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paperJam management mai 2013

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Management Business administration ICT human resources Communication

Les défis sont-ils similaires pour les grands et petits cabinets d’avocats ? « Chacun doit affronter ses propres défis. Pour les plus petits, les maintiens de la proximité, de l’efficacité et du pragmatisme seront des priorités. Pour notre cabinet, une croissance trop rapide pourrait remettre en question notre mode de gestion. Nous savons en effet tout ce qui se passe dans l’étude, nous connaissons nos clients qui peuvent nous appeler de façon transversale. Les grosses structures, qui devront justement gérer leur taille, évoluent quant à elles dans leurs « propres marchés » et traitent d’opérations que nous ne pourrions pas gérer en termes de ressources humaines. Cette honnêteté intellectuelle est importante pour nous, nous renvoyons donc parfois des dossiers vers des confrères. Y a-t-il une concurrence forte entre les cabinets sur les coûts ? « Tout le monde peut travailler. La concurrence existe, mais elle est moins forte que celle qui existe en France, par exemple. La crise entraîne parfois des mouvements bénéfiques, car des clients se tournent vers des cabinets comme les nôtres. Chacun y trouve son compte. Quelles sont les raisons qui poussent un collaborateur à vouloir rejoindre un cabinet en fonction de sa taille ? « L e passage dans un grand cabinet est souvent effectué en début de carrière pour se former et enrichir un CV. Une fois plus expérimentés, les collaborateurs peuvent se tourner, s’ils le souhaitent, vers une plus petite structure pour compléter leur formation en couvrant différentes activités. Trouvez-vous facilement de nouveaux collaborateurs ? « Nous rencontrons une — Management — Mai 2013

« Les femmes se mettent peut-être des barrières là où il n’y en a pas forcément. » Céline Lelièvre (DCL Avocats)

Parcours

Plaider pour les causes Avocate au Barreau de Luxembourg depuis plus de 10 ans, Céline Lelièvre a fondé avec deux associées (Nadine Cambonie et Dorothée Ciolino), qu’elle connaissait depuis de nombreuses années, l’étude DCL Avocats. Elle s’est notamment spécialisée dans le droit des contrats, le droit successoral, le secteur des médias et de l’ICT. Elle dispose d’un DEA de Droit Privé de l’Université de Nancy II et a suivi des cours complémentaires en droit luxembourgeois auprès de l’Université du Luxembourg. Céline Lelièvre attache une importance à promouvoir l’équilibre entre vies privée et professionnelle. Un principe auquel elle adhère dans sa propre vie. T. R.

difficulté liée au cursus des candidats. Nous constatons qu’il y a de plus en plus de profils qui disposent d’expériences parallèles ou d’équivalence alors que nous recherchons plutôt des collaborateurs qui ont fait des études de droit. Ces dernières permettent, en effet, d’acquérir un raisonnement juridique que le passage dans une école de commerce ne permet pas toujours d’aborder. Quels sont vos prochains chantiers ? « Nous allons essayer de grandir sans quitter la production, nous n’avons pas l’ambition d’ouvrir un bureau à New York ! Nous voulons élargir notre volet de clients et nos domaines de compétences. L’intérêt de la profession est de toujours compléter notre formation, ce qui est riche sur le plan intellectuel. Je pense notamment au droit administratif, au droit de la concurrence qui sont des matières qui vont forcément devenir de plus en plus importantes avec la globalisation. Quels sont vos moyens pour conquérir de nouveaux clients ? « Nos plus grands apporteurs d’affaires sont nos clients actuels. Nous publions également différents articles régulièrement, ce qui nous apporte une certaine visibilité. Nous intervenons aussi durant différentes formations et conférences. Que pensez-vous de l’entreprenariat au féminin et des associations qui militent en sa faveur ? « Ces associations permettent de montrer que c’est possible. C’est ce type d’initiatives qui permettra de faire évoluer les mentalités. Mais il faudra beaucoup d’années pour que la situation actuelle change en raison de la tradition culturelle. Au fond, les femmes se mettent peut-être des barrières là où il n’y en a pas forcément. »


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