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M I G RO S R A P P O RT A N N U E L

2003


TABLE DES MATIÈRES

RAPPORT ANNUEL 1

I NTRODUCTION

2

R APPORT

3

E VOLUTION

4

L’ ORGANISATION

AVEC LE TABLEAU DES INDICATEURS

DES PRÉSIDENTS



DES RÉSULTATS DU GROUPE DE





M IGROS

La communauté Migros Assemblée des délégués Administration FCM Direction générale FCM Direction FCM Organe de contrôle FCM Réviseur des comptes consolidés Gouvernance d’entreprise

       

5

C HIFFRES D ’ AFFAIRES



6

I NVESTISSEMENTS



7

R ÉSEAU

8

C OMMERCE

DE DISTRIBUTION MIGROS

2003



DE DÉTAIL

Panorama du commerce de détail de Migros Parts de marché M-Cumulus M-Infoline Les dix coopératives Labels éthiques Engagement Assortiment food-/near-food Assortiment non-food Marchés spécialisés Gastronomie Loisirs et wellness Fitnessparcs Parcs de golf Autres canaux de vente au détail Migros-Shop et LeShop.ch Ex Libris Groupe Globus

               


9

I NDUSTRIE M IGROS Préface Bischofszell Produits Alimentaires Chocolat Frey Estavayer Lait Jowa Mibelle Micarna Midor Mifa Mifroma Entreprises Migros Birsfelden (MBB) Optigal Riseria Taverne Seba Aproz W. Leuenberger Entreprises commerciales au sein du groupe industriel Scana Alimentation Swiss Delice

10

E NTREPRISES

 

DE SERVICES

Hotelplan Limmatdruck Migrol Banque Migros

11

              

   

L O GISTIQUE

ET INFORMATIQUE

Centre de distribution Migros de Suhr Entreprise de distribution Migros de Neuendorf Logistique et Transport Services informatiques

   

12

P RESSE M IGROS



13

S PONSORING



14

P OLITIQUE

15

P ERSONNEL

ET RESSOURCES HUMAINES

16

P OUR - CENT

CULTUREL

BY MIGROS

ÉCONOMIQUE

 

Projets culturels Ecoles-clubs Chemin de fer du Monte Generoso Répartition du Pour-cent culturel

   

17

A SSURANCE



18

N OUVELLE

QUALITÉ

– F OOD S AFETY

POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE

Ecologie d’entreprise Chiffres écologiques

19

 

F ONDATIONS Eurocentres Fondation Gottlieb et Adèle Duttweiler Institut Gottlieb Duttweiler Les parcs « Pré Vert » Fondation Prix Adèle Duttweiler

20 WWW . MIGROS . CH

     


CHIFFRES 1

C HIFFRES

DU GROUPE

M IGROS

Finances en général Indicateurs du groupe sur cinq ans Bilan du groupe Compte de résultat du groupe Tableau de financement du groupe Compte de création de valeur du groupe Annexe aux comptes du groupe Principes de présentation des comptes Notes sur le bilan du groupe Notes sur le compte de résultat du groupe Notes sur le tableau de financement Indications particulières Rapport du réviseur Caisse de pensions Migros

2

C HIFFRES

DE LA

F ÉDÉRATION

                 

DES COOPÉRATIVES

M IGROS

Indicateurs de la FCM sur cinq ans Bilan de la FCM Compte de résultat de la FCM Notes relatives au rapport financier Annexe Rapport de l’organe de contrôle

3

P ÉRIMÈTRE

4

T ERMES

DE CONSOLIDATION

       

M IGROS

SPÉCIFIQUES UTILISÉS DANS LES COMPTES DU GROUPE

A DRESSES

   

P H O TO S 1

I NTRODUCTION



2

P HOTOS



I MPRESSUM




M I G RO S R A P P O RT A N N U E L / C H I F F R E S

2003


M I G R O S FAC T S

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I N D I CAT E U R S I N D I C AT E U R S E N M I L L I O N S C H F

2 0 03

2 0 02

  +

   –

  + ,

  + ,

  ,

  ,

 ,

 ,

 ,

 ,

  ,

  ,

FREE CASH-FLOW

– 



INVESTISSEMENTS

 

 

    ,

    ,





  

 

  

  

C H I F F R E S D’ A F FA I R E S

Variation annuelle (en %) – – C H I F F R E S D ’ A F F A I R E S D E S C O O P É R AT I V E S (Suisse et étranger)

Variation annuelle (en %) – E B I T DA

en % du chiffre d’affaires du groupe – EBIT

en % du chiffre d’affaires du groupe – BÉNÉFICE DU GROUPE

en % du chiffre d’affaires du groupe – CASH-FLOW

en % du chiffre d’affaires du groupe –

T O TA L D U B I L A N

› Capitaux propres › en % du total du bilan – D É P E N S E S À B U T S C U LT U R A U X , S O C I A U X E T DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE

– P E R S O N N E S E M P L O Y É E S (nombre de personnes)

– C O O P É R AT E U R S M I G R O S (sociétaires)

1 2002: valeur adaptée en raison d’une redéfinition du CA du groupe Hotelplan 2 Nombre d’emplois à plein temps en moyenne annuelle : 2002 › 61252 ; 2003 › 61486

RAPPORT ANNUEL


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RAPPORT DES PRÉSIDENTS

Migros est la marque la plus forte de Suisse! Migros est la marque la plus forte de Suisse! C’est ce qu’attestent les enquêtes menées dans tout le pays par l’Institut d’analyse de marché IHA-GfK depuis vingt ans. Comment l’expliquer? Migros est l’idée géniale conçue par son fondateur, Gottlieb Duttweiler, alors que sévissait la crise. Elle a été mise en œuvre avec rigueur pendant près de quatre-vingt ans. Aujourd’hui, Migros est plus que jamais synonyme de produits de qualité à prix avantageux, d’accès facilité à la culture et à la formation, de fitness et de wellness, ainsi que de prestations d’avant-garde, s’agissant de préoccupations sociales ou de développement durable. Ce sont là les notions essentielles qu’évoque le nom Migros. Elles sont à la base de la confiance dont jouit l’entreprise et de son caractère unique. Pour que cette situation perdure, nous continuons à développer l’idée Migros et à veiller jalousement sur notre marque. Ainsi nous nous préoccupons particulièrement de la façon de communiquer ces messages et nous nous efforçons de clarifier la manière de décliner la marque Migros. Nous avons reformulé ces valeurs dans la nouvelle rédaction de nos lignes directrices. La phrase-clé y est ainsi formulée : « Migros est, par excellence, l’entreprise suisse qui s’engage avec enthousiasme pour la qualité de vie de ses clientes et de ses clients. » Ces lignes directrices constituent notre référence et doivent guider notre action. Celui qui s’engage pleinement en faveur de la qualité de vie de ses clients a peu de souci à se faire pour le futur. L’exercice écoulé compte précisément au nombre des années difficiles. Même si les marchés financiers ont connu une nette embellie vers la fin 2003, le baromètre de la consommation a stagné à un bas niveau record. Phénomène qui, selon l’Office fédéral de la statistique, s’est traduit par un léger recul du commerce de détail en Suisse. Malgré ce contexte défavorable, les entreprises très diversifiées de la communauté Migros ont bien tiré leur épingle du jeu, grâce à leur créativité et leur maîtrise des coûts. Dans le commerce de détail, Migros peut se réjouir d’avoir de nouveau gagné des parts de marché. Son industrie, pour sa part, a renforcé sa position sur le marché, tant en Suisse qu’à l’étranger. Au cours de l’exercice écoulé, malgré quelques indispensables restructurations, Migros s’est révélée être un employeur sûr et à l’avant-garde du progrès social. Si le nombre total des collaborateurs a diminué, en revanche, le degré d’occupation du personnel, converti en postes à plein temps, est resté stable. Les investissements n’ont pas subi l’influence de la situation économique. Axés en priorité sur la modernisation et l’expansion du réseau de magasins, l’amélioration de la logistique et des installations industrielles, ils se sont élevés à 1,3 milliard de francs. Ainsi ceux-ci ont permis


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d’attribuer des mandats à de nombreuses entreprises et d’assurer du travail à des milliers de personnes. Malheureusement, aujourd’hui comme hier, des projets prêts à être réalisés sont paralysés par des oppositions abusives de diverses associations. Migros se veut une entreprise dynamique. Après la réforme de ses structures, de nombreuses nouveautés ont été introduites en 2003 : Gouvernance d’entreprise Pour la première fois, le conseil d’administration FCM a travaillé en s’appuyant sur des commissions permanentes : audit, finance, ressources humaines et rémunération. Les expériences réalisées se sont révélées encourageantes. Ces comités restreints permettent d’étudier les dossiers plus à fond, de porter un regard indépendant sur les problèmes et de traiter les affaires avec plus d’efficacité. Lignes directrices Les nouvelles lignes directrices de Migros ont été mises en œuvre dans toutes les entreprises de la communauté. Les quelque 80 000 collaborateurs les ont accueillies positivement. Sur la base de ce document fondamental, nous avons redéfini également la politique sociale et environnementale de Migros. Son but vise le maintien de la qualité de la vie pour les générations futures. Retraite à la carte L’assouplissement de l’âge de l’entrée à la retraite s’inscrit également dans la perspective d’une meilleure qualité de la vie. Il est envisagé que les collaborateurs Migros aient la possibilité de prendre leur retraite entre 55 et 65 ans. Par ailleurs, l’âge normal de la retraite doit être relevé d’un an, soit à 63 ans, pour tenir compte de l’accroissement de l’espérance de vie de la population. Expansion L’objectif des 40 000 mètres carrés de surfaces de vente supplémentaires a été atteint pour 2003. Mais la mise en œuvre des plans d’expansion pour l’année en cours sera plus difficile en raison des recours déposés. Produits de marque Pour mieux satisfaire notre clientèle, nous avons complété avec succès les assortiments dans lesquels nos parts de marché étaient inférieures à la moyenne, cela en introduisant des produits de marque. Mais nous restons fidèles à notre politique de marques propres qui continueront à représenter 90 % de notre offre. Shopping on-line Le partenariat conclu entre LeShop.ch et migros-shop.ch nous a permis de créer des conditions optimales pour assurer un avenir au commerce on-line. Les premières expériences réalisées dépassent les attentes et montrent que les achats sur Internet se popularisent rapidement. Sceau de qualité Le développement des assortiments offrant une plus-value écologique et sociale – rassemblés depuis un an sous le label-faîtier « Engagement » – a été poursuivi avec détermination : les chiffres d’affaires réalisés avec ces produits sont une fois encore en hausse. Nous demeurons le leader du marché dans ce secteur.


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Venons-en aux chiffres du groupe pour l’exercice écoulé : Dans un contexte de légère contraction du commerce de détail en suisse, malgré l’amputation du chiffre d’affaires d’Hotelplan de 368 millions de francs en raison d’un nouveau mode de calcul et la fermeture des magasins ABM au sein du groupe Globus, le volume global des affaires du groupe Migros a atteint 20 milliards de francs en 2003. Le résultat d’exploitation de 484 millions de francs est nettement supérieur à celui de 2002. Quant au bénéfice du groupe, positivement influencé par les marchés financiers, il s’élève à 352 millions de francs, soit le double du chiffre de l’exercice précédent. Pour la distribution qui regroupe les dix coopératives régionales, le groupe Globus, Migrol et Ex Libris, Migros a réalisé en Suisse un chiffre d’affaires de 16,8 milliards de francs. Nouvelle croissance des parts de marché L’an dernier, Migros a réussi à augmenter de 0,2 % ses parts de marché. Or, la frilosité des consommateurs et la faiblesse de la conjoncture, surtout au premier semestre, ont entraîné, selon l’Office fédéral de la statistique, un recul du volume global des affaires du commerce de détail en Suisse de 0,4 %. Par ailleurs, comparativement au coût de la vie en Suisse de 0,6 %, la hausse des prix à Migros est inférieure, ne dépassant pas 0,2 %. Le nombre des points de vente a crû de onze unités, pour atteindre 592, et celui des supermarchés de cinq, ce qui porte leur total à 531. La restauration Migros englobe 217 établissements, soit quatre de plus qu’en 2002. Et pour les adeptes toujours plus nombreux du fitness et du sport, nous avons encore étendu l’offre en 2003 : aujourd’hui, Migros met à leur disposition 34 centres de loisirs. L’industrie renforce sa position en Suisse et à l’étranger. Avec un chiffre d’affaires net de 4 milliards de francs, les unités de production ont connu une croissance de leurs ventes de 4,5 % en 2003. Dont une augmentation massive de leurs exportations de 23 %, pour atteindre le chiffre de 213 millions de francs. De son côté, l’entreprise Scana, spécialisée dans la livraison de gros, s’apprête à développer ses activités également dans le réseau de Migros. Grands défis pour les autres entreprises du groupe Les autres sociétés du groupe actives dans le commerce de détail ont été confrontées à des défis divers au cours de l’exercice écoulé. Si Ex Libris a connu une nette croissance, le groupe Globus, en revanche, a subi une conjoncture généralement difficile pour les grands magasins. Les magasins Globus, Interio et Office World, ont connu un recul de 3,3 % et si l’on tient compte de la fermeture d’ABM et d’Office World en Allemagne, ainsi que de l’évolution insatisfaisante des nouvelles surfaces comme Oviesse, la chute du chiffre d’affaires atteint 10,4 % ou 186 millions de francs. Les mesures prises grèvent le résultat d’ensemble mais constituent une étape déterminante dans l’évolution positive du groupe Globus. L‘organisation internationale de voyages Hotelplan a pu maintenir son chiffre d‘affaires malgré des conditions extrêmement difficiles dues à la guerre en Irak, aux attentats terroristes et au sras.


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Le résultat de l‘entreprise de 13,5 millions CHF est cependant moins élevé qu‘en 2002 (20 millions CHF). A l’inverse, la Banque Migros a bouclé un exercice record à fin 2003. Le total du bilan a augmenté de 6 %, à 26,5 milliards de francs. Quant à son bénéfice brut, en hausse de 80 %, il atteint 321 millions de francs.

Perspectives Pour l’année en cours, nous avons inscrit au budget de toutes les entreprises importantes des chiffres d’affaires et des revenus à la hausse. Cela laisse présager un résultat opérationnel du Groupe en nette amélioration. Fidèle à stratégie, Migros continuera à renforcer sa position sur le marché en s’appuyant sur une politique de prix avantageux, de produits de qualité et d’expansion adéquate.

Merci! Si le groupe Migros a réussi à se développer de manière aussi positive dans un contexte économique difficile, elle le doit à tous ses collaborateurs, partenaires et clients. Qu’ils soient remerciés ici chaleureusement pour leur engagement exceptionnel et leur fidélité !

Claude Hauser, Président de l’administration

Anton Scherrer, Président de la direction générale


M I G R O S FAC T S

ÉVO LU T I O N D E S R É S ULTATS D U G RO U P E

Chiffre d’affaires du groupe (millions CHF) 20 000 15 000

 

 



1999

2000

2001

    ∗

 

10 000 5 000 0

2002

2002

2003

* 2002: valeur adaptée en raison d’une redéfinition du CA du groupe Hotelplan

Ebitda (millions CHF) 1 200 900

 

 

 

 

 

1999

2000

2001

2002

2003

600 300 0

Bénéfice du groupe (millions CHF) 600



450



300



150 0



 1999

2000

2001

2002

2003

17


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M I G R O S FAC T S

Charges de personnel (millions CHF) 4 000

 

 

 

 

 

Effectif du personnel (nombre de personne) 80 000

3 000

60 000

2 000

40 000

1 000

20 000

0

1999

2000

2001

2002

2003

0

 

 

 

 

 ∗

1999

2000

2001

2002

2003

∗ Nombre d'emplois à plein temps en moyenne annuelle: 2002: 61 252; 2003: 61 486

Pour-cent culturel (millions CHF) 120 90











1999

2000

2001

2002

2003

60 30 0

Free cash-flow (millions CHF)

Investissements (millions CHF) 200

1 200 900

 

 

 

 

 

100

600

0

300

-100

0

1999

2000

2001

2002

2003





 1999

2000

2001

2002

2003

– 

-200

– 


M I G R O S FAC T S

LA COMMUNAUTÉ MIGROS

10

C O O P É RATIVE S FÉDÉRÉES  :    sociétaires (+ , %)

A AR   sociétaires (+ , %)

B ÂLE

A SSEMBLÉE

DES DÉLÉGUÉS

Président 100 membres issus des dix comités coopératifs régionaux 10 membres issus des dix administrations régionales

  sociétaires (+ , %)

G ENÈVE   sociétaires (+ , %)

L UCERNE   sociétaires (+ , %)

N EUCHÂTEL -F RIBOURG

A DMINISTRATION ( CONSEIL

D ’ ADMINISTRATION )

Président – Président de la direction générale (jusqu’au 30.6.04 également quatre des membres actuels de la DG) – 1 représentant respectif des coopératives fédérées – 2 représentants du personnel (3 jusqu’au 30.6.04) – 7 à 9 membres externes (avec dispositions transitoires jusqu’au 30.6.04) Commissions : Commerce de détail Migros, Politique du personnel, Ressources humaines et rémunération, Finances, Audit

  sociétaires (+ , %)

S UISSE ORIENTALE   sociétaires (+ , %)

D IRECTION

GÉNÉRALE

Président de la direction générale Etats-majors

T ESSIN   sociétaires (– , %)

D ÉPARTEMENT

I

RH, Affaires culturelles et sociales, Loisirs

D ÉPARTEMENT

II

Marketing

D ÉPARTEMENT

III

Logistique et Informatique

D ÉPARTEMENT

IV

Industrie

D ÉPARTEMENT

V

Finances

V ALAIS   sociétaires (+ , %)

V AUD   sociétaires (+ , %)

Z URICH   sociétaires (+ , %)

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M I G R O S FAC T S

ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS D URÉE

DU MANDAT

2000–2004 ( ÉTAT

AU

1.1.2004)

BUREAU DE L’ASSEMBLÉE DES DÉLÉGUÉS

Président : Kurt Pfister – vice-président : Joël Buchard, Migros Valais – autres membres : Inge Baer-Voemel, Migros Lucerne – Conchita Büchi-Jucker, Migros Aar – Lucas Gerig-Frey, Migros Bâle L’assemblée des délégués de la FCM a siégé trois fois cette année. Outre les affaires statutaires, les thèmes ont porté sur les premières expériences relatives à la restructuration des organes FCM et au renforcement de la Corporate Governance. Elle a également élu dans l’administration FCM trois nouveaux membres indépendants de la Communauté Migros et décidé de l’élection d’une commission des statuts qui devait se charger de la révision totale des statuts.

AAR

Agner-Heller, Katharina Brogli, Werner Brönnimann, Martin Büchi-Jucker, Conchita Godet-Graf, Barbara Hausmann, Ernesto Hauswirth, Peter Kaiser, Hans-Martin Klöti, Urs Lehmann, Jean-Luc Meier-Bruhin, Ruth Nold-Meier, Ursula Santini, Roland Studer-Bussmann, Lydia Studer-Rohrer, Beatrice Thomi-Keller, Eva BÂLE

Brunner-Ritter, Rosmarie Gerig-Frey, Lucas Kuhn, Herbert Marr-Schelker, Beatrice Niederberger, Eduard Torri-Fröhlich, Christine Vergeat, Dagmar Werder, Hans Zuber, Christian GENÈVE

Anthonioz, Bernard Buchser-Theler, Agnès Graisier-Stoeckli, Monique Lamonato, Jean-Charles Lawrence, Graham Tinguely-Oderbolz, Monique Urfer, Jean-David Vuillod-Burger, Jacqueline Widmer-Wirth, Johanna

LUCERNE

Amstutz, Gotthard Baer-Voemel, Inge Bless-Betschart, Marianne Christen-Schuler, Marie Duss, Roland Gerhard-Frieden, Ruth Kumschick-Wanner, Andrea Laubscher-Schrämmli, Margrit Pfammatter, Matthias NEUCHÂTEL-FRIBOURG

Berset-Oberson, Monique Bürgisser, Nicola (dès le 2.4.03) Duport, Jean-Luc Frund, Pierre Maneff, Dorothée Monnier-Gonseth, Chantal Semeraro-Pertino, Tiziana Virdis Yerly, Dominique SUISSE ORIENTALE

Bont, Hans-Ruedi Burkhart, Hanspeter Cajochen-Forst, Josef Gfeller, Erwin Grüninger, Roland Hindermann, Martin Honegger, Ulrich Menet-Fochi, Maddalena Mörtl-Luff, Cindy Mühlethaler-Meyer, Yolanda Schürmann-Leopold, Romana Vögeli-Baldamus, Claudia Wegmüller, Hanspeter TESSIN

Cadenazzi-Rosa, Margherita Cassina, Giuseppe Ceschi, Aldo

Dürler-Mazzola, Elena Herold-Palazzolo, Margherita Pucci, Fabrizio Zingg-Scascighini, Pia VALAIS

Bianco-Zambaz, Mirella Buchard, Joël Ceccarelli-Pitteloud, Marie-Andrée Guntern-Jäggi, Erika Mooser-Imesch, Trudy Morand, Pascal Ruffiner, André VAUD

Angéloz-Niedermann, Doris Chappuis-Briaux, Valérie Duvoisin-Miéville, Rose-Marie Gremaud, Philippe Marendaz, Bernard Pittet, Bernard Plumey, Jean-Pierre Reymond-Candaux, Paulette Widmer, Jean-Pierre ZURICH

Bitterli, Kurt Bramaz-Buol, Regina Brunner-Blaser, Maja Büchel, Tony Donau-Elsener, Loredana Grant-Oetiker, Charlotte Ott, Eva Peyer, Eugenie Schönbächler-Baruffol, Elisabeth Sieber-Lüscher, Martina Steiner-Süess, Birgit Vieli-Hardegger, Luzia Wihler, Alfred


M I G R O S FAC T S

ADMINISTRATION FCM D URÉE

DE MANDAT

1.7.2000 – 30.6.2004

PRÉSIDENT DE L’ADMINISTRATION

Claude Hauser MEMBRES DE LA DIRECTION GÉNÉRALE

Anton Scherrer, Président Jörg Zulauf, Département Finances, vice-président Gisèle Girgis, Département Ressources humaines, Affaires culturelles et sociales, Loisirs Jakob Knüsel , Département Industrie Armin Meier, Département Logistique et Informatique

REPRÉSENTANTS DES COOPÉRATIVES FÉDÉRÉES

A AR : Herbert Bolliger B ÂLE : Werner Krättli G ENÈVE : Guy Vibourel L UCERNE : Ernst Weber N EUCHÂTEL -F RIB OURG : Elie Amsellem S UISSE ORIENTALE : Christian Biland T ESSIN : Ulrich K. Hochstrasser V AUD : Philippe Bürki V ALAIS : Gérald Kummer Z URICH : Peter Birrer (vice-président)

COLLABORATEURS

Hans-Peter Guilbert Harold Sacher Gisela Schmucki AUTRES MEMBRES

Doris Aebi (à partir du 1.2.03) Rolf Frieden Jacqueline Guggenbühl-Hertner Andres Gut (vice-président) Josef Leu Max Meyer Salomé Paravicini Emil Rebmann Thomas Rudolph (à partir du 1.2.03) Heinz Winzeler (à partir du 1.2.03)

DIRECTION GÉNÉRALE FCM E TAT

AU

1.1.2004

P RÉSIDENT Anton Scherrer V ICE - PRÉSIDENT Jörg Zulauf, Département Finances

Gisèle Girgis, Ressources humaines, Affaires culturelles et sociales, Loisirs Armin Meier, Département Logistique et Informatique

Urs Riedener, Département Marketing Jakob Knüsel , Département Industrie

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M I G R O S FAC T S

DIRECTION FCM E TAT

AU

1.1.2004

R E T O B AT TA G L I A SQTS FREDI BEUTLER Personnel FCM J Ö R G B RU N Marketing Food B E AT B Ü H L E R Micasa MARCEL BÜHLMANN UCS Epicerie J E A N -C L AU D E D ’H O N D T Secrétaire général PETER DIETHELM UCS Produits laitiers, œufs ARMIN FEHR M-Service MONICA GLISENTI Corporate Communications et Sponsoring HEDY GRABER Culture et affaires sociales FRITZ HÄHNI Immeubles HANS HEINZELMANN UCS Viande, poisson, volaille

J O H N F. L E U E N B E R G E R Ressources humaines G I AC O M O L U R AT I Logistique/Transport URS MAIER Do it + Garden PETER MÄRKI UCS Fruits et légumes, fleurs E R N S T M A RT I UCS Articles d’usage courant HANSPETER MEIER sportXX BERND MESSERER Controlling Communauté Migros RENÉ MEYER Logistique/Installations techniques B E AT M Ü H L E M A N N Publicité R O B E RT M Ü L L E R Devises, espèces, trafic de paiements W O L F G A N G P FA F F E N E D E R Révision interne et sécurité WILLI ROSSI Systèmes Marketing

ADRIAN RYSER Treasury/Finances FCM M A RT I N S C H L Ä P F E R Politique économique MARIE-LOUISE SCHMID Services Marketing THOMAS SCHMUTZ Coordination des Ecoles-clubs R U D O L F S C H WA R Z Informatique ALEX SIEBER UCS Hygiène, cosmétique, selfcare MICHAEL SPIESS Marketing Non-Food PIERRE-ANDRÉ STEIM Développement d’entreprise R E T O W A I DAC H E R Service juridique ROGER WEBER Contrôle de gestion FCM FELIX WEISS Contrôle de gestion Communauté Migros

ORGANE DE CONTRÔLE FCM P ÉRIODE

DE MANDAT

1.7.2002 – 30.6.2004

MEMBRES

PricewaterhouseCoopers SA – Niccolò Lucchini, Lugano – Walter Matzinger, Wetzikon ZH SUPPLÉANTS

Christian Meier, Toffen BE – Kurt Ott, Räterschen ZH

RÉVISEUR DES COMPTES CONSOLIDÉS P ÉRIODE

DE MANDAT

1.7.2002 – 30.6.2004

PricewaterhouseCoopers AG


M I G R O S FAC T S

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GOUVERNANCE D’ENTREPRISE

L’administration s’allège Le travail en commissions : une expérience enrichissante A la FCM, une distinction claire est opérée entre la direction, en charge de la conduite opérationnelle de l’entreprise, et l’administration, responsable de la stratégie et du contrôle. A compter du 2 juin 2004, la direction générale sera représentée au sein de l’administration uniquement par son président. De la sorte, les conditions d’une plus grande transparence et d’un meilleur équilibre entre les fonctions de direction et de contrôle sont réunies, tout en sauvegardant la capacité de décision et l’efficacité au plus haut niveau de l’entreprise. La conduite opérationnelle de la Fédération des coopératives Migros (FCM) et de ses filiales est l’affaire de la direction générale placée sous l’autorité de son président. Ce dernier émet des directives à l’intention des membres de la direction générale, dont les compétences sont clairement définies. Chacun d’eux est responsable de son département. A l’échelon de l’administration, le travail est accompli dans le cadre de commissions. Ces dernières ont pour mission principale d’analyser les dossiers de manière à la fois indépendante et approfondie, et d’assumer la fonction de contrôle de l’administration. Chaque commission est dotée d’un cahier des charges qui en fixe les tâches et compétences. Les commissions se réunissent régulièrement pour discuter des objets dont la liste est arrêtée par leurs présidents respectifs. Leurs membres reçoivent avant les séances les documents leur permettant de se préparer de manière adéquate. Les commissions permanentes de l’administration sont : « Audit », « Finances », « Commerce de détail Migros », « Politique du personnel », « Ressources humaines et rémunérations ». Audit L’administration s’est assurée à l’avance que tous les membres de la commission d’audit jouissent de l’expérience et des compétences nécessaires pour l’accomplissement de leur mission. Les trois membres extérieurs de l’administration se sont réunis quatre fois en 2003. La commission a abordé avec les réviseurs indépendants tous les grands aspects des comptes et des résultats de la révision, en particulier les comptes de groupe et les comptes annuels de la FCM. Ils se sont également assurés avec les réviseurs extérieurs et internes et le contrôle de gestion du groupe que les comptes avaient été convenablement préparés et donnaient une image fidèle de la situation. Sur la base de cette appréciation et de ces discussions avec la direction et les réviseurs indépendants, la commission a recommandé à l’administration de la FCM d’approuver les comptes


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M I G R O S FAC T S

annuels révisés figurant dans le rapport d’activité de la communauté Migros relatif à l’exercice clos au 31 décembre 2003. L’administration a suivi cette recommandation.

Finances La commission s’occupe de l’affectation des ressources disponibles, compte tenu des stratégies, des plans et des objectifs de la communauté Migros. Elle examine en particulier les projets d’achat ou de cession d’affaires ou d’activités, ainsi que les gros investissements ou désinvestissements de la FCM, voire de ses filiales dans la mesure où elles relèvent de la responsabilité de l’administration. En 2003, elle s’est en outre penchée sur la réorganisation de Globus et d’Hotelplan ainsi que sur le plan financier. Ses trois membres se sont réunis à trois reprises en 2003. Commerce de détail Migros La commission prépare des stratégies qu’elle propose à l’administration, ainsi que des décisions sur des concepts, des directives et des plans opérationnels touchant au commerce de détail. Elle a les missions et compétences suivantes : – préparer des stratégies à soumettre à l’administration dans tous les domaines du commerce de détail et de marchandises sous l’enseigne Migros ; – définir des plans d’action, des priorités et des activités à caractère impératif en vue de la mise en œuvre des plans et des budgets ; – surveiller et contrôler les plans et les budgets approuvés ; – décider des mesures à prendre en cas d’écart par rapport aux plans et aux budgets approuvés. Les seize membres de la commission (les six membres de la direction générale de la FCM et les dix directeurs des coopératives régionales) se sont réunis sept fois en 2003 pour aborder 65 questions. Politique du personnel La commission prépare et propose les grandes lignes d’une politique du personnel à long terme, à caractère social, pour la communauté Migros. Au cours de l’année écoulée, elle a en particulier discuté et adopté les principes qui servent de base à la révision du règlement de la Caisse de pensions Migros (CPM). Elle s’est prononcée sur les propositions d’un groupe de projet. L’administration a approuvé le 18 septembre les dispositions générales. Les quatre membres de la commission se sont réunis plusieurs fois en 2003.


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25

Ressources humaines et rémunération Cette commission a pour mission de pourvoir convenablement les sièges à l’administration (y compris la fonction de président de la direction générale) et de fixer les rémunérations correspondantes. Elle assiste également l’administration dans la sélection des membres de la direction générale, des conseils d’administration des filiales de la FCM et des conseils de fondation de la communauté Migros, ainsi que dans la fixation des rémunérations correspondantes. Durant l’année précédente, elle s’est penchée notamment sur l’extension et les honoraires du conseil d’administration des sociétés affiliées, sur la nouvelle composition de l’administration de la FCM et sur l’indemnisation des membres de la direction générale FCM. Ses cinq membres ont tenu six réunions en 2003. COMMISSION AUDIT NOMBRE DE MEMBRES PRÉSIDENCE

COMPOSITION MEMBRE

COMMISSION FINANCES

COMMISSION COMMERCE DE DÉTAIL MIGROS

COMMISSION POLITIQUE DU PERSONNEL

–

–



–

–

MEMBRE EXTERNE

MEMBRE INTERNE OU

PRÉSIDENT

INTERNE OU

PRÉSIDENT CONSEIL

E. Rebmann

MEMBRE EXTERNE

DIRECTION GÉNÉRALE

EXTERNE

D ’ A D M I N I S T R AT I O N

M. Meyer

A. Scherrer

E. Weber

MEMBRE EXTERNE

MEMBRE EXTERNE

J. Guggenbühl J. Leu

(LA

10

1

DIRECTEURS

MOITIÉ MINIMUM)

D E C O O P E R AT I V E

Th. Rudolph H. Winzeler

MEMBRES

5

DIRECTEUR

C. Hauser 1

D E C O O P É R AT I V E

(E. Weber) 1

DIRECTION GÉNÉRALE

DIRECTEUR

2

MEMBRE EXTERNE

(MINIMUM)

D. Aebi

VICE-PRÉSIDENT

D E S C O L L A B O R AT E U R S

CONSEIL D’AD.

H. Sacher

P. Birrer, A. Gut

1

S I È G E AV E C V O I X C O N S U L T AT I V E

COMMISSION RESSOURCES HUMAINES E T R É M U N É R AT I O N

MEMBRE EXTERNE

PRÉSIDENT

S. Paravicini

DIRECTION GÉNÉRALE

MEMBRE DG (FINANCES)

MEMBRE DG (FINANCES)

MEMBRE DG (HR)

J. Zulauf

J. Zulauf

G. Girgis

A. Scherrer

Rémunérations Salaires de la direction générale Les six membres de la direction générale de la FCM (inclus le président) ont reçu au total 3,4 millions CHF en 2003 (contre 2,7 millions CHF pour cinq membres en 2002, inclus le président). Les membres de la direction supérieure de la FCM n’ont pas touché de primes ni autres indemnités. Honoraires des membres de l’administration Sur les 29 membres de l’administration de la FCM, le président et les dix membres extérieurs ont touché au total 855 000 francs en 2003 (y compris les jetons de présence aux commissions).


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M I G R O S FAC T S

Organes de révision Durée du mandat de l’organe et du réviseur en chef PricewaterhouseCoopers (PwC) est l’organe de contrôle de la Fédération des coopératives Migros depuis 1984, et celui de la communauté Migros depuis 1996. Le réviseur en chef est chargé de la révision depuis 1999. Mitreva est l’organe de contrôle des coopératives fédérées ainsi que de certaines sociétés du groupe. Rémunération de la vérification et autres honoraires PwC et Mitreva ont facturé les sommes suivantes pour le contrôle des comptes annuels et d’autres prestations (évaluations d’entreprises, conseils fiscaux et contrôles préalables) :

CONTRÔLES EN MILLIERS DE FRANCS

2003

AUTRES PRESTATIONS

2002

2003

2002

   

 

 

P WC

Fédération des coopératives Migros, groupe Globus, Banque Migros et comptes de groupe   de la communauté Migros M I T R E VA Autres sociétés du groupe  


M I G R O S FAC T S

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CHIFFRES D’AFFAIRES

Produits nets des livraisons et prestations par secteurs en 2003 , % , % , % , % , % , % , % , %

CHIFFRE D’AFFAIRES GLOBAL DU GROUPE MIGROS MILLIONS CHF

Commerce de détail Commerce de gros Restauration/hôtels Loisirs/fitness Formation/culture Voyages Huiles de chauffage et carburants Produits des biens immobiliers/ Autres

Coopératives Suisse Globus Suisse Migrol Ex Libris C A D E D É TA I L S U I S S E Coopératives étranger Globus étranger C A D E D É TA I L É T R A N G E R Industrie Entreprises de services et autres entreprises FCM Autres produits d’exploitation Chiffre d’affaires interne Migros CA DU GROUPE

Produits nets des livraisons et prestations selon les marchés géographiques (millions CHF)  (+)   (+)

20 000 15 000

  (+)

    

2003

2002

             

             

     –    

       –     ⁄

10 000

Répartition des CA bruts par unités ou par secteurs. Ce graphique illustre la concordance existant entre les CA bruts et les chiffres d’affaires nets. Pour le calcul du chiffre d’affaires du groupe, les CA internes à Migros ont été éliminés.

5 000

 2002 : valeur adaptée en raison d’une redéfinition du CA du groupe Hotelplan 2003

0 Exportations

 2002 : valeur adaptée en raison d’une redéfinition du CA du groupe Migros

2002 Etranger

Suisse

Chiffre d’affaires global des coopératives Migros en Suisse et à l’étranger (millions CHF)

Chiffre d’affaires global du groupe Globus en Suisse et à l’étranger (millions CHF)

Chiffre d’affaires du groupe

Total 14 440

Total 1 701

Total 20 013

 (+) 14 000 10 500

  (+)



1 800

 

900

3 500

450 2003

0

2002

Etranger

Suisse

20 000 15 000

1 350

7 000

0

 (– )



(millions CHF)

  (– )

 

 (– )



  (+)

 

2003

2002

10 000 5 000

2003

2002

0

Autres produits d’exploitation Produits nets des livraisons et prestations


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M I G R O S FAC T S

I N V E ST I S S E M E N TS

Pour des lendemains qui chantent Migros investit dans l’avenir. Migros est l’un des plus gros investisseurs de Suisse, avec un volume dépassant le milliard de francs en 2003. Il s’agit pour Migros de préparer l’avenir, selon les axes stratégiques définis pour chaque secteur, afin de se développer et de croître sainement. L’effort d’investissement sera maintenu à ce haut niveau dans les années qui viennent ; comme il concerne la Suisse, il garantit en outre des milliers d’emplois dans nos frontières. INVESTISSEMENTS PAR SECTEUR MILLIONS CHF

Coopératives Logistique FCM Industrie Groupe Globus Autres entreprises Migros T O TA L

2003

2002

       

       

Les coopératives ont ouvert onze nouveaux points de vente en 2003, elles ont remplacé sept bâtiments et procédé à 13 transformations de grande ampleur avec agrandissement. Il faut en particulier signaler l’ouverture du centre MMM/OBI d’Aigle (12 000 m 2 de surface de vente et 78 millions CHF d’investissement), ainsi que du MParc de Sursee à l’architecture ambitieuse (8500 m2 de surface de vente pour un investissement de 65 millions CHF). Tous deux renforceront sensiblement le réseau de vente des régions concernées. La majeure partie des investissements au sein de la FCM alimente l’augmentation de la participation de la Banque Migros. Pour ce qui est de l’industrie Migros, Micarna a inauguré au mois de septembre son nouvel abattoir de Courtepin, après quatre ans environ d’études et de travaux. Cet investissement de 55 millions CHF dote l’entreprise de l’un des abattoirs les plus modernes et, en fait, l’une des unités les plus performantes d’Europe. Ainsi, Migros se déclare en faveur de l’agriculture et des sites de production en Suisse

Hotelplan a terminé en 2003 le transfert de son siège, qui a représenté un projet de 30 millions CHF environ. Le niveau des investissements restera élevé au sein du groupe Migros dans les années qui viennent. Les ressources seront concentrées sur l’expansion et la revitalisation des surfaces existantes. Dans l’industrie, l’accent sera mis sur chaque secteur de production ayant de l’avenir également sur les march és liberalisés ainsi que sur les gains d’efficience. Les coopératives ne relâcheront pas non plus leur effort cette année, même si l’expansion des surfaces de vente se ralentira quelque peu en 2005, notamment en raison des recours toujours en suspens. Parmi les grands projets figurent les MM de Köniz (Migros Aar) et du centre Seedamm de Pfäffikon SZ (Migros Zurich). Il faut aussi mentionner les investissements consacrés aux installations de loisirs, avec l’ouverture intégrale du terrain de golf de Münchenbuchsee, sur le territoire de Migros Aar, et celle du centre fitness Puls 5 de Zurich. La chocolaterie traditionnelle Frey de Buchs consacrera d’ici la fin 2005 quelque 45 millions CHF à l’extension de ses capacités de production et à la poursuite de l’optimisation de la fabrication. Ainsi sera-t-elle sûre de pouvoir répondre à moyen terme aux exigences croissantes du marché. A Elsa (Estavayer Lait SA), 19 millions CHF permettront d’optimiser la logistique interne ; outre des transporteurs ultramodernes, un nouvel entrepôt grande hauteur sera mis en service à la station de fabrication de produits laitiers en 2005. Midor, où s’élaborent les glaces et biscuits de Migros, inaugurera en 2004 un entrepôt grande hauteur souterrain à produits intermédiaires. Cet investissement réduira les mouvements d’arrivée et de sortie et permettra de mieux utiliser les surfaces du périmètre de production et de fabrication. La construction absorbera dans les 16 millions CHF. Le groupe Globus affectera d’importantes ressources dans les années qui viennent au renouvellement de ses points de vente, dans le but de garantir son avenir en s’adaptant aux nouveaux besoins de la clientèle.


M I G R O S FAC T S

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RÉSEAU DE DISTRIBUTION MIGROS 2003 Modification du réseau de vente national (sans sous-totaux)

NOMBRE DE SITES

2003

NOMBRE DE SITES

2002

S U R FA C E S D E V E N T E ( M 2)

2003

S U R FA C E S D E V E N T E ( M 2)

2002

SITES DE DISTRIBUTION MIGROS

Sites Migros (sans centres auto)

M MM MMM T O TA L

MParcs/Marchés spécialisés/Obi Magasins spéciaux (bazar, etc.) T O TA L

Restaurants autonomes T O TA L S I T E S

        

        

                  

                  

          

          

                    –

                    –

   

   

  – – –

  – – –





 

 

   

   

– – –

– – –  

    

    

– C A N AU X D E D I S T R I B U T I O N M I G R O S

Supermarchés

M, MM et MMM Autres supermarchés 1

Marchés spécialisés

Do it + Garden Micasa sportXX Obi/Jardinage

Gastronomie Migros

M-Restaurants autonomes M-Restaurants intégrés Autres restaurants

T O TA L P O I N T S D E V E N T E M I G R O S

T O TA L M A R C H É S S P É C I A L I S É S

– C O O P É R AT I V E S E T D I V E R S

Détaillants avec produits Migros Avec Centres auto/stations-services Migros Camions-magasins – C O M M E R C E D E D É TA I L D E S E N T R E P R I S E S A F F I L I É E S

Ex Libris (Suisse uniquement) Migrol Total stations-services Centres Service auto Migrol/Service Migrol Stations-services (automatiques) Shops Migrol – S I T E S D E L O I S I R S E T F O N D AT I O N S

Centres de sport et de loisirs Migros Centres de fitness des Ecoles-clubs Migros Golfs T O TA L L O I S I R S

Fondations Parcs «Pré Vert» 1 Intégrés aux MParcs/marchés spécialisés et magasins spéciaux


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M I G R O S FAC T S

NOMBRE DE SITES

Modifications du réseau de vente à l’étranger

2003

NOMBRE DE SITES

2002

S U R FA C E S D E V E N T E ( M 2)

2003

S U R FA C E S D E V E N T E ( M 2)

2002

S U R F A C E S D E V E N T E À L’ É T R A N G E R

France (Migros France)

MMM Thoiry MMM Etrembières

T O TA L F R A N C E

Allemagne (CM Bâle)

MM Lörrach MM Bad Säckingen MM Fribourg-en-Br.

T O TA L A L L E M A G N E

      

      

             

             

   –  –        –    

     –            

      –   –              –        

                                 

Réseau de distribution Globus Sites de distribution Grands magasins Globus Globus Hommes Transformation ABM ABM Oviesse Nannini Globest Groupe Interio Interio CH Interio D Interio F Groupe Office World Office World Office World Office World Office World Globe Mulhouse GROUPE GLOBUS

CH D F UK


M I G R O S FAC T S

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PANORAMA DU COMMERCE DE DÉTAIL DE MIGROS Migros a fait face à la crise générale Le chiffre d’affaires global du commerce de détail en Suisse en 2003 s’est encore contracté comme en 2002 : la clientèle a dépensé nominalement 0,4 % de moins que l’année précédente. Il est réjouissant de constater que Migros s’oppose à cette tendance négative : la croissance du chiffre d’affaires des dix coopératives fédérées, en tenant compte des corrections de surfaces, a atteint en 2003 1,7 %, soit 238 millions CHF. Pour la première fois, le chiffre d’affaires des produits alimentaires et du Near-Food a dépassé la barre des 10 milliards CHF. Il faut y ajouter les 14 millions générés par les ventes de Migros à l’étranger. Migros a donc pu augmenter sa part de marché de quelque 0,2 %. La surface de vente totale s’est agrandie de 38 800 m2 en 2003. Ce bon résultat montre que la politique de prix claire de Migros est payante, justement en période de difficultés économiques. Les clientes et les clients, par leur fidélité, ont une nouvelle fois confirmé leur profonde identification avec la stratégie de Migros d’offrir des produits de qualité à prix avantageux. Migros répercute systématiquement à sa clientèle, sous forme de réductions de prix, les économies réalisées, tenant compte ainsi du renforcement de la sensibilité aux prix. Cette politique couronnée de succès se poursuivra en 2004. Dans ce contexte, 33 nouveaux articles M-Budget ont été ajoutés à l’assortiment en janvier 2004. Le renchérissement des produits alimentaires s’est élevé à 0,8 % en 2003 ; il a en revanche été à nouveau négatif (–2,2 %) pour l’assortiment Non-Food. Calculé en moyenne sur la totalité de l’assortiment, le renchérissement Migros a été seulement de 0,2 %. L’année 2003 a marqué la conversion réussie de l’assortiment d’épicerie sèche à la gestion centralisée des marchandises. Tous les magasins des 10 coopératives fédérées sont désormais livrés depuis le centre de distribution de Suhr. Ce système permet d’améliorer la présentation des produits, d’accélérer et de compléter le réapprovisionnement et d’offrir des innovations en plus grand nombre. Ces améliorations ont eu pour résultat la hausse sensible du chiffre d’affaires des assortiments concernés au cours du second semestre. Ce processus n’est cependant pas terminé : en 2004, tous les assortiments Non-Food et Near-Food seront également convertis à la gestion centralisée. Cette dernière relève la qualité des prestations de la FCM aux coopératives fédérées et apporte des réponses plus pertinentes aux attentes de la clientèle dans ces domaines. A part ces aspects logistiques, Migros a encore accru en 2003 sa prestation globale entièrement au profit des consommateurs : de meilleures conditions d’achat lui ont permis d’abaisser les prix des produits laitiers. L’avantage de prix de 7 % par rapport à la concurrence principale s’est ainsi renforcé. En mars, notons le lancement d’une ligne de plats entièrement végétariens dans certains restaurants Migros, que l’Association Suisse pour le Végétarisme (ASV) a certifiés en leur accordant le label européen du végétarisme.


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M I G R O S FAC T S

Le mois d’avril s’est caractérisé par l’introduction du label-ombrelle écologique, social et éthique Engagement. Ce symbole coiffe de manière évidente dix labels de confiance, en préservant toutefois leur identité propre. De cette manière, Migros tient compte du besoin de la clientèle d’une clarté et d’une orientation accrues pour le choix des produits, tout en attestant concrètement son engagement étendu en faveur des hommes, des animaux et de la nature. Migros s’engage plus loin encore pour de meilleures conditions de travail en production. Nous avons conclu avec tous nos fournisseurs Non-Food dans le monde entier un contrat qui règle notamment les salaires minimaux, s’oppose à la discrimination de toute nature, interdit le travail des enfants, favorise et promeut le droit à la liberté d’association. Le respect de ce «code de conduite» est une condition sine qua non pour continuer d’approvisionner Migros. Les sociétés internationalement reconnues Eco-Tex et IST le surveillent en permanence, enregistrent les situations réelles, les analysent et préconisent des mesures d’amélioration. Durant mai et juin, des articles de marque supplémentaires ont enrichi l’assortiment Migros : San Pellegrino, Contrex, aliments infantiles Nestlé, Red Bull, Elmex et Meridol, gammes de pralinés, Nutella et chocolats pour enfants Ferrero, ainsi que produits de soin capillaire L’Oréal/Garnier. Bien que l’année 2004 verra d’autres marques réputées – Knorr, Nivea et Gillette – prendre place dans les linéaires Migros, nous voulons conserver notre avantage de prestations surtout avec nos propres marques fortes. Ces dernières continueront de représenter plus de 90 % de l’offre courante. En septembre, Migros a présenté son nouveau programme de marketing pour les enfants. Depuis, les « Lilibiggs » – Hugo, Nina et le chien Tobi – animent un programme varié pour les enfants, aussi bien par des assortiments adaptés que par une infrastructure spécifique des magasins. Les maîtres-mots de ce programme sont: alimentation équilibrée, santé, plaisir gustatif, qualité et sécurité des produits. La joie enfantine y trouve son compte avec des dessins d’emballage cools, des menus délectables, des espaces ludiques intelligemment conçus ainsi que des articles divertissants dans la propre presse et les magazines pour enfants. Pour fêter dignement Noël, Migros avait préparé une nouveauté écologique. En effet, elle a été le premier et seul grand distributeur à vendre des sapins de Noël certifiés FSC issus de forêts suisses. Une fois de plus, Migros concrétisait le fait qu’elle s’engage en faveur des produits suisses proches de la nature, des courtes distances de transport ainsi que pour la protection des forêts nationales. Grâce au numéro de traçabilité de leur sapin, les clientes et clients avaient la possibilité de découvrir sur le site www.migros.ch la parcelle de forêt où avait poussé leur arbre. Les marchés spécialisés de la construction Obi et les centres de jardinage ont participé, eux aussi, à cette croissance en 2003. Les quatre centres ont, pour la première fois, dépassé le chiffre d’affaires de 100 millions CHF. Les magasins sportXX ont témoigné d’un bel entrain : l’année dernière, leur réseau de vente s’est agrandi de 13 à 30 magasins. Enfin, la coopération des deux supermarchés Internet migros-shop.ch et LeShop.ch a généré depuis janvier 2004, dès la première semaine, un chiffre d’affaires supérieur à 700 000 CHF. La clientèle sait que Migros est toujours à son écoute: plus de 70 000 contacts de clients ont été noués sur sa plate-forme d’information M-Infoline en 2003.


M I G R O S FAC T S

33

PA RTS D E M A RC H É

Migros continue d’accroître sa part de marché Elle a également devancé ses concurrents en 2003. En incluant Globus et Ex Libris, Migros a participé en 2003 pour 15,2 milliards CHF au chiffre d’affaires total du marché suisse de 83,1 milliards CHF. Ce dernier s’est accru nominalement de 2,4 milliards CHF depuis 1999, dont 900 millions CHF attribuables à Migros. Durant cette même période, la part de marché de Migros est passée de 17,7 à 18,3 %. En 2003, le marché suisse total s’est contracté de 0,1 milliard CHF par rapport à l’année précédente. Malgré la restructuration de Globus, Migros a pu maintenir ses parts de marché. Sans Globus, la part de marché de Migros a progressé de 0,2 %.

Parts de marché Migros (avec Globus)

CA Migros en milliards CHF 15 11,25

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

MAR CH É SU ISSE EN VO LUME N OU VEAU ( SOU RCE : BAK KONJ UNKTU RFORS CHUNG BA SEL AG) MILLIARDS CHF

1 999

2 000

2 001

2 002

2003

Total∗ Food Non-Food∗

, , ,

, , ,

, , ,

, , ,

, , ,

∗ Sans véhicules à moteur, carburants et huiles de chauffage 7,5

, %

, %

, %

, %

, %

3,75 0

C A MIGR OS PO U R LE CALC U L DES P ARTS D E MAR CHÉ ∗ 1999

2000

2001

2002

2003

Parts de marché Migros (sans Globus)

CA Migros en milliards CHF 14 10,5 7

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

, %

199 9

200 0

2 001

2 002

2003

Total∗ Food Non-Food∗

, , ,

, , ,

, , ,

, , ,

, , ,

∗ Le chiffre d’affaires Migros 1999 à 2003 inclut le CA des coopératives (sans les livraisons directes/en gros, les détaillants avec produits Migros, les centres auto/stations-services et les installations de loisirs) et le CA de Globus et d’Ex Libris.

CA MIGROS SANS GLOBUS POUR LE CALCUL DES PARTS DE MARCHÉ ∗

, %

, %

, %

, %

, %

3,5 0

MILLIARDS CHF

1999

2000

Food

2001

2002

Non-Food

2003

MILLIARDS CHF

1999

2000

2001

2002

2003

Total∗ Food Non-Food∗

, , ,

, , ,

, , ,

, , ,

, , ,

∗ Le chiffre d’affaires Migros 1999 à 2003 inclut le CA des coopératives (sans les livraisons directes/en gros, les détaillants avec produits Migros, les centres auto/stations-services et les installations de loisirs) ainsi que le CA d’Ex Libris.


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M I G R O S FAC T S

M - C U M U LU S

CUMULUS COMME SUR UN NUAGE

Ils sont des millions à détenir la bonne carte d’atout M-Cumulus, c’est le programme de bonus de Migros qui récompense la fidélité de ses clientes et clients. Introduit en 1997, le programme de points Cumulus est devenu un pilier de la culture suisse des achats. Après les premiers envois d’encarts basés sur les données individuelles d’achat en 2002, la consolidation de cette activité s’est poursuivie en 2003. Actuellement, la banque de données Cumulus compte 2 100 000 détenteurs, et 1 950 000 personnes ont utilisé leur carte au cours des quatre dernières semaines. La part du chiffre d’affaires des ventes au détail enregistrée par la carte Cumulus atteint un remarquable 72 %.

La protection des données reste un sujet de première importance. Le contrôle annuel par une organisation indépendante du respect des exigences légales et propres à Migros sur la protection des données et la sécurité de l’information se conclut à nouveau par un satisfecit. La carte porte toujours le sceau de qualité pour la protection des données «GoodPriv@cy». Depuis novembre 2003, les détenteurs de la «Migrol Private Card» peuvent aussi profiter des points Cumulus. Le partenariat avec la Banque Migros continue de se développer positivement: les détenteurs d’une carte de crédit de la Banque Migros peuvent ainsi collectionner des points dans le monde entier. Celui qui paie ses achats à Migros avec cette carte dispose ainsi d’un double atout dans sa manche.

M -I N FO L I N E

INFORMATIONS DE PREMIÈRE MAIN

Un pont vers la clientèle Cette plate-forme d’information facilite les contacts avec Migros. M-Infoline est désormais solidement établie et la clientèle y recourt toujours plus systématiquement. Nous avons enregistré plus de 70 000 contacts par ce canal en 2003. M-Infoline considère les réactions des clients comme une chance offerte à l’entreprise et un témoignage de confiance dans l’institution Migros. Nous te-

nons compte des critiques et suggestions lors de l’aménagement de nos assortiments et dans l’assurance de la qualité de nos produits. Nos correspondants posent avant tout des questions relatives à leurs achats quotidiens, mais évoquent également des thèmes politiques et éthiques. L’équipe M-Infoline répond aussi à des questions non directement en rapport avec Migros, concernant par exemple l’alimentation. M-Infoline est un véritable service aux consommatrices et consommateurs.


M I G R O S FAC T S

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L E S D I X C O O P É R AT I V E S Modification du CA total 2003 (en % sur 2002)

Chiffre d’affaires total Suisse 2003 (millions CHF) Valais

NeuchâtelFribourg



NeuchâtelFribourg

, ,

Genève

 

Genève

Bâle

 

Bâle

Vaud Lucerne

 

Suisse orientale

 

Zurich Aar

Lucerne

,

Suisse orientale

,

1 200

1 800

2 400

–1

Genève (France) Bâle (Allemagne)

 60

90

120

Tessin

,

NeuchâtelFribourg

, ,

Bâle

, 7,5

 

Tessin

 

,

Lucerne

,

Zurich

,

56

   

Suisse orientale

 

Zurich

 

Aar

, 28

84

30

 

Lucerne

,

Aar

22,5

 

Vaud

Suisse orientale

15

 

Bâle

,

0

Valais

Genève

Vaud

3

(nombre de personnes au 31.12.2003)

NeuchâtelFribourg

Genève

2

Effectif du personnel

(millions CHF)

,

1

,

0

150

Investissements 2003 Valais

0

Modification du CA total à l’étranger 2003 (en % sur 2002) 

30

,

3 000

Chiffre d’affaires total à l’étranger 2003 (millions CHF)

0

,

Aar

 

Genève (France) Bâle (Allemagne)

,

Zurich

 

600

– ,

Vaud

 

0

,

Tessin



Tessin

,

Valais



112

140

  0

2 200

4 400

6 600

8 800

11 000


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M I G R O S FAC T S

ZURICH

BÂLE

LUCERNE

AAR SUISSE ORIENTALE VAUD

NEUCHÂTELFRIBOURG

TESSIN GENÈVE VALAIS

MIGROS AAR

Le mur du son passé en 2003 Migros Aar a dépassé pour la première fois en décembre 2003 les 3 milliards CHF de chiffre d’affaires : il n’y a donc pas que dans l’ordre alphabétique qu’elle reste en tête des coopératives Migros. L’exercice a, dans l’ensemble, été tout à fait satisfaisant, comme en témoignent deux chiffres : 3,4 % d’amélioration du CA, soit 99 millions CHF de plus en un an. Ce succès s’explique moins par l’expansion que par un centrage systématique maintenu sur la fraîcheur – mais aussi bien sûr par le dévouement des 11 610 personnes qui constituent le personnel de l’entreprise. Trois temps forts à signaler parmi les nombreux événements de l’année. Tout d’abord, le préfet a donné le permis de construire au projet de centre commercial et de loisirs WESTside de Berne, conçu par l’architecte Daniel Libeskind ; il faudra toutefois attendre pour commencer les travaux, des recours ayant été


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déposés. Même chose d’ailleurs pour le marché spécialisé d’Oftringen, dont la réalisation reste entravée par un recours de l’ATA. Partenaire principal du bicentenaire du canton d’Argovie, Migros Aar a notamment réuni un montant à six chiffres pour l’agrandissement du musée de peinture d’Aarau. Et l’inauguration du nouveau magasin de Herzogenbuchsee n’est qu’un exemple parmi tant d’autres des efforts que déploie la coopérative à l’intention de sa clientèle. MIGROS BÂLE

Fraîcheur et sculpture La morosité générale de la consommation en Suisse a ralenti l’essor du chiffre d’affaires de la coopérative. Ses trois magasins allemands se développent cependant de façon très satisfaisante. Une enquête a été réalisée pour la première fois auprès de 12 000 client(e)s et passant(e)s ; Migros y apparaît comme leader sur le terrain de la fraîcheur et du rapport qualité/prix. Ce sondage sera répété à intervalles réguliers. Le magasin M-Loisirs de Delémont a été agrandi en M-Parc de 6800 mètres carrés. Dans le Haut-Baselbiet, à Gelterkinden, l’assemblée communale a donné le feu vert à la réalisation d’un centre commercial. Sur le plan culturel, il convient de signaler l’exposition organisée avec le concours de l’artiste Claire Ochsner du Baselbiet dans le périmètre du parc Pré Vert de Münchenstein. Trente sculptures géantes ont suscité l’enthousiasme dans la population de la région. MIGROS GENÈVE

Vent frais sur le Léman La coopérative n’a pas relâché son effort : les magasins de La Praille, Cornavin, Gland, Thônex, Chêne-Bourg et Nyon-la-Combe ont été rénovés et agrandis. Elle participe pleinement aussi à la vie de sa région et a parrainé divers événements. Les trois centres de son Ecole-club et son Service culturel ont offert 276 cours et formations professionnelles ainsi que 40 spectacles représentés à 68 reprises en tout. Migros Genève investit en faveur de l’environnement et du développement durable dans la région. Elle représente un facteur social important en assurant le maintien de quelque 4000 emplois. A l’échelon régional toujours, elle soigne ses relations avec ses fournisseurs de produits frais en écoulant plus d’un tiers de la production locale de fruits et légumes ; elle invite même les paysannes genevoises à promouvoir les spécialités


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M I G R O S FAC T S

maraîchères dans ses magasins. C’est aussi une partenaire fiable pour les autorités en matière de recyclage des déchets. A l’écoute des jeunes, Migros Genève a renouvelé sa participation au PasseportVacances en offrant un été actif à 170 enfants. Elle a engagé 80 nouveaux apprentis : un chiffre record ! M I G R O S LU C E R N E

Vie palpitante au cœur de la Suisse Avec une croissance de 0,6 %, le chiffre d’affaires s’est développé moins vite que les années précédentes, ce qui s’explique par une conjoncture languissante, mais aussi par la cession des stations-services à Migrol et le chantier du centre commercial Zugerland, à Steinhausen. Cela n’a pas empêché Migros Lucerne de dégager tout de même un CA de 1,247 milliard CHF ! Les 41 points de vente ont servi plus de 28,4 millions de clientes et de clients, soit quelque 90 000 par jour. L’année a été dominée par l’inauguration, début novembre, de la tranche d’agrandissement du Surseepark. Outre des commerces partenaires, on trouve quatre marchés spécialisés Migros sur ses 11 500 mètres carrés de surface de vente : Do it + Garden, Micasa, sportXX et M-Electronics. L’assortiment non alimentaire sera judicieusement enrichi et présenté à l’avenir, par exemple dans les centres commerciaux Zugerland de Steinhausen et Länderpark de Stans. Le supermarché et grand magasin du Surseepark va être agrandi en 2004, et des points de vente tout neufs ouvriront leurs portes à Cham (Neudendorf), Goldau et Horw. MIGROS NEUCHÂTEL-FRIB OURG

Le cent millième sociétaire L’année 2003 peut être qualifiée de bonne puisqu’en terme de chiffre d’affaires nous avons pu ratrapper les 10 millions CHF de chiffre d’affaires réalisés au Restaurant Migros de l’Expo.02 l’année dernière, et ainsi réaliser une augmentation de +0,5 %. Avec 810,4 millions CHF de chiffre d’affaires, ce sont 396 000 client(e)s qui fréquentent, chaque semaine, nos 27 points de vente. 3311 collaboratrices et collaborateurs ont la passion de les acceuillir et de les servir dans le respect de nos nouvelles lignes directrices. Nous avons inauguré avec succès deux nouveaux sportXX à Avry et à MétropoleCentre. La gestion centralisée des marchandises (ZWW) nous a permis de réaménager totalement ou partiellement neuf magasins afin d’optimaliser leur surface de vente.


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D’autre part, signalons les transformations du M Fleurier dont les travaux seront terminés au printemps 2004 et qui verra sa surface de vente doubler. L’adhésion de notre 100 000e sociétaire a été l’un des événements importants pour 2003. C’est une nouvelle preuve qui démontre que notre ancrage régional est une réalité et qu’il est l’un des facteur de succès important dans le commerce de détail. Les défis pour 2004 sont nombreux en termes financiers, commerciaux et culturels. Mentionnons aussi plusieurs de nos projets informatiques tels que l’implantation des NewPOS (nouveau système d’encaissement avec écran tactile), le projet BPS (préparation des commandes) ainsi que le démarrage de nos projets SAP pour les ressources humaines et les finances. M I G R O S S U I S S E O R I E N TA L E

En pleine action L’année 2003 n’aura pas été comme les autres pour Migros Suisse orientale, avec plus de 100 millions CHF consacrés à aligner 33 supermarchés sur le modèle uniformisé national. Tous les points de vente concernés donnent une impression de chaleur des couleurs, de générosité de l’aménagement et d’ingéniosité dans la présentation des assortiments. Les sols, les plafonds et l’éclairage sont identiques, que l’on se trouve dans le spacieux magasin Migros de Gäuggeli ou la petite surface d’Ebnat-Kappel. Et chacun a pourtant son caractère propre. La coopérative a en outre lancé dans tous ses magasins en mai 2003 son programme « de la région pour la région ». Il y a eu d’abord 80 produits : pommes, fromages, œufs, lait, poulets, salades, légumes, pains, fleurs, etc. D’autres viennent constamment les rejoindre. Les premières analyses montrent que des produits régionaux peu connus peuvent tout à fait percer, moyennant une bonne différenciation. Le meilleur exemple en serait la boisson sucrée « Flauder » de la source d’eau minérale Gontenbad, maintenant très appréciée et très demandée. Une enquête a été menée auprès de 15 000 clients et de 900 passants. Dans l’ensemble, ils se sont déclarés très satisfaits de leur coopérative, mentionnant en particulier l’amabilité du personnel et l’atmosphère des magasins. Des améliorations sont à leur avis possibles en ce qui concerne le temps d’attente aux caisses et parfois aux rayons de produits frais ; de premières mesures ont déjà été prises dans ce sens. Il sera procédé à un nouveau sondage en 2004. Dans l’évaluation 2003 des terrains de golf à laquelle procède le magazine économique « Bilanz » avec « Golfe Suisse », le terrain Migros de Waldkirch a décroché la mention « meilleur newcomer ».


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M I G R O S FAC T S

MIGROS TESSIN

Le Sud se rétablit Un marché tendu et de substantielles augmentations des salaires n’ont pas empêché Migros Tessin d’améliorer légèrement son chiffre d’affaires, et notablement sa rentabilité. Deux nouveaux points de vente ont été ouverts, et deux transformés ; tout a été préparé en vue d’une expansion accélérée et de la modernisation du réseau de vente pour la fin 2004. La nouvelle stratégie « In Ticino per il Ticino » enrichit et souligne l’assortiment de produits régionaux, et introduit un nouveau type de magasin. Elle est soutenue par une communication que rehausse le remodelage de l’hebdomadaire « Azione ». Le chiffre d’affaires et le rendement ne devaient progresser que modérément en 2004, compte tenu de l’ampleur des projets de transformation et d’expansion en cours. M I G R O S VAU D

Le bicentenaire dignement célébré L’année restera gravée dans les mémoires car le canton de Vaud a célébré le bicentenaire de son entrée dans la Confédération. Le Pour-cent culturel a parrainé de nombreux spectacles, manifestations et expositions dans ce contexte. Pour remercier la population de sa fidélité, Migros Vaud a diffusé dans ses magasins une monnaie commémorative frappée en mémoire de son célèbre poète et chansonnier : le Gilles. En 2003, Migros Vaud a lancé son programme « Au Cœur de la Région » qui met en avant la marchandise issue de la production régionale et les soutiens socioculturels de la coopérative. L’amélioration de 14,4 millions CHF (1,2 %) du chiffre d’affaires provient de gains de parts de marché et d’une fréquentation accrue des magasins, mais également de la rénovation du MMM Métropole Yverdon et de la construction, à Aigle, du nouveau MMM Chablais Centre. Ce dernier a nécessité plus de 80 millions CHF d’investissement et créé près de 300 emplois. Pour 2004 sont prévus l’ouverture du M Cossonay et l’agrandissement du MM Vevey. M I G R O S VA L A I S

Succès devant une concurrence acharnée C’est dans la vallée du Rhône que l’on trouve en Suisse la plus forte densité de surfaces commerciales par habitant. Malgré cette âpre concurrence, Migros Valais a vu son chiffre


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d’affaires progresser de 10 % entre 2001 et 2003 – ce qui la conforte dans sa détermination à mettre l’accent sur les produits frais et l’accueil. Deux magasins de proximité de 700 m2 chacun ont été ouverts à Saint-Maurice et à Savièse. Le Brico-Loisirs de Martigny, entièrement rénové, a gagné 600 m2. Compte tenu de l’importance de sa clientèle touristique, la coopérative accepte en paiement les cartes de crédit dans tous ses magasins ; presque un quart du total des achats sont ainsi réglés par carte plastique. MIGROS ZURICH

Croissance malgré la conjoncture Le chiffre d’affaires est de nouveau en progression de plus de 70 millions CHF d’une année sur l’autre. Résultat particulièrement encourageant : le taux de fréquentation s’est amélioré de 2,3 %. Les travaux de transformation et de rénovation se sont poursuivis, avec sept magasins modernisés et remis à neuf. Quatre nouveaux points de vente ont été ouverts à Eglisau, Zurich-Aéroport, Uster-Ouest et Zurich-Ouest. L’Ecole-club de Glaris a emménagé dans le bâtiment de la gare : le centre fitness de Regensdorf a été entièrement rénové. Des précautions particulières ont été prises pour préserver la fraîcheur tout au long de la chaîne de la valeur ajoutée ; une enquête représentative – baptisée « Kundissimo » – a conduit à une série d’améliorations. La production de lait a été délocalisée l’année dernière à Estavayer. Le Prix du modèle énergétique de Zurich est venu récompenser la politique énergétique durable de la coopérative.


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M I G R O S FAC T S

L A B E L S É T H I Q UE S

BIO , millions CHF (+ , %)

FOREST STEWARDSHIP COUNCIL (FSC) , millions CHF (+, %)

Produits de l’agriculture biologique. Contrôles indépendants.

Bois issu de forêts exploitées en harmonie avec la nature et dans des conditions sociales acceptables. Contrôles indépendants.

MAX HAVELAAR , millions CHF (+ %) Le commerce équitable. Production selon des critères sociaux. Contrôles indépendants. GARANTIE VIANDE EN 7 POINTS , millions CHF (– , %) Viande suisse. Elevage et alimentation contrôlés, conformes aux besoins des animaux. IP-SUISSE , millions CHF (–, %) L’agriculture suisse en harmonie avec la nature. Cultures conformes aux directives d’IP-Suisse. Contrôles indépendants. MARINE STEWARDSHIP COUNCIL (MSC) , millions CHF (–, %) Produits de la pêche hauturière ménageant l’écosystème marin. Contrôles indépendants. DOLPHIN SAFE , millions CHF (+, %) Pêche thonière protégeant les dauphins de la capture. Contrôles indépendants.

ECO , millions CHF (–, %) Transformation écophile des textiles à tous les niveaux. Conditions de travail sûres. Contrôles indépendants. COTON BIO , millions CHF (+, %) Coton issu de la culture biologique. Toujours transformé selon les directives Eco. Contrôles indépendants. MIOPLANT NATURA , millions CHF (+, %) Plantes cultivées avec moins d’agents chimiques. Les produits pour le jardinage sont à base de matières naturelles.

Total ∗   millions CHF (+, %)

∗ Les chiffres d’affaires des produits relevant de deux labels différents (p.ex. Migros Bio et Max Havelaar, Eco et Coton Bio) ont été inclus dans les postes respectifs de ces m arques, mais n’ont été calculés qu’une seule fois dans le chiffre d’affaires global.


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E N GAG E M E N T

Les efforts de Migros en faveur de l’homme, des animaux et de la nature Fairness, une attitude payante L’engagement social et écologique de Migros est exemplaire en termes d’étendue et d’intensité des efforts consentis. Il est d’ailleurs prescrit dans les lignes directrices et la nouvelle politique environnementale et sociale de Migros. Le label-ombrelle Engagement complète, en les mettant en relief depuis l’année dernière, les dix labels sociaux et écologiques. Il est leur symbole caractéristique commun. Par ailleurs, trois nouveaux éléments graphiques des emballages facilitent l’identification visuelle : le cartouche bleu avec le mot Engagement pour une reconnaissance rapide, la description abrégée de chaque programme de label et l’indication de la Homepage www.migros.ch avec le lien « Engagement » pour des informations de fond. Migros veut étendre son assortiment avec des produits obtenus dans des conditions particulièrement sociales et écologiques et a pour objectif jusqu’en 2010 de réaliser ainsi un chiffre d’affaires de 2,5 milliards CHF. Cet engagement englobe aussi les projets éthiques de Migros qui abordent des domaines sensibles d’actualité et proposent des solutions exemplaires. Citons notamment la protection de la forêt tropicale, la suppression du travail des enfants, l’amélioration des conditions d’existence ou la prophylaxie du sida. Le troisième pilier de cette action éthique étendue consiste en les normes éthiques minimales communes à tous les assortiments, et que Migros fera appliquer au plus grand nombre possible de produits.

Les labels: PRODUITS BIO

L’offre prolifère Migros utilise son propre label bio. Les directives pour la production agricole suisse sont équivalentes à celles de Bio-Suisse qui délivre le label

du «bourgeon». Les mêmes organisations indépendantes contrôlent les agriculteurs. Pour les importations, Migros se conforme aux directives de l’UE. Tous les produits labellisés sont obtenus sans agents phytosanitaires ni engrais chimiques ou synthétiques. Pour ce qui est des exploitations suisses, elles doivent respecter des normes strictes de chauffage des serres. La production sous serre de forçage est déclarée. L’élevage également a ses règles: toutes les bêtes doivent pouvoir se déplacer librement en plein air. Leur fourrage doit principalement être biologique et, pour les ruminants, provenir en grande partie de la propre exploitation. En outre, Migros vend la viande de bœuf exclusivement d’élevage sur pré. Ce programme est le plus progressiste qui soit en matière de directives pour la détention animale. Lait, fromages, œufs et viande proviennent exclusivement de Suisse. Le secteur des poissons d’élevage n’est pas en reste, il offre toujours plus de produits bio. Les transports aériens sont strictement interdits pour tous les produits, tout autant que la technique génétique. Le respect des directives en Suisse comme à l’étranger est contrôlé par des organismes indépendants. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, augmentation par rapport à 2002 : + , %. MAX HAVELAAR

L’équité maximale La Fondation Max Havelaar délivre son label aux producteurs du commerce équitable. La FLO (Fair Trade Labelling Organisation) contrôle internationalement ces critères. Les producteurs locaux reçoivent un prix supérieur pour leurs produits, la prime de « Fair Trade », en s’engageant dans des projets communautaires. Vous trouvez à Migros le label Max Havelaar sur les produits suivants: café, thé, chocolat, bananes, jus d’orange, riz, roses, sucre, ananas, mangues, confiture d’oranges, Green Tea et cacao en poudre. De plus en plus de produits Max Havelaar portent également le label bio.


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M I G R O S FAC T S

Chiffre d’affaires 2003 : , millions, augmentation par rapport à 2002 : +  %.

GARANTIE VIANDE EN 7 POINTS (M-7)

Viande saine d’animaux sains Garanties Migros bien charnues La garantie viande en 7 points s’applique au segment intermédiaire du marché de la viande, entre les produits carnés classiques et les produits bio. Elle atteste notamment les conditions de détention contrôlées et respectueuses des animaux et l’alimentation conforme aux besoins des vaches, bœufs, veaux, porcs, dindes, poulets et agneaux. Selon l’espèce, M-7 impose le déplacement en plein air, particulièrement pour les poulets et les dindes. Cet impératif s’applique également à la plus récente adjonction au programme que sont l’élevage et les exploitations d’engraissage porcin. Des « systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux » (SST) sont exigés pour toutes les espèces. Les animaux ne doivent pas être entravés mais ils doivent recevoir aussi la lumière diurne et de la litière propre. Ni les œufs ni le lait ne sont produits sous ce label. Les engraisseurs de veaux appliquent progressivement les nouvelles directives d’engraissement des veaux au lait entier. La viande produite sous couvert de M-7 l’est exclusivement en Suisse. La technique génétique est prohibée dans toutes ces exploitations. Les directives M-7 ainsi que le respect de la législation sur la protection des animaux s’appliquent à l’ensemble de l’exploitation et sont contrôlés par des organismes indépendants. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, recul par rapport à 2002 : – , %.

Les fongicides et insecticides sont également interdits dans la culture du lin. Le défanage des pommes de terre avant la récolte est mécanique et non chimique. Elles sont stockées sans agents antigermination. Quelque 60 % du jus de pommes IP-Suisse à Migros provient d’arbres à haute tige offrant aux oiseaux un biotope précieux et enrichissant le paysage. Migros a pour objectif de convertir à IP-Suisse ou bio toutes les céréales indigènes (pain et farines). Chiffre d’affaires 2003 : , millions, recul par rapport à 2002 : – , %.

MARINE STEWARDSHIP COUNCIL (MSC)

Les enjeux de la mer Le label MSC caractérise les poissons de mer issus de la pêche hauturière durable. Cette pêche ne doit pas épuiser les effectifs de poissons et doit leur donner le temps de se reproduire; elle doit ménager l’écosystème marin. Des organismes indépendants contrôlent le respect de ces dispositions. Migros soutient le MSC depuis sa fondation et son assortiment comporte déjà les produits MSC suivants: saumon sauvage fumé d’Alaska, saumon sauvage frais pendant la saison de pêche de juillet à octobre, maquereaux et filets de maquereaux frais et fumés de Cornouailles et du Devon, Rock Lobster (langouste de roche) d’Australie ainsi que divers plats préparés. Cette offre reste malheureusement insuffisante pour satisfaire la demande. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, recul par rapport à 2002 : – , %.

DOLPHIN SAFE IP-SUISSE

Denrées alimentaires bucoliques Le label IP-Suisse distingue à Migros les pains, farines, pommes de terre et l’huile de lin de production suisse écophile. Les auxiliaires synthétiques ne peuvent s’utiliser que de manière très restrictive et après justification précise du besoin. De surcroît, chaque culture a ses directives spécifiques. Ainsi, la culture céréalière ne doit pas recourir aux fongicides, insecticides ni limiteurs de croissance.

Le bon thon dans les filets Migros s’emploie à protéger les dauphins. Migros vend depuis 1991 exclusivement des conserves de thons pêchés par les méthodes protégeant les dauphins de la capture. Sont ainsi proscrits les grands filets annelés, à mailles en nid d’abeille ou à la traîne dans lesquels les dauphins risquent la capture. Ce label requiert des pêcheurs aussi d’autres précautions pour empêcher que d’autres espèces telles que les phoques, tortues marines, requins ou oiseaux se prennent dans les filets. Aujourd’hui, 97 % des pêcheries thoniè-


M I G R O S FAC T S

res appliquent ces critères. Des organismes indépendants contrôlent le respect de ces dispositions. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, augmentation par rapport à 2002 : + , %.

FOREST STEWARDSHIP COUNCIL

L’appel de la forêt La plupart des articles en papier et en bois de Migros proviennent de forêts respectées. Le Forest Stewardship Council (FSC) est un regroupement international d’organisations environnementales, de représentants de groupes ethniques autochtones et d’associations économiques. Celui-ci a élaboré des directives d’application mondiale pour la gestion durable des forêts. Le respect des directives sévères du FSC est contrôlé de façon indépendante. De ce fait, le label FSC caractérise de manière crédible les bois abattus selon des critères environnementaux et sociaux acceptables. Migros vient en tête du marché des produits labellisés FSC et augmente constamment leur part dans son assortiment. On trouve des produits FSC dans ses rayons papeterie et articles ménagers, à Micasa, Do it + Garden, au rayon du camping et, avec les sapins de Noël certifiés FSC, depuis peu dans le secteur des plantes. Afin de mieux promouvoir encore le FSC, Migros est devenue membre fondateur de l’organisation «WWF Wood Group» et de l’Association FSC Suisse. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, augmentation par rapport à 2002 : + , %.

ECO

L’écologie à même la peau Les textiles donnent matière à amélioration. Le label Eco identifie la production écophile de vêtements, textiles de maison et chaussures. L’optimisation écologique se réalise étape par étape en collaboration avec les partenaires fournisseurs. L’emploi d’agents allergènes et écotoxiques est strictement interdit. L’enregistrement intégral de toutes les phases de travail, de tous les produits auxiliaires, même ceux des sous-traitants, permet un contrôle indépendant de la production entière. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, recul par rapport à 2002 : – , %.

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COTON BIO

Au bénéfice des paysans et de la clientèle La production bio profite à l’écologie comme à l’économie. La culture du coton bio permet aux cotoniculteurs d’économiser le coût des pesticides, engrais artificiels et herbicides. L’intervention manuelle supplémentaire fournit aussi du travail à plus d’hommes. Le sol conserve sa fertilité, aussi pour les générations suivantes. La nappe phréatique et les rivières ne sont pas polluées. La culture du coton bio est soumise à un contrôle indépendant. La fabrication des vêtements et textiles de maison à partir de coton bio se conforme aux directives Eco. L’assortiment Migros des produits de coton bio a été fortement étendu l’année dernière et englobe aujourd’hui les vêtements et sous-vêtements de bébé et de petit enfant, la lingerie féminine et les sousvêtements masculins, les pyjamas pour toute la famille ainsi que les T-shirts d’enfant et de femme. S’y ajoutent le linge de lit, les serviettes de toilette et les peignoirs de bain. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, augmentation par rapport à 2002 : + , %.

MIOPLANT NATURA

Vive le naturel! Migros sème des idées vertes. L’assortiment Mioplant Natura de plantes en pot, fleurs coupées, produits phytosanitaires naturels et divers types de terreaux pour plantes satisfait aux directives fédérales de la production intégrée. Chiffre d’affaires 2003 : , millions, augmentation par rapport à 2002 : + , %.


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Projets éthiques

LA MIGROS KIDS SCHOOL DE TIRUPUR

Scolarisation au lieu de travail des enfants L’engagement de Migros en Inde fait école. L’école Migros KIDS School pour 200 enfants a été inaugurée en décembre 2000 à Tirupur, la grande ville textile du sud de l’Inde. Cette école a été construite en coopération avec l’organisation germano-indienne « KIDS Foundation ». Migros en a financé les coûts du terrain et de la construction à partir du « Fonds pour une aide ciblée ». Cette école est l’une des offensives de Migros contre le travail des enfants. Tous les enfants des environs y ont accès, en plus de ceux des ouvriers des fabricants de vêtements travaillant pour Migros. L’extension de l’école, également financée par Migros, permettra d’augmenter le nombre des écoliers de 425 à 750 d’ici à la fin de 2004. La prochaine étape de construction prévue est celle d’un jardin d’enfants de jour qui améliorera leur surveillance et leur restauration.

l’huile de palme. Aujourd’hui, trois fournisseurs sont ainsi certifiés, qui couvrent la totalité des besoins de la propre industrie alimentaire. Pour cette prestation, Migros a reçu la distinction du World Business Award au sommet de l’environnement 2002 de Johannesbourg. En collaboration avec le WWF et d’autres acteurs importants de l’industrie de l’huile de palme, Migros a organisé en août 2003 la première table ronde sur le thème de ce produit. Cette conférence internationale avait pour but d’assurer la promotion mondiale de la production durable et de la demande d’huile de palme. Les autres étapes prévues sont la formulation et l’application de règles communes. Celles-ci comprendront des aspects écologiques et sociaux et définiront les zones d’extension culturale appropriées afin de préserver l’intégrité de la forêt tropicale naturelle.

COTON BIO DU MALI

Bannis soient les toxiques HUILE DE PALME DE PRODUCTION DURABLE

De l’huile propre Migros s’engage en faveur de la forêt tropicale. L’huile de palme est une matière première importante de l’industrie alimentaire et, à côté du soja, l’huile la plus utilisée au monde. La croissance de la demande d’huile de palme est énorme. Celle-ci se trouve dans de très nombreux aliments tels les sauces, articles de boulangerie, margarine, mais aussi dans les lessives ou cosmétiques. L’huile de palme doit cette popularité au fait qu’elle reste ferme à température ambiante et ne doit pas, de ce fait, être durcie artificiellement. L’industrie alimentaire Migros consomme près de 3000 tonnes d’huile de palme chaque année. Toutefois, le problème environnemental est important: des forêts tropicales entières sont anéanties au profit de plantations d’huile de palme. C’est pourquoi Migros s’est activement associée au WWF pour établir les critères généraux d’une production durable de

Migros aide les cotoniculteurs africains à produire et à vivre plus sainement. Migros soutient le projet de culture de coton bio au Mali de l’organisation de développement Helvetas par une garantie de prise en charge et des contributions du « Fonds pour une aide ciblée ». Le but du projet de coton bio est d’ouvrir une nouvelle voie commerciale à ces petits paysans, hors de l’endettement, à l’abri des variations extrêmes des cours mondiaux du coton et préservée de la pollution de l’environnement inhérente aux méthodes conventionnelles de production du coton. Des centaines de familles de paysans en profitent déjà et la liste d’attente est longue pour l’admission au projet. Ces paysans ont fait l’expérience douloureuse des risques de la manipulation non professionnelle de ces pesticides toxiques qu’ils stockent souvent dans l’unique pièce d’habitation. Avant ce projet, ils s’endettaient pour l’achat des pesticides; aujourd’hui, ils produisent leur propre compost. Un tiers des participants sont des femmes: certaines se sont associées pour cultiver des parcelles communes. Leurs revenus améliorent


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nettement la situation de la famille, car ce sont elles qui assurent l’alimentation des enfants. La culture de ce coton est surveillée par l’organisation de contrôle indépendante Ecocert, qui applique les directives bio européennes. Pour la première récolte, le coton a été certifié comme « coton de conversion à la culture biologique ». En effet, avant qu’une récolte soit classifiée comme « intégralement bio », le sol doit avoir « récupéré » pendant trois ans des effets de la cotoniculture conventionnelle. Migros vend des pyjamas de femme et d’homme fabriqués avec ce coton.

CAFÉ DU RIO NEGRO

Semer l’espoir Le soutien de Migros apporte une sécurité accrue dans les plantations de café. Migros a soutenu les plantations de café de Rio Negro, au sud du Costa Rica, par différents investissements : une petite cantine de repas bon marché, une infirmerie, deux jardins d’enfants qui, le soir et en fin de semaine, deviennent des lieux de rencontre communautaire, un bus servant de magasin ambulant. Outres ces installations, Migros appuie aussi les plantations par un contrat d’achat de café de trois ans aux prix coûtants. Par son aide, Migros sème l’espoir en ces temps difficiles pour les planteurs de café, où les cours mondiaux sont bas et ne couvrent même pas les coûts de production.

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ÉCOLOGIE ET BANANERAIES FONT BON MÉNAGE

Honneur à la nature L’action de Migros au Costa Rica améliore la protection de la nature et de la faune. Au Costa Rica également, une zone de protection de la nature de huitante hectares, la réserve forestière Nogal, a été délimitée au sein d’une bananeraie de Chiquita. Migros et Chiquita se partagent les frais de reboisement, de protection de la flore et de la faune ainsi que le travail d’information. La réserve abrite des espèces végétales et animales rares, telles le milan blanc ou le petit singe capucin. On y trouve encore un centre de séminaires où les visiteurs, avec le concours de la population locale, sont sensibilisés aux problèmes de l’environnement.

PROPHYLAXIE DU SIDA EN INDE

Aide et protection Une initiative de Migros en faveur de la santé Au sud de l’Inde, Migros développe un projet d’un nouveau genre pour la prévention du sida : il s’agit de la mise à disposition chez différents fournisseurs de distributeurs de préservatifs gratuits. L’explication et le conseil font partie de ce concept destiné à porter un coup d’arrêt au déferlement du sida.


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AS S O RT I M E N T FO OD / N E A R- FO O D

DENRÉES ALIMENTAIRES, BOISSONS, PRODUITS POUR ANIMAUX, BOULANGERIE, PÂTISSERIE, CONVENIENCE ET SURGELÉS

Une chaîne sans maillon faible Migros est devenue leader pour les glaces. Depuis mai 2003, toutes les coopératives Migros ont été rattachées au système de gestion centralisée des marchandises pour les denrées alimentaires, les boissons et les denrées pour animaux. Les piliers fondamentaux de ce système sont : – la plate-forme logistique du centre de distribution Migros de Suhr, – la logistique du transport pilotée centralement, – le système de gestion des marchandises centralisé sous SAP R3, enfin – les processus de gestion des marchandises centralisés dans le Category Management. De ce fait, une grande partie des assortiments Food se trouve intégrée dans un système cohérent allant des caisses des magasins aux fournisseurs. Autant les résultats que les coûts attestent le succès complet de ce nouveau système d’approvisionnement : le chiffre d’affaires a augmenté de 3,7 % par rapport à l’année précédente. D’autre part, les différents niveaux de stockage ont été abolis, entraînant une réduction du stock total de quelque 55 millions CHF. L’été extraordinairement chaud s’est traduit dans les catégories d’assortiment boissons et glaces par des progressions de ventes supérieures à la moyenne. Ainsi, au cours de l’année, Migros est-elle devenue leader du marché aussi pour les glaces. En vue d’offrir à notre clientèle une possibilité de choix plus étendue, nous avons idéalement comblé des lacunes d’assortiment en lançant de nouvelles marques A comme San Pellegrino, Contrex, Red Bull et Ferrero. Les consommateurs comprennent toujours moins l’emploi des graisses animales dans les produits de boulangerie et de pâtisserie. Pour en tenir compte, Migros les a remplacées en cours d’année par l’huile de palme de production durable dans la fabrication de tous ses

articles de boulangerie et pâtes à gâteaux fraîches, de nombreux articles de pâtisserie et de tous ceux de Noël. Les tresses et les croissants au beurre continuent naturellement d’être produits avec du beurre. Cette constitution d’assortiment plus conforme aux attentes des clients, avec de nombreuses nouveautés, et sa disponibilité élevée à la vente ont permis d’augmenter les parts de marché dans ces assortiments.

VIANDE – POISSON – VOLAILLE

Sept points donnant de l’assurance Migros garantit à sa clientèle qu’elle veille de près sur la viande. La garantie viande en 7 points a été encore étendue de manière conséquente et intégrée sous le label-ombrelle Engagement. A la fin de l’année, plus de 4000 paysans étaient enregistrés comme producteurs de viande de boucherie dans le cadre des obligations de la garantie viande en 7 points. Nous avons mis un point final aux discussions sur la couleur de la viande de veau: en septembre, la coopérative Migros Aar a lancé avec succès le programme encore développé de l’engraissage des veaux à base de lait entier. Cette conception se concrétisera par étapes au cours de 2004. Les trois exigences centrales sont : – alimentation à base de lait entier (au moins 1000 litres par veau), – disponibilité permanente de foin comme fourrage grossier et d’eau, – prix minimum. La consommation de viande bovine a également cette année augmenté de près de 6 %, suivie par celle de la volaille avec 4 %. La part de la volaille fraîche ne cesse de croître grâce aux articles de convenience de la ligne « Don Pollo ». Nous avons par contre renoncé à importer les dindes des USA très prisées, à la suite de l’interdiction d’importation de l’UE motivée par le recours des américains à des aliments pour volaille de nature transgénique et à des additifs antibiotiques.


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Poisson Nous avons poursuivi l’extension de l’assortiment sous label MSC qui compte actuellement 35 articles. D’autres certifications seront introduites dans le monde (Afrique du Sud, mer du Nord). Nous offrons aussi à la coupe et au détail le saumon frais bio des îles Orkney et Shetland ainsi que les crevettes bio d’Equateur. Ces standards correspondent à ceux de la British Soil Association ou Naturland. Nouveauté à l’assortiment: du caviar d’élevage provenant d’esturgeons blancs élevés dans le nord de l’Italie. Pour protéger l’esturgeon sauvage, le commerce du caviar et de la chair s’effectue sous la surveillance du CITES. Food Safety Le projet «traçabilité» a été perfectionné par l’instrument «banque de données sur le trafic d’animaux», qui enregistre tous les producteurs de bétail de boucherie. L’éradication de la maladie bovine ESB est un objectif avoué de Migros. Plus de 140 000 animaux ont subi le test Prionics et un seul s’est révélé positif. Cette observation nous a amenés à atténuer la rigueur des consignes de contrôle et à relever de 24 à 30 mois l’âge minimum pour les tests. En Europe, différents pays (Pays-Bas, Belgique) ont été atteints par la peste aviaire, mais ils ne font pas partie de nos fournisseurs. Nous n’avons pas non plus été concernés par les résidus interdits de nitrofurane dans la viande de volaille du Portugal et de Roumanie. De nos fournisseurs étrangers, nous exigeons des rapports d’audit reconnus internationalement (BRC, IFS). Dans certains cas, nous ordonnons aussi nos propres inspections d’exploitations. La sécurité des produits carnés est contrôlée à plusieurs niveaux : – tests qualitatifs de composition, – analyses de résidus, – analyses microbiologiques, chimiques et bactériologiques. La Commission de la concurrence a traité des procédures suivantes : – Test ESB > arrêtée. – Viande de porc > demande d’arrêt du secrétariat. – Abattoirs SA / Micarna SA > approuvée. – Accords de concurrence sur le marché suisse de la viande (renonciation aux importations après les blocus paysans) > arrêtée.

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– Accords de concurrence lors de la mise aux enchères de contingents douaniers partiels > arrêtée. – Fixation des prix sur le marché de la volaille > arrêtée.

FRUITS – LÉGUMES – FLEURS

Eté caniculaire et idées fraîches Même durant l’été du siècle, Migros a offert des produits frais. Si 2002 a été marquée par un printemps glaciaire, 2003 restera dans les mémoires pour son été caniculaire. La sécheresse exceptionnelle, ici comme ailleurs, a été préjudiciable à de nombreux producteurs de fruits et de légumes, avec des répercussions sur les prix de vente et la qualité des produits. Dans cette situation difficile, Migros a pu satisfaire sa clientèle grâce à ses bonnes relations avec ses partenaires fournisseurs et producteurs et à la collaboration étroite avec les associations. Des innovations intelligentes en matière d’emballage nous ont valu le succès sur tous les plans. Ainsi, le sac compostable de carottes bio a été distingué à l’automne 2003 par le Prix des consommateurs et la « Swiss Star » décernés par l’Institut suisse de l’emballage de Lucerne. Autre succès marquant, les nouveaux cartons réutilisables des bananes Chiquita qui, outre la « Swiss Star » ont aussi reçu la « World Star ». « EurepGAP » est devenu le standard reconnu dans le monde pour la culture agricole. Cette certification englobe la production intégrée IP, la sécurité des produits alimentaires, l’hygiène, la traçabilité, la sécurité et la santé des travailleurs ainsi que le respect des droits du travail. Tous les fournisseurs étrangers de Migros pour les fruits et les légumes sont certifiés ou en voie de l’être. En Suisse, les programmes IP existants obtiendront la certification « EurepGAP » par un processus spécifique. La même certification sera demandée pour les fleurs et plantes, car l’objectif est, d’ici à juin 2004, d’engager par le standard « EurepGAP » tous les fournisseurs de la communauté M en fruits, légumes et fleurs.


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PRODUITS LAITIERS ET ŒUFS

En pleine ascension Les succès de Migros avec le lait, les œufs et le fromage nous rapprochent du sommet. Les changements dans l’économie laitière suisse sont source de malaise. Mais la Migros s’est révélée une fois encore comme un pilier solide sur ce marché instable. Nous avons à nouveau augmenté nos ventes et nos parts de marché grâce à nos prix avantageux et à nos assortiments attractifs. Les consommatrices et les consommateurs ont profité pleinement des réductions de prix de différents produits laitiers et fromagers. L’année 2003 s’inscrit pour nous sous le signe du bouleversement. En collaboration avec de nombreux spécialistes de tous horizons de la communauté Migros, nous avons établi de nouveaux systèmes et processus permettant d’améliorer encore notre efficience dans l’exploitation du marché. En tant qu’organisation pilote pour les produits frais, nous introduirons en 2004 un Category Management, dont l’objectif est l’amélioration de l’offre des produits laitiers, des fromages et des œufs. Tous nos efforts dans la conception de nos assortiments se révèlent payants. Nos propres marques stratégiques Slimline, Excellence et Léger se développent magnifiquement. Et ces trois marques reflètent la force d’innovation de Migros. Afin que cette situation perdure au cours des prochaines années, nous travaillons intensément sur une nouvelle marque qui mettra l’accent sur la Suisse et ses montagnes. Ce feu d’artifice de nouveaux produits laitiers et fromagers des montagnes suisses nous permettra de contrer la concurrence toujours plus internationale.

HYGIÈNE – COSMÉTIQUES – SELFCARE

Big is beautiful Avec son concept Beauty & Selfcare , Migros assure ses ventes en beauté. Dans le domaine Near-Food, Migros façonne le marché. Sur fond de légère croissance, nous avons accru nos parts de marché nettement plus fortement que notre concurrent principal. Les catégories de profilement Beauty & Selfcare se sont magnifiquement développées en 2003. La seconde vague de nouveaux articles de marques réputées a contribué pour une bonne part à ce suc-

cès : Gaba (soin bucco-dentaire), L’Oréal (produits capillaires) et Nestlé (alimentation infantile). Autant les propres marques que les marques tierces ont clairement étendu leur portée de chalandage (nouveaux clients, nouveaux besoins). Il est très heureux de constater que la cannibalisation des propres marques Migros a été beaucoup plus faible que pronostiqué. Avec le roll-out des parfums de marque, nous avons donné un signal important de compétence au segment dit «sélectif». En 2003 également, la réalisation du nouveau concept très innovatif de magasins « Beauty & Selfcare World » s’est poursuivie par l’inauguration de 28 nouveaux points de vente. Les réactions de la clientèle et des collaborateurs à cette conception cosmétique professionnelle des magasins sont très positives et se traduisent par de bonnes progressions des ventes. Dans le secteur Produits de lessive/Papier/Nettoyage, nous avons également amélioré nos parts de marché de manière très satisfaisante. En particulier nos deux propres marques stratégiques Total et Elan jouissent d’un grand capital de confiance auprès des consommateurs. Les produits pour bébé, spécialement les couchesculottes, sont actuellement impliqués dans une lutte de prix sévère, ce qui a entraîné un recul de ce marché. Il s’agit maintenant de tirer profit des impulsions de l’année dernière et de poursuivre notre croissance avec d’autres concepts innovatifs de propres marques et par la réalisation conséquente de notre stratégie de marques. En 2004, nous transformerons vraisemblablement 33 autres magasins au nouveau concept « Beauty & Selfcare World ». Dans le contexte du lancement de deux autres marques A, il est indispensable de réaliser de manière durable sur ces surfaces la stratégie adoptée des types de distribution. De surcroît, diverses optimisations de nos assortiments de propres marques les rendront encore plus attractifs. L’introduction de la gestion centralisée des marchandises est sur les rails et s’effectuera en mai 2004 conformément au plan.


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A S S O RT I ME N T N O N -FO O D

HABILLEMENT – CHAUSSURES

Ventes seyantes en dépit de tout Un marché très convoité Sur le difficile marché de l’habillement, Migros a su défendre ses positions, voire les améliorer dans plusieurs segments de l’assortiment. Elle obtient ainsi de meilleurs résultats que le marché total malgré une forte pression concurrentielle. Ce marché est fortement déprimé dans toute l’Europe et, en Suisse, sa baisse en valeur atteint 8 à 10 %. Les segments les plus sinistrés sont ceux du prêtà-porter et des bas et chaussettes. C’est la conséquence, d’une part, de la retenue des consommateurs, de l’autre, des fortes chaleurs de l’été dernier ainsi que de l’arrivée tardive de l’hiver. Les tendances de la mode ont, en outre, été moins marquées. L’évolution en volume du marché devrait se révéler un peu plus positive, influencée surtout par la conscience accrue des prix de la part des acheteurs. Des rabais sur les prix sont déjà proposés durant presque toute l’année. 2003 a connu un regain d’activités saisonnières, dont les excellents résultats ont confirmé le bien-fondé de cette décision. Dans le segment des bas et collants, nous avons pour la première fois réalisé une promotion avec promotrices et concours pour les collants fins de «wellness». L’écho fut positif et les clientes supplémentaires nombreuses. Nous avons lancé avec succès les marques de lingerie féminine Sloggi et Emotions by Triumph de même que le concept des « tailles fortes » pour les femmes et les hommes. Nous avons poursuivi et poursuivrons l’extension des assortiments de coton bio pour bébé et enfant. Le secteur habillement enfant a été entièrement repensé. Les nouveaux articles plaisent beaucoup et l’évolution du chiffre d’affaires est fort réjouissante. Au rayon chaussures également, nous avons renouvelé et modernisé de fond en comble les assortiments qui recueillent une grande acceptation. La productivité par surface a pu être sensiblement améliorée grâce à des promotions réussies et à la pondération accrue pour les

chaussures d’intérieur et de loisirs. Les chaussures de ville ont plus de peine à évoluer. Les ventes de sous-vêtements et accessoires pour homme ont poursuivi leur percée à un très haut niveau, ce qui nous a permis de renforcer notre position de leader absolu dans ce marché. Les sous-vêtements Seamless d’homme sont toujours très prisés. Notre réorientation stratégique décidée en 2003 doit se réaliser en 2004. Dans ce contexte, nous voulons poursuivre la consolidation de notre compétence d’assortiment dans les secteurs de profilement sousvêtements et habillement bébé et enfant. Le rôle des prix sera primordial et nous adapterons ces assortiments plus fortement encore aux besoins des clients. Nous devons abaisser les coûts dans le domaine de la logistique, des liquidations et des frais des centres d’imputation. Le repositionnement du prêt-à-porter femme et homme est lancé et aboutira vers la fin de 2004. La conversion au système SAP ainsi qu’une possible adaptation de l’organisation doivent s’effectuer le plus en douceur possible afin de ne pas handicaper notre prestation commerciale.


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ARTICLES D’USAGE COURANT

Liberté accrue pour les loisirs Ménage Les articles d’usage courant et ménagers sont les leaders incontestés du marché avec une part de 36 % (grande consommation 43 %, cuisine 40 %, table 33 % et accessoires 21 %). Ils représentent la source d’approvisionnement préférée des consommateurs suisses. Cette unité commerciale stratégique a une longueur d’avance sur la concurrence en matière de prix, d’innovation et de compétence. Des supports d’articles identiques ont été mis en place dans toute la Suisse pour les ustensiles et les textiles de table. Sur la même surface d’assortiment, la clientèle a une meilleure vue d’ensemble et dispose d’un plus vaste choix. Entièrement fabriquée en Suisse, la ligne d’articles de qualité M-Topline, seul système de conservation des aliments comparable à Tupperware, jouit d’une popularité croissante. Le thème « Table cooking » a été élargi. Les articles de nettoyage en microfibres Twist (analogues à Swiffer) ont été complétés par Twist-Jet. Migros a proposé le plus important assortiment de Noël et le plus novateur de Suisse. Loisirs L’été de tous les records a permis à la population de profiter des loisirs à pleins poumons. L’engouement pour les achats de biens d’investissement comme les meubles ou les grills ne s’est pas relâché en dépit du marasme économique. Grâce au produit des ventes réalisées en 2003, l’assortiment M-Giardino a été remanié. Il comprend meubles de jardin, grills et de nombreux accessoires. L’offre de meubles en métal et en bois a été étoffée. Réalisés grâce à une technologie de pointe, les meubles métalliques M-Giardino sont aussi bien protégés des intempéries qu’une carrosserie de voiture. Les meubles en bois tropical sont exclusivement en bois certifié FSC. L’accent n’a pas été mis sur les articles en plastique, car ils enregistrent toujours un chiffre d’affaires important. Le nouveau gril Outdoorchef a donné une touche novatrice au rayon : ces barbecues sphériques fonctionnant au gaz ont convaincu d’emblée néophytes et initiés. Les clients étant moins enclins à voyager en raison du Sras et de la guerre en Irak, le beau temps les a incité à fréquenter nos magasins en mars, bien avant le début de saison afin d’y acquérir des articles avantageux.

Jouets Comme toujours, la haute saison battait son plein à Noël. La campagne était percutante : prospectus (1,8 million d’exemplaires) distribué fin octobre dans la presse Migros ; spots TV diffusés en novembre et décembre sur toutes les chaînes suisses ainsi que sur RTL, Arte, Sat1 et d’autres stations. Le nouveau service d’emballage cadeaux réalisé par des promoteurs a rencontré un vif succès. Des nouveautés ont été lancées tout au long de l’année, comme la toupie Beyblade, hit de l’été, ou les produits de merchandising du « Monde de Nemo », le film de Disney. Papeterie Leader du marché suisse des articles de bureau de grande consommation, Migros a renforcé sa compétence en introduisant plus de 250 nouveaux produits. Avec un mélange équilibré de propres marques et de marques de tiers, et en misant sur la gamme des prix bas et moyens, elle se profile comme le prestataire de choix des ménages privés et répond de mieux en mieux aux besoins des petites et moyennes entreprises. Cette réorientation lui permet de combler les lacunes d’assortiment entre petits magasins et marchés spécialisés. Electronique Le secteur des biens de consommation électroniques se trouve en phase de consolidation. Il a progressé de quelque 11 % en valeur ces huit derniers mois, selon IHA. Plus réticent, le comportement d’achat était plutôt sensible aux prix. Des concurrents comme MediaMarkt (« Parce que je ne suis pas fou ») ont exacerbé la lutte des prix. D’autres, tel le groupe français FNAC venu de Suisse romande, s’attaquent désormais à la Suisse alémanique afin de participer à ce marché de 7 milliards CHF. Durant le même laps de temps, Migros a augmenté ses ventes d’environ 5 % en valeur, gagnant des parts de marché. M-Electronics est sur la bonne voie pour devenir numéro 3, grâce à une amélioration de sa présence (dépliant M-Electronics), à une revitalisation accélérée des magasins et à l’expansion (p. ex. Surseepark, Uster-West, soit une dizaine d’unités). Le remaniement des assortiments, notamment du haut de gamme, et l’intensification des contacts avec la clientèle ont dopé les ventes en particulier dans l’électronique ménager, la photographie numérique et les écrans plats.


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En 2004, les efforts seront portés sur la réorientation des marchés spécialisés : présence plus marquée sur le marché (compétence, innovation, nouvel expéditeur) ; expansion (surfaces de vente autonomes supplémentaires, soit une dizaine de projets selon le plan d’affaires) ; revitalisation/CatMan (transformation des magasins M-Electronics existants, introduction du Category Management, méthodique d’orientation clientèle) et de SAP/ZWW (gestion centralisée des marchandises, systèmes logistiques et informatiques).

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L’objectif consiste à représenter pour la clientèle le magasin spécialisé de proximité avec le rapport prix / prestations le plus avantageux, une sélection pertinente des assortiments de marques internationales réputées et de propres marques, ainsi que les meilleures prestations de service après-vente et de garantie. La réorientation vise une présence sur le marché percutante, rapide, novatrice et davantage axée sur les besoins de la clientèle.


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M A RC H É S S P É C I A L I S É S

DO IT + GARDEN

MICASA

Tout feu tout flamme pour l’air froid

Se meubler à l’économie

L’été caniculaire a généré de fortes ventes en climatisation et arrosage. Le marché total, s’il stagne actuellement, dénote pourtant des changements profonds. De nouveaux distributeurs tentent de s’implanter sur le marché suisse. L’incertitude conjoncturelle se traduit par une sérieuse retenue pour les achats dans le secteur Bricolage et Jardinage. Globalement, l’évolution du marché du jardinage a été plus satisfaisante que celle du marché du bricolage. L’été du siècle a permis d’enregistrer des ventes record de climatiseurs et de ventilateurs. Par comparaison avec la forte année précédente, nous avons augmenté nos ventes de 60 % et réalisé le chiffre remarquable de 6 millions CHF pour quelque 40 000 unités. Les stores ont été un autre produit de vente record pour une valeur supérieure à 1 million CHF. La fabrication de ces articles a consommé plus de 8000 m2 de tissu, l’équivalent de 12 courts de tennis. Nous enregistrons également un record de ventes dans le segment de l’arrosage de jardin: par exemple, plus de 1 million de mètres de tuyaux, soit la distance de Zurich à Hambourg. En revanche, les produits d’entretien dut gazon ont souffert de la canicule préjudiciable aux travaux de jardin. Nous avons partiellement compensé en automne ce déficit de vente. En 2004, nous allons œuvrer à la réorientation de Do it + Garden en vue de poursuivre le développement et la consolidation de notre position de leader sur un marché national en évolution. Parallèlement, nous poursuivons l’expansion sélective de nos marchés spécialisés. Dans ce contexte, un de nos grands défis est la mise en œuvre sans faille de l’opération pilote de gestion centralisée des marchandises pour le Do it +Garden.

En période de crise, les Suisses économisent aussi entre leurs quatre murs. Le commerce du meuble est frappé de plein fouet par le marasme. La chute en valeur du marché de l’équipement intérieur s’est poursuivie en 2003. En période de récession, les Suisses économisent en premier sur leurs achats de mobilier. La part de l’aménagement intérieur dans les dépenses des ménages a encore baissé. Micasa n’a pu se soustraire à cette conjoncture déprimée et doit aussi enregistrer une baisse de chiffre d’affaires. Nous notons en revanche l’évolution très réjouissante du secteur repositionné des accessoires pour l’habitat, ce qui montre bien la modestie des budgets disponibles pour les achats d’équipement. L’année dernière, nous avons ouvert trois nouveaux marchés spécialisés à Delémont, Sursee et Egerkingen. D’autres magasins seront transformés selon la nouvelle orientation. Mentionnons une nouvelle extension des produits FSC à Micasa : il s’agit du lancement en juin de la nouvelle ligne de fabrication suisse Panorama de meubles de salon, chambre à coucher et bureau. L’exploitation durable des forêts prend toujours plus d’importance; d’autres entreprises suisses fournisseurs de panneaux d’aggloméré ont reçu le certificat FSC. En ce qui concerne les textiles de maison, plus de 70 % du linge de literie est certifié eco. Les signes annonciateurs d’une légère reprise se multiplient.

OBI

Sur des fondations solides Forte progression des Bâticentres Obi Construction et Jardinage Les quatre points de vente ont dépassé la barre des 100 millions CHF en 2003. L’évolution du chiffre d’affaires en surface corrigée est supérieure à la moyenne du mar-


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ché. Cette croissance ne s’est pas limitée aux secteurs sensibles aux conditions climatiques que sont le jardinage, les loisirs et la climatisation (l’été du siècle!). En effet, également les segments classiques de la construction tels que machines, peintures, matériaux, sanitaire et équipements de salle de bain satisfont à l’évidence les besoins de la clientèle et se développent très positivement. La location d’appareils professionnels continue d’avoir les faveurs des spécialistes. Dans le sillage de ce succès, il s’agit maintenant d’introduire nationalement l’offre des services d’artisans et de montage. Avec la mise en ligne de la Homepage Obi en allemand et français, les internautes aussi peuvent s’informer abondamment: nouveautés, conseils pratiques de bricolage et offres spéciales Obi bimensuelles ainsi que télécharger des brochures d’assortiment. En 2003, nous avons inauguré à Aigle VS un autre Bâticentre Obi Construction et Jardinage combiné à un centre commercial, en dépit des très grandes difficultés d’obtention des autorisations pour un tel marché spécialisé de grande surface. Les chantiers de construction de deux nouvelles implantations viennent de s’ouvrir et les autorisations sont acquises pour six autres implantations. Ainsi se poursuit la pénétration des centres Obi en Suisse, améliorant aussi leur accessibilité pour la clientèle.

SPORT

Des ventes en pleine forme C’est en sport que les gens économisent en dernier. Le marché du sport extrêmement dynamique poursuit sur sa lancée avec la tendance très positive d’une croissance estimée de 4 à 5 % en 2003. Sur un total (incluant les vélos et la location) de près de 2,6 milliards CHF, cela représente un fort accroissement de 100 à 130 millions. L’excellent hiver de l’année dernière y a contribué pour une grande part. Une fois de plus, le marché du sport s’avère très résistant – on dépense volontiers pour les articles de sport – et les perspectives sont très bonnes. La branche poursuit son effort d’expansion sans s’essouffler. Pour le troisième exercice consécutif, sportXX a enregistré une croissance corrigée par surface très élevée (sans l’expansion) de près de 8 %, avec une augmentation de quelque 50 % du chiffre d’affaires. En l’espace d’une année, nous avons inauguré pas moins de 13

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nouveaux magasins sportXX, portant à 30 unités notre réseau de vente; dans ce contexte, ce sont surtout les points de vente M-Sports existants qui ont été sensiblement agrandis et modernisés. La région économique zurichoise en particulier est maintenant très bien couverte avec trois nouveaux magasins (Glatt, Uster et Zurich-Sud/Brunau) en plus de Regensdorf, Spreitenbach, Rapperswil et Winterthour. Parallèlement à cette forte expansion, trois autres grands projets ont tenu le devant de la scène: pour les Achats, l’introduction du système SAP et pour M-Sports, celle de la gestion centralisée des marchandises. De surcroît, nous avons réuni sportXX et M-Sports en un seul département Sport. Avec cinq autres inaugurations, l’expansion avance très rapidement en 2004. La restructuration de l’organisation est terminée, ce qui nous assure d’excellents starting blocks pour l’avenir. Avec la réunion des deux anciens départements sport, la nouvelle gestion centralisée des marchandises pour M-Sports et la réorientation des M-Sports rattachés aux supermarchés, nous disposons maintenant de la structure permettant de nous concentrer plus fortement sur l’expansion et de remonter d’un cran la barre de notre compétence d’assortiment et de conseil.


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M I G R O S FAC T S

GA ST RO N O M I E

Place aux végétariens Pas forcément de la viande La gastronomie Migros a enregistré en 2003 un CA de 736 millions CHF, soit 4,2 % de moins qu’en 2002. Ce recul reflète la perte de chiffre d’affaires de quelque 20 millions CHF consécutive à la fermeture des deux restaurants des Arteplages d’Expo.02. Les restaurants Migros ont réussi à améliorer leur part de marché dans le segment de la restauration commerciale malgré le climat morose qui prévaut dans la restauration suisse. Ils sont généralement associés à un supermarché ou à un marché spécialisé, onze d’entre eux ont été transformés et adaptés aux besoins de la clientèle, sans oublier l’ouverture de nouveaux Coffee & Time et des comptoirs de Take-away.

Le programme « Lilibiggs » sera mis en œuvre dans les restaurants par des espaces ludiques et le menu pour enfant. La clientèle a réservé un bon accueil aux mets traditionnels offerts sous le vocable « Le Menu ». Depuis le printemps, 46 restaurants proposent une offre végétarienne certifiée. Cette introduction a été précédée d’une courte phase pilote lancée en janvier 2003 dans six établissements. La collaboration avec l’Association Suisse pour le Végétarisme (ASV) pour cette certification est confortée par un contrôle externe. L’amélioration de l’offre végétarienne est l’un des principaux objectifs de la gastronomie Migros en 2004.

WE L L N E S S FITNESSPARCS

PARCS DE GOLF

Priorité à la santé

Club et balle pour tout le monde

Le bien-être de nos clients nous tient à cœur. Se sentir en bonne santé et bien dans sa peau – tel est le sentiment qui est à l’origine de la création des Fitnessparcs M. L’an dernier, 45 000 détentrices et détenteurs d’abonnements annuels ont bénéficié de l’offre complète. Le fitness et le wellness ont un avenir: les Fitnessparcs de Regensdorf et d’Oberhofen viennent d’être transformés et ont pu être réouverts au printemps ou en automne. Le 14e Fitnessparc M, Puls 5, sera inauguré en 2004 à Zurich-Ouest. Comme d’habitude, ce sont les mois d’hiver qui ont enregistré une fréquentation supérieure à la moyenne ; pour lutter contre ces fluctuations saisonnières, une campagne nationale en faveur des abonnements d’été sera lancée l’an prochain.

A Migros, le golf n’est pas un plaisir réservé aux initiés. Les membres des Parcs de golf de Migros ont non seulement été plus nombreux en 2003, mais ils ont également pu bénéficier des prestations du parc de golf de Moossee, près de Berne, dont une partie seulement a été ouverte au public. Il s’agit de la 6e installation de ce genre. L’ensemble du parc sera inauguré à Moossee l’an prochain. Depuis le printemps 2003, les membres avaient la possibilité de s’inscrire en ligne ; peu après, 30 % des inscriptions se faisaient déjà sur Internet.


M I G R O S FAC T S

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AU T R E S CA NAU X D E V E N T E AU D É TA I L

MIGROS-SHOP.CH ET LESHOP.CH

EX LIBRIS

L’union fait la force

Record battu

Migros a trouvé un partenaire solide dans la distribution on-line. Depuis janvier 2004, Migros et LeShop.ch offrent sur l’Internet un assortiment commun très élargi et misent ensemble sur ce marché de croissance: l’adresse Internet www.migros-shop.ch permet aussi d’accéder au shop online www.LeShop.ch, et réciproquement. Ces deux adresses aboutissent au même magasin sur l’Internet. C’est le fruit d’une alliance stratégique conclue entre les deux partenaires, signalant sans équivoque leur arrivée en tête sur le marché suisse du commerce de détail en ligne. LeShop.ch continue de gérer ses ventes de manière autonome et pour son propre compte. Le rôle de Migros est en premier celui de fournisseur et de partenaire pour les activités de marketing communes. Le nouveau shop Internet offre plus de 6000 produits Migros et articles de marque. Ce que les clients ont commandé en ligne leur est livré à domicile par Poste Express jusqu’au lendemain soir à partir de la plate-forme logistique centrale de Bremgarten AG. Migros a fermé son centre de commissionnement de Schönbühl près de Berne en vue d’utiliser à plein les synergies de ce partenariat. Ses 31 collaborateurs ont été repris par la coopérative Migros Aar. Le succès de l’ouverture du nouveau shop on-line a largement dépassé les attentes. Rien que la première semaine, le website a enregistré cinq fois plus de visites que précédemment et triplé son chiffre d’affaires. 210 tonnes d’articles alimentaires ont été livrées au domicile des clients. Le chiffre d’affaires hebdomadaire de 780 000 CHF rend tout à fait réaliste le volume de vente de 25 à 30 millions CHF pour 2004 estimé avant l’ouverture.

Le cap des 150 millions CHF est passé. Ni la conjoncture économique difficile ni la frilosité de la consommation n’ont empêché Ex Libris de battre de 3,2 % en 2003 son propre record de chiffre d’affaires, lui faisant passer la barre des 150 millions CHF brut TVA incluse. Plus de 5,2 millions de clients y ont dépensé un total de 151,5 millions CHF. L’entreprise creuse ainsi son avance sur le marché. Ces six dernières années, elle aura amélioré de plus de 50 % ses ventes en Suisse, tout en étoffant son réseau de magasins de 17 %. Le chiffre d’affaires devrait continuer de croître en 2004, pour autant que la conjoncture ne se détériore pas davantage encore, compte tenu du succès de la stratégie déployée. Cette dernière est axée sur le marché et la proximité de la clientèle et mise sur une politique durable de l’assortiment, des prix et des offres spéciales. Cet objectif sera réalisé par croissance organique dans les magasins existants, ainsi que par des rénovations et des transformations fondées sur le nouveau modèle de magasin, mais aussi par expansion sélective et nouvel essor des ventes en ligne sur www.exlibris.ch (assortiment complet comprenant plus d’un million d’articles : librairie, musique, cinéma / DVD, logiciels et jeux). Ex Libris emploie en tout 448 personnes en Suisse (soit 298 équivalents plein temps), qui se mettent avec enthousiasme au service de la clientèle et de l’entreprise dans ses 117 magasins, son appareil logistique, son magasin en ligne et à l’administration centrale. INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de collaborateurs Ebitda (millions CHF) Investissements

2003

2 0 02

,  ,

, 

,

, ,


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M I G R O S FAC T S

Groupe Globus

Transformation accélérée Le groupe s’est défait d’activités non rentables et a fait front dans des conditions difficiles. Le climat d’inquiétude a pénalisé la consommation en Suisse, ce qui s’est surtout répercuté sur les ventes de haut de gamme. Les grands magasins Globus (–3,5 %), Globus Hommes (–3,9 %) et Interio (–3,8 %) ont ainsi vu reculer leurs chiffres d’affaires, malgré des taux de fréquentation accrus de la clientèle. Seul Office World Suisse (+ 0,2 %) est tout juste parvenu à défendre le sien. Il a donc été réconfortant de constater que le magasin « Globus am Bellevue » ouvert début mai à Zurich, le nouveau ***delicatessa du Globus de Genève, ainsi que les magasins Globus Hommes agrandis de Berne, de Bâle et de Zurich ont dépassé leurs objectifs. La clientèle a bien accueilli également les galeries d’ameublement Interio, qui proposent désormais des assortiments coordonnés de meubles dans des centres urbains. Evénement particulièrement important pour le groupe : la transformation d’ABM est maintenant terminée. Les 61 magasins initiaux ont été convertis aux nouveaux concepts (Oviesse, en combinaison avec des drogueries Estorel, des Coffee Shops Nannini, voire des unités Globus, Migros ou tierces à certains endroits). Comme on s’y attendait, la réduction des surfaces de vente s’est traduite par un recul considérable des chiffres d’affaires. Les ventes des 32 magasins de textiles Oviesse, dont l’expansion avait été décidée au cours de l’été, n’a pas encore donné les résultats escomptés dans l’ensemble ; la campagne publicitaire nationale, avec Melanie Winiger en figure de proue, a toutefois nettement amélioré la notoriété de la marque. Le transfert début octobre à un franchiseur des six Coffee Shops Nannini ouverts l’année dernière avec un goodwill considérable vise à soutenir leur expansion en Suisse. Le groupe Globus a dégagé dans le pays un chiffre d’affaires total brut de 1306,2 millions CHF (–11,2 % ; –3,3 % sans la transformation d’ABM). A l’étranger, Office World UK (+1,7 %) est parvenu à améliorer son chiffre d’affaires à surface de vente presque égale, tandis que la croissance s’est accompagnée d’une expansion pour Interio Allemagne (+19 %) et le groupe Globe (+1,8 %) en France. Interio Autriche a pu dégager un bénéfice, malgré un léger retrait (–3,6 %) des achats sous franchise. Les dix magasins spécialisés Office World d’Allemagne, non rentables depuis leur ouverture, ont été fermés fin juin, de même qu’il a été décidé d’interrompre en cours d’année le test de marché d’Office World en France. Au total, le chiffre d’affaires réalisé à l’étranger présente un faible recul de 394,9 millions CHF (–8,5 %). Le CA du groupe Globus atteint ainsi 1701,1 millions CHF (valeur brute) pour la Suisse et l’étranger (–10,6 % ; –4,7 % sans la transformation d’ABM).


M I G R O S FAC T S

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Malgré une conjoncture difficile, les grands magasins Globus, Globus Hommes, Interio Suisse, Office World Suisse, Office World UK et les grands magasins Globe de France affichent un bénéfice d’exploitation – ce que l’on doit notamment au programme « Focus 2003 », qui a concentré partout les ressources sur les facteurs de succès. Cela dit, la transformation accélérée du groupe, source escomptée de produits durables, a été fort coûteuse. Les bons résultats des entreprises n’ont que partiellement compensé cet effort, ainsi que l’assainissement d’autres activités. Ce qui se traduit par un résultat 2003 négatif pour le groupe ; le redressement est attendu pour l’exercice 2004.

ÉVOLUTION DES CHIF FRE S D’A FFA IRE S BRUTS E N S UIS SE EXERCICE 2003 CA COMPARAISON 2002

MILLIONS CHF

Grands magasins Globus 1 Interio Office World Globus Hommes Total sans ABM Transformation ABM 2 Total avec ABM

, , , ,  , ,  ,

– , % – 3,8 % + , % – , % – , % – , % – , %

1 Avec édition Globi 2 Contient les chiffres d’affaires d’ABM, d’Oviesse, de Nannini

et d’Estorel

ÉVOLUTION DES CHIFFRES D’AFFAIRES BRUTS À L’ÉTRANGER EXERCICE 2003 CA COMPARAISON 2002

MILLIONS CHF

Office World UK Office World D 1 Interio D Interio A 2 Globe 3 F

GBP

EUR

, , , , ,

+ , % – , % + , % – , % + , %

Total étranger

CHF

,

– , %

EUR EUR EUR

1 Retrait du marché en mai 2003 2 Partenaire en franchise 3 Un grand magasin, 4 magasins Office World et une boutique Interio

INDICATEURS

CA net du groupe (millions CHF) Effectif du personnel Ebitda (millions CHF) Investissements (millions CHF)

2003

200 2

 ,   , ,

 ,  , ,


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M I G R O S FAC T S

I N D U ST R I E M I G RO S

Dynamique progression, au sein du groupe comme à l’extérieur Ni la langueur du commerce de détail, ni l’introduction d’une nouvelle vague d’articles de marque, ni la morosité du tourisme, ni l’âpreté de la concurrence sur les marchés d’exportation n’ont empêché l’industrie Migros de développer ses ventes avec vigueur en 2003, par le dispositif de distribution de détail de Migros comme auprès des gros consommateurs et à l’étranger. La croissance au sein de Migros a encore été accélérée par le fait qu’Estavayer Lait et Mifroma ont repris la transformation du lait et le secteur fromages de Migros Zurich. Un été chaud et long a valu des records de ventes à Seba Aproz (boissons) et à Midor (glaces) – avec un effet contraire sur Chocolat Frey et MBB. La croissance a été de 172 millions CHF au total en Suisse (4,5 %), pour un chiffre d’affaires net de 3,990 milliards CHF ; hausses et baisses sur les matières premières se sont plus ou moins compensées. Cette progression revient pour 62,2 % au canal Migros, pour 14,4 % aux gros consommateurs en Suisse, et pour 23,4 % aux exportations. Elle a été portée par un nombre très encourageant d’authentiques innovations dans tous les domaines. Les nouveaux produits ont dégagé en 2003 un chiffre d’affaires de 481 millions CHF. Les exportations ont représenté un chiffre d’affaires total net de 213 millions CHF, en amélioration de 23,3 %. Notre principal débouché est l’Allemagne, suivie de la GrandeBretagne et de l’Autriche. La part des exportations au chiffre d’affaires varie beaucoup d’un cas à l’autre : elle est par exemple de 36 % à Mibelle, mais nulle à Micarna ou à Optigal, auxquelles les prix agricoles suisses interdisent d’exporter et qui concentrent donc leur effort de croissance sur les gros consommateurs dans le pays. Le CA de la société Swiss Delice SA de Suhr, qui écoule le haut de gamme de la production de l’industrie Migros sous la marque Swiss Delice, a atteint plus de 15 millions CHF. Ses ventes ont nettement progressé en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Italie, ses marchés principaux, ainsi que dans les magasins hors taxes. Les ventes directes des entreprises industrielles Migros de produits ensuite offerts sous des marques commerciales se sont également développées. Scana, qui approvisionne de gros consommateurs, s’est affirmée sur un marché très difficile et a dégagé un chiffre d’affaires net de 195 millions CHF. Son CA sera considérablement augmenté en 2004 par la reprise de l’approvisionnement de la gastronomie Migros, intervenue au cours des derniers mois de l’année écoulée. En dehors de Scana,


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le chiffre d’affaires réalisé sur les ventes directes de certaines entreprises de l’industrie Migros aux gros consommateurs a été de 217 millions CHF (+12,9 %). Le projet « Avanti » d’optimisation de la productivité de l’industrie Migros a démarré en 2003 : une équipe de spécialistes internes va rechercher pendant trois ans dans toutes les entreprises les améliorations et les baisses de coûts possibles. Il s’agit de rehausser la compétitivité de l’industrie Migros pour garantir son existence à long terme, même si la concurrence se durcit. L’industrie Migros employait en Suisse 9729 personnes à la fin de l’année 2003, soit 3,9 % de moins qu’en 2002. Nous escomptons encore une légère diminution pour 2004. Les entreprises industrielles de Migros ont investi 224 millions CHF bruts en 2003 ; les plus gros projets ont concerné Micarna (abattoirs), Optigal (abattoirs à volailles, bâtiment administratif ), Chocolat Frey (accroissement de capacité), Elsa (logistique), Bina et Midor.

Industrie Migros chiffres d’affaires 2003 (millions CHF) Riseria SA



W. Leuenberger SA

 

Seba Aproz SA



MBB SA Mifa SA



Optigal SA

 

Mibelle SA



Midor SA Mifroma SA



Chocolat Frey SA



Bischofszell Produits alimentaires SA

 

Estavayer Lait SA



Micarna SA



Jowa SA

0

100

200

300

400

500

600

700


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M I G R O S FAC T S

BISCHOFSZELL PRODUITS ALIMENTAIRES SA

CHOCOLAT FREY SA

Tout en fraîcheur et en nouveautés

Plates, et pourtant suprêmes

Toujours en tête avec une foison d’innovations Bischofszell Produits Alimentaires SA a terminé avec succès une année de transition. Meilleure rentabilité et hausse du CA de 12,4 %. Tant les affaires de commerce de détail (+1,8 %) que de grande consommation (+3,1 %) affichent une croissance supérieure à la moyenne. Bina présente aujourd’hui quatre secteurs d’affaires : boissons, fruits, plats préparés et pommes de terre. Elle s’est rapprochée du marché en séparant clairement le marketing /développement pour le commerce de détail de celui de la grande consommation. Le lancement de nouveaux produits s’est considérablement accru, ce dont profitera également le premier semestre 2004. En dépit d’un contexte difficile, l’entreprise a gagné des parts de marché dans la gastronomie et la grande consommation. Elle fait à nouveau partie des leaders lorsqu’il s’agit de déceler des tendances prometteuses et de faire appel aux technologies ultramodernes, comme c’est le cas pour les plats végétariens certifiés par l’ASV et pour les produits Dream Steam. Le nombre de nouveaux projets a crû de 167 à 295 dans le commerce de détail. Les produits frais convenience connaissent un développement réjouissant. Des innovations sont prévues encore ces prochains mois. Les exportations, par contre, marquent le pas. En raison d’une rentabilité insuffisante, certaines affaires on été abandonnées. Tout le secteur a subi une réorientation. Avec un assortiment plus restreint, en particulier dans les boissons, il sera possible de réussir dans un proche avenir.

Chocolat Frey a encore gagné des parts de marché malgré la canicule. Si 2003 a été marquée par la retenue de la consommation, c’est surtout la canicule du siècle qui restera dans les mémoires. La vente d’articles en chocolat a fortement reculé durant plus de 14 semaines de température quasi-tropicale. Le chocolatier de Migros s’est toutefois bien battu, sa part de marché ayant progressé de 38,0 à 39,2 % selon Chocosuisse. Y ont surtout contribué les livraisons à l’industrie de transformation du lait et de crème glacée, qui a tourné à plein régime. Le marché du cacao, qui a connu une évolution dramatique ces dernières années, s’est à nouveau légèrement détendu : tant les cours élevés de la livre sterling que ceux des fèves de cacao ont maintenu les prix à un haut niveau, de sorte qu’aucune baisse notable n’a pu être accordée sur le chocolat. Les ventes de plaques de chocolat plates Suprême ont progressé plus vite que prévu, ce qui a permis à l’entreprise d’étendre sa position. Sa Corporate Identity a fait l’objet d’un nouveau lancement qualifié de plein succès. Elle a pu se profiler comme une marque propre d’importance stratégique en poursuivant la professionnalisation de son image. La majeure partie de la croissance a pu être réalisée sur de nouveaux marchés auprès de notre clientèle de marques privées dans le secteur du chocolat. Mais c’est surtout le secteur des chewing-gums qui a enregistré un chiffre d’affaires appréciable. Plus de la moitié de ces articles sont déjà destinés à l’exportation. Le projet d’extension bat son plein et se terminera au milieu de 2005. Les conditions seront ainsi réunies pour garantir la pérennité du site de Buchs et exploiter les installations avec plusieurs équipes, assurant ainsi la sécurité, la qualité et la traçabilité des produits.

INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

   

INDICATEURS

2003

2 0 02

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

   


M I G R O S FAC T S

ESTAVAYER LAIT SA

Par delà le fossé des röstis Les produits laitiers du Lac de Neuchâtel battent les records. Le chiffre d’affaires brut d’Estavayer Lait SA a passé pour la première fois la barre des 600 millions CHF au cours de l’exercice 2003. Il correspond toutefois à un CA net de 577 millions CHF. Cette progression est surtout due aux facteurs suivants: livraisons de lait UHT et de crème UHT à la coopérative Migros de Lucerne et à Scana Alimentation SA, livraisons de yogourts, de crème UHT, de lait pasteurisé et de lait UHT à Migros Zurich, ainsi qu’exportations de yogourts et de desserts de la marque Swiss Delice en France, en Belgique, en Luxembourg et en Espagne. Les 54 nouveautés introduites ont réalisé 7 % du chiffre d’affaires. En 2003, Estavayer Lait SA a acheté 235 millions de kilos de lait au total pour fabriquer ses produits laitiers tels que fromages frais, desserts, yogourts, drinks, lait, crème, mayonnaise et sauces à salade. ELSA a repris le contrat d’achat de lait de Suisse orientale conclu avec Migros Zurich. INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

   

JOWA SA

Le pain quotidien encore plus tentant Boulangerie fraîche et écophile, une spécialité de Migros L’année 2003 a été pour Jowa une autre année mouvementée. Inspirés par les résolutions des lignes directrices invitant à créer du nouveau et à agir avec résolution, nous avons lancé plus de 250 nouveautés. Par exemple, nos tartes et pâtisseries fraîches présentées sous emballage blister transparent fort alléchant ou nos pâtes à gâteaux sous une nouvelle tenue. En utilisant exclusivement des graisses végétales de production durable, nous apportons la preuve de notre responsabilité environnementale et de nos efforts constants en vue d’améliorer nos techniques de production.

63

Pour renforcer le programme Engagement, nous avons converti au printemps tous les pains mi-blancs de Migros à la farine produite selon les standards IPSuisse ou bio. La mise en service de plus de 70 fours à pain de magasins atteste de notre présence locale étendue et renforcée, de sorte que plus de consommateurs puissent trouver chaque jour leur « pain frais jusqu’à la fermeture ». Nous ne sommes pas peu fiers de l’inauguration de cinq nouvelles boulangeries « instore », par exemple celle du MMM Serfontana, notre première implantation la plus méridionale et la première pour Migros Tessin. INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

2003

2 0 02

    

    

MIBELLE SA

Les pépins de beauté Gain d’image en rivalisant avec les marques réputées L’environnement est devenu très difficile pour Mibelle avec l’arrivée des articles de marque à Migros. Cette tendance se poursuivra en 2004. La situation s’est également tendue à l’export car des détaillants importants acquièrent déjà leurs propres marques de cosmétiques en Chine. Dans un tel contexte, Mibelle est parvenue à maintenir son chiffre d’affaires avec Migros et à faire progresser de 12,3 % son CA global. Ces résultats sont surtout dus à de nombreuses innovations. Le lancement de produits avec extraits de pépins de raisin (substance active) a été le temps fort de 2003. Ces articles de soins pour cheveux seront brevetés. Cet exemple montre que des marques commerciales peuvent être plus novatrices que les marques réputées. Malgré l’introduction de nouveaux articles de marque à Migros et une concurrence accrue, Mibelle connaîtra également en 2004 un taux de croissance à deux chiffres, grâce à sa force d’innovation et à sa proximité au marché.


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M I G R O S FAC T S

INDICATEURS

2003

2002

INDICATEURS

2003

2 0 02

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

 

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits Nombre de collaborateurs

 

 

 

 

 

MIDOR SA MICARNA SA

La viande en toute confiance Un vent d’optimisme sur le secteur de la viande Le label-ombrelle Engagement en faveur de l’homme, des animaux et de la nature lancé par Migros le 14 avril 2003 a renforcé la confiance des clients dans la consommation de viande. En outre, dans le cadre de la garantie viande en 7 points, l’introduction de la viande de veaux nourris au lait entier et au foin, réalisée en collaboration avec Migros Aar, a été couronnée de succès. La légère hausse de consommation enregistrée dans toute la Suisse a également eu une incidence positive sur les résultats de Micarna, notamment sur les ventes de bœuf. Il convient de rester optimiste sur l’évolution du secteur en dépit de la tendance à la baisse des prix. Au cours de l’année 2003, marquée par les fusions et concentrations dans le secteur de la viande, Micarna SA a pu acquérir des avantages compétitifs stratégiques grâce à la mise en service des nouveaux abattoirs pour porcs, à l’installation de transformation de viande de Courtepin, et à l’entrepôt automatique grande hauteur pour la charcuterie de Bazenheid. Delicarna, la propre marque de Micarna pour les viandes de qualité supérieure, jouit d’une popularité toujours accrue. D’autres hausses ont été enregistrées avec les spécialités de charcuterie, les produits de convenience, les grillades, les articles saisonniers ou la volaille. La technologie « salle blanche » dans la logistique de la charcuterie sera synonyme de normes de qualité maximales, et le transfert de données basé sur le réseau SAP garantira durablement la traçabilité des produits. Un système de conduite moderne axé sur des objectifs, intitulé « Santé et Motivation », apporte un appui aux prestations des employés. Le projet « Avanti » interne à l’industrie Migros a révélé un potentiel de réduction des frais dans l’optimisation des processus.

Un été explosif 75e anniversaire, année de tous les records Chiffres d’affaires et parts de marché en hausse : Midor a fait état d’une nette progression tant en Suisse qu’à l’exportation, étendant encore ses parts de marché dans le secteur très disputé des biscuits et des glaces. C’est au plus fort de l’été, en pleine année de jubilé, qu’une canicule exceptionnellement longue a entraîné des ventes record dans les crèmes glacées. La mobilisation de toutes les forces a permis de fournir une performance de haut niveau et de garantir une entière disponibilité de livraison. Toujours à l’affût des nouvelles tendances, Midor a présenté 81 nouveautés, répondant ainsi aux besoins les plus divers. De nouveaux articles ont été créés pour tenir compte du changement des habitudes alimentaires, telle la ligne de biscuits avec teneur réduite en graisse. De Prestige à Créa d’Or : la ligne de biscuits Premium a été entièrement remaniée en vue de développer un caractère fort pour nos marques. Ainsi a été réalisée la marque Créa d’Or, union parfaite d’image et de texte, avec son emballage estampé de lumineuses feuilles d’or. Les nombreuses réactions positives ont confirmé que Midor est sur la bonne voie. INDICATEURS

2003

2 0 02

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

   


M I G R O S FAC T S

65

1000 tonnes en 2003. Les stocks élevés de fromage en Suisse ont permis d’acheter des produits à des conditions favorables.

MIFA SA

Des chiffres propres Les marques commerciales sont en verve. Les marques Total, Handy et Potz ont pu affermir encore leur position de leader, et Mifa est parvenue à s’affirmer sur le marché suisse comme le plus gros producteur de lessives et produits de nettoyage. Soulignons particulièrement l’introduction de la ligne de lessives parfumées, revues et corrigées, de la marque Elan. Les affaires internationales ont pu être développées une fois de plus, car les parts de marché des marques commerciales (private labels) ont augmenté dans toute l’Europe. Dans le domaine des graisses et margarines, Mifa a introduit avec succès une margarine pour pâte feuilletée réduite en acides gras trans. Un produit qui s’inscrit pleinement dans la tendance à l’alimentation saine. INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

   

MIFROMA SA

Du fromage pour toute la Suisse Mifroma dessert aujourd’hui toutes les coopératives fédérées. Mifroma s’est hissé en 2003 au rang de centre de compétence par excellence en matière de fromage dans toute la Migros. Depuis juillet, nous livrons notre assortiment à toutes les coopératives fédérées. Et depuis le milieu de l’année, nous fournissons un grand choix de nos articles à la Scana Alimentation SA. Parmi les produits nouvellement introduits figurait une nouveauté absolue pour la Suisse : le Parmigiano Reggiano râpé conditionné dans un doseur très pratique. Le processus d’automatisation du flux de marchandises et de la logistique se poursuit. Mifroma France a introduit au 1er janvier 2004 le système de traitement des données SAP en collaboration avec Mifroma Ursy et Estavayer Lait SA. Les lignes de yogourts Exellence et de crèmes sous le label Swiss Delice sont commercialisées dans d’autres pays européens depuis mars 2002. Il s’en est vendu

INDICATEURS

2003

2 0 02

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

   

   

ENTREPRISES MIGROS BIRSFELDEN SA (MBB)

Trop chaud pour le café L’environnement d’abord La canicule de l’été dernier a influencé le secteur du café qui a manqué de peu son chiffre d’affaires de l’année précédente. Le processus de concentration des rôtisseries suisses se poursuit. Nous avons renforcé encore notre position grâce à la mise en service d’un nouveau torréfacteur ultramoderne. Pour des raisons écologiques, nos torréfacteurs fonctionneront exclusivement au gaz à partir de 2004. Après avoir consolidé notre assortiment de café en 2003, nous réservons à notre clientèle la surprise de quelques nouveautés qui la feront fondre. Nous sommes le plus grand des deux derniers producteurs d’emballages de pain. A ce titre, et pour ménager l’environnement, nous n’utiliserons plus que des couleurs solubles à l’eau à partir de 2004. Notre processus logistique nous vaut une compétence croissante en matière douanière au sein de la communauté Migros. Nos services logistiques seront réduits proportionnellement à l’assortiment épicerie importé. La livraison directe au centre de distribution Migros de Suhr (MVS) nous permet des réaliser des économies de coûts supplémentaires. INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

2003

2 0 02

   

   


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OPTIGAL SA

RISERIA TAVERNE SA

La production se donne des ailes

Riz à volonté

La production de volaille voit poindre de grands défis. Le marché suisse de la volaille est assez stable. L’été caniculaire 2003 a fait monter les prix des céréales, ce qui n’a pas été sans effet sur la production de volaille. La peste aviaire à l’étranger – au printemps 2003 dans le Benelux, récemment en Asie du sud-est – a inquiété la clientèle. Notons bien que la production suisse n’est pas touchée par cette épidémie. En 2003, la production de volailles d’Optigal s’est fortement accrue à près de 27 200 tonnes et le chiffre d’affaires a atteint 169 millions CHF, soit + 3,6 %. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce bon résultat: – Notre équipe de vente s’est stabilisée, à l’avantage de notre clientèle. – L’été chaud a été idéal pour les grillades en plein air. – Notre forte présence publicitaire nous a valu d’être mieux perçus sur le marché. – Nous avons lancé de nouvelles productions régionales pour Migros Vaud et Migros Zurich. La politique agricole 2007 va modifier fondamentalement la donne à l’avenir: elle prévoit de céder aux enchères les contingents d’importation de volaille – un tiers dès 2005, deux tiers à partir de 2006, puis le volume total à partir de 2007. Cette modification sonne le glas d’une « subvention » de 20 millions CHF pour Optigal. C’est alors que nos efforts d’amélioration de la productivité et de réduction des coûts auront un impact encore accru. Nous continuerons de favoriser la volaille suisse en misant à chaque fois que possible sur la production régionale. En 2004, nous prévoyons de l’introduire pour les coopératives Migros Aar, Tessin et Valais.

Migros ne transporte désormais son riz que par le rail. Dans le domaine du riz, les affaires traditionnelles sont demeurées en 2003 au niveau de l’exercice précédent. Un été torride et une modification de la politique des offres spéciales sont essentiellement à l’origine d’une évolution plutôt lente du marché. Bien que ce dernier se soit rétréci de 0,8 %, Migros a pu conserver ses 49 % de l’année précédente. Tout le riz Migros est transporté par le rail depuis la mise en exploitation du centre de distribution Migros de Suhr (MVS). Nous sommes parvenus à réduire de six semaines environ la durée du stockage du riz prêt à l’emploi. De sorte que nous rangeons le riz Migros dans les produits JIT et avons ainsi pu réduire les coûts d’entreposage et de transport. Ce processus a malheureusement entraîné une réduction des ventes du fait de la fermeture d’entrepôts de produits finis en 2003. En juin, nous avons pu ajouter à notre assortiment la nouvelle ligne de riz de la firme Scana. Côté gastronomie, nous avons développé huit nouveaux articles que nous produisons exclusivement pour Scana. En septembre, nous avons lancé avec succès les nouveaux emballages de riz. Ils sont faciles à ouvrir et ne se déchirent plus, un avantage supplémentaire pour le consommateur. L’ensemble des achats de riz a été intégré à la Riseria au 1er décembre 2003. Riseria est donc désormais responsable de l’achat et de la transformation de tout l’assortiment riz de Migros. Sur le marché tiers, nous avons gagné un gros client en Allemagne. Nous exportons cinq nouveaux produits de riz depuis janvier 2004.

INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

  , 

  , 

INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

2003

2 0 02

  , 

  , 


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SEBA APROZ SA

W. LEUENBERGER SA

Ventes record de boissons

Un cinquième part à l’étranger

Seba Aproz a passé pour la première fois la barre des 200 millions de litres d’eau. De grandes entreprises du marché alimentaire international telles que Nestlé, Danone ou Coca-Cola s’engagent toujours plus fortement dans le commerce de l’eau en bouteille, et nous font donc fortement concurrence. Migros vend également les marques San Pellegrino et Contrex. L’été du siècle nous a valu des chiffres d’affaires record dans le domaine de l’eau. Seba Aproz a atteint un score historique: elle a vendu pour la première fois plus de 200 millions de litres d’eau en une seule année. Et les marques Aproz, Nendaz, Aquella et M-Budget ont vu croître leurs parts dans un marché de l’eau minérale extrêmement convoité. Autres nouveautés : l’assortiment Pepsi s’est enrichi d’un Pepsi Twist à l’arôme citron. Une grande partie de nos bouteilles sont en PET recyclé. Les installations de tri des bouteilles PET d’Aproz ont été supprimées, leurs tâches reprises par les centres de tri PRS (Pet Recycling Schweiz). La ligne Nendaz Cooler s’est particulièrement bien développée. Au lendemain des succès de 2003, nous poursuivons à nouveau de grands objectifs pour 2004 : introduction de plusieurs nouveautés au printemps, nouveau design des bouteilles de différents produits, nouveaux concept de communication et de marketing et mise en exploitation d’une nouvelle installation de remplissage ultramoderne.

L’Europe apprécie les pâtes suisses. Les pâtes suisses demeurent très recherchées dans les pays européens. Si les coopératives Migros sont restées les principaux clients, l’export s’élève malgré tout à plus de 20 % du chiffre d’affaires global. La présentation de certaines des pâtes a été changée et de nouveaux produits ont été introduits, spécialement dans les segments Caramia, M-Budget et Bio. Les moutardes fortes ont enregistré des chiffres d’affaires particulièrement réjouissants.

INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportations (millions CHF) Nombre de collaborateurs

  , 

  , 

INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de nouveaux produits CA des exportationss (millions CHF) Nombre de collaborateurs

2003

2002

   

   


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Entreprises commerciales au sein du groupe industriel

SCANA LEBENSMITTEL AG

SWISS DELICE SA

Un nouveau membre Migros

Le fin du fin

Scana désormais bien intégrée En dépit d’un marché tendu caractérisé par le recul des nuitées dans l’hôtellerie et la baisse des fréquences dans la gastronomie, Scana s’est bien intégrée dans la communauté Migros. Le message « Scana reste Scana » a pu être communiqué et concrétisé sur le marché de manière crédible. La reprise par la FCM de Scana Lebensmittel AG n’a pratiquement pas modifié sa clientèle. L’objectif poursuivi en 2003 consistait à compléter l’assortiment d’articles de marque par des produits de l’industrie Migros, ce qui a été réalisé avec succès au milieu de l’année. Notre clientèle accepte pleinement ces produits, sur le plan de la qualité comme des prix. Le deuxième objectif principal, qui était de livrer aux restaurants de la communauté Migros, a pu être entièrement réalisé pour toutes les coopératives jusqu’au début de décembre. Les services clientèle et livraison ont pleinement convaincu les responsables de la gastronomie Migros. Nous avons entamé la planification d’un agrandissement des entrepôts de Regensdorf dans l’objectif de disposer d’un centre de compétence et de la logistique toutes températures. Les nouvelles surfaces d’entreposage tiennent compte dans tous les domaines de la future évolution des affaires.

Swiss Delice, la seule marque-ombrelle du domaine des spécialités alimentaires suisses Malgré des conditions-cadres économiques et politiques difficiles, Swiss Delice SA a su défendre ses marques principales avec succès grâce à un assortiment de toute première qualité – chocolats, biscuits, articles de boulangerie, rösti, yogourts, etc. – sous un nom de marque premium unique, garant de la qualité traditionnelle des spécialités alimentaires suisses. Des articles choisis de cette ligne noble, produits par les entreprises de l’industrie Migros, sont notamment déjà en vente dans plus de 110 aéroports du monde. Swiss Delice a participé à différentes foires et y a présenté toute une série d’innovations, dont la ligne de chocolats Suprême aux différentes saveurs. Cette gamme enthousiasme le commerce comme les consommateurs. Un assortiment de Noël nouveau et attrayant a animé toute la saison. Présente sur les listes de différents distributeurs, notamment sur les principaux marchés d’Europe, Swiss Delice est en passe de s’établir solidement comme marque premium. Les différentes entreprises Migros s’occupent très activement du marché des private labels.

INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de collaborateurs

 

, ∗ 

∗ d è s l a repr i s e p a r Mi g ro s l e 1 . 7 . 2 0 0 2

INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de collaborateurs

2003

2 0 02

 

 


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E N T R E P R IS E S D E S E RV I C E S Hotelplan La solidité par la prudence L’entreprise a bien fait front dans une année difficile. La presse internationale n’a pas eu beaucoup de bonnes nouvelles à publier sur le tourisme en 2003. De grands voyagistes européens ont essuyé des pertes notables. Outre les inquiétudes suscitées par une conjoncture économique défavorable même en Suisse, les menaces de la guerre d’Irak, les risques d’attentats terroristes dans des destinations très fréquentées et le syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) qui a sévi en Asie ont nettement poussé à la baisse le nombre de passagers transportés. Rien que pour la Suisse, le recul avoisine globalement les 30 % depuis le 11 septembre 2001. Si le groupe Hotelplan tire si bien son épingle du jeu, il le doit à une planification prudente, à une approche circonspecte des capacités, notamment en ce qui concerne les transports aériens et la gestion du risque (hôtellerie et nombre de lits), mais aussi à la politique d’expansion judicieuse déployée ces dernières années. Les mesures immédiatement prises à la vente ont permis de maintenir le chiffre d’affaires d’une année à l’autre (1,667 milliard CHF), et même de décrocher une légère amélioration de 0,1 %. Alors que le nombre de passagers a reculé de 3,8 % et le chiffre d’affaires de 1,6 % à Hotelplan Suisse et ses filiales, le bénéfice d’exploitation du groupe (Ebita) est en nette amélioration, avec 10,23 millions CHF (contre 1,5 million CHF en 2002). Belair, notre compagnie aérienne, a traversé l’exercice sans un seul incident ; son chiffre d’affaires de 123,8 millions CHF se traduit par un résultat avant impôts de 1,47 million CHF. Les taux d’occupation ont été meilleurs que prévu : 83 % pour les vols moyen-courriers, et 84 % pour les vols long-courriers. Nos sociétés étrangères – surtout Inghams Travel Ltd., très forte sur le marché anglais, et le groupe Hotelplan Italie, maintenant florissant – ont dégagé d’excellents résultats, qui se reflètent dans les chiffres du groupe. Le groupe Interhome, dont les activités couvrent quatorze pays, est sorti indemne lui aussi de l’exercice et s’en tire avec un résultat satisfaisant. Malgré les turbulences du marché, Hotelplan n’a pas relâché ses multiples efforts environnementaux. La parution de son rapport écologique, la participation de membres de son personnel à une semaine environnementale en mer Rouge, les prix écologiques 2003 décernés à plus d’une quarantaine d’établissements sélectionnés et contrôlés par Hotelplan sur de nombreux


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critères ainsi que les projets réalisés au Rajasthan (Inde) comme dans d’autres destinations et financés par le « franc écologique » témoignent de notre inlassable volonté de poursuivre avec professionnalisme notre engagement dans ce domaine. Hotelplan a connu un solide exercice et reste bien armé pour l’année qui vient.

INDICATEURS

Chiffre d’affaires (millions CHF)) Nombre de collaborateurs Ebitda (millions CHF) Investissements (millions CHF)

2003

2002

    , ,

  ∗   , ,

∗ L a re d é f i n i t i on du C A l e r é du i t de 3 6 8 m i l l i on s C H F


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LIMMATDRUCK

Transformation et extension Limmatdruck se soumet à une cure de jouvence radicale. Le secteur des imprimés a été transformé pour devenir le nouveau secteur commercial Media Services. La grosse rotative pour travaux de ville a été démontée et vendue à la Pologne. Media Services, dans ses nouveaux locaux, fournit des prestations telles que le conseil en production et communication, l’Electronic Publishing, l’Internet Full Service et la coordination de l’impression avec des partenaires externes. Parallèlement à cette transformation, le secteur de l’emballage à façon a terminé son extension. L’ancienne imprimerie a été transformée en unité de collage avec de nouvelles machines: une presse d’imprimerie, une estampeuse et une encolleuse. Le secteur de l’emballage voit ainsi renforcée sa position de numéro 2 sur le marché de l’emballage papier et carton à façon. INDICATEURS

2003

2002

Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de collaborateurs Ebitda (millions CHF) Investissements (millions CHF)

  , ,

  , ,

grol pour chef de file à Saint-Gall – qui s’efforcent d’obtenir des horaires d’ouverture plus longs, dans l’intérêt des consommateurs. Pendant toute l’année, le mazout a été énergiquement poussé à la hausse par les prix pratiqués sur les marchés d’approvisionnement internationaux. En début d’année, la « prime irakienne » a détourné les consommateurs de gros achats ; et au second semestre, c’est la reprise conjoncturelle aux Etats-Unis et dans l’Est asiatique qui a empêché les prix de retomber. Des efforts publicitaires et des offres spéciales judicieuses ont maintenu le volume des ventes, sur un marché pourtant en contraction, ce qui s’est traduit par une nouvelle progression des parts de marché. Une fois encore, nous avons consacré le gros de nos investissements au renouvellement et à l’extension de notre réseau de stations-services, qui comptait 331 unités en fin d’année, dont 134 dotées d’un magasin de commodité. Plus d’un tiers des investissements a été affecté au renouvellement des systèmes de caisses, qui répondent maintenant aux dernières exigences internationales en matière de sécurisation des paiements sans numéraire. Des points Cumulus ont été distribués pour la première fois aux titulaires d’une Private Card Migrol ; ce service sera étendu en 2004 à toutes les formes de paiement, ainsi qu’aux achats de mazout. INDICATEURS

MIGROL

Une quinquagénaire pleine d’allant Rien n’a pu freiner Migrol en 2003. Dans l’ensemble, le marché des carburants et combustibles a poursuivi son recul, de 3 % en 2003. Les stationsservices étant en surnombre, la lutte a été d’autant plus âpre pour les faveurs de la clientèle. Nous n’en sommes pas moins parvenus à consolider notre position sur ce marché, surtout grâce à la croissance à deux chiffres des carburants diesel. La croissance a également été dynamique dans les boutiques en stations, qui ont dégagé au total 168 millions CHF (155 millions CHF en 2002). Divers cantons ont voté sur les horaires d’ouverture des magasins ; la libéralisation en a pâti, les plages d’ouverture des stations-services ayant été réduites à certains endroits. La lutte n’est cependant pas close sur le plan politique : les exploitants de stations ont commencé à former de nouvelles associations cantonales – avec un partenaire Mi-

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Chiffre d’affaires (millions CHF) Nombre de collaborateurs Ebitda (millions CHF) Investissements (millions CHF)

2003

2 0 02

   , ,

   , ,


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Banque Migros

Partout de bonnes notes Une probité payante : excellents résultats dans des temps difficiles L’année aura été passée à combattre une conjoncture contraire. Le monde n’est toujours pas sorti de la stagnation ; de grands partenaires commerciaux de la Suisse, comme l’Allemagne, l’Italie et le Japon, se débattent encore dans de graves problèmes structurels. Quant aux Etats-Unis, leur guerre contre l’Irak n’a rien fait pour dissiper les inquiétudes. Lors des élections fédérales, le peuple suisse a exprimé par les urnes un mécontentement général. Malgré quelques signes favorables, la reprise se fait attendre. Après un début d’année relativement languissant, les marchés boursiers sont remontés de plus de 15 % en moyenne à partir du mois de mars, pour se maintenir à un bon niveau jusqu’à la fin de l’année. Mais la crainte de nouvelles secousses est restée sous-jacente. Le mouvement a été de faible ampleur et a comprimé les commissions, dont les produits sont demeurés en deçà de l’année précédente. Contrairement à ce que beaucoup attendaient, les taux d’intérêt ont quitté le bas niveau où ils se maintenaient depuis des années. La concurrence s’est emparée du marché des prêts hypothécaires, mais la Banque Migros est de plus en plus souvent parvenue à la tourner à son avantage en modulant ses tarifs avec souplesse. L’épargne apportée par la clientèle a une fois encore largement dépassé les prévisions. Dans l’ensemble, la Banque Migros a pu préserver la rentabilité de ses affaires clientèle sur un marché pourtant âprement disputé et tendu. Et elle tient fermement la bride à ses coûts. Les prêts ont été un peu moins dynamiques, ce qui se reflète dans l’accroissement constant du volume des titres détenus pour compte propre. Le rétablissement des marchés a joué au bon moment en remontant les produits à un niveau très satisfaisant, contrairement à ce qui s’était passé en 2002. La Banque Migros doit surtout son bénéfice brut record à cette bonne tenue des titres détenus pour son propre compte. Sa rapidité de réaction aux variations de taux et des campagnes publicitaires qui ont fait mouche ont encore considérablement renforcé la confiance de sa clientèle, son avance sur les prix et son image d’établissement honnête.


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La reprise conjoncturelle semble se confirmer pour 2004. La Banque Migros estime que les taux d’intérêt resteront bas et le franc suisse fort. Les signaux positifs en provenance des EtatsUnis et la santé de l’économie suisse entretiendront la tendance à la progression, même s’il ne faut pas s’attendre à des pas de géant. Membre du groupe des prestataires de services de la communauté Migros, la Banque Migros est la banque suisse compétente, simple et fiable dont la passion est d’offrir des services de qualité à des conditions attrayantes. Le choix idéal de ceux qui veulent un partenaire bancaire sympathique ! INDICATEURS

Total du bilan (milliards de CHF) Bénéfice brut (millions de CHF) Nombre de collaborateurs Rendement du capital (%)

2003

2002

, ,   ,

, ,   ,


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LO G I ST I Q U E E T I N FO R M AT I Q U E

CENTRE DE DISTRIBUTION MIGROS DE SUHR (MVS)

La valse des palettes La distribution des produits Migros dans toute la Suisse fonctionne toujours mieux. La phase de lancement a pu être achevée fin mai 2003 selon le plan prévu. En fonction du jour de livraison, 500 à 600 entreprises Migros reçoivent au départ de Suhr tout leur assortiment de boissons et de produits alimentaires secs. Chaque jour, de 5500 à 8000 palettes sont livrées, et de 3500 à 5500 apportées quotidiennement par nos fournisseurs. Depuis l’itntégration du premier point de vente en avril 2002, le MVS est en mesure d’approvisionner quotidiennement tous nos magasins. Comme c’est habituellement le cas pour une installation complexe de cette importance, sa mise en service ne s’est pas déroulée sans quelques difficultés initiales. Mais grâce à la bonne collaboration d’un personnel motivé, et avec l’aide de la technologie de pointe, ces obstacles ont pu être surmontés. Le déroulement de la journée a été modifié en septembre afin d’optimiser l’installation. Grâce au nouveau calcul de réapprovisionnement effectué dans le système SAP, nous obtenons les données à 4 h du matin et la préparation des commandes peut déjà commencer à 5 h. Une fois formées et attribuées à des capacités de transport fixes, les palettes sont directement transmises au service d’assemblage. Les palettes restantes sont transférées au système d’ordonnancement de la division Transport FCM (Cadis). Le responsable de la répartition définit leur affectation. Afin de pouvoir livrer à temps les marchandises dans les points de vente, il nous a fallu redéfinir dans chaque magasin les stocks de marchandises visés ainsi que les stocks annoncés. L’optimisation de la gestion des stocks permet de calculer correctement le volume des approvisionnements ultérieurs par article et garantit ainsi une disponibilité à la vente optimale. Des progrès décisifs ont été accomplis pour le remplissage de l’entrepôt grande hauteur. Nous planifions les arrivages des fournisseurs de façon à les ajuster au

volume des sorties de marchandises, si bien que la capacité du dépôt n’atteint jamais ses limites, même en cas de volume accru d’articles de Noël. Le premier exercice d’exploitation complet a pris fin avec les affaires de Noël 2003. En 2004, nous pourrons recourir pour la première fois à une statistique portant sur une année, la planification des quantités livrées s’en trouvera améliorée. Le fait que des assortiments complets sont constamment disponibles constitue un avantage indéniable pour nos clients. L’augmentation de la performance de l’installation, donc de la gestion des frais, constitue l’objectif prioritaire pour 2004.

ENTREPRISE DE DISTRIBUTION MIGROS DE NEUENDORF (MVN)

Entreprise flambant neuve Réorganisation pour le réapprovisionnement Migros Le transfert des assortiments « sucreries » de Volketswil à Suhr a été terminé dans les délais au printemps 2003. Désormais, ce sont les assortiments « vêtements couchés » et « chaussures » qui seront distribués au départ de Volketswil dans tous les magasins. Cette réorientation a nécessité une installation de tri supplémentaire comportant 257 stations de délestage ainsi que l’adaptation de l’ensemble des infrastructures techniques. La reconstruction après l’incendie de février 2002 s’est achevée au milieu de l’année 2003. De nouvelles installations informatiques de grande ampleur ont été mises en service. Un logiciel analogue à celui du non-alimentaire a été implémenté pour la surgélation, de sorte qu’un système informatique uniforme régit l’ensemble des entreprises logistiques du MVN. Parallèlement, les processus ont été unifiés. En outre, les interfaces informatiques ont été adaptées aux exigences des systèmes de gestion des marchandises afin de garantir pour les achats l’interconnexion avec la gestion centralisé et SAP. En août, le nouvel entrepôt grande hauteur de surgélation, entièrement automatisé, qui compte 28 000


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emplacements de palettes, a pu être mis en service. Faible consommateur d’énergie, ce bâtiment permet de réduire de 30 % la consommation par rapport aux systèmes traditionnels grâce à sa nouvelle répartition du froid et son installation de récupération de chaleur. Suite à ces mesures d’optimisation, des dépôts externes ont été démontés et la productivité de l’entreprise a progressé de 4,5 %. La facturation des prestations de services logistiques a été revue. L’objectif consiste à éliminer les tarifs forfaitaires en fonction de la valeur des marchandises, de facturer plutôt des tarifs appropriés aux prestations fournies, et de réduire les frais logistiques en collaboration avec le service Marketing FCM.

LOGISTIQUE ET TRANSPORT

L’avenir sur de bonnes voies En Suisse et à l’étranger, le réapprovisionnement Migros roule sur des systèmes sophistiqués. Transports nationaux Depuis la mi-mai 2003, la division Logistique et Transport (LT) livre toutes les coopératives à partir du centre Migros de distribution de Suhr (MVS). Avec la fin du lancement de ZWW ∗ Epicerie et le passage à la phase d’exploitation et d’optimisation, LT aborde une ère nouvelle. Devenus prestataire de services assumant une responsabilité globale, nous sommes à même de planifier et de mettre en œuvre des concepts de transport de distribution extrêmement complexes dans les limites des exigences imposées. Notre expérience et notre maîtrise des systèmes informatiques nous permettent de relever avec succès les défis de l’avenir, à savoir la mise en œuvre des transports ZWW Non-Food et de l’optimisation des frais en combinant habilement transports de distribution et d’acquisition. En tant que client le plus important des CFF, Migros a, sous la responsabilité de LT, signé un contrat de collaboration prometteur avec Cargo CFF. Grâce à cette étroite coopération, nous optimisons les frais en matière de processus communs de transport et de logistique, ce qui se traduit par une évolution positive des tarifs pour les entreprises Migros.

∗ Z W W = G e s t i on cent r a l i s é e de s m a rch a n d i s e s

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Transports internationaux L’afflux croissant de marchandises en provenance de sud de l’Inde nous permet de charger au port de Tuticorin également nos propres conteneurs de groupage Migros en direction de Hongkong et de Shanghai. En 2003, plus de 900 transports individuels ont été réalisés depuis ce port. En cas d’arrivée suffisante de marchandises, le marketing peut profiter d’économies de fret pouvant aller jusqu’à 20 %. Est actuellement à l’étude la possibilité de dédouaner directement (« in-house ») au centre de distribution Migros de Neuendorf des « containers d’habits » en provenant de l’Inde et de la Chine. Les transports seront ainsi accélérés et les frais de transport réduits. Un été chaud, sec et durable en Europe a également influencé la navigation sur le Rhin. En septembre, il a fallu suspendre provisoirement l’exploitation des voies d’eau. Elle n’a pas pu reprendre entièrement durant les mois suivants.

SERVICES INFORMATIQUES

Un réseau toujours plus dense Les liaisons électroniques Migros se perfectionnent sans cesse. L’année 2003 a été couronnée par la mise en service de nouveaux systèmes informatiques partiels. Ainsi, entre février et mai, les quatre dernières coopératives (Tessin, Vaud, Genève et Valais) ont été intégrées au système central SAP Epicerie. Le projet ambitieux SAP Retail lancé en 1999 (l’un des plus importants d’Europe) a pu être achevé à temps et dans le cadre du budget prévu. Depuis juin 2003, plus de 1000 points de vente, auxquels sont reliés électroniquement 600 fournisseurs, sont pilotés et approvisionnés par ce nouveau système de gestion centralisée des produits secs. Le système SAP Produits frais lancé en 1998 dans le cadre du projet MIZU (collaboration informatique entre les coopératives Migros Aar, Lucerne, Zurich) s’est conclu avec succès au milieu de 2003 avec le rattachement des assortiments viande aux centrales d’exploitation ainsi qu’aux magasins Migros des régions de Lucerne et de Zurich. Depuis mars 2003, onze étapes d’intégration ont été nécessaires pour relier au nouveau système SAP Retail Non-Food les assortiments Do it, Micasa, Articles d’usage courant et Sport. Actuellement, ce système


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appuie entièrement les processus de logistique et d’acquisition de quelque 185 000 articles. Depuis l’automne dernier, les processus de vente de 18 marchés spécialisés de neuf coopératives Migros tournent aussi sur ce système. Les statistiques d’exploitation font également état de chiffres très réjouissants: la disponibilité du système est de 99,97 %, soit une durée de défaillance inférieure à 3 heures par an. Autres jalons importants : l’introduction du nouveau logiciel unifié pour les systèmes de caisse, le rattachement sans anicroches d’Estavayer Lait, 14e entreprise à être reliée aux systèmes SAP centralisés de l’industrie Migros, ainsi que la mise en service des nouveaux systèmes de comptabilité et de gestion du personnel à la FCM. Tout au long de l’année, les prestations informatiques pour l’ordonnancement des transports, ainsi que pour le développement et l’exploitation de la présen-

ce de Migros sur Internet, ont été intégrées aux tâches propres à la division IT Services auprès de la FCM. 2004 constitue le sprint final et la fin de la stratégie d’unification informatique initiée en 1999 pour les activités centrales de Migros. En font partie le rattachement de tous les magasins ainsi que de l’ensemble des assortiments d’habillement au système SAP Non-Food, la diffusion accélérée du nouveau logiciel de caisse, ainsi que l’inclusion dans le système SAP Epicerie, côté magasins, des assortiments hygiène/cosmétiques et articles surgelés. Début 2004 déjà, des décisions importantes devront être prises sur un système informatique unifié pour les Ecoles-clubs et sur l’initiative I-2007, laquelle définit les priorités informatiques à partir de 2005. On attend avec intérêt les résultats de l’« initiative Migros SmartStore », où l’on testera les nouvelles technologies dans les magasins afin de simplifier encore la gestion du réapprovisionnement et du processus d’encaissement.

P R E S S E M I G RO S

Les grands poursuivent leur ascension Essor également pour le volume des annonces. « Brückenbauer », « Construire » et « Azione » ont pu augmenter leur tirage de 0,7 % et gagné 3,6 % de lecteurs supplémentaires. Les annonces se sont bien vendues, de sorte que le volume des journaux a pu être maintenu et même développé. CHIFFRES

Brückenbauer Construire Azione Total

TIRAGE

L E C T O R AT

         

         

S o u rce s : R E M P, Bu l le t in des t ir ages 2003, Ma ch-B asic 2003

«Saison-Küche», «Cuisine de Saison», «Cucina di Stagione», l’unique magazine de cuisine de Suisse paraissant en trois langues, a même accru son tirage de 1 % et son lectorat de 17 %. CHIFFRES

Saison-Küche Cuisine de Saison Cucina di Stagione Total

TIRAGE

L E C T O R AT

       

       

S ources: REMP, Bul le t in des t ir ages 2003, Ma ch-B asic 2003


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S P O N S O R I N G BY M I G RO S

Une aide de bon renom Avec le soutien qu’elle apporte à des manifestations culturelles et sportives, Migros fait bouger les choses. Migros s’engage comme sponsor de multiples manifestations et institutions dans toutes les régions de la Suisse. Elle contribue ainsi à la grande diversité des manifestations et représentations et de la culture populaire. Clientes et clients, collaboratrices et collaborateurs, tous profitent de mille manières de ce sponsoring – réduction sur les billets d’entrée, services attrayants, programmes variés des manifestations, etc. Au contraire des activités du Pour-cent culturel, le sponsoring Migros arbore clairement sa marque, et utilise ouvertement les manifestations comme plates-forme de présentation de ses propres marques et marchés spécialisées. Migros concentre ses activités de sponsoring sur les domaines suivants : sport de la marche, ski, inline-skating, festivals openair rock/pop, cinéma et « Show et Spectacle ». En 2003, elle s’est engagée dans le cadre des manifestations suivantes : Sport de la marche Sponsor principal de douze des plus grands marathons, avec environ 130 000 participants dans toute la Suisse. Sponsor principal de la Fédération suisse d’athlétisme, l’organisation faîtière du sport de la marche en Suisse, qui compte quelque 300 000 adhérents actifs. Sponsor en titre du « Migros-Sprint », qui réunit dans toute la Suisse 40 000 participants âgés de 10 à 16 ans. Ski Sponsor en titre du « Grand Prix Migros » avec quelque 6000 participants âgés de 9 à 15 ans et nombre d’accompagnateurs, lors de 14 manifestations dans toute la Suisse. Sponsor principal du camp de ski annuel pour jeunes à la Lenk (600 enfants de toute la Suisse se voient offrir une semaine de ski gratuite à la Lenk).

Inline-skating Sponsor principal de la « Swiss Inline Cup » avec plus de 20 000 participants dans le cadre de huit manifestations dans toute la Suisse. Sponsor principal du « Monday Night Skate » avec plus de 80 000 participants dans plusieurs grandes villes suisses. Festivals openair Sponsor principal des cinq festivals openair les plus grands et les plus renommés, réunissant plus de 450 000 visiteurs dans toute la Suisse (Saint-Gall, Gurten, Paléo, Zofingue, Gampel). Cinéma Sponsor principal de quatre des plus grands cinémas openair, soit quelque 180 000 spectateurs, dans toute la Suisse (Bâle, Berne, Genève, Zurich). Sponsor principal de la « Lanterne magique », le Ciné-club pour enfants de sept à douze ans, avec plus de 60 clubs locaux et environ 25 000 membres dans toute la Suisse. Show et Spectacle Sponsor principal de différentes productions de comédies musicales («Fame», «My Fair Lady», «Chicago», etc.) et autres shows populaires («Salto natale», «Karl’s kühne Gassenschau», «Das Zelt») soit chaque année, plus de 300000 spectateurs dans différentes villes de Suisse.


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POLITIQUE ÉCONOMIQUE

Action politique La compétence politique de Migros s’étend encore à d’autres aspects de l’économie. Engagement en faveur d’une ouverture du marché de l’électricité Migros combat depuis des années les monopoles régionaux du marché suisse de l’électricité, car les PME suisses et l’industrie paient des prix massivement plus élevés que leur concurrence européenne. Dans un verdict rendu à l’unanimité en juin 2003, le Tribunal fédéral a donné raison à Migros, constatant que la loi sur les cartels s’applique également au marché de l’électricité. Cette branche importante pour l’économie nationale doit notamment sa prospérité à sa position de monopole. Dans le cas concret, les Entreprises Electriques Fribourgeoises (EEF) refusaient de laisser transiter par leur réseau du « courant Watt » destiné aux entreprises Migros d’Estavayer-le-Lac et Courtepin. Le DFE a refusé au sens de Migros une demande des EEF de conférer valeur suspensive au jugement. Migros s’engage pour une libéralisation du marché de l’électricité en Suisse qui se fasse dans le bon ordre, soit économiquement judicieuse et respectueuse des nécessités environnementales et sociales. Armin Meier, membre de la direction générale, représente Migros au sein de la commission d’experts pour l’organisation du secteur de l’électricité qui, au lendemain du non à la nouvelle loi sur le marché de l’électricité, reprend ce dossier. Une partenaire puissante de l’agriculture suisse Migros a acheté à l’agriculture suisse en 2002 pour quelque 2 milliards CHF de produits. Avec une part de plus de 27 % à la production finale, elle est donc son plus gros client. La part de Migros varie selon les domaines d’assortiment, elle est très élevée dans le domaine du sucre, 45,3 %, car les entreprises de l’industrie Migros transforment beaucoup de sucre indigène. Dans les fruits , légumes , fleurs aussi, les quantités transformées (légumes congelés, chips à base de pommes de terre) contribuent largement au score de 42,2 %. Part égale-

ment supérieure à la moyenne (32,1 %) dans le secteur de la viande. La part de Migros dépasse même 50 % dans celui des poulets. Migros croit à l’agriculture suisse et investit à long terme dans ses entreprises de transformation des produits agricoles. Preuve de son engagement durable, elle leur consacrera environ 700 millions CHF au cours des cinq prochaines années.

Collaboration à la plate-forme « Avenir de l’agriculture suisse » Même en période difficile, Migros demeure intéressée à un partenariat constructif avec l’agriculture suisse. Elle soutient le projet « Avenir de l’agriculture suisse » en collaboration avec des représentants de la politique, de l’administration et des organisations paysannes. Au printemps 2003 ont été publiés de premiers résultats des investigations sur la transparence des marges. Constatation a été faite qu’à aucun niveau de la création de valeur, les prix des denrées alimentaires examinées ne couvrent intégralement leurs coûts. Cette conclusion a amélioré la transparence. Elle a relativisé le reproche à l’égard des « grands distributeurs » accusés de dégager des marges bénéficiaires injustifiées. Dans un deuxième temps, la plate-forme agraire examinera les prestations multifonctionnelles des exploitations agricoles qui ne peuvent être indemnisées par l’intermédiaire des prix des produits. Seront également examinées les contributions financières de la Confédération du point de vue efficacité et adéquation aux groupes-cibles.


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P E RS O N N E L E T R E S S O U RC E S H U M A I N E S

Part des collaborateurs à la création de valeur nette (en %, groupe Migros)

Effectif du personnel (nombre de personnes*) 80 000

80 60

,

,

,

, ∗

,

60 000

 

 

 

 

 

1999

2000

2001

2002

2003

40 000 40 20 000 20 0 0

1999

2000

2001

2002

2003

* 2002 : valeur adaptée en raison d’une redéfinition du CA.

En 2003, le nombre des collaborateurs a connu un léger recul. Cette baisse était répartie de manière relativement uniforme sur l’ensemble des secteurs du groupe. En revanche, à la FCM, l’introduction de la gestion centralisée des marchandises et d’autres projets importants ont entraîné un accroissement des effectifs. La réduction globale du personnel est également due en partie au ralentissement conjoncturel et à la fermeture d’autres magasins ABM (Globus). ∗ Nombre d’emplois à plein temps en moyenne annuelle : 2002 › 61252; 2003 › 61486

Part des étrangers au sein du groupe M en Suisse (en %) 28

,

,

,

,

,

26

Part des femmes cadres (en %) 20 15

,

,

,

,

,

10 5 0

1999 2000 2001 2002 2003 La proportion de collaborateurs étrangers oscillait entre 27 et 28 % ces dernières années. Elle s’élève à 26,2 % en 2003 et est de 29 %, une fois convertie en postes équivalents plein temps.

Part CCNT/CEC au sein du groupe M en Suisse (en %) ,

,

,

1999

2000

2001

,

,

80 1999

2000

2001

2002

2003

Fin 1998, le nombre de niveaux hiérarchiques des cadres a été réduit de sept à deux au sein du groupe M. Donc diminution du nombre total de cadres. Depuis lors, la part des femmes cadres n’a cessé d’augmenter jusqu’en 2003 pour s’établir à 19 %, soit 60 % de femmes sur l’ensemble des collaborateurs. La proportion hommes-femmes n’a guère varié au cours de ces dernières années.

70 2002

2003

En 2003, Migros employait 59 606 collaborateurs soumis à la convention collective nationale de travail (CCNT) ou aux conditions d’engagement des cadres, soit 81,4 % des effectifs (95,9 % après conversion en postes équivalents plein temps). Quant aux personnes non assujetties à ces accords, il s’agit de collaborateurs dont le taux d’occupation est inférieur à 20 %.


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Ensemble pour réussir Pour Migros, la motivation du personnel reste l’atout majeur. Les buts suivants ont notamment été définis en matière de politique environnementale et sociale pour le domaine du personnel : – Promotion des collaborateurs et collaboratrices à tous les niveaux par des mesures de formation continue ciblées, incitation à relever des défis dans l’entreprise, appel à la responsabilité individuelle – Aménagement de solides relations dans le cadre du partenariat social, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise – Développement d’un système moderne de gestion de la santé et promotion systématique de la sécurité au travail Dans le cadre du passage à la gestion centralisée des marchandises, d’autres fonctions ont été transférées des coopératives régionales à la FCM à Zurich et au nouveau centre logistique de Suhr. Ce qui a, d’une part, amélioré la productivité des processus clés de l’approvisionnement et de la distribution, d’autre part, dicté le déplacement de certains emplois. L’entreprise soutient les collaborateurs et collaboratrices concernés en pratiquant une politique d’information transparente, en associant les représentants du personnel aux processus décisionnels spécifiques, et en proposant des emplois de remplacement et des possibilités de formation de réinsertion. Structure des âges Le nombre des plus de 64 ans a largement doublé en Suisse depuis 1950 alors que celui des moins de 20 ans baissait sensiblement. La main-d’œuvre se raréfie à moyen et à long terme, l’âge moyen du personnel est en constante augmentation. L’évolution démographique de la Suisse confrontera l’employeur Migros comme les autres à de lourds défis, notamment si les augmentations de productivité ne répondent plus aux exigences de croissance économique. Migros poursuit donc le développement des places d’apprentissage et s’efforce de fidéliser une main-d’œuvre jeune et qualifiée. Elle a d’autre part élaboré des offres de formation spécifiquement adaptées au groupe des 40 à 50 ans, en croissance plus rapide que la moyenne. Elle a pris des mesures pour flexibiliser la durée de travail d’une vie entière et le montant de prévoyance vieillesse correspondant. Migros intègre activement les

immigrantes et immigrants dans le monde du travail et la société. Dans ses contrats et règles internes, elle a inscrit le principe de l’égalité de traitement des collaborateurs étrangers. Elle prend des mesures à tous les niveaux pour informer et sensibiliser le personnel et réalise des projets favorables à l’intégration.

Partenaires sociaux La nouvelle convention collective nationale de travail (CCNT) en vigueur depuis le 1 er janvier 2003 définit clairement les rôles respectifs des partenaires sociaux internes (commissions du personnel, conférence nationale) et externes (syndicats). Il s’agit de tirer un parti optimal des connaissances particulières des interlocuteurs, d’accroître l’efficience et de simplifier les procédures. Les syndicats demeurent les partenaires contractuels de Migros au sein de la CCNT, qui définit les réglementations d’ordre supérieur en vigueur dans toute la communauté Migros, mais accorde aux partenaires sociaux internes qui lui sont soumis des compétences élargies, ancrées sur le plan juridique au niveau des différentes entreprises. Les partenaires sociaux internes retrouvent ainsi dans les négociations le poids dont ils avaient été privés par mégarde lors de la mise en vigueur de la première CCNT en 1983. Les commissions du personnel (COPE) et les directions ont la possibilité de régler leurs préoccupations communes dans une convention d’entreprise. Les modifications de la durée de travail hebdomadaire seront toujours négociées entre deux représentants de la COPE accompagnés d’un représentant syndical et trois représentants de l’entreprise. La convention de branche fixe les modalités de la conclusion, de la teneur et de la cessation des conventions d’entreprise pour les différentes branches (coopératives, entreprises industrielles, etc.) au sein de la communauté Migros. Lors de la négociation d’une telle convention de branche, la conférence nationale des commissions du personnel sera représentée par quatre membres, les associations d’employés par deux membres. La délégation des entreprises de la branche comptera six membres. Pour permettre aux COPE d’exercer leurs fonctions de partenaires internes avec compétence, la commission paritaire a élaboré un nouveau concept de formation concrétisant la formation des partenaires sociaux prévue dans la CCNT. Ces compétences spécifiques seront progressivement développées tout au long d’une


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période de mandat. Aucune autre entreprise de Suisse n’offre une formation et un perfectionnement aussi complets à ses partenaires sociaux internes. Chaque membre d’une COPE a droit à cinq jours de formation continue par an.

Partenaires contractuels externes Les contacts entretenus depuis 2001 entre le syndicat interprofessionnel Syna et Migros ont montré que l’idée que se font ces deux interlocuteurs de l’avenir et de leurs objectifs constituent de bons préalables à une collaboration constructive. Ces résultats ont débouché sur des négociations d’adhésion, puis sur la signature d’une convention d’adhésion à la CCNT au 1er janvier 2004. Depuis des décennies, Migros défend explicitement le principe d’un partenariat social étendu et largement soutenu, fondé sur la CCNT. Cette convention collective repose sur la reconnaissance du principe de bonne foi et de paix absolue du travail. Le syndicat FCTA a décidé de fusionner avec le syndicat interprofessionnel Unia en octobre 2004. Ce syndicat, en cours de création, est censé devenir automatiquement un nouveau partenaire contractuel dans la CCNT à partir de 2005. Un partenaire dont nous ignorons encore l’orientation, les objectifs et le mode de fonctionnement. L’ASPBPC a également décidé de fusionner – la date précise n’est pas encore connue. Dès lors que Migros se réserve toujours le droit de décider conjointement du choix de ses partenaires contractuels, il n’y avait pour elle aucune autre solution que de procéder à une résiliation ordinaire de la convention passée avec la FCTA à fin 2004, et à une résiliation extraordinaire avec effet immédiat de la convention conclue avec l’ASPBPC. Migros a expressément communiqué, publiquement même, qu’elle était prête à dialoguer avec les partenaires ayant fait l’objet de ces résiliations. Santé Il s’agit d’un des principaux thèmes stratégiques de ces prochaines décennies. A court terme, les Suisses dépenseront plus pour leur santé que pour leur alimentation. Les coûts du travail dus aux problèmes de santé et aux accidents augmenteront dans une mesure supérieure à la moyenne. Pour Migros, les besoins des clients et des collaborateurs en matière de santé justifient les initiatives de l’entreprise. Elle a lancé de ce fait un projet de politique de santé global.

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L’application de la directive MSST concernant le recours aux médecins du travail et autres spécialistes de la sécurité au travail améliorera durablement et systématiquement la sécurité et la protection de la santé au lieu de travail. Des outils correspondants ont été aménagés dans la quasi-totalité des entreprises. Un train de mesures optimal a été adopté en vue de réduire le nombre des cas de maladies et d’accidents. Outre la mise en œuvre de ces dispositions légales, il prévoit une gestion globale des présences et des absences ainsi que d’autres mesures de promotion de la santé dans l’entreprise. Migros s’est engagée en ce sens en faveur de la création de l’Association suisse pour la promotion de la santé dans l’entreprise. Au niveau des coopératives a été élaborée une solution par groupe d’entreprise. Des solutions interentreprises analogues seront préparées l’an prochain pour les entreprises industrielles et les entreprises de services. Du fait que la notion de santé doit être comprise au sens le plus large du terme, le concept de « LifeWork Balance » est, aux yeux de Migros, plus qu’un simple slogan. Migros étudie et adapte par exemple constamment ses objectifs et mesures en matière d’égalité de traitement, d’égalité des chances et de compatibilité de la vie professionnelle et de la vie de famille. Elle propose des cours de formation continue spécifiques, tel le séminaire destiné aux pères, pour permettre aux participants d’améliorer cet équilibre et de mieux faire face aux défis de leur vie professionnelle quotidienne.

Investir dans l’avenir Avec 2591 jeunes en formation, Migros, Globus compris, offre le plus de places d’apprentissage en Suisse. Nous avons créé l’an dernier 267 places d’apprentissage supplémentaires, proposant 958 places au total. Cinquante d’entre elles n’ont pas pu être pourvues. Pour 2004, nous entendons accroître encore notre offre de 10 %. Certaines entreprises Migros vont même la doubler au cours de ces deux prochaines années. Nous étofferons également notre offre de places d’apprentissage en ce sens que les apprenants pourront apprendre 34 métiers différents. Migros investit dans la relève en offrant des cours de soutien, des séjours linguistiques, le financement de cours dans les Écolesclubs et la participation au financement de certains programmes d’échange. 30 apprenants vendeurs complètent actuellement leur formation par des stages


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Migros spécifiques. Les expériences réalisées dans le cadre de cette coopération sont très positives. Les travaux de préparation aux changements qui résulteront de la nouvelle loi sur la formation professionnelle battent leur plein. Migros collabore étroitement avec les associations professionnelles et les associations des branches du commerce de détail. Elle a rejoint les principaux employeurs et organisations d’employeurs au sein d’une association créée en vue de garantir la qualité de la formation de base et de la formation continue. Cette association a également pour but de revaloriser les métiers de la vente.

Les collaborateurs doivent être employés au bon endroit et conformément à leurs aptitudes. Le processus de management M-FEE prévoit, de manière régulière, l’établissement de conventions sur les objectifs et de bilans de compétences, et des entretiens d’évaluation et de carrières. Le responsable de ces entretiens établit, d’entente avec le collaborateur, la liste des préoccupations personnelles, capacités et perspectives d’avenir de ce dernier, et les compare avec les besoins de l’entreprise. Puis il en déduit les mesures individuelles de promotion et de développement et planifie les activités de formation et de formation continue qui permettront d’harmoniser les unes et les autres. La part de personnel gérée par M-FEE dans la communauté Migros a augmenté de plus de 60 % l’an passé.

Egalité de traitement Dans la CCNT 2003 – 2006, la communauté Migros préconise explicitement un climat de respect mutuel et de tolérance. Elle interdit toute discrimination de collaborateurs par référence à des traits particuliers de leur personnalité. Des entreprises Migros toujours plus nombreuses adoptent le M-FEE (système de direction et de rémunération axé sur la fonction et la performance) afin de pouvoir garantir un système de classification et de rémunération indépendant du sexe et de l’âge.

Coûts du travail et salaires La part des coûts du travail à la création de valeur a reculé par rapport à 2002, sétablissant à 76,4 %. Nous sommes en mesure d’accorder cette année des augmentations de salaire moyennes de 1,25 à 1,75 %, par conséquent, supérieures à la moyenne des autres entreprises.

CHARGES DE PERSONNEL DE LA COMMUNAUTÉ MIGROS MILLIONS CHF

Salaires et rémunération Prévoyance vieillesse/assurances sociales Autres prestations sociales Autres charges de personnel T O TA L C H A R G E S D E P E R S O N N E L

1999

2000

2001

2002

2003

      

      

      

      

      

,–,

,–,

,–,

,

, –,

,

,

,

,

,

– EN

%

Hausse salariale négociée Renchérissement déterminant (indice national des prix à la consommation en septembre de l’année précédente)


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P O U R- C E N T C U LT U R E L – P RO J E TS C U LT U R E L S

Migros entretient sa culture, et en facilite l’accès Le Pour-cent culturel Migros donne le ton dans l’espace culturel helvétique. En politique écologique et sociale, Migros s’est notamment donné les objectifs culturels suivants : – Promotion de la création artistique active, et réflexion sur la société – Amélioration de l’accès à la culture – Engagement social général Au lendemain d’Expo.02, « l’industrie de la culture » n’a pas eu de répit. Elle s’est serré la ceinture dans l’espoir de tenir le coup. Les créateurs artistiques et culturels ont ressenti et ressentent encore très directement les effets d’une situation économique instable, dont la fin est encore incertaine. Les fonds de promotion, les engagements de sponsoring culturel, les distinctions et les concours demeurent denrée très rare. Les artistes ne vivent pas en pays de Cocagne, loin de là. Le travail et le soutien du Pour-cent culturel Migros revêtaient donc plus d’importance que jamais – une promotion et un soutien qui sont du reste inscrits dans les statuts et les valeurs de Migros, et garantissent à la fois continuité et développement. Nous ne mesurons pas la réussite de notre travail aux seuls chiffres, mais au fait de réussir à « toucher juste », à assurer le déploiement visible d’une scène, à développer des projets à la fois réalistes et réalisables, à relever des défis apparemment impossibles. Un des atouts majeurs du Pour-cent culturel est son habileté à combiner l’impossible au réalisable. Ce qui nous a fait tout particulièrement plaisir en 2003 : Grande première le 13 septembre: la journée des arts de la scène en Suisse. A l’initiative et avec le soutien du Pour-cent culturel Migros, plus de 120 petits théâtres de Suisse alémanique ont attiré l’attention sur les offres et besoins des arts de la scène par des actions, représentations spéciales, forums de discussion et festivités diverses. Le public et les médias ont réservé un accueil très positif à cette initiative pionnière. Le livre « Unsterbliches Blau – Bleu immortel » est à la fois documentation et conclusion de l’exposition

maintes fois prolongée sur les voyages d’Annemarie Schwarzenbach, Ella Maillart et Nicolas Bouvier en Afghanistan. Ce bel album en deux langues contient des photographies et notes de voyage des trois plus grands écrivains voyageurs du siècle dernier. Le festival du film de danse « Bewegte Tanzbilder », au cinéma Xenix à Zurich a, semble-t-il, comblé une lacune dans les programmes des cinémas. Ce projet pilote a réuni les suffrages des critiques comme du public. Avec son projet « Vitamine B », le Pour-cent culturel Migros soutient les comités bénévoles d’associations à buts socioculturels, les aidant à organiser ateliers et séminaires. Vitamine B s’est équipé, fin 2003, d’un secrétariat aux horaires d’ouverture réguliers, et a engagé une responsable serviable et compétente. Le prix de promotion interculturelle « conTAKT » veut inviter à une même table des représentants de différentes cultures, suisses et étrangers. Six projets captivants ont été récompensés cette année pour avoir servi la cause de la rencontre et des échanges de savoir et d’expérience entre Suisses et étrangers, et réuni des ressortissants d’au moins trois pays différents. Le prix d’encouragement comporte d’une part une contribution financière au projet, d’autre part un accompagnement spécialisé et des ateliers destinés à faciliter le travail interculturel, la gestion du projet et les relations publiques. Depuis plus de dix ans, le « club minu » aide des enfants et adolescents confrontés à des problèmes de poids à adopter un comportement alimentaire sain et à prendre suffisamment d’exercice. A l’initiative des responsables a été fondée une association suisse pour l’étude des questions d’adiposité dans l’enfance et l’adolescence (Schweizerischer Fachverein für Adipositas im Kindes- und Jugendalter – akj) qui s’occupe avant tout de formation et de mise en réseau de spécialistes, et s’inspire des expériences du « club minu ». Le Pour-cent culturel Migros a organisé cette année pour la dixième fois son concours de musique de chambre, dont les gagnants reçoivent un prix en argent, mais aussi des engagements à des concerts. Jusqu’à présent, ce ne sont pas moins de 29 ensembles de


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jeunes qui se sont vu offrir près de 300 possibilités de jouer en public, en Suisse et à l’étranger. A l’occasion de ces concerts, le Pour-cent culturel couvre deux tiers des gages des artistes. De jeunes musiciens et musiciennes reçoivent ainsi, durant une phase décisive de leur carrière, la possibilité de se faire connaître en donnant plusieurs concerts. Technique moderne et romantisme du Moyen-âge se complètent à merveille, comme l’a montré un atelier réalisé avec la collaboration des artistes hambourgeois du Robotik F18 à l’Atelier de création et de recherche artistiques ARC à Romainmôtier. Ce collectif d’artistes allemands maîtres dans l’art de dompter une technique ardue et imparfaite pour réaliser leurs idées créatives a été très applaudi par son auditoire. L’album hip-hop « Eis » du musicien pop suisse Greis – produit sous notre label start-up Coffee – a séduit les critiques. Le jeune artiste adopte un style très personnel et politiquement engagé. Les jeunes apprécient le CD autant que les journalistes, puisqu’il s’en est déjà vendu près de 6000 exemplaires – un excellent résultat sur le marché suisse pour un album de débutant. Une des perles du programme du migros museum d’art contemporain a été cette année l’exposition de printemps « Bewitched, Bothered and Bewildered – Spatial Emotion in Contemporary Art and Architecture », avec son volumineux catalogue. L’exposition a remporté un écho très positif en Suisse et à l’étranger, en dernier lieu à Gdansk, Pologne. Les Concerts-clubs ont connu plusieurs grands moments en 2003. C’est manifestement le London Philharmonic Orchestra, placé sous la direction de Maestro Nello Santi, qui a été le plus applaudi. Les « avantconcerts » des Concerts-clubs, brève introduction et mise dans l’ambiance avant le programme principal, ont remporté beaucoup de succès, et ont inspiré cette année la série « Klubhaus-Akzente ». Musique et paroles, ou Musique et danse, sont ici à l’honneur et fascinent le public. Un trésor musical de grande valeur a vu le jour cette année sous le label des « Musiques Suisses » : l’enregistrement de la Symphonie en la majeur de Paul Juon – une première mondiale – a été salué comme une découverte. Le label «Musiques Suisses» reflète la vie musicale suisse sous toutes ses facettes et contrastes. La Maison édite chaque année en Suisse, sous ce label, une quinzaine de CD de musique classique ou expérimentale entre classique et folklore.

ECOLES-CLUBS

Des tremplins avantageux Les Ecoles-clubs Migros vous aident à booster votre carrière. « Le monde bouge, et vous ? » C’est ainsi que l’Ecole-club a proposé ses multiples offres dans les secteurs carrières et loisirs. En 2003, l’Ecole-club s’est encore développée : fréquentation légèrement positive, même si les cours d’informatique ont subi une décrue en raison du recul du marché. L’an dernier, quelque 150 000 personnes suivaient chaque semaine les cours de formation continue de l’Ecole-club Migros. Les nouvelles Conditions générales d’engagement ont permis d’introduire un règlement du personnel moderne et progressiste, créant une base commune en matière de politique du personnel pour la totalité des enseignants à Migros. Des milliers de contrats ont été adaptés au 1er janvier 2004, tous les enseignants sans exception profitent désormais des améliorations apportées. Ceux qui remplissent les conditions requises seront soumis aux conditions de travail de la Convention collective nationale de travail à partir de 2005. La formation modulaire à la conduite a été lancée avec succès l’automne dernier. Cette nouvelle offre de formation continue est subdivisée en deux cycles intitulés « Management » et « Leadership ». Tous deux mènent au certificat fédéral de capacité de « spécialiste de la conduite d’un groupe ». Cette formation en cours d’emploi s’adresse à celles et ceux qui cherchent à acquérir des connaissances et un savoir-faire en gestion d’entreprise et entendent améliorer leurs compétences personnelles et sociales afin d’être à la hauteur de leurs tâches de conduite. L’Ecole-club a étendu son offre en la complétant par des formations supplémentaires et des cours de perfectionnement attrayants dans les domaines de la santé, du mouvement et du fitness. Le nouveau cycle diplômant de coach en nutrition est proposé dans la plupart des Ecoles-clubs de Suisse alémanique et affichait déjà complet peu après son introduction. Il permet à ceux qui le réussissent de dispenser des conseils nutritionnels compétents à des personnes en bonne santé, à celles qui présentent un léger excès de poids ainsi qu’aux sportifs. Des institutions linguistiques internationalement reconnues ont développé une nouvelle procédure de test pour les clients privés et la clientèle d’entreprise. BULATS (Business Language Testing Service) teste une


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série d’aptitudes linguistiques et établit un profil linguistique précis des candidats en anglais, français, allemand ou espagnol. Depuis l’automne dernier, ce test qui dure une heure est proposé avec grand succès dans les Ecoles-clubs et surtout dans les entreprises (contrôle de formation). La tendance légèrement positive dans le domaine des langues est due essentiellement à l’afflux important d’immigrants qui désirent ou doivent apprendre l’allemand. Les Ecoles-clubs proposent des cours intensifs ciblés qui ne sont pas seulement conçus sur mesure pour répondre aux besoins de ce public cible, mais qui satisfont également aux exigences des offices régionaux de placement (ORP). Notre site www.klubschule.ch continue d’être fortement fréquenté : en 2003, une inscription sur cinq était déjà effectuée en ligne. Dans un contexte très difficile, l’Ecole d’informatique est parvenue à tirer son épingle du jeu. Ce sont surtout les offres de qualification supérieure débouchant sur des diplômes reconnus aux plans national et international qui ont connu une progression réjouissante. Autres points saillants de l’année 2004 : l’introduction de nouveaux domaines stratégiques comme la sécurité informatique, les logiciels Open Source, Linux et Digital Lifestyle.

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CHEMIN DE FER DU MONTE GENEROSO

Généreux malgré tout La morosité du tourisme n’a pas fait dérailler le petit train. 2003 a été une année difficile : 9 % de diminution des nuitées au Tessin après la chute de 15 % de l’exercice précédent. Les touristes italiens d’un jour et les hôtes allemands sont restés chez eux. Beaucoup moins de visiteurs suisses alémaniques ont fait le déplacement au lendemain d’Expo.02. Seul aspect positif : le beau temps, un superbe été 2003 ! Le manque de neige en hiver a vu le nombre des passagers diminuer. Celui des personnes transportées a néanmoins augmenté de 6 %. Il n’en va pas de même, par contre, du chiffre d’affaires vu la décision de sortir au 1er juin du pool CFF des abonnements demi-tarif pour obtenir une meilleure transparence des tarifs. L’abaissement des prix a entraîné un recul des recettes de 100 000 CHF. Les restaurants du sommet ont accru leur chiffre d’affaires de 6 %, le camping du lac de 10 % – au contraire des autres campings tessinois qui ont reculé de 10 %. Mais le souci de tous fut de poursuivre le travail dans le désir de rapprocher les visiteurs de la nature sans surcharger l’environnement.


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Répartition du Pour-cent culturel entre les différents domaines FCM ET CM

2003

2002

MIO. CHF

Culture Formation Social Loisirs et sport Politique économique Frais administratifs/réserves T O TA L

      

FCM

%

, , , , , , 

MIO. CHF

      

2003

2002

MIO. CHF

Culture Formation Social Loisirs et sport Politique économique Frais administratifs/réserves T O TA L

      

%

, , , , , , 

MIO. CHF

      

Répartition en % du Pour-cent culturel , % , % , % , % , % , %

%

, , , , , , ,

Culture Formation Social Loisirs et sport Politique économique Coûts administratifs/ réserves

%

, , , , , , ,


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A S S U R A N C E Q UA L I T É – FO O D SA F E T Y

La voie de la sécurité Les produits Migros sont examinés minutieusement quant aux risques éventuels. Que Migros possède des laboratoires, c’est bien connu. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est que les Swiss Quality Testing Services (SQTS), qui existent déjà depuis deux ans, contrôlent la qualité des produits non seulement en laboratoire, mais durant toute leur fabrication. « De la fourche à la fourchette », « From farm to fork », « Vom Stall bis auf den Tisch » (repris de l’anglais « From stable to table ») et d’autres slogans analogues décrivent cette philosophie de la qualité dans le domaine des denrées alimentaires. Dans celui plus technique des biens de consommation, nous parlons – un peu moins poétiquement – des « assurance qualité intégrée le long de toute la chaîne de la valeur ajoutée ». Diverses initiatives mondiales poursuivent cet objectif, et le CIES, une association internationale de grands distributeurs, a lancé il y a deux ans un nouveau concept d’audits, que Migros a également repris. Selon cette Global Food Safety Initiative (GFSI), les fabricants de denrées alimentaires à l’échelle mondiale doivent en principe être soumis à un audit et certifiés selon les mêmes critères. De même que les normes ISO9000 régissent l’assurance qualité dans le domaine de la fabrication des biens de consommation, des normes décrivant les exigences de base imposées aux fabricants de denrées alimentaires pour garantir leur sécurité ont été créées par des associations de grands distributeurs. Les SQTS de Migros participent activement au développement de la GFSI et ont commencé à coopérer à l’intérieur d’un réseau international d’audits pour que le plus grand nombre possible de fournisseurs de Migros obtiennent la certification Food Safety exigée par le marketing FCM. La responsabilité de la qualité et de la sécurité dans le commerce des denrées alimentaires et des biens de consommation s’en trouve davantage reportée sur le fabricant. Il doit introduire les systèmes de qualité, les soumettre à un audit et payer – parfois cher – le certificat. La compétition est évidemment forte entre les sociétés d’audits, et il peut arriver que ce ne soit pas le

meilleur audit qui soit choisi, mais le plus court, parce qu’il est meilleur marché. Pour que Migros ne doive pas faire aveuglément confiance aux certificats de n’importe quelle société d’audits, nous offrons à nos clients – en grande partie des fournisseurs de Migros en Suisse et à l’étranger, mais aussi d’autres entreprises – un service complet de conseils, d’analyses et d’audits. De beaux succès ont déjà été obtenus, surtout dans le domaine Non-Food. Nos spécialistes sont consultés très tôt sur des questions de qualité, parfois déjà pendant le développement des produits. Ils sont chargés d’audits de la fabrication. Un contrôle d’échantillons de la marchandise terminée avant l’expédition garantit que la livraison puisse s’effectuer sans réclamation. Dans le domaine des denrées alimentaires également, nos conseillers en qualité visitent les fabricants, discutent avec eux des systèmes de qualité disponibles et proposent des plans d’analyses et d’audits sur mesure. Cette façon de faire a, d’une part, contribué à une nette augmentation du chiffre d’affaires des SQTS et, d’autre part, amélioré l’assurance qualité dans son ensemble. Des contrôles sont nécessaires non seulement au début de la fabrication des marchandises, mais aussi peu avant la fin de la chaîne, dans les magasins et les restaurants. L’attention est évidemment surtout portée à la chaîne du froid. Comment pourrait-il en être autrement après un été aussi torride ? Les denrées alimentaires sensibles non ou insuffisamment réfrigérées se gâtent et occasionnent régulièrement des maladies, des nausées, des vomissements et des diarrhées. Outre les atteintes à la santé des consommateurs, les pertes économiques dues aux arrêts de travail sont considérables. En 2003, les SQTS ont visité en moyenne une fois tous les points de vente, boucheries et restaurants Migros et n’ont pas constaté davantage de manquements que durant d’autres années moins chaudes. On peut ainsi affirmer que les installations techniques de Migros ont satisfait cette année aux exigences le long de toute la chaîne logistique jusqu’aux magasins et que peu de réprimandes ont dû être adressées en raison de marchandises mal réfrigérées. Naturellement, les installations


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techniques ne suffisent pas à elles seules ; le traitement consciencieux des marchandises délicates par le personnel est essentiel. Comme les autres années, les chimistes et techniciens employés dans les laboratoires ont dû s’occuper non seulement de ces travaux systématiques et bien planifiés, mais aussi régulièrement de problèmes d’actualité. Cette année aussi, des appareils électriques mal fabriqués, et donc dangereux, ont réussi à échapper aux contrôles de qualité et ont dû être retirés du marché. Les résidus de médicaments vétérinaires constituent toujours un problème capital. Il s’avère que leur utilisation doit être contrôlée très soigneusement non seulement en Extrême-Orient, mais aussi dans les pays industrialisés. Le thème acrylamide a continué à faire les gros titres. En collaboration avec les organisations agricoles et les entreprises industrielles de Migros, nous avons réalisé un projet qui a permis de déterminer si différen-

tes méthodes industrielles d’entreposage des pommes de terre permettaient de réduire le risque de formation d’acrylamide lors de leur friture ultérieure. Le bilan est clair. Les tests en laboratoire sont prometteurs, mais un essai à grande échelle n’a pas permis de les confirmer, du moins pour l’instant. De plus, il s’est avéré que la consommation principale d’acrylamide ne provenait pas des produits à base de pommes de terre, mais du café. Et, ce qui est plus surprenant, non pas tant des cafés fortement torréfiés que des autres ! Comme des toxicologues renommés, nous estimons qu’il n’est guère possible de réduire notablement la teneur en acrylamide des aliments par des mesures technologiques. De plus, l’acrylamide n’est que l’une des nombreuses substances résultant de la cuisson des denrées alimentaires qui se sont révélées cancérigènes lors d’expériences sur les animaux. Cela permet de relativiser l’importance donnée à la question par les médias.


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NOUVELLE POLITIQUE ENV I RO N N E ME N TA L E E T S O C I A L E

La stratégie est claire Malgré sa réussite économique, Migros n’oublie ni l’environnement ni les hommes. Dérivée du modèle d’entreprise, la nouvelle politique environnementale et sociale a été adoptée par l’administration de Migros en 2003. La qualité de vie, pour laquelle Migros s’investit avec passion, y est déclinée abondamment et à long terme. Maintenir la qualité de vie pour les générations futures et nous mobiliser en ce sens – cet objectif conduit à un développement durable conforme à la conviction de Migros. D’ailleurs, ces réflexions ne sont pas nouvelles pour Migros, puisque son fondateur, Gottlieb Duttweiler, avait dès l’origine fixé des objectifs sociaux et sociétaux. La politique environnementale et sociale vise à cultiver les points forts de Migros. Avec nos clientes et nos clients, nos fournisseurs ainsi que les groupes sociaux intéressés, nous entendons façonner activement le futur. Nous nous engageons pour que soit trouvé un équilibre entre les exigences économiques, écologiques et sociales (voir graphique).

La nouvelle politique doit surtout contribuer à définir les priorités et à mettre en œuvre les moyens de manière plus ciblée. A cet effet, elle fixe respectivement deux à trois objectifs prioritaires, formulés globalement, pour les processus les plus importants, objectifs qui servent de base à la définition de points forts. Les entreprises restent libres de fixer des objectifs détaillés conformes à leurs besoins. De même, l’organisation relève de chaque entreprise. Ce qui est déterminant, c’est que les responsables soient désignés et que les objectifs environnementaux et sociaux soient intégrés aux processus quotidiens. La coopérative Migros Lucerne a réorganisé ses structures en fonction de ces buts et a incorporé le facteur environnement à son système global de gestion de la qualité. Les objectifs environnementaux viennent s’insérer dans les objectifs généraux, chaque collaborateur connaissant ses possibilités d’action. L’an prochain, d’autres coopératives et exploitations Migros doivent être dotées d’un système intégré de gestion de l’environnement. Consultez le site www.engagement.ch.

Ecologie d’entreprise Dans la politique environnementale et sociale, les objectifs centraux suivants ont notamment été définis pour le domaine écologie d’entreprise : – Réduire la consommation spécifique en ressources et en énergie, donc davantage de production sans le supplément de pollution correspondant. – Augmenter l’efficacité du transport, ainsi que promouvoir les systèmes logistiques et de transport innovants et respectueux de l’environnement. – S’engager sur de nouvelles pistes novatrices en matière d’élimination / de recyclage en collaboration avec des partenaires ad hoc.

La politique environnementale de Migros a produit des résultats tangibles. Au plan public, cet engagement a été reconnu par toute une série de prix obtenus dans les domaines de l’énergie, de l’électricité d’origine solaire, de l’environnement et du développement durable.

Climat La législation suisse sur le CO2 permet l’introduction d’une taxe d’incitation sur les émissions de dioxyde de carbone. Migros se préoccupe depuis déjà plusieurs décennies de la réduction de la consommation énergétique et donc des émissions de CO2. Au cours des dix dernières années, les mesures prises ont engendré une forte


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baisse des émissions spécifiques de CO2, surtout dans le domaine des magasins. Une taxe sur le CO2 – si elle devait être introduite par la Confédération – encouragerait Migros dans ses efforts visant à réduire encore les émissions. A l’heure actuelle, la situation de départ, confuse du point de vue politique, complique la planification des investissements dans ce secteur. En participant volontairement au programme de l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC), Migros prend cependant clairement fait et cause pour cet engagement. Les émissions de CO2 de l’industrie M ont pu être stabilisées ces dernières années en dépit de l’accroissement de production. Dans les magasins, la récupération de chaleur et le remplacement de l’huile de chauffage par le gaz ont permis une réduction en valeur absolue, même si la surface totale de vente s’est considérablement accrue depuis 1990. Les émissions de CO2 du transport des marchandises continuent d’augmenter. Les agents réfrigérants halogénés ont également un impact sur le climat. Le renoncement total au HCFC n’a pas encore pu être obtenu. Les exploitations de Migros ont néanmoins arrêté une stratégie d’abandon pour l’année prochaine. Par leur participation au programme de l’Agence de l’énergie pour l’économie, les entreprises peuvent conclure avec la Confédération une convention d’objectif sur l’énergie et le CO2. A ce jour, deux groupes ont été formés : Magasins Migros et Industrie Migros. Les exploitations à forte consommation énergétique comme l’industrie Migros ont donc la possibilité d’être exonérées d’une éventuelle taxe. Après un travail de documentation parfois complexe, les deux groupes sont sur le point de signer les conventions. Le Glatt-Zentrum, qui participe au Groupe modèle énergétique « centres commerciaux », a obtenu dès 2003 le certificat AEnEC pour sa convention auditée avec la Confédération.

Energie Pour la réfrigération des produits, la ventilation des magasins, l’éclairage et les multiples processus au sein des exploitations industrielles et des centrales de distribution, de grandes quantités d’énergie sont consommées chez Migros. Leur utilisation efficace revêt donc une grande importance. L’augmentation des surfaces de vente et l’accroissement de la production ont été, en 2003 également, les facteurs décisifs de notre consommation d’énergie. De surcroît, il a fallu chauffer plus au cours de l’hiver. L’été

caniculaire, par les besoins accrus de réfrigération des produits et de climatisation, a aussi contribué à une surconsommation d’électricité. Des mesures d’économies ont pu compenser partiellement ces effets. Best Practice La consommation énergétique d’un magasin est dans une large mesure décidée pendant le processus de planification. Sous l’appellation « Best Practice dans la technique interne », la FCM a commencé à élaborer des concepts simples, avantageux et efficaces dans le cadre d’une documentation spécifique, pour les mettre à la disposition des coopératives comme outil de travail. Les concepts de Best Practice encouragent délibérément l’utilisation rationnelle de l’énergie et augmentent ainsi l’efficacité énergétique des coopératives. Dans la communauté Migros, parallèlement à de nombreuses mesures standard qui ont fait leurs preuves, on a aussi toujours recours à des innovations remarquables. L’année 2003 a fourni quelques exemples intéressants en la matière. Froid d’origine solaire Depuis environ un an, une installation frigorifique est en service au sein de la FCM, laquelle produit en été du froid de climatisation à partir du rayonnement solaire. Cette installation innovante pour la Suisse fonctionne à la grande satisfaction des utilisateurs. Nouveau concept de réfrigération Dans le nouveau magasin tendance Puls 5, dans le quartier industriel de Zurich, un concept novateur de réfrigération des produits a été mis en œuvre pour la première fois. TK200X ne fonctionne plus qu’avec un seul circuit pour la réfrigération et la congélation. Pour la même efficacité énergétique, les coûts sont nettement réduits. Suisse énergie A l’automne 2003, Migros a soutenu activement le lancement de la campagne de suisse énergie pour le bâtiment, dont l’objectif est de réduire les besoins en chaleur des nouvelles constructions. La récente réhabilitation « Minergie » de l’immeuble FCM situé sur la Limmatplatz de Zurich a permis de réaliser des économies notables en électricité et en chaleur grâce au refroidissement par nappe phréatique, à la réduction de la ventilation et à un système d’éclairage sophistiqué – et ce avec un gain de confort considérable. Prix de l’énergie zurichois Le « Modèle énergétique de Zurich », une association de gros consommateurs énergétiques du canton de Zurich, a décerné le « Wanderpreis », un prix attribué


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tous les deux ans, à la coopérative Migros de Zurich. Ce prix rend honneur à l’engagement durable de Migros Zurich dans le domaine de l’efficacité énergétique et de la protection du climat.

Transport de marchandises Etant donné que l’approvisionnement des magasin s’effectue uniquement par camion, optimiser l’utilisation des capacités et employer des véhicules modernes sont des facteurs importants. En outre, l’emploi de carburants alternatifs doit être étendu dans le futur. Dès cette année, les camions au biogaz de la coopérative de Zurich peuvent porter le logo Engagement de Migros. Par contre, les transports entre les sites de production et les centrales de distribution doivent s’effectuer par voie ferrée autant que faire se peut – en l’occurrence, Migros est le plus gros client de la CFF en Suisse. Les transports combinés – comme par exemple au Tessin – font partie intégrante de notre logistique. Mobilité La FCM entretient un partenariat avec Mobility depuis l’an 2000. Grâce aux nouvelles cartes transmissibles, les collaborateurs bénéficient des avantages financiers que recèle la combinaison train /covoiturage. Concernant sa propre flotte automobile, la coopérative Migros Suisse orientale montre que les voitures équipées de filtres à gazole s’avèrent efficaces dans la pratique – et ce pour une consommation de carburant plus faible. Migros s’engage aussi en faveur d’une circulation de la clientèle respectueuse de l’environnement. Par le biais des magasins Migros situés dans les gares, d’un bon rattachement aux transports publics ainsi que des magasins « Avec », nous sommes à proximité immédiate de nos clients. Notre participation au projet-pilote de la ville de Zurich visant à établir un service de conseil sur la mobilité était placée sous le signe des solutions innovantes. Notre opinion sur les achats et la mobilité a été publiée dans la brochure de même nom.

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seulement nous protégeons l’environnement, mais nous économisons de l’argent. Les emballages compostables des carottes bio on reçu le prix Swiss Star de l’emballage. Cet emballage, fabriqué à partir de matières premières renouvelables comme l’huile de colza et de ricin, peut être composté avec les déchets de préparation. (www.svi-verpackung.ch) Migros mise sur le recyclage du PET Migros (Seba) a atteint l’objectif de fabriquer les bouteilles de boissons en PET en employant plus de 50 % de matière recyclée. L’utilisation de PET de recyclage permet d’économiser 60 % d’énergie par rapport au PET neuf. (www.engagement.ch)

Déchets Récupération de déchets de clientèle 2003: total 11 198 tonnes

 % %  % %

PET Bouteilles de lait en PE Appareils électriques Piles

En 2003, Migros a activement communiqué sur le thème des déchets et du recyclage. Une brochure informative a été élaborée à l’attention des clients et expédiée avec le journal de la coopérative, « Construire ». Les collaborateurs ont été formés à l’aide d’un CD spécifique de manière à pouvoir renseigner les clients avec compétence en magasin. (www.engagement.ch ) « Trash ist Kultur » En 2003, Migros a soutenu pour la troisième fois cette campagne anti-détritus de l’organisation environnementale Pusch, qui vise à instaurer davantage de qualité de vie grâce à moins d’ordures dans les espaces publics. En novembre, Migros a organisé un passionnant concours de sculptures à base de détritus.

Appareils électriques efficaces Emballages Migros a reçu des prix pour plusieurs innovations dans le domaine de l’emballage. Les nouveaux « plateaux à bananes » consignés ont été distingués par le prix World Star. Le jury a salué la bonne protection du produit et les excellentes possibilités de présentation en magasin. Ces nouveaux « plateaux à bananes » permettent d’économiser chaque année 400 tonnes de carton. Ainsi, non

Dans le cadre de suisse énergie, Migros a participé à l’élaboration d’une stratégie d’efficacité pour les appareils électriques ; elle met en œuvre cette stratégie dans ses assortiments. Nous promouvons les appareils et les éclairages particulièrement efficaces par des opérations et des informations à l’attention de nos clients. Une étude de marché officielle menée par l’Office fédéral de l’Energie atteste que Migros propose « la gamme de lampes


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présentant la meilleure efficacité énergétique avec un étiquetage relativement bon ». La Déclaration Energie a été améliorée avec le nouveau design des emballages. Concernant les réfrigérateurs, qui font partie des plus gros consommateurs d’électricité en Suisse, l’assortiment Migros a aussi été sciemment axé sur l’efficacité énergétique. Les appareils de classe d’efficacité C ont disparu de l’assortiment et les appareils de classe A+ y ont été introduits. Ainsi, la consommation électrique moyenne des réfrigérateurs Miostar a été réduite d’environ 30 % en l’espace de trois ans. Pour ses efforts de commercialisation des réfrigérateurs de classe A+, Migros

(conjointement avec l’usine électrique de Zurich) s’est vue décerner le prix européen « Energy Plus Award ». Dans le domaine de l’électronique de loisirs, il n’existe malheureusement pas de déclaration énergie ni de label énergie permettant d’orienter la clientèle. En l’occurrence, des normes strictes devraient être définies mondialement. Le site Internet www.topten.ch propose une bonne aide à la décision, indiquant les appareils présentant la meilleure efficacité énergétique. En matière d’appareils efficaces, Migros collabore également avec les agences de l’énergie S.A.F.E (www. energieeffizienz.ch) et EAE (www.eae-geraete.ch).

Chiffres écologiques

2 00 3

2 00 2

±%

        

        

% % % %

[%]

  

  

% %

[ M 2]

  

  

%

[MWH]

[ M 3 / M 2 D E S U R FA C E D E V E N T E ]

        ,

        ,

% % % % % –%

[TONNES]

  

  

%

[MWH]

        ,

        ,

% –% % –% % –%

  

  

% %

C O M M U N AU T É M I G R O S 1 ÉNERGIE

[MWH]

Consommation énergétique totale Electricité Chaleur

[MWH] [MWH] [ 10 00

E AU

Déchets Déchets Part de recyclage –

M 3]

[TONNES]

MAGASINS MIGROS 2 S U R FA C E D E V E N T E

Energie Electricité magasins Electricité Chaleur Chaleur

[KWH/M2

D E S U R FA C E D E V E N T E ]

[KWH/M2

D E S U R FA C E D E V E N T E ]

[MWH] [ 10 00

E AU

Eau –

M 3]

INDUSTRIE MIGROS3 PRODUCTION

Energie Electricité Electricité Chaleur Chaleur E AU

Eau Déchets Déchets Part de recyclage

[KWH/TONNES

PRODUITES]

[KWH/TONNES

PRODUITES]

[MWH] [ 10 00

M 3]

[ M 3/ T O N N E S P R O D U I T E S ] [TONNES] [%]

1 Magasins Migros & industrie Migros & Logistique (MVV, MVN, MVS) & Centrales d’exploitation & FCM), 2 Enquête selon nouveau concept à partie de 2002, 3 Délimitation 2002 & 2003 harmonisée (y.c. Scana), état des données : février 2004


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FO N DAT I O N S

EUROCENTRES

Les langues, traits d’union entre les continents Pouvoir se comprendre, la raison d’être des Eurocentres Le but de la fondation Eurocentres est de contribuer à la compréhension entre les hommes par-dessus les frontières nationales, culturelles et sociales. La fondation exploite 26 écoles de langues dans 11 pays, où l’on apprend l’allemand, l’anglais, l’espagnol, le français, l’italien et le japonais. Au cours de cette année, les Eurocentres se sont affirmés avec succès en dépit de conditions géopolitiques et économiques difficiles marquées par la guerre en Irak et l’épidémie de Sras. Ainsi, malgré des baisses de chiffre d’affaires dans certains pays, des augmentations significatives de part de marché ont été assurées en Suisse comme sur le grand marché du Japon. La réorientation des Eurocentres s’est déroulée comme prévu. Par ailleurs, la structure des coûts a été une nouvelle fois améliorée cette année. Dans le cadre du concept de franchise introduit en 2002, deux propres écoles pour des langues ou des destinations de moindre importance stratégique ont été converties en écoles franchisées. Il a ainsi été possible de poursuivre l’offre des cours avec la qualité Eurocentres proverbiale. Une autre école franchisée a été ouverte avec succès à Perth, Australie, les inscriptions dépassant d’emblée largement les objectifs fixés.

FONDATION GOTTLIEB ET ADÈLE DUTTWEILER

Des gardiens vigilants L’héritage spirituel du fondateur de Migros est en de bonnes mains. Markus Mosele et Michel Renevey ont pris la succession d’Athos Gallino et de Willi Kuhn qui ont démissionné du Conseil de fondation fin 2002. Le Conseil a été fondé en 1941 par Gottlieb Duttweiler, afin de veiller après sa mort sur le respect de ses idées et de ses

principes. Son héritage spirituel devait rester vivant et conserver son esprit démocratique. Migros a commencé à mettre en œuvre ses nouvelles structures au cours de l’année 2003. A cet égard, la Fondation Gottlieb et Adèle Duttweiler s’est toujours demandé comment elle pouvait défendre et préserver au mieux les principes et les idées qui ont fait de Migros une entreprise unique en son genre et couronnée de succès. Migros doit son succès à la politique de ses fondateurs, offrir des produits de qualité aux prix les plus avantageux possibles, placer l’être humain au centre des préoccupations, appliquer une politique d’information transparente afin de gagner la confiance des clients. Ces principes doivent continuer à prévaloir, même dans un monde économique en mutation. C’est dans cet esprit que la Fondation Gottlieb et Adèle Duttweiler continuera à faire valoir son influence morale.

INSTITUT GOTTLIEB DUTTWEILER

Une fenêtre sur le monde et l’avenir L’IGD réfléchit aujourd’hui pour demain. « The Age of Cheap » : «L’ère du bon marché», le grand thème de 2003 et le sujet de la 53e Conférence internationale du commerce pour discounters, innovateurs et autres leaders. L’IGD, fournisseur de services, briseur de tabous, forum de la pensée audacieuse, plate-forme scientifique et lieu de recherche, a encore gagné en notoriété en Europe et dans l’espace anglo-saxon. La presse internationale, « Time Magazine » par exemple, s’en est fait l’écho, et la qualité des orateurs en témoigne : Serge Weinberg (Pinault-Printemps-Redoute, Paris), José Nueno (IESE, Barcelone), Peter Williams (Selfridges, London)... C’est avec un clin d’œil que, pendant des semaines, les médias citaient toujours à nouveau les participants au « Young Executive Panel ». Le « 4th European Food Service Summit » a réuni plus de 250 chefs de file du domaine de la restauration. Ils venaient de toute l’Europe, notamment aussi des


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nouveaux Etats de l’UE, mais aussi de Nouvelle-Zélande, du Canada et des Etats-Unis. L’IGD a présenté de nouveaux thèmes en matière de management – le « Karaoke Capitalism » du professeur Kjell Nordström, des concepts innovateurs comme Wagamama, Chai 33, Krispy Cream, l’« Easy Concept » de Stelios Haji-Ioannou, d’autres encore. Autre nouveauté : la série de manifestations « Food for Thought », inspirée d’une des grandes déclarations de Gottlieb Duttweiler : « La pure réalité, celle que les autres appellent fantaisie, est d’une durée beaucoup plus certaine que ce sens journalier des affaires. » Avec « Food for Thought », l’IGD présente des penseurs et faiseurs capables de poser les bonnes questions dans le courant de l’évolution de l’économie et de la société, et de donner des impulsions mais aussi des réponses. Cette série veut contribuer à la culture du dialogue, de la discussion, de la résolution des conflits entre économie et société, elle se veut bâtisseuse de ponts. Il s’agit d’éclairer les positions radicalement opposées et de postuler, non pas un consensus de prime abord, mais une entente fruit de la réflexion, de la discussion, de la curiosité, de la compréhension. L’IGD a reçu des hôtes de marque, notamment le professeur Robert Shiller, de la Yale University, connu pour ses thèses révolutionnaires en matière de gestion du risque, et Mike Moore, ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande et directeur de l’OMC. L’IGD intensifiera encore cette série de manifestations en 2005 et l’ouvrira à un cercle d’hôtes choisis. Les études IGD (megatrends, trilogie d’études ; avenir homme / femme / famille, Retail Innovation Report 03) ont été lancées avec succès et ont suscité beaucoup d’intérêt. L’IGD a sorti pour la première fois en anglais certaines de ses études et l’édition annuelle du magazine « GDI-Impuls ». Il poursuivra dans cette voie l’an prochain. Le nombre de participants a augmenté l’an passé malgré la situation économique difficile. Progrès aussi des manifestations combinées avec la gastronomie Migros. Elles ont fait mieux connaître encore l’IGD en tant que lieu de rencontre et forum de discussion. L’Institut poursuivra ses initiatives innovatrices et proposera de nouvelles manifestations répondant à l’esprit du temps – côté économie : développement de « Channels » (congrès européen spécialisé sur les types de commercialisation), côté affaires sociales : premier sommet économique et social, intitulé « Forum of Eco-

nomy and Society Today », etc. Les surprises ne manqueront pas ! Autres informations sous www.gdi.ch.

LES PARCS « PRÉ VERT »

Bouffées d’air pur Quatre parcs qui contribuent à oxygéner la Suisse La fondation des parcs «Pré Vert» offre à toute la population suisse des lieux où elle peut se ressourcer. Les quatre parcs de Rüschlikon, près de Zurich, de Münchenstein, proche de Bâle, celui de la colline bernoise du Gurten, et celui du Signal-de-Bougy, proche de Lausanne, sont en effet une attraction pour petits et grands. Un choix de repas très variés est proposé dans les restaurants affiliés.

FONDATION PRIX ADÈLE DUTTWEILER

Bienfait pour les bienfaiteurs La fondation Migros au service des plus faibles La Fondation Prix Adèle Duttweiler a remis le 22 octobre 2003 le 28e Prix Adèle Duttweiler à son bénéficiaire. Le lauréat était cette année Gerhard Grossglauser, de la Fondation Cerebral, récompensé de son engagement de plus de 30 ans au service de la Fondation enfants infirmes moteur-cérébraux et de sa lutte pour une meilleure qualité de vie des handicapés. Gerhard Grossglauser, depuis 1972 directeur de la Fondation Cerebral, a réalisé un grand nombre de projets dans le domaine de la mobilité, grâce auxquels de nombreux handicapés peuvent mener une vie plus active et autonome. Il a notamment contribué au développement du système de sécurité « Safetrans ». Le Prix, d’une valeur de 50 000 francs, est toujours remis au lauréat avec mandat de l’utiliser judicieusement dans le cadre de ses activités. Le Prix Adèle Duttweiler a été fondé en 1972 par les dix coopératives régionales et la Fédération des coopératives Migros.


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W W W. M I G RO S . C H

Un service prospère Le site web www.migros.ch est en plein essor. Selon les chiffres d’utilisateurs fournis par le REMP, le nombre de ses visites a atteint 2,16 millions en 2004, soit une progression de 46 % par rapport à l’année précédente. L’offre présentée s’est également étoffée, avec la même conception, de la coopérative Migros Suisse orientale et d’une page réservée aux spécialistes des médias.

D’autres optimisations et nouveautés ont répondu surtout aux besoins de prestations de services des utilisateurs comme, par exemple, les offres d’emplois toujours très sollicitées, la recherche de magasins et des heures d’ouverture ainsi que les petites annonces. A la page www.m-cumulus.ch, la consultation de l’état du compte a été très fréquentée. D’autres activités comme le concours de neuf semaines intégré à la campagne globale de Noël, avec liaison réussie entre on-line et off-line, ont aussi renforcé l’interactivité du site et le sondage on-line.


GROUPE MIGROS

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CH I F F R E S DU G ROU P E M I G RO S F I NA N C E S E N G É NÉ R A L

INDICAT EURS ( M I L I I O N S

CHF)

Chiffre d’affaires du groupe Marge brute EBITDA EBIT Résultat financier Bénéfice du groupe Cash-flow Free cash-flow Degré de financement interne Endettement effectif Taux d’endettement Ratio capitaux empruntés / capitaux propres

2003

2002

  , %        –   %   ,

   , %

 %

 %

   –     

 %   ,

 2 0 0 2 : v a l eu r a ju s t é e de l’année précédente sur la base de l a re d é f i n i t i on du chiffre d’affaires du g roup e Hote lplan.

Le chiffre d’affaires des coopératives fédéréés, principal moteur de la croissance de Migros Avec une hausse de 1,6 % de leur chiffre d’affaires sur le marché suisse, soit 207 millions CHF, ce sont essentiellement les coopératives régionales qui ont contribué à la croissance du groupe. Le commerce de détail Migros à l’étranger a aussi fait état de résultats performants (+ 17 millions CHF).

Le chiffre d’affaires du groupe a été influencé par le recul des ventes du groupe Globus résultant de la transformation d’ABM (–197 millions CHF) ainsi que par l’évolution insatisfaisante des ventes dans les catégories de prix supérieures dans les grands magasins Globus. La réticence à consommer de la clientèle a eu des répercussions négatives sur tous les secteurs, tant en Suisse qu’à l’étranger. Hotelplan est parvenu à accroître légèrement le volume de ses ventes. Alors qu’Hotelplan Suisse a dû accuser un repli de son chiffre d’affaires, ses sociétés actives à l’étranger ont enregistré, pour leur part, des résultats positifs. En dépit de la baisse du cours du dollar et d’un marché en repli général dans toute la Suisse, Migrol a pu atteindre le chiffre d’affaires de l’année précédente. Ces résultats sont dus essentiellement à l’extension des affaires « Shop » et aux campagnes de promotion des ventes dans le secteur du mazout. En outre, la part des ventes réalisées à l’exportation a pu à nouveau progresser de + 50 millions CHF, améliorant ainsi son taux de contribution au chiffre d’affaires global.

Des résultats opérationnels conformes aux objectifs Les résultats opérationnels sont conformes aux attentes, et ce, d’autant plus que les grands projets tels que la gestion centralisée des marchandises, la centralisation de la logistique et le renouvellement de l’informatique ne sont pas encore terminés, et que l’on prévoyait une année difficile dans la branche des voyages. L’introduction de nouvelles procédures, le contrôle et l’unification des processus, de même que les programmes d’efficience, se traduisent par de premières répercussions positives dans les résultats commentés dans les chapitres ci-après. Marge brute La marge brute a pu progresser de 0,1 %. Cette amélioration est due à la part accrue des affaires commerciales au chiffre d’affaires, avec une hausse de la part de production propre, ainsi qu’à des conditions d’approvisionnement plus avantageuses.

CHIFFRES

Des succès importants dans un contexte tendu Le groupe Migros s’est adapté aux changements de situation du marché et a dégagé des résultats encourageants grâce à l’introduction de différents programmes d’optimisation au sein de la chaîne de création de valeur. Ainsi, Migros a été en mesure d’accroître son chiffre d’affaires dans certains secteurs, de gagner des parts de marchés et de s’améliorer une nouvelle fois du point de vue financier. Nous avons accordé une importance particulière à la surveillance des risques et de l’endettement. Cela nous a permis de maintenir la stabilité de notre endettement effectif malgré un volume d’investissement supérieur à un milliard CHF, tout en améliorant le ratio capitaux empruntés /capitaux propres au profit de ces derniers.


98

GROUPE MIGROS

EBIT Le bénéfice d’exploitation (EBIT), légèrement influencé par un ratio bénéfice brut/chiffre d’affaires plus élevé exprimé en pour cent, est supérieur de 33 millions CHF à celui de l’année précédente, car les dépenses opérationnelles ont augmenté dans une mesure inférieure à la moyenne. Une hausse des charges de personnel de 103 millions CHF a été enregistrée dans les frais opérationnels. Elle est imputable aux augmentations salariales, à la constitution de réserves supplémentaires pour les rentes de remplacement AVS destinées à l’ensemble des collaborateurs, ainsi qu’à l’augmentation d’un pour cent supplémentaire du taux de contribution des employeurs aux caisses de pensions. Ces taux de contribution, qui avaient été réduits pendant les bonnes années boursières, ont été à nouveau rapprochés du niveau réglementaire. La simplification des processus, la restructuration des entreprises ainsi que les efforts d’épargne entraînent une réduction des autres dépenses d’exploitation. Le niveau des amortissements est légèrement inférieur à celui de l’exercice précédent, et ce, en dépit d’investissements globaux dépassant 1,3 milliard CHF. Ces amortissements sont principalement utilisés par les coopératives afin de créer de nouveaux sites d’implantation, de les développer ou de les transformer, ainsi que par les entreprises industrielles pour moderniser et étendre leurs capacités de production. En outre, durant l’année en cours, plus de 160 millions CHF ont été investis dans des participations financières, ce qui n’entraîne aucune augmentation des amortissements.

Résultat financier positivement influencé par la participation par mise en équivalence, les marchés financiers et les transactions financières Le résultat financier a pu être considérablement amélioré par rapport à celui de l’exercice précédent. Grâce aux liquidités, aux titres et aux placements financiers, nous avons pu enregistrer de bons résultats et ce, sans devoir procéder à d’importantes corrections de valeur. S’y ajoutent des produits supplémentaires provenant de la participation par mise en équivalence de la Banque Migros. Comme nous avons pu poursuivre l’optimisation des coûts de financement, il en résulte une baisse du taux d’intérêt moyen, d’où un allègement de la charge d’intérêts correspondante. Cash-flow stable supérieur à un milliard Les flux de trésorerie enregistrés résultant de l’activité commerciale du groupe ne suffisent pas tout à fait à fi-

nancer nous-mêmes tous nos investissements. Les résultats montrent toutefois que nous disposons bel et bien de la capacité à dégager suffisamment de fonds afin de financer nos futurs investissements à long terme. Migros accorde par conséquent une attention particulière à la conduite d’entreprise axée sur la valeur.

Cash-flow (millions CHF) 1200 900

 



 

 

 

1999

2000

2001

2002

2003

600 300 0

Conduite d’entreprise axée sur la valeur au sein de Migros La conduite axée sur la valeur est une forme de conduite financière d’entreprise largement répandue à l’heure actuelle. Pour toutes les entreprises, indépendamment de leur champ d’activité, de leur taille ou de leur forme juridique, privilégier la création de valeur ajoutée revêt une importance cruciale. Migros a également décidé d’introduire cette approche en tant que base de sa conduite financière et applique, ce faisant, un modèle de conduite axée sur la valeur qui a été adapté aux spécificités de la communauté Migros. L’orientation fondamentale réside dans le fait que la communauté Migros doit se comporter comme toutes les autres entreprises pour ce qui est de la création de valeur et de l’efficience. L’objectif numéro un de Migros consiste à garantir le succès à long terme de l’entreprise en créant durablement de la valeur. A cet effet, on assigne des objectifs différenciés aux différents domaines d’entreprise. Dès lors, c’est le mode d’utilisation de la valeur créée qui distingue Migros des autres entreprises tournées vers le marché des capitaux. Ainsi, la valeur financière créée est mise à disposition, par exemple, du pour cent culturel, de la préservation des emplois ou des investissements à long terme dévolus à d’importants projets. L’approche que nous appliquons, tout comme ses instruments, ne sert pas seulement à renforcer l’idée de création de valeur, mais elle améliore également la qualité et


GROUPE MIGROS

la transparence des décisions et permet d’assurer le développement ultérieur de notre système d’informations sur la conduite financière du groupe. En adoptant cette approche, nous sommes parvenus à mettre davantage l’accent sur le caractère durable de la mise en œuvre de notre stratégie d’entreprise ainsi que sur le renforcement nécessaire de l’intégration de la planification stratégique, de la planification financière et de la planification des investissements. Les résultats annuels, les budgets et planifications sont ainsi mesurés à l’aune des consignes d’objectifs qui avaient été fixées, et les nouveaux projets sont évalués en conséquence. Des évaluations spécifiques à certains domaines comportant des consignes d’objectifs différenciées permettent en outre à notre groupe d’apprécier de manière approfondie nos activités et nos risques, et mettent en évidence la création de valeur réalisée par les domaines ou projets respectifs. Les variables clés que constituent le rendement, la croissance et la création de valeur ajoutée font ainsi partie intégrante de nos activités opérationnelles et renforcent notre force de frappe dans un environnement concurrentiel toujours plus dur. Ce faisant, l’approche importante qu’est la conduite axée sur la valeur, de même qu’une attitude positive visant à accroître notre attractivité, demeurent toujours au premier plan.

Gestion du risque financier La gestion du risque financier au sein du groupe est appliquée conformément à des principes et directives uniformes fixés par le management. Ces directives portent sur la garantie et la gestion des liquidités, sur la couverture des risques de marché, des risques monétaires, des risques liés aux taux d’intérêt et des risques de crédit, ainsi que sur l’acquisition de financements à court et à long terme. En principe, les sociétés du groupe Migros en assument elles-mêmes la responsabilité. Dès lors qu’elle joue le rôle de banque et de centre de prestations interne au groupe, la trésorerie de la Fédération des coopératives Migros offre aux sociétés du groupe des solutions optimisées répondant à tous leurs besoins en liquidités, en financements et en devises. De ce fait, la gestion des liquidités et l’acquisition de devises et de financements à un coût minimal sont centralisées pour leur plus grande part. La surveillance des risques recourt à des systèmes de limites de crédit et à des analyses de sensibilité et se charge également de leur gestion. Elle est mise en œuvre à la Fédération des coopératives Migros.

99

Gestion des liquidités Afin de garantir en tout temps la solvabilité du groupe, la Fédération des coopératives Migros maintient un volume net de liquidités équivalant à au moins 4 % du chiffre d’affaires du groupe. – Marché monétaire et marché des devises Au moins 50 % des liquidités de la Fédération des coopératives Migros sont principalement utilisés afin d’approvisionner les sociétés du groupe dans les limites de la politique de gestion des liquidités, des devises et des taux d’intérêts préalablement définie. En tant que banque interne et centre de prestations de services, la Fédération des coopératives Migros est compétente pour tout ce qui a trait aux besoins du groupe Migros en matière de liquidités et de devises. Grâce à la centralisation des besoins internes en devises étrangères, il est possible d’optimiser de telles transactions avec des tiers, tant du point de vue du « timing » que des frais correspondants. Outre des comptes courants en différentes monnaies, la Fédération des coopératives Migros offre également à ses partenaires la possibilité de faire appel à des financements ou à des placements à court ou à long terme. – Portefeuille de placements Jusqu’à 50 % au maximum des liquidités de la Fédération des coopératives Migros sont placés en papiersvaleurs dans le cadre d’un portefeuille distinct. La politique de placement assignée par la direction règle la répartition des avoirs par catégories de placements, de marchés et de monnaies, par le biais de l’allocation stratégique et tactique des actifs. La part des actions a été fortement réduite au cours de l’année 2003. Répartition des titres selon les monnaies 2003

 % % % %

Francs suisses Euro USD Autres


100

GROUPE MIGROS

Répartition des titres selon les catégories de placements 2003

 % %

Obligations Actions

Gestion du financement La politique de financement définit les conditions-cadres permettant de recourir à des financements à court et à long terme sur le marché monétaire et sur celui des capitaux. Fondamentalement, le financement du groupe repose sur un concept de trois piliers constitué par les comptes d’épargne-placement des collaborateurs Migros, les crédits et prêts accordés par des banques suisses et étrangères et par des investisseurs institutionnels, ainsi que par des emprunts contractés sur le marché des capitaux. Grâce au regroupement centralisé de la gestion des financements nécessaires et au rating « A » attribué par Standard & Poor’s, l’acquisition de capitaux peut se faire à un coût minimal et conformément à une diversification optimale pour ce qui est de l’échelonnement des échéances et des contreparties. Répartition du financement du groupe selon les contreparties 2003

 %  %  %

Emprunts Collaborateurs Banques / tiers

Répartition du financement du groupe selon les échéances (état au 31.12.2003) 600 400 200 0

2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013

Banques, tiers

Emprunts

Gestion des assurances La couverture d’assurance des entreprises et fondations de la communauté Migros est garantie par la propre assurance ainsi que par des contrats passés avec des compagnies d’assurance privées et des institutions d’assurance de droit public. A cet égard, le service des assurances de la Fédération des coopératives Migros joue le rôle de « courtier en assurances inhouse » vis-à-vis des compagnies d’assurance. Grâce aux contrats de groupe qui ont été conclus, Migros dispose, d’une part, d’une couverture d’assurance globale très étendue et, d’autre part, de sommes d’assurance élevées. Cela permet également de garantir que toutes les entreprises Migros bénéficient de la meilleure protection d’assurance possible pour un montant de primes adéquat. Gestion du bilan La gestion du risque financier a pour but de maintenir un bilan solide qui comporte des ratios sains. Ces activités se fondent sur une approche conservatrice qui accorde la priorité aux objectifs financiers stratégiques. Ils consistent en un « approvisionnement flexible et suffisant en liquidités » et font primer la « minimisation des risques » sur « l’obtention d’un rendement maximum ». Grâce à des systèmes d’information appropriés, les risques sont identifiés et gérés suffisamment tôt. Par le biais d’une planification à long terme des besoins en investissements, nous poursuivons ainsi une stratégie qui nous permet de maintenir le taux d’endettement effectif à un bas niveau. Ainsi, la valeur de l’endettement effectif de 4,8 milliards CHF comparée à un total du bilan de 16,6 milliards CHF reflète une structure financière saine. L’endettement effectif a augmenté de 67 millions CHF au regard d’une progression des capitaux propres de 374 millions CHF. Avec une part de capitaux propres de 50,6 %, en hausse de 1,8 %, la structure du bilan demeure saine. Jörg Zulauf Département Finances


GROUPE MIGROS

101

IND I CAT E U R S D U G RO U P E M I G RO S SUR 5 ANS 1999

2000

2001

2002

2 0 03

 

 

 

Variation annuelle en % –

+ ,

+ ,

+ ,

     + ,

  + ,

E B I T DA

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

 ,

 ,

 ,

 ,

 ,

 ,

 ,

 ,

 ,

 ,

  ,

 ,

  ,

  ,

  ,



‒ 





– 

 

 

 

 

 

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

 

 

 

 

 











     

     

     

     

     

  

  

  

  

  

I N D I C AT E U R S E N M I L L I O N S D E C H F

C H I F F R E D’ A F FA I R E S D U G RO U P E

en % du chiffre d’affaires du groupe – EBIT

en % du chiffre d’affaires du groupe – BÉNÉFICE DU GROUPE

en % du chiffre d’affaires du groupe – CASH-FLOW

en % du chiffre d’affaires du groupe – FREE CASH-FLOW

– INVESTISSEMENTS

– ACTIF CIRCULANT

en % de l’actif total – ACTIF IMMOBILISÉ

en % de l’actif total – DET TES À COURT TERME

en % de l’actif total – DET TES À LONG TERME

en % de l’actif total – C A P I TA U X P R O P R E S

en % de l’actif total T O TA L

DU BILAN

C H A R G E S À B U T S C U LT U R E L S , S O C I A U X ET DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE

– EFFECTIF DU PERSONNEL – P É R I M È T R E D E C O N S O L I D AT I O N

› Nombre de personnes au .. › Postes à plein temps au . . › Postes à plein temps en moyenne annuelle – C O O P É R AT E U R S M I G R O S (sociétaires)

 2 0 02 : v a l eu r a d a p tée en r aison d ’une re définit ion du CA du g roup e Hote lplan.


102

GROUPE MIGROS

B I L A N D U G RO U P E

NOTES

Actif

31.12.2003 MIO. CHF

3 1 . 1 2 . 2 002 MIO. CHF

ACTIF CIRCULANT

Disponibilités Titres Créances Stocks Régularisations sur actif T O TA L A C T I F C I R C U L A N T –

1/16 2/16 3/16 4 5

        

        

      

      

 

 

     

     

       

       

     

     

 

 

ACTIF IMMOBILISÉ

Immobilisations corporelles Immobilisations financières Immobilisations incorporelles T O TA L I M M O B I L I S AT I O N S T O TA L

6 7/16 8

DU BILAN

Passif DET TES À COURT TERME

Dettes bancaires Autres dettes Régularisations sur passif T O TA L D E T T E S À C O U R T –

9/16 10/16 11 TERME

DET TES À LONG TERME

Dettes financières Provisions T O TA L D E T T E S T O TA L D E T T E S –

12/16 13 À LONG TERME

I N T É R Ê T S M I N O R I TA I R E S

14

C A P I TAU X

15

PROPRES

Capital de coopérative Réserves sur bénéfice Bénéfice du groupe T O TA L C A P I TAU X P R O P R E S T O TA L

DU BILAN


GROUPE MIGROS

103

COM P T E D E R É S U LTAT D U G RO U P E

2003

NOTES

Produits nets des livraisons et services Autres produits d’exploitation

CHIFFRE

16/17 16/18

D ’ A F FA I R E S D U G RO U P E

– Charges de matières et de services sur produits et services rendus E X C É D E N T B R U T D ’ E X P L O I TAT I O N – Charges de personnel Amortissement matériel d’exploitation Autres charges d’exploitation EBIT – Résultat financier Autres résultats B É N É F I C E AVA N T I M P Ô T S – Impôts BÉNÉFICE – Intérêts minoritaires BÉNÉFICE

DU GROUPE

 2 0 02 : v a l eur a d a p tée en r aison d ’une re définit ion du CA du g roup e Hote lplan.  2 0 02 : v a l eur a d a p tée en r aison d ’une re définit ion du CA du g roup e Mig ros.

19 6/8 16/20/24

16/21 22

23

MIO. CHF

2 002

MIO. CHF

  

    

 

   ⁄ 

   

   ⁄   

     

     

 –  

–   

 

 

+






104

GROUPE MIGROS

TA B L E AU D E F I NA N C E M E N T D U G RO U P E 2003

NOTES

Activité commerciale BÉNÉFICE

DU GROUPE

Amortissements sur › immobilisations corporelles › immobilisations financières › actif immobilisé incorporel Bénéfices comptables issus de la vente d’actif Produits de participations à la valeur de consolidation sans incidence sur les liquidités Accroissement des provisions (diminution en 2002) F L U X P R O V E N A N T D E S O P É R AT I O N S D ’ E X P L O I TAT I O N AVA N T VA R I AT I O N D E L ’ A C T I F C I R C U L A N T N E T Augmentation (diminution) de l’actif circulant net d’exploitation = F LU X

R É S U LTA N T D E L ’ A C T I V I T É C O M M E R C I A L E

6 8

25

(CASH-FLOW)

MIO. CHF

2002

MIO. CHF





   ‒ 

   –

‒  

–  – 

  ‒ 

 

 

 

‒       ‒ ‒  

–    –    –  

‒  

–  

‒ 



  ‒ 

 –  – 



– 

–

   

   

‒ 

– 

  

  

 

 

Activité d’investissement Investissements en immobilisations corporelles Cessions d’immobilisations corporelles Acquisitions de participations Cessions de participations Investissements en participations de sociétés associées Investissements en immobilisations incorporelles Acquisitions, cessions, variations du périmètre de consolidation

= F LU X FREE

R É S U LTA N T D E L ’ A C T I V I T É D ’ I N V E S T I S S E M E N T

CASH-FLOW

6

8

Activité de financement Dettes financières à court terme Placements financiers Dettes financières à long terme

= F LU X

R É S U LTA N T D E L ’ A C T I V I T É D E F I N A N C E M E N T

– EFFET

DES COURS DE CHANGE SUR LES LIQUIDITÉS

Liquidités en début d’exercice Liquidités en fin d’exercice

= DIMINUTION

DES LIQUIDITÉS

Composition du fonds Liquidités Titres

= FONDS

DE LIQUIDITÉS ET TITRES


GROUPE MIGROS

105

COM P T E D E C R É AT I O N D E VA L E U R D U G RO U P E Même en des temps difficiles, une création de valeur durable et une gestion des ressources disponibles tournée vers l’avenir doivent être en mesure d’assurer la pérennité de l’entreprise et des emplois ainsi que de fournir à l’Etat les prestations requises. Ce faisant, il s’agit d’accroître continuellement nos prestations à l’attention de nos clients. 2003

Origine

MIO. CHF

Performance de l’entreprise Charges de matière Autres charges

C R É AT I O N

D E VA L E U R B RU T E

Amortissements

C R É AT I O N

D E VA L E U R N E T T E

2003 %

MIO. CHF

2002 3

2 002 %

     

  

     

  

  

 

  

 

 



 



 



 



  

  

  

  

Utilisation à l’attention des collaborateurs à l’attention des affaires culturelles et sociales (pour cent culturel) à l’attention des bailleurs de fonds à l’attention de l’Etat › impôts › taxe sur la valeur ajoutée › droits de douane / émoluments / taxes à l’attention de l’entreprise (autofinancement)

C R É AT I O N

  

D E VA L E U R N E T T E

Indicateurs relatifs à la création de valeur Création de valeur brute par Ø PPT Création de valeur nette par Ø PPT Charges de personnel par Ø PPT Moyenne des postes à plein temps (PPT)

CHF CHF CHF

   



 



 



2003

2 0 02 3

       

       

L’augmentation de la performance de l’entreprise est due à la hausse réjouissante du chiffre d’affaires des coopératives et des entreprises industrielles qui s’est poursuivie durant l’exercice sous revue. En dépit de l’augmentation des frais de prestations préalables par rapport à l’année précédente, la création de valeur nette, exprimée en valeur absolue, est parvenue à progresser. Cette amélioration s’explique par la part croissante des prestations à plus grande valeur ajoutée au sein du chiffre d’affaires du groupe. S’agissant de l’utilisation de la création de valeur nette, le poste « collaboratrices et collaborateurs » demeure prioritaire et se maintient à un niveau élevé. En valeur relative, la part à la création globale de valeur nette recule certes de 2 %, mais en valeur absolue, il y a lieu d’enregistrer une hausse imputable au relèvement des salaires minimaux, aux augmentations générales de salaires, ainsi qu’aux prestations sociales et prestations annexes. Par conséquent, les indicateurs portant sur la moyenne des postes à plein temps (PPT) sont également en hausse, tant pour la création de valeur brute que de valeur nette. Il y a lieu de continuer de viser la garantie de la pérennité de l’entreprise et de sa capacité d’innovation en se conformant à un objectif de bénéfice adéquat. Pour ce faire, dans le tableau d’utilisation de valeur, il convient de s’en tenir à un bénéfice à long terme supérieur à 6 %. 3 Ajustement par rappor t à l’année précédente: compte tenu des redéfinitons des chiffres d’affaires du groupe Migros et du groupe Hotelplan, le compte de création de valeur du groupe 2002 a été ajusté dans les postes « Performance de l’entreprise » et « Charges de matière ». En outre, le contrôle des annonces sur les taxes versées à l’Etat a révélé que les indications sur les droits de douane de l’année précédente avaient été transmises de manière incomplète.


106

GROUPE MIGROS

ANN E X E AU X C O M P T E S D U G RO U P E

Principes de présentation des comptes Bases générales de présentation des comptes Les comptes du groupe sont établis conformément aux recommandations Swiss GAAP RPC relatives à la présentation des comptes. Les bouclements utilisés pour la consolidation sont préparés selon des principes uniformes. L’élaboration des états financiers du groupe exige de la direction d’entreprise de procéder à des estimations et d’adopter des hypothèses qui ont une incidence sur la présentation des montants des actifs et des passifs, des engagements conditionnels ainsi que des charges et produits durant la période sous revue au moment de l’établissement du bilan. Si, à une date ultérieure, des estimations et hypothèses de ce genre, ayant été adoptées en toute conscience par la direction de l’entreprise, viennent à s’écarter de la situation effective, elles seront adaptées en conséquence dans l’exercice durant lequel la situation a changé. Date de clôture des comptes Les comptes de toutes les entreprises sont bouclés le 31 décembre, à l’exception de ceux du groupe Hotelplan, qui clôt son exercice le 31 octobre. Périmètre de consolidation Ont été incluses dans le périmètre de consolidation toutes les entreprises contrôlées directement ou indirectement par la communauté Migros. Contrôler signifie disposer de la possibilité d’influencer de manière déterminante les activités financières et opérationnelles de l’entreprise afin de pouvoir en tirer profit. C’est habituellement lorsque la communauté Migros détient directement ou indirectement plus de 50% des droits de vote d’une société. Les sociétés acquises ou cédées au cours de l’exercice sous revue, ainsi que toutes les sociétés aliénées jusqu’à la date de leur cession, seront intégrées, respectivement exclues des comptes du groupe à partir de la date de remise du contrôle des activités de l’entreprise à la communauté Migros.

Compte tenu de son activité spécifique, et afin de préserver la clarté du bilan, la Banque Migros, bien qu’elle soit sous le contrôle par la communauté Migros, n’est pas comprise dans le périmètre de consolidation. La Banque Migros publie ses comptes annuels dans son propre rapport de gestion. Le périmètre de consolidation est présenté dans l’annexe figurant en pages 144 à 149.

Méthode de consolidation – Intégration globale Les sociétés sont consolidées selon la méthode de l’intégration globale. La consolidation du capital s’effectue selon la méthode anglo-saxonne ou « purchase accounting ». L’actif et les capitaux étrangers des sociétés rachetées sont réévalués au moment du changement de contrôle, conformément aux principes comptables du groupe ; les ajustements de valeur (positifs et négatifs) sont attribués aux postes correspondants du bilan, et la différence entre le prix d’achat et le capital propre calculé selon les principes de présentation des comptes du groupe, à savoir le goodwill, est portée à l’actif et amortie conformément au plan d’amortissement. Les participations éventuelles de tiers aux sociétés intégralement consolidées figureront de manière séparée en tant que participations au capital propre et au résultat. – Méthode de mise en équivalence Il existe des participations de plus faible ampleur, comprises entre 20 % et 50 %, à consolider dans les comptes du groupe selon la méthode de mise en équivalence (« equity method »). La Banque Migros est intégrée dans les comptes du groupe conformément à la méthode de mise en équivalence (voir également sous « périmètre de consolidation »). Autres participations Toutes les autres participations inférieures à 20 % sont portées au bilan à leur coût d’acquisition, moins les corrections de valeur économiquement nécessaires. Elles figurent sous « Placements financiers ».


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Variation du périmètre de consolidation Le périmètre de consolidation reflète les changements suivants, intervenus durant l’exercice sous revue : ENTRÉES

Casaclub SRL, IT-Siena Gattinoni SRL, IT-Lecco CE Schlachtbetrieb St. Gallen AG, Gossau SG CE Swiss Industries GmbH, DE-Weil am Rhein RÉSULTANT

A C H AT

30.09.2003

REPRISE

30.06.2003

A C H AT

05.05.2003

DE LA FUSION

01.09.2003

MIBELLE COSMETICS GMBH, DE-WEIL AM RHEIN ET M I FA D E T E R G E N T S G M B H , D E - W E I L A M R H E I N

AUGMENTATIONS DE CAPITAL

Globe S.à.R.L. Hotel Disentiserhof AG, Disentis Mer et Soleil Provence SA Migrol AG AV E C C H A N G E M E N T S I M U LTA N É D E L A Banque Migros VARIATION DE PARTICIPATION

Globe Holding ILEM SA Randenburg Immobilien AG Reisburo Van Staalduinen B.V. Scana Lebensmittel AG Shopping Center Brünnen AG

FORME JURIDIQUE DE LA SOCIÉTÉ

NOUVEAU

A U P A R AVA N T

99,9 %

99,85 %

64 %

84 %

70,83 %

70,73 %

80 %

60 %

99,8 %

91 %

97,4 %

92 %

FUSIONS, CHANGEMENTS DE RAISON SOCIALE ET TRANSFERTS DE SIÈGES

La société Hotelplan Internationale Reiseorganisation AG a été rebaptisée Hotelplan AG. Elle a simultanément transféré son siège social à Opifkon, avec certaines sociétés affiliées. En outre, Dornbierer Reisen AG, Hinwil, et Liechtenfelser Hof AG, Bâle, ont fusionné avec le groupe Hotelplan. ABM Au Bon Marché, Bülach, Globus Immobilien AG, Schaffhouse, Herren Globus AG, Spreitenbach, Immobilien AG zum grossen Engel, Schaffhouse et Interio AG, Spreitenbach, avec leurs dépôts respectifs, ont été fusionnés avec Globus. Un transfert de siège de Zurich à Spreitenbach (Argovie) est également intervenu. Convenience House AG, Zurich, Ex Libris GmbH Allemagne, ainsi que la Coopérative Loisirs et Centre sportif Migros (FSM), Greifensee, sont en liquidation. A l’avenir, les installations sportives seront gérées par la coopérative Migros Zurich. En outre, la société GESA Gesellschaft für Sachwerte, Zurich, a fusionné avec la Banque Migros, Zurich.

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Opérations au sein du groupe Toutes les transactions, relations et bénéfices intermédiaires internes au groupe, à l’exception des bénéfices intermédiaires sur stocks de marchandises, sont éliminés dans le cadre de la consolidation. On renonce à éliminer les bénéfices intermédiaires sur stocks dès lors qu’ils ne revêtent qu’une importance minime pour la détermination du patrimoine et des résultats de la communauté Migros. Conversion des monnaies étrangères Dans les diverses sociétés du groupe, les opérations en monnaies étrangères ont été converties au cours en vigueur au moment de la transaction, respectivement, pour les opérations couvertes par des transactions à terme, aux taux de la couverture. Les comptes annuels préparés en monnaies étrangères sont convertis en francs suisses au taux de fin d’année en vue de la consolidation. Les différences résultant des variations des taux de change d’une année sur l’autre dans la conversion de l’actif net sont compensées dans les capitaux propres consolidés. La conversion des comptes de résultat est réalisée sur la base des cours moyens. Les différences de conversions sont répercutées dans les capitaux propres. Principes d’évaluation – Liquidités Les liquidités incluent les avoirs en caisse, les placements à très court terme, les avoirs en comptes courants auprès des banques et autres établissements similaires. Les avoirs en monnaies étrangères sont convertis aux taux de clôture. – Titres Les titres sont évalués au cours en vigueur au jour de référence du bilan. Ils sont réalisables à brève échéance. – Créances Elles ont été diminuées du ducroire (par correction de valeurs séparées). – Stocks Les stocks de marchandises sont évalués au prix de revient (coûts d’acquisition ou de production), voire à la valeur nette réalisable si elle est inférieure. Les coûts de production englobent les matières premières, les autres coûts directs et les frais généraux de production incorporables. Pour les principaux stocks, l’évaluation se fonde sur la méthode des moyennes mobiles.


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– Immobilisations corporelles Les biens-fonds figurent à leur valeur d’acquisition et ne font pas l’objet d’amortissements. Les autres éléments d’actif ont été portés à leur coût d’acquisition ou de production après déduction des amortissements (linéaires) économiquement nécessaires. Les durées d’usage estimées des principales catégories d’actifs sont les suivantes : Immeubles Installations et équipements techniques Autres immobilisations corporelles

4 0–50 ans 1 2–20 ans 3–12 ans

Les valeurs ainsi calculées sont périodiquement vérifiées. La valeur comptable des éléments d’actif ne saurait être supérieure à la valeur réalisable. La valeur réalisable d’un élément d’actif est égale à la valeur la plus élevée de la valeur nette de marché (prix de vente) et de la valeur utile. Une réduction nécessaire de la valeur comptable à la valeur réalisable viendra grever le compte de résultat en tant qu’amortissement exceptionnel. Les frais de réparation et d’entretien sont imputés en permanence au résultat du groupe. – Leasing Le groupe Migros ne détient pas d’immobilisation corporelle notable dans le cadre de contrats de leasing financier. Ils font l’objet d’amortissements en fonction de leur durée d’usage estimée. Les loyers payés selon les contrats de leasing d’exploitation sont pris en compte sur toute la durée du contrat et ont une incidence sur le résultat du groupe. – Immobilisations financières Les autres participations non consolidées sont inscrites au bilan à la valeur d’acquisition éventuellement diminuée de l’amortissement nécessité par une perte de valeur permanente. – Actif immobilisé incorporel L’actif immobilisé incorporel inclut des licences, des brevets et autres droits similaires acquis auprès de tiers, des prestations de développement de logiciel ainsi que le goodwill. Les licences, brevets et droits similaires ainsi que les prestations de développement de logiciel sont portées au bilan à leur valeur d’acquisition. On procède chaque année à un test de dépréciation des valeurs inscrites à l’actif et elles sont amorties de façon linéaire sur la durée d’usage prévue. Le goodwill résultant de la consolidation du capital est égal à la différence entre les coûts d’acquisition

et les « valeurs économiques » (« fair values ») des actifs et passifs acquis identifiables. Les dépenses de recherche et développement ne sont pas portées à l’actif, mais grèvent directement le compte de résultat. L’actif immobilisé incorporel est amorti linéairement sur sa durée d’utilisation économique. La durée d’utilisation économique des principales catégories d’actifs immobilisés incorporels est la suivante: Goodwill Licences, brevets, droits similaires

5 – 10 ans

5 – 10 ans ou durée d’utilisation juridique ou économique plus c o u r t e

Frais de développement informatique

5 – 10 ans ou durée d’utilisation juridique ou économique plus c o u r t e

– Provisions Des provisions seront constituées dans la mesure où une obligation légale ou un engagement moral découle d’événements antérieurs et qu’il est prévisible que cet engagement entraînera une sortie de liquidités, à condition toutefois que ce montant puisse être estimé de manière fiable. Les provisions constituées doivent représenter la meilleure estimation possible de cet engagement définitif. Les engagements probables dont l’existence doit encore être confirmée par des événements futurs ou dont le montant ne peut être estimé de manière fiable seront attribués au poste « engagements conditionnels ». – Impôts Tous les impôts résultant du bénéfice imposable de l’année d’exercice sont imputés au compte de résultat de ce même exercice, indépendamment de leur date d’exigibilité. De plus, des provisions pour impôts latents sont constituées afin de tenir compte des écarts, limités dans le temps, qui existent entre les bilans fiscaux et les bilans du groupe. Les impôts latents se calculent sur la base d’un taux moyen de 21 % identique à celui de l’année précédente et valable dans toute la Suisse. Le montant dévolu à l’année sous revue est pris en compte dans le compte de résultat. Les crédits d’impôts latents résultant de reports de pertes fiscales ne sont pas portés à l’actif. Dans les cas où l’on ne prévoit pas de distribution des bénéfices, les impôts à la source et autres impôts portant sur de possibles versements ultérieurs de bénéfices accumulés des sociétés du groupe ne sont pas prises en considération, puisque ces bénéfices sont généralement réinvestis.


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Prévoyance du personnel Il existe en Suisse des institutions de prévoyance indépendantes en faveur du personnel qui sont financées par les contributions des employés et des employeurs. Le plan de prévoyance de la caisse de pensions Migros repose sur le principe de primauté des prestations. La plupart des collaboratrices et collaborateurs du groupe bénéficient de plans de prévoyance fondés sur la primauté des prestations, en général sur la base du dernier revenu assuré et de la durée d’emploi. Conformément à la recommandation Swiss GAAP RPC 16, en ce qui concerne les comptes du groupe, il s’agit de plans conçus selon le principe de la primauté des cotisations, parce que les contributions de l’employeur sont fixées d’avance et que les entreprises ne sont tenues ni par la loi, ni par les règlements, de verser un appoint de contributions si l’institution de prévoyance ne dispose pas des fonds nécessaires. La prévoyance professionnelle des sociétés implantées à l’étranger est garantie par l’organisme étatique correspondant. Les comptes annuels incluent les engagements supplémentaires découlant de la rente complémentaire de transition AVS-Migros (retraite à 62 ans pour les hommes et les femmes). Saisie des produits, des coûts et des dépenses Le chiffre d’affaires inscrit au bilan correspond aux ventes et livraisons de produits effectuées ainsi qu’aux prestations fournies à des tiers, déduction faite des impôts sur les ventes et des rabais. Les régularisations pour conditions préférentielles accordées aux fournisseurs seront comptabilisées dans la même période que celle durant laquelle ont été opérées les dépenses de matière correspondantes. Transactions avec des parties liées (voir sous chiffre 16)

Les activités commerciales développées avec des parties liées se déroulent dans des conditions conformes au marché et ne comportent aucune transaction à caractère inhabituel.

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Principes de gestion du risque financier Gestion des risques Dans le cadre de ses activités commerciales, le groupe Migros est exposé à de multiples risques financiers, comme p.ex. les risques liés à l’évolution des monnaies et des taux d’intérêts, les risques liés aux variations de la structure financière ou aux variations des cours des actions. – Risques liés au marché Le groupe Migros est exposé aux risques liés au marché, qui portent essentiellement sur la valeur de marché des liquidités, des titres et participations investis. Ces risques sont constamment surveillés. En congruence avec la politique de risque interne, on recourt à des instruments dérivés afin de couvrir et de gérer certains risques. Le groupe Migros ne s’engage dans aucune transaction financière qui, au moment de la conclusion de la transaction, comporte un risque non estimable. – Risques liés aux monnaies étrangères En tant que groupe de commerce de détail déployant l’essentiel de ses activités en Suisse, Migros achète, pour une part importante, des marchandises à l’étranger et en monnaies étrangères. Le groupe exerce en outre des activités à l’étranger comme p.ex. Office World et Hotelplan. C’est la raison pour laquelle des fluctuations des cours de change peuvent considérablement influencer le compte de résultat, surtout sous la forme de risques liés aux transactions et, dans une mesure limitée, sous la forme de risques de conversion. Les risques liés aux devises sont surveillés en permanence et, si nécessaire, on effectue des transactions ayant pour but de maintenir la valeur des actifs. Les instruments de couverture auxquels on fait appel sont essentiellement des transactions à terme sur devises afin de couvrir le risque de change lié aux futures dépenses prévues en monnaies étrangères. – Risques liés aux taux d’intérêt Compte tenu de la volatilité des taux d’intérêt du marché, le groupe Migros est exposé à ces risques. Les dépôts à vue, les placements sur le marché monétaire et les placements obligataires sont soumis à un risque lié aux taux d’intérêt qui peut avoir des répercussions négatives sur le patrimoine et les résultats du groupe. Il existe également des risques liés aux taux d’intérêt sous l’angle du financement. Celui-ci est constitué par des crédits « roll-over » porteurs d’intérêts variables octroyés par des banques nationales et internationales, par des emprunts à intérêts fixes contractés sur le marché des


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capitaux, ainsi que par les placements des collaborateurs rémunérés par des intérêts variables. Si nécessaire, les risques consécutifs liés aux taux d’intérêt seront couverts par des instruments financiers comme les swaps sur taux d’intérêt et les « forward rate agreements ». – Risques liés aux actions Migros achète des actions, dans une mesure limitée, afin de placer ses liquidités. Ce faisant, elle veille à diversifier ses placements en actions de manière appropriée selon les marchés, les titres et les secteurs. Le groupe réduit les risques de perte de valeur en procédant à des analyses avant l’achat de titres, en privilégiant les titres de première qualité et en surveillant constamment la performance et les risques des investissements. – Produits de base Migros est exposée à un risque de prix lorsqu’il s’agit de procéder à des achats prévisionnels de produits de base (« commodities ») qui sont utilisés comme matières premières dans les affaires du groupe. Afin de gérer le risque de fluctuation des prix, le groupe Migros procède à des opérations à terme sur ces achats planifiés. – Risques de contrepartie Les risques de contrepartie englobent le risque de solvabilité pour les titres usuellement traités sur le marché, le risque de défaillance pour les instruments financiers dérivés, ainsi que le risque de crédit sur les avoirs en comptes courants et les dépôts à échéance fixe. Le groupe réduit le risque de solvabilité en n’achetant en principe que des obligations de débiteurs notés « A » au minimum ou qui bénéficient d’un rating correspondant attribué par une grande banque suisse. Dans certains cas, on achète également des obligations de débiteurs faisant l’objet d’un rating inférieur ; toutefois, l’achat n’intervient qu’après une analyse approfondie et après une appréciation positive des risques éventuels. Afin d’éviter les risques cumulés, le portefeuille obligataire est largement diversifié. On réduit le risque de défaillance en sélectionnant exclusivement de très bonnes banques et établissements financiers en tant que contreparties. Les risques de crédit sont surveillés et limités de manière stricte par le biais d’un système de limites de crédit. Les limites de crédit par contrepartie auxquelles le groupe est exposé se fondent sur un système interne de rating qui est attribué sur la base d’un rating officiel, d’une grande banque ou de nos propres analyses.

– Risques de liquidité En principe, les sociétés du groupe Migros sont ellesmêmes responsables de la gestion de leurs liquidités. Le placement de liquidités non nécessaires à l’exploitation, l’acquisition de prêts afin de surmonter des difficultés financières passagères, ainsi que le financement d’investissements peuvent être opérés de manière centralisée auprès de la Fédération des coopératives Migros, qui joue le rôle de banque interne. Cette fonction de banque interne permet à la Fédération des coopératives Migros de contrôler la majeure partie des flux de liquidités au sein du groupe. Afin d’être en mesure de satisfaire en tout temps aux exigences consécutives en matière de liquidités, la Fédération des coopératives Migros détient suffisamment de réserves en liquide et suffisamment de titres aisément réalisables. De surcroît, la solvabilité du groupe lui permet de se procurer des liquidités à des conditions favorables pour ses activités de financement sur les marchés nationaux et internationaux des capitaux.

Instruments financiers dérivés Le groupe recourt aux instruments financiers dérivés afin de se couvrir et d’optimiser le contrôle des flux de marchandises et des positions financières dans le cadre de la gestion des actifs et des passifs du groupe. L’aperçu qui figure en page 124 présente les instruments financiers dérivés utilisés, avec leurs valeurs contractuelles sous-jacentes et leurs valeurs de remplacement brutes positives ou négatives. Les valeurs de remplacement représentent les valeurs de marché au jour de référence du bilan. En règle générale, les crédits bancaires à moyen terme et à long terme sont assortis de taux d’intérêt variables. Pour les cas où cela s’avère judicieux, on fixe les taux d’intérêt correspondants au moyen de swaps sur la durée résiduelle des crédits. Afin de se prémunir contre une hausse potentielle des taux d’intérêt, les futurs emprunts planifiés sont également couverts, en partie ou en totalité, par des swaps sur le marché des capitaux.


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Gestion des risques dans certaines entreprises spécifiques – Banque Migros Pour assurer le succès de l’entreprise dans le domaine des affaires bancaires, la gestion des risques joue un rôle primordial. C’est la raison pour laquelle la perception, la gestion et le pilotage des risques sont considérés, au sein de la Banque Migros, comme une compétence centrale et globale. La surveillance des catégories de risque primaires (à savoir risque de crédit, risque financier de marché, risque opérationnel, y compris la sécurité informatique, risque juridique et compliance) est exercée au niveau de la direction au sein du « risk council ». – Hotelplan Alors qu’elles sont exposées aux risques élevés liés au taux d’utilisation des capacités (lits, vols) et qu’il leur faut de surcroît assumer les risques liés aux prix et aux effets de change, les affaires d’un voyagiste sont caractérisées par de faibles marges. Dans ce secteur, la gestion des risques revêt dès lors une double importance: d’une part, afin de garantir les calculs effectués, et d’autre part, afin de réaliser des bénéfices supplémentaires en faisant preuve d’une disponibilité à prendre des risques calculés. Grâce à l’introduction d’un « business warehouse », il est désormais possible d’améliorer la gestion des risques également en matière de risque de vol et de risque pays. Le « business warehouse » est un outil de conduite uniforme qui permet au groupe Hotelplan de traiter le jour même des données provenant de systèmes différents. Il est prévu d’optimiser ultérieurement l’organisation des processus et de l’adapter en conséquence. – Migrol Chez Migrol, ce sont surtout les risques liés aux prix et les risques liés aux effets de change des affaires pétrolières qui sont au premier plan. Ces risques sont partiellement couverts en recourant à des transactions à terme sur devises et sur marchandises. Dans les domaines où des instruments de couverture font défaut, on inclut dans le calcul des valeurs d’expérience moyennes.

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Gestion des assurances Pour savoir s’il y a lieu d’autofinancer un risque donné, à savoir s’il convient de l’assumer par le biais d’une « propre assurance » ou plutôt de le répercuter sur une assurance appropriée, on prend généralement une telle décision sur la base des situations de risque existantes et du potentiel de sinistre, avec pour critères la probabilité de survenance ainsi que l’ampleur du dommage. – Assurances choses / assurance perte d’exploitation Pour les risques liés aux choses (incendie, dommages naturels, vol par effraction, dégâts d’eau, matériel informatique), la FCM pratique la « propre assurance », ce qui veut dire que les risques fréquents sont assumés par le groupe lui-même jusqu’à concurrence d’un certain montant. Les risques importants et les risques de catastrophe sont couverts par une police de groupe. – Assurance responsabilité civile Pour toutes les entreprises qui font partie du groupe Migros, il existe une protection d’assurance pour les risques responsabilité civile d’entreprise et responsabilité civile du fait des produits par le biais d’un contrat de base et d’un contrat d’excédent. – Assurances transport Les importations et exportations des produits alimentaires et non alimentaires sont couvertes par une « solution de propre assurance ». Les sinistres importants sont couverts par une « réassurance ». – Assurance véhicules à moteur Pour l’assurance responsabilité civile obligatoire et les risques casco, il existe une assurance de flotte du groupe. – Autres risques Pour les risques spéciaux tels que constructions nouvelles / transformations, machines, expositions, etc., il existe des polices distinctes en fonction de la situation de risque ainsi que de son assurabilité.


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GROUPE MIGROS

NOTES SUR LE BILAN DU GROUPE

2003

MIO. CHF

1

DISPONIBILITÉS

Avoirs en caisse, en comptes de chèques postaux et en banques Fonds à terme (avec échéance à moins de 12 mois) T O TA L – –

2

   

  

  

CRÉANCES

Créances sur livraisons et services Autres créances à court terme T O TA L – – – – – – –

4

   

TITRES

Obligations Actions T O TA L – – – – – – – – – – – – –

3

2002

MIO. CHF

  

  

STOCKS

Matières premières et consommables En cours de transformation Marchandises commerciales Stocks obligatoires T O TA L

      

      

> Durant l’exercice sous revue, des fonds à terme sont arrivés à échéance, ce qui a entraîné une hausse correspondante des avoirs en banques. — — > Les titres des actifs immobilisés servent également à conserver le niveau des disponibilités. Ils sont évalués à leur valeur de marché à la date de clôture. Les placements en papiers-valeurs ont pour but de dégager un rendement positif sur le capital investi. Le taux de rendement doit se situer à long terme au-dessus du niveau des coûts de refinancement de la communauté M. Les obligations suisses et étrangères enregistrent une progression. Le recul des actions est imputable pour moitié aux titres suisses, et pour moitié aux actions étrangères. — > Les autres créances contiennent notamment des avoirs en impôt anticipé, des services payés d’avance, des comptes de compensation sur les immeubles et le personnel, ainsi que des avoirs sur comptes courants en relation avec les fondations. Pendant l’exercice sous revue, d’autres placements à court terme à échéance fixe ont été opérés à raison de 83 millions CHF dans différents cantons et villes. — > La poursuite des efforts de centralisation systématique de la gestion des marchandises ainsi que la fin des travaux de transformation d’ABM ont permis d’éliminer des stocks de marchandises commerciales. —


GROUPE MIGROS

2003

MIO. CHF

5

R É G U L A R I S AT I O N S S U R A C T I F

Intérêts Charges payées d’avance Autres régularisations T O TA L

6

2002

MIO. CH

   

I M M O B I L I S AT I O N S C O R P O R E L L E S

MILLIONS CHF

VALEUR

TERRAINS ET CONSTRUCTIONS

I N S T A L L AT I O N S TECHNIQUES ET MACHINES

   

AUTRES IMMOBILISATIONS CORPORELLES

IMMOBILISAS AT I O N S EN COURS

TOTAL ACTIF IMMOBILISÉ

2003

2002

D ’ AC QU I S I T I O N

Etat au .. Acquisitions Cessions Reclassements Différences de change Variation du périmètre de consolidation É TAT AU   .   .     › dont leasings financiers –

   –    –  

   –    –   

   –  –   –   

  –  –   – 

    –    –   

    –  – –    

Etat au .. Année en cours Cessions Reclassements Différences de change Variation du périmètre de consolidation É TAT AU   .   .    

   –  –  –  

   –    –  

   –  -  –  

 – – – – – –

   –    –  

   –  – –   

V A L E U R N E T T E AU   .   .     › dont leasings financiers – –

 

 

 



  

  

A M O RT I S S E M E N T S

2003

VALEURS ASSURÉES CONTRE L’INCENDIE Biens meubles Immeubles – – – LEASINGS FINANCIERS

   

2002

   

Pour l’exercice sous revue, les immobilisations corporelles financées par leasing et traitées selon les prescriptions du groupe représentent une valeur nette de 4 millions CHF dans le bilan. Les dettes correspondantes représentent 3 millions CHF dans la note 12 (dettes financières, banques et autres établissements de crédit).

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GROUPE MIGROS

2003

MIO. CHF

7

2002

MIO. CHF

I M M O B I L I S AT I O N S F I N A N C I È R E S

Dépôts bancaires à long terme Autres créances à long terme Participations consolidées selon la méthode de mise en équivalence (« equity method ») Autres participations non consolidées T O TA L

 

 

    

    

> Les dépôts bancaires à long terme contiennent 250 mio. CHF de prêts ordinaires et de postposition à la Banque Migros (560 mio. en 2002). L’octroi des prêts de rang postérieur à la Banque Migros est à mettre en relation avec les prescriptions sur les capitaux propres conformément à la loi sur les banques. Une augmentation ordinaire de capital de 160 mio. CHF a accru la participation de la FCM à la Banque Migros durant l’exercice sous revue, ce qui a permis de réduire en conséquence les prêts de rang postérieur. Les autres créances à long terme contiennent des prêts de 23 mio. CHF aux fondations proches de Migros (17 mio. CHF en 2002). Le recul des créances s’explique par les prêts de 45 millions CHF auprès des banques cantonales qui doivent être reclassés dans l’actif circulant en raison d’échéances intervenant en 2004. Participations selon la méthode de mise en équivalence: ce poste contient, pour l’essentiel, la participation à la Banque Migros. S’y ajoute désormais, dans l’exercice sous revue, la participation de 42,2 % de Micarna AG aux abattoirs de Saint-Gall, qui s’élève à 3,8 millions CHF. La majeure partie des autres participations non consolidées est constituée par la compagnie d’assurance Generali (Suisse) Holding SA. Les actions Generali proviennent de la vente de Secura et sont bloquées jusqu’en 2006.


GROUPE MIGROS

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I M M O B I L I S AT I O N S I N C O R P O R E L L E S FRAIS DE DÉVELOPPEMENT ( I N F O R M AT I Q U E )

VA L E U R S E N M I L L I O N S C H F

VALEUR

LICENCES, BREVETS, DROITS DE P U B L I C AT I O N

FRAIS D’ORGANIS AT I O N

GOODWILL

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TOTAL I M M O B I L I S AT I O N S INCORPORELLES

2003

2 0 02

D ’ AC QU I S I T I O N

Etat au .. Acquisitions Cessions Reclassements Différences de change Variation du périmètre de consolidation É TAT AU   .   .     –

  ‒  ‒ ‒ 

  ‒ ‒ ‒ ‒ 

  ‒ ‒  ‒ 

  ‒ ‒ ‒ ‒ 

  – ‒  – 

  ‒  ‒  

  ‒ ‒ ‒ ‒ 

  ‒ ‒ ‒ ‒ 

  ‒ ‒ ‒ ‒ 

  ‒ ‒ ‒ ‒ 

  – – – – 

  ‒  ‒  











A M O RT I S S E M E N T S Etat au .. Année en cours Cessions Reclassements Différences de change Variation du périmètre de consolidation É TAT AU   .   .     VALEUR

N E T T E AU

..

Frais de développement (informatique) : dans des cas exceptionnels, des logiciels développés en interne ou acquis à l’extérieur ont été portés à l’actif du bilan ; leur durée d’amortissement est de 3 à 5 ans. Les frais de développement informatique importants sont dus notamment aux licences de logiciels SAP ainsi qu’aux coûts de développement d’un système informatique destiné aux caisses. Goodwill résultant de la consolidation de capitaux: l’augmentation du goodwill s’explique essentiellement par les acquisitions successives d’intérêts minoritaires dans le cadre de la participation du groupe à la société Scana AG. 2003

MIO. CHF

9

2002

MIO. CHF

DETTES BANCAIRES

T O TA L – – – 10 A U T R E S D E T T E S Livraisons et services Comptes du personnel et comptes de participation M Autres dettes à court terme T O TA L





> L’augmentation par rapport à l’année précédente découle du reclassement d’un emprunt obligataire exigible en 2004. Ce poste contient en outre des emprunts en espèces libellés en francs suisses et en devises étrangères.

     

     

> Les comptes du personnel sont rémunérés aux taux usuels sur les comptes courants, alors que les comptes de participation bénéficient d’un taux préférentiel. Les autres dettes à court terme contiennent notamment des paiements anticipés de clients, des prestations de garantie en cours de traitement ainsi que des dettes de TVA à régler. —


116

GROUPE MIGROS

2003

MIO. CHF

11

R É G U L A R I S AT I O N S S U R PA S S I F

Droits de scolarité perçus par les Ecoles-clubs Loyers Intérêts Autres régularisations T O TA L – –

12

2002

MIO. CHF

    

    

DETTES FINANCIÈRES

Emprunts obligataires EMIS PAR

ECHÉANCE

DURÉE

FCM

16.0 6 . 2 0 0 4

1997–2004

TAUX

3,25

FCM

03. 0 2 . 2 0 0 5

1998–2005

3,25

FCM

31. 1 0 . 2 0 0 5

1995–2005

4,625

FCM

25. 0 4 . 2 0 0 8

2001–2008

3,75

           

Total emprunts obligataires Dettes à garantie immobilière Comptes de placement du personnel Banques et autres établissements de crédit Autres fonds à terme et prêts T O TA L – –

13

             

PROVISIONS

VA L E U R S E N M I L L I O N S C H F

Valeur comptable au .. Constitution Utilisation Dissolution V A L E U R C O M P TA B L E AU   .   .    

> Les autres régularisations représentent, pour l’essentiel, des avoirs-vacances et des avoirs en heures supplémentaires du personnel, ainsi que des régularisations pour des actions culturelles et d’autres charges d’exploitation. — — > Le personnel apprécie fortement les comptes de placement qui lui sont réservés, et qui bénéficient d’un taux d’intérêt préférentiel. Les fonds supérieurs à CHF 25 000.– peuvent être retirés moyennant un préavis de 6 mois. Le poste « banques et autres établissements de crédit» contient des emprunts en francs suisses et en euros. —

AUTRE P R É V O YA N C E DU PERSONNEL

EN VERTU DU PARAGRAPHE SUR L’AFFECTADES PROVISIONS

IMPÔTS L AT E N T S

IMPÔTS

RENTE DE REMPLACEMENT AV S - M I G R O S

AUTRES PROVISIONS À LONG TERME

  ‒ ‒

  ‒  ‒ 

  ‒ ‒

  ‒ ‒

 ‒ ‒ ‒

  ‒ 

   –  – 











 

TOTAL

Les provisions destinées aux impôts englobent des impôts sur les bénéfices et des impôts sur la fortune portant sur des années antérieures et sur l’exercice en cours qui n’ont pas encore fait l’objet d’une taxation définitive, ainsi que des procédures en suspens concernant la TVA. Les provisions pour impôts latents se calculent à partir de la différence entre les capitaux propres selon les bilans commerciaux et la valeur au bilan du groupe. Au cours de l’année sous revue, les impôts latents sont calculés avec un taux fiscal moyen applicable au groupe inchangé, qui s’élève à 21 %. Le poste « autres provisions » contient des provisions importantes pour des engagements non acquittés envers la clientèle résultant du programme Cumulus, pour des risques liés à des sinistres et pour des prétentions en responsabilité civile.


GROUPE MIGROS

2003

2002

MIO. CHF

14 I N T É R Ê T S M I N O R I TA I R E S T O TA L – – 15 C A P I T A U X P R O P R E S VA L E U R S E N M I L L I O N S C H F

C A P I TAU X P R O P R E S AU  .  .    Utilisation du bénéfice  Différences de change Bénéfice du groupe C A P I TAU X P R O P R E S AU   .   .     – – 16 P A R T I E S L I É E S

VA L E U R S E N M I L L I O N S C H F

MIO. CHF

CAPITAL SOCIAL∗

RÉSERVES SUR BÉNÉFICES



  

2



 

B A N Q U E M I G R O S F O N D AT I O N S E T F O N D AT I O N S DE PRÉÀ V O C AT I O N V O YA N C E D U COMMERCIALE PERSONNEL

BÉNÉFICE DU GROUPE

TOTAL

 ‒  ‒

  

372

2 372



 

F O N D AT I O N S ET SOCIÉTÉS R E L E VA N T D U « POUR CENT CULTUREL »

2003

TOTAL

2002

BILAN

Disponibilités Titres Créances Cessions d’immobilisations corporelles Placements financiers (dont prêts de rang postérieur) Dettes bancaires (court terme) Autres dettes (court terme) Dettes financières –

  

‒ ‒ 

‒ ‒ 

  

  

‒  ⁽  ⁾   

5

‒  

‒  ‒

  ⁽  ⁾   

11

‒ 

 ⁽  ⁾   

  

 ‒ 

  

  

  

 

 

‒ ‒

 

 

C O M P T E D E R É S U LTAT

Produit net des livraisons et services Autres produits d’exploitation Autres charges d’exploitation – R É S U LTAT F I N A N C I E R

Produit des intérêts Charges d’intérêts

117

> ∗ Le capital social se compose de parts de CHF 10.– par coopérateur. Il varie avec le nombre des sociétaires. — — — — — — — — — > Outre les créances et dettes ci-contre, les comptes du groupe comprennent également les charges et produits résultant de transactions avec des parties liées. Comme le prescrit la recommandation Swiss GAAP RPC 15, toutes les transactions entre des parties liées qui sont incluses dans les postes du bilan et du compte de résultat sont mentionnées. Les transactions ont été réalisées aux conditions du marché. Ventes d’immobilisations corporelles aux fondations de prévoyance du personnel: vente des immeubles de bureaux et immeubles commerciaux Globus, (Industriestrasse 171 à Spreitenbach) à la caisse de pensions Migros, respectivement vente des immeubles de bureaux et immeubles commerciaux Globus (Fronwagplatz 22 à Schaffhouse) à la caisse de pensions Globus. —


118

GROUPE MIGROS

NOTES SUR LE COMPTE DE RÉSULTAT DU GROUPE

2003

MIO. CHF

2002

MIO. CHF

17

PRODUIT NET DES LIVRAISONS E T S E R V I C E S PA R S E C T E U R S

Coopératives Globus Industrie Services FCM T O TA L – –

         

           ⁄

17 P R O D U I T D E S L I V R A I S O N S E T S E R V I C E S PA R S E G M E N T S Commerce de détail Commerce de gros Restauration Loisirs Formation Voyages Combustibles et carburants Produit des immeubles / autres T O TA L

             

              ⁄

 ⁄ 2 0 02 : v a l eu r ajustée en r aison de la re définit ion de s CA du g roup e Hote lplan e t du g ro up e Mi g ros.

> Le produit net des livraisons et services effectués avec des tiers réalisé durant l’exercice sous revue a été regroupé par secteurs. Dans le secteur des services, la plus grande part provient du groupe Hotelplan et du groupe Migrol. — > Afin d’assurer une plus grande transparence sur les CA réalisés, nous faisons figurer désormais le produit net des livraisons et services par segments. Ces indications supplémentaires permettent de fournir des informations ciblées sur les différentes activités commerciales du groupe. Les différents segments ont été définis comme suit: – Commerce de détail : produit des magasins Migros, Globus, Ex Libris ainsi que des «shops » des stations-service – Commerce de gros: produit de la vente de marchandises (biens de consommation) en dehors du réseau de points de vente du groupe – Gastronomie : produit de l’exploitation de restaurants et d’hôtels — Loisirs : produit de l’exploitation de centres de fitness, de centres wellness et de parcs de golf – Formation : produit des Ecoles-clubs et de manifestations culturelles – Voyages : produit des affaires de vacances et de voyages – Combustibles et carburants: produit des affaires de combustibles et de carburants – Produit des immeubles/autres: produit de la location d’immeubles ainsi que produits importants des activités d’imprimerie ainsi que des prestations de services de transport. —


GROUPE MIGROS

2003

2002

MIO. CHF

MIO. CHF

17

PRODUIT NET DES LIVRAISONS ET S E R V I C E S PA R M A R C H É S G É O G R A P H I Q U E S

Suisse Etranger Exportations T O TA L – – – – –

18

      

        ⁄

A U T R E S P R O D U I T S D ’ E X P L O I TAT I O N

Contributions publicitaires Contributions à des campagnes Autres produits d’exploitation Propres prestations inscrites à l’actif T O TA L

119

    

 ⁄ 2 0 02 : v a l eu r a justée en r aison de la re définit ion des CA du g roup e Hote lplan e t du g ro up e Mi g ros.

      ⁄

> Le produit net a été ventilé par marchés géographiques conformément aux critères suivants: - Suisse = CA réalisé en Suisse - Etranger = CA réalisé par les filiales à l’étranger - Exportations = CA réalisé par les exportations de Suisse vers l’étranger — > Les autres produits d’exploitation comprennent notamment le produit de contrats de franchise, le produit de prestations d’assurance, ainsi que les recettes des restaurants du personnel. —


120

GROUPE MIGROS

2003

MIO. CHF

19

CHARGES DE PERSONNEL

Salaires et traitements Prévoyance vieillesse Autres prestations sociales Autres charges de personnel T O TA L – – – – – – – – – – – – – – –

20

2002

MIO. CHF

      

      

       

       

A U T R E S C H A R G E S D ’ E X P L O I TAT I O N

Loyers Entretien des installations Energie et consommables Administration Publicité Autres charges d’exploitation T O TA L

> L’accroissement du poste des salaires est dû aux relèvements de salaires individuels et au mérite de 1,25 à 1,75% opérés par les différentes entreprises Migros. Les adaptations des salaires minimaux ont également entraîné une hausse des charges de personnel. S’agissant de la prévoyance vieillesse et des assurances sociales, des provisions supplémentaires ont été constituées pour tous les collaborateurs pour les rentes de remplacement non obligatoires AVS-Migros. Le taux de contribution à la caisse de pensions pour les employeurs a été augmenté d’un pour cent. L’introduction supplémentaire de nouveaux systèmes informatiques requiert une formation et une formation continue correspondantes qu’il faut dispenser aux collaborateurs. La majeure partie des «autres charges de personnel» est imputable à ces dépenses. — — > L’augmentation des charges d’entretien des installations doit être mise en relation avec l’introduction ultérieure plus étendue des systèmes de gestion centralisée des marchandises et avec l’extension nécessaire des systèmes informatiques. Les licences de logiciels et de hardware qui ne doivent pas être obligatoirement imputées à l’actif sont, pour l’essentiel, à l’origine de cette hausse des coûts. Les autres charges d’exploitation diminuent considérablement, ce qui est dû à des prestations propres plus importantes en matière de logistique et de conseil fournies par l’entreprise elle-même et, dans une même mesure, à une baisse de la demande pour de telles prestations de la part de tiers. —


GROUPE MIGROS

2003

MIO. CHF

21

22

     

     ‒ 

  

  

   –

   

A U T R E S R É S U LTAT S

Bénéfice sur cessions d’actifs immobilisés Autres produits exceptionnels AUTRES PRODUITS – Pertes résultant de cessions d’actifs immobilisés Autres charges exceptionnelles AUTRES CHARGES T O TA L – –

23

2002

MIO. CHF

R É S U LTAT F I N A N C I E R

Produits des disponibilités et des titres Produits des participations mises en équivalence Autres produits des participations PRODUITS FINANCIERS CHARGES FINANCIÈRES T O TA L – – – – – –

IMPÔTS

Impôts courants sur les bénéfices et impôts sur le capital Impôts latents T O TA L – – – –

  

  

      

      

24 C H A R G E S À B U T S C U LT U R E L S , S O C I AU X E T D E P O L I T I Q U E É C O N O M I Q U E Affaires culturelles Formation Affaires sociales Loisirs et sports Politique économique Administration / provisions T O TA L

121

> Grâce aux plus-values réalisées et grâce au produit plus élevé des dividendes sur les actions, le produit financier est en progression. Le produit des participations mises en équivalence est influencé par les résultats de la Banque Migros. Contrairement à l’année dernière, le poste « charges financières » ne contient plus d’amortissements sur des participations non consolidées. — — > Dans le poste « autres produits exceptionnels » figurent les frais spécifiques de Globus en rapport avec la fermeture forcée des magasins ABM et avec le retrait d’Office World Allemagne. — — — — — — > La hausse des charges pour impôts latents résulte de l’amélioration des résultats des différentes sociétés du groupe ainsi que du décalage temporel entre le moment de la taxation fiscale et celui où sont enregistrés les résultats du groupe pertinents. — — — > Ces dépenses sont incluses dans les charges d’exploitation. —


122

GROUPE MIGROS

NOTES SUR LE TABLEAU DE FINANCEMENT

2003

MIO. CHF

2002

MIO. CHF

25 VA R I AT I O N D E L’ A C T I F C I R C U L A N T D ’ E X P L O I TAT I O N Créances sur livraisons et prestations Autres créances Stocks de marchandises Compte actif de régularisation Dettes sur livraisons et prestations Autres dettes Compte passif de régularisation T O TA L

‒  ‒     ‒ ‒  ‒ 

    – – – 

> Activité commerciale: En dépit de l’amélioration des résultats, le cash-flow résultant de l’activité commerciale est en recul de 98 mio. CHF par rapport à l’année précédente. Cette baisse s’explique essentiellement par le résultat de la Banque Migros (ce résultat mis en équivalence n’ayant aucune incidence sur le cash-flow), ainsi que par l’augmentation des postes de l’actif circulant net. — > Activité d’investissement: Les investissements figurent dans les catégories respectives des tableaux des immobilisations corporelles et incorporelles. En outre, durant l’année sous revue, des investissements ont été opérés dans des participations à des entreprises associées, dont la plus grande part a été dévolue à la Banque Migros, avec une hausse de la participation à cette dernière s’élevant à 160 mio. CHF. — > Activité de financement: Une gestion ciblée des liquidités ainsi que la transformation précitée de prêts bancaires en une augmentation de la participation à la Banque Migros ont entraîné une diminution des placements financiers. —


GROUPE MIGROS

123

INDICATIONS PARTICULIÈRES

2003

MIO. CHF

2002

MIO. CHF

ENGAGEMENTS CONDITIONNELS

Cautionnements, obligations de garantie, constitutions de gages en faveur de tiers › dont conclus avec des parties liées – –

 

 

NANTISSEMENTS, CESSIONS, RÉSERVES DE PROPRIÉTÉ

Valeur comptable des éléments d’actif mis en gage ou cédés › dont conclus avec des parties liées Revendiqués › dont conclus avec des parties liées – –

   

    

ENGAGEMENTS HORS BILAN

Contrats de location de longue durée › dont conclus avec des parties liées Contrats en droit de superficie › dont conclus avec des parties liées Engagements d’achats contractés à long terme

      

      

— — — — — — — — > Les données 2002 incomplètes ont dû être adaptées. — — — — — > Les contrats de location et contrats en droit de superficie de longue durée représentent, pour l’essentiel, des engagements qui ont été contractés afin de s’assurer de la jouissance de sites d’implantation destinés aux points de vente des coopératives. —


124

GROUPE MIGROS

INSTRUMENTS FINANCIERS DÉRIVÉS EN MIO. CHF

VA L E U R D E R E M P L A C E M E N T POSITIVE N E G AT I V E

2 0 03

› Instruments sur intérêts Swaps, caps (FRA) › Autres instruments dérivés Contrats à terme, options couvertes › Devises

2 0 02

2003

2 0 02

VOLUME DE C O N T R AT S

2 0 03

2002





 

 

 

 

 

 

  

  

> Des crédits bancaires à taux d’intérêt variables sont parfois convertis en engagements à intérêts fixes en faisant appel à des swaps de taux d’intérêt. Le recours aux FRA (« forward rate agreements ») permet de fixer à l’avance des obligations à intérêts variables. Parfois, les swaps de taux d’intérêt servent également à couvrir de futurs emprunts planifiés sur le marché des capitaux afin de se prémunir contre une hausse possible des taux d’intérêt. Les transactions à terme sur devises ont pour but de se protéger contre les risques liés aux devises qu’implique l’achat de certaines marchandises ; pour leur part, les contrats à terme sur marchandises permettent de se couvrir contre les risques de fluctuation des prix lors de l’achat de café et de mazout. Par la vente de swaptions (options sur swaps de taux d’intérêt) et de caps (options sur un plafond de taux d’intérêt défini à l’avance), dans un contexte de baisse générale des taux d’intérêt, on réalise des gains supplémentaires afin de réduire les coûts d’intérêts. Les options couvertes (ou options «stillhalter ») sont couvertes à 100 % et servent à optimiser le rendement des positions en actions sousjacentes. —


GROUPE MIGROS

125

E N G A G E M E N T S D É C O U L A N T D E L E A S I N G S D ’ E X P L O I TAT I O N ECHÉANCE

Mio. CHF – – – – – – – – – – –

2 0 04

2 005





APRÈS

2 0 06

TOTAL GROUPE





2003

2002

MIO. CHF

MIO. CHF





2003

2002

R É S E R V E D E C O N T R I B U T I O N S D E L’ E M P L O Y E U R

Montant au jour de référence .. – – – – – MONNAIES ÉTRANGÈRES

Principaux cours BILAN

1 USD 1 GBP 1 EUR

Dollar US Livre sterling Euro

, , ,

, , ,

Euro

,

,

C O M P T E D E R É S U L T AT

1 EUR

> Ces engagements contiennent des contrats de leasing du groupe Hotelplan portant sur deux avions de type Boeing B 757-200 ER et sur un avion de type Boeing B 767-300 ER. Ces contrats de leasing sont conclus pour une durée de 10 ans, respectivement de 3 ans. Les coûts annuels des leasings d’exploitation résultant de ces engagements sont imputés au poste «loyers » du compte de résultat. En 2003, ils se montaient à 23 mio. CHF (18 mio. CHF en 2002). — — — > Conformément à la recommendation RPC 16 des Swiss GAAP, cette réserve de contributions de l’employeur n’est pas activée. — — — — — — — > Les conversions des comptes de résultat ont été calculées aux cours moyens. — —


126

GROUPE MIGROS

RAPPORT DU RÉVISEUR

Rapport du réviseur des comptes du groupe à l’administration de la Fédération des coopératives Migros, Zurich En notre qualité de réviseurs des comptes du groupe, nous avons vérifié les comptes annuels consolidés (bilan, compte de résultat, tableau de financement et annexes, pages 102 à 125, ainsi que le périmètre de consolidation figurant en annexe) de la communauté Migros pour l’exercice arrêté au 31 décembre 2003. Les comptes annuels des coopératives fédéréés ainsi que ceux de la majorité des autres sociétés du groupe ont été vérifiés par Mitreva Fiduciaire et Révision SA. La responsabilité de l’établissement des comptes annuels consolidés incombe à l’administration, alors que notre mission consiste à vérifier ces comptes et à émettre une appréciation les concernant. Nous attestons que nous remplissons les exigences légales de qualification et d’indépendance. Notre révision a été effectuée selon les normes suisses de la profession. Ces normes requièrent de planifier et réaliser la vérification de manière telle que des anomalies significatives dans les comptes annuels consolidés puissent être constatées avec une assurance raisonnable. Nous avons révisé les postes des comptes annuels consolidés et les indications fournies dans ceux-ci en procédant à des analyses et à des examens par sondages. En outre, nous avons apprécié la manière dont ont été appliquées les règles relatives à la présentation des comptes, les décisions significatives en matière d’évaluation, ainsi que la présentation des comptes annuels consolidés dans leur ensemble. Nous estimons que notre révision constitue une base suffisante pour former notre opinion. Selon notre appréciation, les comptes annuels consolidés donnent une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats, en conformité avec les recommandations relatives à la présentation des comptes (RCP Swiss GAAP) et la loi suisse. Nous recommandons d’approuver les comptes annuels qui vous sont soumis.

Zurich, le 11 mars 2004 PricewaterhouseCoopers SA P. Brand H. Heiber


GROUPE MIGROS

127

CAISSE DE PENSIONS MIGROS

La caisse de pensions Migros est une institution de prévoyance entièrement autonome : en d’autres termes, elle couvre elle-même la totalité des risques. Sa structure est régie selon le principe de la primauté des prestations et elle se finance par des contributions moyennes. Un règlement de prévoyance uniforme fixe le montant des cotisations et des prestations. Les présents comptes ont été préparés selon le Plan comptable suisse pour les institutions de prévoyance professionnelle en faveur du personnel publié par la Chambre fiduciaire suisse dans son Bulletin Nº 5/1999. Les actifs portés au bilan ont été évalués sur la base de la valeur vénale et le capital de prévoyance figurant ci-après se fonde sur une expertise actuarielle établie au 31 décembre 2003. 2003

Compte d’exploitation

MIO. CHF

2003 %

MIO. CHF

2002

2 002 %

Charges T O TA L D E S C H A R G E S Prestations d’assurance réglementaires Prestations d’assurance extra-réglementaires Prestations liées à des départs, à l’encouragement à la propriété du logement, à des divorces et à des liquidations partielles Charges d’intérêts Constitution de capital de prévoyance Contributions au fonds de garantie Constitution de réserves de contributions de l’employeur Charges administratives et autres charges Constitution de réserves pour risques de fluctuation – capital de couverture Excédent de revenus –

 , , ,

, , ,

 , , ,

, , ,

, ,  , , , ,

, , , , , ,

, , , , , ,

, , , , , ,

, ,

, ,

, ,

, ,

 , , , , , , , , , ,

, , , , , , , , , ,

 , , , , ‒ , , , , ,  ,

, , , , ‒ , , , , , ,

Produits T O TA L D E S P R O D U I T S Contributions réglementaires Autres contributions Prestations d’entrée Produit de la fortune Produit de la dissolution de capital de prévoyance Produit de la dissolution d’autres capitaux Produit de la dissolution de réserves pour risques de fluctuation Autres produits Excédent de charges –

Utilisation du résultat de l’éxercice V A R I AT I O N D E S C O M P T E S P O R T É S Réserves pour risques de fluctuation Capital libre R É S U LTAT D E L ’ E X E R C I C E

AU B I L A N

, ‒, ,

‒, ‒, ‒ ,


128

GROUPE MIGROS

Bilan (après utilisation du résultat de l’exercice)

31.12.2 0 0 3 MIO. CHF

31.12.2 0 0 3 %

31.12.2 0 0 2 MIO. CHF

31.12.2 002 %

 ,

,

 ,

,

, , , ,

, , , ,

, , , ,

, , , ,

 , , ,  ,  , ,  ,

, , , , , , ,

 , , ,  ,  , ,  ,

, , , , , , ,

 , ,  , ,  , , ∗

, , , , , ,

 , ,  , , , ,

, , , , , ,

Actif T O TA L

ACTIF

A C T I F O P É R AT I O N N E L Avoirs en caisse, poste, banque Créances Régularisations sur actif et autres actifs P L A C E M E N T S D E C A P I TAU X Prêts Hypothèques Emprunts obligataires et placements financiers similaires Actions et titres ou participations similaires Placements alternatifs Biens immobiliers –

Passif T O TA L PA S S I F Capitaux étrangers Capital de prévoyance Autres capitaux Réserves pour risques de fluctuation – placements de capitaux Réserve pour risques de fluctuation – capital de couverture

Remarques : ∗ La « réserve pour risques de fluctuation – capital de couverture » a été dissoute durant l’exercice sous revue, ce qui influence le résultat. Ce montant a été utilisé afin de constituer une réserve pour risques de fluctuation. Cette nouvelle réserve est incluse dans le capital de prévoyance et se monte à 459,5 millions CHF. Sur la base de l’expertise actuarielle établie au 31 décembre 2003, le taux de couverture selon l’art. 44 OPP 2 s’élève à 111,2 % (108,4 % en 2002).


GROUPE MIGROS

129

COMMENTAIRES SUR LE COMPTE D’EXPLOITATION ET LE BILAN

Compte d’exploitation Les comptes annuels 2003 clôturent sur un excédent de revenus de 379,2 millions CHF, alors que l’exercice précédent présentait un excédent de charges de 1271,3 millions CHF. Cette évolution positive s’explique principalement par les bons résultats des placements de capitaux. Le résultat net de la partie « assurance » se montait à –522,5 millions CHF, contre –586,6 millions CHF en 2002. Compte tenu du produit des placements de la fortune de 909,6 millions CHF (– 678,0 millions CHF en 2002), du montant inchangé des autres produits, qui s’élève à 12,4 millions CHF, et des charges administratives de –20,2 millions CHF (–19,1 millions CHF), nous enregistrons un résultat avant variation de la réserve pour risques de fluctuation de 379,2 millions CHF (excédent de charges de – 1271,3 millions CHF). La dotation à la réserve pour risques de fluctuation, qui était comptabilisée sous la rubrique « Utilisation du résultat de l’exercice », s’élevait à 380,1 millions CHF (prélèvement de 734,0 millions CHF). Au cours de la période sous revue, la performance sur l’ensemble des placements de capitaux (produits et variations des valeurs de marché) a atteint 7,3 % (–5,1 % un an plus tôt), alors que le résultat stratégique visé (« benchmark »), fondé sur le plan de placement 2003 ainsi que sur l’évolution du marché, aurait donné lieu à un résultat inférieur de 2,2 % à celui qui a été réalisé. La surperformance du patrimoine de la caisse de pensions Migros est due, pour 1,6 %, à la surpondération ou à la sous-pondération de certaines catégories de placement par rapport à la stratégie de placement, et pour 0,6 %, à une habile sélection des titres sous gestion. Le risque lié à la fortune placée en titres (écart-type) s’élevait à 5,7 %, soit un risque d’une ampleur identique au risque inhérent à la stratégie de placement. Rétrospectivement, les facteurs ci-après ont influencé l’environnement du marché pendant l’année sous revue : En 2003, les marchés actions suisses ne sont pas parvenus à échapper au ralentissement conjoncturel qui a marqué l’ensemble de l’Europe, subissant également les effets des événements internationaux, et ont commencé le 1er trimestre en accusant un important recul de près de 12 %. Par la suite, l’indice de performance des actions suisses (SPI) a clôturé chaque mois en territoire positif, à l’exception de septembre 2003, réalisant une performance annuelle de 22,1 %. De janvier à mars 2003, les incertitudes liées à la guerre imminente en Irak ainsi que l’absence d’impul-

sions conjoncturelles dans le monde entier ont chaque fois entraîné des rendements négatifs sur les principales places boursières mondiales. A cet égard, durant le 1er trimestre 2003, l’Europe a été plus fortement touchée que l’Asie ou les Etats-Unis. Mais à partir d’avril 2003, ces rendements négatifs ont été rapidement éliminés et, à la fin de l’année 2003, les places boursières précitées clôturaient dans les chiffres noirs. Les taux d’intérêts ont évolué de façon très peu homogène au plan mondial : alors que sur l’ensemble de l’exercice, les taux courts (à 3 mois) accusaient la plupart du temps un recul ou demeuraient stables, les taux longs (à 10 ans) étaient, pour l’essentiel, en hausse, ce qui a parfois entraîné des pertes sur les cours. En 2003, les fortes variations des devises étrangères par rapport au franc suisse ont influencé de manière accrue les rendements sur les obligations étrangères. La progression considérable de l’euro a été de loin supérieure aux pertes sur les cours résultant de la hausse des taux d’intérêts, ce qui a permis de dégager un rendement positif sur les euro-obligations, le franc suisse étant considéré comme monnaie de référence. En revanche, la chute du dollar s’est traduite par le fait que ces obligations présentaient une forte performance négative pour 2003. A la différence des années antérieures, le rendement des placements en actions a, pour la première fois, retrouvé un niveau supérieur à celui des obligations au cours de l’exercice sous revue.

Bilan L’actif disponible se montant à 13,4 milliards CHF et les engagements à 12,1 milliards CHF, la fortune présente un excédent de quelque 1,3 milliard CHF, ce qui correspond à un taux de couverture de 111,2 % (108,4 % un an plus tôt). Cet excédent de fortune est égal à la somme des réserves pour fluctuation figurant au bilan, qui s’élève désormais à 9,9 % (7,6 %) du total du bilan. La marge de fluctuation, qui a pour but de couvrir les risques du côté des placements et des engagements, passe de 10,85 % à 15,35 %. Il en résulte ainsi un déficit en matière de réserves de quelque 129 millions CHF (–371 millions CHF). Afin de remédier à cette situation, il a été décidé de supprimer entièrement la suspension de cotisations et de supprimer partiellement les prestations extra-réglementaires. Toutes les prétentions en cours et toutes les prétentions futures des assurés sont pleinement garanties.


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

131

IND I CAT E U R S D E L A F É D É R AT I O N DES C O O P É R AT I V E S M I G RO S S U R 5 A NS

I N D I C AT E U R S E N M I L L I E R S D E C H F

C H I F F R E D’ A F FA I R E S N E T

Variation (%) annuelle – R É S U LTAT D ’ E X P L O I TAT I O N AVA N T A M O RT I S S E M E N TS ( E B I T DA )

En % du CA – R É S U LTAT D ’ E X P L O I TAT I O N

En % du CA – CASH-FLOW

En % du CA – AMORTISSEMENTS

En % du cash-flow – INVESTISSEMENTS

1999

2000

2001

2002

2003

   +,

   +,

   +,

   +,

   + ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

–  –,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ,

  ..

  ,

 

 

 

 

 

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

   ,

  

  

  

  

  

 

 

 

 

 

  ⁽   ⁾

  ⁽   ⁾

  ⁽   ⁾

  ⁽   ⁾

  ⁽   ⁾

– ACTIF CIRCULANT

En % du total de l’actif – ACTIF IMMOBILISÉ

En % du total de l’actif – DET TES À COURT TERME

En % du capital total – DET TES À LONG TERME

En % du capital total – C A P I TA U X P R O P R E S

En % du capital total T O TA L

DU BILAN

C H A R G E S À B U T S C U LT U R E L S , S O C I A U X ET DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE

– PERSONNEL

Nombre de personnes employées (Équivalents plein temps)


132

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

B I L A N D E L A F É D É R AT I O N D E S C O O PÉR AT I V E S M I G RO S

Les présents comptes annuels ont été préparés selon les prescriptions applicables aux sociétés anonymes.

Actif

NOTES

EN

31.12.2003 10 00 C H F

3 1 . 1 2 . 2002 E N 10 00 C H F

                 

                

                 

ACTIF CIRCULANT

Disponibilités et dépôts à terme Titres Créances à court terme: › sur sociétés du groupe › pour livraisons et services sur tiers Autres créances à court terme Stocks de marchandises Régularisations sur actif T O TA L A C T I F C I R C U L A N T –

1 2 3 4 5

ACTIF IMMOBILISÉ I M M O B I L I S AT I O N S F I N A N C I È R E S

Créances à long terme :

› sur sociétés du groupe › sur tiers › dans sociétés du groupe › autres

T O TA L

ACTIF IMMOBILISÉ

              

T O TA L

AC T I F

  

Participations :

I M M O B I L I S AT I O N S C O R P O R E L L E S

6 7 8 9 10


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

Passif

NOTES

133

3 1 . 1 2 . 2 0 0 3 3 1 . 1 2 . 2002 E N 10 00 C H F E N 10 00 C H F

DET TES À COURT TERME

Dettes financières Dettes :

11

› envers des sociétés du groupe › envers des fournisseurs et prestataires de services extérieurs

Autres dettes à court terme Comptes du personnel et de participation Migros Provisions à court terme Régularisations sur passif T O TA L D E T T E S F I N A N C I È R E S À C O U R T T E R M E –

12

13 14

   

   

            

            

                

                 

           

       –    

  

  

DET TES À LONG TERME

Dettes :

› envers des tiers › envers des sociétés du groupe Comptes de placement du personnel Emprunts obligataires et placements privés Provisions à long terme

T O TA L D E T T E S À T O TA L D E T T E S –

15 16 17

LO N G T E R M E

C A P I TA U X P R O P R E S

Capital social Réserves légales Autres réserves Perte/bénéfice comptable reporté(e) T O TA L C A P I TAU X P R O P R E S T O TA L

PA S S I F

18 19


134

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

C O M P T E D E R É S U LTAT D E L A FÉDÉRAT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G ROS

NOTES

Chiffre d’affaires net Autres produits d’exploitation T O TA L P R O D U I T S D ’ E X P L O I TAT I O N – Achats de matières, de marchandises et de services E X C É D E N T B R U T D ’ E X P L O I TAT I O N – Charges de personnel Charges de publicité Charges d’exploitation et d’administration Amortissement matériel d’exploitation E B I T ( R É S U LTAT AVA N T I N T É R Ê T S E T I M P Ô T S ) – Opérations financières Résultat exceptionnel B É N É F I C E / P E R T E ( – ) AVA N T I M P Ô T – Impôts BÉNÉFICE/PERTE (–)

20 21

22 23 24 25

26 27

EN

2003 10 00 C H F

EN

2 002 10 00 C H F

       

       

    

    

         

         

     

– –  – 

 

– 

 

– 


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

135

N O T E S R E L AT I V E S AU R A P P O RT F I NA N C I E R

Bilan 1

DISPONIBILITÉS ET DÉPÔTS À TERME

Disponibilités Dépôts à terme T O TA L – – –

2

31.12.2 0 0 3 31.12.2 0 0 2 10 00 C H F E N 10 00 C H F

EN

     

     

           

           

T I T R E S (de maintien des liquidités)

Obligations en CHF (Suisse) Obligations en CHF (étranger) Obligations en devises (étranger) Actions (Suisse) Actions (étranger) T O TA L – –

3

CRÉANCES À COURT TERME SUR SOCIÉTÉS DU GROUPE

T O TA L – – – – 4 AU T R E S C R É A N C E S À C O U R T T E R M E

  

 

SUR TIERS

Placements auprès d’organismes publics, de centrales électriques et de tiers Organisme de prévoyance du personnel Autres T O TA L – –

5

       

      

STOCKS DE MARCHANDISES

Marchandises commerciales Autres matières T O TA L

     

     

>Sur les dépôts à terme, 150 mio. CHF (80 mio. en 2002) sont placés auprès de la Banque Migros. Les avoirs en comptes courants de la Banque Migros atteignent maintenant 82,4 mio. CHF (26,2 mio. CHF en 2002). Ce poste sert à gérer les liquidités de la communauté Migros. — — > Les titres sont évalués au cours de la date de clôture. Les obligations suisses sont investies à hauteur de 5 mio. CHF en obligations de la Banque Migros, comme l’année précédente. — — > Les coopératives et les entreprises de services ont eu besoin de davantage de fonds pour leurs projets d’investissement et leurs besoins financiers généraux. — — > Les immobilisations à court terme ont été accrues de 83 mio. CHF en 2003. Le poste «autres» comprend des demandes de remboursement d’impôt anticipé, des montants de TVA étrangère, ainsi que des avoirs sur opérations en comptes courants avec des fondations et diverses avances. — > L’amélioration de la gestion des stocks et la poursuite de la centralisation se traduisent par une nouvelle diminution des stocks de marchandises commerciales. —


136

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

31.12.2 0 0 3 31.12.2 0 0 2 10 00 C H F E N 10 00 C H F

EN

6

CRÉANCES À LONG TERME SUR SOCIÉTÉS DU GROUPE

T O TA L – – 7 CRÉANCES À LONG TERME SUR TIERS T O TA L – – – – 8 PA R T I C I PAT I O N S D A N S D E S S O C I É T É S

  

 

  

 

DU GROUPE

T O TA L – – – – – – – – 9 A U T R E S PA R T I C I PAT I O N S T O TA L – – – – – – – 10 I M M O B I L I S AT I O N S C O R P O R E L L E S Terrains non bâtis Bâtiments Installations techniques et machines Autres immobilisations corporelles Immobilisations en cours T O TA L

  

 

           

  

 

           

> Dont 250 mio. CHF (560 mio. CHF en 2002) de prêts ordinaires et de rang inférieur consentis à la Banque Migros. — > Ce poste contient 23 millions CHF de prêts consentis à des fondations liées à Migros (17 mio. CHF en 2002) et 20 mio. CHF de placements auprès de banques cantonales (45 mio. CHF en 2002). — > Les participations se sont accrues de 216,6 mio. CHF en 2003, dont 53,2 mio. CHF en augmentation du capital et rachat de parts de la Migrol AG, et 160 mio. CHF en augmentation du capital de la Banque Migros AG. Les ajustements de valeur et les cessions de participations représentent 6,2 mio. CHF. — — > Le gros des participations est détenu dans la compagnie d’assurance Generali (Schweiz) Holding AG et, pour une moindre part, dans le capital-actions de la société Migros Türk Ticaret A.S. Les actions Generali remontent à la vente de Secura et sont bloquées jusqu’en 2006. — > Les investissements en immobilisations corporelles ont représenté 37,3 mio. CHF en 2003, dont 25,9 mio. CHF en installations techniques et machines (extension de l’infrastructure informatique notamment). Il a été récupéré en 2003 pour 28 millions CHF d’amortissements fiscaux immédiats provenant de l’année précédente. —


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

137

31.12.2 0 0 3 31.12.2 0 0 2 10 00 C H F E N 10 00 C H F

EN

11

DET TES FINANCIÈRES À COURT TERME

Comptes courants bancaires Emprunts Emprunts obligataires (échéance au ..) T O TA L – –

      

      

12

DET TES À COURT TERME ENVERS DES SOCIÉTÉS DU GROUPE

T O TA L – – 13 A U T R E S D E T T E S À C O U R T T E R M E

 

 

ENVERS DES TIERS

Organismes de prévoyance du personnel Caisse de compensation AVS et fondations Bons Migros offerts en cadeau Autres T O TA L – – – –

14

         

         

PROVISIONS À COURT TERME

Provisions pour › impôts › sinistres › risques du groupe › risques commerciaux et financiers › autres T O TA L – –

          

           

  

  

15 C O M P T E S D E P L A C E M E N T DU PERSONNEL T O TA L

> Les dettes financières à court terme sont accrues par le reclassement d’un emprunt obligataire arrivant à échéance en 2004. — — — > La FCM offrant des taux intéressants, les fonds des entreprises ont été conservés au sein du groupe. — — > La fondation de prévoyance du personnel a placé une partie de ses disponibilités à la FCM. Les bons offerts en cadeau sont les bons vendus et encore en circulation. Le poste « autres » résulte d’opérations sur comptes courants réalisées avec des sociétés extérieures au groupe Migros, de TVA et de dettes diverses. — > Les paiements anticipés antérieurs donnent un solde d’impôt négatif, qui figure au poste « autres provisions à court terme ». Les provisions pour risques financiers sont évaluées selon le principe de prudence (imparité). — > Dépôts de collaborateurs de la communauté Migros bénéficiant d’un taux d’intérêt préférentiel, moyennant un préavis de retrait de 6 mois pour les montants supérieurs à 25 000 francs. Le taux d’intérêt préférentiel correspond au taux d’intérêt hypothécaire variable de la Banque Migros pour une hypothèque de premier rang. —


138

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

31.12.2 0 0 3 31.12.2 0 0 2 10 00 C H F E N 10 00 C H F

EN

16

E M P R U N T S O B L I G ATA I R E S

ET PLACEMENTS PRIVÉS ÉCHÉANCE

DURÉE

TAUX D’INTÉRÊT

1 6.06.2004

199 7 – 2 0 0 4

3,25

0 3.02.2005

199 8 – 2 0 0 5

3,25

3 1.10.2005

199 5 – 2 0 0 5

4,625

2 5.04.2008

200 1 – 2 0 0 8

3,75

T O TA L

E M P R U N T S O B L I G ATA I R E S

– – 17 P R O V I S I O N S À L O N G T E R M E Prévoyance volontaire du personnel Fonds d’assurance Risques commerciaux généraux Autres T O TA L – – – – – – – – – 18 A U T R E S R É S E R V E S Année précédente + dotation sur bénéfice reporté T O TA L – – 19 B É N É F I C E / P E R T E C O M P TA B L E

        

          

         

         

      

       

–  

 –  – 

REPORTÉ(E)

Année précédente Bénéfice/perte (–) comptable reporté(e) T O TA L

   

> Un emprunt de 250 mio. CHF arrive à échéance le 16.06.04; il figure donc dans les dettes financières à court terme. — — — — — — — > La prévoyance volontaire du personnel couvre la rente de remplacement AVS servie entre l’âge général de la retraite à Migros (62 ans) et l’âge réglementaire de la retraite pour les hommes et les femmes, ainsi que le financement des retraites anticipées. Un montant de 9 mio. CHF a été repris sur les provisions constituées en couverture des risques commerciaux généraux de recentrage du commerce de marchandises, dont il restait 19,1 mio. CHF au jour de référence. Il a été liquidé en tout pour 2 mio. CHF de provisions devenues superflues en 2003. — > L’affectation est conforme à la décision de l’assemblée des délégués. Il n’y a pas eu de dotation en 2003 en raison de la perte de l’année précédente. — — > La proposition d’affectation du bénéfice comptable 2003 présentée par l’administration est donnée en annexe. —


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

Compte de résultat 20

EN

2003 10 00 C H F

EN

2002 10 00 C H F

C H I F F R E D’ A F FA I R E S N E T

Coopératives Entreprises industrielles Entreprises de services Tiers T O TA L

– – – – 21 A U T R E S P R O D U I T S D ’ E X P L O I TAT I O N Produits immobiliers › sociétés du groupe › tiers T O TA L Rémunération d’autres prestations de la FCM › sociétés du groupe › tiers T O TA L – – 22 C H A R G E S D E P E R S O N N E L Salaires Assurances sociales Organismes de prévoyance du personne Autres T O TA L

           

139

           

     

     

     

     

         

         

> Les progrès de la gestion centralisée des marchandises (ZWW) se traduisent par une forte augmentation des flux de livraisons aux coopératives. Les volumes fournis aux entreprises industrielles diminuent du fait qu’elles tendent de plus en plus à s’approvisionner elles-mêmes en matières premières, sans passer par la FCM. — — > Les autres produits d’exploitation contiennent les produits immobiliers, mais en particulier aussi les produits des prestations refacturées par le service central de transport ainsi que ceux des services informatiques fournis au groupe. — — — — — > L’effectif du personnel s’est accru en 2003 de 121 unités de personnel (UP) et atteint 1730 UP (progression de 136 UP en 2002), ce qui est dû à la poursuite de la centralisation de la gestion des marchandises et à l’introduction du Category Management. Les salaires ont en outre été relevés de 2 % (3,25% en 2002). La prévoyance et les autres charges de personnel augmentent avec les salaires. —


140

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

EN

23 C H A R G E S D E P U B L I C I T É T O TA L – – – 24 C H A R G E S D ’ E X P LO I TAT I O N

2003 10 00 C H F

 

EN

2002 10 00 C H F

 

ET

D ’ A D M I N I S T R AT I O N

Loyers, droits de superficie Entretien des installations Energie et consommables Frais administratifs (notamment informatique) Charges culturelles Services Autres charges T O TA L – –

               

               

25

AMORTISSEMENTS, M AT É R I E L D ’ E X P L O I TAT I O N

Biens mobiliers, machines, équipement technique Biens immobiliers Eléments incorporels Participations T O TA L

         

         

> Il a été consacré quelque 38 mio. CHF de plus qu’en 2002 aux activités de prospection du marché. — > La poursuite du passage à la gestion centralisée des marchandises sous SAP alourdit les frais administratifs et les charges d’informatique en raison du recours à des partenaires extérieurs. Toutes ces charges sont imputées au compte de l’année en cours. Les « autres charges » contiennent des charges de liquidation liées à la destruction des volailles de Chine. — — — > Les amortissements sont calculés conformément aux prescriptions du droit commercial et fiscal. Quelque 28 mio. CHF d’amortissements fiscaux immédiats ont été récupérés en 2003. Les éléments incorporels correspondent à des licences de logiciels. La valeur d’une participation dans une société du groupe a été ajustée de 5 mio. CHF. —


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

EN

26

EN

2002 10 00 C H F

O P É R AT I O N S F I N A N C I È R E S

Produits des intérêts Charges d’intérêts Solde écarts de change Résultat comptable des titres Produits des participations T O TA L O P É R AT I O N S F I N A N C I È R E S – – – – – – – –

27

2003 10 00 C H F

 

 

–  

–   –   –  

       

  – 

R É S U LTAT E X C E P T I O N N E L

Bénéfices sur cessions d’immobilisations Pertes sur cessions d’immobilisations Produits exceptionnels Charges exceptionnelles T O TA L

  ‒   ‒   

141

  ‒    ‒   ‒  

> Les dettes financières ont été réduites de 230 mio. CHF au cours de l’année ce qui, avec le bas niveau des taux d’intérêt, a fait baisser les charges d’intérêt. Les produits d’intérêt se sont aussi contractés en raison de la baisse des intérêts créditeurs. Le résultat comptable sur titres s’est nettement amélioré d’une année sur l’autre, ce que l’on doit au rétablissement des marchés financiers. Les chiffres 2002 ont été adaptés à la nouvelle composition du poste. — > Les produits exceptionnels proviennent de reprises sur provisions à long terme. Les charges exceptionnelles contiennent des provisions constituées en couverture de risques liés à un bien immobilier non utilisé pour l’exploitation. Un ajustement de valeur de 66,1 mio. CHF sur la participation détenue dans la compagnie d’assurance Generali (Suisse) Holding SA figurait dans ce poste en 2002. —


142

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

ANNEXE

3 1 . 1 2 . 2 0 0 3 3 1 . 1 2 . 2002 E N 10 00 C H F E N 10 00 C H F

Information concernant le bilan Valeurs assurées contre l’incendie › biens mobiliers › biens immobiliers – Dettes sur leasings non portées au bilan – Reprises sur réserves latentes – Cautionnements, garanties, nantissements en faveur de tiers – Restrictions de propriété pour engagements contractés › valeur comptable › gagés › utilisation – Dettes envers des organismes de prévoyance du personnel

   

   

 

 

    

    

 

 

Participations : voir liste des entreprises Migros jointe aux comptes du groupe.

Utilisation du bénéfice comptable Utilisation du bénéfice comptable proposée par l’administration Perte reportée de l’exercice précédent Bénéfice de l’année courante B É N É F I C E C O M P TA B L E S O U M I S À L ’ A P P R O B AT I O N D E L ’ A S S E M B L É E 4 % d’intérêt sur le capital social FCM Dotation aux réserves spéciales R E P O R T À C O M P T E N O U V E AU –

Charges à buts culturels, sociaux et de politique économique Affaires culturelles Formation Affaires sociales Loisirs et sports Politique économique Quote-part des frais administratifs et provisions T O TA L

EN

DES DÉLÉGUÉS

2003 10 00 C H F

‒           31.12.2003 E N 10 00 C H F

3 1 . 1 2 . 2 002 E N 10 00 C H F

             

             


F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

143

RAPPORT DE L’ORGANE DE CONTRÔLE

Rapport de l’organe de contrôle à l’assemblée des délégués de la Fédération des coopératives Migros, Zurich En notre qualité d’organe de contrôle, nous avons vérifié la comptabilité et les comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) ainsi que la gestion de la Fédération des coopératives Migros pour l’exercice arrêté au 31 décembre 2003. La responsabilité de l’établissement des comptes annuels et de la gestion incombe à l’administration alors que notre mission consiste à vérifier ces comptes et la gestion et à émettre une appréciation les concernant. Nous attestons que nous remplissons les exigences de qualification et d’indépendance. Notre révision a été effectuée selon les normes suisses de la profession. Ces normes requièrent de planifier et de réaliser la vérification de manière telle que des anomalies significatives dans les comptes annuels puissent être constatées avec une assurance raisonnable. Nous avons révisé les postes des comptes annuels et les indications fournies dans ceux-ci en procédant à des analyses et à des examens par sondages. En outre, nous avons apprécié la manière dont ont été appliquées les règles déterminantes relatives à la présentation des comptes, les décisions significatives en matière d’évaluation, ainsi que la présentation des comptes annuels dans leur ensemble. La vérification de la gestion consiste à apprécier si les conditions d’une gestion conforme à la loi et aux statuts sont réunies ; il ne s’agit pas de vérifier l’opportunité de celle-ci. Nous estimons que notre révision constitue une base suffisante pour former notre opinion. Selon notre appréciation, la comptabilité, les comptes annuels et la gestion ainsi que la proposition relative à l’utilisation du bénéfice au bilan sont conformes à la loi suisse et aux statuts. En outre, nous relevons que les comptes annuels ont été établis selon les dispositions du droit des sociétés anonymes. Nous recommandons d’approuver les comptes annuels qui vous sont soumis.

Zurich, le 11 mars 2004

L’organe de contrôle W. Matzinger N. Lucchini

PricewaterhouseCoopers AG P. Brand C. Föllmi


144

GROUPE MIGROS

PÉ R I M È T R E D E C O N S O L I DAT I O N

ENTREPRISES

SIÈGE

P A R T I C I P AT I O N EN %

CAPITAL SOCIAL E N 1000

S O C I É T É S C O O P É R AT I V E S

Société coopérative Migros Aar Moosseedorf Mass AG Suhr Neue Brünnen AG Berne Oppidum AG Berne Shopping Center Brünnen AG Berne Shoppyland, Shoppy Moosseedorf Time-Out Moosseedorf Société coopérative Migros Bâle Bâle Migros Deutschland GmbH DE-Lörrach Migros Freiburg GmbH DE-Lörrach Migros Lörrach GmbH DE-Lörrach Semiba AG Münchenstein Société coopérative Migros Genève Carouge Centre Balexert SA Genève M-Etrembières SA Carouge M-Thoiry SA Carouge Migros France S.à.r.l. FR-Etrembières Société des restaurants Migros S.à.r.l. FR-Etrembières SCI Les Blanchardes FR-Etrembières SCI M-Etrembières FR-Etrembières SCI Mont-Mourex FR-Ornex SCI M-Thoiry FR-Etrembières ILEM SA Carouge (autre participation de 32 % détenue par la coopérative Migros Vaud) Société coopérative Migros Lucerne Dierikon Société coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg Marin Société coopérative Migros Suisse orientale Gossau Randenburg Immobilien AG Schaffhouse Società cooperativa fra produttori e consumatori Migros-Ticino San Antonino Société coopérative Migros Valais Martigny Société coopérative Migros Vaud Ecublens ILEM SA (autre participation de 32 % détenue par la coopérative Migros Genève) Carouge Société coopérative Migros Zurich Zurich

CHF

100 100 100 97,4 100 100

CHF CHF CHF CHF CHF CHF CHF

100 100 100 100

EUR EUR EUR CHF CHF

100 100 100 100 100 100 100 100 100 32

CHF CHF CHF EUR EUR EUR EUR EUR EUR CHF

CHF CHF CHF

70,83

CHF CHF CHF CHF

32

CHF CHF

4 252 100 1 000 100 918 100 100 1 713 5 120 1 000 520 50 1 038 500 100 100 3 000 100 1 1 2 1 250 1 605 1 025 3 732 400 845 654 1 408 250 3 404


GROUPE MIGROS

ENTREPRISES

SIÈGE

P A R T I C I P AT I O N EN %

Zurich

F É D É R AT I O N D E S C O O P É R AT I V E S M I G R O S

145

CAPITAL SOCIAL E N 1000 CHF

15 000

100 100

CHF CHF

700 000 1 000

66,7

CHF

15 000

75 100 20 100 100

CHF

200 3 500 400 2 000 2 000

94 100 100 55 100 100

EUR

Propriété des coopératives fédérées Migros – BANQUE

Banque Migros (incluant les agences) Mileda Gesellschaft für Leasing und Privatdarlehen AG –

CE

Zurich Bâle

DIVERS

AG Einkaufszentrum Glatt-Zurich Wallisellen (33,3 % restants détenus par Globus) Betriebsgesellschaft Zentrum Glatt AG Wallisellen (25 % restants détenus par Globus) NC Capolago Ferrovia Monte Generoso SA NC Lyss GZM Extraktionswerk AG Immobiliengesellschaft Pereyvia AG Zurich Kornhof GmbH Zurich Migros Liegenschaften GmbH (6 % restants détenus par: DE-Lörrach coopérative Migros Bâle 2% et Migros Deutschland GmbH 4 %) SA Pedemonte Melano Melano SCI des Voirons FR-Cranves-Sales S.I. Soleya SA Avry-sur-Matran Sportxx AG Zurich TKL Tiefkühllager AG Neuendorf C E = consolidation par mise en équivalence (equity method) N C = entreprise non consolidée

CHF CHF CHF CHF

CHF EUR CHF CHF CHF

5 120 50 991 2 000 1 000 2 500


146

GROUPE MIGROS

ENTREPRISES

SIÈGE

P A R T I C I P AT I O N EN %

CAPITAL SOCIAL E N 1000

Bischofszell Buchs Estavayer-le-Lac Volketswil FR-Etrembières Buchs Courtepin

100 100 100 100 100 100 100

CHF

Gossau Meilen Frenkendorf Ursy FR-Chalamont Birsfelden Courtepin Taverne Regensdorf Aproz Suhr DE-Weil am Rhein Huttwil

42,2 100 100 100 100 100 100 100 99,8 97,3 100 100 100

CHF

ENTREPRISES INDUSTRIELLES

Bischofszell Produits alimentaires SA Chocolat Frey AG Estavayer Lait SA Jowa AG incluant les unités de production Jowa France S.à.r.l. Mibelle AG Micarna SA incl. Micarna AG, antenne de Bazenheid Schlachtbetrieb St. Gallen AG Midor AG Mifa AG Frenkendorf Mifroma SA Mifroma France SA Migros-Betriebe Birsfelden AG Optigal SA Riseria Taverne SA Scana Lebensmittel AG Seba Aproz SA Swiss Delice AG Swiss Industries GmbH Walter Leuenberger AG C E = consolidation par mise en équivalence (equity method)

CE

CHF CHF CHF EUR CHF CHF

CHF CHF CHF EUR CHF CHF CHF CHF CHF CHF EUR CHF

6 4 3 10

000 000 500 000 762 2 000 8 000 9 2 2 3 1 1 2

000 000 000 000 105 000 000 100 8 000 850 2 000 125 8 000


GROUPE MIGROS

ENTREPRISES

SIÈGE

P A R T I C I P AT I O N EN %

Ex Libris AG Dietikon Ex Libris GmbH Deutschland DE-Weil am Rhein Genossenschaft Freizeit- und Sportzentrum Migros (FSM) Greifensee Hotelplan AG Opfikon Avec filiales : Suisse › Ambassador Reisen AG Soleure › Belair Airlines AG Kloten › ESCO Reisen AG Bâle › Horizon Travel AG Bâle › Horizonte Clubferien und Clubhotels AG Opfikon › Hotel Disentiserhof AG Disentis › Interhome AG Opfikon › Marti Reisebüro AG Opfikon › Parcolago SA Opfikon › Parikos-Reisen AG Opfikon › RT Royal Tours SA Opfikon › TPT Tourisme pour Tous SA Lausanne › Utoring AG Opfikon › World Travel Plan Inc. Opfikon Belgique › Interhome SA Bruxelles Allemagne › ESCO-Reisen Freiburg GmbH Freiburg i.Br. › ESCO-Reisen GmbH Lörrach › Fliegender Holländer GmbH Aachen › Hotelplan Internat. Reiseorganisation GmbH Freiburg i.Br. › Interhome (Deutschland) GmbH Düren › Interhome GmbH Francfort France › Hotelplan Inghams S.à.r.l. Chamonix › Hotelplan Organ. Internationale de Voyages SA Paris › Interhome Gestion S.à.r.l. Paris › Interhome S.à.r.l. Paris › Mer et Soleil Provence SA Hyères Grèce › Horizontes Club Holidays Ltd. Athènes › Ikaros Village Enterprises SA Malia Grande-Bretagne › Bladon Group PLC Londres › Hotelplan Ltd. Londres › Hotelplan (Transport) Ltd. Londres › Hotelplan (UK Group) Ltd. Londres › Interhome Ltd. Twickenham › Westbury Travel Ltd. Londres

100 100 100 100

CHF

100 100 100 100 100 99 100 70 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

CHF

147

CAPITAL SOCIAL E N 1000

ENTREPRISES DE SERVICES EUR CHF CHF

CHF CHF

3 000 128 510 10 000

3 3

CHF CHF CHF CHF

3 4

CHF CHF CHF CHF CHF CHF

1

CHF EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR

2

EUR EUR GBP GBP GBP GBP GBP GBP

3 1 1

50 500 000 100 100 000 500 600 500 100 100 200 000 50 126 256 26 128 26 30 51 8 305 77 122 400 18 240 960 000 2 500 50 30


148

GROUPE MIGROS

ENTREPRISES

SIÈGE

P A R T I C I P AT I O N EN %

› Casaclub SRL Sienne CE Lecco › Gattinoni SRL › Horizonte Club Italia S.r.l. Milan › Hotelplan Italia S.p.A. Milan › Interhome Srl Milan › Turisanda S.p.A. Milan CE Haarlem Pays-Bas › Airplan C.V. › Brooks Beheermaatschappij B.V. Rijswijk › Brooks Reisburo B.V. Rijswijk › Hotelplan Internationale Reisorganisatie B.V. Rijswijk › Interhome BV Rijswijk › M-travel Reisburo B.V. Rijswijk › Reisbureau Schoenmaeckers B.V. Maastricht › Reisburo Van Staalduinen B.V. Gravenzande › Zuid-Tours B.V. Zoetermeer Autriche › Hotelplan Intern. Reiseorganisation GesmbH Innsbruck › Interhome GesmbH Innsbruck Pologne › Interhome Sp z oo Varsovie › IHOM Sp z oo Varsovie Espagne › Horizonte Club España SA Barcelone › Hotelplan España SA Cambrils › Interhome Srl. Barcelone › Playas des Sur de Cambrils SA Cambrils Rep. tchèque › Interhome Sro Brno Tunisie › Horizonte Tunisie Sarl Midoun, Djerba USA › Interhome Inc. North Miami Lagerhaus- und Transport GmbH DE-Weil am Rhein Limmatdruck AG Spreitenbach Zeiler AG Spreitenbach M-Cumulus Marketing Services AG Zurich Migrol AG Zurich Widmer AG Brenn- und Treibstoffe Oftringen Migros (Hong Kong) Ltd. HK-Kowloon Migros-Verteilbetrieb Neuendorf AG Neuendorf Migros-Verteilzentrum Suhr AG Suhr

100 34 100 100 100 100 50 100 100 100 100 100 100 80 100 100 100 65 97 100 100 100 100 80 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100

CAPITAL SOCIAL E N 1000

E N T R E P R I S E S D E S E R V I C E S (suite)

Italie

C E = consolidation par mise en équivalence (equity method)

EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR EUR PLN PLN EUR EUR EUR EUR CZK TND USD EUR CHF CHF CHF CHF CHF HKD CHF CHF

10 1 000 10 5 100 30 728 227 16 45 2 042 70 45 23 25 23 36 80 200 1 000 24 180 70 1 533 4 000 50 200 520 6 000 1 000 100 52 000 200 100 4 500 35 000


GROUPE MIGROS

ENTREPRISES

SIÈGE

P A R T I C I P AT I O N EN %

Spreitenbach Wallisellen Wallisellen Rotkreuz Zurich Spreitenbach Zurich GB-Milton Keynes FR-Mulhouse Berne DE-Stuttgart Spreitenbach DE-Reutlingen FR-Mulhouse FR-Mulhouse

100 33,3 25 50 100 100 100 100 99,9 100 100 100 100 100 100

149

CAPITAL SOCIAL E N 1000

GROUPE GLOBUS

Magazine zum Globus AG Einkaufszentrum Glatt-Zurich Betriebsgesellschaft Zentrum Glatt AG Globest AG Globi-Verlag Globus Holding AG Globus Office World AG Globus Office World plc Globe Holding Hotel und Restaurants Bristol AG Interio GmbH Liegenschaften-Betrieb AG Office World Vertriebs GmbH Globe Distribution Globe S.à.r.l. – F O N D AT I O N S (non consolidées)

Fondation Mi-Terra Carouge Fondation «Pré Vert du Signal de Bougy» Bougy-Villars VD G. und A. Duttweiler-Stiftung Zurich G.F. Zeiler Stiftung Lenzburg Caisse de pensions Migros Zurich Caisse de pensions des entreprises Globus Zurich Personalstiftung der Zeiler AG Lenzburg Stiftung Adele Duttweiler-Preis Rüschlikon Stiftung für Europäische Sprach- und Bildungszentren (Eurocentres) Zurich Stiftung «Gurten – Park im Grünen» Berne Stiftung «Im Grüene» Rüschlikon Gottlieb Duttweiler Institut für wirtschaftliche und soziale Studien Stiftung «Im Grünen» Münchenstein

CHF CHF CHF CHF CHF CHF CHF GBP EUR CHF EUR CHF EUR EUR EUR

62 228 15 000 200 500 100 1 000 1 000 50 785 100 511 3 000 2 582 2 452 150


GROUPE MIGROS

151

TE R M E S S P É C I F I Q U E S U T I L I S É S DA N S L E S C O M P T E S D U G RO U P E

CASH-FLOW (FLUX DE FONDS RÉSULTANT DE L’ACTIVITÉ COMMERCIALE) Bénéfice du groupe + amortissements + charges sans incidence sur les liquidités ./. produits sans incidence sur les liquidités + / – variations de l’actif circulant d’exploitation.

FREE CASH-FLOW Solde des flux financiers résultant de l’activité commerciale après déduction des besoins financiers d’investissement. Mesure de la marge de manœuvre : plus il est élevé, plus la direction a de liberté dans sa politique financière.

MARGE DU CASH-FLOW Trésorerie disponible (flux de fonds résultant de l’activité commerciale) en % du chiffre d’affaires.

INVESTISSEMENTS Nouveaux investissements et investissements pour remplacement en immobilisations corporelles et incorporelles.

CASH RATIO Liquidité immédiate. Quotient des disponibilités par le passif à court terme. CURRENT RATIO Liquidité structurelle. Quotient de l’actif circulant par le passif à court terme. NOMBRE MOYEN D’EMPLOIS À PLEIN TEMPS (EPT) Moyenne entre le nombre d’EPT à la fin de l’exercice et le nombre d’EPT au jour de référence. EBIT (EARNINGS BEFORE INTEREST AND TAXES) Résultat d’exploitation / bénéfice d’exploitation avant intérêts et impôts.

CHIFFRE D’AFFAIRES DU GROUPE Produits nets des livraisons et services + autres produits d’exploitations des entreprises Migros incluses dans le périmètre de consolidation. EFFECTIF DU PERSONNEL Nombre de collaboratrices et de collaborateurs employés au jour de référence. QUICK RATIO Disponibilités à moyenne échéance. Rapport des disponibilités et des créances à court terme sur les dettes à court terme. DEGRÉ DE FINANCEMENT INTERNE Rapport entre le cash-flow de l’entreprise et les investissements.

EBITDA (EARNINGS BEFORE INTEREST, TAX, DEPRECIATION AND AMORTIZATION) Résultat d’exploitation / bénéfice d’exploitation avant intérêts, impôts et amortissement des immobilisations corporelles et incorporelles.

CASH-FLOW DE L’ENTREPRISE Résultat de l’entreprise / résultat du groupe + les amortissements. Ce chiffre sert de base au calcul du degré de financement interne.

ENDETTEMENT EFFECTIF Valeur effective des dettes au jour de référence. Dettes ./. disponibilités + créances.

FACTEUR D’ENDETTEMENT Mesure de la capacité du groupe à rembourser les dettes effectives au moyen du cash-flow.

RATIO DE FINANCEMENT (DEBT EQUITY RATIO) Dettes / capitaux propres. Plus cet indicateur est élevé, plus le risque est grand pour le groupe de devoir faire face à des difficultés de paiement des intérêts ou de remboursement des dettes financières, voire à obtenir de nouveaux financements.


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GROUPE MIGROS

ADRESSES

F ÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES M IGROS L IMMATSTRASSE 152, 8005 Z URICH T ÉL . 01 277 21 11, F AX 01 277 25 25, HTTP :// WWW . MIGROS . CH COOPÉRATIVES MIGROS

Chaque coopérative publie son propre rapport annuel, que l’on peut commander aux adresses suivantes : AAR Industriestr. 20, 3321 Schönbühl Tél. 031 858 81 11, Fax 031 859 24 83 Administration (président): Max Meyer Direction: Herbert Bolliger Comité coopératif (président): Roland Santini BÂLE Ruchfeldstr. 11-17, 4142 Münchenstein Tél. 061 415 55 55, Fax 061 415 55 77 Administration (présidente): Jacqueline Guggenbühl-Hertner Direction: Werner Krättli Comité coopératif (président): Eduard Niederberger www.migrosbasel.ch GENÈVE Rue Alexandre-Gavard 35, 1227 Carouge Tél. 022 307 51 11, Fax 022 307 51 50 Administration (président): Marian Stepczynski Direction: Guy Vibourel Comité coopératif (présidente): Chantal Guy

LUCERN E Industriestrasse 2, 6036 Dierikon Tél. 041 455 71 11, Fax 041 455 71 71 Administration (président): Markus Mosele Direction: Ernst Weber Comité coopératif (présidente): Ruth Gerhard www.migros-luzern.ch NEUCH Â T E L- F R I B O U RG Rue Fleur-de-Lys 26, 2074 Marin Tél. 032 755 81 11, Fax 032 755 88 85 Administration (président): Damien Piller Direction: Elie Amsellem Comité coopératif (présidente): Chantal Monnier SUISSE O R I E N TA L E Industriestrasse 47, 9201 Gossau SG Tél. 071 493 21 11, Fax 071 493 27 87 Administration (président): Andres Gut Direction: Christian Biland Comité coopératif (présidente): Yolanda Mühletaler TESSIN case postale, 6592 S. Antonino Tél. 091 850 81 11, Fax 091 850 84 00 Administration (président): Ulrich K. Hochstrasser Direction: Lorenzo Emma Comité coopératif (président): Giuseppe Cassina www.migrosticino.ch

VAU D Chemin du Dévent, 1024 Ecublens Tél. 021 694 61 11, Fax 021 691 03 53 Administration (président): Charles Iffland Direction: Philippe Bürki Comité coopératif (président): Bernard Marendaz VA LA I S rue des Finettes 45, case postale 736, 1920 Martigny Tél. 027 720 44 00, Fax 027 720 44 01 Administration (président): Jean-Jacques Zuber Direction: Roland Duchoud Comité coopératif (président): Joël Buchard ZURICH Pfingstweidstrasse 101, 8021 Zurich Tél. 01 278 51 11, Fax 01 278 58 86 Administration (président): Christoph Stüssi Direction: Peter Birrer Comité coopératif (présidente): Regina Bramaz


GROUPE MIGROS

CHO COLAT FREY SA Bresteneggstrasse, 5033 Buchs Tél. 062 836 26 26, fax 062 836 25 01 Production: chocolat, articles de confiserie, chewing-gum, produits semi-finis. Direction: Wolfgang Brokatzky www.chocolatfrey.ch ESTAVAYER LAIT SA Route de Payerne 2-4, 1470-Estavayer-le-Lac Tél. 026 664 91 11, fax 026 664 91 21 Production: produits laitiers, vinaigre mayonnaise, sauces à salade. Direction: Oswald Kessler www.esla.ch JOWA SA Erlenwiesenstrasse 9, 8604 Volketswil Tél. 01 947 91 11, fax 01 947 97 96 Production: pain, pâtisseries, viennoiseries, surgelés et pâtes. Direction: Dietmar Löffler www.jowa.ch BISCHOFSZELL PRODUITS ALIMENTAIRES SA Industriestrasse 1, 9220 Bischofszell Tél. 071 424 91 11, fax 071 424 94 94 Production: conserves, jus de fruits, Ice tea, produits surgelés, confitures, produits à base de pommes de terre. Direction: Mark Aegler www.bina.ch MIBELLE AG Bolimattstrasse 1, 5033 Buchs Tél. 062 836 11 11, fax 062 836 13 13 Production: produits pour les soins de la peau, des cheveux et de la bouche. Direction: Sven Strunk www.mibelle.ch

MICARNA S A 1784 Courtepin Tél. 026 684 91 11, fax 026 684 10 31 Production: viande fraîche, charcuterie. Direction: Willi Enderli www.micarna.ch MID OR S A Bruechstrasse 70, 8706 Meilen Tél. 01 925 81 11, fax 01 925 84 84 Production: biscuits, spécialités pour l’apéritif, glaces, poudres à dessert. Direction: Martin Häuptli www.midor.ch MIFA SA Rheinstrasse 99, 4402 Frenkendorf Tél. 061 905 91 11, fax 061 905 93 93 Production: produits de lavage, de nettoyage, margarines et graisses alimentaires. Direction: Luigi Pedrocchi www.mifa.ch OPTIGA L S A Route de l’Industrie 21, 1784 Courtepin Tél. 026 684 89 11, fax 026 684 88 00 Production: volaille, engrais organiques. Direction: Beat Schwander www.optigal.ch SEBA A P RO Z S A Case postale 1248, 1951 Sion Tél. 027 345 51 11, fax 027 345 51 01 Production: eaux minérales, Soft-drinks, sirops. Direction: Gilles Oberson www.aproz.ch WALTER L E U E N B E RG E R AG Bernstr. 18, 4950 Huttwil Tél. 062 959 83 83, fax 062 959 83 84 Production: Pâtes, moutarde Direction: Dietmar Löffler

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M I F RO M A S A 1670 Ursy Tél. 021 909 11 11, fax 021 909 11 00 Services: achats, affinage, entreposage, emballage de fromage. Direction: Oswald Kessler www.mifroma.ch M I G RO L AG Badenerstrasse 569, 8048 Zurich Tél. 01 495 11 11, fax 01 495 13 37 Services: commerce de carburants, de combustible, stations-services, garages de service, révision de citernes et construction d’installations Direction: Daniel Hofer www.migrol.ch S C A NA L E B E N S M I T T E L AG Althardstrasse 195, 8105 Regensdorf-Zurich Tél. 01 870 83 00, fax 01 870 83 01 Service: distribution Food et Non-Food dans le marché gros consommateurs Direction: Walter Hilti www.scana.ch SWISS DELICE Wynefeld, 5034 Suhr Tél. 062 855 06 70, fax 062 855 06 80 Service: exportation de produits Food Migros dans le secteur Premium Direction: Rolf Roniger www.swissdelice.ch

SWISS INDUSTRIES GMBH Hafenstrasse 45, D-79576 Weil s/Rhein Tél. +49 7621 422 03 83 05 Fax +49 7621 422 03 83 06 Prestations: production et commerce d’articles de toute sorte Pas de site web


LA SU IS SE * U N V RA I * RÉ GA L

PHO TO S F R A NÇOIS H A L A R D


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AVA N T - P R O P O S

LA CU ISI N E * AV E C * E NGAGE M E N T


AVA N T - P R O P O S

Dans les pages qui suivent, de nombreuses photos vous mettront l’eau à la bouche. Une véritable fête pour les yeux et le palais. Sept tours de table. Chacun d’eux symbolise à sa manière la gastronomie. Une famille italienne fête à Zurich le 10e anniversaire de son fils – avec un buffet copieux et opulent. Des artistes suisses qui sont d’ordinaire de véritables citoyens du monde, se retrouvent – à l’occasion d’un dîner mondain. Un pâtre fête à sa manière la fin de sa journée de travail en alpage et prépare son mets favori. Un cuisinier chinois a invité ses amis à l’occasion de la fête du Têt. Les membres de la direction générale de la Migros sont heureux de trouver une véritable détente dans leur cuisine après une journée des plus éprouvantes. Deux musiciens vedettes font des grillades dans leur cheminée. Un directeur d’opéra dirige sa brigade à la louche! Une envolée au fil de la cuisine suisse – et de sa merveilleuse diversité. Un reflet des multiples facettes culturelles de notre société. Les tours de tables ont toutefois une chose en commun: ils savent apprécier la qualité, ils sont de vrais gourmets, et mangent avec un réel plaisir. Ils cuisinent avec un profond engagement. Cet engagement qui est le label de qualité de la Migros qui nous propose des produits assortis d’une vraie plus-value écologique et sociale. Les personnes que vous rencontrerez dans les pages qui suivent en sont la preuve éclatante: tous ceux qui cuisinent avec un profond engagement, ont bonne conscience – car c’est vraiment bon, ce qu’ils font.

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L A C U I S I N E AV E C E N G A G E M E N T

LE PRODIGE «IL FAUT SIMPLEMENT AVOIR UN CERTAIN FEELING!»

14 JA N V I E R 0 4 , 150 0 M È T R E S AU D E S SUS D E L A M E R

AARHÖLZLI. C’est le nom de l’alpage qui domine Buochs à Nidwalden. C’est là que vit le pâtre Franz Ambauen. Il a 73 ans. Quelques douzaines de vaches et de chèvres lui tiennent compagnie. Sans oublier les sommets. Chaque lever de soleil est un cadeau. A midi, il y aura des ÄLPLERMAGRONEN. C’est Franz qui les réussit le mieux. «Bien remuer», voilà son secret. C’est tout simple: «Il faut avoir le feeling!» A midi, il est assis dans sa salle à manger et il mange. Avec plaisir. Les murs sont tapissés de souvenirs. Sa rétrospective. Ah, ce Franz, tout un programme à lui seul. «Il n’y a qu’un fromage qui aille bien: le Sbrinz. Nous le faisons nous-mêmes.» «On peut y ajouter un peu de crème à café – c’est crémeux et délicieux.»


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* ÄLPLERMAGRONEN quantités pour 4 personnes

ÄLPLERMAGRONEN 500 g de pommes de terre moyennes, p. ex. Charlotte sel 250 g de grosses pâtes 2 gros oignons beurre de cuisine pour rôtir un peu de beurre pour le moule 250 g de sbrinz 1 dl de crème

Peler les pommes de terre et les couper en petits dés. Les cuire dans de l’eau bouillante salée, si possible, en même temps que les pâtes. Le conseil de Franz Ambauen: «Je mets les pommes de terre et les «magronen» en même temps dans l’eau. Procéder ainsi que si l’on connaît bien les spécificités des pomme de terre et des «magronen», car certaines pâtes ont besoin de cuire moins longtemps et il y a par contre des pommes de terre qui sont plus fermes.» Pendant que les pommes de terre et les pâtes cuisent, faire revenir doucement les oignons coupés en fines lamelles. Ils ne doivent pas trop brunir. Râper le fromage. Arroser les pommes de terre et les pâtes une fois cuites. Ambauen ajoute alors un peu de crème à café, car «ça leur donne un petit côté crémeux». Répartir en couches successives les pommes de terre et les pâtes dans un moule préalablement beurré. Réchauffer la crème et la verser dessus. Placer le tout après l’avoir couvert durant 10 minutes environ au milieu du four préchauffé à 150 degrés. Le fromage doit fondre sans brunir. Pour finir, répartir les oignons et, selon les goûts, ajouter du beurre fondu.


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TA N TI AUGU RI PIERO, SURNOMMÉ «IL PISTOLERO», FÊTE SES 10 ANS 4 D É CEMBRE 03

LE PETIT COQUIN est le chéri de la famille. Les familles italiennes sont grandes... et elles ont un grand sens de la fête. Quel buffet! Des spécialités siciliennes. Au premier regard, nous avons déjà l’eau à la bouche. Un merveilleux parfum de salsicce al finochietto (au gril). On croit entendre Eros Ramazzotti (le live-band comme fond musical). PIERO a invité ses camarades de classe. Il y a Urs, Serge et Jeremy. Et puis il y a encore Valeria qui est un peu amoureuse de notre héros du jour. Pour la fête, elle s’est parée de ses plus beaux atours comme une petite princesse. Le buffet est ouvert. Ça sent divinement bon. Après le repas, l’orchestre joue à plein tube et tous – toutes générations confondues – se précipitent sur la piste de danse.


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MENU

* PANELLE (palets de crème de pois-chiches)

ARANCINI (boulettes de riz)

PIZZA MOZZARELLA E OREGANO INSALATA CON PATATE, CIPOLLE ROSSE, ACCIUGHE E POMODORO (salade de pommes de terre, oignons rouges, anchois et tomates)

OLIVE PUGLIESE (olives d’Apulie)

CAPONATA (aubergines frites avec légumes)

CROCCHETTE DI PATATE (croquettes de pommes de terre)

CARCIOFI ALLA BRACE (artichauts à la braise)

TREVISANO ALLA GRIGLIA (trévisano grillé)

COZZE IMPANATE (moules panées)

FRITTATA DI ZUCCHINI (zucchetti frites)

POLPETTE IN UMIDO (boulettes de viande hachée en sauce)

PASTA AL FORNO (Bolognese, Piselli e Uova) (pâtes au four avec ragoût, petits pois et œufs)

SALSICCE AL FINOCCHIETTO (saucisses au fenouil) recette choisie: quantités pour 4 personnes

POLPETTE IN UMIDO 2 oignons 2 grains d’ail 2 c.às. d’huile d olives 2 boîtes de 400 g de tomates pelées sel poivre thym et romarin 1,25 dl de vin blanc 400 g de viande de veau hachée 1 œuf 2 c.às. de chapelure 2 c.às. d’huile 1 c.às. de câpres 100 g d’olives vertes ou noires sans noyau

Peler et hacher finement l’oignon et l’ail. Chauffer l’huile d’olives dans une poêle profonde en fer, faire revenir ail et oignons. Ajouter les tomates et leur jus. Ecraser avec une cuillère les tomates sur le bord de la poêle. Assaisonner vigoureusement la sauce avec sel, poivre, thym et romarin et arroser avec le vin blanc. Laisser mijoter à feu doux durant 20 minutes. Entre-temps, pétrir la viande hachée avec l’œuf et la chapelure et assaisonner avec sel, poivre et thym. Portionner le pâté de viande obtenu et former des boulettes de la taille d’une balle de golf. Réchauffer l’huile dans une seconde poêle, y plonger les boules de viande et laisser rissoler 4 minutes environ sur chaque face. Les enlever et laisser égoutter sur un papier de cuisine. Ajouter en remuant les câpres et les olives dans la sauce tomate, y plonger les boules de viande et les laisser un court instant dans la sauce.


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SOI R É E DE S HOM M E S MÊME LES RÉVOLUTIONNAIRES AIMENT LE GRIL 27 JANVIER 04

L’UN, Dieter Meier, arrive directement de son estancia d’Argentine et repart bientôt pour Hollywood. L’AUTRE, Boris Blank, préfère se retirer dans son studio d’enregistrement de Zurich et improviser. ENSEMBLE, ils sont les deux protagonistes de «Yello». Deux pionniers. Deux amis. DEUX esthètes. Ils n’ont pas seulement découvert les sonorités d’une génération, le Techno, ils savent également préparer une peperonata particulièrement savoureuse.


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MENU

* PEPERONATA FILET DE BŒUF AU GRIL POMMES DE TERRE AU ROMARIN CUITES AU FOUR quantités pour 4 personnes

PEPERONATA 2 2 2 3

poivrons rouges poivrons jaunes poivrons verts oignons moyens huile d’olives sel et poivre thym un peu de vinaigre balsamique

Laver les poivrons, les égrainer et les couper en morceaux d’environ 2 x 2 cm. Hacher les oignons. Faire revenir les oignons dans une poêle avec un peu d’huile d’olives et ajouter les poivrons. Laisser les poivrons cuire, les retourner fréquemment et assaisonner avec sel, poivre et feuilles de thym arrachées à l’arbuste. Déglacer avec une cuillère à soupe de vinaigre balsamique. Bien remuer de façon continue jusqu’à ce que les légumes soient cuits, mais pas trop mous.

FILET DE BŒUF AU GRIL Ecraser l’ail, le mélanger à un peu d’huile d’olives et en enduire la viande. Laisser infuser la viande dans cette marinade. Essuyer la marinade avant la cuisson au gril. (L’ail brûlé deviendrait amer.) Mettre la viande sur le gril et la saisir sur les deux faces jusqu’à l’atteinte du degré de cuisson désiré.

ail huile d’olives 4 tranches épais de filet de bœuf

POMMES DE TERRE AU ROMARIN CUITES AU FOUR 800 g de pommes de terre (les pommes de terre nouvelles ont très bon goût) 4 c.às. d’huile d’olives romarin frais

Laver les pommes de terre, les peler et les rincer puis les couper en dés réguliers. Réchauffer un peu d’huile dans une poêle, ajouter les pommes de terre et laisser mijoter 10 minutes dans la poêle munie d’un couvercle. Enlever le couvercle de la poêle et passer les pommes de terre au four à chaleur moyenne. Les retourner régulièrement. Laisser brunir en ajoutant du romarin frais.


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E NGAGE M E N T LA CUISINE EST PARFOIS L’AFFAIRE DU CHEF 2 9 JA N V I E R 0 4

PARTAGER LES ANANAS EN DEUX. Hacher le poireau. Faire revenir de l’ail dans un fond de beurre. Est-ce bien la tâche de la direction générale de MIGROS? OUI. Et qui l’aurait cru? Les chefs ont pris beaucoup de plaisir. Pour une fois, ils étaient aides de cuisine du chef cuisinier GDI Ueli Kohler. Sous sa direction, on a composé un menu qui fond sur la langue comme une conférence de presse de bilan en temps de haute conjoncture. FAIRE LA CUISINE AVEC ENGAGEMENT: Anton Scherrer, Gisèle Girgis, Jörg Zulauf, Jakob Knüsel, Armin Meier et Urs Riedener ont prouvé quel plaisir ça pouvait être. ARRÊTEZ! Badigeonnez la pâte feuilletée avec un œuf battu, Monsieur Scherrer!


La brigade de cuisine: Urs Riedener, Jakob Knüsel, Jörg Zulauf, Gisèle Girgis, Anton Scherrer, Armin Meier (de g. à dr.)


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* SALADE D’ANANAS, POMMES ET POIREAUX BAR DE LIGNE À LA PROVENÇALE AVEC POMMES DE TERRE DUCHESSE TARTELETTE AUX POMMES quantités pour 4 personnes

SALADE D’ANANAS, POMMES ET POIREAUX 1 1 20 g 30 g

Couper l’ananas en deux, évider, couper la pulpe du fruit en petits morceaux. Peler la pomme, enlever les pépins, couper également en petits morceaux. Couper également le poireau en petits morceaux. Couper les champignons de Paris en fines lamelles. Mélanger tous les ingrédients, dresser sur une assiette.

baby-ananas pomme de poireau de champignons de Paris quelques pousses d’oignon

POUR LA VINAIGR ETTE :

1 c.às. de vinaigre balsamique 1 c.às. de vinaigre balsamique blanc 3 c.às. d’huile d’olives un peu d’huile de tournesol herbes aromatiques fraîches selon les goûts sel et poivre

Mélanger les ingrédients de la vinaigrette et verser sur la salade.

BAR DE LIGNE À LA PROVENÇALE 2 oignons 4 grains d’ail beurre herbes aromatiques fraîches suivant les goûts, p. ex. sauge, thym, romarin, persil, ciboulette, aneth 2 bars de ligne (appartient à la famille des perches, également appelé loup). On peut également utiliser une truite ou une perche sel et poivre

Faire légèrement revenir l’ail et l’oignon dans un peu de beurre et ajouter les herbes aromatiques. Enduire l’intérieur et l’extérieur du poisson avec ce mélange. Assaisonner avec sel et poivre. Faire légèrement dorer le poisson dans un peu de beurre puis poursuivre la cuisson au four (à 200 degrés, 20 à 30 minutes).

POMMES DE TER R E DUCHESSE :

800 g pommes de terre sel beurre

Peler les pommes de terre et les cuire dans de l’eau salée. Egoutter, laisser légèrement refroidir et détacher les boules. Laisser rissoler dans du beurre.

TARTELETTE AUX POMMES 1 œuf pâte feuilletée (étalée au rouleau et déballée) 2 pommes 1 c.às. de beurre 2 c.às. de sucre jus de citron

Battre l’œuf. Découper la pâte feuilletée en forme de pomme, badigeonner avec l’œuf. Peler les pommes, enlever les pépins et couper en fines lamelles. Disposer sur le moule à tarte. Préparer une pâte crémeuse avec le beurre, le sucre et le jus de citron. La répartir sur les pommes. Mettre au four à 185 degrés durant 15 minutes.


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A RTIST E DE LA CU ISI N E LOST IN TRANSLATION 2 4 JA N V I E R 0 4

René Burri, le photographe Magnum de Paris. Dorothée Vogel, styliste de mode de Zurich. François Berthoud, l’illustrateur milanais. Et bien d’autres encore. Ils sont les hôtes de l’éditeur Dino Simonett des Grisons. LE FOURNEAU EST LEUR MEILLEUR INTERPRÈTE. Des artistes internationaux qui sont amis et se retrouvent enfin: durant toute une soirée, pour manger. Ils s’entendent parce qu’ils parlent une langue commune: celle de la gastronomie. INSALATA D’ARANCE e fichi con schnaps? Let it be.


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* INSALATA D’INVERNO CON SALSA NEBULOSA ZURIGHESE RISOTTO ZAFFERANO AL SOLE GRIGIONESE ARROSTO INSALATA D’ARANCE E FICHI CON SCHNAPS recettes choisies: quantités pour 4 personnes

INSALATA D’INVERNO CON SALSA NEBULOSA ZURIGHESE Salade verte suivant la saison et les exigences de présentation.

Salade verte POUR LA VINAIGR ETTE :

sel et poivre moutarde ½ oignon 2 grains d’ail 1 c.às. de vinaigre balsamique 1 c.às. de vinaigre de vin blanc 3 c.às. d’huile d’olive

Mettre sel, poivre et un peu de moutarde dans une écuelle, peler l’oignon et l’ail, les couper finement et les ajouter. Verser d’abord le vinaigre balsamique et le vinaigre blanc, puis l’huile. Bien remuer.

RISOTTO ZAFFERANO AL SOLE GRIGIONESE 1 oignon beurre 1 tasse (200 g env.) de riz pour risotto 1 verre de vin blanc un bon bouillon (voir à côté) 1 os à moelle 30 g de parmesan, râpé 30 g de sbrinz, râpé 1 pincée de safran

Hacher les oignons. Faire revenir les oignons dans une poêle enduite de beurre. Ajouter le riz et laisser légèrement griller. Déglacer avec un peu de vin. Verser peu à peu le bouillon brûlant en remuant sans cesse jusqu’à ce que le riz soit cuit mais reste «al dente» (20 minutes env.). Peu avant de dresser, ajouter l’os à moelle cuit, le fromage râpé et le safran délayé dans un peu d’eau chaude. B O U I L L O N : Le meilleur des bouillons est un bouillon maison! Remplir une casserole d’eau, ajouter un morceau de viande relativement gras qui pourra encore donner du goût à la soupe, puis carottes, betterave rouge, céleri, poireaux et chou. On ajoutera les oignons plus tard. C’est encore meilleur lorsqu’on partage les oignons et qu’on les passe à la flamme jusqu’à ce qu ils soient presque noirs avant de les mettre dans la soupe. Ajouter éventuellement un ou plusieurs os à moelle

ARROSTO 1 kg de plat de côte de veau sel et poivre huile 1 verre de bon vin rouge un bon bouillon herbes aromatiques fraîches (romarin, thym, etc.) légumes de garniture pour la sauce (carottes, céleri, chou, poireaux, oignons, ail, etc.)

Assaisonner la viande et bien la saisir sur toutes ses faces. Disposer la viande dans une grande casserole, ajouter le vin, le bouillon et les légumes de garniture coupés pas trop fins ainsi que les herbes suivant les goûts. Faire cuire au four à 180 degrés. La durée de cuisson dépend de la taille et de la tendreté du morceau de viande. N’hésitez pas à demander conseil à votre boucher.


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F ÊT E DU T ÊT «SI TU VEUX ÊTRE GAI ET JOYEUX, IL N’EN TIENT QU’À TOI.» 22 JA N V I E R 0 4

LE REPAS TRADITIONNEL a toujours lieu le premier jour de la lune croissante dans le second mois lunaire après le solstice d’hiver. C’est la fête du Têt, à Zurich comme ailleurs. John Chen invite ses amis au repas de fête. Il cuisine merveilleusement bien. LOBSANG PHALA, Rigzin Gyaltag, Kioko Gantenbein et Cat Tuong Nguyen sont déjà là. Les autres vont bientôt arriver. Le nouvel an chinois. Les Vietnamiens, Tibétains et Japonais sont aussi de la fête. «Si tu veux être gai et joyeux, il n’en tient qu’à toi», dit un ancien proverbe à propos du plus beau soir de l’année. L’ambiance est fantastique. L’année de la Chèvre se termine... celle du Singe commence.


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* DIVERS SUSHIS ET SASHIMIS HUÎTRES ET ÉCREVISSES MISO-SHIRU (soupe miso au tofu) SOFTSHELL CRABS RED SNAPPER GRILLÉ recettes choisies: quantités pour 4 personnes

RECETTE DE BASE POUR RIZ SUSHI Rincer le riz dans un chinois à l’eau courante froide jusqu’à ce que l’eau reste claire. Faire cuire le riz dans 2,5 dl d’eau, laisser cuire à feu doux durant 2 minutes puis laisser gonfler avec un couvercle durant 10 minutes hors du feu. Retirer le couvercle et laisser encore gonfler 10 minutes à l’air libre. Mélanger entre-temps sel, sucre et vinaigre de riz. Mettre le riz dans un plat, l’arroser du mélange vinaigré et remuer le tout avec les baguettes.

175 g de riz sushi 1 c.àt. de sel 1 c.àt. de sucre 2 c.às. de vinaigre de riz

MISO - SHIRU (SOUPE MISO AU TOFU) 1,25 dl de bouillon dashi 100 g de miso 1 c.às. de mirin (vin de riz) 250 g de tofu, coupé en dés de 1 cm 2 oignons de printemps

Porter à ébullition 1 litre d’eau pour cuire le dashi. Mélanger le miso et le mirin et les ajouter au liquide bouillant. Cuire à feu moyen (ne pas trop chauffer sinon le miso perd sa saveur et la soupe devient amère). Jeter les dés de tofu dans la soupe chaude et réchauffer 5 minutes à feu moyen. Couper les oignons de printemps en fines lamelles. Servir la soupe dans de petites coupelles à soupe avec les lamelles d’oignon de printemps.

RED SNAPPER GRILLÉ 1 red snapper (700 g ou plus) huile sauce douce au soja

POUR LA MARINADE

2 grains d’ail 5 c.às. de sherry sec 1 c.àt. de poudre de gingembre (ou 1 c.às. de gingembre frais râpé) 5 c.às. de sauce claire au soja jus d’un ½ citron

Prendre le red snapper prêt à cuire et écaillé et lui couper les nageoires latérales et ventrales (pour qu’elles ne brûlent pas). Inciser la peau parallèlement ou en croix. Presser les grains d’ail et les mélanger aux autres ingrédients de la marinade. Laisser le poisson mariner durant une heure environ. Essuyer la marinade (pour éviter que l’ail ne brûle et ne devienne amer). Faire griller le poisson au four durant 20 à 25 minutes sur une feuille de papier alu huilée. Servir avec une sauce douce au soja.


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L A C U I S I N E AV E C E N G A G E M E N T

PRE M I È RE LE DIRECTEUR DE L’OPÉRA DE ZURICH DIRIGE AVEC UNE LOUCHE 13 F É V R I E R 0 4

L’ENSEMBLE: Maya Dashuk (soprano), Malin Hartelius (soprano), Camilla Nylund (soprano) et Isabel Rey (soprano). Pour que d’autres tessitures soient représentées: Marijana Mijanovic (alto), Kresimir Spicer (ténor) et Claude Hauser (Président de l’administration FCM). PREMIER ACTE: Soupe de légumes DEUXIÈME ACTE: Escalopes viennoises TROISIÈME ACTE: Fraises à la crème fouettée La représentation a connu un franc succès. Bravo. Alexander Pereira a prouvé une fois de plus qu’il rend possibles des mises en scène extraordinaires. Pas seulement sur les planches, mais également chez lui.


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L A C U I S I N E AV E C E N G A G E M E N T

Claude Hauser, président de l’administration FCM, entouré par son grand ensemble.

MENU

* SOUPE DE LÉGUMES ESCALOPE VIENNOISE, SALADE DE POMMES DE TERRE FRAISES CRÈME FLEURETTE recettes choisies: quantités pour 4 personnes

ESCALOPE VIENNOISE 1 œuf 4 escalopes émincées de 100 g chacune environ farine chapelure beurre fondu 4 rondelles de citron

Battre l’œuf à la fourchette sans trop insister. Passer l’escalope dans la farine, puis dans l’œuf et enfi n dans la chapelure. Réchauffer dans une grosse poêle une quantité suffisante de beurre fondu. Les escalopes doivent cuire sur les deux faces jusqu’à ce que la panage soit croustillant et brun (4 minutes environ). Arroser d’un peu de beurre avant de servir. Ajouter une rondelles de citron selon les goûts.

SALADE DE POMMES DE TERRE 800 g de pommes de terre (sorte restant ferme à la cuisson, p. ex. Stella) sel 2 échalottes 2 c.às. moutarde de Dijon 1 dl de vinaigre de vin blanc sel et poivre 3 dl de bouillon de poule bouillant 1 dl d’huile de tournesol

Laver les pommes de terre et les cuire sans les peler dans une quantité suffisante d’eau bien salée. Hacher fi nement les échalottes et réaliser une vinaigrette liquide avec moutarde, sel, poivre et vinaigre. Ajouter le bouillon de poule puis lentement l’huile en remuant. Peler les pommes de terre chaudes et les couper en tranches d’un demi-centimètre d’épaisseur. Napper de sauce. Laisser infuser en un lieu chaud afi n que les pommes de terre puissent absorber le liquide. Servir encore tiède.


278 N O U S R E M E R C I O N S S P É C I A L E M E N T

NOU S R E M E RCIO N S S P É CI A L E M E N T

Achermann Adrian, Achrafi Jasmin, Achrafi Leon, Albers Lucas, Ambauen Franz, Bacchetta Dino, Ballmer Karen, Frankie & Tony, Duo en vogue with Robert de Bianco and Charles Fish, Barmettler Paul, Bechtler Christina, Bellano Sascha, Berthoud François, Blank Boris, Brauchbar Mathis, Brigger Maria, Burri René, Caracuta Mario, Carambellas Katerina, Chen Qi, Cramer Sophie, D’Apollonio Carmen, D’Apollonio Toni, Dashuk Maya, Eggenberger Hanspeter, Enderlin Maja, Engesser Gilles, Fennel Dean, Fennel Jeremy, Fennel Oliver, Fennel Susanne, Flüeler Marianne, Früh Carlo, Früh Michael, Früh Serge, Früh Ursula, Fuchs Mäddel, Gantenbein Anina, Gantenbein Kjoko, Glogger Helmut-Maria, Godly Conrad, Goetschel David Jules, Greminger J., Greminger M., Greminger Roger, Guth Claus, Gyaltag Yeshe, Gyaltag Rigzin, Haas Denise Carla, Haas Maurice, Haener Jacqueline, Hajnos Naomi, Hartelius Malin, Hauzenberger Martin, Hess Martin, Hutter Fréderique, Imboden Melk, Kampa Daniel, Karrer Sebastian, Koch Christine, Koch Josephine, Kohler Ueli, Kunz Mina, Kunz Stefanie, Lanfranconi Adah-Lynn, Lanfranconi Stefanie, Lektorama, Leuzinger Fiona, Leuzinger Giulia, Leuzinger Markus, Leuzinger Natalie, Longo Samuel, Longo Susana, Longo Valeria, Longo Veronica, Madörin Risa, Manrey, Marfurt Alix, Margreth Bruno, Maurer Peter, Meier Dieter, Menn Annatina, Metzler Anna, Meyer Zoë, Mijanovic Marjiana, Mikusi Daniel, Mrdak Dragoslava, Müller Claudia, Naef Anja, Nguyen Cat Tuong, Nylund Camilla, Olgiati Valerio, Pagliei Daniele, Palkovitz Jozo, Patisso Matteo, Patisso Melanie, Patisso Patrizia, Pereira Alexander, Phala Lobsang, Piller Simone, Pozzi Monica, Preiss Silva, Raymann Urs, Renggli Simon, Rey Isabel, Richter Marc, Rohrer Eduard, Ruch Leon, Ruch Nina, Ruch Peter, Saile Natalja, Schicker Chantal, Schicker Inge, Schicker Michelle, Schicker Nic, Schicker Ruedi, Schicker Sander, Schmid Ingrid, Schwarz Jann Martin, Simonett Dino, Simonett Reto, Spicer Kresimir, Strässler Martina, Türschmann Vanessa, Vitzthum Peter, Vogel Dorothée, Von Ah Fiona, Von Ah Katja, Von Ah Medea, Von Escher Alfred, Von Känel Pilar, Von Känel Sean, Von Känel Susann, Von Moos Charlotte, Webb Caroline, Yamazaki Miki, Yamazaki Tamaki, Zulauf Jörg. Et tous ceux que nous avons oubliés. Biographie FRANÇOIS HALARD François Halard est né en 1961, a fait ses études à l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris et a commencé à travailler pour „Décoration international“ en 1981. Il fut ensuite engagé par Alex Lieberman (Directeur artistique de Condé Nast USA) et partit à New York où il collabora de façon régulière avec „Vogue US“, „Vanity Fair“, „GQ“ et „House and Garden“, en combinant architecture et portraits. Il a également travaillé pour „Harper’s Bazaar“. Dans son œuvre personnelle, il explore la représentation d’ateliers en photographiant les studios de Jean-Charles Blais, Cy Twombly, Robert Rauschenberg, Julian Schnabel et autres artistes très connus ainsi que l’héritage de Beuys (cf. vidéo). Il a effectué une récente exposition en solo durant le Festival de la photographie d’Arles 2003 sur la maison de Malaparte.


IMPRESSUM

I M PR E S SU M

FÉDÉRATION DES COOPÉRATIVES MIGROS, ZURICH Responsable de la Parution MONICA GLISENTI, CORPORATE COMMUNICATIONS ET SPONSORING www.migros.ch Conception STUDIO ACHERMANN, Zurich, BEDA ACHERMANN MARKUS BUCHER, CHRISTIAN KÄMMERLING, MONICA GLISENTI Photographies FRANÇOIS HALARD, New York Graphisme STUDIO ACHERMANN PATRICK ROPPEL, ADRIAN EHRAT, HELENA NOVAK (Assistence), Zurich Illustrations ALEXIS SAILE, BASTIEN AUBRY, Zurich Rédaction Photo / Coordination BEATRICE MÄCHLER, MIA BONZANIGO, Zurich Assistants Photographe BENOÎT PAILLET, Paris, BASIL STÜCHELI, Zurich Composition ROGER FURRER, Zurich Tirage photographique RONI OCHSNER/TRICOLOR, ANDREA GOHL, Zurich Prépresse STRAUMANN AG, Dielsdorf Impression LIMMATDRUCK AG, Spreitenbach Brochage BUCHBINDEREI BURKHARDT AG, Mönchaltorf

POLITIQUE D’INFORMATION La communauté Migros poursuit une politique d’information transparente. Elle publie des rapports annuels vérifiés respectant un standard unifié. Nous nous sommes aussi conformés, dans la mesure du possible, au Global-Reporting-Initiative-Standard (GRI).

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2003  

Rapport d'activité Migros

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