Page 1

l’hebdo du basketball

JEUDI 15 juillet 2010 - N° 508

Issac.Baldizon//NBAE via Getty Images

02 Sciarra 04 Stoudemire 06 Summer leagues NBA 12 Euro U20 13 Mondial U17 Filles 14 Le Barça pour Cholet PAGE 07

FEUILLETON DE L’ÉTÉ

LA GRANDE RÉTRO DU MONDIAL

Jusqu’au Mondial, BasketNews vous propose une rétro, en sept épisodes, des grands moments, grands joueurs et grandes équipes de l’histoire du championnat du monde. Cette semaine, les équipes « corpos » américaines des années 50.

PAGE 08

TRANSFERTS PRO B

LE POINT COMPLET PAGE 10

ALI TRAORÉ

« JE SUIS EN PLEINE NOSTALGIE » PAGE 10

Arnaud Lagardère, positionné depuis des années dans le domaine du sport-business, a racheté l’un des portefeuilles de joueurs les plus fournis du monde. Dans son écurie : Dwight Howard, John Wall, Joakim Noah et beaucoup d’autres.

PAGE 11

COACHES DE PRO A

EXTRÊME STABILITÉ : POURQUOI ?

JAMES-WADE-BOSH ENSEMBLE

LES EXPERTS à MIAMi Oubliée la triplette Barkley-Pippen-Olajuwon à Houston en 1999. Dépassé le Big Three de Boston Pierce-Garnett-Allen. Voici venir la « Class of 2003 » : Dwyane Wade, LeBron James et Chris Bosh sous la tunique du Heat, plus bel alignement stellaire de l’histoire du sport. Avec, peut-être, Pat Riley sur le banc. Un fantasme devenu réalité. Mais dans les faits, est-ce que, vraiment, ça peut marcher ?

Depuis deux étés (2009 et 2010), on constate une stabilité exceptionnelle sur les postes d’entraîneurs de Pro A, avec un seul changement estival (Vichy en 2010) ! Analyse d’un phénomène.

BasketNews n°508 - jeudi 15 juillet 2010

DOM avion : 4,20 € - BEL : 3,60 € - Port.cont : 4,30 €

3:HIKNMF=WUXUU^:?a@p@a@s@a;

QUAND LAGARDÈRE DEVIENT LEUR AGENT !

PAGE 04

M 03252 - 508 - F: 3,00 E

NOAH, HOWARD, WALL, RUBIO

www.basketnews.net


02

médias

le nouveau

LE SONDAGE DE LA SEMAINE

Maxi-BasKET est sorti

IL VOUS LE FAUt ! POSTER

27%

#22

S 2010 LES CHAMPION ORTHEZ

U-LACQCHOLET ET PA

Que pensez-vous de la réglementation des JFL et des dérogations ?

30%

JUILLET-AOÜT 2010

BORIS DIAW :

20%

UN BLEU HORS DU COMMUN RÉTRO :

LES FRANCE-USA

18%

04 DYLAN PAGE 06 RUDDY NELHOMME 16 LA LÉGENDE DU GARDEN 28 MILAN MACVAN 44 PAUL LACOMBE 46 LA LIGNE À 3-POINTS DU CÔTÉ DE CHEZ :

EMMELINE NDONGUE PAU VU PAR FRED MONCADE

5%

ANTYWANE ROBINSON (CHOLET BASKET)

Je la trouve discutable

Je la trouve tout à fait acceptable

Elle est incohérente et injuste

Je la trouve parfaitement légitime

Elle doit être amendée

Sondage réalisé sur www.basketnews.net (1013 réponses, décompte arrêté lundi)

PRISES DE POSITION

CHOLET BASKET

« Laurent Sciarra, un bon choix pour Pau ? »

REPORTAGE CHEZ LE CHAMPION

M 03247 - 22 - F: 6,90 E - RD

MAXI-BASKET #22 - JUILLET-AOÛT 2010 DOM avion : 7,60 € - BEL : 7,50 €

3:HIKNME=\U[^U\:?a@k@m@c@a; www.basketNews.net

Hervé Belenger / IS et Pascal Allée / Hot Sports

LA VIE EST BELLE !

Noah Graham/NBAE via Getty Images

+ le DVD #14

Le Mag + 6,90 € le dvd petites annonces

E-mail : l.boquien@tomar-presse.com / Tél. : 01-73-73-06-40 Votre annonce doit nous parvenir au plus tard le vendredi pour une parution le jeudi. Rédigez-la sur papier libre et envoyez-la avec son règlement (par chèque à l’ordre de Tomar Presse ou par carte bancaire) à : BASKETNEWS - Petites Annonces - 3 rue DE L’ATLAS - 75019 PARIS 1 semaine (TTC) : 5 lignes : 22,90 € 10 lignes : 44,20 € / 15 lignes : 68,60 € 3 semaineS (TTC) : 5 lignes : 53,40 € 10 lignes : 103,70 € / 15 lignes : 126,50 €

Homme quarantaine (Nantes) cherche rencontre et plus si affinité avec homme basketteur de 20 à 40 ans. Joignable 7j/7 de 12h à 23h au 02 40 48 52 08. Homme sympa bienvenu. Demandez Denis.

Oui

NON

Par Florent de LAMBERTERIE

Par Thomas BERJOAN

’arrivée de Laurent Sciarra à Pau-LacqOrthez est selon moi une excellente nouvelle pour l’Élan Béarnais et ceci pour plusieurs raisons. Déjà, tout âgé qu’il soit (37 ans le 8 août prochain), Lolo n’est pas cramé et reste encore aujourd’hui un excellent joueur de basket qui était encore cette saison l’un des meilleurs passeurs du championnat (5,2 pds). Ses prestations en finale des As ou de Coupe de France – dont il fut MVP – montrent de surcroît qu’il est toujours capable de porter son équipe en cas de besoin. De plus, son arrivée à Pau va permettre d’apporter cette expérience de la Pro A qui, à mon sens, fait encore défaut à ce groupe. Le cas Mike Bauer mis à part, l’équipe n’apporte pas toutes les garanties de ce point de vue. Slaven Rimac, Antoine Mendy et Georgi Joseph connaissent certes la division mais entre Clermont, Paris, Reims et Pau, ils ont surtout appris à prendre raclées sur raclées. Quant à Fred Moncade, s’il affiche sept saisons de Pro A au compteur, c’était le plus souvent dans des rôles de second couteau. Or Sciarra, c’est toute une carrière passée dans l’élite, des distinctions qu’on ne compte même plus et un passé international quasiment inégalé de nos jours pour un joueur français. Et les exemples récents de Pape Badiane à Poitiers ou Jimmal Ball à Vichy et au PL prouvent qu’un petit plus d’expérience n’est jamais néfaste pour un promu. Certes, avec Sciarra et Moncade, Pau n’offrira pas une mène très athlétique mais Costentin et Gomez cette année à Poitiers ont montré qu’on pouvait briller en Pro A sans forcément posséder des supers athlètes à ce poste. Enfin, pour ce qui est des problèmes d’ego, rappelons tout de même que Lolo sort de deux saisons avec Orléans où officie un certain Philippe Hervé, qui avait eu bien du mal à gérer les cas Evtimov et Bonato par le passé. Et il n’y a pas eu de nuage pour autant.

vec tout le respect dû à deux institutions du basket français, l’Élan Béarnais et Laurent Sciarra, leur association pour la saison prochaine n’est pas une bonne idée. Déjà, parce que l’Élan recrute Sciarra pour faire le compte. Entendez, il manque un JFL à Pau, le marché a été pris d’assaut par les autres clubs et il ne reste plus grand monde. Dans l’absolu, Sciarra n’est pas un mauvais choix bien sûr, il a bien des qualités, mais pas dans ce contexte-là. Déjà, on ne recrute pas Sciarra par dépit. Surtout à son âge. Aujourd’hui, le meilleur marqueur de la finale des Jeux de Sydney impose à son équipe une façon de jouer particulière. On doit donc recruter autour de lui, le mettre au centre du projet et ajuster dans ses lignes de passes des joueurs capables de convertir ses caviars. Sciarra n’est pas un bouche-trou, formé localement ou non. Surtout que sa venue a forcément un coût. Ensuite, la paire qu’il formera avec Fred Moncade, meneur gestionnaire, n’est pas du tout complémentaire. Manque de punch, de drive et de points. Avec Teddy Gipson la saison dernière, arrière combo fort marqueur, la paire a parfaitement fonctionné. Moncade et Sciarra, c’est beaucoup moins évident. Et puis, avec Bauer, Maravic et Rimac, l’Élan ne manque déjà pas de trentenaires expérimentés soucieux de faire vivre le ballon. En revanche, une autre question affleure. Qui va arrêter l’équipe d’en face ? Ce n’est pas Sciarra qui va changer la donne en défense. Et en Pro A, le niveau athlétique est encore bien au-dessus de la Pro B. Il faudra tenir le coup. Enfin, après la guéguerre que se sont livrés à fleurets pas toujours mouchetés Sciarra et Seillant, l’ancien direx ayant notamment déclaré : « Sciarra n’a jamais cassé trois pattes à un canard ! », ça va quand même faire bizarre de voir Lolo avec le maillot béarnais.

L

A


GRAND JEU LES PIVOTS NE SE CACHENT CONCOURS PAS POUR MOURIR édito

Par Fabien FRICONNET

« Partir, c’est mourir un peu, mais mourir, c’est partir beaucoup. » (Alphonse Allais)

2

Elsa/Getty Images

7 décembre 1994, Alamodome de San Antonio. Sous son cercle, Dennis Rodman remet la balle en jeu vers Moses Malone. Le vieux Moïse, raide comme un totem, prend un pas d’élan et, d’une main, tel un lanceur de poids, envoie ce que Jacques Monclar appelle une « olive ». Le colis est expédié de derrière la ligne de lancers-francs des Spurs. Il survole le terrain alors que retentit le buzzer, et, complice, traverse le filet dans l’euphorie générale. C’est beau. C’est un peu triste aussi. C’est le dix-septième match de la saison pour Moses Malone mais, surtout, le dernier de sa carrière. Cuit et recuit, bouilli, carbonisé, blessé, en morceaux, le vétéran ne fêtera pas ses 40 ans avec un maillot NBA sur les épaules. Débarqué dans le basket pro (en ABA) en 1974, alors qu’il n’a que 19 ans, première vraie star à être passée directement du lycée aux « pros », Malone traîne, sur sa carcasse, 21 saisons à 80 matches l’unité, à une époque où, hors du terrain, on ne s’économisait pas beaucoup. Sa dernière « saison » ? Elle fait mal au cœur. Moins de trois points de moyenne, 37% aux tirs. Une douzaine d’années auparavant, le « Chairman of the Boards » (*) est le meilleur pivot du monde. Et même le meilleur joueur du monde, MVP de NBA en 1979, 1982 et 1983. Un coffre (2,10 m, un gros 120 kilos). Douze fois All-Star, introduit au Hall of Fame en 2001. Les chiffres sont monstrueux : 31,1 points et 14,7 rebonds en 1982. Des poussées à 53 points ici, 37 rebonds là. Un Shaquille O’Neal avant l’heure. Des records en pagaille, comme ses 21 prises offensives contre Seattle, ou ses 15 rebonds offensifs contre Washington (record NBA pour un match de playoffs). Débutant à Utah et SaintLouis, en ABA, il terrorise ensuite les raquettes avec Buffalo puis surtout Houston (finale NBA) et Philadelphie, qu’il mène au titre suprême en 1983. Cette année-là, MVP de la saison et des Finals, excessivement puissant et agile à défaut d’être un modèle de technique, il domine AbdulJabbar et les Lakers. Son style est celui d’un Foreman, quand Jabbar est un Ali. C’est après que ça se gâte un peu. Puis beaucoup. Deux saisons à Washington, trois à Atlanta, deux à Milwaukee, une blessure, une autre saison à Philadelphie où, et avec tout le respect qui lui est dû, il est évident qu’il est fini. Et,

Le risque est celui de devenir un gadget, un mirage. De nager, et de faire nager les autres, dans le déni. D’imposer plus que de susciter des commentaires polis, par respect. Le Shaq n’est sans doute pas fini. Il pesait encore 12 points et quasi 7 rebonds en 23 minutes de moyenne avec les Cavs. Il aime toujours le jeu et, sur son physique seul, reste l’un des joueurs de poste bas les plus difficile à gérer, mais… Une majorité des membres de la caste des « pivots historiques » a su s’arrêter avant la saison de trop. Wilt Chamberlain a tout plaqué à 37 ans, en 1973, après une année à 13,2 points, 18,6 rebonds et 4,5 passes, des chiffres mis au service de son équipe, les Lakers. Bill Russell, Celtic du début à la fin, est devenu entraîneur-joueur, avec succès, avant de se retirer du jeu à 35 ans. Bill Walton, usé par les blessures à répétition, a passé la main à 34 ans, sur un titre (1986) et une finale avec Boston (1987). David Robinson s’est mué en tuteur dans son club de toujours, les Spurs, et s’en est allé, à quasi 38 ans, sur un titre (2003). Quant à Kareem Abdul-Jabbar, la référence, il valait encore plus de dix points à 42 ans, et s’est retiré sur une finale (1989). En revanche, les dernières prestations des immenses Hakeem Olajuwon et Pat Ewing ont fait peine. À 38 ans, « The Dream », contraint de quitter Houston, a passé une saison très oubliable à Toronto (7 points à 46% pour le double MVP des Finals). À 38 ans aussi, Ewing, épuisé, a laissé derrière lui les Knicks pour aller se perdre à Seattle (2000-01) puis Orlando (2001-02). Au fond, que peut gagner le Shaq à prolonger le mythe, au risque de l’abîmer un peu ? Un titre de champion NBA paraît le seul palliatif au déclin. Il n’ira pas aux Lakers, les Celtics paraissent en fin de parcours, Orlando a déjà Dwight Howard et, de surcroît, le Shaq veut être titulaire. Utah ? Boozer est parti. Chicago ? Trop court et il y a déjà Noah et Boozer. New York ? Trop court. Portland s’est-il manifesté ? Reste Miami. Avouez que cette destination, improbable à l’heure d’écrire ces lignes, aurait de la tenue. La seule qui devrait l’inciter à ne pas dire stop… n

www.zamst.com

L’HEBDO DU BASKET

(*) Jeu de mots. « Chairman of the Board » signifie « Président du Conseil d’administration », « boards » signifiant, en langage basket, « rebonds »

ZAMST, partenaire médical de la Fédération Française de Basket-Ball

A GAGNER : l 8 places pour les matchs de préparation au MONDIAL 2010 l l

6 maillots de l’équipe de France 20 abonnements découverte à BASKETNEWS l’hebdo du basketball

JeudI 17 JuIn 2010 - n° 504

02 Les As à PAris 13 ChALon 14 noeL Au PL 15 issA-AkPo, duo de ChoC Au BCM 17 TChiCAMBoud 20 L’ArBiTrAge nBA PAGE 08

Pau le VoulaIt, dobbels l’a FaIt

Déjà assuré de remonter en Pro A un an seulement après la descente, Pau-LacqOrthez voulait finir le travail en finale, contre son vieux rival Limoges, pour le symbole. C’est chose faite, et avec brio. Le coach, Didier Dobbels, obtient une douce revanche.

PAGE 11

MondIal : les bleus

Collet a tRanChÉ PAGE 12

boRdeauX

aPRÈs PaRkeR, dIaW PRÉsIdent ! PAGE 18

nba FInals

doC RIVeRs

est un GRand

PaGe 04

Cholet enFIn ChaMPIon

M 03252 - 504 - F: 3,00 E

Derrière Mickaël Gelabale, une banderole annonce « Yes we can » (« Oui, on peut »). Devant lui, les supporteurs exultent. Vingttrois ans après son accession en Pro A, et au terme d’une finale dominée de la tête et des épaules contre Le Mans, avec un grand Gelabale, Cholet est devenu, pour la première fois, champion de France, dans un Bercy enflammé. Le club du Maine-et-Loire ne touche plus terre. Photos : Pascal Allée / Hot Sports

basketnews n°504 - jeudi 17 juin 2010

BasketNews Directeur de la publication : Pierre-Olivier MATIGOT (po.matigot@tomar-presse.com) Directeur de la rédaction : Pascal LEGENDRE (p.legendre@tomar-presse.com) Rédacteur en chef : Fabien FRICONNET (f.friconnet@tomar-presse.com) Rédacteur en chef-adjoint : Thomas BERJOAN (t.berjoan@tomar-presse.com) RÉDACTION DE PARIS

RÉDACTION AUX USA

Jérémy BARBIER (Chicago), Pascal GIBERNÉ (New York) et Frédéric GONELLA (San Francisco).

Yann CASSEVILLE et Vincent BONNAY Secrétaire de rédaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-07-33) RÉALISATiON GRAPHIQUE 

Conception charte graphique : Philippe CAUBIT (tylerstudio) Direction artistique : Thierry DESCHAMPS (t.deschamps@tomar-presse.com). JOURNALISTES  Maquettiste : Émilie CAILLAUD-HOUËL Thomas BERJOAN, Thomas FÉLIX (06-47), Fabien FRICONNET, ABONNEMENT : Laurence CUASNET Florent de LAMBERTERIE (06-46), Pascal LEGENDRE (02-43-39- (02-43-39-16-20, abonnement@tomar-presse.com) 16-26), Antoine LESSARD, Pierre-Olivier MATIGOT et Laurent Tomar presse – Service abonnements SALLARD. B.P. 25244 - 72005 LE MANS CEDEX 1 3 rue de l’Atlas, 75019 Paris (siège social) Fax : 01-40-03-96-76

DOM avion : 4,20 € - BEL : 3,60 € - Port.cont : 4,30 €

www.basketnews.net

PUBLICITÉ ET MARKETING

Loïc BOQUIEN (01-73-73-06-40, l.boquien@tomar-presse.com) Franck LEVERT (06-22-98-27-91, franck@ccsport.fr) Laura ABDAT (l.abdat@tomar-presse.com) CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER  David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL Kim TRAN (k.tran@tomar-presse.com) (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Bogdan PETROVIC IMPRESSION  (Serbie), Yannis PSARAKIS (Grèce), Eran SELA (Israël) et Stefano ROTO PRESSE NUMERIS - 36 Bd Schuman - 93190 LIVRY GARGAN VALENTI (Italie). RÉGLAGE  ONT COLLABORÉ À CE NUMERO

3:HIKNMF=WUXUU^:?k@f@k@e@a;

RouGe de PlaIsIR !

Jean-François Mollière

Moses Malone n’est pas mort. Il coule une retraite tranquille. Que pense-t-il de Shaquille O’Neal ? Qu’aurait-il à lui dire ? Car le Shaq, 38 ans, beaucoup plus frais que Moses au même âge, n’en finit pas de vouloir continuer. Il ne court pas après les sous, ni sans doute après les records, mais après une bague de plus – l’héritage qu’il laissera –, la gloire et, peut-être, une illusion, celle de sa grandeur passée, celle qui consiste à croire qu’il est toujours un joueur décisif. L’orgueil, quoi. Longtemps limpide quoique agitée – débuts fracassants avec Orlando, domination et trophées avec les Lakers, revanche et titre avec Miami –, la carrière de notre « Papounet » chéri se précipite. Elle devient illisible. Il se fâche avec le Magic, les Lakers puis le Heat, est transféré à Phoenix en cours de saison 2007-08 mais échoue à faire des Suns une équipe en mesure de gagner le titre. À Cleveland, il ne passe qu’une saison, où il a pesé, un petit peu, mais changé le cours des événements, jamais. Aujourd’hui, le Shaq cherche encore un contrat. À San Antonio, Denver, Dallas, Atlanta ou ailleurs. Il ne cale pas.

Hervé Bellenger / IS

Shaq, plus qu’une illusion ?

J. D. Garrabrant/NBAE via Getty Ima.

donc, un adieu aux armes un peu pathétique avec les Spurs. Avec Milwaukee, déjà, on le raillait pour sa propension à « truquer » ses chiffres aux rebonds, en manquant intentionnellement ses lay-ups pour prendre des rebonds offensifs, afin de toucher un bonus contractuel lié à ses moyennes dans ce domaine. La course aux records, pour quelques dollars de plus. À sa décharge, si l’on peut dire, en plus de vingt ans de carrière, ses gains cumulés s’élèvent à environ 15 millions de dollars, soit quatre de moins que Shaquille O’Neal pour la seule saison 2009-2010.

RCS Annecy 353 941 586 - Crédit photo : Bellenger / IS / FFBB

La carrière de Shaquille O’Neal devient illisible

À JUSTE TITRES (Benjamin Boutonnet) 04-88-15-12-41, b.boutonnet@ajustetitres.fr Loïc BOQUIEN (chez l’éditeur) (01-73-73-06-40, l.boquien@tomar-presse.com)

Commission paritaire : 1110 K 80153. RCS : Paris B 432 886 349 ISSN : 1271-4534. Dépôt légal : à parution. Basket News est édité par : Tomar Presse SARL, 3 rue de l’Atlas, 75019 Paris. Téléphone : 01-73-73-06-40. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est la propriété exclusive de Basket News qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier.

JOUEZ SUR WWW.ZAMST-BASKET.FR AVANT LE 26 JUILLET Tirage au sort le 26 juillet 2010. 30 gagnants, parmi les bonnes réponses. Détails du règlement sur le site www.zamst-basket.fr


04

Alexander Tamargo/NBAE via Getty Images

analyse

Chris Bosh, Dwyane Wade et LeBron James à Miami : le transfert du siècle.

FREE AGENTS NBA. UN COUP ET DES COÛTS

FANTASME OU DYNASTIE ?

En rejoignant Dwyane Wade à Miami, Chris Bosh et LeBron James forment un formidable trio de superstars en pleine forme de l’âge. Une configuration jamais vue en NBA qui soulève autant d’excitation que d’interrogations. Par Thomas BERJOAN

L

a décision est tombée. La Sainte Trinité assemblée. James, Bosh et Wade, une Dream Team, le fantasme ultime de tout recruteur. À cet égard, le Heat, dont Pat Riley, le président, dit que sa franchise est l’organisation sportive la plus professionnelle du monde, a réussi un coup fantastique. La photo de pré-saison sera belle, le buzz est assuré, les recettes en billetterie et en produits dérivés déjà à la banque. Et maintenant ? Un tel Juggernaut sera jugé sur le terrain. Le Heat sera-t-il imbattable ? Combien de titres dans les cinq prochaines années ? C’est ainsi que s’interrogent nos confrères US. Ça pose d’emblée le niveau de pression sur l’équipe. Au moment d’écrire ces lignes, le terme d’équipe est d’ailleurs un bien grand mot. En fin de semaine dernière, Miami n’avait que cinq joueurs sous

contrat : James, Wade, Bosh, Mario Chalmers et Mike Miller (30 millions de dollars pour 5 ans). Et, une fois absorbés les trois supers contrats (110 millions pour James et Bosh et 107 millions sur 6 ans pour Wade, 14 la première année chacun), il ne resterait à la franchise que des clopinettes en dessous de la limite autorisée en masse salariale pour 2010-11, fixée à 58,04 millions. Pour compléter l’effectif, probablement des joueurs signés au minimum syndical. Maintenant, la perspective de jouer avec le Heat peut inciter à accepter moins d’argent pour faire partie de l’aventure.

en basket, il n’y a qu’un ballon. En NBA, on mesure la monopolisation de la balle par un joueur par le pourcentage de possessions qu’il joue par rapport au nombre de possessions de l’équipe. Le numéro 1 en 2010 en NBA ? Wade avec 39,5% des possessions jouées. Le numéro 2 ? James, 38,2%. Bosh ? Numéro 11 avec 30,1%. On dépasse donc allègrement les 100% rien qu’avec ces trois-là ! Plus inquiétant, James et Wade, au-delà de leurs différences, assumaient exactement le même rôle dans leur équipe respective. Rien à voir avec Jordan et Pippen, Kobe et Gasol, ou Wade et Shaq en 2006. Il va falloir trouver une hiérarchie et une façon de Joueront-ils en équipe ? fonctionner. Deuxième challenge, aligner les stars Le trio a déjà accepté des sacrifices n’a jamais été une garantie de réussite financiers. Ils savent qu’il va falloir partcollective. Le Heat doit transformer l’addition de trois solistes brillants (80,3 ager la balle. Car en NBA, nous apprend pts, 22,4 rbds et 17,5 pds à eux trois en John Hollinger, le grand manitou des 2010) en une équipe. Première évidence, chiffres sur ESPN, ce genre de goinfres

ne peuvent mathématiquement pas cohabiter au sein d’une même équipe. Pour la saison écoulée, le duo classé le plus haut sur ce critère de pourcentage de possessions jouées est constitué de Kevin Durant (6e) et Russell Westbrook (12e). En ce qui concerne les trios, seuls les Spurs placent trois joueurs (Duncan, Parker, Ginobili) dans le Top 35. Ce transfert marque donc la fin des stats monstrueuses pour James et Wade. À moins bien sûr que les seconds rôles que le Heat va enrôler pour passer les plats ne soient vraiment pas au niveau. Dans ce cas-là, le Superbig Three va devoir jouer tous les ballons. Ce qui ne serait pas un bon signe. En revanche, il serait encourageant de constater une baisse des points marqués de chacun, mais une augmentation des pourcentages de réussite, signe que l’équipe trouve alchimie et rythme. Dernier point, si l’équipe gagne, pas de souci d’ego à at-


05

analyse

Charles Barkley

l’épanouissement des stars, il manque toutefois des pièces au puzzle. Mike Miller est objectivement un choix très intelligent. Pour dégager l’accès au panier de ces trois formidables dévoreurs d’espaces, il faut une batterie de shooteurs et des joueurs de devoirs, défenseurs, rebondeurs, notamment au pivot. Si vous avez deux ou trois Bruce Bowen et une paire de Kendrick Perkins sous la main, contactez Pat Riley d’urgence. La question du meneur est finalement secondaire. Avec James et Wade sur le terrain, deux créateurs, pas franchement besoin d’un meneur passeur. En revanche, un équipier solide et gestionnaire, oui.

a expliqué Sir Charles Barkley. « Je voulais que LeBron reste à Cleveland. Cela aurait bien plus significatif pour lui de gagner un titre à Cleveland plutôt qu’à Miami. Si j’avais 25 ans, j’essayerais de gagner un titre tout seul. Enfin, pas tout seul, mais en étant le meilleur de l’équipe. Depuis deux ans, Kobe Bryant est grimpé dans notre estime, parce qu’il a gagné deux titres sans Shaq. Et LeBron ne sera jamais ce gars-là. Wade a déjà gagné un titre, et le Heat est son équipe. Si on a utilisé ce critère d’évaluation pour Kobe, il faut l’appliquer à LeBron. Cleveland était toujours une des cinq meilleures équipes NBA. Ce n’est pas comme s’il était dans une mauvaise équipe. Son héritage Riley au volant ? en prend un coup. Quand on veut se Dernier chantier, pas des moindres, qui va conduire la Rolls ? La rumeur prétend comparer à Magic, Bird, Jordan, Bill Russell… ces gars-là, sont restés et ont que le prési Pat Riley aurait mis son gagné là où ils étaient. Je les admire retour sur le banc dans la balance au pour ça. Moi, Karl Malone, Gary Payton, moment de faire du charme à Wade, on a d’abord essayé de gagner seuls. On James et Bosh. Va-t-il refaire le coup de 2006, où après avoir fait venir Shaq, n’a pas tenté de chiper dans l’assiette des autres à 25 ans. » il avait demandé à Stan Van Gundy son Et s’il faut prendre un dernier tir, qui coach d’alors de lui laisser la place, sera à la hauteur ? James est un en cours de saison ? Une décision très discutable humainement et au niveau de formidable homme de spectacle. Est-il l’éthique, mais Riley avait gagné le titre un champion ? Wade a déjà prouvé. Les internautes interrogés sur ce sujet par dans la foulée. Peut-il faire confiance à les médias américains ont d’ailleurs Erik Spoelstra, un jeunot (40 ans) avec largement penché pour Wade. Que vaut seulement deux saisons de NBA dans les pattes, pour gérer une telle équipe ? l’autoproclamé Elu, le surnom de James, Sans parler de compétences techniques, si plus personne ne le suit ? n

Bon courage Amare !

• À vouloir absolument être considéré comme l’égal des trois meilleurs free agents, Stoudemire s’est embourbé tout seul dans une situation bien compliquée. Vexé par l’offre reçue à Phoenix – 96 millions et quelques clauses jugées inacceptables par son agent – l’intérieur a rejoint Big Apple pour quelques dollars de plus (100 millions) et une certitude : sa décision convaincrait James de devenir son allier. Las, le produit d’appel n’était apparemment pas assez vendeur. LeBron a tourné le dos aux spotlights de Big Apple, Wade et Bosh ont à peine considéré la Mecque supposée du basket. Le All Star David Lee – inexplicablement snobé par les dirigeants new-yorkais – a quitté la ville et, en retour, les Knicks ont obtenu un joueur encore inconstant (Anthony Randolph) ainsi que deux role players (Kelenna Azubuike, Ronny Turiaf). Sans aucun doute, Stoudemire est le meilleur big man – joueur ? – attiré par les Knickerbockers depuis leur divorce avec Pat Ewing. À coup sûr, STAT réalisera des chiffres flatteurs au cœur d’un système D’Antoni qu’il connaît déjà par cœur. Mais pour un titre, voire les playoffs à court terme, le récent finaliste de conférence peut déjà sortir son bâton de pèlerin. Contrairement à ce qu’il annonça lors de son intronisation, les Knicks ne sont pas de retour. La presse new-yorkaise n’a pas fini de tremper ses plumes dans l’acide.

New Jersey repart bredouille

• Les millions de Mikhaïl Prokhorov, l’aura de Jay-Z et le futur emménagement à Brooklyn n’ont pas suffi. Le manque de talent d’une équipe affichant 70 défaites cette saison a refroidi les plus féroces compétiteurs, et malgré une belle liasse de billets à distribuer (30 millions), les Nets gardent à ce jour un roster triste à pleurer. Même Chris Douglas-Roberts, l’une des rares satisfactions du dernier exercice, a obtenu un bon de sortie inespéré direction Milwaukee. Afin de sauver ce qui pouvait encore l’être, New Jersey a notamment attiré Travis Outlaw (35 millions) et Johan Petro (10 millions) du côté de Newark. Pas folichon. Les arrivées espérées de Jordan Farmar ou Anthony Morrow ont également peu de chances de faire décoller les ventes de jerseys. « Nous n’allons pas dépenser juste pour le plaisir », expliquait une source anonyme de la franchise. « Il faut préserver la flexibilité salariale et ajouter des joueurs via les trades ou en signant des free agents. » Les CV ronflants attendront donc un an au minimum, et, déjà, New Jersey prie pour que Carmelo Anthony ne prolonge pas son bail à Denver. On se console comme on peut…

Johnson cambriole Atlanta

Absents de la course au trio magique cet été, la franchise géorgienne ne pouvait espérer mieux que la re-signature de son franchise player pour poursuivre son ascension dans le premier carré de la conférence Est. Mais quand bien même seul le jackpot permettait de le retenir, Joe Johnson ne méritait pas de devenir l’agent libre le mieux rémunéré de l’été (123 millions sur six ans). Les prestations en saison régulière ne font pas tout, et depuis deux saisons, l’ancien Sun a pris la fâcheuse habitude de s’écrouler en playoffs (15,0 points face aux Cavs en 2009, 12,8 points à 29,0% contre Orlando cette saison). Le deal paraphé par le all-around ressemble à s’y méprendre à celui généreusement offert par

le Magic à Rashard Lewis en 2007 (118 millions). Au cours des dernières phases finales, Stan Van Gundy avait publiquement écorché son ailier-fort, insinuant au passage qu’il n’assurait pas le minimum syndical attendu de la part d’un joueur de son standing. Comme Lewis, Johnson sera désormais évalué en comparaison de ses émoluments. Si tout travail mérite salaire, l’inverse est aussi vrai…

Kupchak les bons tuyaux

• À Hollywood, les priorités de l’été s’appelaient Phil Jackson et Derek Fisher. Une fois le retour du Zen Master acté, le GM Mitch Kupchack s’est donc attelé à sécuriser le poste 1. Steve Blake, 30 ans, représente une alternative solide au poste de starter au cas où les Californiens échoueraient à trouver un terrain d’entente avec Derek Fisher. Surtout, avec un salaire de « seulement » 4 millions par an, l’ex-Clipper possède l’avantage de ne pas plomber les finances des champions en titre. « C’est un très bon défenseur et il a une mentalité de guerrier », concède un scout de la conférence Ouest. « Il ne fait rien de fantaisiste ou de flashy, mais il est solide et fiable. » Notamment à trois-points (39,3% en carrière), un secteur où Los Angeles a parfois légèrement souffert l’an dernier. « J’adore cette recrue », se réjouit Kobe Bryant. « C’est le genre de joueur que j’aime avoir à mes côtés. »

Les Celtics bougent encore

• Ray Allen ne s’est pas bradé, loin de là (20 millions pour deux ans), mais sa prolongation, combinée aux retours de Pierce et Rivers, permet au Big Three d’envisager un prometteur baroud d’honneur. Obligé de faire sans Kendrick Perkins jusqu’en février 2011, le GM a réalisé un joli coup en enrôlant le vétéran Jermaine O’Neal, l’un des derniers pivots disponibles sur le marché. Satisfait, Doc Rivers comparait aussitôt la situation du Heat à celle de sa propre équipe. « Évidemment, ils ont amélioré leur équipe mais vous devez encore jouer. Nous sommes passés par là il y a trois ans. Nous avons réussi rapidement, mais je crois que personne ne s’attendait à ce que nous le fassions aussi vite. » Une seule question subsiste : les C’s peuvent-ils le refaire ?

Chicago débauche à Utah

Gary Dineen/NBAE via Getty Images

« Quand on veut se comparer à Magic, Bird, Jordan… ces gars-là ont gagné là où ils étaient. »

LES AUTRES MOVES

Jennifer Pottheiser/NBAE via Getty Images

quel poids représente-t-il face aux trois stars de l’équipe ? En particulier LeBron James, l’homme qui a annoncé son transfert au cours d’un direct d’une heure à la télévision nationale ? Finalement, au-delà des interrogations sur le Heat la saison prochaine, la décision de LeBron focalise l’attention. En 2008 avec la sélection, Du côté de Cleveland, après 10 minutes ça avait marché La seule référence dont on dispose pour d’émission, les fans n’ont pas vraiment écouté ses justifications professées à essayer de voir à quoi peut ressemla troisième personne. Les affiches le bler le Heat la saison prochaine, c’est représentant ont été décrochées, son l’expérience du Team USA en 2008. jersey brulé, la fresque à son effigie en Première chose intéressante, le top scoreur des Américains, c’était Dwyane centre-ville caillaissée. Il faut dire que le propriétaire Dan Gilbert a ouvert le Wade (16,0 pts), devant James (15,5). Tiens tiens ! Le meilleur marqueur de la feu avec un communiqué terrible sur le site des Cavs. « Trahison, désertion, finale ? Dwyane Wade encore (27 pts). narcissique, lâcheté », il accable. « Il James était plus complet, plus présent dans toutes les autres catégories du jeu, a abandonné », précisera plus tard le proprio en parlant du Game 5 perdu à mais Wade, qui avait pourtant accepté domicile contre les Celtics en 2010, un de démarrer les matches sur le banc, passé qui ne passe pas. « Pas seulement, menait la barque en attaque. Au cours le Game 5, mais aux Games 2, 4 et 6. de la campagne 2008 avec l’équipe nationale, les stars américaines avaient Visionnez la casette ! Son comportement dans cette série contre Boston, c’est montré une belle capacité à jouer du jamais vu pour une superstar dans ensemble et juste. Il n’y a donc aucune raison que ce ne soit pas encore le cas. l’histoire du sport. » Gilbert a ensuite rajouté qu’il pensait également que James En revanche, était-ce une particularité avait abandonné au cours du Game 6 du jeu proposé par coach K, mais les contre Orlando en 2009. intérieurs Howard et Bosh avait été réduits à la portion congrue en attaque, servant exclusivement de finisseurs aux James a déçu fixations des extérieurs. Bosh aura-t-il Au-delà de l’amertume du propriétaire, quand même des ballons à exploiter en James a encore entamé son crédit un-contre-un, dos et face au panier ? aux yeux des observateurs avec cette Au-delà de la complémentarité et de décision de transfert. « Je suis déçu », tendre. En revanche, un ou deux échecs en playoffs, et il faudra surveiller de près ces stars qui ont rogné leurs stats et leurs salaires. Le triumvirat possède une option contractuelle pour redevenir free agents en 2014.

• « Je pense que nous avons une meilleure équipe que le Heat », anticipe Jerry Reinsdorf, l’historique proprio des Bulls. Les fans espéraient James et Wade, leur équipe s’est rabattue, bon gré mal gré, sur Carlos Boozer. Une signature « bis » mais cohérente tant l’intérieur scoreur paraît complémentaire avec l’intimidateur Noah. Kyle Korver, ailier de formation, quitte également Jerry Sloan pour emménager dans l’Illinois. Kirk Hinrich récemment transféré, les Bulls se retrouvent aujourd’hui dépourvus sur le poste d’arrière titulaire. J.J. Redick a été approché mais le Magic envisage de mettre le prix pour le conserver. Avec seulement sept joueurs sous contrat, le recrutement des Bulls est loin d’être achevé. Jérémy BARBIER


06

ÉCHOS NBA

SUMMER LEAGUES NBA 2010

EN BREF

TOUT RESTE À PROUVER

ON NE TOUCHE PAS À PAPA

Garrett Ellwood/NBAE via Getty Images

Jesse D. Garrabrant/NBAE via Getty Images

Ned Dishman/Getty Images

altesse, a répondu à tout ça sur Twitter : « Personne, j’ai bien dit personne, ne devrait jamais comparer Kobe Bryant à mon père et dire qu’il est ne serait-ce que près de mon père. »

Allen IVERSON

TWITTER & COMPAGNIE Dans une période plutôt mouvementée, free agency oblige, le petit monde de la NBA est très actif sur le réseau social Twitter. Cela peut valoir le détour !

ÉNIÈME RETOUR Doug Benc/Getty Images

P

remiers allersretours sur le parquet pour espérer faire ses premiers pas en NBA, c’est un peu l’enjeu des ligues d’été. Si certains joueurs sont là pour s’entretenir et progresser, d’autres sont conviés pour prouver qu’ils méritent leur place dans la grande ligue. Et parmi eux, quelques Français. Thomas Heurtel, qui espérait faire partie des chanceux à recevoir une casquette au soir du 24 juin, a finalement été invité par les Indiana Pacers et a plutôt bien entamé son tournoi. 6 points, 4 rebonds et 4 passes en 16 minutes dans la victoire de son équipe face au Magic puis 5 points, 2 rebonds et 2 passes pour une défaite des siens face aux Nets. Une poursuite en demi-teinte puisque le Strasbourgeois n’a pas joué face au Jazz, a inscrit 7 points le lendemain face aux Celtics, avant de finir par un match Evan Turner, numéro 2 de la Draft, a connu des débuts difficiles. douteux : un rebond, une interception, 3 balles perdues et 0 point au compteur. fils du coach, avec 16 points. Autre « fils de », PatAutre Français, Alexis Ajinça était très attendu rick Ewing junior a joué dans ce tournoi, et plutôt par les dirigeants des Bobcats, Larry Brown en bien même, avec 3 matches à plus de 10 points tête, mais n’a pas vraiment convaincu. Une entrée sous le maillot du Magic. Le reste du contingent en matière plutôt prometteuse avec 8 points et 4 français, et parmi eux l’autre Sy, Pape, va entrer rebonds en 24 minutes, puis 14 points et 6 rebonds en jeu dans les jours qui viennent (hors délai de pour finir le tournoi avec 9 points de moyenne par bouclage). À suivre. match, et un peu plus de 3 rebonds. Honorable Si John Wall a su tenir son rang dès le premier dirons-nous, match (24 pts et mais c’est sans 8 pds), d’autres compter sur joueurs très une statistique attendus ont su effrayante ! En 5 s’exprimer avec matches, Ajinça plus ou moins de a pris plus de succès. Le numéro fautes person2 de la Draft, Evan nelles (28 !) Turner, a connu que de rebonds (17) avec une pointe à 8 face au des débuts difficiles avec son équipe Des 76ers qui, Thunder. Heureusement pour lui, celles-ci n’étant après deux victoires, s’est inclinée lors de ses trois pas limitées, il est resté sur le parquet… autres confrontations. Ses stats restent honorables (9,4 pts et 5,6 rbds de moyenne) mais cela ne répond pas complètement aux attentes placées Et les top picks ? en lui. Surtout que son coéquipier, Jrue Holiday Du côté de Las Vegas, Rodrigue Beaubois et les Mavericks ont débuté par une défaite (88-70) face a lui explosé, scorant plus de vingt points à deux reprises sur les trois matches qu’il a joués. Enfin, le aux Denver Nuggets, 12 pts à 3/16 pour Roddy. Simple tour de chauffe pour le Français qui infligera troisième choix de Draft, l’intérieur Derrick Favors, 28 points à la défense des Rockets le jour suivant. a trouvé le rythme progressivement et conclu À noter que l’ancien Villeurbannais Amara Sy a fait par un double-double (23 points et 11 rebonds) deux apparitions de 8 et 11 minutes sur le parquet face aux Celtics et leur surprenant 52e pick, Luke avec les Mavs, pour 0 et 4 points. Enfin, dans les Harangody. Peut-être de quoi redonner le sourire rangs des Nuggets, la découverte de Coby Karl, le aux Nets ! n

Kobe Bryant est-il un aussi bon, voire meilleur, que Michael Jordan ? Les avis divergent, les prises de positions sont multiples et s’il y en a bien un que cela exaspère, c’est M.J. ! Marcus Jordan, le fils de son

Dwyane Wade « partage » Miami : « Bienvenue mes frères King James et Chris Bosh dans VOTRE ville. » Charlie Villanueva parle « économie » : « Cet été de free agency en a surpris plus d’un. Non seulement avec le choix de LeBron, mais aussi toutes les signatures de contrats bien rémunérés. Qui a parlé de récession ? » Kelenna Azubuike est vraiment content : « Wow ! Comme certains l’ont peutêtre entendu, New York me voilà ! Je dois remercier le seigneur Jésus Christ qui contrôle ma vie ! Je suis tellement content ! »

l « Je veux revenir en NBA cette saison et aider n’importe quelle équipe qui voudra de moi, de la manière dont il pense que je puisse aider. » Star déchue des Sixers, coéquipier décevant aux Nuggets, puis monnaie d’échange embarrassante aux Pistons, sans parler du passage par Memphis, Iverson a terminé sa saison 2009-2010 loin des parquets pour rester au chevet de sa fille malade. Son retour aux Sixers n’a donc pas été celui escompté et c’est bien ce qui le tracasse : « Je suis déçu et je dois à mes fans plus que ce qu’ils ont pu voir ces dernières saisons. Et maintenant que ma famille est en bonne santé et solide comme un roc, je peux me concentrer pleinement sur ce que je fais le mieux ». Reste à savoir si une franchise voudra bien lui redonner une chance de faire ce qu’il fait le mieux : jouer au basket. On parle déjà de lui du côté de Miami, et même si l’on annonce un peu tout le monde en Floride, les propos du recruteur du Heat, Dwyane Wade, laissent penser qu’il pourrait être une pièce de choix à intégrer au Big Three. Pour le Floridien, A.I. est « l’un des meilleurs joueurs à avoir porté un maillot NBA. […] Donc, vous savez que vous ne pouvez jamais tourner le nez à un Hall of Famer comme Allen Iverson ».

le nouveau BAm est sorti

Layne Murdoch/NBAE via Getty Images

À partir du 5 juillet, le premier tournoi d’Orlando a lancé les Summer Leagues 2010. L’occasion de permettre aux néo-draftés et autres prospects de s’illustrer et ainsi de savoir à quoi nous attendre pour la saison prochaine. Si certains grands noms étaient attendus, il y a eu quelques surprises.

Ajinça était très attendu par Larry Brown, mais il n’a pas vraiment convaincu.

Par Vincent BONNAY

Kevin Durant est le seul à y croire : « Heureux que son frère Mike Beasley soit parti de Miami. Vous allez vraiment le voir se mettre au travail cette année ! » Nick Collison et l’autodérision : « DECISION 11’ a officiellement commencée !!! 365 jours avant que l’agent libre Nick Collison annonce sa décision dans un direct d’une heure sur PBS !!! » Ron Artest fait du Ron Artest : « Dites à notre neveu que son haleine sent comme 80 pingouins sur South Beach. »

en vente : 5 €


60 ANS DE MONDIAL, ÉPISODE 1/7

rétro

07

1950, 54 et 59

DES ÉQUIPES CORPOS ET DE MILITAIRES aucun doute sur l’issue de cette finale que les Américains remportèrent 62 à 41, comme leurs huit autres matches. « Avec cette équipe de Caterpillar, comme il en existe plusieurs aux USA, les Américains ont rappelé gentiment et sans prétention qu’ils restaient encore pour longtemps les meilleurs basketteurs du monde », jugea Robert Busnel. « Avec leur leçon de basket, ils donnent une leçon de sportivité. Pas un mot, pas un geste, pas un mouvement d’humeur. Ils ont la conscience de leurs forces et n’en abusent pas. »

Lors des deux premières éditions du Championnat du monde, les états-Unis déléguèrent des équipes corpos, de Chevrolet et de Caterpillar. Et pour la troisième, ils recrutèrent exclusivement des soldats de l’armée de l’air ! Par Pascal LEGENDRE

«

- M. Jones, nous venons vous prévenir que nous n’avons pas l’intention de jouer Le Team USA de 1950. notre match contre le Brésil demain soir. » Renato William Jones, tout puissant secrétaire général de la Fédération Internationale, manque de s’étrangler et de laisser tomber son éternel cigare. Ces Américains n’ont pas l’air de plaisanter. S’ils déclarent forfaits, ça ferait une sacrée bouffonnerie. Ça ficherait par terre la réputation de ce Championnat du monde qui n’en est qu’à sa deuxième édition, et qu’il a voulu, lui, William Jones. « - Mais ce n’est pas possible ! Vous n’avez pas le droit de faire ça ! D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi vous abandonneriez sans lutter un titre que vous avez à la portée de la main.» « - Pour nous, le basket-ball est avant tout un jeu et un moyen de communiquer avec des gens différents Le Team USA de 1954. de nous. Mais peut-on encore parler de jeu, et de communication, devant les manifestations d’hostilité qui nous sont quotidiennement adressées ?»

Photos : USA Basketball

Au Maracanazinho C’est lors du congrès de la FIBA à Londres, en 1948, que William Jones, qui avait exercé de hautes fonctions à l’UNESCO, avait concrétisé son projet d’un Mondial de basket. La première édition avait été confiée deux ans plus tard à l’Argentine et donc pour la deuxième, en cette année 1954, au Brésil. En ces temps de guerre froide, la FIBA se heurtait à de délicats problèmes politiques, mais aussi au fait que le basket-ball américain vivait en autarcie. Son lien fragile avec le pays dominant de ce jeu était l’Athletic Amateur Union, qui sur place ne contrôlait Le Team USA de 1959. quasiment rien. Et si un accord existait avec le comité olympique américain pour envoyer aux Jeux absolue », Joe Stratton, qui shootait « avec les poignets seulement », et des équipes de qualité, le Championnat du monde Kirby Minter, qui « a l’air lourd et était le cadet des soucis des Yankees. malhabile » et qui se révéla en fait À Rio, Team USA était représenté par les Peoria Caterpillar, qui avaient remporté les trois dernières « rapide, aérien, inspiré dans les débordements » et dont « le tir roulé années le titre du championnat AAU. Les joueurs, tous blancs, avaient été classiquement formés dans ne pardonne pas. » Avec 11,1 points, Minter sera le meilleur réalisateur d’une équipe qui comptait 6 diverses universités, mais étaient ensuite devenus joueurs à 1,98 m et davantage, ce qui à l’époque en des ingénieurs, des cadres et des ouvriers de l’usine Caterpillar, installée à Peoria, dans l’Illinois. imposait. La somme allouée par le gouvernement brésilien En d’autres termes, c’était une équipe corpo qui précédent fut divisée par deux et une épée de défendait l’honneur du basket US, à défaut des Damoclès fut longtemps suspendue au-dessus de joueurs de NBA, interdits d’équipe nationale pour l’épreuve. Un “Maracanazinho” (le petit Marapratique du professionnalisme, et de tout le vivier universitaire préoccupé en ce mois d’octobre par le cana) fut imaginé mais ne fut disponible qu’à la toute dernière minute. Avec sa gigantesque voûte championnat NCAA. D’après l’entraîneur français Robert Busnel, les élé- circulaire, il était majestueux et pouvait contenir ofments de base étaient Dick Retherfords, un passeur ficiellement 35.000 spectateurs. Et davantage encore qui disposait d’un tir en suspension d’une « précision en se serrant. Vingt milliers assistèrent en moyenne

Une préparation expéditive Quatre ans auparavant, les États-Unis avaient déjà délégué au Championnat du monde en Argentine, une équipe corpo, les Chevrolet-Devon. Pour donner une idée de son niveau, sachez que seul Robert Williams eut ensuite un strapontin en NBA. Le joueur le plus étonnant était John Stanich, un guard formé à UCLA, qui était amputé de plusieurs doigts. « Sa difformité, dont il a su compenser le handicap par un style approprié, ne l’empêcha pas de manifester une adresse étonnante », observa Robert Busnel. Le Luna Park de Buenos Aires était entouré d’une haute grille surmontée de fils de fer pour canaliser les ardeurs des 25.000 spectateurs et on raconta que les Américains avaient une boule au ventre quand ils affrontèrent l’Argentine. Ils ne furent pas réellement en mesure de rivaliser avec la bande à Oscar “Millito” Furlong, le MVP du tournoi, d’autant qu’ils virent une grêle de fautes (38) leur tomber dessus, au point qu’ils terminèrent le match à quatre. Victoire argentine, 64-50. « Les spectateurs ivres de joie et d’orgueil faillirent étouffer leurs idoles avec leurs embrassements », relata Busnel. C’est en janvier 1959 que se tint le 3e Championnat du monde, toujours en Amérique du Sud, au Chili cette fois. Personne n’était dispo du côté des Américains, aussi l’AAU se résolut à faire appel à l’US Air Force qui chercha des volontaires à travers une petite annonce passée dans un journal de l’armée ! 24 joueurs furent ainsi regroupés en décembre à la base Andrews pour un camp de sélection. Des anciens étudiants de UCLA, USC, California, North Carolina ou encore Colorado incluaient cette Team USA, mais pas un ne mesurait plus de 1,95 m. La préparation fut expéditive. À peine le temps de connaître le prénom de ses équipiers. Il y eut jusqu’à 23.143 billets vendus pour le choc USA-URSS sur le terrain à découvert du Stade de Santiago qui, en 1962, servit de cadre à la Coupe du monde de football. Les Américains furent étrillés (37-62) par les Soviétiques qui, ensuite, refusèrent d’affronter Formose. Si bien qu’avec cette équipe de va-nu-pieds, les États-Unis récoltèrent indûment la médaille d’argent. Sentant qu’ils ne pouvaient plus asseoir leur supériorité avec les premiers guys venus, les USA alignèrent un an plus tard aux Jeux de Rome quelques-uns de leurs plus brillants universitaires : Jerry West, Oscar Robertson, Walt Bellamy et Jerry Lucas. Et ceux-là, forcément, firent respecter la loi du plus fort. n

« Ils ont la conscience de leurs forces et n’en abusent pas » Robert Busnel

aux matches dans une ambiance carnavalesque. Les Brésiliens n’hésitaient pas à brocarder les adversaires, d’où la trouille des Américains. William Jones dut se montrer convaincant car les boys bien élevés de chez Caterpillar acceptèrent finalement de jouer la finale. Au moment de la présentation des équipes, la foule, énervée, ne se doutait pas que les Américains avaient menacé de prendre le matin même le premier avion pour New York. « Quand les joueurs brésiliens firent à leur tour leur entrée sur le terrain, ce fut du délire. Les drapeaux vert et jaune s’agitèrent follement. Les pétards explosèrent », écrivit Marcel Hansenne dans son ouvrage Le Basket. Il n’y eut rapidement


08

les effectifs 2010-11

PRO B : TRANSFERTS ET EFFECTIFS, TOU ILS PARTENT

ILS ARRIVENT

L’EFFECTIF ‘11

AIX-MAURIENNE Moussa Badiane (Nancy), David Ramseyer (Antibes), Mamadou Dramé (Clermont), Jerald Field (Finlande), Chris Dunn, Kenrick Zondervan

Erwan André (Cholet), Jonathan Hoyaux (Chalon), Dillion Sneed* (Argentine), Chris Matthews* (NCAA), poste 1*, poste 4-5

COACH : Guillaume Quintard MENEURS : Simon Darnauzan EXTÉRIEURS : Thomas Yvrande, Moses

Sonko, Eric Joldersma, Jonathan Hoyaux, Chris Matthews* INTÉRIEURS : Erwan André, Dillion Sneed*

ANTIBES Frédéric Adjiwanou (Boulazac), Frédéric Bourdillon (Chalon), Julien Doreau (Brest), Miloud Doubal (Bordeaux), Damar Karaibrahimovic (Monaco), Arnaud Kerchkof (Boulazac), Luc-Artur Vebode (Cholet).

Johwe Frens Casseus (prêt Orléans), Maxime Courby (prêt Gravelines), David Ramseyer (Aix-Maurienne), Lamine Sambé (prêt Pau), poste 1*, poste 2-3*, poste 5*

MENEURS : Yann Siegwarth EXTÉRIEURS : Lamine Sambé, Maxime Courby INTÉRIEURS : Steve Ho You fat, Johwe Frens

Casseus, David Ramseyer

• À 23 ans David Ramseyer fait figure d’ancêtre dans le jeune casting de coach Vucevic. Pour Antibes, il est l’heure de passer à l’offensive pour recruter un peu plus costaud. Avec aucun non JFL, la donne voudrait au minimum un poste 1 fort ainsi qu’un poste 5, après il faudra faire confiance à la jeunesse. COACH : Sylvain Lautié

Frédéric Adjiwanou (Antibes), Malick Badiane* (Saint-Vallier), Thomas Dubiez (Bourg), William Gradit (Clermont), Arnaud Kerchkof (Antibes), Amadi McKenzie* (SaintVallier), Corey McKintosh* (Saint-Vallier), Dramane Diarra (Saint-Vallier)

MENEURS : Corey McKintosh*, Arnaud

Kerchkof, Nicolas Arteil EXTÉRIEURS : Yannick Gaillou, Thomas Dubiez, Amadi McKenzie*, William Gradit INTÉRIEURS : Frédéric Adjiwanou, Dramane Diarra, Malick Badiane*

boulogne-sur-mer Pascal Perrier-David, Tony Ramphort, Mantcha Traoré

• Remplacer le MVP de Pro B, Moussa Badiane, n’est pas chose facile. Mais fort d’une belle saison, les Savoyards ont bien avancé dans leur recrutement. Derrière le capitaine Darnauzan, manque un poste 1 non JFL et surtout étoffer le secteur intérieur avec une bonne pioche.

COACH : Savo Vucevic

boulazac Jonathan Aka (Vichy), Errick Craven (Dijon), Terry Williams (Le Portel), Ivan Almonte, Thomas Andrieux, Jahsha Bluntt, Aaron Cel (Nantes), Gauthier Darrigand

COMMENTAIRES

Tony Stanley* (Gravelines), Roger Aboubakar Zaki*, Darryl Monroe*, poste 2-3

• Arrivé en cours de saison, Sylvain Lautié repart pour une année au BBD. Résultat, une refonte du sol au plafond de son effectif, histoire de partir avec des joueurs que l’on a choisi. Au complet, avec des valeurs sûres de Pro B, JFL et non JFL, Boulazac n’a plus qu’à se mettre au boulot.

COACH : Germain Castano MENEURS : Klemensas Patiejunas*, Étienne

Plateau

EXTÉRIEURS : Romain Ba, Moustapha

N’Diaye, Tony Stanley,

• Le promu a déjà réussi un gros coup, faire descendre Tony Stanley en Pro B pour encadrer les troupes. Mais il reste du boulot à Germain Castano, renforcer les ailes avec un poste 2-3 qui sera forcément JFL est la priorité.

INTÉRIEURS : Roger Aboubakar Zaki*, Kevin

Mondésir, Darryl Monroe*

BOURG-EN-BRESSE Charles-Henri Bronchard (Saint-Vallier), Garry Chathuant (Châlons Reims), Stéphane Dondon (Nantes), Thomas Dubiez (Boulazac), Bryan Mullins (Châlons-Reims), Jonathan McClark, Pierres-Hugues De La Flore, Grégory Filet, Mladjen Sljivancanin

Kévin Corre (Charleville), Octavio Da Silveira (ASVEL), Cédric Ferchaud (Nantes), Angelo Tsagarakis (Saint-Vallier), poste 1*, poste 2-3*

COACH : Fabrice Courcier MENEURS : Angelo Tsagarakis, Jesse Delhomme EXTÉRIEURS : Cédric Ferchaud INTÉRIEURS : Daniel Coleman*, Ibrahima

Koma, Kevin Corre, Octavio Da Silveira

châlons-reims Anthony Christophe (Dijon)

Nikola Antic (coach, Charleville), Garry Chathuant (Bourg), Nouha Diakité (Pau), Benoît Mangin (Charleville), Bryan Mullins* (Bourg), poste 2 à 5

COACH : Nikola Antic MENEURS : Bryan Mullins*, Benoît Mangin EXTÉRIEURS : Garry Chathuant INTÉRIEURS : Julien Bestron, Hervé Jalce,

Nouha Diakité

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES Nikola Antic (coach, Châlons Reims), Kévin Corre (Bourg), Chris Davis (Le Portel), Benoît Mangin (Châlons Reims), Benjamin Thomas ( ?), Pele Paeley ( ?), Kévin Joss Rauze ( ?)

Rodrigue M’Baye (coach, Genève), Yunss Akinocho, Garry Florimont (Nantes), Yannick Sachée (Suisse), poste 1 à 5.

MENEURS : Yannick Zachée EXTÉRIEURS : Yunss Akinocho INTÉRIEURS : Garry Florimont

• L’Étoile est bien mystérieuse en ce début d’été. Nikola Antic parti, c’est Rodrigue M’Baye qui va tenter une nouvelle fois de conforter Charleville en Pro B. Trois nouvelles recrues seulement, et un dossier étranger en friche, bref on attend des nouvelles. COACH : Régis Racine

Raphaël Wilson (Saint-Étienne), Brenton Petway* (Vichy), Papa Beye (Chalon), Souarata Cissé (Rouen), O’Darrien Bassett* (Roumanie), poste 1* et poste 2

MENEURS : EXTÉRIEURS : Mathieu Guichard, Souarata

Cissé, Raphaël Wilson, O’Darrien Bassett* INTÉRIEURS : Karim Ouattara, Sambou Traoré,

Papa Beye, Brent Petway*

DIJON Sean Marshall (Orléans), Alexis Tanghe (Roanne), Abdoulaye M’Baye (Strasbourg), Erick Dettmann (coach), Damir Krupalija

• Nouveau club, nouveau coach, tout est beau et neuf en Champagne. Question recrutement, on tâtonne un peu. Le secteur intérieur mériterait un poste 4-5 (non JFL ?) en soutien de Diakité et mis à part l’arrivée de Chathuant sur les ailes c’est le vide complet à l’extérieur. COACH : Rodrigue M’Baye

CLERMONT Erroyl Bing (Dijon), William Gradit (Boulazac), Jermaine Bucknor, Justin Ingram, Allen Trepanovac

• Encore un fois, les Burgiens ont loupé le coche de la montée. Pour changer cela, Fabrice Coursier a encore de la réserve dans son recrutement. Deux places de non JFL sont encore à pourvoir, sur les ailes notamment.

• Le stade clermontois a renouvelé sa confiance à Régis Racine et celui-ci a gardé sa solide raquette de trentenaire Ouattara-Traoré, renforcée par Papa Beye, solide espoir de 2,04 m et Brent Petway entraperçu à Vichy. Le point faible se situe à la mène où pour l’instant c’est l’inconnu.

COACH : Jean-Louis Borg

Jean-Louis Borg (coach, Vichy), Erroyl Bing* (Clermont), Anthony Christophe (Reims), David Mélody (Vichy), Jérémy Leloup (Vichy), Errick Craven* (Boulazac), Elson Mendy (Strasbourg), Samba Dia (Roanne), Jonathan Tornato (retour de prêt Nanterre)

MENEURS : Errick Craven*, Anthony Christophe EXTÉRIEURS : Benjamin Monclar, Lens

Aboudou, David Melody, Jérémy Leloup, Elson Mendy INTÉRIEURS : Erroyl Bing*, Samba Dia, Ferdinand Prénom, Jonathan Tornato

• Le challenge est très clair pour Dijon, la remontée immédiate. Jean-Louis Borg a joué à plein la carte de la connaissance du championnat de Pro B en prenant Craven et Bing, et a convaincu de bons joueurs français de Pro A de venir faire la pige. Clairement un poids lourd de la division.


09

les effectifs 2010-11

UT COMPRENDRE ILS PARTENT

Légende Par Thomas FÉLIX

ILS ARRIVENT

L’EFFECTIF ‘11

évreux Michael Doles, Meredis Houmounou (Cholet), Josh Gomes, James Mathis, Namori Meité, Guillaume Sene (Le Puy en Velay)

Ludovic Chelle (Nantes), Daviin Davis* (Lettonie), Aziz Dia (Rouen), Grégory Filet (Bourg), Drake Reed* (Australie), Calvin Watson* (Hongrie

MENEURS : Philippe Da Silva, Karim Dahak EXTÉRIEURS : Daviin Davis*, Ludovic Chelle,

Calvin Watson*, Grégory Filet INTÉRIEURS : Benoît Toffin, Drake Reed*,

Fos-sur-mer Karim Atamna (Reims), Zainoul Bah (Suisse), Mohamed Hachad (Rouen), poste 1

MENEURS : Babacar Cissé, Zainoul Bah EXTÉRIEURS : Lee Cummard*, Mamadou Dia,

Mohamed Hachad*, Karim Atamna Humbert, Louis Labeyrie

LE PORTEL Chris Davis* (Charleville), Mehdy Labeyrie (Nantes), Ismaïla Sy (Fos), Terry Williams* (Boulazac), poste 5*, Poste 3 ou poste 2

MENEURS : Terry Williams*, Edouard Choquet EXTÉRIEURS : Martin Le Pellec, Chris Davis*,

Ismaïla Sy Leburgue, Jean-Philippe Ludon,

LILLE Rochel Cherry* (Le Portel), Benoît Gillet (Saint-Étienne), André Harris* (Saint-Étienne), Fabien Romeyer (coach, Saint-Étienne), Caron Bradley (Suisse)*, poste 2 et 3

MENEURS : Caron Bradley*, Romain Mallet EXTÉRIEURS : Rochel Cherry*, Benoît Gillet INTÉRIEURS : Olivier Gouez, Akim Defoe,

Nicolas Taccoen, Andre Harris*

Aaron Cel (Boulazac), Armand Charles (Brest), Stéphane Dondon (Bourg), Fayçal Sajraoui (Carquefou – Sainte Luce) , poste 1 à 5 dont 3 non JFL

MENEURS : Xavier Corosine, Loïc Akono EXTÉRIEURS : Mykal Ryley*, Marc Judith,

Guillaume Pons, Alexis Desespringalle, Antoine Gomis INTÉRIEURS : Johan Passave, Nate Carter*

Aaron Cel (Boulazac), Armand Charles (Brest), Stéphane Dondon (Bourg), Fayçal Sajraoui (Carquefou – Sainte Luce) , poste 1 à 5 dont 3 non JFL

MENEURS : Brice Pierard, Fayçal Sajraoui EXTÉRIEURS : Olivier Bardet, Nicolas Gayon,

Armand Charles

INTÉRIEURS : Stéphane Dondon, Aaron Cel

Vincent Mouillard (Limoges), Williams Molas (Brest), Aurélien Rigaux (Angers), JeanRichard Volcy (Suisse)*, un poste 2-3* et un poste 4

MENEURS : Vincent Mouillard, Aurélien Rigaux EXTÉRIEURS : Marius Runkauskas*, Florian

Thibedore

INTÉRIEURS : William Molas, Jean-Richard

ROUEN

• Sauvé des eaux la saison passée, Quimper repart à zéro avec son coach de toujours Olivier Cousin. Pour faire bien, on note le retour chez lui de Vincent Mouillard à la tête d’une mène 100% française avec Aurélien Rigaux. Pour le reste du chantier, un dernier poste non JFL est à offrir, surement sur les elles.

COACH : Michel Veyronnet

Jason Siggers* (Lille), Ronnie Taylor* (Le Portel), Mahmoud Diakité (Fos), poste 5*

MENEURS : Ronnie Taylor*, Pierrick Poupet,

Elliot Saint-Gilles EXTÉRIEUR : Darnell Williams, Mahmoud Diakité, Cheikhou Thioune, Jason Siggers* INTÉRIEURS : Williams Soliman, Cheikh Soumaoro

SAiNt-VALLIER Dramane Diarra (Boulazac), Amadi McKensie (Boulazac), Jean-Michel Mipoka (Roanne), Angelo Tsagarakis (Bourg), Corey McKintosh (Boulazac), Mamoudou Sy, Ezenwa Ukeagu

• Excepté les vieux grognards Bardet et Gayon, ça a lessivé sec à Nantes et l’effectif est réduit à sa plus simple expression. Pas de meneur (Pierard et Sajraoui sont là pour apprendre), un secteur intérieur léger, et Antoine Michon va devoir trouver des perles rares pour la 16e saison en Pro B de l’Hermine. COACH : Olivier Cousin

Volcy*

Jordan Arlin (Blois), Mohammed Hachad (Fos), Edwin Jackson (ASVEL, retour de prêt)

• Pas de gros changement dans la maison Donnadieu, beaucoup de prolongations et donc de la stabilité. À l’intérieur, c’est Johan Passave qui vient pour devenir le patron de la raquette, il en a les moyens. Avec un poste 4 non-JFL fort et peut-être un renfort extérieur Nanterre peut rêver refaire une bonne saison.

COACH : Antoine Michon

QUIMPER Steve Smith, Andrew Lovedale, McHugh Mattis, Nicolas Strunc ( ?), Daniel Oyono

• Arrivé tout droit de Saint-Étienne, Fabien Romeyer a emporté ses hommes avec lui, un relai sur le terrain avec Gillet, un solide ancrage à l’intérieur avec Harris. D’ailleurs, c’est ce qui impressionne le plus à Lille, avec une raquette blindée entre Gouez, Defoe et Harris. Reste à renforcer les ailes, bien vides depuis le départ de Jason Siggers. COACH : Pascal Donnadieu

NANTES Régis Boissié (Challans), Ludovic Chelle (Évreux), Cédric Ferchaud (Bourg), Garry Florimont (Charleville), Mehdi Labeyrie (Le Portel)

• Le gros coup des transferts de Pro B, c’est la venue du meilleur marqueur de la saison dernière, Chris Davis. Derrière, reste à conforter la raquette avec un poste 5 et étoffer les ailes. Terry Williams devra compenser la perte de Ronnie Taylor.

COACH : Fabien Romeyer

NANTERRE Malick Badiane (Boulazac), Zeb Cope, Evan Fournier (Poitiers), Jonathan Tornato (fin de prêt Dijon)

• Avec près de 70% de son effectif renouvelé, Rémi Giuitta repart sur des bases solides. À l’intérieur, la paire GayHumbert va apporter une grosse expérience. À voir, le retour de Mohamed Hachad en Pro B, qui peut dominer s’il retrouve son niveau.

COACH : Cédric Binauld

INTÉRIEURS : Mehdy Labeyrie, Guillaume

Philippe Namyst (coach), Jason Siggers (Rouen)

• Auteur d’une très bonne saison, les Ébroïciens ont fini à un souffle de renverser le futur champion de Pro B, Pau. Rémy Valin a renouvelé intégralement son secteur extérieur, gardé sa confiance à sa très bonne mène française et va faire en sorte que la mayonnaise prenne avec ses nouveaux US.

COACH : Rémi Giuitta

INTÉRIEURS : Sherman Gay*, Christophe

Rochel Chery (Lille), Ronnie Taylor (Rouen), Nigel Wyatte (Paris Levallois)

COMMENTAIRES COACH : Rémy Valin

Mory Correa, Aziz Dia

Shaun Fein (Hyères-Toulon), Ismaïla Sy (Le Portel), David Huertas, Mahmoud Diakité (Rouen)

En gras : les nouveaux joueurs Entre parenthèses : leur équipe ‘10 * : non-JFL

Kévin Bichard (Saint-Quentin), CharlesHenry Bronchard (Bourg), Mathieu Tensorer (Blois), Darnell Hugee* (NCAA), Kyle Shilosh* (Finlande), Yann Zonnet (Strasbourg)

• Dépité par la descente, Michel Veyronnet a pris son bâton de pèlerin pour reconstruire un groupe capable de remonter illico. Deux gros coups, Taylor et Siggers, deux des meilleurs US de Pro B à leur poste. Manque un poids intérieur, un fort pivot, sûrement US, pour assurer tout ça et Rouen partira en outsider juste derrière Dijon. COACH : Laurent Pluvy

MENEURS : Kyle Shilosh*, Pierre Landry EXTÉRIEURS : David Denave, Mathieu

Tensorer, Kévin Bichard INTÉRIEURS : Charles-Henry Bronchard,

Darnell Hugee*, Yann Zonnet

• Preuve du bon travail de Laurent Pluvy la saison dernière, un pillage en règle de son effectif, notamment par Sylvain Lautié et Boulazac. Résultat, il a dû se mettre au boulot et n’a pas tarder à ramener à la maison deux ou trois prospects. Shilosh à la mène et Hugee dans la raquette seront à observer. Reste encore à trouver un poste 3 capable de tout faire.


10

échos FRANCE

Par Fabien FRICONNET

ALI TRAORÉ (ROME)

BUSINESS

« MENACES DE MORT À VINCENT COLLET ! »

Au moment de l’entretien, jeudi 8 juillet, Ali Traoré, sous le soleil parisien, nous a confirmé que sa signature à Rome n’était pas effective tant que le club italien ne s’était pas débarrassé d’Andre Hutson. Des plans B existaient. Mais la capitale italienne était le choix numéro 1 du MVP français.

Vous avez un peu discuté ? Il m’appelle tous les deux jours, pour me rassurer, me dire que ça avance, me dire que pour lui je suis déjà à Rome, en attendant que les affaires contractuelles soient réglées. Il n’arrête pas de m’appeler pour me dire : « Arrêtez tout à côté, ne discutez plus avec personne, etc. »

ens ». Olympiakos, le Real, Malaga, Bamberg, Rome et un qualifié. Qui ne sera pas l’ASVEL. Si c’est un Français, c’est Roanne… Ça aurait été drôle que ça soit l’ASVEL. Sinon, ça fait quoi de vider son casier et rendre son appartement ? Ah, franchement, ça fait mal. En plus, là, je suis en pleine nostalgie. Déjà, vider le casier, ça m’a fait chier, mais alors déménager l’appartement, rendre les clés et tout ça, je t’avoue que je n’étais pas bien. Je suis triste. Lyon me manque déjà, et Tokyo aussi, en passant. Le Japon, dès que je peux, j’y retourne. À lire

« Si j’avais su pour le recrutement fou de l’ASVEL, je serais resté un an de plus »

T’as vu ta poule d’Euroleague ? Ma supposée poule d’Euroleague ! (Il rit) C’est équilibré. On a des gros, des moins gros, des moyens. Mon équipe supposée fait partie des « moy-

sur mon blog, d’ailleurs ! Il faut en parler ! (ndlr : sur www.basketsession. com, voilà Ali, c’est fait) Pour finir, quelque chose de désagréable à dire sur Andrija Zizic, qui te remplace ? (Il explose de rire) Je ne sais pas. Je peux pas car le gars il a un pedigree de fou, j’ai même pas le quart de son pedigree ! T’as vu où il a joué ? Olympiakos, Panathinaikos, Barcelone… Tout ce que j’espère, c’est qu’on verra pas un gros Zizic dans la raquette. (Il rigole) Sérieusement, tout ce que je veux, c’est que l’ASVEL défonce tout l’année prochaine ! Tu as vu le cinq majeur ? C’est séduisant ! À la place de Vassallo, j’aurais plus vu un Spencer. Attention, Vassallo, il est fort, mais je pense que ça aurait été mieux d’avoir un mec avec plus de dribble, un mec moins raide sur ses jambes. Mais bon, c’est pas mal ! D’ailleurs, j’ai appelé Vincent Collet pour lui envoyer des menaces de mort ! Le mec, il fait un recrutement de fou quand je me barre. S’il m’avait annoncé ça avant, je te jure que je serais resté. J’aurais pas prolongé mais je serais resté. Un an de plus pour partir sur une bonne note, au lieu d’une saison merdique, mais bon, c’est la vie ! n

l Dans le monde des affaires NBA, il n’y a pas que les « blockbuster deals » sur le « free agent market », bien que ces derniers occupent les premières pages des journaux. Il y a des transactions moins médiatisées mais qui, elles aussi, pèsent sur le marché. Le mois dernier, le « Groupe Lagardère » a acquis « Blue Entertainement Sports Television » (BEST), la société du très influent agent de joueurs et de célébrités Dan Fegan. L’entité « Lagardère Unlimited » devient donc un des trois plus gros acteurs du marché NBA, pas seulement dans le domaine de la « représentation » classique des personnalités mais aussi dans celui des contrats publicitaires. Fegan, avocat sorti de la prestigieuse université de Yale, personnage incontournable des coulisses, qui devient « président de la division basketball » dans cette nouvelle structure, met dans la corbeille de mariage un portefeuille de clients à faire pâlir d’envie la plupart des agents et publicists gravitant dans la sphère NBA.

Revenus publicitaires

Originellement implanté dans le secteur de l’armement et de l’aéronautique, avant de poser la main sur le secteur des médias notamment, le « Groupe Lagardère », sous l’impulsion d’Arnaud, poursuit sa percée dans le sport-business en devenant, via Fegan, le représentant d’une star comme Dwight Howard, qui a quitté son précédent agent, Aaron Goodwin. « J’ai senti que la société d’agents et de marketing Lagardère Unlimited était idéale pour gérer mon plan business », a déclaré « Superman » dans un communiqué de presse. Howard ne pèse pas que son contrat à Orlando, il est également tête de gondole, avec Usain Bolt, de Gatorade, ainsi que de McDonald’s. « Lagardère Unlimited » gèrera également la carrière et les affaires de la petite merveille John Wall, numéro 1 de la dernière Draft. Dans

Jennifer Pottheiser/NBAE via Getty Images

Quand Boscia était arrivé à l’ASVEL, on lui avait dit qu’il n’y avait pas de bons jeunes et quand il avait vu Amara Sy, Hervé Touré et toi, il avait été séduit… Ah oui ! Il nous avait intégrés directement au groupe professionnel. Il s’occupait de nous faire du travail individuel, avec Vlado Djurovic. On travaillait tous les jours avec des mecs comme Vujcic. Il y avait une super ambiance et on bossait comme des pros. Ça nous a marqués. C’est avec lui que je me suis dit que je pouvais devenir basketteur professionnel.

L’intérêt, aussi, c’est que Boniciolli est un proche de Boscia. En Italie, avec les habituelles guéguerres coachGM, c’est important cette relation… C’est serein. Il y a une troisième personne qui est proche de Boscia, aussi, c’est mon agent (ndlr : Predrag Materic). Donc ça va bien aller. Boscia est très, très motivé pour que je vienne. Après, tant que je n’ai pas signé, il y a encore des clubs intéressés. Mais dans ma tête, je suis à Rome.

Hervé Bellenger / IS

P

ourquoi Rome ? Il y a tout ce que je voulais. Déjà, l’Euroleague. Après y avoir goûté avec l’ASVEL, ça m’aurait vraiment fait chier de ne pas y revenir. Ensuite, normalement, il y aura le temps de jeu, et c’est important pour moi. De plus, le coach me connaît et m’apprécie (ndlr : Matteo Boniciolli). Et puis il y a Boscia Tanjevic (ndlr : nouveau directeur sportif). C’est quelqu’un avec qui j’avais une relation quasi filiale à l’ASVEL. Et puis, le dernier aspect, bien sûr, c’est la thune ! (Il rit) Il y a de la thune à Rome et c’est important, il ne faut pas se mentir.

LAGARDÈRE, AGENT DE NOAH, HOWARD, WALL…

l’écurie, on trouve en outre Joakim Noah, Néné Hilario, Shawn Marion, Kevin Martin, Jason Terry, Anderson Varejao, Ricky Rubio, pour ne citer que les plus évocateurs, mais aussi Al Harrington, Troy Murphy, Kurt Rambis, ainsi que des professionnels d’autres sports, des personnalités hors du monde sportif, et le Français Bertrand « Elky » Grospellier, un des joueurs de poker les plus redoutés au monde. Au total, dans le giron Lagardère, environ 360 « noms ».


11

Analyse

UN SEUL CHANGEMENT DE COACH EN DEUX ANS

POURQUOI CETTE STABILITÉ ? Depuis l’été 2008, où sept clubs s’étaient choisi un nouvel entraîneur, la nomination de Jean-Philippe Besson à la tête de Vichy est l’unique changement estival sur les bancs de la Pro A. Comment expliquer un si faible turnover chez les techniciens de l’élite ? Quelles sont les raisons qui font que l’heure est à la stabilité ? Quelques idées de réflexion. Par Florent de LAMBERTERIE

DES PROJETS À LONG TERME

Le phénomène est d’autant plus vrai cette année avec plusieurs facteurs extérieurs venus mettre encore un n Pro A, on ne prépare plus peu plus à mal les bourses de la Pro A la seule saison qui arrive (baisse des subventions locales en raimais plutôt les deux ou trois son de la crise économique, suppression prochaines années, autour d’un projet du Droit à l’Image Collective, raréfacsportif bien déterminé. Livraison d’une tion des partenaires privés…). Avec un nouvelle salle (Gravelines-Dunkerque, salaire net moyen de 110.000/115.000 Orléans…), progression budgétaire euros annuel (pour la saison 2009-10), planifiée (Roanne…), objectif de on réfléchit à deux fois avant de couper playoffs après plusieurs saisons à un coach, opération qui comporte touvégéter en bas de classement (Le jours un coût sans compter qu’il faudra Havre), nombreux sont les clubs dont les présidents ont publiquement fixé un également payer le successeur. horizon bien déterminé. Dès lors, il n’est Si le niveau de rémunération de nos coaches peut paraître élevé, il reste pas illogique de voir les entraîneurs cependant nettement inférieur à ce que censés accompagner le club dans sa peuvent toucher les entraîneurs huppés progression s’engager pour plusieurs de nos voisins européens. Sans doute années, ce qui est de plus en plus la raison pour laquelle les coaches fréquent (voir tableau). Ce constat « yougos », espagnols ou italiens ne se s’applique aussi aux joueurs puisqu’on remarquera que désormais, chaque club, bousculent pas au portillon d’un championnat qui, outre le fait qu’il rémunère ou presque, fait signer des contrats peu, n’offre pas non plus la possibilité pluriannuels à un ou plusieurs joueurs de briller en coupe d’Europe. Et cela fait (Page, Schilb, Tchicamboud…). autant de concurrence en moins pour les Cette volonté de long terme engendre coaches français déjà en place en Pro A. donc un certain « droit à l’erreur » pour les coaches et les exemples sont nombreux. Vincent Collet à l’ASVEL, Gregor PAS OU PEU DE RELÈVE ? Beugnot à Chalon, Fred Sarre à StrasSi les coaches de Pro A demeurent en bourg… Tous trois absents des playoffs, poste, n’est-ce pas tout simplement ils sortent d’une saison nettement dû à l’absence de jeunes entraîneurs moins bonne que la précédente mais brillants ? « On a aujourd’hui un manque sont toujours en place. La situation de cruel de jeunes talents », juge l’un des Vincent Collet est certainement la plus seize techniciens de Pro A. S’il est parlante. Champion de France en 2009 difficile de répondre catégoriquement et disposant cette année d’un budget à cette question, on constate néansans précédent dans le basket français, moins qu’il existe un manque criant de le technicien de l’ASVEL a échoué mais renouvellement sur les bancs de l’élite. même dans la tourmente, le discours Avec 8,5 années moyennes de coaching présidentiel est resté celui de la en Pro A, l’heure est à l’expérience plus confiance envers son coach. Le verdict qu’à l’expérimentation. Même dans le aurait sans doute été bien différent il renouvellement, on constate que, depuis y a quelques années, même si on peut peu, les clubs font plus confiance à la raisonnablement penser que Vincent promotion interne qu’à l’extérieur. JeanCollet, de même que Fred Sarre et Greg Manuel Sousa au Havre, J.D. Jackson Beugnot, auront du mal à conserver leur au Mans, Jean-Marc Dupraz au PL ou poste en cas de nouvelle déconvenue Jean-Philippe Besson à Vichy, autant cette saison. d’exemples de jeunes coaches passés du rôle d’assistant ou d’entraîneurs des DES RAISONS FINANCIÈRES Espoirs à celui d’« head coach » au sein d’un même club ces dernières années. On le sait, financièrement parlant, les clubs français ne sont pas à la fête face « Quand on a un coach qui a passé cinq à la plupart de leurs voisins européens. ans au club, avec le même assistant

Hervé Bellenger / IS

E

pendant ces cinq années, il y a normalement un savoir-faire qui est transmis à l’assistant », estime Jean-Christophe Jonon, président de la JA Vichy. « Avant, on avait souvent un régional de l’étape qui était là pour être l’œil du président », avance Greg Beugnot. « Désormais, il y a la volonté des coaches de former des vrais assistants. » Des gens issus du club, qui connaissent la maison, qui ont appris le métier au contact de leurs ainés et qui une fois promus reprendront le flambeau. Une façon, en quelque sorte, d’assurer une certaine continuité dans le changement.

toutes les composantes du sport pro », avance Ruddy Nelhomme. « La compétence sur le terrain reste importante mais la plus-value vient du management du coach, de son aura, de ce qu’il est capable d’apporter au club et pas qu’à l’équipe. » Des qualités qui peuvent compter malgré une saison sportive pas toujours extraordinaire, et qui nécessitent une solide expérience du milieu basket comme du contexte local. Une raison supplémentaire pour expliquer la longévité des coaches de l’élite. n

Jean-Louis Borg, est le seul coach de Pro A qui n’est pas resté en place. Il a quitté Vichy pour Dijon.

LONGEVITÉ ET CONTRAT

UN RÔLE QUI DEPASSE LE TERRAIN

Club

Coach

ASVEL

Vincent Collet

Depuis Échéance Exp. Pro A 2008

2011

10

« Moi qui ai eu la chance de faire les deux périodes, ce qu’on demande aux coaches aujourd’hui c’est énorme », poursuit Greg Beugnot. « Avant, on allait à la salle, on faisait les entraînements et le samedi on jouait le match. Aujourd’hui, il y a un énorme travail au quotidien. » Si le terrain reste le travail prépondérant pour un entraîneur, le métier ne peut plus se résumer à cette seule tâche si l’on en croit nos sondés. De « entraîneurs » au sens premier du terme, les coaches seraient donc devenus des « super managers » dont le rôle va au-delà du travail avec les joueurs. Relations avec les partenaires, participation au projet du club, communication avec la presse, les facettes du métier sont désormais multiples. « Il faut être capable d’avoir des relations dans

Chalon

Gregor Beugnot

2003*

2011

20

Cholet

Erman Kunter

2006*

2012

6

Gravelines-DK

Christian Monschau

2008

2013

11

Hyères-Toulon

Alain Weisz

2007

2011

10

Le Havre

Jean-Manuel Sousa

2008

2011

2

Le Mans

J.D. Jackson

2008

2014

2

Limoges

Éric Girard

2009*

2011

12

Nancy

Jean-Luc Monschau

2004

2013

20

Orléans

Philippe Hervé

2005*

2014

12

Paris Levallois

Jean-Marc Dupraz

2008*

2011**

2

Pau-Lacq-Orthez

Didier Dobbels

2009

2012

5

Poitiers

Ruddy Nelhomme

2007

2013

4

Roanne

Jean-Denys Choulet

2000

2012

14

Strasbourg

Frédéric Sarre

2008

2011**

8

Vichy

Jean-Philippe Besson

2010

2012**

0

*Arrivé en poste en cours de saison **Clause pour une année supplémentaire


12

TRANSFERTS PRO A

EURO U20 EN CROATIE

En BREF

QUARTS EN VUE

TRANSFERTS PRO B

Les « espoirs » ont terminé la première phase de poule invaincus. Un bilan qui restait à confirmer en début de semaine (hors de nos délais de bouclage), face à des équipes de plus fort calibre. Un premier constat : cette équipe formatée pour défendre dur a besoin de se libérer en attaque.

Les U20 féminines ont terminé leur préparation pour l’Euro, qui débute aujourd’hui en Lettonie, en terminant 2e du tournoi de Caorle en Italie. Les filles d’Alain Jardel ont battu l’Italie puis les Pays-Bas avant de s’incliner face à l’Espagne. La bande à Diantra Tchatchouang débarque donc en Lettonie avec un bilan de 7 victoires et 2 défaites.

DIAW ET BORDEAUX

Demain, le 16 juillet à la salle Jean Dauguet de Bordeaux, se déroule pour sa 6e édition consécutive le « Game Day », match d’exhibition organisé

Hervé Bellenger / IS

Hervé Bellenger / IS

gaucher américain sort de deux années à Orléans. Cette saison, il tournait à 15,2 points, 3,1 rebonds et 3,4 passes. Il prendra la place au CSP d’Alhaji Mohammed (1,92 m, 28 ans). Le Ghanéen a été libéré par son club, dont il était le meilleur marqueur depuis deux saisons… PauLacq-Orthez s’est adjoint les services de deux briscards, avec l’arrivée de Laurent Sciarra (1,94 m, 36 ans) en

provenance d’Orléans et la re-signature de Slaven Rimac (1,95 m, 35 ans). « Lolo » était le 5e passeur cette saison (5,2 offrandes), il formera une paire de meneurs tricolores avec Fred Moncade. Quant au Croate, « MVP officieux » des playoffs Pro B et MVP officiel de la finale, il sera associé sur les ailes à Demetric Bennett, Antoine Mendy et JeanFrédéric Morency… Chalon voulait J.K. Edwards mais le massif pivot étant sur les tablettes de plusieurs clubs l’Élan a trouvé son bonheur aux États-Unis. Alade Aminu (2,08 m, 23 ans), américain d’origine nigérianne, débarque en Saône-et-Loire pour un an, après une saison passée en D-League (13,6 pts et 7,0 rbds). Avec MJBA, voilà un duo de pivots à suivre… Vichy a engagé pour une saison Jamal Shuler (1,91 m, 24 ans). L’arrière américain, après un cursus universitaire à VCU, a déjà passé deux ans en Europe, puisqu’il évoluait avec Trier en Bundesliga, où il tournait la saison passée à 13,3 points, 5,0 rebonds et 2,1 passes.

Lille ne cherche plus qu’un ailier après avoir signé Karon Bradley (1,82 m, 26 ans). Le meneur américain, après une année en Hongrie, a passé deux ans en Suisse. La saison passée, avec Grand Saconnex, il tournait à 17,5 points et 4,9 passes… Autre recrue en provenance de Suisse, et plus excatement de Monthey, où il valait 17,5 points et 8,9 rebonds, JeanRichard Volcy (2,02 m, 27 ans). Ce poste 4 québécois a paraphé un contrat d’une saison avec Quimper.

U20 FILLES

Hervé Bellenger / IS

Le CSP Limoges a tardé à dégainer sur le marché des transferts, mais le promu a dégoté une gâchette en la personne de Cedrick Banks (1,90 m, 28 ans). Le

Par Antoine LESSARD et Yann CASSEVILLE

Hervé Bellenger / IS-FFBB

En BREF

échos FRANCE

Le Parisien Andrew Albicy très en vue lors des premiers matches des U20 à l’EuroBasket.

T

rois victoires en trois matches. Les Bleuets ont rempli leur contrat dans le groupe C. En ouverture jeudi dernier, ils ont écarté facilement les Pays-Bas, la plus faible équipe du tournoi. Jean-Aimé Toupane a profité de cette mise en jambe pour faire tourner son monde et préserver ses cadres (15 points tout de même en 20 minutes pour Andrew Albicy, meilleur marqueur). Le lendemain, face à l’Italie, l’équipe de France a produit une démonstration défensive pendant 25 minutes (46-33), avant de se faire de belles frayeurs. Les Transalpins, portés par Alessandro Gentile (19 de ses 22 points en 2e période) ont réussi à reprendre les commandes pour passer devant à trois minutes de la fin (56-57). Un dernier coup de rein défensif des Français leur a permis de forcer la décision et d’assurer dès vendredi leur qualification pour le tour suivant. Sans surprise, l’équipe de France s’est forgée une identité défensive dans ce tournoi. L’absence de point d’ancrage d’impact à l’intérieur – Ramassamy, Gavrilovic et Prénom ont cumulé 3 points contre l’Italie – l’a obligé à développer une grosse intensité de ce côté du terrain pour contourner ses faiblesses. C’est encore ce verrou défensif (57,0 pts encaissés après trois matches)

qui lui a permis de coiffer la Russie sur le poteau. Une victoire étriquée, mais prometteuse pour la suite de la compétition.

Les Grecs déjà à bloc En effet, les Bleuets ont gagné malgré une maladresse indigne (2/19 à 3-pts). Pas utilisé la veille contre l’Italie, Ferdinand Prénom a livré le meilleur match de sa jeune carrière en bleu avec 11 points et 8 rebonds. Lui et

haut s’ils voulaient éviter l’épouvantail grec vendredi à ce stade de la compétition. L’équipe vice-championne du monde l’an passé en U19 a confirmé son statut lors des trois premiers matches, tournant à 87,3 pts par match. Nikos Pappas (24,3 pts) est déjà le favori pour le titre de MVP de l’Euro. Pour éviter de croiser la petite terreur grecque ainsi que ses deux lieutenants, Kostas Sloukas et Kostas Papanikolaou, la France devait assurer au moins une victoire supplémentaire contre la Croatie et/ ou l’Espagne. Les Croates, troisième du Mondial U19, n’étaient pas sûrs de récupérer leur meneur-leader, Toni Prostran, pour ce match. Prostran, blessé dès l’entame du tournoi, n’était censé effectuer son retour que mercredi au plus tôt. Sans lui, la Croatie a enregistré sa première défaite du tournoi, contre l’Espagne (59-64). Un petit coup de pouce du destin pour les Français ? n

Sans surprise, l’équipe de France s’est forgée une identité défensive dans ce tournoi son pote dijonnais, Lens Aboudou (6,3 pts et 5,3 rbds), apportent un vrai plus à cette équipe. Autre apport notable par rapport au Mondial U19 2009, l’émergence – attendue – de Paul Lacombe. Le Villeurbannais est passé d’un rôle de 9-10e homme en Nouvelle-Zélande (2,6 pts et 1,4 rbd en 10’) à celui d’élément moteur en Croatie (2e scoreur derrière Albicy avec 11,3 pts et 4,3 rbds). Une victoire d’entrée, lundi contre la Slovénie, lors du deuxième tour, pouvait suffire aux Bleuets pour rejoindre les quarts de finale. Cependant, les tricolores devaient viser plus

par le « Kameet Basketball ». Boris Diaw, nouveau président des JSA Bordeaux, sera présent à cette rencontre de gala, qui a déjà accueilli par le passé Tony Parker ou encore Steve Nash. Le tout avec un but louable : encadrer des jeunes en Afrique.

VIS MON MATCH

Le dernier épisode de la saison 2 de « Vis mon match », série du club de Poitiers, est disponible

1er TOUR France b. Pays-Bas France b. Italie France b. Russie

66-54 61-58 60-59

DEUXIÈME TOUR France – Slovénie France – Croatie France – Espagne

(Lundi 12) (Mardi 13) (Mercredi 14)

sur PB86.fr. L’occasion de savourer encore le maintien des promus. Un épisode à regarder jusqu’aux dernières secondes, avec la présence innatendue d’un célèbre basketteur NBA…


échos FRANCE

Par Yann CASSEVILLE et Antoine LESSARD

DE LA PRO B À L’EUROLEAGUE

13

3 QUESTIONS À OLIVIER MAZET

MÉRIDIS QUI ? Erman Kunter a décidé de confier à Méridis Houmounou (1,88 m, 21 ans) la place de back-up de son meneur étranger. Un choix a priori surprenant dans la mesure où l’Ébroïcien ne brillait pas statistiquement à l’étage inférieur (6,3 pts, 3,0 rbds et 1,9 pd en 20 min).

F

ormé au Havre, Houmounou a passé les trois dernières saisons à Évreux. Son coach, Rémy Valin, le présente comme « un combo puncheur plus qu’un meneur pur ». Il balaie rapidement les doutes le concernant. L’impact de l’ex international U20 va bien au-delà des stats. « J’ai parlé longuement avec Erman (Kunter) », dit Valin, « Il a été pris pour être dans un rôle de défenserebond, et il peut être très fort dans ce registre-là. Ses capacités physiques sont très au-dessus de la moyenne en Pro B. Méridis est un combo qui peut défendre des 1, 2 voire des 3 en Pro A. Il amène une densité physique sur le terrain impressionnante. » Un peu à la manière d’un autre ancien Ébroïcien, Charles-Lombahé Kahudi qui a su se faire une place en Pro A, puis en équipe de France, grâce à son « surphysique ». Valin approuve complètement le choix de carrière de son ex protégé. « Méridis n’a pas 22 ans, sa marge de progression est encore importante. Il aurait pu avoir un rôle plus important ailleurs, mais Erman est exactement le type de coach qu’il lui fallait. Le fait d’être avec Erman qui travaille beaucoup à l’entraînement, et d’être confronté à des joueurs de ce calibre tous les jours, va lui faire passer un cap énorme. Les quelques minutes qu’il va passer en Euroleague et dans le haut de tableau de Pro A valent 30 minutes en Pro B. »

« LES LAKERS ÉTAIENT TRÈS INTÉRESSÉS  PAR VATY » En juin, Ludovic Vaty a failli être drafté, et, à défaut de Los Angeles, il sera en Espagne la saison prochaine. Contacté samedi, Olivier Mazet, son agent, fignolait les derniers détails pour le passage d’Orléans à l’ACB (vers Granada ?). Est-ce une déception pour Vaty de ne pas avoir été drafté ? Ludo avait été très bon lors de plusieurs work-outs, notamment avec les Lakers, qui étaient très intéressés pour le prendre au 2e tour. Mais à 36 heures de la Draft, le médecin de L.A. décèle une anomalie cardiaque. Pour lui, le corps de Ludo n’est pas compatible avec le sport de haut niveau ! On savait qu’il avait un petit problème, on rentre en France, on fait des IRM qui prouvent que cette anomalie n’est pas grand-chose, mais les Lakers n’ont pas voulu prendre de risque. Il n’était aucunement question de NBA dès la rentrée, pour faire le banc ou la D-League. Les franchises intéressées voulaient le laisser en Europe. Un joueur qui a fait 15-20 minutes en Euroleague, ce serait une hérésie qu’il aille en D-League !

Pascal Allée / Hot Sports

Il se dirige vers l’Espagne ? Même s’il ne s’est jamais plaint à Orléans, des équipes d’ACB se sont manifestées tôt et il a envie de partir. On a deux offres, une en particulier qui l’intéresse, on discute avec Orléans comme il a un buy-out dans son contrat. Il a déjà fait son choix, pour une équipe d’ACB réputée formatrice. D’ailleurs on est sur un contrat de 3 ou 4 ans, il n’est pas question qu’il parte pour revenir.

MONDIAL U17 FILLES EN FRANCE

LES BLEUETTES PRÊTES ! Dès demain, et jusqu’au 25 juillet, les meilleures basketteuses de moins de 17 ans vont s’affronter à Toulouse et Rodez. À domicile, les Françaises ne seront pas là pour faire de la figuration.

D

emain, à 20h30, un match de basket féminin, dans les catégories jeunes, va attirer les foules. La France accueille les États-Unis à Rodez, à 20h30. L’outsider tricolore défie le favori américain. « J’espère que jouer à domicile sera un avantage, en termes de grinta », explique Arnaud Guppillotte, l’entraîneur des Bleuettes. « La seule inconnue, c’est comment les filles vont gérer le stress de jouer devant beaucoup de monde. USA-France, ce sera plein, à guichets fermés : 2.500 personnes ! Et pour les autres matches de la France il y a

déjà eu pas mal de réservations. » Après cette rencontre, une seule chose est d’ores et déjà certaine : la France saura mieux se situer. Car pour l’instant, les filles de Guppillotte n’ont que peu de repères. « C’est difficile de juger les autres équipes, à part les Européennes on n’a presque pas d’images ! La Chine est une nation émergeante, mais battre le Sri Lanka ce n’est pas la même opposition qu’en Europe. Les Américaines arrivent en ogre, je les ai regardées seulement lors de scrimmages, elles ont une fille de 2,01 m ! Sans oublier les Australiennes, avec là aussi des

morphotypes très intéressants, l’Espagne et la Belgique. » Ces deux dernières nations avaient terminé respectivement 1e et 2e à l’Euro U16 l’été passé, juste devant… la France d’Arnaud Guppillotte, qui a donc gardé son groupe pour continuer sur la même lancée, avec cette génération qu’il juge « très, très intéressante. »

Françaises ont effectué, lors des matches de préparation, des matches contre des filles plus âgées, de la catégorie U18. Ainsi, elles ont vaincu deux fois en trois rencontres les Serbes de moins de 18 ans. « Les filles n’ont pas craqué en Serbie alors que c’était dantesque, l’arbitrage n’était que d’un Arnaud Guppillotte, coach côté, les joueuses ne sordes meneuses, nos meneuses qui sont très taient pas pour 5 fautes parce que la table fortes athlétiquement, donc même si on a de marque s’était arrangée ! » Une préparation à la dure, il fallait bien ça avant le un léger manque au poste 3, on doit être efficace sur jeu rapide. On manque encore choc frontal contre les Américaines. n de spontanéité parce que beaucoup de LE CALENDRIER DES BLEUETTES filles sont dans le monde pro, où il y a plus 16 juillet 2010  France – États-Unis de jeu demi-terrain, donc elles sont un peu 17 juillet 2010  France – Turquie perdues sur jeu rapide. » 18 juillet 2010  France – Russie Aussi, le maître-mot restera la défense. 20 juillet 2010  France – Japon D’ailleurs, pour muscler leur jeu, dévelop21 juillet 2010  France – Canada per une réelle assise défensive, les

Fédéral, 10,8 pts et 6,6 rbds à l’Euro), tenteront d’imposer leur style de jeu, vif, nerveux, plein de contre-attaques. « On a des grandes de 1,93 m qui courent comme

« France-USA à guichets fermés : 2.500 personnes ! »

Les quarts, et après… Si l’objectif de la fédération est « les quatre premières places », dixit l’entraîneur, lui préfère avancer par étape. « Il faudra déjà sortir de la poule, et essayer d’éviter l’Australie en quart de finale. » Les Bleuettes, menées, entre autres, par Margaux Galliou (1,85 m, Bourges, 10,0 pts et 7,7 rbds à l’Euro) ou encore Christelle Diallo (1,93 m, Centre

Jean-François Mollière

Sinon il aurait joué en NBA ?


14

échos EUROPE

EUROLEAGUE 2010-11

EUROPE EXPRESS

COMME UN AIR DE DÉJÀ VU

MONDIAL 2010

SPANOULIS CHANGE DE CAMP !

l C’est la première sensation de l’été sur le marché des transferts européens. Vassilis Spanoulis (1,93 m, 27 ans) quitte le Pana, où il évoluait depuis trois ans, pour rejoindre l’ennemi juré, Olympiakos. L’arrière international grec, MVP du Final Four de l’Euroleague en 2009, s’est engagé pour trois saisons. À 2,4 millions d’euros l’année et un salaire chargé depuis cet été à 45% en Grèce contre 20% auparavant, l’investissement total des Reds atteindrait 13 millions d’euros. Ses superstars, Linas Kleiza (Toronto) et Josh Childress (Phoenix), reparties en NBA, Olympiakos serait intéressé par le power de Valencia, Matt Nielsen, et le jeune serbe Nemanja Bjelica (2,09 m, 22 ans). Problème, ce dernier aurait déjà signé un contrat avec la Benetton.

express

Le FC Barcelona a offert une prolongation de 1+1 an à son intérieur US, Terence Morris… Drew Nicholas a re-signé pour deux saisons au Panathinaikos… Le Pana s’intéresse à Aleks Maric pour remplacer Nikola Pekovic, parti en NBA… Le CSKA Moscou a signé le géant serbe Boban Marjanovic (2,21 m, 21 ans) qui tournait à 7,1 pts et 4,9 rbds en ligue Adriatique avec Hemofarm… Un autre totem, Slavko Vranes (2,30 m, 27 ans), quitte le Partizan pour Unics Kazan… L’international serbe Miroslav Raduljica (2,13 m, 22 ans, FMP Zeleznik) rejoint Efes Pilsen pour un contrat de 5 ans… La Montepaschi Siena a chipé à Biella le grand espoir italien Pietro Aradori (1,92 m, 21 ans) qui tournait cette saison à 16,7 points en série A… Omar Cook (ex Malaga) reste en ACB et rejoint Valencia pour deux saisons. Décalage en vue pour Nando De Colo ?... Les USA ont remporté très facilement le Mondial U17 qui se déroulait en Allemagne. Les jeunes Américains ont gagné leurs huit matches par un écart moyen de 36,1 points ! La Pologne, en finale, s’en est presque bien sortie (111-80).

Rodolfo Molina/EB via Getty Images

Cholet connaît ses adversaires en Euroleague. Le plateau rappelle étrangement celui proposé à l’ASVEL lors de la dernière édition. Jouable ?

U Jesse D. Garrabrant/NBAE via Getty Images

Pascal Allée / Hot Sports

L’hécatombe continue pour la Lituanie, futur adversaire de l’équipe de France. Les jumeaux Lavrinovic ainsi qu’Arturas Jomantas sont forfaits sur blessure. La sélection balte se réduit à un cinq de bon niveau (Kalnietis, Gecevicius, Jasaitis, Kleiza, Javtokas) et un banc beaucoup plus léger… Le sélectionneur de la Serbie, Dusan Ivkovic a coupé Zoran Erceg, Luka Bogdanovic et Mladen Jeremic. 16 joueurs restent en lice dont 9 vicechampions d’Europe 2009 : Milos Teodosic, Stefan Markovic, Bojan Popovic, Ivan Paunic, Milenko Tepic, Aleksandar Rasic, Dragan Milosavljevic, Marko Keselj, Nemanja Bjelica, Ivan Radenovic, Milan Macvan, Dusko Savanovic, Novica Velickovic, Boban Marjanovic, Miroslav Raduljica et Kosta Perovic… Pour la deuxième année consécutive, la Russie devrait se passer de son leader, Andrei Kirilenko. Sa franchise, Utah, est totalement hostile à sa participation au Mondial.

GRÈCE

Par Antoine LESSARD

majeurs (Sato ? Domercant ? Hawkins). Mais le quadruple champion d’Italie restera un client.

n déplacement à Sienne puis la réception du champion d’Europe, le FC Barcelona. Voilà l’apéritif et le hors d’oeuvre qui attendent les Choletais en octobre. Un bizutage en règle pour le club des Mauges qui va retrouver l’élite européenne dix ans après sa seule et unique participation (3v-13d en 1999-00). Le champion de France 2010 a hérité pratiquement des mêmes adversaires que le précédent champion : Sienne, Barcelona, Fenerbahçe Ülker, Cibona Zagreb. La seule différence vient du remplacement du Zalgiris Kaunas par Lietuvos rytas. Un bon tirage ? C’est en tout cas ce qu’affirmait Thierry Chevrier, présent à Barcelone jeudi dernier, et tout heureux de jouer le champion d’Europe en titre. « Nous pouvons rivaliser avec Fenerbahçe, Lietuvos rytas et Zagreb », a affirmé Erman Kunter. « L’objectif est de laisser derrière nous deux équipes pour aller au Top 16. ». Pour ce faire, le Turc a fixé la barre minimale à cinq victoires. Que l’on ne s’y trompe pas, Cholet sera bien le petit poucet du groupe. Le grand Barça, à l’effectif pratiquement inchangé et renforcé par les 2,17 m de Kosta Perovic (Valencia), sera un candidat évident au Final Four, sinon au doublé. Les investissements colossaux réalisés par Fenerbahçe Ülker, le champion de Turquie, vont bien finir par payer sur la scène européenne. Darjus Lavrinovic, Marko Tomas et Kaya Peker arrivent pour prêter main forte aux Ukic, Preldzic, (Lynn) Greer. Du lourd. La Montepaschi va reculer dans la hiérarchie continentale avec les départs de McIntyre (Malaga) et d’Eze (Khimki), peut-être suivis par d’autres pions

Des préliminaires cotons En plus d’avoir fait signer Brad Newley (Besiktas), Lietuvos rytas a conservé ses quatre meilleurs scoreurs (Bajramovic, Gecevicius, Jomantas et Milko Bjelica) ainsi que la pépite lituanienne, Jonas Valenciunas. Là encore un candidat pour le Top 16, plus costaud que le Zalgiris l’an dernier. Il n’y a finalement que le Cibona pour jouer dans la même cour que Cholet. Fortement endetté, le champion de Croatie a été obligé de laisser partir ses meilleurs joueurs, Marko Tomas et Jamont Gordon. Deux matches à gagner impérativement pour les Choletais s’ils veulent atteindre l’objectif ambitieux fixé par leur coach. Le tirage au sort du tour préliminaire ne favorise pas la présence d’un (ou deux) autre(s) club(s) français au tour principal. La Chorale de Roanne jouera d’entrée l’ALBA Berlin, finaliste de l’Eurocup et tombeur du Mans à ce même stade l’an passé. Mission très difficile avec match retour à l’extérieur. Si victoire il y a, le tableau sera toutefois plus ouvert que celui de l’ASVEL et Le Mans. Pour se qualifier, Manceaux et Villeurbannais devront sortir l’ogre de ces qualifs, le Khimki Moscou (Planinic, Monya, Eze, Fridzon…) après s’être entretués en demi-finale. En supposant qu’ils aient déjà écarté respectivement Banvit, 3e du championnat turc et Buducnost, 5e de la ligue adriatique. Vincent Collet n’aura que neuf jours pour préparer son équipe entre la fin du Mondial et le déplacement à Podgorica le 21 septembre. Un handicap supplémentaire pour les Verts. n

EUROLEAGUE LES GROUPES Groupe A

Groupe B

Groupe C

Groupe D

Vitoria (ESP)

Olympiakos (GRE)

Barcelona (ESP)

CSKA Moscou (RUS)

Maccabi Tel-Aviv (ISR)

Real Madrid (ESP)

Siena (ITA)

Panathinaikos (GRE)

Partizan Belgrade (SRB)

Malaga (ESP)

Fenerbahce-Ülker (TUR)

Efes Pilsen (TUR)

Prokom Gdynia (POL)

Roma (ITA)

Lietuvos rytas (LTU)

Milano (ITA)

Zalgiris Kaunas (LTU)

Bamberg (GER)

Cibona Zagreb (CRO)

Valencia (ESP)

Qualifié B

Qualifié A

Cholet (FRA)

Olimpija Ljubljana (SLO)

EUROLEAGUE TOUR PRÉLIMINAIRE 1er tour : aller le 21/09, retour le 24/09 2 tour : aller le 28/09, retour le 01/10 e

3e tour : aller le 05/10, retour le 08/10

PLATEAU A ALBA Berlin (GER) – Roanne (FRA) Vrsac (SRB) – Hapoel Gilboa (ISR) Unics Kazan (RUS) – Groningen (NED) Nymburk (CZE) – Charleroi (BEL)

PLATEAU B ASVEL (FRA) – Buducnost (MNE) Le Mans (FRA) – Banvit (TUR) Khimki (RUS) – Caserta (ITA) Budivelnik (UKR) – Maroussi (GRE) (*) match retour chez le premier cité

EUROCUP TOUR PRÉLIMINAIRE (aller le 29/09, retour le 6/10)

Orléans – Azovmash Mariupol (UKR)

EUROCHALLENGE TOUR PRÉLIMINAIRE (aller le 29/09, retour le 6/10)

Paris Levallois – Maccabi Haifa (ISR) Nancy – Bosna Sarajevo (BIH)

TOUR PRINCIPAL

Gravelines-Dunkerque jouera les vainqueurs de : PAOK (GRE) – Spartak St Peterburg (RUS) Novgorod (RUS) – Krasnoyark (RUS) Szolnoki Olaj (HUN) – Keravnos (CYP)


15

Décalé

Salut ! Ça va ? Propos recueilli par Thomas FÉLIX

JEAN-PHILIPPE

Autre particularité, vous n’avez même pas encore débuté sur le banc de Vichy que vous avez déjà reçu un trophée ?

BESSON

(Il cherche) Ah oui ! (Il rigole) C’est vrai ! Fin juin, le trophée du fair-play attribué par l’union nationale des arbitres et union nationale des supporters je crois. Cela récompense le club dans son ensemble, et ses supporters, pour son fair-play. Mon président, Jean-Christophe Jonon, a tenu à ce que ce soit moi qui reçoive le trophée donc j’y suis allé.

(COACH VICHY) Salut Jean-Philippe, ça va ?

Eh bien très bien, on est tranquille dans le weekend (dimanche dernier, ndlr) et puis on réfléchit toujours à notre effectif. On vient de faire quelques recrutements dans la catégorie JFL et maintenant on laisse passer le premier marché qui n’est pas pour nous. Mais on va y arriver, je suis confiant.

Je crois savoir aussi que vous êtes né à Vichy, formé à Vichy, et que même si votre carrière (Jean-Philippe Besson fut meneur de jeu jusqu’en 2001) a eu lieu ailleurs, la JAV c’est votre club ?

Plus que mon club, c’est le club de ma famille, de toujours. J’ai joué ailleurs c’est vrai, mais la JAV a toujours été dans mon cœur. Mon père s’y est investi, mon frère y a joué, j’y suis retourné dès que j’ai pu. Plus terroir que moi, il n’y a pas. (Il rigole)

Vous êtes tout nouveau dans la confrérie des coachs, le petit dernier en somme ?

Oui c’est tout à fait ça, mais je ne débarque pas de nulle part pour autant et j’ai confiance en moi. J’ai été joueur, assistant coach, et je crois franchement que l’on peut réussir une bonne saison si on travaille bien.

Homme du cru, jeune coach qui a déjà reçu un trophée. Votre président ne s’est pas tiré une balle dans le pied en vous nommant coach ? Vous êtes invirable ?

Vous êtes aussi un jeune coach, pas encore 40 ans ?

(Il se marre) C’est certain que ca va être dur de me déloger. Mais honnêtement, j’espère ne jamais poser ce genre de problème à mon président. J’ai une grosse envie de réussir à Vichy.

Oui, Oui mais ça je l’entends trop souvent. Tout d’abord, je ne suis pas le plus jeune, et puis quand on regarde les autres coaches de la division on s’aperçoit qu’ils ont commencé aussi vers ces âges-là, donc je le répète je ne me pose pas la question de mon âge, je sais juste que j’ai une grosse envie de me mettre au travail.

(Il rit) Exact, il n’y a aucune chance de me voir coacher habillé comme ça.

Jean-François Mollière

Grosso modo, ce n’est pas parce que l’on est jeune que l’on va coacher en short ?

MOI, UE Q IR O R R TE S « PLU IL N’Y A PAS ! »

Bon, alors nous devrions nous reparler bientôt ?

Oui, et j’espère bien que j’aurai de bonnes nouvelles à vous annoncer à ce moment-là. (Il rit). n

Abonnez-vous à BasketNews Pour 9,90 € par mois 1 an - 52 N°, soit 12 numéros gratuits Vos cadeaux Les DVD 1 BD Un ballon + team NBA + basket BasketNews

dunk

au choix

exclusifs Les reportagesction a de la réd

(Bulls-Spurs-Celtics)

BULLETIN À RETOURNER À : TOMAR PRESSE – SERVICE ABONNEMENTS – B.P. 25244 – 72005 LE MANS CEDEX 1

Et pour 1 € de plus, recevez Maxi-Basket

Je choisis mon mode de paiement

Nom :

Autorisation de prélèvement

Date et signature obligatoire :

Titulaire du compte

Ville :

Code postal :

E-Mail :

NOM : PRÉNOM : ADRESSE :

VILLE : CODE POSTAL : Paiement par carte bancaire

Tél. :

Né(e) le :

Je choisis mon ballon Team NBA :

Bulls

Celtics

Spurs

(*) : Le prélèvement automatique est réservé à la France métropolitaine (engagement minimum de 12 mois sur cette offre). Au-delà de 12 mois, mon abonnement sera reconduit tacitement sauf demande contraire adressée par courrier à : Tomar Presse – Service Abonnements – BP 25244 – 72005 LE MANS CEDEX 1. Tarifs étranger et DOM TOM (par carte bancaire uniquement) : BasketNews 125 $. BasketNews + Maxi-Basket 140 $ 1 cadeau pour le paiement en une seule fois. 2 cadeaux pour le paiement en prélèvement automatique..

Renseignements abonnés : 02-43-39-16-20 ou abonnement@tomar-presse.com

N° Expire fin

Prénom :

Adresse :

J’autorise l’établissement teneur de mon compte à prélever sur ce dernier le montant des avis de prélèvements mensuels établis à mon nom, qui seront présentés par Tomar Presse. Je vous demande de faire apparaître mes prélèvements sur mes extraits de compte habituels. Je m’adresserai directement à Tomar Presse pour tout ce qui concerne le fonctionnement de mon abonnement. Organisme créancier : Tomar Presse - 3, rue de l’Atlas - 75019 Paris N° national d’émetteur : 456329

Je m’abonne à BasketNews + Maxi-Basket et je choisis le paiement par prélèvement automatique. Soit 10,90 $ par mois. Je remplis l’autorisation ci-contre et je joins un R.I.B. Je reçois en cadeau un ballon team NBA et une bande dessinée. Je m’abonne à BasketNews + Maxi-Basket et je règle mon abonnement en une seule fois 120 $ (soit 46% de réduction) par chèque bancaire ou postal ou par Carte Bancaire. Je reçois en cadeau un ballon team NBA (la bande dessinée est réservée pour le prélèvement automatique).

Mes coordonnées :

Clé* *clé : les 3 derniers chiffres figurant au dos de votre carte bancaire.

BN #508

Je m’abonne à BasketNews et je choisis le paiement par prélèvement automatique. Soit 9,90 $ par mois. Je remplis l’autorisation ci-contre et je joins un R.I.B. Je reçois en cadeau un ballon team NBA et une bande dessinée Je m’abonne à BasketNews et je règle mon abonnement en une seule fois 99 $ par chèque bancaire ou postal ou par Carte Bancaire. Je reçois en cadeau un ballon team NBA (la bande dessinée est réservée pour le prélèvement automatique).

☛ Je peux aussi m’abonner sur

www.basketnews.net


france2010.fiba.com

et

Natu

ask

y l l B a r

BasketNews-508  

L'hebdo du basket