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Luxembourg en chiffres: 10.324 demandeurs d’emploi - taux de chômage: 4,8% (31/10/2005). Inflation sur 12 mois: 3,1% (31/10/2005). Emploi total banques et PSF: 29.333 (30/09/2005). Patrimoine global des OPC: 1.423,6 milliards d’euros (30/09/2005). Emploi salarié intérieur: 291.107, dont 118.365 frontaliers (30/06/2005).

paperJam || Janvier 2006 Spine

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Janvier 2006 || 5€ || www.paperJam.lu

média économique et financier

CONCURRENCE FISCALE

La bonne fortune de Luc Frieden


De Witte & Morel is the official external partner of the Global & Celestial Company.

From great people to great performance

The Global & Celestial Company (GCC) is the worldwide leader in supply chain management, with more than 250,000,000 volunteers around the globe. The company’s goal is to bring all the children of the world presents on Christmas Eve. Due to recent internal reorganizations, the company is looking to recruit its new

Santa Claus Père Noël Santa Klaus Your job: • Reporting to the Chief Celestial Executive Officer (CCEO) of the Global & Celestial Company, you will be in charge of manufacturing and distributing toys on Christmas Eve. • You complete visits to any combination of families, day-care centres, groups or clubs, offices as the one & only Santa Claus, delivering presents just in time. You autonomously decide the priority of houses, but planning of countries is fixed and very rigid. You present parcels to good children during a night of 31 hours. • Extensive travel is a necessity and most travels are related to present delivery, but regular visits to toy providers (producers), suppliers, franchisees (parents) are highly recommended. • You ensure that the sleigh is of good airworthy condition; you carry all necessary documents and comply with all relevant regulations. You take care of health and performance of the reindeers. As the sleigh passes through international air space all relevant Civil Aviation laws and rules must be adhered to. • You pose for photo shoots in commercial malls and other (impossible) places to assure an immortal souvenir of a child’s fear and you inspire confidence to both children and parents. • You supervise, coordinate and manage the work and tasks of the Elves. • You autonomously develop market research and consults external specialists and franchisees. • The jobholder must keep in mind he will have a key function in the company’s reputation as a supplier of presents. Visits over 1,500 homes per second.

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Your profile: • You have experience in child care, deer care, permanent smiling, beard brushing, handling customers. • You hold a Drivers’-Flyer’s licence category D (deer-driven), with experience in landing and taking off with permission from the relevant air traffic authorities, sledding nimbly, avoiding collisions with chimneys and other obstacles and taking care of passengers (Elves); driving in very different climatic conditions. • You possess an outgoing personality and a willingness to interact with the young and old “believers”. • You can work well under pressure under a variety of changing circumstances. • You like children. Our offer: You will benefit of a very attractive package. Fixed wage: • Children’s Smiles, Milk, Cookies, lollypops and other confectionary, Carrots • Company car: Sleigh (veteran, deer-driven model) • Cell phone (professional use, long-distance calls not prohibited) • GPS. Variable wage: • (Senior) Alcoholic beverages, (Junior) Fizzy beverages. Interested? Please send your resume (+photo) to the Head of Celestial Resources who will treat your application with the strictest confidentiality. The recruitment process will be held in the Nordic regions around midDecember.

Another way of looking at human resources

Executive Search Assessment & Development Centres Competency & Performance Management Job Analysis & Job Grading Reward Consultancy & Salary Surveys Training & Coaching Organisation Development Career Guidance

www.dewittemorel.com 41, Zone d’activité Am Bann 3372 Leudelange Luxembourg e-mail hrs.lux@hudson.com tel. +352 2602 3030

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ÉDITO

Changements dans la continuité Lancé en juin 2000, paperJam est au cœur de sa sixième année et a atteint un âge que l’on ose croire être celui de la maturité. Comme nous vous l’annoncions le mois dernier, et comme vous avez dû vous en rendre compte par vousmêmes aussi, votre magazine économique et financier prend, en ce mois de décembre, une nouvelle dimension. Ou plutôt devrait-on dire de nouvelles dimensions. Avec une pagination augmentée de près de 30% et portée à près de 200 pages, votre média économique et financier s’étoffe en effet davantage et vous propose, derrière son dos carré et sa couverture high gloss, un nouvel agencement des contenus sous la direction artistique de Guido Kröger et de son équipe du studio graphique xGraphix. Nouvelle dimension, aussi pour ce qui est de l’équipe rédactionnelle, désormais renforcée dans sa partie anglophone et forte de quatre journalistes permanents, appuyés par une demidouzaine de collaborateurs free-lance et autant de photographes réguliers. En plus de l’essentiel de l’actualité économique et financière de Luxembourg et de la Grande Région, et, bien évidemment, du traditionnel dossier orienté B to B, paperJam vous propose désormais une série de nouvelles rubriques régulières: Parcours, ou le descriptif, en cinq dates clés, d’un itinéraire réussi; Portefeuille, qui décrypte la relation d’un décideur avec l’argent; Université, avec un gros plan sur une formation dispensée à l’Université du Luxembourg; Mon Bureau, qui vous fait pénétrer au cœur de la direction d’une entreprise; ou encore Droit commercial, qui détaillera les aspects juridiques de thématiques précises. Autres nouveautés: une revue de presse et un point mensuel sur les dossiers socio-économiques en cours, parfois depuis de longues années…

Photo: Andres Lejona

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Nouvelle dimension géographique, enfin, avec une multiplication des collaborations artistiques internationales: du duo suisse Plonk & Replonk à l’illustrateur Angel de Franganillo de Barcelone, en passant par Michel Zavagno, photographe parisien qui initie la série Portfolio: un autre regard, tout en images, sur la vie économique du pays.

Impression et calibrage de la couverture de cette édition de paperJam, dans les ateliers de l’Imprimerie Victor Buck, à Leudelange.

Mais tous ces changements ne concernent évidemment pas le fond, ni notre volonté de toujours apporter, dans la continuité, un point de vue le plus pertinent possible à notre lectorat à qui nous donnons rendez-vous – outre sur ce support tiré à 20.000 exemplaires et qui touche plus de 50.000 personnes – sur Internet, via le site www.paperjam.lu sur lequel 115.000 pages sont vues chaque mois ou encore par e-mail, avec notre newsletter hebdomadaire gratuite du vendredi à laquelle près de 3.000 lecteurs sont abonnées. Et vous? || La rédaction 3


La rencontre du sport et de la mode

Pour être bien dans sa tête, il faut être bien dans son corps. Vêtements lifestyle ou tenues sportives pour hommes, femmes et enfants, Asport propose les plus grandes marques à tous ceux qui bougent et qui se bougent pour leur bien-être sans rien sacrifier au look. Envie de tenter la rencontre du sport et de la mode? On vous attend! 3, rue des 3 Cantons L-3980 Wickrange (autoroute A4 sortie 3) Tél. (+352) 26 37 15-1 / 34, route d’Ettelbruck L-9160 Ingeldorf (à 3 km de Diekirch) Tél. (+352) 80 84 23-1

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LE CHIFFRE DU MOIS

900 à 1.000 euros C'est le montant moyen que chaque Luxembourgeois va dépenser cette année dans le cadre des fêtes de fin d'année. Cette estimation se base sur des sondages et observations effectués dans différents pays européens. Ainsi, en Allemagne, le chiffre d'affaires relatif aux fêtes de fin d'année (Weihnachtsgeschäft) dépassera cette année les 70 milliards d’euros (pour 82,5 millions d'habitants) soit 850 euros par habitant. Illustration: Plonk & Replonk, un duo d’illustrateurs suisses, deux frères: Plonk et Replonk.

Texte: Carlo Schneider, consultant économique et membre du comité de rédaction de paperJam. 5


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Nouvelle parure multicolore sertie de pierres fines aux tons pastels.

27-29, Grand-rue, Luxembourg, tÊl.: (+352) 46 43 10-1, La Belle Etoile – City Concorde


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EN COUVERTURE

14 «La concurrence fiscale est quelque chose de sain» Retenue à la source de 10% et suppression de l’impôt sur la fortune: Luc Frieden, ministre du Trésor et du Budget, redonne au Luxembourg une position fiscalement intéressante vis-à-vis des autres États membres de l’Union Européenne.

GRAND ENTRETIEN

100 Le charme discret d'un homme de goût Après avoir mené à bien le renouveau du MNHA, Paul Reiles cède la place.

PORTFOLIO PHOTOGRAPHIQUE

DOSSIER

128 Conseil en stratégie 128 Définitions Les porte-drapeaux du grand Stratego La stratégie a ses conseils et ses méthodes. Au Luxembourg, le marché bouge.

134 Marchés Stratèges, talents et tendances Derrière la place financière, des visions se dessinent pour le futur économique du pays.

140 Coaching Encadrer les cadres Les managers sont des coureurs de fond(s). On peut les suivre comme des sportifs.

14 COVERSTORY

La bonne fortune de Luc Frieden

108 Power Rooms 146 Témoignages GRAND SUJET

116 Énergies renouvelables: des objetifs difficiles à atteindre

Vécus croisés sur le terrain Orientations, bifurcations, horizons neufs, implémentation: business cases...

Les incitants financiers ne suffiront pas. Afin d’augmenter sa part d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité, le pays n’aura d’autre possibilité que de réduire l’usage de cette dernière.

118 Maison passive et basse énergie Les constructions à haute efficience énergétique sont encouragées par le gouvernement. L’architecte se voit confronté au défi de développer un nouveau type d’architecture.

122 Le grand retour du bois

100 GRAND ENTRETIEN

Paul Reiles: le charme discret d'un homme de goût

Le CRP Henri Tudor a mené une étude sur le potentiel énergétique du bois et proposé un plan d’action en sa faveur, qui n’a pas encore été suivi d’effets.

124 Mise au vert L’UE s’est fixé de doubler sa part d’énergies renouvelables d’ici 2010.

C A S E S T U DY

156 Siemens Luxembourg: «Un outil pour se différencier» La filiale luxembourgeoise du Groupe Siemens est une pionnière de la certification. Par respect des spécificités du marché et des intérêts des clients.

128 156 Votre approche pour la réussite d’un projet web pour une PME? L’e-commerce doit-il en faire partie?

DOSSIER

Conseil en stratégie

L’avis de 8 professionnels.

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ACTUALITÉ ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE, LUXEMBOURG ET GRANDE RÉGION

26 Budget 2006: avis partagés Au-delà des critiques d’usage, notamment sur la forme, les institutions consultées sur le projet de budget réclament toutes des actes concrets pour redresser la situation financière du pays.

35 LuxTrust: 4,5 millions d’euros dédiés à la signature électronique Avant toute chose, il s’agira de construire la plate-forme LuxTrust. Une fois le cahier des charges finalisé, et la procédure de soumission lancée, il restera à choisir les opérateurs pour les outils d’identification et la signature électronique.

80 Les 50 ans de Télé Luxembourg: arrêt sur image La télévision luxembourgeoise célèbre son demi-siècle. De l’épopée joyeuse entamée sur une colline de Dudelange à l’émergence d’un géant, RTL Group…

89 1er anniversaire: le chœur des cheffes La Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprises (FFCEL) veut porter haut la voix de ses membres dans le concert économique national.

26 93 Esch-sur-Alzette: un passé d’avenir La ville du fer fêtera son centenaire en 2006. Avec, comme fil rouge de toutes les manifestations, la force du passé pour se projeter dans un futur réussi.

38 Luxembourg 2007: «Éviter une prolifération de manifestations sans public» Avis aux retardataires! Le budget de la Capitale Européenne de la Culture est déjà pratiquement distribué… même si l’incertitude règne toujours sur les lieux d’accueil de plusieurs événements.

NEWS pages 30 à 92: Aéroport du Findel, Agendas, Arcelor, Bommeleeër, Concours construction Acier, Daihatsu, Delhaize, Deloitte, Democrats abroad, Esprit d’entreprise, DuPont, Eurocap-Rail, Finnish Ambassador, Foire de l’Étudiant, Gouvernement, Grand Garage Muller, ILR, Interreg, Lesfrontaliers.lu, Parquet de Luxembourg, PwC Luxembourg, T.TV, Tripartite, VLM Airlines, Voxmobile, Web - les dernières nouveautés.

Cegecom et VSE Net ont des profils analogues de part et d’autre de la Moselle. Leur rapprochement s’inscrit dans une logique stratégique évidente.

61 Editus: «Chaque audience s’approprie un canal» Editus souffle ses dix bougies. La société a su anticiper les évolutions, tant technologiques que du marché, pour devenir plus un fournisseur de contact qu’un annuairiste.

Développement durable: l’économique, le social et l’environnemental intimement lies

Avis partagés

30 L’essentiel de l’actualité

48 Artelis: mariage de raison

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BUDGET 2006

38 LUXEMBOURG 2007

E V É N E M E N T S - R E P O R TA G E S P H O T O

56 79 96 97

«Éviter une prolifération de manifestations sans public»

Prix Luxembourgeois de la Qualité HR One: Les DRH à l’honneur Manpower, pionnier de l’intérim Déjeuner-conférence de la CCBL

Sustain, une société créée et soutenue par des partenaires provenant de différents secteurs, propose une offre intégrée de services.

48 ARTELIS

Mariage de raison

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NICE TO MEET YOU

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RUBRIQUES CHIFFRE DU MOIS

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Achats de Noël PORTEFEUILLE

36 Confidences de Nicolas Rollinger CARRIÈRES

44 Changements de poste ou d’entreprise…

P L AY T I M E NOUVEAUTÉS

164 Mode, beauté, déco ENTRETIEN

168 «…en prenant de la hauteur, les choses reprennent leurs vraies proportions…» Et Olivier Fellmann se souvient: «Un beau jour, on se retrouve seul. On est apte à effectuer le premier tour de piste en solo».

M A R KC O M

54 Decoration and the Art of Advertising LU ET ENTENDU

T R AV E L L I N G

176 Le Cool proposals for the hot spots in Barcelona

58 Revue de presse

PA R C O U R S RECETTE DU MOIS

PA R C O U R S

64 La carrière de Mario Hirsch en cinq dates SONDAGE MONSTER.LU

68 Quelles sont les sources d’énervement dans votre travail?

64 La carrière de Mario Hirsch en cinq dates

178 Soyez un chef avec … Pierre-Michel Baldauf, executive chef Hôtel Hilton Luxembourg… C L U B PA P E R J A M

180 Au Restaurant Il Pomodoro

TECHNOLOGIES

72 Audiovisuel: video-conférence, projecteurs, téléviseurs UNIVERSITÉ DU LUXEMBOURG

76 Le fleuron de la Faculté de Droit DROIT COMMERCIAL

86 Acquisition de société: limiter les risques 36 C O M M U N I C AT I O N

94 Nouvelles campagnes

PORTEFEUILLE

Nicolas Rollinger

EN COURS

98 Patience et longueur de temps... MON BUREAU

184 Jean-Claude Bintz

168 ENTRETIEN

«…en prenant de la hauteur, les choses reprennent leurs vraies proportions…»

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«La concurrence fiscale est quelque chose de sain» Retenue à la source de 10% et suppression de l’impôt sur la fortune: Luc Frieden, ministre du Trésor et du Budget, redonne au Luxembourg une position fiscalement intéressante vis-à-vis des autres États membres de l’Union Européenne.

Illustration: Angel De Franganillo (Aura Barcelona)

Le très attendu projet de loi portant introduction d’une retenue à la source lib��ratoire sur certains intérêts produits par l’épargne mobilière a finalement été déposé le 19 octobre dernier par le ministre du Trésor et du Budget, Luc Frieden. Ce texte, déjà évoqué par Jean-Claude Juncker lors de la présentation du programme de coalition, en août 2004, a pour ambition, entre autres, de rendre plus simple le système d’imposition des revenus de capitaux en vigueur dans le pays. Il s’inscrit dans la continuité de la loi du 21 juin 2005 qui avait transposé en droit national la directive européenne en matière de fiscalité des revenus de l’épargne qui avait introduit, à compter du 1er juillet dernier, soit une retenue à la source, soit un système d’échange d’informations sur les revenus d’intérêts des non-résidents. Mais, ce que l’intitulé du texte n’annonce pas, c’est également la suppression – elle aussi très attendue – de l’impôt sur la fortune. Une mesure qui va «coûter»,

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selon le législateur, quelque 22 millions d’euros, auxquels il faut également ajouter une part de recettes sur le revenu des personnes physiques d’un montant de 15 millions d’euros par an, mais qui est prévue d’être compensée par un montant de recettes évalué à environ 40 millions d’euros par an. Au-delà de la portée symbolique d’une mesure qui ne touche, certes, qu’une certaine catégorie de la population, mais ouvre la voie à l’accueil, dans le pays, de «fortunes» étrangères souhaitant transférer leur résidence vers le Luxembourg, ces nouvelles avancées législatives redonnent au pays un nouvel élan. À un moment charnière où planent plus de questions que ne sont données de réponses quant à la façon dont la place financière négociera, ces prochaines années, les profondes mutations économiques en cours, Luc Frieden aborde ces nouveaux défis avec sérénité et confiance. Monsieur le ministre, doit-on considérer la loi du 21 juin 2005 sur la fiscalité de l’épargne et celle, à venir, sur la retenue à la source libératoire, comme deux avancées majeures dans le paysage financier du Luxembourg? «Il est en effet primordial de constater que sur le projet européen qui concerne les non-résidents, nous avons trouvé une solution qui nous permet de préparer l’avenir de la place financière, parce qu’il donne une plus grande prévisibilité à l’activité de gestion de patrimoine. Les clients connaissent désormais les règles pour les années à venir. Et puis ce texte confir-

me, au niveau européen, les principes qui régissent notre place, y compris le secret bancaire. Quant au projet national, celui de la retenue à la source pour les résidents, et l’abolition de l’impôt sur la fortune, nous souhaitons introduire un système qui favorise l’épargne et crée des emplois. Il s’agit du double objectif que nous nous sommes fixé. Par quel biais comptez-vous soutenir cette création d’emploi? «Le projet de loi permettra de renforcer les activités de gestion de patrimoine de notre place. Nous sommes un centre important de private banking et j’ai bien l’intention que ce texte contribue au développement de ce secteur, au travers de la création d’un environnement favorable à l’épargne. À partir du moment où les professionnels de la gestion de patrimoine seront amenés à voir davantage de clients, leur activité augmentera, cela créera automatiquement de l’emploi. Il s’agit donc d’une nouvelle perspective de développement pour la place financière… Le plus gros du travail n’avait-il pas déjà été fait avec cet accord sur la fiscalité de l’épargne au niveau européen, obtenu après tant d’années de discussions? «Ce fut là une des négociations européennes les plus difficiles que le Luxembourg ait dû mener. Je regrette néanmoins que nous n’ayons pas pu trouver, au niveau européen, une solution identique pour tous les pays de l’Union, par exemple, une retenue à la source

LE PROJET DE LOI N°5504

Déposé le 19 octobre par Luc Frieden, en sa qualité de ministre du Trésor et du Budget, le projet de loi n° 5504 a pour objet, non seulement, l’introduction d’une retenue à la source libératoire de 10% sur les intérêts générés par les produits d’épargne des personnes physiques résidentes (à l’exception d’un certain montant exonéré sur un compte d’épargne classique), mais aussi l’abolition de l’impôt sur la fortune des personnes physiques résidentes et non résidentes. «Rendre plus simple notre système d’imposition des revenus de capitaux», tel est l’argument avancé par le législateur pour expliquer la solution retenue d’imposition des intérêts de façon libératoire au taux de 10%. À l’heure actuelle, les intérêts sont, en effet, des revenus de capitaux à déclarer par le contribuable et qui sont imposables par voie d’assiette au taux d’impôt [>>18] 16

Photo: Andres Lejona

Procédures simplifiées pour le contribuable


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«Il s’agit d’une nouvelle perspective de développement pour la place financière…».

libératoire dans chacun d’eux. Nous sommes cependant très satisfaits du résultat, puisque nous avons pu obtenir un système qui préserve le secret bancaire, un élément de confidentialité important pour une gestion de patrimoine. Dans le même temps, nous avons évité la délocalisation de l’épargne en dehors de l’Union Européenne, en incluant dans cet accord un certain nombre d’autres centres financiers qui ont accepté de s’y joindre. En faisant cela, nous avons donné un cadre à la place financière qui lui permet de se développer et qui élimine surtout un certain nombre de questions que beaucoup de clients qui sont venus à Luxembourg se sont posées quant à l’avenir du private banking.

[16>>] individuel dudit contribuable, résultant de l’application du barème à l’ensemble de ses revenus soumis à l’impôt. Désormais, c’est l’agent payeur qui procède à la retenue à la source pour compte du bénéficiaire et reverse le montant à l’État. Le contribuable n’a donc, sur ces revenus, plus aucune obligation de déclaration, ni pour l’impôt sur le revenu, ni pour l’impôt sur la fortune. Cette retenue à la source de 10% est uniquement libératoire dans le chef des personnes physiques, si les produits engendrant les intérêts font partie du patrimoine privé. Étant donné que les agents payeurs ignorent si les revenus font partie d’un patrimoine d’exploitation, le projet de loi prévoit que les agents payeurs opéreront la retenue de toute façon. Le contribuable devra alors déclarer les revenus dans le cadre de l’établissement du bénéfice de son entreprise ou exploitation, et la retenue à la source est imputée sur sa cote d’impôt sur le revenu. Le texte prévoit par ailleurs d’exonérer, jusqu’à un plafond de 1.500 euros par personne, les intérêts touchés sur les montants placés sur un ou plusieurs dépôts d’épargne. [>>20] 18

Photo: Andres Lejona

Mais la sauvegarde du secret bancaire n’est-elle pas assurée seulement à court terme? Qu’en sera-t-il au terme de la période transitoire, après 2011? «Je ne pense pas que le secret bancaire soit remis en cause. La directive sur la fiscalité de l’épargne ne prévoit pas de clause obligatoire de renégociation et il n’y a pas de période transitoire limitée dans le temps. Le système actuel a reçu l’accord de tous les autres partenaires de l’Union Européenne, au travers du prélèvement d’un impôt sur l’épargne des non-résidents et par le reversement d’une partie de cet impôt au pays d’origine des épargnants, sur une base anonyme. Il ne s’agit alors plus, si tant est que ce fût le cas, d’argent noir, mais d’argent sur lequel un impôt sera prélevé.


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Je note d’ailleurs que très peu d’États membres de l’Union ont souhaité aller vers une plus grande harmonisation de la fiscalité. Peut-on le regretter? «La concurrence fiscale est quelque chose de sain, car elle évite que les impôts ne soient harmonisés vers le haut. Je peux bien m’imaginer que l’on fixe certains seuils minimums d’imposition et certaines règles du jeu additionnelles, mais cela doit concerner surtout le domaine de l’imposition des sociétés plutôt que le marché de l’épargne, qui, par nature, est un marché très volatil, puisque l’argent peut être transféré d’un pays à un autre, très rapidement. Quels ont été les principes directeurs qui ont conduit à l’élaboration du projet de loi en cours d’examen? «Le gouvernement voulait mettre en place un système simple et efficace et qui soit dans l’intérêt de la place financière. Le système est efficace, dans la mesure où nous avons prévu une retenue à la source libératoire, c’està-dire que la banque va prélever 10% sur les intérêts qu’elle va payer sur les comptes d’épargne et va transférer cet argent, sur une base anonyme, à l’administration fiscale. Simple aussi, parce que le citoyen n’aura plus aucune déclaration à faire dans sa déclaration annuelle d’impôt, ce qui lui rend la vie plus facile et préserve le principe du secret bancaire. C’est aussi la raison pour

laquelle nous avons pu, et dû, abolir l’impôt sur la fortune, puisque les mêmes informations étaient également requises dans les déclarations sur la fortune. Nous avons surtout veillé à ce que les petits épargnants puissent bénéficier, s’ils le souhaitent, d’une exemption d’impôt sur un montant de 1.500 euros d’intérêt. Cela signifie qu’avec les taux d’intérêt actuels, le revenu d’un capital de 75.000 euros par personne est exempté d’impôt. Au final, ce système est de nature à encourager l’épargne, puisqu’aujourd’hui, elle est taxée au taux moyen applicable à tous les revenus d’un contribuable, pour la très grande majorité des personnes, à un taux supérieur à 10%. L’encouragement de l’épargne vient aussi du fait que les Luxembourgeois qui ont placé leurs avoirs à l’étranger, devront payer, à l’avenir, le taux fixé par la directive européenne, c’est-à-dire 15% jusqu’en 2007, puis 20% jusqu’en 2010 et 35% à partir de 2011. Nous souhaitons donc aussi que les Luxembourgeois puissent trouver, ici, au Luxembourg, l’endroit idéal pour y faire gérer leur épargne, mais aussi pour tous ceux qui souhaitent résider dans le pays pour bénéficier de l’encadrement juridique et fiscal que nous avons mis en place. Vous évoquez la suppression de l’impôt sur la fortune, qui avait déjà été annoncée dans le programme gouvernemental présenté le 4 août 2004. S’agit-il là, à vos yeux, d’une des dispositions majeures de ce texte?

«Il faut bien voir qu’il s’agit, au départ, d’une conséquence logique de l’introduction d’une retenue à la source libératoire, puisqu’il faut, dans ce contexte, éliminer toutes les déclarations – y compris les déclarations de fortune – que doivent faire les contribuables, sinon le système ne marche pas… À vous entendre, il ne s’agirait que d’une décision purement technique. La motivation de cette décision ne se trouve-t-elle tout de même pas ailleurs, par exemple, aussi, attirer dans le pays les grosses fortunes étrangères qui voudraient trouver une pression fiscale moindre? «Je rappelle le double objectif que nous visons: encourager l’épargne et créer des emplois… L’impôt sur la fortune pour les personnes physiques rapportait relativement peu au budget de l’État – quelque 22 millions par an – et nous avons considéré que son maintien pourrait être un blocage à certaines activités en matière de gestion de patrimoine sur la place financière. Notre première intention est de créer un cadre fiscal favorable pour ceux qui habitent au Luxembourg, et si d’autres personnes souhaitent venir habiter dans le pays, notamment pour ces raisons fiscales que vous évoquez, et si cela peut, au final, permettre de développer des activités sur la place financière, je ne m’en plaindrais certainement pas. Il est, du reste, de mon devoir de tout faire pour que ces activités économiques puissent se développer dans le pays. J’observe par ailleurs qu’il est déjà courant que les résidents d’un pays établissent leur résidence ailleurs

Les plus et les moins

Regard extérieur: Claude Zimmer, associé chez BDO-Compagnie Fiduciaire, a analysé le projet de lo n°5504 et en tire les points positifs et négatifs, au regard des conclusions tirées par le Comité pour le développement de la place financière (Codeplafi).

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· Confirmation du secret bancaire · “Aucun renseignement aux fins de l’imposition du contribuable ne peut être demandé aux établissements de crédit, aux OPC...” · Définition large des intérêts dispensés de la retenue à la source, notamment exclusion des Sicavs de capitalisation contenant au moins 40% d’obligations · Abolition pure et simple de l’impôt sur la fortune · Maintien de l’exonération des droits de succession en ligne directe

· Limitation de la retenue à la source libératoire de 10% aux seuls intérêts à l’exclusion des dividendes où une retenue à la source non-libératoire de 20% reste applicable · La plus-value sur cession d’une participation importante (>10%) reste imposable

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que dans leur pays d’origine pour des raisons fiscales. Nous ne nous opposerons évidemment pas à ce qu’ils viennent habiter ici, mais il ne s’agit pas, en l’occurrence, de l’objectif premier de la loi… Avez-vous, néanmoins, l’intention de développer d’autres mesures en vue de favoriser l’attraction de ces gens fortunés? «Rien de tel n’est prévu pour l’instant par le gouvernement… Je n’ai aucun dossier de cette nature sur mon bureau. L’avis rendu par l’ABBL a mis en avant des interrogations quant à la mise en œuvre de certaines dispositions de ce texte. Comment comptez-vous prendre en compte ces remarques? «Je tiens tout d’abord à noter que l’ABBL a approuvé le texte que le gouvernement a soumis au Parlement. Elle y a, en effet, soumis un certain nombre d’observations techniques, que nous allons examiner en même temps que l’avis du Conseil d’État (qui n’avait pas encore été rendu, au moment où nous mettions notre édition sous presse, ndlr).

Le gouvernement, lui-même, ne compte pas amender le projet de loi, mais il ne s’opposera évidemment pas à examiner d’éventuelles suggestions faites en commission parlementaire. Le point essentiel, à mes yeux, est que le système soit maintenu et puisse entrer en vigueur au 1er janvier 2006. La Chambre des Métiers, dans l’avis qu’elle a rendu, estime pour sa part que la retenue à la source créera des déséquilibres au niveau du choix des investissements, au détriment des investissements immobiliers. Qu’en pensez-vous? «Non, je ne le pense pas, puisque les gens souhaitent diversifier leurs investissements. En ce qui concerne les investissements immobiliers, je tiens à rappeler les mesures d’incitations fiscales prises dans le cadre de la loi du 30 juillet 2002 qui visent notamment à encourager l’investissement dans le logement locatif, moyennant un taux d’amortissement accéléré de 6% pendant une durée de 7 ans. Le gouvernement vient de proroger ces mesures initialement temporaires jusqu’à l’année d’imposition 2007.

[18>>] Il est à noter que le champ d’application du texte est limité dans sa portée, puisque les revenus courants ou encore les bénéfices de cession dans les OPC ne seront pas soumis à ce système de retenue libératoire. Dans le cas des revenus perçus à l’étranger, ceux-ci ne se verront pas appliquer la retenue libératoire, à moins qu’ils ne soient attribués par un agent payeur résident. Pour ce qui est du volet «impôt sur la fortune», il s’agit, techniquement, de «sortir» les personnes physiques résidentes et non résidentes du champ d’application de la loi concernant l’impôt sur la fortune, avec effet à partir du 1er janvier 2006. En effet, les dispositions législatives actuelles restent applicables, d’une part, pour la fixation et l’établissement de la fortune d’exploitation des collectivités et, d’autre part, pour ce qui est des fixations des valeurs unitaires des biens fonciers en vue de l’établissement de l’impôt foncier. À noter, enfin, que l’article 9 du projet de loi prévoit une «liquidation du passé», c’est-à-dire que les informations concernant les revenus soumis à la retenue libératoire ne pourront aucunement être échangées entre les bureaux d’imposition et que leur utilisation à des fins de poursuite pour fraude ou d’une imposition à charge d’exercices antérieurs au 1er janvier 2006 est également exclue. Ces restrictions ne valent cependant que pour des revenus d’intérêts provenant du patrimoine privé et non pas pour ceux d’un patrimoine d’exploitation. || J.-M. G. 20

Photo: Andres Lejona

Le texte a été déposé fin octobre. Cela ne laisse donc que très peu de temps pour clôturer son «parcours» législatif. Ne craignez-vous pas que l’on vous fasse le reproche de vouloir passer en force pour que tout soit en ordre d’ici au 1er janvier? «Non, puisque préalablement à la rédaction de ce projet de loi, j’ai mené un certain nombre de consultations, en particulier avec les principaux acteurs de la place financière, afin de trouver des solutions qui


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«La concurrence fiscale est quelque chose de sain, car elle évite que les impôts ne soient harmonisés vers le haut».

AV I S

Cynisme et monstruosité administrative C’est l’Association des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL) qui, la première, a rendu son avis sur le projet de loi nº 5504. Un texte intégralement relayé, ensuite, dans l’avis «officiel» rendu par la Chambre de Commerce... La communauté bancaire, satisfaite, dans l’ensemble, d’un texte «qu’elle considère comme un premier pas en direction de la création d’un nouveau marché on shore à grand potentiel s’inscrivant dans la tradition de prévisibilité et de stabilité des décisions du gouvernement en matière fiscale», s’est contentée de soulever quelques points de détail d’ordre technique, que l’ABBL estime nécessaire de clarifier. Cela concerne, par exemple, la date à partir de laquelle les banquiers souhaiteraient que soient considérés les intérêts courus, en l’occurrence le 1er juillet 2005 plutôt que le 1er janvier 2006, ce qui éviterait, selon eux, la mise en place de «mesures organisationnelles et informatiques complexes auprès des agents payeurs». L’ABBL note également «une incertitude» quant au champ d’application du principe de «liquidation du passé». Elle souhaiterait savoir, d’une part, si l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines ne devrait pas être, également, concernée par ces dispositions, au même titre que l’Administration des Contributions et connaître, d’autre part, le délai prévu pendant lequel les revenus doivent être soumis à la retenue à la source pour pouvoir bénéficier de cette règle de «liquidation». Plus critiques, en revanche, ont été les avis rendus par la Chambre des Employés Privés et celle des Fonctionnaires et Employés Publics. Cette dernière, outre la critique «traditionnelle» quant aux délais [>>24] 22

puissent à la fois être dans leur intérêt et dans celui des citoyens. Je pense que le texte parvient à atteindre les deux objectifs que j’ai fixés: une fiscalité attrayante pour l’épargnant et un élément qui peut encourager le développement de nouvelles activités et donc être, à moyen terme, créateur d’emploi. Et que répondez-vous à ceux qui, déjà, sont prêts à classifier à nouveau Luxembourg en tant que «paradis fiscal»? «Je pense que ceux qui pourraient évoquer cela doivent avant tout se demander pourquoi ils n’ont pas accepté l’adoption d’un système uniforme en matière de taxation de l’épargne pour toute l’Union. Ce projet de loi n’est que la conséquence logique de l’absence d’un tel système uniforme pour les résidents en Europe. Il appartient à chaque État de l’Union de définir luimême la fiscalité applicable à ses propres résidents. Le gouvernement luxembourgeois a, en la matière, une politique qui consiste à ne pas imposer de façon déraisonnable ces revenus, ce qui explique que le taux maximum d’imposition est de 38% pour les personnes physiques, une retenue à la source libératoire de 10% et une suppression de l’impôt sur la fortune pour les personnes physiques. Nous entendons également maintenir le principe d’absence d’impôt de succession en ligne directe pour les résidents. Procéder de manière contraire constituerait, de toute façon, en ce moment, un frein à l’épargne et à la consommation. Ce serait donc contre-productif pour l’économie et pour les citoyens, à court et long terme.


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permettre sa survie à moyen terme, en assurant son financement…

C’est la raison pour laquelle, malgré les difficultés budgétaires rencontrées, nous n’avons pas augmenté les impôts, ni pour les citoyens ni pour les entreprises.

On observe, dans tous les autres États, qu’il est difficile – voire impossible – de mener à bien ces changements profonds, tant la seule évocation du mot «réforme» est, généralement, de nature à attiser les foudres des partenaires sociaux. Ne craignez-vous pas qu’il en soit de même au Luxembourg? «Je ne pense pas que l’on assiste à une levée de boucliers. Les gens aiment bien conserver ce qu’ils ont, ce qui explique une certaine méfiance vis-à-vis des annonces de réformes. C’est tout à fait compréhensible. Mais ici, nous avons un avantage, c’est celui que les responsables sociaux du pays ont une culture de dialogue qui est sans doute très différente de celle que l’on peut observer dans bon nombre d’autres pays. Nous souhaitons donc mener d’abord des discussions avec les employeurs et les syndicats, et ensuite trancher à l’issue de ces discussions. De toute façon, le gouvernement prendra ses responsabilités à l’issue de ces négociations, qui ont déjà commencé au sein de la Tripartite et qui devront également être menées à la Chambre des Députés…

Cela signifie qu’il faut se serrer la ceinture par ailleurs. A-t-il fallu consentir certains sacrifices pour y parvenir? «Dans une situation économique difficile, et malgré une croissance plus forte ici que dans les pays voisins, il est évident que nous devons veiller à ce que les dépenses n’augmentent pas plus vite que les recettes. C’est actuellement le cas et c’est la raison pour laquelle nous devons, pendant les mois à venir, mener à bien les discussions afin de veiller à ce qu’à moyen terme, la bonne santé des finances publiques puisse être préservée, ce qui permettra d’éviter les augmentations d’impôt. Il y a donc un travail très difficile devant nous et, du reste, le Premier ministre a bien indiqué dans sa déclaration de politique générale du 12 octobre dernier les pistes sur lesquelles nous souhaitons avoir un débat… Quelles sont, selon vous, les pistes à traiter en priorité? «Nous souhaitons que toutes ces pistes soient discutées en paquet. Sortir une des pistes ne permettra pas de mener à bien le débat. Ce n’est que dans l’ensemble que l’on pourra faire des réformes de façon responsable et qui puissent être acceptées par l’ensemble des partenaires sociaux… Ces réformes sont tout à fait nécessaires. Elles ne visent pas du tout à abolir l’État social, mais plutôt à

Vous êtes-vous fixé un échéancier précis? «Cela dépendra évidemment des mesures à prendre, mais nous avons l’intention de faire en sorte que les premières d’entre elles se reflètent dans le budget de l’année 2007…

Doit-on considérer ce projet de loi comme un des éléments du grand puzzle qui constitue la promotion de la place financière luxembourgeoise? «On peut le voir comme cela, en effet. La directive européenne en matière de fiscalité de l’épargne et le fait qu’elle ait enlevé bon nombre de points d’interrogation qui se posaient quant à l’avenir du private banking, d’une part, et le présent projet de loi, d’autre part, nous permettent en effet aujourd’hui de mieux expliquer à l’étranger ce qu’est cette formidable place financière qui est la nôtre. J’estime qu’il est de mon devoir d’expliquer et de faire du marketing à l’étranger pour ce secteur clé de l’économie luxembourgeoise, tant pour l’activité du private banking que celle des fonds d’investissement. Aujourd’hui, grâce au cadre juridique et fiscal existant, mais aussi du savoir-faire que nous avons développé au fil des ans, Luxembourg est le numéro deux au monde en matière de fonds d’investissement et le numéro huit en tant que centre financier en général. Je souhaite donc apporter la contribution du gouvernement à cet effort de promotion de la place, et je l’ai, du reste, fait ces dernières semaines, tant aux États-Unis qu’en France et en Russie, mais aussi au Moyen Orient ou dans les Émirats Arabes Unis. La démarche géographique est double: expliquer encore et toujours la place sur les marchés qui nous connaissent déjà et la présenter aux nouveaux marchés sur lesquels je souhaite que nous puissions acquérir de nouvelles activités économiques.

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«Il est de mon devoir de tout faire pour que ces activités économiques puissent se développer dans le pays».

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Je le fais parce que tous les problèmes qui ont accompagné les discussions sur la fiscalité de l’épargne sont aujourd’hui aplanis et que j’ai la volonté de contribuer au développement de la place financière au cours de cette législature. Je le fais aussi parce que le pays en a besoin afin d’assurer les recettes nécessaires pour financier le budget. Il faut bien que les impôts soient payés quelque part! Et je veux que cette place financière se développe dans les directions que j’ai mentionnées: une place solide, diversifiée et très internationale…

«Les premières réformes devront se refléter dans le budget de l’année 2007…».

[22>>] réduits de la procédure législative, évoque des «monstruosités administratives» en prévision des démarches de restitution de l’impôt versé, pour lesquelles les frais administratifs pourraient dépasser, de loin, le montant restitué aux épargnants. Et de demander, ni plus ni moins, au gouvernement «de reprendre le projet sur le métier, de le reconsidérer à la lumière de tout ce qui précède et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, quitte à en décaler l’entrée en vigueur de quelques mois». Dans le même esprit, le Syndicat Unifié des Impôts Directs (SUID) a publié un communiqué au titre évocateur («Fiscalité: retour au moyen-âge») remarque que le projet, en l’état, nécessiterait la création d’un nouveau service au sein de l’Administration des contributions, avec au moins 60 personnes, ce qui semble irréalisable alors que la fonction publique ne recrute plus actuellement. La Chambre des Employés privés, quant à elle, marque une opposition formelle au principe de suppression de l’impôt sur la fortune. Réfutant «la logique arithmétique simpliste du gouvernement» prévoyant une compensation des moins-values fiscales par les recettes provenant de la retenue libératoire, la CEP-L s’interroge sur «la bonne gouvernance de se priver, en pareille situation, d’une recette de 22 millions d’euros», faisant allusion à la «situation budgétaire tendue» de l’administration centrale et le déficit des rentrées fiscales, notamment relatives à la TVA. «Abolir, en pareille époque, un impôt sur la fortune peut paraître quelque peu cynique aux yeux des ménages à faibles revenus, qui risquent d’être les premières victimes d’un durcissement de la politique sociale», estime la Chambre. || J.-M. G. 24

Quels sont les autres «efforts» que le gouvernement entend mener dans le cadre de cette promotion? «Il faut surtout bien vendre les nombreux produits que nous avons sur la place: les produits classiques, gestion de patrimoine, fonds d’investissement, mais aussi les produits nouveaux sur lesquels j’ai travaillé ces dernières années, comme la titrisation et les Sicar mais aussi d’autres produits alternatifs dans le domaine des fonds comme les pension pooling vehicles. Je noue beaucoup de contacts à l’étranger pour que ces lois et ces produits soient connus et puissent être appliqués au Luxembourg. Les débuts sont là, mais il faut développer et consolider la chose. C’est une action prioritaire que je me suis fixée. Je ne pense pas qu’il y ait, à l’heure actuelle, de nécessité pour la mise en place de nouvelles législations, sauf si de nouveaux produits financiers venaient à voir le jour et pour lesquels il faudrait un encadrement juridique spécifique. Notre objectif est d’assurer la sécurité juridique tout en offrant de nombreuses options qui permettent le développement de la place financière». || Propos recueillis par Jean-Michel Gaudron

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La Chambre de Commerce craint que l’effet ciseau entre l’évolution des recettes et des dépenses s’amplifie, éloignant davantage les finances publiques luxembourgeoises de leur équilibre.

BUDGET 2006

Avis partagés Au-delà des critiques d’usage, notamment sur la forme, les institutions consultées sur le projet de budget réclament toutes des actes concrets pour redresser la situation financière du pays. Le dépôt du projet de loi concernant le budget des recettes et des dépenses de l’État constitue, chaque année, un exercice de haute voltige pour les gouvernements en place. Depuis 1999, certes, Luc Frieden, ministre du Trésor et du Budget, a eu le temps de prendre ses marques, mais en ce temps-là, la situation financière du pays était on ne peut plus florissante. Le budget du pays affichait, en effet, un excédent d’environ 7 millions d’euros. Le 19 octobre dernier, les comptes déposés par Luc Frieden tablent, pour l’exercice 2006, sur un déficit de quelque 300.000 euros du budget total. «Si nous voulons continuer à assurer le modèle social tel qu’on le connaît, il faudra changer certaines choses. Nous arrivons à nous en sortir avec les réserves budgétaires, mais cette situation ne pourra pas durer éternellement», a indiqué le ministre, devant les députés, précisant qu’un certain nombre de projets non prioritaires seraient reportés de deux ans, faute de financement. Cette approche mesurée, voire alarmiste, de la situation macro-économique du pays, n’a pas manqué d’agacer quelque peu la Chambre des Employés Privés, qui note la volonté des auteurs du projet de budget de «dresser un portrait plutôt maussade de la situation économique luxembourgeoise. (…) Cette approche est non seulement regrettable, mais est en sus dommageable». La CEP-L, qui note que «l’économie luxembourgeoise fonctionne bien», estime, ainsi, qu’il n’est pas opportun «d’ébranler» davantage la confiance des consommateurs qui, selon les données du Statec, n’auraient déjà pas trop le moral. La Chambre regrette, par ailleurs, que la diffusion des chiffres relatifs au chômage se fasse sur une base «brute». Ils ne sont pas corrigés des variations saisonnières, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays. «Cette façon de faire (…) ne peut que contribuer à entretenir un pessimisme ambiant, malvenu et guère fondé», prévient la CEP-L, qui soupçonne le gouvernement de vouloir s’appuyer sur «une certaine dose d’angoisse et de 26

défaitisme», savamment étudiée, pour «tenter de faire passer les réformes prescrites et décidées par les instances et les gouvernements européens». Et de plaider pour «un changement de cap», avec «l’abandon de politiques qui s’attellent à la modération salariale, au ’détricotage’ des systèmes de protection sociale ou à la fuite en avant en matière de fiscalité». Du reste, dans les différents avis rendus par les institutions sollicitées dans le cadre de ce projet de loi nº 5500, les critiques quant à la forme ont bien souvent introduit les considérations plus «techniques» du dossier. Premier grief souvent exprimé à l’encontre du législateur: les délais pour le moins raccourcis dont chacun a disposé pour s’exprimer sur le sujet. Dans un souci de pouvoir bénéficier des données économiques les plus récentes et, ainsi, se baser sur des prévisions les plus justes possible, le gouvernement a reculé – tout comme en 2004 – à la mi-octobre le dépôt de ce projet de budget, ce qui a laissé à peine un mois à chacun pour rédiger son avis. «Un délai trop court pour pouvoir élaborer une prise de position détaillée et fouillée d’un projet de loi d’une telle envergure», regrette la CEP-L. De surcroît, et contrairement aux espoirs initiaux, certaines données faisaient quand même défaut dans le texte. Le Conseil d’État, qui a été le premier à s’exprimer, déplore ainsi l’absence de La notification sur le déficit public 2004 et les prévisions pour 2005 et 2006, des Comptes nationaux annuels révisés, portant sur 2004 et d’une première estimation du deuxième trimestre 2005, ainsi que de la prévision actualisée de tous ces éléments. «La nouvelle procédure fait donc économiser au gouvernement et à ses services un temps considérable, en éliminant en particulier l’étape de l’élaboration des amendements budgétaires, mais en n’accordant aux autres instances impliquées dans la procédure, notamment au Conseil d’État, qu’un délai mesuré parcimonieusement», déplore la haute corporation, qui juge plus «grave» encore l’absence d’informations essentielles sur l’évolution des éléments principaux du budget (inflation, emploi, PIB).


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Le Conseil d’État ne peut donc que déplorer que les attentes placées dans la refonte de la procédure budgétaire paraissent loin de se réaliser et l’absence d’un «effort de coordination élémentaire» avec la publication de la note de conjoncture nº 2-05 du Statec, intervenue postérieurement au dépôt du budget.

A D M I N I S T R AT I O N S P U B L I Q U E S De l’excédent au déficit Entre 2001 et 2004, les finances publiques luxembourgeoises sont passées d’une large situation d’excédent (1,337 milliard d’euros) à un déficit de 158 millions d’euros. Le pays a connu, en l’espace de quatre années, la plus forte dégradation du solde budgétaire moyen de l’administration publique. Maigre consolation: la dette publique du Luxembourg (1,69 milliard d’euros) est, en termes de PIB, la plus basse relevée en Europe (6,6% du PIB).

Un seul mot d’ordre: réformer! Tous ne se sont pas, cependant, embarrassés de ces considérations, préférant entrer dans le vif du sujet et, par la même, exposer des revendications qui, à défaut d’être franchement nouvelles, peuvent prendre, dans ce contexte budgétaire, un relief un peu différent. Le mot «réforme» revient, évidemment, très souvent dans les avis. «Les déficits budgétaires exigent des réformes structurelles urgentes», titre la Chambre de Commerce; «Ces réformes ne sont pas un mal nécessaire», estime la CEP-L; «Une réforme plus approfondie des règles d’élaboration et d’exécution du Budget de l’État», demande pour sa part la Chambre des Métiers, aux yeux de qui «le projet de budget annuel de l’État ne donne pas une image fidèle de la situation financière consolidée de l’administration publique dans son ensemble». Le facteur principal du déficit public est, en toute logique, l’administration centrale, c’est-à-dire l’État au sens strict, dont les recettes ont progressé moins vite que les dépenses. «L’effet ciseau entre l’évolution des recettes et des dépenses va s’amplifier, éloignant davantage les finances publiques luxembourgeoises de leur équilibre», craint même la Chambre de Commerce pour qui la principale réforme tient en la désindexation des dépenses publiques dès l’exercice 2006. Bien que classifiée dans la catégorie des mesures «à faisabilité politique faible», cette «décorrélation» constituerait, en outre, à ses yeux, «un élément de la politique anti-inflationniste que le gouvernement est appelé à mettre en œuvre». La Chambre des Métiers ne dit pas autre chose, en souhaitant «briser le lien entre indexation et dépenses budgétaires». La Banque Centrale du Luxembourg, qui rappelle qu’il convient de ne pas imputer la détérioration de la situation au seul ralentissement conjoncturel observé depuis 2002, insiste, pour sa part, sur l’importance de freiner «au plus vite» la progression des dépenses publiques (qui découle, dans une large mesure, selon elle, de diverses mesures, notamment fiscales, adoptées ces dernières années), «d’autant qu’une augmentation des déficits, de l’endettement ou de la pression fiscale ne contribuerait assurément pas à renforcer l’attrait de l’économie luxembourgeoise pour les investisseurs étrangers». La BCL, satisfaite de disposer, dans le projet de budget, de données sur l’évolution du compte global des administrations publiques en général – et de l’administration centrale en particulier – regrette néanmoins que «les calculs sous-jacents ne soient pas mieux valorisés» et l’absence, par exemple, d’une ventilation des recettes jugée particulièrement «informative», surtout dans le contexte d’une très nette décrue des recettes budgétaires de TVA. 27


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Photo: David Laurent

Le Conseil d’Etat déplore que les attentes placées dans la refonte de la procédure budgétaire paraissent loin de se réaliser.

Parmi les mesures avancées par le gouvernement, figure celle de recourir davantage au système du Partenariat Public-Privé (le fameux PPP) en vue des financements des grands projets d’investissements de l’État. La Chambre de Commerce s’en félicite et invite le gouvernement «à réfléchir rapidement (à) comment implémenter un premier projet d’envergure par le recours à ce modèle». La Chambre des Métiers, également favorable à cette idée, tient cependant à mettre en garde contre «une utilisation intempestive et irréfléchie de ce procédé». Elle craint, en effet, qu’un recours massif aux PPP pour la réalisation d’équipements publics, avec l’appui de géants européens du bâtiment ou des travaux publics, exclurait, de fait, les PME de ce type de contrat, ce qui risque, à terme, de détruire la structure économique du secteur de la construction indigène. La Chambre se demande, ainsi, s’il ne serait pas nécessaire de se doter d’une réglementation spécifique en matière de PPP, qui tienne compte des particularités de l’économie luxembourgeoise.

EMTN à vendre Si, au final, bon nombre de propositions évoquées ça et là restent dans le domaine des considérations générales (réforme souhaitée de l’ADEM, fusion de l’Administration des Contributions Directes et de celle de l’Enregistrement et des Domaines, augmentation des moyens de la recherche publique, incitation pour les communes à participer aux efforts d’économies des administrations étatiques, maîtrise de l’inflation galopante et des dépenses au niveau des transferts à la sécurité sociale, amélioration du contrôle de la politique salariale dans la fonction publique,…), la Cour des Comptes, recommande, elle, un acte concret en vue de juguler la détérioration de la Trésorerie de l’État, plombée par la baisse continue de la réserve budgétaire et des avoirs des fonds spéciaux. Il s’agit de la vente des titres Euro Medium-Term Notes (EMTN), détenue par l’État, «dont les cours actuels permettent un désengagement sans perte avant échéance des tranches restantes. Les liquidités ainsi récoltées permettront à la Trésorerie de continuer à honorer les engagements de l’État et de retarder ainsi le recours à un emprunt coûteux». Ces EMTN sont des investissements à moyen et long terme effectués auprès de la BCEE, dont l’encours actuel se chiffre à 420 millions d’euros. Un placement qui a donné lieu à un rendement de 3,2%, «soit un point de mieux par rapport à un placement à terme classique», commente la Cour des Comptes. Ce portefeuille d’EMTN représente 21% de l’ensemble des placements de la Trésorerie de l’État, lesquels s’élevaient, au 30 septembre 2005, à 1,99 milliard d’euros, contre 2,74 milliards d’euros un an plus tôt, soit un repli conséquent de près de 28% C’est le 1er décembre, au moment où nous clôturions cette édition de paperJam, que la Commission des Finances et du Budget de la Chambre des députés devait procéder à l’examen et à l’adoption du projet de rapport. || Jean-Michel Gaudron 28


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OPEL / GRAND GARAGE MULLER

Une séparation passée inaperçue!

Marc Origer, managing director du Grand Garage Muller

Photo: David Laurent

La chrysalide va très bientôt devenir papillon. Le Grand Garage Muller achève ainsi sa mue au travers de ses trois nouveaux showrooms fleurant bon le neuf. Cerise sur le gâteau, il redevient vendeur officiel de la marque Opel. Fin des travaux! Avec 2.000 m2, les trois showrooms ont gagné en modernité, en respect des normes (édictées indépendamment par les différents constructeurs) et en superficie. Avec 500 m2 supplémentaires; le Grand Garage Muller peut maintenant exposer avec plus «d’envergure» les modèles des marques Fiat, Lancia, Kia et Opel. Un tel espace permettrait même d’accueillir une cinquième marque. Mais loin de cette idée, Marc Origer, managing director, admet «qu’il faudrait pour cela que cet éventuel nouveau constructeur constitue une niche complémentaire aux marques présentes. Mais pour l’instant nous préférons nous focaliser sur nos quatre marques et n’avons donc pas de volonté spécifique en ce sens». Quatre marques, oui, mais depuis peu. Le 31 mars 2002 avait, en effet, marqué la fin de la concession Opel… Une fin officielle, mais une fin passée inaperçue; les ventes de véhicules Opel se poursuivant néanmoins pour tout client intéressé. Indissociable de cette marque, le Grand Garage Muller, grâce à une association avec Autopolis de Bertrange, distribue à nouveau les produits Opel depuis le 1er novembre dernier. Par cette nouvelle alliance, le constructeur souhaite consolider sa position sur le marché luxembourgeois au travers de ses trois distributeurs officiels. Avec 4,7% de part de marché actuellement, Opel a, en effet, perdu son rang; cette marque qui détenait dans les années 70-80, plus de 10% de part de marché… || J.-M S.

F O I R E D E L’ É T U D I A N T

Photo: David Laurent

Recherche à l’honneur

REGIO AKTUELL

News TV Grande Région T.TV, Saar TV et Antenne West s’associent dans un programme commun. Il n’y avait pas de raison que le concept de Grande Région ne devienne pas une réalité concrète en matière de télévision, média sans frontière par excellence. C’est désormais chose faite avec Regio Aktuell, un magazine quotidien d’une heure commun aux chaînes T.TV (Luxembourg), Saar TV (Sarrebruck) et Antenne West (Trèves), qui couvrira des sujets sur la politique, la culture et le sport dans la Grande Région. Le programme sera diffusé par satellite, câble et ondes hertziennes, mais aussi sur les téléphones portables 3G. «Un autre avantage de cette joint-venture transfrontalière est la proximité de T.TV de la maison mère suédoise Tele2 AB, ce qui nous garantit une connexion immédiate à toutes les innovations techniques dans le domaine mobile, WEB TV et UMTS», a précisé Antoine Santoni, le directeur général de T.TV. || 30

Une nouveauté pour cette 19e édition de la Foire de l’Étudiant, un îlot de la recherche visant à sensibiliser les jeunes et à les orienter. Si l’Université du Luxembourg en est à ses balbutiements, la Foire de l’Étudiant est, elle, bien rodée. Pour sa 19e édition, qui s’est tenue les 17 et 18 novembre à Luxexpo, la Foire s’articulait autour d’une nouveauté, l’îlot de la recherche. Alors qu’une campagne d’information Firwat net Fuerscher a été lancée en septembre, et que l’université s’oriente autour de la recherche, le thème est on ne peut plus à la mode. L’objectif était de sensibiliser les étudiants aux études scientifiques et les informer sur les possibilités offertes au Grand-Duché. Placée sous le thème des métiers de la santé, l’édition 2005 constituait une bonne occasion de présenter la recherche publique dans le domaine de la santé. Le ministère de la Recherche, le Fonds National de la Recherche, Luxinnovation, les CRP Santé, Gabriel Lippmann et Henri Tudor, le Science Club et l’association Jonk Fuerscher s’étaient ainsi regroupés pour l’occasion sur un même stand. || F. R.


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VLM AIRLINES

30% de croissance entre Luxembourg et Londres Photo: VLM

En deux ans, VLM a bien résisté à la concurrence de Luxair sur le marché britannique. En 2005, VLM Airlines a enregistré une croissance de 30% de son trafic sur la liaison Luxembourg-London City. Une destination opérée en stand alone depuis deux ans par la compagnie d’origine flamande, après cinq années de coopération commerciale avec Luxair. «Être concurrents ne nous rend pas la vie facile, mais même si nous perdons encore un peu d’argent en 2005, nous connaissons un certain succès», estime Johan Vanneste, managing director de VLM. Trois vols par jour sont assurés entre Luxembourg et l’aéroport London City, à partir duquel VLM opère huit autres destinations (parmi lesquelles l’Île de Man). C’est d’ailleurs entre les deux capitales que la compagnie a fêté, fin octobre, son 500.000e passager de l’année, deux mois plus tôt qu’en 2004. VLM, dont la flotte est composée de 14 Fokker 50, n’exclut pas la possibilité de renouer un partenariat commercial avec Luxair, ou bien d’ajouter un vol quotidien supplémentaire à destination de Londres, si la croissance devait se maintenir. || J.-M. G.

L E S F R O N TA L I E R S . L U

À cinq ans, on grandit encore!

Laurent Kratz, fondateur, Sylvie Delattre, webmaster, Pierre Gérard, directeur cofondateur, et Arlette Zeoli, responsable commerciale

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Photo: David Laurent

Le flot de travailleurs frontaliers ne cesse d’augmenter. En parallèle, le site lesfrontaliers.lu s’est imposé, depuis 2000, comme une référence au sein de cette «communauté», avec le regard résolument tourné vers d’autres projets. Revenons cinq petites années en arrière… À cette époque, une idée germe dans l’esprit de Laurent Kratz, alors travailleur frontalier: partant du précepte tautologique qu’«Internet, c’est global», il inverse la problématique et admet comme base de départ qu’«Internet, c’est local». Il s’associe alors à Pierre Gérard, avec qui il fonde la société Neofacto, éditeur du site lesfrontaliers.lu. Ce site va, au cours des années, s’embellir de nouvelles rubriques et prendre une dimension reconnue dans le champ online grand-ducal. Aujourd’hui, frontaliers et résidants sont toujours plus nombreux à visiter le site à la recherche d’informations liées à l’emploi, à la fiscalité, aux transports, etc. Pour répondre le plus lisiblement à cette demande, lesfrontaliers.lu s’est donc étoffé de nombreuses rubriques comme l’actualité, le forum, les petites annonces, le shop en ligne ou l’info-trafic. Entre temps, Neofacto s’est installé au Technoport en 2001 puis a créé sa filiale, Néonline, éditeur de sites Internet. Car, lesfrontaliers.lu a dorénavant deux petits frères: diegrenzgaenger.lu, son pendant germanophone et lesjobs.lu, site d’offres d’emploi. Mais revenons, à leur aîné: actuellement, lesfrontaliers.lu

connaît une moyenne mensuelle de 170.000 visites pour 1.300.000 pages vues. Plus de 24.000 personnes sont inscrites sur le site et reçoivent, entre autres, la newsletter. Il se positionne désormais parmi les sites luxembourgeois les plus visités. lesfrontaliers.lu, c’est aussi une communauté qui croît régulièrement et qui fait vivre le site par ses réactions, ses conseils, ses idées… Communauté que commencent à regarder d’un autre œil les sociétés luxembourgeoises. En effet, les frontaliers ne viennent plus simplement travailler au Luxembourg mais profitent également de leur temps sur notre territoire pour consommer. Et cette nouvelle donne, mise en valeur par lesfrontaliers.lu intéresse tout particulièrement les entreprises nationales qui ont tendance, de plus en plus, à passer par ce site pour toucher le public élargi de la Grande-Région. Le site lesfrontaliers.lu a donc maintenant pleinement sa place sur la toile nationale, mais ce n’est pas pour autant que les projets vont se tarir! D’autres nouveautés vont donc, à l’avenir, s’insérer sur le site avec peut-être et, pour exemple, la mise en place d’une radio numérique… || J.-M S.


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Entre janvier et août 2005, le trafic enregistré à l’Aéroport de Luxembourg a affiché une hausse de 3% pour ce qui est des passagers (avec 1,06 million de personnes recensées en huit mois) et de 5% pour les activités de fret (avec un peu moins de 478.500 tonnes). Le nombre de mouvements d’avions, qui a franchi le cap des 43.000, a connu, pour sa part, une hausse de 4%. www.aeroport.public.lu

Aéroport de Luxembourg - Evolution du trafic passager 2004/2005

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Aéroport: trafic en hausse

Source: Aéroport de Luxembourg

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Mesures en faveur de l’emploi

Photo: Service Information et Presse

Le patronat s’engage à offrir 1.000 nouveaux postes d’apprentissage.

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La deuxième réunion du Comité de Coordination Tripartite, qui s’est tenue le 18 novembre dernier, consacrée à la compétitivité de l'économie nationale et au programme national de réforme du pays dans le cadre de la stratégie de Lisbonne, a débouché sur des promesses. L’objet de cette réunion consistait à discuter des mesures en faveur de l’emploi. Les discussions ne sont pas restées vaines, puisque le patronat a proposé d’offrir 1.000 nouveaux postes d’apprentissage (700 dans l’artisanat et 300 dans l’industrie) et le commerce et s’est engagé à recourir de façon plus intensive aux stages d’insertion pour les jeunes. Un système qui donne l’opportunité aux jeunes d’avoir un contrat d’une durée d’un an, financé pour moitié par l’État. Selon le ministre du Travail, François Biltgen, 70% des jeunes qui sortent d’un tel stage d’insertion trouvent un emploi fixe. Déplorant toutefois qu’à l’heure actuelle seulement 200 jeunes profitent de ce dispositif, le ministre a annoncé qu’il mènerait lui-même un dialogue actif avec les chefs du personnel d’entreprises de différents secteurs afin d’analyser comment un recours plus important à ce genre de mesures est possible. Les partenaires sociaux se sont également prononcés en faveur d’une réforme de l’orientation professionnelle, afin de mieux anticiper les besoins futurs. La prochaine réunion du Comité de Coordination Tripartite aura lieu le 13 décembre et sera consacrée à la politique financière. || F. R.


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LUXTRUST

4,5 millions d’euros dédiés à la signature électronique Avant toute chose, il s’agira de construire la plate-forme LuxTrust. Une fois le cahier des charges finalisé, et la procédure de soumission lancée, il restera à choisir les opérateurs pour les outils d’identification et la signature électronique. Maintes fois annoncée, la constitution de la société anonyme LuxTrust est, enfin, intervenue le 18 novembre dernier, avec la signature de l’acte par les différentes parties prenantes, à savoir Jeannot Krecké pour le ministère de l’Économie, Claude Wiseler pour celui de la Réforme administrative, et les représentants des entreprises et organismes partenaires. Parmi les actionnaires, on compte les banques Fortis, BCEE, Dexia-BIL, Raiffeisen, Nomura Bank, HVB, l’EPT, les Chambres de Commerce et des Métiers, la société de la Bourse et les Sociétés Nationales de Certification et d’Homologation et de Contrôle Technique. La société, présidée par Serge Allegrezza, directeur du Statec, est dotée d’un capital social de 4,5 millions d’euros, dont les deux tiers proviennent de l’État et de la Société nationale de Crédit et d’Investissement. M. Krecké a salué «l’excellent travail réalisé par le Groupement d’Intérêt Économique (GIE) LuxTrust», constitué en mars 2003 par le secteur bancaire et le ministère de l'Économie, en vue de la mise en place d'une infrastructure à clé publique. Une PKI (Public Key Infrastructure) est indispensable pour sécuriser le transfert de données confidentielles; la signature électronique n'étant valable qu'avec une PKI, afin de respecter la loi luxembourgeoise du 14 août 2000 relative au commerce électronique et le règlement grandducal du 1er juin 2001 sur les signatures électroniques. «Nous avons l’ambition d’être un centre d’excellence», a insisté le ministre de l’Économie. De son côté, Claude Wiseler est persuadé que «la mise à disposition de la signature électronique sera un garant de la compétitivité du pays». Le chemin à parcourir avant que la plate-forme de certification électronique, qui permettra d’assurer un haut niveau de sécurité et de confidentialité, ne soit généralisée dans le pays, s’annonce cependant encore long. L’implémentation de cette PKI se fera par étapes, en commençant par les applications business to business, business to government et, enfin, business to consumer. Le cahier des charges n’est pas encore finalisé mais devrait l’être prochainement. Une version était déjà attendue, avec du retard, pour décembre 2004. Si l'émergence du projet a quelque peu traîné, c'est surtout en raison de certaines réticences venues du secteur bancaire, qui ne montrait guère d’intérêt pour le BtoC, estimant alors avoir un niveau de sécurité suffisant, regrettait, il y a un an, le ministre de l'Économie. «Maintenant, on y voit plus clair. Le développement est coûteux, c’est pourquoi il faut une masse critique des utilisateurs. Les banques n’étaient pas prêtes à migrer sur un seul système et avaient un peu peur de la PKI car il s’agit d’un système plus lourd que l’actuel», précise Carlo Thill, président du comité de direction de Fortis Banque Luxembourg. Frank Rockenbrod, vice-président du conseil d’administration de LuxTrust et directeur adjoint de Dexia-BIL, ajoute que la réticence venait plutôt du timing, en raison des incertitudes techniques, sécuritaires et légales qui subsistaient. «Depuis lors, de nouvelles réglementations ont vu le jour, comme le statut PSF, qui a rendu possible la mise en commun du projet de jointventure entre le secteur privé et le public». La demande d’agrément de LuxTrust en tant que PSF est actuellement en cours. «Depuis 1997, toutes les banques principales de la place disposent de solutions sécuritaires sur Internet. Le maintien d’un haut niveau de sécurité dans

Photo: David Laurent

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Les ministres Jeannot Krecké (à gauche) et Claude Wiseler ont l’ambition de faire du Luxembourg une référence en matière de signature électronique.

nos systèmes de web-banking constitue un défi de premier ordre. Les évolutions technologiques nous amèneront, tôt ou tard, à remplacer ces solutions par des systèmes plus ouverts, permettant de se diriger davantage vers des modèles d’interaction entre les systèmes électroniques. Les systèmes fermés des banques ne permettent pas, actuellement, de mutualiser la signature électronique», précise M. Rockenbrod. Le grand défi réside dans le choix adéquat des différents moyens sécuritaires en fonction des besoins tout en conservant un système convivial, simple d’utilisation et pas trop cher. Grâce aux certifications LuxTrust, l’utilisateur final se verra délivrer un support de signature électronique, une carte à puce par exemple, qui garantira une utilisation homogène sécurisée d’applications multiples du secteur public et privé. Deux types d’offres coexisteront: la gestion centralisée des PKI sur un serveur à distance hautement sécurisé et des PKI sur smart cards lues par un périphérique spécifique. Le gouvernement et le secteur privé se sont mis d’accord sur un programme en étapes, en commençant par des projets-pilotes. «Du côté des banques, certaines applications interbancaires, où le besoin pour une véritable signature électronique est le plus évident, seront migrées en priorité. Ensuite aura lieu l’intégration des systèmes de home banking», explique encore le vice-président. Le marché luxembourgeois étant très petit et la PKI très onéreuse, LuxTrust devra se positionner dans un marché qui dépasse les frontières du pays. «Avec, d’un côté, les instances publiques et, de l’autre, les forces vives de l’économie, on a certainement une petite avance sur le reste de l’Europe», conclut Frank Rockenbrod. || Florence Reinson 35


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Photo: Andres Lejona

Nicolas Rollinger, 43 ans, a étudié l'économie à Bruxelles ainsi que le marketing / art direction. Il est à l’origine de la modernisation de la Fortuna Banque depuis ces six dernières années.

PORTEFEUILLE

Nicolas Rollinger Quel souvenir gardez-vous de votre premier argent de poche? «J’en étais fier évidemment. Une chose est sûre, il ne remplissait pas très longtemps mes poches! Je l’ai amélioré en revendant ce dont je n’avais plus besoin, à commencer par des bandes dessinées, dans le garage de mes parents. Petit clin d’œil nostalgique: mes parents ont fait repeindre le garage, récemment, mais jusqu’alors, on lisait toujours mes inscriptions à la craie «5 francs la BD».

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matériels. Mais en avoir assez est nécessaire non seulement pour survivre, mais également pour assurer à sa famille une vie décente et garantir l’éducation des enfants.

Votre premier salaire… Racontez-nous! «J’en étais fier également. Il représentait pour moi l’indépendance absolue! Avec mon premier salaire, j’ai voulu remercier mes parents, qui m’ont permis de faire mes études, en offrant un bijou fantaisie à ma mère. Elle le porte encore aujourd’hui, j’en suis très honoré. Mais je n’avais plus de sous pour leur offrir un bon dîner, comme la coutume le voulait dans notre famille. Ils ont donc dû attendre mon 2e salaire pour cela.

Quelle affaire qualifieriez-vous de la «meilleure de votre carrière», jusqu’à présent? Elle s’est déroulée pendant ma vie étudiante. Je vendais des Ferrari! Pas de vraies voitures! ( rires). Des modèles réduits, échelle 1/18. À ce moment-là, le modèle Ferrai F-40 est sorti et a été rapidement en rupture de stock. Par hasard j’ai trouvé une trentaine de modèles F-40 en passant devant un magasin à Bruxelles. Le temps de concevoir ma stratégie de marketing et j’ai revendu tout mon stock en un week-end, pour le quadruple de leur prix! Cela, pendant que mes amis transpiraient dans leur job de vacances, pour gagner moins de la moitié de ce que j’avais gagné en un week-end.

«Pour gagner, il faut risquer»: cette devise est-elle aussi la vôtre? «Oui, évidemment, mais, en tant que banquier, il faut que ce soit un risque calculé. D’autant plus si l’on gère l’argent des autres (rires). Nous sommes une petite banque et nous pratiquons une certaine — mais rassurante — distance vis-à-vis d’un risque non contrôlable.

Avez-vous déjà préparé la succession de votre patrimoine? «Oui, évidemment. Je suis toujours en train de trouver des modèles réduits rares! Plus sérieusement, chacun doit préparer la succession de son patrimoine. J’invite tous ceux qui s’interrogent sur cette question à me rendre visite à la Banque pour établir et soigner une succession réaliste et personnalisée.

Avez-vous, un jour, été amené à constater que «L’argent ne peut pas tout acheter»? «Ce n’est qu’une utopie pure et simple de croire que l’argent peut acheter autre chose que des biens

Combien d’argent avez-vous dans votre portefeuille en ce moment? «155 euros».


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LUXEMBOURG 2007

«Éviter une prolifération de manifestations sans public» Avis aux retardataires! Le budget de la Capitale Européenne de la Culture est déjà pratiquement distribué… même si l’incertitude règne toujours sur les lieux d’accueil de plusieurs événements.

Photos: David Laurent

Robert Garcia: «Beaucoup de décisions restent à prendre par les autorités publiques; j’espère qu’elles le seront rapidement».

Un an, jour pour jour, avant le lancement de «Luxembourg et Grande Région 2007, Capitale Européenne de la Culture», le 8 décembre 2006, le coordinateur général de l’événement, Robert Garcia, a dévoilé l’avant-programme des réjouissances… ainsi que son espoir de voir pérénnisés les plus beaux projets, parmi les quelque 500 déjà sur les rails. Rencontre. Monsieur Garcia, aimeriez-vous que l’horloge du temps ralentisse un peu ou au contraire qu’elle accélère? «Je crois que nous sommes très bien dans l’horaire. Nous aurions peut-être besoin d’une bonne semaine de vacances, mais à part ça, ça va. Le rythme est déjà très intense? «Certainement, oui. Il faut dire que nous venons de boucler le pré-programme, lequel contient 500 projets. Il y a sans cesse des modifications, et comme nous sommes en pahse de recrutement de personnel, tout cela n’est pas très aisé. Nous attendons également avec impatience des décisions importantes concernant les lieux d’accueil. Bref, janvier devrait être nettement mieux que décembre! 38

Quel est votre principal souci dans l’immédiat? «Assurément, les locaux. Pour certaines infrastructures, les modalités de mise à disposition sont encore incertaines, des transformations sont à prévoir, à budgétiser… Bref, beaucoup de décisions à prendre par les autorités publiques; j’espère qu’elles le seront rapidement. Certains projets très importants nécessitent des transformations d’immeubles, d’autres sont conçus dans une perspective durable, comme les festivals. Pour les lancer durant l’année culturelle, il faut être sûr que la région concernée – ou, selon les cas, le gouvernement – sera prête à les poursuivre ensuite. De quel type de festival s’agit-il? «Nous travaillons à Luxembourg sur un festival international de cinéma. Évidemment, un tel événement n’est pas conçu pour une seule année et il doit donc être pérennisé. Il faut que les pouvoirs publics marquent leur accord pour le soutenir, pendant quelques années, jusqu’à ce qu’il puisse se porter sans fortes subventions, avec des apports privés. Mais pour la phase de démarrage, il est nécessaire d’obtenir l’engagement qu’il sera supporté après 2007.

Aura-t-il une thématique particulière? «Ce sera un festival dans le style des grands festivals européens. Il y aura une thématique que je ne peux pas encore dévoiler, car elle n’est pas avalisée. Ce festival sera néanmoins pluriel, c’est-à-dire qu’il y aura, à côté de cette thématique principale, des possibilités de positionner d’autres œuvres. Mais là, tout est encore assez ouvert. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il ne figure pas dans l’avant-programme. Dans ce dernier, il manque beaucoup de choses intéressantes qui n’ont pas encore reçu leur aval. Attendez-vous encore beaucoup de propositions? «Tout dépend des disciplines. Pour la musique par exemple, les délais de programmation sont courts, rarement au-delà de six mois. Donc pas mal d’entre elles devraient encore arriver. Ce qui est plus ou moins ficelé, ce sont les grandes expositions, le festival… De toute façon, un projet peut être remis jusqu’en septembre 2006, mais sans garantie – et même sans perspectives réalistes – d’avoir des subventions. Nous avons déjà engagé pratiquement tout notre budget. Dommage pour ceux qui arrivent tardivement… Il y a bien sûr une petite cagnot-


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te de réserve pour des projets phares très originaux… mais ceux qui viennent maintenant avec des grands projets n’ont plus qu’à tenter de trouver des fonds dans une autre caisse. Faut-il en déduire que vous êtes trop «courts», sur le plan budgétaire? «Nous disposerons pour le Grand-Duché de quelque 45 millions d’euros, avec les recettes et les sponsors. Je pourrais aussi travailler avec 100 millions, mais je crois que nous avons déjà un programme assez complet. Avec le public existant, si nous ajoutons le double de la programmation, il y aurait une catastrophe au niveau de la fréquentation. Nous avons délibérément limité le nombre de projets – au Luxembourg nous en avons retenu une centaine sur les 350 soumis – pour éviter une prolifération de manifestations et pas de public! Je crois donc qu’avec ce budget-là, on arrivera à faire quelque chose de bon. Évidemment, il ne concerne que la programmation. S’il y a des lieux à transformer, restaurer, comme les Rotondes, il faut des financements supplémentaires. Justement, quand pensez-vous y être installés, dans les Rotondes? «Disons… pour le 8 décembre 2006! Pour la première rotonde, dédiée aux expositions, les aménagements intérieurs devraient commencer début 2006; quant à la seconde, elle devrait être libérée en septembre. Il faudra travailler rapidement. De toute façon, elle ne sera pas restaurée, simplement sécurisée. Nous ne pouvons enfoncer ni clou ni vis dans ces bâtiments. Tout ce qu’on va y faire sera amovible. Que cette deuxième rotonde devienne un centre pour la jeunesse et la création artistique – comme nous le souhaitons – ou autre chose, est une discussion politique qui sera menée après 2007. Vous manquez encore d’espaces, même dans la capitale, pour accueillir les événements et les artistes. Pensez-vous pouvoir compter sur la nouvelle équipe en place au Knuedler – dont font partie vos anciens camarades – pour faire accélérer les choses? «Nous avons déjà travaillé avec l’ancienne équipe de manière excellente. Il y a des lieux en ville, mais il n’est pas encore certain qu’ils

soient disponibles... ou toujours debout. J’avais ainsi trouvé un excellent endroit, l’ancien site de la Brasserie Mousel, mais il est en train d’être démoli… Quant à la nouvelle équipe, si je peux faire mieux qu’avec l’ancienne, c’est bien, mais il faut admettre qu’avec M. Helminger et Mme Flesch, nous avons toujours eu une collaboration exemplaire, avec des réponses précises à nos questions. Tous deux restent en place, donc il n’y a pas de changement à ce niveau-là. Au niveau gouvernemental, pensez-vous que certaines décisions traînent par déficit d’intérêt? «Non, cette «lenteur» n’est pas due à un manque d’intérêt du gouvernement, mais surtout à des situations légales un peu compliquées. Par exemple, pour Dudelange – où l’on veut faire une grande exposition dans les anciennes aciéries – on travaille avec le risque de ne pas savoir qui sera le propriétaire en 2007… Quant à Belval, la halle des soufflants – une structure de 10.000 m2 – a été mise à notre disposition, mais elle nécessite des investissements très importants. Il s’agit donc de décider de ce qui adviendra de ce bâtiment après 2007. C’est un site essentiel pour nous, car nous prévoyons d’y installer des expositions qui nécessitent un grand espace et qu’il n’est pas envisageable d’installer à Luxexpo, par exemple. Quel en est le thème? «Il y a notamment une exposition qui s’appelle «All we need is…» et qui n’est pas sur l’avant-programme, en raison justement de l’incertitude sur le site. Elle est consacrée aux relations Nord-Sud et présente des produits matériels et non matériels qui sont utilisés chez nous et proviennent du Tiers-Monde: du café, mais aussi de la world music, etc. Il s’agit de montrer l’interdépendance entre les deux hémisphères. Nous la montons nous-mêmes avec des partenaires – notamment le ministère de la Coopération – qui veulent absolument qu’elle ait lieu dans un endroit emblématique, comme Belval, non dans un lieu hébergeant habituellement des expositions commerciales. Voilà un exemple, mais il y a bien d’autres expositions que nous voulons faire à Belval, à Dudelange ou encore à Bonnevoie… Nous

Les Rotondes de Bonnevoie, dans le quartier de la Gare centrale, constituent l’épicentre de Luxembourg 2007. Vestiges architecturaux de l’histoire industrielle, ces deux bâtiments circulaires, construits en 1875, ont abrité les anciens ateliers de réparation des locomotives et des bus des CFL. Ils ont été classés monuments historiques en 1991. La Rotonde 1, entièrement rénovée, sera le «tremplin» de l’année culturelle. Lieu d’accueil, de rencontre, d’information et d’événements, elle abritera quatre expositions majeures, au rythme d’une par trimestre. La Rotonde 2, non restaurée et livrée au regard du public dans son état «brut», sera dédiée au programme jeunesse et aux expressions artistiques plus alternatives, voire à des événements totalement expérimentaux. Quant au quartier général de Robert Garcia et de l’équipe coordonnatrice, il est installé juste entre les deux, dans un ancien bâtiment technique des CFL. || F. M.

avions pensé à une rubrique «nouveaux lieux» dans l’avant-programme, mais nous préférons finalement attendre les décisions politiques. Ils seront donc présentés plus tard. Nous prévoyons d’organiser une conférence de presse tous les trois mois, pour informer sur l’évolution des projets existants et mettre en relief les nouveaux. Comment s’effectue la gestion budgétaire de l’ensemble de ces projets? «À côté du budget du Grand-Duché, les régions partenaires doivent mettre à disposition leurs propres budgets. Comme elles ne sont pas aussi bien loties que Luxembourg, il est certain que la plupart des projets mis en place dans les régions vont être financés par des mécanismes existants; donc les subventions normales versées par les institutions nationales et régionales. Certaines villes, comme Trèves, ont prévu un budget supplémentaire mais pour les autres, je ne dispose pas d’informations à l’heure actuelle. Il y aura aussi très probablement – et cela est vraiment intéressant – un fonds transfrontalier où les projets phares seront financés en commun. Chaque région l’alimentera à raison d’un million d’euros chacune – le Luxembourg peutêtre un peu plus – et ce budget serait ensuite redistribué. Mais cette décision reste à prendre. 39


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Près de 500 projets figurent dans l’avant-programme qui donne un coup de projecteur sur une trentaine d’entre eux. Les événements à caractère «festif» seront dévoilés tout au long de l’année, avant la présentation du programme définitif à la fin novembre 2006. Son leitmotiv: «Dépasser les frontières et oser l’inattendu!». Florilège pour 2007 dans les Rotondes (www.luxembourg2007.org). Rotonde 1. De janvier à avril: Newfoundland, par Jeffrey Shaw. Le pionnier de l’Interactive Media Art crée l’événement en réunissant dix installations prestigieuses. Mai: Disfashional, par Luca Marchetti et Emanuele Quinz. La mode et le design comme interfaces culturelles. De juin à septembre: Une exposition pour la Rotonde, oeuvres de l’artiste française Sophie Calle. De septembre à décembre: A Global Multitude in the Rotunda, par Hou Hanru, ou les migrations en tant que facteur de diversité culturelle. Rotonde 2. De décembre 2006 à juin 2007: Cycle de théâtre jeune public. Janvier: Roundabout, expositions d’œuvres contemporaines de jeunes artistes. Avril: Fusion, comédie musicale orchestrée par l’école de musique de l’UGDA. Mai: ABC Art Basics for Children, studio-découvertes inédit répondant de manière ludique au projet Disfashional de la Rotonde 1.

Sur quelle grille vous appuyez-vous pour fixer le montant des subsides? «Pour ce qui concerne le Luxembourg, c’est une procédure assez compliquée mais néanmoins très transparente. Première étape, la soumission par Internet; les propositions sont donc traitées de façon équitable. Deuxième étape, l’évaluation sur le contenu. Si le projet est avalisé, il passe par une procédure budgétaire où l’on vérifie si les budgets sont corrects, réalistes, puis on passe par une procédure où intervient le ministère des Finances. Un contradictoire est établi. Certains budgets peuvent alors être diminués, d’autres augmentés, d’autres encore confirmés… Puis les porteurs de projets sont informés du montant de leur enveloppe. Pour que la convention soit signée, il faut toutefois que les budgets soient encore affinés. Comme c’est 40

un processus assez long, aucune convention n’a été signée à ce jour. Les premières devraient l’être au début de l’année prochaine. Ceux dont le budget est diminué doivent aller chercher d’autres ressources ailleurs? «Oui, de toute façon, nous ne subventionnons jamais un projet en totalité. Il en existe un petit nombre – souvent portés par des jeunes et que nous plaçons dans la «pépinière» – que nous pouvons financer jusqu’à 80%. Mais la norme que nous nous sommes fixée est 50% du montant total. Les porteurs de projet doivent compter sur les entrées et les sponsors pour boucler leur budget. À travers toutes les propositions soumises, ressentez-vous un engouement populaire pour cet événement ou reste-t-il cantonné au microcosme artistique et culturel? «Avec les institutions publiques et le monde associatif, on est déjà bien servis. Nous avons également reçu des projets intéressants d’artistes indépendants, mais qui ne pouvaient être réalisés sans un support logistique extérieur. Comme Luxembourg 2007 n’est pas une agence de promotion artistique, nous leur avons demandé de revenir nous voir lorsqu’ils auront trouvé une institution prête à les soutenir pour l’organisation (l’Abbaye de Neumünster, un musée, etc.) Certains artistes y sont parvenus, d’autres non. Pour éviter toutefois que les jeunes talents soient négligés, nous avons mis sur pied la pépinière d’artistes, avec l’exigence que les projets se fassent sur une base collective. Sinon le danger est soit de promouvoir un artiste déjà connu – et ce n’est pas le rôle d’une année culturelle – soit de financer un jeune artiste qui ne parvient pas à mener seul son projet, et nous n’avons pas les moyens de l’encadrer avec notre petite équipe. Il ne faut pas donner l’illusion à des individus qu’ils peuvent, avec la main gauche, prévoir un projet pharamineux qui est monté normalement par une grosse institution. Luxembourg 2007 intègre la Grande Région, une entité qui demeure morcelée par des frontières bien réelles. Pensez-vous parvenir, par le biais de cette initiative culturelle, à les faire tomber?

«Il y a toujours des difficultés à trouver de la cohérence au niveau de la Grande Région, je n’aimerais pas que l’on prenne la culture pour en être le précurseur. Je crois que c’est d’abord au niveau politique et administratif que cela doit se jouer. La culture est un apport important, mais il est plus symbolique que matériel. Luxembourg 2007 peut néanmoins être un catalyseur. Certaines institutions culturelles mènent des projets transfrontaliers depuis des années et ont été les premières, évidemment, à nous en proposer. Nous avons également aidé à établir certains partenariats. Mais il ne faut pas imaginer qu’à la fin de 2007, tout le monde s’embrasse, que la Grande Région sera dans un melting pot… Il ne faut pas se faire d’illusions. La Grande Région reste un terme abstrait, même et surtout pour les gens qui y vivent. Vous disposez également d’un autre partenaire, la ville roumaine de Sibiu. Pourquoi une collaboration si discrète, presque effacée? «Le processus de sélection des projets a été retardé en raison d’une incertitude sur leur financement par le gouvernement roumain. Dès que l’enveloppe étatique sera fixée, le programme pourra se développer assez rapidement. Il y a sur Sibiu un nombre important de projets, fruits d’une collaboration avec la Grande Région. Il s’agit essentiellement de rencontres au niveau artistique (concerts en commun, etc.) et d’échanges de jeunes. La Kulturfabrik d’Esch a, pour sa part, proposé un grand projet sur toute l’année, intégrant les disciplines du théâtre, du cinéma, de la création artistique… ce sera le projet phare de notre collaboration avec Sibiu. À titre tout à fait personnel, quel est votre projet coup de cœur? «S’il fallait vraiment en choisir un, ce serait ce projet très original de film documentaire sur le lieu de migration le plus fréquenté au Luxembourg: il s’appelle Plein d’essence et porte sur… l’aire de Berchem. C’est la station d’essence qui connaît la plus grande affluence d’Europe. Il s’y passe chaque jour des scènes très intéressantes. Geneviève Mersch y tourne un documentaire produit par Samsa Films. Il montrera la vie de la station de façon humoristique et critique. Il devrait faire un sacré tabac!» || Propos recueillis par Frédérique Moser


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AGENDA

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RESSOURCES HUMAINES

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Un nouveau country manager pour BUSINESS OBJECTS BELUX: le leader mondial des solutions de business intelligence a nommé, à ce poste, PHILIPPE JANSSENS. Âgé de 46 ans, il était, précédemment, enterprise sales manager chez Symantec (anciennement Veritas Software) et, avait contribué, auparavant, au développement de EMC dans la région.

Après avoir été chef de publicité pendant 6 ans pour la radio française NRJ, puis deux ans pour le compte du groupe Hachette-Filipacchi, CHRISTINE BISCEGLI, 35 ans, a rejoint la régie publicitaire TEMPO en tant qu’assistante commerciale.

IT GETRONICS || HEAD OF REGION

JEAN-CLAUDE VANDENBOSCH Le fournisseur de solutions et services IT GETRONICS a promu JEAN-CLAUDE VANDENBOSCH, 54 ans, en tant que head of region pour la France et le Belux. Nommé il y a un an et demi en tant que general manager pour le Belux, il avait été, précédemment, managing director de HP Belgique, puis avait dirigé durant un an et demi l'opérateur GSM KPN Orange (devenu Base) et, finalement, avait été responsable de la division Wireline chez Belgacom. 44

Un nouveau rédacteur musical à la RADIO SOCIOCULTURELLE 100.7: GUY ENGELS, 43 ans, ancien rédacteur culturel auprès du d’Wort, animera désormais les émissions de musique classique Divertimento, Rendezvous am Concert, Alles ronderëm d’Stëmm, etc. Il remplace Marco Battistella, qui a rejoint définitivement le ministère de la Culture en tant que Chargé de Mission au service musical.

DELPHINE BUZY, 26 ans, vient de rejoindre l’équipe de l’agence de communication IDDI FIX en tant que project manager. Ancienne journaliste au Républicain Lorrain, elle fut ensuite, pendant trois ans, account manager chez Intercommunication/Advantage.

L’IMPRIMERIE FABER renforce sa présence commerciale sur le marché luxembourgeois en nommant AUDREY NOLL au poste de account manager. Elle y occupait jusqu’à présent la fonction d’internal key account. Âgée de 31 ans, elle bénéficie d’une expérience de plusieurs années dans le domaine de la communication au Luxembourg.

Le groupe français de conseil et communication TAKOMA prend pied au Luxembourg, via le rachat de l’agence L2S communication. Il a confié la direction de cette nouvelle entité à KARINE TOUATI, qui aura en charge le développement de l’activité «Communication et publicité» de l’agence. Âgée de 34 ans, elle dispose d’une solide expérience dans la communication au Luxembourg.

A B - L U X R E L O C AT I O N S E R V I C E S | | DIRECTTRICE

NICOLE AVEZ-NANA Après avoir été assistante de chef d’unité publications à la Commission Européenne, présidente nationale en 2004 de la Jeune Chambre Économique du GrandDuché de Luxembourg, NICOLE AVEZ-NANA vient de créer AB-LUX RELOCATION SERVICES. La société a pour but de fournir une assistance générale à l’installation des expatriés au Luxembourg, ainsi qu’une assistance à la résolution des problèmes professionnels et privés des employés et cadres résidents.

Après plus de neuf années passées chez IP Luxembourg, en tant que directeur adjoint clientèle nationale, l’ancien footballeur professionnel ROBY LANGERS connaît un nouveau transfert dans sa carrière. Le voici à la LOTERIE NATIONALE, où il occupe désormais les fonctions de sales manager, en charge de l’achat médias et du volet sponsorship management.

Psychologue du travail, cette Allemande de 26 ans, TANJA LANDRIN, a intégré l’équipe de ROWLANDS INTERNATIONAL en tant que manager Qualité. Spécialiste de la norme ISO 9001:2000, elle aura en charge de renforcer l’amélioration continue de la qualité de la société.


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EMC BELUX || DIRECTEUR GENERAL

GEERT VAN PETEGHEM EMC, leader mondial en gestion et stockage d'informations, a nommé GEERT VAN PETEGHEM au poste de directeur général d'EMC BELUX. Il remplacera, au 1er janvier, Bruno Borremans, en partance pour EMC Suisse. Âgé de 35 ans, M. Van Peteghem était, depuis 2002, responsable chez EMC de la vente indirecte au Benelux et en Scandinavie.

Ancien délégué commercial chez Tree Top, FRANCIS CHARLON, 41 ans, a pris la direction de SIT SERVICES, filiale Téléphonie et Réseaux de SIT Group. Il y a été engagé en tant qu’account manager.

DAGLI+ || GERANTE

TÜRKAN DAGLI Après deux ans à Francfort chez l’architecte Schneider + Schumacher, TÜRKAN DAGLI, est venue au Luxembourg en avril 2003. Deux ans plus tard, à l’âge de 30 ans, elle l’atelier d’architecture DAGLI+ et y occupe les fonctions de gérante.

Après cinq années passées au sein de Deloitte Consulting Luxembourg, en tant que consultant en Sécurité Informatique, MUKESH PRAYAGSING, 28 ans, a créé sa propre société GLOBAL IT SERVICES. Une société de services informatiques qui reprend notamment l’activité et la clientèle IT maintenance et IT outsourcing de Deloitte Consulting. 46

ROWLANDS INTERNATIONAL a renforcé son équipe de consultants avec l’arrivée d’ANDREA TIEFENBACHER. Cette autrichienne, âgée de 33 ans et parlant couramment cinq langues mettra ses compétences dans la gestion des fonds d’investissement et dans le secteur des ressources humaines au service du département finance et comptabilité.

L'Association des Professionnels de la Société de l'Information (APSI) a changé de présidence. À l’occasion de sa dernière assemblée générale, DANIEL EISCHEN, 40 ans, directeur de l’agence Interact depuis 10 ans, a été nommé à la succession d’Alfred Wilms (MCI Luxembourg). Le conseil d’administration de l’APSI est complété par Nico Binsfeld (Siemens, vice-président), Claude Lüscher (Primesphere, trésorier) et Pierre Liénard (Netline, secrétaire).

Société spécialisée dans l’interim project management, l’IT service management et l’executive management insourcing, PM@WORK a engagé JÜRGEN HAINE. Âgé de 39 ans, il est actif depuis une quinzaine d’années sur le marché de l’informatique. Il fut, notamment, entre 2001 et 2003, responsable du départment IT & delivery chez eBRC, avant d’exercer en tant que freelance interim IT manager pour Mizuho Trust & Banking Luxembourg.

Déjà collaboratrice freelance pour Flydoscope et paperJam, la Canado-irlandaise MARY CAREY, 43 ans, rejoint définitivement MIKE KOEDINGER ÉDITIONS. Elle y apportera ses compétences anglophones qu’elle a déjà pu mettre en œuvre chez Swiss Life Luxembourg, Clearstream International/Deutsche Börse ou encore Concept Factory.

C E N T R E I N T E R N AT I O N A L D E F O R M AT I O N EUROPÉENNE || PRESIDENT

JEAN-CLAUDE JUNCKER Le CENTRE INTERNATIONAL DE FORMATION EUROPÉENNE (CIFE) s’est choisi un nouveau président en la personne du Premier ministre luxembourgeois JEAN-CLAUDE JUNCKER. Il succède au Français Michel Albert, président de l’Académie des sciences morales et politiques, qui présidait le CIFE depuis 1998. M. Juncker a annoncé son intention de «contribuer à de nouveaux développements du CIFE, dont la réputation n’est plus à faire, dans le domaine de la formation des formateurs, des cercles d’influence et des futurs architectes de l’Europe».

L'équipe créative de l'agence BIZART vient de se renforcer avec l'arrivée de FRÉDÉRIC THOUILLOT. Âgé de 35 ans, il dispose d'une expérience de 5 années dans le secteur de la communication au Luxembourg.

Âgé de 30 ans, MANUEL PINOCHE, prend la direction de RISE, jeune agence de conseil en communication et publicité. Il avait auparavant exercé pendant 8 ans des fonctions de production de projets au sein de diverses sociétés de communication, en France puis au Luxembourg.


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Photo: David Laurent

Berthold Wegmann, François Thys et Michael Leidinger assureront, à partir du 1er janvier, la direction d’Artelis. «Une union qui profitera à toute la Grande Région».

ARTELIS

Mariage de raison Cegecom et VSE Net ont des profils analogues de part et d’autre de la Moselle. Leur rapprochement s’inscrit dans une logique stratégique évidente. L’annonce officielle avait été prévue, initialement, pour le 11 novembre à 11 heures. Petit clin d’œil de date qui, finalement, est tombé à l’eau, la publication des bans ayant été retardée pour quelques raisons «techniques» tenant plus du détail administratif. Qu’importe: le mariage entre les opérateurs télécoms luxembourgeois Cegecom et allemands VSE Net est désormais bel et bien annoncé et sera définitivement consommé le 1er janvier prochain, date à laquelle une nouvelle structure, Artelis, entrera en scène. «Nous voulions franchir les frontières du Luxembourg et VSE Net voulait aller au-delà de la Sarre. Nous ne pouvions que finaliser ce rapprochement», se réjouit François Thys, directeur général de Cegecom, qui sera un des trois Geschäftsführer de la nouvelle société. Ce mariage entre les deux partenaires intervient donc après plusieurs années de vie commune, les deux sociétés affichant un profil de développement assez similaire. Cegecom, d’un côté, est une société qui fut fondée en 1993. Elle fournit ses premières armes sur le marché luxembourgeois des télécommunications en assurant la commercialisation du réseau postal Commobil, un service de radiotéléphonie à ressources partagées qui eut son heure de gloire, jusqu’à ce que l’avènement du GSM ne lui coupe quelque peu les ailes. Du coup, en 1998, Cegecom avait cédé les activités propres à ce réseau à la société Sogel qui, en contrepartie, avait abandonné à Cegedel les parts qu’elle détenait dans la société, de sorte que Cegecom devint, cette année-là, une filiale à 100% de la compagnie grand-ducale d’électricité. Entre temps, la société avait postulé pour l’obtention de la deuxième licence GSM du pays, dans le cadre du consortium Luxcall, réunissant, à ses côtés, la société de participations luxembourgeoise Audiolux, mais aussi l’opérateur allemand Manesman et la Compagnie Générale des 48

Eaux. On le sait, c’est finalement le Tango de Millicom Luxembourg (filiale de Millicom International Cellular) qui avait décroché le gros lot. En 1999, Cegecom obtint une licence de type B (pour l’exploitation d’un réseau de télécommunications et de services qui y sont strictement liés, à l’exclusion du service de téléphonie) auprès de l’Institut Luxembourgeois des Télécommunications (ILT, devenu, depuis, ILR), et commença à déployer dans le pays son réseau de fibres optiques. Un an plus tard, l’opérateur décrocha également une licence A pour l'établissement et l'exploitation d'un réseau fixe de télécommunications et d'un service de téléphonie. Aujourd’hui, Cegecom a atteint son break even (0,8 million de bénéfices en 2004) exploite quelque 400 km de réseau de fibres optiques au Luxembourg, et franchit déjà les frontières par le biais de nombreuses interconnexions internationales: avec KPN en Belgique, Carrier 24 ou… VSE Net en Allemagne.

Avec BGL Investment Partners Basé à Sarrebruck, VSE Net Telekommunikation est, depuis 1998, l’un des principaux opérateurs de télécommunications du sud-ouest de l’Allemagne. Il y exploite un réseau de plus de 1.500 km de fibres optiques. Longtemps filiale à 100% du distributeur régional d’électricité allemand VSE AG, la société a vu son actionnariat s’élargir en 2001, d’abord à la Landesbank Saar (13,05% de participation), puis à BGL Investment Partners, premier investisseur financier luxembourgeois à s’être impliqué directement dans le marché allemand des télécommunications, avec une participation de 13,05%, laissant à VSE AG une large majorité de 73,9%.


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Dès 2000, lors des premiers échanges commerciaux et opérationnels avec VSE Net, Cegecom avait clairement affiché son ambition de devenir un acteur de la Grande Région. Son implication dans le réseau transfrontalier à haut débit QuattroNet, le support technique du QuattroPole (le pôle de communication Luxembourg-Metz-Sarrebruck-Trèves) constituait déjà une première étape clé. Aux côtés du Luxembourgeois, on retrouve les opérateurs français Cegetel et Télécom Développement, et les allemands Trilan (l’opérateur de la Ville de Trèves et du district de TrèvesSarrebourg) et… VSE Net. «Nous travaillons donc étroitement ensemble depuis de nombreuses années. Nous sommes fournisseurs de l’un pour l’autre et réciproquement et nous exploitons un nœud ‘POP’ en commun à Trèves. La création d’Artelis n’est donc qu’une suite logique à ce parcours commun, analyse François Thys. Depuis le premier jour de notre collaboration, nous avons eu, chacun, en tête, une telle évolution», explique-t-il, conscient des importantes synergies que sera capable de dégager un tel partenariat «officialisé». Le tout à moindres frais, puisque les deux réseaux sont déjà interconnectés. Mais encore fallait-il que cette évidence de la réalité du terrain trouve une concrétisation dans la mise en place d’une structure financière devant préserver au maximum les intérêts de chacun. «Pas un euro n’a été retiré des deux sociétés, tout ayant été réinvesti dans la structure commune, indique, fièrement, M. Thys. L’idée n’est pas que l’un prenne le dessus sur l’autre, mais vraiment de devenir, ensemble, plus fort et plus international». Du côté des actionnaires de Cegecom et de VSE, le principe de ce rapprochement n’a, en réalité, guère posé de problèmes. D’une part parce que la présence de BGL Investment Partners dans le capital de VSE Net lui donnait un ancrage luxembourgeois supplémentaire. Ensuite, et surtout, parce que la maison VSE AG, l’actionnaire majoritaire de l’opérateur sarrois, n’est autre que le groupe RWE Energie qui, depuis 1963, assure l’alimentation d’une majeure partie du réseau de… Cegedel. La boucle est donc bouclée. Sur leurs marchés respectifs, Cegecom et VSE Net conserveront leur identité et leur activité. Du point de vue du client final, rien ne changera, donc. C’est dans l’organigramme général que tout est chamboulé. Artelis, actionnaire à 100% de VSE Net Telekommunikation et de Cegecom, sera donc, elle-même, détenue à 53,6% par VSE AG et 27,5% par Cegedel (toujours via Cegedel-Participations). Les deux autres actionnaires, SaarLB et BGL Investment Partners, se partageant le reste à hauteur de 9,45% chacun. Constituée avec le capital social minimum de 31.000 euros, Artelis devrait être rapidement recapitalisée – dans le courant du premier semestre 2006 – afin d’atteindre, selon les termes de François Thys, «un montant non négligeable». Notons au passage que pour Cegecom, cette nouvelle architecture financière est, forcément, avantageuse, puisque l’opérateur ne dépend désormais plus d’un seul et unique actionnaire, comme cela pouvait être le cas avec Cegedel.

MANAGEMENT Trium virat La mise en commun des ressources de Cegecom et de VSE Net se traduit évidemment dans le management d’Artelis. Ainsi, la direction de la société sera assurée par trois directeurs disposant, chacun, d’un pouvoir de décision égal. Aux côtés de François Thys, qui s’est vu confier le département administratif et financier, ainsi que le marketing, les deux autres dirigeants sont issus de la branche VSE: Berthold Wegmann aura en charge le département commercial et Michael Leidinger le département technique. Au niveau du conseil d’administration, treize membres siégeront. La présidence en sera assurée par Georg Muller, membre du comité de direction de VSE AG et la vice-présidence par Romain Becker, directeur général de Cegedel. || J.-M. G.

Recrutements continus Ensemble, Cegecom et VSE Net «pèsent» 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour un groupe employant 110 personnes environ: 40 chacun, directement, auxquels il faut ajouter une trentaine de personnes venant des filiales de VSE Net. Non seulement aucune réduction de personnel n’est prévue, mais la nouvelle structure prévoit de continuer à embaucher dès 2006. «L’un des points clés est qu’Artelis est une société dont le siège se trouve au Luxembourg», se réjouit François Thys, qui conserve, dans les attributions qui sont les siennes au sein de la nouvelle direction tricéphale (voir notre encadré ci-contre), la partie «marketing». Ce qui n’empêche pas de recourir à une agence de communication de Sarrebruck, FBO, pour lui confier le développement de la corporate identity d’Artelis. Le nouveau logo reprend une grande partie des éléments graphiques et des couleurs rouge et noir communes aux deux sociétés. Le trait courbe, propre à Cegecom, et symbolisant la capacité d'innover et la combativité de la société, a également été conservé. 49


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La mise en commun des réseaux de Cegecom et de VSE Net représentera environ 2.000 km de fibre optique. Dans un premier temps, Artelis n’aura pas d’activité propre, mais ses dirigeants n’excluent pas, dans ce domaine-là, le développement à court terme de produits et services spécifiques. Pour l’heure, la structure entend capitaliser les effets de synergie dans les domaines administratifs et commerciaux, d’une part (avec, notamment, la mise en commun des systèmes de facturation), mais aussi – et surtout – pour ce qui est du volet technique. L’exploitation d’une plate-forme commune au niveau du traitement, de la transmission des données et de la téléphonie offre évidemment des avantages au niveau des coûts. Un avantage que l’on pourra retrouver dans les opérations d’achats communs d’équipements et de bande passante. «Nous pourrons également réduire le risque lié à l’introduction de nouvelles technologies, comme le Voice over IP», indique M. Thys. Artelis pourra également servir de relais pour la mise à disposition d’un type de services ou de produits développé par l’un des deux partenaires et que l’autre souhaiterait également proposer. Cegecom, par exemple, offre l'accès Internet sans fil (WLAN) à l’Aéroport de Luxembourg. De son côté, VSE Net dispose du produit Schlau.com, à l’intention des clients privés et des petites sociétés: une offre qui combine à la fois la télécommunication et l’énergie. «En tenant compte de l’expérience de son partenaire, nous serons en mesure, chacun, de commercialiser de tels produits rapidement et à prix intéressants sur nos marchés respectifs», résume Georges Muller, responsable marketing chez Cegecom. || Jean-Michel Gaudron 50


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>>Attention à la pluie.

>>La voiture n’est pas très loin.

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01.12.2005

13:47 Uhr

Seite 52

LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT 2.471

1.583

950 déclarations d'opérations suspectes La Cellule de Renseignement Financier du Parquet de Luxembourg n’a pas chômé en 2004.

Source: Parquet de Luxembourg

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803

808

445

2000

2001

Nombre de personnes visées par les déclarations d'opérations suspectes

2002

2003

2004

3,4 milliards de dollars: c’est le montant visé par les déclarations d’opérations suspectes traitées, en 2004, par la Cellule de Renseignement Financier (CRF) du Parquet de Luxembourg. De 158 en 2000, le nombre de dossiers de déclaration a atteint 943 en 2004. Plus de la moitié de ces dossiers a émané des établissements de crédit, 80 banques ayant opéré une ou plusieurs déclarations (mais 11 d’entre elles en concentrent plus de 50%). L'ensemble des déclarations effectuées a visé pas moins de 2.471 personnes en 2004 et, actuellement, une vingtaine de dossiers de blanchiment d'argent sont en cours d'instruction. En 2004, sept sanctions – des amendes de 1.500 euros – ont été prises contre des dirigeants d'entreprises luxembourgeoises. Au cours des 10 premiers mois de l’année 2005, l’activité s’est quelque peu tassée, puisque «seulement» 675 déclarations de soupçon ont été enregistrées. || J.- M. G.


05.12.2005

16:05 Uhr

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LUXEMBOURG FUND INDUSTRY

Green or red light for the future? In the 5 trillion euro Investment fund industry, UCITS represent 70% of assets. The European fund industry is trying to move towards a single UCITS market, but not without obstacles. Deloitte held a “Thursday Talk” with an update on “The Green Paper” comments on the challenge of the Markets in Financial Instruments Directive (MiFID), and the direction of European Fund management in general. Lou Kiesch, Partner Deloitte, summarised the responses of three key associations – ALFI (Lux), IMA (UK) and the DFIA (IRE) – to five key issues the Green Paper raises. Kiesch felt that in general, the industry was moving in the right direction, but that vast improvements could still be made, especially in areas such as simplification of the registration process, fund mergers, and cross-border pooling. “There are things, which are simply unacceptable in our industry. I cannot believe how close-minded some people are about a single market”. Alastair Woodward, Senior Manager Deloitte, said, “The Green Paper gives an indication where MiFID may directly be relevant to funds – distribution transparency and investor protection”. There

are various impacts MiFID will have on the fund industry. Considerable costs will be incurred by the change in the short term, with the carrot that benefits will come, but not for several more years. To improve investor protection, MiFID will enhance conduct of business rules. A wider definition of financial investments will fall under the umbrella of the directive. Huge IT impacts across the financial industry are anticipated with only 18 months before the deadline to conform. Can the fund industry itself adapt in time to such complex and far-reaching legislation? “Competition is the midwife of innovation”, said closing speaker, Gareth Adams, Executive Director, Fidelity Investments International. Addressing the topic of the European fund management industry at the crossroads, he was cautiously optimistic about the Green paper. In his opinion, the real challenge to the investment fund industry is the insurance industry. “If governments make pensions the only tax efficient vehicles (in response to the ‘pensions demographic time bomb’) asset management could lose a lot of assets to pensions”, he said.

Photo: Luc Deflorenne

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Lou Kiesch (Deloitte), Gareth Adams (Fidelity) and Alastair Woodward (Deloitte).

“What will it take to be a successful fund manager in the 21st century?” Adams asked. Adaptability. Know-how for the “increasingly treacherous regulatory and technological waters”. And creativity, as competitive advantages grow increasingly short-lived. || M. C.


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05.12.2005

12:56 Uhr

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Photo: Luc Deflorenne

There is much talk about new media in advertising. But one area – decoration – while not necessarily new, has such strikingly new applications and limitless possibilities it could be classified as new media.

M A R KC O M

Decoration and the Art of Advertising MarkCom, the Luxembourg Federation of Communication Consulting Agencies is currently made up of nearly 15 agencies in Publicity, Communication, and Marketing. www.markcom.lu

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Classic media isn’t enough anymore. This is not to say that traditional advertising does not have value, but businesses need their message to stand out in a world where the average person is bombarded daily by advertising. Standout decoration offers a visibility within a shop, department or grocery store that can be extremely effective. Trade fairs pose a challenge for a company to create a stand that is unique and draws the most attention. Arguably, this is the heart of good advertising – to draw as much positive attention towards a product, business, brand, or corporate message – as possible. Supermarkets understand the concept of “pointof-sales-publicity” and make very exacting demands. A client might require eye-catching packaging for a range of generic products designed to look as high quality as similar brand name offerings. This requires a graphic designer as well as a packaging expert. A high-end supermarket chain might request posters made in special fabrics to hang in their shops to create a bright or glamorous atmosphere. This requires an original design, an application translated to material, printing on the material by trained technical professionals and a method of fixing the material to hangers. Is it going too far to use the word “art” when describing some of the decoration techniques and applications used in advertising? In the U.S. and the U.K. it is widely considered that some of the great creative minds have been in advertising. One need only point to such talents as Andy Warhol or Saatchi & Saatchi. In

Luxembourg and France, advertising as a profession is not generally granted the same respect, although it is gaining ground. One of the criticisms tossed at advertising – that it is something anyone with a ponytail who has good ideas can do for a living – can be dispelled with the evidence of how much specialised skill and equipment goes into really clever decoration, and how much value a client can realise in return. Digital and large flat printers can print in huge sizes and on a range of materials. Digital cutting machines can cut materials such as wood, plexi, and PVC according to exact measurements and instructions. It is a challenge to see how far a creative team can push the possibilities of such machines. Everything is open. A client proposes a precise idea but often has no concept of how it can be realised. A good decoration agency has to be able to take the original seed of a client’s idea and help it blossom in the right direction. This requires lateral thinking, creative applications, and skilled technical professionals. Some striking examples of successful decoration can be seen around the world. The Gerbeaud Coffee House in Budapest is transformed every year into a huge advent calendar with the assistance of tailor made coverings for every window. While this may be costly, the pay off of the “gimmick” is huge in terms of global attention, which translates into sales. Decoration is more and more important and the possibilities are becoming wider as expertise develops in this field. || Mary Carey


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06_56_reportage photo_Prix qualité

01.12.2005

17:11 Uhr

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PRIX LUXEMBOURGEOIS DE LA QUALITÉ

Treize candidats, huit récompenses Les lauréats se sont vus remettre leur distinction par le ministre de l’Économie, qui a souligné que compétitivité et innovation doivent être associées à la qualité, afin de pouvoir atteindre les objectifs de Lisbonne. Photos: David Laurent

 Louis Oberhag, Romain Mullesch, Jacques Barbarini et Gaston Kobs (Siemens) ont reçu le Prix Luxembourgeois de la Qualité, catégorie «Grande Entreprise».

 Jacques Lanners, président du Mouvement Luxembourgeois pour la Qualité.

 Constant Infalt (domaines Vinsmoselle), Marcel Goeres (Parc Belair Management, mention «Sur la voie de l’excellence», catégorie «PME Indépendante»), et M. Krecké.

 Marc Siuda (Commissariat aux Affaires Maritimes, Prix de l’Innovation Organisationnelle), Jeannot Krecké et Jos Gloden.

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 Olivier Grüneisen (Hôpital Kirchberg - unité d’oncologie et de soins palliatifs) reçoit le Prix de la catégorie «Petit Organisme d’Utilité Publique» des mains de Jeannot Krecké.

 Philippe Pierre (PwC), Stefan Chorus (Streff, mention «Encouragement», catégorie Très Petite Entreprise), Jos Gloden, secrétaire général du MLQ et Jeannot Krecké, ministre de l’Économie.

 Max Von Hochberg (Novotel), Émile Walch (TrefilArbed Bettembourg, mention «Sur la Voie de l’Excellence», catégorie «Grande Entreprise»), Jeannot Krecké et Jos Gloden.

 Hubert Van-De-Vyver (BGL) remet à Robert Theissen (Secher Doheem), le Prix dans la catégorie «Petit Organisme d’Utilité Publique».

 M. Brandenbourger (PwC) remet le Prix dans la catégorie «Grand Organisme d’Utilité Publique», au Dr Marc Graas (Hôpital Kirchberg - Unité de psychiatrie des adultes et adolescents).


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30-11-2005

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L’INFRASTRUCTURE RESISTANTE : GUIDE POUR LES ENTREPRISES CONFIANTES. Pour les entreprises modernes, la seule constante, c’est le changement. Et pour ne pas être pris de court, il faut pouvoir faire face à de nombreux paradoxes : sécuriser l’information tout en la rendant * disponible, être à la fois réactif et proactif, réagir rapidement face aux nouvelles menaces comme aux nouvelles idées. La solution ? Une infrastructure résistante alliant sécurité, stockage et restauration des données, autant d’éléments nécessaires au bon fonctionnement et au développement de votre entreprise. Voilà l’idéal qui a amené Symantec et VERITAS à former une seule entreprise avec un seul objectif : apporter la confiance à votre entreprise. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur www.symantec.com/fr-ri.

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05.12.2005

11:21 Uhr

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LU ET ENTENDU

Revue de Presse NORBERT VON KUNITZKI

D’LAND

JEAN-CLAUDE JUNCKER

Richesses (inter)nationales

Révolution de palais à la rédaction

De la place sur le banc des accusés

Norbert Von Kunitzki, une des grandes figures du monde économique luxembourgeois, ancien haut dirigeant de l’Arbed et Président du conseil d’administration du Centre Universitaire du Luxembourg, nous a quittés fin novembre, victime d’un accident de la route au Vietnam. Économiste réaliste, il avait toujours plaidé, y compris dans nos colonnes, pour une intégration accrue de la main-d’œuvre étrangère au Luxembourg. «63% d'étrangers qui constituent la population active, il y a presque l'intégralité de la compétence dont nous faisons usage. C'est effrayant! Une grosse partie de l'effort que nous devons faire pour créer à Luxembourg un humus, une atmosphère d'une certaine vie intellectuelle, vise donc surtout à faire accepter, par les étrangers qui viennent travailler ic,i de rester et de s'intégrer, afin qu'ils représentent une richesse nationale plutôt qu'une richesse qui nous soit prêtée à plus ou moins court terme. Les ressources humaines sont les seules qui, dans le monde de demain, seront encore importantes, puisque les ressources naturelles ne représenteront certainement plus le fondement de la richesse économique, et donc sociale». PaperJam (L), décembre 2001

Le dossier «Bommeleeër» est à l’origine d’une passe d’armes assez spectaculaire au sein de la rédaction de l’hebdomadaire luxembourgeois d’Land. Première étape: la publication, le 18 novembre, d’un article de Romain Hilgert, intitulé «Der schwarze Prinz». Deuxième étape: dans l’édition du 2 décembre, «La rédaction en chef du Land se voit obligée de s’excuser en bonne et due forme auprès de la famille grand-ducale». Dans une longue prise de position, Mario Hirsch, le rédacteur en chef de l’hebdomadaire, déplore, au sujet de cet article, «un amalgame et un recoupement entre bribes d’informations éparses, non vérifiées et sans doute invérifiables au stade actuel de l’affaire» et regrette que son journal «a cru bon de se faire l’amplificateur de rumeurs ou de propos de Café du Commerce». Une prise de position de laquelle se désolidarise complètement la rédaction du d’Land, «unie et solidaire», qui estime, dans la même page, qu’un de ses membres est «gravement et injustement» attaqué. «La rédaction estime qu’il n’y a pas eu de faute journalistique dans l’article incriminé. (…) Elle est déterminée à défendre farouchement son indépendance contre toute pression externe». Une seule question s’impose: si Mario Hirsch estime effectivement, en toute conscience, que son journaliste est fautif, pourquoi a-t-il autorisé, en sa qualité de rédacteur en chef, la publication de son article? «Peu de gens sont capables ou disposés de lire au second degré», explique-t-il, dans sa prise de position, au sujet de cet article. À quel degré faut-il lire son propre texte? D’Land (L), 02/12/2005

Alors que se profile un difficile sommet de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), à la mi-décembre, à Hong-Kong, le Premier ministre luxembourgeois refuse l’idée que l’Union Européenne puisse, seule, porter le chapeau d’un éventuel blocage dans les négociations: «Notre discours de générosité ne se limite pas à des propos en l’air. Nous pouvons, en substance, prouver que le dossier que nous défendons est un bon dossier et que l’argumentaire qui est le nôtre est, sur certains points, incontestable. On examine avec un sens de l’analyse moins profond les propositions et les argumentaires des autres. Moi, je n’accepterai pas que demain, si échec il devait y avoir, l’Union européenne, elle seule, soit assise au banc des accusés. Là, je crois que le banc est suffisamment grand pour que d’autres puissent prendre place». Radio France Internationale (F), 26/11/2005

JEAN-CLAUDE JUNCKER

Europe et fierté Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, européen plus que convaincu, regrettait l’état d’esprit affiché par les autres dirigeants du Vieux continent. «Schuman l'avait dit: l'Europe n'est pas l’œuvre d'un jour et avance à petits pas. Le problème est que ses dirigeants ont cessé d’être fiers d’elle». Les Échos (F), 24/10/2005

FRANÇOIS BILTGEN

C’est pire chez les autres… Interrogé au sujet de la lutte contre le chômage, le ministre du Travail François Biltgen est conscient des mauvais chiffres du Luxembourg en ce qui concerne l’emploi des personnes âgées de plus de 50 ans. Mais la situation dans le pays n’est pas la plus préoccupante qu’en Europe. «En ce qui concerne le taux d'emploi des personnes âgées de 50 ans et plus, nous ne sommes pas les plus mauvais, ce sont les Belges, mais on n'est guère mieux». La Voix du Luxembourg (L), 29/10/2005 MEHMET BURHAN ANT

Complications turques

Photo: David Laurent

L’ambassadeur de Turquie au Luxembourg est conscient des récents changements vécus par son pays, aujourd’hui aux portes de l’Union Européenne. «Il nous impose essentiellement de ne pas mélanger l’administration de l’État et les affaires spirituelles. Si vous avez choisi d’avoir une vie spirituelle, vous la vivez comme vous pouvez. Mais vous ne pouvez pas projeter voter vie spirituelle sur la manière de gouverner et de gérer le pays. De l’extérieur, c’est parfois un peu difficile à comprendre. Mais c’est notre particularisme. Nous, les Turcs, nous sommes parfois un peu compliqués». Le Quotidien (L), 28/11/2005

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Appel à contributions Vous avez lu ou entendu une déclaration ou un point de vue qui vous a semblé remarquable? Vous souhaitez le partager? Adressez-nous en la source et la date à l’adresse news@paperjam.lu.


Il nous reste encore une chance pour aller à la coupe du monde 2006. Plus de 400 places pour assister à un des matchs* du championnat du monde de football 2006.

* Match d’ouverture, 1/8 Finale, 1/4 Finale, 1/2 Finale et Finale.

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01.12.2005

17:44 Uhr

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ESPRIT D’ENTREPRISE

Toujours moins d’indépendants

V OX M O B I L E

Les voyants au vert

Le nombre des travailleurs indépendants a continué d’augmenter au cours de ces quinze dernières années à Luxembourg, mais sa part dans l’emploi total n’a cessé de diminuer en importance. Elle représente environ 10% en 2005, un score largement inférieur à la moyenne de la zone euro (16%). Source: AMECO/Commission européenne/Statec

18%

Après 18 mois d’activité, le 3e réseau mobile luxembourgeois affiche un EBITDA positif.

16% 14% 12% 10%

Luxembourg

Belgique

Allemagne

France

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02 20

00 20

8 19 9

6 19 9

4 19 9

2 19 9

19 9

0

8%

Lancé le 12 mai 2004, le réseau Voxmobile a annoncé avoir atteint, en octobre 2005, un EBITDA (résultat opérationnel) positif, ce qui dépasse les prévisions du plan d’affaires initial. «Notre organisation totalement intégrée nous permet d'innover sans cesse et d'avoir une rapidité d'exécution unique au Luxembourg», explique Jean-Claude Bintz, administrateur-directeur de Voxmobile. L’opérateur, qui emploie au total 92 personnes et revendique 82.000 clients, dont 69.000 ont été actifs en octobre (soit une part de marché estimée de 17-18%), exploite le seul réseau national GSM haut débit (EDGE) couvrant plus de 90% de la population luxembourgeoise, ainsi qu'un réseau UMTS affichant une couverture de plus de 80%. Mais il s’est également mis au fixe, avec les offres VOXline, VOXdsl, VOXspot. «L’extension de nos propres réseaux GSM/EDGE et UMTS restera un élément majeur de nos futurs ‘projets’. Mais nous voulons nous positionner en tant qu’opérateur complet proposant tous les services que nos clients attendent de nous», indique M. Bintz. Des projets qui seront portés par la nouvelle recapitalisation consentie par les trois actionnaires de la société: Audiolux, BGL Investment Partners, tous deux actionnaires à 37,5% chacun, et Biko Investments (c’est-à-dire le management de la société), qui détient les 25% restants, ont, ainsi, injecté 6 millions d’euros supplémentaires, portant le capital à 17 millions d’euros. || J.-M. G.

Zone Euro

D E M O C R AT S A B R O A D

Making Order from Disorder According to Dan Piccuta, for Europe and the U.S. “self-interest dictates that we confront threats to our liberty, democracy and continued prosperity together”. Economically, the U.S.-E.U. relationship is the biggest in the world. Together, we must develop strategies if we want to maintain economic dominance. However, are we at risk of a divergence between the U.S. and E.U., as the world grows more ideologically polarised? Both the U.S. and E.U. face the same world threats: terrorism, chemical, biological and nuclear weapons, and an Islamic radicalism that wants to “end American and Western influence in the broader Middle East” and/or topple the western way of life worldwide, depending on how extreme your view. In Piccuta’s view, the fight for Democracy is all-important. But how we fight, and to what extent we go into “failing states in remote regions (that) could constitute threats to international security”, is still up for serious debate on both sides of the pond. The challenge is bringing E.U. and U.S. views to a more mutual point. “Clearly the security of Europe is our concern”, Piccuta said. “The security of America should be a European concern. Tools such as the new UN Democracy Fund, and a fully constitutional government in a fully functioning Iraqi democracy, offer a message of aid and of hope that is one more reflective of European rhetoric than the more muscular American post-9/11 approach”. We are all in this together. As Dan Piccuta said, “we have no choice other than to succeed”. || M. C. 60

Photo: David Laurent

Daniel W. Piccuta, Deputy Chief of Mission for the U.S. Embassy, Luxembourg spokeon “Extremism & the New World Disorder”.

Jean-Claude Bintz, administrateur-directeur de Voxmobile.


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02.12.2005

14:37 Uhr

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Photo: David Laurent

Frédéric Moreau et Thierry Moench: «Il ne faut jamais arriver ni trop tôt, ni trop tard, mais toujours les premiers».

«Chaque audience s’approprie un canal» Editus souffle ses dix bougies. La société a su anticiper les évolutions, tant technologiques que du marché, pour devenir plus un fournisseur de contact qu’un annuairiste. Editus fête ses dix ans. Dix ans qui en sont, en fait, plus. Donc plus de savoir-faire. La Sàrl Kompass Luxembourg avait été constituée en 1974 pour assurer dans le pays la commercialisation de l’annuaire Kompass, présent dans une soixantaine de pays au monde. Et dans les pays limitrophes du Grand-Duché, avec, à chaque fois, un éditeur propre. «D’où un problème lorsque nous avons commencé à démarcher pour l’annuaire de la Grande Région Sarre-Lor-Lux», indiquent Frédéric Moreau, directeur marketing, et Thierry Moench, responsable publicité-communication. «Nous avons alors pris un nom – Editus – qui s’associe à l’édition et qui est en même temps générique». Le grand basculement s’opère en 1998, avec passage de Sàrl en S.A., lorsque les P&T entrent dans le capital. Reste que l’entreprise a été pionnière dès 1992, en publiant son premier annuaire Sarre-LorLux, sur base d’un raisonnement qui relève de l’évidence: «Nous sommes dans une zone de flux géo-économiques, avec le Luxembourg comme centre. Le business s’organise autour de quatre pays et, surtout, de la Grande Région. Les frontières, elles, tombaient. Mais il n’y avait pas d’annuaire». Un vide à remplir, et un marché à prendre. Si l’arrivée des P&T a été importante, voire décisive, c’est parce qu’elle a assis l’ensemble de l’offre d’Editus en y ajoutant l’annuaire traditionnel. «Cet apport a aussi cautionné le côté officiel de nos publications», remarque Thierry Moench. Quant à la réussite financière (17,33 millions d’euros de chiffre d’affaires), elle s’explique, selon nos interlocuteurs, par un constat: «Lorsqu’on fait de bons produits, ça se sait; il y a un return très positif pour les annonceurs; le tout a boosté notre succès». Un succès qui repose sur une double mission. D’abord – on touche là quasiment au service public – fournir une information de qualité à tous, partout et en toutes circonstances. Ensuite, mettre en relation les besoins de l’audience avec les forces des annonceurs. «C’est cela, notre réussite. Qui demande un travail permanent de mise à jour de l’information dans la mesure où les utilisateurs et les comportements évoluent».

L’évolution la plus marquante est, bien sûr, l’irruption d’Internet. Où Editus s’inscrit via son portail Luxweb. «Nous le voulons comme un portail d’information le plus complet possible sur la vie pratique», souligne Frédéric Moreau. «C’est arrivé doucement, en 97-98 mais, aujourd’hui, nous comptons plus de 200.000 visiteurs uniques par mois». Malgré une concurrence bien présente. «Notre avantage est d’être universels par un service de qualité qui s’appuie sur une collaboration avec tous les opérateurs. Nous développons aussi sans cesse l’information car il y a, sur Internet, une culture de l’information. Cela se traduit par une dimension horizontale – l’exhaustivité du marché – et verticale – la richesse et la qualité de l’info. Qui est le fruit d’un travail humain de nos équipes, à l’inverse des moteurs de recherche, qui ne sont que des robots».

Richesse et qualité de l’information Au total, Editus propose 16 canaux différents, auxquels viennent s’ajouter l’annuaire par SMS et le WAP. «Plus on ouvre de canaux d’accès à l’info et plus les gens s’y engouffrent et plus il y a segmentation de la cible pour les annonceurs», remarque Frédéric Moreau. «Chaque audience s’approprie un canal. À nous de comprendre qui sont ces gens, pour un retour sur investissement de l’annonceur. Et nous devons être en amont, pour anticiper aussi bien les évolutions technologiques que les mentalités. À ce niveau, notre taille modeste – 103 personnes – est notre force car elle permet une force de réactivité très importante, tenant compte du fait qu’il ne faut jamais arriver ni trop tôt, ni trop tard, mais toujours les premiers». Côté projet, il y aura d’abord – anniversaire oblige – le «nouveau modèle d’annuaire», en septembre prochain, avec une avant-première à la Foire de printemps. Soit plus d’un an de travail pour une refonte complète, puis le développement continu des services mobiles. Et enfin, l’élargissement des services d’information connexes à l’annuaire, comme déjà maintenant les annonces immobilières. «Sans jamais oublier de mettre public et annonceurs au cœur de notre marché. C’est, chez nous, une culture d’entreprise». || Marc Vandermeir 61


01.12.2005

15:50 Uhr

Seite 62

SEMINAIRES, CONFERENCES, ...

Agenda

É T U D E R H D ’A L M AT H E A C O N S U LT I N G

Plus d’engagements, plus de formations

Democrats Abroad Luxembourg (“think and drink” sessions): The Executive Committee of Democrats Abroad Luxembourg are happy to announce the birth of a new and informal type of monthly meeting beginning December 2005 at Coshoola Espresso Bar. The purpose of these meetings is to meet other Democrats, to discuss ways to improve the prospects for Democratic victories, and to share experiences in achieving this. There will be no set agenda. These meetings will take place on the 1st Wednesday evening of each month at the same place each time. They will be in addition and supplementary to the more formal meetings of Democrats Abroad. Info and registration: 27 62 30 75. www.coshoola.com

Une récente étude du consultant laisserait penser qu’une majorité d’entreprises luxembourgeoises prévoit d’augmenter leur effectif en 2005. Juillet 2005: en réponse au questionnaire distribué par Almathea Consulting, les entreprises interrogées semblaient vouloir grossir leurs rangs essentiellement par l’embauche de personnel à haute qualification. Mais en y regardant de plus près, il est intéressant de constater que les sociétés en bonne santé en 2004, poursuivent, pour la plupart (75%), leur recrutement. Quant aux autres, elles continuent à se montrer plus frileuses en se déclarant peu enclines à embaucher cette année encore. Seules 8% d’entre elles prévoient en effet d’augmenter leur effectif. Enfin, parmi les sociétés ayant maintenu leur effectif stable en 2004, 40% annoncent l’augmenter cette année et 60% rester avec un nombre de salariés identique. La formation prend également une importance certaine notamment pour les grandes entreprises disposant de plans de formation. Elles sont prêtes à investir de manière conséquente dans ce domaine en 2005. Les prévisions de formations se font essentiellement dans les techniques professionnelles puis en management, en informatique et en langues. Il est intéressant, voire logique, de constater que les entreprises souhaitant investir davantage en formation sont également pour la plupart celles qui déclarent vouloir embaucher cette année. || J.-M. S. Jean-François Zimmer, directeur général d’Almathea Consulting.

Amcham (“Why Luxembourg” Presentation): To effectively promote Luxembourg and its various advantages for conducting business, PricewaterhouseCoopers has sponsored a presentation – in collaboration with AMCHAM – to position Luxembourg on the various screens of international firm’s decision makers. This presentation introduces ten key differentiating advantages of Luxembourg and also contains data on the economy, finance, corporate taxation, IT players, employment and labour costs. It is recommended and requested that people feel free to download this pdf file for presentations to anyone interested in knowing more about economic life in Luxembourg and the advantages of Luxembourg as the preferred business location in Europe. Info: www.amcham.lu/publications (16/12/2005)

The British Chamber of Commerce for Luxembourg (Annual Christmas Luncheon): This year’s luncheon will be held at the Hilton with Guest Speaker, Mr. James Clark, British Ambassador to Luxembourg. This event is always very popular so please reserve your places well in advance to avoid disappointment. Priority will be given to members. Sustaining and Business Members are reminded that all staff are welcome at BCC events. Info and registration: www.bcc.lu Photo: David Laurent

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(22/03/2006)

Le salon des bonnes pratiques En organisant ce salon, le Centre de Recherche Public Henri Tudor souhaite inciter les entreprises à adopter une démarche de benchmarking (se comparer pour s’améliorer). Les visiteurs y trouveront des exemples de bonnes pratiques dont les résultats sont démontrés, des conseils sur la mise en œuvre de leurs projets d’amélioration, des spécialistes capables de les accompagner dans leur démarche et des opportunités d’aide publique. Infos et inscriptions: Rémi Fabbri (42 59 91 300; formation@tudor.lu)

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Photo: Eric Chenal

Né en 1949, marié et père de quatre enfants, Mario Hirsch est depuis 1998 directeur, rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’Lëtzebuerger Land. Il est également l'auteur d'une soixantaine d'articles de fond dans des revues académiques réputées et il a collaboré à une trentaine d'ouvrages de référence dans le domaine des sciences sociales et humaines.

U N E C A R R I È R E E N C I N Q D AT E S

Le parcours de Mario Hirsch 1966-67: Séjour aux États-Unis L’année dans une High School dans le Wisconsin m’a ouvert les yeux en me montrant à quel point la paisible société luxembourgeoise était poussive et rétrograde. C’était aussi l’année où les premiers cercueils étaient rapatriés du Vietnam, ce qui a accéléré ma prise de conscience politique. 1974: Ghost Writer de Gaston Thorn À peine sorti de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, Paris, je m’apprêtais à entamer une carrière universitaire quand tomba un appel téléphonique pressant de Gaston Thorn, Premier ministre fraîchement nommé, me proposant de rejoindre son cabinet. Flatté et attiré par la dynamique de la coalition de centre-gauche, je ne pouvais pas dire non, même si cela impliquait un abandon de mes ambitions académiques, mises en veilleuse, même si j’ai mené une vie parallèle jusqu’en 1984 en ralliant tous les vendredis Science Po Strasbourg comme maître de conférence. 1983: Bras droit de Clay T.Whitehead Grâce à Pierre Werner, j’ai rejoint en automne 1983 Clay T.Whitehead, le concepteur de ce qui allait devenir le système de satellites Astra. Chargé des relations gouvernementales et publiques, je participais en première ligne à une aventure exaltante, qui jetait les jalons de ce qui allait devenir une des plus belles success stories. Évincé début 1985, ensemble avec mon patron, lors de la création de SES, je ne regrette rien. Sans ma fidélité

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bien au-delà du raisonnable, ce beau projet, qui vacillait après l’entrée des socialistes au gouvernement en 1984, aurait sans doute capoté. J’ai payé de ma personne plus que nécessaire, me voyant réduit au chômage pendant un an. À l’époque, il n’y avait plus guère qu’une poignée qui croyait en l’avenir du projet. 1986: Secrétaire parlementaire du DP J’ai finalement sauté le pas, ce que j’aurais dû faire déjà en 1974, en acceptant la proposition de Colette Flesch de la seconder comme chef de l’opposition libérale. Période ingrate, car le DP s’installait durablement dans l’opposition. Une fois de plus, je suis devenu victime de mon sens de la fidélité quelque peu vieux jeu dans un milieu où l’opportunisme à tous crins règne en misant sur le mauvais cheval, Charles Goerens, éliminé de la présidence du DP en 1994. Mes jours étaient comptés et j’ai accompagné M. Goerens dans son exil strasbourgeois. 1997: Collaborateur de Miguel Angel Moratinos Lors de la Présidence luxembourgeoise de l’UE du deuxième semestre 1997, j’ai accepté une mission diplomatique excitante comme agent de liaison avec l’envoyé spécial de l’UE pour le processus de paix au Moyen-Orient, Miguel Moratinos. C’était une leçon de choses quant aux possibilités et aux limites de la PESC, finalement assez désabusante. À la fin de mon mandat, j’ai rejoint mes fonctions actuelles à la tête du Land, qui avait besoin d’un sérieux recentrage.


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P U B L I C AT I O N S

Les dernières parutions Les Cinquante années de l’Europe du charbon et de l’acier (1952-2002), retracées par le professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Provence, Philippe Mioche. Cet ouvrage, commandé par la Commission Européenne, établit un bilan de ce demi-siècle de la CECA. Il aborde les heures de gloire sans oublier les échecs de cette expérience-pilote. Actuellement disponible en français, ce livre, édité par l’Office des publications, est disponible gratuitement et sortira prochainement dans dix autres langues communautaires. http://bookshop.eu.int

EUROCAP-RAIL

Sur une voie désaffectée Le projet a été jugé irréaliste des points de vue technique, financier et d'attractivité.

Photo: www.rail.lu

66_news

Le projet de la nouvelle gare de Cessange Le bureau d'étude belge Stratec, chargé par les CFL et la SNCB, de réaliser l’étude de faisabilité du projet EuroCap-Rail, destiné à amélioration la relation ferroviaire entre Luxembourg et Bruxelles, a rendu un avis négatif. EuroCapRail tablait sur un gain de temps de 40 minutes (sur une durée théorique comprise entre 2h17 et 2h45 selon la gare bruxelloise, et hors retards «techniques») via un investissement de 1,8 milliard d'euros, comprenant notamment la construction d'une une nouvelle gare à Cessange (photo) et d’une ligne nouvelle à 300 km/h entre Ciney et Libramont. Il a notamment été démontré que ce dernier tronçon était trop court pour pouvoir réellement bénéficier des avantages de la grande vitesse. Sans compter que la part de marché du train entre les deux capitales ne devrait pas dépasser 15% à l’horizon 2020, contrairement à ce qui avait été avancé par le gouvernement wallon lors de la présentation du projet, il y a quelques années. L’analyste recommande donc de se «contenter» du projet de base proposé par la SNCB. Le rapport, daté du 19 octobre dernier, n’officiellement été évoqué par les gouvernements luxembourgeois et wallons que le 30 novembre, à l’occasion du 4e sommet belgoluxembourgeois qui s’est tenu au Château de Val Duchesse. Il a été annoncé une prochaine réunion du groupe de travail chargé d'analyser le volet financier de l'ensemble du projet de manière, notamment, à pouvoir présenter un dossier concret aux instances européennes. || M. VDM & J.-M. G..

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L’Université du Luxembourg vient de publier un nouvel ouvrage, intitulé Le commerce électronique en droit luxembourgeois. Ce document scientifique, fruit du travail de Maryline Durin, Olivier Leroux, Antoine Missone, Corentin Poullet et Raphaël Vuitton, commente la loi (modifiée) du 14 août 2000 relative au commerce électronique. L’ouvrage a pour objet de présenter en détail le régime juridique du commerce électronique au Luxembourg en le situant par rapport aux normes d’origine communautaire et en le comparant avec les règles en vigueur dans d’autres pays européens, principalement en Belgique et en France. Publié aux Editions Larcier (125 euros). http://editions.larcier.com Au nom de l'ordre public et des bonnes mœurs Contrôle des cinémas et censure de films au Luxembourg 1895-2005, de l'historien Paul Lesch, passe en revue plus d'un siècle de classification, d’interdictions et de mutilations de films au Luxembourg, mais aussi les nombreuses polémiques suscitées au Grand-Duché par certains films. Publié par le CNA en français et en anglais (22 euros). www.cna.public.lu Bonjour Luxembourg, guide pratique du citoyen, publié par le CLAE, sortira le 15 décembre prochain. L’ouvrage retrace l’histoire du pays et de sa population, sous les aspects politiques – les différents pouvoirs et institutions –, liés à l’immigration – entrée et séjour dans le pays, demandes d’asile –, le droit du travail, le logement, la sécurité sociale, ainsi que l’organisation de la solidarité (15 euros). www.clae.lu Just Arrived est un guide pratique bilingue français-anglais, destiné aux nouveaux arrivants dans le pays. Écrit par deux femmes expatriées, Pia Béraud-Sudreau et Elisabeth Brintet-Godefroy, l’ouvrage n’a pas l’ambition d’être exhaustif mais simplement pratique (15 euros).


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01.12.2005

15:40 Uhr

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R E S S O U R C E S H U M A I N E S -S O N D A G E

Rétablir une confiance réciproque S O N D A G E M O N S T E R . L U / PA P E R J A M

Quelles sont les sources d’énervement dans votre travail? 29% L’absence de perspectives d’évolution de carrière

20%

27%

Les conditions matérielles pour bien faire mon travail

Le manque de reconnaissance de ma hiérarchie

9%

Photo: David Laurent

Je ne m’énerve jamais

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481 Votes. Sondage réalisé du 1er au 15 novembre sur les sites www.monster.lu et www.paperjam.lu.

15%

La surcharge de travail

«La différence entre le désert et un jardin, ce n'est pas l'eau; c'est l'homme». En citant ce proverbe arabe, Pascaline Mulet, associée du cabinet de recrutement fast, repositionne la question des sources d’énervement dans le cadre professionnel. «Par nature, les professionnels du recrutement sont les témoins de bon nombre de situations de travail difficiles», rappelle-t-elle, en constatant que les trois principales sources d’énervement identifiées par les résultats de ce sondage, différentes en apparence, possèdent un dénominateur commun: le manque de reconnaissance. «On retrouve en effet cette même notion de dévalorisation dans l’absence de perspectives d’évolution: ‘Si mes responsabilités et/ou mon salaire n’évoluent pas, mes capacités professionnelles ne sont pas reconnues à leur juste valeur’», analyse-telle. De la même façon, la dévalorisation s’inscrit aussi dans le manque de moyens: si les outils ne sont pas à la hauteur de la fonction, la valeur même de celui qui en a la charge n’est pas respectée. Parallèlement à la notion de reconnaissance, ces chiffres montrent, selon Pascaline Mulet, que la notion d’«environnement de travail» constitue également une composante prépondérante dans la vie professionnelle. En effet, les quatre «sources d’énervement» invoquées concernent l’environnement dans lequel le salarié se

trouve et non pas le contenu du poste qu’il occupe: hiérarchie, perspectives, conditions et charge de travail sont des éléments inhérents à l’entreprise. «De même, chez fast, nous observons qu’une part importante des mouvements sur le marché de l’emploi au Luxembourg ne correspond pas nécessairement à un changement dans la fonction, mais, au mieux, à une envie de ‘changer de décor’, et, au pire, à une réelle nécessité de fuir une situation devenue insupportable», explique-t-elle. Manque de reconnaissance, environnement incompatible avec les attentes de ceux qui sont censés être le moteur même d’une organisation, travail d’équipe souvent rongé par le malaise ambiant… Difficile de ne pas souligner les effets néfastes qui résultent de ces frustrations sans évoquer les conséquences sur l’entreprise qui voit sa productivité freinée. Mais comment donc restaurer ce manque de «confiance» réciproque? «9% de satisfaits ont pauvre allure dans un pays dont les acteurs professionnels sont par ailleurs des experts dans leur domaine», note Mme Mulet, qui n’oublie pas qu’universités, organisations gouvernementales ou consultants privés planchent sur des méthodes de management dans lesquelles communiquer, faire confiance, responsabiliser et écouter sont les maîtres mots. «Les méthodes et les outils sont donc à notre disposition pour une bonne gestion de nos ressources… humaines», conclut-elle. || Propos recueillis par J.-M. G.


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01.12.2005

16:19 Uhr

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Marie-Jeanne ChèvremontLorenzini, managing partner de PricewaterhouseCoopers Luxembourg.

P R I C E WAT E R H O U S E C O O P E R S

Des résultats en hausse de 17% Excellente année pour PriceWaterhouseCoopers qui enregistre une progression de l’ensemble de ses activités. «2005 est une année doublement symbolique», affirme Marie-Jeanne Chèvremont-Lorenzini, managing partner. «PwC Luxembourg a franchi le cap des 1.000 employés et compte six nouveaux associés, dont cinq femmes, ce qui est un signe fort». Le chiffre d’affaires de la société, pour l’exercice qui se clôt le 30 juin 2005, s’élève à 109,3 millions d’euros, en progression de 17% par rapport à l’exercice précédent. Les activités d’audit en constituent la part principale (58%), suivies par celles relatives à la fiscalité (28%) et au conseil (14%). Une croissance à deux chiffres qui devrait également concerner l’exercice 2006, sous l’effet conjugué du «boom du secteur financier» et des efforts entrepris par le gouvernement – auxquels PwC compte s’associer – pour développer des niches économiques et attirer des entreprises étrangères. || F. M.

Photo: David Laurent

DISTRIBUTION

Delhaize City, le lion urbain Le géant belge exporte au Luxembourg un concept spécifique de magasins, déjà éprouvé dans quatre autres pays.

Christophe Pirenne, manager Delhaize City Luxembourg.

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Photo: David Laurent

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Le géant mondial belge de la grande distribution, Delhaize, a ouvert, le 15 novembre, son premier Delhaize City, place de la Gare, à Luxembourg. «Nos résultats au Grand-Duché nous confortent dans notre volonté d’y développer nos activités», a expliqué Arthur Goethals, CEO Delhaize Allemagne, Belux, insistant sur le fait que le marché grand-ducal n’est pas une extension du marché belge, mais qu’il est au contraire tout à fait spécifique. «Nous savons les Luxembourgeois très ouverts aux produits et spécialités d’autres pays, mais nous voulons leur offrir aussi des produits de leur terroir», explique M. Goethals. Ainsi, le Delhaize City propose-t-il, entre autres, les marques Luxlait ou Luxviande. La marque au lion, présente au Luxembourg depuis 1987, y a le vent en poupe, puisqu’elle y a aussi ouvert, en 2004, son premier supermarché luxembourgeois, à Bertrange. Les 16 employés du Delhaize City – «tous Luxembourgeois et parlant la langue luxembourgeoise» – y ont d’ailleurs été formés. Le succès de cette grande surface – plus de 6.800 clients par semaine, à deux pas du City Concorde et son supermarché Cactus – a conforté Delhaize dans ses projets d’expansion. Un nouveau supermarché devrait voir le jour en 2006 à Alzingen. Actuellement, le groupe compte, dans le pays, 28 magasins répartis en 5 enseignes (outre le

supermarché, il y a AD, Shop’n Go, Tom&Co et Proxy) et voit sa part de marché grandir régulièrement, passée de 9% en janvier 2002 à 12% en septembre dernier, après une pointe à 14% en juillet. Si, sur le créneau des supermarchés, la concurrence avec Cactus est évidente, il n’en va pas forcément de même pour le Delhaize City, qui développe une offre nouvelle et originale, sous forme d’un magasin citadin en un lieu très fréquenté, s’adressant aux clients pressés cherchant surtout des produits alimentaires frais et de qualité (dont beaucoup préparés sur place), dans un cadre agréable et à taille humaine. Le magasin s’étend, à proximité de la gare, sur une surface de 500 m2 où sont proposés pas moins de 6.000 produits, dont 70% en frais. Il s’agit essentiellement (5.250) de ceux de marque Delhaize, de la marque «365» (elle aussi, propre au distributeur), auxquels s’ajoutent 400 exclusivités et 200 produits luxembourgeois. «Ça a démarré très fort, ce qui prouve qu’il y avait une demande», se réjouit aujourd’hui Christophe Pirenne, le directeur du magasin. Ce concept Delhaize City, lancé en 1999 en Belgique, a, depuis, fait des petits, en Grèce, en Roumanie et en Tchéquie. Le magasin luxembourgeois est le 37e du nom. || M. VDM


01.12.2005

16:57 Uhr

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DÉVELOPPEMENT DURABLE

L’économique, le social et l’environnemental intimement liés Sustain, une société créée et soutenue par des partenaires provenant de différents secteurs, propose une offre intégrée de services. Le développement durable devient un thème de plus en plus à la mode et la prise de conscience de son importance se généralise. Les intérêts de trois sociétés luxembourgeoises – Concept Factory, Études et Formations et Erisa (venture capitalist) – dans ce domaine se sont rencontrés et ont abouti, en juin dernier, à la création de la société Sustain, qui a déjà formulé ses premières offres de service. Les trois actionnaires se sont associés à des partenaires stratégiques que sont Atoz, l’IFSB (Institut de Formation Sectoriel du Bâtiment), Progena, Interact et le Dr Christian Szylar, auditeur social certifié, membre, notamment, de l’Institut International d'Audit Social et président de l’Association Européenne pour la Promotion de la Certification en Audit Spécialisé. Sustain se veut être le fournisseur «full services» en matière de développement durable. La société repose sur trois piliers que sont les responsabilités économique, sociale et environnementale. «Nous avons fait une recherche dans la Grande Région et constaté que les sociétés actives dans le développement durable le sont essentiellement dans le social, mais ne combinent presque jamais ces trois thématiques de manière intégrée», explique Pol Goetzinger (Concept Factory). À côté des trois piliers, on trouve quatre niveaux transversaux: la formation, dispensée par l’IFSB, le coaching, assuré par Études et Formations, la communication, couverte par Concept Factory, et l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de la communication, prise en charge par Interact. Le volet social, lui, est couvert par Études et Formations, sous la houlette de l’ancien directeur de l’IFBL, Jeff Kintzelé, spécialisé dans les audits structurels des entreprises et la mise en place de bilans de compétences. La mise en œuvre d’une stratégie de développement durable est un investissement pour l’entreprise car elle permet d’augmenter sa performance. «En 1993, j’avais commencé un projet sur le sujet et publié un livre intitulé Une vision pour le Luxembourg. J’étais arrivé à la conclusion que le Luxembourg devait faire quelque chose pour se réinventer. Il y avait une nouvelle niche à prendre: tout ce qui se trouve en amont et en aval de ces principes de développement durable», explique Norbert Becker,

De gauche à droite: Isabelle Gredt (Erisa), Pol Goetzinger (Concept Factory), Laurent Rouach (Progena), Norbert Becker (Atoz), Nima Azarmgin (project manager), Daniel Eischen (Interact), Bruno Renders (IFSB).

Photo: Andres Lejona

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partner chez Atoz, qui couvre le volet économique de Sustain. Force est de constater que M. Becker avait une bonne dizaine d’années d’avance. Le volet environnemental est l’affaire de Progena, un bureau d’études actif dans l’environnement, la sécurité, l’énergie et les déchets. «L’offre de services est intégrée. Nous ne délaissons jamais un aspect, sinon la dimension durable ne fonctionne plus», assure M. Goetzinger. «Trouver un équilibre entre ces différents éléments thématiques est essentiel», ajoute Bruno Renders (IFSB). «Notre rôle est de développer des formations pour le secteur et des produits sur mesure, en matière de construction durable, pour Sustain». Quant à Interact, elle met à profit son expérience de dix ans dans les NTIC, afin de fournir les outils et une méthodologie permettant d’utiliser au mieux ces technologies. Aujourd’hui, Sustain compte avec Nima Azarmgin, un project manager qui coordonne le tout, les autres ressources humaines étant puisées auprès des différents partenaires. L’effectif mobilisable cumulé de Sustain dépasse les 220 personnes. Un troisième niveau, un conseil scientifique, se met en place, avec l’École supérieure de Bonn

et, probablement avec l’université de Trèves et la Fondation Universitaire Luxembourg (FUL) d’Arlon. Sustain s’adresse tant aux secteurs financier, du bâtiment et public qu’aux PME et PMI du pays et de la Grande Région. «L’engagement dans le développement durable doit venir du top management, doit s’imposer et s’adapter à ce que fait l’entreprise. La première étape, celle de la formulation d’engagement du management, est primordiale», insiste M. Goetzinger. Il s’agira ensuite de réaliser un diagnostic préalable afin de poser un état des lieux des indicateurs sociaux, économiques et environnementaux, avant d’établir un plan stratégique. La société a opté pour un outil développé par l’association française de normalisation, le SD 21.000. Il s’agit d’un référentiel méthodologique, qui intègre le développement durable et propose une approche structurée du problème, identifie les parties intéressées, les enjeux, les hiérarchise, et définit les objectifs et les priorités. Les entreprises devront de plus en plus s’adapter aux nouvelles recommandations en matière de développement durable que Sustain entend aider à anticiper. || Florence Reinson 71


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02.12.2005

10:36 Uhr

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IT & TÉLÉCOM

Technologies GSM 

ÉCRANS AUDIOVISUEL: VIDEO-CONFÉRENCE, PROJECTEURS, TÉLÉVISEURS



LES DERNIÈRES NOUVEAUTÉS VIEWSONIC présente un nouveau projecteur petit et puissant, le PJ256D, d’un poids de 0,99 kg. Spécialement étudié pour les grands voyageurs, il est le premier projecteur micro-portable de ViewSonic offrant une luminosité de 1.500 lumens. Les multiples options de connectivité (à un PC ou à un lecteur DVD) permettent non seulement d’utiliser le PJ256D pour les présentations en réunion, mais aussi pour regar-

der des films dans son salon. La synchronisation avec l’écran est simple et rapide, idéale pour les businessmen nomades. Le PJ256D dispose d’une résolution native de 1024x768 XGA et d’un contraste de 2000:1 qui donnent à l’image une finesse remarquable. Sa télécommande avec souris intégrée et pointeur laser permettent de souligner les points importants sans interrompre la présentation. Prix indicatif: 1.349 euros (TVAC). Viewsoniceurope.com HITACHI annonce deux projecteurs XGA pour l’enseignement: le EDX8255 et ED-X8250, qui offrent aux écoles, aux universités et à d’autres environnements pédagogiques la possibilité de réaliser des projections plus claires et bien contrastées. Leur zoom optique garantit une image particulièrement nette et facile à mettre au point. Parmi les fonctionnalités spécialement développées pour l’enseignement, une triple sécurité et une télécommande supplémentaire. La «commande enseignant» peut être associée au projecteur et permet d’effectuer des manipulations simples: mise sous ou hors tension, changement d’input, réglage du volume sonore... L’ED-X8255 est doté d’un connecteur réseau et protégé en outre par le logiciel de gestion des ressources PJMan de Hitachi. Les projecteurs sont dotés d’un objectif grand angle permettant d’effectuer des projections sur des écrans de 6 pouces à une distance de 1,8 mètre. Prix conseillé: 1.495 euros et 1.655 euros (HTVA). www.hitachi-eu.com [>>74] 72

COPACO-DMAX lance la nouvelle série XAP d'écrans Xerox. Les nouveaux écrans LCD 17 et 19 pouces sont destinés aux professionnels et aux particuliers. Sa grande caractéristique est le pied pivotant, qui permet de tourner l'écran dans tous les sens. Le verre Xshield assure une protection supplémentaire de l'écran LCD. Les deux modèles sont équipés, de série, de haut-parleurs stéréo intégrés. Prix: respectivement 379 et 519 euros (TVAC). www.copaco.nl MAXDATA présente son premier écran format large. Le Belinea 10 20 35 W comporte un écran grand format de 20,1 pouces et une haute résolution. Ce nouveau format large simplifie le découpage et la visualisation de longues séquences de film. Son panneau offre un temps de réponse d'à peine 8 ms. Le port USB intégré permet de raccorder aisément jusqu'à 4 périphériques, comme un appareil photo numérique, des disques durs externes ou un clavier. Prix conseillé: 629 euros (TVAC). www.maxdata.be

SIEMENS présente le SG75, un GSM UMTS multimédia. Ce téléphone inclut les fonctions d’e-mail et d’organiseur, l’accès à Internet ainsi qu’une caméra haute qualité de 1,3 mégapixel, une deuxième caméra pour la vidéotéléphonie, et un lecteur MP3. L’écran haute résolution et la qualité de son de cet appareil polyvalent rendent les applications multimédias plus agréables. Prix indicatif: 450 euros. www.siemens.be

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IOMEGA annonce une solution rapide et complète servant à stocker, enrichir, utiliser et diffuser toutes sortes de données numériques sur le réseau d'un foyer ou d'une petite entreprise. Il s'agit du nouveau disque dur réseau Iomega StorCenter, doté d'un serveur médias A/V réseau UPnP (Universal Plug and Play) et la fonctionnalité USB Printer Sharing. Il a une capacité qui peut atteindre 300 Go, un modèle à 500 Go étant prévu pour le début de l'an prochain. Prix: 299 euros (TTC). www.iomega-europe.com. LACIE lance le Big Disk Hi-Speed USB 2.0, un disque dur USB compact de 1 To. Ce disque est livré avec le nouveau logiciel de sauvegarde 1-Click pour PC et Mac. La portabilité et la polyvalence de ce modèle simplifient son utilisation sur tout poste de travail. Les modèles Big Disk Hi-Speed USB 2.0 500 Go et 600 Go ne comportent pas de ventilateur pour un fonctionnement ultra-silencieux, alors que le modèle 1 To bénéficie de la technologie de ventilateur intelligent qui refroidit automatiquement le disque en cas de besoin. Prix: entre 319 et 949 euros (TVAC). www.lacie.com


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02.12.2005

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PACKARD BELL lance le lecteur MP3 pour deux, l'AudioTwin, équipé d'une prise audio supplémentaire, pour permettre le raccordement de deux paires d'écouteurs. Il est disponible en 256 Mo, 512 Mo ou 1 Go de mémoire. L'appareil convient également pour le stockage de fichiers de données et peut servir de dictaphone. Ce baladeur offre le choix entre sept couleurs d'écran différentes. L'AudioTwin lit les fichiers de musique MP3 et WMA, mais également les fichiers DMR. Prix: 59, 79 et 109 euros. www.packardbell.be

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 TOSHIBA ajoute deux nouveaux modèles à sa gamme de notebooks Qosmio, le F20 et le G20, qui combinent l’expérience unique 4-en-1: télévision, audio, enregistreur DVD/HDD et ordinateur personnel en un appareil avec touches audio/vidéo et réglage du volume ainsi que commande à distance. Le processeur graphique NVIDIA GeForce 6600 transforme le Qosmio F20 en un ordinateur de jeux. Le G20 possède la technologie logiciel RAID de Toshiba: prestations robustes et protection des données par stockage simultané sur deux disques. www.computers.toshiba.be

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rubrique_université

02.12.2005

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Photo: Andres Lejona

Le Dr Herwig Hofmann, directeur d’études du Master en contentieux européen, est également en charge de la création du Centre de droit européen de l’UdL. européen de l’UdL dont le lancement devrait être annoncé le 1er juillet 2006. Pour l’instant, on en est au stade de la définition de la structure, du calendrier et du financement.

UNIVERSITÉ

Le fleuron de la Faculté de Droit Docteur C. Herwig Hofmann Âgé de 36 ans, le professeur Hofmann a obtenu son Master en droit à l’Université d’Oxford et est docteur en droit de l’Université de Hambourg en Allemagne, son pays d’origine. Membre du barreau de Cologne, il a exercé, à Bruxelles, comme avocat spécialisé dans le droit commercial européen et international. Avant de rejoindre, en octobre 2004, la Faculté de Droit, M. Hofmann était conférencier et directeur du programme de droit et langues au Trinity College de Dublin. Il a aussi été conférencier à l’Université de San Francisco et est intervenu dans différents séminaires à travers l’Europe pour l’Institut Européen d’Administration Publique de Maastricht. Il enseigne plus particulièrement le droit public européen et le droit de l’OMC.

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Créé en 1999, à l’époque où l’université n’était encore qu’un centre universitaire, le Master en droit européen, spécialité contentieux européen s’intitulait alors DESS en contentieux communautaire. L’internationalisation du titre du diplôme, même si elle s’imposait en raison du processus de Bologne, permet également d’attirer des étudiants du monde entier. Organisé en coopération avec l’Institut Universitaire International Luxembourg et en partenariat avec les universités de Nancy II et Robert Schuman de Strasbourg, ce Master, qui se tient au Limpertsberg, est sanctionné par un double diplôme luxembourgeois et français. Cette formation est ouverte aux étudiants totalisant quatre années de droit ou 240 ECTS. Cependant, les places sont chères, avec seulement 25 étudiants admis chaque année. «Nous recevons beaucoup de demandes. Cette formation est très bien reconnue au niveau international et nous avons ainsi la possibilité d’attirer de très bons étudiants», se réjouit Herwig Hofmann, directeur d’études du Master contentieux européen. Les étudiants sont sélectionnés sur dossier, en fonction des résultats qu’ils ont obtenus lors de leur parcours universitaire, de l’intérêt qu’ils portent à la matière européenne et de leur capacité à suivre les cours en français et en anglais. Cette année, la Faculté de Droit, d’Économie et de Finance a reçu pour ce Master 140 candidatures. Sur les 25 élèves sélectionnés, on retrouve les diverses nationalités européennes mais aussi un étudiant canadien et un ouzbek. Les plus représentés sont les Français, du fait que, jusqu’à présent, les cours se donnaient à 90%

en français. Cette année, 65% d’entre eux sont enseignés en français contre 35% en anglais. «Il n’y a pas beaucoup de programmes de spécialisation en droit européen avec lesquels nous nous trouvons en concurrence», assure M. Hofmann qui cite le Collège d’Europe de Bruges et l’Institut Universitaire Européen de Florence. Le docteur en droit est convaincu que si de nombreux étudiants ont posé leur candidature, c’est parce que la faculté offre un programme unique, grâce à la complémentarité des meilleurs professeurs et d’experts de la Cour de Justice et du Tribunal de première instance des Communautés Européennes, et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Les étudiants doivent terminer cette spécialisation par un stage de deux mois et la plupart le font à la Cour de Justice, un atout de plus pour le site Luxembourg. «C’est aussi important de mentionner que certains de ces étudiants restent dans le pays et travaillent dans des cabinets d’avocats qui, de ce fait, s’engagent davantage à travailler dans les affaires européennes et s’ouvrent ainsi au marché qui se trouve devant leur porte, celui du droit et du contentieux européen». L’université est en pleine construction et de nombreux chantiers doivent encore être entamés. M. Hofmann insiste sur l’importance de disposer d’une bonne bibliothèque de droit. «Nous sommes un peu à la limite avec notre bibliothèque». Par ailleurs, il est d’avis qu’il doit revenir à l’université de gérer en toute liberté les programmes pour qu’ils soient les plus attractifs possible, comme c’est le cas dans toutes les autres universités, et non pas aux autorités politiques. || Florence Reinson


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01.12.2005

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SEMINAIRES, CONFÉRENCES

Agenda 14/12/2005

ISR: quel rôle pour les pouvoirs publics? Événement organisé par Etika, de 8h30 à 12h20, à l’Hôtel Parc Belle-Vue. L'objectif est de sensibiliser les décideurs politiques et économiques luxembourgeois aux expériences positives menées chez nos voisins belges et néerlandais pour la promotion des Investissements Socialement Responsables (ISR). Les deux axes thématiques sont: la fiscalité et les investissements des fonds publics et parapublics. Infos et inscriptions: contact@etika.lu

MARCHÉ AUTOMOBILE

Daihatsu: Un retour par la petite porte Le garage Heuts peut faire figure de petit village gaulois! Seul à proposer encore, contre vents et marées, les véhicules Daihatsu au Luxembourg, il a le mérite d’avoir laissé passer l’orage! Voici en effet que la marque japonaise se lance à nouveau sur le marché Belux…

15-16/12/2005

Journée d´Opportunités d´Affaires Afin d’aider les entreprises luxembourgeoises à pénétrer les marchés étrangers, la Chambre de Commerce organise régulièrement des journées d’information qui ont pour but de faire connaître les opportunités qu’offrent les marchés et d’aider les entreprises à écouler leurs produits ou services. Ces journées se présentent sous forme d’entretiens individuels. Les marchés concernés seront Hong-Kong, Taïwan et le Vietnam (le 15) et la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande (le 16). Infos et inscriptions: Chambre de Commerce, Département International - Affaires hors Europe. 42 39 39 310; world@cc.lu 20/12/2005 Photo: Luc Deflorenne

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«Au Luxembourg, notre image reste à créer» La direction Daihatsu Belgique a donc pleinement conscience du chemin qui lui faudra parcourir pour se faire une place sur le marché automobile grand-ducal. Et pour ce faire, elle espère que le lancement simultané de quatre modèles (Cuore, Sirion, Terios et Copen) et de quatre nouveaux produits courant 2006 feront mouche auprès d’une clientèle à développer. Depuis quelques années déjà, le garage Heuts à Fouhren était bien seul à vendre des véhicules Daihatsu à ses clients. Depuis le 1er octobre cependant, le réseau s’est développé par l’intégration de deux nouveaux concessionnaires: le garage Deltgen (Ettelbrück) et Automobiles Origer (Schifflange). Au travers de ces trois points de vente, la marque japonaise souhaite donc s’implanter en douceur et «préparer le terrain pour demain». Suivant cette philosophie, Yoichi Mishima, président de Daihatsu Belgique rappelle que «Daihatsu cherchera à accorder ses produits aux besoins locaux». Alors qu’auparavant ce constructeur n’avait jamais vraiment réussi à s’imposer sur notre territoire (meilleures performances: 600 véhicules vendus en moyenne par an dans les années 80), c’est avec humilité et sans objectif trop ambitieux qu’il remet les pieds au Luxembourg. Et si les ventes atteignent les 100 véhicules fin 2006, Daihatsu estime qu’elle aura déjà fait un premier pas dans le bon sens… || J.-M. S.

Meet@Uni.lu: 1er Salon du recrutement de l’Université du Luxembourg La toute nouvelle Université du Luxembourg élargit son service «Carrière et Emplois» à destination des entreprises, avec le 1er Salon du recrutement meet@uni.lu. Une manifestation qui offre l’opportunité d’établir un contact direct et très personnel avec les étudiant(e)s ainsi que les jeunes diplômé(e)s de l’Université. Infos et inscriptions: IQB Career Services (M. Sebastian Krug, +49 069 / 79 40 95 35; sk@iqb.de) 20-22/01/2006

Salon Vakanz Partir à la découverte d’horizons nouveaux et de cultures inconnues, rechercher les multiples formes de dépaysement permettant de couper court au train-train quotidien… La 15e édition du Salon du Tourisme, présentée à Luxexpo, permettra au public de découvrir les dernières nouveautés – ou bien les «grands classiques» – proposées par les professionnels du tourisme de la Grande Région. Infos: www.luxexpo.lu 25-27/01/2006

Linuxdays 2006 The LinuxDays team modified the concept of the conference 2006 in a way that this editions combines tutorials, presentations and exhibition. Each day starts with a tutorial session followed by technical presentations. In parallel the exhibition can be visited. The event will take place in the CRP Henri Tudor. Infos: www.linuxdays.lu

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01.12.2005

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L E S D R H À L’ H O N N E U R

Table ronde et remise de prix au menu de HR One En prélude à la remise des «Luxembourg HR Awards», une invitée de marque, Concetta Lanciaux, la numéro 3 du groupe LVMH, est venue débattre de l’évolution des ressources humaines vers le capital humain. Photos: David Laurent

 Fabien Amoretti (Farvest)

 Jacky Beck (Utopolis), Susy Nels-Colle (Goodyear)

 Hélène Turquey (Axis), Christophe Welge (Axis), Bob Walte (Leaseplan), Jo De Clercq (Van Turenhoudt & Partners), Marjorie Lambeaux (Axis)

 Fabrice Ponce (Adecco), Daniel Oudrar (Creyf’s Interim)

 Sofie De Beule, Monique Wolf, Nathalie Dalle et Laurent Lebatteux (Randstad)

 Simone Gruhlke-Geimer (ministère de l’Égalité des Chances), Christiane Hoffmann (Lilith Project)

 Laurent Gouverneur (Leaseplan), Éric Paques (PricewaterhouseCoopers Luxembourg), Yves Viatour (Renault)

 Hélène Hacke et Sophie Paul (Monster)

 Concetta Lanciaux (LVMH)

 Pascal Meier (DeWitte & Morel), Vincent Pesch (TDK) et Laurent Kratz (Les Frontaliers)

 Astrid Semiglazoff (Oceal), Patrick Briolatti (Groupe Saint-Paul), Caroline Roosen (Oceal)

 Charles Mandica (Steria PSF), Francis Gasparotto (Tempo)

 Bernard Dubois (PricewaterhouseCoopers Luxembourg)

 Martial Beguin (Swiss Life), Isabelle Prévôt (Leaseplan), Nelly Mazzarol (Alter Domus) et Bob Walte (Leaseplan)

 Erik de Caluhwe et Nathalie Delebois (Ajilon), François Van Vyre (Galilei)

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LES 50 ANS DE TÉLÉ LUXEMBOURG

Arrêt sur image La télévision luxembourgeoise célèbre son demi-siècle. De l’épopée joyeuse entamée sur une colline de Dudelange à l’émergence d’un géant, RTL Group… Pour fêter dignement son cinquantième anniversaire, RTL Télé Lëtzebuerg s’est offert… un film, bien sûr! Confiées aux bons soins du réalisateur Andy Bausch, les archives du Centre National de l’Audiovisuel (CNA) et de RTL Group ont donné naissance à un documentaire de 70 minutes retraçant l’histoire des personnes, des programmes et des événements qui ont marqué ce demi-siècle. «Nous avons laissé carte blanche à Andy Bausch», assure Alain Berwick, directeur de RTL Télé Lëtzebuerg. «Ce film constitue donc son propre regard sur l’histoire de la chaîne, qui n’épargne ni les critiques ni les moments difficiles, comme le départ de Jean Octave et de son équipe». Le film a été projeté en avant-première à Utopolis le 1er décembre dernier, et sera diffusé sur l’antenne durant les fêtes de fin d’année, comme point d’orgue à une année de commémoration au sein du groupe audiovisuel installé au Kirchberg. Voilà en effet près d’un an que le personnel de RTL Group – dont certains ont participé aux débuts héroïques du programme luxembourgeois – revit en interne, notamment par le biais de son système Intranet, la grande… et la petite histoire de Télé Luxembourg. Tout a commencé le 23 janvier 1955. Ce jour-là, la Grande Duchesse Joséphine Charlotte célèbre son 59e anniversaire… ainsi que la naissance officielle de la télévision luxembourgeoise. Avec son époux, le Prince de Luxembourg, elle assiste au lancement du premier programme diffusé à partir de l’émetteur construit par la toute jeune Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion (CLT, créée sur les fondations de la Compagnie Luxembourgeoise de Radiodiffusion) sur le Ginzebierg, à Dudelange. À l’écran, un jeune speaker annonce que «Télé Luxembourg sera l’alliée indispensable de votre famille». Une vocation familiale et populaire qui guidera toute l’évolution du programme, même si Alain Berwick préfère parler aujourd’hui d’«une télévision grand public et proche du public». Si l’événement est de taille au niveau national, il dépasse largement les frontières: Télé Luxembourg est alors la toute première chaîne de télévision généraliste privée en Europe, avec pour mission de diffuser une information interrégionale au Luxembourg, dans les Ardennes belges et en Lorraine. L’émetteur de Dudelange permet d’arroser la région dans un rayon d’environ 150 km. Pour les pionniers, les débuts sont plus que hasardeux. Personne ne dispose de réelle formation, les équipes étant constituées d’anciens techniciens de radio reconvertis dans la télé. «Tout cela avait un côté assez amateur. En 1955, il n’y avait même pas de studio», raconte, amusé, Gust Graas, directeur général de la CLT (1952-1988). «On pensait qu’il suffirait de poser une caméra et d’enregistrer les émissions, comme pour la radio. Ce fut catastrophique!». Mais aussi enthousiasmant et bon enfant. Le tournage prévu a… tourné court? Pas de quoi s’affoler. La concurrence est alors inexistante! Peu à peu, pourtant, la production se professionnalise. L’installation dans la Villa Louvigny, où sera construit le premier studio en 1956, fait décoller la chaîne, qui diffuse alors une trentaine d’heures de programme par semaine. À côté des émissions filmées en direct, sur les lieux mêmes, comme la célèbre École Buissonnière, ainsi que des reportages tournés aux quatre coins du pays et dans les régions francophones voisines, Télé Luxembourg diffuse des émissions livrées clés en main par Paris Productions, ainsi que des films et séries étrangers. Son Journal Télévisé, habile80

ment mené par Robert Diligent et Jacques Navadic, le seul de ce type sur le continent européen, fait également office de programme phare. L’engouement populaire est à la hauteur des efforts déployés par les pionniers. En 1962, la retransmission du premier grand prix de l’Eurovision de la Chanson, avec le tandem Jos Pauly-René Steichen à la réalisation, est un événement national, suivi en direct dans tous les cafés du pays. À cette époque, pourtant, l’ensemble des programmes est encore en langue française.

1969: le premier programme en luxembourgeois Cela changera le 21 septembre 1969, lorsque le journaliste Jean Octave lance son inoubliable Hei Elei Kuck Elei (citation du livret de l’opérette luxembourgeoise Mum Séis), une émission de trois quarts d’heure en langue luxembourgeoise. Cette émission du dimanche, qui avait sa propre rédaction, a été maintenue jusqu’en octobre 1991 et peut être considérée comme l’ancêtre de RTL Télé Lëtzebuerg. Parallèlement à cette évolution majeure sur les écrans, s’en produit une autre, en coulisses: la prise de conscience de la nécessité de rentabiliser ce beau rêve. «Au départ, aucune prévision budgétaire n’avait été faite pour savoir quels seraient réellement les coûts et les profits», se souvient Gust Graas. «Et personne, même à Paris – où étaient installés les principaux actionnaires (ndlr) – n’avait jamais pensé que faire de la télé, c’est beaucoup plus cher que faire de la radio!» Principal souci pour les dirigeants de Télé Luxembourg: avec les fréquences disponibles, qui ne permettent alors d’émettre que jusqu’à Arlon et Nancy, il est impossible d’attirer suffisamment de publicités pour financer un tel déploiement de moyens. La publicité régionale rapporte peu, et malgré la bonne volonté des speakerines qui «jouent» des saynètes publicitaires en direct, le déficit se creuse. «Le Hei Elei était toujours en déficit, ce que j’essayais de dissimuler au conseil d’administration, pour que cela ne se remarque pas trop. Le programme luxembourgeois ne les intéressait guère», se souvient Gust Graas. Tandis que l’équipe luxembourgeoise de la CLT cherche à étendre ses canaux de diffusion, notamment vers la Belgique, les journalistes sont mis à contribution pour attirer des recettes publicitaires. Ce qui ne manque pas de faire grincer les dents. «Nous ne nous étions pas rendu compte, ni lui (Robert Diligent, ndlr), ni moi, que l’on rentrait dans une télévision destinée à gagner de l’argent», témoigne Jacques Navadic. Pour la jeune génération, arrivée dans la chaîne à l’aube des années 1970 (Jean-Luc Bertrand, Marylène Bergmann, André Torrent, Georges Lang et les autres…), le changement de paradigme est moins net. La tendance est aux émissions de jeux et nombreux sont ceux qui voient leur jeune carrière propulsée par le vif succès qu’elles remportent. Au début des années 1980, la CLT parvient à entrer sur le réseau câblé belge et crée RTL-TVI, tandis que Télé Luxembourg se «luxembourgise» de plus en plus. «Du jour au lendemain, nous avons obtenu une grande couverture en Belgique. L’entreprise est devenue profitable», raconte Gust Graas. Enhardis par l’expérience, les dirigeants se mettent alors à regarder vers l’Allemagne (RTL Plus est créée en 1984 avec Bertelsmann), puis vers la France, l’Espagne…


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 La salle de rédaction du Journal de Télé-Luxembourg, à la fin des années 50.

 En 1956, Télé Luxembourg diffuse une trentaine d’heures de programmes par semaine, dont le quart en direct de la Villa Louvigny et de l’émetteur de Dudelange.  Le premier studio, en 1955 à Dudelange, est plutôt sommaire: une table, une chaise, une caméra, un micro… et ça tourne!

 La construction d’une tour à la Villa Louvigny débute en 1956.

 La salle de visionnage dans les années 60.

 Mariette, l’une des toutes premières speakerines, présentant «Pour vous Madame» en 1956.

 Tous les dimanches, Claude Robert fait «l’École Buissonnière» à la Villa Louvigny (à partir de 1960).

 Le premier programme en langue luxembourgeoise, Hei Elei Kuck Elei, naît en 1969.

 René Steichen (à droite), réalise le 1er grand prix de l’Eurovision de la chanson en 1962.

 André Torrent lance son célèbre «Hit Parade» en 1972.

 En avant-plan, un pupitre son, et la régie image.

 Robert Diligent (assis, au centre) et Jacques Navadic (debout, à sa droite), les premiers présentateurs du JT, entourés de leur équipe, dans les années 80.

 Marylène Bergmann, élue à plusieurs reprises «la présentatrice la plus populaire de Belgique» a commencé sa carrière à RTL en 1977.

Photos: archives RTL Group

 31 juillet 1981, 13h36. Un avion détruit le pylône de Dudelange, faisant quatre morts. RTL ne peut plus émettre.

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Une longue épopée 1956: Premières émissions depuis la Villa Louvigny 1969: Naissance de Hei Elei Kuck Elei, le premier programme en langue luxembourgeoise (aujourd'hui RTL Télé Lëtzebuerg) 1972: Diffusion de Télé Luxembourg pour la première fois en couleur 1975: Création de RTL Productions (aujourd’hui BCE) 1984: Naissance de RTL Plus (aujourd’hui RTL Television) 1987: Création de RTL TVI Création de M6 1989: Création aux Pays-Bas de RTL Véronique (rebaptisée RTL 4 en 1990) 1993: Création de RTL 2 en Allemagne Création de RTL 5 aux Pays-Bas, télévision en langue néerlandaise 1995: Création de Club RTL en Belgique Création de Super RTL en Allemagne Commercialisation de Veronica aux Pays-Bas (renommée Yorin en 2002) 1996: Inauguration du nouveau Centre de Télévision au Kirchberg – Adieu à la Villa Louvigny 1997: Fusion de la CLT et de UFA. Création de Channel 5 (rebaptisée Five aujourd’hui) Création de RTL Klub, en Hongrie 2000: Création de RTL Group avec la fusion de CLT-UFA et de Pearson Television 2001: Création de la chaîne thématique allemande RTL Shop en Allemagne 2002: Succès extraordinaire du format «Idols» en Angleterre – l’avènement de la télé réalité 2004: Création de Plug TV, une nouvelle chaîne dans la famille belge Création de RTL Televizija en Croatie affirmant la présence de RTL Group en Europe de l’Est - Acquisition de 11,6 % de Grupo Media Capital, société leader dans les médias au Portugal 2005: RTL Group fête les 50 ans de Télé Luxembourg… Fin de Yorin Création de RTL7, télévision en langue néerlandaise RTL Group acquiert 30% de l’actionnariat du network russe REN TV et obtient la totalité de l’actionnariat de la chaîne anglaise Five en Angleterre.

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Commence alors pour la CLT une formidable période d’expansion, où elle profite de l’expérience acquise depuis une trentaine d’années pour prendre pied un peu partout en Europe. «Au milieu des années 80, les grandes chaînes privées ont commencé à être autorisées. La CLT a eu l’énorme avantage d’être la seule à avoir exploité des chaînes privées en Europe depuis 1955. Un département a alors été créé, dont le travail consistait exclusivement à en créer, en partant de zéro», témoigne Ferd Kayser, directeur des chaînes de la CLT de 1984 à 1997, jusqu’à sa fusion avec UFA. En l’an 2000, RTL Group naît de la fusion entre la CLT-UFA et Pearson Television et devient rapidement le leader européen de la télévision commerciale. Le groupe a abandonné entre-temps son siège historique de la Villa Louvigny pour s’installer dans le nouveau Centre de Télévision du Kirchberg, où il demeure toujours.

Besoin de renouveau Tandis que le groupe affiche désormais ses ambitions internationales, Télé Luxembourg poursuit sa route. Avec plus ou moins de bonheur. L’audience s’essouffle, la chaîne éprouve des difficultés à se positionner face à la concurrence de plus en plus accrue des chaînes étrangères. Dès la fin des années 80, «un besoin de renouveau s’est fait ressentir», affirme Gaston Thorn, président du conseil d’administration de la CLT-UFA de 1987 à 2004. «Hei Elei était un programme qui n’était plus dans l’air du temps», se souvient Ferd Kayser. Les responsables de la chaîne entreprennent de réorganiser les programmes, de démarrer un nouveau format et de mieux cibler les jeunes. Un conflit interne éclate alors entre l’ancienne et la nouvelle génération, qui ne parviennent pas à s’accorder sur les nouvelles formes de gestion de l’entreprise. En 1991, Jean Octave part en claquant la porte, suivi par une grande partie de son équipe. C’est la fin d’une époque. «Nous avons introduit un nouveau format, avec de nouvelles techniques de présentation, une optimisation du montage, du bon usage de la langue… En fait, nous avons arrêté une chaîne un jour et en avons redémarré une nouvelle le lendemain. Mais j’aurais vraiment aimé réussir à produire ce nouveau programme avec l’équipe de l’époque…», affirme aujourd’hui Alain Berwick, le directeur de RTL Lëtzebuerg. Hei Elei disparue, elle est remplacée, à l’initiative du gouvernement qui soutient très activement le maintien d’un programme luxembourgeois, par un programme quotidien en direct d’une heure, rediffusé en boucle jusqu’à minuit. Depuis l’automne 2001, RTL a augmenté jusqu’à 18 heures la durée de son programme destiné au Luxembourg et diffuse une grille variée, avec notamment des émissions de divertissement spécialement conçues pour attirer le jeune public, comme Planet RTL. Pour Alain Berwick, le pari est réussi. «Regardons les faits. RTL n’avait que très peu d’audience – on parlait de moins de 20% de parts de marché – avec une clientèle très âgée. Aujourd’hui, la chaîne est rentable et nous atteignons les 70% de parts de marché dans la tranche 19h-20h, ce qui est largement supérieur aux objectifs formulés il y a dix ans», affirme-t-il. Le directeur soutient néanmoins que l’esprit pionnier n’a pas totalement déserté les studios et que RTL Lëtzebuerg continue de respecter son mot d’ordre: «Faire une télévision luxembourgeoise proche des gens, qui informe, qui ne soit pas le portemicro des hommes politiques et qui touche le public le plus large possible». Tout un programme, en effet! || Frédérique Moser


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05.12.2005

11:12 Uhr

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P R I X D E L' E N V I R O N N E M E N T D E L A F É D I L

DuPont Teijin Films et Arcelor primés Écologie, innovation, réalisation pratique et «économicité» ont été récompensées par la Fédération des Industriels Luxembourgeois.

INTERNET

Les dernières nouveautés L’Observatoire de la Compétitivité (www.odc.public.lu, www.odc.lu, www.competitivite.lu) a officiellement lancé son nouveau site Internet. Mise en ligne des publications sur la compétitivité, synthèse des différentes études internationales, information sur les travaux en cours de réalisation: de quoi alimenter le débat sur le futur de l’économie luxembourgeoise. Nouvelle venue sur le marché du traitement du courrier, BPM Lux a confié le développement de son site Internet (www.bpm-lux.com) à Digital Studio. Un site orienté «eCommerce», permettant au client de choisir où son courrier sera livré, quand il ira le rechercher et obtenir des détails quant à sa livraison. Le Luxembourg récompensé par Skynet Belgique: les deux derniers «Sites business du mois» ont, ainsi, été développés par Dotcom Luxembourg: www.emailing.lu et www.haziel.lu. De son côté, Interact a planché sur la campagne «Mobile Attitude» des CFL, appuyée par plusieurs sites (www.mobile-attitude.lu, www.enpaix.lu, www.confortablement.lu, www.avanttoutlemonde.lu, www.enpleineforme.lu) et exploitant tous les mécanismes du marketing online et mobile (emailing, SMS, flash transparent….). Parmi les nouveautés de la toile: www.weyerdesign.lu, le site de l’agence graphique du même nom, née en 1950 et www.campuseuropae.org, vitrine réalisée par Nvision de l’association Campus Europae, qui regroupe 15 universités européennes et dont le siège est au Luxembourg. Enfin, signalons le dernier né chez h2a: www.hifi.lu, le site catalogue des magasins Hifi International, mis à jour quotidiennement. 84

La 9e édition du Prix de l'Environnement pour l'industrie, attribué par la Fédération des Industriels Luxembourgeois (Fédil), a récompensé DuPont Teijin Films Luxembourg, pour son projet «Réutilisation de diéthylène glycol» (photo). Une démarche qui permet d'épargner 2.300 tonnes de diéthylène glycol par an (une ressource non renouvelable) et qui diminue les frais variables, tout en maintenant la qualité du produit. Par ailleurs, elle évite de nombreux transvasements et transports (élimination annuelle de 210 cycles de transports à 22 tonnes sur 150 kilomètres) et rend la distillation superflue. Arcelor a également été récompensé par le jury, pour son projet «Monitoring et gestion innovante des données environnementales», un outil de management consistant en une base de données accessible par l’ensemble du réseau Intranet du groupe et qui permet d'intégrer de nouvelles problématiques telles que le suivi régulier des émissions entrant dans le cadre de la directive sur les marchés de permis d'émission.

A F FA I R E B O M M E L E E Ë R

Flop électronique Une adresse hotmail pour témoigner… piratée en quelques jours. Un sacré coup dur pour eLuxembourg! Suite à des reportages diffusés par RTL Télé et RTL Radio, l’affaire Bommeleeër refait surface 20 ans après la série de 18 attentats à la bombe qui avait secoué le pays entre avril 1985 et mars 1986 et qui n’a jamais été élucidée. Ainsi, les révélations de témoins présumés affirmant n’avoir jamais été pris au sérieux par les enquêteurs ont amené le juge d’instruction à Luxembourg, d’ouvrir un numéro de téléphone (49 97 66 66) et une adresse e-mail (enquete85@hotmail.com). Passée la surprise d’un «réveil» judiciaire aussi tardif, on ne pouvait que s’étonner de voir que les autorités judiciaires du pays n’aient pas trouvé mieux qu’un banal compte hotmail plutôt qu’une adresse estampillée eLuxembourg. Comble du ridicule: cette adresse a été piratée quelques jours après sa mise en service, ce qui a poussé la police a demander sa fermeture auprès du fournisseur d’accès. À ce moment là, deux messages seulement y avaient été adressés, dont un seul a fait l’objet «de certaines vérifications». Faut-il conclure de cette histoire une totale incapacité de réagir devant «l’urgence» de la situation? Visiblement, le plan d’action de la gouvernance électronique dévoilé, en juin dernier, a encore besoin d’être peaufiné… || J.-M. G.


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06_86_rubrique_droit commercial

05.12.2005

12:58 Uhr

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Photo: David Laurent

Stéphan Le Gouëff, xxxxxxx xxxxxxxxx avocat et fondateur du cabinet Le_goueff@vocats.com.

DROIT COMMERCIAL

Acquisition de société: limiter les risques Pourparlers Chaque partie a bien entendu le droit de rompre les négociations, mais ce droit reste encadré. Se rétracter inconsidérément ou se désengager alors que les pourparlers sont déjà bien avancés, et ce sans en donner la cause, peut, dans certains cas, engager la responsabilité pour rupture abusive de négociations. Il peut, en effet, y avoir notion de faute dans la rupture de pourparlers qui peut permettre d’engager un recours de la part de la partie «lésée» par cette rupture. Ici aussi, une gestion contractuelle de ces aspects peut s’envisager, en établissant le cadre juridique dans lequel la négociation va s’engager. || J.-M. S.

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Dans le cadre d’une acquisition d’entreprise, l’un des aspects cruciaux est celui de la nature de l’achat: doit-on acheter les actions de l’entreprise cible ou certains de ses actifs? L’achat d’actifs induit moins de risques que l’achat d’actions puisque le périmètre de l’acquisition est plus nettement défini (stock de marchandises, fichier clients, salariés, machinerie, immeuble ou cession de bail…). Par contre, l’achat d’actions implique que l’acquéreur prenne «la place du vendeur» et donc, par ce biais, acquiert l’intégralité de son patrimoine, c’est-àdire de sa situation active et passive, incluant notamment tous ses engagements contractuels, ses litiges, ses conflits avec les salariés, les administrations, etc. Dans les deux cas, selon Me Stéphan Le Gouëff: «L’inconvénient majeur auquel est confronté le repreneur est celui des risques inhérents à l’opération et notamment à la cible convoitée. Dans une phase initiale, la réalisation d’un audit juridique permet de mieux gérer ces risques». Toutefois, en cas d’achat d’actions, le risque est supérieur. «On achète une sorte de boîte noire, que l’audit juridique a pour objet d’éclairer au mieux. Malgré tout, il restera toujours des zones d’ombres. Et ces parties-là sont à gérer contractuellement», prévient Me Le Gouëff. Au cours de cet audit juridique, on va s’intéresser à la vie sociale de l’entreprise, vérifier les statuts, retracer l’historique des cessions des participations pour voir qui en est réellement propriétaire, des décisions prises par les administrateurs ou les actionnaires, etc. En outre, on s’intéressera aux permis ou autorisations

relevant de l’activité de l’entreprise pour voir s’ils sont en vigueur. Un point à considérer sera de revoir les contrats importants de l’entreprise pour cerner ses obligations à l’égard des tiers. Si des contrats de financement ont été accordés on s’assurera que les conditions sont satisfaites. Bien sûr, les contrats de travail feront également l’objet d’une attention particulière. On vérifiera les titres de propriété des immeubles, les contrats d’assurance. S’il y a des marques ou brevets qui sont importants pour l’activité, on vérifiera les enregistrements et, le cas échéant, les contrats de cession ou licence. Enfin, on analysera les litiges en cours. Si l’audit met en lumière différents «points noirs» non déclarés par le vendeur, l’acquéreur potentiel dispose alors de plusieurs possibilités d’action: il peut soit revenir sur le prix ou sur les conditions de cession, soit exiger que ces questions soient résolues par le vendeur avant que la cession ne s’opère, soit encore en tenir compte dans la garantie de passif (clause spécifique du contrat de cession qui vise à s’assurer qu’en cas de moins-value, ou de découverte d’un passif qui n’était pas connu de l’acheteur, il y a remboursement ou réajustement du prix). À l’issue de cette phase d’analyse précontractuelle approfondie, Me Stéphan Le Gouëff indique que «bien que la réalisation d’un audit juridique ait un coût, tout comme la rédaction d’un contrat d’achat qui tient la route, il faut savoir que le curatif reste toujours plus cher (en temps et en argent) que le préventif», conclut-il. || Jean-Marc Streit


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5/11/05

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P R I VAT E B A N K I N G

Banque et Caisse d'Epargne de l'Etat, Luxembourg, établissement public autonome, 1, Place de Metz, L-2954 Luxembourg, R.C.S. Luxembourg B 30775.

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02.12.2005

16:45 Uhr

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CONCOURS

Cinq réalisations architecturales primées 24 projets avaient été retenus pour la 2e édition du concours Construction Acier, organisé par Centre Information Acier de Bruxelles. Organisée, en alternance à Bruxelles et Luxembourg, la 3e Journée Construction Acier a investi, le 18 novembre, l’enceinte de la Philharmonie. Parmi les 24 projets luxembourgeois retenus pour la seconde édition du concours de la construction acier, cinq lauréats ont été récompensés. Dans la catégorie des bâtiments non résidentiels, la salle de concert Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte, de l’architecte Christian de Portzamparc, a été primée. L’agora du Centre Culturel de Rencontre de l’Abbaye de Neumünster, des architectes Jean Ewert et Jeannot Lorang, s’est vue récompensée dans la catégorie «éléments spécifiques de construction en acier». Dans celle du «génie civil et ouvrages d’art», la passerelle pour piétons et cyclistes sur la Sûre à Diekirch, de Tr-Engineering, est sortie du lot. Le Prix Spécial du Jury a été attribué à la Tour des Rêves et des Nostalgies, un cadeau du Luxembourg à la Ville de Trèves, réalisée par Hermann & Valentiny Associés. Enfin, le Prix Rénovation est allé au pavillon de la source Kind à Mondorf-les-Bains, des architectes Nico Steinmetz et Arnaud de Meyer. ||

Photo: David laurent

New Finnish Ambassador

Designs on Luxembourg Ambassador Laitiainen, introduces herself to paperJam.

Finnish Ambassador Tarja Laitiainen: “Finland is a quality country”.

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Photo: David Laurent

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“Luxembourg knows Finland much too little”, says Ambassador Laitiainen. In Luxembourg since September, she has had a 25-year career in the Foreign Ministry, and for the last three years served as roving Ambassador to Afghanistan and Pakistan. Smart, personable, and multilingual, she seems the perfect candidate to promote Finland. Within two minutes of meeting her, she asks whether paperJam is printed on Finnish paper, and this is later verified! In a bid for greater transparency, her Embassy is using newer media tools, like their informative web site, to communicate and raise awareness. There isn’t a huge trade between Luxembourg and Finland, one of the Nordic E.U. member states. There is Nordea Bank and the Kone Company here (elevators and escalators). There is a Finnish Luxembourg Society. But that doesn’t mean the relationship between the two countries has little value. “People don’t know what Finnish goods are available here”, she says. “Everyone in Luxembourg would be using Fiskars scissors if they knew them”. (in 1967, Fiskars manufactured the world's first plastic (and famously orange) handled scissors). Where Finland really stands out, is in the field of design. “Finland is a quality country with new designers who are very innovative. I learnt about a designer recently who has

created a fabric that gives off light. This is because she has woven electric threads into the material. Finnish design is on an upward trend”. In a world where people are seeking quiet, outof-the-way destinations, another growing area is tourism to Finland. Christmas travel to meet Santa Claus is popular for families with children. Connections are still not that great from Luxembourg, but with SAS, they are improving. “Finland is not naturally a rich country. Consider our geography and our climate”, she says. “Everything is expensive to grow”. Yet, according to the The Global Competitiveness Report 2005-2006, released by the World Economic Forum, Finland remains the most competitive economy in the world for the third consecutive year. Finnish education and egalitarian attitudes are something that the Ambassador proudly says Finns are well known for. Higher education is free, but they have also “…worked towards eliminating this ‘second class’ attitude towards people who go into more technically orientated streams of education..” The country’s commitment to high class education, including professional education, is one of the secrets of her success. www.finlande.lu, sanomat.lux@formin.fi, finlux@vol.lu || M. C.


05.12.2005

11:10 Uhr

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1 ER A N N I V E R S A I R E

Le chœur des cheffes La Fédération des Femmes Cheffes d’Entreprises (FFCEL) veut porter haut la voix de ses membres dans le concert économique national. Si la question de la participation des femmes commence à remuer le landerneau politique – surtout lors des élections! –, le monde économique l’aborde avec beaucoup plus de… réserve. Les statistiques n’y sont, il est vrai, guère plus flatteuses qu’ailleurs: selon une étude réalisée en 2004 par le ministère de l’Égalité des chances, alors que les femmes représentent 33% du personnel des entreprises qui disposent d’un conseil d’administration, elles ne représentent que 16% des membres de ces conseils. Quant aux têtes de pont, elles ne sont que 16% à diriger des petites entreprises et 11% à en diriger de plus grandes. «Bien qu’elles demeurent largement sous-représentées au niveau de la prise de décision économique, les cheffes d’entreprises existent donc bel et bien au Luxembourg. Mais nous avons constaté qu’elles sont le plus souvent isolées, manquent de contacts et ne se connaissent pas entre elles», indique Claudine Speltz, la présidente de la FFCEL. À l’automne 2004, suite à un forum co-organisé par l’Union des Entreprises Luxembourgeoises et le ministère de l’Égalité des chances, la fédération a donc vu le jour. Une première dans le pays. «Nous voulons donner de la visibilité aux femmes dans le monde économique», explique Joëlle Lestsch, la secrétaire générale. «En optant pour le terme de «cheffes», qui a suscité étonnement et irritation parfois, nous avons déjà fait parler de nous. Il me semble que ce mot travaille pas mal l’esprit masculin!», lâche-t-elle dans un rire. Dès ses premiers mois, la FFCEL a remporté un franc succès. Elle compte aujourd’hui près de 80 membres, de tous horizons. La fédération organise régulièrement des soirées-conférences (sur les aides publiques à la création d’entreprises, la gestion du temps, les mécanismes de crédits, etc.), travaille – en collaboration avec les chambres professionnelles – à la mise en place de formations continues et collabore également à des réseaux internationaux, comme la Fédération Mondiale des Femmes Cheffes d’Entreprises. «Nous sommes une organisation professionnelle, pas un service club», tient à préciser Claudine Speltz, qui souligne que toutes les activités sont organisées «dans des créneaux horaires adaptés aux contraintes des femmes», afin de leur permettre de concilier au mieux vies familiale, professionnelle et associative.

«La FFCEL donne l’occasion de partager les connaissances et les compétences», explique pour sa part Valérie Dubois, membre fondatrice. «Cela permet de sortir de l’isolement de sa propre société et d’avoir un peu plus de recul. Au quotidien, nous avons une gestion très concentrée sur notre métier et parfois, nous oublions que d’autres cheffes d’entreprises ont le même type de problèmes, dans des secteurs parfois très différents», affirme-t-elle. «Réunies, nous sommes plus fortes», renchérit Eva Ferranti, également membre fondateur. «Le partage de notre expérience peut également profiter aux plus jeunes, sous la forme de coaching». Lieu d’échanges et de dialogues, la FCCEL se veut aussi une vitrine de l’entrepreneuriat au féminin. Avec ses doutes, ses échecs, mais surtout, ses nombreux succès. «Nous espérons susciter des vocations, montrer aux femmes désireuses de se lancer dans l’aventure qu’avec de la persévérance, elles peuvent très bien arriver au même point que les hommes», souligne Valérie Dubois. Sans esprit superwoman pour autant! Pour la présidente, il est «grand temps de casser cette image. Il n’y a pas plus de superwomen que de supermen! Ce qui manque aux femmes, ce sont des modèles crédibles et réalistes de créatrices d’entreprise qui ont réussi». Est-il nécessaire pour cela de créer une fédération unisexe? «Oui!», répondent les adhérentes dans un élan. «Les femmes ont des modes organisationnels et une sensibilité très différents de ceux de leurs confrères, dont il faut tenir compte. Et puis, les hommes ont déjà suffisamment d’associations et de clubs privés où ils se retrouvent entre eux, sans que cela n’étonne personne, pourquoi ne pourrait-il y avoir une fédération de femmes?», interroge Claudine Speltz. La FFCEL se défend pourtant de tout ostracisme: «Nous collaborons bien évidemment avec les hommes, nous les invitons à intervenir dans les débats que nous organisons. C’est un partenariat qui fonctionne très bien», souligne-t-elle. Un partenariat qui, dans le scénario idéal, pourrait néanmoins aboutir à une véritable union. «Notre espoir? Que d’ici dix ou vingt ans, il s’opère tout naturellement une fusion entre les fédérations économiques féminines et masculines. Lorsque nous n’aurons plus de raison d’être, nous aurons atteint nos objectifs», déclare Doris de Paoli, (vice-présidente) dans un charmant sourire, empreint d’ironie. Contact: ffcel@pt.lu || Frédérique Moser

Photo: Andres Lejona

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Les administratrices de la FFCEL (de haut en bas et de gauche à droite): Clara Moraru (Languages.lu), Claudine Speltz (Bureau Claudine Speltz), Nicole Avez-Nana (AB-Lux Relocation Services), Joëlle Letsch ( ADT-Center), Valérie Dubois (P.M.C. Agence textile), Doris de Paoli (FinAdvice), Eva Ferranti (Adamo et Eva), Maria Pietrangeli (Alinéa!) Manque sur la photo: Emmanuelle Saint-Médar (Provestia)

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02.12.2005

10:51 Uhr

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TA R I F S D ’ I N T E R C O N N E X I O N

Vers une baisse semestrielle de 6% L’ILR souhaite lever toute entrave à la libre concurrence sur le marché de la téléphonie mobile.

GOUVERNEMENT

Photo: SIP

Photo: SIP

Visites d’État

Photo: Tom Wagner/SIP

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À la veille de son élection officielle à la tête du gouvernement allemand, Angela Merkel a reçu, le 21 novembre dernier, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Les deux dirigeants se connaissent depuis longtemps et ont toujours entretenu d'étroites relations dans le cadre de leurs fonctions respectives. Les perspectives financières 2007-2013 et l’avenir du Traité Constitutionnel ont notamment figuré au menu de leurs discussions. Au Luxembourg, le ministre de la Justice Luc Frieden a reçu son homologue du Liechtenstein, Klaus Tschütscher, le 15 novembre et a plaidé pour une intégration rapide de ce petit pays à l’espace Schengen. Autre visite d’État: celle du président de la République du Mali, accompagné d’une importante délégation ministérielle conduite par le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale. Toumani Touré a notamment tenu une conférence sur le thème L’Afrique face au défi de la paix et de la sécurité. Le président malien a également profité de sa venue pour lancer officiellement la semaine culturelle malienne, à la Galerie Konschthaus beim Engel, avec le vernissage de l’exposition Les grandes figures de la photographie malienne, Seydou Keita et Malick Sidibé. ||

Dans le cadre des premières analyses de marché réalisées conformément aux recommandations émises par la Commission Européenne, l’Institut Luxembourgeois de Régulation (ILR) a établi qu’il n’existait, sur le marché de la téléphonie mobile, aucune position dominante, ni individuelle ni conjointe, pour l’EPT ou Tango, de sorte que le marché de l’accès et du départ d’appel sur les réseaux téléphoniques publics mobiles est en situation de concurrence effective. Pour ce qui est de l’étude des marchés de gros de la terminaison d’appel vocal, l’ILR rappelle que le volume de minutes terminées sur l’ensemble des réseaux mobiles au Luxembourg, en constante hausse depuis 2001, a atteint 297 millions de minutes en 2004.Un quart provient d’opérateurs étrangers. Et de noter, au passage, que, contrairement à ce qui est observé dans les pays voisins, les tarifs au Luxembourg – longtemps moins élevés que la moyenne européenne – «ont augmenté en 2002 pour se situer à présent à des valeurs supérieures à la moyenne européenne». En vue d’éviter toute barrière à une saine concurrence entre l’EPT, Tango et Voxmobile – jugés en position de dominance individuelle sur leurs propres réseaux – l’ILR souhaite soumettre les opérateurs à diverses obligations, comme la transparence ou le contrôle des prix. En attendant de finaliser une détermination des tarifs en fonction des marchés concurrentiels comparables – jugée plus adaptée au contexte national que la méthode de tarification liée aux coûts – le régulateur propose d’imposer une baisse de 6% des tarifs d’interconnexion tous les six mois, avec une première baisse effective au 1er janvier 2006. || J.-M. G.


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02.12.2005

11:02 Uhr

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ÉTUDE DELOITTE

NOMS DE DOMAINE

Poids lourd

.eu, acte 1 La «sunrise period» vient de débuter. Elle durera quatre mois.

Source: "Etude d'impact de l'industrie financière sur l'économie luxembourgeoise" - Deloitte, septembre 2005

19% Banques hors OPC Depuis ce mercredi 7 décembre, à 11h00, la première phase d’enregistrement des noms de domaine «.eu» a été initiée. Elle permet aux organismes publics et aux propriétaires de marques enregistrées de déposer, de manière prioritaire, une demande, en vue du grand lancement prévu pour avril 2006 et d’éviter, ainsi, un important embouteillage et les conséquences du principe du «premier arrivé, premier servi». «Il n’y a, jusqu’à présent, que 5.000 marques enregistrées. Il semblerait que beaucoup aient, pour l’heure, raté le coche, mais ça devrait se réveiller à partir du 7», indiquait Xavier Buck, general manager d’EuroDNS, un des Registrars luxembourgeois accrédités par le consortium belgo-italo-suédois EURid, en charge de la gestion de ce domaine. Une seconde phase de cette période dite «sunrise» débutera le 7 février 2006 et concernera notamment les noms de société ou les titres distinctifs des oeuvres artistiques. Le 7 avril 2006, enfin, l’enregistrement sera ouvert à tous, et les demandes de noms de domaine «.eu» ne feront plus l’objet d’une validation spécifique. Au Luxembourg, outre Datacenter Luxembourg, EuroDNS et VoIPGate – tous trois appartenant au même groupe –, le seul autre Registrar «local» accrédité est Visual Online (via www.dnsstock.com, qui devait être mis en ligne début décembre). Les autres (CV Online, Eximp, Pro Learning, Reverdy Investments et D’Ursel) sont des émanations d’organismes belges. || J.-M. G.

8% OPC 3% Assurances 2% PSF hors OPC Contribution du secteur financier luxembourgeois au PIB national

La mise à jour 2004 de l’étude d’impact de l’industrie financière sur l’économie luxembourgeoise réalisée par Deloitte pour le compte du Codeplafi, a confirmé les résultats de l’année 2003: le secteur financier «pèse» toujours pour 32% du PIB national, dont plus de la moitié provient des banques. Sa contribution aux recettes fiscales du pays, elle, est en hausse, passant, en un an, de 25% à 27%. || J.-M. G.

C O O P É R AT I O N T R A N S F R O N TA L I È R E

La plus-value Interreg 135 projets de proximité ont déjà été réalisés. Vingt ans de coopération transfrontalière Wallonie-Lorraine-Luxembourg valaient bien une grand-messe. «Mais ce fut une grand-messe très attractive, très variée. Le citoyen ne mesure la dimension européenne que lorsqu’il voit des choses se réaliser devant sa porte. L’Europe vit dans ce sens-là. Il faut penser à ce que seraient les régions sans l’Europe», a souligné Gérard Otto, bourgmestre de Houffalize (Belgique), en clôture de la journée de colloque tournée tant vers le bilan que vers l’avenir. 20 ans? Quinze, en réalité, puisque c’est en 1990 que la Commission Européenne a initié le programme Interreg, pour stimuler le développement harmonieux des territoires frontaliers et réaliser l’intégration européenne au plus près des populations, par des projets (135, jusqu’à présent) de proximité dans les domaines social, économique, de l’emploi, de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de la santé, de la culture et du tourisme. Si l’anniversaire a quelque peu été anticipé, c’est simplement parce que «l’esprit» Interreg fut insufflé par le fameux «Laboratoire de l’Europe» cher à Jacques Delors: la collaboration entre le Grand-Duché, le Luxembourg belge et la Lorraine qui déboucha, en 1985, sur le Pôle Européen de Développement, avec la réussite que l’on sait, surtout sur les versants grand-ducal et belge du pôle. Même si plusieurs acteurs de terrain déplorent notamment les retards importants dans le financement ou les difficultés posées par des textes législatifs différents, chacun admet la plus-value apportée par Interreg pour la découverte, par les citoyens, de leur bassin de vie transfrontalier, réduisant – voire supprimant – ainsi les effets de coupure des frontières tout en structurant les territoires. «Mais il faut que la classe politique intègre maintenant beaucoup plus cette dimension nouvelle», soulignent nombre de techniciens. || M. VDM 92

Photo : David Laurent

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02.12.2005

13:26 Uhr

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E S C H -S U R - A L Z E T T E

Un passé d’avenir La ville du fer fêtera son centenaire en 2006. Avec, comme fil rouge de toutes les manifestations, la force du passé pour se projeter dans un futur réussi. Esch-sur-Alzette, la capitale du sud du pays, fête en 2006 le 100e anniversaire de son statut de ville. Mais Esch, c’est bien plus qu’une ville. C’est un double symbole: celui de l’industrie métallurgique et de la multiculturalité par l’afflux de travailleurs venus des pays du sud de l’Europe. C’est aussi l’image d’une cité, d’une région, qui veut et sait se forger un nouvel avenir en utilisant son passé industriel. «Les travaux de préparation du programme du centenaire ont débuté il y a trois ans, indique Lydia Mutsch, bourgmestre de la ville. Et nous avons engagé un coordinateur voici un an. Il a depuis peu été rejoint par six autres personnes, plus quelques-unes sous contrat à durée déterminée et une vingtaine de bénévoles. Je souligne qu’il a toujours eu sur le projet unanimité au sein du conseil communal. L’événement est donc bien non politique et non politisé». Le budget, lui, est de 3,1 millions d’euros, soit le même – mais indexé bien sûr – que celui qui avait été fixé pour les fêtes du cinquantenaire de la ville. «Le ministère de la Culture nous octroie, dans ce budget, un subside de 100.000 euros. C’est le montant que nous avons octroyé à notre association de commerçants pour les aider à se préparer au centenaire. Je ne ferai pas d’autres commentaires sur cette aide. Le chiffre – que la bourgmestre considère d’évidence comme ridicule (ndlr) – parle de luimême. Mais je préviendrai les autres villes qui devront fêter pareil événement de ce qui les attend». L’asbl créée pour la circonstance devrait aussi recevoir la même somme des organisateurs du Tour de France cycliste, dont Esch sera ville étape. Toutes les manifestations seront placées sous le thème «Esch in vita», symbole d’une ville accueillante et chaleureuse, ouverte à toutes et à tous et multilingue. «Le but est de faire bouger toute la cité, d’y impliquer au maximum, directement et indirectement, tous ses habitants, toutes ses associations, tous ses clubs, etc., précise Mme Mutsch. Ils le sont d’ailleurs depuis le début, de manière très démocratique, puisque nous avons créé différents groupes de travail vers qui sont remontés tous les projets, d’où qu’ils viennent. Dans ces groupes, il y avait des représentants de plus de 300 associations et ce sont eux qui sont à la base du programme final».

Continuer la revalorisation du centre-ville Le fil rouge de toutes les manifestations sera le passé utilisé comme outil, pour résolument se tourner vers l’avenir. «Tout ce qui a marqué notre histoire – la sidérurgie, la société multiculturelle (nous comptons quelque 80 nationalités parmi notre population) et multilingue, etc. – se retrouvera ensemble, avec une chance unique qu’est la reconversion des friches industrielles et l’installation de la Faculté des Sciences de l’Université du Luxembourg. L’objectif est de nous reconstruire un avenir économique, et donc aussi social et culturel. Ce n’est pas un hasard si notre plus récent jumelage a été avec la ville de Coimbra, au Portugal, qui permet de faire se rejoindre et collaborer ainsi l’une des plus vieilles villes universitaires d’Europe avec la plus jeune. Coimbra, comme toutes les villes jumelées ainsi que les

Lydia Mutsch: «Toutes les villes jumelées ainsi que les communes environnantes et le bassin minier français voisin sont aussi étroitement associés à notre centenaire. Parce qu’ils sont partenaires de notre futur».

Photo: David Laurent

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communes environnantes et le bassin minier français voisin sont d’ailleurs aussi étroitement associés à notre centenaire. Parce qu’ils sont partenaires de notre futur». La revalorisation de l’ensemble de la ville sera l’un des centres d’intérêt permanent du centenaire. Avec, entre autres, le village, les pavillons et la plage du centenaire, au site Nonewissen, dernier site disponible pour le lotissement urbanistique, dans l’extension de Belval. «Cette promotion créera un nouvel axe depuis Belval vers le centre-ville, avec une mixité de fonctions et un très important espace vert, puisque le parc du centenaire représentera pas moins de 40% de la superficie totale. C’est la réponse du nord de la ville à son site sud, un poumon vert». À noter encore, parmi une multitude d’autres choses, le Pavillon de la Rencontre des Générations et des Migrations, conçu dans une optique transfrontalière. Ou encore les pavillons Économique et Esch Ville Verte. «Sans oublier que nous devons continuer la revalorisation du centre-ville car, avec toute la dynamique qui se développe tout autour, il n’y a qu’une seule réponse: mettre en valeur ce centre-ville pour un développement harmonieux de l’ensemble», conclut Lydia Mutsch. || Marc Vandermeir 93


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C O M M U N I C AT I O N & D E S I G N AWA R D S

On remet ça! Appel aux chefs d’agence et aux créatifs: la 2e édition des Communication & Design Awards aura lieu vendredi le 23 février 2006 et les inscriptions débuteront à la mi-décembre. Organisé par la MarkCom et Design Luxembourg, en collaboration avec paperJam, ce concours est ouvert à tous les professionnels de la communication installés au Luxembourg. L’heure est donc venue d’effectuer une présélection des meilleurs travaux réalisés par vos équipes au cours de l’année 2005. Infos complémentaires: info@markcom.lu et info@designluxembourg.lu.

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DOMAINES VINSMOSELLE AGENCE Binsfeld communication SUPPORT Affichage, print GRAPHISTE Kathrin Anderl PHOTO Frank Weber DIRECTEUR DE CRÉATION Marc Binsfeld ACCOUNTS Marc Binsfeld, Marc Haas

MANPOWER AGENCE COMED SUPPORTS Presse et collatéral AD & COPY Michel HELOU ACCOUNT David GAVROY

THÉÂTRE DES CAPUCINS AGENCE lex&pit weyer SUPPORT Affiches, flyers, calicots DIRECTEUR DE CRÉATION Pit Weyer GRAPHISTE Lex Weyer

UTOPOLIS AGENCE re.media SUPPORTS Print, affichage DIRECTEUR ARTISTIQUE Steve GERGES GRAPHISTE 3D Xavier PARDUYNS

TTV AGENCE COMED SUPPORTS Abribus et affichage mobile COPY Claude Muller ACCOUNT David GAVROY GRAPHISTE David Bail

DELHAIZE AGENCE COMED SUPPORTS Presse et collatéral COPY Claude Muller ACCOUNT David GAVROY GRAPHISTE David Bail PHOTO Arnaud Quaranta

TRANSFAIR MINKA AGENCE COMED SUPPORTS TV, cinéma, presse AD Charles Nilles PRODUCTION Linster Studios ACCOUNT Claude Muller

LOTERIE NATIONALE AGENCE Advantage Communication SUPPORT Presse hebdomadaire ARTDIRECTOR Ghislain Giraudet COPY Michael Mertens ILLUSTRATEUR Ghislain Giraudet ACCOUNT Nathalie Dondelinger

PANORAMA AGENCE Advantage Communication SUPPORTS Presse quotidienne et affichage ART DIRECTOR Ghislain Giraudet COPY Michael Mertens GRAPHISTE Ghislain Giraudet ACCOUNT Bob Gillen

COMMUNE DE WALFERDANGE AGENCE Binsfeld communication/Éditions Guy Binsfeld SUPPORT Affichage GRAPHISTE Steffi Willkomm ACCOUNTS Suzanne Jaspers, Georges Hausemer

FORTIS BANQUE LUXEMBOURG AGENCE Mikado Publicis SUPPORT Presse ACCOUNT Marithé d’Amato, Simone Steinmetz ART DIRECTOR Didier Leclercq COPYWRITER Frédéric Thill INFOGRAPHISTE Olivier Debuys

SWISS LIFE AGENCE Takoma SUPPORT Presse ART DIRECTOR Stéphane Geny ACCOUNT Karine Touati

VOXMOBILE AGENCE Moskito Productions SUPPORTS Affichage et presse GRAPHISTE Alain Tshinza, Yasmine Schmit PHOTO Blitz

SCHROEDER JOAILLIER AGENCE Binsfeld communication SUPPORT Print GRAPHISTE Astrid Kampowski RÉDACTION Marie-Bénédicte Paumier-Sourioux DIRECTEUR DE CRÉATION FRANK KAISER ACCOUNTS Claude Sauber, Cathia Gromczyk


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01.12.2005

18:14 Uhr

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P I O N N I E R D E L’ I N T É R I M

Manpower célèbre ses 40 printemps Plusieurs centaines d’invités ont envahi l’agora du Centre culturel de Rencontre de l’Abbaye de Neumünster pour une soirée où la musique a été préférée aux discours. Photos: Éric Chenal

 L’équipe Manpower

 Jesper Voss (ADEM)

 Jacques Demarque (Explorator) et Anne Martignon (Le Royal)

 Claude Frisoni (Abbaye de Neumünster)

 Laurent Mosar (Ville de Luxembourg)1

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 Melanie Picazo (Groupe Saint-Paul)

 Olivier Istace (Fortis Assurances), Ludivine Plessy (Manpower Luxembourg), Sophie Cuny (Fortis Banque Privée) et Madeleine Plessy (Optic 2000)

 Jean-Paul Rippinger (Ville de Luxembourg)

 Yves Goergen (Heintz Van Landewyck)

 Didier Houillon (Millenium)

 Emmanuel Bauman (Ministère des Classes

et Yves Gordet (CMD)

 Marc Neuen (Monster)

moyennes, du Tourisme et du Logement)

 Liliane Adam (Manpower Luxembourg) et Jean-Pierre Lemonnier (Manpower France)


reportage photo_Man-Maystadt

01.12.2005

18:15 Uhr

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DÉJEUNER-CONFÉRENCE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE CANADA-BELGIQUE-LUXEMBOURG

«Pour un système européen de supervision» Le président de la Banque Européenne d’Investissement, Philippe Maystadt, s’est exprimé, le 17 novembre au Sofitel-Kirchberg, au sujet de l’intégration des marchés financiers. Photos: David Laurent

 Philippe Maystadt (BEI)

 Éliane Achten (Van Doosselaere & Achten)

 Alba Xhixho (Media France)

 Sylvia Cesaratto (Ambassade du Canada)

 Michel Maquil (Bourse de Luxembourg)

 Yves Bour (Maxxium Luxembourg)

 Arlette Conzemius (Ministère des Affaires Étrangères)

 Pierre Gramegna (Chambre de Commerce)

 Étienne De Lhoneux (Banque Centrale du Luxembourg)

 Véronique Dockendorff (Ministère des Affaires Étrangères)

 Henri Mestdagh (CCCBL)

 Yvette Cogne (HEC Montréal)

 Alain Georges (BGL Investment Partners)

 Roger Negri (député, rapporteur du budget 2006)

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16:38 Uhr

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PAT I E N C E E T L O N G U E U R D E T E M P S . . .

En cours G E S T I O N D E S PA R T I C I PAT I O N S D E L’ É TAT

L U T T E C O N T R E L E S FA I L L I T E S

ASSURANCE-PENSION

Analyse dans les starting-blocks

Copie à revoir

Projections en attente

Lors de la présentation du programme gouvernemental, en août 2004, le Premier ministre Jean-Claude Juncker avait annoncé que la SNCI se verrait confier la réalisation d’un rapport d’analyse et de propositions concernant, notamment, la mise en place d’une gestion modernisée des participations de l’État. Un document attendu avec intérêt, en particulier, par la Chambre de Commerce, qui en faisait état dans son récent avis sur le budget 2006. En théorie, cette analyse était prévue d’être soumise au gouvernement au début de l’année 2006. En pratique, il faudra certainement attendre quelques temps encore... «Le gouvernement ne nous a pas encore chargés officiellement de ce rapport», explique Gaston Reinesch, le président de la SNCI, qui attend donc, toujours, de recevoir sa feuille de route sur le sujet…

En mai 2003, devant le développement inquiétant du nombre des faillites (320 en 1995, 682 en 2002…), le législateur lançait le projet de loi nº 5157 portant des mesures ponctuelles en matière de prévention des faillites et de lutte contre les faillites organisées. Les dispositions du texte n’avaient pas enthousiasmé les acteurs de la place, dont les avis avaient été particulièrement critiques, en particulier celui du Conseil d’État, rendu en novembre 2003. «Le texte voulait essayer de guérir une maladie en s’attaquant aux symptômes et non pas à leur origine», explique un proche du dossier. Depuis, le texte est en sommeil. Le ministère de la Justice n’a pas revu sa copie et les députés, eux non plus, n’ont pas retouché le texte, au grand dam de bon nombre de décideurs économiques.

Au cours du premier semestre 2005, l’Inspection Générale de la Sécurité Sociale (IGSS) s’est vue confier la réalisation d’une projection à long terme de l’assurance-pension dans le cadre des travaux organisés au niveau européen par le groupe «Vieillissement» du Comité de Politique Économique. En même temps, l’IGSS a en charge l’élaboration du bilan actuariel du régime général de l’assurance-pension pour la prochaine période de couverture de sept années qui débutera en 2006. La Chambre de Commerce regrettait, dans son récent avis rendu sur le projet de budget 2006, qu’il ne soit pas encore rendu public. Elle sera rassurée d’apprendre que la première partie des travaux de l’IGSS a été adressée à Bruxelles courant novembre et devrait être discutée, au niveau européen, à la mi-décembre. Le bilan actuariel pour la prochaine période de couverture, lui, a également été bouclé courant novembre et devrait être publié courant décembre.

V I N G T A N S D ’AT T E N T E

Grèves sauvages aux CFL?

Photo: CFL

en cours

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Le plus ancien des projets de loi figurant actuellement dans le rôle de la Chambre des Députés date du 11 mars… 1986. Déposé par le ministre des Transports de l’époque, le socialiste Marcel Schlechter, il devait réglementer le principe de grève pour les services des CFL. Or, depuis l’avis – défavorable – rendu par le Conseil d’État, en juin de la même année, le dossier n’a pas avancé. Le texte avait bien été remanié en comité tripartite au sein des CFL, et soumis au gouvernement en… 1999, mais il avait été à nouveau mis en suspens à la demande du ministre du Travail, François Biltgen, également concerné par le sujet dans d’autres branches du secteur privé. Ce qui signifie que dans l’absolu, en l’absence de cadre législatif formellement établi, toute grève aux CFL pourrait être assimilée à une grève sauvage… Contacté par nos soins, le ministère du Travail nous a renvoyé vers le ministère des Transports, duquel le Conseiller de Gouvernement 1ere classe Frank Reimen nous a fait savoir que le texte n’était pas prévu d’être voté. En attendant, il figure toujours dans le rôle de la Chambre des Députés et personne ne semble s’en soucier. Il serait d’ailleurs amusant de savoir combien des 12 députés actuels déjà présents en 1986 s’en souviennent… || J.-M. G.

BREVETS D’INVENTION

On touche au but? Depuis plus de 5 ans, le régime des brevets d’invention est sur le grill, au travers d’un projet de loi déposé le 7 juin 2000 par le ministre libéral de l’Économie Henri Grethen. On en voit tout de même le bout, puisque le Conseil d’État a rendu, le 11 octobre dernier, un avis complémentaire suite à une série d’amendements au texte proposés en mars 2005.

Appel à idées «La principale caractéristique du temps est d’élever le hasard à la dignité de la nécessité» (Jean d’Ormesson). Certains dossiers sont, depuis un bon moment déjà – parfois très longtemps – en cours de concrétisation. Faudra-t-il attendre que le hasard s’en mêle pour les voir aboutir? Cette rubrique vous en présente quelques-uns, mais peut-être êtes-vous, également, au courant d’une quelconque initiative d'ordre socio-économique qui traîne en longueur… Faites-nous connaître les sujets qui vous concernent et vous préoccupent à l'adresse news@paperjam.lu.


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Guide du Marché

Guide du Marché La porte ouverte sur

La porte ouverte sur le commerce extérieur ! le commerce extérieur !

Guide du M

Consultez la nouvelle édition du Guide du Marché de la Chambre de Commerce. Le guide a pour objectif de promouvoir les relations économiques et commerciales des entreprises luxembourgeoises au niveau international. Trilingue, il est envoyé à des organisations officielles de promotion dans plus de 150 pays, à toutes les ambassades et consulats du Luxembourg dans le monde et diffusé aux sociétés étrangères désirant entrer en relation d'affaires avec les entreprises implantées au Grand-Duché.

Le Guide du Marché existe en version imprimée, sur CD-Rom et peut être

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GRAND ENTRETIEN

Le charme discret d'un homme de goût Après avoir mené à bien le renouveau du Musée National d’Histoire et d’Art, Paul Reiles cède la place, naturellement, parce que le moment est venu. Le bureau du directeur du Musée National d'Histoire et d'Art n'est pas très grand. Il y règne un léger désordre que l'on ne s'attendrait pas à trouver dans un tel endroit. C'est que son occupant, Paul Reiles est sur le départ, ayant fait valoir son droit à la retraite en ce mois de décembre. Il range ses dossiers et tous les articles de journaux et de magazines qu'il a l'habitude de découper et de collationner. Tout est sujet d'intérêt pour celui qui se dit, pourtant, ne pas être collectionneur, plus attiré par l'art que par les objets. Rencontre avec un homme de culture, simple et discret. Une conversation plaisante à bâtons rompus. Dans son communiqué, le ministre de la Culture, François Biltgen, votre ministre de tutelle, invoque votre droit à la retraite. Doit-on y lire la déclaration d'une certaine lassitude? «Certainement pas. Ce n'est que la formule officielle. J'ai atteint l'âge légal de la retraite. Comme n'importe lequel des fonctionnaires de l'État.

Votre départ va coïncider avec l'année culturelle. Cela ne vous chagrine pas de partir au moment de cet événement? «Mon départ précédera l'événement. De toute manière, j'y ai participé en tant que directeur du musée puisque les expositions qui seront proposées lors de l'année culturelle sont préparées de longue date. Mais pour ce qui est de votre question, la concomitance de mon départ avec l'événement «Année culturelle 2007» est un hasard. Vous êtes quelqu'un de plutôt discret et on connaît peu de choses de vous. Que peut-on dire de votre trajectoire? «J’ai fait des études de droit, à l’exemple de mon père. Elles m’ont mené à Paris et à l’Université de Princeton. Une éducation plutôt libérale? «Aucun choix ne m’a été imposé. J'ai hésité entre la littérature et le droit, mais la trajectoire était en quelque sorte tracée. Après un bref passage au barreau de Diekirch, je suis entré au ministère de l'Éducation Nationale comme conseiller juridique.

Photo: Andres Lejona

Ne voudriez-vous pas continuer à diriger ce musée que vous avez contribué à ériger? «Il est possible de demander un prolongement de carrière, de quelques années. Dans mon cas, il n'y a pas de justification particulière pour un tel prolongement. Je n'ai pas l'intention de perdurer. La date de la retraite est inscrite dans le temps, elle marque un changement. Celui-ci s'accomplit et c'est bien.

J'ai effectivement contribué, avec d'autres, à la réalisation de ce musée. C'est une chose importante pour tous ceux qui y ont participé, mais ce n'est pas une raison pour s'incruster.

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MNHA

La mémoire exposée Situé au cœur de la Vieille Ville, le Musée National d'Histoire et d'Art invite à la découverte d'un patrimoine riche et millénaire. Les objets gallo-romains exhumés de la terre du Luxembourg y côtoient les peintures de Bazaine et les uniformes des grands-ducs. Un remarquable voyage à travers le temps. En construisant le musée en bordure de la place du Marché-aux-Poissons, Christian Bauer, son architecte l'a doté d'un parvis qui lui sied à merveille. Le dégagement met en valeur la verticalité du mur d'enceinte, dont les proportions sont soulignées par la simplicité de la vitrine, qui ouvre l'espace sur toute sa largeur. Dès l'entrée et l'avancée dans le hall d'entrée particulièrement bas, le visiteur peut sentir le soin apporté aux volumes et à leur agencement. Tout, ici, est consacré à la mise en valeur de l'oeuvre humaine sur le territoire luxembourgeois. La surprise est d'autant plus grande quand, après avoir acquitté son droit d'entrée, le spectateur découvre la plongée du bâtiment dans la terre. L'espace dans ce lieu de la ville n'étant pas extensible et la hauteur étant limitée aux constructions historiques, le musée a été construit en profondeur. Une suite de rampes et d'escaliers savamment disposés guide les pas vers les soussols pour une découverte de collections présentant des objets des plus rares. Descendre le long de ces rampes, c'est s'enfoncer dans le sol de la place que l'on peut voir au travers des parois vitrées du musée, c'est vivre un véritable voyage. À l'intérieur de cette immense vitrine, il est possible de remonter le temps. Dans les strates du sol dans lequel ont été creusées les fondations. Se retrouver plus de 500.000 ans en arrière et percevoir les gestes de la préhistoire que nous font vivre les outils en pierre et en os vieux de 5.000 siècles. [>>104] 102

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Comment devient-on directeur de musée? «Je ne pourrai vous répondre, car mon parcours est assez atypique. Je ne suis ni historien ni archéologue. Je crois que c'est mon intérêt pour les arts qui m'a conduit ici. En tant que conseiller au ministère de l'Éducation, j'étais très proche de la problématique culturelle puisqu'à l'époque, vers le milieu des années 70, les ministères de l'Éducation et de la Culture étaient couplés sous la tutelle du même ministre, Robert Krieps. Ce genre de composition ministérielle est un phénomène assez «luxembourgeois». C’est le ministre Krieps qui m’a nommé dans une série de commissions «culturelles», telles que la commission d’achat du musée, la commission des sites et monuments nationaux et la commission de surveillance des cinémas. Un concours de circonstances m'a conduit à présenter ma candidature au poste de directeur du musée. En 1989, on sentait que les choses allaient «bouger». Il y avait les projets de musée d'art moderne et on sentait que le Luxembourg allait évoluer culturellement. Ces projets sont tous, ou presque, arrivés à leur terme aujourd'hui. Il m'a semblé que l'opportunité était grande et quand Jacques Santer et René Steichen, qui étaient à l’époque les responsables du ministère de la Culture, m’ont invité à présenter ma candidature, je n'ai pas hésité. Sans pour cela avoir l'idée de faire carrière. Bien entendu, le musée n'était pas tel qu'il est aujourd'hui.

Le chantier du «nouveau» MNHA a duré quatre années, entre 1999 et 2002, pour un budget d’environ 20 millions d’euros.

Vous parlez du Musée d'Art Moderne, le Mudam. Auriezvous voulu en être le directeur? «Pourquoi pas? J'aurais aussi aimé être directeur de la Cinémathèque! Tous ces domaines m'attirent. Mais ne vous méprenez pas, je m'entends très bien avec les directeurs des autres institutions culturelles et les relations entre nous sont très amicales. Vous êtes d'ailleurs au conseil d’administration du Mudam et aussi membre de la commission des programmes des Théâtres de la Ville... «Je siège aussi au Fonds Culturel National. Vous voyez que ma retraite ne sera en principe pas dénuée d'activités et que je serai toujours présent dans le domaine culturel. Je continuerai à «hanter» les musées. Et surtout, je pourrai voyager davantage. La direction du musée est un poste assez contraignant et depuis ma nomination en 1989, je ne me suis jamais absenté plus de dix jours d’affilée. Vous avez vécu une véritable passion avec votre fonction. On imagine souvent mal qu'un fonctionnaire soit passionné... «Vous avez peut-être raison, mais pour ma part j'ai vécu ma fonction comme telle. J'ai pu m’adonner à mon goût pour l'art dans le cadre de ma profession, ce qui est une chance très rare. Celle de créer son propre musée? «Je n'en suis pas l’unique créateur, loin de là. J'ai participé à son élaboration et j’ai, disons, entraîné

Photo: MNHA Luxembourg

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mes collègues. C’était un projet comme on n'en rencontre guère dans une carrière J'ai eu beaucoup de chance que cela m'arrive. Mais la chance seule ne suffit pas. Il faut qu'il y ait une combinaison de plusieurs éléments pour arriver à réaliser un projet pareil. Un événement m’avait fait réfléchir en 1991: la grande exposition I Celti au Palazzo Grassi à Venise présentait en majesté la chambre funéraire de Goeblange-Nospelt que nous n’avions pas la possibilité de montrer, faute de place. C'était absurde: devoir aller à Venise pour découvrir notre propre patrimoine… Heureuse coïncidence, le Fonds de Rénovation de la Vieille Ville fut fondé en 1993 avec la mission de restaurer et de réanimer le quartier du Marché-aux-Poissons. Je n’avais pas de difficultés à convaincre le comité directeur, présidé à l’époque par Fernand Pesch, qu’une opération cosmétique ne suffisait pas et qu’il fallait créer un véritable espace neuf s’intégrant au site de la Vieille Ville. Il va sans dire que le ministère de la Culture partageait entièrement cette façon de voir. Le projet donnait lieu à un concours d’architectes en 1997, le chantier a débuté en 1999 et a été terminé en 2002 avec un budget d’environ 20 millions d'euros, ce qui est assez remarquable. [102>>] Préhistoire, protohistoire, époque galloromaine, moyen-âge se succèdent dans les vitrines et au fur et à mesure de la remontée, dans les étages. Une mise en scène très dépouillée met en valeur les pièces de monnaie, les bijoux en bronze, les poteries. Au détour d'un grand cube aux murs de planches dans lequel on peut admirer la reconstitution d'une chambre funéraire, le regard croise celui, étonnamment expressif, de petites statuettes en terre cuite. C'est à l'émotion que le musée nous convie. De tout temps, l'homme a cherché à transmettre, à exprimer ses peines et ses joies. Il faut s'arrêter devant la mosaïque aux Muses de Vichten, mise à jour en 1995 dans le village du même nom et qui compte parmi les plus belles représentations du thème des neuf muses. Il faut avoir l'occasion de suivre un (ou une) des guides du musée et l'écouter nous expliquer le sujet mythologique des neuf muses filles de Zeus, maître des dieux, et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire, , pour comprendre l'intérêt des pièces exposées et se rendre compte des richesses dont recèle le musée. Des vestiges qui ont tous été mis à jour par les équipes d'archéologues du musée lui-même. L'atmosphère du lieu invite à la réflexion et à la rêverie. Sans se rendre compte du saut dans le temps, le visiteur se retrouvera dans les étages supérieurs. Quittant les espaces consacrés aux temps immémoriaux pour la section des arts décoratifs et des traditions populaires, il assistera à d'autres témoignages. Ceux laissés par les objets d'art que sont les meubles, les céramiques, l'argenterie et les peintures sur verre relatant les manières d'habiter de la noblesse, de la bourgeoisie et du peuple. À ce moment peut-être, le visiteur découvrira que le musée maintient, avec une certaine réussite, l'équilibre entre les différentes périodes et les collections relatant l'histoire du pays mais aussi entre [>>106] 104

Ce musée, qui se veut de niveau international, a été réalisé par un architecte luxembourgeois. Faut-il y voir un signe? «Absolument pas. Le concours était anonyme, mais le lauréat a eu le mérite de comprendre le besoin d'in-

tégration et le mariage nécessaire entre l'ancien et le nouveau. De grands architectes de niveau international ont participé à ce concours et la concurrence était forte. Que Christian Bauer soit luxembourgeois ne l’a pas avantagé ou désavantagé. Il a gagné le concours à l’unanimité du jury, également international, parce qu’il avait le mieux compris les données du problème et que sa solution était originale et ingénieuse. Le fait d’avoir gardé l’espace du parvis aura été un élément fort du projet. Nous savions, bien entendu, comment le musée devrait fonctionner, mais chacun avait sa conception et défendait son point de vue, ce qui est normal. Les architectes, le scénographe, les conservateurs avaient chacun leur vision qui ne coïncidait pas toujours avec celle des autres. Il fallait évidemment penser aussi et surtout au public auquel le musée était destiné. Je ne vous cacherai pas que, parfois, les tensions ont été fortes. Vous avez présidé au mariage de l'huile et de l'eau? «Pas vraiment, mais il fallait ménager les diverses susceptibilités, ce qui n’était pas toujours facile. J'aurai contribué à réaliser un projet qui me tenait à cœur. Et curieusement, moi qui ne suis pas archéologue, j'ai construit un musée archéologique. Vous semblez être un homme de consensus. Auriez-vous pu être diplomate? «Sans doute. Il faut bien l’être pour faire fonctionner un institut comme celui-ci.


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Le diplomate est forcément obligé de concilier les points de vue et par là de faire des concessions. Avez-vous des regrets? «Non. Le nouveau Musée me plaît et il plaît quasiment à tout le monde. Il y a bien sûr l’une ou l’autre imperfection, l’un ou l’autre manque. Ainsi, il n’y a pas assez de place pour les expositions temporaires, qui sont indispensables pour créer l’événement. La grande salle du 4e étage n'est manifestement pas suffisamment grande. Peut-être y a-t-il de l’espoir du côté de l’actuel Palais de Justice qui deviendra disponible après l’achèvement de la Cité judiciaire. C'est un projet que je laisse à mon successeur. Vous dites que presque tout le monde aime le nouveau bâtiment. Les visiteurs sont-ils aujourd'hui plus nombreux? «Oui, mais ils devraient l’être davantage. Prenez l'exposition Toulouse-Lautrec que nous avons présentée cet été: ailleurs la foule s'est pressée pour la voir, ici cela n'a pas été le succès escompté. Certes il ne s’agissait pas du patrimoine luxembourgeois mais même ce dernier n’attire pas forcément le chaland. Ainsi la merveilleuse exposition sur l'art sacré luxembourgeois qui comprenait des pièces d’orfèvrerie exceptionnelles, d’une qualité insoupçonnée et pour la plupart jamais vues précédemment, n’était qu’un demi-succès. J’entends des réflexions qui me désarçonnent de la part d’amateurs d’art, de gens soidisant bien informés qui «oublient» de venir voir nos expositions alors qu’ils se précipitent à Paris ou ailleurs s’ils sont ameutés par Figaro-Madame ou Paris Match.

Pour que le public vienne en plus grand nombre, il faut qu'il soit informé sur ce que nous faisons. Notre budget communication est restreint et le service éducatif se devrait d'être plus étoffé. Il faut pour cela trouver du personnel motivé, qualifié et qu'il faut ensuite former. Cela suppose d’avoir des budgets en conséquence. Voilà un autre chantier pour l'avenir. Votre passion reste bien présente et ce ne sont pas les idées qui vous manquent. N'avez-vous réellement pas envie d'aller plus loin dans ce que nous pourrions appeler votre oeuvre? «Pour ma part j'ai vécu le rêve que tout directeur de musée souhaite réaliser: voir s'ériger un nouveau musée, participer à sa création, étoffer sa collection. Mais comme je l'ai déjà dit, je ne cherche pas à perdurer. C'est très difficile de faire partager ses goûts, surtout dans le domaine de l'art. J’ai essayé de le faire. Maintenant, je vais pouvoir me consacrer à des activités pour lesquelles je n’avais jamais assez de temps: la lecture, la musique, les voyages… Aviez-vous eu des contacts avec des artistes lors de l’ «émergence» du nouveau Musée? «J'ai beaucoup apprécié de travailler avec Bert Theis et François Morellet qui sont intervenus in situ. J'aurais aimé aller plus loin. Par exemple, j'aurais voulu confier à M. Morellet une intervention sur la façade du musée. Une grande zébrure en néon bleuté qui aurait tranché avec l'austérité de la pierre et qui

Beaux Arts Expositions temporaires Arts Anciens Moyen-Age Période Gallo-Romaine Protohistoire Préhistoire

Illustration: MNHA Luxembourg

Le «nouveau» musée

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l'aurait en même temps fait remarquer. Mais d'aucuns s'y sont opposés sous prétexte d'infiltration et autres problèmes techniques... Et finalement je me suis rangé à leur avis. Le consensus encore une fois? «Oui. Et puis, cette marque que je souhaitais donner au bâtiment n'aurait peut-être pas été du goût de mon successeur. Que diriez-vous à celui qui va vous succéder? «À celui ou celle... je dirai: ‘Inch Allah’. Quelle sera votre conclusion au moment de quitter votre poste? «Peut-être le mot de Talleyrand: ‘Quand je me contemple je m’inquiète, quand je me compare je me rassure’».

Musée National d'Histoire et d'Art, place du Marché-aux-Poissons, Luxembourg; du mardi au dimanche de 10h à 17h; de 13h à 16h45 pour les sections Arts décoratifs et Arts et traditions populaires. 106

|| Lukas Neuman Texte relu et amendé à sa demande, par Paul Reiles.

Le concours d’architecte, lancé en 1997, a été remporté par l’architecte luxembourgeois Christian Bauer

Photo: MNHA Luxembourg

[104>>] les différents espaces. La dénomination de Musée National d'Histoire et d'Art est une véritable profession de foi et on peut reconnaître que ses promoteurs ont réuni ses composantes dans sa construction même. Le public peut aussi voir l'histoire architecturale de la place, puisque l'ancien bâtiment est intégré dans l'espace global et constitue la fondation même de la construction nouvelle. Un soin particulier a été donné par les maîtres d’œuvre à la mise en scène de cette intégration. Tout ici cohabite, contenant et contenu, architecture ancienne et nouvelle, protohistoire et beaux-arts. Cette section présente les arts ancien, moderne et luxembourgeois. Peintures flamandes et italiennes des XVIe et XVIIe siècles pour l'art ancien parmi lesquelles un tableau de Cranach le Vieux. La collection d'art moderne privilégie le dialogue entre les oeuvres. Du néo-impressionniste Van Rysselberghe aux représentants de la nouvelle figuration comme Aillaud, Arroyo ou Télémaque, en passant par des oeuvres de l'école de Paris. Pour ce qui est des artistes nationaux, l'ensemble présenté permet de juger de l'évolution de la peinture et de la sculpture luxembourgeoises depuis 1839 jusqu'aux années 1960. Le musée est un musée de parcours où il est loisible aux visiteurs de se laisser surprendre. Comme en découvrant, parmi toutes ses oeuvres, deux petites aquarelles de William Turner représentant la ville de Luxembourg. Une visite qui pourra se terminer comme elle aurait pu commencer par une halte dans la caféteria où il est possible de se restaurer, dans la lumière d'une oeuvre de François Morellet. Une visite qui en appelle d'autres tant il est de choses à découvrir.

Fidèle à son image, plus simplement fidèle à luimême, Paul Reiles quittera son poste sans avoir oublié de baliser les pistes qui restent ouvertes. Avec la courtoisie qui est la sienne, il accompagnera son successeur jusqu'à ce bureau qui ne sera plus le sien. Il pourra ensuite continuer à faire ce qu'il a toujours fait: goûter les choses de l'art.


Ma soif de lire, est avant tout la soif d’évasion et de savoir. Donc celle de vivre. FERNAND ERNSTER, ERNSTER L’ESPRIT LIVRE

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Chaque mois, paperJam ouvrira ses pages à un photographe pour un portfolio inédit. Michel Zavagno inaugure cette série de commandes avec les salles des conseils d'administration de grandes sociétés ainsi que d'une institution culturelle éphémère. Grand privilège que celui de pénétrer, l'espace d'un instant, dans des lieux qui échappent habituellement au regard extérieur.

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Power Rooms

Raison sociale: BANQUE CENTRALE DU LUXEMBOURG Inauguration: 2001 Dénomination: Salle «Euro»

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Raison sociale: PRICEWATERHOUSECOOPERS LUXEMBOURG Inauguration: décembre 2000 Dénomination: Salle «Feu»

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Raison sociale: LUXEMBOURG 2007 Inauguration: octobre 2005 Dénomination: Salle de réunion 2007

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Raison sociale: BANQUE DE LUXEMBOURG Inauguration: mars 1994 Dénomination: Salle du conseil d’administration

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Raison sociale: CHAMBRE DE COMMERCE DU LUXEMBOURG Inauguration: avril 2004 Dénomination: Centre de conférences

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Raison sociale: ARCELOR Inauguration: décembre 1922 Dénomination: Salle du conseil d’administration

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Raison sociale: LE FOYER Inauguration: avril 1981 DĂŠnomination: Salle du conseil

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Raison sociale: SAINT PAUL LUXEMBOURG Inauguration: octobre 1996 Nom de la salle: Salle 3/4

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ÉNERGIES RENOUVELABLES

Des objectifs difficiles à atteindre Les incitants financiers ne suffiront pas. Afin d’augmenter sa part d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité, le pays n’aura d’autre possibilité que de réduire l’usage de cette dernière.

Photo: Andres Lejona

Moins de 3% (2,7%) de l’énergie électrique consommée dans le pays provient des énergies renouvelables. Cette part devra être portée à 5,7% d’ici 2010 pour respecter les engagements européens. Si on considère la part de ces énergies dans la consommation énergétique totale, on se trouve à moins de 1%, estime Henri Kox, président de l’asbl Eurosolar et député Vert. La tâche ne s’annonce pas facile dans la mesure où notre consommation d’électricité ne cesse d’augmenter. Si cette tendance ne s’inverse pas, la part des énergies renouvelables, calculée sur la consommation totale, ne fera que diminuer, alors même que leur développement progresse. En 2004, 52,9% de l’énergie électrique produite à partir de sources d’énergies renouvelables provenaient de l’hydro-électrique, 20,7% d’éoliennes, 10,88% de fraction biodégradable, 10,69% du biogaz et 4,83% du photovoltaïque. On a beau promouvoir le développement de l’utilisation des diverses énergies renouvelables par des subventions étatiques, si le pays veut respecter ses

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différents engagements mais aussi être moins dépendant des énergies fossiles, qui seront amenées à disparaître, chacun s’accorde à dire que la seule solution passe par la réduction de la consommation énergétique. La durée de vie du gaz ne devrait pas excéder 45 ans, on parle de 50 ans pour le pétrole et 150 ans pour le charbon. Quant à l’uranium, il n’a plus beaucoup d’avenir non plus. La seule alternative réside dans les énergies renouvelables, d’autant qu’il existe une forte probabilité qu’elles représentent également le seul remède aux catastrophes climatiques engendrées par le réchauffement de la planète. Le 29 avril 1998, le Luxembourg a signé le protocole de Kyoto, s’engageant ainsi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28% jusqu’en 2010 par rapport à 1990. Le quota de 9 millions de tonnes de CO2 émises sera largement dépassé cette année encore et devrait atteindre les 13 millions.

Maison passive et basse énergie Les constructions à haute efficience énergétique sont encouragées par le gouvernement. L’architecte se voit confronté au défi de développer un nouveau type d’architecture.

Fonds de compensation «Pour augmenter le taux d’énergies renouvelables, il faut diminuer la consommation d’énergie électrique et utiliser des instruments incitant à utiliser ces énergies alternatives», résume M. Kox. Il a fallu attendre sept mois entre la fin du précédent régime d’aides, le 31 décembre 2004, et la parution au mémorial du second règlement grand-ducal, le 23 août dernier, instituant un régime d’aide pour la promotion de l’utilisation rationnelle de l’énergie et la mise en valeur des sources d’énergie (voir tableau page 121).

Le nouveau règlement grand-ducal sur les aides (voir en page 121) en faveur des économies d’énergie et de l’utilisation des énergies renouvelables, d’août dernier, a revu à la hausse les subventions à l’égard des maisons basse énergie et passives, dont les premières réalisations sont apparues en 2000. Il faudra compter à l’avenir sur ces constructions et sur l’assainissement des anciennes bâtisses pour espérer réduire notre consommation d’énergie et, de la même manière, nos émissions de CO2. D’après le ministre de l’Environnement, 64 maisons de ce type ont déjà été subventionnées et quelque 500 logements sont attendus dans les prochaines années. Les architectes peuvent sans doute y voir une aubaine, mais surtout un défi à relever en matière d’innovation et de conception. «Quand on parle d’économie d’énergie, on a tendance à faire le lien avec l’écologie et on l’associe très souvent au bois», constate Claude Schmitz, architecte du bureau Schmitz & Hoffmann, actif dans les constructions basse énergie et passives. Et Louis Weisgerber, du bureau du même nom, d’ajouter: «Il faut que les gens sachent que les maisons basse énergie ne sont pas forcément des constructions en bois ou des chalets, mais que l’on peut réaliser des habitations contemporaines. Le challenge pour l’architecte est de développer un nouveau type d’architecture basé sur les nouvelles normes techniques qui visent à économiser l’énergie. Comment intégrer de manière intelligente les panneaux solaires, faire en sorte que les éléments techniques deviennent partie intégrante de l’architecture et que l’on n’ait pas honte de les montrer, sont autant de challenges».

Le thème de la construction efficiente intéresse de plus en plus, c’est ce que constate l’OAI, l’Ordre des Architectes et Ingénieurs-conseils, qui organise des cycles de formation avec le ministère de l’Environnement. «Je pense qu’au niveau politique, au sein des ministères, [>>120] 118

Henri Kox: «L’État doit faire plus d’efforts que le particulier. Il faut passer par la réglementation pour faire bouger les choses».

Photo: Luc Deflorenne

Formation


Si le Père Noël ne passe pas cette année… …ce sera peut-être à cause de nous.

Joyeux Noël et Bonne Année

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[118 >>] ils ont appris beaucoup ces dernières années. Ils prennent régulièrement contact avec l’OAI lorsqu’ils travaillent sur un nouveau règlement», constate M. Weisgerber. Le Luxembourg accuse un retard certain par rapport à l’étranger. «L’Allemagne a commencé, il y a 10-12 ans, à construire des maisons basse énergie», ajoute-t-il. «En Autriche, dans la région située entre l’Allemagne et la Suisse, 60% du volume construit se fait selon le principe de la basse consommation d’énergie», précise M. Schmitz. Au Luxembourg, le premier projet du genre s’est concrétisé fin des années 90, avec le bâtimentvitrine de l’Agence de l’Énergie à Remerschen.

Rapport qualité/prix La différence entre maison passive et basse énergie est très claire, elle est fondée sur la consommation annuelle des maisons. Cependant, le terme «passif» se veut quelque peu trompeur dans la mesure où cette maison nécessite tout de même un chauffage d’appoint pour certaines périodes hivernales et qu’elle consomme 30 kWh au m2 par an. Une maison basse énergie consomme, elle, 60 kWh au m2 par an, alors qu’une habitation traditionnelle en utilise entre 100 et 120 et les anciennes bâtisses entre 180 et 200. Pour l’heure, on trouve très peu de maisons unifamiliales passives, car plus on tente de diminuer la consommation d’énergie et plus l’effort constructif, financier et technique devient important. «Si on veut une vraie maison passive, qui ne consomme rien, on atteindra des coûts de construction énormes. Globalement, pour notre pays, cela a plus de sens de pousser à construire des habitations basse énergie», conseille M. Schmitz. À titre de comparaison, une maison basse consommation d’énergie – comportant un système de ventilation contrôlé, un double vitrage normal avec couche de gaz intégrée et des châssis de fenêtre à double joint –, engendre un surcoût de 15% par rapport à une maison neuve bien construite. Un investissement amorti, en fonction du prix du pétrole, sur une durée de 10 à 15 ans. Quant à la maison passive – qui nécessite un triple vitrage, une isolation des murs qui passe de 15 à 30 cm et des techniques de construction plus complexes et onéreuses –, le surcoût atteint 25 à 30% et son amortissement dépendra du type d’utilisation. Cependant, ces écarts devraient s’amenuiser avec le temps. Le marché réagit très vite aux nouvelles tendances et, si la demande augmente, les prix diminuent. «Le potentiel d’économie est nettement supérieur dans les grands bâtiments que dans les maisons unifamiliales. Il faut que tous participent, autant les privés, qui sont encouragés par les subventions, que les pouvoirs publics ou les entreprises», ajoute-t-il. [>>122] 120

Les subventions sont financées par le fonds de compensation, qui répartit entre les gestionnaires de réseaux électriques les surcoûts engendrés par la production d'électricité basée sur les énergies renouvelables ou sur la cogénération. Ces coûts sont répercutés sur les consommateurs finaux. La contribution des particuliers a augmenté de 0,82 à 1,26 cent par kWh, alors que celle des professionnels a diminué de 0,82 à 0,46 cent par kWh et que la participation des entreprises grosses consommatrices d’électricité n’est, elle, que de 0,075 cent par kWh, afin de «sauvegarder leur compétitivité au niveau international». En 2004, le rachat de la production d’énergie électrique basée sur les énergies renouvelables ou sur la cogénération a coûté au fonds 17,3 millions d’euros (source ILR), contre un peu moins de 14 millions en 2003 et 8,7 millions en 2001. La part de l’énergie photovoltaïque a été multipliée par 188 entre 2001 et 2004, passant de 3.411 à 646.241 euros. Cependant, 80% des crédits attribués par ce fonds vont jusqu’à présent à la cogénération.

Miser sur l’efficience énergétique «Ce sont surtout les industries qui profitent de la cogénération. Ce serait aux industriels à payer ces contributions». Henri Kox prône la séparation du financement de ces deux technologies, par l’instauration, par exemple, d’un fonds de compensation pour la cogénération, sachant qu’elle est basée sur des énergies fos-

L’avenir passera par les bâtiments à haute efficience énergétique comme cette première école passive, à Kleinbettingen.

siles (huiles, gaz), et du principe du pollueur payeur. Après la diminution de la consommation d’énergie, les subventions constituent une première solution en vue d’atteindre une part de 5,7% d’énergies renouvelables. Le budget du nouveau régime d’aides étatique, qui court jusqu’en 2007, permettra de subventionner 200 habitations individuelles et 300 appartements à efficience énergétique élevée. Leurs subventions cumulées peuvent atteindre 20 à 30.000 euros. «Le précédent règlement grand-ducal avait pour pilier principal la source photovoltaïque, dans le nouveau, il s’agit des énergies thermiques et des maisons basse énergie et passives. À l’avenir, ce sont les collecteurs solaires thermiques et les maisons à haute efficience énergétique qui nous permettront de mieux respecter nos obligations», explique M. Jean Biver, ingénieur 1re classe à l’Administration de l’Environnement. Selon cette administration, il existerait dans le pays environ 60 maisons basse énergie et passives. En ce qui concerne les aides étatiques pour les entreprises qui investissent dans la production d'électricité à partir de sources d'énergies renouvelables, elles ne peuvent dépasser 40% des coûts éligibles de l'investissement. La deuxième solution tendrait à augmenter le recours aux énergies renouvelables. En 2004, la production d’énergie électrique basée sur ces énergies s’est élevée à 190 millions; 198,7 millions provenaient de la cogénération. En 2001, on comptait, dans le pays, 54 installations de cogénération, contre 86 aujourd’hui.

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Les installations hydro-électriques sont passées de 19 en 2000, à 22 en 2004 et celles de biogaz de 14 à 24. Le nombre d’éoliennes a progressé de 23 à 35 et les panneaux photovoltaïques de 33 à 1.768 (chiffres ILR).

Potentiel limité Selon Jean Biver, «il est très difficile, au Luxembourg, d’augmenter la part des énergies renouvelables car nous n’avons pas les ressources suffisantes. Nous ne disposons pas de suffisamment d’eau et nous ne pourrons pas installer beaucoup plus d’éoliennes. Quant à la biomasse, il s’agit d’une nouvelle technologie pour le Luxembourg. Nous sommes en train d’étudier les possibilités offertes par les déchets de bois – 100.000 tonnes de déchets par an – pour lesquels nous avons besoin d’un emplacement». Henri Kox affiche le même avis: «Tout le potentiel du pays a quasiment été exploité. Les seules techniques qui peuvent encore être augmentées sont les éoliennes et le biogaz». À l’époque des premières éoliennes du pays, en 1997, la puissance ne dépassait pas les 500 kWh – permettant d’alimenter 200 maisons –, aujourd’hui, elles affichent 1.800 kWh – 600 maisons – et les premières 3.000 kWh ont fait leur apparition à l’étranger. Quant au biogaz, «il existe encore un grand potentiel au Luxembourg dans l’Oesling. Le Grand-Duché compte trois ou quatre grandes coopératives regroupant chacune une vingtaine d’agriculteurs. À Reden, la coopérative alimente la nouvelle piscine avec un réseau d’électricité et de chaleur», précise le président d’Eurosolar, persuadé que les capteurs solaires thermiques représentent une autre solution d’avenir, tout comme la source photovoltaïque. «Si on investit dans cette technologie, les coûts vont diminuer et elle deviendra compétitive». Sans compter sur le potentiel du bois-énergie qui pourrait atteindre 5 à 6%, par une gestion efficace des forêts. De nouvelles techniques feront sans nul doute leur apparition dans le pays, comme les biocarburants ou la géothermie (extraction de l'énergie contenue dans le sol pour l'utiliser sous forme de chauffage ou d'électricité). En attendant, la prise de conscience de l’importance des énergies renouvelables et de leurs enjeux pour l’environnement se fait attendre, même si, selon M. Biver, l’État fait des efforts. «Nous avons construit dix millions de m3 de bâtiments étatiques à efficience énergétique élevée et dix autres millions le seront encore dans les dix ans à venir», assure-t-il. Henri Kox confirme que la volonté politique existe mais «les choses ne vont pas assez vite. L’État doit faire plus d’efforts que le particulier. Il faut passer par la réglementation pour faire bouger les choses». Et ce dernier de proposer, notamment, de prendre exemple sur Barcelone qui a adopté un règlement sur les bâtisses imposant d’y placer des capteurs solaires. La directive européenne sur l'efficacité énergétique dans les bâtiments doit entrer en application au plus tard en 2006 et tous les États membres n’auront d’autre choix que de faire des efforts.

Régime d'aides en faveur de l'utilisation des énergies renouvelables

Régime 2001

Régime 2005

Régime allemand

Installation photovoltaïque

50%, max. 4.000 euros/kW 0,52 euro/kWh

15%, max. 900 euros/kW 0,56 euro/kWh

0,54 euro/kWh

Collecteur solaire thermique pour eau chaude sanitaire

40%, max. 2.200 euros

50%, max. 3.000 euros

105 euros/m2

Collecteur solaire thermique pour eau chaude sanitaire + apport chauffage

40%, max. 3.000 euros

50%, max. 5.000 euros

135 euros/m2

62 euros/m2

77 euros/m2 45 - 70 euros/m2 900 - 1.200 euros 75%, max. 500 euros

Maison basse énergie - maison individuelle/maison de rangée - maison à appartements concept énergétique contrôle qualité Maison passive - maison individuelle/maison de rangée - maison à appartements concept énergétique contrôle qualité

750 euros 500 euros

100 euros/m2 750 euros 500 euros

Assainissement énergétique d'une maison d'habitation existante concept énergétique contrôle qualité Ventilation contrôlée - ventilation simple - ventilation avec récupération de chaleur - installation combinée (avec pompe à chaleur) - échangeur géothermique - Analyse d'étanchéité Pompe à chaleur Chaudière à bois - chaudière à gazéification de bûches de bois - chaudière centrale à granulés de bois - poêle à granulés de bois, intégré dans le circuit du chauffage central - chaudière à copeaux de bois Chaudière à condensation

140 euros/m2 70 - 130 euros/m2 900 - 1.200 euros 75%, max. 500 euros (maison individuelle) 1.500 euros par tonne de CO2 réduite 75%, max. 500 euros 75%, max. 500 euros

25%, max. 500 euros 25%, max.1.500 euros 350 euros 250 euros

50%, max. 3.000 euros 40%, max. 4.000 euros 500 euros 75%, max. 250 euros

25%, max. 2.500 euros

40% max 4.000 euros

25%, max. 3.000 euros 25%, max. 3.000 euros

25%, max. 2.500 euros 30%, max. 4.000 euros 30%, max. 2.500 euros

25%, max. 4.000 euros

30%, max. 4.000 euros

500 euros

100 euros

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Le grand retour du bois

Condensé de chaleur Une fois la construction réalisée, afin de prétendre aux subventions offertes par l’État, l’étanchéité du bâtiment doit encore être prouvée par un organisme de contrôle – tel que Luxcontrol. Le bâtiment sera mis sous pression pour repérer les failles éventuelles et les points faibles. Avec ce certificat et un calcul précis du niveau de l’isolation de l’enveloppe du bâtiment et de sa consommation présumée, le label basse énergie ou passif est décerné. «L’orientation des pièces ne permet d’économiser de l’énergie qu’en élaborant un bon concept de la maison. Le garage constitue un autre atout sur lequel on peut jouer, en le sortant et en l’isolant de la maison», explique M. Schmitz. Par ailleurs, pour ceux qui n’envisageraient pas d’investir dans une chaudière à pellets (voir aussi en page 124) – environ 10.000 euros dont 4.000 subventionnés – quelque peu volumineuse, la chaudière à condensation constitue un bon compromis. Cette chaudière utilise la chaleur comprise dans les gaz de combustion, qui, autrement, s’échappe par la cheminée. Ces gaz sont refroidis par des échangeurs de chaleur afin que la vapeur d'eau qu'ils contiennent se condense. La chaleur ainsi récupérée est injectée à l'eau de chauffage. Par rapport à une chaudière à basse température classique, on peut atteindre une augmentation du rendement annuel allant jusqu’à 14%. Elle est plus écologique dans le sens où son rendement, qui atteint les 95%, est meilleur. Les gaz de combustion des chaudières à condensation nécessitent toutefois la mise en place d'une cheminée spécifique mais grâce au circuit fermé, la porte coupe-feu devient superflue. Ses dimensions sont également avantageuses, ce qui laisse entrevoir des possibilités d’en faire un élément de design qui aurait sa place dans le salon. || F. R. 122

Le bois, principale source d’énergie jusqu’au 19e siècle, retrouve peu à peu ses lettres de noblesse, perdues au cours de l’ère de l’industrialisation. Les forêts représentent un tiers de la surface du Luxembourg. L’utilisation du bois peut aider à lutter contre l’effet de serre puisque la quasi-totalité des émissions de CO2 qu’il produit lors de sa combustion équivaut à la quantité assimilée par la plante lors de sa croissance. Le CRP Henri Tudor a mené une étude, commanditée par le ministère de l’Environnement, sur le potentiel énergétique du bois en tant qu’énergie renouvelable. Cette étude, qui a pris fin en 2003, a été présentée au ministère en février dernier, un décalage à mettre sur le dos des élections législatives. Dirigée par Bianca Schmitt du CRTE, le Centre de Ressources des Technologies pour l’Environnement, une structure commune du ministère de l’Environnement et du CRP Henri Tudor, et par Patrick Jung de l’Agence de l’Énergie, l’étude s’est attachée à faire

Bianca Schmitt et Joëlle Welfring: «En utilisant le potentiel total du bois, on pourrait substituer entre 8, 1% et 13, 9% du mazout consommé en 2001».

l’inventaire du potentiel du bois et des déchets du bois du pays. Les ingénieurs ont établi différentes classifications de bois et étudié, ensuite, les différentes formes de valorisation possibles.

Économiser 145.000 tonnes de CO2 Le potentiel énergétique annuel du bois se situe entre 359.000 et 611.000 MWh thermiques par an, ce qui correspond à 4,2% du besoin en énergie pour la production de chaleur. Aujourd’hui, n’est réellement utilisé que 1,2% de cette capacité. «En utilisant le potentiel total du bois, on pourrait substituer entre 8,1% et 13,9% du mazout consommé en 2001, ce qui équivaut à une fourchette de 34 à 57,5 millions de litres de mazout ou encore de 85.000 à 145.000 tonnes de CO2 évitées (entre 0,9 et 1,5% des émissions de gaz à effet de serre en 2001)», souligne Joëlle Welfring, chargée de direction au CRTE.

Photo: Luc Deflorenne

[120 >>]Les deux architectes estiment que l’État et le secteur public ne font pas grand-chose pour se doter de bâtiments à haute efficience énergétique. «Le problème réside au niveau de la discussion politique. Il faut une administration communale ouverte. Nous devons travailler au niveau de la sensibilisation. Beaucoup de gens fréquentent les maisons communales, qui pourraient être des vitrines et inspirer les citoyens», donne en exemple M. Schmitz. Et ce dernier d’émettre l’idée de travailler en amont de la construction d’une maison, lors de la réalisation du PAP, le Plan d’Aménagement Particulier. Il assure qu’en intervenant déjà à ce niveau-là, en étudiant l’orientation d’un pâté de maisons et en optimisant ainsi au maximum le potentiel de l’énergie solaire, l’économie pourrait déjà s’élever à 10 ou 15%.

Le CRP Henri Tudor a mené une étude sur le potentiel énergétique du bois et proposé un plan d’action en sa faveur, qui n’a pas encore été suivi d’effets.


Poll-Fabaire, son irrésistible finesse a été récompensée extraordinairement au Concours International des Crémants de France et du Luxembourg 2005.

Les 8 lauréats des Domaines de Vinsmoselle et de Poll-Fabaire sont :

◆ 4 Cuvées Brut différentes ◆ Cuvée Pinot Blanc ◆ ◆ Cuvée Riesling ◆ Cuvée Spirit of Schengen Brut ◆ ◆ Cuvée Millésimée ◆ www.pollfabaire.lu / info@pollfabaire.lu


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Mise au vert L’UE s’est fixé de doubler sa part d’énergies renouvelables d’ici 2010 Aujourd’hui, la moitié de la consommation européenne d’énergie provient de combustibles fossiles importés, une facture qui représente environ 240 milliards d’euros chaque année. Le secteur énergétique produit 78% des émissions totales de gaz à effet de serre de l’Union Européenne et le secteur des transports y contribue pour plus du tiers. Depuis le début des années 70 jusqu’en 2000, la consommation d’énergie de l’UE25 a augmenté de quelque 40% – soit de 1% par an. Dans le cadre du Protocole de Kyoto, entré en vigueur le 16 février 2005, l’UE s’est engagée à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 8% d’ici 2012, par rapport aux niveaux d’émission de 1990. Pour soutenir cet engagement, l’Union a publié, en 2000, un Livre Vert intitulé Vers une stratégie européenne de sécurité d’approvisionnement énergétique qui prévoit de doubler la part des sources d’énergies renouvelables dans notre consommation pour la porter à 12% d’ici 2010, complété par un autre Livre Vert, adopté en juin 2005, sur l’efficacité énergétique qui prévoit de porter ce taux à 20% en 2020, et permettrait de réaliser 60 milliards d’euros d’économie par an. Le Danemark, s’il poursuit son action, devrait atteindre dès cette année son objectif fixé pour 2010, à savoir atteindre 29% d’énergie verte. En 2002, sa part d’électricité produite à partir de sources d’énergies renouvelables était de 20% contre 8,9% en 1997. L’Allemagne, elle, l’a porté de 4,5% à 8% en 2002, se rapprochant de son objectif de 12%. L’Autriche affichait, en 2002, quelque 68%, en marche pour atteindre ses 77%. La Suède, à 48%, ambitionne d’arriver à 60%. La Belgique, pour sa part, en est au tiers de son ambition de 6%. Quant à la Finlande, elle affichait déjà fièrement 25% en 2002 et devrait arriver aux 31% fixés. La France doit passer de 15 à 21%, la Grèce de 10 à 20%, l’Irlande de 5 à 13%, l’Italie de 17% à 26%, l’Espagne de 17 à 30% et la Grande-Bretagne de 3 à 10%. Les Pays-Bas ont atteint la moitié de leur objectif de 9%, tout comme le Portugal qui vise les 39%. Les sources d’énergies renouvelables étaient très peu développées dans les nouveaux États membres, sauf en Lettonie, qui a déjà quasiment réalisé ses objectifs fixés à 49%. La Slovénie est à 31% (34% en 2010) et la Slovaquie à 20% (31% en 2010). || F. R. 124

Ce n’est pas tant le bilan en matière d’émission de CO2 qui est intéressant dans le bois que l’alternative qu’il représente face aux énergies fossiles. Cette énergie renouvelable peut être valorisée pour la production thermique par l’intermédiaire d’une chaudière à granulés de bois ou pellets. La cuve se remplit de la même manière qu’une cuve à mazout et les granulés sont transférés automatiquement vers la chaudière. Les pellets permettent une combustion homogène et une incinération propre pour des petites capacités. Grâce à cette technique, la sciure ou les copeaux de bois générés par des industries – des déchets qui auparavant leur coûtaient de l’argent – peuvent être utilisés à des fins de chauffage pour une installation de puissance moyenne. Un autre type de chaudière, à plaquettes de bois, permet la production de chaleur pour des bâtiments de plus grande envergure, des industries, ou encore pour l’approvisionnement d’un réseau de chaleur. Cependant, l’investissement pour ce type de chaudière est onéreux et l’espace nécessaire est conséquent. Par ailleurs, une installation de cogénération – qui fonctionne avec des copeaux de bois – permet la production combinée de chaleur et d’électricité mais pour valoir la peine, le besoin en électricité et en chaleur doit être suffisamment important, comme c’est le cas, par exemple, pour des sites industriels. «Il existe une autre technique, la gazéification, qui n’est pas très développée – quelques installations existent à l’étranger mais sont encore en phase de développement – et pour laquelle il faut un volume de bois important. Ce

LEXIQUE Cogénération et biomasse Par «cogénération», on entend la production combinée d'électricité et de chaleur. On peut ainsi atteindre un rendement global allant jusqu’à 85% et une réduction des émissions de CO2 de 40 à 50%. La chaleur produite peut être distribuée par l’intermédiaire d’un réseau aux consommateurs se trouvant à proximité. On regroupe sous le terme de «biomasse» l’ensemble des sources énergétiques provenant de la matière organique. Ce secteur est décomposé en trois filières: les biocarburants, le bois-énergie et le biogaz. Ce gaz est obtenu par la fermentation sans oxygène (anaérobie) de la biomasse. Il se forme dans la nature (feux follets des marais) ou à partir de déchets animaux ou végétaux et nécessite humidité et absence d'air. Le biogaz contient 50 à 65% de méthane et 35 à 50% de gaz carbonique.


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pour les particuliers, et coordonner ces instruments, mais aussi d’introduire une TVA moins élevée sur le bois que sur le mazout et une taxe écologique visant à taxer davantage les énergies fossiles», estime-t-elle. Ce plan recommande encore, outre la sensibilisation accrue de tous les acteurs – particuliers, communes, administrations –, de mettre en place une logistique afin de centraliser les déchets de bois, issus de différentes entreprises du pays, et de créer une sorte de «comptoir du bois», un réseau, où s’exercerait le contrôle de la qualité. Pour l’approvisionnement, une organisation logistique nationale efficace fait défaut. «L’idée serait de favoriser, dans le cadre du fonctionnement du comptoir du bois, une production de pellets, inexistante au Luxembourg. Pour se ravitailler, il faut les importer d’Allemagne ou de Belgique. Si on veut promouvoir une technique, il faut aussi que l’on sache s’approvisionner. On pourrait imaginer de pouvoir disposer de réserves de bois aussi facilement que du mazout», suggère Mme Welfring. Selon cette dernière, le ministère a bien accueilli ce plan. Cependant, depuis la réalisation de cette étude, le principal changement législatif concerne le régime d’aides en faveur des énergies renouvelables. En attendant, le CRTE et l’AEL n’ont pas l’intention de dormir sur leurs lauriers puisqu’ils ont entamé une nouvelle étude, sur la biomasse cette fois, avec des partenaires allemands. Ce projet européen, baptisé Rubin, vise le développement de stratégies pour une utilisation durable de la biomasse dans la Grande Région. || Florence Reinson

procédé peut seulement être envisagé dans une grande région», explique Mme Welfring. Tous les systèmes basés sur l’utilisation de l’énergie du bois contribuent considérablement à la réduction des gaz à effet de serre mais le bois possède aussi ses inconvénients: sa combustion mène à la formation d’ozone troposphérique. En brûlant, il dégage des oxydes d’azote qui réagissent avec des composés organiques volatils et créent, sous l’effet du rayonnement solaire, le phénomène que l’on appelle «smog d’été». Ce problème peut être contourné en combinant le chauffage au bois avec des collecteurs solaires pour l’approvisionnement en eau chaude pendant l’été.

Sensibilisation, information et formation Suite à cette étude, les auteurs ont proposé des mesures dans le cadre d’un plan d’action, en plusieurs étapes, visant à encourager l’utilisation du bois comme source d’énergie. Les trois maîtres mots qui résument les besoins sont sensibilisation, information et formation. «Nous ne sommes pas dépendants de l’industrie forestière car nous pouvons vraiment utiliser les déchets du bois. Cependant, il faut mettre en place des instruments politiques et financiers», insiste Bianca Schmitt. C’est pourquoi le plan, élaboré par l’Agence de l’Énergie et le CRTE, préconise de «favoriser l’utilisation de ces énergies avec des incitants financiers, pas seulement

Photo: Luc Deflorenne

Il faut compter environ 10.000 euros pour une chaudière à pellets, un investissement rentable à terme tant que le prix du mazout restera aussi élevé.

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Carlo Schneider (Tailormade)

Marc Niederkorn (Mc Kinsey)

Manuel Fischer (Deloitte)

Gian Marco Magrini (PricewaterhouseCoopers)

D O S S I E R C O N S E I L E N S T R AT E G I E | | D É F I N I T I O N S

Les porte-drapeaux du grand Stratego C’est une sorte de grand Stratego, avec des porte-drapeaux, des hauts gradés, des démineurs et des bombes qu’il faut éviter. Il ne s’agit pas tant d’aller chercher le drapeau dans le camp de l’adversaire que de faire avancer son partenaire. Encore que l’un n’empêche pas l’autre. La stratégie, dans le monde économique, a pris une importance vitale. Gare aux vaincus et gloire aux vainqueurs, sachant que les rôles ne sont jamais figés… Au Luxembourg comme ailleurs, la stratégie a ses règles. Et elle s’appuie sur des spécialistes, des consultants, des facilitateurs. Et si, pour commencer, on se risquait à des définitions? Car la stratégie est parfois mise à toutes les sauces. Alain Picquet, partner chez KPMG: «Au-delà du vocabulaire politique ou militaire, la stratégie, par exemple d’une entreprise, c’est l’art de coordonner des actions, de manœuvrer habilement pour atteindre un but, un objectif précis. Il faut donc d’abord définir les buts, comme acquérir des parts de marché, lancer de nouveaux produits. Il est de plus en plus intéressant voire indispensable de procéder à une veille stratégique. Parce qu’il faut non seulement savoir ce que l’on veut faire mais aussi où l’on se situe, dans quel contexte, dans quel marché, dans quel niveau de concurrence». Beaucoup d’éléments mènent à la stratégie. «C’est, au fond, la définition du métier de base, en vue d’une évolution à 3, 5 ou 10 ans. C’est définir ou redéfinir ce que l’on fait et où l’on va», pense Manuel Fischer, senior manager chez Deloitte. «La stratégie peut consister à définir sa cible, augmenter ses revenus, son poids social aussi. C’est un élément qui se retrouve dans le mécénat ou le sponsoring, l’implication dans le développement durable, l’engagement dans les principes éthiques. C’est un aspect particulier qui prend de l’ampleur. Il y a ce que l’on fait, ce que l’on est, et la façon dont on est vu. Cet impact reste relativement marginal, en ce sens qu’il n’est pas mesurable en euros ou en dollars. Il est, par contre, un levier sur la motivation et est de plus en plus intégré dans la réflexion, tant en interne qu’en externe». Pour Olivier Mortelmans et Gian Marco Magrini, partners PricewaterhouseCoopers, «la stratégie est partout. En fait les questions stratégiques, à tous les niveaux, se posent tous les jours. En tout cas, elles devraient idéalement se poser tous les jours. Une fois les grandes orientations tracées, les stratégies opérationnelles se chargent de transformer les concepts intellectuels en quelque chose de très pratique. Les meilleures théories ne valent que si elles peuvent être implémentées de façon efficace et productive».

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La stratégie a ses conseils et ses méthodes. Au Luxembourg, le marché bouge.


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McKinsey

l Tai e ad

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Big 4 PwC, Deloitte, E&Y, KPMG

Les acteurs «traditionnels» du marché du consulting évoquent volontiers la structure pyramidale. À la pointe, Mc Kinsey, Boston Consulting Group, Roland Berger, etc. Précision: il ne s’agit pas d’une approche qualitative mais de métier, de la définition théorique voire philosophique (le sommet du triangle) jusqu’à l’approche la plus pratique sur le terrain (implémentation IT, communication, relations humaines, outsourcing ou co-sourcing, market research…). Le tronçon du milieu est squatté par les Big Four, forts présents sur le marché, avec une gamme de services très étendue capable de croiser et de combiner différents métiers. Sur le marché grand-ducal, Tailormade peut être considéré comme un cas à part: conseiller stratégique indépendant et acteur luxembourgeois, il cible la pointe de la pyramide, qu’occupe seul Mc Kinsey. Quant à la base de la pyramide, elle grouille de sociétés de services spécialisés, qui se chargent, sur le terrain, des mises en œuvre.

IBM, Accenture, TCS...

Pierre Weimerskirch (Ernst&Young) développe: «Il peut y avoir une stratégie globale pour l’ensemble d’un groupe, multinational par exemple, mais aussi des stratégies différentes au sein d’entités qui composent un groupe, des stratégies adaptées à la réglementation particulière d’un pays par exemple. Différentes approches sont possibles. Parfois même simultanées, comme un exemple récent le prouve. Un client a mis en œuvre deux logiques. La première, top-down, a défini avec nous les grands objectifs au niveau de la holding faîtière, avant d’étudier la stratégie en descendant vers les différentes entités voire les stratégies propres à chaque entité. Dans le même temps, le client a demandé, à un autre consultant, de travailler en bottomup, soit de partir de stratégies opérationnelles, locales, pour remonter vers une vision générale. L’intérêt pour le client est de confronter deux approches différentes et de voir où elles se rencontrent».

Du géant à la boutique À cet égard, le marché luxembourgeois est intéressant. Les consultants y jouent un peu des coudes. McKinsey, référence mondiale en la matière, y tient le haut du pavé mais elle est aussi bien arrimée au terrain où grouillent des consultants opérationnels, des spécialistes de l’implémentation ciblée. «McKinsey conseille les directions générales d'entreprises sur les sujets qui les concernent directement», résume Marc Niederkorn, du cabinet McKinsey Luxembourg. «Nous accompagnons nos clients dans tous les domaines où ils ont besoin de nous et où nous pouvons avoir de l'impact, ce qui explique que McKinsey intervient régulièrement tant sur des questions stratégiques qu'organisationnelles ou opérationnelles, dans la mesure où l'impact attendu justifie notre implication. Il y a néanmoins des services que nous ne fournissons pas, par exemple les services de chasseurs de têtes, de conseil juridique ou d'implémentation informatique. Ceci implique donc que nous rencontrons parfois, en effet, des consultants des Big Four ou de boutiques spécialisées». Une «boutique», c’est une petite société, qui n’a rien à voir avec la taille critique d’une «big» ou d’une «fat». Tailormade, au Luxembourg, en est une, mais qui a un rôle propre. «Quand nous avons commencé, nous voulions être une moyenne surface, un peu plus petit que les grands mais avec le même assortiment. Tailormade fait maintenant dans l’épicerie fine»: Carlo Schneider a le langage imagé et lucide. «Consultant, c’est mis à toutes les sauces. Nous essayons de faire de la conceptualisation d’idées. Nous nous recentrons sur le company foresight management. Fondamentalement, c’est de la strat��gie pure, c’est chercher la raison d’être d’une entreprise. Où il y a une idée, il faut la faire émerger en termes de projet, avec une étude de faisabilité, une approche marketing, un montage financier. Il faut que ce soit réaliste et rentable». Lilliputienne par rapport aux pointures du consulting mondial, Tailormade estime avoir

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une dimension adaptée au Luxembourg. «Sur un plan qualitatif, nous essayons d’être à la pointe de la fameuse pyramide, l’image que chacun utilise pour symboliser le marché du conseil en stratégie. Mais la structure pyramidale existe aussi dans une entreprise. Moi, en tant que manager de Tailormade, je suis un peu à la pointe et à la base. Je discute en direct avec quelqu’un qui me ressemble, un patron de PME. Au Luxembourg, l’immense majorité des entreprises sont des PME. Nous sommes dès lors très proches de nos clients». Au fond, les Big Four corroborent cette approche. «On ne parle pas de la même chose dans une PME ou dans une multinationale. Dans une PME, deux ou trois personnes prennent les décisions et peuvent engager l’entreprise dans un marché spécifique qu’elles voient et maîtrisent bien. Lorsqu’il y a plusieurs niveaux de décision, l’idéal est de définir une stratégie au plus haut niveau, une sorte de charte dont vont découler les stratégies de chaque département et/ou de chaque implantation», argumente Manuel Fischer (Deloitte).

Accompagner le cycle de vie À Luxembourg aussi, chacun essaie, dans les grandes sociétés, d’accompagner le plus longtemps possible sa clientèle, d’aller chercher la stratégie vers le haut du triangle, pour la prolonger jusqu’aux portes des spécialistes du terrain (Accenture, IBM, etc.). «Chez Deloitte, chaque bureau national est géré comme une entreprise responsable de son marché local, avec une forte implication dans le tissu national, explique Manuel Fischer. Cela fait partie de notre stratégie: on est d’abord une entreprise d’ici et on a des interconnexions un peu partout. Nous avons la force d’une large palette de métiers, qui nous permet de plus en plus de définir une stratégie, de fixer la façon de la mettre en œuvre, de l’accompagner jusqu’à la définition du provider, par exemple. On accompagne vraiment un cycle de vie de projet». Le cycle de vie est une notion clé pour PwC aussi. Olivier Mortelmans: «Au niveau européen, Price apporte un consulting qui s’articule sur le cycle de vie de l’entreprise. Le core business se concentre sur les performances, les transformations de l’entreprise et le management de crise. Une forte activité vient de la fonction d’audit, qui permet de mettre le doigt sur certaines forces ou faiblesses. Il faut alors aider à trouver les cibles, à corriger le tir, parfois». Gian Marco Magrini complète: «Concrètement, on intervient beaucoup dans le cadre de processus d’acquisition ou de fusion. Il faut se poser les bonnes questions. Les systèmes sont-ils intégrables? Les ressources humaines sont-elles adaptées? Quels sont les processus en termes de métier? Il y a là un rôle important à jouer, en mettant par exemple en vis à vis un vendeur et un acheteur, pour déterminer les positionnements stratégiques à adopter, le point d’ancrage. Il y a également une intervention dans des phases de restructurations. La stratégie et le conseil se focalisent alors sur des problématiques humaines et des process». La pyramide luxembourgeoise a sa propre structure. Les Big Four y sont bien sûr très présents, mais chacun a un peu sa spécialité. Stratégiste «haut de gamme», McKinsey travaille souvent dans le cadre de missions pour des maisons mères, en fonction de l’importance du projet. À noter que les autres grands stratèges internationaux (Roland Berger, Boston Consulting Group, etc.) font, de temps à autre, une apparition sur le marché luxembourgeois, pour des missions isolées. Quant aux «boutiques» (en IT, en communication), elles prennent parfois l’allure d’une start-up qui a trouvé une niche si étroite que les grosses machines n’essaient même pas d’y rentrer. Ce qui ne veut pas dire qu’elles ne s’y intéressent pas. «Si on trouve que cette niche est intéressante et intelligemment exploitée, le plus simple est de racheter la boutique et ceux qui la font tourner», sourit un interlocuteur chez un grand consultant… || Alain Ducat

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Daniel Gheza (Eurefi)

Pierre Weimerskirch (Ernst&Young)

Alain Picquet (KPMG)

D O S S I E R C O N S E I L E N S T R AT E G I E | | M A R C H É S

Stratèges, talents et tendances Derrière la place financière, des visions se dessinent pour le futur économique du pays.

Le risque calculé Pour Pierre Weimerskirch (Ernst&Young), «de nouvelles directives et réglementations européennes, par exemple, à traduire dans le droit national, doivent être comprises très tôt et anticipées même, pour analyser l’impact que cela aura sur l’activité, puis l’impact sur les procédures, l’organisation, le système.

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Photos: Eric Chenal

Luxembourg, un intérêt stratégique en soi? Marc Niederkorn (McKinsey) donne le la: «Luxembourg, sur un plan géographique, disons, n'a pas d'importance particulière en tant que tel. Les équipes de McKinsey sont organisées à un niveau mondial et servent les clients là où ils sont. La présence de McKinsey dans un pays ou une ville, et donc aussi à Luxembourg, est dictée par la présence de talents à recruter. À Luxembourg, on a recruté activement au cours des 15 derniers mois, depuis notre installation ici. Et on a pu engager d'excellentes recrues. À ce jour, le bureau de Luxembourg compte une dizaine de consultants, et nous continuons à chercher d'autres personnes compétentes». Venant d’un des plus grands noms de la stratégie, cela veut aussi dire que le potentiel au Grand-Duché est en phase ascendante. Confirmation par Pierre Weimerskirch (Ernst&Young): «On sent à nouveau un mindset business au Luxembourg. Depuis environ 18 mois, on constate une plus forte demande pour des stratégies de croissance. C’est un bon signal pour le Luxembourg. Nous sommes manifestement sortis d’une période de creux, où l’on gérait la pression des coûts dans une certaine urgence conjoncturelle». Qu’est-ce qui fait l’activité des stratégistes au Luxembourg? «Hormis pour de grosses sociétés comme Arcelor ou Luxair, la plupart des décisions stratégiques se prennent ailleurs, note Pierre Weimerskirch. Dans le secteur financier, les particularités du Luxembourg permettent aussi un travail de stratégie locale, qui peut remonter vers la stratégie globale d’un groupe. Pour les banques américaines, Luxembourg est le centre nerveux des fonds d’investissement et nous aidons par exemple les entreprises à définir des stratégies off-shore». Alain Picquet (KPMG): «En 2004, le Luxembourg a été le pays au monde dans lequel les États-Unis ont le plus investi. C’est parce qu’il y a ici une base stable pour une plate-forme fiscale mondiale. Et tous ces investissements ont besoin de conseils pour bien utiliser et maintenir cette base. Par exemple, nous avons travaillé pour plusieurs entreprises qui s’interrogeaient sur l’opportunité d’entrer dans la logique du statut de PSF. Là, clairement, on construit un plan stratégique pour aider à la décision. Il s’agit de passer d’une vision de type industriel à une approche financière. Un consultant comme KPMG essaie aussi d’apporter une vision d’avenir pour l’informatique du milieu financier. Il y a une forte volatilité du marché et les marges de manœuvre restent étroites. Il faut aller rapidement à l’essentiel, au résultat. On apporte alors une méthode pour répondre à des questions précises, par rapport aux fonds d’investissement». Gian Marco Magrini (PricewaterhouseCoopers): «Nous intervenons notamment pour aider à situer la place d’une entreprise dans le groupe dont elle dépend. Nous avons effectué un travail avec la maison mère d’une banque pour qu’elle conserve sa filiale à Luxembourg. En objectivant les choses, il a été démontré que la présence luxembourgeoise répondait à une approche spécifique intéressante. Pour le monde financier en général, PwC a une capacité à mettre ensemble des compétences, à apporter une profondeur d’étude, grâce à la complémentarité de multiples métiers, notamment pour appréhender les contraintes et les avantages de la législation et des réglementations en vigueur. C’est un aspect fort sur le Luxembourg».


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How much? Les stratèges se payent, bien évidemment. Et plutôt cher! Sur le marché du «conseil», où l’on va de la stratégie philosophique à la niche la plus opérationnelle, tout le monde ne peut s’offrir les services d’un des Big Four ou de McKinsey. Il est tout aussi clair qu’un junior consultant n’est pas aussi coûteux qu’un senior ou un partner. Les «vrais» consultants (McKinsey, Tailormade, Deloitte, KPMG, etc.) facturent leurs prestations sur base de taux journaliers moyens. Le calcul se fait sur une moyenne par journée et par tête, en fonction des différents profils des consultants participants à la mission et selon le domaine d’activité. Le conseil IT est moins onéreux que le conseil en stratégie financière, par exemple. Sur base de recoupements, on peut estimer que le taux journalier moyen va d’environ 800 euros à 2.000 euros. Mais de grands spécialistes issus de cabinets réputés peuvent coûter deux fois plus cher. La disparité des services et des segments de marché justifie le côté fluctuant des coûts et explique que l’on joue des coudes sur une place comme le Luxembourg. Evidemment, les PME peuvent difficilement se permettre d’avoir recours à des groupes réputés. En revanche, ce marché des PME reste un bon segment d’accroche pour des cabinets plus modestes et plus orientés vers le travail de niche et de terrain. La politique des prix suit le mouvement. Ainsi, la première stratégie d’une entreprise qui souhaite se remettre en question, c’est peut-être de réfléchir à quel conseil en stratégie elle va s’adresser, suivant son domaine d’activité, ses capacités financières et le type d’objectifs poursuivis… || A. D.

Si l’on prend l’image traditionnelle de la pyramide, nous regardons de plus en plus vers la pointe où se font les phases d’anticipation, d’interprétation et d’analyse. Mais en adaptant ces stratégies aux spécificités locales, nous mettons aussi en œuvre une série de métiers pour accompagner le client du haut en bas, jusqu’à l’outsourcing par exemple. Nous ne le mettons pas en œuvre directement, mais on reste dans le suivi, dans le contrôle qualité. C’est une de nos grosses activités ces deux dernières années». Alain Picquet relève: «Une dimension importante est liée à cette place financière en mouvement. C’est un marché qui remue. Durant la grosse vague de fusion, fin des années 90, la question était de savoir comment il fallait implémenter une stratégie mondiale ici à Luxembourg. Il faut consolider ces bases et poursuivre sur la voie des nouveaux marchés. La connaissance du marché est importante, la confiance reste un moteur de base. Ce qui est clair, c’est que l’environnement change tout le temps. Et ce n’est pas fini. Il faut accepter ce mouvement, accepter même qu’on puisse être pris dans le mouvement. La résistance au changement est dans la nature humaine. Alors les gens qui viennent nous trouver sont, en principe, prêts à se remettre en question». Un partenaire développeur doit aussi maîtriser les tendances d’un marché, présentes et à venir. A l’image d’Eurefi, fonds de capital-risque actif dans la Grande Région, soutenu notamment par la SNCI et des banques de la place. «Avant toute chose, explique Daniel Gheza, directeur général d’Eurefi, installé à Pétange, on écoute, on débat. Puis on partage le projet et on s’inscrit dans le cycle de vie des marchés. Celui-ci est de plus en plus court. Nous nous adressons à des PME, mais à ce niveau là aussi, il faut être proactif. Nous faisons du capital à risque… calculé et pensé. Nous avons des actionnaires privés qui cherchent aussi une rentabilité, mais pas à tout prix. Alors on essaie d’impulser à la base, de prendre du recul. On aide à accoucher! Puis on essaie de créer de la valeur. Cela oblige à faire de la veille stratégique, en ayant recours à des bases de données, des analyses sectorielles». Et d’ailleurs, dans sa stratégie transfrontalière, Eurefi, dix ans depuis peu, envisage aussi d’évoluer, en fonction des tendances d’un futur qui se prépare aujourd’hui. De fait, des valeurs reviennent plus souvent que d’autres. Dans les entreprises moyennes, les fusions, absorptions ou transmissions risquent de peser à court terme, ainsi que la technique du Leveraged Buyout (LBO). Des secteurs émergents sont appelés à confirmer leurs mises: les télécoms,

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The taste of excellence

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KPMG International is the coordinating entity for a global network of professional services firms, providing audit, tax, and advisory services, with an industry focus. The aim of KPMG International member firms, including sub-licensees and subsidiaries, is to turn knowledge into value for the benefit of their clients, people, and the capital markets. With nearly 94,000 people worldwide, member firms provide audit, tax, and advisory services from 717 cities in 148 countries. www.kpmg.lu

AUDIT

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Nombre d'entreprises au Luxembourg occupant au moins 1 salarié (tous secteurs sauf agriculture)

de 1 à 89 90 à 149 150 à 299

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300 à 499 500 à 999 1000 et +

16.403

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Source: Statec

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Potentiellement, toute l’économie est concernée par la stratégie. Le marché luxembourgeois, dans lequel les PME sont majoritaires, et où la place financière domine, a ses spécificités en la matière.

le spatial, les biotechnologies, les services et transports. PME ou grands groupes, tout le monde est concerné au fond. Et les décideurs politiques aussi. À ce stade-là aussi, les conseillers stratégiques veillent. «Il y a une grosse implication aux côtés des instances gouvernementales et parapubliques», dit Pierre Weimershirch. «Pour les secteurs industriel et commercial, on voit émerger des segments comme les télécoms ou la logistique. On retrouve les stratégies dessinées par la politique de l’État». «Le policy making est très actif en Europe», poursuit Olivier Mortelmans. «Au Luxembourg, il en va ainsi pour le positionnement futur de la politique économique, la mise sur des secteurs porteurs. On peut également citer la multiplication des partenariats public-privé (PPP). En règle générale, la stratégie publique permet, ou pas, d’attirer des entreprises. C’est aussi un rôle que nous avons, dans l’accompagnement et le conseil d’entreprises se posant la question de l’investissement dans une implantation au Luxembourg. Le fait d’être sur le terrain et de bénéficier d’un réseau de compétences internationales, le fait de se montrer proactif surtout, c’est primordial pour tout le monde».

Stratégie d’État Marc Niederkorn (McKinsey) confirme la tendance. «Au Luxembourg, comme dans le reste du monde, nous servons les directions générales d'entreprises privées et publiques dans tous les secteurs d'activités, mais également des gouvernements, des services publics et des organisations sans but lucratif». À la tête de la direction générale au ministère de l’Économie, Georges Schmit trouve «tout naturel de se faire accompagner par des spécialistes. Nous n’avons pas toutes les compétences. Nous avons de très bons retours de nos recours à des consultants. Nous l’avons fait pour le travail sur des piliers jugés prioritaires, comme la logistique ou le commerce électronique. Ce dernier exemple est intéressant: c’était une vraie collaboration technique et stratégique, à la rencontre des besoins des secteurs privé et public. Avec le secteur financier, les acteurs industriels, les ministères. Un partenariat public-privé en bonne synergie!». C’est clair, et c’est au crédit de l’État luxembourgeois: la première stratégie est politique. «Nous devons favoriser la compétitivité, l’innovation, la création d’emplois. Il faut des entreprises nouvelles sur le territoire, sensibiliser à l’innovation, encourager à l’investissement. Nous travaillons main dans la main avec d’autres ministères. Il y a des missions conjointes à l’étranger, annoncées ou pas. On y promeut, à la fois, le Luxembourg comme terre d’investissements, mais aussi notre commerce extérieur». Et, pour guider sa politique, le gouvernement a établi cette liste de secteurs prioritaires, «dans une réflexion en termes de réseaux, de développement dynamique». Si la place financière reste un moteur, l’attention se porte aussi sur l’équipement automobile, les matériaux, la plasturgie, les techniques de l’information et de la communication (TIC), les médias et le commerce électronique, les éco-technologies, la logistique. «Nous explorons à présent le secteur des biotechnologies, également vecteur d’avenir», conclut Georges Schmit. || Alain Ducat

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Carlo Rock (Mediacoat) Dominique de Kuyssche (Multi Media Press)

D O S S I E R C O N S E I L E N S T R AT E G I E | | C O A C H I N G

Encadrer les cadres Les managers sont des coureurs de fond(s). On peut les suivre comme des sportifs. C’est à la mode mais ce n’est pas nouveau. Si le coaching est l’art d’accroître les performances d’un autre, autant dire qu’il se pratique depuis la nuit des temps, depuis que l’homme vit en groupe et qu’il transmet ses connaissances acquises sur le tas ou apprises d’autrui. Le coaching est aujourd’hui très prisé: à la manière d’entraîneurs sportifs, les coaches «économiques» sont derrière leurs poulains pour en tirer le meilleur. Gens de l’ombre, ils encadrent les cadres. Et mettent en lumière les couleurs professionnelles rendues plus vives. Dans le monde de l’entreprise, le coaching, disons organisé, a le vent en poupe: la compétitivité exige des salariés créatifs, innovants et productifs, des compétences techniques et sociales accrues, une aisance de communication, un souci du détail couplé à une vision globale stratégique. Bref, c’est, dans toute sa splendeur théorique, le facteur humain idéal intégré à son environnement professionnel idyllique. Face à ce tableau, les faiblesses et les doutes de chacun apparaissent. De plus en plus, des entreprises fournissent un accompagnement personnalisé à leur personnel, un coach, pour un laps de temps déterminé. Le coach ne se substitue pas à la personne, il n’accomplit pas les tâches du coaché: il agit sur et avec la personne afin que celle-ci développe son potentiel. Le coach devient alors révélateur de compétence, facilitateur, pédagogue, explorateur… Le rôle n’est évidemment pas donné à tout le monde. «J’ai pratiqué le coaching durant une année en Allemagne», dit cet interlocuteur aujourd’hui haut placé dans une grande entreprise de la place luxembourgeoise. «Recourir à cette pratique, c’est investir dans son personnel, dans le capital de ressources humaines. Il faut évidemment miser sur quelques personnes au sein de l’entreprise, des gens qui détiennent des clés dans la maison et qui sont susceptibles d’impulser des changements. Précisément, le coaching peut s’avérer utile pour préparer à une période de changements pour l’entreprise, de redéfinition stratégique, de fusion, de restructuration. L’outsourcing et le co-sourcing se rejoignent».

Les qualités du coach? «Il doit être expérimenté, représenter une forme de référence dans son domaine, sinon, il n’est guère crédible pour son protégé. Il doit aussi être doté d’un sens relationnel aigu. Il faut être humble, rester dans l’ombre et suivre de près, faire avancer sans se mettre en avant». Et les qualités du coaché? «Il doit vouloir réellement cette expérience. Si on la lui impose, cela sera difficile! Il doit pouvoir accepter d’avoir quelqu’un qui agit en shadow, un doublon qui sait faire mais qui ne fera pas à sa place. Ce n’est pas aussi simple… Et puis il doit avoir de vraies compétences spécifiques à la base: on ne fera pas un boxeur d’un athlète sprinter». Lara Breuer est psychologue. Elle travaille pour la société Quest, qui fait du market research à Luxembourg. «Dès que l’on travaille sur le facteur humain, les échanges sont importants. Si on considère le coaching comme du transfert de know-how, cela se pratique souvent, un peu partout, même si le terme

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On ne fait pas un boxeur d’un sprinter


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n’est pas utilisé». «Nous organisons, par exemple, des workshops BtoB», poursuit Carlo Kissen, cofondateur de Quest. «Les clients sont invités à participer au processus. Un workshop interne peut aussi détecter des sources de conflits ou de mauvais fonctionnements. Voir ensuite comment améliorer tout cela et faire en sorte que les dysfonctionnements disparaissent au profit du fonctionnement, c’est aussi du coaching ou peu importe comment on l’appelle». Pour la première fois au Grand-Duché, la Chambre des Employés Privés (CEPL) vient de démarrer une formation de type long, avec des professionnels du coaching et de l’accompagnement, qui mène à une certification. L’optique est aussi que cette nouvelle profession puisse s’exercer dans un cadre déontologique clair. «La formation est conçue spécialement pour des personnes qui, au sein d’une entreprise, ont un rôle d’encadrement et de motivation, au service des ressources humaines ou dans tout autre département. Le participant à la formation saura dès lors apporter au sein de son entreprise les premiers éléments de coaching. Si cela s’avère nécessaire, l’entreprise pourra éventuellement faire appel à un professionnel extérieur aguerri pour poursuivre la mission dans de bien meilleures conditions puisque le terrain aura déjà été défriché. Gain de temps, donc d’argent», explique-t-on à la Chambre des Employés Privés. Si la mission de la CEPL cible l’intérêt des salariés avant tout, il est permis de penser que cette formation certifiée pourrait ouvrir une porte pour préparer à la pratique du coaching en tant que profession libérale, par exemple. «Le terme de coach ainsi que la profession ne sont actuellement pas protégés. Tout un chacun peut donc exercer le métier sans qualification requise. Nous avons toutefois préféré ne pas attendre une reconnaissance officielle: seule une formation de qualité dispensée par des professionnels et soutenue par une motivation sincère de l’apprenant, donnera à l’intéressé(e) les moyens d’accomplir sa mission». En attendant, le cycle de formation, démarré fin novembre au Luxembourg Lifelong Learning Center (LLLC) de la Chambre, s’étale sur plusieurs années, à raison de modules d’un ou deux jours les fins de semaine. Un certificat d’initiateur sanctionne la fin de la première année. À la fin de la deuxième année, il sera délivré un certificat de praticien en coaching, selon une voie de spécialisation débordant d’ailleurs du cadre de l’entreprise, si l’étudiant le souhaite.

Heureux qui communique Coordinatrice de projets, Dominique de Kuyssche, responsable pédagogique, licenciée en psychopédagogie, formatrice, consultante et coach en communication et relations interpersonnelles, comédienne aussi, a une belle expérience, multi-terrains. Elle dirige notamment Multi Media Press, société active à Medernach. La formation à la CEPL? «L’angle d’attaque est intéressant. Le facteur humain est mis en avant, dans un monde qui est davantage logique et mathématique. La difficulté du coaching est justement d’intégrer ce facteur humain. On travaille avec des êtres et pas des machines. De même, il y a des méthodes et des clés, mais elles ne sont pas universelles. Il faut s’adapter à chaque individu. Si chacun a les compétences en lui, il faut les révéler. Ce qui est important, c’est le message silencieux: on

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Photos: David Laurent

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s’aperçoit que les meilleurs managers ont une image d’eux qui correspond plus ou moins à l’image que captent les autres». L’habit ferait-il le moine? «Je ne suis pas d’accord avec cette expression, même si c’est vrai, la présentation de soi est importante». Pour Dominique de Kuyssche, la formation de type long, outre son côté innovant dans le pays, a aussi le mérite d’être globale. «Le public est assez disparate. Il y a eu une réelle motivation pour participer. Cette motivation est d’ailleurs indispensable. C’est un investissement sur les ressources humaines, qui quitte la logique d’une culture du profit immédiat. C’est peut-être une alternative à la formation en entreprise, avec un accompagnement pédagogique. Une vingtaine de personnes suivront la formation. Il y a des gens qui ont envie de pratiquer le coaching, d’autres qui sont peut-être davantage là pour faire le point sur eux-mêmes. Un coaché pourra faire un bon coach. Et un bon coach continue à se tenir au courant. Ce que nous offrons, c’est une série d’outils, pour que chacun puisse en faire l’usage le plus adéquat». Media Coat, depuis quatre ans environ, apporte l’expérience de stratégistes issus du monde des médias, au service des managers. Une approche pragmatique permet déjà de réaliser un véritable audit en communication. «Il y a beaucoup de sociétés qui font du conseil en communication et surtout de boîtes de publicité et de marketing, un mot un peu galvaudé», note Carlo Rock, ancien de chez SES-Astra et de RTL. «Notre métier à nous est d’abord de poser les bonnes questions pour notre client. On repart de la base. Est-ce que je dois communiquer? Qu’est-ce que je veux faire passer comme message? Comment? Pour qui? On ne peut pas investir des milliers d’euros dans des campagnes de communication sans savoir où l’on met les pieds. Il faut adapter l’offre et la demande, il faut être cohérent par rapport aux procédures…». Media Coat intervient aussi pour vérifier le fonctionnement d’une stratégie de communication. «Nous avons eu un client qui trouvait qu’il faisait fort parce qu’il était régulièrement dans les médias. À l’analyse toutefois, nous avons montré qu’il n’apparaissait pas dans les bonnes pages des bons médias par rapport à son public cible». Corriger un listing presse, c’est déjà une base. La petite société peut aussi coacher des managers dans le cadre d’une communication de crise, par exemple, ou dans une situation qui appellera les intéressés à devoir communiquer en direct. «Nous avons, par exemple, travaillé avec un cadre qui devenait directeur général. Il allait être sollicité par les médias, presse écrite et audiovisuelle. On a fait un training complet avec lui. Ainsi, nous faisons du training camera, en situation de reportage ou de studio, d’interview face à face ou de table ronde. L’objectif de ce coaching médiatique est de faire en sorte que le sujet soit à l’aise et passe bien. Il y a la tenue, la façon de s’exprimer, de se présenter, de bouger. Et nous travaillons aussi sur le message, sur le contenu, pour qu’il soit bien compris, structuré, accessible». Parce que tous les détails comptent mais que ce n’est pas du cinéma… || Alain Ducat

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Serge H. Behm (ABN-Amro-TCS) Carlo Kissen (Quest)

Jean-Marc Fandel (Cetrel) Milind Kamble (Tata Consulting Services)

D O S S I E R C O N S E I L E N S T R AT E G I E | | T É M O I G N A G E S

Vécus croisés sur le terrain Orientations, bifurcations, horizons neufs, implémentation: business cases...

Quand une grosse entreprise décide de recourir à l’outsourcing pour un de ses services, l’image véhiculée est rarement bonne. Pertes d’emplois et/ou pertes d’identité se trouvent parfois en contrepoids dans la balance de la maîtrise des coûts et des logiques stratégiques. Chez ABN-AMRO, le pari de faire mieux, pour tout le monde, semble réussi. Serge H. Behm vient d’avoir cinquante ans. Il vient aussi de quitter son siège d’administration manager au siège luxembourgeois de la banque batave ABN-Amro. Un effet d’outsourcing stratégique. Et pourtant, l’homme a le sourire radieux. «Je suis un outsourcé heureux. Pour mon demi-siècle, on m’a fait un très joli cadeau: je suis désormais chez Tata et c’est un véritable bonheur». De fait, Serge H. Behm, au 1er décembre, est devenu general manager chez TCS (Tata Consulting Services), fraîchement installé à Capellen, dans l’immeuble WestSide. Il va accomplir sensiblement le même travail, pour un nouvel employeur, sans oublier l’ancien, au contraire. Explications? Il y a environ deux ans, le groupe bancaire hollandais ABN-Amro décidait de revoir complètement sa politique informatique. Un choix stratégique, doublé d’une volonté de mise en concurrence des providers potentiels. Dans une première initiative, ABN-Amro avait confié l’activité informatique de son secteur corporate à IBM-EDS. Ne souhaitant plus mettre tous ses œufs numériques dans le même panier binaire, le groupe a donc effectivement lancé une procédure d’outsourcing pour l’informatique de ses autres métiers (retail et private banking) en ouvrant les portes à d’autres candidats que le géant IBM. Un contrat d’outsourcing, estimé à 1,8 milliard d’euros sur cinq ans, se répartit entre cinq fournisseurs, IBM, Accenture, Patni, Infosys et TCS. Au Luxembourg, l’affaire a rapidement pris une tournure intéressante à plus d’un titre. Orientée private banking, l’activité d’ABN-Amro y a un solide ancrage. Et notamment dans la gestion informatique. «Il était hors de question que les machines soient transférées hors du pays», explique Serge H. Behm. Le statut légal de PSF aidant, le matériel gérant les activités de Jersey ou Monaco était déjà à Luxembourg. Le Grand-Duché devait garder cet avantage, avec ou sans outsourcing. Dès lors, le transfert du hardware a été assuré vers IBM Luxembourg. Et avec lui, celui du personnel, en l’occurrence neuf employés. Serge H. Behm s’en est allé, lui, vers le groupe Tata. Dans le cas précis du Luxembourg, l’outsourcing décidé au plus haut niveau du groupe ABN-Amro a rencontré au moins deux stratégies. Tata Consulting Services, division du géant indien, souhaitait s’établir en tant que PSF au Grand Duché. L’alliance objective avec l’équipe luxembourgeoise d’ABN-Amro formant un centre d’excellence reconnu a accéléré les échanges. 26 employés sont passés chez TCS, PSF accrédité, avec notamment le mandat de développer la Standard Banking Platform, modèle implanté à Miami puis à Luxembourg, Jersey, Monaco et Singapour, et en cours sur Hong-Kong et Gibraltar. Les applications développées pourront être implantées ensuite dans tous les pays où les groupes sont présents, TCS ayant, en outre, le mandat de maintenance et de développement des outils.

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Photos: Eric Chenal

ABN-Amro: L’outsourcing heureux, au carrefour des visions


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La direction de TCS a laissé une quasi carte blanche à Serge H. Behm pour trouver l’endroit ad hoc où poser la nouvelle structure du groupe multinational. Depuis le 1er décembre, cet endroit est donc au WestSide. «Et je suis vraiment très heureux de pouvoir travailler ici avec l’équipe qui a fait ses preuves à Luxembourg», confirme Milind Kamble, administrator general manager de TCS. Après la Suisse, la France, Amsterdam, Bruxelles, Luxembourg figure sur la carte européenne de Tata. «C’est un concours de circonstances favorables», insistent Serge H. Behm et Milind Kamble. Car la rencontre des stratégies donne plus qu’une opération win win pour les sociétés co-contractantes. «Il y a un troisième gagnant dans l’aventure, c’est notre équipe», souligne le désormais ex-administration manager d’ABN-Amro. «ABN-Amro a défini sa ligne de conduite en matière d’outsourcing. Tata a un ancrage fort au Luxembourg et démarre d’emblée avec un effectif soudé et compétent d’une trentaine de personnes. Et pour la banque, c’est rassurant de savoir que le personnel reste au service de la maison». On aurait en effet pu imaginer un personnel éparpillé, volatilisé sur le marché, étant entendu que des providers étaient plutôt candidats à récupérer ce personnel qualifié… «Nous restons une équipe unie, sous la gouvernance de Tata qui outsource l’activité». Et l’outsourcing n’a rien de douloureux. «Dans cette histoire, le facteur humain est important. Nos gens vont pouvoir travailler et donner une vraie valeur ajoutée». Ainsi, par exemple, les opérations de data mapping parfois un peu fastidieuses du Luxembourg, pourront être sous-traitées au centre Tata de Budapest (450 personnes), voire en Inde. Le personnel luxembourgeois pourra davantage se concentrer sur l’analyse des besoins et des applications. «Et puis, on arrive dans un groupe de renommée mondiale. Outsourcing ou pas, c’est fondamentalement valorisant», souligne M. Behm.

Le facteur humain rentre gagnant La seule petite «douleur» est qu’il y a quand même eu splitting de compétences entre ABN-Amro, IBM et TCS. Le service interne d’ABN-Amro employait 37 personnes en contrat à durée indéterminée (CDI) et quatre en contrat à durée déterminée (CDD). Six restent au sein de la banque, neuf vont chez IBM, 26 passent chez Tata. Ainsi, tous les employés sont repris, y compris les CDD… «Et pour démarrer TCS, nous avons embauché quelques personnes supplémentaires. Nos bureaux à Capellen sont équipés pour une soixantaine de postes». Dans le groupe Tata, on est extrêmement sensible au facteur humain, incorporé dans la culture d’entreprise. C’est une des marques de fabrique d’un groupe connu pour ses valeurs éthiques et néanmoins professionnelles. «Leurs universités sont très performantes», témoigne Serge H. Behm. «On n’y développe pas que les compétences. Le training intègre les us et coutumes des différents pays. Il y a un réel souci de s’adapter à la culture locale, au mode de vie, aux convenances. Le groupe Tata n’arrive pas en terrain conquis mais avec une humilité naturelle, une vraie stratégie et une forme d’intelligence poussée, avec intelligence au sens premier du terme». Milind Kamble, qui cadre manifestement avec la description du manager formé chez Tata, évoque un Luxembourg «terre d’accueil», dont l’aspect multiculturel a été un atout supplémentaire. M. Behm ajoute: «Pour l’instant, ce n’est que du bonheur! On pouvait légitimement craindre l’inconnu, l’outsourcing qui a rarement bonne presse, l’arrivée de managers indiens dont on ne sait pas grand-chose… Mais tout se passe très bien. Tout a été mûrement réfléchi». Une belle dimension stratégique… qui ne demande qu’à aller de l’avant. «Si on outsource, c’est pour aller vers le meilleur. Fondamentalement, le métier ne change pas. Dès que la phase de transition sera digérée, nous allons travailler à la méthodologie, aux processus certifiés, en essayant de relever le challenge qui s’offre à nous: hausser la qualité. La notion centrale, c’est la valeur ajoutée». Avec l’humain exploité intelligemment, la stratégie opère sa mutation et devient tactique, de la pensée à la pratique.

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Le facteur humain pour tactique

TATA CONSULTING SERVICES

Infographie: xGraphix

ABN AMRO

Exemple d’outsourcing réussi: chez ABN-Amro, les stratégies se sont rencontrées avec un bonheur manifeste

IBM

CETREL: mue dans le mouvement On ne se réveille pas du jour au lendemain avec l’envie de passer d’une coopérative à une coopérative commerciale. On ne franchit pas le cap d’un coup sec non plus. Cetrel a accompli la mue et a résolument évolué dans sa stratégie. «Les impulsions les plus fortes viennent certainement, en absence d’une situation de crise interne, d’une évolution de l’environnement qui pourrait influencer profondément l’entreprise, au point de perdre certaines de ses activités traditionnelles», explique Jean-Marc Fandel, directeur du Cetrel nouveau. «Pour nous, l’environnement, c’est le monde changeant des systèmes de paiement jadis nationaux, demain à l’échelle de la zone Euro. À l’échéance 2008-2010, Cetrel va se trouver confronté à un marché européen, avec des produits standardisés et dont le fournisseur de service sera peut-être allemand, italien ou luxembourgeois». Cetrel gère aujourd’hui un million de cartes de paiement pour le compte des porteurs luxembourgeois, totalisant soixante millions de transactions par année. La société devra s’affirmer sur un marché de 313 millions de cartes dans la zone Euro, représentant 14,5 milliards de transactions. «2008-2010, c’est un horizon à la fois lointain et proche. Il semblait clair, pour tout le monde, que Cetrel devait s’adapter. Une des difficultés majeures dans l’exercice stratégique, c’est d’anticiper correctement les évolutions. Une fois que les faits sont lisibles dans les statistiques, il est généralement trop tard. Certes, cette approche implique des risques. Mais l’option ‘ne rien faire’ conduit certainement au désastre». La mue de Cetrel a commencé il y a trois ans, par une révision globale des coûts et processus, et par l’introduction de techniques de lean management. «Puis, nous avons construit une véritable interface commerciale avec nos clients, en débutant par une investigation approfondie de leur degré de satisfaction,

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Stratégie et tactique La stratégie est «l'art de coordonner des actions, de manœuvrer habilement pour atteindre un but» (Larousse). Le mot vient du grec ancien stratêgos, nom donné à l'époque au principal magistrat d'Athènes, commandant des armées. Une importante distinction est à opérer avec la tactique. La tactique est «l'ensemble de moyens habiles employés pour obtenir le résultat voulu» (Larousse). Le mot vient du grec taktikê, qui signifie «art de ranger». La stratégie est donc le choix des objectifs souhaités et des actions à mener, des moyens généraux pour parvenir à ces objectifs. Même ceux qui réussissent peuvent avoir besoin de changer d'orientation... Sous la pression croissante de leurs actionnaires et de leurs concurrents, les entreprises se fixent comme objectif prioritaire la croissance et la création de valeur. Mais quel axe de croissance privilégier? La création de valeur par la réduction des coûts ayant, de toute évidence, des limites, la progression du chiffre d'affaires est aujourd'hui essentielle. La croissance est indispensable pour réaliser des économies d'échelle au niveau de l'innovation technique, des opérations, de l'utilisation des capacités, du marketing, de la distribution, des effets de réseau. Gare aux entreprises qui ne réussissent pas à croître aussi rapidement que leurs concurrents… Le personnel exerce aussi une influence majeure. Dans une entreprise en phase de croissance, les gens ont davantage d'opportunités de carrière, de gratifications financières, de sécurité d’emploi et de motivation au travail. La stratégie, qui doit reposer sur les ressources propres de chaque entreprise et sur la position concurrentielle, peut s’articuler sur différents axes: partir de ses activités présentes et accroître sa part de marché, agir dans une zone géographique différente, procéder à une intégration verticale, se lancer dans des activités connexes ou totalement différentes… Tout chambouler? Nombre d'entreprises en expansion rapide se sont aperçues que leur meilleur vecteur de croissance se situait tout simplement… dans leurs activités de base. De toute manière, les théories, comme les stratégies militaires, doivent se frotter au feu du terrain et au vent des boulets conjoncturels. C’est là que les fins stratèges et les bons tacticiens donnent toute leur mesure. || A.D.

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en constituant ensuite une équipe dédiée au suivi de la relation commerciale. Nous avons étendu nos efforts en dehors du Luxembourg. Nous avons pu notamment signer en Belgique un contrat portant sur 400.000 cartes de paiement. Ces démarches dans les marchés européens vont continuer et devront encore être renforcées par des partenariats avec des acteurs qui ont une meilleure présence en Europe que nous». Cetrel, en changeant sa stratégie, s’est mise à implémenter celle d’autres acteurs. «Depuis notre statut de PSF, nous développons des innovations en matière de services IT sur la place du Luxembourg. Nous proposons activement des services de solutions partagées, dans la transmission sécurisée de fichiers, la signalétique des titres ou l’exploitation de package bancaire. Le point commun de ces offres est que des banques peuvent partager des infrastructures IT au lieu que chacune d’elles investisse et croule sous les charges. Nous contribuons à une meilleure rentabilité et, in fine, au développement de la place bancaire du Luxembourg», souligne Jean-Marc Fandel.

Compétences nouvelles Manifestement, plusieurs consultants sont intervenus pour élaborer les lignes directrices et accompagner leur mise en œuvre. «Nous avions besoin de compétences nouvelles et cela devait aller vite. C’était notamment le cas pour des missions de courte durée, plutôt à caractère d’audit. Récemment, nous avons aussi fait appel à des contractors pour des projets de plus longue durée, à caractère technique. Le transfert de savoir vers des collaborateurs internes peut s’opérer dans de meilleures conditions, surtout lorsque cette mission a justement pour but de transformer des processus ou des réflexes acquis sur une base historique. Nous avons complété la démarche par un recrutement de professionnels expérimentés et par un investissement considérable dans la formation des collaborateurs à tous les niveaux. Ce n’est qu’au prix de ces efforts de mixage de compétences internes et externes que nous avons réussi à bâtir une nouvelle stratégie et à nous engager dans son exécution». Il a fallu vaincre la très humaine réticence au changement. Et Cetrel ne s’est pas attaché les services de consultants spécialisés en RH. «Nous estimons que cela fait partie de la mission de chaque cadre de la maison. Certes, ce n’est pas facile. Des formations appropriées y aident, ainsi que des staff briefing réguliers, des séances mensuelles de questions-réponses avec la direction générale. En outre, chaque responsable de département publie chaque mois via Intranet les principales initiatives et résultats obtenus dans son domaine de responsabilité. Cela permet à tous les collaborateurs de se rendre compte des actions entreprises et de rendre visible le changement effectif». Jean-Marc Fandel jette un regard sur le travail des consultants. «Le recours au conseil extérieur était clairement cadré avec des objectifs à atteindre. Un suivi régulier est essentiel pour assurer le succès de la mission. À l’avenir, en fonction des demandes de nos clients, nous allons certainement encore avoir besoin de compétences nouvelles que nous irons chercher chez des collaborateurs externes ou des consultants. D’ailleurs, l’entreprise de demain aura recours d’une manière beaucoup plus importante à ces appuis externes, ne serait-ce que pour flexibiliser sa capacité de réponse à des demandes sans cesse changeantes. Chez Cetrel, nous allons nous rapprocher de ce modèle».


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Moderato Kant habile Le conseiller en stratégie serait-il, avant tout, une tête bien faite et pas seulement bien pleine? Dans le secteur, plusieurs managers le pensent. Et le profil type du stratège expérimenté ne cesse de s’enrichir à chacune de ses missions. Son premier job? «On est d’abord un animateur», confie un senior consultant. «Il n’est pas rare que notre première intervention consiste à mettre quelques administrateurs autour d’une table. Ils parlent, évoquent leurs idées, débattent, expliquent. Et nous, nous agissons comme un modérateur, on relance ici, on recadre là». La bonne connaissance de l’être humain, dans ses facteurs psychologiques et de communication, est donc un atout majeur. Il convient aussi, lorsqu’on est appelé pour conseiller, de se montrer suffisamment habile pour orienter des idées sans les imposer à son interlocuteur. «Au fond, on nous appelle pour une expertise que d’aucuns, parfois, nous contestent. Le manager qui croit détenir la bonne solution n’a pas besoin de nous, a priori. Mais on doit pouvoir apporter une adaptation à sa solution. Il n’y a pas de méthode toute faite, universellement valable. La discussion est donc un élément primordial». Une bonne dose de psychologie s’avère indispensable. Et l’habileté dialectique n’empêche pas d’avoir sa philosophie de base, qu’elle soit issue des théoriciens économiques ou des grands penseurs. Dans le monde du conseil, Freud rejoint Kaynes et Kant. Ou, puisque la stratégie tient ses origines dans la nuit des temps, les sages de l’Antiquité. Est-ce un hasard si au moins deux de nos interlocuteurs ont cité des anciens philosophes? Le «connais-toi toi-même» de Socrate a ainsi côtoyé Sénèque: «Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va». || A. D.

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QUEST: Garder le client en vue Carlo Kissen, de la société luxembourgeoise de market research Quest, le dit tout net: «Nous ne sommes pas des conseils en stratégie». Mais le bémol s’impose aussi. «La stratégie, on la met un peu à toutes les sauces. La stratégie globale, c’est la somme de tous les choix à poser. Notre rôle est d’intervenir au moment d’intégrer le client dans une stratégie marketing cohérente». Quest se focalise sur l’étude qualitative. Et cela cadre bien dans une vision stratégique. «Naguère, le chef d’entreprise savait tout. À présent, il est bon d’utiliser des compétences qui permettent de vérifier des fragments de stratégie», développe Carlo Kissen, à la tête d’une PME de six personnes, dont une majorité de psychologues. «Il est important de savoir où on se situe, en termes de marketing, de politique de prix, de mentalité d’entreprise. C’est la perception du client que nous apportons. Nous allons prendre le pouls et respirer le même air que le consommateur. Nous sommes des traducteurs de signes, des sensibilisateurs. Et, en agissant aussi bien en amont qu’en aval, nous aidons l’entreprise en apportant une exploration des besoins, des désirs et des perceptions de l’utilisateur final». Quest, de plus en plus présente sur le terrain luxembourgeois, couvre une large palette d’études. De l’analyse micro-locale (une dame qui voulait connaître l’opportunité d’ouvrir une boucherie dans tel quartier) à la multinationale visionnaire (un groupe voulant toucher la réalité de sa perception du marché au Grand Duché), l’équipe basée à Bonnevoie explore «un marché très très spécifique, avec, par exemple, un seul gros centre urbain, une présence quotidienne de cent mille travailleurs frontaliers, un territoire exigu où tout le monde se connaît comme dans un gros village…» Après trois années, Carlo Kissen avoue encore être «en mission pédagogique: il y a une sensibilisation à faire encore. Notre niche est à la fois généraliste et spécifique». Lara Breuer enchaîne: «si notre effectif est avant tout constitué de psychologues, c’est parce que nous travaillons beaucoup dans une dynamique d’ateliers, beaucoup en face à face aussi. Nous essayons d’apporter une exploration en profondeur de la cible, une connaissance quasiment intime du consommateur». «Au Luxembourg, le client a un côté fidèle. Mais le client est volatil», souligne Carlo Kissen. «Et comme le marché change, que la population évolue, on pressent que ce client va être de plus en plus difficile à capter. Dans la logique du B to B aussi, on va aller davantage vers un comportement du consommateur».Quel type de clientèle? «On travaille beaucoup sur le positionnement pour les banques. On peut aussi citer l’édition, l’industrie. Nous avons 10 à 15% de projets avec des organismes ou institutions publics. C’est encore assez peu parce qu’il y aurait du potentiel! Ce qui est positif, c’est que les clients reviennent. Pourtant, nous ne sommes pas nécessairement porteurs de bonnes nouvelles. Démontrer qu’il vaut peut-être mieux rectifier le tir, c’est une dimension de notre job, parfois». Tous les secteurs sont concernés, a priori. «Mais les sociétés de services restent encore un peu hermétiques à ce type d’approche. Tant que ça va bien, l’entreprise ne se remet pas trop en question». Quest apporte donc sa dimension dans la compréhension du marché luxembourgeois. «Au fond, nous sommes là pour réduire les écarts entre les théories stratégiques et la pratique des méthodes sur le terrain» La valeur ajoutée de cette approche, c’est, sans aucun doute, le facteur humain. Et ce que l’on parle en externe, de l’entreprise vers sa clientèle, ou en interne, au niveau des relations humaines, des qualités et du positionnement des gens au sein de l’entreprise. «Dans beaucoup de stratégies, on néglige le facteur d’environnement interne», conclut Carlo Kissen. «Or, le meilleur général dépend de son armée». || Alain Ducat


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Photo: David Laurent

Marc Vatrey: «Luxembourg est certes petit, mais il compte beaucoup d’entreprises capables de travailler par commerce électronique».

C A S E S T U DY | | S I E M E N S L U X E M B O U R G

«Un outil pour se différencier» La filiale luxembourgeoise du Groupe Siemens est une pionnière de la certification. Par respect des spécificités du marché et des intérêts des clients. Le site Internet de Siemens Luxembourg a été, en septembre 2003, le deuxième à se voir certifier «e-commerce» selon la législation luxembourgeoise. Cactus fut le premier, mais a cessé cette activité depuis peu. Pourquoi la filiale grand-ducale du géant allemand s’est-elle lancée dans cette certification? Que lui apporte-telle en plus? «Nous avons dès le début du projet de certification, en 2001, fait partie du groupe de travail à ce propos, avec le ministère de l’Économie, la Chambre de Commerce et le CRP Henri Tudor», indique Marc Vatrey, webmaster chez Siemens Luxembourg. Les autres pays étaient alors déjà dans une démarche de certification tandis que le Luxembourg faisait le tour des besoins. «Nous avions deux fois un double choix, explique le webmaster. Soit nous nous en tenions à la certification et au certificat de sécurité que pouvait nous fournir Siemens Monde, puisque nos réseaux sont testés en permanence par une sorte d’audit interne dédié depuis l’Allemagne. Soit nous choisissions de nous faire certifier selon la nouvelle législation luxembourgeoise et donc d’entrer dans toute la procédure spécifique. En outre, si nous y entrions, 156

nous devions choisir entre le BtoC – le commerce de masse par Internet et/ou le BtoB. Il nous est très vite apparu que le premier ne concerne pas notre clientèle et que nous ne voulions, en plus, pas concurrencer les opérateurs et nos clients distributeurs pour, par exemple, la vente de GSM». Restait donc le BtoB, pour lequel clients et fournisseurs étaient très demandeurs d’une plate-forme sécurisée avec, sur mot de passe, accès à une page propre et toutes les informations produits, vente en ligne, etc., mais, surtout un module de gestion des projets, qui permet de voir si ce projet est validé, qui en est responsable chez Siemens, où il en est, etc. «Nous nous sommes un moment demandé s’il fallait rester dans le groupe de travail initial, remarque Xavier Feller, corporate communications, puisque nous ne nous inscrivions pas vraiment dans le commerce traditionnel, de masse. Tous les intervenants étaient intéressés à suivre aussi cet aspect, à titre d’exemple pour la conduite à suivre dans le futur. Nous avons donc déposé notre projet en mars 2003. Il était prêt à être opérationnel en juillet et nous avons été certifiés dès la mi-septembre».


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Votre approche pour la réussite d’un projet web pour une PME? L’e-commerce doit-il en faire partie? Pour répondre à cette question, nous avons donné la parole à des experts de huit entreprises : Troy Bankhead (Interact), Jean Racine (Telindus), David Duterre (ArianeSoft), Claude Schuler (Visual Online), Sebastian Kostka (Digital Studio), Sébastien Héraud (h2a), Raoul Mulheims (nvision) et Luc Schiltz (Web Technologies). «Une stratégie d’e-commerce doit être perçue comme un investissement d’entreprise à long terme, plutôt qu’un objectif de profit à court terme». TROY BANKHEAD CHIEF OPERATING OFFICER Interact

Véhiculer un style unique

Les deux responsables de Siemens soulignent combien le Luxembourg, quelque peu distancé au départ par les pays voisins, a voulu et su faire mieux qu’eux en créant une législation très complète, qui va bien au-delà des directives européennes. «Le politique a bien joué le coup. Il a senti les besoins des entreprises et a su se mettre au niveau de l’évolution du marché local. Aujourd’hui, nous en sommes déjà aux certifications ‘e-c BtoB’, ‘e-c partner’ et ‘e-c privacy’. La seconde concerne surtout le secteur financier et la troisième les données personnelles».

Crédibilité et service Si Siemens Luxembourg a décidé, très vite, de suivre la procédure de certification nationale, c’est pour la crédibilité que celle-ci apporte et le service offert puisque le système est gratuit. «La crédibilité parce que nos fournisseurs et clients sont surtout luxembourgeois, qu’il y a une spécificité nationale du marché et que l’audit externe et indépendant nous donne une crédibilité accrue par rapport à un audit interne. C’est comme une labellisation ou encore les certifications ISO et autres. Tous les besoins – que nous avons collectés auprès de chaque client – sont rencontrés et nous suivons le guide national du e-commerce. Le Luxembourg est certes petit, mais il compte beaucoup d’entreprises capables de travailler par commerce électronique et le cadre légal fort permet d’ailleurs au pays d’accueillir nombre de sociétés qui pratiquent ce commerce au niveau mondial». L’autre grand aspect est celui du service en plus. «Un de nos points forts, c’est notre présence ici et que tout soit géré depuis le Luxembourg. L’écoute des clients et de nos partenaires est essentielle. Avec le commerce en ligne, c’est tout le service en plus – comme le suivi intégral des projets – qui prouve au client l’intérêt du système. Même s’il est, bien sûr, hors de question d’abandonner le traditionnel support papier. Nous constatons d’ailleurs que l’un n’efface pas l’autre, mais que clients et fournisseurs utilisent les deux. Nous mettons à leur disposition leur site sécurisé et eux-mêmes font vite la différence». || Marc Vandermeir

L’e-commerce est un mécanisme qui a fait ses preuves, car il permet aux sociétés de percevoir un retour quantifiable de leurs investissements en ligne. Néanmoins, une stratégie d’e-commerce efficace ne se limite pas uniquement au panier d’achats, mais va bien plus loin. Interact a depuis longtemps orienté son approche de la communication en ligne vers une vision plus large, qui nous permet d’appréhender l’ensemble des enjeux auxquels les sociétés font face lorsqu’elles développent leur stratégie globale d’entreprise. Tele2 Europe – leader sur le marché concurrentiel des télécoms, étant présent en ligne dans plus d’une douzaine de pays européens – présente pour Interact un défi tout particulier avec la gestion de ses nombreux sites. Nous mettons notre savoir-faire et notre expérience à profit afin de véhiculer un style unique et une structure globale sur chacun de ces sites. Cette base étant acquise, nous pouvons aussi améliorer les autres aspects qui affectent l’achat en ligne lui-même. Tele2 exploite ainsi au maximum la reconnaissance de son image de marque et l’attrait de son offre, tout en gérant la problématique des différences culturelles et les besoins spécifiques des marchés émergents. Ces marchés dynamiques nous poussent aussi à être très réactifs et créatifs afin de soutenir continuellement le rythme des changements de tendances d’achat en ligne (par exemple: s’assurer que le design du site inspire la confiance et la convivialité, et facilite la prise de renseignements et la comparaison). De même, la communication en ligne comme canal de correspondance technique, publicitaire, marketing ou simplement d’échange de données peut s’avérer un atout non négligeable dans l’e-commerce d’une entreprise. Une stratégie d’e-commerce doit être perçue comme un investissement d’entreprise à long terme, plutôt qu’un objectif de profit à court terme. Interact est à même d’aider ces entreprises à mettre en place une stratégie d’e-commerce des plus efficaces. 157


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Votre approche pour la réussite d’un projet web pour une PME? L’e-commerce doit-il en faire partie? «L’e-commerce constitue une opportunité incontestable pour une entreprise de créer et de développer des relations commerciales en ligne avec des clients».

«Le profit commercial est proportionnel à l'activité effective du site».

DAVID DUTERRE RELATIONS PUBLIQUES ArianeSoft

Couvrir tous les aspects du projet JEAN RACINE CHEF DE SERVICE ESOLUTIONS Telindus

Transformer l'intérêt commercial en profit commercial Tout d'abord, accordons-nous sur trois préceptes dictés par l'expérience: - Un projet web a un intérêt (e)commercial pour l'entreprise qui l'initie ou il n'est pas. - Sa réussite ne tient donc pas à la beauté, ni à «l'utilisabilité» de l'outil créé, mais à sa capacité à transformer l'intérêt commercial en profit commercial. Celui-ci est proportionnel à l'activité effective du site, mesurée en termes d'actualisation par les acteurs internes, et bien sûr de visites d'internautes. - Une PME ne déroge pas aux règles précédentes. Dès lors, on peut avancer deux conditions générales, préalables, et indispensables au succès du projet web: implication et intégration. Si l'entreprise a comme seule intention de «faire comme les autres», en se dotant d'une adresse web, elle investira en pure perte. Car s'installer sur le Net équivaut à ouvrir un nouveau magasin, dont le succès dépendra directement de l'implication des promoteurs, des vendeurs, des livreurs, de tous les acteurs de l'organisation. Leurs efforts conjugués pour faire connaître, animer, et enrichir le site sont le gage d'un investissement profitable, si… Si ces acteurs ne sont pas submergés par le travail supplémentaire ou rebutés par la nature électronique de leur rapport au site. Pour prévenir ce risque de «dé-intégration», et comme pour l'ouverture du nouveau magasin, l'entreprise doit, à l'occasion du projet web, revoir ses processus organisationnels, adapter ses procédures, former ses personnels, et tirer avantage de l'électronique en «interfaçant» son site avec ses outils de gestion. Implication et intégration de l'entreprise initiatrice, certes, mais également de son partenaire dans le projet, qui a le double devoir d'adopter pour siens les besoins exprimés, au lieu de les adapter pour imposer un produit standardisé, et de travailler en réseau avec ses interlocuteurs, pour concevoir une solution «interne»… nette. 158

«Toute entreprise souhaitant développer son activité par un projet web doit opter pour une solution évolutive».

SÉBASTIEN HÉRAUD DIRECTEUR ARTISTIQUE h2a

L’e-commerce n’est pas forcément LA réponse pour toutes les PME La réussite d’un projet web pour une PME passe avant tout par une mûre réflexion quant aux objectifs que l’on doit atteindre à travers ce média. L’e-commerce représente naturellement une de ces perspectives mais n’est pas forcément LA réponse pour toutes les PME. Il ne faut donc pas, à notre sens, en faire une priorité absolue. Le site Internet est non seulement la vitrine de l’entreprise mais aussi un espace de services pour les clients. Il doit donc en présenter une image irréprochable, axée sur le client et sur ses besoins. Internet est un incroyable outil de recherche pour l’utilisateur en quête d’informations sur un produit, un service, une solution. Une entreprise répondant à ce besoin se dote d’un atout majeur. Notre idée est que toute entreprise souhaitant développer son activité par un projet web doit opter pour une solution évolutive. Une de ces solutions est la conception d’un site catalogue. Accessible, clair et détaillé, il apportera au client toutes les informations qu’il recherche et le guidera dans son achat. C’est dans cet esprit qu’ont été conçus et réalisés www.dugas.fr (importateur de spiritueux pour les professionnels), www.hifi.lu (hi-fi-multimédia-informatique grand public) et www.abitare.lu (meubles et accessoires). Un tel site permet au moyen d’un investissement raisonnable, de sonder le terrain, de répondre efficacement aux attentes des clients et, bien entendu, offre un accès simplifié aux solutions d’e-commerce.

ArianeSoft, société luxembourgeoise spécialisée dans la fourniture de lignes haut débit et dans le développement d’applications sur mesure, propose des solutions complètes et personnalisées en matière de création de sites Internet/Intranet, d’applications BtoB et BtoC. L’équipe d’ArianeSoft (consultants, analystes, graphistes, développeurs), disposant d’un savoir-faire technologique, d’une expertise pluridisciplinaire (langages, bases de données...) et d’une expérience de près de 10 ans sur la place luxembourgeoise, développe une relation de collaboration, de partenariat avec l’entreprise désireuse d’afficher sa présence sur le Net. C’est pourquoi, l’approche d’ArianeSoft est complète, elle couvre tous les aspects du projet: - la conception, la réalisation et l’édition du site, - la réservation du nom de domaine, le référencement, l’hébergement du site, - les statistiques, - la maintenance, le suivi et la mise à jour du site, - les services d’accès au réseau Internet et la gestion des e-mails. La même approche s’applique pour l’e-commerce. Aujourd’hui, tout favorise le développement du commerce en ligne: des internautes familiarisés avec le Net et les achats en ligne, des sites commerciaux plus sûrs et plus conviviaux, et enfin les offres du haut débit et des connexions illimitées à des coûts plus abordables. Pourquoi priver une entreprise d’occasions d’accroître son marché et son chiffre d’affaires? L’e-commerce constitue une opportunité incontestable pour une entreprise de créer et de développer des relations commerciales en ligne avec des clients. L’équipe d’ArianeSoft se charge de manière globale de la relation en ligne de l’entreprise avec ses clients, en offrant son conseil et son expertise dès la définition du projet, en concevant une solution e-commerce adaptée aux besoins, à la cible ainsi qu’aux objectifs de l’entreprise, et en assurant la convivialité et le dynamisme permanents du site de vente.


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Votre approche pour la réussite d’un projet web pour une PME? L’e-commerce doit-il en faire partie? «Nous préconisons des solutions produites sur mesure, car nous ne croyons pas aux clones, trop souvent employés dans notre secteur». SEBASTIAN KOSTKA MANAGING DIRECTOR Digital Studio

Mettre en place de réels outils de gestion La finalité de la réussite d’un projet web pour une PME repose toujours sur un but commercial, que celui-ci intègre une plate-forme e-commerce ou non. L’attribution d’une telle plate-forme dépend bien sûr largement du secteur d’activités du client en question. Lorsque les PME décident d’étendre leurs activités en proposant une solution e-commerce, on peut confirmer que la demande s’arrête rarement là. Avec la technologie disponible actuellement, les bases de vente en ligne sont de plus en plus sophistiquées, profitant de développements technologiques et logistiques très poussés, avec pour but la mise en place de réels outils de gestion. En plus des services standardisés de vente et de service après-vente, l’intégration à ces plates-formes de modules de gestion de stocks, personnel, clients, et de comptabilité, regroupés dans une même structure informatique administrative permet une lisibilité transparente des processus de fonctionnement, accessible à partir de n’importe quelle station de travail, sous condition d’avoir les droits d’accès. Cela garantit un suivi et une gestion stricte, peu importe le secteur concerné, et permet également d’automatiser une grande partie des fonctions et tâches redondantes, réduisant ainsi considérablement les ressources humaines nécessaires au fonctionnement efficace et productif d’une entreprise ou d’un commerce. L’organisation générale, tout comme des marges bénéficiaires plus importantes, peut ainsi être atteinte. De telles solutions, regroupées dans un projet web, restent des investissements amortissables à moyen terme, avec l’avantage de pouvoir être adaptés en permanence, et donc de suivre l’évolution commerciale et stratégique de toute société. Finalement, pour des raisons de spécificité propre entre les différentes PME, nous préconisons des solutions produites sur mesure, car nous ne croyons pas aux clones, trop souvent employés dans notre secteur. Vous avez tous vu Frankenstein... 160

«Il ne faut jamais perdre de vue que la présence web fait partie intégrante de tout un système de communication».

CLAUDE SCHULER DIRECTEUR Visual Online

Eviter les pièges d’un mauvais départ Il faut chercher une solution personnalisée pour chaque PME, et donc la première approche doit être celle de consulter un spécialiste du message web et de la création de pages web. La synthèse du commerce de la PME permettra au créateur web de conseiller la société sur les moyens à utiliser pour la présentation. Une telle présence Internet fera objet de carte de visite de la société et de présentation de ses produits et services. Ainsi la Corporate Identity est à respecter tout comme la Product Identity. Il ne faut jamais perdre de vue que la présence web fait partie intégrante de tout un système de communication avec les moyens de publicité et présentation sur les médias traditionnels (journaux, radio, télévision…). S’il s’avère utile d’inclure l’e-commerce dans les projets, ou non, dépendra du produit ou service en soi et de sa «vendabilité» sur Internet. Mais, oui, l’Internet est le plus vaste hypermarché au monde et il faudra s’assurer de maintenir sa place. La vitrine sur l’Internet est le moyen le moins cher pour présenter une large gamme à une vaste et souvent nouvelle clientèle. Il faut éviter, surtout, les pièges d’un mauvais départ. Ne pas s’attendre à une explosion des ventes, car tous les produits ne se vendent pas comme des livres ou des CD’s. Pour augmenter son chiffre d’affaires de 5%, par exemple, l’investissement pour l’e-commerce sera assez faible, mais il faudra s’y mettre avec la même volonté d’accroissement que pour le marché traditionnel, si ce n’est plus. L’e-commerce requiert en effet une logistique de transaction spécifique et une réactivité rapide au traitement des commandes. L’e-commerce est à portée dès que vous oubliez les mots «congé annuel» et «heures de fermeture», que vous savez comment approvisionner vos stocks en temps réel et que les frais de livraison mondiaux sont calculés dans les prix de revient. L’e-commerce est un marché qui doit être conquis! L’internaute ne vous donne qu’une seule chance pour faire une bonne première impression. Nous offrons les solutions.


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Votre approche pour la réussite d’un projet web pour une PME? L’e-commerce doit-il en faire partie?

«Avoir une seule personne de contact, en charge de toute l’organisation du projet».

LUC SCHILTZ Web Technologies

Rester honnête envers sa clientèle Un projet web doit être considéré comme un investissement qui doit apporter de la valeur à l’entreprise. Pour avoir une chance de voir la naissance d’un nouveau site, le projet doit donc être crédible, honnête et motivant. Le chef de projet est sensé fixer avec la clientèle des objectifs clairs et précis car il est en charge de la gestion et de l’organisation des différents acteurs qui participent à la création du site web. La réussite dépend avant tout de la qualité des relations entre le client et l’équipe du prestataire. Le management de cette équipe est donc un facteur clé de succès. Tout projet débute par la rédaction d’un cahier de charges. Il sert à formaliser le besoin et à l’expliquer aux différents acteurs qui y participent. Il est important de savoir qu’un cahier de charges reste la ligne conductrice tout au long du projet, et il est impératif pour tous les acteurs d’un tel projet de faire en sorte que celui-ci soit clair et complet pour diminuer toutes les éventuelles difficultés susceptibles d’être rencontrées par la suite. Un projet web réussi doit en permanence être suivi par le chef de projet et ceci tout au long de sa conception, de sa réalisation, et bien sûr, de sa mise en service, afin de garantir un déroulement optimal et afin de répondre aux suggestions et questions des clients. Un point très important pour la clientèle et d’avoir une seule personne de contact, en charge de toute l’organisation du projet (single point of contact). L’avantage pour le client, est qu’il n’a qu’un seul contact pour toutes ses questions et demandes (par exemple: conception graphique, hébergement, développement…) Tels sont les différents points qui nous permettent d’offrir un meilleur service à notre clientèle et de garantir sa satisfaction ainsi que la réussite de chaque projet web. 162

«C’est souvent ‘un petit plus’ qui fait la différence et qui contribue à la satisfaction du client».

RAOUL MULHEIMS nvision

Franchise et adéquation entre les attentes et le résultat Il faut d’abord rester franc. Cela peut sembler évident, mais pour obtenir un résultat qui convient au client, il faut parfois avoir le courage de vendre moins pour obtenir un résultat mieux adapté aux besoins concrets. Ensuite, le pragmatisme joue un rôle non négligeable. De manière générale, les sites Internet peuvent être classés en plusieurs catégories: la «carte de visite», simple présence qui détaille les activités et propose un moyen de contact, le portail, qui regroupe une quantité d’information plus importante, et le site transactionnel, qui favorise l’interaction entre le visiteur et l’éditeur. Les transactions concernées peuvent notamment s’illustrer par la vente en ligne de produits ou de services. L’adéquation entre les attentes et la présentation d’un résultat convenable est l’objectif primordial. Le client auquel le prestataire fournira une «usine à gaz», qui dépasse de loin l’objectif primaire, risque d’être mécontent, car il aura l’impression d’avoir payé trop pour un produit dont il ne profitera jamais à fond. Néanmoins, ceci ne veut pas dire que le prestataire n’est pas en droit de proposer le «petit plus». C’est souvent celui-ci qui fait la différence et qui contribue à la satisfaction du client, à côté, bien sûr, d’une qualité de service irréprochable. L’e-commerce a un sens pour les produits et services qui peuvent être vendus par Internet. Ainsi, la vente directe de nouvelles voitures par Internet ne sera probablement jamais leur premier mode de distribution. De même, promettre au petit commerçant qu’il fera fortune en faisant de l’e-commerce pour la vente des produits de première nécessité au niveau international frôle le mensonge.


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NOUVEAUTÉS

Les temps modernes À l'instar de tout le magazine, la rubrique Playtime s’est également offert un lifting. Une nouvelle ère pour des pages s'ouvrant à de nouveaux horizons. Un entretien avec Olivier Fellmann partageant sa passion pour l'aviation, les nouveautés en matière de gastronomie, le Club paperJam, la page Soyez comme un chef, les dernières tendances mode, design, bijoux, high-tech, mobilier, décoration… Un nombre de pages enrichi, pour plus de vitrines, de découvertes de tous styles et une invitation au voyage au travers de l'interview d'une personnalité qui donnera, à chaque numéro, les bonnes adresses de sa ville de résidence. Pour ce premier Playtime revisité, René Lönngren, fondateur de Le Cool Magazine, présente "son" Barcelone. Textes: Corinne Briault, Karine Touati, Florence Reinson, Jacques Demarque, Mary Carey.

Rien que pour elles Résolument tendance et à la pointe du chic, le CL75 de BenQ-Siemens est le téléphone féminin par excellence. Dessiné par des femmes pour des femmes, il devrait rapidement devenir le chouchou de ces dames. Le CL75 de BenQ-Siemens, mobile flip, combine comme nul autre, élégance féminine et technologies de pointe. Tandis que le motif fleuri et riche en couleurs de la coque donne le ton, l’écran large 262.000 couleurs accroche le regard. L’appareil dispose également d’une fonction appareil photo numérique avec vidéo, d’un espace mémoire de 11 mégabytes pour stocker vos photos et vidéos, du MMS et du GPRS. Lorsque le téléphone n’est pas utilisé, l’écran intérieur se transforme en un miroir de poche hyper pratique. Pesant à peine 90 grammes, ce mobile trouvera sa place dans tous les sacs à main. Réellement un accessoire indispensable à toutes.

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Un «must» pour vos Puros Offrez à vos cigares un écrin exceptionnel. Sacralisez vos rituels voluptueux de fumoirs. Un cadeau sophistiqué, exceptionnel à offrir aux amateurs les plus exigeants. Cette cave à cigares en palissandre des Indes marquetée d’ébène de Macassar est non seulement un magnifique objet dessiné par Cartier, mais aussi et surtout une cave à cigares exceptionnelle. De beaux tons chauds d’ambre et de miel, un design épuré, élégamment relevé d’une plaque métallique façon Art Déco en font un écrin remarquable dans son raffinement, indispensable dans son usage.

Faites un vœu! L’effet placebo de nos petits gris-gris et autres fétiches porte-bonheur a, on le sait, un effet bénéfique sur le moral. Montblanc invente la «bague à vœux» ou wish ring: à tester ou à offrir!

Feel the beat…

Deux anneaux d’argent entrelacés, modulables à souhait pour s’inventer, à chaque mouvement, une nouvelle bague. Soit. Il paraît qu’en plus, cette bague est magique et qu’elle exauce les vœux. «Faites un vœu, tournez la bague et votre vœu se réalisera!»… et pourquoi pas, après, tout? Noël n’est-il pas le meilleur moment de l’année pour croire à de petits miracles?

Nostalgiques des platines et des disques en vinyle, mordus de musique en tout genre, affichez la tendance à votre cou! Créez la surprise avec ce pendentif très original dessiné pour la nouvelle gamme de bijoux Swatch. Une platine à disques vinyles en acier inoxydable parfaitement miniaturisée avec presque tous les détails. Maintenu par un lien en cuir noir, ce pendentif existe aussi en gold. Le total look serait d’opter pour la bague «double cassette» assortie

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Bulles de Noël Présentée dans des sphères de lumière fascinantes, la collection maquillage spéciale fêtes 2005 de Dessange saura illuminer le regard et le rendre captivant.

Élixir de Noël et fusion festive L’Instant de Guerlain célèbre Noël avec majesté dans une déclinaison festive du célèbre élixir. Toute de soie et d’iris parée, cette nouvelle fragrance créée par Guerlain rend hommage à la magie de Noël avec de belles notes charnelles d’agrumes, de magnolia de Chine, de jasmin, de vanille et d’ambre. À mi-chemin entre l’eau de parfum et l’extrait, cette potion de fête subtile et enivrante, fixe l’instant en inoubliable. La femme Guerlain devient alors muse et créatrice.

Cette année pour les fêtes de fin d’année, Dessange attise le regard. Les yeux seront brillants, éclatants et envoûtants, car soulignés par la ligne de produits de maquillage Dessange spéciale fêtes 2005. Clin d’œil aux bulles de champagne, les coffrets évoquent leur pétillant et se déclinent en cinq produits, plus fabuleux les uns que les autres: deux fards à paupières Subtil’ Regard pour effet perlé et effet pailleté, un crayon Size Regard ultra raffiné pour souligner un regard parfait tout au long de la journée, un gloss lèvres Pulpy Gloss pour des lèvres galbées et une sensation de volume immédiate ainsi qu’une poudre sucrée irisée Deli Powder pour le visage et le corps. Une collection de maquillage qui fera de chacune, à n’en pas douter, la reine des fêtes de fin d’année. Disponible dans les espaces nouveautés des salons Dessange.

Art et grands vins Une myriade d’étoiles Créées spécialement pour les fêtes de fin d’année, les montres Esprit jouent avec le firmament et s’ornent de petits détails scintillants. Une pluie d’étoiles filantes vient estampiller les nouvelles créations de Noël. Esprit marque les instants de bonheur avec des montres étincelantes d’élégance et ultra féminines. La Hollistar Silver (notre photo) est en acier incrusté de zircons ronds sur son bracelet et sur les indices du cadran et la Starbound Silver est agrémentée d’une petite chaîne soutenant une étoile, pour qu’elle ne s’échappe pas. Deux modèles qui ont tout de vrais bijoux.

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De l’art à l’œnologie, il n’y a qu’un pas. Les grands crus étant également des œuvres d’art, les Caves Bernard Massard allient dans un coffret, une sélection de leurs meilleurs vins et un calendrier illustré de tableaux d’artiste. Idée de cadeau à la fois originale et exclusive pour les amateurs d’art et de grands crus, les Caves Bernard-Massard, en collaboration avec les Éditions Kremer-Muller et l'artiste Annick Sinner, proposent une quatrième édition du coffret Typesch Lëtzebuergesch. Totalement appropriée pour les fêtes, affichant son attachement au Grand-Duché, la sélection comprend quatre vins prestigieux de la Moselle luxembourgeoise, dont certains ont été médaillés lors de compétitions internationales. Spécialement conçus pour le coffret, les tableaux colorés de l'artiste Annick Sinner illustrent le calendrier 2006 joint aux grands vins. Ces coffrets sont disponibles en édition limitée. www.bernard-massard.com


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ENTRETIEN

«…en prenant de la hauteur, les choses reprennent leurs vraies proportions…» Et Olivier Fellmann se souvient: «Un beau jour, on se retrouve seul. On est apte à effectuer le premier tour de piste en solo».

Pour vous, Olivier Fellmann, quand et comment a débuté votre passion pour l’aviation? «Ah! Depuis très longtemps. Mon frère aîné est titulaire d’un brevet de pilote, j’ai donc eu l’occasion de voler avec lui… Il est aussi vrai qu’au moindre bruit d’avion, ma mère levait les yeux au ciel, cette fibre était dans la famille. Alors, bien sûr, lors de mon adolescence, j’ai construit et fait voler des maquettes, d’abord, des planeurs et ensuite des avions télécommandés. Et puis, la passion des lieux d’où l’on part, les aéroports qui me plongeaient dans leur magie. Pendant longtemps, j’ai dû regarder, attendant patiemment d’avoir la possibilité financière de commencer une formation, car il y avait d’autres priorités.

Alors, un jour vous décidez de commencer… Quelle est la marche à suivre? «Il fallait contacter un club alors, j’ai profité de la Foire de Printemps pour visiter le stand que l’Aérosport y tenait et rencontrer quelques membres avec qui j’avais eu l’occasion de voler en passager. En 1999, j’ai franchi le pas et me suis inscrit pour l’instruction passant tout d’abord la visite médicale de rigueur qui doit confirmer l’aptitude physique du candidat.

Que se passe-t-il ensuite et quelles sont alors vos premières impressions? «Inscription aux cours de théorie, désignation d’un instructeur qui fera tout le cursus à vos côtés et aussitôt le premier vol en place gauche! On est surpris par le nombre de cadrans et instruments divers et il y a tant de choses à 168

faire, à surveiller, que l’on craint vraiment ne jamais y arriver. De plus, l’aéroport de Luxembourg étant situé dans une zone d’espace contrôlé, doté de limites latérales et verticales, les contacts radio sont fréquents. Il faut communiquer, piloter et naviguer, trois actes qu’on doit assurer simultanément. Une belle charge de travail… que l’instructeur, heureusement, vous aide à assumer lors de ces premiers vols. On accumule ensuite les heures d’instruction et d’entraînement, les tours de piste à l’aérodrome de Wiltz étant particulièrement profitables… piste courte en herbe et clocher en finale!

Des difficultés particulières en mémoire? «Je pense que le plus difficile à maîtriser, c’est l’atterrissage… Avoir la bonne vitesse, être sur le bon plan de descente. Pour certains, c’est la navigation et les difficultés pour se repérer et se situer dans les trois dimensions. Mais je pense que pour la majorité des pilotes, c’est quand même l’atterrissage, particulièrement par vent de travers.

Combien d’heures de vol faut-il, en moyenne, pour pouvoir se présenter à l’examen pratique? «Il faut un minimum de 40 heures, dont une partie avec instructeur et une partie seul à bord. Le premier solo est d’ailleurs un moment qu’aucun pilote n’oublie. Un beau jour, on se retrouve seul dans l’avion, l’instructeur jugeant que l’on est désormais apte à effectuer le premier tour de piste en solo. C’est le GRAND moment! On doit aussi effectuer un triangle de navigation entre Luxembourg et deux

autres aéroports. Je me souviens, c’était Troyes et Reims! Alors, bien sûr, on met toutes les chances de son côté, on attend une météo CAVOK (ceiling and visibility OK). Il faut faire ce triangle avec beaucoup de sérénité, prendre son temps et de belles marges. Il faut raisonnablement compter une année pour passer la licence de pilote privé autorisant le vol à vue. On prépare la théorie de préférence en hiver, pratiquant l’instruction en vol lorsque la météo est favorable et se familiarisant petit à petit à la machine.

Alors, l’examen théorique! Cette épreuve qui terrorise déjà les candidats au permis de conduite, avec les trois dimensions? «(Rires) En fait, on ne s’y présente que lorsqu’on est tout à fait prêt. Il y a eu des examens blancs, un apprentissage de six mois au cours duquel on travaille de manière intensive tous les sujets: aérodynamique, météorologie, législation, navigation. Tous ces thèmes sont aussi abordés en situation lors des vols d’entraînement. Il y a aussi de nombreux textes et réglementations à apprendre. Il faut donc trouver le temps et se consacrer à fond à la préparation de cet examen.

Cette licence est-elle valable dans le monde entier? «Oui, bien qu’en dehors de l’Europe, il faille se soumettre à un «check flight» et à quelques démarches administratives afin de faire valider sa licence par les autorités aéronautiques locales.

Photo: Andres Lejona

Voler comme un oiseau, c’est le rêve de l’homme depuis l’Antiquité, sans doute même depuis la préhistoire. En chacun de nous sommeille un Icare. Certes, ce mythique fils de Dédale eut l’infortune de se brûler les ailes en s’approchant trop près du soleil. Il est en quelque sorte la première victime d’une passionnante entreprise humaine qui, après le vol en montgolfière de François Pilâtre de Rozier le 15 octobre 1783, débute réellement avec le 1er vol d’un «plus lourd que l’air» des frères Wright, le 17 décembre 1903.


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Faut-il des connaissances particulières en physique, mathématiques? «C’est vrai que ça aide. En ce qui me concerne, pour passer ma qualification I.F.R. (vol aux instruments), j’ai rafraîchi mes connaissances avec quelques cours dans ces matières. Si on s’aperçoit que le problème n’est pas maîtrisé, il faut remettre le nez dans les bouquins et remettre à jour tout ça!

Parlez-nous de cette qualification de vol aux instruments? «En dehors du plaisir du vol, l’aviation a aussi pour but le voyage et cette qualification était déjà pour moi à l’ordre du jour lorsque j’ai débuté le cursus. Donc, à la différence du V.F.R. (vol à vue) qui doit toujours se dérouler avec des références visuelles, en I.F.R. le vol s’effectue avec les instruments comme référence, lorsque la visibilité ne permet pas le vol à vue. L’appareil doit donc être équipé des instruments requis. Avec les avions disponibles au club, il faut préciser qu’on parle d’un I.F.R. de «beau temps», faute de certification des appareils pour des vols en condition givrante et de radar météo permettant l’évitement des cellules orageuses ou des zones de fortes précipitations. Le vol aux instruments est un domaine où la précision et la rigueur sont primordiales. L’erreur ne pardonne pas quand on n’a plus de références visuelles. On dit qu’un pilote V.F.R. s’aventurant dans une couche nuageuse a statistiquement une durée de vie de 90 secondes!

Les instruments vous permettent donc de vous situer dans l’espace, de contrôler l’attitude, le cap, la vitesse, l’altitude, le taux de montée, de descente, de virage et la navigation? «Oui et pour la navigation, on utilise des moyens radio tels que l’A.D.F., le V.O.R. et le D.M.E. C’est le pilotage aux paramètres, nos grands anciens Mermoz et Saint-Exupéry vont se retourner dans leur tombe… où est le pilotage «aux fesses» d’antan!

L’anglais est la langue aéronautique pour les communications radio?

avec les grands. J’ai un souvenir d’une arrivée à l’aéroport du Bourget. On est impressionné par la précision des messages des contrôleurs. C’est un flot continu, il faut être vraiment à l’affût de son immatriculation et cela va crescendo en approche de l’aéroport.

Si vous avez des passagers, cela influence-t-il votre attitude?

Vous pouvez voyager partout et par n’importe quel temps?

«C’est très actif et il y a à l’Aérosport une atmosphère très sociale, nombreuses organisations d’événements, de repas, de voyages, auxquels je ne peux pas toujours participer à cause de mon métier, la restauration. Ceci m’amène à vous parler du bonheur que me donne l’aviation. Pour être prêt à voler, il faut vraiment se consacrer totalement à l’avion, on ne peut pas penser à son travail et piloter en même temps. Il faut faire le vide autour de soi. En vol, du reste, en prenant de la hauteur, les choses reprennent leurs vraies proportions, on prend du recul et, point très important, on se sent libre. C’est un paradoxe, car le monde de l’aviation est un monde très régulé mais le sentiment de liberté est merveilleux. On a un grand respect des éléments, de la nature, cela fait beaucoup réfléchir. D’autre part, la méthode rigoureuse qu’on doit appliquer dans cette activité, devient une seconde nature et peut aisément être bénéfique dans l’exercice de sa profession. Les procédures et les contrôles constants amènent à une rigueur qui devient vite une habitude.

«On dit toujours que l’aviation est un moyen de locomotion rapide pour les gens qui ne sont pas pressés! J’ai par exemple fait l’expérience d’un voyage vers la Grèce avec retour. Il s’est soldé par deux jours d’attente à Cannes pour attendre des conditions favorables. Vous voyez que la prudence est le terme fort de l’aviation.

Combien coûte l’heure de vol sur un avion monomoteur? «Prenons deux types. L’avion d’écolage de deux ou quatre places – Cessna 152 ou Piper PA28 – est aux alentours de 140 euros l’heure de vol, avec instructeur, un avion de voyage – Cessna 182 – est à 200 euros.

Un voyage mémorable? «Oui, un vol de Pescara à Corfou en Cessna 182 RG. Atmosphère agitée, turbulences, cellules orageuses qu’on évite après autorisation du contrôle… Alors, bien entendu, c’est à ce moment-là que je constate une panne de gyrocompas. Il faut réfléchir rapidement, faire une évaluation très précise, d’abord de la panne puis de ce qui reste disponible. Continuer le vol, ou non, est la question à laquelle il faut très vite répondre, tout cela en contrôlant son avion. Il faut faire le bon choix et je choisis un déroutement sur Foggia. Bien que disposant du G.P.S. et d’un G.P.S. de secours, je ne veux pas m’engager dans cette traversée maritime, il faut aussi éviter une arrivée de nuit à Corfou avec une possible attente sans ce gyro qui est l’instrument principal pour conserver le cap. Il faut choisir la prudence et la décision doit se prendre dans un laps de temps très court.

«Le fait d’être seul à bord n’autorise pas de prendre des risques supplémentaires.

Vous êtes membre d’un Club, structure évoquant aussitôt une certaine atmosphère?

Nous avons connu l’Aérosport à l’époque où il était hébergé dans un petit hangar au milieu des avions du club. Les installations actuelles ne vous éloignent-elles pas de l’objet de votre passion? «Oui un peu, mais d’autre part il y a plus de place, les avions sont plus faciles à sortir et rentrer. Nous pouvons toujours aller toucher les avions mais c’est là-haut, au club, qu’on va discuter… de notre passion, bien sûr!» || Propos recueillis par Jacques Demarque

Quatre avions coup de cœur

«Exact. Il faut travailler son anglais et l’oreille doit se faire aux procédures. Il y a une phraséologie précise. On écoute les messages d’autres avions et du contrôle, cela permet d’avoir une visualisation du trafic.

À propos de trafic, comment cohabitez-vous avec les avions de ligne? «Amicalement! C’est le même monde, les gabarits sont différents et ça nous permet de partager (un peu) le ciel

Olivier Fellmann est administrateur d’Espaces saveurs, société regroupant les restaurants Come Prima, Più di Prima, Goethe Stuff, la Mirabelle et Sapori. Il est aussi directeur de ON25, European Cultura Events

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North American Mustang P51 Packard V-1650-7 Merlin à 12 cylindres en V de 1.400 chevaux

Lockheed Constellation 4 moteurs Wright Cyclone L’élégance en vol

Falcon 20 biréacteur multi-missions Plus de 500 furent construits par Dassault

Eclipse 500 Biréacteur léger Vern Raburn ancien de Microsoft, au cœur d’un dream team!


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Musiques au cœur

Tout en rondeur

Cadeau idéal pour les mélomanes, l’abonnement de Noël de la Philharmonie rassemble les meilleurs orchestres et solistes.

Pour des créateurs de meubles comme B&B Italia, le monde de l’art contemporain et celui du design sont guidés par le même et perpétuel désir d’expérimentation esthétique. La preuve avec une collection toute en formes et en couleurs.

De la Wiener Akademie, dirigée par Martin Haselböck, à la voix de baryton Thomas Quasthoff associée aux orchestrations des lieder de Schubert, en passant par Philippe Herreweghe et l’Orchestre des Champs Élysées explorant les trois dernières symphonies de Mozart, les lieder de Mozart revisités par Edita Gruberova et Friedrich Haider ou encore le concerto n°4 de Beethoven interprété par le Rotterdam Philharmonic Orchestra… C’est tout un univers musical que la Philharmonie se propose de faire découvrir au travers de son abonnement de Noël. Cinq concerts afin de vivre des moments musicaux inoubliables jusqu’à l’été prochain. Philharmonie, Luxembourg. Rens.: 26 32 26 32. www.philharmonie.lu

Prouvant qu’il existe une véritable interaction entre l’univers des artistes et celui des designers, B&B Italia confie la réalisation de ses collections à de nombreux talents. Griffées de designers de renom, les collections affichent ainsi un style précis, qui concilie rigueur et confort par le biais de l’ergonomie, avec en filigrane une incursion dans les décennies précédentes pour les collections les plus récentes. L’esprit est contemporain tout en alliant rondeurs et les couleurs. Qualité, fiabilité et notoriété également dans les choix des partenaires distribuant la marque et capables de véhiculer les valeurs B&B Italia. Figurant parmi les capitales où le leader du design contemporain souhaite être présent, Luxembourg a désormais son espace de vente. L’occasion de découvrir tout l’esprit de la marque. Bonn Mobilier, 9 rue Philippe II, Luxembourg. Rens: 22 32 01.

S.T. Dupont invente le «bijou de stylo» On connaissait le stylo personnalisé, gravé aux initiales de son propriétaire, d’une date inoubliable. Voici à présent le stylo, paré, ou plutôt «bagué». Le stylo D-Link créé par S.T Dupont dénote d’une certaine recherche de singularité. Il est bagué. Interchangeable au gré des envies ou des saisons, cette bague s’enfile simplement sur le corps du stylo et peut s’acheter ou s’offrir séparément. Le stylo, quant à lui, est parfaitement fuselé, ergonomique, confortable à l’écriture. Ce modèle D-Link existe en laque noire et orfèvre platine… Les bagues, de leur côté, sont déclinées en douze modèles, avec pour certaines, des incrustations de cristaux Swarovski… et cela ne fait que commencer!

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Parfum masculin L’homme moderne se parfume, ce n’est plus à prouver. Qui plus est, il choisit avec soin son eau de toilette, miroir de style, accompagnatrice d’allure. L’homme de Polo Black Ralph Lauren est précisément calibré par la marque comme sexy, raffiné, sûr de lui. Il aime les petits bolides racés, les femmes élégantes et les soirées en ville. Rien de moins, mais bien plus. Son parfum est une fusion sensuelle de patchouli noir, de santal et de mangue givrée, une essence boisée et aromatique. Le flacon est viril et carrossé comme un Spider.


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Music in the air

Le bien-être Yoaké

N’avez-vous jamais rêvé de naviguer dans toutes les pièces de votre maison avec votre musique préférée? C’est à présent possible avec le système Sonos Digital Music.

Dépaysement, détente, bien-être et chaleur. Le premier centre Yoaké ouvre ses portes au Luxembourg dans un espace cosy qui vous transporte loin du stress et de la réalité quotidienne.

Distribué depuis peu par Codex au Luxembourg, ce système composé de deux éléments, le Sonos ZonePlayer, un lecteur digital amplifié à 2x50 Watts géré en réseau, et la télécommande sans fil équipée d’un écran LCD tactile pour explorer et commander à distance les titres de votre discothèque. Dans la cuisine ou dans la salle de bains, ne perdez aucune note de votre musique préférée avec une qualité de son remarquable.

D’une formation médicale, Odette Tonnaer et les deux esthéticiennes qui l’accompagnent ont été sensibilisées à l’art ancestral chinois du Feng-Shui, qui consiste à aménager judicieusement l'habitat et le cadre de vie pour favoriser la santé, le bien-être et la réussite, et vise à optimiser la circulation de l'énergie cosmique en vue d'améliorer la qualité de vie. Différents types de soins s’offrent à vous. Du massage aux pierres volcaniques chaudes et froides, thérapeutique relaxant les muscles et détendant l’esprit, au massage crânien en passant par le massage traditionnel hindou des pieds avec une boule de cuivre, vous ressortez forcément libéré de vos toxines, de votre stress et surtout plein de vitalité. Une invitation au voyage destinée aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Yoaké Lounge Spa, 98,boulevard de la Pétrusse, Luxembourg. Rens.: 26 12 13

Le meilleur ami de la femme

Glamour attitude La célèbre maison autrichienne Swarovski a plus d’un tour dans son sac! Après les montres et les lunettes présentées cet été, la marque lance une collection de sacs à main, classiques, mais glamour. Pour les élégantes, voici un sac de soirée à porter sur l’épaule en étoffe noire rehaussée à la bandoulière d’un «S» serti de cristal, emblème de la marque. Raffiné dans ses moindres détails, ce sac habillera élégamment votre épaule pour une attitude très, très Swarovski.

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La dernière campagne de la collection de montres Lady de Baume & Mercier affirme que «chaque femme a droit à des diamants». Ce qui est dit n’est plus à dire… Cette montre s’appelle «Diamant». On ne pouvait faire plus éloquent. Le cadran est en nacre, le bracelet en acier, et ce que la tradition horlogère appelle la «boîte» est sertie de 14 diamants. Une très belle pièce, intemporelle, élégante qui séduira magnifiquement la femme moderne, active et raffinée. Un très beau cadeau de Noël à glisser sous le sapin. Et puisque chaque femme y a droit….


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René Lönngren is the founder and director of Le Cool Publishing. Based in Barcelona, the le cool team also has offices in Madrid, Lisbon and Amsterdam. They publish a free, funky, weekly cultural agenda and alternative city guide via e-mail called Le Cool Magazine -“like a good friend that is always in the know”. "Soy un lector de paperJam y me encanta Barcelona". – Spanish

T R AV E L L I N G

Le Cool proposals for the hot spots in Barcelona The founder of Le Cool Magazine tells paperJam readers what’s hip, what’s hot, and where to get excellent tapas in the city that spawned the genius of Gaudi. René Lönngren moved to Barcelona in that time-honoured tradition of wanting to downshift from a “stressful and career and money focused world.” In his case, René was escaping from his homeland of Sweden. Serendipitously, the idea of moving to Barcelona entered his life. This was a transplant from a cold country to a warmer country in more ways than one, as he was also very attracted to the more emotional and open interaction between people in Barcelona that he felt was limited in Sweden. Considered by many to be one of the best cities in the world to live in, Barcelona is the perfect home for a company called Le Cool Publishing. As well as their on-line city guides, in founder René’s own words they “also edit some of the most personal and most emotional guidebooks ever done. Le cool changed my life - a weird and wonderful guide to Barcelona” was the first one and can be bought online at www.lecool.com. So who better to ask about the best things to do and see in the city? What does René love about Barcelona? “It really is a city where everyone can be exactly the way they are. It is easy and simple to be, just be, the way you are and live the way you want. And of course, there is always someone crazier than you (which is) a good way of keeping a distance from reality and for maintaining calmness.” One of René’s favourite areas to take a stroll is from Maremagnum to Villa Olimpica, a stretch that runs all along the water. “Maremagnum used to be the home to noisy nights out in a sort of a ‘Magaluf gone urban’ way but during the last two years it has been cleaned up considerably and now hosts a number of decent shops and restaurants. The real tip for this area is that it is the only place in Barcelona where you can go shopping on a Sunday.” Villa Olimpica is all sports bars and

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more and more designer and commercial restaurants, such as the Buddha Bar inspired Carpe Diem Lounge Club, CDLC (Paseo Marítimo, 32. www.cdlcbarcelona.com. +34 93 22 40 470) owned by ex Barcelona football player Patrick Kluivert). Mostly, it’s a nice place to go strolling along the water, offering a little less tourism than Barceloneta... “Another great sunny Sunday excursion is a walk along the Carretera de les Aguïes, with the obligatory stop at Can Marti Restaurant” (Ptge de la Font Del Mont, 4. +34 93 40 69 195) for lunch. “For more urban feasts,” says René, “kitschy old bars in the Raval always do it for me, as does uptown Eixample Izquierda, with is mixture of chic stores and nice restaurants.” The district of Raval is located in the medieval city quarter of Barcelona, and is a densely populated urban area, home to many narrow passageways that seem little touched by the hands of time. It is a cornucopia of contrasts, housing both the city’s large immigrant population as well as designer shops, cafes from the chic to the seedy, a gay area, and restaurants both international and exotic. The Eixample is a more elegant up-market area that houses some of Barcelona’s most beautiful homes.

Barcelona oozes culture, and Le Cool magazine can also guide you through the maze of both the well known and the out of the way places. When it comes to cultural activities, René says that Barcelona has a lot of people in the cultural scene who are doing the right things. “MACBA - Museum of Contemporary Art, Barcelona ( Plaça dels Angels, 1. www.macba.es, +34 93 41 20 810. Weekdays 11 am - 7.30 pm, sat 10 am - 8 pm, sun 10 am -3 pm, closed tues) and CCCB (Centre de Cultura Contemporània de Barcelona, Montalegre 5. www.cccb.es. + 34 93 30 64 100. tue, thurs, fri 11 am - 2 pm and 4 pm - 8 pm, wed, sat 11 am to 8 pm, sun and hols 11 am - 7 pm) which are located “wall to wall in upper Raval, are exceptionally open and alert and offer a constant stream of great multidisciplinary culture”. Currently on show at MACBA is Beyond the Perfect Image: Jo Spence. “This exhibition sets out to present an exhaustive journey around the work of Jo Spence, from the mid seventies until her death in 1992. It takes a broad approach to her work in order to reconstruct her process from political and educational concerns to the development of staging and phototherapy”. From January to March 2006, the CCCB will be


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Museu d’Art Contemporani de Barcelona (MACBA) presents: Beyond the Perfect Image: Jo Spence Exhibition from 27.10.05 – 15.01.06 © Jo Spence Memorial Archive, 2005

Museu d’Art Contemporani de Barcelona (MACBA) presents: Ignasi Aballí 0-24 H Exhibition from 20.10.05. – 08.01.06

CCCB (Centre de Cultura Contemporània de Barcelona) presents: Circus or the poetics of risk Exhibition from 01.01.05 – 05.03.2006 Seminar: Circus and the mixing of the arts will be presented at the CCCB alongside the exhibition.

Maxalot, Barcelona presents: Joshua Davis Dynamic Abstractions, Artmaking Machines Exhibition from 09.12.05 – 14.02.06.

Iguapop Gallery Presents: Víctor Castillo Tabú y Exilio Exhibition from 12.11.05. – 10.12.05.

Mademoiselle Jean by Brussels based photographer Julien Claessens Walk on the wild side by Luxembourg based photographer Olivier Minaire Anne by Luxembourg based photographer David Laurent Exhibition from 01.12 – 15.12.2005 Mercado (www.mercadodelborne.com) in Barcelona.

hosting Circus or the poetics of risk, an exhibition which sets out to “review and reinterpret the companies, artistes, festivals and shows that turned the para-theatrical scene in Catalan-speaking regions on its head in the 1970s”. René also recommends two small and very clever art spots, the Iguapop (C/ Comerç, 15. www.iguapop.net +34 93 31 00 735 mon 5 pm – 9 pm tue - sat 11 am – 2.30 pm and 5 pm – 9 pm. free) and Maxalot (C.de la Palma de Sant Just, 9. info@maxalot.com www.maxalot.com) galleries. Both galleries are rich and vibrant centres for the latest in graphic design, street and contemporary art, and illustration. Iguapop is currently showing the weird and wonderful animation of Víctor Castillo through until December 2005. From 09 December 2005 until 14 February 2006, Maxalot will be highlighting the work of Joshua Davis and his Artmaking Machine, a show that demands that participants become part of the creative process themselves by adding to a randomly generated growing art work that will be printed at the end of the exhibition. Barcelona is not just a feast for the eyes, but is well known for its rich and varied Catalonian cuisine. René

rates two current favourites. One is Paco Meralgo (c/Muntaner, 171, xamfrà Còrsega. + 34 93 43 09 027. 1 pm – 4 pm. 8.30 pm – 1.00 am), which serves high-end Catalan tapas. “Don't miss the tuna carpaccio,” our transplanted Suede insists. Then “skip desserts and head down to Dolco, an all dessert restaurant that will leave you smiling with joy”. Quite a recommendation! Tourists often wonder how the Catalans survive a life of late dinners and even later clubbing and yet still make it to the office the next day. Barcelona by night has so much to offer it is almost impossible to say no to going out and even more difficult to make a choice. Dry Martini (www.drymartinibcn.com Aribau 162-166 6:30 pm-2.30 am closed sun) is a classic, as well as classy, Barcelona nightspot that René says, “qualifies as one of my top favourite cocktail bars worldwide. If that is too calm for you, try nearby Toscano Antico (Calle Aribau,167. 7.30 pm – 10.20) for the best cocktails in town, funky music and great energy”. Of course a great pastime when visiting any great city is to do some shopping. The passion and flair that the Barcelona inhabitants have for living shines through in

Photo: Mike Koedimger

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their vibrant and extroverted style and there are great stores for fashion and more. “For clothing, men or women, Jean Pierre Bua (avinguda diagonal 469. +34 93 43 97 100. www.jeanpierrebua.com) always has an impeccable selection. For music go to Wah Wah” (C/ Riera Baixa, 14. www.wah-wahsupersonic.com +34 93 44 23 703). Wah Wah is a small legendary outlet in the Raval neighbourhood and is considered a paradise for record collectors and aficionados. For books, head to Altair (C/Gran Via, 616 (between c/ Balmes i Rambla de Catalunya) + 34 93 34 27 171 www.altair.es. 10 am – 2 pm. 4.30 pm – 8.30 pm). Every great city has some special magic about it – unique cuisine, striking colours – something that makes it like nowhere else. Barcelona is so original. People from all over the world fall head over heels in love with it. We asked René to leave us with a very special experience, unique to his adopted home. He told us that something that Barcelona offers is the fact that you can go skiing in the morning (in the Pyrenees, about 90 minutes away) and be back at night to go and surf the last waves! How cool and hot is that? || Mary Carey

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17:58 Uhr

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Soyez un Chef avec… Pierre-Michel Baldauf, executive chef Hôtel Hilton Luxembourg…

Brochette de Saint-Jacques à la gousse de vanille, guacamole et salsa piquante. Ingrédients pour 4 personnes: 12 pièces de Saint-Jacques nettoyées sans corail 2 gousses de vanille 4 petits feuilletés de 4 cm x 10 cm 1 jaune d’oeuf

1 avocat 1 petit oignon (rouge si possible) 1 petite gousse d’ail 1/2 piment rouge (petit) 1 dl d’huile d’olive vierge

1/2 citron vert 1,5 dl de coulis de tomate réduit Tabasco 8 brins de ciboulette, sel et poivre du moulin.

Photo: Andres Lejona

Cuire les feuilletés après les avoir dorés au jaune d’œuf. Four à 180° pendant une douzaine de minutes. Réserver. Rincer et éponger les noix de Saint-Jacques. Fendre les gousses de vanille dans la longueur et racler l’intérieur de celles-ci avec un petit couteau pour en extraire la substance odorante. Réserver. Pour le guacamole, éplucher l’avocat, le couper en deux et extraire le noyau. Le couper en petits morceaux. Dans un mixer y ajouter la gousse d’ail écrasée, l’oignon rouge finement haché, le jus du citron vert, quelques gouttes de Tabasco et 5 cl d’huile d’olive. Mixer et réserver. Pour la salsa piquante, rajouter le demi-piment finement ciselé au coulis de tomate. Embrocher les noix de Saint-Jacques avec les gousses de vanille. Dans une poêle anti-adhésive, chauffer 5 cl d’huile d’olive, ajouter la vanille et poêler vivement les brochettes assaisonnées jusqu’à ce qu’elles prennent une belle couleur dorée. La cuisson doit être très rapide. Couper les feuilletés encore tièdes dans la longueur et mettre le guacamole à l’intérieur. Refermer. Sur l’assiette, disposer la brochette, le feuilleté, un trait de coulis de tomate et les brins de ciboulette.

Restaurant Indigo, Hôtel Hilton 12, rue Jean Engling Dommeldange Tel.: 43 78 80 76 www.hilton.com

SON VIN PRÉFÉRÉ: Le Chablis Laroche 2004 SON RESTAURANT PRÉFÉRÉ: la Rameaudière à Ellange Gare

à table:

Changement dans la continuité à la Caravelle. Jacques et Gerty, prennent une retraite bien méritée et passent le relais à un jeune et dynamique trio, leurs enfants Jutta, Erny et le chef de cuisine Ivan. À partir du 2 janvier, vous pourrez (re)découvrir les spécialités de toujours, bouillabaisse, paëlla, couscous, moules et des nouveautés alléchantes! 12h00-14h00, 19h0022h00. Fermé dimanche. La Caravelle Route de Longwy lieu-dit Grevelsbarrière Bertrange Tél.: 31 74 07 Fax: 31 90 06 178

Rue Notre Dame, l’ancien Audace devient le Zanzen, restaurant-barlounge. Parquet sombre partout, murs et bois clairs, mobilier design dans la partie bar et style Louis-Philippe au restaurant. La véranda, climatisée, donne sur le boulevard Roosevelt. La cuisine de Nicolas Rapenne est délicatement nouvelle. Le «menu du moment» est facturé de 11 à 23 euros. 12h00-14h30, 19h0023h00. Fermé dimanche. ZanZen 27/29, rue Notre Dame Luxembourg (Centre-ville) Tél.: 26 20 18 22 Fax: 26 20 18 33

En face du Centre Hospitalier, c’est La Tocade qui remplace l’ex Tuba. Entièrement rénové, le restaurant est désormais ensoleillé par de lumineuses couleurs. La carte demeure transalpine et on note d’intéressantes soirées à thème du mardi au vendredi. Menu du jour à 9 euros avec option faux-filet grillé béarnaise. Terrasse. 12h00-14h30, 18h30-22h00 (ve et sa 22h30). Fermé dimanche et lundi soir. La Tocade 7, rue Barblé Luxembourg (Rollingergrund) Tél.: 26 37 08 37 Fax: 26 37 08 36

Agréable surprise avenue Pasteur avec l’ouverture de LUX-E cosi, décoré par Miguel Cancio, architecte au style inimitable et mondialement connu. Raffinement et luxe discret, parquet, boiseries sombres et miroirs, banquettes aux moelleux coussins créent l’atmosphère. Cuisine tendance et innovante. À midi, menu de 17 à 25 euros. 12h00-14h00, 17h0022-00. Fermé samedi midi. LUX-E cosi 44, avenue Pasteur Luxembourg (Limpertsberg) Tél.: 26 20 32 03 Fax: 26 86 45 08


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06.12.2005

2:00 Uhr

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Notre disponibilité est totale et exclusive pour vous: Soins personnalisés pour femmes et hommes actifs Une pause bien-être dans le havre de paix absolu Déjà après une visite votre stress disparaît, la beauté apparaît grâce au:

Une synergie de soins unique: rajeunissement et bien-être,

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Yoaké Lounge Spa Luxembourg Odette Tonnaer 98, Boulevard de la Pétrusse L-2320 Luxembourg – T. 26 12 13 ot@yoake.lu – www.yoake.lu


01.12.2005

18:00 Uhr

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 Professeur Michel Merle Hôpital Kirchberg

 Christopher Vanderfelt Bonpoint  Georges Muller Cegecom, Marie-Luce Nanni Aptos

 Claude Radoux Luxembourg Online

 Eddy Géradon-Luyckx Tarantula

 Odette Tonnaer Yoaké

 Claude Walte DHL

 Norbert Brakonnier Unikat

 Francis Gasparotto Tempo, Olivier Noblot SDworx

 Delphine François Éditions Mike Koedinger)

 Baptiste Hugon H2a

 Alexandre Proudhon Vinissimo

Photos: David Laurent

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 Odette Tonnaer Yoaké, Mike Koedinger Éditions Mike Koedinger

 Jacques Demarque Explorator

 Manu De Carvalho-Macedo, Restaurateur  Vanessa Goudange Tempo

 Mike Sergonne nvision

Le club paperJam invité par…

Le Restaurant Il Pomodoro C’est dans le nouveau cadre du Pomodoro, à une quinzaine de minutes de la ville, que M. De Carvalho-Macedo (simplement Manu, comme il se plaît à le rappeler) le maître des lieux, nous reçoit ce soir. Pour les accords des vins avec le menu surprise concocté par l’équipe de cuisine, il s’attache la collaboration de l’excellent Alexandre Proudhon, sommelier du presque voisin Vinissimo… et c’est une réussite. Joyeuse mise en bouche à l’apéritif avec une coupe de Ferrari brut, au nez de fruits blancs et noisettes grillées, bulles délicates en bouche. Le Soave Classico Monte Grande 2003 Prà, Vénétie 100% garganega, robe jaune clair à reflets verts, nez d’agrumes, citronnelle et fruits blancs, accompagne de sa suavité les gambas soufflées au basilic et crème de topinambour. C’est du domaine Boccadigabbia des Marche que provient un 100% chardonnay, le Montalperti 2001, en bel accord avec la lasagne ouverte de Saint-Jacques et bouillon de crustacés mousseux. Après un entre-deux à la pomme, on découvre alors le premier rouge de la soirée, sans doute le plus grand vin du nord de l’Italie, le San Leonardo Vallagarina 2000, assemblage de cabernet franc, cabernet sauvignon et de merlot. Robe rubis intense, nez de fruits rouges confits, tabac blond et cuir, bel équilibre et longueur en bouche. Servi avec la mignonnette de bœuf et de biche aux truffes, duo de céleri et carottes en purée, il en étonne plus d’un! Le duo de fromages de Sardaigne nous amène à faire une visite en Toscane avec un somptueux Chianti Classico Giorgio Primo, fattoria La Massa, 100% sangiovese. Robe rubis profond, nez complexe de fruit noir confit puis de fruit rouge, épices et réglisse, rond et racé. On termine dans la fraîcheur avec un gratin de fruits frais, sabayon de spumante et un Moscato d’Asti délicieusement «frisant». Chaque invité partira avec une bouteille de Beaujolais villages nouveau 2005, château des Crôts. || Jacques Demarque 180

Restaurant Il Pomodoro 51, Grand Rue, Roeser Tél.: 36 77 35 Fax: 26 35 02 31 www.ilpomodoro.lu Vinissimo route de Bettembourg Tél.: 52 52 10 500 Fax: 52 52 10 550 www.vinissimo.lu


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6ONPOEFEFNVTJRVFT LEO – Luxembourg Energy Office S.A. 9, bd Roosevelt B.P. 371 L-2450 LUXEMBOURG E-mail: leo@vdl.lu Fax: 26 20 24 20 (SBOE"VEJUPSJVN

administrateur-délégué

4796-3337

secrétariat

4796-3378

secrétariat commercial

4796-3377 4796-3380 4796-3387 4796-3388 4796-3389 4796-3390

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ours

05.12.2005

11:05 Uhr

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OURS

ÉDITEUR Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux

Cover Photo

Luc Frieden, Ministre du Trésor et du Budget Andres Lejona

MIKE KOEDINGER ÉDITIONS S.A. Administration RC TVA intracommunautaire

Mike Koedinger

Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur.

ABONNEMENTS Tarifs port compris

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Comité de rédaction

Francis Gasparotto (Tempo), Jean-Michel Gaudron, Mike Koedinger, Frédérique Moser, Florence Reinson, Carlo Schneider (tailormade)

Secrétaire de rédaction

Delphine François (-29) delphine@mikekoedinger.com

Rédaction

Mary Carey (-41) mary.carey@paperJam.lu Jean-Michel Gaudron (-48) jean-michel.gaudron@paperJam.lu Frédérique Moser (-45) frederique.moser@paperJam.lu Florence Reinson (-48) florence.reinson@paperJam.lu

Collaborateurs rédactionnels

Corinne Briault, Mary Carey, Jacques Demarque, Alain Ducat, Jean-Marc Streit, Marc Vandermeir

Photographie Illustrations

Isabelle Ney et Stéphanie Simon B95211 LU 197 914 67 © Mike Koedinger Éditions S.A. (Luxembourg)

paperJam – édition janvier 2006 Ce numéro est paru le 9 décembre 2005 à 20.000 exemplaires. Il a été édité et imprimé au Luxembourg. Directeur de la publication

(+352) 29 66 18 (+352) 26 18 74 77 office@mikekoedinger.com www.mikekoedinger.com BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie

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Laurent Antonelli, Eric Chenal, Luc Deflorene, David Laurent, Andres Lejona Plonk & Replonk, Angel De Franganillo (Aura Barcelona)

DANS LE PROCHAIN NUMÉRO paperJam février 2006

GRAPHISME Direction artistique Mise en page

Guido Kröger, Elisa Kern pour xGraphix Marco Gouverneur, Tudor Baican, Marc Berens, Kathrin Köhler pour xGraphix

Dossier: automobile

PRODUCTION Chef de production Impression

Rudy Lafontaine Victor Buck Luxembourg

R É G I E P U B L I C I TA I R E Téléphone Fax E-mail Web Courrier Bureaux Directeur associé Directeur commercial Assistante commerciale Chargée de clientèle Belgique Chargée de clientèle paperJam Chargée de clientèle Nico Chargée de clientèle Explorator Administrateur délégué TEMPO! S.A. Administration RC TVA intracommunautaire

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(+352) 29 66 18 (suivi par l’extension) (+352) 26 29 66 20 info@tempo.lu www.tempo.lu BP 728, L-2017 Luxembourg 10 rue des Gaulois, Luxembourg-Bonnevoie Aurelio Angius (-35) aurelio.angius@tempo.lu Francis Gasparotto (-33) francis.gasparotto@tempo.lu Christine Biscegli (-32) christine.biscegli@tempo.lu Laure de Wolf (-36) laure.dewolf@tempo.lu Vanessa Gourdange (-37) vanessa.gourdange@tempo.lu Stéphanie Beot (-38) stephanie.beot@tempo.lu Anne-Catherine Breit (-34) anne-catherine.breit@tempo.lu Mike Koedinger (-21) mike.koedinger@tempo.lu Isabelle Ney et Stéphanie Simon B95212 LU 197 915 68

Où en est le marché de l’automobile au Luxembourg, deux ans après l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions communautaires en matière de distribution automobile? Gros plan sur la gestion d’une flotte d’entreprise: quels choix et quelles méthodes de gestion? Les technologies au service du confort et de la sécurité: les utilisateurs témoignent. Les perspectives de l’année 2006: que suivre, marque par marque? Prochaine parution 27 janvier 2006 Clôture publicité 13 janvier 2006


INTEMPORALE

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JEAN-CLAUDE BINTZ A D M I N I S T R AT E U R - D I R E C T E U R V OX M O B I L E

Mon bureau

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1 | Ma lampe d’architecte Je l’ai piquée sur le bureau de quelqu’un qui n’en voulait plus, il y a une quinzaine d’années. Depuis, elle me suit de bureau en bureau. J’apprécie son design très particulier, j’ai d’ailleurs le nouveau modèle à la maison. 2 | Le portrait de mon épouse, Carine J’ai pris ce cliché par hasard, alors qu’elle riait de façon spontanée, très chaleureuse. Chaque fois que je regarde cette photo, je souris aussi; sa joie m’inspire. 3 | Mon téléphone mobile J’en possède des dizaines, mais deux seulement sont fonctionnels. Celui-ci, un Nokia 9300 Communicator, est mon PDA. Il y a toute ma vie là-dedans: mes agendas, quelque 3.000 numéros de téléphone, des vidéos, de la musique… Je fais un back-up tous les deux jours. 4 | Le CD de mon groupe, Crossroads L’album s’intitule Let’s the guitars do the talking (www.croosroads.lu). Je joue de la guitare électrique depuis 33 ans et depuis quatre ans avec ce groupe, composé de deux autres guitaristes, Raymond Linden et Jacques Ruppert. On pensait donner deux ou trois concerts par an, mais en fait, on tourne tout le temps. 5 | Mon vieux sac en cuir Il m’accompagne depuis 18 ans. Il est tout abîmé, je l’adore. J’en ai une vingtaine d’autres chez moi, achetés ou offerts, que j’utilise à chaque fois quelques jours. Mais je finis toujours par reprendre celui-là. Ce sac, c’est moi. 6 | Mes pieds nus À l’âge de treize ans, j’ai enlevé mes chaussettes… pour ne plus jamais les remettre! Je ne supporte pas ce contact, rien que l’idée me donne des frissons. Je porte donc des semelles de caoutchouc, que je change tous les jours, bien sûr!

Photo: Andres Lejona

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05.12.2005

13:01 Uhr

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INDEX

Organisations citées 452 entreprises et institutions ont été citées sur les 188 pages dans cette édition. Les noms de personnes et de produits ne sont pas repris. La mise en gras indique les sociétés et institutions qui sont annonceurs dans cette édition.

A

B

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ABBL 22 AB-Lux Relocation Services 44, 89 ABN-Amro 146 Accenture 130, 146 Adamo et Eva 89 Adaptec 72 Adecco 70, 79 ADEM 28, 96 Administration de l'Enregistrement et des Domaines 22, 28 Administration de l'Environnement 120 Administration des Contributions directes 22, 28 ADT-Center 89 Advantage Communication 44, 94 AEPCAS 71 Aéroport de Luxembourg 34 Agence de l'Energie 120 Air France 8 Ajilon 79 ALFI 53 Alinea 89 Almathea Consulting 62 Alter Domus 79 Ambassade du Canada 97 Amcham 62 Ambassade des Etats-Unis 60 Antal 151 Antenne West 30 APSI 46 Aptos 45, 180 Arbed 58 Arcelor 29, 31, 84, 113, 134 ArianeSoft 158 Artelis 48 Asport 4 Association Campus Europae 84 Association Jonk Fuerscher 30 Atoz 71 ATTAC Luxembourg 42 Audiolux 48, 60 Automobiles Origer 78 Autopolis 30 Axa 43 Axis 79 Banque de Luxembourg 111 Barreau de Cologne 76 Barreau de Diekirch 100 Base 44 BCC 62 BCEE 87, 35 BCL 27, 97, 108 BEI 97 Belgacom 44 Ben Q 167 Bertelsmann 80 BGL Investment Partners 48, 56, 60, 97 Bijouterie Huberty 171 Biko Investments 60 Binsfeld Communication 95 Bizart 46 Blue Orange 95 Bonpoint 180 Boston Consulting Group 128 Bourse de Luxembourg 35, 97 BPM Lux 84 Breitling 33 Bulgari 17 Bulthaup 85 Bureau Claudine Speltz 89 Business Objects Belux 44 Cactus 70, 156 Carrier 24 48 Caves Bernard Massard 175 CCCBL 97 CCIASP 71

D

CECA 66 Cegecom 48, 180 Cegedel 48 Cegedel-Participations 48 Cegetel 48 Centre culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster 40, 88, 96 Centre Information Acier 88 Centre universitaire du Luxembourg 58 CEPL 142 Cetrel 146 CFL 39, 66, 84, 98 Chambre de commerce 22, 26, 35, 78, 97, 98, 99, 112, 156 Chambre de commerce CanadaBelgique-Luxembourg 97 Chambre des députés 22, 28, 98 CEPL 22, 26 Chambre des fonctionnaires et employés pubics 22 Chambre des métiers 20, 27, 35 Chrysler 51 CIFE 46 Cinémathèque de Luxembourg 100 CLAE 66 Clearstream International 46 CLT-UFA 81 CMD 47, 80, 96 CNA 66 Codeplafi 92 Collège d'Europe (Bruges) 76 Comed 94, 95 Comité de coordination Tripartite 34 Commissariat aux affaires maritimes 56 Commission européenne 44, 58, 90 Commune de Walferdange 95 Compagnie générale des Eaux 48 Compagnie luxembourgeoise de radiodiffusion 80 Computer Systems 143 Concept Factory 46, 71, 133 Conseil d'Etat 20, 26, 98 Copaco-Dmax 72 Cour de Justice 76 Cour des Comptes 28 Cour européenne des Droits de l'Homme 76 Creyf's Interim 79 CRP Gabriel Lippmann 30 CRP Henri Tudor 30, 62, 78, 122, 156 CRP Santé 30 CRTE 122 ctg 41 CV Online 92 Dagli Plus 46 Daihatsu Belgique 78 Datacenter Luxembourg 92 Delhaize 70, 94 Deloitte 53, 92, 128 Deloitte Consulting Luxembourg 46 Design Luxembourg 94 Deutsche Börse 46 De Witte&Morel 2, 79 Dexia 25 Dexia-BIL 35 DFIA 53 DHL 180 Digital studio 84, 155, 160 d'Land 58, 64 Domaines de Vinsmoselle 56, 95, 123

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Dotcom Luxembourg 84 DP 64 Dr Oetker 42 Dupont Teijin Films 84 D'Ursel 92 d'Wort 44 eBRC 46 Ecole supérieure de Bonn 71 Editions Guy Binsfeld 95 Editions Larcier 66 Editus 61, 67, 69 EmbryRiddle 149 EMC 44 Entreprise des P&T 35, 61, 90 Erisa 71 Ernst&Young 130, 131 Esso 12, 13 Etat luxembourgeois 18, 26, 98, 118, 134 Etika 78 Etudes et Formations 71 Eurefi 134 EURid 92 EuroDNS 92 Eurosolar asbl 116 Eurostat 27 Eximp 92 Explorator 96, 180 Faculté de Droit, d'Economie et de Finance 76 Faculté des Sciences 93 Farvest 79 Fast 68 FBO 48 Fédération mondiale des Femmes Cheffes d'Entreprises 89 Fédil 84 Felten Stein 73 FFCEL 89 Fiat 37 Fidelity Investments International 53 FinAdvice 89 Finnish Ambassy 88 First Floor 103 Fondation nationale des Sciences politiques 64 Fonds culturel national 100 Fonds de rénovation de la Vieille Ville 100 Fonds national de la Recherche30 Fortis Assurances 96 Fortis Banque Luxembourg35, 94, 96 Fortuna Banque 36 Fujitsu 75 FUL 71 Galerie Konschthaus beim Engel 90 Galilei 79 Garage Deltgen 78 Garage Heuts 78 Global IT Services 46 Global Sat 21, 173 Goodyear 79 Grand Garage Muller 30 Grande Région 61, 71, 125 Groupe Saint-Paul 79, 96, 115 h2a 84, 158, 163 Hachette-Filipacchi 44 HEC Montréal 97 Heintz Van Landewyck 96 Hifi International 84 Hitachi 72 Hôpital Kirchberg 56, 180 Hôtel Albert 1er 69 Hôtel Hilton Luxembourg 178 HP Belgique 44 HVB 35 IBM 41, 130, 146 IBM-EDS 146 Iddi Fix 44 IEAP 76 IFCC 77 IGSS 98 ILR 48 ILT 48 IMA 53 Imprimerie Faber 44 Imprimerie Victor Buck 126, 127

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Infosys 146 ING 91 Institut de formation sectoriel du bâtiment 71 Institut International d'audit social 71 Institut luxembourgeois de régulation 90, 120 Institut universitaire européen 76 Intemporale 183 Interact 46, 71, 84, 157, 159 Intercommunication 44 Interreg 92 Iomega 72, 74 IP Luxembourg 44 iquest 139 IT Getronics 44 IUIL 76 Jabra 74 Jeune Chambre Economique 44 Kompass Luxembourg 61 Kone Company 88 KPMG 137, 128 KPN 48 KPN Orange 44 Kremermuller 181 Kulturfabrik 40 L2S Communication 44 La Voix du Luxembourg 58 LaCie 72 Landesbank Saar 48 Languages.lu 89 Le Foyer 114 Le_Goueff@vocats.com 86 Le Lavandier 103 Le Quotidien 58 Le Royal 96 Leaseplan 79 Les Echos 58 Les Frontaliers 32, 79 lex&pit weyer 95 Librairie Ernster 107 Lilith Project 79 LLLC 142 Loterie Nationale 44, 59, 94, 119 Luxair 32, 134 Luxcall 48 Luxcontrol 122 Luxembourg 2007 38, 110 Luxembourg Energie 181 Luxexpo 10, 78 Luxinnovation 30, 67 LuxTrust 35 LVMH 79 Manesman 48 Manpower 94, 96 MarkCom 54 Maxdata 72, 74 Maxxium Luxembourg 97 MCI Luxembourg 46 McKinsey 128 Media Coat 140 Media France 97 Microsoft 74 Mikado Publicis 94 Millenium 96 Millicom Luxembourg 48 Ministère de la Recherche 30 Ministère de la Culture 44, 100 Ministère de la Justice 98 Ministère de la Réforme administrative 35 Ministère de l'Economie 35, 134, 156 Ministère de l'Education nationale 100 Ministère de l'Egalité des Chances 79, 89 Ministère de l'Environnement 118 Ministère des Affaires étrangères 97 Ministère des Classes moyennes, du Tourisme et du Logement 96 Ministère des Finances 40 Ministère des Transports 98 Ministère du Travail 98 Mizuho Trust & Banking Luxembourg 46 MKE 46, 180 MLQ 56

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MNHA 100 Monster.lu 68, 79, 96, 187 Moskito Productions 94 Mudam 100 Multi Media Press 140 Nashuatec 63 Neofacto 32 Neonline 32 Netline 46 Nomura Bank 35 Nordea Bank 88 Novotel 56 NRJ 44 nVision 84, 153, 162, 180 OAI 118 Observatoire de la compétitivité 84 Oceal 79 Office des Publications 66 Optic 2000 96 Organisation mondiale du commerce 58, 76 P.M.C. Agence textile 89 Packard Bell 74 Panelux 55 paperJam 28, 46, 58, 94 Parc Belair Management 56 Paris Productions 80 Parquet du Luxembourg 52 Patni 146 Pearson Television 82 Philharmonie 181 Pioneer 52, 53 PM@Work 46 PricewaterhouseCoopers 56, 70, 79, 109, 128 Primesphère 46 Pro Learning 92 Progena 71 Provestia 89 Proxy 70 Quattropole 48 Quest 140 Radio socio-culturelle 100.7 44 Raiffeisen 35 Randstad interim 79, 83 Randstad recrutement & sélection 65 re.media 95 Renault 79 Républicain Lorrain 44 Restaurant ZanZen 73, 178 Restauarnt La Caravelle 178 Restaurant Il Pomodoro 180 Restaurant La Rameaudière 178 Restaurant La Tocade 178 Restaurant l'Audace 178 Restaurant Le Tuba 178 Restaurant LUX-E-Cosi 178 Reverdy Investments 58, 92 RFI 58 Rise 46 Roland Berger 130 Rowlands International 44, 46, 145 RTL Group 80, 144 RTL Radio 84 RTL Télé 80, 84 RTL-Plus 80 RTL-TVI 80 RWE Energie 48 Saar TV 30 Schmitz & Hoffmann, architectes 118 Schroeder Joaillier 6, 95 Science Club 30 SDWorx 180 Secaron 149 Secher Doheem 56 Service Information et Presse 90 SES 64 SES-Astra 144 Sharp 74

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Shop' n Go 70 Siemens 46, 56, 72 Siemens Luxembourg 156 SIT Group 46 SIT Services 46 Sky Station 151 Skynet Belgique 84 SNCB 66 SNCI 35, 98, 134 Société nationale de certification 35 Société nationale d'homologation et de contrôle technique 35 Sofitel 97 Sotel 48 Statec 26, 60, 134 Steria PSF 79 Stratec 66 Streff 56 Sustain 71 Swiss Life Luxembourg 46, 79, 94 Symantec 44, 57, 74 Syndicat unifié des impôts directs 24 T.TV 30 Tailormade 128 Takoma 44, 94 Tango 188, 90 Tapis Hertz 139 Tarantula 180 Tata 146 Tata Consulting Services 130, 146 TDK 79 Tele2 157 Télécom Déevloppement 48 Telindus 158, 163 Tempo 44, 79 Théâtre des Capucins 95 Tom&Co 70 Toshiba 74 Traiteur Steffen 179 Transfair Minka 95 TrefilArbed 56 Trend Micro 74 Tribunal de première instance des Communautés européennes 76 Trilan 48 Trinity College (Dublin) 76 TTV 30, 94 UEL 89 Unikat 180 Union européenne 14, 58, 64, 124 Université de Hambourg 76 Université de Nancy II 76 Université de Princeton 100 Université de Provence 66 Université de San Francisco 76 Université de Trèves 71 Université d'Oxford 76 Université du Luxembourg 30, 60, 76, 78 Université Robert Schuman (Strasbourg) 76 Utopolis 79, 95 Van Doosselaere & Achten 97 Van Turenhoudt&Partners 79 Veritas Sofware 44 Viewsonic 72, 74 Ville de Luxembourg 100 Ville de Trèves 88 Ville d'Esch-sur-Alzette 93 Vinissimo 180 Visual Online 92, 160, 161 VLM 32 VoIP Gate 92 Voxmobile 60, 90, 94, 184 VSE Net 48 Web Technologies 162 Weyerdesign 84 Xerox 72 Yoaké 179, 180

Prochaine édition: 27 janvier 2006 Pour contacter la rédaction: press@paperjam.lu. Pour la contacter la régie pub: info@tempo.lu.


Patrick

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paperJam Economie & Finance - Janvier 2006