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LA DYNAMIQUE D’INVASION DES ESPÈCES EXOTIQUES SOUS SURVEILLANCE
© PN de La Réunion
PUBLI-COMMUNIQUÉ
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Envahissement de la Plaine des Fougères par le raison marron, le longose...
À L a R éunion , pas moins de 1 800 espèces de plantes sont aujourd ’ hui recensées comme étant exotiques , dont 150 qui font l ’ objet d ’ une attention particulière d ’ un groupe de travail coanimé par le C irad et le P arc national de L a R éunion .
© Éric Rivière | Cirad
Les espèces exotiques envahissantes (EEE) représentent ainsi une menace pour la flore endémique de l’île, à laquelle elles se substituent jusqu’à détruire les écosystèmes et uniformiser les milieux naturels. Afin d’enrayer cette dynamique, l’unité mixte de recherche Peuplements végétaux et bioagresseurs en milieu tropical (Cirad, Université de La Réunion) pilote des actions de connaissance des espèces et de modélisation de scénarios de lutte.
Les fruits ailés de la liane papillon facilitent sa propagation et son caractère envahissant dans les forêts semi-sèches.
MATHIEU ROUGET, CHERCHEUR EN ÉCOLOGIE AU CIRAD DE LA RÉUNION « En collaboration avec un ensemble d’acteurs de la gestion du milieu naturel, dont le Parc national depuis 2018, nous cherchons à caractériser les interactions entre les plantes exotiques envahissantes et le milieu naturel afin d’accompagner les stratégies de lutte. Nous réalisons actuellement un diagnostic de la
situation afin de remettre à jour les connaissances, à la fois sur les espèces présentes (Quelles espèces posent problème et comment les prioriser ?) ainsi que sur les espaces d’intervention (Quelles sont les zones les plus envahies par les EEE ?). L’idée est, d’une part, de coordonner la collecte de données et de les homogénéiser, dans le but de réaliser des cartes d’invasion ; et d’autre part, de concevoir des protocoles d’inventaire et de suivi sur le terrain, avec l’ensemble de nos partenaires. Ces actions de connaissance permettent alors la mise en place de projets de lutte biologique spécifiques. En 2022, nous avons notamment monté un projet de recherche afin d’identifier les agents de lutte potentiels contre la liane papillon (Hiptage benghalensis), qui se propage rapidement, étouffe la forêt sèche et provoque la chutes d’arbres ».