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Numéro trois

... À disposition

Juin-juillet-Août deux mille onze

Pierre dal Corso Madrid Lisa Hasselgren Brian Ypperciel Anish Kapoor Brigitte Kim Joon Le Royal Éclaireur Lamborghini Aventador Pinel & Pinel Store True Live


The Seven Hotel

Créatif, effervescent, ludique, décalé, drôle, sensuel, glamour… Le Seven est plus qu’un hôtel : c’est une Expérience ; émotions garanties !... Dans les 28 chambres « Lévitation », les lits flottent, les téléviseurs sont équipés de canaux olfactifs, les interrupteurs des vecteurs de fantaisies scénographiques. Pour compléter le tableau, Philippe Vaurs (l’heureux propriétaire des lieux) s’est entouré de quatre designers pour imaginer 7 suites fantasmatiques. Citons « La Sublime », véritable ode à la féminité, havre de paix dédié à l’amour sans détour ni arrière-pensées : « J’ai joué du blanc et de la lumière pour suggérer la candeur de l’amour, la féminité absolue. Une moquette profonde et confortable, un lit aux rondeurs sensuelles qui flotte au-dessus du sol et un ciel de lit “ emplumé ” et constellé de pampilles. » (Vincent Bastie)

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La «Lovez-vous », grotte luxueuse située au rez-de-chaussée avec courette privative et jacuzzi : « Le point de départ est un jeu avec les mots “ love ” et “ lover ”, s’aimer, se lover, se cacher. J’ai rêvé d’un cocon moelleux et primitif dans lequel on pourrait se lover, s’enrouler l’un à l’autre. Une grotte confortable et maternante, à la fois un nid douillet et un retour aux sources. » (Virginie Cauet)

La « On/Off », d’une grande poésie, où cohabitent deux décors sans même que l’on s’en aperçoive : « Je suis parti d’une envie de créer une illusion moderne. Cet instant éphémère où, d’un simple claquement de doigt, tout bouge, tout change, rien ne ressemble plus à l’instant d’avant. » (Paul-Bertrand Mathieu)

Et comme au Seven, tout est fait pour s’évader, une masseuse, diplômée de la grande école de Wat-Po de Bangkok, se tient à votre disposition : massage Thaï Héritage, réflexologie plantaire, soins des pieds et du visage, formules à partager ou à offrir... 01

The Seven Hotel 20, rue Berthollet 75005 Paris - France Tél : +33 (0)1 43 31 47 52 Fax : +33 (0)1 43 36 41 40 contact@sevenhotelparis.com www.sevenhotelparis.com

Article écrit par Romain Garot | Photography by Serge Ramelli ... © 2o11 - moods magazine

La « Diamant noir » troublante car sombre et lumineuse à la fois : « Il ne faut pas avoir peur du noir ! Je suis partie de cette couleur précieuse, symbole du luxe absolu, comme un défi. Dormir dans un diamant brut, voilà un fantasme. » (Sylvia Corrette)


Moods Magazine 92, rue saint lazare Paris - 75009 France phone e-mail web

+33 1 45 26 98 50 info@moods-digital.com www.moods-digital.com

Contact publicité & information info@moods-digital.com

Directeur de publication Moods S.A.S. info@moods-digital.com Directeur de la rédaction Sandra Garbati sandra@moods-digital.com Directeur artistique davidh davidh@moods-digital.com Conseiller rédactionnel Laurent Fritsch laurent@moods-digital.com

Rédaction Laurent Fritsch, Sandra Garbati, Thomas Dubernet Romain Garot, Michèle Remy, Raphaël Cuir Juliette Darizcuren, Christophe Fouquet Developpement internet Olivier Destenay Sandra Garbati Traductions Robin Brown Corrections Michèle Remy

Pierre Dal Corso ©2011 | Model Eliette [Karin] | Make up Erica Rodriguez | Post-Production Max Laho

Éditeur responsable

Crédits Photographies & Illustrations Pierre Dal Corso Brian Ypperciel Lisa Hasselgren Brigitte True Live Anish Kapoor Lamborghini Aventador Pinel & Pinel Store The Seven Hôtel Le Royal Éclaireur Sandra Garbati davidh Crédits Articles, Chroniques & Interviews Laurent Fritsch Romain Garot Thomas Dubernet Raphaël Cuir Michèle Remy Christophe Fouquet Juliette Darizcuren Sandra Garbati Philippe Jeanne davidh

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Édito A fleur de peau... A l'instar des poètes qui ont contribué à éduquer notre sensibilité, Moods s'est attaché dans sa version estivale à redécouvrir les sensations au contact de la peau… Comme le souligne Brigitte Sisters sous ses airs enchanteurs "oh la la c'est si doux Nos corps qui se frôlent - Qui se collent, s'entremêlent, et là sur ton épaule, seul un goût de sel…" S'il s'agit bien d'envie de toucher, à la recherche de sensations et de parfums, la peau de Brian Yperciel, telle une enveloppe olfactive nous livre son parfum sulfureux et enivre nos sens pendant que Pierre Dal Corso, dans de provocantes sensualités, métamorphose celle de la femme animale. Avec la peau "toile de peintre" nous exprimons ce que nous éprouvons. Entre douleur et plaisir Kim Joon nous offre naturellement le tatouage, symbole d'identification sociale comme mode de communication. Avec le "moi-peau" se cristallise un mur qui sépare le "je" poétique et le protège des autres…. moi à l'intérieur, toi à l'extérieur tel un dialogue infini entre le dedans et le dehors à l'image de l'oeuvre magistrale d'Anish Kapoor. Et si Moods ne vous fait pas tout à fait la peau, il se fera la malle avec Pinel & Pinel pour deux long mois à se basaner, se bronzer, se lézarder... Quant à la promesse de vous avoir dans la peau tout l'été, elle annonce déjà le rendezvous de la rentrée…

Mr. & Mrs. Moods

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davidh


Sommaire Édito Sommaire Vices & versa Insomnies littéraires Ondes virtuelles Effervescence Fièvre acheteuse Mode émoi Restons curieux Beauté intérieure Le Parfum Humeur vagabonde Homme care Sans interdits Chambre noire Salle Obscure Face B Addictions Exhibition Vision Vibrations News from another world Do you speak English ? Thank you ...

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par Mr. & Mrs Moods Il faut tourner la page Objets insolites Critiques littéraires Clic & Blog Pinel & Pinel Achats compulsifs ‘Se7en’ par Sandra Garbati Anish Kapoor Le Royal Monceau Brian Ypperciel & davidh Madrid ‘Lost Love’ par Lisa Hasselgren J’aurais ta peau ... Pierre Dal Corso Blanc de peau, Noir de coeur ... Brigitte ‘Et vous, tu m’aimes ?’ Tatoue moi ... Kim Joon Lamborghini Aventador True Live Le Corbeau Rouge ... Lost in translation de vous à nous

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Vices & versa

E-Mote La télépathie au service du petit écran ? ... Une télécommande qui se fixe sur l'oreille, il suffit de penser à un programme pour changer de chaîne. Ce produit n'est pas encore en vente, mais cela ne saurait tarder. Il va donc falloir très bientôt apprendre à maîtriser vos pensées lors de vos oisivetés cathodiques. Sachant que l'humain a des pensées peu avouables à 65 % du temps. Avec ce produit, peu de chance de rester planté devant Arte à 3h00 du matin, c'est sûr !!! Helmet Ferrari dévoile son très élégant casque. Allure chic, finitions cuir, on y est tellement bien qu'on dormirait avec. Seul petit souci, Ferrari ne fabrique malheureusement pas de moto ... c'est fâcheux, tout de même. Il ne nous reste donc plus qu'à arpenter les rues de la ville sur notre vespa en se laissant dire qu'on va plus vite avec un casque plus beau que la monture. Message à la gente féminine attirée par une certaine forme de réussite: attention, toute personne ayant ce casque n'à pas nécessairement une Ferrari au garage, méfiez vous !!! 08


Nendo Un bureau en parquet noir transparent ... personnellement j'adore !!! Ce concept design à été crée par Nendo est s'appel “Texured transparencies”.

Patrons lubriques, ne cherchez pas à acheter ce produit, vous seriez déçus. Il vous reste toujours Ikea qui fera surement une pâle copie de ce petit chef d'œuvre dans quelques mois. “O” Ce concept de montre conçu par le designer Tokujin Yoshioka pour le Issey Miyake watch project est un projet mené depuis 10 ans, rien que ça !!! Il faut dire que ça frise la pureté. Pensée comme un objet qui aurait été sculpté dans une goutte d’eau, cette montre aux lignes pures devrait être commercialisée cet été. plouf !!!

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Article écrit par davidh ... © 2o11 - moods magazine

Transparent sans l'être vraiment, ce bureau est fait pour les créas mais en tout cas certainement pas pour les entrepreneurs désireux de contempler les charmants attributs de leurs secrétaires.


Insomnies littéraires « A suspicious river » Laura Kasischke Que faire de notre vie ? Reproduire la vie de nos parents ou faire de notre existence un chemin diamétralement opposé ? Pour Leila, son parcourt sera bien pire que celui de sa famille. Elle est réceptionniste au Swan Motel dans la petite ville de Suspicious River. Mariée depuis six ans à un homme qui la délaisse et pour arrondir ses fins de mois, elle commence à rendre de « petits services » aux touristes et voyageurs de commerce esseulés. Elle vend son corps sans passion, sans tristesse, une longue succession de partenaires de 10 minutes pour une fille qui plane comme si elle vivait en dehors de son corps. Les dollars gagnés aussi facilement sont soigneusement mis de côté sans qu'un but soit prévu. Elle finira d'ailleurs par les laisser au seul homme qu'elle croit aimer, Gary, un souteneur de bas étage qui encaissera pour elle le prix des passes. Une descente aux enfers vertigineuse qui mènera l’héroïne à sa mort. Le drame est omniprésent, l’ambiance est lourde, pesante. La violence et la crudité sont transfigurées par un univers poétique et lyrique d’une force exceptionnelle. « La blonde au coin de la rue » David Goodis Toute l’histoire se déroule dans un climat de léthargie perpétuelle des protagonistes; léthargie qui provient de leur incapacité à agir parce qu’ils n’ont aucune perspective de s’en sortir et même si Ken, le compositeur de chansons, parle tous les jours d’aller vendre sa production en Floride, il ne bouge pas pour autant. Rien. Voilà à quoi l’existence de Ralph se résumait. Pas de boulot. Pas d’argent. Pas de petite amie. Il grappillait quelques pièces de monnaie à droite et à gauche, jouait au billard et buvait du mauvais whisky. Les jours se trainaient, gris, interminables, remplis de la douleur sourde des désirs refoulés ? Jusqu’au jour où il la rencontra. Elle vint à lui, surgie du froid glacial et de la pourriture des ruelles étroites, opulente, sensuelle et consentante. Et brusquement, elle se retrouva entre ses bras. Une trainée de bas étage qui mit sa vis en pièces et lui donna… Tout. « Constat désespéré sur la jeunesse de l’époque » On pourrait extrapoler en disant que ce constat reste valable dans toutes ces sociétés qui mutilent la jeunesse en la laissant sans travail, comme dit Lénore « on a une idée brillante et on essaie de la mettre en pratique. Mais ça ne marche jamais. On ne peut pas descendre du manège qui n’arrête pas de tourner ».


« J’irai cracher sur vos tombes » Vernon Sullivan alias Boris Vian Un bibliothécaire blanc s'installe dans une petite ville des Etats-Unis. Petit à petit, de par ses offrandes alcoolisées, il parvient à devenir le play-boy du coin. Ensuite, il passe vite aux petites bourgeoises... pourquoi les séduit-il? Par envie sexuelle, oui certainement... mais un lourd secret se cache chez lui: bien que de peau blanche, il a des ancêtres noirs, et il est déterminé à se venger des blancs qui ont tant martyrisé son "peuple". Alors, J'irai cracher est tant un livre érotique qu'un livre qui dénonce le racisme... Vernon Sullivan a écrit ce petit chef-d’œuvre en 1946. (Boris Vian a inventé ce personnage car certains de ses écrits étaient et sont toujours trop sulfureux).

L'Allemagne dans l’immédiate après-guerre, Michaël Berg a quinze ans lorsqu’il rencontre Hanna, une femme de 35 ans, modeste employée à la compagnie des tramways. Il en devient éperdument amoureux, amour réciproque, hors du commun, qui captive. Mais vite des questions se posent : qui est cette femme ? Certaines de ses attitudes sont étranges, inattendues, Michaël sent que des éléments de son histoire manquent pour la comprendre. Pourquoi disparaît-elle subitement sans lui donner d’explication ? 7 Ans plus tard, durant ses études de droit, Michaël assiste à un procès où il reconnait Hanna sur le banc des accusées et il découvre son horrible secret. Quelques temps après une étrange correspondance s’instaure entre eux deux… Michaël n’oubliera jamais cette relation intense. (Prix Laure Bataillon 1997)

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Article écrit par Michèle Remy ... © 2o11 - moods magazine

« Le liseur » Bernhard Schlink


Ondes virtuelles Looks Luxus

Form Fifty Five

Un très beau design (de Mikä Mäkinen), de belles images, un contenu très bien écrit et pensé. Des idées provocantes dans un très beau style graphique, une collection éclectique d'articles à dévorer sans retenue. Luxus Looks n'est pas seulement une équipe à l'esprit vifs, c'est aussi une agence de publicité numérique hors pairs, non-conventionnelle et surprenante par son imagination. On voudrait tous faire parti de cette grande "famille" d'une diversité certaine : des personnes des quatre coins du monde qui interagissent et partagent des images, des vidéos, des idées... Vous n'avez cependant pas besoin de travailler dans le milieu de la publicité ou du numérique pour vous exprimer sur ce site : un forum est ouvert et vous permet de faire part à cette fine équipe de vos pensées et découvertes du moment !

En 2005 une équipe de designers créent la plateforme de partage : FormFiftyFive. Mais ils partagent quoi, me direz-vous ? Des images, des illustrations, des photos…Tout ça venant du monde entier. Ce sont des archives de travaux exceptionnels, que ce soit en design graphique, architecture ou photographie. Chaque image choisie ou utilisée est d’une grande qualité et le travail fourni par l’équipe est intéressant et très diversifié. Le site résiste très bien à la concurrence féroce des autres blogs graphiques de part son design très attrayant, sa mise en page fraîche et actuelle et son contenu toujours varié et passionnant. Un bon moyen de découvrir encore et encore des artistes de la palette graphique avec un site aussi bien pensé qui porte d’ailleurs joliment son titre « Design inspiration from around the world »

www.looks.luxus.fi/issue1

www.formfiftyfive.com

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Magculture

Swiss Legacy

Quiconque a travaillé dans la publication, ou seulement les gens qui aiment les magazines devraient vite aller y jeter un œil. Crée et écrit par Jeremy Leslie, directeur de création, MagCulture est un site qui met à l’honneur les dernières tendances et les différents styles de magazine du monde entier. Une culture à part entière : celle de la rédaction et de la conception de l’image, quelle qu’elle soit : magazines à gros tirages comme exemplaires rares ou expérimentaux. Classé parmi les meilleurs 50 blogs au monde, Magculture nous présente donc des innovations et de belles idées, aussi bien au niveau des images que des mises en pages. Informatif, le magazine est décrypté par Jeremy Leslie et son équipe de manière fine et accessible. Il met à l’honneur l’innovation et la créativité en sachant dénicher des petits bijoux d’esthétisme aux propos toujours intelligents.

Crée par Xavier Encinas, directeur artistique, Swiss Legacy est un blog qui aborde la typographie et le design graphique.

www.magculture.com/blog/

www.swisslegacy.com

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C’est de notoriété publique : les Suisses sont doués dans le domaine de la typographie ! Et on ne s’y trompe pas : Swiss Legacy est extrêmement pointu.

Faites vous plaisir, ce blog est une vraie source de bon gout !

Article écrit par Juliette Darizcuren ... © 2o11 - moods magazine

On apprend, on évolue, on partage son savoir (riche et précis), le tout sur une plateforme très lissée, sophistiquée et au design épuré. Vous voulez donner un coup de jeune à votre propre site ou écrire de manière différente ? Inspirez vous. Vous y découvrirez des écritures et des styles innovants. De quoi sublimer vos plus beaux écrits.


Effervescence Depuis 1998, Fred Pinel réinterprète le luxe à la française. Les malles qu’il crée sont à la fois un clin d’œil aux secrétaires précieux Louis XVI qui recélaient des tiroirs secrets, et une réinterprétation de la malle cabine des années 30. Consacré talent d’or en 2008 par ses pairs artisans du grand luxe, il ne manquait à Fred Pinel que « le plus bel écrin pour ses malles ». La marque au liseré violet vient d’ouvrir au 22 rue Royale, entre les places de la Madeleine et de la Concorde, son flagship parisien.

Façade en béton ciré, parquet Versailles, colonnes apparentes de type haussmannien, mobilier de bois brut, ce lieu précieux est le fruit d’un subtil mélange entre respect des codes classiques et culte d’une modernité sans cesse renouvelée. La pièce centrale est un espace de découverte dédié à ses plus belles créations. Une seconde pièce à l’atmosphère plus feutrée est consacrée aux commandes spéciales (donner au « sur-mesure » son véritable sens pourrait être la devise de « Pinel & Pinel »…)


SOPRANO La boîte à musique… Malle en bois habillée de cuir (choix parmi 51 coloris) bijouterie en laiton massif nickelé. -matériel Bang & Olufsen -24 tiroirs pour environ 480 CD

MOVIE Malle en bois habillée de cuir (choix parmi 51 coloris) bijouterie en laiton massif nickelé. -matériel Bang & Olufsen (téléviseur, lecteur DVD/CD, basses et enceintes fixes) -3 tiroirs pour environ 48 DVD


I-TRUNK Le bureau de poche… Malle en bois habillée de cuir (choix parmi 51 coloris) -imac Apple 20’’, ensemble son Creature JBL, imprimante couleur Canon. -4 tiroirs de rangements aménagés pour le papier, matériel d’écriture, 10 dossiers suspendus en cuir…

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Article écrit par Romain garot ... © 2o11 - moods magazine

PICNIC KRUG Débauche d'ustensiles luxueux pour un art de la table nomade… Malle en bois habillée de cuir (choix parmi 51 coloris) bijouterie en laiton massif nickelé. - 4 sièges trépieds en cuir façon poulain, seau à champagne et flutes, vaisselle en porcelaine émaillée, couverts à caviar en nacre, râpe à truffes, coupe cigare de poche… (liste non contractuelle adaptable sur demande) -10 tiroirs aménagés sur-mesure, 3 niches pour bouteilles et une niche pour seau à champagne, table de dégustation à monter soi-même avec la porte table de la malle (dégondable) et 4 pieds nickelés.

Pinel & Pinel Store 17

22, rue Royale - 75008 Paris | www.pineletpinel.com +33 1 42 60 58 39 | boutiqueroyale@pineletpinel.com


Fièvre acheteuse

Ela Stone serpent créole pierre 117€

Drome veste en cuir beige tressée 920 €

Ela Stone manchette tressée dorée 80 €

Free Lance boots en python zippé à talon 490 €

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Ela Stone sautoir multiples chaines serpent 351 €

Rachel Brown anneau d'onyx taillé gravé avec méditation 435 €

Chen Z Designs bracelet de perles d'agate coeur et feuille plaqué or 30 €

Tom Ford Eyewear light havana 390€

Guilhermina boots ajourées poulain / cuir marron 415€

Article écrit par Les Parisiennes & Sandra Garbati ... © 2o11 - moods magazine

Ambre Babzoe mitaine 75 €


Photography

Sandra Garbati

Assistant Vidéo Romain Garot Stylist Christophe Fouquet Make-Up Artist Christelle Rischner Hairstylist Céline J. Model Anastasia Shershen | City Models Editorial Design davidh Special Thanx to

Hôtel Seven | Paris


Pantalon de soie "Billie Clay" | Mitaine "Blindsey" | Collier DĂŠlice Cocoon "Ambre Babzoe"


Mitaine "Blindsey" | Collier DĂŠlice Cocoon "Ambre Babzoe"


Ensemble "Bolero" en soie ivoire "Vannina Vesperini" | Manchette tressĂŠe dorĂŠe "Ela Stone"


Broche "Kaytia" rose en soie beige "Malene Birger" | Top ecru en viscose "Osklen by Oskar Metsavaht" | Culotte soie rose perle "Vannina Vespirini" | Manchette tressĂŠe dorĂŠe "Ela Stone"


Broche "Kaytia" rose en soie beige "Malene Birger" | Top ecru en viscose "Osklen by Oskar Metsavaht"


Collier DĂŠlice Cocoon "Ambre Babzoe" | Mitaine "Blindsey"


Robe en soie rose pâle à volants "Malene Birger" | Créole motif serpent et cristaux "Ela Stone" | Bracelet 18 rangs de fines chaines et perles "Ela Stone"


Bolero Ă plume taupe "Maria Lucia Hohan" | Culotte soie ivoire "Vannina Vesperini" | Boots peau d'autruche zip Ă  talon "Free Lance"


Ovale écaillé marron "Tom Ford Eyewear" | Veste en cuir beige tressée "Drome" | Short court saharien camel "Giorgio" | Boots ajourées poulain \ cuir marron "Guilhermina"


Boots ajourées poulain \ cuir marron "Guilhermina" Robe bustier camel "Luc.Duchêne"


Boots ajourĂŠes poulain \ cuir marron "Guilhermina" | Jupon dentelle de soie avec plumes rose perle "Maria Lucia Hohan"

Sandra Garbati Photography | www.sandragarbati.com


Restons curieux Anish Kapoor au Grand Palais : Once in a lifetime experience par Raphael Cuir

Monumenta 2011 - Anish Kapoor ‘Leviathan’ - Vue Intérieure de l'œuvre. Photographie par Didier Plowy © Tous droits réservés Ministère de la Culture & de la Communication.

Préambule On connaît l’œuvre d’Anish Kapoor, ses affinités avec Yves Klein, James Turrell, ou encore Wolfgang Laib. On a fréquenté ses surfaces pigmentées, ses monochromes jaunes, bleus, rouges, ses miroirs aussi. Mais cette nouvelle œuvre conçue spécialement pour le Grand Palais est tellement incomparable à tout ce que nous avons vu jusqu’ici que tous nos repères paraissent superflus. Pourtant ils permettent de situer Léviathan dans l’œuvre de l’artiste comme un aboutissement (provisoire) exceptionnel, une cristalisation impressionnante de son vocabulaire plastique en une véritable leçon de maître dans sa capacité à générer des formes, de la couleur, à faire monde, dirait Nelson Goodman.

Immersion La force irrésistible de cette installation gigantesque qui appelle les superlatifs tout en nous donnant l’impression qu’ils demeurent des euphémismes, c’est d’abord de nous happer d’emblée en elle, totalement. Et comme beaucoup de spectateurs l’ont éprouvé, une fois à l’intérieur, nous n’avons plus envie de sortir, du tout. Nous sommes captés, retenus par la beauté, la puissance et l’étrange atmosphère qui règne dans cet espace inédit imaginé par Anish Kapoor. Nous sommes apaisés, peut-être pas tant par l’isolement relatif d’avec le reste du monde que par la sereine ambiance qui se dégage à l’intérieure, si c’est un Léviathan, c’est un Léviathan bienveillant.


Monumenta 2011 - Anish Kapoor ‘Leviathan’ - Vue Intérieure de l'œuvre. Photographie par Didier Plowy © Tous droits réservés Ministère de la Culture & de la Communication.

Transports Plusieurs métaphores viennent à l’esprit pour exprimer les qualités de cet espace et, en rapport avec l’étymologie du terme, suggèrent un transport, car nous sommes transportés dans cet ailleurs, au propre comme au figuré. Nous pensons bien sûr au fantasme des origines, d’un retour à la vie intra-utérine (et la forme extérieure telle qu’on la découvre sur les vues 3D ou les plans est assez proche d’un schéma des organes génitaux de la femme). Mais l’espace se vit plutôt comme un point d’articulation à la croisée de conduits entre lesquels notre regard circule. C’est pourquoi l’image du cœur s’impose davantage. Un cœur dont, nous, spectateurs, serions en quelques sorte les cellules sanguines, particules d’un flux qui anime l’œuvre, dans ce rouge, ces rouges qui nous absorbent, complètement.

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Inside out Mais tout aussi bien, nous pouvons nous croire dans la carène d’un immense vaisseau de science fiction comme le suggère les bandes parallèles qui trament la structure et en suivent les galbes à la manière de la cale d’un navire. Mais nous pouvons encore nous croire projetés en un point lointain de l’univers, « anywhere out of the world », tant les proportions suggèrent un macrocosme plus qu’un microcosme. Comme si Anish Kapoor avait lui-même réinventé le rapport de proportions qu’il identifie dans l’architecture du Grand Palais : « quand on est à l’intérieur, c’est presque plus grand que si on était dehors ! ». L’étendue de l’océan est toujours bornée par l’horizon, les courbes fuyantes de la sphère centrale de Léviathan tendent vers un point obscure que rien ne limite, pas même notre connaissance de ce qui se trouve derrière. Anish Kapoor nous donne à voir l’infini au Grand Palais.


Articulations Sans doute est-ce largement à sa compréhension très fine de l’espace du Grand Palais qu’Anish Kapoor doit le succès de son œuvre : « C’est quelque chose que l’on doit prendre en compte, ce volume à la fois horizontal et vertical ». Anish Kapoor tire un admirable parti du Grand Palais en établissant un dialogue complexe avec son installation, entre harmonie et opposition. Le lieu qui l’accueille entre dans l’œuvre quand le soleil brille puisque l’ombre des structures architecturales se projètent à la surface de la peau et composent un réseau de vaisseaux, de nerfs, dans la texture des immenses canaux vus de l’intérieur. A l’extérieur, les lignes courbes de Léviathan contrastent avec les verticales de la nef du grand palais : « Le principal problème étant la verticalité, que la lumière transforme en véritable défi ». Les volumes sphériques font écho aux arches qui supportent la verrière. Les gigantesques proportions de Léviathan font oublier l’immensité de la nef du Grand Palais qui devient presque intime. Le spectateur tourne autour de l’œuvre sans en voir la fin et sans en revenir de ce qui se déploie sous ses yeux. C’est une œuvre à vivre, si c’est vrai de nombreuses autres œuvres, celle-ci constitue une expérience unique qui ne pourra être renouvelée dans les mêmes conditions. Aucune photographie ne peut en rendre compte de manière satisfaisante, en même temps elle se prête très bien à l’image, elle fait image et chacun peut repartir avec ses clichés, sa vue effarée, de cet incroyable monde dans le monde, dans le monde…


Monumenta 2011 - Anish Kapoor ‘Leviathan’ - Vue Intérieure de l'œuvre. Photographie par Didier Plowy © Tous droits réservés - Ministère de la Culture & de la Communication.


46, quai Le Gallo, Boulogne-photographie 1 © Per Barclay - Courtesy rue Visconti

Dépassement Le tour de force, propre aux très grands artistes, c’est aussi de transfigurer la matière. Quelques privilégiés ont pu voir au même moment, à l’initiative de la Société Foncière Lyonnaise et du Centre de Création Contemporaine de Tours, la très éphémère installation monumentale de Per Barclay dans l’ancien bâtiment Thomson de Billancourt. 1500 m2 d’huile noire, où nous voyons, non plus l’huile, mais un miroir d’une densité particulière qui amplifie l’espace en le répétant et confère à l’ensemble un effet contemplatif absorbant comme un mandala, absorbant comme les gaines de couleurs de Léviathan au Grand Palais. De même, avec l’œuvre d’Anish Kapoor, nous oublions les qualités réelles d’un matériau plutôt banal et peu noble (néanmoins un PVC Précontraint® très high tech), qui se met à vivre et respirer, à l’extérieur la tension pneumatique lui confère une noblesse rassurante.

Nous sommes même tentés de le toucher délicatement, comme on caresserait les flancs d’un animal tranquille. Cet au-delà de la matière on peut en prendre la mesure sur le site www.urbandive.com où, dans le confort des pixels cette fois, Anish Kapoor continue à transformer Paris et fasciner notre regard par les fruits de son imagination. Dans les Leçons américaines Italo Calvino s’appuyait sur Jean Starobinski et Giordano Bruno pour définir l’imagination « comme répertoire de potentialités, d’hypothèses, de choses qui ne sont ni n’ont été, ni peut-être ne seront, mais qui auraient pu être », elles se concrétisent parfois dans l’exception d’une œuvre d’art.


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Article écrit par Raphaël Cuir ... © 2o11 - moods magazine

Né en 1954 à Bombay, Anish Kapoor vit à Londres depuis le début des années 1970. Son travail a rapidement gagné une considération internationale célébrée par de nombreux prix dont le fameux Turner Prize qu’il remporta en 1991. Sa démarche fait depuis l’objet de nombreuses expositions personnelles dans les musées les plus prestigieux du monde dont le Guggenheim, le Louvre, la Royal Academy, la Tate Modern, etc. Il a reçu la commande de la tour « symbole » des prochains Jeux Olympiques à Londres, une sculpture de 116 mètres de haut intitulée The ArcelorMittal Orbit, actuellement en construction.

Anish Kapoor dans le Grand Palais Septembre 2010. Photographie par Farida Bréchemier © Tous droits réservés - Ministère de la Culture & de la Communication.

MONUMENTA 2011 Anish Kapoor au Grand Palais du 11 mai au 23 juin 2011


Beauté intérieur Quand l'Éclaireur, mythique enseigne parisienne rencontre le plus parisien des palaces. 1980. Le couple Hadida fonde l'Eclaireur. Il capte l’énergie des 80’s, comprend et anticipe la dynamique de cette décennie unique. Il affirme son parti pris en mettant sur le devant de la scène ces créateurs qui deviendront des allégories contemporaines. L’Eclaireur deviendra ainsi le premier concept-store parisien où design et mode cohabiteront désormais dans un même lieu. Le Royal Monceau est un projet qui concrétise un rêve : celui de créer un lieu différent, nourri de son histoire, de ses vibrations et de Paris, un espace sentimental tissé de rencontres, de sensations et d’émotions, habité par l’esprit français, traversé de culture, et voué à la véritable élégance, celle du coeur. Tout est né du désir de revisiter les codes classiques de l’hôtellerie de luxe pour les propulser dans une autre dimension. Et d’affirmer cette volonté un peu folle et infiniment poétique de rompre avec les usages, d’éviter les passages obligés, d’accueillir le décalage, et, tout en chérissant la rigueur et la perfection, d’afficher une tendresse pour le panache et l’impertinence, la fantaisie et la démesure. Le Royal Éclaireur : Entre mode, art, design et nouvelles technologies Ses 30 bougies soufflées, l’Eclaireur met le cap sur un nouveau projet et prend ses quartiers au Royal Monceau Raffles Paris - 39/41, avenue Hoche. L’espace, nommé Le Royal Eclaireur, investit l’hôtel mythique de part en part. Sept vitrines en façade invitent à la découverte et au partage. Une entrée centrale, desservant ce nouvel espace et le restaurant Il Carpaccio, dévoile l’esprit d’une des suites du Palace, particulièrement appréciées par Martine et Armand Hadida, qui ont souhaité mettre en avant l’ambiance chaleureuse qu’offre cette résidence de luxe. L’espace se voit paré du sceau high-tech cher à l’Eclaireur. Si la boutique Sévigné, née en 2009, avait ouvert la voie vers les nouvelles technologies, Martine et Armand Hadida confirment ici leur passion pour l’audiovisuel contemporain.


Philippe Starck, designer de l’hôtel, a prêté son imaginaire inimitable à ce lieu. « Le Royal Monceau Raffles Paris n’a rien à voir une fois de plus avec l’architecture ou la décoration, c’est une exploration. C’est l’exploration de ce qu’est, de ce que devrait, de ce que pourrait être l’esprit français. Nos qualités, nos défauts, cette poésie, ce romantisme, cette réflexion, cet esprit critique au plus haut niveau développé qui tue ou qui qualifie. La création aussi d’un espace mental en lieu et remplacement de la décoration ; le mental à la place de l’esthétique, la littérature à la place du style. La création d’un espace plein, d’une vie, d’une mémoire, d’un passage comme si l’air était mis en vibration par de la musique, comme si l’air était palpable à cause d’un parfum, comme si l’air d’une chambre devenait lisible à travers l’évocation de l’esprit d’une personne de qualité qui aurait vécu là et qui aurait laissé ses souvenirs, ses cadeaux, ses mémoires ». Philippe Starck. Un lit, sur lequel s’ouvre un ciel virtuel qui semble transpercer les 8 étages de l’immeuble, des penderies que l'on devine ci et là, une table de banquet servant aussi de présentoir à une sélection d’accessoires... Sélection qui fait la part belle au mobilier et objets vintage, aux exclusivités. Aux coups de coeur tout simplement: Giambattista Valli, Rabih Kayrouz, Oscar de la Renta , Rick Owens, Celine, Yves St Laurent, Matthew Williamson ... Aristide Najean, Maitre Verrier, cohabitera avec Ara Starck, Vincent Darré et Christian Astuguevieille à travers leurs tapis crées pour le Royal Eclaireur et Fabien Verschaere pour ses fresques murales. Entre la boutique, la suite de luxe et la galerie d'art, le Royal Eclaireur balance. Cette alliance des univers en fait un lieu à part. Intimiste et horschamps, magique et surréaliste, l'atmosphère qui émane du Royal Eclaireur en fait une expérience différente des cinq autres lieux ; expériences dédiées a un public curieux et sensible à ces nouveaux défis.


Le Royal Eclaireur a ce je ne sais quoi qui le rend exclusif...tant par les artistes et objets exposés que par l'invitation au parcours intiatique. Ce nouveau lieu haute de gamme réunie l'art contemproain, le design, la mode avec cette note exclusive pour les marques de prêt à porter et de joaillerie selectionnées par l'Eclaireur; Le Principe est clair, tout ce qui est présenté est à vendre…. Voici une petite liste non exhaustive des trésors que recèle ce lieu magique : - Le cheval de Caroll Christian Poell est une création unique (son prix est de 120 000 euros) - Les tapis de Christian Astuguevieille, Ara Starck, Vincent Daré sont des séries limitées. - Les œuvres lumineuses d'Aristide Najean sont des pièces uniques, créées à la demande. - Le mobilier Fornassetti est exclusif à L'Eclaireur (vendu également rue Boissy d'Anglas) - Les photos de Jean Daniel Lorieux sont exposées et vendues en série limitée - Les créations Hermès "Le Petit H" à savoir la balançoire et l'avion en cuir sont des pièces uniques - Les dessins au mur, façon tags de Fabien Werchaere sont à la demande du client pour les faire réaliser chez eux.

- Le mur du fond de la boutique est une œuvre de Pierre Soulages dont la réalisation (en papier peint) a été faite par Philippe StarcK - Les armoires appelées aussi semainiers sont des créations Philippe Starck. - La Z-chair de Zaha Hadid présentée, est le numéro 1 de la série de 6 pièces (son prix est de 165 000 euros)


Z-CHAIR Design: Zaha Hadid 2011 Zaha Hadid pousse successivement les frontières de l’architecture et du design urbain. Son travail expérimente l’intensification de concepts spatiaux, en les faisant côtoyer les paysages urbains. La conception de la Chaise de Z-chair récapitule l'essence du design contemporain et la recherche développée par Zaha Hadid, l’un des architectes les plus novateurs de ces trois dernières décennies. Zigzags de geste tridimensionnels simples dans l'espace, comme partie du discours continu entre forme et fonction, élégance et utilité, différenciation et continuité. La dichotomie entre l'élégance de la composition et son articulation est négociée par un jeu subtil de contrastes des coins angulaires et des courbes larges, lisses.


Article Êcrit par Christophe Fouquet | Photographies par Sandra Garbatu ... Š 2o11 - moods magazine


| Photographe Brian Ypperciel | Makeup artist Evgeny | Hairstylist Leroy Williams | Stylism Jenn Finkelstein {folio} | Model Zoe Sanders | Montage Elizaveta Lowicz | | Editorial design & Artwork davidh |

Là il s'arrêta, reprit ses esprits et flaira. Il l'avait. Il le tenait. Comme un ruban le parfum s'étirait le long de la rue de Seine, net et impossible à confondre, mais toujours aussi délicat et aussi subtil... Süskind : Le Parfum, Partie I, Chapitre VIII


| Photographe Brian Ypperciel | Makeup artist Evgeny | Hairstylist Leroy Williams | Stylism Jenn Finkelstein {folio} | Model Zoe Sanders | Montage Elizaveta Lowicz | | Editorial design & Artwork davidh |


| Photographe Brian Ypperciel | Makeup artist Evgeny | Hairstylist Leroy Williams | Stylism Jenn Finkelstein {folio} | Model Zoe Sanders | Montage Elizaveta Lowicz | | Editorial design & Artwork davidh |


| Photographe Brian Ypperciel | Makeup artist AmĂŠlie Ducharme | Model Michea | Editorial design & Artwork davidh |


| Photographe Brian Ypperciel | Makeup artist Cynthia Christina Cadieux | Model Stefanie {Folio} | Stylism Carol F | Editorial design & Artwork davidh |


| Photographe Brian Ypperciel | Makeup artist Jessica Cohen | Model Zoe Sanders | Editorial design & Artwork davidh |

www.brianypperciel.com

Brian Ypperciel


Humeur vagabonde Ce mois ci nous vous emmenons au cœur d'une Espagne vibrante et bouillonnante à . Faite d'éclectisme et de créativité, elle saura aussi vous montrer sa douceur de vivre dans des endroits magnifiques; où plaisirs culinaires et mélanges culturels s'entrechoquent et vous invitent au plus dépaysant des voyages à 2h de Paris...

Madrid


Hospes Madrid Avec ses 41 chambres, l´Hospes Madrid est un magnifique bâtiment de 1883 entièrement restauré, situé face au Parc del Retiro, authentique poumon vert de la capitale et en face de la Porte d´Alcala. Vous êtes projetés dans un mélange unique de paix et de vie urbaine au cœur de Madrid. Vous pourrez vivre au rythme du quartier de Salamanca et sentir son histoire à travers sa gastronomie locale. Après une promenade au cœur du quartier historique vous pourrez vous relaxer au Spa Bodyna ou vous retrouverez un univers d'éléments naturels pour la détente et l´éveil des sens. Les chambres se caractérisent par leurs décorations individualisées aux détails mauve, mandarine ou gris perle, un mobilier d'avantgarde et des espaces architecturaux recouvrés. Ce sont des chambres accueillantes et très lumineuses. La Grande suite de 52 m2, vous permet de profiter du confort de deux chambres majestueuses indépendantes tout en étant reliées par un salon. Ces chambres conservent les portes originales en bois noble et une décoration individualisée avec des détails mandarine ainsi qu´un mobilier d'avant-garde. Plaza de independencia, Madrid www.hospes.com Reservations : 00 34 932 388 314

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Urban Hotel Avec un style déco marqué et misant sur une architecture avant-gardiste, l’hôtel Urban est un hôtel boutique du XXIe siècle, urbain, design et idéal pour les amoureux du luxe et autres sybarites qui fuient tout ce qui est conventionnel. Un hôtel design, alliant charme et modernité, devenu une véritable référence. Il se démarque en termes d’hôtellerie mais aussi de restauration à Madrid, et parmi les lieux de divertissement nocturne, grâce à l’Europa Decó et au Glass Bar. Les 102 magnifiques chambres au centre de Madrid où l’harmonie des matières, l’exubérance de la collection de pièces égyptiennes, chinoises, hindoues et africaines exposées, et la lumière soignée de chaque ambiance vous feront vivre une expérience unique. La Suite Duplex de type loft est pensée pour le plaisir de tous les sens : design avant-gardiste, luxe exubérant, grands espaces, lumière naturelle et vue imprenable sur la Carrera San Jerónimo dans le centre. L'agencement de la suite sur deux niveaux permet de séparer facilement la chambre à coucher au niveau inférieur de la zone de travail ou de repos se trouvant à l’étage. La grande baie vitrée, de plus de quatre mètres de haut, laisse la lumière naturelle entrer tout au long de la journée. Mais la suite se distingue surtout par les matériaux utilisés : marqueterie en palissandre, verre et acier sur les pare-douche, granit noir du Zimbabwe sur les murs en verre des salles de bain et meubles en teck tropical. Urban Hotel, Carrera de San Jerónimo, 34. Madrid 28014. Espagne +34 91 787 77 70 www.derbyhotels.com/fr/hotel-urban


Terraza del casino [Restaurant] La terazza del casino a obtenu en 2010 sa seconde étoile au guide Michelin, consacrant la cuisine du chef Paco Roncero. La philosophie de ce restaurant, ne repose pas seulement sur le fait de proposer la meilleure cuisine d'avant garde ; mais aussi en faisant attention à chaque petit détails qui feront du repas une grande expérience : L'espace est décoré par Jaime Hayon, la cave qui abrite plus de 900 références soigneusement choisies par Maria Jose, parmi un choix de vins nationaux et internationaux. Côté cuisine, l'aventure culinaire démarre toujours avec un cocktail original, crée en face du client qui est invité à « jouer » avec différentes textures, goûts, techniques et températures. L'interaction avec l'hôte fait partie du charme du restaurant, « certains plats sont finis au moment de le servir » explique Alfonso Véga, chef de restaurant, intimement convaincu de l'importance de jouir à la fois de la cuisine et du service dans un restaurant. Le chef Paco Roncero est un digne représentant de la cuisine d'avant garde madrilène. Son travail a permis d'aboutir à la domination de différentes techniques et l'adaptation de ces dernières a fait émerger son style personnel. Le résultat de ses investigations a conduit à la maitrise de la texture de l'huile d'olive, à l'issu desquels de nombreux plats furent crées tels que les spaghettis bonbons et miel. Sa connaissance a permis à Paco d'intervenir lors de congrès culinaires, il est devenu l'ambassadeur de l'huile d'olive et de la cuisine espagnole. Terraza del Casino Alcalá, 15 28014 Madrid Tel:+34 915 321 275 - +34 915 218 700 terraza.casino@nh-hotels.com


La maison de la lanterne rouge [Concept store] Ce magasin est situé dans une ancienne maison close. On y trouve beaucoup de créations de jeunes designers espagnols, mais aussi des marques plus connues comme American Apparel ou Skunk Funk. On peut y trouver de nombreux accessoires tels que des colliers, chapeaux, broches etc… La façade est couverte de graffitis inspirés de la culture japonaise ce qui lui donne son originalité. Calle de la Ballesta, 4 28004 Madrid +34 913 107 961


67 Article Êcrit par Thomas Dubernet ... Š 2o11 - moods magazine


Top - Acne | Necklace - Cornelia | Shirt as a skirt - Silent


Photographer | Lisa Hasselgren Styling | Ida Persson | Sรถderberg Agentur Layout & Graphic Design | Henrik Zachrisson


Blazer - Stylist's own | Shirt - Bruuns Bazaar | Trousers - NN07 | Belt - BZR | Shoes - Rokin | Hat - Stylist's own


Vest - Beyond Retro | Necklace - Cornelia | Shorts - Acne | Cardigan - Weekday | Cardigan - Lyle & Scott | Shoes - Rokin


Dress - H & M Vintage | Coat - Fifth Avenue Shoe Repair | Shoes - Vintage


Shirt - Acne | Shorts - Acne | Shoes - Rokin | Rings - Bjรถrg | Necklace - Cornelia


Dress - Twist & Tango | Necklace - Top Shop | Shoes - Rokin | Rings - Bjรถrg


Jersey - Acne | Shorts - Silent | Shoes - Stylist's own | Rings - Bjรถrg


T-Shirt - Acne | Necklace - Cornelia


Shirt - Acne | Trousers - NN07 | Necklace - Bjรถrg


John [left] Jersey - The Local Firm | Necklace - Cornelia about | Trousers - Fifth Avenue Shoe Repair | Shoes - Stylist's own Axel [right] Jersey - Twist & Tango | Shorts - Acne | Shoes - Fifth Avenue Shoe Repair | Necklace - Cornelia about | Rings - Bjรถrg


Photographer Lisa Hasselgren | www.lisahasselgren.com Styling | Ida Persson | Sรถderberg Agentur Hair | Sofie Brandel | Agent Bauer Makeup | Linda Gradin Model | Johannes L | MIKAs Model | Axel H | Stockholmsgruppen Photo assistant | Per Lundstrรถm Stylist assistant | Filippa Malmberg Layout & Graphic Design | Henrik Zachrisson Studio Mjuklyx A special thanks to Jenny Herrlin & Studio Mjuklyx


Sans interdits

J’aurais ta peau ... « La fourrure, c'est une peau qui change de bête. » (Aurélien Scholl). Le marché de la fourrure est presque devenu honteux. Et pourtant... Il a fait la gloire de nombreuses maisons de « haute couture ». Aujourd'hui, elle est souvent décriée, peu portée, mais impossible de s'en séparer. Il n'en reste pas moins que nous parlons bien d'hommes et de femmes qui portent la peau d'un être vivant, tout animal soit-il. Peut être même un animal que nous pouvons avoir chez nous, comme un lapin angora, un chartreux ou un berger allemand. Compassion envers nos amis les bêtes ou luxe vestimentaire sans complexe ? De tout temps l'Homme a toujours été un prédateur. Né pour survivre, nos plus lointains ancêtres chassent afin de se nourrir, et tuent pour se protéger, mais aussi pour se vêtir. Qu'on se rassure, nous n'avons pas évolué... L'instinct primitif prend toujours le dessus, même si les proies sont généralement des animaux aussi adorables qu'attachants. C'est là que le bas blesse, puisqu'il divise complètement l'opinion publique. D'un côté, il y a celles et ceux qui défendent fermement les droits des animaux et la dignité humaine. De l'autre, il y a celles et ceux qui ne portent guère attention à une chose vivante qui ne parle même pas notre langue, et qui en plus a besoin d'attention... La fourrure fait bel et bien débat dans une société où la mode tient une place importante. Constamment à la recherche de la nouveauté, de la surprise tout en gardant de la grâce, ces petites bêtes ont eu une période prospère auprès des couturiers, qui s'y sont donnés à cœur joie pour habiller leurs mannequins anorexiques d'une chaude veste en poil de belette.

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Néanmoins, les associations de lutte anti-fourrure ont commencées à fleurir afin de mettre un terme à cette exploitation que certains qualifient d'inhumaine. Cela a très bien fonctionné, à tel point qu'une fourrure, synonyme à l'époque de réussite sociale, est devenue financièrement beaucoup plus accessible du fait de la surabondance de la production. Nous connaissons donc aujourd'hui un nouvel élan dans ce qu'on peut qualifier de barbarie des temps modernes. La vision des choses est quand même quelque peu sanglante, et certaines associations comme la PeTa (People for the Ethical Treatment of Animals) ne se sont pas gênées pour le faire remarquer: vous imaginez-vous un chien, « le meilleur ami de l'homme », être tué, puis dépecé, pour finalement être cousu sur un manteau que l'on va fièrement porter ? Cette polémique enfle à tel point que beaucoup de personnalités prennent position sur le sujet: mannequins, acteurs, chanteurs, sportifs, c'est la réunion des amoureux des poils longs... Paradoxe d'une société qui prône les instituts de beauté et les épilations à la cire... Ces manifestations ont en tout cas pour effet une nouvelle fois d'enrayer la scalpeuse, mais sans pour autant l'arrêter. Les associations occidentales de défense des animaux demandent donc aux éleveurs de respecter le « bien être » de leurs petits condamnés et des les tuer « humainement ». Hypocrisie vous dites ? Mais non, quelle idée !...

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Quoi qu'il en soit, les réactions continuent de se multiplier. Une des plus frappantes est certainement une photographie réalisée par l'organisation américano-ibérique Animanaturalis en 2008. Lieu: les marches de la cathédrale de Barcelone. Nombre de participants: 150. Particularité: tout le monde est nu, badigeonné d'un liquide rouge. A première vue, on croit qu'il s'agit de l'œuvre d'un vampire. Mais heureusement, il y a une survivante qui présente un panneau avec l'inscription: « How many lives just for a coat? » Voici la réponse, fournie cette fois-ci lors d'une autre campagne publicitaire: « 1 gilet = 20 lapins / 1 sac = 4 lapins ». Enfin, la plus choquante est sans doute celle contre la fourrure en peau de loup: un homme, vêtu d'une veste avec col, qui tient un loup dépecé dans ses bras, avec la mention: « Voilà d'où vient la fourrure de loup! ». Appétissant... Il faut néanmoins rester vigilant. Evidemment que l'acte d'élever ou de piéger ces animaux n'est pas humain... Mais est-ce moins humain que de manger du bœuf ou du poisson dans un fast-food ? Il est vrai que tuer un lapin pour sa fourrure est horrible; par contre, tout le monde est d'accord sur le fait qu'il est excellent à déguster à table en famille... Certains penseront qu'en voyant les choses de cette façon, soit nous sommes des végétariens, soit nous cautionnons la fourrure, et qu'il n'y a pas de juste milieu.

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Pourquoi pas... En tout cas, il est clair qu'il y a une nouvelle fois de l'hypocrisie dans l'air. Nous pouvons tuer certains animaux pour les manger, mais nous ne devons pas utiliser leur carcasse. Et cela dépend encore des bêtes bien entendu, puisqu'apparemment certaines ont droit à un traitement de faveur. C'est donc aussi le cas dans la chaîne alimentaire ?! Effectivement nous sommes tous des prédateurs. Encore plus lorsque l'Organisation Mondiale du Commerce est mêlée à l'affaire, puisqu'elle suit bien évidemment ce dossier de près. Il s'agit bien d'un sujet mondial, avec toute la mobilisation qui va avec, même si une nouvelle fois chacun n'en fait qu'à sa tête.

Finalement il est possible que nous ayons évolué... Il nous a fallu plus de 100 ans avant d'arrêter de manger notre animal de compagnie. Peut être que nous arrêterons alors de piquer la peau d'autres êtres vivants prochainement...

Rendez-vous dans 100 ans...

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Chronique écrite par Laurent Fritsch ... © 2o11 - moods magazine

Petit rappel: au XIXe siècle, en plein cœur de Paris, il existait des boucheries de viande de chiens, chats, et rats.


Pierre Dal Corso | www.pierredalcorso.com Make Up | Corinne Gues {B agency} Hair | Franck Nemoz Models | Martina P. {ford} & Pauline D. {M Mngmt} Editorial design | davidh


Pierre Dal Corso | www.pierredalcorso.com Styling | Delphine Dubreuil & Sarah Cohen Hair & Makeup | Aya Fujita Model | Sheri Chiu Editorial Design | davidh


Pierre Dal Corso | www.pierredalcorso.com Styling | Sofia Guellaty Hair | Mickael Jauneau {Agence Aurelien} Make Up | Corinne Gues {B Agency} Manucure | Kamel {B Agency} Model | Amandine {Major Paris} Editorial Design | davidh


Pierre Dal Corso | www.pierredalcorso.com Hair & Make Up | Susana Santos Model | Angele {Karin} Editorial Design | davidh


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Hair & Make Up Susana Santos | Model Angele {Karin}


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Sophei Clauzel | Hair Franck Nemoz | Make Up Eva Mbaye {B4 Agency} | Manucure Kamel {B Agency} | Model Valentyna {City Models}


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Sophei Clauzel | Hair Franck Nemoz | Make Up Eva Mbaye {B4 Agency} | Manucure Kamel {B Agency} | Model Valentyna {City Models}


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Delphine Dubreuil & Sarah Cohen | Hair Franck Nemoz | Make Up Elsa Durrens | Model Gabi Toth


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Delphine Dubreuil & Sarah Cohen | Hair Franck Nemoz | Make Up Elsa Durrens | Model Gabi Toth


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Sophei Clauzel | Hair Mickael Jauneau {Agence Aurelien} | Make Up Eva Mbaye {B4 Agency} | Model Svetlana Mukhina {Marilyn Agency}


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Sophei Clauzel | Hair Mickael Jauneau {Agence Aurelien} | Make Up Eva Mbaye {B4 Agency} | Model Svetlana Mukhina {Marilyn Agency}


Pierre Dal Corso www.pierredalcorso.com | Stylist Lou Tardy-Joye | Hair & Make Up Corinne Gues {B Agency} | Model Aleks Rastovic {Viva Models}


Chambre Noire Interview | Pierre Dal Corso Moods: Pierre, te considères-tu comme un photographe ou plutôt comme un artisan de l'image ?

Pierre Dal Corso: Je pense que c'est complémentaire. Eveiller la conscience, c'est très avant-gardiste !

Pierre Dal Corso: Les deux mon général, j’aime faire des images et la photo est le média que je préfère.

Moods: Le souci de la perfection est en chaque artiste, est ce que cela te hante de façon maladive ou bien comme quelque chose de nécessaire ?

Moods: On décèle, dans ton travail, une approche très particulière de la photographie, quelque chose de très animal, cherches-tu à nous faire redécouvrir nos instincts ? Pierre Dal Corso: Pas consciemment non. Ce sont peut-être les miens qui ressurgissent ! La photo et sa technique sont foncièrement quelque chose d'assez froid. J’aime y redonner ce coté imparfait, humain et organique. Moods: Si tu étais un animal ? Pierre Dal Corso: Ça dépend des jours. Un truc sauvage et gentil, un ours ou un cerf. Un truc qui vit dans les bois ou à la montagne… ou une hirondelle. Moods: Tu te considères comme un jeune photographe et pourtant tu imposes déjà ton style reconnaissable entre tous. Selon toi, à quel moment un photographe atteint sa maturité ? Pierre Dal Corso: Difficile à dire. Au niveau commercial, je parlerai plutôt d’une maitrise plutôt que d’une maturité. Savoir durer, c’est savoir se renouveler en ayant une touche personnelle. Je ne me considère pas comme un artiste vraiment. Je fais ce que j'aime et ce en quoi je crois. Moods: Penses-tu que le rôle d'un artiste soit de présenter une forme d'avant-gardisme ou plutôt de montrer ce que le monde a du mal à voir afin de réveiller une forme de conscience collective ?

Pierre Dal Corso: J’aime les accidents, les imprévus. Je déteste les images ultra retouchées, où le coté humain est absent. La photo n’est pas une science exacte et je pense justement que c'est dans l'imprévu et l’inattendu que naît le charme. Moods: Tes sources d'inspirations se situentelles dans ce que font tes confrères, dans la matière de ce qui compose notre planète, ou plutôt dans l'expression des êtres vivants ? Pierre Dal Corso: Un peu tout à la fois j’imagine. J’ai beaucoup de références, d’images en tête en général ; que ce soit photo, peinture, film… plus ou moins actuels. Tout ce qui est image et histoire de l’art au sens large. Et puis il y a tout le reste, l’humeur du jour, une envie particulière, une opportunité… Chaque projet naît, grandit et s’articule différemment. Moods: Sens-tu avoir besoin de maitriser tes visions de photographes pour garder un aspect démocratique de ton travail ? Pierre Dal Corso: Plus ou moins. Tout dépend de la finalité des images. J’essaie malgré tout de faire ce en quoi je crois, au moins au niveau esthétique. Je pense juste qu’il faut savoir pour quoi tu shootes, pour quel support et dans quelle optique. Je n’ai jamais eu l’idée de faire quelque chose d’élitiste ou de trop abstrait de toute façon. Je fais ce que j’aime et en général, je trouve toujours un écho favorable chez quelqu’un…


Moods: La plupart des magazines ne publient aujourd'hui que des éditoriaux dits « fashion » en enchainant les séries les unes après les autres... que penses-tu de cela ?

Moods: Si tu étais une humeur ?

Pierre Dal Corso: Chacun sa came. Ça correspond à une attente j’imagine. Je ne sais pas trop quoi te dire d’autre. Je pense qu’il y a de la place pour tout le monde et assez de choix en général pour que chacun y trouve son bonheur. Malgré tout, suis assez d’accord avec l’idée sous-entendue, que l’ambiance générale est assez frileuse et que bien peu de ces magazines sortent des clous.

Moods: Un dernier mot ?

Pierre Dal Corso: Le sang bien sûr ! Selon Hippocrate.

Pierre Dal Corso: je cherche un agent ...

Moods: Tes images sont, pour ainsi dire, toutes très provocantes... Que soit par l'attitude, les couleurs, le regard ou parfois le nu. La provocation est-elle un sens qui te tient à cœur ? Interview réalisée par davidh ... © 2o11 - moods magazine

Pierre Dal Corso: Pas vraiment non. Je n’ai jamais recherché à faire parler de moi en faisant des images provocantes ou choquantes. Au contraire, je le laisse à d’autres, qui souvent n’ont que ça à dire… Je suis plus à la recherche d’images impactantes peut être, visuellement ou émotionnellement. Quant au nu, c’est trop facile de mettre une fille nue avec un sac à $5000 entre les jambes. Ça ne veut plus rien dire. Au contraire, j’essaie de redonner à l’image de la femme sa dignité, sa force, sa sexualité assumée, fière et heureuse. Moods: Dans un sens purement photographique, que t'inspire le thème de la « peau » ? Pierre Dal Corso: That’s the story of my life ! J’adore. C’est un thème qui pourrait m’inspirer pendant des années. Ça veut tout dire pour moi, la peau, c'est la première chose que tu voies et que tu touches chez quelqu’un. C’est la sensualité. C’est ce que tu offres et qui te protège. C’est ce que tu maquilles, que tu caches ou habille… y à pas mieux à photographier !

www.pierredalcorso.com


Salle obscure Blanc de peau, noir de coeur ...

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Voici le genre de films qui laisse des traces, entre autre à cause de son scénario, puisqu'il s'inspire de faits réels. Nous sommes en Juin 1964, dans un des états les plus primitifs des Etats-Unis: le Mississippi. Le thème choisi ne laisse personne indifférent tant il est encore d'actualité: la ségrégation raciale. Le sujet est des plus difficiles puisqu'il n'est toujours pas réglé aujourd'hui, parfois même à la base de certains événements de notre monde. Pourtant, Alan Parker, producteur britannique, est bien décidé à rappeler certaines tristes pages de l'histoire des Etats-Unis. Si tragiques que le titre du film parle de lui même: « Mississippi Burning ». Trois militants pour les droits civiques, Michael Schwerner, Andrew Goodman et James Chaney, s'ont lynchés puis criblés de balles par certains partisans du Ku Klux Klan. Le FBI s'empare de l'enquête et se rend sur les lieux, dans le comté de Jessup County (nom fictif). L'accueil y est plutôt glacial, puisque le racisme est monnaie courante dans cet Etat. La première image du film résume tout à fait le contexte de vie de l'époque: deux éviers d'eau potable, celui de gauche en parfait fonctionnement, celui de droite est miteux. D'un côté, une inscription « White », et de l'autre « Colored ». Faites votre choix... La suite est la conséquence de l'absence totale d'ouverture d'esprit. Des violences éclatent au fur et à mesure de l'avancée de l'enquête, dues à une tension palpable entre les communautés blanches et noires. La couleur de peau est le thème central du film, puisqu'elle est à la base de chacun des événements qui ont lieu: que ce soit le meurtre des trois militants, les maisons brûlées, ou encore les lynchages en pleine nuit...

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C'est aussi la marque d'une réelle séparation entre le Nord et le Sud des Etats-Unis. A Chicago, New York ou encore Detroit, les mentalités ont réellement évoluées puisque les Noirs ne rencontrent aucune ségrégation dans les rues. En revanche, au Sud, que ce soit dans l'Etat du Mississippi ou même en Alabama et Louisiane, il est difficile de vivre sereinement lorsqu'on est une personne de couleur. « Parfois une cause mérite qu'on meurt pour qu'elle triomphe. » (extrait du film) Remettons les choses dans leur contexte: en Juin 1964, les Etats-Unis organisent « l'été de la liberté ». Conscient des problèmes raciaux qui existent dans le Sud du pays, le Council Of Federated Organizations (COFO) décide d'envoyer des milliers de jeunes dans plusieurs Etats sudistes, notamment au Mississippi, afin d'aider les Noirs américains à jouir de leur droit de vote. La tâche est extrêmement compliquée puisque ces volontaires arrivent dans un milieu totalement hostile à leurs intentions. Les conséquences sont lourdes car, outre ce triple meurtre, d'autres Noirs sont morts, certains ont été blessés, sans compter les églises brûlées ou les maisons vandalisées, le tout en dix jours... « Les gens ne naissent pas mauvais, ils le deviennent. » (extrait du film). Au cours du film, l'enquête montre toutes les difficultés à avancer dans ce contexte si particulier. Que ce soit de manière conventionnelle ou un peu plus officieuse, la langue de bois est de rigueur, par soucis de survie... Néanmoins, les agents du FBI Anderson et Ward (interprétés par Gene Hackman et Willem Dafoe) persistent à aller au bout de ce dossier.


Même s'il ne s'agissait que de trois militants, le jeune directeur Ward est fermement décidé à poursuivre son enquête, malgré toutes les pressions qu'il a pu subir avec son équipier... C'est une page de l'histoire des Etats-Unis qui s'écrit, car si ces agents avaient décidé d'abandonner leur recherche, elle n'aurait pas connu ces évolutions... En 1967, sept personnes sur vingt sont inculpées pour « violation des droits civiques », et écopent de sept à dix ans d'emprisonnement. Le film a été réalisé en 1988, et fut nommé sept fois aux Oscars. Sa seule récompense sera pourtant l'Oscar de la meilleure photographie. Son importance dans le Cinéma et dans notre société va cependant bien plus loin qu'un simple trophée. Il a considérablement marqué les mémoires, et ce pour plusieurs raisons: tout d'abord, les faits se sont produits vingt ans plus tôt, par conséquent il a permis de sensibiliser une nouvelle génération qui n'avait pas forcément la connaissance de ces incidents. De plus, il marque encore aujourd'hui les Etats-Unis, car il est un symbole de la honte qu'a vécu ce pays. La pression était si forte que le 13 Juin 2005, le Sénat américain s'est officiellement excusé pour les incidents racistes envers les Noirs qui ont eu lieu depuis 1881. Il faut dire que les chiffres sont effarants: on compte 4750 morts, pour les trois quarts noirs, de 1881 à 1964. Si l'on rajoute les anonymes, on avoisine les 10.000...

Huit jours plus tard, un jury le reconnaît coupable de meurtre sans préméditation à l'encontre de ces trois jeunes. Il est condamné à trois fois vingt ans de réclusion. Alan Parker a donc frappé très fort avec ce film qui fait partie des incontournables du cinéma. Après avoir réalisé « Midnight Express », « Mississippi Burning » est une référence en la matière. La couleur de la peau a inspiré, et inspire encore de nombreux producteurs, mais il est rare de trouver un film de cette envergure... L'Etat du Mississippi y revit un des événements les plus tragiques de son histoire, même s'il a mit énormément de temps à évoluer dans le même sens que les Etats-Unis. Le meurtre rejoué par Parker s'est déroulé en 1964; pourtant, il faut attendre 1995 pour que le Mississippi, en bon dernier Etat, ratifie le treizième amendement sur l'abolition de l'esclavage... Un comble pour un pays qui prône la liberté... L'épiderme joue donc un rôle capital dans les mentalités des citoyens du monde, peut être pouvons-nous espérer une nouvelle évolution dans notre siècle, ou dans une prochaine vie...

Enfin, l'histoire continue son lien avec le film, puisque le 15 Juin 2005, Edgar Ray Killen, membre actif du Ku Klux Klan, mais jusque là innocenté du meurtre des trois militants, se retrouve une fois de plus devant le tribunal du Mississippi grâce à l'obtention de nouvelles preuves mettant en cause son innocence.

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Chronique écrite par Laurent Fritsch ... © 2o11 - moods magazine


Face B Attachant, original, pétillant, décalé. Voilà comment l'on peut résumer en quelques mots ce groupe parisien appelé « Brigitte ». Sylvie Hoarau (la brune) et Aurélie Maggiori (la blonde) forme un duo aussi tendance qu'étonnant. Fortes de leur propre univers, leur album « Et vous, tu m'aimes? » rencontre beaucoup de succès sur la scène française, ainsi que dans certains pays européens. Rencontre galante avec ces filles pas comme les autres...

Moods: Who is Brigitte mesdames, d'aujourd'hui est el le une ? parisien ne Brigitte: Nou s sommes des femmes d’aujo époque et pas urd’hui bien du tout nosta dans notre lgiques. Nou musique tout s avons mis ce qui nous a dans notre inspiré et nou la musique, s inspire enco le cinéma, le re que ce soit graphisme, la rue… mode, la litt érature, la Nous vivons à Paris, mai s Brigitte au Bruxel les ou rait pu naîtr Berlin. e à Londres, Moods: Votre côté décalé, es t ce pour des un état d'esp raisons de m rit que vous arketing où avez simplem travers vos te ent envie de xtes ? défendre à Brigitte: Nou s ne nous pos ons pas ce ge avons fait nos n re de questi chansons au ons. Nous gré de nos en c’est le plaisir v ie s. Ce qui nou de ne rien s’in s a guidé, terdire, d’acce a toujours rê pter de faire to vé sans jamai ut ce qu’on s l’avoi r osé. nous encoura Et nous avon ger mutuel lem s tendance à ent dans nos folies! Moods: Votre album 'et vou s, tu m'aimes très diverses, ?' est rempli quel les sont v de sonorités os influences ? Brigitte: Nou s n’avons pas envie de nous de choses nou canton ner à u s intéressent. n style, trop Nous écouton s et avons écou té beaucoup d se sent dans e styles de mu notre musiqu sique et ça e : Stevie W Summer, Pix onder, Fool’s ies, Brigitte Gold, Don na Bardot, Beast K laus Nomi, ie Boys, Pau Wu Tang Cla l McCar tney, n, Peggy Lee , Nina Simon e, etc.

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Moods: Votre univers flirte avec le 'politiquement incorrect' ... est-ce une question d'image ou peut-être pour nous chatouiller la conscience ? Brigitte: Nous n’avons aucune revendication dans nos chansons. Nous nous sommes fait confiance et avons suivi notre instinct. C’est ce qui donne une cohérence à notre album. Moods: Compte tenu de la scène Française actuelle, avec qui vous auriez envie de travailler ? Brigitte: On espère pouvoir travailler avec Hollysiz, une jeune artiste qui va en surprendre plus d’un je pense ! On adorerait faire de la musique de films en collaboration ou pas.

Moods: Vous reprenez 'Ma benz' de NTM dans une version très 'sexe' et sensuelle qui est une véritable leçon de 'groove', pourquoi vous avez choisi ce titre ? Brigitte: On aime beaucoup cette chanson, alors quand un jour on nous a demandé une reprise de chanson sexy, on a pensé à NTM. On s’est beaucoup amusées à la travailler même si c’était un vrai challenge. Et très naturellement nous l’avons ajoutée à notre répertoire.

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Moods: 'English song' est une des chansons qui caractérise bien votre univers, simplicité musicale et très efficace, pureté vocale, le tout dans une dérision avec un accent anglais très frenchy, est-ce-que ce sont les ingrédients de votre identité ? Brigitte: Est-ce-qu’une seule chanson peut bien représenter notre musique ? Rien n’est moins sûr. L’album entier, lui, nous ressemble vraiment: de la gravité, de la dance, de l’autodérision, de la complicité, de la fantaisie, de l’argot, des mauvais garçons, etc… Moods: Vous êtes soupçonnées d'avoir choisi le titre de votre album 'et vous, tu m'aimes ?' dans le but d'entamer une campagne de drague du public francophone... Vous plaidez coupable ? Brigitte: Voire plus : On nous propose une tournée au Brésil pour mai 2012, on espère bien que ce sera possible. Nous ne savons même plus comment est née cette phrase, il y a longtemps déjà. C’est peut-être l’expression d’une envie d’être aimées qui a été finalement secondaire mais qui reste importante quand même, mais ça n’a pas été le moteur de notre travail. Nous avons fait les chansons qui nous plaisent avant tout et dont nous sommes fières. Même les doutes de nos conjoints ne nous avaient pas ébranlées au début du projet, leur incompréhension ne nous avait fait ni chaud ni froid. On était convaincues.

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Brigitte: Nous sommes mamans toutes les deux, on ne peut pas mettre des enfants de coté. C’est vrai que réussir à passer suffisamment de temps avec eux est devenu difficile, comme pour toutes les femmes qui travaillent beaucoup, et c’est parfois douloureux. Mais nos enfants sont aussi très fiers de leurs mamans. Moods: Vous avez l'art et la manière de l'incohérence, ce qui rend votre univers musical tellement attachant ... Exemple dans le titre 'la vengeance d'une louve' ou vous dites "... j'te dégomme, tu vas goûter à mes torgnoles ..." le tout avec le sourire. Comment l'assumez vous ? Brigitte: Nous aimons tous les deux le mélange des genres et les contrastes, on assume totalement tout ce qu’on écrit et tout ce qu’on fait. Moods: Une dernière chose ... et nous, on t'aime ! Brigitte: Merci BB, moi aussi je t’kiffe grave.

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Interview réalisée par Laurent Fritsch | Photographies par © Mark Maggiori ... © 2o11 - moods magazine

Moods: Vous êtes en tournée en quasi-permanence depuis la sortie de votre album, baignées sans cesse dans cet univers de 'Brigitte', vous arrivez à avoir une vie privée où vous l'avez mise de côté pour le moment ?


Addictions Aujourd'hui phénomène de mode, autrefois marque des esclaves ou des prisonniers, on peut affirmer que le tatouage a évolué... Loin de nos ancêtres, il est désormais « fashion » d'être tatoué. Que ce soit dans le dos, les bras ou encore les jambes pour ne citer que les endroits les plus courants, bon nombre d'entre nous se rendent chez un tatoueur pour une petite séance de piqures colorées. En sachant les symboles du passé, il est difficile à croire que de plus en plus de jeunes, ou de moins jeunes d'ailleurs, décident de passer sous l'aiguille. Pourtant, nous sommes de plus en plus nombreux, pour différentes raisons. Et généralement, une fois le premier fait, il devient difficile de s'arrêter... A l'origine, ces marques permettaient de se différencier, ou plutôt donnaient une indication sur l'appartenance à un groupe. C'est le cas par exemple de certaines religions, des prisonniers, des légionnaires, ou encore de communautés ethniques. Avant on tatouait les numéros de matricules sur les avant-bras des juifs à Auschwitz, aujourd'hui on se marque la peau avec des codes barres... De façon plus générale, avant on forçait les gens à se tatouer, aujourd'hui on prend rendezvous pour le faire... Néanmoins, il y a une réelle évolution d'un point de vue graphique. Les dessins sur la peau sont devenus bien plus artistiques, et certains même s'en donnent à cœur joie pour étaler une véritable bande dessinée sur tout le corps. Les premiers tatouages datent de plus de 2000 ans. Certaines momies ont d'ailleurs été retrouvées avec ces marquages, essentiellement des femmes.

Mais les rites sociaux ont évolué s, et malgré les précon isations de nombreux chi rurgiens et dermatologues, le tatouage est en pleine croissance... Marquer sa peau à vie est un cho ix diff icile, car on parle bien d'un phénomène de société, où l'apparence est le maître mot. Être tendance à 20 ans avec une inscription sur le bras ne sign ifie pas avoir les mêmes impressions 50 ans plus tard lorsqu'o n sert ses petits enfants dans les bras... Aussi bien d'un point de vue visuel que d'un point de vue psychologique... Cela résume aussi un état d'esprit actuel: malgré l'engagement d'un act e de ce gen re, nombreux sont ceux qui le fon t sur un coup de tête. Nous sommes amis avec quelqu 'un, on décide tous deux de se faire tatouer la même chose sur le corps, afin de montrer à tou t le monde notre amour l'un envers l'autre. Mais les aléas de la vie sont imprévisibles, et dix ans plus tard les affinité s ont changées. Résultat? Soit on assume cette « erreur de jeunesse », soit on prend rendez-vous chez un chi rurgien pour effacer cette marque, et ens uite garder une cicatrice à vie. La jeunesse d'aujourd'hui ne con nait pas vraiment de limites, les tato uages en font par tis.

Prendre rendez-vous chez un tatoueur est devenu aussi banal que d'al ler faire ses courses. Chi rurgien est cer tainement un métier d'avenir... Il faut dire aussi que les modèle s de chacun, à savoir les stars, n'y sont pas totalement innocents... Arborer des corps bronzés et hui lés sur la plage avec un joli pet it dessin sur la cheville ou le long du dos, ça peut don ner à réfléchir...

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Jack Smith inspects tattoo on Jane Mansfield's theigh


rque une période Pour cer tains, le tatouage ma charnière de sa vie. er un amour, une Que ce soit pour se rappel sion... Il est loin le naissance, un décès, une pas faisaient tatouer temps des rockeurs qui se marins avec cette pour être des bad boys, ou les l'avant-bras, et un fameuse ancre marine sur it « Maman ». cœur sur l'épaule où il est écr c artiste. Désormais, tatoueur rime ave toi le, le peintre une me com Le corps est uti lisé les, la peinture se uti lise cette fois-ci des aig uil remplace par de l'encre. quant à sa réputaLe choix du tatoueur se fait l'hygiène), mais tion (surtout au niveau de inalité est le mot aussi sur ses œuvres. L'orig n sur le dessin que d'ordre, que ce soit aussi bie es. sur les endroits les plus insolit ent un rapprocheLe tatouage permet égalem sidéré comme une ment social. Il peut être con leur peut par fois étape à franchir, tant la dou être intense. tribus, qui réclaC'est le cas dans cer taines femmes se fassent ment que les hommes et de leur société. tatouer afin d'évoluer au sein nt en Afrique Cela se produit notamme centrale, ou en Asie. se tatoue plutôt En Europe occidentale, on pour être en vog ue... a reste un phénoMais peu importe la cause, cel un rapprochement mène mondial, qui permet nautés qui ne envers plusieurs commu ir une chose en pensaient pas forcément avo commun avant... e également avec Le rapprochement peut se fair les animaux. les seuls à se faire Oui, les Hommes ne sont pas marquer la peau. vache font de Un chien, un cochon ou une t... même... Ça n'est qu'un consta peut trouver sur on qu' s sin des Enfin, outre les de quoi se ravir de la peau, la gente féminine a font off ice de trouver des tatouages qui maqui llage...

Loin des décalcomanies qu'on peut trouver partout ailleurs, il existe désormais une façon d'être belle même au réveil: le fardage permanent !! Qu'importe la flemme de se démaquiller lorsqu'il est temps d'aller se coucher, ou des réveils difficiles avec un visage à faire pâlir son conjoint, le tatouage peut également faire office de maquillage permanent. Que ce soit sur la bouche pour des lèvres constamment pulpeuses, ou sur les paupières pour mettre les yeux en valeur, il s'agit bien là de la mort du rouge à lèvres et autres liners... Seul bémol: contrairement aux autres types de tatoo, celui-ci doit être renouvelé tous les cinq ans, afin de garder cette éternelle fraîcheur... Il est donc évident que les tatouages ont fortement évolués depuis le temps des prisonniers jusqu'à nos jours... Ils peuvent parfois choquer, ou faire sourire, voir même être touchants... Dans tous les cas, ils provoquent une émotion, et partent généralement d'une bonne intention. En comparaison avec la chirurgie esthétique, il paraît que les tatoués sont plus « sains d'esprit » que celles et ceux qui se font remonter les joues... On ne parle pas ici de se sentir mal dans sa peau, mais plutôt d'exprimer une pensée profonde à qui veut l'entendre. Dame Nature doit tout de même se remettre en question, elle qui s'est donnée du mal à nous faire comme nous sommes, et nous qui nous nous donnons du mal pour ressembler à autre chose...

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Chronique écrite par Laurent Fritsch ... © 2o11 - moods magazine


Exhibition Kim Joon est un artiste coréen, peintre de formation qui explore le tatouage comme la métaphore d'un désir caché, gravé dans la conscience humaine. Il s'intéresse à cet art alors étudiant, lorsqu'il tatoue ses amis de manière artisanale avec une simple aiguille trempée dans de l'encre de chine. Ce n'est qu'un peu plus tard qu'une réflexion intellectuelle l'interpelle alors qu'il doit réaliser son service militaire. Relégué au rang des handicapés par ses subordonnées il commence à explorer les conditions de disqualifications qui l'on écarté de la norme standard. Il réalise que les personnes avec des tatouages sont catégorisées comme inaptes au devoir national. Tandis qu'un tatouage n'est pas une diminution physique, du point de vue des autorités militaires c'est un symptôme de déviance sociale et psychologique qui menace la conformité disciplinée des troupes. Dans un entretien récent, Kim décrit les termes de cette marginalisation : Si votre corps présente une grande quantité de tatouages, vous ne pouvez pas effectuer le service militaire. La durée régulière pour les hommes de servir dans l'armée coréenne est trois ans. Mais il y a cet autre type de service qui comprend tous les rejets du service régulier. Ceux-ci sont les gens qui n'ont pas une bonne vue, qui tombent dans une catégorie de poids corporel inférieure et aussi les gens qui ont des tatouages couvrant les grandes parties de leur corps. C'est un endroit pour les citoyens masculins secondaires. La réponse de l'artiste à cette identification devait réinvestir le stigmate en tatouant de nouveau ses collatéraux. En utilisant l'aiguille et l'encre, Kim multiplie les marques interdites, les réinscrivant comme des signes de fierté subversive. Déterminé à illustrer la fonction efficace du tatouage comme mode de conscience psychologique et comme canal de libération d'un désir opprimé, Kim adopte sciemment son histoire au lien symbolique du tatouage. Il y voit une réflexion sur l'identité, l'expression de son individualité et de son statut social derrière les murs d'une société tabou. Avec l'envie d'améliorer l'image quelque peu dénigrée du tatouage, Kim Joon aspire à réinventer le corps comme le site de belles expressions. La peau est simplement une toile et le tatouage devient l'expression culturelle de l'individu. Cependant, conformément à la culture coréenne ses œuvres n'impliquent pas le corps tatoué directement en soi. Kim se tourne vers l'infographie et présente des photographies à la beauté surréaliste. L'artiste s'efforce de relater un royaume de fantaisie ou les corps se répondent dans un dialogue mutuel entre déviance et transgression. 144


Adam & Eve | 210cm x 120cm | digital print | 2010 | Kim Joon Š


Ses copies numériques utilisent l'animation graphique pour créer des corps nus tridimensionnels sur lesquels il tatoue des représentation de serpents, des poissons, de dragons et même des tissus. Contacté par l'industrie publicitaire, Kim s'est vu peindre des logos de marque comme BMW, Vivienne Westwood, Breitling, Montblanc, Ferragamo ou Chanel. Les corps tatoués représentent les marques de luxe qui sont scellées sur notre conscience et suggèrent l'impact sérieux qu'elles ont sur nos identités par le geste le plus sensuel et tentant.

Bird Land - Michel Jackson | 120cm x 120cm | digital print | 2009 | Kim Joon ©

Récemment, Kim s'est tourné vers différents sortes d'art : de photos numériques à grande échelle à l'installation vidéo. Par ces œuvres Kim présente une question sous-jacente concernant 'le tatouage social' qui existe comme figure invisible. Ses travaux sont principalement des expériences et des créations de niveau culturel, en transformant, adaptant et mélangeant des symboles du capitalisme et du consumérisme ou des références à la culture pop. Sont aussi communes dans son travail, les références à d'autres artistes comme Jimi Hendrix, Aerosmith et son hommage à Michael Jackson, Neverland.


Cradle Song - Vivienne Westwood | 160cm x 80cm | digital print | 2009 | Kim Joon Š


Duet Tiger | 220cm x 100cm | 2006 | Kim Joon ©


Duet Pig | 140cm x 100cm | 2006 | Kim Joon ©


Duet Snake | 140cm x 100cm | 2006 | Kim Joon ©


Cradle Song - Montblanc | 160cm x 80cm | digital print | 2009 | Kim Joon Š


Back Man | 90cm x 90cm | 2007 | Kim Joon ©


Fragile Mermaid | 90cm x 54cm | digital print | 2010 | Kim Joon Š


Cradle Song - Ferragamo | 160cm x 80cm | digital print | 2009 | Kim Joon Š


www.kimjoon.co.kr Article écrit par Sandra Garbati ... © 2o11 - moods magazine


Vision

L'Aventador LP 700-4 est une nouvelle interprétation de la voiture de sport selon Lamborghini, plus bestiale, d'une légèreté incroyable, une précision de conduite accrue, le tout combiné avec un design hors-pair et le plus raffiné des équipements fait de ce véhicule une expérience de conduite sans précédent. Avec L'Aventador, Lamborghini met un pied dans le futur en concevant la prochaine légende automobile. Les premiers clients pourront prendre livraison de leur Aventador LP 700-4 à la fin de l'été 2011. Fidèle à la tradition, le nouveau fleuron de Lamborghini porte le nom d'un taureau particulièrement combatif. Aventador entra dans la bataille dans l'arène de Saragosse en octobre 1993, il gagna le 'trofeo de la pena La Madrodena' pour son remarquable courage.


Le bagage technologique de cette Lamborghini Aventador est tout simplement unique. La voiture est conçue autour d'un châssis monobloc en fibre de carbone qui combine le plus haut niveau de rigidité et de sécurité. Le nouveau V12 de 6.5litres développant 700 cv a 8250 tr/min, concilie le plaisir de la conduite à haut régime mais sait aussi délivrer un incroyable couple à bas régime, le couple max culmine à 70 M/Kg. Grace à un poids extrêmement réduit, seulement 1575 Kg, Le rapport poids puissance est de 2,25 Kg par CV. Cela lui permet d'afficher 100 Km/h en 2,9 sec et d'atteindre une vitesse de pointe de 350 Km/h. Mais ces éléments ne permettent pas d'expliquer complètement l'extrême performance de l'Aventador; Elle réussi aussi le tour de force de réduire les émissions de CO2 et sa consommation d'essence d'environ 20% comparée à son prédécesseur malgré une augmentation de la puissance de l'ordre de +8%. La nouvelle transmission ISR (Independant Shifting Rod) est unique dans le monde de l'automobile, ce système permet de descendre la vitesse d'un changement de rapport à 50 millisecondes. Le passage des vitesses à la volée permettent une sensation de conduite fabuleuse. Le but n'était pas de construire la plus rapide des boites robotisées, mais aussi de créer une sensation unique dans l'art de changer les vitesses, par rapport aux systèmes à double embrayage. La boite ISR n'est pas seulement plus légère, elle est aussi plus compacte qu'une boite de vitesse classique. 158


Le Drive Select Mode permet au conducteur de modifier certaines caractéristiques du véhicule (Moteur, transmission, différentiel, direction et contrôle dynamique) en fonction de trois modes : Starda (route), Sport et Corsa (piste). La suspension de type Pushrod inspirée de la technologie issue de la formule 1 convient particulièrement à ce type de véhicule aux performances élevées. Le système d'amortissement, la double triangulation en aluminium et les freins carbone-céramique montés sur un châssis ultra léger font de ce véhicule le nouveau fleuron de la marque en termes d'avancées technologiques.


Article écrit par Thomas Dubernet | Photographs courtesy of Lamborghini... © 2o11 - moods magazine

Bien entendu, une Lamborghini doit parfaitement correspondre au style et aux préférences de son propriétaire. L'éventail des options est virtuellement inépuisable. Alors que le choix au catalogue offre 13 teintes de peintures dont 3 dans des tons mats très sophistiqués. Deux intérieurs au choix sur les finitions 'sportivo' et 'élégante' un system audio premium et une camera de recul. Il y a bien sur une possibilité de personnalisation plus poussée qui ne connait aucune Limite en ce qui concerne les couleurs et les matériaux.

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Vibrations Australia is not necessarily the first country we think about for searching out some new talents, even if Kylie Minogue and Hugh Jackman are references... Even so... True Live is another proof that this country has many young stars. Created in 2003, this group should be recommend to all homes because of his energy, freshness and diversity. Mixing hiphop, jazz, blues, with classic connotations, here is the meeting of this solid gold musical UFO... moods - How this group has been created ? True Live - We developed the group in a jam session that we ran at a bar, we were rotating about 25 musicians and these guys were the pick of the lot, it was Tamil our violin player who suggested a cello, and because at the

time I was studying composition and struggling to get the string ensembles to play my stuff because they were busy with bach and beethoven, so for me having a mini orchestra to write for was a dream come true. moods - Ryan, you have an amazing voice: we think you are still comfortable when you sing and when you are. What do you prefer ?

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True Live - I can’t really say I have a preference, rapping is like dancing hard on a beat, where as singing has a lot more subtlety, I feel I can convey more emotion with less words in singing, but in rapping I can say things that I wouldn’t get away with in singing. moods - What are your influences ? True Live - Frank Sinatra, JDilla, Common, JayZ, De La Soul, Charles Mingus, LCD Sound System, Slick Rick, Mos Def, Arcade Fire, TV on the Radio, DJ Shadow, most stuff on Ninja Tune, Neptunes, Ella, Nina, Chris COrnell, Miles Davis.

moods - Your tracks are so fresh. How do you describe your tracks ? What kind of music do you think it is ? True Live - I think what Ive always done is a response to my love for the Bristol sound from the mid and early 90s, the Manchester thing with Joy Division and Happy Mondays, my absolute love for Northern soul, and the hip hop thing I’m into. moods - Your last album, « Found Lost », has lot of success in Europe. Nevertheless, the previous one, « The Shape Of It », was more stealth, in spite of the 4 Stars you've received in The Rolling Stone Magazine. How do you explain this evolution ?


True Live - When we got the offer to do the deal in Europe and sell the record there we decided to release the most recent album in full, with the intention to re record the songs from the first album as the band we are now, when we made ‘the shape of it’ I was very young and I wasn’t using the band as much as I was just playing the stuff using my MPC. SO for us the best thing we feel is to record some of our favourite songs from this record and release them in Europe at a later date so look out for that one. moods - The musicality of your album is really strong, et there is no sample, that's really rare in hiphop... Creation is the most important thing for you ? True Live - Creation is the only thing for me, I have a lot of respect for the collage artists of hip hop, I love DIlla and Kanye, and Just Blaze, and DJ SHADOW and Madlib, I have a lot of respect for crate diggers who make sample music, it’s a whole art form, its just not mine, I prefer to make the music from scratch, thats kind of my thing. moods - With Jay Z and Kanye West' album, hiphop is more diversified than ever. What do you think about the evolution of your music ?


moods - When we listen to your album, originality feels as naturalness. How do you create your tracks ? True Live - I have a lot of different approaches, but usually I write the music on piano and sing it, then I program somethign on my drum machine, and then i start to feel what the band is doing, and write those ideas down, it always gets fleshed out by the band and thats when it starts to really sing.

True Live - Well I’m working on a solo record at the moment that embraces a few new ideas of mine in relation to the whole rapping singing thing, and I think the path that has been layed out by artists like Kanye and Mos Def and Jay Z, and MFDOOM, Plan B and Gorillaz, creates an understanding among the people who buy music, that there a no lines between music genres, thats just some crap we were fed in the 80s. I mean what were the beatles ? what kind of record is Sgt Peppers. moods - You still live in Australia. Don't you think you should move to another country, as USA for example, for giving you more impetus in your carreer ? True Live - HA, its funny you should say that, I’m actaually planning to move to Berlin in 2012 for a few years and try to make it in Europe, before moving permanently to New York. moods - Your first single, « Something To Be », has made with a clip, where everything is blurred at first (because of the rain), then the sun is shinning... Is it the story of your carreer ? True Live - Perhaps, but certainly in hindsight only.

True Live - For me it was doing a gig in Paris, I was singing the song best thing man, and I did the opening line “Stand in the shadow of broken frames” and the crowd hooted, and I paused and drank it in, see there is a song by Johnny Taylor, called ‘Stop doggin me around’ and its a live recording he comes in with the line “Stop it baby” and the crowd, lose it, and all my life I’ve wanted to achieve that sensation. I’ve wanted to have a crowd gasp over the sound of my voice and my words. And I got it, and I got it in Paris. moods - Do you want to make featurings with artists some days ? With who ? True Live - Doom, Madlib, Flying Lotus, TV on the Radio, David Bowie. moods - What is your next objective ? True Live - To release my Solo EP, ‘The Reds’ and to move to Berlin and persue a european touring career.

Interview réalisée par Laurent Fritsch ... © 2o11 - moods magazine

moods - You make your live tours all over the world. What is your best memory on stage ?


New from the other world ‘Le Corbeau Rouge’


‘Le Corbeau Rouge’ - Illustration par davidh, texte par Philippe Jeanne ... © 2o11 - moods magazine

Je le laissais jouer avec moi. Il plongeait dans mes yeux et je déployais le livre de plumes. Nous avions eu tant de rendez-vous manqués ; il était amoureux mais, je n’y croyais pas. Je murmurais son nom. Il s’était enfui, avait réapparu, comme un horizon dans la brume. Il n’était pas une question mais une énigme, et je ne pouvais l’élucider mais… oui, lui abandonner ma volonté. Dès qu’il apparaissait mon consentement était une imminence. Mon cœur envoyait mon sang dans sa bouche, et ses lèvres rougies souriaient. Mon corps tremblait. Pourquoi ? L’amour est cellulaire et nous étions ailleurs, nous avions désiré cette échappée… nous étions nos objets de convoitise et de rivalité, achevés à coups de bec et d’ongles, et dévorés sur place. Une liqueur noire s’écoulait. Je crois qu’il était un objectif et une fin. Les marbres et les bronzes, perdus dans le parc, nous disaient l’avenir. Que me restait-il à penser ? Rien.


Do you speak English ? Beauté intérieur When l’Éclaireur, the legendary parisian shop... 1980. The Hadida couple establishes l’Eclaireur. It captures the energy of the 80’s, fully comprehending and anticipating the dynamism of this singular decade. It affirms its role in cultivating and presenting a new wave of allegorical designers who will define the future of fashion. L’Eclaireur is to become the first Parisian concept-store where design and fashion will inhabit a single space in time.

2009, opened its doors to new technologies. Martine and Armand Hadida have confirmed their passion for contemporary audiovisual work with Le Royal Eclaireur. Philippe Starck, designer of the building, has lent his inimitable image to the space.

... Meets the quintessential parisian palace. Le Royal Monceau - Raffles Paris is a project that makes a dream come true, a dream that has gradually taken shape in the setting. The dream was to create somewhere different, a place that is first and foremost felt through the energy intertwined with its history, with Paris and its sense of hospitality. A dream to create a space that is above all in the mind and the senses, interspersed with encounters, sensations and emotions, invested with the French spirit, imbued with culture and devoted to true elegance: the elegance of intelligence, of human relations and poetic moments.

"Le Royal Monceau - Raffles Paris has nothing to do with architecture or decoration, it is an exploration. It’s an exploration of what the French spirit is, of what it should be, and what it could be. Our qualities, our flaws, this poetry, this romanticism, this reflection, this critical spirit taken to an even higher level, which either kills or confirms. It’s the creation of an internal mental space within the physical surroundings and even replacing decoration ; the mental in place of the esthetic, literature in place of style. The creation of a total space, of a life, a memory, of a passage as if its molecules had been set in motion by music, as if the air had become palpable with the scent of perfume, as if a room could be understood by evoking the exquisite soul of one who had lived there, and had left behind memories, gifts, and memoires". Philippe Starck

Le Royal Éclaireur : between fashion, art, design, and cutting edge technology Its 30 candles blown out, l’Eclaireur sets sail on a new project and moves into its quarters at Le Royal Monceau - Raffles Paris – 39/41 avenue Hoche. The space named Le Royal Eclaireur enriches this magical residence. Seven store front windows invite passersby to discover what is within. When entering the new boutique that also serves as an entrance to the Italian restaurant Il Carpaccio, the spirit of one of the suites in the palace, particularly appreciated by Martine and Armand Hadida, is represented. The space is adorned by the high-tech signature so dear to l’Eclaireur. The Sevigne boutique, created in

Discover a bed, on which a virtual sky opens, seemingly piercing the 7 floors of the building, closets that one imagines here and there, a banquet table adorned with a selection of accessories.... A selection that highlights both beautiful furniture and exclusive vintage objects, quite simply, a group of timeless favorites : Giambattista Valli, Rabih Kayrouz, Oscar de la Renta , Rick Owens, Celine, Yves St Laurent, Matthew Williamson... Aristide Najean, Maitre Verrier, alongside Ara Starck, Vincent Darré and Christian Astuguevieille with their carpets created especially for Le Royal Eclaireur and Fabien Verschaere with his frescos on the walls.

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A luxurious store, Le Royal Eclaireur strikes the balance of universes creating a distinctive destination. Intimate, magical and surreal, the atmosphere eminating from Le Royal Eclaireur constitutes a different experience from the five other shops; an experience dedicated to a curious public and sensitive to the new challenges ahead.

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Chambre noire moods: Pierre, do you consider yourself a photographer or rather a creator of images. Pierre Dal Corso: Both my general, I like to create images, and photography is the medium that I prefer. moods: One can detect , in your work, a very particular approach to photography, something quite animal in fact, are you looking to help us rediscover our instincts ? Pierre Dal Corso: Not consciously no. Perhaps it is my own that are reappearing ! Photography and its techniques are fundamentally « cold ». I like to give it back its more imperfect, human and organic side. moods: If you were an animal ? Pierre Dal Corso: That depends on the day. Something wild and gentle, a bear or a stag. Something that lives in the woods or in the mountains…or perhaps a swallow. moods: You consider yourself a young photographer, however, you influence others with your very recognizable style. In your opinion, when does a photographer hit stride and become mature ? Pierre Dal Corso: Hard to say. From a business perspective, I would be talking more about mastery rather than maturity. To know how to last is knowing how to stay fresh by having a personal touch . I don’t really consider myself an artist. I make what I love and what I believe in. moods: Do you think the role of an artist ought to be to present a form of avant-guardism or instead to show the world that which it has a hard time seeing in order to awaken a form of the collective unconscious ?

Pierre Dal Corso: I think they are complementary. To awaken the consciousness is actually quite avant-guard ! moods: Is the perfectionism of nearly every artist something morbid that haunts you or is it something that is ultimately necessary. Pierre Dal Corso: I like accidents, the unexpected. I can’t stand images that are superworked, retouched to the point where the human touch is no longer present. Photography is not an exact science and I think for that very reason that the unforeseen and unexpected are what give birth to charm. moods: Do the sources of your inspiration come from the work of your colleagues, from the matter that makes up our planet, or from the expression of human beings. Pierre Dal Corso: All of the above, I guess. I have a lot of references, of images I hold in my head ; be it from photography, painting, film…more or less current. All that is image and art history in the broadest sense. And then there is the rest, a mood, a particular desire, an opportunity….Each project is born, grows, and expresses itself differently. moods: Do you feel a need to master your vision of photography to keep a certain democratic aspect in your work. Pierre Dal Corso: More or less. It all depends on the finality of the images. I try despite it all to make what I believe in, at least esthetically speaking. I think you just need to know whom you are shooting for, for what purpose and from what perspective. I have never wanted to do anything elistist or too abstract in any case. I make what I like in general, I always find something resonant in the ‘person’.

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moods: The majority of magazines today publish nothing but an endless stream of ‘fashion’ editorials, one after another. What do you think about that ? Pierre Dal Corso: To each his own. That stems from an expectation I imagine. I don’t know what else to say. I think there is enough room for everybody and enough choice in general for everyone to find happiness. Nonetheless, I agree with the underlying idea, that the general ambiance leans toward the frivolous and that these magazines make precious little effort.

nothing better to photograph ! moods: If you were a mood ? Pierre Dal Corso: Blood of course, according to Hippocrates. moods: Any last word? Pierre Dal Corso: I’m looking for an agent.

Pierre Dal Corso: Not really, no. I have never tried to make people talk about me by making provocative or shocking images. To the contrary, I leave that to others who often have only that to say.. I would say I am more about making an impact, visually or emotionally. As for nudes, it’s too easy to put a female nude with a sack of cash between her legs. It doesn’t mean anything any more. Instead, I try to return to the image of women, the dignity, force, and expressed sexuality, proud and happy it deserves. moods: In a purely photographic sense, what inspired the theme of « skin » Pierre Dal Corso: That’s the story of my life ! I love it ! It is a subject which could inspire me for years. It says it all for me, the skin, it’s the first thing you see and that you touch when with someone. It’s sensuality. It’s what you offer and what protects you. It’s what you make up, what you hide or dress up..there’s

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Translation by Robin Brown ... © 2o11 - moods magazine

moods: Your images are all, so to speak, quite provocative… Whether it be the attitude, the colors, the look, or sometimes the nude. Is provocation something you hold close to your heart ?


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