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Le p'tit

#49 - Septembre 201 3 - Gratuit

r e h t Lu M en su el

bi-h eb

aru tion p Ă e ir a d om ad

alĂŠatoire

N E E C Y L E R ET ! K L AM


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Making−of

Voici cher lecteur LE numéro spécial « être lycéen à MLK » ! Pour toi, MLKien habitué qui attendait impatiemment les résultats des questionnaires, ainsi que pour toi, élève de seconde, voilà de quoi apprendre à connaître ton nouveau lycée ! Un numéro de rentrée, concocté entre deux baignades en sirotant nonchalamment un cocktail sur la plage, te dis-tu ? Absolument pas ! Ceci est un numéro spécial, avec la participation de plus d’un tiers du lycée par le biais de questionnaires-sondages. Nous allons te conter l’histoire de ce 49ème numéro depuis la germination de l’idée dans le cerveau d’un de nos membres jusqu’à son atterrissage entre tes mains aujourd’hui ! Il y a deux ans et demi, l’idée a été lancée et les questionnaires qui formeraient la base du numéro ont été élaborés. Ensuite le manque de temps et l’envie de traiter d’autres sujets se sont acharnés sur nous, repoussant encore et toujours le moment de passer à la réalisation…jusqu’à début 201 3. Là, pour poursuivre dans l’esprit des 20 ans du lycée, on s’est dit « on sort ce numéro en fin d’année scolaire ! » Puis on est passé dans les classes faire remplir les questionnaires, on les a tous saisis à l’ordi pour les exploiter, on a fait une réunion, on a trouvé des sujets d’articles, on a commencé à plancher dessus. Parallèlement on s’est préparé au festival Expresso (le concours national annuel de la presse jeune à ne pas manquer !), on a délaissé le numéro pour se consacrer entièrement à Expresso, on a gagné Expresso, et là on s’est rendu compte que la date d’échéance arrivait, qu’on avait plus le temps, alors on s’est rabattu sur un numéro simple pour la fin de l’année. Après le bac, on a repris nos dessins et nos articles, puis on a enfin eu droit à des vacances bien méritées pendant que notre rédac chef épluchait courageusement les questionnaires ! Qui dit numéro spécial dit donc préparation, motivation, acharnement (voire arrachage de cheveux) mais aussi travail d’équipe, délires partagés…Pour être définitivement achevé, cet exemplaire n’attend plus que ta lecture !

Laureline


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statut de lycéen est tout nouveau. Les secondes tout juste sortis de la troisième se voient plongés dans un monde bien différent, où il est parfois difficile de s’intégrer en début d’année. C’est pourquoi, pour les secondes, mais aussi pour les autres (car cela les concerne tout autant), le P’tit Luther a décidé de faire un numéro spécial « être lycéen à MLK ». Tu l’auras compris, ce numéro parle uniquement de ton nombril. Enfin pour être plus exact, il parle du lycée, et des préoccupations des lycéens de MLK. En effet, beaucoup d’élèves ont répondu à nos questionnaires, distribués en février 201 3, et ont donné leur point de vue sur leur vie de lycéen. Dans les huit prochaines pages, tu vas ainsi pouvoir découvrir les résultats de ces questionnaires qui portent sur les relations entre les lycéens et les profs, les cours, l’orientation, la vie au lycée, etc.

©Lucille Van Hecke

E

t dans les 29 prochaines pages, après des interviews, un article délirant sur les yaourts à la

cantine, une rubrique qui tentera de prouver que MLK est le meilleur lycée (ou pas ?), et j’en passe, tu verras sans doute MLK et ses lycéens bien différemment.

C

E d i to

pour une année : le lycée, les Ç aprofs,y est,lesc'estcours,repartiles potes... Mais pour certains, ce

’est alors que, après lecture de ce numéro fait avec les anciens terminales (qui nous ont bien plombé nos effectifs ces lâches, ils auraient pu rater leur bac !), tu comprendras qu’en rejoignant le P’tit Luther, tu pourras toi aussi montrer le lycée sous d’autres facettes, et/ou t’exprimer sur n’importe quel sujet (car nous sommes loin de ne faire que des numéros spéciaux) que ce soit l’actualité, la musique, la vie sexuelle de la langouste en Papouasie-Nouvelle-Guinée, la culture, la vie du lycée, des articles à la con… Et si tu ne veux pas t’exprimer par l’écriture, tu pourras le faire par le dessin, ou en faisant de la mise en page (si, si). Et puis si tu ne veux pas t’exprimer du tout, eh bien tu peux venir quand même parce que nous te trouverons toujours des trucs utiles et sympas à faire.

A

lors viens, cher(e) lycéen(ne), viens rejoindre notre équipe, viens faire perdurer le P’tit Luther debout depuis 1 6 ans !

Marion Abecassis

Le P'tit Luther, journal des lycéens du lycée Martin Luther King, 21 avenue du Général de Gaulle, 7 7 600 Bussy Saint- Georges. Contact : ptitluther.mlk@gmail.com. LePtitLuther Le Ptit Luther directrice de publication  : Laureline Geirnaert Rédacteur en Chef: Marion abecassis Maquettistes  : Juliette Baillet, Sylviane Ly, Clémence Le Bozec Illustrateurs  : Lucille Van Hecke, Elli- Sylvia Nopanen, Amandine Dubois, Sarah Salard, Camille Hazebrouck Rédacteurs  Marion Abecassis, Laureline Geirnaert, Juliette Baillet, Alexis Meleard, Clémence Le Bozec, Alice Beccegato, Jules Candau- Tilh, Charline Goix, Amandine Dubois, Joy Damis, Noelyne Vague, françois charron Secrétaire de rédaction  : Laureline GeirnaerT Consultant enseignant qui ne répond de rien  : J.B. Fortin.


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Questionnaires

Résultat du sondage « Être lycéen à MLK  »

Te souviens-tu de ce questionnaire sur le thème « Être lycéen à MLK  »  ? Un questionnaire que tu as sûrement rempli fin février 201 3 si tu étais là et qui s'intéressait à toi en tant qu'élève au sein de MLK. Même si les résultats auront mis du temps à arriver, en raison de nombreux contre temps dont nous nous excusons, nous t'offrons enfin la publication de notre enquête. Mais avant tout, nous voudrions remercier les 20 professeurs qui ont accepté de donner 1 5 minutes de leur cours pour faire remplir le questionnaire et aux 650 élèves qui l'ont, pour la plupart, rempli consciencieusement. QUEL EST LE PROFIL DES SONDÉS ? 54% des sondés sont des filles, et 46% des garçons : nous verrons des contrastes saisissants sur certaines questions entre filles et garçons. Nous sommes passés dans une ving­ taine de classes et avons questionné à peu près le même nombre de 2nde, 1ère et Tales mais à cause de problèmes de saisie, un nombre moins important de 2nde a pu être exploité (voir graphique). Aucune fi­ lière n'a été épargnée, ES­S­L­ STMG­STIDD ont eut le droit à la séance de remplissage du question­

naire. Résultats très intéressants en fonction de la filière, tu verras, les stéréotypes ont la vie dure!

AVERTISSEMENT : Attention, des précautions sont à prendre vis à vis des résultats obte­ nus ; d'abord la population sondée : à cause de problèmes de saisie, seulement 38% des lycéens ont été sondés (soit 12% de moins de ce qui était prévu au départ) et un nombre moins important de 2nde et de gar­ çons ont été enregistrés. C'est pour­ quoi nous avons souvent utilisé des % parmi ces échantillons. Ensuite, comme dans tous les sondages, nos chiffres dépendent bien­sûr de la sincérité des réponses données. De plus, ces chiffres ont été arrondis au nombre entier le plus proche, majori­ tairement pour faciliter la lecture des graphiques. Ces données ne sont donc qu'un moyen approximatif de te faire une idée sur l'état de ton ly­ cée et de ses occupants. En outre, n'oublie pas que ce son­ dage a été réalisé par des amateurs, donc bien que nous ayons mis le plus de sérieux possible dans ce tra­ vail (et pas mal de temps pendant l'été...), les analyses peuvent ne pas être toujours des plus rigoureuses.


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Enfin, dans ce sondage, les stéréo­ types sont nombreux et les garçons ne sont pas franchement gâtés par les résultats et analyses. Alors non seulement le P'tit Luther décline toute responsabilité d'un revirement raciste anti­garçon, anti­2nde ou que sais­je, mais il tient à te dire de ne pas mettre tout le monde dans le même sac et de te rappeler qu'il ne faut pas prendre ce sondage au pied de la lettre !

TOI ET LES PROFS Ah les profs, nous râlons tous sur la trop grosse dose de boulot qu'ils nous donnent, nous aimons critiquer les défauts d'untel. Mais pourtant tu fais sans doute partie des 82% qui trouvent que les profs font correctement leur job. Voilà un préjugé qui tombe ! Celui du lycéen rebelle qui met tous les profs dans le même sac ! Ce sondage montre bien que dans l'ensemble les profs sont ap­ préciés.

Être intéressant, c'est LA plus

grande qualité d'un prof pour 39% des lycéens. Autrement dit, le lycéen moyen a priori s’ennuie et a besoin d'être captivé pour sortir de sa tor­ peur. Mais pour être un prof parfait il faudrait également aimer enseigner

(28% des suffrages) et expliquer clai­ rement (23%)...surtout quand il s'agit des S et STI2D ! Normal, étant don­ né le nombre d'heures de matières

scientifiques, pour lesquelles une explication claire et précise est pri­ mordiale. Ces séries ont donc bien un esprit cartésien et cherchent tout


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pour les filles une ! Mais ne t'in­ quiète pas, avec l'âge tu seras ca­ pable de te remettre en question puisque les terminales sont 56% à cocher « jamais » (et ils sont en continuelle baisse pour les trois autres choix), alors que les pre­ mières ne sont que 28% et les se­ condes...18%. Cependant, n'oublions pas que le prof peut avoir tort. De même, 67% des terminales

trouvent les profs très faciles d'accès alors que les 2nde et les

de suite le plus efficace pour leur réussite scolaire. Alors que les L et les ES vont préférer les profs qui aiment avant tout enseigner et semblent plus dans l'affectif.

UNE MAUVAISE NOTE, LA FAUTE DU PROF ?

65% des lycéens répondent « par­ fois » : 67% des filles contre 60% de garçons. Ils sont d'ailleurs moins nombreux à ne jamais rejeter la faute sur le prof et à l'inverse plus nombreux à dire que les profs sont coupables, ce qui irait dans le sens des préjugés à savoir que les gar­ çons auraient tendance à être moins matures que les filles. Et une victoire

1ère sont moins nombreux à parta­ ger ce point de vue... ce qui prouve que c'est encore une question de maturité. Mais ce n'est pas tout ! les filles réputées moins timides que les garçons semblent vraiment l'être puisque 65% d'entre elles trouvent les profs faciles d'accès quand les garçons ne sont que 47%. Par ailleurs, ce sont vers les profs que 33% des élèves vont se tourner en cas de problème personnel (en sa­ chant tout de même que 50% ne préfèrent pas aborder de problèmes personnels avec un adulte du lycée).

LES COURS 10h10, la sonnerie retentit, tu râles et n'as pas envie d'aller en cours, tu entends à côté de toi un « Oh merde j'ai maths » et tu répliques par « ar­ rête c'est pire, j'ai deux heures de français, je ne sais pas comment je vais survivre ». Mais pas loin de toi


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terminale trouvent leurs cours intéressants ou très intéressants...

Et oui parce que là aussi les préju­ gés sont avérés. 75% des filles trouvent leurs cours intéressants contre seulement 55% des garçons. Par ailleurs, plus tu grandis, plus tu trouves tes cours intéressants (ou alors ce sont les cours eux­mêmes qui deviennent plus intéressants ?). Et toi dans tout ça, fais­tu partie des 31% à trouver tes cours ennuyeux ou pas très intéressants ? Ou au contraire des 66% des lycéens qui trouvent leurs cours intéressants ? Auquel cas, tu as honte d'avouer que tu adores le français ou simplement tu n'as pas envie de quitter tes potes si tôt. Pourtant tu es loin d'être le(la) seul(e) à dire ce genre de choses

LA CLASSE

80% des lycéens de MLK sont dans des classes de 30 à 35, mesures de l'éducation nationale obligent. Mais 58% ne se sentent pas gênés par le nombre d'élèves quand 42% se trouvent trop nombreux !

aux récrés... En ce qui concerne les matières les plus détestées , sur le podium sont présents l'Espagnol (17% des ré­ ponses), les Maths (14%) et la Phy­ sique Chimie (12%). Chez les terminales dont la moitié ne déteste aucune matière, la moins aimée est tout de même la Philo (11%) en parti­ culier chez les STMG (26%) et les S (14%) et pour les premières, c'est le Français qui arrive largement en tête (18%). Pour la différence filles/gar­ çons, comme on pourrait s'y at­ tendre. 11 % des filles détestent les maths quand les garçons ne sont

©Camille Hazebrouck

tu entends une fille dire « cool j'ai deux heures d'histoire ! ». Sauf que cette fille tu la connais, elle est en terminale et 87% des filles de

7 L'intégration, un mot qui a souvent posé problème... mais pas dans les classes de MLK puisque presque 98% des lycéens se sentent bien intégrés ou normalement intégrés ! Il reste à savoir pourquoi les 2% restant se sentent à l'écart dans leur classe.

que 6%. Inversement, ils sont 11% et 6% à ne pas aimer respective­ ment le Français et la Philo alors que les filles sont 8% et 2%. Parmi ceux qui ont exprimé une matière préférée, l'Anglais (21%), les Maths (21%) et le Sport (11%) sont les trois favorites. Chez les ES, c'est l'Histoire (25%) et avec cinq heures d'Histoire par semaine autant dire qu'ils ont fait le bon choix ! La deuxième matière préférée des ES est l'Anglais (23%), mais tous (sauf 4) n'ont que deux heures et demi d'Anglais par semaine. Cela montre bien que la réforme de l'ancien gou­ vernement qui a choisi d'enlever l'option anglais en ES aura peut être allégé les caisses de l'Etat, mais se­ ra loin d'avoir fait des heu­ reux...Quant aux L, 47% d'entre eux adorent l'Anglais, 17% la philo et 12% le Français. La plupart ne se sont donc pas trompés de série ! Chez les S aussi, les résultats sont prévisibles, les Maths (47%), les SVT et le Sport (15% pour les deux) sont les matières les plus aimées. La Physique en revanche, arrive seulement en 4ème postition (8% ex aequo avec l'anglais) alors que c'est une des matières importantes en S. L'Anglais est encore une fois la ma­ tière préférée des STMG (28%) sui­ vie de l'Espagnol et du Sport (15%).


Questionnaires

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Etonnant pour une série pour la­ quelle ces matières ne sont pas pré­ dominantes ! Pour les STI2D, les SIN (31%), la Physique et les Maths (25%) sont les matières les plus ai­ mées. En revanche, pour toutes fi­ lières confondues, plus on grandit, plus on déteste les maths mais plus on aime l'anglais. Par contre grosse différence entre filles et garçons ! 29% pour l'anglais chez les filles contre seulement 10% chez les gar­ çons où les Maths dominent avec 28% des préférences exprimées.

QUE PENSES- TU DE MLK ?

75% des lycéens pensent que MLK est un bon lycée. Mais pour­

tant il n'y a que 48% des élèves qui se trouvent dans une bonne classe (et seulement 8% chez les 2nde) ! Le syndrôme du « jamais satisfait » et de « le niveau est meilleur dans la classe d'à côté » ne pointerait­t­il pas le bout de son nez ? Mais, d'après 55% des lycéens, la raison pour laquelle MLK est un bon lycée est que les profs sont bons ! Nous aurions pu nous attendre à ce que ce soit en grande partie grâce aux élèves que MLK soit reconnu

comme un si bon lycée, mais ce n'est que 16% des voix ! Pourtant, la compétence des profs est censée être à peu près homogène dans tous les lycées de France.

ORIENTATION Que tu sois en 2nde, en 1ère ou en Tale, tu seras forcément confronté à des choix pour ton avenir. Cela commence en 2nde pour choisir ta future filière. 54% des 1 ère et Tale

se sont sentis pas bien ou pas du tout conseillés pour leur choix de série. Cela continue avec 38% des

lycéens qui ne se sentent pas du tout ou pas vraiment informés pour leur parcours post bac. Ces deux chiffres devraient être très bas étant donné l'importance du sujet. Alors, y a t­il un problème d'information sur ce sujet dans le lycée ? Ou sont­ elles présentes mais c'est toi qui ne va pas les chercher ? Sache en tout cas, qu'il y a une conseillère d'orien­ tation, disponible certains jours de la semaine, de la documentation (peut être un peu mince?) au CDI sur les études supérieures, et que le lycée ne manque pas d'afficher les dif­ férentes dates des salons sur


Questionnaires

9 30 minutes et 1 heure par jour,

l'orientation (APB, l'Etudiant...). Cependant, plusieurs témoignages de lycéens rapportés au P'tit Luther nous indiquent qu'ils n'ont pas réussi à avoir de rendez­vous avec la conseillère d'orientation, espérons que cela change cette année ! Et bien qu'heureusement, 79% des

lycéens se trouvent très bien dans leur série, les 2,3% des gens qui se

sont trompés de série ont tous été soit assez bien conseillés, mais sur­ tout mal conseillés, ou pas du tout conseillés. De plus, sache que c'est en S, qu'il y a le plus de gens qui re­

grettent leur choix de série. Donc reféchis bien avant d'y aller. Mais n'oublie pas que depuis sep­ tembre, commencent les tutorats : des terminales encadrent des classes de 2nde pour les aider dans leurs méthodes de travail et surtout pour leur orientation en 1ère, donc si tu es en 2nde, n'hésite surtout pas à leur demander des conseils.

VIE ET LYCÉE

43,5% des lycéens consacrent au travail scolaire en moyenne entre

presque 22 % y consacrent moins de 30 minutes, 28% entre 1 et 2 heures, 5% entre 2 et 3 heures et 2% des lycéens travaillent en moyenne plus de 3 heures par jour. Nous remarquons également qu'à partir de plus d'une heure de travail, les filles sont plus nombreuses que les garçons. Un exemple : 36% des filles travaillent entre 1 heure et 2 heures par jour contre seulement 18% des garçons. Les filles gardent donc bien leur réputation d'être plus bosseuses que les garçons. Mainte­ nant que tu as en tête tous ces pour­ centages, regarde bien le graphique ci­dessous, en particulier sur les barres « ­ de 30 minutes ». Tu t'aper­ cevras alors que la majorité des

personnes qui travaillent moins de 30 minutes par jour ont le sentiment d'être débordées et ont trop peu de temps pour elles en dehors de leur scolarité ! Si tu es dans ce cas là, avoue le, ne serais­tu pas un peu fainéant sur les bords ?


Questionnaires

10 INTERVIEW : TOUT SAVOIR SUR LA MDL

N'importe quel élève de MLK peut y adhérer au prix d'une cotisation de 8€. Ceci donne un droit de vote et de candidature au sein de l'association lors de l'élection du bureau et du conseil d'administration de la MDL et des assemblées générales. Le Bureau est composé d’un président qui supervise l'ensemble de l'association, un secrétaire qui assiste le président dans sa tâche et qui rédige les comptes-rendus , un trésorier qui se charge de tout le volet budgétaire. Quant au conseil d’administration de la MDL, il comprend le bureau et 1 0 membres permanents.

La Maison Des Lycéens, un endroit géré uniquement par des lycéens et pour des lycéens. Le rêve, enfin on nous donne les pleins pouvoirs ! Et pourtant 57% des lycéens ne sont pas adhérents à la MDL  ! Mais surtout 54% des non adhérents ne voient pas l'utilité d'y adhérer  ! Cette fois-ci c'en est trop, le P'tit Luther se voit dans l'obligation de t'éclairer en interviewant la présidente de la MDL, Justine Desclaux pour t'expliquer plus Qu'allez-vous faire cette anen détail, ce qu'on y fait. née ? Qu'est ce que la MDL exacte- On a beaucoup de projets dans nos cartons, beaucoup sont à l'état ment ? La Maison des Lycéens (ancienne­ ment Foyer des élèves) est l'associa­ tion en charge d'organiser la vie lycéenne à Martin Luther King. Plus concrètement, cela veut dire organiser les fêtes, des événements divers (concours, défilé), gérer les clubs, attri­ buer les casiers.

Comment fonctionne-t-elle ?

Elle est gérée de A à Z par des élèves.

d'ébauches seulement. Une feuille de route devrait être dressée suite à la réunion du Conseil d'Administration de la MDL courant septembre. D'éventuelles annonces auront lieu ensuite. Mais je peux d'ores et déjà vous dire que les fêtes d'hiver et d'été sont en préparation et que nous vous préparons de grandes et ambitieuses choses !

Quant à rester au lycée ou pas, la majorité des lycéens (60%) ont co­ ché « content d'y être, mais je serais aussi content(e) d'en partir », 33% auraient hâte d'en finir (dont 50,5% des terminales...) et 7% ne seraient pas gênés par une ou deux années de plus. Donc au moins 2/3 des lycéens, semblent se plaire au lycée.

Comment les lycéens peuvent-ils entrer à la MDL ?

Facile ! La cotisation coûte 8€ par an, elle peut être réglée n'importe quand au bureau des surveillants. Une carte de membre sera alors remise. À noter, le moment propice pour s'inscrire se situe plutôt en septembre.

Pourquoi est-ce important d'y adhérer ?

Étant donné que l'association est basée sur l'idée qu'elle est gérée par des élèves, pour les élèves, c'est important de contribuer à la vie lycéenne, car c'est une belle occasion de prouver que le lycée n'est pas qu'un lieu de travail. D'une certaine manière, on donne une tâche importante aux lycéens, ce qui doit inéluctablement jouer le rôle de "premier pas" vers l'indépendance. Soyez donc nombreux à nous rejoindre. Vous avez la chance de vous démarquer au lycée, faites-le. Ça ne pourra que vous servir dans votre vie future.

L'équipe du bureau Propos recueillis par Marion


Questionnaires VIE AU LYCÉE :

Comme tu le sais, le lycée est un en­ droit où tu passes trois ans ou plus, Trois ans pendant lesquels tu

11 changes, tu mûris, tu veux t'amuser et profiter de tes ami(e)s. C'est pour cela qu'aux yeux du P'tit Luther (si si, il a des yeux), le lycée ne doit pas être considéré comme un endroit uni­ quement fait pour travailler. Et par

chance, MLK offre un choix impor­ tant d'activités pour s'aérer l'esprit. L'AS, les clubs ( maheureusement 96% des lycéens n'y participent pas), les fêtes, la célébration des 20 ans du lycée l'année dernière et la

"Les portes qui ne s'ouvrent qu'à heures De plus, 52% d'entre eux trouvent cette mefixes " est le point qui arrive largement en tête sure pas du tout efficace ! Faut-il alors la suppour les choses que les lycéens aimeraient primer, ou au contraire la renforcer, pour plus voir changer. de sécurité ?

MDL (maison des lycéens) sont là pour te le rappeler.

C'est ici que cette analyse se termine (ou presque), merci à toi cher lecteur si tu es arrivé jusqu'au bout. Grâce à ce sondage, on voit que le lycéen moyen de MLK rentre pile dans les clichés bien éta blis : les filles semblent plus mûres, plus intéressées et travailleuses que les garçons, les terminales sont plus modérés grâce au

recul sur leur parcours. Néanmoins n'oublions pas qu'il y en a aussi beaucoup qui ne rentrent pas dans ces stéréotypes et que surtout chaque lycéen est diffé rent. Maintenant, le P'tit Luther en sait bien plus sur toi, et si toi aussi tu veux découvrir ces archives secrètes à la wikileaks, tu peux nous contacter à ptitluther.mlk@gmail.com, pour avoir plus de détails

sur ce sondage. Pour les intéressés, l'original du questionnaire sera mis en ligne sur la page Facebook du P'tit Luther. Enfin, nous te remercions infiniment si tu aimes bien notre journal (et puis même si tu ne l'aimes pas) car 52% des lycéens trouvent le P'tit Lu ther très bien ! (tandis que 9% ne le trouvent pas terrible/nul et 33% ne s'in téressent pas à ce genre de lecture).


Luther à terre

CHERCHEZ

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LEHRER

Imaginez qu'au lieu du diplôme du bac, on résume vos 3 années au bahut, vos 50 tentatives pour draguer le/la prof de maths, vos 80 plans pour lui pourrir la vie, à ... un camembert. Ce graphique vous apprend que 90% de vos profs ont un avis positif sur vous ou n'en ont à peu près rien à faire. Imaginez ça, et dites-vous que vos profs ont dû ressentir à peu près la même chose que vous en lisant notre sondage.

E

t pourtant, ce sondage nous apprend une grande nouvelle : malgré toute l'énergie dépensée à les observer minutieusement, voire à les espionner en cachette pour recueillir quelques précieuses informations sur vos tortionnaires afin de trouver LA faille, globalement vous trouvez qu'ils font correctement leur job, voire qu'ils assurent carrément. Mais alors... Pourquoi ?? Pourquoi passer votre temps à chercher leurs défauts, à commenter leurs moindres faits et gestes, si dans l'ensemble ils assurent quoi qu'il arrive ?

N

'ayant pas encore la réponse, j'ai pensé que nos profs-martyrs méritaient de connaître les chefs d'accusation. Il ne s'agit pas de vous apprendre votre métier, chers maîtres, vous en connaissez bien plus les ficelles que nous. Simplement, il peut vous arriver d'oublier ce que peuvent ressentir les pauvres petits êtres fragiles et sensibles que sont les élèves, aussi sommes-nous les mieux placés pour vous aider à être de meilleurs humains.

S

Les profs à MLK

coop numéro 1 , donc : les élèves ne sont pas des ma-

chines. Ils ont des prénoms (différents pour chacun !), et des attentes particulières. Bien sûr vous ne pouvez pas contenter tout le monde, mais vous pouvez gagner leur confiance en noyant un peu de votre condescendance dans votre café. Il ne s'agit pas de mettre 20 à toute la classe (c'est pas que ça nous dérangerait, mais vous auriez vite quelques problèmes), mais de rendre le 20 accessible à tous. Vous aurez presque gagné la partie quand vos élèves cesseront de penser que vous leur voulez du mal, que les interros sont faites pour les piéger, bref quand ils comprendront que vous êtes là pour les aider à

© F.Charron

avoir de bonnes notes. Et croyezmoi, vous êtes, pour beaucoup, tellement loin de cette étape qu'on se demande si vous ne nous voulez pas vraiment du mal.

T

out ça nous amène au scoop numéro 2 : les élèves restent toujours un peu bêtes. De la même manière que vous ne serez jamais parfaits à leurs yeux, manifestement eux non plus. Il faudra donc vous armer de patience, et garder à l'esprit que ça n'est pas en leur faisant des contrôles absurdes qu'ils deviendront moins cons. Oui, je pointe ici notamment les contrôles surprises qui ont pour seules


Luther à terre conséquences de vous mettre votre classe à dos et de plomber la moyenne... Enfin, vous pouvez toujours espérer vainement que vos élèves vont prendre 20 minutes de leur précieux temps pour réviser leur cours d'une fois sur l'autre (en sachant pertinemment qu'ils devront tout réapprendre plus tard), mais ça ne vous aidera pas beaucoup.

V

oilà pour les choses essentielles, maintenant il me reste les grandes injustices (âmes sensibles, s'abstenir) : si vous avez un physique avantageux vous pouvez monter directement au niveau 1 0 sans mon aide, vous trouverez toujours quelques fans pour asseoir votre autorité (c'est dégueulasse mais c'est comme ça). Par ailleurs, si vous avez une voix trop grave ou trop aigüe, une verrue sur le nez, une calvitie envahissante, une fâcheuse tendance à vous habiller mal et à faire des taches de café ou autres troubles... changez de métier, ou allez voir un psy, car il est temps de vous annoncer que si nous continuons à chercher vos points faibles même alors que vous êtes globalement des bons profs, c'est avant tout parce que sans ça, on s'emmerderait vraiment.

Pimprenelle

INDIGNEZ -VOUS Au bout d'un moment, il faut savoir pousser un coup de gueule. Se lever et taper du poing sur la table. Et en écrivant ces lignes, je pense m'exprimer non seulement au nom de la rédaction, mais aussi de tous les lecteurs du P'tit Luther, et des lycéens de MLK plus généralement. Tous autant que vous êtes, camarades, vous voyez de quoi je veux parler. Tous les jours, à la cantine, c'est la même humiliation. Le lundi, le mardi, le jeudi, et, oui j'ose le dire, le vendredi ! J'assumerai l'entière responsabilité de cette plaidoirie, même si elle pourrait paraître violente et infondée aux yeux de certains. Mais le sujet est trop grave pour être léger. Et ne vous y trompez pas, c'est bien les repas que nous prenons à la cantine que j'accuse d'être trop légers ! J'en entends déjà certains dire : « mais enfin, camarade, souviens-toi que nous avons le droit à un rab' de boulgour tous les mardis entre 1 3h30 et 1 4h00 ! ». Or mon avis sur la question est déjà bien tranché. Et puis merde, quoi ! Moi j'ai italien à 1 3h le mardi. Mais je m'égare, et Mégare, c'est loin. Non, je concentrerai mes attaques sur l'unique problème qui mérite d'être soulevé. Je rappellerai aux camarades moins observateurs ce qui se passe sur les rails du self chaque midi (enfin, sauf le mercredi midi, le samedi, le dimanche et les jours fériés). Après trois, quatre, ou même cinq heures de cours harassantes, nous obtenons notre plateau, prenons une entrée bien méritée (avec une préférence pour les concombres). Et là, horreur ! À l'entrée de la caverne éclairée au néon, c'est l'apocalypse :

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« Un seul laitage par plateau ». Peut-être que les mots ne suffiront plus pour exprimer mon désarroi. Mais comme je sais pas dessiner, je vais continuer à écrire. Camarades, vous m'avez compris ! Nous devons en finir avec la dictature du laitage unique. Tous un jour avons vécu le même dilemme : fromage ou yaourt ? Et tous nous l'avons résolu en prenant le yaourt (parfum vanille). Alors chaque jour, tous les fromages de MLK sont condamnés à être enfermés dans des chambres obscures, sans voir la lumière du jour pendant des jours. Certains me diront que ça ne dérange pas plus que ça certains lycéens. Mais je leur répondrais que ce n'est pas une raison valable. Il est facile pour tout le monde de faire la différence entre un fromage et un geek : le premier, on peut le manger. Cela dit, le second aussi, mais c'est moins bon. Enfin, je diverge, et dix verges, c'est énorme. Ayons l'audace, pour une fois, de nous imposer. Parce qu'à un moment, il faut savoir dire non. Camarades, je dis haut et fort : non au fromage ! À mort Président ! Mais je m'emporte, et une porte, hé bien... c'est sympa. Nous devons savoir garder notre calme, et distinguer les fromages des yaourts. Car toucher aux Flamby serait une grossière erreur. Je le répète : ils ne nous auront pas. Nous avons trop attendu pour ce moment. Lorsque tous les fromages de la cantine auront été éradiqués, viendra le moment où il faudra s'exprimer, Camarades. Et là, tel un délégué pendant un conseil de classe, je dirai, portant les espoirs de tous : « Nous voulons deux yaourts

à la cantine ».

Possomus


on a testé pour v ous

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B REF , ON A FA IT U N F LAS HM O B Bref.

C

'était les vingt ans du lycée. Pour marquer le coup, on a décidé d'organiser un flashmob. Il nous fallait des élèves. On a cherché des classes. On en a trouvé six. On a cherché des classes motivées. On en a trouvé trois. On a cherché une choré. On en a trouvé une avec une musique débile. C'était pas très sérieux, mais c'était facile. On devait entraîner les élèves. On a cherché des horaires communs. On a vidé la salle de réunion. On a entraîné deux classes. On a fait tellement de bruit qu'on a déclenché la fermeture des portes coupe-feu. On a eu chaud. On a transpiré. On se souvenait plus de la configuration de la salle de réunion. On s'est regardés.

Quelqu'un avait une photo. Puis on a dû entraîner la dernière classe. On voulait le faire le vendredi. Ça marchait pas. On voulait le faire le mardi. Ça marchait pas. On voulait le faire le jeudi. Ça a marché. Toute la classe devait venir. Vingt sont venus, dix sont restés. Après, il nous fallait des profs. Je suis allée en salle des profs. J'ai expliqué mon cas à l'un d'eux. Il a rit et il a dit : « Vous n'avez aucune chance. » J'ai commencé à stresser. J'ai demandé à un autre de faire l'annonce pour moi. Il a demandé à tout le monde d'écouter. Il s'est tourné vers moi. Il a dit : « Elle a quelque chose à vous dire. » J'ai paniqué. Je les ai regardés. Ils m'ont regardée. Je les ai regardés. Et j'ai fait l'annonce. Ils étaient dix. Deux sont venus. On a dansé au

milieu de la salle. On avait l'air idiot. Je me suis dit qu'on y arriverait jamais. Ça a sonné. On avait pas fini. Puis est venu le jour J. La musique s'est lancée, j'ai commencé à danser. Puis j'ai vu trois personnes venir, puis dix, puis cinquante. On s'est cognés, on s'est poussés, certains avaient oublié, mais ça a marché. À la fin, on m'a dit qu'on disait une flashmob, pas un flashmob. Alors j'ai dû tout changer. Bref, on a fait une flashmob.

Barbaralice Musique : Manian – Ravers in the UK.


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T I A R T R O P O AUT

" Il y a un décalage entre le fait d'être étudiant au lycée et être lycéen "

Au P'tit Luther, on aime donner la parole à nos lecteurs, et on pense que chaque lycéen a des choses intéressantes à dire. Notre deuxième cobaye de cette série est un BTS : nous avons enfin pu démontrer nos liens de parenté avec cette espèce encore peu connue de nos jours. Le récit choc d'un étudiant... comme les autres.

J

e m'appelle Louis Trameçon, j'ai 20 ans, j'habite à Noisy-le-Grand, et je suis en première année de BTS Assistance et Technique d'Ingénieur.

L

a formation BTS ATI est une formation qui donne accès à un Bac +2, pour moi c'est une formation de remise à niveau, pour les filières S ou STI c'est comme une sorte de couche de vernis, un approfondissement : Il y a de la mécanique, de l'électronique, de l'éco-gestion, du français, des maths, c'est une formation qui est en fin de compte assez générale.

J

'ai choisi d'être en BTS par défaut parce que j'ai fait un bac pro et pour faire une prépa ou un IUT sans, c'est compliqué. En fait un BTS après un bac pro c'est la voie obligatoire. J'aurais pu tenter un IUT mais ça aurait été plus complexe que pour passer en BTS. Et rien ne dit que j'aurais été pris. Je suis très content de mon choix, d'ailleurs pour les voeux post-bac j'avais fait douze choix de BTS et le choix ATI à Martin Luther King était en premier sur la liste donc je suis très satisfait du contenu de ce programme. J'ai fait deux lycées, le premier était Cabrini, un ensemble privé catholique à Noisy où j'étais depuis tout petit et comme ça se passait mal je suis

parti dans un lycée à Bastille pour finir ma terminale. L'ambiance des deux lycées était vraiment différente : à Cabrini c'était tendu, les gens tapaient sur tout le monde, moi compris, et à Bastille c'était différent, j'étais reconnu. Il y a un réel décalage entre le fait d'être étudiant au lycée et être lycéen, parce que c'est plus cool. On peut sortir quand on veut, même si au début de l'année c'était un peu compliqué par exemple. Retourner au lycée ne me fait pas grand chose. En fait, le contexte est vraiment différent, et le fait de partir d'un lycée et d'y retourner, on se sent dans un sens un peu "au dessus".

E

n dehors des cours, je vois mes amis et surtout je suis chanteur et guitariste dans deux groupes : Lucky Charms et Mon Nom est Steven (avec qui j'ai enregistré il y a un an). Je fais partie d'une comédie musicale affiliée à Jeunes en Scène qui réunit des jeunes de 1 5 à 25, et enfin je fais de l'équitation, ce qui m'a valu d'avoir le Galop 7.

L

e fait de jouer aux fêtes du lycée ne m'apporte pas à moi mais il me permet d'apporter au lycée, parce que c'est comme un remerciement pour avoir des études payées par l'Etat et donc c'était

surtout pour dire merci, parce qu'à la base, nous ne sommes que des dossiers, il faut bien se le dire.

J

'adore le lycée, je reviens de l'enfer et je suis extrêmement content d'être ici parce que j'y trouve une réelle ambiance. Je trouve même qu'il colle avec le style américain de Bussy ! C'est cette ambiance à l'américaine avec ses clans que j'ai vraiment retrouvé dans l'esprit d'MLK et c'est ce qui m'a plu.

Propos recueillis par Amandine Dubois


Interview doyen

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Interview d’un doyen d’MLK Le temps d’une interview, nous sommes revenus vers le passé avec M. Gauthier, professeur d’histoire-géo à MLK depuis que le lycée a ouvert, ce qui fera 21 ans cette année. Retour vers une époque où notre lycée endurci était encore un jeune établissement scolaire fier et fort, peuplé d’élèves, de profs, de surveillants et de membres de la direction pas si différents de ceux d’aujourd’hui :

Qu’est ce qui a changé au lycée en 20 ans ? C’est évidemment La question que chacun se pose ! Eh bien notre interviewé nous annonce à notre grande déception qu’il n’y a pas grand­chose de différent, « les relations prof-élève sont à peu près équivalentes, tout dépend des élèves qu’on a, des cours, des classes, des moments…» , il ajoute « Il y a de tout, il y a toujours eu de tout chez les élèves, certains dont le

« C’est la même sonnerie depuis 20 ans » comportement est assez répréhensible mais la majorité d’entre eux sont plutôt gentils » . Il nous signale même, alors que le Tu­di­duu d’aéro­ port que l’on connaît tous par cœur retentit, que « c’est la même sonnerie depuis 20 ans » ! Mais quelle image cela nous donne­ t­il donc d’MLK ? Celle d’une ma­ chine tout juste bonne à former au baccalauréat ? D’une communauté tellement ancrée dans son train­train habituel qu’elle répète chaque se­ maine les mêmes actions, inlas­ sablement, depuis deux décennies? Et pourtant un aspect, et pas des moindres, de la vie au lycée a évolué : l’ambiance ! On a les fêtes de Noël et de fin d’année, sans oublier, le 14 décembre 2012, la journée inédite des 20 ans du lycée ! Cependant, d’après M. Gauthier, on voit « de

moins en moins d’inattendu » ! Cela s’explique facilement quand on sait que la « tradition très respectée à cette époque » était…le 1er avril ! On assistait alors à « du délire complet» , les cours étaient la plupart du temps rendus impossibles pendant

« Les élèves avaient entouré le lycée de papier toilette » 24h. Bien différents de nos éternels poissons ! Il nous confie ses souvenirs d’années où il a pu assister à des « choses assez extraordinaires » , ou à un « bordel monstrueux » à cette date dont « toutes les administrations craignaient l’arrivée » : Une année « les élèves avaient entouré le lycée de papier toilette » , une autre « les drapeaux français et européens à l’entrée du lycée avaient été remplacés par un drapeau noir » , une troisième « ils avaient kidnappé tous les nains de jardins de la région et les avaient installés dans l’amphi » ! Un jour, la blague collec­ tive a même pénétré jusqu’à l’inté­ rieur des salles de cours : « Je remplissais le cahier de texte de la classe, puis j’ai relevé la tête pour dire « bon aller, on y va, on commence le cours » et qu’est-ce que je vois ? Ils se sont tous barrés ! Et je les ai pas revus de la journée.» Bilan, le 1er avril, c’était mieux avant ! (du moins pour les élèves).

« Maintenant on a affaire à une « montée d’individualisme» et à «des élèves de plus en plus conservateurs » , explique­t­il, car «plus cadrés par les adultes du lycée qui ont peur d’être débordés» et «c’est difficile de sortir des cadres une fois qu’on est dedans » . Puis il nous rap­ pelle qu’ « il suffit d’un débordement, d’une vitre cassée, de quelques parents d’élèves mécontents que leurs enfants n’aient pas eu cours, c’est cela qui freine l’administration» . C’est le « côté à la fois sympathique et dangereux de l’imprévu» ! Après ces révélations, qui sait ce que l’on pourrait voir fleurir dans la tête des élèves pour le 1er avril 2014 !

«Ils avaient kidnap­ pé tous les nains de jardins de la région et les avaient installés dans l’amphi »

M. Gauthier nous quitte sur la conclusion « on dit souvent que c’était mieux avant, mais au fond, ça n’a pas beaucoup changé » , «quoique je préférais avant, j’étais plus jeune !»

Propos recueillis par Laureline Geirnaert


x is La poésie de Male

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ETRE LYCÉEN Etre lycéen c’est trois choses à la fois. C’est avant tout, des émotions à partager. C’est notamment, une chance qui s’offre à toi. C’est surtout, un grand pas vers la maturité. Avant toute chose, nous sommes des humains, Et comme chacun, nous avons des sentiments. Les amis c’est important, contre les chagrins, L’amour aussi; c’est beau de voir des gens aimants.

C’est un gros tremplin pour mieux partir du bon pied, Pour quitter l’enfance et grandir mentalement. Voilà c’est ça un lycéen de maintenant. Malexis

©Lucille Van Hecke

Il faut penser à ton avenir, ton métier. Et pour ça tu devras travailler, t’investir, Etudier; le renier, il n’y a rien de pire.


fight MLK

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LIFE IN PLASTIC, IS IT FANTASTIC ?

Fight lycées Après ce qui fait que l’on adooore (ou pas) MLK, voici ce qui tient au cœur de nos voisins d’Emily Brontë et même de l’école des pupilles de l’air de Grenoble. Alors ouvrez grand vos yeux chers MLKiens, car pour vous aujourd’hui en exclusivité, voici le fight des lycées !

E

mily Brontë, LE lycée dans lequel, depuis plus de 1 0 ans, on peut voir des élèves bleus grelotter sous leurs doudounes l’hiver, et les mêmes élèves, 6 mois plus tard, cramoisis et soufflant comme des bœufs en bermudas ou débardeurs dans des bâtiments préfabriqués mal isolés et mal sonorisés. Mais les apparences sont bien trompeuses, car les points forts de ce lycée sont nombreux…

T

ous les ans, il y a la journée à ne pas manquer, la seule pendant laquelle Dora l’exploratrice, Aladin, ou même Charlotte aux Fraises viendront dispenser un cours ; bien entendu celle du carnaval (voir photo cicontre) qui s’est terminé en exclusivité cette année par un Harlem Shake géant à côté duquel les imitations de quelques classes téméraires d’MLK deviennent bien minables.

L

à-bas, les élèves peuvent dans la même heure passer du temps à l’étang des Ibis à deux pas du lycée, revenir quelques minutes dans la cour, repartir chez eux puis être de retour avant la sonnerie car les portes restent ouvertes en permanence !

S

’ils décident plutôt de rester à l’intérieur, ils peuvent s’installer au foyer, une salle exclusivement réservée aux jeunes, agrémentée de confortables fauteuils entre

des murs que les élèves se sont appropriés en les décorant de tags.

E

n revanche, estimez-vous heureux de devoir subir l’attente dans la queue chaque midi, car à Lognes, il y a obligation de badger deux jours à l’avance pour manger à la cantine et il est donc impossible de changer de service quand un prof est absent à la dernière minute ! Heureusement, pour combler les creux, un distributeur de boissons chaudes et gâteaux a été installé. Ont-ils pour autant une proportion d’obèses plus importante que nous ? Nul ne le sait, mais si cela arrivait, il y aurait de quoi compenser : comble pour leurs pauvres dos surchargés, ils ne disposent pas de casiers. Et oui, c’est ça les préfabriquées !

E

mily Brontë c’est aussi des clubs actifs tels que celui musique, mené par un prof de physique à la guitare électrique, qui se produit à chaque bal de fin d’année des terminales, ou originaux, comme la Cin’emily qui propose des aprems visionnage et analyse de films tout en mangeant des pizzas !

F

inalement, pas si mal que ça les préfas !

Pantalaimon


fight mlk

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Des pupilles loin d'être dilatées !

Le P'tit Luther ne s'arrête jamais, alors même pendant les vacances nous n'hésitons pas à interviewer des élèves venant d'autres horizons. Mawena, ancienne élève de terminale ES, nous raconte le fonctionnement de son lycée « l'Ecole des Pupilles de l'Air  », qui a un fonctionnement bien différent d'MLK. heures le dimanche de 8h à 21h »

Autrement dit, il vaut mieux ranger sa chambre ! Mais malgré ces conditions qui peuvent être assez contraignantes, Mawena recommande cette école, car, nous dit-elle « on a tout pour réussir, des

C

'est pendant un stage de journalisme à l'école des médias et de l'information (l'EMI) de Paris dont ont bénéficié deux membres du P'tit Luther, que nous avons pu rencontrer Mawena. Son école se situe près de Grenoble et s'étend sur 21 hectares. Soit 300 m² par élève pour 200 collégiens, 370 lycéens, et 1 00 élèves de classes prépa, là où le pauvre lycéen Buxangeorgien dispose de 1 0m² ! C'est que cette école est « une école de la défense, dépendant de l'armée de l'air » nous dit Mawena,et donc

de l'aire ils en ont ! Créée pour accueillir les orphelins des militaires de l'armée de l'air, cette école accueille principalement des enfants de fonctionnaires, de militaires ou des boursiers. Chaque élève est

bien-sûr en uniforme « Un assez basique pour les cours, et un plus complexe pour les cérémonies ». Au

delà des uniformes, l'école doit suivre des règles très strictes. Pour la plupart internes, les élèves n'ont pas le droit de sortir sauf pendant les quartiers libres le mercredi, le samedi après midi et le dimanche. De plus, tous les jours, les élèves doivent faire le ménage dans leur chambre, sinon ils sont punis. « Les punitions sont souvent du nettoyage, d'un simple couloir à tout l'internat. La plus grande punition est la « super consigne » : un méga cocktail constitué de l'interdiction de sortie pendant la semaine, d'une heure de punition tous les soirs, d'un samedi après midi consacré entièrement au ménage, et d'une obligation de pointer toutes les

professeurs qualifiés, pour la plupart agrégés, une étude obligatoire chaque soir. L'école permet de faire des activités qu'on ne ferait pas dans la vie civile comme rencontrer le président de la République, voir la Patrouille Aérienne Française passer au dessus de l'école et lâcher les trois couleurs du drapeau Français ou regarder les hélicoptères de l'armée de l'air se poser sur le gymnase. Elle permet de faire énormément de sports tels que du ski, du vol à voile et même de la pêche» . Avec ses presque 1 00% de

réussite au bac, cette école a certes beaucoup d'avantages, mais recevoir une éducation si stricte, voir ses parents quatre fois dans l'année (quoique), voir son journal lycéen potentiellement censuré par le colonel-proviseur, est-ce un prix que tout le monde est prêt à payer? La question reste ouverte, même si Mawena, semble s'en accommoder parfaitement !

Propos recueillis par Elijah Price & Juliette


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We

Tu pensais peut être que ton lycée était un endroit triste fait uniquement pour travailler, et bien tu te trompes ! Ses clubs, son AS, ses options, ses fêtes, font de MLK un lycée loin d'être ennuyeux. Pourtant, vous n'êtes que 4% à participer à des clubs au sein du lycée (heureusement vous vous rattrapez aux fêtes) et c'est bien dommage... Car ces clubs sont nombreux, et peuvent sans doute répondre aux goûts de chacun, mais faute d'élèves, ces ateliers sont souvent en voie d'extinction. Un club dessin qui a réussi à assurer sa relève, un club magie (oui, oui il existe!), un club musique, deux journaux lycéens, une option théâtre qui menace de fermer faute d'élèves, une classe euro...tous n'attendent que toi  ! Alors sors de ta coquille, lâche ta manette, et viens découvrir les points forts de MLK, et regarde, pour t'aider, le P'tit Luther t'offre un aperçu de certains clubs et options.

MLK

TOUS EN SCÈNE

Q

uoi que tu puisses imaginer, en classe théâtre, tu ne joueras pas la même pièce de Molière, Shakespeare, ou je ne sais quel gars mort toute l’année. Et ton éphémère carrière d’acteur a peu de chances de finir en beauté avec la représentation devant tout le lycée en costume (tricoté main par ta mamie bien sûr) et épée en papier mâché.

T

a première mission (que tu l’acceptes ou pas jeune padawan) sera d’apprendre à connaitre le groupe, ton corps et ton souffle (et oui jouer devant 200 personnes c’est pas comme chanter dans sa salle de bain).

We love MLK

L

ancer une balle imaginaire, sauter dans les bras de tes « collègues », se passer des émotions les uns aux autres en les faisant fluctuer renforceront la cohésion du groupe et ce n'est qu'à ce moment-là que vous pourrez commencer à jouer en chœur (en paquet quoi) et à aborder de vrais textes .Tout ça sans que qui que ce soit casse le charme du jeu en sortant de son état émotionnel ou en se moquant de la situation de l'extérieur.

B

ref, l'option Théâtre c'est beaucoup de fun et de rigolade mais aussi un moyen de mieux se connaître et de s'ouvrir aux autres.

Juliette

©Sarah&Julie


We love MLK L'EURO C'EST LA CLASSE !

Et la classe euro, qui fait irréfutablement partie des points forts d'MLK, kézako?

Tout d'abord, la classe euro d'MLK, c'est des cours d'histoire-géo en anglais, qui te permettent d'approfondir le programme de l'année. Mais c'est aussi, des petites pièces de théâtre qui tournent PAROLES D'ÉLÈVES

21 souvent en fou rire lorsque l'on voit, par exemple, des lycéens transformés en gosses se courant après avec des soldats à la main, ou encore 4 ou 5 personnes mortes allongées sur une table. Je te l'accorde, en classe euro, on fait des trucs assez bizarres, mais dans le summum de la bizarrerie, la classe euro d'MLK a la médaille d'or. Car, y a-t-il une autre matière, qui

t'enverra dans un hypermarché compter toutes les sortes de fruits et légumes (à noël sinon c'est pas drôle), de chocolats et de produits du commerce équitable ? Si tu en trouves une autre, promis je me rends. Pour finir, cette classe euro, c'est aussi des films, du travail, et des rires...

Marion

Quelques phrases entendues dans les couloirs du lycée :

« J'aime les professeurs qui sont motivés, gentils avec les élèves et qui savent rendre un cours intéressant. » « J'aime les casiers parce qu'ils sont rouges, et j'aime le rouge. » « Ce que j'aime à MLK, c'est que c'est une terre paradisiaque,les profs sont bons, ils sont tous très sympas, il y a des filles partout.J'aime la cantine toujours aussi dégueulasse, le P'tit Luther aussi... » « J'aime la section sport » « J'aime bien la cantine . »

« J'aime pas les gens qui critiquent un peu tout le temps sans raison » « Les salles des cours des fois il fait trop chaud, et y en a il fait trop froid. » « Je déteste l’état des toilettes des filles et la queue de la cantine car ça fait mal, les coups de sac, les coups d'épaules. » « Je déteste la nourriture de la cantine. » « J'aime pas les radiateurs »


we love MLK

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MLK, c’est aussi une AS plus qu’active (il suffit de voir tous les trophées rassemblés à l’administration !) qui propose des sports diversifiés en loisirs et/ou en compétition, des sorties ou des rencontres inter-établissements. Retour sur l’année scolaire 20122013 :

Compétition départementale à Cesson début 201 3 qui a permis à deux équipes de se qualifier pour celle académique. AS athlétisme : L'équipe MLKienne Championne de France de lancer à Bordeaux en février 201 3 ! escalade

:

Le spleen des cours côté prof Le spleen des cours

Lespleen descourscôtéprofs

AS

Alors voilà. Lorsque des élèves du P’tit Luther m’ont demandé d’écrire un article sur « Le Spleen des cours », je me suis dit « pas de problème », je vais leur pondre une analyse psychosociologique en 3 parties sur les raisons profondes pour lesquelles un élève s’ennuie à l’école, avec plein de belles phrases du genre « plutôt que de chercher désespérément à refonder l’obligation scolaire sur la convenance scolaire, il vaut mieux essayer de repenser l’institution à partir du pari que le projet d’apprendre peut encore aujourd'hui s’engrener dans l’École sur le projet d’enseigner. » (vous l’avez comprise, celle-là ? Non ? Moi non plus, mais elle claque, non ?...).

Là ils m’ont dit : « Ah non, ce qu’on veut c’est un article tout simple sur les profs qui s’ennuient en faisant cours... » Moi, offusqué : « Mais un prof ne s’ennuie jamais en cours !! » Mais j’ai bien vu qu’ils ne me croyaient pas… NEURASTHÉNIE PROFESSORALE

C’est vrai qu’on en a tous connu, des profs qui distillaient en classe un ennui mortel si communicatif qu’en repensant à eux des années plus tard, on bâille encore. Il y a celui qui refait le même cours de maths ou d’anglais depuis 1 923, date de son entrée dans l’Education Nationale. Son manuel usé jusqu’à la corde s’ouvre tout seul aux mêmes pages chaque année, et Bryan reste coincé « in the kitchen » pour l’éternité. On lit dans


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ses yeux que, tout en parlant, il calcule ses points de retraite. Avec lui tout est gris, comme le pull qu’il porte chaque jour, été comme hiver. Il y a aussi la prof revenue de tout : déçue de la vie, elle ne croit plus en ses élèves, est persuadée depuis longtemps que « le niveau baisse », et voir ses élèves s’en tirer au bac lui apparaît comme une preuve de plus de la décadence de l’institution. C’est vrai : en salle des profs, certains voudraient tout arrêter pour de bon. Plus de cours à

préparer, de copies, de bavardages à affronter, ni de rencontres parents-profs, d’inspections… Ceux-là rêvent de reconversion : abandonner le professorat, changer de voie… Et pourtant ! Vous ne vous êtes jamais dit qu’il suffirait de presque rien, une petite étincelle, pour rallumer la mèche, et leur redonner foi et confiance en leur métier ? Il y a plus beau que de sauver des pandas ou la forêt amazonienne : sauver un prof usé par son métier !

VOTRE MISSION, SI VOUS L’ACCEPTEZ : SAUVER UN PROF

bien glissez un petit mot gentil dans son cartable le jour de sa fête (« Monsieur Duplantier, toute la classe vous souhaite une bonne Saint Barnabé »). Sur la fiche de pré-rentrée, à la rubrique « LOISIRS ? », au lieu de répondre « Les filles et la bière » comme vous seriez tenté de le faire spontanément, écrivez plutôt « Les cours de Français », et à celle « QUE VOULEZ-VOUS FAIRE PLUS TARD ? », « Devenir comme vous Madame ». Vous verrez alors une lueur d’étonnement s’allumer tout au fond de leurs yeux de poisson, le sang revenir colorer leurs joues creusées, et même un timide sourire découvrir leurs dents jaunies par l’amertume. Et en vous laissant envahir par un sentiment d’orgueil ô combien légitime , vous pourrez dire avec fierté : « Aujourd’hui, j’ai sauvé un prof. »

Car si ce ne sont pas toujours les élèves qui usent les profs, il faut bien dire que réveiller un prof tristoune ou dépressif dépend uniquement des jeunes qu’il a en face de lui : vous, en l’occurrence. De quoi souffre en priorité le corps enseignant ? Du manque de reconnaissance ! Sur les forums, les blogs, Twitter, Facebook, on conspue, on bafoue, on se moque, on outrage, on assassine, bref, on bouffe du prof. Mon conseil : renversez la vapeur ! Commencez par sourire au prof que vous aurez pris comme sujet de l’expérience. Bien sûr, il va penser dans un premier temps que vous vous fichez de lui. N’importe, persévérez : dites-lui par exemple que son petit pull gris lui va à ravir, demandez-lui si sa maman lui a tricoté, ou

Papy Charron

Lespleen descourscôtéélèveLespleen descourscotéprofLe

Le spleen des cours côté prof Le spleen des cours côté


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Lespleen descourscôtéélèveLespleen descourscôtéélève

Le spleen descourscôté élève Le spleen descourscôté

U

ne rentrée en seconde, ça donne quoi ? Le réveil sonne, ça faisait longtemps que tu ne l'avais pas entendu celui là. Le visage encore vaseux, tu prends le premier truc mangeable dans ton frigo, tu mets la tenue que tu as préparée une semaine à l'avance qui est trop swag. Arrivé au lycée, tu retrouves tes potes (sauf si tu viens d'un trou paumé et que tu es, dans ce cas, un sans-ami). Tu n'as pas le temps de dire un mot qu'on te dirige vers l'affichage des classes où les élèves, tels des moutons, se bousculent dans tous les sens. Tu es pris dans la vague, tu paniques. Après ce parcours dans lequel tu as enfin réussi à trouver ton nom, tu entends un microphone hurlant le numéro de ta classe et te demandant en même temps de bien vouloir rejoindre ton prof principal dans une des nombreuses salles. Tu te perds dans les couloirs qui n'en finissent pas, tu es au bord de la crise, mais, par chance, tu la trouves enfin.

C

'est là que tu te sens vraiment heureux(se). Tu t'installes. Ton prof te parait cool, il se présente et parle du lycée, de quoi bien s'intégrer et découvrir plein de nouvelles choses, ou pas. A la distribution habituelle de toute la paperasse scolaire, tu aperçois avec horreur la colonne "samedi" sur

ton carnet de correspondance, te faisant bien comprendre que tu n'auras plus vraiment de week-end (rares sont ceux qui l'ont encore). Après cet évènement qui te donne des idées de suicide, le prof t'explique enfin le programme et ce qui t'attend durant toute l'année. Mais à peine a-t-il commencé à s'exprimer que des élèves entrent en trombe dans la salle. Il s'agit de deux rédacteurs du journal du lycée venant faire leur propagande (qui a d'ailleurs extrêmement bien marché, faut l'avouer). Cette courte interruption n'empêchera pas le prof de continuer son discours élogieux sur sa matière, et la description des autres enseignements qui lui paraissent inutiles.

C

'est là que ça commence à devenir long. Après des heures de blabla intense scotché(e) à une chaise, tu entends une sonnerie, synonyme de liberté et de repos bien mérité. Tu descends les marches à toute vitesse et cours vers la sortie. Deux possibilités s'ouvrent alors à toi : raconter ta matinée à tes potes, ou rentrer. Tu optes pour la seconde option, car tu sais très bien qu'une fois arrivé chez toi, tu auras le droit à cette fameuse question : "Alors ta rentrée ?". Autant la raconter une seule fois. C'est donc avec une joie intense que tu reviens, le sac chargé à bloc de livres qu'on t'a soigneusement donnés, tu montes dans ta chambre, et tu t'étales sur ton lit en pleurant.

E

h oui, c'est reparti pour une année.

Stick


Ces pions qui nous matent

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D

’ailleurs tu auras sûrement remarqué comme moi que les ordres qu’ils nous donnent sont parfois en totale opposition avec leurs actes : quand ils nous disent d’enlever notre bonnet, tu vois l’un d’eux se pavanant en en portant un sur la tête la minute d’après, et puis le coup des portables à la cantine… Ils te demandent de ranger le tien alors qu’ils ont le leur à la main ! Mais il faut les comprendre : ils ne mangent pas avec leurs potes avec qui ils pourraient parler ou rire, alors, entre regarder des lycéens mâchouiller leurs repas et parler en SMS, on choisirait tous la première solution sans hésiter !... En même temps, on ne peut pas vraiment dire qu’être surveillant soit très excitant : ajourner des absences, noter des retards, ouvrir les portes, s’occuper de la paperasse, être confronté à des situations plus qu’étranges…Bref, tout ça peut être barbant à la longue, non ? Surtout s’ils font ça depuis un an voire plus… ! Mais allez, gardez courage !! On n’est pas tous horribles, si ?

E

nfin, heureusement que certains élèves prennent le temps de discuter avec eux, après tout, surveillants ou non ce sont des personnes comme les autres !

N

e nous le cachons pas, on se demande souvent à quoi ça sert de courir après des élèves à travers les couloirs du haut simplement pour leur demander de descendre, de traquer la moindre personne portant un bonnet ou ayant sorti son portable au réfectoire, et bien sûr, de demander à tout élève errant sans but dans les couloirs pendant les heures de cours d’aller soit en perm, MDL ou CDI !

M Ah, les pions, les pions… Je crois qu’on s’est tous déjà irrité en entendant un surveillant nous dire ces phrases cultes : « Eh ! Tu peux enlever ton bonnet ? », « Mademoiselle la cigarette s'il te plait! » ou « Range ton portable, ce n’est pas le lieu. ».

ais si l’on y réfléchit un peu, honnêtement, que serait le lycée sans eux ? L’anarchie la plus totale ? Des bagarres, peut-être un peu (beaucoup) plus de séances de plotage, des batailles de nourriture, aucune vie sociale vu qu’on serait tous plongés dans nos portables, et allez, soyons fous, vachement plus de filles avec encore moins de tissu sur le dos ? Ce serait sûrement ça à quelques détails près… Bref, un mélange à la fois fun et vraiment choquant.

MOD'N


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MLKTRAZ


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dROIT DE REPONSE

DROIT DE REPONSE DU CARTEL 21 IL Y A CEUX QUI PARLENT ET ILY A CEUX QUI FONT

Dans notre n° 48 de l’année dernière, le P’tit Luther avait fait un article sur le nouveau journal : Cartel 21 . Le but de cet article était de donner quelques informations à propos de la relation entre les deux journaux et les conditions de formation de Cartel 21 . Néanmoins, la rédaction de Cartel 21 a interprété cet article autrement et a demandé un droit de réponse que nous leur accordons bien évidemment. Rappel des faits : dans son nu- ment parce que vous n'avez ses acquis passés (honoméro 48, le P'tit Luther a dé- pas accepté nos critiques. Et rables, certes, là n'est pas la dié un article au Cartel 21 . Il qui étions-nous pour critiquer question) et pour le Cartel 21 , prenait la forme d'une "auto- votre journal ? Vos propres fraîchement né, d'aller encore interview" où la précédente ré- lecteurs. Nous qui avons lu plus de l'avant. dactrice-en-chef du P'tit Lu- votre journal, nous pensions ther répondait aux questions pouvoir émettre un avis, et Prouvons qu'il est possible de d'un personnage imaginaire. pourquoi pas faire nos sug- faire un journal dans l'air du Le but affiché était de parler gestion pour contribuer ? temps, mêlant articles de fond du Cartel 21 , le but second Avec déception, nous n'avons et sujets légers, sans pour était de faire de l'auto-pub pas rencontré l'ouverture d'es- autant tomber dans l'écueil du prit, qui est non seulement journal "rebello-scolaire" bon pour le P'tit Luther. votre mission, mais aussi et à gagner des concours, mais Les grandes imprécisions que surtout votre revendication. incapable de se faire l'écho vous avez laissées, les petites du lectorat lycéen. Concilier insinuations que vous avez Le P'tit Luther estime que attractivité et qualité n'est pas lancées, justifient l'usage de nous avons voulu profiter de chose aisée ; pour autant, ce notre droit de réponse pour ré- l'effet de nouveauté. Pensez- n'est pas un dilemme non tablir notre version des faits. vous vraiment qu'il s'agisse plus. Il est évident qu'on ne Pour ça, nous irons sans dé- d'une vocation pertinente à va pas plaire à tout le monde elle seule ? Et pensez-vous – et c'est aussi ce pour ce tour. que la nouveauté ne com- risque que nous faisons ce Bien qu'un effort a été fait porte qu'un avantage ? Elle a journal. pour essayer de décomplexer aussi un énorme désavan(c'est votre expression) le P'tit tage. Sans l'enthousiasme et Une saine émulation entre les Luther, votre attitude parait la force d'initiative qui se sont deux journaux va débuter. On toujours emplie de hauteur jointes, jamais nous n'aurions peut espérer que ça sera le vis-à-vis des lycéens : "les ly- pu mettre le projet sur pied. Il premier, et le dernier droit de céens ne lisent pas les jour- ne suffit pas de claquer des réponse que nous aurons à naux, ne sont pas motivés, ne doigts. Nous avons eu un petit signer. Plus qu'un vecteur s'engagent pas – et pourtant succès , maintenant notre d'information, le journal a une on a tout fait pour !" Cette tâche est de l'inscrire dans la mission fédératrice au sein du mauvaise considération suffi- pérennité. La concurrence, microcosme lycéen. Et d'ausait à justifier l'avènement du dans ce contexte, n'est pas cuns savent que cela est Cartel 21 . Pourtant, avant un problème : c'est une indispensable. La communaumême que l'idée de créer un chance. Tous les lycées n'ont té lycéenne possède une trinouveau journal nous vienne, pas le luxe d'abriter deux jour- bune, c'est à vous, lycéens, nous étions prêts à rejoindre naux sous leur toit. C'est l'oc- de la tenir. le P'tit Luther. Alors pourquoi casion pour le P'tit Luther, qui cette séparation ? Principale- s'appuie sur ses réussites et Dimitri Rechov


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DEUX JOURNAUX, Et voici l’article incriminé publié DOUBLE DOSE ? dans notre n°48 de mai 2013 :

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BIG BROTHER MÈNE L’ENQUÊTE

Un bruit court à MLK. Big Brother nous a fait signe dans l'oreillette qu'un nouveau journal était en création. Un journal, fait par des lycéens pour des lycéens (un peu comme nous, mais en pas pareil) du nom de Cartel 21 . Ce n'est pas un cartel de drogue (enfin normalement), ni une secte (à moins que??) mais bien un vrai journal papier et en ligne qui, nous l'espérons, contribuera à dynamiser le lycée encore plus qu’il ne l'est aujourd'hui. L'idée a tout d'abord germé dans la tête de certains élèves de première LES puis s'est étendue

Après cette révélation, Big Brother a décidé de chercher les embrouilles, ou plutôt la réponse à la -question-que-toutle-monde-se-pose : au journal des ancêtres, voit-on le petit nouveau d'un bon œil ? Pour le savoir, Big Brother a interviewé la principale concernée : la rédac-chef du P'tit Luther.

BB : Alors, ça fait quoi de ne plus être le seul et l'unique journal à MLK ?

Clémence : Ça fait plaisir, ou du moins ça devrait ! C'est une très bonne nouvelle pour MLK : ça montre que les élèves ont (enfin) envie de faire bouger les choses, et surtout ça nous force à nous remettre en question et à nous renouveler un peu de notre côté.

BB : Pourquoi ne pas avoir fusionné les deux journaux ? Vous préférez vous tirer dans les pattes ?

Clémence : On en a longuement discuté, et il est apparu que les fondateurs de Cartel 21 avaient une vision et des projets trop éloignés de la ligne éditoriale du P'tit

au sein de quelques secondes et semble s'être désormais diffusée dans tout le lycée. Ce nouveau journal semblerait vouloir parler de toi, et être une véritable tribune à ton égard. A ton plus grand plaisir, tu auras désormais le choix de lire le P'tit Luther, et/ou Cartel 21 mais surtout d'en rejoindre un, voire les deux si ça te chante ! Nous espérons en tout cas, que ces deux journaux créeront une émulation positive au sein du lycée, et que toi, jeune lycéen avide de t'exprimer, tu y contribueras... Luther. En clair, ils voulaient créer leur truc à eux, et bénéficier d'un certain effet de nouveauté qui leur permettrait de rameuter les masses. De notre côté on avait pas super envie de tout bouleverser, et on a eu un peu peur que ça tourne à la guerre civile, donc on les a invité à créer autre chose, quitte à leur filer un coup de main si nécessaire. L'idée c'était d'essayer de collaborer, et même si au final il y aura forcément une petite concurrence elle ne sera que bénéfique !

BB : N'avez-vous pas peur de perdre la face devant le succès de Cartel 21 , vous les vieux dinosaures ?

Clémence : Si le P'tit Luther fait un flop, c'est que le nouveau journal aura une adhésion totale de la communauté lycéenne, et dans ce cas il faudra accepter de s'écraser. Mais je pense qu'on est capable de suivre le mouvement, et de dépasser l'image de journal « bisounours intello » qu'on nous reproche actuellement... Ces critiques viennent du

fait qu'on a une certaine exigence par rapport à la qualité des articles : on considère que nos lecteurs sont tous capables de lire des articles un peu approfondis, et on essaie de leur offrir une vraie diversité dans les sujets abordés. D'où l'effet « magazine » pour les lecteurs et le côté imposant pour les nouveaux, qui ne se sentent pas à la hauteur. Malgré tout, le journal se distribue bien, on a fait participer beaucoup de monde cette année, on est en train de former la relève et surtout on s'est forgé une très bonne réputation dans le milieu de la presse jeune.

BB : C'est bien beau tout ça, mais est ce que ça va suffire à redorer votre blason ?

Clémence : On ne plaira jamais à tout le monde, et de toute façon une bonne partie des lycéens n'en a absolument rien à faire de tout ça. Mais qui dit nouvelle équipe dit nouveaux défis, et là dessus y'a du boulot ! D'abord, améliorer la communication pour faire venir plus de monde. De manière plus générale, faire comprendre aux lycéens qu'on n'est ni méprisants à leur égard, ni coincés, mais qu'on est au contraire décomplexés : c'est notre marque de fabrique. Ce qu'on souhaite, c'est inviter les lycéens à se décoincer un peu, à sortir de leur coquille. Et on espère bien qu'avec un deuxième journal, on arrivera à les réveiller !

Clémence Le Bozec


Propagande

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Viendez!

S ES PO R TES . E R V U 'O T R E LE P'T IT LU T H

Le P'tit Luther, c'est un journal, mais c'est aussi bien plus que ça. Microscope sur tout ce qu'on vous cache (ou pas).

R

encontrer. Contrairement à ce que l'on peut croire,

A

voir la classe. Depuis quelques années, le P'tit

ceux qui sont au journal ne sont pas des cloportes terrés dans leur chambre 24 heures sur 24, volets fermés, à travailler pour que le journal sorte. Eh non ! Étant en Ile-de-France, le journal fait partie du réseau francilien de presse jeune, qui, avec l'association Jets d'encre, organise beaucoup d'événements, des festivals, des rencontres, et j'en passe. C'est le moment d'échanger, de discuter avec plein d'autres jeunes et de délirer autour d'un cake au chocolat. Luther enchaîne les victoires. Premier prix au concours national en 201 0, second prix en 201 2, « mention toujours au top » et prix expresso en 201 3… Récompense ? Un super matos. Des ordis, deux tablettes graphiques, des appareils photos … Tout pour travailler dans des conditions top. Et en plus, maintenant, le journal est connu dans la presse jeune française. Si ça c'est pas génial !

S

'impliquer. Au

P'tit Luther, détrompez-vous, on ne fait pas qu'écrire. Oui, parce que les articles de trois pages écrits en police 1 0 c'est bien gentil, mais il faut les illustrer, sinon c'est imbuvable. Alors il nous faut des photos, des dessins, des bulles, bref des trucs sympas. Et tout ça, bien sûr, made in The P'tit Luther. Ensuite, dans un journal, y a toujours des trous. Alors il faut des petits articles, des encarts, des brèves. C'est tout un art … Et contrairement à certaines assertions et préjugés, nous sommes toujours prêts à accueillir les nouvelles idées et les propositions d'articles. A la fin, quand on a le fond, il reste la forme. Il faut bien tout organiser … Alors on doit mettre en page, et ça c'est le job des maquettistes.Bref, c'est pas une mince affaire. Alors pour tout ça, on a besoin de vous.

M

anger. Eh oui, comme je le disais, au journal on

ne fait pas que rédiger … Les réunions se terminant en goûter géant ne sont pas rares, sans parler des piques-niques et autres grignotages avec toute l'équipe. Fondus d'arlequins, de spéculoos ou d'autres sucreries … ils peuvent laisser libre cours à l'expression de leur double maléfique et gourmand. C'est pas pour rien que l'abréviation du nom du journal est le P'tit Lu …

A

lors, si vous voulez vous exprimer, si l'un des jobs proposés vous allèche, le journal vous tend les bras ! Viendez ! Nous ferons une réunion d'information le 23 septembre 201 3.

Barbaralice


A vous de jouer

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CONCOURS DE DESSIN L’équipe du P’tit Luther a le regret de vous annoncer le départ à la retraite prématuré de Jean Raoul, pour cause d’impopular ité et d’une double fracture à l’oreille gauche à la suite de déboires au festival Expresso. Nous proposons donc à tous les dessinateurs ©Lucille Van Hecke créatifs de ce lycée d’inventer la nouvelle mascotte du P’tit Luther ! Envoyez-nous vos dessins par mail à ptitluther.mlk@gmail.com avant le

dimanche 27 octobre 201 3 .

Ils seront ensuite publiés sur la page Facebook du P’tit Luther afin que vous votiez pour votre mascotte préférée. Le dessin vainqueur sera publié dans le numéro de décembre 201 3 et gagnera une place en tant que mascotte dans les prochains numéros. Le gagnant sera en plus récompensé d’une surprise ! Alors tous à vos crayons sans plus tarder, nous comptons sur vous pour trouver la

mascotte qui vous ressemble !


Perlesdeprofs. . . . etd'lves

Quand on est "Moi, j'ai jamais vu une belle blonde faisant du 95C faire du topless" (SES) élève, on connaît le sens des réalités… "- Comment tu es rentrée ? -Bah par la porte d'entrée !"(SES)

… et on est parfois confronté à certaines étourderies.

"-Au fait, Virginie, t'as raté une séance fantastique hier ! -Mais... j'étais là, hier, m'sieur... " (Maths)

On en perd souvent son latin

"- Comment on appelle un nombre qui n'est pas premier ? -Un nombre dernier ? " (Maths)

"Si vous ne rangez pas votre portable immédiatement, je vais en faire un ... je sais pas quoi !"(Histoire)

"-Mais nous sommes dans de l'eau dure ici ? -Non on est pas dans de l'eau..."(Physique) "Mais monsieur, si i n'est ni négatif, ni positif, ni nul, alors ... qu'est ce que c'est ??! " (Maths)

Il faut savoir expliquer quand on est prof…

"-Ne mettez pas vos blouses, vous aurez plutôt besoin de vous déshabiller ... -Eh bien bon TP tout nus !" (SVT)

… et sans passer par quatre chemins.

" Les TP ne seront pas infaisables. On ne vous aime pas, mais le but c'est de ne pas vous revoir, quand même... " (Physique)

"-Et elle mourrait? -Non elle mourrait pas, elle brûlait puis se volatilisait" (Histoire)

"Si vous pensez toujours que les filles sont des princesses qui font caca des papillons, allez donc voir un haka féminin en nouvelle Zélande !"(Philo) " L’œuvre d'art ça serait une production hybride entre un Kinder Bueno et Kant"(Philo)

Phrase drôle ? Phrase culte ? Phrase qui tue ? Toi aussi envoie-nous tes PERLES DE PROF à ptit.luther.mlk@gmail.com. Les meilleures seront publiées dans un prochain numéro !

n°49  

Voici le n°49 spécial "être lycéen à MLK", fait par le P'tit Luther, lycée Martin Luther King, Bussy Saint Georges.