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MEDIUM(S)


MEDIUM(S) est une exposition-écran / is a screen-show conçue par / conceived by

Stef Yamb (curation)

Mawena Yehouessi (conception / curation)

+ Felix Ramon (scénographie / réalisation) et Sonia Libong (bande sonore et musicale)

via / through

Black(s) to the Future blackstothefuture.com


LA PREVIEW PREVIEW


MEDIUM(S) est une expo-écran collective conçue et co-curatée par Mawena Yehouessi (fondatrice et directrice de Black(s) to the Future) et Stef Yamb (fondateur de la nouvelle plateforme curatoriale Afronauts Polyrythmy). Elle associe encore Felix Ramon (artiste vidéo, sur le montage et la scénographie) et Sonia Libong (musicienne - O’kobbo, qui proposera la bande sonore et musicale de l’exposition complète).

MEDIUM(S) is a collective screen-show conceived and co-curated by Mawena Yehouessi (funder and director of Black(s) to the Future) and Stef Yamb (funder of the new curatorial platform Afronauts Polyrythmy). It also associates Felix Ramon (vidéo artist, regardind the mounting and scenography) and Sonia Libong (musician - O’kobbo, who will propose the sound & music soundtrack of the full exhibition).

MEDIUM(S) propose un ensemble de photographies + vidéos + médias + scultptures + installations, etc. toutes présentées sous format digital(isé), à travers écrans et/ou sous forme de vidéo-projection. Composée de 11 séquences, elle présente 50 oeuvres et 43 artistes, afro-descendants ou non, mais dont le travaille permet une reflexion/oscillation entre technologie et d’une certaine forme de mysticisme toute afrofuturiste.

MEDIUM(S) proposes a gathering of photographs + videos + medias + scultptures + installations, etc. each and all shown on adigital(ised) format, through screens and/or projectors. Composed of 11 sequences, it showcases 50 works of 43 artists, not exclusively afro-descendants, but whose work allows a reflexion/oscillation between technology and a certain form of mysticism that we may qualify as afrofuturist.

C’est à l’occasion de la 1ère édition du Festival Black(s) to the Future les 2 et 3 juillet 2016 au Petit Bain à Paris que, à l’instar d’un teaser de film, B(s)ttF propose une préview inédite de l’exposition MEDIUM(S) avec des oeuvres de :

It is during the 1st edition of the Black(s) to the Future Festival the 2nd & 3rd of july 2016 at Petit Bain in Paris that, in the manner of a movie teaser, B(s)ttF proposes the first ever preview of the MEDIUM(S) exhibition.

EMo DE DEMEIroS, “Kaleta / Kaleta” (vidéo) 2013

EMo DE DEMEIroS, “Kaleta / Kaleta” (vidéo) 2013

TABITA rEZAIrE, “Afro cyber Resistance” (vidéo) 2015.

TABITA rEZAIrE, “Afro cyber Resistance” (vidéo) 2015.

SUné wooDS, “To Sleep with Terra Mano a Mano” 2015.

SUné wooDS, “To Sleep with Terra Mano a Mano” 2015.

KwESI ABBEnSETTS, “I will” 2015.

KwESI ABBEnSETTS, “I will” 2015.

ChArlES orEKErE, “Saturn Anchored” 2010.

ChArlES orEKErE, “Saturn Anchored” 2010.

D 1 l 0, The Afrofuturist Affair (series), 2012.

D 1 l 0, The Afrofuturist Affair (series), 2012.

YAShUA KloS, “Plane Study 2” 2015.

YAShUA KloS, “Plane Study 2” 2015.

MAwEnA YEhoUESSI, Black(s) to the Future (series), 2015-2016.

MAwEnA YEhoUESSI, Black(s) to the Future (series), 2015-2016.


LE MANIFESTE MA N I F E S T O


l’afrofuturisme est le lieu d’une réécriture du passé et du futur en un même mouvement. Sa flèche du temps n’est pas uniquement dirigée vers l’avenir : elle est multi-directionnelle. Du contexte ségrégationniste à nos époques contemporaines - post-coloniales, globalisées et toujours plus numériques -, c’est la Diaspora noire qui écrit de nouvelles narrations, de/pour elle et le monde. Entre cosmogonies ancestrales et science-fiction, réclamations présentes (culturelles, politiques, technologiques, écologiques...) et modèles de vie performatifs, l’afrofuturisme est synonyme d’émancipation et d’hybridité. L’afrofuturisme est un catalyseur capable de dérégler l’espace-temps (ou du moins les valeurs qui lui sont associées). Il met « le temps hors de ses gonds »1 pour s’en rapproprier les potentialités passées, présentes et futures. Postulant d’une vitalité africaine originale, l’afrofuturisme prend le parti d’en embrasser et d’en défendre l’étendue. Il s’autorise alors l’entremêlement de narrations, fondamentales ou animistes - en tout cas essentielles -, en ce qu’elles résonnent continûment, au delà de toute limite géographique ou temporelle : fictions spéculatives, mythologies premières, techniques… l’homme afrofuturiste, de même, est un être qui toujours se “trans-forme”, se “trans-gresse”, se “trans-figure”, se “trans-cende”, voire se “trans-mute”... échappant ainsi à toute définition comme à tout destin figé. Les prêtres de l’Egypte antique et du vaudou vernaculaire viennent ainsi à la rencontre de l’extraterrestre, de l’androïde et du trans-humain, mais aussi du sapologue et du rappeur-griot, et ce sans heurts ni paradoxes. l’afrofuturisme propose ainsi une image complexe, hermétique, mais opérante du monde, à même de produire de l’expérience. Il est une forme de magie même, lorsque la métaphore vient mettre en mouvement des résonances intérieures et que l’âme-agit. historiquement, l’afrofuturisme s’incarne d’abord chez Sun râ, jazzman saturnien, philosophe cosmique et figure politique : « Je ne suis pas réel. Je suis comme vous. Vous n’existez pas dans cette société. [...] Vous n’êtes pas réels. [...] Nous sommes des mythes, vous comme moi » dit-il, dans le contexte d’aliénation extrême des populations noires-américaines des années 50 à 60. C’est d’ailleurs cette situation d’oppression qui viendra nourrir les propositions selon lesquelles l’homme et la femme noirs seraient des extra-terrestres2, des androïdes3 ou le peuple élu4 ; justifiant du même coup le recours à des modèles de représentation du monde non-occidentaux. A la suite de Sun Râ (Archange biblique et divin Pharaon5) ce seront des groupes comme Parliament-Funkadelic (George Clinton), qui viendront réactualiser mythes et créances vaudou (Robert Johnson) ou rastafari (Lee « Scratch » Perry) en des syncrétismes musicaux 1 2 3 4

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Dans La Voix et le Phénomène, Derrida reprend cette expression de Shakespeare (au sujet du spectre d’Hamlet qui rompt la ligne du temps), et montre comment l’archive est aussi une écriture du futur. (déportés de leurs terres d’origines et forcés à des conditions de vies inhumaines par la Traite) (des être à l’apparence humaine mais considérés comme des machines, c’est-à-dire une force de travail réifiée) Cf. le mythe de Moïse et de son peuple d’esclaves promis à la Terre Promise... Notons alors que ces métaphores mythiques et mythologiques, (sciences-)fictionnelles ou religieuses, participent en tout cas d’une même volonté de distinction du peuple Noir (au sens d’un marqueur de ce qui est « a-normal », différent, alien, étranger - mais aussi d’une (re-)valorisation). Car le mythe qu’il se crée embrasse en un syncrétisme original différents personnages de ces récits dits fondateurs.

inédits, donnant enfin naissance au hiphop et à la techno du Détroit des années 80. Aujourd’hui ce sont autant d’artistes musiciens comme Janelle Monae, Flying Lotus, Shabazz Palace, Spoek Mathambo ou Onoe Caponoe qui prennent désormais le relais. L’afrofuturisme se définit en un deuxième temps à travers la science fiction, auprès d’auteurs comme Samuel r. Delany et octavia Butler. C’est d’ailleurs ainsi que le terme d’afrofuturisme apparait pour la première fois, sous la plume de Mark Dery en 1994, dans un recueil d’entretiens intitulé “Black To The Future”. Ce sont autant de voix noires-américaines -mais pas que ! - qui se placent désormais aussi, et sans équivoque, « dans le contexte de la techno-culture du 20ème siècle ». Dès lors, mode, littérature, bande-dessinée, arts plastiques, audiovisuels et numériques n’auront plus de cesse de transformer, réécrire, rééditer et reprogrammer, portraitures et images d’archives, en même temps qu’ils inventent le monde de demain6. Et l’Afrique particulièrement, se fait de plus en plus le laboratoire d’un autre futur, et dont les enjeux propres se distinguent mais viennent compléter les vues de leurs acolytes américain.e.s. et d’ailleurs (d’Europe et d’Amérique Latine notamment). Comme le dit Oulimata Gueye, « C’est à Accra, Johannesbourg, Dakar, Lagos ou Naïrobi que se réinvente le genre [, jouant le rôle autrement singulier] de catalyser les zones d’instabilité qui naissent entre technosciences, mythologie et imaginaire, à partir [, cette fois,] d’histoires africaines qui ne font table rase ni du passé, ni de la nature, ni de la magie. » L’afrofuturisme est enfin - surtout - un espace d’hétérotopies dont les enjeux sont du combat pour la justice sociale et la dignité. De la traite négrière aux stéréotypes contemporains toujours à l’oeuvre, “comment tracer notre voie ?”, nous demande Jean-Pierre Bekolo. En refondant le récit. « Celui qui contrôle le passé, contrôle le future ; celui qui contrôle le présent, contrôle le passé » nous disait Orwell, et de fait c’est ce que l’afrofuturisme a toujours compris. Prenant le parti de ceux qui pendant des siècles ont incarné l’altérité - les nègres -, l’afrofuturisme est aussi une méthodologie, une philosophie politique et de vie, créative et d’action. Et là encore son champ d’action outrepasse toute tentative de clivage. L’afrofuturisme s’adresse à toutes celles et ceux, capables d’envisager, d’imaginer et de faire advenir le monde autrement. C’est alors de l’évocation d’Achille Mbembe lorsqu’il parle d’« Afrofuturisme et du devenir-nègre du monde ». Désormais, plus que jamais nourri d’altérités nouvelles, l’afrofuturisme est synonyme d’alternatives, plus ou moins radicales mais toujours inclusives, durables et foisonnantes. C‘est encore le postulat d’espaces, physiques ou transmédias comme Afrotopia7 ou Black(s) to the Future8, qui nous invitent à réaliser - ensemble - ces lendemains que nous esquissons parfois en songes. En bref, l’afrofuturisme est une navigation physique - à la fois surréelle et performative -, géographique - au travers et au-delà des limites de l’Atlantique noire - et sémantique - entre mysticisme et sciences, arts et politique - … Come and enter the Chariot... Stef Yamb & Mawena Yehouessi 6 7 8

Comme par exemple Louis-Philippe de Gagoue, Selly Raby Kane, Ikire Jones ; Emo de Medeiros, Kendario Lapierre, Tabita Rézaire, Cristina de Middel, Charles Landvreugd ; Kodwo Eshun ; Wanuri Kahiu, etc. “Afrotopia serves as an invitation to actively create tomorrow and consciously control destiny.“ “L’africanité est un fait qui traverse tout : époques, nationalités, intérêts. Nous voulons lui rendre la dignité qu’elle mérite.”


Afrofuturism is a place for rewriting of the past and the future in a single movement. Its arrow of time is not only pointing out to the future: it is multi-directional. From the segregationist context to our present days - postcolonial, globalized and ever more digital-, it is the black diaspora that describes new narrations, from/ for itself and the world. From technological, ecological ancestral cosmogonies and science-fiction, to contemporary claims (cultural, political,...) to performance oriented lifestyles, afrofuturism is synonym of emancipation and hybridity.

while they together invent the world of tomorrow. And Africa in particular, is becoming the laboratory of a different future which proper stakes differ but complement the views of their acolytes from America and elsewhere (Europe and Latin America in particular). As Oulimata Gueye says, «It’s in Accra, Johannesburg, Dakar, Lagos or Nairobi that is being reinvented the genre [playing the role, truly singular] of catalyzing the areas of instability that arise between techno, mythology and imagination, from [this time] African stories that this time, are neither blank slates of the past, nor of nature, nor of magic.

Afrofuturism is a catalyst able to deregulate time-space (or at least, values associated with). It “pulls time off its hinges» in order to reappropriate its past, present and future potentials. Assuming an original African vitality, afrofuturism chooses to embrace and to defend all its magnitude. Therefore, it allows itself intertwinement of narratives, founding ones as well as animist - in all cases essential - as they continuously echo, beyond all geographic or temporal limits: speculative fictions, primal mythologies, technics... The afrofuturist Being, by the same, is a being ever «trans-forming», «trans-gressive», «trans-figuring», trans-cendind», or even «trans-muting» oneself... hence escaping any definition as well as any frozen destiny. Priests from antic Egypt and from vernacular Vaudou come along to meet the alien, the android and the transhuman, but also the sapologue and the griot-rapper, and all of them mingle without fight nor paradoxe.

Afrofuturism is, at last and above all , a place of heterotopies which challenges are a fight for social justice and dignity. From slave trade to contemporary stereotypes still at work, «how to open up our own”s way ? « Jean-Pierre Bekolo asks. By redissolving the narrative. «Who controls the past, controls the future; the one that controls the present, controls the past», Orwell told us, and thus, that is what Afrofuturism had always understood. Embracing the cause of those who for centuries had embodied alterity – the niggers - , Afrofuturism is also a methodology, a political and live philosophy, creative and action oriented. And thus again, its battlefield oversteps any divisive attempt. Afrofuturism speaks for anyone, able to envision, imagine and make the world happen differently. This is where Achille Mbembe mentions «Afrofuturism and the becoming black of the world». From now on, more than ever fed of new alterities, Afrofuturism is synonym of alternatives, more or less radical but always inclusive sustainable and plentifull. It is again the assumption that spaces, physical or transmedia such as Afrotopia or Black(s) to the Future invite us to make happen, out of our sole dreams…

So, Afrofuturism proposes a complex, hermetic world’s picture, but effective though, capable to lay ground to experimentation. It is even a form of magic when metaphor triggers inner echoes and soul acts. Historically, Afrofuturism is first embodied in Sun Ra, Saturnian jazz musician, cosmic philosopher and political figure, «I’m not real. I am like you. You do not exist in this society. [...] You’re not real. [...] We are myths, you as I» he said, in the context of extreme alienation of black American populations in the 50 to 60’s. It is also this situation of oppression that will feed the proposals according to which the black man and woman would be aliens, androids or the chosen people; hence justifying by the same way, the use of non Western models of representation of the world. Following Sun Ra (biblical Archangel and divine Pharaoh) it will be bands like Parliament-Funkadelic (George Clinton), which will update myths and voodoo beliefs (Robert Johnson) or Rastafarian (Lee «Scratch» Perry) in renewed musical syncretisms, finally giving birth to hiphop and the techno music from the Detroit of the 80’s Today they are such many musician artists as Janelle Monae, Flying Lotus, Shabazz Palace, Spoek Mathambo or Onoe Caponoe who now take over. Afrofuturism is defined on another hand through science fiction, with authors such as Samuel r. Delany and octavia Butler. It is moreover where the term of “Afrofuturism” appears for the first time from the pen of Mark Dery in 1994 in a collection of interviews entitled «Black To The Future». These are all black American voices-but not only ! - which now join, and unequivocally, «in the context of the techno-culture of the 20th century.» Therefore, fashion, literature, comics, visual, audiovisual and digital arts will endlessly have to constantly turn, rewrite, re-edit and re-program, portraitures and archive footage,

In short, Afrofuturism is a physical journey - both surreal and performative – geographical, through and beyond the limits of the Black Atlantic - and semantic - between mysticism and science, art and politics.... Come and enter the Chariot... Stef Yamb & Mawena Yehouessi1

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Translation by Patrick Yehouessi


INCARNATION L’afrofuturisme est d’abord l’affaire de parcours individuels. Entre fantasmes personnels, provocation et leadership, il est le fait de personnalités fortes et libres dont la mission n’est autre que d’insuffler à chacun le courage nécessaire à sa propre émancipation, à son auto-définition. Jouant des lois et des habitudes communes ou imposées, écrivant leur propre mythologie, leur modèle sert à lui seul de manifeste. Musiciens, ils feront de l’engouement pour la « black music » le levier de diffusion de leur message - éclectique, impossible, dense. L’afrofuturisme se pose dès lors comme un mode de vie original et auto-déterminé : c’est la force du mythe.

L’afrofuturisme se fait (re-)connaître par son rapport à la fiction, voire à la science-fiction. Plus qu’une échappatoire, il propose des alternatives à un présent qui, au pire nous refuse toute existence, au mieux échappe à notre influence. C’est l’avènement de nouveaux imaginaires comme outils de remise en question et de critique, pour de nouvelles narrations de l’histoire. Fait d’auteur.e.s qui, opiniâtres, proposent de nouvelles représentations du monde - plus ou moins radicales mais toujours neuves - l’afrofuturisme permet d’envisager, d’imaginer et de faire advenir le monde autrement. Par delà le songe, il devient méthodologie prospective.

CONCEPTUALISATION

Sun Ra, George Clinton, Lee « Scratch » Perry, Octavia Butler, Kodwo Eshun, Wanuri Kahiu

EXPANSION(S) • FICTION : La SF et autres genres fantasy ont aujourd’hui cessé d’être une contre-culture, perdant de leur caractère alternatif et parfois subversif. • FUTUR : Toutefois, l’idée de durabilité écologique, en « rapprochant » significativement l’avenir, pose une urgence à changer le présent, ici et maintenant. • NUMERIQUE : Or, la démocratisation d’un certain nombre de savoirs & pratiques et l’explosion des styles & références ont fait évoluer la notion de marge (espaces dématérialisés, communautés virtuelles, etc.).

L’afrofuturisme engage un changement global, créatif et d’actions. Prenant le parti de ceux qui pendant des siècles, marginalisés, ont incarnés l’altérité, il s’adresse plus que jamais à l’ensemble du monde. Inclusif et foisonnant, hétérogène et décomplexé, trans- (au sens premier de traversée), il nous invite à performer le monde.

Black(s) to the Future est une plateforme transmédia nourrie d’afrofuturisme. Elle (pro-)pose un regard moderne – prospectif, durable et décomplexé! – sur l’africanité et ses modes d’expression. Ses ambitions ? : • DÉPASSER un inconscient collectif stéréotypé sur l’Afrique et sa diaspora ; • FOURNIR une pensée critique et référencée sur ce qu’est l’africanité ; • NOURRIR l’inspiration à travers une vision afrofuturiste du monde. B(s)ttF est un espace d’interaction et de rapprochement d’initiatives créatives, relevant le défi AFRO + FUTUR : artistes, chercheu. se/r.s ou simples curieu.x/ses… Il s’adresse aux acteurs et actrices du monde de demain!

BLACk(S) TO ThE FUTURE

Onoe Caponoe, Louis-Philippe de Gagoue, Tabita Rezaire, blackstothefuture.com


EMBODIMENT

CONCEPTUALIzATION

Afrofuturism is primarily a matter of individual courses. Between personal phantasms, provocation and leadership, it is the result of bold and free personalities whose mission is none other than to instill in everyone the courage to one’s own emancipation, to one’s self-definition. Playing laws and common or imposed habits, writing their own mythology, their models serve to manifest it. Musicians, they will make the craze for «black music» the diffusion momentum to leverage their message - eclectic, impossible, dense. Afrofuturism then arises as a lifestyle, original and self-determined: it is the force of myth.

Afrofuturism is recognizable by its relation to fiction, or even to science-fiction. More than a loophole, it proposes alternatives to a present that, in a worst case scenario denies us any kind of existence, or at best, escapes our influence. It is the happening of new imaginaries as tools for questioning and self reflection and criticism for new narratives of history. The making of author’ who propose new representations of the world - more or less radical but always new - Afrofuturism allows us to envision, imagine and make the world happen differently. Beyond the dream, it becomes a methodology for prospective.

DISSEMINATION

BLACK(S) TO THE FUTURE

SF and other fantasy genres have now ceased to be a counter culture, losing their alternative and sometimes subversive feature • FUTURE: However, the idea of ecological sustainability, significantly bringing the future closer, poses an urgency to change the present, here and now. • DIGITAL: Yet, democratization of a number of knowledges & practices and the explosion of styles & references have changed the concept of margin (dematerialized spaces, virtual communities, and so on).

Black (s) to the Future is a transmedia platform fed by Afrofuturism. It (pro-) poses a modern watch - forward-looking, sustainable and uninhibited! - On Africanity and its modes of expression. Its ambitions? : • EXCEED stereotyped collective unconscious on Africa and its Diaspora; • PROVIDE critical and referenced thinking on what Africanity is; • FEED inspiration through a afrofuturist worldview. B (s) TTF is a space for interaction and reconciliation of creative initiatives taking the challenge AFRO + FUTURE: artists, researchers… or simple curious... It is for actors and actresses of tomorrow’s world.

FICTION:

Afrofuturism undertakes a global change, creative and for action. Taking the side of those who for centuries, marginalized, have embodied otherness, it caters more than ever in the whole world. Inclusive and abundant, diverse and uninhibited, trans- (literally crossing), it invites us to perform the world.


L’EXPOSITION E X HI B I T I ON


MEDIUM(S) Cette exposition se veut un voyage visuel et sonore à travers les espaces et les temps - diffractés ou confus, en tout cas iridescents - d’un afrofuturisme en révolution perpétuelle : une triple plongée vers l’au-delà, l’en-deçà et l’entre-deux. L’afrofuturisme, labellisé ou non1, est vision d’un monde nouveau. A la croisée des chemins, il assume mais interroge ses liens à l’Afrique tout autant qu’il se nourrit mais altère un ensemble d’autres expressions culturelles, en provenance du monde entier. Et s’il contribue à ce que toujours plus de gens réalisent la part d’africanité de ce qui les entoure ; découvrent l’origine de chacune de ces manifestations, sans plus d’amalgame réducteur ; et tirent profit de ces nouvelles connaissances pour bouleverser / ré-inventer les codes… c’est en une volonté d’ouverture et d’enrichissements mutuels : omettre cette donne, c’est se couper d’histoires (anthropologies, traditions) et d’imaginaires (ruptures, réécritures) pourtant - ô combien - féconds.

• L’écran, interface d’échange et de monstration privilégié de notre époque contemporaine, n’est que trop rarement mis au coeur de l’espace muséal autrement que comme un objet annexe à l’oeuvre (tableaux informatifs, signalétique, etc.) ou par nécessité formelle (cinématographie, installations, etc.). Pourtant, en tant qu’objet de médiation et de médiatisation5, il tient le rôle crucial de témoin du caractère fluctuant, sinon arbitraire, de nos cadres de définition spatio-temporels, du vrai et du faux, de la technique et du miracle, de la magie... Dès lors, placer l’écran au coeur du dispositif curatorial et scénographique, c’est indiquer une ouverture possible vers d’autres mondes et d’autres communautés, virtuelles et/ou dématérialisées par rapport à soi, ici et maintenant, mais existant pourtant bel et bien ailleurs (archives d’un passé, annonce d’un futur possible, présent délocalisé...). • Alter-egos et chamans thaumaturges, démiurges prescients ou inclassables dé-rangés, poussés par les Muses ou eux-mêmes esprits6... les artistes brouillent les limites de l’étrange(r) et du familier. Non seulement leurs oeuvres échappent-elles à toute univocité, surtout, elles s’enrichissent de cette polysémie (palimpseste, polyphonie, mixed média, etc.). Les artistes nous donnent à découvrir des espaces-mondes alternatifs, riches parce qu’hétérogènes, protéiformes, sans cesse augmentés. Visionnaires (ou devins perspicaces), les artistes sont encore intercesseurs : arrachant leur identité à la norme, ils nous montrent la voie d’autres modes d’être possibles et font ainsi le lien entre différents niveaux de réalité7... Mais s’il venait à douter de la tangibilité de leurs pouvoirs, de l’acuité de leur conscience ou de leur clairvoyance, prenons simplement le pari d’Arthur C. Clarke : « la seule façon de découvrir les limites du possible, c’est de s’aventurer un peu au-delà, dans l’impossible. »8

Evoquer l’afrofuturisme c’est alors repousser les limites de nos habitudes, mentales et physiques, c’est enfreindre la « contamination » ethno-centrée2 lorsque nous évoquons d’autres peuples, d’autres faits, d’autres croyances. Jouant de l’ambiguïté du terme3, entre technologie et mysticisme4, MEDIUM(S) explore les notions de frontière et de traversée, de ces autres espaces-temps, que d’aucuns nomment virtuels et d’autres enchantés... 1 L’afrofuturisme recouvre un ensemble de propositions hétéroclites. Toutefois l’association d’une pensée prospective et afroconnexe peut, dans une acceptation toujours plus inclusive, permettre de désigner le travail d’artistes, chercheurs ou même entrepreneurs mettant au défi les limites jusqu’alors acquises : animisme, anharmonicité, trans-mondanité, etc. Aussi, certains peuvent ne pas s’afficher comme afrofuturistes mais partager malgré tout cette vision d’un monde à réenchanter. 2 Cette difficulté à identifier ces vérités - historiques, scientifiques, humanistes, théologiques... - qui nous constituent est universelle : s’il nous est possible de mettre en doute leur véracité objective, nous n’échappons que rarement à leur attribuer le crédit de notre subjectivité. 3 En latin, media est le pluriel de medium (milieu, intermédiaire). L’acception française, qui désigne tout moyen de diffusion, est elle issue de l’anglais mass(-)media. Si le terme media est désormais rarement employé selon son orthographe latine ( « médias » désignant aujourd’hui plusieurs supports et « média » un support unique), nous avons toutefois préféré le singulariser afin de jouer de son sens équivoque, « médium » désignant communément une personne servant d’intermédiaire entre le monde des vivants et un « au-delà ». 4 Arthur C. Clarke était un écrivain scientifique et de science-fiction, explorateur sous-marin et inventeur britannique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe notamment à l’élaboration du système d’alerte radar qui a fortement contribué au succès de la Royal Air Force pendant la bataille d’Angleterre. Mais la célébrité lui vient grâce à son livre 2001 : l’Odyssée de l’espace, adapté par la réalisateur Stanley Kubrick. Modèle pour les autres écrivains, Clarke postule des technologies avancées sans se servir de concepts erronés d’ingénierie, ni d’explications fondées sur des hypothèses incorrectes, ni en extrapolant simplement les techniques existantes. Dans une révision de son essai « Hazards of Prophecy: The Failure of Imagination » (in Profiles of the Future) en 1973, il expose ses trois fameuses lois dont la dernière indique que : « Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie ».

Mawena Yehouessi

5 D’après Ghislaine Azémard, « La médiatisation est une médiation dont l’intermédiaire est nécessairement un média ». Le terme de média rassemble quant à lui l’ensemble des moyens de diffusion permettant la communication. Langage, écriture, geste et danse, mais aussi radio, télévision, cinéma et web, sont donc des médias. Toutefois, médiatisation et médiation se distinguent par, dans le second cas, la précision de l’apparition d’un tiers (humain) intervenant pour faciliter la circulation de l’information. Aussi, paradoxalement, la médiatisation serait une forme de communication plus immédiate, véritablement « directe ». Or l’écran tient ce rôle particulier où il sert à la fois d’objet de médiation ET de médiatisation. Il est en même temps cette surface à travers laquelle nous abrogeons toutes les distances pour retrouver un intime (du mail ou du sms à la vidéophonie : Skype, FaceTime, etc.) et une interface d’intrusion ou de parasitage constant par un tiers que nous choisissons de solliciter (l’ami qui me contacte, Siri, le gps Google ou la communauté Wikipédia que j’autorise à m’interrompre, etc.) ou non (pop-ups, spams, etc.). D’ailleurs, la médiatisation désigne justement aussi la publicité faite autour d’une idée, d’une organisation ou d’une personne, par les médias, alors que - puisque derrière toute entreprise publicitaire se cache un groupe de tiers - nous devrions sans doute plutôt parler, de médiation… Bref, un sacré casse-tête ! 6 Dans une interview avec Jennifer Rycenga, Sun Râ explique : « A vrai dire, je suis un être clairvoyant, un médium, et vous savez bien qu’il nous importe peu de notre naissance ; nous nous préoccupons plutôt d’être éternels ; nous commerçons avec l’esprit. ». Au delà de l’idée d’appartenance (à la Terre voire à l’espèce humaine, à une époque, une race, un genre ou une classe), primerait ainsi l’esprit, à la fois immatériel et pourtant moteur, immémorial et divinatoire... Précisons bien toutefois que cet esprit - anima - ne renie en rien l’incarnation : transe ou performance, l’expression afrofututuriste loue le corps comme un vaisseau tout aussi nécessaire et salvateur! Les habitudes ne sont jamais exclusivement mentales : elles s’inscrivent au contraire dans des siècles d’ostracisme physique, dus à une “dualisation” caduque, car le corps n’est pas uniquement chair et l’esprit abstrait, mais tous deux sont pris dans une même osmose vibratoire. 7

L’oeuvre mène à confronter intuition, spontanéité du ressenti, processus de distanciation critique, foi... en une même expérience.

8

Deuxième loi de Arthur C. Clarke (voir note 4).


MEDIUM(S) est une proposition de Black(s) to the Future, une plateforme transmedia nourrie d’afrofuturisme. B(s)ttF engage une narration alternative du monde, sous le prisme de ses dimensions afro-connexes. www.blackstothefuture.com Mawena Yehouessi

Stef Yamb Initié à l’image par Philippe Sers à Up6 dans les 90’s, il co-fonde le collectif Pulsart. Aujourd’hui, tra-

De la philosophie à la mise en place de projets culturels, Mawena n’a qu’un crédo : la praxis. Fondatrice mais aussi directrice artistique et de publication de B(s)ttF, son objectif est de mettre en lumière la part « afro » du monde & de performer le futur, de manière durable et décomplexée.

versant les mondes Afro(s), il explore différentes aires géographiques et pratiques, de la portraiture à l’abstraction. Il travail au développement d’une plateforme curatoriale : Afronauts Polyrhythmy.

www.mawenayehouessi.fr

www.facebook.com/stef.yamb

Felix ramon

Sonia libong

Membre fondateur du collectif PEzCORP, Félix interroge les conflits entre spectat eu r et u t i l i s ateur, performance et autorité, objet brut et storytelling. Installations, vidéos, performances et workshops sont alors autant de manière d’explorer cette question fondamentale : « Comment vivre ensemble ? ».

Plasticienne de formation, Sonia est auteure, compositrice, chanteuse et productrice. Qu’il s’agisse de son projet musical hybride, O’kobbo, ou d’autres collaborations artistiques (théâtre, danse, art contemporain), elle fait chavirer les notions de cadre et de frontière, de faille et d’interstice, d’invisible.

w w w. f e l i x ra m o n . n e t

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This exhibition is a visual and sound journey through the space and times - diffracted or confused, in all cases iridescent – of an Afrofuturism in perpetual revolution: a triple diving into the beyond, the below and between. Afrofuturism, labeled or not, is the vision of a new world. At a crossroads, it assumes but questions its links to Africa as much as it feeds but alters a set of other cultural expressions from all over the world. And if it helps that more and more people realize the part of African identity of their surroundings; discover the origin of each of these events, without further reductive amalgams; and take advantage of this new knowledge to upset / reinvent the codes ... this is by a commitment to openness and mutual enrichment: to omit this is to cut stories (anthropologies, traditions) and imaginaries (breakthroughs, rewrites) yet – how much - fertile. Evoking Afrofuturism is then to push further the boundaries of our habits, mental and physical, it’s to break the ethno-centric «contamination» when we talk to other people, other facts, other beliefs. Playing on the ambiguity of the term, between technology and mysticism, MEDIUM (S) explores notions of border and crossing, of these other space-times, that some call virtual and other enchanted ... • The screen, privileged exchange and demonstration interface of our contemporary era, is only too rarely put in the heart of the museum space as other than a schedule object in action (information boards, signage, etc. ) except formal necessity (cinematography, facilities, etc.). Yet, as an object of mediation and a media, it holds the crucial role of witness of the fluctuating if not arbitrary perceptions of our spatio-temporal definition frames, the true and the false, technology and the miracle of magic... Therefore, to place the screen in the middle of the curatorial and scenographic arrangement is to indicate a possible opening to other worlds and other communities, virtual and/or dematerialized in relation to oneself, here and now, but yet existing elsewhere (archives of a past, announcement of a possible future, relocated present...). • Alter-egos and miracle working shamans, prescient demiurges or unclassifiable dis-ordered, driven by the Muses or spirits themselves... artists blur the boundaries of the strange(r) and the familiar. Not only their works escape any reduction to uniqueness, but especially, they enrich this polysemy (palimpsest, polyphony, mixed media, etc.). Artists give us the opportunity to discover alternative worlds, spaces, rich because heterogeneous, protean, continually increased.

Visionary (or insightful soothsayers), artists are also intercessors: tearing their identity from the standard, they show us the way for other modes to be possible and so doing they act as a link between different levels of reality ... But we would come to doubt of the tangibility of their powers, the acuity of their conscience or their clairvoyance, let’s just take the gamble of Arthur C. Clarke : «The only way to discover the limits of the possible is to venture a little beyond them into the impossible.» Mawena Yehouessi ________________________________________________________ Medium (s) is a proposal of Black(s) to the Future, a transmedia platform fed on Afrofuturism. B(s)ttF commits to an alternative narrative of the world through the prism of its Afro-related dimensions. www.blackstothefuture.com MAwEnA YEhoUESSI / From Philosophy to Culture Management and Art Communication, Contemporary Danse and Graphic Design, Mawena has one credo: the praxis. Founder and Contents Director of Black(s) to the Future, she aims to highlight the “Afro” part of the world as well as to perform the future on a sustainable but uninhibited way.

STEF YAMB / Introduced to visual art by Philippe Sers at UP6 in the mid-90’s, he co-founded the artist collective Pulsart. Now crossing over the Afro(s) worlds, he explores different geographical areas and practices, from portraiture to abstraction. He is working on the development of a new, curatorial platform called Afronauts Polyrhythmy.

www.mawenayehouessi.fr w w w. b l a c ks t o t h e f u t u re . c o m

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FElIX rAMon / Founding member of the PEzCORP collective, Felix questions conflicts between viewer and user performance and authority, gross object and storytelling. Installations, videos, performances and workshops are so many ways to explore the fundamental question: « How to live together? »

SonIA lIBonG / Visual arts trainee, Sonia is an author, composer, singer and producer. Whether about her hybrid musical project O’kobbo, and other artistic collaborations (theater, dance and contemporary art), she overturned the notions of context and border, rift and slits, the invisible.

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PLUS D’INFOS MORE INFOS


Black(s) to the Future, une plateforme transmedia, nourrie d’afrofuturisme, (pro-)posant un regard moderne - durable et décomplexé - sur l’africanité et ses modes d’expression.

Black(s) to the Future is a transmedia platform fed on afrofuturism that endorses a renewed - modern, sustainable and uninhibited - relationship with africanness and its means of expression.

A la fois médium et média, B(s)ttF s’articule selon deux logiques, la première visant la diffusion de pratiques et de

B(s)ttF is thus built following two logics : the first being the broadcasting of practices and knowledge, the second

savoirs, l’autre - plus pragmatique - de création de valeur. Pour l’heure, B(s)ttF regroupe un mook (magazine/book)

of value creation. It already gathers an online mook (magazine/book) and mixtapes through its website blacksto-

et des mixtapes en ligne via son site blackstothefuture.com. Mais nous développons aussi d’autres pôles d’activités :

thefuture.com. But we will also be developing other types of contents such as :

• une programmation événementielle (conférences, festivals, expositions...),

• events (conferences, festivals, exhibitions...)

• un pôle de production audivisuelle (fiction, art, reportages...),

• audio/video/gif/meme formats (fiction, art, newsreports...)

un

service

de

traduction

de

contenus

éditoriaux

en

Français/Anglais/Portugais

• translations (in French, English, Portuguese) of existing contents

• des projets pédagogiques (en partenariat avec des structures dédiées)

• educational projects (in partnership with dedicated structures)

• un studio de création graphique et une marque + e-shop.

• a graphic communication studio and an e-shop + brand

lancé en 2015 (juin sur les réseaux sociaux, septembre pour le site), Black(s) to the Future est un jeune projet

launched in 2015 (june through social networks, september as regard to the website), Black(s) to the Future is a

initié par Mawena Yehouessi. Il est donc toujours en phase de structuration, mais les premiers retours sont pro-

young project initiated by Mawena Yehouessi. Thus we are still « in progress », but we already got motivating feed-

metteurs, notamment sur les réseaux sociaux (près de 2500 likes facebook), mais aussi auprès de réseaux presse

backs from social networks (alomost 2500 facebook fans), but also from newspapers (Africulture, France Culture,

(Africulture, France Culture, Arte, Africa Is A Country, The Funambulist, OkayAfrica, Technikart...), d’institutions

Arte, Africa Is A Country, The Funambulist, OkayAfrica, Technikart...), institutions (Quai Branly, Institut Français,

(Quai Branly, Institut Français, Hasard Ludique...) et de chercheurs et artistes.

Hasard Ludique...), academic searchers and artists.

l’AFroFUTUrISME, C’EST lE ConTInEnT ET lA DIASPorA noIrES QUI rEInVEnTEnT lE MonDE ET SES nArrATIonS. blackstothefuture.com/festival

AFroFUTUrISME IS ABoUT ThE ConTInEnT AnD ThE BlACK DIASPorA rEInVEnTInG ThE worlD AnD ITS nArrATIonS. blackstothefuture.com/en/festival

Entre cosmogonies ancestrales et science-fiction, réclamations présentes et lifestyles performatifs (tout à la fois culturels et artistiques, politiques, technologiques, écologiques, spirituels…), l’afrofuturisme est synonyme d’émancipation et d’hybridité. Musicalement, ce sont des sonorités métisses aux croisements de l’Afrique et des autres continents. Au-delà, ce sont toutes les notions de genre, d’époque, de classe et de hiérarchie qu’il fait voler en éclat. L’afrofuturisme défend des valeurs d’inclusion et de transversalité : « be as you want, we belong together* » ! (* : nous sommes en phase, quel que tu sois) A l’occasion de son premier festival, Black(s) to the Future vous embarque vers des sphères inconnues où sons, images et corps résonnent d’une même tension. #mothershipconnection PEnDAnT DEUX JoUrS, PETIT BAIn n’EST PlUS Un BATEAU MAIS Un VAISSEAU… !

Between ancient cosmologies and science fiction, present claims and performative lifestyles (at once artistic and cultural, political, technological, ecological, spiritual…), afrofuturism stands for empowerment and hybridity. Musically, there are sounds at the crossroads of Africa and the other continents. Beyond, it shatters all notions of gender, period, class and hierarchy : afrofuturism defends inclusion and cross values – “be as you want, we belong together”! On the occasion of its first festival, Black(s) to the Future sails you to unknown spheres where sounds, pictures and bodies rustle on the same frequency. #mothershipconnection DUrInG Two DAYS, PETIT BAIn ISn’T A BoAT AnYMorE BUT A SPACEShIP…!


Preview de l’exposition à l’occasion de la première édition du Black(s) to the Future Festival les 2 et 3 juillet 2016 au Petit Bain, à Paris www.blackstothefuture.com


Medium(s) preview petit bain