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BONN ES VACA NCES ! www.journauxetudiants.com/moutonnoir

Journal des étudiants du Cégep de Drummondville

Le Canada pour les nuls

Volume 12, numéro 8, 17 mai 2011

CAMPUS

Manifestation Retour pièces de théâtre page 8 page 4-5

SOCIÉTÉ Ben Laden page 16

Quelques réflexions sur l'avenir du Québec et du Canada dans cette édition...

Simulation parlementaire Page 14

DIVERTISSEMENT

ARTS ET SPECTACLES

Horoscope

Critiques de films

page 24

Recette page 26

page 22-23

Festivals Page 21


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Sommaire Cégep

Olivier Dénommée

Gala vidéo

3

Forêts

4

Jeux de massacre

5

Mot du rédacteur en chef

6

«This is the end…», comme aurait dit Jim Morrison. Cette phrase prend pour plusieurs d’entre nous un sens bien plus grand que les vacances estivales.

Cloches de Corneville Recrutement Expérience Expositions

7

Procrastination

8

Manifestation Retour au cégep

9

Élections

10

Ben Laden

11

Parti indépendantiste

12

Avenir du Canada

14

Indépendance

15

Simulation parlementaire

16

Société

Pétrole Insolite

17

«Pochelitique»

18

Bénévolat

Arts et spectacles WaPa Slaughter Slashing Festivals Critiques de films Insidieux

Horoscope Recette Sudoku

Même certains éternels cégépiens (ceux qui ne sont pas capables de partir sans 2 ou 3 diplômes dans leurs bagages) finissent par eux aussi en arriver là. Peut-être que vous ou de vos amis partent cet été pour ne pas revenir à Drummondville; c’est ça le risque de ce type d’institution qui n’est souvent qu’une transition de quelques années entre le secondaire et l’université. Néanmoins, pour une dernière fois de la session, l’équipe du Mouton Noir telle que vous la connaissez, avec les vieux d’la vieilles comme vous les connaissez, vous fait don de cette édition, juste à temps pour la fin de session et les examens assortis. Ah, et petite note à la généreuse personne qui a pris le temps de souligner toutes les erreurs qu’elle a pu trouver (ou penser trouver) dans notre dernière édition: merci de l’effort, mais il aurait été plus rentable et agréable pour tous de participer à la correction du journal avant sa sortie plutôt qu’après. C’est en toute humilité que l’on réalise ce travail, et toute collaboration est souhaitable avec les personnes soucieuses du travail bien fait. Dommage que tu sois resté(e) anonyme, tes services auraient été des plus appréciés! Si tu te reconnais et que tu es encore au cégep l’an prochain, viens faire un tour, nous t’accueillerons à bras ouverts! Pour tous les autres: lisez-nous avec intensité. Lisez-nous avec nostalgie. Lisez-nous avec un verre de thé glacé. Mais lisez-nous une dernière fois avant cet été qui s’annonce un été de changements.

Olivier Dénommée

19 20 21 22 23

Adele

Divertissement

Le Mouton Noir

24 26

RÉDACTEUR EN CHEF Olivier Dénommée CORRECTEUR Olivier Dénommée

Samuel Nadeau INFOGRAPHISTE Olivier Dénommée IMPRESSION Buropro

JOURNALISTES Olivier Dénommée, Mélissa F. Caillé, Maryse Roy, Gilles Dubuc, TIRAGE Sébastien Coulombe, Nicolas 200 exemplaires Lamarre-Moreau, Christine Blanchard, Gabrielle Rocheleau, COORDONNÉES

Cégep de Drummondville 960, rue Saint-Georges Local 1209 COURRIEL journal.mnoir@gmail.com

PROCHAINE PUBLICATION Le Mouton Noir fait relâche en même temps que vous cet été, et vous reviendra en septembre avec une nouvelle équipe!


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Cégep Tapis rouge au cinéma RGFM pour le 15e Gala de la vidéo Cela se passe le jeudi 19 mai prochain, dès 19h.

Cégep de Drummondville Collaboration spéciale

Pour ses 15 ans, le Gala de la vidéo s’offre le tapis rouge du cinéma RGFM et devient la Projection publique annuelle du programme Arts et lettres du cégep de Drummondville. Cet événement spécial, ni plus ni moins que la soirée des Oscars des étudiants, se déroulera le jeudi 19 mai prochain, dès 19h. Cinq courts-métrages écrits, produits et réalisés par des finissants du profil Lettres, cinéma, théâtre seront alors en compétition et analysés par les membres du jury, à savoir Anne Bussières Gallagher (finissante de 2004 et enseignante), Jean-François Audet (enseignant), MarcAndré Thomassin (finissant de 2005 et réalisateur) et Guillaume Fortin (finissant de 1997 et réalisateur). «À l’occasion de cet important anniversaire, notre programme est fier de compter sur la collaboration du cinéma RGFM de Drummondville pour une projection à la fine pointe de la technologie HD, a affirmé Grégoire Bédard, enseignant en cinéma au cégep de Drummondville. On est très heureux de cette belle collaboration.» Ces cinq films, dont la durée varie de 10 à 15 minutes, constituent les projets d'intégration réalisés par les finissants dans de cadre leurs études multidisciplinaires. Deux drames, une comédie, un film noir et un documentaire figurent au menu de la soirée. «Après la projection, une remise de prix soulignera la qualité des films aux points de vue esthétique, dramatique et technique, tandis que le public est invité à voter pour son coup de cœur», a précisé M. Bédard.

Synopsis

«I am Julien», une réalisation de Dave Côté d'après un scénario d'Émile Trudel, est une comédie qui raconte les

mésaventures d'un jeune homme qui se sent au bout du rouleau et qui décide de prendre son destin en main une bonne fois pour toutes. Mais il n'est pas facile de commencer un nouveau chapitre dans sa vie… Jonathan Lépine a, quant à lui, écrit un suspense avec le film «L'improvisateur», une réalisation d'Ariane Gauthier-Jalbert, qui a décidé d'en faire un «néofilm» noir. Un jeune homme découvre la face cachée de l'Organisation mondiale d'improvisation et est confronté à des vérités troublantes qui remettent en question bien des choses. «On ne sait jamais…», une réalisation de Claudia LaplanteChapdelaine, raconte les hauts et les bas d'une équipe de tournage qui doit produire… un court-métrage. À la façon d'un «making of», ce documentaire révèle les dessous d'une production cinématographique étudiante. De son côté, Camille Trudel, scénariste du «Point de chute», présente une réflexion sur la nature humaine dans ce drame réalisé par Émile Trudel. Un couple, dont la vie balance entre la poésie, la philosophie et la réalité parfois dure à concilier, est confronté à des événements irréversibles. Enfin, le courtmétrage «Les couleurs de la personnalité» est

une réalisation signée par Jessica Fiset d'après un scénario de Jonathan Poissant. Un peintre essaie de créer une toile originale pour une exposition, mais se fait prendre au piège d'essayer de plaire à son public et n'arrive plus à créer. Soulignons que les billets en vue d’assister à la 15e Projection publique annuelle du programme Arts et lettres du cégep de Drummondville sont disponibles aux guichets du cinéma RGFM de Drummondville (755, rue Hains), au tarif régulier. Pour en savoir plus à propos des courts-métrages en compétition, visitez le site Web du Département des Arts et lettres, profil Lettres, cinéma, théâtre, à l’adresse www.cdrummond.qc.ca/cegep/ artlettre.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Une performance qui méritait une forêt d’applaudissements Ceux qui avaient d’autres projets les 14 et 15 avril dernier en soirée ont vraiment manqué quelque chose. Le public nombreux peut en témoigner.

Olivier Dénommée

Photo: Elizabeth Julien

Le Mouton Noir

C’est tout un travail qu’a abattu un des deux groupes de finissants du programme d’Arts et lettres, profil lettres, cinéma, théâtre dans le cadre de leur cours de Production théâtrale! En effet, l’un d’eux a fait le choix de monter puis présenter une pièce très difficile d’un dramaturge québécois connu… Wajdi Mouawad, ce nom vous dit quelque chose (Incendiiiies… Incendiiiiiiiiies!)? C’est Forêts, une œuvre de près de 3 heures qui a été interprétée avec une intensité digne de comédiens professionnels. Il n’est pas facile de trouver des failles à cette présentation qui a été fignolée jusque dans les moindres détails. Le seul véritable défaut qu’on peut y trouver réside dans sa complexité qui a pu donner des migraines à tous ceux qui ne sont pas familiers avec le théâtre de Wajdi Mouawad ou qui n’ont pas eu la chance de lire la pièce avant d’y assister. L’histoire était quelque chose d’assez loin de l’espritWalt Disney, mettons! D’ailleurs, l’histoire… parlons-en! Pour ceux qui ont manqué la pièce, ainsi que ceux qui n’ont absolument rien compris, voici un résumé de quelques éléments clés de l’œuvre théâtrale: Une adolescente, Loup, doit partir à la recherche de ses origines alors que sa mère est décédée

Photo: Elizabeth Julien

quelques années plus tôt avec un louche os dans la tête. Douglas, un paléontologue (ouf!) aide Loup dans cette quête qui les fera «voyager» à travers six générations, ce qui a fait découvrir au public l’histoire de huit femmes. Si on parle de thématique, c’est plus ou moins joli… de l’inceste, des viols, des meurtres, des familles abandonnées, des promesses rompues (au moins, certaines promesses sont finalement tenues!), des sacres… pourtant, l’interprétation fait étrangement bien passer le contenu de la liste qui, fort heureusement pour notre santé mentale, n’a pas été «ploguée» dans un même 10 minutes. En effet, ces sujets, aussi choquants peuvent-ils paraître, ont été placés au compte-goutte à travers la pièce, ce qui se laisse déjà mieux digérer par le public moyen. Pour en revenir à la performance, vous comprendrez que ce n’était rien de léger que ces finissants ont interprété!On est loin, très loin du théâtre d’été de Gilles Latulippe ici! Une œuvre dure, assez psychologique, qui suscite réflexion pendant et surtout après l’avoir vue. Néanmoins, les acteurs ont su y apporter une touche de fraîcheur à leur manière. Étoile performance à Heidi Bersot qui a réussi à faire rire le public à l’occasion avec des répliques qui n’étaient même pas supposées être drôles; je ne trouve personnellement pas ça déplacé d’avoir entendu des gens rire à «Ceci est un bébé», car avec une telle histoire, un petit rire est toujours bienvenu pour s’aider à passer au travers des événements plus tragiques qui

s’en viennent. Bref, l’œuvre, aussi lourde soit-elle, a été quelque peu allégée grâce au jeu des acteurs, et on les remercie! Nous n’avons pas encore parlé des effets? Sans être trop chargée, cette interprétation de Forêts a offert quelques effets visuels intéressants, mais pas toujours simples à comprendre. L’intervention du stroboscope était parfaitement comprise, puisqu’elle arrivait aux moments des crises d’épilepsie d’Aimée, mais je me demande encore quelle était la raison profonde du graffiti sur la toile de plastique, car il y en avait très certainement une (ces choseslà sont très rarement innocentes!). Chose certaine, notre nez a été mis à contribution, car ça sentait la peinture jusqu’à assez loin en arrière! Pour ce qui est des décors, on peut encore féliciter les comédiens, qui ont effectué les changements très efficacement. Voir les formes noires se promener sur scène pour déplacer les objets en vue de la prochaine partie était un spectacle en soi! Très franchement, si vous avez manqué cette pièce, j’espère que vous aviez une excellente raison, sinon un jumeau monstrueux va venir kidnapper votre mère! À tous les comédiens de la pièce Forêts, un énorme bravo, vous avez été géniaux! 8$ pour encourager la relève et le talent de vos camarades, ce n’est rien du tout, alors n’hésitez pas quand vous avez la chance d’assister à une telle représentation!


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Bien loin d’un massacre! Au début du mois d’avril, vous avez eu l’occasion s’assister à la pièce Jeux de massacre d’Ionesco.

Olivier Dénommée Le Mouton Noir

Jeux de massacre, une pièce absurde, a été présentée par un groupe de finissants du programme d’Arts et lettres, profil Lettres, cinéma, théâtre, les 7 et 8 avril dernier. Ayant eu droit à une publicité quelque peu controversée, beaucoup se demandaient à quoi s’attendre avec cette pièce de théâtre! Heureusement pour tous, toutes les craintes ont été effacées après les premières minutes de la présentation! En effet, les acteurs ont dépassé les attentes et ont tout donné pour le plaisir du public. Si vous avez manqué ce spectacle, voici un petit résumé: un étrange mal semble atteindre la population d’une ville, puisque de nombreux citoyens meurent et tombent comme des mouches. La raison n’est jamais clairement définie, et ce qui nous intéresse, c’est surtout la réaction des autres qui tentent continuellement de se protéger, trouver un bouc-émissaire ou encore tirer profit de ce malheur. L’œuvre

est donc une grande série d’événements liés à un contexte, sans être tous liés entre eux: les personnages étaient vertigineusement nombreux, il est difficile de dire combien chaque comédien en a interprété durant la représentation d’environ 1h30! Jeux de massacre a certainement été un beau défi à relever pour nos finissants. Si l’œuvre était en soi assez absurde, elle n’avait rien de simple! Il ne doit pas être évident de faire de faire des bouts d’histoire en changeant de personnages à chaque fois tout en demeurant attrayant pour le public qui n’est pas nécessairement friand de ce type de théâtre. Néanmoins, les comédiens ont offert une performance digne de leur calibre. J’ajouterais

seulement que le maquillage choisi a été très réussi. Juste en voyant arriver les personnages, on pouvait dire que l’environnement n’était pas très net ou sain! Bref, une belle pièce qu’ont interprétée nos comparses! N’oubliez jamais que c’est un peu notre devoir d’encourager les autres étudiants lorsqu’ils performent. Lorsque vous en avez la chance, allez les voir et les encourager; ça ne coûte pas cher et c’est une qualité aussi professionnelle!

Photo: Heidi Bersot

Les cloches de Corneville Un spectacle que vous regrettez d’avoir manqué…

Mélissa F. Caillé Le Mouton Noir

C’est en entrant dans la salle avec une certaine appréhension que je découvris cette opérette. Une appréhension (certes je ne doutais pas de la qualité vocale des artistes, car en ayant entendu quelques-uns chanter, je savais déjà que les notes seraient justes), cette peur d’être déçue tenait plus du style qu’autre chose, je m’attendais à un opéra classique un

peu plate pour la majorité des gens. Donc je pris place dans la salle prête à recevoir des chansons d’opéra dans un style très classique, mais à ma grande surprise, cette pièce m’amena de fou rire en fou rire. En effet, ce spectacle est très bien ficelé avec une distribution d’acteurs qui ne cessait d’exagérer, et ce, pour

le simple plaisir du public. Les acteurs/ chanteurs n’avaient pas de micro, et ce, même pour les scènes parlées, ce qui donnait une ambiance chaleureuse et une certaine intimité. La présence sur scène du pianiste accentua ce sentiment de proximité. Une mise en scène hilarante, des acteurs qui se prêtent au jeu, des voix justes, tout était dans l’opérette pour offrir une magnifique prestation. Pour finir, félicitations aux comédiens et un grand merci de nous avoir offert un spectacle si divertissant.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Le Mouton Noir a des postes à combler… Comme tout est cyclique, les «Babyboomers» du Mouton Noir vont prendre leur retraite du cégep, laissant derrière eux un grand vide.

Olivier Dénommée Le Mouton Noir

Blague à part, mine de rien, cela fait deux ans (voire deux et demie) que quelques membres de l’équipe à journal en faisaient partie. Cependant, comme vous le savez tous, le cégep n’est pas éternel – c’est souvent 2 ou 3 ans de notre vie seulement! – alors cela fait partie de la réalité de voir un roulement de personnel. Ce qui est plus alarmant, c’est que la majorité des membres du journal sont en fin de parcours collégial, ce qui laisse bien peu de gens expérimentés pour la suite. Heureusement ou malheureusement pour vous, il restera un éternel noyau; un peu le Castro du journalisme étudiant. Toute la session, vous avez pu lire des invitations à vous joindre à l’équipe. Cette fois, c’est rien de moins qu’un last call qui

vous est lancé pour l’avenir du Mouton Noir l’an prochain. Le journalisme étudiant et toutes les responsabilités qui y sont liées, c’est non seulement une fierté personnelle et une belle façon de s’impliquer dans un comité étudiant: c’est aussi un engagement important pour l’avenir de ce même comité! Entièrement géré par des étudiants, le journal est particulièrement dépendant des personnes qui y œuvrent. Ainsi, outre les journalistes qui sont toujours les bienvenus au sein de l’équipe, c’est avec grand plaisir que l’on accepte les correcteurs, qui assureront la qualité du français dans nos pages pour le plaisir des lecteurs. Il fut un temps où la plupart des membres du journal étaient très aisés en français écrit, mais si ce n’est pas le cas, le rôle des correcteurs est primordial pour veiller à ce qu’on ne publie pas n’importe

quoi! Le rôle le plus délicat n’est pas la rédaction, mais plutôt le graphisme. Au journal, nous avons le plaisir de travailler avec la crème des programmes (InDesign CS5), et même si c’est relativement facile à apprendre, même sur le tas, il faut quelques bases pour arriver à se débrouiller. Le reste n’est que de l’exploration pour se perfectionner, ce que je fais depuis un an! En passant, ce serait un immense plaisir de transmettre mes modestes connaissances du programme à quiconque se sentira apte à prendre en charge cet aspect primordial. L’invitation est lancée pour l’an prochain! Si jamais l’automne prochain vous vous demandez encore si vous êtes prêts à vous impliquer, faites donc un tour à une réunion du journal un mardi midi pour en savoir plus sur le rôle que vous pourrez jouer dans l’équipe! Les rencontres se passent au local 1209. Contactez le journal étudiant en tout temps sur son adresse journal.mnoir@ gmail.com.

Mon expérience au journal Voici un texte qui exprime la satisfaction de participer à une activité parascolaire tel le journal.

Maryse Roy Le Mouton Noir

Depuis le début de la session, j’ai écris quelques articles pour le journal. J’en ai écris sur l’éducation, la politique, la problématique de l’alcool au volant et j’ai même écrit un poème. La diversité et la liberté du choix des sujets au journal est vraiment une opportunité. De plus, je me suis aidée du journal pour enrichir une recherche dans le cadre d’un de mes cours. Le journal a été une belle occasion pour moi de m’exprimer et de

dire mes opinions. Toutefois, ce que j’ai davantage apprécié, c’est de connaître de nouvelles personnes et de discuter en équipe. La prochaine session sera un nouveau défi pour le journal étudiant, plusieurs des membres du journal quitteront le cégep et ne pourrons donc pas poursuivre cette belle tradition collégiale. Donc, pour que le journal que vous consultez reste en vie, il nous faut des gens comme toi pour produire des textes la prochaine session. Pour

être membre du journal un article par parution suffit et n’importe quelle étudiant peut écrire un article et le glisser dans la fente sur la porte du local du journal, sans même être membre, afin de pouvoir retrouver son article «in life» dans le journal. Donc, je vous encourage fortement à vous investir dans cette activité passionnante et enrichissante qu’est le journal étudiant. Chers étudiants, à vous de poursuivre la génération des rédacteurs du journal étudiant du cégep de Drummondville.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Deux expositions à voir Les finissants en Arts plastiques du cégep de Drummondville exposent leurs œuvres à la galerie d’art Desjardins, du 10 mai au 21 août, alors que d’autres exposeront au Centre culturel Saint-Jean-Baptiste jusqu’au 3 septembre prochain.

Cégep de Drummondville Collaboration spéciale

A u Centr e cul tu re l

Le centre culturel Saint-Jean-Baptiste d e D r ummon dv ille a ccueille, jus q u’a u 3 s eptem bre p rocha in, une gra nde s é l ec t ion de trav aux pa rmi l’ens emble d e l a produ c tion des étud ia nts ins crits a u p r o gramme Arts pla s tiques d u cégep d e D rum mon dv ille. Cette expos ition p er m ettra aux v is iteurs d e contempler l es oeuv res (des s ins , peintures , es t a m p e s, p hotogra phies , ima ges nu m ériqu es, etc . ) des jeunes a rtis tes d e p remiè re et de deuxième a nnées . R a p p elon s que l’es pa ce d’expos ition d u c en tre c ulturel Sa int-Jea n-Ba ptis te (1 90 , rue Sain t-Da ma s e) es t a cces s ib le g r a t u i tem e n t les d ima nches , de 13h à 16 h .

San s ti tr e D e sj a r d i ns

à

la

Ga l e ri e

d’ Art

Les 1 2 é tudiants de la 5e cohorte d e f i n issan ts du progra mme Arts p l a st i que s du c é g ep de Drummondville p r é sente ron t, du 10 ma i a u 21 a o û t p roc hain , l’expos ition «Sa ns t i t r e » à la g ale rie d’a rt Des ja rdins , t em p oraireme n t déména gée au 21 9, ru e Heriot, à Drummondville. A p rès de ux années d ’explora tion et d ’ap p re n tissage à a cq uérir d es c o nn a issan c e s, des compétences et d e s a p titude s p ropres à la déma rche d e l ’a r t i ste , c e s é tudia nts ont d û chois ir un p r o j e t à réalise r selon leurs goûts , leurs p r é o ccup ation s et leurs ha b iletés . C’es t d a ns l e c adre de leurs cours Production et d i f f usion qu’ils ont éla boré et réa lis é ent i èr em e n t leur projet de f in d ’étud es . R a p p elon s que le s heures d ’ouverture d e l a galerie d’ar t s ont de 13h à 18h, d u m a rdi au sam ed i, et d e 13h à 16h, le d i m a n che . L’e n trée es t libre.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

5 trucs pour arrêter la procrastination Un gros problème des étudiants en fin de session est le fait que plusieurs deviennent maîtres de l’art de la procrastination. Le manque d’organisation se convertit en un manque de temps qui ensuite devient du stress.

Gilles Dubuc Le Mouton Noir

Pour contrer cela, voici cinq petits conseils pour essayer d’éliminer, ou du moins diminuer, la procrastination de fin de session: 1. Décortiquez le travail à faire en petits morceaux. Si vous avez des petits bouts à faire au lieu d’un gros bout, vous serez plus portés à les compléter. Si jamais vous procrastinez encore, faites encore de plus petits morceaux de travail jusqu’à ce qu’ils soient assez petits qu’il serait insensé de ne pas les compléter. 2. Trouvez un lieu de travail convenable. Certaines personnes font leur devoirs et leurs études devant l’ordinateur ou près d’une télévision. Faut lâcher Facebook, MusiquePlus et toutes les autres choses

qui nous empêchent de travailler. Donc, un changement de lieu de travail est requis. La bibliothèque est souvent un lieu d’étude, mais si cela ne vous inspire pas, allez à un café tels que Van Houtte ou Café Morgane pour étudier. Et si jamais vous ne trouvez plus l’inspiration dans un endroit, cela veut dire que c’est le temps de changer de lieu. 3. Faites-vous un échéancier spécifique. Dites-vous quand est-ce que vous voulez que certaines parties de votre travail soient faites, et arrêtez de penser seulement à la date finale de remise du projet ou de l’examen. 4. Éliminez vos arrêts de procrastination. Si vous procrastinez depuis un petit bout, c’est parce que c’est facile de le faire. Essayez

de vous tenir loin des choses qui vous font arrêter de travailler et qui vous enlèvent de la motivation pour étudier. 5. Trouvez-vous un partenaire d’étude. Plusieurs d’entre nous ont un ami qui est toujours là quand on sort dans les bars, quand on va au billard ou quand on va au gym. Mais pourquoi pas en avoir un pour étudier? C’est toujours plus facile quand l’on a quelqu’un pour nous mettre à l’ordre quand on dérape de l’étude. Bien entendu, il faut que ce soit quelqu’un qui veut étudier. Voilà cinq petits trucs pour arrêter de procrastiner durant la fin de session. De toute manière, la fin de session ne dure que 4 semaines pour la plupart d’entre nous, donc c’est un petit sacrifice pour un peu moins de stress!

Des étudiants du Cégep dérangent M. Harper Armés de pancartes et d’un mégaphone, une quinzaine d’étudiants et d’étudiantes réunis spontanément ont souhaité la «bienvenue» à Stephen Harper à leur manière.

Kévin Vézeau-Beaulieu Collaboration spéciale

En effet, mardi le 4 avril, vers 13h30, monsieur Harper venait rencontrer les «partisans» du Parti conservateur. Le petit groupe d’étudiants et d’étudiantes s’est formé en moins de 10 minutes, ce qui démontre l’opposition de beaucoup d’étudiants et d’étudiantes du Cégep de Drummonville face aux politiques régressives et antisociales du gouvernement Conservateur. Le groupe s’opposait entre autres : au projet de loi C-484 qui donne un statut juridique au fœtus et ouvre la voie à l’abolition du droit à l’avortement; à la suppression de l’entièreté des subventions pour les logements sociaux et logements à coût modique; au non respect du protocole de Kyoto; aux lois désastreuses

pour l’environnement; au non respect de l’Accord de Kelowna sur les conditions de vie des autochtones; au refus de monsieur Harper de signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones; aux coupures fait dans les pensions des aînés par l’élimination du SRG; au financement de 65 avions de chasse; aux coupures faites dans la culture, fierté des québécois; au contrôle de l’information. «Nous tentons de faire passer un message clair: Nos valeurs telles que l’environnement, la condition des femmes, la famille, la lutte à la pauvreté, la culture, la condition des aînés et la solidarité sociale. Ce ne sont pas les valeurs que défend le Parti conservateur de

Stephen Harper», affirme Kévin Vézeau, un des étudiants participant au rassemblement. Le rassemblement s’est fait de manière pacifique, sans intervention policière. «Notre message a passé auprès de quelques personnes de la population: nous ne voulons rien savoir d’un gouvernement Conservateur qui appauvrit la population et nous ne voulons rien savoir d’un candidat qui utilise son titre de la fonction publique pour se faire élire», enchaîne Maxime Moulin, un second étudiant du rassemblement devant le restaurant Chez Louis. Le comité «d’accueil» s’est dissout vers 14h30, soit quelques minutes après le départ de Stephen Harper dans son autobus barricadé, escorté d’une dizaine de voiture de la GRC.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Mon retour au cégep Cette initiative est une réponse aux besoins en formation des adultes et des entreprises.

Cégep de Drummondville

développement de l’employabilité de leur personnel.

À l'occasion d'une nouvelle diffusion des messages publicitaires de la campagne «Mon retour au cégep» sur les ondes des stations de télévision affiliées au réseau TVA et à RDI, le Service de la formation continue et des services aux entreprises du cégep de Drummondville rappelle le rôle essentiel de la formation continue collégiale dans la démarche d'apprentissage de tous les adultes.

d'encourager un plus grand nombre d'adultes à entreprendre une démarche de formation au cégep et de faire mieux connaître les services de qualité qu'ils sont en mesure de leur offrir que les collèges ont lancé, au printemps 2010, la campagne «Mon retour au cégep», qui se poursuit à la télévision, dans certains médias imprimés, sur le Web et dans les médias sociaux.

Une offre de services variée

Selon Emploi-Québec, 67% des 271 000 nouveaux emplois qui seront créés d'ici 2018 nécessiteront une formation postsecondaire. Dans ce contexte, un nombre grandissant d'adultes voudront se perfectionner, compléter leur formation ou encore faire reconnaître leurs compétences afin de répondre aux nouvelles exigences du marché du travail et de s'accomplir sur le plan professionnel et personnel.

Porte d’entrée sur le Web

Collaboration spéciale

«Face à cette réalité, les services de formation continue des cégeps constituent une réponse de premier choix aux besoins des adultes et des entreprises qui souhaitent soutenir la formation de leur personnel», a indiqué le directeur du Service de la formation continue et des services aux entreprises du cégep de Drummondville, Robert Champagne. C'est dans la perspective

En ligne depuis le 1er septembre dernier, le site Web www. monretouraucegep.com est à la fois un outil de recherche pour tout adulte qui veut suivre une formation ou un perfectionnement au collégial et une source d'information pour quiconque veut faire un choix éclairé en ce domaine. Ce site continuera d'évoluer pour servir les individus en démarche d'apprentissage et les entreprises qui veulent assurer la mise à niveau ou le

Partie intégrante de l'enseignement supérieur, tout comme les universités, les cégeps offrent une grande variété de services aux adultes. Conscients du rôle croissant qu'ils sont appelés à jouer auprès des adultes et des entreprises, les collèges veulent développer leur secteur de la formation continue pour s'arrimer encore plus étroitement aux attentes de ces clientèles. Dans le cadre des rencontres sur l'adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail, organisées actuellement par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, les cégeps proposent des pistes de solution pour assurer le plein déploiement de leurs activités destinées aux adultes. Ils réitéreront ces pistes lors de la rencontre nationale sur ce sujet, prévue les 13 et 14 juin à Québec.

Le saviez-vous? L'origine de l'expression Une fille d'Eve C'est tout simplement une femme! Lire le récit de Adam et Eve dans la Genèse chapitre 2 et 3.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Société Élection ou éjections, révolution et régressions Elle aura été lourde d’émotions, de toutes sortes. L’impensable est arrivé, sans que les concernés aient été impliqués pour lui ouvrir la porte.

Francois Munyabagisha Collaboration spéciale

Deux mots pour faire état des lieux, éjections et élection. Des ministres et des baobabs sont éjectés, sont élus des jeunes sans prétentions et sans envergure palpable. Personne ne serait fondé de s’en féliciter, personne n’aura mérité de s’en vouloir. Avec tous mes respects pour les électeurs, je trouve la note finale de ce scrutin assez médiocre, merci! Et le grand perdant, l'avenir du Canada. En quatre ans, Harper aura le temps de nous mettre tous au pas, et de faire du Canada une monarchie de cowboys. Je n'en reviens pas… Duceppe battu, Ignatieff battu, deux chefs pourtant brillants, selon d'autres évaluations! Qu'avons nous voté ce lundi 2 mai, vu le profil des candidats renvoyés au banc de touche à l'issue du scrutin? Je n'en reviens pas… de que le Bloc aient perdu autant de châteaux au Québec, de ce que les libéraux aient été reniés par les Canadiens. Je n'en reviens pas… de ce que le museleur des canadiens et le dernier leader humaniste de la scène internationale soit reconduit avec une confortable majorité! Comment alors apprécier notre démocratie qui nous fait sombrer dans les pires des scénarios? Certains de nos nombreux sorciers analystes voient ce scrutin comme une révolution, la fin du séparatisme québécois et du cynisme politique des jeunes. D'autres disent qu'enfin le vrai monde s'est exprimé, pour rompre d’avec les illusions d'un

modernisme pacifiste utopiste et tourner résolument la page de la Trudeau-manie. Je n'en reviens pas… de penser que le Canada puisse être au fond un autre état américain. Mais je peux comprendre, au moins une chose: l'anguille sous roche. Nous les citoyens ordinaires, ne votons pas. Même le vote des gens lucides ne compte pas. Ca prend une maturité collective manifeste pour donner au vote un bon sens. Qui vote alors, à notre place? Les sondeurs et les médias votent pour nous, par anticipation. Pensons un peu à une république bananière où le vote suit les ordres du pouvoir, moins à une cité d'électeurs illettrés qui comptent sur leurs enfants pour remplir le bulletin de vote, et mieux à un pays d’aveugles où les borgnes dictent les choix de couleurs et de directions. Qui décident de qui pour qui voter? Dans notre société les lobbies sont de grands décideurs, occultes et invisibles, qui échappent à tout contrôle par les électeurs. Ce sont eux et leurs mandants qui mènent le jeu. Sommes-nous en démocratie? Oui, tant que nous le croyons. Allons-nous continuer d'y croire? Sûrement! Car en plus d'être illettrés, nous sommes économiquement dépendants. Nous ne détenons donc aucun pouvoir de la démocratie. La pire note au bulletin de ce scrutin revient, faut-il le dire et le redire, aux médias. Ils ont échoué l'examen

d'aide à l'éducation et à l’information populaires, en favorisant l'illettrisme et le consumérisme au point que les opinions farfelues l’emportent sur les idées lumineuses et prometteuses. Les médias ont totalement coulé l'analyse critique des projets de sociétés portés par les partis, ayant loyalement surfé sur les imageries de sondeurs dont nous ignorons et la mission et les commanditaires. À part du Bloc, l'électeur moyen n'est pas informé des dangers et avancées associés aux autres partis. Il revenait aux leaders de partis de marteler leurs messages, objecteront les aveugles. Mais voici plutôt que les journalistes, chroniqueurs et éditorialistes medias monopolisent l'expression et ne permettent pas aux politiciens ni aux penseurs de s'exprimer librement. Invité sur le plateau média, le politicien est rarement traité avec dû respect, plutôt comme un énergumène de la rue. Rarement pour ne pas dire jamais, les médias généralistes qui intéressent la majorité de la population, partagent équitablement leurs espaces avec les spécialistes, les penseurs et les politiciens. Ils les citent assez souvent hors contexte, les paraphrasent inutilement, les résument voire les tronquent, s'en font des gags, etc. de façon ludique et irresponsable, non imputable. Et c’est là que ça se gâte. Qui leur dit que leurs idées et leurs perceptions, leurs voix et leurs plumes sont bien meilleures que celles des leaders ou des sages? Ca nous prend du ménage dans ce coin-là. Nos medias sont devenus au fil des ans comme les enfants rois à qui l'on sert des plats santé sans pouvoir les faire manger correctement. Que retiennent-


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Journal étudiant Le Mouton Noir ils de bon et de profond des idées des partis, des avis de penseurs ou gens de métiers? En général, ce sont les faiblesses ou les erreurs qui retiennent leur attention et sont diffusées en boucles. Comme dit un sage anonyme, ils ne parlent que du prêtre pervers que tous les prêtres sont égarés. Les médias sont supposés être nos lanternes contre l’obscurité, et voici qu’ils s'avèrent de plus en plus obscur autour de nous. Nous avons donc trop de médias de la noirceur et de la médiocrité. Le comble, ils se croient éclairants. Écœurant plutôt,

n'est-ce pas! Avec eux, nos centres de savoirs n'existent plus. Rarement et sommairement, ils sont consultés pour nous éclairer. Par nos médias fantaisistes et anarchistes, nos temples de sagesses sont dépouillés de leur raison d'être et tombent en ruine. D’anciens lieux du culte hébergent des cinémas lorsque ce ne sont pas des porcheries. Et nous voici alors sans âme fêtant la destruction de nos ennemis et intronisant ceux qui nous promettent des prisons. Tel est le bilan des médias. Harper a sur un certain point raison. Bon nombre de médias ne méritent pas qu'on les fréquente,

encore moins qu'on les écoute. S'ils n'étaient pas parrainés par des détenteurs du pouvoir économique, je recommanderais de les boycotter. Une chose me reste à espérer, que Harper majoritaire remette l’horloge médiatique à l'heure. Ou ce serait la fin idéologique, inopinée du Canada des cinquante dernières années. Tout demeure alors possible, je dirais même plus fort que jamais. Un brin de foi, et on voit des arbres émerger des eaux. Jeu de mots de passe, sondage et médias. Aux démocrates, salut!

Choc de la mort de Ben Laden Un bémol aux réjouissances qu’ont suivi l’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden.

Francois Munyabagisha Collaboration spéciale

Ben Laden est mort. L'annonce faite par le président Obama réveille les foules qui envahissent la place publique en délire. Les médias et les leaders de notre univers se relayent en boucle pour entonner le chant victorieux. Je ne suis pas un «ladeneux», loin de là. Mais jamais je ne me réjouirais de sa mort. Son sort ne me préoccupe pas non plus, plutôt la manière qu'il nous fait réagir. Se réjouir de la mort, c'est un nonsens et un aveu de bassesse plus que de faiblesse. On ne fête pas la mort, encore moins avoir donné la mort quand on a le choix de neutraliser l'ennemi. Nobles, nos forces se doivent d'observer religieusement des égards envers la vie, et le deuil envers la mort, peu importe de qui. C'est ça être évolué. Ben Laden mort, et l'on sabre le champagne! Une victoire contre le terrorisme, qui des dires d'un aveugle chroniqueur de Radio-Canada, entre autres, se trouve orpheline et sans guide spirituel. Légère déduction. Je

me souviens déjà vingt et un an plus tôt, au Rwanda le pays fêtait la mort de Fred Rwigema, leader de la rébellion FPR, avant de sombrer trois ans plus tard dans le génocide. En 90, j'étais ici au Canada, et je me suis indigné. Au Rwanda, je l'aurais payé trop cher, de vouloir freiner les ardeurs de la folie. Nul n'est digne ni lucide de fêter la mort. Il y a 2000 ans, le guide spirituel des chrétiens périssait sur une croix de bois. Les populations ont célébré la fin de sa cause, au point de relaxer des criminels impénitents. Aujourd'hui son idéologie résiste encore contre vents et marrées. La mort de Ben Laden ne peut pas signifier celle du terrorisme. Il convient plutôt de cibler les causes et les nutriments de cette folie. Qu'on en parle et qu'on se parle, il y a bien des motifs qui expliquent l'impensable. À date, tout semble indiquer que le terrorisme est une arme plus qu'une idéologie. À qui sert-il, réellement?

Interdit d'y voir clair. Ainsi l'on ne voudra pas examiner ouvertement ses tenants et ses aboutissants. En admettant que Ben Laden n'est plus une menace, le président Obama pourrait-il fermer le grand chapitre de la guerre au terrorisme? Je ne suis pas naïf pour m'imagine que tel serait un souhait des grands de ce monde.


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Mort du Bloc: indépendance nationale ou assimilation tranquille? Le chef du Parti indépendantiste a fait connaître son avis sur les résultats des dernières élections par rapport à la souveraineté québécoise.

Eric Tremblay, Chef, Parti indépendantiste Collaboration spéciale

Rien n'a changé pour notre Nation avec les résultats de l'élection canadienne du 2 mai dernier. Nous sommes toujours une Nation conquise par les armes en 1760, annexée par la force en 1840, mise en minorité définitive lors de l'imposition du British North America Act en 1867 et vivant sous une Constitution étrangère rapatriée unilatéralement en 1982 pour y enchâsser une Charte des droits et libertés sacralisant le multiculturalisme afin de mieux nous assimiler grâce à l'immigration massive. Résultat: notre Nation occidentale de langue française vieille de 403 ans ne représente plus que 18% de la population d'un pays étranger faussement bilingue, 76% de la population du Québec officiellement français, mais réellement et institutionnellement bilingue, est minoritaire sur l'Île de Montréal, et bientôt le sera dans une métropole balkanisée de plus en plus anglaise aux mille mosquées.

l'OMC et l'UNESCO. Le mythe des deux peuples fondateurs est bel et bien mort avec la Constitution de 1982. Aujourd'hui, les citoyens canadiens des diverses communautés ethniques et religieuses sont plus nombreux que nous qui ne sommes que 6 millions dans un pays qui compte plus de 34 millions d'individus et qui reçoit plus de 280 000 immigrants par année. Leur influence politique est plus importante que la nôtre dans ce «plus beau meilleur pays au monde». C'est grâce à eux, notamment dans la région de Toronto, que le Parti conservateur a réussi à former un gouvernement majoritaire que même l'élection de 75 bloquistes n'aurait pu empêcher. Le Canada n'a plus besoin des votes du Québec pour se donner un gouvernement national majoritaire. Il n'en aura plus jamais besoin avec l'augmentation prochaine des sièges en Ontario et dans l'Ouest canadien.

Le Canada a toujours été le tombeau annoncé de notre Nation. Tant que nous ne choisirons pas de nous donner un pays libre et indépendant bien à nous, pour nous et par nous, nous ne pourrons être qu'une minorité ethnique de plus en plus insignifiante dans un Canada multiculturel anglais qui continuera de nous imposer ses lois, nous voler 50 milliards de dollars de nos impôts et taxes par année pour les investir dans ses priorités nationales, négocier les traités internationaux sans tenir compte de nos intérêts nationaux et nous empêcher de nous exprimer librement sur la scène mondiale, notamment à l'ONU,

Au Québec, les 55 000 immigrants reçus annuellement scelleront notre sort canadien avant longtemps. Alors qu'en 1995, nous étions 61% à voter pour faire du Québec notre Pays, les Canadians du

Québec et les étrangers néo-citoyens canadiens n'ayant pas le français comme langue maternelle, soit plus de 82% de l'immigration annuelle, opposaient leur veto raciste antiquébécois en votant à 95% contre notre indépendance nationale. Cette réalité n'a pas bougé d'un iota depuis que nos supposées élites nationales péquistes et bloquistes se sont mises à pratiquer l'auto-flagellation identitaire civique interculturaliste dénationalisante au nom de l'ouverture à l'Autre tout en reportant aux calendes grecques le seul moyen auquel ils croient pour faire l'indépendance: le référendum. Comment croire que nous pouvons gagner un référendum alors qu'en 1995 nous formions 82% de la population du Québec, que maintenant nous ne sommes plus que 76%, que dans 10 ans nous ne serons plus que 70%, et que dans 20 ans l'immigration massive nous aura réduit à 65% de la population? Les

indépendantistes québécois ont majoritairement rejeté le Bloc le 2 mai: plus des 3/5 d'entre eux n'ont pas voté pour le Bloc qui n'a récolté que 15% des votes des électeurs inscrits sur la liste électorale. Alors qu'en 1995, 2 323 000 personnes ont voté OUI, en 2011, le Bloc infra-canadien trudeauisé progressite interculturaliste civique proimmigration massive ayant appuyé le rapport BouchardTaylor, véritable Bible des accommodements religieux antinationale, n'a obtenu que 890 000 votes. Les indépendantistes sont écœurés de tourner en rond dans la Province of Quebec et de voir leurs supposés partis nationaux niaiser avec «la puck»


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Journal étudiant Le Mouton Noir avec la question nationale depuis les 16 dernières années tout en collaborant à notre suicide national. Ils veulent voter pour l'indépendance et non pour un bon gouvernement provincial ou faire fonctionner le Canada. Plus qu'un rejet de la supposée «défense des intérêts du Québec» à Ottawa ou de la «défense des consensus de l'Assemblée nationale» dans un Parlement étranger ou la députation québécoise sera de plus en plus marginalisée, elle qui ne compte actuellement que 75 députés sur 308, et de ce fait, ne peut rien bloquer ni empêcher le «nation building» canadian, la majorité des indépendantistes, qui savent que l'indépendance nationale ne pourra qu'être déclarée au Québec, rejettent le discours mollasson, ambivalent, mifigue mi-raisin, mi-chair mi-poisson des leaders de l'indépendantisme à la boutonnière qui, plutôt que de leur offrir l'occasion de voter pour faire du Québec leur Pays, tentent de les manipuler en faisant passer la gouvernance provinciale du Québec doublée d'une tentative de réforme du fédéralisme canadien pour une «gouvernance souverainiste». Ils savent très bien qu'une vraie gouvernance nationale ne peut advenir qu'après la Déclaration d'indépendance qui nous donnera les moyens et les pouvoirs de transformer la Province of Quebec multiculturelle en État national français, seul habilité à voter toutes nos lois, à contrôler entièrement son immigration pour assurer l'assimilation des étrangers, prélever tous nos impôts, signer les traités internationaux servant nos intérêts nationaux, et parler en notre propre nom

sur la scène mondiale. Car, en définitive, une Nation se gouverne elle-même en décidant d'être une majorité dans son propre Pays libre et indépendant ou se laisse gouverner par une nation étrangère en acceptant son statut d'éternel minoritaire en voie de folklorisation dans un pays qui n'est pas le sien. L'urgence de la situation est telle, à cause de la menace que fait peser sur nous l'immigration massive instrumentalisée par Ottawa pour mieux nous assimiler, que nous devons abandonner l'attentisme étapiste péquiste confirmé par Marois, concentrer nos forces au Québec et proposer clairement l'indépendance nationale lors de la prochaine élection générale québécoise en disant à nos compatriotes qu'un vote pour notre parti est un vote pour l'indépendance. Une fois élus à la majorité des sièges à l'Assemblée nationale, les indépendantistes voteront une Déclaration d'indépendance; adopteront une Constitution républicaine qui fera duQuébec un État national français et protégera nos valeurs fondamentales occidentales; réduiront massivement l'immigration; sélectionneront des étrangers qui parleront le français et dont les valeurs seront compatibles aux nôtres; adopteront un code de citoyenneté républicain qui garantira l'assimilation des étrangers à notre Nation. C'est la seule façon d'unir les indépendantistes, de faire triompher notre volonté nationale, de contrecarrer le veto antiquébécois des Canadians et

Néo-Canadians du Québec et d'empêcher notre assimilation tranquille. C'est ce que propose le Parti indépendantiste, qui lui, ne prend pas les Québécois pour des cons, des incultes politiques ou des gens qui ont peur de prendre leur destinée nationale en main en se donnant la liberté politique. Ceux qui crachent sur le peuple québécois pour la mort du Bloc ont tort. Ce n'est pas lui qu'il faut blâmer, mais les leaders provincialistes sans audace, ni courage, ni détermination, ni résolution qui n'ont toujours pas compris que l'indépendance politique n'était pas une cause par défaut d'un accommodement canadien, mais qu'elle était nécessaire en soi pour assurer la pérennité de notre identité nationale, notre cohésion sociale et notre prospérité économique. Nous ne voulons pas que la reconnaissance de notre Nation soit enchâssée dans la Constitution des descendants de nos conquérants, nous voulons notre propre Pays libre et indépendant pour nous donner notre propre Constitution nationale et enfin être «Maîtres chez nous»! Nous ne voulons pas d'un accommodement avec Ottawa, nous voulons expulser son autorité illégitime hors de notre territoire national, le Québec. Nous ne voulons pas être dans l'opposition éternelle dans un Parlement étranger pour mieux quémander quelques pouvoirs provinciaux supplémentaires, nous voulons avoir les pleins pouvoirs dans notre Assemblée nationale. Nous ne voulons pas «Parler Québec» jusqu'au Canada, nous voulons parler d'égal à égal avec lui et les autres nations libres de la Terre.

Le saviez-vous? L'origine de l'expression Oeil pour oeil, dent pour dent Exode 21:24: telle est la loi du Talion qu'appliquaient les peuples sémites des patriarches. Elle nous semble aujourd'hui bien violente et en complète contradition avec les enseignements du Christ. Mais à l'époque cette loi enseignait que toute vengeance devait rester proportionnelle au préjudice subi!


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L’avenir du Canada; la position des cégépiens Un groupe d’étudiants a fait une petite étude auprès de vous, cégépiens, pour connaître votre position par rapport à certains enjeux d’importance.

Marc-Antoine Daneau, Kamille Lambert, Simon Lapointe, Kassandra Massy et Vicky Péloquin Collaboration spéciale

Dans le cadre du cours de démarche d’intégration des acquis en sciences humaines, nous avons décelé, à l’aide d’un sondage que nous avons effectué auprès de jeunes entre 16 et 20 ans, un manque de participation au niveau politique chez les jeunes. En effet, le désintéressement politique est aussi bien présent au niveau de toute la société québécoise. D’après l’analyse de notre sondage, nous avons pu constater que 62% des répondants se disent désintéressés par la politique. Suite à notre recherche documentaire et à nos entrevues, dont une réalisée avec Christian Brouillard, professeur de politique au cégep de Drummondville, nous avons perçu plusieurs grandes conséquences qui découlent de cette problématique. En effet, les idéologies de la droite pourraient prendre du terrain et ceci pourrait engendrer une

privatisation au niveau de l’éducation et de la santé. Par le fait même, l’individualisation dans notre société se verrait augmenter et brimerait la cohésion sociale. De plus, nous avons effectué une conférence lors de la semaine des sciences humaines afin de sensibiliser les jeunes à l’importance d’aller voter. Nous avons diffusé nos informations relevant de nos recherches documentaires et terrains. Nous avons aussi soulevé la question de la hausse des frais de scolarité lors d’un court débat où nous avons constaté qu’une grande majorité des étudiants réprimandaient cette mesure qui sera mise sur pied en janvier 2012. Lors de ce débat, Yannick Millette, professeur d’économie au cégep de Drummondville, a souligné l’importance de comparer nos frais

de scolarité avec des pays donc les frais sont inférieurs et d’éviter de se comparer avec des pays où les frais sont plus hauts. Par exemple, certaines régions d’Europe, comme la Norvège, bénéficient de la gratuité scolaire alors qu’aux États-Unis, un pays avec lequel nous sommes souvent comparés, les gens paient des prix exorbitants pour s’éduquer. Le but de cette activité était de sensibiliser les jeunes à l’importance de s’impliquer politiquement sur des enjeux comme celui-ci et qui nous touche directement. Finalement, pour terminer la conférence, nous avons distribué une courte fiche commentaire où les jeunes pouvaient simuler un droit de vote en inscrivant le parti pour lequel ils voteraient le 2 mai prochain, lors des élections fédérales. Avec 41%, les jeunes présents ont l’intention de voter pour le Nouveau parti démocratique et seulement 5% ont répondus vouloir voter pour le Parti conservateur.


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À quand notre pays? Une question que plusieurs se posent depuis longtemps. Pourtant, depuis le 2 mai, cette phrase résonne dans de plus en plus d’oreilles.

Olivier Dénommée Le Mouton Noir

L’élection majoritaire du Parti conservateur de Stephen Harper n’est pas étrangère à cette question. En effet, cette élection a prouvé, une fois de plus diront les souverainistes, que le Québec est vraiment à part du reste du Canada qui a appuyé assez massivement les «Bleus». Le résultat de ces élections a rapidement réveillé la flamme souverainiste même des personnes qui ne pensaient pas l’avoir. Beaucoup ont «compris» que jamais le Québec n’aurait plus d’importance au sein du Canada qu’en ce moment même en élisant un parti fédéraliste. Certains iront même jusqu’à dire qu’enfin le Canada pourra gouverner sans avoir à se préoccuper une seconde de plus du Québec. Un autre cas donne un parfait exemple du cliché de l’anglophone un peu stupide qui déteste les Québécois, et tout particulièrement la langue francophone! Tapez ce lien www. youtube.com/watch?v=2Asp5Sd3wkI ou cherchez «Get back to your province» sur Youtube. Normalement, c’est la première vidéo. Le titre aurait pu être «Comment caler le Canada anglais en 6 minutes», mais non. Ce petit gars, probablement en début d’adolescence, montre tout le respect qu’il a pour le Canada français et ses connaissances de notre pays. Même si c’est très clairement un jeune qui ne sait pas de quoi il parle, il correspond exactement à l’image que les souverainistes se font des anglophones canadiens qui nous persécutent et veulent notre extermination. Voilà une

arme de taille pour les séparatistes. La question est: la séparation du Québec, est-ce que ça va vraiment se faire? Je ne suis pas un expert sur la question, mais j’ai bien l’impression que cette vague souverainiste ne se concrétisera jamais, à moins d’un événement majeur qui serait des abus d’une rare gravité faits à l’encontre du Québec par ce gouvernement conservateur majoritaire. Autrement, on va probablement tous se rendre compte que notre vie est la même qu’avant le 2 mai. Ainsi va mourir cette petite vague indépendantiste. On a aussi fini par comprendre que la plupart des Québécois sont nationalistes (ce qui est différent d’indépendantistes) et que c’est pour ça que le Bloc réussissait jusqu’à il y a peu. Un Québec fort dans un Canada uni, ce n’est pas entièrement une mauvaise chose.

Séparons-nous du Québec!

Avis aux souverainistes purs et durs, ne lisez pas ce paragraphe qui va écorcher votre idéologie! Si de moins en moins de Québécois veulent foutre le camp du Canada pour former un pays, c’est parce que l’option souveraineté est très probablement pire que l’autre! Une province parmi les plus pauvres au pays, un système corrompu, inefficace, des politiciens dont personne ne fait confiance… Vous voulez vraiment qu’on fasse un pays avec ÇA? Au mieux, vous voulez plus de pouvoirs… vous êtes sûrs? Tous les pouvoirs qu’on gère au provincial s’avèrent être des échecs cuisants et

des gouffres financiers qui font qu’on est toujours plus pauvres année après année… pensez à notre merveilleux système de santé. Et que dire de notre système d’éducation! A-t-on besoin de parler de nos routes (et nos infrastructures ô combien solides…)? Ça vous tente vraiment d’avoir d’autres pouvoirs, quand on y pense? Le Québec est vraiment un adolescent. Il veut plus d’indépendance, il fait le party avec l’argent qu’on lui donne, mais après c’est quand même papa et maman qui vont réparer les pots cassés. Seulement, nos parents ont 12 autres enfants à s’occuper, dont la plupart leur donne beaucoup plus de respect qu’on leur en donne. Nous ne sommes pas une priorité absolue, surtout qu’une fois de plus on boude le pouvoir. C’est notre désir d’être les moutons noirs qui nous exclut, mis à part pour quelques cas où effectivement le Québec a été rejeté malgré notre bon vouloir; le 2 mai est une de ces dates-là, car un gouvernement minoritaire aurait été des plus bénéfiques pour notre petit peuple. L’Ontario a finalement décidé de donner le pouvoir absolu à Harper. Il m’arrive de me dire qu’en réalité, les gens qui veulent l’indépendance ne veulent pas se séparer du Canada, mais plutôt se séparer du Québec et de ses têtes de cochons qui veulent absolument un pays. Moi, si le Québec devient un pays dans les conditions actuelles, je deviens souverainiste pour me défaire du Québec qui risque de devenir l’équivalent d’un pays du tiers monde. On a un grand travail de reconstruction à faire, et je ne parle ici pas que de l’état de nos routes…


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Simulation parlementaire pour les jeunes

Le Forum jeunesse Centre-du-Québec invite les jeunes de 15 à 25 ans à s’inscrire au Parlement jeunesse du Centre-du-Québec.

Forum jeunesse Centre-du-Québec Collaboration spéciale

Cette simulation parlementaire aura lieu du 7 au 9 octobre 2011, durant le weekend de l’Action de Grâce, à l’Hôtel et Suites Le Dauphin de Drummondville. Lors de cet événement, les jeunes auront l’occasion de vivre une véritable simulation de l’Assemblée nationale du Québec. Ce rendez-vous permettra aux participants et participantes de vivre une expérience dynamique, soit en étant député, ministre ou encore en exerçant une autre tâche reliée à la vie parlementaire. À cela s’ajoutera également un volet média, où plusieurs jeunes assureront la couverture médiatique de la simulation. Les jeunes parlementaires auront l’occasion de débattre des projets de loi soumis à l’Assemblée du Parlement

jeunesse, en plus de les étudier avec attention en commission parlementaire. Un projet portera sur le développement énergétique du Québec et l’autre proposera des incitatifs à la rétention et à l’établissement des jeunes en région. Le Forum jeunesse Centre-du-Québec organise cette simulation parlementaire afin de stimuler l’intérêt et l’engagement des jeunes envers la politique et le fonctionnement du gouvernement. Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’Action jeunesse structurante (AJS) en participation citoyenne. Tous les détails sont disponibles au www. toilejeunesse.qc.ca. Comme les places sont limitées, il est préférable de s’inscrire le plus rapidement possible.

Rappelons finalement que le Forum jeunesse Centre-du-Québec est un comité consultatif de la Conférence régionale des élus du Centre-du-Québec (CRÉCQ). Il a été créé afin que soient pris en compte les besoins des jeunes âgés entre 12 et 35 ans dans le développement social, économique et culturel de la région. Il a aussi pour mission de concerter les intervenants et les groupes jeunesse du Centre-du-Québec et de faire la promotion, auprès des différents partenaires régionaux, des enjeux et des préoccupations déterminés par les jeunes de la région. Il est également un lieu d’apprentissage privilégié pour l’exercice de la citoyenneté et de préparation de la relève pour les instances décisionnelles. Le Forum jeunesse est soutenu financièrement par la Stratégie d’action jeunesse 2009-2014 du Secrétariat à la jeunesse du gouvernement du Québec.

Flambée des prix de l’essence La récente montée des coûts du carburant annonce un problème plus grave qui pourrait atteindre des sphères de l’économie beaucoup plus larges que le transport.

Marc-Antoine Beaudoin, Louis-Charles Gagnon et Maxime Moulin Collaboration spéciale

Récemment, le prix de l’essence à la pompe a franchi un nouveau record depuis la flambée de 2008. Aujourd’hui, faire le plein coûte déjà plus de 1,40 $ le litre dans plusieurs régions du Québec, situation qui ne manque pas d’attirer l’attention des médias. Toutefois, cette augmentation des prix du carburant n’est que le symptôme d’un phénomène plus inquiétant qui approche à grands pas: la raréfaction des ressources pétrolières. Avec les baisses de production anticipées par certains géologues pour les environs de 2015 et la croissance toujours plus rapide de la demande dans les pays émergeants

tels l’Inde et la Chine, le pétrole et ses sousproduits sont destinés à devenir beaucoup moins abordables. Ce que plusieurs personnes ignorent souvent, c’est que le pétrole influe sur beaucoup plus que le prix de l’essence. Sa valeur est, pour ainsi dire, directement lié au coût de la vie puisqu’il détermine les coûts de production de nos aliments, des différents produits pétrochimiques (plastiques, nylons, cosmétiques, médicaments) qui sont tous composés, transportés et emballés en utilisant du pétrole. En somme, ce que nous indique

vraiment cette hausse du prix à la pompe, c’est l’arrivée d’un climat économique plus difficile dont la dernière crise n’est peut-être qu’un avant-goût. Ces signaux inquiétants interpellent directement la classe moyenne. Ici, à Drummondville, la voiture est presque essentielle à de nombreux citoyens en raison de l’étalement urbain et des lacunes du transport en commun. Si nos élus n’ont pas vraiment de contrôle sur l’état des réserves pétrolières, ils sont tout de même capables d’œuvrer à réduire notre dépendance à ces dernières. Il en revient aux citoyens de faire comprendre à leurs représentants actuels, ou futurs, qu’il est important d’engager la transition d’une société dépendante au pétrole à une société post-pétrolière.


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Quand la petite pilule bleue rime avec Everest Pour tous les alpinistes, le mont Everest est la cerise sur le Sundae, l’extase de l’escalade.

Sébastien Coulombe Le Mouton Noir

Son sommet le plus élevé est situé à plus de 8 milles au dessus du niveau de la mer. Il fut vaincu pour la première fois en 1953 par un Néo-Zélandais, Edmund Hillary, et depuis plus de 4000 personnes l'ont réussi. Nous savons tous que le viagra est un allié utile pour aller au septième ciel, mais moins pour atteindre le toit du monde. Une nouvelle expédition se lancera sous peu à l’ascension de l’Everest et aura le droit

à un coup de main de la petite pilule bleue. Cette dernière devrait dilater les vaisseaux sanguins permettant d’absorber davantage d’oxygène. Les médecins ont assuré que les membres de l’équipe ne devraient pas avoir de problèmes tant que leurs pensées restent pures! Le seul membre de la gent féminine de l’équipe ne prendra pas part à la dernière étape de l’ascension…

Le whisky, une énergie du futur Le whisky peut avoir des utilités inattendues.

Sébastien Coulombe Le Mouton Noir

William, Jack Daniel et Label sont quelques-unes des grandes maisons whisky qui étanchent notre soif depuis des générations. Cette boisson fait son apparition vers le XIIe siècle en Écosse et en Irlande, et ce, grâce aux missionnaires chrétiens. Une légende raconte que c’est le saint patron des Irlandais, Saint-Patrick, qui l'ait introduit lui-même. En 2013, le whisky proposera beaucoup plus que simplement faire la joie de notre palais et la douleur de notre foie; elle servira d’énergie en Angleterre. Ainsi, 16 000

foyers britanniques seront bientôt éclairés au malt. La distillerie écossaise Speyside fournira les sous-produits qui serviront à faire fonctionner une petite centrale de 7 mégawatts utilisant de la biomasse. C’est le «pot ale» qui est un liquide qui reste au fond des alambics de cuivre après de la première distillation, et le «draff», produit solide issu du brassage de la farine de malt, seront les résidus utilisés. Les initiateurs du projet prévoient empocher entre 6 et 8 millions d’euros par an, et ce, dès le commencement.

Ainsi, même si whisky est le cognac des cons, il peut rapporter beaucoup. Le whisky a un avenir prometteur dans le domaine de l’énergie, la Edinburgh Napier University à même breveté un biocarburant avec les mêmes résidus.

Le saviez-vous? L'origine de l'expression Nul n'est prophète en son pays Luc 4:24, Matthieu 13:57, Marc 6:4 sont les passages où Jésus se plaint de l'incompréhension de ses proches. Cette expression indique que les qualités et le génie d'un homme sont difficilement reconnus par ses proches qui ne peuvent pas voir en lui que ce qu'ils ont toujours vu: une pesonne identique aux autres!


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La pochelitique Voici un texte d’opinion sur le désintéressement politique de notre société.

Maryse Roy Le Mouton Noir

La politique est une chose compliquée pour moi. J’ai sérieusement failli ne pas aller voter. Lors de la semaine des sciences humaines, je suis allée voir une conférence qui discutait de la problématique sur le fait que les gens ne s’intéressent pas à la politique, elle fut vraiment intéressante. La question est: pourquoi les gens ne votent pas? Pourtant, si on y réfléchit, c’est facile de comprendre pourquoi les gens ne s’y intéressent pas. Partout, on entend dire que tous les politiciens sont des gens qui ne savent pas ce qu’ils font. Il y a beaucoup de gens qui se forgent une idée à partir des dires de leur entourage. Personnellement, je suis réellement une fan de politique. Je lis des livres sur le sujet à tous les jours, j’écoute les nouvelles religieusement et je connais les partis sur le bout des doigts. Non voyons, soyons sérieux, je déteste la politique, la raison est que je fuis tout ce qui est politique et que j’ai peu de motivation à m’instruire sur le sujet. Pour mon vote, j’ai fait comme la plupart et j’ai voté pour un parti que

mon entourage encourage. La meilleure façon de s’intéresser à un sujet, c’est de s’informer de celui-ci, mais comment le faire si on ne s’y intéresse pas? Je soutiens une des suggestions qui a été dite lors de la conférence: il faut rajouter la politique dans les cours obligatoire du secondaire ou au niveau collégial. Je me souviens, au début de mon cheminement en sciences humaines, avoir regardé mon horaire et avoir lu «Anthropologie». C’est quoi ça, un cours sûrement long et peu pertinent, que je m’étais dit, mais après une session, j’ai eu la piqûre. Ce cours est probablement celui qui m’a le plus intéressée au cours de mon passage au cégep de Drummondville. Tout ça pour dire que si on ne connaît pas un sujet, on ne peut pas dire si on aime ça, d’où l’importance d’obliger les élèves à s’intéresser à la politique. Dans la conférence, une personne de la salle a dit qu’elle ne croyait pas à l’éducation de la politique puisque l’enseignant aurait nécessairement un parti pris. Il est vrai que ça pourrait être une problématique,

mais selon moi, vaut mieux être informé et savoir pourquoi on vote. De plus, un élève informé peut toujours voter pour un parti auquel il croit vraiment, car il a été informé de tout le phénomène de la politique. En somme, depuis peu, je m’intéresse un peu à la politique, je questionne mon entourage pour en savoir plus et regarde un peu les nouvelles, mais il est difficile pour moi de tout saisir, donc je suis désintéressée rapidement. La seul chose à laquelle je suis sûre, c’est que si je comprenais mieux la politique et son histoire, j’aurais probablement moins d’aversion envers cette matière qui, j’en suis sûre, doit être un sujet à découvrir.

Une visite dans un pénitencier… Avez-vous déjà entendu parler du bénévolat en prison…? Saviez-vous que ça existait…?

Mélissa F. Caillé Le Mouton Noir

Dernièrement, 5 personnes et moi sommes allés au pénitencier pour y faire du bénévolat. Cette expérience est gratifiante, en effet, nous (bénévoles) sommes très bien traités par les détenus. En effet, c’est une expérience effrayante au début que

d’arriver dans un endroit peu commun avec des gens inconnus, mais avec l’accueil qu’on a reçu, personnellement je n’avais plus de crainte. Cette visite m’a aussi permis de constater ce que je savais déjà, premièrement qu’il y a des criminels et des gens qui font un acte

criminel, et que ces personnes peuvent être n’importe qui. Ces rencontres sont très structurées et, pour ne pas se lancer dans une conversation qui rend mal à l’aise, nous avons un thème donné au début de la rencontre. Bref, si l’expérience vous intéresse, vous pouvez aller vous renseigner au pénitencier pour connaître toutes les procédures.


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Arts et spectacles Les animaux se sont retrouvés… à La Barouche! WaPa, un duo de DJ drummondvillois qui gagne à se faire connaître!

Nicolas Lamarre-Moreau Le Mouton Noir

C'est avec beaucoup de détermination et d'enthousiasme que le fabuleux duo WaPa a complètement renversé la tendance en nous offrant une soirée entièrement électro et house avec une touche finale à la WaPa, c'est-à-dire Hardstyle pur et dur. Rappelons que WaPa est formé de deux DJ, Christian Charette ainsi que Alexandre Naxel Forget. La soirée commence très simplement aux alentours de 10h pm lorsqu'en arrivant, le bar était quasiment vide et sans vie. Les fans de WaPa étaient les seuls présents sur les lieux. Évidemment, il était encore tôt pour espérer attendre une foule endiablée de personnes voulant danser toute la nuit, ce qui fut heureusement le cas! L'énergie de WaPa soulevait les danseurs comme jamais auparavant. Avec quelques personnes durant la soirée, ce ne fut pas mortellement rempli, mais tout le monde en est sorti satisfait. En effet, il est beaucoup plus difficile pour un DJ de mixer de la musique devant une petite foule qu'une immense, car il pourrait y avoir des risques de faire des erreurs, couper le son, perdre un disque, etc. Une grande foule ne va pas absorber l'information tout de suite, elle va continuer à danser sans se soucier de quoi que ce soit, ou sinon, bien réagir. Faire bonne impression avec peu de gens est plus difficile; c'est un travail de maître. Il est extrêmement difficile

de faire lever une foule d'une dizaine de personne seulement. Les gens sont tous parti à la fin de la soirée, vers 3h du matin avec un grand sourire aux lèvres, des fous rires, les jambes et le corps entièrement vidés d'énergie. Ils ont pu accomplir l'impossible, voir ce que personne ne peut voir et c'est pourquoi je dédie cet article à nos DJ de Drummondville préférés, les seuls maîtres en la matière, j'ai nommé WaPa!

ceux qui le désirent, et Dieu sait qu'il existe des gens qui aiment danser! Nos chers animaux ont récemment fait une prestation à Montréal le 6 mai au Élla-Grill, 1237 rue Amherst à Montréal. Maintenant, passons à l'interview de Dj.Criss (Christian Charette), co-fondateur de WaPa. Nicolas: Quels sont vos prochains objectifs avec WaPa? Dj.Criss: Assurer le maximum de visibilité à tous les gens qui ont envie de nous écouter. Nous avons présentement signé avec 3 labels et nous avons plus de 4 productions. Nous sommes fiers du travail que l'on réalise et nous avons même réussi à atteindre 9000 visites sur notre page Soundcloud. Nicolas: Vous avez quelques spectacles à votre actif, prévoyez-vous du nouveau matériel?

Se rencontrant dans la même classe de Création et Montage sonore cette année, les deux animaux sur le party se sont tout de suite plu et ont développé une grande complicité qui, au final, se transforme en une merveilleuse collaboration musicale. Au travail, ils sont disjonctés, à la maison, complètement déchaînés. Ce ne sont pas que de simples humains ordinaires, ils cherchent simplement à faire danser

Dj.Criss: Dû à des raisons monétaires, non, mais l'équipement que nous utilisons est idéal pour ce que nous faisons en pratique et en show, en plus on le connait par cœur. Nicolas: En terminant, comment peuton te rejoindre? -Dj.Criss: Très simple: www.facebook.ca/wapa et www.soundcloud.com/wapa


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Journal étudiant Le Mouton Noir

Non pas simplement du bruit, mais purement chaotique! La différence entre un groupe de métal et un groupe de métal expérimental, c'est les possibilités qui s'offrent lors des compositions et des spectacles.

Nicolas Lamarre-Moreau Le Mouton Noir

Le but du mot «expérimental» est très explicatif; il signifie d'essayer un nouveau genre, une sonorité différente et bien entendue une force mentale incroyablement solide! C'est vraiment la découverte de Slaughter Slashing, un band de death-expérimentalgrindcore-schizo qui sort tout droit de Drummondville, avec des membres qui étudient encore au cégep. Pourquoi identifier un style de musique «Schizo»? Tout vient de la prestation en spectacle des musiciens, qui ont réussi à se démarquer à La Piaule, aussi appelée la salle Gaston-Mandeville.

à l'appel, c'est avec une grande détermination que les membres de Borborygme ont monté sur scène même s'ils étaient incomplets. Forcé d'avouer qu'ils ont offert une performance digne d'une grande réussite, c'était avec beaucoup d'énergie que l'appel du «headbang» en moi est sorti. Le hochement de la tête de haut en bas allait si vite que

Memories of an old man était le premier groupe invité à jouer sur scène. Avec deux guitaristes, un claviériste, un bassiste et un drummer, le groupe nous a amené dans un monde psychédélique et très lourd, avec des effets très semblables à l'ambiance «Pink Floyd». Progressant tranquillement, l'aspect puissant et renforçant du métal sort de leurs instruments d'une manière très magistrale. Avec un souffle qui permet de «screamer» avec assurance, c'était avec plaisir que je savourais cette douce musique complètement en avant.

j'en oubliais la chanteuse qui hurlait tout le contenu de ses poumons dans le micro. Avec sa robe style «Franfreluche» recouverte de dessins steak saignant, elle transmettait son savoir à la foule qui écoutait avec grand soin les 2 chanteurs, ainsi que les musiciens très talentueux.

Un guitariste soliste manquant

Avec comme tête d'affiche la

relève du mouvement expérimental, Slaughter Slashing a été plus qu'à la hauteur de sa performance. Ce n'était pas qu'un simple spectacle de musique, mais bien une mise en scène de jeunes qui sont présents pour faire vibrer la salle et, bien sûr, leurs fans. Avec leurs chansons à succès comme «Elle crossa l'crasseux», «Scan Banane» ou encore sur leur nouvel album «Give me the gun Paul Sarrasin, Give me the gun», c'est une foule en délire qui vivait un moment unique. L'énergie des musiciens était déchaînée au point de faire du «bodysurfing» ou tout simplement «thrasher» jusqu'à n'avoir plus d'énergie pour le faire. Le clou de la soirée était certainement l'animateur de Radio Rock Drummond, Sylvain Gallant, qui devait passer l'initiation de Slaughter Slashing en récitant un texte écrit par euxmêmes. Avec la fougue d'un métalleux pur sang, les bons vieux sacres québécois ainsi que l'appel à la virilité masculine ont été clairement mis en valeur; c'était très divertissant et même très amusant de voir l'animateur regarder les membres du Slaughter avec un regard très révélateur. En terminant, le nouvel album du groupe ce nomme Akasha? et c’est certainement une référence pour ceux et celles qui désirent se laisser aller un peu et écouter un mélange de bruits psychotiquement musicaux. Bonne écoute!


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Journal étudiant Le Mouton Noir

On l’a bien mérité! C’est le temps des vacances! Ne vous en faites pas, cette mise en contexte ne prélude pas un article concernant un album à paraître de Pierre Lalonde qui chanta cette épique mélodie en ce temps que pressente depuis un bout tous les bons cégépiens qui se respectent. Je me propose plutôt de vous suggérer certaines attractions potentielles particulièrement… intéressantes!

Christine Blanchard Le Mouton Noir

Je parle ici des nombreux festivals qui jalonnent les différentes régions du Québec un peu tout au long de l’année, mais qui subissent une soudainement prolifération pendant la période estivale. Entre de nombreuses expositions agricoles honorant les traditions agraires et les manèges grinçants et rarement rassurants en tous genres, on compte aussi bon nombre de fêtes destinées à rappeler traditions ancestrales et évènements du passé ou des festivals plus spécifiques rendant hommage à des animaux précis ou des gens célèbres. Faisons donc un léger survol de ce qui se fait dans les environs de Drummondville en ce qui a trait à ces festivités estivales particulièrement courues et variées. Comme il fut mentionné plus tôt, les expositions agricoles pullulent à travers toute la province entre mai et septembre, réunissant tous les animaux de la ferme en un seul endroit au grand plaisir des jeunes et des vieux… et aussi de ceux qui se situent assez au milieu. Le Centre-du-Québec, où des expositions majeures telles que celles de Victoriaville et celles de Trois-Rivières prennent place, semble assez enclin à célébrer les bêtes de ferme en tout genre, allant même à leur consacrer l’intégrité de certains de ses rassemblement populaires. Ainsi, Princeville a son Festival du Cheval où les cowboys de tout acabit se rencontreront du 9 au 12 juin 2011 et, presque un mois plus tard jour pour jour, du 3 au 7 août, SaintePerpétue tout entier et même plus se livre à la lutte au cochon graissé. Ce dernier évènement a pris une telle ampleur et s’est fait une telle réputation au cours des

dernières années que même un pré-festival est célébré, à la grande joie des hyophiles. Étrange toutefois que les visiteurs de l’évènement puissent à la fois caresser les petits cochons tout roses et frais présents sur le site, mais aussi… les manger… Gloups! L’analyse des festivals se déroulant à Victoriaville tendrait à conclure que la ville présente un net penchant pour la musique avec son Festival de Blues et son Festival Rétro Pop qui ont lieu respectivement du 28 au 31 juillet et en même temps que le Festival du Cheval de Princeville (un peu de relecture ciblée s’impose ici). Peut-être serait-il bon de signaler aux organisateurs que ce ne sont pas vraiment des genres nécessairement à la mode ou très nouveau cependant… Toutefois, le simple fait d’aller admirer une marée de pantalons pattes d’éléphant et de chandails aux couleurs psychédéliques aurait plutôt tendance à me convaincre n’importe quand à assister à ce genre de rassemblement, ne serait-ce que pour me ruiner la rétine bien comme il faut. Alors que les festivals jusqu’ici mentionnés se privent assez facilement de descriptions élaborées étant donné que leur nom en révèle déjà amplement, ceux qui vont suivre ont tout à gagner de légères précisions apportées. Le Challenge 255 de Baie-du-Febvre, quelqu’un connaît? Si vous êtes passionnés de courses d’accélération en tout genre, probablement puisque c’est de quoi retourne cet évènement se tenant du 12 au 14 sur la rue principale de la petite ville. Que ce soient des camionnettes ou des motos, chacun peut s’y produire à la grande joie des maniaques d’adrénaline.

Pour tous ceux qui auraient le courage de se rendre en Abitibi-Témiscaminque, plus précisément à Rouyn-Noranda, le Festival du DocuMenteur doit nécessairement être quelque chose à voir absolument. En effet, trois soirées de projections en pleins airs de faux documentaires, ça ne se voit pas tous les jours, seulement dans ce coin de pays du 19 au 23 juillet. Ne me questionnez pas sur l’utilité sociale de cet évènement, mais en ce qui concerne les réalisations artistiques et la créativité manifeste de tout cela, c’est certainement quelque chose de vachement bon (faisant ici référence à une certaine publicité de produits laitiers en même temps que tous les festivals destinés aux fromages ou aux vins ou les deux sur lesquelles j’aurais pu grandement m’attarder). À une autre extrémité de la province, soit les Cantons-de-l’Est, un autre charmant petit évènement porte le nom de ShaZam Fest. Ainsi, au milieu de la nature, près d’un petit ruisseau, dans la pittoresque ville de Ayer’s Cliff, du 29 au 31 juillet, tous les types musicaux existants se produisent sur une scène aménagée en plein air. Ainsi, musique punk, DJ et chansonniers s’alternent sur scène entre les cracheurs de feu et les lutteurs. Disons-le, il y en a pour tous les goûts sans exception, surtout avec les dégustations gastronomiques ayant lieu sur le site! L’été, c’est le temps des vacances, mais aussi celui du repos bien mérité et… de découvrir les quatre coins du Québec et d’ailleurs. Si le cœur vous en dit, le site http:// www.attractionsevenements.qc.ca/ vous sera certainement grandement utile afin de vous guider à travers, au moins, votre périple à travers notre grande province.


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Critiques de films Notre journaliste a monopolisé les salles de cinéma pour vous, chers lecteurs!

Gabrielle Rocheleau Le Mouton Noir Insidieux

Un film à ne pas manquer! Et à s’acheter en DVD dès le premier jour de sortie! C’est la première fois qu’un film sur les esprits me fait réellement peur. Non, ce ne sont pas les esprits en tant que tel qui nous font frissonner, mais surtout l’histoire, le scénario. Cette histoire n’est pas comme les autres. Ce n’est pas tant les esprits qui sont dangereux, mais les voyages astraux. Et ça, c’est vrai, plusieurs personnes réussissent à voyager une fois endormis. Seulement, parfois, ils perdent le contrôle et risquent de ne jamais revenir. C’est ce qui m’effraie, moi! Parce que non, les personnages ne sont pas réellement crédibles et les acteurs sont ordinaires, je veux dire par là qu’ils n’ont rien qui les différencie des autres. La musique et le volume du son est ajusté de façon à bien nous faire sursauter au moment désiré. Bref, un film bien réalisé, bien monté, et bien bien bon!

Sans limites

Lorsque j’ai vu l’annonce, je m’attendais à un film très commun. C’est-à-dire complètement déjà vu, mais j’ai été agréablement surprise. Le scénario est surprenant, et c’est la première fois que l’on ne dévoile pas toute l’histoire d’un film en résumé dans la bande-annonce. Enfin un film qui nous fait vivre avec brio les événements que vie le personnage dans l’histoire. Les acteurs étaient très bien choisis et il est bon de voir que Robert de Niro est un très bon personnage secondaire et pas seulement principal. Il laisse le tour à la relève! Bravo Bradley Cooper! Humm…

Hanna

Ce film est, pour mon opinion, l’inverse de Sans limites. Parce que dans la bandeannonce, on s’attendait à une histoire intéressante et complexe, et on savait déjà la fin. L’histoire se déroule trop rapidement, et on nous explique tout dans le scénario, au lieu de le montrer en images. C’est dommage parce que je pense que ça aurait pu donner un meilleur résultat. Avec ce film, je n’ai même pas saisi qui était spectateur cible! Quel message le film est supposé lancer? Puisqu’il n’y a pas vraiment de fin non plus… Bref, un film à voir pour l’action et les effets spéciaux à quelques reprises, mais vous pouvez laissez votre cerveau à la maison!


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Insidieux Ce film mérite doublement qu’on en parle!

Mélissa F. Caillé Le Mouton Noir

Ce film d’horreur mélangé avec du suspense mérite le détour ou la dépense. En effet, ce film à l’allure de blockbuster américain un peu à la Décadence m’a surprise.

Oui, car il n’y a pas d’effusion de sang inutile, l’histoire est structurée, l’intrigue bien ficelée. Bref un film dont la fin en surprendra plus d’un. Tout d’abord, un enfant tombe dans

un coma inexplicable, plus tard nous comprenons qu’il fait un voyage astral. Entrecoupé de démons et d’effets spéciaux bien orchestrés, ce film vous donnera la frousse. Bref, si vous êtes à la recherche de sensations fortes, ce film peut être pour vous.

Petite découverte personnelle Comme j’adore le faire, la semaine passée j’ai découvert une nouvelle artiste.

Samuel Nadeau Le Mouton Noir

Une artiste que j’avais déjà entendue sans nécessairement porter attention. Une artiste remplie de talent qui réussira sûrement aux oreilles moins techno-rap-électroclub-dance. Je ne vous fais pas plus attendre, il s’agit d’Adele. Cette chanteuse pop-soul acoustique est une chanteuse britannique née sous le nom d’Adele Laurie Blue Adkins. Comparée à Amy Winehouse et Duffy, deux chanteuses que j’aime bien aussi, Adele donne une autre branche à ce style de musique qui, selon moi, gagne à être connu. Elle a été découverte sur Myspace par une compagnie de disques et créa sont premier album, 19, qui plut autant aux critiques qu’au grand public. Sa carrière aux États-Unis fut propulsée par son apparition à l’émission Saturday Night Live. Adele lança son 2e album en février, en Amérique du nord, et elle fit une prestation au Brit Awards. C’est justement là, la

première fois que je l’ai vue: son numéro précédait celui de ma Lady Gaga. Ce que j’aime de cette chanteuse, c’est qu’elle me fait vivre intérieurement des émotions grâce à sa voix, aux mots qu’elle utilise et à la musique qui enveloppe les chansons, qui crée des mélodies suaves et qui font rappeler des beaux moments. Pour terminer, je vais citer le présentateur qui la présenta la fois qu’elle chanta Someone Like You, la chanson que je préfère en ce moment: «There’s nothings quite like the feeling when you’re listening to a song written by someone you don’t

know, that you’ve never met, [...] and can describe exactly how you felt in a particular moment in your life. This next artist is able to do that time after time [...] If you’ve ever had a broken heart, you’re about to remember it now. Here performing Someone like you, It’s the beautiful Adele!»


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Divertissement Horoscope Découvrez ce qui vous attend en cette fin de session selon votre signe!

Gabrielle Rocheleau Le Mouton Noir

Bélier:

Les sorties se font abondantes en fin de session, n’est-ce pas? Mais il ne faut pas vous laisser déconcentrer à l’école pour autant. Vous pouvez faire vos travaux et ensuite faire la fête. Même que sur l’heure du mardi midi, où il fera beau et chaud, improvisezvous un petit pique-nique avec des amis. Cela fera succès! Profitez du temps qu’il vous reste au cégep pour finir en beauté la session, en allant voir des spectacles de danse ou de musique des étudiants du cégep. Vous ne le regretterez pas! Un vent chaud approche, achetez-vous une bicyclette et foncez dans la vie! Une petite mise en forme ne vous fera que du bien! Votre amoureux(se) vous accompagnera dans vos projets futurs…

Taureau:

Un peu de lait pourrait augmenter le taux de calcium qui semble avoir basculé dans l’ombre de votre corps. Ou alors, une bonne petite crème glacée avec vos amis pourrait vous faire du bien. Un travail scolaire vous inquiète? Vous avez besoin d’aide? Allez vite en parler avec votre enseignant, il saura vous éclairer sur le sujet et vous pourrez faire votre travail mieux que les autres étudiants de votre classe. Quoi de mieux pour augmenter une bonne moyenne scolaire! Côté cœur, vous vous sentez subjugué(e), que de demandes! Vous attirez le regard avec votre sourire

contagieux et votre fraicheur de printemps! Vous briserez des cœurs ce mois-ci.

Gémeaux:

Il pleut sur votre toit, mais si vous tenez bon, le soleil vous réchauffera le cœur. Et vous ne serez alors plus invisible aux yeux de votre preux chevalier, et le Prince Wimlfo pourra aller se faire voir. Vous serez plus fort que tout! Une vraie bombe nucléaire. Attention, car l’armée pourrait vous engager bien malgré vous. Côté cœur, la vie est différente, vous êtes seul(e), et vous vous ennuyez de votre ex. Vous retrouverez le contrôle le 19, vers 13 h 02. Et une pluie d’amour vous fera pousser votre gazon à nouveau…

Cancer:

Vous vous prenez pour quelqu’un d’autre. Cessez de vouloir impressionner les gens et d’être ami(e) avec tout le monde. Au lieu de cela, prenez du temps pour vos vrais amis, ceux que vous avez trop longtemps mis de côté. Vous savez, les temps changent et vous vieillissez peu à peu. Votre chemin vous mènera déjà assez loin de vos amis. Alors tentez de les quitter en beauté. Organisez-vous des petites sorties : tranquille, mais efficace! Côté cœur, cessez de vous donner du trouble pour rien. Votre amoureux(se) sera présent(e) près de vous, et même s’il(elle) n’est pas toujours là, il(elle) pense fort à vous! Promis juré, «Love is in the air»!

Lion:

Vous vous sentez comme sur un nuage. Le dernier spectacle que vous avez vu vous a vraiment changé les idées. Vous avez envie de philosopher avec votre entourage. Vous êtes réticent, mais pourtant, vos amis ont le même désir que vous ces temps-ci! Laissez-vous guider par vos envies, aussi absurdes soient-elles, puisque dans la vie, c’est important de s’amuser et de rire un brin! YOUPIIII! Par contre, avec cette attitude, vous ne rencontrerez jamais l’amour! Mais bon, de toute façon, pourquoi trouver l’Amour quand vous pouvez trouver DES amours!

Vierge:

Écoutez un film au cinéma cette semaine avec votre amoureux(se). Le film que vous verrez vous montrera, en gros, votre avenir. Oui, oui! Il est écrit dans le ciel, je l’ai lu. Le prochain film que vous verrez représente ce que vous aurez à subir dans les prochaines années. Si vous êtes moindrement brillant, vous irez écouter un film d’amour ou d’action. Pas un film d’horreur ou pour enfants! Quoique… Quoique! C’est vous qui voyez, je ne suis que la messagère. Après avoir vu le film, les changements se feront tranquillement. Ça commencera par vos poils de nez, vous ne vous en rendrez pas compte tout de suite… Mais quand viendra le tour de votre entourage et de votre cerveau, il sera trop tard. Plus personne ne pourra vous aider. Alors je vous avertis, choisissez le BON film!

Balance:

Si vous avez plusieurs frères et sœurs, c’est le temps de changer


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Journal étudiant Le Mouton Noir les choses à la maison. Faites du ménage dans les garde-robes et vos parents seront énormément fiers de vous. Et vous serez le chouchou pour certains jours, mais durant ce temps, vous aurez ce que vous voudrez! Et si vous vous êtes enfant unique, ne faites rien, vous avez déjà ce que vous voulez. Mais non, je blague! Il est important pour vous de participer aux tâches ménagères puisque justement, vous êtes le seul à pouvoir aider vos parents. Vous en avez de la chance. Si je parle de ménage, c’est qu’il est peut-être temps d’en faire dans votre vie en général! Vos amis par exemple, sont-ils vraiment le genre d’amis dont vous avez besoin? Votre travail est-il épuisant ou motivant pour vous? Posez-vous les bonnes questions, et les bonnes réponses viendront à vous radicalement.

Des pieds à la tête. Ça y est! Vous êtes prêt(e) pour votre examen de français. Pas facile, la dissertation finale! Mais croyez-moi, tout ira bien. Rien ne peut aller mal lorsqu’on prend le temps de s’arrêter et de bien respirer le vent. Même si parfois on ne le sent pas trop, on doit toujours rester concentré. «Un jour, tu comprendras…» – Mufasa (Le Roi Lion 1).

même pas d’emploi, alors je mets toutes les chances de mon côté à vous donner de mauvais conseils! MOUAHAHA!

Capricorne:

Poissons:

Scorpion:

Un cours vous énerve et vous ne voulez plus y assister. Vous pensez qu’il est inutile à votre avenir et qu’il n’est vraiment pas intéressant. Eh, bien! Regardez-vous dans le miroir et réfléchissez deux petites minutes. Et dites-vous bien: «Si j’abandonne ce cours, je dois le reprendre à l’autre session. Sera-t-il plus intéressant la prochaine fois»? N’est-ce pas que vous regretterez votre choix si vous abandonné? J’en suis sûr! N’abandonnez pas, résistez comme jamais! POW POWWW! Vous êtes un maître japonais…

Sagittaire:

Sortez dehors et prenez une grande bouffée d’air. Sentez comme le vent est bon. Fermez-vous les yeux et sentez toute votre énergie se transférer dans tout votre corps.

«Bon Yeux! Donne-moi une job!», vous dites-vous à vous même… Et je vous comprends, après tant de recherches vous vous retrouvez encore sans emploi cet été. Mais ne paniquez surtout pas. Il ne faut pas pleurer au loup quand la perruche peut encore nous voler au dessus de la tête. Une chose à la fois! Premièrement, refaites votre CV. Je parle de l’esthétique. Mettez du parfum à la rose, ou au chocolat, et échappez du caviar dessus vos CV. Comme cela, les gens verront que vous avez de bons goûts et peutêtre, s’ils sont snobinards, ils vous engageront! Sinon, je n’ai aucun conseil à vous donner, car je n’ai moi-

Verseau:

Faites attention pour ne pas renverser vos économies dans tous les magasins qui vous offrent une panoplie de jolies robes ou jolis maillots de bain pour l’été qui s’annonce ma foi assez chaud! Économisez encore quelques temps et bientôt vous pourrez vous offrir la voiture de vos rêves. Wow! Ne manquez surtout pas cette chance ou vous le regretterez jusqu’à la fin des temps. Et ça peut être bien long, malgré les rumeurs qui courent pour l’an prochain, mais bon… Ce qu’il vous faut, en tant que consommateur capitaliste, c’est acheter un simple petit quelque chose pour votre douce moitié. Allez! Vous avez de la chance, car votre amour est un investissement aussi… Oh, oui! Vous allez adorer la semaine du 23! Pourquoi? Parce que! Pourquoi parce que? Parce que pourquoi! Justement, les gens ne cesseront de vous poser des questions sur vous! Pourquoi? Parce que vous resplendissez de beauté et de paix intérieure! Ça se sent lorsque quelqu’un est bien. Et vous l’êtes! Félicitations, de la part de tous les gens que vous ne connaissez pas, qui vous admirent tant! Vous êtes un exemple à suivre, sérieusement! Je ne rigole pas… Ce n’est plus un horoscope stupide, c’est la pure vérité! Je le jure sur la tête de Zeus! Vous savez, le dieu là… Bref. Tout le monde est jaloux de vous! Hihi!


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Recette de matante Gabi Vous voulez une bonne recette de salade qui rafraîchit, avec les chaleurs qui s’en viennent?

Gabrielle Rocheleau Le Mouton Noir

Temps de préparation: 15 minutes Temps de cuisson: 2 minutes Rendement: de 8 à 10 portions

SALADE • 1 botte d'asperges, en tronçons • 2 bulbes de fenouil, émincés • Environ 30 olives Kalamata

Méthode: Ingrédients: VINAIGRETTE À L’ORANGE • 125 ml (1/2 tasse) d'huile d'olive • zeste de 1 orange • 2 c. à soupe de vinaigre de riz • 1 gousse d'ail • 1 c. à soupe de sucre • jus de 1 orange • sel et poivre • 1 c. à thé de graines de fenouil

• Mélanger tous les ingrédients de la vinaigrette. • Faire cuire, à l’eau bouillante salée, les asperges sans les têtes durant 1 minute. Ajouter les têtes, cuire 1 minute de plus ou jusqu’à ce que les asperges soient al dente. Refroidir rapidement à l’eau glacée. Égoutter. • Dans un bol, déposer les asperges, le fenouil et les olives. Ajouter de la vinaigrette au goût et mélanger doucement. Servir aussitôt.

Note: La vinaigrette se garde plusieurs jours au frigo.

Truc: On peut utiliser cette vinaigrette pour assaisonner un poisson cuit au four en papillote. Mmmm…Laissez-vous goûter, Heumm…Emporter par le bon goût!


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Journal étudiant Le Mouton Noir - Édition de mai 2011