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IntercĂŠder avec joie Beni Johnson


Chapitre 1 Le voyage Je n’ai pas toujours été un intercesseur. Mais je me souviens encore de la première fois où ces paroles furent prononcées sur ma vie il y a maintenant 20 ans. Mon mari Bill et moi étions pasteurs d’une église à Weaverville en Californie. Nous avions invité comme orateur notre ami, le prophète Dick Joyce. Dick m’a demandé d’avancer pour qu’il puisse prophétiser sur moi et m’a alors dit : « Tu es appelée à l’intercession mais ce n’est pas pour cette saison, ce sera pour une prochaine saison ». Lorsque je me suis avancée pour recevoir cette parole je me souviens avoir chuchoté au Seigneur : « Je prendrai n’importe quel don sauf celui de l’intercession. » Mais d’une certaine manière, même lorsque Dick prononça ces paroles sur moi, je ne fus pas surprise. C’était comme si mon esprit savait déjà que cela allait arriver. A l’époque, les paroles de Dick « non pour cette saison mais pour une prochaine saison » m’ont soulagée parce qu’en ce temps-là, je ne voulais pas être un intercesseur. Je sais qu’il est parfois nécessaire de mettre les paroles prophétiques « sur l’étagère » pour une saison. Quelqu’un m’a dit un jour que si tu reçois une parole prophétique qui ne s’accorde pas à ce que tu vis, il faut simplement la mettre « sur l’étagère » et la ranger jusqu’au temps de sa réalisation. Je sais


que cette parole du Seigneur était juste. J’avais besoin de temps pour réellement comprendre ce qu’était l’intercession. Vous pouvez vous demander pourquoi j’ai chuchoté au Seigneur que je ne voulais pas recevoir le don d’intercession. Voyezvous, j’ai grandi dans une église où, le plus souvent, les « intercesseurs » ne semblaient pas heureux. De mon jeune point de vue, les intercesseurs étaient des gens qui déambulaient dans l’église en portant de lourds fardeaux. Ils me semblaient toujours tristes et je n’ai pas le souvenir de les avoir vu sourire. En grandissant, je me souviens avoir souvent dit : « Je ne veux pas être intercesseur ». J’ai grandi en pensant que pour être intercesseur, il fallait constamment porter ces fardeaux lourds. Je n’avais connu que cela. Je ne savais pas qu’il était possible d’être un intercesseur heureux. J’allais devoir apprendre.

C’était moi la « fille qui ne dit rien » Pendant de nombreuses années, je n’ai pas su que j’étais intercesseur. Lorsque je regarde en arrière aujourd’hui, j’en vois tous les signes : je passais beaucoup de temps à porter de nombreux sentiments en moi. Je les intériorisais comme s’ils étaient miens. Par exemple, très souvent, lorsque j’entrais dans une pièce bondée, je commençais à ressentir et à entendre les pensées des gens, des pensées qui souvent étaient négatives. Cependant je ne réalisais pas que tout ce que je ressentais était le don que la Bible appelle le « discernement des esprits ». Je portais ces émotions écrasantes comme si elles m’appartenaient au lieu de les déposer dans la prière. Voilà comment je suis devenue dépressive. J’étais la « fille qui ne dit rien ».

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Enfant, on me disait que j’étais timide. Ce n’étaient pas les paroles de mes parents mais celles des autres. Malheureusement, parce que tant de personnes me répétaient que j’étais timide, je commençais à le penser et le croire. J’avais pris ces paroles pour argent comptant. J’étais d’accord avec ces paroles et les avais acceptées comme constituant mon identité. Malheureusement, la timidité devint une forteresse qui contrôla ma vie. Je me souviens avoir eu si peur des gens, qu’il m’était difficile de parler à voix haute en public. J’avais peur de dire de mauvaises choses, peur d’oublier ce que j’allais dire au milieu de la phrase. Je me souviens de mon supplice à parler en public. Je préférais obtenir la note « 0 » à un examen oral plutôt que de me lever devant tout le monde.

Ma marche avec Dieu Ma mère m’a dit que même lorsque j’étais très jeune, j’allais la voir pour prier pour tout. Je lui demandais de prier pour moi, pour que la maîtresse me donne « des images » à l’école ou pour des enfants dans le voisinage qui avaient été blessés. Je n’avais pas la moindre idée à l’époque que c’était le don de miséricorde qui agissait. Prier avec ma mère me permettait de me décharger de ces choses. Prier m’aidait à me libérer de ces sentiments et à les remettre à Dieu. Parfois je ressentais ce que les gens éprouvaient ou vivaient sans même les connaître. Parfois j’étais même consciente des pensées et des émotions inexprimées que les gens ressentaient autour de moi. Au cours de mon adolescence, je me retrouvais toujours dans des lieux où j’éprouvais beaucoup de sentiments qui n’étaient pas les miens mais j’avais cessé de prier. J’avais oublié ce qu’il Le voyage

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fallait faire avec ces sentiments, alors je les gardais comme s’ils m’appartenaient. Cela m’entraîna dans de nombreuses dépressions dès mon jeune âge. Heureusement, ma rencontre avec Dieu à 16 ans changea ma vie. Au cours des deux ans précédant cette rencontre, j’avais mené ma propre vie, une vie qui m’avait conduite au désespoir. Un soir à l’église, il y eut un appel à s’approcher pour donner sa vie à Dieu. Je fis le pas de tout lui abandonner. Je me souviens m’être approchée du Seigneur ce soir-là en lui disant : « tout ce que je veux c’est toi ». Ce soir-là, je lui demandai de prendre ma vie. Il répondit à ma prière. Dès lors, je ne fis rien sans avoir prié avant. Je m’avançais devant ma penderie, l’ouvrais et demandais à Jésus ce que je devais porter pour la journée. Mais je n’avais toujours pas conscience du don qui était sur moi et comment l’utiliser. Même si une partie de ma vie passait par ce temps extraordinaire avec Dieu, je ne me déchargeais pas sur lui de tout ce que je ressentais et ramassais autour de moi. Je continuais à tout intérioriser. Personne ne m’avait dit que les émotions que j’éprouvais ou que je devinais autour de moi étaient des sujets de prière. A 17 ans, je décidai de partir 9 mois dans un centre de formation biblique. Ma camarade de chambre souffrait d’instabilité mentale. J’étais très inquiète pour elle parce que je pouvais ressentir ce par quoi elle passait, mais ne réalisais toujours pas que je vivais exactement la même chose qu’elle. Je me souviens d’un jour où nous étions toutes les deux assises sur les lits de notre chambre. Un désespoir si intense s’était emparé de moi que je voulais cesser de vivre. Je n’avais malheureusement pas conscience que je prenais sur moi le tourment mental de ma camarade de chambre, un sentiment que j’avais pourtant déjà vécu. Je ne savais pas quoi faire de ce supplice. Je n’avais pas la moindre idée que Dieu me demandait de prier pour elle.

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Romains 8 : 28 dit « Dieu fait tout pour le bien de ceux qui ont de l'amour pour lui. Ceux-là, il les a appelés selon son projet ». Ce n’est que des années plus tard, au tout début de mon ministère, que je réalisai que Dieu se servait de mes expériences passées pour me montrer la destinée à laquelle il m’avait réellement appelée pour le servir encore aujourd’hui.

Une épouse et une mère J’ai rencontré Bill à l’église Bethel en 1969 lorsque son père était pasteur de l’église. Nous nous sommes rencontrés lors du Mouvement pour Jésus, nous nous sommes mariés et avons vécu sept ans dans l’équipe de responsables de Bethel avant de déménager à Weaverville en Californie pour être pasteurs d’une petite église de montagne. J’avais une vie de prière, mais elle restait très générale. Je priais pour mes enfants, pour ma famille et pour les événements de l’église. Je priais parce que je pensais que c’était mon rôle. Ma vie de prière n’était pas motivée par ma relation au Saint-Esprit. Pendant la plus grande partie de ma vie à Weaverville, mes journées se résumaient à être la mère de mes jeunes enfants. Je parvenais généralement à trouver du temps pour prier en faisant la vaisselle ou en me levant très tôt pour lire la Bible. A dire vrai, c’était plus par obligation que par désir. Je désirais néanmoins au plus profond de moi être réellement avec Dieu, mais à cause de mon programme très chargé, je ne prenais jamais vraiment le temps de poursuivre cet appel en profondeur. Si je regarde en arrière, je reconnais cette attirance à aller plus loin avec Dieu, mais je ne savais pas où aller, ni comment y aller. Alors vint le temps du renouveau.

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Une vie renouvelée C’est en 1995 que le renouveau frappa notre église de Weaverville. Ce fut un temps de rafraîchissement et de joie intenses. Mais également un temps où le Saint-Esprit attisa mon cœur et me libéra pour être celle que je suis. Une toute nouvelle saison débutait alors. C’est au cours de cette période exaltante que j’ai entendu la parole qui allait changer ma vie. Ces paroles étaient : « Je veux que tu portes la joie et l’intercession. » Bien sûr, ma première pensée fut « Est-ce possible ? ». Je croyais toujours que la dépression était le style de vie d’un intercesseur. Grâce au renouveau, les gens ont vécu une vraie libération. J’ai fait deux expériences différentes à cette époque que je décrirais comme des rencontres divines qui changent la vie. L’une de ces expériences a eu lieu à Toronto dans l’église de John et Carol Arnott, l’église Toronto Airport Christian Fellowship (TACF). Mes parents, mon mari et moi assistions à une conférence sur la bénédiction du père, c’était la base de toute l’onction de TACF. A la fin d’une réunion, Bill et moi nous nous sommes dirigés vers le fond de la salle où des gens ivres du Saint-Esprit riaient allongés sur le sol. Actes 2 : 15 dit « Ces gens ne sont pas ivres,

comme vous le pensez. En effet, il est seulement neuf heures du matin ». Lorsque le Saint-Esprit frappa les disciples dans la

chambre haute, ils semblaient et agissaient comme des hommes saouls. Avez-vous remarqué que les gens ivres ne s’importunent pas de ce que les autres pensent d’eux à ce moment-là ? Ce soirlà, un homme était dans ce même état. Nous l’avions remarqué au fond de la salle, titubant et imposant les mains aux gens. Lorsqu’il leur imposait les mains, ceux-ci tombaient. Le Seigneur utilisait cet homme comme un canal du Saint-Esprit. Certains vivaient le rire du Saint-Esprit, d’autres tremblaient sous la puissance du Saint-Esprit. Tandis que je l’observe, nos regards se croisent, il s’avance alors dans ma direction. Bill et 14

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moi nous tenons par le bras mais lorsque cet homme s’approche de moi et pose son doigt sur mon bras, je m’effondre sur le sol et commence à trembler violemment. A ce moment-là, Bill est obligé de me lâcher. Pendant près de 20 minutes je vais trembler fortement. Une femme s’approche de moi pour me demander si je suis en forme physiquement. A mon acquiescement, elle rétorque : « Alors, plus, Seigneur. » Et me voilà repartie. Les tremblements se calment finalement un peu pour me permettre de me lever, mais j’ai besoin d’aide pour rejoindre ma chambre. Le lendemain, nous retournons à la session du matin. Alors que le prédicateur commence à parler de l’amour du Père, je ressens la présence de Dieu et commence à pleurer. Je demande au Seigneur ce qu’il s’est passé la veille. « Qu’est-ce que c’était ? » J’entends ces mots : « J’ai coupé tous les liens de ta vie et t’ai fait renaître telle que tu es réellement ». Depuis ce jour, la peur qui dirigeait ma vie est partie. Les liens ont été brisés. Je suis devenue une personne différente grâce à cette rencontre extraordinaire avec Dieu. Mais je dois aussi vous rappeler que le diable ne s’assied pas en disant : « Oh, je ne peux plus la tenter maintenant ». Non, il essaie de conclure des pactes avec nous. Le diable veut que nous retournions dans nos anciens styles de vie. Lorsque nous acceptons ce qu’il dit, nous lui rendons le contrôle. Le diable permet aux démons qui nous sommes familiers de venir nous faire replonger dans nos vieilles habitudes. Mais nous sommes désormais équipés d’une force surnaturelle pour dire « non ». Ainsi, lorsqu’un esprit connu, tel que la pitié de soi, vient et essaie de nous enrôler, en nous disant « oui c’est comme ça que je suis », nous pouvons maintenant dire (parce que le lien a été coupé), « non je ne suis plus comme ça ». J’avais l’impression que Dieu m’avait donné un outil de puissance pour ma vie et la force de l’utiliser contre les mensonges du diable. Le voyage

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Suite à l’expérience de Toronto, j’ai fait une autre expérience de changement de vie. C’était lors d’une retraite pour femmes au Mont Shasta, en Californie. J’étais assise au fond de la salle pendant la louange. Je m’occupais de mes petites affaires personnelles et le Saint-Esprit se manifesta. Sa présence sur moi provoqua des pleurs, dont les larmes venaient du plus profond de mon être. Une amie vint me voir et me demanda si j’allais bien et si je savais ce qu’il m’arrivait. Je savais seulement que c’était Dieu, que quelque chose de profond se passait en moi, je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer. J’avais l’impression que l’on extrayait quelque chose de mon âme pour y activer une chose nouvelle. Après cette nuit, tout commença à changer. Je me sentais différente, nouvelle, comme si ma personnalité avait également changé. Le courage était venu en moi. Tout ce que je pus faire les mois suivants fut pleurer. Ce n’étaient pas des larmes de tristesse mais des larmes suscitées par la découverte d’un nouvel amour. A chaque fois que je pensais à Dieu, à sa bonté, lorsqu’on me parlait de ce que Dieu faisait, ou que l’on mentionnait seulement le nom de Jésus, je me mettais à pleurer. J’étais tombée amoureuse du Saint-Esprit. Alors que le renouveau amenait un rafraîchissement et que le Père déversait son amour, beaucoup se retrouvèrent comme moi pris dans son incroyable présence. Lui et moi nous retrouvions pour de précieux moments d’intimité. Je n’avais jamais vécu quelque chose de similaire de toute ma vie chrétienne. J’avais grandi dans l’Eglise et j’aimais Dieu. Mais là c’était différent. Cette profondeur et cette intensité m’effrayaient au début. Je ne savais pas si cela était juste. On ne m’avait jamais parlé de cela auparavant. Qu’est-ce que c’était ? Avant de franchir ce niveau de liberté dans le Seigneur, la direction des groupes et des études bibliques était pour moi une 16

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réelle torture. Mais tout commença à changer. Je me voyais complètement différente. Je ne me souciais plus de ce que les gens pensaient de moi. Du jour au lendemain, il me devint très facile de me lever pour parler de Jésus ou témoigner de ce que Dieu faisait. Je ne ressentais plus de torture liée au fait de me lever pour parler devant un public. J’étais vraiment libre. Les participants des études bibliques que je dirigeais et moi-même avions l’impression d’être à une fête du Saint-Esprit. Tous étaient libérés et remplis de joie.

Porter la joie et l’intercession C’est là que ma vie de prière commença à changer. Elle ne s’arrêtait plus à la requête de choses, mais manifestait le désir simple d’être dans la présence de Dieu. Je passais parfois une heure ou plus à le louer. La musique a joué un rôle vital dans le renouveau de ma vie. C’est au travers de cet outil que j’ai pu découvrir sa présence. Je mettais un CD de louange, et restais assise en me délectant de la présence de Dieu. Elle était profondément ancrée en moi, en mon être intérieur. Cela aura duré un an à Weaverville, puis nous avons déménagé à Redding pour être pasteurs de l’église Bethel. Tout au long de la mouvance du renouveau, je prenais plaisir à être dans la présence de Dieu. Je me délectais de lui et lui seul. C’est au cours de ce processus que j’ai commencé à vivre quelque chose d’inhabituel. Je recevais des visions de visages humains. Je voyais de petites et grandes villes. Je voyais des situations et des problèmes, et me retrouvais dans cette intimité à implorer Dieu pour qu’il intervienne sur les choses que je voyais. Un jour, après que Dieu m’eut montré quelque chose, je lui ai dit : « Oh Dieu, c’est une excellente idée. Vas-y, agis là, prends soin de cela. » C’était une expérience tellement nouvelle : être capable d’explorer la profondeur de Dieu. Je n’avais pas réalisé à Le voyage

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l’époque que je vivais dans une véritable intercession. En fait, j’étais tombée dans cette intercession. C’est à cette époque que Bethel a commencé à vivre le renouveau. Tout débuta un soir, alors que mon mari faisait un appel pour ceux qui souhaitaient être renouvelés et rafraîchis. Beaucoup s’étaient avancés et nous commencions à prier pour eux. Nous allions prier pour une dame mais Dieu la saisit à ce moment précis. Bill et moi avons alors échangé un regard en disant : « Et voilà. » Nous savions que le renouveau avait touché Bethel et que l’église ne serait plus jamais la même. J’ai regardé le mari de cette femme et je lui ai dit : « Elle ne sera plus jamais la même. » Si l’on regarde en arrière, elle n’a, en effet, plus jamais été la même, et l’église non plus. On vit immédiatement le fruit de cette rencontre dans la vie de cette femme. Les femmes de pasteurs l’intimidaient tellement qu’elle ne parvenait jamais à leur parler. Cette nuit-là, elle vint vers moi et commença à me raconter tout ce que Dieu avait fait pour elle. Elle n’avait jamais pu se blottir tout simplement dans les bras du père et le laisser l’aimer, mais ce soir-là, elle le laissa faire. Ressentir cet amour de Dieu changea complètement sa vie. Dès lors, beaucoup furent touchés par Dieu. Le dimanche soir, nous faisions aligner les gens après la réunion, alors que d’autres tombaient sous l’onction du Saint-Esprit. Leur rencontre avec Dieu les rendait radicalement différents. Leurs vies étaient entièrement transformées. Ils vivaient dans une liberté émotionnelle et physique. Un soir, je me suis approchée d’une jeune femme qui attendait la prière. J’appris qu’elle était missionnaire et qu’elle venait de rentrer d’un voyage de deux ans. Elle était vraiment exténuée, surmenée par le ministère. Lorsque je priai pour elle, elle tomba sous la puissance de Dieu. Pendant une heure, je suis restée à ses côtés et j’ai observé Dieu 18

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changer complètement et radicalement sa vie. Elle riait, pleurait. Je riais, pleurais. Nous avons ri et pleuré ensemble. Après une heure, elle s’est levée complètement différente, une toute nouvelle personne. Elle ne portait plus ni fatigue, ni dépression. A ce jour, elle vit toujours dans cette liberté.

Capter le cœur de Dieu En 1999, nous avons démarré l’Ecole du Ministère Surnaturel à Bethel. Nous avons mis en place cette école parce que nous voulions former une génération qui marcherait dans la « culture du renouveau ». Ceux qui marchent dans la culture du renouveau, marchent dans les signes, les merveilles et le prophétique. Ils font tout ce que Jésus faisait lorsqu’il était sur terre. C’est très exaltant de voir des étudiants venir à l’école et voir leur vie radicalement changée. J’ai commencé à voir Dieu susciter une génération qui s’abandonnerait complètement à lui. Au milieu de tous ces événements, j’ai considéré le fait de me voir comme intercesseur. Je définirais le mot intercession par : « capter le battement du cœur de Dieu et le proclamer ou le prier dans notre monde. C’est un réel engagement avec le ciel ». C’est ce qui s’est passé dans ma vie. Dieu a commencé à nous donner des stratégies sur notre manière de prier pour toucher toute une région. Nous avons commencé à prier pour la guérison de territoires, puis nous avons élargi notre prière au monde entier. Depuis lors, j’ai mis en place des équipes que j’emmène prier pour la guérison de régions entières. Nous sommes allés dans de nombreux lieux sur terre. Ce livre est le récit de mon voyage au cœur de ce que Dieu m’a enseigné sur la prière et l’intercession, dans ma vie de prière personnelle et dans mon intercession pour les régions. Tout ce que j’ai appris vient du lieu secret. Le voyage

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Sommaire Intercéder avec joie ........................................................................................................................... 1! Dédicace................................................................................................................................................................ 3! Remerciements ............................................................................................................................................... 3! Recommandations .................................................................................................................................... 4! Avant-propos ................................................................................................................................................... 7! Chapitre 1 Le voyage ....................................................................................................................... 9! Chapitre 2 Prier d’après son cœur ......................................................................... 21! Chapitre 3 Un style de vie offensif.......................................................................... 31! Chapitre 4 Propriété ...................................................................................................................... 53! Chapitre 5 Jésus, notre exemple de joie ...................................................... 67! Chapitre 6 Les trois royaumes......................................................................................... 77! Chapitre 7 Les voies aériennes ..................................................................................... 93! Chapitre 8 Le combat par la louange et la joie ........................... 109! Chapitre 9 Un repos intérieur ......................................................................................127! Chapitre 10 Faire face aux problèmes........................................................137! Chapitre 11 Les expériences mystiques et la prière de contemplation.........................................................................................................................................153! Epilogue Questions sur la prière et l’intercession........................175! Annexe Une grande dose de joie..........................................................................181!


Beni Johnson "La joie d'intercéder"  
Beni Johnson "La joie d'intercéder"  

Beni Johnson partage au travers de son premier ouvrage le voyage extraordinaire qui l’a amenée à découvrir la joie d’intercéder. Son expéri...

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