« La 437 était une guitare “mésotonique”. Les frettes mobiles me permettaient d’obtenir un maximum de tierces majeures parfaites. » fication faisait varier le son et le toucher de la guitare.
1974 - Début
de l’utilisation régulière du « western red cedar » pour les tables avec la construction de la n° 378, commandée par Turibio Santos. Le red cedar canadien apporte des sons plus corsés, qui sonnent très « guitare ». Les commandes affluent, une dynamique de succès s’installe solidement.
1975 - Mise au point d’un barrage asymé-
trique par suppression de la barre côté aigus. Ce sera mon barrage normal, durablement. Ndlr - « Je faisais pendant longtemps un barrage symétrique, c’était un triangle qui soutenait la voûte, mais après avoir travaillé avec le laboratoire d’acoustique, en 1975, j’ai abandonné la symétrie et je trouve que c’est mieux. En regardant les hologrammes, on constate que quand deux parties voisines de la table entrent en résonance, ces vibrations peuvent se réunir au début, se coupler et former un son fort, puis se détruire et s’arrêter brusquement !
De ce fait, un barrage qui n’est pas complètement symétrique peut arranger les choses. »
1977 - Construction de la n° 437, une guitare
« mésotonique ».
Ndlr - Le tempérament « mésotonique » est un désir des compositeurs du xvi e siècle et de l’époque baroque d’employer une gamme capable de donner un maximum de tierces majeures parfaites (bien que 4 tonalités sur les 12 possibles ne soient pas utilisables). D’où l’idée de faire une guitare avec des frettes mobiles. Je commence à profiler « en arbalète » les sept barrettes du barrage en éventail (n° 449) ; c’est une influence du travail d’Ignacio Fleta. Côté graves, je prolonge l’éventail jusqu’à la caisse. Le résultat global me semble meilleur, la chose est adoptée sans que je puisse le justifier réellement : ce barrage asymétrique sonne ! Ndlr - Daniel Friederich et Émile Leipp signent l’étude « La guitare : historique