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SIX MOIS // FEV-JUILL 012


W E L C O M E

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S O M M A I R E


Remerciements Avant le stage... 1. Intégration Le campus Intégration Origines 2. Les projets Le stylisme Footwear L’accessoire Brand design 3. La vie chez Kalenji Un équilibre Tester les produits Run’Expo La bonne humeur ! Le « Design Camp » « Courir en Aubrac » 4. L’heure du bilan Bilan


Remerciements. Je tiens tout d’abord à remercier Christophe Veldeman de m’avoir offert l’opportunité de réaliser ces six mois de stage dans son équipe. Je le remercie également pour sa présence, ses conseils, son écoute mais aussi son humour ! Un remerciement tout particulier à Audrey Guétrot qui a été mon repère durant cette période. Elle a su m’intégrer, me guider et répondre à la multitude de questionnements que j’ai eu durant mon stage. Je remercie toute l’équipe design : Jennifer Dewitte pour sa passion, son calme et sa sensibilité qu’elle a su transmettre à travers les projets textile, Mathieu Guéri pour son sens du partage et sa patience, Benjamin Pauchet pour toutes ses connaissances (particulièrement logiciels) qu’il a pris le temps de partager et sa sensibilité, Benoit Buronfosse pour son énergie et son aide, Valérie Aubry (designer trends, couleurs et matières) pour sa vision colorée et sa coopération et enfin Elisabet Escudé Villanova (graphiste fraîchement recrutée !) pour son sourire et sa bonne humeur… Je remercie aussi l’équipe design pour tous les moments inoubliables que nous avons partagés, pour leur capacité à travailler tout en préservant la dose d’humour et de bonne humeur nécessaire à un travail plein d’énergie !

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Je remercie aussi toutes les personnes avec qui j’ai pu collaborer à travers les différents projets que j’ai abordé : Laurence Monier, Romain Laurant, Gilles Ralite, Jean-Luc Burnichon, Sophie Benin, Xavier Rivoire, Cyril Perrin, Kévin Ichou, Christophe Prévoteau, Guilhem Bellanger, Carole Vidal, Cindy Vantom, Corinne Helard, Lili Zhang, Morgane Le Gall, Estelle Bécu, Romy Mey, Emmanuel Virion, Nathalie Hénion, Pascale Soule, Nicolas Noyon, Pierre Munier, Valentin Delecourt, Virgilio Leite, Amaury Wicquart et tous les autres… Je remercie aussi Nicolas Pelletier (Directeur de la marque) pour avoir été attentif à mes propositions pour l’agencement des bureaux de sa marque. Je remercie l’équipe Kalenji au complet pour son dynamisme et sa passion qu’ils retranscrivent à travers la marque Kalenji et leur sport.

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Avant le stage...

J’ai découvert certaines des «marques passions» du réseau Oxylane (B’Twin, Solognac, Caperlan…) grâce aux partenariats auxquels j’ai participé avec l’école Créasud. J’ai donc pris contact avec Etienne Redouin (Brand Design Manager de la marque Caperlan basée à Cestas) qui m’a permis de proposer ma candidature au réseau Oxylane. C’est quelques jours plus tard que Christophe Veldeman (Brand Design Manager de la marque Kalenji basée à Villeneuve D’Ascq) m’a offert l’opportunité de réaliser mon stage de fin d’étude dans les bureaux de la marque de running de Décathlon. J’ai tout de suite accepté son offre, avide de découvrir l’univers sportif et dynamique de cette marque en pleine évolution. N’ayant aucune expérience en tant que designer intégré dans une entreprise de grande envergure, j’étais impatiente d’en découvrir le fonctionnement, les méthodes de travail, l’organisation et l’équipe que je n’avais pas pu rencontrer auparavant de part la distance. Il ne s’agissait pas seulement d’une nouvelle expérience professionnelle, il s’agissait aussi de la découverte d’une nouvelle ville que je ne connaissais pas avant ce stage : Lille.

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I N T E G R A T I O N


Le Campus.


Intégration. Le 21 février 2012, après une dizaine d’heures de route, me voici arrivée à Lille !

les composent. Je me suis donc présentée à une soixantaine de personnes…

Trois jours plus tard, le vendredi 24 Février 2012, j’entamais mon premier jour de stage… Il est neuf heure ce matin là quand je découvre un grand bâtiment (le campus Décathlon de Villeneuve d’Ascq), je patiente donc en attendant que l’on vienne me chercher…

La première journée fut tellement chargée en informations que je pensais ne jamais tout intégrer ! Les « Kalenjins » utilisent aussi un jargon spécifique composé de raccourcis ou d’anglicismes qui rendent, au début du stage, les conversations difficiles, mais on s’y habitue vite !

J’ai rencontré Audrey Guétrot, ma tutrice qui me guidera tout au long du stage au sein de l’équipe Kalenji. Le premier jour Audrey m’a donc expliqué tout le fonctionnement de la marque passion et du réseau Oxylane : le système de messagerie interne et organisation du planning personnel, de partage de fichiers, la présentation des différents pôles (design, communication, bureaux d’études, atelier de prototypage, direction…) ainsi que des personnes qui

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Intégration. Le lundi suivant, je rencontre Christophe Veldeman, le BDM (Brand Design Manager) de Kalenji. Ce jour là Christophe m’a présenté l’historique de la marque, son évolution et ses objectifs. Je prends ainsi conscience que la marque est en plein changement et que beaucoup de choses peuvent être améliorées pour rendre la marque plus cohérente et visible.

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Origines. Origines Sur la piste depuis 2004, Kalenji est la marque de course à pied implantée dans le Nord de la France. Beaucoup plus au sud, à 2000 mètre d’altitude, sur les hauts plateaux de l’ouest Kenyan vivent les Kalenjins : c’est de cette tribu que provient notre nom Kalenji. Pour ce peuple, la course à pied est plus qu’une nécessité, c’est un art de vie mêlant apprentissage, intégration sociale, complicité, plaisir, performance, accomplissement, contemplation et synergie avec l’environnement. Les Kalenjins courent toujours en groupe et avec le sourire.

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Identité Le sigle de Kalenji est la convergence de multiples symboles. C’est l’association d’une piste d’athlétisme, symbole de performance, et d’une corne d’antilope symbole d’apprentissage et de progrès: C’est en attrapant une antilope que les jeunes Kalenjiins accédaient à l’âge adulte. C’est également une piste se transformant en chemin, symbole d’audace (« sortir des sentiers battus ») et de variété de pratique.


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L E S

P R O J E T S


Le stylisme. Les premiers projets sur lesquels j’ai travaillé furent les produits textiles de la collection Printemps-Eté 2013 avec Audrey Guétrot (ma tutrice) styliste textile homme ainsi que Jennifer Dewitte styliste textile femme. Ces jours là, nous avions réservé une salle en dehors du Campus pour pouvoir travailler au calme. Cela m’a permis d’apprendre à connaitre Audrey et Jennifer, aussi bien sur leurs méthodes de travail que sur le plan personnel. J’ai pu constater que les méthodes de phase de création sont semblables à celle apprises en cours.

Tout au long de mes six mois de stage, j’ai eu la chance de faire le suivit des trois produits junior sur lesquels j’ai travaillé : un tee-shirt athlétique (Printemps-Eté 2013), un maillot manches longues « Essentiel » (Automne-Hiver 2013) et un maillot manches longues « Feel » (Automne-Hiver 2013). De la phase de création, en passant par le développement, les prototypages, essayages et validation. C.f : Les différentes étapes d’un projet.

Audrey

Jennifer

La phase de création est un moment où l’on se plonge dans les cahiers de tendances, où l’on vagabonde à la recherche de sources d’inspirations multiples pour s’extraire du «brief» tout en flirtant avec les frontières du terrain de jeu que ce dernier impose.

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Le stylisme. A travers ces projets « textile » j’ai appris à gagner en autonomie et à organiser mon planning en fonctions des autres projets menés sur une même période. Je me suis sentie responsable notamment grâce à Jennifer qui m’a fait confiance sur ces projets et qui n’était jamais loin en cas de questions. J’ai beaucoup appris sur le plan technique aussi, n’étant pas issue d’une formation de stylisme, j’avais des lacunes en termes techniques des différentes coutures ou matériaux. Le Campus Décathlon possède plusieurs ateliers de prototypage où les prototypistes des différentes marques de composants peuvent réaliser les produits que les stylistes leur font parvenir. J’ai eu la chance de voir mes produits réalisés.

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Le premier essayage fut un moment important durant le stage : j’ai pu voir pour la première fois une de mes réalisations prototypée et portée sur des enfants lors d’essayages. Au delà de l’excitation ressentie au premier prototypage, les essayages sont un moment d’échange important avec le chef de produit, l’ingénieur et le prototypiste. Les outils utilisés n’étant pas les mêmes d’un métier à l’autre, ils donnent parfois lieu à une interprétation différentes par rapport au dessin de départ. J’ai donc appris à prendre le temps de faire la mise au point du produit avec les prototypistes favorisant ainsi l’échange direct pour gagner du temps et communiquer au mieux.


Footwear. Durant ma deuxième semaine de stage, j’ai découvert un univers particulier : celui de la chaussure. C’est avec un peu d’appréhension que j’ai fais « connaissance » avec un produit concentré en technicité. Mathieu Guéri, designer chaussures sur le segment «performance» et «trail», m’a guidé durant cet exercice périlleux. Jonglant entre style et fonctionnalité, un designer chaussure doit savoir souligner la ou les promesse(s) de celle-ci à travers les lignes qu’il donne au produit. Il doit aussi effectuer un travail ergonomique en prenant soin que les lignes et les découpes n’entravent en rien le confort du coureur.

Ce premier projet m’a permis de gagner en aisance sur le logiciel Illustrator sur lequel sont réalisées les modèles de chaussures. J’ai aussi eu la chance de présenter mes propositions lors des rendez-vous de validation des produits où Mathieu m’a laissé justifier mes choix. Cela m’a permis de gagner en assurance et structurer mes présentations pour mieux communiquer mes idées.

Mathieu

Benjamin

J’ai d’abord travaillé sur une déclinaison féminine d’un modèle homme existant ce qui m’a permis de faire mes premières esquisses en étant guidée par celles de Mathieu.

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Footwear. Par la suite j’ai travaillé sur un autre modèle de chaussure de trail pour femme avec Mathieu. J’ai aussi travaillé sur un modèle indoor (chaussure de running pour la course sur tapis) avec Benjamin Pauchet, designer chaussure sur le segment «confort». A travers ces projets, j’ai pu appréhender les nombreuses étapes qui constituent la création d’une chaussure, des premières esquisses, aux choix des composants, jusqu’aux prototypes finaux. J’ai moi-même participé à chacune de ces étapes. Je me suis rendue chez Essensole («marque de composants» spécialisée dans la chaussure pour les «marques passions») pour choisir les matériaux qui composeront les modèles sur lesquels j’ai travaillé. Le regard expérimenté de Mathieu et Benjamin dans le choix des composants m’a permis de générer une harmonie visuelle sur mes modèles.

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J’ai aussi réalisé les « tech-pack » des modèles sur lesquels j’ai travaillé. Ce sont des fichiers techniques expliquant les dimensions, couleurs, matériaux et techniques utilisées pour chacune des pièces de la chaussure. J’ai aussi eu la chance de voir les premiers prototypes de la tige (partie supérieure de la chaussure) des deux modèles de trail. J’ai pu ainsi les corriger avec l’aide de Sophie ingénieur chaussure trail et Jean-Luc Burnichon, chef de produit trail ainsi que Mathieu.


Footwear. La conception d’une chaussure n’est donc pas seulement le fruit de lignes qui forment un ensemble esthétique. C’est aussi avoir la capacité, en tant que designer, de mettre en corrélation les différentes compétences de l’équipe (directives du chef de produit, technicité de l’ingénieur, orientations et conseil du design manager…), de mettre en cohérence ces données et de concevoir un produit lisible.

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L’accessoire. L’accessoire est un élément essentiel dans l’univers du « runner », il lui permet de s’hydrater, de se ravitailler, d’être identifiable, d’y voir, d’analyser les réactions de son corps… Ils doivent aider le coureur dans sa course et non pas l’entraver : être léger, ergonomique, je pas gêner dans la zone d’oscillation des bras… Des contraintes ergonomiques que j’ai pu appréhender dans deux projets d’accessoires qui m’on été confiés : une casquette conçue pour la course sous la pluie, et un projet d’innovation concernant la course de nuit dont je ne pourrai parler davantage pour des raisons de clause de confidentialité. J’ai travaillé avec Audrey Guétrot pour le projet de casquette déperlante. Dans ce projet j’ai pu appréhender le contact avec le pays de production de ce produit situé en Chine.

J’ai donc pu expérimenter la communication à distance et ce dans une autre langue. Ce projet m’a permis de prendre des responsabilités, notamment celle d’envoyer les documents techniques aux dates fixées et d’assurer les retours d’informations concernant ce produit. J’ai aussi pu apporter mes connaissances en réalisation 3D. Les stylistes réalisent leurs produits sur Illustrator (en 2D) mieux adapté à la création textile. La casquette étant un produit en volume, l’outil 3D est par conséquent plus adapté et permet de mieux le comprendre. Cela donne lieu à plus de précision dans la réalisation des premiers prototypes et donc à un gain de temps dans le lancement du produit.

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L’accessoire. Le projet d’innovation a été riche sur le plan de la communication. Ce projet a mobilisé différents acteurs : ingénieur technique de confection lourde (sacs, sangles etc…), ingénieurs électronique, designers produits… Accompagnée de Benoît Buronfosse (Brand designer), ce projet fut le plus complet et complexe à appréhender. La multiplicité des acteurs dans ce projet m’a permis d’apprendre encore une fois à communiquer mes idées avec simplicité. Il fut pour moi déstabilisant à certains moments de poursuivre la création du produit avec certaines données techniques manquantes.

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Ce type de projet «hors des sentiers battus» fut une réelle expérience en termes d’organisation et de corrélation entre les différents acteurs et données technique. J’ai aussi pu proposer les premiers prototypes grâce à la réactivité des prototypistes de la marque de composant Strenfit.


Mobilier de vente

Zone de test

Zone d’essayage

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Brand design. Kalenji est devenu le partenaire officiel de la course de trail en Aubrac. Le trail est une course disputée sur sentiers et chemins balisés et courus en semi-autosuffisance. Le coureur doit donc prendre en charge une partie de son ravitaillement et courir avec une réserve d’eau. Kalenji a voulu pour l’occasion être présent et visible sur les lieux, en Aubrac. C’est donc de nouveau accompagné par Benoit que j’ai pu travailler sur cet évènement. Benoit et moi-même avons respectivement travaillés sur l’arche de départ de la course et sur le stand Kalenji présent sur les lieux de la course. Il s’agissait dans ce projet de rendre la marque visible et attractive.

J’ai aussi travaillé sur l’attractivité des lieux ou comment permettre au stand de devenir, au delà d’un espace de vente, un espace d’expérimentations. Le principe de test de chaussures fixé par le chef de produit trail Jean Luc Burnichon était de pouvoir permettre aux utilisateurs de tester la paire de chaussure trail sur le terrain en l’échange d’une pièce d’identité. J’ai proposé de rendre ce test attractif en créant une plateforme de test, située sur le stand, imitant les différentes textures et dénivelés de terrains. Il s’agissait de mettre en avant les promesses de la chaussure et de pouvoir les constater sur les lieux. Benoit

J’ai donc travaillé sur l’espace du stand Kalenji, j’ai défini la circulation dans l’espace donné en plaçant les structures de ventes de façon stratégique.

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Brand design. Durant mes six mois de stage, l’ensemble des bureaux de Kalenji ont déménagé dans de nouveaux locaux. A la base situé dans la structure du Campus de Villeneuve d’Ascq, Kalenji s’est offert la possibilité d’avoir de nouveaux bureaux plus agréables pour le confort de tous les collaborateurs.

J’ai réalisé l’aménagement de la salle de pause (photo ci-contre) avec l’aide de Carole Vidal, chef de projet et Cindy Vantom, assistante pour la marque qui m’ont aidé dans la partie logistique du projet d’aménagement : devis, commandes, réceptions…

Christophe Veldeman m’a proposé de participer à ce changement en me confiant la tâche de mettre ces nouveaux locaux à l’image de la marque et de les aménager de sorte à ce que chacun des pôles de la marque se sentent à leur aise sur leur lieu de travail quotidien.

J’ai apprécié travailler sur ce projet de longue durée qui m’a permis d’apporter du confort et de la convivialité au sein de la marque grâce à des éléments simples. C’est aussi un projet qui m’a permis de voir se concrétiser rapidement mes propositions.

Pour ce faire, j’ai réalisé différents affichages et codes muraux pour faciliter l’orientation sur les lieux tout en conservant un côté humoristique et dynamique propre à la marque.

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Brand design.

STICKERS WC 1 Scale 1:8

729 mm

1150 mm

W H E I T

B AL KC

Logo KALENJI white mais fond transparent

741 mm

1137 mm

W H E I T

B AL KC

ENTREE 1

ETAGE-02

STICKERS WC 2 Scale 1:8

ETAGE-02

AUDREY LAREQUIE - MAI 2012

ENTREE 2

Logo KALENJI white mais fond transparent

AUDREY LAREQUIE - MAI 2012

Stickers indication WC H/F

Plaques indication étage entrée 1 et 2

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3 .

L A

V I E

C H E Z

K A L E N J I


Un équilibre. Mon stage chez Kalenji ne fut pas uniquement un stage de design, ce fut aussi une expérience humaine. Rares sont les marques où il est permis de pratiquer son sport durant la pause de midi. Une pause de deux heures est donc réservée pour les personnes désireuses de pratiquer leur sport durant cette période de la journée. Je me suis donc mise à courir avec mes collègues, notamment avec Audrey et Jennifer qui ont su me donner le goût de la course et qui m’ont aidé à trouver du plaisir dans ce sport. D’abord, cela venait d’une volonté de m’intégrer au mieux dans l’univers du «runner», mieux comprendre ce sport, et ce pourquoi j’allais travailler durant ces six mois.

Puis, cela m’a permis d’y trouver des bénéfices : un équilibre et une meilleure santé physique en alliant sport et travail au quotidien. Nous avons aussi réalisé des «missions test» afin de tester les produits et les améliorer. Deux fois par semaine environ, nous allions courir durant 45 minutes aux alentours du Campus Décathlon, notamment au Lac du Héron qui, grâce à sa proximité, offre aux coureurs la possibilité de faire leur jogging dans un environnement naturel et agréable.

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Tester les produits...


Run’expo. Kalenji a été présent sur le Running Expo au parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris cette année. Près de 200 exposants ont partagé leur passion durant la semaine qui a précédé le Marathon de Paris. Pour l’occasion, toute l’équipe Kalenji a été mobilisée pour participer à l’évènement. Une chance pour toutes les équipes de conception de pouvoir expliquer euxmêmes leurs produits et la technicité que ces derniers comprennent. J’ai donc participé à cet évènement avec l’équipe design. Cela m’a permis de recueillir directement des commentaires sur les produits et de m’adresser à des passionnés expérimentés ou débutants.

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J’ai aussi pu mettre à l’épreuve mon anglais oral car le Marathon de Paris rassemble des coureurs venus du monde entier !


La bonne humeur !

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Le « Design Camp ». Chaque année l’équipe design de Kalenji organise un évènement : le design camp. Il s’agit de réunir durant quatre jours les designers dans un lieu autre que celui des bureaux et du Campus. Cette année nous sommes allés au Val Joly à Eppe-Sauvage non loin de la Belgique. C’est un centre qui accueille aussi bien des touristes que des entreprises désireuses de s’extraire de leur cadre de travail habituel. Le design Camp réuni tous les designers de Kalenji et invite aussi des designers d’autres marques non-concurrentes à venir participer à ces quatre jours de workshop. Cette année nous avons pu échanger avec des designers de la marque Legrand et du groupe PSA. Ces «trocs» de designers ont pour objectif d’apporter un regard neuf sur les sujets proposés par Kalenji.

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Par ailleurs, durant les moments moins formels, cela permet d’échanger avec des compétences et domaines autres aussi bien dans un sens que dans l’autre. J’ai donc pu profiter de l’expérience de designers automobiles et électroniques, connaitre leur mode d’approche du métier, etc… Un séjour d’une grande richesse où l’on a pu alterner loisir sportif dans un cadre idéal et travail sous un autre angle : une bouffée d’air frais !


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« Courir en Aubrac » Kalenji s’est déplacée dans le sud de la France, à Nasbinals en Lozère. L’équipe s’est pleinement investi dans l’installation du stand, des produits et dans l’organisation de la course. Plusieurs distances étaient proposées : l’Aubrac Circus, le Marathon des Burons, la Cap Aubrac, le trail des Capucins et la Capucine avec des distances respectivement de 55km, 42km, 27km, 18km et 11km. En tant que débutante, je me suis inscrite pour parcourir cette dernière distance exclusivement réservée aux femmes ! Ce fût un trajet qui se voulait accessible avec un dénivelé correct. J’ai eu la chance de parcourir ces plaines vallonnées interminables et ces paysages magnifiques accompagnée de deux de mes collègues avec qui nous sommes restées soudées durant la course. Il ne s’agissait pas de faire un record, mais de passer un bon moment et de profiter du tableau qui s’offrait à nos yeux…

Pour cet évènement, l’équipe Kalenji s’est aussi réunie pour faire un bilan semestriel. Durant cette grande réunion, chacune des équipes présentent quelques projets importants en cours pour les communiquer à l’ensemble de la marque. Cela permet d’échanger sur ces projets, tous corps de métier confondus. C’est aussi l’occasion de donner des directives communes à l’ensemble de l’équipe pour continuer d’avancer dans la même direction. Ces moments sont appréciables et riches en informations. Ils permettent d’apprendre sur le travail des autres membres de l’équipe, ce qui n’est pas toujours évident au quotidien.

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« Courir en Aubrac »


4 .

L ’ H E U R E

D U

B I L A N


Le bilan. L’exercice le plus difficile pour moi est celui de résumer ces six mois de stage dans ces quelques paragraphes car le bilan de cette expérience est riche… Mon regard a su évoluer sur bien des domaines durant mon stage. D’abord d’un point de vue technique. Malgré mes bases solides grâce à ma formation, j’ai pu apprendre à me servir de nouveaux outils, très complémentaires et enrichissants. Je parle notamment du logiciel Illustrator qui est beaucoup utilisé dans les domaines de la conception textile et chaussure. Néanmoins j’ai pu aussi apporter ma sensibilité avec des outils que je maitrise mieux comme l’outil 3D sur des projets d’accessoires ou encore d’espace où il semblait plus approprié. Grâce à ce nouveau « trousseau d’outils », j’ai pu adopter différentes méthodes en fonction de la typologie de projets que j’ai traité. Ensuite, j’ai appris à gérer un projet. En me confiant des petites responsabilités, j’ai pu tester mon sens de l’organisation, car s’il y a bien une chose que j’ai retenu du travail en entreprise, c’est la part qu’occupent la gestion et le suivi d’un projet pour le mener à bien. « PLANIFIER » ! Savoir établir un planning précis de l’avancement de chaque projet sur les semaines et mois à venir, pour soi, mais aussi pour ses collaborateurs, qu’ils puissent planifier 60


à leur tour des phases de travail en groupe en fonction des disponibilités de chacun. Courtes sont les phases de création, longues sont les phases de prototypages, entretiens avec différents interlocuteurs, corrections des plans, choix des couleurs et matériaux, etc… Le design ne s’arrête pas au rendu final, qui n’est que visuel. Ce dernier n’est utile que pour convaincre ses interlocuteurs ! «Convaincre» est aussi un terme que j’ai pu éprouver. Un projet est le fruit d’une équipe, une équipe est composée d’individus différents par nature mais aussi par leurs métiers. La communication est donc un outil indispensable au travail en équipe, et ce d’autant plus dans un groupe d’une telle envergure. J’ai donc appris à convaincre davantage et découvrant la nécessité d’adapter son langage à son interlocuteur qui n’est pas toujours (voire rarement) un designer ! Au-delà de l’aspect professionnel de ce stage, c’est l’aspect humain que je retiendrais aussi. J’ai été très vite intégrée à l’équipe, je ne me suis pas sentie « observatrice » mais « actrice » de mon stage. J’ai vraiment eu la sensation de faire partie de l’équipe design durant ces six mois. Je pense que j’ai su gagner la confiance de l’équipe de part ma rigueur dans mon travail et mon sens des responsabilités.

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Le bilan. Le partage est une notion importante chez Kalenji : le partage d’une passion pour le sport, mais aussi le partage des connaissances et des cultures. Lors de mon dernier jour chez Kalenji, Audrey, ma tutrice, m’a proposé de faire un bilan de mon stage. Durant cet entretien j’ai pu connaitre le regard de l’équipe à mon propos, Audrey ayant pris le soin de recueillir les avis de chacun au préalable. Il en est ressorti la rigueur dans mon travail, car je m’applique, lorsqu’une tâche m’est confiée, à la mener à bien et ne surtout jamais baisser les bras face aux obstacles que cette dernière pourrait engendrer. De mon soucis de bien faire les choses pour ne pas décevoir mes collaborateurs, je m’auto-censure parfois dans mes propositions créatives en excluant les idées qui selon moi ne seront pas à la hauteur. Je ferais donc attention à cela pour ne pas nuire à ma créativité. J’ai aussi appris que j’avais été durant ce stage, vecteur de bonne humeur. Ayant travaillé avec différentes personnes, aussi bien stylistes que designers et ingénieurs, je pense que cela a participé au fait de fédérer davantage l’équipe. Je mets un point d’honneur à entretenir une bonne ambiance et aider les personnes qui m’entourent en toutes circonstances et je pense que cela à porter ses fruits durant mon stage.

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Professionnellement, je suis convaincue de vouloir une première réelle expérience dans une entreprise telle que Kalenji, car on y trouve tous les ingrédients pour exercer nos «métiers-passion» : une équipe soudée avec des compétences multiples où chacun, bien que nombreux, est indispensable. De cette expérience je conserve un souvenir impérissable qui a réellement impacté ma formation sur les plans professionnels et humains.

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KALENJI / 2012 AUDREY LAREQUIE

Rapport de stage kalenji audrey larequie  
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