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LE NUMÉRO ACCRÉDITATION + L’ASPECT MOINS SÉDUISANT DE LA PHOTOGRAPHIE SPORTIVE

3 M O D I F I C AT E U R S D E L U M I È R E I M P R E S S I O N N A N T S D O N T V O U S N ’ AV E Z J A M A I S E N T E N D U PA R L E R L A C R É AT I V I T É AV E C L U C C H A R P E N T I E R


NUMÉRO 17 // AUTOMNE 2017 // LE NUMÉRO ACCRÉDITATION

SOMMAIRE 7

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J. Carey Lauder partage ses astuces pour maîtriser la photographie sportive.

JAMAIS ENTENDU PARLER

L’ASPECT MOINS SÉDUISANT DE LA PHOTOGRAPHIE SPORTIVE

3 MODIFICATEURS DE LUMIÈRE

IMPRESSIONNANTS DONT VOUS N’AVEZ

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DATES LIMITES POUR L’ACCRÉDITATION

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ACCRÉDITATION : BOTANIQUE

Krista Powers partage son accréditation réussie en Botanique.

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ACCRÉDITATION : NATURE

Explorez le monde autour de nous avec l’accréditation Nature de Danielle BarabéBussières

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P HOTO BY L IN D S AY AD L E R

ACCRÉDITATION : BEAUX-ARTS

Lisa Charbonneau partage son accréditation réussie en Beaux-arts.

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3 MODIFICATEURS DE LUMIÈRE IMPRESSIONNANTS DONT VOUS N’AVEZ JAMAIS ENTENDU PARLER

Prenez un moment pour explorer les capacités uniques des attachements spot, des réflecteurs télézoom, et des parapluies polyvalents avec Lindsey Adler.

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LA CRÉATIVITÉ AVEC LUC CHARPENTIER

Luc Charpentier a récemment reçu le « Fellowship ». Découvrez ses images et sa thèse sur la créativité et

l’expérimentation en photographie numérique.

SECTIONS

4 Message de la présidente 29 Mon PPOC 30 Du concept à la couverture

P H OTO D E COUVER TUR E PA R WAYNE K AULBAC H. PLUS D’INFO RMATION SU R CE T TE PH OTO E N PAG E 30.

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MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE le futur. J’ai réalisé que je manquais d’objectifs lorsque cela a trait à ma santé et mon entreprise de photographie.

Louise Vessey (droite) MPA SPA F/ PPOC Atlantique -Présidente des PPOC

SE DONNER DES OBJECTIFS Bonne année ! J’écris ces mots pendant un long vol après avoir passé deux semaines inspirantes sur mes terres de naissances, l’Angleterre. J’ai apprécié de reconnecter avec ma sœur et de nombreux cousins, tantes et oncles. C’était formidable d’explorer autant de choses, des collines et petits villages de la campagne anglaise aux grandes villes comme Londres et Manchester ! J’ai eu beaucoup de temps pour penser à mon histoire, mon patrimoine, ma vie, et pour contempler

GALLERIE est le magazine de premier plan pour les photographes professionnels à travers le Canada. Chaque numéro comprend des images primées, des informations éditoriales, des articles de fond et techniques, de la publicité et des services pour les membres. Tous les photographes peuvent consulter la version numérique sur notre site internet. Gallerie est publié trois fois par an : Février (en ligne) Juin/Juillet (imprimé et en ligne) Octobre (en ligne) ÉDITEUR INTÉRIMAIRE Bruce Allen Hendricks, MPA 204-227-9447 - editor@ppoc.ca GRAPHISTE Melissa Woodward, CPA ABONNEMENT

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Le nouvel an est, bien sûr, le moment le plus commun pour se donner des résolutions, mais je préfère les appeler « objectifs ». Peu importe votre âge ou le temps que vous avez été photographe, c’est important de se donner des objectifs. Sans objectifs, nous stagnons et devenons complaisants, et nous répétons nos actions pour la forme. J’ai des objectifs en tant que présidente pour faire de la planification stratégique pour créer un objectif pour notre futur et planifier les étapes pour y arriver. Je me donne aussi des objectifs pour mon entreprise, et pour moi-même, à fois au niveau personnel et créatif.

sur de objectifs réalistes et atteignables. Des objectifs comme « organiser le studio » pour avoir un espace de travail plus calme, comme contacter un mannequin pour pouvoir explorer quelque chose de différent, comme publier des blogues et poster sur Instagram plus régulièrement, et trouver un projet photographique personnel (qui inclura peut-être des chats). Bien sûr, vous n’avez pas besoin d’attendre le Nouvel an pour vous donner des résolutions / objectifs. Ils n’ont pas besoin d’être grands et intimidants ! Si vous changez ce que vous faites tous les jours, vous changerez votre vie ! Qu’espérez-vous réaliser dans votre entreprise et pour votre photographie? Comment allez-vous y arriver ?

Il est facile de se laisser dépasser et distraire avec tant de choses qui nous arrivent tout le temps. Mon objectif est de me concentrer

Louise Vessey MPA SPA F/ PPOC Atlantique Présidente des PPOC

Tous les membres des PPC reçoivent le numéro imprimé par la poste. Les numéros en ligne sont disponibles pour tous les photographes.

PUBLICITÉ L’achat d’un espace publicitaire vous assure une présence dans chacune des éditions du magazine pendant un an.

Pour être ajouté à notre liste de diffusion, veuillez contacter le bureau des PPOC (info@ppoc.ca) en indiquant votre province de résidence. Des exemplaires additionnels de Gallerie sont disponibles au coût de 6,95 $, plus les frais de poste. Veuillez contacter le bureau des PPOC. SOUMISSIONS Les articles ainsi que les textes des membres sont les bienvenus. Veuillez les soumettre à l’éditeur pour examen.

Double page 1575$/an Page complète quatrième de couverture 1375$/an Page complète couverture intérieure 1125$/an Supplément publicité 1000$/an Page complète 975$/an Demi-page 630$/an Quart de page 40 400$/an Les partenaires commerciaux des PPOC ont un escompte de 20%. Pour réserver votre espace publicitaire, veuillez contacter l’éditeur. DIRECTEUR DE PUBLICITÉ Brad Kelly, MPA


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THE UNIVERSE

IN A SNOWFLAKE WORDS AND PHOTOS

BY DON KOMARECHKA

L’ASPECT MOINS SÉDUISANT DE LA

PHOTOGRAPHIE SPORTIVE TEXTE ET PHOTOS PAR JAMES CAREY LAUDER CPA, F.PH. Pendant presque 40 ans, j’ai été impliqué dans divers aspects de la photographie sportive. Tout a commencé à l’école secondaire avec les classiques : football, basketball, athlétisme, badminton, etc. Le sport que j’aimais le plus photographier était le handball et lorsque j’ai photographié un match élèves / professeurs, j’ai remporté mon premier prix photo au concours photographique Metro One. Étant impliqué en photographie commerciale, je suis très occupé, mais j’ai quand même réussi, à travers les années, à poursuivre la photographie sportive en me concentrant sur la balle lente, couvrant les tournois annuels au fil des années. Il y a 13 ans, j’ai commencé à enseigner la photographie à l’école secon-

daire Tec Voc à Winnipeg. Nous avons un programme de sport très varié et j’ai alors fait un retour en photographie sportive en photographiant tous les sports d’école usuels. Après avoir parlé à un ami, j’ai réussi à assister à quelques matches des Bombers et j’ai travaillé quelques années avec les Goldeyes de Winnipeg. Durant ces 4 dernières années, j’ai photographié les Jets de Winnipeg pour des blogues et sites locaux et je couvre des évènements sportifs pour les cartes Upper Deck ainsi que USA Today. MATÉRIEL RECOMMANDÉ : En tant que professionnel, vous devriez posséder la majorité de l’équipement nécessaire pour produire des images de qualité. Voici ma liste de

base : Les caméras plus récentes possèdent un bouton de contrôle du scintillement qui s’avère très utile lorsque l’on photographie des évènements intérieurs. Beaucoup de lieux ont des sources de lumière plus âgées qui « scintillent », qui s’allument et s’éteignent constamment. Les lumières scintillent tellement rapidement que notre œil ne peut le distinguer, mais en utilisant une vitesse d’obturation très rapide, on obtient souvent une image sous-exposée, surexposée, présentant un voile vert ou magenta et tout cela en une courte séquence. La réduction du scintillement détecte lorsque cela arrive et vous empêche de déclencher. J’utilise cette fonction depuis plus de 1 an et je Automne 2017

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n’ai jamais trouvé que cela interrompait mon travail ou m’empêchait de capturer l’image tant convoitée. Bien qu’une seule image soit nécessaire pour la couverture ou l’image vedette, beaucoup d’appareils peuvent maintenant prendre 10 images ou plus par seconde. Lorsque vous essayez d’obtenir des images de plusieurs joueurs d’une même équipe, c’est bien d’avoir beaucoup de choix et des séquences d’images dans le but de présenter plus de variété au client, par exemple un triptyque de poses en action. Une très bonne ou excellente lentille. J’ai dépensé beaucoup plus d’argent sur mes lentilles que mes appareils durant les 10 dernières années, mais les lentilles ne se remplacent pas au même rythme que les appareils. Pour photographier des sports de terrain tel le baseball, football, soccer, etc., la première bonne lentille que je me suis procurée a été la 400mm / f2.8. Vous allez dépenser beaucoup d’argent pour une lentille comme celle-là, mais les images produites seront comme aucune autre. Cette lentille est bien adaptée aux endroits sombres et produit un bel arrière-plan hors foyer, c’est une lentille standard pour la plupart des photogra-

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phes sportifs. Certains vont aussi utiliser la 600mm ou même la 800mm si jamais ils sont du côté opposé du terrain où l’action se déroule. Le dernier ajout chez Canon (Nikon en a une depuis un certain temps), c’est la 200-400mm f4.0 qui donne beaucoup plus de versatilité lorsque l’action est juste devant vous.  Canon fabrique une 100-400mm f4.55.6 qui est formidable à l’extérieur, mais beaucoup trop lente pour la plupart des endroits intérieurs.  La lentille de choix pour plusieurs photographes portraitistes et sportifs est la fameuse 70-200mm f2.8. C’est LA lentille pour les sports de patinoire, car elle permet une bonne vue du filet et lorsque poussée à ses limites, permet aussi d’obtenir une bonne image du côté opposé.  Pour commencer, une 50mm f1.8 avec un petit capteur fera bien l’affaire pour les images rapprochées. C’est une lentille assez rapide en mode servocommande (on y reviendra plus tard) et qui vous permet de vous concentrer sur le côté proche du terrain, l’action reviendra près de vous en quelques secondes. 

Pour capturer l’ambiance de l’évènement, c’est une bonne idée de faire des images d’ensemble en grandangle et super grand-angle de l’arène. Si possible, une 24mm ou plus large ainsi qu’une lentille fish-eye donnera un aspect bien particulier pour établir le contacte. Essayez aussi de varier vos clichés avec différentes perspectives basses, puis hautes. Avec des lentilles lourdes ou même avec la 70-200mm, j’utilise toujours un de mes 4 monopodes. Un de ces monopodes est spécifique à la 400, mais le nouveau en fibre de carbone est léger et pratique et peut se compresser très bas si jamais je désire m’asseoir sur le terrain pour obtenir un angle extrêmement bas. Les monopodes ne sont non seulement pratiques au niveau de la stabilisation, mais aussi au niveau du poids. Ils permettent d’enlever du poids de votre cou et vos épaules pour ainsi vous permettre de vous concentrer sur l’évènement en question. Bien qu’il serait utile d’avoir de la lumière supplémentaire, c’est presque impossible pour la plupart des évènements. Utiliser le flash sur appareil n’est pas recommandé, mais si vous pouvez placer des flashes très haut au plafond, avec des contrôles radio, cela peut certainement


donner un coup d’éclat à vos images. J’ai récemment utilisé des flashes portatifs lorsque j’ai photographié une course de patins à roulettes et cela m’a procuré assez de lumière d’appoint dans un endroit qui serait autrement très inintéressant. Le seul aspect à considérer que le temps de recyclage des flashs n’est souvent pas assez rapide, donc je garde un œil attentif sur les moments cruciaux du match. EXPOSITION, BALANCE DES BLANCS, MISE AU POINT ET AUTRES TRUCS :  En situation contrôlée, i.e. à l’intérieur, je vais toujours photographier en mode manuel. Mon ISO à ce moment-là peut se situer n’importe où de 1600-2000 dans une patinoire de la LNH, à 25004000 dans une patinoire communautaire jusqu’au-delà de 6400 dans une piscine. Je vais toujours mettre mon ouverture à 3.5 pour me donner un peu de latitude en ce qui concerne la mise au point tout en gardant l’arrière-plan flou. La vitesse d’obturation doit être assez rapide pour immobiliser l’action et j’essaie au minimum d’obtenir 1/1000 de seconde, c’est plutôt rare d’arriver à obtenir 1/2000 de seconde en intérieur. Même à des vitesses très élevées, il arrive qu’une balle ou un palet soit un peu flou, mais c’est tout de même acceptable. Lors de certains matches, la vitesse d’obturation peut descendre jusqu’à 1/400 de secondes. Lorsque cela se produit, j’essaie de me concentrer sur l’action près du filet et j’attends les images où il y a une pause pendant l’action ; un joueur de basketball qui saute, s’arrête un instant puis redescend. Lorsque je photographie à l’extérieur, j’utilise le mode priorité ouverture, étant donné que les conditions de lumières varient constamment. J’ai tout de même besoin d’un ISO assez élevé, 400-1000 avec une ouverture de 3.5 pour obtenir une vitesse acceptable de 1/2000 de seconde. Lors d’une situation à contre-jour, j’utilise le bouton de compensation +/pour donner plus de détails aux basses lumières. C’est incroyable combien la lumière d’appoint peut refléter sur un terrain même si c’est une surface assez sombre. Lors d’évènements au coucher de soleil, gardez un œil sur le ciel parce que le soleil descend rapidement et sans

que vous vous en rendiez compte, vous serez en train de photographier à 1/250 à moins d’augmenter votre ISO. Étant donné qu’habituellement je photographie en mode JPEG, pour plusieurs raisons, j’essaie de sélectionner la meilleure balance des blancs et j’utilise 3 façons différentes. Dans une bonne arène, j’utilise les degrés Kelvin pour faire correspondre ma balance des blancs aux conditions d’éclairage. Si l’endroit est plus vieux, ou présente une variété d’éclairages, un équilibre des blancs automatique (AWB) fera probablement l’affaire. À l’extérieur, j’utilise une balance soleil ou ombre, et pour un évènement de soirée avec un mélange de lumières, j’utilise l’équilibre des blancs automatique. Je garde un œil ouvert pour toute surface noire ou blanche que je pourrai utiliser plus tard pour m’aider avec mon équilibre de couleurs dans Photoshop. Bien que l’équilibre des blancs automatique soit utile pour la plupart des situations d’éclairage difficile, ce réglage peut être induit en erreur avec les différentes couleurs de chandails ce qui nous amène à corriger par la suite.  La plupart des sports ont une partie d’action et beaucoup de mouvement. Le réglage servocommande peut couvrir la plupart des évènements et peut être ajusté dans le menu pour diverses situations. J’utilise un point unique de mise au foyer pour me donner une mise au point plus précise. Tant que vous arrivez à suivre l’action avec ce point de mise au foyer, votre mise au point devrait être parfaite. Avec le basketball, un point de mise au foyer peut fonctionner en faisant préalablement une mise au point sur le filet et en attendant que l’action vienne vers vous.  Testez vos lentilles et vous pourriez vous rendre compte que certaines font la mise au point plus rapidement que d’autres ce qui peut faire toute la différence entre une image nette ou une image floue.  TRUCS ET ASTUCES LORS D’UN ÉVÈNEMENT : L’aspect le plus important lorsqu’on photographie du sport, c’est probable-

ment de bien comprendre le jeu. Regardez une joute en personne ou à la télévision, et regardez ce que les autres photographes ont capturé comme images. Il y a de bons endroits un peu partout, mais il y a aussi des endroits absolument horribles qui ne produiront pas de bonnes images. Certaines équipes préfèrent certains endroits spécifiques sur un terrain ou sur la glace et une fois que vous voyez où ils se rendent, vous pouvez vous positionner à l’endroit le plus avantageux pour capturer l’action. Regardez où les autres photographes se positionnent pour avoir une idée des meilleurs endroits où vous placer. N’attendez pas le coup de sifflet pour poser des questions. Allez voir le site avant et demandez où vous pouvez vous placer ou non. La plupart des gérants de terrain ou d’arène sont ouverts à vous aider si vous avez besoin d’une échelle ou que le plexiglas soit nettoyé.  Regardez où l’éclairage est optimal, beaucoup d’endroits ont de l’éclairage médiocre et des ampoules brûlées, et cela souvent juste au-dessus du filet !  L’action revient toujours vers vous à un moment donné. Vous déplacer d’un bout à l’autre du terrain peut être une perte de temps à moins que vous ne documentiez un joueur spécifique. Photographier derrière l’attaque donne de bonnes passes par le quart-arrière, les courses et le sac du quart, mais les réceptions peuvent être un peu éloignées. Se situer 20 mètres ou plus à l’avant du jeu donne une bonne position pour les réceptions et les courses. Au football, les équipes changent de côté toutes les 15 minutes. Si vous avez besoin d’une variété de clichés, restez où vous êtes, mais déplacez-vous si vous voulez plus d’images d’attaque.  Une prise de vue basse peut donner un effet dramatique, mais soyez vigilants de ce qui se passe autour de vous et soyez prêts à vous enlever du chemin si nécessaire. S’asseoir n’est pas recommandé à moins que vous ne photographiiez des évènements « Tim Bits » pour les petits (âgés de 4 à 7 ans). Essayez d’avoir 2 appareils sur vous, un avec téléobjectif et l’autre avec un grand-angle lorsque l’action vient directement vers vous.  

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couvertes d’un filet, rendant une prise de vue du dessus impossible. Vous êtes alors limité à prendre vos images à travers le plexiglas égratigné. Cherchez autour de la glace une endroit où la vitre est la moins endommagée. Ne mettez pas votre appariel en angle, car le plexiglas peut déformer votre image. Si je peux photographier près du but, je ne vais pas photographier au-delà de la ligne bleue, peut-être aussi loin que la ligne du centre. Je photographie toujours sans pare-soleil pour pouvoir mettre ma lentille le plus près de la vitre possible pour éviter tout reflet. La vitre peut produire un décalage de couleurs, mais rien qui ne peut être corrigé avec Lightroom ou Photoshop. Si vous arrivez tôt, cela vous donnera le temps de parler aux gens responsables de l’endroit et peut-être vous aider à nettoyer un petit coin de vitre pour vous. DERNIÈRES ASTUCES: Pour de la retouche rapide, je recommande Photo Mechanic qui est utilisé par tous les journalistes qui couvrent le sport et qui ont besoin des images rapidement. C’est aussi une excellente façon d’importer ou de changer les métadonnées ainsi que les titres de vos images.  Je n’ai jamais utilisé Lightroom, tout mon travail de retouche est fait à l’aide de Photoshop. La photographie extérieure donne généralement un équilibre des blancs décent, mais la photographie intérieure aura souvent besoin d’un ajus-

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tement soit léger ou majeur. La couleur de notre gymnase était tellement horrible avec ses murs verts et son éclairage fluorescent que nous avons collé de gros cartons blancs sur les murs pour nous permettre d’ajuster les couleurs plus facilement dans Photoshop. Quelques fois, le simple fait de trouver un carton blanc ou noir peut harmoniser les couleurs rapidement. Une chose un peu plus difficile à gérer est une patinoire qui n’a pas belle allure et qui n’est pas tout à fait blanche. Dans ce cas, j’utilise mon ajustement des courbes, je sélectionne le compte-goutte blanc et je clique sur la glace pour la rendre d’un beau blanc étincelant. La seule limite à cette technique est le début d’une période où la glace est plutôt grise et pas encore givrée. Cela prend quelques minutes avant que la glace ait un fin recouvrement de neige. Bien qu’un évènement complet puisse probablement être enregistré sur une carte de 16 Go en photographiant en mode JPEG haute résolution, si je dois soumettre les images, je change et télécharge mes cartes à la mi-temps ou entre les périodes. En parlant de JPEGs, mes clients habituels ont besoin de leurs images le soir même du match, donc les JPEGs sont parfaits pour cela. De plus, leur téléchargement est rapide et la carte ne me ralentit pas lorsqu’elle est en train d’enregistrer les images, ce qui m’assure de ne manquer aucun cliché important pendant la partie. 

Pour terminer, ce n’est pas toujours à propos de l’action. Les images avant le match ou les images de célébrations après le match sont tout aussi efficaces pour raconter une histoire que l’image de l’attrapé spectaculaire ou le plaqué remarquable. Assis dans l’abri des joueurs, passant du temps autour du banc, peut être le seul moment qu’un joueur est sur le terrain. C’est alors une bonne idée de capturer les échauffements aussi au cas où le joueur ne se retrouverait pas sur le terrain. James Carey Lauder, CPA, F.Ph, vit à Winnipeg, Manitoba et est membre des PPOC depuis 17 ans. Il a commencé la photographie à l’école secondaire et c’est sa passion depuis plus de 40 ans. Diplômé du programme de photo du collège Red River, sa carrière l’a mené vers la vente en magasin de photo, un stage d’été en tant que photographe pour Free Press, le développement de négatifs pour une chaine de télévision, 23 ans de photographie commerciale de produits jusqu’à maintenant, sa treizième année d’enseignement aux classes de troisième et quatrième secondaires à l’école secondaire Tec Voc. En plus de cela, il a réussi à travailler en indépendant pour plusieurs clients et à couvrir des mariages de temps en temps. La photographie de sport est son principal intérêt personnel, mais il apprécie les paysages et la photographie commerciale pour banque d’images. Lorsqu’il a quelques heures de libre dans sa journée, Carey enseigne à de jeunes magiciens depuis 20 ans et passe son temps au comptoir de magie à Toad Toys Hall avec des enfants plus âgés.


2018 DATES LIMITES POUR L’A C C R É D I TAT I O N

Il n’est jamais trop tôt pour préparer votre prochaine soumission d’Accréditation, que ce soit une nouvelle catégorie ou une re-soumission. Si vous n’avez pas obtenu une nouvelle accréditation depuis un moment, posez-vous un défi pour 2018 et démontrez vos capacités photographiques en prouvant que vous pouvez produire un travail meilleur que la moyenne dans une nouvelle catégorie. Notez ces dates sur votre calendrier et commencez à parcourir vos disques durs et à planifier des tâches à la recherche d’images.

Date limite pour la Pré-accréditation 8 janvier 2018

Date limite pour l’Accréditation

Date du Jugement

22 janvier 2018

17 février 2018 (Winnipeg, MB)

5 mars 2018

27 mars 2018

5 mai 2018 (Richmond, BC)

5 juin 2018

22 juin 2018

14 juillet 2018 (Edmonton, AB)

10 septembre 2018

1 octobre 2018

27 octobre 2018

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J ER EM Y KO RE SKI , ADVE NT UR E P HO T O G R AP HE R

with Canon EF 70-200mm f/4L IS USM

Watch the film at Canon.ca/L Canon is a registered trademark of Canon Inc. © 2017 Canon Canada Inc .


ACCRÉDITATION : BOTANIQUE IMAGES PAR KRISTA POWERS PAR ALPH LEYDON

DEVENUE ARTISTE PHOTOGRAPHIQUE DE L’ANNÉE DE LA RÉGION DE L’ATLANTIQUE DES PPOC 2016, LE PARCOURS DE KRISTA POWERS VERS LA PHOTOGRAPHIE NA PAS DIRECT. ELLE A OBTENU UN DIPLÔME EN KINÉSIOLOGIE DE L’UNIVERSITÉ DU NOUVEAU-BRUNSWICK, PUIS A DÉMÉNAGÉ À TORONTO OÙ ELLE A OBTENU UN DEUXIÈME DIPLÔME EN SANTÉ PUBLIQUE DE L’UNIVERSITÉ RYERSON. Après avoir obtenu son diplôme, elle a ensuite travaillé pour le gouvernement de l’Ontario, Parcs Ontario, puis Santé publique Ottawa en tant qu’inspectrice certifié en santé publique, pour la première décennie de sa carrière. Ce n’est que lorsqu’elle s’est retrouvée avec une maladie débilitante qu’elle a commencé à communiquer avec son artiste intérieur. « Cela m’a force à ralentir et à commencer à me guérir par ma passion pour tout ce qui est créatif » dit Powers.

Largement autodidacte, Krista s’est inscrite au départ dans les cours du soir en photographie, la seule condition étant que chaque élève utilise un appareil photo entièrement manuel. Krista a trouvé un Nikkormat 1977 chez un prêteur-sur-gages local. De là, son amour du médium s’est épanoui. À la naissance de son premier enfant, son désir de capturer des souvenirs de famille s’est enflammé. Elle avait maintenant un but fort et un sujet en constante évolution. Son aspiration à capturer la beauté intérieure de sa famille a commencée et ses compétences derrière l’objectif ont progressé. Au cours des premières années, elle

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naviguait souvent sur le site web des PPOC et pensait : «Un jour, je serai assez bonne pour m’y joindre». Ce jour est finalement arrivé en avril 2015 quand l’appel téléphonique d’une amie, alors qu’elle parcourait le site, lui a donné le dernier coup de pouce dont elle avait besoin. À partir de ce moment, sa passion s’est renforcée, ses connaissances se sont approfondies et elle est devenue plus confiante dans sa vision artistique. Elle crédite son adhésion aux PPOC pour une grande partie de ce qu’elle a appris et pour son développement personnel au cours des dernières années. Elle aime faire juger ses images et avoir l’occasion de partager et de discuter de ses idées avec des personnes partageant les mêmes idées. Cela lui donne un but et une crédibilité au travail, croit-elle. Krista trouve l’inspiration partout dans le monde autour d’elle, mais elle se sent particulièrement liée à la nature. Grâce à la méditation régulière, elle trouve calme et paix, qui à son tour sont amplifiés par son exploration de notre monde naturel. Son image d’accréditation botanique préférée est celle des feuilles d’automne. Elle se sent très liée aux feuilles et à la saison automnale en

particulier. « C’est la dernière manifestation de l’abondance de mère nature avant l’arrivée de l’hiver. » Elle conserve ces souvenirs avec une collection toujours croissante de feuilles pressées. Krista détient également une accréditation PPOC en beaux-arts / photo décor et trouve une grande joie à aider les autres à voir leur beauté à travers son travail de portrait. Le conseil de Krista pour ceux qui hésite à participer à l’accréditation et aux compétitions est de simplement plonger, de faire un essai, d’utiliser le service de pré-accréditation des PPOC et de demander l’aide d’un membre. — « Allez-y » encourage-telle. « Le temps passe vite... dit-elle en riant! » Le travail de Krista peut être consulté sur son site internet : www.kristapowersphotography.com


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ACCRÉDITATION: NATURE IMAGES PAR DANIELLE BARABÉ-BUSSIÈRES PAR ALPH LEYDON

IL EST 4H30, UN BEAU MATIN DE LA MI-JUILLET. LE SOLEIL NE SE LÈVE PAS AVANT UNE AUTRE HEURE, MAIS LE CIEL EST CLAIR ET DANIELLE BARABÉ-BUSSIÈRES EST DÉJÀ EN TRAIN DE SCRUTER LES BERGES DE LA RIVIÈRE RIDEAU À OTTAWA, ONTARIO, PRÈS DE CHEZ ELLE. Entourée par la

nature, elle est en paix et se sent transportée dans son propre monde. Regardant par-ci, par-là, elle observe tous les détails et s’arrête fréquemment. Elle retourne une roche, enlève le petit amas de feuilles et révèle un champignon exotique qui a pointé le bout de son nez durant les dernières heures. Sa technique provient de plusieurs années d’expérience. Elle choisit sa lentille macro, installe le diffuseur de son flash et sélectionne une puissance faible. Elle s’accroupit pour capturer tous les petits détails de son sujet. Après avoir capturé son sujet sous différents angles, jusqu’à ce qu’elle soit satisfaite, elle poursuit son exploration des lieux. Danielle se décrit comme une personne spontanée. Dans la nature, elle est capable de gérer tout ce qui lui arrive. Elle connaît son équipement et elle comprend la lumière. Elle vit dans le moment présent et photographie pour assouvir son propre idéal créatif. Elle aime bien expérimenter et toujours repousser ses propres limites. Mais ça n’a pas toujours été le cas! Après avoir suivi un atelier photographique et que l’instructeur aie recommandé les PPOC, Danielle a rejoint l’organisation en juin 2014. Peu après, elle a soumis 10 images pour une accréditation dans la catégorie Faune. Elle a eu 7 de ses 10

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images acceptées, elle était très contente. Après maintes resoumissions pour compléter son accréditation, elle échoua. Elle se sentit découragée, vaincue et tellement fâchée qu’elle a quitté les PPOC. Déterminée à perfectionner ses compétences, elle s’est inscrite à plusieurs ateliers et a continué à pratiquer son art. Après un certain temps, ses connaissances et sa confiance ont grandi, mais elle trouvait tout de même que quelque chose manquait. Danielle est revenue aux PPOC en septembre 2016 et n’a jamais regretté. Comme trésorière de branche de l’Est des PPOC-ON, elle est très impliquée, elle participe à chaque évènement et elle dit que ses collègues des PPOC sont comme

sa famille. Elle a tiré profit du service de pré-accréditation et a utilisé les retours reçus pour compléter son accréditation tant attendue dans la catégorie FAUNE. Elle a aussi postulé en même temps pour son accréditation dans la catégorie Nature et a reçu une Excellence pour son travail. « Je ne quitterai plus jamais les PPOC » mentionne-t-elle en riant. Le style à Danielle a évolué et s’est raffiné au cours des années. Ses compétences et sa passion ont grandi et elle est maintenant motivée pour explorer de nouveaux défis. Quelle sera la prochaine étape pour Danielle ? « Je suivrai bientôt un atelier sur le portrait avec Claude Brazeau afin de me sortir de ma zone de confort. » A-t-elle partagé. Elle

ajoute aussi « Je suis aussi excitée de raffiner mes compétences en retouche et montage parce que j’espère pouvoir obtenir mes accréditations en portrait et beaux-arts ». Danielle n’a aucun doute que ses objectifs seront atteints un jour, et elle sait que son équipe des PPOC sera derrière elle pour l’accompagner. Le travail de Danielle peut être visionné sur son site web: www.daniellebarabebussieres.com Automne 2017

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ACCRÉDITATION: BEAUX-ARTS IMAGES PAR LISA CHARBONNEAU PAR ALPH LEYDON

marquent même pas. Vous connais-

même si elle ne photographie pas

sez ces moments, quelque chose se démarque, vous poussant à l’explorer davantage… L’inspiration de Lisa se réalise souvent en regardant la condensation sur les fenêtres ou en inspectant les mauvaises herbes et les insectes. À partir de ces explorations, son amour de la macrophotographie a grandi !

dans ce but. « Je photographie ce que j’aime et si mon travail se vend, il se vend ».

C’EST TOUJOURS INTÉRESSANT CE QUI COMMENCE NOS CHEMINEMENTS RESPECTIFS DANS LE MONDE MERVEILLEUX DE LA PHOTOGRAPHIE. LISA CHARBONNEAU A CRÉÉ UNE BOUTIQUE EN LIGNE IL Y A 8 ANS ET A RAPIDEMENT DÉCOUVERT QU’ELLE AVAIT BESOIN DE BONNES PHOTOS POUR SES PRODUITS. ELLE A ACHETÉ UN REFLEX NUMÉRIQUE PEU COÛTEUX ET N’A JAMAIS REGARDÉ EN ARRIÈRE. Lisa n’a pas réussi avec sa première soumission d’accréditation «Nature». Sa réponse fût « c’est presque mieux je ne l’ai pas eue du premier coup ». Elle a écouté ouvertement les commentaires des juges sur son travail créant une occasion d’améliorer sa photographie pour cette soumission, et bien au-delà. Elle est actuellement accréditée en Nature, Botanique, Animaux et Beaux-arts/ Photo décor, a remporté plusieurs prix aux PPOC et a remporté le concours Réflexions de la nature 2016 de la Fédération canadienne de la faune. Lisa a été initiée aux PPOC par un ami et représente bien la façon dont le cheminement continue à faire d’elle une meilleure photographe. Son incursion précoce en photographie l’avait concentrée uniquement sur le sujet. Prendre conscience du «cadre» et comment l’utiliser efficacement a été un tournant. Même si elle a travaillé à la fois en photographie de produits et de portrait, la véritable passion de Lisa est les beaux-arts. Elle sort et réagit à « ce qui attire son attention » en constatant qu’elle est souvent attirée par des détails que d’autres ne re-

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Elle aime photographier les enfants, mais déclare, étant introvertie, que l’expérience de photographier des personnes a tendance à épuiser son énergie. Lisa fait découvrir sa photographie à la communauté en exposant et en vendant ses œuvres dans un restaurant local. Elle vend ses images à des banques d’images et ce,

La première image de la plus récente Accréditation en Beaux-arts/ Photo décor de Lisa est une étude en noir et blanc d’un spécimen à l’aspect épineux stratégiquement placé vers le quadrant supérieur droit d’un fond blanc pur. La mise au point est tout à fait parfaite, fournissant un sens du mouvement et de la profondeur de champ combinés à un point de vue soigneusement construit. Qu’est-ce que cela pourrait être? Intéressant comment nous ressentons toujours le besoin de demander par opposition à simplement découvrir une image.


C’est une mauvaise herbe qui pousse dans son allée ! Plus précisément, ces images dégagent un sentiment d’émotion généré par le mouvement et la couleur. Ils touchent celui qui regarde avec une subtile nuance d’émotion tranquille. L’un des défis auxquels elle est confrontée lors de la sélection de photographies pour une accréditation est de garder les juges hors de sa tête. Elle trouve qu’elle a plus de succès avec son instinct. Son conseil est « allezy ». Ça a toujours été gagnant pour Lisa. Elle obtient son accréditation, une de ses images est acceptée au Salon de l’image ou elle apprend et

améliore son acuité visuelle. Lisa fait allusion à la détermination d’Ansel Adams avec la « prévisualisation » quand elle parle de l’excitation émotionnelle qu’elle éprouve « quand vous obtenez cette image que vous envisagiez dans votre esprit ! » Une photographe intrigante qui se promène dans le monde en attendant que des détails attirent son attention, puis joue avec les angles et l’exposition afin d’obtenir le résultat désiré… Le travail de Lisa peut être visionné sur son site web: www.bubblegirlphotography.ca

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3 MODIFICATEURS DE LUMIÈRE IMPRESSIONNANTS DONT VOUS N’AVEZ JAMAIS ENTENDU PARLER TEXTE ET PHOTOS PAR LINDSAY ADLER Beaucoup de photographes croient qu’ils possèdent « trop d’équipement » tandis que d’autres ont l’impression qu’ils ne peuvent jamais en avoir assez ! Bien qu’il y ait beaucoup à faire avec les outils photographiques essentiels, il y a beaucoup d’avantages à avoir le bon outil pour un travail spécifique. Il existe de nombreuses catégories différentes de modificateurs de lumière, chacun fournissant différents résultats pratiques et créatifs. Les modificateurs de lumière s’attachent à votre flash et modifient la qualité de la lumière de votre photo. Il n’y a pas de « meilleur » modificateur bien que de nombreux photographes ont leurs préférences. Vous connaissez peut-être les modificateurs essentiels, comme les boites à lumières et les parapluies. Il est possible que votre kit plonge un 22 GALLERIE

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peu plus dans des modificateurs moins communs comme un bol beauté, des bagues lumière ou des couples-flux. Il existe tellement d’outils différents, et certains modificateurs spécialisés vous offrent des résultats créatifs passionnants ! J’aimerais prendre un moment pour partager 3 super modificateurs de lumière dont vous n’avez probablement jamais entendu parler ! Ceux-ci ne seront peut-être pas vos modificateurs principaux à l’avenir, mais ils peuvent certainement être une source d’inspiration pour un projet à venir et peuvent vous aider à résoudre un problème créatif à l’avenir ! Prenons un moment pour explorer les capacités uniques des attachements spot, des réflecteurs télézoom, et des parapluies polyvalents.


1. 1. Attachement spot, ou Projecteur spot C’est un outil de façonnage de la lumière avec des possibilités créatives pas comme les autres ! Il y a plusieurs années, je suis tombée amoureuse d’une publicité de beauté dans laquelle le mannequin avait un beau motif de lumière projeté sur son visage. La lumière a créé un motif de remous captivant autour de ses yeux et de ses joues avec les rebords vraiment définis. Au début, je pensais que la lumière avait été projetée par un projecteur numérique, mais quand j’ai essayé cette technique, la lumière n’était pas aussi nette et les rebords pas autant définis. J’ai fait quelques recherches, et j’ai découvert un modificateur de lumière appelé attachement «spot». Le modificateur spot est attaché à l’avant du flash, où il concentre la lumière dans un faisceau focalisable. Ceci, cependant, n’est qu’une partie du processus. Le modificateur vous donne simplement un point de lumière très concentré. Mais qu’en est-il des motifs ? Astuce : Selon la marque de flash que vous utilisez, le nom du modificateur peut être légèrement différent. Typiquement, ils sont une variation de spot, multispot ou projecteur. Ils peuvent avoir des noms différents, mais fondamentalement, ils obtiennent des résultats similaires. Profoto, Broncolor, Bowens et Elinchrom (ainsi que plusieurs autres marques) ont tous des attachements spot !

Ensuite, vous devrez acheter quelque chose appelé « gobos » (le terme dérive de l’anglais goes before optics). Ce sont des plaques, sur lesquelles sont découpés des motifs, que vous placez dans le modificateur. C’est ainsi que vous sélectionnez les formes qui seront projetées sur votre sujet ou sur l’arrière-plan. Les options sont infinies... stores vénitiens pour film noir, motifs floraux, rayures, points, et plus encore ! Il y a des centaines de gobos disponibles en ligne et si votre vision est extrêmement spécifique, vous pouvez même avoir une forme personnalisée selon vos spécifications !

Conseil : Selon la marque de flash et le modificateur que vous utilisez, vous devez acheter des gobos de taille différente. Assurez-vous de lire les spécifications de votre produit avant d’acheter vos gobos ! J’ai depuis utilisé cet outil pour les photos de nu, les sessions de beauté, le film noir et bien d’autres. Un modificateur spot est unique et vous donne un effet unique ! Voici un exemple d’une session de beauté où j’ai utilisé ce modificateur de lumière pour un effet dramatique sur le visage de mon mannequin. Dans cet exemple, j’ai utilisé un gobo de stores vénitiens projeté sur le visage avec deux lumières de jante avec des coupe-flux illuminant sa mâchoire. Je voulais que la lumière fascine et ajoute un autre niveau d’intérêt à cette photo afin qu’elle soit plus qu’une jolie fille avec des bijoux. Un attachement spot était exactement l’outil dont j’avais besoin pour ce concept !

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2. Réflecteur Télézoom (ou Projecteur à longue distance) Vous voulez des ombres spectaculaires et une lumière vive ? Vous voudrez peut-être découvrir ce modificateur inhabituel ! Un réflecteur télézoom concentre la lumière sur de plus longues distances avec une tombée de lumière dramatique. En d’autres termes, lorsque vous utilisez ce modificateur, votre lumière ne s’étale pas beaucoup et quand elle frappe votre sujet, les ombres sont nettes et dramatiques. Peut-être avez-vous entendu parler d’un réflecteur de zoom ou d’un réflecteur de base qui fonctionne sur un flash de studio. Ces modificateurs de base sont utilisés pour contrôler le déversement de lumière. Les réflecteurs télézoom sont semblables, mais ont une forme beaucoup plus profonde qui force la lumière dans une direction et empêche davantage le déversement. Le résultat ? Une lumière concentrée avec beaucoup de contraste et d’ombres profondes. Bien que n’étant pas nécessairement un élément de base dans le kit de chaque photographe, il a quelques utilisations fantastiques. Premièrement, si vous essayez de projeter la lumière uniformément sur une longue distance, cela peut être un modificateur fantastique. Par exemple, disons que vous avez un sujet sur le bord d’une falaise et que vous voulez les éclairer dans

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un plan large sans la lumière de la scène. Ce réflecteur télézoom gardera la lumière concentrée sur une longue distance et illuminera votre sujet.

des effets d’éclairage de scène. Dans cette configuration particulière, j’ai utilisé un seul stroboscope et placé mon sujet dans le coin de la pièce avec le réflecteur télézoom à un angle élevé. En la plaçant dans le coin avec cette seule lumière, j’ai pu créer des ombres très définies et uniques. C’est exactement le modificateur de lumière dont j’avais besoin pour créer l’effet et l’ambiance de ce projet éditorial inspiré du théâtre !

3. Parapluies paraboliques Deuxièmement, en ajoutant une grille à cette lumière, elle devient encore plus concentrée. Cela peut vous aider à créer des ombres incroyablement définies sur une surface et peut également être un outil fantastique pour imiter une lumière spot du cinéma.

En ayant plus de profondeur sur un modificateur, vous avez plus de contrôle sur la propagation de la lumière. Habituellement, plus le modificateur est profond, plus la lumière reste concentrée. Nous avons déjà vu cela pour le réflecteur télézoom, mais ce concept s’applique également aux parapluies et boites à lumière.

Voici un exemple dramatique d’un projet éditorial de mode que j’ai tourné en utilisant ce modificateur. Les ombres sont profondes et dramatiques, et j’avais l’intention La vignette et les ombres que vous voyez sur les bords de ces images ont été réalisées avec la caméra. d’émuler

Un inconvénient des parapluies,


par exemple, est qu’ils n’offrent pas beaucoup de contrôle sur la propagation de la lumière. Un grand parapluie peut créer une source de lumière plus douce, mais la lumière se propage dans toutes les directions. En ayant un parapluie plus profond, cependant, vous vous donnez plus de contrôle sur la propagation et la direction de la lumière. En outre, la profondeur ajoutée donne souvent une tombée de lumière plus rapide. C’est pourquoi des parapluies profonds et des parapluies paraboliques existent pour contrôler la diffusion de la lumière. Ici, je parle d’une catégorie entière de modificateurs. Il y a des parapluies profonds, des parapluies paraboliques, des boites de lumière profondes, des boites de lumière paraboliques. Chacun offre des résultats différents, mais a le même objectif en tête : contrôler la propagation et la tombée de la lumière. Parmi les photographes de mode, les parapluies paraboliques extrêmement profonds sont très populaires pour leur lumière douce et brillante avec des ombres croquantes. Beaucoup de photographes photographiant sur place apprécient la facilité d’utilisation d’un parapluie profond qui est facile à assembler, mais qui donne plus de contrôle sur la lumière.

souvent des parapluies profonds et paraboliques pour me donner une lumière douce avec plus de contrôle. Dans cette image de beaux-arts, j’ai utilisé un parapluie Westcott Zeppelin 47po comme ma source de lumière à la droite du sujet avec les deux panneaux de diffusion. Cela a aidé à créer une lumière douce et sculptante sur le visage et le corps. Sur le côté gauche du cadre, j’ai utilisé un V-flat (carte de remplissage) pour adoucir les ombres. Remarquez le drame et le contrôle de la lumière que j’ai pu réaliser avec ce parapluie profond avec panneau de diffusion.

En résumé : Maintenant, nous avons ajouté trois types de modificateurs uniques à votre arsenal de connaissances en tant que photographe. Vous n’êtes peut-être pas prêt à vous lancer sur l’achat d’un de ces outils, mais quand la situation l’exigera, vous saurez exactement quel est l’outil idéal pour résoudre vos défis visuels ! Je vous invite à vous rendre en ligne pour visionner mes tutoriels sur les modificateurs d’éclairage, l’éclairage,

Quand je veux plus de contrôle de la lumière, ou une source de lumière douce avec un peu plus de drame, un parapluie profond ou parapluie parabolique est incontournable !

Astuce : Profoto a des parapluies profonds (« Deep Umbrella ») dans de nombreuses variantes, Westcott a le Zeppelin en plusieurs tailles, et Broncolor a la série de parapluies « Para ».

Alors que je n’utiliserais presque jamais un parapluie de base, j’utilise

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LA CRÉATIVITÉ SELON LUC CHARPENTIER

TEXTE PAR SÉBASTIEN LAVALLÉE PHOTOS PAR LUC CHARPENTIER Le titre de Compagnon (Fellowship) est rarement remis à un membre des PPOC et pour cause : c’est la plus haute distinction qu’il est possible de recevoir. Les exigences officielles afin de recevoir cette distinction sont les suivantes : « soumettre des photos démontrant une compétence photographique supérieure, ainsi qu’une thèse de 7 000 mots de nature technique, spécialisée ou générale, se rapportant à la photographie ». Luc Charpentier est l’un des récipiendaires de cet honneur après avoir vu sa thèse, sur la créativité numérique

et l’expérimentation en photographie, acceptée par l’association en 2017. Dans cette thèse, nous avons accès au processus créatif de Luc, nous en apprenons d’avantage sur les procédés qu’il a utilisés pour réaliser certaines de ses meilleures images. Il nous donne alors beaucoup de détails sur les différentes étapes de création : « La première fois que j’ai

soumis ma thèse, elle n’a pas été acceptée. Je n’expliquais pas assez, je ne mettais pas assez de détails sur certains sujets, certaines photos. Ensuite, en connaissant la réponse des juges, j’ai ajouter beaucoup d’explications, des graphiques, expliquer la composition, les couleurs, tout. J’ai expliqué d’où venait chaque photo, pourquoi je les ai faites, et ça a donné une réponse à ce que les juges attendaient. » Luc Charpentier est un Maître photographe (4e barre) qui détient neuf accréditations auprès des PPOC. Après des études en photographie au CÉGEP du Vieux-Montréal, il exerce le métier à temps plein depuis 1974. C’est d’ailleurs dans le cadre

de ses études qu’il a pu parfaire ses connaissances sur l’histoire de l’art, un aspect fondamental pour tout artiste, selon lui : « C’est important! Par exemple, avec Rembrandt, on comprend les subtilités de la composition, des jeux avec la lumière, etc. L’information se recoupe [d’une forme d’art à l’autre], il y a des dénominateurs communs. »

Il y a 23 ans, Luc a été inspiré par son ami Daniel Fyen, qui donnait alors des cours en graphisme, lorsqu’il obtint son titre de Compagnon avec une thèse portant sur le côté graphique des images. Daniel avait approché Luc pour que celui-ci l’aide à laminer les photographies qu’il voulait présenter : « à partir de ce moment, j’ai commencé à me dire que j’allais un jour faire la même chose », mentionne Luc. Plusieurs années plus tard, il avoue avoir entrepris ce chemin d’abord pour luimême, pas pour « épater la galerie ». Il sentait qu’il en était à ce point dans sa carrière où il pouvait partager des informations avec ses collègues. Le partage de connaissances a été un moteur important tout au long de sa carrière : « Si je demeure seul dans mon coin, sans contact avec les confrères et consoeurs, je me limite puisqu’il me manque de l’apprentissage. En les côtoyant, ça me permet d’avancer et c’est comme ça, selon moi, dans tous les domaines. Je n’ai jamais eu peur de donner mes «recettes», j’ai toujours expliqué de A à Z comment j’ai fait mes photos à ceux qui me le demandait. » Luc a baigné dans le monde de la photographie dès son jeune âge. Fils de photographe, il assistait son père, dès 11-12 ans, lorsque celui-ci photographiait des mariages. Il transportait le matériel et servait d’assistant. Lorsqu’il avait 16 ans, son père lui offre son premier appareil photo et lui donne la responsabilité de réaliser lui-même certains mandats. Il commence dès lors à définir son style photographique. Il a aussi beaucoup appris de ces collègues : « Comme j’étais impliqué dans les congrès, je côtoyais d’autres photographes dont Frank Kristian, qui m’a beaucoup Automne 2017

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inspiré. J’ai appris beaucoup aussi de l’approche commerciale de André Amyot. Ce que les autres font, ils ont une raison de le faire et je n’ai pas à critiquer ça. Je n’ai pas à dénigrer le travail des autres, mais avoir un grand respect vis-à-vis mes collègues. » Selon Luc, il faut plus que jamais laisser une grande place à la créativité dans notre métier de photographe : « on est tous différents tout en faisant

le même métier. La richesse de cela est de pouvoir aider les autres et s’aider soi-même en s’inspirant l’un de l’autre. Ça fait partie d’un tout, pour moi. Si on demande à dix photographes de photographier le même sujet, une bière par exemple, je serais curieux de voir le résultat de chacun pour voir jusqu’où ils sont allés, jusqu’où ils auront poussé leur image pour l’amener à un autre niveau. C’est ce que j’essaie de faire dans mon propre travail. » C’est d’ailleurs

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là son aspect préféré de son travail : développer chaque image à son plein potentiel. Plus ils sont simples, plus les sujets peuvent être élaborés pour un maximum d’impact. Luc cherche à « secouer un peu par l’image les gens qui vont la regarder ». N’importe qui peut faire une bonne photo, mais en réussir une très bonne est plus difficile et demande un plus grand investissement de la part du créateur.

me basais sur ce point là : amener des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir. J’ai déjà envoyé un kodalith mélangé avec un négatif normal, un arbre blanc sur fond vert, en compétition et les juges ne savaient pas trop quoi en faire! »

C’est d’ailleurs ce désir de toujours

Un conseil en terminant pour un nouveau photographe? « Je lui conseillerais de rencontrer le plus de photographes possible, pour voir ce qu’il se fait. Aller frapper à des portes

créer du nouveau, d’innover, qui a dicté ses choix tout au long de sa carrière. Il faut, selon lui, garder l’esprit ouvert et ne pas avoir peur du changement : « Quand j’étais jeune, il ne se faisait que du noir et blanc. La couleur est arrivée ensuite, puis le numérique. C’est une évolution fantastique : on fait maintenant des choses qui étaient impossibles avant. J’ai toujours aimé créer des choses qu’on ne voit pas, faire des choses moins courantes. En compétition, je

selon ce qui l’intéresse, assister des collègues, s’imposer un peu parce que si on reste en arrière, ce n’est pas facile. Une bonne éducation c’est excellent, mais des professionnels qui sont là depuis 15, 20 ou 30 ans sont une source importante d’informations pour un jeune en photo. Je n’ai jamais fermé ma porte et je trouve que c’est important de savoir partager ce que l’on sait. » Un conseil inspirant qui ne devrait pas surprendre les membres des PPOC.


MON PPOC

UN MEMBRE PPOC PARTAGE SON HISTOIRE Pourquoi suis-je encore membre des PPOC ? Laissez-moi compter toutes les raisons !

LES PHOTOGRAPHES PROFESSIONNELS DU CANADA (PPOC) sont un groupe d’artistes créatifs variés qui est dévoué aux plus hauts standards dans le domaine de l’imagerie professionnelle. Les photographes de tous les genres sont les bienvenues pour se joindre aux PPOC. Recontrez de nouveaux amis et mentors es profitez de la richesse de l’expérience et de la connaissance. PPOC offre aux photographes un moyen de s’élever au statut de professionnel. Les possibilitiés d’éducation, de réseautage, de bénéfices directs aux membres es la possibilité de gagner des prix et des titres vous aideront à atteindre votre potentiel de croissance et à l’amélioration de votre situation économique. Une fois devenu un membre accrédité, votre expertise peronnelle et vos images sont promues sur notre site internet afin que les clients et les autres photographes ayant besoin de références sachent à qui s’adresser.

CONTACTEZ NOUS 1-888-643-PPOC (7762) 519-537-2555 Info@ppoc.ca www.ppoc.ca ADDRESSE POSTALE: 209 Light St. Woodstock, ON N4S 6H6 Canada

J’ai rejoint l’Association des photographes professionnels du Manitoba en 1979, ce qui m’a automatiquement fait devenir membre des PPOC. Je désirais fortement assister à des événements, même si je devais faire une heure de route pour y assister. Cependant, je voulais être entourée par d’autres photographes. À cette époque, il y avait très peu (environ 3) de photographes dans ma ville de 6000 citoyens. Donc, si je voulais apprendre de plusieurs photographes, je devais faire la route! En 1980, lors de notre assemblée générale annuelle, je suis arrivée et je me suis assise dans l’auditoire. Avant le début de la réunion, le président a demandé si quelqu’un savait comment prendre le procès-verbal, car leur secrétaire venait de démissionner. J’ai levé la main (j’avais été secrétaire pendant 11 ans) et on m’a demandée de rejoindre le conseil d’administration. Eh bien, on a voté pour moi afin que je sois membre du Conseil. Passer du temps avec les neuf autres membres du conseil environ une fois par mois m’a donné une excellente occasion de les connaître tous très bien et j’ai visité leurs studios de faire appel à leurs connaissances. J’ai fini par siéger au conseil d’administration de différentes façons jusqu’en 1993, date à laquelle ils ont modifié les règlements afin de limiter le temps que vous pouviez siéger au conseil d’administration ! J’ai donc pris une année sabbatique et j’ai été réélue l’année suivante. Mon poste est maintenant « conseillère du conseil ». Je dois dire que siéger au conseil était la meilleure chose que j’aurais pu faire pour mon entreprise. Cela m’a donné l’opportunité de gérer mon entreprise plus efficacement (en observant comment PPAM était géré); ça m’a aidée quand j’ai embauché du personnel; cela m’aide en demandant conseil à chacun des membres du Conseil sur de nombreuses situations qui ont pu surgir avec des clients et aussi lorsque j’ai voulu participer à une compétition. Rappelez-vous, c’était avant l’apparition de l’Internet, donc ils étaient vraiment ma bouée de sauvetage pour apprendre le métier. J’ai formé de grandes amitiés avec beaucoup de gens de l’association et j’appelle encore beaucoup d’entre eux comme mes amis proches.

Marlene Fast HLM, MPA, SPA, F.Ph. Le Salon de l’image. Je dois dire qu’envoyer mes images à une compétition afin qu’elles soient jugées a été pour moi une expérience révélatrice ! Les premières fois où mes photographies n’ont pas été acceptées dans la compétition ont été dévastatrices ! Je voulais arrêter. Je me suis demandé : « Que savent-ils ? ». Mais ensuite, j’ai pris du recul sur le jugement, j’ai écouté les commentaires et parlé aux juges après qu’ils ont eu terminé et j’ai obtenu de bons conseils. J’ai participé à nouveau et j’ai fait un peu mieux. En 1995, mon image intitulée « Les Petites Mademoiselles » a remporté le prix de Meilleur portrait d’enfant au Canada. J’étais dans la salle lorsqu’elle a été jugée. À cette époque, nous avions un score numérique et j’ai vu qu’un des juges lui avait donnée 100. Mon cœur s’est arrêté. Le score final était de 94 (ce qui serait une excellence ces jours-ci). Quelqu’un m’a demandé si j’étais déçue de ne pas avoir obtenu un score parfait de 100 de tous les juges. J’y ai réfléchi une minute et je me suis dit : « Non ... si j’avais marqué 100 points, quel serait mon but ? Cela me fera travailler encore plus fort afin d’obtenir cet insaisissable 100. Cela a fait de moi une MEILLEURE photographe parce que je me suis efforcée d’y arriver. Sans jamais soumettre mes images en compétition, j’aurais fort probablement dit que ma photographie était « assez bonne ». Ce ne sont que deux raisons pour lesquelles je suis membre et je crois au pouvoir d’appartenir à cette grande organisation. La communauté et la poussée dont j’ai besoin pour perfectionner ma photographie. Je sais que je ne serais pas où je suis aujourd’hui sans les PPOC.

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CONCEPT TO COVER DU CONCEPT À LA COUVERTURE

MOTS ET PHOTOS PAR WAYNE KAULBACH Désert du Thar Cette image a été capturée quand je menais un atelier / voyage de photographie en Inde (une collaboration avec le Collège Langara) en janvier 2016. Nous étions en visite dans la province du Rajasthan et nous étions sur un trek à dos de chameau près de Jaisalmer… près de la frontière pakistanaise. J’avais 7 étudiants avec moi et j’avais orchestré et mis en scène la prise de vue. J’ai demandé à notre guide de mener les chameaux le long d’une crête de sable à environ 100 mètres. Mon instruction pour les étudiants était d’obtenir une séparation entre notre guide et les chameaux. La première fois, le guide était juste à côté de l’un des chameaux et nous l’avons renvoyé avec de nouvelles instructions. Cette capture est arrivée au deuxième tour et avec le ciel qui tournait en une belle nuance d’orange, tous les éléments se sont mis ensemble de façon

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sublime. C’est parfait pour un format paysage panoramique et peu de choses ont été faites dans Photoshop en dehors de la saturation, du contraste et du vignettage. Mes élèves étaient ravis de leurs résultats respectifs et quelques-uns d’entre eux ont emmené notre guide et nos chameaux au lever du soleil pour réessayer. Mon premier voyage en Inde remonte à 1986 et je suis immédiatement tombé amoureux des gens et du pays. J’aime dire aux gens que prendre un vol pour l’Inde c’est comme voler vers une autre planète. C’est un assaut des 5 sens et je le dis dans le bon sens. L’Inde est tellement différente de notre vie dans l’ouest, alors si vous êtes à la recherche d’une vraie aventure, je le recommande vivement. En 2014, notre famille a passé 9 mois à voyager autour du monde et j’ai eu la chance d’emmener ma femme Michelle et 2 de nos enfants en Inde. Nous avons également fait un trek à dos de chameau et c’était l’un des meilleurs moments de

notre voyage. En 2014, nous avons voyagé avec nos Fujifilm X-Pros respectifs, plus cinq cartes mémoire de 16 Go, deux batteries chacun. Mon objectif était le 35 mm f/1.4 XF R et mon sac photo était d’environ 8x6x5 pouces. C’était libérateur d’avoir un si petit équipement, mais pour mon voyage de 2016, je suis retourné avec un plus gros équipement et je suis très heureux de l’avoir fait. Dans mon sac, j’avais mon Canon EOS 5D Mark III avec mes 2 objectifs favoris : 24-70 f/2.8 et mon 70-200 f/2.8 qui était l’objectif utilisé pour cette image. Encore une fois, je retournerai en Inde en janvier 2018 et j’ai hâte de me retrouver dans un pays que j’adore. * Le meilleur moment pour voyager au Rajasthan est de décembre à mars car la température est de 28 degrés et ensoleillée tous les jours. Au mois d’avril, le thermomètre est à 40 degrés en moyenne.


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Photo © Michael Clark

“In short, the

High praise from, Michael Clark, one of the world’s leading adventure photographers. On a recent shoot, Michael was invited by Elinchrom to put the

ELB 1200 unit

ELB 1200 through a rigorous whitewater workout. In Michael’s estimation, the unit passed with flying colours, saying, “I don’t think there is any other flash system on the market that can deal with the torture we dished out and survive!” While using the ELB 1200, “I got some of the best images of my entire career.”

is damn near perfect!”

The ELB 1200 in a nutshell Strong, powerful, lightweight and weather-resistant – ideal for lifestyle, portrait and action – the ELB 1200 represents 1200 Ws packed into a portable battery pack, and is by far the most capable all-purpose battery-powered flash unit on the market.

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