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Ministère des Droits des femmes Direction générale de la cohésion sociale Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes

Synthèse de l’actualité 31 août 2012    

Action institutionnelle  Intervention de Najat VALLAUD‐BELKACEM devant les ambassadeurs  Najat  VALLAUD‐BELKACEM,  ministre  des  Droits  des  femmes,  porte‐ parole  du  Gouvernement,  est  intervenue  dans  le  cadre  de  la  XXe Conférence  des  ambassadeurs,  le  30  août  au  Ministère  des  Affaires  étrangères.  Dans  ses  engagements  de  campagne  en  faveur  de l’égalité femmes‐hommes, le Président de la République, François  HOLLANDE, a fixé un objectif de défense de l’universalisme des droits  des  femmes.  Il  a  également  marqué  clairement  sa  volonté  que  la  France  porte  la  promotion  des  droits  des  femmes  et  la  lutte  pour  l’égalité  entre  les  femmes  et  les  hommes  au  niveau  international  et  conduise  une  politique  active  dans ces domaines. La ministre est intervenue devant la Conférence des ambassadeurs sur le thème  « La  France  et  la  défense  des  droits  des  femmes  sur  la  scène  internationale »  afin  de  rappeler  notamment  le  rôle  de  premier  plan  que  la  diplomatie  française  doit  jouer  dans  ce  combat.  Najat  VALLAUD‐BELKACEM  a  expliqué  la  nécessité  de  développer  « une  nouvelle  diplomatie  des  Droits  des  femmes » dans le monde. Cette intervention a  été  l’occasion d’un échange  de vues approfondi sur  ces  thématiques  avec  les  ambassadeurs  devant  qui  la  ministre  a  regretté  le  faible  pourcentage  (environ  14 %)  d’ambassadrices  ou  de  femmes  Consuls  ou  de  directrices  d’administration.  « Je  ne  peux  qu’émettre  devant  vous  le  souhait  d’un  rééquilibrage  car  vous  l’aurez  compris  dans  tout  mon  propos, la diplomatie est aussi une affaire de femmes » a notamment déclaré Najat VALLAUD‐BELKACEM  en conclusion de son discours. (Photo © Philippe CORDIER).  Lire le discours intégral de la ministre sur notre site   

Anne LAUVERGEON : « la société a besoin de parité et d’égalité pour être plus forte »  A  l’issue  d’une  rencontre  la  29  août  au  ministère  des  Droits  des  femmes  avec  la  ministre  Najat  VALLAUD‐BELKACEM, Anne LAUVERGEON a répondu aux questions du site du ministère. Anne LAUVERGEON  (une douzaine d’articles dans la synthèse depuis 2007), ancienne « sherpa » de François MITTERRAND  et ancienne patronne d'Areva a fait plusieurs année de suite partie de peloton de tête du classement  du magazine  Fortune des  50 « femmes d'affaires les plus  puissantes  du monde ».  Elle  explique que  « le  ministère  des  Droits  des  femmes  sera  un  gadget  le  jour  où  nous  aurons  une  véritable  égalité  homme/femme » et estime que « la société a besoin de parité et d’égalité pour être plus forte ».  Lire l’entretien avec Anne LAUVERGEON sur notre site 

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Faciliter l'accès à la contraception  « Réglementation  assouplie  pour  la  délivrance  de  la  pilule  contraceptive  en  pharmacie,  contraception  d'urgence  plus  facilement accessible pour les étudiantes (synthèses des 19 et 27  juillet),  campagne  d'information  sur  la  pilule  contraceptive  d'urgence  (synthèse  du  3  août)...  Les  actions  du  Gouvernement  pour faciliter l'accès à la contraception visent notamment à faire  diminuer  les  grossesses  non  désirées  et  le  recours  à  l'IVG ».  Le  Portail  du  Gouvernement  et  l’Infolettre  du  Gouvernement  (23  août)  font  le  point  sur  l’action  gouvernementale  pour  faciliter  l’accès à la contraception.  Retrouver le sujet sur le Portail du Gouvernement   

Nominations équilibrées dans l’encadrement supérieur de la fonction publique  Le ministère de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique a diffusé une  circulaire du 20 août 2012 relative à l’application du décret n° 2012‐601 du 30 avril 2012 relatif aux  modalités  de  nominations  équilibrées  dans  l’encadrement  supérieur  de  la  fonction  publique.  La  circulaire  Le  décret  n°2012‐601  du  30  avril  2012  relatif  aux  modalités  de  nominations  équilibrées  dans  l’encadrement  supérieur  de  la  fonction  publique  a  pour  objectif  une  représentation  plus  équilibrée  de  chaque  sexe  au  sein  de  l’encadrement  supérieur  et  dirigeant  des  trois  versants  de  la  fonction publique, en fixant des objectifs chiffrés et progressifs de nominations, sur les emplois listés  dans  son  annexe,  assortis  de  sanctions  financières  devant  permettre  d’assurer  leur  respect.  La  présente  circulaire  vise  à  expliciter  le  fonctionnement  de  ce  dispositif  afin  de  permettre  aux  employeurs  publics  concernés  de  le  mettre  en  œuvre,  soit  en  respectant  l’obligation  de  représentation  équilibrée  de  personnes  de  chaque  sexe,  soit  en  s’acquittant  de  la  contribution  financière. Ainsi, les nominations à certains emplois de la fonction publique de l’Etat, de la fonction  publique hospitalière et de la fonction publique territoriale (dans les régions, les départements, les  communes de plus de 80 000 habitants et les établissements publics de coopération intercommunale  de  plus  de  80 000  habitants)  devront  concerner  au  moins  20 %  de  personnes  de  chaque  sexe  à  compter du 1er janvier 2013, au moins 30 % à compter de 2015 et au moins 40 % à compter de 2018.  Télécharger la circulaire sur Légifrance   

Nomination au cabinet de la ministre des Droits des femmes  Par arrêté du 20 août 2012 portant nomination au cabinet de la ministre  des Droits des femmes, publié au Journal officiel du 25 août, Gilles BON‐ MAURY  est  nommé  au  cabinet  de  la  ministre  en  qualité  de  conseiller  en  charge de l'accès aux  droits et de la lutte  contre les violences faites aux  femmes. Gilles BON‐MAURY est diplômé de l'Institut d’études politiques de  Lille et de l'Ecole des hautes études en sciences de l'information et de la  communication  (CELSA).  Il  est  président  d'Homosexualités  et  Socialisme  (HES)  depuis  2007  et  était  chargé  des  chargé  des  questions  LGBT  dans  l'équipe de campagne de François HOLLANDE.   

Ouverture du mariage aux personnes du même sexe et conditions de parentalité.  Une  proposition  de  loi  visant  à  l'ouverture  du  mariage  aux  personnes  du  même  sexe  et  à  l'ordonnancement des conditions de la parentalité a été déposée au Sénat le 27 août 2012 par Esther  BENBASSA et plusieurs de ses collègues.  Retrouver le dossier législatif sur le site du Sénat 

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Egalité et non discrimination  La publicité du comité départemental du Jura reconnue comme sexiste !  Dans un communiqué diffusé le 13 juillet, Les Chiennes de garde saluent la première décision du Jury  de déontologie publicitaire contre un stéréotype sexiste. En effet, pour la première fois depuis que  Les Chiennes de garde portent plainte régulièrement auprès de lui, le Jury de déontologie publicitaire  (JDP) a enfin suivi la recommandation 1751 du Conseil de l’Europe, datant de 2010, invitant les Etats  membres  à  « Combattre  les  stéréotypes  sexistes  dans  les  médias ».  Dans  sa  décision  adressée  au  Comité départemental de tourisme du Jura (synthèse du 23 avril), le JDP reconnaît « que la publicité  en  cause  décline,  par  son  texte  et  par  le  ton  de  la  voix  qui  le  prononce,  les  codes  adoptés,  il  y  a  quelques  années,  par  certains  clubs  de  rencontres  ou  autres  messages  à  contenu  érotique ».  Les  Chiennes de garde se félicitent qu’un stéréotype sexiste soit enfin reconnu dans une publicité. Elles  espèrent  que  « cette  décision  fera  réfléchir  les  agences  et  annonceurs  qui  cesseront  de  réduire  les  femmes  à  des  objets  sexuels ».  Juste  avant  les  vacances,  l’association  avaient  diffusé  deux  communiqués que nous n’avons pas relayés, l’un pour épingler la marque de voitures italienne Alfa  Roméo qui utilise les clichés sexistes pour promouvoir une de ses voitures, l’autre pour « montrer les  crocs » au député Jean GLAVANY, qui estimait, en parlant de la présidence de l’Assemblée nationale,  qu’il  s’agissait  de  «l'adéquation  d'un  homme  pour  le  poste»  qui  comptait  et  que  cela  « ne  se  (mesurait) pas à la longueur des cheveux ou de la jupe »…   

« Y a‐t‐il un sexisme anti‐hommes ? »  « Les  hommes  seraient  les  victimes  d’une  discrimination  invisible...  c’est  en  tout  cas  la  thèse  controversée  d’un  pamphlet  sud‐africain.  Révélation  d’un  nouveau  sexisme  ou  réaction  antiféministe ? », Elle du 24 août se pose la question et analyse la thèse de David BENATAR, auteur de  « The Second Sexism, Discrimination Against Men and Boys ». « Sur près de 300 pages, ce directeur  du département de philosophie de l’Université du Cap détaille toutes les discriminations dont le sexe  fort serait l’objet. Et, à l’en croire, la liste est longue » explique l’hebdomadaire qui laisse une large  part aux réactions.   

« Mémoires d’une transsexuelle. La belle au moi dormant »  « Une  silhouette  longiligne  moulée  dans  un  jean  qui  trottine  sur  des  bottines. Des cheveux relevés. Des yeux bleus. Un maquillage léger. Elle dit :  « Bonjour,  je  suis  Marie. »  La  voix  est  grave,  « mais  pas  plus  que  celle  de  ma dentiste », siffle celle qui, il y a encore cinq ans, s’appelait Marc. Marie,  c’est  l’histoire  d’une  transsexuelle,  née  de  sexe  masculin  le  2 août 1959  à  Paris, qui vient de plaquer la capitale pour poursuivre en province une vie  de  roman ».  Sous  le  titre  « Je  veux  qu’on  me  prenne  pour  une  femme »,  Libération du 28 août se penche une nouvelle fois sur le transsexualisme à  l’occasion de la publication aux PUF de « Mémoires d’une transsexuelle »  sous‐titré « La belle au moi dormant », un livre dans lequel « Marie raconte  son  combat  pour  échapper  à  la  souffrance  des  années  où  elle  s’appelait  Marc ». « Un récit sans concession » selon « Libé ». « Si le transsexualisme  n’est plus une maladie mentale, la transsexualité, terme qui s’y substitue aujourd’hui, ne nous éclaire  pas  davantage  sur  ce  qu’est  cette  inexplicable  affection »  explique  l’éditeur.  « Alors  même  qu’« affection » devient obsolète pour parler de ce qui désormais serait un « droit » de l’homme et de  la  femme  à  changer  de  sexe.  L’écart  est  patent  entre  pathologie  et  fantaisie,  entre  souffrance  et  caprice.  Interrogeant  son  expérience,  l’auteur  croise  les  points  de  vue  d’universitaires  et  de  transsexuels pour parvenir à une synthèse atypique (…). Elle nous interroge et nous interpelle sur les  bouleversements qui pourraient signer l’abolition des genres ». 

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Le magazine « Joystick » trouve le viol de Lara Croft « excitant »  Pour Le Monde du 24 août, « les commentaires du magazine « Joystick » sur  le prochain opus de « Tomb Raider », où la belle héroïne y serait victime d’une  agression sexuelle, ont relancé le débat sur l’image de la femme dans les jeux  vidéo »  (synthèse  du  27  juillet).  Le  quotidien  voit  en  Lara  Croft,  « une  icône  malmenée ».  Le  Parisien  du  même  jour  signale  la  « polémique  autour  du  « viol »  de  Lara  Croft »  et  indique  que  de  nombreux  commentaires  des  internautes accusaient le magazine de « faire l’apologie du viol ».   

La barbe est rentrée de vacances !  Le  28  août  cinq  membres  du  groupe  d'action  féministe  La  Barbe  se  sont  rendues  au  siège  de  France  télévision,  à  l'occasion  de  la  conférence  de  presse  de  rentrée  des  chaines  du  groupe  pour  dénoncer  la  « surreprésentation  masculine aux postes de direction du groupe ». La Barbe est  rentrée !  Nous  en  profitons  pour  faire  le  point  sur  les  actions  de  l’association  depuis  notre  synthèse  du  15  juin.  Après  Médecins  du  monde  et  Confrontations  (association  d'intellectuels  chrétiens),  La  Barbe  a  poursuivi  son  action  visant à rendre visible la prépondérance des hommes dans  les instances de gouvernance des ONG. Le samedi  9 juin à  Paris,  La  Barbe  a  tenu  à  rendre  un  hommage  appuyé  à  l'ONG  Action  contre  la  faim  lors  de  son  Assemblée  générale.  Le  18  juin,  La  barbe  diffusait  un  communiqué  pour  ironiser  sur  « l’irrésistible  ascension  des  femmes  en  politique » à l’Assemblée nationale : « avec encore 73 % de  sièges dédiés aux hommes cette noble institution demeure  un  bastion  solide  de  la  virilité  française ».  Quelques  jours  plus  tard  les  militantes  féministes  se  réjouissent  de  l'élection  d'« UN »  candidat  à  la  présidence  de  l'Assemblée  Nationale,  « un  quinzième  Homme  qui  succédera  aux  14  Hommes  présidents  de  l'AN  sous  la  Ve  République ».  Le  26  juin,  « en  écho  à  une  infographie  réalisée  par  lemonde.fr  sur  la  répartition  des  postes  de  pouvoir  par  grand  parti  politique »,  La  Barbe  diffuse  sa  propre  infographie  présentant  la  répartition  des  hommes  et  des  « autres genres » aux postes clés de la République. Samedi 30  juin, le collectif intervient deux fois à l’occasion des universités  d’été  des  Gracques,  un  groupe  de  haut‐fonctionnaires  et  d’intellectuels  de  gauche  qui  souhaite  contribuer  à  la  modernisation  intellectuelle  de  la  gauche  en  France  (21  hommes  sur  24  intervenants).  Le  12  juillet,  La  Barbe,  avec  le  Centre  audiovisuel  Simone  de  Beauvoir,  le  syndicat  des  ministères  des  affaires  sociales  et  du  travail  (SMAST‐CGT),  d’autres  associations  et  les  salarié‐e‐s  du  Centre  Hubertine  Auclert,  manifeste  devant  le  Conseil  régional  Ile‐de‐France  contre  « la  mort  programmée »  du  Centre.  Le  14  juillet  2012  enfin, avant de prendre des vacances bien méritées, à Paris, à  Bordeaux  et  à  Toulouse,  les  activistes  du  groupe  d’action  féministe  ont  orné  d’une  barbe  postiche  les  Mariannes  et  autres  statues  figures  et  symboles  féminins  de  la  République  et  de  ses  valeurs  « pour  rappeler  à  ceux  et  celles  qui  voudraient l’oublier que ce sont les hommes qui ont fait de la  France ce qu’elle est ». 

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Egalité dans la vie professionnelle  Label « Egalité » : 48 organismes labellisés  Nous n’avions pas fait le point à la suite de la dernière commission de  labellisation  qui  s'est  tenue  le  12  juin  dernier.  Lors  de  cette  commission  deux  organismes  ont  été  labellisés  (AGEFOS‐PME  Provence Alpes Côte d'Azur et la SAS Mendoise des Supermarchés).  Trois  organismes  ont  fait  l'objet  d'un  suivi  à  18  mois  favorable  (le  Conseil  Régional  de  Picardie,  SFD  et  Keolis).  Trois  organismes  ont  obtenu le renouvellement de leur label (le Groupe Randstad, Deloitte  et Axa). La SAS Mendoise des Supermarchés a retenu l’attention de  la  Commission.  Au  sein  de  cette  société  où  le  travail  à  temps  partiel  subi concerne 40 % des salariées, l’entreprise a souhaité repenser son  organisation du travail pour permettre à des femmes à temps partiel  subi d’augmenter leur quotité de travail. A ce jour 48 organismes sont  labellisés  pour  plus  de  500 000  salariés  concernés.  On  signalera  que  l’AGEFOS  PME  PACA  a  diffusé  un  communiqué  pour  souligner  qu’il  était  le  premier  OPCA  à  obtenir  le  Label  égalité  (sur  les  OPCA  voir  synthèse du 25 mai).  Retrouver les informations sur le label « Egalité » sur notre site   

Pour en finir avec le temps partiel subi  « Dans un tiers des cas, le temps partiel est subi par les salariés  concernés,  majoritairement  des  femmes.  Intégré  dans  le  fonctionnement  de  certaines  activités  de  services,  il  n’est  pourtant  pas  une  fatalité  :  des  entreprises  revoient  leur  organisation  pour  permettre  à  ces  salariés  d’accéder  au  temps  plein.  Elles‐mêmes  y  trouvent  bien  souvent  leur  intérêt ».  Entreprise & Carrières du 15 mai consacre sa une et son dossier  à  « comment  réduire  le  recours  au  temps  partiel  subi ».  L’enquête  a  mené  l’hebdomadaire  spécialisé  à  Nantes  dans  le  secteur  de  la  propreté.  Ici,  « l’extension  des  horaires  entre  doucement  dans  les  pratiques » :  « donneurs  d’ordre  et  maison  de l’emploi s’associent pour promouvoir le travail en journée et  lutter contre les temps partiels très courts ». En région PACA, le  magazine a constaté l’exemple d’une hausse du temps de travail  financé  par  la  Région :  « le  fonds  régional  Iris‐Services  à  la  personne a pris en charge la totalité des coûts de formation de  16 salariées de Home Services. En échange, cette association a augmenté de 30 % le temps de travail  des  employées concernées ». « Depuis  quatre ans, les grands  groupes de  la  distribution ont modifié  leurs  pratiques,  en  développant  la  polyactivité  pour  faire  baisser  les  temps  partiels  subis »  souligne  aussi Entreprise & Carrières qui voit la polyactivité comme une « contrepartie du temps complet ».  Enfin, le journal évoque l’expérience de Zara : « après le temps complet sur deux boutiques Zara, mis  en place en 2006, le groupe espagnol étend l’initiative aux salariés des autres enseignes en France ».  Sous  le  titre  « Le  temps  partiel  s’est  développé  de  façon  discriminatoire »,  Margaret  MARUANI,  directrice de recherche au CNRS, souligne dans un entretien en conclusion du dossier que « le temps  partiel  s’est  (…)  majoritairement  développé  sous  une  forme  précaire  et  discriminatoire :  80 %  des  personnes qui travaillent à temps réduit sont des femmes ». Elle estime que « c’est un sujet essentiel  à  traiter  pour  l’avenir  de  l’emploi  féminin  en  France.  Car  le  temps  partiel  ne  renvoie  pas  essentiellement à la question du temps de travail, mais bien à celle du statut des salariés concernés ». 

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Les femmes dans le monde agricole  « Un  quart  des  exploitations  agricoles  françaises  sont,  en  2010,  dirigées  par  des  femmes ».  Le  Centre  d’études  et  de  prospective  du  ministère  de  l’agriculture  consacrait  le  n°  38  de  son  bulletin  Analyse  aux  femmes  dans  le  monde  agricole.  « Celles‐ci  n’étaient  que  8 %  en  1970 ».  « L’agriculture,  traditionnellement considérée comme un métier d’homme, est‐elle en train de  se  féminiser  ? »  s’interroge  le  Centre.  « Si  les  chiffres  traduisent  d’abord  une  évolution  des  statuts  qui  rend  le  travail  féminin,  jamais  véritablement  absent  de  l’exploitation,  aujourd’hui  plus  « visible »,  il  reste  que  la  part  des  filles  progresse  aussi  dans  l’enseignement  agricole,  ainsi  que  dans  les  installations  des  moins  de  40  ans.  Les  jeunes  exploitantes  (chefs  d’exploitation  et  coexploitantes)  ont  souvent  eu  des  parcours  plus  variés,  et  ont  une  approche  de  l’activité  différente  de  celle  des  hommes.  Elles  rencontrent  encore  des  obstacles et difficultés, que ce soit pour se former, s’installer ou dans l’exercice  du métier. Mais elles s’organisent et font entendre leur voix ». (Illustration : la  petite bergère de Adolphe William Bouguereau ‐ 1889).  Retrouver le bulletin sur le site du ministère de l’Agriculture   

« Envisagez‐vous d’être enceinte dans les mois à venir ? »  « Cette  question, Louise, vingt‐cinq  ans, y a  été  confrontée lors d’un entretien  d’embauche  récent »  annonce  L’Humanité  du  17  juillet.  Le  journal  raconte  le  parcours  de  cette  jeune  femme,  sa  candidature  rejetée,  et  souligne  qu’il  s’agit  d’« une  pratique  qui  concernerait  un  quart  des  discriminations  à  l’embauche  touchant  les  jeunes  femmes ».  Le  quotidien  communiste  cite  un  sondage  CSA  selon  lequel  « alors  que  depuis  2009  l’origine  ethnique  était  citée  comme  le  principal  critère de discrimination par les victimes dans le secteur privé, ce critère est aujourd’hui devancé par  l’âge  (cité  par  26 %  des  victimes  du  privé),  la  grossesse  ou  maternité  (25 %),  le  sexe  (23 %)  et  l’apparence physique (20 %) ». Selon ce sondage sur la « perception des discriminations au travail »  mené  en  janvier  2012  par  l’institut  CSA,  « sexe  et  maternité  sont  par  ailleurs  les  deux  critères  qui  augmentent le plus ».   

La SNECMA condamnée pour discrimination sexuelle  « Après  six  années  de  procédure,  la  Cour  de  cassation  vient  de  condamner  la  SNECMA  de  Corbeil  (Essonne)  pour  discrimination  sexuelle  à  l’égard  d’une  technicienne »  annonce  L’Humanité  du  12  juillet.  Les  tribunaux  « reconnaissait  la  discrimination  salariale  dont  est  victime  la  technicienne  par  rapport à ses collègues hommes » et la SNECMA a fait preuve d’« acharnement » souligne le journal.   

Une femme élue à la tête de l’Union africaine  La  Sud‐Africaine  Nkosazana  DLAMINI‐ZUMA,  surnommée  la  « Dame  de  fer »  de  Pretoria,  a  succédé,  après  plusieurs  mois de blocage, au Gabonais Jean PING à la présidence de  la Commission de l’Union africaine. La nouvelle élue veut  faire  entendre  plus  fort  la  voix  du  continent  noir  et  renforcer  le  pouvoir  des  femmes.  Ancienne  épouse  du  président  Jacob  ZUMA,  la  ministre  sud‐africaine  des  Affaires  intérieures,  qui  a  également  dirigé  les  ministères  des  Affaires  étrangères  et  de  la  Santé,  est  la  première  femme à accéder à un poste de responsabilité de l’Union  africaine. (L’Humanité et La Croix du 17 juillet). 

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Parité et vie politique  Portraits et nouvelles des femmes politiques et progression de la parité  Nous  avions  encore  des  portraits  et  des  nouvelles  de  femmes  politiques  à  signaler  (synthèses  des  27  juillet  et  3  août).  Plusieurs  journaux  sont  en  particulier revenus sur le livre qu’a publié Roselyne BACHELOT‐NARQUIN (synthèses  des 11 mai et 15 juin) et sur la « nouvelle vie » de l’ancienne ministre en charge  des  droits  des  femmes :  « Bachelot.  L’autre  Sarkozy »  (L’Express  du  20  juin),  « Roselyne  BACHELOT,  la  franc‐tireuse »  (Le  Figaro  du  26  juin),  « Roselyne  BACHELOT  se  lâche  contre  les  conseillers  de  Sarkozy »  (Libération  du  24  juin)  et  « Une femme libérée » (Le Point du 2 août). On signalera également les portraits  publiés  par  La  Croix  de  Chaynesse  KHIROUNI  (photo  ci‐dessus),  députée  de  Meurthe‐et‐Moselle,  « plus  qu’un  symbole (…)  elle  n’entend  pas  se  cantonner  dans  le  rôle  de  représentante de la diversité » (20 juin), de Catherine LEMORTON  (photo ci‐contre  à  droite),  députée  de  Haute‐Garonne,  « une  militante  de  la  santé  publique  en  pointe  à  l’Assemblée  nationale »  (27  juin)  et  de  Johanna  ROLLAND  (photo  ci‐ dessous à gauche), « jeune élue poussée par Jean‐Marc Ayrault à Nantes (…) qui  pourrait  prendre  la  relève  du  nouveau  premier  Ministre  dans  la  ville  qui  fut  son  fief »  (29  juin).  A  la  suite  des  élections  législatives  plusieurs  journaux  avaient  commenté la lente féminisation de l’Assemblée (Le Monde du 19 juin, Elle du 22  juin,  Le  Figaro  des  19  et  25  juin).  Le  Monde  du  20  juin  cite  Najat  VALLAUD‐ BELKACEM :  « la  parité  sera  rendue  plus  contraignante  dans  toutes  les  sphères  de  l’action  publique »  notamment  en  supprimant  purement  et  simplement  « les  dotations de l’Etat aux partis politiques qui ne contribueront pas à la parité dans  l’investiture  de  leur  candidat »  (synthèse  du  29  juin).  On  notera  la  tribune  de  la  sociologue Ingrid LEDDET publiée par Le Monde le 4 juillet : « Un député suppléant  est un représentant à part entière. C’est la parité qui en dépend ». Pour conclure ce  sujet, il faut citer la volonté affichée du secrétaire général de l’UMP, Jean‐François  COPÉ, de changer les choses au sein de son parti : « Copé veut une femme à ses côtés » titre Le Figaro  du 2 août. Le 28 juin, le même quotidien avait annoncé que Rachida DATI, soutien affirmé de Jean‐ François COPÉ, lançait « une groupe de travail de femmes élues » au sein de l’UMP. « Nous souhaitons  la parité dans toutes les instances de l’UMP » déclarait l’ancienne ministre de la Justice au Figaro.   

Mesures d’ordre individuel en Conseil des ministres : ca va bouger ?  Sous le titre « Un gouvernement paritaire mais toujours très peu de préfètes », le blog La place des  femmes ‐ Quatre regards sur l’égalité des sexes (http://egalite.blogs.liberation.fr/) revenait sur les  mesures  d’ordre  individuel  en  Conseil  des  ministres  que  nous  suivons  nous  aussi  avec  attention  semaine après semaine. Pour l’instant nous sommes bien loin de la parité comme nous le montre par  exemple  les  Conseils  des  ministres  des  2  et  22  août  avec  rien  de  moins  que  100 %  d’hommes  nommés…  Mais  la  Circulaire  du  23  août  2012  relative  à  la  mise  en  œuvre  de  la  politique  interministérielle  en  faveur  de  l’égalité  entre  les  femmes  et  les  hommes  (synthèse  du  24  août)  devrait, on l’espère, rapidement faire bouger les lignes… La circulaire rappelle en effet aux ministres  « le  devoir  d’exemplarité  de  l’Etat  en  ce  qui  concerne  les  nominations  aux  emplois  dirigeants  et  supérieurs »  et  les  invite  à  « une  mise  en  œuvre  volontariste  des  objectifs  fixés  par  la  loi  en  ce  qui  concerne la représentation équilibrée dans l’encadrement supérieur de la fonction publique pour les  cinq  années  à  venir ».  On  signale  en  passant  les  efforts  du  Bulletin  quotidien  (ce  quotidien  d’information,  documentation  et  prospective  paraît  toute  l'année  du  lundi  au  vendredi  et  n’est  diffusé  que  par  abonnement  à  un  tarif  élevé)  qui  a  commencé  à  féminiser  les  noms  de  fonctions,  commencé  seulement,  puisque  pour  l’instant  certaines  directrices  sont  encore  des  « directeurs »,  une sous‐directrice est « administrateur civil », etc. Mais comme le reste : ca va venir ! 

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« Le temps du repos pour les féministes n'est pas venu »  L'Assemblée des Femmes a tenu son Université d'été à La Rochelle les 22 et  23 août sur le thème « Les temps des femmes, de la gauche et des réformes ».  Lors de ces deux journées de débat, marquées par la présence exceptionnelle  de quatre ministres (Najat VALLAUD‐BELKACEM, ministre des Droits des femmes,  porte‐parole  du  Gouvernement,  Vincent  PEILLON,  ministre  de  l’Education  nationale,  George  PAU‐LANGEVIN,  ministre  déléguée  auprès  du  ministre  de  l'Éducation�� nationale,  chargée  de  la  Réussite  éducative,  et  Hélène  CONWAY,  ministre  déléguée  auprès  du  ministre  des  Affaires  étrangères,  chargée  des  Français  de  l'étranger),  les  deux  cents  féministes  réuni‐e‐s  pour  l'occasion  ont  souhaité  peser  sur  l'orientation  prise  par  le  nouveau  gouvernement  en  matière  d'égalité  entre  les  femmes  et  les  hommes  avec  trois  priorités  :  une  éducation  non‐sexiste,  l'abolition  de  la  prostitution  et  la  lutte  contre les temps partiels. Danielle BOUSQUET  (photo), présidente de L’Assemblée des femmes, à qui  Najat VALLAUD‐BELKACEM vient de confier une mission de préfiguration du nouvel Observatoire de la  parité entre les femmes et les hommes (synthèse du 3 août), a lu le discours d’introduction d’Yvette  ROUDY, présidente d’honneur et fondatrice de l’association, ancienne ministre des Droits de la femme  de 1981 à 1986, qui a expliqué que cinq ans c’était peu… « Si le temps politique peut connaître des  accélérations,  mais  aussi  des  reculs,  il  ne  peut  se  passer  de  la  vigilance  des  féministes.  C’est  un  combat  politique,  pour  la  démocratie »  souligne  Yvette  ROUDY  avant  de  conclure :  « Le  temps  du  repos  pour  les  féministes  n'est  pas  venu ».  La  ministre  des  Droits  des  Femmes,  Najat  VALLAUD‐ BELKACEM, a pris la parole pour un temps d’échange avec les 200 femmes et hommes, militant‐es, élu‐ es, parlementaires réuni‐es lors de cette Université d’été. Le Planning Familial, le Mouvement du Nid,  Osez  le  Féminisme!  et  le  réseau  « Zéro  Macho,  des  hommes  contre  la  prostitution »  étaient  également  présents  lors  des  table‐rondes.  Les  chercheuses  Sylvie  CROMER,  Rachel  SILVERA  et  Gaël  PASQUIER  ont  apporté  un  éclairage  scientifique  sur  les  thématiques  abordées.  L’Assemblée  des  Femmes a en particulier réaffirmé son engagement pour l’abolition de la prostitution et publié une  réponse  à  la  tribune  d’Elisabeth  BADINTER  et  d’autres  intellectuel(le)s  (synthèse  du  24  août).  L’association  a  également  exprimé  sa  solidarité  avec  les  femmes  du  groupe  Pussy  Riot  dans  un  communiqué  pour  soutenir  leur  combat  pour  la  liberté  d’expression  et  la  liberté  de  création.  Les  textes des différentes interventions ont commencé à être publiés sur le site de l'association et seront  complétés par les vidéos de ces deux jours de débats.  http://www.assembleedesfemmes.com/   

« A gauche, cherchez la femme »   « A  gauche,  cherchez  la  femme » :  sur  les  sept  postes  politiques  stratégiques  ‐  présidence  de  la  République,  Premier  ministre,  présidences  du  Sénat  et  de  l’Assemblée,  présidences  des  groupes  parlementaires, premier secrétariat du parti socialiste ‐ six sont occupés par des hommes. De plus, la  photo des chefs de partis de la gauche est sans appel : il n’y a que des hommes à leur présidence.  Jean‐Jacques UM, Conseiller municipal de Fresnes, cofondateur du Collectif fresnois pour le droit des  femmes, chargé de cours de droit à l’université de Versailles, s’interroge dans Libération du 24 août  sur cette mise à mal de la parité à gauche et de l’absence des femmes aux postes clés : « une femme  seulement à la tête d’un parti : Martine AUBRY. Unique visage féminin dans cet océan masculin pour  servir de référence pour les femmes et filles en résistance quotidienne contre ceux qui les arrosent de  propos sexistes ». Face à Martine AUBRY, Marine LE  PEN demeure la seule figure féminine encore en  selle sur la scène politique et « n’hésitera pas à jouer la carte de « l’héroïne » d’une scène politique  exclusivement masculine ». Jean‐Jacques UM met en garde son parti contre une dérive anti‐paritaire  qui  heurterait  « les  militants  et  militantes  du  PS  (…)  très  attachés  à  la  question  de  la  présence  féminine  en  politique ».  A  l’heure  du  renouvellement  prochain  à  la  tête  du  parti  socialiste,  le  conseiller municipal de Fresnes les invite à se mobiliser pour que ce poste demeure aux mains d’une  femme :  « Les  femmes  et  les  filles  de  notre  pays  ont  besoin  de  symboles  forts  à  exhiber  dans  leur  combat : une femme à la direction d’un grand parti politique en est un ».  

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« Les éditeurs attisent le marché de la rivalité féminine »  Dans  nos  informations  sur  les  « femmes  de… »  (synthèse  du  3  août),  nous n’avions pas souhaité aborder le traitement par certains journaux  sous  l’angle  du  « poison  de  la  jalousie »,  mais  il  faut  se  rendre  à  l’évidence : il y a un sujet. « Les éditeurs attisent le marché de la rivalité  féminine », Les Nouvelles News soulignent le 29 août que « la jalousie  féminine  fait  vendre  des  livres  et  des  journaux...  Les  éditeurs  se  repaissent  d'un  thème  qui  empoisonne  l'image  des  femmes ».  Une  et  dossier  du  Nouvel  Observateur  (30  août),  articles  dans  Le  Point  (30  août), Le Monde (28 août), une et dossier dans Le Parisien (31 août)…  « Prière  de  comprendre  en  creux  que  les  ravagées  ne  peuvent  pas  gouverner » commentent Les Nouvelles News.   

Un moment propice pour la parité  « La mise en place du non‐cumul permettra un renouvellement de l’exécutif » souligne Libération qui  fait  sa  une  et  son  dossier  d’ouverture  sur  « les  cumulards  (qui)  se  rebiffent ».  Sous  le  titre  « Un  moment  propice pour la  parité », le quotidien  consacre un article à « la fin  de l’exception française  (…) réclamée par les féministes depuis des lustres ». « C’est l’un des outils du renouvellement. L’une  des manières de déverrouiller les partis politiques. Et de faire arriver aux manettes d’un exécutif ou  sur  les  bancs  d’un  hémicycle  des  femmes,  des  plus  jeunes,  des  moins  blancs.  Le  non‐cumul  des  mandats  est  l’une  des  voies  de  la  parité »  explique  Libération.  « C’est  le  partage  du  pouvoir  et  des  responsabilités », résume pour le journal Olga TROSTIANSKY, élue PS à Paris et membre fondatrice du  Laboratoire  de  l’égalité,  « qui  milite  pour  plus  de  parité,  tant  économique  que  politique »  et  qui  souligne que « dans les conseils municipaux, régionaux ou généraux, (les femmes) sont là ».   

« Nadine HEREDIA, La « coprésidente » du Pérou »  Sous le titre « Nadine HEREDIA, La « coprésidente » du Pérou », Le Monde  du  22‐23  juillet  consacrait  un  portrait  à  l'épouse  de  Ollanta  HUMALA,  le  chef  de  l'Etat  péruvien,  qui  « suscite  l'enthousiasme  des  plus  défavorisés  et  influe  sur  les  décisions  de  son  mari ».  « Au  point  de  nourrir  des  controverses  sur  ses  propres  ambitions ».  Le  quotidien  estime  qu’elle  pourrait  jouer  un  rôle  dans  le  futur  en  fonction  des  résultats  du  gouvernement actuel. « Car pour les Péruviens, Nadine HEREDIA et Ollanta  HUMALA  ne  forment  qu’un »  conclut  Le  Monde.  « Un  couple.  Un  seul  et  même projet politique. Pour le meilleur et pour le pire ».   

« Yingluck SHINAWATRA, première ministre au pays du « coup d'Etat permanent » »  « Il n'est jamais facile d'être premier ministre » souligne Le Monde du  20 juillet. « Il est plus compliqué encore de l'être en Thaïlande, ce pays  du  « coup  d'Etat  permanent »  (18  tentatives  réussies  ou  avortées  depuis 1932). Dans l'ex‐royaume de Siam, resté assez conservateur, il  n'est  pas  non  plus  facile  d'être  une  femme  à  ce  poste.  L'affaire  se  complique  encore  un  peu  plus  quand  on  est,  en  outre,  la  sœur  d'un  ancien  premier  ministre  adulé  par  les  uns,  haï  par  les  autres... ».  A  l’occasion  de  sa  visite  en  France,  le  quotidien  fait  le  point  sur  la  première  année  de  gouvernement  de  Yingluck  SHINAWATRA,  première  cheffe  de  gouvernement  de  l'histoire du royaume (synthèse du 10 août 2011). « Yingluck SHINAWATRA n'est pas dans une situation  des plus aisées depuis sa nomination en août 2011 » explique le journal. 

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Egalité dans la vie personnelle et sociale  « Les Jeux Paralympiques : cherchez les femmes ? »  Femmes  pour  le  dire,  Femmes  pour  agir  (FDFA)  s’associe  à  la  Ligue  du  droit  international  des  femmes  (LFIF)  et  à  la  Coordination  française  du  lobby  européen  des  femmes  (CLEF),  pour  dénoncer  le  retard  dans  le  développement  du  sport  de  haut  niveau  pour  les  femmes  handicapées.  Dans  un  communiqué  titré  « Les  Jeux  Paralympiques :  cherchez  les  femmes ? »,  les  trois  associations  rappellent  que  « les  femmes  en  situation  de  handicap  sont  le  plus  souvent  victimes  d’une  « sur‐discrimination »   par  rapport  aux  hommes dans la même situation » et que « les sportives handicapées  ne  font  pas  exception  à  la  règle ».  Et  de  donner  quelques  chiffres  révélateurs de cet état de fait : « aux Jeux Paralympiques de Londres,  il  y  aura  près  de  1 300  athlètes  femmes  de  moins  que  d’athlètes  hommes.  En  effet,  sur  les  4 283  athlètes,  65 %  sont  des  hommes  et  seulement  35 %  des  femmes ;  la  progression  par  rapport  à  Pékin  reste  timide  puisque  les  femmes  représentaient  alors  environ  34 %  des  athlètes.  Ce  chiffre  est  à  comparer  à  la  répartition  par  genre  des athlètes valides : 45 % de femmes ; pis, alors que 4 délégations ne comportent aucun homme, il y  aura 52 délégations à ne comporter aucune femme ». (Photo : la nageuse Elodie Lorandi est l’une des  chances de médaille française).   

« Le genre dans la prise en charge des personnes en situation de précarité »  La Mission d’information sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Ile‐de‐ France (MIPES) a mis en ligne les actes d’une matinée d’étude le 23 mars  2012  « Le  genre  dans  la  prise  en  charge  des  personnes  en  situation  de  précarité ».  A  l’occasion  de  cette  matinée,  les  membres  du  groupe  « Femmes  et  précarité »  ont  présenté  les  principaux  résultats  de  l’étude  qualitative  menée  auprès  de  23  centres  d’hébergement  et  d’accueil  de  jour  franciliens,  une  étude  qui  avait  pour  objet  de  questionner  la  mixité  au sein de centres d’accueil de personnes en grande difficulté. Suite au succès de la matinée d’étude  organisée en mars, il est apparu important et pertinent de poursuivre cette étude par un 2e  volet qui  consistera  cette  fois  à  enquêter  les  usagers  des  centres  sur  le  thème  de  la  mixité.  L’ensemble  des  travaux  menés  par  ce  groupe  de  travail,  désormais  rebaptisé  « Genre  et  accueil  social »,  sont  disponibles sur une page dédiée sur le site de la MIPES.  Retrouver la page du groupe « Genre et accueil social »   

Qualité de vie des hommes et des femmes après 60 ans en Europe  Le dossier de Population (n° 2012‐1) publiée par l’Institut national d’études  démographiques (INED) est consacré à la « Qualité de vie des hommes et des  femmes  après  60  ans  en  Europe ».  On  signalera  deux  articles  de  Carole  BONNET,  Jean‐Michel  HOURRIEZ :  « Egalité  entre  hommes  et  femmes  à  la  retraite : quels rôles pour les droits familiaux et conjugaux ? » et « La prise en  compte  du  couple  par  le  système  de  retraite  :  réversion  et  partage  des  droits ».  A  lire  également  « Vivre  seul  ou  en  couple  :  quelle  influence  sur  la  satisfaction de la vie des hommes et des femmes âgés en Europe ? » de Joëlle  GAYMU et Sabine SPRINGER.  Retrouver le sommaire et les résumés sur le site de l’INED 

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Budget 2013 : l'abaissement du quotient familial se profile  Le débat sur le plafond du quotient familial avait fait couler beaucoup d’encre pendant la campagne  électorale (synthèses des 6, 24 février, 16, 30 mars, 11 mai et 4 juin). « Le quotient familial sera bien  abaissé », affirme L'Humanité du 24 août qui rappelle que le ministre délégué auprès du ministre de  l'Economie  et  des  Finances,  chargé  du  Budget,  veut  aussi  plafonner  les  niches  fiscales  pour  les  ménages  les  plus  aisés.  Jérôme  CAHUZAC,  rapporte  le  quotidien,  a  annoncé  sur  BFM‐TV  et  RMC  le  23 août un « plafonnement global des niches fiscales d'un montant fixe » à 10 000 euros au total par  an  et  par  foyer  fiscal.  Par  ailleurs,  le  budget  2013,  a  confirmé  le  ministre,  comprendra  un  abaissement  du  plafond  du  quotient  familial  de  2 336  euros  à  2 000  euros  par  enfant.  Un  effort  qualifié  de  « supportable »  par  les  « ménages  les  plus  aisés »,  a  expliqué  Jérôme  CAHUZAC.  Les  informations sont reprises également dans Libération et La Croix.   

« Alerte aux pubertés précoces »  « Les cas de très jeunes enfants pubères se multiplient. Et si c'était la faute à  la  pollution  chimique ? »,  sous  le  titre  « Alerte  aux  pubertés  précoces »,  Le  Point du 9 août s’interroge sur le rôle des perturbateurs endocriniens dans  l’apparition  des  pubertés  précoces  (synthèses  des  14  septembre,  22  novembre  2010,  18,  22  avril,  9  mai  et  5  août  2011).  « phthalates,  pesticides,  phénols  et  autres  horreurs  chimiques  qui  saturent  notre  environnement,  (sont)  capables  de  jouer  le  rôle  d'œstrogènes  et  même,  pour certains, d'activer le processus neuro‐hypothalamique qui déclenche la  puberté » souligne l’hebdomadaire qui raconte le cas de Léa qui, à 5 ans, a  commencé  sa  puberté.  « Dans  le  service  d'endocrinologie  pédiatrique  du  professeur  Polak,  où  Léa  est  suivie »,  explique  Le  Point,  « on  est  littéralement  débordé,  depuis  quelques années, par des dossiers semblables : tout jeunes patients, essentiellement des filles, dont le  corps a éclos trop vite, trop tôt ». Et de donner des chiffres : « à Necker, chaque année depuis 2007,  on enregistre 10 % de plus de suspicions de puberté précoce que l'année précédente et, pour 2012, on  en est déjà à 20 % de plus qu'en 2011 ». (Illustration : « La Naissance de Vénus » de Sandro Botticelli,  env. 1485 © Offices de Florence).   

Le Conseil d’Etat dans l’incapacité de juger l’application ou pas de la loi de 2001 ?  En  janvier  2011,  L’Association  nationale  des  centres  d’interruption  de  grossesse  et  de  contraception  (ANCIC),  la  Coordination  des  associations  pour  le  droit  à  l’avortement  et  à  la  contraception (CADAC) et le Planning Familial, déposaient un recours gracieux pour non application  de la loi 2001 portant sur l’accès à la contraception, l’avortement et l’éducation à la sexualité auprès  du Premier ministre alors en exercice, François FILLON (synthèses des 17, 19 et 21 janvier et 10 mars  2011). La décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le Premier Ministre a donc conduit  les associations à déposer un recours contentieux près du Conseil d’Etat (synthèse du 27 juillet 2011)  visant  à  faire  appliquer  en  droits  et  dans  les  faits  les  dispositions  législatives  et  réglementaires  relatives à la loi du 4 juillet 2001 rappellent les requérantes dans un communiqué diffusé le 27 juin.  « En  effet,  face  aux  multiples  traductions  concrètes  et  précises  de  la  non  application  de  cette  loi,  malgré  les  saisies  des  différents  ministères  sur  ces  sujets,  malgré  le  rapport  2010  de  l’IGAS  sur  l’application  de  la  loi  de  2001,  force  est  de  constater  qu’à  ce  jour,  le  principe  d’égalité  devant  le  service  public  et  le  principe  de  continuité  dudit,  sur  l’ensemble  du  territoire,  n’est  pas  respecté »  estiment les associations alors que « le Conseil d’Etat devrait s’estimer dans l’incapacité de faire son  office, considérant les éléments déclinés trop généraux et imprécis ». Le rapporteur public propose en  effet au Conseil d’Etat de ne pas se prononcer sur le fond mais sur la forme de la requête. L’ANCIC, la  CADAC  et  le  Planning  familial  « se  demandent  toutefois  quel  devrait  être  le  degré  de  précision  supérieur attendu pour que leur requête soit retenue face aux multiples exemples de non application  ou de détournement de la loi qu’elles constatent sur le terrain et rapportés aux juges ». 

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Deux ouvrages se penchent sur la violence des femmes  Les  éditions  La  Découverte  viennent  de  publier  « Penser  la  violence  des  femmes »,  sous  la  direction  de  Coline  CARDI  et  Geneviève  PRUVOST.  « Tueuses,  ogresses,  sorcières,  pédophiles,  hystériques,  criminelles,  délinquantes,  furies,  terroristes,  kamikazes,  cheffes  de  gang,  lécheuses  de  guillotine,  soldates,  policières, diablesses, révolutionnaires, harpies, émeutières, pétroleuses, viragos,  guerrières, Amazones, boxeuses, génocidaires, maricides... Qu'y a‐t‐il de commun  entre  toutes  ces  figures ? »  se  questionne  l’éditeur.  « Pour  le  comprendre,  il  importe  d'exhumer,  de  dénaturaliser,  d'historiciser  et  de  politiser  la  violence  des  femmes. Telle est l'ambition de cet ouvrage qui propose une approche pluridisciplinaire sur un sujet  trop longtemps ignoré des sciences sociales. Cette somme inédite, réunissant des études historiques,  anthropologiques,  sociologiques,  linguistiques  et  littéraires,  révèle  combien  la  violence  des  femmes  est au cœur d'enjeux d'ordre à la fois politique et épistémologique ».  Sous le titre « Les juges sont plus indulgents vis‐à‐vis des femmes », La Croix du 23 août met l’accent  sur  l’enquête  menée  par  Thomas  LÉONARD  et  Maxime  LELIÈVRE  et  publiée  dans  l’ouvrage  collectif.  Selon le quotidien, « l’étude inédite montre que les femmes jugées en comparution immédiate sont  condamnées  à  des  peines  plus  légères  que  leurs  homologues  masculins ».  Le  quotidien  précise  que  « contrairement  aux  idées  reçues,  la  féminisation  accrue  de  la  magistrature  n’a,  elle,  aucune  incidence  sur  l’indulgence  des  peines  prononcées  à  l’encontre  des  délinquantes.  L’évolution  du  personnel  judiciaire  n’est  toutefois  pas  sans  conséquence  sur  les  jugements ».  Et  de  citer  l’un  des  auteurs : « Les femmes juges se montrent plus répressives dans les affaires d’atteintes aux personnes  et plus clémentes dans les affaires d’atteinte aux biens ».  On  en  profitera  pour  signaler  « Guerrières ! »  de  Moïra  SAUVAGE  (Acte  sud),  annoncé par Libération du 23 juin sous le titre « Femmes furieuses » : « un essai  lumineux sur la complexité de la violence du « deuxième sexe » ». « Le phénomène  est international » selon l’éditeur : « les femmes sont de plus en plus nombreuses  dans les armées, les polices, au sein des guérillas, ou sur les rings de boxe… Et elles  s’impliquent  de  plus  en  plus  dans  des  révoltes  et  luttes  en  tout  genre.  Voici  un  essai qui se penche non seulement sur les causes de ce changement profond mais  donne aussi la parole à des femmes de divers horizons en les questionnant sur leur  rapport à la force physique et au combat ».   

Des centres IVG en surchauffe estivale  « A Lyon, des centres IVG en surchauffe estivale », selon L'Humanité du 30 août, « le mois d'août se  révèle être un parcours du combattant pour beaucoup de femmes qui désirent avorter » du fait d’« un  sous‐effectif de personnels aggravé par les restructurations hospitalières ». Le Planning familial avait  tiré  la  sonnette  d’alarme  dès  le  21  août  dans  un  communiqué  titré  « Ce  mois  d’août  2012,  les  lyonnaises doivent aller se faire avorter ailleurs ».   

Belgique : des milliers d’hommes recourent à la stérilisation  Le  Soir  du  27  août  en  fait  un  gros  titre :  « Des  milliers  d’hommes  recourent  à  la  stérilisation »  et  annonce qu’« en 2011, en Belgique la vasectomie a té pratiqué sur environ 7 500 hommes ». Selon le  quotidien  les  principaux  demandeurs  sont  des  hommes  de  35  à 45  ans.  Et  Le  Soir  de  rappeler  que  « la vasectomie est une méthode de stérilisation qui consiste à ligaturer le canal déférent de chaque  testicule  qui  transporte  les  spermatozoïdes.  Cette  opération  est  pratiquée  le  plus  souvent  sous  anesthésie  locale.  Elle  est  bénigne,  mais  n’est  pas  sans  risques  de  douleurs  postopératoires.  La  vasectomie est le moyen contraceptif masculin le plus fiable et théoriquement irréversible. Même si  l’opération  inverse  (vasovasostomie)  qui  consiste  à  relier  les  canaux  déférents  est  possible  afin  de  rendre une fertilité au patient. Mais les résultats ne sont pas toujours concluants ». 

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Mariage pour toutes et pour tous : la question qui fâche ?  « Compte  tenu  des  bouleversements  induits  par  la  proposition  de  François HOLLANDE », Roland HUREAUX, essayiste, suggère dans une  tribune publiée par Le Figaro du 28 août d'appeler les citoyens à se  prononcer  sur  cette  réforme.  « Dans  son  discours  de  politique  générale,  le  premier  ministre,  Jean‐Marc  Ayrault,  a  confirmé  la  volonté  du  gouvernement  d'ouvrir  le  mariage  et  l'adoption  aux  personnes  du  même  sexe  dès  le  premier  semestre  de  2013 ».  « Il  n'est  pas  sûr  que  le  Français  soient  prêts  à  cette  révolution »  estime  Roland  HUREAUX  qui  voit  « les  Etats‐Unis  au  bord  de  la  guerre  civile  sur  le  sujet »,  estime  que  l’adoption  par  les  couples  « unisexe »  mettrait  « en  cause  la  filiation,  l’état  civil  et  la  généalogie »  et  annonce  « le  bouleversement  de  notre  socle  anthropologique ».  Plus  modérée,  La  Vie  du  30  août,  consacre  sa  une et son dossier à la question. « Posons la question qui fâche… »,  titre l’hebdomadaire chrétien, « l’Eglise est‐elle homophobe ? ». « Les mois qui viennent s’annoncent  palpitants »  écrit  l’éditorialiste  de  La  Vie,  mais,  pour  lui,  « l’affaire  est  déjà  tranchée.  Il  y  aura  beaucoup de polémiques, mais peu de débats ». « Dans ce contexte peu favorable, l’Eglise catholique  a  pris  le  risque  de  parler.  Sa  prise  de  position  lui  vaut  déjà  un  sévère  tir  de  barrage »  souligne‐t‐il  (synthèse  du  24  août).  « Les  médias  pourraient  faire  preuve  d’un  peu  plus  de  pluralisme  en  permettant  aux  voix  spirituelles  de  se  faire  entendre  de  temps  en  temps,  sans  être  au  préalable  ringardisées  ou  délégitimées »  écrit  l’éditorialiste  du  magazine.  « Mais  les  chrétiens  aussi  sont  appelés à admettre la critique » estime‐t‐il avant de mettre sur la table la question de l’homophobie.  « D’ailleurs,  entre  eux,  non,  les  fidèles  ne  sont  pas  toujours  d’accord.  Ne  faisons  pas  semblant  du  contraire ! La majorité des catholiques peut penser avec l’épiscopat que le mariage gay n’est pas une  bonne  idée.  Des  catholiques  peuvent  aussi  penser  différemment  sans  que  ce  soit  la  fin  du  monde »  risque‐t‐il  avant  de  réclamer  « de  la  hauteur »  dans  le  débat  et  d’avertir  sur  deux  dangers  qui  guettent  les  chrétiens :  « la  crétinerie,  qu’elle  se  manifeste  par  l’obsession  de  la  sexualité,  par  un  discours  apocalyptique  ou  par  une  tartufferie  aussi  pudibonde  que  tatillonne »  et  « l’insignifiance  auquel s’expose toute communauté en trop grand décalage avec les codes culturels de son temps ».   

« L’Église catholique écossaise fait front contre le mariage homosexuel »  La Croix du 28 août annonce que le dimanche 26 août, les curés des 500 paroisses du pays ont lu en  chaire  une  lettre  pastorale  dans  laquelle  ils  dénoncent  le  projet  du  gouvernement,  annoncé  fin  juillet, de légaliser le mariage homosexuel début 2015 et enjoignent aux fidèles de se mobiliser. La  lecture de la  lettre  pastorale est intervenue après la suspension, par le président de la Conférence  épiscopale, de tout dialogue direct avec le gouvernement.   

Polémique sur le viol et l’avortement aux Etats‐Unis (suite)  Suite aux déclarations du républicain Todd AKIN sur l’avortement  (synthèse  du  24  août)  qui  ont  suscité  une  tempête  de  critiques  aux Etats‐Unis, y compris au sein de son propre camp, Le Soir du  28  août  estime  que  « le  débat  sur  l’interruption  volontaire  de  grossesse  s’impose  aux  Républicains »  lors  de  leur  convention.  « L’avortement met en péril la campagne Rommey (photo) » juge  le  quotidien  de  Bruxelles.  Le  24  août,  Le  Figaro,  rapporte  que  « dans le débat sur le viol et l’avortement, le président écrase son  rival  auprès  de  l’électorat  féminin ».  « Les  femmes  préfèrent  Obama  à  Rommey »  titre  le  journal  qui  annonce  un  « défilé  de  femmes » prévu à la convention démocrate de début septembre. 

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Lutte contre les violences  Harcèlement sexuel : l’hôpital à l’écoute  « Depuis le mois de juin, le service de psychiatrie de Saint‐Antoine, à Paris,  propose  un  accompagnement  spécifique  pour  les  femmes  harcelées.  Une  première  en  France ».  Sous  le  titre  « Harcèlement  sexuel  :  l’hôpital  à  l’écoute », Libération consacre son « Grand Angle » du 29 août à « l’unique  consultation  hospitalière  destinée  aux  victimes  de  harcèlement  sexuel  en  France »  (synthèses  des  12  et  15  juin).  « Depuis  son  ouverture  début  juin, 35 professionnels  ‐  psychiatres,  psychologues  et  infirmiers  ‐  y  collaborent,  recevant  à  Saint‐Antoine  ou  à  l’hôpital  Tenon,  dans  le XXe arrondissement de la capitale » annonce Libération qui indique que  « la consultation parisienne a déjà reçu 89 appels depuis son ouverture il y  a deux mois et accueilli 61 personnes ». En exergue, le quotidien cite l’une  des patientes qu’il a rencontrée : « Depuis que j’ai parlé de cette histoire au psy et à mon avocat, j’ai  l’impression de revenir dans le monde réel. Tant qu’on ne dit rien, on a le sentiment de porter en soi  les raisons qui font de nous une victime » (Illustration : Libération).   

Prostitution : un communiqué de la CLEF  Dans un communiqué diffusé le 24 août, la Coordination française du Lobby  européen  des  femmes  (CLEF),  s’insurge  contre  les  propos  tenus  par  les  signataires  de  la  tribune  publiée  dans  Le  Nouvel  Observateur  du  23  août  (synthèse du 24 août) contre le projet évoquée par la ministre des Droits des  femmes d’abolir la prostitution. La CLEF souligne que la prostitution n’est pas  une pratique sexuelle, ni un métier, comme les autres considère que « l’un des grands chantiers des  ministres  de  l’Intérieur  et  des  Droits  des  femmes  sera  bien  sûr  de  s’attaquer  non  seulement  de  manière  plus  résolue  que  jamais  aux  réseaux  proxénètes,  aux  ramifications  internationales,  mais  aussi  au  problème  de  la  prostitution  par  internet,  qui  rend  invisible  une  grande  partie  de  l’activité  prostitutionnelle ». En conclusion de son communiqué, la CLEF, donne les positions qu’elle défendra  lors de la conférence de consensus qu’a annoncée la ministre.     

Culture, communication  « Batwoman, l’héroïne super‐gay »  L’information faite la une du cahier « Culture » du Soir : « la première  star  lesbienne  des  comics  (…)  est  enfin  traduite  en  français ».  « Le  combat  de  la  justicière  américaine  contre  les  tabous  de  la  société  a  cassé  l'image  bien‐pensante  de  la  bande  dessinée  aux  Etats‐Unis »  explique  le  quotidien  de  Bruxelles  qui  annonce  que  le  vendredi  24 août,  « Batwoman  entame  sa  lutte  contre  le  crime  et  les  discriminations sexuelles en Europe et en français ». Le journal raconte  que ce n’est récemment que « le scénariste l'a rhabillée en icône gay :  une révolution dans l'univers judéo‐chrétien des comics américains, où  l'homosexualité  demeurait  le  tabou  suprême ».  Dans  un  encadré  Le  Soir  souligne  que  « contrairement  aux  héros  franco‐belges,  les  super‐ héros  américains  ont  toujours  eu  droit  à  une  vie  sexuelle ».  La  série  sera publiée en français chez Urban Comics. 

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Prix Mnémosyne 2012 : appel à candidature  Le prix Mnémosyne a été créé par l'Association pour le développement  de l'Histoire des femmes et du genre. Décerné chaque année, il couronne  le  mémoire  de  master  de  langue  française  d'une  étudiante  ou  d'un  étudiant dont les travaux portent sur l'histoire des femmes et du genre en  France ou à l'étranger. L’association a lancé l’appel pour le l’édition 2012  du prix. Le mémoire doit avoir été soutenu dans une université française  entre le 1erseptembre 2011 et le 31 octobre 2012. Le montant du prix est  de  800  euros.  L'association  encourage  la  publication  du  mémoire,  les  mémoires précédents ont été publiés aux presses universitaires d'Angers  et  de  Rennes.  La  date  limite  de  l’appel  à  candidature  a  été  fixée  au  mercredi 31 octobre 2012.  Pour en savoir plus sur le site de Mnémosyne   

Participer à la mémoire des luttes féministes  « Elles  s’appellent  Patricia  GODARD  et  Lydie  PORÉE.  Deux  militantes  engagées  qui  ont  décidé  de  retracer  le  passé  féministe  de  Rennes  des  années  60  à  80 ».  Yegg  Magazine  avait  déjà  évoqué  leur  travail il y a quelques mois, à l’occasion de visites guidées organisées dans la capitale Bretonne. La  création de leur association donne l’occasion au site de revenir sur le travail d’Histoire du féminisme  à Rennes (HFR) et de présenter le blog de l’association (synthèses des 20 mars et 4 juin). Le mercredi  17 octobre, HFR réalisera en public des entretiens avec des militant‐es féministes des années 70 dans  le cadre de la semaine antisexiste organisée par le syndicat SUD‐Etudiant à l'université de Rennes 2.  L’association  indique  par  ailleurs  que  les  préparatifs  pour  le  mois  de  mars  2013  ont  également  commencé, sur le thème « Corps et identités ».  http://histoire‐feminisme‐rennes.blogspot.fr/   

« Toutes des Pussy Riot ! »  Encore beaucoup d’encre autour des Pussy Riot (synthèse  du  24  août).  Le  23  août  La  Vie  se  demande  s’il  fallait  vraiment  « crier  au  sacrilège »  et  fait  le  parallèle  avec  les  activistes de Femen sous le titre « La révolte des femmes ».  Le  24  août,  Libération  publie  une  tribune  d’Alain  KIRILI,  sculpteur,  « Pussy  Riot,  le  retour  des  Guerillas  Girls »,  soulignant que l’activisme féministe propre à des groupes  comme les Femen ou les Guerillas Girls peut mener à « des  avancées  sociales  grâce  à  deux  armes  exceptionnellement  efficaces  :  l’anonymat  et  l’humour ».  Le  même jour Elle prend fait et cause pour les punkettes russes et titre « Toutes des Pussy Riot ! ». Le  Soir  du  28  août  publie  à  la  une  la  photo  d’une  membre  du  groupe  (cagoulée)  encore  en  liberté  et  titre  « Nous  n’avons  pas  peur ».  Le  quotidien  de  Bruxelles  annonce  que  « les  activistes  promettent  une  nouvelle  performance  forte  contre  Poutine »  et  souligne  qu’en  Russie,  « la  société  civile  se  réveille ». Autre une le 28 août : L’Humanité donne la parole à quinze personnalités qui refusent de  bâillonner  la  liberté  d’expression.  Le  quotidien  communiste  annonce  également  qu’un  concert  de  soutien  aura  lieu  pendant  la  prochaine  fête  de  l’Humanité  (14  ‐  16  septembre).  Le  même  jour,  plusieurs  journaux  annoncent  dans  des  brèves  que  d’autres  membres  des  Pussy  Riot  sont  « en  cavale ».  Enfin  le  30  août,  Libération  révèle  que  la  chanteuse  Jeanne  CHERHAL  a  mis  en  ligne  une  chanson  inédite  et  non  commercialisée  en  soutien  au  groupe.  Les  médias  utilisent  bien  sûr  les  nombreuses  photos  qui  circulent  des  manifestations  et  actions  de  soutiens  au  Pussy  Riot,  on  signalera  en  particulier  plusieurs  actions  des  militants  dans  les ex‐pays  de  l’Est  consistant  à  mettre  des cagoules aux statues monumentales de style stalinien. 

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L’origine du monde  Fin de notre rubrique estivale « L’Origine du monde » (voir synthèses des 10 et 24 août) ) où nous  regroupons un certain nombre de sujets, tirés de la presse nationale et gardés sous le coude pendant  un an, sur des thèmes comme l’amour, la sexualité, le plaisir, le corps ou la pornographie… A lire avec  la légèreté de l’été en n’oubliant pas ce qu’ils nous donnent à voir de l’image des femmes et des  hommes dans notre société ou des rapports qu’ils ‐ et elles ‐ entretiennent.   

La représentation du corps et de la nudité  La représentation du corps et de la nudité faisaient partie de nos sujets l’année dernière (synthèses  des 10 et 24 août 2011). La publication du livre de Daniel PENNAC, « Journal d’un corps » (Gallimard)  donnera l’occasion aux journaux de revenir sur la question. L’auteur de « La Fée Carabine », publie en  effet « un drôle de Journal, celui du corps et de ses bouleversements aussi ambitieux et dérangeant  que réussi. Où il est question de sexe, de jouissance, de maladie et de mort » (L’Express du 1er février  2012). « Un roman d’une infinie profondeur » estime La Croix du 9 février 2012. Mais l’iconographie  de la nudité et du corps qui s’exhibe est également au menu. « Sur le Net, partout dans le monde, la  tendance est au déshabillage » estime Le Nouvel Observateur du 22 décembre 2011 qui indique que  « rigolos et militant sonnent la fin du vêtement ». Et de citer pèle mêle le magazine Causette, l’artiste  chinois AI  WEINEI, les Ukrainiennes de Femen, les performances du photographe Spencer TUNICK ou  l’Egyptienne Aliaa, soulignant qu’il s’agit là d’un défi dans une société plus patriarcale que la nôtre.  « Poser nue pour quoi faire ? » se demandait d’ailleurs Courrier International du 15 décembre 2011  au  sujet  de  la  jeune  Egyptienne  Aliaa  MAGDA  ELMAHDY.  Selon  l’hebdomadaire,  la  jeune  femme    qui  revendique un geste artistique mais aussi politique. « En offrant son corps à tous les regards sur son  blog (elle) a suscité des commentaires enflammés dans le monde arabe ». Enfin, sous le titre « Vénus,  chair  à  canons »,  Libération  du  8  mai  2012  présente  le  travail  de  l’artiste  italienne  Anna  Utopia  GIORDANO qui « a adapté des œuvres de maîtres aux critères de beauté contemporains ». « Une fois  passées  sous  les  scalpels  du  logiciel  de  retouche  photo »,  explique  le  quotidien,  « les  déesses  de  l’amour  sont  désormais  beaucoup  plus  fines  de  taille,  les  hanches  ont  pratiquement  disparu  et  les  seins  sont,  en  proportion,  plus  gros.  Là  où  la  Vénus  endormie  d’Artemisia  GENTILESCHI  (1593‐1652)  frappait  par  une  certaine  opulence,  un  plaisir  de  se  reposer  lascivement,  désormais,  elle  est  maigrelette.  Et  semble  proche  de  la  mort,  comme  si  elle  avait  trop  donné  pour  être  belle ».  (Illustration : « La Naissance de Vénus » d’Alexandre Cabanel ‐ 1863).                               

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Enquêtes sur la sexualité des femmes  Après son enquête sur la sexualité des hommes (synthèse du 10 août 2011),  le  psychiatre  Philippe  BRENOT  s’est  attaqué,  comme  annoncé,  à  celle  des  femmes et publie « Les femmes, le sexe et l’amour » (Les Arènes). Anticipant  la  sortie  du  livre  Le  Monde  du  9  mars  titrait  « Jeunes  femmes  cherchent  plaisir  désespérément »  et  indiquait  que  « Philippe  BRENOT,  psychiatre,  estime  que  les  mécanismes  de  la  jouissance  devraient  faire  l’objet  d’un  enseignement ».  « Les  femmes  à  confesse »  racontent  « fantasmes,  orgasmes, excitation, mais aussi déception » annonce Libération du 27 mars  2012  alors  que  Le  Monde  revient  sur  l’enquête,  réalisée  auprès  de  3 404  femmes,  dans  son  édition  du  15  avril  sous  le  titre  « Ce  que  désirent  les  femmes ».  Le  quotidien  souligne  que  « si  74 %  des  femmes  disent  éprouver  facilement d’un plaisir, seules 16 % atteignent systématiquement l’orgasme ». Sous le titre « Les clefs  de  la  sexualité  des  femmes »,  Le  Quotidien  du  Médecin  consacrera  sa  une  à  l’enquête  de  Philippe  BRENOT  soulignant  que  ces  « clefs »  doivent  être  mises  « dans  les  mains  des  hommes  et…  des  médecins ».  En  page  intérieure,  le  journal  médical  souligne  « l’asymétrie »  entre  les  femmes  et  les  hommes et « l’emprise de la domination masculine » sur la sexualité des femmes. Deux autres études  ont été citées cette année. « Plus femme vieillit, plus femme jouit » explique Libération du 6 janvier  2012  citant  une  enquête  menée  pendant  quarante  ans  publiée  par  The  American  Journal  of  Medicine  qui  « montre  que  le  plaisir  sexuel  féminin  augmente  avec  l’âge.  Mais  pas  le  désir ».  « Sexualité des jeunes : comme papa‐maman ? » se demande Libération du 15 février 2012 qui cite  des travaux sociologiques sur le sujet et annonce un débat à Sciences Po sur le thème « Jeunesse et  sexualité :  expériences,  espaces,  représentations ».  Le  quotidien  met  cette  phrase  d’Isabelle  CLAIR,  chercheuses au CNRS : « La sexualité des filles est « la clé de voûte de l’ordre social » ».   

Le sexe confronté aux genres et aux civilisations  On citera également pour mémoire deux séries de documentaires diffusé ici et en Belgique : « Désirs  féminins » et « Désirs masculins » diffusés par Canal + en mai signalés par L’Humanité sous le titre  « Quand le désir se confronte aux genres », et « Moi, l’amour et  le sexe », diffusée outre Quiévrain  cet été, et dans laquelle Le Soir du 9 juillet voit « Une vision positive du sexe », « sans fausse pudeur »  et  « à  vocation  éducative »  pour  « tous  les  âges ».  Enfin,  deux  journaux  se  sont  penchés  sur  la  sexualité et l’islam. « Du sexe oui, mais avec modération » (Courrier International du 22 décembre  2011) et « Les liaisons orageuses » (L’Express du 21 décembre 2011). « Erotisme, libertinage… », dans  ce  dernier  article  l’hebdomadaire  souligne  que  « l’islam  fut  aussi  un  jardin  de  voluptés »  et  se  demande :  « Mille  ans  après  l’âge  d’or  arabe,  comment  être  musulman  et  vivre  pleinement  sa  sexualité ? ». L’Express a enquêté « sous le voile et sur la Toile ». On rapportera pour conclure que,  selon  une  étude  britannique  citée  par  Le  Monde  du  3  septembre  2011,  « Faire  souvent  l’amour  permet  aussi  de  rallonger  son  espérance  de  vie »,  une  affirmation  que  le  quotidien  du  boulevard  Blanqui met en balance avec le compte rendu du livre de Sophie FONTANELLE « L’Envie » (synthèse du  24 août). (Illustration : « La Grande Odalisque » de Jean‐Auguste‐Dominique Ingres ‐ 1814).                 

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La crise n’épargne pas la sexualité  Cette  sexualité  qui  fait  cogiter  les  chercheurs  semble  également  beaucoup, inspirer les journalistes (en particulier à Libération !) et on ne  citera  pas  ici  la  ribambelle  d’articles  et  de  brèves,  souvent  un  peu  racoleurs,  sur  différents  aspects  connexe  au  sujet  (voir  également  synthèse du 24 août). Il convient quand même de relever l’étude menée  dans  sept  pays  européens,  et  le  joli  coup  de  com’,  du  laboratoire  Pfizer,  qui commercialise le Viagra, qui a établi un lien entre crise économique et  baisse  de  la  libido.  L’information  faisait  les  gros  titres  du  Parisien  (« La  crise  nuit  à  notre  sexualité »  et  de  Libération  (« La  crise  économique  s'invite aussi sous la couette ») du 4 juillet. Le Parisien qui signalait déjà,  toujours à la une, et toujours avec une photo d’un couple alité, « l’impact de la vie professionnelle sur  la sphère privée » en particulier en matière de sexualité. Le sujet est finalement partout, pour preuve  Libération du 21 juin 2012, qui annonce à la une que « sexe et philo font bon ménage ». Le quotidien  ouvre son cahier « Livres » sur l’ouvrage du philosophe Francis  MÉTIVIER et de l’ancienne actrice  de  films  pornographiques  OVIDIE,  « Sexe  Philo »  (Bréal).  « La  philosophie  prend  position »  s’amuse  « Libé » ». (Illustration : « Le penseur » d’Auguste Rodin ‐ 1903).   

Et l’amour dans tout ça ?  « Autrefois,  la  lettre  d’amour,  on  la  parfumait »,  Libération  du  26  septembre  2011  présente  le  travail  de  l’historienne  Anne‐Claire  REBREYEND, une « collectionneuse de mots doux » qui « analyse un siècle  d’intimité  amoureuse  et  sexuelle »  dans  son  ouvrage  « Dire  et  faire  l’amour, écrits intimes et confidences de 1910 à 2010 » chez Textuel. Le  « retour  de  l’amour »  a  commencé  l’année  dernière  (synthèse  du  10  août 2011). Véronique OLMI, Alain FINKIELKRAUT, Luc FERRY, Pierre LEPAPE,  André  COMTE‐SPONVILLE,  Frédéric  BEIGBEDER,  les  intellectuels  de  l’amour  se penchent sur leur sujet de prédilection, se rencontrent et débattent  dans  les  journaux :  « Nous  les  post‐romantiques »  (Le  Monde  du  30  septembre 2011) ; « Quoi de neuf ? L’amour ! » (Le Figaro Magazine du 7 janvier 2012) ; « L’amour  selon  Luc  FERRY »  (Le  Point  du  19  avril  2012) ;  « Le  sexe  est‐il  soluble  dans  la  vie  de  couple ? »  (Madame  Figaro  du  11  août  2012)…  Cette  vie  de  couple,  et  la  fidélité,  ou  l’infidélité,  qui  l’accompagne, inquiète aussi les journaux qui soulignent, comme Le Figaro du 26 septembre 2011,  que « la sexualité est devenue centrale dans une relation conjugale ». Le journal se penche sur « les  couples à l’épreuve de l’infidélité » et estime que « l’amour tendre et l’amitié, c’est cela qui fait tenir  un couple, bien plus que le droit à la jouissance revendiqué partout ». Des informations complétées  par  Madame  Figaro  du  7  avril  2012  qui  a  interrogé  huit  hommes  sur  le  sujet  de  « l’amour  pour  toujours » et de leur résistance « à la tentation ». Quelques semaines plus tard Le Figaro se demande  carrément si l’amour est « un trouble psychique » ? « Les tourments associés au sentiment amoureux,  ancrés  dans  notre  culture,  sembleraient  s’amplifier  à  notre  époque »  indique  le  quotidien.  Et  de  donner  en  particulier  la  parole  au  psychanalyste  Patrick  AVRANE  qui  souligne  dans  son  livre  « Les  chagrins  d’amour,  un  moment  de  vérité »  (Seuil)  que  « le  chagrin  d’amour  révèle  la  qualité  du  sentiment » (synthèse du 17 janvier 2011)… Pour La Vie du 9 août  2012 la rencontre amoureuse a « un goût d’éternité ». Et de citer  l’écrivain  Nicolas  GRIMALDI,  auteur  des  « Métamorphoses  de  l’amour » (Grasset) pour qui « ce phénomène étrange et familier  entre  deux  êtres  rejoint  l’expérience  mystique ».  La  relation  amoureuse fait enfin l’objet d’une exposition (« L’Art d’aimer » à  Evian‐les‐Bains)  commentée  par  Libération  du  27  août  sous  le  titre « Des sentiments distinguées » et même d’un quiz d’été dans  le même journal (« Montrez‐moi l’amour » le 23 août). 

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Des liens injustes et chimériques…  Les sujets de « L’origine du monde » trouvent aussi leur place dans  la  rubrique  culture  des  journaux  et  les  prétextes  sont  nombreux  pour titrer sur le sexe ou l’érotisme, et illustrer les articles souvent  avec  audace  jouant  parfois  avec  l’image  des  femmes,  et  des  hommes  :  l’ouverture  d’un  musée  érotique  à  Bruxelles  (« L’érotisme  c’est  de  l’art »,  Le  Soir  du  21  février  2012),  l’édition  d’un livre animé (un « pop‐up ») sur l’univers du marquis de Sade  (« Tirons  un  coup  pour  voir »,  Libération  du  22  novembre  2011),  Jean  D’ORMESSON  vantant  l’édition  de  l’œuvre  érotique  de  Pierre  LOUŸS (« Un explorateur du sexe féminin », Le Point du 3 mai 2102),  la  publication  d’un  ouvrage  célébrant  les  révolution  sexuelle  des  années 60 dans le presse underground de l’époque «(« Sex‐compile  pour livre sans entraves », Libération du 22 mai 2012)…  L’héritage « libertin » défendu par certains lors de l’affaire DSK se retrouve  dans  certains  articles  à  l’image  du  Monde  du  2  septembre  2011  qui  titre  « Le pouvoir insurrectionnel du libertinage » un entretien avec Patrick WALD  LASOWSKI,  auteur  du  « Dictionnaire  libertin »  publié  par  Gallimard.  Patrick  WALD  LASOWSKI y explique que « la frénésie érotique qui parcourt » le roman  d’Eric  REINHARDT,  « Le  système  Victoria »,  « renvoie  aux rapports que le sexe entretient avec la pouvoir,  et  avec  sa  contestation,  depuis  les  Lumières ».  On  passera  du  libertinage  à  l’abus  sexuel  avec  trois  romans  signalés  par  Le  Parisien  du  20  août  à  l’occasion  de  la  rentrée  littéraire :  « Une  semaine  de vacances » de Christine ANGOT (Flammarion), « Sex Toy » de Jean‐Marie  GOURIO (Julliard), et « Tigre, tigre ! » de Margaux FRAGOSO (Flammarion), que  viendra  compléter  la  publication  en  français  (et  en  octobre)  de  « Fifty  Shades of Grey » sous le titre « Cinquante nuances de Grey » chez JC Lattès  (synthèse du 24 août et 4 pages dans Madame Figaro du 25 août).  Pour conclure cette série estivale on signalera avec Le Point du 8 septembre  2011, « Entretien avec le marquis de Sade », un « montage » à partir d’extrait  de  l’œuvre  et  de  la  correspondance  du  « sulfureux  écrivain »  par  Noëlle  CHATELET (Plon). Questionné virtuellement au coin du feu sur l’égalité entre les  femmes et les hommes le « Divin marquis » répondra : « il ne peut être jamais  donné de droit légitime à un sexe de s’emparer exclusivement de l’autre (…) et  tous les liens qui peuvent enchaîner une femme à un homme, de telle espèce  que  vous  puissiez  les  supposer,  sont  aussi  injustes  que  chimériques »…  (Illustration  ci‐dessous :  les  ruines  du  château  de  Lacoste  (Vaucluse)  où  séjourna Donatien Alphonse François de Sade).                 

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Quelques références bibliographiques supplémentaires…  « La mondialisation des industries du sexe »  « La  mondialisation  des  industries  du  sexe »  de  Richard  POULIN  (Imago).  Selon  l’éditeur,  « le  commerce du sexe est aujourd’hui mondialisé et industrialisé. La paupérisation de régions entières du  globe crée les conditions propices à toutes les formes de trafic d’êtres humains, principalement celui  des femmes et des enfants. ( …) Ce sombre diagnostic implique la nécessité et l'urgence d'une prise de  conscience  collective.  Tolérer  la  culture  pornographique  et  la  prostitution,  nous  dit  Richard  Poulin,  c’est consentir au scandale d’un esclavage moderne affectant chaque année plus de quatre millions  de personnes ». 

« Pornotopie ‐ Playboy et l’invention de la sexualité multimédia »  « Pornotopie  ‐  Playboy  et  l’invention  de  la  sexualité  multimédia »  de  Beatriz  HILDA  GRAND  RUIZ  (Flammarion). Selon l’éditeur « Playboy n’est pas seulement le magazine pour adultes le plus connu  de  la  planète.  C’est  aussi  le  fer  de  lance  de  la  révolution  masculiniste  qui  secoue  les  États‐Unis  des  années 50. (…) Cette « pornotopie » repousse les frontières entre privé et public, se nourrit de drogues  et d’images. Elle devient synonyme d’un capitalisme « chaud », qui tire bénéfice du caractère addictif  et pornographique de la subjectivité moderne. Ce livre, profondément original, analyse un objet phare  de la culture populaire avec un talent philosophique rare ». 

« Contre l'érotisme »   « Contre l'érotisme » de Laurent  DE SUTTER (La Musardine). Pour l’éditeur, « nous avons besoin d'un  nouvel art de jouir. L'héritage de la révolution sexuelle s'est épuisé. Pourquoi ? Parce qu'il paraît vain  d'imposer un programme, quel qu'il soit, à la jouissance. Ce programme, la révolution sexuelle l'avait  baptisé « érotisme ». Peut‐être, pour en finir, faut‐il donc aussi en finir avec cet érotisme. En finir au  profit d'une autre conception de la sexualité où la jouissance participe d'un véritable art ». 

« Mauvais genre »  « Dans  notre  monde  où  le  sexe  envahit  les  linéaires,  la  mode,  le  cinéma,  les  écrans,  le  Net,  se  virtualise,  se  répand,  englue  tout… »,  sous  le  titre  « Mauvais  genre »,  la  revue  Ravages  (n°  6)  s’interroge : « C’est quoi le sexe ? Comment le sexe définit‐il la personne, son identité, son corps, sa  sexualité ? » etc. « Un numéro dérangeant, interpellant, sur notre identité sexuelle ».                               

Synthèse de l’actualité – Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 31/08/2012 - 20


Agenda  Premier forum national « Femmes & Pouvoir »  Les  samedi  8  et  dimanche  9  décembre  aura  lieu  à  Paris  le  premier  forum  national des femmes politiques, « Femmes & Pouvoir ». « Lancé par une jeune  Polytechnicienne engagée en faveur de l'égalité hommes‐femmes », indique le  Dossier de presse, « l'évènement a pour objectif d'encourager et d'inspirer les  femmes  dans  leur  carrière  politique.  Sur  le  modèle  des  forums  et  réseaux  d'entreprises  en  faveur  de  la  mixité,  « Femmes  &  Pouvoir »  réunira  chaque  année  des  femmes  politiques  de  tous  les  partis  pour  faire  avancer  la  parité ».  L’évènement  est  parrainé par Chantal JOUANNO (sénatrice UMP de Paris), Laurence ROSSIGNOL (sénatrice PS de l'Oise),  Jacques  BOUTAULT  (maire  EELV  du  2e  arrondissement  de  Paris)  et  Sophie  AUCONIE  (députée  européenne du Nouveau Centre dans la circonscription Massif Central). Cette édition de lancement  réunira 80 femmes politiques à Paris, et sera ensuite reconduite tous les ans à la même période.  http://www.femmesetpouvoir.fr/   

La rentrée de la Fédération Femmes 3000  Le  prochain  Café  de  Flore  de  la  Fédération  Femmes  3000  se  tiendra  le mardi  11  septembre.  A  cette  occasion  Line  PIERNE,  présidente  de  la  Fédération  Femmes  3000, présentera l’association, sa mission, sa vision, son mode de fonctionnement  et  ses  projets  et  répondra  aux  questions  du  public.  Maître  Flavie  DE  MEERLEER  (photo), responsable de la Commission juridique nationale de Femmes 3000, fera  une  intervention  sur  le  thème  :  « Femmes  et  dernières  évolutions  en  droit  du  travail : deux pas en avant, trois pas en arrière ? ».   

« Ce que le genre fait au droit »  Le groupe de recherches REGINE (Recherches et études sur le genre et les inégalités  dans les normes en Europe), constitué dans le cadre d'un financement par l'Agence  Nationale de la Recherche, organise une journée d'étude sur le thème « Ce que le  genre fait au droit » le mercredi 19 septembre à l'Université Paris Ouest Nanterre  La  Défense.  Elle  sera  l'occasion  de  susciter  une  discussion  à  la  fois  sur  certains  aspects  théoriques  de  l'analyse  genrée  du  droit  et  de  présenter  quelques  illustrations  pratiques;  elle  sera  aussi  l'occasion  d'accueillir  plusieurs  collègues  étrangers  ayant  produit, dans cette perspective, des travaux de premier plan.  Télécharger la présentation de la journée   

« L’Egalité femmes‐hommes dans  l'enseignement supérieur et la recherche »  La Mission parité et lutte contre les discriminations (MIPADI) du ministère de  l’Enseignement  supérieur  et  de  la  recherche  organise  un  atelier  de  formation  sur le thème « L’Egalité femmes‐hommes dans  l'enseignement supérieur et la  recherche »,  composé  de  deux  modules :  «   outil  de  sensibilisation  »  et  «  stratégique  »  les  lundi  24  et  mardi  25  septembre.  Les  deux  modules  d’une  journée, répartis chacun en 2 sessions, seront animés par un expert, formateur  spécialisé  sur  les  politiques  d’égalité  dans  la  recherche  et  l’enseignement  supérieur, avec la participation active de chargé‐e‐s de mission égalité issu‐e‐s  de l’université, des grandes écoles et des organismes de recherche.  Pour en savoir plus sur le site du ministère 

Synthèse de l’actualité – Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes - 31/08/2012 - 21


« Genre et sexualité dans la présidentielle française de 2012 »  Le  Réseau  de  recherche  international  et  pluridisciplinaire  « Marché  du  travail  et  genre »  (MAGE)  organise  un  colloque  international  le  jeudi  27  septembre à Paris. « A priori, l’élection présidentielle au suffrage universel  direct, matrice de la Ve République depuis 1965, en créant un « patriarcat  institutionnel », ne semble guère favorable aux femmes et à leurs causes »  indiquent les organisateurs. « Or les sept campagnes présidentielles qui se  sont déjà déroulées depuis cette date se sont révélées plutôt propices à la  politisation  des  questions  sexuées,  avec  des  variations  notables  selon  les  contextes  (…).  Commencée  par  l’éviction  du  favori  socialiste  mis  en  cause  dans des affaires de viols et par l’offensive d’une partie de l’UMP contre le  mariage homosexuel et contre l’enseignement du genre dans le secondaire,  la  campagne  électorale  pour  l’élection  présidentielle  de  2012  voit‐elle  l’égalité  des  sexes  et  des  sexualités constituée en enjeu des controverses entre candidats ? Ces circonstances favorisent‐elles la  politisation ou au contraire la forclusion de cette question ? ». Le colloque réunira des contributions  se rattachant à deux axes : les usages du genre et de la sexualité dans l’identité des présidentiables  (« Jeux  de  genre  en  campagne »)  et  la  construction  des  questions  sexuées  et  sexuelles  en  enjeux  politiques (« Questions sexuelles et sexuées : des enjeux politiques ? »).  http://recherche.parisdescartes.fr/MAGE   

Mars 2013 : 57ème session de la Commission de la condition de la femme  La  57ème  session  de  la  Commission  de  la  condition  de  la  femme  (CSW  57)  se  tiendra  du  lundi  4  au  vendredi  15  mars  2013  au  siège  des  Nations  Unies  à  New  York  sur  le  thème  prioritaire  suivant  :  « l'élimination et la prévention de toutes les formes de violence à l'égard des femmes et des filles ».  L’année prochaine, le 8 mars, Journée internationale des femmes, tombera un vendredi.  Retrouver les informations disponibles sur le site de l’ONU                                Pour information, cette synthèse est réalisée à partir d’alertes d’actualité internet, de la surveillance des sites institutionnels français, ainsi que d’une sélection de sites associatifs francophones, des informations et documents reçus par le bureau de l'animation et de la veille et d’une sélection de la presse quotidienne et hebdomadaire nationale. - Photos © DR Direction générale de la cohésion sociale – Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes Bureau de l'animation et de la veille - dgcs-sdfe-synthese@social.gouv.fr - http://www.femmes-egalite.gouv.fr/

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Synthèse d'actualité du 31 août 2012