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RIDES: LIFTING, BOTOX© OU NATURELLES ? THIERRY MARX : GASTRONOMIE ET DIETETIQUE ETES-VOUS BIEN NEZ ?

CHIRURGIE ESTHETIQUE / ART / MODE / GASTRONOMIE


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www.chirurgiens-plasticiens.info


Le magazine de la chirurgie plastique reconstructrice et esthétique des chirurgiens plasticiens qualifiés.

GREFFES DU VISAGE, PROTHÈSES, RECONSTRUCTION ET ESTHÉTIQUE. Les articles de chirurgie de ce magazine ont pour rédacteurs les 987 chirurgiens qualifiés en France par le Conseil National de l'Ordre des Médecins dans la spécialité : Chirurgie plastique reconstructrice et esthétique. À chaque parution, suivant les thèmes du magazine, plusieurs articles seront sélectionnés et publiés. Chacun des 987 chirurgiens pouvant ainsi s'exprimer à tour de rôle s'il le souhaite. Suivant les recommandations du Conseil National de l'Ordre des Médecins, nous ne publions aucune photo de cas cliniques. Les photos et schémas de ce magazine sont des illustrations non contractuelles des articles des chirurgiens.


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Une crise sanitaire... Vécue de l'intérieur. Implants mammaires PIP. QUESTIONS À… Dr Jean-Claude Guimberteau / Jean-Claude GHISLAIN / Dr Jean-Yves GRALL

Dr Jean-Claude Guimberteau Président de la Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique

Aux côtés de leurs patientes, les chirurgiens plasticiens viennent de traverser une épreuve dans la crise PIP. Cette épreuve a d’abord été médicale. Nous praticiens, avons dû nous mobiliser pour trouver des solutions rapides, pour soigner et accompagner les victimes de cette fraude organisée par un entrepreneur peu scrupuleux. Ce fut également une épreuve médiatique car nous avons assisté à un emballement émotionnel nuisant à la sérénité nécessaire à la résolution d’une crise de ce type. Vue et vécue de l'intérieur, cette affaire a pris une ampleur compassionnelle démesurée au détriment de la question opérationnelle de fond : que faire pour résoudre cette crise médicale ?

Quelle est l'origine du problème ?

Au départ il y a une entreprise : PIP. Celle-ci organise une fraude de grande ampleur. Elle se met à commercialiser des dizaines de milliers de prothèses mammaires défectueuses dont l’enveloppe est fragile et dont le gel n’est pas conforme. Pour y arriver, elle contourne tous les dispositifs de contrôle sanitaire. Des chirurgiens de nombreux pays sont abusés et implantent pendant plusieurs années, à leur insu, des prothèses défectueuses à leurs patientes. C'est une véritable bombe à retardement qui se met en place. La durée de vie d'une prothèse mammaire étant limitée, il faudra attendre les premières ruptures de celles-ci, et leurs symptômes inflammatoires, pour émettre des doutes quant à leur composition. Et pour cause : elles étaient fabriquées à base de silicone non médicale ! La profession médicale est alors confrontée à une urgence sanitaire qui n'a d'égale que la gravité de la fraude mise à jour. Pour la première fois dans l'histoire moderne de la chirurgie, un fabricant de dispositifs médicaux a allègrement piétiné les règles élémentaires de l'éthique, conforté par la crédulité et la passivité des organismes de certification. Situation inédite et imprévisible, s'il en est, elle déclenche l'émoi et l'indignation aussi bien auprès des patientes que des chirurgiens, consternés d'avoir été ainsi trahis.

DE LA CRISE SANITAIRE À L’EMBALLEMENT MÉDIATIQUE

L'émotion suscitée par l'affaire a atteint son paroxysme au début du mois de décembre, période au cours de laquelle nous apprenions le malheureux décès d'une patiente porteuse de prothèses PIP, souffrant alors d'un lymphome du sein. Aussi dramatique soit-il, le décès de cette patiente constitue le point de départ d'un déferlement médiatique sans retenue. Mais les médias, après tout, endossent leur rôle, parfaitement légitime, et interrogent le lien causal entre prothèses défectueuses et tumeurs mammaires. La véritable explosion médiatique viendra d'une précipitation de l'Afssaps qui, dans l'urgence et devant les premières sollicitations de journalistes en quête de sensationnel et de juristes en recherche de clientèle, publie des communiqués officiels établissant implicitement et maladroitement un lien entre prothèses défectueuses et cancer. Certains médias, peu conscients de l'anxiété qu'ils génèrent auprès des patientes, agitent le spectre d'un nouveau scandale de l'ampleur de celui du sang contaminé, ou du Médiator. D'autres sombrent dans le sensationnalisme et cèdent aux sirènes de l'amalgame au détriment de la rationalité médicale. Profitant de l'aubaine, certains avocats de patientes (heureusement rares, et malheureusement médiatisés !) évoquent la responsabilité civile des chirurgiens, seule capable de compenser l'insolvabilité du fondateur de PIP, et justifiant ainsi leur démarche judiciaire !

La question de l'argent emballe les médias, et s'enchevêtre avec une forme de vindicte: qui doit et qui va payer ? Tout cela, en l'espace de 2 à 3 semaines... La recherche du vrai, de la nuance médicale n’intéresse plus personne. La réflexion n’est plus à l’ordre du jour.


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LA CONCERTATION, ENFIN... ! La sensation de risque devient réelle dans l'esprit des patientes et de la population, et le Ministère de la santé décide de s'emparer de l'urgence. Il faut dire que les autorités commencent à être, elles aussi, pointées du doigt. Constatant que nous avions, dès 2010, mis en place une cellule de vigilance autogérée, soupçonnant de graves lacunes dans les procédures de surveillance, le Ministère nous convie à la première réunion de crise. Au même moment, les conclusions d'un rapport de l'Institut National du Cancer confortent enfin le message d'apaisement que nous cherchions - en vain - à véhiculer pour rassurer les patientes: aucun lien causal entre implants mammaires PIP et lymphomes (ou tout autre état cancéreux) n’est prouvé. Pourtant, nous sommes encore interpellés par les médias et par nos patientes sur ce risque. Démunis devant un tel capharnaüm médiatique, nous avons alors décidé de recourir aux services d'une agence de communication, pour prendre en charge la diffusion de notre message. Nous devions impérativement faire entendre distinctement notre voix, celle de la raison et de l'expertise médicale. C’est une nouveauté pour nous de devoir endosser une seconde fonction au-delà de notre mission thérapeutique: celle d’informer le grand public par le biais des médias pour essayer d’apaiser le climat car tout comme les médias généralistes ne sont pas les professionnels de la santé, nous, chirurgiens, ne sommes pas des professionnels de l’information. Nous avons compris que nos communiqués n’étaient pas repris par la presse car trop longs et trop scientifiques. Ainsi va le monde médiatique et nous devons nous y adapter ! Dans un souci d'accompagnement des patientes, nous mettons en place une campagne d'information nationale, pour nous assurer que toutes les patientes auront accès aux réponses que nous leur apportons. Nous mettons en ligne en quelques jours un site dédié à l'information des patientes, et nommons un porte-parole chargé de faire valoir la parole médicale dans les médias: radios, plateaux télévisés, presse écrite...

ALLIER L'ACTE À LA PAROLE

LES ENSEIGNEMENTS DE LA CRISE

Pour faire face à l’urgence de la situation, notre devoir en tant que médecin, est de rapidement trouver une solution médicale pour nos patientes.

Que peut-on en conclure ?

En particulier, nous avons mis en place dans l’urgence, avec les autorités de tutelle, le dispositif d'explantation préventive des prothèses de marque PIP. Nous nous sommes organisés en vue de répondre aux sollicitations de nos confrères, quant aux meilleures décisions thérapeutiques à prendre, au cas par cas. Une crise permet aussi, si l’on prend le temps d’en tirer des conclusions, de progresser. Nous avons donc mis en place une réflexion sur le thème de « plus jamais cela ». Nous avons décidé de nous impliquer dans l'amélioration et le renforcement des procédures de contrôle des dispositifs médicaux, en coordination avec l'Afssaps. Les manquements observés ont été tels que, à défaut de pouvoir se fier aux organismes de certification, il nous appartient aujourd'hui de pallier les insuffisances de vigilance en déployant notre expertise. Cette situation est nouvelle et profondément inquiétante pour la profession, qui revêt aujourd'hui une tenue de sentinelle. Or cela n’est pas notre métier. Nous ne pouvons exercer sereinement que dans la certitude de la qualité des dispositifs implantés. C’est un impératif pour nous et les administrations, les industriels doivent nous le garantir !

En premier lieu nous avons décidé d’améliorer les systèmes de contrôle et de détection. Ainsi, nous souhaitons nous impliquer dans le contrôle en bout de chaîne des produits que nous utilisons. Nous avons, par ailleurs, amélioré les dispositifs d’alerte de façon à détecter le plus rapidement possible les défaillances en renforçant notre cellule de vigilance. Par ailleurs, nous avons constaté que dans une crise la difficulté est de coordonner rapidement les différents acteurs pour prendre de bonnes décisions. En tant que médecins, nous avons évidemment un rôle central dans la résolution de ce type de situation : nous devons conseiller les autorités de santé et agir pour soigner les victimes. Or nous avons constaté dans cette affaire PIP que le brouhaha médiatique met en œuvre des forces émotionnelles, des jeux de pouvoir et des dérives narcissiques de certains acteurs attirés par la visibilité médiatique qui nuisent à une résolution rationnelle d’une situation d’exception. Nous avons donc mis en place un dispositif de crise intégrant cette dimension de communication. Notre devoir est d’assurer la diffusion d’informations scientifiques visant à orienter les décideurs et à renseigner objectivement les victimes. Enfin, je souhaite personnellement rendre hommage à mes confrères qui, discrètement, loin des plateaux de télévision et de la lumière médiatique, se sont mobilisés immédiatement avec une grande efficacité pour venir en aide aux patientes. C’est grâce à ce travail de terrain de tous les instants et au dévouement de ces praticiens que cette crise sanitaire est en voie de résolution. Les chirurgiens plasticiens ont signalé la fraude industrielle, ont conseillé et participé aux prises de décision ministérielle, ont organisé et traité les patientes avec éthique. Les chirurgiens plasticiens ont assumé pleinement leur rôle.


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Les professionnels de santé sont-ils informés de ces dispositifs ? Jean-Claude GHISLAIN directeur de l’évaluation des dispositifs médicaux à l’AFSSAPS

Les certifications sont-elles moins rigoureuses en France ?

M. GHISLAIN, pourquoi les implants mammaires PIP ont-ils été pris en défaut aux États-Unis bien avant la France ? La société avait eu des démêlés avec la FDA, l’autorité de santé américaine, mais pour d’autres implants mammaires. Or à ce jour, il n’existe malheureusement pas de mécanisme d’information systématique entre les agences de santé internationales. Seuls les retraits de produits dangereux effectués dans un pays sont communiqués aux autres pays concernés. Donc, ces problèmes n’ont pas été portés à la connaissance des autorités françaises. Il s’agit incontestablement d’un point qu’il nous faut améliorer, y compris entre agences européennes, Nous sommes évidemment en train de nous y atteler.

Nous devons harmoniser les niveaux d’exigence à l’égard des organismes notifiés en charge des dispositifs médicaux qui circulent librement, en développant des référentiels, qui sont encore trop peu nombreux. Justement, des travaux, présidés par la France, pour les dispositifs de classe III (dont font partie les implants mammaires) ont donné lieu à une directive en 2007. Mais leur mise en application ne date que de mars 2010. Les Américains, de leur côté, appliquent deux types de procédure. L’une s’apparente à la nôtre et fait l’objet, elle aussi, de fortes critiques. En revanche, une autre stipule qu’un fabricant proposant un dispositif conçu pour une application thérapeutique nouvelle doit s’adresser directement à la FDA (l’autorité sanitaire américaine) pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché. Les Européens discutent de l’adoption d’une disposition proche. Il pourrait s’agir, par exemple, du recours obligatoire par l’organisme notifié à un panel d’experts indépendants nommés par les autorités de santé nationales.

À cet égard, nous devons sans doute mettre en place l’équivalent de ce qui existe déjà pour les médicaments : le RCP (résumé des caractéristiques du produit). On notera, par exemple, comment a été obtenue la certification (par équivalence avec un dispositif existant ou à la suite d’essais cliniques). L’Afssaps fournit déjà de nombreuses informations sur son site, mais les produits étant très nombreux, ces informations sont assez difficiles à lire. De plus, chaque dispositif s’adresse à une population cible relativement faible et peut être proposé par différentes entreprises, sachant que la grande majorité de celles-ci sont des PME, ce qui multiplie le nombre des interlocuteurs. L’enjeu majeur, c’est évidemment de ne pas aboutir à un excès de réglementation qui ralentirait l’innovation. Pour autant, il faut renforcer très sérieusement l’évaluation clinique du rapport bénéfice/ risque et surtout sa surveillance à long terme particulièrement critique pour les implants. Les chirurgiens ont, bien sûr, leur rôle à jouer, en matière de surveillance. Depuis une dizaine d’années, on assiste à une montée en charge significative des signalements en materio-vigilance. Ils sont très importants, non seulement parce qu’ils permettent de détecter des effets secondaires préjudiciables (c’est par exemple la France qui, en 2002, a donné l’alerte sur les ruptures des têtes en céramique de certaines prothèses de hanche), mais aussi parce qu’ils contribuent à l’amélioration des produits. Les praticiens ne doivent pas hésiter à faire un signalement s’ils ont le moindre doute. Ils ont aussi un rôle à jouer pour relayer vers les patients les recommandations émises par l’agence afin de contribuer à la meilleure prise en charge de ceux-ci en cas de problème grave détecté en vigilance.


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Dr Jean-Yves GRALL directeur de la DGS

Ministère de la Santé et des Solidarités

En quoi la réglementation d’un dispositif médical est-elle différente ?

Dr Jean-Yves GRALL, vous dirigez la DGS, comment la mise sur le marché d’un implant synthétique est-elle contrôlée ? Un implant est considéré comme un « dispositif médical », ce qui le distingue du médicament. Il s’agit d’un domaine très vaste (peut-être 20 000 produits), en évolution constante du fait des progrès technologiques, fort heureusement toujours plus nombreux et imaginatifs.

Nous répertorions quatre catégories de DM classés selon leur niveau de risque: • La classe I correspond aux produits à faible risque (pansements simples, compresses, etc.). • La classe IIa inclut beaucoup d’objets invasifs (cathéters urinaires, prothèses auditives, appareils d’échographie, etc.). • La classe IIb englobe les lentilles intraoculaires, les préservatifs, les scanners, les pompes à insuline externes, etc. • La classe III comprend les produits à risque théorique le plus élevé (prothèses mammaires, cardiovasculaires, prothèses totales de hanche, épaule, genou, valves cardiaques, stérilets, etc.). Cette dernière catégorie prend une place de plus en plus importante depuis une dizaine d’années. Le rythme rapide de l’innovation dans ce secteur rend délicate leur évaluation à long terme – qui se fait le plus souvent par comparaison avec des dispositifs proches – et ne facilite évidemment pas leur réglementation, qui a d’ailleurs été renforcée en 2007, et qui est de nouveau en chantier dans les instances européennes.

La réglementation des DM diffère de celle du médicament pour lequel il existe une procédure d’autorisation de mise sur le marché alors que pour le dispositif médical, il existe un régime de déclaration après mise sur le marché pour certains produits. Il n’existe pas non plus pour les DM d’autorisation pour les établissements qui les fabriquent, ni d’obligation d’avoir un pharmacien responsable. La réglementation des DM est très jeune (1998 pour la quasi-totalité des dispositifs), d’emblée européenne et participant de ce qu’on a appelé « la nouvelle approche », qui concerne de nombreux domaines technologiques. Ils font l’objet de procédures de certification de conformité qui, positives, aboutissent à l’obtention du marquage européen CE. Ce marquage est apposé sur les produits et autorise leur libre circulation. Les procédures choisies par le fabricant en vue de la démonstration de la conformité aux exigences essentielles dépendent de la classe du dispositif. Plus le risque lié à l’utilisation du dispositif est élevé, plus le niveau de preuve requis est élevé. Par exemple, pour les dispositifs médicaux de classe I de faible risque, leur mise sur le marché relève de la seule responsabilité de leurs fabricants (hormis les produits stériles dont la procédure de stérilisation est vérifiée). En revanche, pour les dispositifs médicaux de classe III qui comprend les produits les plus à risques (prothèses mammaires, cardiovasculaires, prothèses totales de hanche, épaule, genou, valves cardiaques, stérilets, etc.), la procédure en vue de l’obtention du marquage CE est la plus contraignante. La surveillance du marché, comprenant notamment l’inspection, l’évaluation et la matériovigilance est du ressort de l’autorité compétente nationale en la matière, pour la France, il s’agit de l’AFSSAPS.

Que s’est-il passé avec les implants mammaires PIP ?

Les gels de remplissage des implants mammaires ne correspondaient pas à ceux initialement prévus par le fabricant dans sa documentation technique. Ce fabricant a fraudé. À ce jour, rien ne permet de mettre en cause la responsabilité de l’organisme notifié. En revanche, il faut sans doute revoir le système des audits afin de permettre des visites d’inspection inopinées. Jusqu’à présent, celles-ci sont organisées à l’avance, parce qu’elles sont lourdes, complexes, réclamant la présence des principaux responsables de l’entreprise et une chaîne de fabrication du produit effectivement en marche. C’est une des propositions faites par la France pour la révision de la directive sur les DM. Nous devons par ailleurs faire un effort d’information auprès des professionnels de santé afin de les sensibiliser sur la nécessité de faire remonter à l’AFSSAPS les incidents de matériovigilance dont ils ont connaissance. La DGS et l’AFSSAPS travaillent sur l’amélioration et la simplification des signalements pour toutes les vigilances et pas seulement pour la matériovigilance.


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Dr Jean-Claude GUIMBERTEAU Jean-Claude GHISLAIN Dr Jean-Yves GRALL

Une crise sanitaire... Vécue de l'intérieur. Implants mammaires PIP. QUESTIONS À… Dr Nicolas GOUNOT

Le saint des seins

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ommaire

Dr Jean-Claude HAGEGE

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RESPECTER L'IDENTITÉ !

Dr Christiane ERMISCH

un regard naturel

Guiseppe MASTROMATTEO

INDÉPENDENSE

Dr Gilbert ZAKINE

BIEN-ÊTRE PHYSIQUE ET MIEUX-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE

Pr Catherine RODIER-BRUANT

La reconstruction mammaire après cancer

Dr Gilbert AIACH

RHINOPLASTIE voie externe

Dr Yan LEVET

RHINOPLASTIE voie interne

Yiqing YIN

MÉTAMORPHOSES

MIRLANDA

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Emmanuel Fremin Gallery

43

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Patrick BANON

97

Dr Sylvie ABRAHAM

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Pr Weiguo HU

49 55

59 63 71

105

111

UNE VOCATION ET UN ÉLAN

D Stéphane DE MORTILLET r

Enfants : back to normal

Dr Isabelle COTHIER SAVEY

Garder toute sa féminité

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Ces femmes martyres d’un patriarcat archaïque

Excision

LA MICROCHIRURGIE RECONSTRUCTRICE Dr Françoise FIRMIN

Un sculpteur à votre écoute ! Dr Richard AZIZA

LE SCALP & LE SCALPEL

115

Dr Jean-Louis FOYATIER

118

Thierry MARX

leçon de vie

Dr Délia DAMMACCO

Drew TAL Antoine VERGLAS

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83 128 133

Les greffes de tissu graisseux en chirurgie plastique

L’HOMME, LA TABLE & L’UNIVERS LEXIQUE

REGARDS CROISÉS Annuaire des chirurgiens plasticiens qualifiés en france


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semestriellement.

pour Thierry Marx

Guiseppe Pr Rodier-Bruant

Photos Mirlanda

Dr Aiach

Nicola VIGILANTI

MASTROMATTEO

pour Médecins

D Dammacco

sans Frontières

D De Mortillet

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TEAM SURGERY est un magazine publié par la SAS ORNORM, SAS au capital de 5000 €. Durée de la société : 99 ans. Actionnaires : Anne-Marie CHAUVERGNE, Présidente.

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Numéro 1 Novembre 2011

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« La liberté d'aimer n'est pas moins sacrée que la liberté de penser ». Victor HUGO


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À QUEL SEIN SE VOUER Le modèle esthétique occidental est loin d’être universel. Au Brésil, jusqu’aux années 80, la poitrine n’était absolument pas un enjeu : seules les femmes callipyges avaient la cote à Copacabana. Ce qui comptait, c’était d’avoir un beau postérieur ! D’où l’invention du tanga, ce minuscule maillot de bain qui a fait accourir les touristes du monde entier ! Et puis l’Occident a déployé ses tentacules sur les Cariocas. Plages et magazines sont désormais le règne de la poitrine « bimbo » et le pays est devenu le royaume des implants mammaires. Accessoirement, l’obésité y a fait son apparition. Jusqu’aux années 70, les quelques voyageurs qui s’aventuraient au Mali comme à Bali étaient bluffés par ces panoramas de femmes dénudées jusqu’à la taille – le bas étant totalement flouté par des pagnes ou des sarongs. Les hauts et les bas de la pudeur varient dans le temps et dans l’espace. La problématique de la poitrine relève donc davantage d’une civilisation que d’une simple aspiration personnelle. Nous vous parlons longuement de la reconstruction mammaire dans ce nouveau numéro de TEAM SURGERY. Chaque praticien y apporte son éclairage sur l’intervention tant redoutée ou tant espérée. En parcourant nos pages, vous vivrez par ailleurs les incroyables prouesses qu’offre notre chirurgie sans cesse plus performante : oreille reconstituée, regard rajeuni, traits ragaillardis, chevelure restaurée… Elle reste le dernier recours après les tortures, qu’elles soient infligées aux femmes (comme l’excision que nous évoquons dans ce numéro) et aux hommes, comme nous le verrons plus tard. Et en lisant attentivement leurs témoignages, vous comprendrez que la mission de nos as du bistouri est beaucoup plus humanitaire que l'on voudrait le croire. Les dernières pages, quant à elles, recensent TOUS les praticiens agréés dans leurs spécialités. Vous saurez ainsi à quel saint vous vouer… Jean-Pierre JUMEZ

LA LIBERTÉ D'AIMER ! Nous vivons une période dans laquelle l'hypocrisie a pris la première place du podium médiatique. La chirurgie esthétique est régulièrement jetée en pâture au grand public. Les complications d'interventions, l'affaire PIP, le profit! Le chirurgien serait il un Dorian Gray en puissance ? C'est oublier et dédaigner un peu singulièrement les 17 millions de femmes et d'hommes dans le monde qui ont recours à des interventions de chirurgies reconstructrices et esthétiques. La reconstruction mammaire après cancer redonne toute sa féminité à la femme. La rhinoplastie après un accident permet la continuité d'une vie sociale normale. Ces exemples nombreux et positifs d'interventions de chirurgie esthétique répondent à une réelle demande et sont les vecteurs indispensables de l'intégration dans notre société conditionnée par son image. Le magazine de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique "Team Surgery", est le témoin d’actions ordinaires réalisées par des femmes et des hommes extraordinaires !

Vous allez découvrir l’histoire de Mirlanda, petite fille de dix ans. Nos sociétés occidentales ont elles perdu la valeur fondamentale de l’existence ? Nous pouvons nous poser la question en prenant « une Leçon de vie » avec cette enfant d’Haïti. Sa joie de vivre l’instant présent, son sourire communicatif sont des exemples à méditer… L’excision et l’infibulation sont pratiquées essentiellement en Afrique mais aussi au Proche-Orient, en Inde. En France l’excision est une mutilation grave passible de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende. Pratiquée sur une mineure, c’est un crime passible de 15 ans de réclusion criminelle, 20 ans si le coupable est un ascendant légitime (Art 222-9 et 222-10 du Code pénal). Les chirurgiens plasticiens qualifiés sont formés aux techniques de reconstruction les plus abouties, notamment quand il s’agit de « réparer » une clitoridectomie. Leur engagement humanitaire, associé à une technique maîtrisée, permet aujourd’hui de redonner espoir à de nombreuses femmes mutilées. Il est certain qu'une intervention comporte des risques, comme dans toute chirurgie, mais pour combien de réussites dont on ne parle jamais. Donner l'espoir, l'envie de vivre pleinement avec simplement le sourire serait-il devenu tabou ? Dominique LE COZ


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Dr Nicolas Gounot

Le saint des seins Ptose mammaire

Dr Gounot, quelles femmes viennent vous consulter pour des problèmes de seins vieillissants ?

D

ès la quarantaine, certaines femmes peuvent éprouver le besoin de consulter pour différentes raisons ; notamment, à la suite de grossesses ou de régimes successifs. De plus, à l’approche de la ménopause, elles constatent souvent une évolution de leur poids à la hausse. Elles prennent en effet en moyenne une dizaine de kilos. Cet événement accentue de manière significative une hypertrophie mammaire déjà préexistante. À l’inverse, d’autres patientes, dont le poids reste stable, voient leurs seins se vider. L’ensemble des causes évoquées ci-dessus entraîne une ptose du sein (le sein a tendance à tomber). Cet état de « seins tombants » hyper ou hypotrophique constitue l’élément déclenchant de la consultation d’un plasticien. En effet ce phénomène peut provoquer des désordres psychologiques, quelquefois graves. Cette chirurgie mammaire est donc très différente de celle que réclament certaines jeunes filles. D’une manière générale, les jeunes filles sollicitent des implants, victimes parfois de modèles féminins exposés dans les magazines de manière kaléidoscopique. En revanche, leur demande peut être tout à fait recevable dans le cas d’une hypotrophie mammaire sévère.


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Je cherche à privilégier, autant que possible, le modelage du sein ptosé en évitant de ce fait la prothèse mammaire

Comment procédez-vous?

Les motivations sont-elles similaires ? La jeune fille cherche à consolider son image « sociale ». Elle attache davantage d’importance à la conformité de son physique par rapport au critère de beauté. Alors que la femme mûre assoit sa féminité en assumant son corps et souhaite, au travers de sa demande, conforter son image.

Pourtant, l’évolution physiologique de la glande se poursuit naturellement, quel que soit le cas ? Évidemment. Le sein a une tendance naturelle à la ptose avec l’âge.

Pour préparer la modification d’un sein tombant, la technique est la suivante : la patiente s’installe face à un miroir, et avec son bras opposé, positionne son sein tel qu’elle l’imagine. Il me suffit alors de fixer la nouvelle image corporelle. Ensuite, s’il s’agit d’une ptose, je remodèle le sein en utilisant le volume mammaire existant, évitant ainsi l’implantation de matériel synthétique. De ce fait, la rançon cicatricielle est réduite au maximum : petite cicatrice autour de l’aréole et cicatrice verticale de l’aréole au sillon sous-mammaire. Il s’agit d’une technique mise au point par le Dr Lejour et le Dr Lassus. La partie basse est décollée, remontée et suturée de façon à recréer le cône mammaire. La technique est assez délicate mais présente l’énorme avantage de ne pas introduire un corps étranger.


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De gauche à droite : Peau - Graisse - Glande - Muscle

Donc pas de prothèse ? Nombre de femmes, guidées par des revues plus ou moins alléchantes, sont persuadées qu’une prothèse résout facilement et définitivement leur problème. La réalité est toute autre car une prothèse inadaptée peut donner un résultat médiocre. Mon rôle, en tant que professionnel, consiste à informer et à dissuader la patiente à s’engager sur une mauvaise indication chirurgicale.

La dissuasion fait donc partie de votre mission ? La dissuasion mais surtout l’orientation thérapeutique constituent un élément majeur de notre métier. Il en va de même pour des femmes réclamant une augmentation mammaire, alors qu’elles ont un volume sénologique parfaitement normal. Une poitrine plus volumineuse et non adaptée à sa morphologie n’apporterait rien à l’aspect esthétique d’une femme. En revanche, lorsqu’il faut manifestement procéder à une augmentation, alors il faut envisager de compléter l’intervention que je viens de décrire par l’implantation d’une prothèse. Il s’agit dans ce cas d’une autre méthode qui relève de la mise en place d’implants mammaires. Pour autant, je cherche à privilégier, autant que possible, le modelage du sein ptosé en évitant de ce fait la prothèse mammaire.

Faut-il prévoir des retouches ultérieures ? En l’absence de prothèse, l’intervention est définitive. Dans le cadre d’une amélioration visuelle manifeste, le bénéfice psychologique est considérable !


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Dr Jean-Claude Hagège

RESPECTER L'IDENTITÉ !

L'art de ce qui ne se voit pas...

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ourquoi cette personnalité, qui a confié son look aux meilleurs spécialistes, semble avoir perdu toute expression, les traits semblant figés ? On se perd en conjectures. Pour le Dr Jean-Claude Hagège, les options qu’offre aujourd’hui la chirurgie esthétique ne relèvent plus de la technique, mais de la philosophie.


Dr. Hagège, vous avez une clientèle internationale. La beauté est-elle universelle ? Certainement pas ! Et les demandes sont fort différentes selon la culture dont elles émanent. Une jeune fille de l’Est veut ressembler aux couvertures des magazines de mode dont les canons sont désormais standardisés. Une Américaine, pour sa part, cherche autre chose : elle veut rajeunir.

Et en France ? Ici, il existe deux courants : d’une part la recherche de la beauté photographique et d’autre part la mise en valeur d’une expression épurée. En somme la révélation d’une photo, face au défilement d’une pellicule.

À quelle école appartenez-vous ? Je suis beaucoup plus motivé par le mouvement des traits, par l’expression d’un visage que par la géométrie de ses composants.

Nez en trompette, bossu ou nez droit ?


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Il y a le naturel, et il y a les normes ! Il vous arrive donc de ne pas accéder aux demandes d’un ou d’une patiente ? Le but est, ne l’oublions jamais, de répondre à la demande d’une personne qui désire un mieux-être. Il s’agit donc de répondre à une souffrance, et non pas d'imposer tel ou tel point de vue. Cela dit, je m’efforcerai, effectivement, de dissuader mon interlocutrice de gommer telle ou telle ride d’expression qui viendrait affecter la dynamique de son sourire.

La dynamique de son sourire ? Nous avons plusieurs muscles de chaque côté de notre visage qui participent à nos expressions. Les nuances des expressions dont un sourire peut témoigner sont multiples. Un sourire exprime un élan, une énergie, un désir. C’est ce désir qui est beau et attirant. Rencontrer l’autre avec un sourire authentique n’a rien à voir avec l’affichage d’un sourire commercial, à moitié figé, qui, lui, crée une distance. Le sourire façonne le visage et lui confère une identité qui ne vieillit jamais. Je m’attache donc à ne pas le dénaturer.

Mais en France, aujourd’hui, on veut rester « naturel » ! Il y a le naturel et il y a les normes. Deux critères qui ne sont pas faits pour s’entendre. Lorsqu’arrive la question récurrente : « que suggérez-vous ?», je détiens tout à coup, grâce à mon trousseau de clés techniques, l’accès à un paradigme qui dépasse ma compétence. Je ne suis pas le Dieu du paradigme ! En revanche, je me sens beaucoup plus à l’aise lorsque je réponds à une requête simple « Docteur, ceci ou cela me gêne ; pouvez-vous m’aider ? ». Bien sûr que cette personne a droit au SMIG !


SMIG ? Le Seuil Minimum Individuel Garanti de Beauté. Il s’agit de la plus belle apparence à laquelle chaque personne peut prétendre en fonction de sa personnalité, MAIS sans la dénaturer.

Une rebeautisation, en somme ! Exactement, et surtout pas une robotisation ! C’est en ce sens que je vois ma mission.

Donc, pas de photo « avant/après » ? Effectivement, puisque l’expression, c’est le mouvement. Le but est non pas une « photo après » avec des traits rajeunis de 20 ou 30 ans, ou encore conformes à des normes, le but est une mise en évidence d’une belle expression d’un visage et de ses mouvements. Il n’y a pas de belles bouches. Il y a de beaux sourires.

À lire : " VOTRE BEAUTÉ VOUS APPERTIENT " du Dr Jean-Claude HAGÈGE Éditions Odile Jaccob


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Rides d'expression, ou plastique sans défaut ? Mais enfin, il y a bien des défauts objectifs sur lesquels vous voudrez intervenir ? Il n’y a pas de défauts objectifs. Regardez, justement, dans l’objectif de « The Artist » : Jean Dujardin applique une marque à côté de la lèvre de Bérénice Bejo, car il sent que ce « défaut » l’aidera dans sa carrière. Et effectivement, elle devient plus célèbre que lui (dans le film !). Un patient allemand m’a un jour demandé de réduire une bosse qu’il pensait avoir sur le nez. Un an plus tard, il m’a demandé de la lui remettre (ce qui était moins facile !). Et combien sont ceux et celles qui croient leurs joues trop creuses, alors que d’autres les trouvent trop pleines ! Et celles qui croient que des yeux en amande leur iront mieux ! Ne parlons pas de ceux qui, sur-réagissant à leur problème psychologique, exigent un nez concave, en symétrie de leur nez convexe… La beauté est singulière. Je ne suis pas juge de ce qui est beau et de ce qui ne l’est pas. Je viens au secours d’une personne qui désire une amélioration de son apparence, rien de plus.

Comment qualifierez-vous, alors, l'avant/après ? Sous une apparence de facilité, la prestance retrouvée, la mise en valeur de l’expression, l’aisance et le naturel qui caractérisent l’art de la Renaissance, ce que l'on nomme la sprezzatura, où l’art extrême consiste en une absence d’art visible.

Donc techniquement, vous avez une approche « légère » ? Laissez-nous l’aspect mécanique des choses. Mais sachez que ce qui paraît simple peut être en réalité très compliqué, si vous voulez assurer la pérennité du résultat. C’est un leurre de croire qu’il suffit de tirer un peu de peau par-ci par-là. Au contraire, faire un lifting qui respecte les expressions demande des techniques très élaborées. L’art n’est plus la prouesse chirurgicale. La prouesse est aujourd’hui l’art de ce qui ne se voit pas.


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Dr Christiane Ermisch

un regard naturel

La chirurgie des paupières

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e regard, c’est le premier contact. Manque de chance, il est le signe annonciateur du temps qui passe. Un regard vieillit, il devient triste, maussade ou fatigué même si la forme physique et morale reste excellente. En réalité, la zone qui entoure l’œil est l’une des premières à être touchée par l’âge. Et ça se voit !


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Dr Ermisch, quel est votre rôle, en… regard de ce problème ? Il existe une réponse chirurgicale : la chirurgie des paupières – ce que nous nommons blépharoplastie (supérieure ou inférieure). Il s’agit de rendre son harmonie au regard, qui, après l’intervention, paraîtra plus ouvert, reposé et rajeuni. NE PAS ATTENDRE

Faut-il attendre un vieillissement très marqué pour intervenir ? Non, ce sont les patients qui viennent nous voir parce qu’ils ont perdu l’harmonie de leur regard, parce qu’ils se sentent trahis par un regard fatigué et triste qui n’exprime plus ce qu’ils ressentent. La chirurgie des paupières trouve son indication dès qu’il y a un excès cutané, des hernies graisseuses, un relâchement du muscle orbiculaire pouvant être traité.

Doit-on redouter les cicatrices?

ÉVITER LES CICATRICES

Peut-on totalement les éviter ? Oui, pour la paupière inférieure. Chez les patients sans excès cutané on peut utiliser une incision dans la conjonctive (voie trans-conjonctivale) qui ne laissera aucune cicatrice externe.

Quelle technique utilisez-vous ? Tout dépend du terrain : ce n’est qu’après une analyse détaillée de la qualité de la peau et de son excès, des hernies graisseuses, des cernes, du muscle orbiculaire, du cadre osseux orbitaire que la technique adaptée sera choisie. ÉVALUER L'EXCÈS CUTANÉ

Sur quels critères vous basez-vous ? Chaque chirurgien a ses propres habitudes. Je dessine d’abord à la main la ligne du bord supérieur du tarse. À l’aide d’une petite pince, on évalue la largeur de l‘excès cutané à enlever. Le patient s’inquiète parfois des conséquences de la résection : “Si vous enlevez trop de peau, docteur, pourrai-je encore fermer correctement les yeux ? ». Naturellement, un praticien expérimenté aura toutes les réponses appropriées et saura rassurer son patient.

Les cicatrices sont presque invisibles car, soit elles se nichent dans le pli naturel du bord supérieur du tarse (petite lame fibreuse renforçant le rebord palpébral) pour la paupière supérieure, soit dans les rides naturelles infra et périorbitaire pour la paupière inférieure. C’est une incision placée deux millimètres sous les cils (voie sous-ciliaire) qui permet de traiter un relâchement du muscle orbiculaire ou de repositionner la graisse.

L'ANATOMIE COMPLEXE DES PAUPIÈRES DOIT ÊTRE RESPECTÉE

L’harmonisation du regard peut-être améliorée par la seule résection des petites hernies graisseuses


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Faut-il prévoir une anesthésie ? La chirurgie des paupières supérieures est effectuée sous anesthésie locale, alors que si les quatre paupières sont concernées, on préférera une anesthésie générale ou neuroleptanalgésie, associant un analgésique à un neuroleptique. Le plus souvent l’opération se fait en ambulatoire les patients rentrent à leur domicile le jour même. CONVALESCENCE TRÈS COURTE

Il s’agit donc d’une simple résection de peau ? C’est plus compliqué que cela ! La chirurgie des paupières a beaucoup évolué ces dernières années. On tend maintenant à délaisser une chirurgie trop radicale qui retirait de façon parfois excessive les hernies graisseuses. On respecte désormais l’anatomie complexe des paupières en travaillant les volumes. Pour cela, on procède à une analyse détaillée du cadre orbitaire, des paupières, de la graisse, etc. PROLONGER LE GESTE CHIRURGICAL Par ailleurs, on peut prolonger le geste chirurgical pour améliorer le résultat. Ainsi, pour corriger des cernes trop marqués, on peut injecter de la graisse (lipofilling) ou des produits de comblement tels que l’acide hyaluronique ; pour un lissage cutané, on peut avoir recours au laser ; on peut également retendre un muscle orbiculaire relâché sans avoir recours à une exérèse des hernies graisseuses qui sont alors repositionnées. Évidemment, tout ceci se fait dans le respect de la personnalité afin que le résultat soit le plus naturel possible.

Quelle est la durée de la convalescence ? Les fils sont enlevés autour du 5e jour. L’œdème et l’ecchymose ont généralement disparu en 8-10 jours.

Quels sont les risques encourus ? Les risques associés à la blépharoplastie supérieure sont minimes : ecchymose, irritation temporaire de la conjonctive. En ce qui concerne le traitement de la paupière inférieure, une résection cutanée excessive entrainera une rétraction vers le bas du rebord de la paupière et une déformation du regard. Il est donc impératif de procéder à une résection cutanée PRUDENTE, associée le plus souvent à une remise en tension du muscle sous-jacent, qui peut être fixé au niveau du canthus externe (zone latérale des paupières ancrées au cadre orbitaire par un tractus fibreux). RETROUVER SON REGARD

Au final ? La chirurgie des paupières permet au patient de retrouver un regard ouvert, reposé, rajeuni et surtout naturel. C’est une des interventions les plus satisfaisantes pour le patient et pour son chirurgien.


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INDÉPENDENSE Le surréalisme vitalisé

oilà plus de dix ans que Giuseppe Mastromatteo, né le 6 août 1970, a fait de l’art son métier. Après avoir travaillé quelques années comme assistant ingénieur du son dans une maison de disques, il a reçu son diplôme de direction artistique à l’Accademia di Comunicazione de Milan. Il écrit sur l’art, enseigne la publicité dans diverses institutions de renom et collabore avec le musée Triennale de Milan en qualité de directeur artistique.


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Les portraits de Giuseppe Mastromatteo ramènent le surréalisme poétique à la vie

ENTRE MILAN ET PARIS Depuis 2005, ses travaux ont été exposés dans les galeries d’art Fabbrica Eos à Milan et Emmanuel Fremin à New York, ainsi que dans diverses expositions d’art nationales et internationales. Il se partage actuellement entre Milan et New York.

L’INSPIRATION D’INDÉPENDENSE Les portraits de Giuseppe Mastromatteo ramènent le surréalisme poétique à la vie. Il aurait pu travailler sur des collages, mais pour donner à l’humanité une dimension impossible et illusoire, il a préféré la subtilité de la technologie numérique. Des visages déchirés, des yeux et des oreilles surgissant des mains sont au cœur de cette vérité imaginaire inspirée de Magritte et de Man Ray. Le résultat ? Une nouvelle synthèse visuelle et des motifs stylistiques brouillant les frontières entre le monde de la publicité et celui de la recherche artistique pure. Une œuvre symbolique de ce que la photographie d’aujourd’hui a de plus contemporain.


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EXTRAVAGANCES

UN THÉÂTRE HANTÉ Des fonds blancs, une lumière homogène : rien ne vient détourner le regard de l’expression des personnages hantant ce silencieux et fascinant théâtre de l’absurde. Ces corps transfigurés, percés et lacérés, nullement victimes de violences, prennent solennellement la pose devant l’objectif, au-delà de toute souffrance. Ces visages intemporels sont le reflet d'une interrogation sur les incertitudes esthétiques de ce troisième millénaire.

L’œil est immédiatement attiré par ces créatures extravagantes qui suscitent la gêne et le malaise. Mastromatteo en appelle à une dimension intime de la beauté. Avec ses modèles rappelant les canons classiques de la beauté, l’harmonie et l’équilibre, il crée une dialectique complexe entre la fascination et la répulsion. À partir de là, on est submergé par le sentiment de se trouver face à un monument qui rend toute identification impossible. Un véritable univers, en soi, qui impose une contemplation esthétique et un étrange respect, amplifiés par le support narratif. La photographie maintient intact le lien avec l’immuable réalité des faits.

Mastromatteo en appelle à une dimension intime de la beauté


Physiognomonie Le processus de reconnaissance inhérent à la photographie de portraits apparaît de manière distante. La physiognomonie n’intervient que pour identifier des détails de l’esthétique contemporaine. Alors que toute l’attention est concentrée sur les souvenirs, les concepts de réalité et de fiction paraissent dépassés. Pour réunir les sentiments et les fragments de ce projet, la photographie en soi ne semble pas suffisante. Elle devient une métaphore d’ellemême pour atteindre l’objectif final : communiquer par le biais d’autres formes et d’autres canaux.

* Les derniers travaux du directeur artistique italien Giuseppe Mastromatteo ne sont pas sans rappeler ceux de Nicole TRAN BA VANG, évoqués dans la prochaine édition de TEAM SURGERY


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Dr Gilbert Zakine

BIEN ÊTRE PHYSIQUE ET MIEUX-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE

Correction de l’hypertrophie mammaire

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e Dr Gilbert ZAKINE est chef d’un service de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique et responsable d’un centre de grands brûlés. Il nous parle du traitement de l’hypertrophie mammaire, chirurgie à la fois esthétique et fonctionnelle.


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Dr Zakine, quand peut-on parler d’hypertrophie mammaire ? L’hypertrophie mammaire, c’est un sein de volume trop important par rapport à la morphologie de la patiente. Cet excès de volume est le plus souvent associé à un affaissement des seins (ou ptose mammaire).

À CHACUNE SA CICATRISATION

RETENTISSEMENT FONCTIONNEL

Peut-on éviter les cicatrices ?

Un retentissement physique, psychologique et fonctionnel (douleurs du cou, des épaules et du dos, gêne pour la pratique des sports ou dans la vie quotidienne) est toujours présent et généralement proportionnel à l’excès de volume.

Quel est son traitement chirurgical ? Il faut retirer le tissu mammaire en excès (glande, graisse et peau), en conservant un volume en harmonie avec la silhouette de la patiente et conforme à ses désirs. Le tissu mammaire résiduel est ascensionné, concentré et remodelé. TOUTES LES PATIENTES SOUFFRENT DU DOS

Quelle est la spécificité de cette chirurgie? C’est une chirurgie à la fois esthétique et fonctionnelle. Pratiquement 100 % des patientes que j’opère ont des douleurs du dos, des épaules et de la nuque très gênantes, voire invalidantes. La gêne est parfois même professionnelle. La demande de correction esthétique, dans les grandes hypertrophies mammaires, vient souvent au second plan. Le bénéfice fonctionnel est souvent spectaculaire, avec diminution franche et disparition des douleurs du dos. Les patientes rentrent chez elles le lendemain ou le surlendemain.

Non. Puisqu’il faut retirer de la peau et remodeler, on ne peut les éviter. Les cicatrices sont en T inversé : autour de l’aréole, verticale et horizontale dans le sillon sous mammaire. Les techniques qui ont cherché à faire disparaître une partie des cicatrices ont montré leur limite en cas de gros volume.

Certaines patientes font elles plus souvent des cicatrices visibles ? Oui. Les patientes à la peau foncée, d’origine africaine ou antillaise sont particulièrement sujettes à l’apparition de cicatrices en relief appelées cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes. Toute patiente doit être prévenue de ce risque. J’opère régulièrement en Guyane, je suis très attaché à ce département extraordinairement riche par la variété des métissages entre les différentes ethnies et j'ai à prendre en charge le plus souvent des patientes qui ont à la fois de très importante hypertrophie mammaire et une peau foncée.

Peut-on éviter les cicatrices hypertrophiques chez les patientes à risque ? On peut diminuer ce risque en évitant une trop grande tension sur la peau et en comprimant les cicatrices (pansement compressif, plaque de silicone). Des traitements préventifs ou curatifs à base d’injection de corticoïdes dans les cicatrices peuvent être utilisés. Nous avons donc des réponses pour prévenir et traiter ce type de cicatrisation. OPÉRATION INDOLORE ET REMBOURSÉE

L’intervention est-elle douloureuse ? Non. Les patientes ont rarement à prendre les antalgiques qui leur sont prescrits et elles présentent le plus souvent une amélioration franche des douleurs du dos.


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L’intervention peut elle être prise en charge par la sécurité sociale ? Oui, lorsque l’on enlève au moins 300 g par sein, ce qui est toujours le cas si les seins sont très volumineux.

Obtenir un volume en harmonie sur la silhouette en enlevant la glande, la graisse et la peau en excès

LES FUMEUSES SONT PLUS VULNÉRABLES

Y a-t-il des complications possibles ? Comme pour toute opération chirurgicale. Un bilan pré-opératoire et une consultation avec l’anesthésiste sont obligatoires. Les deux complications les plus fréquentes sont des difficultés de cicatrisation localisée et la souffrance de l’aréole. Cette dernière complication se rencontre surtout chez les fumeuses. JE PROPOSE SOUVENT AUX FUMEUSES D’EN PROFITER POUR CESSER DÉFINITIVEMENT DE FUMER

Quelles précautions prendre avant l’intervention ? Pas d’aspirine dix jours avant (pour éviter le risque de saignement et d’hématome), et réduction franche ou arrêt du tabac pendant les deux mois précédents. Je propose souvent aux fumeuses d’en profiter pour cesser définitivement de fumer.


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PRÉSERVER LES ARÉOLES

En quoi avez-vous modifié la technique classique pour éviter d’avoir à greffer les aréoles même en cas d’hypertrophie extrême ?

Le soulagement que la chirurgie apporte alors est évident

Dans le cas d'un volume très important associé à un affaissement extrême du sein, il est habituel de couper les aréoles, les dégraisser et les reposer sur le sein. Elles survivent alors comme des greffes. Cette technique, qui donne de bons résultats, n’est pas sans risque. C’est pour cela que nous avons développé une technique particulière, que nous appliquons depuis plus de dix ans qui permet à l’aréole de rester bien vascularisée par son pédicule (qui est alors plus fin et beaucoup plus large) et qui permet de ne pas avoir à retirer et greffer les aréoles même dans des cas où le volume et le poids de seins sont exceptionnellement importants. Ces cas extrêmes sont d’ailleurs appelés gigantomastie. Le soulagement que la chirurgie apporte alors à ce type de patiente est évident. BIEN-ÊTRE PHYSIQUE ET MIEUX-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE

Alors chirurgie esthétique ou chirurgie réparatrice ? Les deux. Un bon chirurgien doit pouvoir avoir une exigence esthétique lors d’une intervention à visée réparatrice ou plastique et un respect de la fonction lors d’un acte de chirurgie esthétique. Dans le cas de la plastie mammaire de réduction pour hypertrophie, il s’agit bien d’un acte de chirurgie plastique permettant une amélioration esthétique et psychique évidente d’une part, et un bénéfice fonctionnel majeur et quasi constant d’autre part.


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LA RECHERCHE SUR LA CICATRISATION

Parallèlement à votre activité clinique, vous avez une activité de recherche depuis plusieurs années sur la cicatrisation cutanée. Alors si on ne peut pas éviter les cicatrices, peut-on les atténuer ? Il existe de nombreuses études en cours sur ce sujet. J'ai récemment dirigé des études cliniques, aboutissement d’études expérimentales, sur deux molécules qui devraient permettre de diminuer « la trace cicatricielle ». Une de ces études concerne une molécule augmentant l’action de facteurs de croissance déjà présents dans la peau, et qui accélère la cicatrisation et diminue les douleurs. Une autre a démontré les effets positifs d’un dérivé de chitine, le chitosan, substance naturelle présente dans l’exosquelette des arthropodes (et ici produite par un champignon), qui diminue l’inflammation, les douleurs et améliore la cicatrisation. L’une est déjà commercialisée, l’autre est en cours d’homologation. La cicatrisation des tissus en général et de la peau en particulier font intervenir des mécanismes extrêmement complexes, qui sont de mieux en mieux compris. Le contrôle de ces mécanismes laisse espérer de grands progrès. Imaginez que nous parvenions à réduire ou même à faire disparaitre toute trace cicatricielle comme cela se réalise chez le fœtus.


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Pr Catherine Rodier-Bruant

La reconstruction mammaire après cancer À quel sein se vouer ? Nous proposons, vous disposez

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our le Pr Rodier-Bruant – chef du service de chirurgie reconstructrice, plastique et esthétique aux hôpitaux universitaires de Strasbourg et au Centre anti-cancéreux – les mêmes causes ne créent pas les mêmes effets. Le praticien ne prend sa décision qu’après avoir compris les enjeux que lui aura décrits sa patiente. Et les options sont nombreuses.


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Il n'y a pas de technique universelle, mais une solution adaptée à chaque patiente

Pr Rodier-Bruant, la reconstruction mammaire est-elle une obligation ? Certainement pas. Certaines femmes ne souhaitent pas y avoir recours. Seule la femme ellemême sait ce dont elle a besoin. Même si la mastectomie crée un choc, certaines arrivent à s’en accommoder. Elles se passent de reconstruction sans que cela leur crée de réel désordre psychologique, et c’est… tant mieux !

Est-ce une question d’âge ? Non, mais, évidemment une jeune fille supporte difficilement l’idée d’une première expérience sexuelle dans une telle condition. De même, une jeune maman ou une grand-mère ne voudra pas que ses enfants, au hasard des câlins, découvrent une telle anomalie. Et, évidemment, une femme dont l’apparence est un enjeu exigera une reconstruction !


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Quelle technique de reconstruction préconisez-vous ? Ce choix va être orienté par la première consultation qui comporte un examen clinique et surtout une discussion avec la patiente qui, évidemment, devra accepter certaines concessions et comprendre les risques liés à la technique choisie. Et là, les options chirurgicales sont nombreuses. VOICI LES PRINCIPALES : Les techniques par prothèses : ce sont des techniques « simples » qui comportent peu de risque (ne parlons pas de cette malheureuse affaire du PIP, totalement imprévisible car totalement improbable). Elles ne rajoutent pas de cicatrices. Il n’y a pas de prise tissulaire sur la patiente, c’est-à-dire pas de site donneur. Il s’agit d’un matériel implanté. À noter pourtant que cet implant ne dure pas toute une vie mais seulement, en général, une dizaine d’années et devra donc, à terme, être changé. Les risques immédiats sont très faibles mais il y aura des réinterventions au courant de la vie de la patiente. Les reconstructions par lambeaux : on mobilise des tissus venant de la patiente elle-même avec forcément des séquelles au site donneur. Les résultats sont plus naturels, plus stables dans le temps, évidemment sans risque d’intolérance au matériel, et sans nécessité de changement. Il s’agit d’utiliser des zones d’excès tissulaire qui existent chez la patiente au niveau du ventre (TRAM, DIEP), dans le dos (grand dorsal autologue), sur les fesses (SGAP, IGAP) ou en face interne de cuisses (gracilis). On peut soit faire appel à un lambeau pédiculé (qui conserve ses attaches) gardant une vascularisation et comportant un muscle (grand dorsal autologue, grand droit de l’abdomen dit « TRAM »), soit avoir recours à un lambeau microchirurgical qui voit sa vascularisation coupée et rebranchée (techniques de DIEP, SGAP, IGAP, gracilis). Ce dernier préserve souvent le muscle et présente l’avantage de chercher des tissus à distance (fesses, face interne de cuisses, abdomen) [la technique DIEP a été largement décrite par le Pr Lantieri dans le prochain numéro de TEAM SURGERY]. Qu’ils soient pédiculés ou microchirurgicaux, ces déplacements tissulaires peuvent malgré tout se compliquer d’une nécrose. Cette nécrose, si elle se produit, est en général partielle pour les lambeaux pédiculés, alors qu’elle peut être totale et entraîner un échec de la reconstruction pour les lambeaux microchirurgicaux.


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Il faut donc tenir compte de la morphologie de la patiente ?

Mais alors, comment choisir ? La nature de la maladie et son traitement constituent les premiers impératifs. Ainsi, après une radiothérapie, les reconstructions par lambeaux sont plus adaptées que les reconstructions par prothèse. Et quand une radiothérapie est prévue, on renonce en général à la reconstruction immédiate au profit d’une reconstruction mammaire différée. Mais il y a aussi d’autres déterminants. Par exemple, il faut tenir compte du sein controlatéral (le sein resté intact) : si le sein est de volume moyen et bien rond, une reconstruction par prothèse est bien adaptée car la forme sera facilement retrouvée. Si en revanche le sein controlatéral est large et étalé, une reconstruction par lambeau donnera une meilleure symétrie. La patiente peut mettre à profit l'intervention pour obtenir une augmentation du volume mammaire. On peut alors très bien envisager la mise en place d’une prothèse bilatérale, éventuellement recouverte du côté de la reconstruction par un lambeau de grand dorsal.

Certainement ! Et ce, d’autant que certaines patientes présentent des excès tissulaires, notamment au niveau de la ceinture pelvienne, dont elles se sépareront volontiers et qui pourront servir à des lambeaux. C’est du « gagnant-gagnant » ! Inversement, pour les patientes qui sont très minces, le volume de la reconstruction devra reposer au moins partiellement sur une prothèse.

Reconstruction par lambeau ou par prothèse

Reconstruction par prothèses ou par lambeaux. À chacune sa solution


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Il n’y a donc que des solutions sur mesure ? Il n’y a pas de technique universelle à proposer mais il faut chercher la technique la plus favorable pour chaque patiente en dégageant des impératifs personnels ou fonctionnels. Par exemple, une femme très investie professionnellement ou familialement ne voudra ou ne pourra prendre aucun risque d’immobilisation prolongée : on s’oriente alors vers une technique avec un risque minimal d’échec ou de complications.

Sportive ou sédentaire ? Pour la femme sportive, c’est différent : on va s’orienter vers des techniques qui préservent les muscles, soit une technique par prothèse, soit une technique par lambeau (de préférence microchirurgicale). En ce qui concerne la femme âgée, on préférera une technique assez rapide, pas trop « lourde » chirurgicalement et on évitera les lambeaux libres. Inversement, pour la femme très jeune, on recherchera des résultats stables dans le temps, donc plutôt des techniques par lambeaux, éventuellement microchirurgicaux (pour préserver le muscle). Et, comme je le disais plus haut, certaines femmes ne veulent tout simplement pas entendre parler de prothèses, alors que d’autres ne jurent que par elles, étant totalement opposées aux lambeaux, refusant toute prise tissulaire et se cabrant à l’idée d’une cicatrice !

Vous ne réagissez donc pas seulement en fonction de critères techniques ? Le seul objectif de la reconstruction mammaire est la satisfaction de la patiente. Il n’y en a pas d’autre ! Il n’existe pas une technique qui serait universelle. Chaque patiente nécessite une solution qui lui convienne. À nous d’expliquer les avantages et les inconvénients de chaque méthode proposée. Nous proposons et… vous disposez, mesdames !

Reconstruction microchirurgicale


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RHINOPLASTIE La voie externe.

Dr Gilbert Aiach

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n a longtemps pensé qu’une rhinoplastie était une intervention ne nécessitant aucune incision externe – donc ne laissant aucune trace. Pourtant, les demandes liées aux défauts modérés ou au manque d'harmonie sont en augmentation sensible, et une approche externe peut mieux y répondre.


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A-t-elle été immédiatement adoptée par la profession ?

Dr Aiach, pourquoi une approche externe de la rhinoplastie ?

Cette méthode est également parfaitement adaptée pour les rhinoplasties secondaires

Pour répondre à la nouvelle demande d’harmonisation des visages, une chirurgie plus conservatrice – visant à obtenir un nez plus naturel – exige une plus grande précision, tant pour les modifications des cartilages que pour le positionnement et la fixation des greffes cartilagineuses. Il faut pour cela une meilleure visibilité, ce que permet la voie d’abord externe. Il suffit d’une incision de 4-5 millimètres sous la columelle pour obtenir une excellente exposition, et qui permet d’effectuer des gestes de grande précision. Cette méthode est également parfaitement adaptée pour les rhinoplasties secondaires (c’est-à-dire les interventions corrigeant une intervention initiale peu satisfaisante).

À quand remonte cette technique ? Cette voie d'abord externe a été décrite pour la première fois par Émile RÉTHI en 1934 : il s’agissait de corriger des séquelles nasales de fentes (où les structures sont très asymétriques), là où la correction par voie endonasale (par l’intérieur) était difficile.

Les avantages de cette méthode ont été initialement mal compris, car on lui opposait la cicatrice qui en résultait. Mais petit à petit, on a pu en comprendre l’intérêt. La difficulté de la voie que je qualifierai d’interne, c’est que l'anatomie des structures cartilagineuses sous-jacentes n'est que supposée en fonction des anomalies du relief. Or, l’expérience montre que ce n’est pas si simple, surtout lorsque la peau est un tant soit peu épaisse. De surcroît, certaines déformations qui, initialement, n'apparaissaient pas, peuvent être libérées par le décollement et se manifester par une déformation ou une asymétrie secondaire. Une exposition parfaite des cartilages des ailes du nez (alaires) peut être obtenue sans qu’il y ait risque de déformations. De surcroît, l'abord externe permet, en « soulevant » la peau, d'observer directement les structures cartilagineuses de la pointe du nez et du tiers moyen de la pyramide nasale et d’aborder avec une grande facilité toutes les déformations du nez et de la cloison (septale). Sur le plan technique, une meilleure évaluation des caractéristiques des cartilages permet des résections mesurées et précises. Ces résections sont moins importantes du fait de l’utilisation plus fréquente des techniques de sutures cartilagineuses qui permettent de modifier la forme des cartilages, de modifier la projection et la position de la pointe du nez. Par ailleurs, des greffes cartilagineuses peuvent être placées et fixées avec une très grande précision. L'exposition « à ciel ouvert » des déformations dans toutes leurs variantes possibles permet par ailleurs un enseignement plus efficace en établissant la corrélation directe entre l'anatomie réelle des structures sousjacentes et l'anatomie observée en surface.

On évite alors un risque de cicatrice trop visible


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Pourquoi la méthode externe présente-elle un intérêt dans les rhinoplasties secondaires  ? Par exemple, au niveau de la pointe du nez, les reconstructions les plus délicates bénéficient d'une meilleure exposition pour le diagnostic mais aussi pour la correction. Et lorsque le saignement est important, il est très simple d'effectuer l'hémostase par une coagulation fine et sélective, après avoir sectionné la columelle et relevé l'enveloppe cutanée. L'intervention peut ainsi être poursuivie dans de meilleures conditions.

Dans quels cas devrait-on préférer, à votre avis, la procédure externe  ? Je la préconise lorsque les orifices narinaires sont étroits ou lorsqu’un segment columello-apical long rend difficile l'éversion des cartilages ou l'extériorisation en anse de seau. La méthode est aussi intéressante pour les asymétries de la pointe du nez (en particulier dans les séquelles de fentes naso-labiales) et pour les déviations importantes (notamment du bord antérieur de la cloison dont la correction peut être effectuée plus facilement). Il est beaucoup plus facile de poser des attelles cartilagineuses pour corriger une courbure très marquée de ce bord ou pour maintenir des fragments trop mobilisés par les incisions cartilagineuses.

Et la procédure « interne » ?

Os et cartilage

Je la préconise surtout lorsqu'existent des déformations modérées qui peuvent être facilement corrigées, même si la précision qu’offre l’abord externe est bien sûr plus grande. Elle est également intéressante pour certains patients multi-opérés qui présentent des tissus très cicatriciels, mais aussi pour les patients présentant une peau épaisse (en raison d’un œdème durable et plus important). Il en va de même pour certaines peaux blanches très fines, presque translucides en particulier lorsque la pointe du nez est relevée ; on évite alors un risque de cicatrice trop visible. Lorsque le volume des greffes cartilagineuses placées au niveau de la pointe du nez est important, on peut par cette méthode éviter une certaine désunion de la plaie (mais le risque est inexistant si la peau est relativement souple, et si les sutures sont soigneusement effectuées non seulement au niveau de la columelle, mais latéralement au niveau du segment mésial de l'incision).


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Dr Yann Levet

RHINOPLASTIE La voie interne pour un résultat indétectable

L

a rhinoplastie a été inventée en France par le Dr Virenque et en Allemagne par le Dr Jacques Joseph au début du XXéme siècle.

Auparavant, les problèmes de nez étaient traités par les chirurgiens de la face (maxillo- facial). La seule association savante au monde, la prestigieuse Rhinoplasty Society, accueille actuellement (entre autres), deux praticiens français, le Dr Levet et le Dr Aiach, qui ont, paradoxalement, deux approches opposées : la méthode externe (on ouvre l’extérieur du nez) et la méthode interne (tout se fait directement par l’intérieur).


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Dr Levet, quand la rhinoplastie a-t-elle été mise au point ? Le procédé interne de rhinoplastie est utilisé depuis une centaine d’années, mais il a fini par évoluer car les techniques étaient si systématisées que tout le monde finissait par se ressembler ! On parlait d’un nez « à la parisienne ». L’opération se voyait… comme le nez au milieu de la figure. Certes, les gros défauts étaient rectifiés, mais les nez opérés étaient facilement repérables. Ils étaient, si j’ose dire… authentiquement refaits ! Aujourd’hui, sous l’influence du Dr Jost, bien connu dès les années 50, on adopte une rhinoplastie plus naturelle. L’intervention est adaptée à chaque patient et devient indétectable. J’ai travaillé pendant une vingtaine d’années avec ce célèbre praticien qui a pris sa retraite voici quelques années (à 77 ans !). Je reste totalement fidèle à sa philosophie, et perfectionne de plus en plus l’approche « naturelle ».

Outre l’évitement de la cicatrice, quels sont les autres avantages de la procédure interne ?

Pourquoi préférez-vous la voie interne ? Tout simplement parce qu’elle ne laisse aucune cicatrice ! Cette procédure est de toute manière indispensable pour les opérations dites « secondaires » (pour rectifier les traces laissées par une main peu expérimentée) ; car on ne peut rouvrir une cicatrice déjà présente sur la columelle (sous l’extrémité du nez).

Quelle est la procédure ? On passe tout simplement par l’intérieur du nez avec un écarteur. On travaille directement le cartilage et l’os. Évidemment, on ne voit pas très bien, mais avec l’expérience, on peut s’aventurer dans cette région sans aucun problème.

Mais comment acquérir cette expérience ? Par la voie… externe ! Les étudiants ont alors une parfaite visibilité et l’enseignement devient facile. Mais ils laisseront une petite cicatrice qui peut ou peut ne pas disparaître.

Où enseigne-t-on la rhinoplastie ? Il n’y a plus actuellement de service pour enseigner la rhinoplastie. L’enseignement se fait dans les services ORL, d’où l’aspect crucial de la méthode externe en termes didactiques. Dans les congrès internationaux, on fait état de « ratages » plus nombreux que par le passé, d’où le besoin accru d’interventions secondaires (par voie interne !).

L’énorme avantage, c’est que l’on peut reprendre le travail à l’infini jusqu’à atteindre le résultat parfait. Évidemment, dans la majorité des cas, une seule opération suffit car l’expérience nous permet de préparer le travail dans ses moindres détails. Mais la rhinoplastie est le domaine dans lequel on observe le plus grand nombre de retouches. On peut en effet ne pas voir un tout petit bout de cartilage caché dans une encoignure. Une irrégularité peut surgir après l’opération. Par voie interne, on peut simplement passer un petit coup de râpe (ce qui arrive dans 10% des cas). Par ailleurs, il faut compter avec la mémoire du cartilage, sa résilience ; même si le patient ne s’en aperçoit pas, le chirurgien le voit instantanément. Dès le départ, le patient est prévenu de ces finitions possibles qui font, en réalité, partie de l’opération. Mais, comme je le disais, par voie interne, on peut toujours peaufiner le travail sans laisser aucune trace.


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Et pour le raccourcir ? On procède à l’abaissement de l’aile du nez (facilement accessible par l’intérieur de la narine). Ou bien on joue comme pour l'allongement sur les angles naso-frontal et naso-labial, en faisant l'inverse : on abaisse l'angle frontal, on relève l'angle labial.

Quelle est la durée de récupération ? Deux mois par méthode interne, plusieurs mois pour la cicatrisation par méthode externe.

Qui vient vous consulter ?

Quelle est la méthode la plus rapide ? En moyenne une heure en interne, deux heures en externe.

Quelle est la méthode la plus pratiquée, à l’heure actuelle ?

On peut en effet ne pas voir un tout petit bout de cartilage caché dans une encoignure

Dans le monde, la voie ouverte est largement préférée par les praticiens, tant pour le caractère plus simple de l’intervention que pour les facilités de l’enseignement. De surcroît, il faut bien comprendre que l’enjeu ne concerne que l’aspect de la columelle, ce qui, pour beaucoup, n’est pas un problème majeur.

Comment procède-t-on pour allonger un nez ? On joue sur trois choses : l’angle entre le front et le nez (naso frontal), l’angle entre la lèvre et le nez (naso-labial) et l’apport de cartilage (qui peut être prélevé sur l’oreille).

En chirurgie reconstructrice, les victimes de morsures (chiens, chameaux ou autres) d’accidents de la route, d’angiomes artério veineux,… En chirurgie esthétique, 90% de femmes. Et, comme je le disais plus haut, les personnes nécessitant une intervention secondaire. Cette catégorie est plutôt internationale, alors que, le nombre de praticiens s’étant multiplié en France et dans le monde, la clientèle s’est régionalisée. La chirurgie esthétique est évidemment un luxe, par rapport au traitement des victimes d’accidents ! Pas du tout ! On n’imagine pas les dégâts psychologiques que crée une gêne physique – réelle ou supposée. Nombre de psychiatres m’envoient d’ailleurs leurs patientes. Vous avez beau marteler qu’il est tout à fait normal de ne pas être parfait, si la souffrance est réelle, vous ne pouvez rien faire, sauf opter pour l’intervention. Et le résultat est toujours au rendez-vous. J’en veux pour preuve les sourires éclatants observés sur les photos « après », qui contrastent spectaculairement avec les mines tristounettes des « avant ».

Vous demande-t-on une forme particulière du nez ? Jamais. Je refuserais d’ailleurs toute personne s’appuyant sur un catalogue ! Je prends des photos, exécute des projections par ordinateur et en discute avec le ou la patient(e). Au bloc opératoire, je suis exactement les procédures qui me permettront au final d’offrir les contours qui ont été arrêtés.


YIQING YIN MÉTAMORPHOSES


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Céder à l’instinct, éviter le chaos Chirurgie esthétique et haute couture : même recherche

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ée en 1985 à Pékin, Yiqing YIN a étudié à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Son travail révèle une nouvelle approche de la couture, qui lui vaut d’être récompensée par des prix prestigieux.

PHOTOS : LAURENCE LABORIE


ÂŤ Je puis faire ce que je veux de mon corps, qui est mon premier


Quel rapport voyez-vous entre la chirurgie plastique et la haute couture ? Le pouvoir. Celui de remodeler, celui de décider d’une identité. Le vêtement est une construction identitaire qui permet de communiquer au public une image telle qu’elle la fantasme. Nous sommes le passage entre le monde tel qu’il est et celui qu’il devrait être.

Le vrai reste donc caché ? Oui, un décalage se crée entre l’apparence et le soi. Et grâce à la haute couture, ce décalage peut prendre de multiples formes. La diversité de la mode offre le choix d’expérimentations ludiques qui permettent à la femme de changer d’histoire, de couleur, de vie, et même de futur ! Autrement dit, j’ai le pouvoir d’associer une femme à une circonstance. Le chirurgien n’a donc pas la même liberté, puisque son geste est irréversible – même si certaines femmes sont multirécidivistes !

Orlan, par exemple ? Orlan est un cas exceptionnel. Elle pousse à l’extrême son expérience de cobaye afin d’effectuer ses propres recherches, et d’en publier le bilan en termes de psychologie. Grâce à la haute couture, la femme devient donc polymorphe ! Elle se dit : « je puis faire ce que je veux de mon corps, qui est mon premier habit, ma carapace ». Avec chaque vêtement, elle change de masque. Comme au carnaval de Venise, elle jette en pâture une apparence qui exalte le mystère de son âme.


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Manifestement, l’écorce que vous dessinez laisse transparaître les striures sous-jacentes ? Tout à fait. C’est d’ailleurs, en termes de labeur, l’essentiel de mon travail. Je tente, avec mes drapés, de suivre les méandres de ce qu’ils sont censés cacher. L’enveloppe que je construis est fluide et se laisse motiver par les formes du corps qui dictent leur trajectoire. Mes vêtements sont allusifs, ils reflètent la structuration interne sans pour autant la dévoiler totalement. Je maquille, mais ne transforme pas. D’où cette impression fréquente de mimétisme par rapport à ce qui se trouve sous l’écorce. De façon purement esthétique, je travaille le corps mutant, avec les matières que l'on utilise pour l’habillement : tissus, cuir, cristaux, minéraux, etc. Et je traite le tissu à travers les frappés et les tissés en vue de les rendre charnus, organiques, à mi-chemin entre créature et nature. Je n’hésite pas, dans ce but, à faire appel à des éléments visuels (squelette, mousse sur des rochers, vagues…). Dans ces métamorphoses, je garde évidemment le cap des proportions flatteuses pour le corps féminin, mais sans brutalité. Un peu comme la suave interpénétration des muscles ou tout simplement comme les strates cachées par l’écorce…

Comment peut-on présenter une collection alors que chaque corps est spécifique ?

« Je travaille le corps mutant »

Une collection est un message reflétant une tendance. C’est la raison pour laquelle mes mannequins proviennent de différentes origines. Une fois le message passé, la cliente vient me voir et nous entamons un long dialogue. Je la fais évoluer dans l’espace, je l’expose aux miroirs, je l’interroge sur ses aspirations immédiates ou lointaines. Bref, je la fais accoucher d’elle-même. Ce n’est qu’après avoir totalement appréhendé sa personnalité que des premières esquisses verront le jour.

Tel un chirurgien, vous proposez des solutions que vos « patientes » n’avaient pas envisagées ? C’est très différent. La femme qui fait appel à la haute couture a déjà un parcours, une expérience, une culture. Elle connaît ses points forts et ses points faibles. Elle sait ce qu’il faut souligner et ce qu’il faut cacher. Elle est lucide sur ses apparences. Les attentes sont donc moins incertaines. C’est plutôt le détail de la proposition qui lui échappe.


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Vous lancez donc rapidement les esquisses ? Je prends déjà le temps de laisser les idées cheminer. Je prémédite mon projet. Une fois qu’il est arrêté, je choisis les bons matériaux, ceux qui sont le plus susceptibles d’exprimer le sentiment qui se dégagera au final. Mon approche est verticale, très éloignée de la coupe à plat. Viennent ensuite la préparation de la matière, le tissage, le plissé, bref, la mise en volume d’une surface plate qui devra trouver son souffle. Puis il faut mettre en œuvre son enchevêtrement en respectant un équilibre entre l’instinct et le chaos pour ne pas tomber dans la caricature. Au final, j’aurai élaboré, grâce à cette cotte de mailles, une armure molle !

Les hommes ? Habiller un homme est moins intéressant car il y a redite et les éléments sur lesquels on peut intervenir sont moins divers. De surcroît les formes sont moins faciles à travailler.

On pourrait imaginer que vous ayez un rôle de styliste dans les cabinets de chirurgie plastique ? On retrouve des stylistes dans toute l’industrie de la décoration physique. Le chirurgien fait de très longues études pour apprendre son métier si difficile. Dans l’état actuel des choses, on ne lui impose pas un cursus artistique symétrique, probablement parce que ses études n’en finiraient pas. Ce serait tellement plus simple que les consultations se fassent à trois ! Le ou la styliste apporterait son expérience qui conforterait la décision du praticien. La force rencontrerait la grâce. Et accessoirement, la patiente lui ferait d’autant plus confiance !

Au final, j’aurai élaboré, grâce à cette cotte de mailles, une armure molle !


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Leçon de vie Mirlanda, un modèle de vitalité

Une chirurgienne, un kinésithérapeute et un photographe s’émerveillent devant cette fillette Le 12 janvier 2010, Port-au-Prince était secouée comme dans un shaker. Une petite fille, Mirlanda, fut extirpée des décombres, au prix d’une jambe sacrifiée. Elle était de surcroît sévèrement handicapée d’un bras. Pourtant, son enthousiasme et sa vitalité sont restés intacts, et ont bouleversé ceux qui l’ont approchée.


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Dr Délia DAMMACCO

SPECIAL GUEST

NOTRE INVITÉ DE LA PLANÈTE CHIRURGIE : DR DELIA DAMmACCO, CHIRURGIEN PLASTICIEN ITALIEN

UNE VOCATION ET UN ÉLAN

Elle a « craqué » pour MIRLANDA Une jeune chirurgienne s’implique partout dans le monde

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algré son jeune âge, Delia, chirurgien plasticien, a subi une formation en chirurgie cranio-faciale et en chirurgie ORL et se dédie maintenant à la chirurgie réparatrice et esthétique de la tête et du cou en plus de la chirurgie plastique générale. Elle participe à de nombreuses missions dans le monde, en particulier en Haïti.


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Il vous fallait cette expérience cranio-faciale pour exercer cette chirurgie particulière ? La cranio chirurgie est un domaine très pointu car l’on y traite des malformations qui sont assez rares et l’approche y est particulièrement complexe. Il s’agit d’opérations faites en équipes, auxquelles sont parfois associés les neurochirurgiens. Cette spécialisation est rare, et, pour les cas les plus délicats, on accourt à Paris de l’Europe entière. Si bien que vous bénéficiez d’une connaissance particulièrement approfondie des structures sur lesquelles vous opérez actuellement ? Je me sens effectivement bien équipée pour tout ce qui concerne la chirurgie cutanée au niveau de la face et du cou. Ce que l’on nomme les tissus mous (peau et sous-peau). CHIRURGIE EN MILIEU PRÉCAIRE En dehors de votre activité régulière, vous effectuez très souvent des missions humanitaires. Oui, c’est ce que l'on appelle la chirurgie en milieu précaire. Il s’agit de se trouver là où l’on nous réclame. Cela fait partie, à mon avis, de notre vocation professionnelle.

Mais comment peut-on conduire des opérations délicates dans un environnement délabré ? C’est le défi, en effet. Le chirurgien ne peut pas être opérationnel s’il n’est pas précédé par la logistique. Sinon, il vaut mieux qu’il s’abstienne. C’est là qu’une organisation telle que Médecins sans Frontières est irremplaçable. SANS LOGISTIQUE, POINT DE CHIRURGIE

Donc, vous exercez deux professions ? Je ne me sens pas trop différente dans l’une ou l’autre situation. Certes, les conditions ne sont pas les mêmes. Mais en situation d’urgence, on acquiert une expérience à la fois humaine, intellectuelle et, évidemment, pratique. Il s’agit de faire un travail raffiné dans des conditions difficiles. Il est vrai qu’en humanitaire, toutefois, je me consacre surtout à la chirurgie réparatrice des membres.


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UN HÔPITAL MONTÉ EN QUELQUES JOURS

À Haïti justement, comment s’est déroulée la mise en place ?

DANS LES RÈGLES

Vous voulez dire que l'on ne bâcle pas le travail, malgré les conditions ? Absolument pas ! Il s’agit de transposer nos techniques pour traiter, tout comme en Europe, les personnes défigurées ou brûlées. Si par exemple, je suis face à un déficit fonctionnel de la paupière (comme une paupière rétractée), j’exécute ma technique de greffe ou de lambeaux rigoureusement selon les règles. SITUATIONS DRAMATIQUES

Mais n’est-ce pas l’occasion de « se faire la main » ? Bien au contraire ! Ce n’est qu’en étant déjà bien expérimenté qu’on peut faire face aux situations dramatiques auxquelles nous sommes confrontés. Les conditions sont suffisamment difficiles pour ne pas prendre le risque d’une maladresse. À Haïti (et sur les autres missions auxquelles j’ai participé), tout amateurisme était totalement exclu, compte tenu de la situation.

On est donc bien loin de toute notion de tourisme humanitaire ! Cette notion est inconnue.

Dans une urgence humanitaire comme Haïti, tout a commencé par l’intervention de MSF, qui, grâce à son énorme capacité logistique, a mis en place en quelques jours une infrastructure si complète que nous sommes arrivés dans un environnement totalement opérationnel. Ainsi, un hôpital gonflable a été installé en quelques jours ! Nous avons immédiatement bénéficié d’un plateau technique complet, ainsi que d’un encadrement hospitalier professionnel. Nous pouvions nous concentrer totalement à notre tâche, sans autre souci que celui de soigner et de réparer. Je me suis immédiatement dédiée à la chirurgie plastique réparatrice, bien sûr, mais aussi à l’orthopédie. Opérations qui se déroulent dans des bonnes conditions (on ne déplore d’ailleurs que très peu d’infections). CHIRURGIE FROIDE

Donc, vous êtes toujours la dernière arrivée ? La nature de mon travail fait en sorte que mes compétences sont demandées après l’intervention des chirurgiens généralistes et des orthopédistes. Les plasticiens font un travail de réparation des plaies que l'on appelle « chirurgie froide ».

Mais comment vous organisez-vous ? On ne peut pas prévoir les urgences ! Les missions ponctuelles sont planifiées de façon que je puisse me partager entre mon agenda professionnel à Paris (comme ailleurs) et des « terrains » humanitaires. Par fois, on sacrifie des périodes dédiées aux vacances, mais ce n’est pas lourd car le dévouement fait partie de notre existence. Pour les situations d’urgence, j’ai en général le temps d’organiser mon emploi du temps car les chirurgiens arrivent en seconde ligne. Nous intervenons dans une phase de post-urgence pour reconstruire et réparer. Par exemple, les blessures par balle exigent un certain délai car il faut que les blessures soient propres avant que nous intervenions. Il en part de même pour les hernies ou le débridement de plaies.


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EN CONTACT AVEC LES TRADI-PRATICIENS

Localement, êtes-vous en contact avec vos confrères ? Les équipes MSF sont toujours formées par des chirurgiens locaux et expatriés ; c’est dans l’esprit MSF de créer une intégration et coopération au sein de la population locale. Avec d’autres associations humanitaires, j’ai eu même l’occasion de rencontrer des tradi-praticiens auxquels nous exposons nos méthodes afin de recueillir leur aval, sans lequel les patients ne nous feraient pas confiance. Ces médecins coutumiers peuvent aussi nous enrichir de leur savoir et de leur culture traditionnelle.

J’AI « CRAQUÉ » POUR MIRLANDA !

Vous avez donc des relations affectives avec vos patients ? Une relation se crée inévitablement, mais il convient d’y mettre une barrière, sous peine de se retrouver dans l’incapacité de travailler comme il faut. Il m’est arrivé une seule fois de « craquer » pour une fillette amputée d’une jambe et handicapée d’une main à Haïti. Nous étions devenues de vraies copines et la quitter a été très difficile. Au niveau professionnel ce n’est pas la meilleure des choses. En revanche, il ne faut pas non plus être froid, mais savoir reconnaître les limites, cela oui.

Mais enfin, que recherchez-vous donc ? Faire le bien apporte une totale plénitude. En soignant les autres, on se préserve. La gratification figure dans l’exposé même de la vocation !

ZONES DE CATASTROPHES ET DE CONFLITS

En général, quelle est la cause des traumatismes auxquels vous êtes confrontée ? Les catastrophes naturelles et les conflits. Mais aussi le besoin, parfois, de réintégrer des gens qui souffrent des malformations congénitales qui, dans certaines cultures, sont à la base de l’exclusion et d’une marginalisation sociale.

La gratification figure dans l’exposé même de la vocation !


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De l’Opéra de Paris aux décombres d’Haïti Il a photographié Mirlanda. REJOUER AU FOOT

Nicola VIGILANTI photographe de terrain

Une petite fille se détachait des autres. Il s’agissait de Mirlanda, âgée de 10 ans. Elle avait été amputée d’une jambe. Tout de suite, elle a accepté que je prenne des photos d’elle. Elle voulait descendre de son lit pour jouer au foot. En effet, deux équipes s’affrontaient : les bras cassés contre les jambes cassées ! Je l’ai vu sortir avec son déambulateur et participer en rigolant à ce match dans les bras de sa chirurgienne. TRÈS À L’AISE DEVANT LA CAMÉRA

N

icola Vigilanti, photographe indépendant, a une longue expérience du terrain. Il a travaillé pour l’Opéra de Paris, le Grand Palais et pour différentes agences. Mais il a surtout effectué de nombreuses missions pour des organisations internationales (dont Interpol). Avec Médecins sans Frontières, il s’est concentré sur les victimes du tremblement de terre en Haïti (le 12 janvier 2010, à 16h53), en particulier dans le camp installé sur le stade, composé de tentes et d’un véritable hôpital gonflable.

Plus tard, elle a reçu sa prothèse qu’elle a initialement eu du mal à accepter. Puis, au bout de quelques jours, elle a commencé à marcher et m’a appelé pour que je la prenne en photo. Elle était très à l’aise devant la caméra et s’est même mise à effectuer quelques pas de danse. Son père, étant au travail, ne pouvait pas s’occuper d’elle, et ce sont les autres parents présents qui s’en chargeaient. INTELLIGENCE ET VIVACITÉ RARES Cette fillette est d’une intelligence et d’une vivacité rare. Elle a instantanément maîtrisé l’ordinateur et à coup sûr participera de manière active à la reconstruction de son pays.

Gilles LAVIGNE, référent en kiné et physiothérapie, raconte de son côté : Un jour, durant sa rééducation, Mirlanda a raconté qu’un plancher était tombé, emprisonnant tous les gens présents, dont sa mère. Jour après jour, elle a assisté aux décès successifs de ses voisins (« ils devenaient de plus en plus froids »). Mais elle tenait le coup, car elle devait sortir… pour aller à l’école. LE PRÉNOM DE SA MAMAN Je lui ai offert une poupée qu’elle a nommée Nadège, précisément le prénom de sa maman… Elle m’a ensuite fait remarquer que son père avait faim, et que je devais me dépatouiller pour lui trouver un travail. À 10 ans, elle se conduisait en véritable adulte !


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Enfants : back to normal Missions du Dr Stéphane de Mortillet au Bénin

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édecins du Monde est une ONG (organisation non gouvernementale), née d'une dissension de Médecins sans Frontières, suite à un désaccord sur l’aide à fournir aux boat people vietnamiens à la fin des années 1970. L’OPÉRATION SOURIRE en est une émanation spécialisée dans la chirurgie plastique (qui est l’un des points forts de la chirurgie au sein de MDM). Sont particulièrement concernées les pathologies habituelles, mais aussi les malformations congénitales ou les tumeurs. OPÉRATION SOURIRE envoie des missions un peu partout dans le monde. Le Dr de Mortillet, chirurgien à Tours, en coordonne les missions tant au Togo qu’au Bénin.

Dr Stéphane de Mortillet

Dr de Mortillet, quelle est la fréquence de vos interventions au Bénin ? J’y effectue une mission par an, et ce, depuis douze ans. J’ai pu ainsi établir une relation de fidélité, tant avec les personnels hospitaliers qu’avec les associations locales. Cette relation suivie est très importante car elle me permet de préparer avec une anticipation suffisante des programmes opératoires adaptés à la demande.

Sur quelle recommandation choisissez-vous les cas sur lesquels vous allez intervenir ? Ce sont les membres du CAEB (Comité d’action et d’éducation du Bénin) – regroupant assistantes sociales et enseignants (en général à la retraite) – qui se rendent dans les villages et repèrent les enfants en difficulté. Cette mission n’est pas simple car en Afrique, les enfants malformés sont souvent cachés, en effet les croyances y voient encore parfois le signe d’une malédiction.

En va-t-il de même avec les enfants mutilés à la suite d’accidents ? Non, ceux-là ne provoquent aucune crainte superstitieuse.

Une fois que vous êtes sur place, que se passe-t-il ? Lorsque nous arrivons avec toute l’équipe (anesthésiste et infirmière), tout a été négocié avec les familles et l’hôpital. Il ne nous reste plus qu’à les opérer et à assurer le suivi. Ce dernier point est important car, pour des malformations congénitales, plusieurs opérations sont en général nécessaires. D’où l’intérêt de la régularité des missions et des rapports constants avec les associations locales qui maintiennent le lien avec les familles, chose impossible avec une mission isolée. D’une année sur l’autre, je retrouve les cas qui nécessitent un suivi opératoire. Et, bien sûr, j’ai parfaitement en mémoire leur historique.


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Les blocs opératoires n’ouvrent-ils qu’à l’occasion de vos séjours ? Les enfants retrouvent alors une vie normale ! Pas tout à fait ! Ils ont souvent été totalement désocialisés et c’est au tour de l’association de prendre le relais pour les réinsérer dans la famille, le village et surtout les re-scolariser. Ce n’est qu’après un laps de temps plus ou moins long qu’ils auront retrouvé une certaine « normalité » et qu’ils auront rattrapé un cursus normal.

Votre mission ? Identifier, soigner et réintègrer. C’est le sens de la mission.

Pas du tout ! Il y a déjà l’énorme activité chirurgicale quotidienne de l’Hôpital et puis de nombreuses missions se relaient tout à long de l’année et utilisent ces salles, chacune recouvrant des spécialités bien précises et très performantes (la chirurgie générale est parfaitement prise en charge par les professionnels béninois). Personne ne vient ici pour « se faire la main » mais pour apporter une spécificité particulière.

Une organisation locale bien huilée, donc ? Oui, mais il faut saluer l’incroyable directeur médical et administratif de cet établissement à but non lucratif, le frère Florent Priuli, véritable homme-orchestre ; religieux, médecin, échographiste, chirurgien talentueux et gestionnaire… vraiment extraordinaire.

Mais un chirurgien doit s’appuyer sur un plateau technique ?

Quelle est la durée de vos missions ?

Il faut en effet une structure hospitalière locale sérieuse où l’on peut opérer dans de bonnes conditions. En l’occurrence, je m’appuie sur un extraordinaire hôpital de brousse dépendant d’une mission italienne, l’hôpital Saint Jean de Dieu à Tanguiéta : Situé au nord du Bénin aux confins du Niger, du Nigeria, du Togo et du Burkina Faso, cet établissement moderne accueille aussi les enfants des pays limitrophes. On y forme par ailleurs des internes du CHU de Cotonou.

Pendant lesquelles vous opérez du matin au soir ?

Cet hôpital n’est-il pas débordé ? Effectivement, les médecins font face à un afflux important de malades et le bloc opératoire était plutôt saturé, mais grâce à une autre association, nous avons pu financer une deuxième salle d’opération. Nous avons ensuite transféré tout l’équipement technique d’une clinique de Béziers qui venait de fermer.

En général deux semaines.

Absolument ! Hormis, si c’est possible, une demi-journée ou une journée au parc national de la Pendjari, qui est situé à proximité.

Quels sont les cas les plus fréquents ? En dehors des malformations congénitales, il existe un vrai fléau, en Afrique sub-saharienne comme dans d’autres régions défavorisées, ce sont les brûlures qui peuvent être terribles. Le phénomène est évidemment dû à la pratique du brûlis en brousse, mais aussi à la cuisine et au chauffage au bois, ce qui occasionne, au milieu de la hutte, des incendies ou la mise à feu des vêtements des enfants.

Mais vous n’avez pas les équipements pour traiter les grands brûlés ? Non, nous n’intervenons que sur les séquelles, quelquefois gravissimes, que laissent des brûlures non traitées ou simplement soignées par des plantes dans des conditions rudimentaires. On observe en particulier des membres rétractés qu’il faut libérer en insérant des greffes et des lambeaux.

Qui finance ? Médecins du Monde prend en charge les frais liés à la mission, qui est évidemment bénévole. Lorsque c’est nécessaire, le CAEB prend en charge les frais des patients, grâce à des fonds qu’elle récolte de son côté (y compris en France).


On identifie, on soigne et on réintègre C’est le sens de la mission CHIRURGIE GRATIFIANTE

Que retirez-vous, personnellement, de ces missions ? Une grande satisfaction. Cette chirurgie est en effet très gratifiante dans la mesure où elle contribue à permettre à des enfants de retrouver une vie normale avec un avenir souvent déterminé par le mariage… En outre, la confrontation d’une culture différente est d’autant plus enrichissante que là-bas, tout est sourire, bonne humeur et… reconnaissance. C’est également un grand plaisir de retrouver à chaque séjour les équipes locales qui sont devenues presque une seconde famille !

Sous-entendez-vous que les cas sont beaucoup plus conséquents au Bénin que « back home » ? En ce qui concerne les séquelles de brûlures, les cas aussi graves sont, Dieu merci, presque inexistants en France, du fait des centres perfectionnés dont nous disposons. Mais, dans mon cabinet, les patients qui portent une disgrâce physique à leurs yeux endurent une souffrance psychologique presque comparable (toute chose étant relative à l’évolution culturelle). Je me sens donc tout aussi utile au Nord qu’au Sud !


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Dr Isabelle Cothier Savey

Garder toute sa féminité

L’ablation du sein est très souvent évitable.

L

’article suivant démontre – s’il était besoin – le caractère primordial de la détection précoce du cancer du sein. En deçà de trois centimètres, une tumeur ne justifie qu’une intervention légère qui ne laissera que peu de traces. Alors qu’au-delà…


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Les analyses sont donc déterminantes ? Oui, car d’une manière générale, la science a beaucoup avancé en matière de diagnostic, en particulier grâce à l’imagerie et aux biopsies qui nous apportent des analyses histologiques poussées. En réalité, nous superposons plusieurs recherches pour conduire notre enquête approfondie : la consultation, l’historique de la patiente, l’examen clinique, le bilan radiologique (qui peut être très poussé), incluant bilan échographique, mammographie, scintigraphique, IRM, ou encore la biopsie de la tumeur et son panel d’informations.

Dr Cothier Savey, à quel stade d’évolution d’une tumeur doit-on procéder à une mastectomie ? Si la tumeur mesure moins de trois centimètres de diamètre, on se cantonne en général à une résection partielle du sein. La patiente conserve son sein. On essaie de minimiser les traces de l’intervention pour avoir peu de séquelles esthétiques. Les deux-tiers, des cancers sont ainsi traités. Inutile de dire que la détection précoce joue un rôle primordial ! Deux-tiers des patientes évitent l’ablation

Au-delà ? Il faut alors enlever la glande, ne serait-ce que pour limiter au maximum les risques de récidive et de dissémination. Et enlever la glande signifie en réalité enlever le sein et sacrifier l’aréole et le mamelon qui reçoit le réseau galactophorique, c'est-à-dire l’arborisation qui permet l’allaitement après la grossesse.

La chirurgie du sein est toujours un travail d’équipe et chaque proposition est longuement soupesée par les différents acteurs.

Intervenir au début ou à la fin ?

Après le diagnostic, quel est le timing ? Tout dépend en réalité de l’évolution du cancer. Après concertation avec tous les intervenants, un traitement personnalisé est proposé pour chaque patiente. Si la dissémination dans le corps est manifeste, ou si ce risque prédomine, il est préférable de remettre l’opération après un traitement général, telle la chimiothérapie. Sinon, le traitement commence par la chirurgie. Déconstruire et reconstruire

Quand propose-t-on une reconstruction mammaire ? La reconstruction mammaire peut se faire dans le même temps que l’ablation du sein, il s’agit d’une reconstruction mammaire immédiate ou à distance du traitement ; On parle alors de reconstruction secondaire. Comme la radiothérapie détériore les résultats esthétiques avec un risque important de durcissement du sein ou complique les modalités de la reconstruction, les reconstructions mammaires immédiates sont proposées avec beaucoup plus de réserve chez les patientes qui subiront une radiothérapie sur le thorax après l’intervention. L’indication privilégiée est représentée par le cancer de type intracanalaire. Il s’agit de microcalcifications, sortes de petits grains de sel uniquement décelables à la mammographie. Dans ce cas précis, l’ablation du sein et du ganglion sentinelle constitue le seul remède, et la chimiothérapie est évitée.


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À titre préventif

Peut-on imaginer une intervention prophylactique ? Il arrive que nous le fassions, en particulier pour des personnes qui présentent des mutations génétiques risquant d'entraîner un cancer, ou dont l'arbre généalogique est particulièrement chargé. Mais évidemment, on ne va pas se lancer dans un tel processus sans avoir auparavant fait une recherche approfondie sur les gènes et sans avoir lancé toute une série d’analyses qui concluent de manière concomitante que les risques sont considérables. On parvient alors à une protection de plus de 90 %. On procède à une reconstruction mammaire immédiate et on essaie de conserver l’aréole et le mamelon.

Votre rôle dépasse donc celui de chirurgien, puisque vous participez au traitement ! C'est exact. Je suis en fait chirurgien plasticien.

Que font les chirurgiens qui n'ont pas cette double casquette ? Ils travaillent en équipe avec le cancérologue ou le gynécologue. Mais de toutes les manières, la chirurgie du sein est toujours un travail d’équipe et chaque proposition est longuement soupesée par les différents acteurs. Opérations sur mesure

De surcroit, le désir affiché, de la patiente peut infléchir une décision qui, au sens médical stricto sensu, eût semblé préférable. Une prothèse n’est jamais définitive

Quelles sont les procédures possibles ? Soit la reconstruction autologue (c'est-à-dire par ses propres tissus), soit l'implant. La reconstruction autologue recouvre plusieurs techniques (grand dorsal. TRAM, DIEP*, fessier). L'avantage, c'est qu'elle est définitive, car la nature suit son cours naturel. L’inconvénient, c’est qu’elle est plus lourde et qu’elle laisse des cicatrices à l’endroit des prélèvements. La mise en place d’un implant est évidemment un geste chirurgical plus simple, mais il peut être difficile d’obtenir un résultat morphologique proche du Sein retiré. De plus, il faut le changer tous les dix ans, car la morphologie de la patiente aura évolué, et la poitrine ne sera plus harmonieuse. De surcroit – et pas seulement avec la marque PIP ! – les matériaux ne sont pas éternels mais sont en constante amélioration.

Mais le changement de prothèse entraine une nouvelle opération ? Certes, mais, bien préparée, elle n’excédera pas 40 minutes, à moins qu’il ne faille reprendre la poitrine dans sa globalité.

L'opération est-elle standardisée ?

Changement en moins d’une heure

Tant s'en faut ! Chaque cas nécessite une procédure adaptée et très différente en fonction du contexte. Quel était l’état de santé de la patiente ? Fume-t-elle ? Est-elle diabétique ? Est-elle en surpoids ? Autant d’éléments qui rendront la reconstruction morphologiquement plus incertaine.

Qu'en est-il de la sensibilité de l'aréole ? Elle est malheureusement presque toujours perdue, dans l'état actuel de la science.

Tourner la page

Que se passe-t-il dans votre cabinet après ces avalanches de bonnes nouvelles ? Question intéressante car mon rôle technique est en réalité assez simple : Après douze années d’études, et confortée par une grande expérience, mon travail est de répondre à un faisceau d’exigences qui, toutes combinées, appellent un geste maîtrisé. Il n'en va pas de même avec l'approche psychologique, qui est infiniment plus complexe. Certaines patientes sont désemparées, mais la reconstruction mammaire peut aider à retrouver une vie presque normale. La chirurgie plastique apporte ce côté positif au traitement du cancer du sein. Forte des multiples témoignages de reconnaissance, même si le sein reconstruit n'est jamais le « sein d'avant », il peut permettre de tourner la page. *Voir interview du Pr Lantieri dans TEAM SURGERY n°2


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Emmanuel Fremin Gallery

Une galerie française à New York.

Le corps sous toutes les coutures. Cette galerie spécialisée dans la photographie est établie à New York depuis 2001. Les artistes qu’elle accueille sont tous centrés sur la représentation photographique de l’être humain. Le corps rappelle en effet notre appartenance à une seule et même espèce. Le corps détient les clés de notre nature. ESPACE ONIRIQUE Lorsqu’il arrive, le visiteur est happé par un espace onirique dans lequel deux dimensions suffisent à évoquer… cinq sens. Il se sent confronté à l’autre, tourné vers lui-même et relié au passé. Le tout dans une atmosphère ultra- contemporaine.


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Drew TAL


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... Un vieillissement prématuré.

INSPIRATION ASIATIQUE « PORCELAINE PROMISE » L’Israélien Drew TAL est un artiste-phare de la galerie. Ses créations sont très spirituelles et reflètent une inspiration asiatique dans laquelle les visages se mélangent à des éléments issus des pays où les sujets sont photographiés. « Porcelaines promises », par exemple, est un duo chinois qui aiguillonne la curiosité du spectateur. À l’instar des grandes familles qui immortalisaient leurs ancêtres par de belles représentations, DrewTal dépeintce jeune couple en costume traditionnel. La tresse et le couvre-chef sont par endroits saturés de pigments rouges, offrant un contraste frappant en regard de la peau de porcelaine blanche craquelée, évoquant un vieillissement prématuré en désaccord avec ces regards noirs dans lesquels l'âme a gardé toute sa jeunesse. LES CONFLITS ENTRE LA CHAIR ET L’ÂME « ROMANTISME POST-MODERNE » Un critique a décrit DrewTal comme étant à la pointe d'un mouvement naissant du romantisme post-moderne, ayant la capacité d'insuffler des thèmes humanistes et spirituels. D'autres ont salué ce don spécial pour idéaliser des visages qui en disent long sur les conflits entre la chair et l'âme.


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Antoine VERGLAS DOCTEUR EN PHOTOGRAPHIE


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... La vraie beauté est intérieure Antoine VERGLAS est actuellement l'un des maîtres de la photographie de mode. Il est né à Paris, mais a fait ses débuts à New York en 1990. Virtuose de la caméra, il sait jouer avec les effets lumineux. Ses œuvres sont belles à couper le souffle, mais elles ne se ressemblent jamais. Exploitant avec virtuosité sa palette de teintes et d’ombres, il est le peintre qui recrée et sublime la réalité. Antoine Verglas a photographié Elizabeth Hurley, Angelina Jolie, Ashley Judd, Penelope Cruz, Kirsten Dunst, Shannon Doherty, Heidi Klum, Kim Smith, Brooke Burke, Yamila Diaz, Naomi Campbell, Claudia Schiffer et Cindy Crawford, pour n'en nommer que quelques-unes. Les magazines tels que GQ, Maxim, Sports Illustrated, Rolling Stone, Elle, Vogue, Esquire et tant d'autres… ont utilisé ses photographies pour leurs couvertures. Ce docteur en beauté répond à nos questions. LE HAUT DU PAVÉ DE LA BEAUTÉ Où en sommes-nous de la beauté aujourd’hui ? La beauté évolue avec le temps. Les canons du siècle passé et des siècles précédents étaient fort différents. Une peau bronzée était impensable ! Un tel outrage était la marque des paysans et des pêcheurs ! Aujourd’hui, on laisse des fortunes dans les centres de bronzage, nonobstant les risques. Les femmes photographiées par Vincent reflètent-elles un retour vers le naturel, ou sont-elles un hommage à la chirurgie esthétique ? Au cours des périodes récentes, on a vu tour à tour les Américaines, les filles de l’Est et les Brésiliennes tenir le haut du pavé. Kate Moss a marqué une petite révolution, créant un modèle bohémien chic. MELTING-POT Aujourd’hui, nous assistons à un melting-pot associant différents types de beauté. La beauté s’est mondialisée du fait de la révolution des communications. Personnellement, je reste attaché à la beauté naturelle et ses variantes. Je ne suis pas un adepte de Photoshop et me désole de voir que, dans certains pays, la chirurgie esthétique crée des modèles standard et duplicables. Les traits doivent refléter le caractère. Car la vraie beauté est intérieure. LE CORPS : TERRAIN DE JEU POUR LES PHOTOGRAPHES Le corps humain est devenu un terrain de jeu dans le monde de la photographie. Les expositions qui y sont consacrées fleurissent, probablement parce que les photographes ont de plus en plus l'envie de capturer ses formes et qu'il n'y a pas de limite à leur beauté. Le sujet est véritablement inépuisable…


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Premières victimes Sur les champs de bataille où s’opposent démocratie et totalitarisme, la féminité fait office d’arme fatale et de butin. Il ne s’agit pas de guerres de religion, mais d’un conflit millénaire entre un système de pensée patriarcal et une quête d’humanisation de la société.

Ces femmes martyres d’un patriarcat archaïque Excision

L

Par Patrick Banon*

es femmes à travers le monde sont encore et toujours les premières victimes de violences aux traditions archaïques. Prisonnières de rites injustes, maintenues en marge de la société, leur corps confisqué, leur autonomie interdite, les femmes d’aujourd’hui ne sont pas moins violées, battues, lapidées ou mutilées qu’hier. L'excision est sans doute l’une des pires violences physiques et psychologiques infligées aux femmes. Il ne s’agit pas d’un simple rite, mais d’une terrible mutilation, d’une trahison doublée d’un viol, un véritable crime qui traverse les religions et les frontières.

En embuscade derrière l’anéantissement du féminin se trouve l’extermination de la différence. Une société hostile aux droits des femmes ne peut faire preuve d’humanisme, et veut justifier les excisions féminines et autres mutilations en imposant la virginité aux filles. Dans le monde rêvé du patriarcat, contrôler la sexualité des femmes, origine de la naissance des hommes, revient à maîtriser toute menace de mort. Toute transgression féminine devient un inceste qui pollue l’ensemble de la société. Le châtiment expiatoire doit donc être collectif. Dans l’inégalité entre masculin et féminin réside la matrice de toutes les oppressions. Comprendre les raisons de cette angoisse existentielle d’où jaillit la haine de l’autre paraît indispensable pour la guérir. N’est-il pas temps de mettre un terme à dix millénaires de persécution des femmes ? L’excision est d’abord une mutilation L’excision n’est pas comme nous pourrions le croire au premier abord, un rituel miroir de la circoncision masculine. Il n’existe pas de similitude entre la circoncision des garçons qui ne mutile pas, et l’excision des filles dont le but principal est de réprimer le désir sexuel des femmes. L’excision féminine correspond à l’imposition de scellés divins, une garantie de la virginité de la femme jusqu’à son mariage, qui inscrit sa fidélité sexuelle dans sa chair. Non, une femme ne se résume pas à une matrice utilitaire. Non, aucune tradition ne justifie la mutilation des femmes, ni l’excision de leur clitoris, ni leur excision sociale. Revendiquer la mutilation des filles comme un héritage culturel à préserver se résume à une nouvelle forme d’intégrisme. Non, les petites filles ne donnent pas plus leur accord pour être mutilées, bien que certaines, bien naïves, y voient parfois un passage à l’âge adulte valorisant, une illusion qui ne dure jamais.


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150 millions de fillettes et de femmes

Une mutilation venue de l’aube des temps

Aujourd’hui, plus de 150 millions de fillettes et de femmes ont déjà subi une mutilation sexuelle et, chaque année, deux millions de fillettes subissent cette souffrance dans le monde. En France, 50 000 femmes et fillettes sont excisées et 20 000 en danger de l'être, alors que selon ASBL Intact (en Belgique où vivent 3000 femmes excisées), 500 fillettes « à risque » y naissent chaque année. 66 000 femmes excisées en Grande-Bretagne, 6000 à 7000 en Suisse, l’Europe n’est plus un refuge pour les femmes menacées de mutilations génitales. 50 % des Égyptiennes âgées de 10 à 18 ans seraient excisées, un nombre supérieur de 10 % dans les zones rurales. Un progrès, clament les plus optimistes rappelant que quelques années auparavant, 97 % des Égyptiennes mariées étaient excisées. Un rapprochement hasardeux puisque rien ne dit que 100 % des filles excisées se marieront. De toute évidence les proportions de filles mutilées restent vertigineuses. 89,2 % des femmes musulmanes du nord du Soudan sont excisées ; que 19,2% des chrétiennes le soient aussi, cela indique la vivacité d’une pression culturelle régionale bien antérieure à l’émergence de l’Islam. En Côte d'Ivoire, 79 % des musulmanes sont excisées ainsi que 16 % des chrétiennes. Cette pratique n’obéit à aucun commandement religieux, mais participe à l’organisation patriarcale de la société. L'excision du clitoris est la forme la plus courante de mutilation génitale féminine. Le vagin scellé et ouvert au gré de la volonté masculine, cette ceinture de chasteté à même la chair est supposée aussi interdire l’entrée de la précieuse matrice à des démons malfaisants, dangereux pour la santé de la femme et celle de son enfant à naître. Excision, infibulation, désinfibulation sont autant de mutilations de la femme qui la maintiennent dans une situation de servitude envers l’homme, mais aussi dans une précarité psychologique et sociale sans compter le risque permanent d’infections.

Attestée en Égypte et en Éthiopie par les écrits d’Hérodote au Ve siècle avant J.C., la pratique de l’excision féminine était, selon un texte grec du IIe siècle avant J.C., une coutume prénuptiale répandue en Égypte. Strabon confirme en 23 après J.C. que l’excision des filles était une des coutumes égyptiennes les plus rigoureusement observées. De nombreux peuples d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Australie voient dans le prépuce la partie femelle de l’organe masculin et dans le clitoris la partie mâle de l’organe féminin. Les Dogons, les Bambaras et autres ethnies d’Afrique de l’Ouest imaginent l’être humain doté de deux âmes, l’une féminine, l’autre masculine. Le clitoris représenterait l’âme mâle de la femme et le prépuce l’âme femelle de l’homme. En Afrique, la circoncision et la clitoridectomie auraient pour objectif de parfaire la distinction des sexes que la nature n’aurait pas pris soin d’achever. Une distinction qui n’existe pas dans la pratique de la circoncision masculine au Proche-Orient ancien, puisque l’excision féminine n’existe pas dans le monde biblique. Pourtant, à la différence du schéma biblique, l’excision de la femme est encore revendiquée aujourd’hui par les institutions préislamiques puis islamiques. Certes, l’excision féminine n'est pratiquée ni par tous les musulmans ni par tous les Arabes. La majorité des pays du Maghreb, la Turquie et l'Iran, ignorent cette coutume. L’excision reste néanmoins pratiquée aujourd’hui encore parmi les musulmans d’Afrique, des chrétiens égyptiens, ainsi que chez les Falachas éthiopiens.

Cérémonies collectives Le Soudan, la Somalie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l'Égypte figurent parmi les plus grands pays islamisés qui pratiquent cette mutilation du sexe féminin, ainsi que le Yémen, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, Qatar, Oman, ou encore la Mauritanie. L’excision s’est étendue à certains musulmans de pays asiatiques, la Malaisie, le Pakistan, l’Inde ou encore l'Indonésie où sont organisées des cérémonies collectives d’excision visant, à en croire un responsable de l’Assalaam Foundation, à contrôler la libido des femmes et les rendre plus belles aux yeux de leur mari. Selon une étude publiée par le New York Times, 96 % des Indonésiennes y ont été excisées avant leurs 14 ans. Qualifiée de sunnah, c'est-à-dire conforme à « la manière du Prophète » la pratique, par influence des coutumes, se trouve associée à l’Islam. En effet, si dans la culture musulmane, la circoncision de l’homme est conseillée, l’excision est considérée honorable pour la femme, consistant à couper une partie de la peau à l’endroit le plus élevé des parties génitales.

*Écrivain, essayiste, chercheur en sciences religieuses et systèmes de pensée, enseignant-chercheur associé à la chaire Management et Diversité de Paris-Dauphine.


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Muet sur l’excision Le Coran est pourtant muet sur le sujet de l’excision féminine. Seuls les Hadiths, rapports posthumes des faits et paroles de Mahomet, abordent ces traditions à grand renfort d’interprétations. L’ancien Mufti d’Égypte, Hassan El, considérait l’excision comme une obligation traditionnelle. Gad-al-Haq, le GrandSheikh de l'Azhar justifie l’excision féminine par les dangers de la mixité entre les hommes et les femmes, supposant que « Si la fille n'est pas excisée, elle s'exposerait aux nombreuses excitations qui la pousseraient au vice et à la perdition dans une société sans frein ». Yusuf al-Qaradawi, président des Oulémas, signale néanmoins que « ceux qui ne procèdent pas à l’excision de leur fille ne sont pas des pêcheurs. » Ceux qui pratiquent l’excision des filles croient donc que ce rite fait partie des prescriptions religieuses, sans pour autant reconnaitre l’adhésion à une tradition antérieure à l’Islam. « INTERDIT, INTERDIT ! » Un père qui s’opposerait à l’excision de ses filles risque d’être lynché – voire lapidé- puisqu’il pousserait ainsi ses filles dans la voie de la prostitution les interdisant de mariage. Pourtant, Le grand mufti du pays, Ali Juma’a, publia un ordre religieux interdisant catégoriquement ces mutilations sexuelles. « C'est interdit, interdit, interdit », a-t-il insisté sur la chaîne Al-Mahwar.

De Norvège en Somalie La première affaire d’excision en cour d’assises a été traitée en France en 1988, avec la qualification de cette mutilation rituelle de « criminelle ». Le tribunal jugea une exciseuse malienne responsable à elle seule de 48 excisions et déjà condamnée quatre ans auparavant pour les mêmes crimes. L’exciseuse Awa Greou sera condamnée à huit ans de prison. Depuis, l’excision d’une mineure est passible de 20 ans de prison. Malheureusement, cela ne décourage pas ceux qui envoient leurs filles « au pays » y subir cette mutilation. Comme ces 185 fillettes emmenées de Norvège par leurs parents pour leur faire subir une mutilation génitale dans le même village de Somalie. 260 femmes et fillettes, parfois de dix ans, ont déjà été traitées en trois ans à l’hôpital d’Oslo universitaire pour des problèmes de santé à la suite d’une mutilation génitale. L’intégrisme patriarcal dopé par la globalisation des cultures, vise plus que jamais à maintenir les femmes dans l’asservissement sexuel, la dépendance sociale et la précarité physique.


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tel un iceberg, cet organe se prolonge très loin en profondeur


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Dr Sylvie Abraham

Excision Des réparations sont possibles

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a sinistre pratique a atteint la France, même si elle y tombe sous le coup du droit pénal. En attendant son éradication complète, il existe des solutions chirurgicales que nous décrit Sylvie Abraham, qui pratique la chirurgie esthétique intime masculine et féminine.

Dr Abraham, quelles mutilations féminines observez-vous ? Les mutilations féminines effectuées sur des fillettes non pubères sont encore, hélas, très largement pratiquées dans le monde et ce sur l’initiative de leur propre famille… (chaque année deux millions de fillettes sont ainsi mutilées) : on en observe une grande variété mais l’excision et l’infibulation sont les plus communes.

Comment procédez-vous ? Je pratique des reconstructions après excision, c'est-à-dire à dire après les ablations de clitoris. L’infibulation, mutilation majeure qui associe à l’excision l’ablation des petites lèvres et souvent une fermeture quasi complète de la vulve pour entraver les rapports sexuels, est souvent découverte par les obstétriciens au moment d’un accouchement qui peut entrainer des déchirures gravissimes. Il arrive parfois même que les femmes soient recousues après chaque accouchement.

Quelles sont les réparations possibles ? Il est parfaitement possible, techniquement parlant, de réparer une excision En effet, seule la partie superficielle du clitoris a été décapitée lors de l’excision. Mais en réalité, tel un iceberg, cet organe se prolonge très loin en profondeur ! Cette particularité anatomique est peu connue ; il faut dire que l’anatomie du clitoris n’est pas décrite dans nos ouvrages scientifiques car il n’a pas suscité l’enthousiasme des grands anatomistes dans les siècles passés. Ne serait-ce pas là une marque de sexisme, d’ailleurs…? Ainsi, on procède à une dissection minutieuse depuis le bourgeon cicatriciel de l’excision pour libérer en profondeur le clitoris en sectionnant le ligament qui le retient coudé ; le clitoris est ainsi libéré et se déplie si bien qu’une importante longueur est disponible pour le ressortir; ensuite il faut le réamarrer à la vulve par une suture délicate et l'on termine par une petite plastie cutanée pour lui redonner une allure d’origine.

Quels résultats peut- on attendre d'une telle intervention ? Il faut distinguer les résultats esthétiques et fonctionnels. L’aspect de la vulve reconstruite est très naturel si la mutilation n’a été qu’une excision. La reconstitution des petites lèvres est plus complexe et le résultat attendu est variable selon la gravité et l’étendue des dégâts initiaux mais on peut presque toujours bien améliorer l’esthétique vulvaire. La sensibilité du clitoris est recouvrée progressivement mais les patientes sont informées qu’une rééducation, véritable « apprentissage du plaisir », est indispensable. Cela suppose un programme spécifique dispensé par une équipe comprenant des kinésithérapeutes spécialisés, des sages-femmes, des sexologues ; des sex-toys sont parfois conseillés avant de passer aux exercices pratiques avec le partenaire. Une nouvelle vie sexuelle peut alors commencer où le plaisir est alors au rendez-vous…

Tous les cas d’excision sont-ils opérables ? En principe oui sur un plan purement technique mais en pratique on est loin d’opérer systématiquement tous les cas rencontrés.


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La sensibilité du clitoris est recouvrée progressivement mais les patientes sont informées qu’une rééducation, véritable " apprentissage du plaisir ", est indispensable

1 : La partie superficielle du clitoris a été décapité lors de l'excision. 2 : La reconstruction est réalisée sur la partie située en profondeur.

Puisque cette réparation est possible, doit-on systématiquement la proposer à toute femme excisée ? Contrairement à certains, je ne pense pas qu’il soit souhaitable de pousser des femmes non demandeuses à la chirurgie réparatrice. Selon moi, seules les patientes motivées et bien informées sont susceptibles d’en bénéficier réellement. Elles doivent en effet être conscientes de la nécessité de s’investir personnellement dans leur rééducation et du caractère « non magique » d’une telle intervention. Elles doivent aussi impérativement avoir fait le deuil de leur mutilation pour accepter sereinement une intervention chirurgicale qui ne doit en aucun cas être vécue comme une nouvelle mutilation. Le danger est en effet grand pour ces femmes d’assimiler les deux situations, tant le traumatisme initial a été violent dans l’enfance, si bien qu’une certaine confusion des genres est possible.

Les patientes vous parlent-elles de leur histoire ? J’ai vraiment besoin de connaître leur vécu de la mutilation et leurs souffrances actuelles pour décider d’une réparation. Ces confidences sont parfois très émouvantes. Le registre de la culture, de la religion et des traditions ancestrales est aussi fréquemment évoqué.

Existe-t-il d’autres interventions sur le clitoris ? Au début du XXème siècle, Marie Bonaparte, éminente psychanalyste, dans le sillage de Freud dont elle avait traduit les ouvrages avait préconisé la transposition du clitoris à l’entrée du vagin pour soi-disant accroître le plaisir… L’histoire rapporte qu’elle aurait eu cette idée car elle souffrait elle-même de frigidité; mais ce concept chirurgical n’a heureusement pas eu beaucoup de succès auprès des chirurgiens Plus récemment au Brésil une plasticienne a préconisé l’ablation du capuchon du clitoris qui ainsi exposé serait mieux sollicité ; mais les résultats rapportés étaient peu engageants, le clitoris découvert en permanence générant des sensations d’irritation plutôt que de plaisir… Mon conseil à mes collègues chirurgiens est donc surtout de laisser le clitoris en paix !

Observez-vous en France une recrudescence des patientes mutilées ? De nombreux pays sub-sahariens en interdisent désormais la pratique. De plus de nombreux pays occidentaux comme Les États-Unis, le Canada, la Norvège le Royaume-Uni et la France ont été amenés à promulguer des lois spécifiques pour punir les auteurs de ces barbaries qui ont parfois cours jusque dans nos contrées. Mais l’importance de l’immigration et les flux de populations nous amènent sans cesse à découvrir de nouveaux cas. Nos efforts doivent donc porter sur la prévention. Notre lutte réside dans l’éradication de ces barbaries.


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J’ai vraiment besoin de connaître leur vécu de la mutilation et leurs souffrances actuelles pour décider d’une réparation.


HU


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Pr Weiguo Hu

LA MICROCHIRURGIE RECONSTRUCTRICE En perpétuelle évolution

L

a microchirurgie reconstructrice est une avancée technique majeure dans le domaine de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique moderne. Grâce aux énormes progrès qu’elle connaît actuellement, elle est en passe de se généraliser.


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La revascularisation fait la différence

Pr Hu, quelle est l’origine de la chirurgie reconstructrice ? L’homme a toujours cherché à réparer ou à restaurer les pertes de substance tissulaire du corps. Mais nombre de tentatives de transferts de tissus d’une partie du corps à une autre avaient échoué, particulièrement du fait de la non revascularisation des tissus transférés.

Sous microscope

Quel déclic a permis son succès ? Il y a quatre décennies, grâce à la maîtrise des techniques de réparation sous microscope des petits vaisseaux vasculaires, la microchirurgie reconstructrice a vu le jour. Depuis, elle s’est considérablement développée. Raccordement minutieux

Quel est le principe de la microchirurgie ? Le principe fondamental de la microchirurgie reconstructrice est le prélèvement des tissus avec leurs propres vaisseaux sanguins sur une partie du corps (site donneur), pour les transférer vivants sur une autre partie du corps (site receveur), tout en rétablissant la vascularisation grâce aux raccordements minutieux des vaisseaux sanguins sous microscope. Les chirurgiens plasticiens du monde entier ont participé à des recherches très poussées sur l’anatomie microchirurgicale du corps humain et ont découvert un très grand nombre de sites donneurs utilisables en microchirurgie reconstructrice.

De multiples applications

Quelle est l’étendue de ses applications dans les grands centres spécialisés de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ? Aujourd’hui, on peut traiter par la microchirurgie reconstructrice une très grande variété de pertes de substance tissulaire (peau, muscles, tendons, nerfs, vaisseaux, os, etc.) causées par des traumatismes, des malformations ou par le traitement chirurgical d’un cancer. Ces traitements se pratiquent dans de grands centres spécialisés de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Du pied à la main

Est-elle utilisée sur les mains ? Les premiers cas réalisés ont été des reconstructions de doigts amputés par transfert microchirurgical des orteils, prélevés sur le pied du patient. Les orteils transférés à la main remplacent les fonctions des doigts manquants grâce, non seulement au rétablissement de la vascularisation mais également à la réparation osseuse, tendineuse, nerveuse et de la peau. Les séquelles laissées sur le pied donneur sont en général minimes, permettant au patient de marcher et de courir correctement.


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Transfert du péroné

Et sur la face ? Un autre exemple de microchirurgie reconstructrice est le transfert de l’os péroné vascularisé pour reconstruire une grande perte de substance de la mandibule, suite à un traumatisme grave ou après un traitement chirurgical d’un cancer. L’os péroné est prélevé sur la jambe avec son artère et ses veines, afin d’assurer la vascularisation. L’os est ensuite taillé et « sculpté » en forme de mandibule puis fixé par des vis ou des plaques métalliques au niveau de la mâchoire. La revascularisation de l’os transféré se fait toujours sous microscope avec connexion minutieuse de l’artère et des veines de l’os péroné avec les vaisseaux du cou. Parfois, le transfert de l’os péroné peut être associé à un muscle ou à la peau de la jambe en un seul bloc, en vue de restaurer les pertes de substance multi-tissulaire. Les séquelles au niveau de la jambe donneuse sont souvent négligeables, n’entraînant qu’une simple cicatrice longitudinale, sans gêne fonctionnelle. La mâchoire ainsi reconstruite peut fonctionner tout à fait normalement et peut même recevoir des implants dentaires avec une parfaite vitalité de l’os transféré.

Applicable dans tous les domaines de la chirurgie reconstructrice

Où peut-on se faire traiter par microchirurgie ? Actuellement, les techniques de microchirurgie reconstructrice sont utilisées dans pratiquement tous les domaines de la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique du corps entier (tête et cou, tronc, membres inférieurs et membres supérieurs). De plus en plus de centres spécialisés dans ce domaine se sont développés en France, grâce notamment à un très bon niveau de recherche et de formation en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ainsi qu'en microchirurgie, et ce, dans un grand nombre de CHU.

Reconstruction mammaire

Peut-on y avoir recours pour la reconstruction mammaire ? La reconstruction du sein par transfert microchirurgical du lambeau DIEP* est une autre illustration parfaite de la microchirurgie reconstructrice. Développée en 1995, cette technique utilise les tissus cutanéo-graisseux abdominaux avec leurs vaisseaux nourriciers issus de l’artère et des veines épigastriques inférieures profondes. Les tissus du ventre ainsi prélevés sont ensuite placés au niveau du thorax avec suture, sous microscope, des artères et des veines afin de rétablir la vascularisation des tissus transférés, permettant de reconstruire le sein après mastectomie. Le site donneur du lambeau est fermé comme pour une plastie abdominale classique, avec un aspect esthétique souvent de très belle qualité. Le sein reconstruit par cette technique est généralement très naturel avec une belle forme sans utilisation d’implant. Cette technique microchirurgicale est, à ce jour, considérée comme une des meilleures solutions pour la reconstruction du sein après une mammectomie.

Une technique de plus en plus utilisée

Quel est son avenir ? L’avenir de la microchirurgie reconstructrice est radieux, du fait de l’affinement possible des techniques existantes mais surtout du fait des progrès prévisibles dans le domaine immunologique et de la conservation des allogreffes. Dès lors que la toxicité des immunosuppresseurs sera minimisée et bien contrôlée et que les allogreffes seront parfaitement conservées et prêtes à être employées, la chirurgie reconstructrice, plastique, et esthétique pourra encore faire d’énorme progrès puisque aujourd’hui, nous maîtrisons déjà parfaitement la technique microchirurgicale de la revascularisation des tissus transplantables.

*Voir article du Pr Lantieri dans TEAM SURGERY n°2


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Dr Françoise Firmin

Un sculpteur à votre écoute !

La spécialiste mondiale de la reconstruction d’oreille

O

n vient de loin, pour consulter le Dr Françoise Firmin. Naître avec une oreille malformée ou absente est rare et très mal vécu par les parents et plus tard, par l’enfant. Perdre tout ou partie d’une oreille après un accident crée un choc psychologique. Et rares sont, dans le monde, les chirurgiens qui se consacrent à cette délicate spécialité (qui eût peut-être sauvé Van Gogh !). Sculpteur par vocation, chirurgien de formation, Françoise Firmin, après un cursus dans les hôpitaux parisiens, a découvert la chirurgie de l’oreille en lisant un article du Dr Burt Brent de San Francisco. Attirée par cette spécialité – qui comporte un temps de sculpture – elle a eu pour patron le Dr Paul Tessier, reconnu mondialement pour ses reconstructions de malformations de la face. Ayant discerné chez elle une vocation si spécifique, il lui adressa ses premiers patients. Mais ce n’est qu’après un séjour à San Francisco qu’elle a véritablement démarré son activité. Quelques années plus tard, pour compléter son expérience, elle s’initia aux nouvelles variantes techniques du Dr Nagata à Tokyo.


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Comment l’oreille est-elle formée, en termes de reliefs ? L’oreille a la particularité d’avoir des reliefs complexes et il est essentiel de les avoir parfaitement intégrés dans les trois plans de l’espace pour être capable de les reproduire.

Qui sont vos patients ? Ce sont des enfants nés avec une malformation sévère d’une ou des deux oreilles ainsi que des patients de tout âge, qui, nés avec deux oreilles normales subissent dans des circonstances très diverses (accident de la circulation, brûlures, morsures, exérèse chirurgicale de tumeurs.) une amputation partielle ou totale d’une ou des deux oreilles.

Vous ne traitez donc pas les oreilles décollées ? Les oreilles décollées ne sont pas une anomalie mais une simple variation de forme parfois mal acceptée. Tout chirurgien plasticien, comme moi, peut parfaitement en réaliser la correction, lorsqu’elle se justifie, avec un résultat tout à fait satisfaisant. Il est intéressant de préciser que si, dans notre monde occidental, la demande de correction d’oreilles décollées est fréquente, il n’en est pas de même dans d’autres civilisations ou les grandes oreilles sont un signe d’intelligence !


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À partir de quel âge une anomalie congénitale peut-elle être traitée ? Bien que présente dès la naissance, cette malformation (microtie) ne peut pas être corrigée avant l’âge de 9 ou 10 ans et ce délai est imposé par deux raisons. La croissance de l’oreille dont la taille est très proche de la taille définitive seulement à cet âge, et la croissance du thorax qui doit être suffisante pour permettre le prélèvement du cartilage nécessaire. La reconstruction de l’oreille ne peut donc être envisagée avant l’âge de la scolarisation, ce qui est parfois difficile à accepter mais ne peut être transgressé.

Et ce, d’autant que l’audition peut être affectée ?

La reconstruction de l’oreille ne peut donc être envisagée avant l’âge de la scolarisation, ce qui est parfois difficile à accepter mais ne peut être transgressé.

Dans certains cas, oui, même si le nerf auditif est normal. En l’absence de conduit auditif la transmission des sons existe mais est diminuée du côté atteint. Lorsque la microtie est bilatérale et sans conduit auditif, il est essentiel que l’enfant soit appareillé précocement pour une acquisition normale du langage et une bonne adaptation à l’école. Lorsqu’un seul conduit auditif est absent, l’enfant s’adaptera spontanément à l’absence de stéréophonie.

Quelles sont les anomalies congénitales de l’oreille ? Il existe de nombreuses variantes concernant l’aspect des microties. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette anomalie, quel que soit son aspect, peut être isolée mais aussi parfois associée à d’autres anomalies de la face, comme une anomalie de croissance de la mandibule, une anomalie des orbites, ou encore mais plus rarement, des anomalies complexes de la face.

Quelle technique utilisez-vous ? Le principe est de reconstruire des reliefs. L’oreille ayant une forme complexe, il convient d’utiliser un support pour les reproduire correctement. Si de nombreux supports synthétiques ont été proposés dans le passé, le cartilage costal provenant du thorax du patient est le plus adapté. Le prélèvement laisse une cicatrice de 6 à 8 centimètres de long, sans déformation du thorax et sans limiter la pratique d’aucun sport.

Aucun matériel synthétique, donc ? Un corps étranger, quel qu’il soit, placé sous une peau fine exposée à de possibles traumatismes, est une source de complications tardives qui seront difficiles à résoudre.

Comment l’opération se déroule-t-elle ? Lorsque toute ou presque toute l’oreille doit être reconstruite, la reconstruction est habituellement réalisée en deux temps : • Première intervention : une maquette de cartilage costal reproduisant les reliefs manquants est placée sous la peau de la région auriculaire • Deuxième intervention : le sillon derrière l’oreille reconstruite est créé en décollant l’oreille Le délai à respecter entre ces deux interventions est de quatre à six mois selon les cas.


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Mais quelle est la technique qui permet de « refaire » une oreille ? Après avoir dessiné l’oreille normale sur un calque transparent, ce modèle est retourné et utilisé pour reproduire en trois dimensions une maquette de cartilage à partir des segments de cartilage prélevés. Un moulage de l’oreille normale permet de copier de façon précise son architecture. Ce n’est pas de « l’art » puisqu’il s’agit d’une copie qui doit être la plus fidèle possible. Mais il est vrai que mon passé de sculpteur a facilité une approche tridimensionnelle très naturellement utilisée dans la reproduction de la maquette cartilagineuse.

En cas de malformations complexes, vous intervenez sur toutes les zones touchées ? Pour pouvoir offrir à ces enfants, qui présentent plusieurs malformations de la face, les plus grandes chances possibles, d’avoir un jour un visage normal, il m’a paru essentiel de faire appel à des chirurgiens plasticiens très spécialisés dans la correction de ces diverses malformations. Par ailleurs, il est essentiel pour les parents, qui savent qu’un nombre important d’interventions sera nécessaire, d’en connaître la chronologie. Cela ne peut se faire qu’au cours d’une consultation commune de tous ces spécialistes C’est pourquoi depuis plus de dix ans, nous avons formé un groupe, le DAMMA (Déformation Auriculaire Mandibulaire et Malformations Associées) qui nous permet de voir ensemble ces patients.

Peut-on envisager une culture de cartilage ? Aucune innovation n’est à exclure et l’on sait déjà cultiver les cellules cartilagineuses qui, mises dans un moule en forme d’oreille, rempliront ce moule. Un modèle de ce type a été réalisé chez la souris et médiatisé par une image montrant ce moule en forme d’oreille dans le dos d’une souris. En fait, il s’agit d’une culture de cellules sans « ciment » entre elles ; une telle oreille mise sous la peau se résorberait inévitablement. La fabrication de cartilage, reproduisant toutes les qualités du cartilage humain sera peut-être un jour possible. Mais quel en sera le coût ?

Les amputations après accident ou après ablation de tumeur sont-elles traitées de la même manière ? Elles sont traitées selon les mêmes principes. Les reliefs sont reproduits avec du cartilage costal mais la couverture de cette maquette cartilagineuse dépend essentiellement de l’état de la peau de la région auriculaire. Chaque cas devra être analysé en fonction des lésions particulières pour choisir la technique de couverture de ce greffon la plus adaptée. Reconstruire une oreille, c’est connaître toutes les subtilités techniques de cette chirurgie. Pour bien reconstruire une oreille, il faut avoir l'œil.

Bronze réalisé par le Dr Françoise FIRMIN en hommage à son maître, le Dr Brent.


la coiffure dévoile en réalité une personnalité


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Dr Richard Aziza

LE SCALP & LE SCALPEL Se (re) faire des cheveux

L

’homme est différent des autres animaux : il aime la musique et… il possède une chevelure ! Le cheveu est en effet propre à l'espèce humaine. Rien de plus distingué qu’une harpiste dont les longues volutes effleurent les cordes qui, du coup, vibrent d’émotion. La musique et la chevelure la DISTINGUENT. Levier de séduction pour les unes (Vénus, Aphrodite, Ariane), symbole de puissance pour les autres (Samson, les Gaulois ou les Francs) mais aussi signe religieux parfois (en particulier chez les Sikhs à la chevelure interminable ou chez les Juifs aux papillotes si caractéristiques), le cheveu a, depuis la nuit des temps, fait l’objet de toutes les attentions. La coiffure dévoile en réalité une personnalité. Et aujourd’hui encore, la chevelure reste symbole de pouvoir : les juges du Commonwealth restent affublés de perruques plus ou moins poudrées. Le cheveu, c’est un enjeu. Des chirurgiens se sont spécialisés dans ce domaine : le scalpel appliqué au scalp. Le Dr Richard Aziza, expert près la Cour d’Appel de Paris, nous fait part de ses méthodes.

Ni capilliculteur, ni trichologiste

Dr Aziza, êtes-vous capilliculteur ou trichologiste ? Ni l’un, ni l’autre ! Ces pratiques relèvent de la dermatologie alors que la chirurgie du cuir chevelu relève de notre spécialité : la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. J’interviens souvent en « fin de parcours », comme chirurgien plasticien, après échec des nombreux traitements cosmétiques ou autres « anti-chutes ».

Cette chirurgie s’apparente-t-elle à la chirurgie de la peau ? Certes, nous partageons une base commune avec la chirurgie des brûlés, mais le cuir chevelu est plus complexe que d’autres zones cutanées car il faut ici tenir compte d’un critère supplémentaire : la présence de cheveux et leur sens physiologique de pousse qu’il faut savoir respecter. Si par exemple une brûlure affecte le cuir chevelu, on ne pourra pas se contenter d’une simple greffe de peau car notre geste ne doit pas seulement être réparateur, mais aussi esthétique. Il faut redonner un aspect normal à cette partie très visible du visage, très remarquée par l’entourage et la société, sous peine de souffrances qui, cette fois-ci, ne seront pas simplement physiques. Le travail est d’autant plus délicat que, dans le monde occidental, on ne peut camoufler le problème par un turban ou par un voile.


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10 millions de personnes concernées en France

La calvitie affecte-t-elle beaucoup de monde ? En France, environ 10 millions de personnes, hommes essentiellement, mais également femmes, étant entendu que les femmes supportent moins bien ce problème. Le phénomène peut surgir à tous les âges (après la ménopause chez les femmes). Et les patients sont prêts à beaucoup de sacrifices pour régler leur problème. La symbolique du cheveu

Mais pourquoi une telle souffrance ? Nous sommes dans le domaine du symbolique, il faut savoir que, paradoxalement, le cheveu est déjà biologiquement mort, la seule partie vivante se situant sous le cuir chevelu. Le cheveu pousse par sa racine. Or, on est prêt à beaucoup sacrifier pour cette matière inerte ! Mais il n’y a pas que cela : une récente étude allemande a montré qu’un chauve avait plus de chances de trouver du travail … s’il portait une perruque.

Il faut redonner un aspect normal à cette partie très visible du visage, très remarquée par l’entourage et la société Vous sentez-vous plus utile dans la reconstruction que dans la chirurgie purement esthétique ? La chirurgie plastique est une chirurgie de l’apparence. La chirurgie réparatrice est donc indissociable de la chirurgie esthétique. Les enjeux sont tout aussi importants car les attentes des patients sont différentes selon qu’il s’agit de reconstruire un cuir chevelu après un traumatisme, un cancer une brûlure grave … ou de corriger une calvitie pouvant freiner l’épanouissement social. Dans le premier cas, le patient souhaite retrouver une apparence « normale » et certaines techniques plus audacieuses pourront être envisagées, telles que l’extension par ballonnet entrainant une déformation temporaire du crâne pendant trois ou quatre mois. Dans le second cas, le patient souhaitera retrouver un mieux être grâce à des techniques plus soft et moins contraignantes, mais se sentira, in fine libéré. 5 à 6 millions de follicules

Quel est le parcours vital du cheveu ? Cela débute in utero : vers le deuxième ou troisième mois de la vie utérine, notre système pileux apparaît avec 5 à 6 millions de follicules qui vont se différencier progressivement, les uns pour donner des sourcils et des cils, la barbe, les poils axillaires, pubiens et ceux répartis sur le reste du corps, les autres pour donner des cheveux. La chute des cheveux est sous le contrôle d’un double déterminisme à la fois hormonal et génétique, même si le ou les gènes responsables n’ont pas encore été identifiés et séquencés. Le nombre de cycles capillaires est également planifié. Un cheveu est fait pour vivre en moyenne 5 ans chez l’homme et

des cheveux.

7 ans chez la femme. Lorsqu’il tombe, il est renouvelé par un autre cheveu de même nature (couleur, structure, résistance). La calvitie apparaît lorsqu’il y a accélération du cycle capillaire, la durée de vie du cheveu étant de plus en plus courte, avec consommation prématurée et définitive des possibilités de renouvellement

200 cheveux par cm2

Pouvez-vous réduire une calvitie ? Dans l’état actuel des choses, je ne puis changer le cours de la nature (ce serait me demander de changer la couleur des yeux !). Il n’est pas interdit de penser que des thérapies géniques, qui déprogrammeront des séquences du génome, verront le jour, voire le clonage d’un bulbe capillaire. Mais pour le moment, seule une intervention peut pallier le manque de cheveux. La technique des micro-greffes est aujourd’hui bien connue, d’autant que les problèmes sont très récurrents, quel que soit le stade de calvitie. En fait, on se dégarnit toujours de la même manière selon la même géographie, avec des stades différents. Mais les « chauves » conservent une couronne qui ne se dégarnira jamais car génétiquement programmée pour durer une centaine d’années ! Toute la chirurgie est basée sur la pérennité de cette couronne.


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Export - import

Expérience souhaitée

Mais on sait que la technique Le procédé est donc qui consiste à explanter de la essentiellement mécanique ? couronne et réimplanter dans Tant s’en faut ! Il faut savoir anticiper, et en particula zone dégarnie cheveu par lier comprendre et maîtriser l’évolution de la calvitie cheveu est très minutieuse et car, si, en deçà des zones réimplantées, la calvitie interminable, d’où les offres continuait de se développer, je laisse imaginer le dans des pays low-cost, pour résultat ! Certaines techniques de chirurgie réparades opérations qui durent 12, trice font appel à des procédés permettant d’aug14 ou 16 heures ? menter la surface de zones chevelues par expan-

Il existe une règle d’or en chirurgie. Un acte n’étant jamais innocent et un incident pouvant toujours surgir, il faut pouvoir bénéficier d’un suivi postopératoire régulier. Nous utilisons en France différentes méthodes de prélèvement au niveau de la couronne pour les micro-greffes : linéaires par petites bandes (FUSS : pour Follicular Unit Single Strip), ou micro forages (laissant une minuscule cicatrice de moins de 1 mm de diamètre) pour le prélèvement d’une unité folliculaire de la zone donneuse (FUT pour Follicular Unit Transplantation, et FUE pour Follicular Unit Extraction). Le temps moyen d’une intervention est compris entre 2h 30 et 4h selon la surface à garnir. Les interventions dont la durée se prolonge au-delà de 5h semblent fantaisistes.

sion du cuir chevelu (technique des ballonnets) : une fois la surface obtenue, nous pouvons l’utiliser pour reconstruire une zone brûlée ou traumatisée. Ce sont toutes ces connaissances physiologiques et toute l’expérience acquise qui permettent de déjouer les pièges et d’assurer le caractère pérenne de l’opération.

Faut-il prévoir une autre opération par la suite ?

Un à un

Fini, les touffes et les clairières

Il faut bien comprendre, que ce que l’on traite, c’est la conséquence et non la cause de la calvitie. Celleci va continuer d’évoluer et entraîner la chute des cheveux : elle n’aura en revanche, aucune action sur les cheveux qui auront été greffés, car prélevés au niveau de la couronne. Les cheveux greffés se comporteront comme s’ils étaient restés sur leur site initial, donc programmés pour durer une centaine d’années comme nous l’avons vu plus haut.

Mais le plasticien a aussi recours, selon les situations, à d’autres techniques : pour la réduction de tonsure, il est possible de supprimer la zone dégarnie en rapprochant, selon la souplesse du cuir, les zones chevelues.

Mais ne risque-t-on pas de voir apparaître une succession de clairières au milieu de touffes ? On est très loin des prélèvements en nombre par paquet, qui donnaient des résultats en cheveux de poupée. Si effectivement, le principe du « one by one » est maintenant généralisé, le chirurgien dispose de nombreuses autres techniques pour la mettre en pratique de manière efficace et esthétique. La technique des micro-greffes de cheveux s’adapte parfaitement bien à l’évolution même de la calvitie. Il est possible d’avoir recours parfois à 3 ou 4 séances de micro-greffes au cours d’une vie, en fonction du dégarnissement.

L’opération se fait-elle en ambulatoire ? Oui, sous anesthésie locale dans plus de 80% des cas. Les interventions sont indolores (mis à part l’injection du produit anesthésiant). Le patient repart sans pansements. Fini, les gros bandages ! Les suites sont très simples car nous maîtrisons aujourd’hui (et ici !) les réactions inflammatoires et œdémateuses. Les premiers shampooings sont possibles dès le lendemain. C’est reparti pour 100 ans

Donc toute la technique repose aujourd’hui sur l’autogreffe miniaturisée ? La technique FUE (follicular Unit Extraction - extraction d'unités folliculaires) est effectivement très utilisée car un micro-punch du diamètre correspondant aux unités folliculaires remplace le bistouri et ne laisse qu’une trace minuscule (moins de 1 mm). On recueille les cheveux un à un, puis on les replante. Plus on est adroit et plus on va vite.

Intervenez-vous sur d’autres zones ? Les cils et les sourcils notamment trop clairsemés, et quelques rares demandes pour les zones pubiennes après radiothérapie : dans ce cas, on a alors recours aux poils axillaires ; ceci reste tout de même anecdotique.

Quel est le taux d’échecs ? Ne perdons pas de vue qu’il s’agit d’une autogreffe, c'est-à-dire que donneur et receveur ne sont qu’une seule et même personne et qu’il n’y a donc pas de rejet. Cela dit, affirmer que le risque zéro existe, dans ce type de chirurgie comme dans d’autres, ce serait un poil… tiré par les cheveux !


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Le tissu adipeux Il existe trois sortes de tissus adipeux, blanc, brun et médullaire, différents par leur fonction et leur importance. Le plus important, et le seul utilisé, le tissu adipeux blanc est composé d'adipocytes, de triglycérides, de fibroblastes, de macrophages, de cellules sanguines et endothéliales, et de préadipocytes. Les adipocytes se différencient à partir de cellules d'origine mésodermale multipotentes, qui peuvent être à l'origine de trois types cellulaires distincts : les adipocytes, les myocytes et les chondrocytes. La prolifération adipocytaire peut s’effectuer tout au long de la vie à partir des cellules précurseurs, les préadipocytes.

Les greffes de tissu graisseux en chirurgie plastique L Pour restaurer les volumes

a restauration des volumes naturels est nécessaire pour améliorer l’aspect esthétique d’un visage ou d’une autre partie du corps. L’essor du transfert de tissu adipeux (technique de Coleman), apporte une solution efficace aux déficits des volumes anatomiques liés aux malformations congénitales, aux traumatismes ou au vieillissement. Cette technique est simple et reproductible mais doit être réalisée avec rigueur.

Isolant thermique et mécanique Outre son rôle d'isolant thermique et mécanique, et de modelage de la silhouette, la fonction du tissu adipeux est la mise en réserve d'énergie. Mais aussi de produire et sécréter des signaux à action paracrine ou endocrine. Cette propriété permet désormais de considérer l'adipocyte comme une glande endocrine, produisant des hormones. On distingue deux grands types de localisations adipeuses, sous-cutanées (superficielle ou sus fasciale) ou profondes (sous fasciale), qui diffèrent par leurs capacités métaboliques. Il ne semble pas exister de différence de résultat selon le type de localisation du prélèvement. LES THÉORIES DE LA GREFFE D'ADIPOCYTES Deux théories ont été avancées : • La théorie des adipocytes survivants : Les adipocytes greffés survivent et continuent leur cycle de développement au niveau du site receveur • La théorie du remplacement cellulaire par l’hôte : Selon cette théorie, la souffrance du tissu greffé entraîne l’afflux de cellules histiocytes de l’hôte. Les histiocytes prennent les caractéristiques des adipocytes et les remplacent entièrement. Les études les plus récentes vont dans le sens de la survie des adipocytes. Preuves de la survie adipocytaire

Dr Jean-Louis Foyatier Différentes études expérimentales, cliniques et radiologiques ont permis de montrer la survie des adipocytes si les fragments greffés sont de petite taille, et implantés dans une zone richement vascularisée. La survie des adipocytes greffés est estimée à 50 % à 6 mois, date de la stabilisation des greffons.


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La technique de greffe adipocytaire La technique utilisée est celle décrite par S.Coleman (Structural Fat Graft). Cette technique rigoureuse comporte trois étapes : Prélèvement, Centrifugation, Réinjection et utilise un matériel spécifique. L’anesthésie est habituellement générale, sauf s’il s’agit d’un geste localisé nécessitant peu de tissu adipeux. Trois étapes : • Prélèvement : Après infiltration de sérum physiologique par une canule à bout mousse d’une zone de graisse profonde (région abdominale, région trochantérienne, face interne des genoux…), le prélèvement est fait à l’aide d’une canule d’un diamètre de 2 à 3 mm. Cette canule est montée sur une seringue vissée de 10 ml. Le vide dans la seringue est créé manuellement et progressivement, afin d’éviter une trop grande pression négative imposée aux adipocytes. De multiples tunnels sont réalisés lors du prélèvement pour diminuer le traumatisme et l’hémorragie. Pour des prélèvements de grandes quantités, nous utilisons un appareil de lipoaspiration à faible dépression.

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• Centrifugation : La centrifugation se fait pendant trois minutes à une vitesse de 3000 tours par minute. De nombreux opérateurs font une centrifugation plus courte ou se contentent d’une simple décantation. Après la centrifugation, le surnageant huileux fait de triglycérides est éliminée par tamponnement, ainsi que la partie basse de la seringue qui contient les débris d’origine hématique. La partie intermédiaire contient les adipocytes à greffer. • Réinjection des adipocytes : la graisse purifiée obtenue est transférée dans des seringues de 1 ml. Les canules de réinjection sont des canules mousses de 17-18G et l’injection se fait en retirant la canule. Il est important de réaliser une multitude de tunnels qui se croisent afin de déposer la graisse en forme de treillis tridimensionnel. Tous les plans sont greffés, en débutant par la profondeur. L’association de la greffe d’adipocytes à d’autres interventions chirurgicales : lorsque la greffe d’adipocytes est associée à un autre geste chirurgical, la greffe d’adipocytes doit être réalisée en dernier.

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Applications de la greffe d’adipocytes aux différents domaines de la chirurgie plastique. Comme tout produit de comblement, le tissu adipeux a pour but de restaurer un manque de volume. Les applications de la greffe d’adipocytes se sont étendues à tous les domaines de la chirurgie plastique. Son usage peut même se faire dans les cas de manques pluritissulaires ; le tissu adipeux va alors se substituer à l’absence d’os, de muscle ou d’autres tissus. Bien informer le patient Une information précise et détaillée doit être apportée aux patients, énumérant les inconvénients et les complications de cette technique, mais surtout la possibilité et parfois la nécessité de renouveler l’intervention pour obtenir un résultat satisfaisant et définitif. Les résultats sont inconstants et variables en fonction des localisations et des patients mais pour une raison ignorée, les résultats s’améliorent avec le renouvellement des procédures. Exemple d’application en chirurgie réparatrice. Séquelles de brûlures Nous utilisons la lipostructure dans les séquelles de brûlures de la face depuis 1998 en complément des interventions de réparation cutanée par greffes ou lambeaux. Il est constant de noter une amélioration significative de la qualité de la texture de la peau et des cicatrices cutanées après greffe d’adipocytes.


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Différents Cas : • Séquelles de brûlures par flammes. Possibilité de lipostructure de plus de 50 cc en trois temps. • Séquelles de brûlures par liquide enflammé. Possibilité de lipostructure de 25 cc. • Séquelles de brûlures par flammes. Possibilité de lipostructure de 40 cc. en deux temps. Après une radiothérapie, Séquelles traumatiques et chirurgicales Les traumatismes, les exérèses chirurgicales et certains traitements médicaux (radiothérapie) créent fréquemment des déficits tissulaires dont la correction s’est considérablement simplifiée avec les greffes d’adipocytes. Une simple lipostructure remplace dans de nombreux cas avec efficacité des lambeaux cutanés ou musculocutanés eux-mêmes sources de séquelles. L’absence de tissu graisseux, une fibrose cutanée ou une vascularisation précaire sont cependant souvent des limites d’utilisation de cette technique. Différents Cas : • Séquelles de traumatisme de l’épaule. Possibilité de lipostructure de 140 cc. en deux temps. • Séquelles d’injection de corticoïde. Possibilité d’exérèse cutanée et lipostructure de 20 cc. en un temps. • Séquelles de radiothérapie pour angiome. Possibilité de lipostructure de 40 cc. en deux temps. • Séquelles de mastectomie. Possibilité de lambeau abdominal, prothèse 270 cc, lipostructure de 120 cc. • Séquelles de mastectomie. Possibilité de lambeau grand dorsal, prothèse 400 cc, lipostructure de 200 cc. En deux temps. Correction de malformations congénitales Malformations congénitales De nombreuses malformations congénitales peuvent bénéficier de la lipostructure en complément ou en remplacement d’autres gestes chirurgicaux. Les résultats les plus spectaculaires sont observés au niveau de la face dans la correction des asymétries faciales. Différents Cas : • Hypotrophie congénitale des mollets. 350 cc de chaque côté en un temps. • Poland, prothèse 300 cc, lipostructure de 150 cc. En un temps. • Hemiatrophie faciale, lipostructure de 300 cc. En 3 temps.

• Atrophie cutanée précoce (45 ans), lifting lipostructure de 210 cc. en trois temps. Pas d’embellissement sans lipostructure Chirurgie esthétique La chirurgie esthétique de la face à visée de rajeunissement ou d’embellissement ne peut plus se concevoir aujourd’hui sans la lipostructure qui nous utilisons dans la grande majorité des liftings et plasties palpébrales. L’association plastie palpébrale et lipostructure faciale donne d’excellents résultats. Différents Cas : • Lifting, lipostructure de 45 cc. En un temps. • Lifting, lipostructure de 50 cc. Résultat à 8 ans. • Lifting, lipostructure de 28 cc. Résultat à 1 an. • Plasties palpébrales, lipostructure de 32 cc. Résultat à 1 an. Avantages Produit de comblement idéal. Le tissu graisseux autologue représente le produit de comblement idéal, naturel, biocompatible, non toxique, résistant à l’infection. Le tissu graisseux autologue est stable après la phase de résorption initiale, il est polyvalent et peut se substituer à des tissus variés. La technique est simple, reproductible, efficace, non invasive, avec une faible morbidité. Inconvénients – complications Les œdèmes, ecchymoses sont des complications fréquentes sans incidences sur le résultat. Les hématomes sont rares. La sous-correction est plus fréquente. Elle est due à une sous-estimation du volume.

nécessaire ou à une résorption importante de la graisse greffée. Le traitement est le renouvellement du geste. La sur-correction est moins fréquente mais le traitement est plus difficile. Le tissu adipeux greffé peut être le siège d’une hypertrophie secondaire à l’occasion d’une prise de poids. Les pseudo-kystes par nécrose graisseuse surviennent lorsque le volume injecté est trop important par rapport au contenant et aux capacités de revascularisation. Il survient une nécrose ischémique, avec enkystement du tissu graisseux. Ces pseudo-kystes surviennent 6 à 12 mois après l’intervention et contiennent des lipides, triglycérides, acides gras et cholestérol. Extrême prudence La migration survient lorsqu’une trop grande quantité de graisse est déposée dans une zone sous tension ou cicatricielle. C’est pour cela qu’une correction préalable des tissus fibreux est nécessaire. Les irrégularités surviennent lorsque la graisse est déposée dans une zone où la peau est fine (paupières). Les infections, les lésions des éléments sous-jacents, les injections intra-vasculaires sont exceptionnelles. Les risques de favoriser une récidive de cancer après lipostructure dans le sein fait l’objet d’études multiples parfois contradictoires et impose une extrême prudence dans ces indications. Nous pensons prudent d’exclure les patientes ayant subi une résection partielle pour tumeur maligne et les patientes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein. Conclusion Le transfert de tissu adipeux selon la technique de S. Coleman est un procédé simple mais délicat de greffe d’un tissu fragile, imposant des gestes non traumatisants. Elle utilise un matériel spécifique et une méthodologie très stricte. Des études histologiques comparatives ne montrent pas d’altération du tissu adipeux par cette technique. La preuve de la survie du tissu adipeux greffé a été apportée par différentes études histologiques, biochimiques, radiologiques et cliniques. Il s’agit d’une technique simple, efficace et reproductible, permettant d’obtenir de bons résultats et un fort taux de satisfaction des patients. La greffe d’adipocytes constitue pour nous, le meilleur moyen d’ajustement des volumes. L’application de cette technique aux différents domaines de la chirurgie plastique en fait un outil thérapeutique de plus en plus indispensable.


L’HOMME, LA TABLE & L’UNIVERS

Thierry Marx

« Une nourriture écrite, tributaire des gestes de division et de prélèvement inscrivant l’aliment dans un espace profond, qui dispose en étagement l’homme, la table et l’univers ». Roland Barthes* avait déjà goûté la cuisine de Thierry Marx ! Ce maître, à l’impressionnant parcours à la fois hiérarchique (Ledoyen, Taillevent, Jamin, Chapel…) et géographique (Sydney, Hong Kong et surtout Tokyo), est deux fois étoilé et a été consacré par le Gault&Millau en 2006. Ami des nutritionnistes et des chirurgiens plasticiens, il vient de publier, avec le Dr Cohen, nutritionniste de renom : BON !**, un concept tout à fait nouveau de livre de recettes, qui réconcilie plaisir et santé. *Roland BARTHES, L’Empire des signes, coll. " Essais ", Points, 1970

Photos : Mathilde de l'Ecotais **" BON " Flammarion


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Sortir sans tituber

Quel est le meilleur hommage que l’on puisse vous rendre au sortir de votre restaurant ?

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lait frais ou le lait de soja plutôt que la crème. Des tests à l’aveugle

Entassement de calories coloriées

démontrent que le goût des plats

Est-elle un remède au surpoids ?

n’en est absolument pas affecté. En

Ceux qui en sont affectés ont peu de connaissance des produits et de leur

fait, la matière grasse n’enrichit pas

incidence dans l’organisme. Il y a donc un problème d’éducation. Au lieu de

le goût. Escoffier, notre maître à tous,

se délecter de goûts et fragrances précieuses, on dévore un entassement

Que l’on se sente bien. Auparavant,

évoque dans son guide culinaire cinq

de calories plus ou moins coloriées. Plus les gens sont éduqués, plus leurs

on sortait à grand peine d’un repas

recettes de quenelles à la lyonnaise

régimes sont équilibrés. Les civilisations qui ne sont pas (encore !) occidenta-

gastronomique (d’un festin, comme

à base de beurre, de crème ou de

lisées ont une connaissance nutritionnelle innée. Mais dès qu’il y a assimi-

on disait). On titubait presque. On en

graisse de veau, sur lesquelles ses

lation erratique de la nourriture occidentale, on assiste à cette malheureuse

venait à regretter ses excès.

successeurs ont surenchéri (double

évolution. On commence à le constater en Chine, où la haute gastronomie est

Avant d’ouvrir mon restaurant,

crème et double beurre). Pendant

un signe d’aristocratie, mais où les couches affamées depuis des décennies

j’avais entamé une longue réflexion

la guerre, du fait de la raréfaction

se jettent sur les aliments industriels qu’on leur propose. De part et d’autre de

avec des médecins et un aspect de

des BOF (beurre, œufs, fromage), la

la frontière, une même tribu indienne est parfaitement saine au Mexique, et

nos coutumes m’avait interpellé :

graisse de veau les a remplacés avec

obèse sur le territoire américain, et ce, à quelques encablures ! Au Cambodge,

l’habitude de terminer le repas avec

des résultats tout aussi satisfaisants.

qui n’avait jamais connu cela – même avant Pol-Pot – l’obésité suit pas à pas

un dessert qui forcément alourdit.

Je vais plus loin en y substituant

l’ouverture des restaurants industriels. J’ai enseigné dans les prisons et j’ai pu

Au Japon, au contraire, on propose

du tofu de lait de soja ou de lait

voir à quel point l’obésité y gagne aussi du terrain. Évidemment, s’y ajoute le

un itinéraire (et non pas un menu)

d’avoine. En test à l’aveugle, on

problème de la sédentarité tout comme le manque de convivialité. Un repas

de 9 à 13 plats dans un ordre palin-

s’aperçoit que le goût des produits

doit être une jubilation. Et, comme je le disais plus haut, le fait de l’appréhen-

dromique. Cette notion de dessert y

bruts s’en trouve totalement dégagé.

der par les narines limite la tentation de gloutonnerie.

paraît étrange.

Et surtout, le repas n’est pas alourdi.

Faudrait-il alors créer des restaurants exclusivement salés ! Pourquoi pas ? Mais en ouvrant

La digestion s’en trouve facilitée.

Le glouton n’hume point

Immuno-nutrition et rythmes vitaux

Le Japon, où vous avez résidé, est-il touché par ce phénomène ? Le pays du Soleil Levant n’est pas touché pour le moment, probablement

pâtisserie. Ces salles seraient opéra-

Vous évoquez la santé. Votre cuisine est donc diététique ?

tionnelles jusqu’en fin d’après-midi,

Vous pouvez la qualifier comme vous

C’est une évidence. Ma cuisine est entièrement visuelle. Elle est un ornement,

disons jusqu’à 17 h car, passée

voulez, mon but reste le goût. Rien

une dentelle. Mes plats sont autant de calligrammes. On prélève une couleur

cette heure, la pâtisserie devient

de médical à tout cela. D’ailleurs,

autant qu’une saveur. Cette couleur n’est naturellement pas issue d’une

lourde.

une commande sur cinq fait état

palette artificielle, mais renvoie à toute une tactilité de la matière.

symétriquement des salles sucrées, dans lesquelles on servirait la

de requêtes particulières : d’ordre

parce qu’il n’a jamais été frappé de disette.

L’aspect visuel d’un mets est-il important ?

religieux bien sûr (pas de porc), mais

Les sensations olfactives ?

surtout d’ordre diététique (pas de

Lorsque l’on hume les fumets, on a déjà entamé le repas car la mémoire olfac-

gluten). On peut alors parler d’immu-

tive est de loin la plus durable. Les effluves sont nourrissants. La sensation de

Cela n’empêche pas de proposer

no-nutrition, c’est-à-dire se nourrir

satiété est atteinte plus rapidement. La prise de calories est ainsi limitée et se

des desserts, mais desquels on

selon ses capacités immunitaires

substitue agréablement à toute velléité de régime !

a retiré le sucre. Une pâtisserie

et digestives. Je sers donc du pain

désucrée, en somme. On a le goût

sans gluten, le pain classique n’étant

sans le sucre, comme c’est le cas

absolument pas une nécessité

de la Chartreuse de laquelle on retire

(comme le démontre Michel Guérard

le sucre par distillation. Je préfère

qui propose sa cuisine-minceur

Vous explorez également la consistance !

cela aux procédés cryogéniques, qui

depuis 40 ans !).

Certes : en le déstructurant, je décline le même produit qui peut devenir tour à

bloquent les saveurs.

" BON ! " votre livre des saveurs et

tour fibreux, flasque, élastique, compact, rêche ou glissant. J’explore le léger,

minceur, débute par un recensement

l’aérien, le fragile, le transparent, l’instantané…

Des desserts non sucrés

Donc, pas de desserts ?

Le tofu à l’assaut du double crème

Mis à part ces desserts « désucrés », quelles innovations apportez-vous ? On peut nettement diminuer l’apport de matière grasse en utilisant le

des qualités nutritives des aliments qui serviront aux recettes évoquées, ainsi que leur périodicité. Ce préam-

Fibreux, flasque, élastique, compact, rêche, glissant…

Le dopage devient inutile

bule marque ma détermination à tenir

Les sportifs seraient-ils bien inspirés de vous écouter ?

compte des qualités nutritives mais

Bien plus qu’en se dopant ! Ma cuisine permet en effet une récupération

aussi des rythmes vitaux, pour une

beaucoup plus rapide.

alimentation naturellement saine.

Votre philosophie ? Se réjouir sans avoir de regrets.


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POIREAU POMME DE TERRE

POUR 8 PERSONNES :

Quotidien, rassurant, simplissime, un des basiques de mon

Pomme de terre

enfance : « le » parfum des rues que je dévalais alors…

• 1,5 kg de pommes de terre • 125 g d’oignons jeunes • 125 g de lard fumé • 20 g de beurre pommade • 20 g de fécule de pomme de terre • 50 cl de lait • 100 g de crème fraîche sel, poivre.

Poireau • 1 kg de gros poireaux • 200 g de pomme de terre • 125 g de lard fumé • 350 g de crème fraîche épaisse • 3 g de carraghénane • 15 cl d’eau (si besoin)

Recette extraite du livre " PLANÈTE MARX " de Thierry Marx Éditions Minerva 2006

Et comme une envie de l’ennoblir pour lui rendre hommage. Par le jeu des textures lui donner le corps en bouche que méritent ses parfums… POMMES DE TERRE • Éplucher les pommes de terre, les tailler en forme cylindrique, puis les mettre sur la machine Chiba, afin d’obtenir des rubans. • Réserver les parures. • Détailler des bandes de 5 cm de large sur 5 cm de long. • Prendre un moule carré de 5 cm de côté chemisé avec du papier sulfurisé. • Placer sur l’extérieur du moule la bande de pomme de terre et plonger le tout dans un bain de friture à 150°C pendant 7 à 8 minutes jusqu’à coloration blonde. POMMES DE TERRE • Faire suer les oignons avec le lard pendant 5 à 6 minutes sans ajouter de matière grasse (on utilise le corps gras du lard fumé). • Puis ajouter 50 cl de lait et laisser 8 minutes à ébullition. • Pendant ce temps, préparer 20 g de beurre pommade mélangé à 20 g de fécule de pomme de terre. Réserver. • Incorporer dans la première préparation les 100 g de crème épaisse, le sel et le poivre. • Attendre 2 minutes après l’ébullition. • Mixer le tout au blender, et filtrer la préparation dans une étamine. • Débarrasser la préparation chaude (65 °C) dans un siphon. Ajouter deux cartouches de gaz et réserver au bain-marie.

POIREAUX • Prendre 1 kg de gros poireaux, les laver et tailler les feuilles vertes blanchies en lanières de 5 cm de large sur 5 cm de long. • Pratiquer la même opération que pour la pomme de terre sur un moule de 5 cm de côté. PULPE DE POIREAU • Laver 200 g de parures de pomme de terre, les faire revenir avec 125 g de lard fumé – n’utiliser que la couenne, le reste du lard est taillé en fines lamelles et séché au four 100 °C. • Ajouter les blancs de poireaux, qu’on a fait étuver pendant 8 minutes à feu doux, afin d’en extraire la maximum de jus (si l’on n’obtient pas assez de jus, compléter avec 15 cl d’eau). • Ajouter les 350 g de crème épaisse et les 3 g de carraghénane, et laisser de nouveau étuver durant 8 minutes. • Mixer au blender et débarrasser après avoir passé la préparation à l’étamine. • Mettre dans le siphon avec 2 cartouches et réserver à 65 °C.


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Recette extraite du livre " PLANÈTE MARX " de Thierry Marx Éditions Minerva 2006

RISOTTO DE SOJA

Lorsque l’Orient rencontre l’Occident… Le soja, neutre, simple sans ostentation et adaptable à d’infinies variétés

de préparations, affronte des monstres sacrés de puissance et de goût : cèpe, truffe et huître. Une parfaite symbiose se crée alors pour un résultat étonnant et paradoxal : cèpe et truffe magnifient le soja avec une explosion de saveurs en bouche et une texture onctueuse ponctuée de la note iodée de l’huitre. POUR 8 PERSONNES :

•12 huitres •100 g de champignons de Paris • 600 g de germes de soja • 40 g de truffes • 125 g d’échalotes • 50 cl de vin blanc sec • 125 g de mascarpone • 12,5 cl de lait de soja • 20 g de beurre • Sel et poivre

• Ouvrir les huitres, les mettre à égoutter. • Éplucher les échalotes, laver et tailler les champignons, éplucher les germes de soja et les tailler de la forme d’un grain de riz de 0,5 mm de long. • Brosser et réserver la truffe. • Ciseler les échalotes et les mettre à réduire avec le vin blanc sec. • Émincer les champignons et les cuire sans matière grasse à feu doux pendant 25 minutes à couvert avec un film alimentaire afin d’en extraire le jus. • Passer cette réduction de champignons sur le vin blanc sec réduit avec les échalotes. Incorporer le mascarpone, le lait de soja, le jus des huîtres, filtrer. • Saler et poivrer. • Laisser cuire pendant 20 minutes à feu doux.

• Ajouter en fin de cuisson 10 g de truffe dans cette préparation que vous introduirez dans une bouteille siphon avec une cartouche de gaz réserver. • Faire fondre 20 g de beurre et ajouter 600 g de germes de soja taillés. • Les remuer au chaud entre 15 secondes et 1 minute sur la plaque, saler et poivrer. • Mettre le reste de la truffe hachée. • Ajouter les huitres taillées en morceaux, déposer le tout dans un bol et verser la sauce à l’aide du siphon afin de remplir les deux tiers du plat. • Servir en ayant pris soin de garder une lamelle de truffe pour la dégustation.


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RAVIOLES BRAS CROISÉS POUR 8 PERSONNES :

PÂTE JAUNE • • • •

Adapter à un concept de la cuisine chinoise, la cuisson vapeur instantanée d’une pâte à raviole, deux

FARCE POUR LES RAVIOLES

répond à la saveur acidulée d’une pomme verte crue.

PÂTE JAUNE • Dans un Robot-Coupe, mélanger la farine, la semoule de blé fine, le jaune d’œuf et ajouter tout doucement 9 cl d’eau minérale, puis réserver cette boule au froid pendant 30 minutes. PÂTE NOIRE • Mélanger au Robot-Coupe la farine, la semoule de blé fine, les jaunes d’œufs, 2,5 cl d’eau et 10 g d’encre de seiche. • Il est normal d’obtenir alors une pâte très souple et très collante.

• 500 g de harengs fumés de grande qualité • 2 g de pomme granny-smith bien ferme, bien verte • 2 g de peau de citron râpée • 1 pointe de jus de citron

FARCE DES RAVIOLES • Tailler les harengs fumés de grande qualité, en petits dés de 1 mm de côté. • Faire de même pour la pomme granny-smith, et ajouter la peau de citron râpée à la râpe microplane ainsi que le jus de citron.

BOUILLON DE LÉGUMES

BOUILLON DE LÉGUMES • Faire suer tous les ingrédients avec 1 cl d’huile d’olive, faire mouiller avec 1 l d’eau, laisser cuire pendant 25 minutes recouvert d’un film alimentaire. Laisser infuser 25 minutes et chinoiser.

SAUCE MOZZARELLA

dont le gras

Éditions Minerva 2006

50 g de farine 50 g de semoule 8 jaunes d’œufs 2,5 cl d’eau 10 g d’encre de seiche

mariné

le hareng

de Thierry Marx

• • • • •

fumé et

occidentaux,

" PLANÈTE MARX "

PÂTE NOIRE

• • • • • • • • •

produits

Recette extraite du livre

150 gr de farine 150 g de semoule de blé fine 1 jaune d’œuf 9 cl d’eau

5 g de poireaux 15 g d’ail frais, si possible 20 g de jeunes carottes 10 g de ciboulette fraîche 2 feuilles d’origan ½ bâton de réglisse 1 feuille de basilic thaï 1 cl d’huile d’olive 1 l d’eau

• 10 cl de bouillon de légumes • 2 sachets de mozzarella di buffala • 20 g de flocons de pomme de terre • 2 cl d’huile d’olive de l’Ostal Cazes

SEL DE POMME • 250 g d’épluchures de pomme verte • 15 g de sel de Maldon

SAUCE MOZZARELLA • Mettre dans une poche sous vide, 10 cl de bouillon de légumes, les mozzarella et le liquide contenu dans les sachets, 20 g de flocons de pomme de terre, set et poivre, 2 cl d’huile d’olive. • Cuire le tout à 65°C pendant 45 minutes. • Cette préparation peut être réalisée aussi bien sur une plaque que sur un feu doux, dans les mêmes temps de cuisson. • À la fin de la cuisson, émulsionner cette préparation au blinder ou au mixeur, et réserver. SEL DE POMME • Sécher les épluchures de pommes dans une étuve à 80°C. Éviter toute coloration. • Après séchage total, réduire ces peaux de pommes séchées en poudre en les additionnant de sel Maldon et réserver dans un endroit sec.


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clinique plus qu’une définition anatomique. Excision : ablation des organes sexuels externes féminins, soit en partie, soit en totalité. L’excision prend trois formes : l’ablation de tout ou partie du clitoris ; l’enlèvement du clitoris et des petites lèvres ; l’infibulation dans laquelle, après ablation du clitoris, des petites et grandes lèvres, les bords restants de la plaie sont suturées. Abdominoplastie ou plastie abdominale : opération de chirurgie plastique reconstructrice ou esthétique de la partie moyenne ou inférieure de la paroi abdominale. En éliminant la peau relâchée ou détériorée, elle permet de retendre un revêtement sain pour reconstituer un état correct de la paroi. Acide hyaluronique : polysaccharide, constituant naturel du derme, dont il assure l’hydratation par captation de l’eau. Agénésie : absence de développement totale d’un tissu, d’un organe ou d’un membre au cours de la vie embryonnaire, due à une anomalie génétique. Allogreffe : greffe réalisée entre deux individus d’une même espèce mais génétiquement différents. Anastomose : communication créée entre deux conduits (vaisseaux sanguins, viscères creux ou filets nerveux) chirurgicale ou pathologique. Aplasie : arrêt congénital ou insuffisance de développement d’un tissu ou d’un organe (absence totale de développement

d’un organe = agénésie). Autologue (autogreffe ou greffe autologue) : transfert d’un tissu ou d’un d’organe (fragment ou totalité) d’une région à une autre d’un même organisme. Blépharoplastie : chirurgie plastique réparatrice des paupières présentant des aspects gênants ou disgracieux. Le but d’une blépharoplastie est de supprimer chirurgicalement et de façon durable les anomalies cutanées et graisseuses sans altérer le bon fonctionnement des paupières. Capilliculteur : coiffeur Carcinome : variété de tumeur maligne (extension façon anarchique et tendance à la généralisation) développée aux dépens d’un épithélium de revêtement (peau et muqueuses) ou d’un tissu glandulaire. (ancienne dénomination : épithélioma). Clitoris : petit organe érectile richement innervé et irrigué de l’appareil génital externe de la femme situé à la partie antérieure de la vulve, sa structure est identique à celle du pénis : corps caverneux ; corps spongieux ; gland recouvert d’un capuchon.

Clitoridectomie : ablation du clitoris Collagène : glycoprotéine (protéine combinée à des sucres). C’est une macromolécule fibreuse représentant chez l’homme environ un tiers des protéines de l’organisme (fibres du tissu conjonctif). Son rôle est double : il confère aux différents tissus dans lesquels il se trouve résistance, souplesse, élasticité et, en association avec l’élastine et d’autres protéines, il fait partie de la matrice extracellulaire responsable de la cohésion des tissus et des organes. DIEP : Diep Inferior Epigastric Perforator. Technique de reconstruction mammaire par lambeau de peau et de graisse vascularisé, prélevé au niveau du muscle droit de l’abdomen. Endogène : qualifie tout ce qui a pour origine l’organisme lui-même. Son contraire est « exogène ». Épigastre : région supérieure et médiane de l’abdomen, située entre le rebord chondrocostal et en avant de l’estomac, en un creux appelé creux épigastrique (région déprimée sauf chez l’obèse). C’est une notion

Exogène : qualifie tout ce qui a une origine extérieure à l’organisme. Son contraire est endogène Greffe cutanée de peau mince : prélevée au rasoir, le plus souvent sur les cuisses et les fesses (mais aussi thorax, abdomen, dos, cuir chevelu). La cicatrisation de la zone de prélèvement est spontanée car le derme n’est pas touché. La peau prélevée est utilisée soit en bandes continues, soit en filets. Greffe cutanée de peau totale : toute l’épaisseur de la peau est prélevée ce qui nécessite une suture ultérieure.. De bien meilleure qualité que la greffe cutanée de peau mince, elle est plutôt utilisée pour le visage et les mains. Les zones de prélèvement sont situées le plus près possible de la zone receveuse pour le visage (couleur de la peau). Les autres zones utilisées sont les régions inguinales et sus pubiennes, la face interne du bras. Greffon : c’est un fragment de tissu ou d’organe, ou un organe entier, transplanté à un patient receveur après prélèvement chez lui-même ou chez un donneur.


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Hétérogreffe : greffe pratiquée entre deux individus d’espèces différentes. Hymen : membrane souple, séparant le vagin de la vulve, se rompant lors du premier rapport sexuel. Il est normalement perforé au centre pour permettre le passage du sang menstruel. Hypertrophie mammaire : augmentation excessive du volume des seins avec cône mammaire surdimensionné et plaque aréolo-mamelonnaire descendue, regardant vers le bas. Hypoplasie mammaire : réduction de la glande mammaire se traduisant par une insuffisance du volume des seins pour la morphologie de la patiente. Elle existe d’emblée ou fait suite à une grossesse ou un amaigrissement. IGAP : Inferior Gluteal Artery Perforator. Technique de reconstruction mammaire par lambeau libre musculo-cutané du muscle petit fessier. Implant : matériel naturel ou artificiel (appareil, médicament, tissu synthétique) pouvant être inséré dans l’organisme pour remplacer un organe malade ou améliorer son fonctionnement, traiter certaines affections, diffuser des médicaments ou des hormones, remodeler la silhouette. Implants malaires : implants en silicone dure utilisés lors des interventions de chirurgie esthétique des pommettes dans le cadre d’une restructuration harmonieuse du visage. Infibulation : ou excision pharaonique car pratiquée dans l’Antiquité en Égypte. Après ablation du clitoris, des petites et grandes lèvres, les bords

restants de la plaie sont suturés (épines d’acacias, fils chirurgical) avec maintien d’un orifice résiduel (par un drain) pour le passage de l’urine et du sang menstruel. Lambeau : fragment de peau ou de muscle restant uniquement solidarisé avec ses tissus d’origine par un pédicule vasculaire permettant au chirurgien de le faire pivoter vers la zone à greffer. Cette technique permet d’utiliser en une seule intervention un large greffon. Elle est très utilisée pour le traitement de la calvitie. Lifting : intervention dont le but principal est la suppression des rides conséquence du vieillissement cutané. Elle concerne le visage et le cou où la distension de la peau retentit sur l’esthétique du visage mais aussi des membres (face interne des bras et des cuisses). Lymphe : liquide organique blanchâtre et translucide dont la composition est proche de celle du plasma (protéines, lipides) et qui contient également des cellules (lymphocytes). Elle est issue du sang et joue un rôle dans la fonction immunitaire. Elle s’accumule dans le secteur interstitiel (entre tissus et capillaires sanguins) et circule dans les vaisseaux lymphatiques. Malaire : qui se rapporte à la joue. Os malaire : os de la face participant à la constitution de l’orbite et dont le relief correspond à la pommette. Mammoplastie ou plastie mammaire : intervention chirurgicale visant à remodeler ou reconstruire le sein en fonction de la morphologie, de la silhouette de la patiente et de ses souhaits pour aboutir à deux seins harmonieux, le plus possible symétriques et

d’aspect naturel. Mastectomie ou mammectomie : opération chirurgicale consistant en l’ablation du sein (glande mammaire, fuseau de peau et aréole) pour traiter une tumeur maligne. Le terme de mammectomie est courant mais incorrect. Microgreffes : permettent de réduire l’importance des interventions sur le cuir chevelu et des cicatrices résiduelles. Une petite bande de peau est prélevée puis débitée en fragments de un à trois cheveux (microgreffe) ou quatre à huit cheveux (minigreffe) qui seront implantés dans la zone à traiter. Il faut deux interventions de microgreffes au moins pour obtenir une bonne densité de cheveux. Néoformation : développement d’un tissu nouveau de structure normale ou anormale (formation tumorale). Pédicule : faisceau formé par les vaisseaux, les nerfs, les canaux excréteurs, etc. qui relient un même organe ou une même région au reste de l’organisme. Profiloplastie : intervention de chirurgie plastique esthétique consistant à modifier l’apparence du visage en transformant plusieurs structures anatomiques combinées (nez, menton, front, pommettes) ou en modifiant le volume du menton. Prothèse mammaire ou implant mammaire : structure qui permet d’augmenter le volume du sein lors d’une intervention de plastie mammaire de reconstruction. Les prothèses mammaires utilisées à l’heure actuelle en France sont préremplies de gel de silicone.

Ptose mammaire : se caractérise la position trop basse du sein, fréquemment « déshabité » dans sa partie supérieure avec affaissement de la glande mammaire et distension de la peau. Elle existe soit d’emblée soit après un amaigrissement important soit à la suite d’un allaitement. Résection : ablation chirurgicale d’un fragment d’organe ou de tissu à la suite d’une infection, d’un traumatisme, d’une tumeur. Rhinoplastie : chirurgie plastique réparatrice du nez corrigeant des aspects disgracieux d’origine congénitale, traumatique. Septum nasal : cloison médiane séparant les cavités nasales (narines). SGAP : Superior Gluteal Artery Perforator. Technique de reconstruction mammaire par lambeau libre musculo-cutané du muscle grand fessier. TRAM : Transverse Rectus Abdominis Muscle. Technique de reconstruction mammaire par lambeau libre musculocutané du muscle grand droit de l’abdomen. Trichologie : science de l’identification et du traitement des affections véhiculées par le système pileux humain ou animal.


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REGARDS CROISÉS Culte du corps ou haine du corps ? Quels sont les liens entre l’identité d’un individu et son apparence dans notre société moderne saturée d’images ? Sujets passionnants abordés de multiples façons dans un grand nombre de romans et de films dont une sélection vous est présentée dans cette rubrique. Vous pourrez découvrir des romanciers apportant une vision personnelle, tantôt héroïque, tantôt inquiétante, de l’utilisation de la chirurgie esthétique. L’enfer peut être pavé de bonnes intentions… Les chirurgiens écrivent, eux aussi, pour parler avec passion de leur métier, de leurs responsabilités dans un monde toujours à la recherche de la performance. Mains magiques de ces médecins, ne comptant pas leurs heures de travail, pour ramener un visage vers une humanité effacée à la suite d’une maladie ou d’un accident. La condition féminine dans le monde est explorée, mise à nu, dans un essai claquant comme un coup de fouet. Dans notre société mondialisée, nous ne pouvons plus être indifférents à l’élimination du féminin par certaines traditions archaïques et intégristes conduisant les femmes à devenir invisibles de gré ou de force, de la mutilation à la disparition physique. Être coupable d’être femme ? Les cinéastes jouent sur des registres variés pour aborder les questions contemporaines du regard de l’autre sur le corps, de la coïncidence entre un visage et l’intimité d’un être. Un nouveau visage est-il synonyme d’une nouvelle identité ? Féminité, sexualité, une vision esthétique et éthique du monde se dessine. Chaque coup d’œil explorateur est différent et complémentaire. Romans, récits, films, autant d’approches variées et sensibles pour essayer de cerner des interrogations fondamentales de notre société contemporaine sur le corps et la beauté. par Anne-Marie CHAUVERGNE

CES FEMMES MARTYRES DE L’INTÉGRISME Auteur: Patrick Banon « Coupable d’être violée ! Coupable de ne pas

LE VISAGE DE SARA Auteur : Melvin Burgess

Ces quelques phrases pourraient servir de sous-titre à cet essai qui fait un effroyable

Melvin Burgess est un auteur anglo-saxon pour la jeunesse. Il aborde dans ses romans, de façon directe, personnelle et sans tabou, les problèmes qui touchent les adolescents. « Le visage de Sara » est un thriller psychologique contemporain sur le fantasme de la chirur-

recensement des violences subies par les femmes dans le monde au motif de traditions archaïques et d’un patriarcat toujours vivant au cœur de beaucoup de sociétés. Sans pour autant oublier l’extension dans nos démocraties de telles pratiques.

gie esthétique et de la greffe de visage comme

L’écrivain Patrick Banon, spécialiste des

solution ultime aux problèmes de l’identité, de

systèmes de pensées religieux, a choisi

l’image de soi et de la célébrité. L’univers de ce roman, dérangeant et provo-

d’aborder l’ensemble des persécutions violentes dont sont victimes les femmes à notre

cateur, est à la limite du fantastique mais parle

époque. Sous la forme de courts récits

des véritables interrogations des adolescents :

introductifs, il nous fait ressentir au plus

Comment exister dans le regard des autres ?

profond de notre chair la persécution que la

Quels sacrifices est-on prêt à réaliser ? Pourquoi

société masculine fait peser sur leurs mères,

faire de la chirurgie esthétique ?

filles et sœurs pour les asservir (lapidation,

Ce thème est donc abordé de façon particuliè-

enterrement vivante, défiguration à l’acide,

rement déstabilisante dans un style qui se veut

virginité obligatoire et mariage forcé, excision,

réaliste et journalistique. L’écrivain fait partie

assassinat, etc.).

intégrante du roman et son livre se présente

De nouveaux problèmes d’éthique de cer-

comme un récit éclaté pour tenter de reconstituer l’identité de Sara, 17 ans.

taines interventions de reconstruction (comme celui de l’hymen) apparaissent dans notre

Même si le roman va vers l’excès, il parle du

société car elles n’obéissent pas à un critère

trouble de la puberté et de la transformation du

esthétique mais à un aveu d’asservissement

corps, moments perturbants pour beaucoup

et donc au contrôle de la sexualité féminine.

d’adolescents qui ont le sentiment de devenir étrangers à eux-mêmes. La société décrite par

LIVRES

être invisible ! Coupable d’être une femme ! »

Le constat est sans appel. Le silence et l’indifférence règnent malheureusement un

l’auteur a besoin des caméras et des médias

peu partout dans le monde et le cri des sup-

comme témoins, légitimant à eux seuls l’exis-

pliciées est rapidement étouffé sous d’autres

tence des individus.

priorités. Le statut des femmes n’est pas

Sara estime que régimes et chirurgie esthétique

un enjeu religieux mais un enjeu politique :

sont de bons moyens pour parvenir à ce qu’elle

totalitarisme contre démocratie.

souhaite : devenir une œuvre d’art.

Un livre à lire d’urgence !


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L’HOMME-PARAPLUIE Auteur: Jean-Luc Roffé Jean-Luc Roffé est un chirurgien plasticien qui perpétue la tradition des médecins écrivains, remplaçant le bistouri par la plume. L’homme-parapluie, étrange nom pour un bateau, c’est celui du voilier d’Olivier,

LA BELLE IMAGE Auteur Cyril Bonin (d’après le roman de Marcel Aymé)

chirurgien orthopédiste au delà du mi-temps de sa vie, sportif et misanthrope. Sur les quais de Trouville, il va rencontrer Pascale, jeune femme célibataire. Après sa sortie de l’Ecole Polytechnique, elle a fait carrière dans l’informatique. Deux vies bien différentes qui vont se croiser

Marcel Aymé a écrit ce roman en 1941,

et partager le temps d’une croisière improbable, une autre traversée, celle

Cyril Bonin, dessinateur de Fog, a

du XXème siècle. Cette femme et cet homme vont peu à peu se découvrir,

adapté ce récit pour la bande dessi-

s’apprivoiser dans un jeu de séduction très particulier. Ils vont se désha-

née, permettant une redécouverte d’un

biller, pas de leurs vêtements mais de leurs souvenirs passés, de l’histoire

univers original très attachant.

de leur vie et de celle de leurs parents. C’est au jeu de hasard qu’ils vont

Un homme, marié et père de famille,

PHILOSOPHIE DE LA CHIRURGIE ESTHÉTIQUE Une chirurgie nommée désirs Auteur: Henry Delmar et Jean-François Mattéi

confier le soin de choisir qui racontera son histoire et c’est le perdant qui

va du jour au lendemain, changer de

devra le faire. Le gagnant débusquera les éléments faux dans le récit.

visage ! D’un homme ordinaire et sans

Au fil des chapitres, ils se découvrent, se séduisent et nous parcourons

charme, il devient attirant et beau.

avec eux les grands événements dramatiques du siècle précédent.

Mais cette beauté nouvelle a un revers

François Mattéi se sont associés

Roman à tiroirs multiples comme la mémoire d’où jaillissent les souvenirs

terrible : la perte de sa femme, de ses

pour offrir un ouvrage de réflexions

des drames vécus, des passions oubliées. Olivier frôlera toute sa vie les

amis et de son travail. Personne ne le

sur la chirurgie esthétique. Le

pires événements comme s’il attirait la foudre, toujours protégé par un

reconnaît plus. Et pourtant au fond de

médecin et le philosophe, à travers

paratonnerre ou un parapluie. L’homme-parapluie…

lui, il est le même homme. Il décide de

une étude à deux voix très agréable

reconquérir sa femme. Qui sera-t-il ? S’il la séduit, il sera en

CHAQUE VISAGE A UNE HISTOIRE Auteur: Professeur Laurent Lantieri (avec Alexandre Duyck)

même temps l’amant et le mari trompé. La finesse et la justesse de la réflexion à partir d’un changement de visage

Un chirurgien plasticien reconnu, Henry Delmar et un philosophe Jean-

à lire, nous conduisent à comprendre les choix faits par une personne pour subir une opération de chirurgie esthétique. Dans l’intimité de chaque individu, il y

amène le lecteur au cœur des an-

a un être qui parfois ne coïncide pas

Dans ce récit autobiographique, le professeur

goisses de notre personnage : amour,

avec son apparence corporelle, sur-

Lantiéri livre une confession bouleversante sur

fidélité, passion.

son parcours hors du commun dans une pro-

Jamais ne se posera la question de

fession très particulière : la chirurgie plastique

l’irrationalité de la transformation, elle

reconstructrice. Il parle de son long travail

est acceptée d’emblée comme un fait,

une souffrance que la chirurgie

d’apprentissage pour acquérir ce savoir-faire,

seul son impact sur la vie des person-

esthétique peut arriver à vaincre ou

cette gestuelle si précise qui va lui permettre,

nages a de l’intérêt.

tout quand le défaut ressenti prend le pas sur tout le reste en empoisonnant la vie quotidienne. En découle

en tout cas à apaiser, améliorant

à la tête d’une équipe efficace, de réaliser l’impensable : la greffe de visage

Notre apparence est-elle liée au carac-

humain. Redonner une figure humaine à des patients qui l’ont perdue à

tère et à la sensibilité

la suite de maladies graves ou d’accidents est le but de ses recherches.

de l’être profond ?

Perdre un visage, perdre la face, c’est perdre le regard des autres. Ces

Récit intemporel, nous interrogeant sur

sion éthique que doit comporter

hommes et ces femmes sont alors condamnés à une sorte de réclusion

le problème de l’identité et du change-

l’acte chirurgical, permettant au

volontaire et ne peuvent accéder à une vie dite « normale ».

ment de vie. Beaucoup de questions, à

patient de reconquérir l’estime

Médecin pilote d’une chirurgie plastique qui a transformé ce qui appar-

chacun d’y apporter

de soi qu’il a perdue voire qu’il

tenait au domaine du fantastique en une réalité il n’occulte aucune des

ses propres réponses.

n’a jamais eue. Une réflexion du

épreuves rencontrées en particulier avec les complications à la suite des

Le talent du dessinateur contribue à

philosophe Jean-François Mattéi

interventions.

restituer l’atmosphère de cette époque

résume l’idée principale de cet

Une seule devise en tête : « Il n’existe pas d’incurables, mais seulement

avec une ambiance réaliste et étrange.

essai : « Les hommes et les femmes

des patients qui attendent qu’un médecin prenne soin d’eux. »

Il donne une nouvelle jeunesse à ce

Le professeur Lantiéri réussit à transmettre sa passion et son bonheur

roman et recentre l’histoire sur le

d’exercer un métier rare et difficile dans lequel il va redonner vie et méta-

personnage principal que nous suivons

morphoser les corps et les visages.

pas à pas au fil de ses réflexions.

ainsi la vie personnelle en favorisant la relation avec autrui. Ce livre met en évidence la dimen-

sont présents aux autres et à euxmêmes comme une succession d’apparences dont l’unité esthétique et éthique fait sens. »


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DVD

CRASH Réalisé par David Cronenberg (Canada/États-Unis, 1996) Eros et Thanatos sous la forme d’un conte moderne, froid, original et complexe raconté par le biais de la caméra du cinéaste canadien David Cronenberg. Crash est l’adaptation cinématographique d’un roman écrit en 1973 par le romancier britannique James Graham Ballard. David Cronenberg poursuit et développe le thème principal du sujet du roman : une sexualité déconnectée de toute forme de reproduction et, dans ce cas précis,

LA PIEL QUE HABITO Réalisé par Pedro Almodovar (Espagne, 2011)

associée à la fascination de l’accident de voiture. Crash raconte l’histoire de personnages désincarnés, à la sexualité polymorphe, intégrant la voiture dans une fusion avec l’homme et endossant le rôle de troisième

À l’origine de ce film il y a un court roman de Thierry Jonquet « Mygale ». Pedro Almodovar, remarquable conteur, en a fait une adaptation libre et personnelle en conservant la trame de l’histoire.

partenaire sexuel. Au contact d’un accident de la route, les personnages du film vont créer une nouvelle cartographie de leurs corps à la suite des blessures et des cicatrices laissées par les accidents.

Le médecin génial de la chirurgie réparatrice perd son humanité

Le film est une réflexion sur la transformation de l’exis-

pour assouvir sa soif de vengeance et d’expérimentations

tence humaine qui passe par celle du corps plutôt que

ultimes. Deux drames dans sa vie : il perd sa femme adorée qui

par celle de l’esprit. Corps singularisé par des tatouages,

s’est suicidée après de graves brûlures la défigurant et sa fille est

des cicatrices (volontaires ou non). Avec les cicatrices

violée. Cet homme va devenir une sorte de Frankenstein.

comme signes de beauté, le corps devient une œuvre

Il met au point une nouvelle peau artificielle et inaltérable et l’utilise comme outil principal de sa folle vengeance.

d’art, un message politique et dans le pire des cas une arme.

Le puzzle se met en place, se dévoilant de façon chaotique.

Le cinéaste aborde dans ce film les multiples angoisses

L’énigme est particulièrement complexe. Le cinéaste met en

et les fascinations contemporaines d’exploration du corps

scène tous les sujets qui lui tiennent à cœur : passion criminelle,

humain, un corps profond, viscéral, organique. Film de la

transformisme et transgression de tous les tabous d’une société

fin du XXème siècle mais prémonitoire du XXIème siècle

bien pensante mais aussi affrontement des contraires. Liberté provocatrice et excentricité transgenre s’opposant à une maitrise obsessionnelle et à l’exaltation perfectionniste de la beauté, fragile balance qui se retrouve dans chaque film de Pedro Almodovar. Cependant pas d’humanisme chaleureux mais des réflexions très sombres sur sa vision du monde : abus de pouvoir, duperie, trahison. Le corps est une marchandise voire un déchet, le désir n’est assouvi que dans l’asservissement de l’autre ou sa destruction et l’amour est une chimère. La beauté des images et une grande complexité scénaristique donnent à ce film un charme étrange et vénéneux.

comme un conte d’avertissement sur le risque de déshumanisation engendrée par la technologie contemporaine.


133

REGARDS CROISÉS

TIME de KIM KI-DUK (Corée, 2008) Kim Ki-Duk est un réalisateur coréen particulièrement original, guidé par ses aspirations artistiques et sa passion de la peinture. Dans ce film

LA CHAMBRE DES OFFICIERS de FRANÇOIS DUPEYRON (France, 2000)

LES PRÉDATEURS DE LA NUIT Réalisé par Jess Franco (Espagne, 1988)

Marc Dugain.

amour fou, il raconte comment une jeune femme décide de changer de

Ce film espagnol est une véritable parodie horrifique Le corps et la guerre ! Le film est inspiré du roman de

triste et romantique sur l’histoire d’un

de la quête d’une sorte de Saint Graal de la chirurgie esthétique : la greffe de visage.

visage pour reconquérir l’homme qu’elle aime. Le réalisateur va entreprendre la dissection d’une

Adrien, blessé à la face au tout début du conflit en 1914,

La vie d’un chirurgien pratiquant les liftings à tour de

relation amoureuse dans ce qu’elle

va vivre jusqu’en 1919 dans une vaste pièce, la chambre

bras, aimant les soirées bien arrosées et les belles

a de quotidien (rencontre, dispute,

femmes, bascule en une soirée pour virer au cauchemar

séparation, etc.). Il va analyser très

des officiers, consacrée aux mutilés de la face. Pas de misérabilisme dans ce film mais une volonté de montrer

pour lui, pour les femmes qui se trouveront sur son

finement ce qui tourmente l’être

simplement la dignité de ces hommes défigurés.

chemin et pour le spectateur. Une de ses anciennes pa-

humain depuis la nuit des temps :

La caméra de François Dupeyron explore, avec tact et

tientes, mécontente de son intervention chirurgicale, par

la peur de vieillir, de ne plus s’aimer

justesse, le calvaire de ces grands blessés, leur volonté et

vengeance, défigure la femme aimée d’un jet d’acide. Il

ou de ne plus séduire, la capacité à

leur confiance dans les chirurgiens qui ont pu réparer des

redonnera un visage à sa maîtresse et se transformera

délabrements monstrueux en devenant des chirurgiens de l’impossible plein d’audace et d’inventivité pour redonner des visages à ceux qui n’en avaient plus. L’aventure de la chirurgie maxillo-faciale va débuter. La caméra du réalisateur, toute en pudeur et sensibilité,

aimer de nouveau.

en assassin monstrueux. Avec l’aide d’une infirmière

L’utilisation dans le film de la chirurgie

et d’un assistant, ancien SS spécialisé dans les greffes

esthétique est au premier plan. Effec-

de visage sans anesthésie pour favoriser la cicatrisation

tivement, en Corée, huit femmes sur

(sic), ce trio infernal va accumuler les meurtres dans le seul but de reconstituer un visage.

dix ressentent le besoin de ce type d’intervention, une sur deux est déjà

montrera cette lutte de cinq années où chacun se voit

Jess Franco s’est inspiré d’un chef d’œuvre français du

passée à l’acte suivant un sondage

dans le regard de l’autre et où malgré la souffrance des

film d’épouvante : « Les yeux sans visage » de Georges

de l'université Kyung Hee.

opérations, le courage et la peur intimement mêlés, nous

Franju. À la différence de l’original où poésie et horreur

Entre l’incompréhension d’un

voyons peu à peu des individus renaître. Cette chambre

se trouvaient intimement mêlées, sans le sang et les cris,

homme et son incapacité à oublier

est un monde clos où la fraternité de ces combattants

le réalisateur espagnol a orienté son film vers des scènes

l’amour de sa vie, est-ce que la

les aide à survivre et lutter. Dans ce lieu de souffrance, la survie passe aussi par le dévouement des infirmières et l’attachement des blessés aux chirurgiens. Ces hommes massacrés mais vivants auront un surnom très évocateur « les gueules cassées ».

de sadisme et d’érotisme associées à des séquences gore. Nous avons un film pastiche, excessif et sans subtilité mais qui assume parfaitement son rôle d’imita-

chirurgie esthétique peut apporter une solution ? L’interrogation du réalisateur sur la

tion, dégageant, pour les amateurs du genre, un charme

relation entre visage et personnalité

sulfureux et hideux. Âmes sensibles s’abstenir !

est passionnante : est-il l’image de

Tout est dit dans ce film humain et tolérant, lucide et

soi ou un masque interchangeable ?

courageux, pour parler d’un sujet peu évoqué sur les

Et au-delà, l’être aimé peut-il être

écrans de cinéma.

lui aussi interchangeable ? Pas de réponse, seulement de la douleur et de la frustration.


135

LIENS UTILES : Portail des chirurgiens plasticiens qualifiés en France www.chirurgiens-plasticiens.info Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique www.plasticiens.org Ministère de la Santé et des Sports www.sante.gouv.fr Conseil National de l'Ordre des Médecins www.conseil-national.medecin.fr Syndicat National de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique www.sncpre.org

Annuaire des chirurgiens plasticiens qualifiés en france 01 / LAYDEVANT Jean-Pierre - CLINIQUE CONVERT - 62 avenue de Jasseron - 01000 BOURG EN BRESSE - 04 74 50 60 40 • 02 / CHAMPEAU Françoise - 1 rue 03 / CROUZET Cédric - 39 avenue Max Dormoy - 03100 MONTLUÇON - 04 70 08 71 00 • ROGISSART Frédérique - 9 rue du Parc - 03200 VICHY - 04 70 98 11 14 • 06 / ALEMANNO Pierre - CLINIQUE SAINT JEAN - 92 avenue du docteur Maurice Donat - 06800 CAGNES du Bastion de la Bergerie - 02200 SOISSONS - 03 23 55 88 48 •

SUR MER - 04 92 13 53 13 • ASSOULINE Alex - 165 Promenade des Anglais - 06200 NICE - 04 93 96 02 03 • AUDION Michel - 48 rue Giofredo - 06000 NICE - 04 93 62 33

53 • BALAGUER Thierry - HÔPITAL ST ROCH - PÔLE CHIR REP & OSTÉOARTICULAIRE - 5 rue Pierre Devoluy - BP 1319 - 06200 NICE CEDEX 1 - 04 92 03 38 57 •

BAUERSACHS Eva - 88 boulevard de Cimiez - Villa Della Vista - 06000 NICE - 04 97 03 28 29 • BERRET Michel - CLINIQUE DU PALAIS - 25 avenue Chiris - 06130 GRASSE

- 04 97 01 15 61 • BESINS Thierry - CLINIQUE SAINT GEORGE - 2 avenue de Rimiez - 06100 NICE - 04 93 81 76 32 • BOUCQ Denis - SELARL MOZART - 17 bis avenue

Auber - 06200 NICE - 04 93 82 82 00 • BOURGEON Yveline - CENTRE MEDICO CHIRURGICAL MEYERBEER - 31 rue Meyerbeer - 06200 NICE - 04 93 88 20 20 • BOURSAULT-HILL Catherine - 13 square Merimee - 06400 CANNES - 04 93 99 13 85 • BUFFET Michel - CLINIQUE SAINT GEORGE CENTRE ESTHETIQUE - 2 avenue

Rimiez - 06100 NICE - 04 93 27 22 60 • CAMUZARD Jean Francois - 10 boulevard Joseph Garnier - 06100 NICE - 04 93 84 08 91 • CASEY Richard - 127 rue d'Antibes - 06400

CANNES - 04 93 38 83 25 • CHIGNON SICARD Bérangère - HÔPITAL SAINT ROCH - SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE - 5 rue Pierre Devoluy - BP 1319 - 06006 NICE

CEDEX 1 - 04 92 03 33 33 • CISOTTO Jacques - 87 bd Carnot - 06400 CANNES - 04 92 59 10 10 • CORNIL Christophe - 1 rue Longchamp - 06200 NICE - 04 93 82 82 11

• CORRAL Henri-Paul - CLINIQUE DU BELVÉDÈRE - 28 boulevard Tzarewitch - 06000 NICE - 04 92 07 76 06 • COSTINI Bernard - EDEN PALACE II - 145 rue d'Antibes -

06400 CANNES - 04 92 98 17 20 • COUREAU Gerard - CLINIQUE SAINT GEORGE - 2 avenue de Rimiez - 06100 NICE - 04 93 53 26 77 • DAVID Sylvain - HÔPITAL SAINT ROCH, SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE ESTHÉTIQUE ET RÉPARATRICE - 5 rue Pierre Dévoluy - 06000 Nice • DE LANGERON Nicolas - BAT A - PAVILLON DE

CONSULTATIONS - 53 avenue des Alpes - 06800 CAGNES SUR MER - 04 97 10 29 89 • DECAILLET Jean-Marc - CLINIQUE SAINT GEORGE - 2 avenue de Rimiez - 06000

NICE - 04 93 27 22 60 • DELMAR Henry - 90 boulevard du Cap - 06160 JUAN LES PINS - 04 93 67 01 01 • DREANT Nicolas - 35 avenue Jean Médecin - 06200 NICE - 04 92


136

03 38 57 • DURLACHER Didier - INSTITUT ARNAULT TZANCK - avenue docteur Maurice Donat - 06700 ST LAURENT DU VAR - 04 92 27 55 55 • FIGL Andrea - LE PALACE ENTÉE F - 4 rue Alphonse Karr - 06000 NICE - 06 73 32 24 26 • GARZON Jean Marc - IPOCA - 33 boulevard d'Oxford - 06400 CANNES - 04 92 98 40 13 • GENTIL Stéphane

- 2 rue du Congrès - 06000 NICE - 04 93 16 80 10 • GIORDANO Philippe - 9 rond-point Duboys - d'Anger - 06400 CANNES - 04 93 39 18 61 • HACQUIN François - 39 rue

Rossini - 06000 NICE - 04 93 87 18 05 • HEMBERGER Ursula - 39 boulevard Gambetta - 06200 NICE - 04 93 37 46 66 • IHRAI Tarik - Centre ANTOINE LACASSAGNE - 36

avenue de Valombrose - 06189 NICE CEDEX 2 - 04 92 03 14 37 • KLIFA-CHOISY Marie - VILLA LE PHALENE - 2 avenue Anatole France - 06000 NICE - 04 92 09 97 19 • LASSUS

Claude - 37 promenade des Anglais - 06200 NICE - 04 93 88 48 51 • LAVEAUX Christophe - CENTRE MONTSINERY - 2160 avenue Jean Michard Pelissier - 06600 ANTIBES - 04

92 95 66 48 • LEBRETON Élisabeth - HÔPITAL SAINT ROCH PÔLE CHIR REP & OSTÉOARTICULAIRE - 5 rue pierre Devoluy - BP 1319 - 06006 NICE CEDEX 1 - 04 92

03 38 94 • LETERTRE Philippe - SELARL MOZART - 17 bis avenue Auber - 06000 NICE - 04 93 82 82 00 • LEVY Joël - CLINIQUE SAINT GEORGE CENTRE ESTHÉTIQUE

- 2 avenue de Rimiez - 06000 NICE - 04 93 88 00 40 • MARTINAGE Aurélien - CLINIQUE ESTHÉTIQUE ST GEORGE - 2 avenue de Rimiez - 06100 NICE - 04 93 27 22 60 • MEDARD DE CHARDON Victor - EDEN PALACE II - 145 rue d'Antibes - 06400 CANNES - 04 93 68 86 68 • MODSCHIEDLER Thomas - 19 rue Rossini - 06000 NICE - 04

93 87 53 19 • MONTEIL Marie-Catherine - HÔPITAL SAINT-ROCH - 5 rue Pierre Dé voluy - 06006 NICE - 04 92 03 29 60 • MONTES DE OCA Leopoldo - CLINIQUE

MOZART - 17 avenue Auber - 06000 NICE - 04 93 82 82 00 • NORAT Frederica - HÔPITAL SAINT ROCH - 5 rue Pierre Devoluy - 06000 NICE - 04 92 03 38 53 • POCHET

François - 59 boulevard de Cimiez - 06000 NICE - 04 93 53 10 00 • RENAUD Fabrice - CRS WILSON - 26 avenue Gaston Bourgeois - 06600 ANTIBES - 04 92 93 56 50 • ROSTANE Soraya - 27-29 avenue Jean Médecin Europole - 06000 NICE - 04 93 16 15 64 • ROUANET Frédéric - 57 boulevard de Cimiez Palais Tony Pin - 06000 NICE - 04 92 26

70 30 • SABATIER Henry - CLINIQUE SAINT GEORGE - 2 avenue de Rimiez - 06100 NICE - 04 93 87 83 66 • SEGALL Jean-Jacques - 10 avenue Felix Faure - 06000 NICE - 04 93 62 50 50 • SEMERIA Éric - CLINIQUE SAINT JEAN - 81 avenue du docteur Donat - 06800 CAGNES SUR MER - 04 92 13 53 13 • VEDRINE-FEYS Nathalie - LES

EMPEREURS A - 6 rue Spitaleri - 06000 NICE - 04 93 82 00 07 • VOLPEI Charles - 88 bd de Cimiez villa Bella Vista - 06000 NICE - 04 93 87 66 65 •

10 / HAMATI Mazhar 11 /

- 8 rue Voltaire - 10000 TROYES - 03 25 78 15 10 • HENRYON Gilles - POLYCLINIQUE DES URSULINES - 17 rue Raymond Poincare - 10000 TROYES - 03 25 43 45 59 •

DUMONT Richard - 15 rue Marty - 11000 CARCASSONNE - 04 68 47 97 62 • MAUDHUIT François - APPARTEMENT 11 RESIDENCE VERGERS DE SEPTIMANIE BATIMENT A - 83 avenue Jean Camp - 11100 NARBONNE - 04 68 43 92 28 •

13 / ABS Richard - 1 boulevard Lord Duveen - 13008 MARSEILLE - 04 91 76 14 60 • AMAR

Élisabeth - 429 rue Paradis - 13008 MARSEILLE - 04 91 32 10 10 • AMAR Olivier - LE MÉRIDIEN ST GINIEZ - 26 avenue de Mazargues - 13008 MARSEILLE - 04 91 71 49

50 • AMAR Roger Elie - LE MERIDIEN - 26 avenue de Mazargues - 13008 MARSEILLE - 04 91 71 49 50 • ANKRI Alain - 427 rue Paradis - 13008 MARSEILLE - 04 91 71 99

33 • AUBERT Jean-Pierre - 454 rue Paradis - 13008 MARSEILLE - 04 91 77 31 31 • AUDIFFRET Caroline - 490 rue Paradis - 13008 MARSEILLE - 04 91 29 00 10 •

BARDOT Jacques - HÔPITAL DE LA CONCEPTION - SCE CHIRURGIE PLASTIQUE/REPARATRICE - 147 boulevard Baille - 13385 MARSEILLE CEDEX 05 - 04 91 38 35

48 • BERWALD Christian - 279 avenue du Prado - 13008 MARSEILLE - 04 9116 22 52 • CASANOVA Dominique - AP-HM HÔPITAL NORD SERVICE DE CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE - chemin des Bourelly - 13915 MARSEILLE - 04 91 96 88 55 • CHATEAU Francois - CLINIQUE GÉNÉRALE DE MARIGNANE - avenue du General Raoul Salan

- 13700 MARIGNANE - 04 42 78 45 00 • CILIRIE Kolia - TOUR HEMILYTHE - 150 avenue Georges Pompidou - 13100 AIX EN PROVENCE - 04 42 93 02 93 • COATMELLEC-

DUGUY Nathalie - BÂTIMENT HEMILYTHE - 150 avenue Georges Pompidou - 13100 AIX EN PROVENCE - 04 42 38 34 66 • COURBIER Regis - 454 rue Paradis - 13008

MARSEILLE - 04 91 77 30 30 • DARMANI Roger - CENTRE MEDICAL - 22 rue Montgrand - 13006 MARSEILLE - 04 91 54 92 82 • DEGARDIN-COULOMB Nathalie -

HÔPITAL DE LA CONCEPTION - SCE CHIRURGIE PLASTIQUE/REPARATRICE - 147 boulevard Baille - 13385 MARSEILLE CEDEX 05 - 04 91 38 30 00 • DELLA VOLPE Céline - IMMEUBLE LE MONTESQUIEU - 13 rue Roux de Brignoles - 13006 MARSEILLE- 04 91 42 59 03 • DESOUCHES Christophe - CENTRE MÉDICAL ALLIANCE - 5

boulevard Notre Dame - 13006 MARSEILLE - 04 91 55 00 00 • DREANT Jean Christian - VILLA CHANTECLER - 240 avenue des Poilus - 13012 MARSEILLE - 04 91 06 06 06 • ECHINARD Christian - 155 avenue du Prado - 13008 MARSEILLE - 04 91 79 00 29 • EMRAM Alain - L'ELDORADO - 24 place Castellane - 13006 MARSEILLE - 04 91 53

10 08 • FAVARGIOTTI Luigi - 165 rue Paradis - 13006 MARSEILLE - 04 91 53 47 01 • FELIX Maurice - VILLA LUCIA - boulevard Michelet 300 2 boulevard Luce - 13008

MARSEILLE - 04 91 71 91 45 • FISZEL Alain - 122 bis cours Gambetta - 13100 AIX EN PROVENCE - 04 42 38 59 28 • FOGLI Alain - CHATEAU BERGER - 281 corniche John

f Kennedy - 13007 MARSEILLE - 04 91 59 14 89 • FORLI BAURAND Louise-Valerie - RÉSIDENCE LES CYCLADES - 12 allée de la Désirée - 13009 MARSEILLE - 04 91 26

70 33 • FOSSATI-FRANCESCHINI Christelle - 18 rue d'Hozier - 13002 MARSEILLE - 04 91 56 43 54 • GAUJOUX François - 173 rue Paradis - 13006 MARSEILLE - 04

91 81 10 10 • GERMAIN Frédéric - LE VELASQUEZ - 3 rue Daumier - 13008 MARSEILLE - 04 96 10 00 82 • GUINARD Didier - HÔPITAL DE LA CONCEPTION SERVICE

PROFESSEUR LEGRE - 147 boulevard Baille - 13005 MARSEILLE - 04 91 38 22 44 • HAUTIER KRAHN Aurelie - SCE CHIRUR PLASTIQUE CENTRE DES BRÛLÉS

HÔPITAL DE LA CONCEPTION - 13385 MARSEILLE CEDEX 05 - 04 91 38 35 55 • JAUFFRET Jean-Luc - LE VELASQUEZ - 3 rue Daumier - 13008 MARSEILLE - 04 96

10 00 80 • KERTESZ Petronella - RESIDENCE VAL DE CUECH - 55 avenue Julien Fabre - 13300 SALON DE PROVENCE - 04 90 56 69 95 • KEVORKIAN Bernard - 429

rue Paradis - 13008 MARSEILLE - 04 91 22 50 60 • LATIL François - 20 rue du 4 Septembre - 13100 AIX EN PROVENCE - 04 42 38 27 47 • LAVIE Antoine - 12 Allee de la Desirée - 13009 MARSEILLE - 04 91 41 71 05 • LEGRE Regis - CHU CONCEPTION CHIRURGIE PLASTIQUE - 147 boulevard Baille - 13005 MARSEILLE - 04 91 38 22 44

• MAGALON Guy - HÔPITAL DE LA CONCEPTION - 147 boulevard Baille - 13385 MARSEILLE - 04 91 94 07 89 • MARCHADIER Albertine - I.E.M.C.E.P. LE MONTESQUIEU

- 3 rue Roux de Brignoles - 13006 MARSEILLE - 04 91 32 91 32 • MARINETTI Christian - 163 rue Paradis - 13006 MARSEILLE - 04 91 81 90 88 • NIDDAM Julien - HÔPITAL

DE LA CONCEPTION SCE CHIRURGIE PLASTIQUE/REPARATRICE - 147 boulevard Baille - 13385 MARSEILLE CEDEX 05 - 04 31 38 35 55 • PELLAT Jean-Luc -

CLINIQUE MONTICELLI - 88 rue du Commandant Rolland - 13008 MARSEILLE - 04 91 71 77 17 • PELLETIER Marie-Laure - IMMEUBLE LE FALLEN - 4 avenue Fallen - 13400

AUBAGNE - 04 42 18 71 60 • PERCHENET Anne-Sophie - HÔPITAL DE LA CONCEPTION PR MAGALON - 147 boulevard Baille - 13385 MARSEILLE CEDEX 05 - 04 91

94 07 89 • PIQUET Mathieu - 8 avenue Malherbe - 13100 AIX-EN-PROVENCE - 04 42 52 63 11 • POEUF Benoit - 317 boulevard du Redon - 13009 MARSEILLE - 04 91 17

17 77 • POISSONNIER Stéphanie - 30 rue Emeric David - 13100 AIX EN PROVENCE - 04 42 27 12 33 • ROUBAUD Marc - LES DEMEURES DU GRAND PRADO - 13 allees Turcat Mery - 13008 MARSEILLE - 04 91 79 87 77 • SALAZARD Bruno - CLINIQUE LA CIOTAT - 8 avenue Frédéric Mistral - 13600 LA CIOTAT - 04 42 08 73 94 •

SAMSON Philippe - CLINIQUE MONTICELLI - 88 rue du Commandant Rolland - 13008 MARSEILLE - 04 91 71 77 17 • THION André - 490 rue Paradis - 13008 MARSEILLE

- 04 91 29 00 11 • TIZIANO Jean-Paul - LABORATOIRE BIOTIC PHOCEA - 150 rue de Crimée - 13003 MARSEILLE - 04 91 53 54 00 • TOMEI Frédéric - 317 boulevard du

Redon - 13009 MARSEILLE - 04 91 17 17 59 • TRANIER Thierry - 59 rue Jean Mermoz - 13008 MARSEILLE - 04 91 77 68 42 • VOINCHET Véronique - VENDÔME ROTONDE BÂT A - 90 avenue Napoléon Bonaparte - 13100 AIX EN PROVENCE - 04 42 27 49 56 • ZALTA Rémi - IMMEUBLE LE GOYA - 11 boulevard du docteur Rodocanachi 13008 MARSEILLE - 04 91 77 69 12 •

14 / COMPERE Jean-François - CHU CÔTE DE NACRE - avenue Côte de Nacre - 14033 CAEN CEDEX 9 - 02 31 06 49 00 • IODICE


137

Antonio  - CHU COTE DE NACRE - avenue Côte de Nacre - 14033 CAEN CEDEX 9 - 02 32 06 31 06 • LABBE Daniel - 4 place Fontette - 14000 CAEN - 02 31 50 17 90 • LOUIS

Marie Yolande - CAC FRANÇOIS BACLESSE - 3 avenue du Général Harris - 14000 CAEN - 02 31 45 50 11 • RIGOT-JOLIVET Muriel - 4 place Fontette - 14000 CAEN - 02 31

86 56 55 • ROFFE Jean-Luc - 28 fosses St Julien - 14000 CAEN - 02 31 86 58 43 • SERGENT Bernard - POLYCLINIQUE DU PARC - 20 avenue Guynemer - 14000 CAEN - 02 31 82 81 15 •

15 / COLLIN Jean Francois - CENTRE MEDICO CHIRURGICAL - 83 avenue Charles de Gaulle - 15000 AURILLAC - 04 71 45 45 45 • 16 / ABDELNOUR 17 / BRABANT Bruno - SEL BBCE - 10 place de

Riad - CENTRE CLINIQUE - 2 chemin de Fregeneuil CS 42510 SOYAUX - 16025 ANGOULÊME CEDEX - 05 45 69 66 06 •

Verdun - 17000 LA ROCHELLE - 05 46 00 77 99 • CHALAYE Jean-Claude - CENTRE HOSPITALIER DE SAINTONGE - 11 boulevard Ambroise Paré - B.P. 326 - 17108 SAINTES

CEDEX - 05 46 95 15 16 • CHEKKOURY-IDRISSI Hassan - 144 rue de la Boule - 17100 SAINTES - 05 46 93 57 65 - 05 46 74 04 04 • ELBAZ Murielle - 3 rue Villeneuve -

18 / DREYFUS Alain - CH. JACQUES COUR - 145 19 / QUILLOT MarcAndre - RESIDENCE LE LOUVRE - 2 boulevard Edouard Lachaud - 19100 BRIVE LA GAILLARDE - 05 55 17 03 28 • 21 / BENSA Pierre - 19 place Darcy - 21000 DIJON

17000 LA ROCHELLE - 05 46 00 43 00 • RIVET Denis - 4 avenue Jean Guiton - 17000 LA ROCHELLE - 05 46 00 43 88 •

avenue François Mitterrand - 18020 BOURGES CEDEX - 03 80 29 37 57 • MALIDOR Daniel - 8 rue Jean Baffier - 18000 BOURGES - 02 48 20 36 91 •

- 03 80 45 57 93 • BONNET Florent - 19 place Darcy - 21000 DIJON - 03 80 45 57 93 • DHONT Franck - 1 cours Général de Gaulle - 21000 DIJON - 03 80 28 78 32 • DUVERNAY Alain - UNITÉ DE CHIRURGIE PLASTIQUE, RECONSTRUCTRICE ET ESTHÉTIQUE HOSPICES CIVILS DE BEAUNE - CENTRE HOSPITALIER PHILIPPE LE BON - avenue Guigone de SALINS - BP 40104 - 21023 BEAUNE CEDEX - 03 80 29 37 57 • GUYENNE Christine - 12 rue Jean Renaud - 21000 DIJON - 03 80 30 29 88 • MALKA Gabriel - CHU LE BOCAGE SERVICE CHIR MAXILLO-FACIALE PLAST REP - 2 boulevard Mal de Lattre de Tassigny - BP 77908 - 21079 DIJON CEDEX - 03 80 29 30 31 • MICHOT Jos-Mari - 26 boulevard de Brosses - 21000 DIJON - 03 80 30 63 82 • PENIN Michel - LE CLARIDGE - 22 avenue de la 1ère Armée - 21000 DIJON - 03 80 50 04 57 • ROBE Nicolas - 13 boulevard de Sévigné - 21000 DIJON - 03 80 30 86 36 • ROCHE Matthieu - 22 boulevard de Brosses - BP 1519 - 21000 DIJON - 03 80 29 30 31 •

22 /

AFKHAMI-AGHDA Fatemeh - POLYCLINIQUE DU LITTORAL - BP 304 - 58 rue Lafayette - 22000 ST BRIEUC - 02 96 62 60 27 • LE TRAON Gilles - POLYCLINIQUE DU

24 / KASSOUMA Julien - CLINIQUE FRANCHEVILLE - 34 bd de Vésone - 24000 PÉRIGUEUX 25 / ELIAS Bahir-Edouard - SERVICE ORTHO-TRAUMA-PLASTIQUE HÔPITAL MINJOZ - 25030 BESANCON - 03 81 66 82 42 • GARNIER

LITTORAL - BP 304 - 58 rue Lafayette - 22003 ST BRIEUC - 02 96 62 60 27 • - 05 24 13 20 77 •

Dominique - 9 rue Moncey - 25000 BESANCON - 03 81 81 28 38 • HARBON Sylvain - 9 bis rue Klein - 25000 BESANÇON - 03 81 81 84 67 • MEYER Christophe - HÔPITAL JEAN MINJOZ - 3 boulevard Alexander Fleming - 25030 BESANCON - 03 81 66 82 34 • MONNIER Jerome - 70 Grande Rue - 25000 BESANCON - 03 81 52 67 17 • PAUCHOT Julien - CHU JEAN MINJOZ - 3 boulevard Alexander Fleming - 25030 BESANCON - 03 81 66 82 85 • RICBOURG Bernard - CHU JEAN MINJOZ CHATEAUFARINE - 3

boulevard Alexander Fleming - 25030 BESANÇON CEDEX - 03 81 66 83 56 • SPICAROLEN Thierry - SERVICE DE CHIRURGIE MAXILLO FACIALE CHIRURGIE PLASTIQUE CENTRE HOSPITALIER ANDRÉ BOULLOCHE - 25200 MONTBELIARD - 03 81 91 60 91 • TROPET Yves - CHU JEAN MINJOZ - 3 boulevard Alexander Fleming - 25030 BESANCON CEDEX - 03 81 66 82 42 •

26 / BRUN Alexandre - 3 place jean Etienne Championne - 26000 VALENCE - 04 75 78 49 40 • CARLE Emmanuelle - LE

GASCOGNE - 25 avenue Felix Faure - 26000 VALENCE - 04 75 55 88 44 • NOURI Kadda - CENTRE HOSPITALIER - quartier Beausseret - 26200 MONTELIMAR - 04 75 53 41

01 • RAHME Jean - LE CAPITOLE - 44 avenue Victor Hugo - 26000 VALENCE - 04 75 81 25 25 •

27 / BOEDEC-LECHOWSKI Corinne - CLINIQUE PASTEUR - 58 28

boulevard Pasteur - 27000 EVREUX - 02 32 38 96 28 • EL AYOUBI Louay - CLINIQUE BERGOUIGNAN - 1 rue du docteur Bergougnian - 27000 EVREUX - 02 32 31 44 44 •

/ ROUVE Pascal - CLINIQUE SAINT FRANCOIS - 2 rue Roland Buthier - 28300 MAINVILLIERS - 02 37 18 41 00 • ROUVEROUX Claire - CLINIQUE ND DE BON SECOURS - 9 bis rue de la Croix Jumelin - 28000 CHARTRES - 02 37 20 16 35 •

29 / BOLOORCHI Armand - POLYCLINIQUE DE KERAUDREN - 375 rue Ernestine de Trémaudan - 29200

BREST - 02 98 34 90 05 • CARRE Jean-Louis - CHU MORVAN SERVICE DERMATOLOGIE - 5 avenue Foch - 29609 BREST CEDEX 2 - 02 98 22 33 15 • CHARDEL-VAN HAAFTEN Korinne - CLINIQUE DU GRAND LARGE - 37 rue saint Vincent De Paul - 29200 BREST - 02 98 34 37 11 • FAVIE Alain - POLYCLINIQUE DE KERAUDREN - 375

rue Ernestine de Tremaudan - 29200 BREST - 02 98 34 90 05 • FLOCH Nancy - LE FORUM - 2 rue Ledantec - 29000 QUIMPER - 02 98 10 35 00 • GASNIER Paul - CHRU HÔPITAL CAVALE BLANCHE SERVICE DE CHIRURGIE - boulevard Tanguy Prigent - B.P. 824 - 29609 BREST CEDEX 2 - 02 98 34 25 11 • GRANGIER Yann - CLINIQUE DE L'OCEAN - 2 rue Pitre Chevalier - 29000 QUIMPER - 02 98 95 22 00 • HU Weiguo - CHRU HÔPITAL CAVALE BLANCHE - boulevard Tanguy Prigent BP 824 - 29609 BREST CEDEX 2 - 02 98 34 72 73 • VALENTIN Stanislas - CENTRE CONSULTATIONS PASTEUR - 34 rue du Moulin a Poudre - 29200 BREST - 02 98 31 33 50 •

30 / CHERIF

Mohammed - GHU CAREMEAU SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - place du professeur Robert Debré - 30029 NIMES CEDEX 9 - 04 66 68 32 73 • GOMIS Robert - PARC KENNEDY BAT. B - 285 rue Gilles Roberval - 30900 NIMES - 04 66 04 88 22 • LE BARAZER Martin - RES LES BUREAUX DE LA TOUR ROMAINE - 61 rue des Tilleuls - 30900 NIMES - 04 66 70 26 80 • LEFEBVRE Philippe - 1 rue de l'Ecluse - 30000 NIMES - 04 66 76 04 63 • MERLIER-MIERMONT Christine - 1 rue de l'Ecluse - 30000 NIMES - 04

66 76 04 63 • MOUGENOT Alain - 7 rue Monjardin - 30000 NIMES - 04 66 76 11 18 • REY Philippe - RES LES BUREAUX DE LA TOUR ROMAINE - 61 rue des Tilleuls - 30900 NIMES - 04 66 29 24 33 • SAUNIERE Dominique - CHU CAREMEAU SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - place du professeur R. Debré - 30029 NÎMES CEDEX 09 - 04

66 68 32 73 •

31 / BARO Jean-Paul - CLINIQUE ST JEAN LANGUEDOC - 20 route de Revel - 31400 TOULOUSE - 05 61 23 70 30 • BELHAOUARI Lakhdar - 3 allee Jules

Guesde - 31000 TOULOUSE - 05 61 25 66 75 • BENAROUS Jean-Jacques - 5 boulevard Lazare Carnot - 31000 TOULOUSE - 05 34 41 32 00 • BODNAR Martial - 25 rue Alsace Lorraine - 31000 TOULOUSE - 05 62 27 92 36 • BOUTAULT Franck - CHU PURPAN SERVICE CHIRURGIE MAXILLO FACIALE PLACE DR BAYLAC - tri service arrivée 40031 - 31059 TOULOUSE CEDEX 9 - 05 61 77 23 97 • BRAVI Serge - CLINIQUE DES CEDRES SERV CHIR PLASTIQUE - route de Mondonville Château d'Alliez - 31700 CORNEBARRIEU - 05 62 13 30 37 • CHAVOIN Jean-Pierre - HÔPITAL DE RANGUEIL CHU TOULOUSE SERV CHIRURGIE PLASTIQUE - avenue Jean Poulhes - TSA 500

32 - 31059 TOULOUSE CEDEX 9 - 05 61 32 27 42 • CHOISNARD Stéphane - CLINIQUE DES CEDRES SERV CHIR PLASTIQUE - route de Mondonville Château d'Alliez 31700 CORNEBARRIEU - 05 62 13 32 53 • CLOUET Michel - 54 allée des Demoiselles - 31400 TOULOUSE - 05 61 53 80 80 • DULY Thierry - CLINIQUE D'OCCITANIE - 20

avenue Bernard IV BP 304 - 31603 MURET - 08 26 30 88 88 • EL MAGHRABI Hussein - HÔPITAL RANGUEIL - SERV CHIRURGIE PLASTIQUE - avenue Jean Poulhes - TSA 500 32 - 31059 TOULOUSE CEDEX 9 - 05 61 32 27 42 • FABIE-BOULARD Aurelie - CLINIQUE ST JEAN LANGUEDOC - 20 route de Revel - 31077 TOULOUSE CEDEX 4 - 05 61 54 97 80 • FOUCRAS Lionel - CLINIQUE SARRUS-TEINTURIERS - 49 allées Charles de Fitte - 31076 TOULOUSE - 05 67 77 51 36 • GANGLOFF Dimitri - INSTITUT CLAUDIUS REGAUD - 20-24 rue du pont St Pierre - 31052 TOULOUSE CEDEX 3 - 05 61 42 42 42 • GARRIDO-STOWHAS Ignacio - CENTRE CLAUDIUS REGAUD - 24

rue du pont St Pierre - 31000 TOULOUSE - 05 61 42 42 42 • GROLLEAU RAOUX Jean Louis - CHU RANGUEIL SCE CHIRURGIE PLASTIQUE - 1 avenue professeur Jean Poulhes - 31000 TOULOUSE - 05 61 32 29 63 • GUILHEM Fabre - CLINIQUE ST JEAN LANGUEDOC - 20 route de Revel - 31077 TOULOUSE CEDEX 4 - 05 61 54 90 56 • HEMOU Jean-Didier - 6 place Saint Etienne - 31000 TOULOUSE - 05 61 55 33 00 • HEZARD Lionel - 54 allée des Demoiselles - 31400 TOULOUSE - 05 61 53 80 80 • JOLY-FRADIN Nadine - CLINIQUE ST JEAN LANGUEDOC - 20 route de Revel - 31077 TOULOUSE CEDEX 4 - 05 61 54 92 94 • JOUGLA Éric - CLINIQUE DES CEDRES SERV CHIR


138

PLASTIQUE - route de Mondonville Château d'Alliez - 31700 CORNEBARRIEU - 05 62 13 31 31 • LAFFITTE Frédéric - HÔPITAL DE RANGUEIL CHU TOULOUSE SERV CHIRURGIE PLASTIQUE - avenue Jean Poulhes - TSA 500 32 - 31059 TOULOUSE CEDEX 9 - 05 61 32 27 42 • LAVIGNE Bruno - 54 allee des Demoiselles - 31400 TOULOUSE - 05 61 53 80 80 • MANEAUD Michèle - CLINIQUE LAFAYETTE - 21 rue Lafayette - 31000 TOULOUSE - 05 61 21 99 04 • MERESSE Thomas - HÔPITAL RANGUEIL SERV CHIR PLASTIQUE - avenue Jean Poulhes - TSA 500 32 - 31059 TOULOUSE CEDEX 9 - 05 61 32 27 42 • PESSEY Jean-Jacques - HÔPITAL LARREY CHU TOULOUSE SERVICE ORL - 24 chemin de Pouvourville - TSA 30030 - 31059 TOULOUSE CEDEX - 05 67 77 17 88 • RAMPILLON-FOUQUET Florence - POLYCLINIQUE DU PARC - 105

rue Achille Viadieu - 31078 TOULOUSE CEDEX 4 - 05 62 71 67 17 • SABOYE Jacques - 54 allées des Demoiselles - 31000 TOULOUSE - 05 61 53 80 80 • SOUBIRAC Laurent - 9 rue du Languedoc - 31000 TOULOUSE - 05 61 32 62 23 • SOUQUET Jean-René - POLYCLINIQUE DU PARC - 105 rue Achille Viadieu - 31078 TOULOUSE CEDEX 4 - 05 61 36 65 26 • VACHAUD Michel - CLINIQUE DES CÈDRES - 31700 CORNE BARRIEU - 05 62 13 31 31 • VASSE-CACHIA Dominique - CLINIQUE DE L'UNION boulevard de Ratalens - B.P. 24336 Saint Jean - 31243 L'UNION CEDEX - 05 61 37 87 37 • WAGNER Aude - CCPE - 54 rue des Demoiselles - 31400 TOULOUSE - 05 61 53 80 80 • WALTER MALAURIE Valerie - POLYCLINIQUE DU PARC - 105 rue Achille Viadieu - 31078 TOULOUSE CEDEX 4 - 05 61 36 69 74 •

33 / ALFANDARI Bruno - 62

cours de l'Intendance - 33000 BORDEAUX - 05 56 44 13 44 • ATTALI Jean-Pierre - 250 route du Cap Ferret - 33950 LEGE CAP FERRET - 05 56 48 94 94 • AZENCOT Armand - CABINET DE CHIRURGIE ESTHETIQUE DU GRAND THÉÂTRE - 5 rue de Conde - 33000 BORDEAUX - 05 56 79 02 02 • BAKHACH Joseph - 31 rue de Lyon - 33000 BORDEAUX - 05 56 52 92 20 • BALLANGER-BOUHANA Astrid - POLYCLINIQUE JEAN VILLAR - avenue Maryse Bastie - 33520 BRUGES - 05 56 57 93 84 • BARON Jean-François - POLYCLINIQUE BORDEAUX NORD AQUITAINE - 15 rue Claude Boucher - 33077 BORDEAUX - 05 56 22 18 08 • BOILEAU Roland - 56 allée des Tulipes 33600 PESSAC - 05 56 46 48 48 • BOUDARD Philippe - 45 avenue Bel Air - 33200 BORDEAUX - 05 56 02 67 28 • BOVET Jean-Louis - CLINIQUE JEAN VILLAR - av.

Maryse Bastié - 33523 BRUGES - 05 56 57 93 84 • CAIX Philippe - CHU PELLEGRIN - SERVICE MAXILLO-FACIALE PLASTIQUE RÉPARATRICE- place Amélie Raba Léon 33076 BORDEAUX - 05 57 57 15 13 • CASOLI Vincent - HÔPITAL PELLEGRIN - place Amélie Raba Léon - 33076 BORDEAUX - 05 56 79 55 31 • CASTEDE Jean-Claude - HÔPITAL PELLEGRIN TRIPODE SERVICE DES BRULES - place Amelie Raba Leon - 33000 BORDEAUX - 05 56 79 55 31 • CIPRIAN Isacu - C.H.U. BORDEAUX SERVICE BRULES - place Amélie Raba Léon - 33000 BORDEAUX - 05 56 79 55 31 • COURTOIS Ivan - POLYCLINIQUE JEAN VILLAR - avenue Maryse Bastié - 33520 BRUGES - 05 56

57 93 84 • DE LUCA Laura - CHU PELLEGRIN C.F.X.M. SERV BRÛLÉS ET CHIR PLAST - place Amélie Raba Léon - 33076 BORDEAUX CEDEX - 05 56 79 56 79 • DELONCA Denis - CENTRE DE CHIRURGIE ESTHETIQUE DES QUINCONCES - 2 place des Quinconces - 33000 BORDEAUX - 05 56 79 20 00 • DROSSARD Guillaume

- 14 rue Montesquieu - 33000 BORDEAUX - 05 56 48 94 94 • FALKENRODT Franck - CLINIQUE TIVOLI - B.P. 114 - 220 rue Mandron - 33000 BORDEAUX - 05 57 19 04 44 • GARDET Hélène - CABINET DE CONSULTATION DU GRAND THÉÂTRE - 5 rue de Conde - 33000 BORDEAUX - 05 56 79 77 10 • GOIN Jean-Louis - CLINIQUE TOURNY - 68 rue du Palais Gallien - 33000 BORDEAUX - 05 56 51 17 03 • GRINFEDER Christophe - 59 avenue Carnot - 33200 BORDEAUX - 05 57 19 04 44 • GUEROULT JeanMichel - CLINIQUE TOURNY - 68 rue du Palais Gallien - 33000 BORDEAUX - 05 56 01 55 72 • GUIMBERTEAU Jean-Claude - 56 allee des Tulipes - 33600 PESSAC - 05 56

46 48 48 • ISACU Cipprian - C.H.U. BORDEAUX SERVICE BRULES - place Amélie Raba Léon - 33076 BORDEAUX - 05 56 79 55 31 • LALANNE Philippe - POLYCLINIQUE BORDEAUX RIVE DROITE 4 PAVILLONS - 24 rue de Cavailles - 33210 LORMONT - 05 56 94 47 36 • LEGAILLARD Philippe - CLINIQUE TIVOLI - 59 avenue Carnot - 33200 BORDEAUX - 05 57 19 04 44 • LEMIERRE Guillaume - POLYCLINIQUE JEAN VILLA - avenue Maryse Bastié - 33520 BRUGES - 05 56 57 93 84 • NOEL Xavier - 68 rue du

Palais Gallien - 33000 BORDEAUX - 05 56 01 55 73 • PANCONI Bruno- 56 allée des Tulipes - 33600 PESSAC - 05 56 46 48 48 • PASQUET Jean - RESIDENCE LA RIVIERA - 222 boulevard de la Plage - 33120 ARCACHON - 05 56 83 19 79 • PELISSIER Philippe - SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE HÔPITAL PELLEGRIN TONDU - place Amélie Raba Léon - 33076 BORDEAUX - 05 56 79 55 48 • PINSOLLE Vincent - SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE HÔPITAL DU TONDU - place Amélie Raba Léon - 33076 BORDEAUX - 05 56 79 55 48 • REAU Anne-François - CABINET CHIRURGICAL FOCH - 68 rue du Palais Gallien - 33000 BORDEAUX - 05 56 01 55 74 • ROUSVOAL Aurelien - AESTHETICS - 4 avenue Carnot - 33200 BORDEAUX - CAUDERAN - 05 57 29 29 29 • SAWAYA Elias - CH FR XAVIER MICHELET SCE CHIR PLASTIQUE MAINS - place Amélie Raba Léon - 33076 BORDEAUX CEDEX - 05.56.79.55.48 • SCHUHMACHER Bernard - CENTRE CHIRURGICAL FOCH - 68 rue du Palais Gallien 33000 BORDEAUX - 05 56 51 17 03 • SIBERCHICOT Francois - CHU PELLEGRIN SERVICE DE CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE ET STOMATOLOGIE - place Amélie Raba

Léon - 33076 BORDEAUX CEDEX - 05 56.79.55.33 • TESSIER Richard - 4 avenue Carnot - 33200 BORDEAUX - CAUDERAN - 05 57 29 29 29 • WEIGERT Romain - CHU PELLEGRIN SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE - place Amelie Raba Leon - 33076 BORDEAUX CEDEX - 05 56 79 55 48 •

34 / AGHAI Farhad - 4 rue Charles Amans place

de la Comédie - 34295 MONTPELLIER - 04 67 58 08 79 • AMARA Bouali - CLINIQUE CLEMENTVILLE - 25 rue de Clementville - 34000 MONTPELLIER - 04 67 06 90 69 • ARNAUD Bernard - LANGUEDOC MUTUALITÉ UNION AMBULATOIRE - 88 rue de la 32 éme - 34264 MONT PELLIER CEDEX 2 - 04 67 22 85 07 • BARON Jean-Luc - LE JARDIN DU CENTRE BAT. A - 60 rue de l'Acropole - 34000 MONTPELLIER - 04 67 13 81 40 • BONNEFON Alain - 612 avenue d'Occitanie - 34090 MONTPELLIER - 04 67 52

38 78 • BOUSQUET Philippe - 16 avenue d'Assas - 34000 MONTPELLIER - 04 67 52 79 99 • BROSSARD Jean-Jacques - 4 place Jean Jaures - 34500 BEZIERS - 04 67

28 10 35 • CAMMAN François - CENTRE MEDICAL ALBERTINI - 13 impasse Roumanille - 34500 BEZIERS - 04 67 30 07 47 • CANDON Bernard - FONT TROUVE - 2040

avenue du Pére Soulas - 34090 MONTPELLIER - 04 67 14 00 20 • COMBESCURE Christian - 4 rue Charles Amans - 34000 MONTPELLIER - 04 67 58 96 62 • COMTE Josette - RÉSIDENCE DE LA PERRUQUE - 60 avenue Albert Dubout - 34000 MONTPELLIER - 04 67 64 10 19 • DELOCHE Michel - EN RETRAITE AVEC PETITE ACTIVITE

LIBERALE - 7 rue du Jeu de l'Arc - 34000 MONTPELLIER - 04 67 92 69 96 • DOMERGUE Sophie - CHIRURGIE MAXILO FACIALE HÔPITAL LAPEYRONIE - 191 avenue du

Doyen Gaston Giraud - 34295 MONTPELLIER CEDEX 5 - 04.67.33.82.34 • FASSIO Eric - 15 avenue Ecole Agriculture - 34000 MONTPELLIER - 04 99 23 13 28 • GARY-BOBO Alain - 9 rue de la République - 34000 MONTPELLIER - 04 67 92 47 77 • JORQUERA Franck - LE JARDIN DU CENTRE BATIMENT A - 60 rue de l'Acropole - 34000

MONTPELLIER - 04 67 13 81 40 • LAMARCHE Jean-Pierre - 4 rue Charles Amans - 34000 MONTPELLIER - 04 67 58 15 49 • MARTINETTO Jean-Pierre - 3 avenue

du Pont Juvénal - 34000 MONTPELLIER - 04 67 02 86 94 • MATEU Jacques - 9 rue de la République - 34000 MONTPELLIER - 04 67 92 47 77 • MEZIANE Jaafar - LE JARDIN DU CENTRE BATIMENT A - 60 rue de l'Acropole - 34000 MONTPELLIER - 04 67 13 81 40 • OTMAN Sami - HÔPITAL LAPEYRONI SERVICE DES BRÛLÉS - 191

avenue du doyen Gaston Giraud - 34295 MONTPELLIER CEDEX 5 - 04 67 33 82 25 • PATY Éric - CENTRE COMMERCIAL LA CROISEE - avenue de l'Europe - 34830 CLAPIERS - 04 67 55 42 76 • PRUD'HOMME Alexandre - CENTRE MEDICAL ALBERTINI - 13 impasse Roumanille - 34500 BEZIERS - 04 67 30 07 47 • TEOT Luc - HÔPITAL LAPEYRONIE SCE DES GRANDS BRULES - 371 avenue Doyen Gaston Giraud - 34000 MONTPELLIER - 04 67 33 82 31 •

35 / AILLET Sylvie - HÔPITAL SUD - 16 boulevard

de Bulgarie - BP 90347 - 35203 RENNES CEDEX 2 - 02 99 26 71 68 • CHEVRIER Stéphane - C.H.P. ST GREGOIRE - 6 boulevard de la Boutière cs 56816 - 35768 ST GRÉGOIRE CEDEX - 02 99 23 33 23 • HEUSSE Jean Laurent - CHRU ANNE DE BRETAGNE CHIRURGIE PLASTIQUE - BP 90347 - 35203 RENNES CEDEX 2 -

02.99.28.43.21 • LONCLE Loïc - CABINET MEDICAL - 1 boulevard Sevigne - 35700 RENNES - 02 99 84 01 05 • MANISE Olivier - 3 impasse de la Vigie - 35400 SAINT MALO


139

- 02 99 19 88 77 • MIARD François - CENTRE HOSPITALIER PRIVÉ SAINT GRÉGOIRE - 6 boulevard de la Boutière cs 56816 - 35768 SAINT-GRÉGOIRE - 02 99 23 33 23 • PEREZ Michel - CENTRE HOSPITALIER PRIVÉ - 6 boulevard de la Boutière cs 56816 - 35768 SAINT-GRÉGOIRE CEDEX - 02 99 23 33 23 • ROSTANE-RENOUARD Dénia - CABINET DE CONSULTATION - 1 boulevard de Sevigné - 35700 RENNES - 02 99 84 08 24 • WATIER Éric - CHR HÔPITAL SUD SERV CHIR PLASTIQUE - 16 boulevard de

36 / WYART Alain - CENTRE HOSPIATLIER - 33 rue Saint Lazare - 36300 LE BLANC - 02 54 28 28 37 / DE MORTILLET Stéphane - POLE SANTÉ LÉONARD DE VINCI - 1 rue du professeur A. Minkowski - CP 10 - 37175 CHAMBRAY LES TOURS CEDEX - 02 47

Bulgarie - BP 90347 - 35203 RENNES CEDEX 2 - 02 99 26 71 68 • 28 •

25 22 00 • DUPEYRON Franck - 3 place de la Cathédrale - 37000 TOURS - 02 47 48 03 93 • FAUGON Henri - 2 allée du Manoir - 37000 TOURS - 02 47 05 38 46 • FORME Nathalie - CHRU TROUSSEAU CHAMBRAY - avenue de la République - 37170 CHAMBRAY LES TOURS - 02.34.37.89.55 • GOGA Dominique - C.H.R.U. TROUSSEAU CHAMBRAY CHIRURGIE MAXILLO-FACIALE - avenue de la République - 37170 CHAMBRAY LES TOURS - 02 47 47 46 40 • GUILLOU-GARNIER Marie-Françoise - POLE SANTÉ LÉONARD DE VINCI - 1 rue du Professeur A. Minkowski - CP 10 - 37175 CHAMBRAY LES TOURS CEDEX - 02 47 61 42 55 • RICCI Karine - 2 allee du Manoir - 37000 TOURS - 02 47 05 38 46 • ROUIF Michel - 30 boulevard Heurteloup - 37000 TOURS - 02 47 64 49 80 •

38 / ANTOINE Patrick - 9 place Paul Vallier - 38000 GRENOBLE

- 04 76 03 38 60 • BETTEGA Georges - HÔPITAL NORD MICHALLON (CHU GRENOBLE) SERVICE CHIR PLAST MAXILLO-FACIALE - boulevard de la Chantourne - BP 217

- 38700 LA TRONCHE - 04 76 76 54 63 • BOZONNET Emmanuelle - MEDICEDRES - 48 avenue de Grugliasco - 38130 ECHIROLLES - 04 38 12 42 42 • BRIX Muriel HÔPITAL NORD MICHALLON SERV CHIR PLASTIQUE - boulevard de la Chantourne - 38700 LA TRONCHE - 04 76 76 75 75 • CORCELLA Denis - CHU - avenue du Maquis

du Gresivaudan BP 217 - 38700 GRENOBLE LA TRONCHE - 04 76 76 54 74 • DARDART Benoit - 3 rue Félix Poulat - 38000 GRENOBLE - 04 76 46 59 59 • DELBAERE Marion - 9 place Paul Vallier - 38000 GRENOBLE - 04 76 03 38 60 • DELEGLISE Dai - 2 boulevard Gambetta - 38000 GRENOBLE - 04 76 46 31 28 • DUROURE Frédéric

- 5 rue Felix Poulat - 38000 GRENOBLE - 04 76 87 23 44 • FAURE Thierry - 5 rue Felix Poulat - 38000 GRENOBLE - 04 76 87 23 44 • FORLI Alexandra - HÔPITAL NORD MICHALLON - SERVICE CHIRURGIE DE LA MAIN - boulevard de la Chantourne - BP 217 - 38700 LA TRONCHE - 04 76 76 75 75 • LEBEAU Jacques - HÔPITAL NORD MICHALLON SERV CHIR PLAST MAXILLO-FACIALE - boulevard de la Chantourne - BP 217 X - 38700 LA TRONCHE - 04 76 76 54 63 • LOURY Julien - 48 avenue de Grugliasco

- 38130 ECHIROLLES - 04 38 12 42 42 • MARTINET Xavier - 3 rue Félix Poulat - 38000 GRENOBLE - 04 76 46 59 59 • MONTANIER Francoise - 18 boulevard Jean Pain - 38000 GRENOBLE - 04 76 16 20 81 • MOUTET François - HÔPITAL NORD MICHALLON UNITÉ CHIRURGIE RÉPARATRICE - boulevard de la Chantourne - BP 217 - 38700 LA TRONCHE - 04 76 76 54 74 • SADEK Hazem - 3 rue Félix Poulat - 38000 GRENOBLE - 04 76 46 59 59 •

41 / FRECHETTE Claude - POLYCLINIQUE DE BLOIS

TOUR DE CONSULTATION - rue Robert Debré - 41260 LA CHAUSSEE SAINT VICTOR - 02 54 44 45 46 • RAGUENET Paulo - POLYCLINIQUE DE BLOIS - 3 rue Robert

Debré - 41260 LA CHAUSSÉE SAINT VICTOR - 02 54 90 65 01 •

42 / CHADOINT François - 1 cours Victor Hugo - 42000 SAINT ETIENNE - 04 77 25 49 31 •

DALMONEGO Vincent - CLINIQUE DU RENAISON - 75 rue du Général Giraud - 42300 ROANNE - 04 77 44 45 00 • SEGUIN Pierre - HÔPITAL NORD - avenue Albert Raimond

- 42277 ST PRIEST EN JAREZ CEDEX - 04 77 12 77 95 • SOULHIARD François - 168 cours Fauriel - 42100 ST ETIENNE - 04 77 41 07 77 •

44 / AUFFRET Pascal

- 60 ter boulevard Lelasseur - 44000 NANTES - 02 40 20 22 06 • BARAER Fabien - CLINIQUE BRETECHE - 3 rue de la Béraudière - 44000 NANTES - 02 51 86 78 02 • BOUCHOT-HERMOUET Bénédicte France - 50 rue Amiral Ronarc'h - 44000 NANTES - 02 40 14 31 62 • CHATEAU Jean-Paul - CLINIQUE JULES VERNE - 2-4 route de

Paris - 44300 NANTES - 02 40 48 15 83 • DUTEILLE Franck - CHU DE NANTES SERV CHIR PLASTIQUE/CENTRE DES BRÛLÉS - 1 place Alexis Ricordeau - 44093 NANTES CEDEX 1 - 02 40 08 73 04 • GOROWITZ Béatrice - 28 boulevard de l'Université - 44600 SAINT NAZAIRE - 02 40 61 98 08 • HEPNER Yves - 3 rue Marceau - 44000 NANTES - 02 40 47 79 78 • HEPNER-LAVERGNE Dominique - 3 rue Marceau - 44000 NANTES - 02 40 47 79 78 • LE FOURN Bruno - CLINIQUE BRETECHE - 3 rue de la Béraudière

- 44000 NANTES - 02 51 86 88 05 • LEBATARD-SARTRE Jean-Yves - CLINIQUE JULES VERNE - 2 route de Paris - 44300 NANTES - 02 40 08 01 16 • LEJEUNE Florence - CLINIQUE BRÉTÉCHÉ - 3 rue de la Béraudière - 44000 NANTES - 02 51 86 88 15 • LOIRAT Yves - CLINIQUE BRETECHE - 3 rue de la Béraudière - 44000 NANTES - 02 51

86 86 02 • MARTIN Gaelle - CHU SERVICE DES BRULÉS SECTEUR DE CHIR PLASTIQUE IMMEUBLE J MONNET - 30 boulevard Jean Monnet - 44093 NANTES CEDEX 1 - 02.40.08.73.04 • MARTINET Laurent - CLINIQUE JULES VERNE - 2 route de Paris - 44300 NANTES - 02 40 48 15 83 • PERROT Pierre - CENTRE DES BRULES IMMEUBLE JEAN MONNET - 44093 NANTES CEDEX 1 - 02 40 08 33 33 • TALMANT Jean-Christian - CLINIQUE JULES VERNE- 2 route de Paris - 44300 NANTES - 02

40 20 39 41 • TALMANT Jean-Claude - CLINIQUE JULES VERNE - 2 route de Paris - 44300 NANTES - 02 40 20 39 41 •

45 / DANTON Anne - CLINIQUE DE

L'ARCHETTE - 83 rue Jacques Monod - 45160 OLIVET - 02 38 51 60 70 • GRENIER DE CARDENAL Damien - 5 rue du Vieux Marché - 45000 ORLÉANS - 02 38 42 71 46

• NABOULSI Samir - CLINIQUE DE LA PRÉSENTATION - 64 bis rue des Fossés - 45400 FLEURY LES AUBRAIS - 02 38 65 39 79 • REMY Roger - C.H.R.O. - 1 rue porte Madeleine BP.6709 - 45100 ORLEANS - 02 38 51 44 44 • ZIMMANN François - CLINIQUE DE L'ARCHETTE QUARTIER DU LARRY - 83 rue Jacques Monod - BP 109 - 45160 OLIVET CEDEX - 02 38 51 60 70 OU 02 38 51 60 74 •

46 / CAPDEVILLE-CAZENAVE Pierre - 28 boulevard Gambetta - 46000 CAHORS - 05 65 23 92 94 • 47

/ DUCOURS Jean-Luc - CLINIQUE ESQUIROL-ST HILAIRE - 1 rue du docteur et madame Delmas - BP 19 - 47002 AGEN CEDEX - 05 53 69 97 97 • DUPOIRIEUX Laurent - CLINIQUE DU MARMANDAIS - 71 avenue Jean Jaures - 47200 MARMANDE - 05 53 76 17 57 •

49 / BAYLET Gérard - POLYCLINIQUE DU PARC LA CHAUVELIERE

- avenue des Sables - 49300 CHOLET - 02 41 63 43 27 • DARSONVAL Vincent - CHU D'ANGERS CHIR RECONSTR TRAUMAT SCE CHIRURGIE PLASTIQUE - 4 rue Larrey

- 49033 ANGERS CEDEX 01 - 02 41 35 46 27 • FERNANDEZ Luc - 142 av de Lattre de Tassigny - 49100 ANGERS - 02 41 87 63 33 • HUBAULT Pascale - CHU D'ANGERS CHIR PLAST RECONSTR - 4 rue Larrey - 49033 ANGERS CEDEX 01 - 02 41 35 46 27 • LOZE Sylvie - 142 avenue de lattre de Tassigny - 49000 ANGERS - 02 41 87 63 33 • PAYEMENT Guy - 142 av de Lattre de Tassigny - 49000 ANGERS - 02 41 87 63 33 •

50 / DE SAINT JORRE Geoffroy - CLINIQUE HENRI GUILLARD - 3 bis rue de la Croute

- 50200 COUTANCES - 02 33 47 43 11 • KALUZINSKI Éric - POLYCLINIQUE DU COTENTIN - avenue du Thivet - 50120 EQUEURDREVILLE HAINNEVIL - 02 33 78 50 30 •

51 / BAUQUEL Jean - POLYCLINIQUE LES BLEUETS ENTRÉE 44 - 24 rue du Colonel Fabien - 51100 REIMS - 03 26 02 52 01 • ROULLE Philippe - 5 boulevard de la

Paix - 51100 REIMS - 03 26 47 95 17 • SANDRE Jérôme - 38 bis rue de Courlancy - 51100 REIMS - 03 26 77 20 10 • TIGUEMOUNINE Jean - 5 boulevard de la Paix - 51100 REIMS - 03 26 47 95 17 • VERZEAUX Émile - 5 boulevard de la Paix - 51100 REIMS - 03 26 47 95 17 •

54 / BENYACOUB Nordine - 31 rue du Haut Bourgeois - 54000

NANCY - 03 83 30 40 40 • BIDEAUX Jean Christian - CENTRE D'AFFAIRES DES NATIONS - 23 boulevard de l'Europe - 54500 VANDOEUVRE LES NANCY - 03 83 56 24

35 • CHASSAGNE Jean-François - CHU DE NANCY HÔPITAL CENTRAL SERV DE CHIR PLAST DE LA FACE - 29 boulevard de Lattre de Tassigny - CO 34 - 54035 NANCY CEDEX - 03 83 85 16 01 • DAP François - CENTRE CHIRURGICAL EMILE GALLE - 49 rue Hermite - CS 5211 - 54052 NANCY CEDEX - 03 83 65 65 30 • DAUTEL Gilles - HÔPITAL DE BRABOIS (CHU) HÔPITAL D'ENFANTS CHIR. INFANT - rue du Morvan - 54511 VANDOEUVRE LES NANCY CEDEX - 03 83 15 46 93 • FYAD Jean-Pascal

- 17 place de la Carrière - 54000 NANCY - 03 83 30 28 91 • GOFFINET Laetita - HÔPITAL BRABOIS DES ENFANTS - SOS BRÛLÉS-ENFANTS - rue du Morvan - 54511 VANDOEUVRE LES NANCY CEDEX - 03 83 15 46 81 • GOSSET Jessica - 20 rue Isabey - 54000 NANCY - 03 83 28 42 82 • MAXANT Philippe - CLINIQUE AMBROISE


140

PARE - rue Ambroise Paré - 54100 NANCY - 03 83 95 54 00 • MAYOT Denis - 37 rue Julie Victoire Daubie - 54100 NANCY - 03 83 35 02 79 • MERLE Michel - MEDIPOLE GENTILLY - ST JACQUES -13 rue Blaise Pascal - 54320 MAXEVILLE - 03 83 93 50 93 • PABST Andre - 6 boulevard Charles V - 54000 NANCY - 03 83 30 53 02 • PUJO Julien - HÔPITAL CENTRAL - CHIR. MAXILLO-FACIALE - 29 avenue de Lattre de Tassigny - CO 34 - 54035 NANCY CEDEX - 03 83 85 13 07 • SAURY Philippe - 20 rue Isabey - 54000 NANCY - 03 83 28 42 82 • SERRIERE Nathalie - 106 a boulevard Emile Zola - 54520 LAXOU - 03 83 27 81 73 • SIBILLE Pierre - 20 rue Isabey - 54000 NANCY - 03 83 28

42 82 • SIMON Étienne - C.H.R.N. - 29 avenue marechal lattre de Tassigny - 54000 NANCY - 03 83 85 13 07 • STRICKER-KRONGRAD Christophe - 20 rue Isabey - 54000 NANCY - 03 83 28 42 82 •

56 / DALEM Anne Michele - CLINIQUE MUTUALISTE DE LA PORTE DE L'ORIENT - 3 rue Robert de la Croix - 56324 LORIENT CEDEX - 02

97 64 80 00 • DELAHAYE Jean-François - CLINIQUE MUTUALISTE DE LA PORTE DE L'ORIENT - 3 rue Robert de la Croix - BP 745 - 56100 LORIENT - 02 97 64 81 63 • DEMANT Jean-Pierre - CLINIQUE DE LA PORTE DE L'ORIENT - 3 rue Robert de la Croix - 56324 LORIENT - 02 97 64 81 63 • VERGOTE Thierry - CLINIQUE OCEANE - 9 place de la République - 56000 VANNES - 02 97 01 36 94 •

56

/ ABOU AL TOUT Yasser - CENTRE HOSPITALIER ROBERT PAX - 2 rue René Francois Jolly - 57211

SARREGUEMINES CEDEX - 03 87 27 33 10 • APROSIO Christiane - SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE ET BRÛLÉS CHR BONNECOURS - 1 place Vigneulles - 57000 METZ - 03 87 55 31 34 • AUBERT Serge - CLINIQUE NOTRE DAME - 3 rue Paul Albert - 57100 THIONVILLE - 03 82 82 82 82 • BABA AISSA Mohamed - HÔPITAL NOTRE DAME DE BON SECOURS SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE ET MAXILLO FACIALE - 1 place Philippe de Vigneulles - 57000 METZ - 03 87 55 36 48 • BAHE Laurent - CLINIQUE CLAUDE BERNARD - 97 rue Claude Bernard - 57070 METZ - 03 87 39 67 02 • FABERT Gerard - 3 chemin du Linkling - 57180 TERVILLE - 03 82 88 09

46 • FIONI Luciano - CHR BEL AIR - rue du Friscaty - BP 60327 - 57126 THIONVILLE CEDEX - 03 82 34 57 00 • GIOVANNINI Uberto - HÔPITAL MATERNITÉ DE METZ - SER CHIR PLASTIQUE - 1 place Sainte Croix - 57000 METZ - 03 87 34 51 66 • GIROT-CHARDONNAL Joelle - CHR METZ HÔPITAL BON SECOURS - 1 place Philippe de

Vigneulles - BP 81065 - 57038 METZ CEDEX 01 - 03 87 55 36 45 • HAMPEL Christophe - CLINIQUE AMBROISE PARÉ - 21 route de Guentrange - 57100 THIONVILLE - 03 82 82 27 11 • HUTTIN-MARQUELET Christine - CLINIQUE SAINT NABOR - 3 rue Maillane - BP 90159 - 57504 ST AVOLD CEDEX - 08 25 13 57 57 • JACOB Yves HÔPITAL-CLINIQUE CLAUDE BERNARD - 97 rue Claude Bernard - 57072 METZ - 03 87 39 67 00 • KHAIRALLAH Grégoire - CHR HÔPITAL BON SECOURS SERVICE CHIR - 1 place Philippe de Vigneulles - B.P. 81065 - 57038 METZ CEDEX 01 - 03 87 55 36 48 • MELEY Michel - CHR METZ - HÔPITAL BON SECOURS - 1 place P. de Vigneulles

- BP 81065 - 57038 METZ CEDEX 01 - 03 87 55 36 45 • SELLAL Sandrine - HÔPITAL CLINIQUE CLAUDE BERNARD - 97 rue Claude Bernard BP 45050 - 57000 METZ - 03 87 39 67 02 •

59 / ABBOUD Marwan - CLINIQUE DU VAL DE SAMBRE - 162 route Mons - 59600 MAUBEUGE - 04 75 41 99 55 • ANSARI Fouad - VILLA MALO

- 31 rue Wisse Morne - 59240 DUNKERQUE - 03 28 23 77 23 • AUVRAY Guillaume - CABINET ARCHIMED - 21 rue des Meuniers - 59810 LESQUIN - 03 20 16 03 16 • BILTERYS Luc - CENTRE HOSPITALIER - avenue Desandrouin - BP 479 - 59322 VALENCIENNES CEDEX - 03 27 14 33 33 • BONAFOS Guillaume - CLINIQUE SAINT AME

- rue Clemenceau - 59552 LAMBRES LEZ DOUAI - 08 26 30 17 17 • CAPON Alexandre - 15 place Richebe - 59000 LILLE - 03 28 04 51 54 • CHAMBON Éric - CLINIQUE DE LA LOUVIERE - 71 rue de la Louviere - 59800 LILLE - 03 20 12 09 23 • COEUGNIET Edouard - CHR HÔPITAL ROGER SALENGRO SCE CHIR PLASTIQUE RECONSTRUCTRICE

- rue Emile Laine - 59037 LILLE CEDEX - 03 20 44 59 62 • DEBAERE Pierre-Alain - 56 boulevard Carnot - 59000 LILLE - 03 20 74 05 70 • DUMORTIER Renaud - 36 rue d'Inkermann - 59000 LILLE - 03 20 54 75 15 • ELIA Andre - 15 place Richebé - 59800 LILLE - 03 20 55 05 56 • FEVRIER Patrick - 23 boulevard de la Liberte - 59800 LILLE - 03 20 54 66 33 • GAHAGNON Thomas - CABINET ARCHIMEDE CHIRURGIE PLAST RECONSTR ET ESTHÉTIQUE - 21 rue des Meuniers - 59810 LESQUIN - 03 20 16 03 16 • HOUZE DE L'AULNOIT Stéphane - 21 rue des Meuniers - 59810 LESQUIN - 03 20 16 03 16 • LAURENT Frédéric - 6 rue de Lille - 59100 ROUBAIX - 03 20 66 14 87 • LAURENT Frédéric - 182 boulevard Clemenceau - 59700 MARCQ EN BAROEUL - 03 20 66 14 87 • LEPS Patrick - CABINET ARCHIMEDE CHIRURGIE PLAST RECONSTR ET ESTHÉTIQUE - 21 rue des Meuniers - 59810 LESQUIN - 03 20 16 03 16 • MARTINOT-DUQUENNOY Veronique - HÔPITAL ROGER SALENGRO - SCE CHIRURGIE PLASTIQUE - boulevard professeur Emile Laine - 59037 LILLE CEDEX - 03 20 44 59 62 • MELLUL Joseph - 146 rue de Paris - 59800 LILLE - 03 20 15 23 33 • PATENOTRE Philippe -C.H.R. - 2 avenue Oscar Lambret - 59000 LILLE - 03 20 44 56 59 • PELLERIN Philippe - HÔPITAL ROGER SALENGRO SCE CHIRURGIE PLASTIQUE - boulevard

prof Emile Laine - 59037 LILLE CEDEX - 03 20 44 49 03 • RAOULT Stéphane - 43 rue des Meuniers - 59810 LESQUIN - 03 20 55 30 80 • SCHOOFS Michel - S.E.L. DU DR SCHOOFS - 43 rue des Meuniers - 59810 LESQUIN - 03 20 38 46 65 • VANRENTERGHEM Luc - 195 bd de la Liberte - 59800 LILLE - 03 20 63 23 08 • WOLBER Alexis - 56

boulevard Carnot - 59000 LILLE - 03 20 51 57 50 •

60 / AMARIS Silvia - 86 bis rue de Paris - 60200 COMPIEGNE - 03 44 85 01 57 • BERARD Philippe - 7 rue Villeret -

60300 SENLIS - 03 44 32 12 44 • BRUNAIS Bernard - 9 rue de Gouvieux - 60500 CHANTILLY - 03 44 58 95 80 • GARSON Sebastien - 7 impasse de la Passerelle - 60300 SENLIS - 03 44 28 29 59 •

62 / DINH DOAN THAI SON Gerard - CENTRE M.C.O COTE D'OPALE - route de Desvres - 62280 ST MARTIN BOULOGNE - 03 21 99 11

11 • HODIN-HARDY Élisabeth - 17 place de la Préfecture - 62000 ARRAS - 03 21 23 57 23 • LE PENDEVEN Ronan - 17 place de la Préfecture - 62000 ARRAS - 03 21 23 57 23 • MORTIER Patrick - 17 place de la Préfecture - 62000 ARRAS - 03 21 23 57 23 •

63 / BITONTI - GRILLO Cosima - 6 place Gaillard - 63000 CLERMONT FERRAND - 04

73 36 26 26 • CLAISE Jean-Marc - CLINIQUE DE LA CHATAIGNERAIE - rue de la Chataigneraie - 63110 BEAUMONT - 04 73 40 80 41 • EMERING Chantal - CHU HOTEL DIEU - SERV CHIR PLAST RECONSTR - boulevard Leon Malfreyt - BP 69 - 63003 CLERMONT-FERRAND - 04 73 75 01 02 • JANNY-PEYRONIE Martine - CLINIQUE DE LA CHATAIGNERAIE - rue de la Chataigneraie - 63110 BEAUMONT - 04 73 40 80 71 • LAMBERT Frédéric - CENTRE RÉPUBLIQUE - 99 avenue de la République - 63100 CLERMONT-FERRAND - 04 73 99 40 70 • LANDREAU Francois-Regis - 14 avenue Julien - 63000 CLERMONT FERRAND - 04 73 35 25 68 • MALPUECH François - CLINIQUE DES CEZEAUX - 44 rue des Meuniers - 63000 CLERMONT FERRAND - 04 73 27 89 00 • MONDIE Jean-Michel - CHU HOTEL DIEU - SERV CHIR PLAST RECONSTR - boulevard Leon Malfreyt - BP 69 - 63003 CLERMONT-FERRAND - 04 73 75 01 02 •

64 / BIALEOKO Daniel - 4 place Royale - 64000 PAU - 05 59 27 38 27

• EVENS Fabian - RES IRIONDO - 6 avenue Maréchal Foch - 64100 BAYONNE - 05 59 59 24 08 • GENIN ETCHEBERRY Thierry - PALAIS THERMAL - 79 avenue de la Marne - 64200 BIARRITZ - 05 59 22 22 51 • GEORGIEU Nicolas - 44 avenue Marechal Foch - 64100 BAYONNE - 05 59 20 03 06 • OUADAH Amadeo - RESIDENCE IMPERATRICE - BAT B1A - 49 avenue Reine Victoria - 64200 BIARRITZ - 05 59 03 19 21 • PERES Jean-Marc - PALAIS THERMAL - 79 avenue de la Marne - 64200 BIARRITZ - 05 59 22 22

52 • PISTRE Vincent - CENTRE HOSPITALIER CÔTE BASQUE - 13 avenue interne Jacques Loëb - 64100 BAYONNE - 05 59 44 34 54 • POTTECHER-MOSSER Brigitte POLYCLINQUE DE NAVARRE - 8 boulevard Hauterive - 64075 PAU CEDEX - 05 59 30 12 37 • RIBIERE Jérôme - PALAIS THERMAL - 79 avenue de la Marne - 64200 BIARRITZ

65 / MOUSSU Michèle - 5 rue Dembarrere - 65000 66 / CANIZARES François - SITE MEDICENTRE AVICENNE - 20 rue Avicenne - 66330 CABESTANY - 04 68 08 20 61 • KLERSY François

- 05 59 22 22 50 • VIDAL Laurent - LES JARDINS DU PALAIS - 62 avenue Dubrocq - 64100 BAYONNE - 05 59 59 11 89 • TARBES - 05 62 34 67 35 •

- 21 ESPACE MÉDITERRANÉE - avenue Général Leclerc - 66000 PERPIGNAN - 04 68 35 91 91 • LANFREY Étienne - MEDICENTRE AVICIENNE - 20 rue Avicienne - 66330 CABESTANY - 04 68 35 91 94 • MASUREL Thierry - LE MARILYN - 37 boulevard J.F. Kennedy - 66100 PERPIGNAN - 04 68 50 79 34 • MAZZIOTTA Robert - 23 rue Georges

Franju - 66000 PERPIGNAN - 04 68 35 32 58 • MELKA Joël - CLINIQUE ESTHÉTIQUE MLK - 3 rue Edmee Mariotte - 66100 PERPIGNAN - 04 68 66 64 50 • PAYROT Claude


141

- CENTRE HOSPITALIER MAL JOFFRE - 20 avenue du Languedoc - 66000 PERPIGNAN - 04 68 61 64 21 •

67 / BARATTE Alexandre - HÔPITAL CIVIL - H.U.S. - 1 place

de l'Hôpital - BP 426 - 67091 STRASBOURG CEDEX - 03 88 11 67 68 • BEAU Catherine - ARS D'ALSACE CITE ADMNISTRATIVE GAUJOT - 14 rue du Marechal Juin - 67084 STRASBOURG CEDEX - 03 88 76 76 76 • BLEZ Patrick - 1 rue du Conseil des Quinze - 67000 STRASBOURG - 03 88 45 69 49 • BLUCHER Gerald - 5 quai du Maire Dietrich

- 67000 STRASBOURG - 03 88 14 09 09 • BODIN Frédéric - 1 place de l'Hôpital - 67091 STRASBOURG - 03 88 11 61 97 • BOLLECKER Vanessa - 3 allée de la Robertsau - 67000 STRASBOURG - 03 88 16 00 89 • BRETON Jean-François - 5 quai du maire Dietrich - 67000 STRASBOURG - 03 88 35 16 09 • CURIC Laura - CENTRE DE CHIR ORTHOP ET DE LA MAIN - 10 avenue Achille Baumann - BP 80096 - 67403 ILLKIRCH CEDEX - 03 88 11 67 68 • GRAUZAM Roland - 65 allée de la Robertsau - 67000 STRASBOURG - 03 88 37 03 31 • GROSU Oana - 45 rue Goethe - 67000 STRASBOURG - 03.88.45.65.65 • HIMY Serge - 3 allée de la Robertsau - 67000 STRASBOURG - 03

88 16 00 89 • KADOCH Vanessa - 14 rue Boussingault - 67000 Strasbourg - 03 88 35 16 09 • LOREA Patrick - CENTRE DE CHIRURGIE DE LA MAIN - 2-4 rue Sainte Elisabeth - 67085 STRASBOURG - 03 88 35 45 00 • MARIANO Andre - 1 rue du conseil des Quinze - 67000 STRASBOURG - 03 88 45 69 49 • MARIN-BRAUN François CLINIQUE DU DIACONAT - 4 rue Sainte Elisabeth - 67085 STRASBOURG - 03 88 35 45 00 • MATHONNET Dominique - 6 rue du Maréchal Joffre - 67500 HAGUENAU - 03 88

73 16 92 • MULLER Guy-Henri - 45 rue Goethe - 67000 STRASBOURG - 03 88 45 65 65 • PREVOST Pascal - CLINIQUE ST FRANCOIS - 1 rue Colome - 67500 HAGUENAU - 03 88 90 70 70 • RIVERA Juan Carlos - 4 rue Saint Maurice - 67000 STRASBOURG - 03 88 45 65 72 • RODIER-BRUANT Catherine - HÔPITAL CIVIL - SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - 1 place de l'Hôpital - B.P. 426 - 67091 STRASBOURG CEDEX - 03 88 11 62 92 • ROSENSTIEL Marc - 29 boulevard d'Anvers - 67000 STRASBOURG - 03 90 41 07 41 • STRICHER Fabrice - 31 rue Geiler - 67000 STRASBOURG - 03 88 44 16 88 • WILK Astrid - HÔPITAL CIVIL - BP 426 - SERV.CHIR.MAXILLO-FACIALE

- 1 place de l'HÔPITAL - 67000 STRASBOURG - 03 88 24 87 88 •

68

/ ANDREOLETTI Jean-Baptiste - SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - HÔPITAL EMILE

MULLER - BP 1370 - 68070 MULHOUSE - 03 89 64 61 94 • ANTZ Dominique - 4 rue du Jura - 68100 MULHOUSE - 03 89 31 72 31 • BECK Mehdi - CH DU MOENCHSBERG - EMILE MULLER - SERVICE CHIR PLASTIQUE - 20 rue du dr Laennec - 68051 MULHOUSE CEDEX 1 - 03 89 64 64 64 • CAHN Christine - LE CLOS DE THANN - 2 rue du 4ème Bataillon de Chasseurs à pied - 68000 COLMAR - 03 89 41 80 40 • NASTASA Mihaela - CH DU MOENCHSBERG - EMILE MULLER - SERVICE CHIR PLASTIQUE - rue du dr Laennec - 68051 MULHOUSE CEDEX 1 - 03 89 64 61 94 • RINGENBACH Patrick - CENTRE HOSPITALIER EMILE MULLER - SERVICE CHIR PLAST RECONSTR ET ESTH - 20 avenue dr René Laennec - BP 1370 - 68070 MULHOUSE CEDEX - 03 89 64 61 94 • ROLLAND Herve - 8 du Président Roosevelt - 68200 MULHOUSE - 03 89 42 55 66 • SCHUFFENECKER José - 6 boulevard Alfred Wallach - 68100 MULHOUSE - 03 89 54 92 00 •

69 / AKNIN Joël - 84 boulevard des Belges

- 69006 LYON - 04 72 44 38 86 • AUCHANE Vincent - CLIIQUE ESTHETIQUE DU GRAND LYON - 909 route d'Anse - 69380 AMBERIEUX - 04 74 600 600 • BAYOL Jean Charles - 88 boulevard des Belges - 69006 LYON - 04 78 94 32 61 • BELFKIRA Fouad - 39 cours Vitton - 69006 LYON - 04 78 89 86 66 • BEZIAT Jean Luc - GROUPEMENT HOSPITALIER NORD - HÔPITAL DE LA CROIX ROUSSE - 03 grande rue Croix Rousse - 69317 LYON CEDEX 04 - 04 72 07 17 21 • BLANCHARD Patricia - CLINIQUE MUTUALISTE E ANDRE - 107 rue Trarieux - 69003 LYON - 04 72 41 34 32 • BOUILLOT André - 50 rue de la République - 69002 LYON - 04 78 42 87 91 • BRAYE Fabienne - HÔPITAL EDOUARD HERRIOT - CENTRE DES BRULES - 5 place d'Arsonval - 69437 LYON CEDEX 03 - 04 72 11 75 92 • BRETON Pierre - CENTRE HOSPITALIER LYONSUD - 165 chemin du Grand Revoyet - 69310 PIERRE BENITE - 04 78 86 19 37 • CALLE Céline - 9 place des Jacobins - 69002 LYON - 04 78 42 55 46 • CHEKAROUA Kaled - CLINIQUE DU VAL D'OUEST - 39 chemin de la Vernique - 69130 ECULLY - 04 72 19 33 97 • CHICHERY Armelle - 15 quai Général Sarrail - 69006 LYON - 04 72 37 74 52 • COMPARIN Jean-Pierre - CLINIQUE DU VAL D'OUEST - 39 chemin de la Vernique - 69130 ECULLY - 04 72 19 34 76 • CORNIGLION Michel Raymond - 63 boulevard des

Belges - 69006 LYON - 04 78 89 76 33 • CRASSAS Yves - 26 avenue Foch - 69006 LYON - 04 78 94 99 19 • DELAPORTE Thomas - 13 ter place Jules Ferry - 69006 LYON - 04 37 24 94 59 • DELAY Emmanuel - 50 rue de la République - 69002 LYON - 04 72 56 07 06 • DESSAPT Bernard - ESPACE BROTTEAUX - 13 ter place Jules Ferry - 69006 LYON - 04 37 24 94 51 • DUMONT Thomas - CENTRE LYON BROTTEAUX DE CHIRURGIE PLASTIQUE - 13 ter place Jules Ferry - 69006 LYON - 04 37 24 94 58 • DURAND Pierre-Marc - CLINIQUE DU PARC DE LYON - 155 boulevard Stalingrad - 69006 LYOn - 04 72 44 87 12 • FAGHAHATI Shahla - plateau d'Ouilly - 69655 VILLEFRANCHESUR-SAÔNE - 04 74 09 28 06 • FIERE Anne - 16 rue Auguste Comte - 69002 LYON - 04 78 37 06 01 • FLAMANS Brice - CLINIQUE DU PARC LYON - 155 ter boulevard de

Stalingrad - 69006 LYON - 04 72 44 87 12 • FOYATIER Jean-Louis - CLINIQUE DU VAL D'OUEST - 39 chemin de la Vernique - 69130 ECULLYY - 04 72 19 34 74 • GARNIER Benoit - 13 ter place Jules Ferry - 69006 LYON - 04 37 24 94 53 • GASTON Erick - 31 rue Antoine Péricaud - 69008 LYON - 04 72 78 58 50 • GIFFON Hugues - 38 rue Malesherbes

- 69006 LYON - 04 78 93 97 79 • GLIKSMAN Jérémy - CLINIQUE DU PARC - 155 boulevard Stalingrad - 69006 LYON - 04 72 44 87 12 • GOUDEAU Morgan - 61 rue Pierre Corneille - 69006 LYON - 04 72 74 90 08 • GOUNOT Nicolas - 12 rue du Président Carnot - 69002 LYON - 04 37 24 94 54 • HERZBERG Guillaume - HÔPITAL EDOUARD HERRIOT - PAVIL M - 5 place d'Arsonval - 69003 LYON - 04 72 11 78 15 • JACQUIN François - 13 rue Garibaldi - 69006 LYON - 04 78 93 13 19 • LACROIX Pierre - HÔPITAL EDOUARD HERRIOT - CENTRE DES BRULES - 5 place d'Arsonval - 69437 LYON CEDEX 03 - 04 72 11 75 92 • LASSERRE Guillaume - 120 ancienne route de Beaujeu Arnas

- BP 71- 69563 VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE - 04 69 17 70 07 • MARTIN Éric - INFIRMERIE PROTESTANTE - chemin du Penthod - 69300 CALUIRE ET CUIRE - 04 72 11 68 30 • MICHEL Alain - CABINET MÉDICAL - 6 place des Célestins - 69002 LYON - 04 78 71 75 27 • MOJALLAL Ali - HÔPITAL EDOUARD HERRIOT - PAVILLON I - 5 place d'Arsonval - 69437 LYON CEDEX 03 - 04 72 11 75 92 • NEGULESCU Vlad - 26 avenue Marechal Foch - 69006 LYON - 04 78 37 01 01 • NIFOROS René - 55 bis boulevard des Belges - 69006 LYON - 04 78 93 95 55 • ODDOU Laurent - 3 boulevard des Brotteaux - 69006 LYON - 04 78 52 07 30 • PAPALIA Igor - 15 quai Général Sarrail - 69006 LYON - 04 72 37 73 90 • PARADOL Pierre Olivier - 48 bd des Belges - 69006 LYON - 04 78 17 10 70 • PASCAL Jean-François - 13 quai du Général Sarrail - 69006 LYON - 04 78 24 59 27 • PAULUS Christian - 5 rue Chambovet - 69000 LYON - 04 72 34 57 95 • PIERREFEU-LAGRANGE Anne-Claire - 37 place Bellecour - 69002 LYON - 04 78 38 72 30 • RIVOALAN Frédéric - 88 boulevard des Belges - 69006 LYON - 04 72 69 42 54 • ROCHE Michel - 152 rue Duguesclin - 69006 LYON - 04 78 52 45 60 • SAINTE-ROS Gilles - CLINIQUE ESTHÉTIQUE LYON TÊTE D'OR - 88 bd des Belges - 69006 LYON - 04 72 44 92 13 • SOUCHERE Bruno - 101 rue Garibaldi - 69006 LYON - 04 72 61 12 28 • TOROSSIAN Jean-Marc - 67 avenue Foch - 69006 LYON - 04 37 47 81 81 • TOUSSOUN Gilles - CENTRE LEON BERARD - 28 rue Laennec - 69008 LYON - 04 78 78 28 28

• VAN DER STEGEN Damien - 77 rue de la République - 69002 LYON - 04 72 41 82 23 • VAUDAINE Pierre-Jean - 31 rue Antoine Pericaud - 69008 LYON - 04 72 78 58 50 • VEBER Michael - 42 cours Franklin Roosevelt - 69006 LYON - 04 78 41 49 19 • VITALE Gilbert - 88 boulevard des Belges - 69006 LYON - 04 78 93 57 72 • VOULLIAUME Delphine - SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE ET BRÛLÉS - CENTRE HOSPITALIER SAINT-JOSEPH SAINT-LUC - 20 quai Claude Bernard - 69365 LYON - 04 78 61 88

63 • WEILL Éric - 42 cours Franklin Roosevelt - 69006 LYON - 04 72 41 96 86 • ZILLIOX Remy - HÔPITAL EDOUARD HERRIOT - place d'Arsonval - 69003 LYON - 04 78 75 21 61 •

70 / BANNEROT Hélène - 2 rue du docteur Gaston Vichard - 70000 VESOUL - 03 84 75 59 26 • 71 / BRICHE Daniel - 16 rue du Marechal de Lattre de Tassigny - 71100

CHALON SUR SAONE - 03 85 97 26 60 • CHANTEREAU Pascal - CENTRE MEDICAL NICOLAS DE PONTOUX - 8 allee Saint Jean des Vignes - 71100 CHALON SUR SAONE - 03 85 97 81 88 • KORTING Oliver - CLINIQUE VAL DE SAÔNE - 44 rue Ambroise Paré - 71000 MACON - 03 85 23 24 30 • MOREL Fabienne - POLYCLINIQUE


142

DU VAL DE SAONE - 44 rue Ambroise Paré - 71000 MACON - 03 85 23 23 30 • VAN ZELE Dirk - 6 bis rue Saint-Georges - 71100 CHALON SUR SAONE - 03 85 48 02 44 •

72 / DURAND Jean-Louis - 74 avenue du Général de Gaulle - 72000 LE MANS - 02 43 76 96 00 • GROSLIERE Dominique - POLE SANTÉ SUD - 36 rue de Guetteloup 72100 LE MANS - 02 43 78 40 85 • LAURENT Bruno - 67 avenue F. Mitterrand - 72000 LE MANS - 02 43 87 86 88 • 73 / DELGOVE Laurent - 5 rue Général Ferrié - 73000 CHAMBERY - 04 79 85 63 96 • HENRY Jean-François - 15 boulevard de la Colonne - 73000 CHAMBÉRY - 04 79 33 17 26 • RENARD Max - 4 rue Claude Martin - 73000 CHAMBÉRY - 04 79 33 39 70 •

74 / BOTTERO Luc - 28 rue Royale - 74000 ANNECY - 04 50 51 00 07 • CHASTENET DE CASTAING Guillaume - 39 avenue du Parmelan

- 74000 ANNECY - 04 50 51 66 06 • PEGORIER Olivier - S.E.L. - 12 place de l'Hotel de Ville - 74100 ANNEMASSE - 04 50 37 28 67 • PIQUILLOUD Gael - Centre Hospitalier Alpes Leman 558 Route de Findrol - BP 20500- 74130 Contamine sur Arve - 01 42 15 41 32 • POUPON Muriel - CABINET MEDICAL DES ARAVIS ZA ARGONNAY - 645 route de Champ Farçon - 74370 ARGONAY - 04 50 09 00 21 • SALLAZ Lionel - 16 rue Marc Courriard - 74100 ANNEMASSE - 04 50 37 81 48 • SPITALIER Philippe - CABINET MEDICAL DES ARAVIS - ZA ARGONNAY - 645 route de Champ Farçon - 74370 ARGONAY - 04 50 02 96 90 •

75 / ABECASSIS Marc - 6 place de la République Dominicaine

- 75017 PARIS - 01 49 23 00 81 • ABOUDARAM Thierry - 7 rue Bayard - 75008 PARIS - 01 40 75 09 09 • ABRAHAM Sylvie - 16 rue Greuze - 75016 PARIS - 01 47 27 30 00 • ACHARD-VERDOUX Élisabeth - 60 avenue Paul Doumer - 75016 PARIS - 01 45 04 71 00 • AHARONI Claude - 15 rue Spontini - 75116 PARIS - 01 45 05 18 89 • AIACH Gilbert - 76 avenue Raymond Poincaré - 75116 PARIS - 01 45 53 57 57 • ARNAUD Éric - 34 avenue d' Eylau - 75116 PARIS - 01 53 57 87 65 • ASCHER Benjamin - 11 rue Fresnel

- 75016 PARIS - 01 40 70 00 33 • ATHMANI Bachir-6 place République Dominicaine - 75017 PARIS - 01 43 80 81 79 • AUCLAIR Éric - 138 boulevard Exelmans - 75016 PARIS - 01 47 43 43 43 • AZIZA Richard - 13 avenue d'Eylau - 75116 PARIS - 01 53 70 93 93 • BADIE-MODIRI Behzad - 13 rue de Berne - 75008 PARIS - 01 45 20 00 31 • BAJER Benjamin - PLACE DE LA BASTILLE - 1 rue Saint Antoine - 75004 PARIS - 01 42 02 23 53 • BARAF Patrick - 51 avenue Montaigne - 75008 PARIS - 01 42 56 30 82 • BARRY DE LONGCHAMP Françoise - 43 rue de Bellechasse - 75007 PARIS - 01 45 55 87 46 • BATCHVAROVA Zdravka - 160 bis rue de l'Université - 75007 PARIS - 01 45 56 97 80

• BAUDELOT Sylvain Pierre - 4 avenue Emile Acollas - 75007 PARIS - 01 47 83 99 93 • BAUX Serge - 9 rue Quatrefages - 75005 PARIS - 01 43 37 13 14 • BECKER Corinne - HÔPITAL EUROPÉEN G POMPIDOU - 20 rue Leblanc - 75015 PARIS - 01 56 09 34 51 • BELLAICHE Philippe - 6 rue de Sontay - 75016 PARIS - 01 40 67 93 93 • BELLAVOIR Alain - SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - HÔPITAL SAINT JOSEPH - 185 rue Losserand - 75674 PARIS - 01 44 12 37 71 • BELLITY Philippe - 29 Avenue Hoche - 75008 PARIS - 01 49 53 00 00 • BENADIBA Laurent - 7 rue Le Sueur - 75116 PARIS - 01 47 20 40 07 • BENELLI Louis - 105 rue Jouffroy d'Abbans - 75017 PARIS - 01 44 17 95 10

• BENHAMOU Franck - 12 avenue d'Eylau - 75116 PARIS - 01 58 05 11 26 • BENNACEUR Selim - 12 avenue Claude Vellefaux - 75010 PARIS - 01 42 02 27 23 • BENOUAICHE Laurence - 8 rue de Solferino - 75007 PARIS - 01 44 49 43 15 • BENSOUSSAN Avner - 104 rue Saint Dominique - 75007 PARIS - 01 45 50 30 90 • BERDAH Yaël - 60 avenue

Diéna - 75116 PARIS - 01 47 20 15 41 • BERGERET-GALLEY Catherine - 36 rue de Penthievre - 75008 PARIS - 01 42 89 62 02 • BERTIERE Marie-Noelle - 6 avenue Mac Mahon - 75017 PARIS - 01 47 66 00 79 • BICHET Jean-Christophe - 126 boulevard Saint Germain - 75006 PARIS - 01 46 22 46 22 • BIESSY Romain - CLINIQUE GEOFFROY SAINT HILAIRE - 59 rue Geoffroy Saint Hilaire - 75005 PARIS - 01 44 08 40 00 • BINDER Jean-Philippe - 6 rue Puvis de Chavannes - 75017 PARIS - 01 55 25 40 80 • BLANCHET Béatrice - 42 avenue Paul Doumer - 75116 PARIS - 01 45 04 49 95 • BODIN Bernard - 87 avenue Raymond Poincare - 75116 PARIS - 01 47 27 19 71 • BON Marc-Henri - 16 rue

Spontini - 75116 PARIS - 01 45 53 02 02 • BONNET François - 7 ter avenue de Saint-Mandé - 75012 PARIS - 01 43 42 54 05 • BONVALLOT Thierry - 5 villa Boileau - 75116 PARIS - 01 56 53 58 58 • BOOLAUCK Serge Jocelyn - 60 avenue Victor Hugo - 75116 PARIS - 01 40 72 89 11 • BOUABID Hocine - 242 boulevard Saint-Germain - 75007 PARIS - 01 53 63 02 73 • BOUCHENE Houria - 16 quai d'Orléans - 75004 PARIS - 01 40 51 75 17 • BOUHANNA Alexandre - 28 avenue Hoche - 75008 PARIS - 01 45 63 57

29 • BOUHANNA Éric - CABINET MEDICAL - 14 rue Theodore de Banville - 75017 PARIS - 01 47 54 95 16 • BRICOUT Nathalie - 96 avenue Victor Hugo - 75116 PARIS - 01 47 27 67 77 • BRUN Bernard - 54 avenue Kléber - 75116 PARIS - 01 56 26 56 04 • BUI QUY MINH Patrick - 33 rue du Champ de Mars - 75007 PARIS - 01 44 42 01 50 • BUIS Jacques - JARDIN DU RANELAGH - 31 boulevard de Beausejour - 75116 PARIS - 01 42 88 08 58 • BUISSON Thierry -14 rue Cimarosa - 75116 PARIS - 01 47 04 83 03 • BZOWSKI Alain - 6 rue de l'Alboni - 75016 PARIS - 01 45 25 44 00 • CAMBLIN John - 10 avenue de l'Opéra - 75001 PARIS - 01 42 96 02 03 • CANNISTRA Claudio - HÔPITAL BICHAT-CLAUDE BERNARD - SERV CHIR PLAST ET REPARATRICE - 46 rue Henry Huchard - 75018 PARIS - 01 40 25 80 80 • CANTALOUBE Daniel - CLINIQUE MILAN

- 17 rue de Milan - 75009 PARIS - 01 44 63 47 00 • CARAVEL Jean-Baudoin - 35 rue Marbeuf - 75008 PARIS - 01 45 55 46 46 • CARIOU Jean-Luc - CLINIQUE RONDPOINT DES CHAMPS ÉLYSÉES - 61 avenue Franklin d. Roosevelt - 75008 PARIS - 01 53 77 25 88 • CERCEAU Marianne - 30 avenue President Wilson - 75016 PARIS - 01 56 28

91 11 • CHAOUAT Marc - HÔPITAL SAINT LOUIS - 1 avenue Claude Vellefaux - 75475 PARIS CEDEX 10 - 01 40 19 35 70 • CHERIF-ZAHAR Kamal - 6 rue Jean d'Estrees 75007 PARIS - 01 42 65 50 65 • CHOUARD Claude - 10 boulevard Flandrin - 75016 PARIS - 01 45 04 31 69 • CHOUKROUN Lionel - 15 rue Chateaubriand - 75008 PARIS - 01

42 89 50 00 • CHOUT Philippe - CLINIQUE MILAN - 17 rue de Milan - 75009 PARIS - 01 47 64 11 34 • CHRETIEN Bertrand - 8 rue de Solférino - 75007 PARIS - 01 47 05 36 51 • CLAOUE Emmanuel - CLINIQUE ALPHAND - 12 avenue Alphand - 75016 PARIS - 01 45 00 15 08 • CLAUDE Olivier - 7 rue de Sontay - 75116 PARIS - 01 45 01 64 16 • CLAVERIA Gustavo - 242 boulevard Saint Germain - 75007 PARIS - 01 53 63 09 38 • CLOUGH Krishna - 7 avenue Bugeaud - 75116 PARIS - 01 45 63 00 00 • COHEN HAIM Victor - 20 bis rue Daru - 75008 PARIS - 01 47 64 51 91 • CONSTANTINESCU Georgiana - GPE HOSP ARMAND TROUSSEAU-ROCHE GUYON - CHIRURGIE MAXILOFACIALE - 26 avenue du dr Arnold Netter - 75571 PARIS CEDEX 12 - 01 44 73 69 35 • CORNETTE DE ST CYR Bernard - 15 rue Spontini - 75116 PARIS - 01 47 04 25 02 • COUTURAUD Benoit - 6 rue Puvis de Chavannes - 75017 PARIS - 01 44 40 02 35 • CRESTINU Jacques - 11 rue Barbet-de-Jouy - 75007 PARIS - 01 45 55 58 56 • CUCCHIARA Vittorio - CENTRE MÉDICAL CHARCOT - 256 rue de Belleville - 75020 PARIS - 01 43 64 66 22 • CUMBO Peter - 51 avenue Montaigne - 75008 PARIS - 01 41 87 02 97 • CUMINET Jérôme - 87 avenue Raymond Poincare - 75116 PARIS - 01 47 27 19 71 • DALLASERRA Myriam - 16 rue Euler - 75008 PARIS - 06 18 33 74 28 • DANON Henri

- 56 avenue Victor Hugo - 75016 PARIS - 01 45 02 11 22 • DAOUD Ghattas - 14 avenue Carnot - 75017 PARIS - 01 44 09 07 03 • DARDOUR Jean-Claude - 47 rue de Spontini - 75116 PARIS - 01 47 04 25 88 • DE BABECHE Sarah - 124 rue de la Pompe - 75116 PARIS - 01 46 59 04 75 • DE FRAHAN Olivier-Henry - 15 rue de l'Amiral d'Estaing - 75016 PARIS - 01 47 27 08 04 • DE TADDEO Pierre - 51 avenue Raymond Poincare - 75116 PARIS - 01 45 53 95 93 • DEFFRENNES Dominique - 2 rue de St Pétersbourg - 75008 PARIS - 01 43 87 92 52 • DERHY Jacques - 16 rue du Docteur Finlay - 75015 PARIS - 01 40 59 61 62 • DERHY Yohann - 36 avenue Hoche - 75008 PARIS - 01 53 89 09 40 • DIACAKIS Richard - 54 avenue Kléber - 75116 PARIS - 01 56 26 00 24 • DINER Patrick - MAISON DE SANTÉ DES - SOEURS AUGUSTINES - 29 rue de la Santé - 75013 PARIS - 01 45

35 16 66 • DIVARIS Marc - 32 avenue Georges Mandel - 75016 PARIS - 01 45 53 40 14 • DUMAS Laurent - 12 avenue Carnot - 75017 PARIS - 01 46 47 40 99 • DUNET Éric - 22 avenue Carnot - 75017 PARIS - 01 47 63 33 12 • DURON Jean Brice - 76 avenue Raymond Poincaré - 75116 PARIS - 01 45 53 57 57 • EL HADDAD Robert - 18 rue Théodore de Banville - 75017 PARIS - 01 47 66 88 47 • ERMISCH Christiane - 129 boulevard Richard Lenoir - 75011 PARIS - 01 43 70 50 43 • FACCHINI Flavio - HÔPITAL SAINT ANNE- 1 rue Cabanis - 75014 PARIS - 01 45 65 80 00 • FAIVRE Jean-Marie - 33 rue Nicolo - 75016 PARIS - 01 45 04 10 89 • FANZIO Paolo Maria - CLINIQUE JOUVENET

- 6 square Jouvenet - 75016 PARIS - 08 25 74 34 74 • FERRAND Jean-Yves - SELARL CABINET MÉDICAL DR FERRAND - 52 boulevard Malesherbes - 75017 PARIS - 01 47 20


143

03 03 • FIRMIN Francoise - CLINIQUE BIZET - 24 rue Georges Bizet - 75116 PARIS - 01 40 69 35 10 • FITOUSSI Alfred - 18 rue Pierre et Marie Curie - 75005 PARIS - 01 44 40 20 02 • FITOUSSI Hubert - 6 place de la République Dominicaine - 75017 PARIS - 08 20 20 20 55 • FLAGEUL Gérard - 59 avenue Franklin Delano Roosevelt - 75008 PARIS - 01 42 25 02 09 • FLAISLER Thierry - 92 avenue Niel - 75017 PARIS - 01 47 66 94 32 • FOURNIER Pierre - 55 boulevard de Strasbourg - 75010 PARIS - 01 47 70 66 56 • FRANCHI Gérald - 6 rue De Puvis de Chavannes - 75017 PARIS - 01 44 40 00 98 • FRECHE Charlie - 9 rue Villebois Mareuil - 75017 PARIS - 01 45 74 71 97 • GARCIA Philippe - 64

avenue de la Motte Picquet - 75015 PARIS - 01 43 06 39 43 • GAUCHER Sonia - SERVICE DES BRULÉS - HÔPITAL COCHIN - 27 rue du Faubourg Saint Jacques - 75014 PARIS - 01 58 41 26 52 • GEISSMANN Olivier - 25 boulevard Lannes - 75116 PARIS - 01 45 03 42 14 • GHOLAM Dimitri - CLINIQUE GEOFFROY ST HILAIRE - 59 rue Geoffroy St

Hilaire - 75005 PARIS - 01 43 37 13 14 • GLICENSTEIN Julien - 63 boulevard des Invalides - 75007 PARIS - 01 47 34 91 10 • GODDIO Anne-Sophie - 1 place d'Iéna - 75016 PARIS - 01 47 20 65 13 • GOSSEREZ Olivier - CLINIQUE ELYSÉE MONTAIGNE - 3 rue Marignan - 75008 PARIS - 01 40 69 47 47 • GOUDOT Patrick - HÔPITAL PITIÉ SALPÉTRIÈRE (AP-HP) STOMATO/CHIR. MAXILLO FACIALE - 47 BOULEVARD DE L'HÔPITAL - 75013 PARIS • GRANIER Jean-Paul - 27 rue de Tocqueville - 75017 PARIS - 01 42 27 22 12 • GUEDON Charles - HÔPITAL BICHAT- CLAUDE BERNARD - SERV CHIR PLAST ET REPARATRICE - 46 rue Henry Huchard - 75018 PARIS - 01 40 25 77

51 • GUERO Stéphane -15 rue Gay Lussac - 75005 PARIS - 01 47 55 40 40 • GUICHARD Sephane - 34 avenue d'Eylau - 75116 PARIS - 01 40 69 36 67 • GUIHARD Thierry - 33 rue de la Tour - 75016 PARIS - 01 40 72 58 58 • HADDAD Gilbert - 43 rue Spontini - 75116 PARIS - 01 47 27 00 64 • HADJEAN Emmanuel - 2 rue Saint-Peters - BOURG 75008 PARIS - 01 43 87 41 96 • HAGEGE Jean-Claude - 18 avenue Mac Mahon - 75017 PARIS - 01 47 66 77 05 • HAINSDORF François - 12 avenue Montaigne - 75008 PARIS - 01 47 23 48 48 • HALABI Armand - 26 rue Sebastien Mercier - 75015 PARIS - 01 53 90 96 47 • HALIMI Laurent - 6 place de la Madeleine - 75008 PARIS - 01 40 17 01 01 • HAMZA Hafedh Foued - 90 avenue de Villiers - 75017 PARIS - 01 42 25 29 68 • HAROUCHE Élie - 29 rue de Sèvres - 75006 PARIS - 01 40 49 00 25 • HASBELLOUIBENSENANE Soraya - 5 square Opera Louis Jouvet - 75009 PARIS - 01 44 12 37 71 • HENNEBERT Hugues - 12 avenue du Président Kennedy - 75016 PARIS - 01 55 74 09 00 • HILLIGOT Patrice - 10 rue Quentin Bauchart - 75008 PARIS - 01 47 20 54 52 • HORAY Pascal - 146 rue de l'Université - 75007 PARIS - 01 47 05 70 05 • HORN Gary - 85 rue

Pierre Demours - 75017 PARIS - 01 53 32 50 87 • HUGENTOBLER Jean-Pierre - 7 rue George Ville - 75016 PARIS - 01 45 03 38 28 • KAPRON Anne-Marie - 74 rue Rodier - 75009 PARIS - 01 42 85 10 34 • KARCENTY Bruno - 3 avenue du Pont Wilson - 75016 PARIS - 01 45 25 61 50 • KASSAB Stéphane - 18 avenue Pierre 1er de Serbie - 75016 PARIS - 01 44 40 20 21 • KNIPPER Patrick - 16 boulevard La Tour-Maubourg - 75007 PARIS - 01 45 51 47 47 • KRON Cédric - 82 boulevard de Courcelles - 75017 PARIS - 01

45 62 85 00 • KTORZA Thierry - 25 rue Raynouard - 75016 PARIS - 01 44 05 13 15 • LACHERE Anne - 50 avenue Raymond Poincaré - 75116 PARIS - 01 40 55 88 88 • LAFARGE-CLAOUE Béatrice - CLINIQUE PERGOLESE ALPHAND - 12 Avenue Alphand - 75016 PARIS - 01 45 00 10 88 • LAFAURIE Patrick - 8 avenue Alphand - 75016 PARIS - 01 55 37 90 37 • LALANNE Bruno - 4 rue Tronchet - 75008 PARIS - 01 47 42 20 35 • LALO Jacques - CLINIQUE CHIRURGICALE VICTOR HUGO - 5 bis rue du

Dôme - 75016 PARIS - 01 53 65 53 60 • LATOUCHE Xavier - 25 avenue Bosquet - 75007 PARIS - 01 46 22 92 22 • LE DANVIC Michelle - 11 boulevard Saint Germain - 75005 PARIS - 01 43 54 12 98 • LE LOUARN Claude - 59 rue Spontini - 75116 PARIS - 01 45 53 27 17 - 01 45 53 27 16 • LE MASURIER Perig - 33 rue de La Tour - 75016 PARIS (METRO PASSY / TROCADERO) - 01 40 72 58 58 • LEANDRI Richard - 76 avenue de Wagram - 75017 PARIS - 01 40 54 78 44 • LECOINTRE François - 136 bis rue Blomet

- 75015 PARIS - 01 40 45 37 11 • LEMAIRE Thierry - 3 rue Anatole de la Forge - 75017 PARIS - 01 48 88 99 42 • LEPAGE Christophe - 78 rue de La Faisanderie - 75116 PARIS - 01 40 72 88 87 • LEVAN Philippe - 50 avenue Raymond Poincaré - 75116 PARIS - 01 40 17 91 37 • LEVY Claude - 73 bis boulevard Exelmans - 75016 PARIS - 01 40 74 06 06

• LEVY Patrick - 30 avenue President Wilson - 75016 PARIS - 01 53 70 41 70 • LEZY Jean-Pierre - CENTRE MEDICAL TROCADERO - 36 bis rue Nicolo - 75116 PARIS - 01 40 72 28 88 • LOUAFI Adel - 1 avenue de Lowendal - 75007 PARIS - 01 53 59 90 24 OU 09 70 46 78 59 • LUMBROSO-BELLAICHE Michèle - 59 avenue de la Grande Armee - 75016 PARIS - 01 45 00 37 57 • MALADRY David - 36 avenue Théophile Gautier - 75016 PARIS - 01 42 88 18 68 • MALEK Rene - CNQAOS - 36 boulevard Haussmann - 75009 PARIS - 01 47 70 64 38 • MAMLOUK Karim - 20 rue du Louvre - 75001 PARIS - 01 47 20 25 50 • MARCHAC Daniel - 130 rue de la Pompe - 75116 PARIS - 01 47 27 44 31 • MATTEOLI Bertrand - CLINIQUE DE LA MUETTE - 46 rue Nicolo - 75116 PARIS - 01 40 72 33 33 • MAYER-OTETEA Georgette - 124 rue de la Faisanderie - 75116 PARIS - 01 42 27 24 42 • MEAU François - 4 rue Victor Considérant - 75014 PARIS - 01 43 35 26 32 • MENARD Philippe - HÔPITAL PITIE SALPETRIERE ENTRÉE 83 - 47 boulevard

de L'hôpital - 75013 PARIS - 01 42 16 12 77 • MIMOUN Maurice - HÔPITAL SAINT LOUIS - CPRE/TRAITEMENT DES BRÛLÉS - 1 avenue Claude Vellefaux - 75475 PARIS CEDEX 10 - 01 42 38 50 39 • MITZ Vladimir - 176 boulevard Saint Germain - 75006 PARIS - 01 45 44 29 00 • MOLE Bernard - 15 avenue de Tourville - 75007 PARIS - 01 45

51 85 85 • MONTEIL Jean-Paul - 1 avenue Claude Vellefaux - 75010 PARIS - 01 42 49 99 64 • MONTONERI Sebastiano - 2 avenue Bugeaud - 75016 PARIS - 01 45 02 13 75 • MOOKHERJEE Robin - 10 rue de Sèvres - 75007 PARIS - 01 42 22 92 20 • MOTTIER Nicolas G. - 38 rue Beaujon - 75008 PARIS - 01 44 09 00 09 • NACASCH Gerard 124 rue de la Pompe - 75116 PARIS - 01 45 53 27 23 • NAHON Pierre - 108 boulevard de Courcelles - 75017 PARIS - 01 47 66 11 11 • NEGRIER Bernard - 2 rue Saint-Petersbourg - 75008 PARIS - 01 43 87 37 66 • NEGRO Donatella - 174 boulevard Haussmann - PARIS 75008 - 01 45 14 59 22 • NICOLAU Pierre - 15 avenue de Tourville - 75007 PARIS - 01 49 53 93 93 • OGER Patrice - 19 rue Oudinot - 75007 PARIS - 01 40 61 11 00 • OHANA Jacques - 20 avenue Montaigne - 75008 PARIS - 01 40 69 47 57 • OHANA Sydney - 6 square Pétrarque - 75016 PARIS - 01 53 70 05 05 • OLIVIER-MASVEYRAUD Frédérique - 14 avenue Kléber - 75116 PARIS - 01 43 29 66 50 • OUAKIL Franck - CLINIQUE MOZART - 2 rue du Docteur Blanche - 75016 PARIS - 01 55 30 00 60 • PACHET Corinne - GPE HOSP SAINT JOSEPH - 185 rue Raymond Losserand - 75674 PARIS CEDEX 14

- 01 44 12 77 43 • PARANQUE Armand - 31 avenue Victor Hugo - 75116 PARIS - 01 45 02 18 92 • PARASKEVAS Antoine - CLINIQUE ELYSÉE MONTAIGNE - 3 rue de Marignan - 75008 PARIS - 01 42 84 21 38 • PASSY Pierre - 36 bis rue Nicolo - 75116 PARIS - 01 40 72 28 88 • PECORELLI Maria-Elisa - 242 boulevard Saint Germain - 75007 PARIS - 01 53 63 08 33 • PERRAULT DE JOTEMPS Muriel - 34 avenue d'Eylau - 75016 PARIS - 01 56 90 03 43 • PERROT-BASSOUL Marie-Christine - CLINIQUE BIZET

- 12 rue de Chaillot - 75116 PARIS - 01 58 12 04 19 • PETIT François - 184 rue de l'Université - 75007 PARIS - 01 47 07 54 59 • PETOIN Sylvain - 6 avenue Mac Mahon - 75017 PARIS - 01 42 27 24 42 • PICOVSKI David - 2 avenue Van Dyck - 75008 PARIS - 01 58 05 11 25 • PLOT Éric - 23 rue de Saint Petersbourg - 75008 PARIS - 01 40 82 62 92 • PLOT Serge - 23 rue de Saint Petersbourg - 75008 PARIS - 01 45 01 75 11 • POIGNONEC Sylvie - 28 rue de Ponthieu - 75008 PARIS - 01 45 63 13 20 • POIRIER Fabrice - 49

avenue Foch - 75016 PARIS - 01 45 05 54 38 • PORTALIER Bernard - 124 rue de la Pompe - 75016 PARIS - 01 45 53 27 23 - 01 45 53 38 40 • PULVERMACKER Benjamin - 9 bis boulevard des Filles du Calvaire - 75003 PARIS - 01 42 72 55 56 • RAJAONARIVELO Natalie - 18 avenue de Friedland - 75008 PARIS - 01 42 89 00 39 • REAL Jean-Paul - 178 rue de Courcelles - 75017 PARIS - 01 42 27 24 42 • REVOL Marc - HÔPITAL SAINT LOUIS (AP-HP) - SERV CHIR PLAST ET RECONST - 1 avenue Claude Vellefaux - 75475 PARIS CEDEX 10 - 01 42 49 96 64 • RHEIMS Dominique - 17 rue du Cirque - 75008 PARIS - 01 42 65 65 00 • RIVES Jean-Michel - 28 rue Bayard - 75008 PARIS- 01 44

17 00 00 • ROUQUETTE Rémi - 3 rue Magellan - 75008 PARIS - 01 56 64 16 19 • ROY Pascal - 4 rue st Florentin - 75001 PARIS - 01 42 60 95 55 • RUNGE Marc - 2a avenue de Ségur - 75007 PARIS - 01 53 96 81 81 • SABBAH Georges - 92 boulevard de Courcelles - 75017 PARIS - 01 47 63 52 12 • SAFFAR Philippe - INSTITUT FRANCAIS DE LA CHIRURGIE DE LA MAIN - 5 rue du Dome - 75016 PARIS - 01 53 65 53 53 • SAGLIER Jacques - 29 rue de la Santé - 75013 PARIS - 01 43 37 00 33 • SANTINI Christelle - 47


144

rue Spontini - 75116 PARIS - 01 45 50 18 13 • SAOUMA S. - 100 avenue Paul Doumer - 75016 PARIS - 01 45 25 25 55 • SARFATI Frédéric - 242 rue de Rivoli - 75001 PARIS - 01 47 03 39 90 • SARFATI Isabelle - 7 avenue Bugeaud - 75016 PARIS - 01 45 63 01 02 • SECHAUD Jean-Louis - 61 avenue de la Grande Armée - 75016 PARIS - 01 44 05 05 74 • SEKNADJE Paul - 8 rue Decamps - 75016 PARIS - 01 47 55 16 17 • SELINGER Rami-Issachar - 147 avenue Malakoff - 75016 PARIS - 01 45 00 15 70 • SELLAM PhilippeLazare - 18 rue Duphot - 75001 PARIS - 01 42 96 63 47 • SEROUSSI Deborah-Eve - 9 bis bd des Filles du Calvaire - 75003 PARIS - 01 42 72 55 56 • SERVANT Jean-Marie - HÔPITAL SAINT LOUIS CHIRURGIE PLASTIQUE - 1 rue Claude Vellefaux - 75475 PARIS - 01 42 49 96 61 • SILVESTRE DE SACY Vincent - 37 bis rue de Ponthieu - 75008 PARIS - 01 53 89 03 15 • SITBON Éric - 89 avenue de Villiers - 75017 PARIS - 01 40 53 06 17 • SLAMA Marc - 11 avenue d'Eylau - 75116 PARIS - 01 44 05 95 40 • SMARRITO Stéphane - 78 avenue de la Faisanderie - 75116 PARIS - 01 42 72 23 83 • SMATT Vlado - 76 avenue Raymond Poincaré - 75016 PARIS - 01 47 27 16 60 • SORREL-DEJERINE Éric - 22 rue Alphonse De Neuville - 75017 PARIS - 01 47 66 14 70 • SOUSSALINE Michel - 242 boulevard Saint Germain - 75007 PARIS - 01 53 63 01 00 • TAGLIERO Bernard

- 4 rue de l'Arcade - 75008 PARIS - 01 53 30 04 30 • TASSIN Xavier - 10 rue du Dôme - 75016 PARIS - 01 56 68 07 46 • TCHAKERIAN Arnold - 32 boulevard des Invalides - 75007 PARIS - 01 40 62 94 00 • TREVIDIC Patrick - 7 rue de Sontay - 75116 PARIS - 01 45 01 64 15 • TULASNE Jean-François - 26 avenue Kléber - 75116 PARIS - 01 45 00 72 20

• VAILLAUD Nicolas - 15 rue Spontini - 75116 PARIS - 01 44 09 71 53 • VAN TROY Aurore - SCI GYNECOLOGIE NATION - 11 place de la Nation - 75011 PARIS - 01 40 19 35 73 • VAZQUEZ Marie-Paule - HÔPITAL TROUSSEAU - 26 avenue du dr A. Netter - 75571 PARIS - 01 44 73 69 35 • VIAL Philippe - 12 avenue Carnot - 75017 PARIS - 01 42 27 24 42 • WLODARCZYK Bogdan - 358 rue de Vaugirard - 75015 PARIS - 01 45 30 05 70 • ZAKINE Gilbert - 33 rue de la Tour - 75016 PARIS - 01 40 72 58 58 • ZAZURCA Frédéric - 7 rue Gounod - 75017 PARIS - 01 42 27 24 42 • ZERBIB Robert - CAB. GROUPE - 60 avenue Victor Hugo - 75016 PARIS - 01 45 02 18 18 • ZLOTO Richard - 32

boulevard de Courcelles - 75017 PARIS - 01 47 63 01 22 • ZWILLINGER Nicolas - 2 rue Pierre Demours - 75017 PARIS - 01 45 74 12 25 •

76 / AUQUIT AUCKBUR Isabelle

- CHU CHARLES NICOLLE - SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE - PAVILLON FÉLIX DÉVÉ - 1 rue de Germont - 76031 ROUEN - 02 32 88 66 21 • BAUDOUIN Catherine CLINIQUE DU CÈDRE - 950 rue de la Haie - 76235 BOIS GUILLAUME - 02 35 59 59 80 • BERARD Virginie - CLINIQUE DE L'EUROPE - 4 rue Octave Crutel - 76100 ROUEN - 02 32 18 13 85 • COQUEREL BEGHIN Dorothée - CHU CH NICOLLE - SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE - PAVILLON FÉLIX DÉVÉ - 1 rue de Germont - 76031 ROUEN CEDEX - 02 32 88 89 90 • DELAUNAY Emmanuel - CLINIQUE DE L'EUROPE - 61 boulevard de l'Europe - 76000 ROUEN - 02 32 18 12 67 • DENIS Marie-Helène CLINIQUE SAINT HILAIRE - 2 place Saint Hilaire - 76000 ROUEN - 02 35 52 33 78 • KONTER Michel - HÔPITAL PRIVÉ DE L'ESTUAIRE - SERV CHIR PLAST RECONSTR ET ESTH - 505 rue Irène Joliot Curie - BP 90011 - 76620 LE HAVRE - 02 35 55 68 54 • LECA Jean-Baptiste - CLINIQUE MATHILDE - CHIRURGIE PLASTIQUE ET ESTHÉTIQUE - 7 boulevard de l'Europe - BP 1128- 76175 ROUEN CEDEX - 02 32 81 11 55 • LOISEL Dominique - 29 rue Lord Kitchener - 76600 LE HAVRE - 02 35 42 09 08

• MILLIEZ Pierre-Yves - CHU CH NICOLLE - SERVICE CHIRURGIE PLASTIQUE - PAVILLON FÉLIX DÉVÉ - 1 rue de Germont - 76031 ROUEN CEDEX - 02 32 88 87 60 • NWACHUKWU Godwin Ifeanyi - CH DE DIEPPE - CHIRURGIE PLASTIQUE ET RECONSTRUCTRICE - avenue Pasteur - BP 219 - 76202 DIEPPE CEDEX - 09 60 45 71 39

• PAUME Patricia - CLINIQUE SAINT ANTOINE - 696 rue Robert Pinchon - 76230 BOIS GUILLAUME - 02 35 12 61 79 • PÉRIGNON David - CLINIQUE SAINT ANTOINE - 696 rue Robert Pinchon – 76230 BOIS GUILLAUME - 02 35 12 61 61 • PIECHAUD Jacques - CLINIQUE ORMEAUX - 36 rue Marceau - 76600 LE HAVRE - 02 32 74 33 08

• SURLEMONT Yves - 696 rue Robert Pinchon - 76230 BOIS GUILLAUME - 02 35 12 61 61 • TRAN QUAN Jim - CLINIQUE DES ORMEAUX - 36 rue Marceau - 76600 LE HAVRE - 02 35 47 31 47 •

77

/ DUPUIS Pascal - VILLA ST PIERRE - 25 rue de l'Arbre Sec - 77300 FONTAINEBLEAU - 01 60 42 39 01 • MARCAL Serge -

POLYCLINIQUE ST JEAN - 41 avenue de Corbeil - 77000 MELUN CEDEX - 01 64 14 30 00 • TAVERA Eric - CLINIQUE SAINT BRICE - rue des Parmailles - 77160 ST BRICE - 01

64 60 39 00 •

78

/ BINDER Jean-Philippe - 32 avenue de BRIMONT - 78400 CHATOU - 01 55 25 40 80 • CHAUSSARD Aude - 7 bis rue de la Porte de Buc - 78000

VERSAILLES - 01 30 21 53 61 • DE LATAILLADE Arnaud - 25 boulevard de la Reine - 78000 VERSAILLES - 01 39 07 20 30 • DELCAMPE Pascal - HÔPITAL PRIVÉ DE VERSAILLES - CLINIQUE DE LA MAYE - 49 rue du Parc de Clagny - 78000 VERSAILLES - 02 32 88 81 46 • KRASTINOVA-LOLOVA Darina - CLINIQUE DU CHATEAU DE LA MAYE - 49 rue du Parc de Clagny - 78000 VERSAILLES - 01 39 43 17 09 • MARTINAUD-DEPLAT Catherine - C.M.C. DE L'EUROPE - 9 bis route de Saint Germain - 78560 LE PORT MARLY - 01 39 17 22 22 • MENAGER Gérard - 25 boulevard de la Reine - 78000 VERSAILLES - 01 39 07 20 30 • RAULO Claude - CLINIQUE DE L'EUROPE - 9

bis route de Saint Germain - 78560 LE PORT MARLY - 01 39 17 21 00 • SERRA Marc - 5 rue d'Angivilliers - 78000 VERSAILLEs - 01 39 51 66 69 • VENDROUX Jean - 5 rue d'Angiviller - 78000 VERSAILLES - 01 39 51 66 69 •

79 / BEHBAHANI Éric - POLYCLINIQUE INKERMANN - 84 route d'Aiffres - 79000 NIORT - 05 49 34 26 09 • 80

/ CARTON Sophie - HÔPITAL NORD - SERV CHIR PLASTIQUE - place V. Pauchet - 80000 AMIENS - 03 22 66 83 09 • COUVREUR Dominique - POLYCLINIQUE DE PICARDIE - SERV CHIR PLAST REP ET ESTH - 49 rue Alexandre Dumas - 80000 AMIENS - 03 22 95 25 25 • DEVAUCHELLE Bernard - CHU NORD - place Victor Pauchet 80054 AMIENS CEDEX 1 - 03 22 66 83 25 • FONTET Patrick - 16 place René Goblet - 80000 AMIENS - 03 22 80 10 00 • LEVE Laurence - 26 rue Millevoye - 80000 AMIENS - 03 22 33 37 37 • PERIGNON David - CHU NORD - SERV CHIRURGIE ESTHÉTIQUE - place Victor Pauchet - 80054 AMIENS CEDEX 1 - 03.22.66.80.00 • ROBBE Micheline - CHU D'AMIENS - HÔPITAL NORD - SERV CHIR PLAST RECONST ET ESTHÉT - place Victor Pauchet - 80054 AMIENS CEDEX 1 - 03 22 66 83 09 • ROSE Jean-Christophe - 26 rue Millevoye - 80000 AMIENS - 03 22 33 37 37 • SINNA Raphaël - CHU D'AMIENS - HÔPITAL NORD - SERVICE DE CHIRURGIE ESTHETIQUE

81 / FRESCO Marc - CLINIQUE CLAUDE BERNARD - 1 rue du Père Colombier - 81000 ALBI CEDEX 09 - 05 82 / COUSTAL Benoit - CLINIQUE CROIX SAINT MICHEL - 40 avenue Charles de Gaulle - 82017 MONTAUBAN CEDEX - 05 63 21 33 21 • 83 / CHABAUD Michel - LA RESERVE - 237 avenue de la Libération - 83150 - place V. Fauchet - 80054 AMIENS CEDEX 1 - 03 22 66 83 09 •

63 77 78 45 • VILLEDIEU René - POLYCLINIQUE DU SIDOBRE - chemin Saint Hippolyte - 81100 CASTRES - 05 63 71 84 84 •

BANDOL - 04 94 63 65 12 • CHERIF-CHEIKH Pierre-Yves - 363 rue Frédéric Mistral - 83600 FREJUS - 04 94 53 83 83 • FAVOLI Patrice - LE GRAND HÔTEL - 165 place

de la Liberté - 83000 TOULON - 04 94 91 84 00 • FERLAUD Christian - L'OCTOGONE - 250 boulevard des Martyrs de la Résistance - 83300 DRAGUIGNAN - 04 94 67 20 25 • FYON Catherine - 165 place de la Liberté le Grand Hôtel - 83000 TOULON - 04 94 91 84 00 • HAAKMEESTER Serge - 152 avenue Maréchal Lyautey - 83700 ST RAPHAEL - 04

94 83 21 21 • ISSELIN Jacques - CLINIQUE NOTRE DAME DE LA MERCI - 215 avenue du Maréchal Liautey - 83700 ST RAPHAEL - 04 94 51 52 80 • KASSAB Bernard - LE MEDICIS - rue Valdeck Rousseau - 83700 SAINT RAPHAËL - 04 94 40 52 06 • MILLET Bernard - LE CAPITOLE A - 415 avenue de Port Fréjus - 83600 FREJUS - 04 94 40 11 28

• PAULHE Philippe - CLINIQUE SAINTE MARGUERITE - avenue A. Godillot - 83400 HYERES - 04 94 12 55 94 • PERICHAUD Patrick - CLINIQUE SAINT ROCH - 99 avenue Saint-Roch - 83000 TOULON - 04 94 18 89 03 • ROCHEBILIERE Arnaud - 13 boulevard de Strasbourg - 83000 TOULON - 04 94 91 59 06 • THOMAS Christian - CENTRE DE LA MAIN - 525 avenue Francois Cuzin - 83000 TOULON - 04 98 00 11 30 • TOLEDANO Élie - CENTRE DE LA MAIN - 525 avenue François Cuzin - 83100 TOULON - 04 98

00 11 36 • VOCHE Philippe - CLINIQUE NOTRE DAME DE LA MERCI - 215 avenue du Maréchal Lyautey - 83700 ST RAPHAEL - 04 94 40 20 59 •

84

/ BARTOLIN

Caroline - 50 rue Berthy Albrecht - 84000 AVIGNON - 04 32 40 40 10 • CHABAS Jean Francois - BOULEVARD SAINT MICHEL - 4 avenue Pièrre Semard - 84000 AVIGNON - 04 90 82 98 41 • DUCHE Renaud - ZAC VAL DU SOLEIL - la Gaffe de Guerre - 84700 SORGUES - 04 90 39 75 00 • GINOUVES Philippe - LES MARCHES DU PALAIS - 4


145

avenue Pierre Sémard - 84000 AVIGNON - 04 90 82 98 41 • JALLUT Yves - Z.I de Courtine 50 rue Berthie Albrecht Immeuble Convergence - 84000 AVIGNON - 04 32 40 40 10 • MOREL Mederic - SELARL DE MEDECIN MMC - 21 place Crillon - 84000 AVIGNON - 04 90 25 08 95 • NIVESSE Dominique - CENTRE MÉDICAL EQUINOXE BÂT B

- 3 rue Rigoberta Menchu - 84000 AVIGNON - 04 90 85 42 96 • PONS Virginie - APPARTEMENT 35 - 72 place Maurice Bouchet - 84300 CAVAILLON - 04 32 50 23 28 • VASSEUR Christele - 95 chemin du Pont des Deux Eaux - 84000 AVIGNON - 04 90 82 83 23 •

85

/ BODIN Helène - CENTRE HOSPITALIER DEPARTEMENTAL -

SERVICE MAXILLO FACIALE - rond-point les Oudairies - 85000 LA ROCHE SUR YON - 02 51 44 61 20 • BODIN Helène - CHD LES OUDAIRIES - SERVICE MAXILLO FACILALE - boulevard Stephane Moreau - 85925 LA ROCHE SUR YON CEDEX 9 - 02 51 44 61 61 • CAYE Nicolas - 303B RÉSIDENCE LE PRIMYON - 14 place de la VENDÉE

- 85000 LA ROCHE SUR YON - 02 51 44 44 32 • HERMAN Denis - CHD LES OUDAIRIES - SERVICE ORL - boulevard Stéphane Moreau - 85925 LA ROCHE SUR YON CEDEX 9 - 02 51 44 61 22 • LEBAUD Philippe - CHD LES OUDAIRIES - SERVICE STOMATOLOGIE - boulevard Stéphane Moreau - 85925 LA ROCHE SUR YON CEDEX 9 - 02 51 44 61 20 • VAN HEMELRYCK Thierry - CENTRE AESTHETIC SMILE AND PREVENTION - 1 rue de la Maisonnette - 85100 LES SABLES D'OLONNE - 02 51 32

82 68 •

86 / DAGREGORIO Guy - CHU LA MILETRIE - SERV CHIR PLAST RECONSTR - 2 rue de la Milétrie - BP 577 - 86021 POITIERS CEDEX - 05 49 44 43 03 •

GAULT Xavier - 26 boulevard Aristide Briand - 86100 CHATELLERAULT - 05 49 90 09 68 • HUGUIER Vincent - CHU LA MILETRIE - CHIR PLASTIQUE ET RECONSTR

- 2 rue de la Miletrie - 86000 POITIERS - 05 49 44 43 03 • MESSAOUDI Raphael - CHU LA MILETRIE-POLE MEDIPOOL SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - 2 rue de la Miletrie - B. P. 577 - 86021 POITIERS CEDEX - 05 49 44 43 03 • RENAULD Vincent - ESPACE MÉDICAL RABELAIS - 130 route de Nouaillé - 86000 POITIERS - 05 49 30 03 14 • SAIVEAU Michel - CLINIQUE DU FIEF DE GRIMOIRE - 38 rue Fief de Grimoire - 86000 POITIERS - 05 49 42 29 00 •

87

/ ADENIS Jean-Paul - C.H.U.

DUPUYTREN LIMOGES - 2 avenue Martin Luther King - 87042 LIMOGES CEDEX - 05 55 05 62 63 • BARON Yves - CLINIQUE DES EMAILLEURS - 1 rue Victor Schoelcher 87038 LIMOGES - 05 55 50 28 61 • LEANDRIS Marc - CLINIQUE DU COLOMBIER - 92 avenue Albert Thomas - 87100 LIMOGES - 05 55 12 56 16 •

88 / NAJEAN

Denis - CLINIQUE LA LIGNE BLEUE - 9 avenue du Rose Poirier - 88000 EPINAL - 03 29 68 60 60 • NAUDI Gilles - CH REMIREMONT - 1 rue Georges Lang - 88200 REMIREMONT - 03 29 23 41 41 • SERBU Maria Simona - CENTRE HOSPITALIER JEAN MONNET EPINAL - 3 avenue Robert Schuman - BP 590 - 88021 EPINAL CEDEX - 02 99 26 71 68 •

91 / BARE Alain - HÔPITAL PRIVE PARIS ESSONNE - 12 boulevardd Pierre Brossolette - 91290 ARPAJON - 01 60 80 19 62 • BENELLI Louis Charles

- HÔPITAL PRIVÉ D'ATHIS MONS SITE CARON - 111 rue Caron - 91200 ATHIS MONS - 01 45 57 58 21 • BERDAH Stéphane - INSTITUT HOSPITALIER JACQUES CARTIER - 6 avenue du Noyer Lambert - 91300 MASSY - 01 60 13 60 60 • FOURNIER Eloïse - INSTITUT HOSPITALIER JACQUES CARTIER - 6 avenue du Noyer Lambert - 91300 MASSY - 01 60 13 60 60 • KUNTZ Paule - HÔPITAL PRIVE DU VAL D'YERRES - 31 avenue de l'Abbaye - 91330 YERRES - 01 69 49 74 00 • LAXENAIRE Arnault - CTRE HOSP. PRIVE CLAUDE GALIEN - 20 route de Boussy Saint Antoine - 91480 QUINCY SOUS SENART - 01 69 39 90 53 • STERN André - HÔPITAL PRIVE D'ATHIS MONS SITE CARON - 111 rue Caron - 91200 ATHIS MONS - 01 69 57 58 21 •

92 / BEY Eric - HÔPITAL PERCY - 101 avenue Henri Barbusse - BP 406 - 92141 CLAMART - 01

41 46 60 00 • BRACHET Michel - HÔPITAL PERCY - 101 avenue Henri Barbusse - BP 406 - 92141 CLAMART - 02.98.53.65.30 • BUSTAMANTE Katia - CENTRE CHIRURGICAL DES PRINCES - 31 rue des Princes - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 99 22 15 • DABOS Nadine - 109 bis avenue Charles de Gaulle - 92200 NEUILLY SUR SEINE - 01 46 40 05 17 • DUHAMEL Patrick - HÔPITAL PERCY - 101 avenue Henri Barbusse - BP 406 - 92141 CLAMART - 01 41 46 60 00 • DUHOUX Alexandre - HÔPITAL PERCY - 101 avenue Henri Barbusse - BP 406 - 92141 CLAMART - 01 41 46 60 00 • ESTEBAN Maria-Cristina - HÔPITAL PRIVE D'ANTONY - 1 rue

Velpeau - 92160 ANTONY - 01 46 74 37 10 • FOSSAT Sébastien - HÔPITAL PERCY - 101 avenue Henri Barbusse - BP 406 - 92141 CLAMART - 01.41.46.60.00 • GOUET Odile - 6 rue Pasquier - 92300 LEVALLOIS PERRET - 08 20 23 56 37 • GZAIEL Dany - 3 avenue Desfeux - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 21 21 21 • HADDAD Delphine - 93 boulevard de la République - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 21 10 64 • LAKHEL Anne - HÔPITAL PERCY - 101 avenue Henri Barbusse - BP 406 92141 CLAMART - 01 41 46 60 00 • LEVET Yann - 13 rue le Corbusier - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 41 31 31 31 • MASSON Jean - CLINIQUE AMBROISE PARÉ - 2 rue Léon Bloy - 92340 BOURG LA REINE - 01 45 36 51 01 • MATHIEU Alexandre - 3 avenue Desfeux - 92100 BOULOGNE - 01 46 21 21 21 • MILLET François Gilles - 10 rue Sadi Carnot - 92600 ASNIERES SUR SEINE - 01 47 93 79 93 • MITROFANOFF Marc - CENTRE CHIRURGICAL DES PRINCES - 31 rue des Princes - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 99 22 15 • MORAX Serge - 169 avenue Achille Peretti - 92200 NEUILLY SUR SEINE - 01 55 62 13 90 • NADEL Louis - CLINIQUE IECEP - 10 rue Anna Jacquin - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 05 83 53 • PRADET Gerard - CLINIQUE LA MONTAGNE - 53 rue Victor Hugo - 92400 COURBEVOIE - 01 56 37 55 00 • ROSSARIE Raphaële - 84 rue Marius Aufan - 92300 LEVALLOIS-PERRET - 01 47 57 91 96 • SOUDANT Jacques - CLINIQUE PIERRE CHEREST - 5 rue Pièrre Cherest - 92200 NEUILLY SUR SEINE - 01 46 41 86 86 • STAUB Gregory - 10 rue anna jacquin - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 05 81

91 • STAUB Sylvain - 10 rue Anna Jacquin - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 05 86 00 • VACHER Christian - HÔPITAL BEAUJON - 100 boulevard du General Leclerc - 92110 CLICHY - 01 40 87 56 71 • VAN LANDUYT Koenraad - CLINIQUE HARTMANN - 1 bis rue des Dames Augustines - 92200 NEUILLY SUR SEINE - 01 46 39 89 29 • WALKIEWICZ Eliza - CENTRE CHIRURGICAL DES PRINCES - 13 rond point Andre Malraux - 92100 BOULOGNE BILLANCOURT - 01 46 99 22 00 • WEISS Waldemar - CENTRE DE CHIRURGIE ESTHETIQUE PARIS-OUEST (CCEPO) - 53 rue Victor Hugo - 92400 COURBEVOIE - 01 49 97 79 12 • BANNIER Marc - 5 avenue

Charles Floquet - 93150 LE BLANC MESNIL - 01 48 65 14 13 •

93 / BENZAKEN Jack - 49 avenue Thiers - 93340 LE RAINCY - 01 43 00 28 28 • LEYDER Patrick -

HÔPITAL R.BALLANGER - SERV CHIR PLAST RECONSTR. ET ESTH./ MAXILLO-FACIALE - boulevard Robert Ballanger - 93602 AULNAY SOUS BOIS CEDEX - 01 49 36

71 02 • PIEDIMONTE Andrea - chemin Robert Ballanger - 93600 AULNAY SOUS BOIS - 01 49 36 72 79 • VINCELET Francoise - CENTRE HOSPITALIER INTERCOMMUNAL ANDRÉ GRÉGOIRE - 56 boulevard de la Boissiere - 93100 MONTREUIL SOUS BOIS - 01 49 20 30 40 •

94 / ACHOUCHE Josue - POLYCLINIQUE LA CONCORDE - 90

rue Marcel Bourdarias - 94140 ALFORTVILLE - 01 45 18 28 28 • ALAMDARI Alireza - CLINIQUE GASTON METIVET - 48 rue Alsace Lorraine - 94100 ST MAUR DES FOSSES - 01 49 76 76 81 • BARREAU-POUHAER Lise - INSTITUT GUSTAVE ROUSSY - 39 rue Camille Desmoulins - 94800 VILLEJUIF - 01 42 11 42 11 • COHEN-JONATHAN Paul - CLINIQUE CHIRURGICALE - 22 rue de la Petite Sausaie - 94400 VITRY SUR SEINE - 01 45 73 35 24 • COTHIER-SAVEY Isabelle - CLINIQUE DE BERCY - 9 quai de

Bercy - 94220 CHARENTON LE PONT - 01 48 93 96 53 - 01 69 72 81 82 • FAIN Jacques - HÔPITAL - 78 rue du General Leclerc - 94270 LE KREMLIN BICETRE - 01 45 21 21 21 • FARAMARZ Franck - CLINIQUE GASTON METIVET - 48 rue Alsace Lorraine - 94100 SAINT MAUR DES FOSSES - 01 49 76 76 81 • GERBAULT Olivier POLICLINIQUE ESTHETIQUE MARIGNY VINCENNES - 3-5 cours Marigny - 94300 VINCENNES - 01 53 66 30 30 • HADJEAN Thierry - 4 place Pierre Semard - 94130 NOGENT-SUR-MARNE - 01 41 95 23 06 • HERMEZIU Oana - 51 avenue Mal de Lattre de Tassigny - 94000 CRETEIL - 01 69 48 48 13 • HIVELIN Mikael - CHU HENRI MONDOR - SCE CHIRURGIE PLASTIQUE - 51 avenue de Lattre de Tassigny - 94010 CRETEIL CEDEX - 01 49 81 25 33 • KOLB Frédéric - INSTITUT GUSTAVE ROUSSY

- 39 rue Camille Desmoulins - 94805 VILLEJUIF CEDEX - 01 42 11 42 11 • LANTIERI Laurent - HÔPITAL HENRI MONDOR - SERVICE DE CHIRURGIE PLASTIQUE - 51 avenue du Marechal de Lattre de Tassigny - 94010 CRÉTEIL - 01 49 81 25 33 • PETRA Adina Daniela - INSTITUT GUSTAVE ROUSSY - DÉPARTEMENT DE CHIRURGIE - 39


146

rue Camille Desmoulins - 94805 VILLEJUIF CEDEX - 01 42 11 42 11 • RIMAREIX Francoise - INSTITUT DE CANCÉROLOGIE - 39 rue Camille-Desmoulins - 94805 VILLEJUIF - 01 42 11 43 84 • SEBASTIEN Caroline - 27 avenue de Paris - 94300 VINCENNES - 01 43 74 46 67 •

95 / BURIN DES ROZIERS Bruno - CENTRE HOSPITALIER DE

GONESSE - 25 rue Pierre de Theilley - BP 30071 - 95503 GONESSE CEDEX - 01 34 53 20 80 • CARTIER Sylvain - CENTRE HOSPITALIER DE GONESSE - SERV CHIR MAXILLO-FACIALE - BP 71 - 25 rue Bernard Février - 95500 GONESSE - 01 34 53 20 80 • DURAND Jean-Marc - CENTRE HOSPITALIER - 69 rue du Lieutenant Colonel Prudhon

- 95100 ARGENTEUIL - 01 34 23 26 66 • FOURNIER Daniel - 8 rue de Montmoréncy - 95100 ARGENTEUIL - 01 30 75 33 54 • FOUSSADIER François - CLINIQUE SAINTE MARIE - 1 rue Christian Barnard - 95520 OSNY - 01 34 20 96 96 • JOUSSET Catherine - CLINIQUE CLAUDE BERNARD - 9 avenue Louis Armand - 95120 ERMONT - 01 30

72 33 33 • LAHBABI Malic - RESIDENCE DE L'ISLES BATIMENT A - 19 avenue de Paris - 95290 L'ISLE ADAM - 01 34 69 23 66 • LORENCEAU Bernard - 1 rue Christian Barnard - 95520 OSNY - 01 30 32 11 22 • N'GUYEN Ngoc Thong - 7 rue de l'Arrivée - 95880 ENGHIEN LES BAINS - 01 34 17 51 94 • OXEDA Pascal - CLINIQUE CLAUDE BERNARD - 9 avenue Louis Armand - 95120 ERMONT - 01 30 72 33 25 • SZALAY Michel - CGMPN - 3 place de Londres - BP 10201 - 95703 ROISSY CHARLES DE GAULLE

97/ BIEDER Lionel - CLINIQUE SAINTE MARIE - ROUTE DE CLUNY - 97233 SCHOELCHER - +335 96 70 47 97 • 200 / PEDINIELLI 201 / RIAH Younes - 11 avenue Marechal Sebastiani - 20200 BASTIA - +334 95 32 35 80 • ROCCA Antoine - 11 avenue Maréchal Sébastiani - 20200 BASTIA - +334 95 32 35 80 • 971 / COUPPEY Bertrand - CLINIQUE LES EAUX CLAIRES - MOUDONG SUD JARRY - 97122

CEDEX - 01 48 64 98 03 •

Jean - 2 cours Grandval - 20000 AJACCIO - +334 95 21 24 47 •

Baie Mahault - GUADELOUPE - +335 90 97 63 32 • MUTAFTSCHIEV Nicolas - CENTRE ESTHETIS - MORNE BERNARD - Moudong Nord - 97122 Baie Mahault GUADELOUPE - +335 90 83 47 02 • RIAHI Richard - CENTRE ESTHETIS LIEU DIT MORNE BERNARD - Moudong Nord - 97122 Baie Mahault - +335 90 83 47 02 •

972

/ BRIAND Etienne - LA MÉDICALE DE CLAIRIÈRE - 6 rue Hibiscus - 97200 FORT DE FRANCE - +335 96 42 48 26 • DELPIERRE Jean - Route de Didier, 12 impasse de la Houssaye, résidence des Jardins d’Aurélia - 97200 Fort de France - +335 96 64 06 63 • DODEA Vasile Florin - HÔPITAL P.ZOBDA QUITMAN - La Meynard - 97261 FORT DE FRANCE CEDEX - +335 96 55 21 21 • LACOTTE Bertrand - CHU FORT DE FRANCE - SCE GYNECOLOGIE-OBSTRÉTIQUE - dr Sainte Rose - BP 632 - 97261 FORT DE FRANCE CEDEX - +335 90 52 25 25 • SIMON Philippe - CENTRE HOSPITALIER GENERAL LOUIS DOMERGUE - rue Eugène Fotier - 97220 LA TRINITÉ - +335 96

66 46 31 •

974 / DELARUE Pierre - 11 rue Roland Garros - 97400 ST DENIS - +332 62 41 49 00 • GONCALVES José - 11 rue Roland Garros - 97400 SAINT DENIS 978 / HULARD Olivier - CLINIQUE LES ORCHIDÉES - PARC L’OASIS - 30 rue Lénine BP 1006 - 97826 LE PORT - +332 62 43 19 91 • JAILLANT

+332 62 41 49 00 •

Christophe - 38 route de Savannah - 97460 SAINT-PAUL REUNION - +332 62 59 54 18 • KOLBE Roland - 52 rue Caumont - 97410 SAINT PIERRE DE LA RÉUNION - +332

980 / COMMARE Didier 987 / BLANQUART Bernard - CLINIQUE CARDELLA - BP 295 - 98713 PAPEETE

62 25 87 88 • VALENTI David - CLINIQUE DES ORCHIDEES - 30 avenue Lénine - 97420 LE PORT - LA RÉUNION - +332 62 90 56 50 • HOUSTON PALACE - 7 avenue Princesse Grace - 98000 MONACO - +377 92 16 73 92 •

CEDEX - +68 46 04 00 • HAILAUD Yves-Marie - IMMEUBLE VAIMOANATEA - rue Venus - quartier Paofai - 98713 PAPEETE CEDEX - +68 958 38 38 • SERRA Cyrille IMMEUBLE VAIMOANATEA - 1er étage - rue Vénus - quartier Paofai - 98714 PAPEETE - +68 977 78 18 • TAGLIANA Philippe - IMMEUBLE VAIMOANATEA - rue Venus - quartier

Paofai - 98714 PAPEETE - +68 958 38 38 •

988

/ BARBIEZ-BEJEAN Monique - PORT PLAISANCE - 10 rue J. Garnier - 98800 NOUMEA - +687 26 32 05 • DE

GRESLAN Michel - 25 rue Richard Bernier - 98800 NOUMEA - +687 27 73 71 • LEFORT Thierry - 19 rue Jules Ferry - 98800 NOUMEA - +687 78 45 52 •

CH

/

AGHAHOSSEINI Hélène - 17 avenue de la Dole - 1005 LAUSANNE (CH) - +41 21 32 36 666 • BALI David - CENTRE HOSPITALIER DU CENTRE DU VALAIS - rue St Charles

14, CP 504 -3960 SIERRE - +41 27 603 78 50 • PREVOT Marianne - Chemin de Beausoleil, 24 - 1206 Genève (CH) - +41 22 731 78 19 • TREPSAT Frank - PALACE HILTON - quai du Mont Blanc 19 - 1201 GENEVE (CH) - +41 22 716 51 51


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