BOOK EQUIPEMENTS

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Equipements



L’îlot des Préférés, Cusset

Programme : Extension du centre-bourg pour accompagner l’arrivée du futur Palais de Justice intercommunal et reconversion d’une ancienne friche industrielle. Maître d’ouvrage : Ville de Cusset Assistant à Maitrise d’Ouvrage: Assemblia Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Paysagiste : Atelier CAP Bureaux d’études : Korell, Trans-faire, Ebulis Superficie : 35 ha Phase : étude livrée, octobre 2023


L’étude pour l’aménagement de l’îlot des Préférés a pour objet l’extension du centre-bourg et la reconversion de la friche industrielle Applifil. Le futur Palais de Justice intercommunal de Cusset prend place sur une partie des terrains Applifil, et son ouverture est prévue pour 2027. Il s’agit donc d’accompagner l’arrivée de cet équipement d’envergure à l’échelle intercommunale, en définissant une programmation sur le reste de la friche applifil, qui se trouve derrière le futur équipement et en requalifiant l’ensemble des espaces publics du périmètre défini. L’arrivée du futur Palais de Justice sur le terrain Applifil entraîne une réflexion programmatique plus large à l’échelle de l’îlot. En effet, l’équipement vient s’installer à proximité du centre-bourg, dans un tissu entre faubourg et pavillonnaire hétérogène. L’enjeu de cette étude est de faciliter son intégration, par l’analyse des typologies bâties, le paysage et en travaillant favorablement la liaison avec le centre-bourg. Cr Arloing

Cr Lafayette

Une des données d’entrée est la présence du supermarché Casino entre le centre-bourg et le futur Palais de Justice. Ce premier, qui vit d’une clientèle de proximité est vétuste et constitue un frein à l’intégration du Palais de Justice pour la ville. L’étude propose de relocaliser cette structure commerciale sur un foncier disponible à proximité, dans le cadre d’une opération mixte avec rez-de-chaussé commercial et bureaux en étages, le long du cours Lafayette. Cette solution permet d’offrir ainsi un nouvel espace public de qualité faisant l’interface entre le centre-bourg et le futur équipement judiciaire, avec une opération mixte rezde-chaussée actif et habitat collectif, en fond de parcelle. Les terrains Applifil qui se situent à l’arrière du Palais de Justice ont une vocation résidentielle. Le diagnostic a révélé un besoin en logement pour les personnes agées et les familles monoparentales. Un programme de béguinage, inspiré d’un modèle de vie en collectivité pour personnes agées importé des Pays-Bas est proposé. Des petites maisons individuelles type maisons de ville s’organisent autour d’un petit square public, qui propose ainsi un espace vert collectif à destination du quartier résidentiel, avec notamment l’intégration de jeux pour enfants.

Photo avant 1961, François Chabro Site industriel apparu vers 1936

Des maisons plus classiques et des jardins-potagés partagés sont proposés dans les parcelles ‘‘fonds de jardin’’. Ces derniers répondent à l’ambition de la ville de rénover son centre pour y accueillir des familles, offrant ainsi la possibilité de leur donner un bout de jardin lorsqu’elles font l’aquisition d’un appartement. Dans la continuité de cet effort porté sur un lien d’usage entre le centre-bourg et son extension, le projet de requalification des espaces publics reprend le vocabulaire du centre-bourg. Les dalles de pierres pour les trottoirs menant au Palais de Justice, les pavés de pierres pour les passages piétons, les luminaires traditionnels. Une étude fine du paysage végétal du secteur permet de proposer une trame paysagère qui s’intègre aux alignements historiques de platanes des cours Lafayettes et Arloing, au front planté du Palais de Justice, et à un large besoin de végétalisation des parkings et des rues et de dégager des vues sur le nouvel espace public et le futur Palais de Justice. Les parking et le giratoire sont enfin largement redimensionnés afin de satisfaire cette intention de créer une véritable continuité piétonne sécurisée et de qualité depuis le centre-ville de Cusset.

L’îlot des Préférés - Cusset


sept. 2023

SCENARIO 1/2000

Plan cadastre

L’îlot des Préférés - Cusset


L’îlot des Préférés - Cusset


Coupe AA' - Existant

Casino

Casino

Casino

1.50 Trottoir BB

Parking Casino

1.50 Trottoir BB

Parking Casino

Coupe AA' - Projet (séquence 1)

1.65 Trottoir BB

6.00 Voirie double sens Béton bitumineux

1.50 Trottoir BB

Parking Casino

1.65 Trottoir BB

6.00 Voirie double sens Béton bitumineux

1.65 Trottoir BB

6.00 Voirie double sens Béton bitumineux

Casino

Casino

Casino

1.50 Trottoir BB

Parking Casino

1.50 Trottoir BB

Parking Casino

Coupe AA' - Projet (séquence 4)

1.50 Trottoir BB

Parking Casino

Espace planté

voie piétonne

Espace planté

Ilot des Préférés

voie piétonne

Ilot des PréférésCours des Préférés

Espace planté

Ilot des Préférés

voie piétonne

Espace planté

CUSSET CUSSET

L’îlot des Préférés - Cusset

5.50 Parking paysager

5.65 - 6.45 Voirie partagée double sens zone 30

2.00 Trottoir BB

zone 30

5.65 - 6.45 TGTFP Voirie partagée double sens zone 30

TGTFP

2.00 Trottoir BB

Coupes rue des Préf

5.65 - 6.45 TGTFP Voirie partagée double sens

5.50 Parking paysager

Espace planté

CUSSET

2.00 Trottoir BB

5.65 Voirie double sens zone 30

5.50 Parking paysager

Cours des Préférés

2.00 Trottoir BB

5.65 Voirie double sens zone 30

Espace planté

Cours des Préférés

2.00 Trottoir BB

5.65 Voirie double sens zone 30

2.00 Trottoir BB

Coupes rue des Préfér

Coupes rue des Préférés - C



Équipements publics, Noisy-le-Roi

Programme : Gymnase, cantine et cuisine scolaires, maison médicale et parking public, espaces publics VRD Maîtres d’ouvrage : Ville de Noisy-le-Roi Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Paysagiste : ACTE 2 Paysages Bureau d’études : IGREC Ingénierie Mission complète de maîtrise d’oeuvre Coût des travaux : 6 243 000 €HT Phase : livré en juin 2021


La restructuration du quartier Vaucheron, situé au cœur de Noisy le Roi, à la lisière de l’ancien village, comporte le réaménagement de ses espaces publics, le remaniement de l’équipement scolaire, la création de nouveaux logements, équipements sportifs, administratifs et culturels. Elle se déroulera par phases successives lors d’opération-tiroirs, afin d’assurer, pendant les travaux, une continuité de fonctionnement des équipements existants (école et réfectoire) et de permettre aux résidents actuels de rester sur le site. Notre proposition tient compte des contraintes urbaines et programmatiques, actuelles et futures (démolition programmée du centre de tri postal au Sud). Elle met en valeur les atouts du site, parfois antagonistes : sa situation urbaine centrale, proche des équipements et des commerces, mais aussi son caractère résidentiel, voire bucolique près de la forêt de Marly. Elle révèle la topographie complexe du site. Elle conforte les relations existantes avec les quartiers environnants, en propose de nouvelles, toujours sans brusquer les usages établis. La composition urbaine s’appuie sur la création de « vides » centraux, grands espaces libres aux usages différents : promenades, jardins, terrain de sport, etc. Ils sont visibles depuis l’angle des deux rues et constituent une invitation à pénétrer au cœur du nouveau quartier. Non seulement ils permettent des transparences, mais aussi, telle une agora grecque – centre civique de la cité sur lequel s’ouvraient les différents édifices publics – ils sont conçus comme des éléments fédérateurs, espaces de rencontre et de déambulation sur lesquels s’ouvrent les différents pôles.

Equipements Vaucheronsociaux / Noisy-le-Roi Logements / Noisy-le-Roi


Equipements Vaucheron / Noisy-le-Roi Logements sociaux / Noisy-le-Roi


1 2 1. La maison médicale 2. Le gymnase Le square et l’extension de l’école (double page suivante)

Equipements Vaucheronsociaux / Noisy-le-Roi Logements / Noisy-le-Roi


Equipements Vaucheron / Noisy-le-Roi Logements sociaux / Noisy-le-Roi


Equipements Vaucheronsociaux / Noisy-le-Roi Logements / Noisy-le-Roi


Equipements Vaucheron / Noisy-le-Roi Logements sociaux / Noisy-le-Roi



Viaduc Anatole France, Nanterre

Programme : viaduc habité (clos et couvert) Maître d’ouvrage : EPADESA Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Bureaux d’études : IGREC Ingénierie (génie civil) RFR ARTELIA (vêture) Mission complète de maîtrise d’oeuvre SU totale : 7300 m² dont : Surface Viaduc : 4450 m² Locaux RATP : 600 m² Aumônerie : 150 m² Equipement pour la musique : 400 m² Veligo : 200 m² Locaux services techniques Ville et garage à velo : 1500 m² Budget global travaux : 7 414 815 €HT dont : Phase 1 - GC parements béton + étanchéité : 4 458 650 €HT Phase 2 - Parements béton + JD + aménagement de surface : 1 924 006 €HT Phase 3 - Véture en serrurerie : 483 158 €HT Phase 4 - Ascenseur + escaliers mécaniques : 549 000 €HT Phase : livré en avril 2019


Longtemps abandonné au chao de la planification fonctionnaliste des années 70, ce secteur de Nanterre opère des mutations urbaines de grande ampleur : nouvelle gare, nouveau cœur de quartier, renouvellement urbain des citées, désenclavement de l’Université. Le viaduc Anatole France est une architecture atypique, pierre angulaire de cette vaste recomposition. Cet ouvrage d’art connecte le parvis de la gare à l’université situé 9 m. plus bas. Il est d’abord pensé pour l’ergonomie des flux de déplacements du pôle multimodal : ferrés, automobiles, tramway, vélos et piétons. C’est un emmarchement géant de 200 m. de long et 20 de large qui collé aux voies ferrées pour dégager au maximum le nouveau parvis de l’université. Une longue carcasse fuselée de béton blanc ou s’entrecroisent : longue rampe pour le tram, triple escalier frontal puis double escalier latéral, escalator couvert, ascenseur panoramique, passage souterrain d’accès aux quais. Cet objet singulier, socle monumental qui met en scène la nouvelle gare est aussi un équipement composite au service VIADUC - POLE MULTIMODAL des étudiants, des navetteurs et des Nanterriens. Ses anfractuosités abritent : aumônerie de la fac, équipement musical, locaux RATP et municipaux, site Veligo, parking vélo de grande capacité à terme. Ces fonctions sont protégées des rudesses extérieures par une solide mais délicate peau d’écailles lisses ou perforées en métal doré, comme aléatoirement percée de portes ou fenêtres en ouïes, portails, ou simple peau ajourée.

PLAN MASSE

NANTERRE

Vue depuis le coeur d’îlot Façade sur rue (page suivante)

Viaduc habité / Nanterre Logements sociaux / Noisy-le-Roi

TGTFP

PLAN MASSE

0

40

80m

AMC

29.08.2019 1/2000


Viaduc habité / Nanterre Logements sociaux / Noisy-le-Roi


Viaduc habité / Nanterre Logements sociaux / Noisy-le-Roi


Viaduc habité / Nanterre Logements sociaux / Noisy-le-Roi


1 3 2 1. Les plis de la façade 2. La ligne brisée du toit et des balcons 3. Le jardin dans son écrin

Viaduc habité / Nanterre Logements sociaux / Noisy-le-Roi


Viaduc habité / Nanterre Logements sociaux / Noisy-le-Roi



Acceuil de loisirs pour enfants, Parempuyre

Programme : Accueil de loisirs pour enfants de 6 à 11 ans Maître d’ouvrage : Ville de Parempuyre Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Bureau d’études : CETBA Mission de maîtrise d’oeuvre complète Coût des travaux : 1 554 700 €HT Phase : livré en 2012


Le projet concerne la construction d’un CLSH (Centre de Loisirs Sans Hébergement) situé sur la commune de Parempuyre et destiné à accueillir les enfants de 6 à 11 ans, scolarisés dans les groupes scolaires Libération et Jean Jaurès. L’implantation urbaine du nouveau bâtiment avait démontré l’importance que nous accordons au contexte existant du projet. Les choix des traitements des façades, des matériaux et de la modénature suivent la même logique tout en intégrant le programme et les aspects fonctionnels d’équipement. Les trois éléments majeurs du programme sont traduits en volumes distinctes avec une expression différenciée selon les façades. Les trois unités enfants sont regroupées en un seul volume offrant des façades linéaires et largement vitrées sur le parc à l’Est et sur les espaces des jeux à l’Ouest. Les façades sont traitées en bardage bois vertical reprenant le vocabulaire traditionnel des constructions régionales et encore des cabanes en bois des enfants. Pour le bardage nous proposons la mise en œuvre d’un pin maritime, naturellement présent dans la région, purgé d’aubier et non traité. On laissera le bardage se patiner naturellement pour revêtir une teinte grise argentée. Un contraste de matière par le rapport du bois extérieur grisé et du bois intérieur figé dans son aspect industriel apportera une lecture temporelle du matériau. L’ensemble du bâtiment est isolé par extérieur aussi bien au niveau des murs que de la toiture. La structure bois « massif » et l’isolation par extérieur permet de s’affranchir des problèmes de ponts thermiques et de l’inertie. Cette solution améliore sensiblement le confort d’été, mais aussi le confort d’hiver avec la minimisation des pertes d’énergies en protégeant efficacement les murs et le plafond des variations climatiques. La façade Est donnant sur le parc est entièrement vitrée en verre réfléchissant se dématérialisant presque par un grand reflet du parc. Le verre réfléchissant améliore également le confort thermique des salles d’activités. La façade Est, protégée par un auvent du préau et des pare-soleils, offre un jeu de lumière et des ombres en suivant le soleil.

Accueil de loisirs / Parempuyre


Accueil de loisirs / Parempuyre


Accueil de loisirs / Parempuyre


Accueil de loisirs / Parempuyre


Accueil de loisirs / Parempuyre


Accueil de loisirs / Parempuyre



Parking MP10, Nanterre

Programme : Réhabilitation d’un parc de stationnement de 515 places sur 3 niveaux de sous-sol Maître d’ouvrage : EPA-Seine Arche Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Bureau d’études : IGREC Ingénierie Mission complète de maîtrise d’oeuvre SHON : 13 700 m² Coût des travaux : 5 500 000 €HT Phase : livré en 2007


Le parc de stationnement MP10, situé au Sud de la Zac SeineArche, entre les Terrasses 13 et 17, est un long tube de béton enterré sous l’autoroute A14. Au fil des permis de construire successifs, entre 1984 et 2005, l’ouvrage a changé plusieurs fois de forme, de capacité, de modes d’accès et de vocation. Lors de la mutation de l’A14, qui passe en 1994 d’une voie aérienne sur viaduc à une infrastructure en tunnel, le MP10 est en quelque sorte coupé en deux, et reçoit en « compensation » un grand niveau supplémentaire, construit sous l’autoroute elle-même. L’ouverture effective du parc de stationnement était conditionnée par une réhabilitation lourde de l’ouvrage ; Création de 4 nouvelles rampes, avec des accès concentrés sur la nouvelle rue Hébert ; Inversion complète et remise aux normes du système de ventilation ; Création de onze sorties de secours, qui se répartissent, via une galerie existante formant sas, dans 5 escaliers et deux ascenseurs ménagés dans l’emprise des immeubles AXA ; Création d’une autre sortie principale sur le parvis du RER Nanterre-Préfecture. Ce volet technique s’est doublé d’une réflexion sur la valorisation de l’espace : peinture, mise en lumière, signalétique. La longueur démesurée du niveau sous l’autoroute fait oublier la pente douce qui génère un dénivelé de plus de 5 mètres entre les deux extrémités. L’idée a été de révéler cette pente par un jeu de peinture, en traçant une ligne horizontale qui délimite deux zones aux couleurs très contrastées. Comme une immersion inversée, l’espace est complètement baigné d’un bleu profond dans sa partie haute ; peu à peu, en descendant, le blanc apparaît au sol , puis sur les murs, les poutres, jusqu’à envahir totalement le lieu d’une texture laiteuse. Cette option – aussi simple dans son principe qu’elle est complexe dans sa mise en œuvre – est renforcée par un éclairage étudié : luminaires opalins non agressifs, bandes de lumière bleutée en fond de place – comme autant de failles de lumière du jour –, absence de recoins ou de zones non éclairées. Les cheminements piétons se distinguent par une couleur orange très contrastée, des luminaires verticaux aux tons plus chauds, des volumes hauts évitant toute sensation de confinement devant les ascenseurs, une signalétique sobre et très lisible. Ces quelques principes – appliqués à cette échelle hors du commun – offrent de véritables qualités spatiales et plastiques : orientation longitudinale évidente du visiteur, unicité de toutes les trames dessinées par les poteaux, jeux de dégradés liés non pas à la peinture mais à la nature changeante de la lumière, phénomènes contrastés des visions proche et lointaine, clarté typographique déroulée hors de vue. Tout concourt à favoriser, dans un lieu d’usage quotidien, au ressenti souvent négatif, une expérience déroutante de l’espace et de la lumière, tantôt très matérielle, d’un bleu profond qui met en évidence la matière du béton, tantôt diaphane, où le blanc se fond dans la lumière très claire des luminaires.

Niveau -3 vers le haut Niveau -3 vers le bas (page suivante)

Parking MP10 / Nanterre

1984

1994

2005


Parking MP10 / Nanterre


Parking MP10 / Nanterre


Parking MP10 / Nanterre



Phare ICAL, Ivry-sur-Seine

Programme : Equipement portuaire, transformateur électrique, éclairage, local technique, phare, borne d’alimentation Maître d’ouvrage : Port Autonome de Paris Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Bureau d’études : ESOA Mission complète de maîtrise d’oeuvre Surface : 1.5 ha Coût des travaux : 335 000 €HT Phase : livré en 2006


Le port autonome de Paris nous a commandé en 1999, l’aménagement d’une zone d’animation et de loisir sur le port d’Ivry-surSeine. Une dizaine de bateaux ont été autorisé par le port à s’amarrer le long du quai pour y développer leurs activités (spectacle, cinéma, restaurants, …) le long des quais réaménagés. L’exploitation des bateaux nécessite un raccordement aux réseaux et notamment à l’électricité. Dans ce cadre Le port nous a demandé d’intégrer un transformateur ainsi que des bornes d’alimentation. Cette demande à été pour nous, le prétexte pour proposer un bâtiment qui dépassait sa fonction d’origine pour devenir un petit équipement portuaire. Nous avons fait de l’édifice un petit lieu d’urbanité lié au port en y intégrant, outre sa fonction de transformateur, un local de stockage, une fontaine, les boites aux lettres pour les bateaux, un éclairage public, une signalétique et un phare qui affirment la vocation portuaire et ludique dans le paysage chaotique de cette périphérie parisienne. Sur le port, les contraintes liées à la loi sur l’eau et au PPRI empêchent de bâtir sous la cote de la crue de 1910, c’est-à-dire à environ 4 mètres du niveau du sol. Cette contrainte nous a obligé à placer le transfo à l’étage du bâtiment qui culmine à 9 mètres au plus haut de la lanterne géante. Ces mêmes contraintes ont conduit à concevoir des pignons entièrement relevables pour ne pas empêcher l’écoulement de la Seine pendant les crues. L’histoire des crues de la Seine a par ailleurs inspiré la modénature horizontale qui découpe discrètement les façades. En effet, la pierre et l’acier on reçus trois finitions au modelé légèrement différent, étagées selon la hauteur des crue de 1910 et 1955. Ces « strates » viennent tempérer la rudesse du monolithe en évoquant des inondations que le bâtiment n’a pas connues. Le projet architectural développe un travail d’assemblage méticuleux de volumes simples aux proportions très étudiées. Chaque partie (le sol, le monolithe de pierre, la poutre béton, les feuilles d’acier, le prisme de verre) est travaillée pour exprimer sa propre valeur architectonique et symbolique. Chaque élément épuré est soigneusement assemblé pour construire une composition sculpturale autant qu’architecturale. Les matériaux et leur mise en œuvre sont choisis pour affirmer cette « architecture des éléments » : pérennité et inertie monolithique du granite qui se prolonge au sol suivant le même calepinage ; mobilité mécanique des assemblages d’acier des pignons et escalier relevables ; structure vertébrale de la poutre en béton ; transparence et diffraction des profilés de verre de la lanterne. A travers ce projet, nous avons cherché à développer une architecture qui s’émancipe du programme et qui dépasse l’expression de sa fonction technique. La conception du bâtiment est attachée à l’histoire portuaire, ancrée à des fondements originels de la construction et animée par un travail plastique propre à l’architecture. Nous avons tenté d’introduire ici, le mystère et la surprise dans une architecture faite d’évidences et qui n’exprime, à priori, qu’elle-même.

Vue de nuit depuis le bord du quai Vue depuis le nord (page suivante)

Phare ICAL / Ivry-sur-Seine


Phare ICAL / Ivry-sur-Seine


Phare ICAL / Ivry-sur-Seine


Phare ICAL / Ivry-sur-Seine



École ISIMA, Clermont Ferrand

Programme : Construction et extension d’une école d’ingénieurs (Institut Supérieur d’Informatique et de Modélisation Appliquée) Maître d’ouvrage : Région Auvergne Maître d’oeuvre : TGTFP mandataire Architectes associés : Bruhat-Bouchaudy Coût des travaux : 5 754 345 €HT Phase : livré en 2002


L’implantation et la forme de l’ISIMA contribuent à la restructuration urbaine du campus universitaire des Cézeaux. Sa volumétrie horizontale respecte le paysage proche de la chaîne des volcans. Le plan de l’ISIMA forme une équerre qui intègre les bâtiments conservés. Elle est implantée à l’angle de deux voies, afin de reconstituer un îlot et de restructurer l’espace du campus. Les nouveaux bâtiments se développent donc en L à des hauteurs différentes. Une aile de deux niveaux à l’est ménage des jardins intérieurs avant de se terminer en pavillon (club étudiant) au bord de la pente. Une aile sur trois niveaux au nord fait face au « Pôle commun ». Elle s’organise de part et d’autre d’un atrium. Le circuit de desserte intérieure intègre les bâtiments anciens à l’aide de passerelles, couloirs éclairés naturellement et préaux. Il correspond à des volumes extérieurs simples, qui expriment à la fois la destination high tech de l’édifice et la pérennité de l’institution universitaire. L’expression architecturale est volontairement sobre : dégradé de volumes orthogonaux, percements réguliers, rythme des brises-soleil. Eclairé zénithalement et ouvert aux deux extrêmités, le hall triple hauteur joue le rôle de passage couvert, intermédiaire entre rue et cour. Les locaux d’enseignement sont distribués par une série de coursives disposées sous une grande verrière. Ainsi les allées et venues des étudiants créent une animation permanente et facilitent les rencontres. Le circuit de desserte intérieure intègre les bâtiments anciens à l’aide de passerelles et de couloirs éclairés naturellement. La géométrie et l’aspect paisible du jardin intérieur évoquent le patio d’un cloître.

1 2 1. Cloître 2. Pavillon des élèves Façade Sud (page suivante)

École ISIMA / Clermont Frrand


École ISIMA / Clermont Frrand


École ISIMA / Clermont Frrand


École ISIMA / Clermont Frrand


Architecture 3 rue boyer Urbanisme 75020 Paris T. +33 (0)1 43 66 87 89 atelier@tgtfp.com www.tgtfp.com


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