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Franc-parler septembre 2018

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Assurance vieillesse 13

Notre objectif est et reste d’assurer les rentes! Il faut agir en ce qui concerne notre prĂ©voyance vieillesse, cela est incontestable. L’espĂ©rance de vie augmente, les gens deviennent de plus en plus vieux et, parallĂšlement, les revenus d’intĂ©rĂȘts provenant des placements des avoirs vieillesse diminuent. Les inquiĂ©tudes que nourrit la population Ă  propos de ses rentes sont tout Ă  fait justifiĂ©es. Les politiciens sont trĂšs sollicitĂ©s dans ce domaine, mais ils hĂ©sitent, comme souvent, de dire la vĂ©ritĂ© Ă  leurs Ă©lectrices et Ă©lecteurs. La vĂ©ritĂ© n’est tout simplement pas agrĂ©able Ă  entendre: les promesses de rentes des annĂ©es de boom Ă©conomique de la fin du siĂšcle dernier ne peuvent pas ĂȘtre tenues sans des mesures drastiques au niveau de l’AVS et de la prĂ©voyance professionnelle. Trois grands axes ConcrĂštement, cela signifie qu’il ­n’existe que trois axes qui entrent en li­ gne de compte pour assurer durablement la prĂ©voyance vieillesse. PremiĂšrement: une baisse des rentes – personne n’en veut. DeuxiĂšmement: une adaptation de la durĂ©e de perception des rentes, ce qui signifie une augmentation par Ă©tapes de l’ñge de la retraite. Ceci serait totalement justifiĂ© et rĂ©aliste, cette solution correspondant de plus en plus Ă  la rĂ©alitĂ©, puisque de plus en plus de personnes continuent Ă  travailler une fois passĂ© l’ñge de la retraite. Ou troisiĂšmement: une nouvelle rĂ©glementation du financement, auquel cas il faudrait Ă©viter un nouveau transfert des charges aux gĂ©nĂ©rations suivantes. Pas sur le dos de la classe moyenne Le Conseil fĂ©dĂ©ral et le Parlement, en particulier le Conseil des Etats, continuent Ă  Ă©viter d’aborder cette vĂ©ritĂ© pour le moins dĂ©rangeante. Ils veulent en lieu et place colmater les brĂšches avec de l’argent. Le plus simple serait de le faire en augmentant une nouvelle fois le taux de TVA. Ou bien – comme il en a Ă©tĂ© question rĂ©cemment avec le paquet impĂŽt/ AVS – avec des charges supplĂ©mentaires pour la classe moyenne laborieuse,

L'argent des contribuables devrait ĂȘtre investi davantage dans la prĂ©voy­ance vieillesse suisse au lieu d'ĂȘtre gaspillĂ© dans l'aide au dĂ©veloppement ou dans les milliards de cohĂ©sion de l'UE Ă  l'Ă©tranger. charges qui se traduiraient par des contributions plus Ă©levĂ©es de la part des travailleurs et des employeurs. Mais le problĂšme n’en serait pas pour autant rĂ©solu, mais simplement renvoyĂ© aux futures gĂ©nĂ©rations. On ne peut pas l’accepter. Garantir durablement l’AVS L’UDC cherche une solution viable et honnĂȘte pour garantir vĂ©ritablement la prĂ©voyance vieillesse. Un alignement de l’ñge de la retraite des fremmes sur celui des hommes est justifiĂ©. Mais cela ne va pas non plus sans une augmentation du taux de TVA, augmentation qui doit ­toutefois ĂȘtre modĂ©rĂ©e. Nous proposons 0,3 pour cent au maximum, car nous serions ainsi, avec 8 pour cent, au mĂȘme niveau qu’il y a une annĂ©e. De plus, le soi-disant pour cent dĂ©mogra­ phique provenant du mĂȘme pot doit en

fin de compte ĂȘtre totalement attribuĂ© Ă  l’AVS et non plus, comme cela est le cas jusqu’ici, le laisser filer dans les caisses de la ConfĂ©dĂ©ration. Et enfin, les recettes fiscales actuelles doivent Ă  nouveau ĂȘtre investies davantage dans la prĂ©voyance vieillesse suisse, et non pas distribuĂ©es Ă  l’étranger – avec des bĂ©nĂ©fices pour le moins discutables – en faveur de l’aide au dĂ©veloppement ou du milliard de cohĂ©sion de l’UE. L’UDC s’engage rĂ©solument pour ce genre de garantie des rentes AVS.

Thomas De Courten Conseiller national Entrepreneur RĂŒnenberg (BL)


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