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média économique et financier paperJam || Septembre - Octobre 2006

GALILEO

Le Luxembourg prend position

Luxembourg en chiffres: 8.686 demandeurs d’emploi - Taux de chômage: 4,1% (31/07/2006). Inflation sur 12 mois: 2,8% (au 01/08/2006). Emploi total banques et PSF: 32.034 (30/06/2006). Patrimoine global des OPC: 1.679,518 milliards d’euros (31/07/2006). Emploi salarié intérieur: 296.607, dont 122.349 frontaliers (01/04/2006).

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Septembre - Octobre 2006 || 5€ || www.paperJam.lu


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ÉDITO

Ravis de vous connaître! Jeune homme, habitant au Luxembourg et travaillant comme cadre dans la capitale, dans le secteur des services: s’il fallait décrire le lecteur type de paperJam en quelques mots, voici ce qui apparaîtrait. Mais l’enquête qu’a menée le magazine de mars à mai derniers, et à laquelle ont répondu plus de 500 personnes, vise justement à aller bien au-delà de ce portrait taillé à la serpe. De lui donner des courbes, de la rondeur, de la profondeur… Du réalisme. Le questionnaire, adressé aux lecteurs du magazine et aux internautes, n’excluait personne a priori; contrairement à l’étude média de TNS Ilres qui ne tient toujours pas compte des frontaliers, soit tout de même 41% de la population active du Luxembourg… Une lacune qui pénalise l’ensemble des médias, mais bien plus encore les titres francophones. Or, les résultats de l’enquête nous révèlent que le tiers du lectorat de paperJam est constitué de non-résidents, dont la plupart vivent dans la Grande Région. De plus, un lecteur sur trois est une lectrice, et les 25/49 ans représentent 85% de l’ensemble. Autre constat intéressant: une personne sur deux, parmi celles qui nous lisent, occupe un poste de décisionnaire. Actives dans le secteur des services et du commerce (40,1%), elles sont également bien représentées sur la place financière (23,4%) et dans le secteur public (11,7 %). Si le lieu de travail de nos lecteurs est, pour la très grande majorité d’entre eux (93,7%), le Grand-Duché, il est intéressant de noter que paperJam est également lu par des personnes travaillant en dehors des frontières, dans la Grande Région mais aussi «plus loin» (4,5%), ce qui laisse supposer que le premier mensuel d’actualité économique et financière du Luxembourg est lu dans les capitales européennes, Paris, Bruxelles et Londres notamment, où sont installés les sièges des grands groupes. Parmi l’avalanche de chiffres et statistiques que nous avons fait parler, certains nous ont particulièrement touchés: ceux qui témoignent de la fidélité de nos lecteurs (63% lisent paperJam depuis plus de deux ans et 83,7% ne manquent aucune édition – ou presque) et ceux qui démontrent l’intérêt et le plaisir qu’ils y prennent: plaisir esthétique, tout d’abord, au moment de la prise en mains (97% apprécient

Source: Enquête lectorat paperJam

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80%

73,3% 57,2%

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Nos lecteurs ont dévoilé leurs principaux centres d’intérêt: fortement intéressés par la vie des entreprises et de ceux qui la font, ils sont aussi attentifs à l’actualité socio-économique du Luxembourg. Sans bouder un peu d’évasion, à l’occasion…

les photos, 91,4% la mise en page, 90,1% la lisibilité, etc.) et satisfaction d’avoir choisi le bon support pour s’informer (90,4% des lecteurs apprécient le choix des sujets, 94,7% la qualité rédactionnelle et près d’un sur deux lit plus de la moitié du magazine). Ces résultats primeurs, que nous vous livrons sitôt récoltés, se verront encore durement maltraités dans les prochaines semaines. Disséqués, croisés, recroisés, analysés puis interprétés, ils nous permettront de mieux cibler vos attentes et vos besoins afin d’y répondre avec toujours plus d’acuité… et toujours autant d’enthousiasme! || La rédaction

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LE CHIFFRE DU MOIS

1.538 C’est le nombre d’avions et d'hélicoptères exploités en 2004 par les 500 plus grandes entreprises mondiales (Fortune 500): quatre appareils sur cinq sont d’ailleurs des jets de taille moyenne ou grande.

Illustration: Plonk & Replonk, un duo d’illustrateurs suisses, deux frères: Plonk et Replonk. Texte: C.S. 5


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COVERSTORY

14 Galileo: le Luxembourg prend position Engagé dans le programme GalileoSat, le pays contribue de manière active à la mise en œuvre du système européen de navigation par satellites.

GRAND ENTRETIEN

126 «Il faudrait améliorer l’encadrement social» Pierre Wagner, un des associés d’Interfiduciaire, se dévoile pour la première fois et exprime son regret devant le manque d’esprit d’entreprise dont souffre en partie le Luxembourg.

PORTFOLIO PHOTOGRAPHIQUE

134 Points de vue – Images du Luxembourg

DOSSIER – MOBILIER

152 I – Dénicher la bonne alliance Un mobilier de bureau qui unit esthétique et confort: tels sont les secrets du mariage parfait. Au moment du choix, crucial, les entreprises se tournent vers les gens de l’art.

158 II – L’open space au service de la flexibilité Nombreuses sont les entreprises à opter pour des bureaux paysagers. Cependant, les plateaux d’envergure «industrielle» cèdent la place à des environnements à taille humaine.

14 164 III – Docs en stock Entre contraintes légales et gestion courante, le stockage de documents est une donnée de plus en plus cruciale pour les organisations de tous genres.

COVERSTORY

Galileo: le Luxembourg prend position

170 IV – Le savoir frères GRAND SUJET – BRASSERIES

142 La bière reste une boisson populaire Les disciples du roi Gambrinus boivent moins qu’auparavant et la concurrence des brasseries étrangères et des groupes mondiaux se fait plus rude. Cependant, les trois brasseries nationales sont confiantes en l’avenir de leur secteur.

Consacrés designers of the year en 2003, les Bretons Erwan et Ronan Bouroullec se sont imposés comme les chefs de file d’une nouvelle génération.

176 Guide Pratique Mobilier Sélection des principaux acteurs du marché du mobilier de bureau, de mobilier pour collectivités, de mobilier design, d'éclairage et de l'aménagement d'espaces.

144 La bière dans tous ses états 148 Faire preuve d’originalité 148 Amendes pour ententes 148 Micro-brasseries

C A S E S T U DY - E R P

180 L’ERP: un seul pipe-line pour traverser toute la société Victor Buck Services est passé, le 1er janvier dernier, à la solution Navigen de Microsoft, avec C2A Informatique comme intégrateur. Difficile, déjà, de mesurer les retombées financières, mais les avantages sont énormes.

126 GRAND ENTRETIEN

«Il faudrait améliorer l’encadrement social»

181 De quels moyens de mesure disposez-vous pour évaluer le retour sur investissement pour votre solution ERP? Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de dix entreprises.

152 DOSSIER

Mobilier

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ACTUALITE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE, LUXEMBOURG ET GRANDE RÉGION

26 Luxembourg-Ville pousse le marché Les statistiques Immostats, de Synapse, viennent de sortir pour 2005-2006.

90 More than just a pretty face Ronald Pinnel and Cathy Giorgetti explain why the LCTO is not your average tourist office.

35 Une page à tourner Le Luxembourg prépare la fin du régime des Holdings, en vigueur depuis près de 80 ans.

40 La révolution se prépare Le basculement dans l’ère numérique, effectif depuis l’été au Luxembourg, ouvre la voie à la télévision haute définition.

46 A vision of Luxembourg The Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie (Foundation of Architecture and Engineering) is working overtime on a number of upcoming events designed to put architecture in the public spotlight.

98 Appétits aiguisés Dans le sillage du succès d’Ikea à Sterpenich-Arlon, l’environnement commercial de la zone d’activités se développe.

118 Reconversion touristique en Lorraine Pierre et Vacances installera son quatrième Center Parcs en Moselle. Ouverture prévue en juillet 2010.

54 F U S I O N M I T TA L S T E E L – A R C E L O R

Le compte est (presque) bon NEWS

30 L’essentiel de l’actualité De la page 30 à la page 102: retrouvez l’actualité de 184 sociétés.

50 Une histoire détonante Un parc d’activités de 30 ha devrait voir le jour, dès 2007, sur le site centenaire de la Poudrerie de Kockelscheuer.

54 Le compte est (presque) bon Mittal Steel devra patienter encore un peu pour s’approprier l’intégralité du capital d’Arcelor.

58 Régime sec pour la sèche Déjà bannie des lieux publics, la cigarette devrait l’être aussi des lieux de travail.

É V É N E M E N T S – R E P O R TA G E S P H O T O S

88 8e journée de l’assurance L’ACA a fêté en grande pompe son 50e anniversaire au domaine thermal de Mondorf-les-Bains.

91 Project Partners: It’s no secret The courtyard of Secret Garden provided the perfect venue for a “meet and greet” organised by Project Partners.

121 Environnement virtuel 60 Luxembourg 2007 À la croisée des chemins Patrimoine historique et industriel côtoieront art et culture dans les lieux de l’année culturelle qui se profile.

64 Staying Alive Samsa Film celebrates its 20th anniversary.

Quelque 70 personnes ont participé, le 6 juillet dernier aux workshops, organisés par Systemat.

40 TÉLÉVISION HAUTE DÉFINITION

La révolution se prépare

124 Global Securities Financing Summit 2006 On 13 and 14 September, Clearstream held its eleventh Global Securities Financing Summit.

66 À l’abordage des pirates du logiciel La Business Software Alliance veille et les vendeurs ou utilisateurs de logiciels sans licence trinquent.

70 Pièges à souris Le Luxembourg fait office de bon élève en Europe pour la sécurité de ses automates bancaires.

80 Swiftnet Phase 2: fins prêts? Au 1er janvier 2007, le projet Swiftnet Phase 2 entrera en mode production.

60 LUXEMBOURG ET GRANDE RÉGION, CAPITALE E U R O P É E N N E D E L A C U LT U R E 2 0 0 7

À la croisée des chemins

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The Business Process Management conference of the year.

If you think Service-Oriented Architecture, think Business Processes first! Visionary architecture requires good building plans.

Date and location Thursday October 12, 2006 - Philharmonie Luxembourg 1, place de l’Europe, LU-1499 Luxembourg-Kirchberg Free event. Info and registration Entrance is free, but please register beforehand at www.ids-scheer.com/arisprocessday/luxembourg. Who should attend Chief information officers, ICT division managers, financial and organisation directors and general managers with a process view on business. Alternative An ARIS ProcessDay 2006 with a different agenda will be held in Brussels on October 10. More info at www.ids-scheer.com/arisprocessday/belgium

Please register at www.ids-scheer.com/arisprocessday/luxembourg

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RUBRIQUES

5 CHIFFRE DU MOIS Nombre d’avions et d’hélicoptères exploités en 2004 par les 500 plus grandes entreprises mondiales. 39 P O R T E F E U I L L E Confidences de Carlo Cravat 37 L U E T V U Revue de Presse

P L AY T I M E NOUVEAUTÉS

188 Mode, beauté, accessoires 192 E N T R E T I E N - PA S S I O N S «… Le Mans, c’est le crcuit le plus attirant en raison de ses difficultés…» Une belle fidélité et des relations privilégiées depuis 1988.

T R AV E L L I N G

73 PA R C O U R S La carrière de Guy de Muyser en cinq dates SONDAGE MONSTER.LU

76 Quelle est votre principale source de satisfaction dans votre travail?

200 Dubai – Eldorado in the desert The city that Vanity Fair Magazine calls “the capitalist dream on steroids” has shot up from the desert more ostentatiously luxurious than any other city in the world.

39 PORTEFEUILLE

Confidences de Carlo Cravat

RECETTE DU MOIS TECHNOLOGIES

82 Serveurs d’entreprise, routers, écrans, imprimantes, navigation, DVD, IP, chargeurs, logiciels, disques durs, portables, GSM

202 Soyez un Chef avec… Sébastien Jost, restaurant La Vieille Porte (Sierck-les-Bains, France)

C L U B PA P E R J A M

204 Lu restaurant Apoteca 87 U N I V E R S I T É D E L U X E M B O U R G Un Master unique en son genre 99 C O M M U N I C AT I O N A N D D E S I G N A dab hand for the rebrand DROIT COMMERCIAL

101 De l’actionnaire au décideur: savoir où l’on va 73 CARRIÈRES

105 Changements de poste ou d’entreprise?

PA R C O U R S

La carrière de Guy de Muyser en cinq dates

L E B I L L E T D E L’ E C O N O M I S T C L U B

117 Employabilité: penser autrement C O M M U N I C AT I O N

120 Nouvelles campagnes EN COURS

122 Patience et longueur de temps… MON BUREAU

208 Pierre Mores

192 E N T R E T I E N - PA S S I O N S

«… Le Mans, c’est le circuit le plus attirant en raison de ses difficultés…»

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Bienvenue à nos nouveaux talents !

Le 4 septembre dernier, Deloitte a accueilli 109

collaborateurs, auditeurs, fiscalistes et consultants.

De gauche à droite et de haut en bas : 3e étage : Gigja Birgisdottir - Maxime Cottin - Stéphanie Santiago - Hervé Marchand - Sébastien Respaut - Arnaud Chauvet - Gaëlle Mvu Mouliom - Dory-Anne Fontaine Nicolas Di Prata - Kätlin Torgo - Ismail-Claude Candolo - Gaëlle van Hoylandt - Grégory Richard - Mike Leclerc - Jean-Pascal Launay - Jean-Philippe Kamm - Thomas Lieben Julien Loitz - Xavier Laenen - Pierre Jolda - Laurence Kreder - Elodie Le Bras - Sophie Dudot - Johann Bey - Elodie Charron - Claire Gérardon - Samy Hoballah-Campus - Orianne Gill Soraya Kremer - Yazid Azieze - Diane Buret - Fabien Lamorlette

Deloitte SA, 560 rue de Neudorf, L-2220 Luxembourg www.deloitte.lu • Tel: +352 451 451 © 2006 Deloitte Touche Tohmatsu. All rights reserved.

Deloitte refers to one or more of Deloitte Touche Tohmatsu, a Swiss Verein, its member firms, and their respective subsidiaries and affiliates. As a Swiss Verein (association), neither Deloitte Touche Tohmatsu nor any of its member firms has any liability for each other’s acts or omissions. Each of the member firms is a separate and independent legal entity operating under the names “Deloitte”, “Deloitte & Touche”, “Deloitte Touche Tohmatsu”, or other related names. Services are provided by the member firms or their subsidiaries or affiliates and not by the Deloitte Touche Tohmatsu Verein.

2e étage : Sébastien Brachet - Olivier Fièvre - Sébastien Adam - Wallid Bensellam - Aïssata Coulibaly - Youcef Zidane - Michael Amodio - Marc Bussutil - Cathy Davison Charles Desjardins - Philippe Liger-Belair - Katérina Eudaimon - Jean-Charles Barbier - Christine Lievens - Julien Turcksin - Marion Williamson - France Thomas - Mylène Molas Charles Milczarek - Arnaud Rebillon - Ludovic Mosca - Laurent Mayer - Bruno Ouadouri - Nicolas Louis Pinon - Philippe Rézette - Yannick Rouby - Romuald Minatchy - Muriel Le Stum Rachel Porte - Aurore Moreau - Virgile Meglouli - Stéphanie Taieb - Olivia Lionnet - Vanessa Tavars - Aldric Marinos-Herve - Guillaume Piatek Rez-de-chaussée : Sophie Grodos - Jakub Mankowski - Paul Sourivong - Aline Demoitié - Jacques Linon - Benjamin Hartmeier - Aurélie Charron - Pascal Pepe - Hugo Dumas Simone Heinz - Gabriel Gultekin - Anne Harlange - Stefano Hero - Lydie Freitas - Florence Legrand - Déborah Guez - Michel Haas - Omar Ijioui - Danail Stoianov-Arnould Pierre Schoonbroodt - Silke Weber - Igor Valikov - Andronikki Sarassitis - Bettina Walter - Frédéric Sabban - Xavier Treu - Thiriet Alexandre - Sophie Wiltz - Christelle Remolu Cécile Meuriot - Amandine Terrien - Xavier Robert - Jérôme Barrault - Roberto Menini - Vishal Sookloll Et : Pierre Durand - Lorraine Pierrot - Sanjay Manicom - Marion Williamson - Marc-Antoine Casanova


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Bienvenue à nos nouveaux talents !

Le 4 septembre dernier, Deloitte a accueilli 109

collaborateurs, auditeurs, fiscalistes et consultants.

De gauche à droite et de haut en bas : 3e étage : Gigja Birgisdottir - Maxime Cottin - Stéphanie Santiago - Hervé Marchand - Sébastien Respaut - Arnaud Chauvet - Gaëlle Mvu Mouliom - Dory-Anne Fontaine Nicolas Di Prata - Kätlin Torgo - Ismail-Claude Candolo - Gaëlle van Hoylandt - Grégory Richard - Mike Leclerc - Jean-Pascal Launay - Jean-Philippe Kamm - Thomas Lieben Julien Loitz - Xavier Laenen - Pierre Jolda - Laurence Kreder - Elodie Le Bras - Sophie Dudot - Johann Bey - Elodie Charron - Claire Gérardon - Samy Hoballah-Campus - Orianne Gill Soraya Kremer - Yazid Azieze - Diane Buret - Fabien Lamorlette

Deloitte SA, 560 rue de Neudorf, L-2220 Luxembourg www.deloitte.lu • Tel: +352 451 451 © 2006 Deloitte Touche Tohmatsu. All rights reserved.

Deloitte refers to one or more of Deloitte Touche Tohmatsu, a Swiss Verein, its member firms, and their respective subsidiaries and affiliates. As a Swiss Verein (association), neither Deloitte Touche Tohmatsu nor any of its member firms has any liability for each other’s acts or omissions. Each of the member firms is a separate and independent legal entity operating under the names “Deloitte”, “Deloitte & Touche”, “Deloitte Touche Tohmatsu”, or other related names. Services are provided by the member firms or their subsidiaries or affiliates and not by the Deloitte Touche Tohmatsu Verein.

2e étage : Sébastien Brachet - Olivier Fièvre - Sébastien Adam - Wallid Bensellam - Aïssata Coulibaly - Youcef Zidane - Michael Amodio - Marc Bussutil - Cathy Davison Charles Desjardins - Philippe Liger-Belair - Katérina Eudaimon - Jean-Charles Barbier - Christine Lievens - Julien Turcksin - Marion Williamson - France Thomas - Mylène Molas Charles Milczarek - Arnaud Rebillon - Ludovic Mosca - Laurent Mayer - Bruno Ouadouri - Nicolas Louis Pinon - Philippe Rézette - Yannick Rouby - Romuald Minatchy - Muriel Le Stum Rachel Porte - Aurore Moreau - Virgile Meglouli - Stéphanie Taieb - Olivia Lionnet - Vanessa Tavars - Aldric Marinos-Herve - Guillaume Piatek Rez-de-chaussée : Sophie Grodos - Jakub Mankowski - Paul Sourivong - Aline Demoitié - Jacques Linon - Benjamin Hartmeier - Aurélie Charron - Pascal Pepe - Hugo Dumas Simone Heinz - Gabriel Gultekin - Anne Harlange - Stefano Hero - Lydie Freitas - Florence Legrand - Déborah Guez - Michel Haas - Omar Ijioui - Danail Stoianov-Arnould Pierre Schoonbroodt - Silke Weber - Igor Valikov - Andronikki Sarassitis - Bettina Walter - Frédéric Sabban - Xavier Treu - Thiriet Alexandre - Sophie Wiltz - Christelle Remolu Cécile Meuriot - Amandine Terrien - Xavier Robert - Jérôme Barrault - Roberto Menini - Vishal Sookloll Et : Pierre Durand - Lorraine Pierrot - Sanjay Manicom - Marion Williamson - Marc-Antoine Casanova


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I N D U S T R I E A É R O S PAT I A L E

Galileo: le Luxembourg prend position Engagé dans le programme GalileoSat, le pays contribue de manière active à la mise en œuvre du système européen de navigation par satellites.

Illustration: www.creativehothouse.com

C’est entre 2010 et 2011 que le système européen de navigation par satellites Galileo devrait entrer dans sa phase d’exploitation. Autrement dit, c’est pour demain. Officiellement initié en janvier 1999 par l’adoption d’une résolution du Parlement européen intitulée «Vers un réseau transeuropéen de positionnement et de navigation, comprenant une stratégie européenne pour un système mondial de navigation par satellites», ce programme est en phase de réflexion et de développement depuis de nombreuses années, tant au niveau du Centre national d’études spatiales (le CNES, en France), dont les premiers travaux sur le sujet datent des années 70, qu’auprès de l’Agence spatiale européenne (ASE), codéveloppeur du projet GalileoSat, avec l’Union européenne. En dépit de l’importance stratégique de ce colossal projet, dont l’un des objectifs principaux est de se défaire du quasi-monopole du système GPS américain (lire encadré cicontre), il aura fallu âprement discuter pour que ce projet, censé initialement être opérationnel en 2008, recueille l’approbation unanime des pays participants. Ainsi, en décembre 2002, l’Allemagne et l’Espagne ne souhaitaient pas se rallier au programme et il fallut attendre six mois supplémentaires pour qu’un accord définitif intervienne finalement. En ce temps-là, le Luxembourg n’était pas encore pleinement concerné par toutes ces discussions, puisque le pays était l’un des derniers de l’Union européenne à ne pas être membre de l’ESA. Certes, en décembre 1999, le conseil de l’Agence spatiale européenne avait approuvé à l’unanimité [>>16]

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l’autorisation pour la participation du pays au programme ARTES (Advanced Research in telecommunications and systems), et la coopération débuta officiellement en septembre 2000. Mais il fallut attendre mai 2004 pour qu’Erna Hennicot-Schoepges, ministre de la Culture, de l’Éducation supérieure et de la Recherche, signe l’accord relatif à l’adhésion du Luxembourg à la Convention de l’ESA. Faute de quoi, le Luxembourg se serait contenté de mettre la main au portefeuille sans pouvoir bénéficier de la moindre retombée sur le plan industriel.

La belle histoire Si la première résolution adoptée par le Parlement européen concernant «un réseau transeuropéen de positionnement et de navigation» date du 3 janvier 1999, il a fallu attendre septembre 2000 pour que la Commission européenne et l’Agence spatiale européenne (ASE) jettent les bases d’une «approche cohérente en Europe en matière spatiale», concrétisée par le lancement de deux initiatives communes: un programme de construction d’un réseau mondial de surveillance pour l’environnement et la sécurité (Gmes) et le système civil de navigation et de positionnement par satellite Galileo. À cette époque-là – et encore aujourd’hui –, le système américain GPS régnait en maître. Le projet, lancé dans les années 1970 par le Département de la défense américain, était destiné à fournir aux forces armées américaines un système de repérage global de très bonne précision. Entre 1978 et 1985, onze satellites de type Block I furent lancés pour valider les différents concepts du système. La phase opérationnelle, quant à elle, fut vraiment lancée entre 1989 et 1990, avec la mise en orbite de neuf satellites de type Block II, puis, à partir de 1993, de leurs versions évoluées Block IIA et Block IIR. Le système GPS fut officiellement déclaré opérationnel pour le grand public en 1994. Il se compose, aujourd’hui, de 24 satellites actifs (et trois de secours) placés sur une orbite quasi circulaire à une altitude comprise entre 20.200 et 25.000 km. La réponse européenne commença à prendre corps le 26 mars 2002, lorsque le conseil européen des ministres des Transports débloqua les 450 millions d’euros nécessaires au lancement de Galileo et créa l’entreprise commune chargée d’en assurer la gestion. Mais il fallut attendre mai 2003 pour obtenir un accord unanime de tous les États membres de l’ASE. Les ambitions affichées à l’époque étaient claires: Galileo devait contribuer à la création de 150.000 emplois hautement qualifiés et des revenus annuels estimés à quelque dix milliards d’euros. «Ce projet permet à l’Europe de [>>18] 16

SES Global, le déclencheur Cette tardive implication peut paraître paradoxale au regard du développement de la Société européenne des satellites. Lancée en 1985 pour créer le premier système privé de satellites en Europe, la SES était devenue, au printemps 2001, SES Global, premier opérateur mondial, au bénéfice du rachat de GE Americom. Un leadership récemment abandonné après la fusion annoncée en août 2005 (et effective depuis juillet dernier) entre Intelsat et Panamsat. Mais encore fallait-il que

Yves Elsen (Hitec Luxembourg): «Notre association a permis de faire ce que les Américains appellent un first class team».

Photo: Andres Lejona

SAGA

la société exprime le besoin de s’intégrer à l’ensemble de ces projets européens. «La demande express de la part de SES Astra date de la fin des années 90», explique Pierre Decker, Conseiller de gouvernement 1re classe au ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui participa activement aux négociations d’adhésion du Luxembourg à l’ASE. «À cette époque-là, l’orientation et la vision de la société ont un peu changé. Elle s’était d’abord souciée d’avoir suffisamment de satellites en orbite, en temps utile, pour pouvoir répondre à une demande. Or, avec l’implosion de la bulle Internet, cette demande a diminué et il y avait danger d’une certaine surcapacité de ce potentiel satellitaire. Il fallait donc définir et développer de nouvelles applications. C’est là qu’est apparu l’intérêt d’une coopération avec l’ASE». Entre temps, le Luxembourg avait néanmoins compris l’intérêt de se rallier à la bannière Galileo, un des projets majeurs développés par l’ASE, au même titre que le programme de surveillance globale pour l’environnement et la sécurité GMES (Global monitoring for environment and security). Même en l’absence de projet concret, le potentiel industriel de Galileo n’avait échappé à personne, si bien que dès le mois de février


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Le Luxembourg était l’un des derniers États de l’Union à ne pas être membre de l’Agence spatiale européenne.

2005, le Luxembourg y a adhéré, avec une participation financière tournant autour des sept millions d’euros (cinq millions ont été apportés initialement, le complément ayant été récemment injecté). «Mais à partir du moment où les axes de développement se dessineront concrètement, nous serons tout à fait aptes à augmenter cette participation», précise Marc Serres, chargé de mission - Programmes ESA au sein du ministère de la Culture, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Implication tardive... mais réaction rapide [>>16] garder son autonomie, sa souveraineté, sa capacité technologique et la maîtrise de sa connaissance», expliqua Loyola de Palacio, vice-présidente de la commission en charge des transports et de l’énergie. Le GPS, aussi poussé soit-il dans sa conception, présente en effet quelques lacunes quant à la précision du positionnement, qui peut atteindre une vingtaine de mètres pour le signal communément utilisé, et n’est pas accessible dans certaines zones du globe, pour des raisons techniques. Le coût du projet Galileo a évolué avec le temps. Récemment, Rainer Grohe, le directeur de Galileo Joint Undertaking (l'entreprise commune à l’ASE et à la Commission européenne, chargée de piloter le projet), faisait ainsi état de dépenses supplémentaires de l’ordre de 400 millions d’euros pour la seule phase initiale, désormais estimées à 1,5 milliard d’euros au lieu des 1,1 milliard d’euros initialement annoncés. Quant au coût global, estimé d’abord à 3,2 milliards d’euros, il pourrait finalement atteindre, selon M. Grohe, 4,5 milliards, financé aux deux tiers par le concessionnaire et pour le tiers restant par la Commission européenne. Pas question, pourtant, pour l’Europe, de développer un système toute seule dans son coin. En juin 2004, après quatre années de discussions serrées, un accord était signé avec les États-Unis garantissant l’interopérabilité entre GPS et Galileo, permettant à chacune de ces deux plates-formes de fonctionner en parallèle, sans interférence de leurs signaux respectifs. Un même principe d’interopérabilité a également été retenu avec le système russe Glonass existant. Le 28 décembre dernier, une fusée Soyouz lança, depuis Baïkonour, le satellite Giove-A (initiales de Galileo In-Orbit Validation Element), premier maillon de la chaîne qui devrait comprendre, d’ici à 2010, pas moins de 30 appareils (27 opérationnels et trois en réserve). Le prochain lancement, celui de Giove-B, est prévu avant la fin de l’année 2006. || J.-M. G. 18

Entre les premières propositions, soumises par l’industrie, de projets concrets susceptibles d’être réalisés dans le cadre de Galileo et l’adhésion du Luxembourg au programme, un peu plus d’un mois s’est écoulé, signe d’une réactivité particulièrement efficace dans ce dossier. «Nous avons ensuite essayé d’amener un maximum d’informations pour ces entreprises intéressées, dans le cadre d’une procédure bien établie, afin de leur donner un maximum de chances de décrocher un contrat», explique M. Decker. C’est au cours de ce même mois de février 2005 que le Groupement luxembourgeois de l'aéronautique et de l'espace (GLAE) a vu le jour, à l’initiative de la Fédération des Industriels luxembourgeois (Fedil). Cinq sociétés en ont signé l’acte de constitution: l’Entreprise des P&T, Hitec Luxembourg, Luxspace, SES Astra et Telindus. Elles ont été rejointes, quelques mois plus tard, par Euro-Composites et Luxinnovation puis, début 2006, par Siemens et Gradel. Bien que seule entité non privée, la présence de Luxinnovation dans ce groupement n’a rien de surprenant. L’agence nationale de promotion de l’innovation et de la recherche participe en effet également au projet interrégional Transaerospace, qui réunit les entreprises belges, lorraines et luxembourgeoises. Elle anime également, depuis 2003, la grappe technologique AeroSpace, créée sous l’égide du ministère de l’Économie et qui permet aux entreprises luxembourgeoises d’être guidées dans le cadre de leurs démarches auprès de


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l’ASE ou d’autres donneurs d’ordre du secteur aéronautique. «Nous ne pouvons que nous réjouir de la création du GLAE, commente M. Decker. Cela nous a notamment été très précieux lors de la définition de nos contributions futures auprès de l’ASE, lors de la dernière réunion ministérielle de l’Agence, qui s’est tenue à Berlin en décembre 2005. Les contributions du GLAE ont été fortement appréciées». Il a en effet fallu, au Luxembourg, définir ses propres priorités d’investissement dans le plan d’action pluriannuel défini par l’Agence. De nombreuses consultations bilatérales avec les acteurs du secteur ont permis d’y parvenir rapidement et François Biltgen, représentant le gouvernement à cette occasion, en tant que ministre de la Recherche, put annoncer la poursuite de la participation luxembourgeoise au programme de télécommunications Artes pour un montant de 23 millions d'euros, ainsi que l’adhésion du pays aux programmes d’observation de la Terre (5,5 millions d'euros) et de technologie (un million d'euros). «Nous avons consacré la plus grande partie de l’enveloppe au volet télécom, car il est à l’origine de notre entrée à l’ASE et constitue la majorité de nos

Luxembourg aux différents éléments constituant ce programme a été établie à près de 12 millions d’euros, dont 10,5 millions pour le seul volet baptisé Artes-3, dédié au secteur du multimédia et des services à large bande. Entre 2000 et 2004, l’Agence spatiale européenne a attribué des contrats d’une valeur de 6,4 millions d’euros à des sociétés luxembourgeoises. Pour la période 2000-2003, le «coefficient de retour global» a été de 1,03, ce qui signifie qu’un montant légèrement supérieur à la contribution luxembourgeoise à cette date a déjà été réinjecté dans l’économie du pays. Un des derniers éléments d’Artes, Artes-11, vise le développement de petits satellites géostationnaires, alors que jusque-là, c’était plutôt la course aux grands appareils, toujours plus puissants, avec toujours plus de canaux. «Il s’agit d’une autre optique qui se développe, analyse M. Decker, avec des satellites plus petits et moins coûteux, ayant une plus grande flexibilité d’utilisation. Un opérateur peut donc, avec un investissement réduit, et donc un risque réduit, s’adapter plus facilement aux besoins du marché. Par ailleurs, ce type de satellites est disponible plus rapidement, et donc opérationnel plus rapidement,

activités dans le pays, explique Marc Serres. Nous allons évidemment continuer à étendre ces compétences et créer, si possible, de nouvelles activités qui nous permettront d’investir d’autres secteurs, en se basant sur ceux qui existent déjà. Notre ambition n’est pas de commencer à zéro, mais plutôt d’exploiter au maximum ce qui existe déjà et de l’étendre à d’autres domaines».

48 millions de plus pour la recherche spatiale Au total, l’enveloppe globale prévue d’être débloquée pour la recherche spatiale a atteint le montant de 48 millions d’euros d’ici à 2013. «Tous les engagements n’ont pas été pris au moment de cette conférence, précise M. Decker, mais nous prévoyons d’investir une grande partie ce budget sur la période 2007-2010. Nous avons une croissance du budget annuel qui va dépasser 11 millions d’euros en 2010. Après, il faudra envisager de prendre de nouveaux engagements». Dans le cadre du programme Artes, le retour sur investissement a été extrêmement rapide. Pour la période 2000-2006, la souscription du

Marc Serres (ministère de la Recherche): «À partir du moment où les axes de développement se dessineront concrètement, nous serons tout à fait aptes à augmenter notre participation».

Photo: Julien Becker

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qu’un gros. Cet argument est également très important». Le Luxembourg est, aujourd’hui, le troisième plus gros contributeur du volet Artes-11, avec un engagement à hauteur de près de 10 millions d’euros, soit 16% du budget global, qui place le pays bien au-delà de la fraction de 0,21% à laquelle il est soumis dans le cadre des programmes dits obligatoires. «On est à plus de 70 fois la clef de participation des programmes obligatoires, ce qui constitue sans doute un record, calcule M. Serres.

Antennes made in Luxembourg

GALILEO

À l’heure actuelle, c’est une société américaine qui détient entre 70% et 80% des parts de marché sur le segment des petits satellites. L’idée est donc de construire de nouvelles compétences en Europe, sachant que pour leur part, des mastodontes comme Alcatel ou Atrium semblent, pour l’instant, très peu intéressés par ce créneau. «C’est pour cela qu’une société allemande comme OHB a décidé d’investir et devenir manufacturier de ce type de satellites, indique M. Serres. Pour nous, l’opportunité de participer à ce programme est importante, aussi

Au mètre près

20

Pierre Decker (ministère de la Recherche): «Nous avons une croissance du budget annuel qui va atteindre 11 millions d’euros en 2010. Après, il faudra faire de nouveaux engagements».

Photo: Julien Becker

Contrairement aux systèmes américain (GPS) et russe (Glonass), Galileo ne dépend d’aucun contrôle militaire, puisque son développement a été confié conjointement à l’Agence spatiale européenne et à la Commission européenne, autravers d’une structure commune basée à Bruxelles: Galileo Joint Undertaking. La flotte Galileo comprendra 27 satellites, prévus d’être opérationnels à l’horizon 2010, trois autres étant prévus en réserve. Tous seront répartis sur trois orbites circulaires à 23.616 km de la Terre. Ils seront appuyés par un réseau de stations terrestres permettant l’exploitation et la fourniture des signaux transmis. Chacun des satellites sera équipé d’une horloge atomique, mesurant le temps avec une extrême précision. Ils émettent des signaux personnalisés indiquant leur heure de départ du satellite. À l’autre bout, le récepteur adéquat possède, en mémoire, les coordonnées précises des orbites de tous les satellites Galileo. Il peut donc identifier avec précision d’où lui provient le signal reçu et déterminer le temps mis par le signal pour arriver jusqu’à lui. Il peut alors calculer la distance le séparant de ce satellite. À partir du moment où le récepteur est en possession de quatre signaux reçus simultanément, il est en mesure de calculer sa position exacte [>>22]

bien du point de vue de la fabrication que de l’exploitation ultérieure. Nous en sommes encore dans phase d’étude, mais le programme va probablement se concrétiser début 2007». Voilà donc le décor largement planté, au fur et à mesure des opportunités. Il ne restait plus qu’aux acteurs à entrer en scène de manière plus concrète. Ce fut chose faite en ce début d’été 2006, puisque deux sociétés luxembourgeoises, SES Astra TechCom (un ancien département de SES Global, devenu filiale à part entière en 2005) et Hitec Luxembourg, ont été choisies comme partenaires principaux dans la fourniture de deux grands systèmes d’antennes destinés à la télécommande, à la télémesure et au contrôle des satellites Galileo. «Il s’agit là du premier contrat Galileo attribué au pays depuis son adhésion à l’ESA, se réjouit Yves Elsen, managing partner et CEO de Hitec. Nous sommes d’autant plus fiers qu’il ne s’agit pas seulement d’offrir un simple équipement, mais bel et bien toute une solution clé en main, avec des systèmes et services d’ingénierie au sol». Le projet comprend, en effet, la conception, la fabrication, la construction mécanique, l’installation de ces deux antennes sur leurs sites respectifs (un à Kiruna, en Laponie suédoise, la commune la plus septentrionale du pays, au-delà


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Le pré-montage des antennes sera assuré à Niederanven, début 2007.

du Cercle polaire et l’autre en Guyane, près de l’équateur), ainsi que la formation du personnel. Ces deux antennes constitueront donc, ni plus ni moins, l’élément charnière de l’ensemble du dispositif, puisqu’elles devront assurer une parfaite liaison entre le sol et les satellites, positionnés quelque 23.616 kilomètres plus haut. Le défi technologique n’est pas mince, puisque ces deux antennes à construire affichent un diamètre de treize mètres, soit un mètre de plus que celui des plus grandes paraboles actuellement en fonction sur les installations de Betzdorf, siège de SES Global. Chacune de ces antennes pèsera pas moins de 53 tonnes, sachant qu’elles devront être capables de résister à un vent de face, sur le réflecteur, de 150 km/h, soit une poussée équivalente de 23 tonnes. Elles seront également nanties de la technologie «full motion» qui leur permet un mouvement de rotation autour de leur axe, aussi bien verticalement qu’horizontalement.

Le train en marche

[>>20] (longitude, latitude et altitude), n’importe où sur le globe, avec une précision pouvant aller jusqu'au mètre. Plusieurs types de signaux seront émis par les satellites de Galileo. La majorité sera destinée aux services ouverts, gratuits et destinés au grand public, donnant des informations de positionnement et de synchronisation. D’autres signaux sont prévus pour les services commerciaux (moyennant une redevance, les utilisateurs accéderont à des performances accrues et des données garanties, à valeur ajoutée) et les services publics réglementés (seuls services cryptés qui seront limités à des catégories d'utilisateurs clairement identifiées et autorisées par les États de l'UE et pays participants, tels que l'Office européen des polices (Europol) ou les forces de l'ordre et de sécurité des États membres). Deux autres types de services seront exploités: le service de sauvegarde de la vie humaine, développé pour les applications sensibles sur le plan de la sécurité comme le transport aérien ou maritime et le service de recherche et de secours, prévu par l'Europe afin de contribuer à l'effort de coopération internationale en matière de recherche et de sauvetage humanitaire. Il doit permettre une réception quasi instantanée des messages de détresse et une meilleure localisation quelles que soient les conditions. || J.-M. G. 22

«Le contrat que nous avons décroché se limite, pour l’instant, à ces deux premières antennes, précise Jos Giannandrea, general manager de SES Astra TechCom. Mais nous avons une situation privilégiée pour la réalisation des antennes supplémentaires. Il faudra alors à nouveau nous qualifier et démontrer que nous pourrons toujours fournir ces systèmes. Ces deux premières antennes pourront bien sûr nous donner un élan bénéfique pour la suite du programme Galileo, mais sans doute aussi bien au-delà». Dans le cas présent, l’union a bien évidemment fait la force. Les compétences en matière de modélisation des éléments finis, de mécanique ou de hautes fréquences ont été apportées par Hitec, SES Astra TechCom excellant, pour sa part, dans le développement, l’ingénierie de systèmes et la gérance de projets d’infrastructures sol de ces antennes satellitaires. «Notre association a permis de faire ce que les Américains appellent un first class team,analyse Yves Elsen. Mais nous avons aussi eu de la chance, car Galileo est un programme qui est en cours depuis un certain nombre d’années et lorsqu’un nouveau pays s’ajoute, la redistribution des cartes n’est pas toujours évidente. Nous étions montés dans un train qui quittait la gare… Mais grâce à une bonne


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coordination avec la délégation luxembourgeoise auprès de l’ASE, nous avons su convaincre les autres États membres du bien fondé de notre arrivée. Il nous incombe, désormais, de développer des visions industrielles pour que les investisseurs et les compétences du pays puissent bénéficier des retombées». Il est à noter que grâce au contrat passé avec Hitec Luxembourg et SES Astra TechCom, le coefficient de retour global spécifique au programme Galileo atteint désormais 0,7 pour le pays.

Retombées industrielles Preuve que ce projet est éminemment européen, l’élément d’antenne construit par Hitec Luxembourg et SES Astra TechCom sera intégré dans une structure coordonnée par la société espagnole Indra Espacio, elle-même soustraitante des Anglais d’EADS-Astrium, une des parties prenantes dans le consortium Galileo Industries, en charge de la gestion du projet. Autant de sociétés déjà engagées, en commun, dans d’autres projets, entre 1999 et 2002. «C’est un cluster industriel qui existe déjà et qui a fait ses preuves», peut se réjouir Yves Elsen.

temps qu’en ce qui concerne les coûts», complète M. Giannandrea. Le financement de cette partie du projet s’élève à quelque 4,2 millions d’euros, dont 2,8 millions retomberont directement dans la poche des deux sociétés luxembourgeoises partenaires. Les retombées financières sont donc non négligeables, mais elles sont aussi accompagnées de retombées en termes d’image. «La fourniture d’antennes, et plus largement d’infrastructures au sol pour le suivi satellite, est un domaine dans lequel nous sommes actifs depuis le lancement de l’initiative SES Astra TechCom, explique ainsi M. Giannandrea. Mais le fait de travailler pour l’ASE dans le cadre d’un programme aussi strict que Galileo va nous donner une visibilité supplémentaire auprès de différentes instances publiques et acteurs privés. Il faut bien voir ce projet au-delà d’une simple aventure commerciale…». Ainsi donc, Galileo pourrait constituer un solide point d’ancrage pour tous les développements ultérieurs dans le segment de l’industrie satellite au Luxembourg, dont l’image reste, jusqu’à présent, presque exclusivement rattachée à la seule activité de SES Global.

Actuellement, l’étape du primary design review, réalisée en août, a permis de finaliser les grosses spécifications et les points clés du système. Dans quelques semaines, chaque élément sera validé dans le détail au terme du critical design review. Mais en parallèle, la construction de l’infrastructure aura déjà débuté, répartie sur plusieurs sites en France, en Suisse et en Italie. En Suisse par exemple, sera intégré le cornet de fréquences, alors que c’est en Italie que seront fabriqués les éléments mécaniques de l’antenne. Le pré-montage de l’ensemble sera assuré, à Niederanven, début 2007 et un des actionnaires fondateurs de Hitec, Comes & Cie, apportera ses compétences en matière de finition et de transformation métallurgique. «Il y a donc de vraies retombées industrielles, avec une manutention qui se fera aussi au Grand-Duché, avec des Luxembourgeois sur le terrain», se réjouit M. Elsen. Une fois montées, les deux antennes seront acheminées à destination des deux sites finaux, dans quatre containers représentant un volume de 270 m3. «C’est là que l’expérience du département technique de SES Astra jouera à plein, car nous allons gérer les différentes sociétés et les équipes, aussi bien au niveau structure et

|| Jean-Michel Gaudron

Jos Giannandrea (SES Astra TechCom): «Le fait de travailler pour l’ASE dans le cadre d’un programme aussi strict que Galileo va nous donner une visibilité supplémentaire. Il faut bien voir ce projet au-delà d’une simple aventure commerciale».

Photo: Andres Lejona

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V E N T E A P PA R T E M E N T S % d'évolution par rapport à 2005

Moyenne des prix en euros Prix moyen 2006

Centre

Est

Nord

Ouest

Sud

Grand Total

0 chambre

167.902

137.838

135.296

167.541

141.149

153.720

6%

1 chambre

272.027

221.850

179.536

214.756

221.894

237.671

8% 3%

2 chambres

361.555

297.757

250.685

299.502

294.528

317.303

3 chambres

468.035

379.820

333.975

418.685

373.390

410.038

2%

4 chambres et +

710.391

411.476

321.240

495.967

449.975

588.429

15%

Prix moyen régional

354.947

274.727

243.043

346.183

284.113

311.135

5%

V E N T E A P PA R T E M E N T S % d'évolution par rapport à 2005

Prix moyen 2006

Centre

Est

Nord

Ouest

Sud

Grand Total

0 chambre

4.165

2.935

3.555

3.448

3.317

3.782

1 chambre

4.223

2.780

3.455

3.378

3.199

3.684

7%

2 chambres

4.058

2.789

3.363

3.310

3.319

3.579

8%

6%

3 chambres

3.855

2.705

2.998

3.031

3.289

3.323

2%

4 chambres et +

3.686

1.942

2.585

2.225

2.846

3.170

3%

Prix moyen régional

4.060

2.769

3.320

3.277

3.255

3.559

6%

IMMOBILIER

Luxembourg-Ville pousse le marché Les statistiques Immostats, de Synapse, viennent de sortir pour 2005-2006. Elles confirment une relative stabilité des prix. Sauf à Luxembourg-Ville. Alors que se tiendra, fin de ce mois, la Semaine nationale du Logement, la société Synapse Internet Services, éditeur du site Internet atHome.lu, d’annonces de vente et de location de biens immobiliers, vient de publier ses statistiques Immostats. Avec, d’abord, une nouveauté qui ne passera pas inaperçue: le document, qui paraissait, jusqu’à présent, tous les deux ans, devient un magazine édité tous les six mois (en mars et septembre) et qui sera vendu en kiosque. «Nous serons ainsi le seul support à couvrir les prix affichés de l’immobilier de façon exhaustive et sur les douze mois qui précèdent la parution. Avec bien sûr des articles sur l’immobilier, les tendances générales, le contexte socioéconomique, etc.», explique Patrick Kersten, managing director chez Synapse. Cette revue semestrielle coûtera cinq euros et vise à atteindre les personnes «qui n’ont pas le réflexe Internet, ou qui n’ont pas Internet, pour leur donner accès à l’information, à prix abordable». Une information tirée des statistiques faites à partir du site atHome.lu, et très complète puisque ce site accueille 65% des agents immobiliers et 70% à 80% de tous les objets mis en vente ou loués dans le pays. «Nous indiquons toujours, en préalable, que nos statistiques se basent sur les annonces de notre site et que nous ne sommes donc pas exhaustifs, précise M. Kersten. Par exemple, l’Observatoire de l’habitat relève des prix affichés qui sont jusqu’à 5% plus élevés que chez nous, car certains objets ne sont pas sur notre site, les vendeurs ou bailleurs ne désirant pas, pour diverses raisons, les mettre sur Internet avec des illustrations». De plus, les statistiques fournissent

26

forcément une moyenne et, pris individuellement, les biens sont donc soit plus chers, soit moins chers. «Toutes ces données sont suffisamment précises pour que nous puissions établir un prix moyen par quartier à Luxembourg-Ville», estime M. Kersten.

Des disparités derrière un constat général Quelles sont les tendances relevées à partir des 22.000 annonces publiées pour la période août 2005-août 2006? «Le premier constat général est que les objets immobiliers en vente connaissent une valeur affichée qui a augmenté de 6% en moyenne. Côté location, les prix sont stables – +2,5% –, comme c’est le cas depuis quatre à cinq ans, vraisemblablement parce que les gens ne peuvent plus mettre davantage. Si, d’ailleurs, on enlève l’index, ces prix ont diminué, peu sur les appartements, mais beaucoup sur les maisons». Deux chiffres-clés apparaissent au niveau des ventes 2006 par rapport à 2005. Le prix moyen d’une maison est monté à 552.702 euros, contre 520.000 l’année dernière. Pour les appartements, ce prix est passé à 311.000 euros, contre 294.000 en 2005. Mais ce constat général cache des disparités selon les types de bien. En vente, c’est l’appartement deux chambres qui est le plus recherché, mais le prix, à +3,3% en moyenne, reste stable. Tandis que pour les grands objets (appartements de plus de 3 chambres et grandes maisons), les prix bondissent de 22% et même

Source: Synapse

Moyenne des prix au mètre carré en euros


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VENTE MAISONS % d'évolution par rapport à 2005

Moyenne des prix en euros Prix moyen 2006

Centre

Est

Nord

Ouest

Sud

Grand Total

2 chambres

386.671

382.748

283.225

441.275

330.199

342.059

7%

3 chambres

534.789

489.525

381.702

478.401

442.735

466.542

7%

4 chambres

683.928

627.991

472.190

623.045

543.514

601.866

12%

5 chambres

935.709

744.236

539.512

674.725

607.124

749.486

23%

6 chambres et +

1.308.913

973.375

717.286

793.882

794.433

1.062.170

34%

Prix moyen régional

696.928

585.925

410.013

559.317

476.597

552.702

6%

VENTE MAISONS % d'évolution par rapport à 2005

Prix moyen 2006

Centre

Est

Nord

Ouest

Sud

Grand Total

2 chambres

3.602

2.681

3.057

3.470

3.781

3.166

3 chambres

3.605

2.709

3.059

3.184

3.138

3.171

7%

4 chambres

3.508

2.371

2.946

2.980

3.143

3.094

6%

5 chambres

3.500

2.158

2.598

2.866

2.760

2.956

7%

6 chambres et +

3.836

2.341

2.392

2.953

2.470

3.191

26%

Prix moyen régional

3.574

2.555

2.979

3.090

3.101

3.123

9%

13%

Source: Synapse

Moyenne des prix au mètre carré en euros

jusqu’à 34%. «Après l’explosion de la ‘bulle Internet’ et la crise qui a suivi, les prix pour ces biens ont chuté. Maintenant que la croissance est de retour, ils sont à nouveau en forte poussée, explique Patrick Kersten. Aujourd’hui, il est très commun de voir ces objets mis en vente à plus d’un million d’euros. Notre site en a compté de 150 à 200. Et, depuis l’amorce de la reprise, il y a cinq ans, les prix ont augmenté de plus de 50%». En revanche, pour la location de ces biens vastes, la tendance est inversée. «Il y a peu de location, sans doute parce qu’ils sont achetés par ceux qui veulent les occuper et non par des candidats bailleurs. Mais ceux qui sont mis en location connaissent une baisse des loyers affichée de 7%». La ville de Luxembourg représente plus des deux tiers des offres locatives, le marché y est aussi très actif sur les ventes. «Nous constatons cependant que le Sud du pays bouge beaucoup, grâce aux divers projets qui caractérisent cette région». Une autre tendance générale se dessine quant à la demande d’achat. Celle-ci continue à augmenter. «La hausse des taux d’intérêt provoque maintenant un différentiel de 25% du niveau du budget de remboursement par rapport à 2001 et cela commence à avoir son impact. Ceci alors que le niveau actuel des taux n’est pourtant pas exceptionnel, comme il l’était en 2002-2003, avec des prix de l’immobilier qui avaient progressé de 12% à 15%». Reste que, même si les tarifs peuvent paraître stables, le niveau des prix d’achat et des loyers au Luxembourg commence à se faire nettement ressentir dans les zones frontalières. «La population à revenus moyens, soit le gros des habitants, n’hésite plus à franchir les frontières. On peut considérer qu’elle représente maintenant 1,5% des frontaliers. Nous le voyons très nettement grâce à nos sites atHome en Belgique, en France et en Allemagne, où nous constatons une demande croissante de cette population. Un signe vient des banques, qui commencent à admettre que la grande majorité des dossiers d’achat se fait soit avec le soutien de tiers de la famille, soit grâce aux héritages. Les autres n’ont plus guère le choix que d’émigrer». Quant à la volonté politique de voir augmenter l’offre, elle n’est pas perceptible sur le site, selon le managing director, parce qu’elle vise une population ayant des besoins sociaux et qui représente donc une partie très marginale de l’échantillon.

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L O C AT I O N S A P PA R T E M E N T S % d'évolution par rapport à 2005

Moyenne des prix en euros Prix moyen 2006

Centre

Est

Nord

Ouest

Sud

Grand Total

0 chambres

683

579

508

534

588

651

4%

1 chambre

923

763

649

777

748

859

1%

2 chambres

1.200

943

777

1.158

966

1.117

2%

3 chambres

1.533

1.120

913

1.312

1.218

1.444

-7%

4 chambres et +

2.260

1.337

1.325

1.841

1.611

2.035

-2%

Prix moyen régional

1.093

849

694

1.126

880

1.024

3%

L O C AT I O N S M A I S O N S % d'évolution par rapport à 2005

Prix moyen 2006

Centre

Est

Nord

Ouest

Sud

Grand Total

2 chambres

1.094

861

823

875

1.288

973

3 chambres

1.715

1.374

1.082

1.455

1.430

1.526

-8%

4 chambres

2.137

1.733

1.235

1.761

1.800

1.932

-7%

5 chambres

2.522

2.115

1.845

1.948

2.057

2.311

-11%

6 chambres et +

3.155

2.772

1.667

2.783

2.325

2.963

7%

Prix moyen régional

2.246

1.773

1.236

1.705

1.735

1.973

-4

Si l’on s’attache à Luxembourg-Ville, le nombre de ventes aurait chuté de 16%. Ce chiffre est à relativiser, puisque le volume d’annonces sur le site au progressé, lui, de 25%. Et, pour ce qui est des prix, on est à contrecourant de la tendance générale du marché, ce qui prouve que la capitale reste le lieu le plus recherché. «Cette tendance permet de croire que ceux qui prennent les biens en question sont surtout des nouveaux résidents venus de l’étranger», estime Patrick Kersten.

Un seuil psychologie franchi Le top cinq des quartiers les plus cotés est Belair, Limpertsberg, la gare, Bonnevoie et le Kirchberg, qui progresse d’une place. Ce sont ces mêmes quartiers qui connaissent le plus de ventes. Le prix moyen au mètre carré franchit, quant à lui, un seuil psychologique. À 3.711 euros en 2005, il atteint maintenant 4.074 euros, soit une hausse de 10%. Mais ce prix doit être nuancé selon qu’il s’agit de constructions nouvelles ou anciennes. Les premières, qui représentent 25% des offres de vente, s’établissent à plus de 4.500 euros le m2. Le Kirchberg bat les records, jusqu’à 5.300 euros, suivi du Limpertsberg, à 4.929 euros le m2. En revanche, le prix moyen des anciennes constructions reste sous le seuil psychologique, à 3.860 euros le m2, soit une différence de pas moins de 20%. Le loyer moyen des appartements est pour sa part stable, à +1,9%, mais les plus petits objets

28

-15%

ont vu leur loyer mensuel croître de 4,5%, signe là aussi d’une forte recherche. Pour ce qui est des studios, le loyer est resté stable, à quelque 650 euros de moyenne. «Si l’on prend les moyennes nationales, on constate que, en 2005, le Centre et l’Est étaient très proches de la moyenne de 100, remarque Patrick Kersten. En 2006, le Centre est au-dessus de cette moyenne, mais toutes les autres régions sont en dessous. C’est une autre confirmation du fait que c’est LuxembourgVille qui pousse le marché, tant pour la vente que pour la location». Il ne fait guère de doute que la majorité des visiteurs de la prochaine Semaine nationale du Logement, organisée par le ministre du Logement et Luxexpo, auront toutes ces données à l’esprit. Et pour cause puisque, selon le site Internet de la semaine, «cette 9e édition entend offrir au public une fenêtre représentative de l'offre du marché du logement aussi bien en termes de produits, de services que de conseils et regrouper dans un même lieu des acteurs souvent complémentaires voire indissociables. L'objectif principal du salon reste l'information du grand public sur les démarches à suivre et les différentes possibilités qui lui sont offertes pour répondre à ses besoins en matière de logement». Pour mémoire, la Semaine du Logement se déroule du vendredi 29 septembre au lundi 2 octobre, à Luxexpo, et sera placée cette année sous le thème «Habiter – une question d'avenir!». Elle intégrera également la traditionnelle Journée mondiale de l'Habitat, le lundi 2 octobre 2006. || Marc Vandermeir

Source: Synapse

Moyenne des prix en euros


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P &T

COMPLEXE PORTUAIRE

Les journaux à la fraîche

Trafic fluvial en léger recul Le trafic fluvial a enregistré un recul de 3,3% au premier semestre 2006, par rapport à 2005, avec un tonnage transporté de 688.986 tonnes, contre 712.588 un an plus tôt. Les exportations ont reculé de 2,6% à 555.570 tonnes et les exportations de 6,3 à 133.416 tonnes. Le complexe portuaire, dans son ensemble, a réalisé une hausse du trafic global de 0,8% à 892.686 tonnes, grâce à l’activité «trafic terrestre», qui a progressé de 177% à 70.187 tonnes. || J.-M. G.

Après moult rounds de négociation, l’EPT et les éditeurs de journaux sont parvenus à un accord de distribution des quotidiens, dès potron-minet.

Port de Mertert: évolution exportations/importations 1er semestre 2005 et 2006 (en tonnes) 300.000 Source: Société du Port de Mertert

Depuis le 10 juillet, une nouvelle ère a commencé pour les abonnés: leurs journaux leur parviennent tous les matins avant 6h30, partout dans le pays. Un service de messagerie postale mis en place et garanti par l’Entreprise des P&T et les éditeurs luxembourgeois. Cette innovation est l’aboutissement de négociations entamées depuis plus de trois ans, à l’initiative des éditeurs. Jusqu’à présent, la distribution des quotidiens était assurée soit par des porteurs employés par les maisons d’édition – un service que les «petits» journaux ne pouvaient se payer – soit par les facteurs. Depuis deux mois, ces équipes de porteurs sont intégrées au sein de l’EPT, sous le statut d’ouvrier de l’État, et se chargent, avec leurs collègues, de livrer les journaux. Six titres sont concernés, à savoir les quotidiens du groupe saint-paul, d’Wort et La Voix, ceux du Groupe Editpress, Le Quotidien et le Tageblatt, ainsi que Le Journal et la Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek. || F. M.

200.000

100.000

0

Exportations Produits sidérurgiques

2005

Autres exportations Produits (clinker de ciment, sidérurgiques produits agricoles...)

Importations Produits pétroliers

Autres importations

2006

M A N G R O V E C A P I TA L PA R T N E R S

Allpeers and Nimbuzz

Photo: Andres Lejona

Two totally different tech companies backed by Mangrove Capital Partners were launched on 25 August. Skype went global. Can they do it again?

Gerard Lopez, Mark Tluszcz, and Hans-Jürgen Schmitz of Mangrove

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“Share exactly what you want with who you want” is the slogan that encapsulates why Allpeers, one of two recently launched companies backed by Mangrove Capital Partners, could quickly “ring fence” the Internet, mimicking Skype’s metoric rise. “These guys are going to go big, quickly,” says Mark Tluszcz, Managing Partner (Mangrove). The cool feature of Allpeers’s new free technology is that you can drag and drop and share web pages, pictures, music, and files through a “buddy list”. Tluszcz claims that it bypasses copyright issues because files are shared via closed communities. It rides on the strength of “cool browser of the moment” Firefox, which at time of writing has 15-20% of the global market. With Allpeers, Firefox “obtained 100,000 users in a test environment.” The ultimate vision is to get millions of users on the browser and thus control a huge network for the distribution of content, which might ultimately attract a big player like Time Warner. Nimbuzz is a Holland-based “little piece of software” you download on your mobile phone. Once installed, you can text and chat with your “buddies” for free, chat with other buddies in communities like MSN™ and Google Talk™, and eradicate the huge tariffs mobile operators charge for international calls by paying local rates. “The mobile phone is going to change,” says Tluszcz, “and the people who can do it will be number one.” Mangrove is banking on both companies taking off through “word of mouth”. Nimbuzz is a harder sell, because it is a more complicated process than downloading on a computer like Allpeers, and according to geek bloggers, it still has quite a few bugs. But that’s how these technologies get tested and fixed, through communities. Can lightning strike twice (or thrice)? || M. C.


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PRODUCTION AUDIOVISUELLE

Nouveau régime en cours

EN BREF

Le Luxembourg est en passe d’euro-péaniser son régime de certificats d'investissement audiovisuel.

Dans le rétroviseur 1

L’inquiétude des professionnels luxembourgeois de la production audiovisuelle se dissipe. Le dépôt, le 28 juin dernier, du projet de loi modifiant le régime fiscal temporaire spécial pour les certificats d’investissement audiovisuel (CIAV) leur a permis de constater combien leurs revendications ont été entendues (voir paperJam juillet-août 2005, page 66). Ainsi, non seulement la période de transition initiale – qui prenait fin en 2008 – a été prolongée jusqu’en 2015, mais aussi et surtout, le système a été redéfini dans une logique européenne. Ainsi, au lieu de s’adresser aux œuvres conçues pour être «réalisées principalement» sur le territoire luxembourgeois, le mécanisme entend s’adresser désormais aux œuvres «conçues pour être réalisées au sein de l’Union européenne et en particulier sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg». «Cela va exactement dans le sens que nous souhaitions, nous a expliqué Nicolas Steil, secrétaire général de l'Union luxembourgeoise de la production audiovisuelle. Cela permettra de mieux fonctionner dans le cadre de coproductions européennes et d’être à nouveau compétitif par rapport aux autres pays qui avaient déjà inclus cette notion européenne dans leurs propres systèmes». En 2005, le Fonds national de soutien à la production audiovisuelle a financé 14 projets pour un montant de 3,35 millions d’euros, dont 3,2 millions pour la seule production de films cinématographiques. Dans le cadre des CIAV, le gouvernement a contribué à hauteur de 8,8 millions d’euros, soit 30% du total des dépenses investies dans ce secteur || J.-M. G.

Comparaison 2003/2004/2005 de la répartition des aides financières sélectives à la production audiovisuelle. 4.000.000 2005 2004 2003

3.500.000

3.000.000

2.500.000

2.000.000

1.500.000

Source: Fonspa

1.000.000

500.000

0

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s ge tra é -m gs lon

s ge tra é -m ns ye o m et rts u co

s ire ta n me cu do

La liste des PSF s’allonge régulièrement. Parmi les derniers en date, deux sociétés internationales de services informatiques: VISION IT GROUP LUXEMBOURG et ATOS ORIGIN ont reçu l’agrément d’opérateur de système informatique et de réseaux de communication du secteur financier. (21 et 22/06) Une OPA peut en cacher une autre… La Sicav immobilière DEXIA IMMO LUX, cible d’une offre publique d’acquisition clôturée le 26 juin, est désormais la propriété de la sicafi belge LEASINVEST REAL ESTATE (271,3 millions d’euros de capitalisation boursière), à hauteur de 90,12%. Le titre restera néanmoins coté à la Bourse de Luxembourg. (26/06) La première régie publicitaire européenne pour les médias radiotélévisés, IP NETWORK, filiale de RTL Group, installe son nouveau siège de direction à Luxembourg. La société, qui édite le rapport annuel Television Key Facts, couvre les activités médias de 43 des plus importantes chaînes TV et de 27 réseaux de radio en dehors de leur marché domestique. (27/06) La plate-forme LUXTRUST de gestion d’infrastructure de clé publique (PKI) a reçu l’agrément PSF en tant d’agent administratif du secteur financier et d’agent de communication à la clientèle. (27/06) CODASYSTEM a été primée lors de la deuxième édition des Trophées de l'Innovation organisés par Orange Business Services et Syntec Informatique. La société du Technoport d’Esch a été récompensée dans la catégorie «Nouveaux Usages» pour son application de création de documents numériques multimédias (photo, son, vidéo) certifiés et sécurisés, ayant force de preuve en justice. (27/06) Après GE Capital, le groupe Fidelity est, désormais, le deuxième plus important actionnaire direct de SES GLOBAL. Au travers de FMR CORP et de FIDELITY INTERNATIONAL LIMITED, il a en effet porté à 10,08% sa part dans les droits de vote de l’opérateur de satellites, dont il détient 32,25 millions d’actions sur les 320,06 millions d’actions composant le capital social. (27/06) Vingt ans de présence au Luxembourg, ça se fête. ALD AUTOMOTIVE, la plus ancienne société de location multimarque de dimension internationale, affiche aujourd’hui au Luxembourg une part de marché de 20% et gère plus de 4.200 véhicules pour le compte de 700 clients BtoB. Elle a enregistré une croissance moyenne de 17% au cours des 5 dernières années, soit 3% de mieux que le marché. (29/06) L’organigramme de LUXAIR se renouvelle. Après Jean-Pierre Walesch (directeur général adjoint Finances), parti en retraite, c’est au tour de Jean-Lou Kremer, en charge du contrôle de gestion et des systèmes d'informations, de quitter une compagnie qu’il avait rejointe en 1999. (30/06)


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EBRC

Croissance externe en vue Alors que s’ouvre son nouveau resilience center, le PSF, filiale à 93,4% des P&T, nourrit de nouvelles ambitions.

Dans quelques semaines, le nouveau centre de résilience d’eBRC entrera en activité à Windhof. Deux premiers clients investiront les 5.000 m2 de salles IT et 2.500 m2 de bureaux, dont la construction aura été assurée en moins d’un an. «Peu de projets de cette envergure ont été menés à une telle cadence», se réjouit Yves Reding, general manager d’eBRC, qui avoue ne pas avoir vu, ailleurs en Europe, de centres aussi en pointe au niveau disponibilité. «Nous voulons avant tout que cette infrastructure puisse générer un maximum de services à haute valeur ajoutée. Nous avons une logique de groupe de télécommunication et nous recherchons la relation à long terme avec nos clients. Notre stratégie repose sur la confiance». Près de 50 millions d’euros ont été investis dans ce site qui porte à trois le nombre de centres du groupe, avec ceux du Goldbell et du Hitech à Gasperich. «Grâce à ce site, précise M. Reding, nous pouvons offrir à nos clients des contrats sur mesure couvrant toutes les couches de services. D’autres services spécialisés, de type ASP, sont en cours d’analyse». À l’opposé des gros prestataires informatiques d’envergure mondiale qui cherchent souvent à importer et reproduire sur Luxembourg un modèle unique standardisé, eBRC mise sur le sur mesure et la proximité pour les besoins spécifiques de ses clients dans le pays. Compte tenu de leur haut degré d’exigence, ces modèles proposés sont alors prêts à être déployés pour attirer de nouveaux clients internationaux, dans un environnement législatif et technique hautement sécurisé. La société, qui revendique occuper plus de deux tiers du marché du business continuity au Luxembourg, affiche un chiffre d’affaires de dix millions d’euros et s’attend, sur les trois prochaines années, à une croissance interne cumulée supérieure à 100%. Elle se positionne, par ailleurs, dans la ligne stratégique d’un groupe télécom. «Les groupes telco auront demain une longueur d’avance sur les acteurs IT, sachant que le monde de demain sera mobile», estime M. Reding. eBRC travaille, entre autres, déjà sur de nouvelles offres de protection des informations dans un tel environnement mobile. La société dispose de nombreuses compétences techniques et humaines dans les processus clés, ce qui lui garantit neutralité et indépendance vis-à-vis des constructeurs et des intégrateurs. Mais pas question de se contenter de ses acquis, les regards se tournent aussi vers l’extérieur. «Nous analyserons toute perspective de croissance externe additionnelle et un renforcement de nos compétences dans des services spécialisés», prévient M. Reding. || J.-M. G.

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Photo: Luc Deflorenne

Illustration: eBRC

Le business resilience center de Windhof proposera plus de 400 positions sur 5.000 m2.

N O M M É À L’ I N S T I T U T P I E R R E W E R N E R

Mario Hirsch et le Land: la rupture Le rédacteur en chef du Lëtzebuerger Land, en conflit ouvert avec sa rédaction, a changé de navire. Le feu couvait. «Depuis plusieurs mois déjà, certains membres de la rédaction éprouvaient des difficultés à reconnaître mon autorité», admet Mario Hirsch dans un bel euphémisme. Le rédacteur en chef de l’hebdo du vendredi, à ce poste depuis 1997, savait que la crise s’enlisait. Mais la publication d’un article de Romain Hilgert sur le Boommeleeër, qui a donné lieu en début d’année à une spectaculaire bataille rangée entre la rédaction et lui, dans les colonnes mêmes du journal, a mis le feu aux poudres. «J’aurais dû faire cesser l’escalade. Mais je me suis retrouvé dépassé par les événements; la révolte était en place», reconnaît-il. L’épilogue s’est produit en août, avec une démission devenue inévitable. Pour autant, l’ancien rédacteur en chef refuse de «dramatiser la situation» et parle d’un «départ bien réfléchi, sans claquer la porte». «Je reste attaché au Land et je compte bien utiliser encore ma plume pour m’y exprimer», annonce-t-il. Reste à savoir comment la rédaction, qui a sablé le champagne à son départ, accueillera la nouvelle… Dès lors, ce n’est pas en tant que journaliste mais comme directeur de l’Institut Pierre Werner que Mario Hirsch, 57 ans, mettra la plume à l’encre. Nommé début septembre, il prendra ses fonctions le 1er octobre prochain. L’homme n’en est pas à sa première infidélité avec le monde de la presse, puisqu’il fut, entre autres, ghost writer de Gaston Thorn, conseiller de Clay T. Whitehead (concepteur du système de satellites Astra), secrétaire parlementaire du DP, agent de liaison pour l’UE en 1997… Sa mission, cette fois, consistera à (re)dynamiser l’Institut fondé en 2003 à l’initiative du Luxembourg, de l’Allemagne et de la France et censé œuvrer au développement des relations culturelles en Europe. «Ma tâche consistera d’abord à le sortir de la torpeur dans laquelle il est tombé», annonce-t-il. Premier projet: mettre sur pied au plus vite un forum de débats réunissant l’éminence grise européenne. || F. M.


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15.09.2006

22:07 Uhr

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Photo: Étienne Delorme

Pour la trentaine de holdings cotée en Bourse, la décision de la Commission européenne rendrait caduque leur raison d’être.

HOLDING 29

Une page à tourner Le Luxembourg prépare la fin du régime des Holdings, en vigueur depuis près de 80 ans. Cela faisait quelques années que les holdings 29 luxembourgeois étaient dans le collimateur des instances européennes. Depuis l’annonce par la Commission européenne de l’ouverture, en février dernier, d’une enquête afin de vérifier si les exonérations fiscales accordées à ces sociétés constituent ou non des aides d'État et si elles sont compatibles avec le marché unique, leurs heures semblaient comptées. Le verdict est tombé le 19 juillet, Bruxelles estimant que le régime des holdings enfreignait effectivement les règles du traité européen régissant les aides d’État. Du coup, le Luxembourg a jusqu’au 31 décembre 2010 pour abroger par étapes ces dispositions jugées «dommageables». Cette décision n’a pas semblé traumatiser le ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden. «Cette longue période transitoire est dans l'intérêt de la place financière. L'élément essentiel pour le gouvernement luxembourgeois fut de permettre aux sociétés existantes d'avoir le temps nécessaire pour bien préparer la restructuration de leurs avoirs, plutôt que de créer une insécurité juridique par une longue procédure devant la Cour de Justice», a-t-il expliqué. La décision de Bruxelles, accueillie sans surprise, a tout de même provoqué quelques signes d’agacement sur la Place, avec la grande interrogation: pourquoi avoir utilisé un marteau-pilon pour écraser une simple noix? Derrière le terme générique de «holding», en effet, se cachent deux types de structures. Au Luxembourg, 80% des quelque 14.000 holdings existants sont de type patrimonial, et n’entrent donc pas dans le champ d’application des aides d’État. «Sur les 20% restants, seuls les top holdings devraient être considérés comme bénéficiant économiquement de ce régime exceptionnel, remarque Louis Thomas, le nouveau partner in charge chez KPMG Tax (lire aussi en page 103, ndlr.). Lorsqu’un H29 n’est pas holding de tête, mais n’est qu’un élément de la structure d’un groupe international, ce dernier n’en tire en général aucun avantage sur un plan consolidé. Le Luxembourg a toujours misé sur la stabilité de son système fiscal. Ici, nous avons affaire à une dame respectable de 77 ans. À partir du moment où l’on voit une vieille dame bousculée, sans qu’on lui propose aide et assistance, nous - les autorités et les professionnels de la Place - devions réagir rapidement et rechercher des solutions». Selon M. Thomas, il n’existerait, au Luxembourg, qu’une bonne centaine de H29 «tête de groupe». «Leur sort aurait pu être réglé avec plus de

nuances, car l’interdiction de céder les parts H29 pendant la période transitoire est problématique», estime-t-il. Les cas les plus cruciaux pour les groupes industriels et commerciaux (non familiaux) concernent la trentaine de sociétés holding cotée en Bourse, dont une dizaine cotée à l’étranger. Le principe de non-cessibilité souhaité par la Commission européenne rendrait en effet caduque leur raison d’être. «C’est l’exemple type de sociétés ‘sacrifiées’ et pour lesquelles une action légitime plus adaptée de Bruxelles aurait été acceptée et acceptable», note M. Thomas.

Nouveau véhicule en préparation La réaction ne s’est pas fait attendre. Un groupe de travail, immédiatement mis en place avec l’ensemble des acteurs concernés, a remis, début septembre, un rapport au ministre des Finances. Il y figure un certain nombre de propositions quant à un nouveau véhicule de gestion patrimoniale, baptisé pour l’heure, Société d’investissement privée, «qui n’a rien à voir avec l’ancien holding et qui est exclusivement une structure passive pour gérer une fortune familiale, avec quelques restrictions, concernant, par exemple, le patrimoine immobilier», explique Serge de Cillia, membre du comité de direction de l’ABBL. Luc Frieden devait présenter au gouvernement les conclusions de ces travaux au moment où nos clôturions cette édition, sachant qu’il n’avait que jusqu’au 20 septembre pour communiquer le tout auprès de la Commission européenne. Quel sera donc l’impact de cette «migration» vers un nouveau statut? Difficile à dire pour l’heure. «Même en tenant la route avec un ou plusieurs nouveaux projets de loi, nous devons rechercher des alternatives simples et adaptées tant aux besoins de la clientèle patrimoniale qu’à ceux des groupes industriels et commerciaux», indique M. Thomas, qui garde toute sa confiance dans l’évolution du marché. Les chiffres lui donnent raison: en presque deux ans, la branche «conseil fiscal» chez KPMG a augmenté ses effectifs de 80%, passant de 67 à 121 personnes. «Nous restons optimistes quant à la créativité et le support des autorités et des professionnels de la Place. Nos recrutements témoignent de notre confiance en l’avenir», estime-t-il. || Jean-Michel Gaudron

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EN BREF

Dans le rétroviseur 2

Architect Jim Clemes’ proposed design

NEW HOTEL IN KIRCHBERG

Location, location, location A four-star hotel on the Place de l’Europe offers convenience to tourists and rooms with a magnificent view, but critics say it will spoil the aesthetics. With the number of visitors to Luxembourg on the rise, and many of their activities based in the Kirchberg area, a need for more hotel rooms has arisen, particularly of a high standard. Designed by architect Jim Clemes for Sol Melia Hotels of Majorca, a new hotel is being constructed on the Place de l’Europe. A spectacular feature for guests will be the panoramic view of Luxembourg and the new museum. The hotel will be fully functional for conferences and meetings to facilitate business travellers. At the request of the Fonds Kirchberg, Luxembourg artist Armand Strainchamp has created an installation surrounding the worksite. Strainchamp used human silhouettes and the colours of the European Union to suggest the expected intensification of life in this rapidly urbanising area of the city. However, the proposed 160-room hotel is not to everyone’s tastes. Criticism has been directed at the manner in which the project seems to have appeared as a fait accompli, at the proposed location and the discordance of the architecture with that of the buildings that surround it. || M. C.

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Plus grande accessibilité, meilleure visibilité, regroupement de tous les profils «cols bleus»: RANDSTAD INTERIM a inauguré de nouveaux locaux à Esch-sur-Alzette, et y a intégré l'unité «industrie», qui dépendait jusqu’alors de Luxembourg-Ville. (03/07) CLEARSTREAM ne défraie pas toujours la chronique dans le cadre des «affaires». L’établissement a, ainsi, reçu pour la septième année consécutive, le prix Quality Recognition Award décerné par JPMorgan Chase Bank, pour la qualité de ses services opérationnels en matière de transferts de fonds. Taux de STP (traitement direct) affiché dans ce secteur: 99,46%. (03/07) L’agence de communication BIZART s’est associée à la première édition des INTERNATIONAL COMMUNICATION MUSEUM AWARDS, qui se tiendra à Bruxelles le 29 novembre prochain. Treize catégories récompenseront les meilleures approches des musées en matière de design et de communication. (06/07) Le haut de gamme de l’électronique débarque à Luxembourg. BANG & OLUFSEN y ouvre une surface commerciale de 160 m2, rue de Beggen. Elle est dirigée par Mads Skak Olufsen, neveu de l’un des fondateurs de l’entreprise en 1925. (07/07) C’est avec l’entreprise luxembourgeoise MOTTO que le Danish Building Research Institute, Sensus ApS, Hewlett-Packard et Motorola ont choisi de développer un projet international d’aide à la lecture aux personnes en difficulté, via la lecture vocale d’un texte pris en image. Les premières études ont eu lieu cet été et le projet sera lancé, pour 18 mois, à partir d’octobre. (08/07) Le TECHNOPORT D’ESCH-SUR-ALZETTE compte deux nouvelles entreprises pensionnaires: BEAT TECHNOLOGIES, spécialisée dans les solutions de marketing mobile de proximité en combinant une application mobile et la technologie de communication bluetooth et VILLMOND LUXEMBOURG, qui vise le développement d'une plate-forme d'intégration pour des applications d'Enterprise Content Management. (11/07) Deux sociétés luxembourgeoises ont été récompensées parmi les onze lauréats (sur 93 candidats) de l’édition 2005-2006 du parcours de plans d'affaires 1,2,3,Go. AIRFIELD (solutions IT, conseils et services dans le domaine RFID - Radio Frequency Identification) et JILBEE (solutions e-learning pour apprendre les langues), classées en 7e et 8e positions, ont ainsi reçu un prix de 5.000 euros. (11/07) La société coopérative Cetrel diversifie ses activités et crée, avec ABI Informatic, CETRELSECURITIES, PSF spécialisé dans l'intégration de données financières. À sa tête, Renaud Oury (lire aussi en page 107). (12/07)


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15.09.2006

22:49 Uhr

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LU ET VU

Revue de presse ROLAND JUNCK

MARS DI BARTOLOMEO

F R A N Ç O I S VA L E N T I N Y

Discrètes convictions

Roi du volant

Génération absente

Le quotidien français du soir revient sur la nomination de Roland Junck à la présidence de la direction générale d’Arcelor Mittal, en évoquant son style à l’opposé de celui, musclé, de Guy Dollé, qui lui a, d’une certaine façon, coûté sa place. Et de rapporter que M. Junck a toujours évité de prendre ouvertement parti contre le milliardaire indien lors de la bataille boursière. «Je ne suis pas agressif de nature. Peutêtre, en mon for intérieur, avais-je pris conscience du potentiel de cette proposition». Le Monde (F), 05/08

Le ministre de la Sécurité sociale refuse de céder au pessimisme ambiant concernant l’avenir du système de pension au Luxembourg, dont la pérennité a été remise en cause par la Banque centrale du Luxembourg et par l’agence de notation Standard and Poor’s. Mars Di Bartolomeo: «Comparons le système des pensions à une voiture. S'il n'avait qu'une pédale d'accélérateur, il est sûr qu'il rentrerait dedans (le mur, ndlr.). Bien sûr que nous disposons d'un accélérateur mais aussi d'un frein et d'un volant. Nous allons donc freiner lentement et virer tranquillement, sans coup de volant. (…) Les hypothèses catastrophiques émises par la BCL et la société de notation financière ne se présenteront pas car le monde sociopolitique luxembourgeois est tout à fait armé pour faire face aux défis». On notera que le ministre se garde bien d’évoquer l’équipement en airbags... La Voix du Luxembourg (L), 19/08

Le commissaire de l’exposition du pavillon luxembourgeois à la biennale d’architecture de Venise, François Valentiny, porte un regard lucide sur le patrimoine architectural du pays. «Le Luxembourg n’est pas encore en mesure de montrer une ‘œuvre’ architecturale conséquente. Ce n’est pas une question de contenu ni de valeur mais on ne peut pas actuellement proposer le produit d’une génération». La Voix du Luxembourg (L), 30/08

Le Luxembourg pas bon marché Selon une étude du groupe bancaire UBS citée par l’hebdomadaire politique, économique et culturel indépendant, Luxembourg est la 13e ville la plus chère du monde (pour ce qui est du coût de la vie) et la 11e en termes de loyers. Mais les salariés du Luxembourg arrivent également au 5e rang mondial pour le niveau des salaires nets (et 15e rang en brut). «L’étude évalue à 17 minutes le temps de travail nécessaire à Luxembourg pour l’achat d’un Big Mac. Ce temps est ramené à 14 minutes pour un kilo de pain et à 12 minutes pour un kilo de riz alors qu’en moyenne, il faut travailler 35 minutes pour pouvoir dévorer un hamburger à double étage», précise le journal. D’Land (L), 11/08

Droit à la liberté de parole Sans surprise, Jean-Claude Juncker, seul candidat à sa propre succession, a été réélu à la tête de l’Eurogroupe (qui regroupe tous les ministres des Finances de la zone euro), alors que son mandat initial prenait fin au 31 décembre prochain. Parmi les doléances du «candidat» Juncker: une amélioration du dialogue avec la Banque centrale européenne et davantage d’autonomie, autant dans les actes que dans les paroles. «Pourquoi devrais-je parler de manière circonspecte, respecter soigneusement les nuances exprimées par tous mes collègues, alors même que ces derniers disent ce qu'ils veulent?», a-t-il exprimé. Ce qui fait dire à Pierre Avril, correspondant à Bruxelles du quotidien français: «Le magistère de la parole, si bien utilisé à Francfort, siège de la BCE, fait des envieux à Bruxelles»… Le Figaro (F), 04/09

FA B I O M O R V I L L I

Paradis et météo Le président de la Chambre de Commerce italoluxembourgeoise est conscient du déficit d’image dont souffre le Luxembourg vis-à-vis de ses compatriotes. «Pour les Italiens, le Luxembourg est un paradis fiscal. Ils ne savent pas que c’est d’abord un paradis pour vivre, exception faite du climat». Sur ce dernier point, aucune agence de promotion n’y pourra sans doute jamais rien… Le Quotidien (L), 11/09

Photo: David Laurent

COÛT DE LA VIE

JEAN-CLAUDE JUNCKER

Appel à contributions Vous avez lu ou entendu une déclaration ou un point de vue qui vous a semblé remarquable? Vous souhaitez le partager? Adressez-nous en la source et la date à l’adresse news@paperjam.lu. 37


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C o n g r è s a n n u e l « GestionDeProjet.Lu » Thèmes des présentations : - Portail www.gestiondeprojet.lu - Résultats de l'enquête en gestion de projet - Certifications des compétences - Déploiement de Project Office - Méthodes innovantes en gestion de projet - Compétences du chef de projet - Outils et méthodes

Date 18 octobre 2006 de 9h00 à 18h00 Lieu C R P H e n r i Tu d o r 29, avenue John F. Kennedy Luxembourg-Kirchberg

- Retours d’expériences en gestion de projet en partenariat avec

Contact :

M i c h a ë l K E S E R | T é l . : + 3 5 2 4 2 5 9 9 1 - 1 | F a x : + 3 5 2 4 2 5 9 9 1 - 7 7 7 | e v e n t @ t u d o r. l u


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15.09.2006

22:43 Uhr

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Photo: Andres Lejona

Carlo Cravat est né à Luxembourg le 24 janvier 1965. Il entre au Grand Hôtel Cravat à l’âge de 25 ans en tant qu’assistant de direction. Il y est nommé directeur en 1997, fonction qu’il occupe toujours actuellement. Marié à Denise Hosinger, il est père de trois enfants: Alexia, Laila et Bruce.

PORTEFEUILLE

Carlo Cravat Quel souvenir gardez-vous de votre premier argent de poche? Je m’en rappelle comme si c’était hier. J’ai reçu, de son temps (1971), six francs. Avec mon meilleur ami, qui habitait aussi en ville, rue Beaumont, nous sommes allés dans le magasin de souvenirs à côté du palais pour y dépenser la totalité. Finalement, nous avons partagé les bonbons. Votre premier salaire… Racontez-nous! Après mes examens de l’École Hôtelière à Lausanne, je ne voulais pas rentrer tout de suite au bercail familial. Je suis donc parti pour Hong-Kong où j’ai commencé à travailler au Peninsula. Après un dur mois de labeur, j’ai reçu mon premier salaire, l’équivalent de 1.000 euros. C’était un moment formidable car c’était le premier argent que je gagnais en tant qu’hôtelier qualifié après avoir reçu mon diplôme. Je l’ai utilisé pour payer les choses normales de la vie courante. «Pour gagner, il faut risquer»: cette devise est-elle aussi la vôtre? De par mon caractère, je ne suis pas joueur et préparer mon avenir – j’ai trois enfants – ou ma pension – dans 22 ans – est mon souci majeur. Pour cela, mon épouse et moi-même investissons dans un petit apparthôtel, rue de Strasbourg. Nous espérons gagner (et non perdre) des sommes, afin de garantir notre retraite.

Avez-vous, un jour, été amené à constater que «l’argent ne peut pas tout acheter»? Oui, il y a trois ans lorsque mon père est décédé brutalement. Même avec beaucoup d’argent, on ne peut acheter la santé. Cette réponse est banale, mais malheureusement réaliste. Quelle affaire qualifieriez-vous de la «meilleure de votre carrière», jusqu’à présent? Avoir commencé à travailler au Grand Hôtel Cravat, car je ne me vois pas travailler dans un bureau. Il me faut le contact journalier avec mes clients fidèles, qu’ils soient luxembourgeois ou étrangers. C’est comme une drogue pour moi. Avez-vous déjà préparé la succession de votre patrimoine? C’est un peu tôt pour en parler. Nous devons voir l’évolution du marché hôtelier à Luxembourg, qui n’est pas très rose en ce moment avec la création de plus de 1.000 chambres. Pour des entreprises hôtelières familiales comme la nôtre, cela devient de plus en plus difficile. Je ne puis vous dire en ce moment si j’encourageais un de mes enfants à poursuivre. Quelle somme d’argent avez-vous dans votre portefeuille en ce moment? Je suis un vieux de la vieille, en ce moment j’ai l’équivalent de 1.000 Luf, c’est-à-dire 25 euros, car dans le temps (je parle déjà comme les vieux), c’était beaucoup d’argent!

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TÉLÉVISION HAUTE DÉFINITION

La révolution se prépare Le basculement dans l’ère numérique, effectif depuis l’été au Luxembourg, ouvre la voie à la télévision haute définition.

Photos: Luc Deflorenne

Alain Berg (Siemens): «Il ne faut pas s’affoler et vouloir à tout prix proposer de la HD parce que c’est techniquement disponible. Il faut aussi donner du sens».

Le 31 août dernier, le glas a sonné pour la télévision analogique au Luxembourg. Au cours de la nuit, RTL Télé Lëtzebuerg est passée à la diffusion numérique pour l’ensemble de ses programmes nationaux, faisant du pays le premier en Europe à basculer intégralement dans la TNT, la télévision numérique terrestre. «C’est une révolution. L’arrêt de la télévision d’il y a 50 ans», relève Lucien Linster, directeur administratif de RTL Radio et Télé Lëtzebuerg, chargé de projet TNT. Une révolution sans heurt ni fracas, les téléspectateurs n’ayant été que très peu affectés par ce changement. «98% de la population n’a rien eu à faire. Seuls étaient concernés les 1.000 à 2.000 foyers qui n’ont ni câble ni satellite et reçoivent les programmes uniquement avec une antenne sur le toit; quelques réfractaires à la télévision, sans doute…», sourit M. Linster. Réfractaires ou non, ces derniers ont dû s’équiper d’un décodeur TNT (en vente libre à partir de 59 euros) afin d’éviter de se retrouver le 1er septembre au matin face à un écran noir. Pour la grande majorité des autres, rien d’apparent ne s’est produit cette nuit-là. La mutation technique s’était faite en amont, trois mois plus tôt: «Le programme de RTL a été diffusé en parallèle, de juin à août, sur deux canaux, l’un numérique, l’autre analogique. Nous avons demandé aux opérateurs du câble et du satellite de capter au plus vite le signal numérique à la place de l’analogique». Dans les foyers équipés d’une antenne sur le toit, qui continuaient à recevoir le signal analogique, un bandeau s’est affiché sur l’écran pour les informer de la nécessité d’acheter un décodeur avant le 1er septembre. La révolution s’est donc faite… dans le velours.

Portabilité «L’un des grands avantages de la TNT est de pouvoir augmenter l’offre de programmes. Les fréquences sont rares au Luxembourg et la TNT permet de diffuser jusqu’à cinq signaux par canal», indique Lucien Linster. Les foyers luxembourgeois peuvent donc recevoir en numérique terrestre le bouquet de chaînes suivant: RTL Télé Lëtzebuerg, den 2ten RTL, M6, RTL TVI, Club RTL, Plug TV, RTL4, RTL5 et RTL7. «Désormais, den 2ten RTL est donc

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captable dans tout le pays, par l’ensemble des câblos-opérateurs. Jusqu’à présent, un tiers du pays en était privé», se réjouit M. Linster. À noter que dans les foyers ne disposant que d’une réception satellite (donc pas de câble), l’installation d’un récepteur TNT reste toutefois indispensable pour profiter pleinement des programmes de RTL, 24h/24. Cette situation ne concerne toutefois qu’un nombre restreint d’usagers: selon le Service des Médias et des Communications du gouvernement, la grande majorité des ménages du Luxembourg (90%) reçoit la télévision par câble, tandis que 15,5% sont équipés d’une antenne parabolique. Plusieurs milliers d’entre eux sont donc équipés des deux systèmes de réception. «Outre la qualité améliorée de l’image, les gens commencent à voir ce que la TNT peut leur apporter en matière de portabilité, assure Lucien Linster. Si on a le câble ou le satellite, avec le stick USB TNT (vendu environ 80 euros), on peut regarder la télé sur son ordinateur, ce qui n’était guère possible jusqu’à présent. Avec une petite antenne, il est également possible de regarder la télévision dans le jardin ou en voiture. C’est un plus…».

Sécuriser les fréquences Pour RTL, ce basculement ouvre également la voie au passage progressif vers la télévision haute définition (TVHD). «Actuellement, nous sommes en train de refaire toute notre technique et de changer tous nos équipements (caméras, etc.) pour faire de la HD, sans doute d’ici un an. Il n’y a pas de calendrier précis, mais d’ici douze mois, nous serons totalement prêts, assure-til. Quoi qu’il en soit, le passage au numérique nous permet d’avoir assez de spectre disponible pour faire de la HD le moment venu». Mais ce changement du mode de diffusion comporte également une dimension politique, non négligeable. «Il s’agissait également pour nous de sécuriser les fréquences face aux velléités étrangères, qui se font régulièrement jour, pour en récupérer. Cela s’inscrit donc aussi de notre part dans une stratégie du fait accompli: quand on est en numérique, on ne peut se voir retirer des fréquences. Désormais, nous en avons cinq et elles sont bloquées», indique Lucien Linster. Bloquées… et entre de bonnes mains.


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Du côté des câblo-opérateurs, l’avènement de l’ère numérique constitue également un pas décisif et les offres de nouveaux bouquets se développent. «Le numérique permet d’augmenter le choix de programmes et de services proposés, car on peut mettre beaucoup plus d’informations au niveau de la bande passante», explique Alain Berg, manager CATV services chez Siemens. Depuis le printemps, la plateforme Imagin, commune à Eltrona Interdiffusion et Siemens, propose aux abonnés, qui doivent se munir d’un décodeur pour en profiter, quatre bouquets en qualité numérique (un gratuit et trois payants) qui viennent s’ajouter à l’offre analogique déjà existante. Soit 79 programmes, dont une majorité de chaînes allemandes ainsi que les principales chaînes françaises. Coditel, pour sa part, propose deux bouquets, Coditel Plus (47 chaînes) et Coditel Premium (90 chaînes). «Les clients sont demandeurs de toujours plus de programmes, constate Alain Berg. Nous allons développer l’offre au fur et à mesure, en multipliant les contacts avec les fournisseurs pour négocier les droits de diffusion, ce qui est une démarche assez lourde; notre objectif étant d’être plus compétitif que le satellite». De nouvelles offres seront disponibles d’ici Noël, mais aucune chaîne 100% HD ne devrait y être intégrée. «Nous allons commencer par consolider la situation numérique, bien que nos réseaux soient déjà HD ready pour ce qui concerne l’infrastructure technique. Pour l’heure, nous n’y avons pas injecté de programmes HD. Le contenu n’est pas encore là, les chaînes HD actuelles servent surtout pour des essais», constate M. Berg. «Nous, câblo-opérateurs, allons faire un maximum à l’avenir pour donner le plus de programmes disponibles en HD au Luxembourg. Toutefois, il ne s’agit pas de le faire parce que c’est techniquement disponible, mais parce que cela peut donner du sens, explique-t-il, soulignant qu’il ne faut pas s’affoler. C’est bien qu’il y ait une évolution, mais il ne s’agit pas de vouloir agir à tout prix». Et pour donner du sens, justement, il faut que la production suive, que les tournages en HD s’intensifient et qu’ils ne soient plus réservés aux seuls «grands» événements, essentiellement sportifs (Coupe du Monde de football, Roland Garros, etc.) ainsi qu’à la publicité. Le mouvement se met en marche, mais les années à venir verront encore se côtoyer le format standard et la HD, sans qu’il y ait de rupture nette, de réel basculement. Lucien Linster (RTL) abonde dans le même sens. «La HD fera véritablement son apparition vers la rentrée 2007, peut-être même 2008, mais il n’y a pas encore de plan précis, ni de date, indique-t-il. Pour l’instant, les quelques rares chaînes qui en proposent (hormis celles réservées aux tests) sont payantes. Tout cela ne fait qu’arriver…», constate-t-il. «Il existe également une grande confusion dans l’esprit des gens, avertit pour sa part M. Berg. Il y a quelques années, le public pensait que ‘numérique’ égale ‘meilleure qualité’. Aujourd’hui, ils pensent que ‘numérique’ égale forcément HD. Toutes les discussions actuelles proviennent de ce mélange. Il y a une confusion; elle est certainement voulue, car quand il y a discussion, confusion, on arrive toujours à vendre quelque chose», glisse-t-il.

Pas de confusion! TNT La télévision numérique terrestre (TNT) est un mode de diffusion terrestre de la télévision dans lequel les signaux vidéo, audio et de données ont été numérisés, puis ordonnés dans un flux unique, avant d’être modulés, puis diffusés via les ondes électromagnétiques. Ce procédé permet de capter davantage de chaînes avec un son et une image de qualité DVD (sans effet de neige et de scintillement), tout en conservant ses équipements actuels. TVHD La télévision à haute définition (TVHD) se caractérise essentiellement par une meilleure qualité de l'image et un format 16:9. Elle offre une résolution (nombres de points par ligne) et une définition (nombre de lignes par trame) bien supérieures aux standards actuels. Pour en bénéficier, il faut modifier son équipement. Numérique / HD Si la HD est nécessairement diffusée par voie numérique, la télévision numérique peut, elle, tout aussi bien diffuser des programmes en format standard. || F. M.

Le boom des écrans plats La Coupe du Monde de football 2006 avait été annoncée – notamment lors de la conférence internationale 2005 sur la TVHD au Luxembourg (lire paperJam juillet/août 2005, p. 68) –, comme la rampe de lancement de la fusée HD. Mais cet espoir a fait long feu… «Le décollage se fera plutôt dans deux ans, pour les Jeux olympiques de Pékin!», estime Lucien Linster. Et le fait que les adaptateurs – nécessaires même avec un écran HD Ready (lire cicontre) – soient arrivés tardivement sur le marché, quelques jours seulement avant le coup d’envoi de la Coupe du Monde, n’a pas permis de mettre le feu aux poudres et de proclamer l’avènement de la HD en Europe.

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Chez HIFI International, les ventes de téléviseurs haute définition ont progressé de 30% sous l’effet «Coupe du Monde».

Prêts pour la HD? Pour profiter dans son salon de la télévision en haute définition – le jour où elle y arrivera – il faudra disposer des équipements ad hoc. Mis en place en janvier 2005 par le groupement de constructeurs EICTA (European Industry Association for Informated Systems, Communication Technologies and Consumer Electronics), le label HD Ready, apposé sur les équipements, garantit le respect de la norme européenne: – le format d’image est le 16/9 – l’écran du téléviseur dispose au minimum de 720 lignes et 1.280 points par ligne (un écran de définition standard compte 576 lignes et 720 points), – le téléviseur est compatible avec les deux formats de diffusion d’images en HD (1.080i et 720p), – le téléviseur dispose de doubles entrées analogique et numérique (YUV, DVI et HDMI). Cette garantie est essentielle pour assurer la compatibilité du matériel avec l’ensemble des autres équipements audiovisuels numériques et analogiques du foyer (décodeur, caméscope, lecteur et enregistreur). – les connecteurs DVI et HDMI intègrent le protocole anti-copie européen, qui vise à protéger les droits d’auteur des contenus HD. Mais gare aux déceptions! Les consommateurs ayant acheté des téléviseurs estampillés HD avant la mise sur le marché (en juin 2005) des produits correspondant aux normes exactes du label des constructeurs, risquent fort de faire grise mine: si leur téléviseur ne combine pas l’ensemble de ces fonctions, il y a fort à parier qu’il n’affiche qu’une image en format standard! Programmes en HD ou non! || F. M.

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Pourtant, au niveau des achats d’équipement – essentiellement les téléviseurs – un effet s’est fait ressentir. «La Coupe du Monde fut un sacré booster. Les ventes d’écrans HD Ready ont progressé de 30% durant cette période, indique Emmanuel Berg, responsable publicité et marketing chez HIFI International. Les hommes avaient enfin un prétexte de dire à leur femme: c’est maintenant que je veux ce téléviseur-là!». Si, juste avant l’été, les écrans plasmas et LCD (tous HD Ready) devaient laisser encore un peu de place dans les rayonnages d’HIFI International aux téléviseurs à tube cathodiques, ils y règnent désormais en maîtres. Cette progression fulgurante des écrans plats s’explique essentiellement par la chute des prix. À l’été 2005, la différence allait encore du simple au double. Désormais, les premiers prix pour les téléviseurs HDcôtoient les 1.000 euros (pour une diagonale de 82 cm), l’essentiel des ventes se faisant sur des produits négociés autour de 2.000 euros environ (diamètres entre 101 et 106 cm). «La norme HD, ce n’est pas cela qui fait acheter tel ou tel écran. Les gens n’achètent pas une technologie. Ils veulent un écran plat pour sa taille, la qualité de l’image, le design du modèle… C’est un objet de désir. Ils veulent un grand écran, car ils veulent vivre la vie en grand!, souligne-t-il. La norme HD, en fait, ne sert qu’à une chose; leur dire ‘Rassurez-vous, le moment venu, vous serez prêts’». Pour l’heure, l’équipement HD des ménages se résume souvent au téléviseur. «Il n’est pas encore possible de regarder de la haute définition au Luxembourg. Or, les gens ont tendance à faire l’amalgame avec le numérique, constate également Emmanuel Berg. Pour visualiser de la haute définition dans son salon, il faut une source HD, un programme tourné en HD et transmis en HD. Au niveau de l’équipement personnel, il faut aussi un décodeur HD et un écran HD Ready. S’il manque un composant, cela ne marche pas», martèle-t-il. Inutile donc de rêver voir un jour La Bête Humaine (Jean Renoir, 1938) en haute définition, puisque le film mythique n’a pas été tourné dans ce format! Nouveautés tournées en HD et formats standards pour les productions anciennes continueront donc de se côtoyer sur le petit écran (cette dernière expression devenant obsolète!) et ce, équipements ultra-modernes ou non. «Quelle que soit l’évolution technique, ce qui ne changera jamais, c’est l’attrait des gens pour l’image, tempère Alain Berg (Siemens). S’il y a une guerre quelque part, on se satisfera toujours des images mauvaises de la BBC ou de CNN. Car ce qui compte avant tout, c’est l’événement!». || Frédérique Moser


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SEMINAIRES, CONFERENCES

BELOVO

Agenda

Le fleuron de l’œuf niche à Wiltz

( 2 6 - 2 7/ 0 9 )

The 15th ALFI & NICSA Investment Funds Forum This international event will take place on Hemicycle Luxembourg-Kirchberg. Infos: www.alfi.lu

Leader dans les domaines de la production d’œufs et de ses multiples dérivés, l’entreprise belge a créé une holding à Wiltz. Mais caresse d’ambitieux projets pour Bastogne.

(26/09)

Logistique: défi et opportunité pour le Luxembourg

Photo: Luc Deflorenne

Conférence organisée par le CRP Henri Tudor et la Confédération luxembourgeoise du Commerce, de 14h à 18h à Luxexpo (Luxembourg-Kirchberg), alors que le Luxembourg dispose de nombreux atouts pour devenir un acteur incontournable dans ce secteur prometteur, dont le développement sera source de nouveaux emplois et de diversification de notre économie. Infos et inscriptions: CRP Henri Tudor (Laurent Bravetti) 54 55 80 517; laurent.bravetti@tudor.lu (26/09)

S'il te plaît... dessine-moi un pirate informatique! Présentations du phénomène de piraterie informatique, les différents types de hackers et les menaces qu'ils représentent. Les débats se placeront aussi du point de vue des pirates et de leur culture, pour entrevoir des représentations différentes d'une même réalité... Infos et inscriptions: CRP Henri Tudor (Chrystel Petiteville) 42 59 91 1; formation@tudor.lu (28/09)

ComIT Evening Seminar on RFID This ComIT evening seminar will include an overview and introduction to RFID (Radio Frequency Identification) technology by LogicaCMG followed by two case studies presented by Delphi and Siemens. Time: 6.30 p.m., at Siemens, 20, rue des Peupliers, Hamm, Luxembourg. Contact person: ayaydin@amcham.lu (02/10)

ABAL Luncheon In collaboration with The Network, with special guest speaker, Ms. Géraldine Knudson, new Luxembourg City Manager. Infos and registration: ayaydin@amcham.lu (03/10)

Directive fiscalité de l'épargne Conférence organisée par IFE Benelux, sur le thème central de la directive fiscalité de l'épargne: comment l'appliquer? Quelles opportunités pour les produits luxembourgeois? La conférence se tiendra à l'Hôtel Le Royal. Infos et inscriptions: Stéphanie Leroy Farasse (+33 (0)1 44 09 24 21; sleroy@efe.fr) Organisateurs d'événements, salons, conférences, séminaires, envoyez vos informations à press@paperJam.lu 44

«Il n’est absolument pas question de fermer notre site de production de Bastogne. Au contraire, nous allons y ériger une usine high-tech et notre business plan prévoit une augmentation d’emploi et de chiffre d’affaires de 5% par an pendant cinq ans». Jean-Pierre Goeseels, directeur de la communication chez Belovo, est catégorique. Il répond ainsi à une rumeur qui veut que l’entreprise délocalise en Chine, tout en ayant établi son siège social à Wiltz, au Grand-Duché. Belovo – entreprise familiale créée en 1969 – est leader mondial dans le cracking, l’extraction et la purification des principes actifs de l’œuf, et ceci, à destination des industries agro-alimentaire, pharmaceutique et cosmétique. De plus, l’entreprise est producteur de Columbus, un œuf contenant moins de cholestérol. Belovo emploie 125 personnes, dont 100 sur son site de Bastogne et 25 sur celui de Sint-Eloois-Vijve, en Flandre. Présente en Inde, via une joint-venture, depuis 1997, elle développe dans le même esprit d’expansion une implantation en Argentine et une autre en Chine. C’est sans doute l’expansion chinoise qui a lancé la rumeur de délocalisation. De même que le transfert du siège social à Wiltz avec, au passage, une réorganisation complète. «Il fallait restructurer cette société familiale, à activités multiples au départ de l’œuf, en regroupant, au sein d’une S.A. dédiée, tous les sites spécialisés dans une même activité», explique Jean-Pierre Goeseels. «Ceci pour éviter qu’un problème éventuel dans une production ait un impact sur l’ensemble. Pour cela, nous avons créé à Wiltz une structure holding, BNL Food, pour toute la palette de nourriture humaine d’origine animale et végétale. Cette structure regroupe BNL Food Investment, B Enginering Europe (BEE) et la société de trading BNLF International. Belovo S.A. reste donc à Bastogne, tout comme The Proteine Company, The Lipid Company et BNL Feed (aliments pour bétail)». Mais pourquoi ce saut de frontière? «Nous avons résisté le plus possible, mais les conditions de concurrence font que c’est une question de survie. Nous avons fait des tas de propositions, en vain, aux autorités belges. Si nous ne faisions pas ce changement, dans cinq ans, notre existence aurait pu être menacée. Aujourd’hui, cela nous permet de travailler à Bastogne avec des partenaires, une vitrine technologique, avec une production de pointe et notre centre de R&D. Ce nouveau centre sera fini fin 2007, tandis que nous avons transporté en Chine l’usine bastognarde, pour notre production simple, de manière à être concurrentiels sur les marchés internationaux et à répondre à la demande de nos très gros clients locaux, comme Danone ou Heintz, entre autres». || M. VdM


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A R C H I T E C T U R E A N D P U B L I C D E B AT E

A vision of Luxembourg With the dust barely settled on their new premises, the Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie (Foundation of Architecture and Engineering) is working overtime on a number of upcoming events designed to put architecture in the public spotlight.

Photo: Étienne Delorme

The Foundation’s new premises, 1 rue de l’Aciérie

The participation of the Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie in three upcoming events – the Luxembourg Pavilion at the Biennale in Venice, the Semaine de l’Architecture (Week of Architecture) 2006, and Architektur im GrenzBereich (Architecture in the Frontier) in Saarlouis – is stirring up a lot of public interest on the subject of architecture. And that is exactly what the Foundation wants to occur. Led by François Valentiny, President, the Foundation held a press conference on 29 August in their new premises in the old Paul Wurth administration headquarters. To understand the purpose of the Foundation, architect Nico Steinmetz explained, you must consider the two words, “architect” and “architecture”. While the organisation is made up of architects and other professionals, its purpose is not to defend the architects, but rather the culture of the environment. Their prime aim is to “provoke discussion on the culture of our environment. As Luxembourg expands, we want to raise the awareness that the development of this environment – culturally, architecturally – should not just be financial or commercial. The idea is to raise the standard of architecture in Luxembourg, to sensitise the population to architecture, to stir up criticism and debate.”

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“There needs to be a political will behind the movement.” A successful model Steinmetz points to is that of Holland. “A political decision was taken regarding the support and development of excellent architecture in Holland, where you have young architects and collective development.” The result is that urban design and landscape architecture in Holland is considered to be among the best in the world.

A vision of Luxembourg In 1989, Prince Charles published his book, A Vision of Britain, decrying what had been done to English towns and cities and highlighting the need for their “sensitive regeneration”. His comments sparked massive public debate, which heightened the awareness and quality of architecture in England. What is our vision of Luxembourg in the future? There is a need in town planning for the thoughtful consideration of how things will look, function and last. The public should have a say in a transformation that seems to be happening overnight. In his foreword to the publication for the Biennale, Valentiny wrote that Luxembourg “leaves people out of the planning.”

Its concept will not “last as much as 30 years. This is as long as it will take to amortise the poorly built structures, which can then be demolished.”

“Complex mechanism” One way to raise the level of professional debate is through the creation of a Master in Architecture. Said Steinmetz, “The Foundation works on the development of wider public debate. All the events we participate in are also a means, but the Master would be on a level that is more specialised and pointed at very specific architectural questions.” What is valuable is a professional environment that raises questions aimed at financial and political debate. “All architects in Luxembourg depend on communes for their work, so critical debate is a little tempered here,” said Steinmetz. The Master programme allows for more criticism because it raises debate from the University, it is wider in scope and does not point at one political person. “What we absolutely have to integrate is local actors, architects, urbanists, and engineers – to participate with students so that the debate is brought back to the work. We want to develop not


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just the production, but provoking research. On the other hand, we want to have very pragmatic questions. We have to develop the Master with sponsoring. Each project or research will have to be sponsored by private money with interesting themes, private interests. We are interested in developing this interdisciplinary structure, to integrate financial, managerial, social, urban and environmental thinking – the very complex mechanism that is architecture in our society.” In October, the Foundation will hold the “Week of Architecture 2006” with the theme of “Structures and place. New places, new perspectives” which commences with the official inauguration of their new headquarters. An extensive programme is aimed at waking up a large public audience’s interest in architectural topics including guided tours of modern buildings, and engineering and architectural firms, conferences and discussions on construction, a film evening at the Cinémathéque as well as creative workshops for adults and children.

“The events as a means” Entitled “Cities. Architecture and Society”, the tenth Venice Architecture Biennale will focus on the design of cities and their urban infrastructure and social dynamics. The various contributions, including Luxembourg’s Pavilion, “Welcome to Paradise”, should result in “a unique international perspective on the relationship between architecture, society and sustainability,” wrote Director Richard Burdett (London School of Economics). The challenge for the Luxembourg team was to effectively respond to the theme. How can a tiny country like Luxembourg with its population of fewer than 480,000 compare with a country like China with over 1.3 billion? How can affluent Luxembourg’s contribution be relevant in light of mega-cities like Sao Paulo or Mumbai? The Foundation’s team focused on themes of this year’s Biennale that touched on issues of tradition, multiculturalism and migration – all relevant to Luxembourg. “Faced with the enormous problems of the megalopolis in Asia and South America, we have consciously adapted the Luxembourg contribution in Venice to the scale of Luxembourg. …favoured by our affluence, we in Luxembourg have succeeded over many years in consolidating a policy of diversity and community,” wrote Valentiny. The result is, “Un Dimanche Luxembourgeois” (A Luxembourg Sunday), a 55-minute black and white filmed bus tour around the Grand Duchy. The aim is to dispense with the myth

that Luxembourg is a fiscal paradise, and to highlight the everyday reality of Luxembourg as a multicultural “paradise” with a high rate of foreign residents and transfrontaliers who influence the environment (and sometimes directly the architecture). Architect Stefano Moreno said that, “…people who don’t know Luxembourg think of it as a financial place, when in fact it is a multicultural place, a place of confrontation and of meeting.” The film employs an acoustic approach where the viewer is confronted by the “speech of the architecture” (sounds of the train station for example). A visitor to the Pavilion might only watch 5-15 minutes of the film, and it continuously runs, revealing sweet little details – the beauty in the banal – the decal birds on the Red Bridge flapping their wings, ordinary supermarkets, bakeries and factories, etc. Moreno said that the value of their presence at the Biennale is to come out of Luxembourg, to be confronted. “The actors who participate at the Biennale, and not the spectators who go, are the most important thing. It is a way to make contact with international universities, a support to augment the culture of global and local players.”

Architecture in the Frontier Invited by the AKS (architectural association of Saarland), in September the Foundation will participate in “Architektur im Grenzbereich” (Architecture in the Frontier) in Saarlouis. Andrea Rumpf, art historian, explained that 21 architects will participate in this annual event. The exhibition explores the notion that architecture is a discipline that borders between natural science, art and economics, between technology, ecology, psychology and politics. The concept confronts the framework of traditional architecture exhibitions, which work with two-dimensional drafts, pictures and models. Faced with a surface of 58x78 and a height of 198.5 centimetres, the challenge for architects is to present their ideas, plans, drafts and visions of architecture. In his text describing the exhibition, architect René Witry wrote, “Architects should always remember that their work contributes to the existence of humans directly and substantially, so that they improve quality of life and act as a source of motivation to the people affected by it.” His words raise the bar of what the value of architecture can be. If, when and how this can be reached is up for public debate, a public debate that the Foundation is trying to foster in all its activities. || Mary Carey

Photo: Étienne Delorme

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Nico Steinmetz: “A Master Programme allows for more criticism.”

MASTER OF ARCHITECTURE IN LUXEMBOURG What is being done? – Two or three meetings in 2005 with Germain Dondelinger (Ministry of Culture and Higher Education and Research). – Preparation of a “pre” paper, which outlines the Foundation’s thoughts. – Request made to meet with Raymond Kirsch (President of the Board, University of Luxembourg) and Rolf Tarrach (Rector, University of Luxembourg) and Dondelinger in order to present paper. – Development of workshops, within the framework of the Biennale, organised with two professors from the faculty of sciences and technology at the University of Luxembourg. – Thus far, no official engagement (agreement or money). The Foundation is doing this work for free. – The possible time frame (unsure) is that by September/October 2008, the first students could be enrolled.

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TELINDUS

Changements dans la continuité

EN BREF

En même temps que son entrée dans le giron de Belgacom, Telindus veut se donner une image plus dynamique.

Photo: Étienne Delorme

Gérard Hoffmann, président et administrateurdélégué de Telindus.

«Développer une image entrepreneuriale, dynamique, d’ingénieurs volontaires et, en même temps, redéfinir la mission de la société»: tel est, résumé par Gérard Hoffmann, président et administrateur délégué de Telindus Luxembourg, et Jean-Raymond Lichtfus, son responsable marketing, le postulat de base qui a servi à une réflexion menée depuis plus d’un an déjà. Le fruit a été officiellement présenté en interne le 19 septembre dernier. Tout avait donc démarré bien avant le lancement, en septembre 2005, de la mouvementée OPA de Belgacom, achevée début 2006. La nouvelle identité visuelle se traduit notamment par un logo à géométrie variable, qui sera utilisé de manière aléatoire selon les supports de communication. Traduction: chaque client étant différent, Telindus est en mesure de proposer une solution sur mesure adaptée à chacun. Mais audelà du visuel, c’est aussi la philosophie qui change. «Nous sommes, à la base, un fournisseur de technologie qui est, ensuite, devenu intégrateur. Et nous tendons à devenir un vrai partenaire de ‘sourcing’, précise M. Lichtfus. Ce changement de logo marque notre volonté de faire savoir que nous avons dépassé le stade initial qui était le nôtre». Dans ce changement d’image au niveau groupe (Telindus emploie plus de 2.600 personnes dans 13 pays, dont 330 au Grand-Duché), le Luxembourg a eu son mot à dire. «Le groupe est plutôt actif en tant qu’intégrateur de réseaux en Belgique, détaille M. Hoffmann. Ici, nous avons eu l’occasion de développer, ces dernières années, un modèle plus complet incluant la notion des systèmes et applications informatiques. Plus que jamais, nous nous positionnons dans le domaine de la convergence». Le fort ancrage luxembourgeois de Telindus, présent depuis 1978, est également précieux pour Belgacom, qui compte parmi ses clients les institutions européennes ou les grands groupes tels que Dexia ou Fortis. «Nous sommes issus d’un monde d’ingénieurs, basé projet. Le business de Belgacom est plus récurrent. La vérité stratégique est probablement entre les deux», estime M. Hoffmann. || J.-M. G.

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Dans le rétroviseur 3 Selon la FEDIL, entre 1990 et 2005, l'industrie luxembourgeoise a amélioré son efficacité énergétique de 22%. L’objectif de l’accord volontaire signé par 80 entreprises industrielles en 1996 et renouvelé en 2002, était d’améliorer cette efficacité énergétique de 1% par an en moyenne grâce à une utilisation plus rationnelle de l'énergie. (14/07) L’INSTITUT LUXEMBOURGEOIS DE RÉGULATION a prononcé des sanctions contre quatre opérateurs télécoms pour défaut de notification des services de communications électroniques: Vascontelekommunikations Dienstleistungs GmbH, Sky Telemedia Ltd, Opera Telecom Corporate et Internet International Solution Inc. Faute d’avoir répondu aux multiples relances et convocations de l’ILR, ces quatre sociétés se sont vues interdire le droit de commercialiser leurs services d’accès Internet par lignes commutées. (17/07) Deux des plus anciennes et importantes sociétés de construction du pays s’unissent pour le meilleur et pour le pire. FÉLIX GIORGETTI a ainsi acquis 34% du capital de KUHN CONSTRUCTIONS, donnant naissance au leader national du marché (150 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulé et 750 employés). Les deux partenaires conservent néanmoins leurs identités et leur marge d'autonomie respectives. (19/07) Après avoir ouvert une ligne à destination de Doha (Qatar) l’année dernière, CARGOLUX y a doublé le nombre de ses vols. Ainsi, au vol du lundi (à 9h15) s’ajoute désormais un départ de Luxembourg le samedi (à 13h05) (22/07) L’opérateur TELE2 propose, en partenariat avec SYMPAC (filiale de KPN), aux entreprises internationales présentes au Luxembourg, les mêmes services et la même structure de prix que dans les pays limitrophes, incluant des options pour le traffic on-net international. C’est Tango qui assure la gestion des comptes de Sympac au Luxembourg. (27/07) IRIS FINANCIAL SERVICES a reçu l’agrément pour opérer sous le statut de PSF opérateur de systèmes informatiques et de réseaux de communication du secteur financier. (27/07) Depuis le 1er août, les actions MITTAL STEEL, cotées en BOURSE DE LUXEMBOURG, ont intégré l’Indice LuxX, en lieu et place d’Arcelor, avec un poids de 20%, tout comme Fortis et SES Global. (01/08) Le producteur d'acier turc Borçelik, contrôlé conjointement par ARCELOR et Borusan, a investi 140 millions d’euros pour la création d’une nouvelle ligne de galvanisation dans son usine de Gemlik. Il deviendra ainsi le producteur d'acier galvanisé le plus important (objectif: 1,6 million de tonnes) et le plus moderne en Turquie. Ouverture attendue pour le second semestre 2008. (07/08)


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Photo: Luc Deflorenne

Charles-Louis Ackermann, président de Poudrerie de Luxembourg: «Le Parc Luxite représente pour nous un investissement colossal, de l’ordre de onze millions d’euros».

POUDRERIE DE LUXEMBOURG

Une histoire détonante Un parc d’activités de 30 hectares devrait voir le jour, dès 2007, sur le site centenaire de la Poudrerie de Kockelscheuer. Son initiateur, Charles-Louis Ackermann, imagine une «mini Sillicon Valley». Dans le bois de Kockelscheuer, les arbres centenaires n’ont pas oublié. Sous leur écorce épaisse, ils résonnent encore des détonations qui faisaient vibrer leurs racines et s’envoler les oiseaux. Dans le bois de Kockelscheuer, en 1872, fut construite une… usine d’explosifs. De poudre noire, plus précisément, destinée au secteur civil, pour l’exploitation minière, les carrières et la construction de routes. Si un industriel luxembourgeois, Norbert Reuter, est à l’origine de l’entreprise, il a pourtant fallu attendre 1906, l’arrivée de nouveaux actionnaires et la nomination de Louis Ackermann en tant que directeur, pour assister à la véritable naissance du groupe. Cent ans plus tard, c’est son petit-fils, Charles-Louis Ackermann, qui célèbre avec l’ensemble de ses collaborateurs un siècle d’épopée industrielle. Laquelle, bien qu’inscrite tout au long de son histoire dans une tradition solidement ancrée, n’en a pas moins pris les bons virages, au bon moment. Avec le déclin de l’exploitation minière et le renforcement de la concurrence internationale, au milieu des années 1970, les actionnaires de la Poudrerie de Luxembourg ont pris une option radicale: abandonner lentement la fabrication d’explosifs – activité cédée totalement en 1988 – et opter pour une diversification dans… la fabrication de pièces pour batteries. Un grand saut dans le vide? Loin de là… «Il s’agit en fait d’une proposition de M. Auguste-Charles Laval, évoque Charles-Louis Ackermann, le président de Poudrerie de Luxembourg. Ce descendant direct de l’inventeur de la batterie au plomb, Henri Tudor, était à la fois président de la Poudrerie de Luxembourg et de la société Tudor, en Belgique, spécialisée dans la fabrication d’accumulateurs électriques. Il avait constaté que son entreprise devait faire venir ses couvercles de batteries de très loin, aucune usine n’en produisant dans la région. Il a soumis son idée au conseil d’administration et comme, de mon côté, j’avais acquis à l’étranger une expérience dans le domaine du moulage à injection, nous nous sommes lancés», se souvient M. Ackermann. Ainsi naît en 1976 la société en joint-venture Accumalux, spécialisée dans la fabrication de bacs, de couvercles et d’accessoires pour batteries

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moulées en matière thermoplastiques. Initié sous l’égide de Raymond Ackermann, le père du président actuel, le mouvement de diversification de la Poudrerie ne s’est dès lors plus interrompu. «Lorsque mon père est décédé en 1981 et que j’ai pris sa succession, nous avons résolument continué dans cette voie», explique Charles-Louis Ackermann. Avec des phases de ralentissement, quelques accidents – dont une séparation amicale avec un partenaire allemand – et de fulgurantes accélérations. «Comme dans le passé, et avec le même souci social envers ses collaborateurs, la Poudrerie de Luxembourg a réussi, avec la création d’Accumalux, à remployer la totalité du personnel qui travaillait en excès dans les explosifs et dont le poste de travail n’aurait pu être maintenu», tient à souligner son président. Le réel décollage des activités se produit au milieu des années 1990, Accumalux connaissant alors «un développement remarquable. Pour ce faire, une partie des 52 anciens bâtiments de fabrication de poudre noire a été remplacée par des halls de production modernes, et d’autres bâtiments ont été ajoutés sur le site industriel, indique M. Ackermann. Aujourd’hui, la société Accumalux emploie 180 personnes à Luxembourg et en République Tchèque et fabrique plus de onze millions de composantes de batteries par an».

Famille nombreuse Soucieux de développer une industrie de pointe, le conseil d’administration décide de la création, en 1996, de la société Luxmold, spécialisée dans la réalisation de moules à injection de haute précision et opérant avec du personnel très spécialisé. «Tout le know-how de notre groupe est concentré dans cette société, qui réinvestit 15 à 20% de son chiffre d’affaires dans la recherche-développement, indique le président Ackermann. Nous n’avons pas lésiné sur les moyens pour recruter les meilleurs spécialistes à l’étranger et travaillons sur des équipements de toute dernière génération», explique-t-il, précisant que bien peu de visiteurs ont d'ailleurs le privilège de visiter le saint des saints, situé en plein coeur du site industriel historique.


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Trois années plus tard, nouvelle naissance à Kockelscheuer: Luxbat est portée sur les fonts baptismaux en 1999, en association avec la société Technofin. Cette activité supplémentaire – et complémentaire – consiste en la fabrication d’éléments pour l’industrie de la batterie traction. «Malgré quelques problèmes de départ, ce marché, détenu depuis 30 ans par deux fabricants en Italie, est désormais bien concurrencé de notre part», se félicite Charles-Louis Ackermann. Parallèlement à ces nouvelles activités au Grand-Duché, la Poudrerie de Luxembourg porte son regard vers l’Est. «Avec l’ouverture des marchés de l’Est et prévoyant le déplacement, comme l’extension, des fabrications de nos clients directs vers ces pays, nous avons pris assez tôt la décision d’implanter une filiale, appelée Accumalux MB, en République Tchèque, à Mlada Boleslav, à deux pas de la grande usine de VW-Skoda», explique le président. En 2005, une petite dernière agrandit la famille, Accumalux-Australia, implantée à Adélaïde. Aujourd’hui, le groupe industriel compte cinq entités qui se développent sous le regard bienveillant de la société mère, Poudrerie de Luxembourg. Deux autres entités, encore en gestation, pourraient bientôt voir le jour. Discret sur ces nouveaux projets, Charles-Louis Ackermann glisse simplement que l’un d’eux sera développé en Asie. Un nouveau pas vers une délocalisation de toute la production luxembourgeoise? «Pour le moment, c’est plutôt l’inverse. Nous négocions un énorme contrat avec le groupe Johnson Controls International (JCI) qui a racheté l’usine de production de batteries Delphi, à Sarreguemines (F). Si ce contrat est finalisé, nous devrions voir à terme une augmentation de la production de l’ordre de 35% au Luxembourg». Quant aux implantations à l’étranger, il les voit ni plus ni moins comme des évolutions incontournables. «Nous allons continuer dans cette voie de l’internationalisation. Nous étions tous un peu inquiets au départ, tout en sachant que nous devions le faire. Et les retombées sont extrêmement positives. Nos clients étant devenus des ‘global players’, ils préfèrent des fournisseurs implantés dans plusieurs pays, constate le président de Poudrerie de Luxembourg. Nous avons observé, jusqu’à présent, qu’à chaque fois que nous avons entrepris un projet à l’étranger, il y a eu des retombées importantes pour le site luxembourgeois. Par exemple, en République Tchèque, nous avons gagné de nouveaux marchés dans des pays de l’Est (Russie, Ukraine, Pologne, Bulgarie…) et, parallèlement, nous avons réussi à exporter des articles complémentaires produits ici».

Retards et frustration C’est donc avec un bel «optimisme» que le président de la société faî-tière du groupe a accueilli, début juillet, à Kockelscheuer, un joli parterre d’invités pour célébrer un triple événement: les 100 ans de la Poudrerie, les 30 ans d’Accumalux et les 10 ans de Luxmold. Mais en faisant visiter le site industriel à ses hôtes prestigieux, parmi lesquels le Grand-Duc Henri, le Premier ministre Jean-Claude Juncker et quatre ministres, Charles-Louis Ackermann n’a pas manqué de leur parler de la «troisième ère» de la Poudrerie: le Parc Luxite, baptisé ainsi en référence à la fameuse poudre noire qui a fait la renommée et la prospérité des lieux (lire encadré ci-contre). Trente-cinq hectares de la zone d’activité, sur la soixantaine que compte le site industriel, sont concernés par ce projet sur lequel planche le conseil d’administration depuis trois ans. L’objectif est de proposer «un site de premier choix, en priorité à des sociétés et organismes qui se distinguent tant par une activité respectueuse de l’environnement que par une expertise dans un secteur de pointe, une capacité d’intégration dans un pôle de compétence ou encore un potentiel d’innovation, sans oublier les acteurs du domaine tertiaire». L’idée a germé dans l’esprit de Charles-Louis Ackermann, lors d’une visite à la Silicon Valley, aux États-Unis. «Bien sûr, il s’agit de rester modeste et d’adapter ce concept à notre petit pays», glisset-il dans un sourire. «Dans un souci de préservation de l’environnement, l’idée générale est de développer un beau site, verdoyant, cohérent dans son ensemble et qui offre une harmonie entre les nouvelles structures. Sans vouloir être péjoratif, il s’agit d’éviter ce qui a été fait à la Cloche d’Or, avec un pêle-mêle de toute sorte de bâtiments, indique M. Ackermann. Nous avons donc choisi de ne pas bénéficier des énormes rentrées d’argent promises par la vente de terrains – surtout

Les grandes dates 17 juin 1872: Une autorisation de construire une usine de fabrication d’explosifs au Luxembourg est délivrée à Norbert Reuter. Fin 1872: Fondation de la société en commandite Poudrerie de Luxembourg – Norbert Reuter et Cie. 7 février 1883: La société obtient un brevet d’invention pour un nouvel explosif. 1884: Après le décès de Norbert Reuter, Louis Godchaux devient directeur-gérant. 1905: M. Godchaux connaît des problèmes financiers et la poudrerie est mise en faillite. 1er juillet 1906: La S.A. Poudrerie de Luxembourg est constituée, sous l’impulsion de Jean-Pierre Hardt (fils). Le personnel et les biens placés sous séquestre sont repris. Le 6 octobre, Louis Ackermann, ingénieur à l’usine de gaz de Luxembourg, en devient le directeur. Une nouvelle ère s’ouvre, celle de la modernité… et du succès planétaire. 1908: Début de la production du nouvel explosif, le Sprengsalpeter, commercialisé sous le nom «Luxite». Très forte expansion des ventes. 1914-1945: La Poudrerie subit de plein fouet les effets des deux guerres mondiales et des crises économiques. 1963: Décès de Louis Ackermann; son fils Raymond lui succède. 1967: Principal accident de l’histoire de la Poudrerie: une explosion audible à deux kilomètres. Un mort et quatre blessés. La même année, Auguste-Charles Laval, petit-fils d’Henri Tudor, devient président de la Poudrerie de Luxembourg. L’idée germe d’investir dans la fabrication de produits pour accumulateurs. 1976: Fondation d’Accumalux S.A., spécialisée dans le moulage par injection pour l’industrie de la batterie. 1981: Décès de Raymond Ackermann, son fils Charles-Louis reprend le flambeau. 1996: Création de Luxmold S.A., spécialisée dans la réalisation de moules à injection de haute précision. 1998: Fondation de la société Accumalux M.B. s.r.o. à Mlada Boleslav, en République Tchèque. 1999: Constitution de Luxbat S.A., spécialisée dans la production d’éléments pour l’industrie de la batterie à traction. 2005: Création d’Accumalux-Australia PTY Ltd à Adélaïde, qui, comme sa maison-mère, produit des éléments de batteries. 7 juillet 2006: Le centenaire de la Poudrerie de Luxembourg est célébré sur le site historique de Kockelscheuer, en présence du Grand-Duc Henri et du Premier ministre J.-C. Juncker. || F. M.

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Photo: Poudrerie de Luxembourg

Le chargement des cartouches de poudre, vers 1925.

Neige explosive Il ne faut jamais se fier aux apparences: certes, La Poudrerie est un nom détonnant (bien que ce néologisme québécois désigne de la neige en fine poudre soulevée par le vent); certes, ses coordonnées apparaissent sous la rubrique «Armes et munitions» du site Luxweb. Mais ses dirigeants sont formels: jamais, au grand jamais, la société n’a fourni d’explosifs aux industries de guerre. Ses clients étaient les mines et les constructeurs de routes et de tunnels. Parmi ses produits phares figure la Luxite, déclinée, depuis sa mise au point dans les laboratoires de Kockelscheuer, au début du XXe siècle, en de multiples sous-appellations, selon ses usages (Luxite SI, EB, etc.). Composé de nitrate de soude, de soufre, de lignite et de TNT, cet explosif très puissant a dû son succès foudroyant au fait qu’il était comprimé en cartouches et pouvait être utilisé en milieu humide, grâce à son emballage en papier paraffiné. Si la production connut son apogée au milieu du siècle (jusqu’à 2.000 tonnes d’explosifs civils produits par an) le déclin commença dans les années 1980, avec la fermeture de la dernière mine de fer du Luxembourg. À partir de 1988, certaines activités de production et de ventes d’explosifs ont été cédées dans d’autres entités étrangères, La Poudrerie conservant les activités administratives. Aujourd’hui, plus aucun n’explosif n’est produit à Kockelscheuer et le site est devenu un important centre de stockage et de distribution. || F.M.

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dans la région où nous sommes –, mais tout simplement de proposer des baux emphytéotiques à long terme pour conserver, si possible, tout dans une main. Nous avons été impressionnés par le nombre de sociétés qui ont déjà manifesté leur intérêt. Cela va de laboratoires dentaires à des sociétés effectuant de la recherche, ou encore des sociétés de consulting». Initié en 2003, le projet est évidemment sur les rails… mais progresse parfois trop lentement, aux yeux de M. Ackermann. «Nous avons engagé une équipe de huit personnes, dont un project manager très expérimenté, travaillant exclusivement pour le Parc Luxite. Mais nous sommes confrontés à une multitude d’obligations et de démarches pour obtenir les autorisations nécessaires à la viabilité du site et à la mise en place des infrastructures (voirie, assainissement, etc.), constate-t-il. Certaines administrations sont extrêmement clairvoyantes et cherchent à aller vite pour nous aider, car elles voient qu’il y a un impact économique important pour la région et le Luxembourg – on ne peut se permettre de laisser filer des investisseurs potentiels à l’étranger, non? –, mais il y en a d’autres avec lesquelles c’est plus lourd… Il est frustrant de constater qu’on ne se soucie pas des éventuelles suites économiques que peuvent avoir de tels retards, surtout quand il s’agit d’une zone d’activité classée de longue date». Deux candidats, lassés d’attendre, seraient déjà allés s’implanter hors du Luxembourg. Fin 2005, le dossier a toutefois connu une avancée majeure, avec l’obtention du premier PAP (plan d’aménagement particulier) pour l’une des zones du parc. Une bonne nouvelle, d’autant que le calendrier initial prévoyait le démarrage des activités dès 2007… «En attendant d’obtenir toutes les autorisations, nous continuons d’entretenir le site, ce qui représente une lourde charge», indique M. Ackermann. Mais le jeu devrait largement valoir la chandelle… «Pour nous, le Parc Luxite représente un investissement colossal, le plus important réalisé en un coup: onze millions d’euros. Un engagement qui souligne que nous sommes une société industrielle et non pas une société financière. Nous voulons continuer dans l’esprit qui existe depuis 1906: être des entrepreneurs». || Frédérique Moser


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F U S I O N M I T TA L S T E E L – A R C E L O R

Le compte est (presque) bon Alors que se profile la présentation du projet d’intégration du nouveau géant sidérurgique, Mittal Steel devra patienter encore un peu pour s’approprier l’intégralité du capital d’Arcelor. Sous le regard bienveillant de Lakshmi Mittal et de Joseph Kinsch, Aditya Mittal, 30 ans, prend les rênes de la direction financière d’Arcelor Mittal.

C’est également à ce même prix de 40,40 euros que les actionnaires d’Arcelor ont, à l’heure actuelle, a possibilité d’exiger de Mittal Steel qu’il leur rachète leurs titres. Cette période est prévue, selon la même loi du 19 mai, de durer trois mois après la clôture de l’offre initiale (c’est-à-dire le 17 août dernier). Cela nous amène donc, au plus tard, au 17 novembre prochain, étant entendu que si, entre temps, la barre des 95% est atteinte, Mittal Steel pourra user de son droit au retrait obligatoire et exiger de tous les actionnaires restants qu'ils lui vendent leurs actions pour ce prix de 40,40 euros.

Photo: Luc Deflorenne

Le champ libre avant 2008?

Lakshmi Mittal est un homme patient. Il a déjà dû attendre près de six mois pour parvenir à ses fins et recevoir le feu vert d’Arcelor pour un mariage de raison à des conditions, certes, sensiblement plus élevées que celles initialement escomptées. Désormais, il lui faudra encore attendre jusqu’au 17 novembre, au plus tard, pour que le mariage soit entièrement consommé. Au terme des deux premières phases de l’offre publique lancée début juillet, et clôturée le 17 août, «seuls» 93,72% du capital (et 93,80% des droits de vote) d’Arcelor ont changé de mains, Mittal Steel détenant 607.278.965 actions et 19.916.184 obligations convertibles Arcelor. C’est, évidemment, un succès, mais ce n’est pas le plébiscite absolu dont l’homme d’affaires indien rêvait certainement. Car l’article 15(2) de la toute récente loi du 19 mai 2006 concernant les offres publiques d’acquisition prévoit un seuil de 95% (en capital et en droits de vote) à partir duquel l’acquéreur peut exiger, de la part des détenteurs des titres restants, de lui vendre ces titres «pour un juste prix». Ce «juste prix» de l’action Arcelor a été fixé à 40,40 euros, soit près du double de la valeur du titre le 27 janvier dernier, à l’aube de l’annonce des intentions de Mittal Steel, alors que l’offre initiale proposait un savant mélange entre du cash et des actions.

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Pendant que se règle cet aspect, somme toute relativement anecdotique, la structure managériale de ce qui s’appellera bientôt Arcelor Mittal se met en place. Comme prévu, le Français Guy Dollé, ardent combattant de la fusion annoncée, ne figure plus au casting. Ce qui semblait moins prévu, en revanche, c’est que ce soit Roland Junck qui se retrouve en haut de l’affiche, là où tout le monde attendait plutôt Michel Wurth. Âgé de 50 ans, le nouveau CEO a un profil résolument industriel (voir aussi page 111). Cela tombe finalement plutôt bien, car l’intégration industrielle des deux groupes, riches de quelque 320.000 salariés et soixante usines, constituera la clé de voûte de la réussite de la fusion, bien plus que l’aspect financier, spécialité de Michel Wurth. Ce dernier conserve évidemment sa place au sein de la nouvelle équipe de direction composée de six membres, mais voit son périmètre de responsabilités limité aux seuls produits plats en Europe. La direction financière, en effet, a été confiée à Aditya Mittal (le fils de Lakshmi). Âgé de 30 ans, il occupe ces mêmes fonctions, depuis 2004, chez Mittal Steel et aura en charge, de surcroît, les produits plats pour l'Amérique. En attendant mieux, plus tard, les gènes de la patience étant évidemment transmissibles. Le siège de numéro un? «Cela me plairait, bien sûr, mais ce ne serait pas approprié, compte tenu de mon âge et de mon expérience. Je dois d’abord apprendre à bien connaître le fonctionnement du nouveau groupe», avait-il indiqué, le 26 juin dernier, lors de la publication des bans. Son père, lui, gardera évidemment un œil sur tout ce beau monde, puisqu’il prend la tête du conseil d’administration, aux côtés de Joseph Kinsch, dont le mandat doit prendre fin en 2008. Rien ne dit, cependant, que le patriarche luxembourgeois, entré à l’Arbed en 1960, ira au terme de son ultime mandat, ce qui laisserait alors le champ entièrement libre à Lakshmi Mittal. Un autre membre de la famille Mittal, Vanisha, 25 ans – la fille de Lakshmi – siège également au conseil d’administration, tout comme cela était le cas au sein du groupe Mittal. La nouvelle direction d’Arcelor Mittal s’est immédiatement mise au travail et l’on devrait connaître, à la fin du mois de septembre, les premières annonces concernant la mise en œuvre concrète de l’intégration industrielle des deux groupes. || Jean-Michel Gaudron


VA-T-ELLE ÊTRE PLUS RAPIDE QU’UNE AVERSE SOUDAINE? VA-T-ELLE FLÂNER LE LONG DE LA CÔTE ESPAGNOLE? VA-T-ELLE PARCOURIR PLUS DE KILOMÈTRES QUE MARCO POLO? VA-T-ELLE SAUVER LA VIE DE QUELQU’UN SANS QU’IL LE SACHE?

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VISITE OFFICIELLE

Le Luxembourg en Chine: occuper le terrain Une mission de promotion économique accompagnait la visite d’État, du 3 au 9 septembre, dans ce pays en perpétuelle évolution et avec lequel il faut compter. René Elvinger (administrateur d’Elth): «La concurrence chinoise est redoutable. Il y a là-bas d’énormes capacités de production et de reproduction. Il faut occuper ce terrain».

Photo: David Laurent

Turbulences au sol La décision de création d’un établissement public ne fait pas l’unanimité. L’axe diplomatique Luxembourg-Pékin remonte à 1972. Les liens économiques ont vite suivi. À l’heure où le monde entier a les yeux tournés vers la Chine, le Grand-Duché ne fait pas figure de Petit Poucet, loin s’en faut. La coopération entre les deux pays a obtenu de solides résultats dans des domaines tels que la métallurgie, les finances, l'agriculture, la santé ou les télécommunications par satellite. Des ténors, comme Arcelor, Wurth ou Cargolux, y ont trouvé marchés et ancrage depuis belle lurette. En 2005, le volume du commerce bilatéral sino-luxembourgeois atteignait la coquette somme de 2,2 milliards de dollars US. Et ce n’est pas fini. La Chine, 25 ans après l'engagement du processus de réforme, aligne des résultats économiques dépassant ses propres espérances: le PIB a été multiplié par neuf à prix constants, le revenu réel des ménages a quintuplé, le commerce extérieur a été multiplié par dix. Une fois de plus, le département «world» de la Chambre de Commerce luxembourgeoise a capté l’opportunité, en organisant une mission de promotion économique en parallèle à la toute récente visite d’État emmenée par SAR le Grand-Duc Henri. Une mission vraiment multisectorielle: outre les «classiques» – monde bancaire, consultants internationaux, conseils juridiques, sidérurgie, construction ou télécommunication – on y trouvait des représentants de secteurs comme les services agricoles, la viticulture, le déménagement express, la sous-traitance automobile… «Il faut être réaliste», commentait, avant le voyage, René Elvinger, administrateur d’Elth qui, depuis une trentaine d’années, pense et produit, à Steinsel, thermostats et sondes pour véhicules automobiles ou petit électroménager. «Il ne faut pas imaginer des contrats plein les poches mais il faut occuper le terrain». Elth, par le biais du groupe CEBI, a déjà une usine à Shanghai. «Nous avons 660 personnes à Steinsel. Il ne s’agit pas de délocaliser. Mais il faut connaître le marché chinois et se rendre compte des possibilités de production et de reproduction qui y existent. Si on n’y va pas, quelqu’un ira à notre place». À peine de retour, René Elvinger confirme: «C’est impressionnant. Les nouvelles zones poussent partout. C’est grand, c’est propre, c’est organisé, c’est efficace. Les Chinois veulent montrer une belle façade mais il y a du monde qui travaille derrière! Je suis allé visiter des chaînes de nos partenaires, notamment. J’ai vu des clients potentiels et une grosse concurrence aussi. Pour notre production automatisée, on conserve un savoir-faire d’avance. Mais ils vont vite, très vite, pour faire bien. Ici, on a mis vingt ans pour la route du nord. Là, en deux ans, ils font le contournement de Shanghai. Ils sont flexibles, travaillent pour de bas salaires. Ils sont 1,3 milliard et leur consommation explose. S’ils continuent, on deviendra le tiers-monde!» || A. D.

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A D M I N I S T R AT I O N D E L’A É R O P O R T

Le gouvernement a tranché cet été dans ses réflexions relatives à l’administration des installations aéroportuaires du Luxembourg, dans la continuité du grand débat sur l’avenir et la compétitivité de l’aéroport du Findel, lancé fin mai et achevé début juillet. Ainsi, le 28 juillet dernier, le conseil de gouvernement, soucieux de garantir la séparation entre autorité de surveillance et prestataires de services, comme cela est désormais imposé au niveau européen, a décidé de maintenir les deux gestionnaires et prestataires de service existant actuellement et d’organiser l’Administration de l’Aéroport (AAL) sous le statut d’un établissement public. Lux-Airport, pour sa part, continue d’opérer sous le statut de société anonyme, détenue à 100% par l’État. «Une décision prématurée de transformer l'AAL en établissement public bafoue toute logique de dialogue social bien compris et ne fait qu'augmenter inutilement l'angoisse et les inquiétudes régnant au sein du personnel», a commenté la Représentation du Personnel de l'Aéroport de Luxembourg (RPAA), qui déplore notamment «une libéralisation à outrance», insistant sur le fait que «les missions actuelles doivent obligatoirement rester sous la tutelle directe de l'État». Lucien Lux s’étonne de la véhémence de cette réaction, puisqu’à ses yeux, la redéfinition de la mission de l’Administration de l’Aéroport en établissement public était la seule voie possible. «J’étais plutôt favorable, initialement, à un regroupement des deux entités au sein d’une structure unique. Mais nous avons finalement opté pour cette solution, en sachant qu’un établissement public reste de toute façon sous le contrôle direct de l’État», nous a-t-il expliqué. || J.-M. G.


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L O I A N T I TA B A C

Régime sec pour la sèche Déjà bannie des lieux publics, la cigarette devrait l’être aussi des lieux de travail.

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La publicité en faveur du tabac n’a plus droit de cité au Luxembourg, hormis dans les lieux de vente.

Photo: David Laurent

Épais comme la fumée d’un vieux cigare cubain, le flou qui entoure les modalités d’application de la loi! Certes, une petite année s’est écoulée entre la déclaration d’intention du ministre de la Santé, Mars Di Bartolomeo, et l’entrée en vigueur de «sa» loi antitabac. Mais quelques failles apparaissent derrière cette prouesse législative: les règlements d’application ne sont pas encore publiés… et pourraient ne pas l’être avant plusieurs semaines. Résultat: impossible pour les établissements concernés – notamment les restaurants et les brasseries – d’aménager pour l’heure les «zones fumeurs» hermétiques qui permettront aux accros de la cigarette de s’adonner à ce qu’il convient désormais d’appeler leur «vice». Une quarantaine de demandes s’empile pour l’heure sur les bureaux de la Division de l’Inspection sanitaire, chargée de délivrer les autorisations. «La loi est claire sur certains points – la surface allouée aux fumeurs, l’impossibilité de l’installer dans une zone de transit, etc. Mais nous attendons des précisions concernant les systèmes d’extraction et de traitement des fumées», précise Patrick Hau, Ingénieur à la Division de l’Inspection sanitaire. Et que dire du flou dans lequel baignent les établissements «hybrides» servant des snacks, ni restaurants classiques, ni simples cafés, qui ne savent toujours pas s’ils sont concernés par la loi… Leur sort sera réglé au cas par cas, a annoncé le ministre. «En attendant la délivrance des autorisations, c’est le principe général qui s’applique: l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Des campagnes de contrôles seront effectuées, mais en dehors de délits graves – troubles majeurs à l’ordre public, par exemple – il n’est pas prévu de sanctionner dans l’immédiat», indique M. Hau. D’ailleurs, le règlement concernant les avertissements taxés (de 25 à 250 euros pour les fumeurs contrevenants et de 251 à 1.000 euros pour les exploitants) n’est, lui non plus, pas encore en vigueur… Autre texte qui se fait attendre: celui qui réglera la question sur tabac sur le lieu de travail. Jusqu’à présent, l’employeur a libre champ d’accepter ou non le tabagisme dans son entreprise. La loi du 5 septembre précise laconiquement que «l’employeur doit prendre les mesures nécessaires afin que les travailleurs soient protégés de manière efficace contre les émanations résultant de la consommation de tabac d’autrui». Les fonctionnaires bénéficient de la même mesure de protection. Mais ce n’est qu’à l’automne qu’un groupe de travail interministériel analysera de

plus près les mesures concrètes devant être prises, afin de passer de la règle à la pratique.

Doper le sevrage L’un des autres points de la loi restant à préciser concerne la question du sevrage tabagique: dans son souci de Santé publique, le ministre Di Bartolomeo – qui a lui-même fait ses adieux à la cigarette lors de sa prise de fonction – a insisté sur la nécessité d’inscrire l’aide au sevrage tabagique (formation des médecins, consultations, traitements, etc.) dans le texte. Si ce dernier stipule que le gouvernement «met en place ou subventionne» de telles consultations, la question du montant précis de leur prise en charge ne sera débattue qu’à l’automne. Il en va de même pour les traitements. Le problème de la publicité, lui, semble bel et bien réglé. Elle est désormais interdite partout, sous toutes ses formes, sauf dans les lieux de vente de produits du tabac. Quant aux panneaux

ou enseignes apposés sur les bâtiments industriels ainsi que sur les véhicules transportant des produits du tabac, ils restent, pour leur part, autorisés. Une modification au regard de la version initiale de la loi et une petite victoire pour l’unique manufacturier de tabac au Luxembourg, la société Heintz Van Landewyck (lire paperJam d’avril 2006, page 130). Certains médias nationaux, pour leur part, s’inquiètent des pertes de revenus engendrées par cette interdiction. Chaque année, le groupe manufacturier dépense quelque 175.000 euros en annonces dans la presse. Une perte sèche que le Conseil de Presse aimerait bien voir combler par l’État… Inquiétudes du même ordre du côté des clubs sportifs, pour lesquels l’interdiction de tout parrainage représente un manque à gagner de l’ordre de 230.000 euros par an. La société Heintz Van Landewyck planche désormais sur le texte de loi pour tenter de redéfinir, avec cette nouvelle donne, sa politique de marketing. || Frédérique Moser


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LUXEMBOURG ET GRANDE RÉGION, C A P I TA L E E U R O P É E N N E D E L A C U LT U R E 2 0 0 7

À la croisée des chemins Patrimoine historique et industriel côtoieront art et culture dans les lieux stratégiques de l’année culturelle qui se profile.

Photos: Christian Aschman

Le Centre de Production et de Création artistique, revisité par l’architecte Alain Linster, s’ouvrira sur quatre espaces de création investis par quatre artistes ou compagnies de la Grande Région, en résidence pendant un à trois mois. Ancien entrepôt des CFL, la Rotonde 1 sera le lieu central d’infos et de rencontres de tous les visiteurs. Elle sera également transformée par divers artistes au gré de leurs projets insolites et interactifs.

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Dans quelques semaines, l’année culturelle 2007 deviendra une réalité, concrète, palpable. Robert Garcia, coordinateur général du projet, et toute son équipe, en auront terminé avec trois années de préparation et d’essuyages de plâtres, trente-six mois d’analyses, de sueurs froides et de chauds arbitrages. Si, en 1995, date à laquelle Luxembourg a été, pour la dernière fois, capitale européenne de la Culture, beaucoup – pour ne pas dire presque tout – restait encore à faire, le paysage culturel a fortement évolué depuis. Le Mudam, la Philharmonie, la Rockhal sont sortis de nulle part, alors que le Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster, le Musée d’Histoire de la Ville ou le Grand Théâtre ont pris un sérieux coup de jeune. Du neuf et du moins vieux, donc. Mais surtout, la machine s’est mise en marche et plus grand-chose ne semble devoir l’arrêter. Surprenants, parfois insolites, souvent placés dans des espaces publics, les sites sélectionnés pour 2007 seront appelés à héberger tous types de manifestations: des interventions artistiques en plein air (habillage urbain, jardins temporaires…) ou bien ce que Robert Garcia appelle «des festivals inattendus»: événements ni vus ni connus, cinéma ambulant… sans oublier, bien sûr, tous les espaces d’exposition et d’animation plus conventionnels.

Pour les expositions phares de 2007, l’asbl Luxembourg et Grande Région, Capitale européenne de la Culture 2007 a privilégié quatre sites remarquables: la Rotonde 1 à Bonnevoie (pour quatre expositions d’art contemporain d’envergure internationale), l’ancienne aciérie de Dudelange (pour une exposition représentative et pour des expositions photographiques), l’ancienne Halle des Soufflantes à Esch-Belval (pour une exposition sur la mondialisation) ou bien l’ancienne halle Hydrolux, à Luxembourg, considérée comme le deuxième camp de base 2007 (avec les Rotondes) et qui accueillera un espace photo et des activités socioculturelles.

Sans frontière De nouvelles scènes de production et de diffusion vont également profiter de la vague 2007 pour se créer et se développer. La Rotonde 2, à Bonnevoie, sera exclusivement dédiée aux programmes jeunes et enfants, le Dance Palace, toujours à Bonnevoie, au cœur du Centre de Production et de Création artistique (CPCA), proposera de la danse contemporaine dans tous ses états et une maison des jeunes artistes (A rose is a rose) sera ouverte au 46 de la rue d’Hollerich. Parmi les autres lieux remarquables de la manifestation, citons encore le site de l’ancien Château La Fontaine de Mansfeld, à Luxem-


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Pas encore restaurée et conservant son aspect brut, la Rotonde 2 sera le premier espace culturel luxembourgeois entièrement réservé aux jeunes publics. La jeune scène artistique y aura carte blanche, sous le signe de la liberté et de la découverte.

Pendant plus d’un siècle, l’aciérie de Dudelange a embauché des milliers de travailleurs de tous les horizons. En 2007, elle abritera la manifestation ReTour de Babel, une exposition basée sur le thème du mouvement des migrations.

Photo: Étienne Delorme

bourg Clausen, qui hébergera notamment, pour la première fois depuis sa mort, la collection d’objets d’art du Prince Pierre-Ernest de Mansfeld (1517-1604), actuellement exposée au Prado et à l’Alcazar à Madrid ou encore l’ancienne aciérie de Dudelange, qui abritera deux expositions. Mais puisque l’année culturelle 2007, c’est aussi la Grande Région, n’oublions pas de mentionner quelques autres sites au-delà des frontières du Luxembourg: la Halle verrière de Meisenthal (Moselle Est), reconvertie en un champ artistique où le patrimoine industriel de l’un des endroits où travailla Émile Gallé cotoie design, arts vivants et plastiques; le HautFourneau U4 d’Uckange (Moselle), un des derniers vestiges de la révolution industrielle sidérurgique lorraine, le PED à Aubange-Athus, qui accueillera le PEC (Pôle européen culturel) et son village d’artistes construit à partir de containers de transport en tôle; l’Alte Schmelz et l’ancienne filature de coton de Sankt-Ingbert ou bien le Zukunftsort de Bergwerk-Reden (Sarre). Sans oublier, non plus, le site de la future antenne du Centre Georges Pompidou, qui ouvrira ses portes à Metz au début 2008. En attendant, la Maison du Projet, installée à deux pas du bâtiment futuriste conçu par les architectes Jean de Gastines, Shigeru Ban et Philip Gamuchdjian, proposera de revivre toute l’histoire du rojet. || Jean-Michel Gaudron

L’ancien site de production de Moog-Hydrolux, rue de l’Aciérie, servira de deuxième camp de base. Un nouveau centre de culture, qui accueillera sur 1.000 m2 et deux niveaux, des projets inédits et des expos de photos.

La friche industrielle d’Esch/Belval revit, pour ce qui est LE grand projet urbanistique de ce début de siècle. Entre autres, l’ancienne Halle des Soufflantes, accueillera l’exposition All we need is…, consacrée à une mondialisation équitable.

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P U B L I C AT I O N S

Les dernières parutions

INLINGUA

Langues sans frontière

Photo: Julien Becker

La société gère, du Luxembourg, un centre de compétences élargi à la Grande Région.

Au sein du groupe Inlingua, premier groupement indépendant mondial d'écoles de langues présent dans 30 pays avec près de 300 sites de formation, l’entité luxembourgeoise fait figure de pionnier. Ouverte en 1994, elle s’affiche désormais en tant que centre de compétences élargi à la Grande Région, avec les bureaux de Metz (opérationnel depuis 1989), Nancy (1994) et Athus (1995). Une situation unique dans la «galaxie» Inlingua. «Bien souvent, dans l’esprit des gens, nous avons une image attachée à un seul secteur géographique. Il est important d’ouvrir les esprits», explique Jean-Pierre Piersanti, fondateur et directeur général d’Inlingua au Luxembourg. L’idée est de pouvoir fédérer les compétences des différentes équipes existantes et sortir des «individualismes» locaux. «Il s’agit de pérenniser les différents centres, donc les emplois», précise M. Piersanti, qui rêvait de cette configuration depuis la création du bureau de Luxembourg, dont il a toujours voulu assurer le positionnement en tant que centre d’excellence linguistique de la Grande Région. L’implication de la société dans le programme d’apprentissage du luxembourgeois pour les francophones, proposé par le réseau Quattropole, constitue, en la matière, une première expérience concrète. L’objectif chiffré est de doubler le chiffre d’affaires global (actuellement de deux millions d’euros environ) et les ressources humaines, avec le recrutement, à terme, d’une vingtaine de nouveaux formateurs. L’ouverture de nouveaux centres de langues est également en réflexion, en Lorraine ou au Luxembourg belge. || J.-M. G.

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Quel impact fiscal suite à l’adoption des normes IFRS par l’Union européenne?, de François Mousel, est paru aux Éditions Larcier. Alors que jusqu’à présent les normes IFRS n’ont été adoptées par l’Union européenne qu’au regard des comptes consolidés, de nombreux éléments laissent penser que ces normes pourraient un jour également s’appliquer dans les comptes statutaires. Cet ouvrage analyse les enjeux de la convergence potentielle des comptes statutaires vers le référentiel IFRS par rapport au lien de connexion existant entre droit comptable et droit fiscal. Prix: 95 euros. www.larcier.com Cols blancs, mains sales, de Noël Pons, du Service central de la Répression de la Corruption à Paris, est paru aux Éditions Odile Jacob. Noël Pons affirme: «Dans le domaine de la fraude, tout est simple! Il est possible d’appliquer aux montages frauduleux la maxime de Napoléon relative à la guerre: c’est un art simple mais tout d’exécution». Prix: 22,90 euros. www.odilejacob.fr Les volumes 2 et 3 de la Lëtzebuergesch Grammaire 1,2,3, de François Schanen et Jacqui Zimmer viennent d’être publiés aux Éditions Schortgen. Alors que le premier volume présentait le groupe verbal, le volume 2 traite du groupe nominal et des autres groupes syntaxiques de la langue luxembourgeoise. Le troisième tome porte sur l’orthographe. Prix: 13,95 euros chaque volume. www.schortgen.lu Traditions en migration, un ouvrage du Centre national de l’Audiovisuel retrace le degré des changements qui ont marqué la célébration de l’Octave, la Fête nationale, Halloween et Noël au Luxembourg au cours des décennies. Quinze photographes, luxembourgeois ou résidants, ont été invités à documenter ces quatre pratiques. Prix: 18 euros. www.cna.lu Hôpital Kirchberg: volume I – Historique, édité par la Fondation François-Elisabeth, constitue le premier volume d’une série de quatre sur la réalisation du Centre hospitalier du Kirchberg. De l’histoire de la Fondation François-Elisabeth à l’ouverture de l’hôpital, le 4 juillet 2003, le livre met en lumière les enjeux et tournants décisifs ayant mené à la création d’un nouvel hôpital. Prix: 45 euros. Les Éditions Schortgen lancent une nouvelle série de livres d’arts intitulée Artworks Collection, présentant la vie et l’œuvre d’artistes parfois tombés dans l’oubli. Le premier ouvrage est consacré au peintre Roger Gerson, Diekirchois, décédé il y a quatre ans, connu pour ses paysages des quatre coins du pays. Prix: 49,50 euros. www.schortgen.lu


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Photo: Andres Lejona

Christian Kmiotek (Associate, Administrator), Jani Thiltges and Claude Waringo (Associates, Producers) of Samsa Films.

SAMSA FILM

Staying Alive Samsa Film celebrates its 20th anniversary with a series of high notes and a positive, albeit careful, outlook for their future and that of the Luxembourg film industry Originally founded by six people, Samsa Film is now run by the remaining three, Claude Waringo, Jani Thiltges and Christian Kmiotek. The trio have survived 20 years peppered with success – creatively and financially – and threatened by near collapses. Their story thus far is intrinsically linked to that of the Luxembourg film industry. The first “blossoming” of the industry here occurred due to “co-productions” with foreign production companies thanks to both financial incentives and logistical synergies, but the movies produced were not always of a very good quality. Many films produced during the 1970s and mid-1980s in Luxembourg have been nicknamed “europudding”, meaning that they were films with English or American actors, Franco-Italian supporting casts, and unidentifiable continental settings. In 1986 Samsa Film appeared on the scene. “We are the professional response to the amateur desire to make films,” says Waringo. “When we started there was no film industry. It had to be invented. Our goal has always been to produce successful films and good films.” Waringo says that their initial two films were produced with “much imagination”. The first in 1987, Reise Das Land (Die), was financed by 40 people who each put up 100,000 Luxembourg francs. The second, Schacko Klak, was produced in 1989 partly through the indirect support of the government. 1989 was a pivotal year for the Luxembourg film industry. It was in this year that the Centre national de l'audiovisuel was created as a department of the Ministry of Culture. The government decided to invest 15 million Luxembourg francs (approximately 372,000 euros) into the production of one film to mark the 150th birthday of Luxembourg’s independence. It was partly due to this money that Schacko Klak, was completed. Around this time, the new “audiovisual investment certificates” appeared, and the six dared to change from a.s.b.l. status to a company, a brave move considering there was not much of a film industry. In 1990 the Film Fund (Fonds national de soutien à la production audiovisuelle) or Fonspa was created.

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The Audiovisual Investment Certificate Programme, administered by Fonspa, proved a prime attraction for filmmakers. Its purpose has always been to support film production in Luxembourg as well as to promote the use of local shooting locations and local crew through international treaties and local productions. Fonspa also hands out discretionary financial support to projects. If at some point Luxembourg had a special appeal for foreign production companies in terms of fiscal advantages, this has been somewhat eroded by other European countries establishing similar fiscal schemes and treaties. Luxembourg is also expensive when compared to eastern Europe, for example. Budget is always a motivating factor in the choice of location.

“Situated at the junction” “Audiovisual production is situated at the junction between the priorities of cultural creation and economic interests.” With these words, Jean-Louis Schiltz announced the latest modifications to the law concerning investment certificates (See news page 32) which extended the scheme until 2015, and redefined the system to allow Luxembourgish production houses to more easily collaborate at a European level while still continuing to receive national aid. Waringo, Thiltges and Kmiotek do what they do because they love it, because they want to produce quality films. Their motivation has always been a desire to make movies, not money. Films need to get made. Producers are driven by this. But bills need to get paid, and they understand this too. Through their associations with such partners as: Les Films de Mai (Paris), LC Productions (Paris), Artemis Production (Brussels) and Fado Filmes (Lisbon), Samsa is present on the European market. Creating co-productions with Brussels and Paris was not so that they could take on a lesser role creatively, or make more money, but so they could make better films. “We will never be able to compete on a low cost level with eastern European countries like Rumania. We exist on a co-operative basis. Most of our partners


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are someone to whom we are ‘capitalistically linked’. It is another genre to work with a foreign partner. We seek out profound partnerships, and want to work with the same people over a period of time,” says Thiltges. Worldwide, the film industry offers little security to players at all levels, but this is especially true in Luxembourg. “There is a market of five or six producers in a small country. Maybe there are one or two productions at one time. There is no structured system of support as exists in other countries like Belgium and Germany,” says Waringo. Currently, there are 30(ish) production houses in Luxembourg and more than 300 professionals employed throughout the film industry. Some associations do exist that offer a level of protection, and there are unemployment benefits for artists and technicians (but strict criteria must be met for qualification and registered independents pay unsupportable social fees), but there is still little regulation of the industry. Film crews are often left “out in the cold” between productions. It seems that the many people who have worked in the Luxembourg film industry have something to say. “The government would be better off spending their money on a professional studio,” says a former crewmember. “The investment scheme just encourages foreign producers to take the money and run afterwards,” says another. “The government offers no real support for industry workers. They offer a scheme designed to be an incentive to use local people, but never bother to enforce it,” says a third. So why work in films? It is a topic that enflames passions. If you ask almost anyone who has worked in the industry they will tell you they would do it again. They love the creativity, the proximity to celebrity, and the excitement of filming. But can the government do enough to keep this industry going? “It’s a real and reasonable support the government gives us,” says Thiltges. “They decided 20 years ago to support the industry. They put lots of money into film. Even when things changed they never stopped this support – not in terms of vision, not in terms of finance.”

Films (productions and co-productions) produced in Luxembourg 1986 – 2006: *Feature Films and Documentaries in total = 164 Short Fiction Films = 67 Documentaries (short) = 37 Since 1998 until 2006, other than 2000, there have been no fewer than 10 feature films (*) produced or-co-produced in Luxembourg, the peak years being 2002 (20) and 2004 (16) (*): A film is considered a feature film if it is longer than 50 minutes. Source: Centre national de l’audiovisuel (CNA) 20 years of Samsa Film: Samsa Film, founded in 1986, and based on its size and the number of its productions, is the premiere independent film producer in Luxembourg: 48 feature films; 40 short films and documentaries. Comme T’y es belle (Lisa Azuelos, Samsa) 2006: Released in France, Belgium, Luxembourg and Switzerland, Comme T’y es belle has also been sold in almost 30 other countries. With over one million one hundred thousand viewers in France and close to ten million euros in box office receipts, this film represents a high water mark for Samsa and thus Luxembourg by implication.

Ripening Talent One measure of the industry’s maturity is its ability to act as an incubator for both creative and technical talent. Brudermord (Tarantula) by Donato Rotunna won the Léopold Argent award at the 58th Locarno Film Festival. Max Jacoby’s Samsa produced Butterflies won the United International Pictures Prize. On 25 August 2006, Starfly a gem of a short film by Luxembourger Beryl Koltz (Samsa), earned its tenth award, the Méliès d' Or at the Espoo Ciné International Film Festival (Finland). These accolades signify the ripening of local talent And like a cherry for the top of their 20th birthday cake, Samsa produced their most successful and favourite film, Comme T’y es belle (Lisa Azuelos) in 2006. The movie is a critical benchmark for Samsa, and thus Luxembourg by implication. But there is no time to rest on laurels. Newton’s Third Law seems to apply to the Luxembourg risky business of film production. For every action, is there an equal and opposite reactionary force? The bankruptcy of the Carousel Picture Company in 2005 cast a pall over the industry. Rotunno’s first feature film, In A Dark Place, although now successfully completed, nearly collapsed due to the withdrawal of investors. With Bye Bye Blackbird, a story about a trapeze act starring Charlie Chaplin’s grandson, Samsa had to do a tight rope act of their own when the star suffered an accident during filming that not only threatened production but made Samsa’s continued existence look shaky for a while for. Every film is a risky proposition, or threatens at some crucial point to collapse financially. So, on the eve of their anniversary, how does the Samsa team feel? “2006 is almost over. For us it was a bit slow regarding shootings but also a year to pick up the rewards of the previous year, says Kmiotek 2007 looks good. We eagerly await the projected changes in the law as they should give the Luxembourg co-producer more muscle in co-productions.” “We wanted to produce and we are bigger and more credible today then 20 years ago;” says Waringo. “The most successful thing you can say about us is that we are still alive and kicking after 20 years, ” says Thiltges. || Mary Carey

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Photo: Étienne Delorme

L’entreprise de mauvaise foi risque de payer très cher son logiciel pirate.

RÉPRESSION

À l’abordage des pirates du logiciel Le Luxembourg est aussi contrôlé: la Business Software Alliance veille et les vendeurs ou utilisateurs de logiciels sans licence trinquent. Partout dans le monde, trois lettres font trembler ceux qui alimentent leur ordinateur en denrées frelatées: BSA. Business Software Alliance est le porte-parole de l'industrie mondiale du matériel informatique, du logiciel et de l'Internet auprès des autorités publiques et des consommateurs sur le marché international. La BSA, fondée en 1988, représente essentiellement les éditeurs de logiciels et de systèmes d’exploitation. Et cette armada affrétée par les rois du binaire chasse, aborde et punit les pirates, ceux qui vendent ou utilisent des softwares sans en avoir acquis toutes les licences voulues… Jusqu’il y a peu, le Luxembourg échappait aux contrôles, BSA étant censée veiller depuis son ancrage belge. La puissante association n’avait en effet pas de relais juridique au Grand-Duché… Depuis janvier dernier, la structure s’est complétée. Corollaire quasi instantané, les contrôles inopinés se sont mis à pleuvoir. «Chez les particuliers, le respect de la licence est très répandu. On a un PC, les logiciels qui vont avec, et autant de licences que de softwares», observe Germain Delagardelle, partner account manager chez Microsoft Luxembourg, en charge de la relation avec les constructeurs locaux et les partenaires vendeurs. «En revanche, dans nombre d’entreprises installées au Luxembourg, il semble que l’on utilise, consciemment ou non, des logiciels considérés comme des pirates». Ces derniers mois, une volée de sociétés a, de fait, reçu la visite des «enquêteurs» commandités par la BSA. Comment cela se passe-t-il? L’avocat de BSA lance une procédure au nom de ses mandataires, qui peuvent être, par exemple, plusieurs éditeurs ciblant un même client sur lequel ils ont un doute. Sur place, un huissier de justice encadre la visite, menée par un expert en informatique, désigné par le juge des saisies. Après, tout dépend de ce qui est trouvé dans les machines… Un arrangement à l’amiable est systématiquement proposé à l’utilisateur illégal. Une forme de pacte: on se met en règle et ça ne va pas plus loin.

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Si la mauvaise foi prend le dessus et que l’arrangement est refusé, alors qu’il y a fraude manifeste, la procédure suit son cours. Et cela peut faire mal. Le «fautif» doit déjà régler toutes les licences «omises», puis, le cas échéant, payer des amendes et intérêts, de l’ordre de 150% du coût de base de la licence. Cela met le software illégal que l’on pensait gratuit à 2,5 fois son prix normal…

Prévenir les additions salées Les exemples circulent. Comme l’histoire de cette PME de quatre personnes qui, prise la main dans le sac de softs piratés, a finalement dû s’acquitter de 100.000 euros d’amende, avec en prime la publication d’une annonce dans la presse, une forme d’aveu public à l’effet contrepublicitaire garanti. Une autre anecdote? Un bureau d’architectes, dont le personnel avait manifestement abusé du téléchargement de logiciels, à l’insu du patron. «On voit et on entend de tout, confirme Germain Delagardelle. Ici, chez Microsoft, nous suivons ce qui se passe. Nous sommes parfois lésés, parfois pas. Il y a de la place pour l’appréciation et, surtout, pour la prévention». Bon à savoir, en effet. Microsoft, comme d’autres acteurs du secteur, est disposé à conseiller en amont. «Il y a des vendeurs de matériel qui équipent les PC de logiciels pirates, qu’ils font payer parfois plus cher que le prix du marché! Il y a aussi, à l’inverse, des réparateurs qui refusent d’intervenir sur la machine sitôt qu’ils ont constaté qu’elle contenait des copies pirates. Nous pouvons aider à faire en sorte que tout soit légal». Au fait, comment surviennent les contrôles? Espions informatiques? Astuces techniques des constructeurs? Dénonciations? «Là aussi, on entend de tout. Souvent, chez Microsoft, nous nous contentons de sourire à toutes ces hypothèses». Le mystère des sources de la BSA restera donc entier. À la mesure du risque que courent les pirates. || Alain Ducat


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H E U R E S D ’O U V E R T U R E

“ E P O S” E U R O Z O N E P U B L I C OFFERING OF SECURITIES

Fidéliser le client

Passport to financial integration

Plus d’un quart des consommateurs réclame une prolongation systématique des heures d’ouverture des magasins le samedi soir. L’institut de sondage TNS Ilres a réalisé pendant les mois de juin et juillet 2006 un nouveau sondage auprès d’un échantillon représentatif de 1.000 consommateurs âgés de 15 ans et plus, afin de recueillir leur avis sur les heures d’ouverture des magasins le samedi soir. 27% d’entre eux, contre 24% en 2004, plébiscitent une ouverture tardive. Ils sont 40% à posséder un bagage universitaire et 36% à occuper un poste de cadre supérieur. Ces besoins se font surtout sentir auprès des consommateurs de formation post-secondaire, de nationalité non luxembourgeoise et appartenant à la tranche d’âge des 15-34 ans. Les syndicats LCGB et OGB-L, et la Confédération luxembourgeoise du Commerce, ont signé, en mai dernier, un accord-cadre prévoyant la prolongation des heures d’ouverture en 2006, le mardi 31 octobre 2006 et les samedis 9, 16, 23 et 30 décembre 2006, jusqu’à 20h, autorisé par le ministre des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement, Fernand Boden. || F. R.

In June the EIB launched the first ever “EPOS”, through voluntary use of the Prospectus Directive to “passport” transactions throughout the Eurozone. A notable landmark for European financial integration occurred in June when the European Investment Bank (EIB) launched the first ever “EPOS” (European Public Offering of Securities). The Euro 1 billion issue was distributed using the “passporting” mechanism foreseen in the EU Prospectus Directive and represents a new way to offer EIB bonds on a large scale and with uniform features to the investors of the EU, both institutional and retail. Aldo M. Romani (Managerial Advisor, Deputy Head of Funding-Euro) at the EIB said, “For the inaugural issue, the EIB has followed market recommendations that indicated widespread investor interest in a bond offering protection against inflation at this point. The EIB then opted for a domestic public offering in each of the twelve countries of the Eurozone. In addition to addressing inflation concerns, it has been possible to link the coupon payments to an index (Eurozone HICP) that provides a common denominator in the member states of the whole European Monetary Union, maximising the potential for distribution.” || M. C.

Profils de la population les hommes les 15-34 ans la population portugaise les autres non luxembourgeois les habitants de la Ville de Luxembourg les étudiants les ménages avec enfants < 12 ans

% en 2003 25 32 27 35 29 47 24

% en 2006 30 37 31 32 35 54 36

Source: TNS Ilres

Pourcentage des consommateurs en faveur d’une ouverture tardive des magasins.

M E D I AT I O N

Une vision d’avance

Photo: Julien Becker

Il y a 15 ans, l’agence a défriché le terrain du marketing relationnel.

Netty Thines, administratrice déléguée et Ingrid Wirtz, sous-directrice de l’agence Mediation. 68

Un fichier d’adresse VIP, créé «afin de pouvoir proposer à nos clients une base de données de contacts privilégiés et ciblés»: voilà comment Netty Thines évoque les premiers pas de l’agence Mediation, dont elle est administratrice déléguée et cofondatrice. C’était il y a tout juste quinze ans, à une époque où le marketing relationnel n’en était qu’à ses balbutiements. C’est pourtant sur ce créneau que l’agence va bâtir sa réputation en matière de direct marketing, d’événementiel et de field marketing, en partant du principe que «l’émotion a pris une place prépondérante dans les mentalités de consommation de produits ou de services». D’où la nécessité de contacts personnalisés et de mises en scènes originales pour marquer les esprits. «Notre profession est un métier difficile et pas toujours très évident à cerner, car nous ne proposons pas des produits faciles à toucher, mesurer ou tester», note Mme Thines. Forte, aujourd’hui, de six collaborateurs et affichant plus d’un millier de références tous azimuts, Mediation ne manque pas de projets, avec le développement du marketing social, autour de notions comme le développement durable, la citoyenneté, la solidarité (pour «redonner du sens au business», indique Mme Thines), ou bien encore la commercialisation du «Cyclob», un support de communication portatif et interactif. || J.-M. G.


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Proportion des distributeurs de billets sécurisés selon la norme EMV (chiffres présentés en mai 2006) 100 90 80

Seuls dix pays disposent d’une majorité d’automates bancaires compatibles avec le standard EuropayMastercardVisa (EMV). Au Luxembourg, la totalité des machines accessibles au public dispose d’un haut niveau de sécurité.

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Source: Retail Banking Research Ltd

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SÉCURITÉ BANCAIRE

Pièges à souris Le Luxembourg fait office de bon élève en Europe pour la sécurité de ses automates bancaires. «Une souris verte, qui courait dans l’herbe…» Vous fredonnez? Les malfrats également! Cet été, un procédé baptisé du nom de cette comptine a fait parler de lui en France. Des individus ont déjoué le système de sécurité de certains distributeurs bancaires, qui consiste à imprégner d’encre les billets contenus dans l’appareil lorsque celui-ci est arraché. Comment? En trempant les billets maculés, pour les laver, dans de l’huile puis dans de l’eau… comme dans la chanson. Avec une pointe de technicité en plus, bien sûr! Ce procédé ne devrait toutefois pas menacer le Luxembourg, où sont installés environ 380 automates bancaires (ATM). Gilbert Gazon, le directeur de Diebold Luxembourg – le fournisseur des ATM et des logiciels automates et serveurs – n’est pas inquiété par ce phénomène. Il est serein. «Tout dépend de la qualité des encres utilisées! Celle que nous employons est certifiée et elle contient un traceur ADN pour connaître la provenance des billets», explique-t-il. D’ailleurs, aucun arrachage d’ATM n’a plus eu lieu dans le pays depuis longtemps. Et M. Gazon d’ajouter, confiant: «Le réseau des distributeurs de billets au Luxembourg fait figure de référence en matière de sécurité. L’ensemble des acteurs impliqués – experts et ingénieurs en sécurité, industriels et banques – a su faire les bons choix, au bon moment». Ainsi, l’arrivée de la carte à puce s’est faite avec l’adoption du standard EMV (EuropayMastercardVisa), défini par les principaux organismes à l’origine des cartes bancaires, et portant sur les cartes, le matériel mais aussi le contenu sécuritaire des transactions. «Le passage à la carte à puce accroît la sécurité pour les porteurs, les commerçants et les banques», indique M. Gazon. Pour autant, les pistes magnétiques au dos des cartes – leur maillon faible – n’ont pas disparu, car elles demeurent nécessaires dans de nombreux pays… «Cela pose certains problèmes de sécurité, notamment dans la fraude via la technique du skimming», constate-t-il. Cette fraude consiste à copier la piste magnétique d’une carte grâce à un appareil quasiment invisible, installé sur le lecteur des automates. Le code confi-

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dentiel est, lui, capté à l’aide d’une caméra miniature. Les données ainsi volées sont copiées sur de fausses cartes, qui circuleraient par milliers en Europe. «Pour éviter cela, tous les ATM au Luxembourg sont désormais équipés de fonctions anti-skimming. L’une d’elles, appelée ‘jitter’, consiste à faire entrer et sortir la carte dans le lecteur de manière saccadée, pour empêcher un éventuel copieur de faire correctement son ‘travail’, prévient M. Gazon. Une deuxième technique est celle du brouillage, par l’adjonction d’un dispositif émettant des ondes qui empêchent la lecture du skimmer». Ces barrières de protection coûtent évidemment très cher aux banques, qui restent discrètes sur les montants investis. Pour Lysiane Back, chef du service Electronic Banking and Business à la BCEE, cette «politique volontariste» aurait permis au Luxembourg d’être «moins touché par les fraudes que d’autres pays». Mais pas question pour elles de se reposer sur leurs lauriers! Prochaine étape dans la course à la sécurité? Le recours aux techniques biométriques. «Ces nouveaux procédés (empreinte digitale, reconnaissance d’iris) pourraient apporter un plus. Ils se trouvent au stade d’étude avancée, mais ne sont pas encore opérationnels à grande échelle, indique Serge Schimoff, responsable de l'équipe Monétique et Support Réseau chez Dexia-BIL. Lorsque les systèmes internationaux auxquels les banques adhèrent adopteront ces procédés, les banques luxembourgeoises ne tarderont pas à suivre afin d’atteindre le ‘state of the art’». Quoi qu’il en soit, les banques nationales sont déjà prêtes – techniquement – pour la mise en place du SEPA (Single Euro Payments Area), permettant aux clients d’effectuer des paiements dans toute la zone euro avec le même degré de facilité, de coût et de sécurité qu’au niveau national. «En ayant accompli la migration vers EMV parmi les premières, elles peuvent envisager l’avènement du SEPA en toute sérénité. Les préparatifs en la matière ont débuté il y a un an et demi et les banques sont particulièrement confiantes d’être prêtes lors du début de la période de migration, en 2008», assure Lysiane Back. || Frédérique Moser


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Photo: Éric Chenal (Blitz)

Né en 1926 à Wiltz, Guy de Muyser est marié, a trois enfants et sept petits-enfants. Enrôlé de force de 1944, il a déserté en mars 1945. Il a fait ses études secondaires à Luxembourg, puis des études de droit, commerce et relations internationales en France, aux USA et en GrandeBretagne.

U N E C A R R I È R E E N C I N Q D AT E S

Le parcours de Guy de Muyser 1951: Première étape J’ai d’abord été avocat, cette année-là, puis avocat avoué. 1956: Nomination au Ministère des Affaires étrangères J’ai eu de la chance d’être d’emblée associé aux niveaux souvent les plus élevés des négociations pour la création des Communautés européennes et du Benelux. Depuis 1965, président du fond d’urbanisation de Kirchberg et chargé des problèmes liés à l’installation des institutions européennes à Luxembourg.

d’expositions et de conférences publiques ou privées. En 1986, Ambassadeur en Belgique et Représentant permanent auprès de l’OTAN. 1991: Retraite (relative)… …puisque mon agenda reste rempli et que je suis occupé à plein temps par des missions bénévoles ou rémunérées – publiques ou privées – dans le domaine culturel (en premier lieu la présidence du très actif Centre Culturel de Rencontre – Abbaye de Neumünster), l’enseignement universitaire, la santé publique et le travail social, la consultation et les activités associatives.

1969: Secrétaire-chef de cabinet du Grand Duc J’ai été nommé en 1970 Maréchal de la Cour. Mes douze années au Palais comptent parmi les plus passionnantes d’une carrière riche en affectations captivantes. Durant cette période, j’ai été pendant respectivement cinq et sept ans Commissaire aux comptes de l’Arbed et Administrateur de la Banque Générale du Luxembourg. 1981: Ambassadeur à Moscou Accrédité également en Finlande, Pologne et Mongolie. C’est à Moscou que j’ai rassemblé ma collection d’œuvres d’art ‘subversives ou nonconformistes’ que plus de 30.000 personnes ont pu voir en Europe et aux USA au cours

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CPOS

Réorganisation de l’orientation scolaire Les SPOS des établissements scolaires tombent sous l’autorité fonctionnelle de la direction du CPOS. Le projet de loi réglant les relations entre le CPOS, Centre de psychologie et d’orientation scolaires, et les SPOS, Services psychologiques et d’orientation scolaires, a été voté fin juin. Cette loi confie comme mission essentielle au CPOS de coordonner et d’évaluer le travail des SPOS implantés dans les lycées, mais aussi de coordonner les missions des organismes externes. «Jusqu'à présent, le centre faisait plutôt de la gestion du personnel psychosocio-éducatif et était un centre d’orientation pour les élèves qui cherchaient leur place dans le système scolaire», précise Fari Khabirpour, l’un des deux directeurs. Le centre a encore comme nouvelle mission de développer et d’organiser un centre de consultation qui servira non seulement à orienter les jeunes, mais aussi à offrir une aide psychologique à ceux qui éprouvent des troubles. Par ailleurs, un service de médiation doit être mis en place afin d’anticiper les actions en justice que pourraient intenter les élèves ou leurs parents contre les autorités scolaires. || F. R.

AUTOMOBILE CLUB

Services étendus Les membres de l’ACL voient leur adhésion valorisée. L’ACL offre, depuis début septembre, une nouvelle carte en plastique au format carte bancaire – qui ne change pas grand-chose pour les membres, si ce n’est qu’elle remplace le carnet d’assistance (livret jaune) quelque peu encombrant. Par ailleurs, les frontaliers bénéficient désormais des mêmes services que les résidents et peuvent dès lors être dépannés en dehors du Grand-Duché. L’asbl, qui compte 150.000 membres, travaille sur le projet d’une carte bancaire, American Express, qui serait proposée à ses membres et leur accorderait des avantages supplémentaires. Le projet aurait dû aboutir avant la fin de l’année mais ne devrait voir le jour qu’au printemps prochain. D’ici là, un accord de partenariat entre l’ACL et American Express devra être conclu. || F. R.

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EN BREF

Dans le rétroviseur 4 Dans le cadre d’un projet de lutte contre le Sida mené en coopération avec l’ONG sénégalaise ENDA SANTÉ, la CROIX-ROUGE LUXEMBOURGEOISE a été récompensée par le 1er «Red Ribbon Award» décerné par ONU Sida et le Programme des Nations unies pour le développement. (18/08) Pour les six premiers mois de l’année, le groupe d’assurances FOYER a enregistré un bénéfice, hors plus-value immobilière, de 36,8 millions d’euros (+26,3%). Le recul des revenus financiers (-6,3%) a été compensé par une sinistralité favorable en Non Vie (résultat en hausse de 30,7%) et un résultat Vie en progression de 37,7%, en dépit d’une baisse des primes perçues. (25/08) Nouvelle forme et nouvelle typographie: la BRASSERIE BOFFERDING a offert un lifting à son logo, le premier depuis 1998. (25/08) MANPOWER entame son grand chantier d’harmonisation de son image au Luxembourg. Première étape: le déménagement de son agence de Diekirch dans des locaux plus spacieux et plus modernes. (28/08) Dans le cadre de son grand programme «Building a New Airline», LUXAIR a lancé un concours auprès d’un certain nombre d’agences de communication du pays, en vue de travailler sur un nouveau branding… Résultat attendu pour le printemps 2007. (28/08) RTL GROUP a enregistré, au premier semestre 2006, une hausse de son chiffre d’affaires de 19% à 2,85 milliards d’euros. 60% de ces revenus proviennent de la publicité (contre 63% un an plus tôt), mais à l’exception de la GrandeBretagne, Gerhard Zeiler constate que les conditions de marché se sont améliorées. (30/08) Selon la BANQUE CENTRALE DU LUXEMBOURG, l’indicateur de confiance des consommateurs a connu un léger mieux en août, passant de -3, fin juillet, à -1 un mois plus tard, soit le même niveau que fin juin. (30/08) Le pionnier du privatbancassurance, LOMBARD INTERNATIONAL ASSURANCE, ouvre une succursale à Zurich. Le groupe, qui gère près de neuf milliards d’euros d’actifs et a collecté plus de 1,9 milliard de primes en 2005, est la première institution à bénéficier de la nouvelle loi fédérale sur la surveillance des assurances (LSA), entrée en vigueur début 2006. Prochaine étape: Genève. (01/09) Depuis le 1er septembre, les préfixes des numéros de téléphone mobiles au Luxembourg ont changé, le 0 étant remplacé par le 6. Adieu, donc, 021, 061 et 091 et bonjour 621, 661 et 691. Les «anciens» numéros resteront encore valables jusqu’au 1er mars 2007. Coût estimé pour chacun des trois opérateurs mobiles: 250.000 euros… (01/09)


Out of the Box 2006 When information comes together, you can take your business to the next level.

October 17, 2006 Novotel â&#x20AC;&#x201C; Luxembourg Do you want to know what your information really has in store? Then donâ&#x20AC;&#x2122;t miss Out of the Box Luxembourg, the information management event of the year. On October 17, we offer you a varied program with more information, insights, solutions, and services than ever before. Keynote speakers, customers, partners and EMC staff tell you their story and bear witness to result oriented solutions for a range of information management needs. Register now and get to the core of your information!

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Premier Partners

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R E S S O U R C E S H U M A I N E S -S O N D A G E

«Nous traversons une période d’instabilité» S O N D A G E M O N S T E R . L U / PA P E R J A M

Quelle est votre principale source de satisfaction dans votre travail? 24% L’autonomie dont je dispose

35%

18%

Le salaire

L’ambiance générale de travail

Total: 289 Votes Sondage réalisé du 1er au 15 juillet sur les sites www.monster.lu et www.paperjam.lu.

15% La souplesse des horaires de travail

Prochains sondages: Jusqu’au 27 septembre: Sur quelle base aimeriezvous que votre salaire évolue? Du 27 septembre au 11 octobre: Qui jugez-vous le plus loyal dans votre cadre professionnel? Du 11 au 25 octobre: Pour vous, le travail à domicile, c’est…

8%

Albane Millot Royer, directrice des Ressources Humaines et de la Communication chez Natexis Private Banking Luxembourg

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Photo: Julien Becker

Les perspectives de carrière Albane Millot Royer, directrice des Ressources Humaines et de la Communication chez Natexis Private Banking Luxembourg est catégorique: «Mesurer et comprendre les sources de satisfaction des collaborateurs dans leur travail est un des défis les plus importants de la fonction RH». L’enjeu est clair: prévenir, voire éviter, tous les coûts – directs et indirects – d’un turnover important et permettre à l’entreprise de remplir son rôle social en participant au développement de ses collaborateurs. Sans compter qu’un employé qui ne serait pas satisfait dans son environnement de travail constitue, au fil du temps, une source importante de non-rentabilité et de charges complémentaires pour l’entreprise (recrudescence de l’absentéisme, accroissement de la longueur des pauses cigarettes et cafétéria…). «Toute la littérature RH de ces dernières années tend à démontrer que ce qui motive le salarié – être humain avant tout – c’est le haut de la pyramide de Maslow, c’est le besoin spirituel de développement, la volonté de se rendre acteur de sa vie professionnelle, l’appropriation de son projet de croissance personnelle et la reconnaissance de sa valeur par son environnement professionnel», résume Mme Millot Royer. Sauf que la réalité du terrain est un peu plus complexe, la crise ayant modifié bon nombre de comportements. «Le bas de cette même pyramide de Maslow a ramené certains besoins fondamentaux

au premier rang des préoccupations à satisfaire dans son travail», constate-t-elle. Ceci est renforcé par le résultat du sondage de ce mois. Ainsi, ce n’est plus l’appropriation de sa carrière ou ses perspectives qui prédominent, mais plus matériellement le salaire. «C’est moins dans la durée, l’expérience qu’on recherche la gratification, c’est dans l’immédiat, dans le court terme», note Albane Millot Royer, qui constate que l’entreprise, à elle seule, n’est plus l’idéal, le rêve qui nous emmène vers le succès commun, la notoriété d’un nom. Du reste, le constat est là: «Depuis 2004, peut-être, nous, DRH au Luxembourg, vivons au quotidien des demandes plus pressantes d’être plus et mieux rémunéré, des exigences claires de mieux vivre pour soi. J’ai le sentiment personnel que nous traversons, entreprises et salariés, une période d’instabilité générée par cette forme de peur de l’avenir, par des enjeux économiques qui semblent souvent laisser peu de place aux êtres humains». Pas question, cependant, de croire que réduire la satisfaction et la motivation des salariés au seul besoin financier, presque mercenaire, représente l’unique voie de construction d’une entreprise socialement responsable et humainement engagée. «Au sein des entreprises, nous réfléchissons à des voies d’enrichissement mutuel, de prise en compte d’autres dimensions humaines, pour essayer d’être les vecteurs de solutions de satisfaction… qui restent humblement à inventer». || Propos recueillis par J.-M. G.


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EUROPEAN MONTH OF PHOTOGRAPHY

CORUS RAIL FRANCE

Mutations

La Moselle sur les rails

In October and November photography exhibitions will be hosted in various venues all over Luxembourg in conjunction with six other European cities.

D’ici fin septembre, l’usine d’Hayange aura fabriqué les 300 kilomètres de rails de la future ligne du TGV-Est européen. L’usine Corus d’Hayange arrive au bout de son cahier des charges pour Réseau Ferré de France. D’ici fin septembre, l’unique fournisseur de rails de TGV en France (450.000 tonnes livrées depuis la mise en service de la ligne Paris-Lyon en 1981), aura posé ses derniers rails pour la ligne du TGV-Est européen, soit 40 km vers Baudrecourt et 40 km vers Vaires-surMarne; complétant les 220 km de voies déjà réalisés depuis octobre 2004. Un projet important, puisqu’il aura largement contribué aux 295.000 tonnes de rails produites par l’entreprise en 2005, mais pas unique. «De grands projets ferroviaires verront le jour d’ici 2012: la tranche Est Rhin-Rhône, le contournement de Lyon et de Nîmes, la poursuite du TGV-Atlantique…», assure Gérard Glas, PDG de Corus Rail France. Rattachée au groupe anglais Corus depuis 1999, lui-même détenu par des fonds de pension américains et européens, l’usine mosellane d’Hayange importe ses pains d’acier, les blooms, de Scunthorpe, l’aciérie britannique du groupe, à raison de six trains par semaine. La fabrication d’un rail dure ensuite, en moyenne sept heures. Chargés directement sur les wagons, les rails arrivent le lendemain matin dans les ateliers RFF de Saulon, près de Dijon, où ils sont soudés pour former un seul rail de 400 mètres. De là, ils rejoignent les plates-formes de la ligne de TGV-Est via les trois bases de travaux: Ocquerre en Seine-etMarne, Vadenay/Saint-Hilare-au-Temple dans la Marne et Pagny-surMoselle en Meurthe-et-Moselle. On compte en tout trois jours entre la sortie des rails de l’usine d’Hayange et la pose in situ. «Nous proposons 75 à 80 profils de rail», précise Bernard Dorchy, directeur de l’usine Corus d’Hayange rappelant que le «rail n’est pas un produit standard. On estime la durée de vie d’un rail de TGV à 25 ans dans la mesure où sa charge à l’essieu atteint seulement seize tonnes, contrairement à des pays comme la Mauritanie ou à l’Amérique du Nord où les charges à l’essieu frisent les 35 tonnes pour le transport du fret ou de pondéreux». Si 170 pays utilisent aujourd’hui des voies ferrées dans le monde, ils sont en revanche, seulement 25 producteurs mondiaux de rails dont huit en Europe. || G. C.

Photo: Andres Lejona

Paul di Felice and Pierre Stiwer of Café Crème

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EMBAUCHES DANS LE SECTEUR FINANCIER

Comme en 1998 Dans la continuité de 2003 et 2004, l’année 2005 a été marquée par une progression du nombre d’embauches dans le secteur financier, qui rejoint le niveau observé en 1998, selon les données publiées par l'Association pour la Santé au Travail du Secteur Financier (ASTF). L’évolution au cours de l’année est également comparable: stabilité durant les premiers mois, pic en septembre et légère baisse pour les derniers mois.

Embauches dans le secteur financier 8.000

7.148 7.000

5.000

5.778

5.699

6.000

4.940

4.881

4.000

3.302 2.768

3.000

2.101

2.000

Source: ASTF

Thanks largely to the hard-working duo of Café Crème, Paul di Felice and Pierre Stiwer, and in partnership with Paris, Berlin, Vienna, Bratislava, Moscow and Rome, Luxembourg will host its first European Month of Photography in October and November 2006. An independent festival is held in every city with about 70 exhibitions per city. Luxembourg is the smallest with eleven. “We put our efforts together into one main exhibition which is Mutation 1,” says di Felice. The event includes the publication of two exhibition catalogues coordinated by Luxembourg, a European catalogue published in Rome and a catalogue published for Luxembourg. The pair possess that often-touted Luxembourg advantage – they are plurilingual – and so make good central coordinators. The larger cities have four people working on the European Month of Photography full time. “We coordinate the catalogue, and do this as a sideline as we are teachers,” says Stiwer, who teaches French literature while Paul di Felice teaches art. The two are amateurs of photography in the true sense – their dedication is proof that they love the art form. They published a high gloss photography magazine from 1984 to 1996 but since 1995 have concentrated mainly on organising exhibitions and publishing catalogues or books on contemporary photography. In Luxembourg the event gets about 300,000 euros from the city and the Ministry of Culture. Alcatel is the main corporate sponsor throughout Europe, offering the Alcatel Prize, which will be awarded on 31 October 2006 at the Maison Européenne de la Photographie, Paris. www.cafecreme-art.lu || M. C.

1.000 0

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2006


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INTERNET

Les dernières nouveautés É T U D E S É C O N O M I Q U E S D E L’O C D E

Assurer la viabilité des finances publiques

Photo: Luc Deflorenne

Le pays ne manque pas de défis à relever...

Les experts de l’OCDE étaient au Luxembourg début juillet afin de présenter leurs réflexions et recommandations sur la situation économique et les politiques du Luxembourg. Si le pays peut se réjouir de disposer d’un revenu national brut le plus élevé des pays de l’OCDE, d’une croissance de l’ordre de 4%, ainsi que d’une forte progression de l’emploi (+2,9% en 2004), Val Koromzay, le directeur du département des affaires économiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économique, relève quatre observations: «Il me semble que le Luxembourg entre dans une phase de transition, une phase de ralentissement. Une approche prudente vers l’avenir devra tenir compte du ralentissement futur. Il s’agira de dégager la meilleure façon d’utiliser les ressources encore disponibles». Et ce dernier de considérer que le capital humain est l’atout principal pour assurer l’avenir. Quant à la soutenabilité des finances publiques à long terme, «il est apparu un déficit ces dernières années – 1,9% en 2005 –, et il faut mettre en œuvre des mesures ponctuelles, poursuit-il. Enfin, s’il y avait un seul indicateur clignotant qui devrait pousser le Luxembourg à la réflexion, ce serait le paradoxe entre une croissance de l’emploi qui est la plus forte des pays de l’OCDE et un taux de chômage qui augmente de façon tendancielle», même si, ces derniers mois, la tendance était plutôt à la baisse ou du moins à la stagnation. Une des réponses au problème du chômage serait, estiment les experts, outre d’améliorer le fonctionnement de l’Adem, de diminuer les indemnités de chômage et le RMG. || F. R.

À l’initiative des Chambres de Commerce et d'Industrie de Namur, du Luxembourg belge, de Meurthe-et-Moselle (F) et du Grand-Duché de Luxembourg, la première bourse transfrontalière d’entreprises a été lancée. Rendez-vous sur www.bourse-entreprises.org. Le site de la Caisse de maladie des employés privés (www.cmep.lu) fait peau neuve, afin de mieux répondre aux attentes du public, notamment frontalier (soit 30% des affiliés). Une foire aux questions thématique a été ajoutée et un nouveau système d’échanges par mail a été instauré. Toujours dans le domaine public, la Commission nationale pour la protection des données a mis son site (www.cnpd.lu) à jour, avec désormais la mise à disposition de certaines rubriques en langues anglaise et portugaise. Auteur du livre Vu… pas pris (voir paperJam juillet-août 2006, page 85), Jérôme Turquey a, dans la foulée, créé un blog de veille éthique des places financières européennes: http://ethiquedesplaces.blogspirit.com À signaler, pour les amoureux de littérature de langue anglaise, la création du site du Creative Writing Club, Luxembourg (www.creativewriting club.com), membre du réseau international des auteurs anglophones. Au sommaire: biographies, bulletins d’informations, projets de collaboration et achats possibles des publications. Quant aux férus d’énergie solaire, ils trouveront sur www.solarinfo.lu, à l’initiative du CRP Henri Tudor, toutes les informations complètes et détaillées sur l’utilisation de cette énergie au Luxembourg. Pour finir, quelques nouveautés du côté des agences: Mum a relooké le site de la SNCI (www.snci.lu), rendu plus dynamique l'implémentation d'un système de gestion de contenu et celui des Établissements Rossi, maison de négoce en vins et boissons (www.rossi.lu). Chez Dotcom Luxembourg, la nouveauté vient de www.textoo.eu, la plate-forme d’envoi de SMS via Internet. Nouveau nom, nouveau look et des tarifs revus à la baisse (12 centimes par SMS) pour des envois au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne et en France. Chez cmi creative communication, on s’est coupé les cheveux en quatre pour réaliser le nouveau site du coiffeur ambassadeur de L’Oréal, Laurent Decreton (www.laurentdecreton.com). Pour finir, rappelons que l’édition 2006 de l’Internet Business Trophy, organisé par l’APSI, a couronné le site bpm-lux.com, développé par Digital Studio. L’ergonomie de ce site trilingue et la technologie qui le sous-tend ont fait la différence devant sept autres sites nommés.

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SWIFTNET PHASE 2

Fins prêts? Au 1er janvier 2007, le projet Swiftnet Phase 2 entrera en mode production. L’heure de vérité pour les 153 clients et utilisateurs luxembourgeois de Swift. Herbert Muck: «Nos clients abordent la Phase 2 de manière sereine».

matériel software et hardware à effectuer. «Beaucoup de clients ont déjà effectué cette démarche de remplacement et d’installation technologiques», renchérit Herbert Muck. Il est vrai que l'information relative aux différentes étapes du projet a été largement diffusée, au travers, notamment, de grands roadshows tels que ceux organisées en mai et juin derniers.

Photo: Luc Deflorenne

Migration en douceur

«Les deux tiers de nos clients sont prêts», assure Herbert Muck, Swift certified expert chez SkillTeam. La filiale d’IBM est spécialisée dans les services et solutions informatiques dédiés aux secteurs financier et des assurances. À ce titre, elle assiste une trentaine de ses clients de la Place dans ce projet de longue durée. Initié en effet en 2001, il entrera dans sa deuxième et dernière phase en 2007. Swiftnet Phase 2, c’est, d’une part, la migration du service de messagerie interbancaire vers un portail plus sécurisé basé sur la technologie ICP (Infrastructure à Clés publiques). C’est, d’autre part, la mise en place d’une application de gestion relationnelle (RMA) qui instaure une communication entre utilisateurs beaucoup plus standardisée, plus sécurisée et plus simple à gérer. Les effets bénéfiques ainsi attendus sont triples: simplification opérationnelle des procédures liées à la sécurité (avec notamment la suppression de l’échange de clés codées); plus grande flexibilité accordée aux correspondants, dans la gestion de leurs échanges Swift; amélioration de la sécurité Swift, avec une technologie

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qui offre les meilleures garanties de confidentialité, d’authentification, d’intégrité et de nonrépudiation dans les échanges et transactions électroniques. 2006 constitue, ici, la véritable année de préparation. «Nous sommes dans la phase de design durant laquelle chaque institution identifie la solution technique qui correspond le mieux à ses besoins», confirme Michel Harlange, responsable du groupe de travail Infrastructure auprès de l’Association luxembourgeoise des Membres et Utilisateurs de Swift, l’ALMUS, qui réunit 125 entités de la Place. Durant cette période, les utilisateurs devront opérer leur raccordement au réseau Swiftnet, mais aussi en finaliser tous les aspects, tant technologiques – mise en conformité des systèmes d’exploitation avec les dernières versions du logiciel SwiftAlliance Gateway ou SwiftAlliance Starter, éventuelles configurations des certificats électroniques –, budgétaires – planification des coûts liés au renouvellement du matériel et à l’installation des nouvelles fonctionnalités –, que logistiques – commandes de

Pour beaucoup, donc, la mise à niveau des infrastructures et l’utilisation des nouveaux mécanismes de sécurité devraient commencer, comme prévu en janvier 2007, et se dérouler jusqu’au 30 juin de cette même année. Durant cette période, l’ancien système de sécurisation des échanges (SLS) et le nouveau (ICP) cohabiteront. Tandis que les relations bilatérales qui existeraient déjà entre utilisateurs basculeront automatiquement en mode RMA. 2008 verra, enfin, la mise en application complète et définitive des nouvelles fonctionnalités RMA. Au regard des nombreux projets pharaoniques qui occupent la communauté bancaire et financière internationale, Swiftnet compte parmi les plus discrets et les moins controversés. Son achèvement semble même se faire dans les temps et en douceur. Quatre raisons expliquent cela. Tout d’abord, ces changements instaurés par Swift répondaient initialement aux attentes des banques, quant à une sécurité des échanges renforcée et une utilisation simplifiée de la messagerie interbancaire. Ensuite, la société de La Hulpe annonçait, en juin dernier, la fourniture gratuite à ses membres du hardware requis; une économie que le groupe Dexia estime à quelque 100.000 euros. De plus, toute institution qui ne sera pas prête en 2008 se verra infliger des pénalités financières. Enfin, la migration vers le réseau Swiftnet, qui caractérisait la Phase 1, était beaucoup plus compliquée à réaliser. Et les délais furent néanmoins respectés. «Je ne doute pas que l’expérience de cette migration vers Swiftnet permettra à Swift de mener à bien cette Phase 2 sans problème majeur», assure Michel Harlange. || Marc Alison


22/08/06

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Brown Brothers Harriman (Luxembourg) S.C.A. 2-8, Av. Charles de Gaulle L-2014 Luxembourg Tel. 47 40 66 1 BBHluxembourgrecruiting.com

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IT & TÉLÉCOM

Technologies NAVIGATION 

ÉCRANS

SERVEURS D’ENTREPRISE

Les dernières nouveautés SUN élargit sa gamme de serveurs X64 à base AMD Opteron par l'introduction de nouveaux systèmes haut de gamme ainsi que par le lancement des premiers serveurs à base des processeurs AMD de nouvelle génération. Tous ces systèmes X64 sont certifiés pour Solaris 10 OS,

 HITACHI DIGITAL MEDIA lance le 42PD8600, un téléviseur à écran plasma de 42 pouces capable d’afficher la résolution totale d’une image haute définition (1.080x1.024 pixels). Les haut parleurs sont équipés d’un effet audio «spatial» pour un son puissant. Les écrans sont équipés d’un port HDMI, deux prises Péritel ainsi que des prises S-video, composite et composante vidéo et une sortie audio. Prix conseillés: 2.699 euros pour le 42PD9700 et de 1.799 euros pour le 42PD8600.

TOMTOM présente TomTom Navigator 6. Un nouveau produit qui réunit TomTom Navigator 5 et TomTom Mobile 5 en une seule solution multi plateforme pour assistants personnels et téléphones mobiles. Les utilisateurs de Navigator 6 peuvent aussi bénéficier de TomTom Home, un logiciel à l’aide duquel on peut gérer, télécharger et stocker des contenus sur un micro-ordinateur puis les transférer sur son appareil de navigation. www.tomtom.com

KYOCERA MITA lance sa nouvelle gamme d'imprimantes A3 Ecosys. Les FS-9130DN et FS-9530DN présentent une vitesse d'impression élevée, des fonctionnalités duplex et réseau en standard et de multiples options de finition. Elles atteignent des vitesses d'impression de respectivement 40 ppm et 51 ppm. Les documents peuvent être conservés sur le disque dur des appareils afin de procéder à des impressions multiples. Prix: 2.782 euros HTVA la FS-9130DN et 3.499 euros la FS-9530DN.

ROUTERS 

DVD 

PACKARD BELL lance un nouveau lecteur de DVD: Multimedia Recorder. Il comporte un disque dur intégré et est équipé de tous les connecteurs nécessaires pour y relier des appareils externes. Il renferme une prise Scart pour la connexion à un téléviseur, différentes prises vidéo, des prises audio numérique, les prises S-Video, DV et USB en façade. Prix: 349 euros pour la version 160 GB, 399 euros la 250 GB et 549 euros la 400 GB. www.packardbell.be

IP 

IMPRIMANTES 

Windows Server, Vmware, Red Hat et SuSE Linux. Le système modulaire Sun Blade 8000 offre les performances d'un système monté en rack et la facilité de maintenance, la flexibilité et l'évolutivité d'une plate-forme à lames. Le serveur Fire X4600 (photo) permet de bénéficier de la puissance de huit processeurs double cœur dans un système compact de 4U à faible consommation. Le Fire X4500 offre des performances égales à un serveur quatre voies x64 et la meilleure densité de stockage disponible, avec la possibilité de stocker jusqu'à 24 To dans un espace de 4U. Le Fire X2200 M2 est le serveur x64 à quatre voies le plus performant et le plus économique en termes de consommation électrique. Il offre une capacité de mémoire doublée et une connectivité réseau étendue. www.sun.be UNISYS enrichit sa ligne de mainframes ClearPath de quatre nouveaux modèles. Jusque 40% plus puissants que leurs prédécesseurs, ces nouveaux appareils permettent d'attribuer la puissance de calcul de manière instantanée et dynamique, suivant les besoins. Les nouveaux modèles ClearPath Dorado 380 et 390 acceptent un maximum de 32 processeurs et peuvent être groupés par quatre appareils. La série fleuron ClearPath Libra se complète avec l'arrivée des nouveaux modèles 680 et 690. Ces appareils peuvent être facilement étendus par l'ajout de processeurs supplémentaires, de mémoire et d'autres ressources informatiques que les clients peuvent directement activer avec une clé de licence. www.unisys.be [>>84] 82

FUJITSU SIEMENS COMPUTERS présente trois nouveaux modèles d’écrans LCD. Les Scaleoview H17-1, H19-1 et H19-1W sont peu encombrants tout en garantissant un plaisir visuel accru. Cette série offre un temps de réponse de 2 ms. Sa haute résolution, son excellent contraste et une luminosité de 300 cd/m allient le confort de l’image à des performances optimales. Cette nouvelle série dispose également d’un éclairage de bureau ainsi que d’un réplicateur USB incorporé. Prix: à partir de 239 euros TVAC. www.fujitsu-siemens.com

RICOH lance deux nouvelles imprimantes laser couleur, l'Aficio SP C410DN et SP C411DN, ainsi qu'une nouvelle imprimante multifonction couleur, l'Aficio SP C210SF. Les deux premières sont conçues pour répondre aux besoins bureautiques couleur et N&B et gérer les gros volumes d'impression. La fonction standard recto verso permet une réduction de la consommation de papier de 50%. L'Aficio SP C210SF affiche une vitesse de sortie de 31 pages par minute en noir et blanc et 8ppm en couleur. www.ricoh.be

HERCULES crée son premier routeur sans fil WiFi 802.11G. Il offre une vitesse de transfert jusqu’à 54 Mbits/s, un support des sécurités WEP 64, WEP 128, WPA et WPA2 (dernière génération incluse dans la norme 802.11i) mais aussi un pare-feu internet (SPI) configurable très simplement et conçu pour faciliter la connexion d’une caméra IP WiFi ou la mise en ligne d’une webcam. Prix conseillé: 69,90 euros TVAC; 89,90 euros pour le router avec clé WiFi USB 2.0. www.hercules.com

AVAYA présente le téléphone IP one-X. Une simple pression sur une touche permet d’accéder, via l’écran, à toutes les fonctions: conversation téléphonique, écoute des messages ou consultation des coordonnées de relations d’affaires. Grâce à la fonction «Téléconférence», les participants peuvent visionner des données à l’écran. À la fois téléphone fixe et téléphone mobile, one-X permet à l’utilisateur de rester accessible toujours et partout via un seul numéro. www.avaya.be


PLAN AHEAD, GET AHEAD, STAY AHEAD Sun’s new X64 enterprise systems 3 new ways to harness the power of Sun’s best selling X64 family of servers:

> > >

THE WORLD’S FIRST 16-WAY X64 SERVER IN A SINGLE 4U CHASSIS

> SUN FIRE TM X4600 SERVER • Industry’s first four-U modular x64 server expandable to 16-way • Server longevity with modular design lowers total cost of ownership, with upgradeability to future computing and memory technologies • Automated management with ILOM and N1 System Manager • Up to eight single or dual-core AMD Opteron processors in a single chassiswith minimum infrastructure impact, maximum electiveness and unprecedent scalability in a smaller footprint

THE WORLD’S FIRST NO-COMPROMISE BLADE PLATFORM

> SUN BLADE TM 8000 MODULAR SYSTEM • Accomodates up to ten 8-way AMD Opteron dual-core server modules • Up to four times the memory and up to 20 times the I/O throughput of leading blade servers • Power and cooling cost savings of up to 62 percent compared to other blade and rackmount servers • Runs the Solaris OS, Linux and Windows side by side

THE WORLD’S FIRST HYBRID DATA SERVER

> SUN FIRE TM X4500 SERVER

• Remarkable performance in it’s class – able to accept the fastest dual-core AMD OpteronTM processors • Highest storage density available with up to 48 hot-swappable SATA HDDs (upt to 24 TB in four RU) • Incredibly high throughput rates - approximately 1GB/s from disk to network, approximately 2GB/s from disk to memory • Unprecedent data integrity and dramatically simplified administration with SolarisTM OS and ZFS

Find out about the industry’s fastest, most scalable and energy efficient X64 systems: http://www.sun.com/x64

©2006 Sun Microsystems, Inc. All rights reserved. AMD , the AMD logo, AMD Opteron, combinations thereof are trademarks of Advanced Micro Devices, Inc. SPEC, SPECfp are registered trademarks of the Standard Performance Evaluation Corporation.


06_80_it-telco

15.09.2006

22:53 Uhr

Seite 84

CHARGEURS 

[82>>] BROCADE dote les nouveaux serveurs HP Bladesystem C-Class de connexions San intégrées. En proposant une connectivité SAN au sein même du châssis, le nouveau commutateur SAN de Brocade répond aux besoins de croissance des entreprises, élargissant ainsi les possibilités de connectivité au niveau du stockage et des serveurs pour les entreprises qui adoptent la puissance et la souplesse des infrastructures informatiques de type lame. Le nouveau module San de Brocade proposé par HP est un commutateur de 24 ports à hautes performances fonctionnant à 4 Gbits/s, permettant d'intégrer la technologie San avancée de Brocade de façon transparente dans les plates-formes HP BladeSystem. www.brocade.com FUJITSU SIEMENS COMPUTERS finalise sa gamme de serveurs Primergy reposant sur la dernière technologie de processeurs Intel: un serveur tour Primergy TX300 S3 et du Primergy BladeFrame faisant appel aux nouveaux processeurs séquentiels à double cœur Intel Xeon 5160. La principale fonctionnalité des nouveaux serveurs réside dans la capacité de virtualisation intégrée qui est censée maximiser de manière significative l’occupation des serveurs et permettre l’exécution d’un nombre plus élevé d’applications sur une même machine. Les clients tireront non seulement parti

de l’accroissement des performances et du taux d’occupation, mais aussi de la gestion facilitée du serveur offerte par le Remote Management Controller intégré de ce Primergy de nouvelle génération. La nouvelle génération de serveurs Primergy offre aux administrateurs informatiques de nouvelles possibilités de consolider leurs infrastructures afin de relever les défis liés aux frais d’électricité, de climatisation et de gestion immobilière. www.fujitsu-siemens.com UNISYS travaille à une nouvelle architecture de serveurs devant devenir la base de sa stratégie informatique pour grandes entreprises. Elle pourra supporter simultanément sur un même système quatre systèmes d'exploitation: Microsoft Windows, Linux, Unisys OS2200 et MCP. En combinaison avec ses propres applications de gestion et de virtualisation, cette architecture doit garantir une grande flexibilité de gestion de la charge de travail d'applications critiques. Les premiers serveurs basés sur la nouvelle architecture arriveront sur le marché fin 2007. www.unisys.be 84

TANDBERG lance son chargeur automatique StorageLoaderLTO1. Intégrant le lecteur de bande Tandberg 220LTO, le nouveau chargeur automatique lancé offre une capacité de stockage de 1,6 To en mode compressé (800 Go en natif) et un taux de transfert de 32 Mo/s. Prix conseillé: 1.920 euros HTVA. www.tandberg.com

DISQUES DURS 

THINPRINT lance la version 2.5 de son logiciel Content Beamer for BlackBerry. La nouvelle version du logiciel permet d'imprimer, de faxer et d'afficher des documents envoyés par e-mail. La nouvelle version permet aux utilisateurs d'envoyer des fichiers à des télécopieurs ou de visualiser et de sauvegarder des fichiers compressés sur des ordinateurs portables. www.thinprint.com

TOSHIBA Information Systems Benelux lance les nouveaux disques durs externes Gigaline. La série propose un grand choix dans trois formats: 1,0, 2,5 et 3,5 pouces. Ces modèles disposent d’une fonction plug-and-play, qui facilite l’extension des capacités de stockage du PC. Les modèles 1” et 2,5” ne nécessitent pas d’alimentation externe. Les différents formats vont de 8GB à 500GB, les vitesses de 3.600 à 7.200 rotations par minute. Prix: à partir de 99 euros TVAC. www.computers.toshiba.be

SYMANTEC lance Norton Confidential, garantissant aux particuliers une protection optimale de leurs informations personnelles lors des transactions sur Internet. Pour aider encore les particuliers à se protéger contre les fraudes en ligne, Symantec lance également un site web baptisé TransactSafely (www.symantec.com/tra nsactsafely). www.symantec.be

LACIE augmente la capacité de ses disques durs, conçus par FA Porsche. Les nouveaux disques offrent désormais une capacité de 500 Go dans un petit boîtier créé par l’agence Porsche Design GmbH. Ces disques durs offrent le choix d’une interface USB ou FireWire pour une utilisation sous Windows, Mac OS ou Linux. Prix: 229 euros TVAC. www.lacie.be

LOGICIELS 

IOMEGA élargit sa gamme REV avec le nouveau REV Loader 280. Ce premier autoloader de bureau à technologie de disque dur permet aux PME d’assurer à faible coût la sauvegarde de leurs serveurs sur supports amovibles. Grâce à une technologie amovible, il permet d'accéder à un espace de stockage de 280 Go (560 Go après compression), répartis sur un maximum de huit disques REV de 35 Go amovibles et compacts. Prix: 995 euros l’autoloader et 49 euros les disques REV, HTVA. www.iomega.com

PORTABLES 

FUJITSU SIEMENS COMPUTERS annonce la commercialisation du premier ordinateur portable à technologie 3G/UMTS intégrée, le Lifebook Q2010. Le système UMTS intégré englobe entièrement le module de communication UMTS et l'antenne, qui devaient jusqu'alors être connectés à l'ordinateur sous forme de cartes externes. Prix: 4.000 euros TVAC. www.fujitsu-siemens.com

SKYPE et PACKARD BELL lancent le Packard Bell EasyNote Skype Edition. Il s'agit du premier notebook équipé d'un raccourci clavier Skype intégré, incorporé dans la partie supérieure de l'écran plat de 14''. Une simple pression sur ce bouton et le consommateur répond à un appel entrant ou accède à l'application Skype pour lancer luimême un appel. Prix conseillé: 899 euros.

GSM 

SAMSUNG présente trois téléphones portables ultraminces. Le D900 (photo) n’est épais que de 12,9 mm, à couvercle coulissant, avec un appareil photo de trois méga-pixels, autofocus et mode macro. Le D830 – 9,9 mm – adopte la forme d’une coquille et renferme des fonctions multimédias tout-en-un, telles qu’appareil photo de deux mégapixels, connexion bluetooth, visualisation de documents, sortie TV et port mémoire externe. Le X820 – 6,9 mm – se prête à une foule d’applications professionnelles. Prix conseillés: 469 euros pour le D900, 399 euros le D830 et 329 euros le X820, TVAC. www.samsung.be


One touch full colour With the advanced e-BRIDGE technology, the e-STUDIO2500c and e-STUDIO3500c not only make achieving full colour with great quality more affordable and easier than ever, their innovative features will also integrate seamlessly into your network:

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LUXEMB

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Master of Science in Banking and Finance › Full-time study: October 2006 › Part-time study for professionals

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faculty recruited from leading

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The program includes a residential academic week at the Stern School of Business, New York University, one of the leading business schools in the world for its strength in finance. info@lsf.lu or phone: +352 466644-6750

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The LSF is part of the Faculty of Law, Economics and Finance of the University of Luxembourg


06_87_rubrique_universite

15.09.2006

22:44 Uhr

Seite 87

Photo: Luc Deflorenne

Le responsable des études françaises à l’Université du Luxembourg est l’auteur d’une trentaine d’articles dans des revues scientifiques et de plusieurs livres. Actuellement, il prépare un ouvrage savant sur le voyage de sa Majesté Louis XIV à Luxembourg en juin 1687.

UNIVERSITÉ

Un Master unique en son genre Luxembourgeois d’origine, le docteur Baustert, 60 ans, enseigne l’histoire de la littérature française du XVIIe siècle. Il fait partie du séminaire «Écritures» de l'Université de Metz et intervient également à l’École doctorale III Paris IV. En 1993, il s’est vu attribuer le Prix de recherche de l'Association Internationale des Études françaises. Ses domaines de recherche dont des sources de la pensée de Malherbe au Luxembourg dans le journalisme français du XVIIe siècle.

La faculté des Lettres, des Sciences humaines, des Arts et des Sciences de l’éducation propose, depuis la rentrée 2005-2006, un Master professionnel en communication et coopération transfrontalières, unique en son genre. À l’issue de ses deux années de cursus, l’étudiant aura acquis des compétences de haut niveau dans les relations culturelles, politiques, économiques et juridiques franco-germano-luxembourgeoises, dans les langues française et allemande mais aussi dans les domaines de la communication et des médias de ces trois pays. Le diplôme obtenu à la fin de ce Master portera à la fois le sceau de l’Université du Luxembourg, de celle de Metz et de la Sarre. La première année du Master est enseignée en Lorraine et au Grand-Duché, la seconde à Sarrebrück et au Luxembourg. L’étudiant pouvant, lui, s’inscrire indifféremment dans l’une ou l’autre de ces institutions. «L’originalité de ce Master est qu’il intervient dans tous les domaines franco-allemands: la littérature mais aussi le droit, la presse et tout ce qui englobe les espaces culturels. Les programmes sont enseignés dans une optique transculturelle. Il s’agit d’un cursus idéal pour le Luxembourg», explique le directeur d’étude pour l’Université du Luxembourg, Raymond Baustert. Ce cursus permet d’offrir des débouchés dans les médias et agences de presse à vocation transfrontalière, les services marketing ou de

gestion du personnel des entreprises situées en Sar/Lor/Lux, ou encore dans la diplomatie ou autre poste à responsabilités au sein d’une institution européenne ou culturelle à vocation européenne. Trente crédits sur les 120 que compte le Master sont enseignés dans le pays: Littérature et Linguistique dans une perspective transculturelle, Pratique de la coopération transfrontalière, qui consiste en un stage de deux mois avec la remise d’un rapport, Méthodologie de la recherche appliquée, et le mémoire de fin d’études. «Nous avons une convention de partenariat avec l'Office des publications européennes mais aussi des conventions de stage, étudiant par étudiant, avec tous les autres instituts qui accueillent nos stagiaires», indique encore M. Baustert. Par ailleurs, une unité de recherche vient d’être créée, axée sur les identités luxembourgeoise, française, allemande. Seuls 25 étudiants sont admis chaque année, après une audition qui tient compte à la fois de la maîtrise du français et de l’allemand mais également de l’intérêt dont fait preuve le candidat pour ce cursus, et les inscriptions sont déjà clôturées en juillet. «Ce Master est très couru. Vingt-cinq est un nombre idéal pour être bon», assure le professeur. Aujourd’hui, les étudiants sont majoritairement Français et Allemands et Raymond Baustert serait content d’accueillir aussi des étudiants luxembourgeois. || Florence Reinson

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06_88_aca

15.09.2006

22:51 Uhr

Seite 88

ACA

8 journée de l’assurance e

Constituée le 21 décembre 1956 par Le Foyer et La Luxembourgeoise, l’Association des Compagnies d’Assurances – qui regroupe 68 compagnies d’assurances –, a fêté en grande pompe, le 11 juillet dernier, son 50e anniversaire au domaine thermal de Mondorf-les-Bains. Photos: Julien Becker.

 S. A. R. le Grand-Duc de Luxembourg

 Luc Frieden

 Paul Hammelmann

(Ministre du Trésor et du Budget)

 Georges Ravarani (Président du Tribunal administratif)  Edmond Israël (Président honoraire Bourse de Luxembourg)

 Isabelle Medinger (Directrice Sécurité routière)

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 Lucien Thiel (Député CSV)

(Conseiller juridique ACA)

 Paul Hammelmann (Conseiller juridique ACA), Luc Frieden (Ministre du Trésor et du Budget), S. A. R. le Grand-Duc de Luxembourg, Pit Hentgen (Président ACA)

 Jacqueline Ravarani

 Robert Hentgen (Président honoraire ACA)

 David Steinegger (Directeur général

 Jacques Poos (ancien vice-premier ministre

Lombard International Assurance)

du Luxembourg)

 Pit Hentgen (Président ACA)

 François Tesch (Président Groupe Foyer)


À chacun son métier

Chez nous, vous choisissez librement vos véhicules. Nos conseils sont totalement objectifs, sans préjugés ou obligations vis-à-vis des marques. Votre liberté de choix de financement est également totale. Nos lignes de crédit, indépendantes de celles de votre banque, ne sont que l'un des services que nous vous proposons. Nous sommes des professionnels de la location de véhicules et de la gestion de flotte. À chacun son métier.

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06_90_tourisme

18.09.2006

14:44 Uhr

Page 90

LUXEMBOURG CITY TOURIST OFFICE (LCTO)

More than just a pretty face It’s a Destination Management Company, it’s an Events Management Company, it’s a Convention Bureau… the LCTO is not your average tourist office.

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LCTO Director Roland Pinnel, “we are more than the name implies.”

Photo: David Laurent

Ronald Pinnel (Director) and Cathy Giorgetti (PR) of the LCTO (Luxembourg City Tourist Office) want people to realise their office's added value in the growing economic sector of tourism. “We are more than the name implies,” Pinnel says. Their fields of expertise embrace four areas of core business: events and culture (500+ concerts /events per year), tourist info, guided tours (5,000+ groups per year), but also business tourism, including the Luxembourg Convention Bureau (52 seminars, conferences/conventions and 6,800 participants per year). The Convention Bureau is an essential infrastructure for Luxembourg. An event like ICANN 2005, for example, brings significant revenue to the city. Two thirds of tourists who stay in Luxembourg do so for business, and the business tourist stays longer (3.6 nights over 1.8) and spends more on an overnight hotel price than a regular tourist. This is not to underestimate the value of cultural tourism, especially large events. As a “Destination Management Company” the LCTO works hand in hand with VDL (Ville de Luxembourg) to animate the city and market the Grand Duchy. The LCTO has made visible progress when it comes to the city's image and appeal. A campaign like “Summer in the City” is a platform for cultural actors and offers local promotion through flyers and a website. It also generates revenue for local businesses. The LCTO has activities in parallel with VDL, and works with City Manager Geraldine Knudson, whose job partially consists of remarketing Luxembourg's external image. The LCTO has developed a comprehensive branding in terms of corporate identity and publishes a colourcoded suite of pamphlets, ad campaigns, posters, banners and flyers. So, why doesn't VDL use the LCTO communication supports? Is the rebranding not an overlapping of tasks? “We look at the city from a 'touristical' perspective. Knudson has her point of view,” says Pinnel diplomatically. “We have more flexibility than VDL, says Giorgetti. We are not a private company, but we act like one.” Pinnel says that the LCTO (n.b. which operates as a non-profit organisation and gets 67% of its budget from the city) is very much a part of Knudson's think tanks. A problem for the LCTO is measuring the number of tourists, which is important to analyse impact and strategise for the future. They compile their own statistics, such as the

number of guided tours or the demographics of requests at the central tourist office, plus use those of Statec and the ONT. All have relevance but also weaknesses. Thus, they must extrapolate somewhat.

Lack of strategy for collecting statistics “There is a lack of a strategy for collecting tourist figures, says Giorgetti. How do you measure day people? Free movement across borders makes it hard to survey and collect statistics. Some people who we count as overnights could also be measured more than once. What is not now recorded is the motivation of people's stays. We will soon add this to the forms people fill out when they come to a hotel.” Business or pleasure, the immediate future looks even brighter as “Luxembourg and the Grande Région, European Capital of Culture 2007” looms on the horizon, but how can you measure the expense of such an event - 10 million euros from the government - versus its gain, on bars and restaurants etc.? Giorgetti says they network extensively with local businesses. Pinnel reminds us that all measurements are not in euros. “One of the clear benefits is infrastructure. In 1995 we had to put up a tent on the Place St Esprit. Now there is Philharmonie, Casino, Mudam, Rockhal.” A notable improvement, indeed. || Mary Carey

According to the World Travel and Tourism Council: 1. Travel and tourism in Luxembourg 2006 is expected to generate 7,124.7 million US dollars of economic activity (total demand) 2. Luxembourg’s travel and tourism economy (direct and indirect impact) 2006 is expected to account for 9.4% of GDP and 24,000 jobs (13.4% of total employment) 3. Luxembourg’s travel and tourism is expected to grow 3.2% in 2006 and by 4.3% per annum, in real terms, between 2007 and 2016 World ranking: The Luxembourg travel and tourism economy is ranked number: • 64 in absolute size worldwide • 89 in relative contribution to national economies • 107 in long-term (10-year) growth (174 countries are estimated by WTTC/OEF)


06_91_secretgarden

15.09.2006

22:50 Uhr

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SPECIALISED RECRUITMENT

Project Partners: It’s no secret Thanks to a rare sunny evening, the courtyard of Secret Garden provided the perfect venue for a “meet and greet” organised by UK-based recruitment firm, Project Partners.  Simon Walker

Photos: Étienne Delorme. Texte: M. C.

(Project Partners)

As European financial markets become increasingly automated and complex, the demand for specialist IT personnel has risen. It is no secret that recruitment in this area is highly competitive. Finding and placing suitable people can be especially tricky in Luxembourg due to the lack of a localised pool of talent to draw on and the profile demands of language, experience and expertise in particular business areas. Project Partners is a six-year-old firm with a 14-month presence on the Luxembourg market. The four-member team claim their niche focus on the provision of business technologists, change management and fund specialists. In September they hosted a “meet and greet” at Secret Garden with some of Luxembourg’s top banking, finance and insurance executives. “We aim to offer our clients highly specialised candidates at a medium to senior level, and work extensively in Europe travelling to Luxembourg once a month or more,” said Nadia Di Meo (team leader, Europe).

 Esmeralda Chupin (Lombard International)

 Nadia Di Meo (Project Partners)

 Lucy Cazenove (Project Partners)

 Frank Didion (UBS)

 William Gilson (Aviva Fund Services)

 Philippe Van Oekel (Clearstream/Deutsche Börse Group)

 Stuart Alexander (Banque du Gothard)

 Martin Butler (Clerical Medical)

 Carol Kohl (J. P. Morgan)

 Paul Casey (Lombard International)

 Philippe Seyell (Clearstream/Deutsche Börse Group) and Fabrice Godefroid (Citigroup)

 Alexandra Jimenez and Stephan Zur (AIG)

 Sue Clark (Clerical Medical)

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18.09.2006

13:17 Uhr

Seite 92

T.T V

Comme un avion sans aile…

A N N É E C U LT U R E L L E

Les Rotondes mal desservies

Le nouveau CEO arrivé en mai, est déjà sur le départ…

Le projet d’aménagement d’un pont piétonnier au-dessus des voies ferrées, entre la gare de Luxembourg et Bonnevoie, est repoussé aux calendes grecques.

On ne s’ennuie jamais avec T.TV. Suite au récent départ, quelque peu mouvementé, d’Antoine Santoni et de bon nombre de directeurs (voir paperJam mai 2006 page 81), Marcus Nylén avait été appelé à la direction de la chaîne. L’expérience aura été de courte durée, puisque ce Suédois de 32 ans a déjà annoncé son prochain départ, pour la fin de l’année. Après six années passées au sein du groupe Tele2, il «rentre au pays» pour rejoindre Bredbandsbolaget, un des principaux fournisseurs d’accès Internet large bande de Suède. «C’est aussi une opportunité pour moi de revenir auprès de ma famille restée en Suède. Ces trois dernières années, j’ai beaucoup navigué entre Stockholm, Londres, Madère, Amsterdam et Luxembourg», nous a-t-il expliqué, ne cachant pas sa «grande tristesse» de quitter le groupe Tele2. Le nom de son successeur n’a pas encore été révélé. || J.-M. G.

Les visiteurs des Rotondes, hauts lieux des événements de l’année culturelle 2007, devront se contenter, pour franchir les voies de chemin de fer, de la petite passerelle actuellement en place. L’ouvrage métallique, qui devait être démonté au profit de l’aménagement d’un pont piétonnier surplombant une zone arborée, a encore de beaux jours devant elle… Le projet urbanistique – si tant est qu’il ne soit pas enterré d’ici là – est pour l’instant repoussé à… l’après 2007, histoire ne pas compliquer encore la situation par l’installation d’un chantier. Au service d’urbanisme de la Ville, cette situation est justifiée par la médiocrité et le coût trop élevé des rares offres reçues suite à la soumission publique. Après l’abandon du projet de liaison piétonnière entre le parking du Fort Neipperg et les Rotondes, voilà donc le second projet de desserte tombé à l’eau… || F. M.

GUIDE DES SALAIRES

Le Luxembourg en bonne place Le fossé salarial entre les comptables et les profils financiers spécialisés s’élargit, provoquant une tendance au «recyclage» des premiers en spécialistes.

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de, le salaire d’un comptable financier peut aller jusque 60.000 euros, alors qu’il ne dépasse pas les 35.000 euros pour le comptable junior. En Belgique, le comptable financier gagne, à l’année, jusqu’à 48.720 euros, en Allemagne jusqu’à 43.000 euros et en France 29.000 euros maximum. Du côté des gestionnaires financiers, ayant le même nombre d’années d’expérience, ils perçoivent, au Luxembourg, entre 60.000 et 80.000 euros à l’année, alors qu’aux Pays-Bas, ils peuvent gagner jusqu’à 97.500 euros et en Italie jusqu’à 90.000 euros. En Allemagne, leur salaire annuel maximum atteint 65.000 euros et en Belgique 80.000 euros. || F. R.

Pays

Taille de l'entreprise

0-2 ans

3-5 ans

6-9 ans

10-15 ans

> 15 ans

Allemagne

S/M L

40.000 - 45.000 43.000 - 47.000

45.000 - 50.000 47.000 - 53.000

50.000 - 63.000 53.000 - 65.000

63.000 - 70.000 65.000 - 73.000

70.000 + 73.000 +

Belgique

S/M/L

30.600 - 44.540

41.760 - 62.640

48.720 - 73.080

62.640 - 83.520

66.120 - 90.480

France

S/M L

35.000 - 45.000 35.000 - 45.000

45.000 - 50.000 45.000 - 55.000

50.000 - 64.000 55.000 - 70.000

64.000 - 70.000 70.000 - 85.000

72.000 + 85.000 - 90.000

Irlande

S/M L

40.000 - 55.000 50.000 - 55.000

45.000 - 60.000 55.000 - 60.000

50.000 - 65.000 60.000 - 65.000

55.000 - 70.000 65.000 - 70.000

60.000 - 75.000 70.000 - 75.000

Italie

S/M L

20.000 - 30.000 25.000 - 35.000

32.000 - 38.000 32.000 - 45.000

36.000 - 42.000 50.000 - 60.000

45.000 - 70.000 60.000 - 90.000

60.000 - 90.000 80.000 - 100.000

Luxembourg

S/M/L

40.000 - 50.000

60.000 - 80.000

70.000 - 90.000

NA

NA

Pays-Bas

S/M L

NA NA

44.000 - 54.000 45.000 - 55.700

54.000 - 68.500 55.700 - 70.000

NA NA

NA NA

Source: Robert Half International

Le bureau de placement financier Robert Half International vient de présenter son étude International Financial Salary Guide 2006-2007 qui révèle une pénurie de profils financiers spécialisés ayant pour incidence une hausse de leurs salaires. Ce salary guide reprend les salaires de quinze fonctions comptables et financières dans trente pays. Le Luxembourg se situe généralement en très bonne place dans le traitement des salaires, tout comme l’Allemagne et l’Irlande. Un assistant comptable et un comptable financier, avec six à neuf ans d’expérience, gagnent, par an au Grand-Duché, entre 40.000 et 55.000 euros. En Irlan-


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SEMINAIRES, CONFERENCES

CFD LUXEMBOURG

Agenda

Soutien de croissance Le PSF se prépare à emménager dans de nouveaux locaux.

(03/10)

Classic FirstTuesday on Blogonomics A panel of experts, e.g. Attentio, LeGoueff, Vanksen Group/Culture-Buzz will discuss the impact of the blogging evolution on the various business models and how it will change the way we are doing business. Registration: Online at www.firsttuesday.lu (04/10)

Tirez parti des atouts de la Titrisation luxembourgeoise

(11/10)

Déjeuner-débat: MiFID en pratique Déjeuner-débat organisé par Audit & Compliance à partir de 12h, à la Chambre de Commerce, sur le thème «MiFID: par où commencer et comment bien s'y prendre?». Exposé de Mme Marie-France De Pover, head of compliance de KBL Group. Renseignements et inscriptions: www.audit-compliance.lu ou contact@audit-compliance.lu (19/10)

Compliance Officer Séminaire organisé à l'Hôtel Le Royal par IFE Benelux pour faire le point sur toutes les procédures à mettre en place suite aux dernières actualités réglementaires (lutte contre les abus de marchés et la fraude interne, Mifid). Infos et inscriptions: Stéphanie Leroy Farasse (+33 (0)1 44 09 24 21; sleroy@efe.fr) (19-21/10)

Hack.lu The purpose of the Hack.lu (www.hack.lu) convention is to give an open and free playground where people can discuss the implication of new technologies in society. Hack.lu is a balanced mix convention where technical and non-technical people can meet each others and share freely all kinds of information. Infos and registration: www.hack.lu/index.php/Workshops

Thierry Leyne, président, et Jean-Christophe Montant, managing director, de CFD Luxembourg

Photo: David Laurent

Séminaire organisé à Hotel Le Royal, par IFE Benelux. Il propose d'appréhender les aspects juridique, fiscal et comptable du régime de la titrisation et de prendre connaissance de quelques éléments pratiques. Infos et inscriptions: Stéphanie Leroy Farasse (+33 (0)1 44 09 24 21; sleroy@efe.fr)

Le gérant de fortune CFD Luxembourg s’apprête à prendre possession de nouveaux locaux, acquis au boulevard Royal. 500 m2, anciennement occupés par Reuters. Objectif: mieux soutenir la croissance que connaît actuellement la filiale et, par extension, l’ensemble du groupe CFD, acteur financier indépendant, créé en 1994 et coté sur le marché Alternext d'Euronext Paris. CFD Luxembourg, qui compte sept employés, a, ainsi, doublé ses avoirs sous gestion au cours du premier semestre 2006. «Notre vocation est de participer à l’émergence de nouveaux métiers dans les services financiers», explique Thierry Leyne, président-fondateur de CFD. La société participa ainsi, en son temps, à la création du broker online Consors. Aujourd’hui, CFD se concentre davantage sur trois métiers de base: la gestion d’actifs, le corporate finance et le capital investissement. «Notre présence au Luxembourg se justifie par notre volonté de développer un modèle résolument européen», analyse M. Leyne. CFD est, du reste, en train de finaliser l’acquisition de 100% du capital d’une société indépendante néerlandaise, AEK. Un rapprochement qui créera une entité forte de 80 millions d’euros de fonds propres et employant 80 personnes en France, Pays-Bas, Luxembourg et Suisse. «Le potentiel de développement est très important ici, confirme JeanChristophe Montant, managing director de CFD Luxembourg. La gestion technique des fonds et la culture de la gestion privée ne sont pas aussi présentes dans les autres entités du groupe. Nous avons, ici, davantage la vocation d’accompagner plus globalement un client dans la gestion de son patrimoine». || J.-M. G.

(20/10)

British Chamber Lunch Speaker: Pierre Gramegna, Managing Director, Luxembourg Chamber of Commerce – Employment in Luxembourg - future scenarios. Info & registration: Sophie Kerschen (46 54 66)

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Bourrage papier Une imprécision s’est glissée, dans notre précédente édition, à propos du nouvel annuaire luxembourgeois yellow.lu (page 60). La société Dotcom Luxembourg n’a en effet pas «pris en mains» le site Internet. Elle n’agit qu’en tant que partenaire de revente agréée de Yellow.lu pour le compte d’Emresa, la société à l’initiative de cet annuaire, avec RTL NewMedia Luxembourg. Par ailleurs, dans le guide pratique consacré à notre dossier RH et Formation, une société active dans la formation, a malencontreusement été omise: Alter Domus, 5 rue Guillaume Kroll, B.P. 2501, L-1025 Luxembourg. Tél.: 48 18 28 1, fax: 48 18 63, www.alterdomus.com, contact@alterdomus.lu


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Communications Minister Jean-Louis Schiltz ANNUAIRES

Photo: Étienne Delorme

Les déclinaisons nouvelles d’Editus De nouveaux annuaires sont en cours de distribution depuis le 15 septembre. Avec bien des nouveautés, et non des moindres.

L U XC O N N E C T

On 11 September 2006 Jean-Louis Schiltz announced the creation of LuxConnect making it perfectly clear that the government intends to augment connectivity in Luxembourg as quickly as possible. An often-heard complaint in Luxembourg is that the speed and power of the Internet connections are poor while the prices remain too high. There is certainly no problem with the speed in which the government plans to act on its intention to position Luxembourg as a major player in the world of IT technologies. Communications Minister Jean-Louis Schiltz held a press conference on 11 September to announce the creation of LuxConnect, a new company whose role it is to oversee the installation of the infrastructure that will help to realise this ambition. LuxConnect’s primary objective is the improvement of international connectivity through the installation of a network with a capacity for high flow between a central point in Luxembourg and primary foreign Internet access centres. This reflects the government’s ambition to enhance the IT offer for companies established in Luxembourg and to bring down costs for the consumer end user. The precise aim of the company will be to construct, exploit, and manage the development of one, or several, primary Internet access centres, to oversee activities towards the development and the installation of one or several fibre optics networks which will connect the country to the primary Internet access centres outside of Luxembourg’s borders, to oversee activities towards the development, and the installation of a fibre optic network connecting the national Internet access centres to the primary national centres, and to oversee the administration and the management of the resources connected to this network. The company’s Board of Directors will be composed (at least) of Dr Thomas Engel (University of Luxembourg), Roland Lners and Paul Schuh (Ministry of State). As outlined in Law 5598, deposed on 19 July 2006, the government’s ambition is to position the country as a centre of excellence for the activities of electronic trade and management and the storage and distribution of content and electric data. This action falls firmly in line with the objectives of Lisbon and the national plan for innovation and employment. Not everyone is happy with the government’s new foray into the high-speed Internet business, especially the P&T. As reported in d’Land (25 July 2006), “behind the scenes, it is said that the Post is furious that the government has decided to position themselves in direct competition…” The ministers behind the project, including Jeannot Krecké, Minister of Economy, see this as a necessary step towards augmenting the offer for international companies who would be ready to establish offices in Luxembourg if the existing Internet networks were greatly enhanced. In their view, the project is complimentary, not competition. Edouard Wangen (Deputy Manager, Luxembourg Institute of Regulation) has been nominated LuxConnect’s Director and from the moment he joins in mid-October, LuxConnect will be operational. || M. C.

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Frédéric Moreau, directeur marketing d’Editus

Photo: Étienne Delorme

Speeding up the information highways

Ainsi, «Editus» n’est-il plus qu’un logo commun, générique, chaque annuaire se trouvant doté de sa marque spécifique: Editus d’Telefonsbuch pour l’annuaire téléphonique du Luxembourg, Editus PRO pour les pages jaunes, Editus NET pour les sites Internet et Editus B2B pour l’annuaire business de la Grande Région. Un choix qui vise à contrer l’utilisation à tout propos, et parfois abusive, des noms «pages blanches» et «pages jaunes». «Notre stratégie se résume en trois points», explique Frédéric Moreau, directeur marketing: «Nos annuaires doivent être accessibles partout, par tous et en toutes circonstances. C’est notre métier et notre rôle». Tous les annuaires sont bien sûr disponibles aussi via Internet (www.editus.lu) et sur CD-ROM. Des modifications importantes ont été apportées au format et à la lisibilité. Côté format, les deux premiers passent en A4 et en trois colonnes. «Nous avions les formats les plus grands d’Europe, très peu maniables». Le Net, lui, passe carrément au format de poche. «Un format idéal pour un support d’annuaire de sites web, toujours sous la main». Les nouveautés concernent aussi l’accès à l’information recherchée, maintenant possible via différents index. Quant au moteur de recherche par Internet, via le portail Editus, il va lui aussi s’offrir un joli coup de neuf avec, d’abord, un champ de recherche unique (y compris la recherche inversée), ensuite par «une liste de résultats bien plus centrée sur le contenu», puis «par une fiche ‘Info Plus’ lorsque l’internaute cliquera sur un nom». Quant à la concurrence du site yellow.lu de RTL, Frédéric Moreau indique «ne pas pouvoir dire s’il s’agit ou non d’un vrai concurrent, ce site étant toujours en version bêta et son audience n’étant pas mesurée par le CIM-Metriweb». Et d’ajouter: «À titre d’exemple, les White Pages de RTL génèrent invariablement, chaque mois, six à sept fois moins de visiteurs que notre annuaire téléphonique online: le produit est concurrentiel au nôtre, mais peut-on parler de concurrence?». || M. VDM.


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15.09.2006

22:22 Uhr

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Photo: Julien Becker

Luc Van Laer, directeur du site Ikea d’Arlon: «Notre démarrage est bon. Mais rien ne tombe du ciel. La concurrence, quoi qu’on en pense, est partout. Ikea a comblé une lacune dans un segment et dans la région. Maintenant, il faut progresser».

Appétits aiguisés Dans le sillage du succès d’Ikea à Sterpenich-Arlon, l’environnement commercial de la zone d’activités se développe. Le 24 août 2005, Ikea ouvrait, pile sur la frontière belgo-luxembourgeoise, le long de l’autoroute E25/E411. Un an après, les voyants sont au vert pour le géant suédois, comme le confirme le directeur du site, Luc Van Laer: «on avait annoncé une estimation d’un million de visiteurs. Nous sommes aux alentours de 1,2 million». Avec une répartition emblématique: «environ 60% de Luxembourgeois, 30% de Belges et 10% de Français. On note aussi des vagues de visiteurs allemands, les jours de congé là-bas». La marge de progression semble nette, notamment sur la Belgique, mais le chiffre d’affaires (non communiqué...) semble meilleur qu’espéré à la base. En tout cas, le démarrage est bon, voire très bon. «Ce n’était pas évident, car plus de neuf nouveaux collaborateurs sur dix découvraient notre style». Or l’équipe est stable. Avec une ouverture canon, le géant belgo-scandinave, qui avait annoncé 250 emplois au moins, a poussé des pointes jusque 400 personnes puis, passé en vitesse de croisière, compte désormais 280 polos jaunes sur le pont, dont trois Luxembourgeois, toujours là… «Le système Ikea plaît ou ne plaît pas. Mais quand les gens sont acclimatés, ils restent». Ils progressent aussi: en quelques mois, des collaborateurs sont déjà devenus «shopkeeper» (responsable d’une partie de magasin) ou «business area manager» (chef d’une équipe). Le team d’Arlon, d’après des sondages réalisés en sortie de caisses par le magasin lui-même, reçoit des mentions très bonnes, au-dessus de la moyenne, même pour ce qui est de l’amabilité et du service…

50.000 m2 en projet Visiblement, Ikea a le vent en poupe. Le Luxembourg a-t-il raté l’abordage en laissant filer l’emblématique pavillon suédois vers le ponton belge? Ikea ciblait le Grand-Duché, mais, entre autres soucis (les terrains rares et chers), il y avait le moratoire, initié par la loi de 1997. Il est venu à expiration fin novembre dernier. Cette mesure temporaire a, entretemps, atteint son objectif, selon le gouvernement luxembourgeois: une meilleure diversification de l’offre qui s’est répartie sur davantage de

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surfaces commerciales de tailles plus modeste et situées à proximité des consommateurs. Mais le (super) marché s’est aussi concentré sur les frontières voisines, où les appétits se sont aiguisés. Ikea et la zone de Sterpenich en sont un exemple bien vivant. «Notre concurrence est partout et c’est ainsi dans une zone de chalandise transfrontalière comme celle-ci, résume Luc Van Laer. Rien ne tombe du ciel. Ikea a comblé une lacune. Il faut maintenant progresser». En bordure de l’autoroute empruntée quotidiennement par 38.000 véhicules, Ikea avait tout du produit d’appel. Et les 8,3 ha de la zone d’activités économiques de Sterpenich, juste voisine, peuvent appâter. L’intercommunale belge Idélux est propriétaire des terrains dont, longtemps, nul n’a voulu (!) et veut développer «un projet commercial et de services». Sur les 50.000 m2 de surfaces construites que permet le site, le projet veut «se démarquer des centres commerciaux existants en intégrant les nouvelles tendances du secteur, une architecture de grande qualité intégrée à l’environnement, une politique d’animation dynamique et évolutive», comme l’indique le descriptif. Figure de proue, Idélux, après un appel à candidatures européen, a récolté une demi-douzaine de dossiers, ficelés, d’envergure. On s’en doute, l’histoire ne fera pas que des heureux. Dans le commerce... et dans le voisinage. La LIGAK, la «Lokalinitiativ» de Clémency, est toujours vigilante. À l’issue de sa dernière assemblée générale, elle a notamment exigé «que les autorités respectent l’esprit de la loi sur l’aménagement du territoire en matière d’implantations de nouvelles zones d’activités économiques». Elle incite à prévoir un plan global qui évite «tout développement exubérant et incontrôlé dans ce domaine» et s’oppose ainsi à la réalisation des projets de ZAE à Sterpenich mais aussi à Grass, initiative de la commune de Steinfort. En son temps, Ikea avait dû faire face à ce courroux. «La marque est très respectueuse de la légalité, dit toujours Luc Van Laer. On nous donne un cadre, on joue dans ce cadre». Toutes voiles dehors, le pavillon Ikea sert maintenant de phare. D’autres esquifs, sans doute pas frêles, devront bien choisir leur port d’attache. || Alain Ducat


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15.09.2006

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Photo: David Laurent

Rebranding can be a positive exercise for a company, but it also demands foresight, coordination and strategy. Marc Gerges, P.R. Manager for Luxair, offers insight into the complexities of rebranding and explains why an expert comes in handy.

C O M M U N I C AT I O N A N D D E S I G N

A dab hand for the rebrand The Communication and Design series covers relevant topics on publicity, communication, marketing and design for the increasingly competitive and diverse marketplace.

There are two schools of thought when it comes to rebranding. There is the “If it isn’t broken, don’t fix it” camp, and there are rebranding evangelists who preach that if a company is (or should be) moving in another direction, a change of image could provide the fuel to propel the business forward. Rebranding can giveth, but it can also taketh away. Marc Gerges, Luxair’s P.R. Manager, is smack dab in the middle of the airline’s rebranding campaign. Flawless execution is required. That’s where an expert can help. Luxair’s need for an updated image started with the project to build a new airline, which Gerges says forced them to consider a new communication strategy. “When we bought new planes, the idea was to symbolise this new modern airline. We undertook a redesign of our logo, which had ‘limited impact’. It became clear that there was no real corporate identity. We then hired a Swiss branding expert, Oscar Todeschini, from SNK, Switzerland.” The first task was to ask the agency to develop a corporate identity for all of the Luxair Group’s business lines and activities. “We wanted to be sure. SNK has worked rebranding UBS. They have the professional know-how to implement such a project. They have done studies. They know the pratfalls.” Internally, the company did a first briefing to organise a competition for the redesign. Next, they had to come up with a project structure.

This took into account management, a time line, an eventual launch and an inventory of all the supports that will be affected by the rebranding. “We have a widespread presence in travel agencies, tourist offices and airports. We wanted to make sure there were no bad budget surprises.” Gerges says careful planning can reduce expense. “There is a normal and natural life cycle to some of our communication supports. There will of course be extra expenses, but buses need to be painted, business cards need to be reprinted, brochures are continuously updated anyway, so we will try to minimise the budget by putting things as close to the natural life cycles.” For a period of time the two brands will co-exist, and such a phasing out period is not unusual. A big challenge for Luxair is the tight deadline they have for completion as two dates loom in the not so far away future: the delivery of the new aeroplanes in April 2007 and the completion of the new airline slated for 2008. Ultimately, is rebranding worth the expense? An external consultant also has to be paid. Companies have to carefully weigh the pros and cons, the budget against the outcome. “People need a physical symbol that visually represents the change for them,” says Gerges in the case of Luxair. “They need to see the change.” || Mary Carey

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22.8.2006

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15.09.2006

22:45 Uhr

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Photo: David Laurent

xxxxxxx Véronique De Meester xxxxxxxxx a son cabinet depuis une vingtaine d’années à Luxembourg, après avoir été au barreau de Bruxelles. «En cas d’augmentation de capital, les actionnaires anciens ont un droit de préférence. De même en cas de diminution du capital, l’égalité des actionnaires doit être respectée. Cela évite l’effet dilution qui peut résulter de ces opérations».

DROIT DES ENTREPRISES

De l’actionnaire au décideur: savoir où l’on va Les titres au porteur, institution en sursis Le Luxembourg connaît toujours les actions au porteur pour les sociétés anonymes. «C’est une institution très importante qui garantit la discrétion et la protection de la vie privée. Elle permet également une vie sociale moins administrative et formaliste, souligne Me De Meester. Malheureusement, le principe même de l’existence des titres au porteur est critiqué par les organisations qui luttent contre le blanchiment d’argent et le terrorisme, du fait de l’opacité de la détention. Plusieurs pays, dont la Belgique, ont ainsi procédé à la suppression des titres au porteur. Ce qui facilite aussi la tâche du fisc dans son activité de contrôle du patrimoine des citoyens!».

Créer une société est, dans la pratique, souvent vite ficelé. Mais comment se prémunir utilement de futurs conflits potentiels entre actionnaires? Véronique De Meester, avocate à Luxembourg, replace les choses dans leur contexte. «Il faut d’abord choisir la forme sociale la plus adaptée. Et rédiger les statuts avec beaucoup de soin, en intégrant un maximum d’articles spécifiques». Bien des choses se jouent dès le départ. «Il faut éviter la parité qui entraîne un blocage en cas de désaccord. Il est recommandé, avant de se lancer, de conclure un pacte entre partenaires concernant la politique de gestion, l’information diffusée, la cession des actions. Ce genre d’accord ne peut pas tout régenter puisque l’assemblée générale reste souveraine, mais le fait de discuter du projet et d’essayer de coucher les règles sur papier est un exercice particulièrement bénéfique». Être minoritaire n’est pas d’un confort absolu. «L’expérience m’a appris que, souvent, l’information disponible au travers des comptes annuels est insuffisante. Seul le conseil d’administration a accès à l’ensemble des chiffres et la discrétion est imposée pour les besoins de la gestion. On peut regretter ce manque de transparence qui ne permet pas à l’actionnaire minoritaire d’être informé efficacement sur la réalité de l’entreprise». Néanmoins, l’actionnaire minoritaire, ou qui le devient, «peut provoquer la convocation d’une

assemblée générale s’il dispose d’un cinquième du capital ou demander le report à quatre semaines, ce qui est souvent une arme redoutable». En cas d’augmentation de capital, les actionnaires anciens ont un droit de préférence. De même en cas de diminution du capital, l’égalité des actionnaires doit être respectée. Les PME peuvent s’avérer vulnérables, comme lorsque dans une affaire de famille, un litige survient. «Le juge des référés peut statuer en nommant, par exemple, un administrateur provisoire. Cette immixtion du juge dans la vie de la société doit évidemment être exceptionnelle et dépend de l’importance du blocage. Tout actionnaire est habilité à demander cette mesure». Dans les cas extrêmes, on peut recourir à la théorie de l’abus de droit, en l’espèce à l’abus d’égalité. «Ce recours est à manier avec précaution. Mais cela peut s’appliquer lorsque, par exemple, un actionnaire, au lieu d’agir dans l’intérêt de la société, s’obstine à en contrer un autre pour des motifs d’ordre personnel». Le dernier recours reste… la dissolution de la société. Me De Meester note: «Dans le pacte d’actionnaires, des clauses prévoyant le règlement des conflits (conciliation, médiation) ou qui préviennent des situations de blocage apportent une réelle plus-value. Mais une certaine bonne volonté reste indispensable». || Alain Ducat

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GRANDE RÉGION

Le guichet des frontaliers Photo: Comm. d’agglom. Portes de France-Thionville

Une «Maison du Luxembourg» vient d’ouvrir ses portes à Thionville.

Le premier employeur de l’agglomération thionvilloise est… le Luxembourg. 20% des actifs de ce bassin d’emplois (soit 29.000 personnes) traversent quotidiennement la frontière. C’est à ce public que s’adresse tout particulièrement le projet qui vient d’être monté au centre de Diddenuewen (le nom de la ville en luxembourgeois) par la Communauté d’agglomération Portes de France-Thionville. «Outil privilégié de diffusion de l’information sur le Grand-Duché, cette maison servira avant tout à faciliter la vie des habitants, indique le député-maire de Thionville, Jean-Marie Demange. Elle permettra aussi de favoriser le développement de nouvelles relations entre notre territoire et le Luxembourg». De fait, le rôle de ce nouvel espace ne s’arrêtera pas aux services classiques (informations sur le droit du travail, les retraites, la recherche d’emploi, les activités culturelles et sportives, les agences immobilières, le transport, les études, etc.). Sur place, les usagers trouveront un accueil personnalisé pour être orientés dans leurs recherches ainsi qu’une borne Internet, un espace d’exposition et un autre proposant documentation et presse (paperJam y figurera en bonne place!). Cette Maison ambitionne également de devenir un lieu de vie et de rencontres, où se tiendront des permanences de l’Association des Frontaliers au Luxembourg ainsi que des soirées thématiques. Elles démarreront dès le mois d’octobre et s’adresseront tant aux travailleurs frontaliers qu’aux chefs d’entreprises et professions libérales; différents thèmes seront abordés: conditions de travail, retraites, création d’entreprise, détachement, potentialités de développement économique, etc. Inaugurée le 19 septembre en présence du GrandDuc Henri, la Maison du Luxembourg est située 1-3, rue de la Grande-Duchesse Charlotte à Thionville (la rue de la Paroisse a été débaptisée pour l’accueillir dignement!). Tél: +33.(0)3 82 58 90 52 || F. M.

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EN BREF

Dans le rétroviseur5 SES GLOBAL s'est vu remettre, par l’organisme spécialisé Euroconsult, le prix de l'Opérateur Satellite de l'année 2006 dans la catégorie Chiffre d'affaires et bénéfices. De 2001 à 2005, son chiffre d’affaires a augmenté de 978 millions d'euros à 1,258 milliard et en 2005, la société a enregistré une marge bénéficiaire nette de 30,4 %. (05/09) 24% de croissance du chiffre d’affaires entre juin 2005 et juin 2006: c’est la performance affichée par l’assureur SWISS LIFE au Luxembourg. L’encaissement au premier semestre 2006 s’est élevé à 151,7 millions d'euros. La société a terminé ces six mois sur un résultat positif de 2,4 millions d’euros (contre 2,3 millions un an plus tôt). (07/09) Selon le STATEC, les prix à la consommation ont progressé de 1,21% au cours du mois d’août (+0,1% «hors soldes» de juillet). Calculé sur douze mois, le taux d'inflation poursuit son érosion et atteint désormais 2,8%, contre 3,16% en juin. (07/09) Principal acteur luxembourgeois dans le secteur du sanitaire, du chauffage et des tubes, CFM, le COMPTOIR DES FERS ET DES METAUX, a inauguré un nouvel espace professionnel de 800 m2 à Esch-sur-Alzette. Plus de 3.700 produits de référence y sont proposés. (08/09) La BOURSE DE LUXEMBOURG poursuit la mise en œuvre d’accords internationaux. Dernier en date: le memorandum of understanding signé dans le cadre de la visite d’État en Chine. L’accord porte sur l’établissement de canaux de communication et de relations continues entre les deux entreprises de marché. (08/09) Le groupe BALOISE met la dernière touche à son déménagement. Présent depuis 1993 à la Cloche d'Or, le groupe d’assurances, fort, aujourd’hui, de 130 personnes, s’apprête à quitter la rue Bian pour prendre possession de 3.200 m2 de bureaux dans l’Atrium Business Park de Bertrange. (12/09) Un nouveau projet de loi a été déposé concernant les FONDS D’INVESTISSEMENT SPECIALISÉS. Il vise plus particulièrement les OPC dont les parts sont réservées à des investisseurs institutionnels et se démarquent des OPC régis par la loi du 20 décembre 2002 dont les parts sont destinées au placement dans le public. Le projet prévoit de laisser une grande flexibilité quant aux actifs dans lesquels ces fonds pourront investir. (13/09) DESTINATION EMPLOI, c’est le 1er journal gratuit regroupant des offres d’emploi et de formation. Lancée il y a deux ans dans le Nord-Pas-de-Calais, l’initiative est étendue à la Lorraine et au Luxembourg. Le journal est notamment distribué de mains à mains dans les gares de Nancy, Pont-à-Mousson, Metz, Hagondange et Thionville. (18/09)


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Afin de répondre aux développements de ses activités, TELINDUS PSF s’est adjoint les compétences d’ALBERT SOURIS au poste de service delivery manager pour les institutions européennes. Âgé de 46 ans, il bénéficie d’une expérience professionnelle de près de 20 ans dans le monde IT auprès d’Olivetti, Dimension Data Be et Sun MS au Luxembourg.

STEELCASE, spécialiste de l’aménagement de bureaux, a nommé RICK BOMER à la direction générale des filiales belge et luxembourgeoise, alors qu’il était, jusqu’alors, directeur général de la seule entité néerlandaise. Âgé de 41 ans, il avait commencé sa carrière en 1989 en tant qu’account manager chez Werndl Büromöbel, avant que la société ne fusionne avec Steelcase en 2001.

K P M G TA X — PA R T N E R I N C H A R G E

LOUIS THOMAS LOUIS THOMAS a été nommé partner in charge (directeur général) de KPMG TAX. Après une spécialisation en droit économique et un passage de deux ans au Barreau en Belgique, cet avocat fiscaliste de 43 ans avait commencé sa carrière chez KPMG dès 1988. En 2000, après deux années passés au Barreau à Luxembourg, il obtint le titre d’Avocat à la Cour. De retour chez KPMG, il y fut promu associé en 2001.

Pour soutenir, notamment, son offre dans le domaine du workspace management, GETRONICS a nommé ISABELLE DE WEIRDT au poste de marketing & communications manager. Âgée de 38 ans, elle affiche 14 années d'expérience dans le secteur informatique, où elle y a exercé plusieurs fonctions en communication et marketing. Ces six dernières années, elle fut marketing manager chez Business Objects.

Le prestataire de solutions et services IT GETRONICS a engagé ANNE-MIE FOUCART au poste de sales director pour la Belgique et le Luxembourg. Âgée de 51 ans, elle a passé une grande partie de sa carrière chez IBM, où elle a occupé différentes fonctions commerciales jusqu'à atteindre un poste de direction. Elle assurait, ces trois dernières années, la direction générale de la société informatique Jeeves, rachetée entre temps par Iris.

Pour soutenir la croissance des activités storage de LAB, un nouveau senior account manager a été engagé. Il s’agit de PASCAL SZKUDLAREK, 37 ans, qui occupait, auparavant, les fonctions d’account manager storage chez Computer Systems à Luxembourg.

Du nouveau chez SYSTEMAT LUXEMBOURG: PIERRE PAREL, qui était sales specialist manager, a été promu sales manager, en charge des activités et des équipes de vente de la société, mais aussi de sa filiale PSF. Âgé de 51 ans, il a, par le passé, occupé des fonctions similaires chez IBM et Digital.

La société de services informatiques en réseau BT a nommé RICHARD BRANDHORST au poste de head of country marketing Benelux. Âgé de 41 ans, il a acquis son expérience dans le secteur des télécommunications et notamment chez UPC Broadband. Il est entré en fonction chez BT le 1er mai dernier.

Le spécialiste de la sécurité Internet CHECK POINT SOFTWARE TECHNOLOGIES a engagé KRIS SCHELKENS au poste de channel manager Belux. Âgé de 39 ans, il est désormais responsable des distributeurs et revendeurs en Belgique et au Luxembourg. Il fut, précédemment, business development manager chez INS Europe, responsable des relations avec les différents fournisseurs.

ALAIN NATI a rejoint, en qualité de director, IQ SOLUTIONS, société spécialisée dans le business advisory et le resourcing. Âgé de 43 ans, il possède une vingtaine d’années d’expérience dans le milieu bancaire. Depuis 1999, il était administrateur-délégué au sein de SEB Asset Management Luxembourg.

Leader AutoDesk sur le marché luxembourgeois, la société CAD SOLUTIONS a recruté MEHDI HALAL, 25 ans, en tant que responsable application techniques spéciales bâtiment. Il arrive tout droit de Nouvelle-Zélande où il occupait des fonctions de chef de projet chauffage sanitaire.

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COGNOS, le leader mondial du marché du logiciel de la business intelligence et du corporate performance management a engagé EDWIN VAN WAES en tant que country manager de sa filiale belgo-luxembourgeoise. Âgé de 38 ans, il fut par le passé country manager chez Nortel Networks chez qui il occupait, depuis octobre 2003, des fonctions européennes dans le cadre du développement d'un canal de partenaires pour le marché de la sous-traitance.

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Le cabinet international de conseil en management et finance FINBRAIN-ITC, basé à Braine-l'Alleud (B), a nommé JEAN-CLAUDE JOSSART en tant que managing director pour la Belgique, le Luxembourg et le Nord de la France. Ce financier de formation âgé de 53 ans travaillait précédemment chez Eurocontrol en qualité d’expert financier.

CEGEDEL — MEMBRE DU COMITÉ DE DIRECTION

MARC ADLER Une promotion chez CEGEDEL: MARC ADLER, chef du service Prestations de services MT/BT, a été nommé membre du comité de direction de la compagnie luxembourgeoise d’électricité. Il siège en tant que directeur adjoint, responsable de la direction technique. Âgé de 47 ans, cet ingénieur diplômé TU München est entré au service de Cegedel en octobre 1988 et y a occupé plusieurs fonctions à responsabilités.

La société de services de consultance et d'outsourcing en informatique CONTRASTE EUROPE compte un nouveau membre dans son conseil d’administration en la personne de JEAN-PIERRE CARDINAEL. Âgé de 64 ans, ce professeur à l’Institut d’Informatique des Facultés Universitaires de Namur est l’ancien administrateurdélégué et CIO de Fortis Banque.

Le 1er juillet dernier, HERVÉ COUNSON a rejoint PROGROUP GEIE en tant que directeur administratif et financier. Ce groupement européen d'intérêts économiques d'origine luxembourgeoise est spécialisé dans le project management de programmes de constructions privées ou publiques, dans l'ingénierie de l'environnement et du développement durable ainsi que dans la sécurité. Âgé de 45 ans, il a occupé précédemment des fonctions financières auprès d'un groupe international, spécialisé dans le real estate management.

En même temps que Laurent Jossart (lire page 109), LUXAIR a confirmé la nomination d’ALBERTO KUNKEL en tant que membre adjoint du comité de direction. Âgé de 44 ans, il est, depuis juillet 2005, responsable de l'activité tour operating de la compagnie.

En même temps que Jean-Pierre Cardinael (lire plus haut), BERNARD MARCHANT est entré au conseil d’administration de la société de services de consultance et d'outsourcing en informatique CONTRASTE EUROPE. Âgé de 46 ans, il fut, auparavant, administrateur-délégué du groupe de presse Rossel et avait, précédemment, occupé plusieurs fonctions internationales de direction dans le secteur Informatique et Telecom. (Photo D. Rodenbach, Le Soir, 2006)

Une nouvelle directrice des ressources humaines a été nommée chez FUJITSU SERVICES BELUX: CONNY HOOGHE. Âgée de 40 ans, elle a, auparavant, occupé des fonctions liées aux RH dans le secteur financier (KBC Lease) et industriel (Somati). Elle fut également directrice des ressources humaines chez Atos Origin.

Le Cercle national des relations publiques (CENARP) a changé de président. Après la démission de Marc Schonckert (Cargolux) en mars, PAUL POLFER (CFL) a été désigné à son poste à la mi-juin. Âgé de 40 ans, cet ancien journaliste-présentateur à RTL Télé Lëtzebuerg (entre 1992 et 1998) avait passé quatre ans au service communication de la BCEE. Depuis 2002, il est chargé de gestion du service communication des CFL.

On connaît désormais la destination d'ALEX ZIVODER, qui avait quitté, au 30 juin dernier, ses fonctions de CEO chez Tango/Tele2 Europe. Le voilà désormais vice-président et managing director d'EXPEDIA FRANCE, la filiale française du voyagiste en ligne américain. Il succède à Dermot Halpin, qui assurait l'intérim depuis le mois de janvier, à la suite du départ à ce poste de Marc Ruff, un des fondateurs de la société.

JEFF MULLER a rejoint l'équipe de PETROLEUM (GULF LUXEMBOURG) en qualité de responsable marketing et communication. Âgé de 26 ans, diplômé en marketing et communication à Munich, il a occupé les mêmes fonctions chez BLO intérieur/ Bureau Line Office.

CEGEDEL NET — DIRECTEUR ADJOINT

CARLO BARTOCCI Le directeur adjoint de Cegedel CARLO BARTOCCI a été nommé directeur adjoint de la filiale CEGEDEL NET avec effet au 1er juillet 2006. Cet ingénieur diplômé en électrotechnique TU Graz de 43 ans avait rejoint Cegedel en février 2005. Il était, auparavant, commissaire du gouvernement à l’énergie auprès du ministère de l’Économie et du Commerce extérieur. 107


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Qu’attendez-vous pour développer vos connaissances ?* EXCLUSIVE This high-level training programme is aimed at professionals who fight against money laundering, the financing of terrorism, fraud and corruption, as part of their daily business. It has been specifically developed to respond to their lifelong learning needs and to keep their skills up-to-date.

The Fight Against Financial Crime Modular training programme for experienced professionals Structure 7 monthly half-day sessions spread out between October 2006 and May 2007 each addressing a specific subject.

Target audience CEOs, Chief compliance officers, Independent board members and Heads of internal audit of financial institutions and other professionals of the financial sector.

Speakers Local and international experts recognised in their field of expertise. Some of them also lecture on subjects connected with the fight against financial crime at various European universities.

Language English or French depending on the speaker.

Programme Session 1 – 27 octobre 2006 (13h30-17h00) La fraude : la détecter, la mettre en évidence, la prévenir

Session 5 – February 26, 2007 (1.30-5.00pm) Cybercrime and PEP risks

Session 2 – November 14, 2006 (9.00-12.30am) Money Laundering – The criminal vulnerability of financial services and products

Session 6 – March 21, 2007 (9.00-12.30am) Control environments and risk profiling – The role of the Compliance Officer

Session 3 – December 13, 2006 (9.00-12.30am) Implementing AML solutions: discover the possibilities

Session 7 – 7 mai 2007 (13h30-17h00) Le professionnel, objet de la démarche pénale

Session 4 – January 17, 2007 (1.30-5.00pm) The challenges and pitfalls of the fight against corruption

Calendrier

– octobre à décembre 2006

Certification en “Financial Risk Management”

Les Nouveaux Défis de l’Assistant(e) de Direction

Préparation à l’examen du 18 novembre 2006 organisé par le GARP 7 demi-journées de révision le vendredi après-midi ou le samedi matin 7, 13, 20, 21 et 27 octobre, 4 et 11 novembre 2006.

20 octobre, 10 et 27 novembre 2006

Administration and Management of Real Estate investment vehicles Programme de Formations aux Normes Comptables Internationales IFRS Holding / Soparfi : 28 novembre et 5, 12 et 19 décembre 2006 (après-midi) Banques : 12, 19, 26 octobre et 9, 16 et 23 novembre 2006 (après-midi) Investment Funds : December 14 and 15, 2006 (morning) Real estate : 6 et 7 décembre 2006 Instruments financiers en pratique (IAS 32 et IAS 39) : 30 novembre et 1er décembre 2006 Les impacts fiscaux des normes IFRS : 11 décembre 2006 (après-midi)

ITIL Service Manager Training Programme Leading to the ITIL Manager’s Certificate in IT Service Management Part 1 – Service Support: October 16 to 20, 2006 Part 2 – Service Delivery: November 13 to 17, 2006 Revision day: December 4, 2006 Examinations: December 6 and 7, 2006 (afternoon)

Les brochures descriptives individuelles et les bulletins d’inscription sont disponibles sur

October 23 and 24, 2006

Cooperation & Leadership in Intercultural Teams & Projects October 24 and 25, 2006

Administration of Private Equity Funds and SICAR November 20 and 21, 2006

ITIL Foundation Training Formation menant à la certification internationale “ITIL Foundation Certificate in IT Service Management” Formation : 6, 7 et 8 décembre 2006 Examen : 8 décembre 2006 (après-midi)

www.pwcacademy.lu

© 2006 PricewaterhouseCoopers. All rights reserved. PricewaterhouseCoopers refers to the network of member firms of PricewaterhouseCoopers International Limited, each of which is a separate and independent legal entity.


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CETRELSECURITIES — DIRECTEUR

RENAUD OURY CETRELSECURITIES, la nouvelle filiale de Cetrel, spécialisée dans l’intégration de données financières (lire par ailleurs) est dirigée par RENAUD OURY, 34 ans. Ancien manager d’Accenture, il avait ensuite oeuvré au lancement de EDS PSF Luxembourg, dont il a assuré la direction pendant cinq mois avant de rejoindre Cetrel en janvier 2005. C’est donc lui qui a, désormais, en charge la gestion journalière de ce nouveau PSF.

Le cabinet international de consultance et d'outsourcing technologiques ACCENTURE a engagé DRIES CUYPERS en tant que marketing manager pour la Belgique et le Luxembourg. Âgé de 36 ans, cet ingénieur commercial en informatique de formation affiche plus de dix ans d’expérience dans les domaines du marketing et des ventes dans le secteur IT. Il travaillait précédemment chez Computer Associates.

Après avoir passé onze années comme responsable vente de plusieurs business units au sein de l’opérateur Belgacom – dont les trois dernières dans la division NSI (Network & System Integration), ALFONS MEERT, 44 ans, a été nommé directeur de vente au sein de la société TÉLÉPHONIE. Ses expériences sont multiples: voix, data, sécurité, hébergement…

STONESOFT FRANCE — DIRECTEUR GÉNÉRAL BENELUX

LEONARD DAHAN Le directeur général de STONESOFT FRANCE, fournisseur de solutions intégrées de sécurité réseau et de business continuity Stonesoft, a vu ses compétences et responsabilités élargies. LEONARD DAHAN a, ainsi, désormais en charge les marchés belges, néerlandais et luxembourgeois. Trois pays pour lesquels il développera une équipe locale. Âgé de 37 ans, il avait rejoint Stonesoft en novembre 2005, après voir été successivement directeur commercial France chez Getronics et directeur commercial et partenaires chez Netcelo, fournisseur de services de sécurité administrée.

L'éditeur de logiciel de gestion BLUE SKY SOFTWARE a recruté NATACHA ANDRÉ an tant que nouvelle chargée de clientèle. Âgée de 26 ans et diplômée d'une maîtrise en informatique et statistiques appliquées aux sciences humaines, elle était, auparavant, en charge, pendant trois ans, de l'accompagnement des utilisateurs du logiciel garage chez TPA.

La toute nouvelle société IDEVLOP, active dans le conseil informatique, a fait appel à PATRICK HONOREZ en tant que directeur technique. Âgé de 50 ans, il avait assuré, ces dernières années, la direction de la société de formation informatique Keyjob à Luxembourg.

Le COMITÉ DU TRAVAIL FÉMININ, organe consultatif chargé d'étudier toutes les questions relatives à l'activité, à la formation et à la promotion professionnelles des femmes, compte une nouvelle vice-présidente: ANIK RASKIN. Cette juriste de formation, âgée de 40 ans, est, depuis juillet 2001, chargée de direction auprès du Conseil National des Femmes du Luxembourg.

Afin de renforcer son équipe avant-vente, P&T CONSULTING, la société de services et technologies experte en technologies de la mobilité et gestion d’infrastructures et réseaux, a engagé PHILIPPE HOUGARDY comme ingénieur avantvente mobilité. Âgé de 34 ans, il a acquis son expertise et expérience auprès de nombreux opérateurs, en tant que directeur technique chez Messagio à Paris.

Après avoir été responsable marketing des produits télécoms à l’Entreprise des P&T, SIMONE POLFER, 33 ans, vient d’intégrer la direction de l’Énergie auprès du MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DU COMMERCE EXTÉRIEUR, en tant qu’attachée de gouvernement.

MARC LEBRUN vient de rejoindre l’équipe de RANDSTAD INTERIM en tant qu’account manager. Précédemment responsable de production chez TDK, cet ingénieur industriel de 34 ans vient renforcer l’équipe dans le cadre du développement de l’agence Randstad de Esch-sur-Alzette.

Après plus de douze années passées chez Telekurs, CARLO HOUBLIE, 39 ans, a rejoint CETRELSECURITIES en tant que directeur commercial, et y est responsable du développement de ce nouveau PSF filiale de Cetrel.

Spécialisée dans les activités de business integration et de process management, la société TIBCO SOFTWARE a promu HANS DELLEMAN en tant que nouveau directeur régional pour la zone Benelux. Âgé de 47 ans, il est présent dans la société depuis plus de cinq ans, en tant que national account director non-financial market.

CETRELSECURITIES — PRÉSIDENT DU C O N S E I L D ’A D M I N I S T R AT I O N

JEAN-MARC FANDEL La présidence du conseil d’administration de CETRELSECURITIES, filiale de Cetrel spécialisée dans l’intégration de données financières (lire par ailleurs) a été confiée à JEAN-MARC FANDEL, 41 ans, l’actuel chief executive officer de Cetrel. Une fonction qu'il occupe depuis janvier 2003, date à laquelle il avait succédé à Joseph Simmet.

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Âgée de 46 ans, ANNE REGINSTER, spécialisée dans la commercialisation des solutions Oracle, a rejoint SYSTEMAT LUXEMBOURG en tant que data bases account manager. Elle occupait auparavant les mêmes fonctions chez VDS.

Après plus de six années d’expérience dans le recrutement de profils financiers au sein du groupe Adecco en Belgique), MARIELLE VANWAARBEEK, 33 ans, a renforcé les rangs d’AJILON FINANCE & LEGAL, la division du groupe Adecco spécialisée dans la sélection et le recrutement de profils financiers et juridiques.

En même temps que Hélène Menschaerdt (lire ci-contre), l’agence EVENTS & MORE a recruté un nouveau project manager: ARNAUD GUYON, 25 ans, qui s’impliquera dans la recherche de nouvelles tendances sur l’international. Il était, auparavant, chef de projet chez VPCom, à Paris, où il a, en particulier, organisé le lancement du jeu sur réseau World of Warcraft.

RTL GROUP — MEMBRE DU CONSEIL D ’A D M I N I S T R AT I O N

GÜNTHER GRÜGER Pour pallier les départs simultanés de Gérald Frère, Gilles Samyn et Jocelyn Lefebvre du conseil d’administration, RTL Group a procédé à la nomination d’un nouvel administrateur en la personne de GÜNTHER GRÜGER, 54 ans. C’est un «ancien» du groupe Bertelsmann, où il était entré en 1983. Depuis 1997, il y occupe les fonctions de head of the corporate controlling and strategy department.

Après huit années de présence au Luxembourg, dont les cinq dernières passées au sein du cabinet de recrutement Fast, PASCALINE MULET, 37 ans, rejoint la division executive search du cabinet DE WITTE&MOREL. Elle y prendra en charge des missions de recrutement pour cadres et cadres dirigeants, en particulier dans le secteur bancaire.

L’équipe d’EVENTS & MORE, agence internationale spécialisée dans l’organisation d’évènements d’entreprises, a été renforcée par l’arrivée de HÉLÈNE MENSCHAERDT au poste d’operations manager, en charge de l’ensemble des activités marketing et campagnes de communication pour le compte des clients de l’agence. Âgée de 26 ans, elle a acquis sa première expérience de gestion d’événements auprès de l’agence Pepper and Salt.

À 36 ans, ELISABETH WEBER, a été nommée à la présidence du COMITÉ DU TRAVAIL FÉMININ, organe consultatif chargé d'étudier toutes les questions relatives à l'activité, à la formation et à la promotion professionnelles des femmes. Cette fonctionnaire auprès de l’Administration des contributions directes (carrière moyenne) est aussi représentante du groupe syndicat, CGFP. Elle fut également, entre 2002 et 2005, vice-présidente de la Chambre des Fonctionnaires et Employés Publics, dont elle est toujours membre effective, et membre du comité de l’Association Générale des Cadres depuis 2006.

La société événementielle CODEX PRODUCTIONS a créé un département vente et installation. Elle a confié cette tâche à FRANK GLAESENER, 36 ans, qui était, ces huit dernières années, responsable audiovisuel auprès du groupe Charles Kieffer.

ING LIFE LUXEMBOURG – GENERAL MANAGER

JEAN-PHILIPPE BALON Pour succéder à Pierre Voos, appelé à prendre la direction de ING Trust Luxembourg (lire plus bas), c’est JEAN-PHILIPPE BALON qui occupe désormais les fonctions de general manager d’ING LIFE LUXEMBOURG. Âgé de 36 ans, il était entré chez BBL Life Luxembourg en 1995, en tant qu’actuaire. Devenu successivement responsable technique et financier, puis attaché de direction, il était, depuis 2000, directeur d’ING Life Luxembourg.

L’unité Finance de RANDSTAD INTERIM Luxembourg a accueilli une nouvelle consultante en la personne de STÉPHANIE JACQUET. Âgée de 30 ans, elle a déjà acquis une expérience de cinq ans en tant que déléguée commerciale dans le secteur du tourisme.

En vue de l’organisation de Colophon 2007, un symposium international de magazines, MIKE KOEDINGER ÉDITIONS fait appel à ARIANE PETIT. Âgée de 24 ans, cette jeune diplômée en communication (IHECS) cumulera les fonctions de coordinatrice et d’attachée de presse.

ING TRUST LUXEMBOURG — GENERAL MANAGER

PIERRE VOOS Managing director de ING Life Luxembourg depuis 2004, PIERRE VOOS prend de nouvelles responsabilités au sein du groupe en devenant general manager chez ING TRUST LUXEMBOURG. À 46 ans, ce juriste de formation éait arrivé chez ING Luxembourg (ex-Crédit Européen) en 1990 pour démarrer l'activité d'Ingénierie Financière, il s'est vu ensuite confier la responsabilité des agences, du marketing et de la banque directe. Jusqu'en 2005, il était Membre du Comité de Direction de ING Banque Luxembourg avant d'être nommé administrateurdélégué de ING Life Luxembourg. 111


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T H E D I R E C T O R S’ O F F I C E – DIRECTEUR GÉNÉRAL

DANIELA KLASÉNMARTIN

Un nouveau manager marketing pour l’éditeur de logiciels de gestion informatique CA BELGIUM & LUXEMBOURG: CHRISTOPHE JACQUES, 30 ans, qui a pris ses fonctions à Zaventem. Auparavant, il était responsable, pour le marketing, du Storage Group de Sun Microsystems (précédemment StorageTek, repris par Sun).

Âgé de 40 ans, YVES KEMP a rejoint KPMG LUXEMBOURG en tant que directeur au sein du département Financial Advisory Services. Il sera notamment en charge du développement stratégique du marché local et du secteur public. Licencié en sciences commerciales et financières, il a travaillé pendant quinze ans à la Banque et Caisse d’Épargne de l’État, occupant diverses responsabilités au niveau du marché national des crédits, des entreprises et du secteur public.

A R C E L O R M I T TA L – CHIEF EXECUTIVE OFFICER

ROLAND JUNCK ARCELOR MITTAL est donc née et la composition de sa direction générale a été communiquée début août. Comme cela était prévisible, Guy Dollé, l’ancien directeur général d’Arcelor, ne fait plus partie de l’organigramme. Le nouveau président de la direction générale (CEO) est luxembourgeois: il s’agit de ROLAND JUNCK. Entré à l’Arbed en 1980, dans les services laminoirs (à Dudelange puis à Esch), il occupa les fonctions d’administateur-directeur de TrefilArbed Bissen puis devint, en 1998, administrateur-directeur d’Aceralia. Un an plus tard, il entra à la direction générale d’Arbed et occupa, dès la naissance d’Arcelor, en 2002, les fonctions de directeur général du secteur des Produits Longs Carbone. Depuis janvier 2006, il cumulait les responsabilités Aciers Longs Carbone Europe, Aciers Longs Carbone Amérique du Sud, Tréfilage et Coordination Chine.

Comme prévu, le conseil d’administration de LUXAIR a procédé à la nomination de LAURENT JOSSART, l’ancien directeur de l’aéroport de BruxellesSud Charleroi, en tant que membre du comité de direction. Âgé de 38 ans, son arrivée au poste de directeur général adjoint en charge des finances avait été annoncée courant mai.

Après trois années d’expérience dans la filiale bruxelloise du groupe, GILLES VERKAEREN, 37 ans, a rejoint le cabinet ROBERT WALTERS LUXEMBOURG en plein développement de ses activités. Il y a été nommé senior consultant au sein de la division executive search.

Suite au départ de Henri van der Vaeren, devenu managing director strategic markets, TANUJA RANDERY sera nommée, au 1er octobre 2006, managing director de l’opérateur COLT TELECOM, pour le Benelux. Âgée de 39 ans, elle était, depuis 2004, managing director, strategy and business transformation chez Colt, après avoir occupé les fonctions de vice president of global strategic initiatives et vice president of software operations chez EMC Corporation, aux États-Unis.

Après avoir été directeur du département Forensic & AML Services chez Deloitte, et fort d’une expérience de seize années dans le secteur financier, PIERRE-FRANÇOIS WÉRY s’est mis à son compte. À 40 ans, il est devenu cofondateur du cabinet de réviseurs d'entreprises AUDIT & COMPLIANCE.

Pour succéder à Stephan Schmitz, parti chez Fernbach en début d’année, THE DIRECTORS’ OFFICE a fait appel à DANIELA KLASÉNMARTIN pour occuper le poste de directeur général. Cette Suédoise de 39 ans, présidente du groupe de travail ALFI sur le Total Expense Ratio, avait commencé sa carrière en 1992 à Stockholm, puis à Paris. Elle avait rejoint Schroders Investment Management, au Luxembourg, en 1997. Elle y posa les bases du département financier, dont elle fut responsable jusqu’au 15 juillet dernier.

Âgé de 34 ans, GÉRARD DELEN est le nouveau sales manager Belgique Luxembourg chez TOSHIBA INFORMATION SYSTEMS BENELUX. Diplômé en marketing, commerce international et management, il occupait précédemment la fonction de senior marketing manager Europe HP chez Actebis.

Après cinq années passées auprès des Caves Bernard-Massard en tant que responsable marketing, FLORENCE BESCHHENRY donne une nouvelle orientation à sa carrière. À 32 ans, elle rejoint l’équipe de CLERICAL MEDICAL en tant qu'internal communication and events supervisor.

CEGEDEL – MEMBRE DU COMITÉ DE DIRECTION

ÉRIC MAUER CEGEDEL compte un nouveau membre pour son comité de direction en la personne d’ÉRIC MAUER, 44 ans, qui devient directeur adjoint responsable de la direction financière et juridique, avec effet au 1er septembre 2006. Diplômé de l’École supérieure de Commerce de Rouen et expert-comptable diplômé, il avait occupé des responsabilités financières auprès RTL Group à Luxembourg avant de rejoindre Cegedel en janvier 2001 en tant qu’adjoint au directeur financier et juridique. Il succède, dans ces nouvelles fonctions, à André Baldauff, qui a fait valoir ses droits à la retraite au 1er septembre 2006. 113


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14.09.2006

Après avoir assuré les fonctions de chief operating officer à la State Street Bank à Luxembourg, CHRISTOPHER STUART-SINCLAIR a rejoint RBC DEXIA INVESTOR SERVICES en tant que directeur des opérations. Âgé de 50 ans, cet ancien d’ABN Amro Investment Funds et Robert Fleming & Company sera responsable de la prestation de services d’agent de transfert, d’administration de fonds et de banque dépositaire pour les entreprises et investisseurs institutionnels clients du groupe.

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L'agence de publicité PIRANHA ET PETITS POISSONS ROUGES a accueilli GÉRALD TABUTIEAUX, 35 ans, en tant que directeur artistique. Il était auparavant, depuis plus de sept ans, graphiste puis concepteur et conseiller graphique au sein de l'agence Dété Publicité.

Âgé de 41 ans, ANNICK LEBRUN est venue renforcer l’équipe du cabinet AUDIT & COMPLIANCE en tant que senior manager. Cette ancienne directrice des ressources humaines chez Deloitte Luxembourg affiche 16 années d’expérience professionnelle sur le marché luxembourgeois, acquise notamment dans les domaines de l’audit interne et externe.

En vue de soutenir la croissance de ses activités en Europe, CARMIGNAC GESTION LUXEMBOURG a consolidé son équipe commerciale italienne. DAVIDE FREGONESE, 36 ans, a ainsi été recruté au poste de sales director Italy. Il était précédemment senior officer-domestic clientscash markets à la Borsa Italiana à Milan.

SUN MICROSYSTEMS – MANAGING DIRECTOR BELUX

PAUL DE DECKER Un nouveau directeur Belux a été nommé chez SUN MICROSYSTEMS. PAUL DE DECKER, qui était, depuis deux ans, client solutions director pour l'Europe Centrale et du Nord, a été promu à ce poste. Il y remplace Luc Opdebeeck, nommé vicepresident Systems practice EMEA. Entré chez Sun en 1992, au lancement de la société, M. De Decker, 45 ans, était devenu, en 1998, membre de l'équipe de gestion «Europe du Nord», en tant que manager des systems engineers.

En même temps que Davide Fregonese (lire plus haut), MARIEANTOINETTE PEZZÉ a été engagée chez CARMIGNAC GESTION LUXEMBOURG au poste de client relationship manager Italy. Âgée de 40 ans, elle était, auparavant, employée chez Euresa Life à Luxembourg, en tant qu’executive officer, en charge du marché italien.

Le Conseil de gouvernement a soumis au GrandDuc la nomination de PAOLO MENGOZZI au Conseil de gouvernance de l’UNIVERSITÉ DU LUXEMBOURG. Cet ancien juge au tribunal de première instance des Communautés européennes (entre 1998 et 2006) est, depuis le 4 mai dernier, avocat général à la Cour de justice. Âgé de 68 ans et de nationalité italienne, il est professeur invité auprès de nombreuses universités américaines et françaises, mais aussi à l'Institut universitaire international à Luxembourg.

L’atelier graphique de l’agence publicitaire IPSO FACTO change de tête. C’est désormais VÉRONIQUE PETIT (exImprimerie centrale), qui en est responsable. Âgée de 29 ans, elle a notamment en charge l’élaboration de la nouvelle image de l’agence.

S’assurer de la cohérence graphique et rédactionnelle de l’agence publicitaire IPSO FACTO et de son site Internet: telle est l’une des principales missions confiées à une nouvelle graphiste, ÉLISE SOLBREUX. Âgée de 23 ans, elle exerçait auparavant ses talents chez Édition plus.

GE FLEET SERVICES BENELUX – DIRECTEUR GÉNÉRAL En pleine croissance, LAB a recruté un nouveau document solution manager en la personne d’ÉRIC BALZER. Âgé de 36 ans, il était, auparavant, document solutions consultant chez Nashuatec Luxembourg.

MARCEL ROELANTS MARCEL ROELANTS, 41 ans, est le nouveau directeur général de GE FLEET SERVICES BENELUX. Une promotion de plus dans une carrière débutée en 1988 au sein du groupe, chez GE Plastics aux Pays-Bas. Son parcours l’a ensuite emmené chez GE Plastics et GE Appliances, en Europe et aux ÉtatsUnis. En 2000, il fut nommé CEO de GE Equipement Finance en Suisse, où il resta quatre années avant de prendre la direction d’Auxifina en Belgique, puis de la banque GE Money, avec laquelle GE s'est implanté sur le marché financier Belge. Dernièrement, il était directeur commercial de GE Equipment Services Europe à Amsterdam. 115


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6.9.2006

17:00

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Bien choisir son café, pour un monde moins amer. En choisissant du café issu du commerce équitable ou de culture biologique, vous achetez du café de qualité tout en contribuant activement au développement durable des pays du Sud. Soyez solidaire et optez pour le café qui profite à tous.

Une initiative de la Coopération luxembourgeoise et de TransFair-Minka a.s.b.l.


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15.09.2006

13:22 Uhr

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xxxxxxx Le Luxembourg appaxxxxxxxxx raît à la traîne du taux d'emploi des 55/64 ans dans l'Union européenne et les projections ne font guère état d'amélioration. Quid des objectifs de Lisbonne?

Taux d’emploi des 55/64 ans au Luxembourg

50% 40%

Objectif Lisbonne 2010 Moyenne UE 25

30% 20% 10% 0%

Population nationale

Projections 2010

Projections 2020

Source: Economist Club

Population totale

L E B I L L E T D E L’ E C O N O M I S T C L U B

Employabilité: penser autrement Attardons-nous sur les cadres cinquantenaires dont le taux d’emploi ne cesse de fondre. Alors qu’ils sont 50% en Europe, seulement 19% des 55/65 ans restent actifs au Luxembourg. La stratégie de l’évacuation du milieu professionnel des plus âgés (qui souvent ne se sont pas fait prier), élaborée dans les années 70, afin de résoudre le problème du chômage et les difficultés de certaines entreprises, est-elle réellement une solution pour l’économie, un avantage pour les entreprises? Offre-t-elle une meilleure qualité de vie aux concernés? Non, globalement, cela tourne plutôt à l’aberration!

Aujourd’hui, le chômage est en progression quasi-constante, tous âges confondus. Les postes occupés par des «vieux» sont régulièrement rationalisés. Le savoir-faire s’envole avec ces personnes expérimentées. La formation par la transmission du savoir est devenue l’enfant pauvre. Finalement, le citoyen-client se retrouve avec une piètre qualité de produits et de services et, le comble, notre société s’offre un gaspillage de capitaux intellectuels insensé. Mais alors que faire? Secouer, faire évoluer le tout social, le trop-plein de réglementations, l’État, les syndicats, les caisses sociales, tous autoritaires fixant règles, démarches, procédures, décidant, contrôlant, supervisant et prenant tout en charge... En termes concrets: – Libérer l’âge de la retraite! Que celui qui désire profiter de la retraite avant, parte plus tôt que prévu, au prix d’une rente plus maigre. Celui qui reste aura droit à surplus, le tout aussi en fonction de son compte personnalisé. – Repenser le système des cotisations des pensions! Pouvoir cotiser davantage et rapidement, avec déduction fiscale, pour accélérer le remplissage des comptes (personnalisés) obligatoires et offrir de meilleures retraites à ceux qui auront fait ce choix. – Rendre la formation obligatoire, à charge de l’entreprise d’assurer l’employabilité de son personnel au-delà des 50 ans et à l’employé l’obligation de suivre activement les formations, qui varieront en fonction du risque

d’obsolescence et dont la charge temps sera partagée. – Introduire, voire généraliser, les plans de carrière/emploi, les plans de formation, les maîtres/tuteurs/responsables de ces plans, les bilans de carrière et d’évolution, etc., avec des mesures correctives et compensatoires. – Déboulonner cette manie des carrières toujours ascendantes! Pourquoi ne pas être directeur à 40 ans et simple cadre à partir de 55/ 60 ans? Cassons donc les garanties de carrière fixes, les grilles de salaires figées, les conventions collectives vétustes et les systèmes obsolètes de contributions aux assurances sociales. – Rémunérer les gens en fonction de leur poste, de leurs responsabilités, de leur contribution productive et non en fonction de leur âge et/ou ancienneté. – Créer une plus grande mobilité entre les systèmes et régimes, entre le public et le privé. Un cadre de ventes de 50 ans n’a plus forcément envie d’être sur la route, mais peut faire un excellent enseignant en économie et commerce. – Évincer la limite d’âge à l’embauche, dans les règlements et dans les faits. – Rendre aux ressources humaines leur place centrale et leur finalité dans le public et le privé. Quitter les sentiers battus, casser les «acquis» sociaux peut paraître révolutionnaire, dans un pays qui vit au-dessus de ses moyens. Mais voilà justement… || Nicolas J. Ries, membre du Conseil, Economist Club Luxembourg, www.ecl.lu.

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14.09.2006

18:44 Uhr

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Photo: Conseil Général de la Moselle

Le projet prévoit la construction de 800 cottages à l'ouverture du site, en juillet 2010. 480 emplois équivalent temps plein devraient être créés.

Reconversion touristique en Lorraine Désireux de toucher la population touristique allemande, le leader européen des résidences de loisirs Pierre et Vacances installera son quatrième Center Parcs en Moselle. Ouverture prévue en juillet 2010. Il aura fallu huit ans pour officialiser le projet. Le temps pour Pierre et Vacances de vérifier la pertinence d’une nouvelle implantation d’un Center Parcs en Moselle, le quatrième en France depuis l’ouverture, cette année, en juillet, du Domaine du Lac de l’Ailette dans l’Aisne. Le temps, surtout, pour le président du Conseil Général de la Moselle, partenaire du projet, de mener, selon ses propres termes, «une bagarre avec les finances» auprès du Sénat et de l’Assemblée nationale pour obtenir la prolongation, jusqu’en 2010, des avantages financiers accordés aux particuliers qui investissent dans un hébergement touristique en milieu rural. Une bagarre gagnée. «Nous apporterons une aide de 17 millions d’euros aux investisseurs particuliers, affirme Michel Saint-Pé, responsable du dossier Center Parcs au Conseil Général. Center Parcs leur verse un loyer et leur permet d’occuper leur hébergement quelques semaines par an». Le projet prévoit, en effet, la construction de 800 cottages à l’ouverture du site en juillet 2010 et jusqu’à 1.200 par la suite. Dans un protocole signé le 26 juin dernier avec Pierre et Vacances, le Département de la Moselle s’est engagé à acquérir le Bois des Harcholins, un domaine forestier de 650 ha dans le Pays de Sarrebourg, et à en revendre 450 ha dans deux ans à son partenaire; le temps d’effectuer toutes les études technico-commerciales

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nécessaires. Il s’est également prononcé en faveur de la création, à parité avec le Conseil Régional de Lorraine, d’un fonds commun de promotion, à raison d’un million d’euros par an pendant trois ans. Selon le calendrier établi, le permis de construire devrait être déposé dès l’an prochain, date à laquelle le Conseil Général espère également pouvoir débuter les précommercialisations des cottages. Les travaux devraient démarrer dès 2008. «Nous nous développons davantage au nord de la Loire, parce que les équipements couverts sont importants et les zones de chalandise plus nombreuses», reconnaît Gérard Brémont, PDG de Pierre et Vacances. «L’Est de la France comprend non seulement une clientèle française de proximité mais aussi une clientèle allemande à 1h30 de voiture». Un argument essentiel pour un groupe qui, avec ses Center Parcs affiche un taux d’occupation de 93%, un taux qui n’est même pas atteint par les hôtels parisiens.

Une bouffée d’oxygène pour «le pays de Bata» «La forêt est le fil conducteur de l’aménagement», résume Gérard Brémont, rappelant que les habitations et les équipements seront construits dans les zones détruites par la tempête de 1999. Outre

la création de cottages de bois en pleine nature, dont la conception a été confiée à Jean de Gastines (un des maîtres d’œuvre du Centre Pompidou-Metz), et d’un lac de six hectares, le projet mosellan bénéficiera également d’un espace aqua-ludique couvert de 5.000 m2 (toboggans, rivières sauvages, jeux d’eaux…), d’une halle des sports de 3.000 m2, d’une ferme pour enfants, de restaurants et de boutiques. «On va pouvoir enfin dire que l’on est un des grands départements touristiques de la France», se félicite Philippe Leroy, président du Conseil Général de la Moselle, «et retrouver une économie moderne pour le pays de Bata». Vitrine touristique pour la Moselle, et a fortiori la Lorraine, le Center Parcs du Bois des Harcholins est perçu comme une vraie bouffée d’oxygène pour le Pays de Sarrebourg et le Lunévillois; deux bassins sévèrement touchés par la fermeture de l’usine de chaussures et le licenciement de ses 1.000 ouvriers. Le site devrait, en effet, créer 673 emplois (soit 480 équivalents temps plein), selon un recrutement effectué localement, et favoriser le développement de la sous-traitance (filières de nettoyage, gestion de fourniture, de linge…). «L’impact sur la consommation locale est à organiser», reconnaît Michel Saint-Pé, mais le jeu en vaut certainement la chandelle. «Nous voulons tout faire pour que la clientèle reste en Moselle, avant ou après son séjour à Center Parcs». || Gaël Calvez


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19:28 Uhr

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I N T E R N AT I O N A L

Reconnaissances La créativité et le talent luxembourgeois s’exportent. L’agence Vidale & Gloesener, déjà largement récompensée au niveau national lors des Design & Communication Awards, a été primée lors de l’édition 2006 de la prestigieuse compétition European Logo Design Annual (EULDA). Son logo créé en 2003 pour l'Entente touristique du Sud a, ainsi, été élu Best of Nation, alors que deux autres réalisations (le logo de la Rockhal et celui de la régie publicitaire Tempo) ont par ailleurs été nominées. De son côté, Bizart se retrouve en lice à l’occasion des 14e Cresta International Advertising Award, avec son propre site web www.bizart.lu (déjà récompensé en début d’année par le portail Favourite Website Awards). Seul représentant luxembourgeois parmi les 45 finalistes retenus dans la catégorie Interactive, l’agence sera fixée sur son sort le 30 octobre, lors de la cérémonie de remise des prix qui aura lieu à New York. www.eulda.com, www.cresta-awards.com

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TATA CONSULTANCY SERVICES LUXEMBOURG Agence Kosmo Support Presse Directeur Artistique Stéphane Geny Account & Copy Karine Touati

UTOPOLIS Agence lola Supports Presse, affichage, spots cinéma et écrans plasma Creative input Ad. Cafiero Conception nouveaux médias Th. Tomschak Gestion du projet Nath. Pacchiana Photo Stock

CCLUX Agency Mikado Publicis Media Presse Account Vanessa Toffoli Art Director Didier Leclercq Copy Frédéric Thill Photo Stock

FORTUNA Agence Addedvalue Support Presse Account Will Kreutz Creative director Will Kreutz Art director Peggy Weber Copy Will Kreutz

MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES & TRANSFAIR Agence Comed Supports Presse, affichage, TV, mailings, PLV, events Création et réalisation Teamwork

TANGO Agence Concept Factory Crédits David Solito, François Leclerc, Stéphane Abinet, Felipe Oliveira

TANGO Agence Addedvalue Support Presse Account Arnaud Ghilain Creative director Will Kreutz Art director Frantz d’Huart Photo Philippe Rohdewald/NYC Copy Will Kreutz

EDITUS Agence Advantage Communication Support Affichage, PQ, hebdo et radio A. D. Samy Guenane Copy Valérie Murat Graph. Pietro Namèche Acc. Nath. Dondelinger, Mathieu Lepinasse

MINISTÈRE DE L'ÉDUC. NATIONALE ET DE LA FORMAT. PROFESSIONNELLE Agence Binsfeld communication Support Print Concepteur Éric Perot Graphiste Astrid Kampowski Dir. Créa. Marc Binsfeld Accounts Jessica Koeune

VEDIOR INTERIM LUXEMBOURG Agence Kosmo Support Presse Directeur Artistique Stéphane Geny Account & Copy Karine Touati

TTV Agence Addedvalue Support Presse, Abribus Account Arnaud Ghilain Creative director Will Kreutz Art director Frantz d’Huart Copy Will Kreutz

G4S Agence Advantage Communication Support Presse hebdo et quotidienne Art Director Ghislain Giraudet Copy Valérie Murat Graphiste Pietro Namèche Account Bob Gillen

IFBL Agence Binsfeld communication Support Print et affichage Concepteur Éric Perot Graphiste Camilo Matiz Directeur de création Marc Binsfeld Account Cathia Gromczyk

SD WORX LUXEMBOURG Agence Kosmo Support Presse Directeur Artistique Stéphane Geny Account & Copy Karine Touati


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14.09.2006

19:20 Uhr

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S Y S T E M AT

Environnement virtuel Quelque 70 personnes ont participé, le 6 juillet dernier sur le parc d’activités de Capellen, aux différents workshops, organisés par Systemat, axés sur les aspects des technologies de virtualisation dans les infrastructures IT. Photos: Julien Becker

 Dirk de Meirsman (VMWare)

 Vincent Mabille (Karp-Kneip Constructions)

 Laurent Sandt (Croix-Rouge luxembourgeoise)  Michael van Overstraeten (Softricity)

 Christophe Strugala et Jean-Philippe Ulrich (Netline)

 Pierre Parel (Systemat Luxembourg)

 Marc Delhaye (Laboratoires Ketterthill) et Fien van der Heyde (Natexis)

 André Jacques et Yannick Migeaux (Systemat Luxembourg)

 Benoit Thevenoux (Logexpert)

 Luc Brulez (Systemat Luxembourg)

 Vincent Pajot (Falconstor)

 Peter Holvoet (Citrix)

 Régine Gofflot (Utopolis)

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14.09.2006

18:47 Uhr

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PAT I E N C E E T L O N G U E U R D E T E M P S . . .

En cours INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE

ÉTUDE PROSPECTIVE

VIDÉO SURVEILLANCE

La Tangente ne tient pas la corde

Quand la Recherche cherche…

Dans l’attente du Conseil d’État

Parmi les grands projets d’infrastructures qui savent prendre leur temps, celui de la «Tangente ouest» fait bonne figure. Cet axe de contournement de la capitale, par l’ouest, pour relier l’A7 à l’A6, fait partie de ces dossiers qui ont été reportés à une date ultérieure. C’est ce qu’a confirmé le ministre de l’Environnement Lucien Lux au député DP Charles Goerens, précisant qu’à l’heure actuelle, l'avant-projet sommaire de cette «Tangente ouest» fait l'objet d'une étude d'opportunité et d'impact territorial, à laquelle succédera une enquête publique dans les communes concernées. C’est sur la base des résultats de cette enquête publique et de tous les avis des parties concernées que le gouvernement prendra sa décision quant à la réalisation éventuelle de ce projet ou d’une solution alternative.

Le Fonds national de la recherche cherche… Une étude prospective baptisée FNR Foresight visant à identifier pour le secteur public des domaines de recherche et des axes de priorité ayant un intérêt socio-économique à court et/ou à long terme pour la société luxembourgeoise, a été lancée. Les premiers résultats ont permis d’identifier six champs de recherche prioritaires pour le pays: Technologies de communication et d’information (TCI); Sciences physiques et ingénierie; Sciences de la vie; Sciences de l’environnement; Économie, droit et finances; et Sciences sociales et humaines. Leur analyse, par une quinzaine d’experts de tous horizons et de tous pays, vient de commencer et donnera lieu à une communication finale au gouvernement, attendue pour mars 2007.

L’idée d’installer des caméras de vidéo surveillance dans quelques lieux publics clés de la ville de Luxembourg (la partie supérieure du Parc municipal, dite Kinnekswiss ou certains lieux sensibles du quartier de la Gare) est toujours d’actualité, là où «à travers les seuls moyens humains, une situation d'insécurité ne peut durablement être éliminée», comme l’explique Luc Frieden, le ministre de la Justice. En tout cas, le règlement grand-ducal nécessaire à la mise en œuvre de ce système est prêt. Il n’attend plus que le Conseil d’État se prononce afin d’en assurer la légalité, notamment en ce qui concerne les conditions d'accès au système et les règles de protection des données à caractère personnel.

PROCÉDURES JUDICIAIRES

Co-saisine à l’étude Se dirige-t-on vers l’introduction du principe de co-saisine dans l’appareil judiciaire luxembourgeois? Cette approche, permettant de désigner plusieurs juges d'instruction pour un dossier d'une gravité ou d'une complexité particulière, fait en tous les cas partie des réflexions qui seront menées au sein d’un groupe de travail constitué dans la continuité de la Conférence nationale de la Justice qui a eu lieu le 16 juin dernier. C’est ce qu’a confirmé Luc Frieden, interpellé par le débuté DP Xavier Bettel, rappelant que ce groupe de travail aura à plancher sur les mesures d'ordre procédural susceptibles d'améliorer et de hâter l'évacuation des procès notamment pénaux.

O R G A N I S AT I O N D E L A P O L I C E

Six ans de réflexions

Photo: Étienne Delorme

En mai 1999, une loi fut publiée portant création d'un corps de police grand-ducale et d'une inspection générale de la police. Elle prévoyait, entre autres, dans son article 11, qu’un règlement grand-ducal «détermine le ressort des circonscriptions régionales, des centres d’intervention et des commissariats de proximité et règle l'administration de la police». La jeune députée socialiste Claudia Dall'Agnol, qui n’avait alors que 26 ans, a récemment rappelé au ministre Frieden que, plus de six ans après, ce règlement grand-ducal n'a toujours pas été adopté... «Il me semble que la détermination du ressort des circonscriptions régionales, des centres d’intervention ainsi que des commissariats de proximité est un élément essentiel de la sécurité intérieure, qui fait d'ailleurs actuellement l'objet d'un débat d'orientation», s’est étonnée la députée. Luc Frieden a bien été obligé de reconnaître qu’en la circonstance, «il existe des divergences de vues sur l'utilité d'un tel règlement au vu des dispositions légales, ainsi que sur son champ d'application exact (la Constitution prévoyant notamment que l'organisation et les attributions des forces de l'ordre font l'objet d'une loi)». Et d’annoncer que ces aspects continueront à faire l'objet de consultations…

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Appel à idées «La principale caractéristique du temps est d’élever le hasard à la dignité de la nécessité» (Jean d’Ormesson). Certains dossiers sont, depuis un bon moment déjà – parfois très longtemps – en cours de concrétisation. Faudra-t-il attendre que le hasard s’en mêle pour les voir aboutir? Cette rubrique vous en présente quelques-uns, mais peut-être êtes-vous, également, au courant d’une quelconque initiative d'ordre socio-économique qui traîne en longueur… Faitesnous connaître les sujets qui vous concernent et vous préoccupent à l'adresse news@paperjam.lu.


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14.09.2006

19:04 Uhr

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CLEARSTREAM/DEUTSCHE BÖRSE GROUP

Global Securities Financing Summit 2006 On 13 and 14 September, Clearstream held its eleventh Global Securities Financing Summit, the world’s largest gathering of fixed income repo and collateral traders, treasury managers and money market professionals. Photos: Luc Deflorenne. Texte: Mary Carey

The Centre de Conférence Européen was the setting for this year’s annual Global Securities Financing Summit. Over 500 attendees registered for the two-day event, which included lectures, workshops and panel discussions. The Summit’s agenda included the eighth annual ‘Central Banks Forum’ debating two key themes: developments in the Eurosystem and the evolving regulatory landscape on a global scale. Saheed Awan, Director of Global Securities Financing Clearstream, looked back to the history of the European repo market and focused on the coming evolution of market developments. For Saheed Awan, the next generation brings, “new and innovative elements, new markets and new services which will take the market to a place it has never been before.”

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 Yvon Lucas (Banque de France)

 Saheed Awan (Clearstream)

 Alex Hornung (Dexia)

 Andreas Biewald (Dresdner Kleinwort)

 Katja Rosenkranz (Clearstream)

 Javier Arias (BBVA)

 Jochen Metzger (Deutsche Bundesbank)

 Claire Eva (HSBC)

 Fatima Derouiche (Calyon)

 Marc Bayle (European Central Bank)

 Weigun Bai (CDC)

 René Karsenti (ICMA)

 Mark Dearlove (Barclays Capital)

 Huai Peng Mu (Central Bank of China)


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G R A N D E N T R E T I E N — E N T R E P R E N E U R I AT

«Il faudrait améliorer

l’encadrement social» Pierre Wagner, un des associés d’Interfiduciaire, se dévoile pour la première fois et exprime son regret devant le manque d’esprit d’entreprise dont souffre parfois le Luxembourg.

Monsieur Wagner, dans quelles circonstances Interfiduciaire a-t-elle été créée? «La société a démarré ses activités professionnelles en 1970 et a très rapidement compté plusieurs employés. Je suis moi-même arrivé en 1973. À cette époque, la place financière n’avait certainement pas la même importance qu’aujourd’hui. Il y avait peu d’acteurs internationaux et ceux qui sont, aujourd’hui, les ‘Big Four’ ne s’étaient pas encore installés pleinement.

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Par ailleurs, la profession de comptable était un peu dépréciée. Elle avait une image assez démodée. Les choses ont heureusement évolué au fil des années, avec l’essor des activités financières au Luxembourg. Nous avons alors été amenés, comme la plupart de nos confrères, à diversifier nos activités, au travers de la mise en place d’entités spécialisées… Nous n’aurions évidemment pas pu envisager une telle évolution sans cette bonne santé de la place, dans son ensemble. Il s’agissait pour nous d’un terrain de croissance idéal. Aviez-vous déjà, en ce temps-là, l’intention de dépoussiérer quelque peu cette image? «Pas forcément, car dans les années 70, cela était encore un peu prématuré. Il a fallu attendre un nouveau dynamisme insufflé par le développement de la place financière. Les premiers grands changements, nous les avons vécus en 1984, lorsque les comptes sociaux ont été réglementés. Jusque-là, on ne parlait que de bilans. Le métier a alors commencé à évoluer, mais il a tout de même fallu attendre 1999 pour que le métier d’expert comptable soit régularisé et réévalué, au travers de l’obtention d’un statut légal défini par la loi du 10 juin 1999. L’accès à la profession a, par la suite, été révisé par une autre loi, en juillet 2004. Comment avez-vous vécu, justement, les récents changements législatifs auxquels vous avez eu à faire face? «Il est certain que les dispositions légales et fiscales de plus en plus complexes ont créé le besoin de conseil spécialisé. C’est aussi le cas avec la réglementation de novembre 2004 concernant le blanchiment d’argent [>>128]

Photo: Andres Lejona

Créée en 1970, la société Interfiduciaire figure aujourd’hui, avec quelque 60 employés, parmi les principaux acteurs nationaux en matière d’expertise comptable, de conseil fiscal et de secrétariat social. Discrète, par nature, elle a néanmoins profité de l’occasion offerte par son 35e anniversaire, en 2005, pour plancher sur son image exté-rieure. Des réflexions qui ont abouti à une nouvelle corporate identity, présentée en interne à la mi-juillet, mais seulement dévoilée au grand public en ces derniers jours de septembre. «Il s’agissait essentiellement de redonner un coup de peinture sur la façade et de nous donner une image un peu plus dynamique. C’était la première fois que nous le faisions depuis 35 ans. Le moment était venu», explique Pierre Wagner, un des trois associés d’Interfiduciaire, qui, luimême, n’a pas pour habitude de se mettre en avant dans les médias. Entré dans la société en 1973, il en a pourtant gravi tous les échelons jusqu’au point d’en devenir associé à la fin des années 80 (lire encadré page 128). De quoi lui donner un regard pertinent sur l’évolution de la société, mais aussi de la place financière en général, l’essor de la seconde ayant évidemment servi de levier au développement de la première.


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et le financement du terrorisme, qui a eu un impact profond sur notre travail. Il est évident que ces dispositions sont indispensables, mais cela n’a pas été sans nous causer un certain nombre de contraintes administratives pour satisfaire à nos obligations.

36 ANS D’EXISTENCE

Du sous-sol aux sommets À l’aube des années 1970, le Luxembourg est à la croisée des chemins. Au sens propre comme au sens figuré. La croissance du PIB oscille enter 5% et 7%, la politique volontariste de diversification industrielle du pays est en vigueur depuis le début des années 60 et le développement du réseau autoroutier débute, sur base de la loi du 16 août 1967 ayant pour objet la création d'une grande voirie de communication et d'un fonds des routes. La part de l’industrie dans la somme des valeurs ajoutées du pays dépasse 53% (dont 28% pour la sidérurgie) et moins de 40 banques sont recensées sur la place, employant moins de 4.000 personnes. C’est dans ce contexte que naît la société Interfiduciaire, en 1970, sous la forme d’une société civile comptant alors deux collaborateurs. Les premiers bureaux furent établis au 56 boulevard Napoléon 1er, à Belair. Pierre Wagner y débarqua en 1973, sur recommandation de ses enseignants. «J’aimais beaucoup la comptabilité et la finance, mais je n’étais pas spécialement attiré par le guichet d’une banque», se souvient-il. Tout comme il se rappelle avec précision de son arrivée, le premier jour, chez celui qui sera, finalement, le seul et unique employeur de sa carrière. «J’ai pris l’ascenseur pour rejoindre mon bureau et c’est là que j’ai eu mon premier choc. Au lieu de monter, comme je le croyais, nous sommes descendus au sous-sol! C’est là que se trouvaient les premiers locaux de la société. Et mon bureau était placé dans le prolongement de l’ouverture du garage. Il fallait bien débuter!». Les trois associés fondateurs d’Interfiduciaire avaient, néanmoins, déjà prévu l’expansion de leur société et dès 1974, la société s’établit à quelques pâtés de maison de là, au 38-40 du même boulevard, au premier étage, dans des locaux plus vastes et mieux adaptés. «Occuper tout un étage, à l’époque, c’était énorme», se souvient M. Wagner. Interfiduciaire restera pas moins de dix ans à cette adresse. Mais une augmentation significative des effectifs au début des années 80 obligea [>>130] 128

administrateurs pour la gestion des sociétés domiciliées. Le conseil fiscal, c’est davantage un service rendu à notre propre clientèle ou pour l’établissement de structures financières internationales.

Quel était, au commencement, le profil de votre clientèle? «Nous avions essentiellement affaire à une multitude de PME familiales et traditionnelles. Ce n’est que dans le courant des années 80 et 90 que notre clientèle s’est élargie aux secteurs tertiaire et financier, puisque de nombreuses sociétés se sont nouvellement créées. Nous pouvions alors être à leur côté dans leur recherche d’optimisation de leurs structures fiscales. C’est également de cette époque que date le développement des services de domiciliataires, dont nous n’avons été qu’indirectement témoins, puisque nous ne sommes pas actifs dans ce domaine. Nous laissons ces compétences à une autre société du groupe.

Est-ce également à partir de ces années 80-90 que vous vous êtes davantage ouverts à l’international? «Effectivement, l’arrivée au Luxembourg de nombreuses sociétés d’origines étrangères nous a permis de développer notre clientèle dans ce sens-là. Nous avons eu plus de facilités pour le faire à partir de 1995, lorsque nous avons rejoint le réseau international d’un des Big Four actuels. Cela nous a permis de bénéficier d’une plus large palette de contacts auprès des entreprises venant de l’étranger. Pouvoir nous positionner sur ce créneau international a été pour nous synonyme d’un grand pas en avant, même si ce n’est sans doute pas le plus grand pas que nous avons franchi. Il faut plutôt voir notre progression et notre évolution tout au long de ces 35 années d’existence.

Entre conseil fiscal et ingénierie financière, la frontière est assez mince et, souvent, mal perçue. De quel côté vous situez-vous? «Nous ne faisons clairement pas d’ingénierie financière. Cela concerne surtout les sociétés de domiciliation qui fournissent elles-mêmes les

Sur un plan réglementaire et législatif, les conséquences de l’affaire Enron ont également eu un impact déterminant sur vos activités… «En effet, puisque le Sarbanes-Oxley Act de 2002 et les diverses réglementations européennes qui ont suivi relatives à la séparation

C’est au sous-sol de ce bâtiment, au 56 boulevard Napoléon 1er, qu’Interfiduciaire a démarré en 1970. Elle emménagea, bien vite, dans d’autres locaux plus spacieux, à quelques mètres de là, et y resta jusqu’en 1984. Photo: David Laurent

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Entrée des entrepreneurs

Société d’investissement indépendante cotée à la Bourse de Luxembourg, BIP Investment Partners souhaite la bienvenue aux entreprises innovantes à fort potentiel de croissance. Entrepreneurs au service des entrepreneurs, nous fournissons du capital à des sociétés gagnantes au Luxembourg et dans les régions limitrophes. Vous avez un projet ambitieux de création, de développement ou de reprise d’entreprise ? Contactez-nous et voyons comment le concrétiser ensemble ! Rue des Coquelicots, 1, L-1356 Luxembourg, Tél.: +352 26 00 26-1, Fax: +352 26 00 26 50, www.bip.lu

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[>>128] ses dirigeants à envisager une nouvelle migration. La construction d’un nouvel immeuble, au 121 avenue de la Faïencerie, au Limpertsberg, est donc engagée. La société y emménagea en novembre 1984 et elle y est restée, depuis. Pierre Wagner, qui se qualifie lui-même d’autodidacte, a gravi les échelons au sein d’Interfiduciaire et y occupe différentes responsabilités managériales, jusqu’à 1989, lorsqu’il devient associé de la société. Il n’a que 35 ans. «Certainement un des moments les plus forts de ma carrière», concède-t-il. Le développement du conseil fiscal et du secrétariat social sont ses deux principales missions, auxquelles s’ajoute rapidement tout ce qui touche au marketing, mais aussi la gestion des ressources humaines. Depuis près de 20 ans, il a ainsi assuré, notamment, le recrutement de tous les nouveaux collaborateurs d’Interfiduciaire. «Notre capital, c’est notre personnel», aime-t-il à rappeler. En 1995, un nouveau cap est franchi avec l’intégration d’Interfiduciaire au sein du réseau international KPMG. Une coopération qui durera jusqu’en 2003, date à laquelle la société reprend son indépendance, alors que la vague de restructurations des grands cabinets d’audit et de conseil bat son plein, devant l’obligation de séparation des deux activités. «Nous sommes alors retournés à la source, en tant que fiduciaire luxembourgeoise au service des entreprises nationales et internationales», précise M. Wagner. Ce qui n’a pas empêché Interfiduciaire de s’impliquer dans la création du premier groupement d’intérêt économique luxembourgeois InterAtoz (en collaboration avec Atoz et la fiduciaire Bernard et Associés, auxquelles s’est joint, un peu plus tard, Fideos, un cabinet spécialisé en domiciliations). Fort de plus de 160 collaborateurs, ce GIE permet ainsi d’offrir une gamme complète de services, de l'expertise comptable jusqu’à la domiciliation en passant par l'administration des sociétés, l'ingénierie financière ou encore le «family office». Ce GIE est, par ailleurs, intégré dans le réseau international Taxand, une alliance mondiale présente dans plus de 20 pays et dont Atoz est l’un des membres fondateurs. Aujourd’hui, Interfiduciaire emploie une soixantaine de personnes, ce qui en fait une des plus importantes fiduciaires du pays, tout en ayant su conserver son ancrage local. || J.-M. G. 130

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des activités entre l’audit et le conseil nous ont amené, en 2004, à quitter le réseau international que nous avions intégré et à retrouver notre indépendance afin de continuer à assurer notre expansion. C’est là que nous avons travaillé sur le projet InterAtoz, en collaboration avec Alex Sulkowski (le fondateur du cabinet indépendant Atoz, ndlr), lui aussi originaire d’un autre des Big Four. Du reste, il avait commencé sa carrière à Interfiduciaire… Nous avions donc un historique relativement similaire, ce qui a facilité notre rapprochement pour la création de ce premier réseau indépendant luxembourgeois, sous la forme juridique d’un groupement d’intérêt économique. Cette alliance nous a donc permis de maintenir une stratégie de développement internationale, renforcée par l’intégration au réseau international Taxand. Cela constituait-il pour vous une décision stratégique pour la survie de l’entreprise? «Il ne s’agissait pas d’une obligation de survie, car nous disposons d’une bonne base de clientèle au Luxembourg. Mais il est évident que cela a été pour nous une bonne opportunité de développement et d’expansion. Nous n’avons pas perdu de vue notre ambition originelle, qui était de conserver nos racines luxembourgeoises et de continuer à servir nos clients nationaux. Nous avons toujours eu le respect de nos clients et bon nombre des sociétés clientes dans les années 1970 le sont encore aujourd’hui.

«Les obligations légales ou sociales auxquelles doit faire face un entrepreneur ne lui facilitent pas la vie»

Quel bilan tirez-vous d’une année de fonctionnement de ce réseau? «Un bilan évidemment très positif. Nous avons l’avantage de tous parler le même langage et de partager la même philosophie. Chacun a son caractère et chacun a réussi dans sa branche. Il ne s’agit pas d’un mariage entre les différentes parties, mais d’une réelle collaboration. Chacun reste indépendant, mais chacun travaille dans l’intérêt du groupement. Quelle est aujourd’hui la proportion de cette clientèle nationale par rapport à l’internationale? «C’est difficile à évaluer. Ce qui est clair, en revanche, c’est que la proportion de sociétés clientes à capitaux luxembourgeois est de moins en moins grande. En effet, la diminution de l’esprit d’entreprise et les problèmes de succession ont contribué à l’implantation de grands groupes à capitaux étrangers dans le pays, en dépit des investisseurs luxembourgeois. Il suffit de regarder ce qui s’est passé avec la BIL, la BGL ou, plus récemment, Arbed puis Arcelor. On ne peut que constater qu’il y a de moins en moins d’entrepreneurs indépendants ici. À quoi est due, selon vous, cette situation, alors que la promotion de l’esprit d’entreprise est un sujet récurrent et que le gouvernement procède à de régulières annonces en la matière? «J’ai néanmoins l’impression qu’au regard du risque que prend un entrepreneur qui veut se mettre à son compte, les obligations légales ou sociales auxquelles il doit faire face ne lui facilitent pas la vie. Il faut bien voir que le risque à prendre n’est pas seulement financier. D’une manière générale, j’ai le sentiment que les entrepreneurs ne disposent pas toujours de toute l’aide dont ils auraient besoin pour leurs projets. Si on regarde, par exemple, l’aspect purement financier, on constate que les banques ne sont sans doute plus aussi flexibles qu’auparavant. L’idée n’est pas non plus qu’elles puissent consentir des prêts sans aucune garantie, mais je pense qu’un juste milieu est toujours possible. Le rôle des banques doit clairement être de contribuer, d’aider, de s’investir pour que des sociétés de ce type existent… Peut-être aussi le problème vient-il du fait qu’il ne reste pratiquement plus de banques ‘luxembourgeoises’. C’est vrai qu’il y a eu beaucoup de choses annoncées, mais dans les faits,


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Un nouveau look Cela aura pris du temps, mais finalement, Interfiduciaire a cédé à la tentation de se refaire une petite beauté. Une nouvelle corporate identity, annoncée il y a quelques semaines par un petit flyer représentant un peintre en plein exercice… «C’est la première fois que nous le faisons depuis notre création, précise M. Wagner. Je ne pense pas qu’il faille changer trop souvent. Ce n’était pas vraiment une obligation, mais le faire une fois, rafraîchir son image, la rajeunir, cela peut avoir du bon, à condition de ne pas s’éloigner de ses racines luxembourgeoises». Le changement a néanmoins été léger: la typographie a été retouchée et le logo (les trois rectangles légèrement inclinés) a disparu, mais les couleurs historiques bleu-turquoise et noir ont été conservées. Présentée officiellement aux employés en juillet dernier, cette nouvelle image s’accompagne du souci d’une plus grande visibilité. Outre de nouvelles plaquettes de présentation, quelques encarts publicitaires dans certains journaux et revues au Luxembourg – ce qui constitue aussi une première – compléteront l’information. La nouveauté, pour Interfiduciaire, c’est aussi le passage aux remote access services. Nom de code du produit: IF Online, un outil Internet permettant aux clients de se connecter à distance pour accéder à leus informations. «Nous avons opté pour le même système de sécurisation que celui utilisé par les banques», remarque Pierre Wagner. Réduction des coûts administratifs, augmentation de l’efficacité et de la productivité, assurance de la continuité du business: autant d’arguments qui ont motivé la société à suivre cette voie là. «Il était important de pouvoir donner cette nouvelle flexibilité à nos clients», précise M. Wagner. Cette clientèle, elle a été voulue la plus diversifiée possible. Sociétés industrielles, commerciales ou financières: la gamme est suffisamment large pour éviter de trop grands trous d’air lorsque l’un ou l’autre de ces secteurs connaît une petite baisse de régime. «Travailler en parallèle sur ces trois axes nous a toujours permis de pouvoir rester au niveau, confirme M. Wagner. L’idée est aussi de pouvoir vivre, en même temps que nos clients, leurs propres évolutions. Dans ce contexte, il y a alors toujours quelque chose à faire pour eux et avec eux. La question n‘est pas de savoir combien on peut gagner avec un client, mais savoir ce dont il a besoin… C’est aussi ce qui a fait notre succès…». Âgé aujourd’hui de 52 ans, Pierre Wagner reste animé du même dynamisme et de l’enthousiasme de ses débuts. Un état d’esprit qui le fait avancer à grands pas. «J’ai toujours le même plaisir à arriver au bureau le matin et je ne pense pas être le seul. Le facteur humain passe plutôt bien dans notre société. À mes yeux, la réussite morale est au moins aussi importante que le reste». || J.-M. G. 132

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je n’ai pas constaté de réelle amélioration de la situation en général. Que faudrait-il donc faire, concrètement, pour qu’il en soit autrement? «Améliorer l’encadrement social serait une possibilité, en partant du principe que les lois sociales devraient protéger les intérêts de toutes les parties afin d’éliminer les abus. La formation constitue également un des piliers à consolider. Je pense que le développement de l’Université du Luxembourg contribuera, dans les prochaines années, à renforcer les compétences acquises au Grand-Duché et pourra faire naître un tout autre état d’esprit qu’aujourd’hui. Il faut bien voir aussi que les jeunes Luxembourgeois, aujourd’hui, sont davantage attirés par une carrière dans la fonction publique que dans le privé. Cela ne facilite pas non plus l’esprit d’entreprise. Depuis quelques années, j’ai aussi en charge le volet ‘Ressources humaines’ de la société. J’ai eu l’occasion de voir un grand nombre de candidats luxembourgeois et j’ai pu noter une certaine réticence envers le secteur privé. Quels sont, aujourd’hui, les axes sur lesquels vous envisagez d’engager votre développement? «Nous avons l’avantage d’être très diversifiés dans nos activités. Nous ne sommes pas

uniquement actifs dans le domaine de l’expertise comptable. Nous assurons aussi le service de payroll et de secrétariat social et nous sommes également compétents en matière de conseil fiscal. Mais au travers du groupement, il nous est possible de proposer toute la palette de services aux entreprises, puisque chacun y apporte ses propres compétences. La récente décision de la Commission européenne concernant l'abrogation, à l’horizon 2011, du régime des holdings, aura-t-elle un impact direct sur vos activités? «Il est difficile de répondre aujourd’hui à cette question. Dans la mesure où il existe d’autres structures comme les soparfis, par exemple, l’impact de cette décision pourrait finalement être limité. Vous restez donc serein devant l’avenir? «Serein et positif. Il est essentiel de garder ce caractère d’entrepreneur, de chercher de nouveaux produits et surtout d’être à l’écoute du client et de se mettre dans sa peau afin de vivre en parallèle ses propres évolutions. Il y a alors toujours quelque chose à faire. Je le répète sans arrêt aux jeunes, qui n’ont pas toujours un état d’esprit aussi positif». || Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron

C’est en novembre 1984 qu’Interfiduciaire a définitivement quitté le boulevard Napoléon 1er pour s’installer avenue de la Faïencerie. Les locaux y offrent une superficie de 1.050 m2.

Photo: Andres Lejona

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Quand le monde s’accélère, il faut savoir prendre de la hauteur sur les événements. On peut aussi prendre de la hauteur, tout court, et admirer les paysages qui se déploient sous nos pieds. Luxembourg, cité millénaire en perpétuel mouvement, où les grues des chantiers côtoient les pierres ancestrales. Du centre-ville aux hauteurs de Dommeldange, en passant par l’aéroport ou le plateau du Kirchberg, découvrez la capitale comme vous ne l’avez sans doute jamais vraiment vue…

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Points de vue Images du Luxembourg

L’avenue F. D. Roosevelt, la Place de Bruxelles et le Pont Adolphe, vus des locaux de HSBC, boulevard Royal.

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Le centre-ville et les tours europĂŠennes du Kirchberg, vus du CarrĂŠ Bonn, rue de la Poste.

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La gare et le quartier de Bonnevoie, vus du siège central des CFL, Place de la Gare.

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La forĂŞt de Dommeldange, vue des locaux de Property Partners, rue Jean Engling.

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La Philharmonie et Luxembourg-ville vues de la Tour du Parlement europĂŠen, Place de lâ&#x20AC;&#x2122;Europe, au Kirchberg.

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Le Pont Grande-Duchesse Charlotte, le quartier de Clausen et les tours europĂŠennes du Kirchberg, vus de la Banque centrale du Luxembourg, boulevard Royal.

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Le chantier de la nouvelle aérogare du Findel, vu des bureaux d’Arcelor à l’Aerogolf Center, à Senningerberg.

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La campagne du Kirchberg, vue du siège de RTL Group, avenue Pierre Frieden.

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GRAND SUJET — BRASSERIES

La bière reste une boisson populaire Les disciples du roi Gambrinus boivent moins qu’auparavant et la concurrence des brasseries étrangères et des groupes mondiaux se fait plus rude. Cependant, les trois brasseries nationales sont confiantes en l’avenir de leur secteur.

Photo: David Laurent

Les origines de la bière remontent au Néolithique (8.000 ans av. J.-C.). Au Grand-Duché, les moines exerçaient déjà des activités de brassage au Xe siècle. Cette boisson, qui remplaçait l’eau non potable, a traversé les générations mais son étiquette de boisson populaire par opposition au vin, la boisson des dieux, lui colle toujours à la peau. Le secteur brassicole luxembourgeois est certes peu important au regard de celui des pays voisins mais il n’en est pas pour autant inexistant, même si on a assisté ces dernières années à des reprises et des regroupements qui sont le reflet d’une concurrence accrue. En 2000, la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch naît de la fusion des Brasseries réunies de Luxembourg et de la Brasserie de Diekirch. Deux ans plus tard, le groupe belge Interbrew – aujourd'hui InBev Belgium –, alors 3e groupe brassicole mondial, reprend les activités de la brasserie, apportant par la même occasion dans le pays toute une gamme de grandes marques de bières internationales. Bofferding, fondée en 1842, devenue Brasserie nationale en 1975, après sa fusion avec la Brasserie FunckBricher, créée en 1764, dont la bière a disparu depuis lors, rachète la Brasserie Battin en 2005 et transfère sa production sur le site de Bofferding à Bascharage, dont une partie y était déjà brassée depuis 2002. Quant à la Brasserie Simon de Wiltz, elle devient, le 1er avril 2006, l’actionnaire unique de la sàrl Ourdaller Brauerei. Selon la Fédération des brasseurs luxembourgeois, la production nationale totale s’élevait, en 2005, à 373.650 hectolitres (hl), soit un peu moins que l’année précédente où elle atteignait 377.272 hl. D’après les chiffres des brasseries, Mousel-Diekirch a produit quelque 200.000 hl de bière en 2004, la Brasserie nationale 160.000 hl de [>>144]

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La bière dans tous ses états Les non-buveurs de bière représentent un public à séduire. Ce à quoi s’emploie la Brasserie Simon. Créée en 1824 par le mari d'Anne-Catherine Simon, Georges Pauly, la Brasserie Simon a ensuite été vendue en 1838, avant d’être rachetée en 1891 par Jules Simon et Charles Mathieu – qui quittera l’entreprise en 1906. Depuis lors, les générations Simon se sont succédé à la tête de l’entreprise familiale, fournisseur de la Cour. En septembre 2003, Betty Fontaine, 29 ans, a pris les rênes de la brasserie, tenues alors par son père Jacques. «Dans dix ans, je pense que les choses vont encore bouger dans le secteur brassicole luxembourgeois mais les trois qui demeurent sont encore fortement ancrés et seront donc encore présents tous les trois. Je n’ai pas de doutes par rapport au marché, sinon, je n’aurais pas repris la brasserie», avoue Betty Fontaine, administrateur délégué. La production de la brasserie est stable depuis une dizaine d’années et le chiffre d’affaires, de 2,5 millions d’euros, en légère augmentation. «L’objectif est d’empêcher une diminution», ajoute la jeune chef d’entreprise. Si la production globale de bière se trouve en régression, les bières spéciales viennent combler cette chute. C’est justement dans ce créneau que s’est engouffrée la brasserie. «Nous misons sur la bière de qualité, la bière spéciale, car nous sommes une brasserie familiale, située dans le nord du pays et qu’il nous faut surprendre le consommateur». Ce qui explique également qu’elle soit venue au secours de la Brasserie Ourdaller, en avril dernier. Brassée depuis novembre 2001 par la coopérative de fermiers Cornelyshaff, cette gamme de bières spéciales complémentaire à celle de Simon – qui comporte cinq produits dont un saisonnier – était déjà mise en bouteille par cette dernière. «Nous voulons distinguer les bières Simon et Ourdaller, toujours produites sur le site du Cornelyshaff. Nous avons prévu d’augmenter encore la production de cette bière méconnue, qui n’est vendue qu’au Cactus», précise Mme Fontaine. [>>146] 144

Bofferding et 22.000 hl de Battin et la Brasserie Simon 21.000 hl – neuf millions de verres de bières –, auxquels il faut ajouter les 450 hl de bière Ourdaller. Cette baisse de la production va de pair avec la consommation nationale de bière qui est passée de 486.684 hl en 2004, soit 108 l par habitant, à 476.466 hl en 2005 – 105 l par habitant –, toutes bières confondues. «Il y a 30 ans, on était au-dessus des 120 litres, toutes bières confondues», se souvient Betty Fontaine, présidente de la Fédération des brasseurs. La consommation de bières nationales s’élève, elle, à 261.537 hl (57,48 l par habitant) en 2005, contre 280.937 hl (62,21 l par habitant) en 2004. Toutefois, la consommation nationale reste élevée comparée à celle des pays méditerranéens. En France, seuls 34 litres ont été consommés en

2004 par personne. En Belgique et en Allemagne, où la culture de la bière est fortement ancrée, la consommation par habitant atteignait respectivement 91 litres (en 2005) et 115,8 l (en 2004). En revanche, l’exportation de bière luxembourgeoise, essentiellement vers la Belgique, la France et les Pays-Bas, se porte plutôt bien: 101.784 hl l’an dernier, contre 94.777 hl en 2004. Quant aux importations, provenant majoritairement de Belgique, du Portugal et d’Allemagne, elles étaient de l’ordre de 214.929 hl en 2005 et de 205.744 hl en 2004.

Objectif: Grande Région Du côté de Bofferding, le total du volume des ventes est stable, voire en légère progression, ces dernières années, reflétant le fléchissement

Frédéric de Radiguès (Bofferding): «La Brasserie Bofferding a beau être plus de 1.000 fois plus petite que ses concurrents, elle est une des plus performantes au monde».

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[>>144] La Brasserie Simon connaît déjà une collaboration intense avec le Parc Naturel de la Haute Sûre dans lequel elle puise les matières premières comme l’orge de brassage et l’épeautre, «et dans cette logique, une collaboration avec le Parc Naturel de l’Our pour les bières Ourdaller est évidente», souligne-t-elle.

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du secteur Horeca et la progression des exportations. Cependant, les exportations de la Brasserie nationale se limitent à la Grande Région en raison de sa production «just in time», due à la date de fraîcheur de trois mois de ses bières, mais pas seulement. «Aujourd’hui, nous raisonnons en terme de Grande Région, qui représente 10% du volume des ventes. L’exportation connaît une croissance à deux chiffres. La Grande Région fait du sens au point de vue économique et émotionnel. Nous ne sommes pas connus à 100 km d’ici, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Je crois qu’il y a un potentiel de développement important sur le marché luxembourgeois, mais aussi sur les marchés de proximité et on verra si des opportunités lointaines se présentent», assure Frédéric de Radiguès, directeur général.

Selon lui, il est nécessaire d’être présent où se trouve le consommateur. «Il faut raisonner en terme de moment de consommation. La présence dans des points de vente comme les stations-service, les grandes surfaces, est importante. C’est la même chose dans l’Horeca où nous sommes présents dans 1.500 points de vente – dont 150 en Belgique et 50 en France – et essayons de progresser. Les dépositaires sont, eux aussi, très importants – nous travaillons avec une quarantaine d’entre eux – car les Luxembourgeois aiment le ‘home service’, la commodité». Le secteur de l’Horeca est caractérisé par des contrats d’exclusivité – licences de cabaretage – passés entre le cafetier et le brasseur. La douane a mis des concessions, payantes, à disposition des brasseurs; le but est de limiter les débits de boissons alcooliques. Cependant, il demeure

Défis à relever

Remise en question Le marché luxembourgeois a fortement changé avec la fusion entre Mousel et Diekirch, puis la reprise par Inbev, qui a ouvert la porte aux bières d’importation. «Avant, il fallait des accords commerciaux. Il y a 146

Betty Fontaine (Brasserie Simon): «Il faut garder l’identité nationale et la fidélité du consommateur pour les bières nationales car il y a beaucoup de bonnes bières et il faut s’adapter aux tendances qui viennent de l’étranger».

Photo: David Laurent

Le secteur brassicole propose aux amateurs de breuvage à base d’eau, de malte et de houblon, une large variété de produits, il faut «garder l’identité nationale et la fidélité du consommateur pour les bières nationales car il y a beaucoup de bonnes bières et il faut s’adapter aux tendances qui viennent de l’étranger», même si le Luxembourg est le meilleur garant des produits nationaux. L’exportation ne fait guère partie de la stratégie de Simon – elle ne représente pas plus de 5% de ses ventes, essentiellement dans la région frontalière belge. Pénétrer la Grande Région, signifie s’y déplacer et gérer la logistique. «Notre volonté était de rester sur le territoire car il y a encore de la place. D’autant plus que les accises et les entraves au marché existent». Les concurrents locaux sont du même avis mais éprouvent des difficultés à parler d’une seule voix. En effet, la Fédération des Brasseurs du Luxembourg, censée défendre les intérêts de la profession, ne dispose plus guère de légitimité. Elle n’a pas été en mesure d’adopter une position commune lors des discussions autour de la loi sur les alcopops. «J’étais pleine d’illusions, mais la fédération a bien changé. Je ne sais pas si on peut encore parler de fédération. Elle ne fonctionne plus très bien», avoue Betty Fontaine, sa présidente. D’autant plus que la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch s’en est retirée suite à ce désaccord. Et c’est sans compter avec les rancunes nées de la condamnation de brasseurs luxembourgeois par la Commission européenne pour entente sur la répartition du marché (lire par ailleurs).


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des licences qui n’appartiennent pas aux brasseries. «C’est un peu considéré comme une entrave au marché par l’Europe mais je ne pense pas que cela va disparaître. C’est une valeur énorme», concède Betty Fontaine. «La concurrence est très active. La brasserie est un banquier, elle finance l’installation du cafetier, en échange de quoi il vend sa bière. On est locataire principal et on sousloue aux exploitants», explique M. de Radiguès. Si les brasseries se substituent aux banques, c’est parce que ces dernières n’aiment pas prêter à l’Horeca, la rotation et donc le risque y sont importants. «C’est le brasseur qui prend le risque. Le nombre de cafetiers auquel il prête diminue les risques», ajoute-t-il. Cette branche évolue beaucoup. «Quand l’exploitant tient un an, nous sommes contents». D’autant plus que la Brasserie nationale réalise 55% de ses ventes dans l’Horeca. Quant à la Battin, elle doit probablement sa survie à son entrée dans le portefeuille de Bofferding. «Il n’y avait pas de relève dans la Famille Origer. L’outil à Esch était dépassé. Les prix sont les mêmes pour racheter du matériel que ce soit pour une petite brasserie ou une grande. Cela les a aussi motivés à vendre», raconte M. de Radiguès. De 50 points de vente auparavant, la Gambrinus Battin est désormais servie dans 500 cafés. «Elle est complémentaire à Bofferding. Aujourd’hui, la marque Battin est plus forte, mieux perçue et valorisée. Il y a des effets d’échelle qui jouent: on est plus performant si on distribue 160.000 hectolitres que 10.000 litres», poursuit-il.

Concurrence étrangère Le nombre de bières étrangères, en augmentation, a quand même influencé la consommation dans le pays. Les bières portugaises Superbock et Sagres représentent 8% du marché total luxembourgeois. Un facteur à prendre en compte et qui n’existait pas il y a dix ans. Pour Bofferding, la concurrence n’est plus luxembourgeoise. «Le plus petit brasseur luxembourgeois se trouve à côté du plus grand groupe mondial, Inbev, pour lequel les décisions ne sont pas prises ici. Cela a beaucoup changé», souligne M. de Radiguès qui est néanmoins d’avis qu’il y a encore de la place pour Bofferding à l’avenir. «Nous connaissons bien nos clients et plus le concurrent devient grand, mieux c’est pour nous car le contraste est plus grand». Malgré la globalisation, le monde de la bière n’évolue pas si rapidement et les brasseurs

luxembourgeois sont plutôt unanimes pour dire que leur secteur ressemblera fortement à ce qu’il est aujourd’hui dans dix ans. «Le Luxembourg est très fidèle à ses marques luxembourgeoises. Même les étrangers prennent le pli et s’adaptent aux habitudes», note Éric Hieronimus, directeur marketing. Et Bofferding restera fidèle à ses habitudes ou plutôt sa spécificité, la pils, laissant le segment des bières spéciales à la Brasserie Simon. La clé du succès consiste à surprendre le consommateur, pas forcément en créant de nouveaux produits car, de l’avis du directeur marketing, c’est plus compliqué de lancer un nouveau produit que d’animer un produit existant. Un nouveau produit coûte cher en développement et le taux de succès en innovation n’est que de 5% pour 95% d’échec, selon le directeur général. Quoiqu’il en soit, la stratégie commerciale n’est pas à négliger et se perfectionne au quotidien. Il faut s’assurer que le produit soit visible car une partie des achats est impulsive. «Plus le produit est chargé émotionnellement, plus on est protégé des marques des distributeurs. Chaque jour, nous sommes remis en question par le consommateur», insiste M. de Radiguès.

À la pointe de la modernité À la brasserie de se remettre également sans cesse en question. «Bofferding a beau être plus de 1.000 fois plus petite que ses concurrents, elle est une des plus performantes au monde», se targue M. de Radiguès. Et si le marketing est un facteur clé du succès, c’est pourtant dans la brasserie que part le plus gros du budget. Une chance, celle-ci sert de cobaye pour tester le matériel brassicole des fournisseurs, ce qui lui permet de bénéficier des nouveautés avant les autres et à meilleur prix. «Nous avons une taille suffisamment grande pour faire des expérimentations et assez petite pour être flexible», se réjouit-il. La Brasserie nationale emploie une trentaine de personnes mais peut compter sur la force commerciale et administrative des 200 employés de Munhowen. Depuis 2002 les services de Munhowen et Bofferding ont fusionné. La Brasserie n’a qu’un seul client, Munhowen, grossiste et importateur de boissons. La séparation des métiers a permis de réaliser des économies d’échelle. La Brasserie nationale a réalisé un chiffre d’affaires en 2005 de 10,6 millions d’euros, en hausse de 6% par rapport à 2004. || Florence Reinson

une dizaine d’années, on a vu la montée des bières étrangères – Hoegaarden est arrivée en masse –, à cause d’une dynamique des groupes étrangers comme Interbrew. La Diekirch a une image très jeune aujourd’hui. Les brasseurs doivent se remettre en question à cause de la concurrence intense», constate la jeune femme. C’est ce que la Brasserie Simon s’efforce de faire: elle a rafraîchi le logo il y a deux ans et lancé une campagne de pub, «ce que l’on n’avait jamais fait auparavant. Nous avions une image vieillotte, ringarde. La campagne a bien fonctionné; c’était la première fois que les gens nous voyaient». Les étiquettes ont été relookées et la dernière innovation est la sortie du pack de 4x50 cl. La brasserie a également investi dans l’installation et renouvelé, il y a deux ans, sa salle de brassage, qui datait de 1934. Cette année, c’est la sous-tireuse fût qui sera remplacée. Par ailleurs, la Simon Prestige, lancée en mai dernier, grâce à un partenariat avec Gales, se veut le «produit le plus en vogue pour le moment. Nous avons surpris en associant deux mondes qui semblent différents, le crémant et la bière. La Prestige s’adresse à un autre public, les femmes et les non-buveurs de bière». Il existait déjà des bières fabriquées selon la méthode champenoise, telle que la bière belge Deus, mais pas en ajoutant du crémant pendant la fermentation. «Nous nous étions fixé des objectifs de ventes, qui ont été dépassés. Au début, la production a eu du mal à suivre. Mais, nous allons vraiment nous orienter vers les bières spéciales, sans aller trop vite, pour ne pas lasser le consommateur. Il faut une belle infrastructure derrière pour commercialiser le produit. Nous travaillons avec les dépositaires mais n’avons pas conclu d’accords commerciaux», explique la dirigeante. La brasserie, qui emploie une trentaine de personnes, assure les livraisons avec ses cinq camions. La brasserie Simon avait l’ambition, avec sa Prestige, d’apporter des lettres de noblesse à la bière. La rencontre avec le cuisinier Yves Radelet a encore apporté de l’eau à son moulin. «Dans un pays où la bière est une boisson quasi nationale, ce produit doit faire partie de la gastronomie», estime ce dernier. Et il incombe au cuisinier de le mettre en valeur sans le dénaturer. L’alliance entre la bière et la gastronomie a ainsi donné naissance à quatre fromages, du pain et du saucisson. La diversification est une niche à creuser, également dans le secteur brassicole. || F.R. 147


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GRAND SUJET — BRASSERIES

Faire preuve d’originalité Amendes pour ententes En décembre 2001, la Commission européenne a infligé une amende à trois brasseries luxembourgeoises pour leur participation à une entente de partage de marché sur le secteur Horeca au GrandDuché. La Brasserie nationale a écopé de 400.000 euros, alors que les Brasseries Simon et Battin se sont vues facturer chacune 24.000 euros. Seule la Brasserie de Luxembourg a échappé à l’amende, non pas parce qu’elle ne participait pas au cartel mais parce qu’Interbrew, sa société mère, a dénoncée l’entente luxembourgeoise dans le cadre de l'enquête de la Commission sur les mêmes pratiques dans le secteur de la bière en Belgique et dans laquelle le groupe belge a été condamné. L'accord, resté en vigueur d'octobre 1985 à février 2000, avait été signé pour une durée illimitée et imposait un préavis écrit de douze mois en cas de résiliation. || F.R.

Microbrasseries

Le meilleur moyen de ramener le consommateur vers la bière ou du moins l’empêcher de s’en détourner consiste à créer de nouveaux besoins et d’autres moments de consommation. Fondée en 1825 à Clausen, la Brasserie Mousel devient, en 1911, Brasserie de Luxembourg, avant de fusionner, en 1972, avec la Brasserie de Clausen et devenir les Brasseries réunies de Luxembourg. Neuf ans plus tard, elles rachètent la Brasserie Henri Funck. Quant à la Brasserie de Diekirch, elle a été créée en 1871, dans la vallée de la Sûre, au nord du pays. C’est en 2000 que les Brasseries réunies de Luxembourg et la Brasserie de Diekirch fusionnent pour donner naissance à la Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch. Deux ans plus tard, le groupe belge Interbrew, devenu entre

temps InBev Belgium, rachète la Brasserie Mousel-Diekirch qui, si elle n’est plus un groupe luxembourgeois, produit encore de la bière luxembourgeoise, brassée à Diekirch. «Il y a une mauvaise perception du grand groupe. Nous sommes une entité unique, luxembourgeoise. Mousel et Diekirch sont fabriquées au Luxembourg et le seront toujours. Inbev est toujours intéressé par ces deux marques. Ce n’est pas avec Jupiler et Stella que le groupe va percer au Luxembourg. Nous sommes pointés du doigt parce que nous appartenons à ce grand groupe (qui produit 200 millions d’hectolitres par an) et que les gens ont l’impression que nous

Jacques Briot (Brasserie de Luxembourg): «Le consommateur luxembourgeois a l’esprit ouvert aux nouveautés et est très fier de ses produits nationaux».

La micro-brasserie artisanale Béierhaascht a ouvert ses portes à Bascharage en novembre 2002. S’appuyant sur un concept unique qui regroupe une boucherie-salaison, un hôtel-restaurant-café, elle demeure la seule micro-brasserie du pays, après la fermeture à l’été 2005 de la Brasserie de Rédange. La naissance de la brasserie Béierhaascht s’avère assez cocasse. Alors que les Salaisons Marco Meyer existent depuis 1918 et que la famille n’avait aucune compétence pour devenir brasseur, l’idée a germé en même temps qu’est parvenu à ses oreilles un projet immobilier d’une cinquantaine d’appartements. «Nous avons eu peur que l’immeuble ne bloque l’accès unique de la boucherie à la route nationale où circulent entre 20.000 et 25.000 voitures par jour», explique Luc Meyer, administrateur-gérant de la brasserie. C’est ainsi que la famille a racheté le terrain. «Il nous fallait trouver quelque chose que les autres [>>150] 148

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Les investissements et les normes sanitaires sont autant de freins à la survie d’une PME semi-professionnelle.


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«Malgré l’appartenance à un

[>>148] ne faisaient pas». C’est un livre que possédait la famille sur les micro-brasseries en Allemagne qui a été le déclencheur. La famille Meyer a fait appel à un maître-brasseur luxembourgeois et opté pour une bière artisanale, non filtrée. Luc Meyer estime que les ventes atteindront cette année 900 hectolitres, contre 600 hectolitres l’an dernier; la micro-brasserie pourrait théoriquement produire jusqu’à 2.500 hectolitres par an. «Cette augmentation est due à l’arrivée de nouveaux produits, tels que le ‘six packs’ de 25 cl à vidanges perdues, lancé en mars dernier. La clientèle luxembourgeoise est sensible aux produits nationaux». La Béierhaascht – une blonde et une brune, ainsi qu’une bière à chaque saison – est disponible dans une cinquantaine de points de vente à travers le pays. «Un produit de qualité met du temps à s’instaurer mais il est toujours rentable après 7-8 ans», estime Luc Meyer. En outre, si les investissements sont importants, les normes sanitaires et commodo-incommodo sont également très contraignantes. La Brasserie Béierhaascht a créé un groupement de micro-brasseries avec des Allemands. Sur les dix membres, quatre ont depuis cessé leurs activités. Au Luxembourg aussi, on a récemment assisté à la disparition de micro-brasseries: la Ourdaller, reprise par Bofferding, et la Brasserie de Rédange. De l’avis de Jean Bollendorff, son ancien propriétaire, la survie d’une micro-brasserie est très difficile. «L’investissement de base, un million d’euros, n’était pas suffisant». Créée en 1999-2000 par un fan de bière, détenteur d’une maîtrise en gestion, la Brasserie de Rédange brassait un produit bio, la bière Okult. Jean Bollendorff avait fait appel à des capitaux privés. Il revient sur ses erreurs: la première a été de se faire conseiller par une grande fiduciaire, la seconde de ne pas avoir investi suffisamment dans l’équipement de base et la troisième d’avoir eu peur d’entrer dans les supermarchés. «Les conditions pour y entrer sont dures. Je voulais d’abord créer la notoriété de la bière». Pourtant, Okult prendra place dans les rayons de Cactus, pour six mois. «C’est une entreprise familiale luxembourgeoise, qui a dans sa stratégie les produits locaux et bio». La Brasserie de Rédange produisait 6.000 litres maximum par semaine, de la blanche, une blonde à haute fermentation, une rousse et une stout. De 2001 à 2004, M. Bollendorff n’a pas cessé de solliciter les actionnaires, faute du soutien d’une banque. En 2003, une holding a apporté 170.000 euros. Ce nouvel actionnaire a fait expulser M. Bollendorff du Conseil d’administration. Ce dernier a demandé une gestion contrôlée au tribunal qui n’a pas été acceptée. Le dépôt de bilan a eu lieu l’an dernier. || F.R. 150

grand groupe, on joue localement, on veut contenter le consommateur à tout prix.» Jacques Briot.

allons manger les petites sociétés familiales. Mais il y a le potentiel pour tous», affirme Jacques Briot, directeur commercial.

Renforcer les bières locales Depuis la reprise par Inbev, des investissements dans le bâtiment et l’outil sont intervenus et la brasserie connaît une croissance à deux chiffres en terme de volume. Quant à l’emploi, 140 personnes, il s’affiche plutôt à la baisse en raison des synergies nées du groupe. «Sa stratégie est d’améliorer et renforcer les bières locales, le marketing au sens large et assurer un bon service», souligne Philip Van Woensel, marketing and channel development manager. M. Briot estime que c’est important d’appartenir à un grand groupe, qui permet à la brasserie des réalisations qu’elle ne pourrait s’offrir sans lui, telle que l’innovation. «Il y a une échelle suffisante avec Inbev, le premier brasseur mondial en terme de production. C’est important d’un point de vue marketing, innovation, best practices, informatique, administratif… L’appartenance à un grand groupe engendre davantage d’efficacité et de rentabilité et permet d’aller de l’avant. Sans cela, on reste sur ses acquis. Cela ne veut pas dire que les autres brasseries n’innovent pas. Simon avec la Prestige le fait bien, avec une ambition locale. Mais ce sera toujours plus lent, plus long, avec des effets limités», insiste Philip Van Woensel. En 2004, la Brasserie de Luxembourg MouselDiekirch a produit environ 200.000 hl de bière, qui comprennent l’exportation, «un marché à prendre, là où les bières luxembourgeoises ont une raison d’être, à savoir dans les régions frontalières, y compris les provinces de Liège et de Namur. Cela reste une stratégie importante pour nous mais nous voulons être leaders sur le marché luxembourgeois», indique le directeur commercial. Et ce dernier d’ajouter: «Le marché de la bière est difficile à définir au Luxembourg car il n’y a pas de panel. On se base sur des chiffres donnés par la Fédération des brasseurs dont on s’est retiré. Il existe des incohérences pertinentes et un manque de transparence sur les chiffres de nos marchés». Il assure que la brasserie a atteint 42% des parts du marché l’an dernier. L’entreprise vend également les marques Beck’s, Hoegaarden, Leffe, Belle-Vue, Jupiler et Super Bock, grâce auxquelles elle a acquis des parts de marché. «On estime la part de marché de Bofferding et Battin à 33%. Diekirch est à 15,9% et Mousel à 9,8%», affirme-t-il.


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Si le secteur de la bière connaît actuellement un léger déclin, on estime chez Mousel-Diekirch que beaucoup de facteurs extérieurs jouent, dont notamment la concurrence des nombreuses autres gammes de boissons telles que les jus ou encore les alcopops. Aux brasseurs de faire preuve d’originalité. Dans cette optique, la brasserie de Luxembourg a lancé, en février dernier, Diekirch Surf, moins alcoolisée que la pils traditionnelle.

Luc Meyer (Béierhaascht): «Un produit de qualité met du temps à s’instaurer mais il est toujours rentable après 7-8 ans».

L’image de Diekirch s’est rajeunie ces dernières années, la brasserie ayant fait le choix d’investir dans cette marque plutôt que sur Mousel. «La stratégie est de mettre le paquet sur Diekirch car, selon les analyses, il y a un énorme potentiel. Mousel existe toujours mais on constate qu’elle éprouve plus de difficulté aujourd’hui, notamment parce que l’on investit plus sur Diekirch. Mousel est malade depuis un moment et on a dû faire tout pour que les deux soient moins malades. Mousel aura toujours ses défenseurs mais on ne peut pas investir sur deux pils qui nous appartiennent. Ce n’est pas non plus le but de faire disparaître Mousel», précise M. Van Woensel. Il y a trois ans, Diekirch était une marque du Nord – auparavant, elle était surtout une bière d’exportation, alors qu’aujourd’hui elle se trouve essentiellement dans l’Horeca – c’est pourquoi la brasserie a fait le choix stratégique de s’associer, depuis 2004, à quelque chose qui représente bien le Luxembourg, la ligue de basket, la bien nommée Diekirch league. Le marché ne progresse pas ces dernières années mais, en misant sur l’innovation, le brasseur parvient à satisfaire d’autres moments de consommation, à créer de nouveaux besoins, parvenant ainsi à freiner la chute du marché. C’est le challenge des brasseries. Diekirch est parvenu à pénétrer les foyers grâce à son perfect draft, le débit de bière à domicile, lancé en novembre 2004. «Ce produit a connu 78% de croissance en 2006 par rapport à 2005. Le taux de pénétration du perfect draft au Luxembourg atteint 6%. C’est énorme. Le consommateur luxembourgeois a l’esprit ouvert aux nouveautés et est très fier de ses produits nationaux; il est demandeur et a le pouvoir d’achat», se réjouit M. Briot. Par ailleurs, le design n’est pas non plus à négliger en terme de bière. Diekirch l’a constaté avec le lancement de sa long neck en 2004 qui, de l’avis de M. Briot, fait fureur. «Elle nous amène vers un consommateur plus exigeant. La bouteille,

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Innovations

plus longue, se veut plus dynamique et apporte un rajeunissement de l’image de marque», se réjouit M. Van Woensel. Cependant, une bouteille dédiée à une seule marque de bière coûte des millions. «Il faut être sûr de son coup. Même si nous avons à disposition d’autres moyens et avons plus facilement accès à des innovations, cela reste des choix stratégiques pour nous. Il faut bien guider le consommateur. Malgré l’appartenance à un grand groupe, on joue localement, on veut contenter le consommateur à tout prix», insiste-t-il. La création d’une mousse au goût nouveau n’est pas chose aisée, il faut compter un an pour développer le produit. Mais, le plus difficile reste à ancrer la nouvelle bière sur le marché, dans les habitudes de consommation, et cela coûte cher. «On ne peut pas créer un nouveau produit tous les ans mais on veut présenter à nos clients quelque chose de nouveau chaque année. On n’innove pas pour innover, il faut une croissance soutenable. On ne peut pas laisser le marché diminuer continuelle-

ment. On pourrait sortir une nouvelle bière chaque année seulement si le consommateur nous l’indiquait», conclut Philip Van Woensel. Le challenge consiste à comprendre le consommateur et à anticiper ses attentes. C’est l’innovation qui permettra de maintenir le niveau actuel de consommation de la «boisson du pauvre». Un consommateur qui, aujourd’hui, a une autre façon de voir les choses, éprouve d’autres besoins et qui pense à sa santé. D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, la bière – du moins la pils – ne fait pas grossir, pour autant qu’elle soit consommée dans des quantités raisonnables. Un verre de bière contient moins de calories qu’un verre de vin mais aussi qu’un verre de lait entier ou de jus de fruit pressé. Sans oublier que cette boisson nourrissante est riche en vitamines et sels minéraux, dont l’organisme a tendance à manquer en période de canicule. Il n’en reste pas moins que l’abus d’alcool – comme tous les excès – nuit à la santé. || Florence Reinson

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Yvan Juchem (BNP Paribas) Véronique Astranskas (Dexia-BIL)

Lydia Noiré (Panalpina) Jean-François Bequevort (FRS)

D O S S I E R M O B I L I E R – S T R AT É G I E D ’ I N V E S T I S S E M E N T

Dénicher la bonne alliance Un mobilier de bureau qui unit esthétique et confort: tels sont les secrets du mariage parfait. Au moment du choix, crucial, les entreprises se tournent vers les gens de l’art.

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pour chaque poste. Quant aux tables techniques, elles sont installées entre les benches. «L'idée consiste à limiter le cloisonnement, tout en créant des salles de réunions et des isoloirs dans chaque secteur, pour un travail concentré ou de petites réunions à deux ou à trois», souligne Marc Noeninckx, responsable des immeubles auprès de l’administration centrale. Une attention particulière fut également donnée à l'ergonomie, «grâce au partage de l'éclairage naturel et au confort acoustique». Pour ce faire, les benches ont été installés perpendiculairement aux façades et le choix s'est porté sur des armoires basses, pour limiter la réflexion des ondes sonores et favoriser l'éclairage naturel. Tout au long du processus d’aménagement, l’administration centrale de BNP Paribas a «tenu compte des règles de l'ITM (Inspection du Travail et des Mines) qui sont des indications, mais pas des contraintes», souligne Yvan Juchem.

Huit prototypes, une solution unique Quant au mobilier, «il a été développé avec les fournisseurs, autour de quatre priorités: dégager le plan de travail, favoriser le travail d'équipe, optimiser les surfaces de circulation et améliorer l'ergonomie par le choix de la chaise.» Une vingtaine de sociétés a répondu à l’appel d’offres lancé par BNP Paribas. Huit ont été retenues, qui ont dû mettre en place un prototype sur le chantier. Si trois d’entre elles ont satisfait aux critères, c’est la réactivité de la société TDS de Liège, dont le représentant à Luxembourg est le magasin Mobilier Bonn, qui a fait la différence. À toutes les étapes, de nombreux collaborateurs de BNP Paribas ont participé au choix des

Photos: Blitz

Une table, une chaise, un ordinateur... et le travail peut recommencer? Simpliste, cette image de temps «héroïques», où l’environnement de travail était relégué au dernier rang des préoccupations de l’entreprise, est aujourd’hui bien écornée… ou réservée aux jeunes pousses. Celles qui ont grandi ont compris l’importance que revêt l’aménagement de leurs bureaux: reflet de l’image de marque, un mobilier judicieusement choisi est aussi un élément de confort et de satisfaction du personnel… et, partant, de productivité. Ce constat dressé, force est de constater qu’il n’est guère aisé de se frayer un chemin dans la jungle du marché. Solution: les gens de l’art, qui proposent des solutions allant du «package complet» et sur mesure (architecture d’intérieure, matériaux et équipements) à la livraison d’éléments isolés, comme des chaises. Mais jamais de «simples» chaises, car cet équipement basique est souvent celui qui requiert le plus d’attention! Il représente ainsi pas moins du quart du budget total (1.100 euros environ) alloué à chaque poste de travail installé chez BNP Paribas à Howald, dans l’immeuble H2O. Pour aménager les lieux, où sont installés depuis juin 1.065 postes (dont 950 déjà occupés), les équipes locales ont œuvré selon les directives du groupe. «Le concept prévoit de diminuer la spécificité de chaque espace de travail au profit de la polyvalence: idéalement, les personnes bougent, mais pas le mobilier», indique Yvan Juchem, responsable finances et administration centrale. Concrètement, cela se traduit par un aménagement standardisé de l'espace, avec l'installation de grandes tables (benches) qui regroupent six postes de travail, et, à l'arrière, des armoires offrant trois mètres linéaires de rangement


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Ergonomie L’Inspection du travail et des mines, en collaboration avec l’ASTF (Association pour la santé au travail du secteur financier) a édité une brochure dans laquelle sont repris quelques principes de bases (dont certains sont issus de règlements ou normes européens) concernant l’aménagement des espaces de travail. On y relève notamment, concernant: — la chaise: elle doit disposer d’un siège stable et adaptable, reposer sur cinq points et être équipée de freins; en cas de besoin, un repose-pied doit être mis à disposition; la hauteur du siège doit pouvoir varier entre 42 et 53 cm (norme DIN 4551); l’avant du siège doit être arrondi; le dossier doit disposer d’un support lombaire de 2,5 cm d’épaisseur; les accoudoirs, recommandés, doivent être réglables en hauteur; idéalement, elle sera garnie de tissu et non de cuir. — la table: sa profondeur minimale doit être de 80 cm pour un travail sur écran de 15 pouces; pour les écrans de 17 pouces, elle devrait être de 100 à 110 cm; idéalement, elle sera réglable en hauteur (surtout pour les personnes de grande taille); sinon, prévoir une hauteur de 72 cm; sa surface doit être claire et exempte de reflets. — les armoires: idéalement, elles comportent des portes coulissantes qui permettent de gagner de l’espace et laissent dans tous les cas une voie de circulation de 60 cm de large au minimum; — le volume des bureaux: prévoir 8 m2 par personne dans un bureau individuel et de 10 à 12 m2 par personne dans un bureau en groupe (4 à 6 personnes); chaque personne doit disposer d’1,5 m2 d’espace libre, avec un mètre derrière le bureau ainsi que d’un espace de 58x60 cm au minimum en dessous du bureau, afin de pouvoir bouger ses jambes. || F. M.

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matériaux, des coloris, des équipements. «Les gens associés à la décision se sentent concernés et sont plus ouverts au changement. Nous avons voulu piloter cette implantation, sans être dogmatiques. Certaines latitudes sont laissées en matière de petit équipement et de décorations dans les bureaux individuels. Le résultat satisfait une majorité du personnel, affirme Yvan Juchem. Nous nous trouvons dans une logique où il faut séduire les salariés. Nous avons suivi des objectifs de rationalisation, mais sans choix rédhibitoires». Une écoute attentive des besoins des usagers dont fait également preuve l’équipe de Real Estate Management de Dexia-BIL, qui pilote actuellement un vaste projet de rénovation des agences bancaires. «Environ le quart des agences du pays a été aménagé, à l'heure actuelle, selon un nouveau concept, qui s'articule autour de quatre axes: convivialité, sécurité, repères, fonctionnalité», indique Véronique Astranskas, architecte et responsable Real Estate Management. Ce qui ne signifie pas que les agences soient identiques, point à point. «Dans le passé, nous avons connu ça et là quelques soucis fonctionnels. Une analyse d’ergonomie a été demandée à l'ASTF (Association pour la santé au travail du secteur financier), notamment pour les fauteuils et les guichets. L'aménagement a été adapté selon ses recommandations, mais toujours en fonction des agences et du type de clientèle», préciset-elle. Pour l'heure, Dexia ne dispose pas de règles d’aménagement communes, devant être appliquées dans toutes ses entités. «Elles sont en cours d'élaboration, assure Mme Astranskas. Il s'agit de définir des référents. Actuellement, une réflexion est menée sur la notion de surface». Pour ce qui concerne les agences du Luxembourg, tous les matériaux utilisés sont définis dans un «concept-charte», adopté depuis une demiedouzaine d'années. Il prévoit, entre autres, le recours à des lambris de bois foncé, ainsi qu'à de la pierre claire aux murs et aux sols… «Mais une charte est quelque chose qui vit. Elle évolue avec les années, avertit Véronique Astranskas. De plus, nous lions désormais aménagement et développement durable. Pour économiser l'énergie, nous n'utilisons plus, par exemple, d'ampoule halogène». Quant aux fournisseurs, ils sont retenus suivant les procédures internes pouvant aboutir à des contrats-cadres. «Mais rien n'est totalement figé, nous nous adressons aux gens de l'art en fonction des situations, des besoins… Nous avançons projet par projet, les négociations étant menées par le service achats de la banque», explique-t-elle. La rénovation de l’agence Indépendance, au siège de la banque, route d’Esch, vient ainsi

d’être achevée. Quant aux autres espaces de l’immeuble, ils sont en évolution continue. «Du fait de ses activités de banque privée, Dexia connaît une forte demande de salons pour accueillir la clientèle. Nous employons un mobilier spécifique, spécialement étudié», indique la responsable Real Estate Management. L'aménagement de ces espaces privatifs permet de travailler en face à face, de part et d'autre d'une large table équipée d'une bande vitrée centrale, sous laquelle sont installés, en toute sobriété, les équipements techniques.

1.000 déplacements en un an La notion de confort des usagers reste au cœur de la réflexion. Certaines zones font ainsi office de bureaux tests, où sont régulièrement mesurés des paramètres environnementaux tels que température, degré d'humidité, luminosité, etc. «En fonction des résultats, les adaptations nécessaires sont opérées afin de parvenir à un confort optimum», assure Véronique Astranskas. Cet été, trois zones «zen» ont également été installées entre les bureaux. «Elles n’en restent pas moins des zones de travail, dans lesquelles il est loisible de se détendre tout en ayant la possibilité d’y tenir de courtes réunions», explique-t-elle. «Ce souci permanent de coller au plus près des besoins exprimés par les employés et les clients se traduit par le fait que l'ensemble des murs est amovible». Une possibilité à laquelle le space manager recourt fréquemment: l'an dernier, près de 1.000 moves (déplacements de postes de travail) ont été réalisés. «Nous ne cherchons pas à baisser les surfaces nettes d'utilisation, avertit l'architecte. Elles restent évidemment en conformité avec les normes préconisées par l'ITM». Les responsables du Real Estate Management sont de plus en plus souvent confrontés à des demandes de managers vers l'aménagement d'open space. «Mais il est un fait qu’aucun employé n'a jamais demandé à retirer une cloison...», note Véronique Astranskas dans un sourire. «Mise à part la salle des marchés, nous n'avons pas encore créé de véritables open space. Quand nous serons amenés à en faire, nous veillerons au bien-être du personnel et prendrons les dispositions nécessaires, en travaillant notamment avec des spécialistes, comme des acousticiens», assure l’architecte. Chez Panalpina, société de fret aérien installé au Cargo Centre depuis 1996, les opens space constituent le quotidien des employés qui travaillent en shift (3x8). «La société a grandi très vite. En quatorze ans, l'effectif est passé de 25 à 285


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personnes, indique Lydia Noiré, head of human resources. Il y a cinq ans, nous avons dû nous installer dans un second bâtiment, loué à Luxair, avec une partie du personnel. Nous y avons tout aménagé, jusqu'aux cloisons». Pour ce faire, Panalpina s'est alloué les services de New Office, tant pour le volet architectural que pour la fourniture de mobilier. «Nos contraintes, à chaque fois, concernent l'espace disponible: la société connaît de nombreux déménagements en interne, en raison de restructurations constantes. Nous expliquons, ‘voilà le lieu, à vous de vous débrouiller pour y installer tel nombre de personnes’. C'est souvent un casse-tête, mais nous y arrivons..., assure-t-elle. New Office a donc commencé par prévoir l'aménagement des espaces et des cloisons mobiles, puis, dans un deuxième temps, nous avons choisi le mobilier». Un choix opéré métier par métier: «Aux opérations, il leur faut un bureau pas forcément immense, mais solide; pas forcément beau, car les clients n'y vont pas, mais fonctionnel. Ceux du management sont plus esthétiques, avec des placages bois, dans des tons chauds. Différentes propositions nous ont été faites, qui entraient toutes dans le budget défini (soit 19.000 euros)», indique Lydia Noiré. Une grande salle de conférences, avec cuisine attenante, a également été installée derrière une cloison, ainsi que différentes zones de détente, pour rendre l’environnement de travail agréable. Dans le même ordre d’idée, les imprimantes sont isolées derrière des cloisons, pour limiter les nuisances sonores. «Une attention particulière a été portée cette fois à l'ergonomie, même si ce n'était pas un sujet qui inquiétait beaucoup Panalpina jusque-là… Nous avons donc veillé à ce qu'il y ait de bonnes chaises, la priorité. Les bureaux aussi sont très bien, je pense que les gens sont à l’aise... même si certains sont un peu nombreux par rapport à la surface. Nous avons veillé à respecter les règles du service de Santé au travail, qui vient une fois par an. Les contrôles portent surtout sur la place des ordinateurs, la présence d'écrans plats, la luminosité... plus que sur le mobilier lui-même, me semble-t-il», relève la responsable RH.

Rester cohérent… jusque dans le mobilier La fonctionnalité, mais aussi la cohérence générale des bureaux a également donné lieu à une réflexion poussée chez FRS, société active dans le domaine du Global Risk et de la Regulatory Compliance, lors de son emménagement au

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Westside Village, à Capellen. Depuis son installation au Grand-Duché en 1996, elle a connu une croissance rapide (30 salariés à ce jour) qui a nécessité son déplacement du centre-ville vers la proche périphérie. À l’heure de boucler les cartons, les responsables de l’entité luxembourgeoise ont contacté l’équipe centrale de FRS, à Bruxelles. «On essaie de standardiser le mobilier. C’est plus beau, et c’est important vis-à-vis de nos clients reçus dans les différentes entités du groupe. L’idée est de créer un ‘look FRS’, avec une certaine continuité; donner l’image d’une société avec une grande cohésion, jusque dans le mobilier, explique Jean-François Bequevort, sales director Europe. Nous avons travaillé avec la société Ahrend qui nous a proposé une solution totale, mobilier et chaises. L’avantage est que ce fournisseur dispose également d’un show-room à Bruxelles, où est basée notre équipe de Facility Management». L’espace de bureaux est divisé en deux zones: le couloir «management» et le couloir «consultants, développeurs et centre support». «Soit un premier espace, destiné à l’accueil des clients, avec un cachet plus ‘executive’, et un second espace plus ‘training’», indique Thierry Boone, responsable IT et facilities. Si l’harmonie est respectée, la différence se niche dans quelques détails. Côté «executive», les chaises sont plus hautes, avec des pieds chromés, le top des caissons présente la même finition «bois» que les tables, etc. Côté consultants, les 18 bureaux sont conçus en hot desking. Un concept flexible qui permet à plusieurs personnes de se relayer sur un poste de travail. «Ce système est la conséquence de notre business. Ahrend a bien compris cela, qui nous a fourni une solution avec des caissons amovibles», explique Thierry Boone. Chaque caisson, contient, sous clé, l’ensemble des documents personnels d’un employé. Glissé dans un garage après la séance de travail, il en ressortira le lendemain… ou plusieurs jours après. Pour FRS, le budget global d’installation s’élève à quelque 100.000 euros, «un prix médium», selon Jean-François Bequevort. «Ahrend n’était pas le fournisseur le moins cher, mais ils ont su nous proposer la solution la plus adaptée», ajoute Thierry Boone. L’aménagement achevé, ne reste désormais qu’à parfaire la décoration. «Les cadres pourront choisir la leur. Dans les bureaux collectifs, les occupants feront leur choix parmi quelques propositions. Nous voulons rester sobres dans ce que nous faisons, sans trop de chichis… Nous ne sommes pas des banquiers privés», sourit JeanFrançois Bequevort. || Frédérique Moser


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Benoît Dourte (Foyer)

Serge H. Behm (TCS)

Olivier Harter (Citigroup)

Fernand Roth (Clearstream)

D O S S I E R M O B I L I E R – A M É N A G E M E N T D ’O P E N S PA C E

L’open space au service de la flexibilité

L’open space envahit chaque jour un peu plus les environnements de travail des employés. On ne peut pas pour autant parler de phénomène de mode car les grands plateaux ouverts existent depuis les années 1940 aux États-Unis. Depuis lors, les espaces de travail paysagers ont fortement évolué à tel point que, dans certaines entreprises, même les managers se trouvent logés à la même enseigne que les employés. Aujourd’hui, les entreprises privilégient des open space à taille humaine, dont le bénéfice principal, devant la réduction des coûts et le gain d’espace, se traduit par une meilleure communication. Olivier Harter, Citigroup realty Services country head Luxembourg, souligne qu’à côté des avantages pratiques, l’open space apporte non seulement une performance augmentée pour le business mais également un bénéfice humain en donnant une sensation de groupe et non plus d’individualité, une collaboration facilitée, et davantage de contacts entre collègues d’une part et entre collègues et hiérarchie d’autre part. Un élément qui n’est guère mis en avant mais n’en n’est pas moins à souligner: l’open space permet à la direction d’avoir un œil sur ce que font les employés.

Favoriser la communication Cependant, comme l’explique Benoît Dourte, directeur des ressources humaines et des services généraux au Foyer, la pertinence de l’open space dépend avant tout du type d’activité de l’entreprise. «Si on travaille seul, il n’a pas d’intérêt mais si le travail d’équipe est primordial, c’est un plus». En règle générale, les sociétés regroupent les départements ou domaines d’activité sur un

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même plateau, délimité par des semi-cloisons, des armoires, des salles de réunion, des isoloirs, ou par les bureaux fermés des managers. Ce respect des activités de chaque département permet déjà une certaine maîtrise de la confidentialité. Lorsque, en 1981, Le Foyer avait installé son siège au Kirchberg, le groupe avait déjà opté pour des open space, qui, au fil du temps, ont été aménagés jusqu’à devenir des bureaux cloisonnés. «La première décision a été de rendre le nouveau bâtiment de Leudelange le plus lumineux possible, ce qui veut dire comportant le plus de parois vitrées possible. Nous avions décidé de limiter les espaces cloisonnés. Il en reste pour les activités qui nécessitent plus de discrétion. Le postulat de départ était de favoriser la discussion, la communication, l’échange et le travail en commun», explique M. Dourte qui estime que l’objectif est atteint: «On le voit, les gens discutent beaucoup plus entre eux. Il y a des réponses immédiates, alors qu’avant, il fallait provoquer des réunions». Chez Clearstream, le passage à l’open space s’est effectué il y a six ans. «Il s’agit d’une structure adoptée au sein du groupe. Nous l’avons réalisé step by step. Nous sommes passés par des variantes, obligatoires en raison de la structure immobilière qui composait le groupe. Nous étions disséminés sur treize sites. Nous avons testé l’open space pendant trois-quatre ans avant de l’implémenter ici, au Kirchberg, en 2003», explique Fernand Roth, Director – Head of section Facility management. Clearstream, qui compte 1.300 employés, a commencé à aménager ses open space en team office de deux à six personnes, avant de les étendre ensuite jusqu’à 20 et même 50 personnes. Les plateaux y sont aménagés par étage,

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Nombreuses sont les entreprises à opter pour des bureaux paysagers. Cependant, les plateaux d’envergure «industrielle» cèdent la place à des environnements à taille humaine.


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Un gain de place de 20 à 25% Si ceux qui ont opté pour une solution open space s’accordent à dire que son avantage principal est de favoriser la communication et donc, par conséquent, la productivité, «il ne faut pas se voiler la face, c’est aussi un gain de place. On peut gagner environ 20% d’espace. Dès que l’on cloisonne, on perd l’espace du couloir», explique Benoît Dourte (Foyer). Le succès d’un open space est d’arriver à «concilier le gain obtenu en travail d’équipe avec un minimum de nuisances sonores et de confidentialité; à travailler en open space sans que les gens aient l’impression de travailler dans de grands espaces ouverts», ajoute-t-il. «En open space, la surface brute par personne est de 11 m2. Pour un bureau individuel ou hébergeant une petite équipe, il faut doubler la surface. Avec le gain économique engendré, on pourrait refaire le mobilier tous les trois ans», souligne Fernand Roth (Clearstream). Serge H. Behm (TCS) estime pour sa part qu’«en terme de place, on ne gagne pas tellement car nous laissons beaucoup d’espace entre les bureaux. Ce que nous gagnons sur le coût des cloisons, nous le perdons sur l’espace entre les open space». «Nos nouveaux postes de travail nous permettent d’installer 10% de sièges en plus sur le même espace mais c’est difficile de faire comprendre aux gens que c’est possible de réduire l’espace de travail et de gagner en ergonomie», indique Olivier Harter (Citigroup). Quant à la rentabilité du personnel travaillant en bureaux paysagers, elle est «difficile à évaluer mais c’est certain qu’elle s’est améliorée. Nous l’avons pris en compte dans notre business case», assure M. Roth. || F. R.

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avec un maximum de 160 personnes, regroupées par six personnes. «On peut faire beaucoup en open space mais on ne peut pas tout faire. Nous avons installé des salles de réunion et des bureaux individuels – dix par étage – qui ne sont pas attribués, deux salles de réunions à réserver et six sans réservation. À chaque étage, le personnel dispose de deux zones fermées avec tables pour prendre un café. Au départ, tous les directeurs avaient droit à un bureau fermé. Aujourd’hui, il reste très peu de bureaux fermés», ajoute-t-il. Avant d’opter pour un modèle d’open space, Clearstream a visité des bureaux en Allemagne, Grande-Bretagne et Suisse. «On ne peut pas recopier un exemple à 100%. L’aménagement dépend de l’architecture du bâtiment. On peut s’inspirer mais il faut aussi garder la philosophie du groupe». Chez Tata Consultancy Services (TCS), la raison première d’opter pour un open space s’est avérée à la fois d’ordre pratique et économique. En effet, l’entreprise, installée depuis décembre 2005 dans des bureaux provisoires, sur le zoning de Capellen, devra remettre l’endroit en état avant de prendre possession, ce mois-ci, de ses nouveaux locaux, situés juste à côté. La société, qui compte 60 employés, a donc réalisé un test grandeur nature dans ses bureaux provisoires, et repéré les erreurs à ne plus commettre. «Nous avons convoqué tout le personnel pour avoir des idées. Dans nos futurs bureaux, l’open space sera réduit à huit personnes maximum car aujourd’hui, ils sont 32 par plateau et c’est fort bruyant», constate Serge H. Behm, General Manager de TCS. La société Omnitec, active dans les équipements et la gestion techniques et énergétiques, a mis en place, dans le nouvel immeuble qu’elle occupe depuis un an et demi, une solution mixte d’open space et de bureaux classiques. «Les grands open space sont trop bruyants, moins confidentiels, c’est pourquoi nous avons opté pour une solution qui se situe entre les deux», précise Mil Kieffer, directeur du département Équipements techniques et énergétiques et membre du comité de direction de a+p Kieffer Omnitec. Les zones multifonctions, organisées par département, comptent quatre personnes en moyenne par espace ouvert, avec un maximum de 14 personnes pour la zone la plus vaste. Le couloir central ouvert est délimité des deux côtés par des armoires surmontées de vitres. Des salles de

réunion viennent couper l’open space, dont les espaces de travail sont aussi coupés par des séparations visuelles et auditives. «Nous voulions des armoires ouvertes pour des raisons acoustiques – le papier absorbe le bruit – et cela prend moins de place; sans compter que les armoires sans portes sont mieux rangées et coûtent moins cher». Installés dans un tout nouveau bâtiment sur le zoning Bourmicht à Bertrange depuis mars 2006, les 285 employés de Citigroup sont répartis sur des plateaux open space dont la taille varie de 20 à 60 postes de travail. «On aurait aimé des espaces ouverts plus grands mais à cause de la réglementation ITM, le plateau maximal ne peut dépasser 400 m2, et doit être séparé de l’autre plateau par un mur. Avant, nous avions également des open space, mais des plateaux beaucoup plus petits», avance Olivier Harter.

Mieux vaut prévenir que guérir Citigroup a pris six mois de réflexion pour déterminer ce qui correspondait le mieux aux besoins du business et un an pour les préparations et le déménagement. «Il fallait des plateaux plus grands, plus conviviaux pour la communication. Nous voulions un meilleur rendement de l’occupation au sol mais nous n’avons pas voulu pousser à l’extrême. Il fallait concilier l’aspect financier – réduire les coûts – avec un environnement convivial, lumineux, spacieux. Nous y sommes parvenus puisque le personnel est satisfait», se réjouit-il. Au Foyer également, la volonté était de travailler dans des bureaux à taille humaine, c’est pourquoi les plateaux comptent un maximum de 30 personnes et jamais plus de sept personnes par «bureaux». «On ne voulait pas connaître les inconvénients des grands open space, avec beaucoup de bruit», insiste M. Dourte. Foyer a notamment utilisé des matériaux absorbants. Tous les éléments bruyants, comme la photocopieuse, ont été renvoyés en bout d’aile dans des espaces clos. Quoiqu’il en soit, il faut une période d’acclimatation, «on ne parle pas aussi fort dans un open space que dans un bureau. Nous avons multiplié les pièces isoloirs», pour les moments où calme et la concentration sont nécessaires. Un autre élément essentiel aux yeux de Benoît Dourte est de continuer à offrir des endroits où l’on peut discuter. «De l’open space


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pur et dur, c’est difficile, il faut des espaces de détente et d’isolement». Le gain financier, qui s’élève à environ 20%, a été réinvesti au Foyer, qui s’est adjoint les services d’une société active dans les études acoustiques en vue de réduire au maximum les nuisances sonores. «Nous avons discuté avec l’architecte – afin de positionner les bureaux pour qu’ils aient le plus de luminosité possible, que chacun soit le moins gêné possible par le téléphone du voisin – et essayé de développer quelque chose de cohérent qui ne vienne pas casser le gain acoustique», note M. Dourte.

Réduire le bruit au maximum La laine de roche dans les plafonds et panneaux de porte, éviter les surfaces dures, privilégier la moquette et les revêtements muraux, les cloisonnettes en tissu ou encore les téléphones à casque sont autant des solutions qui permettent d’éviter que le bruit ne se propage. «Nous avons mis deux ans avant de nous lancer. Tout un travail de prospection a été réalisé en amont. Chaque employé a pu exprimer ses craintes et les 450 employés ont été consultés», insiste Benoît Dourte. Foyer a dessiné lui-même le mobilier des employés avec le bureau d’architecte Worré. Les directeurs ont conservé des bureaux individuels mais «ils sont vitrés pour donner l’impression d’être en open space». Au départ, TCS a décidé de se débrouiller tout seul avec le fournisseur de meubles «mais cela n’allait pas assez vite et ne correspondait pas à nos besoins. Nous avons alors mandaté Arco pour étudier la question. Ce bureau a interrogé la délégation du personnel et les responsables de section afin de proposer une solution qui soit la mieux possible. Il faut que la personne se sente bien pour travailler», insiste M. Behm. Parfois, les difficultés rencontrées sont liées à la modernité du bâtiment, comme cela a été le cas chez Omnitec. «Nous nous sommes beaucoup investis nous-mêmes dans le développement de ce concept, avec l’aide de l’architecte du bâtiment, Christian Bauer. Nous possédons un site hors standard qui connaît des problèmes acoustiques conceptuels: une construction basse énergie, où le béton est brut partout, sans faux plafond, ni moquette, pour des raisons climatiques. Nous y gagnons en terme d’énergie et de communication, mais pas en matière

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de bruits. Nous y avons remédié par un ameublement spécifique: des armoires ouvertes pour que le papier absorbe le bruit, tissu absorbant, laine de roche, bois. Pour le mobilier, nous avons travaillé avec Bureau Center», indique M. Kieffer. Clearstream, pour sa part, a fait appel à des acousticiens pour le choix des matériaux. «L’open space donne beaucoup de flexibilité. On peut avoir des groupes de deux ou de 120 personnes. Les personnes déménagent en fonction des projets mais le layout ne change pas. Nous effectuons 1.000 déménagements par an. Dans l’ancienne structure, on déménageait en moyenne 2,5 fois par an; aujourd’hui, une fois par an», précise M. Roth. «Nous avions installé de nouveaux postes de travail à l’essai dans l’ancien bâtiment, que le personnel a pu tester avant de donner son feed-back. Nous avions créé un comité de déménagement d’une quinzaine de personnes où chaque département était représenté. J’ai eu le soutien d’un architecte d’intérieur et de space planners de notre bureau de Londres, qui ont donné des conseils et revu les plans. En ce qui concerne le mobilier, j’avais en tête la forme du poste de travail. Ensuite, nous avons travaillé avec un spécialiste du mobilier à Londres et avons sélectionné des entreprises locales et internationales avec lesquelles nous avons conclu des accords-cadres», explique M. Harter. Citigroup a conservé des bureaux fermés pour les cadres supérieurs mais a opté pour un même mobilier pour tous. «De ce fait, les gens n'ont pas l'impression d'aller dans un lieu différent quand ils se rendent dans le bureau d’un supérieur et ne se sentent pas dévalorisés ou défavorisés. Cela contribue à donner une atmosphère d'appartenance et n'engendre pas de frustration», tient à souligner M. Harter. Outre le bruit, l’open space a pour autre inconvénient d’amputer le salarié d’un espace privé, d’intimité, de confidentialité, qui peut entraîner un manque de motivation. Ce problème a été souvent résolu grâce à des isoloirs ou des salles de réunion mis à la disposition des employés. Certaines entreprises ont prévu des bureaux laissés à disposition des personnes qui recherchent du calme et des consultants en visite. À noter encore qu’il est plus difficile de trouver un compromis thermique dans un open space et que le mélange d’odeurs diverses et variées est beaucoup moins gérable et surtout dérange beaucoup plus de monde que dans un bureau privatif. || Florence Reinson


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Olivier Noblot (SD Worx)

Luc Themelin (La Luxembourgeoise) Jean Back (Centre national de l’audiovisuel)

D O S S I E R M O B I L I E R – A R C H I VA G E

Docs en stock

À une époque où les échanges électroniques d’information prennent une importance stratégique, le bon vieux «papier» n’en garde pas moins une place de choix dans les habitudes des uns et des autres. Combien d’e-mails sontils imprimés avant d’être lus et traités? Combien de documents «pdf» passent-ils par la case «print» avant leur prise en mains? Le réflexe est d’autant plus naturel, de nos jours, qu’il n’existe pas encore vraiment de règle juridique clairement établie en matière de production de preuve «électronique» en cas de litige. «Même au début du XXIe siècle, la preuve est encore essentiellement écrite, explique Luc Themelin, directeur adjoint à La Luxembourgeoise. Si l’on produit à un juge un document qui n’est pas un original, il pourra ne pas être pris en compte. On ne peut donc pas encore imaginer venir devant un juge avec une simple disquette. L’environnement se créé petit à petit, mais il subsiste encore un flou, même si certains éléments de loi permettent certaines interprétations». Le jour où le tout électronique sera, en effet, reconnu, bon nombre d’institutions, financières ou pas, seront soulagées d’un certain poids. Dans le domaine des assurances, par exemple, les opérateurs sont tenus de conserver tous les éléments matériels relatifs aux actions en responsabilité pendant une période de trente ans. Pour le reste, les délais de garde sont généralement de dix ans après la clôture d’un contrat ou du règlement d’un sinistre. À La Luxembourgeoise, les archives des dossiers représentent, à l’heure actuelle, quelque 14 millions de pages, stockées sur plus de 1.400 m2 répartis sur quatre différents sites. En

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simplifiant les données à une moyenne de cinq grammes pour une feuille de papier au format A4, on arrive donc à un poids d’environ 70 tonnes, y compris classeurs et autres boîtes de rangement… Les dossiers les plus importants et les plus actuels sont conservés par chaque agent dans son bureau. À un deuxième niveau de classement, d’autres dossiers sont conservés au sein même du siège de La Luxembourgeoise, boulevard Royal. Les archives «semi-mortes» sont conservées à la cave. Les archives «mortes», quant à elles, sont réparties sur différents sites en ville, rapides et faciles d’accès. Chaque année, le ménage est fait dans ces archives, les dossiers «hors date» étant irrémédiablement éliminés, selon des procédures bien précises. Dans le même temps, depuis quelques années, des procédures informatiques mises en place à chaque création de nouveau dossier permettent une gestion un peu plus automatisée des archives les plus récentes. «La logique est que toute application informatique possède les données nécessaires pour être archivée et générer le moins de papier possible», explique M. Themelin. Entre le développement de la communication interne par mail ou Intranet (adieu les encombrantes notes de service…), l’objectif est aussi de parvenir à réduire le nombre de documents imprimés, et donc susceptibles d’être archivés. Pour l’heure, plus de 405.000 impressions sont réalisées sur les imprimantes système de la compagnie. Quant aux archives existantes, un grand projet de numérisation qui pourrait être mis en œuvre dès l’année prochaine, est en cours de réflexion. En imaginant une moyenne d’une seconde par page archivée, pour une personne,

Photos: Blitz

Entre contraintes légales et gestion courante, le stockage de documents est une donnée de plus en plus cruciale pour les organisations de tous genres.


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Secteur financier: cinq ans, dix ans… Les obligations en matière de conservation de documents – indépendamment de la problématique des backups informatiques – ne sont pas légion dans le secteur financier. L’article 36 de la loi du 12 mars 1998 se contente de préciser qu’«un établissement de crédit ou un PSF est obligé, au titre des règles prudentielles (…) à veiller à ce que l'enregistrement des opérations effectuées à conserver, conformément aux délais prévus au Code du commerce, soit au moins suffisant pour permettre à la Commission (la CSSF, ndlr) de contrôler le respect des règles prudentielles qu'il doit faire appliquer». En matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, la loi du 12 novembre 2004 précise que les professionnels, afin de servir d’élément de preuve dans toute enquête en la matière, sont obligés de conserver pendant une période d’au moins cinq années après la fin des relations avec leur client, l’identification, la copie ou les références des documents exigés. Ils doivent également conserver les transactions, pièces justificatives et enregistrements (documents originaux ou des copies ayant force probante similaire au regard du droit luxembourgeois), pendant une période d’au moins cinq ans à partir de l’exécution des transactions. Le tout sans préjudice des délais de conservation plus longs prescrits par d’autres lois… Le Code du commerce, par exemple, prévoit de manière plus générale un délai standard de conservation à titre de preuve (archive) de dix ans pour les documents habituels (extraits, opérations, etc.). Enfin, il est à noter que la loi du 22 décembre 1986 sur la preuve des actes juridiques et le règlement A-108 du 30 décembre 1986, qui modifie le Code du commerce, indiquent que, à l’exception du bilan et du compte des profits et pertes, les documents peuvent être conservés en micrographie ou sur support informatique, à condition que les reproductions ou les enregistrements correspondent au contenu des documents ou des informations à conserver et qu’ils soient disponibles en permanence pendant la durée de conservation sous une forme directement lisible. Pour les enregistrements sur support informatique, le programme utilisé doit, en outre, être compatible avec les principes d’une comptabilité régulière. || J.-M. G.

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cela correspond tout de même à un chantier de six années en perspective… Cette problématique est, évidemment, commune à tous les acteurs du secteur. Difficile, pourtant, d’envisager un partage d’expérience avec les autres… «On touche là à un point sensible et il est délicat de divulguer aux concurrents la façon dont nous fonctionnons», explique M. Themelin. Un point de vue complété par Jean-Paul Meyer, responsable de la communication externe à La Luxembourgeoise: «Une entreprise avec un turn over important aura intérêt à avoir tout sous forme électronique. C’est moins le cas chez nous… La véritable organisation optimale dépend clairement de la culture et de l’historique de l’entreprise».

Vers le tout numérique? La réflexion sur une nouvelle façon d’archiver les documents est aussi en cours chez SD Worx, spécialisée dans les services de gestion des rémunérations. L’administration et le calcul des salaires sont générateurs de papier, en particulier le volet «décompte des rémunérations», puisque chaque document est imprimé en trois exemplaires: un à destination de l’employé, un autre pour l’employeur et le troisième conservé en archives. Là aussi, les obligations juridiques imposent une conservation des documents sur une période de dix années. «Nous allons passer le cap des 10.000 décomptes par mois d'ici janvier 2007 et notre objectif est de doubler de taille dans les quatre ans. D’où la génération d’autant de papiers supplémentaires», analyse Olivier Noblot, general manager de SD Worx au Luxembourg. Un indicateur «Impression papier» fait d'ailleurs partie intégrante du tableau de bord de pilotage de la société, étant donnés les charges et impacts associés non négligeables. Il faut dire qu’environ un million de feuilles par an sont imprimées. «Nous ne souhaitons pas augmenter ce nombre de tirages et nous travaillons sur plusieurs axes allant en ce sens». Du reste, ces trois dernières années, le portefeuille client de la société a été multiplié par deux et demi, mais pas la quantité du nombre de documents imprimés.

Les documents relatifs à l’année courante, codifiés et classés selon un processus bien défini, restent évidemment à portée de mains des différents gestionnaires. «Nous avons des systèmes de rangement dans des armoires qui font aussi office de cloisons. Il s’agit aussi, pour nous, d’un instrument d’harmonie du mobilier, ce qui n’est pas sans frais non plus», reconnaît M. Noblot. Au-delà de cette année «courante», l’archivage est confié à un prestataire extérieur. «Nous sommes notre propre client de notre concept d’outsourcing. Notre métier, c’est le secrétariat social, et non pas la gestion de boîtes d’archives et d’indexation. Sans oublier que si l’archivage constitue un élément essentiel, il faut aussi compter avec la rapidité de recherche des documents archivés». L’outil informatique est, dans le cas présent, indispensable, pour savoir quelle information rechercher dans quel type de document rangé à quel endroit. Gestion électronique de document et archivages vont, de plus en plus souvent, faire bon ménage… La voie électronique est, là aussi, une piste sérieusement explorée. En Belgique – là où la maison mère de SD Worx s’est développée depuis 1945 –, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de favoriser la mise à disposition de documents électroniques. «Cela va entrer dans le domaine du commodity en Belgique, mais reste encore révolutionnaire au Luxembourg», note M. Noblot qui rappelle que lors de la mise à disposition de tels types de documents électroniques, les contraintes juridiques, opérationnelles et de confidentialité sont fortes. «Cette solution s'adressera difficilement aux industries, où les salariés ne disposent pas tous de facilités informatiques», indique-t-il. Le concept du e-playslip est cependant bien concret et réel au Luxembourg puisque SD Worx communique déjà pour des clients les décomptes de rémunération individuels par voie électronique. Leur distribution se fait alors individuellement au travers d'une solution Intranet, HR-Webworx, également développée par la société. Pour des clients de petite taille, l'envoi groupé des décomptes de rémunérations est alors envisagé. À charge pour le client d’en assurer la diffusion auprès de ses propres employés.


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Cet ensemble de réflexions a, obligatoirement, des répercussions sur l’organisation des flux, l’agencement des machines, voire la conception même des espaces de travail. «L'archivage constitue un bon point de départ pour une réflexion plus générale sur l’organisation globale de la société. Un fil que l’on tire d’une pelote de laine».

Sygaal: un travail de fourmi À une tout autre échelle, la problématique de l’archivage est également au cœur des préoccupations de Jean Back, le directeur du Centre national de l’audiovisuel. Là, il ne s’agit plus de dossiers clients ou de bulletins de paie, mais plutôt du patrimoine culturel sonore et visuel du pays. Films, photographies, bandes-son, livres, posters… Au total, ce sont près de 30.000 documents films, 10.000 documents vidéos, 300.000 documents photographiques et près de 6.500 heures de bandes-son qui trouveront leur place au niveau -1 du nouveau bâtiment actuellement en cours de construction et dont l’inauguration est prévue pour septembre 2007. Et tous ces documents originaux disposeront d’un véritable clone numérique, qui sera stocké et géré par de grands robots, un étage plus haut. Dans le parallélépipède de béton et de verre imaginé par le bureau d’architectes Paul Bretz (un spécialiste du genre, puisqu’il fut également primé au premier rang dans le concours des archives nationales de Luxembourg), qui sera partagé avec le centre culturel régional de Dudelange, plus d’un quart des surfaces propres au CNA sera dédié aux archives, dans des sas isolés à la température (entre 6° et 16° selon la nature des documents conservés) et au taux d’humidité (40%) rigoureusement contrôlés. «Il s’agit d’un arrangement acceptable, compte tenu des normes internationales», estime Jean Back, qui rappelle que dans d’autres cas, les négatifs photos, par exemple, sont conservés à température négative. «Mais le plus critique, ce n’est pas tant la température que ses variations», précise-t-il. Une soixantaine d’armoires de type Compactus serviront d’accueil à l’ensemble des boîtes,

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bobines et digi-cassettes qui seront conservées dans ce qui constituera à la fois l’espace le plus sécurisé et le plus coûteux du bâtiment. La consommation annuelle totale du bâtiment en énergie électrique a été estimée, en 2001 – lors de l’établissement du projet de loi – à près de 100.000 euros sur un total de frais de consommation (gaz, eau…) de 115.000. L’entretien des installations électriques, lui, devrait coûter, chaque année, dans les 55.000 euros, soit près d’un dixième des frais totaux d’entretien. Reste que ce bâtiment ne sera pas un simple entrepôt d’archives, loin s’en faut. «Nous avons subdivisé les salles afin de se retrouver facilement dans l’organisation de l’espace, explique M. Back. Mais le problème qui se pose est qu’on ne peut pas y intégrer les documents n’importe comment. Il faut un travail énorme en amont et prévoir des perspectives en aval. Sinon, ces archives ne serviront à rien du tout». Ainsi, ne pourra pénétrer dans le Saint des Saints qu’un document ayant été «traité», c’està-dire répertorié, inventorié, reconditionné, nettoyé, restauré, pour en faire un document pur et propre, capable de représenter des méta données dans les rayonnages. «Quelle que soit la nature physique du document, il doit être répertorié dans notre base de données et retrouvable sur sa place physique», indique le directeur du CNA. À l’heure actuelle, la base de données principale Sygaal+ (Système de gestion des archives audiovisuelles du Luxembourg, créé en collaboration avec le Centre Informatique de l’État et le CRP Henri Tudor) est sur le point d’être finalisée, en dépit des difficultés générées par la nécessité de créer un outil qui tienne compte des spécificités de trois matériaux différents (image, vidéo et son) et que chacun pourra utiliser selon ses propres besoins. Depuis quelques années, le chantier de tous les documents à archiver est en cours. Près de 7.000 heures de films ont déjà été numérisées par Broadcasting Center Europe, soit environ la moitié du chemin à parcourir. Le traitement des photos, lui, se fait sur Paris. Quant au son, les réflexions sont encore en cours pour aboutir au système alliant, au mieux, rapidité et efficacité. || Jean-Michel Gaudron


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Ronan et Erwan Bouroullec, à l’occasion de l’inauguration du Mudam

DOSSIER MOBILIER – LE BUREAU MODERNE

Le savoir frères Consacrés designers of the year en 2003, les Bretons Erwan et Ronan Bouroullec se sont imposés comme les chefs de file d’une nouvelle génération.

Vous n’avez pas commencé, ce qui semble pourtant être la voie la plus directe, par un bureau de design. Était-ce par choix ou par contrainte? «Ronan a commencé à travailler seul, je ne l’ai rejoint que plus tard. À la sortie de l’école, Ronan a déjà eu des opportunités pour luimême. Donc, d’une certaine manière, il s’est engouffré dedans alors que d’autres se retrouvaient à travailler chez Stark, par exemple. Ronan a une formation liée au design, moi à l’art… Ce qui fait que l’on a rapidement mis en place nos propres méthodes de travail, sans avoir énormément de références, si ce n’est l’histoire du design pour laquelle je n’ai pas la plus grande passion, mais que l’on est obligé de prendre en considération. Je n’ai, pour autant, pas envie de dire que nous nous sommes construit dans une sorte de marge, avec un côté rebelle… Par contre, ce qui est sûr c’est que nous avons mis en place nos propres méthodes, parce que nous ne les avons pas apprises ailleurs. On peut pourtant, au regard notamment de votre éclosion rapide, parler d’un parcours singulier… «Si nous sommes arrivés à ce niveau de reconnaissance assez jeune, c’est surtout parce

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que nous avons beaucoup travaillé, qui plus est dans des secteurs et des supports assez différents. Nous avons pu faire des choses très ‘luxe’ avec Giulio Cappellini, des choses plus grand public avec Vitra, nous avons fait aussi bien des bijoux que de très grands meubles, des pièces uniques comme de la grande série… Maintenant, nous sommes également apparus dans un contexte particulier. Il y a de plus en plus d’attention autour du design, peut-être parce que les gens recherchent une autre modernité que celle que l’on a pu voir dans l’art. Une sorte de ‘contemporanéité’ plus directe, plus proche, applicable, quelque chose que l’on pourrait vivre au quotidien d’une manière assez ouverte et démocratique. Ceci passant par une approche différente du langage même du design? «Il est lié à des choses qui appartiennent à tout le monde: la fonction, la couleur, le confort… C’est sur ces bases que l’on crée nos territoires. Les gens peuvent facilement voyager quand ils sont sur notre site ou qu’ils achètent un de nos livres. Impossible d’éviter la question du travail en binôme. Seriez-vous les deux hémisphères d’un même cerveau? «On fait tout ensemble, on discute de tout, c’est hyper complémentaire. Il n’y a pas, à de très rares exceptions près, de projets au cours desquels l’un passe sous la coupe de l’autre. On travaille à la même table, on dessine l’un en face de l’autre… c’est comme jouer au ping-pong. On dessine sur les mêmes carnets, puis on s’engueule toute la journée parce qu’on n’est pas d’accord. Il n’y a pas de séparation des rôles. Nous sommes vraiment persuadés que nous sommes meilleurs ensemble, même si nous n’avons pas eu, c’est vrai, l’occasion d’être seuls. Le fait de dialoguer nous permet aussi de gagner en recul. En l’occurrence, cela

Photo: Andres Lejona

Ils travaillent à deux mais s’expriment séparément, conjuguent fonctionnalité et facéties… Erwan et Ronan Bouroullec sont régulièrement qualifiés de designers surdoués. À l’origine de cette reconnaissance internationale des arguments maîtres: un sens du choix, de la rigueur et beaucoup de curiosité. Rencontre avec Erwan (31 ans, de cinq ans le benjamin) à l’occasion de l’inauguration du Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean, pour lequel ils ont signé le café et la boutique, avec notamment, cet étonnant «ciel» camaïeu de tuiles textiles thermoformées.


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Des étoiles montantes Les frères Ronan (35 ans) et Erwan (30 ans) Bouroullec, originaires de Quimper, dans le Finistère, travaillent côte à côte depuis 1999. Le premier est diplômé de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris, le second de l’École des Beaux-Arts de Cergy-Pontoise. En 1997, ils rencontren Giulio Cappellini lors du Salon du Meuble de Paris où leur «Cuisine désintégrée» était exposée. Une rencontre qui débouche sur une collaboration régulière. En 2000, c’est le créateur de mode Issey Miyake qui fait appel à eux. La même année, ils font la connaissance de Rolf Felhbaum, le patron de Vitra, et commencent à travailler sur un nouveau système de mobilier de bureau, appelé Joyn, produit en 2002. Parallèlement aux commandes qu’ils honorent pour Magis, Ligne Roset, Habitat ou encore la Galerie Kréo, ils travaillent sur des projets architecturaux, tels que «la maison flottante», un studio d’artiste en construction, commandés par le Centre d’Art de Chatou. Ces deux jeunes talents ne comptent plus les récompenses: créateurs de l'année au Salon du Meuble en 2002, New Designer Award de l'International Contemporary Furniture Fair de New York en 1999, Grand Prix du Design de la Ville de Paris en 1998, premier prix de la Biennale du Design de Saint-Étienne en 1998 ou encore élus designers de l'année par Elle Décoration Japon en 2003. En 2004, deux expositions personnelles leur ont été consacrées, l'une au Museum of Contemporary Art de Los Angeles et l'autre au Boijmans Museum of Art de Rotterdam. En 2005, ils ont participé à une exposition collective au Centre d'Art contemporain de Séoul, Hangaram Design Museum. Ils étaient les invités de la première édition de Designweek qui s’est tenue du 8 au 17 septembre derniers à Bruxelles. || F. R.

permet de travailler plus, d’avoir plus de recul, d’établir des strates de vérifications… Quand on est seul, il est beaucoup plus difficile de prendre de la distance par rapport à sa propre pièce. On vous prête parfois un ascendant au minimalisme. Vous reconnaissez-vous dans ce terme? «On n’a jamais pensé être vraiment minimal. Même le terme épuré ne nous semble pas très approprié. Il est plus question, d’un côté, de concentration, et de l’autre d’une certaine humilité par rapport à ce qui existe déjà. Le ‘concentré’, c’est un peu ce grand dogme du design que l’on a suivi comme beaucoup d’autres, qui vise à construire sa propre logique et l’exprimer. Pour que le langage soit clair, il faut le dépouiller. Ensuite, l’humilité tient au fait que j’ai envie de faire des choses qui s’ajoutent au monde, qui n’aient jamais envie ou la prétention d’écraser, d’enlever, de remplacer ou de faire disparaître le préexistant. Ce qui s’oppose à une certaine conception monomaniaque du design…. «Je ne crois pas à la ‘recette totale’. Rentrer dans un appartement où tout a été dessiné, fait, pensé à un instant T, c’est une aberration totale. Ce qui est intéressant lorsque l’on pénètre dans un intérieur, c’est de se retrouver confronté à plein de provenances différentes: les vieilles assiettes d’une grand-mère, un tapis originaire d’Inde et à côté un téléphone portable qui n’a pas six mois. Ce mélange est fondamental. Notre écriture légère essaye d’être suffisamment simple pour rentrer dans une maison sans faire de cataclysme, en disant ‘je suis un objet nouveau’. Ce qui fut le défaut de beaucoup de formes de design dans les années 80, ou 90. Les objets du type Alessi sont presque trop complets. Quand ils arrivent dans une cuisine, ils sont agressifs pour les autres objets qui paraissent vieux ou sans caractère en comparaison. Je crois plus à quelque chose qui se doit d’être discret, beaucoup plus incomplet. En tant que designers, on n’est pas là pour raconter des histoires définitives, pour faire du cinéma. On souhaite apporter des choses qui se réalisent dans l’usage, pas avant. En cela, on se rapproche de la sphère de l’art. Une écriture légère permet une ouverture, avec moins de langage et de codes. Comment devez-vous gérer les contraintes qui vous sont imposées? «Il faut savoir ne pas marcher sur les pieds du partenaire, c’est tout… Maintenant, quand le

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design est bien expliqué, il peut être porteur d’une certaine profondeur. En un sens, je trouve que nous, designers, sommes tributaires de l’acte d’appropriation de la pièce. Ce qui nous distingue, pour le coup, de la pratique artistique. Pour prendre l’exemple des algues faites pour Vitra, il y a un certain nombre de pièces liées à un processus créatif et décisionnel. Il faut que l’on soit attentif à la réalisation de ce scénario. Je l’ai appris au tout début avec le fauteuil 1-1/2. Il est très fin, équipé d’une coque de verre très élastique, cette coque se déforme et l’ensemble devient confortable. Un jour, le fabricant m’appelle pour m’expliquer qu’il va falloir utiliser une coque plus rigide, parce que les clients sont effrayés par sa déformation et croient systématiquement qu’ils ont cassé le siège. C’est le cas typique du scénario qui s’arrête. C’était une erreur de langage, dans la manière dont le fauteuil s’exprime par rapport à la personne. Comment gérez-vous, dans votre processus créatif, la notion de compromis qui devient nécessaire dès que l’on produit en série? Pour prendre l’exemple de la table Joyn, malgré son extrême modularité, elle demande une certaine faculté d’adaptation, ne serait-ce qu’en termes de promiscuité… «Il est vrai qu’il n’y a pas de solutions universelles, on est obligé de faire des choix. On n’a pas inventé la table collective. C’est une typologie qui est en train de monter et qui, du point de vue d’un certain nombre de décideurs, répond à une logique. L’open space correspond à une configuration. Dans ce contexte, la chose que nous essayons de faire, c’est d’apporter, d’abord, une grande structure, ensuite de rendre l’utilisation de cette structure la plus ouverte possible. La première chose que l’on a faite avec Joyn, c’est de parler d’abord d’une table. Quand on enlève les accessoires, il ne reste qu’un plateau avec un rail au centre. Si quinze enfants arrivent, ils pourront se mettre à jouer, à manger ou à travailler. Elle est décodée, c’est une table, ce n’est pas une table de travail. Après, tous les éléments peuvent se rajouter pour la codifier, l’adapter à sa fonction. Tous les accessoires doivent être simples mentalement, et techniquement. Nous avons, par exemple, fait un sous-main, une séparation, des boîtes… nous avons dessiné des basiques. Ensuite, d’un point de vue technique, on n’a besoin d’aucun outil pour déplacer les éléments. Ce sont des couleurs et des formes simples, donc oui on amène une promiscuité, mais on essaye de redonner le plus de place possible à la personne…


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Ce qu’ils en pensent «Ce qui m’inspire chez les Bouroullec, c’est que non seulement ce sont des frères, mais ce sont deux personnalités opposées qui se complètent. L’un doit convaincre l’autre de telle ou telle idée, ce qui veut dire que tout projet a une belle balance entre esthétique, fonctionnalité technique et production, puisque tout objet est au moins deux fois bien pensé avant qu’il ne parte chez un fabricant. Leurs créations sont très diverses et de pointe, légères et généreuses, fonctionnelles et d’une grande modernité. Je les vends parce que leurs formes et qualités inspirent mes clients, qui n’aiment pas tous l’avant-garde mais tiennent à des tendances modernes qui durent. Un de mes objets favoris est la table Joyn de chez Vitra. Elle organise l’espace dans la maison ou le bureau comme un paysage où l’on prend une petite place isolée et l’autre s’installe comme à la table d’une ferme: généreuse, ouverte et prêt à recevoir… les fans». Raymond Niesen, administrateur-délégué de Burotrend. «Je suis tombé pour la première fois sur une création des frères Bouroullec, en 2001 à la foire de Milan. Le fauteuil Spring et le canapé Glide, qui ont été conçus pour Cappellini, m’ont frappé par leur ligne et technique de production. Depuis ce temps, j’ai toujours été surpris par la créativité et la capacité des frères Bouroullec à trouver une réponse adéquate et, en même temps, surprenante dans leurs créations. Nous vendons leurs créations à travers les marques Cappellini, Magis, Kartell. Ma pièce favorite est la bibliothèque Cloud». Martin Dieterle, architecte d’intérieur-gérant de Rob – Carrérouge mobilier & design. «Je pense que les frères Bouroullec ont su ouvrir une voie inexploitée dans le meuble design. En effet, tout en gardant les lignes sobres du courant actuel, ils parviennent à y intégrer la souplesse et le changement, ce qui facilite communication et interaction dans le travail. Ce que j'apprécie chez eux: l’esthétique épurée, l’originalité, et le rapport à la nature. Nous vendons leur mobilier au travers des marques Vitra, Magis et Kartell. Ma pièce favorite: Algues (Vitra)». Marc Bechet, architecte d’intérieur, fondateur de Side à Weyler (Belgique). || Propos recueillis par F. R.

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Vous sentez-vous affecté par cette course aux technologies, aux matériaux intelligents à laquelle on assiste en ce moment? Cela a-t-il une influence dans votre manière de travailler? «Oui et non. Non parce que lorsque l’on conçoit un objet, on ne part pas du matériau mais de l’idée. Maintenant, une technologie a une vie, il faut juste savoir dans quel cycle de cette vie on se trouve. On a fait, par exemple, toute cette collection de céramiques à Vallauris, réalisée par un tourneur. Il reproduit les gestes de son père, de son grand-père… En 1900, Vallauris était une ville industrielle avec 150 artisans qui faisaient des assiettes, des plats… Ils font exactement les mêmes objets, la technologie, les matériaux, la méthode n’ont pas évolué, mais on est passé d’une production industrielle à une production artisanale, et les prix ont suivi en proportion. Donc, le fait d’opter pour des matériaux plus actuels dans leur cycle de vie nous offre la possibilité de les utiliser dans leur prix et leur fonction. Les titres, les sollicitations, les invitations, la reconnaissance, cela vous permet-il aussi de vous inscrire dans la durée? «Je ne parlerais pas de reconnaissance, mais d’une actualité. On montre des choses dans des contextes, on n’a jamais réalisé d’articles qui soient intemporels. Je n’ai jamais été appelé pour occuper une chaire d’université non plus. Quand on parle de nous, c’est parce que l’on vient de montrer des pièces. Ce qui est important quand nous abordons notre travail ou que l’on nous offre l’opportunité de faire une exposition, c’est d’évoquer beaucoup de pièces. Celles de Los Angeles et au Design Museum de Londres répondaient de cette logique: nous n’avions pas réalisé de pièces spécifiquement, nous avions pris un certain nombre de choses créées précédemment. Parce que l’on considère que faire des expositions n’est pas notre travail, et puis parce que l’on souhaite que les gens voient ce que l’on a pu faire d’autre… Donc, en soi, ce n’est pas historique. Cela permet juste d’expliquer que notre territoire est assez étendu. Il est plus simple, pour nos interlocuteurs, de voir quinze pièces cohérentes dans un même espace. Cela les fait peut-être plus réfléchir qu’en étant confronté à une pièce isolée. Pour revenir à la question, nous n’avons pas de reconnaissance, d’estime, ou tout du moins celle que l’on a, nous la nourrissons toujours par des projets. Nous ne sommes pas dans la

situation d’un Karim Rashid qui fonctionne plus autour d’un procédé de ‘starification’. Il est vrai que beaucoup de mes copains envient la capacité d’expression dont nous disposons. On a passé une sorte de période, lorsque l’on a émergé il y a trois ou quatre ans, avec une sorte de surenchère des médias. Et ce qui me rassure un peu, c’est qu’on a beaucoup travaillé depuis, redéveloppé des concepts, nous ne sommes pas restés figés. Croyez-vous, en matière de design, au tri du temps? «Je ne sais pas si je cherche la vérité, cette sorte de vérité historique qui dit ‘untel avait raison’. Je ne suis pas mécontent de montrer des choses, d’ajouter des choses, de toutes les discussions que je peux avoir avec ceux qui voient nos pièces… J’aime cette façon d’être actif dans le temps. Maintenant, tout peut arriver dans la vie, et si on devait s’arrêter pour une raison ou une autre, il n’est pas sûr que sur un plan historique on puisse résister. Mais je ne serais pas mécontent de ce qui a été produit jusque-là, du rôle que cela a eu pour des gens qui en ont acheté ou qui s’en sont inspirés. Des gens qui avaient vu le Lit Clos m’ont avoué s’en être inspirés pour organiser leur maison, parce qu’ils n’avaient pas pu l’acheter… J’adorerais imaginer, dans 20 ans, que les objets que l’on a dessinés, qui ont été jetés dans la rue, puissent être ramassés par d’autres gens, et qu’ils voient ces objets comme des objets évidents, qu’ils sachent immédiatement quoi en faire. Il faut que les objets aient cette capacité à être actuels sur un temps long. On est bien obligé de considérer qu’un canapé va être utilisé pendant 20 à 30 ans, avec tout ce que cela implique en termes de qualité… Doit-on, malgré tout, vous réserver votre petite parcelle d’histoire? «J’espère ça, comme un acteur qui a envie de gagner un César… En soi, il n’y a pas tant de vérité. Par exemple, les Eames ont créé une série de base, des façons de faire des meubles. Or peut-être que l’histoire me joue des tours, mais je ne suis pas persuadé qu’ils aient été les premiers du plywood… Il y a des gens qui ont la chance, pour une raison ou une autre, de devenir des bornes, des marques, des pierres blanches dont tout le monde se rappelle. Tant mieux si j’en deviens une, sinon tant pis. Maintenant, peut-être qu’un jour nous ferons la couverture de Paris-Match! Imaginez que l’on dessine une voiture à quinze euros (rires)». || Propos recueillis par Alexis Juncosa


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0152.75 â&#x20AC;˘ 100 % des codes sources sont livrĂŠs aux clients, â&#x20AC;˘ INTEGRIX+ est un ensemble dâ&#x20AC;&#x2122;une quarantaine de modules mĂŠtiers permettant permettant de gĂŠrer tous les processus de gestion et d'organisation des TPE, PME et PMI, â&#x20AC;˘ Un temps de mise en Ĺ&#x201C;uvre imbattable: INTEGRIX+ a ĂŠtĂŠ dĂŠveloppĂŠ pour ĂŞtre un ERP fonctionnel : mise en production allant dâ&#x20AC;&#x2122;une 1/2 journĂŠe Ă  quelques semaines seulement, â&#x20AC;˘ Des solutions modulaires construites sur la technique dâ&#x20AC;&#x2122;utilisation dâ&#x20AC;&#x2122;utilisation de composants mĂŠtiers, â&#x20AC;˘ Plus de 1000 utilisateurs simultanĂŠs possibles, â&#x20AC;˘ Ouverture aisĂŠe aux dĂŠveloppements spĂŠcifiques, â&#x20AC;˘ Fourniture dâ&#x20AC;&#x2122;un outil de traduction en multilingues, â&#x20AC;˘ La garantie dâ&#x20AC;&#x2122;un service dans des dĂŠlais très courts, â&#x20AC;˘ Un support possible 24h00 sur 24h00, 7 jours sur 7, â&#x20AC;˘ Plus de 350 ĂŠvolutions fonctionnelles chaque annĂŠe, â&#x20AC;˘ Un retour sur investissement très rapide, â&#x20AC;˘ Un taux ĂŠlevĂŠ dâ&#x20AC;&#x2122;adhĂŠsion des utilisateurs, â&#x20AC;˘ Tous les types de postes clients y compris le terminal asynchrone asynchrone sont disponibles, (cela concerne les modes ÂŤ caractère Âť et ÂŤ graphique Âť), â&#x20AC;˘ Une technologie S.G.B.D. basĂŠe sur le modèle ÂŤ OLAP Âť et ÂŤ EXTENDED DATABASE Âť, â&#x20AC;˘ Une compatibilitĂŠ de fonctionnement avec tous les systèmes dâ&#x20AC;&#x2122;exploitations dâ&#x20AC;&#x2122;exploitations Windows et Unix du marchĂŠ, â&#x20AC;˘ Toutes les donnĂŠes sont exploitables via les outils dâ&#x20AC;&#x2122;interrogation dâ&#x20AC;&#x2122;interrogation et dâ&#x20AC;&#x2122;extraction standards (ODBC, OLEDB, SOA, â&#x20AC;Ś).


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Photo: David Laurent

Renaud Jamar (Victor Buck Services): «Un ERP exige un effort considérable en termes de ressources en personnel. Mais c'est un outil absolument indispensable pour assurer la continuité de la croissance».

C A S E S T U DY

L’ERP: un seul pipe-line pour traverser toute la société Victor Buck Services est passé, le 1er janvier dernier, à la solution Navigen de Microsoft, avec C2A Informatique comme intégrateur. Difficile, déjà, de mesurer les retombées financières, mais les avantages sont énormes. La nuit du 31 décembre 2005 au 1er janvier 2006 a été, chez Victor Buck Services, à Leudelange, celle du grand basculement. L’entreprise – dédiée au monde financier au sein du groupe d’imprimerie Victor Buck – est, en effet, passée des petites solutions de l’environnement Microsoft Office et d’un programme comptable assez léger à la solution Navigen, de Microsoft, avec la société C2A Informatique Luxembourg comme intégrateur. Mais quel est le retour sur investissement de cette solution ERP (entreprise ressource planning) et de quels moyens dispose Victor Buck Services (VBS) pour le mesurer? «Notre entreprise a été créée en 2000 et nous sommes passés de deux personnes, alors, à 70 aujourd’hui. Les petites solutions informatiques dont nous disposions nous menaient, dans ce contexte, à un goulet d’étranglement, indique Renaud Jamar, directeur avec Nicolas Buck. Nous avons alors mené une étude pour un progiciel, puis lancé un appel d’offres et c’est la solution Navigen qui a été retenue». L’objectif était une certaine industrialisation et, surtout, l’harmonisation des pratiques au sein de VBS. Les huit départements de l’entreprise tra-

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vaillaient en effet sans une efficace communication informatique entre eux. «Il nous fallait un seul pipe-line pour traverser toute la société. Avec l’énorme avantage de la saisie unique et du travail plus aisé pour tout ce qui est administration et comptabilité. L’intégrateur a joué un rôle très important puisque nous voulions un outil personnalisé. Cet intégrateur nous a accompagnés étape par étape. Le processus a été plus long que prévu car il est passé par une refonte complète des process, dont l’impact a été un peu sous-estimé». L’investissement, lui, a été à la hauteur des ambitions: 160.000 euros, sans compter la formation du personnel et le coût d’une personne dédiée. Les retombées financières sont-elles déjà quantifiables et, si oui, comment? «Nous avons démarré le 1er janvier dernier. Il est donc difficile de pouvoir déjà mesurer les gains», explique Renaud Jamar. Par contre, les retombées concrètes et, dès lors, les économies d’échelle qu’elles engendrent sont quant à elles déjà bien enviables. «Cela nous a donné un fort esprit d’équipe, une visibilité complète (clients, fournisseurs, stock) et une rentabilité au niveau des différents services offerts, par un gain de temps parfois énorme. De même qu’une chute des


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De quels moyens de mesure disposez-vous pour évaluer le retour sur investissement pour votre solution ERP ? Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de dix entreprises : Harald Bröcker (AMyMA), Sébastien Pierson (C2A Informatique), Marc Krystkowiak (CRP Henri Tudor), Joseph Gautot (CRP Santé), Vincent Simioni (IDS Scheer), Daniel Dries (Infodata), Vic Prost (Mathis Prost), Cécile Sita (Sita Software), Jean-Dominique Detona (Sylis PSF), Jan Druppel (Systemat).

«L’installation de la solution intégrée proAlpha permet de supprimer plusieurs anciens systèmes».

HARALD BRÖCKER MANAGING DIRECTOR AMyMA

«Le ROI garanti de la solution ERP proAlpha» délais de comptabilité et de facturation. On voit donc ce sur quoi on va gagner du temps et/ou de l’argent. Mais, après six mois, on ne peut pas encore dire que l’on a gagné de l’argent et combien». Le directeur souligne aussi tout le plus apporté par cet ERP aux clients et au personnel. Un élément essentiel puisque, en 2003, VBS a été la première entreprise du secteur à être agréée Professionnel du Secteur Financier (PSF). «Nous constatons une très forte demande d’information, de transparence et de précision de la part des clients. La solution Navigen nous permet d’y répondre, tout en évitant l’excès d’information. Quant aux utilisateurs, ici, il y a eu une facilité de transition depuis Office; ils s’y sont mis facilement. Avant, tout était cloisonné. Maintenant, nous alimentons tous le même puits. C’est une culture. Nous avons pu y arriver par l’engagement de chacun dans la société et par la qualité du prestataire. Il est ambitieux de basculer, comme nous l’avons fait, en une seule nuit. Navigen nous permet d’introduire des nouveautés dans les services offerts et nous constatons une nette hausse de la satisfaction des clients. Le tout peut se traduire à la fois par une hausse du chiffre d’affaires et une plus grande fidélité de notre clientèle». Et Renaud Jamar de souligner que, bien sûr, le travail n’est pas achevé, d’autant qu’il ouvre des perspectives nouvelles. «Ce système transparent permettra sous peu à nos clients d’avoir accès, via notre portail Internet, aux informations qui les concernent, ce qui est très avantageux, notamment pour les clients internationaux. Et notre prochaine étape sera une nouvelle certification». L’ERP est-il un incontournable? «Cela exige certes un effort considérable en termes de ressources en personnel, ce qui n’est pas toujours évident pour une PME. Mais c’est un outil absolument indispensable pour assurer la continuité de la croissance». || Marc Vandermeir

«A contrario d’un grand nombre de solutions intégrées (ERP) du marché, la solution complète proAlpha propose une intégration globale. Les achats, les ventes, la relation client, la comptabilité, la gestion des relances, le système d’information pour ne citer que ces modules, y sont totalement intégrés. Un exemple: pour retrouver et afficher le document d’origine d’une écriture comptable, souvent, deux systèmes sont nécessaires pour retrouver l’information, car la solution comptable et la gestion commerciale, peuvent être deux logiciels différents liés par une interface. Avec proAlpha, un doubleclic sur l’écriture comptable suffit pour visualiser le document d’origine, qu’il s’agisse d’une commande dans les achats, un bon de livraison ou une facture dans les ventes. Ainsi, lors de la mise en place de proAlpha, souvent, plusieurs anciens systèmes peuvent être supprimés. Se crée alors une synergie qui affecte, en qualité et en efficacité, l’utilisation d’une solution informatique comme support aux processus de l’entreprise. En plus de cet aspect qualitatif, il existe les aspects quantitatifs. Pour représenter les processus de l’entreprise, proAlpha propose un workflow électronique, sans papier. Chaque utilisateur dispose pour son domaine d’activité, au sein de l’exécution d’un processus, d’une liste électronique des activités le concernant. Pour le traitement de l’activité, il suffit d’un double-clic pour ouvrir le document concerné. En outre, les processus décisionnels (double validation d’un document en fonction d’un montant, par exemple) sont configurables. Le déroulement, sans papier, car électronique et la gestion électronique de documents intégrée, qui permet une sauvegarde au format électronique de chaque document de l’entreprise, sont des aspects quantitatifs permettant de mesurer directement le potentiel de gain lié à la mise en place d’un tel outil».

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De quels moyens de mesure disposez-vous pour évaluer le retour sur investissement pour votre solution ERP ?

«Le réseau Cassis présente de nombreux avantages dans la mise en œuvre d’un ERP».

«Outre les fonctions de gestion financière, EASI BS Financial Management possède nombre de possibilités analytiques et de reporting». JOSEPH GAUTOT DIRECTEUR FINANCIER CRP Santé

«Il n’y a pas de vérité comptable».

SÉBASTIEN PIERSON RESPONSABLE COMMERCIAL BELUX C2A Informatique Luxembourg

«Le calcul du retour sur investissement: pas de formule miracle…» «La difficulté à mesurer le retour sur investissement (ROI) dans le cadre de projets informatiques est bien connue. Un des majeurs obstacles est la capacité, pour le management d’une société, à évaluer les coûts et les bénéfices cachés dans les services utilisateurs (temps passé dans les services à la mise en œuvre de la solution, satisfaction des utilisateurs, évolutivité de la solution ERP…). L’investissement de démarrage (licences, matériels, services du partenaire externe, contrats de mise à jour et assistance/support…) est directement chiffrable, par contre, les gains internes (ex.: satisfaction des utilisateurs) et externes (ex.: amélioration de la qualité de services, fidélisation de la clientèle) sont souvent difficiles à apprécier. L’époque où le changement de système informatique permettait de réaliser des économies directes en coûts de personnel est révolue! Apprécier le retour sur investissement, sur un plan comptable et financier, est donc difficile, sauf, parfois, dans le cas de projets liés aux processus industriels et techniques. La notion de ROI s’apprécie d’une façon plus globale en terme de mesure et suivie des indicateurs de performance de l’entreprise, de pilotage du projet afin de faire face aux évolutions de l’environnement au niveau produits, clients, organisation, contexte… En conclusion, il n’y pas de vérité comptable, mais les outils permettant d’évaluer le ROI sont des notions de compétitivité, d’agilité, de productivité…».

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MARC KRYSTKOWIAK ANIMATEUR DE L'ACTIVITÉ D'ASSISTANCE À LA MAÎTRISE D'OUVRAGE Centre de Recherche Public Henri Tudor

«Un consultant Cassis pour aider les PME à mieux choisir leur ERP» «Depuis 2001, le Centre de Recherche Public Henri Tudor propose une méthode et des outils informatiques efficaces pour aider les PME à sélectionner l’ERP métier le mieux adapté à leurs besoins. Cette méthodologie présente l’intérêt de mettre efficacement en concurrence les fournisseurs de solutions ERP. Elle permet par la suite d’identifier plus rapidement les réponses les mieux adaptées aux besoins spécifiques de chaque entreprise. De nombreux témoignages de clients et de fournisseurs saluent l’efficacité de la méthode. Depuis 2005, le CRP a formé 27 consultants indépendants qui mettent en œuvre en PME la démarche de choix de logiciel, pour sélectionner un ERP, sous la forme d’une prestation de consultance. Ils font partie du réseau Cassis, animé par les experts du Centre Henri Tudor et les consultants eux-mêmes. Le réseau labellise les compétences des consultants par une formation de deux jours, un examen et un coaching sur une prestation réelle en PME, puis une évaluation de la qualité des missions de consultance et une mesure de la satisfaction des clients finaux. Le réseau Cassis présente également de nombreux avantages dans la mise en œuvre d’un ERP. Il propose gratuitement un service de diagnostic des besoins PME afin d’identifier les opportunités d’investissement dans un ERP. Ensuite des consultants sont en mesure d’aider les PME à sélectionner l’ERP métier le mieux adapté. Le réseau proposera en fin d’année des consultants formés pourront accompagner les PME dans la mise en œuvre de l’ERP. L’initiative de labellisation est encouragée par les chambres des métiers et de commerce qui voient dans le réseau Cassis un accélérateur de performance des PME luxembourgeoises».

«Le CRP Santé dispose d'une vue claire sur ses budgets grâce à EASI» «Le Centre de Recherche Public de la Santé gère chaque année environ quinze millions d’euros, destinés à la recherche qui s’étend de la biologie fondamentale à la santé publique. Une comptabilité efficace et une transparence budgétaire s'imposent. EASI Business Solution Financial Management répond aux critères. Joseph Gautot, le directeur financier du CRP Santé, confirme: ‘Une seule présentation a suffi à me convaincre de la puissance d’EASI BS Financial Management. L’application dispose non seulement de toutes les fonctions possibles pour la gestion financière mais aussi d’une quantité impressionnante de possibilités analytiques et de reporting’. L’application permet d’utiliser quatre axes analytiques et de lancer facilement des requêtes sur la base de données, telle qu'une vue d’ensemble de l’état financier. Le reporting quant à lui est assuré par un lien avec Microsoft Excel. Les responsables de labo ont par ce biais accès aux données les plus récentes du système EASI, et donc une vue quasiment en temps réel sur l’état de leur budget. Le CRP prévoit d'installer, pour le traitement des factures, le module EASI BS Document Management. Il centralisera toutes les factures afin de les scanner et ensuite lancer la procédure d’approbation électronique par Lotus Notes. Le risque de perte de factures et de paiements tardifs sera ainsi fortement réduit. Le CRP Santé dispose, grâce à EASI, d’une solution ERP allégée facile à mettre sur pied et à étendre. Selon M. Gautot, le module d’achat de l’EASI Business Solution pourrait, par exemple, améliorer la gestion et le suivi des achats de consommables, alors que le module de gestion technique permettrait de gérer mieux et plus efficacement l’entretien et les travaux relatifs au bâtiment et aux installations du CRP. Le CRP a opté pour une approche progressive mais il est sûr de pouvoir toujours compter sur les applications d’EASI».


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De quels moyens de mesure disposez-vous pour évaluer le retour sur investissement pour votre solution ERP ?

«Dans un marché très concurrentiel, Mathis Prost approvisionne les pharmacies luxembourgeoises avec rapidité, efficacité et qualité».

«ARIS SmartPath permet aux PME d’implémenter rapidement un système ERP orienté processus».

«Oui, il existe bel et bien un ERP made in Luxembourg: Integrix+, de la société Infodata à Béreldange».

VINCENT SIMIONI MANAGING DIRECTOR IDS Scheer Belgium & Luxembourg

«Implémentation SAP chez Sales-Lentz via ARIS SmartPath d’IDS Scheer» «IDS Scheer a installé une solution SAP ERP chez Sales-Lentz, premier agent de voyages et exploitant d’autocars de Luxembourg. Le défi consistait à mettre en place un système de gestion de l’information suffisamment flexible pour croître avec l’entreprise, en termes de volume comme de fonctionnalité. IDS Scheer a réalisé l’installation à l’aide de son cadre ARIS SmartPath, une solution orientée processus et basée sur mySAP All-in-One. ARIS SmartPath regroupe le logiciel ERP, des modèles de processus et des services de consultance spécialement développés à l’intention des entreprises du marché moyen. Le projet devait couvrir un ensemble de procédures dans le domaine de la comptabilité générale (clients et fournisseurs, comptabilité générale, rachats, paiements automatiques) et du contrôle des coûts (centres de coût et ordres internes), procédures applicables à toutes les agences affiliées à Sales-Lentz. Les consultants d’IDS Scheer ont mis au point une solution type et dirigé son déploiement dans deux agences affiliées. Sales-Lentz a ensuite assumé le déploiement dans le reste des agences. Le projet avait vu le jour fin 2004; pour l’été 2005, les deux premiers déploiements étaient achevés. Sales-Lentz a terminé les autres migrations début 2006. L’installation de l’environnement SAP ERP auprès du groupe d’entreprises représente pour Sales-Lentz un gain sensible de qualité au niveau de la gérance des finances et des budgets. La maniabilité, la rapidité et la fiabilité du système permettent un suivi analytique encore plus aisé et méticuleux».

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DANIEL DRIES DIRECTEUR Infodata

«Integrix+, un ERP made in Luxembourg» «Même si les solutions ERP sur le marché se veulent très généralistes pour pouvoir toucher un maximum de public, même si elles ont tendance à vouloir se ‘verticaliser’ pour certains métiers, elles ne sont jamais construites pour être parfaitement adaptées aux règles et spécificités du Luxembourg. De là, on retrouve de grosses lacunes pour permettre une intégration à 100% avec la législation comptable et sociale luxembourgeoise allant même jusqu'à utiliser des logiciels externes à la solution ERP choisie en développant des interfaces spécifiques, ce qui est absolument le contraire de l'objectif d'utilisation d'un ERP. Avec une expérience de vingt années dans le développement de logiciels de gestion au pays, Infodata a préféré construire son propre ERP que de devenir intégrateur d'une solution du marché. De par ce choix, Infodata est capable de répondre par ‘oui’, ‘non’ (c'est très rare), ‘quand’, ‘combien’ à toutes les questions que pourraient lui poser ses clients. La livraison de 100% des codes sources à tous ses clients est une stratégie voulue par Infodata pour garantir un climat de totale confiance. À ce jour, plus de 4.000 utilisateurs au pays travaillent avec la solution ERP Integrix+, et, depuis trois ans, la solution s'exporte même avec succès en France et en Belgique. Le fait d'être un ‘petit’ éditeur d'ERP luxembourgeois, ne veut certainement pas dire être limité et inefficace, la solution Integrix+, en est la preuve».

VIC PROST ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ Mathis Prost

«Mathis Prost: outil de gestion de pointe avec Navision et Orda-S» «La société familiale luxembourgeoise Mathis Prost existe depuis plus d’un siècle et demi, et approvisionne chaque jour les pharmacies luxembourgeoises en médicaments et produits annexes. Vu la nécessité absolue d’un système informatique performant pour le traitement des commandes quotidiennes, le distributeur a migré voici trois ans vers Microsoft Navision. Ce logiciel venait remplacer un système devenu obsolète et posant des problèmes de support. Navision gère les commandes et le stock de l’entrepôt et se charge aussi de la comptabilité intégrée (via une vingtaine d’utilisateurs). Vu les vastes possibilités de reporting, la direction générale dispose à tout moment d’une vue en temps réel des activités quotidiennes. Tous les collaborateurs peuvent, par ailleurs, consulter les données de Navision avec leurs outils habituels de Microsoft Office. Grâce à la récente intégration à Navision d’un système de prélèvement du stock par signaux vocaux, un contrôle supplémentaire des commandes n’est plus nécessaire. Les collaborateurs de l’entrepôt ont ainsi amélioré leur efficacité de façon spectaculaire, offrant un service encore meilleur aux pharmaciens. Avec Orda-S et Navision, Mathis Prost dispose d’une solution capable d’évoluer avec les besoins de l’entreprise. Lors du choix du partenaire pour l’installation de Navision, la bonne connaissance du marché et la proximité géographique furent des aspects primordiaux. Orda-S se positionne comme le premier partenaire certifié de Microsoft en Belgique francophone et au Luxembourg. Depuis 1996, Orda-S a déjà implémenté avec succès plus de 100 licences Navision dans des petites et moyennes entreprises et institutions».


Les solutions ERP* de C2A Informatique offrent aux entreprises

un modèle d’organisation

*ERP ou PGI : Progiciel de Gestion intégré (Entreprise Ressource Planning)

Microsoft Dynamics AX, Dynamics NAV et Dynamics CRM sont des Progiciels qui permettent de gérer l’ensemble des processus de l’entreprise, en intégrant des fonctions de cette dernière comme la gestion comptable et financière, la gestion des achats et des ventes, l’activité de distribution et de production et l’aide à la décision. Les produits Dynamics permettent également de gérer les relations clients, prospects, fournisseurs, et le commerce électronique grace à des modules intégrés.

• C2A Luxembourg

24 rue Robert Krieps L-4702 Pétange Luxembourg Tél. +352 26 65 25 55 Fax. +352 26 65 25 56 luxembourg@c2a.com

• C2A Liège (Belgique)

Parc Industriel des Hauts-Sarts Rue de Hermée, 235 B-4040 Herstal liege@c2a.com

L’ intégrateur de solutions Informatiques L’organisation, la coordination et la gestion sont, à l’image d’une fourmilière, 3 caractéristiques de base indispensables pour une réussite et un développement exemplaires. Ce sont également les 3 objectifs visés par C2A lorsque vous lui confiez votre projet informatique.

• C2A Tournai (Belgique) Centre d’Affaire Excellence Rue de la Grande Couture, 2 B-7522 Marquain tournai@c2a.com

Microsoft Dynamics, Microsoft Dynamics™ NAV, Microsoft Dynamics™ AX, Microsoft Dynamics™ CRM sont des marques déposées de Microsoft Corporation.

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De quels moyens de mesure disposez-vous pour évaluer le retour sur investissement pour votre solution ERP ?

«Identifier de façon précise les objectifs d’Azur ERP, c’est l’assurance de déployer les énergies nécessaires à une intégration cohérente».

«Chaque solution est spécifique».

CÉCILE SITA ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ Sita Software

«Un véritable échange d’information pour dégager un retour optimal» «Les PME comme les multinationales peuvent avoir recours au système intégré Azur en version standard et en version ERP personnalisée. Il gère la comptabilité générale, l’analytique, la facturation, les achats, la gestion administrative, la production, la gestion de stock, de document, des heures. L’amortissement du programme est rapide et sans surprise: coût fixe des licences, de l’installation et de la formation. Pour l’implémentation d’Azur ERP dans les structures les plus complexes, nous misons sur un véritable échange avec notre client-partenaire. Un savoirfaire acquis dans de nombreux métiers différents nous permet d’identifier les objectifs et processus lors de l’analyse. C’est ensuite une question de moyens à mettre en œuvre et de bonne collaboration entre les parties. Réviseurs et consultants dresseront la liste des outils de suivi continu de la performance qui calculent le retour sur investissement (Business Activity Monitoring…). Nous préférons parler de bénéfices visibles pour l’entreprise. Nos clients-partenaires sont très sensibles aux encodages réduits au maximum, aux calculs automatiques en temps réel et envois électroniques de formulaires (lettres et contrats multilingues, TVA, intrastat, tableaux de bord, bilans…). Ils libèrent les ressources pour des postes plus créatifs: le contrôle et la qualité des informations, de nouveaux services aux clients, etc. En plus du rendement immédiat, nos clients optent pour la solution Azur, performante et flexible, qui dépasse le cadre du tableau d’amortissement initial. Azur ERP a été conçu de façon dynamique pour répondre très vite aux personnalisations nécessaires suite à une évolution du marché (législation, concurrence). Depuis douze ans, Azur accompagne l’évolution des sociétés dans différents secteurs d’activité et leur permet d’être toujours aussi performantes, même en passant de 25 à 110 personnes».

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JEAN-DOMINIQUE DETONA ADMINISTRATEUR DÉLÉGUÉ Sylis PSF Luxembourg

«ROI: le paradoxe IT» «Les ERP consomment 25% du budget logiciel des entreprises en Europe et ces montants ne cessent de croître au fil des années. Les risques entourant l’installation d’une solution ERP sont au cœur du paradoxe IT. Les investissements IT, en constante augmentation, ne semblent pas engendrer un accroissement proportionnel de la valeur ajoutée des entreprises. Robert Solow, prix Nobel, notait ‘les ordinateurs se retrouvent partout sauf dans les statistiques de productivité’. Dans les faits, le paradoxe se manifeste dans la difficulté d’apprécier le Return On Investment des projets ERP. Sylis dispose d’outils méthodologiques permettant d’améliorer la mesure du ROI. Les concepts décrits ci-dessous en sont quelques exemples. La description, exhaustive et détaillée, des objectifs (stratégique, organisationnel, technologique, etc.) du nouveau système IT permet d’identifier les composants chiffrés de la mesure du ROI. La rentabilité d’une solution ERP est conditionnée par l’adéquation de son architecture aux objectifs poursuivis et à l’usage auquel on le destine. Le concept de livraisons multiples, déploiement graduel et non global de la solution ERP, permet une mesure granulaire des coûts et des gains. Une solution ERP doit se concevoir comme un projet global dans l’entreprise. Cette obligation nécessite une adhésion forte de tous les acteurs. La qualification de l’engagement individuel pondère les indicateurs de ROI. D’autres concepts comme la gestion du changement, la qualification du besoin, la gestion des risques... sont pris en compte pour quantifier le ROI. L’approche pragmatique du groupe Sylis conçoit chaque mise en œuvre de solution comme spécifique et unique».

«Pour le dirigeant d’une PME, son ERP doit être complet et doit lui apporter la visibilité en restant budgétairement accessible et prévisible». JAN DRUPPEL MANAGER POPSY-YPSOS DIVISION Systemat Luxembourg

«Le mot ERP effraie nombre d’entrepreneurs!» «À l’angoisse de l’addition s’ajoute l’angoisse d’un processus qui n’en finit pas. Pour la grande majorité des ERP disponibles sur le marché, cette peur n’est pas toujours injustifiée. En effet, les ERP sont rarement adaptés aux besoins et budgets des PME. Forts de ces constatations, les progiciels ERP Ypsos Business, Ypsos Project et Ypsos Financials de Systemat font figure d’exceptions. Ypsos Business est un ERP extrêmement complet et adapté spécifiquement aux PME qui ont des activités de distribution (BtoB et/ou BtoC) avec l’avantage d’une durée d’installation de maximum dix jours grâce à de nombreux modèles d’implémentation paramétrés à l’avance. Le prix fixe, déterminé à l’avance, correspond au budget d’une PME. Développé pour les entreprises du Mid Market qui associent gestion d’affaires et gestion de projets, Ypsos Project répond à vos attentes que vous soyez, par exemple, à la tête d’un bureau d’architectes ou d’une agence de communication. En effet, ce progiciel rassemble, dans une solution modulaire de type ERP, l’ensemble des fonctionnalités pour gérer votre entreprise d’un point de vue organisationnel et financier. Aux responsables financiers et dirigeants d’une fiduciaire, Ypsos Financials offre de puissants outils de gestion qu’ils soient intégrés ou indépendants de l’ERP Ypsos Business et Ypsos Project. Développée par Systemat, éditeur reconnu sur le marché Belux, la gamme Ypsos repose sur les standards technologiques les plus solides et offre une meilleure visibilité tant financière qu’opérationnelle. Ypsos vous aide à prendre les bonnes décisions et vous permet de croître en fonction de l’évolution de vos besoins».


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NOUVEAUTÉS

Feuilles d’automne Objets et idées, la rubrique Playtime de votre magazine fait le tour des dernières nouveautés et des tendances automnales. Un entretien donnant la parole à Christian Crucifix, qui nous fait découvrir sa passion pour le chronométrage, les nouveautés en matière de gastronomie, un aperçu en images du Club paperJam au restaurant Apoteca, la page Soyez comme un chef, les dernières tendances mode, design, bijoux, décoration…. Ce nombre de pages enrichi, avec plus de vitrines permet également de découvrir ce mois-ci un luxueux voyage au cœur de la ville de Dubaï, en compagnie de Elodie Daniel, qui après avoir résidé plusieurs années à Luxembourg, est désormais établie dans cette capitale plantée au milieu du désert. Textes: Corinne Briault, Mary Carey, Jacques Demarque, Gilles Heizmann, Karine Touati

Icônes de joaillier Dinh Van remonte le temps afin de se remémorer son audacieuse création. Ses fameuses Menottes sont déclinées dans une collection complète de bijoux. Esprit rebelle, symbole d’union, mais également clin d’œil coquin, les Menottes de Dinh Van célèbrent cette année leur trentième anniversaire. Toujours dans l’air du temps, la célèbre création n’a rien perdu de sa force, ni de son style, et elle est devenue aujourd’hui une signature, une institution dans l’univers de la joaillerie. Aujourd’hui, Dinh Van propose une collection complète tournant autour du motif. Une bague aux formes sobres et épurées apporte ainsi une alternative à la bague chaîne Menottes (en version or jaune, blanc, or blanc diamants) et un nouveau modèle de bracelet et collier, avec des menottes plus petites, au pavage discret, pleines de sensualité et de féminité.

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La Bohème a des airs d’automne

Grand écolier On a tout vu et tout remarqué en matière de sacoche ou cartable de travail: couleurs excentriques, matières extravagantes, finitions et détails époustouflants. S.T. Dupont revisite ici les classiques.

En parallèle du célèbre Meisterstück mondialement reconnu comme fleuron de la marque Montblanc, la collection de stylos Bohème a réussi le pari de se mettre au niveau de son parent avec élégance.

La collection de la gamme Contraste, largement fournie en accessoires de bureau et petite maroquinerie, propose ici une sacoche de travail très sobre et très élégante avec ses deux soufflets et ses deux poches de rangement fermées par des boucles argentées. Pratique et flexible pour emporter de manière élégante vos précieux documents vers une réunion forcément importante.

Les stylos Bohème existent maintenant dans une déclinaison de marron et d’or rose, idéale pour l’automne. Une ligne design très élégante et racée, un confort d’écriture incomparable. Existent en stylos bille avec poussoir ou twist, en roller et bien entendu dans les différentes tailles de plumes Montblanc. À découvrir.

Design intérieur Nouvelle collection et nouvelles inspirations… Roche Bobois joue sur le raffinement et l’élégance pour des pièces toujours fonctionnelles. Mélange des styles et des genres, originalité et fonctionnalité des pièces, telle l’étagère Pluriels, à façonner au gré de ses envies. Roche Bobois mise sur la mixité des couleurs, des matières pour des intérieurs au comble du raffinement. Créées par des designers, les pièces sont autant conçues pour le plaisir des yeux, que pour le confort, alliant technicité et élégance, pour des intérieurs faciles à vivre. Un bonheur de chaque jour. www.roche-bobois.lu

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Technique et mode Delvaux a conçu, en collaboration avec Samsung, trois étuis de charme pour le mini téléphone multimédia ultra-plat P 300. Baptisé card phone en raison de son format «carte de crédit», le P300 de Samsung avait bien mérité qu’on le protège tel un bijou. Par sa conception miniature légère et sophistiquée, le P300 ne peut qu’attirer l’attention sur son propriétaire. Ce téléphone est idéal pour les utilisateurs exigeant les fonctionnalités techniques mobiles les plus évoluées. Son format unique dispose aujourd’hui d’un étui original, façonné rien que pour lui. S’adressant à la femme élégante, à la pointe de la mode et sûre d’elle, cet étui tout usage et compact est confectionné en cuir de veau. Il est disponible dans différents coloris (taupe, bordeaux et noir). Indispensable dans un sac à main…

La chevauchée fantastique Libres de cavaliers, étalons, cavales et poulains galopent seuls ou en horde joyeuse… Hermès donne une nouvelle interprétation de la table d’apparat en l’ornant de scènes d’épopée. La Perse, l’Iran, les steppes d’Orient, l’Arabie et les exploits de leurs héros légendaires ont inspiré Hermès pour sa collection d’objets de table baptisée Cheval d’Orient. Libres, joyeux, les chevaux haletants, aux nobles jambes fines, à la bouche allongée, entourés de frises géométriques, lancent un défi intemporel sur les tasses, soucoupes, soupières, assiettes... Sur chaque pièce de porcelaine, transposé en un précieux filet d’or fin, le rectangle doré encadre les miniatures. Les formes sur lesquelles s’inscrivent les motifs font l’écho à la plus raffinée des traditions occidentales, celle de la porcelaine du XIXe siècle du musée national Adrien Dubouché de Limoges et d’objets présents dans les collections d’Émile Hermès. Photo: Frédéric Bergue

Le chic italien Héritier d’une tradition de grand chausseur italien, Dario Dodoni séduit par des modèles élégants à l’allure très mode. Ayant repris l’entreprise familiale au début des années 1960, Dario Dodoni a réussi à lui redonner un nouveau souffle avec des modèles chics et novateurs. Dodoni chausse les hommes avec les meilleurs cuirs italiens et allemands et les finitions sont toujours extrêmement soignées. Cet hiver, la collection flatte la tradition tout en s’amusant avec des détails techniques pointus: richelieux et derby véhiculent des messages réalisés au laser, les peaux sont scarifiées, les bouts sont gaufrés à la main par un procédé unique, les semelles sont tantôt en cuir, tantôt en caoutchouc naturel… Autant de signes extérieurs d’un luxe absolu.

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E N T R E T I E N — PA S S I O N S

«… Le Mans, c’est le circuit le plus attirant en raison de ses difficultés…» Une belle fidélité et des relations privilégiées depuis 1988.

Christian, êtes-vous ponctuel? «Oui je suis ponctuel. Chronométrage ne rime pas avec ponctualité mais avec précision! Combien de montres ou de pendules avez-vous dans votre environnement? «Une pendule des 24 heures du Mans, installée de façon que je puisse toujours la voir, aussi bien dans mon bureau, dans la salle de réunion et à la maison. Cette passion pour le temps et sa mesure, quand a-t-elle commencé? «Originaire de la région du circuit automobile de Spa Francorchamps, j’avais un grand intérêt pour la course automobile. Mon grandpère, mon oncle et mon frère en ont fait et nous étions voisins de Roger Warnotte, l’oncle garagiste. J’ai attrapé le virus mais on m’a fermement dit de poursuivre mes études! Je n’ai donc pas couru, mais j’ai acquis un diplôme de maîtrise en informatique à la FNDP de Namur. J’ai rencontré en 1980 un ami intéressé par la compétition automobile, M. Goblet. On ne pouvait pas disposer à l’époque d’ordinateurs transportables pour créer un programme de calcul des temps et nous nous sommes intéressés aux traitements des faits de course dans les courses d’endurance. 192

Et c’est en 1986 que, via Siemens, nous avons eu la chance d’avoir à notre disposition de tels ordinateurs. Ils nous ont permis de réaliser ce programme, en collaboration avec les chronométreurs du R.A.C. de Belgique et une étudiante de la faculté Notre-Dame de la Paix de Namur. Tout le monde imagine le chronométreur déclenchant l’aiguille des secondes d’un coup de pouce! «Au début, notre système travaillait avec des chronométreurs manuels, (un aboyeur, une feuille de 100 et un chronométreur qui enclenchait un bouton. Le comptage pouvait aussi être démarré par le passage devant une cellule) C’était déjà électronique, mais il n’y avait pas encore de transpondeurs installés dans les voitures. Ils sont arrivés vers 1989. C’est donc de l’informatique... Le chronométreur n’a t-il qu’un rôle de surveillance? «Il démarre le système au début de la course et le stoppe à la fin. Pour le reste, c’est de la surveillance et du paramétrage. Chaque circuit et chaque course sont différents, le plus complexe étant Le Mans où il y a des prises de temps pour les virages lents, rapides, des calculs d’accélération, de vitesse, des temps intermédiaires. Il y a aussi un double calcul car deux transpon-

deurs sont installés sur chaque voiture, un multi- et un mono-fréquence. Éclairez-nous sur ces transpondeurs. Pourquoi y en a t-il deux? «Le multi fréquence a été développé à notre demande. Il identifie le pilote et permet à la télévision d’afficher le nom du pilote, à l’organisateur de savoir qui est dans la voiture. Il nous permet de déterminer automatiquement les temps au tour de chaque pilote et de suivre leurs temps de pilotage et de repos. Il permet aussi à chaque équipe de savoir comment s’organise la concurrence. Le deuxième est un transpondeur de réserve. Le premier est alimenté par la batterie de la voiture. Comme dans une course de 24 heures, il peut y avoir des problèmes électriques sur une voiture, nous installons l’autre qui, lui, est sur sa propre batterie. Chaque transpondeur délivre les temps de passage de chaque voiture. Par sécurité, nous doublons la saisie et chaque source d’informations est traitée par deux ordinateurs. Travaillez-vous avec votre matériel? «Oui. Lorsque nous arrivons, une ‘salle blanche’ est mise à notre disposition et nous installons tout. Récemment, mes collègues ont

Photo: Andres Lejona

«Qu’est-ce donc que le temps? Si personne ne me le demande, je le sais; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus» (Saint Augustin, Confessions.) Au fil de l’histoire, la mesure du temps évolue et l’idée que l’homme a sur le concept aussi. De la quantité finie à durée limitée vers l’unité de mesure légale définie qu’est la seconde (et ses multiples), on passe de la clepsydre et du sablier à l’horloge atomique. Nous rencontrons Christian Crucifix, de RIS (Race Information Services), expert et passionné du chronométrage.


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réalisé le chronométrage des 25h Fun Cup à Francorchamps. Les voitures participantes sont construites sur une base ‘Coccinelle’ et il y en avait 150, cette année. Cela a donné 63.000 passages sur la ligne de chronométrage, soit 43 passages par minute pendant 25 heures. Pour fixer les idées, dans une course d’une dizaine de tours avec une trentaine de véhicules, on aura 250, 300 passages. Aux 24h du Mans, comptons 7 ou 8.000 passages et aux 24h moto, au Mans, de l’ordre de 36.000 temps. Si on compte les vitesses instantanées, les intermédiaires, les ordinateurs saisissent 250.000 temps et les retransmettent aux concurrents. Cela montre la complexité du système qui va du chronométrage sans transpondeur, avec une seule ‘boucle’ - par exemple dans les meetings impliquant de nombreuses vieilles voitures -, jusqu’à 14 ‘boucles’, deux transpondeurs et quatre calculs de temps en permanence aux 24h du Mans. Ajoutez les affichages sur grand écran, Internet, affichage des temps d’arrêt, intermédiaires ou de pilotage, vitesse instantanée… Chronométrez-vous d’autres événements que les courses automobiles? «Le même système est utilisé pour la moto, vitesse, moto-cross ou enduro, pour les rallyes. Nous travaillons aussi pour les télévisions, notamment RTL Luxembourg, pour ce qui est football, basket, tous les sports de ballon. Revenons sur l’histoire de Race Information Services. «Nous avons réalisé les programmes de course automobile en 1986 et pour la première fois au Mans en 1988, les chronométreurs français, ayant eu un problème avec leur système, avaient suggéré RIS pour les remplacer. Il y a depuis une belle fidélité et des relations privilégiées entre RIS et les 24h du Mans. Le Bol d’Or moto à partir de 1986, 24h de Francorchamps en 1986. Nous avons plus de 150 courses de 24h à notre actif depuis que la société existe. Des contestations parfois? «De moins en moins! Il y a bien quelques anecdotes, mais avec les systèmes automatiques très fiables, il est difficile d’avoir des problèmes. Il peut y avoir des discussions avec les concurrents, mais comme tout se fait à livre ouvert, nous n’avons absolument rien à cacher. Si nous

Christian Crucifix est directeur général de Siemens Financial Business services et de Siemens Business Services. www.sfbs.lu | www.sbs.lu christian.crucifix@siemens.com

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devions nous tromper un jour, nous le reconnaîtrions et ferions les corrections nécessaires. Vous rentrez du Nürburgring ce matin… «Oui, c’est une épreuve des Européennes Le Mans Série (ELMS) que nous avons chronométrée. Ce sont des épreuves qualificatives pour pouvoir participer aux 24h du Mans. En effet, les organisateurs du Mans ont décidé que les ELMS seraient chronométrées par l’équipe qui est en charge des 24h. Uniformité des techniques et facilité pour les concurrents à connaître les informations disponibles. Nous sommes donc allés à Istanbul au début de l’année, à Spa en avril et il reste les 1.000km de Donington, en août, ainsi que les 1.000km de Jarama en septembre. Combien de personnes sur place? «Au Nürburgring, cinq. Deux personnes dès mercredi pour connecter cinq ‘boucles’, les réseaux vidéo de l’organisateur, la télévision et un réseau local pour les concurrents, donc deux jours de travail. Les autres arrivent le vendredi pour le contrôle technique, s’assurant que tout fonctionne. C’est, en somme, une administration de la connectique. Le samedi essais et le dimanche, c’est la course… On démarre et on arrête le système, tout est automatique, on surveille. En résumé, deux jours d’installation, deux heures de démontage. Avez-vous des contacts avec les pilotes? «Oui et aussi avec les équipes, d’où l’importance d’avoir de préférence la même team. Le travail est fructueux… Modifier la position d’un

transpondeur, fournir un résultat particulier, étant précisé que si on donne un résultat à l’un, on le donne aussi à l’autre! Si un concurrent demande une mesure, on doit pouvoir la donner à tous, c’est une règle d’or. Dès janvier, nous échangions des contacts afin de donner et recevoir d’autres informations via le transpondeur. Une préférence parmi tous ces circuits? «Le grand coup de cœur, c’est Le Mans. Pour nous, c’est le plus attirant en raison de ses difficultés et du nombre de services offerts aux concurrents. Toutes les techniques informatiques sont utilisées. Mais on ne peut pas oublier Francorchamps, un magnifique circuit, bien que nous y regrettions la pluie, éternelle invitée des 24h. On aime aussi le Castellet. Nous y avons chronométré pendant de nombreuses années le Bol d’Or. Pour les Ardennais, aller sur la côte méditerranéenne, c’était un vrai cadeau! Le dernier circuit que nous apprécions est celui de Sebring pour le partage d’expérience et la définition des nouveaux règlements. Chronométrez-vous des essais privés? «Parfois, mes collègues le font, aussi des écoles de course qui veulent avoir des informations. Le sentiment d’un moment fort depuis le début de cette aventure? «Oui, c’est la fidélité et la confiance des organisateurs des 24h du Mans en la personne de Jean-Pierre Moreau et de Daniel Poissenot, que nous avions dépanné en 1988 sans oublier Willy Menten. || Propos recueillis par Jacques Demarque

Quatre circuits coups de cœur Photo: Bob Chapman

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Le Mans Le plus attirant en raison de ses difficultés et du nombre de services offerts aux concurrents. Des liens très forts avec l’organisation.

Francorchamps Magnifique circuit dans un environnement de verdure, bien que nous y regrettions la pluie, éternelle invitée des 24 Heures.

Le Castellet Nous y avons chronométré de nombreux Bol D’Or. Excellents souvenirs de bouillabaisse et de Bandol… À boire avec modération!

Sebring Tous les deux ans, discussion et partage d’expérience avec nos collègues chronométreurs des American Le Mans Serie.


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Reine d’amour Un cœur qui bat dans un écrin de soie et d’acier… La Baby Star Open Love Elite de Zénith brille de mille feux aux poignées des élégantes. Devenu dans le monde l’emblème féminin de la manufacture Zénith, le chronographe affiche une allure glamour allié à une technologie de pointe. Petite dernière de la gamme, la Baby Star Open Love abrite dans un boîtier réduit à 32 mm, un nouveau mouvement automatique. Le design, dédié à l’amour, exhibe fièrement sa petite seconde en forme de cœur, qui fait le tour complet sur elle-même en une minute. Ronde comme les courbes de la féminité, le bracelet de force en soie huilée est amovible, les index surdimensionnés et le cœur plus charnu. La Baby Star Open Love joue sur les couleurs fétiches de la gamme: le rouge passion, le noir profond, le blanc lumineux et dispose d’un savoir-faire exemplaire.

Rouge Absolu Les sacs des dames sont toujours une énigme: comment arrivent-elles à mettre autant de choses insolites ou/et indispensables dans un si petit espace? Le tout, bien organisé, cela va de soi. Hermès signe, une fois de plus, la clé de tous les secrets. Ce sac à main est en veau Epsom rouge, un beau rouge élégant et raffiné qui fera merveille avec les couleurs de l’automne. L’intelligence de Hermès a été de penser ce sac pratique avec une belle ouverture qui permet de visualiser en un clin d’œil le contenu mystère du sac. Plus besoin de pester à la recherche du rouge à lèvres ou des clefs qui prennent toujours un malin plaisir à se mettre là où on ne les voit jamais!

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CONSEIL ET PRESENTATION CHEZ VOUS!


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Des crampons à la mode En abandonnant provisoirement les crampons pour devenir top model pour H&M, Paolo Maldini, star du football italien, s’offre une saison de mode qui lui ressemble. Une ligne souple, des matières nobles avec des cabans en pure laine vierge comme présentés ici, mais aussi des cachemires, des pantalons et vestes en Prince de Galles et des flanelles. De quoi vous habiller un homme pour l’automne et l’hiver. La star du foot prête son image le temps d’une saison et affiche un beau look sport chic, intemporel et résolument moderne.

Les grigris de l’automne Les bijoux fantaisie rivalisent d’imagination pour se faire remarquer. La nouvelle collection de bijoux Dolce Luna, riche de colliers, de sautoirs, de boucles d’oreilles et de bracelets est créative et infiniment féminine. Les couleurs de l’automne à votre poignet avec ce bracelet à breloques symboliques cuivrées et argentées, perles d’argents et camaïeux de matières et de marrons, bruns et beiges pour accessoiriser votre tenue d’octobre. Fer à cheval, porcelaine marine et autres grigris porte-bonheur pour bien commencer la saison.

Plus noires seront les bottes Cet automne la grande tendance est aux bottes hautes, bien longues sur la jambe et, si possible, avec d’honorables talons de grande dame, histoire de se jucher sur les sommets et de crapahuter, l’air de rien, dans les feuilles mortes. Ce modèle est issu de la dernière collection BOSS Woman. Zippées tout du long pour faciliter l’entrée en matière avec le talon mode de la saison: plein et faussement compensé. Avec sa bride cheville fermée à la manière d’un éperon, celle jolie botte ira très bien avec (presque) tout.

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LUXEMBOURG -VILLE 8, rue Philippe II Tél. 22 22 56 LUXEMBOURG - BELAIR 119, av. du X Septembre Tél. 45 19 39 BERTRANGE City Concorde Tél. 44 83 59 DIFFERDANGE 9, rue Michel Rodange Tél. 58 32 10


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Élodie Daniel (VP Private Banking, HSBC) introduces us to the privileged life of eternally sunny Dubai – Arabic

T R AV E L L I N G

Dubai – Eldorado in the desert The city that Vanity Fair Magazine calls “the capitalist dream on steroids” has shot up from the desert more ostentatiously luxurious than any other city in the world. Élodie Daniel, who spent some years in Luxembourg and who now lives in Dubai, takes us on a tour of the things she likes the most. Construction cranes hover atop the Dubai skyline. New buildings pop up like mushrooms even with so little rain. As recently as 1991 there was only a scattering of buildings on flat dry land. Now the country boasts sky scraping wonders such as the Burj al-Arab the world’s tallest hotel and the Burj Dubai which, when completed, will be the world’s tallest tower. There are such eye-popping anomalies as an 80-metre indoor ski slope inside the Mall of the Emirates (+971 44 09 90 00, Sat – Tues: 10 a.m. – 10 p.m., Wed – Fri: 10 a.m. – 12 a.m., www.malloftheemirates.com) and an 80,000gallon saltwater aquarium at the Al-Mahara seafood restaurant inside the Burj al-Arab. The city lags behind in cultural infrastructure (museums, art, music venues), although they are currently building the new Community Theatre and Arts Centre, but everything else is completely over-the-top. Élodie Daniel is a native of France who has lived (on and off) in the United Arab Emirates since the age of 14. In Dubai since May 2005, she is now VP of Private Banking at HSBC. Although, like any displaced native there are things she compares to “home”, she enjoys the good life expatriates grow quickly accustomed to, and Dubai is famous for. “There are things I like about Dubai and some aspects I like less, she says. It is always bright with only two or three days of rain per year. You can schedule a lot of things without wondering whether

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the weather will be okay or not. For events it is great! Another favourite thing is the style of life. You are always outdoors and you don’t need a coat. You do not require layers like you do in Europe.” One thing you do not do much within Dubai city limits is go for long walks. There are two reasons. “It is a brand new American style of city where there are a lot of highways and the temperature is very, very high.” The hottest months are between June and September, when temperatures can reach 45°C and more. As Élodie is speaking to paperJam, she reports that the thermometer reads 39°C and it is 5.30 p.m. “Night-time is only a half hour away but it is still that hot.” So where to escape the heat? The Dubai malls! “It has all of the biggest malls you can ever dream of. You have all the typical shopping but you also have all of the designer labels and boutiques like Gucci. There really is a mix of everything. One of the best is the Mall of Emirates – where they built the ski slope. This is the biggest in Dubai and it is very close to my house.”

But not all activity is found inside. “You have a lot of gardens and parks where you can go walking. You can go to the Souks.” “Souk” is the Arabic word for market where all manner of goods are bought or exchanged. In particular there is the Gold Souk in Old Deira, nestled in the heart of Dubai, where one can find over 300 jewellers. Here you can try your hand at traditional haggling, and gold prices are said to be quite good. “What you can also buy everywhere is very low price Indian clothes or supplies for a house which are quite pretty and very interesting. You cannot find these things so easily in Europe if at all.” When you have had enough and need to escape the city, great empty expanses are just a grain of sand away. “If you really want to walk you can have long walks on the beach which is what my husband and I like to do,” says Élodie. Dubai has a vibrant nightlife that caters to every whim, and Élodie likes to go out. “The biggest way that most people go out is nightlife.


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©Francis Uy.

©Burj Al Arab

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Al Boom Diving Al Wasl Road +971 43 42 29 93 Mob: +971 50 45 77 427 Daily trips (two dives per trip) Two-hour bus trip from Dubai. abdiving@emirates.net.ae

Desert Rhythm Festival 26.10.2006. Dubai Country Club. Mustafa Sandal with Cheb Khaled (Algeria) and more Belly dancers, fire dancers Tickets: www.itp.net www.dubaicountryclub.com

Gold Souk City of Gold Old Deira District Accepts credit cards but best to take cash (Dirhams) Remember to haggle! www.goldsouk-dubai-de

SkiDubai Indoor ski resort Skiing, snowboarding, tobogganing www.malloftheemirates.com

Trilogy Big Night Out The place to be on a Thursday night. Go early to avoid the Qs! Souk Madinat (Jumeirah district) info@trilogy.ae +971 43 36 69 17 www.trilogy.ae

I think we can compare it to Luxembourg. A lot of people like events with a European style, so there are a lot of similarities.” What is different perhaps is the grandeur of it all. Everything is brand new, ostentatious and oversized. This realisation of what one normally considers the “Western Dream” has happened so quickly and on such a grand scale. “They are trendsetters, making an effort to be a very modern city. For example, there are only two Buddha Bars in the world – one is in Paris and the other is here in Dubai.” Buddha Bar is the Cocktail Bar at the Grosvenor House Dubai (Jumeirah, Dubai Marina, +971 43 99 88 88, www.grosvenorhouse-dubai.com). One of the places to go dancing is Trilogy, which Élodie says is one of the best clubs. “It is very nice and has a beautiful rooftop. This is something that you cannot really get in Europe because of the weather.” Trilogy is exclusive and has a very strict door policy. Dress code is smart

casual to funky club wear and guest list and reservations are recommended. And the restaurants? “There are a lot. You can get everything, and again I could compare it to Luxembourg. You can get a large variety of food from every country. In my point of view, in Luxembourg there was not a very, very good restaurant in the style that you can find in the middle of Paris, but still, Dubai restaurants are very good and try to be stylish.” What Élodie and her husband consider a favourite restaurant depends on the sort of mood they are in. At the weekend they like to go to the beach. If they are tired and have no desire to cook, they like the Lime Tree Café (+971 43 49 84 98, near Spinney’s supermarket on Beach Road). This is an unpretentious little place that is, “not really a restaurant as much as an easy place to get something light like a quiche or a salad.” (Note: no restaurant outside of a hotel complex can sell alcohol in Dubai.)

Photo: Armelle Bary

© Jumeirah.com

Al Mahara Restaurant International / Seafood Cuisine Restaurant Burj Al Arab / Jumeirah, Dubai +971 43 01 76 00 reservations@burj-al-arab.com www.jumeirahinternational.com

Élodie is quick to point out that there are also very chic restaurants in the malls. “I like one in the Emirate Towers, the two twin towers in Dubai, which are very well known. The restaurants tend to be very expensive and very trendy. Here the restaurant I like is called ‘Noodle Sushi’ (Shk Zayed Road, +971 43 21 15 00) which is good Asian food. It is always full full full, and you can eat at big tables with other people you don’t know. It’s very nice.” Aside from the shopping, the only seven-star hotel in the world, and the glamorous evenings, what makes Dubai special? “Kite surfing, she says. Dubai is really the place for kite surfing. It is quite a dangerous sport when the wind shifts but here the conditions are perfect because the wind is regular. And scuba diving*. I did it with my husband and it was great.” But in the end, the best things in life are free (or almost), because Élodie loves “sleeping in the desert. It is one of our favourite activities on the weekend. You can go with a four-wheel drive car with some friends, make a big fire and talk until 2 a.m. When you wake up it is a very special light. The sky is blue, the dunes are white and there is a silence in the morning…until we break the silence with our vehicles,” she laughs. || Mary Carey * All diving in Dubai has been cancelled momentarily due to poor visibility caused by the offshore construction of the Palm Islands and the World Island.

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Soyez un Chef avec… Sébastien Jost, du restaurant la Vieille Porte (à Sierck-les-Bains, France), nous propose...

...L'œuf façon cocotte, farci aux écrevisses en saveur des Indes Ingrédients pour 4 personnes: 1/4 de céleri 4 œufs en brunoise blanchi 8 écrevisses cuites 1/2 échalote hachée 20 belles queues 10 g de curry d’écrevisses 3 cl de vin blanc 1 carotte 5 g de beurre en brunoise blanchie

25 cl de crème sel poivre

Temps de préparation: 30 minutes. Temps de cuisson: 10 minutes. Préchauffer le four à 190°C. À l’aide d’un couteau à pain, couper le dessus des œufs puis séparer le jaune du blanc. Réserver les jaunes au frais. Farcir les coquilles d’œufs vides avec la brunoise de légumes et les queues d’écrevisses. Réserver au frais. Dans une casserole, mettre le beurre et l’échalote à faire suer. Déglacer ensuite au vin blanc. Ajouter le curry, la crème, le sel et poivre. Finir en faisant réduire le tout, pendant 3 à 4 minutes. Remplir les œufs avec cette préparation, et les mettre au four pendant 8 minutes. Au moment de servir, mettre les jaunes sur les œufs à l’aide d’une cuillère. Disposer les écrevisses entières sur l’assiette en guise de décoration, deux par assiette. Vin conseillé: riesling de Schengen, 1er cru Photo: Andres Lejona

La Vieille Porte

SON VIN PRÉFÉRÉ: Bourgogne, Pouilly-Vinselles

8, Place Morbach Sierck-les-Bains (France) Tél.: +33 (0)3 82 83 22 61

SON RESTAURANT PRÉFÉRÉ: Le Bistrot des Saveurs, à Yutz (France)

à table: Nouvelle venue dans la famille des restaurants italiens. La pizzeria Da Stefania, tenue par un binôme expérimenté, nous fait découvrir la cuisine des Pouilles avec un bon rapport qualité-prix (moins de 9 € pour le plat du jour). Également un large choix de pizzas. Le cadre est quant à lui plutôt agréable. À noter, le service de take-away. La jeune Stéfanie vous attend de pied ferme. Da Stefania 120, rue du Canal (Esch-sur-Alzette) Tél.: 26 530 712

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Intégré à la piscine de Bettembourg, cet établissement au décor résolument contemporain séduit par son cadre et surtout par sa carte bien troussée, composée par les Santini (auparavant à l'Ancre d'or) et l'ancien chef du Toit pour toi. Ces plats de cuisine du monde n'oublient personne, pas même les végétariens. Le tout sans esbroufe à des prix raisonnables. Au final, un bien bel endroit. Ondine 10, rue J. H. Polk (Bettembourg) Tél.: 26 52 95-600 ondine@resto-ondine.lu www.resto-ondine.lu

Qui l'eût cru? À Clausen, un irréductible, Olivier Pirrotte, patron des Jardins du Président, récolte ses 245 pieds d'Auxerrois, pour élaborer sa potion magique. En association avec Abi Duhr, qui prend en charge la vinification, les deux comparses parviennent à produire une centaine de bouteilles réservées aux amateurs. Surprenant non? Les Jardins du Président 2, place Sainte Cunégonde (Luxembourg) Tél.: 26 09 07-1 Fax: 26 09 07-73 jardins@presidents.lu www.presidentluxembourg.com

Au Pahia (un peu avant Weiler-la-Tour, sur la route menant de Luxembourg à Frisange), il est question de mêler plaisirs de la table, et soirées endiablées au club. On s'attable dans la salle sous chapiteau au décor épuré – très blanc –, ou sur la terrasse. On choisit son plat sur une carte resserrée, mettant en avant une cuisine française teintée d'influences italiennes. Très tendance... Le Pahia 5, route de Thionville (Weiler-la-Tour) Tél.: 26 36 62 Fax: 26 36 62 62 www.pahia.lu


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 Astrid Semiglazoff (Oceal), et Bernard Pottier (Ambassadeur de France)

Mike Koedinger (Mike Koedinger Éditions) et Chris Von Roesgen (CVR Storen-Center)

 Claude Sauber (Oxygen), et Anne Legill (Grand Théâtre de la Ville)

 Vincent Stawoski (Project Partner), Dirk Abeloos (Dierickx, Leys Luxembourg)

 Jean Junck (IFCC)

 Frédéric Prime (Netline)

 Aurélio Angius (Tempo)

 Bernard Pottier (Ambassadeur de France), et Charles Mandica (Steria PSF Luxembourg)

 Francis Gasparotto (Tempo)

Laurence Graff (Sodexho-Pass)

 Jacques Demarque (Explorator)

Photos: Luc Deflorenne

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 Ron Tiffel (Radio Ara) et Claude Sauber (Oxygen)

Guy Tabourin (Apoteca) et Laurence Graff (Sodexho-Pass)

Mike Koedinger (Mike Koedinger Éditions)  Olivier Dorier (Management & Accounting Services)  Stéphane Mockels (Events & More)

 Delphine François (Mike Koedinger Éditions)

Le club paperJam invité par…

… le Restaurant Apoteca L’apéritif est servi sur l’agréable terrasse intérieure d’Apoteca. La présence ce soir de M. l’Ambassadeur de France, Bernard Pottier, a donné l’idée à Guy Tabourin de nous faire voyager dans les vignobles de l’hexagone sur fond de «délire luxembourgeois». L’effervescence et le faible degré alcoolique de la Blanquette de Limoux Ancestrale sieur d’Arques, 100% mauzac, robe or pâle aux reflets verts, arômes de pomme, rafraîchit plaisamment les papilles. Le champagne Clouet Grande réserve est servi en alternative. Jusqu’à maintenant pas de surprise, mais «expect the unexpected» étant la devise d’Apoteca et de son chef de cuisine Damien, la suite ne laissera pas de nous surprendre. Le délicat millefeuille d’asperges, Kachkeis à la pomme et élixir au campari orange est accompagné d’un Cheverny 2001 domaine le Portail, 100% sauvignon blanc, robe jaune pâle, arôme de pamplemousse, belle fraîcheur en bouche. Présentation originale pour la sole farcie à la mangue et «s-puma de redbull à l’estragon» et très bon accord avec le château de Miraval, côtes de Provence 2005. Ce pâle rosé bio 90% cinsault et grenache se révèle fin et structuré. Murmures à l’apparition du filet d’agneau en croûte de popcorn. Une seringue très authentique flanque la savoureuse viande. On apprend qu’elle contient la sauce… bizarre, bizarre! Le Mas Cornet Collioure Roussillon 2003, grenache, syrah, mourvedre se révèle le roi de la soirée avec sa robe rubis, arômes de fruits secs et longue bouche poivrée. Le sushi au chèvre abricot et l’«Apoteca’s nut flow», respectivement épaulés d’un Sushiwine Germain 2004 (mais oui) et d’un rare château Guiraud sauternes premier cru classé 1979, vont clôturer ce très original dîner. Le café et les digestifs sont servis au sympathique bar du sous-sol. || Jacques Demarque

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Restaurant Apoteca 12, rue de la Boucherie, Luxembourg (Vieille ville) tél.: 26 73 77-1 fax: 26 73 77-77 info@apoteca.lu www.apoteca.lu www.vinoteca.lu


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OURS

ÉDITEUR Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux MIKE KOEDINGER ÉDITIONS S.A. Administration RC TVA intracommunautaire Cover Photo

Nous avons choisi de la publier chaque mois. La société éditrice de paperJam est détenue indirectement, par une participation excédant 25 pour cent, par Mike Koedinger, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg. Le conseil d’administration est composé par Mike Koedinger (président), la société Tempo ainsi que la société Mike Koedinger Management s.à.r.l. La direction générale et la gestion journalière sont de la responsabilité de Mike Koedinger.

Mike Koedinger

© Mike Koedinger Éditions S.A. (Luxembourg)

RÉDACTION Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux Comité de rédaction

Secrétaire de rédaction Rédaction

Collaborateurs rédactionnels

Photographie

Illustrations

Isabelle Ney et Stéphanie Simon B95211 LU 197 914 67 Conformément à l’article 66 de la loi de 08.06.2004 sur la liberté d’expression dans les médias, la présente mention est obligatoire «une fois par an, au premier numéro diffusé».

Jos Giannandrea (SES Astra TechCom) et Yves Elsen (Hitec Luxembourg) Andres Lejona paperJam – édition septembre / octobre 2006 Ce numéro est paru le 22 septembre à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg.

Directeur de la publication

(+352) 29 66 18 - 1 (+352) 26 18 74 77 office@mikekoedinger.com www.mikekoedinger.com BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

(+352) 29 66 18 (suivi de l’extension) (+352) 29 66 19 press@paperJam.lu www.paperJam.lu BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Mary Carey, Delphine François, Francis Gasparotto (Tempo), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Frédérique Moser, Florence Reinson, Carlo Schneider (tailormade)

Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

ABONNEMENTS Tarifs port compris

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Delphine François (-29) delphine@mikekoedinger.com Mary Carey (-46) mary.carey@paperJam.lu Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu Frédérique Moser (-47) frederique.moser@paperJam.lu Florence Reinson (-45) florence.reinson@paperJam.lu

paperJam dans votre établissement?

Luxembourg / France-Belgique-Allemagne Abonnement par virement bancaire au compte BCEE IBAN LU87 0019 1655 8851 4000 de Mike Koedinger Éditions; autres pays sur demande 1 x 10 nos / an: 40€ / 51€ 3 x 10 nos / an: 80€ / 145€ Formules grandes et très grandes quantités pour entreprises et institutions sur simple demande. Contactez Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu

Marc Alison, Corinne Briault, Gaël Calvez, Jacques Demarque, Alain Ducat, Gilles Heizmann, Alexis Juncosa, Christelle Néant, Karine Touati, Marc Vandermeir Laurent Antonelli (Blitz), Julien Becker, Éric Chenal (Blitz), Luc Deflorenne, Étienne Delorme, David Laurent, Andres Lejona, Michel Zavagno (Blitz) Plonk & Replonk, www.creativehothouse.com

DANS LE PROCHAIN NUMÉRO paperJam novembre 2006

GRAPHISME Direction artistique Mise en page

Guido Kröger, Elisa Kern pour xGraphix Vera Capinha Heliodoro, Judith Hecktor, Marc Berens pour xGraphix

Dossier: Assurances

PRODUCTION Chef de production Impression

Rudy Lafontaine Imprimerie Victor Buck Luxembourg Photo: Étienne Delorme

13_ours

R É G I E P U B L I C I TA I R E Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux Directeur associé Directeur commercial Assistante commerciale et marketing Chargée de clientèle paperJam Chargée de clientèle Explorator Administrateur délégué TEMPO S.A. Administration RC TVA intracommunautaire 206

(+352) 29 66 18 (suivi de l’extension) (+352) 26 29 66 20 info@tempo.lu www.tempo.lu BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Aurelio Angius (-35) aurelio.angius@tempo.lu Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Christine Biscegli (-32) christine.biscegli@tempo.lu Vanessa Gourdange (-37) vanessa.gourdange@tempo.lu Anne-Catherine Breit (-34) anne-catherine.breit@tempo.lu Mike Koedinger (-21) mike.koedinger@tempo.lu Isabelle Ney et Stéphanie Simon B95212 LU 197 915 68

- Gros plan sur la dernière convention collective du secteur des assurances récemment signée entre patronat et employés. - Comment les assureurs se positionnent-ils vis-à-vis des banques auprès d'une clientèle fortunée? - Où en sont les discussions sur la portabilité des droits à pension complémentaire et sur la mise en œuvre de la directive Solvency II? Prochaine parution: 20 octobre 2006 Clôture publicité: 6 octobre 2006


The Bluetooth wordmark and logos are owned by the Bluetooth SIG, Inc. and any use of such marks by Samsung Electronics is under license. Product specifications are subject to change without notice.

ŠSamsung Electronics Co.Ltd.


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PIERRE MORES* PRÉSIDENT DE LA CAISSE D E P E N S I O N D E S E M P L OY É S P R I V É S

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1 | Stylo Instrument qui permet de matérialiser l’immatériel (une idée, une pensée, une réflexion…) en traduisant le cheminement jusque dans ses moindres regrets, ratures et revirements. Donne forme à l’écriture, une des caractéristiques les plus personnelles de tout individu. 2 | Émile Kirscht Un de mes peintres préférés, peut-être celui dont je me sens le plus proche. 3 | Image d’une sculpture de Carl Miller Symbole de la fragilité de l’homme et de la relativité de toute chose. 4 | Écran Portail ouvert au monde, offrant l’accès à une bibliothèque et à un trésor documentaire d’une richesse inépuisable.

5 | Droit Univers fascinant, extrêmement diversifié, à l’image de la vie. À la fois conservateur et stimulant en ce qu’il encourage l’imagination à explorer systématiquement les limites de tout raisonnement pour voir «jusqu’où l’on peut aller trop loin». 6 | Fenêtre Représentation d’un des plus beaux tableaux que l’on puisse s’imaginer. Une vue magnifique qui change avec les saisons et évolue selon la perspective adoptée. * M. Mores est également Président du Conseil d’État.

Photo: Andres Lejona

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INDEX

Organisations citées 637 entreprises et institutions ont été citées sur les 212 pages dans cette édition. Les noms de personnes et de produits ne sont pas repris. La mise en gras indique les sociétés et institutions qui sont annonceurs dans cette édition.

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a+p Kieffer Omnitec 158 ABBL 35 abgo 107 ABI Informatic 36 ABN Amro Investment Funds 115 ACA 88 Accea 125 Accenture 109 Accumalux 50 Accumalux MB 50 Accumalux-Autralia 50 Aceralia 113 ACL 74 Actebis 113 Addedvalue 120 Adecco 111 Adem 79 Administration de l'Aéroport 56 Administration des Contributions directes 111 Advantage Communication 120 AEK 94 Aerogolf Center 140 Aéroport de Bruxelles-Sud Charleroi 111 Aéroport du Findel 56 Ahrend 152 AIG 91 Airfield 36 Ajilon 115 Ajilon Finance & Legal 111 AKS 46 Alcatel 14, 78 ALD Automotive 32 ALFI 113 Allpeers 30 ALMUS 80 Alter Domus 94 Alternext 94 Ambassade de France 204 American Express 74 AMILO 82 AMyMA 181, 187 Apoteca 204 APSI 79 Arbed 73, 113, 126 Arcelor 36, 54, 56, 113, 126, 140 Arcelor Mittal 113 Arco 158 Arhend 163 Artemis Productions Brussels 64 ASE 14 Association des Frontaliers au Luxembourg 102 Association des réalisateurs et scénaristes luxembourgeois 64 Association des techniciens et acteurs de cinéma (ATAC), 64 Association générale des Cadres 111 Association Internationale des Études Françaises 87 ASTF 78, 152 Astra 34 Athlon Car Lease 89 AtHome.lu 26 Atos Origin 32, 107 Audit & Compliance 113, 115 Auxfina 115 Aviva Fund Services 91 AXA 34 Bâloise 102 Bang & Olufsen 36 Banque de France 124 Banque du Gothard 91 Banque Fortuna 120, 155 Barclays Capital 124 Bata 118 BBC 40 Brown Brothers Harriman 81 BBL Life Luxembourg 111 BBVA 124 BCE 164 BCEE 70, 107, 113 BCL 74, 139 Beat Technologies 36 BEI 68 Béierhaascht 148 Belgacom 48, 109 Belovo 44 Bertelsmann 111 BGL 73, 126 BIL 126 Binsfeld Communication 120 BIP Investment Partners 129 Bizart 36, 120 BLO Intérieur 107 Blue Sky Software 109 BNL Food 44 BNP Paribas 152 Bofferding 142 Boijmans Museum of Art de Rotterdam 172 Borçelik 36 Borsa Italiana 115 Borusan 36 Bourse de Luxembourg 32, 36, 88, 102

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BPM-Connect 79 Brasserie Battin 142 Brasserie Bofferding 74 Brasserie de Diekirch 142 Brasserie de Luxembourg Mousel-Diekirch 142 Brasserie de Rédange 148 Brasserie Funck-Bricher 142 Brasserie nationale 142 Brasserie Simon 142 Brasseries réunies de Luxembourg 142 Bredbandsbolaget 92 Breitling 29 Brocade 82 BT 105 Bulo Concept Store 23 Bulthaup 169 Bureau Center 158 Bureau d’architecte Worré 158 Burotrend 2, 174 Business Objects 105 Business Software Alliance 66 C2A Informatique 180, 182, 185 CA "Portes de France - Thionville"102 CA Belgium & Luxembourg 113 Cactus 144 CAD Solutions 105 Café Crème 78 Caisse de maladie des employés privés 79 Caisse de pension des employés privés 208 Cappellini 174 Cargolux 36, 56, 107 Carmignac Gestion Luxembourg 115 Carousel Picture Company 64 Casino Luxembourg 90 Caves Bernard Massard 113 Caylon 124 CCLux 120 CCR Abbaye de Neumunster 60, 73, 191 CDC 124 Cegedel 107, 113 Cegedel Net 107 Cenarp 107 Central Bank of China 124 Centre d’Art de Chatou 172 Centre d'Art Contemporain de Séoul 172 Centre hospitalier du Kirchberg 62 CEPL 97 CetrelSecurities 36, 109 CFD 94 CFD Luxembourg 94 CFEP 111 CFL 73, 107, 136 CFM 102 CGFP 111 Chambre de Commerce 56, 133 Check Point Software Technologies 105 Cinénygma 64 Citigroup 91, 158 Citrix 121 clc 68 Clearstream/Deutsche Börse 36, 91, 124, 158 Clerical Medical 91, 113 CMI creative communication 79 CNA 62, 64, 164 CNES 14 CNN 40 CNPD 79 Codasystem 32 Codex Productions 111 Coditel 40 Cognos 107 Colophon2007 111 Colt Telecom 113 Comes & Cie 14 Comité du Travail féminin 109, 111 Commission européenne 35, 148 Computer Associates 109 Computer Systems Luxembourg 115 Concept Factory 120 Cons la Grandville 4 Conseil de Presse 58 Conseil d'État 122, 208 Conseil général de la Moselle 118 Conseil national des Femmes, Luxembourg 109 Consors 94 Contraste Europe 107 Coopérative Cornelyshaff 142 Corus Rail France 78 CPCA 60 CPOS 74 Creative Writing Club, Luxembourg79 Crédit européen 111 Cri d'Art 72 Croix-Rouge luxembourgeoise 74, 121 CRP Henri Tudor 38, 79, 182 CRP Santé 182 CSSF 166 CTG 38 CVR Concept 177

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CVR Storen-Center 204 Danish Building Research Institute 36 De Witte & Morel 111 Deloitte Luxembourg 12, 113, 115 Delphi 50 Delux Productions 64 Département audiovisuel du Ministère d'Etat 64 Dété Publicité 115 Deutsche Bundesbank 124 Dexia 6, 48, 124 Dexia Immo Lux 32 Dexia-BIL 70, 152 Diebold Luxembourg 70 Diekirch 74, 144 Dierickx, Leys, Luxembourg 204 Digital 105 Digital Studio 79 Dimension Data Be 105 Division de l'Inspection sanitaire 58 Dotcom Luxembourg 79, 94 DP 34 Dresdner Kleinwort 124 d'Wort 30 EADS-Astrium 14 EASI 182, 187 eBRC 34 École des Beaux-Arts 172 École doctorale III Paris IV 87 École nationale supérieure des Arts Décoratifs 172 École supérieure de Commerce de Rouen 113 Economist Club 117 Edition Plus 115 Éditions Larcier 62 Éditions Odile Jacob 62 Éditions Schortgen 62 Editus 96, 120 EDS PSF Luxembourg 109 EFFFF 64 EICTA 40 Elle Décoration Japon 172 Elth 56 Eltrona Interdiffusion 40 EMC Corporation 75, 113 Emotion Event Management 112 Emresa 94 ENDA Santé 74 Entente touristique du Sud 120 Entreprise des P&T 14, 30, 96, 103, 109 Espoo Ciné International Film Festival 64 Établissements Rossi 79 État luxembourgeois 30, 58 Euresa Life Luxembuorg 115 Euro-Composites 14 Euroconsult 102 Eurocontrol 107 Europay 70 European Central Bank 124 European Month of Photography 78 Events & More 111, 204 Expedia France 107 Explorator 204 Facultés Universitaires de Namur 107 Fado Filmes (Lisbonne) 64 Falconstor 121 Fast 111 Fédération des brasseurs luxembourgeois 142 Fedil 14, 36 Félix Giorgetti 36 Felten Stein 85, 175 Fidelity 32 Fidelity International Limited 32 Fideos 128 Fiduciaire Bernard & Associés 128 Finbrain-ITC 107 Firefox 30 First Floor 104 FMR Corp 32 FNDP Namur 192 Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie 46 Fondation François-Elisabeth 62 Fonds d'urbanisation du Kirchberg 73, 36 Fonds national de la Recherche 122 Fonspa 32, 64 Fortis 48 Fortis Assurances 106 Fortis Banque 107 Foyer 8, 74, 88, 158 Frezza 157 FRS 152 Fujitsu Services Belux 107 Fujitsu Siemens Computers 77, 82 G4S 120 Galerie Kréo 172 Galileo Joint Undertaking 16 Garage Intini 71 GE Americom 14 GE Appliances 115 GE Capital 32 GE Equipement Finance 115 GE Equipment Services Europe 115 GE Fleet Services Benelux 115 GE Plastics 115 Getronics 105, 109 Gfortis 36 GLAE 14 Google Talk 30 Gouvernement luxembourgeois 96 Gradel 14 Grand Théatre de la Ville 60, 204 Grange 173 Groupe CEBI 56 Groupe Charles Kieffer 111

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Groupe Editpress 30 Groupe Rossel 107 Groupe saint-paul 30 Habitat 172 Hangaram Design Museum 172 Heintz Van Landewyck 58 Hercules 82 HIFI International 40 Hitachi Digital Media 82 Hitec Luxembourg 14 Hoegaarden 144 Hôtel Albert 1er 197 HP 31 HR One 114 HSBC 124, 134 Hydrolux 60 IBM 105 ICANN 90 ICMA 124 Idevlop 109 IDS Scheer 10, 184 IFBL 120 IFCC 204 ILR 36 ILR 96 Imprimerie Victor Buck 93, 180 InBev Belgium 142 Indra Espacio 14 Infodata 179, 184 Infonet 131 ING Banque Luxembourg 111 ING Life Luxembourg 111 ING Trust Luxembourg 111 Inlingua 62 INS Europe 105 Inspection du Travail et des Mines 152 Institut Pierre Werner 34 IntelSat 14 Inter-Atoz 123, 126 Interbrew 142 Interfiduciaire 126 Internet International Solution 36 Iomega 82 IP Network 32 Ipso Facto 115 IQ Solutions 105 Iris 105 Iris Financial Services 36 Jeeves 105 Jilbee 36 Johnson Controls International 50 JP Morgan Chase Bank 36 JP Morgan 91 Karp-Kneip Constructions 121 Kartell 174 Kasperky 84 KBC Lease 107 KeyJob Luxembourg 109 Kosmo 120 KPMG 35, 105 KPMG Luxembourg 113 KPMG Tax 35, 105 KPN 36 Kuhn Constructions 36 Kyocera Mita 82 La Luxembourgeoise 88, 164 La Voix 30 LAB 115 Laboratoires Ketterthill 121 LaCie 82 LC Productions (Paris), 64 LCGB 68 Le Foyer 88 Le Journal 30 Le Pahia 202 Le Quotidien 30 Le Tageblatt 30 Le Toit pour Toi 202 Leasinvest Real Estate 32 Les Films de Mai (Paris), 64 Les Jardins du Président 202 Lëtzebuerger Land 34, 96 Ligne Roset 172 Linéa 3 169 Locarno Film Festival 64 Logexpert 121 Lola 120 Lombard International 91 Lombard international Assurance 74, 88 L'Oréal 79 Louis Vuitton 17 Luxair 32, 74, 99, 107, 111 Luxair Group 99 Lux-Airport 56 Luxbat 50 LuxConnect 96 Luxembourg 2007 92, 60, 90 LCTO 90 Luxembourg Convention Bureau 90 Luxembourg School of Finance 86 Luxexpo 26, 95 LuxGSM 119 Luxinnovation 14 Luxmold 50 Luxspace 14 LuxTrust 32 Magis 172 Maison Européenne de la Photographie, Paris. 78 Management & Accouting Services204 Mangrove Capital Partners 30 Manpower 74, 115 Mastercard 33, 70 Mathis Prost 184 Mediation 68 Mercedes 67 Messagio 109 Microsoft 66, 180, 184

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Mikado Publicis 120 Mike Koedinger Éditions 111, 204 Ministère de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 14, 78 Ministère de l'Économie et du Commerce extérieur 107, 109 Ministère de l'Éducation 120 Ministère de l'Environnement 72 Ministère des Affaires étrangères 73 Ministère d'Etat 96 Ministère du Trésor et du Budget 35 Mittal Steel 36, 54, 113 Mobilier Bonn 152 Monster 211 Monster.lu 76 Motorola 36 Motto 36 Mousel 144 MSN 30 Mudam 60, 90 Munhowen 142 Musée d'Histoire de la Ville 60, 197 Museum of Contemporary Art de Los Angeles 172 Nashuatec Luxembourg 115 Natexis 121 Natexis Private Banking Luxembourg 76 National Tourist Office (ONT ) 90 Nations-Unies 74 Netcelo 109 Netline 121, 204, 205 New Office 152, 161 Nimbuzz 30 Nortel Networks 107 Novotel 203 OCDE 79 Oceal 53, 204 OEF 90 Office des Publications 87 OGB-L 68 Olivetti 105 ONU Sida 74 Opera telecom 36 Optique Moitzheim 199 Oracle 105 Orange Business Services 32 Orda-S 184 OTAN 73 Ourdaller Brauerei 142 Oxygen 204 P&T Consulting 109 Packard Bell 82 Panalpina 152 PanamSat 14 paperJam 40, 58, 76, 102 Parc Naturel de l’Our 144 Parc Naturel de la Haute Sûre 144 Parlement européen 16, 138 Paul Wurth 56 Pepper and Salt 111 Petroleum (Gulf Luxembourg) 107 Philharmonie 60, 90 Pierre et Vacances 118 Piranha et petits poissons rouges 115 Pizzeria Di Stefania 202 Port de Mertert 30 Poudrerie de Luxembourg 50 Printemps 63 Pro Concept 197 Progroup GEIE 105 Project Partners 91, 167, 204 Property Partners 137 PwC Academy 108 Quattropole 62 Race Information Service 192 Radio Ara 204 Randstad Interim 36, 109, 111 Randstad Recruitment & Selection 24 RBC Dexia Investor Services 115 Royal Bank of Scotland 70 Région Lorraine 118 Renault 69 Réseau ferré de France 78 Restaurant Ondine 202 Restaurant Papila 195 Restaurant Thaïland 195 Ricoh 82 Rob – Carrérouge mobilier & design 174 Robert Fleming & Company 115 Robert Half International 92 Robert Walters International 113 Roche Bobois 110 Rockhal 60, 90, 120 RPAA 56 RTL Group 74, 96, 111, 113, 141 RTL Luxembourg 192 RTL Newmedia 94 RTL Radio 40 RTL Télé Lëtzebuerg 40, 105 Saab 43 Sacred Heart University 114 Sagres 142 Sales-Lentz 184 Samsa Film 64 Samsung 82, 207 SAS Institute 149 SD Worx 105, 109, 111, 113, 120, 164

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SEB Asset Management Luxembourg 105 Secaron 131 Sécurité routière 88 Sensus 36 Service des Médias et des Communications 40 SES Astra 14 SES Astra TechCom 14 SES Global 14, 32, 36, 102 Side 174 Siemens 14, 40 Siemens Financial Business Services 192 Sita Software 183, 186 Skillteam 80 Skoda 50 Sky Telemedia 36 Skype 30, 82 SNCI 79 SNK, Switzerland 99 Sodexho-Pass 204 Softricity 121 Sol Melia Hotels 36 Somati 105 Sony Ericsson 21, 57 Statec 90, 102 Steelcase 105 Steffen 191 Steria 45 Steria PSF Luxembourg 204 Stoll 175 Stonesoft France 109 StorageTek 113 Sun 82 Sun Microsystems 83, 113, 115 Sun MS 105 Superbock 142 Swiss Life 102 Sylis PSF Luxembourg 186, 187 Symantec 82 Sympac 36 Synapse 26 Syntec Informatique 32 Systemat Luxembourg 105, 121, 186 T.TV 92, 120 Tandberg 82 Tango 92, 120, 212 Tarantula Films 64 Taxand 126 TCS Luxembourg 120, 158 TDK 109 TDS 152 Technofin 50 Technoport d'Esch 32, 36 Tele2 36, 92, 105 Telephonie 109 Telindus 14, 48 Telindus PSF 105 Tempo 120, 204 The Directors' Office 113 The Lipid Company 44 The Media Desk 64 The Proteine Company 44 ThinPrint 82 Tibco Software 109 Time Warner 30 TNS Ilres 68 TomTom 82 Toshiba 82 Toshiba Information Systems Benelux 113 TPA 109 TransFair 116, 120 TrefilArbed Bissen 113 Tribunal administratif 88 TU Graz 105 TU München 105 Tudor 50 UBS 91, 99, 100 ULPA 32 Union européenne 16, 34, 36, 68 Union luxembourgeoise de la production audiovisuelle (ULPA) 64 Unisys 82 United International Pictures 64 Université de la Sarre 87 Université de Metz 87 Université du Luxembourg 87, 96, 113, 126 UPC Broadband 105 Update24 145 Utopia 59 Utopolis 120, 121 Vascontelekommunikations Dienstleistungs 36 VDS 105 Vedior Interim 120 Victor Buck Services 180 Vidale & Gloesener 120 Ville de Luxembourg 90, 92 Villmond Luxembourg 36 Visa 70 Vision IT Group Luxembourg 32 Vitra 172 VMWare 121 Volkswagen 50 Volvo 55 VPCom 111 Werndl Büromödel 105 World Travel and Tourism Council 90 Zeitung vum Lëtzebuerger Vollek 30

Prochaine édition: 20 octobre 2006 Pour contacter la rédaction: press@paperjam.lu. Pour la contacter la régie pub: info@tempo.lu.


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paperJam Economie & Finance - Septembre-Octobre 2006  

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