Ainsi parlaient nos ancêtres : essai d'éthnohistoire "Wayapi"

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,TRAVAUX

ET DOCUMENTS DE L’ORSTOM No 148

AINSI PARLAIENT

NOS ANCÊTRES....

ESSAI D’ETHNOHISTOIRE

WAYAPI

Pierre GR ENA ND

ORSTOM -PARIS

- 1982


Cet ouvragea fait l’objet d’une thèsede 3èmecycle, soutenueen 1980 à l’École desHautesÉtudesen SciencesSociales Directeur

de recherche : Madame Simone DREYFUS

« La loi du 11 mars 1957 n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de I’article 41, d’une « part, que les «copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non « destinées à une utilisation collective» et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations « dans un but d’exemple et d’illustration, «toute représentation ou reproduction intégrale, ou « partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est « illicite (alinéa ler de l’article 40). « Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc « une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code Pénal». ISBN : 2-7099-0656-2

@ ORSTOM 1982


AVANT-PROPOS

Le présent des Waygpi, Ils

sont

travail

amer-indiens

et

les

répartis bassins

L'ethnie tincts,

les

personnes tits

Wayapi (dont

groupes

divisée

ethnohistorique

en Guyane

française

et en Amapa (Brésil).

et

les

Wayapi-puku. et

sur

le

fleu-

sous-tribus

aux dialectes

dis-

Le premier

groupe

379

le second

semble

de plus

à la famille

avec

les

totalise

190. L'existence

en outre

appartiennent.

constituent,

installés

et de 1'Amapari.

en deux

366 en Guyane)

ils

à l'étude

du Jari

non contactés

dont

consacré

en onze villages

est

Les Wayapi Guarani

vivant

actuellement

ve Oyapock

est

de pe-

en plus

certaine.

linguistique

Tupi-'

l'avancée

la plus

Emerillon,

septentrionale: La présente

thèse

se de données

pour

une large

toute

sur

l'appréciation

théorie

des basses

terres,

domaine.

Notre

empêche

l'ethnologie

tant

que de présenter

reprise

ultérieurement

part

résolument nouvelles

et

de 1'Histoire

nous en sommes encore

prétention,

n'est

se veuf

au delà

de devenir une analyse

de la

et

se refuse

à élaborer

par

les

à l'aube

subjectivité

une authentique suffisamment

dans des travaux

description

analy-

Amérindiens dans ce inévitable

science

naturelle,

fiable

pour

de synthèse.

être

qui


A souvenir de

nos

mon vieil

ami

des

à eachiri

pêches

fêtes

à S9aXrraspa.

Misa,

en et


PHUNEMES

DU

WAYAFT

CONSONNES

P

comme

le

Frangais

papa

le

Français

yeux

comme

le

Français

ma

Y k

comme

m

comme

le

Français

kilo

t

comme

le

Français

ta

W

comme

l’Anglais

world

s

comme

le

Français

sa

ng

comme

l’Anglais

camping

1

comme

le

Français

la

7

occlusion

n

comme

le

Français

ni

une

césure

deux

voyelles:

glottale:marque pertinente

entre

kaa / ka?a Cp&eJCforêtJ

VOYELLES i

comme

le

Français

lit

ï

i

E

comme

la

Français

lait

E

comme

le

Français

lin

a

comme

le

Frangais

1s

a

comme

le

Français

lent

i

entre

le

i

du

z

&

nasalisé

nasalisé

et

le

u

nasalisé

Français

.u

comme

le

Français

loup

rl /. u

3

comme

le

Français

lotte

J

comme

le

’. Franqais

long


t :.

AVANT-PROPOS

!. '-.,

I.

1

PHONEMES DU WAYAPI

V

INTRODUCTION

1

PRELIMINAIRES I-

CADRE GEOGRAPHIQUE ET PEUPLBMBNT ACTUEL

9

II

- PROBLEMES MSTHODOLOGIQUES

20

III

- RECHRRCHES HISTORIQUES SUR LES AMBRINDIENS DE GUYANE

42

LES WAYbI

PAR EUX-MEMES

1 - UN PEUPLE ET SA TERRE

50

II

- ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE Evolution historique

DES WAYAPI :

III

- EVOLUTION DE LA C.IVILISATION Ses adaptations

WAYÂkI :

96

IV - LA GUERRE V - L'EQUILIBRE

145 205

INSTABLE DE LA MAGIE

L'HISTOIRE Bilan

235

DES WAYAPI :

événementiel

1 - PEUPLEMENT DU BASSIN DE L'OYAPOCK ET DES REGIONS ADJACENTES AVANT 1700

247

II

- LES TEMPS ANCIENS

259

III

- LA CONQUETE WAYbI

280


VIII

298

IV - LE DECLIN V - L'ISOLEMENT ET LA SURVIE : Naissance Waybi contemporains (1840-1940)

des 316

VI - SITUATION ACTUELLE (1940-1975)

347

CONCLUSION

355

BIBLIOGRAPiIE

392


INTRODUCTION

L'exotisme contrer

m'intéresse

et de contempler

ment de l'aspect vivants

L'intérêt particulièrement

des choses qui

fait

d'eux

des symboles

de la geste

d'une

société,

telle

majeur

aux Amérindiens

et plus

ce travail

consacré,

que je porte

une boutade

Si l'on

re d'une

population

amérindienne,

on est

destructeurs,

tant

elle

vant

de telles

porteuses

a été - et est encore situations,

de telles

Il des Amérindiens décadence à leur

observe

- à leur

culturelle.

quels

pensée.

tons de poser,

partagée.,

sera

immense capacité

soit

peu de près

l'histoi-

effaré

par le poids

écra-

politiques

que matériels,aux-

- soumise.

On peut,de-

se demander si nos sociétés

aptitudes

comme l'listoire

de cet

nous essaierons

seraient

à la résistance.

a mon sens, d'une

la démarche qui

A partir

tant

souvent

est donc essentiel,

car c'est

qu'el-

années de vie

de survie

des processus

pas seule-

au cours de longues

peut paraître

sant

de ren-

ne s'agit

à ceux de Guyane auxquels

est dû - cela

me permet

Il

mais bien

le m'a été insufflée

qu'il

des hommes libres.

esthétique.

de liberté,

dès lors

survie

de penser

1'Histoire

et non comme celle

correspond,semble-t-il,

a.priori,

le seul

de reconstituer

d'une

le mieux

que nous nous permet-

le changement

des


-2-

sociétés

sans tenir

l'évolution

compte de la linéarité

des groupes

soient

aptitude

à décrire

principal

est

atomisation

utilisables

ment de mode de subsistance

tre,

dès lors

remettent faire

à d'autres

perdurer

pour

leur

de mettre

définie

même et sur les

être

leur

était

ils

survie,

à travers sur les

choisissent

stratégique,

envisagés

plus

que du point Par con-

de solutions,

renoncent

change-

condamnée à mourir.

s'en

du même coup à

permettra

bien

que l'histoire une réflexion

ethnies

qu'elle

s'agira

stratégies

avant partout

chose que des conjectures.

clair

pour moi,

politique

telle

comme pour

qu'elle

vient

de la société

sur elle-

polarités,

les

recherches

ethno-

me semblent

depuis

longtemps

opportunes

côtoie

de mes propres

en Guyane française raisons

ou les

il

autre

amérindienne

suppose

et ce, pour plusieurs

ces changements,

dynamiques

est en conséquence

Au delà historiques

- ne peuvent

de leur

que l'impératif

qu'ils

ou alliance

qui

dépit

société.

l'accent

S. DREPFUS (1976)

et

Dès lors

isolement

des documents

Il

de régression

concepts

chemins

que des hommes, ne recherchant

où le faisceau

d'être

historiques.

pour la société

Bien entendu, tout

que les

des hommes, les

la survie

gain

à

dans ma perspective,en

des processus

ou regroupement,

de vue d'un

au XIXème siècle

humains.

Je ne pense pas en effet de progression

assignée

:


-3-

- la position

géographique

le pays est une extrêmité

(extrêmité

du bassin

favorise

amazonien)

qui

est particulière

:

des Guyanes ; frontière la convergence

nord-est

de plusieurs

civili-

sations. - on y trouve avec plusieurs nes)

ayant

biotopes

(forêt

mille

trois

marécages

des écosystèmes

humains

différents.

y vit

autochtones

six

peuples

répartis

Tupi,

entre

totalisant

grandes

sava-

plus

familles

lin-

Arawak. des populations

indigènes

(France,

puis

Portugal

a créé une situation

Hollande

politique

Surinam,

conflictuelle

entre puis

Brésil),

dont les

conséquences

sont

prévisible

d'entrée

de jeu

historique

pour le moins enrichissant

pour

d'Amérique

tropicale.

vivantes. La variété

et laisse

supposer

l'historien

des cultures un puzzle

est

des basses

terres

Le travail

que je présente

le premier

volet

recherche

ou ayant

peuplé Il

d'une

se limite

je considère

.tions

orales

L'équilibre

entre

prématuré

de vouloir

les

doit

régions

deux est

des Way?ipi,

comme

peuplant

ethnie

écrites

une confrontation

à ce point

l'histoire

considéré

des ethnies

une somme de sources

pour réaliser

écrire

donc être

adjacentes.

à l'ethnohistoire

posséder

suffisantes

ainsi

sur l'ensemble

la Guyane et les

quelle

Guyane.

trois

côtiers,

- L'écartèlement puissances

encore

de transition

ferme,

personnes,

: Karib,

guistiques

écologique

de terre

conditionné - Il

de trois

une situation

primordial

des autres

pour la-

et de tradifructueuse.

qu'il

me semble

populations

de

'


-4-

Mon choix intéressants ne qui voie

en ce sens qu'il

a le plus

a fait

Nous pouvons

données que d'autres

une bonne connaissance

pour

la reconstitution

par

du contact plus

de l'histoire

de là,

de recherche

de cultu-

il

est possible

devant

conduire

à

: des ethnies

(ethnies

vraies,

groupes

de l'écosystème

au re-

des ethnies

de la

etc...),

gard de la démographie

des modifications

et des évènements.

- identification

linguistique

étudiée. - mise en évidence

sur l'organisation

de tactiques

opérantes

des mécanismes

: regroupement,

- appréciation elles

guistique

: c'est-à-dire avec tentative

moderne d'impulsion

mesure de la diffusion de définition

culturelle

démographiques

de repère

de survie

à partir

éclatement

et guerre.

des diverses culturelle

des alluvionnements

ethnies et lin-

successifs.

de la communauté en tant

qu'unité

et politique.

Ces axes ne constituent des points

alliance,

de l'étanchéité

- examen du rôle

mais seront

des incidences

sociale. - description

entre

et qui,

nous apportera

nombre d'axes du passé

de Guya-

au niveau

A partir

- étude

région

qu'elle

des plus

amérindienne

aux temps modernes

donc postuler

- définition de filiations,

de la societé

de la région.

un certain

révélé

un maximum d'expériences

sociétés

et événementielle

de s'assigner

s'agit

a posteriori

bougé territorialement

de conséquence,

intertribal.

relle

des WayZpi s'est

pas le plan

que le lecteur

du présent retrnwera?

travail, c11aque


-5-

chapitre. Il

m'a semblé que le discours

suffisamment

solide,

rel

et éviter

cohérent

d'ailleurs vail

quoique

tout

non objectif,

offrait

un continuum

pour embrasser

un tout

le morcellement

caractéristique

inobjectives.

En intitulant

aussi

"Les Waygpi par eux-mêmes",

ou du moins des plus

wayapi

j' entends

sages d'entre

eux,

des archives, le coeur

donc bien

faire

des historiens

qu'ils

rapport

établissent

pleinement

au passe d'une

part,

entre

et mythe d'autre

histoire

de mon tra-

des Wayapi,

de la culture

à la Marc BLOCH ou à la LE ROY LADURIE. Leur démarcation présent.par

cultu-

constante

et la différenciation part,

du

soigneuse

leur

confèrent

ce titre.

-< Ce travail

voudrai .t aussi

un témoignage

tant

il

sition

homme sauvage/homme

révèle

à l'analyse

des modes de pensée,

des stratégies

tions

permutables

et combinables

lieu

n'y

a pas pour moi,

(1961)

une "histoire

civilisé,

être

selon

la terminologie

cumulative"

Pour lui,

1' "histoire

de cultures

solitaires.

étalonnage

sur les dimensions

et l'existence

par isolement

semblent

en tout

donc réfutables,

face

stationnaire" Ces définitions

pour l'analyse

de l'immobilité,

Il

le fait

à la fois

de 1'Histoire

un

occidentale,

quasiment

immobiles.

entre

deux histoires

Elles

me

d'un

corpus

2) la solitude donc l'inverse

p. 73) serait

et les rythmes

dès lors

temps.

stationnaire".

présupposent

de sociétés

et des réac-

par LEVI STRAUSS

à une "histoire (1961,

. -

que l'llistoire

et en tout

proposée

1) la distinction pas indispensable

est vrai

l'oppo-

contre

puisqu'une

historique

d'une telle

société attitude

n'est

; est un choix, ne se justifie


-6-

que par rapport

aux ethnies A partir

envisagée

voisines.

de ces notions

dans son universalité.

simples,

1'Histoire

peut

donc être


PRELIMINAIRES.


Il indigène lieu

paraît

désormais

d'Amérique

naturel

absurde

d'aborder

du Sud sans présenter,

dans lequel

elle

pas dans une perspective

qui m'est

chère,

rai

cependant

succintes

les

bles

entre

sociétés

française. sable

par touches

indigènes

Pour des raisons

de replacer

et milieu très

les sociétés

d'une

société

au moins brièvement,

Bien

évolue.

l'étude

que ce travail l'écologie

diverses

il

ne s'inscrive

humaine,

j'indique-

interférences

possi-

dans la région

similaires,

le mi-

est

Amapa-Guyane

également

indispen-

indigènes

dans le cadre

politico-écono-

est

consacr5e

à l'appréciation

par l'ethnohistorien

dans cette

mique de la région. Cette des outils et de l'état

première

de travail

partie utilisables

des recherches

le domaine abordé.

aussi

scientifiques

ou pré-scientifiques

région

dans


-9-

1 CADRE GEOGRAPHIQUE

La région fait

l'objet

de ,l'Oyapock,

de mon étude

ET PEUPLEMENT

du haut Araguari

est incluse

de la Guyane créé en 1946, en partie

fédéral

d'Amapa,

unité

en 1943. Ces structures tinées

à y promouvoir

administrative

impérialistes

des puissances

régions,dont

certains

sée jusqu'en

1900, à partir

chapitres

sur la possession

p 10),

entre

torique

d'un

toutes

créée

deux des-

des vieilles

luttes

L'Histoire

coloniale

de ces

évoqués

plus

territoire

avant,

s'est

de Macapa

contesté,(cf.

carte

ce

et 1'Araguari.

arbitrage

de la Confédération

helvétique,

cédé au Brésil.

De près

ce contentieux

a eu des :reDeroussions

sur

fut

ou de loin, les

polari-

et française

l'oyapock

En 1900, après territoire

seront

du Brésil

issues

des bases portugaise

et de Cayenne, situé

modernes,

européennes.

qui

du déparb du Territoire

dans celui

économique,sont

Sari

dans le cadre

de la République

administratives la vie

et du haut

en partie

tement

ACTUEL

socgétés

indigènes.

his-

1,


-10

-

1) CONDITIONS NATURELLES

géographiques

Les deux territoires

sont

: les

et le massif

ancien

: données

d'ensemble

terres

basses

composés de deux grandes (cf.

carte

P 12).

carte

m

1

Amapa/Guyana

limite

du

zone

contestée

territoire

wayapi entre

la

France

vers et

1830 le

Brésil

[I700-ISOO] M

manganèse

*

voie

ferrée

Serra

do

Navio/Porto

Santana

zones 2,


-

11 -

Ces deux zones sont bien

caractérisées

logie

Leur influence

et leur

végétation.

mesure‘déterminante populations

sur l'organisation

qui

les

la zone du massif

ancien

géologie,

a été,&

reste

économique

Du point

occupent.

par leur

morpho-

dans une large

et technologique

de vue de notre

que s'inscrit

leur

l'histoire

étude,

des

c'est

dans

des Wayapi et de leurs

voisins.

1.

1. Relief

: La zone du massif

au socle plate

précambrien

quisetraduit

sans aucun ravinement.

mé la surface, Les reliefs

coulent existent

forment

Enfin,

bien,

néanmoins

un peu partout,

crée des reliefs

correspond

par un paysage

Les cours

d'eau,

dans des dépressions

Au nord et au sud-ouest ils

ancien

mais ils

géologiquement de pénéplaine,

qui n'ont

pas encore

à grand rayon

sont dans l'ensemble

de la Guyane,

ainsi

qu'au

zone

de courbure. assez mous.

nord de l'Amapa,

des zones de collines

fortement

accentuées.

la roche

affleure

par points

et

inselbergs

qui

cristalline

dénudés de surface

restreinte,

enta-

les

sont des "typical in the variably (SICK,

climatic-geomorphological

in FITTKAU et AL.,

marins

de l'estuaire

of the cystallines

humid tropics" 1968, p, 455).

Les zones'basses dépôts

forms

successifs; de l'Amazone.

leur

plus extension

Elles

sont,

ment composées de terrains

quaternaires,

1'Amapa vient

entre

s'intercaler

hétérogènes

sont

formées

va en grandissant au niveau

en direction

de la Guyane,

mais dans le sud-est

quaternaire

de

et précambrien

unique-

de une bande


carte

2

Amapa/%Uyane

: conditions

naturell&s

mangrove m

varzea

et

m

Savane

sèche

savane

forêt

humide

m

forêt

hyper-humide

a

forêt

de

+

limite

du

- - -

isohyètes

de

terre massif

inondée

basse de

terre

[low

terre

ferme

selva]

ferme ancien

[terres

hautes]


- 13 -

de terrains

1.

tertiaires

2. Hydrographie

détritiques

engendrant

Dans le massif

ancien

les

d'eau

aux.profils

roches

rapides

(sauts

et surtout

tertiaires

par de véritables important

se retrouvent

très

sance à des cours

Les terrains

de cuestas.

: Les mêmes oppositions

d'eau.

un relief

nombreuses irréguliers

obstacles

pour la protection

failles entrecoupés

même sur

naturels

des cours

donnent

en Guyane et cachoeiras

du sud se traduisent

cataractes,

au niveau

nais-

d'obstacles, au Brésil).

le bas Rio Sari

qui ont joué un rôle

des populations

amérindiennes

situées

basses.en

du nord-ouest

de la

en

amont.

Les terres Guyane sont caractérisées serré

par un réseau

formé par les bas cours

des bras-morts, affecté

seau,

des lacs,

des marais

système

l'histoire.

des Amérindiens

complexité

que comme élément

1.

3. Climat

autant

des hautes

et des-savanes

l'essentiel

de conmwnication

par

terres,

inondées.

Ce ré-

et connecté

à l'océan,

qui

à travers

comme élément

de relation

à peu près

la dichotomie

le seul

a joué

de protection

par

sa

son unicité.

beaucoup

plus

française.

Il

s'agit

du climat

(1972,

14).

dont la caracteristique

grande

amazonien

donné qui ne recoupe

Son uniformité

géographique.

et ce à une échelle

p.

venant

extrêmement

: C'est

pleinement

hydrographique

des fleuves

par les marées pour

forme un merveilleux

dehors

que la région orient;1

principale

est

très

pas marquée

Amapa-Guyane

selon

DEMANGBGT

est"une

alternance


- 14-

saisonnière

avec une saison

des pluies

d'un mois située

entre

véritable"

let,

dont une coupure

saison

sèche d'août

à novembre.

Si l'on

de décembre

février

en juge

et avril,

d'après

météorologiques

existantes

(Atlas

do Amapa, 1966; Etat

sances

écosystèmes

forestiers

de la Guyane,

sont

sur les

les

suivants

températures

au nord-ouest,

sur la frontière

moyennes annuelles

mais très

est

au sud-ouest,

pluie

sur les

collines

gion

concernée

par notre

étude

immuable

ou presque

du

décroissent

très

humide étant

rapidement centrée

reçoit

, pour

tout

pour

ce qui

toutes

les

avec 4 m de

de Cayenne.

de 2m de pluie de ce climat

du nord-

La ré-

à l'ouest

sont

à 3m

:

concerne

le calendrier

sociétés

indigènes

ou

sur le régime

des

de Guyane et d'Amapa.

cours

d'eau.

tions

des basses

indirectes,

Les basses

le sont beaucoup

4. Végétation

par son influence

eaux par exemple

terres

inondées

moins pour

très

favorables

(concentration

les populations

aux popula-

des proies du massif

aquatiques)

ancien.

:

Conséquence la végétation

Les terres équatoriale,

variants

de 27O à Macapa à 25'

humaines

directes

2) soit

milieu,

1976) les

décroissent

de Kaw à 40 km au sud-est

1) soit

néo-coloniales

1.

des connais-

faiblement,

la zone la plus

Les conséquences

agricole,

données

du Surinam.

- Les précipitations

à l'est.

les

et une

:

- les sud-est

à juil-

la plus

visible

recoupe

les

du massif

sempervirente

des diverses

données du relief

ancien

et ombrophile

sont

couvertes

(Rain

forest,

composantes

du

et de l'hydrographie.

par la forêt Regen Walder...).


- l5-

Pour l'ensemble

des auteurs

essentiellement

d'une

uniformité

est bien

quement pour aussi

de ses formes entendu

l'ensemble

certain, forêt

ticulier

des différences surtout

dite

des ethnies

ombrophile

comme SAMBA10 (1930), "mata

déterminante

comme le montrent

que cette

liées

brésiliens

est

les loin

économiquement

firme".

Cette

et technologi-

Guyane.

A contrario,

récents

travaux

de GRANVILLE (1978),

d'être

il

homogène et présente

et architecturales

de l'écoulement

importantes

des eaux.

Les terres

basses

géologiques

et hydrographiques,

une végétation

plus

Celle-ci

liée

aux autres

facteurs

déjà

a influé

considérablement

sur les

du peuplement.

importante

aussi

front

côtier

(Siriubais

est

bien

couvert

par

en particulier

de l'île

de Cayenne - exception

indigène

que coloniale

de la mangrove

à la forêt

sont grossièrement

atteignent

"Dos Lagos".

sont présents

seulement

en Amapa.

- les

"campos

cerrados",

appelés

des formations

en Guyane,

sont

bustes

(Curatella,

Byrsonima).

on

alors

végétales

inter-

:

savanes

basses

ombrophile

Ces formations

au nombre de quatre

"campos

Rhizophora

60 km au nord du bas Rio'

limpos",

- les

le

de la zone,

médiaires

- les

-,

Au nord-ouest

dans la zone dite

la mangrove

intermédiaires

variée.

sur la

en brésilien).

Araguari

à l'est

envisagés

puis

formations

débutent

avec les variations

à Avicennia

directement

restreintes,

indigènes

pour l'histoire

que les

très

écologiques

En dehors

et manguezais

passe presque

en corrélation

civilisations

est

en par-

c pedologiques,

répartition

ont,

s'agit

de haute

floristiques

à la variation

de terra

il

strictement

à Cyperaceae

herbeuses

savanes hautes entrecoupées

savanes

inondées

ou "campos de Varzea"

de Cayenne pour

dominer

le paysage

en Amapa.

et d'ar-

qui

.


- 16 -

- enfin duite

la forêt

en Guyane,devient

sa réelle

ampleur

que les

ancêtres

une forêt

aux bouches récents

lué dans ce milieu

1.

inondable

dite

galerie

qui,très

ré-

en Amapa pour prendre

enfin

de l'Amazone.

carte

Il

est à peu près

au moins

des Wayapi ont,

(cf.

de "Varzea"

certain

temporairement,

évo-

2, p.12).

5. Paune :

NOUS manquons de données d'ensemble zone Guyane-Amapa.

Celles

- souvent

non publiées

de leur

à l'ensemble

Je me contenterai

ou d'évidences

bien

semblable

imprudente "des

en 1976 que lrla

à celle

de l'Amazonie

rencontrée

et des Guyanes" lorsque

forêts"

l'on

sait

amazoniennes

prudentes

de Guyane est

sans doute

faune

dans toutes

les forêts

de terre

(P. GRENAND, 1976, p. 28).

Phrase

les vicissitudes

telles

variées

que les montre

1978, MEGGEES, 1975).

sultats

bruts

d'une

enquête

de production

il

sera

fait

référence

productivité

de la région

du haut

rement

au regard

Certes, niennes

est partout

ments varie

si

d'autres

identique,

en particulier,

loin

écosystèmes

semblent

semble

selon

les

1978

indiquer

que

est particuliè-

des forêts

que l'importance

formations

en créant

ré-

amazoniens.

synécologique

il

les

en 1976 et

Oyapock en protéines

l'organisation

considérablement

ence anthropique

plus

bien

des refuges

Par ailleurs,

effectuée

ferme

de la formation

la théorie

(GRANVILLE,

élevée

extrapolables

donc d'assertions

du Pleistocène

à laquelle

la

constatées.

J'affirmais très

côté,

sur

- dont nous disposons

difficilement

sur le haut Oyapock sont, de la région.

quantitatives

végétales.

des broussailles

amazo-

des peupleL'influet des forêts

la


- 17-

secondaires

capoeiras

(yanman en créole,

concentrations

très

importantes

Enfin les milieux

ouverts

culier

une très

ayant

en phytophages

une grande

différence

et forestiers, riche

en brésilien)

des

et insectivores.

faunistique

existe

entre

ouverts

inondés

en parti-

les milieux

faune

entraîne

aquatique.

2) CONDITIONS HUMAINES

La Guyane française restent

largement

des terres

et le Territoire

sous-peuplées

avec,

fédéral

pour des superficies

de 90 000 et 140 000 km2, des populations

respectives

1974 et 150 000 h. en 1975 (PETIT,

Le vide

1978).

rement

en Guyane par la concentration

baines.

Ainsi,

Cayenne,

de 35 000 habitants

des habitants

cependant

un peu différente

puisque

dispersées)

représentait

14,8% en Guyane en 1974. L'écart

lorsque

l'on

que sur ces 14,8%, 9% environ

lations

tribales

Réfugiés

Les régions

notre

de la mine de manganèse de Serra

do Navio

autres

entre

les

deux

rurale

en Amapa

est encore

plus

fort

représentent

des popu-

étude

à l'ex-

et Amérindiens).

qui intéressent

permanents

zones ur-

agglomérée

la population

30% en 1975 pour

(Noirs

particuliè-

dans les

La situation

hameaux et habitations

tants

accru

(CALMONT, 1975, p. 84).

(bourgs,

ception

est

une population

est

sait

de 55 125 h. en

en 1974, totalisait

régions

de 1'Amapa

que les Amérindiens.

en Amapa, vide

Ailleurs,

d'habi-

la majorité

la population

des deux territoires

est composée de métis

amérindienne

en Amapa (caboclos),

à dominante

noire

sont,

de

à dominante

en Guyane (créoles).

'


-

La population

métisse

unité

très

raciale,

Saint-Luciens ethniques

de Guyane est cependant,

d'Haïtiens.

délimités

comme les Noirs

accentue C'est

encore

au niveau

de la situation

l'écart

le plus

fort

entre

ticle

"French

Guiana"

de 1'Encyclopaedia

je la résumais "French

by aid

from France.

salaries

similar

and a unsufficient

of economic

Britannica

(BRUGIERES et P.

:

and social

of France

economy sustained

legislation

cari,, as opposed

requiring to a low produce

and dynamism due to important

emigration

development,

linked

with

the Guianan

Space Center,

a new program,

the "Plan

It

development

activities

sixties,

stock

partly

of French

through

panning.

The recent

mining

and other

minerals.

In general,

prospection

A l'opposé,

la situation

que. Pourtant,

ayant

son démarrage

économique

le territoire

est producteur

été longtemps plus

Hopes having

Vert"

raising

brought

little

and stock

is

and settlers.

and the traditionnal

agriculture

demand for

riz

immigration

fisheries

from meet the local

manioc,

development.

is based on agricultural,

are the shrimp

sans

; dans l'ar-

economic

out.

OU

que réside

further

carried

que maïs,

économique

hinder

being

far

groupes

France,

in the late

Other

ainsi

The economic

been deceived

lumbering

d'autres

Amapa et Guyane française

qualification

to metropolitan

de

(5 400 en 1976)

Guiana has an artificial

to those

certaine

aIAntillais,

La présence Réfugiés

d'une

la diversité.

doute

GRENAND, 1979),

en dépit

composée de Guyanais,

hétérogène,

et aujourd'hui bien

les Chinois

18-

gold

hope on bauxite raising

are still

food." de 1'Amapa est beaucoup une région

contestée,

plus

elle

dynami-

a amorcé

tardivement.

Grâce à sa population

rurale,

en suffisance

de produits

tels

et canne à sucre.

Le long

vivriers

de la vallée

de


- 19 -

1'Araguari

les fronts

naçant

à plus

amont.

La ressource

le XVIIIe

de colonisation

ou moins long

terme

agricole

sont en progression,

terres

l'élevage

amérindiennes

dès

savanes

inon-

dans les

économique

rapide

1950, à l'extraction

est

cependant

du manganèse

d'une

ligne

(cf

Carte

1, p. 10).

de Macapa,

de 250 Km et d'un port

de commerce.

au manganèse s'est

adjoint

forêt

de "Varzea".

Ainsi,

trait

257 500 m3 (PETIT,

qui

a été accompagnée

l'exploitation

des bois

en 1975, la firme

en 1964,

par la crois-

de chemin de fer Depuis

dix

de déroulage

ajoute

à cette

BRDYNZEEL MADEIRAS en a ex-

industrie

extractive

des

Brésil,

la collecte

du

ressources

de cueillette

comme la noix

caoutchouc

ou la chasse

aux caïmans noirs,

on comprend

est beaucoup

fort

Nous retrouverons conséquences

du

plus à travers

de ces économies

ans

de la

1978).

Si l'on

le milieu

principale-

(740 000 t.

la création

diverses

citée

des bovins

sance de la ville

les

en

de l'Amapa,

do Navio

sur

situées

importante

1 900 000 en 1975) de Serra

l'impact

me-

en 1964, 86 000 en 1975). L'essor

ment dû, depuis

les

la plus

siècle,demeure

dées (72 000 têtes

agricole

qu'en l'histoire

et peuplemeks

très

vite

que

Guyane des Wayapi différents.


- 20-

PROBLEMES METHODOLOGIQUES

Est-il rindiennes

besoin

des basses

des populations

de rappeler terres

d'Amérique

de Guyane française, il

Pour l'heure, raisons

que de nous borner

de notre

connaissance

tropicale,

des populations

am&

et parmi

celle

elles,

est mal connue ?

s'agit

bien

à cette

connotation.

sont de cinq

entendu

plus

d'en

étudier

Les sources

:

documents

écrits

rédigés

par des Européens

ou leurs

descendants.

- les

traditions

orales

- les

données ethno-linguistiques

dispersées

témoignages

enfouis

dans leur

des populations

les

historiques

ordres

- les jorité

que l'histoire

immense ma-

actuellement

survivantes.

l'ensemble

des écrits. - les

savanes

à travers

et les

forêts.

archéologiques

dans les


- 31

- les tifiques

tant

indices

-

déductibles

d'observations

sur la classification

que sur l'utilisation

Ce sont leur

de livrer

ethno-sciende la flore

ou

de la faune,

Amérindiens

capacité

que nous examinons

une

fidèle

image

des anciens

ici.

1) SOURCESECRITES

1.1. Nature

des sources Il

Guyane française

écrites

:

est à peu près n'est

de l'administration

certain,

pas une région

française

depuis

méthodique

et sa politique

minant

a abouti

à une excellente

et mémoires

à caractère

qui

rapports leur

survivance

cès et à la bonne conservation

taire

défavorisées.

le XVIIe

siècle

conservation

officiel.

de l'historien

par les archivistes-paléographes

BASSERBAU et TAILLEMITE,des

un facteur

-

déter-c

,des corresp'ondances,

fois-ci

en climat

liée

édités, à leur

suc-

tempéré.

de la Guyane est

l'inven-

BOUGARD-CORDIER, SAROTTE,

4rchives

Coloniales

concernant

Ces spécialistes

ont dépouillé,

trié

en 1952, 1953 et

1956,l'ensemble

de la correspondance

entre

1651 et

1822, contenue

vail

est plus

largement

complété‘par

nant

la Guyane française

conservés

Dépouillement

Le continuum

Quant aux ouvrages

et cette

que la

avec son archivage

est sans doute

du papier

atout

des archives,

des plus

centraliste

a été plus hasardeuse

Un autre

au regard

et résumé en trois

dans les registres un

volumes

à la Bibliothèque

parus

officielle

de la série

Catalogue

des Notes et Documents concernant

la Guyane.

écrite C

14

des Documents Nationale

la Guyane réunis

. Ce traconcer-

suivi par

du


Artur,

médecin

auteurs.

Enfin

du Roi à Cayenne paru la Bibliographie

en 1952 et écrit

de la Guyane française

HTJR#JJLT, SABAN et ABONNENCnous donne un panorama et articles

publiés

identiques

ves portugaises

serait

sans doute

excellents

travaux

des seuls

de dégager

rapidement

de la recherche

malheureusement des archi-

de son côté

très

français,

nous est donc possible

il

productive.

comparée des documents

A par-

du point

de vue

ethnologique. Dans un récent

(P. GRENAND, 1978), des Amérindiens conditionnée

par

des ouvrages

Une exploration

du côté brésilien.

la valeur

(1957)

général

Nous ne disposons

sur ce pays.

pas de travaux

tir

par les mêmes

j'ai

travail

pour

l'Atlas

été amené à tenter

de Guyane où je présentais par la nature

du contact

de la Guyane

une synthèse

de l'l-listoire

une division

en périodes,

avec le monde occidental

- du XVIe siècle

au milieu

du XVIIe

:

: des conflits

entre

Amérindiens

à l'installation

durable

: de la colonisation

- 1650-1790 le miroir

des Européens. à l'assistance;

aux alouettes. - de 1790 à 1930 : l'oubli.

Bien que les tent

quelque

peu de ce cadre

tées ont l'avantage majeures

idées

chronologique,

de les ordonner

de la France

à l'égard

de Cayenne en 1664),

la zone côtière, siècle)

venant

en effet

tion

purement

pré-européenne.

archives

sor-

les périodes

ainsi

délimi-

les orientations

du XVIIe

nous ne possédons

la pénétration

XVIIe

selon

dans les

des populations

Du XVIe au milieu tive

véhiculées

tardive grever

(occupation

de sources

nos chances

La colonisation,

indigènes.

siècle

du pays

politiques

écrites

(deuxième

que sur

moitié

de connaître espagnole

défini-

du

une situa-

à l'ouest

et


portugaise

au sud,avait

tation

des côtes,

nait,

la carte

soit

ethnique

LEIGH (1606)

daises, plus

directement

indirectement

par les migrations

de l'Amérique

forestière

par la fréquenqu'elle

entraî-

; le voyageur

Charles

des Indiens

Yayo chassés

Les sources

sont

pas,

de Trinidad

à l'embou-

par les

?

anglaises

et françaises

que correspondances,

descriptif ront

soit

(WILLIAMSON, 1923, p. 29) ne rencontra-t-il

chure de l'oyapock, Espagnols

déjà bouleversé,

réel.

largement

principal

est

très

principalement,

elles

présentent

Moyennement utiles utilisées

d'origines

Récits

pour le présent

de leurs

un intérêt

travail,

et des sauvages.

elles

se-

postérieurs.

Leur défaut

auteurs,

la Guyane n'ayant

pas eu son JEAN de LERY ou son YVES d'EVRBUX pour peindre de la nature

hollan-

de découvreurs

obligatoirement

dans nos travaux

le manque de talent

variées,

Les principaux

auteurs

les

fastes

de cette

époque

sont MOQUBT, RALEIGH et BIET.

De 1650 à 1790 l'essentiel est

constitué

par la correspondance

et les ministres

compétents.

sur des centaines

de documents,

A quelques

pour l'histoire

de la colonisation

fallait

au poids

mesurer

gouverneurs

entre

ce type

fonctionnaires

royaux

dizaines

d'exceptions

près

de sources

que pour celle

est plus

l'intérêt

porté

évident

qu'il

Au moins dans les quatre-vingt

premières

années,

le cadre

que et politique

guère

tait

mort et la curiosité

prêtait

: l'esprit

de l'encyclopédiste

utile

des Indiens.

est bien

ne s'y

il

documentation

les

de correspondance

aux Amérindiens,

de notre

S'il

par les

serait

très

faible.

philosophi-

de la Renaissance n'était

1' 1 ,

pas encore

énée.


-24

L'installation fit

entrer

d'emblée

s'y

tardive

la Guyane ne fut

de la couronne

partagera

consumant

de colonies

la Guyane dans l'ère

Or, dans les faits, un joyau

-

entre

à l'instar

des rêves

dans une survie

de l'économie

jamais,

de plantation.

et ce jusqu'à

blanche

et une vie

quotidienne

sordide

au milieu.

C'est

dorés

inadaptée

de terres,

vertes

précieux,

querelles

de routes,

ouverture entre

donc au fil

des ans ces lettres

et rapports.

'dant nuancer

: soit

parce

que les Amérindiens

étaient

pour

la possession

parce

qu'ils

tard

l'Amapa,

soit

peuplement,

au

consacrée.

Ces préoccupations

ment du Marquis

représentaient

une partie

importante

de FEROLLEI;. Les récits

dans

qui deviendra

plus

une composante

nettement

cepen-

des pions

alors

leur

fut

sous le gouverne-

de voyage,comme

; ils

se

11 faut

de la correspondance

apparaissent

décou-

fonctionnaires,que

du Contesté

se

à des thèmes tels

consacraient

impérialiste

nos jours,

L'Histoire

conquêtes

le jeu

à Cayenne

des Antilles.

que ravitaillement, de minéraux

permanentes

avant

présentent

un intérêt

descriptif

aux écrits

des pères

GRILLET et BECHAMEL, GOUPIL des MARETS et du Père

CHRETIEN. Les premiers

en particulier

travail,

le voile

car ils

haute

Guyane.

en général veilleux

lèvent

Malheureusement,

trop

secs et trop

, pour nous rendre

Après pour

l'essentiel,

la période

sont malheureusement

1650,

sont essentiels sur la géographie

la plupart entachés

des Missions

humaine

de ces documents

de la s'avsrent

voire

de mer-

la réalité.

de notre

Jésuites aussi

changent

documentation

et leurs l'hégémonie

espoirs

tir

des Amérindiens.

C'est

qui,

pendant

de 1700 à 1763, va dominer

63 ans,

pour notre

d'ethnocentrisme,

1720, les mentalités

la nature

limités

peu à peu, bien reste

la même. C'est

de colonisation

de la famile

que,

à par-

d'ORVILLIERS

le gouvernement

de la


- 2s -

Guyane.

Il

semble que la sympathie

les Amérindiens

ait

veau des archives et ce n'est

été à la base d'une les rapports

vraiment

qu'à

de l'intérieur

du pays.

n'est

sans doute pas étrangère

La naissance

nombreux

il

fleurit

dans l'llistoire

d'AUBLET (1775)

écrites

période

(1790-1930)

correspond

aux ères

successives

du Positivisune colonie

Les documents

y sont pourtant

- pour des raisons

évidentes

des ouvrages

de conservation

édités

devenant

archives.

Malheureusement

guère plus

sur les Amérindiens.

cette

aussi

diserts,

que celle

des

En effet,

l'esprit

du temps ne changea

introduisant

l'idée

de fixisme

période

ne reculent

d'ailleurs

en plus

importante

plus

ne nous apprend

sauvage,

Néanmoins,

- mais aussi

nombreux

littérature

sinon

avec autant

plus

prolixe

guëre le fond des documents,

naturelles

de position

que nous distinguons

de Seconde importance,

sciences

son

des Amérindiens.

la Guyane devient

de plus

atteindre

par une prise

Politiquement,

porte

Naturelle

pour

me et du Rationalisme.

y parle

précis

: déjà présent

de MALOUET (1778)

La troisième

l'on

et plus

à ce mouvement général

de la Guyane Française

la part

Au ni-

philosophique

des plantes

dans les sources

de protection.

de l'esprit

de BARRF,RE (1743),

l'assimilation

plus

pour

de 1720 que nous avons une connaissance

dans l'ouvrage

apogée dans les mémoires

des d'ORVILLIERS

politique

deviennent

partir

suivie

contre

personnelle

qu'il

pas devant

d'aisance

ce siècle

imposa l'image

de l'éternel

culturel

écrits

: les

la contradiction,

de dégénkescence

des sciences

de données précises que de la cartographie

tant

de cette puisque

culturelle.

descriptives

dans les

domaines

ou de l'ethnographie

nous apdes et nous


pouvons,

à partir

travailler

de façon

plus

C'est se termine

dégagées

de celles-ci,

de leur

gangue de préjugés,

analytique.

ainsi

avec l'apogée

qu'en

Guyane comme ailleurs,

des grands

en 1878 et COUUBBAUentre

voyageurs

explorateurs

1889 et 1891, esprits

d'observer

ce qu'ils

le XIXe siècle

se préoccuper

plus

peau français

là où ils

passaient,

furent

En dépit

d'un bilan

assez positif

assez

voyaient

dont CREVAUX

indépendants

que de planter

des représentants

le handicap

l'ensemble

de cette

troisième

période,

jeur

reste,

dans le cadre

de notre

recherche,

le désintérêt

porté

aux Amérindiens.

plus

haut,

lation

Wayapi

de voyages

le début

du XIXe siècle

avec l'entrée

dans le sud de la Guyane.

Après

ne furent

région

cette

pratiquement

plus

où l'ethnographie

moderne naissait.

1.2.

des sources

écrites

:

Cette

brève

analyse

diachronique

qualités

de leur

temps,

n'exclut

à un certain

ans,

ou d'un a) il

et son auteur. excellents

des documents

Cet aspect travaux

identiques autre

nous faut

du problême

et

si elle

dans le contexte

se trouve

confronté

s'agisse

d'un

, qu'il

de trois

ainsi

visités

des sources,

pas que l'ethnohistorien

nombre de problèmes

ment de cinquante

par les

diverses

popu-

1890

ce,à une période

les

de la grande

a connu une série

de l'Amapa,

de sentir

signalés

des Boni,

que le nord-ouest

permet

ma-

progressif

des deux explorateurs

et les mouvements migratoires

Traitement

typiques.

à la qualité

pour

seul

le dra-

quant

des écrits

A l'exception

pour

cents

docu-

ans :

connaître

la date

du document

est presque

toujours

résolu

bibliographiques

cités

plus

haut.

Cependant,


- 27-

le fait

que nombre d'ouvrages

ne doit

jamais

être

furent

publiés

nous faut

dater

documents;

nous sommes alors

- soit

s'agit

d'une

compilation

pas daté,

ni

sa provenance

n'étant

sard d'un nom, d'un - soit

il

s'agit

lieu,

d'une

face

siècle.

Il

s'agit

là d'une

si l'on

a présent

à l'esprit

phique,

hormis

qu'au

XIXe siècle.

paufi

celle

de la

d'un

leur

rédaction

exposés

dans les

ancien,

l'original

document plus Il

nous faudra

de le replacer

de plusieurs

du XVIIe

situation

souvent

exception

Guianne

(vers

le ha-

et l'on

et une autre

pourra

du XVIIIe

inextricable,

surtout

de la référence

bibliogra-

et des Anciens,

La. seule

alors

dans son temps.

documents

siècle

que l'usage

de la Bible

faits cas :

précisée.

compilation

mêlées une observation

les

à plusieurs

pour essayer

trouver

françoises

après

oublié. b) il

il

bien

n'apparaît

vraiment

est

1'Histoire

des colonies

1760)

d’ARTUR

dont

nous

reparlerons

loin.

ne des observations, ethnographiques

c) il

nous faut

déterminer

la nature

point

essentiel

en ce qui

concerne

les

rares

directes

d'un

observa-

notes

:

- soit

il

s'agit

teur

européen,

- soit

il

s'agit

d'un

rapport

- soit

il

s'agit

d'une

observation

Des trois

cas,

d'un plus

c'est

rapport

sur les

paroles

rarement

indigène

;

sur des ouï-dire

évidemment d) enfin

graphiques,

géographiques,

pertinentes...

et là,

souvent

à la sincérité

livrés

et l'origi-

il

déjà

anciens

;

du type

"notes

de voyage".

le dernier

qui

le plus

intéressant.

nous faut

isoler

directe,

historiques,

nous sommes, faute des auteurs.

sera

numériques

les

données ethno-

et linguistiques

de recoupements

possibles,


28

1.2.1

-

- Les données ethnographiques

ne sont recevables rectes.

concernant

la civilisation

que dans la mesure où elles

Dès lors

que nous entrons

sont des observations

et de la pensée

religieuse,

crits

sont

tellement

variées

que nous devons nous limiter

ses,

sachant

d'entrée

de jeu

que la subjectivité

Cet exercice

est de toute

propre.

toute

la période,

re...

sont somme toute

presque

les

nulles,

sauf

intérêt

les

interprétations

données sur les abondantes

façon

et celles

leur

connaissance

à défaut

de leur

des é-

à des hypothè-

de l'auteur

techniques

so-

possibles

limité,

est

la paru-

sur l'organisation

sociale

et COUDREAU (1893).

des langues

amérindiennes

plique

leur

1.2.2.

- Les données cartographiques

peuvent

tions,

fournir

même des données dépourvues

de par leur

livrée

car à travers

de subsistance,

chez le Père CHRETIEN (1715)

Pour ces deux auteurs,

di-

dans le domaine de l'organisation

ciale

à la nôtre

matérielle

ex-

compréhension.

sécheresse

avec certaines

précaude

subjectivité.

au niveau

Les problèmes

posés par la Cartograph?e-

de la qualité

des relevés

te des renseignements

contenus

mesure,

d'échelle.

du changement

gine

de la célèbre

grande

échelle,

erreur

fut

pluridatés il

pas,

dans les

et,

compilation

ou anciens

: l'Atlas

Un piège

la Guyane,des

plus

de cabinet Général

du Vénézuela

l'oriqui,

du Vénézuela

est

tendu par les

à partir

renseignements

exemple,à

allait

grand

Larousse

sur car-

dans une moindre

cas est,par

comme si elle

surtout

du report

documents

Ce dernier

orthographiée

d'une

concernant

topographiques,

des Tumuc Humac, montagne

à la Guyane (HURAULT, 1957). tes résultant

résident

de documents (1959)

ne publiait-

datant

de 1890 ?

ou

car-

à


-

Au delà ler

une série

i?9-

de ces inconvénients,

d'excellentes

cartes

originales

tes contemporaines,

permettent

d'effectuer

minimum d'erreurs,

sans compter

l'apport

plus

m'a été possible qui,

confrontées

aux car-

des localisations toponymique

d'iso-

avec un

qui

sera évoqué

avant.

1.2.3.

- Les données historiques

Elles

sont précieuses

dental,

cependant

acteurs.

Elles

le concept

d'uniformité

arrive

cependant

très

ou inter-tribaux culturelle

En dehors

date,

qu'il

se passait

indien...

P'uis rien,

le silence...

indigènes

ne vivaient

pas, hors

enlisement,

vie

1.2.4.

de toutes

pièces

Jésuites

des

politiques

donnée,

et religieuses Kaikuxian,

ments écrits,

ainsi

s.,

les

une bribe

de récit

tant

rien

Blancs

On assiste

évidentes

AramiXo,

alors

que les

traditions

précis

sorte

Histoire.

parfois

même, d'u-

éclaire

bien

sur le peuplement

des

que sur 1'Oyapock.

dit

groupes

que de nombreuses orales

: monotonie,

sans

sur la côte

- sur les

sociétés

en quelque

Un exemple

ne nous est

émergent,

comme si les

sociétés

il

chose en pays

avec les

prudence.

observations

exceptionnels,

sont abondantes,

des chiffres

du XVIIIe

Or, dans l'énumération

grevant

documents

désespérance...

: nous possédons

les

des Amérindiens,

végétative,

ce problème

des

politique

quand même quelque

- Les données démographiques

moitié

de la vie

du contact

qui demande une grande

d'une

concerne

Tout s'ordonne

ne précision

Missions

avec le monde occi-

en ce qui

une allusion,

à penser

variable.

décevantes

apparente

qu'une

extrêmement

que la vision

de deux ou trois

laissant

à la fabrication

intérêt

des contacts

ne nous livrent

sont en revanche

internes

comparatives.

sont d'un

pour l'histoire

elles

.mouvements

Galibi,

il

- pour

des raisons

réfractaires allusions

actuelles,prouvent

de des docul'exis-

.


-

tente

de ces groupes

non "réduits".

Le problème donc l'inverse les

lignes,

de celui

de l'utilisation

des autres

là on doit

résister

interprétations

offertes,

révélateurs,

particulièrement

1.2.5.

- Les données linguistiques

certain

que nous souffrons

maires

et

des Missions

ont

l'intérêt

porté

par

atténué

lorsqu'ils

à l'ensemble

des langues

(Galibi)

alors

était

leurs

dans un texte

Plus

excellentes

MSNTELLE (1778)

sur cette

derniëre

de brefs

langue

générale".

lexiques

objets,

intéressantes

sont

cartes

détaillées

et celle

- en particulier

d'AUDIFFKKDY (1763)

des indices

sur telle

et telle

rivière.

sont plus

révélateurs

très

précieux

et par-

de mots isolés

animaux,

et reproduisent

;

Nous devons

plantes, les

s'aper-

la région

(personnages,

nymes, nous donnant

écrit

les premiers

connu dans toute

comme "langue

comme pâture,

français

coutumes).

bien

efforts

ou moins à l'imposer

s'est

est Les gram-

De plus,

l'océan.

Il

documents.

traversé

donc nous contenter,

souvent

de nombreux

part

qui ré-

maigres.

interne

plus

nes sont

catastrophique

au contraire,

là de la perte

à des

sont pour une grande

sanitaire

sont

aller

à l'usage

concentrèrent

rement

de se laisser

chiffres

est

désespérément

destinés

que le Kaliiïa

vinrent

on scrute

les vocabulaires

missionnaires

ils

: ici

à la tentation

de l'état

sur les MIssions.

çurent

des données numériques

données

même si les

gnait

rarement

30-

celle

plus

ra-

: certaide Simon

- un grand nombre de toposur les

langues

parlées

Assez

différemment,

les noms de populations

sur le plan

des contacts

intertribaux

le nom de la population

et non l'autodénomination

; quelquefois

ment la traduction

vrai

de leur

"x"

: nous avons

donné par la population c'est

un sobriquet,

nom. Le problème

est

plus

compliqué

"y"

rarepar les


-31

écritures

approximatives

-

des différents

de la langue , qui

aboutissent,

ples

des noms de chefs,

différents,

par exemple,

En définitive, par les

textes

n'est

ditions

orales

existantes.

auteurs

et leur

à donner

de villages,

méconnaissance

comme nom de peu-

de rivières...

la valeur

des diverses

données livrées

qu'après

confrontation

avec les

tra-

du récent

col-

(Paris,

191)7),

déterminable

2) SOURCESORALES

Bien que nous ayons pu constater, loque

"Situation

et avenir

que quelques

chercheurs

des traditions

orales,

de l'llnthropologie

mettent il

encore

une évidence

ne l'a

- Les idéologies

est

en France"

en doute

la valeur

nous a semblé impossible

che sur le passé des Amérindiens Il

lors

en les

dominantes

été,

que ce qui

une recher-

semble pour nous

et ce pour diverses

faisaient

des Amérindiens

mants,

mais sans curiosité

ni persévérance

206).

Dès lors,

de leurs

l'ensemble

d'aborder

escamotant.

sans doute vrai

pas toujours

historique

propos

raisons

:

des êtres

char-

(HUR~DLT, 1972, pp.

202-

étaient

tenus

pour pittores'

ques y sans plus. - Le fait

que les Amérindiens

aient

qui ne ressemble

en rien

les Occidentaux

comme une irrémédiable

toire.

La fin

n'est-elle

- Enfin,

l'incompréhension

des Amérindiens

à nos manières

de la confusion

histoire

pas toute

des êtres

un mode de repérage

entre récente

de dater impossibilité

chronologie,

fut

dans le temps

toujours à concevoir

historiographie

perçu

l'Hiset

?

générale

des langues

"muets".

.

vernaculaires

par

faisait


Or, nos observations

de terrain

nous montrent

historique

que réflexion

politique

se : le discours

té existe

chez tous

en tant

les Amérindiens

Galibi,

Wayana, Emerillon

sances

généalogiques

(réelles

riers,

des toponymies

historiques,sont

permettent

2.1.

de compenser

- Valeur

Il par les

orales,

tels

des évènements

pour

favoriser

ge. Mais comment connaître 1972, p.

dans son minutieux en dépit

mieux

longue

le premier

ou manipulation

village

ou tel

personna-

motivation,

destin"

(HURAULT,

qu'en

son contenu discussion,

qui

parle

dura près

qui

du temps,

tendus

les

écoutant;

HURAULT,

? L'écriture

exemple,

guerre

tel

les pièges

des colonisateurs

encore

alors

:

été parfois

merveilleuse,

engagèrent

orales

des sources,

technique

s'avancèrent

qui

permanente la vision

1800, ils

de repère

de Guyane n'a-t-il

par

indigènes,

de points

et Indiens

en sens inverse,

lations

ou guer-

Français

critique

DREAU (1893),

groupe,

autrement

d'une

qu'une

héroïques

que tassement

"comportement,

ouvrage

des récits

pas sous-estimer

tel

17) des Amérindiens,

des connai-s-

défaillante.

des traditions certes

(Palikur,

la combinaison

autant

une datation

ne faut

traditions

De plus,

ou mythiques),

ethnohistorique

sur la socié-

que nous avons approchés

et Waygpi).

l'inver-

tente

une guerre

suivante

Rouapir

sans trêve

de trente

ans,

Que nous fournit

bien

abusé, est une

une valeur.

de 1'Histoire des guerres

avec leurs

des popuwayapi

; le nom des antagonistes

; les

ne répond

pas aux questions

: pourquoi

lieux

: "Vers

? Trois

de la guerre. la guerre

Ils

les Roucouyennes,

de 1800 à 1830 environ"

ximatives

: COU-

de l'oyapock.

ennemis

citation

Un

ce problème

et aux sources

une telle

du genre

avoir

éclaire

une synthèse

de la façon jusqu'au

doit-il

pas,

(ibid,

p.279).

dates

appro-

Mais elle

? combien


- 33-

de villages

d'hommes,

COUDREAUdit bien

en guerre

"sans

; mais n'est-ce

trêve"

passe-partout

? comment faisait-on

la guerre

pas là une clause

? Certes,

de style

?

A l'opposé,

lorsque

./katu

kasi

sa

les Waygpi actuels po

chantent

:

t&&‘&wal&/

/tis~Ewalô,tiE~owalô/ /akusiway

apiliks

mûkiïküma

/mDkük”uma

wsiys/

"Etions-nous

tellement

nous les buveurs

Nous n'avons

que nous étions

réduits

que nous étions".

pas de date,

plus

rendue

ennemis

reliefs

des acouchis,

-'

même pas le nom des antagonistes, par d'autres

informations

du présent

sur le passé,

: : la projection

linguistique

interrogative

;

: les Wayâlpi buvaient

d'ordre

rituel

à valeur

sociologique

sociale

régulière, Certes,

n'en

de sang,

le sang de leurs

;

- une information vie

., -

de COUDREAUest remplacé

par une forme verbale

- une information

à manger les

nous n'avons

pertinentes

- une information

nous les buveurs

de sang ?

réduits

mais le 11sans trêve" autrement

forts,

weiyû/

retenant

hésitatian

au point, dira-t-on,

semble-t-il,

que.l'aspect

terrible

que l'Histoire,

avant l'idée

l'on

du fait

compte

ou glorieux d'être

qu'ils que

les

fairè leur

. Je répondrai

de leur

i<ayl?pi

toute

subliment

une critique,

se font

annihilait

de ne plus

les Way?ipi actuels

est pour les peuples, tient

: la guerre

d'abattis. passé' sans

donc une science, passé.

Et même.si

affabulent,

mieux

vaut


- 34-

pour

le

vécus

par

chercheur

cette

l'ethnie

que

des

sur

faits

incompris

étrangers

des C'est

vail

accorde

une place

qu'il

se présente

les

et sources

2.2.

- Connaissance

affabulation

pour

directe indirects

jugements

cette

centrale

ou déjà

raison,

parmi

à la tradition

comme une confrontation

des traditions

les paroles

de tradition

orale.

d'un

amoindrie.

dans laquelle

orales

il

orale,

on peut le plus

et leur

Prenone

comme exemple

il

les

cite

paroles

d'un

sources

ora-

relatent

de

donc ne m'avez-vous

chose qui vous déplaise

Au XIXe siècle, de paroles

de relater

H. COTJDREAU(1893)

la version

est à cet égard

de deux frères “- Je suis

indigène

venu.

wayapi

arran-

s'en

dès

Galibi

? Exigez-vous

si nous n'avons

authentiques,

de paroles trouve

qu'il

encore

quelque

:? Ne sais-je

pas encore

déjà un souci

de tel

fait.

ou tel remarquable

pas

de véri-

nous trouvons

un exemple

a re-

pas nommé ? Y a-t-il

?"

la doctrine

de bribes

du Père LOMBARD

Indien

chrétienne

rencontre

exactement,

déjà parler

une lettre

assez bien

réel

tra-

entre

pertinence

aux superstitions

vent

que notre

ou plus

souvent

pas renoncé

relevés

des

anciens

chose de moi ? N'ai-je

tables

par

historiques:

s'agit

européenne,

: "Pourquoi

fusé de baptiser en moi quelque

portés

d'autres,

permanente

Amérindien,

Cependant,

gées au goût de la pensée

(1730)

faits

écrites.

temps à autre

bien

des

lointains.

Dans la mesure où les documents

lors

sur

sou-

Le voyageur ; citons

qui ne se sont pas vus depuis

dix

la ans :


-

- Et moi je suis

35 -

ici.

Un moment de silence. - La rivière

est bien

sèche ?

- Ce sont les roches

qui portent

le canot.

Et cela

continue.

Petit

à petit,

on s'informe

de la santé,

famille,

des amis,

des récoltes,

des voyages

faits,

mariages,

des naissances.

vers

son frère

Au bout d'une

de la

des morts,

demi-heure,

des

Acara

se tourne

être

pris

:

- Je m'en vais. - C'est

bien.

Et Acara

repart

pour son village."

Si de tels pour des citations quelconque

dialogues

authentiques,

profondeur

(1931),

nissent tant tation

bien

quelques

n'y

proches

d'intérêt

ces auteurs,

qu'historique

nous laisse

sans cesse aux paroles ses textes

des limitations

sur leur plus

vers

aux légendes

qu'aux

traditions

Ils

sur notre

faim.

là encore,

Si cet auteur

de ses informateurs, subjectives

il :

accordent,

historiques.

1972) commencent vraiment

Cependant,

pour-

une interpré-

NIMUENDAXJ annonce nos préoccupations

orale.

nous four-

passé,

des données recueillies.

Avec HURAULT (1968, de tradition

de DE.,GOEJE (1941),

et du Père DELAWARDE (1966)

tend beaucoup

Seul

peu qui aient,une

de nous,ceux

de ces savants

plus

important,

en a que très

des Amérindiens

en général

systématiques

effectivement

témoignages

anthropologique

parmi

plus

NIMUENDAJU (1926)

l'orientation

peuvent

p. 316-17).

historique.

Les travaux :.HLBRINICK

il

(ibid.

actuelles. les

l'apport,

s'efforce

relevés

pourtant de se référer

impose quelquefois "Nous avons dû parfois

à


- 36-

alléger

le texte

de nombreuses

de passages

dans lesquels,

l'entraînait

loin

thèses".

tiel

de toute

de son sujet

(HURA~T, Il

répétitions

1968, p.

se trouve

des traditions

et résumer

un certain

évidence,

l'imagination

; ces passages

sont placés

nombre

du conteur entre

paren-

117).

donc que,

historiques

dans le présent

orales

travail,

a été collecté

l'essen-

par F. GRENAND

et moi : - 1) en 1969 chez les Wayana de 1'Itany - 2) en 1969, puis Oyapock et secondairement

de 1971 à 1978, chez les Wayapi du haut

avec ceux du moyen Oyapock et du Kouc.

ques données ont été collectées ayant

séjourné

sur

et du Jari.

avec des informateurs

Quel-

originaires

ou

1'Amapari

et 1'Inipuku

en Amapa, chez les Wayapi-

- 3) des données

comparatives

ont été recueillies

chez les

par E. NAVET (l)(1972)

et R.

puku.

Emerillons

par nous en 1972 et surtout

- 4) Une enquête à mai 1979 par J.M.

collecté - 6) Enfin,

bliés

a été effectuée

de mars

BEAUDET(3)

- 5) Un texte ApalaifWayapi

complémentaire

chez les Wayâ'pi du haut Oyapock. .. important sur les rapports Néo-Brésiliens/

sur le rio

Paru m'a ét& confié

je me référerai

souvent

par D. SCHOEPF(4).

aux textes

Wayana pu-

en 1968 par J. HURAULT.

(1) - ethnologue,

Maître

Assistant

à la Faculté

d'Oran

(2) - instituteur Orstom (3) - ethnomusicologue, (4) - ethnologue, conservateur du département d'Ethnographie de la Ville de Genève.

Amérique,

du Musée


-37

-

3) DONNEESETHNOLINGUISTIQUES L'apport aussi

récent

de la linguistique

que l'essor

de cette

du travail

comparatif.

que fournit

des données utilisables

elle

en fournit

secondairement

Ainsi était

Dès lors

lorsqu'un

appelé/kuyuyu/

science

pour d'autres

Waygpi dit

vers

le passé

vers

langues

évidemment

tout

particulièrement

sémantique

ou étymologi-

la compréhension

de la culture,

à valeur

diachronique.

à propos

d'un poisson"ywalapa/

il

l'ethnologue

à se tour-

ce changement

?> et

oblige

(quand et pourquoi

(à quelles

est

et relève

où la recherche

par nos anciens"

ner à la fois d'autres

à l'ethnologie

familles

linguistiques

appartiennent

ces mots ?). Il sinon

celle

n'y

a pas de limites

de la notation

linguistique.

est donc extrêmement

large

de traditions

récits

crits

orales,

consacrés

de près

Lorsque

(Norak)

des familles

linguistiques

Plus

ce permet

encore

: cartes,

documents

appelaient

pieu,

Mairé,

en présence

notre

de tempérer

des é-

des Guyanes.

connaissance des hypothèses

trop

vite

de langue

Karib.

en présen-

siècle

mon-

de langue

Karib,

en partie

du Père FAUQUE (1728)

asser-'

au XVIIIe.

que le géographe

ambigüe

même

L'examen

Tupi,

alors

que

bâties.

d'ethnies

de langue

leur

moderne des langues

en présence

que nous étions

ignorance

nous authentifie

tre

populations

la totalité

leur

de l'oyapock

citation

relevés

aux Amérindiens

du bassin

d'une

d'archives,

bref

des noms des ethnies

en partie

indices

Le champ de renseignements

de voyages...

ou de loin

à de tels

les Pères GRILLET et BECHAMEL nous disent

les Nouragues

tion.

qualitatives

COUDREAU, à partir

en fait

uniquement

des


-

Dans le présent ethnolinguistiques jectivité

travail,

les

trois

utilisations

- l'identification

linguistique

- l'appréciation

des contacts

Wayapi ont-ils

ils

adopté et les

- les modifications

intertribaux

certains

de langues

Tupi

: les WayZpi emploient le couteau

à double

les

de trame

sur le métier

le même mot est

appliqué

des casse-têtes

"modernes"

maillon

mots Karib

ou la disparition

de changement

trop

étant

assez

et quand

(Kalifia

les

et Wayana) pour

termes et Karib

de parenté

sont-

en Guyane ?

de culture.

Prenons

le mot lsawalapal

en bois

à tisser.

:

éteintes.

actuellement

tranchant

sub-

d'arc,

destiné

pour à tasser

Or, dans un chant

guerrier,

à double

La forme

tranchant.

différente,

nous tenons

là un

pris

garde

de ne

étymologiques

ou

technologique.

En conséquence, pas m'aventurer

seront

de traits

à un casse-tête

de toute

: pourquoi

? Pourquoi

désigner fils

principales

de nombreux

animaux

donc les éléments

libérées

des populations

communs aux populations

un exemple

nous considérons

comme des données primaires

dont

les plantes

3%

dans la mesure où j'aurai

avant

sémantiques,

la part

grand poids

dans mon travail.

dans des interprétations

réservée

à l'argumentation

linguistique

sera

d'un

4) DONNEES DE L'ARCHEOLOGIE Jusqu'à

ces toutes

giques

ont été à peu près

taires

de sites

(1943),

ABONNENC (1953)

de la Guyane.

dernières inexistantes.

ont été dressés

En l'absence

pour

et complétés d'études

années,

les

fouilles

Par ailleurs, l'ensemble

quelques

inven-

du pays par REICHLEN

par TURENNE. (1978) stratigraphiques

archéolo-

pour

l'Atlas

et d'études

métho-


-39

diques n'a

des styles

pu être

aucune série

de poteries,

sérieusement

dégagée.

Tout au plus

le sauvetage

. par le pédologue relative

TURENNE (1973)

de l'occupation

de surface

a-t-il

de l'île

De la fréquence poterie

-

du peuplement

l'habitat

par rapport

du site

de la Pointe

permis

d'établir

et de la localisation

selon

peuvent

les

au milieu

conduire,

Gravier

l'ancienneté

des gisements

nous pouvons régions

et les

de

cependant

dégager

focalisations

de

bio-géographique.

Ces données mises en corrélation orales

archéologiques

de Cayenne (2500 BP).

et des polissoirs,

la densité

de couches

avec les

comme nous le verrons,

traditions

à des hypothèses

fructueuses. Enfin, fort.

heureusement

Surinam lents

l'absence suppléée

et au Brékil,, travaux

pour tout

par

d'archéologie

moderne en Guyane est

les

méthodiques

conduits

ainsi

aux excel-

travaux

en Amapa. Nous ferons

de EVANS et MEGGERS(1949,

ce qui

concerne

les migrations

géologiques

et pédologiques

récentes

permettront

secondairement

des corrélations.

appel

au

1975) et de BUBBERMAN (1974) anciennes.

Les connaissances

(CHOUBERT, 1957, LEVECUE, 1962)

5) DONNEESETHNOSCIENTIFIQUES Les recherches vingt

ans parallèlement

mettent

de mieux

et de mieux

qui

se développent

à l'écologie,

soit

à la linguistique,

les différentes

ordonnances

soit

comprendre

apprécier

en ethnoscience

le poids

du

milieu

depuis per-

de l'univers

sur l'organisation

Comme dans le cas des données ethnolinguistiques,

des sociétés. ces


- 40-

recherches

fournissent

chroniquement

en deuxième

et comparativement

lieu

être

utilisées

la domestication

ou la spontanéité

des ethnies

observées,

contacts

historiques

qui,

sérieuse,

resteraient

occultes.

botaniques

appréciée suivant

biogéographique,

logique

et botanique

soit

emprunter

entre

en contact.

fournis

par

le folklore.

dans les

son lexique

espèces

qu'elle

un lexique

nouveau

aux populations

D'autres

repères

historiques

les Wayapi donnent

(Arapaima

gigas)

représentants

les eaux à 500 Km au Sud de leur

territoire

actuel.

des indices

sûrs

de localisation

ancienne

différents,

et par conséquent,

joints

gnent

écosystème

différent.

d'un

également

à d'autres

elle

être

sur le milieu

et

"les

à l'espèce

proches

zoo-

peuvent

/pilau/

les plus

sont

dont

la prééminence

ou

rencontre,

enfin,

chant

peut

change de

avec qui

de nos connaissances

poissons",

des

zoologiques

transposer

dans l'important

terri-

et des migrations

ethnie

soit

sur

guyanaise

: lorsqu'une

sur les nouvelles

Par exemple

divers

en évidence

des nomenclatures

simple

s'agir

par exemple

d'archéologie

des contacts

peut

la confrontation

ne puisse

de mettre

l'absence

par l'étude

elle

dia-

en particulier

modestes,

d'espèces

de par

un principe

milieu

plus

permettent

L'importance être

Bien qu'il

des observations

toires

de plus

en ethno-botanique

fructueusement.

de phytochronologie,

utilisables

dans l'espace.

Les connaissances peuvent

des éléments

grands

/pilauluku/ fréquentent

De tels

chants

dans des biotopes éléments,

témoi-


Reposant des collections

zoologiques et les

l'ethnologue ches,

sur un herbier

un très

fruit

importantes,

chercheurs

bon fichier

considérable

en sciences

d'identification

(2500 numéros) d'une

collaboration

naturelles

de toutes

des espèces

guyanaises

nord-amazoniennes

a pu être

mis au point.

C'est

sur cette

base,

condition

sine

divers

éléments

du milieu

tion

ethnoscientifique,que

par les Wayâpi seront connaissances.

mis en relation

et sur

qua non de toute

avec l'ensemble

naturel de nos

entre branet

déduc-

utilisés


-42.

-

III RECHERCHES HI§TORIQUE§

Avant Amérindiens

d'Amérique

des anthropologues de brosser

d'apporter

un rapide

des historiens

ayant

face

partie

panorama

à l'histoire

abordé

contribution

discipline

pour

laquelle

va croissant,

il

m'est

critique

des travaux

le passé des populations

suffisamment

aux Amérindiens

à travers

mieux

des

l'intérêt apparu

utile

et des orientations de Guyane.

vu l'évolution

de l'attitude

les écrits,

pour comprendre

ethnohistorique,est

récente

dans

à partir

d'une

du monde.

Encore nous faut-il définition

ma propre

contemporains

que la démarche historique,ou cette

DE GUYANE

tropicale,

Nous avons déjà des Européens

SUR LES AMERINDIENS

acceptable

apprécier

de l'ethnohistoire

ces travaux comme celle

que proposent


- 43-

POIRIER et DESCHAMPS (Ethnologie la tâche

est double. et pour la part

tituer"

et de "reconnaître

le processus

.'

de "décrire

où elles

ont disparu,

et expliquer

de leur

changement".

parfaites

, puisqu'elles

n'explicitent

à tradition

orale

à réfléchir

un hiatus

entre

Néanmoins,

au delà

canerai

pas,

sent.

Mieux,

passé et présent

les

important

selon

Pour eux, tradition-

de les

civilisations

recons-

actuelles

ne sont

certes

et pas

des sociétés

et qu'elles

introduisent

par l'emploi

de l'adjectif

"disparu".

de langage,

sur lesquelles

je ne chi-

de jeter

d'expliquer inclut

un pont les

entre

traditionnellement

WACHTRL (1971,

passé et pré-

changements

de civili-

dans l'étude

(1) , POIRIER et DESCHAMPSétablissent

l'acculturation le plus

s'efforcer

pas la capacité

est bien

en se proposant

1436).

civilisations

Ces définitions

de ces erreurs

l'essentiel

les

sur elles-mêmes

ce que l'ethnologie

sation,

1968, p,

s'agit

Il

nelles

générale,

p. 25) entre

un lien histoire

de

fécond, et eth-

nologie.

importante,

entre

hue,

l'une

l'autre

ne subissant

correspondant du présent

En définitive,

la seule

ethnohistoire

et histoire,reste

amorçant

d'ordre

méthodolodu présent,

sa recherche

à partir

aucunement

contrainte.

Ces deux démarches

respectivement

cette

à la deuxième

et à la troisième

partie

travail.

dans les écrits

allant

considérer du XVIIe

les notes siècle

convient

de remplacer

par

le terme plus

historiques

au milieu

siècle comme correspondant à nos exigences actuelles. --s-v _________-----------(1) Terme de moins en moins opérant pour l'ethnologue et qu'il

à mes yeux

nécessairement

Nous ne pouvons contenues

différence,

du XVIIIe

Toutefois

ARTUF.,

contemporain

général

d'adaptation.


- 44-

. . medecin peut

du roi,

être

par son travail

considéré

critique

comme un précurseur

les documents

chronologie siècle

correcte

au milieu

d'historiographe

de son temps,

du XVIIIe

: en effet il

des évènements

mérite

d'ailleurs

charentais

épris,

dès son premier

Il

passe

tour

idyllisme

voyage

en passant

phique

(1957,

p. 95-lOO),

graphe

perspicace

dont

les

de fois

recoupées

lors

de nos enquêtes

je

Le genre

Indiens

il

(1893),

majeur

des écrits

chose tout autant Il

à fait

dans les

est évidemment

historiques nouvelle archives

à un

nihilistes

ou cartogra-

et un ethnodes dizaines

par COUDREAU, le récit ne prédispose

bien

sûr pas

; pourtant,

dans Chez nos

son récit

par de longues

digressions

indigènes,

anecdotes

du progrès

et méthodiques

des

de nombreuses

et

de terrain.

de route,

279-86)

vrage

de géographie

de son oeuvre

utilisé

Waygpi

des langues

des louanges

ont pu être

Jésuites

ou celle

moderne.

de contradictions.

informations

sur les Missions

connaisseur

du XVIIe

de la forêt

pour un historien

historiques (p.

pleine

la faiblesse

littéraire

interrompt

en Amérique,

le tiens

sous forme de journal approfondies

une

l'histoire

par des poussées

Si HTJRAULTa montré

à des analyses

de façon

d'établir

Professeur

une oeuvre

anarchistes.

de voyage

nous abordons

dans ses ouvrages

rousseauiste

en classant

dans la colonie

une digression.

nous a laissé

à tour

1760,

siècle.

Ce voyageur

il

vers

a eu le mérite

survenus

Avec COUDREAU(1893)

des Amérindiens,

écrit

(p.

Kayana il

attachées

269-78), (p.

sur l'histoire

547-48).

nous offre

De plus,

tout

au long

aux toponymes.

L'intérêt

de COUDREAU, est bien

des très

de l'ou-

- et c'est

là une

- d'avoir

puisé

qui mérite

d'être

relevée

que dans les

récits

des WayZpi et des Wayana.

regrettable

que les

deux parts

ne soient

pas clai-

ben


-45

rement

ou, fait

délimitées,

tée à travers

plus

des concepts

moins que COUDRRAUest

le premier

scientifiques

FROIDEVAUX (1894). sur les étapes du XVIIIe d'avoir

Il

replacé

que la seconde européens.

d'une

L'intérêt

recherche

ments pour comprendre

les

reste

du travail

de historique

de la Guyane dans la première

entre

moitié

est nul

; cependant

dans

le

du moment,nous

relations

pas

la Guyane,dans

de géographie

chaque document d'archives coloniales

n'en

réinterpré-

de la Guyane.

à l'origine

ethnohistorique

et des préoccupations

soit

par COUDREAUpour

français,est s'agit

Il

ethnohistorien

suscité

de la découverte

siècle.

grave,

strictement

L'intérêt les milieux

-

les

cadre

le fait des

fournit

de sérieux

Amérindiens

et les

mentalités élé-

Français.

Ce n'est (1928),

que l'on

que plus

s'intéresse

à nouveau

ses Recherches

sur les

tribus

qui

Guyane Française

vers

1730,au

titre

qu'une

liste

des tribus

pour chaque ethnie. marque critique, travail

de 30 ans après,

au passé de la Guyane.

occupaient

cet article

suivie

stricte est

le territoire

si prometteur.

amérindiennes

Compilation

avec LOMBARD

de la

nous n'obtenons

d'une

chronologie

des archives

le contraire

Dans

sans aucune re-

de ce que peut

être

un

d'ethnohistoire.

.. A l'opposé Les migrations

historiques

de la Société

des Américanistes",

cherches elles

sur les basses

sont dues plus

et au même moment, METRAUX (1927),

des Tupi-Guarani

terres.

à l'absence

ouvre

, publié

la voie

Si son exposé d'études

avec

dans le même"Journa1

contemporaine comporte

sur le terrain

des re-

plusieurs ou à la

erreurs,


- 46 -

méconnaissance En liant

de certains

l'ensemble

nous fournit

fonds

un travail

fécond

va de plus

l'archéologie,

duction

un rapide

diens

des trois

liser

les

mais original Il

et mythes

culturelle

et correspond

bien

sable

à la connaissance

de l'histoire

DE GOEJE des Amérinà uti-

historiques.

L'en-

Philosophie, voisines

diachronique

Cependant

pas un des fils

(1925), l'llistoire,

conducteurs

A contrario, donnent

d'un bref

de la société

NIMUENDAJU sur les Palikur

J. HURAULT lui

des

en 1943, en intro-

au Surinam,

en particulier

signalé

le propre

initia-

(1943)! prend

de l'évolution

partie

de la définition

de DE GOEJE, la plupart

aux Guyanes sont précédés

(1971).

déjà

le premier

à la deuxième

crés

n'est

panorama

des

de ce chapitre.

En dehors

Galibi

plus Ainsi,

de la Guyane et des contrées

en compte la perspective

énoncée en tête

fut

comme indices

d'ailleurs

il

travaillant

comme nous l'avons

est en particulier

de cet auteur,

l'histoire

scientifiques

Néolithiques

données ethnolinguistiques

ceux de Guyane),

pour

les

des recherches

Des Indiens

Guyanes.

semble de l'oeuvre tion

préoccuper

Cependant,et

d'analyse.

peu démodé actuellement.

que de la Guyane française.

de son article

nous livre

(dont

relativement

en plus

l'essor

zones adjacentes

des fautes

de METRAUX, l'intérêt

dans la zone des Guyanes. pour

qu'à

du passé des Tupi-Guarani

A partir Amérindiens

d'archives

chapitre

étudiée.

celui,

des travaux historique

Citons

récent,

consa-

indispen-

le travail

de

de KLOOS sur les

dans la plupart

de ces travaux,

principaux.

deux ouvrages

la Premiere

place.

de la riche

L'un

consacré

oeuvre à l'étude

de


-

,des causes de l'écroulement l'autre

à l'analyse

démographique

des rapports

(1972),sont

la cristallisation

des écrits

ethnologiques

nous avons souligné, faibles

de cette

et nous servira

d'une

du point

est

inégalable

elle

plus

du présent

plus

ethnohistorique

des recherches

anciennes.

me-

RIVIERE cor-

pas pu me procurer

Systems

(1967),et

ses recherches

historiques

qu'à

travers

le deuxième

ry of the Trio"

inclus

of the Indians

dans son ouvrage

L'oeuvre

du Père FRIKEL, qui m'est

travaux

publiés

on the Divide ne puis

of

apprécier

chapitre

"Histo-

Among the Trio

(1969).

connue,

en particulier

les

mieux

Les conclusions

dans une perspective de FRIREL sur la formation

de sous-groupes

de celles

la thèse

Marriage

1961, s'inscrit

et sur l'existence sensiblement

traite

présente.

malheureusement

en 1958, 1960,

qu'elle

anglais

River

,diffèrent

reste

de HURAULT, celles

and Amazonian

récente

n'en

des cultures

the Guianese

Tirio

points

dans la mesure où

Survey

des actuels

rares

comme une oeu-

An Ethnographie

ethnohistorique.

les il

Si

travail.

de RIVIERE,

résolument

1968).

des sujets

nous apparaît

à mon orientation

Je n'ai

1965,

orales,

le Père FRIKEL et par l'anthropologue

respondent

en Guyane

quiparoourtl'ensemble

pas sur la reconstitution

Contemporaines nées'par

réflexion

au niveau

(1965-66),

et Indiens

des traditions

que comme une oeuvre

ne s'attarde

Français

(HURAULT, 1963,

sans cesse au cours

.vre historique

des Amérindiens

de vue méthodologique,

à propos

Cependant

elle

entre

antérieurs

oeuvre

pas moins qu'elle

47-

de RIVIERE.

jusqu'à

une date


-40

Guyanes est,

bien

traditionnelle cace.

qui

s'offrent

On s'aier$oit

donc que l'ethnohistoire

que récente,

existante.

- surtout

événementielle

depuis

METRAUX, elle

Néanmoins,

véritable

-

histoire à elle.

culturelle

prenant

de l'Est

Son rattachement - reste a pris

fort

nettement

en compte toutes

des

à 1'Histoire

et parfois

effi-

le chemin d'une les données


LES

WAYAPI

PAR

EUX-MÊMES


-50

-

UN PEUPLE ET SA TERRE

Une des tâches correctement

miter

ethnies

les

fréquentent

politiques

Avant de l'individu

ethnies

de l'ethnohistorien

dont il

ou ont fréquentés,

opérantes

1) AWA.E'JP&Y&

primordiales

et les

rapports

d'aborder

parle,

les

et,

ensuite,d'isoler

qui

? ("QUI ETES-VOUS")

les

territoires

que ces les

: LES WAYk?I

étrangères,

il

faut

des Wayapi

allant

nous arrêter

sur

nom WayZpi lui-même. 1.1.

Le mot Way'api : son origine,

Le mot a reçu diverses les

sikles.

Cela peut

indiquer

sa signification

graphies soit

unités

régissent.

les modes de dénomination

aux populations

est de déli-

et prononciations

des variantes

selon

à travers les

ethnies

le


'qui

les prononçaient,

soit

de

mauvaises

notations

par les voyageurs

européens. Les variantes

des fonds

originaux

sont

les

suivantes

anonyme

(1729)

Oyanpiques

D'ANVILLE

Guaiapi

document portugais

Oürampis

carte

Oyanpis

BARRERE

Ouyampis

d'ORVILLIERS

Oucampis

BRULETOUT DE PREFONTAINES (1749)

Ouampi

TONY (1769)

Oyampi

THEBAULT DE LA MONDERIE (1819)

Oyampi

ADAMSE BAUVE et FERRE (1833)

Oyampi

LEPRIEUR

(1729)

anonyme des Jésuites

(1741)

(1745) (1745)

(1834)

Oyampi BAGOT (1849) Banaré Oyapi

SOUZA (1873)

Oyampi

CREVAUX (1883)

Oyampi

COUDREAU (1893)

Banaré

LOPES DE SOUSA (1927) MOURA (1934)

Banaé

LEVEILLE

Oyampi

HECKENROTH (1942)

Oyampi

HURAULT (1946 et

Oyampik

ARNAUD (1971)

WayZpi

GRENAND (1972)

(1938)

1962)

:


-52

-

Wayampi

HURAULT (1972)

WaiZpi

OLSON (1977)

Waigpi

TILKIN-GALLOIS

Eliminons employé

Celui-ci,

occasionnellement

est une erreur.

D'origine

quoique

actuellement

disparu

par les Jésuitesdu

du XVIIIe

de la mission

(c'est-à-dire

nations

Banarés, voyant

faudra, car

les

très

nombreux

exemples

on peut

citer

ARTUR, qui,

parlant

de M. de CHABRILLAN chez les Amérindiens : "Il

était

(2) Degrad:

chargé

avec les

ont peur

loin,

que les

du mot parmi limite

de portage

il

ami"

divise

habitant

cette

te quitte

dit

au dégrad

p.

un peu sybil-

(2) des

se sauveraient

: "Nous arrivons

p.

les Wayzpi

183).

Oyampis répètent

(ibid,

au dégrad

des

à chaque instant

189).

les populations

de langue

de navigabilité

sur une rivière,

entre

et

de l'oyapock,

phrase

de la maladie, (1883,

banaré

l'intérieur

en 1878, à la source Jean-Pierre

qui

de faire

Caycouciannes

BAGOT (1849)

que je

dire

en créole,

des chemins

encore

Oyapock et en "Banaré

nommé parce

l'emploi

été popularisé

avait

Parmi

me dit-il,

le mot banaréqbiveut -----------------c-------(1) Voir

langue,

il

1718),

(1)

de ces quartiers...".

les Oyampis,

ainsi

IX,

et les Amérindiens

que nous sommes tous malades."

Banarés,

CHRETIEN, lettre

au nom des François

Plus

début

au XIXe siècle,

colons

CREVAUX, en arrivant,

: "Il

des Wayapi

les

met dans la bouche du Capitaine line

à propos

parmi

(1762)

en Oyampi sur la rivière des forêts".

ou Banaé. -

(Père

au XIXe siècle,

amitié)

le mot -Banaré

siècle

allié".

écrit

d'abord

de cette

de pacification

du Haut-Camopi,

les autres

Galibi

XVIIIe

dans le sens de "ami, allant

tout

(1979)

deux bassins

fluviaux.

Karib,

p.

139.

et donc,


- 53-

Notons vocabulaire mentaire

Wayapi, n'ait

que COUDBEAU (1892)

est étrange

qu'un

un homme qui,

de surcroit,

parlait

Le mot réapparaît SOUZA, membre de la commission de l'ingénieur placers

de l'oyapock

MOUBA, en 1934, se contente

dans son

mot aussi

élé-

la langue.

en 1927 sous la plume de LOPES DE

de frontière

des mines LEVEILLE,

aurifères

pas relevé,

Il

de mot "banaré".

pas frappé

n'a

brésilienne,

créole

(1938). de signaler

chargé

Il

est

puis

sous celle

de l'inspection

intéressant

des

de noter

le nom comme employé

que

à tort

dans

la région.

Qu'en est-il sonnes âgées de Saint la jeune

génération

WayZpi eux-mêmes, partie

de leur

/panal^r/

Georges utilisant

ils

désigne

appellent

? Effectivement,

toujours

la forme française

dénient

ethnie.

actuellement

avoir

En revanche,

en wayapi

l'ethnie

jamais

les Wayapi,

Banarés,

"Oyampis".

Quant aux

employé

ce mot pour

un mot phonétiquement wayana.

C'est

les per-

sans doute

en 1878, et Jean-Pierre,

en l'employant,devait

référer

ultime

c'est-à-dire,

à l'endroit

de la navigation,

où s'embarquaient

les Panalr

du troc

sur l'Oyapock(*).

De telles

testées

dans l'ensemble

de l'oeuvre

lui

sont

que se

en sens inverse,

- Wayana pour descendre

expéditions

faire

abondamment at-

de CCUDBEAUet de CBBVAUX, ainsi

que par les WayZpi actuels.

(1) Ce débarcadère, sous le nom de

aujourd'hui

/Mop&ialups/

abandonné,

est

, le "débarcadère

ou

proche,

CRBVAUX a entendu au point

tout

connu chez les Wayapi du prêtre".


- 54-

Dans le cas de BAGOT, qui, Banaré dire

les WayZpi localisés , encore

à partir

au delà

une fois,

notons-le

de la source

linguistique

du même ordre.

Quant à l'utilisation

de I'Oyapock,

il

d'une

Jésuites,

soit,

WayZpi,

puisque

du XIXe siècle

s'agit

soit

deux ethnies

(cf.

diverses

d'une

désigne

par

de l'oyapock,

c'est-à-

s'agit

confusion

d'une

du mot chez les

survivance

comme précédemment, les

il

du débarcadère,

bien,

du mot employé

confusion

fréquentaient

entre

Créoles

par les

Wayana et

le bas Oyapock au milieu

correspondances

: BOUDAUD, 1837,

COUY,

A quelques

près,

DABBADIE, 1854).

1839,

Revenons

à notre

nous obtenons

une remarquable

cependant

examiner

d'en

la première

mot Waygpi.

uniformité

quelques

forme recueillie,

du nom. Il

variantes.

"Oyanpiques"

F. GEENAND (1979)

montre

nale

telles

k, p, est historiquement

si,

aujourd'hui,

que t,

elles

fantaisie

d'auteur

ou bien

pour un défaut

que la présence

ont disparu.

voulant

bien

la forme portugaise

que car

de consonnes

occlusives

en fi-

attestée

en Wayapi,

même

la forme

de Camopi.

pas inutile

est authentique,

en revanche

avec la première

d'audition,

dans la région

n'est

est vraisemblable

(1729)

Je tiens

renouer

ARNAUD (1971) entendu

Il

nuances

forme connue,

"Oyampik"

"Guaiapi"

de "Waiapi".

pour une simple

collectée

relevé

Enfin

les

par

en 1736 est formes

OÜrampis

de 1741 et Oucampis de 1749 ne pourraient

être,

à mon avis,

que des

fautes

la forme Wayapi,

la seule

de graphie.

correspondant

Depuis

GRBNAND (1972),

à la prononciation

de la langue,est

en cours

graphisme

correspondant

Signalons

enfin

de travaux

de compilation.

correcte

d'adoption

aux alphabets

que je n'ai

pas pris

des locuteurs

définitive phonétique,

des quatre

parlers

avec des différences

de

portugais

en compte certaines

ou français. formes

issues


-55

Que signifie littérature

, je n'ai "Je n'ai

-

le nom '%ayapi"

? A travers

que ADAM DE BAUVE pour risquer

trouvé

pas pu cnnna?tre

l'origine

mangeurs

d'hommes.

Aussi,

les

de cette

peuplade

n'aiment

dénomination, d'autre.

à laquelle

répugnance.

Une de leurs

José Antonio,

prouve

ils

étaient

cette

que,

chanson,

dans le bas de la rivière

ils

n'en

ont pas substitué

au contraire,

ils

qui m'a été traduite

: "anciennement,

est-il

hommes, nous mangions

et nous ne nous nourrissions

emploie

l'emploient

dans des temps encore

nous étions

signifie

qu'on

chansons,

anthropophages

Il

point

cependant

Dans l'intérieur,

une explication:

du nom Oyampi.

proprement Indiens

la

pas de manioc

cette

sans par

peu éloignés, dit

dans

nos ennemis,

comme des femmes".

ADAMDE BAUVE, et P. FERRE, 1833, p. 277.

Si nous allons

voir

à déterminer,

il

plus

ne fait

loin

que la paternité

que son étymologie

langues

(2)

et ce, dans de nombreuses

tupi.

(1) C'est-à-dire

au contact

des descendants

Alexis,

parlaient

une langue

lesquels

(2) J'élimine

d'entrée

de ce mot est difficile

pas de doute

des Piriu

origine

les Wayana (GRENAND, 1972),

comme chez les Aparai

SCHOEPF, comm. pers.)

ethnie

Oyapi,

Wayampi,

notre

est désignée

sans aucune étymologie

est stable

du Capitaine

Tupi.

de jeu une possible

possible.

karib

du mot.

(FRIKEL,

1958,

(1) ,

Chez

par les mots Wayapi,


-56

Cette du "Wayapi

moyen".

en particulier se ainsi

étymologie

Cependant,

avec Alasuka,

: /wayZ - pi/.

signifiant

selon

lui-même

partie

du savoir

au hasard

des textes

et des discussions,

"affronter"

du ségrégat

/ Dwa/

"ce qui

adversaires",

et

la marque du pluriel.

pfz

fait

Voici

force

futur-ne

"vous

ne (serez)

jamais

In

-

-

i

kasi

être

avec Ilipr

13 -yapil / 3 -yapisil

"il

ale

-

1 -

owaya

notre

de

affrontement

mïi

du mot, Paul.

/-pi/,

fut

pour nous affronter".

- kil

/

Jwayâ

-

adversaire

kB plur.

face

à leurs

lors

d'une

Emü pour

adversaires".

dégagée

traduction

/-pi/

est

à rattacher

au lexème verbal

au but

(avec

sa flèch$',

duquel

combat",

"il

guerroie".

/

pour

un guerrier"...

touche "il

guer-

:

l...

noks

pour

partie

"les

d'emploi

forts

guerrier

La deuxième

par

exemples

pas assez

1Zmii

être

un relais

/ tDwayZkc/

l

forts

Panai+

tswaya

"Pour

après

Wayana plur.

11 les Wayana n'(étaient)

1

Ce mot fait

Zay

assez

/

force

ou "adversaire".

quelques

votre

sa

de /- waya/

est un morphème de non détermination

-

ne

Le mot se décompo-

/WayZ/ vient

dans

kasi

ne

vulgaire

front".

où/+/

-

apparu.

"visage",

/- wayal

"les

texte

partie

le contexte

riers",

-

pas partie

le sens nous est

On retrouve

/na

ne fait

La première

/ may/ "en face de",

/-kü/

-

est

dérivé

de

/


- 57 -

Les Way%pi sont donc "les saires

guerriersquitouchent

au but",

"les

adver-

qui combattent".

De nombreuses pour former

des noms d'ethnies,

cas isolé.

Ainsi

Maranhao

les

Tembé disent

/uwaza

/ "adversaire,

/tuwazan/

"ennemi"

langues

Tupi utilisent

le mot /waya/

montrant

que les WayZpi ne sont pas un

:

guerrier"

luway

l "en face de"

/waza

/"les

Indiens

Guaja:

groupe

vivant

dans le

(BOUDIN, 1966, p. 283 et 286)

Les Guarani

anciens

(NOGUEIRA, 1879) disaient

/ obai

/ "en face

lbayar

l "ennemi"

Les Tupinamba

du .XVIe siècle

deux de leurs

fractions,

(LERY, p. 318,

de"

qualifiaientdeTouaiat

l'une

1580>, l'autre

i

localisée

et de Tobajara

dans 1'Etat

dans le Pernambuco

d'Espirito

Santo,

(EDELWEISS, p. 74,

1969). Forts la fortune porains

de son emploi.

s'autodénomment

de la tribu;

La meilleure

parcimonie,

ainsi

qu'il

de cette

traduction

Il

incontestable

ainsi

est

et ce , quelles

preuve

du mot Wayapi,

suivons

que les Wayapi contemque soient

les

fractions

en est que le mot même n'est

en va chez eux pour tous

les

"véritables"

prononcé

qu'avec

noms propres,


- 58-

De cette

lt aewal.

façon,

chacune

des deux sous-tribus

WaySpi et Wayapi-puku

(ce mot n'ayant

Wayapi de 1'Oyapock)se

considère

l'autre

"les

de /Kamala-kû/,

c'est

anciennes,

la grand-mère

ce,dans les

le cas très

valeur

de référence

comme authentiquement

wayapi

chez les et qualifie

amis".

Lorsque

dans les

relations

avec les

autres

au cours

d'un

long récit

sur les

avec emphase ou bien

Ainsi,

qu'une

actuelles,

très

P &kiï ne prononce

spécial

d'une

le mot Wayâpi est employé,

fillette

ethnies.

fois

guerres

qu'une

seule

le nom et

enlevée

par une ethnie

Tapi'%

; c'est

d'elle,

elle

ennemie

Tap*'ïy. "Leur

soeur,

que,

quand nos hommes passèrent

WayZpi

désormais,était

!" ; elle

de son emploi

puisqu'elle eux,

les Tapi'Iïy

et c'est

bien

dans des bouches

(dont

la filiation

tupi

du bassin

croît

ont relevé

de trancher

pourrait

les Wayapi

linguistique de 1'Oyapock.

indiquer

qu'il

honorifique,

que les Wayapi

p.

),

confusion

entre

je pense qu'il

l'accusation

l'on

signifiant sait

une

le montre

bien

d'ailleurs

de leur

à

nom,

que les Wayapi

du mot sont

est problématique)

guerriers.

(CF. supra

part.

autres

lorsque

exploits

d'autre

d'Amérindiens

surtout

leurs 55

l'origine

Le fait

sûr,pas

Ce sont

attribuent

a été longtemps

à valoriser

précédente

d'étrangers.

inventeurs

'les

plus".

le nom de 1729 à 1769. Il

si les

pour cela cria

du nom n'est,bien

La citation

dans la bouche

,que

que les Européens impossible

actuelle

perpétuel.

le place

près

ne nous connaissait

L'adoption preuve

devenue

est en fait les Tapi'îy

ou l'une

des ethnies

l'aient

adopté

pour eux et de sur-

le plaisir

qu'ils

prennent

Dans le cas de ADAMDE

BADVE

y aurait

simplement

d'anthropophagie

donc eu plus d'une

part

et le nom tribal

:


1.2.

Système de dénomination

et structures

sociales

de rappeler

tout

anciennes

des

Wayâpi

Il que soient

est important

leurs

employer

autodénominations

que peu fréquemment

d'abord

anciennes,

que, quelles

les Way"api n'ont

dans la conversation

courante.

"verbaux",

répétons-le,

ne recouvrent

pas seulement

mais aussi

la plupart

des catégories

anthroponymiques

dû les

Ces tabous

les noms de personnes, distinguées

par

les WayZîpi.

Actuellement collectivement un exemple à-dire

comme par le passé,

à eux par le morphème tiré

d'un

occidental)

d'un

-

l yane

a

7s

chef du XIXe siècle

luwâ

-

dire

je

/,

"nous".

de Miso sur le comportement

/

faux

nous

l

récit

/yans

les Wayapi se réfèrent

E7 i elle

pa

ta'

Z

fini

ainsi

"Il

n'est

plus

des nôtres

tout

ce que j'ai

à dire.

Le tabou verbal

l

Il

tE

Blanc

c'est

plus

qui préfèrent

dire

à eux-mêmes.

L'utilisation

des mots comme /yane

avoir

quête

été divisés

dont le principal terrogatoires

d'anciennes en groupes est

répétés,

nu

/

donc maintenant

qu'un

Blanc

que leur

c'est

désormais".

des Wayapi

nom pour se référer 1, "nous",

ne simplifie

autodénominations.

Les Wayapi actuels

qu'ils

par une série

/ ApZ/ ou bien

k>

même au niveau

francophones

,pas notre

l

feu la grand mère)

n'est

"indien"

(c'est-

défunte

palaisi

se retrouve

déviant

ami

grand-mère

(disait

précisément

:

sa 'i dire

Voici

désignent /ApX/.

des points

Nous verrons d'Ombre

qu'en

susbistent

disent

de termes dépit

d'in-

sur ces/Apa/,


-GO

qui

ont vraisemblablement

Il nant

n'y

ces groupes

constitué

la mosaïque

a que peu de choses

anciens

signale

des Wayapi peuplant

signale

la rivière

des indiens

et des"Tamokomes" considère

groupe

orale

lors

sur la rivière

"Carapana-touba"

ou Joachim

d'aujourd'hui)

est

des "Maracoupis"

de son quatrième

comme "proche"

second commandé par Oarapixi tradition

concer-

Yaroupi.

"Aoutas"

sur la rivière

le premier

de l'ethnie.

dans la littérature

sans commentaire

ADAM P)EBAUVE (1834), (1831-1832)

ancienne

:

BODIN (1824) composante

-

"Cououa"

(Kouc)

(Kalapanatir).

des Wayspi,

Manoel

voyage

il

S'il

pense que le

(Yawalumiti

dans la

un groupe WayZpi en contact

avec

les Brésiliens.

Parlant signale

que les

des sous-groupes

"Calayouas"

"Je croyais

quelques

là une tribu

que ce ne sont

relations

Calayauas....

le voyageur

anglais

B. Brown,

a rencontrés

dans le rio

Cotinga,

par

indiens

affluent

de San Joachim".

p. 229).

le premier

à avoir

insisté

soldats

comme la plupart à l'ethnie

sur les métissages

Ouapisiana

qu'il

du Rio Branco,

forteresse

uniformité

ont eu

Nous avons su depuis,

les

une grande

mais

de

sous le nom de Cariouas (1883,

:

indigènes

que les

que les

désignent

XIXe siècle,accorde est

distincte,

que des Oyampis qui

la Guyane appellent

ne

perspicacement

d'indiens

avec les Brésiliens

COUDRRAU (1893),

il

CHEVAUX (1883)

sur le Kouc et ajoute

trouver

je m'aperçois

WayZpi,

brésiliens

des voyageurs Wayapi. intertribaux

de la

du

Cependant


- Gl-

et semble avoir formateurs.

frôlé,lors

Ainsi,

Toujours

de ses enquêtes,l'existence

p. 301 :

" Yaouroupicic

fut

réuni

d'oyampis

beaucoup

qu'un

simple

p. 336 :

" Il

le chef d'une

des dernières

fut

et ce fut

vers

le nord.

dans le haut

Tamocomes qu'il

Il

avait

des Tamocomes..."

migrations

avait

de cette

Il

pris

rivière

des Oyampis

par Irapouroutou

(1)

qu'il

les

rencontra

emmena avec lui".

randonnée

dans l'est

. . . l'unique

village

des sources

de l'Oyapock,

COUUREAU

: 11

cases et comptant

des Caïcouchianes,

une quinzaine

chianes

sont

de la famille

langue

que les Oyampis.

ment de celle (ibd.

d'habitants.... Ils

tupi. Leurs

comme CREVAUX, il

est le premier

presque

la &me

pas suffisam-

une étude

reprend

spéciale."

à l'Amazone, en guerre

par crainte (1766),

Moyen et Bas Yary, d'arrière

garde

appelés

1'Iratapourou

devaient

où sont

entendu

les Wayana.

des Oyampis" (2).

pas l'accompagner

avec lesquels

se trouver

alors

restés

jusqu'à

nos jours

Calayouas".

(ibid.

p. 279).

brésiliennes,

grand

des cartes

du Rio Jari. est bien

mention

ne voulurent

des' Oyampis,

et qui

l'appellation

:

qui nous fasse

(3) , dit-il,

Les Roucouyennes

(3) C'est-à-dire

parlent

p. 368-69).

" Patris

(2) Ce qui

Les Caïcou-

moeurs ne diffèrent

“Ca .ay.ouas" pour les Wayapi méridionaux

(1) Sans doute

composé de deux

des Oyampis pour mériter

Enfin,

oriental

lieutenant....

et surtout

du même chef,

de l'Amazone

découvre

plus

à propos

Lors d'une

des sous-groupes

erroné.

ils

étaient

dans le ces Oyampis

affluent


- 62 -

Cette

brève

soit-elle,

nous montre

la première

moitié

les noms employés pant

l'ensemble

sous-groupes

revue

des sources

pourtant

écrites,

ne formaient

pas une unité.

par les

auteurs

: soit

divers

des sous-groupes

sont

(Tamocomes),

Caïcouchianes...)

soit

soit

Ce dernier

terme s'explique

vante

/kalai

lswa/

"ceux

sont

encore

quelquefois

des anciens

"Tamocomes", Il

s'agit

Waygpi

on reconnait

d'une

la totalité

appellation

qui

employé

/tarnG-kG/,

c'est-à-dire

anciens,

de L'Amazone. "les

sui-

(Kalai)'!

pour désigner

proches

des membres des groupes

des blasons

de la manière

aujourd'hui

fréquemment

En fait,

le nom des divers

avec les Brésiliens

les plus

très

et de

un terme regrou-

encore

(Calayouas).

villages

siècle

du XIXe siècle

(Maracoupi,

Ce mot est

décevante

que les Waygpi du XVIIIe

populaires :

aussi

les

Quant à

grands-pères".

employée

pour désigner

autrement

dit,

"les

ancêtres".

Les A$, la forêt",

étaient,

animaux

ou végétaux.

chent

à trois

quelquefois selon

les Wayapi

Les origines

gestes

les plus

des femmes due à la malveillance nommé Wayamakala recueillie

les hommes, soit

avec l'aide

anciens,

sont

cités

ka'apo

,"ceux

de

descendants

d'ancêtres

de ces groupes

se ratta-

semblent

du "mauvais" Selon

remonter

jumeau fils la version

à la perte de Dieu,

de Yawalu,

de Awala et Kamala recueillie de Mayamayali,

seuls, réussirent à reconquérir ---------__---__--------------(1) Les textes

actuels,

mythiques

(P. GRENAND, 1976).

en 1972, et celle

aussi

(1) .

différentes

1. Deux groupes,

appelés

le "bon jumeau",

deux femmes en les

intégralement

en annexe.

embêchant

en 1978, soit de


- 63 -

.remettre

leurs

dépouilles

perroquet

amazone (1) que ces "Peaux

clandestinement

animales,

de la cassave

celle

d'Aneu

et de la bière

. Les membres de ces deux sous-groupes marièrent

par

majorité

le démiurge

modèle fixe

: il

fauve

et celle

quittaient

pour préparer

de manioc

aux hommes.

descendent

Yawapake

donc des ancêtres

d'un

qui

3. Enfin, catégorie;

ils

le colt

se

les

cas,

soit

à un enfant,

et les

incestueux

transforma

peaux à chaque

forment

sont issus

d'un

de bestialité

(/-mawa/,

les unions

acte

entre

une troisième "pratiquer

des femmes Wayapi et des animaux

présentent

des variantes,

donnant

mâles.

naissance

à un couple.

origines

Essayons

d'en

regroupées, cerner

nous avons donc 17

les caractéristiques

principales.

(1) Sajou créole

fauve

:Cebus apella.

de Guyane.

Perroquet

L . . en bresrlren (2) Aussi "larve, soit

; jacquet loin

,asticot",

Macaco prego amazone :

boulanger

Amazona farinosa.'

; macaque en Papagaio-assu

en créole.

que nous avons pu.enquêter, correspondent

en brésilien

ces vers

à des insectes

bien

appelés

/tapulu/

réels,

soit

diptères,

coléoptères.

(3) L'acte sations

/ -mawa/ nous a été à plusieurs

grivoises

un

dont les membres des

sous-groupes

formateurs.

selon

dans diverses

derniers

Les trois groupes

en wayapi-puku)

les quatre

soit

a été

actuellement.

avec un animai")(3)

Selon

vermoulus

en un couple

(une dizaine)

(2) contenues

larves

ou dans des troncs

descendent

wayapi

(ou Yawap skwe

les

par un acte magique

sous-groupes

des sous-groupes

recueillit

en putréfaction fois

sajou

avec ces femmes animales.

2. La grande "créée"

d'un

comme une perversion

reprises

pratiquée

cité

lors

par quelques

de converWayZpi.


- 64-

A beaucoup familles

vivant

actuellement

le Kouc. En revanche, familles

de ces groupes

vivant

(cf.

se rattachent

tableau

les

1, p.69)

diverses

sur l'oyapock

et

nous ne savons que peu de choses concernant

dans le bassin

de 1'Amapari.

Enfin,

plusieurs

les

groupes

sont éteints.

Parmi d'abord

signaler

les

enquêtes

entre

les

leurs

- et j'ai

généalogiques

ancêtres

caractéristiques

- qu'il

historiquement

n'y

Ensuite,

alors

d'union

qui présidèrent

fois

à travers

a aucun moyen d'établir

un lien

que l'on

entités,

les

rangeant

en trois

groupes

d'union

devient

la règle

obligatoire

le mariage

de nombreuses

connus et l'ancêtre

des types

entités,

évidentes,

pu le vérifier

niveau

type

les plus

constate

femelle

Groupe 2

union

incestueuse

un seul

pour

ces

Ainsi,

dans la version

de la conversation,

des ancêtres

formateurs

+

toutes

homme wayapi entre

en humains

femme wayâpi

Groupe 3

dance récente

des différentes

exogamique. animal

au cours

au

symétriques,

d'alliance

transformés

celui-ci,

des distinctions

d'ailleurs

faut

éponyme.

à la formation

1

Groupe

il

:

+

animal

deux animaux

(vers)

(homme + femme) mâle

recueillie

auprès

précise,

à propos

d'Awala, de la descen-


/ taila

-kC;

beau-frère

In

-

iyrkrl%

k3

ne

descendance

être

/ 3

-

son propre

In

-

ne

l

donc Yï encore

5

-kwa

il

partir

W

- &l(k3

kupa

1amT

épouser

pluriel

si

?&Y

a+

pouvoir-pas

très

kupa pluriel

-

femme

groupe

iy$kilz

?i

-

tE c'est

(1) . Ils

descendance,(aussi)

partirent-ils.

S'ils

mes de leur

ils

pas pu avoir

restait

encore

groupe,

n'auraient

/

/

des beaux-frères

"Il

/

il

waTwï

descendance

s3 t3

Yï encore

plur.

n'avaient

avaient

pas de

épousé les

fem-

de descendance

du tout". Ainsi,

selon

Awala,

très

nettement

l'ensemble

établie,

des groupes

considérant

avaient

comme stérile

une base exogamique toute

union

endogame.

Par ailleurs,

l'appartenance

à un groupe

se faisait

suivant

une règle

de filiation

patrilinéaire,

ce qui peut

se déduire

des propos

d'Awala

fut

fois

maintes

confirmé

lors

(1) Awala veut

en fait

époque,

de son ancêtre

celle

de filiation

étaient

en mesure de capter s'exiler.

dire

de nos enquêtes

"beaux-frères

décadents

maternel

généalogiques.

en devenir". Ulu~,

vers

parle

d'une

1860, où les

groupes

et où les hommes à marier,

des femmes à l'extérieur,

devaient

Il

n'étant

plus

donc eux-mêmes.

et


- 66-

Un autre le rôle ples,

de ces groupes voici

l'extrait

point

: ils d'un

- Alasuka

:

étaient dialogue

De qui

entre

: Il

a dit

comprendre

Parmi de nombreux

qui

peu de doute

laisse

mon oncle

la souche

qu'ils

pour

localisés.

autres

étaient

Ka 'iim%~w&gS - Kamala

nous semble essentiel

exem-

sur ce point:

a-t-il

dit

que les

?

étaient

la souche de l'ancêtre

Alasuka. : Et de quelle

- Alasuka res,

ceux-là,

(Hésitations

toire

- Awala

: D'ailleurs,

cements

de leurs

- Kamala

: Oui.

- Awala

: C'est

par la rivière

- Kamala

: C'est

bien

J'ai

retrouvé

"de quel

groupe

qu'ils

venaient

originai-

depuis

nous sommes installés anciens

de faire

à côté des empla-

qu'ils

Pakati

arrivèrent.

cela.

également

au cours

village,

correspondre

elle

groupes

répondait

/,

un gars

de mes enquêtes

la grand-mère

à ma question

était-il?", "c'était

l'aval.

villages.

de notre

Par exemple,

AkikiimiS~w%ge du singe

avec sûreté

avec l'aïeule

d'origine.

vraiment

successives). : On dit

permanente

étaient-ils

papa ?

- Kamala

généalogiques volonté

région

: / :

de filiation

et terriapZ

mDma'&

/Mapali-wâ

de la rivière

Aïtu,une

Mapali,

ta

?/, ,

du groupe

hurleur."

Plus

encore,

cette

guistiquement

dans le terme

/im%Zw&gF. /.

Ce terme de dérivation

base territoriale

de dérivation est

qui

sert

lui-même

est

figée

à désigner

les

lingroupes

un mot composé : /rn&g/

:


- 67 -

veut

dire

"être

dérivation f-nge

lié",

"avoir

indiquant

la territorialité

/ est un pluriel

.Dans le discours, on dira

des attaches".

sociatif

pour faire

: "le

f-wZ/

est

le morphème de gens de".

: "ceux

de",

"les

groupe",

"le

rassemblement".

référence

à l'appartenance

d'un

ancêtre,

:

l

m3ma'E

*pi/

"de quelle .

On pourra

dire

aussi

fm3ma'E

"quelle

souche

(est)

(est-il)

?"

son origine

?"

"à quel

groupe

: apZ/ ou

/ m3ma'E

wakîif

(appartient-il)?" Il

est à remarquer

d'hui

que cette

pour définir

l'appartenance

communauté (cf.p.

la relever

groupes

manque d'insistance

femelle

de ma part

fauve

qu'à

sur lequel

employée

aujour-

actuelle,

la

une ignorance

; les Muluimiaw&gE

douteuse

aux règles

insistent

les Wayãpi

:

physique.

Je n'ai

pu

ce résultat

à un

des Wayapi.

On dit

plus

cul pendant",

résidu

sont

de tels

d'alliance

strictement

aux propos

des Wayapi‘,

tion

des clans

caractérisés

il

plus

comme la grenouille morphologiques

haut.

en nous limitant

semble bien

que ces groupes

:

est

élevée,

avons dépeints

par

ainsi

de la queue de la'

une consanguinité

énoncées

que nous les

gros

traits

et impliquerait

Tels

soient

territoriale

mais j'attribue

la survivance

sûr hautement

contraire

celle

une particularité

ont "le

Leptodactylus,etc. bien

point

s'attache

iimigw&ga

sajou

est

à l'unité

dernier

pour chaque groupe,

que les Ka'

formule

137).

Enfin, à denombreux

dernière

de filia-


- 68-

- Filiation

unilinéaire

- Profondeur

généalogique

- Exogamie

permettant

- Solidarité

de leurs

- Enfin

(ici

patrilinéarité)

sans lien

l'échange

avec l'ancêtre

des femmes entre

membres au niveau

les

groupes

de la communauté

base territoriale.

Bien que nous ayons des clans il

éponyme

provenant

de trois

me semble difficile,

du moins dans l'état

actuel

connaissances,

de parler

de phratries

puisqu'aucune

d'alliance

culière

permet

de s'articuler.

De la même façon,

de dégager

des relations

interclaniques

différentes,

ne leur

été possible telles

que, nous le verrons

entre

les

avant,

anciens

résumées

et les provenances

les

du Kouc et de l'oyapock,

ou 6e génération.

Par recoupement

s'agit

exclu

les

de type

existent

parti-

ne nous a pas dualiste,

souvent

de personnes éléments

ayant

non WayZpi.

données que nous possédons

territoriales

Waygpi actuels

il

elles

il

de mes

actuellement

communautés.

Voici clans

plus

règle

origines

des ancêtres

mâles des

connus historiquement

à la 5e

avec CBEVAUX (1883)

vécu vers

sur les

1850-1860.

J'ai

et COUDREAU (1893), provisoirement


.groupss 11

irmur

ds d’un

famslla

Clans

olas homme

mt

m6tamorphoaS

=nim&l

d’un sn

femme

enoêtrss vers

traduction

kuleimSw2inge

Kwsnu

ka*iimiEwËnge

Alasuka

mûyuimiË&ngc

I,

cf.

haut

, Uluru

Pakûti

contect&

intertribeux

un.

fsmms

de

st

un

zoophilis

animal

mntra

mile

[vsnent

da

1 ‘eneconde

du

poisson

Leporinus

Fondus

11

11

de

l’oisseu

tinamou

éteints

II

*’

du

singe

stèle

Fondus

qklkiimiüwüngfz

‘du

singe

hurleur

Kratepiakrlewe

Mspeli

ailepaimiQw8ngo

w

>t

de

le

Wila,

Waipûkolc

kumakaimiâwëngs

$9

91

de

l’arbre

fromagsr

Ake*u,

keieuimiZw%nge

II

de

l’arbre

acajou

YWEdU

dens

esnr; dans

Flèche

WiliimiËwiingî

11

du

palmier

Beotrie

Mclu

tssiim~üs~nge

M

,t

de

l’arbre

Teohigalie

Tapapi,

mSng6ngëimiüwSnge

II

0

du

bourdon

Temanuwe,

Suluku,

Wilepisiiwa,

KwateSk3,

Taleku*e

identique

au

w

de

la

grenouille

Laptodac-

fondus

tylue

tale*iimi&ünge yawaimi&+angî

11

8,

11

du

poisson

1’

du

chien

Les clans

Hdpliss

anciens

dans

Wiwaile,

Nemi,

fiap"sï,

Kuluws,

des rray2*i

h

CKumakakwe)

sou-ce

ds

1'0yapock

Kuye*i

CA-lewalil

Yesi

*ani

Pilawili

olen

las "m-0

Jeri

Kuyeri

Pekala

yspaksniimiüwéngî 11

Tapakule*i

Teakese

t~et3imi~wüngî muluimi3wZngî

?

Mapeli

AkikiimGiwGnga 1900

SO’0 Sulu,

Amakûl

Yeroupi

traCes les

de

p.440

les kulsimiasenge vers IR70

vers

immu-

de 0-8 derniers Kuluepi C Ulualil

IV

ralekupi

31 .clanm

localisation

1860

yepekeniimiZwËngo SOU~CI

kulcimiEiw%gr 1890

1'0yepock

Ska

Alepao AkËngu,

da

Sapa

Mepali

at

Yasi

*bni


-70

Peut-on formateurs tout

sont

le XVIIIe

l'intérieur

la décadence Le besoin

siècle,

le nom Wayapi

d'une

absorption.

liance

s'est

Nous discuterons

aucun rôle par

clan

formateur

ce lien

telle

prééminent

le biais

pourra

solidarité

est

émerger

il

a

moitié

et à mesure de

dans un autre

chapitre.

été de plus

été des groupes

en plus

fort

"étrangers"

peu ou prou à l'époque au niveau

de

de l'al-

ce qui

à confusion

touche

pourra

l'appartenance

à un

de la population.

Ainsi,

de comportement

déterminer

une certaine

du Kouc en déplacement

aux gens de son clan

à

pour demander

le

; on emploiera

la conversation,

plutôt,dans

connu auquel Mapali-wakg,

les M%g&g~imi~w&ge

à des groupes

Néan-

de différences aussi

n'ont

à l'alliance.

patrilinéaire, partie

clans

sont,

on dira

(après

que les

les noms mêmes des clans

de localisation

pour

certain

: un Yawaimiawkgs

Enfin,

Yasi75ni-wak'ii

en plus

Il

peu employés lieu

tout

est

de l'évocation

de préférence

/-w&ii/:

d'ailleurs

lors

ou obligation

et le couvert...

dernier

pour

famille.

de dérivation

plus

et ce, au fur

a sans doute

connue par la majeure

ou telle

le mot WayZpi, leur

du tout

la première

ces cas particuliers

de la filiation

Camopi s'adressera g?te

que, pendant

intertribale.

moins,

entre

fait

correspond

Actuellement, plus

pendant

ont sans doute

du mot Wayapi

clans

a eté peu ou pas utilisé

générique

formateurs

dix-sept

que probable

que nous examinerons

appellation

groupes

est plus

probablement

que le remplacement

et la généralisation leur

C'est

comment les

? Il

les Wayapi

démographique

car certains

comprendre

devenus

des groupes.

du XIXe siècle

-

on accolera

pour , etc.

1850 ces localisations

mélangés),

elle

prouve

comme pour

le morphème

les YawaimiawZings . Si cette

;

attitude

correspondirent pourtant

l'attachement

prête de


Carte.3 Les clans wayapi vers 1850- 60


- 72 -

profond

que les Wayapi témoignent,

ancienne

société.

2. LE

TF3RITOIRE

écrivions

Il

à leur

récent

(P. et F. GRENAND, 1979),

est une évidence

qui ne sera pas contestée,

que le sol

une richesse

mise en va-

est pour

les Européens

leur

par des constructions,

soit

autant

te,

la vie

dire

sociale.

leur

est

bien

développée."

té territoriale,

la terre la vie

totalement

liée

dans le présent,

l'ethnie

n'eut

établir

une emprise

De l'occupation

qu'elle

nous

définition

totale

que pour

la forêt

et celle

si la notion celle

peut

faire

le voir,

por-

de propriété

privée

tribal

est

à une grande n'en

est

rien.

uniPas

que dans le passé,

En conséquence,

sur l'immense

qu'elle

procure:

croire or il

Pour

qu'elle

de territoire

continu,

comme nous allons cohésion.

à être

par des défrichements.

renferme

étrangère,

territoire

les WayZpi ne purent qu'ils

fréquentaient.

du territoire

La territorialité où les

des Wayapi

de tendances

diverses

périodes

soit

à la conscience

métaphysique

et écologique

-

ne vaut

à un peuplement

de grande

destinée soit

En conséquence,

Une telle

tions

distendus,

Dans un article

les Amérindiens,

2.1.

de liens

: II

plus

en dépit

stratégies ethnique

semble être

politiques globalisante,

atomisantes.

la résultante

s'opposent soit

- selon

les

aux concep-


-

Parlant

de la localisation

révélatrice

73-

ancienne

de sa communauté,

- Eai

ka7 a

lupi.

forêt

dans

/kalama&

ya-y-m>

autrefois,

nous nous occuper

nous exploitions

y a longtemps,

Dans un précédent

trais

en détail

les

que les règnes

dans l'opposition support

C'est

phrase

:

nil

dé plus

Mis2 a cette

neutre

conceptions

la nécessité

(P. GRENAND, 1976),

j'ai

abor-

de l'espace

chez les Wayapi

; j'y

mon-

et végétal

ne sont pas vraiment

mais apparaissent

nature/culture, qui ne prend

travail

animal

minéral,

ces forêts"

tome

un sens que par la main-mise

une sorte de leurs

de maîtres

- la forêt,

où évoluent

- la clairière

(village

et abattis),

où évolue

de viande

qui provoque

la rencontre

de se nourrir

les

inclus

esprits, l'homme. de

l'homme et des esprits.

Si l'on

recoupe

cette

division

par l'étude

de subsistance

des communautés du haut

Oyapock,

une organisation

en cercles

concentriques

apparaît

des activités

en bande

: I- le village 2- les

abattis

périphériques

avec extension

s'il

existe

un cours

important

de parcours

quotidienne

de la communauté

4- l'aire

de parcours

secondaire

commune aux trois

Les deux premières les deux autres

par les

l'exploitation

des quatre

risques.

d'eau

3- l'aire

communautés "alliées"

esprits.

du haut

zones sont

Toute

la vie

:

Oyapock

dominées

économique

zones avec des différences

par

l'homme

est basée

d'intensité

et

sur

et de

; (1


-74

Cette catégories

de l'espace

nommées en Waygpi

- le village l'on

division

parle

est

/ta/

si

de "l'espace

- la zone défrichée

-

parle

construit"

forêt

secondaire"

de repousse

- les

aires

est

par / kokh

de parcours

de "l'espace d'une

périphérique soit

évidemment

à des

:

l'on

en exploitation",

correspond

ou plusieurs

représentée

/ "vieil

sur les

quotidienne

défriché"

soit

par

/ k2 /,

"abattis

c'est-à-dire

emplacements

ou secondaire

si

habitations.

abattis",

anciens

et / etZ/

sont

"la

d'abattis.

/ ka'

a/ "la

forêt",

le règne végétal. Ces différentes autres,

et peuvent

être

gigogne,

puisqu'il

signifie,

anal,

lui-même

mot

selon

les

: "banc,

maison,

place

région,

pays."

Ainsi

entendre

dire,

en déri-

/wayZpi

9 -i-m3

ma

PuPs

f

WayZpi

il

habitat

verbale

se faire

On peut d'aires

zones de contact de la guerre,

que les Vayâpi

contextes peut-on

:

"Les Waygpi habitent

nébuleuse

les unes dans les /

village,

recouvertes

s'emboitent

par le terme

du village, vation

notions

Oyapock

donc définir

ou de: grandes la valeur

avec,

le territoire selon

régions

u'aient

pas une conscience

effort

de mémorisation

sont pas considErées

et de leurs est

fait

l'importance

que prenaient

d'occupatj.on

exploiter

Wayapi

inhabitées.

Ce type

peuvent

dans

sur 1'Oyapock"

de parcours

toute

Wayapuku

des

à propos

ces notions.

bistorique

avec les

d'autant

pas pour

autant

des terres

qu'ils

ethni&voisines.

dans ce sens et les

comme abandonnees,

du peuplement, Nous verrons,

(113sol n'implique

limites

comme une

Sn gros

terres

inoccupées

moins qu'on

les

ne

traverse


régulièrement

pour se rendre

inverse,

la semi-sédentarisation

français

et brésilien

conception

du territoire,

don définitif

moitié gnit

un point

de parcours

actuelle de nuire

à plus

par perte

dans le passé

la séparation

entre

en relation

d'ailleurs

ne laisse

"Sur

le Uassipein('),

très

anciens

? Pendant

de voyage

au contraire,

Nous vîmes une pirogue

nous ne rencontrâmes conque qui fut

sur ce point

que nous affirmaient région

utilisé,

nos propres

attei-

démographique brési-

:

des signes

pas

des Oyampis des régions des sources

vermouiue...

pas le moindre

constamment

locaux

du géologue

d'Uacamia (2) ou des Uracuyanas(3)

des montagnes

l'aban-

la première

groupes

nous vîmes

d'T.ndiens , probablement

gouvernements

terme à cette

avec le seuil

aucun doute

En sens

d'itinéraires,

les divers

Le journal

par les

ou moins long

Qu'en était-il

Pedro MOURA (1931)

à une autre.

encouragée

du pays wayapi.

bas accusé par ethnie.

de cette

aire

d'une

entières

extrême,

1'Araguari.

-

en favorisant,

de régions

de ce siècle,

le plus 'lien

risque

-75

Par ailleurs,

vestige d'un tracé queld'accord

guides

en cela

(Wayapi)

avec ce

originaires

de Uassipein."

___________-_--__--------------(1) wasa ypE"i de la limite

: un des noms donnés à la source

en fait

une rivière

formatrice

de 1'Amapari

qui

ce nom.

(3) C'est-à-dire n'ayant

au delà

de navigabilité.

(2) Yakamiwa : c'est porte

de 1'Oyapock

jamais

les Wayana. MOURA se trompe d'ailleurs, habité

si loin

vers

l'est.

les Wayana

de


-

Vingt

ans plus

tard,

76-

HURAULT constatait

"Les Oyampi n'ont se fréquentent

:

pas le goût des Oayana pour

même assez peu d'un village

les voyages

; ils

à l'autre..."

(1962,

une occupation

du

p. 69). On peut

donc déduire

territoire

identique

circulation

encore

sans peine à celle plus

Plus

les

réduite

ment plus celle

forte

d'où

avec celles

pouvant

devenir

source

Voici

le début

d'un

vers

les

*895('):

lieu,

en prenne.

C'était

(1) Ce texte

a été traduit

conté.

respecté

J'ai

le peuplement

par Mspea d'un

part

moins grandes

une emprise

sensible-

était

donc différente

aires

de parcours les

conflit

Il

de Akala

étaient

orale.

de ce type

habite

survenu

sur WasEypZ'x,

qui habite,

lui,

à la pêche à l'aïmara

; il

à y a beau-

il

coupe de la canne à sucre

; mais Ali

est

avare

Il

de

zones mixtes

la tradition

Ali.

est

En revenant,

mange en marchant main Ali passe. ~~~~~---~~------_----~~--~~

admettre

, ce qu'atteste

Kumakawir. Le chef Akala

de Ali

plus

de communautés voisines,

fait

mais avec une

de parcours.

plusieurs

un monsieur qui s'appelle Y3 àPcksalaw& , près du village

l'abattis

aires

La situation

"C'est

coup d'almaras.

de décrire,

zones - et les distances

de conflit

récit

les

nous pouvons

En premier

en intersection

période

dans le temps,

sur le territoire.

d'aujourd'hui.

années

entre

on remonte

communautés,

cette

que nous venons

dense - du moins dans certaines entre

pour

dans

et il

n'aime

pas qu'on

de la canne à sucre

rouge

très

sucrée.

et laisse

sur le chemin.

voit

que sa canne à sucre

en français

la conjugaison

les déchets

immédiatement du traducteur

Akala

Le lende-

a été coupée par

après

avoir

francophone.

lui

été


-

Akala.

Il

ramasse

les

77-

déchets

et les met dans un nid

/ tuk%g&

/(l)

et Akala

devient

malade...."

Dans cet exemple,

s'il

est bien

précisé

qu"'Ali

d'Akala

n'est

guère meilleure,

car n'oublions

et n'en

a pas donnés.

d'un homme qui,

revenant

d'une

pêche fructueuse

les deux cosununautés,se

permet

de surcroît

abattis

du village

voisin.

Ali

sucre

et d'aïmaras

dont,

selon

part.

De la concurrence

sucre

sera ici

cle,

est

dans les qu'il

y ait

villages

fluidité

n'y

il

a qu'un

partagé

par

de la canne dans un lésé aurait

pas...

contrôle

entre

meilleur

de canne à dû avoir

une

La canne à

-

pendant

: fourmi-flamant Dinoponera

concernant

plusieurs

à

des personnes. le XIXe siè-

en voyage et de familles

en visite

mois.

Il

semble bien

nette

entre

Wayapi du XIXe et du XXe siècle.

plus

avant

dans le temps,

mais aussi

groupes

du territoire

de la circulation

locaux.

toujours prédominé sur la volonté ----------_---------------------(I>/tuk%gi/

wavapi,

du sol est non seulement

une évidence

et de contact

d'un

parfois

Sans remonter

- c'est

il

d'individus

là une différence

que l'occupatian

sur un terrain

que nous avons recueillis

ne parle

autres

indice

la grande

pas de récits

où l'on

nous sommes en présence

de prendre

la logique

"beau-

le prétexte.

époque,

n'est

En fait,

la conduite

acapturé

se sent donc doublement

au conflit,

Un autre

Il

avare",

pas qu'il

coup d'a?maras"

cette

est

de

(Cr.), grandis,

liée

à la baisse

aux stratégies Ce'sont

tocandeira Poneridé.

alternantes

celles-ci

de contrôler

on constate

(Br.)

démographique d'isolement

qui semblent

l'ensemble

donc

du territoire.

avoir


- 78-

2.2.

Voies

ce sujet

de communications dans un travail

m'appesantirai

précédent

donc pas.

de la Guyane sont deux grands

J'y

liées

groupes

et moyens de transports

J'ai

déjà

abordé

(P. GEENAND, 1972, p.

13-22)

et ne

montrais

depuis

que les

le début

survivants

à partir

de ce fleuve,

secondaires.

Cependant,

à la différence

les Wayana,

ils

de grands

au Brésil,

les Wayapi-puku,

pédestres

et les

les

mais au contraire,

port

utilisés

par les WayZpi,

tiels,

le canot

voies

au feu

Il

certain

est

leur

sont

intensité

des

organisent

étant

des itinéraires

de leurs

voisins

occidentaux,

Chez la fraction

déplacements

installée

sont même essentiellement

ne sont pas confondus recoupent.

avec les

Quant aux moyens de trans-

ils

se résument

dans deux objets

(ia)

et la hotte

en vannerie

essen-

(panakii).

que si les moyens de transport restées

d'utilisation

de l'habitat.

Ainsi,

à quelque

des WayZpi,

on note

des villages

stables en fonction

que l'on

localisés

depuis

deux

de l'évolution

examine

la situation

le long

des grands

cours

d'eau

en forêt.

Néanmoins,

selon

la

Oyapock...)

tendance

politique

du moment (contact

ou rupture

avec les nations

coloni-

satrices,

guerres

intertribales...),

ces deux modes de répartition

étaient

ou moins importants.

Vers

Wayapi vivaient

strictement

1890, ce sont

les deux tiers

situation.

installés

et les

(Jari,

plus

et d'autres

relativement a varié

période

leurs

affluents

marcheurs.

les

ouvert

de communications

siècles,

les

axes de communication

d'eau,

"à l'évolution

les Wayapi de 1'Oyapock

déplacements

cours

du XIXe siècle

dans le Sud

: les Wayana et les WayFipi."

Actuellement,

restent

communications

1830, par exemple,

dans un habitat de l'ethnie

plus

forestier, qui

de la moitié alors

se trouvaient

que,

des vers

dans cette


-

Cet état de communication utilisaient

de fait

utilisées

les voies

sur les petits

cours d'eau

forestiers

dans l'esprit sans perte

manoeuvre. de canots

il

"se recycler"

aussi

y a deux ou trois auprès

miné entraîna

groupes

fixés

Les Wayapi-puku

J

maniement

des canots

de 1'Amapari

et de 1'Inipuku

abandonné le canot

monoxyles.

De leur

en écorce,jugeant

de son

que pour sa

avoir

période

WayZpi une perte

que "mauvais

pro-

guère servi été obligés

de

saramaka.

dans un habitat

déter-

sèche de moyens de transont,

par exemple,

En 1890, COUDKEAU (1893, canots"

sur la rivière

avec un groupe

avec des Wayapi et des Wayana,la

réapprenant

pas,

ne s'être

et avouent

une longue

En 1969, sur le KOUC, nous avons voyagé

en écorce

n'allait

Oyapock disent

certains

déjà plus

le canot

monoxyle

abandonné le canot monoxyle.

p. 525) ne rencontre

fluviales.

pour sa construction

décennies,

pendant

forestiers

morts (1) . L'abandon,

des Wayana et des piroguiers

même pour

progressivement

; les

les voies

d'arbres

bien

les WayZpi du haut

sûr sur les voies

également

du canot

des Wayâpi,

Etre

port.

encombrés

bien

riverains

utilisaient

d'habileté

Ainsi

les

terrestres,

les

côté,

se répercutait

préférentiellement

Accessoirement,

visoire

79-

côté,

Mapali.

de WayZpi-puku

fabrication

et le

les Wayapi de l'Oyapock.ont

son usage dorénavant

inutile.

__--------~~~~~----~~~~~--~(1) Grâce aux personnes la technique villée

les plus

de fabrication

calfatée

à la glaise,

un seul voyage.

Son utilisation

grands

cours d'eau

entrecoupés

âgées du haut

du canot très

en écorce

rudimentaire. est pratiquement

de rapides.

Oyapock, :

j'ai

pu observer

c'est une nacelle Elle

ne servait

impossible

cheque pour

sur les

I


-80

En dépit

-

de ces tendances

et surtout

aux circonstances

historiques,

que l'usage

du canot

ne peut

Waygpi.

Il

est évident

siècle

(cf.

infra

Jari

ne purent

monoxyle

se faire

sait

recouvre

pour

les Tupi

à l'océan.

Plus

aussi

amazoniens

(pirarucu

(1) et piraiba(2)),

canot

infra

sent

chap.III

encore,

mot dont on que les

fleuves /pilau/

sur la pêche des grands civilisation

au bas

se réfère

le chant

il

pas inutile

les problèmes . Ce n'est

n'est

poissons

inséparable

du

des liens

qui

d'aborder,

unisdans

touchant

à la toponymie

et les modes

pourtant

pas ici

le lieu

de refaire

Wayapi.

complète

du territoire

Celle-ci

a déjà

(P, GRENAND, 1972, p. 22-44)

pour le

faite

dansuntravail

précédent

bassin

de 1'Oyapock

et semble prématurée

(1) pirarucu

: Arapaima

(2) piraiba

: Brachyplatystoma

(3) Je renvoie

le lecteur

les

employés

pour

la zone la plus

été

méridionale

(3).

(bassin de 1'Amapari et du Jari) _---~~----___-----~-~-----~~~~~~~~~

bien

du XVIIIe

157-163).

territoire,

toponymique

soit

l'Amazone

variable

géographique

les formes

de /palana/,

bien

basée

pp.

chez les

actuelle

l'ancienneté

de repérage

lieux-dits

du début

Pour apprécier

historique,

toponymes

anciennes

du territoire.

un travail

et les

ancien

et connaissance

les WayZpi à leur

une étude

que très

précisément

civilisation

Toponymie

de vue

les Wayapi du moyen Xingu

situé

évoque une ancienne

2.3.

pas perdre

près

ancien

(cf.

ne faut

La mythologie

à un habitat

géants assimilés

au milieu

sans canots.

d'ailleurs qu'il

être

menèrent

fortes

il

que les migrations

p. ~5i)qui

adaptatives

gigas filamentosum 4 et 5, pp.87

aux cartes actuellement

par

les Wayâpi.

connus régionalement

franco-créoles,

soit

, j'indique

brésiliennes.

et

93

: j'y

Pour les

cours

entre

indique d'eau

parenthèses


-

- dans le bassin

de l'oyapock

graphiquement

depuis

conservé

les

toponymes

(Piriu,

Akokwa) qui parlaient,

1830 et,

relativement

AUDIFFREDY (1763), utilisés

- dans le bassin renseignements

81-

par

prédécesseurs

comme eux,

des langues

pas,

du haut

sont en grande majorité

Jari

identiques

partie

immédiats Tupi.

et de l'Amapari,

sauf pour quelques

compte tenu des déformations

connu carto-

les Way?ipi ont en grande

leurs

du Kouc,

ne remontent

bien

des auteurs

nos

noms, au delà anciens,

à ceux utilisés

de

les

toponymes

actuellement

par les

Wayapi. - la topographie à l'est,

l'oyapock

du quadrilatère

et le Kouc au -riord-ouest

au sud-ouest

était

aérienne

dite

Projeto

RADAM(1) effectuée

pauvreté

cartographique

est une difficulté

la toponymie

inclus

incertaine,

voir

entre

le Rio Araguari

et à l'ouest,

erronée,jusqu'à

et le Jari

la couverture

par le Brésil

en 1972. Cette

supplémentaire

pour

analyser

de la région.

Il

reste

que la toponymie

offre

du pays et nous permet

tribal.

C'est

par lignes

(cours

d'eau)

ou points

remar-

quables,

et non par zones ou surfaces.

Cette

conception

vient

en grande

partie

des modes de déplacement

Les sentiers

des années,

(1) Nous remercions

le territoire

des Wayapi.

sont peu marqués

LEPRIEUR, 1834, p. 208) et changeants. au cours

correctement

une couverture

serrée

une toponymie

de décrire

wayzpi

Si les

axes restent

les

itinéraires

ici

Mme TILKIN-GALLOIS

de l'université

communiqué ces cartes

interprétées.

qui nous a aimablement

subissent

(COUDREAU, 1893, p. 365,

des variations

identiques latérales

de Sâ'o Paulo


- 82 -

allant

de quelques

centaines

Le repérage sés jadis,

de mètres

à plusieurs

est

(arbres

coupés aujourd'hui),

indiens.

Les points

une espèce

simple

un ancien

village

remplace.

Sur les

cours

sont

mémorisés

/ytsapuku/

et les "sauts"

aussi

un cours

et la forêt d'eau,

arbustes

à la vue exercée

dominante,

courant,

encochés,

mais suffit

remarquables

arborescente

kilomètres.

des Amér-

: un arbre

traversé,

géant,

le sens du

secondaire

qui,

peu à peu,

/&a

les

lignes

les biefs

ou rapides

d'eau

cas-

/i-tu/

1 a/,

sont des repères

le

droites supplémen-

taires.

Ces points l'élément

de jonction

On s'oriente

est

balisent

une progression

l'orientation,

fondée

sur la marche du soleil.

en regardantl'e.sf,

du chemin du soleil". "le

remarquables

nommé /kwalai

Derrière,

soleil

s'en

va et tombe".

IE’E katu

kE

kiti

che :

l EyaukE

la/

kitil6

/ "là

du plus

qui

grand

de fonction

entrent

nomme lpasisiw+/

l'arbre

formés

(1)

: Goupia

lpasisil

la droite",

début

: /kwalaL

3'a

331

:

et le nord à main gau-

la gauche."

: un village auquel

le village

de ces éléments est nommé par

on adjoint

le nom

un indicateur

de feu le chef

Zidock

ruisseaux

collines

se

goupi" (Oa désignant

sur un nom de plante

glabra,

"le

+Pi/,

le sud à main droite

le dominent,

Ainsi,

Les toponymes sont souvent -------------------

est

l'ouest

Waygpi est donc le reflet

qui

"sous". "sous

est

en combinaison

des arbres : /wi/

se trouve

On a alors "là

La toponymie de repérage

soi

lapt

dont

Celastraceae.

les

suivi

ou les

du morphème de dérivation


- En-

/ti/

: la colline

"nombreux"

â la source

de 1'Oyapock

/As &rnZti-/

d'eau

/-li/.

Ainsi

a-t-on,

se jetant

rivière

des (Indiens)

Apamg."

Les rapides

se nomment souvent

nimal,

gouffre

de la fièvre"

les

toponymes

bief,

. Ainsi

précédents lsta/

Au delà de cette certain rôle

â mon sens , plus de récit

rivière

Inipuku,

nous trouvons

cement)

du piège

à jaguar",

professionnels

d'années. cement)

Sur l'oyapock, du meurtre

chef wayapi Waninika _~---____----___~~--

au cours

(2) /mutusi/:

de l'esprit

que géographique,

montagnes, des blancs".

tant

: se jetant

lkulalakwa

la première

qui

de base,existe

un Leur

ils

sont

dans la

/ "ancien

incursion

(empla-

des chas-

région,

il

y a une trentaine

1~ yuka

/,

"ancien

Réfugiés

évoque

l'assassinat

Boni,

en 1842.

Lauraceae.

officinalis,

sites

ou mythologique.

des voyages

Oyapock.

à un nom d'a-

"habitation

par les Noirs",

par les Noirs

Pterocarpus

accolé

historique

:

du fleuve

rapides,

/meik3

moutouchys ,,(2) .

puant".

: ruisseaux,

dans cette

le saut

(1) lase mg/ : Ocotea rubra,

"la

de nombreux

évoquant

(commis)

/Apam?ili-/,

désigne

le ruisseau

brésiliens

de...",

ne sont pas oubliés

est un affluent

évocateur

des déclencheurs

seurs

bief

gamme de toponymes

nombre de composés à valeur est,

grottes

magique,

/palaïsy

riviêre

des arbres

le mot /E&S/ "habitation",

ou d'entité

recoupent

saut

: /wa7 anE" / "le

et les

de plante

etc.

"le

Les gouffres

Enfin,

(1)

grignons"

tous un nom, basé sur le mot lui-

/mutusiitu/

11 en va de même pour les biefs

: "le

: "la

dans le moyen Oyapock,

portent

: par exemple,

/kalaikwa/

d'arbres

par exemple.

Les cours

même /itu/

"beaucoup

Papilionaceae.

(empladu


-84

Dans ses grands stable.

Cependant,

-

traits,

lorsqu'une

cette

toponymie

communauté wayapi

semble

ouvre

assez

une nouvelle

aire

de parcours

quotidien,

elle

le besoin

de se créer

une "micro-

toponymie"

momentanée,

nommant chaque ruisseau

temporaire,

chaque mame-

lon,

chaque peuplement

enrichissement est

don d'un

site.

forêt

notre

et se résorbe

C'est

ainsi

que,

assis

sur un tronc

était

un abattis, l'amour

souvenir

anecdotes

de telles

sur des repères

historiques,

couché, vu,

quand ils

que le système

découle

n'ont

modes de communication connaissance

historique

du territoire

: "quand

Nul doute

et non sur

alors

l'oncle

aux années

l'aban-

X que le

1942 ou 43),

les évènements

longuement

géographique

pour

et la toponymie

des siècles.

com-

qui

en

La permanence

des

de maintenir

une

la nécessité

par tous en ont été les

garants

sûrs.

Evolution

waygpi

Quel a donc été ce territoire tive

des Waygpi après

res,

qui,

changées

après

put me dire

d'insister

et secondairement utilisable

"micro-

des ans.

au cours

du territoire

Cette

et propre,

jeunes."

remonte

pas nécessaire

dû guère varier

haute

sur ce tronc-même,

quotidienne

de repérage

Oyapock.

Plis3

étaient

(celle-la

de la vie

n'est

prendre

2.4.

j'ai

nous-mêmes â un tel

en une génération

dans une forêt

ne passe pas la barrière

Il

les plus

dans le haut

labile,

et sa femme faire

fondé

séjour

très

que nous étions cette

Nous avons assisté

végétal.

pendant

toponymie"

éprouve

si elles depuis

1850 leur

permet

ne sont pas très

cette

date.

de donner

précises,

Ces limites

? La stabilisation

n'en

des bornes

relaassez

clai-

sont pas moins in-

sont désignées

â partir

des


- 85 -

grands

axes fluviaux. Vers le nord, la limite

/Wayapuku/),

est

sur le fleuve

le lieu-dit

terre

des oiseaux"

nommé aussi

rent

(du cachiri)".

Ce toponyme,

"le

"Canari-zozo", déjà

la carte

de 1'Oyapock

l'anaconda naient

/Wila

dressée

C'est

est un haut

indiens

ses excréments

des couleurs

et firent

limite,

du confluent

tradition

se métissèrent au sein

se réfère

postérieurement

de l'ethnie,

comme une terre

ents

qui

le nomment

de la mythologie est porté

sur

sous le nom de

oiseaux,

après

avoir

de l'arc-en-ciel

de la rivière plus

tué

que conte-

recueillie

vraisemblablement

en fait

cette

â Camopi,

en aval

Crécou

avec les Wayapi;

ne considère

le territoire

portion

wayapi

de I'Oyapock

de leur

zone de confluence.

fluent

de droite,

de Camopi (dit

bu-

de cette

(KGkulu).

Pour

aux Piriu

qui

aujourd'hui, région

personne

de 1'Oyapock

Wayapi.

Camopi, de cette

oiseaux

lieu

un village

En amont de Canari-zozo rivière

où) les

puisqu'il

peu claire

eu, au XIXe siècle,

cette

pot en

la fête.

les WayZipi auraient

moi,

Piriu,

que les

Selon une indication

en dessous

vieux

par AUDIFFKEDY (1763),

â cet endroit

se parèrent

géant,

kawaws / "(là

/ "le

connu même des Créoles

connu des anciens

"Ouaracaouare".

/W+la tuluak&

pot des oiseaux",

wayapi,

Oyapock (IWayap oko 1, ou

Seule

est remontée /Kapi

jusqu'au n'a

confluent

de la

pas de profondeur,

les

n'étant la rivière

assez

loin

limir ' a/ "confluent

guère

fréquentés

Maroupi

(Malupi),

afflu-

au delà af-

par les Wayapi du village du Camopi").


-

La faiblesse aisément s'est

: elle

faite

de l'occupation

marque l'extrêmité

tardivement

après

époque où l'écroulement

de cette

de la migration

la mort

démographique

quement,

le mouvement est à relier

Waninika,

d'ilmérindiens

plique

86-

zone s'explique

wayapi

du chef Clanini.ka était

largement

à l'absorption

venus de 1'Approuague

(1842), avancé.

par vers

en Guyane et à une Histori-

la famille

1825 ainsi

de que l'ex-

BAGOT : "On passe devant

la grande

roche Monpère ou roche

Diable...

on arrive

au village

de Cayemou (1) , habité

par les

Indiens

ensuite qui

sont

sortis

de l'ilpprouague

il

y a environ

20 ans"

le front

de contact

avec la

mauvaise

qui en découla,

(1849). Cette

région

colonie

étant

ultérieurement

française,

la situation

demeurée sanitaire

une cause supplémentaire

du maintien

de son sous-peuplement.

A partir

de Camopi,

le pays wayapi

sivement

en direction

gne géographique deux rives wayapi

dans cette

avant

Wayapi exploitent

de l'oyapock.

Au cours

de 1890, COUDRRAU, en cartographiant

de l'Oyapock,put

je me baserai fréquenté

de la source

s'élargit

région.

ici.

à loisir C'est

Le bassin

une date

les

donc largement

affluents

des

du territoire

sur ses appréciations d'abord,

récente.

Depuis

trois

n'a

guère

décennies,

que

été les

mont Alikéné

(AlikEnE

considérant la région plus en amont comme le pays émerillon. -----------_-----_---~~~~~~~~ (1) Actuellement Saut Keimou, ou lksimukwale /, "la fosse

Au XIXe ancienne

K E imu"

prirent

couleurs.

; KS imu était

l'anaconda

Le mot KE imu est

(AHLBRINCK, 1956, p. 325).

jusqu'au

de sa campa-

limites

tout

inférieur

progres-

les

du Camopi,

toute

son cours

apprécier

fut

géant

à rattacher

auquel au Galibi

les

oiseaux /okoyumo/.

)

de leurs


Carte.

4 :Le

Pays

Kapi(Camopi) 1860

H--

P

wayâpi

: region

Septentrionale

collines principales lieu- dit rapides nom wryâpi /nom regional limites raptantrionalss successives de l’expansion wsyapi peuplement de bois d’arc


-

siècle

le seul

cas d'occupation

wayâpi

(COUDBEAU, 1893, p. 440) qui Encore

doit-on

13%

aurait

dans le Camopi est

eu un village

celui

d'Asapo

à St Yaniwe vers

signaler

que Asapo appartient

au groupe

Entre

Camopi et la limite

de navigation,?es

1870.

des émigrés

de

1'Approuague.

de 1'0yapock

ont été occupées

axe que s'est

faite

l'expansion

des Wayapi vers

DEBAUVB note

après

son arrivée

chez le capitaine

Aricoto

(Alik>ts

en permanence

de huit

journées

Cette

phrase

ne laisse

des

rives

du fleuve

trouvé

au dessus

aucun doute par

Au cours bassins

les

indien

qu'à

plus

du Saut Aricoto."

(1833,

p. 211) l'occupation

de cette

furent

progression,

les

affluents

Way';pi.

inégalement

des axes de pénétration

de se fondre

dans cette aussi

dans 1'Oyapock.

région, bien

(Yalupi)

et 1'Eureupousigne

dans les

relevés

affluents

sur l'ensemble

Les emplacements

en particulier

nos propres

que les affirmations

Ainsi,

sud-nord

les

princi-

occupés.

la Yaroupi

furent

in situ

d'établissement

de

(*pis?)

et recoupent

au Saut

rapidité

le /Kuluwatir/,

abondent

En 1830, ADAM

la

gauche,

avant

le nord.

sur cet

Wawarassigne

sur

de rive

cours

1830 et c'est

):

"En 1828, je n'avais

paux et leurs

depuis

deux rives

de villages

deux derniers

historiques

de COUDREAU (1893,

de leurs

bassins

et observations

p. 475 et p. 483).

Actuellement

un groupe

de Wayapi non contacté

habite

de la rivière

Yaroupi.

Son cours

est

régulièrement

parcouru

de Camopi jusqu'au

saut Milfsi

itu.

Quant

jusqu'à

son

par

les Wayapi de la région

à la rivière affluent

/%pis?/

le /Takululir/

, elle

est

inférieur

remontée

loin

par les Wayapi de Trois

vers

encore

l'amont

Sauts.

les

sources


La plupart revanche

avoir

des affluents

été moins fréquentés.

Yaoué (Yawa ) et Moutoura

(Mutula)

comme des terres

Wayzpi.

Ainsi,

la Mutula,

après deux jours

Pierre

en 1890 (ibid.

haut de cette Ils

pensent

erreur

pas cette

région

du moins depuis

m-me pour

la rivière

/Yawc / qui , pas plus

ampleur

rivière

Yingarari

ou a été,

qu'à

partir

générations.

Il

en va de

aujourd'hui

que du temps de

de canotage.

dans l'oyapock,

ne prend

sa

Les rivières

/YEngalal+/,

/ MitakE

/ en particulier

amazonien

/Ralaliwa/,

/ sont toutes

a été visitée et était

jusqu'en

des

de

pratiquement

une des voies

d'ac-

1850 (ADAM DE BAUVB et

BAGOT, 1850: COUDREAU 1893, p. 520).

de la source celui

La source

de l'oyapock,

où se placent

les

nous entrons

traditions

proprement

dite

n'a

années du XIXe siècle

, car,

lorsque

en 1789, il

droite

des Wayapi dans la région

du XIXe siècle

versant

way?ipi,

/isuk+/,

ancienne

/M+taka

1834, p. 224-25;

région

ne connaissent

par les Wayapi.

A partir

cette

qu'ils

de

est,

les explorateurs

dans les premières

les Tapfiy.

de la rive

par tous

anciennes.

ennemis,

le

le bassin

La crique

les plus

considèrent

tout

1'Oyapock.

pays"

du chef

de la

de pénétration

le "vieux

inconnue

: dès le confluent

/KalaSkwa/,

cès principalesau

considérées

supérieur

/PakDt+/,/Walapululi/,

P.FERRE,

du cours

(YE ngalali),

fréquenté

axes sud-nord

Wayapi,

rivières

chez les Wayapi-puku

de deux jours

Le territoire

était

qui prouve

plusieurs

en

été de même dans le passé.

par d'anciens

géographique

COUDRF,AlJ,,n'est connue au delà

les grandes

Les WayZpi actuels

mène directement

grosse

réelle

en ait

de remontée,

comme habitée

l'Amapari,

semblent

ne sont pas actuellement

semble qu'il

qu'elle

droite

En particulier,

1893, p. 443).

rivière de plus

Il

de la rive

précise

:

orales

dû être

dans parmi

occupée que

LEBLOND explora


-9G

II

.

.

la méfiance

.

qu'on

connue et ennemie traces,

tout

sendre

l'oyapock."

avait

cela

sur le versant

La carte

me détermina

bassin

de La Notaye

du tassement signifie

datée

pour ce qui concerne

l'Amapa,

Le nom "Oürampis"

actuel

zonien

du siècle

sont

occupée

"crique

passé,

le Jari(/Y?il+/

le XVIIIe

siècle.

Les "Oyanpiques"

dans le

des Palenques."

Compte tenu

d'Amapa

carte,

sur cette

cela

époque des WayZpi

région.

(1741),

à peine

moins

de la Guyane et de

est porté

de la rivière

à La source

orientale,

correspond

au haut

"Mapari" Araguari

Pour les WayZpi actuels,

comme pour

les

dans le bassin

axes de circulation

ou /Yali/)(L),

plus

est mal connu des Wayapi

et /Alawali/).

le cours moyen de L'Amapari. territoriale

way?ipi

Les zones intérieures

(/Mapali/

comme Limite

et à redes-

du territoire

des Jésuites

et 1'Amapari à l'est,

in-

14).

depuis

de cette

dite

de sa position

et non à L'Amapari.

voyageurs

est

méridionale

fausse

en raison

au canot

y avait déjà à cette

qu'il

Sur la carte

qui,

La partie

de la terre

raisonnablement La plus

à revenir

toute

nommée alors

indienne

de tems en tems quelques

de 1729, situe

cartographique

dans La partie

nation

(HUHAULT, 1965, p.

amazonien

de D'ANVILLE,

de quelque

dont on découvrait

En revanche, située

-

Vers

le Kouc (/Kuu/), L'Araguari actuels

l'ouest,

un affluent

ama-

1'Inipuku

proprement

dit,

situé

qui nomment /ALawali/

les Way?ipi disent

du Jari,

Les

la rivière

avoir eu

Kouyaci

(/KuyaLi/). _-----~--~~~~-~~~~~~~~~~~ (1) /YâLi/, le Jari cité"

signifie

est quelquefois évoquant

ainsi

la "rivière appelé l'importance

des Noix /Tukui

de Para"

puku/,

des anciens

qui

selon

les Wayapi;

signifierait

"la

villages

Wayapi.

grande


- 91 -

Voici,

après

héros

Ulukauli,

comment Yawalu

pays"

du bassin

du Jari

et rareté

d'une "Il

a fabriqué

le canot

avec de l'écorce

qu'aux

fallait

était

chevilles.

un canot

qu'il

en opposant

de cacahuète jeune,

Le Kouc était

une rivière

alors

car

a été fait

par

que le Jari

est droit.

pour

Indiens

habitent

: il

n'y

a pas beaucoup

de poisson

et de gibier.

l'autre

côté,

il

y en a beaucoup,

mais c'est

dangereux

ce qu'il

y a des /kunawaluyawa/

qu'ils

dirigent.

progressivement

après

que des incursions les

archives

que les

(1) et aussi

de ce grand

territoire

(Anon.

(1) Ce jaguar

grand est

particulièrement

de la rainette

de Goeldi

Dans un récit

issu

ou /kunawalu/

par-

semble

les Wayapi n'y

avec les

les Wayapi aux marches Sari.

aussi

amazonien

des Wayana (HDRAULT 1968, p'. 152) et des Wayapi.

dans le haut bassin du fleuve _______----------------------

De

1740; d'ORVILLIERS,

(TONY, 1769) concordent

le nord amena fatalement

y

des armées de singes

1750. Auparavant,

guerrières

ne lui

âgée,

n'est

réalisé

magique

et ils

car elle

L'oyapock

pas une bonne rivière

abondance

:

une rivière

se tord,

du

le "vieux

L'Oyapock

Sur ce point,

vers

entre

de l'autre

pour la traverser.

Le peuplement

orales

de l'Oyapock,

et sécurité

: le Jari

de la fuite

commente les différences

et la région

un anaconda parce

faisaient

le récit

insécurité

arrivait

s'être

raconté

part,

sont partis

il

avoir

1745).

traditions

La progres‘sion

du pays wayana,

consacré

à ces heurts

de la transformation (Phrynohias

resinifitrix).


-5-z

-

anciens

avec les Wayana, un Wayapi du Kouc, Pirl+la,

reprises

que les

quoique

le discours

relations

se faisaient

ne soit

les premiers

villages

ques jours

de voyage.

pas très

plUS

un pied

à prOp?XUIent

Parler]$

rivière

grande

le Kouc et 1'Amapari.

avoir

commencé plus

L'abandon

orientaux.

stratégique

Cette face

des colonies

agricoles

sion

colonisation

à cette

laisse séparés

cette

date, (1)

progressif

lui-même,

mais,

localisation

aux tentatives

les Wayapi

ils

n'habitent

mais

les

interfluves

semble

(povoaçges) est faite

pas d'habi-

de toute

évidence

des Amérindiens.

dans SOUZA (1873,

p.

à l'héroïsme

du chef Asingau

portent

sans doute,

période,

à celle

soit

d'enrôlement

dans les milices

de Para quinze

mêmes raisons

que correspond

la migration

bassin les

du Kouc (COUDREAU 1893, p. 336).

Cabanos,

métis

bué à accélérer

révoltés

tôt.

C'est

aux

dans le

perpétrées

ont également

de simplifier

l'exposé,

pp.

93,

aux cartes 4 et 5 ____ -------------1---------_-_(1) Je ne tiens

de la tentative

du chef Yawalumiti Des exactions

se rap-

par

grandement

contri-

le mouvement.

Afin

par

de l'Amazone,

ans plus

de fonder

156) et les

que les Way?ipi consacrent à cette

un

Une allu-

récits

soit

sur les

par les Portugais

à partir

cependant

à peu de distance,

faites

que

que par quel-

du Jari

indique

et,

l'impression

Dès 1832,ADAM DR BAUVE ne rencontre

Wayapi sur le fleuve

affluents repli

tôt.

il

du Jari

1890 (COUDREAU 1893, p. 529), Depuis

à plusieurs

et d'autre

n'étaient

sur le Rio Jari.

entre

tations

précis,

des deux ethnies

Jusqu'en gardèrent

de part

indique

a7 et

je renvoie

montrant

ces

le lecteur divers

pas compte de la communauté du chef Salapo

la FUNAI sur l'ancien

village

Wayana de Moloko pata.

changements

installée

situé


:arte.5:

Le

pays

Wayapi

: Région

méridionale


-94

territoriaux. seront

nie

De nombreux

analysés

pour

évènements

plus

en détail

Ainsi

donc,

les deux cents

-

auxquels

au chapitre

les

dernières vers

bassin

de l'oyapock,

de la source

jusqu'au

repli

pratiquement

égal

surtout

remarquer

wayapi. sont

On doit

liées

le nord,

à une stratégie

stratégie

qui

les rivières

il

nous faut

à abandonner

affluentes,

offrant

anciens

occupés

par leurs

documents

nouveaux

(GILLIN,

p. 824,

logiques,

nous savons

XVIIe

siècle

pendant

dire

depuis 1948).

d'autres

quelques

grands

axes pour peupler

aspects

plus

territoires il

les plus

n'y

a pas de

par NIMUENDAJU en 1927

période

d'avoir

grande.

du passé des Waygpi,

historiques

et archéo-

le moyen Xingu

en 1736, c'est-à-dire

De cette précis

portugaise,

de défense

habitaient

sur le Jari

que le souvenir

territoriales

Dans ce domaine,

que 1es'Wayapi

du

s'est

Elle

à l'invasion

Grâce à ses recherches

1730-1740.

de possession

mots sur les

ceux mis à jour

une ex-

par

dans le sud du territoire

face les

ici

de l'eth-

moyen cours.

une garantie

ancêtres.

et passèrent

la décade

ne gardent

dire

territoriales

que ces fluctuations

consistait

cependant

allusion

279.

avec la prise

de protection

Avant d'aborder

fait

années se caractérisent

du territoire

d'un

est

3 p.

fluctuations

tension

accompagnée

il

au

sans doute

lointaine

les Wayapi

habité

"vers

de contacts

fréquents

Mazone",

c'est-à-

l'Amazone.

Pendant

la période

Portugais

(1730-1740),

ils

occupaient

peut-être

le moyen Araguari.

D'après

les

de cette

zone,sur

NIMUENDAJU, c'est se trouvait

au centre

concentrée

la majeure

le bas Jari,

partie

avec les

le rio

trouvailles le rio

du peuplement

Maraca

et

archéologiques Iratapuru,que ; il

est aussi

de


- 95-

certain

que, dès la fin

1'Inipuku

de cette

et du moyen Jari

fut

ves de ce peuplement

ne pourront

que les recherches

archéologiques

période, également

occupée.

cependant

être

partie

Les étapes mieux

aux insuffisances (cf.

Nous reviendrons

plus

pects

de ce peuplement

ancien.

avant

de progressi-

connues que lors-

suppléeront

l'ethnohistoire. culturels

une grande

p.145

de

> sur les

as-

i


-99

-

II ORGANISATION

SOCIO-POLITIQUE

DES NAYAPI

:

$volution historique

Se référer sont

les

communautés locales

l'organisation

sociale

même nous permettre

aux unités

est un des fils

actuelle

faciles

qui peut

à cerner

que

nous conduire

ancienne,

et

les

politiques

adoptées

leur

stratégies

de

par là

à l'organisation

d'expliciter

par les Wayapi pour maintenir

les plus

indépendance.

1) LES COMMUNAUTESLOCALES WAY&?I : SYSTEME DE PARENTE ET ORGANISATION POLITIQLJJ3

Depuis -

-‘-yeux

des Wayapi est

à partir autour

d'elle d'elle

150 ans,

sans conteste

que s'organise que s'organise

l'unité

la plus

possible

la communauté locale.

la survie l'expansion

représentative

en temps de crise pacifique

ou parfois

aux C'est

; c'est guerrière


- 97 -

lorsque

l'occident

relâche

pitre

que le milieu

n'a

influer

valablement Afin

contenterai

présentement

de dissiper

Oyapock,

a été trop

pas joué

Jari..

C'est

le contraire,

qui apporte

la misère

d'une

, partant,

des terres

à nos jours,

riche,pour

enfants

que la vie

- elle

Une belle

où le chef se distingue à un rythme

à un

plus

de relations

final

m'a semblé, la "production"

me l'a

les

surplus

so-

somme toute, de loisirs

chez les Kwikuru.

par sa capacité

rapide...

si la

ne'permet

sur le milieu

communauté,, il

En effet, réduite

CARNKIRO (1961)

pour prélever

des

- disons

avec les Wayapi,

familles

sait

faible

années de vie

plusieurs

11 faut

être

nécessaires

sans cesse été répété;

est

à donner,

'se

mais j'anticipe

où les

fêtes

'là sur mon'propos

final

: nomenclature Par négligence

mal comprise

trop

si.l'on

l'exiguité

.et physique.

dont le but

à ce qu'observa

waygpi

mentale

d'alliances,

comparable

La parenté

c'est-à-dire

communauté devient et leurs

de sept

administratif

général

du XIXe siècle très

je me

pour des Amérindiens

ciales

OU

écologique,

ici

sont évidentes

couples

parenté

de type

que le peuplement

la période

surtout

ou.deux

1.1.

toute

pose problème,

mouvements.

succèdent

pendant

de 20 à 200 personnes

de leurs

celle

pour

à un milieu

libres

aux loisirs.

suffisante

du milieu

de base à respecter

au, cours

comme une contrainte

et Araguari,

règles

population

cha-

d'affirmer

que les

c communautes,

an prochain

des objections

peu importantSface

des villages

Nous verrons

sur ces deux tendances

envisagée.

entre

sa pression.

est restée

pratiquement

des voyageurs ayant

ou par incapacité

à régler

jusqu'à

européens des questions

ou, plus d'état

intellectuelle,-la

nos jours

mal étudiée

r'écemment, civil.

du personnel

Ayant

nous-

!

C. .


-

98-

dans les

concepts de

intégration

dans la vie

villageoise

que nous en sommes peu à peu venus

à comprendre

l'organisation

des Way;lipi,

deux ans,

mêmes des aptitudes

fort

la parenté,

que par notre

ce n'est

modestes

et ce n'est

à nous mouvoir

que depuis

DREYFUS,,que nous avons réellement parenté

XIXe siècle,avant

chefferie

que nous venons de le dire, une description

du temps,

de quelques

La plupart

au delà

et une constatation

"Aucun

de la polygamie,

quasi-bestiale lieu

de parenté

père vit

avec sa fille,

souvent

même le fils

(1833, une'telle

p. 277),

n'est

sans mesurer

s'applique

"Au XIXe siècle, prit

mesquin,

faires

S'il

et clair

et satisfait

ADAY DF BAUDS y a contradiction sans cesse ailleurs

l'appréciation

p.

les

intervillageois,

les

de l'esd'af-

COUDREAU, dans ce domaine les Amérindiens

de la société

pertinentes

de tDX~kDI,T :

sont imprégnés

par manque de méthode,

de remarques

b ces

174).

à la connaissance

ne nous dégage pas,

; le

de soi de la bourgeoisie

du XIXe siècle,

en revanche, rapports

les Wayapi

et éconorique.

des textes

A la fin

du fonctionnement

vouent

induit

politique

(1972,

ouvre

sur la

qu'il

qu'il

de l'époque".

comme dans d'autres,

remarques

nous dit

parfaitement

la plupart borné

de la société

dans ces unions

un instant

et le fait

lignes

peu brillantes

du

communément avec sa soeur,

avec sa mère"

affircation

aucun auteur

ils

respecté

le frère

une organisation

cis

de la

:

dans ses descriptions

Guyane.

de S.

amorcé une étude méthodique

COUDF%AU,ne tente

à une inorganisation

entre

sous l'impulsion

wayapi.

Ainsi

wayZipi.

sociale

sur alliances,

wayapi,

la formation

de haute

un portrait

son texte

pré-

fourmille'

des communautés,

le don, etc.

dont


- 99 -

l'absence

d'interprétation

la nomenclature

nous garantit

de parenté

qu'il

ture

qui sont

ne reconnut

en 1889, puis

utilisable

que linguistiquement, de cette

nomencla-

l'opposition

majeure

entre

et alliés

et la

entre

part

ego masculin

et ego féminin,

et d'au-

d'une

consanguins

terme de référence

et terme d'adresse.

d'établir

une correspondance

entre

way"api l'amena,

surtout

sés malheureux.

Ainsi,

lors il

uniquement.

terme d'adresse

On doit

donc lire

: non pas "frère

arnée de maman", ce qui n'est

dirait

en effet

première

National

"le

terme de référence,

attendre

mais "la

qu'il

de parenté

des Caraïbes

de l'Institut

simultanément

gnage et matrilignage

comportent

préférentiel

cousins

que le mariage

est prohibé

pp.

résume ainsi

Oayana,

- on compte laparenté

avec les

(1962,

des Oyampi est

de l'intérieur,

(on

mais une explication.

les missions

nombre de principes

classificatoires.

femme parlant

de ma mère",

"ma mère"),

l-1,

wayapi

système

des compo-

pas en soi un terme de parenté

du système de parenté

dégage un certain

dégager

Géogra-

1956, 1960) pour que HUFMJLT nous propose

(1947,

analyse

et

pour homme et femme par-

aînée",

faudra

française

enquête,à

"ma soeur

Il

sa volonté

de ma mère".

soeur

phique

terminologies

/,

simplement

De plus,

:

: "frère

/mZmZ/, "mère",

et / -1ikt

les

de sa seconde

donne

"maman érékère"

lant,

dans

caractéristiques

part

On reconnaît

en 1891

pas les

différenciation tre

Par contre,

recueillit

(COUDREAU, 1892, pp. 80-82), n'est la mesure où il

la fraîcheur.

70-82).

très

comparable

Apalai

et Trio

chacun un principe classificatoires,

avec les mères,

soeurs

Il

y

:

sur deux lignes.

croisés

une

à celui : Patrilide mariage tandis

et filles

i


-

- matrilignage

et patrilignage

deux éléments

distincts.

englobe

l'ensemble

d'échange

une forte

notamment

pour

du père

au fils.

waygpi

dont

comme deux éléments a cependant

le mérite

1) les bases normatives sés classificatoires) 2) "la Les autres semblent

aspects

(1) Le mot / en fait

tendance

été infléchis -kilingE

se fait

semble être

(ibid.

l'auteur

lui-même

dit

distincts',

cette

de préciser

:

de l'alliance

de matrilignage

qu'"ils

définition

à la filiation

limites

et

70-71) dès lors

(mariage

les

toujours

la juxtaposition

1962, pp. arbitraire,

où elle

ne sont pas de la parenté

entre

cousins

croi-

de l'inceste.

patrilinéaire".

- du reste

par des défauts

/ ( -k&lingwE,

"ma descendance",

qui

et surtout

du raisonnement

groupes. patrilinéaire,

de fragments

et conséquemment

forte

avoir

du système

de parenté

les

à la filiation des chefs

de patrilignage".

lignages,

(1)

("famille")

ne met en évidence

de femmes-entre

tendance

profonde

Insuffisante certains

L'étude

la succession

en un même groupe fragments

comme

de la parenté.

aucun mécanisme

- la tendance

regardés

Un seul mot /kulungwa/

est matrilocale.

existe

-

ne sont pas regardés

- la résidence

- il

isole

100

partiellement d'enquête

dans le parler

au sens de "mes enfants"

justes

-

(2) , ce qui du Kouc)

(directs

signifie

et

classificatoires). (2) Les missions

de 1'IGN

réservé

aux enquêtes

précier

à sa juste

se consacrant

ethnographiques valeur

le travail

à la cartographie, était

restreint,

considérable

le temps

ce qui permet accompli

d'ap-

par HUKAULT.


- io1

apparaît

nettement,

d'une

de parenté

à la fois

d'adresse

et de référence,

part

au niveau

incomplète

qui est partiellement

-

de la nomenclature

et obscurcie

d'autre

part

par le mélange

au niveau

de 57 appellations.

groupés

trent

Ils

en deux catégories

Nous renvoyons

distinguent

fondamentales

à la fig.

les unités

des termes

de la généalogie

citée

fausse.

Les WayZpi contemporains riche

des termes

1 présentant

de parenté

définissent

une nomenclature

consanguins

et alliés

sur les niveaux un village

reconnues

re-

de génération.

fictif

: s'y

illus-

dans le langage

courant

des

Wayapi.

Cette conforme

distinction

à la nomenclature

de type

nommant d'un même terme - le Père et le Frère

- le Frère

de la Mère (é-1-ati)

elle

s'applique

autre

terme

possède aussi

(1) Par commodité,

il

&-l-u,

Le déterminatif

/Ière

ou dravidien

est

(DUMONT, 1975)

: et la Soeur du Père latérale

aux germains

des grands

sera toujours

utilisé

pers./de/père l-l-1,

et alliés

(1) , la Mère et la Soeur de la

une extension

mais le terme de référence, Ex.: --

iroquois

du Père (&-l-u)

et d'un

distinction

consanguins

:

Mère (E-i),

Cette

entre

"de",

à la première

car

parents.

personne

pas présent

>.

classificatoire,

non le terme

: "mon père", n'est

(&-yays

d'adresse,

du singulier.

où le radical partout.

est

l-u/ -*

'


-0

II-

a 0

Iia

0

:;

4 4

: t

t

3: ; 3 + -i + t 4 g

+ + + t + : 3 + t 4 + Il ++

-OI-+

Il-oi i a : + i + ----a Il;TT 0 i --II ---a1 a :i .: .-•. . ...**

I---- oi--

+,--0 :a.

OI----

:- a-

--L-+ ‘“i -II

-lx Iz


Le niveau claeses

: germains

de parents

1) Pour un ego masculin - des frères -mon petit Fils

du Frère

(cf.

Fig.

soit

potentiel;, 2 et tableau

"mon.grand

II,

frère"

ppi

pa? deux

: 106tlQ9~

; (&-m~?mll?),

du Père et de la Mère ; Fils

: Fiile

(t-k@)

du Père : Fille

du Frère

du Père ;

Fils

du Frère

du Frère

2)

: Fils

: Fiile

de la Soeur db Pere.3

soeur"

Fille

de la.Soeur

dé la Soeur du Père ;

.

(cf.

(E -l-ike

: Fille

petite

Fig. ),

3 et tableau

"ma grande

SI,

soeur"

pp.

10&4t@~;~-~

; (t -kip&~"ms.

du Père et de la Mère ; Fille

du Frère

'du Pèrt

;

'

de la M&e.

- des frères

(E-k*)

du Père';

Fils

- des 'Ibelles-soeurs"

"mon frère"

: Fils

du Père et de 1a’Mike

(E-m?)

;

de la Soeur de la Hère. (E'-uke?,i)

: Fii3.e

de la coeur

du Pi%e ; .i

de la Mère.

- des époux de la Mère.

e kwa)

de la Mère.

- des Soeurs

du Frère

i)

(0-18-l

Pour uu ego féminin

du Frère

(L-l-ail>?

dé la Mère.

- des époueee Fille

du Père et dC la Mère ; Fille

de la Soeur de la M&e.

- des "beaux-frères"

Fille

et alliés

par conséquent

de la Soeur de la Mère.‘ - des soeurs

Fils

se caractérise

(C-lL-ki'i), : Fils

frère"

d'ego

: Fils

de la Soeur du Père ; Fils

du Fr2re.


-

Le niveau

des descendants

104

au premier

-

degré.

1) Pour un ego masculin - les

enfants

des Frères

sont

des Fils

(E-l-a'

5) et des Filles

- les

enfants

des Soeurs

et des 'IBeaux-Frères"

sont des Neveux

(E-1-ayi).

(E-~-S@@)

et des Nièces

-'les

enfants

distingués fils

?itati).

des Epouses potentielles

des enfants

des hères

(E-1-ayila)

u),

un peu",

subtile

(E-l-a

interviendra

par les

"ma fille

au niveau

sont des Fils termes

UR peu".

(& -l-a7

et des Filles %la'

Une distinction

u),

"mon

plus

de l'alliance.

2) Pour un ego féminin - les

enfants

des Soeurs et des Maris

distingués

et sont des enfants,

n'établit

pas de distinctio?

(E-mEmi). entre

potentiels

ne sont pas

Comme on le voit,

ses enfants

une feme

de sexe masculin

et de

sexe féminin. - les

enfants

des Frères

(E -pZ)

. Là. non plus,

nièces,

sauf,

Au deuxième nologie naît

n'y

niveau plus

ascendant

sont

des Neveux

a pas de distinction

entre

plus

de l'alliance.

comme on le verra

ne fait :

il

et des "Belles-Soeurs"

tard,

et au deuxième

de distinction

entre

au niveau

niveau alliés

neveux

descendant, et consanguins,

et

la termiet recon-


-

- des Grands-Pères

(E-1-amïïi),

des Grands-l!ères

(E-yalii),

Mère",

105

-

"Père

de mon Père"

"Mère de ma Mère",

ou "Père

de ma

ou "Mère de mon

Père"; - des Petits-Enfants de mon Fils

1.2.

de sexe)

: Filiation Rien ne permet

d'affirmer,

avec HURAULT, que lorsqu'

les

de parenté,

"on relève

effectivement

construire

des généalogies

patrilignage

et matrilignage

homme ---+-femme -3 Au contraire,

lors

le long

question

étendues

qu'en

(...);

les

parfois

de "personnes

- je ne parle

ici

soixante-dix

ancêtres

vivants

à ce que les

règles

de filiation

on ne parvient

considérant filiations

être

six

perdues

que des Waygpi du centre vers

passant

de vue'

de diffi-

allègrement

des

De plus,

il

d'environ s'attendre

à une telle

situation

démographique.

Si l'on parents

consanguins,

n'ont

de pères

groupe

maternel,

Cela implique tacher

s'en

tient

on constate

que dans le groupe

qu'un

à des individus

des qu'ils

et de mères que dans le

des germains

que chaque Wayapi peut de même statut

de classification

homme ou une femme, alors

paternel

ont des deux côtés clairement

au principe

et des cousins

croisés.

symétriquement

se rat-

dans sa branche

77)

pour une population

légitimement

eu à répondre

que

(1961,~.

et du nord - issue

1860. On peut aient

telles

jamais

générations.

à

à part

suivies".

les Wayapi n'eurent

des généalogies,

hommes aux femmes et ce, jusqu'à être

liens

homme ne peuvent

de nos enquêtes,

à se mouvoir

ne peut

(sans distinction

ou de ma Fille".

La parenté

cultés

"Enfant

(&-pal+),

maternelle

ou


-

NOMENCLATURE

a]

106

-

tableau

2

OES

TERMES

communs à ego masculin

DE

PARENTE

et ego féminin

terme de référence

terme adresse

1

E-l-amiïï

tZm”u

père du père;père de la mère

2

E-yalii

savi

mGre du p&-e;mère de la mère

3

E-1-U

papa

père

4

E-i

marna

mère

n0

dy

équivdlcnce

5

E-l-ati

papi

frère

de

la

El

E- yayc:

pipi

soeur

du

père

27

E-pal&

pi?a,piaï, E-pal&

fils de la fille; fille de la fille; fils du fils;fille du fils

28

E-l-uapu

papa;papaa?u

époux autre ego

de la mère, si que père d’

25

E-&a?u

marna, marnaa pu

épouse autre ego

du que

45

E-l-atia?u

46

E- yayôa

papi Tu

b]

7

E-1-Eki

8

E-mûmT1ï

,pali.a?u

7%

de si

père,si mère

d’

la soeur du autre que 5

épouse du frère la mère si autre que 6

pipi,pipiaiu

propres ----------------------à ego

mari père

m%re

masculin

kakay

frère

aîné

pi va, tuku

frère

cadet

. ./ . . .

de


no

terme de référence

9

z-kuya

10

E-kuyZ[miti

11

E- l-ai.13

12

-

107

terme adresse

d’

-

équivalence

yaya

5oeur

aînée

pisï

soeur

cadette

tailû

fils du frère de mère ; fils soeur du père

E-le-1Ekwa

tY?ï,pioai

épouse:fille du fr&re de la mère;fille de la soeur du père

19

E-l-a?&

pi ?a, tuku,

1 75

yapi

2a

E-l-a)‘&

pisï

fille

E-1-ayiwE

kwani

fils frère fils soeur

32

E-1-aiitati

pis?,

30

E-l-a?ia?u

fils autre eso

31

E-1-ayLa?u

pisï

34.

E-1-aPilipik&, E-1-a?itaïwï

tuku, ya ii

35

E-1-a?imit&pû

36

--mitikc

yaq&sakilE 38

z-1-ayilipikô E- 1-ayisa

fille frère fille soeur

pi ?a

du de du du

fils du la mère; fils de père

de l’épouse que fils

la si

d’

l’épouse que fille

fils

aîné

tuku,piPa,ya?i

fils

cadet

pi?a,pisï,

fils jamin

ou

fille

ben-

fils son

ou

fils

nourris-

ya 76, ySy5,

pisï

fille

aînée cadette

9i

39

E-1-ay&mitE

ysG,pisï

fille

47

s-lc-lckwaipikô

pi ?a&

premihe

43

E-ls-l&kwakipii

pi Qai

seconde soeur

E-le-l&kwaZmC

pi va*

49

du fils du de la mère; du fils cie la du père

fille de si autre d’eso kakay,

la

file

21

masï

de la

.

épouse

de

épouse,si la premi&-e

seconde épouse, autre que soeur la première

si de

. . / ,..


nc

terme de référence

-

108

terme adresse

d'

-

équivalence

E-l-a?ilapu

ww

fils d'une potentielle

z-1&-kiiia?u

kakay

fils aîhé d'une époupère autre ee du que la mère d'ego

E-mûmlllapu

pipa

fils aadet d'une épouse du père autre que la mère d'ego

&-kuyaa*u

pisï,y%yS

fille pore mère

épouse du

O'une autre d'ego

que

la

fils d'une épouse décédée du pore autre que la mère d'ego

ssmü

E-y-Emüy

épouse

c)

propres à ego __---_---------------

féminin

e-kLw&

kakZy,pioa, tuku

frère

aîné

&-l-ikô

yaya

soeur

aTnée

e-k+&&

pi.51

soeur

a

i époux

e-m&

de la

l 18

fille du mère;fille du père

e-ukE"i

du frère fils de père

frère de

de la la soeur

23

'

&-mem&

!

pi*a,tuku,ya'i pisï

fils fille

25

i

E-P??

i i

suwi

fils de la fille du frère de la mère;fils de la fille de la soeur du père

: /

pisï,mZsï

fille frère le de soeur

de de la du

fille frère épouse

de la fille du de la m&-e si du fils; fille

I !

I 1 ! 1

cadette : fils la mère; soeur du

1 ! 2G

1

z-memitati

1

pisï,mSsï

la fille la mère;filfille de père

-*.

/

.n.

du la : / I


-

109

-

~~~~~~-.

.<t;:~~~r?g~~d~

I

> pisï

eço l fille autre égo

/ 4o 41 42

I I

56

fils

ainé

pi ‘a

fils

cadet

E-msm&taïwïngEJ lôwowa

1

f

E-m&misakil&

j yapisaki

E-m&mCsa :

. . bmômim*topû E-k&wàapu

54

55

I

kakay

t ! ;

43 44

E-m&milipikE E-mcmitaïwl

!

vi

de l’époux,si que fille

1 1 pisl,ya?i, yaya pis? , kakay, ’ kaksya’u

l

d’

fils henjamin;fille benjamine fille

aînée

fille

cadette

fils d’une épousa du pire autre qua mère d’ego

la

E-1-ikEa?u

yaya

fille aînée d’une épouse du père autre que la mère d’ego

E-kipiiaiu

pisï

fille Cadet;te d’une épousa du père autre que la mère d’ego


O&---0 3 -r-

am a

Ogj---i-l---lx a;-----

0

0-l il --L

0 l-u 0* a a-r Od

a&----

0

m L

cl -l 0:

Oi-l------

aN ON-------

---II

ay----

--c

0 a m ---II oe a P. ---II 0

0rl d---II

oiiiQ 0: ---_ Oit---4L---

a :q Of?fY n

---lx

~%----.&&---a~------

:---c

On------

.$L-.-


; 41 9-l r-i lr--l--lr-5 r-5 0 6

A

A

.A

3

0

A

3

A

0

f&g.

0

3

Epo

0

0

A

4

4

5

0

fémiriin

A

0

A

0


- llz!-

paternelle.

Ce caractère

par la filiation

puisqu'au

indifféremment avec l'un

relevant

à l'un

de l'alliance

niveau

quelconque

quelconque

est

solidement

corroboré

des grands-parents,

ego peut

se référer

d'entre

eux pour définir Ce n'est

de ses collatéraux.

lignage

ni à un matrilignage

titude

de lignes,

les

que se rattache

ancêtres

Dans le cadre aussi

pour

linéarité.

Ainsi,

le rattachement

d'un

le clan

: un enfant

appartient

la trace

la plus

par

d'ailleurs

il

: un couple

homme wayapi/

wayapi,

tandis

couple

Plus

c'est l'avait

avant,

individu

que l'enfant

est rattaché.

déjà

fait

remarquer

chefferies,

bien

qu'en

qu'il

y ait

souvent

soeur

(cf.

infra

de son père, (cf.

dont

supra p. 67).

celle-ci par

le mari

aura des enfants aura des enfants

Ce rattachement

soit

inter-

est pratiquement

HURAULT, déterminant

c'est

pour rarement

de la fille

P,tran-

oublié, est,

comme

la succession directe

des

et

ou le mari

de la

133).

A ce niveau

"Ainsi

paternelle

wayapi

à son père

en fait:illustrer

à sa parenté

femme étrangère

le nom du clan

p.

de la patri-

d'existence

même lorsque

un relais

les Wayapi

qui relèvent

au clan

étrangerlfemme

pratique

descendante.

en va de même dans un mariage

ethnique

gers.

mais à une mul-

indifférencié,

des traits

concrète

Par extension,

qu'un

un Wayapi,

de ce système

filiation

donc pas à un patri-

à chaque génération

présentent

se fait

leur

doublant

ses relations

cette

de l'analyse,

remarque

une société

les WayZpi semblent

bien,

de Robin FOX :

dans laquelle

la plupart

des droits

et devoirs, sont

y compris

ceux qui

concernent

l'héritage

et la succession

transmis

en ligne

paternelle,

peut

pour "patrilinéaire"

passer


-

sans comporter néaires".

pour

(1972,

autant

nous renvoie

le comportement tement

ce système

nous allons

aux besoins

patrilinéaire

des détenteurs

de filiation

est

de parenté

fonctionnels

à un premier

du pouvoir

; c'est

au niveau

observer

le rôle

profond

entre

alliés

épousables

et consanguins

(A) et féminin

joints

cousins

r

besoin

wayapi; - le recru-

de l'alliance

que

indifférencié.

: Alliance

à chaque ego masculin

0

pour le moins

du système

Nous avons vu que la nomenclature sition

patrili-

de la société

associé

maintenant

1.3 La parenté

de groupes

p. 53)

En définitive, diversifié

113-

potentiels,

les

croisés

(A')

fournit

une oppot

non épousables,

un certain

(B et B')

offrant

nombre de con(cf.

fig.

4).

1 l----In a

‘A=0

0

a --0

a

1

I

0

a

0

a

(3

A

B

B’

fig. Mariages

4

préférentiels

n

B’


- 114-

Ce type si,

d'union

comme nous le verrons,

au groupe

est possible.

maines

(les

cousins

dérée

comme incestueuse

est

considéré

le mariage L'union

comme préférentiel,

avec des personnes

avec les personnes

parallèles)

est en revanche

extérieures

définies

rejetée

: (3-y Eupi),

"ils

types

sont encore

même

comme ger-

parce

se chevauchent"

que consi(les

liens

pour

les

de parenté). D'autres Waygpi

: les

cousins

croisés,

deux premières

souvent,

ne sont qu'une

le lévirat

le second étant

(cf.

même fortement

du mariage

MAZIN le notifient

d'union

fig.79

possibles

extension

(cf.

entre

(cf.

),

et le sororat

recommandé et prenant

polygame

du mariage

fig.

6).

Déjà,

fig.5

la forme,

le plus

en 1856, MARIN et

:

"Le Capitaine

Auguste

(akits

) a quatre

est

ici

la plus

ancienne

question

est une jeune

est

fille

fermaes ; celle

et la soeur

dont il

de celle-ci

de 17 à 18 ans".

A Palu*i

Jamani A

0

====A

Si3asï fig. [premih-e

MYpEa 5

=xzc=zo

!Misû

Kalaisemô

Tawal~

dGfunte1

A

0

fil.

--Sororat

épouse

I

II

/

1

0

Yamauli

l-2

Yamili

Ilipô

6 Pr>lwj~ie EOeurs

son-n-de

olassificatoiraa vivantes3

0


- 1150 Sapipûkû

I<wa&

Takaka

l Tapi

Ail&

A

0

A

Kalaisemô

Walayü

montre

une femme ayant

ficatoire

: ce type intervenu

deux époux

fràres defunt

cas (cf.

classificatoires

fig.

7) est

épousé en premières

d'union

sement de mariages

dans les

jugé

1942-1944,

non pas comme on aurait avec son demi-frère le frère

redressements té.

chacun peut

tendance

Walay;

des faits

; l'accent

oubliée

la retrouver

mari".

dans le sens où il

le frère

de feu mon mari".

son frère

classimais

dans une période

où l'éclate-

peu de place

à l'accomplis-

KalaisE

à la lecture

m& se remaria, du schéma,

comme il

Ainsi

s'opèrent,

dans les dits,

n'est

mis

la situation

devient

nous

Miïp&.:a , mais,

honorable

nous fut

que sur une partie

exacte

dans la généalogie,

infléchie

: il

comme incestueux,

décédé,

à le penser

classificatoire,

de son défunt

Non pas que soit

règles.

intéressant

noces WalayU,

est en principe

dans les années

-

J

ment des communautés du haut Oyapock laissait

"avec

Si.?i

Samani

M”up E a

Ce dernier

est

A

A 7 Lévirat avec [premier

fi.2.

Alamasisi

I Yamili

Yamauli

Ilu?ay

pi.

l 9

A

il

1 A

I

A

@

A

de dire

puisque

la vérité : nj'ai

ies

de la véri-

des conjoints,

simplement,

dit,

est

épousé

-.'


-116

Le mariage (cf.

fig.

8) est un type

.Fi.y.

avunculaire une tante

(cf. (cf.

secondaire

d'union

2 -_ Mariasa

-

avec la fille

assez pratiqué

secondaire-.-.

fig.

dans une moindre

fig.

et,

_dyune . . . --_

assez fréquemment,

aussi,

veuve

.

la fille _. . avec.__- I_c_-._

On trouvera 9)

d'une

mesure,

veuve

le mariage le mariage

10). r

I

I A

Iluay

Aitu

Sasa

0

0

A Yeli

Késa

Yapu

I

A' M~YP&

1 Tawatû

matiser

est

lui-même,

5'

l A +++ Xlipe

Mariage -_-

fiE.3.C

avunculaire

Tamali,

,.

Mariage

Le mariage

avec la tante

à l'état

de projet

; il

pour qu'à

sa mort,

sa veuve

encore

I A Tamali

-

l;l&le

P&kü

Sa?i.payE f ic.9

avec

que nous venons a été arrêté Dédé

(lJls1~)

TKEBAULT DE LA MONDERIE, en 1819 déjà,

trevu

comprendre

les

les mariages

secondaires

une

tante

de sché-

par le mari

pas sans ressources. sans bien

avec

:

ne soit avait

en-


souvent

-

qu'ils

élèvent

"Il

arrive

tard

en faire

soit

un mari,

Le mariage

avunculaire,

qui

sous-entend

entre

conjoints,est

assez mal toléré

par les jeunes

pour ne pas sortir

de la famille,

les

très

-117

déré comme une solution comme nous le verrons

plus

Si l'on Zidok

pour l'année

ges entre riages

cousins

du lévirat,

fig.

la totalité

croisés

et cousins

; 2 mariages

7, p. 11: ),

il

ressort

tendance

siëcle,

surtout

pendant

groupes

locaux.

Les WayZpi expliquent

arrivait

souvent

qu'un

solution

pour ne pas sortir indifférencié,

rente,

était

de former

à partir

homme n'eût

mariage

.des soeurs

l'on

exogames.

De ces

à la totalité

de

démographique

d'isolement

relatif

du XIXe des différents

eux-mêmes la situation

à l'infini

; la seule

suivant les

les mariages, étant

: il

potentielle

multiplier incestueusement

(cas

endogame eut des consé-

pour ne pas,

la pensée

lignées

de réfé-

les ultimes

l'interdiction

absolue

:

est en manque d'épouse,

que des filles:'

(consi-

classificatoire

du groupe,

avec la mère et la fille "lorsque

classificatoire

pas d'épouse

populaire

du village

des Wayapi à l'endogamie

du creux

les périodes

ves mises par la conscience

ou du village,

; 3 ma-

mariages

ce comportement

très

système

mais consi-

classificatoires

par expérience

quences

d'un

six

et enfin,

une forte

importantes

filles,

: 17 maria-

avec un frère

étendre

Historiquement,

d'âge

on trouve

avec une fille

; un mariage

l'ethnie,

une différence

des mariages

croisés

que nous pourrions

(1857)

bas.

examine

chiffres

villageoise.

souvent

constitués),

déré comme incestueux)

pour plus

s,oit une concubine'!

1975 (29 couples

avunculaires

un enfant

(yawalu,

mieux vaut 1978)

prendre

réserdu

.


-

Ces entorses veaux

118-

à la règle,

faites

généalogiques

n'aboutirent

pas que la parenté

indiffcrenciée,

combinée,

lente

connaissance

des généalogies

permet

à l'un

quelconque

de ses seize

Four arranger parenté

les propres

pas à la cassure

ancêtres,

cela

réalisé separent6 madL: mari

de YapDk

et So\.,l3

2 la parenté

de son père

celfe

de sa mère : c'est

cette

La tendance nous venons graphique

de le suggérer,

récente.

C'est

; il

était

possible

s'il

puissante

des Wayapi

de comprendre des groupes

le danger

majeur

qui menace les

(1972,

147).

sociétés

1,

:

à leur

sa

se réfé-

se référait fut

à

choisie.

à l'endogamie

est,

situation

démo-

de la structure

des

CO~~U-

comment les Waygpi évitent locaux

a-ika

selon

si Yap3k

des choses qui

trop

p.

impossible paternelle

vision

une imbrication

te

impossible

la connaissance

poussée

lupi

était

liée

la

paral.l&les

Mariage parent&

profondément

qui va nous permettre

de compter

par un exemple

cousins

rait

niZUti%

Illustrons

Mariage ion la ternelle

ascendant.

; nous ne faisons

: / pipi

11

niveau

suffit

des Waygpi

croisés

de se rattacher

au*quatri2me

que sur un autre

bousins

Le mariage

à un individu

plutôt

paroles

Nloublions

chez les Waygpi à une excel-

moine un, il

compte du côté dewa tante".

fig.

du système.

au niveau

nur un des ancêtres

que traduire "je

les mariages

un peu à tous les ni-

qui,

à parenté

Eelon

FOX, est

indifférenciée


-

Une communauté est

d'abord

formée

avec les

enfant3

qui

mes ou non. Le Couple est, indivisible

d'une

association d'une

~mzvnake

1, "la

chose volée"

Pression

est d'

ailleurs

éliminé3

à la naissance

siècle

iemme seule

au même titre

que le fruit

faite

de cette

polyga-

issus,

la plus

ou célibataire)

la base

évidente

en

est nommé d'un

inceste.

pour que ce3 enfant3

soient

en même temps que le placenta.

par enterrement, solutiona

déjà

été noté

au XIXe

y a environ

six

mois d'un

enfant

: "Une femme accouchée parfaitement

a été

aucune de la part

de la

. mere,

jeune

femme âgée de 18 â 20 ans,que

fant

serait

enterré

ensuite

régulier.

vif':

aucune tache , une fois

on lui

le mariage

trouve

sont arrivés femmes, cela

l'incident

de se3 enfants. il

faut

se trouve

qu'il

entre

devenir

les

effectif

faire

un mariage

brutalement

veuve

un second mari

qui

n'apprendra

famille5

peuvent

que lorsque

est plus

sa maison

com-.

le3 deux

économique.

de 3on abattis,

et l'objectif faire

de

réelle.

s'occuper

puisse

en-

l'avenir

à venir,lequel

au 3tade de l'indépendance

Pour le mari,

le malheureux

clos,

immédiatement

sa filiation

signifie

en conseil

ne compromet

de l'enfant

ne peut

le père,

(MARIN et MAZIN, 1856) -

Quant à la femme qui

que fortuitement

mencer tôt,

atteindre,

et il

réuni5

, sans opposition

Si le3 arrangements

jeunes

In-

2 l'unanimité

â son compte la paternité

conjoints

les

décidé

sa grossesse,

souvent

pu en désigner

hommes et femmes, se sont

â fait

prend

n'ayant

diens,

la mère qui pourra

pendant

il

à terme,

Cependant

tout

en sont

(veuve

généralement

inéluctable

de couples,

La preuve

économique.

est que l'enfant

Le caractère

llY-

Pour les

de sa cuisine, difficile

et surtout,

à dit

Yawalu,


-

-120

"savoir

femme, savoir Ce sont

les

se récrier

savoir

chasser,

faire

seuls

critères

lorsqu'on

lui

faire

sur lesquels propose

chez les Wayapi

comme dans toute

société

humaine,

peut

entraîner

le divorce.

jamais

tion

affligeante

d'un

du thème dit grâce

à LEVI-STRAUSS (1966,

Dans la version

lement

enceinte

par un ver,

trueux,

puis rouge

strictement

/sa%

du mythe nous montre â se débarrasser commentaire de cette

union

l'accent

avec une infirme

familial,

fourmillent

de répon-

: il

on voit

reste

dont on sait,

diffusion

ses trois

enfants

sur le dos du mari celui-ci. conjoint

mis sur l'improductivité

cervidés.

monsen da-

et,

devenue

La suite cherchant

de femme et y parvenir

nucléaires

en Améri-

se transforme

le malheureux

n'échappe

s'agit

une femme mise accidentel-

littéralement

Les communautés wayapi d'un certain nombre de familles _-_~~-------~-~~~~(k) / S~?D /, Mazama americana,

au travail

improductive

que le corps

lui

la défec-

est

Tandis

épuise

divorce".

de la situa-

la large

se colle

"il

épou-

une illustration

délaisser

avec sympathie

de ce qui

excessif,

388-394) wayapi,

la tête

consommatrice,

qu'ils

d'abord

sa tête.

/('),

ici

oy/,

ou de la femme crampon,

pp.

que tropicale.

guet

qu'associée

où l'épouse

coupée,

/3-p

d'une

En sens inverse,

dont on sait

couple

de la tête

perdre

suppléer.

me fournissent

sociétés,

: la stérilité

le divorce

épouse en tant

Les mythes, ses sur les

économique

le seul moyen d'y d'une

pour est

n'entralne

rarissime,

s'appuyer si elle

le pas â la fonction

tion,

une femme peut La procréation,

cède pourtant

est

pour sa

un mari.

de l'union

La polygamie

les vannerie5

un abattis!'

une des fins

se, en conséquence,

toute5

et

enfin.

Sans

la nocivité

à aucun Wayapi.

actuelles qui

sont donc composées

correspondent

au "groupe


-121-

limitatif" fruit

d'un

de 2Q.X (1977,

p.

153). Elles

ras3emblement

de familles

sont en effet

ayant

un certain

en commun, mais en aucun cas elles

ne repré3entent

sonnes descendant

Leur limite

ont choisi

de ces ancêtres.

de vivre

de ce3 anGtre5. que,

ensemble

sur ces bases,

nous obeervon3

mais également

communautés,

â la fin

une stabilité

nombre d'entre

elles.

Si cela

leurs

c'est

aussi

leaders,

nisation

sociale

qu'elle5

tient,

n'en

cïation

des famille5

- le jeu du pouvoir teur

et assure

te autorité cadet,

â défaut

parler

la chefferie

doit

raux

sont,

doutons

à la qualité

pas, par

le syçtème

la-combinaison

scellent

ie village

par le biais

se transmet

revenir

pour un certain de

d'orga-

de traie

jeux

choix

d'asso-

de l'homme

fonda-

le libre

communauté.

qui organise

qu'un

remarquable

survie.

aux gendres

â proprement

des

leur

qui

descendent

fluctuation

doivent

sa perpétuation

masculine

qu'elle3

qu'elles

une grande

offert

d'une

du fait

3 p. 328)

subtil

indifférenciés

des per-

(tableau

au jeu

Une communauté me semble - le jeu des liens

provient

de ce travail

certes

le

nombre d'ancêtres la totalité

et non pas seulement

Nous verrons

généralement

du père

et beaux-frères rôle

de régents,

aux enfants

corne nou3 le verrons,

autour

de la patrilinéarité. au fils

aîné,

Cet-

à défaut

au fil.5

; ces deux derniers

ne jouent

puieque,

du moins,

du défunt.

en th&rie

Les litiges

une des sources

successo-

d'éclatement

des

technique

de dé-

communautés. - le jeu fense

contre

de l'endogamie, l'extérieur,

maximum â éviter

qui n'est défen3e.à

les départ3

autre force

et favorisant

qu'une centripète,

au contraire

cherchant les

au

entrées.

:


-122

-

Quelles

entrées

? Avant

parce

qu'elles

constituent

sans apporter

dans leurs

bagages

un trop

lesquelles

faudra

orphelins,

veuves,

il

sont des personnes nes font

compter

dans les

politiquement

indéfectiblement

tout,

les personnes des alliés

relations

Une fois

de leur

famille

mariées,

situées

par rapport

dans le village

de Kamala à Trois

Sauts,

vit.

- c Y El& , mariée

à un homme du village,dont

ma tante

parce

La recherche lignée

éloignée,

ce qui

xés sur l'oyapock, Emerillon

d'individus,

soit

étrangers,

et des Indiens

de langue

karib,

plus

avant,a

d'ailleurs

peut-être

d'un

actuel,

et secondairement

Tout

cela

système

ne se fit

nes guerres

clanique

été l'un

de remarquer

dont la solidité

des autres

cormnunautés, les maladies

et l'on

les

peut

uniquement

en fait

successions

importées.

tacti-

de l'histoire

de en dis-

par lequel tout

d'abord

au système

des sous-tribus

voisines.

se demander

si certai-

dans ce but.

Pour l'heure,

que la communauté wayapi n'est

une autre

des biais

et patrilinéaire

fi-

le cas des

du XIXe siècle,

des débris

pas provoquées

une nasse

remment,

intégrer

pas sans heurts

ne furent

contentons-nous

exogamique

est

comme nous allons

les Wayapi ont pu (ou ont dû ?> au milieu passer

ce qui

au long

d'étrangers,,

à une

des Wayapi-puku

semble être tout

à mon oncle"

appartenant

le cas de la plupart

L'intégration

Ainsi,

:

est mariée

franchement

nos communautés.

à elle.

Yawalu dit

qu'elle

que nous retrouvons

et sont,

une femme Wa*ySpl-puku,

soit

que de recrutement

cuter

est

: ce

ces person-

par alliance,

de la communauté,

"Je l'appelle

avec

intercommunautaires

l'ensemble

pour

en puissance,

grand nombre de lignées

neutres.

partie

seules,

compromise de chefferie,

fonctionne que par et très

comme

la convoitise diffé-


-123

-

2. DES RELATIONS INDIVIDUELLES AUX RELATIONS INTERTRIBALES : UNE CLE DE L'EVOLUTION SOCIO-POLITIQUE DES WAYk'I

Ce que nous savons nous oblige

à constater

démographiques sation cien

tout

géographique système

l'alliance

talité

laissé

de la vie

La pérennité ciée,

du XIXe siècle,

importante

laissant

que l'héritage

par une filiation

assurée

endogame.

subsidiai-

à un clan.

de noyau de sécurité

conceptions

du passé.

dépeignent

toutes,à

siècle lité

de s'ouvrir

négatives,

sur

le

assigner

et

l'extérieur

inscrite

idée,

encore

solidement

actuelles,

apparart .

la tradition

orale

un moment quelconque village

avec tous les

clairement et les

de l'histoire

important autres.

pour

démographiques,

Cette

Ainsi

constrastant

surtout

leur

de cons:

pu jouer

jamais

et du XXe siècle,un forte,

pas toujours

que les Wayapi ne renoncèrent

politiques

témoignages

nous permettra

que les Wayapi voulaient

des communautés fortes. leurs

indifféren-

ce qui,

rôle

certain

certain.

familiale,

que ces communautés endogames n'ont

est à peu près

un isolationnisme

ne survivait

tater

de forces

pro-

de la to-

système

de la réalité

vu obligées

avoir

De l'ancien

L'observation

En dépit

et fondant

alors

nominale

survivre.

L'an-

des épouses,semble

l'appartenance

se sont souvent

territoriaux.

vers

de l'autorité

qu'elles

une atomi-

à des communautés détentrices

le mariage

maintint

des vides

réductions

vers

donc penchant fut

paternel

de fortes

sur une base territoriale

la place

du groupe

et de la norme

ont évolué

avec circulation

sociale,

permettant

rement,

au long

sur l'exogamie

de la réalité

subissant

que les Wayapi,

clanique,reposant

gressivement

déjà

il

à créer dans dans les

sources

écrites

wayzpi

du XIXe

commandé par une personnaEn 1819, c'est

le village


- 124-

de Waninika

qui

tient

ce rDle

sur le haut %~%ST (THEBAULT DB LA

MONDERIE, 1857) ; en 1849, c'est

le village

le chef Yawalumiti

en 1890, c'est

Ka 7 iluwiy2

2.1.

(BACOT, 1849):

individuels

et paix

La vie leurs

que le fut

grand

individualisme.

c la plus des

lement

Libre

Ce trait

de caractère

est puissamment

p uisqu'un

Waygpi fait

sans contrainte

la discordance

dans laquelle

du enseignées,

mais il

n'est

évolue.

qu'i1

désire

les deux principaux

sont

dans les

actes

et les jugements,

provient

d'une

ethnie

vivre

tota-

conditions,

accepté

ce comportement

d'une

relative.

Les déviant3

remplaçant

les

quel

et la modération

en 3on sein,

même s'il

avec le fonctionnement social

partent

et l'équilibre

est

telle

concrètement par une ritualisation

des relations

humaines

sans cesse

les

sources

de conflitr;.

de

me semble le garant

Le vécu d'une

à écarter

in-.

communauté,

déviants.

postulants

passe

n'importe

éloignée.

la communauté endogame,

les

enten-

et sera alors

les canons d'une

de réciprocité

découvrir

sont bien

de les accepter,

Si on le met en parallèle

harmonie

doit

avec les normes

Ces normes lui

selon

sera

il

de ses actes

En sens inverse,

l'esprit

imprimé

aucune et qu'on le laisse

pas obligé

La communauté.

par un

expé-

Dans de telles

il

d'ail-

ses premières

ou la concordance

de quitter

bien

s,est caractérisée

de la société

dont

des Waygpi actuels,aussi

grands-parent

de ses choix.

dès lors

publique

quotidienne

r enrance,

tendre

existentielles

dividu,

de Pierre

de leurs

celle

riences

contraint

celui

probablement

(COUDREAU, 1893).

Conflits

lui-mgme

de "Damocome",

Des 3ource3

sauf,

philosophie

écrite3

qui vise


- 125 -

anciennes

aux traditions

orales,en

il

se dégage une continuité

note

que le chef frotte

de coton,

(rituel

passant

encore

des nouveaux

en vigueur

exhorte

un vieillard

Blancs.

En 1832, LEPRIEUR, résumant

le Ro~c, fournit

le prototype

arrivant,

soit

qu'il "Là,

les

entre

après,

Indien3

à se bien

l'accueil

.du macouray(l),

ainsi

reçu. qu'aux

nous' furent

d'un

ses filles

carhiri(3)

que nous faisions

apportèrent

bu ; car chez les

mais refuser

de boire

faire

fraternité". ans plu3

hospitaliavec moi ; de pois-

aussitôt

apportés,

et le chef

à nous asseoir ; le repas

de grands

circuler

Indiens,

couis

à la ronde

il

est

que de lui

et à suifini,

sur

pleins

de

aprSs y a-

de bon ton de ne ja-

dan3 la coupe de son voisin,

insulte (1834,

franche

précé-

morceaux

nous donna de manger

son ordre,

et ce se-

refuser

cette

preuve

tard,

nous devions

observer

une e,cène identique

s'agissait

des villageois

du Pilawili

dant visite

du Kuluapi,

après

séjour

voisins

Wayana du Jari -------------(1) "macouray",

:

(2) "crayave", (3) calebasse

vraisemblablement

un long

/ makule. / : tabac. de bière

de

p. 210)

chez les WayZipi du RO~C. Il 3 leurs

sur

quelques

qu'il

l'exemple

visité3

hommes que j'avais

vre

Cent cinquante

waygpi

La plu3

nous engagea par signes

lui

village

de3 Way?ipi à l'égard

de la famille

rait

avec les

que j'avais

de la crayave(2),

et de la cassave

voir

Peu

ou non de la communauté :

offerte,

-

avec un morceau

conduire

d'un

du comportement

demment, je fus parfaitement

son

arrivants

deux communautés alliées).

comme sur les établissement3

té me fut

contemporaine,

En 1819, THEBAULT DE LA MONDERIE

remarquable. le front

par la réalité

de manioc.

/kalali/:

bière

d'igname.

ren-

chez les


- 126-

"L'arrivée les

par canot

empêchant

peuvent tous

d'aboyer

se baigner

se peignent

enfants puis

est

le chef,

cheveux

et se parent

les premiers, enfin

les

avant

d'autre,

ne jetant

village

ne se pressent

l'entrée

vide,

Si l'on

rencontre

enfants

femmes leur

restent

debout

ne pénètrent

de part

et

Les habitants

du

Les hommes nouou SOUS une

ont préparé

des bancs.

ou s'accroupissent.

En

dans une case d'habitation

y ont de la famille

proche.

hommes du village,

puis

les

femmes,rendent

aux nouveaux

arrivés

être

restés

arrivée,

qui peuvent

Les femmes leur le autre offre

et l'on

un quart

du cafhiri

sauf de l'eau.

tend la calebasse

la voix

On ne remercie vide

et sans gestes

ou plus

seuls.

ou,à défaut,n'importe pas pour

sans un regard

pour

quelcette sa

sans se regarder,

inutiles..."

sont

(P. GRENAND,

le sommet de la coexistence

puisqu'elles

visent,

par le système

rer

entre

les membres de la communauté.

que ciment

d'heure

Les

135)

Les fêtes

liens

visite

Les hommes et les femmes parlent

sans élever 1972, p.

apportent

boisson,

propriétaire.

en tant

les hommes, des habitants

on s'ignore (...>

Les

même s'ils

dès leur

les

perles.

sous la case à cachiri

où les

aucun cas les invités

vêtements);

de leurs

en aucun attroupement.

s'asseoir

Les femmes et les

leurs

femmes, puis

officielle,

chiens,

Les visiteurs

les

même aucun regard.

vont

case de cuisine

puis

chiens.

les

au village.

(nus pour ne pas mouiller

du village

veaux-venus

On retient

et de courir

les

entrent

silencieuse.

de la vie

mique des Wayapi a été étudié

sociale

de l'invitation

réciproque,à Le rôle

et concrétisation

par F. GRENAND (1972)

pacifique resser-

de la fête

de la vie

écono-

dans deux chapitres


-127

-

et "Du don et de l'échange

intitulés

"La fête

au village"

don"

(p.

165-178).

Je n'insisterai

ici

catif

mis en place

dans les

fêtes

s’agit

de

/yawam

seurs,

qui

sont également

le village

ona/,

"le

et pillent

sur la place

les

aux invités.

Demain,

que les

les volés félicité

n'a

raient-ils

climat,

ne peuvent

de leurs

conflits

trouvons

un reflet

les entre

les

criant

fort,

dansant, S'il vient, écartées,

brutalement

dans

entassant

respectives.

leur Cette

de rire

butin parodie

: c'était

une

don de leurs

larcins

ceux-ci

à la chasse

ou à la

iront

/yawamona/

peut-être

pas toujours

éd

allaient

devient

de mise puis-

toujours

aux fêtes

à cachiri

flèches

de guerre

/kulumuli-kulu/.

tels

que /yawam>na/

rituels

n'avaient-ils

pacifiques

lieu

dans

ne dégéné-

qu'entre

commu-

'7 Les enquêtes

actuelles

les

règlements

psychodrama-

cas un fait

acquis,

et nous en re-

des Waygpi pour est en tous

dans ce qui

s'observe

actuellement

dans les querel-

individus.

L'insulté

se plante

devant

avançant

et reculant

en frappant

du talon

se frappant

invective

les dan-

que des suppositions. L'amour

à leurs

: il

fête,

apparente,

relations

permettre

signifi-

; de guerre

les

.en

généreusement

pas en combat ? Ou bien sûres

tiques

épouses

armés de leurs

communauté'

Dans un semblable

nautés

dès l'aube,

gens du XIXe siècle

une autre

En pleine

dans les éclats font

très

deux communautés

se répandent

invités,

finit

! Les invitants

Cette

entre

des chiens".

de leurs

de guerre,

pêche et paieront

que sur un rituel

les demeures des invitants,

plaisanterie

alliance.

vol

à l'intention

de mise à sac,

grandes

camouflé

à grands

plusieurs

l'insultant

en

un peu comme en

coups la poitrine

de la paume de la main.

il

distance

personnes,

recommençant

avec un autre.

les poings

aux hanches

s'en

va à courte

L'adversaire OU les bras

écoute, croisés

les

et re-

jambes

sur la poitrine,


-128

Il

peut

ou se taire,

ou répondre,

Car que sont donc ces joutes ce qu'est

2.2.

la guerre

§ystèmes

relationnels

sociales

des règlements

c'est-à-dire

oratoires

à l'échelle

Il relations

-

sinon,

à l'échelle

de l'individu,

de la communauté ?

a pu sembler

étrange

par une description

révélateurs

la rupture

le5 WayZpi aus5i

d'aborder ethologique

individuels,

ces phénomènes sont agite

dans le combat.

et nouvoir

de conflits

qui

entrer

du jeu

l'observation

des

des évitements

ou

mais j'ai

la conviction

que

dangereux

de l'alliance

et de

loin

que plongent

mes investi-

gations. C'est pouvoir,que

je vais

dans l'étude

du système

trois

ce jeu,

maintenant

axe5 relationnels

examiner.

que je

descendantes

- les

relations

d'alliance

soit

cette

de dépendance

de la succession du village

entre

de l'autorité, ; le lien

qui

où le père devient

cas où l'entêtement

té,

les

son rôle contraintes

se fait

suggéré selon

aîné/fils

cadet

;

interne

et externe

*

redouté

de remplir

déjà

ou beau-frèrelbeau-frère;

et d'alliance

considérées

e5t celui

fils

beau-pèrelgendre

et les mésententes

d'un

puis

et homme/ami préférentiel.

à celui

l'ai

transmission

pèrelfils,

Les relation5 à propos

Ainsi

du

:

relations

chef/obligé

de la transmission

de parenté,

- les

- les relations

vu sous l'angle

père

et fils

soit

au niveau

les unit

est

comme gravissimes. sénile.

ont déjà

de la famille,

socialement

valorisé

Le moment le plu5

Nous avons été témoins

du père à ne pas abdiquer,tout

en refusant

de chef,équivalait

à un abandon total

affectives

au fils

enlevant

été cernées

toute

de l'autori-

marge de manoeuvre.


-129-

Il

s'agit

là'à

mon sens,d'un

des points

faibles

essentiels

de la socié-

violentes

entre

père et fils

existent

té wayiipi. Les ruptures bien

et nous pouvons

relever

dons dea renseignements

précis.

"Oui,

le grand-père

d'abord

le fils

sé son père. vieillards raison

au moins deux cas sur lesquels Le premier

Alasuka

(le

disaient

le fils

dit-on,

près du village

du Pilawili.

rière

lui

fit

fusil.

"Je vais

son père

son fusil

mais chas-

y a comme ça des C'est

pour

chassa

son père'

fuyait,

il

arriva

arrivait

der-

; il

cette

partit...

aussi

; deux fois

il

fit

de mon neveu pour le

(en parlant

:

longtemps,

le grand-père

à la rencontre

Ulupe

Il

Mais son fils

péter

1870-75

ou Tarn& yu7 a) avait

Et le grand-père

fuyait,

Sa?i

depuis

Louis

chassa

'Le grand-pere

dit

vers

les femmes des autres.

nos anciens.

; il

mort

pas sans raison.

qui veulent que jadis

était

chef Pierre

Ce n'était

se situe

nous posaé-

de Pierre

Louis);

péter

son

retenir"

"Ce n'est

pour que vous le chassiez

ainsi

que votre

père

la couvade

! (ygkwaku).

Voilà

ce que j'ai

à vous dire"‘,

Voilà

ce que j'ai

dit

me répondit

en français!

,Jamais notre

à mon neveu,

aucun de nos anciens langue, père,

chefs

pas le français que je lui

attache

il

jadis

pas

a fait

ne parla

ainsi,

ils

parlaient

! Et (Pierre

Louis)

dit

: "Où est mon

les mains , que Je ' lui ' attache

les mains!";

et on raconte

que le grand-père

(Alasuka)

se mit

à pleurer.

Et

la grand-mère

engueula

son neveu

: "Il

n'est

plus

des

de lui

! Il

disait

nôtres" n'est

plus

beaucoup

la grand-mère,

qu'un

Blanc

un Blanc,

et tout

l'enfance.

Désormais,

il

(Miso

'

1977)

ce que je dis

désormais!"Désormais,

totalement

darme".

"Voilà

ça parce

s'était

qu'il

transformé

il était

était parti

entièrement

devenu durant en gen-


-138

Le deuxième dont nous aurons

à parler

s'étalent

1884 et

entre

exemple

à son profit

la chefferie

persuadée

que l'homme était

repris

perdu pour

revient

fils

se sont bagarrés

a ouvert

plus

la valise

qu'elle

un grand

chamane.

,de son arrivée).

lui-même

"Asape

était

Kwataka

toute

la nuit

:

du bruit

; il

; Asap3 est maigre

l'a

"encein-

; Asapa et son

et le lendemain

aussi.

puis,

en l'air"

à son père,

appelé

il

"fout

a joué

Cayenne où il

Il

a été'chercher

en amont que Kwasiatâ

pour

les

donner

transporté

des

; en revenant,

de Asapo , a vu la maraca,

Pour avoir

être

PalaEsi(l)

et a pris

très

les

malade.

esprits,

Il

de sa maraca,

mais il

est

à Saint-Georges,

redescendu

n'y

le fils

est remonté

avait

plus

d'es-

puis

à

est mort..."

du village

les

à son père qui était

un peu chamane.

à Saint-Georges,

dedans.

sur le bas Oyapock.

(pour

bien fut

prévenir

contenait

devait

Piriu

de Asapn

fait

avec la femme d'dsaps

de KalianalE

esprits

(1) Des métis

La fin

étant

Asapn .

bambous à flûte

prits

entière

Il

donne de l'argent

chez lui,

et

le soir.

se sont bagarrés

expulse)

vacante

; c'était

est déjà marié

; ils

son fils

par son fils

dans le canot

tée"

temps,

et traduite

chez lui

avec sa pagaie

l'ethnie.

sur interven-

Entre

la communauté toute

femmes de son père,

à J.M. BEAUDET par Mis3

il

destitué

avait

les

"Le fils

fut

,

Les évènements

relaxé.

recueilli

(il

circonstances.

et ensuite

Ka 7 iluwiya

Pierre

du chamane Asapa

mis en prison

Pierre

San fils

celui

1891 ; ce personnage

des Français,

"Asap3

est

dans d'autres

tion

contée

-

de Gnongnon dans la région

de MariPa


-

131-

Les deux cas de destitution situations

spéciales.

Dans l'un,

Pierre

mettent

Louis,

en scène des

homme élevé

par les

sur la côte,

acculturé

et ambitieux

à la fois,

devient

pour une faute

réelle

de son père,

l'adultère

avec la femme de son fils.

Il

que Pierre

semble bien

Louis

son père et asseoir

définitivement

et sera à son tour

éliminé,

ait

en épousant

cette

jamais.

Lorsqu'il

bon fils,

"veuves"

les

années

Asap?

pour éliminer

; il

parviendra

cas,

le fils,

Ka'

les Wayana, commettant

et terrorisé

plusieurs

croit

certes

il

En dehors

puisque

les habitants

crimes.

de ces rares

situations

avoir

Si des tensions la solution

existaient,

généralement

le départ adoptée

agit

disparu

légià

n'agit

pas en

pendant

des

conflictuelles,

ports

semblent

chamane.

(COUDBEAU, 1893, p. 297).

par le monde occidental,

père et fils

pas

de la région‘et

dont au moins une a été infléchie entre

d'un

iluwiya,

qu'il

des Waygpi est en jeu,

a rançonné

n'y

par la puissance

de son père

indigne

occasion

fois.

à son retour,

chasse Asap3

mais l'intérêt

cette

son pouvoir

Dans le deuxième timement

saisi

un fils

Blancs

rarement vers

: c'est

rap-

posé de problèmes.

d'autres ainsi

les

communautés était

que l'on

entend

dire

que la solitude

de Tgmiï Kwanu (vers

1860) est

grande

parce

fils

dispersés,

qui étaient

déjà

des hommes". De

telles

s'étaient situations

ses fils

me paraissent

avoir

été fréquentes

particulièrement

à l'époque

des voyages

sieurs

reprises

la présence

de fils

c'est

le cas des fils

au XIXe siècle,

de COUDBEAU, qui note

de chefs

du chef Maracaya

loin

du village

(Malakaya)

qui

fils

(Akala)

Jean Louis

(Salui);

c'est

chez Ouira

(Wila>

(COUDBEAU, 1893, p. 327 et 335).11

hasardeux

de tirer

des déductions

que des obligations

le cas d'un

du gendre

d'Acara

de cas qui ne relèvent

à l'égard

que uses

du beau-père.

à plupaternel

résident

chez

qui

serait

réside

cependant

probablement

;


-132.

Dans le droit a, chez les Wayapi, ritairement

pour

fil

une autorité

succéder

-

de l'autorité

importante

à son père.

Il

En 1819, THEBAULT DE LA MONDEBIE note

:

"L'aîné

de la famille

paternelle,

puisqu'il n'y

l'aîné

est désigné

prio-

a rien

là de bien

original.

commande aux cadets

avec fermeté

mélangée

de douceur". Pour gratuite

que Pui$se

moins juste.

Miso

concernant

paraetre

cette

observation,

nous confirme

cette

position

le peu sympathique Tatu

:

- Ainsi,

Pierre

Pierre

Louis

elle

n'en

est pas

prééminente,dans

le récit

:

Louis

était

le fils

de grand-père

Ala-

le fils

de grand-père

Alasuka.

Je te

fait

mortelle,

sans

suka ? Misa

:

- Oui,

c'était

dirai

que le grand-frère

avait

quoi

c'est

lui

devenu chef

; plue

donc,

c'est

le petit-frère

qui

chef

qui

La douceur térisent

l'aîné

un corollaire culiers

: en effet,

créant

profitent

une gêne entre

les

frères.

Il

arrive

aussi

la chefferie

éclatement

de la communauté.

à leur

que la dispersion

des frères

raît

assez

à travers

possible

de la fonder

pour

que des frères aîné.

On peut

(réels l'histoire

sur une mésentente.

carac-

il

existe

de conflits

l'aîné,

parti-

des épouses

de cette

situation,

ne s'accordent

pas

alors

assister

superficielle

sans qu'il

Un. cas clair

à un

montre

ou claesificatoires) waygpi

qui

; cependant,

un peu trop

L'observation

effet

fréquemment

sont,

te dis-je

.

est une source

ses belles-soeurs et certains

tard,

un des traits

avec ses cadets

d'aînesse,qui

pour confier

devint

est effectivement

dans ses rapports à ce droit

classificatoires,

serait

une chute

est

en appasoit

fourni

par


-

la dispersion

en 1935 des fils

les

orales

traditions

Palananupa fondant

du chef SapntD

et les

sources

un grand établissement selon

Le caractère

emporté

et FERRE (1833,

1069, peut,

tel

y regarde

si la séparation

de frères

n'est

de sûreté

une rupture

d'une

emprise

irrémédiable,

On observe

en effet,au

fréquente

de paires

de villages

des rapports

sont pas nécessairement

aîné Waninika,

sur la rivière

expliquer près,

formant

de réciprocité

cette

encore

avec une contrainte

1870, l'existence

de véritables

groupes

très

Si ces paires

serrés. cette

situation

est

du XIXe siècle,

ce sont Tapi?

i et

de Kwanu ; vers

1910-1920,

classificatoires

; la mort prématurée

sur le Pilawili.

communauté ; vers

Comme on peut

communautés ne sont jamais , surer les

crises

le voir

éloignées,

ce sont

du second amena

1930, ce sont swi sur la carte

ce-qui

favorise

de leurs

de succession

communautés

et Sapakway

13 p. 332, ces leurs

relations.

est de confier

pour

. Un autre

moyen de prévenir

la chefferie

à un personnage

: le beau-frère

du défunt

ou son gendre

suffisant.

L'arbitrage

des alliés

me semble bien

solution

principalement

adoptée

neutre

SapD t9 et

Les Way?ipi ne sont donc pas sans ressources

la continuité

ne

par des frères,

les

à une grande

locaux

dirigées

Alamasisi,

le retour

économi-

moins depuis

Vers la fin

deux frères

se demander

comme le moyen

fréquente.

Iluay,

séparation.

comme une soupape

cependant

fils

le premier

Y& ngalalf.

an peut

soit

vaste

1824,

par ADAM DE BAUVE

pas à envisager,soit

plus

faible.

qu'après

est présenté

de plus

sur un territoire

que plus

entretenant

qu'il

dans le temps,

(BAGOT, 18419, le second

avec réserve,

Si l'on

évitant

A?i

loin

montrent

sur le Yarupi

de Waninika

. Plus

de leur

chez le chef

Misa

p.

écrites

s'éloignèrent

et Yawalakal&

s'installant

133-

si celui-ci

as-

a un âge

historiquement

la

par la communauté .endogame pour éviter

plus


-134

l'éclatement. long

Mais ne peut-il

terme,

aspect

pas aussi

de renversement

du pouvoir

des choses que pense Yawalu "Les hommes souhaitent filles,

car,

Cependant,

lorsqu'elles

ambition

lorsqu'il

ou du beau-frère

allons

le voir,

lourde

très

large

et permet

ment.

Par le mariage

nité

territoriale

èst divisée

l'exogamie

permet

extrêmement

variée.

pas à cet

aussi

qui

grande

! Cette

des

devient

travaille

un peu

pour

lui

Elle

est,

résume la comme nous

des gendres

et des beaux-frères

est numérique-

indubitablement

au village

de s'accro?tre

avec le cousin

croisé,

permet

unités

wayapi

Au XIXe siècle,

à l'origine),

soit

gendre

/l&m?ngwayf,

institution.

gissait

essentiellement

de gendres

le rôle

et la position

étaient

p. 330).

(1948,

d'origine

s'agréger

aux diver-

(essentiellement

en voie

d'extinction. les Wayapi

exogame puisqu'ils "ceux

p.

si

En revanche,

ou beau-frère,

LERY relève (1580,

échange

l'u-

des alliés

ou wayana

membres d'ethnies

à une situation

"mon serviteur"

ainsi

aparai

avant

collectivement ces obligés --~~-~~---~_^~~---__---~~~

de résidence.

on voit

pensent

de maintenir

à un certain

d'intégrer

Lorsqu'ils tout

il

mais oblige

en plusieurs

à la société

vieille

phrase

de conséquences.

ses communautés des individus,soit

/che-reniboyef,

veulent

le beau-père

dans le système.

de la parenté,

la parenté

mot,

ou moins

:

ce dernier

devenir

Le recrutement

(1) Vieux

mais ils

plus

certainement

nous dit

se marient,

peut

du gendre

bien

? Ce n'est

; c'est

place

se réfèrent

un moyen,à

ou la vannerie".

petite

colporteurs

être

des fils,

le chef de son gendre le canot

-

qui

nomment

ont immigré"(').

chez les Tupinamba Selon MITRAUX, il

111) dont on peut

s'a-

dire

les mêmes dans la communauté Tupinamba

que dans la communauté Wayapi actuelle.

que


-

Ce statut

permet

par rapport

donc de compléter

Un obligé

il

les

n'est

reçoit

surplus

des biens

en manioc

de fête

toutes

choses,

dégagent

d'une

propos

bien

en définitive,

Pierre

Louis

- Tatu

:

A notre

- Mis>

:

Ah! Désormais

Eux,

c'étaient

ancêtre

dit

de danse,

et la cohésion

qui

chaque Wayapi.

A

oui,

ils

d'ajouter

Tatuluwiya,

Louis,

lui

son propre

Mis3

travailler

à faire

à notre

ancêtre

Tatuluwiya.

?

commandait

etles

il

nettoyèrent

aux paroles

gens venaient!

nettoyèrent

bien

le pourtour

bien. de Miss

que Pierre

donna sa soeur Walusi

dans le fonctionnement

Village(...).

: "Venez

Tatuluwiy?i

des Wayana ; ils

comment le

Louis,

en mariage. économique

système

du pouvoir

pour

assigner

fournir

un apport

de travail

travail

d'entraide,

au beau-père

5'im-

une position

:

- demandeur de femme, il

doit

forme de nourriture,

vannerie,

défaut

Cela implique

s'il

de la place

se fit

dit

ce qu'il

Voyons en effet

au gendre

construction

rêve

au beau-frère. vient

- marié, de son père.

qu'il

SOUS ou à

va résider

chez sa femme

économique

théorique

de l'extérieur. il

n'a

plus

aucune obligation

*

qu'il

le decorum,

la force qu'en

tant

:

Voikà

du village,

brique

assure

créent

à ce moment là qu'il

mon village".

pour fixer

il

communauté telle

Alors

y a ses

uniquement

d'un Wayana chez le chef Pierre

- Mis> :

est important

mâles et il

(cela

entretien

qui

le processus

C'est

et gibier

et de cuisine,

grande

des hommes d'un village

et une femme ; en contrepartie,

surtout

de l'installation

explique

la situation

y a ses descendants

pas père de famille);

des carbets

Il

: il

à son chef

obligés. assure

.l.35-

à l'égard

se


-136

A partir

d'un

tel

la continuité

un chef wayapi

aura donc intérêt

à assurer

de sa communauté par le mariage

de ses fils

de ses filles

qu'il

syatème,

et la force

avec ses nièces

et celui

attirés...

en contentant

tout

dès lors

comme le point

-

faible

du modèle de croissance, circulent,

Way&i

voisines.

donc aller

les

ethnies

chercher

ailleurs,

la provoquer.

Si rien

n'est

dition

les

orale,

1880-90,

femmes, soeurs leurs

(cf.

la société

cession. Pi?s,

de la source

de l'Oyapock,

des

du début

du XIXe

siècle

échangeait

naissant

des décombres

de la baisse

Il

comme paralysée,

permettent

prendre

.dans la décennie

pré-

pacifiquement.

On voit

Ainsi,

au chapitre

plus

qu'elle

de rechercher

beau-frère

dans ce sens dans la tra-

au schéma proposé

se réfère

183O.cherche

même obligée

wayapi

ou du moins

de

se voit

société

dit

la guerre

les épouses

ou de beaux-freres.

obtenir

chez les

devenues

la forme de gendres

peut

faire

le confirment.

clanique

des années

bien

seuls

p. 333).

femme3 ; celle;endogamique, phique

c'est-à-dire

des gens de Mapali,

Si l'on cédent,

puisque

Une communauté sans femmes doit

dans les villages

ou veuves

vainqueurs

et ce aussi

expressement

g&éalogies

nous voyons

aura

ses neveux (1) . Le nombre des femmes apparaît

les hommes en âge de mariage que dans les

avec des étrangers

d'assurer

ainsi, la place

à partir

n'échange

Bloquée

des démogra-

des hommes sous

démographiquement,

violemment.l'équilibre

elle

qu'elle

ne

ne faudrait

cependant

pas penser

la

puisque,

précisément,

le gendre

ou le

la continuité

en cas de crise

de 1910, le fils

de chef dans un groupe

d'un

qui

émigrL

deviendra

de sucaparai, très

impor-

tant à la source de 1'Oyapock. ----------------------------(1) Il

n'y

a pas de règle

endogame ; seule

subsiste

de résidence

stricte

au sein

la dépendance

économique.

de la communauté


-

-137

Si son pouvoir tres

chefs

vingt

ans'de

Maluka,

s'est

prolongé

à travers

celui

n'assurent,

eux,que

de simples

régences.

Uwaila,

cependant

émigré

qu'à

du Pilawili,qui

sa mort

la chefferie

de ses descendants, C'est

d'auil y a

le cas,

succéda

à son beau-frère

revenait

à Kamala,

fils

--

de

Maluka.

2.3.

Relations

intertribales

et renforcement

Revenons brièvement conduit

de l'individu

de la communauté

sur le @stème

à l'humanité

"les

gens rassemblés"

JamGkdl,

partie

supra.

8.67

entité

s'oppose

le reste

gens extérieurs",

allant

, envisagés

de la manière

on peut

aussi

(cf.

A cette "les

aux ethnies

autres","les les plu5

appartient

11,fait

à son village.

reculées

qui

entière.

Hors du noyau familial.,l'individu c communaute,

de relations

de la catégorie

à sa

des -/w%;+,

). de l'humanité, du village

les voisin

la plus

neutre

i

possible. Cependant, regard

aurIes

dans ce cas, - ils /apaf,

bien

focaliser

gens avec qui la communauté. n'entretient il

est deux manières

aont collectivement ceux avec qui

sont potentiellement me "d'étranger

tout

de les appréhender

envisagés

aucune relation dangereux,

inconnu"

de manière

est réservé

pas de relations; :

négative;

ce sont' les

au'tant

n'est . 1entretenue,

ceux qui peuvent

son

devenir

dire ceux.qui . . ICI) '-‘y hostile4 i Ce ter-

aux ethnies

amérindiennes',

à' l'ex-

formateurs,

on ne peut

s'empêcher

clusion des Noirs et des Blancs. ------------------------------(1) Ce mot désignant souligner

ici

montrant

par

et en grande actuels.

aussi

les

le rapprochement là même qu'il partie

clans

linguistique

y a une coupure

le mode de vie

étaient

entre

monde inconnu

avec les différents

ancêtres

de

e't ancêtres,

dont

la terre

de ceux des Wayapi

i


-138

- ils les

sont

individuellement

/m313up&ü/,

"les

envisagés

voyageurs

Nous avons souvent

où l'on

des thèmes tels

Waygpi et Indiens

inconnus

différentes).

Le problème,

correctement

le dialogue

geste

qui puisse

être

lité.

Par exemple,

fait

de suivre

interprété

suivre

de nouvelles

leur

quelques

belles

qu'à

mauvaises

établir

et de ne faire

d'un homme inconnu

tant

il

est

assimilé

prudence

est vrai

celle

fait

plus

du /yaps

littéralement

/,

place

l'une

des plus

celle

"un seul",

de l'amitié

et je serais

Le recrutement

parenté.

Ils

peuvent

être

des ethnies

voisines,

les Européens

ou les Noirs,que

cette

prend

tout

son sens.

Sa caractéristique

essentielle

est d'être

lation

entre

WayZpi,

lations

de groupes.

Le réseau

dehors

du cadre

de la guerre

Replacé

dans le cadre entre

concernent

tout

pu /,

- sont donc fondés événémentiel,

leur

surtout

institution une re-

établir

un

des re-

intervillageoises

- en

intertribales

sur des relations

ce système

parenté.

la

ne sont observées

des relations

débouchant

tenté

avec les membres

un homme peut

mais jamais

- et celui

deux individus, au plus

mais c'est

des relations

de la parenté

en dehors

/ commence où finit

Ultérieurement,

fyr

une rupture

des /ysp&

souvent

1"'élu".

avec un deuxième

les

que l'histoire

de dire

lien

au

surprises.

et m'amène à envisager

deux individus.

aucun

comme une marque d'hosti-

l'évitement

Le mot signifie

entre

ou ethnies

de pouvoir

l'ambivalence

des Wayapi,

conclure

discussions

détachées

En vérité,

institutions

extérieure.

est

symboliquement

relations,

peut

ou récents

On comprend donc avec quelle

Wayapi abordent

à l'alliance

cas, rituelles)

la trace

l'on

anciens

anciennement

(salutations

: ce sont

de nombreuses

que contacts

dans de tels

positive

avec qui

été témoins

(fractions

un gibier.

a réservé

de manière

étrangers",

des alliances. agitait

-

ne peut

par paires.

aboutir

sur des conflits

qu'à qui

-


- 139-

Le système rature

ancienne,à

celui

ralisé

dans l'intérieur

sur son insertion économique tation

du /y~ p& / qui équivaut,

du "banaré"

(cf.

des Guyanes.

Alors

dans le système

important.

Ce rôle

des Waygpi à leur

) semble très

supra p.52

il

capital Il

nouveau milieu.

fut

assure

la phase d'adap-

aussi

très

commerciaux

avec les

gais

puis

L'ensemble

des auteurs

du XIXe siècle

plus

ou moins bien,

le lien

d'alliance,

partant

d'amitié,

jet

de l'échange

est

parfois

si secondaire,

/y& pu / échanger

strictement

n'est

pas toujours

certainement

Sans parler

au sous-chapitre

suivant,

et D.J. bien

les rapports Ce type

ce décalage plus

Les études

récentes

au problème

essentiellement entre

les

de relations

peut-être

le mot "banaré"

à propos

de /pawana/: it

Guiana,

who apply

Rivière

reports

it

meaning

trading

partners".

d'esprit

selon

l'ethnie

sur lesquels

consacrées

des rapports

nous reviendrons avec les Wayana

par A. BIJTT (1973)

commercial

que s'établissent

du plateau

sous le nom de /pawana/, voyageurs.

to their for

Bush Negro

the Trio (1973,

trading

of Suriname p.

169

des Guyanes. d'où

dérive

A. BUTT indique

in use among the Wayana of Suriname it

.

intertribaux,montrent

les Karib

de nos anciens

"1 found

L'ob-

ambigües.

parmi

est désigné

non négligeable,

Cet état

semble exister

sous l'angle

individus

Si le

que nous avons vu des

et varie

des Européens

paraissent

THOMAS (1972)

que c'est

généralisé

exclusif.

est mis en avant.

les mêmes produits.

des partenaires.

dont les positions

qui

Portu-

le décrivent

économique

c'est

lui,

important

Européens,

son caractère

une signification

IYE PC / a, chez les Wayzpi,

un rôle

pendant

des liens

mais tous soulignent

insisté

également

dans l'établissement Français.

géné-

que nous avons surtout

d'alliance,

dut être

dans La litté-

and French contacts.

as /ipawana/


De notre tion

côté,

décrite

/yepe

R~US avons collecté ci-dessus,aussi

que chez les Wayapi.

bien

Enfin

/ désignant

le type

et du Jary (11

chez les Wayana de 1'Itany

SCHOEPF a noté

de rela-

le mot et observé

l'institution

sur le Rio Paru,

chez les Wayana et Aparai,

avec la m&ne marque d'intensité

que celle

chez les Wayyálpi. Enfin,le

mot fyç" pc / existant

relevee

différentes de cette

langues origine

appellation rents

L'existence

linguistique. appliquée

m'amêne à penser

l'alliance

Wayapi d'une

entre

importance

à le penser

géographiques

L'examen

double diffé-

deux champs relationnels

commercial,

l'autre

de l'histoire

la mise en place

plus

tourné

événementielle

de ces relations

entre

de l'autre,

et d'apprécier

et les Wayana et les Aparai

les

quantitative. Le lien

pas pour autant

individuel

certains

tances

historiques.

du haut

Oyapock ayant "ont

plus

individus.

d'illustrer part

à deux secteurs

l'un

j'incline

chez les Wayana d'une

que nous sommes devant

chez ces derniers,

nous permettra

leur

avec le sens de "un seul",

apparemment

distincts vers

tupi

dans

besoins

En effet,

sociologiques

nous constations

un ancêtre

une grande

nes les plus

constitué

/ ne comble

créés

circons-

par les

dès 1971,que

les Wayapi

wayana ou aparai

admiration

métissées

par le /yeps

à l'égard-des

n'hésitlnt

Wayana. Les person-

pas à se considérer

comme

wayana ou aparai". L'examen ques montre indubitablement Way$pi,furent

clanique

qu ' au moins deux ethnies, d'origine incluses

(1) le terme wayana

linguistique dans la liste

des Kaiku)Sian est assez ___-_-----------------------

l'amant

du syst&ne

clair,

Jpawanaf

et la maîtresse.

et des faits

histori-

les Wayana et les Raiku%ian, et culturelle

des clans

puisqu'il a été relevé

s'agit

différente

formateurs. d'une

Le cas

ethnie

par nous tome

des

repliée

désignant


-141

depuis

le centre

coexistence parmi

de la Guyane dans le bassin

pacifique

ancêtres

/m3yuim*%w&gs

/m 3 yuwzikîi/ , "les

gens de l'anaconda",

récents

venus

aont appelés

donc une pièce

privilégiés

"plus

/. clans

les

les Wayana.

années forment

wayapi,

probable-

déjà plus.

Les rapports

J'y

vois

un exemple

du système

pour ma part

politique

ou

Ceux-ci

1850 explide la

wayapi.

DES FUNCAIS ET DES NOIRS

C'est

un truisme

de dire

que les

devenus

le problème

majeur

dans la survie

satellites

sont

diens.

Deux paroles,

celle

clairement \ P&ku :/.'Ils ceux-là

tard"

création.

adaptative

(les

- Alasuka, -

de Mis0

et celle

la méfiance'des en ont fait Noirs), -_. son fils

Peku" :,Au

/._- Mis3

de l'anaconda"

après

souplesse

Miss

ne fonctionnaient

sont regrou-

Wayana et Wayapi

grande

Ecoutons

aux autres

: ils

entre

cette

i-

descendants

généalogies.

établis

sans doute

k

obscure

en pays wayâlpi vers

tardivement

quent

expliquent

est

Wayana, non /Msyuimigw%ga

rapportée

3) DES BRESILIENS,

dans les

et devinrent

se marier

ment â une époque où ceux-ci économiques

progressivement

repérés

orale

/ "les

pés dans le clan

Les ancêtres

se fondit

ont pu être

est des Wayana, la tradition

Pour ce qui

du Kouc. Après une longue

elle

avec les Wayapi,

eux et plusieurs

1870-1880

-

fusil

, à propos ; "Ils

tellement bien

:. Au fusil

étaient

ceux-ci

PSkG& . de notre monde :

(les

Blancs),

et

?

anciennes

comme ça,

les

nous ne sommes plus

gens de leur

(en montrant

lee

font!',; :

gens d'autrefois

nous, aujourd'hui, race

des Amérin-

la même chose.

avec ça qu'ils

des guerres

et leurs

de la grand-mère

Waygpi 3 l?égard

c'est

! c'est

Blancs

; m@

comme ça ; B cause des

ethnologues

blanc+z),

qui


-142

-

se mêleront

toujours

plus

conclusions

peuvent

se dégager

Plusieurs

- la barbarie

aveugle

est

de nos affaires". de ces deux répliques

le comportement

:

de base des Blancs

et des

Noirs. - ils

ne comprennent

- leur

emprise

est

Nous ne vérifierons tels

propos

rien à la vie indienne. de plus

en plus

malheureusement

dans la suite

que trop

groupes

"Brésilien"(i),

/pala?sy/

"Franqais"

(Créole

Réfugié)

graphiquement

alliés

que le souvenir

dans la forêt

dèrent grande

(29 , et

des Portugais,

du nord.

alliés

des Français

et,

s'ils

leur

qu'aux

Créoles,

ne se méfient

comportements

: une trop

rapide

indiscrétion,

une forte

propension

que dans l'amitié. manifestés

enfin,

(2) pala?sl,

emprunt

bien

depuis

et géo-

retenu qui

accordent

franche

se consi-

une confiance

familiarité,

dans les

contraignit

ils

pas moins de certains

plus

de leurs une grande

et à la colère, rapports

commerciaux

dans le passé,

intermittents, trente

tout

de cet-

les

Aujourd'hui,

de caractère,

de rapports

de même pour les Wayapi du nord -~-~---_-__-__--~~--___ (1) kalai est un vieux mot tupi grands chamanes, puis, au XVIIe

n'ont

à l'autoritari5me

aussi

Si ces traits

dans le cadre

et trop

"Noir"

différents,

phase de dépendance

terres

/,

dans le nocif.

ils

les

/kalai/,

13

à des contacts

vers

un manque de fidélité

de

historiquement

de gradation

d'une

ils

/m &ike

ont été distingués

que des nuances

à fuir

l'exactitude

nommés par les Waygpi,

correspondent

Hier te période

(31,

puisqu'ils

en ne présentant

souvent

de ce travail.

Les trois

ou Noir

forte.

ans,

il

se sont

n'en

est plus

et pour

ceux du

désignant tout d'abord les prophètes ou siècle, les Espagnols et Portugais. au Wayana palasisi, "les gens de la mer". les Blancs.

(3) maikclr, , emprunt à une langue karib désignant bouche en ventouse, puis les gens de race noire.

d'abord

un poisson

a


- 143-

centre

depuis

gendarmerie, désormais

une décennie.

C'est

administration

préfectorale...

cette

mentalité.

été à travers avantages

histoire,

de leur

alliance

font

jour

sions,

de prise parmi

de faire

les

ils

qu'il5

l'ont

avant

tout

à recueillir

avec les Français. sinon

un certain

responsables

qui n'oublient

référence

aux expériences

du passé.

d'apprivoiser

(o-m2wi

téralement,doit quotidien

' a) l'étranger

s'habituer

différent.

l'évocation

effet,

on voit,

délices

dans l'exotisme

rence.

Il

d'une

ancienne

mer et barbarie

existentielle.

distingue

protection

laquelle

ils

tendre

clairement

quoique

est d'avoir

se retranchent,

tomber,

les Blancs

Blancs

ne nous comprennent

vante

: "nous

ment dit:

"les

t'avons conseils

d'alliance

qui,

unila-

n'y

savent

qu'ils

sont

d'une

manière

toute

dressé

pensée.

apprivoisé, de politique

Envers tu n'es

plonger

avec

là qu'appacomme Cayenne

bonne à consom-

dominés numériquesuperficielle.

plus,

tant

Ne disent-ils rien

moi, plus

étrangère

la réaction

Leur

derrière

d'échecs,

de

pas en effet:

à notre

vraiment

est En

mentale

après

ici

actuelle.

une barrière

ne connaissent pas"?

un rituel

a pourtant

technologie

n'acceptant

la main sans une arrière

"Paissons

alors

Amérindiens

Il

inclus

est

un Wayapi dans une ville

Les Amérindiens ment et technologiquement,

être

Le problème

que la réalité

des jeunes

évoluer

qu'il

peuvent

le schéma développé

de l'Occident...

pour comprendre

à ces occa-

pensera-t-on,

attitude

de voir

meilleure

désireux

pas,

un mode de vie,

en sens inverse,

suffit

/.

cependant,

à une mentalité,

Certes,

plus

du /yeps

les

mécontentement,se

les jeunes

par l'institution

toujours

Parallèlement

Nous avons vu que les non-Indiens dans la société

nouvelles,

ainsi

cherchent

de distance,

institutions

que les Wayapi perçoivent

Opportunistes,

leur

une volonté

à travers

monde, les était

la sui-

un Blanc",

autre-

que tu nous donnes ne


- 144-

car tu n'es plus représentatif

sont pas valables,

Face au monde non-indien, encore

une fois

comme une nasse,

du /y ~pc 1, mais se fermant

de ton peuple."

la société

prelevant

way'à'Ipi fonctionne

des hommes par le système

à la civilisation

1

occidentales

dans 3on

ensemble. Cette compatible

avec la nécessité,

procurer

au loin

tentative3 indiea.

divers

Au XVIIIe

Avec le3 Noirs toujours

tendue,

déçues,d'alliance doute

ce qui

explique

avec le

mondenon-

après

un isolement

diverses,

la situation

semble

de Waninika

avec les

il

plu3

et l'alliance

existence

pacifique

que d'alliance que le3 Waygpi

ratée

en soit,

entretinrent

total,

avec le3 Français.

faudrait

pour définir

le3

semi-forcée,s'installe

p. 3QO> l'alliance

Quoi qu'il

1815.

C'est

infra

(cf.

typique.

après

manufacturés.

du XIXe siècle,

un exemple

moins régulières

pa3 toujours

plusieurs 3iècPes+ de 3e

depuis

l'alliance,sane

Au début

d'origines

malheureusement

établie

toujours

siècle,

les WayZpi provoquent

n'est

produits

renouvel&es,et

avec les Portugais.

~

attitude

les

avoir

été presque

Boni en est parler

relations

avec les Français

de coplus

ou


-145

-

III JNOLUTION

DE LA CIVILISATION

WAYAPI

:

ses adaptations

Il wayapi

nous est possible

dans plusieurs 1 - celle

de sonder

directions

les

changements

de la culture

:

de l'adaptation

survenue

à la suite

de l'adaptation

à la fonte

des changements

de milieu. 2 - celle celle

3-

de la mise en contact

démographique.

avec de nouvelles

populations

amérindiennes. celle

4-

de l'adaptation

Ces orientations,

utilisables

titué

pour les WayZpi autant

leurs

très

que linéaire fonte

inégales.

relativement

indivisible

aspects

il

du monde occidental.

par l'ethnohistorien,

de nécessités

à affronter,

Compte tenu de l'érosion

du souvenir,

démographique

à divers

beaucoup

ont consnécessités plus

me semble que les difficultés

et au contact

avec l'occident

dans la pensée wayapi,

sélective liées

constituent alors

d'ail-

que les

à la

un tout contacts


- 14G-

intertribaux.d’une d’autre

part

et l’adaptation

part,représentent

d’autres

aux milieux domaines

biogéographiques,

bien

individualises.

1) ADAPTATIONS ANCIEWNES AUX MILIEUX AMAZONIENS

Ce domaine m’a paru

être

assez rarement

travers

les discours

traitant

des choses anciennes,

Je serais

assez

tenté

de dire

que l’adaptation

nouvelles

est,

pour les Wayapi,

approchés,

une nécessité

niers

siècles

de l’histoire

étë de même lorsque lors

de leurs

des ethnies

migrations,

orale,

avec clarté

à des changements

que peu d’évocations

peu de choses également belle

migration

sance des milieux

tradition

orale

naturels

anciennement

y pratiquait.

parain,

ils

D’autres

indices,

Comme pour

procèdent

plus

fournis

plus

occupés

Tupi-

l’homme et YanEya de Paradis

riche

que sur

perdu.

sur la connaisles genres

de vie

territoire

contem-

que par panorama pour

les évoquer.

en marge des récits

de leur

géants.

des autres

mais point

la description

par clichés

d’animaux

entre

est à peine

“sentimentaux”,

d’une

comme celles

leur

liés

le récit

wayapi,

Tupi-Guarani),

dans

sinon

La mythologie

des autres

sec du Brésil.

ancienne

aisée

le divorce

pas

terre

chasse

Au demeurant,

actuellement,

les der-

d’une

d’une

Yandéyara

à affronter,

En termes

l’existence

(Maira,

eurent

culturels

la nostalgie

manqué et

a peut-être

de changements

soulignant

1’Age d’or

n’en

je ne trouve,

où ils

évoque

vivent

pour

aux WayZpi,

biogéographiques.

qui évoquent

que j ‘ai

est vrai

que le Nord-Est

que celle

Guarani,

qu’on

tels

naturelles

Amérindiens

il

comme les Tupinamba

strictement

la tradition

plus

de Guyane,

des milieux

Me limitant

autres

Si cela

de source.

des ethnies

du moins spontanément.

à des conditions

comme pour les

coulant

évoqué à

par interrogatoires

ou


- 147 -

déduits

des enquêtes

ethnoscientifiques

et linguistiques,

pendant

de formuler

quelques

à défaut

adaptations

hypothèses

Je ne fournirai

présentement

qu'une

de l'adaptation

aux milieux,

car je considère

d'une

plus

vail

comme prématuré

et participant

cours

d'élaboration

avec d'autres

Le problème - et ceci

constituera

ont séjourné

chercheurs,dont

crucial

lIessentie

les

de "varzea"

différences

majeures

par Les forêts

en Amazonie

et celles

de varzea

(55 000 km2) et renvoie

pourrait

concerner

(LIZOT,

1977,

en effet,

en place

p.

(L975)

est

d‘autres

populations

nombre d'ethnies

sur le plateau depuis

les

d'une

siècles),

remarquable

face

plus

à la civilisation Examinons

éclaircir

ce tra-

approfondie

en

J.P.

LESCURE.

ancienne

des Wayapi s'ils

du bas Amazone. Je n'évoentre

les potentialités

de terre

et,

ferme (3 303 000 km2) aux travaux

de

au delà

des Wayapi,

des Guyanes comme Les Yanomami et Aparai

d'affiliations

nous sommes en présence d'autant

des

le botaniste

le lecteur

de taille

114) ou les Kachuyana

actuellement

analyse

et de HEGGE?S (1971).

Le problème

cement post-colonial

faire

Les

- est de savoir

existant

à l'homme

GOODLANDet IPTIN

brève

de l'écologie

de mon propos

ou non dans la forêt

pas ici

réflexion

offertes

Si,

de reconstituer

ce-

successives.

données relevant

querai

permettent

adaptation

1958, p.

linguistiques

des Guyanes,

terres

(FRIKXL,

riches

119).

différentes,

proviennent

d'un

dépla-

du moyen et du bas Amazone,

profonde

et rapide

(quatre

que les dites

populations

avaient

à

européenne. les

données de plus

le cas des Way?ipi. Dans son travail

près toujours

pour ce qui peut d'actualité

sur les


-

migrations rent

l'embouchure

ments, Ile

des Tupi-Guarani,

telle

l'Amazonie

la migration

centrale

sans Mal avant exemple

à traverser

montre

moitié

surtout

l'arrivée

et descendants,

gues tupi

plus

semble

en 1639 sur une grande en part p. 23).

que ces mouvements

“tous

azimuts" à la

simple

constatation,

il

est vrai-

se soient

mis en branle

vers

la Terre

Colomb. N'est-ce observé

pas le cas par

dès 1542 par Carvajal

Linguistique

devoir

de part

(ibid.,

les Kokama du haut

"pures",

mouve-

liés

de Christophe

des Omagua ou des Yurimagua,

D'autres

et profondément

Par cette

Tupi-Guarani

atteigni-

du XVIe siècle

des Européens

le haut Amazone ? La différenciation rents

p. 6).

ont amené les Tupi

à l'arrivée

que certains

(1929, installês

des Tupi-Guarani.

semblable

1560-80

des Tupinambara,

il

antérieurs

philosophie

vers

dès la première

Dans le même travail, étaient

METKAUX pense que Les Tupinamba

de l'Amazone

du moyen Amazone,

14iB-

relative

sur

de leurs

Amazone, par rapport

l'attester.

(VOEGELIN

aux éléments

historiquement

pa-

aux lanC.F.

et F.M.,

1965 ; LEMBE, 1971). Si je m'en tiens fondés,

comme ceux avancés

des populations la "varzea"

par METKAUX, il

de langue

amazonienne.

tupi

furent

Si cela

est

est possible

installées certain

et les

Tupinamba

1560 dans le MaranhZo

émigrés

Les villages l'ouest

vers

de ces derniers

et se trouvaient

(EVREUX, lh12,

à propos

plus

ne semblaient

dans des régions

cela

que

dans le biotope

est plus : vers

pour

douteux

les pour

les

1612, en effet,

pas dépasser de forêt

de

Bélem vers

de terre

ferme

p. 25). Au XVIIe

encore

Tupinambara

d'affirmer

au XVIe siècle

Omagua, les Yurimagua

bien

forte

siècle,

le long du grand

de la migration

la présence fleuve

des Tupi-Guarani

et METRAUX précise

des Wayapi et des Emerillon

:

est (1929,n.33)


- 149

"J'incline

à croire

qu'il

ou l'autre

des tribus

convient

guarani

de les identifier

qui vivaient

de l'Amazone.

La présence

de Tupi-Guarani

est mentionnée

par AC&A

(pp.

126, 340). liste

MAKTIUS (pp.

de leurs

recueillir

tribus

de l'Amazone Si MAKTIUS voulait ses conclusions

par

méritent

c'est

en 1596 que Keymis

tupi,

entre

(p-

732) croit

que les

en Guyane après

la conquête

des bouches

Ce même auteur

indications",

la plus

grande

attention.

N'oublions

pas que

(COKKEAL, 1722) signale

les Norak,

un groupe

et en 1623 que JE§SE de FOKEST

que ce groupe

des Tupi

commençait

côtières

tend à prouver avaient

que,

franchi

est également

l'Amazone,

certain

jamais

des voyageurs

ayant

périphérie

de la Guyane et de 1'Amapa au XVIIe

siècle.

En 1690, c'est-à-dire par METFAUX, le traiteur

le bas Amazone et la

d'une

liste

"Il

plus

aux François

pour

des Amazonnes".

(Arua'ou aller

quart

que d'autres

que le nom des Wayapi parcouru

tardivement

côte d'Amapa,nous

ethno-géographique

y a les Arouats

alors

GOUPY des MARETS, qui

de fréquenter

à nouer

dès le dernier

n'apparaît

dans les écrits

à peine

de Guyane.

remontée.

longue

a pu

à ses "rares

l'avaient

citées

la

(1620-1630)". dire

les populations

Il

124-

qu'il

en faire

Tout cela du XVIe siècle,

et BETENDORF (pp.

indications

les

trop

(E. FOKEST, 1914) explique avec

région

rares

Oyapock et Approuague,

contacts

gauche

de nous donner

les Portugais

en effet

sur la rive

a tenté

d'après

sur elles.

avec l'une

dans cette

706-710)

706-710)

Oyampi ont été refoulés

des

-

la

que les

sources

avait

l'habitude

précise,

en tête

: Arua)

le long

qui

servent

de la coste

d'interprètes

de la ditte

rivière

+


-150

Cette

ethnie

des ethnies

étant

de langue

de la région

-

arawak,

vivant

on peut

penser

dans la "varzea"

D'autres

que la majorité

étaient

rattachées

populations

importantes

sur la rive

droite

de la ré-

cette

famille

linguistique.

gion,

telles

les Tapajo,

la fin

du XVIIe

siècleSn'étaient

pas non plus

tupi.

L'ensemble

de la "varzea"

du bas Amazone,

l'île

de Marajo

été contrôlé

par des groupes

autres

que tupi.

L'impression

qui

semble bien

avoir

installées

d'examiner

est que les populations

bassin

amazonien

n'ont

riveraines tir

du bas Amazone.

du Rio Madeira

du Pérou

en général

(avec

(avec

Ce n'est

que passer

que plus

puisque,

dans la région

plateaux

guyanais

nous possédons, a pu se faire

migration

amorcé leur

des Européens,

ment du fleuve

Il

une civilisation

nouvelle.

la géographie de part

du Tapajos,

étrangle

semble

la vallée

du grand

des

fleuve. que

tupi-guarani

dans le bas Amazone :

sans doute

franchirent

l'Amazone.

lié

du fleuve

et des données chronologiques

Tupi

seule

lar-

le rapprochement

migrations

vers

avoir

et d'autre

des grandes

est en revanche est bien

à par-

ou y adopter

suivante

aient

basses

vraiment

de populations

de la façon

terres

l'amont,

je pense que le mouvement des populations

ethnies

un jour.

vers

dans le

s'installèrent

particularité

une ou plusieurs

être

gravitant

que je

qu'ils

du confluent

1) Dans le courant

l'arrivée

diverses

frontière

et brésilien

Compte tenu de cette

comprise,

l'actuelle

Dans le bas Amazone, le passage

jusqu'à

linguistique

dans les

loin

les Tupinambara)jusqu!à

pour y créer

gement favorisé

d'affiliation

Tupi-Guarani

fait

les Omagua et Kokama),

dans la "varzea"

du fleuve

se dégage des sources

viens

à

le centre

du Brésil

l'archéologie à peu

à cette

près

arrivée.

du XVIe siècle,

avant

Qu'elles ou après

nous le prouvera certain

peut-

que le franchisse-


- 151 -

signalées

Ces populations, par AClJ??Aen 1636,avaient des

pourtant

Guyanes dès 1596. C'est

déjà

sur la rive

atteint

le versant

dans un secteur

compris

(Oyac)

et le moyen Araguari,qu'elles

se concentreront

moitié

du XVIIe

d'ethnies

populations

siècle.

A ce groupe

de langue

XVIIe

et XVIIIe

leurs

seuls

tupi

siècles.

découvertes

occupèrent

ses entre

le Maranh?io et le Tapajos.

dès le XVIIe

bas Amazone,

comme celles

d'ABBEVILLE

au début

nombreuses

et bien

de la "varzea"

barrage

se dressa

du XVIIe

français

des

probablement

de produits

de cette

(cf.

Carte

6, p.

ferme,

sous sa forme la plus dite

Il

est pourtant

les Tupi-Guarani

forêts

forêts

de terre

ferme compri-

pour dominer

le

à des sociétés siècle,

d'autre

les

et un nouveau choix

que de

du Para méridional. Parakana

C'est

civili-

Des

ou Guajajara

à ce groupe

que je

que je viens

de

152).

hypothétiques

typique entre

face

du XVIIe

les

essentiellement

"mata de sipo"

ou non au groupe

par les Portugais

dispersion.

se déroulèrent

liés

échouèrent

que les Asurini,

reconstituer

plement

les diverses

très

tentatives

qui n'eurent

et dans les

telles

les

Leurs

balayées

Tous les mouvements

luxuriante,

aujourd'hui

Dès le milieu

les Tupi

sur les rios

les Wayapi

soit

dans la deuxième

par YVES d'EVRBDX ou CLAUDE

siècle,

furent

devant

actuelles,

rattache

sont

siècle

rapportées

organisées.

sations

sont autant

la Comté

se rattachent

originellement

Tupi-Guarani,

précédent,

ethnies

entre

par les voyageurs

Les Emerillon

nord du plateau

descendants.

2) D'autres

se disperser

nord du fleuve

dans la forêt , soit

Xingu

difficile

dans une alternative

de terre

sous sa forme moins

et Tocantins. d'enfermer écologique

purement telle

et simque :


Carte.6

:

Migrations

des

Tupi

l’Amazone

(XVIe

et

m

Population

/

Première

migration

Tupi

Deuxiéme

migration

TuDi

-e

-7

non-Tupi

au

début

au

nord

de

XVI le siécles du XVllee

S.

1


-

forêt

de terre

ferme ou forêt

en effet

qua ces groupes

riveraines

153-

de "var;iea".

vraiment

possible

pas subi

l'influence

des civilisations

de l'Amazone

? Les mouvements

d'éclatement

et de dispersion

provoqués

par l'impact

portugais

de certains

traits

ie milieu

de "varzea",

Tocantins,

le bas Xingu,

pas des genres aujourd'hui

n'aient

Est-il

culturels

n'ont-ils

? A défaut

d'authentique

aux rives

des grands

l'accès

de vie

le bas Jari

De la culture que des fragments

et les mythes. ture

cases au sol:dont

s'agissait

vraisemblable Petites

personne

ne peut

ait

du Para ?

au XVIIe

siècle,

d'une

une description

parfois

aux grandes différente.

ce dernier

nom, /$ayula/

à escalier",

gnent

habitation

de construction,

négligent

le rez-de-chaussée.

que chez eux dans toute leur

habitat.

par un composé de

que les

sur pilotis.

ou Tir'iyo

, qui n'ignorent

Le toit

strictement

en voûte

la région,accentue

cases de réunion,

des Tupinamba

construite

les WayZpi vivent

précise.

jusqu'aux

précisément

ce genre

/tapui/",

du Paraguay

C'est

Wayana, Aparai

sur la struc-

me parait

ou des modernes Kamayura du Xingu.

voisins

chants

Il

à 1"'oka"

actuelle

les

des grands

donner

- le mot existe

"maison

â travers

possédaient

construction

été très

de leurs

les Wayapi ne

une indication

Les ancêtres

comme le bas

de ceux pratiqués

Tupi

semblable

leur

-

différents

d'abord

dans

permettait-il

tout

que le /tapui/.

Antilles

fleuves

surtout

ancien.

déjà

insertion

cristallisés

le mot s'appliquait

Au XIXe siècle, mais il

autres

vécue

Nous possédons

de l'habitat

la diffusion

ou le bas Paru,ne

au moins sensiblement

par les Wayapi ou les

retiennent

pas favorisé

que l'on

encore

Wayapi désiA la différence cependant â l'étage

et

ne rencontre

l'originalité

pas

de


- ECI-

YVES d'EVRF,UX nous dépeint

En 1613, laire

nommé "Youla",

tallée

près

chez une fraction

de l'emplacement

un peu obscur , peut tives.

de Tupinamba,

de l'actuelle

laisser

supposer

que ces habitations

la même période

que les Wayapi adoptèrent l'emplacement

ou /tapui/,probablement

tuellement part tection

efficace

villages

wayapi,enserrés

de taille

restreinte.

pour

Il historiques, cation

contre

jusqu'au

XVIIIe

les

ennemis,

femmes contre

risqué

d'extraire

oubliées,

ce travail

Les Wayapi racontent moins en commun avec les grand

cycle

le monde, avoir L'antogonisme l'humanité par

autres

pas.

qui doit

son incrédulité,

le père subir l'accès

les

l'époque

où les

des groupes

locaux

des mythes

des renseignements

Pour ce qui

concerne

divers

qu'ils

populations

mythes

qui

ont plus en particulier

Jyantyal

engendre

tours"

du démiurge

immédiat

au bonheur

éternel.

créer

des jumeaux.

consomme son divorce

"mauvais

l'évo-

fructueux.

tupi-guarani, Nous y voyons

et ses enfants

ac-

comme une pro-

plus

commerce avec une mortelle entre

part

est peut-être

axé sur la création.

avec la

été expliquée,d'une

animaux,à

dans la forêt,formaient

est

qu'ils

sur le territoire

d'autre

les

â

siècle.

de l'fûkayulal

les

peu

sur pilotis

villages,conjointement

et je ne m'y aventurerai

de terres

un très

l'habitation

occupé par les Wayápi m'a invariablement

comme une sécurité

l'une

vraisemblablement

de leurs

La conservation

collec-

adopté

C'est

les

'caboclos'

donc déjà

amazoniens.

européanisée,pan

maloca

typique,

étaient

conservée,quoiqu'un

d'habitat

ins-

Le passage,

aujourd'hui

de ces formes

simi-

les Kamarapin,

de Belem.

des Tupi avaient

En marge de la "varzea",

utilisèrent,selon

ville

un habitat

avec

et manque, Le cycle

ou


se termine cultés

sur un grand exode où les hommes, témoignant

â faire

face

forme peu â peu la culture

noncée par divers

mythes

mergence

formateurs

des clans

siècle,

il

des décors

dont

de Création~

le Déluge

(Ipolu).

des hommes actuels,

an-

celui

sub-historique _.

-

de l'é-

des Wayapi.

Si le caractgre tout

diffi-

â des embûches répétées,déclenchent

Après celui-ci.prend

m'interdit

de leurs

antédiluvien

rapprochement

de l'exode

événementiel

évoqué ci-dessus

avec les migrations

du XVIe

est en revanche

indéniable

que ces pér&gr'inations

ont fourni

et des détails

zoologiques

et botaniques

contempo-

au récit

.. .

rdn.

forêt

Alors

que le paysage

de terre

ferme

:'

"Ils

arrivèrent

un jour

rencontrent

des grands

les voyageurs lana)

général

devant

du mythe est

un grand

fleuves

arbre

la grande

â contreforts",

assimilés

â la mer (pa-

: c

rencontrés

"Le dernier

désobéit

sauter

très

loin,

Plus

intéressants

jusque

le long du voyage et du rêve

cargot

(uluwaluwiya)

être

envisagés

WayZpi ; ainsi

le fit

côté

de la mer".

encore

les

animaux

géants

sont

â la limite'

sont

que certains

comme la rainette qui vomit

comme des gibiëes-

géante

le Déluge,

. connus jadis

(kgta)

ou l'es-

d'autres

peuvent

des ancêtres

des

:

"Arrivé5!devant /mani'is'il/(') (1) un poissonrPimelodella épineuses

monstrueuse

de l'autre

: tandis

de la symbolique monstrueux

et une grenouille

couvertes

une crique

où il

y avait

, le chef dit

: "Il

faut

sp.,

Siluridi5,

d'un mucus irritant.

beaucoup

mettre

aux nageoires

de

des chaussures, pectorales


- 155-

sans quoi vous vous ferez Nous sommes peut-être niere

"Le chef faut

dit lui

vanes

sauf

courlan

en Amazonie

là où il

; /alakulu/

avec son bec ; il

en mourut".

"poule

d'eau

grande",

Le caractère

mortel

à un autre

oiseau

central,

la sariema

(Cariama

cristata).

"Là,

obligé

d'attendre

fut

/Alakulu/.

ainsi

chez lui".

sortit

de son trou

typique

aujourd'hui des forêts

de sa piqûre

de la "caatinga"

centrale.

s'applique

(Aramus guarauna),animal

peut

très

gros

et sa-

également

et du "cerrado"

qu'un

saison-

y a l'oiseau

de le déranger

renvoyer

il

ou concentration

le dernier

litt.

de "varzea".

observée

demander pardon

et le piqua Le mot /alakulu/,

"piracema"

: "On va passer

Tous obéirent,

au rarissime

d'une

si frequemment

de poissons,

Il

en face

piquer".

nous

du Brésil

caiman

(yakale

wasu) passât". C'est

bien

entendu

téristique

le caïman noir

des terres Enfin, "Tous

animaux

que des espèces espèces".

leur

voyage,

tuels.

à quel

point

réduites.

géantes

dit

Voyez celles-ci,

Et le chef

leur

montra

- le vrai

tapir,

/miyalusu/,

- le vrai

agami,

/yakamiwasu/,

- le vrai

daguet

- le vrai

daguet

carac-

les

ne sont peut-être

de tuer,

ce ne sont

ce sont

les vraies

successivement qui

:

était

un éléphant.

était

un nandou.

rouge,

/so73wasu/,

qui

était

gris,

/kaliakuwasu/,

comparative

résultats

à ses hommes :

qui

le mythe est dynamique

Secondairement,

des espèces

Le chef

que vous avez l'habitude

L'improvisation bien

habitant

basses.

couronnant

les

(Melanosuchus __-. _.- ._ .---- niger),

de Alasuka

et réalité

de cette

qui

pour

tentative

que partiellement

une girafe.

était

un cheval."

et Ilip&.

montre

les Waygpi acd'identification faux.

Pourquoi


157

-

douter

I

du nandou (Rhea americana),comme

prototype du daguet

crepitans)

? Si la "véritable

forme"

americana)

n'est

, n'est-elle

(Blastocerus

pas la girafe

En sens inverse, des souvenirs

mentionne

ou singes

en Amérique servir

concrets

de prototype

à celles

genre

de vie

cycle

chanté,

car,

moins ancien

et exécuté

cerf

des marais

du Brésil

central

me semble bien

à aucun moment, il n'existe

ne

effectivement

grosse

pour pouvoir

connues des Wayapi.

important

nous fournit

une évocation

: il

de /pilau/,

"grands

s'agit

dansé et joué par un orchestre

(EEAUDET, 1979)

/ (Mazama

Annexes)

suffisamment

actuellement

très

(cf.

dont il

géants,

aucune espèce

Un chant d'un

ce mythe

(Psophia

fso'3

pas le grand

et précis,

ou félins

méridionale

rouge

chassé par les populations

dichotomus),

évoquer

de l'agami

de clarinette

poissons",

et de flûtes

chaque année en moyenne en fin

de saison

sèche. Les paroles,

récemment

F. GRENAND, présentent

la particularité

parfois

que certains

vent

à un point être

tel

traduits

traduites d'être

du Wayapi

avec d'autres

On y évoque la pêche aux grandes d'un

fleuve

la période

suivit

:

qui "Jusque

vers

puisque

contraste

1950, les Wayapi du haut

et de 1'Amapari) Les techniques

énorme , qui

étaient

restés

de pêche étaient

les Way'api n'utilisaient

BEAUDET et

archaïque,

mots sont des locutions

que par comparaison

sur l'immensité

par J.M.

et ne peu-

langues espèces

tupi. de poissons

singulièrement

Oyapock

(et

ceux du Kouc

essentiellement

forestiers.

alors

à l'extrême

réduites

pratiquement

plus

avec

le canot

?


- 158-

monoxyle

et se contentaient

soit

à l'arc

toute

évidence

de pêcher

et à la flèche, d'une

soit

au poison.

orales,

dont le chant

soulignent

l'importance

/pilau/,

ancienne

grands

Il

"les

ruisseaux,

s'agissait

(1) , puisque

phase régressive

traditions

dans les

plusieurs

grands

de la pêche"

de

poissons",

(P. GRENAND,

1976, p. 8'8). La pêche etait blement

devenue progressivement

dès 1830, avec la dispersion

que donc une période le chant,

antérieure.

les Waygpi actuels

En effet,

le chant

dit

m3ma7E pilauluku

simbpo ipilau simopû ipilau

qui vient Le lpilauluku/, est

vivace

qui vient s'ajouter

en revanche, est

Il

dont

l'origine

fin

du XIXe siècle,

évoqué dans

et 1'Amapari.

Cela

pour le premier.

n'est

contée

lcp.5 ? 1~p.z

aux Jpilauf?

en raison

c'est

lpilaulukul

immédiatement

sur illustration.

clairement

à Pilawi,

dans un mythe.

aujourd'hui

des plus

l'adjectif

"adaptative".

gigas,

Osteoglossidae.

est resté

de nos

STRADELLI, à la du bas Rio Negro

/pirau/,

avait

sous la forme du /pirayua/ impropres

dorée,

la mère des poissons,

"caboclos"

nommée précisément

(1) Ce mot semble

reconnu

Par bonheur,

chez les

eaux amazoniennes

rouge

de ce poisson

associé

a découvert

de sa coloration

Le souvenir

pas aussi

sentation dans les ----------_------------

(2) Arapaima

évo-

aux /pilau/".

symboliquement est

le Jari

ipitô ipite

s'ajouter

roucou"

que la "mère des poissons",

substituer

entre

des Brésiliens(*).

jours.

sur le fleuve

/pilau/

pour le second et discutable

et les Wayâpi l'identifient

Le /pilau/,

Le chant

proba-

:

"poisson

le "pirarucu"

dans la forêt.

hésitent

improbable

est-ce

secondaire,

Interrogés

me semble hautement

"qui

une activité

et je préfère

sa repréou lui


-159

"piraiba"

des Brésiliens

1929).Ce

poisson

à défaut

de pouvoir

-

(Brachyplatystoma

géant

de trois

engendrer

mètres

(STPADELLI,

filamentosum)

de long et de 150 kg est bien,

la faune

de l'Amazone,

le "roi"

de ses

habitants. La répartition

géographique

limitée

aux eaux calmes et se trouve

et sauts

en direction

chute

1'Araguari

dos Mongubas,

,de son confluent

avec 1'Amapari.

vers

les

dépasse tient

guère

savanes

en aval

du "pirarucu"

de l'Amapa,

se prolonge

celle

du piraiba

7 p.

161).

Lorsque

ces deux poissons,

ils

ne peuvent

alors

que se référer

Amazone ; le chant

infra.11,

l'Amazone,

à la

à 130 km de l'océan,

carte

Jari/Xingu/

chutes

et sur

(cf.

où les Wayapi franchirent

les

remonterait

c'est-à-dire

vers

Wayapi

ne asso-

à la zone

donc à l'époque 1730-1740

p. 259). D'autres

sation

sur le Jari.,

est

avec l'Amazone,

Si l'aire

côtières

par les

l'Amazone

de confluence

(cf.

arrêtée

c'est-à-dire,

à 70km de son confluent

aux Cachoeiras

le nord par

strictement

des Guyanes,

de la Pancada,

de ces deux espèces

géographique

détails

puisqu'une

ûyslopita

strophe

pita

ipilau ûyelûpita

amuta

oka

pups

&mawa

aka

ape

du chant

wayali

ûka

"ils

s'arrêtent,

les

dans un autre

village

ils

dans le village

de

?-

dans le village

de Wayali".

dit

confirment

bien

:

aw

/pilau/, s'arrêtent (incompris

des Wayápi)

cette

locali-


- 160 Précisément,

le mot /Tmawa/,

Waygpi d'aujourd'hui,

signifie

f-maw,

l'achèvement

-mawa/ marquant

"la

fin

incompréhensible

de la rivière",

dans les

langues

pour les

le "confluent". tupi

apparentées

au wayapi,

comme le tembé,

et ayant

évolué

en /-ma/

en wayapi.

vient

juste

à propos

confirmer

notre

hypothèse

géographique.

était

le village

ne le saurons

pour

de Wayali sans doute

: sur le bas Xingu, jamais

Ce qu'il c'est

la place

Le chant les

grands

en brésilien, fleuve

me semble occupée

la vie

de la faune

rassemblements qui

dans l'immédiat

important

aquatique

amazonienne,

dans les

le calendrier

&pa

usu

wala

annuel

lagunes,

ou "piracema"

des riverains

du grand

"ils

ipilau

lupi

3y~m3usu

ipilau

se mettent

pour aller

en ligne,

vers

ils

se mettent

Les techniques

anciennes

le lac

d'abord

lewi

p3

" grâce

à auoi

a-t-on

yl

p3

les

/pilau/.fl

:

pilau

oyi-w3

fléché

la pêche au poison

m3ma?E

lpilaul,

de pêche sont également

tn3ma~E

- ensuite,

les ,

en ligne,

- la pêche à la flèche

selDwa$

de constater,

en particulier

: 3~~tn3usu

? NOUS

par la pêche chez les WayZpi anciens.

de poissons

rythment

avec précision.

culturelle

évoque

sur le bas Jari

Ce mot

upa

les

/pilau/

l%niï

kupa

:

précisées

:


Carte Limite

septentrionale

no7 des

Pirarucu

poissons .

Piraiba

et


- 162 -

kut-tami

sslowaya

kapapiys

yî’

salisali

lZm”u

kupa

seloway%

yl

sol3wayZ

lamü

kupa

lamü

kupa

"qu'est-ce qui est le plus c'est le poison kuna,,i(*) c'est

la plante

parfumée,

c'est

la liane

à poison(2).

- puis,

la pêche au barrage ipilamo

va

'lau piège

à poisson,

dangereux

anciens

où il

Il

nous allons,

utilisables est

de canaliser

enfermé.

que dans les

liée

à l'existence

première

qui,

prépondérante

lclong

cours

d'eau

peut-être à cette --------------------_____

période

qu'émergea

de pêche /kunami/,

image.

passer

d'une

où l'éthologie

des poissons

ancêtres

des

le XVIe siècle,

une

phase de migration

à l'aparai,

bas Jari),

où la pêche

de subsistance.

l'organisation

Clibadium

/fmF.ku/,

puis

activités

sylvestre,

Lonchocarpus

Les deux mots employés

le second est un emprunt

ne sont vraiment

bras.

depuis

(bas Xingu, leurs

ichtyotoxique

à poisson,

, à une phase de semi-sédentarisation

dominaient

(2) liane

nos jours,

une mare secondaire

, je pense que les

fit

et l'agriculture

(1) Poison

simples

et de faux

les

vers

fleuves

au moins deux adaptations siècle,

jusqu'à

ou au barrage

le poisson

ces indices

où la chasse était

Papilionacae.

perpétué

Ces deux techniques

de lagunes

au XVIIe

des grands

s'est

zones des grands

De tous Waygpi connurent

qui

grand-père".

/pilamni/,

à la nasse,

s'agissait

se trouvait

/pilau/),

talakwa,t2imülawL

pêchaient

/walakala/.

(dit

:

Selon un souvenir les

pour moi"

clanique.

Une

Compositae.

chrysophyllus,

dans le chant tandis

C'est

sont métaphoriques,

que le premier

est une


-163

deuxii:me

adaptation

zone ) ils

durent

-

où, à mesure qu'ils

enfin, diversifier

leurs

activités

de base qui

tains

groupes

depuis

le milieu

se maintint

à retrouver

au début

les Brésiliens,

guyanais

trop

liées

fut

l'isolement Cette

consommée lors

les

adaptations

aux contacts

au milieu

avec les

une acti-

contraignit

cer-

évolution,en

cours

de la rupture

avec

et c'est

sous ces angles

survenues

depuis

ethnies

du plateau

que nous les

traitions

autres

et aux phénomènes de dépopulation,pour

indépendamment

une prépondéran-

représentant

lithique.

siècle,

de l'Ama-

du XIXe siècle.

Toutes époque sont

même lorsque l'outillage

du XVIIIe

et accorder

l'agriculture

ce à la chasse et à la cueillette, vité

s'éloignaient

que nous allons

cette

maintenant

les

aborder.

2) DEMOGRAPHIEET ADAPTATIONS SOCIO-ECONOMIQUES

Il tenant

me semble fructueux

comment changement

sur la société démarche s'inscrit

dans la perspective

des articles

Population

of Amazonia

2.1.

Effets

amérindienne et vise

des preuves

définitives.

Avant voyons

point

de chiffres,

(1973),

(1976),

de la dépopulation

tique,

démographique

mesure celle-ci

de démographie

d'apporter

et évolution

de comprendre

Wayapi et dans quelle

Eléments

défaut

de milieu

d'essayer

d'abord

selon

point

de bilan,

ont pesé

y a répondu.

Cette

de P. C%ASTRES,

et de DENEVAN, The Aboriginal

à reconstruire

des hypothèses,

à

les Wayapi

de nous enfoncer ce que disent

main-

dans les

dédales

les Wayapi de leur mais un sens réel

de l'arithmé-

démographie de la relativité

:

.


- J..G4-

basé sur des impressions

justes

qui

guidèrent

leurs

choix

en voici

les

éléments

se rapportant

tous

à la période

cadence

démographique

principaux

avec l'Occident, "Les Brésiliens est vraiment

Plus

on fait

dire

à Asingau

De nos jours, viennent

et noirs

rues.

eux !",

faut

gir

de boisson bien

et guerre suite

sûr l'ombre étaient

du récit

sibilité

d'Asingau

numérique Asingau

sécurité

de l'épaisseur 2-

doit

sur les

Il

faire

a bercé

sociétés

lors-

d'hommes blancs

pas le fond de leur

qui

beau-

nos amis WayZpi,

multitude

de mes années passées

pensée

la guerre

avec

Cette

association

bien

des fins

de

Sauts,,fait

sur-

à Trois

Tupi-Guarani,

où chefferie

précisément

à une forte

population.

Toute

la

cite

haut

la preuve

d'une

impos-

plus

est bien

les Brésiliens.

choisir

finalement

En dépit la survie,

d'une

résistance

c'est-à-dire

des bois.

Les Wayapi savent

Dans le récit

et guerre,

5 éliminer

honorable,

:

chez nous".

y en a encore

des enfants".

des puissan'es

liées

à se sauver.

le plus

: "Nous ne pouvons

force

au cours

il

cette

ne cachent

que nous fassions

galopante,

par exemple

pour venir

qui dépriment

Et ils

de forces

:

est de voir

de l'Occident

fêtes

rivières

des arbres".

sur cet aspect

démographie

les

comme si c'était

dans les

de dé-

se sauve quand même. Les Brésiliens

les Brésiliens,

à Cayenne,

ou "Il

1050. Citons

pas tué tous

un des aspects

du rapport

le chef Asrngau

mais il

chef,

souvent

coup,

qu'ils

ont obligé

très

"Je n'ai

nette

et ce depuis

remontent loin,

;

:

1 - Les Wayapi ont une conscience défavorable

politiques

guerres

que leurs anciennes

ancêtres

etaient

nombreux.

avec les Wayana,

le conteur

la


Pil%la, récit

Plus

garçon n'ayant de phrases

loin

telles

-

quitté

le territoire

.

wayapi,

ponctue

son

que :

"Ensuite,

beaucoup

flèches,

les Wayana n'en

de monde fut

Quand nous décochions

tué.

décochaient

deux

qu'une".

: "Ils

étaient

vraiment

nombreux

quand ils

Waygpi.

Pourquoi

les Wayana n'ont-ils

dû dire

quelque

chose,

qui étaient Enfin,

jamais

- 165

mais ils

sont

arrivés,

les

dit

? Ils

auraient

rien

avaient

peur rive".

restés

nombreux

sur l'autre.

des images guerrières

de corps

à corps

comme :

les

dit-on,

les

"Ils

s'entassaient

corps,

des (soldats

corps,

les

wayapi)

corps

des

Wayana" prouvent

que nous étions

dépassant

plusieurs

devant

centaines

des,partis

leur

dispersion

se passe de conrmentaires

les

en grande et leur

partie

aux populations

dépopulation

; le passage

non suivant

:

Pskiï : "Les Noirs ils

considérables

d'individus.

3 - Les Waygpi attribuent amérindiennes

de guerre

ont trouvés

les

ont cherchés

et les

ont tués

; ils

les

ont trouvés,

; ainsi

raconte-t-on

je

pense. Quelques-uns, tement

nous étions

presque

encore

quelques-uns

; quelques-

de combat,

quelques-uns

qui étaient

comment dire,

anéantis.

uns qui n'étaient

Il

en restait pas hors

tous

complè-

saufs".

4-

Les Wayapi n'ignorent

par les maladies

importées.

port

réduite

entre

taille

pas en outre Ainsi,

l'accent

des communautés,

les effets

désastreux

causés

est mis par eux sur le rapdisette

et maladie.

Ainsi,


-

lors

166

-

généalogiques,

il

nous fut

constatée

due à la disette

de nos enquêtes

sance démographique

nous avons même relevé de COUDRBAUindique te en manioc

un cas d'abandon

que,

sévissait

à la perfection

le mécanisme voir

la maladie

vre

les

tord

dans le hamac, Ils

tous.

ils

toussent aller

se lève

si la faim presse estomacs

se meurent...." C'est - déjà

signalé

En effet,

le danger

majeure

de destruction.

nos informateurs,

sa vie,

le chef Pina,

sinon

la destructuration

La fièfinit

par

La poitrine Person-

aliments,

ni

remè-

: une femme malade une petite

cassave

que

à recevoir.

Pas

ne sait

qu'ils

; personne

que ce pro-

par ADAM LE BAUVB vers

1830 - devient

prédominant.

par les

L'atomisation

épidémies

était

des groupes

locaux

devenu

la cause

était,

selon

moyen de survivre. attitude

lors

missions

: ni

:

du XIXe siècle

le seul

par certains

celle

vers

démonte

isolé.

peur.

se refusent

à la ronde

surtout

il

la diset-

désespérément....

chasser

détraqués

p. 514)

représenté

doptée

loin,

à faire

pas de cassave

(1893,

Un passage

La fièvre

trop , et fait

lieues

que

la fin

Cette

aux diverses

ne font

à vingt

Plus

délirent.

crachent ni

tel

des communautés isolées

ils

et ils

soins.

de voisins

en forêt.

p. 317).

sont maigres

des, ni

ces malheureux

à un point

dans un hameau indien

ni pêcher, Ils

que la décrois-

sur le WassypZ'L,

de destruction

faut

ne ne peut

1951, puis

(1893,

"Il

en feu,

d'enfant

chez le chef Akala,

en 1889

les prendre

cessus

était

précisé

a perduré

de l'épidémie

de son côté,

françaises

clandestine

de rougeole

attribue

des groupes (IGN,

puisqu'elle

locaux

fut

a-

de 1971. Nous racontant

formellement

la destruction,

du KOUC, entre

en 1947, mission

du gendarme Martin

encore

1945 et 1960,

préfectorale

sur le Kuluapi,

en

en 1955)


-

venues

dans la région

des sources

que, par Waygpi interposés, lité

les épidémies

Faisant

Maladie,

PEk"u évoquant 'Je

peux te dire

plus

rien

la vie

y a un siècle

:

de sa famille,

que le grand-père

il était

malade

le monde était

affamé.

par là,

leur

soeur

la grand-mère

et les autres

ici

s'éloignait,

à condition

une vie

à la baisse

l'autorité

matérielle

par la mauvaise

le fond de tradition

Dès

était

de se soient

l'appauvrissement le haut

des chefs. tenue

et de croyances

Cela se traduit

Oyapock

qu'elle

soit,

cette

remarque

d'épidémie

porte

un préjudice

ont bien

et entre

(1962,

en léthargie.

conscience

de cela

sur lequel

dans la vie

et la malpropreté

par la brousse".

:

waygpi.

décente.

en visitant

envahis

sur elle-même

marge d'un mythe

On com-

que les Waygpi

s'appuyait

que chaque période

élémentaire

démographique

remarqué,

perdu

parfois

par là..."

recommence.

sociale

ses

à Yawakwa, vivait

que les membres du village

pour assurer

avait

dispersés,

villageoise

social*

le "réflexe"

"Ont( . ...)

ou Kwataka

vicieux

une des causes de l'endogamie

sur soi-même...

Pour ponctuelle

Yateu,

et le cercle

pauvreté,

s'étaient

n'y

la

Le grand-

déjà des hommes. Loin

aînée,

; ses fils

; il

qui étaient

dispersion,

la tota-

de se disperser.

fils

en temps d'épidémie,

Jacky

à petit

encore

WRAULT, en 1958, avait

se replie

obligées

petit

je citerai

Les Waygpi attribuent

culturel.

gagnaient

ami raconte

écho à COUDREAUet PINA,

à manger et tout

assez nombreux

5-

vieil

en vain

que l'épidémie

encore

alors

Notre

père s'affligeait

prend mieux

refermer

-

de 1'Oyapock.

des communautés qui étaient

grand-mère

167

des villages,

p. 68)

de bonne foi culturel De jeunes lorsqu'ils

montre

bien

à l'ethnie

qui

hommes comme commentent

en


-

Jacky

:- Les Brésiliens

mot n'est

168

disent

-

(1) pour

/Sapukay/

le coq, mais le

pas sûr.

Kwataka

: - Le mot n'est

pas sûr.

Jacky

: -Non ! Aujourd'hui

n'est

pas comme autrefois,

Kwataka

: - Ah ! Autrefois

bien

sûr-;

essayons

tu sais.

de raconter,

même

si on se trompe. Jacky

: - Même si on se trompe,

Kwataka

: - Allons,

tous devenus Ainsi

orphelins,

maintenant

rapidement

à se considérer

ignorance

au manque de relais

Pa transmission

Nous sommes

de l'impossibilité

plutôt

qu'à

telle

c'est-à-dire,

entre

leur

genération

où ils

prononcèrent

à trancher autre,

en arrivent

attribuent

leur

et les précédentes

du savoir.

ne justifigrent

magistrale

langue

comme orphelins,

Si le jour Kwataka

sûr.

!"

partant

d'un mot à telle

bien

même si on se trompe.

donc, nos deux interlocuteurs,

l'appartenance

pour

essayons

essayons,

pas leur

triste

le mythe commencé, il

n'en

ces paroles,

affirmation

Jacky

en racontant

est pas toujours

arrivé

de déboucher

sur un oubli

total

cérémonie,telle

cette

danse de l'arc

(paila

dont Posisa,

dentellement

en 1977, était

le dernier

Quand elle mord sur l'enthousiasme encore

la fabrication

(Vouacapoua geait pendant

americana)

dans la boue, tant

pas génératrice

des villageois.

Ainsi,

ou le décor

des trompes sophistiqué

mais à quoi bon élaborer

de décennies,

et le coeur" des bien ~~~---_-~_-__--_-----~~-

les malades

d'un

chant

nous

ou d'une

mort

acci-

dépositaire.

n'est

compliquée

de manière

de même, et il

est quelquefois

tu&..)

et

les en bois

d'oubli,

la dépopulation

adultes

connaissent

dur de /wakapu/

des flèches de tels

et les morts

que l'on

immer-

raffinements

alOrS

ont occupé "la

tête

que,

portants.

(1) mot de la Lingua Geral, aujourd'hui tombé en désuétude, mais en usage quand les WayZpi fréquentaient les Portugais. 11 survit cependant chez les Wayapi-puku.


-

lorsqu'en

Ainsi, Kamala une grande

réflexion,

-

1972 fut support

danse masquée,

communautés distantes après

169

seulement

organisée

de l'alliance

de deux kilomètres,

m'affirmèrent

par le chef Roger

que cette

les

danse n'avait

renouée

entre

jeunes

adultes,

pas eu lieu

deux

depuis

1955. A cette les Wayapi répondent

par une extrême

ce que nous avons déjà cette

forte

union

prépondérante totale

souligné

se traduit

accordée

d'appauvrissement

valorisation

par une grande J'y

ou de méthodes

la fécondité

chapitre.

stabilité

vois

culturel,

de la famille

dans un précédent

à l'enfant.

de contraceptifs

pour favoriser

menace constante

Concrètement,

du couple,

comme preuve

d'avortement,

et la grossesse

nucléaire,

une place

l'absence

alors

quasi

que les remèdes

ou régulariser

Les règles

des

femmes sont connus (P. et F. GRENAND, 1977). Pour résumer évolution

démographique,

dont ils

ont essayé

et territoriaux. plus

grande

les

ceLLe-ci

de modérer

connaissances apparaît

partie

des ethnies

comme une vaste

Les effets

Les WayEipi partagent

cette

de la fore^t.

triste

des institutions

sociales,

reformer

une sociLté

forte

disparu.

2.2.

Densité

du peuplement

jamais

wayapi

situation

On a vu pourtant

à l'examen

que leur

et espace vital

.

hémorragie

par des ajustements

ailleurs,

n'a

des Way"api sur leur

sociaux avec la ici

volont

et de

: quelques

problèmes

d'examiner,à

la Lueur

de Je voudrais des rares plement

données utilisables,quel relativement

maintenant

essayer

a pu être

dense dans Les premiers

le poids

probable

pas de la migration

du peuwayapi.


-

Les problèmes peut-être

socio-économiques

de nature

inverse

170

qui

-

se posaient

à ceux qui

alors

apparaîtront

Si Les Wayapi ont été estimés début

du XIXe siècle

(BODIN,

1824),

affaibli

? En dépit

de notre

ignorance

après

n'était-ce

pas déjà

relative,

tient

compte du fait

avaient

grossi

leurs

depuis

plusieurs

décennies,

que les

guerres

et surtout

les épidémies

avaient

qu'annuler

ces apports.

C'est

que je vais

tenter

temps,

beaucoup

conviction

plus

profonde

territoriale‘et

des causes

de migration

qui vivaient

dans des grands

/tapui/

Nous possédons sur l'éco-système permettent

actuel

de calculer

avant

et pêchaient

pour ce faire

la superficie

(si

La densité

cer-

dans le même

à partir

de cette

une idée

de l'emprise

ces / tam"uk"u f

le "pirarucu". des données

chiffrées

indications

qui nous

anciennement

aucune donnée chiffrée

de population

une densité

domine politiquement

la surface

Le recensement

occupés.

de la population

de BODIN est

fraction

habitant

au km2. Si l'on

(0,34)

qui

ethnie

possédant

la mieux

a été trouvée

un territoire

tient

compte du fait

sans doute

aux trois-quarts

la densité

que les

par LIZOT

continu

Chez Les Wayapi actuels structurée,

à

par fi 000

comparable

de l'ethnie

sont

juste)

wayapi

donc été de 0,33 habitant

et économiquement.

Oyapock,

du territoire

aurait

chez les Yanomami centraux,

Leur territoire

être

1820.

19 000 km2 habités

au km2. C'est

on peut fait,

des territoires

En 1820, j'estime

personnes.

est plus ou ennemis

de ces ancêtres,

des Wayapi et quelques

En revanche , nous ne possédons wayâpi

qu'alliés

de fournir

au

là un chiffre

l'affirmative

Même si l'on

tain

1830.

à 6 000 personnes

que probable.

rangs

à eux étaient

qu'elle

du haut est de 0,45

zones environnant

désertes,

formant

ainsi


-

de véritables

réserves

qui

la chasse du territoire

influent

supérieure

à celle

blement

admettre

une économie

superficiellement

une population outre

amérindienne

guère possible

à la pêche du pirarucu le bas Jari, vertes

ferme.

entre

qu'ils

forte

lorsque

les

? Il

est

tout

d'abord

peu pro-

sur les

rives

du grand fleuve

et indépendante.

et se concentrant

sur les

de la Pancada

Il

très

70 km que représentent

et son confluent.

rapidement

à nouveau un chiffre disposer

Il

est probable

amérindien

au nord

(Namikwan et Upurui)

devaient

guère pouvoir

Ipitinga,

son grand

affluent

prouvent dans les

territoire

d'ailleurs

forêts

identique

que non. Entre continu

et à l'est

occuper

Les décou-

que le couloir 1'Iratapuru

les Portugais

au nord-est

(Apalai

de 19 000 km2 ?

et apparentés), du Jari,

et atteindre

une surface

de 12 000 km2. Nous aurions

densité

de 0,50 habitant

au km2. Il

s'agit

probablement Tout le problème

supportable théorique

et supportée s'impose.

supérieure

chiffre

par les Wayapi d'alors.

Rio

donc une

par défaut

comme nous l'avons

est de savoir

ne

le Rio Maraca à

probablement

d'un

ils

jusqu'au

soit

était

du Sud

(Makapa et Kusari),

l'est,

la population

de terre

de 6 000 Wayapi en 1830, ces

d'un

encore

ne me semble en

de Waygpi tous adonnés

de NIMUENDAJU sur 1'Iratapuru

pouvaient-ils

et un peuplement

tôt

milliers

s'installèrent

Si j'admets

immigrants

plus

plusieurs

la chute

archéologiques

amplement

toléré

d'imaginer

raisonna-

ce qui nous est confirmé

de même un siècle

eussent

on peut

légè-

du XIXe siècle.

au nord de l'Amazone

que les Portugais

de la densité

secondairement,

du même type....

par les voyageurs

Wayapi s'installèrent

de la pêche et de

on a l'explication

de 1830 et,

En était-il

bable

sur le rendement

exploité,

rement

-

171

si cette Une petite

puisque

déjà

densité

avancé.

était

digression


-

Je ne partage conclut

-

pas l'optimisme

de P. CLA§TRES, lorsqu'il

: "Pour

les populations

hypothèses D'une part,

il

de la forêt

transpose

trop,

dans son étude

chez les Tupinamba

ressources

de la mer (1972,

p.

impossible

d'admettre

que,

de façon

des groupes

locaux

nourrir

demander un rôle

trop

des autres

activités

me semblent

liés tels

facteurs,

pas croire

il

faut

aller

aux

les

qu'ils

côtiers

181) ; d'autre

à l'agriculture

économiques.

C'est

seuils

critiques

furent

il

est probablement

sur

consécutifs

pût

150 km2. C'est les

ainsi

liées

qu'à

à l'arrivée

il

que

d'autres

au changement dont

exigences

à cee exigences

de population,

populations

des

guarani

et négliger

précisément

avec d'autres tous

dispoçaient

le territoire

psychologiques

guarani:,

qui

part,

continue,

important

ou heurts

sur la population

moyens de 600 habitants

que contraintes

naturel

aussi,

fortes."

des données recueillies

milieu

172

de

ne faudrait

des Européens

sur

le continent. Si P. CLASTRES a le mérite de ses prédécesseurs

fondés

sur le fait

terres

n'étaient

d'avoir

voulu

indiens

est précisément

d'avoir

activités

de subsistance,

les

en faire

uniquement

d'intensité

installation

souplement différences

- le passage

dans les

forêts

d'intensité".

résultats

des basses

Le génie sur la totalité

entre

les

tort

des Amérdes

sociétés

n'étant

et dans le temps. des Wayapi,

sur la rive

de terre

les

a, à mon sens,

joué

dans l'espace

histoire

une de ces "variations

il

des agriculteurs.

Dans le cas particulier de leur

balayé

que les populations

que des chasseurs-collecteurs,

que des variations

ici

d'avoir

le moment envisagé

nord de l'Amazone

et leur

ferme des Guyanes - est précisément Accordant

précédemment

à la pêche


-

une importance

essentrelle,

-

173

1'1 s furent

économique.

leur

effort

pair

avec la découverte

de nouvelles

espèces

l'effort

technologique

dut également

s'accompagner

Enfin,

une partie

couverts

de forêt

effort

intellectuel.

d'interfluves

de basse

(low selva)

formant

transition

terre

de terre

des biotopes

guère supporter

est donc vraisemblable

sans doute

ressentie

permettre

de s'adonner

ferme.

DENEVAN (1976,

amazoniens

une densité

les moins favorables

supérieure

de 0,5 habitant

comme trop

forte,par

les Wayapi

de loisirs

à l'homme,

à 0,2 habitant

densité

à l'économie

entre

p. 225) a montré

qu'une

qui

au km2.

au km2 fut

de 1730, pour

les

leur

caractérise

aujourd'hui(')-. Le peuplement

devait

d'un

de

et botaniques,

composé

d'un

encore

zoologiques

allait

est

qu'il

Il

compte que cet effort

ancien

et la forêt

ne pouvant

tient

sur la chasse

de cet habitat

la "varzea" s'agit

Si l'on

amenés â déplacer

encore

aggraver

des causes majeures pliquant

de l'ensemble et cette

situation

violente

des Waygpi vers

la pression,

de l'expansion

du même coup la concordance

celle

des Portugais

colonie

française.

de la politique

dont le but @tait Cet aspect

des zones périphériques

plus

sans doute

une

le nord,

ex-

des Way?ipi avec

de dépeupler

sera étudié

fut

les

abords

en détail

de la

sous l'angle

de la guerre. Si l'expansion impératifs

de peuplement,

Wayapi semble avoir

nous avons laissé

entendre

l'intérieur de la Guyane eut pour conséquence --_-_---_-_---_-~-~-~~~~ (1) A titre

d'exemple

: le dépouillement

de production

nous indique

semaine hors

du village

ou de cueillette

qu'un

pour obtenir

nécessaires

à la vie

sort

les produits de la famille

à des

que l'arrivée

la découverte

provisoire

homme Wayapi

été liée

dans

de nouvelles

de nos enquêtes trois

jours

de chasse, nucléaire.

par de pêche


- 174 espèces

zoologiques

avéré,

à l'étude

firent

plus

que par

le biais

tenant

étudier.

ou botaniques

et de nouvelles

, que les principales

par le biais

des relations

de la réinvention

techniques.

Il

s'est

adaptations

à ces nouveautés

intertribales,

hostiles

C'est

ex-nihilo.

3) INFLUENCES INTERTRIBALES ET CIVILISATION

se

ou non,

ce que je vais

main-

OCCIDENTALE : SELECTION,

REJET ET PERTE

J'ai d'analyser

les

essayé,

adaptations

dans les deux sous-chapitres

des Wayapi

gement de milieu

et de l'évolution

de faire

matériel

le bilan

que fonte

giques,

cette

d'objets

occidentaux,

rel

causalité

de départ,

maintenant

de la mise en contact

avec les

ethnies

J'ai

dès le début

change intertribaux

fait

remarquer,

et contact

Vue sous l'angle est moins nette

pour ainsi

intégrés

depuis

et leur

dire

de leur

nombre

contexte

dans les

finale

est devenue

liés

technolo-

En effet,

longtemps

utilisation

sont

des transformations yeux.

des

de ce

avec l'Occident

à leurs

"libérés"

se sont

du chan-

Essayons

démographique

dans la pensée des Uayapi.

majeures

démographique.

Guyanes et avec l'Occident. chapitre,

aux contraintes

précédents,

cultu-

réseaux

d'é-

strictement

amérindienne. Un problème se pose en ce qui

concerne

de délimitation

l'abandon

mières

et d'objets.

Doit-on

milieu

ou comme des influences

les

Une dernière l'orientation

du présent

travail,

tout

ou l'adoption

considérer intertribales difficulté,

aussi

délicat

de matières

pre-

comme des adaptations

au

? qui relève

est de différencier

cette

fois

de

ce qui

est reconnu


ou no* comme emprunt

par les WayZipi. Voici

les Wayapi considèrent me ayant bois

de tout

le bois

temps servi

est peu utilisé

d'arc à faire

un exemple

le désigner,

/paila/,

langues

du plateau

des Guyanes.

C'est donc analyser

en détail

civilisation

waygpi

les

com-

des arcs,

que,

d'une

part,

ce

d'autre

part,

le mot

et que,

essentiellement

et les pertes

en me limitant

strictement

l'étude

des phénomènes d'échange

ou d'emprunt

ge fait

partie,

autre

perspective

commerciaux

3.1.

comme je l'ai

siècle

Troc et rapports

savons expressément

autres

recevaient

en paiement

qu'ils

obtenaient

des armes à feu

objets

qu'ils

de parure

du XIXe siècle visita Brésiliens

recevaient (perles, jusqu'à

en 1832 l'un , précise

(1835 p. 90).

affirmations

;

au sens le plus

lar-

d'une

quels

axes

ethnies

furent

les

il

est

et les Occidentaux

certain

que l'essentiel

sources

des Portugais.

(Anonyme,

miroirs, nos jours,

des derniers

Nous

L'apport

nous est mal connu ; on sait

matériel

simplement

(TONY, 1842 ; KERKOVE, 1760).

également

de l'outillage

etc.

;> qui

les bases villages

même que les Wayapi portaient

Quant au commerce intertribal,

en fer

formeront

du troc.

ayant

du

1740 ; FAUQUE, 1839)

le commerce des esclaves.

qu'ils

indéniable

de la

supra p. 147),

par l'intermédiaire

par diverses

que les Way"api pratiquaient

pris (cf.

que je vais

à nos jours.

siècle,

de l'Amazone

signalé

dans les

successives

à leurs

Voyons d'abord

avec les

Au XVIIIe commerce venait

déjà

de recherche.

du XVIIIe

alors

compte de ces obstacles

apports

:

Moraceae)

est utilisé

en tenant

significatif

(Brosimum quianensis,

au sud de l'Amazone,

employé pour karib

-

175

Il

est

et des

tout

au long

ADAM DE BAWE, qui

des contacts

avec les

des vêtements

nous verrons

qu'il

européens ne


-

devait

pas être

nul,

En outre,

l'insertion,

d'ethnies

guyanaises

la civilisation

en dépit

radicalement

les Français chandises

de la frn

infra

va faire

rapports

L'instauration

de 1'Oyapock Cette

gnages sur le commerce entre ments du XIXe siècle,

l'axe

période

moins dans les

de membres

des répercussions

sur

sont

un puissant

mes qui

se posent

comme intermédiaires

divers

passages

du récit

Tatu

des mar-

de 1820 à 1880. Les témoiabondent

dans les

docu-

l'impression

du pouvoir

que les

temporel

des hom-

du chef Pierre

Louis

aucune illusion même les déjà

;

montrent

bien,

sur leurs

rap-

conséquences

:

grand quand les Français

à Cayenne ?

:- On dit

qu'il

ans)

; la fois

suivante,

quand ils

était

l'emmenèrent

sieurs

fois,

c'était

un enfant.

à peu près il

etait

capitaine(l),

veut

dire

qu'il

ne fut

Il

l'emmenèrent

à cause de ce la que (cet

fait

grand

voilà

comme $a (4 à 5

à peu près

(9 à 10 ans).

mais quand ils

fut

par les Blancs.

de l'arrivée

du commerce avec les Blancs

était-il

Mis>

C'est

avec

amzrindiens.

adjuvant

sur la vie

Louis)

l'emmenèrent

principal

et en redoutaient

:" (Pierre

volontaires

récits

les Wayapi ne se faisaient

avec les Français

de rapports

on a surtout

européens

(1) Miso

siècle,

des Wayapi vont

Wayapi et Francais

objets

il

des TJayapi.

commerciaux

va durer

Dans ces derniers,

ports

du XVIIIe

p. 291 ) dut avoir

1820, les

d'axe.

européennes.

en fait,que

de conquérants

matérielle. Après

changer

-

de l'attitude

ac partir ' (cf.

176

grand

partit

et revint

(pour

la première

homme) fut

ce qu'on

comme ça

fait

plu-

capitaine

dit.

pas nommé chef par

les

siens,

mais

fois)

;


-

177

Des tas de marchandises ve)

jusqu'à

touches,

elle

disait

disait

ça montait parlait

montaient

son village,disait

elle

ches,

-

feue notre

; du tissu aussi

rouge,

et arrivait

chez lui.

Il

Plus

loin,

dans un passage

nons le malentendu

sociologique

profond

des machettes,des

ha-

du sel,

aussi.

Tout

plus

indien

; ainsi

entre

et Européens

humoristique,

régnant

nous compre-

au niveau

- Ses plus

jeunes

frères

(à Pierre

apporté

beaucoup

de bois

d'arc.

C'est

ainsi

en avaient

apporté

beaucoup,

chefs

droit

fort

; ils

lui

éloigné,

depuis

Walakutir

Louis)

Sikay,

et d'autres

jeunes

frères.

L'aîné,

c'était

Pierre

Louis.

Tatu

: - Ils

venus voir

leur

famille

apporté grand

ils

un petit frère...

étaient animal

venus voir

à ce propos...

personnage..

encore.

(vivant),

: -Donc ils

Mis3

: -Oui

depuis

Eux,

avec un en-

leur

ses

?

famille.

Ils

unau (2)

: "Heu...

un petit et si...

c'étaient

avaient

nous échaudions

! ils

étaient

venus voir

étaient

venus

(leur

frère)

.

ce petit

?

le voir.

"Heu...

grand

un chaudron,

pour ça, comme paiement

du petit

unau"

(les

frères

plus

jeunes

ainsi

racontait

grand-mère.

"Oui

! un chaudron

der ce petit

personnage"

leur

fait

. dans un chaudron?"

Tatu

Et il

avaient

(...).

y avait

Mis-, : - Oui,

lui

que l'on

Il

étaient

de l'échange

:

Mis.3 :

les

le fleuDes car-

n'était

grand-mêre".

(par

grand-mère.

; des allumettes,

feue notre

Amérindiens

et montaient

à leur

aîné),

dans lequel

dirent-ils.

donna un chaudron.

à ses petits frères. ______-_-------------------(2) unau, ou paresseux â deux doigts

Il

frère,

dirent feue ma

nous pourrions

échau-

- "Oui

! dit

le grand

bien

obligé

de le donner

était

: Choloepus

didactylus

L.

frère.


-

: - Oui,

bien

sûr

Miso

: - "Mais

il

ne faut

dit

le grand frère.

Ainsi

racontait

feue ma grand-mère.

Tatu

: -T' est Pierre

Louis

qui

ca ?

Miso : - Oui,

c'est

Pierre

Louis.

rien

à faire

d'une

chose pareille"

unau).

"Ils

comme ça,

veulent

pas..."

cadets

ou du moins, ne veut

est

nous montre

offrant

à l'aîné,

de cadeaux.

des objets

qu'autant

donc à bien

pour

cier

la nature

qui

le pratiquaient.

indiens étaient _-----~--__--_-_--(1) Pénélope

dit-il

choses",

les Blancs

(en montrant

bien lequel

les

des

les Blancs

n'en

des échanges

entre

aux cadets

Louis

est

du jeu,

sorti

du moins les qu'il

cartes.

puisse

qu'ensuite puissant

entendre

pénélope('),

à son tour

que des produits européens

le petit

offre

règles,

que ses frères faire

la nature

n'ont

perroquet,

; mais ça, non,

à la fois

il

offrir

redistribuera.

et dépendant

le ravitaillent

à ses frères

Il

: son

; tout

la nature

son

des ca-

aux Blancs. Les documents

fournissent

"Les Blancs,

Mais Pierre

sinon

devenu un intermédiaire

deaux qui plaisent

dit

de telles

agami (2) , ou un petit

Ce texte

en échange

consiste

m'apporter

veux bien

de ses frères

commerce ne tient jeu

j'en

en a changé,

de la part

aux Blancs Il

il

plus

ou un petit

choses

les

!

ne le mangent même pas ; mais un petit

en somme, un échange -

-

Tatu

je veux bien,

frères,

178

leur

part

européens

d'heureux

et l'intensité

: oiseau.

(2) agami ou oiseau

blancs"

Penelope

trompette.

compléments

du commerce ainsi

Les hommes qui des "petits

couvrant

cette

période

nous permettant que la valeur

nous d'appré-

de ceux

faisaient

le commerce avec les

amér-

créoles,

socialement

voire

marail

P.L.S.

Müller.

Psophia

crepitans

L.

marginaux,

;


-

; leur

déchus traînant

seul

aspect

179

positif,

-

l'assimilation

en Guyane conm'e dans le nord de l'Amérique.

d'un

traiteur

type

de personnage

du XIXe siècle,décrit qui

de douze cents

depuis

la fin

il

y a quelques

a reçu,

francs

en divers

aller

à la recherche

était

ivrogne,

aussi

fait

son voyage

? D'abord,

de choses.

Il

s'est il

Au grand saut, gent qui poudre

qui devait

petit

voyage

comment a-t-il

fini

il

arrivé

a manqué de sauter,

servir

; n'ayant

plus

il

une somme pour

Cet individu

pendant

En fumant,

rien,

en Guyane :

à Qyapock avec peu

lui,

pour faire

ce

et comment a-t-il

à son arrivée

au poste.

siècle

et marchandises (Wayana).

est

bien

années,

des Roucouyanes

saoulé

se trouvait

Le comportement

du XVIIe

objets

en-

pas S'être

par BAGOT (1849),illustre

sévissait

"Un nommé Gautier

indienne

ne semble de surcroît

une communauté d'aspirations,

développée

à la vie

quinze

jours.

sa bande et le serle feu a pris

l'expédition.

Il

retourna

comme il

à la

fit

un était

monté" . En dépit tant

avoir

dit

que les.commerçants

(farine

de cette

été assez important,

de manioc

conclusion,

puisqu'en

dans la région

en visite

avec un envoyé du gouverneur

plaintes

du chef Waninika

à propos visé

plus

sur 1'Oyapock.

au fort

ayant

les

une valeur

"curiosités esthétique),

de la Guyane,

sur les

de cabinets" très

prisées

en couac

de la Yaroupi

de Cafésoca

Ce commerce portait cependant,

s'approvisionner

de la malhonnêteté

En 1842, un "passeport" ou moins le trafic

1836, TBEBAULT DE LA MONDERIE

de Cayenne venaient

torréfiée)

ce commerce semble pour-

(Yalupi).

l'auteur

(comprendre au XVIIIe

reçoit

les

des commerçants.

permettra

objets

Venu

de contrôler

les plus

divers

les

indiens

objets

siècle,

étaient

;


-

au XIXe siècle

reléguées

le couac,

que le montre

ainsi

comme l'explique semblent

Mis2

avoir

tels

; lettre

aussi

En contrepartie,

tout

les

perles,

les miroirs,

tille.

Les objets

été échangés bien

sa victime

Malukf.

des haricots

signalé

côte

(Galibi,

joué

médicinale,

les produits Venaient

les

dans le récit "avait

acheté

qu'un

Palikur

les

les

fusils,

semblent

alimentaires

avoir

rarement parle

de

enfin, qu'il

ethnies

de la

point

essentiel,

les

jamais

leurs

bras.

C'est

à des Indiens

éloignés,

faisaient

alors

appel

la distance

les

alors

les Wayapi n'apparaissent

1099, quoique

tissus,

L'alcool'

Dernier

plus

d'a-

(à Saint-Georges),

dans ces hchanges,

brésiliens).

étaient

sont

d'Asapo,

et Pierre".

oarmi

des-

toujours

documents

que les Français

étaient

nomment la paco-

de la nourriture

mineur

et réfugiés

ensuite

pro-

(1) , étaient

obtenus

des méfaits

pour Asapz'

rôle

170) qui

du XIXe siècle

tels

D'autres

la salsepareille

à la même époque comme une plaie

de louer

bilité

CODY, du 11-l-1839).

Les produits

secs et du riz,

est

1883, p.

qui

du père Jean

auteurs

de grand prix,

que Misa,

semble n'avoir

reux

ce que les

domestiqués,

de ce commerce (lettre

en fer.

avec parcimonie.

signalés,

à travers

outils

sauvages

sur

Couy ou Martin,

(CBEVADX, 1883, p.

ou une plante

surtout

comme Charles

de Charles

cendues en radeaux,

bord et avant

animaux

traiteurs,

d'acajou

demandés.

Le commerce portait

THEBAULT, les

. Certains

les billes

très

-

au second rang.

été des spécialistes

AL-ET, du 17-12-1854 duits,

180

comme désiles Wayana,

(BAGOT, 1849, p, 7 ; CBEVAUX,

limitât

considérablement

leur

possi-

d'embauche. Pendant

toute

ethnies

amérindiennes

environnant

geable,

quoiqu'il

bien

fût

d'ailleurs souvent plus ~~~~--~--___--~-~~--~-(1) Plante

médicinale

cette

période,

les Waygpi ne devait

moins important

ou moins

le commerce avec les

intégré

anti-syph'.litique

pas être

quantitativement. aux transactions (Smilax

Il

négliétait

avec les

pseudosyphilitica). *-


-

Européens.

C'est

181

-

le cas en particulier

des échanges

avec les

descendants

des habitants

du bas et du moyen Oyapock,

les Piriu,

sions

jésuites.

avaient

eu une part

entre

Wayapi et Français

en 1817 (cf.

infra

virent

régulièrement

Enfin

et surtout,

Ces Indiens

de canotiers leurs

et exercèrent

nautés

les plus

daires

waygpi

les deux ethnies.

de "Capitaine

une autorité

du fait

il

indéniable

est

avec les Emerillon persécutée

à partir

ethnie,

lettre

de LEPRIEUR au Gouverneur, semblent

plus

et surtout

avant

s'être

de

des Indiens

symbolique

sur les

p. 305);

C'est

cependant les rapports

servirent

commu-

traces

intermittents

de 1830. A cette Réfugiés

1836),cherche

refuge

chez les Wayapi..

teintés

d'hostilité,

avec les

groupes

de langue

furent

S'il

contacts

sporadiques

existaient

avec les

deux ethnies

siècle,

les hostilités

de cette

famille

de vassalité

n'est

Karib,

Apalai

importants,

pas douteux

que des

depuis durent

1830 que des relations

a de. nos jours

(ADAM

les plus

par la poussée wayapi vers

1822 ;

comme nous le

durables.

C'est

cette

(MILT'HIADE,

et les plus

les gêner considérablement. --------------------------

époque,

Boni

sur des bases

commerciaux

lieu.entre

s'établirent

fructueux

engendrées

d'intermé-

actuelles.

les

les plus

(1) Le patronyme

et fils,

bientôt

établies

(cf.

Wayana,que

ser-

1'Oyapock.

eurent

par les Noirs

DEBAUVE et FERRE, 1832, p. 217), verrons

remontaient

que des échanges

d'échange

petite

Les relations

toute

ils

général"

que les Piriu

Nous en examinerons Des rapports

également

tard,

accessibles.

En dehors aux Français,

Plus

qui

des Mis-

dans le contact

les Gnongnon Bosson (1) père

le poste

de 1'Oyapock

p.'3CC).

aux voyageurs

chefs,

1840 à 1900, occupèrent

active

Indiens

évolué

le XVIIIe longtemps stables

en BOSS~U.

<


-

s'établirent n'est

entre

pourtant

daise

Wayana et alliés

qu'après

de 1861 contribua dans l'intérieur

entrèrent

de nombreuses

ethnies

Emerillon.

Les produits

occidentaux

de Cayenne,

ces deux comptoirs

deux courants

ce qu'ils

des Boni par

cormnerciaux

: Boni,

à créer

été maîtres

un immense circuit dans lequel

Tirio,

Apalai,

provenaient

soit

de Paramaribo,

une spécialisation C'est

inverses.

Wayapi, soit

suffisante

sur cette

toile

pour

de fond

colporteurs

de l'inté-

restés.

De 1850 à 1880 pourtant, suffisamment

franco-hollan-

Djuka,

offrant

Ce

En ouvrant

circuit

peu à peu les principaux

sont d'ailleurs

part.

la mission

de la Guyane orientale,

que les Wayana devinrent rieur,

Wayapi d'autre de l'ampleur.

particulièrement

de traite

créer

part,

prirent

officielle tout

-

d'une

1850 qu'elles

la pacification

le Maroni,

182

les Waygpi

du commerce de 1'Oyapock

semblent

avoir

pour exercer

une attirance

sur les Wayana et les Apalai. C'est rent

s'établir

p. 135

chez les Wayzpi,

éclaire

l'intérieur tent

beaucoup

qu'entre

les

semblaient

à cette

nettement.

époque que plusieurs

de ces derniers

dans les

que le passage

conditions

Les deux voyageurs

qui

ont le plus

vincité

parcouru

de la Guyane entre

1870 et

1900, CBBVAUX et COUDREAU, insis-

sur ces contacts.

Leurs

récits

deux dates

en pleine

de leur

sont

d'autant

plus

passage,

1878 et

1889-91,

les

contacts

avec les Wayapi,

intéressants relations

évolution.

En 1878, les Boni,

étaient

un moyen pour les Wayana de se procurer

taux

(CBEVAUX, 1883, p.

pas très

intenses,

porteurs

Wayana en huit

128).

puisque

Avec les Wayapi,

ce voyageur

mois de séjour

des objets

ils

n'étaient

ne rencontra

qu'un

sur l'Oyapock,

comme avec les occiden-

d'ailleurs parti

de col-

le Kouc et le Jari.


-

En 1889-91, Les Wayana, d'acheteurs, sur le haut Marwini, rançonne

depuis

157).

la situation

sont devenus

tant

d'années,

a considérablement

fournisseurs.

les marchandises

françaises

du bas Oyapock

la réalité

est

toute

importaient

des.objets

européens

des tissus

pour moustiquaires,

les

ventrues,

des perles,

émaillée,

des herminettes

de Para)

ou d'artisanat

en contrepartie de coton,

venant

de cueillette

dressés

de tabac

Au début

après

de fait

la région

et semblent

particulièrement

p. 270).

C'est

les

contacts

en 1935. Pourtant,

affirment

entretenu

1'Itany

et la région

de la plumasserie. des WayZpi

du commerce dans

selon

Miso,

Wayapi,

comme le chef Pina,

relevant

plus

le KOUC, se rendaient

diverses

de fil

d'autres

qui,

De nos jours,

des pelotes

du moyen Oyapock

groupes

1950, le troc

achetaient

parents

des colporteurs

s'étioler.

ils

et noix

abusé (HRCKENROTH, 1939 ,

les visites

Vers

; à cela

avec leurs

des rapports

depuis

de la

l'isolement

le monopole

la réciprocité, wayapi

des gamel-

canots

à cause de ces abus que,

et les Français, avoir

les

des hamacs tissés,

les Wayana détinrent

les Wayapi renouèrent

particulièrement peints,

la chasse,

centraux,

essentiellement

tout

Les Wayana

(gomme de balata

du XXe siècle,

en avoir

en

Aux Wayapi,

pour

sec,

le pays wayapi,

des hameçons,

pour creuser

(COUDREAU, ce

métalliques

(hamac en filet).

des chiens

par son intermédiai-

de l'oyapock.

des couteaux,

les

: chaque année,

du Surinam,

des coffres

produits

des paquets

autre

de Wayana qui parcourent

du Kouc et de la source

quelques

qui

à passer

groupes

s'ajoutaient

en 1889 encore,

obligeant

la région

vaisselle

Certes,

amèrement d'Asapo

particulier

rondes

évolué.

les

Pourtant,

sont de multiples

-

les Wayana se plaignent

re pour se procurer 1893, p.

183

de l'alliance

wayana étant

rendues

par des

sur le Jari.

avec les Wayana allait

tentatives

et de

peu à peu

pour le réactiver

de Camopi par le pays emerillon

connaissent

entre peu de


-

succès,

quelques

objets

chez le gendarme du poste

Wayana sont delà

Wayapi craintifs

184

-

vont

même jusqu'à

administratif

annoncés,

de peur d'avoir

situation

récente , il

de cette

de contacts

intenses

la culture

wayapi

à s'en est

de Camopi lorsque

les

cependant

que nous envisagerons entre

leurs

séparer

avec les Wayana a laissé

Les relations

dissimuler

plus les

à leur

évident

des traces

groupes

wavZpi

pas obéir

à une règle

générale.

L'isolement

groupes

de villages

n'est

favorable

à des échanges

ceux-ci

ont souvent

été limités,

treinte,

entre

circuit

plus

les vicissitudes.

depuis

Entre

1900, les

des produits

manufacturés

hollandais

directement

par les Wayana. Les Wayapi-puku,

et à l'écart

des itinéraires

les miettes

de ce commerce.

fournis,soit

Après les

échanges

de nouveaux

partenaires

positives

dans

eux-mêmes ne de nombreux

réguliers

et

à une aire

res-

inséré

dans un

du pays wayapi

en a subi

communautés de l'oyapock

fournissaient

blement

manufacturés

vu,

Pourtant

1860, l'ensemble

1860 et

que ce siècle

réitéré

comme nous l'avons

deux communautés par exemple. général

Au

en détail.

semblent

guère

défaveur.

français

contre

les

produits

par les Wayapi de la source, soit

de troc,ne

1900, la coupure

à l'intérieur

isolés

la plupart

recevaient

que de loin

du circuit

limite

de l'ethnie.

: les Emerillon

pour

pour

Pourtant,

en loin

considéraon se découvre

les Wayapi du moyen Oyapock,

et les Wavapi-puku

pour

les Wayapi

du haut

Oyapock et du Kouc.

Dans le

premier

encore

sur les

produits

hollandais

que por-

cas,

c'est

tait

le troc.

Dans Le second,

avoir

dominé les produits

d'outils

en fer

vaient

peu à leur

d'origine

des Wayapi-puku offrir.

en revanche,

était

les produits

européenne grand,

du Maroni

: en effet, les Waygpi

indigènes si centraux

semblent

le besoin en a-


-185

Depuis avancés

de l'Occident,

et,

récemment,

plus

Mitico

deux décennies,

Maripasoula, les postes

sur le Paru,

le Jari

sur de courtes

d'ailleurs

besoins

Chaque ethnie

en produits

De nowaaux Citons qui,

directement

d'une

traditionnelle

via

rillon,

Apalai

lent

directement

visite

chez lui

sillonnent

et de l'assimilation,

les

fonctionnaires

ou prêtres

de l'ailleurs

devient

six

Wagana, WayZipi, Eme-

certains

se ravitail-

poussant

! J'en

doute.

En ces temps où

déversent

de la déchéançe

chez eux touristes

les plus

la fin

la connaissance

au maintien

de leur

de ce travail

besoins

nouveaux

auto-

que c'est

Nous en avons cependant

comme hier,

voyeurs,

variés,

bases que le commerce que se dessinent de demain.

jusqu'aux

Voies

verronsà

ont su équilibrer

vint

pendant

Macapa.

aux messages

qu'aujourd'hui

de

Belem,

indispensable

sur d'autres

intertribales

de la côte,

un facteur

NOUS

s'embaucher

de Guyane et d'Amapa,

certains

les mêmes moyens de communication

nomie culturelle.

intermédiaires,

Paramaribo,

diront

Wayana du Paru

par le même chemin.

les fleuves

Cayenne,

ont surgi.

des Amérindiens,

Belem et'cayenne,

dans les bourgs

villes,

leurs

de ses frères

de Cayenne employait

Santarem,

qu'au

de la distribution.

tel

Négligeant

voisins,

aux sources

d'avenir,

lors

en éclats

désormais

la voie

retourna

pour affirmer

règlent

mais montrant

aérienne

lations

aux fêtes

avion,

par voie

sans doute

rattachés

et de

d'alliance

hors-bord,

que le Bureau Minier

grandes

réseaux

moteur

appris,

puis

les

moyens de communication,

l'Itany,

mois,

peu à peu voler

et chaque sous-groupe

un cas extrême, ayant

fait

plus

Anatum sur le Paru

Bona, de Molokopata

se maintiennent

manufacturés

sur les postes

Camopi en Guyane,

et l'Amapari,

Seuls

distances,

la polarisation

FDNAL d'bldeia

le commerce intertribal.

commerce.

-

les Waygpi, et impératifs

déjà

les

re-

assez

dit

de même que leurs de la vie


-

communautaire,

l'évolution

par l'opportunité

3.2.

Apports

de leurs

culturels

et pertes

nouveaux

face

de leur

se trouvant

depuis

deux siècles

quotidien,

cette

attitude

duire

bien

en interprétations

en hésitations

sélective.

semblent

Le mot n'est

de doute permanent

sur l'opportunité

sur l'intérêt

de se procurer

une expression

revient

tel

objet

face

de chasser nouveau.

sans cesse dans toutes

cherché

Dans le

exemplg

se tra-

à tel tel

comportement

gibier,

que

cette

conversations

:

1, "ça se pourrait

bien!".

Trois

bien

attitude

de doute

et de référence

à quelque

délimité,

ce sont

les mots /la/,

la fausseté

à la fois

chose de préexistant, /la&ga/

de sérieusement

mots illustrent

attitude,

/p5 a?Ett cette

particulièrement

et / kz'wiya/.

. /lâ//

et /la%ga/

désignent

aussi

tation,

tandis

que /1$

en outre

occasionnellement

futur.

On dira

ainsi

/yans ou bien

laânga

peut

bien

que l'imi-

désigner

le

:

kîi ?/,

"est-ce

qu'ils

sont

comme nous ?",

moteur

hors-bord".

:

/wilil"a/, aussi

à

pas vain.

Illustrant les

dans des

avoir

peut'par

divergentes

dominée

personnalité.

: un bilan

à des hommes nouveaux, très

étant

les Wayapi

une attitude

humain,

minimal

intertribales

selon

conserver

aussi

-

relations

et un engagement

Les WayZpi, milieux

186

palmier

wili",

m3telZ/,

"notre

futur

. / kz'wiya/

désigne

une chose équivalente

bien

/yane

"faux que :

/m3 -

kowiya/

aussi

bien

signifiant

la valeur

"faire

l'échange".

de référence

accordée

ou identique,' De tels

par

le verbe

mots trahissent

les Wayapi à leur

culture


-

que la démarche présidant

187

à toute

intégration

pratique

nouvelle.

Loin

dentaux,

un emprunt

est donc pour eux tout

simplement wayzpi,

une nouveauté

nous trouvons

/kwalairla&ga/

re,

qui

surtout

ou d'une

chère â nos cerveaux

ainsi

les deux mots nouveaux

occi-

un remplacement

que,

ou plus

dans le lexique

suivants

:

"comme le soleil",

effectivement

ou quand il

le soleil

pour

désigne

la montre-

le comptage

de l'heu-

pleut.

/susula%gaJ,désigne

non pas par "comme le sein",

différent

technique

au plus

C'est

Jkwalaila&gaJ,

la nuit

nulle

une évolution,

à essayer.

remplace

le second,

étant

d'une

et JsusulakgaJ.

le premier, bracelet,

d'être

-

le biberon.

mais par "faux

Il

sein"

est à traduire,

; sa crédibilité

le mot est donc,

aux yeux des femmes wayTipi,

sémantiquement,

de Jkwalaila&rgaJ. C'est

en tenant

maintenant

passer

en revue,

les pertes

de ces deux derniers

compte de cet ét,at

de manière

diachronique,

siècles,

tels

d'esprit. les

que les

que je vais

emprunts

envisagent

et les

Waygpi actuels.

3.2.1.

Perte

de traits

culturels

- Barrage en fascines __-_- __-----------

(walakala),

(1)

PECHE :

grands

cours

d'eau

; personne,

technique actuellement,

correctement.

Son abandon remonte

cle,

lorsque

justement

jadis

employée

ne peut

sur les

la décrire

probablement

à la fin

du XVIIIe

les WayZpi se replièrent

sur les

petits

siè-

cours

d'eau. (1) ne seront rattachant

pas abordés

à la guerre

Les techniques

(cf.

d'utilisation

ici

l'organisation

sociale

ch 1, p 7û, et ch. IV, rare

ne seront

et les "rites" p. 219).

pas non plus

évoquées.

se


-

- ----_ Barrage -----simple_-----__________ d'une rivière de palmes,

parfois

technique

était

soit

complété

(marées),

les mares et lagunes Son utilisation

Il

liée soit

fait

de branchages

sans clapet

aux changements

saisonniers

en correspondance

inondations

était

par une nasse

sur les petits

des grandes

-

(pali).

originellement

quotidiens

188

(masiwa).

Cette

de niveaux

d'eau,

(inondation

et baisse

avec un cours

cours

d'eau

d'eau

maintenue

dans

principal).

de l'intérieur,au

de Mai et Juin,s'est

et

moment jusqu'au

début

du siècle. - Hameçon en bois d'arc et corne de daguet (Mazama americana) ---- ____--__-----_____------------------- rouge----_--__-__--__-__ enchâssée (uk+). - ------_--_

Cet objet

poisson

aïmara

(Hoplias

centre

et du nord depuis

employé

par

très

ancien

était

macrophtalmus). plus

les Waygpi-puku

d'un il

utilisé

pour

la pêche du

Abandonné par les Wayapi du

siècle,

il

y a encore

était

encore

sporadiquement

une décennie.

CHASSE ET GUERRE : - -----Les empennes -e--w de flèche "est-brésilienne" légèrement

(cf.

de guerre fig.

12, p.

distordue,n'était ligatures.

Les actuels

était

volontairement

fruste

et surtout

aux flèches

de chasse.

- Le casse-tête ----------------chants

arme de guerre l'actuel

n'est

faite

couteau

nom de JsawalapaJ.

en bois

du métier

c'est-à-dire

qu'aux

par deux

de cet empennage

servir

dite

que la plume,

deux extrêmités

la flèche

ne devait

(sawalapa), plus

une forme de ligature

Wayapi disent

puisque

qu'elle

de guerre -_-_-

de guerre,

189),

attachée

courtes

un ennemi,

avaient

était

destinée

qu'une

qu'il à tuer

fois,

par opposition

attesté

dans les

dont

le nom est

évoqué qu'assez

vaguement

comme étant

d'arc

et ayant

les bords

tranchants

à tisser,

lequel

Ce mot relevé

porte

d'ailleurs

par LEPRIEUR en 1832 (1834,

une comme

le même p. 22.5)


-

a3

empennage Cwayapi

fig.

guyanais 3

12

fig.

13

189

Deux

Empennage

modes

dé en

-

bl

empennage CTapirape

ancien

et

ligature pierre

est-brésilien ,BALDUÇ ,197OJ

moderne

de

haches


-

était

ê. l'epoque

moins vers

le seul

cette

190

-

terme valable

époque qu'il

fut

pour "casse-tête"

abandonné

(cf.

; c'est

infra

p. 224,.

- --La protection des habitations -----____------___-------

par des écorces

de /wafpgpi/

fut

avec les Namikwan,

vers

abandonnée

la répartition

la guerre

991%~

géographique

de l'arbre

utilisé

néan-

(1)

1830-40.

ne couvre

De plus,

que le sud

du pays wayZ%pi. - Les anciens fabriquaient des arcs de chasse --_----______----___--------------------Jyata’iJ

(Syagrua

inajai).

chez les Wayapi-puku. méridional,

technique

s'est

maintenue

dur du palmier tardivement

Qn peut voir

là une survivance

/grata’+/

l'essentiel

de sa répartition

arcs

dans les palmiers

le palmier

dans le bassin

Cette

avec le bois

amazonien.

ayant

De plus,

les

à bois

dur

(Oenocarpus,

usage

très

commun au sud de l'Amazone.

Syagrus

faits

et Astrocaryum

de l'ancien

caulescents)

habitat

sont

d'un

NAVIGATION : - Le canot en écorce ----------___d---au long

du XIXe siècle

canot monoxyle.

Il

Son utilisation

s'est

tuellement,

seules

supra p. 79 > semble

(cf.

comme moyen de transport

servait

au déplacement

maintenue

de loin

les personnes

avoir

été utilisé

en association

sur les en loin

cours

jusque

âgées en connaissent

d'eau vers

tout avec le étroits.

1950. Ac-

la fabrication.

VIE DOMESTIQUE : - Le feu. ----_-depuis

La technique

le milieu

prétendent

ancienne

du XIXe Sièc]le.

qu'ils

sauraient

le chef Norbert -------------------------

a un jour

(1) arbre

d'acquisition

malheureusement

Si,

encore fait

â Trois faire

jaillir

non identifié.

du feu a été abandonnée Sauta,

quelques

du feu à l'ancienne, de deux silex

frottés

vieillards à Camopi, l'étincelle


-

qui enflamma

le nid d'oiseau-mouche

pers .) , mais c'est perte

des points

avec l'Occident

de diverses

démarrer

un feu.

allumettes

étaient

Burseraceae

récoltées

on voit,

circuler

dans le village, à un chapitre

filles

avec une bûche enflammée plus

dans une boîte ainsi

dans sa jeunesse

(Fr.

de cet outil

/yi'a/.

il

d'années.

y a une trentaine

pierres

de hache polies

ture

sur un bois

encoché)

sont

connus ('cf.;

fig.

maintenue

de loin

l'a

/tapui/

du XIXe siècle

pour

vers

1940 pour

les Waygpi-puku.

lement

utilisés

pour aiguiser

les

ne circule

femaes' ami.

aujourd'hui

de /kulupiyg/

(cf.

qui

vu utiliser

(Iryanthera

nous dit,

supra

s'y

enchassage

1921. Il

p.

l'avoir

1.53 ).

un souvenir

rattachaient

dans la région

Conséquemment,

en loin,concurrencée

début

des ragles

sur un foyer

Wayapi-puku

vif

. Un infor-' de *lAmapari,

creusé

des polissoirs

ou par liga/yiTakilika/

semble que la technique par les

les Wayapi du centre Les polissoirs les machettes

tr88

le mode de montage des

dans un bois

et l'utilisation

13, p.

rapidement

de parenté,

prise

en écorce

agricoles

(par

les

GRENAND, 1972).

et des techniques Tawika,

encore

selon

Les Waygpi ont conservé

mateur wayapi-puku,

sont désormais

pour faire

aucune famille

qu'un

- Habitation collective ancienne ~~_~_,,~,~~,,~~,,~,~___,,_,,,_> - Hache en pieEre,

de

comme au temps où les

ou les petites

vu faire

de rupture

en forêt

d'illustration

Myristicaceae),

velléité

majeure.

servir

hostmannii,

cette

à toute

qui pourraient

avec son feu enfermé

considère

Ies femmes utilisent

De la même manière,

Parcontre,

(R. DE%AN, com.

génération

et même les briquets

mais toutes

rares,

d'étoupe

et la jeune

en cas de force

les maisons,

résines

servait

faibles,face

Les allumettes dans toutes

-

qui

là un cas isolé,

comme l'un

contact

191

OU

outils

se soit

en fer,'jusqu'au

et du nord,

et jusque

sont

encore

occasionnel-

les

fers

de haches.


- 192 -

remplacés

- Les anciens outils tranchants __--__-__-__-_---------------~ chettes,n'ont

laissé

en incisive

d'agouti

d'autre

WayZpi de L'Oyapock, - Le seul

objet

trace

les

aguti)

ne sait

plus

faire.

ancien

dont

anciens

étant

peu à l'écart

des cours

d'eau,

On utilisait

des poteries ventrues, _-__--------------empilait

grand-mère

Pekii.

couteau

à lame

du moins chez les

la fabrication

soit

encore

p aniscus)

connue

montée sur

/kwatak&gEJ.

- Les villages

que l'on

d'un

et les ma-

que personne,

est __-----_--~--~~_-_ la cuiller en occiput-_---_--de singe - atèle(Ateles un manche en bois,

couteaux

que le souvenir

(Dasyprocta

domestique

par

localisés,

à des fins

une des contraintes J+ a/,à

de discrétion,

un

était

d'eau.

col étroit

(cf.

par deux ou trois

dans des hottes,nous

Selon elle,

technique

cette

la corvée fig.

14 p.

explique

la

a été abandonnée

194)

au début

du siècle. - _____-__-__--_--------------------Les vêtements féminins et masculins

ont sensiblement

évolué.

Jusque vers

1850, les

à l'exception

des villages

les

femmes wayapi

allaient

nues,

se vêtaient

plus

visités.

Les hommes, eux,

trale

en fil

de coton

tissé,

les hamacs,

et teinte

de bandes noires

(Pisonia soit

olfersiana,

la tangue

Ce dernier

était

importée. la fin

/kalama/,

infra

soit

p. 200),

de JinimJp$piyUnfz/

soit,

La ceinture

ventrale

tissée

fut

du XIXe siècle

pour

d'un

dèle,

importée,

obligatoirement

en étoffe

- D'autres

parures

sont

le duvet d'aigle -m-----v collé, -------------

1830-50,

l'actuel

tissé,

au profit

JwilaulaE/,qui

les

pagne drapé,

abandonnée

centraux,

1/1,

comme

femmes adoptèrent

comme aujourd'hui,

pagne plus

considérées

ven-

avec le fruit

en coton

les Wayapi-puku,

ceinture toile

soit

les Wayapi

étroite

à armure droite

Vers

Nyctaginaceae).

(cf.

d‘une

Jkamisa/. en étoffe

par les hommes à

et tout

récemment pour

fait

sur le même mo-

large, rouge.

comme totalement était

l'apanage

abandonnées, des guerriers,

tel


- 193 -

ou encore major)

la poudre -------------verte pilées,qui

de coquilles

d'oeufs

à l'ornementation

faciale.

faite

servait

de tinamou

(Tinamus

AGRICULTURE : - Les techniques des outils faire

un abattis

choisi

que l'on

un terrain

pauvre

s'y

prît

relativement

où la roche

était

Pour les

agrandie

de brindilles mourût.

au couteau d'abord,

ensuite

les Wayapi,

colossale

mois à l'avance en arbres,

qui

et que l'on

autant

dire

étaient

cassés

entaillés

à la hache.

La plaie

y ‘entretenait

continuellement

étaient

de branchages

On le cassait

de tous

un

(3'. et P. GRRNAND, 1979).

les petits

et l'on

dépendantes

une tâche

de longs

affleurait

ils

arbres,

était

peu fourni

Sur ces bases, la main.

Aux dires

du feu.

avec une hache en pierre

à la fois

terrain

de mise du sol étaient ----------en façon ---------

et du mode d'acquisition

exigeait ait

anciennes

arbustes

ensuite,

en se servant

jusqu'à

à

un feu

ce que l'arbre

de la hache

comme d'une

masse.

(F. GRENAND, 1972). Compte tenu de ce que l'on de relations,

puis

d'isolement,des

(cf.

il

est probable

p, 316),

anciennes

sait

des phases

Waygpi par rapport que,

selon

les

secteurs,

à l'extérieur les

d'abattis

furent

abandonnées

et reprises

plusieurs

le XIXe siêcle,avant

d'être

totalement

remplacées

par

très

rentable

au niveau

de la production

cycliques

techniques fois

l'actuelle

durant technique,

et de l'investissement

en effort

et en temps. - Le domaine des Plantes cultivées _--------------et je me bornerai

ici

à suivre

Plusieurs

plantes

cultivées

mauvaise

adaptation

nécessiterait

une analyse

les.conclusions

furent

sur les nouvelles

strictes

abandonnées, terres

des Way?ipi.

probablement

occupées

spéciale

plus

que parce

par qu'elles


194

fig.

14

Jarre

fig.

15

P~ihite

ancienne

2 curare

La

incZs8e


- 195 -

n'avaient

plus

grand

sont difficiles

à identifier : il

. /alasa/ vallée

du Jari.

s'agit

est

. /away/ toxiques Aprës

: Ihevetia

fut

abandonnée.

. /kuya/

: Psidium

pu se maintenir forte

semi-domestiqué

depuis

la migration

étaient

d'un enfant

au village

guajava,

: Variété

guyanais explique

feuilles

de manioc,

avoir

consomm&.

Encore

que c'est

plante

soit

le nom de "caruru",

utilisé

la disparition

n'a

de /kuya/

pendant

l'enfance

des deux frères

par négligence.

avec /ka?aluiu/, des seuls

I

siceraria,

Phytolacca

légumes verts

rivinoides;

que les Wayapi disent

constituaient

towt

Il

s'agit

de cette

dont parlent

pourrait

jeunes

plante

pousses

leur

mets le plus

journalier"

"tabac

comestible",

il

que les voyageurs

de Solanum oleraceum,

1945, sa

qu'ils

font

signifiant

vers

Lagenaria

déjà en 1830 ADAM DBBAUVB et PERRE : "les

Or, /makultyau/

sonnailles.

affirment-ils

de disette.

et bFillies,

et

cultivée,

1920, probablement

et les

dures

actuel.

vers

s'agit

d'llluali

peut-être

de la gourde

: Il

Les graines

La pluviométrie

et MiipEa, soit

cette

de 1820. Peut-être

des Wayapi.

été perdue

hachées

_

des goyaves.

du goyavier

aurait

des aliments

dans la

La culture

Elle

. /malculEyau/

qui pousse

utiliséescomme

Myrtaceae.

dans le territoire

Cucurbitaceae.

elles

comme étant

domestique

que sur le Jari

. /kwEli/

ses fruits

Apocynaceae.

dans l'habitat

et de /alasa/

Misa

arbre

neriifolia,

de cet arbuste

culture

d'entre

araca.

l'empoisonnement

plus

d'un

abandonnée

de Psidium

la plupart

avec précision.

Les Wayapi décrivent

Sa domestication s'agit-il

Bien évidemment,

intérêt.

virent

est

au plus

de tabac (1834;

plus

conscmsaar. de 1'Etat

vert,

p. 279).

que probable Il

peut

s’agir

connue par les

caboclos

de Para sous

comme épinard

ou mêlé à la soupe d'amidon

de


- 196 manioc

soit

(tacaca),

de l'épinard

Wayana du Paru nommé /kumapa/, du lmakulsyaulfut le Kouc,

abandonnée

: cette

il

pu la décrire

plante

était

a été perdue

lors

connue de plusieurs

Wayapi,

s'agit,

Calathea

à rhizomes

ovata,

chez les Apardi-

y a au moins un siècle

sur le MOU~. Elle

Marantaceae

récemment

(D. SCHOEPF, 1979, p. 88).

car aucun Wayapi n'a

. / makwali/

signalé

il

et racines

et de /yuluw~/,

sur 1'Oyapock

et

correctement.

cultivée d'un

La culture

il

y a trente

déplacement

de village.

Bien

leur

description,

d'une

proche

de /walaa/,

d'après

tubérisées,

ans environ

Myrosma cannifolia,

toujours

cultivées

de nos jours.

3.2.2.

Emprunts

culturels Les emprunts

auxquelles seront

ils

pas envisagés

ne pouvant sente

ont été faits.

encore

recherche

: leur

être

seront

classés

par rapport

Les plus

récents

(dernière

digestion,

assurés , ils

leur

rejet

ne peuvent

aux ethnies décennie)

ou leur

ne

modification,

faire

partie

de la pré-

de l'outillage

en fer

a cette

origine.

la machette,

le couteau

ethnohistorique.

. Emprunts aux Occidentaux --~~~~~~~-~___---~--_ La totalité Les plus

anciens

emprunts

sont

Néanmoins,

la qualité

des siècles

selon

française;

les Waygpi ont enregistré

Voici

par siècle

et la forme de ces objets

que la provenance

l'introduction

fût

ont changé au cours

portugaise,

dans leur

probable

et la hache.

hollandaise

mémoire ces différences.

de ces objets

:

- XVIIIe

siècle

et début

du XIXe

: machette,

couteau,

fusil

dre,

houe,

hameçon,

étoffe,

pantalon

et chemise

(lesquels

seront

suite

totalement

abandonnés),

perles,

miroir,

ou

aiguille.

et pouen-


- 193 -

. XIXe siècle rent

que c'est

balles,

: réintroduction

du fusil

là la première

plomb,

pour fabriquer

des râpes

à manioc,

vaisselle

en faïence

ou en grès,

(ces trois

derniers

produits

. XXe siècle

Wayãpi

date d'acquisition

en fonte , pelle,

platine

(les

rabot,

étoffe

sel,

considè-

de cet objet),

poudre,

marmite

en fonte,

tôle

perles

opaques,

canif,

rouge,

pétrole,

actuels

riz,

haricots,

alcool

seront

ensuite

: vaisselle

émaillée

ou en aluminium,

fusil,

réintro-

valise,

en métal

peint,

duit

pour

la seconde fois,

cartouche,

fil

nylon,

parfum,

perles

râteau,

de verre

perdus).

coffre fines,

moustiquaire,

cocotte

en fonte.

.Emprunts aux Wayana -- ---_--^------En dehors

de plusieurs

cédemment,dont

les Wayana furent

d'.eux un certain

nombre de traits

les

dbjets-

occidentaux,

colporteurs,

cités

les Wayapi

pré-

ont retenu

spécifiques.

- Chasse et pêche : - -----Curare ) /w%lali/ les opinions

(Strychnos

toxifera

des Wayâpi divergent

: certains

connu de leurs

ancêtres

; d'autres

d'autres

pensent

qu'il

encore

et S. guianensis).A

lui

pensent

donnent

a été donné par

son sujet,

que ce poison

une origine

wayana

les

Indiens

anciens

de

sans précision

ethnique.

dernières

versions

la bonne , puisque

les

Tupi

sud-amazoniens

de chasse.

la fin

duXIXe siècle,

ne fabriquent

pas ce poison

ce sont les Tirio

qui

ques-uns

seulement

parmi

donc soit

par l'intermédiaire

descendants

des Proto-Tirio

le curare

et la flèche

fournissent

Depuis

le curare

ces derniers

aux Wayana,

savent

des Wayana, soit ou leurs

adaptée

anciens

à son utilisation

l'une

'

;

l'oyapock,

qui est

C'est _probablement

était.

des deux

tandis

le confectionner.

que quelC'est

plus

anciennement

par des

voisins

de 1'Oyapock

que

(cf.

Fig.

1.5 p 194 )


- 196 -

furent

introduits

ébullition,

selon

chez les Wayapi.

Actuellement

ce poison,

la terminologie

de VELLARD (1966),

curare

est en voie

par de

disparition. les WayZpi anciens,

- Encordage de l'arc --------_-------

:

descendants

ne laissaient

actuels,

des extrémités

de l'arc

siècle,

ils

cordes

étroitement

l'encordage

enrouGes

de retendre

rapidement

de la partie

en tension.

désignant

aussi

bien

bidentata)

que le lance-pierre.

- Vie domestique,

L'emprunt

Ybngalali, -maison

technique

de

permet

intempestive

/palakta/

balata

(Manilkara

y a trente

ans environ,

les mains des jeunes

à toit

des Wayana (tukuliipan)

Waygpi.

de deux réserves

et des adultes.

parure.%

- Habitation -----------_---------circulaire nion

il

?i l'une

du XIXe

du mot wayana

de l'arbre

Introduite

entre

la fin

Cette

/palata/,vient

de leurs

de réserve

en cas de rupture

la gomme élastique

arme est un jeu,

dires

spires

constitué

de l'arc.

une corde neuve

: son nom wayàpi,

les

et ce depuis

wayana,

autour

- Lance-Eierre ---m-w e---e

cette

que quelques

; actuellement,

ont adopté

selon

est

en dôme, /tukusipa/.

Cette

est,

de loin

en loin,

sans doute

ancien,

car un cas est

chez le chef A'+,

vers

maison

construite

par les

signalé

1830, sous le nom wayzpi

de réu-

sur la

de /Dka-piakwa/,

pointue".

- La hotte -----------_

de portage m--e - des Wayana,

JuluJ

(Ischnosiphon

arouma)

s'est

faite

pendant

dire

vers

- Diverses -------em

ouvragée

en lames de roseau

connue de quelques

Wayapi.

la jeunesse

de nos plus

informateurs,

1920-30.

Cet emprunt

ne paraît

parures ------

wayana ont été adoptées

; certaines

l'objet

/waipu/

secondairement

fait

est

finement

de rejet

vieux

pas devoir

: les

Son introduction c'est-à-

se maintenir. cependant

ont

sont des jarretières ___-----c-


-199 de haut de mollet, -----------------

en coton,

ne sont que rarement L'emprunt

remonte

ornées

-

de longues

franges

, et uniquement

rencontrées

tombantes.

chez les

Elles

jeunes

enfants.

au XIXe siècle.

La tangue jadis de -w-m-_ -- wayana /w~yu/ devenue /kwcyu/ en Wayapi, faite . . c graines tissees, puis, de nos jours, de perles de verre, a été adoptée par les Waygpi vers devant

le milieu

le pagne et elle

n'est

tites-filles,

réduite

deux liens

noués au dos.

La ceinture -------_------‘( vers il

Elle

plus

utilisée

tissée

aujourd'hui d'étoffe

est

/panahele/,

résorbé

vers

La coupe----------r-------de cheveux --w--w gine wayana, Elle

s'est

maintenue

- Musique Les Wayapi

sont

des instruments

/syeta/

été introduite parallèlement

chez les Wayapi.

Son

disparu.

serait,selon

vers

le milieu

aux cheveux

très

redevables

très

les Wayapi,d'oridu XIXe siècle. longs.

que les premiers /pupu/

de la main pendant à quatre

musicalement

aux Wayana. Voici

diaent

empruntés

que l'on

de la flûte

trous,

Cette

d'origine

les Wayana au début

joue

/yami

de tortue

:

frottée

de Pan, /slCwu/.

'akwsm%/.

et quatre

trous,

comme son nom l'indique,

de ce siècle.

la liste

aux seconda

carapace

symétrique -____ __ à deux encoches Tirio,

avoir

formé d'une

- une ------flûte

par

1920-30

:

- une ---------______ flûte à encoche

flûte

sur 1'Oyapock

en 08, a été introduit'

1965 et a actuellement

- -------------------____ l'ensemble instrumental du tranchant

vers

mi-longue,--

et aurait

par

moderne des Wayana

son apparition

jadis

sous sa forme moderne en aluminium usage s'est

en place

Son succès va sans cesse grandissant,

d'années.

d'oreille,

régressé

que pour les-pe-

rouge maintenu

une création

a commencé à faire

y a une vingtaine 4e pendentif

Son usage a ensuite

à un carré

de Perles -----

1945-50).

du XIXe siècle.

/t*liyo

yrmi?a/.

a été introduite


- 200 -

- une flûte traversière --------------------________s est Wayana.

nasale

Signalons

cependant

Avec ces instruments wayana. les

Cependant

grandes

fêtes

que son nom dans cette

sont

apparus

de nombreux

eux ne semble

ritualisées

(J.M.

Il

cultivées

s'agit

- --------------------______) deux clônes de manioc

langue

airs

avoir

qu'elle est

JpatitiJ.

de musique

été intégré

dans

BEAUDÈT 1978).

adoptées

des Wayana l'ont

été à la fin

de : amer

- ~-----~-___~----_ une variété de tayove --->

Jmani'opîp3

/aima1 a/,

J et /mani

(Xanthosoma

- une variété de coton, -----------------_--

JalimauJ,

- --------__------,___~ un arbuste médicinal

Jtaya+p3aJ,(Jatropha

indigène

affirment

:

des plantes

du XIXe siècle.

Les Wayapi

aucun d'entre

- Agriculture La plupart

Jkulipawaf.

dans la régionidut,lui

a163 J.

SP.).

(Gossypiumbarbadense).

aussi,être

curcas).

Cet arbuste-on

préalablement

introduit

chez

pour

tamis

les Wayana.

. Eggrunts aux Apalai --------___ --__ - Seul le point

de vannerie

JtawekaJ

ou JtaltkaJ

utilisé

à boisson

corbeilles

carréea

est

comme ayant

été emprunté

y en eut d'autres,

comme par

et les

à cette

ethnie.

exemple,

J piawanap8J

J'ai d'entre

Je pense pour ma part

reconnu

qu'il

les

(F. GSSNAND, 1979).

. IZZprunts aux Emerillon et aux anciennes ------------------------------------------------.--------

ethnies

de .Uaute-Guyane ---

regroupé

assez

floue;

ces emprunts,

eux méritent

car leur

quelques

origine

remarques

est

certains

critiques.

- Chasse : - Les Wayapi disent flèche

de chasse

(cf.

avoir fig.12

acquis p.

la taille 189)

actuelle

au contact

de l'empenne des populations

de leur de haute


- 201 -

Guyane,

sans précision

d'ethnie.

11 est

dans l'est

des Guyanes une grande

d'empennage

des flèches.

- Vie domestique

certain

uniformité

de certaines

roches

en guise

de râpe à manioc

Guyane.

Selon eux,

ce seraient

les Kaikugian

lement

débitées.

Par ailleurs

Chabrillan,

des Ouens (wes) dont le nom "signifie

(cf.

de râpes".

p. 266),étaient

mer l'affirmation lement

On aura remarqué

de la râpe en pierre

infra

concerne

le mode

d'un nouvel

que le grain

faiseurs

de leur les

abattis,

initia-

Ces /w&/,

ayant

obtenue

Il

s'agit

au manche souvent

et verni

de noir

la tribu

de grages,

de langue

tupi confir-

en pierre

a actuel-

été retrouvé

lors

était

d'un

à s!en

inégalable.

objet

en bois,

avec diverses

teintures

végétales.

Les Waygpi le considèrent

comme un objet

introduit.

Il

provienne

ethnie

ce qui peut

des femmes tinrent

I~&ls/.

qu'il

auraient

en

du nom de cette

des Kaikuxian,

de la farine

semble pourtant

l'usage arrivée

et vendeurs

l'apparentement

- Louche à soupe d'amidon, sculpté

appris

(ARTUR, 1765) signale

; un exemplaire

disparu

de la mise en façon disant

lors qui

en Wayapi.

voisins

avoir

des Wayapi contemporains.&râpe

pratiquement

servir,

actuellement

: / GW&SZf : les WayZpi.disent

avec celui

existe

en ce qui

- -Râpe-----en Fierre ---mm>

sortes

qu'il

emerillon

récemment

des populations

du bas

le corps

en position

Oyapock. - Rituel

et musique

:

- Enterrement avec urne retournée _______,___---_--,-------------------------~ foetale.

Les Waygpi affirment

Kaikugian.

Ce mode de sépulture

risque

d'être

dangereuse

Cette

coutume étant

sur la tête

avoir n'ést

adopté utilisé

pour les vivants

attestée

cette

dans diverses

étant

coutume

que pour

au contact

les morts

, en particulier ethnies

tupi,

celle il

est

des

dont

l'âme

des chamanes. difficile


- 202 -

de trancher

s'il

s'agit

ou non d'un

emprunt.

- ----l'usage ---------_-------_---de la sève hallucinogène --__-- de /takwsni/

(Brosimum

acutifolium,

Moraceae),

dont

a une aire

de répartition

restreinte

puisqu'il

de /takini/

et de /tauni/,que

disent

l'action

que c'est

n'a

est encore

mal connue,

été trouvé,

sous les noms d'ailleurs

chez les Gal.ibi

le chamane Asapr,

à l'utiliser,

vers

Approuague,

on peut

utilisaient

également

les

penser

(cf.

les

chants

aux Indiens infra

p.

rituel

denticulata).

1'Approuague

dans le dernier

- -w---v-_ la danse /tawato/,

du fleuve

des ethnies

anciennes

de Guyane

l'accompagnent

sont

dans les

premières

"les

donnés années

Waygpi,

par

d'une

les Way&pi de Camopi,

tortue

de terre

vivante

par les

émigrés

qui

rapportent

de

du XIXe siècle.

rapaces",

quelques

toutes

a été introduite

quart

- --la grande ---------- trompe- /ama'ip3ks

et les

chants

venus des Piriu

/ a été empruntce

s'y

du moyen Gyapock. aux Emerillon

vers

1930 ou 1940.

- -------_-----------un clône de bananier, selon

un émigré

uniquement

(1) Elle

(Geochelene

années

Cet homme étant

294).

de la carapace

les

ethnie

Karana

comporte

selon

dans leur

qui

pratiquée

seraient,

Les Wayapi

le premier

que la plupart

- _-----__ la danse /y%w?tule/, le bris

et les Palikur.

cet hallucinogène.

été volés

du XIXe siècle

fut

années 1860-70.

- -----e-e la danse /tul&kala&/'et comme ayant

qui

proches

/pako

tapf3iy/,

"la

lors

d'une

trêve

les Way%pi,emprunté

banane

des Papi'?y",

avec ces Indiens,

fut, au début

du

XIXe siècle. - --------un bambou d'origine

asiatique,

/ilipala/

(Bambusia

par le chef

1910-20

dans le haut

Gyapock.

faire

Sat% vers

des clarinettes

JtulaJ ; l'usage

en fut

montré

SP.>, a été introduit Il

sert

toujours

par les

descendants

de Masikili,

en

des Piriu. --------_-------__(1) Observation Juin

1972.

personnelle

de E. NAVET, au village

à


9

- 203 -

. Mprunts --v------waux EoEulations - -----_----------créoles Sous cette emprunté

rubrique, venant

de l'oyapock.

je regroupe

A une exception

de ces emprunts

est

arrivée

panier

ovale

cultivées

difficile

; je pense néanmoins

que,

vers

faits

en proche

dans les

zones les plus

possible

que certaines

contacts

- oranger,

JapiJ, (Citrus

- corossol,

Jk3lDss

à. spirale ; la datation sauf

cas spécifié,

1850, pour se répandre.ensuite isolées

de ces plantes

lors.de

avoir

dans le bassin

que de plantes

déjà

du pays wayâpi.

aient

en fait

de proche

11 est également

été empruntées

plus

été introduit

que

avec les Brésiliens.

sinensis).

J, (Annona muricata).

Il

n'aurait

1950.

- oranger

amer,

Jkamisa

kusukaJ,

(Citrus

- citron

vert,

Jsit3Ei

J, (Citrus

medica).

- manguier,

/ma/, (Mangifera

- châtaigne,

JsXtXyJ, (Artocarpus

fruitier

a été introduit

il

a moins de trente - une variété

incisa

y a trois

var.

seminifera).

Cet arbre

décennies‘seulement.

esculenta).

Elle

aussi

a été introduite

il

ans.

Jyati ?piyïiJ

de patate

douce,

dite

correspond

à la variété,

très

importante

JtapanaJ

ou JkalawasaiJ

un relais

sp.)

indica).

JïàsiJ (Colocasia

- dachine,

après

leur

(un petit

ne s'agit

étaient

vers

après

près

la plupart

anciennement,

ce que les Wayapi affirment

de la basse rivière,

nommé JpZyËJ) il

tissée

tout

créole.

- l'igname

piquant,

également

limitée

Jkala

ou Jyati

pour la bière

des Galibi.

Les Wayapi l'ont

Sa culture

est

limitée

BS?/, (Dioscprea

à la région

de Camopi.

mtikQ2

J,

de manioc,

dite

cependant.

à la région

cayennemeis).

empruntée

de Camopi. Sa culture

est

y


- 204 -

- le clône

de bananier

dit

/tayaus?l&miSU?

de sept

JkumZnZ'iJ,

+J, "nourriture

des cochons

domestiques". - le pois

te pas au delà

nouvelle

ans,

d'une

fois

quinzaine

ce chenitre,

alantabilitk

: tandis

leur

clairement

montre

évoqués-

culturelle,

le bilan

civilisütion

matér&elle.

rapide

au lorr

tout

caractérisé autant

aux autres

conbien

En effet

ils

Il la vie

culturelle

ainsi

que nous allons

nous prouvent

une

nue la bonne mémorisatîon

Zes

anciens

ont conscience

de leur

mobilité

comme positif

pour

apres

une mutation

suJstan8ielle

et

un gain

semble

de traits

de Guyane qu'aux

occidentaux.

Lifférement

particulièreçe;.t

le voir,

ne sont pas

également

et la digestion

en a été tout

et tout

ne remon-

anoaraît

du XVJTITène siêcle,

ethnies

Son introduction

les r'ayani

-même si les plus

quantitatif

n2r la sélection

SP.>.

d'années.

A travers

eir.pr-unts et oes 2eïtes toujours

(Vigna

découlé,

culturels

pris

pour divers

ire la guerre

a été profondément

en être

aspects

la

de

dont la disparition,

ressentie

par

les Wayapi.


- m5 -

IV LA GUERRE

La plupart WayTzipi au XIXe siècle

des voyageurs

et au XXe siècle

comme des houunes pacifiques

MARIN et MAZIN (1856)

néanmoins

dans leur

ciellement

par le gouverneur

maladresse

semble avoir

leur

des Wayapi.

cas - il

par

s'agissait

siècle,

guerriers

et vont

entre

le gouverneur

même jusqu'à

de la Guyane et le ministre

décrire

Seuls

les

envoyés

offi-

de l'or

-

ouverte",

les Wayapi,

considérés

provoquer

les

sombres couleurs

sous de

en revanche, sont

à les

sur eux-mêmes.

de prospecteurs

français,

ont visité

unanimes

de la Guyane à la recherche

les voyageurs

tables

les peignent

qui

été la cause de la "résistance

Au XVIIIe non visités

sont quasi

mais un peu fermés

voyageurs

mot,

européens

;

leur

selon

alors

comme de redou-

des correspondances des colonies

(D'ORVILLIERS,

1745). Qu'en est-il sur les Wayapi du XVIIIe

siècle

de cette

différence

de jugement

et ceux des deux derniers

siècles

si grande ?


- 206 -

Le domaine des relations dé dans un chapitre

précédent

permet

entre

normales

et anormales

les

situations Il

faut

surtout

geurs

européens

n'ont

çais

ou au mieux

sur des luttes

propre.

été forgées

Or, la modification entre

tables

guerriers

se transformèrent

pacifiés

sinon

de faire

; nous n'y

reviendrons

contacts

amérindiens-fran-

débordant

de leur

de force

opinions

pas.

que sur' les

entre

et Occidentaux

fut

des voya-

siècle

que les

redou-

étroit,

aucun de ces voyageurs

cadre

le XVIIIe tel

, vu sous cet angle

Enfin,

la différence

que les

Amérindiens

se passait

que nous avons abor-

comprendre

des rapports

pacifiques.

d'abord

intertribales

et le XXe siècle

ment ce qui

tout

sociales

en hommes

n'a

vu réelle-

dans la forêt.

1) PLACE',DE LA GIJERFE DANS LA SOCIETE WAYÂPI Pour apprécier de comprendre uniquement l'étude

pour

tenter

je me référerai

donc

son rôle

et son déroulement,

à la tradition

orale

et à la pensée wayápi.

de la guerre

des aspects

des Tupinamba

rituelle

européennes

faite

wayapi.

d'une

ou liées

part,

Fort

heureusement

par FERNANDES (1952)

un modèle qui nous a permis

de la guerre

l'anthropophagie vasions

(wanini),

sa place,

METRADX ( 1928) constitue bien

le phénomène guerre,

et par

de comprendre

Cependant,

la disparition

de

la nécessité

de résister

aux in-

à la colonisation

d'autre

part,

ont oblitéré

peu à peu le phénomène. Les Wayapi actuels L'histoire Elle

racontée

constitue,

informateurs le "parler

sont des guerriers

sans guerre.

par eux est

essentiellement

héroïque

avec les mythes,

le /mal%gatu/

qui est voulu

par les

mais plutôt

comme

francophones sërieux".

non comme le "beau

Les récits

de guerres

récit"

prennent

ou dramatique.

chez eux une valeur


- 207

théâtrale

réelle

sentiment

de frustration

l'une

à laquelle

se rattache profonde.

de ses histoires

très

: - Bien sûr que c'est

Mis3

: - Ça n'est

Pierre

: - J'aime

pour

la plupart

passé

: on essaie

bien

jouer

qui

suivent

un rôle

de noircir

étaient

genre,

pendant

une fête

de cachiri,

Zidock

revient

prirent

force.

récits

c'est

passable.

forts".

Lors

fusils

çaise

voulut

un jeune

envoyer

du présent

par rapport

fut

et tirèrent

les

était

m'ont

..

circonstances,

j'ai

même latente.

aujourd'hui",

Lorsque

homme au service

telle

la visite

par radio

le refus

catégorique

c'est

impatience

par les Blancs

à en découdre,

la guerre

leurs

j'eus

hommesS m'intides Waygpi de

chez les

Blancs.

Je ne

Ce qui m'a semblé important

impatience

qui ne connaissent

que

militaire,

d'annoncer

de ce genre.

que la-

fran-

de tous

pas les exemples

pour

l'administration

entourés

multiplierai

que les hommes

eu la preuve

Oyapock,

homme faire

de ce

tous ensemble.,

du haut

aucun jeune

au

"Nous

discussion

l'impression

tenaillait

semblé

pas beau la guerre"

d'une

la tension

(nikasi)

de la guerre

de guerre

? "Ce n'est

moments , j'avais

l'idée

sement,

ami,

: "Nous sommes faibles

leurs

En d'autres

chefs

les

En de tels

peur de la faiblesse

cette

que ça,

la guerre

nos anciens

partir

bien.

de rééquilibrage

forts,

laisser

de

tes histoires.

étions

mant l'ordre

à la fin

?

! La nostalgie

des trois

Miso

bien.

En vain

leur

très

pas si bien

: -J'aime

les discussions

prouver

ce que dit

même un

: - Ho ,! mes histoires...

Mis3

du village

parfois

bien.

Misr, : - Tu aimes bien

De plus,

Ecoutons

Tatu

Pierre

une nostalgie,

:

: - C'est

Pierre

-

pas les

contrariée, règles

malheureudu jeu

!

.


- 208

Quelles combat fait

partie

mot fo-yapisif contre

les

de l'horizon

désigne esprits.

la possibilité

sont-elles

rendue

contre

les

dans les

relations

bales,

ici

liens

les

La chasse dans la conception ferme les

/Eima/,

les

entre

Même après

la mort,

gibiers

de l'homme. des esprits.

également

le combat se poursuit âmes des animaux.

extrêmement

donc d'une

intimidation

puisque

45-52).

libère

un potentiel

donc de nourriture,

morts.

Il

guerre,

de gibier,

important

non pas bien

de conserver

l'ombre

De plus,

cette

sûr dans sa fonction

esprits.

des morts

par ses pratiques

lutte

(P. GRENAND, 1976, pp.

sont

avec les

qui mériteraient

ou d'une

(aya> ren-

Donc l'homme entrant

La chasse,

abondants

reliées

Ces gibiers

en conflit

esprits

est

et intertri-

domaine des esprits

nourriture

contre

se double

les

que

à la magie

inter-villageoises

La forêt,

en guerre

ses tabous

imparti

clairement

domestiques"

q-s,

Alors

(1) et la magie restent

"animaux

les

rôle

et de lutter

aux WayZpi

activités.

la véritable

chasse

reste

et de chasser.

unissant

les

(tEangE)

il

de

Le même

la guerre

trois

de l'univers.

le gibier,

impossible,

suivant,le

comme normalisateur j'examinerai

de faire

esprits

le chapitre

été ? La notion

de la pensée wayapi.

de chasser,

La guerre

nous envisagerons,dans

? Qu'ont-elles

quotidien

l'action

de lutter

-

magi-

un travail

spécial,

permanente

contre

les

la chasse

des vivants

pour

les

âmes des

optique

pour

comprendre

sociale,

mais dans son rôle

la

suprême. La guerre

wayZpi

coutume qui a disparu probablement ---___----------__---------------(1) Il

n'existe

les

substituts

vais

voir",

puku),

dès la fin

était

liée

spécifique

pour "chasser".

utilisés

tous

significatifs:

"je

sont "je

rapporte",

combats".

très

/aparokz/

au cannibalisme,

du XVIIIe

pas de terme

/awela/

fa-apisif

ancienne

"je

siècle,

sans doute

En revanche, /aa-amaya/

nourris"

uje

(en Wayapi-


- 209

sous l'influence

portugaise.

jusqu'à

et la description

nos jours

de l'anthropophagie cise

-

Néanmoins,

son souvenir

s'est

assez-minutieuse

que donnent

rituelle

de leurs

ennemis

les

pour ne pas ressembler

à la leur

propre

et parallèlement

Tupinamba

(cf.

infra

(1950,

p.

192),

on est

ethnies

: "Si

l'on

p. 231et

annexe p,' 383).A

frappé

par l'analogie

maintenu

Tap%tly

lire

est

trop

pré-

à celle

l'analyse

des démarches

prend pour base le sacrifice

les Wayzpi

de FERNANDES des deux

humain dû à un parent

"mort"

récemment de mort violente,

cela

indique

que le circuit

entité

surnaturelle-victime

d'une

nature

précise

la relation

était

sacrificielle

impliquait

prit"

vengé ne recueillait

espèce

de bénéfice,

mais récupérait

tombé précédemment

médiaire

du massacre

rituel."

C'est

une relation

bien

contemporains

entretiennent

aucune mort

comme naturelle.

est une récupération

sur les esprits.

la comparaison

le chasseur

Celui-ci

entre

change de nom après

pour ne point en forêt

reconnu.

Celui-là

et ne doit

jamais

être

La tragédie

vécue par le sacrificateur

dramatique

pour le chasseur

way"api,

ces deux cultures

tupi

à travers

Asapo,

poursuivant

sa victime

qu'il

rencontre

blessé

?".

: "N'as-tu

que les Wayapi

puisqu'ils

ne considèrent

tué pour

détruit

se passe

appelé

par l'inter-

soi

et pour

pousser

plus

et le sacrificateur

le sacrifice.,

être

de son corps

des ennemis

On pourrait

wayapi

aucune

du même type

esprits

Chaque animal

L"'es-

sacrificielle

la-"substance"

au pouvoir

avec les

et que

une récupération.

de la relation

qui était

le mort loin

tupinamba.

ou distribue

au roucou

avant

ses biens d'aller

par son nom là plus

qu'ailleurs.

tupinamba

en action

mais le cordon

l'espace

Jean-Pierre,ne

des

s'affadit ombilical

qui

et le temps,demeure. dit-il

pas vu le gros gibier,

relie

Le chef

pas au chef Pasawa / miya/,

que j'ai


- 210

-

2) LES DIFFERENTS TYPES DE GUERREET LEUR EVOLUTION

Ainsi toriques

liées

Il

l'ai

à la pénétration

des situations j'esquisse

que je

à partir

m'a cependant

signalé,

occidentale

conflictuelles ici

déjà

semblé possible,.à

partir

d'une

conception

imposées

par les évènements

les

récits

que nous avons recueillis

fin

du XVIIIe

siècle

et

se situent

au contact tout

C'est

à leur

des conflits.

logique

me semble la plus trois

aisée.

d'abord

les

causes

et les

consé-

récits

typo-

que nous possédons,

causes différentes. traditionnelle

est

ayant

des relations

d'échange

pacifiquement

résolues,

de tractations

mal menées".

représentent tandis

que les

Ces ruptures

ne conduisent

peuvent

consommées par magie interposée.

que découlaient

les hostilités

ment,

waygpi.

pas nécessairement

entre

les

des sources

d'alliance

et des relations cette

situation

:

des guerres

potentielles

guerres

le résultat

sont

à la guerre C'est

ouverte,

de ce type

communautés et,

Un des cas les plus

gens du chef Salui

la rupture

résume clâirement

commerciaux

opposa les

la

remontant

que la différentiation

Sur sept

LEVI-STRAUSS (1943)

clans

Tous

donc aucun récit

niveau

"Les échanges

les

des

dans le temps entre

La plus deux groupes

au niveau

avec les Portugais.

J'examinerai quences

surtout‘

de base de

venus de l'extérieur.

1900. Nous n'avons

antérieure

être

que

donc une spéculation.

et des fins

matrimoniales.

de typologie

est

causalités

entre

les Wayapi dans

recueilli

des variantes,

pu dégager

his-

du corpus

de distinguer

j'ai

circonstances

ont placé

La-tentative

variées.

la guerre,

à la période

les

plus

mais

de rupture ancienne-

connus est

la guerre

qui

de l'Oyapock,

et divers

Villages


- 211

Les cauees

de la région

de la rivière

Mapali.

pas claires,

mais tournent

probablement

de l'échange

de biens

cette

-

avouées.ne

autour

sont

de ruptures

; dans un des fragments

de récits

au niveau recueillis

période,

Kwataka

indique

laconiquement

:

"T&if

Akalape.

descend

sur le Mapali.

Manu~& 1Ùi dit

ter

au cachiri.

Akalape

cependant

sur

de s'arrêr

donne un arc 3 Manuw& en paiement

d'un

couteau." En clair, boire ni

du cachiri

le lieu

que pour

ni

d'alliance

entre

le meurtre

les

d'un

le chien

le mort

arrive

deux communautés.

D'autres

hostilités

gens de *ka et ceux de Kuya'i, par

- selon

les

chiens

terre.

Le meurtre

puissante

ici

de dire

d'un

chien,

donc tout

à quel

point

l'échange.

encore, que‘ce

ce n'est

aux relations

à fait

n'est

pae mince Ainsi,

vite

lieu

s'i.1

ou les chiens

d'un

défunt‘

conséquences

identique

son maître

(-lepi)

également

la prolongation

les

effacées?par

paiement, de l'alliance

qu'il

peut'

d'un homme.

déclenchées,

du mort.

au.ciel.

qui demeure sur

magiques

au meurtre

augmentées , voire

la vengeance

est

les

lorsque

premier

accompagner

les hostilités

mot signifie

la guerre

par

an-

pour motif.

comme les hommes ont une ombre (toanga)

se trouvent

plus

eurent

demande.en -le

Or,

un peu plus

de l'homme.

par ailleurs,

la norme - pour

Une fois premières

lui

Z

grave

Le prétexte l'égal

Yan&ya (Dieu)

ses chiens;

Enfin,

est

ces derniers.

solitaire.

ancienne.

entorse

est pour les Wayapi

pas martyrisé

entraîner,

une.dette

là d'une

au'ciel,

est mis à mort

rappeler

un voyageur

s'agit

chien

puisque

n'a

lui

le moment. Il

entre

ciennes

Manuw$.n'invi‘te

Il

causes une autre

semble importWZ

ce qui montre bian fondée

sur

-


- 212

La vengeance,

-

si elle

n'en

est pas moins un moteur

privilégié

les

communautés

mort à qui

n'est

pas un mobile

non seulement

OU

des clans,

mais de toutes

d'un

des leurs

chez les

Tapi?ly,

ils

demandent

des renforts

"olsapisaa

si yawo kupa ; ya?&

les

premier,

des conflits

guerres

les Waygpi disent

entre

wayapi.

Après

aux Noirs

fugitifs

:

"Nous avons été vaincus.

Allons,

tolEl&pG

Eipa"

que nous nous vengions

!" di-

rent-ils. Dans le même ordre par ce couplet

d'idées,

le chant

à me venger,

Aidez-moi

à me venger,

Aidez-moi,

à la fin,

là,

à me venger

employaient

des Waygpi,

fyepycai'pour

désigner

D'après

devenant

un mot proche

chez de celui

la vengeance.

récits

les

de la guerre

et les

indications

de résidence

les hostilités

communautés vaincues,

aboutissaient d'attirantes,

attirées.

vers

la communauté de Ska,

1830 les villages

de l'aide

contre

avec les

gens de Kuy&,

vants

d'ailleurs

de généalogies,

d'hégémonie,

Ainsi puisque

les

des enquêtes

à des changements

de mes adversaires."

un thème caractéristique

en fait,

Les Tupinamba

lors

commence

tîiî%yE

les Tupi.

obtenues

à la guerre

:

"Aidez-moi

On retrouve

d'exhortation

s'agrégeant

les

fugitifs vers

groupe

longtemps

des sources

de 1'0yapock

brésiliens,

se trouva,

1860-70,

complètement

aux communautés de la source

leur

après anéantie,

de l'oyapock.

important demandaient

les hostilités les

SurVi-

la


- 213

Les conflits

sont

forcée

aussi,

(rupture

d'alliance,

du moins dans le contexte

des WayZpi de la fin

par une autre

s'ils

intertribaux,

dans le même schéma essentiel geance),

-

raison

du XVIIIe

plus

impérative

semblent

s'inscrire

mécanisme

de la ven-

d'expansion

territoriale

et du début

du XIXe siècle,

: la nécessité

de trouver

motivés un espace

vital. La montée vers v,iolents,principalement les

deux cas,

des rapports

le nord des Waygpi,provoqua

avec les Wayana et les Namikwan (Tapi?'jry).

les Wayapi prétendent d'alliance

qui

pourtant

dant guère

de ceux déjà

signalés

Ainsi

Peku nous dit

:

"/Zrnu yso-piri @.i.kakupaf "Il

avoir

se dégradèrent

Les motivations

Sa'i

des heurts

entretenu

Dans

avec eux

rapidement.

de ces conflits à propos

ne diffèrent

cepen-

des luttes

inter-villageoises.

capturèrent

(des femmes)

slaa kupa/

waywy, walwl

y eut d'autres

le y~. /

(ennemis)

qui

et les emmenèrent." Pour les Wayana, Pilirla, causes de guerre "Oui

qui

On dit

que leurs

(wEpimÊ?E) visite

Ce n'est

Ce sont

étaient

avec les nôtres.

chez eux, étaient

pas bien

chefs

ils

en courte

disert,énonce

l'expression

! Les Wayana ont attaqué

des objets.

qui

sont en fait

plus

les

d'un

pour rien. d'avoir

Ceux qui attaquèrent

visite

latent

étaient

demandions

du troc

d'abord

dans la maison.

vengèrent

:

ça à ce moment-là.

de faire

(o- molnu),

donc eux que nos ancêtres

conflit

Nous leur

fait

en train

plusieurs-

ils

les

allés

Nos chefs

attaquèrent.

(z~-wcppi)."

en

~


- 214

Plus cet antagonisme "Ils

loin,

il

sur le caractère

sont

toujours

comme ça,

les Wayana,à

Quand ils

donnent

du calicot,

ils

Et pour

(cette

petite

Et c'est

pour

cette

différente

de ce qui Il

n'y

Le but

est

l'extermination

quantité) raison

qu'ils

ou l'abandon

ont fait

"Pourquoi

les Wayana n'ont-ils

quelque

sur cette

rien

-pa)

ennemis.

qui,

dit

? Ils

étymolo-

peur

étaient

restés

nombreux

sur l'autre

vers

1'Itany.

Voilà

"Tous

ceux qui

restaient

ainsi,

les Wayapi les

ce que l'on

déplacés

des guerriers rive.

et qu'ils

C'est sont

allés

racbnte.

sont partis. auraient

du même

auraient

avaient

que les Wayana se sont

de

:

mais ils

cela

S'ils

n'avaient

pas agi

tous exterminés."

:

" Les Tapi"iy

qui,

à cette

nos ancêtres

n'en

laissèrent

de même. Voilà,c'est

époque,

étaient

assez nombreux,

même pas un vivant

les Wayapi,

armés par

et les Noirs

ainsi."

Nous savons peu de choses des conflits qu'engagèrent

villages.

le fait

différentiation

pour

agirent

commu-

par les

chose,

dit

bien

Les commentaires

qui

est

peu.

entre

dans d'autres

(D-ml-ma

(Wayapi)

il

est en revanche

il/faire/vider/totalité. aucun doute

:

la guerre...'

linguistiquement

d'anéantir

ne laissent

dit

vraiment

de territoire

bien

de celui

signifie,

Des Tapir'î'y,

de

nous donnons deux couronnes.

des survivants

d'ailleurs

(3-lapisikc)

dire

ce qu'on

en donnent

des conséquences

a pas dispersion

Les WayZipi distinguent

giquement,

éternel

se passe dans le domaine des luttes

nautés.

Pil+la

insiste

:

L'ampleur

vaincre

-

les Portugais,

contre

plus

anciens

les

Indiens


- 23.5 -

des Missions

de 1'Oyapock.

les

Cependant

ignorer.

également

guerres

d'extermination

1736 ou 1737, les

dissipés

par les

Indiens

Indiens

un carbet

et obligèrent

archives

furent

attaqués

portugais

voulurent

Indiens

Taripis

; ceux-ci

se défendirent

portugais

à se retirer(.....)

1742 ou 1743, les

Indiens

portugais

se saisirent

Caussanis (1) et emmenèrent sans qu'aucun

ne devaient

captifs

époque,

les

des Missionnaires

rapporte

:

n'est

"Un père de Saint était

et que,

assés près

(1) Kusari,

cf.

(2) Kurukwan, (3) Mutula (4) Araguari.

puisque

ou celui

il

de 1'Aouary(4)

p. 268.

où vivaient

les Kusari.cités

plus

avait

haut.

des

s'y 1740).

et l'anthropotroquaient part,

-,_

l'in-

le même document

qui

de Chassy‘ fut

chez les

vu les

endroits

de la Jeunesse,

p. 265 et293. cf.

qui

D'autre

au Sieur

(d'Indiensi)

dans un autre,

Montoura(3),

fut

de traite.

carbet

(Anonyme,

rituels

de Para a dit

ont été,

Indiens

car les Portugais

célébrés,

où les François

L'an d'un

échappé..."

pas à exclure,

Antoine

les

sacrifices

avec le détachement

Courouanes(2)

tous

soit

des armes et des objets

fluence

qu'il

s'en

~LUS guère être

contre

et

des Portugais.

des Indiens

Dès cette

_

indique

:

Indiens

trouvèrent

les

ou veulent

les

Indiens

phagie

ignorent

Armacotous

La même année 1736 ou 1737, les enlever

les

le peu que nous en savons par les

de véritables "L'an

Les Wayapi actuels

.'

que par I:

.-


- 216

Un troisième les

guerres

de résistance

fondamentalement pas respecté,

type

contre

non seulement mais surtout

adversaires

sont hors

quatre

conflits

de ce genre

cles.

L'un

contre

les Brésiliens,

contre

des fugitifs,

probablement

sième contre dernier

dans les

de la guerre

techniques

par

des Wayapi.

Selon

lieu

au cours

très

tôt

dans le XIXe siècle,

brésiliens,

à la même époque

des trois

au début

ex-chercheurs

d'or

d'incompréhension

deïniers

la première

dans 1'0yapock

venait

d'arriver

Pierre

: Oui,

je connais.

Miso

: C'est

par là-bas

à un endroit,

fuyant

l'autre ; un troi-

leur

le village au confluent

un

probablement

Waninika offrit

:

des Boni avec Waninika, :

du Brésil,

ami,

peut-être les

fit

bien

s'arrêter

de la bouillie

tu comprends

Ils

à Masikiri

arrivèrent . (29 .

(à son village).

de banane

; ils

ne burent

pas. --------------------__________

(29 En fait,

siè-

ou de découragement

que les Boni entrèrent.

un endroit....

A l'aube,

rencontre

wayapi

: "Waninika

en amont,

eux,

de ce siècle,

que nous avons recueillis

Mis

(1) Nous reviendrons

n'est

utilisées

eurent

récits

la migration

Il

se différencient

de pensée

; enfin,

par

de la Guyane. (19

Ainsi, dirigea

Elles

que le jeu

que les

constitué

de l'horizon

Les exemples

qui

par le fait

des "maraudeurs",

du centre

sont abondants

enfin,est

les non-Indiens.

les Boni dans 1'0yapock

contre

les placers

de guerre

par celui

leurs

-

p. 339 sur l'identification de Waninika

se trouvait

de la Yawé et de l'oyapock.

de ces évènements. quelques

kilomètres

?


- 317

Pierre

: Ils

ne burent

Miso

: Non. Il

Pierre

: Ils

Misa

: De la cassave

Il

est évident

pas ?

leur

versa

ne burent

On leur qu'alors

du cachiri

en bouillie,

prépara

tout

eux,

se sentent

insistent

montre bien

qu'ils

veulent

Lors

de la guerre

l'incompréhension

fait

P7kï.ï : "Ils

en ont fait

ceux-là

ils

pas !Il...

ies

au découragement

tellement

ceux-ci

c'est

C'est

ne tiraient

plus

bien

flèches,

anciens

ne tiraient

ainsi

raconte-t-on.

ainsi

raconte-t-on.

(les

fugitifs

brési-

Blancs)

et

la même chose.

ils

Certains

les

tiraient

faut

tirer"

dit

pas là qu'il

un jeune

homme comme vous autres.

"Ce n'est

pas par là que sont

de même bien

qu'on

en tue un."

"Mais

tu vois

bien

qu'il

autre

homme."

ici

vient

essentiellement

les

font.

avec de tels

haut

en l'air,

un homme. C'était

ennemis.

Il

faudra

plus!"

que cette

gens.

leurs

flëches,

et que les WaySpi ne comprennent

la guerre

plus

leurs

ne nous attaquent

du fait

Les nôtres

ne tiraient plus

"Ce n'est

continuer

qu'ils

:

avec ça qu'ils

leurs

cérémonie

fait

esclaves

fusils.

; les

Le simple

contre

Xoirs),

flèches

pas cette

le coeur net.

Pckil : Avec leurs

pouvoir

ne burent

Ils

en avoir

?

apparentes

pas.

en boisson.

insultés.

fusils

sans raisons vont

ça.

: Avec leurs

Le découragement faite

place

(les

ne burent

du tapioca

que les Boni ne comprennent

les Wayapi,

Lg

; ils

pas ?

d'accueil,

liens,

-

dit

attaque

tout

un

s'est

pas Comment


- 818

De même, ils fugitifs&autres en fin

Brésiliens

de récit

-

ne comprennent recherchent

pas pourquoi

les Noirs

systématiquement

le combat

les.étrangers

vous trouvent

; PkkG

commente :

"Même quand on change de village, C'est

toujours.

Mais tu vois allaient

pour

cette

il

y avait

toujours

plus

du haut

avant

grand

arbre,

feu.

Entre

endroit

chasser colline

; ils et ils

de même loin"

y arrivèrent.

C'est

(un jour

cependant)

Les étrangers

les

grimpé

ob-

sur un très

<avaient

vu la fumée de leur

d'un

juste

la fumée de leur

y avait

marchaient.

; pour ça, ils

avaient

il

dirent

ruisseau,

à cet

feu. (les

Noirs).

comme ça que les

étrangers

font

te dis-je....."

même ordre

et il

son fils

Kwataka,pour

J.M.

de leurs

impitoyables

techniques

semble bien

"Les Kalai

couillonades

de manioc

(pour

Les Brésiliens grattees. parce

(Kalai)

que les paroles

le découragement de Mis2

BEAUDET, témoignent .

montaient

grandes

ça3 ils

loin.

à la source

Avec les Brésiliens

faire

étrangers

deux,pentes,

"Ce feu est tout

avec nous,

les

dans la forêt....

sur la colline,

là,

Mais ils

d'une

que (nos ancêtres)

toujours

. . . . . des hommes partirent servaient

raison

d'une

, ici solide

est du

traduites

par

connaissance

: souvent

(la

rivière)

avec les

Indiens.

mais faisaient Ils

grattent

des

les bourgeons

que ça ne pousse plus). ont fait

tas de tiges

de manioc

déjà

Même si on se sauve dans la forêt,

on ne peut

rien

qu'il

n'y

nous rendent

un gros

a plus

de manioc.

malheureux."

Quand les Brésiliens

font


- 219

Dans de tels La lutte

conflits

tout

engagée demande un raidissement

communautés s'impose.

. Contre

la source

du Kuluapi

et du Kouc allèrent

la crique

Zka,

villages.

L,'extermination

ou la fuite

recherché

comme dans les

luttes

ment,

-

les

fugitifs

être

et l'union

du Brésil,

jusque

d'expansion.

sur

de leurs

des ennemis

été toujours

les

les Wayâpi de

de cent kilomètres

intertribales

permis. entre

demander de l'aide

définitive

ne semble pas avoir

devoir

d'énergie

chez le chef Sawaku, à plus

la réussite

paraît

est le but

Malheureuse-

atteinte

dans ces

conflits.

3) TECHNIQUES ET RITUELS DE GUERRE Un raccourci par

saisissant

le chant

guerrier

qui était

un découpage

simplifié

des couplets

Chant / Wanini Ier C'est

couplet

le motif

/ "la

entonné

: "Aidez-moi

avec une courte

les

: "Mon animal

guerres

analyse

déjà va mourir

C'est

un petit

de quoi

C'est

un petit

de /kakawa/

domestique

'De quoi

meurt-il

Il

de soif...."

meurt

: Aratinga'solstitialis.

? (1)

déjà va mourir

donc ?

fourni

Je présente

Waygpi.

domestique

----------------------soleil

du départ.

à me venger..."

Mon animal

(1) perruche

lors

nous est

guerre"

avoué de toutes

2ème couplet

de la guerre

ici

des métaphores.


- 220

Ici

est placée

la solitude

du guerrier

: "Etions-nous

3ème couplet

-

loin

vraiment

des êtres forts

aimés.

quand nous buvions

du sang ? Nous mangions Ici

la soif

situation

le reste

de sang au sens propre précaire

des acouchis."

comme au figuré

est

comparée

à la

de la communauté en temps de guerre.

4ème couplet

: "Des guêpes mangeuses Voilà

de chair....

ce que nous étions

quand nous étions

en guerre." Les guerriers

au combat sont

C'est

impitoyables.

aussi

une allusion

à l'anthropophagie. sème couplet

: "Sors

de ton trou

Ton nez est La lâcheté

d'un

guerrier

6ème couplet

est

de pécari,

grand-père,

comme un champignon...

tournée

11

en dérision.

: "Nous marchions

jusqu'aux

mollets

dans l'écume

de la mer." La violence

est

On remarquera

telle

qu'ils

piétinent

la métapho1.e qui

dans le sang de leurs

fait

allusion

à des paysages

camarades. oubliés

aujourd'hui. 7ëme couplet

: "Il

se sert

de son casse-tête

sur les patates Ce couplet

se passe

(yetfpiyii)

sont

de commentaires.

les Noirs

8ème couplet

: "Les les

Ici

est

indiqué

l'achèvement

fugitifs taons,

douces noires, Les patates

ya ya ya !..."

douces noires

brésiliens. les

taons

déchets..." des blessés.

se ruent

sur


- 221

9ème couplet

C'est

la débandade

des guêpes ainsi à un rituel

: "Faites

attention

Faites

attention

Elles

sont à la queue leu leu

Elles

suivent

le jaguar

Elles

suivent

le jaguar."

finale.

aux guêpes /alasisi/

des taons

de métamorphose

à divers

que nous verrons

: "J'ai

vu un petit

final

indienne

les

ennemis.

couplets plus

pour

symbolise

la paix,

Ce chant

donne l'impression

se réfère

loin.

aller

le renouveau

à la guerre..." de la vie.

d'une

grande

ancienneté

son allusion

à la mer et sa référence

à l'anthropophagie.

plet

consacré

aux Noirs

a été au moins une fois

Il

est par ailleurs

nous permet,

joint

qu'il

riche

de sens sur les

techniques

données,

décrire.

à d'autres

de les

Les WayZpi connaissent sables

pour

vivantes

tenir

leur

qu'elles

rang au combat

valent

aussi

bien

diverses

pour

Dès l'enfance,

les bébés mâles ne peuvent

gibiers

pecari,

(tapir,

cervidés,...)'

Les rites

de passage

un rôle

d'endurcissement.

(Tayassu

albirostris)

le mot "musc"

/k%f/

les hommes ne doivent

(application

sont

la chasse manger

sous peine de fourmis

consomm&par

dérivant

d'ailleurs

indispen-

d'autant

plus

la guerre. des gros

de devenir

couards.

ou /y:pi?a/)

du mot /kasi/ d'amidon

jouent

à lèvre

les hommes pour

pas manger de galettes

et

coeurs

La poche à musc du pécari est

guerrières

que pour les

le cou-

remanié,

pratiques

; celles-ci

par

Pourtant,

indique

très

L'image

hocco sur le chemin

que nous prenions Ce couplet

en file

Les WayZpi poursuivent

que celle

IOème couplet

-

les

aussi

blanche rendre

"force".

forts, Enfin,

/tspGi>o mi'i/

car,


- 222

par analogie,

leurs

pieds

colleraient

tiques

concerne

bien

sûr non l'état

nente

pour

dire

du guerrier

ainsi

Partir tante

Amérindiens,

l'état

de la captive

sur au moins dix

les Tapltly,

l'évolution

contre

extrêmement

important

qui

rêvait

pouvait

qui nous fait

lever".

être

chef de file".

il

y avoir

pouvait

et chef de guerre que ce n'était

dans la force

de langue

identique

à /tuwiyZ/)

Chez les Karib,

(GILLIN,

m'est

impossible

de déterminer

interne

d'une

société

chef

Le chef

de guerre

; mais 'les Waygpi

actuels

in-

un chef de guerre

Notons

que cette

distinction

tupi

; chez-les

était

à la fois

chef

s'agit

le "roubichac"

étaient

Pour ce qui est d'un

semble

de village

ces deux fonctions

1948, p. 852). s'il

Tupinamba,

emprunt

et de fré-

des Wayapi,

ou de l'évolution

à un moment de son histoire.

au sens où nous l'entendons.

une visite.armée

alors

chef

de guerre,

y avait

devenir

entre

la norme connue actuellement,

de rapports

choix

concordance

Selon

dation

au

fréquent,

au contraire,

quemment séparées

quant

pas très

de l'âge.

les ethnies

de

comme chez les Tupinamba

/ZikZma/ "le

sûr,

progreseive

armée.

un rôle

appelé

immédiats.

de paix

119),

"celle

entre

se sont étalés

jouait,

La personne

guerres

combats

(maau)

devant

de déclaration

que les

Le rêve

sur le fait

guerre.

bien

intervalles

aussi

éminemment impor-

Dans les

ans avec de longs

sistent

(mot presque

une affaire

pas des combats

/tuwiyâ/,

parmi

était

ne signifiait

Bien

rare

perma-

d'hostilité

/obpu"~a/,

de village,

mais la formation

une organisation.

du moment favorable.

au combat est

de pra-

Wayâpi.

Wayapi montre

(MSTKAUK, 1948, p.

de guerre,

de guerre,

Cet ensemble

toute

Dans le cas de la guerre l'âge

à la terre.

à la guerre

qui nécessitait

-

entre

deux ethnies, au village

deux clans, ennemi.

il

n'y

avait

pas

En cas de dégradeux villages,

Quelquefois,

ces visites

il

il


- 223

se soldaient ration

vint

par un premier

combat,

-

quelquefois

par une simple

déCla-

d'hostilité.

seul

habitants forêt.

Ainsi,

vers

sur la place

d'Uluali

de cette

pas jusqu'à

lancer

communauté qui

L'incident

entraîna

une invective

avaient

mourir

contre

sa fille

les

en

mais n'alla

la guerre.

affirment

qu'il

de rappeler

ici

décennies

encore,

y a quelques

en armes dans une communauté invitante taient

laissé

de L'Amapari,

guerrière

avec les Wayapipuku,

une rupture

11 est important tuels

Tawa'a, du bassin

1945, le chef

appuyés

derrière

: les

les buveurs

contre

arcs

que les WayZni acon entrait

et les

les poteaux

toujours

flèches

res-

du carbet

de

réunion. THEBAULT DE LA MONDERIE (1857), source

y fasse

déclarer

signale

écho,

la guerre

pourtant

un code utilisé

voulait

sin, un villageois

cherchait

té par les habitants

déclarer

en 1819 pour

; au milieu

la pointe

en haut

la guerre

un sentier

du village

en guerre

8-

au village

dan8 le bois,

avec lequel

de ce sentier,

; et quand il

il

voulait

il

voulait

voifréquenêtre

plantait

une flèche

la paix,

il

la plan-

en bas."

'Si ce code a bien de conflits,

autre.

:

"Quand un village

tait

sans qu'aucune

existé,

ceux qui

et ne visaient

il

ne devait

impliquaient

des relation8

pas à l'élimination Le départ

constitué

une réserve

Le village

était

laissé

qu'à d'alliance

certains

types

préalable

des adversaires.

2 la guerre

de viande

s'appliquer

boucanée

à la garde

ne se faisait pour

des vieillards

les

pas sans avoir

femmes et les

enfants.

et de8 adolescents.

*


- 224

Les guerriers

étaient

des adultes

les francophones

actuels.

taient

si petites

d'ailleurs

-

de plus

A la fin

de trente

du XIXe siècle,

que cette

ans, les

norme n'était

expliquent communautés é-

guère

facile

à

respecter. Puis que homme faisant

les

chants

de guerre

étaient

exécutés,

ensuite

un discours

à sa fenune, lui

ne reviendrait

sans doute

pas et lui

indiquant

avec qui

se marier.

Les femmes faisaient

entendre

les pleurs

alors

cha-

expLiquant elle

qu'il

devrait

de deuil

(yaokh). L'équipement

du guerrier

sement réglé

en vue du combat à distance,

(Jpok,

kupa).

par

oy&

Si, au XVIIIe

les Portugais,

ce n'était

siècle.

Bien

au contraire,

contre

des ennemis

à cette

armés de fusils L'équipement

flèches

en quantité

- "elles

puis

siècle, plus

au corps

le cas lors époque,

wayapi

démoralisait était

tout

soulevaient

indique

utilisé

aujourd'hui

encore

le gros gibier.

Les pointes

de flèches,

d'arc

(Brosimum

guianensis)

, citaient ; les

d'encoches

latérales

(kulumulikulu)

étaient

ligaturées

seulement

aux deux extrémités

flèches

n'étaient

tirées

leur siècle, bois

but.

Les autres était

d'arc

Tupinamba. doute

armes étaient

encore

utilisé

(sawalapa)

très

Lors

encore.

seule

du voyage

fois,

les

semblable

en bambou,

de forme

lancéolée,

empennes très

sommaires

de la plume.

Ces

qu'elles

plat

touchent

ou non

Au début

du XIXe

à double

à l'ibirapema

de LEPRIEUR (1831),

la

soit

casse-têtes.

un casse-tête

composé de

le bras"

à celui

munies

du XIXe d'affrontements

d'abord

arc comparable

qu'une

armés de fusils

totalement.

d'un

en bois

à corps

la perspective

Pekii -et

.soit

été minutieu-

des guerres

grand-mère pour

avoir

les WayZpi furent

les

leur

semble

cette

tranchant

ou au tacape arme existait

en des Sans


- ii25

succéda un casse-tête

Au /sawalapa/ laire

fait

était

équipé

-

en bois

d'arc

de six

court

ou de balata

de ces armes,

(wirlasï)

à section

(Manilkara

spp.).

deux pendant

triangu-

Chaque guerrier

sur la poitrine,

deux

sur le dos et un sous chaque aisselle. machettes

Au XIXe siècle, de plus

en plus

les Tapi%y,

en complément

Sa7i P&Kc cite

/amilik?

saa/,

"machette

précise

(1893,

p. 38) qu'il

et couteaux

des casse-têtes. les

/alala

s?ngE/,

américaine".

Dans la guerre

contre

"becs

ou

de ara"

Sous ce dernier

s'agissait

d'un

intervinrent

nom, COUDKEAU

objet

de traite

apprécié

des combats,

le reste

de l'équipe-

en Guyane. Selon ment variait.

la tactique

Si les

guerriers

ne voulaient

ils

portaient

une cape (apela)

et des esprits, de colin

de Guyane (Odontophorus

grouper

ou se reconnaître

lement,

ils

blanchâtres

des palmes

de /Kuluwa/

tressé

en palmes qui

deux écussons, de /pin-J/

servaient

saient

également

(Attalea

de protection

(Oenocarpus

bacaba

et

les

vocale

de ralliement.

En temps de paix,

fauve

(Cebus apella)

qui

(Crypturellus

SP.).

c'était

celui

flèches.

d'un

était

de l'oiseau

(et

les Wayapi utilidans leurs

et cris

en temps de guerre,

Un équipement (Walakapa)‘

offensive sajou

folioles

dorsal

: langage

singe

un combat de harcè-

de cet équipement,

pour prévenir

se re-

l'autre

guerrières

sifflé

voulaient

Spectabilis).

contre

abondamment l'expression

de peaux collées

) dans les jeunes

ventral,

ou de /patawa/

En complément

faite

pendant

(samelc

l'un

vus des hommes

; s'ils

dans l'obscurité des couronnes

commun était

O.batawa)

guianensis)

tressaient

plus

pas être

danger

tactiques

ou lancer

c'était

une

le cri

reste

encore)

tinamou

/suwilyly/

utilisé

du ;


- 226

Les autres que : s'enduire pendant

de roucou,

la marche vers

le corps,

pratiques qui

servait

d'abeille,

charme propritiatoire

donnant

attribue

encore

les esprits

ennemis

; se coller

sur tout

le duvet

blanc

C'est

du vautour,véritable

à ce duvet

magique

enfin,

était

volée

jadis

par le héros

rieure

à toutes

Anilawa

aux esprits

/ay%%i.?/

elle

1 permettait

aux guerriers

de se transformer

de courir

sans toucher

le sol...

Elle

le nom de/KgyFma ku?i/,

d'autres, d'être

invisibles.

invisible"

(cf.

des Wayapi,

cette

des guerriers

: la substance,

portait

aujourd'hui

mythe en annexe). n'existait

extraordinaires,

les

marcher

au fond des cours

d'eau.

mentés

d'oiseaux-mouches.

Dans les

celui

d'éclaireurs

/makay/

sur le front,

en guêpes,

ou selon

Elle

guerres

qui rend

Tupi voisins

était

devenaient

et surtout

"farine

remplacée

qui pouvaient ainsi

émerillon,

s'astreignaient n'emmenant

ennemis,

aliment

que du jus

de piment. Voilà

aussi

pas.

supé-

frottée

couune des guêpes,

Les guerriers chez leurs

informateurs,

Ils

jugée

voler

par ou

après

a'être

leur

rôle

aliétait

(NAVET, 1974).

rendant

le côté défensif.

perdue;

Chez les Emerillon,

substance

que PirlTla

sur les Wayana.

pratique

et

éminemment magicontre

la victoire

autres

un rôle

de protection

la victoire..

Une dernière les

avaient

le ou les villages

avec de la cire

aujourd'hui

-

Il

le portrait

à un voyage

pas de hamac, ne prenant

du guerrier

offensif

se résume en trois

techniques

bien

leurs

aux Wayãpi qu'à

rude en se

; examinons

communes, selon

voisins

comme

les

Tapi?ry.

nos


- 227

Les meilleurs

défenseurs

des villages

étaient

Lors

d'une

attaque

chez les

l'api7?y,

P&kg explique

- "Mais

ils

étaient

avec leurs

chiens,

tu sais

&tres

s'enfuirent

chiens(').

Plus

-

loin

encore

une fois,

les :

:

! Et nos an-

te dis-je'!

: - '1 3.. mais les filaient

maintenant

nos ancêtres enfin

chiens

ils

étaient

; hai,

à entrer

vraiment

hai,

hai

très

grands

! et ils

dans le creux

d'un

; ils

forcèrent

tronc

un de

d'arbre,

l'acculèrent..." L'autre

protection

était

constituée'

par des plaques

d'écorce

/waypspi/(2)

épaisse

et ne brûlant

pas sous les 'flèches

en-

flanrmées.

Ces plaques

étaient

attachées

le toit

des

maisons Lors

à étage

et permettaient

de son voyàge

sur

aux villageois

de 1832, ADAM DE BAk

l'existence

d'un village

palissadé,

à rattacher

à la présence

des fugitifs

et le flanc

de se retrancher.

signale

technique

aussi

(1834,

sans doute

brésiliens

p. 33)

exceptionnelle,

avec qui

les Wayapi

étaient alors en guerre. _---------_-------_----

.

(1) Les Indiens

Emerillon

disent

pour sentir

ennemis.

On préparait

cendres

les

de têtes

avoir

dressé pour

de serpents

mêlées de celles

non identifié

poussant

spécialement

cela

les chiens

une bouillie

de moules

faite

d'eau

(NAVET, 1974) . (2) Grand arbre du pays wayãpi.

sur le versant

.

amazonien

douce

des

'.

_


- 228

Enfin, les plantes

mollir,

tels

les

en temps de guerre, (y+wZy31) (1) , plante

sensitives

des zones habitées.

Les bras feuilles

de la plante

numériquement

déjà

dans les

qu'une

seule

fois

Wayana. Il

commence à la flèche , puis

cité

combats

d'embuscade

sur le chemin des ennemis, Une variante

très

village

walima).

(taa

une diversion

Alors

tuant

utilisée.d'après

WayZpi que significatif

peut

à corps

semblent

et se postent

par surprise

(sa7?? k3

l'encerclement

soudaine

ou il

fut

aussi

les

d'un

peut

y avoir

entre

les

gens

envoyé

en obser-

célèbre

lupi).

chez les

pour nous :

- Melu

: Ça va ! Si un serpent fais

(1) Mimosa polydactyla

des groupes

se dispersent

de phrases

: Comment ça va,

Se voyant ------~~-~------__-------~

et du

au corps

un homme seul

cet échange

et

les WayZpi et les

comme dans le cas des combats

- l'arrivant

- l'arrivant

être

rachis.

que nous avons

utilisées

isolément

chez lesquels

eut lieu

textes

censés

variables

entre

nos textes,est

L'attaque

préalable

de ZKa et de Kuy&i, vateur.

les

très

entre

les plus

Les guerriers

(w-PlT).

sur leur

se poursuit

Les techniques

là étaient

@-pala)

rare

Il

que près

de la nature

très

recueillis.

avec des casse-têtes.

esquissé,

touchaient

n'existant

se repliant

J,e combat de face

importants,est n'est

rudérale

de combat étaient

comme nous l'avons

nombre des antagonistes.

les villageois

dassennemis qui passaient

Les techniques dépendaient,

-

attention

: Peut-être dévoilé,

bien

l'arrivant

HBK, Mimosaceae.

demi-frère

vient

!

sous ton hamac,

! que toi;

tu mourras

déclencha

l'attaque.

en dormant

!!


- 229 on peut

A ce point, les

assaillants

restent

bénéficiant

temps,

car les

assaillants

enfants

Les blessés

ennemis

égorgées,

mais le

violées,

étaient

intégrées

parfois

épargnés.

spécial

était

dans la communauté voisine,

de la guerre.

Il

Il

les siens

d'adoption

le choix

ensuite

ne gonfle

Cette

que le bourreau

l’exécution

avant

dernière

état certain

qu'il

qu'il

pré-

d'adoption.

les hostilités,

son village

une fête

de boisson,‘&

on lui

en acceptant

exé-

dans le dos en fuyant.

et on le lacérait devait

d'être

être

pour que sa chair exécutée

soua peine

avec

On aura évidemment

vu là.encore

une analogie

des prisonniers

tupinamba.

La ressemblanize

s'arrête

reviendrai

bas.

le repas

de parler

latent

logique

Après

pratique

anthropophagique.

Que ce tableau cependant

le temps

ignominieusement

en morceaux

(ou aux

"adverse"

gens de son village

courageusement

fléché

à l'homme

vain-

ne meure de la m&e façon.

rituelle

cependant

mourir

ou-être

On le découpait pas.

réservé

devenue

faire.

à son intention

entre

cuté au casse-tête

par les

le laissait

organisait

laissait

dans le groupe

admis comme une éventualité

de l'attaque

semble même qu'on

parfois

puis

"nommes) marié

vienne

ne dure pas long-

les blessés.

Un traitement

était

les habitations.

de dégager

emmenées en captivité, les

le siège

ils

Si le combat s'engage

Les femmes étaient

Seuls,

à découvert,,soit

rapidement.

étaient

queur.

: soit

se replient

on essaie

souvent

attitudes

d'enflammer

sont bonnes,

au corps à corps,

plus

plusieurs attaquent

essayant

des bois,

du village

achevés.

choisir

de la surprise

sous le couvert

Si les protections

-

de paix.

d'hostilité n'a

fort

Certes,

semble avoir

représenté

J'y

plus

sombre ne nous empêche pas tout

au long du XIXe siècle,

régné.

que des fractions

Pourtant,

il

est

de temps fort

un

à peu près réduites.


- 230

Après

la guerre,

phases

de paix

prendre

- donner)

lis5

les

deux communautés passaient

successives.

C'est

au début

la fin

selon

/a-y~pizi:

des hostilités

une cérémonie

et Wayana sur le Jari en wayana)

La première,

marquait

de cadeaux.

-

au lieu-dit

la norme par deux

mE7Fy/,

par un échange

de ce genre qui

Ensuite,

par petits

nautés

s'invitent,c'est-à-dire

s'allient

taurant

des réseaux

et des relations

commerciaux

(a-ygkway)

:

très

ritua-

entre

Wayapi

"ancienne

paix"

eut lieu

Kulgkatp~.(littéralement

du XIXe siècle.

(littéralement

gkoupes,

les

de nouveau,

réins-

commu-

matrimoniales.

4) ABANDON DE LA GUERREET DE L'ANTHROPOPIiAGIE : DN VIDE CULTUREL

Ainsi pitre,

la conception

sur le fond assez côte

du Brésil

que nous l'avons

et la fonction semblables

ils

est

diqua

au long de ce cha-

chez les Wayãpi restent

furent

cher. les

Tupi

de la

au XVIe siècle.

l'abandon

reconnaissent

grande

acculturation

de l'anthropophagie

rituelle.

volontiers

cette

lors

d'une

enquête

que sa grand-mère

avait

mangé de l'homme,

allusions.

tout

de la 'guerre

à ce qu'elles

La première subie

montré

Ainsi,

pratique

que les Wayapi aient Ainsi

et y font

généalogique,

que je l'ai

dit,

même de fréquentes

feu Emmuel PawE. m'in"ce qui

se voyait

par

sa grande mâchoire", Cependant, cription propos

de repas de leurs

l'anthropophagie

dans tous les

anthropophagique

n'est

ancêtres.

En revanche,

des Noirs

fugitifs

abondamment sur celle

des Tap$'ïy.

récits

faite ils

brésiliens

font

recueillis,

aucune des-

par nos informateurs

à

une allusion

à

et surtout

rapide ils

insistent


- e31

Pans un récit comment ces Amérindiens au bout

d'une

du village rôtis.

longue

où ils

saisis

dans les

décrit

leurs

les

période,

Par ailleurs,

m&ne tribu,{est

que nous donnons en annexe,

élevaient

étaient

Il

d'une

prisonniers,

à une fête

par surprise

, puis

récits

escarmouche

y a là matière

Ces Tapi'?y bien

namba qui,

que cherchant

surtout

sur place,

ne rapportant

saient

les morts

privilégiées sur ce dernier

point,

puisque,

tueur

ne doit

toucher

ni à sa victime,

interdit

était

si bien

respecté

cas d'abandon

de village,

ennemis morts

dans la place,

nouveau plus

loin.

jusqu'à

rapproche

au village

rôtis-

que quelques

peut-être ils

que, ne pouvant

cette

précise

et trop

authentifiée

connaissons

des Tupi

en général,'pour

obligés

disjonction,

éteint

depuis

d'en

affirment qui

toucher

que le

.,

l'a

'Cet

aux'corps

reconstruire

150 ans'me

tué.

plusieurs

la description

par la ressemblance

parties

différents

ni même à la flèche

étaient

des Tupi-

des prisonniers,

nos jours,

dus au fait

qui serait

tiquaient

les

sur les morts

que les Wayãpi nous ont cité

groupe

trop

d'un

ce qui

Les WayZpi étaient

ils

la

repas anthropophagique

d'un

à faire

corps.

pophagie

et mangés contre

Ie cannibalisme

captifs,

de leurs

Nonobstant

exécutés

à réflexion.

au combat aussi bien

et

de la veille.

pratiquaient

que sur les

montrent

sur la place

aux guerres

consacrés

le début

ils

les mariaient

conviaient

rapidement

sur un WayZpi tué lors

-

semble

un“

de l'anthroà la fois

avec ce que nous

ne pas se rapprocher

de ce iue pra-

les Waygpi eux-mêmes. Par ailleurs,'les

les Wayapi en Guyane, prisonniers

élevés

boucanés

au village

affirment

Emerillon, avoir

pratiqué

et les ennemis morts (NAVET, 1974).

Enfin,

Tupi qui

ont précédé

l'anthropophagie

au combat, Ies autres

qu'ils Tupi

sur les

apportaient peuplant

la

des ,

'.


- 232

(Norak,

-

Guyane au XVIIe

siècle

anthropophages

par les Pères GRILLET et BECHAMEL (1674).

Reste qu'en

dépit

tait

moribonde

Akokwa,

à aborder

de l'affirmation dès la fin

l'abandon

du XVIIIe

tous

de cette

siècle

des propos

humaine

dans sa jeunesse".

La raison

nous est

fournie

Jean de LERY écrit,

à plusieurs

les Portugais ment virent

achetaient le danger

celuy

que s'en

: car depuis

fera

qui

est venu par deça,

de Maranhao

p. 360).

des chroni-

que les Français

aux Tupinamba.

les me vendit,

Ceux-ci

et

rapide-

ie ne scay d'oresenavant

que Paycolas

(entendant

nous ne mangeons pas la moitié

C'est

une situation

décrit

Claude

Villegagnon) de nos ennemis",

en ont grande

çais

traitent

d'ABBEVILLE

ses conséquences

chez les

compassion , et quand ils

_ rudement

A la fin des esclaves Rois de Portugal

permettant

similaire,avec

Tupinamba

de la

:

"Ils

"Les

qui préten-

p. 210).

traumatisantes,que

à ce problème

écrits

C'est

en 1890,

(1893,

par les

é-

:

" Car disoit

(1570,

du XIXe.

centenaire"

reprises,

des prisonniers

Se pense

de COUDREAU, qui,

mangé de la chair

dit

comme

la pratique

ou le début

presque

sur la WaipskDle

"avoir

cités

coutume.

un "vieillard

rencontra

baie

sont

de Pawe sur sa grand-mère,

du moins ce que je peux déduire

queurs.

Piriu)

néanmoins

les

leurs,

ils

voyent

que les Fran-

en pleurent"

(ibd.

1613).

portugaise

donna

du XVIIe

siècle,

la politique

indiens

un tour

particulier

ont fait

depuis

cesser

d'acheter

des Indiens

: ce brigandage, qui

auraient

en

été pris


- 233

en guerre rement

par d'autres

d'être

la troupe cents

d'autres

Il des tribus

Indiens

Indiens

à aller

les

n'auraient

vivaient,

ils

s'éteindre

définitivementlors

deloin

donc probablement.

pourraient

relations

redeviennent

d'autant

plus

valables

actuelle-

importante

pour certains

groupes

un besoin

est

définitif

inverses.

C'est

à cette

forte

de l'ethnie

baisse

démographique

la plus

totaux

ou semi-totaux

des groupes plus,

au début

de

de ce chapitre

pour-

de renouveau.

L'abandon

ne pouvaient

ou intercommude bonnes raisons

que nous avons signalée

en nombre,

est

comme hier

locaux;

à des changements

il

aujourd'hui

démographique

dans ce cas indiquer

dut

ont cessé de

intertribales

ment que la croissance

rait

qui

des Wayapi,

nautaires

la frustration

où ils

de l'histoire

Nous avons vu que les

Ces raisons

la pratique,

ils

siècle,

comme le prouve

avec les Français.

combattre.

la guerre.

du XVIIIe

contacts

de se demander comment et pourquoi

faire

dès le passa-

de semi-indépendance

important

fournir

moitié

possible,

maintenir

extrémité

chez leurs

partie

cependant

de leurs

A l'autre

point

dans la première

en loin

enlever

font

que les WayZpi firent

C'est

dans l'état

Ceux qui

à faire

à ce trafic.

est

de quinze

pensé.

certain

de COUDREAU, que, purent

couleurs...

est à peu près

Il

ordinai._ de ce qu'on appelle

composée ordinairement

(ARTUR, 1765).

déclina.

était

de toutes

qu'ils

Nord de l'Amazone,

que l'anthropophagie la citation

souvent

l'origine

sans cela..."

encouragées

ge sur la rive

C'est

Portugais

engagent

prisonniers

et dont le sort

Del Rescaté,

ou deux mille

voisins

Indiens,

tués et mangés.

de Rachat,

ce trafic

-

de la guerre

locaux,

à mon sens,

période

(vers

1905) correspond

qu'il

faut

et la formation

Ceux-ci,

extrêmement

se permettre

situer

la

d'isolats limités

la guerre.

En outre,


- 234

la culture

de repli

sur le strict l'hégémonie

caractérisée

par une civilisation

minimum ne fournissait des colporteurs L'abandon

-

guère de surplus

matérielle

basée

d'échanges.

Enfin,

du troc

wayapi.

Wayana absorbait

l'ensemble

de la guerre

donc à saisir

vrissement

culturel

des Wayapi,

engendra,

que pour

le vide

tant

est

par la monotonie

créé à l'intérieur

comme un appau-

existentielle

des relations

qu'elle

intercommu-

nautaires. Depuis culturel

est

sensible,

Blancs

(palafsï)

combien

de temps encore

qui

vingt

ans,

les querelles détiennent ?

les

les

relations

ont repris,

le dynamisme

bouillonnent...

mais ce sont

clés

et de la guerre.

de la paix

les Pour


- 235

-

V

à plusieurs

L’EQUILIBRE

INSTABLE

A travers

l'ensemble

de ce qui précède,

senti

le caractère

magique

reprises

avec le monde, avec les faire

une étude ni des conceptions

magiques

des forces

invisibles

par le chamane,

permanence

dans tous

les

si nous avons enregistré avons abordés, par les

des changements

des Wayapi,

les domaines

que nous

informateurs.

Seules,

çà et là,

des techniques

ou reçoivent

un apport

données comme inchangées magiques

subis-

extérieur.

: UNE CLE DE L'ETHIQUE POLITIQUE DES WAYAiI

Nous avons déjà à coeur

leur

dans tous sont

nous tient

de montrer

En effet,

magiques

1) L'HOMME ET L'UNIVERS

ni du contrôle

et actuelle.

conceptions

modification

ici

ancienne

les

sent une légère

des Wayapi

Je ne voudrais

mais me contenter

de la vie

nous avons

des relations

avec l'impalpable.

autres,

actes

DE LA MAGIE

dans divers

eu l'occasion

travaux

d'aborder

ce sujet

qui

(P. GRENAND, 1976 ; P. et P. GRENAND,


- 236 -

1977).

Nous savons que, pour

les Wayapi,

prits,

/ayg/.

exige

Aller

en forêt

magiques

que l'on

y court.

Ils

/man+wo

naikayf,

lesquels

doivent

de lutte

plus

fort,

mythique

du voyage

sont

évoque les

temps immémoriaux

montre

un groupe

d'homme qui,

terres

nouvelles.

Le chef,

traquenards

que la forêt

soit

On touche

là au fond de la morale

des dangers

à une série

d'interdits,

comme une technique de l'homme

d'une

Ainsi

allégeance.

p 155. cf.

annexe p. 367)

chef,

découvre

découvre

au fur

les

désobéissants

et les

par la mort,

soit

en devenant

des créatures

trop

avec les

femmes , pas trop

respecter

les

coucher

nourriture,

se comporte trop".

de la forêt.

abuser

: .

choses

: pas

de telle

ou telle

interdits".

différemment

atèles,

sont

résume ainsi

et ce en toutes

on dit

Un bon nombre de mythes

des singes

et à mesure

aventuriers

que Alasuka

des

à chaque fois

Seuls

d'excès,

dit

aussi

d'un

inspiré,

wayapi

le récit

dont nous avons déjà

pas faire

en fait

parfaite

Ils sont l'apanage

"On ne doit

qui

le domaine des es-

tend aux hommes et indique

éliminés,

jaguar,

compris

(cf.

magicien

protecteur.

"il

grâce

sous la conduite

l'interdit

De celui

être

faiblesse,

qu'il

les

évités

du monde, voyage

autour

est

une connaissance

que comme une privation.

et non la marque d'une

la forêt

./E7i

ts

d'origine,

piras

/,

comme ,ceux

des cervidés

et de divers

historique,

le danger

esprits

du

sont basés

sur ce thème de l'excès. Au niveau par la lassitude Pierre

Louis

rapide

et Ka7iluwiyZ.

coercition,

il

l'absolu,

opposés

excès

que l'on

du pouvoir

dans l'organisation

n'y

a qu'un

a des hommes forts,

D'être pas.

de l'excès

ennemis

Pourtant,

de l'excès

tels

ces Waninika,

à ennemis

de la

les Wayapi ne sont pas,

à ces prémices

étatiques.

En vérité,

mais en admirent

la force.

Ce balancement

sociale,

se traduit

nous le vérifierons

plus

ils

loin

dans

redoutent s'est

les

traduit

dans les


- 237

-

évènements.

2) DES VILLAGES ET DES MORTS

Le rapport morts

détermine

tion

avec autrui.

que les Waygpi entretiennent

profondément

la mobilité

qu'une

mort n'est

jamais

naturelle

soit

de l'acte

direct

d'un

respecté

la règle

du jeu

des interdits, soit

git

récupérant

un parent

vivant,

convient

(cf.

esprit

chamane. Comprendre

la cause d'une

de dangers

Pour y parvenir,

futurs.

territoriale

il

Dans ces domaines,

à l'égard

Il

s'a-

n'ayant

soit

de celui

de l'âme

d'un mort

encore

d'un

esprit

téléguidé

par un

mort,

c'est

largement

Ainsi,

vers

1910, le chef S$tita fit

Ulukut+.

Au cours

des travaux

de construction,

non seulement

interprétables,

un village

pas

se prévenir

les Wayapi disposent nombre de signes

considér6

de rappeler

personne

/m31%$.

fut

d'abord

d'une

d'un

Le fait

et la communica-

P. et F. GRENAND, 1977).

du chamane, mais aussi

par un jaguar.

certain

avec leurs

ou

sur la rivière

un enfant

fut

dévoré

comme un /mt?%&~~~ et t'emplacement

abandonné. Il tions les

influent, autres

est aisément

aujourd'hui

communautés,

compréhensible

comme par le passé,

créant

des situations

que de telles sur les

concep-

rapports

avec

larvée

ou

d'hostilité

ouverte. La conséquence bandon des villages. de détecter nauté

éclate.

Le processus

, par exemple, Soit

la plus

est variable.

la progression

les morts,

trop

importante

d'une

nombreux,

Soit

reste

un présage

épidémie, enterrés

cependant

l'a-

permet

et la commu-

près

du village,

fut


- 238 tourmentent

les vivants

et les

-

obligent

à émigrer.

Soit

temps de guerre,

la présence

de morts

ennemis

de toucher,

d'enterrer,

oblige

à la même migration.

donc,

Ces causes magiques l'histoire,

très

miques.

En attribuant,par

manoeuvre

fréquentes,

malveillante

de la magie un fait naturel.

d'un

chamane wayana,

interdit

les

travers causes

de fourmis-manioc un Wayapi place

ne saurait

Ztre

question

Gardons présente

à l'esprit

cette

conception

l'attitude

politique

de voir

est

il

même parfois

présence

en

s'avèrent,à

qu'il

qui nous empêchera suite

de mobilité

et occultent exemple,la

auxquels

encore,

écono-

à une

sur le plan

de qualifier

de

des causalités

des Wayãpi comme une

d'incohérences.

3) LE CHAMANE : MEDIATEUR OU FAUTEUR DE TROUBLES ?

Si l'ethos /paya/,

n'en

joue

pas moins un rôle

de l'Amérique

latine.

de l'invisible,

il

l'autre

étant

la permanence

quotidien

En réalité, est

l'un

naturel.

L'un

lement

en guerre

avec les

au niveau

les

esprits,

comme le guerrier

est

assimilé

à un geste

ses guerriers,

/tDwayakU/,

en permanence

invisibles.

du langage

guerrier. dès lors

entre

du second. d'un

où il

dans

La spécia-

même pouvoir

sur-

guerre,

l'autre

est perpétuel-

Cette

situation

est

ennemis

Ses esprits

wayapi,

les deux réside

: le chamane combat,

combat les

dans le monde

de la société

issue

d'une

le chamane,

comme dans le reste

temporaire

est pourtant

forces

ment attestée

ici

La différence

le moment opportun

de tous,

spécialistes

et le caractère

des deux personnages rêve

essentiel,

des dèux

lisation

l'affaire

en baignant

le chef de guerre. du premier

est

opère.

/o-yapisi/,

; son souffle,

domestiqués,

solide-

/Eima/,

/psyu/, devienne

Un chamane francophone


- 239

parle

"armée".

Quant au fait

hautement

risquée,

même de son

là une entreprise

"On s'asseoit tuels

-

d'apprivoiser

ainsi

que l'explique

sur un banc un peu plus

c'est

Yawalu

:

haut que les bancs habi-

en longueur (1) ; on secoue la maraca,

en le mettant

main très

basse,

placée

l'esprit

vient,

s'asseoit

ce moment-là,

un esprit,

c'est

contre

Mais un esprit,

lement

peur.

alors

bien

qui

qui

à terre,

et

toi.

A partir

de

qui

secoue la

lui

comme un enfant

aboie,

sans cela

le retenir,

c'est

chante,

c'est

Un chien

presque

sur le banc devant

lui

maraca.

le mollet,

: cela

a faci-

crie...

Il

se sauve et l'on

est

de contrôler

forces

un enfant il

la

qui

faut

malade". Si le chamane a le il

invisibles, tants

que tous

court

les villages

que les villages unité

Brésiliens être

censés posséder

voisines.

ce qui permet

échelle

; seuls

risques

des risques,

sont

des ethnies

et permanence,

sur une grande

donc aussi

pouvoir

d'autant

des liens

les Blancs

et les Noirs

ne pouvoir

entrer

tués par les

esprits,

mais ne savent

encore

conflictuels

..

- mais non pas les

dans ce jeu. pas,

impor-

de même

se retrouvent

d'établir

réputés

plus

un chamane,

A ce niveau,

- sont

les

Ils

peuvent,

en sens inverse,

les

contrôler. De nombreux intertribaux.ne

peuvent

le plus

souvent,

les

Examinons

de plus

lent.

se régler

actes

près

à califourchon.

villageois

que par une guerre

magiques

politïque de la magie. -_-------------------(1) On s'asseoit

conflits,individuels,

certains

et les

actes

exemples

entre

de guerre typiques

ou même chamanes ; s'entremê-

de ce rôle


3.1.

Le chamanisme est

une prolongation

des conflits

armes:

Vers

1870, quelques

années après

le conflit

plusieurs

villages

se poursuit

entre

du haut

Oyapock à ceux de la rivière

le chef Pierre

Louis

qui

Mapali,

opposa

celui-ci

et un homme de la Mapali,

Takulupayk. - Tntu

: "Comment dit-on

Louis

est mort

- Mi s 3 : Il il

que le grand-père,

le grand-père

Pierre

?

a été tué ; voilà

bien

ce qu'on

dit,

petit

frère

?

a ét$ tué ?

- Mû"p~a : On dit

que c'est

TakulupayE

qui

l'a

tué.

- Mis2

: On dit

que c'est

TakulupayE

qui

l'a

tué.

plutôt

Pierre

notre

grand-mère,

était

aussi

- Tatu

: Et grand-père

- Miss

: Grand-père

doute

se querellaient-ils

lerie.

Moi,

je resterai

doute

jamais

dans des histoires

Louis

qui il

tua Takulupayt.

le tua par magie.

Pierre Pierre

Louis

dit

Et grand-père

Louis

aussi

était

feue Takulupayt

bien

"Ils

m'ont

tué",

disait

le grand-père.

m'ont

tue".

"

Qui t'as

tué ?" lui

"C'est

qui m'a tué.

père en mourant. digression)

un chamane. histoires

Sans

de sorcel-

; je ne me lancerai

sans

comme ça.

que ses gens soignèrent

C'était

aussi

tranquille

On raconte

Tameyua".

?

pour d'anciennes

sur un autre

(Autre

le tua,

un chamane.

(8;gression

lui

Il

Non, c'est

sujet)

un autre

le corps Ainsi

dirent

nom de grand-père

Vengea-moi,

de TakulupayS. raconte-t-on.

ses gens.

"C'est

Pierre

Louis.

vous autres",

dit

"Ils

le grand-


- 241

-

'ge crois

bien

sommeil.

Pendant

qu'il

vint

à guérir

Takulupaye)

pas

que la mort de Pierre dormait,

Sa femme aurait

Louis.

comme cela

assimilé

situation

historique

chamanistique

que le conflit

nautés,

comme c'est

pendant

le contre-sortilège

(qui

bien

voulu

mais on raconte

se fait,

furent est

cependant

souffler

Dans ce récit,

il

à une guerre.

Les danger8

clair

(pour

qu'il

lui

très

difficiles

i

qu'une

prolongation

de deux hommes est également au, moins ici

attesté

pour

ne par-

mordit

cruellement 5%écarter". entre

cha-

La

que le conflit guerrier. celui

-

le chasser),

y sont identiques.

du conflit

son

sur Pierre

que le conflit

du moment nous prouve-d'ailleurs

n'est

aussi

arriva

se retourna

la main et que ses mâchoires

manes est

Louis

.-

On constate

de deux CO~~U-

l'attitude

des gens de

Takulupaye.

3.2.

Le Chamanisme est

la sauvegarde

Dans un récit avec les Brésiliens, des seconds, Brésiliens

sur les

les premiers,

se réfugient

ültime

du groupe

démêlés historiques

désespérés

en forêt,

tel

ethnique.. des Wayapi

des incursions

le chef' Asingau.

désastreuses.

Pourtant,

insistent: Miss

: "C'est

(et

leurs

pour cela

passagers

que la grand-mère

brésiliens)

par

chamane. C'était

dans le Jari,

de piranhas.

D'autres

monstres,

*,

liens.

pour cela

qu'après;

C'est

fit

bouffer

les poissons

une vraie

chez nous,

là où il

mangèrent il

n'y

eut plus

les

canots

piranhas.

C'était

y a beaucoup aussi

les

chez nos ancêtres".(')

de Mis3 traduit

par son fils

Kwataka

pour J.M.

Brési-

de Brésiliens

-------------------------------(1) texte

les

BEAUDET.


- 242 -

Cet acte Sa7i

Pas,

correspond

du haut

Jari,

abandon qui

3.3.

Le chamanisme

de salut

historiquement

est un facteur

psychologique

vidus,

devient

C'est

ce qui

il

se situe

à l'abandon

vers

de la magie,

et contribuant

des communautés

entraînant

largement

essentiel 6. en particulier

un certain

à la mobilité

désé-

des indi-

de modification

des communautés.

du récit

conté

suivant

par ap.aa

;

1900.

MUpca : "Un petit Tckwatï

chamane,

par les Brésiliens

de modification

un facteur ressort

de la grand-mère

dura de 1840 à 1940 environ.

L'utilisation quilibre

public

chef,

(un immigré

qui

s'appelait

wayana).

ches à la source

de l'oyapock

>kawd+. A la suite

de cette

sorts

de Tekwatï),

K;lawa

fleuve

Oyapock,

environ

Ils

Kulawa,

habitaient

se disputa

avec

deux villages

pro-

; TEkwatT à Yemi'iwi, querelle

s'installa

(et par peur

des mauvais

chez Ka7iluwiya

(sur

à 150 km en aval). Akusi.

et Kulawa

le

Les gens du bas

convoitèrent

sa femme, Sali

Kulawa,

mécontent,

remonta

sur le haut

Oyapock avec son ami Akayawa,

et s'installa

fina-

par magie,

YElEman,

lement

chez les

gens du Kouc.

Là, il

fille

de YanEya.

YanEya dit

: "Quelqu'un

faire

un contre-sortilège".

lui r&ent

planter

une plume de ara rouge

mit

à vomir

l'a

empoisonnée.

- "Comment mon père

YElEman avec les plumes

de voyage,se

tua,

?".

Kulawa,

du sang et mourut."

qui

Il

- "Il

dans chaque narine".

de ara.

à

faut

faut Ils

rentrait

enterjuste


- 243 -

3.4.

Le Chamanisme peut

devenir

un moyen de coercition

Le cas le plus Il

est signalé

connu est

d'Asap2)

un peu en amont du confluent assassinats

Roucouyennes

marchandises, récalcitrants

157) : au saut Coumaraoua,

a déjà

du Camopi,

main,

les qu'il

de les

En fait,

les

pour moitié

et nous avons vu que, des Indiens

établi

(Wayana) sortis

chez Raymond, celui-ci

de sa propre

p.

, au XIXe siècle.

à son actif

commis sur des Oyampis et des Emerillons

Quand les

les

d'bsapo

en ces termes par COUDREAU(1893,

"Ce Raymond (nom français

leurs

celui

lors

de l'oyapock

(...).

de chez François

arrivent

empêche de descendre

et prend

paye un prix

en menaçant

dérisoire

pour lui

assassiner..."

crimes

d'bsap-,

furent

pour moitié

commis par l'intermédiaire

de sa déchéance fut

plusieurs

d'envoyer

(cf.

commis

d'actes

magiques,

1301, le premier

p.

un chamane extraire

les

soin

esprits

de sa maraca. De ces quatre ambivalente

de la magie

sauvegarde

du groupe,

de la guerre, nation.

elle

devient

tour

car de l'uniformité

l'uniformité

des réactions qui

s'établit

substitut

expérience

les Wayãpi.

de l'utilisation

; autant

déduite

la position

le chamane. Elément

à tour

notre

avoisinant

essentielle,

être

de

ou prolongation

des communautés ou moyen de domi-

se retrouverait,

des ethnies

éminemment instable

peut

et de son spécialiste,

cause de destabilisation

Ce panorama

dans l'ensemble

exemples

dire entre

nous l'a C'est

montré,

là une réalité

de la magie dépend

que de la magie dépend l%quilibre ethnies,

villages,

individus.


- 244

forces traïise,

invisibleo

-

Comme ïe souligne

MiEoa, le danger

3 manipuler

rend circonspects

leu utilioateuru

de le magie et neu-

dana une certaine

mesure,

le9 antagonismes.

le9


L’HISTOIRE

WA YAPI :

UN BILAN

EVENEMENTIEL


- 246

Dans la partie vail,

je me suis

à-travers

attaché

la conscience

large

premier

du passé

proprement

à dégager

les

l'ethnie

amérindien

des Guyanes,

événementiel

de l'histoire

en une ligne

chronologique

continue

jusqu'à

collective

nous à travers

de ce tra-

changements

de la société

divers

replacée

bilan

la mémoire

ethnohistorique

que les WaySpi en ont.

Une fois plus

-

et les

diverses

le hasard

dans le cadre historique je voudrais

wayapi, les

c'est-à-dire

temps forts

de l'histoire

le

souder

sélectionnés

données d'archives

organisé

présenter

parvenues coloniale.

par


- 247

-

PEUPLEMENT DU BASSIN DE L’OYAPOCK ET DES REGIONS ADJACENTES AVANT

Les Wayapi étant comprendre les biens

bien

de

leur culture

anciennes

qui

sont

avec lesquels

ils

furent

de 1'Oyapock.

Je me contenterai

contradictoires

qui peuvent

ciennes,

les

des immigrés,

des aspects

civilisations

traditions

ici

orales

reliés

sur les phases

et surtout

intéresse.

De plus,

successives

les

recherche&

est

les

par les

sources

et

an-

écrites

l'archéologie.

que des éléments

plus

ou moins bien

de peuplement

de la région

qui nous

archéologiques

méthodiques

n'ayant

favorisaient

les

ouverts

il

de dégager

un panorama

impossible

du Jari

données les moins

où les milieux

est

de

post-colom-

dans les bassins

été menées que dans leszones découvertes,

difficile

sans appréhender

actuelle

de retenir

recoupées

Nous ne possédons

il

le moule des groupes

en contact

être

1700

d'ensemble.


- 248

Pour l'intérieur,

nous devrons

il

par la relative

semble

certain,

soirs,

que 1'Oyapock

quentée

et peuplée

ait

évidences

nous contenter

que le Maroni,

recueillies

Par exemple,

des pétroglyphes

de communication

l'autre

les périodes dans les

d'indices.

abondance

été une voie

Force nous est doncpour

-

et des polis-

beaucoup

grand axe de l'est

les plus

plus

fré-

des Guyanes.

reculées,d'extrapoler

les

zones périphériques.

1) ARCHEOLOGIE DE L'EST DES GDYANES Il de l'est Il

des Guyanes s'est

s'agissait

faite

savanes

prouvé

période

pré-céramiques

du Sipaliwini

Par comparaison

que l'occupation

à la dernière

de civilisations

tée dans les 1977).

est maintenant

sites

épanouies

plus

Ces savanes intérieures sont \ en Amazonie, durant le Pléistocène

l'outillage

lithique

sation

de chasseurs-cueilleurs

concerner

au Sipaliwini,

les

le sud de la région le nord

correspondent

sans doute

1'Holocène

(PRABCE, 1973, &

pu exister

d'autres

attes-

(BUBBERMAN, 1973,

Si cette

reliques

d'une

(MEGGERS, 1975). il

qui utilisaient

le gibier.

pas été de même pour

est

elles

10 000 et 7 000 B.P.

découvert

savane pour rabattre

l'existence

de Guyana et du Vénézuela,

se seraient

grande

sèche du Pleistocène.

et du Paru de 1' oeste

avec d'autres entre

dont

ancienne

s'agissait largement

civilisation

que nous étudions,

les

n'en

D'après

d'une

civili-

feux

de

de savane il

extension

a pu

a probablement

de 1'Amapa et le bas et moyen Oyapock,

à un refuge

forestier

du Pleistocène,

de GRANVILLE, 1978).

civilisations,

basées

sur la pêche et la collecte

ce type

a été identifiee

Dans cette

puis

qui de

zone ont

contemporaines

des chasseurs

de savane,

des crustacés.

Une civilisation

de

à Alaka

en Guyana.

Guyane et en Amapa est hautement

spéculative.

Evidemment,

sa présence

en


- 249

Ces phases

-

de sécheresse,

en particulier

la dernière,

entre

3 500 et 2 000 B.P.,ont

par ailleurs

déclenché

à l'échelle

zonie,

des mouvements

importants.

Linguistes

et archéologues

humains

actuellement

d'accord

pour dire

migrations

et éclatements

l'Amérique

tropicale

qui

rels

été atteint engendrés,

l'île

le plus

en particulier

l'apparition

région,

le passage

du peuplement.

Trois

ancien

site

site

ancien

débris

de vannerie

Saladoïde

il

en datation

deux voies

entre

plus

ancien

semble

grands

changements

à l'agriculture et lieux

cultu-

indiquant,

et à une certaine résument

notre

de la phase Ananatuba,

connais-

(MEGGERS, 1971, pa 36).

2 500 et

Par ailleurs,

situé

1 300 B.P.

en milieu

céramique

à Wonotobo,

anaérobie,a

daté, un

donné

rattaché

à la tradition

dans la vallée

du Corentyneia

(BUBBERMAN, 1977). d'autres

que l'agriculture

est

indications, arrivée

de 3 000 ans, puis,,beaucoup différentes.

au nord de

a pu être

site

Faute

MEGGERSet EVANS :

géographique,

de

au C 14 (TURENNE\ 1973).

du Vénézuela,situé

y a plus

ethnique

en Guyane française

du même gisement

été daté t 1 920 B.P.

prudence

diverses

carte

de la poterie,

dates

céramique

exploré

à une couche d'argile,

- à Surinam'le

par les

daté de 4 2 950 B.P.

grâce

3 000 ans B.P.

les

:

de Marajo,est - le seul

cul-de-sac

des Guyanes,

tardivement

sance sur ce point -

à la complexe

que très

du moins pour cette sédentarisation

aboutirent

période,partent

sont

moderne. L'est

n'avoir

que de cette

de l'Ama-

Comme le font

d'abord plus cependant

nous pouvons

avancer

à l'extrême

est

tard,

. à Surinam,

remarquer,

avec

des Giayanes, et ce, par

dès 1957,


- 250 "Except

for

Phase,

this

single,

-

short-term

occupation

by the Acauan

the period

of the Ananatuba,

Mangueiras

and Formiga

phases

on Marajo

is not

represented

by comparable

groups

in the Territory

of Amapa...

It

that

these

or that

,

fishing

groups"

Ce que nous savons

aujourd'hui

amazoniens

éclaire

singulièrement

cités

haut

plus

pour Marajo,

sont

soit

tous deux très

favorables

représentaient de savanes

cette soit

sols

hunting

des adaptations

et EVANS (1957),

plus

progressif

de civilisations

D'un autre

côté,

rattachée

au complexe

la plus

l'ensemble

actuelle

nous ne

and gathering des anciennes

zones côtières

civilisations

le style

de peuplement

d'un

de l'Amazone.

connue à Surinam, le Vénézuela.

par une deuxième Ce style

vague aurait

(BUBBERMAN, 1977). , quoique

affectant

grands

cours

L'un

des indices

en est

de nombreux

toponymes

renferme

l'extra-

issues

le long

Barrancoïde.

y a 1 450 années B.P.

qui

être

venue du Rio Negro par

par

et les

? Pour MEGGERS

céramique

été remplacée

de la région.

de l'intérieur

civilisation

avoir

caractérisée il

groups"

de Marajo,jusqu'à

périandines

Saladero,est

Ces vagues

aussi

partie,

elle-même,semblent

ancienne

semble

le Surinam

les

En contre

agricoles

civilisations

glissement

lieu

de Cayenne,

les

Marajoara

atteint

de 1'Ile

donc ces civilisations

civilisation

d'immigration

anciens

de "campos de varzea",

D'où provenaient

civilisation

les plus

haut.

ordinaire

Cette

Les sites

biotopes

basiques

, fishing

forestières

by

593).

des différents

dans des milieux

à l'agriculture.

"possible

évoquées

(p.

citation.

volcaniques

either

they were inhabited

sur les possibilités

installés

sur les

savons pas si les

and gathering

making

must be concluded

areas were unoccupied

hunting

pottery

en premier

d'eaujtouchèrent

sans doute

la toponymie en


/-ni/,

/-uni/,

toutes

les

radical

l-onil,

- 251

-

stable

désignant

l'eau,

la rivière,dans

famille

n'ayant

jamais

arawak (1) . Or, cette

langues

tée dans l'intérieur,

après

buer

à des populations

pré-colombiennes.

étant

stable,

est

des phases

l'indice céramiques

trop

rattachées

guerriers.

savanes

inondées,repérées

Formiga), entre

furent

les premières

970 et 1 070 B.P.,témoignent

si on les considère associés buttes

sous l'angle

à un peuplement non encore

(TURENNE, 1979),paraît et continu tières

ayant

1 065 et

peut-être

à faire

face

des

1 285 B.P.

dense.

qui

et les

secondes

périodes

troublées...

devaient

être

Les découvertes d'Iracoubo

(phase

récentes

de

en Guyane française

dans le sens d'un

peuplement

à des pressions

venant

côtier

dense

des zones fores-

adjacentes.

la migration

et EVANS (1957),les

faut

peut-être

finales,étudiées

font

un siècle

(entre

passer,en

civilisation

soit

de l'embouchure

particulier

par ses enceintes

rattachée

pu être

culturellement de pierre

établi

dans l'est des Guyanes,sont ~~----__-_____~~------~-~-~ Inini,

grandes

par MEGGERS

Bien que cette

à la zone circum-Caraïbe, à caractère

phases

cérémoniel,

des autres

Tapanahoni,

Sikini.

en

aucun

Guyanes.

pré-colombiennes

les phases Mazagao et Aristé Marwini,

rat-

1 300 et 1 400 de notre

de l'Amazone.

avec les phases

Les dernières

(1) Notons par exemple,

il

les phases

1'Amapa aux îles

sûr n'a

violente,

des Aruadont

ëre),de

relais

au milieu

et à Marajo

de sites-refuges

Aux cas d'expansion tacher

de.

de telles

dans la région

aller

accompagnées

érigées

à Surinam,

relativement

fouillées

arawak.

sur buttes

entre

/-uni/

à une quelconque

probablement

à Hertenrits

sont à attri-

la racine

mince pour l'attribuer

Les civilisations

datées,

toponymes

A contrario,

à des peuples

Ces migrations heurts

les

le XVIe siècle,

été attes-

connues

de l'Amapa,aux-


- 252

quelles

sont

rattachées

phases

semblent

la phase Koriabo

correspondre

du bas Amazone. Rejetant certains notre

de leurs

-

de Guyana et du Surinam.

à une migration

les Ar&

rapide

dans les

représentants

auraient

illes

des bouches

atteint

Surinam

pré-colombiennes

par des niveaux

céramiquea,posaédaient

toutes

s'accompagnait

d'une

sédentariaation

dans les

zones de "Varzea"

fertilité

des sols,

érigées).

MEGGERSet EVANS (1957)

nautés

était

constitué

soit

plus

et de savanes en raison

ont montré

de plusieurs

maisons

abritant

ce type

d'habitat

de la crémation

de vue de l'organisation

bien

A Surinam

du Brownaberg,

pénétra

intérieure,

sur le moyen Maroni,

a été rattaché

que quelques

l'agriculture siècles

avant

des familles

au village étendues.

contemporaine secondaire

actuel

en

semble

être

avoir

déduites

sur brûlis,

le site

n'aurait l'arrivée

de nos connaissan-

dans l'intérieur

en outils

dans la région de pierre

(BUBBERMAN, 1977).

de Kormontibo,

à cette

des terres.

localisés

côtières

de la phase Koriabo

En Guyane française

Sur ces bases,

des commu-

des os du défunt,

l'état

les populations

été contemporains

(buttes

communautaire

peu de choses peuvent

des agriculteurs

fournissant

de l'habitat

de la

sociale.

époque l'agriculture

cependant,

surtout

en raison

de l'enterrement

Nous ne savons pas,en quelle

hutte

ou de la conservation

du point

soit

dans la phase Aristé,

La pratique

Evidemment,

Celle-ci

que la structure

chacune

qui prédomine

des Européens.

l'agriculture.

de la complexité

de la grande

répandue.

polie,ont

dès 1 200 de

caractérisées

inondées,

allant

été très

ces,à

nord

de l'Amazone,

ou moins importante,

variable,

de l'arrivée urne,

la rive

ère. Les civilisations

C'est

longeant

Ces

récemment

même phase

fouillé

(TURRNNE, 1979).

été développée

dans l'intérieur

des Européens.

Certaines

traditons


- 253

.orales

des Amérindiens

actuels,

ment attestée

dans l'intérieur

sens : ainsi,

selon

logie

qu'au

dont la présence

des Tiriyo

montre

que l'agriculture

XVIe siècle

dans le haut

XVIe siècle

a été posé par le même auteur.

une régression

problème

du

D'autres

anthropologues

cepen-

d'explications

satis-

pour

les

l'adaptation

Quoiqu'il

en soit,

groupes

actuellement

d'ethnies

enttermes

aurvi-

de régression

peu satisfaisant,

le véritable

et la disparition,

soit

est vraisemblable

que‘ l'est

totale,

par fusion.

dominé à l'arrivée

plutôt

sédentaires

d'eau,

grands

cependant

ethnies

sur les

et petits,

survivre

disciplines

il

des Européens

côtes,

Un autre

problème

posé aux chercheurs

humainesAest Certes,

famille

linguistique

autant

des Guyanes cependant,

le simple

karib,

semblent

et tupi

quelque

l'affiliation

la prudence peut les

des différentes

linguistique

est?là recouper

influences

avoir

que seules

mise.

des culturesde milieu

De plus,

Nous dif-f-é---

et les

chocs

Dans l'est

ou presque,les

été représentées

peu le problème.

des

encore&de

de causes de perturbation. fait

agricoles

De çà, de là,devaient

de chasseurs-collecteurs.

représentant

Européens,simplifie

ferme.

groupes

les phénomènes de diffusion,

arawak

de terre

des

le long des cours

quelques

précolombiennes.

peuples

par des sociétés

semi-sédentaires

de la forêt

des sciences

savons tous qu'une

entre

à ces sociétés

culturelle

entre

chasaeurs-

direct

, sans fournir

me semble d'ailleurs

ne serait

Des groupes

ont postulé

culturelle

de l'archéo-

des Tumuc Humac (Tiriyosa

rattachement

la situation

se situant

Guyanes était

rentes,

dans la périphérie

de leur

comme RLOOS (1977),

ou de progression

soit

encore

Rio Paru.

le problème

Poser ainsi

dans le même

la mise en corrélation

ou Akulio),

vants.

aller

ancienne-

p, 4),

existant

faisantes,

la plus

Guyanes, semblent

des

collecteurs

dant,

est

FRIRRL (1961,

et des traditions

apparue

-

familles

à l'arrivée

des

les

de glotto-

études


- 254

-

chronologie

comme celles

de NOBLE concernant

de la famille

arawak

permis

tion

entre

les déplacements

et la dispersion mille

(1965),ont

qu'il

arawak.

C'est

rattacher

très

les

des langues

une certaine

en est des grandes

faut

corréla-

phases

probablement

civilisations

phases

de Marajo.

C'est

cette

langue

pu être

céramiques à cette

fa-

Saladero,

Barrancas

et les

y rattache

la phase Arua,

extinction

(BLJBBERMAN, 1977, MEGGERSet EVANS, 1957, NIMUENDAJU, 1926,

p.

diverses

de montrer

d'ouest

des langues

linguistique

la formation

ayant

avec certitude

que l'on

recueillie

avant

son

195).

originaires

Les phases

plus

récentes,

du moyen Amazone,

sont

avec doute

(BUBBERMAN, 1977).

de langue

karib

Guyane n'a

pu être

sances

datée

archéologiques.

en provenance la région ethnie

du sud-ouest

des bouches

tupi,

Enfin,

avec précision

Rappelons

ne se sont

HARCOURT en 1608,entre

est

Aristé

attribuées

et Koriabo,

à des Indiens

l'entrée

de groupes

dans l'état

actuel

deux faits

de l'Amazone

les Norak,

Mazagao,

tupi

de nos connais-

pourtant

certains

: les Tupi

qu'au

XVIe siècle

dans

établis

(METRAUX, 1927) ; la présence

attestée

par KEYMIS en 1596, puis

le bas Approuague

en

et l'oyapock

(cf.

d'une

par

supra p 149 ).

2) SITUATION ETHNIQUE A L'ARRIVEE DES EUROPEENS Nous ne commençons à saisir peuplant

la région

que les

styles

qu'à

larrivée

des Européens.

de poteries

peuvent

être

Cependant,

à la différence

d'autres

régions,

le Brésil,

les Guyanes ne furent

siècle. celle

La première de FI%ER

pénétration

remontant

l'ensemble

remplacés

pénétrées attestée

le Maroni

Ce n'est

telles

qu'à

partir

de là

par des noms d'ethnies. que le Vénézuela

que tardivement dans l'intérieur

(1608).

des ethnies

ou

au XVIIe des terres

Dans la zone côtière

est

pourtant,


- 255

les passages précoces

d'Européens,

: 1499, avec Vincente

de Jean COUSIN est en particulier, Amérique

à la fois

méridionale

contraintes

(JULIEN 1946, p. 2) ; la baie

encore

entrecoupé,

les

Sebaio,

(en raison

des courants

et des vents),

fut

fréquentées

de la côte.

diverses

p.

14).

ethnie

Il

s'agissait

nom de Sabayo (ibid.

14).

La côte

était

de Trinidad,

dispersé

et en migration

à 1'0yapock

p.

16),

Trinidad

vers

d'Amérindiens

en cours

lors

du passage

lors

la conduite

dé leur

dont le principal,

Corossony l'ouest

et celle

(TAYLOR 1977,

porte

à l'actuelle encore

le

par une ethnie

les Espagnols.

de KEYMIS (1596), s'ëtait

Ce peuple , fixé

de la RKVARDIERE (1604),

De langue

karib

(TAYLOR, 1977,

chef Anakayouri,fédérèrent

les groupes

arawak et karib

du bas Oyapock et de 1'Amapa contre

Les autres

ethnies

avec, sûreté

attestées

Les

pays était

à rattacher

fuyait

faut

dominé par les

leur

de peuplement

des voyages

et de MOQUAT (1617).

les Yayo.,sous

arawak

la rivière

les Yayo ou Yao, qui

et à Mayacaré,

de HARCOURT (1608)

siècle.

du XVIIe

et du bas Maroni, dont un clan

p.

réfugiée

quart

de groupes

jusqu'à

qu'il ici.

Cependant,

de Cayenne,

l'une

que je propose

à Surinam.

en

compte de ces

historiques

de la Guyane était

certainement

arawak de Surinam

ethnique

au premier

au XVIe siècle,

de Counamama et s'étendait

en tenant

nord-ouest

de 1'Approuague

l'île

C'est

et de ces réalités

du panorama

peuplait

d'oyapock naturel

Le littoral (Karib)

très

d'atterrissage

du XVIe siècle

Galibi

furent

sûr et point

naturelles

s'étalent

et Espagnols,

abri

la reconstruction

sources

Hollandais

Yanez PINZON, ou même 1488, si le voyage

authentique

des zones les plus

lire

surtout

-

sont

les Galibi.

les Arua ou AruZ à l'embou-


- 256

chure

de l'Amazone,

Uaça,

les Maraone sur la rive

Aes lagunes entre

et les Mayé (1) du Cunani à la rivière

les Palikur

de Mayacaré.

Il

-

droite

du bas Oyapock et les Aracaret

semble bien

que ces groupes

les

familles

linguistiques

karib

dant plus

complexe

: les

les Palikur,

cependant

des affinités

nord-ouest

de l'Amazonie,

Aru%et

et arawak.

linguistiques qu'avec

plus

se répartissaient

Le problème

d'authentiques fortes

au bord

cepen-

arawak,

avec les

les Arawak proprement

est

langues

dits

ont du

de Surinam

et de Guyana.

côte

où l'ensemble

de guerre

qui

des ethnies

entretenaient

avoir

entrer

une attitude,

un groupe

JE§SE DE FOREST signalent

tupi.

le Maroni

en 1609 (RARCOURT, 1926),

douze jours

entre

du Tapanahoni

les

Galibi

"découvertes"

Tapiri),

Acooreo

(Akulio,

(1) Les traditions

orales

non publié)

archives

et les

que cent

représentait

il

autre

A..&+ même date,

au-delà

compagnons de commençaient

à

FISHRR remonta

ne rencontra

personne

pendant

et le premier

village

on reconz'sît-

des tr%us

tard,

actuels

Tareepeeanna au XVIIIe

d'un

du confluent

(Taripi

qui ne OU

siècle),

(DREYFUS, P. et F. GRENAND,

(JESSE DE FOREST, 1623) laissent le résidu

des sauts,de

Lorsque

nom des Tirio

des Palikur

les

de l'inté-

côtières.

cite,

ans plus

1'Araguari

hostile.

commerciaux

tribus

de la côte

Parmi- les noms qufi?I

seront

que ce groupe

et les

remonter ethnies

En 1623, cependant,

entre

des relations

avec les

pas remonter

que des contacts

ces derniers

voulut

d'évitement

s'établir

peu coupé de la

en alternance

en contact

du bas Oyapock ne voulurent

des Norak,

été quelque

Ainsi,lorsqu'HARCOURT

ne purent

affichaient

les Yayo peur

semble

et d'alliance.

en 1608, ses guides rieur

L'intérieur

peuplement

très

entendre ancien.


- 257

Atameeso

(Norak)

déjà

collecté

soit

Tiriyo.

A l'extrême

souvent

Tapujussu. avec les ils

auprès

et Wacacoa (Akokwa)

s'agissait

est

Cocoanno (peut-être

(Aramiso),

1722) avait

comme habitant tupi,

Persécutés

par les Portugais

chercheront Il

périphériques rieur

ne devait

siècle

lors

est à peu près

du siècle

qui

suivra,

Tucuju

archives

françaises)

certain

que,

sera vers

jouera

de l'intérieur quelques

la fin

du XVIIe

par les Pères groupes

fugitifs

GRILLET et côtiers

seront

de vue de zonesrefu-

important.

Mais c'est

déjà

là le début

possibles

des civilisa-

aux ethnies

des XVIe et XVIIe sur le fait

siècles

que les

respectivement

Européens

à 1 500. A Surinam, décennies

250, 200 et

120 ans après

la phase Koriabo

(1550).

? MEGGERS

styles

et Masagao (sud de 1'Araguari)

dans les sites,

de

aborder.

les rattachements

p. 588) insistent

que quelques

de l'inté-

De ce point

un rôle

de 1'Araguari)

ethnique

existantes.

des Wayapi que nous allons

précolombiennes

et Arua

compte tenu des données

de ce qu'elle

Quels sont

survécu

razzias

guère différer

aux ethnies

fixée

grandes

la carte

venus s'ajouter

(nord

les

de présenter,

Tout au plus,

et EVANS (1957,

après

que nous venons

de l'exploration

ge, l'oyapock

accointances

(GOUPIL DES MARETZ, lh90),

vite

dans les

par les Tupinamba,

de leurs

et français

des actuels

en Amapa méridional,

appelée

en raison

qu'il

en Guyane.

BECHAMEL (1674).

Aristë

des Tucuju

particulièrement

refuge

formateurs

c'est-à-dire

ethnie

hollandais

décliné

Nous verrons

de sous-groupes

la grande

avoir

les noms des Coonoracki

1'Oyapock.

du sud du territoire,

anglais,

En 1596, KEYMIS (CORREAL,

côtiers

sur le .Tari en 1654. Tout au long

de Marajo

tions

soit

sous le nom de Tokoyennes

l'histoire

Akokwa).

des Indiens

signalée

semblent

(connus

de tribus

fortins

effectuées

-

Aruâ' (Marajo) survivent

l'arrivée

semble n'avoir

des


- 258

-

Ces preuves qu'aient

été les

ences directes des ethnies

acculturations

découvertes

au niveau

des corrélations

à mon sens d'être cultures

haut.

par les

de l'est

les

surtout,

ne sont

des éléments

donc à répéter

avec des populations

des populations

ces civilisations

étaient quasi

: peuplement

sociétés

que les

littorales

; religions

concrétisées

Ce que l'on

sait

côtiers

ne correspond

que sur un point

relativement

dense.

offerte

mérite

à ce tableau

discutés

plus

p. 566-579). côtières,

Galibi

aux ethnies des Wayapi

ou fluviales

très

Les traits

dominants

de

dense ou même très sociale

par des édifices

et autres

de reconstruire

ancêtres

relativement

; organisation

hiérarchisée

des Tupi

pas

applicables

de l'hinterland.

sédentaire

sommes certes

ici

par MEGGERSet EVANS (1957, surles

influ-

aux civi-

des Guyanes au delà

fondées

les

correspondaient

Nous n'en

à mon sens que partiellement

ont été en contact

sûrement,

une partie

pas enfin

Je me bornerai

dense ; habitat

voyageurs

quelles

entretemps,

Je ne tenterai

données anciennes

l'intérieur.

survenues

que,

mais la possibilité

certaines,

a été fait

De plus,

clairement ou, plus

archéologues.

soulignée.

Le travail

différentes

des Européens

par les premiers

lisations

les

intertribales

ou indirectes signalées

montrent

sans doute cérémoniels.

(Tupinamba,

Tupinikin...)

sommaire,

le peuplement

de


- 259

-

II LES TEMPS ANCIENS

1) LES WA61

FRANCHISSENT L'AMAZONE.

Nous avons vu que les Wayapi ne se souviennent de peu de choses sur leur en fait,

s'ils

au bord

du grand

en revanche,

période

se souviennent

ils

fleuve

NIMIJRNDAJU a pu prouver

de résidence

au sud de l'Amazone

bien

vécu au voisinage,

fort

avoir

et en ont conservé

ignorent

que

totalement

avoir

que les Wayapi

des évocations vécu plus

(Guaiapi

: sinon

diverses,

au sud. Pourtant,

des Portugais)

venaient

du Xingu. "On the Upper(')

Jari

(Iratapuru)

found

near

a streaui

open sites

derable excellence, ______----_--------------(1) En fait,

le moyen Jari.

bearing

River, which

both

Nimuendaju

yielded

incised

pottery

and applied

(1927) of consirelief.

-


-

One pot

was

concav

or

with

Oyampi

wholhe

northward

into

the

The

sherds

are

similar

of

the

the

Xingu

(1947,

journey

early

XVIIIth

from

River...

The

Guaiapi

same

time

EVAEJS,

1948,

p.

de

ces

correspondancesarchéologiques,

p.

217)

des

would

trip

old

that

et

Guiana

des

preuves

irréfutables

des

Wayapi

(Oyampi)

et

les

"Guayapi"

sont

SAMUEL FRITZ

(1691)

parlant

from

because

824,

Century. Guaiapi

sites

disappeared

from

the the

the

on the

les dite par

le

vers

Nord,de

archives

de

Oyampi Xingu

mouths

River of

Amazon

River."

NIMUENDAJU,

1927

to

these

et

et

NIMUENDAJU

chroniques

portugaises

la

similitude

des

leur

migration.

Ainsi,

au XVIIe

cités

à deux

reprises

par

chroniqueurs

et

BETTENDORF

le

de Bettendorf,

à Belem le

on their

S.d.).

En dehors

Xingu,

them

material

the

and

vessels

to

about

lines these

other

rivers

Bas

the

heavy

attributes left

in

bottoms,

parallels,

each

two

par

spirals,

opposite

River

fixés

in

easy

Jari

Au temps

decorated

be

the

et

convex

the

in

lis .

Xingu

Guianas

had

; and

appeared

extrait

were

believes,

Xingu

River

pots

NIMUENDAJU

the

Middle

and

incised

elements.

(XEGGERS

The

sides,

bands

quadrangular to

-

anthropomorphic.

straight

horizontal

260

de

Lingua

Geral, certains

Jésuites

dans

Volta

Grande.

même auteur,date 1736.

(1699)

la

"Guayapi"

les

comme vivant

c'est-à-dire groupes région

furent des

Un document la

un

migration

tupi

et

sur

siècle,

le

pur.

même brièvement

grands

sauts

du

anonyme,enfin,trouvé "des

Guayapi"


-

La validité confirmée le

bas

avec

par

les

éléments

que pas

l'Amazone

dans

mémoire

vées

aujourd'hui sont

la

décrites

connues

anthropomorphe, le

données

ne doivent

poteries

-

ces

Xingu

des

et

de

261

par

semble nous

NIMUENDAJU

sous

nom de fila/.

troc

avec

d'autres

Waygpi

étaient

des

trouve

impliquée

les

par

la

Wayâpi.

trou-

villages

wayapi

des

Si

peut

de être

l'on

se

la

poterie

'expliqué

souvient

connaissance

du canot

de

l'Amazone

n'est

avec

la

traversée

La forme

à celles

L'unicatum

populations.

et

sites

ou

suffisante

correspond

vieux

la

Le moyen

des

NIMUENDAJU,

pêcheurs,

partie

de différence

historique

dans

trouvée

possédons.

présenter

encore le

en grande

par que

les

se pas

un

obstacle. Si

tout

NIMUENDAJU,

cela

concorde

nous

bien

ne percevons,

causes

de

cette

migration

avoir

franchi

l'Amazone

à une

des

Amérindiens

était

l'isolement régionale

rivières

? La

situation

du XVIIe

et

le

début

favorable

à un

tel

des

portugais

le

forts Rio

La politique réfugiées dépopulation région

avec,

les

de Belem

incursions

identifiés comme étant

par les

où le les

du bas

tup,i.

Pourquoi

mouvement

général

cours

supérieurs vers

des

la

fin

était

contrôlée

par

entre

la

Paru

et

Gurupa

et

Paru

(Almqirim

la

région

d'ailleu.rs

puissantes

tribus

était

orientée

colonisation

les

archives

terrestres

des

"Indiens

une

de Gilbert

des

vers

Paradoxalement,

dans

françaises

c'est

la la

signalent

Portugais"

d'ORVILLIERS,

pas

arawak

agricole

1736,

"Ouyampis".

les

La région

1957).

lettre

bien

Amazone

EVANS,

en

très

ne paraît

de l'Amazone, d'une

de

siècle

aux

(MEGGERS.et

Pourtant, les

groupe

Destero,

face

îles

au profit

d'un

vers

dans

de Toheré,

portugaise, dans

pas

époque

mouvement.

ceux

Maraca,

a priori,

tardive

du XVIIIe

démonstration

qui en

1745,

également

sont

_


-

en

1736

date

la

de

que

le

document

traversée

nécessité

fragilité

de

transport

numérique

de

la

que

les

du nord

et

des

divers

Compte

plantations,

de

cultivars

en

transit,

et il

est

émigrer

en

1736

du centre

de

1'Amapa

la

même année.

période

date

est

migratoire sur

près

de

à prendre Wayâ'pi,

deux

décennies.

s'avère

par

n'a

se faire

sans

pu

Portugais.

Il

est

à prouver,que

cette

METRAUX

note

déjà

le

rôle

stimulant

des

Wayâ'pi,

il

poussée

vers

le

humaine

menée

par

p.

la

concordance

politique contre

de

"Guayapi"

est

que

cette

cela

par

22.).

reste

eux.

migrations

(1929,

Portugal

ayant

mais

les

la

tribus

bienveillante

sur

de noter avec

neutralité

étude

Européens

les

central

certain

encouragée

des

probable

(1) -

été

son

peu

déplacement

ait

dans

le

la

la

l'importance

attaquer

même possible,

migration

nord

le

ailleurs

peut-être

convient

et

tenu

de

comme point

des

Ce qui

NIMUENDAJU

Wayapi.

pu

immigration

de

les

par

aient

dû s'étaler

des

par

de nouvelles

population

Cette de la

découvert

l'Amazone

de faire

Wayapi

-

portugais

de

la

262

tupi, Dans de

le

cas

leur

de désertification la

France

dans

la

région

l'llmapa. La présence

sur

la

colonie

bas

Xingu,

p.

217)

de peuplement

aussi semble

tardivement indiquer

portugaise

à des

Juruna

de

Souzel,

dans 1948,

que

1763

(NIMUENDAJU,

également

une

certaine

Portugais

et

dans

les

rapports

entre

(1)

cf.

chapitre

III,

p.

146 où sont

anciennes

des

Wayapi.

adaptations

mêlés

continuité

Wayapi.

examinées

les

diverses

le


-

Un dernier la

direction

déjà

pris

avaient

de ce

la

Tupi

et

des

liens

et

les

ancêtres

certes

gratuit,

mais

un

de LA MOTTE AIGRON

mesure

où l'on

que

les

Norak,en

1697,se

sur

le

Paru

faire

pour

traits

le

dernières

par

panorama

humain

du XVIIe nous

de

non

des

Wayapi.

absurde

l'bpprouague

jusque

échanges.

périodes

seulement,

texte

rendaient

ces

années

histoire

sait

des

Quittant

et

pourrons

lointaines,

campons

à

Guyanes

dans

de

l'est

des

le

début

du XVIIIe

siècle.

Wayapi

à travers

suivre

les

événementielle.

IDENTIFICATION

DES POPULATIONS

DE L'INTERIEUR

SIECLE

(1)

Au tournant

du XVIIe

siècle,

la

l'intérieur

de

et

de

Guyane

française

relativement

dense

le

chiffre

DES GUYANES AU XVIIIe

calculé

à partir

occupant

un

l'bmapa et d'une

territoire

de 0,37 de

de

Km2

ici qu'une l'histoire

à mon

travail

sur

les

Guyane

(P.

GRENAND, en Guyane"

la

population

(1) Ne présentant compréhension de

Indiens

culturels

eux

la

et

avaient

entre

dans

2)

exp lique

existé argument,

leur

siècle

qui

peut-être d'un

Ensuite

D'autres

wayapi.

au XVIe

s'agit

les

a pu jouer

enfin

migration

chemin

-

facteur

Il

grands

263

40 000

relations 1972),

et

(HURAULT,

population

je

1972).

par

encore Km2

personnes

limitée renvoie

intertribales surtout

de

était

habitant

15 000

vue partielle des Wayapi,

DANS L'EST

à l'ouvrage

à la le lecteur

en haute "Français


- 264 -

(extrapolation

du recencement

admissible. leurs

C'est

talents

contre

la migration

péens,

surtout

raissant voici

qu'une

Akokwa 1

de les

fois

vu la pénétration Déduction

et pouvant

et les

allaient

? Les cinquante

guyanais.

faite

exercer ans qui

avaient

de voyageurs

euro-

des nomîn'appa-

être

considérés

comme un sobriquet,

à cette

époque,avec

les

cours

références

aux archives

qui

les nomment.

de l'intérieur situer

GRILLET et BECRAMgL) est

que les Waygpi

avaient

sur le versant

le peuplement

permettant

ces peuples

wayapi

seule

des pères

Qui étaient-ils

guerriers.

précédé

partiel

d'eau

- Camopi

GRILLET et BECHAMEL (1674)

- Camopi et Tamouri

DROUILLON (1697)

- Camopi

LA HAYE (1722)

- Bas Camopi et

Père FAUQUE (1729)

Oyapock - Confluent

Camopi

PREFONTAINE (1749)

et Oyapock

Aramakoto (Armakoutou)

- Haut Kouc et sour-

LA MOTTE AIGRON (1688)

ce de Csmopi - Source

du Camopi

DROUILLON (1697)

Haut Tampoc

AramiOo

- Haut Camopi

Anonyme (1740)

- Bas Csmopi

CBABRILLAN (1742)

- au sud-ouest bassin

du

GRILLET et BECWWL

du Camopi

-Idem

DROUILLON (1697)

- Marwini

CHABRILLAN (1742)

(1674)


- 265 - Mersiou

Emerillon (Mauriu, Merillon,

Meriyoou Meraiou)

et Mauriou

sur le Haut Arataye

GRILLET et BECHAMEL (lh74) et

Haut Approuague - Moriou,

source

de

DROUILLON (1674)

sur

GABARIT de L'HERONDIERE

1'Approuague - Moriou,

émigrés

la Ouanary - Merillon,

(1716) haute

d'ANVILLE

(1729)

Mana - Meriyoou,

"dans

le

FOLIO DES ROSES (1733)

Yary” - Emerillon,

Inini

PATRIS (1766)

LEFEBVRE D'ALBON'(1729)

Itutan

- haut

(Itoutanes)

- Idem

Père FAUQUB (1735)

Kaikuaiana

- Tampoc

LA HAYE (1732)

-Idem

CHABRILLAN (1742)

(Kaikusian)

Cassiporé

- Confluent

Karana (Caranes,

Karan )

du Camopi

PREFONTAINE (1749)

- Tamouri

TONY (1769)

- Moyen Oyapock

GRILLET et BECHAMEL (1674)

- Sauts du Moyen OyapockFEROLLES (1703) - Moyen Oyapock

LEFEBVRE D'ALBON (1730)


- 266 Kusari

- au nord

du Moyen Araguari

- bassin

du haut

- Courouaïe

Oyapock

(bas Approuague)

. GOWY DES MARETS (1690) DROUILLON (1697) CONSTANT et GRAS (1720)

venus par mer

Makapa

- à l'est

du Haut Oyapock

- arrière-pays

du fort

de

GRILLET et BECHAMEL (1688) GOUI'Y DES MARETS (1690)

Macapa - réfugiés

près

du confluent

DE MONTY (17319

du Camopi - Idem

PREFONTAINE (1749)

Namikwan

- Haut Kouc

LA HAYE (1729)

(Tapi7?y)

- Source

PREFONTAINE (17499

du Camopi

PATRIS (1766)

- Jari

- Haute Comté, moyen et

Norak (Nourague)

haut

bassin

GRILLET et BECHAMEL (167 '4)

de l'Approua-

me

Piriou (Pirio,

Piriono)

- Approuague

DROUILLON (1697)

- Bas Approuague

GABARET (1716)

- Approuague

CANADA (1722)

- Haut Camopi

GRILLET et BECHAMEL (1674;

- Haut Camopi

CANADA (1722)

- Région

D'ALBON (1730)

confluence

Camopi/Oyapock - Région Moyen Oyapock

PREFONTAINE (1749)


-.267

Taripi (Tapiri)

- Yaroupi

CANADA (1722)

- -Idem

LA HAYE (1729)

-12

Père FAUQUE (1735)

- Confluent

Way et Win (Wayou, W&)

-

d'ORVILLIERS

du Camopi

- Sud du Camopi

GRILLET et BECHAMEL (1674)

-I&

DROUILLON (1697)

- Haut Camopi

CANADA (1722)

- Td.em

Père FAUQUE (1737)

- Confluent

du Camopi

d'ORVILLIERS

Je ne reparlerai

pas de l'histoire

de ces peuples,

mais me contenterai

d'approfondir

rés dans l'ombre

afin

est

l'identification

de leurs Il

les tique

familles

tupi

ce problème

idiome,

celle

points

des Waygpi.

demeu-

Le premier

le second,

territoriaux. se soient

La première

partagées

remarque

entre

linguis-

des Pères GRILLET et BECHAMEL (1674)

:

à ce qu'on

différence

près,

Mercious

(Emerillon).

nous assura,

que parlent

est

les Acoquas

le même, à peu de (Akokwa)

et les

Nous avions

déjà un peu d'aide

que quelques-uns

entendaient,

langue

des Galibis,

tait

familière

au P. Béchamel.

langue

est

douce ; mais celle

fort

quelques

de ces ethnies,

et karib.

est

(1750)

de la décadence

propre

semble que ces populations

de 1'Approuague

"Cet

l'histoire

mouvements

linguistiques

concernant

sur 1esNorak

d'éclairer

linguistico-culturelle

la compréhension

(1750)

dans la

et qui

La prononciation

de cette

des Nouragues

a quantité

é-

de


- 268 -

mots,

dont les uns se prononcent

rudes,

les

on trouve

quelquefois, (1854,

avec les

autres,

tribus

ces trois

difficultés

ils

nous précisent,

après

Akokwa,

Makapa):

loin,

de la région

(Norak,

également

les

Caranes,

ennemis

(...>.

des Aramisas

langage,

Galibis

appellent

phonétiques;prouvent

des Tupi.

De plus,

il

ronnantes,

aussi

bien

linguistique.

"entendent"

la langue

qu'elle

soit

leur

vers

le sud-ouest

phagie

(Aramigo)

par

qui

ont beaucoup

ne connaissent

pas

c'est-à-dire

l'ancien

Dieu Tamoucicabo,

et les Acoquas l'appellent

clairement

ou Maira,

semble bien

que l'ensemble

à l'est

qu'à

l'ouest,

Seuls,

le cas des Karana

vivait

une population

par les Pères la polygamie,

et commerce entre

groupes,

culturelle

entre

les

un bloc

géographique.

ethnies

est

douteux,

puisqu'ils

ne signifie

sur la culture

donnent

intertribaux,

l'impression

d'une

de langue

Tupi

qui,

nullement

précieuse

sans rapport

rapports

envi-

à la même

: plus

avec les des Nouragues

GRILLET et BECJIAHF,L, telle les

remar-

des populations

'indication

karib

indications

que les

appartenaient

Autre

maternelle.

Mairé...'

et Akokwa étaient

ce qui d'ailleurs

des Norak,

D'autres

ainsi

que Nourague

langue

les Aramigo.

rituelle,

entendue

que:

Les Nouragues

des AkokwaJdonnées

avoir

Au sud sud-ouest

quoiqu'ils

Ce nom même de Mairé,

Galibi,

mot"

de ce nom".

que nous apprenons

du ciel.

des Nouragues

on trouve

dans leur

Indiens

"les

famille

Piriou,

tous la meme, qui est

de Galibi

ques

dans un seul

parlent

des Acoquas,

Cependant

serrées, ou du nez ; et

dents

"Ils

les

fort

p. 233). Un peu plus

énuméré les

avec des aspirations

l'anthropoalternant

relative

de surcroît,

et

guerre

unité formaient


Carte.8:

Les

ethnies

amérindiennes (1650-

dans

l’est

des

Guyanea

1750)

I

1-

--a

De’portation v.¶rs le Nard-Est du Para h!igratiOn Spontanée vers la Guyane

-> ‘,

3741

t m .

Mission Jésuite Fort Portugais Fort Francais

IOOKm


- 270 Les documents

du XVIIIe

à ce puzzle

siècle

complbments

appréciables

des Karana

"ennemis

des Nouragues"

selon

par divers

documents

postérieurs.

En 1702, FEROLLES envoie

des Palikur,

renforcés

de quinze

humain

nous fournissent

: l'isolement

des

culturel

GRILLET et BECHAMEL, est précisé

soldats,

pour venger

contre

eux

l'assassinat

de

deux traiteurs. En 1720, sur le bas Approuague, envoyés

CONSTANT et GRAS,

par

le Gouverneur

pour

chercher

l'or

et "faire

les Karana,

ne parviennent

pas à décider

les

chefs

montrer

sentiers

les

concernant

de leurs

anciens

ces Karana,collectées

ennemis.

restée

bien

différenciée

le chef Norbert, Karana

Wayapi

nouragues

Diverses

des autres

Amérindiens.

il

y avait

beaucoup

construisaient

des villages

qu'ils

de deux mètres

de large

orales

population

comment

la "guerre"

des

:

"Dans toute

était

cette

Voici

en français

à leur

chez les Palikur

point

raconte

et des Blancs

de Camopi,

à quel

avec

traditions

par NIMUENDAJU (1925)

et par nous-mêmes chez les Wayapi , montrent est

banaré"

la région,

planté

protégeaient

sur un mètre

de piquets.

Ceux qui ne savaient

Il

d'une

de Camopi (1) et ailleurs

près

existe

étaient

cannibales.

le fleuve

pour

entrer

chez les Kalana

un Créole,

il

remonte

le fleuve

?".

disent

mes camarades

Ils

des restes

Ils

tuaient

les

Ils

avec des fossés

de profondeur.

dessus et mouraient. montagne

de Kalana.

Le fond

pas tombaient

de ces fosses encore.

Créoles (2) qui

autour

Les Kalana remontaient

et les mangeaient.

Un jour

et demande : "Vous n'avez

non, mais ils

les

avaient

pas vu

mangés.

Une seconde fois, ils avouent le fait ; les soldats viennent -________---------------(1) Les sites connus en Guyane sous le nom de "montagnes couronnées" (Abonnent, 1954) ne sont expliqués que par la tradition orale. Ils n'ont été trouvés que dans le nord-est de la Guyane et le nord d'Amapa. (2) C'est évidemment une aberration très faible vers 1700.

historique,

le métissage

étant

encore


-. 271 -

alors les

à la pagaie tournent

et attaquent

et s'enfoncent

de morts,

tombent

dans les fossés.

leurs

canots , par une crique

fini

; il

chez les Kalana

a plus

données du XVIIIe taire

siècle

qui

restent

Il

au Galibi

ceux des sauvages

"tout

ajoute

en revanche

l'inven-

le loisir

apprises".

Dans une lettre

savaient

le même langage

que les Piriu.

Enfin,

sur le fait

indique

dans une lettre que Kaikugiana

de la

qu'il

pas de la famille

les

langues

Les Karana il

écrit,

indiennes

des que j'ai

que les Karana

étant

très

s'établissait

réduits peut-être

une acculturation

parlaient

karib.

à faire

linguis-

de 1738, le Père FAUQUE insiste, et Aramakoto

s'en-

ce qui montre

je l'emploie

avec les Piriu,

au moment où le Père Jésuite

langues

le Galibi",

avoir,

de toutes

les

de 1735, le Père FAUQUE dit

en nombre et s'intermariant

tique.

qui

que je puis

et des dictionnaires

chez eux,

d'affiner

que toutes

du moyen Oyapock n'étaient

grammaires

parlent

; c'est

les

; mais en 1733, il

langues

au Brésil

des Pères GRILLET et BECHAMEL. Dans une lettre

identiques

que les

dans

une énigme culturelle,

Guyane sont

bien

et Indiens

s'enfuient

les conduit

entendre

"avec

; Blancs

survivants

de 1730, le Père LOMBARD laisse

tretient

y a une bataille,

en Guyane",

nous permettent

ethnolinguistique

Il

surtout

Les Kalana

de Kalana

Si les Karana

mais les Kalana

dans la forêt.

beaucoup

n'y

les villages,

lui,

une langue

apparentée

du XVIIIe

siècle

au Galibi. Deux cartes (AUDIFFREDY, 1763 , domaines plus

linguistiques

qu'une

valeur

de la seconde moitié

MENTELLE, 1779) nous permettent tupi de témoin,

et karib. puisque

Cette

limite

les populations

de délimiter ne représentait qui

les déjà

se trouvaient


- 272 -

encore

de part

de fusionner

et d'autre

en 1730,étaient

sur les missions

sur l'oyapock.

L'étude

jésuites

des toponymes

montre

que le pays de l'Oyapock,

mètres

en amont du confluent

dernière Plus

rivière,

au nord,

et l'Inini,

sont

tupi.

en arrivant

des premiers

étaient

des Tupi

d'alliance

et d'agressivité

liation

linguistique

les

interrogea

et surtout

les Kaikugiama.

Parmi

groupes,

CJUJ'ZILLAN (1742)

signale

geance.

L'identification

encore

comme les

jouent

précisément

quelque 1730).

vu aussi figure

Ces deux groupes des rapports

groupes

chefs

d'affi-

Examinons

d'abord

venu commerco,r

problème;tels

traits

culturels

les

motivée

et d'autres

plan

les Taripi saillants

l'anthropophagie

de premier

qu'ils

de 1730,

entretenaient

posant

les

un rôle

bizarre

Maroni

réapparaissent.

des Karib.

Namikwan et les Kusari,mérite

d'un

entre

tupi

avec d'autres

de ces groupes,

un de leurs

est karib.

le cas des Okomayana signalé

avec des groupes

de palmistes

de cette

ethnique

un de leurs

ou encore

(1) "J'ai

eux,

(c'est

"Longues

kilo-

Akokwa, Way, Makapa et Emerillon et Arami

entre

à Camopi)

de feuilles

toponymes

à la situation

identique

Namikwan, les Indiens _-_~~~~~~~~-------~~~

à soixante

de confluence,

de la Guyane actuelle,

en 1760 par KEPK9VE qui

nous

du Tampoc en revanche

dans la région

Foy,

ces cartes

La vallée

et les Aramakoto

au sua-ouest

sauts

et

et de Sainte

de même que celui

que les Piriu,

localisés

Paul

du Camopi,

En se reportant aisément

de Saint

de s'éteindre

que contiennent

domaine des Emérillon,

on en déduit

en train

plus

d'être

de ces par la ven-

énigmatiques

tentée

dans l'histoire

car ils way+i.

données des archives.

Les

Oreilles"

(1) , les Tapir"iy

des Way+i,

pendants

d'oreille

: c'est

un rouleau

pouce de large.

Ils

gravent

sur le tranchant

peignent

et en rouge"

(LOMBARD,

en noir


- 273 -

sont signalés

dans le bassin ils

les Karana, n'entretenant

apparaissent

de définir.

diverge

de celle

des Karib

un peu LA HAYE Précise les

parler

(Upului)

de tribus

indique

que nous

que leur

langue

du Camopi et du Tampoc : par notre

Armacoutou

qui entendait

installés

à l'est

du kouo et

C'est

la première

à l'ouest.

wayana dans la littérature.

notation

de

Dans la seconde moitié

nous indique

y a (là)

et des nations toutes

de la source

que les Namikwan étaient

TONY (1769) "qu'il

deux groupes

langage..."

"Pouroui"

ce sous-groupe

comme des "outsiders"

de ce voyageur

avons fait

leur

de jeu

avec les

Une citation

"NOUS leur

du siècle,

d'entrée

pas de relations

venons

signale

du Kouc par LA HAYE, en 1729. Comme

une suite

de villages

roucouyens

(Wayana)

Amicouane

(Namikwan)

et Appareille

(Aparai),

amies et alliées..."

Dans le même ordre

KERKOVE (1760) transc&vant

d'idées,

les

paroles

du chef Okomayana parle "d'une

autre

nation

sur laquelle

ils

qu'ils

nomment Oyana du nom d'une

sont établis.

Ce sont

les

rivière

Amicouanes

ou

Grandes Oreilles". Les Namikwan ne seraient

donc qu'un

groupe

formateur

préhension

importante

existant

entre

linguistique

s'expliquerait

par une appartenance

de la famille

linguistique

karib.

Les Tapiri XVIIIe

Aramakoto

différents

Nous y reviendrons.

ont été signalés

dans le haut Maroni.

Ils

semblent

ques avec les

tupi

du Camopi.

classer.

eux et les

à deux aous-groupes

siècle commevivant sur la Yaroupi

tribus

des Wayana. L'incom-

avoir

par

divers

auteurs

du

et auparavanf au XVIIe siècle, entretenu

Rien d'autre

des rapports ne permet

pacifide les


- 274 -

guère plus près

Le cas des Kusari , émigrés

du centre

Qu'ils

près

clair.

se soient

de Kourou ou à l'Approuague,

cation

sur leur

langue

galibi

le cerf

de Virginie,

inondée

(Odocoileus

déjà

expliqué,

tique,

sinon

tribu

apparentée.

et leur

niques,

l'un

un bilan

.

démographique

rien

cette

HURAULT estime

qui

sur les

avait

D'autres

marquante.

Enfin,

vers

le sud-ouest,

lui

composé de groupes

karib,

se dessine

un rôle

semi-sédentaires les

important

dans l'histoire

Il

semble que la totalité

et agriculteurs

unes des autres.

C'est

GRILLET et BECHAMEL qui unités

variant

entre

vingt

A ce point des enquêtes (1938-40),

modernes

de FRIKEL (1958)

de tribus

ou

la vallée

difficiles

à classer de différence

un troisième et va,

blac,

comme les Wayapi,

de ces Amérindiens

du moins ce qui pour

et soixante

en petites ressort

personnes

essentiellement

et la nôtre,

étaient

unités

des écrits

proches des Pères

les Norak et les Akokwa,

de mon investigation,

de terrain,

eth-

de la région.

et vivaient

indiquent,

du

blocs

centre

sauf dans le cas des Kalana,

culturelle

ou une

en moyenne le poids

ethnies

pas présenter,

jouer

tribus

formés

pour

linguis-

Galibi

Deux grands

à 1 000 personnes

de chaque ethnie.

que nous l'avons

avec les

aux Karib,

en

et de forêt

appartenance

est possible.

la région

nom désigne

ainsi

à leur

d'archives

l'autre

pas d'indi-

de mangrove

ne semblent

aussi

leur

mais,

quant

revue

sommaire

peuplaient

de 1'Oyapock.

de savane,

cariacou),

~.?. aux Tupi,

affilié

de sous-tribus,

Certes,

n'est

de Camopi ou, par mer,

pratiquement

ont été au moins en contact

Après siècle,

culture.

animal

ne prouve

qu'ils

XVIIIe

nous n'avons

virginianus

cela

installés

de l'Amapa,

jette

rassemblées

des

en malocas.

la comparaison

avec

celles

de DE GOEJE

un éclairage

nouveau.


- 275 -

Dès 1938, DE GOEJE, confrontant relevés

de terrain,

montre

que les

et Taripi,

appartiennent

apparentés.

Plus

le chef wayana,

loin,

Namikwan étaient pour avoir relatif

sans doute

de

longues

accord

avec celle

Les indications

territoriales

sur les

deux rives

relative

unicité

signifiant

du chef

sobriquet

soit

pour les Wayana si l'on

soit

et ses

orale

tombe donc en

plaçant

Upurui

d'ailleurs

bien

la part

pu être

comme le suggère

en croit

le chef

Okomayana.

La place

n'est

pas douteuse

et reste

clairement

établie

orale

des Wayana,

comme chez les

COUDREAUque moi-même avons relevé

des Wayana, même au niveau

sont pour eux des réfugiés apprirent

les

techniques

liées

aux événements

plus

grande

a retrouvé karib

partie

parmi

localisés

signification

de

Namikwan

auteurs

venus

généalogique.

agricoles.

loin

les

tiriyo

sous-groupes

en Guyane au XVIIIe

parmi

les Wayana.

:

siècle.

les

Upur&

ils

péripéties

(cf.

encore

de

auxquels

ensuite

eux se fondit

tiriyo

encore,

Après de nombreuses

FRIKEL va plus

en langue

Plus

parti-

97).

distinction

du bas ou moyen Jari,

que nous conterons d'entre

cette

Taponte,

anciens

(COUDPEAU,1893, p. 558 ; LEBLOND, 1789 ; P. GRENAND, 1972, p. Aussi

et Namikwan

l'impression

Namikwan et Upurui,

Ce mot n'a

wayana

par KERKOVE en 1760.

d'eau ' renforcent

(Wayana),

et

que les

connus dans la tradition tradition

aussi

des Tirio

pour les Upurui

des Upurui

dans la tradition

indique

lui

Okomayana relatée

d'oreille".

qu'un

culière

utilisé

Taponte,

de LA RAYE (1729),

des Orokoyan "trou

Karib

Cette

d'un même cours

en tupi

au sous-groupe

des Upurui

oreilles.

archives

Namikwan et peut-être

Aramakoto,

les Arami.

les

p 287 ),

la

que DE GOEJE, puisqu'il

actuels

la trace

des groupes

Leurs noms ont tous une


- 276 -

- Taripiyo

: "indios

macaco prego".

- Aramayana

(ou Aramakoto,

chez les Wayana)

: "indios

Abelhafpreta". - Aramih'tcho'

: "indios

- Okomayana : "indios Tous ces groupes

parlent

Pombo". Vespa"

ou parlaient

FRIKEL a pu par ailleurs

découvrir

de la cassave

de la région

(1958,

étant p.

1958, pp.

la langue

tiriyo.

l'origine

le second nom des Wayana : "indien rivière

(FRIKEL,

Tap%'?y

des oreilles

lpasi'il,

(Iriartea

un agrandissement Wayapi disent

fait

exhorriza). rapide

qu'ils

provoquée

permettait langue,

la comprenaient

mais qu'elle

était

différente

fait

intéressant,

dans le texte

Wayapi

contre

les Tapi71y, témoignant

rapports

de ces derniers

de LA HAYE.

appellent

les Waygpi de leur

des

/Kalai/,

antériorité

connaissance

de des

Portugais.

orale

wayapi

gens du chien",

traduit

les

évoqué sur la guerre

Wayapi et de leur

avec les

mythe d'origine simplement

déjà

par là même à la fois

aux intrus

"les

géographique

ces derniers

La tradition

sous le nom

du palmier

leur

Autre

dansle

les

suggestives de l'agrandissement

La suppuration

la localisation

inclus

à identifier

Concernant

par rapport

karib

chez les Wayana

épineuse

et confirment

ment les Kaikusiana,

enquêtes

de l'orifice.

présence

est

la

groupes

avec la racine

de la leur

"Brésiliens",

différents

aucune peine

aux Namikwan par les descriptions

progressif

qui

180).

nous n'avons

les Waygpi,

les Wayana,

de la cassave",

pour les

Sur la base de nos propres et surtout

Parmi

du mot Urukuyana,

de la rivière

l'Amazone

149, 166, 1749.

notifie

abondam-

dont nous avons vu qu'ils

des clans.comme en tupi

également

formateurs

de Yawaimi-gw%gc

sont

des Wayapi, (cf.

p.69

).


_- 277 -

Or, d'une

part

ethnie

d'autre

et

formateur

les Wayana et les Waygpi gardent part,

chez ces derniers,

connu sous une double

dant que FRIKEL n'a

pas trouvé

Malgré

la difficulté

actuels('). ethnie

à.partir

des archives

au tirio,

d'autre

en tirio

les

Aramakoto seuls

part

anciens

et Aramigo,ne

tels

cepen-

par cette

j'incline

à

de mots karib

de mots tupi;qu'elle

apparentés

sont apparus

Notons

présentée

que les Aramigo

groupes

doit

et les Aramakoto.

avec sûreté

aux Tirio

connus en cours d'enquête

actuels,

que des

Wayana Deux autres

dans les

sources

écrites,

par les

Indiens

contemporains

la première

fois

groupes

enfin

été visité

qu'une

"Jenipoko'!

(Inipuku)

pourtant,il

aurait

mais sont en revanche : il

est rarement seule

s'agit

fois

été signalé pas.

dès le XVIIe

pour

trop

non contactés,situés

avec notre

et n'a

Selon MARTIUS (1862) siècle

par une source

ADAM DE BADVE affirme

koto-charumg

Tampoc) disait-il,

signalés

dans la littérature

du Jari.

qu'il

l'existence

évoqués

par ADAM DE BAUVE, en 1832, sur le

lait une langue Tupi. ___-------____-----(1) Les Kaikuidjana et Kaikutsyana

(2) Pour être

tardivement

fréquemment

des Aparai,

signalé

dans le bassin

que nous ne connaissons

rapport

apparaissent

par KERKOVE en 1760, et des Apamâ (Apama, Apamay).

Ce groupe mystérieux

sait

part

groupe

chez les Tiriyo

en wayapi

apparentés

A contrario,

et tupi.

orale,

d'une

de cette

du seul

et de la tradition

de la présence,

aux groupes

karib

d'identification

la foi

rattachée

s'agit

de ce groupe

penser,sur

être

il

appellation trace

le souvenir

signale loin

vers

en outre

qu'il

par-

sont des groupes

para-

l'ouest

pour avoir

un

ethnie.

juste,

un seul WayaT>i, feu le capitaine

ancienne

Eugène Inâinu.,,GonnaiS-

des Aramigo,

entre

"Kampi

et Alawa"

mais je pense qu'il

tenait

ce savoir

(Camopi et

des Wayana.


- 278 -

Beaucoup plus KRUSE, signale,

près

en 1944, un ultime

de nous,

village

sur les

Ces Indiens'

dont la civilisation

matérielle

Wayapi vers

1830, semblent

été dispersés

puisqu'il

existe

avoir

un affluent

du haut

Ils

peuvent

représenté

resté

en arrière,

lors

ne les

rattache

des Apams'.

sources

ressemblait

d'après du Maecuru.

à celle

sur une grande

Oyapock nommé Apamgl%,

de la première

selon migration

tupi

ceux-ci

et des Namikwan -.Tap%'fy,

les

Le cas des Aparai

connu.

vers

"rivière partiellement

la Guyane.

semblant avoir

des

surface,

moi un groupe

aux Wayapi,

pas volontiers

le cas des Aparai à leur

avoir

FRIKEL (19589,

Je

comme dans

trouvés

sur place

arrivée.

nord-ouest

des Wayana dans le texte rivière

indiquer

le haut

depuis,

ils

avec les

groupes

de langue

que les

Comanianas

leur

D'après

SCHOEPF (1977,

Paru,

plus

tard

rébarbative,

avaient

il

tico-culturels

habité

"avaient pour

faire

Paru était

série

longue

envoyés

alliance

avec eux,.."

jusqu'au

A partir

de résumer

rapports

tué les

Ce n'est

par eux.

premier

quart

que quelques

dé-

Jari

sur le Paru.

de données,

les

semble

été installés

de mauvais

du haut

de cette

à l'ouest

ont toujours

que les Wayana passèrent

de l'intérieur

grands

de la Guyane orientale

quelque

traits

peu

linguis-

au moment où les

:

1) Au nord nord-est, : Piriu,

députés

me semble possible

WayZpi y pénétrèrent

émigrées

: (Ils)

p. 219, le rio

exclusivement

ils

le même voyageur, tiriyo

Cités

de KERKOVE de 1760, ce qui

sur laquelle

entretenaient'selon

du XIXe siècle cennies

est mieux

le bloc

des tribus

tupi

les plus

Norak,

Akokwa,

Way, Makapa,

Emerillon

Maouriou).

A ce groupe,

j' associe

les Karana

qui

un groupe

plus

anciennement

arrivé

et d'affinité

anciennement

(Mersiou,

constituaient

sans doute

linguistique

inconnue.


. - 279 -

2) Au nord-ouest

et au centre

nommerai proto-tirio

: Aramakoto,

et d'autres

encore,

plus

voyageurs

hollandais

3) Au centre vées diverses, siècle

que je

Taripi,

Kaikugiana,

Okomayana,

toutes

connues

à l'époque

par les

sous le nom galibi et au sud-ouest,

d'Akuli

(DE GOEJE, 1940).

des populations

sans doute

entre

dès le XVIIIe

des affinités

elles

d'arri-

: - Wayana, probablement

dent habitat

aurait

- Upurui groupe

karib

Aramigo,

à l'ouest,

mais ayant

des populations

nord,

installés

été la rive (Upuluy)

qui ne font

par les Wayapi,

peu ; leur

précé-

nord de l'Amazone. sans doute Plus

avec les Namikwan ou Tapirlly.

ou massacrés

là depuis

tard

ces Amérindiens

qu'un

seul

assimilés

et même

aux Wayana

restent

pour moi linguisti-

différente

des Wayana, mais

quement inclassés. - Aparai, qui

établira

plus

SCHOEPF, 1972). notés

groupe karib tard

des relations

L'existence.,en

par FRIREL (1958,

wayapi,

soit

d'origine

p.

avec le groupe

aparai,de

suivant

du nord-est,

mais qui

avec ces derniers

nombreux

13l),indique

- Apamg (Apama, Apsmay), au groupe

étroites

emprunts

(cf.

au tupi,

une relation,soit

avec un clan

tupi

sans doute

: groupe

serait

à rattacher

dans ce cas resté

au sud pendant

tsa migration. Le portrait faire

perdre

contrecoups

que je viens

de brosser

ne doit

de vue que ces populations

avaient

déjà probablement

de l'arrivée

sur les

côtes

Amazone. L'irruption bouleversement

figé

des Européens des Waygpi allait

ethnique

de la région.

contribuer

pas subi

les

de Guyane et le bas

largement

à accélérer

le


- 280 -

III LA CONQUETE WAYAPI

Les Wayapi commerciaux d'anciens

se montrent

avec les Portugais, ennemis.

Entre

peu loquaces

sur leurs

ne voulant

voir

aujourd'hui

1780, ils

n'en

sont pourtant

1730 et

rapports

en eux que pas,

tant

faut,

à la rupture. Nous avons déjà cité (cf. p. 215) leurs diverses . attaques contre les Kusari, les Taripi et les Aramakoto. Les faits sont

incontestables "tl

: est

à souhaiter

au Gouverneur

,,répondait

d'ORVILLIERS,

des courses

des Indiens

de la nation

des Coussanis

ne peut Indiens".

que s'en

rapporter

en 1743 le Ministre

des Coloniés

que vous ayez pu prévenir

les

Ouyampis qui (Kusari) à votre

avaient

suites

enlevé

une partie

; en tous cas,

Sa Majesté

prudence

pour

contenir

ces

s'en


- 281 -

Le chef Okomayana, Amiacaré, à Camopi en 1760, confirme

et, en notifiant

bien

la puissance

chez eux la présence

avec les Portugais

interrogé

par KERKOVE

des Wayâipi à cette

de fusils

, prouve

leurs

époque. accointances

:

-"Les Oyampis Sont installés

au delà

sud-ouest(').

été thés ces indiens

Amiacaré

avait

des cacaoyers

du Camopi au pour

faire

banaré

avec eux ; mais ils

le reçurent

lui

et ses gens à coup

de fusil,

sans pourtant

personne.

Cette

arme dont les

lui

fit

croire

que les

avec les Français

et cela,

dit-il,,l'empêcha

Caicoucianes

lui

devaient

alliés

être

tuer

avaient

de les

tuer

parler

des Français,

qu'ils

craignaient

parlé,

eux-mêmes,

parce

que,

dès lors

ils

avec qui

ils

voulaient

faire

de les

"C'est

à contenir

sur le Yarri

les Wayãpi, que se sont

établis

dont l'histoire

ressemble

à celle nations

guerrière

les

Indiens

avaient

d'Hélène,

, qui

en ont été repoussées

à feu,

que leur

donnaient

engager

à leur

fournir

des esclaves.

Les Armacotous

une des trois

nations

; ils

presque

tués à cette

guerre,

et c'est

(1) Indication

au Camopi.

donnée par rapport

Camopi au confluent

de cette

rivière

et

ont eu une guerre

anéanties

: parce

Oyampis

enlevée,

presque

taient établis _________--_-----------

et

commente :

pour une femme qu'ils

avec trois

entendu

amitié

l'organisation

ou Ouampi, qui,

considérable

avaient

fâcher."

En 1769, TONY, dépeignant des Wayana, destinée

Oyampis

et

que ces Oyampi étaient

munis d'armes

les Portugais

favoriser,

avaient depuis

-(...)

C' est

à la position

pour

les

tous

ce temps-là aussi

étaient

été pris qu'ils

en partie

de la Mission

avec 1'Oyapock.

les

ou s'é-

parce de


- 282 -

que ces Oyampi s'étaient à feu

9 qu'ils

(...

vivaient

peu militaire"

d'entre

ainsi

elles,

la plupart

avec les Portugais

totalement

est,

de Asingau.

le décalage

entre

- soit

les WayZpi, leurs

déjà vu, soit

de certaines

très

précis.

Seule

évoquée en filigrane, de fusils,

peuvent

pour expliquer

les

hypothèses sources

écrites

être

et la tradition rupture

avec les Portugais

;

ne se considérèrent

jamais

- soit

seuls

quelques

villages

participèrent

Je penche personnellement

plus

concordance

de leurs

intertribales

font

les phases

d'alliance

Les déclarations,

pour

elle

ultérieure,

la première

11 faut

wayapi

de l'univers

culturels

aux Portugais,

hypothèse.

partie

éléments

voulurent

esclavagiste.

: nous avons vu à quel culturel

et portugaise, point

les

cepenet

relations

des Wayapi et comment

s'intercalaient

négatives,

:

à la guerre

cultures

quoique

waygpi

;

des politiques

et de troc

orale

comme alliés

d'eux

distinguer

avancées

compte tenu de leur

rapports

ils

nombreux

un

ne sont pas

Quant à la possession

comme dépendants

les

reste

gommée, soit

plutôt

finalité

de police

anciennes

et le souvenir

mais bien

dant

armes

oubliée. Trois

- soit

par leurs

sous une espèce

des guerres

que nous l'avons

comme dans le récit

oublier

ainsi

par les Waygpi contemporains,

l'alliance

est

si redoutables

(TONY, 1842, p. 232).

En fait, contestées

rendus

entre

les hostilités.

du chef okamayana en sont une preuve,

partagés

entre

Wayapi et Karib

voisins

en sont une autre. Quelques des Wayapi sont

contenus

et SAINT JULIEN visitèrent

autres

indices

dans les

archives.

sans problème

sur la convivence Ainsi, des villages

pacifique

en 1740, LA JEUNESSE Haracoupi

(entendons,


- 203 -

le clan wayâpi

des Walakupi)

PREFONTAINE recensa groupes

isolés

un village

du rôle-clé

indépendante.

Il

Wayapi avaient

est déjà

ont peut-être

cependant

certain

glissé

le nord et agrandi

vers orales

exister

qu'au

aucun de leurs sud-est

cités

haut,

de TONY nous permet

archives

celui

et tradition

décennies

Namikwan occupaient du confluent

A cette

leur

être

la conviction

ni sur le KOUC,

tous

de dresser

situées

les

documents

un pont

entre

le souvenir

reste

du Jari

rivière

et confinaient

de cette installés

moyen Jari

et ses affluents

l'Iratapuru,

et atteignaient s'était

de droite,

Cette

occupation

Apalai

et les Apamâ', les premiers

et les

rivières

situées

faite

vers

dispersés.

MARTIUS, à qui l'on

des luttes

contre

il

les

des tribus

survivants

l'Ipitinga,

au détriment s'étant

doit plus

plus

l'ouest

au territoire le

et de gauche,

de l'Amapari-Araguari. d'autres

repliés

ethnies

à l'est,

mal connues,

: les

sur le Paru de l'Este les

ces renseignements,

à Almeirim$à

alliés

Les Wayâpi occupaient

du bassin

immédiatement

dans les

et du Kouc à partir

sur le Paru de l'Este.

l'est

sans peine

les Wayana et leurs

période,

tels

l'embouchure

les

territoire.

:

les bassins

des Apalai

visita

Parmi

avec les Wayana.dont

deux camp-a,peuvent

1760-1780.

siècle,

orale.

Les guerres dans les

du XVIIIe

j' ai pourtant

de 1'Oyapock.

1) LA DOUBLE HEGEMONIEWAY&/WAYANA

vivant

des outsiders unité

établissements,,

formateurs

Ces

véritable

milieu

actuelles,

ni sur les plus

représenté

joué par la communauté,

Compte tenu des traditions ne devait

En 1749, BRULETOUT DE

Oucampi dans "Le Sud de 1'Oyapock".

du gros de l'ethnie

souvenons-nous

qu'il

sur le haut Amapari.

seconds cite

même

les Aracaju, du Parusen

s'étant

dont 1820.

:


- 284 -

Ces premières

contre

les

ethnies

souvenirs

chez les Wayapi

; il

est vrai

pas un relief

remarquable.

laissé

que de vagues

n'eurent

peut-être

de longue

durée

contre

secondairement,

va me permettre

jusque

semble avoir

été particulièrement

de discuter

ici

populations les

vers

Entre

remuante. possible

permanente

Atupi

à partir

(Uluwu'i),

orale

nous invite

L'utilisation

s'être

bornée

siècle.

résumée'la

alors

bien

villages

et d'en

indiquer

qui présente

les

p. 379) qui minimise

à choisir

une voie

une histoire

médiane.

événementielle

auprès

des chefs

des chefs

qu'il

propose

wayâ'pi

wayana !iarière

:

précise

cependant

que ce conflit

par une première

attaque

des Wayapi

contre

des Wayana dans le bas Jari

1775, les Wayana sont attaqués

Jésuites

et

dans son

Il

auxquels

s'étaient

avec un groupe

karib

du Tampoc, les

attaqué

les

Emerillon

(ibid.

p. 558).

de 1'Itany

étaient

occupées

les

issus

joints

Ces Galibi

Arami%o,et

indique

violent

des des fugitifs

se seraient

auraient

que vers

par un groupe

Upului,

p. 556).

par des Galibi

de Kourou et de Sinnamary.

Il

(ibid.

probablement

alliés

deux rives

indispensable

des données d'archives

chronologie

p. 556).

du bas Maroni,

des Missions

est-il

amorce un conflit

distincts

- vers

progressive,

des Waygpi

avec les Wayana (1893, été précédé

ce qui,

à LEBLOND, PATRIS et MENTELLE pour le XVIIIe

1760, la pression

avait

Aussi

et HURAULT (1972,

et Pierre'(Ka'iluwiyR),

travail,paraît

- vers

guerres

du sud de la Guyane

p. 556-560)

de données recueillies

et du Boni Apatu.

Voici

les

période..

des événements

COUDREAUnous propose

François

qu'elles

avec une atténuation

et,

COUDREAU(1893,

la tradition

de la région

cette

1820 ou même 1830, l'histoire

une chronologie

en guerre

conflits,

En revanche,

de comprendre

de 1760

probablement

circonstances,

du Paru n'ont

les Wayana ont marqué les protagonistes,

A partir

les

guerres

également

1760-1770,

proto-tirio,

les

les


.,_ 4.’ 3 P Okomayana &bid.!p. :

.-

i.

- 285 -'

Y

;.

Y.

,c. ',.. :'

_-

'-

' -'

l . ! ,:; ..i I '_. *'

-. ' .._ ; -y, .-i i - *e;s *788 sans préc?er si:c'est.par, ;c . suF,te de la vic$oire .-' . I< ._ ''7 des Way@i;-il indique,que les Wayana occupent les Tumuc-l$&ac'et le 3 :: ;; Li z y. haut Itany,Let installe le&Upului,au ndrd',de leur habitaf sur le _'. r? . i Tampoc et la haute Wakï; Il indique,iqui 1:s Galibi d'une part et les ;j ;f 1 i -. t Okomayana de l'au;re,ont été.dainc&, les premiers descendant sur la 559).

.____c.ô_t.e., .les..s~conds-s.e D ‘(ibid!

retirant-sur-les-

affluents-gauches.de

-l'It,any-'.----.----

1,

.p. 558). ' I. ,Y<’,.

i: II.

‘3

-. ‘.S,.(.

..I’

.--_ ,- ‘.',. z,c) .,. i ,.- ..' I i ..’ Ii

- vers .lJ$.C, il ne mentionnegas de conflit~..a~ec-~e?,Wày~~pi, mais 1 ,*'.,<' ,.' \ .)'.I +-.y---_., i.-- '>. ..X"' I -8 '.-'. .,__ _./-.. ,-'._ -7 I signfle le reflux des,'$$rs Boni sur la rivière.-$arwiiii, fuyaht les I .y 1 .-*;,1; , -> ,.".-.y‘,', Y-...: per$dcution~'de~. Noirs Djuk~~$+$$.V~@~h) , armés:bar les Ho'llandais. La ' ,' *' ?.I,,~ ‘Q.,*, ./' .d' .? .. pe?r des Upului face auxjBor(i aurait proï'oqué'.des hostilités entre$& _. . :..a t*‘ <.-: ;: : Y' 8 Wayana et cette_.G tribuyaÉsale,,qGij aurait alots'.,dté installée'sura'le ,:' ; '.'",J 7:; .' , -, .." '. i,"P,~,.(i~'i~i?p.,~~9;160),.:,;' Tapanahoni; /puis e,ntxe,le Sari-2 ,.+: ,' ; t +

I

L. I

s'étiolent.

_. _.l.

--_ -

_-..

. ----

.

. 2' ... _.-i. __ ., .-z*r. T,/ \ /,* _-. -..-....__. .1 ,.f'<., f i ..>..y. -. : ‘I .._ _. /‘t y.; _ _ _ _ __.__.-. -.._-A.---__ ,..-;

p..

.

.:*.,;,

- I_ -- -. ----_

.___-- AI .

i 1


Carte La

conquête

9

wayapi

(1760-1810)

LEGENDE ----A

‘Bataille

m

Bataille

Wayana/

Voies

pdnétration

Raids

WayZpi.

Limite

du pays

Wayana

en 1780.

‘-‘\

Limite

du pays

Wayana

en 1769.

e-- \

Limita

du pays

Wayapi

en 1760.

/

f

---z-

*

Wayana/Galibi.

Localisation d’autres

WaySpi. Wayapi.

et mouvements ethnies.


- 287 -

- vers

1850, une paix

solennelle

est conclue

entre

les Wayapi

et les Wayana sur le moyen Jari.

Si ce tableau ce qui

n'est

évoque des populations

que partiellement

ainsi

possible,

en guerre

que l'a

du phénomène guerre

et de l'organisation

voir

recouvre

cependant

bien

Il

est certain

que la poussée wayapi

qu'il

de la plupart moitié

des évenements

des mouvements migratoires

du XVIIIe

siècle.

amorcées plus

premières

incursions

tôt,

puisque,

p.286

est bien

la cause

dans la seconde s'étaient

dès 1736, les Wayapi

de PATRIS,

territoriales

de façon

précise,

des Wayapi.

TONY ajoute

nous allons

réels.

enregistrés

du second voyage

et ses conséquences

La citation

l'étude

firent

leurs

armées.

En 1769, lors conflictuelle

social,

Nous avons vu que les hostilités

d'ailleurs

d'intrus

du système

montré

constante,

sont

la situation

solidement

romancée sans doute,

Pour ce qui est de la répartition

installées.

la situation territoriale,

:

"les Ouest,

Indiens

(Wayana) nous ont dit

de l'autre

côté de la rivière

nous avons remontée,

il

Amicouane

toutes

qui

amies ou alliées,

viens

jusqu'auprès

de parler"

"(nos

(Marwini)

de villages

et Appareille

communiquent

de la chaîne

le

Sudque

Roucouyens (Apalai),

par un beau chemin de montagnes

dont

je

les

souvenirs,

quoique

non datés,

:

ancêtres)

Wayana. Ils

vers

(TONY, 1769, p. 332).

Pour les Waygpi, sont' sans ambiguïté

allant

Ouahoni

y a une suite

(Wayana) et les nations

et s'étendent

qu'en

faillirent

faillirent

les

exterminer

(3-m3 Erra-&)

exterminer

tous.

tous

Les chefs

les

combatti-


- 288 ; tous

les

chefs".

semblent

bien

avoir

rent Les combats son récit est

de plusieurs

considérable,

eu une longue

"une fois".

puisque

les

reculées

du pays wayana.

lieu-dit

Kulbkatpë

("ancienne

du confluent

du Kuyari.

au lieu-dit

Pit&a.

dans le haut

cours

Le territoire

combats

les plus

durée,

en Wayana),

combat se serait

La localisation

reste

non précisée,

car Pi-lfla

indique

combat eut lieu

en forêt

le Kouc et le haut

/kalau!{un

combat dans les

TukuBipan,

précisément

qu'ils dire orales

qu'à

contre

la période

aux traditions

ses traces

du Jari

fleuve)

Jari,

signalent

est grand

les Wayana

dans le chant

des combats

la migration

des Wayana vers

Tap+?ïy

orales

côté,

localisation

de l'entrée

(1) Les alignements

près

des Tumuc Humac, sur le mont

Par ailleurs,

les

je ne pense pas,

près

Un troisième

où PATRIS décrit

avant

1760-1770.

collines

dés Wayapi n'évoquent

ouvertes

Sauts)".

dans la région

La simple

se situent vers

combat au

les Wayapi à revers. Les Wayana, de leur

guerrière(l).

zones

mais se situe

: "(le

(à Trois

prendre

d'un

déroulé

que l'oyapock

voulu

les

dans le moyen Jari,

'de même largeur

ayant

par les hostilités

connus atteignirent

Un autre

entre

ponctuant

couvert

Les Wayspi parlent

paix'<

du fleuve,

Pglila

de pierres

de plantation

indiquer

le nord, que les

c'est-à-

traditions

nom de Wayana. Les hostilités

- Namikwan ne semblent

s'être

produites

définitive

si l'on

se réfère

recueillies

contrairement

organisation

semble bien

nous remarquons

que le seul

leur

en Guyane,

par COUDREAUet nous-mêmes. à COUDRRAU, que les décrits

de manioc

Upului

furent

repoussés

par HURAULT (1963)

et les

nombreu-

découvertes

Museum d'histoire

naturelle

(1973)

Tumuc Humac furent

utilisés

comme site

Enfin,

prouvent refuge

par la mission bien par

que les

ORSTOM-

inselbergs

les Wayana.

des


du bas Jari

seulement

vers

1760, puisqu'ils

moyen Jari

et la rive

occidentale

étaient

installds

sur le

du Roue lors

du voyage

du Sergent

Territorialement

- toutes

les

sources

sant

la poussée wayapi

a pourtant

entraîné

LA BAYE

en 1728.

sur ce point

-

d'ensemble

des Wayana et de leurs

Nord.

expansion

Cette

forcée

mouvements en sens inverse lui

aussiAbien

Hollandais blement

quelques

les

les

Palanacwa (2).

Ils

installés

traditions "quand

Le fait

est ,

Inini.

installèrent

un village

ils

tard,

selon

Vraisembla-

COUDBBAU (1893,

dans

p. 5671,

de l'Ulemalii'selon

le chef wayana >. des rapports amicaux avec

alors

sur le Tampoc et les Wayana du haut Marwini. la rupture

cependant,

intervint

recueillies

par COUDREAU,

les

des deux tribus

Indiens

uns chez les

qu'ils

tenaient

de la côte,

femmes, dit

toujours

et enlevaient

les

Galibie

la tradition,

les

ayra

11 est

toujours

pour nommer les

Galibis

barbata)

utilisé

séduisaient (ibid.

pF 567).

mangeuse de miel

actuellement

de

et déni-

par les Wayana et

Galibi.

(2) En 1968, ce chef nous a montré à flèche

@ira

marchandises

qui manquaient

femmes des Roucouyennes”

la martre

Selon

en visite

avec leurs

les

(1) Ce nom désigne

de roseau

rapidement.

se rendaient

les Galibis,

autres,

cheuse d'oisillons.

peuplement

de la côte.

de la rivière

entretinrent

les

les Emérillon

Galibi

par des

Emérillon

années plus

Avec ces derniers

été contrariée

le

surnommés Taira (1) , armés par les

en amont du confluent

les Arsmigo

et Namikwan vers

galibi,

sur le moyen Marwini

le haut Maroni,

actuel

avoir

des Indiens

des partis

et attaquant

sur 1'Itany

paraît

Upului

un déplacement

: MENTELLE, BRISSON DE BEAULIEU et FIEDMONT

établi

en 1767 signalent

alliés

d'accord

cet emplacement

(Gynerium

epp.).

marqué par un grand


- 290 -

Un combat important

dans le haut

à redescendre

au lieu-dit

Tribiki

sur la côte.

Ce combat est

boni),obligea

les

actuellement

magnifiquement

évoqué dans le chant

abattent

Kalipono

"ils

Galibi

Itany,

les

(1) , leur

/kalau/

(en langue encore

des Wayana :

sang se répand

à terre

comme une vomissure. pas le sang des Sieouyana (2) , c'est

Ce n'est Le courant

charrie

Les canots

brisés

Les canots

en écorce

Il

se mettent

(BURAULT, 1968, p.

126).

En revanche,

au voisinage groupes

également

les

vivaient

"Aramihtcho"

des Wayana contre

les

et n'ont

confirmées.

pu être

récits

a fait

siècle,éclateront

Elles-sont

(2) sieouyana, wayana.

"gens

ennemis", du coati",

jusqu'au

dernier

furent

encore

signalés

LEBLOND. D'autres pour devenir

les

1950 en effet,

années

Okomokê et Arakopina les

attaques

une

à

ultérieures

signalées

que par COUDKBAU

cependant

probables

car tous

ou hollandais>dont que,tout

entre

groupes

terme

général.

ethnie

qui apparait

(3) mëpu : "arbre Hymenaea courbaril", ethnies du sud de la Guyane pour faire

contrairement

de 1'Itany

français

p. 2-121,montrent

des frictions "indiens

rivières

En revanche,

ultérieurs,

(1955,

(1) kalipono,

: vers

Okomayana ne sont

des voyages

une revue

Tirio

des flèches"

fui

1789,par

à l'ouest

sur les

du Paru de l'Este.

emporte

aient

, puisqu'ils

émigrer

des actuels

coulés.

est peu probable,

la Waki,en

des constituantes

les

il

avec les Galibi

des Wayana,sur

des rochers.

le courant

COUDREAU, que les Aramigo

durent

la source

en travers

de /mëpu/ (3) sont

sur l'eau,

sur le bas Maroni

des Kalipono.

des flèches.

y a de l'écume

à ce qu'affirme

celui

tirio

au long

DE GOEJE du XIXe

et wayana sur 1'Itany.

dans plusieurs

principalement utilisé leurs canot en écorce.

contes

par les


- 291 L'existence

d'ancêtres

Wayana actuels

collectées Il

lés

okomayana récents

n'est

pas certain

rent

sur les Galibi,

à la fois

effet,

comme l'affirme

et le contact

LEBLOND observe

une suite

sur un chemin allant

la source

Oralement,

jusqu'â nette

la source signalée

du Jari

il

du texte

de TEBLOND, qui fait

donne

leurs

comme étant

militaire

a disparu,

à ce qu'observera

un siècle

ment géographique

relatif,

et WaySpi ne pouvaient

plus il

plus

1790, conséquents

vallée

du Maroni,

éloigneque Wayana

évènements

survenus

Réfugiés

Boni dans la

les Boni, sont

clair.

En revanche,

conté

par COUDREAI&me semble douteux,

le triste

destin

p. 31-34)

tel

qu'il

est

le moins exagéré,

dans

(DE GOEJE, 1941 ; FRIEEL,

que les Upului

dans un préeadent

sont

en donne un récit

des Upului,

ou pour

contemporains

1956 ; P. GRENAND, 1972) ont montré

131) que les Upului

identiques

par COUDREAUconcernant

très

1972, p.

des Noirs

connus et CREVAUX (1878,

même pu monter

En revanche,

avec l'histoire

bien

J'ai

certain

mais

vraiment

d'ailleurs

les.Wayana.

les

plus

Les faits

travaux

côte à côte.

pas ici

des Wayapi.

la mesure où tous les

deux,

en guerre.

n'interfèrent

avancés

les

COUDREAU. De par leur

être

aux mouvements

car ils

pas

entre

donc à peu près

très

ressort

Les communautés étant

alors

à

La séparation

installés

est

installés,

que ce chemin se poursuit

la distinction

Je ne discuterai vers

recherchè-

Tamouri

Wayana et Upuluine

tard

leur

En 1789 en

de la rivière

apprend

bien

villages

Upului

wayana et upului

ou du Paru de l'Este.

par COUDREAUentre

l'organisation

alliés

de villages

instal-

COUDREAU ; après

avec les Français.

non sur l'Ltany,mais de 1'Itany.

des

que les Wayana se soient

les Wayana et leurs

la paix

généalogies

en tous cas des contacts.

par RURAULT,prouve

sur le bas et le moyen Itany

victoire

dans les

la composante

se métissèrent travail

la plus

parmi

(P. GREBAED, importante


- 292 -

aes actuels

blableç,puisqu'en 1

aes heurts

Wayana. Pourtant 1937

son informateur

entre

DE GOEJE (1941,

alliés

restent

p. 2) apprend

vraisem-

de la bouche de

wayana/,T.aponte,{que

"dans un combat,

les

Oupouroui

avaient

prirent

les

Wayana ; ces derniers

été vaincus

par les

femmes des Oupouroui"

2) LA PAIX WAYÂ?PI

Il

semble donc bien

et les Wayapi,

séparant

seur de.forêt,

n'entretinrent

Il

est également

la source

de l'oyapock,

qu'une

p. 90 ),

cependant

le Jari

et ses‘affluents

puissante

avec les

et il

médians. est fort

Brésiliens,

ou intermittents

devaient

"libres"

des Wayana) se seraient sur la haute vieille

Waki,

mission

une ethnie

de leurs

rapports

des,:contacts

amérindiennes.

Cette

les observations d'une

part, orales

permanents affirmation de LEBLOND (1789)

l'ensemble

des

compare

les données des auteurs

précités

on constate

entre

une diminution

1730 et 1750 ; ainsi,

survivant limités

le reste

de Saint

dehors

alors

d'autre

antërieures,

les Amérindiens

qu'en

en-

couvrait

wayápi

avec les

des ethnies

territoire

traditions

si l'on

de la liste

en 1789

de LEBLOND le laisse

entretenir

entre

déjà

diffus.

et les

En sens inverse, sources

que des rapports

Les Waygpi,forment

de LESCALLIER (1787)

du XIXe siècle

par une bonne épais-

plus

que leur

probable

de la différence

et le recensement

respectif

phrase

avec des minorités

est déduisible

documents

ils

1780, les Wayana

que les Way%pi fréquentaient ainsi

(cf.

ch. 1

territoire probablement

possible

tendre

très

leur

qu'après

part.

considérable

en 1787-1789,

dans le sud de la Guyane (en dehors à une ou deux communautés arami

de la population

Paul réouverte

entre

vivant

autour

1784 et 1790.

de la


- 243 -

L'effectif

de 172 personnes,recensé

mêmes issus

du métissage

émigré de 1'Itany

de plusieurs

et des individus

teurs

wayana et arsmigo.

Or les

auteurs

mière

moitié

des Kusari

en 1787,se

du XIXe siècle du XVIIIe

p.

166).

femme wagne (Way) dans un village

p. 38).

En 1890, COUDREAU, à son tour, avec les Wayapi

(1893,

nombre de 200 à 300 personnes Kouc, vers eux, Il

1860 (ibid.

la rivière

Mapali

wayapi signale

Notons

comme habitat entre

montre

du Kuluapi les

les

Kaikulian

en cours

qu'ils

étaient affluent

principal

sources

une

(1835,

que les Wayapi actuels

du groupe

au du

indiquent,

au XIXe siècle.

de la fin

du XVIIIe

admettre

que ceux

du XIXe siècle.

villages

signalés

MENTELLE,durent

se déplacer

avant

du Camopi où ils

entrèrent

inévitablement

Les membres isolés

on doit

sur la Waki en 1766 et 1767 par PATRIS et

d'autres

DE BALNE et FERRE, sont

1800 vers

ethnies,

en contact

issus

en 1819, THEBAULT DE LA MONDERIE rencontre

bien

qu'aucun

Paul après

sa fermeture

Ainsi,

dans son cas,

sur le haut

; l'auteur

pense qu'ils

autre

ne se fasse

connaître

sont plusieurs Ce

Paul dut pourtant

être

de Saint

limité,

recensements,

en particulier

et de BAGOT (1849),montrent

Ipisi

(1857).

de la région

LA MONDERIE (1857)

des habi-

en 1790.

Paul

mouvement des habitants car les divers

avec les Way?ipi.

de la dispersion

de la Mission

qui a vécu à Saint

la vallée

comme la femme way vue par ADAM

eux peut-être

de Saint

le Kouc,en suivant

tants

un Indien

colpor-

connues de la pre-

Yasi?ynf,

Dans le cas des Kaikugian, de leurs

surtout

donné comme inhabité.

p. 369) et précise

y a donc là une contradiction

et celles

Emerillon

En 1832, on lui

sur la rivière

p. 527).

Win, un groupe

en 1830, ADAM DE BAUVE rencontre

vieille

de fusion

(eux-

des ethnies

Ainsi,

(1834,

en Piriu

diverses,

du pays était

signalent

siècle.

sur 1'Inipuku

ethnies), d'ethnies

Le reste

divisait

ceux de THEBAULT DE que la population

était


- 294 -

restée

géographiquement

stable

entre

Le cas des Kusari

1789 et la période est plus

obscur

côtières

de 1'Amapa au nord de l'Araguari.jusqu'au

siècle,

ils

rieur

se dispersèrent

soit

sur la côte

: fugitifs début

de Guyane,

de 1'Amapa où, en 1743, sur la Mutura, d'un

carbet"

(Anonyme,

1740).

Les Kusari

n'apparaissent

plus

ensuite

dans les

archives

jusqu'au

lages

kusari

isolés

du XVIIIe soit

dans l'intétous

de l'intérieur voyage

est donc vraisemblable

survécurent

des zones

les Wayapi "emmenèrent

les habitants

DE BAUVE et FERRE en 1830. Il

1830-1850.

de ADAM

que plusieurs

dans le haut bassin

vil-

de l'ilmapari-

Araguari.

Paul,ne

Kusari,

KaikuBian

sont probablement

pas les

avec les Wayâ'pi entre aussi

des Karana

1790 et

(Kalana,

Nous avons précédemment (cf.

cas très

intéressant

laissé

une trace

qu'ils

furent

cette

dispersion

Kalana)

orale

en contact

wayapi

parle

des Namikwan ou Tap&?î!y. particulière

et incertaine

du point

de vue de l'ethnohistorien,

car

profonde

dans les mémoires

très

p. 269).

à être

représentent

indiennes,

dès 1702. Les traditions

sont attestées

des Piriu

même récit

chez les Palikur

(1) Les enquêtes

et surtout

la situation

supra

descendants

reprises recueilli --------------__-_

Amërindiens

de Saint

Les Karana

dispersés

NAVET chez les

seuls

de la mission

1800. La tradition

étudié

de ces deux ethnies

et fugitifs

concernant

et nous-m&aes

nous ont jusqu'à

1969 et 1973,

chez les Wayapi,

avons à trois

et un chant

nouvelles

traces

de ce récit.

présent

un

entre

concernant

la même affaire.

menées par nous-mêmes et S. DREYFUS chez les

en 1978,ne

ont

alors

NIYUENDAJU, en 1925, note

de Urucawa (1) . Enfin,

des récits

ils

dès 1836 (BAGOT, 1842) chez les

du chef Alexis.

Emerillon

orales

un

pas permis

de mettre

à jour

Palikuy de


- 295 -

Tous les : les Karana

d'archives variées.

Seul,un

en recense Un fort emerillon teurs

Mompera,

après

l'est

(en 1729, LEFEBVRE D'ALBON

des grands

par la rivière

et aboutit

vers

par la rivière

que redoutaient

tant

les

Notaye,

Marupi

Armontabo guides

de L'Oyapock). selon

l'actuel les

chef

informa-

et Miss,

deux autres

groupes

et Mul.&ni

; un autre

fuit

(Matapu)

et c'est

probablement

Norak de LA GARDE en 1729. Enfin,

toujours

selon Yawalu

et y installèrentssur

la colline

fortifiés

circulaires.

C'est

vrirent,

mais ce n'est

que plus

derniers,

sauts

au sud du pays palikur,selon

le sud par les rivières

l'ouest

données

1702, dans des directions

sur 1'Oyapock

dans la région

vers

avec les rares

de NIMUENDAJU. Selon les FJayapi Yawalu

fuirent vers

fuit

concordent

se dispersèrent,

noyau survécut

17 familles

parti

récits

et Miso,

gagnèrent

la

nommée Yaya?+tl,un

11 que les tard,

ancêtres

auprès

source

lui les

de 1'0yapock

de leurs

villages

des WayZpi les décou-

des Piriu,

qu'ils

apprirent /

quel

avait

été le sort Yawalu

des Rarana.

: "Nos anciens

et dansèrent ne virent

traces.

Depuis,

que ce groupe

Compte tenu de la position

de l'oyapock se fit plus

entrèrent

- on peut

au plus tôt

tard

vers

dans le XVIIIe

Waygpi vers

:

dans leur

village

étaient

saouls,

les

nous connaissons disparut

leur

ensuite

gëographique

que la rencontre

danse".

sans laisser

des Rarana

de

- la source

entre

les

deux peuples

peut

aussi

avoir

1800. Cependant,

elle

siècle,lors

expédition

d'une

Earana

guerrière

eu lieu des

le nord. AU

le problème

penser

moderne raconte

une nuit

avec eux ; comme ils

rien.

Les Wayapi affirment

Le récit

regard

des contacts

pour la connaissance

de ce qui vient

d'être

avec les Namikwan-Tapi'î'y

de l'histoire

wayapi.

dit

pour

semble

Les données

les

Earana,

plus

important

que nous possédons


- 296 -

sur cette

période

différentes

nous amènent d'ailleurs

de celles

wayana disent (à partir

avoir

alors

en guerre

que nos informateurs

que de conflit

avec les Namikwan-Tapi'ïy.

avons aéjà

(cf.

on peut fondé

sur le fait

(surtout

si l'on

que les

dans la région

je vois

la encore

attribuer penser

eux,déroulëes

aux traditions que les

unicité

les WayZpi, le haut

Tampoc et le haut

le théâtre

de leurs

guerres

contre

étant

contigües,

Peut-être

sont exactes.,

l'extinction

pure

lesquelles

entre

des faits,

différentes.

deux traditions

des Wayapi qu'à

reprennent

du haut Kouc. Les deux régions

une relative

pur et simple,

pas à leur

contre

dans le bassin

à ce que nous

d'Upului

alliés

que les Wayapiplacent

se réfère

ne parle

de COUDRRAU, métissés

de leurs

se seraient,selon

au contraire,

un malentendu

voyagea),ne

hostilités

les Tapi?î!y

pas devant

informateurs

les Wayapi

des Nsmikwan et des Upului,

où il

hostilités

tandis

Si l'on

du Jari

compte les

Camopi,

n'est

contre

wayapi

p 272) sur l'apparentement

se demander

assez

de COUDREAU. Nous avons vu que ses informateurs été continuellement

de 1800),

dit

à des conclusions

et simple

le décalage peut-on

plus

étant

à

simplement

et n'attribuer

l'oubli

de la fraction

qui participa

à ces combats. Les relations être

plus

profondes

aussi

bien

les

anthropophagie mutuelle Ainsi,

encore

récits

En définitive,

WayZpi et Namikwan durent,en

les Wayana proprement

aux guerres

rituelle9témoignent,d'une d'autre

Wayapi Piamisi,enlevé

de chez eux alors nous voyons

qu'avec

consacrés

des cultures, le

entre

qu'il

était

les WayZpi entrer les

premières

part

part

d'une

enfant marié

dits

car i

que ceux racontant

leur

d'une

longue

fait,

bonne connaissance

période

de relations.

par les Namikwan,s'évada

et père

dans un village

de famille. en visiteurs

années du XIXe siècle

n'ont

Plus

tardivement,

pacifiques. probablement


- 297,-

guère vu d'hostilités

et ont dû représenter

stabilité

territoriale,

les Wayapi amorçant

pacifique

des minorités

amérindiennes

années plus

tard,

sans doute

après

définitive

de leur

territoire

actuel

Mais c'est

déjà

d'autres

ethnies.

nous allons

maintenant

étudier.

une période

de relative

leur

processus

survivantes.

Ce n'est

1810, qu'ils

entameront

et entreront

là le début

en conflit

de leur

d'absorption que quelques l'occupation avec

décadence,

que


- 298 -

IV LE DECLIN

A partir entraînant piter

du début

des transformations

et les Wayapi,

du XIXe siècle,

démographiques

d'invaincus

les

vont

se prëci-

étaient,vont

se replier

sur

dès la dernière

décennie

qu'ils

profondes

évenements

eux-mêmes. C'est XVIIIe

siècle

se dégrader.

probablement

que les relations Les raisons

avec les

en sont assez

humaine du bas Amazone et de l'kaapa en 1796. A cette

date,

aux côtés

de l'Angleterre,

lever

deux Missions

les

d'Amapa,

déportant

Les seuls

Amérindiens

Wayapi.

le Portugal et l'une françaises

Brésiliens

commencèrent

évidentes

était était

à

: la désertification

quasi

totale

en guerre

de ses premières de Counani

du

et fut

contre actions

et de Macari

achevée

la France fut

d'en-

sur la côte

quelques

centaines

d'tlmërindiens

au sud de l'Amazone.

restés

nombreux

et accessibles

étaient

donc les


- 299 -

1) RUPTURE AVEC LES BRESILIENS,

A partir Wayapi,

d'alliés

qu'ils

les Portugais

, proie

ALLIANCE AVEC LES‘FRANCAIS (1790-1818)

de 1796 - et peut-être devinrent

étaient,

commerciale,comme

au chef Asingau

; proie

deux documents

d'archives,

déjà

en témoignent

à son voyage

de 1819, et celui

relatif

à ses voyages

de 1828 à 1832. Le premier,

laisse

aucun doute

"En me promenant contre

ils

au service

: ils

en 1815 et que, par suite

d'une

avoir

s'étaient

se sauver,

avoir

de fruits

sauvages,

qui

les

erré

ils

je fis

ils

étaient

bien

accueillis

ne vivant

chez cette

peuplade

avec elle

et en faisaient

demandais

comment ils

avaient

appris

de la tribu.

Ils

me répondirent

qu'il

et que, depùis

aussi

Je leur

facilement

la langue

y avait

environ

et conduits

et de là à Cayenne comme soldats

; qu'ils

étaient

nation

habitaient

de l'Amazone

s'établir

; qu'à

trois

de la même

une des branches

été tourmentés

par les

la bande des Oyampis s'était

vue contrainte

de venir

où elle

ans

au Para

d'avoir

à l'endroit

force

que

partie.

Portugais

que les Oyampis et qu'ils

; et

cette

par les

gais,

été pris

pour

mois,

plusieurs

vivaient

avaient

occupé Cayenne

tard

ils

qu'ils

les

plus

fort

époque,

; je

à la chaîne

évadés

avait

:

qu'autrefois

qui avaient

arrivés

ne

la ren-

boncréole

condamnation

dans les bois

p. 220)

des Wayapi

me répondirent

des Portugais

pi 29)

en particulier,

des carbets,

qui me parlèrent

sur le fait

qu'après

prêtées

comme en témoignent

de ADAM DE BADVE (1834,

aux alentours

interrogeais

voulu

paroles

causes du mouvement migratoire

de deux Indiens

étaient

les

pour

de THEBAULT.DE LA MONDERIE (1857,

relatif

sur les

- les

peu à peu une proie

en hommes bons à recruter, celui

avant

est actuellement."

Portu-


- 300 -

Si les WayZpi ont été "tourmentés" c'est

probablement

plus

par traîtrise

militaire,organisée.

L'informateur

bords

sans doute

de l'Amazone,

de As&gau,~,raconté parti

pour une raison Miso:

Portugais,'fut

mal définie

:

"Le frère

?" leur

pondaient

était

dans un autre

canot.

les relations

montre entre

bien

le vase, précédent.

dront

pour un temps contact,

première vers

demanda-t-il.

"Il

Il

Le récit

puis

est au Jari"

répondirent

Il

y avait

et à chaque fois

les

Brésiliens

est

vivant

: "Ton frère

toujours

vivant

climat

de tromperie

tué,

"Où

pas vrai.

toujours

sur les

de ce chef,

Brésiliens.

très

longré-

va monter

dans un autre

pays".

se nouaient

alors

et Portugais. de 1815 furent

dans la forêt

En sens inverse,

rupture

que le frère

avec les

évènements

le repli

est d'ailleurs

de troc.

déplacement

ensuite

dans quel

siècle

Il

d'un

est parti

Amérindiens Si les

déborder

sa capture

par eux,

parti,

qu'il

citation

de TBBBAULT place

Mais ce n'était était

Portugais,

que par une action

pris

du chef

Brésiliens.

temps qu'il

Cette

lors

avec les

est mon frère les

ou séduction

par les Wayapi actuels,dit

librement

par les

après

de dire

avec les

Brésiliens,

qui fit

dut commencer dès la fin

du

1815, quelques

repren-

comme nous le verrons,

difficile

la goutte

si le récit

villages

avec les

d'Asingau

Brésiliens.

porte

ou sur la seconde,

sur la

définitive,

1830-1840. En se repliant

nord-est,

les Wayapi furent

amenés à occuper

mêmeqpar endroitspdésertes. conflits

éclatèrent

de l'occupation - 1800-1820 la haute

Yaroupi.

géographiquement

C'est

sporadiquement

des terres

nouvelles

: occupation

à cette

vers

le nord et le

des terres

peu peuplées

période

pourtant

que de nouveaux

avec les

autres

ethnies.

Les étapes

peuvent

être

résumées

comme suit

de l'Ipis?,

du haut

ou

Oyapock et de

:


- 301 -

légende no

commune

aux

cartes

11,

13,

14.

10,

12,

a 3 itinéraires ------------

itinéraires ADAM

wayapi

DE BAUVE

CREVAUX

[carte

COUDREAU

autres

i-l-+-l--l-++

itinéraires *

[carte chemins

no

12

et

carte

nD

colporteurs

. 1824

sans

nom,

avec

.1860?

date

et

localisation

. Mikula 1870 - 80 ,---., , \ .w-_ 2

avec

nom

de

e Mikula 1870- 80

d’après

la

littérature

0 Wayûlo 1890-1910

d’après

La

tradition

. SBIUT -1882-95

recoupé

par

les

03

autres

date

wayana wayapi dénomination

de

localisation

imprécises

chef

et

villages

date

de

sans

localisation

localisation

sources ---mm--

ethnie

sans

[envahisseurs,

0

ethnie

NAMIKW AN 1831

dl

m

orale

deux

sources

ethnies

territoire groupes

avec

tribal. résiduels]

territoire

tribal

évènements

historiques

hostilités

MaySpi/autre

ethnie

hostilité

inter-villageoises

1830-32

f

1870

3

133

wayapi des

de

101

no133

b] -communautés localisation et ----------------------------

groupe

par:

no

no111

[carte

GRENAND __-_---

relevés

[carte

wayapi

précise


- 302 -

- 1820 - 1830 : occupation jusqu'au

confluent

arrivée

à nouer des rapports

procurer

les

du bassin

de l'oyapock,

dans le haut Oyapock,

les Wayapi

du Camopi. Dès leur

cherchèrent

de l'ensemble

d'alliance

objets

de traite

qu'ils

Portugais.

Connaissant

bien

l'antagonisme

Portugais,

ils

cependant

avec prudence.

comprirent

sont actuellement à la fois

certes

obtenaient

opposant

Les circonstances

Je me baserai de lyrisme,

merveille

la stratégie

expériences

passées

mais

auprès

des

aux

mais manoeuvrèrent

du contact

avec les Français

dont

certains

et des Piriu

qui

descendent

servirent

néanmoins

sur la version

identique

sur le fond et montrant

des Amérindiens,

de se

les Français

favorable,

des WayZpi de Camopi,

des Wayapi qui y participèrent

pleine

précédemment

que le moment était

connues

d'intermédiaires.

avec les Français,afin

de COUDREAU, à

rendus

méfiants

par leurs

du bas de 1'0yapock

venait

de disparaître

l'avoir

vue passer

avec l'Occident. En 1817 ou 1818,

"une femme indienne mystérieusement.

Des Pirious

dans un canot

affirmèrent

monté par des Indiens

inconnus"

COUDREAUcommenté : "Peut-être moyen inventé d'en

par les

bas ?" (ibid.

Oyampis pour faire

bien

soit,

une Indienne

qui vivait

était-ce

p. 280)

un ingénieux'

connai,ssance

avec les

Indiens

chef wayapi

de Camopi,

ce rapt

p. 280). Pour Norbert,

avait

(1893,

pour but de se faire

actuel connaître

Piriu,

veuve

d'un

avec un vieux

soldat

"protecteur

Beaurepaire,

partit

avec un groupe

rechercher

la disparue.

des Français.

planteur

de Piriu

woiqu'il

de l'oyapock, des Indiens" vers

en

M. Popineau, nommé

le haut Oyapock pour


Carte.10 1815-1850


Carte. Les

11

communautés 1850-1885

wayZpi

.. .._

<


- 303 -

Norbert,

"A la hauteur

de la Roche Mon Père,

avait

à s'évader

réussi

pirogue.

Elle

(ibid.

p. 280).

de son côté,

pour porter

jusqu'à

devenir

le principal

décennies. où il

avait

été bien

précise

qu'elle

avait

été libérée La petite

de bonne entente. où le contact

personnage descendit

wayapi

se fit

qui

dans une petite

qu'elle

l'Ppi-s?,

Waninika

rencontra

et qui descendait

rencontra,

raconta

des paroles

1'0yapock

on ( la)

traitée"

par les Wayapi

expédition

remonta

avec Waninika

qui allait

aux yeux des Blancs

pendant

dans le bas Oyapock jusqu'au

fort

deux

Saint

Louis

les Français:

"Ouaninika canots

remonta

d'indiens

comblé'de civilisés.

présents

et accompagné

Les peïtos

("hommes")

l'attendaient

au dégrad

au nombre de trois

Les présents

des Indiens

civilisés

sur une roche, marchandises ce traité

et un vieux suspectes.

d'amitié

piaye

Au village,

si étrangement

de Ouaninika

cents

guerriers.

et des Blancs ("chamane")

furent

étalés

exorcisa

ces

cachiris

scellèrent

de grands absolu".

par plusieurs

(ibid.

p. 280).

2) LES DERNIERS REMOUSDE LA CONQUETEWAYIPI (1815-1840) Les hostilités pour toute

cette

exagérées.

La seule

du député

NOYER en 1820, 'Les

affirmation

selon

assertion

Roucouyennes

par leurs Cette

période.

entre

Amérindiens,

CODDREAU, semblent contemporaine

qui ne fut d'ailleurs viennent

d'être

très avoir

dramatisante

importantes, été hautement est

pas un témoin complètement

celle oculaire

:

exterminés

ennemis les Oyampis" erronée

était

sans doute

basée sur le fait

qu'à

la fin


- 304 du XVIIIe

siècle, "ils

ainsi

(les

que l'a

-

montré

Wayana) avaient

HURAULT,

noué des relations

de l'oyapock.

Sévèrement

atteints

eu la sagesse

de renoncer

à ce contact

dans l'extrême

sud"

La fermeture

de la mission

et l'abandon

de toute

politique

et l'Empire,accentuèrent Gouverneur

par les

Paul,

indienne

sans doute

de la Guyane confirme

épidémies,

ils

et de demeurer

(HURAULT. 1972, p. de Saint

avec les Français

point

isolés

181). où se faisait

le troc,

sous la Révolution

ce repli.

avaient

française

Le rapport

de BAGOT au

partiellement

l'appréciation

Wayana) à soutenir

à l'arrivée

d'ailleurs

de HURAULT : "Les guerres

qu'ils

eurent

(les

des Oyampis en diminuèrent il

y a environ

soixante

D'après mentielle

brésiliens

et,

contre

1'0yapock

- décadence

les

s'est

retiré

p. 7).

investigations,

l'histoire

événe-

1810-1850

est caractérisée

par

les Namikwan-Tapi??y,

progressive

au colportage

(1849,

la période

secondairement,

- réconciliation

ans"

mes propres

des Wayapi pendant

- hostilités

le nombre et le reste

Emerillon

un groupe

:

de fugitifs

et les Noirs

Réfugiés

avec les Wayana et réouverture

Boni. de

de ces derniers.

démographique

et début

En 1819, sur,la

rivière

de l'atomisation

géographique

des Wayapi.

apprend

que les Wayapi

séjour,

il

rencontre

en guerre

avec les

gardent

le souvenir

sont

en guerre

!Epis~,

contre

les

THEBAULT' DE LA MONDERIE Emerillon

des Wayapi venus de la source, "Longues

Oreilles"

de ces conflits,

eu avec les Wayana lors

de leur

arrivée

qui

lui

; en fin

de

disent

être

ou Namikwan.

Les Wayapi actuels

mais dénient

totalement

sur 1'Oyapock.

en avoir


- 305

A l'époque

-

oii THEBAULT signale

Emerillon,

ces derniers

sont installés

rencontre

MILTHIADE en 1822 (HURAULT, 1963, p.

le conflit

sur la rivière

avec les

Inini

155),

où les

c'est-à-dire

à

200 km au nord des Wayapi de 1819. Pourtant,

des renseignements

recueillis

par COUDREAUchez les Wayana du haut Marwini

en 1889:éclairent

un peu

les

rapports

possibles

entre

"Les Emerillon

Wayapi et Emerillon

sont moins nombreux

a pas encore

bien

dans le haut

Camopi,

fréquemment

danser

p. Dans ce cas,

ils

au-dessus

qu'autrefois

la guerre

de l'alliance

Elle

n'a

contre

donc pu qu'être

les

de Tamouri

Bmerillon

(...)

n'y

villages et allaient

de la crique

limitée

Kouc”(1893,

entre

d'alternance

1830, ADAM DE BAUVE signale

présence

d'Emerillon

travaux

d'ahattis.

autant

,que par la pression'grandissante

venus

d'échange.

plusieurs

et aider

décennies,

leurs

Réfugiés

en soit,

les

Quoiqu'il

des Bmerillon

actuels,

contées

par Mompera et Chanel d‘inimitié

avec les Way?ipi et les Noirs

très

avec les Wayana semblent

toujours

avoir

heurt

violent

entre

se serait

déroulé,

emerillon

Boni que par une orales

accentuée

rapports

1830 et 1835. Un parti

‘.

à E. NAVET, R. DEMAhj

Boni au XIXe siècle,

Inâmu (Wayapi)

aux

traditions

leurs

et le chef

la

peut-être

nes Noirs

wayapi.

sur le caractère

hôtes

s'explique

victoire

Mompera (Emerillon)

se maintint

chez les Wayapi de 1'0yapock

de vassaux

Wayapi et Pmerillon

et ne faire

Wayapi et Emerillon

hypothétique

et moi-même,insistent

au va et

de visiteurs

pendant

se ravitailler

Ce comportement

été liée

de rapports

à des poignées

La situation

dans cet état

aurait

au sein

puisqu'en

Oyapock,entre

Il

avaient,paraît-il,des 2

chez les Oyampis

et de la rupture

que peu de victimes.

rapports

(...>.

156).

vient

probablement

longtemps,

:

de leurs

alors

que

été bons.

Le dernier

selon

au saut Wayuwaru,sur venu de 1'Inini

le chef le moyen

par le haut


-

Approuague serait

et la rivière

reparti

Sikini

être

limités,

il

le haut bassin

pas qu'un

concensus

ait

hostilités

latentes

depuis

acte

entre

permanent

Wayapi et Emerillon

durent

Tap&'?y.

En occupant

massivement

celui

du Kuyari,

les Wayapi

se

avec les Namikwan-Tap&'?y.

pu se dégager

d'extermination.

de Wayapi et

avec les

et sans doute

en conflit

un groupe

(DEMAN, 1977, p. 5).

en va différemment du Kouc,

attaqué

antagonismes

trouvèrent

guerre

aurait

par le même chemin Si les

-

306

entre

plusieurs

Il

ne semble

les deux ethnies,

décennies

dégénérèrent

car les en véritable

En 1819, nous savons par TIIEBAULT que le dernier

est

engagé.

Grâce à un court

présence

de Noirs

fugitifs

dont nous savons,

par la tradition

au conflit

final

Tapilïy,

nous pouvons

concerné

une grande

la participation affirmer

qu'en

1831, l'affaire

L'aide

de Noirs

les actuels

encore face

au moins

les

la

orale,

terminée.

semblent

avoir

ceux du haut.Kouc

armés de fusils

et de la source

fut

déterminante,

Après

la destruction

des seuls

portions

de-leur

partie

de 1'Inipuku.

ainsi

que l'affirment

ennemis

leur

Wayapi.

certaines

à des agressions

territoire,

non-amérindiennes

Ces évènements

sont

mêmes (Aparai

et Wayapi),

haut,permet

de ADAM DE BAUVE signalant

contre est

Les combats des VayXpi,

passage

essentiellement

une datation

cette signalés

mais l'allusion

les

Wayapi eurent

fois

venues

contestant à faire

du Sud.

par les Amérindiens

eux-

de ADAM DE BAUVE évoquée

plus

: en effet,

le

17 Janvier

"Nous nous mîmes en route

à huit

heures,

passâmes le Tacuandé

(rivière

Takw&i-)

à onze.

A trois

heures,

nous tombâmes sur une

habitation

où il

y avait

environ

cinquante

individus.

apprîmes

qu'à

peu

de distance

se trouvait

1831,

Là, nous

un établissement


-

de mulâtres

et de nègres

qu'avec

terreur.

vaient

les

ni être

fixés

Ils

petite

Les Indiens

de rapines,

nombre,

(ADAM DE BAUVE, 1834, p.

114).

important

parlaient

souvent

mêmes ils

mais d'après qu'ils

est

n'en

d'où

nous présumons

probablement

ils

provenaient,

les données

peuvent

de remarquer

enle-

que nous

être

douze à

que ce groupe

de fugitifs

pas venu de Guyane,

car ADAM DE BAUVE et FERRE, voyageurs

bien

informés,

auraient

immanquablement

colonie

avaient

signalé

semi-officiels de‘la

vivaient

sur leur

Il n'est

marrons.

femmes. Nous ne pûmes savoir

avons recueillies, quinze"

-

307

une évasion

su si des planteurs

d'esclaves

dans les

années

sont

hésitants

dans

précédentes. Les F?ayzpi actuels, l'identification "Noirs",

de leurs

/m&ikalo/;

des combats pu être

antagonistes.

sachent

bas du Kouc. Leurs

installations

une courte

d'alliance

période

entre

la source

sation

de ADAM D

que leurs

contre

les

recueilli

sporadiquement

permet

content

l'histoire

wayapi,

nommé Aikoro,

simplement

des

en 1978 en marge du récit

ancêtres qui

s 'ils les

n'auraient

faisaient

s'ensuivit

venir

pas du

- après

Tapi%y-Namikwan

- se fit

ce qui correspond

à la locali-

d'étayer

fait

en contact

une hypothèse

de deux enfants, qui furent

par D. SCHOEPF en 1976 chez. les Aparai,

l'un enlevés

Cabanos. Le récit, ----------------------(1) Parmi d'autres

détails,

les Aparai

été anthropophages,

faisant

ainsi

chez les

"Noirs"

la même pratique

ce sont

demandent

et la guerre

très

BAUVE.

demeurèrent

le XIXe siècle,

Pek&se

du Kouc et le Kulaniiti;

Un récit lesquels

interrogés

par la grand-mère

quoiqu'ils

à eux,

Pour eux,

Yawalu et Jacky,

faits

Boni,

quant

aparai,

plus

solide.

accusent

écho au récit

Brésiliens

"2 ait les

l'autre

et le Paru par des allusion

à un épisode

Cabanos d'avoir

des Wayâpi qui

combattirent.

depuis

Les Aparai

normné Anakari,

sur le Jari

sur un mode merveilleux,

qu'ils

avec les

signale


-

connu de l'histoire auxquels (cf.

amazonienne

s'adjoignirent

l'Amazonie porta

: la révolte

des esclaves

le cas des Mura,

mais aussi

des Cabanos,

noirs

et parfois

in RODp'IGUES et OLIVEIRA,

de 1825 à 1836. Le récit

pas seulement

-

308

préjudice

aux populations

aparai

tribales

de ces groupes

faire

de D. SCHOEPF précise

L'informateur

un village

wayapi

définitivement groupe vers

sur 1'Igarape

fin

à leur

Cacau,

occupation

venu sur le Kouc était le nord,

alors

que les

révolte

C'est

que Wayapi et Aparai que les

ne

brésilienne,

dans la forêt.

nement à un ou à plusieurs face.

que cette

tribalisés

ensanglanta

de colonisation

repliées

indiens

des Indiens

1977, p. S),

prouve

aux entreprises

métis

certai-

eurent

Cabanos détruisirent

affluent

de l'Ipitinga,

de la rive

occidentale

du Jari.

composé de fugitifs

repliés

sans doute

Cabanos subissaient

déjà

en soit,

les Wayapi,

d'abord

baisse

démographique

déjà

à

mettant

des revers

Le

face

aux

Brésiliens. @oiqu'il en raison

sans doute

de leur

cependant

fin

aux exactions

dernier,

vers

1832.

des "Noirs"

Pendant rent

vainement

rencontre

de fixer

et après

les b7ayapi au confluent du chef

ces évènements,

du Kouc et du Jari.

Plus

(signalé

celui

de Yawalumiti)

"sont

naires

et portent

des vêtements"

affirme que, sur le Jari -----------------------en fait

un groupe

visités

cf.

tentè-

ADAM DE BAUVE

à s'installer

en avant,il

chez visite

et par la tradition par les

Brésiliens

orale

les

Brésiliens p. 62.

fondèrent

sous

et les Mission-

(ADAM DE BAUVE, 1835, p. 90).

en 1839, les

de Wayapi.

jusqu'au

par BAGOT sous le nom de Damoucoume,

de Yaouaroupicic,

qui

mirent

Brésiliens

Ainsi

cherchant

par COUDREAUsous celui

(Ij

les

de Brésiliens

Oarapixi

entamée.

exterminant

les Wayapi au bord du Jari.

en 1832 un groupe

Tamocomes(*)

en les

démoralisés,

SOUZA, en 1873

avec les

Waygpi


- 309

"a povoçâ'o, Enfin,

GILLIN

hoje

(1948,

NIMIJENDAJU (1927)

em ruinas,

p. 8159,

signale

-

chamada Tujuju-maiti".

citant

VASCONCELLOS (RONDON, 1912) et

un groupe

wayapi

(19 , ayant

nommé Paikipiranga

-

émigré entre 1859 et 1860 de 1'Araguari sur le rio Anauira pucu situé _. ces Wayapi éplus au sud, puis à Macapa. Coupés du reste de l'ethnie, taient

complètement

métissés

avec des collecteurs

de caoutchouc

vers

devaient

ressembler

1914 (FARABEE, 1917). Les rapports à du travail

obligatoire,

sur le Kuluapi,

avec les

car à propos

Brésiliens de 'Yawalumiti

fort

installé

en 1839

BAGOT conrmente :

"Ilme

dit

dans ses récits

qu'il

était

de 1'Amaxone(2) mais que tracassé enfoncé

dans les montagnes

autrefois

par les

pour y vivre

sur la rive

Portugais, tranquille"

il

s'était (u@JT,

1841). Après

1840, hormis

cas exceptionnel A cette

date,

des contacts cité

individuels-toujours

précédemment,

les Wayapi ont déjà

la rupture

possibles, devint

noué des contacts

et le

donc définitive. dans d'autres

* direc:

I

tions expliqué

depuis

longtemps

au niveau

: vers

les Français,

des adaptations

ainsi

que noüs l'avons

socio-économiques,

mais aussi,

déj-à

.

vers

les Wayana. Il CC‘

parlent

aussi

bien

est difficile

de dater

COUDREAU(1893,

du nom /pa7i/

"oncle",

solennelle

dont

p. 563) que lés Wayapi d'aujourd'hui.

Une lettre de M. BOUDAUD, commissaire -----------------------(1) Le début

la paix

du quartier'd'oyapock, indique.qu'il

nous montre

s'agissait

peut-être

du chef de ce groupe. (2) Ce mot, de la lettre.

comme nous l'avons

déjà vu,

ne doit

pas être

pris

au pied

.


-

qu'en

-

310

1837, un Uayana nommé Gros Jean Baptiste

et ajoute

"est

fixé

près de nous"

: "Il

a reçu

caboteur, allait On peut

en confiance

de 1%. Alexandre

et d'un marchand porter

nommé Faval,

qu'à

cette

date,

par le Tampoc et le Tamouri,pouvaient wayapi.

Le seul

tutelle

autoritaire

que vers

1850, comme l'affirme

combattu

obstacle

qu'ils

de leurs

d'alliance

soixante

Grandyo,

des marchandises

les Wayana venant

du haut

traverser

le nord du pays

en paix

rencontraient alliés

Boni.

sur la route

était

la

donc plutôt

vers

1830

C'est

sur le Jari

ans plus

à Kulekatpê,

là même où ils

entre

les

deux populations

furent

par la tentative

d'occupation

de 1'0yapock

Ce lamentable

épisode

en 1832 alors

que le voyageur

débuta

d'atteindre

1'Itany.

nar la philosophie

rousseauiste,

persécutés

par les Cjuka,

2 se rapprocher

les

Boni furent

par les

Tombé à la merci

influencé

d'essais,

avaient

tôt.

peu freinées

voyages

Itany

COUDREAU,que Wayapi et Wayana établirent

Les relations

LEPRIEUR tentait

qu'il

dans son pays".

donc admettre

des rapports

?lure,

Boni.

naturaliste

des Boni et fortement

LEPRIELJR encouragea de la France.

mal accueillis

quelque

les

Boni,

Au cours

de quelques

petits

planteurs

soit

contagieux

par les

de basse Guyane qui craignaient

qu'un

exemple

de vie

libre

pour leurs

esclaves.

Par suite

de malentendus

divers,

l'officier

du poste

de Cafesoca

prit

et fit

de Boni qui

se présentaient

devant

le fortin,

firent

diverses

avec les

Français

peur

le 30 Avril incursions -telle

en 1839- avec l'exploitation ou wayapi.

C'est

tirer

sur un groupe

1837. Dans les

dans l'oyapock, cette

années qui

alternant

suivirent,

les

tentatives

de paix

les

rencontre

avec le naturaliste

ou l'agression

à l'égard

ce comportement

que Miso nous évoque

Charles

des villages

Boni

COUY piriu

p. 216. En 1341,


-

las de leurs poursuivit

exactions un canot

Camopi.

Le rapport

d'oyapock

explique

-

311

et sans doute boni

qu'il

aussi

rattrapa

du colporteur

du

MARTIN envoyé au commandant du fort

de nègres

Bonis,

au nombre de quatre

l'embarcation

se trouvait

et un autre

lutte,

avec son frère

le capitaine

de sabre

Ananica

même qu'on

cassés d'un

et deux femmes ont été tués, rivière

et l'on

n'a

de cette

fraction

7 Juillet

1841. Les Boni demeurèrent plus

souffrir

exactions

de leurs

Indien.

Ananica

Après

une longue

mortellement

d'un

coup

le croit

mort.

Son frère

coup de sabre.

Trois

nègres

un seul

Boni

s'est

qui

Bonis

sauvé dans la

pas pu l'atteindre".

Une autre

et ne reparurent

hommes et

du capitaine

a été blessé

sur la poitrine,

a eu les deux bras

bande fut

exterminée alors

à l'oyapock.

Seuls

sur 1'Inini

dans le saut Maripa

confinés les

le

dans le haut Maroni

Emerillon

eurent

encore

et déplacèrent

leurs

villages

à

et le Camopi.

3) LA FIN DE LA COHESION DE L'ETHNIE De toute a été possible

de suivre

des groupes

locaux.

pied

importante

à pied

les concernant,

; mises

événementielles,

que nous venons

l'histoire

Les informateurs que les généalogies

ET LA DECADENCEDEMOGRAPHIQUE

la période

de reconstituer

été possible

des raisons

Waninika

à Kumalawa près du confluent

de deux femmes ont attaqué

sur 1'Inipi

des siens,

:

"Une embarcation

plus

du laxisme

à part

à grands

l'évolution

contemporains alors

traits,

des clans

n'ont

ils

il

mais

il

n'a

pas

ou même celle

retenu

que la population

les généalogies, un certain

d'évoquer,

avec précision était

positionnent,

nombre de communautés

beaucoup pour

et de


- 312

chefs,

mais ne suivent

vu,

rattachent,

clans

ils

localisés

à travers

pas leur

quoique

parfois

du pays wayapi

étant

séparés

marche ou de canotage. sont

très

clairs

En revanche,

avec hésitation, D'un

que nous sommes à une période les villages

évolution.

territorialement.

la totalité

-

autre

entre

et surtout

Gouroupa

la route

la plus

des montagnes sont unis

comme leurs

dans lesquelles

à ceux du Jari n'a

des pluies,

lorsque

vont

voir

pas encore

leurs

et des habitudes guides

pour

tous

se rendre

rivières

prennent

est

de Moucourou

fort

de parenté

à la

affluents

ces rivières

de culture

leur

source;

que l'éloigne-

sont

Par suite

très

facile

de 1'0yapoek

sur le

Jari"

démographique

de 1817 (date

de

peu de temps

(22, au commencement.de

travaux

il

sont joints

depuis

amis d'outre-monts.

de voyage,

qui

consanguins

relâchés les

Oyampis des

et des divers

par des liens

de

de la Guyane centrale,

sur les

(1Y, ceux des sources \.'

ment actuel

ils

partie

établie

de la ville

par les

avec ceux des leurs

des Tamocomes qui est

sortis,

ou deux de

LEPRIEUR (1832)

en face

fréquentée

Nord et Sud de cette

qui ont des relations

1'0yapock

de déduire

: dans l'Amazone,

et Garapanatoube

aisée

faible,

par une journée

se jette

tribu

la circulation

relativement

les uns des autres

ADAM DE BAIJVE (1832)

deux versants

ancêtresàdes

1820 et 1850 permet

"Le Jari , qui est

les

côté,

de cloisonnement

sur ce point

et nous l'avons

la saison

terminés,

de ces relations

de trouver (LEPRIEUR,

des 1832,

p. 212). L'évolution avec les Français)

à 1850 ayant

été bien

étudiée

du contact

par BlJRAlJLT (1972,

p. 359-

360), elle nous èst connue avec une précision relative. Je me contenterai ---------____------------(1) Respectivement Mukulu et Ralapanati, affluents du haut et bas Inipuku. (2) souligné

par nous.


- 313

.d'en

rappeler

phique

les

étapes

probablement

Il

essentielles.

le plus

fulgurant

et le XXe siècle,i(pour

une société

(1824) , l'ingéniaur

BODIN rencontra,

principaux A partir

chefs

wayapi

personnes. les

venus

d'interrogatoires il

du bas Oyapock,

estime

Ce voyageur

Même si l'on

à Trois

.faits

de 1'Inipuku

que 700 Waygpi

avec HURAULT, une légère au moips

officiëlle.

et les les Français.

par l'intermédiaire

de Piriu

soit

quinze

6 000

on peut

ajouter

ans plus

tard.

et la source à cette

exagération

pour le recen-

que l'ethnie

.

du Kouc;~

survivaient

4 000 personnes

-

le XVIIe

Waninika

430 en 1840, auxquels

le bassin

démogra-

de sa mission

Sauts,

qui fusionneront

penser

sement de BODIN, c'est

Lors

les WayZpi à 1 500 flécheurs,

pas visité

admet,

smérindienne.

en recense

on peut raisonnablement

de l'écroulement

en grand nombre pour rencontrer

de l'Approuague, n'ayant

s'agit

connu .i en Guyaneientre

méthodiques

BAGOT (1849)

28 higrés

-

date.

perdit.en

20 ans. Pour ce qui celle

des autres

ethnies

chapitre

'(1972,

p. 372-378)

maladies

importées,*ajoutées

causes

essentièlles,

à nos jours, de bière

telles

de manioc

est des causes

de Guyane, où il

de cette

extinction,

HDRADLT y a consacré

montre

bien,

comne

un excellent

non seulement

que les

..

aux endémies

traditionnel-lesten

sont leh

que celles

avancées

siècle.

mais aussi que dénutrition,

hygiène

ou empoisonnement

sont,

du XVIIIe

insuffisante, soit

absurdes,

consommation soit

peu

influentes. Dans le cas des Wayâpi, concentrations

momentankes

observées

et en 1824 par BODIN, ont favorisé maladies

infectieuses

cutanées

il

est.indéniable

que les

en 1819 par THJ?JADLT DE LA MONDERIE, des épidémies

particulièrement

de bronchite violentes.

et de La région.

.


-

visitée

par THEBAULT entre

le haut

appelée

/Tekol&a7G/,

terre

lentes

imputables

ritaires,

"la aux luttes

du moins après

-

314

%pfsi

et le Kouc est d'ailleurs

des maladies".

Face à cela,

toujours

les morts

intervillageoises

et intertribales

1800, et n'affectèrent

que quelques

vio-

sont minodizaines

d'individus.

nautés.

Un autre

aspect

du problème

Les Wayapi actuels

savent

peu de choses

que leurs c'est

ancêtres

qu'il

étaient

y eut entre

nombreux.

due non seulement

à une tactique

de dispersion

sciemment

sur cette

Sauts

en 1824, il

wayapi

semble avoir

n'en

à la baisse

et d'isolement

pas moins très

de guerre

Waninika

plusieurs

années d'épidémies,

(Awalasr)

visite

face

aux épidémies,

encore

artificiel

de Trois

que l'importance

progressivement.

il

son émigration"

dit (1833,

familles

nucléaires,

n'avait

avec lui

parate

tend pourtant

importante,

les

en grandes

unités.

qu'un

des communautés

THEBAULT, en 1819, estime

à 1 200 personnes.

et "autres

plus

En 1830, après

des "établissements"

considérables" A côté

(1833,

de ces villages

des communautés moyennes de 50 à 100 personnes,

aux villages

dont

des unités aussi

ADAM DE BAUVE signale

200 personnes,

similaires

sinon

démographique,mais

no 126, p. 217 et 219 ; 1833, no 127, p. 266).

très

considérable

le rassemblement

fléchi

du chef

de 100 personnes,

excepte

reste

le village

il

question,

par les Waygpi contemporains. Si l'on

importants,

des commu-

semble à peu près certain,

1820 et 1840 une réduction

de peuplement,

utilisée

Ce qui

est la taille

actuels,

telle

: "Une vingtaine

celle

de familles

l'avaient

suivi

formées

de quelques

très

réduite

puisqu"'i1

et ses deux femmes".

Cette

p. 214),

et même d'autres,

comme celle

de Waninika,

Indien

de bJawaracigne

à montrer

Wayspimaintenaient

qu'en

dépit vers

d'une

situation

dans

dis-

réduction

démographique

1830 une structure

du peuplement


-

Le lien en gros villages

existant

à dégager,mais

me semble

survenus

la fin

Si les déplacements contraires

aujourd'hui

au maintien

par les

que les WayZpi cherchèrent

sans doute

d'abord

sur de nouveaux

mais déjà,

en raison

peut

déjà même intermêlés.

/I&?ii voir

/W!clapaim+aw&gs/

La période

1800-1850

et la volonté waygpi

(les

du système

tentative

de présenter

carte

des clans

des grands groupes bien

que s'appuiera

la vie

Wayapi situent

et le clan faut-il

ne

va faire

va créer

Ce n'est

sur la structure

des communautés,

mais plutôt

évolutive

démographique.

géographique plus

intertribaux

comme des clans

la dynamique

de 1840, la dispersion

intermittentes.

actuels

étrangers

même de l'écroulement

aux relations

de clans

brassages

clanique

et le cloisonnement

Or, s'ins-

des débris

Y&nagalalG,

indique

ses effets

inconvénients

constitués,

les

T?ayana par exemple) à l'époque

ies

1850,

de la base territoriale.

celle

certains

vers

bien

Waip3kDle

de la rivière

et

des clans,

3 p. 71).

lorsque

Ainsi,

bien

siècle

survivantes

démographique,

de maintien

A partir

villageoise.

(cf.

sur la rivière

est aussi

du XVIIIe

2 en palier

non plus

terres,

rnGZw"ange/ dans la région là qu'une

sols

de la baisse

intuitivement

de la base territoriale des familles

sur ces nouvelles

le clan

entre

structure locauxlà

aux groupes

origines

tallaient

être

des clans

de cette

difficile

réelle.

en s'enracinant

le maintien

lente

de 1850,est

on voit

entre

et l'évolution

partir

1820 étaient

-

315

sentir

des semi-isolats clanique

sur l'endogamie


- 316

-

V L’ISOLEMENT -

;

Avec le chiffre

de 700 personnes

les données de BACOT, apparaît

d'après

de laquelle aussi

ET LA SURVIE

:

Naissance des Wayapi contemporaine (1840-1940)

l'histoire

peu après

contemporaine

déjà

la région

et des sources

de Mltake

conséquences

grande

(...).

à partir

de l'ethnie

C'est survient.

bien

nous marchâmes dans des abattis Il

paraît

du reste

et que les

retirés

‘(1834,

loin"

montrent

Les Wayapi actuels

les

:

de ces émigrations fort

coupure

de l'Amapari,

sanitaire

la journée,

abandonnés

démographique

1840

amorcé en 1830 car ADAM DE BAUVE et FERRE, visitant

de la situation

"Toute

pour

des Wayapi va se construire.

1840 que la première

Le mouvement était

l'unité

avancé

qu'une

Indiens

nouvellement

épidémie

qui ont survécu

est

se sont

p. 266-67). situent

un peu plus

la cause

tardivement


-

ia scision tard

entre

Wayapi du nord et Wayapi du sud, qui deviendront

les Wayapi-puku.

grand-mère d'Awala

D'après

c'est

Aitu,

(donc vers

épidémies,

-

317

une tradition

à l'époque

1840-50)ique

décidèrent

recueillie

de la jeunesse

de Sulu,

les Wayâpi du haut

de se replier

sur leurs

auprès

de la

grand-père

Oyapock,

las _. territoires

anciens

plus

des du

sud :

Le groupe

Aitu

: "Lorsqu'ils

l'arbre

(qui

resta

sur la rive

franchirent

leur

servait

au saut Wllasapa (1) ,

l'oyapock

de passerelle)

cassa et une partie

gauche".

demeuré sur la rive

gauche vit

dans cet

incident

un mauvais

présage

et alla

s'établir

dans le haut Kouc dans le voisinage,d'émigrés

récents

du Jari.

Le groupe

qui avait

sur l'Amapari,

où il

franchi

1'Oyapock

alla

vers

fonda une communauté sous la direction

le sud,

du chef

Wisiwisi. La réalité version

de la grand-ère

est

Aitu

a le mérite

des Wayapi' et des Waygpi-puku. des deux groupes

fut

très

sans doute - plus

entre

Wayapi et survivants

1840-50,

l'unité‘originelle

plus

que la scission

loin

.

relative.

une période

mais la

de souligner

Nous verrons

Nous avons montté dès 1790, s'instaure

complexe,

précédemment

de convivence

(cf. puis

.

p.~ 29iy

que,

de brassage

des petites

ethniedde

._ hamte ti~a&.V~o

clarifiée.,

bien

la situation

n'est

pas encore

fasse déja nettement ---------------,------------

partie

de l'histoire

interne,des

,

etlubique

què ce brassage Wayapi.

Né~oins,

' . (1) Le toponyme

/wilasapa/,

de cet évènement

historique.

"passerelle'>est-d'ailleurs '.

porteur‘du

souvenir


- 318

avant

d'aborder

intertribal

celle-ci,

survenus

-

j'examinerai

après

deux autres

cas de métissage

1840.

1) LES RELATIONS INTERTRIBALES

Le premier du bas Oyapock nécessite

et de l'bpprouague,

une présentation

confluent

p.

descendants

Notaye,était

de plusieurs

ethnies

de Saint

Paul

graient

en outre,

depuis

la fin

libérés

parlant

il

essentiellement

le fond culturel tupi,

la Lingua

à 65 personnes, recueillies

alors

jadis

du XVIIIe

des premiers

et

sauts

vu précé-

aux abords

Foy de Camopi.

siècle,

des

Ils

inté-

des éléments

divers

Indiens

Quoiqu'ils

au

à l'époque

installées

mulâtres),

Geral.

de la côte,

fussent

très

:

métis

déculturés,

des écrits

de THEBADLT DE LA MONDERIE, que

subsistait

chez eux et en particulier

amérindien

le chef Alexis

diversifiée,

comme nous l'avons

et de Sainte

ou, déjà,

brésiliens ressort,

très

des Indiens

(1) qui représentaient

Piriu

jésuites

(esclaves

habité

181) par les

missions

Noirs

est d'origine

1819, le moyen Oyapock,

de la rivière

demment (cf.

celui

détaillée.

Vers

les

de ces deux groupes,

étant

même unilingue.

que,

selon

la langue

En 1840, BAGOT estime

la compilation

par THEBADLT en 1819 et 1822, ils

ce groupe

des données démographiques devaient

encore

atteindre

la centaine. En 1830, ADAM DE BADVE et FERRE signalent groupe

indien

les Wayapi. étaient

installé

au Saut Keimou

Dans son rapport

sortis

vingt

de 1849, BAGOT explique

ans plus

immi.ation entre 1825 et -------------_--------------

(KEimukwal&),

tôt

de l'Approuague,

1830. L'origine

un nouveau

entre

les

Piriu

clairement

qu'ils

ce qui place

cette

de ces Indiens

estimés

(1) Quelques auteurs, comme BAGOT, conscients de l'assimilation de ce groupe,les désignent de l'appellation vague d'"Indiens

et

à 28

profonde Créoles".


- 319 -

personnes

tout aussi diversifiée

en 1840,,est

données démographiques apprennent petits

amérindiens,

et des Nouragues étant

Vers

1840-50,

l'oyapock,

les

sonnes,

(Indiens

et leur

tant

que relais

culturel

apparaît

également

ensuite

d'Inde)

du point

émigrés

de 1'Approuague

encore

les

leur

mixage

(cf.

Les trois

groupes

commune était

la Lingua

citées

plus

haut vers

ne dépassaient

plus

cinquante

Créole5

nous indique

nommé François,émigra les

Tapouyes.

Si,

fois,

plutôt

sur la côte tôt,

de Yawalumiti

Bientôt

où il

per-

un rôle qu'en

non

tant de relais

en effet,

de proche

Geral.

travailleurs

Ce même rôle

du haut

en proche

de 1'Approuague

: ;

en 1856, MARIN et MAZIN signalent

en 1878, lors

301) que, vers

Un peu plus

Waygpi du village des Piriu.

p.

~~300)

avec émigrés

avec Wayapi.

mais cette (1893,

eurent

p. 181).

avec les Wayapi est déjà

Piriu,

résiduels (cf.

total

Au même moment s'amorçait avec les

suivirent.

s'établirent

de l'Approuague,

et les

qui

des métissages.

; Piriu

étaient

p. 308).

de vue historique

avec Piriu

émigrés

les deux

(cf.

amérindiens

des rapports

et alliés

indigène,

quIIndiens,

dans les décennies

au niveau

Palikur

des Tapouyes

plus

avec les

de l'Occident

en bas de l'oyapock,

était

trois

brésiliens

des familles

Ces groupes négligeable

nous

métis

langue

de 1'Approuague

qui fusionnèrent

"coolies"

groupe

des Cabanos

l'émigration

Indiens

et DEVILLY (1850)

en amont : des Maraones,

et les Tapouyes,

constante

après

Les

de 1'Amapa et de l’Amazone. Les Maraones

vers 1830, après la révolte en relation

des Piriu.

du XIX siècle,,survivaient

Seul ce dernier

des réfugiés siècle

début

d'aval

(Norak).

venus au XVIIIe

étaient

par NOYER (1824)

que sur l'Approuague,au

noyaux

autres

fournies

que celle

du passage

de CREVAUX,

. un processus

au détriment

similaire

des Wayapi.

1870, un neveu du grand devint

matelot

BAGOT (1849,

p. 6) cite

qui furent

attirés

CODDREAU

chef

et navigua

Waninika avec

le cas de deux

par Gnongnon,

chef


- 320

De nos jours, sages

Tatu

-

et Mis3 commentent

ainsi

ces métis-

: Misa:

- "Au fait,

comment s'appelait

mon fils)

Milat*la

Tatu

Oui.

:'-

bien

sûr,

: - Il

n'a

pas de descendants

Misa:

- Il

n'en

: - Ils

Pierre

neveu

(de Waninika),

?

Misa : - Oui, Pierre

(le)

a pas, sont

M?Jatsala

! Voilà

ce que l'on

aujourd'hui

?

ami.

tous morts, ?

Miss:

- Ils

sont

tous morts.

Tatu

: - Il

y eut

(quand même) le chef Gnonghon.

Mis>:

- Oui !

Tatu

: - (aujourd'hui),

Mis

: - Oui,

Pierre Misa:

Elie,

s'appelle

bien

y a Elie (1) .

il Et quel

est

sûr,

l'autre,

il

y a aussi

mon fils

: - C'est

Miso:

- Hein ? non ! Wananika,

déjà

?

Boss~u,

mais comment

: Wananika

,(3) .

ça : Waninika.

qui montèrent

(jadis

y en a un qui

De qui

Monsieur

? (ça me revient)

Tatu

Il

le nom de l'autre,

BOSS~U(2) ,

: - Monsieur - Oui,

dit.

était-il

Saliyana&Toto

Wananika. le fleuve)

s'appelait

Il

y en a encore

avec Monsieur

Toto.

Hurault.

On disait

ainsi, ? De

le descendant

déjà,

celui-là

et les

étaient

les petits-fils

autres

d'autres

ami.

(1) et (2) : Elie BOSS~U et Henri BOSS~U vivent à Saint Georges de 1'Oyapock. Créolisés, ils sont pourtant, parmi les descendants des derniers Piriu, ceux qui sont le moins métissés. Tous deux sont canotiers sur le fleuve. (3) Georges Wananika, métis physiquement très négroïdehappartient au même groupe, Bien qu'il ait passé sa vie à Saint Georges et à Cayenne, il connaît encore des chants en langues tupi. Son nom est évidemment une corruption de Waninika, l'illustre chef wayapi, ce que suggère d'ailleurs la réplique de Tatu.


-321

-

de KaliyanalE(l). Tatu

: - Tous sont des nôtres.

Mis1:

- Tous sont des nôtres.

Pierre

: - Ils

Mia:

- Oui,

sont semblables ils

sont

aux Wayapi.

aux Wayapi,

semblable8

c'est

même une

certitude. Tatu

: - Ge ne sont pas des Galihi.

Miss:

- Non.

Tatu

: - Ni des Palikur.

Mia : :Ni

des

Palikur.

pu être

Mis3:

- hi,,

ce sont des gens de Maripa.

mais ils

: - Ils

ne parlent

que.le

Mis

: - Ils

ne parlent

que le Crcole,

pas notre

Créole..

Il

semble donc évident

que les Way"api aient

wayapi

pour cette que trois

que ces ancêtres

eux-mêmes'eü

voie

époque,

nous n'av'ons

retrouvé

ne s'unirent

ami.

reconnus

de cr&ogi-

conmt Piriu,

pas directement

à'dts

mais aux.émigrés de 1'Approuague avant leur fusion. -------------------------------(1) Kaliyanalg, ou Kaliyan?i, chamant piriu qui vécut vers a été évoqué.à propos du chamane wayapi. Asapa. (Cf. p;,;&.

‘en

perdu

Piriu,

ascendant8

pu êtrt . langue,,

,parce qu'ils‘.'habitent

-

avec les

,'

..

du fleuve."

En sens inverse,

dire

aUraient

aval

par métissage

(9).

des nôtres

Ils

ne comprennent

Tatu

généalogies

doit-on

auraient

: - Mais ce sont des gens de Maripa@).

des éléments

les

Ils

Pierre

des nôtres,

sation.

.

daits

encore Waygpi,B

1880. Soti nom

pu mener la vie tribali," (2) Mis3 veut dire : "Ils auraient (3) Ainsi sont nommés par 1e.s Créoles de saint Georges les derniers métis Piriu, du nom de leur dernière localisatiod;#W le saut Maripa.

..

::


- 322 -

L'autre wayapi

après

plupart

des auteurs

les

grand

1840 est celui

apport

amérindien

qui marqua l'ethnie

des Aparai

et surtout

des Wayana. Si la

de la seconde moitié

du XIXe siècle

insistent

rapports

privilégiés

des Wayapi avec ces deux peuples

peu d'entre

eux parlent

dé.mariages

un mariage

mixte

Wayana/WayPpi

intertribaux.

sur le Jari

sur

de langue

karib,

Seul COUDRRAUsignale

(1893,

p. 551) et DE COEJE

le cas du Capitaine

Wapurumuit,

vivant

en 1937 au confluent

Loué et de l'Itany,

dont

qu "'il

descend

du côté maternel

des

Or, nos informateurs

wayapi

insistent

beaucoup

sur

furent

conclus.

L'appréciation

Oyampis"

(1942,

le fait

p.

mariages

ces unions

intertribales

valorisation

selon

métissage

donnent

une importance

évidente

est rendue

grandiose,

de ses propos - à dire

:

"C'est

ainsi

qu'à

dernier

et. le début

va même 'jusqu'à

Même si des liens citée8 liens

étayer

alors

par la disparité

qu'au

contraire,

Mi83 n'hésitant

habituel8

partir

de celui-ci),

son propos

ressortir

de

époque

(la

nos pères

lointaine

d'une

clairement

culturelle

fin

lui

la

du siècle

devinrent

généalogie

ont existé,

guère

ceux-ci

et de la réalité

de cette

de

pas - en contradiction

que les Wayana se métissèrent

de parenté

Ci-deSSOUS font :

délicate

Les Wayana ne se vantent

avec les Wayapi,

des Wayana, parce Il

mixtes

les deux ethnies.

de leur

plus

dit

12).

que plusieurs

avec la plupart

il

de la rivière

vraiment

avec eux." fictive.

les

l'artificialité

deux généalogies de ces


- 323 -

n Moloko

oKulienpë

Misû

Tuluwahahe

A PawE

1 - généalogie

fictive

Uweli

: personne

donnée comme wayana.

Paw&

: personne

donnée comme wayZpi.

Taliliman

A

A

aplili

ri’ Aika Yamilie

l-

l-

A

AI<L

;

Matali

Yamaull

Walusi -

-7 0

A

Miso

2 - généalogie Taliliman

: seule

A

l-

a

SZJui

..

Aitu

A

Pawc

Alamasisi

réelle personne

wayana du diagramme.

(c'était un colporteur wayana venu s'installer chez le chef waygpi Pierre Louis, lequel lui donna sa soeur Walusi comme épouse). .

Fig.

16

et "réalité

Les métissages généalogique"

Wayana/Wayapi

: tradition

orale


- 325

Pourquoi

-

une généalogie

fictive

nous ont habitués

à plus

de rigueur

dans leurs

que la généalogie

réelle,

recoupée

maintes

de référence voir

au niveau

dans cette

niveaux

interne

manipulation

qu'il

vement.

aujourd'hui.

valeur

ne faut

donc

de créer,

aux

avec les

colporteur8

commercer vers

les années

1920-30 chez les Wayapi.

est donc un peu plus

de nuancer

Par arlleurs,

ces unions,

pour des raisons

sont

tout

importantes

Sensiblement

Voici mouvements matrimoniaux

non éclaircies,

de haute

les unions aient

avec été

au moins ait

réputation. chronologique,

Wayana, Aparai

- Mouvement8 matrimoniaux Wayana, Aparai, Q00000

et qualitati-

d'elle8

dans un tableau

connus entre

et nous allons

quoiqu'elle8

et que l'une

de chefs

résumés,

modeste,

quantikativement

moins valorisées,

numériquement

aux Wayapi une lignée

date

Il

ayant

privilegiés

les Aparai

fourni

de l'alliance

est la seule

des liens

convient

aussi

fois,

? Précisons

que le moyen pour certains

La réalité voir

souvenirs

supérieurs,

généalogique8

wayana qui vinrent

chez ces Wayapi qui

les

et- Wayapi.

entre

Wayapi.

-

ethnie

commentaire

H.

F-.

Wayana

WayZpi

vers 1860-70

Taliliman fille

cendance vers 1875

Wayana

WaySpi

se marie

est chez les Wayâpi.

M3&lim% entretient adultérin8 wayana.

avec,Walusi,

du chef way?ipi Kwanu. La des-

des rapport8

avec des colporteur8 La descendance

les WayZpi.

est chez


- 326

vers 1875

Il.

F.

Aparai

Aparai

-

Pins, et S?I

se fixent

les WayZpi.

La descendance

chez est

chez les Wayapi. 1890

Wayana

WayZpi

La fille

du chef Kuluwa

se marie

avec le chef wayana Marier:. Aucune donnée sur la descendance qui naquit 1895

Wayana

Wayana

en pays Wayana.

T&kwat? et MDyuata chez les Wayapi.

s'installent

La descendance

est chez les Way?ipi. 1900

Wayana

WayZpi

Tolonpo

prend

femme chez les

Wayapi.

La descendance

est chez

les Wayana. 1930

WayZpi

Wayana

Pilakaka

épouse Miyulu,

wayana du Jari.

femme

La descendance

est chez les Wayana. 1950

Aparai

Waygpi

SalapD,

Aparai

du Jari

se marie

avec Atu et s'installe

chez les

WayZpi.

est chez

La descendance

les WayZpi. 1950

WayZpi

Aparai

Osa se marie

avec Ptkîi,

veuve,

mère de SalapD.

Ils

chez les Aparai

du Jari.

cendance

vont

est chez les

vivre La des-

Wayana de

1'Itany. 1959

Waya"pi

Wayana

Pituku Pasolina

émigre

sur 1'Itany

et pren

pour femme. La descendar

est chez les Wayana.

1964 1965-l

WayZïpi

Wayana

WayZpi

Wayana

Man%z

et MDysini,

jeunes

hommes

émigrés

en pays wayanaiont

fondé

des familles après

avec des femmes wa;

1970 seulement.


- 327

mises

à jour,

décennies, après

S'il

est possible

ce tableau

montre

l'apport

numérique

-

que d'autres

une évolution s'inversant

unions très

nette

nettement

n'aient

pas été

au cours

au profit

des

des Wayana

1900.

2) HISTOIRE DES GROUPESLOCAUX ET CHEFFERIES

Après l'évolution

des groupes

sont de plus

en plus

actuelle.

1840, il

est possible

locaux,

étant

sûres

Pour apprécier

cette

évolution,

mais surtout

localisations

A partir

montrant

l'évolution

ce tableau

sert

tions

que nous allons

système

politique,

j e renvoie

de quelques

noms de chefs

et des communautés.

au chapitre.11

et des

un tybleau

La lecture

des évènements

Pour unè meilleure

le lecteur

de la période

nous avons dressé

à la compréhension

commenter.

peu à peu

que nos connaissances

nous disposons

de nombreux

d'elles,

de la chefferie

de support

entendu

à mesure que nous approchons

données démographiques, précises.

bien

de suivre

de

et des situa-

appréhension p. 96.

du


Tableau EVOLUTION

-

moupes

principaurr.

C&i

-

3 COMMUNAUTES

groupes

DE

secondaires.

1840

à 1940

----

évolution

hypothétique.


La période particulièrement Pôkü peut

sombre et le mot "démoralisé"

en effet

en deux grands pression,

qui va de 1840 à 1870 semble avoir

caractériser

groupes

s'est

les

rapports

et qu'une

forte

à lire

pas la seule

l'état opérée

d'esprit à cette

été obligé

de freiner

on ne peut

du bassin

de 1'Oyapock

plupart

époque,

l'im-

géographique

isole

de plus

en plus

également

(cf.

ch. 'III

intense

de la pression

économique

et créoles,

le Gouverneur

de Guyane ayant

même

leur

après

trafic

que mettre

1842. En comparant

Le seul

chef

Yawalumiti,

installé

contrastait

avec la faiblesse

respectivement

en corrélation

et la mauvaise

cette

situation

fréquentation

sanitaire.

signalé

chefs

Dans cette

Auguste

(3kitF

dans la tradition

sition

constante

avec les

traiteurs

orale),

européens.

et de l'Araguari,

-----------------------------------------

qui

intense

De plus,.

est

que son autorité

de 1'0yapock

(1849, reprises

semble avoir

est

été en oppo-

Dans les régions

la situation

la

étendues.

par les voyageurs

dont BAGOT dit

des petits

chiffres

en 1840 et

rég-ion, le seul chef signalé -à, plusieurs

p. 5).

les

à une ou deux familles

important

sur le Kuluapi,

de 1'Inipuku

Si une scission

on a nettement

Souvenons-nous

des communautés sont limitées

des bassins

des Wayapi.

atomisation

,de BAGOT et. de MARIN et MAZIN, collectés 1856(l),

la grand-mère

n'est

p. 176) que nous sommes au moment le plus français

par

de BAGOT et de MARIN et MAZIN qu'elle

les communautés les unes des autres.

des traiteurs

employé

été

devait

plus

isolées

être

sans

(1) BAGOT indique 223 Waygpi sur l'oyapock, 207 sur les zones qu'il visita dans l'intérieur (Kuluapi, Mltaks et source de l'oyapock) et 93 Indiens "Créoles" et émigrés de l'Approuague, soit un total de 523 personnes. VA@IN.et $ïAZIN indique& en 1856 un total de 238 personnes pour' tous les Indiens de l'Oyapock,'des premiers sauts à la source de 1'Oyapock. Même en tenant compte du fait qu'ils ne visitèrent dans l'intérieur que la source de l'oyapock, c'est une diminution de.200 personnes en seize ans,) dans le bassin de l'Oyapock,qui doit être notée.


- 330

doute moins négative de la société

et c'est

dans ces régions

ancienne

étaient

Ainsi,

vers

1865-70,

dans son ensemble ne peut être

tives

pour créer

va redonner

vie

trois

contrôlant

dans la région

même si la situation qualifiée

des communautés fortes

sans malheureusement

permettre

de bonne,

vont

ins'tàurer

un redressement

aux relations

Trois

trois

régions,

résument

de 1'Amapari

; Aslngau

dans la région

connu sous son nom français

de Pierre

lité

du haut Oyapock.

authentiques,

Trois

différente

le dernier

chefs

: Asingau,

Brésiliens,&,rassemble

un Wayapi"

quement la tentation

de puiser

asseoir

de l'intérieur.

Waseyli

mourra au combat.

installé être

nement pas antérieure

qui,

impossible,

période

: Was&yli

du Kouc, et T%myu'a

mais aussi

; WasaylG,

de navigabitrois

autorités

face aux

chef traditionnel,

de vengeance

de lui

Miso,

; Pierre

Louis,

et qui illustre

à l'extérieur

un pouvoir

et Pierre

Louis mourront

magnifi-

que l'on

ne peut

ensorcelés

;

un peu en arrière.

est signalé

dès 1856 par MARIN et MAZIN,

du Saut Manoa. Le chef du village

devait

alors

Son installation

n'est

certai-

ayant

voyagé

en amont de salupa

à 1860. Parlant

français

qui fréquenta

les parages

à cette

époque - il

commerce du haut Oyapock.

Adoptant

dans les relations

un comportement

il

européen+

par le chamane Takulupaye

sur les Blancs

et créole,

s'appuyant

le voyage

une dynamique

à la limite

sur la côte,

avant

tenta-

noms, ceux de

guerre

Mais revenons Louis

dans la région

son père Alasuka.

dit

Aslngau

Pierre

plusieurs

l'homme de la résistance

la vieille

"un Blanc et non plus

cette

Louis,

un groupe de réfugiés

qui pratiquera

guerriers

de l'ethnie

démographique

intervillageoises.

plus

d'origine

que les aspects

les mieux conservés.

prise

chefs

-

s'attira (cf.

de CREVAUX.

- peut-être parvint

des inimitiés

p. 240),

le voyageur

mourant

MARQUET

à monopoliser avec les et fut

le

siens

ensorcelé

sans doute peu de temps


Les

communaut& (1885-1915)

‘waySpi

-.-

-.-

:-

,“.,.,:


f

. I


- 333

Le sort

d'As'lngau

-

m'est

moins bien

connu.

Il

semble

avoir

été surtout

populaire

parmi

les Waygpi du Kouc. Néanmoins,

mourut

ensorcelé

à la suite

d'une

joute

deux hommes convoitaient

et mourut

avec Alama : les

rien,

qu'il

sinon

qui opposèrent

commandés par WastylG peuvent

plus

saillants

de cette

période

d'abord

les

gens de la rivière

Kuya'i

à ceux du haut Oyapock.

paraître

vexante

futiles

; mais

il

des causes

: le meurtre

semble bien plus

d'un

qu'elles

profondes

chien,

de Wassyli

de traite

par les gens du haut Oyapock dans le deuxième Après une attaque

Kuya'i

se reprirent

saires.

Lès survivants

dater

ces évènements tête

chefs

vers

de Pierre

une expédition

aux gens de la Mapali,

Ils

même quelques

isolées

émigrèrent

vers

les

tard.

principales

punitive

récupérèrent voisines

cas. ceux de

leurs

adver-

et le Kuluapi.

et les villageois

gens furent

familles

sur le Jari

années plus

des objets

complètement

entre

quelques

que des

des gens de *ka,

1870. L'hostilité

Yalalapi,

leurs

lancèrent

se réfugièrent

les

On peut

gens de la Mapali. Louis

et de Sa"lui,

Après une ou deux escarvictimes,

et firent

subir

ces deux derniers de lourdes

plusieurs-de

leurs

du village

de Yalalapi,

du passage

pertes

femmes et qui

le haut Oyapock peu après. Lors

prati-

croissante

cas ; la monopolisation

et en deux temps défirent

sans doute

mouches dont

: l'importance

surprise

au-

un troc

ne soient

du groupe

dans le premier

sont

Les causes rapportées

cachant

se passa

un grand

les

prétextes

avec à leur

fut

bravement.

les hostilités

qué de façon

chamanistique

je ne sais

Les évènements

jourd'hui

aussi

la même femme.

De Waseylr, chef

lui

de CREVAUK, en 1878, la pacification


- 334

de la région

semblait

(1) , et même si ce voyageur

totale

on peut déduire

l'ensemble

des communautés,

des grands

chefs dont la figure

lement

reprenait

dernier

descendant

rapports

avec les émigrés

qu'avec

ses frères

dit

-

ses droits.

vient

d'être

atteint

de 1'Approuague

de la forêt.

qu'après

la tendance

le point

Les grands voyages

après

Pierre,

entretenait

de

plus

des Piriu

installé

en face du lieu

le plus

septentrional

1880, la situation

de CREVAUX et de COUDREAUn'y

le parcours

de plus

d'union

en plus

teurs

wayana,

trait

tion

détaillée

des communautés wayapi

entre

géographiques

de COIJDREAU,suffit

pendant

décennie.

cette

Il

fréquent

va à nouveau changer.

sont certainement

les deux cultures,

non plus.

en 1889-90, à partir

d'ailleurs

est aussi .

des données

important

de la période

précédente

ont déterminé

grations

ou de simples

déplacements

d'individus.

Cette

fut

favorable

entre

communautés s'ajoutent

ou des individus

des Kaikugian

des Kusari, et aparai.

appartenant

Il

est évident

des groupes

qui lui

déclare

Compte tenu du retard à l'une

locaux.

Aux guerres

avec des groupes

à des ethnies

: c'est

qu'une

situation

guerre

étrangères

évoquées plus

il

d'éclater

s'agit haut.

le cas

ou de colporteurs si variée

vient

des nouvelles,

des deux guerres

des mi-

des phénomènes de fusion

et des Apulakawakiï,

que "la

que les

destabilisation

wayana

va se refléter

dans la composition des nombreux groupes locaux : ------------------(1) Cependant il rapporte (1883, p. 99) la parole d'un Jari,

l'évolution

de rappeler

des conflits

aux transformations

La descrip-

à nous en montrer

très

pas

du pays par des colpor-

retombées

très

à l'iso-

par exemple,Jean

et les descendants

Son village,

la mort

par les Wayapi. Pourtant,

étrangers,

évoquée,

du chef Waninika,

Roche hion Père marque d'ailleurs

jamais

de sa relation

Dans le moyen fleuve,

de la famille

n'a pas visité

chef wayana du

dansle

certainement

bas du Yari". d'une

allusion


- 335

-

Dans le moyen Oyapock, sur le Saut Kumalawaiun François,

originaire

semble s'être

petit

groupe

en 1889, nous trouvons

local

dirigé

de la source de 1'Oyapock

éteint

par M+kula, ; ce petit

est installé

François

(Pal&a),

émigré du haut Oyapock vingt

haut encore,

à Mutusi,

c'est

Ka?iluwiyZ

du fleuve

jusque

principal

personnage

des émigrés

de l'hpprouague,

à la suite

d'évènements

en effet,

les gens de 1'Approuague

vient

personnage

ne tolérant Pierre

Petit

groupe

isolé

depuis

de leur

pas cette

et son frère

(cf.

groupe,

est traduit

en justice

qui plaide

l'incompétence

Ce jeune

du pouvoir

Asapo,

tribales

(COUDREAU, 1893, p. 300).

chefferie

pendant

Kaliluwiya

et François,

aon emprisonnement.

avec les

décennie,

quand le

chamane de mauvaise

réputation,

ou fait

Jean

puis relaxé

assassiner

grâce

française

Son fils

issu

En 1882 ou 1883

A la demande du chef Piriu

de la justice

le

chef,

définitivement

d'une

assassine

à Cayenne,

Plus

de son père Asapa

supra p. 130).

déjà plus

tôt.

qui va devenir

1905-1910.

ont fusionné

suzeraineté, Umalukct.

vers

le chef Uluwu?i,

ans plus

ou Pierre,

d'hériter

dramatiques

Wayapi du chef Jean Pierre principal

dit

rapidement.

Plus en amont, à Wiliitu, dit

installé

Gnongnon,

à Maître

à régler

KaliluwiyZi

Aimé Belon les

affaires

récupère.la

Avec les personnages

ce sont de nouvelles

il

chefferies

Asapo,

puis

qui apparaissent

dans 1'0yapock.

ailleurs

des plus

du pays wayapi-puku l'bpprouague (Norak)

La population

des groupes

composites-:

émigrés

; descendants

Jusque vers

récents

de 1'0yapock

1910, ils

est par

du haut Oyapock et même

des émigrés de Waninika

et du bas Oyapock rattachés

et Piriu.

locaux

; gens de

aux anciennes

ethnies

Nouragues

bénéficieront

d'apports

incessants sans

de Wayzpi du centre

et du sud, attirés

par les objets

européens,

pouvoir

de puissants

locaux.

le plus

constituer

groupes

Ainsi

important,


- 336

celui

de Ka?il&wiya

jamais

excéder

qui connut

quatre

-

localisations

perpétré

par COUDREAUqui,

géographiquesisur

le chef François.

permit

une richesse

d'acquérir

considérable, il

le WascypS ?I ; celui

1

locaux

de Salui

du Kuluapi)

vement

isolé

le nord-ouest'sur Les autres

Yakami et Malakaya,étaient Mapali

(haut

cours

fusionneront locaux

groupes

principaux

qui représente

: celui

; celui

à peine

70 personnes.

des chefs

Au cours

au modèle de l'endogamie

en paire

des villages.

Kaub

sur le haut

sont

et Akala

sur

Oyapock et le

et de AlipGp>k>,

relati-

par COUDREAU,jcomme récents

et de Wila

sur le Kouc vers

c'est

celui

le plus

ils

pour former

les

stable

avoir

été de courte

durée.

En 1878

en effet,

jeune

chef,

était

localisé

sur le Pilawili

tandis

d'origine

kusari,

était

installé

émigré

de 1'Inipuku

via

la rivière

trois

et Tapi?i

par une association semble,

de son

ce dernier, que Kaul&

au nord sur l'%pis?,

Mitaka.Au

les

et correspondant

et d'Akala

côté,

plus

suivront,

Salui

tempérée

de Kaul&

de la rivière

1920. Parmi

des chefs

villageoise

L'association

issus

des années qui

d'Alipipoks

le noyau géographiquement

le mieux

les Wayapi

le Waypskale.

que nous trouverons sus-nommés,

1890, la population

des eaux,

composées d'émigrés

de 1'Amapari).

importées,

En

de Wlla

leur

proportionnellement

communautés visitées

avec les villages

groupes

sur Ka'iluwiya,

réussi.

et de Tapi?i

(formateur vers

aurait

du partage

Tuwcle

A

de ses missions

européens

atteignait

Dans la région groupes

au cours

puis,‘surtout,

que Ka'iluwiyZi

en trois

été involontai-

des hommes. Sans les maladies

des Wayapi de 1'0yapock

regroupés

semble avoir

s'appuyant,

en objets

et donc d'attirer

est vraisemblable

totale

ans ne dùt x

35 habitants. Ce mouvement hémorragique

rement

en quinze

alors

, chef après

moment du passage

de

avoir


- 337

COUDREAU (1889-90),

Kaul~

-

commencera une installation

(COUDREAU, 1893, p. 431),

mais changera

sur le moyen Ipis'I

où il

mourra

Celui-ci

émigrera

sur le moyen Oyapock chez Ka'iluwiya,

pendant

quelque

Une partie

en passant

ses descendants

avec les

autres

avec les restera

survivraient

groupes

Il

nautés

de cette

région,

est certain

ont,

sur ce point,

Kaluni

formatticee

avait

région

évidemment

demment..Si

COUDREAUfait

p. 3681, il

ne semble cependant

après

son passage,

d'ailleurs

vers

le haut

sont relativement

nombreux

parmi

groupes

actuellement,et

locaux

Des autres pratiquement

est

récentes

qu'il

précé-

_

(1893,

Une décennie visita

émigra

Mis?.

sans doute

désormais

des villageois

de cette

nous les

avons rencontrés

.,

région

contemporains.

Wayapi-puku

de cette

sinon

que leur

haut Oyapock était

totale

en 1890, et ce, depuis

parler

personnes.

évoquées

la portée.

rien,

COUDREAUentend

(Agaiouare)

guerres

selon

de la Mapari

les Waygpi descendants

les divers

les

de la population

une zone déserte,

zone qu'il

à moins de‘30

à ces hostilités

et le moyen Oyapock,

Si le-bassin

La seule

Yakamiwa

se réduisent

pas en mesurer

reste

des commu-

Au moment de son voyage,

pour causes

allusion

l'ultime

le

que ses informateurs

(Caroni),

de l'llmapari.

les deux communautés de cette La dépopulation

la plupart

de silence.

(Mapari),

dans la région

la situation

délibérée

et Mapali

gens du haut Oyapock.

ou Wayapi-puku,

une volonté des rivières

mais entretiendra

refusant

parce

est celle

Posisi.

actuellement,

certainement

parcourt

à son fils

cependant

que COUDREAUignore

très

s'installera

wayapi.

Chez les Waygpi du sud est mal connue.

puisqu'il

la chefferie

des relations

de la cormnunauté KaulF-P3sisi

de l'Zp&sî'où contact

temps encore

d'avis,

chez Kaliluwiyá

scission

des "Calayouas"

d'avec

à l'est

époque, les

je ne sais

gens du Kouc et .du

une décennie du Jari

au moins.

mais ne cherche

pas


à les visiter en fait

par cette

voie.

des Mayapi-puku

Il

vraisemblable

démographique

bonne,

stable.

on peut déduire

d'ensemble

que j'ajoute

de 500 personnes

pour l'ensemble Cette

une période villages

fin

c'est

d'hésitation.

La faiblesse.de

à un isolement

des groupements

vraiment

de groupes

voir,

des tentatives

ainsi

tour

à tour

force

lages,

et force

nent,

ils

de stabilisation de dispersion

donnent

unité

la population

contraint

par secteurs

géographiques,

aient

jouent

par la circulation

On ne peut pas

Exploration un rôle

et

essentiel

de certains

des hommes qu'ils

négativement Des maladies

les maladies et obliger

pulmonaires

importées

amenées par la mission

en être

la cause

L'épidémie

affecté

un nombre considérable

semble avoir

causé en particulier

vont,

les Waygpi à renoncer

de COUDREAUpourraient

avoir

les

comme nous venons de le

été faites.

dit,

pour les Wayapi,

: vilentraî-

la clé de l'époque.

intervenir

relative.

de près

été,

par l'enrichissement

'Flalheureusement, de plus,

être

semble avoir

dominants , quoique,

que je l'ai

peut

de

du XIXe siècle.

de communautés solidaires.

pour y parvenir

commerce intertribal,

identique

à la fin

Pourtant,

relatif.

nous retrouvons parler

de l'ethnie

une

des données globales

donc à une estimation

du XIXe siècle

1885-

du moyen Oyapock,

à partir

Nous arrivons

que, vers

sans être

.COUDREAUpour le haut Oyapock et le Kouc. Un chiffre avancé pour les Wayzpi-puku.

s'agissait

des Wayapi était,

Aux 70 habitants

de 200 personnes

qu'il

Karapanatg.

ce qui précède,

1890, la situation

estimation

est très

de la rivière

De tout

relativement

-

338

une fois à leur de 1891

(COUDREAU, 1893, p. 505 et p. 525).

la mort de plusieurs

chefs,

de villages dont Wila.

et


- 339 A cette

situation

nouvelle

agression

d'après

le nom des protagonistes

1895, au plus

extérieure

tard vers

1905. Il

et Français

étaient

alors

prouve

cherchant

(à l'époque

un peu le Wayana. Les noms déformés

indices

la tradition

: si le dernier

orale

de trois

a retenus

est un sobriquet

wayapi,

que furent

j'incline

à penser

que leur

fuite

vers

du Lawa de 1888 ou-mieux

peut-être

les vieux

guyanais.

Ayant ils

chez les Wayâipi du Kouc, ils

rançonnèrent

le Jari.

Cet évènement mineur,

est

conscience

d'une

noire

faiblesse

comme disent crime

et

Arrivés puis

s'emparèrent

en deux temps, un seul rescapé venant

par la dispersion,

de la dynamique

la période

aux ruées

étant

parvenu

s'ajouter

aux épidémies,

l'isolement,

donc l'af-

désastreux.

Caractérisé

siècle

des intrus,

aient répété ces exactions dans un second

à descendre

faiblissement

Pase

dans la forêt. les villageois,

exterminés

psychologique

Siling,

sans doute commis quelque

furent

. eut un effet

parlaient

de 1900. Ces hommes

des "maraudeurs"

ils

village,

car ils

ne sont que de faibles f\ le premier est à conso-

de 1'Inini

s'enfoncèrent

femmes. Après qu'ils

eux,

ces Noirs

la ou les nationalités

à celle

de placers,

poursuivis par la justice,

de plusieurs

Wayspi

à la justice

est sans doute à rattacher

des voleurs

mineurs

d'entre

wayapi

Quelles

furent

à échapper

Guyane hollandaise),

nance anglo-saxone.

l'or

entre

du Kouc ci> . Selon les Wayapi,

dans la région de Surinam

et MitefprAque

que les relations

nulles.

Un groupe de Noirs

venir

de Guyane. L'évènement,

peut être daté au plus tôt vers /4 laissé aucune trace dans les archives

n'a

secondairement,

devaient

fois-ci

wayapi

ce qui,

parvint

vint s'ajouter une

catastrophique

venue cette

françaises,

EranFaise

-

d'alliance

de l'ethnie trop

et d'échange,

le début

du XXe

wayapi. Chaque communauté avait

grande pour tenter

de s'accroître

aux

dépens des autres. Nos informateurs les plus âgés, Mis>, Awala, Pina, -- -------__----------------------(])Leur itinéraire exact dut être 1'0yapock et le Knluapi. Ils ne semblent pas avoir visité les villages du WasEyp"t? f ni ceux de la source de l'oyapock.

,


- 340

nous disent tandis

qu'alors

les villages

que les habitations,

pour protéger

des félins

à un point

tel

tallées

dans les

habitations

une place

pour danser.

de repli,

préjudiciable

riences

de contacts

tinction

physique

entre

Emerillon p.

est

femmes et les

enfants.

La vie

sociale

était

jarres,

étaient

ins-

auges à cachiri,

ne fait

pourtant

les

contribua Signalons

et simple. l'objet

d'actives

trouvé

en ce lieu

étaient

que cette

mais tirée à sauver

faites

assistance

attitude

des expé-

l'ethnie

que la région

prospections

exploitation

là pour le prouver

pas de doute

culturelle,

du XIXe siècle,

mais au contraire

dans la forêt,

pilotis,

à la richesse

les Wayapi n'auraient

enserrés

et que bien peu de communautés possédaient

Il

pure

petits, sur leurs

que les

1910 et 1940 fut

taire,

étaient

haut-perchées les

réduite

-

de l'ex-

du moyen Oyapock

aurifères

et que

ni matérielle

et maladies.

Le

(HURAlJLT,.l963,

p.

ni sani-

cas bien connu des

140 ; DEMAN, 1977,

12-13). J'ai

aujourd'hui

époque que les Wayapi, le plus

faible

précédente,

pris

les

cette

atteignent

leur

chiffre

ensemble,

En dépit

d'apports

venus des sources

à la période

deux groupes

locaux

de 1'0yapockjdirigés

par les

ne doivent

au début

du siècle

épidémies

du XIXe siècle

de Sapat3

pas excéder

étaient

se divisèrent

seul

respectivement

ensuite et celle

de l'oyapock,

formé qu'un

semble moins mauvaise

de Alamasisi,

sur le Waseypl"i

très

groupe

chefs

50 personnes.

la situation

sous la chefferie

une des deux sources

deux chefs

vers

dans leur

A la source,

sent n'avoir

que c'est

de population.

S"atZ et Walapa,

celle

la conviction

le fils

en trois

de Ilu?ay

proches

local

les

survivants

des

communautés

du frère

:

sur la Salamandre,

géographiquement,

en relations

; réunis

parais-

constantes.

d'Alamasisi

Leurs

et son


- 341 -

propre

fils.

La troisième

pouvoir

une famille

de maintenir jusqu'à

communauté,

d'origine

la cohésion

de Pila,

dont le rôle

des groupes

locaux

voit

arriver

au

dynamique

permettra

du haut Oyapock,

et ce

nos jours. Les trois

cours

Aparai

celle

d'eau

au coeur

ne recevant du Jari.

communautés,

installées

sur de minuscules

repliées

sur elles-mêmes,

de La forêtsvivaient

que de loin

Numériquement

en loin

la visite

faibles,

elles

d'un

colporteur

ne dépassaient

wayana venu

sans doute pas l'O0

personnes. Sur le haut repli.

Dans le haut de la rivière,

du chef Mulu,

fils

en plusieurs

communautés,que

devait

totaliser

penser

cependant

isolés

totale

oscillant

Ce groupe

nous n'avons

rien

est regroupée

autour

sans doute

divisé

local,

pu identifier

pour cette

que, dans cette

maintenaient entre

avec sûreté,

leurs

comme le seuil

Vers

1920, l'i‘solement

Sapsts

du fleuve.

de la source

par la mort de Sa%, plus

vingt

C'est

bas atteint

de certains

plusieurs

donc une population

que j'avancerai

le plus

On

groupes

pour

1915-i920.

par les Waygpi.

devient

total.

Sa& du moyen Oyapock rompt avec le chef Le règlement

tué par magie

Pendant

de dispersion,

effectifs.

ce chiffre

le chef

époque des WayZ$pi-puku.

situation

420 et 450 personnes

En 1915, par exemple,

visiteront

de

70 personnes.

villages

Je considère

la même situation

la population

du chef Yakami.

Je ne sais peut

Kouc, on observe

ans.

interposée.

de leur

conflit

se terminera

Les deux groupes

ne se


- 342

un cloisonnement

Chez les Wayapi centraux, visite

de loin

en loin

que par la médisance,

d'un

colporteur

un lien

certain.

Le tableau que, parmi

les

trois

groupes

et du Kouc, il

n'y

eut point

Leurs relations

paraissent,

un constant

balancement

d'hostilité,

ces dernières

qui prédomine,

de la vie

sociale,

moins net s'instaure,

wayana assurant,

de succession

de scission d'après

des chefferies

entre

des phases d'alliance

se concrétisant

tandis

que l'association

en particulier

qui sont associés ; sur les

et Kapasi Il

est aussi

tiers

certain

du pays wayapi

à travers

le chamanisme.

c'est

l'endogamie

villa-

par paire

permet

le maintien

que l'isolement

de ApiyDk3

ceux des frères

de l'oyapock,

de ces trois

favorise

le maintien

de la stabilité

un léger

essor.

C'est

gistre

1930-35,

contre

170 vers

et Ygw?

ceux de Sapotr, et de Pi3a.

total

et peut-être vers

recueillis,

les festivités.

; sur le Pilawili,

sources

mariages.

et des phases

uniquement

du XIXe siècle,

néanmoins

du Pilawili

témoignages

Sur le Kouc, ce sont les villages Mas513

montre

et même quelques

les divers

la

ne serait-ce

de la source de l'oyapock,

Comme à la fin geoise

-

un total

secteurs

fores-

démographique

de 190 personnes

que j'enre-

les années 1915 pour l'ensemble

des Wayapi centraux. Dans le moyen Oyapock, beaucoup

plus mauvaise.

en 1927 par le Major

Les rapports

la situation

des missions

BOANERGESLOPES DE SOUZA et,

montrent

les Wayapi divisés

en deux groupes

l'autre

au confluent

du Yaroupi

chefs

de ces villages

étaient

et totalisant Malukawa

: l'un

est à cette

brésiliennes

époque

effectuées

en 1931, par P. MOURA installé

près de Camopi,

de 40 à 50 personnes.

et TZwZtZ, respectivement

fils

Les et


If I ’

Carte.14 Les

communautés 1915-1970

wayàpi

inconnus


- 344 -

petit-fils

du chef

Ka?iluwiyg.

Si T,?wgtZ

dans un isolement

relatif,

Malukawa

le milieu

créole,

puisque

SOUZA indique

que tupi

et travaillaient

qui fut

Mis4,

essaya

de maintenir

siens

vivaient

et les

qu'ils

le Wayapi qui rétablit

les contacts

entre

pleinement

cette

qu'à

ajoutait

une autre

de rhum s'en

de rose.

La seule

douanier

. qui contrôlait

ble

avoir

participé

quoiqu'il

soit

plutôt

témoins

de cette

aussi

représentation les

d'or

à l'exploitation

avant

et du haut

du Camopi.

totalement

isolés.

Oyapock qui aient

fréquenté

région

désertes

du Pilawili,rencontrent

venus par la source

n'avaient

en présence,

rendue

échanges Lors

frapp&

générosité dont

opérant de chasseurs

En dépit

des hostilités

peut-être

la visite

sem-

pas impliqué solennelle

des Waygpi-puku,

les

des Waygpisituation

Wayapi du Kouc 1945. C'est

vers

les

sources

wayapi-puku du XIXe siècle parents

est alors

des deux

lancée

la réciprocité

par les est

se multiplient. de ces contacts,

par la prestance

et par l'autorité

la chefferie

Il

sur leur

après

un grouoe

une invitation

Après

leur

de Uluali,

de 1'Inipuku.

gens d'lllualir.

furent

Les connaissances des rares

et les

le

dans la mémoire des

essentiellement

en 1944 que des chasseurs

groupes

était

des Wayapi de la région,

1949,viennent

d'ailleurs,

de bois

dans la région

demeuré comme un médiateur

en effet

qui,

112).

époque.

encore

et vers

p.

créole

et précise

Plus mal connue est pour moi la situation puku > alors

bien

d'essence

des placers

dans

gens du haut

situation

administrative

sorties

aussi

de rhum (1955,

et gens du bas en 1935,confirme la distillerie

plongés

parlaient

pour une distillerie

son groupe

remontait

les Wayapi du haut Oyapock

de leurs

freres

de la forêt,

de leurs

chefs , en particulier

sans doute

aux années

1920.

Par leur de Taws? a,


- 345

Il puku ont, ment,

en relation

pour le groupe Kumakalg

constante.

de 1'Inipuku

quelques

du Kalapanati.

grandes

et de Tawa?a. d'Uluali:

Les contacts

: cette

seule

de la part

jeune

très

existé,

comme celle

de Tu$

avec les groupes

locaux

la mort

fille

avoir entretenus

à M~yu, de la communauté de Yaw'il,

mariée

On voit

très

bienkdans

car,

mariages

conclus

guerre une fois

de revanche.

Ils

décennies,

encore

n'auront

la période

pas le temps d'en

d'isolemen~somme

va s'achever

après

des données démographiques 250 personnes

vers

de 480 personnes

1935-40,

les contacts

Sapjta

qui ouvrirent

l'ensemble

du fleuve.

les

ce qui

porte

les

sources

renoués

par un

>, ils

françaises

1935 pour

époque.

entre

D'abord

toute

actuelles,

pour cette

(?Cs?,

de Wayapi venus de la source

contrôlant

stables.

de

groupe

de Maripa

plus

envisager

à nouveau.

tratif

les

pouvaient

1935 et 1944

par les autorités

et favorise

à la même époque furent

et le moyen Oyapock se multiplient

encouragés

l'isole-

isolées

avoisiner

Entre

paranoïa

point

montre

des Waya"pi centraux.

à plus

ce cas, à quel

puisqu'il

l'ensemble

de l'ethnie

à de la malveillance

est exemplaire

de plus,

Au regard

de Yaliki,

à son père

une certaine

le cas des Wayapi-puku

devaient

dispersé,

fille,

des deux dernières

le total

habitat

; et Apisalu

après

bénéfique,

Wayapi-puku

En dépit

des Wayapi.

la vieille là

Felicio)

d'un

de

se distendirent

que des communautés totalement

arriver

(rio

étroits

ment des communautés entretient

pratiquer

ont pour nom Kawu

de 1'Amapari

croire

tout,

chefs

qu'actuelle-

pour le groupe

laissa

Par dessus

locaux

cité,

ce qui

D'autres

que les Wayapi-

déjà

en forêt,

conflits.

certain,

Les principaux

communautés semblent

et du Pilawili

de Taw&Ta

sinon

; Taw ETa,

.; Tup?i pour le groupe

pour le groupe

'mourut

est vraisemblable,

époque , peu ou prou les mêmes groupes

à cette

tous

-

furent

ensuite

le poste

adminis-

Leur but était


- 346

essentiellement

le regroupement

(HECKENROTH, 1939, p. 268), puissante

du nouveau

des aayâ'pi

s'appuyant

En 1939, le groupe

de GitZ brève

et celui

période

en ce lieu,

les

passant

La baisse

démographique

dans cette

zone

amazonien, d'une

famille

et son oncle

Maluka,

plus

certains

aspects

à la tentative

permanente

entre

favorisa

quelque

peu ces

le vieux

village

paternel

et de l'oyapock.

quatre

vivants

du village

françaises

1946 et 1949)un regroupement \ Kwam%"a, sur le haut Oyapock,

des trois

pour ne plus d'origine

former aparai,

qui

à l'influence

groupe

avec le

chef

suivra, française,

d'une

tout

Cette

les

ainsi

en deux points

par 1'Administration

wayapi,

et ne tomba jamais Arrivés

sut rester

dans les

travers

à ce point

de l'histoire

de nos recherches

ethnographiques.

gique,

présenter à partir

de souligner

française,

contemporaine,

comme un cliché

créés

important

sur la situation

je préfère

sous

Pierre

Yakanali

celle

de la réalité

en en acceptant opposée

par Eugène Inâmu

un équilibre éloignés

qu'Eugène,

entre du pays encouragé

un authentique Pierre

Louis

wayapi,

que nous avons cotoyée

Sortant

la situation

d'un

opposera

résistance

communauté forte de maintenir

d'abord

local

le chef Pierre

et sanitaires.

de constitution

est d'ailleurs

et Uluali,

qu'un

l'avantage

wayaZpi. Il

groupes

connu sous le surnom de Caïman.

technologiques

dynamiques

aux gens de Uluali. missions

dans le moyen Oyapock,eut deux pôles

Après une

de SapDt3 émigrèrent

aux nombreuses

Dans la ,décennie une résistance

sur la personnalité

du Takw&i-

consécutive

amena, entre

la direction

de Sapsto

fils

de Camopi

Eugène IGïmu.

la direction

en deux communautés,

sur le versant

pour ce faire

se divisa

du confluent

sur le moyen Oyapock,

locaux

dans la région

chef du moyen Oyapock,

En 1936, la mort desseins.

-

par exemple.

nous débouchons au cours

de la reconstitution des vingt-cinq

sociologique

dernières actuelle.

chef

chronoloannées


- 347

-

VI SITUATION

Au cours

ACTUELLE

des trois

(1940-1975)

dernières

décennies,

ont vu apparaître

deux facteurs

essentiels

de la vie

le administratif

et l'assistance

sanitaire.

L'apparition

un certain

décalage

chronologique

en fonction

les Wayapi

politique

: le contrô-

s'est

de l'isolement

faite

avec

des sous-

groupes. 1) INSTALLATION DU CONTROLEADMINISTRATIF ET DE L'ASSISTANCE En 1940, les Brésiliens Service

de Protection

attirer

Wayãpi et Emerillon.

près de ce poste soixante.

qui

des Indiens

(S.P.I.)

Seul un groupe

se maintiendra

jusque

créent

un premier

SANITAIRE poste

du

sur le moyen Oyapock pour emerillon vers

s'installera

le début

des années


- 348

-

En 1947, les Français, l'Inini(,créent

le poste

de gendarmes

qui , jusqu'à

en pays indien.

de Camopi OU sera installée

le premier

un premier

temps,

la totalité

des Waygpi.

groupes

signe

d'une

politique

les détenteurs

La dynamique

du Maroni)

de la France.

eurent

des groupes

l'accès

populations

indigéniste

de

une succession

et filtreront

pour les

de ce poste

du Territoire

toute

contrôleront

nos jours,

Avec Camopi (et Maripasoula

apparaît

et les

dans le cadre

Dans

pour but d'attirer

locaux

du haut Oyapock et du Kouc restèrent

sut leur

isolés

résister

jusque

vers

1956. A cette

date,

de Camopi et les missions Brésilienne)

accentuent

les Français.

C'est

de brousse

sout ouverts

français. Créole

font

hydrologiques le contact

également

intermittentes

(Commission

des villages

à cette

des gendarmes

de Frontières

Franco-

du haut Oyapock avec

époque qu'une

école

et un dispensaire

à Camopi.

En 1967, la francisation

des "populations

tribales"

du territoire

de 1'Inini

(qui

est rattaché

au dépar-

des Wayapi et des Emerillon,

entre

autres,

des citoyens

Après

le bref

passage

et la suppression tement)

les missions

Une commune est créée à la mairie,

maire

et

à Camopi.

conseillers

municipaux

sont,

d'un

dès 1970,

Wayapi et Emerillon. En 1967, l'Armée

de l'Air

brésilienne

d'aviation

stratégique

sur le .Tari,au

village

De nombreux

Amérindiens

de la région

participent

'En 1971, un poste et une école

bilingue

sont

itistallés

ouvre

une piste

wayana de Molokopata. aux travaux.

émetteur-récepteur,

une infirmerie

dans le haut

à Trois

Oyapock,

Sauts.


- 34:s -

En 1973, les Wayapi-puku construction

de la route

(Organisme

brésilien

et un dispensaire

Psrimétrale

de tutelle

nord

menacés par la

sont contactés

par la FUNAI

des Amérindiens).

Un poste

d'assistance

sont créés. En 1978, un poste

le Jari

de l'Amapari,

à Molokopata

pour

d'assistance

FUNAI est ouvert

sur

partie

de

les Wayapi du Kouc.

2) SITUATION DES GROUPESLOCAUX Cette l'évolution

récente

et tableau

4 p. 352.

situation

est en grande

que nous venons

de résumer

Les groupes sont dûs au regroupement amont entre pression

locaux

récent

des villages

de l'administration

et de la mort du chef Eugène In&u Les groupes pour le premier deux villages population

d'une

de plusieurs groupe

membres s'est

4 a émigré

de la communauté,

local

regroupée

D'abord essaie

(gendarmerie)

une force

contraire.

Sauts,sont

composés;

issue

en 1967 de

qui regroupait

en quatre

.temps,

l'ancienne

1967,

d'ordre

sanitaire

en particulier

après

dispersé

dans les

de se reconstituer

sous la direction

au compte de la

du Kouc et du Kuluapi

pour des raisons

hommes adultes.

3, le groupe

stable

en

; pour le second de deux

près du confluent

et 1972, essentiellement la survie

de Trois

près du Saut %tus%say,

Ce groupe

immédiatement

locale

qui représentait

population

15, p. 350

de Camopi (1 et 2)

installés

française

du haut Oyapock et du Pilawili

carte

est à mettre

3 et 4,dits .

importante

localisés

communautés installées

mettaient

de la région

1947 et 1960. Ce regroupement

arbitraire

(cf.

le produit

du chef

au Brésil. 1969, 1970

qui comprole décès

deux villages

et une partie Pina.

du de ses


Carte.15 A %

: Ancienne

: Centre

A4 :Village : Village 0

e-s L-2 .. . . . :....:

fl

: Aire : Aire

:Situation

actuelle

des

commt%%és

waygpi

communauté

odministrotif

Francois

WcyOpi (chiffre

ou

de renvoi

Poste

FuNA~

eux groupes

emerillon de ~arcaurs

actuelle

de ~orcours récemment Mouvements de population

des

Wayapi

abondcnnée

“Brésilien’.

locaux)


- 351

Le groupe Indien

Aparai

la fin

des années cinquante.

vers

5 est

issu

personnel

Installé

de Sarapo,

migration.

Invité

d'aviation

au village

se déplaça

momentanément

La situation

sanitaire

éclata

par la Funai

française.

en aval

Les autres

en Guyane française,

soit

Sauts

(groupe

ait

(groupe

éprouvé

durant

les années

toute

à la construction

d'une

sur le haut

Jari,

piste Sarapo

AparaifWayapi-puku.'

Sarapo,

avec des

puis

revint

au village

après une migration

vers

la Guyane

émigrèrent

la conrmunauté

eux aussi,

avec le chef Pina,

par la source se fixant

chef Roger Ramala),

6 de 1'Inipuku

de trois

par les 1965-70.

contacts

locaux

l'ethnie

anciens

wayapi,

D. TILRIN-GALLOIS,

les Wayapi-puku,

avec les Brésilien:

communautés reliées

dans le bassin

de très

ils

a constitué,

Selon D. TILKIN-GAJAOIS,

Les groupes

s'agit

joué dans cette

alors,

soit

à Camopi

jusqu'à

une date

1, chez le chef Norbert!.Tiyu).

durement

Il

semble

hommes adultes.

récente, le coeur de ce que j'appelle

groupes

Il

dégradée,

3, chez le

Le groupe

constitué

reçut

rapidement

Wayapi-puku

de l'oyapock, à Trois

chamane réputé,

à Yasi)rni-,

de' ses habitants

ce village

de 1'Inipuku.

très

Sarapo,

du Eouc vers

venus du bassin

avec sa communauté mixte

se déplaça

wayana déserté

dans la région

Wayana de Molokopata

s'étant

du chef

sur le Pilawili,

à aider

dès le décès de plusieurs

Wayapi-puku,

de la famille

venu. se fixer

du moyen Jari,

1965 de nombreux Wayâ'pi-Puku

que le poids

-

du Rarapanaty, probablement

signalés

déjà

étaient

installés

il

avoir

est actuellement forestiers.

récemment affluent.& les

semble

été

sur le Kouc et le Jari,

par des chemins

7 et 8 formaient

groupes,

Il

encore

a-

bas Inipukm. plus

stables

de

par ADAM DE BADVE en 1832, D'après sur des terres

très

giboyeuses,


. I

.

.

352

-


-

Selon notre 1'Igarapé

de la Funai,

le second

de l'Amapari),

(1975)

chercheurs

de diamants

'le

cas connu d'hostilité

dernier

importante?

ou vécurent

selon

en deux villages

le premier(l973)

Cet épisode

sur

à la demande avec des

constitue,

signalons-le,

armée chez. les Wayapi. 9 enfin,

semble être

nos informateurs

dans cette

ont dû se déplacer

après une phase d'hostilité

(garimpeiros).

Le groupe plus

ces groupes

collègue,

da Onça (bassin

-

353

région

il

Sisiwa

le reste

d'une

population

et TzJ%J%. qui visitèrent

y a une quinzaine

d'années.

Les groupes.

7, 8 et 9 sont aujourd‘hui

près du poste

Funai

rassemblés

de Mitiko.

3) DOMINATION OCCIDENTALE ET RENOUVEAU

1 en contact sont

est indeniable

avec les

Occtdentaux,

sous le contrô

e immédiat

En contre-partie,

si,

le plan

démographique,

et est très

puisque

décennies

(cf.

la situation

nous-mêmes,permet

tableau

d'estimer,

l'accroissement

total

artificiel,

pour'maintenir

1"endogamie

ou brésilienne. de l'oyapock,

stable

très

sur\

au Brésil

précis

que et

de 569

personnes

en 1978,

à près de cent

personnes

depuis

récents

.récupérés

villageoise

ont été,

été

sur neuf

dû à 0. TILKIN-GALLOIS

pour un total

pleinement

tant

a été négatif

semble être

Le recensement

4, p. 152),

de l'ethnie

locaux

française

le contact

actuelle

Les regroupements caractère

groupes

jamais

1940-50 pour le bassin

du Kouc-Amapari,

bonne en Guyane française.

nous présentons

cinq

des administrations

dans les

et 1965-75 pour le bassin

que les ETayapi n'ont

en dépit

1950.

de leur

par les Wayapi qui en profitent

tempérée

par les relations

par paire.


- 354 L'assistance

sanitaire,

le danger chères

de son côté,

des épidémies , permet

aux Wayapi,

-

sociale

que la forêt

en théorie

historique

entre

de leurs

mouvements,

du centre

et Wayapi du sud (Wayapi-puku),

entre

la France

d'ailleurs

parfois

et le Brésil

d'achat

au Brésil

rentes

en ce qui concerne

pratique

les

encourage

charge,

sans malheureusement

de leurs

produits.

reste,

produits

les Wayapi libres

renforcée

à celle

des pouvoirs

(liée

: tandis

un écoulement

En dernier

lieu,

l'atout

économique

en fait,

sa maîtrise

Ces choix,

le plaisir

parcourir

la forêt

que la France

les Waygpi à une saine

aussi

diffé-

à une arrière-pensée

permettre

pragmatismaaujourd'hui

français,

la scission.

leur

au cours

par la fron-

à la base d'assistances

parfaite

prise

en

satisfaisant

de l'ensemble

du milieu

acquis

auprès

des Waygpi,

qu'un

comme par le passé,présidait

à leurs

choix.

de faire et de glisser

la fête,

contraires,

naturel. j'ai

des années passées

de donner

sur le fleuve,

et

insistent

du côté

occidentaux

Face à des tendances la conviction,

liée

de dons inconsidérés

le Brésil

de l'ethnie

économique

et en Guyane est aussi

une politique

électoraliste),

extravagantes

mesure

Wayapi du nord

se trouve

pour maintenir

La disparité

dans une large

; les deux administrations

à coups de fables

et de menaces du côté brésilien,

active.

laisse

ce qui

la séparation

plus

encore

par les

sur l'oyapock,

de communautés fortes,

reste

inviolée

tière

non-Indiens,

surtout

la reconstitution

et donc une vie Tandis

en éloignant,

et de rendre, sont aussi

leur

grand

de force.


-

355

-

CONCLUSION

Nous voici travers

la tradition

arrivés

au terme de cet itinéraire

Wayapi,

nous a conduit

pendant

longtemps

orale

qui,

à

de l'anthropologie

B

l'histoire. En effet, donner

des sociétés

sociale

du moment perçu

les'rapports a tenté

liant

une vision

récemment,

les hommes au milieu

d'introduire

le troisième

diachronie,

afin

contemporain

: la société,

de constituer

volet

la nature

c'est

sont

lisibles

avant

Amérindiens leurs

racines

d'autre

part,

tout

à deux niveaux d'Amazonie profondes,

naturel.

que doivent

part

le reflet

ces mêmes sociétés,

à l'écologie,

celui

travail de la

de l'ethnologue

et l'histoire.

apparemment

: d'une

a su

l'organisation

Le présent

du tryptique,

de ces trois

sur elles

sociale

en s'ouvrant

le champ d'observation

Les intéractions -car

en décrivant

cohérente,

et:, plus

l'anthropologie

composantes

se porter

fondamentales

nos observations-

contradictoires

chez les

les sociétés

actuelles

de celles

les ont précédées,

fruits

qui

de bouleversements

sont,

de par

post-coloniaux


- 356 -

et d'enracinement

sur des terres

comme largement

nouvelles.

de composante

du fait

vient

permanent

oblique

Il

Dans cette

entre

ne fait

devient

nature

culturellement

temps,

tendu

tous

leurs

à leur efforts

de la seule

illustrent

âme dans un passé dont -même s'il voire

s'agit

Haute-Guyane,

parfois

en fonction

est pour ainsi

d'une

histoire

société

dire

remontant

la dure réalité

des expériences

historiques

post-coloniales.

Cette

de l'expérience

7 Ce n'est

necessiterait

un ouvrage,

qui peuvent

fournir

Guyanes

(Coudreau,

Hurault,

1968;

nos enquêtes

Guyane française, 1. d'une concentration inter-villageois

d'axes

1972, Grenand,

font grande

état

propre

nous suggère

quelques

voire

qui réflexions

de recherches.

1958,

sur la côte

orales 1960,

recueillies

1961,

dans les

1971, De Goeje,

1926,

1948) ainsi

que dans l'intérieur

1948, que

de la

:

div,ersité

ethnique

dans les

le long des grands

sur des distances très

dans

est-elle

à une question

1972, Nimuendaju,

tant

du peuplement

2. de peuplements

elle

des traditions

1893, Frikel,

actuelles,

siècle,

de vivre

historique

de répondre

néanmoins

La plupart

son

à un phénomène commun aux Guyanes,

pas le lieu

autant

puisait

au XVIIIème

et sa raison

à l'Amazonie

les deux

"pré-colombienne"

seulement-

ou correspond-elle

d'éléments

parfaitement

du XIXème siècle

aux Wayapi,

en même

de la réalité

au début

dichotomie

et,

à partir

un peu comme si cette

la saveur

un va et

à la fois

pour constituer,

sociologique

c'est

et permet

passé amazonien

vivant

dit,

l'histoire,

que les Wayapi,

un noyau moderne solide,

Autrement

envisagées

médiatrice

hétérogènes,

niveaux.

être

et culture.

pas de doute

ancrés

doivent

perspective,d'ailleurs,

anthropologique,

parfaitement ayant

diverses,

temps anciens,

cours

d'eau,

avec

et de contacts

considérables.

importants,

de puissances

guérrières

et


- 357 -

d'organisation

politique

3. d'une clairement

différentes

période

de baisse

à la pénétration

gements de milieux

de ce que nous connaissons

demographique

européenne),

naturels,

enfin

(pas toujours

de migrations

de regroupements

actuellement.

mais souvent

tous azimuts, tendant

vers

liée

de chan-

les ethnies

contemporaines. La totalité

de ces traditions

Guyanes sont caractérisées c'est

à dire

croissante

et une tendance

à rendre

merveilleux

lointains.

au final,

cette

dont

le rôle

un rôle

politique

est bien

métaphysique

où plus

,A travers amérindienne sans doute volonté

de cette parce

autant

région

cours

(tant

concepts

de pouvoir

et à l'intégrité

passif,

ou encore

du milieu

est important

les

à qui

est assigné

- répétitive:

le même choc - une puissante démographique

catastrophique,

de notre

travail

et passe

des idéologies

rapports

individuels phi&okophique

à l'économie

occidenta*les

que les de l'univers),

de subsistance

diversifiée

naturel. lignea"montrent,

de multiplier

que je viens

de tenter

pour les Wayapi.

y a urgence

pour un tel

semble être

du moins je l'espère,

avec les

les reconstitutions

d'Amazonie

ancienne

d'Amazonie

la représentation

d'Amazonie

1'Amérindien

terres

chapitres

survivantes

Il

récente

de l'histoire

mais catégorique,

indéfectible

les plus

une histoire

répétitives

ont subi

concerne

dans le temps

moral.

de la réduction

Ces quelques il

simplement

des basses

en ce qui

que par un attachement

entre

s'enfonce

évènements

et une histoire

des différents

par un refus

successives

point

visible

ces tendances

en dépit

a été observée'au tout

opposition

les

des

de la chronologie

à mesure que l'on (mythique)

que ces sociétés

de survie,

de la région

par un phénomène de tassement

une imprécision

D'où,

orales

sorti

sociétés

méthodiques

à quel

amérindiennes du passé

travail

car si,fort

du long

tunnel

telle

celle

heureusement

de l'extinction


- 358 -

les

sociétés

amérindiennes

d'aujourd'hui

et de demain seront

plus

le fruit

de nouveaux

regroupements

inter-tribaux

nouveaux livres

moyens d'expression les

indispensables

à se pratiquer

et de luttes, connaissances

chez les Galibi

et redeviendra

sommes pas encore

de leur

et,

cherchant

probablement passé

tel

en de

puiser

dans les

que cela

commence

par exemple.

L'anthropologue-historien authenticité

vont

de plus

un témoin

là et la tâche

sera,

dès lors,

du temps qui passe.

qui nous reste

est

renvoyé

à sa propre

Mais nous n'en

immense...


ANNEXES


-

ahnexe

359

-

1

Origine

des

perroquet

clans

du

amazone

singe

sapajou

et

Cka?iimi%wZngô

du

et

.,

kulôi.mi~w%go)

Kamala Awala

-

C’était

-

C’était

mière

il

y

a

il

y a

longtemps longtemps,

apparition

me5

furent

sur

lors

la

enlevées

à cette

?

terre.

il

y

a

de

notre

pre-

Toutes

las

fem-

longtemps

: c’était

sans

femmes

?

bien

sans

fem-

cassave.

C’est

à ce

pour

travailler

époque-là.

c. . . 3 Kamala

-

Les

Awala

-

Désormais,

hommes

étaient

Ils

n’avaient

moment-là

qu’elles

le

: une

mes.

manioc

autre, Un

une jour,

revinrent

de

la

plus

de

partis d’,elles;

leurs

virent

paravant; la

s’éloignèrent

travaille

sur

un

repas,

peu

leurs

pas

ainsi

pour

les Ensuite,

et

pour

y

avait

de

la

cas-

les

hommes,

Les

leur

ser-

caesave.

Au-

avaient

servi

nous

dans les

de

intrigués,

subreptice-

observer: préparer

à

l’eau.

hommes,

revinrent les

avec

‘de

trempée

le

[. . . 1.

revinrent

dirent

leur

oassave

amazone

domestiques,

animaux

1”

ils

accompagné

Après

ment

animaux

les

et

chasser.

qu’il

faim

repas

sapajou,

travaillaient,

près et

leur

singe

perroquet

étaient

avons

de

de

qu’elles

“Nous

animaux,

et

de

femelle

viande

virent

bel

arrivèrent

femelle

eux,

ils

boire

étaient

pendant

hommes,

save.

désormais

ils

Wui notre

donc nour-


- 360

riture?”

se

Kamala

-

N’étaient-ce

Awala

-

C’étaient

roquet

-

demandaient-ils. pas leurs

était

veloppe

une

De les

femmes

femme le

leur

avec

du

manioc.

le

village:

rez

ce

nous

mangeons qui

et

vlop!

la

fit

la

dépouille

animales

lancèrent

au

: elle

amazone.

-

Et

les

perroquets

des

femmes?

-

C’est

ainsi

leurs

animaux

Kamala

-

Et

Awala

-

C’est

Ils

c’est

avec avec

e’urent

dance.

La

qu’avec

Kamala

-

Une

queue

-

Une

queue.

avaient

contenu.

Ainsi

des

singes

étaient

des

ce donc,

sapajous femmes.

étaient-ce

plusieurs

elles

égale-

hommes

qu’ils qu’ils

que

même

épou-

l’on

chose

nous nous

peut arriva

engendrèrent?

engendrèrent.

appeler avec

une les

descen-

sapajous

amazones. ces

queue.

Awala

perro-

domestiques.

ce

Mais une

bien,

vrai

que

que

elles

les

vrai

conservèrent

amazones,

Oui.

homsapajou

un eh

un

épousèrent

sèrent

les

ne

sapajous

ment

dans

kikS,kikO,kikO...

quet

hommes

hop!

devenue

dépauille,

dépouilles

dirent-elles,

vivre

loin.

était

devenu

hommes

prépa-

singe

c’était

singes

“Oui,

quand

L’autre

‘les

qui

dépouille:de

sapajou.

plusieurs

entrèrent

rentrer

pLpi...,

car

Awala

-

singe

les

virent

revenir

préparons.”

p-ipi,

que

hommes

vous

7”’

le

la

en-

hommes

allaient

enveloppes

une

et

donc

noua

Les

Kamala

les

que

ramas&rent

dans

meme. les

“C’est

bien

mes

per-

vivait de

?

Le

l’abattis

Alors

Elles leurs

qui

singe

vers

domestiques

domestiques.

cachette,

partir

dans

animaux

animaux

animale;

c’est

leurs

?

ex-femelles

singes

avaient


-

Kamala Awala

-

On

ne

-

Celles

rent. tié

de

réussit

dit.

qui

à

eurent

la

la on

ne

queue.

Ce

sont

ceux

de

nos

autres,

la de

leur

couper

queue

coupée

en

mouru-

coupa

donc

que

la

elles

qui

sont

ancêtres

qui

voilà

tombantes; Elles

sont

grand-père très

-

pas

Aux

origine fesses

361

nombreux

dit-on, mais

moià

1’

avaient

assurément

aussi,

Alasuka,

?

ce

les

que

l’on

à l’origine

de

ils

sont

des

Pemelles

de

sapa-

même

raison

que

cer-

à descendre

assurément

jous. C’est tains

de

nos

gland

de

leur

pour

ancêtres

la

décalottaient

si

bien

le

pénis.

femelles

Avec

les

de

. probleme,

n’y

eut

pas

pas

de

queue.C...l

de

perroquets,il

p uisqu’elles

n’avaient

recueilli

en

Sauts.

Transcriptioh

duction F . Grenend

mai

Ilipa

de .

1978

à Trois et

Paul

traet

de


-

annexe

362

2

Origine

de

C’est les

-

différente

clans

homme,

Yawapûks,

un

way”api

qui

a créé

Wayapi. Il

d’un

singe

était

atèle.

devenue

vers. une

Les

ciens

qui

resta

vers

qui

se sont

les

de

singe

stèle”

s’étaient temps

sont

à

longtemps, temps

pot

en

il

après,

terre,

transformèrent

longtemps

Quelque qui

un

qui

vers

a

Quelque comme

vers

fille,

y

ancêtres

et

ramassa

la

elle

avait

était

pleine

en

enfants,

des

/kwatatapuluks/,

peau

gonflé,

un

de

garr;on

et “an-

.

Un

jour,

dans

la

quelqu’un forêt.

accumuléa

dans

perdit

une

flèche

Yawapaks

ramassa

les

flèche

vermoulue,

la

après,

ils

devinrent

1’ origine

des

/wilapayalikake/,

Les

/ak&kiimiaw%ge/,

un

gargon

et

une

fille

“ancienne

flèche

vermoulue”.

singe

hurleur”,

sont

venus

de

la

“descendants

même

du

manière

que

les

ramassa

des

grosse

espèce

/kwataimiaw%ge/.

dans

un

vers.

Ils

tronc

descendants grosses

de

donnèrent du

Un

jour,

fromager

;

aux

fromager”,

qui

une

vers de

/kumakaimiZwZngs/,‘*les

sont

de

gros

hommes

et

de

femmes.

l’abattis

et

C’était

y

des

longtemps,

a le

chant

de

d’elles

lui

dit:

“Viens

avec

moi

mâle

vint

faire

un

mâle.

Le

soir,

le

la

femmes

entendirent

L’une

todaotylus. lage”.

c’était

naissance

Il à

Yawapûke

allèrent

grenouille

Lepau

vil-

1’ amour


-

avec

la

et,

deux

gras.

dans

son

hamac.

Celle-ci

mois

plus

tard,

elle

accoucha

d'un

aujourd'hui,

sont

gras

gens

ses

qui,

descendante:

cendants

de

la

ce

sont

grenouille

leurs

furent

règles

mises

enceintes après

l’autre.

fant;

la

seconde,

elle,

à

l'ano&re

son

Wopliae”.

la

dans

un

arbre

un

garcon

et

grande

et

dants

de

palmier

de

son

acajou. fille

minces.

Ce

l'arbre

aoajoui'.

et

que

l'on

première monde

bébé

vécut

Ces

vers

dont

Les

appelle

et

le

fut

"les

les

,

des-

vers Ils

et

un

aooouohè-

véritable

parmi

en-

Hoplias les

hommes;il

étaient

longs;

du

des

descendants

ils

donnèrent aujour>hui

"descendants "les

descehdants

recueillit

avait

été

donnèrent

naissance

sont

ancêtres

/mayuim&%w&ge/,

du

origine.

Yawapoks

les

vers

descen-

/wiliimiaw%gs/,

qui

pois-

sont

/kaisuimiaw%gs/,~lles

jour,

qui

dessendants

recueillit

même

aElles

poisson

/tasiimiZwEng.z/,

les

qui

rivière.

Yawapake

les

d’anaconda

costauds.

un

"les

jour,

sont

la

eut

au

la

cadavre

village.

petits

Le

Un

Uh

d’un

Hoplias,

Le

l'arbreTaohigalia';ont

cots

gros il

filles

poisson

/talE*iimi$wSngs/,

une

jeunes

un

rivière.

et

homme comme

à

des

t3actrisrr

enceinte,

/muluimisw&gc/,

deux

mit

Les

de

bientôt

pourtant

par

l’une

retourna

jour,

allèrent

rent

est

les

fut

Leptodactylus". Un

vaient

-

femme

Les

sont

363

"les

tu&

par

les

asti-

les

gens

à deux de

tous

descendants

bébés les

Wayana

de

l’ane-

avec

son

oonda”. Une chien

dans

alla

fut

un

village

enceinte

et et

recommença

et

accoucha

d'où

sont

issus

tous

du

chien",

que

l’on

grand-mère faisait

accoucha cette les

vivait l'amour

d'une fois

d'un

aussi/kaikugien/

-----c------m.------.

cl]

mot

karib

signifiant

la

même

avec

portée

/yawaimiaw%g&/,

appelle

seule

chose.

de

gargon

lui.

Un

chiots. et

d'une

"les descendants El3 .

jour, Elle fille

_


-

de

poisson

tu

des

des de

peaux tous

de les

jour,

Un

-

Yawapakz

conserva

des

peaux

jour

il

dit

à sa

femme:

"Entends-

pleurer

? Ce

sont

les

enfants

qui

viennent

poissony>.

Ces

deux

/walakupi/,

"peaux

Leporinus.

enfants

Un

364

enfants de

conté

sont

poisson

en

mai

les

ancêtres

Leporirius*y.

1974

à Trois

par

La

grand-mère

PEI&;

sur

le

-champ

son

suka.

par

Sauts traduit

PilsAla-


-

annexe

365

-

3

Identification

des

étant

à

animaux

l’origine

et

des

plantes

clans

animaux ---m--nom scientifique

nom f rangais

nom wayZpi

rouge

AloIi.atta Cebidae.

seniculus

Tinamus Tinamidae.

major

L.

akiki

singe

hurleur

in”amu

grand

t inamou

ka?i

sapajou

fauve

Cebue dae.

kUlE

amazone

meunière

Amazona Psittacidae.

farinosa

Bod.

kwate

singe

AteTes Cebidae.

pàniscus

L.

m%igZngZ

bourdon

Bombicidae, tères.

mûyu

anaconda

Eunectes Soidae.

murinus

mulu

grenouille

CSP.3

Léptodatitylus dactylus todactylidae.

pentàLaur.,Lep-

talc?&

poisson

Esp.

3

Hoplias mus Pell.,

maorophtalCharacidae,

walaku

poisson

Cspp.

yapakani

oiseau

spizaète

atèle

1

Gmelin,

apeila

L.,Cebi-

HyménopL.

tête de ségrégat couvrant plusieurs espèces des genres Leporinus et Schizodontopsie. Spizaetus ornatus Oaud. ,Accipitridae.


-

366

-

plantes ---v--kaisu

arbre

acajou

Cedrela Meliaceae.

kumaka

arbre

fromager

Ceiba pentandra Bombacacaae.

tasi

arbre

CSP. 1

Tachigalia Aubl.,

(jariictilata Caesalpinoidae.

wili

palmier

Csp.

3

[3actrls Rod.,

elëgcins Palmae.

wilapa

flèche, dire flèche

c’est roseau

à

à

odorata

Gyn&riuni àagitattuti Beauv. , Poaceae.

L., Gaertn.

Barb.


-

annexe

Il un

grand

voyage femme

Ils

ses

hommes..

arrivèrent

un

Le

sans

s’attarder

devant

seul

qui

n’écouta

sirent’et

se

beaucoup

de

chef

dit:

pas;

des

ne

mourut.

Les

sans pas

autres

beaucoup

de Il

tombe

pas

sur

quantité

de Les

rir.

mettre la

d’hommes

camarades Une

fois

Mais

ces

repas, Le d’y

raps

attachés

vous

vous

ferez

“On

va

passer

chapeaux,

le

il

y

“11,

faut

sai-

avait met-

piquer”. de

hurleurs

Tous

obéirent,

qu'il

reçut

alors les

chef

dit:

pour

Le

piqûres

la

et

il

qui

tombent

que

cela

sauf sur

“Un

crabes le

"Non, de

récalcitrants. se

mirent

va

le

y a des ne

vous

dernier.

tête

manger”.

mangèrent

hommes, :

ordonna

qu’ils

dit:

singes

des

oinqüante

attacher

chef

de

terminé,

refusèrent

chef

rivière

couvert

le

continuèrent.

le

fur-

fut

l’arbre

autres

une

des

environ

enavalant le

normalement, homme

il

arbre

La

le.fit

mou-

continuèrent. Le

quantaine

dit:

tête”.

déjections

autres

:

chef

déjections faut

quoi

obéir

comptait

grand

continukent. Le

arbres.

marcher dernier

Les

devant

un

de

lui.

faire

ne

devant

faut

/maniisï/,

voulut

partit

L’expédition

Le

sur

Chaussures,

qui

contre-forts

refermèrent

poissons

monde

chef

jour

“Il

ies

du

un

l’arbreY’.

k-rivé

dernier

autour

jadis

avec

.

voyage

y eut

à contre-forts.

tre

-

4

Le

aucune

367

et chef

ne

des dit:

couper

part

de

petits

poissons.

%On,

on

alourdis pas

une

très à peine comme

de

longue

leurs

repart”. par

tout

Dr, à grogner

cin-

différemment

étrangement on

Une

leur

suite”. liane

et

étaient-ils des

pécaris

à


-

lèvres la

blanches,

liane,

et

forêt.

Les

Les les

cinquante

autres

gros

déféquez,

les;

si

vous

sont

si

gros

le

dernier:

lui

tapa

bousiers,

de

chef

bien

le

énorme tête;

dormir

oiseau

grand

Le

de

venir

bec

empoisonné,

ne

dormir

ceux-ci

qui

a le

monstre

gardez

pas

Le

dernier

autres

se

ie

des

feuil-

tous

les

ceux-ci obgirent

sauf de

lui,

chef

dit:

près

*'Nous

le

cri

de

cra..."

Les

hommes

certains

lui

demandèrent

L'oiseau les

avec

alors

tout

et

y si

immédiatement.Les

accepta,

hommes

avec

mais, qui

transformèrent

en

Les

autres

dit:

"On

il

1'

lui

de

son

coucha;

la

variété

de

continuèrent. va

passer

il

/tukamayu/,mi-toucan,mi-anaconda

où .

dans

le

creux

de

son

arbre,

homme

désobéit

et

le

monstre

l'oiseau

chef Il

courlan. ainsi

le

courlan

il

en

chez

lui".

sortit

mourut.

de Les

gros

Gviter Le

dernier

de

s'en

son

autres Le

,

cra,

il

y

Ne

le

re-

mangerait'?.

VOLE

le

il

mangea.

Les

continu+ent.

ranger

de

et

chef

Le a

tombait

comme

s'approchant

"cra,

disperse. Le

Tous

mourut

eux.

et

se

déjections,mais

entendait

piqua

corps

vos

crier,

avec il

hurlèrent

pécari

la

attention

tueront."

Cn

pas

passer

feront

l'homme

soir

ibijau: de

alors dans

bien votre

bousier,

ici."

va

ils

pas, sur

la

allons

"On faites

vous

un

continuèrent.

lachèrent

s'enfuirent

protéger

viendront

autres

demandèrent

dit:

faites

qu'ils

sur

chef

pécaris

bousiers;

ne

ile

du

continuèrent.

insectes

vous

-

compagnons

Le a de

368

chef

dit:

Wn lui

Tous

obéirent,

trou

et

servir

mais

trous, homme

était pour

1% où pardon

sauf

1.;

piqua

va

Prenez

il

y

de

le

le

dé-

dernier;

avec

son

passer

tous

un

bâton

bec;

continuèrent. Wn

dit:

surtout,ne bien

se

passer

demander

coléoptères/suw%uw%/. leurs

va

faut

guider,

les

armé il

touchez

il

y pour

pas."

d'un

bâton,

mais

au

lieu

s'en

servit

pour

toucher

a


- 369

une

de

ces

dans

son

de

grosses

larves

monstrueuses:

trou.

Les

autres Le

patte

trous

et

une

jusque

de qu'un

un.

Le

homme je

caïman

sais

deux'*. caïman

si

cela

que

non,

encore pas

lui

demanda

ce

bien

retrouver

prendra". et

Très

rota;

à chaque

mauvais;

Arrivé

tout

près

et

l'homme

mauvais?"

sent

très

mauvais".

déposa

sur

le avait

retrouvé

tailla

des

flûtes;

du

caïman

avait dos

ses

camarades. Ils

gros que

avez

réduites; le

Le

animaux. vous

montra .

le

chef

Il

dit

celles-ci:

de

chemin,'

à

l'homme

Grand-père,

ca

ne

les

et

1' se

martin-pêcheur juché et

de

"Tous

les

sont

que

sur

retrouva.

y avait

vraies

de

Mais

était

il

sent

coup

bambous le

il

hommes:

rota ne

mécontent.

chemin

noir

grand

des

.-

répondait

Fii,

caiman,d'un

son

sont

cours

cela

quand

ce

tous

que

comment

tuer,

dit:“Eh

lyhomme

alla

1'

mer

caïman

yeux

à ses

et

le

continua

de

là,

la

demandait

coupa

arrivèrent

arriva

est-ce

s'en

chanta

les Il

l'habitude

voyez

chef

il

crevé noir.

et pays.

puis

presque

le

rive

son

noir

en

répondit: le

d'etan

compagnons,mais

caïman

rivage,

Alors

la

faisait

souvent,

du

petit-fils,

loin,

obligé

traverserons

il

entre

il

mes

fois,

"Mon

fut

qu>i'l

fois

y a

désobéit

tràs

il

à chaque

il

rainettes

dernier

. Enfin,

Le

nous

firentAils.

Là,

passât

dos

queue

sauter

mer.

m'y

homme

lui

la

comment

fois:

fit

de

guidez-vous Le

le

là grosses

bâton,

caïman

mon

aussitôt

passer très

pas."

côté

voudrais

noir

très

cela

votre

gros

sentait

une

de

touchez

sur

Ainsi

'le

las

noir "Je

monte

17cn va

monstrueuse

très

l'emporta

d'oie,

avec

ne

l'autre

dit:

ne

bien

mais

grenouille

tendre

dit:

patte

Toujours ,

elle continuèrent.

chef

rainettes

d'oie.

les

-

très

animaux des

espàces

espèces!'>

Et

successivement: vrai

tapir,

/miyalusu/,qui

.

le

vrai

agami,

/yakamiwasu/,qui

.

le

vrai

hocco,

/mitYwasu/,

.

la

vraie

.

le

vrai

biche,/sa?ûwasu/, cariacou,

/kaliakuwasu/,qui

était

un

était qui

était

qui

était

éléphant, un

nandou,

une

autruche,

une

girafe,

était

un

cheval.

*


-

Et "L'agami

que

une

fourmi!".

tous

ces

et

ils

les

hommes

animaux,

armés

mangèrent.

Puis

Ils cargot chef dernier C'est quille;

d'eau dit:

homme

cette

ne

désobéit

que eau

border

les

rivières

Déluge

qui

commençait.

ne

ce

leur

chef

là chef

où des

pas

frappa d'eau

voulait et

plaisantant:

tuer,

n'est

qu'

attaquèrent

de

leurs

couteaux

y

avait

un

continuèrent.

faut

et

beaucoup

en

de

seulemnt

ils

le il

dit

et

arrivèrent

monstrueux, 'Surtout,

alors

leur

l'habitude

Puis

les

chef

-

avez

VOUS

grands

le

370

escargots le

la se

pas

il

d'eau.

toucher!". de

à sortir

la

son de

s3arrêter,

recouvrit

Le

Mais

coquille

mit

es-

elle

le bâton.

la

CO-

fit

dé-

C'était

le

et

en

terre.

C...3

Conté

par

Alasuka

janvier

1972,

à Trois

Traduit

par

eux-mêmes.

Ilips Sauts,


-

annexe

371

-

.‘

5

Chant

Vous

arrivez,

Mais

d’où

venez-vous

Vous

arrivez

par

/pilau/

r

pilau; donc, notre

pilau

?

rivière.

Ils

se

rassemblent

pour

la

fraie,

les

Ils

se

rassemblent

pour

aller

?

Ils

se

mettent

en

ligne,

les

pileu,

Ils

se

mettent

en

ligne

pour

aller

Ils

entrent,

Par

le

Ils

entrent

saut

On donne On

leur

C’est

C’est

leur

à boire

mares.

la

plante

qui

est

les

pilau.

pilauC1’ 1 ‘écume

m’a

plante poison

demeure,

aux

boire

le

Qu’est-ce

les

/kumakayula/,

qui la

dans

pilau,

dans

fait

Qu’est-ce C’est

le5

pilau,

rendu

du

comme

bassin,

ça

parfumée

(23 qui

de

pêche

/salisali/

le

dangereux

plus

parfumés,

? m’a

fait ç33

ça, qui

pour

m’s

moi.

fait

?

ça.


C'est

le

Qui

vient

poison

de

- 372

-

pêche

/salisali/.

s'ajouter

aux

C'est/pilauluku/qui

Ils

se

Fpcttent

L’un

fjans

le

bassh,

ils

t3ac-s

le

grand

reniou,

Gin ~1%

vas

belle

Même

fond

de

On

au

les

pilau

vient

voit

?

s'ajouter

contre

se

l’autre

sb fmat%ent

les

peintures,

pilau,

rendu

Fa

comme

C'est

la

plante

parfumée,

C'est

le

poison

de

pêche

/salisali/,

C'est

le

poison

de

pêche

/kunami/

Ils

se

frottent,

Sur

le

banc

les de

se

?

c43 .

frottent,

le

bassin,

ils

se

frottent,

Dans

le

grand

remcu,

ils

sa

L'un

contre

les

pilau,

Ils

grcgnent,les

le

pilau,

pilau,

sable,ils

Oans

leur

piiau,

l'eau

quim'a

Clans

les pilau,

zigzaguer.

Qu'est-ce

Dans

pilau.

las

frottent

ils

aux

l'autre,

frottent

pileu,

demeure, bassin

qui

les

pilau,

est

leur

maloca.

11s

se

dispersent,

en

quête

de

leur

village,

les

pilau

Ils

se

dispersent,

en

quête

de

leur

demeure,

les

pilau

Depuis

le

banc

de

sable,

Ils

se

remettent

En

quête

de

nourriture,

Ls'alignent.

les

Ils

en

ligne,

pilau.

ils

SS dispersent,

les

pilau,

les

pileu.


- 373

-

Grâce

à quoi

a-t-on

fléché

Grâce

au

fruit

de

/kulupa/

Grâce

au

fruit

de

/kulupa’i/

Grâce

au

fruit

de

/sûkûlo/C73.

Grâce

à quoi

a-t-on

tué

Grâce

au

de

/kulupa/,

fruit

les

Grâce

au

fruit

de

/kulupaoi/,

au

fruit

de

/s3kalo/,

Grâce

à

Ma

flèche leur

Dans

le

bassin

un

autre

les

pilau,

pays,

ils

/&mawa/,

Au

pays

de

/wayali/.

abandonnent,

Ils

s’arrête

la

pileu,

les

d9

les

?

(81 .

les

elle

pays

les elle

Au

fait

fait

fuir, fuir.

s’arrêtent,

pilau,

belle

chanson

des

pilau.

Cette

version

tant

chant

des

par

Jacky

Paws

Enquête cripticn et

?

,

pilau

/pilima?&/

fuir

demeure

s’.errêtent

Dans

de

fait

Dans

Ils

fleur

pilau

CSJ

Grâce

la

les

(53

et

du

Wayapi

impcr-

a été

chantée

1977.

en de

plus

J.M.SEAUDET;trans-

traduction

de

ALASUKA

F. GRENAND

notes --I-m .Cll

On

empoisonne

la

rivière

avec

des

produits

xiques. C2 3 plante ichtyctcxique,

parfumée

: mataphare

Lcnchccarpus

pour ctiryscphyllus

/imoku/,liane :<leinh.

tc-


[33

/salisali/:

autre

nom

métaphorique

de

la

même

liane

ichtyotoxique. (43

c51

autre

/kunami/:

herbacée /kulupa/:

ricana

L.

(63

/kulupa?i/:

sprutieana /sûkûlû/:

[8]

/pilima?&/:

cet

arbre,

dans

de

Clibadium métaphore

pêche,

cette

sylvestre

pour

métaphore

l'arbre

pour

fois-ci

plante

Aubl. /yanipa/,

l'arbre

Genipa

ame-

/yanipa"i/,denipa

Steyermark.

(73

mangés

poison

cultivée,

par l'eau,

arhre,Sim.&a

'multiflbra

arbre, ainsi

que

les

poissons.

les

hommes

les

JU~S.

Qualea

coerüleà

fruits

des

En sont

Aubl. trois

Les

fleurs

de

précédents,sont

se

postant

sûrs

de

surprendre

ils

tombent leurs

proies.


-

375

-

6

annexe

c . . , J Autrefois, le

chef

il

a fui.

As’ingau

avaient

emmené

3 fuir.

31

Quelque

temps

à

la

ge,

lorsque

Asïngau

liens

lui

répondaient

un

des

la

vérité:

jusqu’au

retour

tis, et

le

pas

tua

de

son à

à

mandèrent

guars

ne venger

tué

par

Une

chasse

formé

A leur

voyage

par

Erési-

Le [en

les

Bresiliens

qu’ils

avaient

arbre

voya-

chef

otage] reparlaissé

déraciné,

pour

ne

suivant,

jamais

les

Brésiliens

été

mangent

mangé

jamais

par

les

Brésiliens

jaguar !

? Le

car

aussi.”

C’était Le

pas

beau

.

!” ,

leur

disait-il le

Ses

bientôt ils

chef

modérer.

un

de-

Mais

les

chef

l’avait

Fr

Mais

monstre

Brésiliens

jatué

alora

hommes

lui

très

encore

de

tireront

dessus,

mais

la

saison

des

parla

très

fort

Sa

femme

le

. Il

les

frappa

nom-

dirent:

davantage te

les

!

monterent

d’A.slngau.

de

un

les

frère.

lr. Partez

essayer

Brésiliens.‘* restât

un

par

faisait

pour

les

fois

camarade:

t’attaquer; dessus

avec

celui

mangé

“Prépare-toi,

leur

les

ami

Brésiliens

Les.Brésiliens

-

dit

leur

village

viendront

Asïngau,lui

devenu

trou

a-t-il

au

Mais

été

“Peut-être

breux

tarder.

nouvelles, revenir

était

son

ne

sans

ses

a-t-il mangent

monstres

Brésiliens à chaque

frère,

l’enterrer.

pour

du

chef,:nais

les

de

frère.

vrai

et

était

la

un

forcé

auparavant,

allait

des

ont

jeune

qu’il

a été

Brésiliens

pourtant

son

qu’un

emmena près

avoir

-“Peut-âtre

-

frère à ce

Aslngau

ville

qui

“Ton alors

était

demandait

Br->siliens,

demanda

les

Brésiliens toi,tire

pluies,

il

aux

Brésiliens:

tenait même!

par Alors

ne

le

bras qua


-

les

Brésiliens

-‘>Tu

peux

“Na

vous

les

Brésiliens

-

te

.préparer, en

les

pieds

‘* Si

vous

voulez

!

As’ingau

-

C’est

ce

que

vous

qui

avez car

venger

mon

vôtre.

Partez

avec

pas

ai

tué

son à chaque

balles

!

pieds,

approchez,je

des

eux. te

IV suis

Brésiliens. je

camarade;

frère,

mais nombreux

qui

ai

tué

cet

homme,

C..

,1

“Ici

est

mon

de

suite,

Plusieurs

dans

sur noue

les peur

moment-

je

l’ai

tué

par-

ne

peux

pas

vous

que

les

arbres

de

et

c’était

village,

pour

non

le

“.

et

et

tira et

aussi

fr&-eY’.

remontèrent,

lui

nos

votre

mon

moi

!

et

êtes

tué

vous

C’est

forêt.

sol

A ce

Brésiliens,

me clouer

dirent:

remonter!”

lui,

les

n’avait

moi

allons

lui

répondit-il.

sur

disait au

ils

nous leur

tirèrent

-

la

village,

pas”

donc,

clouons

tous

le car

faites

Approche

tuer

5

quittaient

là,

376

fois

5 chaque

fois

Asïngau

Brésiliens

à chaque

les

Brésiliens

promirent

T1- Qu’allons-nous

faire

?”

la

grand-mère

fois,

il

y

qu’ile

et

village;

fois

les refusa eut

des de

couchent bagarres;

revenir

plus

nombreux,

mes

à Asïngau.

de

les

aider:

et

les

fit

Et

Aslngau

elle

fit

chavirer

dévorer

par

des

Puis source il Kouc

du

alla ,

trouvèrent

les

Brésiliens,aussi sa

loin,

ruisseau

le

finit

Les

Kouc.

plus le

les

Asïngau

sur

un

et

canots

décida

petit Cou

que

Brésiliens

d’émigrer

Là,

ce

ses

jusqu’à jusque

de

Moypa]. dans

hom-

c...]

suivirent affluent

ses chamane

des

voraces.

le

c’est bien

à

piranhas

Brésiliens

Maykwa pas;

vie

demanda

dirent

la

les

village

la là.

source

Alors du

Brésiliens que

celui

hommes,appelaient

ne que Capit”ao,

C...l.

Conté DET duction

en

mai

par 1979

résumée

Misa

à J.M.i?EA:.!-

à Trois

Sauts.

par

ALASUKA.

Tra-


-

annexe

377

-

7

La

guerre

d’extermination les

mes

et

les

Tel

fut

le

emmenèrent, sujet

de

alors

W&waila.

Voilà

village

des

ravisseurs:

-

11 Comment

allez-vous

-

Y’ Nous

la

Tapivïy

mais

les

mes .Oes

allons

?rt,

dirent-ils.

répondirent

les

moment.

Ils

regardaient

pour

aller

à

ont

été

capturées”

Ils

-

bien

‘* J’ai

qui

avaient

Wiwaila,

et

-

>t Et

celle-ci

ci

!”

dirent-ils

chacun

vre.

Hop!

Notre

rent

chacun

la

il

se

pensèrent

nos

machète. celle-ci

est

ma fille”,

Ils

se

mirent

attrapa

sa

fille.

Ils

attrapè-

les

becs

leur.

mienne,

Ainsi

Mais

les

c’est

avec,

que

nos

ancêtres

le

modèle

des

elles

sont

ces

machètes,

les

et

celle-ci,

se

levèrent

. . .

avec

TapL?ïy avec combattirent.

machètes

américaines,

arrondies

au

retournoyer, et

s’en

et

celleà

les

sui-

agirent-ils.

sac,sao,sac... et

Tapi?‘iry

côtés.

également.

ara,

des

tous

rivière.

leva.

ancêtre

C’est

tournoyer

hom-

tous

que

saient

Nqe

de

la

au

la

On dit

tuèrent

que

arriverent

est

tour.

forme-là:

leur

l’impression

s’appelait

TapiiYy.

un

celles

reprirent.

wayapi

et

passèrent

hommes.

avec

partirent

s’assirent

sont

fem-

raconte.

hommes

bien”,

chef

l’on

des

les

femmes

ff Ce

dit

capturèrent

Le

que

+ïy

nôtres

guerre. ce

Nos

Taoi

les

Jadis,

contre

bout,

à

de

Comment

dire

?

elles

ont

cette

comme

‘Nos

ancêtres

leurs

machètes.

retournèrent.

leur

ga.

Et

les

faiIls

donc,


-

378

-

le

chef

C Cependant las

ennemis

thés

dans

mirent lee

-II

Je

t'avais

un

de

nos

-

"Je

t'avais

son

corps

fourrés, bien

IdLwaila

à bouillir,

Iles

observaient dit

la

qu'ils

fut

et

Wayapi,ca-

scène)

seraient

tué

,

nombreux",disait

ancêtres. bien

observer':,lui

dit

qu'il

répondit corps

fallait

un

bouillir

le

d'un

-I'

Ainsi

donc,

voilà

un

pansèrent

les

Wayapi.

Et

autre.

membre

d'abord

bien

Les

ennemis

faisaient

leur

famille

de

des

nôtres ils

qui

va

partirent.

les

, être

mangé",

Ainsi

raconte-

t-on.[...3 En -

" Voilà

a .été -

"

de

tué

quelle

pour

Allons

hommes

arrivant, manière

être

un

prévinrent

membre

les

de

notre

autres: famille

mangé':,dirent-ils.

immédiatement

du

ils

village.

chez

Et

ils

eux

!

"

partirent.

répondirent

les.

partirent

nom-

Ils

breux. -

TF Ils

ches.

vont Il

lèrent

sans

nous

levait

nous

en

prendre

paquets

de

faut

alors

des

empcrtèrent

doute

tellement le

bras.

de

Ils

sur

partaient

pour

le

chemin.

Ils

du

chemin.

Les

ennemis

ser

sur

ce

chemin

pour

maisons Mais

et cette

avaient son

de

qu'ils

façon

que

mirent

descendre

les

TapLPïy nos

quittaient

nos

ancêtres

son

corps.

du

village.

Celui-là,

le

tuèrent.

Comme

ne

pas

ils

le

ancêtres

tout de

pas-

nous

le

de

à

leurs

la

rivière.

pour

cette

descendaient

pas:

ils rai-

de

leur

maison.

C'est

de

cette

sortit. jadis,

Ils

un

autre

descendit

étaient

sou-

en

comme sortir

l'intérieur

suivirent

leur

mirent

un

tuaient,

ficeils

embuscade

ancêtres.'Cgest

Ensuite

nos

se

rivière,

pour

de

se %a;

l'habitude

leur

flè-

guerre,

en

avaient à la

Cependant;

cachèrent

la

devaient

peur ne

paquet

Ils

fois-là, peur;

le

? Ils

se

aller

Ils comme

noua-mêmes. village

nos

gros que

dirais-je

long

jadis

toutes

suffisamment'*. flèches

le

faisions

tirer

flèches,

Comment embuscade

faire

dans alors

le

tuèrent et

sa

marche

nombreux

et sortit et


-

autour

du

te,

Mais

villege nos

manière

qu’ils

vinrent

chez

cêtres

lui ”

que

cet

que

nos

Allons

enlevée -

oui,

-

Allons

C..

.l

Une

autre

s’appelait

hommes

partirent

voir

nos

en

nos

anckres.

!“,

leur

notre

Qui,

ceux

qui

enleves

comme

eux.

étaient

Nos

le.

Les

leurs

chiens

Les

Tapi

Tapk

pï’y

étaient

“Cette

Et

ils

passa

-

?1y

sortirent’de

les

suivaient.

ne

les

an-

? Au-

un

Tapioï!y.

On

à cause

de

reprendre

notre

soeur

restaient.

ramenons-la.

comme par

qui

les

les

Elle

est

Tap&pïy.”

Tap&vïy

devenaient

partirent. allait

ver5

WaySpi!

Les

leurs Nos

trouvèrent

la

rivière:

WaySpi!

criait-el-

maisons;

on

ancêtres

se

car

pas,

dit

que

dispersèrent,

nos

ancêtres

Après

cela,

ils

nous

devons

reprendre

notre

soeur.”

leur

mais

quand

les

Tapiiïy

Ils

partirent. près

Oui,

étaient

s’

virent

revinrent.

soeur,

elle

d’eux:

les

Nay%pi

Mais

leurs

et

oui, avec

fois

encore,

i

y1 Cette

fois-ci,

Tapi?ïy”,dirent

! .

r7 dirent-ils.

une

village.

ces

fois-ci,

l1 Ho! ”

tous

nos

sauvés.

-

-

femme

re-

C’est

ceux et

est

ancêtres

La

ils

guerre,

soeur elle

doucette

dirais-je

tuer

dirent

maintenant,

de

parmi

te

Allons

ramenez-la

dit-elle,

d’autres

pour

! ‘I, disaient

chercher

C’est

Nasôylk.

enflemis!

sans

Ensuite,

Comment

eux,

“Ho,

village.

fois,

comme

-

ce

partirent

homme

devinàrent tous.

ennemis.

ancêtres

le

tuèrent

exterminèrent

des

-

ennemis las

eux.

nos

dit

nos

ancêtres

tuèrent

trefois,

-

,

379

chiens, te

devez

VOUS

ce

nos

sais, ancêtres

s’enfuirent

dis-je.

ceux Voilà

tu

que

des

nôtres

me raconta

vraiment qui

aller étaient

ma grand-mère.

tuer

les

restée

au


-

-

Vous

devez

pour

cela

rent-ils. est

Leur

elle

criait

On dit

(4-5

ses

frères.

vaient

hommes :

Après

ancêtres

ne

comme

cela,

elle

ne

et

cette

jeune

et

Mais

ils

rent

les

filaient un

de

enfin,

ils

les fille

plus. l’enlevè-

plus

reconnaître

chiens

qui

criait

on

je

nos

de

aui-

même,

hai,

hai,

hai...

à entrer

dans

le

dire

qu’ils

d’un

arbre.

arriva.

Et

les

contreforts,

le

mordaient;

chaient

que

mordaient vec

et

son

arc

[il

chiens

n’avaient

daient

que

Les

Tapi

??y

arrivèrent,

sak,

les

et tiré

Vite,

venez

! ,‘! cria

était

le

mais

ils

autre;

qui

tuèrent Ils

raconte-t-on. Way”api

hommee ils

(11

Pour

arbre,

creux

frappait

à être

battus,

des waSEyl&,

ne les

flèches],

nom

d’un

tou-

chiens en

le

vain

mais et

ales

n’en

mor-

l’identification

!

“Waytadisait-il.

Waytatasl,

le

nom

. . . ennemis

que

le

tuèrent

les

arrivèrent chiens

et

alors.Ce avaient

sont

acculé.

l’emportèrent.

Les

Aindeux

partis.

arrivant

partirent

compagnons, viens

ancêtre,

celui

étaient

en

à ses

passèrent

y7 Ils

Puis

d’un

et

les

1 ‘homme

D’autres

deux

forcè-

flèches

ses

l$uyuwiluway,

l<uyuwiluway

autres

lui

grands;

ils

le

maintenant

toutes

demandé

me chercher!

d’un

ai

creux

sak,

nos très

et

dans

mais

pas

très

l’acculèrent

sak,

avait

vraiment

plus.

t”asï,viens

ceux-là

voir”,dirent

maintenant:

lui

aussi,

bien

étaient

ancêtres

veux

va

chiens

contreforts

-

c’

d’elle,

connaissait

quand pouvait

aboyaient

“Maintenant,

/

Tapivïy; près

nous

bai”

ioi”,di-

dis-je!

ancêtres.

-

ramener

devenue

ga

hai, ;

la

passaient

elle

petite

VT Hai,

nos

!”

et

était

nos

WayZpi était

ans].

soeur

désormais,

quand

“les

-

votre

soeur, que

qu’elle

rent

te

reprendre

380

l’ont chez

chez

les

de

bel

et

bien

Noirs

“ils Cl3 ;

ils

ce

groupe,

eux,

ont

tué”dirent tué

ces

Yalimo”.

voulaient

cf;

p.

3C5

.


-

les

inviter.

-

ils

Apparemment,

racontèrent

ce

Noue

qui

s’était

‘&té

vaincus”,

avons

et

nous

noua

sans

doute

comment

Ils

comme

d’habitude.

village

des

ce

biêre

de

os

humains

TapL??y. maïs.

avaient

introduit ce

-

Quand

-

de

‘l C’est

perlèrent.

étaient

jouaient

les

des

des

bambous.

la

flûte

boire

fordes ils

quoi

jouait

Wa-

de

fini

d’encercler

le

“,se

dirent-ils;

drentre

eux

Trois

de

lesquels

aurons

qui

su

: t’étaient

nous

ancêtres.

sui-

dans

Tous

nous

les

nombreux,

train

raconte.

welilili.

Voi-

arriverent

crânes.

Loilà

ensemble,

Noirs

Noirs

l’on

noe

Il5

Noirs.

très

en

de

et

les

Noirs,

Ceux-ci

nettoyés

aux

Et

les

et

WElilili,

amis.

allons Wayapi

que

sifflerons: parler

‘.le.s

Way”api

Ils

bien

s~yl&,Z~

dirent-ils;

nombreux,

Les

vaguement

passé:

ils

étaient

-

étaient

II, dirent

vengerons

virent.

381

étaient

asoûls. village,

nous je

veux

partirent:

eifflerons”,dirent-ils.

Ainsi

firent-

ils. -

Ho

Maie

!rr

dirent

d’où

les

E.. : il

flûte

présence II ge

se

lui

?

. E..

moqua

ainsi

. E.. des

apportez

que

je

apporta

ni

de

-

1, C’est

se

voua de

la

jouait

toujours

lui

Way”api

dont

vos

carcasses,

fit

le

fusil

et

pof!

il

comment

et

bière

que

de

je

!

il

avait

de

deviné

la

vous

que

je

man-

mange

!

Sa

femme

avaient

fi-

ce

temps,

nous

faut

en

les

nôtres

,

dans

se

sa

direction:

par

tomber.

? avec renversa;

sa il

premierY’,dirsnt-ils. WaeEyli 11

calebasse

renversa

sa

roula

sur

Était

tombé,

avec,

pleine

de

boisson.

------y------_-_----oiseau

lee

maïs.

Pendant

finit

dirais-je qui

donc

tue,.

qu’il

Ti...

Cl]

chante

I’

: WasEyli

.

Cl3

préparer:

même,

ma&,

donc

tinamou

:

Apportez, !

petit

chante-t-il

Tiwi,tiwi,tiwi, la

Tap&??y,“le

/suwil?5l~/:CrÿptureTlus

.sp.,

Tinamidae.

biëre

lui-

de


-

Voila

ce

que

l’on

en

vain;

nôtres

les

tuèrent

pèrent

les

femmes

ils

abusèrent

tes

les

couteaux.

TapLoïy

réagirent

ne

réussirent

pas

ils

lesanéantirent

tous; et

les

femmes

ils

en

les

Ils

-

11 Nous

vous

ce

que

taient

nos

taient

encore

même

pas

c ‘est

avons

baisèrent

vengés;

ancêtes.

Les

Tapi

et

vivant,

les

avoir tou? avec

les

femmes. chez

c’est

qui,

eux:

terminé.” ainsi

à cette

raconépoque,

ancêtres

Noirs

les

dirais-je

guerre;

nos

nsen

agirent

attrapuis

tuèrent

repartirent

pïy,

Ils

se Les

maisons,

toutes

cette

nombreux,

tous,

Ils

maintenant,

en

sauver.

après

comment

Noirs

alors à se

les

égorgèrent.

ainsi

les

autrefois,

assez

dans

égorgeant,

fut,

un

les les

liquidèrent Puis

Voilà

ramenèrent ils

Ensuite,

des

autres ils

d’elles:

rattrapées.

-

raconteC1’ Les

dispersant;

382

de

é-

laissèrent

même.

Voilà,

ainsi.

Conté PEICÜ,

par

à Trois

la Sauts

Transcription

et

grand-mère en

Août

traduction

Alasuka

et

F.Grenand.

Jacky

PaWE,

la

1977. de

-------------Cl)

Selon

pe

sur

leurs la

Robert l’identité

le

nom.

rivière

pourtant

Yawalu

que

du Pour

et chef

eux,

Tapipïy, Was&yli

i<uya?i

qui

vécut

les

deux

hommes

dont était

plus aient

ils un

tard, porté

narratrice

chef

ignorent

se

trom-

par

ail-

waygpi-puku

vers

1870.

Il

le

même

nom.

de se

peut


-

annexe

383

-

8

Histoire

d’un

Ciétait les

Mayapi

taient

n’étaient

très

se

frottant

ve

de]

pas

sauvages; [le

la

grandes

du

maisons

à étage

garqons

et

deux

Tapioïy

une

rent

:

l’un

xième taires

élevèrent

comme

les

Tapb

migration

l>Oyapock.

de Les

dans

les Cl3

/pasiq&/ vivaient les au

é-

les

oreilles

lobes

avec

Ils

avaient

.

plusieurs Tapi?ïy

Manînika;

Tapii?y

en la

familles.

enlevèrent

deux

village

wayapi

de

Kwatakôa.

avaient

enlevés

se

les

et

sa

soeur;

beaucoup

l’autre

plus

jeune. il

leurs

captifs

comme

et

avaient

les

sède

les

était

+‘ïy

la

Pîamîsi qui

avant

jour,

qui

Ciï

s’allongeaient

fillette

eut

garBon

Ta

palmier

Un

Les

les

pratiqué

racine

wày”api

Chez!

sur

ils

trou

captif

partag-è-

eut

le

Les

proprîé-

faut;

ils

oreilles

deu-

vivaient

longues

comme

du

jeune

eux. Un

jour,

Je

veux

l’autre:

-II

L’autre

lui

répondît:

-

venait

de

le

marier

avec

veux”.

Il

ajouta

sont

difficiles

dît

à

avait entendu, --------e--[l]/pasivi/:

le

propriétaire

manger ”

Non, sa

IFiarteà

bien

mien. mon

soeur];

:‘t/tatap~l~/“,

qu’il exorrhiza

Et

toi

le

à dire:

tien <<les

Piamîsi,

qui

n’était

ne

pas

conoerné,il

soit CMart.1

Fr.

beau-frère

mange

c’est

à trouver”; et

le c’est

plus

Wendland,

[il si

tu

captifs pas

loin, alla

Palmae.


-

prévenir -

"

son

Je

bien

ici;

ils

ne

promît

de

se

sauver

lieu

une

eut

Piamisi

les

regardait

il

ne

pris

qu'ils

fête avec

du

à un

semblant

de

fallait

le

disaient

il

n'avait bien,

mais

manger

son

l'âge

de

danser.

lui,

avait

com-

A l'aube,

les

Tapi??y

ami.

homme

et

lui

que

les

pieds.

lièrent

les

mains

Ensuite,

le

fléchèrent

l'on

expliquait

pour

la

journée,

ils

du

singe

en

1'

ils

firent

de

bon.

Ils

comment

il

mangèrent.

Ils

à Piamisi:

déjà

quatre

bon

trop

comme le

caohîrî

il

jours,

danses

devaient

encore

durer

s'évader.

Le

quand

les

l'ivresse

et

le

monde

dormait,

qu'il

prenait

il

se

Puis,

cacher

dans

la

Il

fîtlpareil

save

et

des

avait et

oassave il

coucher,

La

dertîîère

baisse

rapide

de

été

chasser

la

que

pour rentrant.

avec

qu'il

mari

et

qu'elle

et

marcha rivière

et

siens.

nuit,

etquatre trouva

son

de

con-

la

cas-

maître

lui.fit

Piamisi

dit

qu'

ptkoédente,

qu'il

n'avait

il

mangé

beaucoup

qu'il

n'eût

rien

à sa

soeur

avait

rien de

saoûl. il

répondît

qu'elle

les

nuit.

navigua

Il

oassave.

chez la

jours

la

àvec

suivante, lui

resterait toute

cassave

s'étonna

était

Elle

la

suivante

maître

nuit

tout

nuit

raison, Le

lui.

seul

nuit

cette

La

des

de

ignames.

en

marchaquatre

forêt la

soir,

feignait

lorsque

la

répondit

fuir

a-

les

seul.

remarquer

il

de

allaient

soeur.

Lui,di-

Comme

dedanser allait

que,

décida

Tapi?ïy

à sa

rôti". d'ailleurs,

stèle

et

bu.

tinuait

chasse

encore Piamisî,

puis

vait

d'une

garson

pas

Pendant

la

jeune

ainsi

manger.

toute

le

chanson

préférait

de

pendant

Tap&?ïy;

une

! C'est

tué;

à caohiri; les

occasion.Eien-

flècher,

qu'il

tué,

première

le

Y1 Viens

il

rien".

la

alors

sait

il

2

jeune

poteau,

chantèrent

me feront

pas allaient

s'emparèrent

-

grande dansa

car

comprenait

-

répondit:

se

journée,

air

Celui-ci

suis

Piamîsi t&

ami.

384

demanda

Tapivïy.

A l'aube,

durant

la Il

restes

Il il

toute nuits.

des

aimait partit

arriva journée;

arriva de

bien

donc au

bord

puis

il

à un cassave

son

abri et

reprit

de


-

des

forces,

car

le

lendemain

encore

il

trée

du

village

n’avait et

femmes

qui

rurent

dirent

violer

et

qu’il

venaient

Mon

core

vivant,

il

1t Oui,

j’avais

les

Tap&vly

un

Il

arriva

ae

un

milieu

leurs

besoins

un

le

tuer,

Tap&

marcha à l’en-

Les

cria

qu’il

voulait.1

hommes

du

village

était

leur

frère.

Il

est

en-

I<watak&a; qupîl

avait

ce

“Tapiply”;

regarda

petit-fils

s’appelait ils

vécut

pas

quelque mauvais

sort

et

Janvier sur

plus

le

tard,

Conté

par

1972,

à Trois

champ

par

Zidoc

Yawalu.

et

reconnurent.

longtemps

mourut.

dit: Piamisi

se

les

il

coules

petit-filsrr. il

qui

et

s’il un

Alors

oapturèrent”.

Oes

virent

et

ne

sentier.

le

souviendra

temps

du

qui

?ïy

s’appelait

Piamisî car

il

au

Piamisi

s’approcha

que

voyèrent

à manger.

soirée,

y avait

grand-père

-

siens,

rien

la

s’assit

fallait

alors

Kwatakoa

plus ,dans

faire

qu’il

arrivèrent; -

-

way”apî. Il

dit:

385

chez

Tapipïy

lui

et

Müpôa

Sauts;

traduit

les en-

en


-

annexe

magique

ohamane

qui

il

Un

muli/C1’

à une

ficelle

cercle

du

le

soir,

Les

dant

de

de

marcher,

la

était un

pour

faisant répondirent

son

faire

approchèrent.

Il

arrêta

‘attraper

un,

mais

il

Il

revint

nouveau

tournoyer

son

dain

en

forma

alors

en

iuleC3’

,

alors

en

Alors

l’esprit

mais

AnLlawa

serpent

maître

AnBlawa

ne mais

excréments, se

son et

recula.

en

avant

et

de

grande

l’emmena

l’esprit ne

le

de ‘lâcha

Anilawa

transforma

en

le

rhombe

au se

/kulumuli/:

[3)

/u>ui.uku/:

(33

/amula/:

Buadua

latifoiia

Latihesis

mutus,

Grthoporüs

lomontl

essa-

fit

pas.

Il

se

transforma

enfonga

ses

mains

chenille

Curticantel,maîs

Poaceae.

Crotalidae. .Bro.,

Myriapodes.

de taille

village.

pas. Il se E23 , puis brousse

H.B.K., L.,

et

transforma

------------(11

les

lâcha la

gron-

s’arre”ta l’objet:

peur

et

un

en

alors

esprits

chemin),

mais

jaguar,

Anllawa

Des

par-

son

alors

cependant

attrapa

[En

Il

esprits.

tournoyer

eut

rhombe.

les /kulu-

tournoyer

rhombe.

de

d’en

en

1,es

en

ya

il

de bambou

lui

esprits

approchèrent;

d’attraper

/mümü/ que

invisibles

morceau

appeler

continua

substance

capable

village

fa2on

mais

la

les’,querriers

attacha

esprits même

acquit

rendait

Anllawa esprits.

courut

-

8

.Comment’un

rhombe.

386

soutransen

dedans.


-

Anilawa

ne

le

lâcha

la

visible”. oreilles,

creux

de

chaque

fois

“grande

la

/k~y~mal:u?î/,

chercha sous

ses

variété

enfin

farine

bouche

sous ses

et

“la

la

bras, dans

la

de

ses

An&lawa qui

narines.

rend

l’esprit,

Il

ne

nommée

le Alors

produit seulement

recommenc;a

magique il

ses

caché lâcha

recherches

sous

l’esprit

Conté P&IC~~ en Sauts son

qui

par

Septembre

; traduit fils

la

dans trouvait

Alasuka.

sur

trouva înférîeu-

se

sauva.

la

grand-mère

1974, le

à Trois champ

le à

/munuwiu/,

et

gencive

în-

dans

testicules,

d’arachide

put

arachide”. Il

re.

dans

ses

genoux, que

capitula]

l’esprit

substance Il

ses

-

pas. [Alors

chercher

387

par


-

annexe

388

-

10,

Principaux

informateurs

. 13

Wayapi

Alasuka ---------------

en

1946

sur

la

rivière

sur

le

haut

Oyapock,

au

son

savoir

Raymond’l’: side toine le

Tamali. chef

Origine

Awala --------------- Alexandre

: wili. ge

de

Tient

Pierre

Yakanali,

aparai

c23 .

vers

et

1910-1913

Réside

sur

Roger

Kamala.

sur

le

haut

Uluali;révillage de de

la

d’An-

sa

rivière

père

Pila-

Oyapock,

Origine

son

mère,Pek”u.

au

wayapi

villa-

[clan

KumakaimiZwZnge].

Ilips ----------

Paul:

en

1949

sur

le

haut Tient

Tamali. chef

Aitu -------^-----Germaine

sur

Pierre

la

rivière

son

savoir

Yakanali.

: Né

vers

1898

dans

le

village

à

Uluali.Réside

au

Oyapock,

village de

Origine

d’Antoine son

père,le aparai.

la

source

de

l’Oyapock,

du

chef

Alamasisi.Tenait

ici

sont

les

------------Cl3

les

peuvent

noms

wayapi

utilisés

surnoms

qui

être

utilisés

face

aux

esprits

sans

danger

qui

les

portent.

Ils

sont

devenus

avec

le

noms

ou

des

surnoms

d’état

[21

filiation

ceux

patrilinéaire.

civil.

temps

pour des


- 389 ”

son

savoir

Wayapi

de

sa

C clan

1978

au

mère

Matali.

Origine

Kul&imi%w%gE].Oécédée

village

de

Antoine

en

Tamali,son

gendre.

Jacky ----------

Pawa:

en

1950

sur

le

haut

sur

ne

Tamali.

la

Tient

Emmanuel

Pawe,

grand-père

Ulual&.Réside

au

village

son

savoir

décédé

en

Pierre Origine

1967.

rivière

Oyapock,

d'Antoide

1971,

son

père

et

de

Yakanali,décédé

wayapi

son

en

[clan

KuleimiZw%-

gE3.

Kamala ------------

Kwataka ---------------

Roger:

Patrick:

en

1913

au

village

lage

dans

voir

de

en

sur

la

rivière

Yawamsmisisi,

du

chef

Piva.

le

haut

Oyapock.

son

père

1956

sur

lage

d'&tus%Zy.

toine

Tamali.

père

Misa.

Chef

d'un

Tient

Maluka.

Origine

haut

Oyapock,

le

Réside Tient Origine

au le

vil-

chef

savoir

Wayapi

sa-

Aparai.

chez

son

vilson

de

[clan

An-

son

Kulsim&-

ZwZngel.

Miso Arthur: -----------

en

1915

la

rivière

à

la

source

de

Salamandre. Tient

l'Oyapock,sur

Réside

au

village

son

savoir

de

d'Antoine

Tamali.

ses

Yamauli

et

Aniko.

Origine

wayapi

rivière

WaseypsPy.Pp,

pères

grand-mère

Sapoto

et

de

la Cclan

Kuleimi%wZngô].

MZipsa ------------

Joseph:

en

IS38

side

au

de

Misû;

personnes.

sur

village il

la

d'Antoine tient

son

Tamali. savoir

des

Frère mêmes


-

Norbert ------------

Miyu:

en

390

1929

l’oyapock,

-

au

confluent

dans

le

kawa.

Actuellement

au

endroit.

même

paternelle.

Pzkü -----------mRoselia.

*

Par des

gens,de

Née

en

1920

21 la

sur

la

rivière

voir

de

sa

mari

décédé,

Origine

Pina -m-e

;

pock,

haut

Oyapock

Ma&l??.

le

de

mère,

1’Oyapock Tient

Matali

son

et

de

Pierre

[clan

Kuleim&%wZng.zl.

à

la

Kouo

Yakanali.

source

de

l’Oya-

sa

vie

il

devint

chef

a émigré

sur propre

a fondé

son de

Origine

wayapi

[clan

Kulôim&%

le

haut

Kouc.

Réside

la

haut

sur

d’Antoine père

Apiûko

‘Origine

w%go

3.

N& en

1942

jeunesse

sur entre

Tient et

des

wayapi

le la

wayapi-puku.

région

, son

et

acau

vil-

savoir

colporteurs

[clan

AkLkLimL%

Pilawili.

Qrigine

le

Tatuasu

Oyapock

Tamali.

sason

A paaeé

1971,

sur

de

filiation sa

savoir

1940

pays

la

chef

Depuis

tuellement

sis

il

wayana.

Malu-

son

3.

son

chef village

Tient

wangs

en

du

Salamandre.

du

la

1950.

et

de

source

région

dans

Camopi

1’Approuague.

Tayauqa.

village.

Siaiwa. --m---

par

famille

mont

vers

de

WayZpi

1905-1910 au

lage

d’un

grand-mère

wayapi

vers

village chef

la

descend

du

A passé du

Kouc

sa

et

le

wayapi

[clan

en

pays

waya-

il

a

KumakaimèawZngsl.

Toatû% -w-B

:

en

pi-puku.

1944

sur Frère

l’Inipuku, de

Sisiwa,

lui

aus-


-

si

passé

et

la

391

-

sa

jeunesse

entre

le

du

Kouc.

Tient

région

voir

de

son

grand-père

Origine

Apisalu.

Yawalu Robert* ----------_---

haut

ZwZngû

3.

en

1945

sur

le

haut

ne

Tamali.

la

Oyapock,

Yakanali

et

du

chef

KumakaimL-

Lllual&.

au son

de de

Eugène

Inamu,

Wayapi

sur

Réside

village

savoir

en 1978. Origine wZngE3 .

sachef

[clan

rivière

Tient

puku son

maternel,le

wayapi

sur

pays

Antoi-

Pierre décédé

[clan

Kuleimi%

haut

Tampoc.Chef

2 1 Emerillori Mompera -------------------- Pipa

Antonin: des

33

en

IS24

Emerillon

du

side

actuellement

voir

de

son

le

Camopi

depuis

à Camopi. père,

le

chef

1950. Tient

Ré-

son

sa-

Alspon.

Wayena Né

Lipolipo: --------

en

Jari

1952 de

revenu

Moloko: -mm---

son

*

Né ment vière.

A r&sidé

à 1971,

d’où

ensuite

Il

est

le

le

1) grand

chef

des

Wayana”

les

Wayana

1967,

sur date

1’Itany.

chef

le

est

sur

vers

sur

il

1915

pouvoir

qulen

Palanaewa ---------I

l’ltany.

1'Itahy.

sur

nier

sur

1963

vers

du

sur

d’un

sur

le village

de

der-

ayant

à laquelle

Chamane

1930

Jari.

du il

grande

étensud

jus-

a émigré réputation.

Itany.Actuelle-

haut sur

la

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