.

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION Frantz DUVAL RÉDACTEUR EN CHEF Gaëlle C. ALEXIS

L’agenda de Péguy La semaine tire à sa fin, le festival de jazz aussi. Janvier est pressé de faire place à février, le mois du carnaval. Les méringues envahissent déjà nos tympans, encore deux semaines avant le mardi gras. Cap sur le Nord tous ! En attendant, ne ratez pas Richard Bona du Cameroun, la star qui clôturera le festival de jazz. Vendredi, Au Garden Studio, David’s Ladies Night V3 Carnival pour une soirée en couleurs. Dès 8 h p.m., avec Stevy Mahy aussi. USD 25. Attention : interdit au moins de 21 ans. 101, rue Grégoire, Pétionville. Dans le cadre du festival international de Jazz, le restaurant Coin du Chef, rue El Rancho, au dos de Kinam Hôtel, reçoit Moïse Wawa, l’un des plus grands saxophonistes haïtiens, avec DJ F. L’entrée est libre. The Kleren Bar vous invitent cordialement à la grande ouverture de TD Bar, au 43 rue Darguin, Pétionville à côté de Auction City. Les amateurs de hot-dogs seront bien servis. Toutes les cuissons et saveurs pour tous les goûts. 28 13 85 80 ; 36 96 21 14 pour infos. Envie d’autres rythmes ? “Friday Night House Party”. Avec DJ Hot, Magma et Nas. Appelez au 36 22 77 40 et au 31 41 86 76 pour retirer votre invitation qui, seule, vous donnera accès à l’espace. 10, rue des Ficus, Delmas 75. A partir de 9 h p.m. À la veille de la clôture, à Fokal, notre BélO national, Ilan Bar Lavi et les Sonex du Mexique et Sagare Trio du Chili. 6 h p.m. K-Dans reprend du poil de la bête. Il sera à Le Cosmopolitain pour un « Strawberry Night » avec Dj Alkhal et Rocsteady. HTG 750. 46 59 39 28 pour toutes les informations. Tonik Jazz pour un « After Hours ». 8 h p.m. Quartier Latin. Rue Goulard, place Boyer, Pétionville. Samedi, c’est le dernier jour du festival de jazz. Richard Bona, le célèbre bassiste camerounais, présentera son show au Parc historique Canne à Sucre à compter de 6 h p.m. Mélanie Charles et Louis Winsberg et Jaleo partageront la même scène. Cartes en vente à HTG 800. La série « Strawberry Night » de Le Cosmopolitain continue, mais cette fois avec DJ K9, Franco The Saint et Gardy Girault. Invité : DJ Fly Alkhal. L’admission est à USD 20. 46 59 39 28 pour infos. “Time out” au Break Time restaurant. Avec les DJ Ted Bounce, Unitmix, Uno et Close. 9 h p.m., USD 10. 31 70 30 60 pour infos. Rue Darguin, zone place Boyer. A Tara’s, sur la route de Laboule, « Raranaval », qui rallie de plus en plus de fans chaque année. Informations à venir. Michou, artiste haïtianno-américaine, au Quartier Latin. 8 h p.m. Rue Goulard, place Boyer, Pétionville. Dimanche, les nostalgiques du cinéma pourront replonger dans l’ambiance obscure, avec grand écran et le son monté au max. « Argo », mettant en vedette Ben Affleck, sera projeté au Garden Studio. 7 h p.m. HTG 200. Le restaurant JεB Anchor (ancien Cascade Restaurant) vous convie à goûter à son spécial buffet du dimanche dans une ambiance de jazz. Plutôt varié (humus, kebbe, brochet de bœuf à la marocaine…), leur menu offrira sans doute de quoi plaire à votre palais. 73, angle des rues Clerveaux et Ogé, Pétionville. 38 13 12 12 ; 38 47 83 84. La réservation est recommandée. Péguy F. C. Pierre

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION Daphney Valsaint MALANDRE RÉDACTION Dimitry Nader ORISMA Gilles FRESLET Myria CHARLES Winnie Hugot GABRIEL Teddy Keser MOMBRUN Junior Plésius LOUIS Péguy Flore PIERRE Raphaël FÉQUIÈRE Enock NÉRÉ Légupeterson ALEXANDRE CORRECTION Jean-Philippe Étienne CRÉATION ARTISTIQUE Responsable graphique Réginald GUSTAVE Stevenson ESTÈVE Photographes Frederick C. ALEXIS Homère CARDICHON Jules Bernard DELVA Moranvil MERCIDIEU Yonel LOUIS Publicité: 2941-4646 publicite@lenouvelliste.com Rédaction: 2945-4646 / 3806-3717


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nou pap pedi iyo, Nan zafai manje poul sa Ti Jorel te palew nou pap pedi iyo, Nan zafai manje poul sa’a wap pran nan lasini Iyo pa lave men’l avan la’l manje Avan la’l nan twalet li lave men li Wo ou Wo, Nan manje zafai moun sa’a ou pran nan gonflement Wo ou Wo, Nan manje diri moun sa’a, fow met li ta gonflew Ane pase ou di’m ou bouke, men’w toujou ap fai visie, ou toujou mande chicken again anko Pa Foure men nan manje’m Woy ou se yon ti bebe pa men’m gen dan pou mode men’w ou toutou mande chicken again anko Pa foure men nan manje’m

CARIMI 

Tan’w shish, tan’w renmen afai moun Atiss la men papie Tan’w shish, tan’w renmen afai moun Gade kijan’w visie Apa’w siye bouch ou ave’l, Figi dada Apa’w siye bouch ou ave’l, yo baw papie ou fai mouchwa ave’l

Chimano manay nan men Kreyòl La

« Chimano Manay », la méringue 2013 de Carimi, est sortie dans la soirée du 23 janvier. Depuis, elle est commentée, jugée, décortiquée et jaugée. Les avis divergent, et une fois de plus, Carimi fait le buzz. La bande à Michael Guirand, qui jusqu’à date était passablement neutre, s’est jetée dans les eaux tumultueuses de la polémique. Son adversaire ? Le Kreyòl La de T-Djo Zenny. Tout le charme de la méringue réside dans le terme ‘’Chimano Manay’’, créé par les messieurs de Carimi, et dont on n’a, bien entendu, aucune idée du sens. Michael, lead vocal du groupe, livre quelques détails aux lecteurs de Ticket. Chimano manay ???

Partant du principe que le carnaval est avant tout un moment pour se récréer, les musiciens de Carimi disent avoir tenu à offrir au public une méringue qui sort de l’ordinaire, un son nouveau par rapport à ce que le groupe a déjà produit. ‘’Chimano manay’’ se veut donc un mélange de créativité et de fun. « C’est une méringue dans laquelle on peut tous trouver un moyen de s’amuser ! Aussi, le morceau est plus ‘’béton’’ ; rien qu’en l’écoutant, on peut imaginer l’effet que ça peut avoir au Cap-Haïtien», explique le chanteur principal. Le texte de la chanson résulte d’un travail collectif au sein du groupe. Les principales idées qui y ont donné naissance datent de plusieurs mois. Mais, en raison des activités de fin d’année de Carimi, les musiciens n’ont pu s’y consacrer que très tard. Ils ont aussi bénéficié du support d’autres artistes tels que Éric Charles, Fresh La de Vwadezil et aussi de King D, chanteur avec lequel le groupe avait déjà collaboré sur « Azibidow ». Pour ce qui est du choix du titre de la méringue, Michael est peu loquace. « Chimano manay », terme que les messieurs de Carimi ont créé et auquel ils vont donner un sens, laisse perplexe. « Tout le charme de la musique réside dans

ce terme, je ne peux rien dire de plus. Le public n’a qu’à attendre la vidéo ; tout aura du sens après », promet le chanteur. Le lead vocal a toutefois tenu à préciser que le mot n’a pas été créé en vue d’identifier une danse. Il se pourrait qu’il le devienne, mais alors il s’éloignerait un peu de l’idée initiale. Les curieux devront donc attendre la vidéo dont le tournage devrait commencer bientôt, ici en Haïti ou à l’étranger.

la durée de la méringue (10 minutes 20 secondes !), l’artiste explique qu’elle est principalement due à l’intro, qui consiste en une blague introduisant la polémique. Il promet que les critiques seront prises en considération pour les années à venir si jamais elles se généralisent. Toutefois, avance le chanteur, une grande partie de ceux qui s’en plaignent ne s’en rendront plus compte avec le temps.

Carimi se jette dans l’arène

Concernant sa présence sur la liste non-officielle des participants au défilé carnavalesque, Carimi confirme avoir été contacté et dit avoir d’ailleurs répondu positivement. « Je considère qu’on a déjà fait nos preuves, bien que certains rechignent encore à le reconnaître », soutient le lead vocal de Carimi. « Il est vrai que la liste n’est pas encore officielle, ajoute Michael, mais je ne pense pas que Carimi sera affecté par les éventuels changements qu’on pourrait y apporter, à moins qu’il ne s’agisse de circonstances extraordinaires. Notre manager est d’ailleurs déjà en train de gérer les détails de logistique. »

Parallèlement, Carimi est rentré dans une ligne de polémique directe, contrairement aux années précédentes où le groupe avait tenté de rester beaucoup plus passif. Mais selon Michael, il s’agirait d’un mouvement assez calculé. « J’ai remarqué que pour bien se positionner désormais dans le carnaval, il faut soit rentré dans la polémique, soit traiter de politique. De deux choses l’une, on a choisi la polémique. Kreyòl La nous a justement ouvert la voie en nous attaquant à bout portant l’année dernière. »

Une loooooongue méringue

Moins de 24 heures après la sortie officielle de ‘’Chimano Manay’’, Michael Guirand, déjà, se dit satisfait du feed-back. Pour ce qui est des reproches concernant

Okap Carimi poze !

Daphney Valsaint Malandre

Nou fai azibido, tout moun tombe rele Nou rele zandolit, tout moun tombe pompe Nou menm bayo poul la, tout moun tombe danse Men fanatik yo men piyay, men piyay, men piyay Fanatik ki devan’m yo Fai lobey Fanatik ki deye’m yo Fai lobey Nou konnen’m mechan.. Konen’m Mechan Konen’m Move Bebi a peur, Bebi a pleurer Bebi a fait pipi, a fait tâta dans sa couchette Yo mele, yo foure men nan nich guepe la Yo mele, yo foure men nan nich guepe la Nap pran yon ti pause, Ki pause, Chimano Manay King D YESSSS Bagay la lage li lage tonerr Leve men dwat anle, leve men gauch anle, kite 2 men’n anle Balanse a dwat se Ha Ha Ha Ha Ha Balanse a gauch se Ha Ha Ha Ha Ha Mete’n an position, Rale chemise, Rale Mayo, Rale Kepi, Rale Mouchwa Vire Chimano Mano Manay, Haiti ap fai bagay Chimano Mano Manay Digicel ap fai bagay Chimano Mano Many Carimi ap Fai bagay Fanatik Carimi, Mete’n an position Leve 2 men’n anle Gonflé ponyet nou ha ha Gonfle ponyet met gran moun sou yo Se Wash Wash Wash Matinet nan dada’w Jazz sa’a gon’w rappeur ladan’l Depi’l pale se patinen Yo menm rele’l DJ EEEEEE, ou se’w Denon vivan AAAAAA, Pawol la loop nan men’w


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Carimi accepte officiellement la polémique avec Kreyòl La

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ne polémique au sein de la musique haïtienne vient de naître. Carimi et Kreyòl La en sont les protagonistes. Kreyòl La semble avoir enfin trouvé un nouveau challenger après avoir longtemps ignoré son compétiteur légitime, Nu Krezi. La bande à T-Djo Zenny, dans sa méringue carnavalesque de l’année 2012, avait ciblé le groupe Carimi. Mais les poulains de Fito Farinen avaient choisi de ne pas répondre officiellement à Kreyòl La dans leur méringue « Men poul la » jugée ‘’bouyon rechofe’’ par l’opinion publique. Toutefois, sur le parcours carnavalesque aux Cayes, l’année dernière, la bande à Michael Guirand avait tenté une réponse à Kreyol La. Confrontant actuellement une certaine baisse de régime en Haïti, absent au pays à l’occasion des fêtes de fin d’année et du nouvel an, rare pendant les grandes vacances, malgré tout, Carimi voit la nécessité de déclen-

cher les hostilités. Pourquoi ? Ont-ils en accepté de rentrer dans la logique de compétition avec Kreyòl La dans le but d’attirer davantage l’attention (car T-Vice et Djakout #1 sont les seuls depuis une décennie) ? Carimi pense-til que sa polémique avec Kreyòl La va lui permettre de reprendre du poil de la bête et du même coup se positionner avec les apaches dans le carnaval haïtien comme deux nouveaux compétiteurs de poids ? Ces deux groupes seront-ils en mesure de bien gérer cette polémique ? A quoi devra-t-on s’attendre les 10, 11 et 12 février au Cap-Haïtien ? De toute façon, bien gérer une polémique pendant les trois jours gras implique beaucoup de dépenses, d’argent et d’énergie. Et tenir et étendre cette rivalité sur toute l’année, comme le font Djakout #1 et T-Vice, exige davantage. Et Nu Krezi ? Va-t-il continuer à s’adresser à un Kreyòl La qui l’ignore et qui trouve enfin un nouveau compéti-

teur ? En tout cas... Dans sa longue méringue d’environ dix minutes 2013 titrée « Chimano manay » featuring King D, le groupe Carimi a utilisé des extraits des spots à succès de sensibilisation contre le choléra réalisés par T-Djo Zenny et son complice, le comédien Tonton Bicha. Aussi, le fameux poulet (encore ?) n’est pas mis de côté et Ti Djo s’entend accuser de gourmand à l’hygiène négligée. Le slogan ‘’Bebi’’ de Kreyòl La est retourné contre lui : « Bebi a peur, Bebi a pleuré, Bebi a fait pipi, Bebi a fait tata dans sa couchette. » Et à défaut d’une rigwaz comme celle de T-Vice, Carimi utilise une « matinèt » pour corriger Kreyòl La.

Kreyòl La réagit à chaud en attendant samedi…

Voulant savoir la réaction de Kreyòl La après la sortie de la cinglante méringue de Carimi accompagnée d’une photo bien truquée, nous sommes

Quand Haïti fait l’expérience du

MAQUILLAGE À LA CARTE

Aussi personnel que peut paraître le fait de se maquiller, cette action peut se révéler un rituel jubilatoire et serein quand elle est assurée par des professionnels agréés.

Conscients de cela, des fabriquants de produits de maquillage et de soins de la peau ont mis au service de la gent féminine des professionnels dans des locaux précis pour maquiller mais aussi conseiller afin d’éviter de mauvaises surprises du self-service. Dans cette optique, Black-Up Paris, le leader mondial du maquillage pour les femmes noires et métisses, vient de s’installer en Haïti. C’est dans le local de la boutique Le Boudoir que Valéry Vilain, le représentant agréé de Black-Up Paris, reçoit celles qui veulent rehausser leur beauté. Elles visitent Black-Up Paris, selon le maquilleur, soit pour se faire maquiller, tester les produits sans l’obligation de payer ; ou se faire conseiller, après un test

entrés en contact avec le maestro de ce band, Hantz Mercier, dit Ti Ansyto. Ce dernier nous a informés que la méringue de Kreyòl La sortira ce samedi 26 janvier 2013. « Nous travaillons beaucoup pour la livrer ce samedi, mais nous n’allons rien faire dans la précipitation », a déclaré le maestro. A la question de savoir si les attaques de Carimi les ont poussés à refaire, corriger ou ajuster leur méringue, Ti Ansyto répond par la négative. « Pas du tout, car nous savions pertinemment qu’ils allaient s’en prendre à nous, puisque l’année dernière, ils n’avaient pas répondu à nos piques dans leur méringue. Le troisième jour du parcours aux Cayes, ils avaient réagi, et de fait, nous nous sommes préparés en conséquence », a expliqué le Hantz Mercier. Concernant la méringue de Kreyòl La, Ti Ansyto dit qu’ils n’ont pas encore choisi de titre. « Nous répondrons normalement à Carimi, mais nous n’allons pas seulement nous adresser à ce groupe. Notre méringue aura un côté social et, bien sûr, nous évoquerons le thème du carnaval. Christopher Laroche aka Freedom est notre artiste invité, a fait savoir Hantz Mercier, maestro de Kreyòl La. Voici donc deux nouveaux groupes, Kreyòl La et Carimi, que nous allons suivre de près au Cap-Haïtien les 10, 11 et 12 février 2013, comme T-Vice et Djakout #1. Gilles Freslet (gillesfreslet@yahoo.fr)

sur leur type de peau, sur les produits adaptés à la leur. Valéry Vilain, maquilleur professionnel, n’a pas vu ce poste de représentant de la prestigieuse marque tomber dans sa cour comme la manne. Son dossier a été soumis à l’origine par Emmanuelle Hudicourt, responsable du magasin Rivoli, qui essayait d’amener ce service en Haïti. Mais au final, c’est plutôt Françoise Elysée, du magasin Le Boudoir, qui amènera Black-Up Paris et qui soumettra à son tour le dossier du maquilleur. Ce dossier comprend, entre autres, des coupures d’articles de presse attestant du professionnalisme et de sa popularité de Valéry. En novembre 2011, Valéry Vilain avait pris part à Miami à un séminaire sur le maquillage afin de se mettre à jour avec les produits de Black-Up Paris. A noter que ce sera ainsi chaque année, car les produits évoluent rapidement. Par ailleurs, le maquilleur confie que beaucoup de femmes ont déjà fait l’expérience depuis le lancement en septembre 2012. Black-up Paris a aussi fait la joie de beaucoup de femmes durant les trois jours de Salon du cadeau en décembre 2012. Pour ceux qui savent gâter une femme, une carte gold a été conçue à cet effet. La moins chère est à 150 dollars. Une alternative pour les maris, les copains ou les amis... qui souhaiteraient faire plaisir autrement. Valéry Vilain voit en la présence au pays du leader mondial des produits de maquillage et de soins de la peau noire et métisse une occasion pour la femme de chez nous d’exiger plus quand il s’agit de se faire belle. Chancy Victorin chancyzone@gmail.com


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Festival international de jazz de Port-au-Prince |Fokal

Le jazz toutes tendances

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pour prendre goût aux saveurs latines, « pop » ou « rock », ou à ce morceau dédié à des enfants de rue de Madagascar et d’Haïti. Alfò Jazz, jeune formation ambitieuse passée sous la férule de Claude Carré et Pierre Boncy, a animé une jam session au Garden Studio. «All blues» de Miles Davis et «Mister P.C.» de John Coltrane étaient leurs morceaux choisis. Avec Acson Fanfan au piano, Ricardo Moreau à la basse, Norman Isméran à la batterie, on ne voulait pas que la fête s’arrête. Les musiciens de Mélanie Charles, Ilan et Bar Lavi ont amusé les festivaliers avec un son Jarocho, porté par la voix envoûtante de Cherly, chanteuse du band. Rosny Ladouceur rosnyladouceur@gmail.com

Un public friand et avide du jazz s’est donné rendez-vous à la Fokal pour apprécier le talent de trois artistes à l’affiche pour cette cinquième journée de festival : John Bern Quartette (Haïti), Sagare Trio (Chili) et Sandro Schneebeli. Trois tendances musicales nourries d’expériences artistiques diverses. Les mélomanes s’engouffrent dans la cour arrière. Sur la scène Barbancourt est attendu la bande à John Bern Thomas dit John Bern Quartette. Josué Alexis (piano), Jean-Baptiste Ferdinand (guitare), Marc Harold Pierre (congas et percussions) et Herman Duverné (basse) et John Bern Thomas (batterie) ont promis une bonne ambiance. Découverte de talents exceptionnels, de figures montantes du jazz contemporain haïtien à qui les ténors tendent la main. Pour le plaisir du public, ils interprètent des morceaux sur lesquels ils saluent leurs mentors : Ti Jules, Joël Widmaier, Claude Carré. Avec des interprétations tirées des répertoires de leurs moules (Georges Benson, Duke Ellington…), ils entraînent les auditeurs, avec « James » de Pat-Méthény, « Caravan » de Duke et « Jazz et co » de Benson, dans une ambiance folle. Leur jeu d’ensemble captive. Leurs techniques et manières d’improviser semblent être bien maîtrisées. Les musiciens plongent les fans dans nos traditions et chantent à nouveau le titre populaire « Choucoune », repris et arrangé par bon nombre de compositeurs haïtiens. Ça swing, ça coule et ça vibre

avec un « Kreyol jazz » dont l’exercice consiste à mêler un standard international (blues, saoul, funk) avec un rythme traditionnel (yanvalou, ibo, raboday). Accompagné du batteur Joël Widmaier, du guitariste Alex Jacquemin, le « John Bern Quartette » a de quoi charmer les malades du jazz qui font du Café Place Saint-Pierre leur lieu fétiche pour écouter de la bonne musique. La prestation du Sagare Trio a électrisé l’assistance d’attention pendant une bonne vingtaine de minutes. Une autre sensation sonore. « Pas nécessairement du jazz », pour reprendre Roland Léonard, critique du jazz, mais un style de folklore, de jazz rock et de rythmes latino-américains par lesquels ils sont influencés. Des choix artistiques qui ne peuvent être compris en dehors de leur réalité sociale et culturelle. Follow Jah a encore une fois assuré avec brio une pause-rara. La Fokal s’est fait écho d’un raboday qui fait cadencer, qui fait bouger les reins en toute discrétion. Monte sur scène Sandro Schneebeli, guitariste-compositeur de la Suisse. À ses côtés, John Bern à la batterie, Richard Barbot à la basse et un saxophoniste,


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Vendredi 25 janvier 2013

basketbal

Colegio Cupes en Haïti Annoncée depuis fort longtemps par les dirigeants du Comité interscolaire de basketball qui fêtera les 25 ans du Ciba le 9 mai prochain, l’équipe de basketball du « Colegio Cupes » de Santiago de los Caballeros est en Haïti dans le but d’affronter la sélection du Ciba ce vendredi 25 janvier sur le terrain du Centre de formation classique (CFC), 7, Babiole à compter de 3h p.m.

F

orte d’une délégation d’une vingtaine de personnes ayant à sa tête Fabio Reyes, l’équipe de basketball du « Colegio Cupes », ce 24 janvier en vue de disputer un test match face à la sélection du Ciba, ce vendredi 25 janvier au Centre de formation classique (CFC), à partir de 3h p.m. dans le cadre des festivités marquant le 25e anniversaire du Comité interscolaire de basketball (Ciba), fondé le 9 mai 1988. A en croire Emmanuel Bonnefil, la délégation dominicaine séjournera pendant deux jours à Port-au-Prince et retournera à Santiago le samedi 25 janvier. « La présence de ces Dominicains en Haïti va avoir un coût énorme, mais nous sommes déterminés à fêter grandiosement les 25 ans du Ciba. L’arbitre international dominicain, Fabio Reyes accompagne la délégation et selon ses dires, les basketteurs dominicains sont motivés pour faire chuter les Haïtiens », a déclaré le coordonnateur du Ciba. La motivation est forte également chez les Haïtiens. « Nous sommes motivés pour remporter le match aller. Nous attendons le support du public pour montrer que les basketteurs haïtiens sont aussi valables que ceux des autres pays », a fait savoir l’entraîneur du Ciba, Gaby Joseph. Outre, la rencontre internationale qui doit mettre aux prises les élèves du Ciba et ceux de Colegio Cupes prévue pour 3h p.m., en levée de rideau, l’équipe de basketball du collège Catherine Flon affrontera son homologue du CFC à 2h. Pour boucler la journée, les sélections de l’IHECE et de l’Université Quisqueya en découdront à compter de 4h30 p.m.. Haïtiens et Dominicains ont déjà pris rendez-vous en mars prochain à Santiago de los Caballeros pour le match retour. Et cette fois, ce sont les protégés d’Emmanuel Bonnefil qui feront le déplacement. Les autorités du CIBA ont annoncé pour les 9 et 10 mai, un tournoi

Le club Colegio Cupes

international avec la participation de quatre pays, Martinique, Canada, République dominicaine et évidemment Haïti, toujours pour rehausser l’éclat du 25e anniversaire du CIBA, dont la sélection doit se rendre à Mirebalais et aux Cayes pour préparer le tournoi. Sous le haut patronage de Digicel,

SOGEBANK et Riz Méga, la journée du vendredi 25 janvier s’annonce passionnante et riche en rébondissements car l’enfant terrible du Rap haïtien, Izolan et Tabou Band 4x4 sont invités pour assurer l’animation musicale, de même que les DJ Jack et Jeffry Mix. Signalons que les amants du bal-

lon orange ne paieront besoin que 125 gourdes à l’entrée du Centre de formation classique assister à la rencontre et participer aux festivités des 25 ans du du Ciba, fondé, rappelonsle, le 9 mai 1988. Légupeterson Alexandre

Jeff Louis : retour par la grande porte

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carté par le légendaire entraîneur français Jean Fernandez qui a depuis démissionné dans le groupe pro de l’AS Nancy Lorraine (L1) pour avoir refusé de jouer avec l’équipe réserve dans la CFA, le milieu de terrain international haïtien Jeff Louis a fait son retour, et ce, par la grande porte en offrant deux passes décisives à Elo’o Efoulou, auteur d’un doublé dans la victoire des siens aux tirs aux buts (4-2), temps réglementaire (2-2) face à l’OGC Nice en 1/16 de la finale de la coupe de France de football, mercredi 23 janvier. Après le départ de Jean Fernandez aux commandes de l’AS Nancy Lorraine, remplacé par Patrick Gabriel, ce dernier a fait appel à Jeff Louis. Le milieu de terrain international en a profité pour marquer les esprits, et signer son come-back par la grande porte en offrant deux caviars à Elo’o Efoulou dans la rencontre mettant aux prises ses coéquipiers et ceux de Romain Gênevois, l’OGC Nice. Venons-en aux deux passes de l’ancien milieu de terrain de l’AS Mi-

rebalais. « Sur une erreur de relance du portier de l’OGC Nice, Delle, l’attaquant de Nancy, Alo’o Efoulou, se retrouve libre de tout marquage et combine avec Jeff Louis. Ce dernier, en duel avec Delle, Efoulou en retrait qui n’a plus qu’à pousser le cuir dans le but » (Nice 1-1 Nancy), ont commenté nos confrères de l’Eurosport sur la première passe de Jeff. Pour le second but : « Servi à la limite du hors-jeu par Jeff Louis en grande forme, Efoulou se retrouve

seul face à Delle. Il fixe le portier azuréen et place le ballon hors de portée pour permettre à Nancy de prendre l’avantage » (Nice 1-2 Nancy). Finalement, l’international haïtien, Jeff Louis, a laissé sa place à la (78e minute). Il a été remplacé par Tamez Aoutsa. Sur l’ensemble de la saison, Jeff Louis, né le 8 août 1992 à Port-auPrince, a été titularisé pour la première fois de la saison sur un total de sept (7) matches disputés dont six (6) comme remplaçant. Le numéro 25 de l’AS Nancy Lorraine a déjà joué 441 minutes pour sa nouvelle équipe qui occupe la dernière place de la Ligue 1 avec un total de 12 points. La formation de l’AS Nancy Lorraine (20e) accueillera l’équipe de Lorient (6e) à compter de 2h P M. le samedi 26 janvier dans le cadre de la 22e journée de la Ligue 1. Souhaitons que Jeff Louis tienne sa place parmi les 18 joueurs qui seront convoqués par l’entraîneur de Nancy, Patrick Gabriel. Légupeterson Alexandre


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Vendredi 25 janvier 2013

RAPHAEL FÉQUIÈRE

LA GOUTTE D’OH! Sans racine dans le sport ! Des changements au ministère des Sports. On en a soupé. La première femme ministre des Sports va donner peut-être à ce département une dynamique autre que celle imprimée jusque là par les hommes. Mais les critiques montent déjà au créneau pour retirer à Magalie Racine même le bénéfice du doute. Sa seule participation à la chose sportive demeure une prise en charge jadis de camps d’été. Cela suffira-t-il à l’exresponsable de protocole de la première dame d’avoir le crédit d’être une bonne gestionnaire du sport ? Déjà les langues se délient. Le volet jeunesse et action civique prendrait le dessus dans son programme au détriment du volet sportif. Mais avant de prendre racine dans les sphères du sport, Magalie a du pain sur la planche: entre autres, subvenir aux besoins des fédérations qui vont sortir leur cahier des charges et assurer à Haïti une participation digne aux compétitions internationales dans lesquelles elle est engagée.

Tennis de Table / Désaccord

Ça sent le brûlé L

e torchon brûle au sein du tennis de table haïtien.D’un côté, l’Association haïtienne de tennis de table (AHTT). présidée par le Dr Carl François et de l’autre, un comité provisoire qui avec la bénédiction du Comité olympique haïtien (COH) et de la Fédération internationale, gère les affaires courantes jusqu’à la tenue, ce samedi 27 janvier, de l’assemblée générale ordinaire (AGO) de ce samedi 27 janvier 2012 qui verra l’élection d’un nouveau comité exécutif devant prendre les destinées du ping- pong haïtien. Joint au téléphone pour des éclaircissements sur ce conflit, le directeur technique national de l’AHTT (branche Dr Carl François), Mozart François n’est pas allé par quatre chemins,accusant le COH, la Fédération internationale et l’Etat haïtien (ministère des Sports) d’être à l’origine de cette crise après le feu vert qu’ils ont donné au comité provisoire présidé par Cisley Joseph. Et ce même comité provisoire qui a eu l’aval des instances citées plus haut, fonctionne en utilisant le papier à entête, l’adresse et les numéros de téléphone de l’AHTT. Le COH, a poursuivi Mozart François, détient tout un lot de matériels et d’équipements envoyés par la Fédération américaine devant servir justement dans le cadre du Programme national d’initiation pongiste, élaboré par cette association. A une question sur la répartition de l’aide en provenance du Comité olympique américain, il a fait état de 104 robots,189 paires de tennis, 2 chronomètres, 25 livres, 3 videos traitant de la préparation de l’athlète, 25 filets, 135 maillots, 99 raquettes, 400 balles, 39 tables et une cotisation de $ 500 US. Mozart s’est dit fort surpris de la lettre émanant du COH et datée du 17 septembre 2013 déclarant que la Fédération internationale approuve l’élection du comité provisoire tout en précisant ne pas reconnaître l’AHTT présidée par le Dr Carl François, alors que cette fédération internationale, grâce à la solidarité du Comité international olympique (CIO) et également de concert avec l’AHTT, avait délégué un expert pour animer un séminaire à l’intention des cadres techniques et administratifs du tennis de table haïtien. Le Comité olympique haïtien, la Fédération internationale et le ministère des sports ont en leur possession les rapports de gestion des activités réalisées par l’AHTT et surtout celui de l’assemblée générale du 19 août, dont le point à l’ordre du jour était l’élection d’un nouveau comité avec toujours le Dr Carl François comme président. Ce n’est pas sans raison que les membres des 23 clubs qui participaient à cette réunion ont exigé de l’association qu’elle informe toutes les institutions sportives tant nationales qu’internationales afin que les mesures de rectification soient prises dans les plus brefs délais. Pendant ce temps, le comité provisoire est en train de poursuivre son petit bonhomme de chemin avec à son actif l’organisation de deux compétitions dont l’une au niveau inter clubs et l’autre à caractère national et qui avait même reçu un soutien financier de l’Etat via le ministère.

Un autre son de cloche est venu de Démosthène Buckford, secrétaire général du comité provisoire qui nie toutes les accusations de magouilles portées contre lui. Le directeur technique de l’AHTT l’avait accusé de malversations et de détournement. Ainsi a-t-il été mis en disponibilité par le comité exécutif. Ce dernier a apporté des précisions, faisant savoir que tout ce qui se dit sur lui est faux et que sa mise à l’écart par le comité n’était pas conforme aux statuts. Les clubs réunis en Assemblée générale le 24 juin 2012, avait procédé à l’élection d’un comité provisoire et c’est cette dernière goutte qui avait fait débor-

dér la vase et qui est à la base justement de ce désaccord entre les membres d’une même famille. Il nous a confirmé la reconnaissance du comité provisoire par l’Etat, le COH et lá Fédération internationale.Il en a profité pour convoquer les clubs en assemblée générale le dimanche 27 janvier 2013 au local du CEPEM pour élire le comité exécutif. Un seul cartel avec pour président Ralph Kernizan et Démosthènes Buckford, comme secrétaire général, est connu jusqu’à présent en attendant la candidature d’autres cartels. Emmanuel Bellevue/manubellevue@yahoo.fr

La résolution prise par les 23 clubs affiliés à l’AHTT réunis en assemblée générale à l’extraordinaire est la suivante : 1) Ne reconnaître qu’un seul comité à la tête de l’AHTT qui n’est autre que celui présidé par le Dr Carl François 2) Solliciter des instances concernées et compétentes d’avoir un oeil attentif sur la gestion du COH conformément aux prévisions établies 3) Demander à ce que les statuts de l’AHTT soient respectés ainsi que des décisions prises par son comité directeur 4) Prier les fédérations et associations soeurs de soutenir de façon plus efficace leurs représentants élus au sein du COH et qu’ils se mettent toujours au service du sport national et non au service d’une personne 5) Prendre la ferme résolution de lutter avecvéhémence contre toute ingérence de quelque nature que ce soit et venant d’une autre unité sportive quelconque 6) Prendre toute forme de mesure contre toute personne ou entité désireuse de passer outre la volonté et la décision de la majorité des clubs affiliés et dûment reconnue par l’ITTF 7) De demander au comité directeur de porter la présente résolution à l’attention de toutes les institutions sportives tant nationales qu’internationales afin que les mesures de rectification soient prises dans le plus bref délai

Espagne - Coupe du Roi

Le Barcelone croisera le Real Madrid en demi-finale

L

e FC Barcelone l’a emporté (4-2) sur la pelouse de Malaga, une victoire obtenue avec la manière qui vaut aux Catalans de se qualifier pour les demi-finales de la Coupe du Roi après avoir été accrochés (2-2) à domicile à l’aller. En demi-finale, les Blaugrana, tenants du titre, rencontreront le Real Madrid, pour un nouveau clasico dont le match aller est prévu le 30 janvier (retour le 27 février). Dans un match de toute beauté, les Barcelonais ont toutefois dû s’employer pour arracher leur billet pour les demi-finales, face à des Andalous qui se sont montrés sans complexe. Bien entrés dans le match, les Catalans se simplifiaient la tâche en ouvrant très tôt le score par Pedro (0-1, 8e). Sur l’action qui amène l’ailier canarien à marquer d’une tête décroisée, Alves, auteur du centre, est toutefois en position de hors-jeu, non signalé par l’arbitre de la rencontre. Les Andalous ne se laissaient toutefois pas abattre, répondant dans la foulée par Joaquin qui égalisait du droit sur un bon service de Duda (1-1, 13). En deuxième période, le Barça appuyait sur l’accélérateur: dès la 49e, Piqué remettait les siens sur orbite sur un coup franc bien frappé par Iniesta,

omniprésent jeudi. Le récent père d’un petit Milan avec la chanteuse colombienne Shakira pouvait dédicacer un but à son rejeton en glissant le ballon à la base du poteau gauche de Kameni (1-2). Mais les Andalous avaient du courage à revendre: sur un contre mené tambour battant, Joaquin servait Santa Cruz, qui crucifiait Pinto d’une frappe croisée (2-2; 68). Dans un match haletant, les Blaugrana démontraient toutefois toute leur classe: un une-deux entre Iniesta et Fabregas permettait au premier de redonner l’avantage aux siens. Et Léo Messi, jusqu’ici assez irrégulier, mettait définitivement les siens à l’abri d’une belle tête décroisée sur un centre d’Alves (2-4, 80).

Mercredi : Retour Aller

(+)FC Séville - Saragosse 4 - 0 0-0 Valence - (+)Real Madrid 1 - 1 0-2

Jeudi:

Betis Séville - (+)Atletico Madrid 1-10-2 Malaga - (+)FC Barcelone 2 - 4 2-2 Le signe (+) indique le club qualifié


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25 janvier 2013 No 787

Dossiers Interdits Par Gary Victor

NINON

Résumé épisode précédent : Une femme, Charlotte B, se présente à la SAD. Sa fille Ninon est morte dans des circonstances troublantes dans une piscine lors de cours de natation. Quelques jours après les funérailles, la mère prétend voir sa fille. Cette dernière la dévisage toujours avec un regard de reproche ce qui la terrifie. D’autres personnes affirment avoir vu aussi Ninon. Je suis arrivé chez Charlotte B deux jours après sa visite à la SAD. J’avais beaucoup réfléchi à tout ce qu’elle m’avait dit. La personnalité de Charlotte B m’intéressait. C’était une personne perturbée qui avait fait plusieurs dépressions. Elle n’avait jamais pu oublier l’abandon de l’homme qu’elle aimait, le père de Ninon. Ce dernier était mort quelques années plus tard dans un accident de la route sur la Nationale 1, près de Saint-Marc. J’avais effectué une rapide enquête sur l’accident. Charlotte n’avait rien à voir avec ce camion surchargé de matériaux de construction qui avait heurté de plein fouet la petite Toyota que conduisait le père de Ninon. J’avais reçu un appel affolé de Charlotte B. Ninon s’était manifestée ce matin d’une manière brutale. Elle était apparue comme d’habitude, assise sur le lit, en maillot de bain, les cheveux pleins d’eau, mais brusquement, elle s’était précipitée sur une coiffeuse pour jeter tout ce qui s’y trouvait, bibelots, parfums, photos, etc. La chambre entière avait subi le courroux du fantôme, selon les dires de la jeune femme. Elle me montra la chambre. En effet, on avait l’impression qu’un cyclone y était passé. Tout était sens dessus dessous. Ma première réaction fut de me dire que tout ceci était l’œuvre de Charlotte B. Le fantôme s’était peut-être manifesté. Elle, elle avait dû perdre la tête l’espace de quelques minutes. Elle avait eu un accès de fureur incontrôlé.

Elle devait en vouloir à sa propre fille qu’elle aimait, mais qui l’accusait, elle ne savait pourquoi, d’être responsable de sa noyade dans la piscine. C’était pour cela qu’elle se manifestait toujours en maillot de bain avec ses cheveux pleins d’eau. Parfois, pour résoudre un problème apparemment absurde, il faut accepter des prémisses absurdes. Ce que disait Charlotte B pouvait être vrai. Ceux qui prétendaient avoir vu Ninon ne déliraient peut-être pas. Comment devrais-je aborder le problème ? Le détail important dans tout cela était ce regard de reproche de Ninon. Cette dernière en voulait à sa mère. Avant sa mort, elle n’avait jamais eu cette attitude. Pouvait-on conclure que sa mère était responsable de sa noyade ? Pourtant la mère n’était pas au bord de la piscine cet après-midi. Pourquoi une mère voudrait-elle la mort de sa fille ? Cela n’avait pas de sens. Charlotte B vouait un grand amour à sa fille. Elle n’avait jamais eu d’autre enfant. Une mort accidentelle ? Mais comment ? Il n’y avait pas eu d’autopsie après la noyade. Avait-elle eu un malaise pendant ses cours de natation ? Je conclus que je devais essayer d’étudier les faits et gestes de la petite Ninon avant sa mort. Je trouverais certainement un détail qui me mettrait sur une piste. Je commençai à interroger la mère. - Quand Ninon est revenue de l’école cet après-midi, qu’a-t-elle fait avant qu’on l’emmène aux cours ?

- Elle a mangé un peu. Pas beaucoup. Elle devait juste prendre quelque chose de léger afin d’éviter un malaise dans l’eau. Ensuite, elle s’est changée comme d’habitude. Madame Paule qui était allée au marché est bien vite arrivée pour emmener Ninon à ses cours. Elle refusait d’y aller avec moi. Je vous ai dit pourquoi. Cela m’a énervée un peu. - Elle n’a rien fait de particulier, Ninon, cet après-midi ? Elle ne s’est plainte d’aucun malaise ? - Non… À part de ses habituelles migraines. Elle en souffre depuis toute jeune. - Quand elle est arrivée à ses cours, il ne s’est rien passé de particulier ? - Il faudrait demander à madame Paule, dit Charlotte B, en soupirant. Elle est ici en ce moment. Vous devriez lui parler. - Faites-la venir, lui dis-je. Elle appela Madame Paule en hurlant presque. J’entendis une voix répondre. Puis sans se plus se préoccuper de moi, elle alla prendre un flacon de médicament sur le réfrigérateur, se mettant sur la pointe des pieds, car sa petite taille ne lui permettait pas d’atteindre la fiole. Elle se versa dans une main tremblante deux comprimés qu’elle avala avec un verre d’eau. Madame Paule se présenta devant moi. C’était une femme dans la soixantaine, de forte corpulence. Il se dégageait d’elle une énergie intense. Une femme qui s’était battue toute la vie

pour survivre et qui n’avait jamais perdu espoir. Charlotte B sortit en trainant des pieds. Elle paraissait vraiment malade ce matin. - Je suis René Ouari, dis-je à Madame Paule. Je suis ici pour Ninon. - Arriverez-vous à calmer son âme ? me demanda-t-elle. - Pour cela, je dois savoir pourquoi elle s’est noyée ainsi. - Pourtant elle savait déjà nager. Les moniteurs disaient que c’était la meilleure. Ils la laissaient faire seule la piscine dans le sens de la longueur. - Avant qu’elle parte pour la piscine avec vous, il ne s’est rien passé ? - Rien, dit Madame Paule. Je vous assure, monsieur Ouari… Rien… -À la piscine avant qu’elle se mette à l’eau ? - Rien… Elle disait seulement qu’elle avait un peu sommeil. Je sursautai. - Elle vous a dit qu’elle avait sommeil ? - Oui… Ensuite, elle a enlevé sa robe. Elle portait déjà son maillot de bain. - Elle s’est noyée quelques minutes à peine. - Quelques minutes, monsieur Ouari. - Elle s’était plainte aussi de migraine avant de partir avec vous ? - Oui, répondit la vieille femme. Sa mère lui a donné deux comprimés. - Quels comprimés ? - Ceux que le médecin avait prescrits à Ninon. - Vous pouvez me les prendre ? La vieille dame alla vers le réfrigérateur. Elle n’eut pas à se hausser sur la pointe des pieds. Elle prit sans hésiter un flacon qu’elle me tendit. C’était un médicament à base de caféine et d’ergotamine. Rien qui puisse provoquer un accident mortel. Laissez-moi voir les autres flacons. La vieille femme me regarda un peu surpris puis elle obtempéra. Elle prit quatre autres flacons. Ils étaient un peu pareils à ceux qui contenaient les comprimés de Ninon. C’était la même compagnie qui produisait les médicaments. Il n’y avait que le nom du médicament sur le flacon qui était différent. Tous les autres flacons étaient des anxiolytiques, des calmants… Lexotan, 6 mg. Valium, 3 mg. Un autre dont je ne me souviens plus. *** René Ouari se tut. Sa voix s’était cassée. Il montrait rarement ses émotions. - Vous voulez dire, Ouari, que la mère de Ninon s’était trompée. Au lieu du médicament pour la migraine, elle aurait donné à sa fille quelque chose d’autre. ? - Rappelez-vous ! Elle a dit deux comprimés. Elle était un peu énervée du fait que sa fille voulait aller avec Madame Paule à la piscine. Ensuite, c’est une hystérique. Sa fille se plaint de migraines. Énervée, elle va vers le réfrigérateur, allonge la main, pense prendre le flacon de sa fille, ne regarde même pas et lui tend deux comprimés. Ninon aurait dû dormir seulement quelques heures. Tout l’après-midi et aussi toute la nuit. Sauf qu’elle devait aller à la piscine. - Elle s’est endormie à la piscine. - Tout simplement, dit Ouari. - Et vous avez fait quoi pour Charlotte B ? - Je lui ai proposé une neuvaine pour demander pardon à l’âme de sa fille. De toute manière, elle n’avait pas fait exprès. Elle était presque irresponsable vu son état. - Cela a marché ? demandai-je à Ouari. - Non, me répondit Ouari. J’attendais déjà une réponse qui allait me surprendre. Charlotte B. s’est suicidée, laissa tomber le patron de la SAD.


Carimi chimano manay nan men Kreyol la