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Numero 2

HUMAN PORTRAITS


EDITORIAL

« Photographier c’est mettre sur la même ligne de mire, la tête l’œil et le coeur » « To photograph it’s to put on the same line of sight the head, the eye and the heart. »

Henri Cartier-Bresson, photographe


EDITORIAL

Parce que communiquer, ce n’est pas que de la photo, mais aussi de l’écriture et du partage, des expériences, nous avons choisi, cette fois, de brosser des portraits. Nous avons sorti nos appareils photo, nos calepins et nos claviers pour vous raconter des histoires de vie d’artistes, de sportifs, de montagnards, de scientifiques… Raconter une part de ce qui les motive et de ce que nous avons en commun : l’amour de la nature, de la montagne, des voyages... De tout cela ressort un grand portrait humain des sommets, que nous vous livrons dans ce second numéro de Hiking On The Moon. Et comme nous aimons le numérique, nous vous proposons de retrouvez tout l’esprit Hiking On The Moon sur le blog hikingonthemoon.com et sur Hiking On The Moon TV. A daily dose of mountain inspiration. Because communication doesn’t just mean photos, but also writing, sharing, shared experiences, this time we have chosen to paint a few portraits. We’ve taken out our cameras, notebooks and keyboards to tell you some stories of artists, athletes, mountaineers, scientists … To talk a little about what motivates them and of what we have in common: love of nature, of mountain, of travels... All this amalgamates to produce a fascinating portrait of mankind out on the summits for this second issue of Hiking on the Moon. And as we love digital technology, we suggest you to find all the spirit of Hiking On The Moon on the blog hikingonthemoon.com and on Hiking On The Moon TV. A daily dose of mountain inspiration.

www.hikingonthemoon.com HIKING ON THE MOON TV


10. 5 QUESTIONS A/5 QUESTONS TO

4. NEWS

SEBASTIEN MONTAZ

TOUTES LES NEWS

ALL THE NEWS

8.BOOKS

14. ECO-FRIENDLY - L'ENERGIE QUI VIENT DU FROID/ENERGY FROM THE COLD - AU SECOURS DES ES VIGOGNES./HELP VIGOGNES

29. DOSSIER

LE PEUPLE QUECHUA EXISTE-T’IL? DO THE QUECHUA PEOPLE EXIST?

41. PORTFOLIO MICHEL SEDAN

64. CARNET DE COURSE/Trekking diary CHAMONIX - ZERMATT

52.ESCAPE

DESTINATION MAROC

70. FOCUS

DESTINATION MAROCCO

GUILHEM MACHENAUD SIMON FAVIER

82. C’EST QUOI/WHAT IS? UN GÉOMORPHOLOGUE A GEOMORPHOLOGIST

100.SHOPPING KIT DE SURVIE

SURVIVAL KIT

88. DECRYPTAGE/DECODING MONT-BLANC, ITALIEN OU FRANÇAIS? MONT BLANC, ITALIAN OR FRENCH?

94. TENDANCES/TRENDS ULTRALIGHT

98. TEST MATOS/TEST CHAUSSURES BIONNASSAY BIONNASSAY SHOES

103. MIAM/YUMMY LE MOELLEUX A LA CHÂTAIGNE

SQUIDGY WALNUT PUDDING

107.FUN FACTS

108.CONCOURS LA MONTAGNE EN NOIR ET BLANC BLACK&WHITE MOUNTAIN


QUECHUA PRESENTE

LE PEUPLE QUECHUA


NEWS LYON URBAN TRAIL

NOUVEAU LOOK POUR LES REFUGES

Crédit photos : Francesco MATTUZZI

NOUVEAU LOOK POUR LES REFUGES! CONÇU PAR LES DESIGNERS ITALIENS LUCA GENTILCORE ET STEFANO TESTA, LE LEAP (LIVING ECOLOGICAL ALPINE POD) EST UNE SORTE DE MOBIL-HOME

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FABRIQUÉ À PARTIR DE MATÉRIAUX CERTIFIÉS ÉCOLOGIQUES ET RECYCLABLES, ET ALIMENTÉ EN ÉLECTRICITÉ PAR CELLULES PHOTOVOLTAÏQUES.

LE LYON URBAN TRAIL À CONTRE-COURANT RENDEZ-VOUS LE 1ER AVRIL 2012 POUR LA 5ÈME ÉDITION DE L’UN DES PLUS BEAUX TRAILS URBAINS D’EUROPE. UNE NOUVEAUTÉ CETTE ANNÉE : LE PARCOURS SE FERA DANS LE SENS INVERSE DE LA BOUCLE HABITUELLE. PLUS DE 6000 MARCHES D’ESCALIERS, UNE

MODERNISED MOUNTAIN HUTS! DESIGNED BY ITALIAN ARCHITECTS LUCA GENTILCORE AND STEFANO TESTA, THE LEAP (LIVING ECOLOGICAL ALPINE POD) IS A KIND OF HIGH

VINGTAINE DE CÔTES ET UN LOT DE DESCENTES TECHNIQUES (DONT L’UNE SUR UNE ANCIENNE PISTE DE SKI) ATTENDENT LES PARTICIPANTS QUI S’ÉLANCERONT POUR 12, 23 OU 38KM SUR LES PAVÉS DE LA “ VILLE LUMIÈRE ”.

TECH MOBILE HOME POTENTIALLY ADAPTABLE TO ANY NATURE SENSITIVE CONTEXT EVEN THE MOST EXTREME LOCATIONS: IN ALPINE MOUNTAINS. SPARTAN BUT FUNCTIONAL AND EFFICIENT, (THE BASIC MODULE INCLUDES A SLEEPING AREA FOR 6 PEOPLE AND A LIVING SPACE), THE SHELTER IS 100% ENVIRONMENTALLY FRIENDLY, MANUFACTURED FROM CERTIFIED ECO-RECYCLED MATERIALS AND POWERED BY SOLAR ELECTRICITY. .

THE LYON URBAN TRAIL IS GOING THE OPPOSITE WAY! RENDEZVOUS IN THE “CITY OF LIGHTS” ON THE 1ST APRIL 2012 FOR THE 5TH EDITION OF ONE OF THE GREATEST URBAN TRAIL RACES IN EUROPE. THIS YEAR, THE SAME RACE, BUT IN THE OPPOSITE DIRECTION! OVER 6000 STEPS, TWENTY HILLS AND A MASS OF TECHNICAL DESCENTS, (ONE THAT MAKES USE OF AN OLD SKI RUN) AWAIT THE COMPETITORS PARTICIPATING IN THE 12.23KM OR 38KM RACE.


NEWS SALON DE LA RANDONNEE

PANDATHLON

DESTINATION NATURE LE SALON DES NOUVELLES RANDONNÉES 2012 PARIS-PORTE DE VERSAILLES, 30 MARS-1ER AVRIL

Crédit photos : WWF Jean Franco

POUR SA 28ÈME ÉDITION, L’ÉVÉNEMENT INCONTOURNABLE DES TENDANCES RANDO AURA POUR THÈME L’EAU ET TOUTES LES

PANDATHLON

IDÉES DE VOYAGES ET BALADES QUI S’Y RAPPORTENT. DES

LES 26 ET 27 MAI 2012 AURA LIEU LA 3ÈME ÉDITION DU PANDATHLON, ORGANISÉE PAR WWF FRANCE AU PROFIT DE LA SAUVEGARDE DES FORÊTS DE MÉDITERRANÉE, DE NOUVELLE-CALÉDONIE ET DE MADAGASCAR. L’ÉPREUVE CONSISTE À GRAVIR ET REDESCENDRE LE MONT VENTOUX PAR ÉQUIPE DE 4, CHACUNE DEVANT COLLEC-

CENTAINES D’EXPOSANTS ET QUELQUE 52 000 VISITEURS SONT ATTENDUS SUR LE SALON, AVEC CETTE ANNÉE LA SUISSE COMME DESTINATION À L’HONNEUR. ON POURRA PAR EXEMPLE TESTER UN CONCEPT QUI FAIT DE PLUS EN PLUS D’ADEPTES CHEZ LES HELVÈTES : LA RANDONNÉE PIEDS NUS !

TER 1600 EUROS DE DONS POUR POUVOIR PRENDRE LE DÉPART.

DESTINATION NATURE PANDATHLON

THE LATEST TREKKING IDEAS!

THE WWF FRANCE IS ORGANISING ITS 3RD EDITION OF THE PANDATH-

PARIS-PORTE DE VERSAILLES, 30TH MARCH – 1ST APRIL WATER IS THE THEME OF THE 28TH EDITION OF THIS UNRIVALLED

LON ON THE 26TH AND 27TH MAY 2012 TO HELP SAVE FORESTS IN THE

EVENT SHOWCASING THE LATEST TRENDS IN TREKKING AND

MEDITERRANEAN,

THE

TRAVEL. THERE ARE ABOUT 1OO EXHIBITORS AND AT LEAST 50,000

CHALLENGE INCLUDES GOING UP AND DOWN MOUNT VENTOUX IN

VISITORS EXPECTED AT THE FAIR, WITH SWITZERLAND AS THIS

TEAMS OF 4 AND TO PARTICIPATE EACH TEAM MUST RAISE 1600

YEAR’S HONOURED DESTINATION. FOR EXAMPLE WHY NOT TRY OUT

EUROS OF DONATIONS.

A NEW CONCEPT, WHICH IS BECOMING ALL THE RAGE WITH THE

NEW

CALADONIA

AND

MADAGASCAR.

SWISS: BAREFOOT WALKS !


NEWS O’BIVWAC

PARC NATIONAL DES CALANQUES

Crédit photos : GIP des Calanques

CRÉATION DU PARC NATIONAL DES CALANQUES EN AVRIL 2012 SERA SIGNÉ LE DÉCRET DE CRÉATION DU PARC NATIONAL DES CALANQUES. 8 300 HECTARES TERRESTRES ET 43 500 HECTARES MARINS. IL ENGLOBERA LES VILLES DE MARSEILLE, CASSIS ET LA CIOTAT. IL S’AGIRA AINSI DU TOUT PREMIER PARC NATIONAL

Crédit photos : Cyril Crespeau

PÉRIURBAIN CRÉÉ EN EUROPE.

O’BIVWAC LES 26 ET 27 MAI 2012 BIRTH OF THE CALANQUES NATIONAL PARK C’EST DANS LE BEAUJOLAIS VERT QUE SE DÉROULERA LE 31E RAID THE CREATION OF THE CALANQUES NATIONAL PARK SHALL BE SIGNED

D’ORIENTATION O’BIVWAC, À QUELQUES KILOMÈTRES DE LYON. DEUX

AND SEALED IN APRIL 2012. COVERING OVER 8300 HECTARES AND

PAR ÉQUIPE, DEUX JOURS DE COURSE, À TRAQUER LES BALISES

43,500 MARINE HECTARES IT WILL ALSO INCLUDE MARSEILLE, CASSIS

MENANT À LA VICTOIRE.

AND LA CIOTAT, MAKING IT THE FIRST PARTIALLY URBAN NATIONAL PARK EVER CREATED IN EUROPE.

O’BIVWAC LTHE 26 AND 27 OF MAY 2012 THE 31ST EDITION OF THE ORIENTEERING RAID O’BIVWAC WILL BE HELD IN THE BEAUJOLAIS VERT, JUST A FEW KILOMETRES FROM LYON. TEAMS OF TWO WILL PARTICIPATE IN TWO DAYS OF RACING SCALING THE LAND IN SEARCH OF MARKERS IN THE FASTEST POSSIBLE TIME. IT IS A WEEKEND OF HIGH-OCTANE ORIENTEERING FOR ALL LEVELS, FROM BEGINNERS TO THE ELITE.


NEWS LES CHAUSSURES DE DEMAIN?

Crédit photos : Instep Nanopower

MARCHER POUR RECHARGER LES BATTERIES AUX ÉTATS-UNIS, LA SOCIÉTÉ INSTEP NANOPOWER TRAVAILLE AU DÉVELOPPEMENT D’UN INGÉNIEUX PROCÉDÉ DE RÉCUPÉRATION DE L’ÉNERGIE PRODUITE PAR NOS PAS. UNE PETITE BATTERIE PLACÉE DANS LA SEMELLE SUFFIRAIT POUR DÉLIVRER UNE PUISSANCE DE 10 À 20W ET DONC RECHARGER SON MOBILE VIA UN SIMPLE PORT USB. ENCORE MIEUX  : EXIT LE GASPILLAGE D’ÉNERGIE DÛ À LA RECHERCHE DE CONNEXION INTERNET. LA DURÉE DE VIE DES BATTERIES POURRAIT EN EFFET ÊTRE DÉCUPLÉE GRÂCE À UNE BORNE WIFI DIRECTEMENT INTÉGRÉE AU SYSTÈME.

WALK TO RECHARGE THE BATTERIEST THE WWF FRANCE IS ORGANISING ITS 3RD EDITION OF THE PANDATHLON ON THE 26TH AND 27TH MAY 2012 TO HELP SAVE FORESTS IN THE MEDITERRANEAN, NEW CALADONIA AND MADAGASCAR. THE CHALLENGE INCLUDES GOING UP AND DOWN MOUNT VENTOUX IN TEAMS OF 4 AND TO PARTICIPATE EACH TEAM MUST RAISE 1600 EUROS OF DONATIONS.


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5 QUESTIONS A

SEBASTIEN MONTAZ PHOTOGRAPHE -REALISATEUR -GUIDE Crédits photos : Sébastien Montaz

Sébastien Montaz est documentariste. En novembre 2011, il réalise le film

“I believe I can fly – Flight of the Frenchies”, qui met en lumière les acrobaties vertigineuses d’une bande de highliners, funambules  de l’extrême. Si le principe est le même qu’en slackline -progresser sur une

sangle ou un câble légèrement détendu-, là c’est à plus de 5m du sol qu’il faut tenir l’équilibre, voire plus haut, beaucoup plus haut, entre deux

gratte-ciel ou au-dessus d’un précipice… Rencontre.

1 Comment as-tu connu le principe de la highline ? Je pratiquais la slackline au sol, puis je me suis intéressé à une recherche de difficulté par la longueur, on appelle ça la longline (plus de 40 mètres de câble). Ensuite, j’ai tout naturellement voulu m’essayer à la highline. La première que j’ai faite se trouvait en Haute-Savoie, sur le plateau du Parmelan, au « Ritson Gap ». 

2 Que cherches-tu à retransmettre en filmant des highliners ? En tant que réalisateur, cette discipline m’a d’abord attiré pour l’esthétique de l’image. Mais, ça ne suffit pas pour raconter une histoire et créer un long documentaire. Ce sont les valeurs qu’incarnent les highliners qui m’ont plus : dépassement de soi, doutes, peurs. Bien plus qu’un simple sport, cette pratique est un état d’esprit et une philosophie de vie pour eux.

3 Comment s’est passé le tournage de “I believe I can fly” ? Angoissant ? Le tournage s’est fait d’une façon très “instinctive”, peu de planifications, pas d’écriture en amont du tournage. Je souhaitais obtenir ce rendu brut, type documentaire, qui laisse la part belle à l’instant et au réel. Les spectateurs savent quand on leur ment, j’ai tenté de capter la magie du moment sans artifices.

4 Tu pratiques cette discipline toi aussi ? Il faut aimer la montagne pour bien la filmer ? Oui, je pratique la highline. C’est la discipline la plus exigeante sur le plan mental que je connaisse. Paradoxalement, elle est bien moins engagée que l’alpinisme ou la pente raide en ski mais les émotions liées au vide omniprésent sont tellement difficiles à juguler... Il faut aimer la montagne, oui. C’est un minimum ! Mais, surtout il faut la connaître, pour se déplacer rapidement et en dépeindre le plus beau profil.

5 Quels sont tes projets de films pour 2012 ? Je commence le montage d’un documentaire sur la wingsuiteuse et snowboardeuse Géraldine Fasnacht. Sa pratique des sports extrêmes est un prétexte pour moi pour traiter un sujet plus universel, celui de la résilience. L’idée, c’est de se demander pourquoi certaines personnes ont cette capacité à se reconstruire et à toujours avancer, à explorer des pistes pour répondre à la plus pressante des questions : qu’est-ce que le Bonheur ?


Oui, je pratique la highline! C’est la discipline la plus exigeante sur le plan mental que je connaisse


Sébastien Montaz is a documentarist. In November 2011, he directed the film “I believe I can fly – Flight of the Frenchies”, which puts the genuine vertiginous acrobatics of a group of highliners into the limelight - extreme tightrope walkers. If the principle is the same as a slackline, - walking along a stretched nylon webbing strap or cable – here you must maintain your balance at more than 5m above the ground, or even higher, or a lot higher, between two skyscrapers or up above a precipice… Let’s meet …

1 -How did you hear about the highline? I was doing the slackline close to the ground, then I wanted to increase the difficulty by making it longer; it’s called a longline (a cable more than 40 metres long). Naturally after that I wanted to try a highline. The first one I did was in Haute-Savoie at “Ritson Gap” on the Parmelan plateau.

2 - What are you trying to put across about highliners in your film? This discipline first attracted me as a director because of its aesthetic beauty. But that’s not enough to tell a story and create a lengthy documentary. It’s the highliners’ values that impressed me: pushing your limits, conquering your doubts and fears. For them this is more than a simple sport it is a state of mind and life philosophy.

3 - How was the filming of “I believe I can fly”? Nerve-racking? This discipline first attracted me as a director because of its aesthetic beauty. But that’s not enough to tell a story and create a lengthy documentary. It’s the highliners’ values that impressed me: pushing your limits, conquering your doubts and fears. For them this is more than a simple sport it is a state of mind and life philosophy.

4 -Do you do this sport as well? Is it necessary to love the mountains to make a good film? Yes, I do highlining. It’s the most mentally strenuous discipline that I know of. Paradoxically it is less physical than mountaineering or skiing down a steep slope, but the emotions associated with the omnipresent void are so difficult to keep in check. Yes you must love the mountains. That’s the bare minimum! But most importantly you must know them, to move rapidly and depict the most beautiful profile.

5 -What are your film projects for 2012? I am starting to edit a documentary about the wingsuiter and snowboarder Géraldine Fasnacht. Her involvement in extreme sports is a pretext for me to treat a more universal subject, that of resilience. The idea is to ask why some people have this capacity to change and grow and always move forwards, and to explore leads to answer the most pressing question of all: what is Happiness?


ECO-FRIENDLY

L’énergie qui vient du froid Energy from cold Crédit photos - P.Tournaire

Les énergies renouvelables se cachent partout, y compris sous les glaciers. Au-dessus de Chamonix, l’eau de fonte de la Mer de Glace alimente une turbine EDF : l’aménagement hydroélectrique des Bois. Renewable energy sources are hidden everywhere, even underneath glaciers. Up above Chamonix the melt-water from the ‘Mer de Glace’ fuels an EDF (French Electricity Company) turbine: the hydroelectric development in Les Bois.


COMMENT ÇA MARCHE ? L’eau entre dans le circuit au niveau du point de captage. Elle est ensuite dirigée dans une galerie, puis s’engouffre dans un puits. Accélérée par cette chute, elle termine sa course dans l’unité de production où elle est amenée dans la roue de la turbine par 6 injecteurs. Cette roue transmet son mouvement à un alternateur pour produire de l’électricité, via un transformateur souterrain. Enfin, après être passée dans la roue, l’eau turbinée retourne à la nature, dans l’Arveyron, par un canal de fuite.


LES ORIGINES - ORIGINS L’idée de ce captage sous-glaciaire prend forme dans les années 1940. L’objectif est de réunir les eaux provenant de trois glaciers accessibles de la Vallée de Chamonix : le Tour, Argentière et la Mer de Glace. Les travaux de reconnaissance débutent en 1958 et la réalisation en 1970. Trois ans plus tard, l’installation est mise en service. Elle est composée d’un captage sous-glaciaire, d’une prise d’eau souterraine, d’une galerie d’amenée d’1,7km, d’un puits vertical de 291 mètres et d’une centrale souterraine équipée d’un groupe de production.

The idea of a penstock underneath the glacier takes shape in the 1940’s. The aim is to reunite water sources from three accessible glaciers in the Chamonix Valley: the Tour, the Argentière and the Mer de Glace. Reconnaissance work begins in 1958 and the realisation of the project in 1970. Three years later the installation was up and running. It is a network that is composed of a penstock underneath the glacier, an underground hydrant, a 1.7km inlet tunnel, a 291metre vertical shaft and an underground power plant.

HOW DOES IT WORKS ? The water enters at the level of the penstock and is directed into a gallery where it travels down a shaft. It is accelerated by this descent and arrives in the plant to flow through 6 injectors into the wheel of the turbine. This wheel transmits the movement to an alternator, which produces electricity via an underground transformer. After the water has finished its trajectory through the wheel it returns, via a tailrace, back to nature into the Arveyron.


LA CENTRALE EN CHIFFRES

113 millions de kWh produits en une année Soit la consommation domestique d’une ville de 50 000 personnes comme Annecy Soit une économie de plus de 100 000 tonnes de CO2, ce qui équivaut à la pollution engendrée par environ 50 000 voitures roulant en permanence pendant une année


TECHNICAL CHARACTERISTICS OF THE POWER PLANT

113 million kWh are produced every year The equivalent of the domestic consumption of a city the size of Annecy with 50 000 inhabitants Or a saving of more than 100 000 tonnes de CO2, tons of CO2 emissions, which is the equivalent of the pollution produced by an estimated 50Â 000 cars driving non-stop for 12 months.


RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE En juin 2009, en quelques épisodes orageux, le captage s’est retrouvé hors de la glace et enseveli sous les chutes de blocs morainiques. EDF ayant anticipé la situation, le creusement d’une galerie de dérivation du captage vers la prise d’eau et de nouveaux aménagements souterrains ont été entrepris dès 2008. Le captage a ainsi été déplacé vers l’amont du glacier, sous 100 m de glace, sans incidence sur le paysage ni sur l’activité touristique. La nouvelle installation tourne depuis avril 2011. THE GREENHOUSE EFFECT In jun 2009 after several storms, the penstock was exposed above the glacier and was inundated by falling moraine. The EDF (French Electricity Company) anticipated the likelihood of a situation like this and dug an alternative penstock near the water source and new underground developments were carried out as early as 2008. So, the penstock was moved further upstream under 100m of ice, without damaging the landscape or tourist activity. This new installation has been fully up and running since April 2011.


ÉCOLOGIQUE À PLUS D’UN TITRE Non seulement renouvelable, ce mode de production hydroélectrique ne provoque aucune émissionde gaz à effet de serre. De plus, l’accès au captage par les équipes EDF se fait par téléphérique, puis à pied ou à vélo, via une galerie de 2km de long. Aucune pollution de l’eau, puisqu’il n’est procédé à aucune modification des caractéristiques de l’eau (pas de chauffage, ni d’additif). Aucune pollution visuelle non plus : les deux sites de la centrale (captage et production), sont invisibles, totalement enterrés dans la montagne.

LA PLACE DE L’HYDROÉLECTRICITÉ EN FRANCE En France, l’énergie hydraulique représente 97 % de l’électricité produite par des sources renouvelables. Avec 436 centrales hydroélectriques, EDF produit chaque année près de 10% de la production électrique française totale, ce qui place le pays au premier rang des producteurs européens d’énergies renouvelables. 4 SITES DANS LE MONDE Aujourd’hui, il n’existe que 4 sites sous-glaciaires de production hydroélectrique. Celui de la Mer de Glace, celui d’Argentière-Émosson, juste à côté et deux situés en Norvège. Des projets identiques sont actuellement à l’étude en Suisse.

ECOLOGICAL BY NAME AND BY NATURE Not only is it renewable, this method of producing hydroelectricity releases no greenhouse gases. In addition to this, the EDF teams access the penstock by foot or bicycle through a 500m long gallery. There is no water pollution because the water has not been modified (no heating or additives). There is no visual pollution either: the two sites of the power plant (penstock and production) are invisible, completely incarcerated underneath the mountain. HYDROELECTRICTY’S POSITION IN FRANCE In France hydraulic energy represents 97% of the electricity produced by renewable sources. With these 436 hydroelectric plants each year the EDF produces nearly 10% of France’s electricity, which puts the country in pole position in Europe as producers of renewable energy. 4 SITES IN THE WORLD There are only 4 hydroelectric plants under glaciers. The Mer de Glace, the neighbouring Argentière-Émosson and two situated in Norway. Identical projects are being researched in Switzerland.


3 QUESTIONS À LOUIS GUINGOT INGÉNIEUR GÉNIE CIVIL POUR LE CENTRE D’INGÉNIERIE HYDRAULIQUE D'EDF DE GRENOBLE (ISÈRE, FRANCE)


1. Quelles ont été les conditions de travail lors du déplacement du captage sous la Mer de Glace entre 2008 et 2011 ? Le chantier fut intense : les équipes ont travaillé 24h/24 et 7 jours/7, pendant près de trois ans sous le glacier et dans le rocher. Le plus dur fut de creuser des galeries dans la glace : l'humidité et le froid étaient difficiles à supporter et rendaient le travail très compliqué mais ce sont des conditions habituelles pour des mineurs dont le métier consiste à creuser des tunnels sous terre à Chamonix ou ailleurs. Malgré cet environnement difficile, nous n'avons déploré aucun accident grave sur les quelque 200 000 heures travaillées pour ce chantier d'ampleur.   2. Aujourd’hui, cette installation paraît avoir intégré les principes du développement durable

et de l’écologie, alors qu’elle a déjà près de 40 ans. C’est étonnant, non ?

Comme toutes les centrales hydrauliques, la centrale des Bois à Chamonix permet de limiter la production de gaz à effet de serre : les économies réalisées sont de l'ordre de 100 000 tonnes de CO2 par an, par rapport à une centrale thermique. Sous la Mer de Glace, EDF a dû s’adapter aux conséquences du changement climatique, qui influence très rapidement le mouvement des glaciers. EDF a  investi 25 millions d’euros pour pérenniser  cette énergie tirée directement de la Mer de Glace. C'est un exemple en termes de développement durable.   3. Comment se présente l’avenir du site face au réchauffement climatique  ? De nouveaux

travaux sont-ils d’ores et déjà prévus ?

Il y a 5 ans, EDF avait mandaté des glaciologues pour estimer le retrait futur de la Mer de Glace, et donc l'avenir des travaux menés ces dernières années. Selon leurs estimations, le nouveau captage sous-glaciaire restera en fonction pour encore une vingtaine d’années.  Nous étudions déjà avec ces glaciologues les différents scénarios, du plus optimiste au plus pessimiste, pour confirmer cette durée. Mais, il est encore trop tôt pour savoir quelles solutions seront adoptées dans le futur.

1. Can you describe the working conditions whilst moving the penstock under the Mer de Glace between 2008 and 2011? It was an intense building site: the teams worked 24 hours a day, 7 days a week, for almost 3 years: the humidity and cold were difficult to endure and made the job very complicated, but these are conditions that miners are used to when digging underground tunnels either in Chamonix or anywhere else. Despite this difficult environment and on a building site of this scale we have not had any serious accidents during all the 200,000 working hours.

2. This installation appears to have integrated the principles of sustainable development and ecology, and it is already nearly 40 years old. That’s pretty astonishing don’t you think? Like all hydraulic plants, the power plant in Les Bois Chamonix limits the production of greenhouse gases: savings of an estimated 100,000 tons of CO2 emissions a year in comparison with a thermal power station. Underneath the Mer de Glace the EDF had to adapt to the effects of climate change, which has an immediate and rapid influence on the movement of glaciers. The EDF invested 25 million euros to maintain this energy drawn directly from the Mer de Glace. It is a perfect illustration of sustainable development.

3. What does the future hold for this site due to the constant threat of global warming? Are new construction works already scheduled? 5 years ago the EDF commissioned some glaciologists to estimate the future recession of the Mer de Glace and the durability of the recent building works. According to their estimations the new penstock underneath the glacier will remain in working order for at least another twenty years. We are already studying any future possible scenarios with glaciologists, from the most optimistic to the most pessimistic to confirm its durability. But, it is still too early to tell which solutions will be employed in the future.


AU SECOURS des vigognes d’Apolobamba

Ou quand l’Homme et la Nature arrivent à vivre en bonne intelligence Au cœur des montagnes boliviennes, les gardes du parc naturel d’Apolobamba œuvrent chaque jour à la protection des vigognes. En quelques années, ces petits camélidés sont passés du statut d’espèce chassée en voie de disparition à celui de véritable fierté locale. Se rendre à Apolobamba, dans le nord-ouest de la Bolivie, n’est pas une mince affaire. Il faut d’abord braver le trafic turbulent et les rues dangereusement inclinées de La Paz. Puis, rejoindre et traverser El Alto, sa ville satellite perchée sur le rebord de l’altiplano. L’itinéraire consiste ensuite à longer la berge orientale du lac Titicaca à 3800m. De là, on s’engage sur la route de la Cordillera de Apolobamba, qui,en raison de son éloignement, ne voit venir que les andinistes les plus avertis.La longue piste en lacets mène vers un second plateau culminant à 4500m d’altitude. Après plusieurs heures de route dans le brouillard, à croiser des troupeaux de lamas, alpagas et autres habitants de ces hautes terres, on atteint l’aire naturelle de gestion intégrée Apolobamba. C’est l’entrée sur le territoire de la vigogne. Ce frêle et farouche camélidé andin y est protégé depuis plusieurs années. « Autrefois, les villageois chassaient les vigognes au fusil, voire même à la mitraillette, pour les attraper et récupérer leur précieuse fibre  », explique Adolfo, garde du poste de contrôle La Cabaña, situé dans ce secteur de la réserve. En 1999, le projet Araucaria de l’Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement (AECID) initiait un programme de gestion et conservation de la Vigogne. Son but : organiser la tonte des animaux à un moment précis de l’année, sous la supervision des gardes de la réserve. Tous les animaux capturés sont ensuite remis en liberté. «  Aujourd’hui, les habitants de la région sont devenus de fiers défenseurs de la vigogne et de ce programme. Comme toute personne qui défend son gagne-pain », poursuit Adolfo. « La diffusion de techniques d’exploitation respectueuses des animaux a connu un succès immédiat. Ceci paraît évident, mais il a fallu attendre l’intervention de personnes externes apportant une vision différente pour y parvenir. » Depuis maintenant plus de 10 ans, la population de vigognes dans le parc d’Apolobamba ne cesse de croître. L’initiative de l’AECID profite aux animaux et aux locaux qui jouissent ainsi d’une source de revenus appréciable et régulière. Ou quand l’Homme et la Nature arrivent à vivre en bonne intelligence.

Greenvest

Un partenariat pour équiper les gardes des réserves naturelles A sponsor for equipping the nature reserve wardens.

Crédits photos : Romain Decombes

Depuis 2011, Quechua soutient GreenVest. Née il y a 3 ans et présente en Bolivie et au Pérou entre autres, cette association a pour but de fournir du matériel aux équipes de parcs naturels d’Amérique latine peu connus du grand public, et peu reconnus par leur gouvernement. De la veste chaude aux chaussures de randonnée, en passant par des équipements de camping pour les patrouilles et des GPS, des gardes comme ceux de la réserve d’Apolobamba sont grâce à l’intervention de GreenVest, équipés par Quechua. Since 2011 Quechua has supported GreenVest. This association was started up 3 years ago and is active in Bolivia and Peru amongst others. Their aim is to provide equipment to teams in nature reserves located in Latin America that are barely known to the general public or acknowledged by their government. From a warm jacket to walking boots and camping equipment when out on patrol, even GPS, thanks to GreenVest’s intervention the park wardens, like those in charge of the Apolobamba nature reserve, are all equipped by Quechua.

www.greenvest.org


The vicunas of Apolobamba Or when man and nature live in harmony

In the heart of the Bolivian mountains the wardens of the Apolobamba nature reserve survey and protect the vacunas on a daily basis. In just a few years these small camelids have returned from being an endangered species due to hunting, to being the pride of the region. Getting to Apolobamba in the northwest of Bolivia is no mean feat. First you must brave the treacherous traffic and the dangerously steep streets of La Paz. Then join up with and traverse El Alto, its satellite city perched on the edge of the Altiplano. Next the journey takes you along the shoreline of the oriental lake Titicaca at an altitude of 3800m. From here we join the Apolobamba Cordillera that due to its enormous distance only sees the hardiest of Andeans passing through. The long track snakes its way up to the second plateau culminating at an altitude of 4500m. After several hours travelling through the fog, greeting lamas, alpacas and other inhabitants from these high territories, we arrive at our destination at the Apolobamba nature reserve, the entrance to the vicunas’ territory. This frail and shy Andean camilad has been under protection for several years. “Before the villagers hunted them with rifles, even machine-guns to catch them and keep them for their precious fibre (fine wool)”, explains the warden at the La Cabaña control post, located in this part of the reserve. In 1999 the Araucaria project, led by the Spanish Government Ministry of Foreign Affairs and Cooperation (AECID,) initiated a management and conservation program for the Vicuna. Its aim: to organise sheering the animals at a certain time during the year under the supervision of the nature reserve’s wardens. All the animals captured are subsequently returned to the wild. “Today the inhabitants in the region are very proud of this program and at defending the vicunas. Like anyone who protects his livelihood”, continues Adolofo. “The distribution of these respectful exploitation techniques for the vicunas has had an instant success. It seems obvious, but we had to wait for intervention from people from the exterior, who brought a different outlook, to make it happen.” For the last 10 years the population of the vicunas in Apolobamba’s reserve has continued to increase. The AECID’s initiative benefits the animals and the locals, who now profit from a decent and regular source of revenue. Or how man and nature live in harmony.


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Crédits Photos : Thomas Bevilacqua

Pendant un voyage vers le Sahuasiray et le Chicòn, au cœur de la province de Cuzco, au Pérou, Antoine GEORGE s'interroge sur le peuple quechua et son existence. During a trip near the Sahuasiray and the Chicon, in the heart of the Cuzco province in Peru, Antoine GEORGE wondered about the Quechua people and their existence.

Le peuple quechua existe-t’il? do the quechua people exist?

LE PEUPLE QUECHUA


Mamerto asks us to make some k’intus – small bouquets of three coca leaves, to blow on them whilst looking at the summits whilst thinking about our desires and our thanks that we wish to express to Apus, the mountain spirits, and to Pachamama, Mother Nature. We rush to place these k’intus on the offering made up of, amongst other items, coca beans, rice, lama fat and dried flowers from the cordillera. The regard of the paqo, the Andean shaman, suddenly has a new profoundness and he takes the offering stands up and blows on it whilst passing it over our bodies and evoking the mountain spirits.

Mamerto nous demande de faire des k'intus, petits bouquets de trois feuilles de coca, de souffler dessus en regardant les sommets et en pensant à nos désirs et aux remerciements que nous souhaitons exprimer aux Apus, les esprits des montagnes, ainsi qu’à la Pachamama, notre Mère la Terre nourricière. Nous nous empressons de placer ces  k’intus  sur l’offrande constituée entre autres de graines de coca, de riz, de graisse de lama et de fleurs séchées des cordillères. Le regard du paqo, le shaman andin, prend soudain une profondeur nouvelle alors qu’il lie l’offrande, se redresse et souffle dessus en la passant sur nos corps, en invoquant les esprits des montagnes.


We leave the house. The molle branches are already burning. When Mamerto places our offering onto this fire the flames quickly devour the offering. “The Apus and the Pachamama have accepted the offering, we can go to sleep, the days of walking that await you will be done under their caring protection.”

Nous sortons de la maison. Les branches de molle brûlent déjà. Lorsque Mamerto place notre offrande sur ce feu vite improvisé, les flammes s’en emparent immédiatement. «  Les Apus et la Pachamama ont accepté l’offrande, nous pouvons aller dormir, les journées de marche qui vous attendent se feront sous leur bienveillante protection. »


Squeezed inside my sleeping bag, I wonder if those that we call “the Quechua people” really exist. Quechua… The term, how I have learned it, principally describes the altitudinal ecological zone of the Andes, forged by the Incas in an ancient time, where the majority of the region’s population lives. From this, to invent a people or a Quechua race in these mountains where populations are so diverse is just one more step. A step rapidly made by the West in a bid to quickly understand a convoluted reality and to put the cultural diversity of the Andes into the same box: the “Quechuas”.

Engoncé dans mon duvet, je me demande si ceux que nous appelons « le peuple quechua » existent vraiment. Quechua... Le terme, comme je l’ai appris, désigne principalement l’étage écologique des Andes forgé par les Incas à une époque très ancienne, où vit la majorité de la population de la région. De là à inventer un peuple ou une ethnie quechua dans ces montagnes aux populations si diverses, il n’y a qu’un pas. Un pas vite franchi par l’occidental pressé de comprendre une réalité trop touffue, et d’englober la diversité culturelle des Andes dans le même sac : les « Quechuas ».


What we call the “Quechua” in their language is called the “runasimi”: the “language of man”. And before the Spanish arrived surely the Incas did not imagine that we would one day call their language “Quechua”. So how do we explain that some of the inhabitants of this altitudinal layer today call themselves the “Quechuas”? Western influence, or reality? And finally at home, don’t we refer to “those in the mountains”, or the “montagnards”, the “alpins” even, without constituting them as a race?

Dans leur langue, ce que nous appelons « le quechua » s’appelle le « runasimi » la « langue de l’Homme ». Et avant l’arrivée des Espagnols, les Incas n’imaginaient certainement pas que l’on appellerait un jour leur langue le «quechua». Mais alors, comment expliquer que certains des habitants de cet étage écologique se nomment eux-mêmes aujourd’hui les «  Quechuas  »  ? Aliénation aux inventions occidentales ou réalité ? Et finalement chez nous, ne parle-t-on pas de « ceux des montagnes », des « montagnards », des « alpins » même, sans pour cela qu’ils constituent une ethnie ?


Gregorio Sotalero Tacuri, Rosina Cruz Ccana, Fray Luis Enrique Ramirez, Raul Usquamayta

Antoine George, Mamerto Mandortupa Campi, Dominga Loque Paucar,

Reassured I fall asleep, protected by the Apus who have accepted my offering. Enveloped in his blankets Mamerto also peacefully falls asleep. The “Quechuas” are in fact people who live in the Andean mountains. Mountain people protected by their Apus, that they respect as much as their grandparents and seek as much harmony with them as with any other members of their community. Truthfully, they are the children of the mountains.

Apaisé, je m’endors, protégé par les Apus qui ont accepté mon offrande. Mamerto s’endort lui aussi paisiblement, enroulé dans ses couvertures. Les « Quechuas » sont finalement les gens qui vivent dans les montagnes des Andes. Des montagnards protégés par leurs Apus, qu’ils révèrent comme des grands-parents et avec qui ils recherchent tout autant l’harmonie qu’avec les autres membres de leur communauté. Véritablement, ils sont les enfants des montagnes.

Dans leur langue, ce que nous appelons « le quechua » s’appelle le « runasimi »


PORTFOLIO


MICHEL SEDAN www.michel-sedan.com


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BIOGRAPHIE Né à Marseille en 1962, il est très tôt immergé dans l’univers photographique de son grand-père et de son parrain tous deux grands voyageurs et photographes avertis.

Très vite il sait que son avenir ne passera pas par les études supérieures et que l’empirisme photographique deviendra son credo. Des rencontres comme celles de Marcel Coen, Fédérico Cimatti Denis Jobron, entérineront son envie de devenir photographe professionnel avec eux, il apprend la composition et les techniques de studio. Il réalisera sa première commande avec le catalogue Madeleine Vionnet pour le musée de la mode de Marseille. Mais c’est avec ses nombreux voyages Etats-Unis, Australie, Brésil... qu’il trouve son terrain de jeux, le plaisir de l’extérieur et la lumière naturelle. S’enchaînent alors campagnes publicitaires, séries de mode et portraits pour des magazines internationaux. Parallèlement il aiguise son travail personnel sur d’intimes instants, l’amenant de la route de «Busca vida» à «contre-nature»... du portrait à la dépouille. Malgré l’exploration de nouvelles techniques il reste attaché au procédé argentique qui pour lui garde toute son énigme... Thème récurent, l’eau s’infiltrera souvent dans son travail comme un besoin de liberté. Epris du corps de la femme il l’associe à la nature et décline sa fascination jusque dans les profondeurs aquatiques. Plusieurs années vont être nécessaires à la mise en oeuvre de sa mythologie personnelle de Délos aux calanques de Sormiou, retour aux origines .

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«Thème récurant, l’eau s’infiltrera souvent dans son travail comme un besoin de liberté.» «A recurring theme of water often infiltrates his work symbolic of his need for liberty.» Born in Marseille in 1962, he soon became immersed in the photographic world of his grandfather and godfather, both of who were great travellers and avid photographers. It soon became apparent that his future would not lie in academic studies but that photographic empiricism would be his principle ideology. Meeting individuals like Marcel Coen, Frederico Cimatti and Denis Jobron confirmed his desire to become a professional photographer. From them he learned the art of composition as well as studio techniques. He earned his first commission with the Madeleine Vionnet catalogue for the Fashion Museum in Marseille. However it was during his numerous travels in America, Australia and Brazil that he found his element: the pleasure of working in the outdoors with natural light which led to advertising campaigns, fashion stories and portraits for international magazines. Simultaneously he enhanced his personal work with intimate projects, taking him from the road of 'Busca Vida' to 'Contre- Nature: from portraits to his concept photographs of mortal remains.Despite the exploration of new techniques, however, he remains attached to the film process which, for him, maintains its mystery. A recurring theme of water often infiltrates his work symbolic of his need for liberty. Enamoured of the female form in nature he floats her within the milieu of water. Several years were necessary to accomplish his personal opus, 'Naiades Nereides' from Delos to the Calanques of Sormiou, returning to his origins.


Michel Sedan, entre autres, a réalisé les nouvelles photos produits bleus de Quechua au Chili Michel Sedan, amongst other people, realized last pictures of Quechua’s blue products in Chile.

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«Naïades néréïdes» Paru aux Edition JB

PARUTIONS

EXPOSITIONS

«Naïades néréïdes» Paru aux Edition JB

2010 - «naîades néréïdes» Booksigning Acte2 Paris

«Contre-nature» Paru aux Edition Madé-collection

2010 - «naîades néréïdes»

«Busca vida» Paru aux Edition Orphie

2008 - «contre-nature» Galerie 154 -Paris

«Madeleine Vionnet - l’art de la couture» Paru aux Editions Musées de Marseille

2007 - «contre-nature» Galerie le Garage - Orléans

Galerie Espace Jörg Brockmann, Genéve.

2006 - « vis à vis» Galerie Madé - Paris 2005 - «naîades néréïdes»

Galerie Espace Jörg Brockmann, Genéve.

2005 - «art Metz» 5ème édition Metz


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Photos : collection Ludovic Ravanel

ZAM ZAM le Trek

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PORTFOLIO

MARrakech La rubrique escape consacre quelques pages à la découverte d’un pays,d’un voyage, d’une aventure. Dans ce numéro dédié au portrait, voici une sélection de personnages aux visages singuliers, aux regards mysterieux, aux sourires rayonnants... bienvenue à Marrakech. The escape section dedicates several pages to discovering a country, a trip, an adventure. In this special portrait edition, here are a selection of individuals, mysterious eyes and beautiful smiles... welcome to Marrakech. Photos : Marion Willis


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"Si tu ne peux pas ĂŞtre une ĂŠtoile au firmament, sois une lampe chez toi." Proverbe marocain

"If you cannot be a shining star, be a glowing lamp at home"


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DECOUVERTE DU SAHARA AVEC ARIB VOYAGES www.arib-voyages.com


PENDANT DES SIÈCLES, LES AARIB ONT SILLONNÉ LE SAHARA AVEC LEURS CARAVANES. DU NORD AU SUD, DE L'EST À L'OUEST, DE M'HAMID À TAOUDENNI, ET JUSQU'À TOMBOUCTOU. TRANSPORTANT LE SEL, LE BAZIN OU L'ENCENS, MAIS AUSSI LA CULTURE ET LES IDÉES.

CIRCUITS 4X4 EXCURSIONS MÉHARÉES TREKS

Les Frères Elaammari,

dignes héritiers de ces navigateurs des sables, ont créés une agence de voyage locale au Maroc, Arib Voyages, afin de proposer de partir sur la trace de leurs illustres ancetres, dans un esprit de partage et d'échange. Fidèles au proverbe bédouin qui dit que l'étranger est une bénédiction. Arib Voyages propose un voyage hors du commun, différent des circuits touristiques traditionnels. En petit groupe restreint pour voyager en souplesse en utilisant les transports locaux. Un esprit de convivialité, pour mieux gouter aux émotions authentiques permettant ainsi de profiter pleinement de la richesse des visites et des rencontres humaines et culturelles. Une démarche qui unit les participants autour d'un même projet, dans le cadre d'une conception valorisant la découverte, l'ouverture et l'enrichissement au contact des habitants et de leur culture. Un voyage qui implique une ouverture d esprit.

For centuries, the Aarib traveled the Sahara with their caravans. From North to South, East to West, M'Hamid to Taoudenni, and to Timbuktu. Carrying salt, bazin or incense, but also the culture and ideas. The Brothers Elaammari worthy heirs of those browsers sands have created a local travel agency, Arib Voyages to offer from the records of their illustrious ancestors, in a spirit of sharing and exchange. Faithful to Bedouin proverb which says that the alien is a blessing. Arib Travel offers a trip out of the ordinary, different from the traditional tourist routes. In small select group to travel flexibly using local transport. A spirit of friendliness to better enjoy the authentic emotions thereby enjoy the wealth of visits and cultural and human encounters. An approach which unites the participants around a single project under a design highlighting the discovery, openness and wealth from citizens and their culture. A trip that involves an opening of minds.

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La Suisse à l’honneur

www.randonnee-nature.com Retrouvez-nous sur facebook


CARNET DE COURSE / TREKKING DIARY

CHAMONIX-ZERMATT Par Sara Berthelot Crédit photos - S.Berthelot


CHAMONIX-ZERMATT Pourquoi faire comme tout le monde ? Entre Chamonix, en France et Zermatt, en Suisse, il y a un mythe, une histoire. Une histoire de ski. Mais, pour éviter la foule de randonneurs et profiter pleinement de la neige des montagnes frontalières franco-suisses, autant sortir des pentes et cols battus. Pour cela, on commence par prendre le topo à l'envers. Suivez le guide.

Jour 1

Jour 2

Jour 3

Et qui dit « topo à l'envers », dit « départ de Zermatt  ». Où l'on est tout de suite dans l'ambiance puisque, après avoir laissé derrière soi les remontées mécaniques de la célèbre station suisse, on atteint le Klein Matterhorn (3883m), puis le Breithorn à 4164m. On bascule ensuite sur le glacier de Zmuttglescher jusqu'à 2220m d'altitude. Une petite remontée de quelque 400m permet de rallier la cabane de Schönbiel (2694m) pour une bonne nuit de sommeil.

Après avoir repris pied sur le Zmuttglescher, on remonte vers l'ouest le Stockjiggletscher jusqu'au col de Valpelline (3568m). De là, on descend le glacier de la Tsa de Tsan vers le col du Mont Brûlé (3213m). Du col, on longe la pente du glacier Haut d’Arolla jusqu'à l'arête des Bouquetins et au refuge du même nom. A 2980m, il domine le glacier. Attention, c'est un refuge non gardé.

C'est le jour des cols. Après avoir retrouvé le glacier Haut d'Arolla, on monte jusqu'au col Collon (3264m) et au col de l’Evêque à 3382m. En pente douce, on rejoint le col du petit Mont Collon (3292m), et c'est la descente du glacier d’Otemma jusqu'au vallon de Chanrion que l'on remonte vers le nord pour atteindre la cabane de Chanrion à 2462m.


Jour 4

Jour 5

Jour 6

On repart de la cabane, plein sud-ouest, direction la fenêtre Durant à 2797m. De la fenêtre, frontière avec l'Italie, on descend jusqu'au village italien de Glacier à 1549m, où l'on prend un taxi pour Saint Rhémy. De ce village situé au pied du tunnel du Grand Saint Bernard, remonter la route qui monte jusqu'au col du même nom. On dort au célèbre hospice à 2469m.

Après une bonne nuit dans ce lieu chargé d'histoire, on longe les pentes de la Pointe de Drône et de la fenêtre Ferret pour atteindre le mont Fourchon à 2902m. Puis l'on passe le col Saint Rhémy, le col des Ceingles et le col de Malatra pour enfin atteindre le refuge Bonatti à 2025m. Enfin, la dernière nuit.

Du refuge, rejoindre Lavachey à 1642m et le village de Planprincieux (1579m) en longeant les pistes de ski de fond. Pour aller jusqu'à La Palud, au pied du tunnel du MontBlanc, il est possible de prendre un bus si la neige ne l'empêche pas de passer. De La Palud (1370m) emprunter le Funivie Monte Bianco jusqu'à la pointe Helbronner à 3462m. De là, descendre le glacier du Géant par la « Vallée noire » et rejoindre Chamonix par le train du Montenvers, ou à skis si la neige recouvre le chemin de descente.


CHAMONIX-ZERMATT Why follow the crowd? Between Chamonix in France and Zermatt in Switzerland there is a myth, a story. A tale about skiing. But to avoid the masses and fully benefit from the snow on the mountains of the French/Swiss border it’s best to leave the overused slopes and passes behind. For that, let’s look at the topo upside down. Follow the guide.

DAY 1

DAY 2

DAY 3

So, those who say “topo upside down”, say “departure from Zermatt”. We are immediately surrounded in beauty after leaving the ski lifts of the famous Swiss resort behind, because we reach the Klein Matterhorn (3883m) and then the Breithorn at 4164m. Then we descend onto the Zmuttglescher glacier down to an altitude of 2220m. We climb up again about 400m to hook up with the Schonbiel cabin (2694m) for a good nights sleep.

After returning onto the Zmuttglescher we climb up towards the Stockjiggletscher towards the Valpelline pass (3568). From here we descend down the Tsa de Tsan glacier towards the Mont Brulé pass (3213m). From the pass we follow the slope of the Haut d’Arolla glacier until the Bouquetins ridge and its refuge of the same name. At 2980m, it dominates the glacier. Be careful this refuge is not manned.

It’s the day of passes. After reaching the Haut d’Arolla, we climb up to the Collon pass (3264m) and to the Evêque pass at 3382m. On a gentle slope we join the small Mont Collon pass (3292m) and descend the Otemma glacier until reaching the little Chanrion valley and we climb up northwards to reach the Chanrion cabin at 2462m.

DAY 4

DAY 5

DAY 6

Leaving the cabin we head South West towards the Fenêtre de Durant at 2797m. From here on the Italian border we descend to the Italian village of Glacier at 1549m where we take a taxi for Saint Rhémy. From this village situated at the foot of the Grand Saint Bernard tunnel, go up the track that climbs to the pass of the same name. We sleep at the famous hospice at 2469m.

After a sound nights sleep in this historical site we go alongside the slopes of the Pointe de Drône and the Fenêtre de Ferret to reach Mont Fourchon at 2902m. Then we cross the Saint Rhémy pass, the Ceingles pass and the Malatra pass to reach the Bonatti refuge at 2025m. The last night.

From the refuge we join Lavachey at 1642m and the village of Planprincieux (1579m) by going along the cross-country tracks. To go to La Palud, at the foot of the Mont Blanc tunnel, it is possible to take the bus if the snow does not prevent it from passing. From La Palud (1370m) take the Funivie Monte Bianco to Helbronner point at 3462m. From there descend the Géant glacier via the “Black valley” and join Chamonix on the Montenvers train or on skis if there is enough snow covering the tracks down.

Route realised by Sara Berthelot, www.chamonixguidesalpes.com


Š David Ravanel

Ser voz www.servoz.com

44. QUECHUA

Les Houches www.leshouches.com

Chamonix- Mont- Blanc w w w . c h a m o n i x . c o m

Vallorcine www.vallorcine.com


CrĂŠdits photos : Chorus


FOCUS

Chorus n'est pas un film d'exploits sportifs, Chorus est le récit d'un voyage de passionnés dans un pays qu’ils ne connaissent pas : le Chili.

Chorus is not a film about sporting exploits, Chorus is a tale about passionate people on a voyage in a country unknown to them: Chilli.

Rencontre avec deux membres de l’équipe.

Let’s meet with two members of the team.


&

Guilhem Machenaud Simon Favier

Guilhem, présente-nous Simon. Simon est le « chef OP/director » le plus cool au monde et en plus, il est tres doué. Il a 35 ans, ancien skateur pro, puis snowboardeur pro freestyle (champion de France de Big Air), mais c’est aussi un freerider reconnu. Il a parcouru les pentes les plus hostiles de la planète aux côtés de son ami feu Marco Siffredi. Il est passé de l’autre côté de l’objectif grâce à deux autres amis, Jean-Marc Ouvrier Buffet et Thierry Donard, qui lui ont mis entre les mains sa première caméra super 16, qu’il n’a plus jamais lâchée (enfin si, depuis il est passé par l’HDV, l’HDSLR, la 3D et la RED). Simon a réalisé toutes les images que vous avez vues de Candide Thovex depuis ces 5 dernières années (Candide Invitational, Candide Kamera, etc). Pour résumer, Simon est vraiment passionné et passionnant, rempli de vraies valeurs. Le pote que l’on rêve d’avoir un jour !

Même exercice pour toi Simon, présente-nous Guilhem. Guilhem Machenaud, ce gars a trop la classe, Director, chef opérateur, monteur, ancien skieur, il vient d'un tout petit village où il fait bon vivre et où il a pu s'épanouir au niveau artistique, Car c’est un vrai artiste. Il fait des blagues non-stop, ce qui crée une atmosphère de travail super détendue, mais ce qui ne l'empêche pas d'être super sérieux. Il est sincère et partage avec plaisir ce qu'il sait, c’est une exception dans ce métier où tout le monde se tire dans les pattes. Avec Guilhem, c’est une vraie histoire d'amour ! À chaque fois que l'on travaille ensemble, on apprend, découvre et planifie pour le futur, c'est une équipe qui gagne !

Guilhem, introduce Simon to us. Simon is the “chief OP/director” the coolest on the planet, and he’s really talented! He’s 35 years old, was a pro skater, then a pro freestyle snowboarder (French Champion of the Big Air) and also a well-known freerider. He has graced some of the most hostile slopes in the world alongside his departed friend Marco Siffredi. He’s the type of person who has stories to make your blood run cold. He swapped sides of the camera thanks to two other friends of his, Jean-Marc Ouvrier Buffet and Thierry Donard, who gave him his first super 16 camera, and from that moment on he never let go of it (well he did, since then he has had a HDV, HDSLR, a 3D and the RED). It’s Simon that filmed every image that you have seen of Candide Thovex for the last 5 years (Candide Invitational, Candide Kamera, etc). To sum Simon up he is passionate about his work and passionate as a person, full of genuine values. The buddy that we all dream about having one day! Same exercise for you Simon, introduce Guilhem to us. Guilhem Machenaud, this guy is so classy, a director, chief operator, editor, old skier, he comes from a tiny village where his life was good and he could blossom artistically, because he is a real artist. He jokes around all the time, which creates a great relaxed working environment, but which doesn’t prevent him from being really serious too. He is sincere and happily shares his knowledge, which is exceptional in this line of work where everyone likes to keep their cards close to their chest. With Guilhem it’s a real love story! Every time we work together we learn, discover and plan for the future, it’s a winning team!


FOCUS

Comment s'est passé votre première rencontre ? Guilhem : Nous nous connaissions de nom mais notre première rencontre a eu lieu sur le tournage du Oxbow Back to Powder 2010 à Arêches-Beaufort, où nous étions en charge de la vidéo. J’ai été immédiatement impressionné par l’ouverture et la sympathie sincère (rare dans le milieu de la glisse) qu’a eues Simon envers moi. Il n’a pas hésité à me faire partager ses astuces de tournage, à partager son savoir-faire... Nous avons accroché immédiatement ! Simon : La première rencontre physique s'est passée au Back to Powder, un événement de skieurs et snowboardeurs. Nous avons travaillé ensemble pendant trois jours, et là, un amour est né ! Je trouvais sa façon de voir et de filmer les choses vraiment très intéressante et super pro. Vous êtes complémentaires ? Comment ? Guilhem  : Simon a une vraie expérience de la haute montagne et il a travaillé avec de nombreuses caméras différentes. Il m’a appris à travailler avec la RED (une nouvelle caméra de cinéma). De mon côté, je pense lui apporter davantage sur l’aspect blagues/jeux de mots.  Simon : Guilhem a la vision d'ensemble et le moyen de la réaliser. Moi, j'aime le côté technique des choses, mettre en place mon plan, même si c’est long, pour avoir le plan voulu. Guilhem est plus dans l'instant, pour trouver la beauté ou le plan désiré dans l'action elle-même ; c'est donc une collaboration parfaite. Le projet Chorus, c'est quoi ? Et pourquoi le Chili ? Guilhem : Le projet Chorus est une vieille idée qui nous trottait dans la tête. Nous avons mis un an pour le coucher sur le papier, et le passer du papier à l'écran. Nous avions une exigence : réaliser un film de ski/snow et surf (mais aussi skate et bike) en 3 semaines. Trouver la bonne période dans un endroit qui offre un décor merveilleux ne fut pas simple. Lorsque que nous avons pensé au Chili, c’est devenu une évidence : ça devait être là. Simon : Le projet Chorus, c’est une aventure extraordinaire avec 12 personnes qui ne ce connaissaient pas, et qui à la fin ne pouvaient plus se quitter. Je suis revenu de ce trip enchanté et avec plein de nouveaux potes. Le Chili, premièrement parce que c'est une destination avec des paysages magnifiques, et surtout la possibilité de pouvoir faire à la fois du ski et du surf en juillet, dans des décors hollywoodiens. Et aussi parce que le hasard fait bien les choses. La suite de tout ça, ça sera quoi ? Guilhem : Chorus 2, Chorus 3, Chorus à la plage, Le retour de Chorus... Il suffit que l’on trouve des budgets car les idées et la motivation sont déjà présentes. En attendant, nous travaillons en collaboration avec Nicolas Guittard (Studio Ores), tous les 3, à réaliser les prochains films Quechua. Simon  : La suite, on ne sait pas vraiment encore. Mais j'espère un Chorus 2, qui nous fera encore une fois travailler dans la gaieté, la bonne humeur, et revivre une fois de plus une expérience humaine très forte.


FOCUS

How was your first meeting together? Guilhem: We knew each other by name but our first meeting was on the film set of Oxbow Back to Powder 2010 in Arêches-Beaufort, where we were in charge of the video. I was immediately impressed by his openness and sincerity (rare in the riding business) that Simon showed towards me. He didn’t hesitate to share his tricks of the trade in filming, to share his knowledge… We hit it off immediately! Simon: The first face to face meeting happened at Back to Powder, a skier and snowboarders’ event. We worked together for three days, and it was love! I found his vision and methods of filming really interesting and super professional. How do you compliment each other? Guilhem: Simon has genuine alpine experience and he has worked with numerous different types of cameras. He taught me how to use a RED (a new cinema camera). And for him, I think he benefits more from my jokes and word play. Simon: Guilhem has a global vision and the means to realise it. Personally I love the technical side of things, setting up my shot, even if it takes ages, to have the desired shot. Guilhem is more in the moment, in finding the beauty or the desired shot in the action itself; it’s a perfect collaboration. What is the Chorus project? And why Chilli? Guilhem: The Chorus project is an old idea that had been in the back of our minds. It took us a year to put it down on paper and from paper to screen. We were demanding: to realise a ski/snow and surfing film (but also skateboarding and biking) in 3 weeks. To find the right time of year in a location that offers an incredible décor was not that easy. Whilst we had thought of Chilli, it became obvious that it had to be there. Simon: The Chorus project is an extraordinary adventure with 12 people who didn’t know each other and who, at the end, couldn’t bear to leave each other. I came back from this trip enchanted and with loads of new brothers. We chose Chilli, firstly because the landscapes are magnificent, and also because you can ski and surf in July with a Hollywoodian style décor. And also, because everything happens for a reason. What comes next? Guilhem: Chorus 2, Chorus 3, Chorus on the beach, The return of Chorus… We just need to find some real budgets, as there’s no shortage of ideas and motivation. In the meantime we are collaborating with Nicolas Guittard (Studio Ores), all 3 of us are filming the next Quechua movies. Simon: What’s next, we don’t really know yet. But I hope a Chorus 2, to enable us to work again where cheerfulness and good moods reign and to relive an incredible humane experience one more time.


C’est quoi…

UN GÉOMORPHOLOGUE ?

Parfois l’été, au pied des Drus, dans le massif du Mont-Blanc, on peut le voir scruter la montagne. La scanner sous toutes les coutures, et compter les mètres cubes de roches écroulés. Rencontre avec Ludovic Ravanel, géomorphologue au laboratoire EDYTEM (CNRS/Université de Savoie).

WHAT IS A GEOMORPHOLOGIST? Sometimes in the summer we can see him at the foot of the Drus in the Mont Blanc massif closely scrutinizing the mountain. He scans all its layers and counts the cubed metres of fallen rocks. We catch up with Ludovic Ravanel who is a geomorphologist from EDYTEM laboratory (CNRS/Savoy University).

Photos : collection Ludovic Ravanel


Concrètement, c'est quoi un géomorphologue ?

Pour résumer, un géomorphologue, c’est un géologue qui ne s’occupe que de la surface de la Terre. Minute culture : le nom vient du grec gê : la terre, morphê : la forme, logos: le discours, la science. Bref, le géomorphologue est le scientifique qui s’intéresse aux formes du relief terrestre et à leurs évolutions.

Tu as fait une partie de ta thèse sur les Drus et sur les éboulements qu’ils subissent. Pourquoi cette montagne ? Que s'y passe-t-il et en quoi est-ce intéressant pour le quidam ?

Les Drus, d’abord parce que c’est l’une des plus belles montagnes. Et puis parce que c’est l’une des plus intéressantes, par son histoire et son évolution.

En regardant d’un peu plus près le passé de sa face ouest, on s’aperçoit qu’elle a subi plusieurs « liftings » si l’on peut dire.

Pour les connaître, il m’a fallu récupérer un maximum d’informations. Le mieux, c’est les photos. J’en ai archivé près de

400 ! Pour ça, j’ai eu de la chance car les Drus, c’est l’une des faces alpines les plus anciennement photographiées car très reconnaissable et visible de Chamonix. Grâce à ce travail, j’ai pu reconstituer 8 écroulements : 1905, 1936, 1950,

1972, 1986, 1997, 2003 et 2005. En comparant ces résultats avec l’évolution du climat, on note une excellente corrélation entre les écroulements et le réchauffement climatique. Et ça, ça colle pleinement avec l’hypothèse de dégradation du

permafrost (réchauffement des terrains gelés en permanence) comme principal facteur de déclenchement des écroulements en haute montagne. Et l’histoire continue : en septembre 2011, 16 000 m3 de roche se sont encore écroulés. Et 60 000 m3 fin octobre.

Pourquoi c'est cool de faire ce métier ?

Ce métier, c’est juste du pur bonheur. J’ai toujours été passionné de montagne et de nature, voulant toujours savoir

« pourquoi c’est comme ça ? ». Aujourd’hui, la science me permet de répondre à cette soif de mieux comprendre ce qui m’entoure.

En gros, mon métier c’est 25% de terrain, 75% de travail en labo : toutes les données acquises sur le terrain l’été (données d’écroulements, de température, d’évolution des glaciers…) sont traitées l’hiver. Bref, je ne m’ennuie jamais !

What exactly is a geomorphologist?

In a nutshell a geomorphologist is a geologist who only deals with the surface of the earth. The etymology of the name comes from the Greek gé = earth, morphé = shape, logos = speech, science. So a geomorphologist is a scientist who studies the evolution and configuration of landforms.

Part of your thesis concentrates on the Drus and the landslides they are suffering from. Why did you choose this particular mountain? What is happening there? And how does it concern the average person on the street? The Drus are first and foremost beautiful mountains and they are one of the most interesting in terms of their history and evolution.

If we look more closely at the west face’s history we will notice that it has dealt with several “facelifts”, if we can call it that.

To get to know them I had to collect as much information as possible. The best method for doing this is by using archived photographs. I have been able to recover nearly 400 of them! I am very fortunate because the Drus are one of the most popular alpine faces to photograph, as they are very recognisable and visible from Chamonix. Thanks to this study I have been able to piece together 8 landslides: 1905, 1936, 1950, 1972, 1986, 1997, 2003 and 2005.

By comparing these results with the climatic evolution, we see an excellent correlation between the landslides and global

warming. This fully maintains the hypothesis of permafrost degradation (constant heating of the frozen ground) as the principle trigger of landslides in high altitude mountain ranges. And the story doesn’t stop there: in September 2011 16,000m3 of rock slid down the mountain and 60,000m3 at the end of October 2011.

Why is it a cool job?

For me this job is just sheer happiness. I have always been passionate about the mountains and nature, always curious to know “why are the mountains like that?” Today science enables me to fulfil my unstoppable desire to understand my surroundings.

Generally I spend 25% of my time in the field, and 75% in the lab: all the information collected in the field in the summer

(information on landslides, temperatures, evolution of the glaciers, …) is dealt with in the winter. Suffice to say, I never get bored!


Photos : collection Ludovic Ravanel


« Entreprenez l'impossible, l'impossible fera le reste. » de François Cariès


SNOW OUTSIDE, SMILE INSIDE ! www.wedze.com


....................DECRYPTAGE....................

MONTE BIANCO LE MONT BLANC

QUESTION

.............................................................................

Est-il italien ou franรงais?


Crédits Joëlle Bozon


Décryptage Decoded

À qui appartient le mont Blanc ? Français ? Italien ? Un peu des deux ? Depuis 1860, la frontière du mont Blanc peine à trouver sa trace. Avec ses 4810,44 mètres (mesure exacte de septembre 2011), la grande bosse alimente une polémique qui ressurgit régulièrement depuis 1860, date du traité d’annexion de la Savoie à la France. « Le traité (…) définit le caractère binational du sommet, témoignage de remerciement de l’aide apportée par Napoléon III au roi de Piémont-Sardaigne pour réaliser l’unité italienne », explique Michel Bacchus, chargé des questions internationales à l’Institut Géographique National. Aujourd’hui, le point culminant d’Europe apparaît comme entièrement français sur les cartes IGN. Pour son équivalent italien, l’Instituto Geografico Militare de Florence, la montagne appartient aux deux pays, avec une frontière au sommet. L’été dernier, le député européen transalpin Niccolo Rinaldi est allé jusqu’à saisir la Commission européenne pour éclaircir la situation. Sans succès, puisque le dossier a été repassé aux ministres des Affaires étrangères, qui eux-mêmes le laissent dormir depuis… Côté français, « depuis le 19ème siècle, Saint-Gervais-les-Bains estime (…) que la voie normale d’accès au mont Blanc passant sur son territoire, le sommet lui appartient », précise Michel Bacchus. L’enclave de Saint-Gervais sur le sommet du mont Blanc a été dessinée à partir du cadastre de Saint-Gervais. Et c’est parce que le préfet de Haute-Savoie a utilisé ce cadastre en 1945 comme base de délimitation des communes, que le sommet du mont Blanc se trouve aujourd’hui admis sur son territoire ».

Bref, tout le monde y trouve son compte. pourquoi donc dépasser le statu quo ?


Who does the Mont Blanc belong to? French? Italian? Both? Since 1860 the boundary has been difficult to define. With 4810.44 metres (the exact measurement in September 2011), this great lump fuels a polemic that has been a regular discussion since 1860 when the treaty of the annexation of Savoy to France took place. “The treaty (…) defines the bi-national character of the summit, a testimony of gratitude to Napolean III for his support to the king of Piedmont-Sardinia in realising the unification of Italy”, explains Michel Bacchus, responsible for international questions at the National Geographic Institution. Today on IGN maps Europe’s highest point is marked as entirely French. On the Italian equivalent, Instituto Geografico Militaire in Florence, the mountain belongs to both countries with the border at the summit. Last summer the European Transalpine Vice President, Niccolo Rinaldi, went as far as notifying the European Commission to clarify the situation. No success has come from this as the file was passed over to the Foreign Ministry of Affaires who have since slid it under the carpet … On the French side, “since the 19th century Saint-Gervais-les-Bains considers (…) that as the normal access route up Mont Blanc traverses its territory, the summit belongs to them”, explains Michel Bacchus. Saint-Gervais’ enclave on Mont Blanc’s summit was delineated on Saint-Gervais’ land registry. And as Haute-Savoy’s prefect used this land registry in 1945 as an outline for the communities’ boundaries, today Mont Blanc’s summit finds itself admitted on their territory”.

Bref, tout le monde y trouve son compte. pourquoi donc dépasser le statu quo ?


PARTENAIRES TECHNIQUES : DAWA SHERPA & ÉMILIE LECOMTE


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Tendances Trends Ultralight : la technique au profit de la légèreté Longtemps recherché, le concept ultralight et sa course aux composants les plus légers s’est largement développé ces trois dernières années dans le monde de l’outdoor et du sport en général. La tendance est à la liberté maximale, à la dématérialisation du produit, pour ne faire plus qu’un avec son équipement. De plus en plus technique et polyvalent, l’équipement outdoor cherche aussi à se faire discret. Ne plus se sentir encombré par son matériel de randonnée est aujourd’hui possible, grâce à l’utilisation de matériaux plus légers et compressibles. Il y en a pour toutes les saisons et tous les budgets. Du top de gamme au premier prix, on trouve de quoi s’équiper ultralight toute l’année. Au rayon textile, les fils utilisés sont de plus en plus fins. Creux aussi. D’où une meilleure respirabilité des vêtements. Plus de respirabilité et donc moins de transpiration, ce qui rend la régulation de la température corporelle plus facile. Et avec le principe du multi-couches, fini les tenues gênantes qui tiennent trop de place. On superpose plusieurs couches fines ultralégères et le tour est joué. La tendance a également gagné les sacs de couchage, pour une compacité et une légèreté maximales. En ce qui concerne les sacs à dos, on atteint l’ultralight en se passant de fonctionnalités secondaires, comme le compartimentage, et en minimisant tout ce qui peut l’être  : armature et tissu légers, mousses fines pour les bretelles et la ceinture, sangles et boucles moins larges. Résultat : des sacs de randonnée confortables et raisonnablement accessoirisés. La chaussure se met elle aussi à l’ultralight, pour le plus grand plaisir des trailers et raiders en quête de performances. D’un point de vue technique, on a affaire à de véritables produits de laboratoire, savants compromis entre la recherche d’amorti, de protection, de durabilité et, bien sûr, de légèreté. Si bien qu’aujourd’hui, une chaussure de raid-trail pèse en moyenne moins de 350g, voire en-dessous de 300g pour les courses. Mais attention, là encore, la sécurité a aussi sa place. Sur terrain montagneux, mieux vaut ne pas tout sacrifier au profit de la légèreté. D’où le choix assumé de concevoir des chaussures renforcées à l’avant et au niveau de la semelle.

LORS D'UN ULTRA-TRAIL, 10G AU NIVEAU DE LA CHAUSSURE PEUVENT REPRÉSENTER 1 À 2 TONNES SUPPLÉMENTAIRES À MOUVOIR.


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Tendances Trends Ultra-light: technicity benefits from being light In the outdoor industry and in sport in general, the ultra-light concept and its race for lighter elements is a never-ending quest that has seen its largest development in the last three years. The craze is for maximal freedom, by having less obtrusive products to become at one with your equipment. Outdoor equipment is increasingly more technical and versatile and more discreet. Today we no longer need to feel restricted by our trekking gear thanks to the benefits of lighter, more compactable materials. Ultra-light products are available to everyone on any budget, for every season throughout the year. The threads used for manufacturing garments are finer and finer. Hollow too. Therefore the clothing’s breathability has increased, greater breathabilty means less perspiration and improved body temperature control. With the multi-layering principle, bulky clothes are a thing of the past. We superimpose several thin ultra-light layers and we are good to go. The ultra-light craze has not stopped there. Sleeping bags have also benefited gaining maximum compactability and lightness. Backpacks have been lightened by removing secondary functions like compartmentalising and by minimising other aspects: lightweight framework and fabrics, shoulder straps and waistband in thin foam, and narrower straps and buckles. The result: comfortable and reasonably accessorized hiking bags. Shoes are also ultra-light, to the great joy of trail runners and adventure sport athletes looking at improving their performances. From a technical point of view, we have genuine laboratory genius, scientists researching the right compromise between shock absorption, protection, strength and durability and of course lightness! So well that nowadays on average a raid-trail shoe weighs less than 350g, or even below  300g  for races. But here there is still safety to consider. On mountainous terrain it is better not to sacrifice everything just for the sake of a few grams. For this reason the shoe designer added reinforcements at the front and in the sole.

FOR AN ULTRA TRAIL RACER, 10G OF WEIGHT IN THE SHOE CAN REPRESENT 1 TO 2 ADDITIONAL TONS TO MOVE.


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TEST MATOS

BIONNASSAY LIGHT QUELQUES JOURS SUR LES PENTES ALPINES, À MARCHER SUR LES CHEMINS, DANS LA NEIGE, À TRAVERSER LES RUISSEAUX ONT PERMIS À SARA B., GUIDE DE HAUTE-MONTAGNE ET PARTENAIRE DE QUECHUA, DE METTRE À LʼÉPREUVE LES NOUVELLES CHAUSSURES BIONNASSAY LIGHT. VERDICT.

MAINTIEN 9/10

TECHNICITÉ 8/10

CONFORT 9/10


Nouveaux composants, nouvelle semelle, nouvelle forme : les ingénieurs de Quechua n’ont pas fait les choses à moitié. Et au premier coup d’œil,

CONFORT : 9/10

pour Sara « les mots qui viennent à l’esprit sont légèreté,  design et

MAINTIEN : 9/10

technicité. Tout semble étudié pour apporter un maintien maximum au

AMORTI : 5/10

pied et à la cheville. » Une fois les pieds entrés dans les chaussures, l’impression demeure : « Les nombreux crochets de laçage rallongés et légèrement carrés empêchent les lacets de glisser. On ne perd pas de serrage. D’ailleurs, au

ACCROCHE : 6/10 POIDS : 9/10 PROTECTION : 8/10 IMPER-RESPI : 8/10

serrage, la chaussure épouse parfaitement le talon et le coup de pied. » Question confort maintenant, « le volume en largeur et en longueur au niveau des orteils est respecté, la chaussure ne comprime pas le pied, et le serrage répartit efficacement le maintien du bas du pied. » Mais, un bémol pour le haut de la tige : « la languette semble trop étroite et trop fine pour protéger suffisamment le tibia. » La semelle, entièrement nouvelle et conçue avec Essensole, est aboutie. Selon Sara, « on trouve un bon compromis au niveau de la rigidité de la semelle : entre une certaine souplesse pour conserver le déroulé naturel du pas, et une rigidité suffisante pour avoir une accroche maximum dans des terrains escarpés. » Idéal pour les treks engagés. Enfin, côté matériaux rien à redire : « avec sa membrane imperméable et respirante Novadry, elles permettent d’avoir les pieds au sec. Et le composant de la tige n’accroche pas la boue. Parfait pour garder des chaussures propres. »

New materials, new sole, new shape: Quechua’s engineers have pulled

COMFORT IN USE: 9/10

out all the stops. At first sight Sara’s thoughts are “what comes to mind

FOOT SUPPORT: 9/10

is lightness, design and technicity. They seem very carefully designed to

SHOCK ABSORPTION: 5/10

create maximum support to the foot and ankle.”

GRIP: 6/10

Once she has slid them on her first impressions remain “the numerous

WEIGHT: 9/10

elongated and slightly squared hooks stop the laces from slipping. They

FOOT PROTECTION: 8/10

remain tight. Likewise, whilst lacing up the shoe it fits perfectly around

WATERPROOFNESS: 8/10

the heel and the foot.” Now let’s talk comfort, “the width and length volume proportions within the toe region is respected, the foot does not feel squashed and the lacing system effectively holds the base of the foot.” But there is a downside concerning the top of the upper: “the tongue appears to be too narrow and too thin to offer enough protection to the tibia.” The completely new sole designed with Essensole is however a success. According to Sara “the rigidity of the sole is successfully balanced: there is a good compromise between enough flexibility to conserve the natural roll of the foot, and sufficient rigidity to have maximum grip in steep terrain.” Perfect for tough treks. The materials speak for themselves: “with their waterproof and breathable Novadry membrane your feet remain dry and mud does not stick to the special upper fabric so the shoes stay clean.”


SHOPPING

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MIA M

LA CUISINE DES MONTAGNES DE LA TERRE ...........Serge ErRard........... Pourvoyeur de saveurs auprès des équipes Quechua depuis son camp de base du Champel, Serge Errard vous propose de découvrir ici quelques recettes traditionnelles des montagnes du monde. Avec toujours quelques clés pour mieux comprendre les influences géographiques et ethniques sur les pratiques alimentaires de pays que vous découvrirez peut-être. From Quechua's base camp in Champel, Serge Errard suggests some traditional recipes from mountains around the world. Enriched with extra titbits for understanding the geographical and ethnic influences on the country's food choices, that maybe you will be discovering for yourselves.

AUJOURD’HUI :

MOELLEUX AUX NOIX ET A LA CREME DE CHATAIGNES SQUIDGY WALNUT PUDDING WITH CHESTNUT CREAM FILLING


MOELLEUX AUX NOIX ET A LA CREME DE CHATAIGNES SQUIDGY WALNUT PUDDING WITH CHESTNUT CREAM FILLING

...........Serge ErRard........... Recette pour 6 personnes Recipe for 6 people Préparation : 25 mn - Cuisson : 35 mn Preparation time: 25mins - Cooking time: 35mins

Après une première escapade gourmande au fond des vallées népalaises, nous revenons puiser dans les terres de France quelques beaux produits à marier, pour vous présenter cette fois un dessert… L’association de deux fruits merveilleux, éternellement associés aux régions qui les produisent : la noix et la châtaigne. D’une origine ancestrale commune, venus d’orient et introduits en Europe par les Romains, on retrouve leurs traces déjà avant la dernière glaciation du quaternaire. La châtaigne, présente en Ardèche, dans les Cévennes, est le fruit emblématique de la Corse. C’est sous la forme de farine qu’elle est transformée et commercialisée. Elle y est respectée, mangée comme une céréale. Le châtaignier y est appelé l’arbre à pain. Autrefois, les Corses l’utilisaient comme monnaie d’échange. Aujourd’hui encore les châtaignes sont bénies au Jeudi saint sur l’île, et à la toussaint les Corses en posent sur le rebord des fenêtres pour le retour des morts… La noix quant à elle, c’est l’emblème des terres agricoles dauphinoises, entre Grenoble et Valence. Egalement associées aux traditions familiales et rurales, l’énoisage et le mondage à la veillée étaient de véritables activités commerciales familiales. Aujourd’hui, la noix est un des rares fruits de France à bénéficier d’une appellation d’origine contrôlée. Je les associe ici, dans un joli dessert d’hiver, moelleux à l’intérieur, croustillant sur le dessus. Un peu calorique, il acceptera une belle randonnée compensatrice le lendemain…

.............................................................................................. After our first gastronomical escapade into the depths of the Nepalese valleys, we return to French soil to combine some national produce to titillate your taste buds with a dessert this time… Combining two marvellous delicacies that are eternally associated to the regions where they are produced: walnuts and chestnuts. Originally from the Orient and introduced to Europe by the Romans. The chestnut, which is prolifically grown in Ardèche and Les Cévennes, is also the emblematic fruit of Corsica. Most often commercialised in the form of flour it is commonly and respectfully eaten as a cereal and subsequently the chestnut tree is known as the “bread tree”. In ancient times the Corsicans used it as a form of currency. Even today chestnut trees are blessed on the island during Maundy Thursday and All Saints Day, when Corsicans put chestnuts on their window ledges for the resurrection of the dead… The walnut is the emblem of the Dauphiné, the agricultural region between Grenoble and Valence. Here they are also anchored in rural traditions, in the evening pruning the trees and shelling the walnuts is a genuine prized family activity. Nowadays the walnut is one of the few selected fruits to be certified with an “AOC” which means they have a controlled designation of origin. In this sublimely rich dessert I combine both these ingredients to create a pudding with a soft squidgy interior and crusty exterior. Quite generous in calories it’s perfect for dinner the night before an energetic walk…

www.transhumancias-voyages.com


INGREDIENTS

................................................................. 300g de cerneaux de noix 300g shelLed walnuts 150g de crème de châtaigne 150g creamed chestnuts 50g de farine de châtaigne 50g chestnut flour 80g de beurRe 80g butTer 2 jaunes d’oeufs 2 egG yolks 20g de blanc d’oeuf 120g egG whites 50g de sucre glace 50g icing sugar 50g de sucre semoule 50g caster sugar

- Broyer les cerneaux avec le sucre glace. Garder une texture grossière. Ajouter le beurre ramolli (micro-ondes ou bain marie), les jaunes d’œufs et la farine de châtaignes. - Battre les blancs d’œufs en neige, avec le sucre semoule et deux pincées de sel. Ajouter à la préparation aux noix. Mélanger délicatement. - Beurrer des cercles individuels ou un moule circulaire de 20 cm de diamètre tapissé de papier sulfurisé. Remplir le fond des moules d’environ 2 cm de préparation, puis étaler par-dessus une couche de crème de châtaignes, sans atteindre les bords du moule. Couvrir enfin avec le reste de la préparation. - Faire cuire environ 35 mn dans un four à 180°. Laisser refroidir avec le démoulage. Attention le gâteau est fragile. Suggestion de présentation : Saupoudré de sucre glace, on peut ajouter une crème anglaise, mixée avec un peu de crème de châtaignes, et relevée aux épices. Quelques quartiers d’oranges complèteront l’assiette.

.................................................................. - Place the walnuts in a mixer with the icing sugar and mix, keeping a rough texture. Add the softened butter (micro-waved or bain-marie), egg yolks and chestnut flour. - Beat the egg whites until light and fluffy with the caster sugar and two pinches of salt. Mix delicately with the walnut mixer. - Grease some individual ramekins or a 20cm round cake tin lined with baking paper. Fill the moulds with about 2cm of the walnut mixture then put a layer of creamed chestnuts on top without touching the edges of the moulds. Put another layer of the walnut mixture on top. - Cook for about 35mins at 180°C. Allow to cool in the moulds. Take care the cake is fragile. Presentation suggestion: Sprinkle with icing sugar, you can add crème anglaise (custard!) mixed with a little creamed chestnuts and some spices. Several orange quarters add the finishing touch to the presentation.


FRIENDLY MOUNTAIN

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FUN FACTS

LA SLOVÉNIE EST LE SEUL PAYS EUROPÉEN FAISANT FIGURER UNE MONTAGNE SUR SON DRAPEAU NATIONAL. Slovenia is the only European country that has a mountain on its national flag.

Le chamois et le bou quet in sont polygames.

The chamois and the ibex are polygamous. Il y a 54 000 glaciers en Him alaya.

There are 54,000 glaciers in the Himalayas. Le sport national en Alaska est la course de chiens de traîneau. national sport in Alaska is Husky’s race

interruption depuis environ En Australie, un gisement de charb on brûle sans surnommé ainsi «‟Bu rning Mountain‟». 6000 ans dans les entrailles du mont Wingen, The highest mountain in Europe is Mount Elbrouz (5642m) in the Russian Caucase. The Mont Blanc is the highest summit in the EU.

UN ARBRE NE DÉPASSERA JAMAIS 130M DE HAUT. A tree will never exceed 130m a top La montagne la plus haut e d'Eu rope est le mont Elbrouz (5642 m) dans le Cauc ase russ e. Le mont Blanc, c’est le som met le plus haut… de l'UE. The highest mou ntain of Europe is the mou nt Elbrus (5642 m) in the Russ ian Cauc asus. The Mont Blanc, it is the highest sum mit of the EUE.

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INFOS LÉGALES Éditeur : QUECHUA, une société du groupe DECATHLON SA (OXYLANE GROUP), 4 boulevard de Mons BP 299, 59665 Villeneuve d'Ascq, France Directeur de la publication : Thomas Bevilacqua Direction artistique : Thomas Bevilacqua - Marion Willis Rédaction : Floriane Macaire, Anne-Sophie Perrin Ont collaboré à ce numéro : Articles : Sébastien Montaz, Yvonne Quenard, Louis Guingot, Stéphane Pauquet, Michel Sedan, Marion Willis, Sara Berthelot, Guilhem Machenaud, Simon Favier, Ludovic Ravanel, Philippe Lejeune, Bertrand Giraud, Audrey Joly, Denis Kotzamanidis, Gabriel Portaud, Cédric Brun, Alexis Willis, Marie-Eve Meynet, Serge Errard, Antoine George, Mamerto Mandortupa Campi, Dominga Loque Paucar, Gregorio Sotalero Tacuri, Rosina Cruz Ccana, Fray Luis Enrique Ramirez, Raul Usquamayta Traduction : Catherine Desmurs Couverture : Thomas Bevilacqua Maquette : Marion Willis Impression : IMPRIMERIE VILLIERE, Rte d'Annemasse, 74160 Beaumont, France Date de parution : mars 2011 Dépôt légal : à parution Numéro ISSN : en cours Périodicité : magazine trimestriel Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle par quelque procédé que ce soit des pages publiées dans le présent magazine faites sans l’autorisation de l’éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Seules sont autorisées, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective, et d’autre part, les courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées (art. L.122-4, L.122-5 et L.335-2 du Code de la propriété intellectuelle). HIKING ON THE MOON est un magazine gratuit – Ne peut être vendu. Ce magazine est 100% compensé carbone.

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Numero 2

HUMAN PORTRAITS

Hiking on the Moon #2  

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