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spécial PLAYOFFS

PORTLAND SURPREND PHOENIX

LES BLAZERS BONS POUR L’UPSET ? Les Blazers de Marcus Camby et Nicolas Batum (page de roite) ont réussi l’exploit au Game 1, en l’emportant chez les Suns.

Un « upset », c’est une surprise. Un petit qui sort un gros. Il n’y en a pas forcément tous les ans mais cette épée de Damoclès flotte constamment au-dessus des matches du premier tour. Cette année, c’est Phoenix qui a chaud aux fesses. Privés de Brandon Roy, les Blazers n’ont pas compris qu’ils n’avaient théoriquement aucune chance, du coup ils pourraient très bien éliminer les Suns ! Par Pascal GIBERNÉ, à New York

Barry Gossage/NBAE via Getty Images

Q

ui aurait parié un kopeck sur les Blazers à l’entame des playoffs ? Personne. Et pour cause. La franchise de l’Oregon devait affronter les Phoenix Suns sans son leader offensif et émotionnel, Brandon Roy, absent des festivités après avoir subi une arthroscopie du genou droit. Une défection venant s’ajouter à celles de Greg Oden et de Joel Przybilla. Dos au mur, Nate McMillan n’a pas eu d’autres choix que de placer la destinée de son équipe entre les mains de deux vétérans ayant allégrement dépassé la trentaine, Andre Miller, 34 ans et Marcus Camby, 36 ans. C’est dans les vieilles casseroles… Miller a compilé 31 points dont 15 dans le crunch time (avec 8 passes), tandis que l’ancien meilleur défenseur de la ligue est revenu avec 17 rebonds, 3 contres et 4 points tout en limitant Amaré Stoudemire à seulement 18 points. Les anciens avaient été parfaitement assistés par les jeunes, Aldridge (22 pts), Bayless (18 pts) et Batum (18 pts). Inspirés offensivement, les Trailblazers étaient également arrivés à maintenir la meilleure attaque de la ligue (110,1 pts) à 100 points et 41,3% de réussite aux tirs de champ. « Nous avons essayé de les éloigner de la raquette, de les empêcher de courir (seulement 4 points sur contre attaque) », expliquait Andre Miller. « Et de les forcer à prendre le plus de tirs à trois-points possibles (32 tentatives derrière l’arc pour les Suns). Et de notre côté nous avons essayé de ne pas prendre trop de tirs extérieurs. » Après avoir vécu une saison où il a été plus d’une fois dénigré par son entraîneur, Miller pouvait savourer cette victoire. Il avait été en mesure de dominer Steve Nash. Arrivée en provenance de Philadelphia à l’intersaison, le vétéran a été utilisé à toutes les sauces par McMillan, tantôt meneur remplaçant, tantôt arrière-shooteur. Miller se sentait souvent persona non grata. Mais quand Roy a été blessé fin janvier, McMillan lui a plus d’une fois confié les rênes de l’attaque des Blazers. Un leadership

embrassé pleinement par Miller qui s’est ainsi fendu d’une performance à 52 points (22 sur 31 aux tirs), pour emmener Portland à la victoire à Dallas, 114-112 après deux prolongations, le 30 janvier dernier. Joueur à l’aise balle en main, Miller aime improviser et demeure un expert dans le jeu en isolation. Et surtout, en raison d’un jeu « terrestre », il se blesse rarement. En dix ans au sein de « l’Association », l’ancienne star d’Utah n’a manqué que cinq matches dans sa carrière ! « Ce qui est incroyable avec Miller », confie un scout, « c’est qu’il ne manque jamais de match ou d’entraînement. Donc vous savez qu’il sera présent et productif, tous les soirs. »

Phoenix n’a pas couru Phoenix en a fait les frais lors du Game 1 et devra trouver une parade pour contenir Miller tout au long de ce premier tour. « Nous n’avons pas suffisamment bien joué », s’est justifié Nash après la première manche. « Nous étions l’ombre de nous-mêmes. Il va falloir que l’on s’améliore si nous voulons remporter cette série. » Le fait est que, depuis le début de la saison, le match-up avec les Trailblazers ne leur convient pas. Les deux formations se sont affrontées quatre fois cette année et Phoenix s’est déjà incliné à trois reprises. Lors du premier affrontement en décembre, une victoire à domicile des Blazers, Bayless s’était fendu de 29 points. Lors de leur seconde rencontre le 10 février, Steve Blake et Miller avaient combiné 40 points lors d’une victoire sans… Brandon Roy (blessé). Et lors du dernier affrontement, Roy et Miller étaient revenus avec 45 points en s’inclinant à Phoenix. Ces trois rencontres de saison régulière et le Game 1 ont démontré combien la défense de Phoenix avait eu le plus grand mal à contenir les arrières de l’Oregon, ces deniers assurant 52,3% de la production. Certes, Steve Blake n’est plus là, mais il a été parfaitement remplacé par Jerryd Bayless. Lors du Game 1, Bayless et Miller se

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