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Franรงois


François Arnal - Biographie 2 octobre 1924 : Naissance de François Arnal à La Valette du Var près de Toulon. 1949 : première exposition collective Galerie Maeght. Années 50 : Vit au Mexique, aux Etats Unis et à Tahiti. Années 60 : Retour en France, premiers « Bombardements ». Années 70 : Création de l’« Atelier A », avec Arman, César...

Expositions : Arnal a présenté ses oeuvres dès 1949 à la Galerie Maeght. Par la suite, une centaine d’expositions personnelles lui ont été consacrées en France et à l’étranger. Collections : Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections et musées français (notamment le Musée d’Art Moderne de Paris) et étrangers (notamment en Allemagne, Belgique, Brésil, Chili, EtatsUnis, Italie, Suède, Suisse et au Pérou). A voir : François Arnal dans les collections publiques : Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Musée d’Antibes, Châteauroux, Dunkerke. Commande du ministère de la Culture pour la Cathédrale Saint-Gatien de Tours.


SUR LES PAS DE FRANÇOIS ARNAL Touche à tout de génie, bousculeur d’idées reçues, François Arnal aborde la vie comme son art, avec gourmandise. Arnal fait partie des rencontres que l’on peut qualifier de précieuses tant elles sont rares et atypiques. Cabot, malicieux, éternel jeune homme au regard pétillant, la vie de François Arnal se lit comme un roman. Né en 1924 dans le Var, entré très jeune en résistance dans le maquis, il découvre la peinture au hasard d’une rencontre trop belle pour être vraie. Un soir, attiré par la lumière d’une maison isolée, il fait la rencontre d’un peintre hollandais réfugié peignant une femme nue. Réalité, fiction ? Peu importe tant ces deux termes ne cessent de s’entremêler dans les souvenirs de l’artiste. Et puis l’histoire de l’art ne se nourritelle pas de ces mythes ? La peinture sera donc une révélation puis très vite une vocation qui ne le quittera plus jamais. Démobilisé, il s’installe à Paris en 1948 où il se lie très vite avec les peintres de l’Ecole de Paris pour s’en éloigner tout aussi rapidement ce qui lui vaudra d’être associé à l’Art Informel et plus tard, aux membres du groupe Cobra d’Asger Jorn. Mais, Arnal a-t-il jamais appartenu à une école ? Toujours à la recherche, constamment en mouvement, il explore, ouvre des pistes qu’il laisse à d’autres le soin d’approfondir voir d’épuiser. Dans les années 50, il expose beaucoup, en France, entre autre à la galerie Maeght, et à l’étranger. Épris d’indépendance, il se lance dans une série de voyages au long cours. Il prend le large pour le Mexique, la Polynésie Française, l’Amérique Centrale puis du Nord. Le voyage est une donnée

fondamentale dans la vie et l’œuvre de François. Qu’il soit géographique ou imaginaire, le voyage éclaire tout le parcours esthétique de cet artiste. Aventurier baroudeur, ses ruptures picturales peuvent être comprises comme autant d’explorations et d’aventures. Arnal est un séducteur, rêveur, gourmand et généreux qui ne cesse d’aller de découvertes en découvertes. Peintures, sculptures, romans, pièces de théâtre, vidéos, installations, design, décoration, tous les médiums seront envisagés et travaillés sans hiérarchie aucune. Homme de son époque, il l’est à double titre. Artiste dont l’œuvre débute au milieu du XXeme siècle, il est influencé, consciemment ou non, par les théories de Greenberg, de l’Action Painting New Yorkais. Il se qualifie d’ailleurs de peintre abstrait : « Certains y voient un poisson, d’autres une montagne. C’est bien. Mais ça ne veut pas dire que j’ai fait un poisson ou une montagne ». Mais c’est aussi un artiste touche à tout qui ne se cantonne pas à un mode d’expression. En ce sens, il annonce notre société post-moderne qui a aboli les hiérarchies entre médiums pour ne garder que celle de l’art. Depuis 1958, il travaille par séries : celles des Bombardements, des Voyageurs, des Elémentaires, des Champs Voilés, des Rencontres, des Emerveillements, des Choix. Leurs titres invitent à eux seuls le spectateur sur le chemin de l’imaginaire. La sculpture apparaît à partir de 1960 : bois, caoutchouc, vinyle, mousse, cordes et objets trouvés… Au même moment, Arnal commence à libérer la toile de son châssis, à la laisser à nu dans certaines de ses œuvres.


Une pratique qu’il revisite régulièrement avec les séries des Elémentaires ou des Meeps, non sans justifier des rapprochements avec le mouvement Support-Surface. En 1965 débute la série des Bombardements dans laquelle il spray à l’aide d’une bombe, des objets de la vie quotidienne, ciseaux, chemises, punaises, sur un canevas pour n’en laisser que le négatif afin de mieux dévoiler l’humanisme de l’objet industriel. Le tumulte de 68 et son rejet de l’art en tant qu’activité déconnectée du social impose aux artistes d’entrer dans le champ du social. Arnal fonde l’Atelier A avec Arman, Annette Méssager, Hervé Télémaque, André Cazenave… Comme l’expliquait Pierre Restany dans son Manifeste de 1970, « L’Atelier A est une entreprise collective basée sur un acte de foi : la nécessaire insertion de l’artiste dans la vie ». Doté d’une énergie créative sans limite, l’Atelier A, dirigé par Arnal, va créer et produire pendant cinq ans des meubles et objets quotidiens extraordinaires dessinés par des artistes. Encensée par la critique, l’aventure prendra fin en 1975. Précurseur, elle est le premier mouvement contemporain français à avoir tenté d’estomper ou d’abolir la frontière entre art et design.

un regard toujours nouveau et surpris sur le monde qui l’entoure. Flâneur et jouisseur, il a su élargir son champ de vision et donc le nôtre. Happy Days nous donne le loisir de lever un coin du voile et d’entrer de plain-pied dans l’univers de cet artiste protéiforme, de mieux comprendre ce funambule de génie qui a ouvert de nombreuses voies et préfiguré des mouvements sans jamais s’y enfermer de peur d’en devenir prisonnier. Tatyana Franck & Nicolas Chwat

Le retour à la peinture sera hésitant (série des Champs Voilés, des Champs Prisonniers), voire balbutiant, le temps pour Arnal de reprendre confiance et d’apprivoiser à nouveau ce medium. Le début des années 80 marque la réapparition des Meeps, personnages imaginaires et série qu’il ne quittera plus mais aussi une période qui tend vers une épure (série des Elémentaires). Depuis 20 ans, François Arnal rassemble ses voyages, les conjuguent et les marient dans un élan syncrétique en combinant ses découvertes dans son atelier d’Arcueil. Il continue sa « perpétuelle réinvention »1, généreuse et gourmande, portant 1

« Arnal ou la perpétuelle réinvention », musée de Toulon, 1983


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Liste des oeuvres reproduites p 5 p 6 p 7 p 8 p 9 p 10 p 11 p 12 p 13 p 14 p 15 p 16 p 17 p 18 p 19 p 20 p 21 p 22 p 23 p 24 p 25 p 26 p 27 p 28 p 29 p 30 p 31 p 32 p 33 p 34 p 35 p 36 p 37 p 38

La Croisière Noire, 1959 . Huile sur toile, 102 x 76 cm L’Homme debout devant la mer, 1957 . Huile sur toile 200 x 200 cm La Puissance d’être et d’aimé, 1959 . Huile sur toile, 200 x 200 cm Passage de JH chez les mutants, 1961 . Série des mutants . Huile sur toile 130 x 195 cm Rencontre d’un mutant et de JH, 1961 . Série des mutants. Huile sur toile 130 x 195 cm Hommage à Rose toutes griffes acceptées, 1961 . Série des mutants . Huile sur toile 130 x 195 cm La Grande carte des Contrastes, 1965 . Série des bombardements . Huile sur toile 195 x 130 cm La Mort dans les vignes, 1965 . Série bombadements . Huile sur toile 195 x 130 cm La Grande Peur d’été, Dyptique 1965 . Série bombardements . Huile sur toile 260 x 195 cm Dialogues des trois états, 1965 . Série bombardements . Huile sur toile 195 x 260 cm Le Châssis, 1971 . Série bombardements . Bombe sur plexiglas, 120 x100 cm La Voie Lactée, 1971 . Série bombardement . Peinture sur toile 195 x 130 cm La Grande paire de Ciseaux, 1971 . Série bombardements . Peinture sur toile 195 x 130 cm L’Assiette et la Cuillère, 1971 . Série bombardements . Peinture sur toile 195 x 130 cm Les Voyageur s’en vont en fumée, 1976 . Série des Voyageurs . Huile sur toile 130 x 212 cm Le Bateau Chargé d’Or, 1977 . Série des découvertes . Huile sur papier sous verre 107 x 94 cm Les Petits Nuages, 1977 . Série des découvertes . Huile sur papier sous verre 107 x 74 cm Pas le moindre Espoir, 1978 . Série des champs voilés . Huile sur toile 33 x 41 cm L’Anneau Coulé, 1980 . Série élémentaires . Peinture sur coton teinté 154 x 136 cm La belle Prisonnière, 1978 . Série des champs voilés . Huile sur toile 195 x 130 cm La belle Verticale, 1978 . Série des champs voilés . Huile sur toile 195 x 130 cm Des Vertes et des pas Mûres, 1981 . Série élémentaires . Peinture sur coton teinté 190 x 60 cm Tous les Éclats, 1981 . Série élémentaires . Peinture sur coton teinté 190 x 60 cm Montagne Bleue, 1981 . Série élémentaires . Huile sur toile 82 x 100 cm Montagne Verte, 1981 . Série élémentaires . Huile sur toile 82 x 100 cm Moi Crachant du bleu pâle, tryptique 1986 . Série de l’émerveillement . Huile sur toile 195 x 390 cm L’Heure Dangereuse du Petit Matin 1990 . Série des choix . Huile sur toile 200 x 200 cm Le Messager bleu, 1991 . Série des découvertes . Peinture sur papier encadré 67 x 82 cm La Porte de l’Enfer, 1991 . Série des voyageurs . Huile sur toile 90 x 130 cm Les Serviteurs du Palais de Porphyres, 1991 . Série des rencontres . Huile sur toile 97 x 130 cm Message en Retard 1991 . Série des recontres . Peinture sur papier encadré 97 x 130 cm J’ai Choisi la Liberté, 1998 . Série des voyageurs . Peinture sur papier encadré 147 x 114 cm Les Six Piliers de la Sagesse, 1991 . Série des découvertes . Huile sur Toile 82 x 73 cm Les Belles Tâches, 2009 . Série des belles tâches . Huile sur toile 300 x 130


© NM Galerie, Paris, 2010 www.nmgalerie.com contact@nmgalerie.com Catalogue publié à l’occasion de l’exposition “Happy Days”, Rétrospective François Arnal, Aix en provence, 1 Juillet 29 Août 2010. Exposition organisée par NM Galerie, Paris. Direction Nicolas Mazet Remerciements François et Valerie Arnal, Anne et Gerard Mazet, Anne et Pierre Paillette,Bernard, Serge, Jérôme... Tatyana Franck, Nicolas Chwat. La ville d’Aix En Provence.

Conception & Réalisation Graphique Pauline Georgeault


François Arnal - Happy Days