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"Les mésanges - Lila (tome 2)" d'Audrey Bischoff - Extrait

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Ma bouche a jeté : – Tu me touches, je t’en mets une. Mais ça ne l’empêche pas de continuer à piquer des crises et à bousiller des télécommandes. *

Le lendemain, c’est lundi, je ne croise pas ma mère, elle démarre à 5 heures du matin chez AMDS. Quand les employés débarquent, leur bureau a été astiqué, leurs étagères époussetées, leur parquet aspiré et lessivé, leurs plantes arrosées. Puis elle s’éclipse avant leur arrivée, pour filer chez des particuliers. Est-ce qu’ils sont au courant de son existence ? Est-ce qu’ils savent qu’elle s’appelle Salma et qu’elle porte une coudière au bras droit pour soulager ses douleurs ? Vu que j’habite juste en face du collège, je me permets de partir au dernier moment. Une fois sur deux, je finis quand même par arriver en retard. D’où les lettres que ma mère reçoit régulièrement. C’est la faute à la cigarette du matin. 14


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"Les mésanges - Lila (tome 2)" d'Audrey Bischoff - Extrait by Éditions du Rouergue - Issuu