Paperjam plus - Tech 100

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DÉCEMBRE 2022 Tech 100 DOSSIER 100 ambassadeurs de la tech COVER STORY MARC HANSEN « Appréhender la digitalisation d’après tous les points de vue possibles » 50 TECH LEADERS Cyber & Security stars Start-upper VC & Business angels Corporate players 50 CIO À SUIVRE CIO Banking CIO Insurance CIO Industry CIO Public sector & Health

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Louna Mayer (coordination)

Une question de compétitivité

Même si les 27 États membres de l’Union européenne démontrent une tendance à la convergence en matière de digitalisation, les pionniers restent cependant ostensible ment les mêmes. Parmi eux, le Luxembourg occupe en 2022 la 8e place de l’indice DESI, qui mesure les indicateurs de la performance numérique en Europe. À l’instar des autres pays dans le haut du classement, le Luxembourg endosse une responsabilité morale à poursuivre ses efforts et montrer l’exemple, tant à l’échelle européenne que mondiale. Mais être un pionnier aujourd’hui ne garantit pas de le rester demain. La majorité des États européens dont le niveau de numérisation plafonnait à des niveaux inférieurs il y a encore cinq ans font désormais preuve d’une capacité à progresser plus rapidement que les autres. La convergence est bel et bien amorcée. La compétitivité entre les pays l’est donc aussi.

Au regard de ces éléments, le Luxembourg ne peut pas se reposer sur ses lauriers. Surtout que l’amélioration de sa performance digitale est plus lente que celle des autres pays avec des scores similaires. En effet, alors que le Grand-Duché a enregistré une progression de 6 % à l’indice DESI entre 2017 et 2022, il s’agit du taux de croissance le plus faible de toute l’UE.

Pourtant, en matière de compétences numériques, le Luxembourg n’a rien à envier à ses voisins, grâce à un capital humain dans le domaine de l’IT supérieur à la moyenne euro péenne. Malgré tout, comme dans de nombreux secteurs, le pays témoigne d’une pénurie de talents spécialisés dans l’IT. Ce qui menace de ralentir la numérisation de l’économie du pays, d’autant plus que ce dernier commence à accuser certains retards au niveau européen, comme la part d’entre prises qui intègrent des solutions cloud dans leurs activités. La formation de la prochaine génération de leaders de la tech commence donc dès maintenant.

transmettez-le ou bien faites-le recycler ! Tous droits réservés. Toute reproduction, ou traduction, intégrale ou partielle, est strictement interdite sans l’autorisation écrite délivrée au préalable par l’éditeur. © MM Publishing and Media SA. (Luxembourg) Maison Moderne ™ is used under licence by MM Publishing and Media SA. — ISSN 2354-4619

DÉCEMBRE 2022 TECH 100 3 Édito #Digitalisation
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Auteur BENOÎT THEUNISSEN
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DÉCEMBRE 2022 TECH 100 5 Tech 100 Décembre 2022
Photo 06 SUR LE RADAR La cybersécurité, un enjeu pour tous 08 LE JOUR OÙ... ... J’ai réalisé ma première levée de fonds 10 INTERVIEW DE MARC HANSEN « Appréhender la digitalisation d’après tous les points de vue possibles » p.  10 Pour le ministre délégué à la Digitalisation Marc Hansen, les différentes transformations numériques sont à appréhender d’après tous les points de vue possibles.
Guy Wolff 18 Dossier 100 ambassadeurs de la tech 20 MÉTHODOLOGIE ET JURY 50 TECH LEADERS ET 50 CIO À SUIVRE 26 CYBER & SECURITY STARS 30 START-UPPER 38 VENTURE CAPITALISTS & BUSINESS ANGELS 40 CORPORATE PLAYERS 44 CIO BANKING 50 CIO INSURANCE 52 CIO INDUSTRY 58 CIO PUBLIC SECTOR & HEALTH 66 FORECAST Les recommandations du secteur ICT AMBASSADEURS DE LA TECH

La cybersécurité, un enjeu pour tous

CONSEILS

Les gestes à éviter

Certaines actions peuvent entraîner une augmentation du risque de cyberattaques. Il peut s’agir de gestes que nous effectuons au quotidien et auxquels il faut donc être vigilant. Cases.lu, devenu NC3.lu, le centre de compétence de la cybersécurité, a listé les facteurs de risques ayant le plus souvent entraîné une faille de sécurité.

1 Création et gestion de mots de passe 2 Réseaux internet sans fil 3 Procédure, règlement et charte d’utilisation 4 Formation sur le travail quotidien, les logiciels et la sécurité 5 Gestion des sauvegardes 6 RGPD 7 Accord de non divulgation 8 Communication externe 9 Gestion des sessions de travail 10 Utilisation de matériel personnel

CYBERCRIMINALITÉ Évolution des cyberattaques

Depuis 2016, le nombre de cyberattaques n’a cessé d’augmenter.

Source www.circl.lu/opendata/statistics/

Total par mois Total par année Total par mois

1.200e+5 1.000e+5 8.000e+4 6.000e+4 4.000e+4 2.000e+4 0.000e+0

Radar 6 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
2018 2019 2020

La digitalisation, accélérée par la crise sanitaire, a aussi intensifié la menace cyber qui plane sur les entreprises. Il est donc devenu essentiel de prendre cet aspect en compte afin de se protéger et éviter des conséquences qui peuvent être désastreuses.

3 QUESTIONS À

6.000e+5

Comment évolue la menace cyber au Luxembourg ?

Chez nous, comme dans le reste du monde, la menace cyber évolue de manière constante. La crise sanitaire a été marquée par une augmentation des menaces liée à l’accélération de la digitalisation.

5.000e+5 4.000e+5

Les entreprises luxembourgeoises sont-elles suffisamment bien armées pour y faire face ?

Total par année

3.000e+5 2.000e+5 1.000e+5

Elles sont de plus en plus nombreuses à prendre conscience de l’importance de la cybersécurité. Même si ce cas de figure reste rare, des structures ont déjà dû mettre la clé sous la porte à la suite d’une cyberattaque. Les entreprises mettent de plus en plus souvent en place des stratégies de protection, que ce soit en interne ou en collaboration avec des sociétés spécialisées. De plus, depuis 2010, le gouvernement accompagne le développement d’un écosystème dédié à la cybersécurité, en créant Security Made in Luxembourg (devenu la Luxembourg House of Cybersecurity en 2022), qui met à disposition de nombreuses ressources afin de s’armer contre ces cyberattaques.

Comment la Luxembourg House of Cybersecurity accompagne-t-elle les entreprises dans le développement de leur stratégie de cybersécurité ? Nous accompagnons les entreprises en les aidant dans l’identification des risques et en leur proposant des solutions. Il peut s’agir de les mettre en relation avec les prestataires adéquats ou de les accompa gner dans le développement de solutions internes. Nous souhaitons également être l’acteur de référence vers lequel les entre prises peuvent se tourner à tout moment. Une entreprise qui démarre son activité peut nous contacter pour anticiper et se protéger des menaces, mais nous sommes aussi disponibles pour aider une structure qui subit une attaque.

0.000e+0

DÉCEMBRE 2022 TECH 100 7
PASCAL STEICHEN CEO Luxembourg House of Cybersecurity
Auteur M. J.
2021 2022

... J’ai réalisé ma première levée de fonds

Ma première levée de fonds n’était pas liée à Kodehyve, mais bien à un autre projet entre preneurial, développé en 2017, qui s’appelait Univize. Il s’agissait d’une plateforme aidant les lycéens à trouver la bonne université pour leurs études, non seulement en fonction de classements internationaux basés d’abord sur le volume de fonds consacrés à la recherche, mais aussi de la vie sur le campus, la qualité des professeurs, etc.

Cette première incursion dans le monde de l’entrepreneuriat s’est terminée après envi ron deux ans, mais elle m’a beaucoup appris, notamment en ce qui concerne la levée de fonds. Dans ce premier business, nous avons organisé une levée de fonds, alors que nous n’avions pas encore de revenus. Une situation qui nous plaçait en position de faiblesse par rapport aux investisseurs. Nous cherchions alors à récolter un montant à cinq chiffres. Relativement rapidement, nous avons trouvé un business angel prêt à mettre cette somme à notre disposition. Mais il s’est vite avéré que notre stratégie n’était pas la bonne.

Il faut savoir qu’au Luxembourg, comme ailleurs, beaucoup d’investisseurs se disent business angels, alors que, selon moi, ils ne le sont pas réellement. Je pense qu’un business angel ne recherche pas le profit immédiat, il doit aussi vraiment comprendre le business dans lequel il investit, être capable et avoir envie d’accompagner des entrepreneurs qui recherchent les bons conseils. Dans le cadre d’Univize, nous avons rencontré un bon nombre de business angels ne remplissant pas ces conditions.

Comme je le disais, nous avons toutefois tiré d’importants enseignements de cette pre mière levée de fonds. Quand nous avons fon dé Kodehyve, nous avons décidé de nous mettre dans une position dans laquelle nous pouvions choisir les investisseurs qui nous accompa gnaient. Pour cela, il a d’abord fallu générer du revenu, de façon à ne pas être à la merci du premier investisseur venu.

Cette stratégie a été payante. Après quelques mois de création de Kodehyve, nous avons commencé à générer des revenus et, quelques mois plus tard, notre cash-flow était même

positif. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à chercher des investisseurs. Certes, nous aurions pu continuer à grandir très len tement, sans apport extérieur, mais nous savions que la période était favorable et que cela nous permettrait d’atteindre plus rapi dement la taille critique pour résoudre les nombreux problèmes identifiés dans l’éco système de l’immobilier.

Nous n’avons pas dû attendre longtemps avant d’avoir des retours des investisseurs sollicités. Kodehyve était profitable et avait fait parler d’elle. Nous avons donc eu le privilège de pouvoir constituer notre équipe, en comptant non seule ment sur leur argent, mais aussi sur leurs compétences et leur passion. Au-delà même de ces éléments, il faut partager une certaine « vibe » avec ses partenaires financiers, et c’est quelque chose que l’on sent assez rapidement.

Avec des investisseurs comme Laurent Schonckert, Frank Veyder, John Li, Eric van de Kerkhove, Benoit Schaus, Bruno Beernaerts, ainsi que les investisseurs PE et immobiliers Robert Godart et Charles Sunnen, nous avons réussi à fédérer une très belle équipe autour de nous et à lever 1 million d’euros pour notre première levée de fonds, en 2021. La croissance a suivi : nous sommes passés de 4-5 employés en 2021 à une vingtaine aujourd’hui et avons quintuplé notre base de clientèle sur la même période. Une deuxième levée de fonds de 2,6 millions d’eu ros a suivi en 2022. Aujourd’hui, nous cher chons à internationaliser notre activité.

Si j’avais donc un conseil à donner aux jeunes entrepreneurs, ça serait de choisir avant tout des investisseurs qui vous comprennent. Car, dans une start-up, rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu, et il faut être en mesure de pouvoir rebondir. Si vos investisseurs ne comprennent pas les spécificités de votre métier et ce qui justifie certains aléas, cela ne peut pas fonctionner.

Propos recueillis par Q. D.

Le jour où…
Matic Zorman (archives) 8 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
Photo
Après un premier projet, Felix Hemmerling a su rebondir en s’entourant d’investisseurs compréhensifs pour créer un projet porteur.
Kodehyve aide les agences, promoteurs et fonds immobiliers à planifier, gérer et analyser plus efficacement leurs projets de construction et de commercialisation. L’un de ses fondateurs, Felix Hemmerling, se souvient de sa première levée de fonds.

Vous êtes unique et ça nous plaît !

Chez CGI, nous sommes convaincus que le digital et l’innovation sont un formidable levier pour accélérer la transformation de la société et de son économie.

Notre mission, c’est donc d’accompagner les entreprises et les administrations au quotidien pour les rendre plus performantes.

Nos expert(e)s interviennent dans tous les secteurs d’activités via quatre métiers : business consulting, intégration de systèmes, business solutions, managed IT services.

Votre mission, en rejoignant CGI, c’est être au cœur des enjeux des entreprises et vivre des missions passionnantes, où l’innovation et l’excellence opérationnelle sont constamment mises au service de nos clients. Blockchain, cybersécurité, big data, intelligence artificielle... autant d’enjeux qui rythmeront votre quotidien aux côtés de nos professionnels.

Faire partie de CGI, c’est enfin et surtout rejoindre une entreprise engagée pour servir le bien commun. Et qui a fait de l’inclusion par le numérique sa priorité.

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«

Appréhender la digitalisation d’après tous les points de vue possibles »

Le ministre délégué à la Digitalisation et ministre de la Fonction publique, Marc Hansen, a pris le temps d’une conversation avec la rédaction de Paperjam pour évoquer les enjeux-clés de la transformation numérique de l’État et de la société.

10 100 TECH DÉCEMBRE 2022 Interview Marc Hansen
Photo Guy Wolff Marc Hansen soutient l’usage de la blockchain dans le secteur public.

Fin septembre 2022, le Haut Comité à la transformation numérique a été lancé. Pouvez-vous nous rappeler le rôle de cette instance ? Et en quoi est-elle importante pour soutenir les ambitions nationales en matière de numérisation de la société ?

Pour le ministère de la Digitalisation, le haut comité est un pilier essentiel de la gouvernance numérique de l’État. En effet, pour avancer dans l’ère numérique de manière coordonnée et dans l’intérêt de tous les citoyens, nous sommes persuadés qu’il est primordial d’appréhender les enjeux de la digitalisation d’après tous les points de vue possibles. Voilà pourquoi il regroupe en son sein des ministères, des membres de la société civile et du patro nat, mais aussi des experts de divers horizons. Nous espé rons ainsi avoir des échanges concernant les domaines de l’économie, du travail, de l’éducation, ou encore des services publics numériques, etc. Cette approche transversale permettra une plus grande cohérence et coordination des efforts à fournir pour avancer vers un gouvernement numérique réussi.

Quelles sont les ambitions de ce gouvernement en matière de transformation numérique de la société et de l’économie ?

Et quelles sont les principales réalisations que l’on peut mettre à son crédit ?

L’ambition principale du ministère de la Digitalisation peut se résumer en quelques mots : mettre la technologie et ses bénéfices au profit du citoyen et des entreprises dans le but d’améliorer le quotidien de tout un chacun et de disposer de processus administratifs allant dans ce sens. Je cite comme exemples le développement de fonction nalités ainsi que de l’offre en démarches administratives sur MyGuichet.lu, les modifications apportées à la loi concernant la carte d’identité ou encore l’introduction de la facture électronique pour les sociétés travaillant en rela tion avec des entités étatiques ou communales. Parlons également de l’application MyGuichet.lu, de GouvID ou des projets d’intelligence artificielle. Ou encore du plan d’action national pour l’inclusion numérique de tous les citoyens… Je pourrais continuer à énoncer une longue liste de réalisations qui répondent à notre engagement premier.

Au regard de toutes ces réalisations dans leur globalité, elles font partie d’une vision d’ensemble qui permet de faire progresser la digitalisation de la société telle que le gouvernement la conçoit. Nous sommes sur la bonne voie. D’ailleurs, le eGovernment Benchmark 2022 le confirme et nous classe désormais sur la troisième marche du podium parmi 35 autres pays.

Au cœur de l’été, tout en soulignant cette troisième place, vous avez confirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la digitalisation et la nécessité « de ne pas se reposer sur ses lauriers ». Pourquoi est-il critique de maintenir le rythme plus que jamais ?

Je suis pleinement conscient que le travail ne sera jamais complètement terminé, étant donné que la technologie ne cesse d’évoluer. Nous aurons donc toujours une marge de progression potentielle, mais les bons résultats actuels constituent un véritable moteur pour aller de l’avant. Il en va de notre vie au quotidien. Voilà pourquoi il nous est impossible de nous reposer sur nos lauriers.

Sur cette base, quels sont, à vos yeux, les chantiers prioritaires pour les mois à venir ? Dans les mois à venir, les efforts seront poursuivis pour proposer des services publics encore plus axés sur les besoins des citoyens et des entreprises. À l’heure actuelle, plus de 400 projets de ce type sont en cours au Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) et au Gov Tech Lab, des appels pour des partenariats d’innovation vont également dans ce sens. Pour ne citer que quelques exemples de projets : un service de messagerie national, des notifications automatisées de la part de MyGuichet.lu, la signature électronique au niveau de l’État, de nouveaux assistants MyGuichet.lu, etc. De plus, nous sommes en train de développer une  carte d’identité et un permis de conduire sous format digital qui pourront être sauvegardés dans un portefeuille électronique. En somme, les projets ne manquent pas.

Comment la transformation numérique de l’État, et notamment de l’administration, peut-elle devenir un levier d’amélioration de la compétitivité des entreprises luxembourgeoises ?

La digitalisation de l’État est partie intégrante de la com pétitivité des entreprises au Luxembourg, et nous nous engageons dans ce sens.

Notre ministère cherche ainsi constamment des moyens pour faciliter les relations entre les administrations et le secteur privé. Des interactions rapides et aisées profitent à toutes les parties. Voilà pourquoi nous accordons un soin particulier à étendre l’offre en matière de démarches administratives pour les entreprises sur MyGuichet.lu. Dans le cadre de la facturation électronique, par exemple, nous donnons la possibilité aux entreprises d’utiliser MyGuichet.lu pour établir leurs factures électroniques et les transmettre par ce biais.

Nous proposons par ailleurs au secteur privé de nous contacter via zesumme-vereinfachen.lu afin de soumettre des idées concernant des simplifications administratives nécessaires à leur bon fonctionnement. Le Haut Comité à la transformation numérique est, en outre, une plate forme de choix pour approfondir ce genre d’échange avec les représentants des entreprises.

Au travers de notre GovTech Lab, nous promouvons un nouvel état d’esprit au sein de l’État en faisant appel aux connaissances et compétences du secteur privé pour faire avancer la digitalisation au Luxembourg. Ces coo pérations représentent un intérêt aussi bien pour l’Administration que pour les entreprises, qui peuvent à la fois participer à la transition vers un gouvernement numérique et se développer constamment afin d’aug menter leur compétitivité et leur capacité d’innovation.

Le Luxembourg investit dans des technologies émergentes, comme l’IA ou encore la blockchain. Pourquoi ces technologies sont-elles prometteuses à vos yeux ? Quel bénéfice le Luxembourg peut-il tirer en se positionnant en pionnier sur la technologie blockchain (comme il semble vouloir le faire) ? Quels sont les enjeux en la matière ? La transformation numérique de la société engendre une production de données sans précédent. Dans sa vision stratégique de l’IA, le gouvernement mise notamment sur le développement et l’utilisation d’outils ou solutions technologiques basées sur l’IA pour traiter ces quantités

BIO EXPRESS

Jusqu’en 2009, Marc Hansen est présentateur au sein de DNR, puis de RTL Radio Lëtzebuerg et de RTL Télé Lëtzebuerg. Entre 2011 et 2014, il occupe la fonction de directeur et admi nistrateur délégué des Éditions Lëtzebuerger Journal. Entre ces deux postes, il occupe des fonctions d’attaché parlementaire auprès du DP.

Échevin de la commune d’Useldange de 2005 à 2014, il est élu député lors des élections anticipées d’octobre 2013. En mars 2014, il devient secrétaire d’État à l’Éducation nationale, à l’Enfance et à la Jeunesse, et secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Suite à la démission du gouvernement de Maggy Nagel, Marc Hansen est nommé, en décembre 2015, ministre du Logement, ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.

À la suite des élections d’octobre 2018, il est nommé ministre de la Fonction publique, ministre aux Relations avec le Parlement, ministre délégué à la Digitalisation et ministre délégué à la Réforme administrative.

12 100 TECH DÉCEMBRE 2022
Interview Marc Hansen
experiment. exchange. innovate. govtechlab.lu

croissantes de données et les exploiter afin de créer plus de prévisibilité, améliorer des services ou rendre les flux organisationnels plus efficients. Au sein de l’État, le comité AI4Gov encourage justement les administrations à faire usage de l’IA pour développer de nouvelles méthodes et améliorer leurs services et leurs procédures.

Concernant la technologie blockchain, l’État exploite la première blockchain du secteur public pour dévelop per une série de nouvelles applications réservées à ce secteur, ainsi que des applications impliquant des inte ractions entre le secteur public et le secteur privé. Les caractéristiques de la blockchain répondent aux critères que nous recherchons : il s’agit d’une technologie de stoc kage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création.

Une concrétisation de cette blockchain du secteur public est la digitalisation des prêts étudiants, que j’ai présentée avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Claude Meisch, en septembre 2021. Il s’agit d’un exemple type de la manière dont une technologie peut faciliter la vie des citoyens, car, avec cette procédure digitale de bout en bout, les étudiants n’ont plus besoin de se rendre dans une banque pour solliciter un prêt, mais ils peuvent le faire par voie électronique, entièrement sécu risée et traçable grâce à la technologie blockchain.

Dans tous les cas, l’objectif de l’utilisation de ces nou velles technologies reste toujours le même, en l’occur rence celui de fournir toujours plus de services innovants et sécurisés aux citoyens.

La transformation numérique accentue notre dépendance à la technologie et nous expose à de nouveaux types de risques, tels des cyberattaques menées par des cybercriminels ou des États, voire des pertes et des vols de données. Comment le gouvernement prend-il en compte les nouvelles typologies de risques, et comment sont-elles intégrées dans les procédures de l’administration qui gère des données sensibles de citoyens ? L’engagement du Luxembourg en matière de cybersécu rité est un fait indéniable. Le Premier ministre et ministre de la Digitalisation, Xavier Bettel, a récemment réaffir mé dans son discours sur l’état de la Nation vouloir constam ment renforcer ces efforts au Luxembourg. Au niveau des services publics, de nombreux acteurs sont actifs depuis très longtemps dans ce domaine et nous ne faisons pas exception à la règle. La sécurité des infrastructures éta tiques, des plateformes et des applications est également une priorité pour le ministère de la Digitalisation et le CTIE, principal prestataire informatique de l’État.

Nous nous efforçons chaque jour de fournir des envi ronnements sûrs et fiables pour toutes les interactions des citoyens et des entreprises avec l’Administration publique ou entre entités étatiques. Les cyberattaques font malheureusement partie du monde numérique, mais il est de notre devoir de les détecter le plus rapidement possible et d’y répondre de manière appropriée. Il est en effet primordial de garantir le niveau de sécurité le plus haut lorsqu’il s’agit des données de nos citoyens et des entreprises.

enjeux en la matière, et quelles sont les actions mises en œuvre pour permettre à chacun de tirer profit de la technologie ?

L’objectif du gouvernement est de faire de la digitalisation une chance pour tous, tout en laissant la possibilité à ceux qui ne peuvent pas ou ne désirent pas passer au numé rique de ne pas se retrouver exclus. L’inclusion numérique de tous les citoyens est primordiale pour garantir une cohésion de toute la société. Or, pour identifier et pallier un fossé numérique éventuel, il nous a semblé essentiel d’avoir une bonne compréhension du contexte dans lequel nous nous trouvons afin d’identifier les populations à risque et leurs besoins. En ce sens, j’ai notamment demandé un débat de consultation à la Chambre des députés et commandité un sondage d’opinion auprès de la popula tion sur leurs attentes vis-à-vis de la digitalisation.

Le ministère de la Digitalisation a alors proposé un plan d’action national d’inclusion numérique, qui a été adopté par le conseil de gouvernement en septembre 2021. Le plan d’action a été élaboré en étroite concerta tion avec un groupe de travail interministériel dédié à l’inclusion numérique, et à l’aide d’échanges bilatéraux avec des associations et divers acteurs non étatiques proches des populations éventuellement éloignées du numérique. Les priorités identifiées sont diverses : il s’agit de faciliter l’accès aux outils numériques, de favoriser le développement de compétences numériques, de contre carrer les différences régionales en offres numériques, de sensibiliser sur la sécurité et la gestion d’informations en ligne et de motiver à l’utilisation du numérique.

Le plan d’action présente 40 initiatives concrètes pour favoriser l’inclusion numérique de tout un chacun. Parmi ces initiatives, 18 sont mises en œuvre par le ministère de la Digitalisation. Je tiens d’ailleurs à souligner le fait que la majorité de ces mesures ont d’ores et déjà été lancées, parmi lesquelles, par exemple, une offre en formations en compétences numériques, en collaboration avec l’asbl ErwuesseBildung, et la mise en ligne du portail théma tique www.zesummendigital.lu. Ce dernier livre un grand nombre d’informations aux personnes concernées, mais également aux associations qui sont proches des popula tions à risque et qui peuvent ainsi s’informer sur toutes les actions existantes qui pourraient les soutenir.

L’inclusion numérique fait aussi partie de vos préoccupations. Quels sont les principaux Interview

14 100 TECH DÉCEMBRE 2022 Interview
S. L.
« Notre ministère cherche ainsi constamment des moyens pour faciliter les relations entre les administrations et le secteur privé. »

Les enjeux fondamentaux de la normalisation

Des normes techniques encadrent le développement de la majorité des produits et services que nous utilisons au quotidien : appareils électroniques, jouets, isolation... Ce travail de normalisation est mené par des experts venus du monde entier – notamment du Luxembourg – cherchant à obtenir un consensus sur les normes les plus profitables au marché et aux utilisateurs.

Le niveau de sécurité d’un data center, la compatibilité d’un type de chargeur avec l’ensemble des appareils, ou encore les bonnes pratiques pour l’IoT (Internet of Things), le BIM (Building Information Modeling), le cloud computing… Ces différents éléments, qui permettent de faciliter la vie des consommateurs et des acteurs économiques, sont encadrés par des normes techniques. Différentes organisations, en Europe et dans le monde, se chargent de les formaliser, l’une des plus connues étant sans doute l’ISO, l’Organisation internationale de normalisation.

Trouver un consensus

Pour développer ces normes, des comités sont mis en place sur des sujets spécifiques. L’ISO/IEC JTC 1 (Joint Techni cal Committee 1), par exemple, traite des technologies de l’information et de la commu nication. Les organismes nationaux chargés de la normalisation inscrivent au

sein de ces comités des experts qui sont des professionnels de cette matière, actifs dans leur propre pays. Au Luxembourg, c’est l’Organisme luxembour geois de normalisation, au sein de l’ILNAS (Institut luxem bourgeois de la normalisation, de l’accréditation, de la sécurité et qualité des produits et services), qui, depuis 2008, se charge de cette mission.

La mise au point concrète de ces normes est toutefois délicate et fait toujours l’objet de négociations. « L’idée est de trouver le bon consensus, de s’entendre sur un langage technique commun qui puisse répondre aux besoins du marché. Pour ce faire, il est donc important qu’un pays comme le Luxembourg envoie ses experts dans ces comités. La norme finale pourra ainsi tenir compte des problématiques et besoins nationaux », explique le Dr Jean-Philippe Humbert, adjoint à la Direction de l’ILNAS. Le nombre de délégués luxem bourgeois (287) est en hausse ces dernières années, mais

Photo Marie Russillo (Maison Moderne)
Contenu sponsorisé par ILNAS ICT
BRAND VOICE 16 100 TECH DÉCEMBRE 2022
M. Nicolas Domenjoud, Responsable normalisation et Technologies de l’Information et de la Communication au sein de l’ILNAS, Dr Jean-Philippe Humbert, adjoint à la Direction de l’ILNAS et Prof. Pascal Bouvry, Chargé de Mission auprès du Recteur à l’Université du Luxembourg.

du travail doit encore être mené pour faire prendre conscience de l’importance du sujet.

Une stratégie nationale en bonne voie C’est dans cette perspective qu’une « Stratégie normative nationale 2020-2030 », signée par le ministre de l’Économie, a été mise en place par l’ILNAS. Il s’agit de la deuxième du genre, après celle qui portait sur la décennie 2010-2020. « La stratégie 2020-2030 comprend deux axes principaux : la performance et l’excellence, poursuit le Dr Jean-Philippe Humbert. Sous le premier axe, il s’agit de valoriser et promou voir l’utilisation de normes techniques pertinentes, mais aussi de favoriser l’implication des acteurs économiques locaux au sein des processus de normalisation. Rejoindre un comité est gratuit et participe au développement économique futur du pays. » Pour promou voir ces normes, neuf bornes ont notamment été installées sur le territoire. Elles per mettent la consultation gratuite de toutes les normes du catalogue de l’ILNAS. Des vidéos ont également été mises au point pour mieux comprendre comment utiliser ces normes.

Le deuxième axe vise quant à lui à assurer la participation de l’Organisme luxembour geois de normalisation au sein des différentes organisations internationales de normalisation (ISO, mais aussi IEC, ITU-T, CEN, CENELEC et ETSI) et

PROCESSUS DE CRÉATION D’UNE NORME

01BESOIN DE NORME IDENTIFIÉ PAR LE MARCHÉ

l Qualité l Sécurité l Interopérabilité l Aspects environnementaux

DÉVELOPPEMENT DE LA NORME DANS UN COMITÉ TECHNIQUE

l Experts nommés par les organismes nationaux de normalisation l Respect du consensus

à faciliter le rayonnement national des compétences en la matière. « Il faut également que les acteurs économiques luxembourgeois intègrent une certaine culture de la norma lisation, ajoute M. Nicolas Domenjoud, Responsable normalisation et Technologies de l’Information et de la Communication au sein de l’ILNAS. La normalisation est importante non seulement pour le cadre qu’elle permet de fournir, mais aussi parce qu’elle informe le marché sur des technologies émergentes, comme le ‘quantum computing’ ou l’intelligence artificielle. Toute entreprise peut trouver un comité technique lié à son activité, et dans lequel elle peut inscrire certains de ses collaborateurs. »

Pour renforcer cette culture, l’éducation et la recherche jouent un rôle fondamental. Un programme de recherche a ainsi été mis au point entre l’ILNAS, l’Université du Luxembourg et le SnT.

« Ce programme de recherche fait intervenir trois doctorants

03

PUBLICATION DE LA NORME

l Document de référence

l Application volontaire l Support à la réglementation l Consensuelle Exemple : Une norme technique dont on parle depuis des années est celle concernant les chargeurs de téléphones portables. L’Union européenne a en effet décidé d’adopter la norme USB-C pour l’ensemble des chargeurs de téléphones, appareils photos, enceintes Bluetooth, etc. C’est une réelle avancée pour le consommateur – 2,4 milliards d’euros étaient dépensés chaque année dans l’achat de chargeurs indépen dants –, ainsi que pour la planète : cette mesure permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 180 kilotonnes d’équivalent CO2 par an.

et un PostDoc, qui conduisent des recherches et des activités de normalisation portant sur les secteurs identifiés comme porteurs pour l’économie dans la stratégie normative nationale 2020-2030 (TIC, aérospatial et construction), le secteur des TIC demeurant un axe transversal pour chacun d’entre eux », explique Prof. Pascal Bouvry, Chargé de mission auprès du Recteur à l’Université du Luxembourg. Dans ce contexte, un Master a également vu le jour en 2021.

Master in Technopreneurship

L’Université a développé, en collaboration avec l’ILNAS et le Luxembourg Lifelong Learning Centre de la Chambre des Salariés, un programme de cours particulièrement innovant : le Master in Technopreneurship. Ce cursus qui se déroule sur deux années est organisé de façon à permettre à des étu diants déjà actifs d’y assister. « Il est en effet indispensable d’être déjà sensibilisé à certains enjeux business liés, par exemple, à la

blockchain ou au big data pour le suivre de façon optimale », commente Prof. Pascal Bouvry, Directeur académique de ce Master en Technopreneurship. Neuf étudiants suivent actuelle ment ce programme, qui porte sur l’innovation, les Smart ICT, la confiance numérique, etc., et qui vise à faire comprendre tout l’intérêt de la normalisation technique pour l’industrie.

Pour en savoir plus, rendez­vous sur www.portail-qualite.lu
« L’idée est de s’entendre sur un langage technique commun qui puisse répondre aux besoins du marché. »
Dr Jean-Philippe Humbert Adjoint à la Direction de l’ILNAS
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DÉCEMBRE 2022 100 TECH 17
18 TECH 100 DÉCEMBRE 2022 Dossier AMBASSADEURS DE LA TECH 20 50 TECH LEADERS ET 50 CIO À SUIVRE Présentation de la méthodologie et du jury 26 CYBER & SECURITY STARS 30 START-UPPER 38 VENTURE CAPITALISTS & BUSINESS ANGELS 40 CORPORATE PLAYERS 44 CIO BANKING 50 CIO INSURANCE 52 CIO INDUSTRY 58 CIO PUBLIC SECTOR & HEALTH

Classé 8e à l’indice DESI qui mesure la performance des 27 États membres en matière d’économie et de société digitales, le Luxembourg doit sa position favorable à son écosystème technologique. Ainsi, pour la deuxième édition de son classement Tech 100, Maison Moderne met sous les projecteurs 100 influenceurs incontournables de cet écosystème.

Pour cette édition, Maison Moderne innove avec la publication de deux listes distinctes afin de représenter toute l’étendue de l’écosystème. Un jury multi disciplinaire a donc sélectionné 50 tech leaders, d’une part, et 50 chief information officers (CIO), d’autre part.

Le jury a veillé à mettre en avant des professionnels reconnus au quotidien, agissant tels des ambassadeurs de leurs industries respectives. Tous ont été choisis non seulement sur base de leur carrière, du poids de leur entreprise ou de leur organisation, mais aussi pour leurs engage ments extraprofessionnels et leur vision.

L’écosystème technologique du pays étant complexe et divers, le jury en a pris la mesure, sélectionnant 50 tech leaders issus tant de la cybersécurité que du monde des start-up et de leur financement, ou de l’environnement corporate. Même principe pour la liste des 50 directeurs des systèmes informatiques. Tous proviennent des principaux secteurs privés et publics du pays.

Durant votre lecture, vous trouverez certains décideurs avec une pastille 10×6. Ces ambassadeurs de la tech seront présents au prochain 10×6 Leading CIOs’ challenges organisé par le Paperjam + Delano Business Club le 25 janvier 2023. Pour venir les rencontrer sur scène ou pour plus d’informations, rendez-vous sur www.paperjam.lu/club

DÉCEMBRE 2022 TECH 100 19 Photos Shutterstock Tech
100

50 tech leaders et 50 CIO à suivre

Who’s who in Tech?, 2e édition !

Maison Moderne est fière de présenter les 100 influenceurs incontournables du secteur technologique au Luxembourg. Élaborée par un jury indépendant, diversifié et multidisciplinaire, cette liste a l’ambition d’offrir une image représentative d’un secteur devenu incontournable pour l’économie du pays.

Difficile de faire sans eux, que ce soit pour leur expertise, leur lea dership ou leur vision. Sans les 100 personnalités dont vous allez découvrir le nom au fur et à mesure des pages de ce supplément, le milieu de la tech ne serait pas ce qu’il est. Pour cette 2e édition, Maison Moderne a décidé d’ajouter à la liste des 50 tech leaders une liste des 50 chief information officers (CIO) à connaître.

Le Luxembourg continue d’occuper la 8e place dans l’indice 2022 relatif à l’économie et à la société numériques (DESI) parmi les 27 États membres de l’UE. Avec sa feuille de route « Ons Wirtschaft vu muer », le ministère de l’Économie souhaite continuer sur la lancée des dernières années et accélérer la transformation numérique de l’économie et de la société. À titre d’exemple, la part du numérique dans le plan pour la reprise et la résilience du Luxembourg était de 31,6 % avec des mesures principalement axées sur les compétences et les services publics numériques. De plus, dans le but de contribuer à la réalisation de l’objectif de la décennie numérique de l’UE visant à ce que 90 % des PME au Luxembourg atteignent au moins un niveau élémentaire de digitalisation, le pays soutient activement le déploie ment des technologies numériques dans le secteur des entreprises au sens large, y compris les PME.

Si le Luxembourg arrive à se situer dans le top 10 des pays euro péens, c’est grâce à son écosystème tech, avec des professionnels inves tis, visionnaires et fédérateurs, à la fois dans le public et dans le privé. Mettre à l’honneur 100 personnalités dans le domaine de la tech est

évidemment un exercice captivant et arbitraire par nature. Cette liste, qui n’a pas valeur de classement, a bien l’intention d’être représenta tive. L’objectif est d’augmenter la visibilité des personnes qui, au quo tidien, œuvrent pour placer le pays à la pointe de la technologie, poussées par leur passion, leur savoir-faire et leur détermination.

L’édition 2022 du Tech 100 vous fait découvrir deux listes : la liste des 50 tech leaders et la liste des 50 CIO à connaître au Luxembourg.

La méthodologie Étaient éligibles les personnes qui, par leur fonction ou leur activité au sein du secteur ICT et technologique au Luxembourg, exercent une influence tangible sur le monde économique et politique et qui sont des références dans leur domaine de compétences. La méthodologie du processus de sélection a été la suivante : les rédactions de Paperjam et de Delano ont compilé une liste de base contenant plusieurs cen taines de noms. Cette liste fut soumise au jury, composé spécialement pour l’occasion. Chacun de ses membres a eu la possibilité de la com pléter avant de procéder aux choix finaux réalisés sur base d’une éva luation quantifiée par un classement à points et de discussions portant sur des critères qualitatifs. Également, la nouvelle plateforme mise en place par Luxinnovation, Startup Directory, a permis de faire une pre mière sélection des start-up. Exclus du processus de sélection étaient des femmes et des hommes qui exercent des responsabilités politiques. Ils pouvaient néanmoins être considérés pour leurs activités ou fonc

Photos 09_credit Incontournable
20 100 TECH DÉCEMBRE 2022

Méthodologie et jury

tions accessoires, telles que leur présence dans des conseils d’admi nistration, leur engagement au sein d’ONG, ou autres. Les employés de Maison Moderne, les représentants d’autres médias, ainsi que les membres du jury étaient exclus d’office.

Les critères

Les critères dont le jury a tenu compte lors de la délibération étaient multiples : la situation professionnelle, la carrière, le poids de l’entre prise ou de l’organisation, l’indépendance managériale, l’expérience, mais aussi la situation extra-professionnelle et sociétale. Une éven tuelle activité dans les lobbies professionnels, l’influence politique via un réseau, et la vision entrepreneuriale et sociétale des différentes personnes reprises dans la liste initiale étaient également prises en compte. Lors des discussions, le jury a réparti les 50 tech leaders dans les quatre catégories suivantes : Cyber & Security stars; Start-upper; Venture capitalists & Business angels; Corporate players.

Les catégories Start-upper et Venture capitalists & Business angels, déjà présentes dans l’édition de l’année dernière, ont été conservées. Les nouvelles catégories Cyber & Security stars et Corporate players ont été ajoutées afin de montrer toute l’étendue, la richesse et la por tée du secteur IT au Luxembourg. Pour l’édition 2022, Maison Moderne souhaite mettre tout particulièrement en avant les CIO. Souvent inconnus du grand public, ils endossent un rôle qui ne cesse de gagner en importance. Indispensables au succès des entreprises et organi sations, les directeurs des systèmes informatiques s’occupent tant des besoins informatiques que des objectifs stratégiques à long terme des organismes pour lesquels ils travaillent. Les CIO incarnent donc un élément crucial de la transformation digitale du pays. Le jury a repéré les 50 CIO incontestés du pays dans quatre secteurs détermi nés, à savoir le secteur bancaire, celui des assurances, celui de l’in dustrie, et celui du secteur public et de la santé: CIO Banking; CIO Insurance; CIO Industry; CIO Public sector & Health.

Le jury

Les membres du jury Tech 100 de 2022 ont été choisis par Maison Moderne pour leur indépendance, leur impact et leur connaissance de l’écosystème du Luxembourg. Incontournables dans leurs secteurs respectifs, les sept membres de ce jury auraient évidemment égale ment pu figurer sur une des listes de ce Tech 100. Les voici :

• Stefan Berend, head of start-up acceleration chez Luxinnovation

• Philippe Linster, CEO de la House of Startups

• Maria Mateo Iborra, cofondatrice et CEO d’Ibisa Network

• Rajaa Mekouar, fondatrice et CEO de Calista Direct Investor

• Marc Payal, managing director de Fujitsu

• Jean-Christophe Witz, CIO d’Husky Injection Molding Systems

• Jelena Zelenovic Matone, CISO à la BEI

Un très grand merci aux membres du jury pour leur disponibilité, leur investissement et le partage de leur expertise ! Bonne découverte !

Le jury Décideurs, influenceurs, incontournables, voici le jury du Who’s Who in Tech édition 2022.

Auteur NATHALIE REUTER

Des personnes influentes mériteraient de figurer dans l’édition 2023 du Who’s Who in Tech Écrivez-nous à press@paperjam.lu.

Les portraits ont été rédigés par Quentin Deuxant, Marie Jacquemin, Sébastien

Marc Payal

MANAGING DIRECTOR, FUJITSU TECHNOLOGY SOLUTION

Directeur général de Fujitsu Luxembourg depuis plus de 11 ans, Marc Payal dispose d’un regard affûté sur les évolutions technologiques et leurs impacts sur le business. C’est à ce titre qu’il a présidé le jury de ce Paperjam Tech 100. Marc Payal évolue dans les milieux informatiques depuis… 1987. C’est en tant qu’ingénieur système qu’il a débuté sa carrière. Il rejoint PwC en 1991, pour mettre en œuvre le service informatique de la firme, et rejoint l’équipe Advisory lors de sa création en 1994. Il y restera trois ans, accompagnant les organisations locales dans leurs défis organisationnels de l’époque. Après être passé chez HP, où il a été en charge du conseil avant-vente pendant trois ans, il rejoint Fujitsu en 2000. Il prend la tête du bureau luxembourgeois du groupe japonais en 2011. Titulaire d’un MBA de l’Université de Nancy 2, ce Luxembourgeois a fait grandir l’équipe de Fujitsu de 90 à 230 personnes aujourd’hui, mettant au service des entreprises des concepts et des technologies parmi les plus innovantes. Marc Payal accompagne le changement, invitant les dirigeants à relever les défis du digital en s’appuyant sur les possibilités offertes par les dernières technologies disponibles. Fujitsu est l’un des premiers acteurs à engager ses clients sur des approches de design thinking et de co-création au Luxembourg. Marc Payal est également engagé dans la promotion du numérique et dans la défense des intérêts des acteurs ICT au Luxembourg. À ce titre, il siège aux conseils d’administration d’ICTLuxembourg et de l’Apsi.

DÉCEMBRE 2022 100 TECH 21
Lambotte, Michaël Peiffer. Marc Payal

Stefan Berend

Stefan Berend occupe la fonction de head of start-up acceleration au sein de Luxinnovation. Il dirige Fit4Start, le principal programme d’accélération au Luxembourg pour les start-up technologiques à fort potentiel, ainsi que les initiatives orientées en faveur des entreprises en croissance et de soutien aux scale-up dans le contexte de l’initiative Startup Luxembourg. Avec une formation professionnelle et académique en économie et finance d’entreprise, il a évolué pendant plusieurs années dans le domaine du private equity et du venture capital (au service d’un Big 4 ainsi qu’au sein d’une société de gestion d’actifs et patrimoniale). C’est en 2016 qu’il rejoint Luxinnovation en tant que conseiller aux start-up et en matière de financement étatique, les accompagnant de la création d’un business plan, les aidant à obtenir des subventions étatiques ou à accéder à des investisseurs privés, soutenant l’élaboration d’une stratégie de commercialisation pour le programme d’accélération Fit4Start. Dans le cadre de sa mission, le head of start-up acceleration a soutenu de nombreux projets, de l’idée jusqu’à leur mise en œuvre. Il dispose d’un regard avisé sur la manière avec laquelle les acteurs parviennent à innover, en partant des possibilités offertes par la technologie. Stefan Berend contribue aussi à la valorisation de l’écosystème entrepreneurial luxembourgeois à l’international. « La volonté est de faire rayonner la dynamique luxembourgeoise à l’étranger, de permettre à nos start-up de gagner en visibilité, mais aussi d’attirer de nouveaux acteurs, aussi bien des porteurs de projets que des investisseurs au Luxembourg », explique Stefan Berend.

Philippe Linster

CEO, HOUSE OF

Sur son profil Linkedin, Philippe Linster reprend les propos du théoricien en économie et management Peter F. Drucker : « De nombreuses personnes brillantes pensent que les idées déplacent les montagnes. Mais les bulldozers déplacent les montagnes. Les idées montrent où les bulldozers doivent aller travailler. »

Le CEO de la House of Startups, principal campus d’innovation et accélérateur de projets entrepreneuriaux au Luxembourg, évoque de cette manière sa mission : permettre à des personnes ayant de bonnes idées de les concrétiser à travers un projet économique et de les engager sur le chemin du succès. Titulaire d’un master de l’École de management de Strasbourg, Philippe Linster a débuté sa carrière en tant que corporate advisor au sein de la Banque de Luxembourg. En juillet 2017, il rejoint l’écosystème de la Chambre de commerce, en tant que business advisor de la House of Entrepreneurship. En janvier 2020, il prend la succession de Karin Schintgen à la tête de la House of Startups. Cette structure peut accueillir une communauté diversifiée de 150 à 200 start-up réparties au sein de quatre pôles d’innovation : la Luxembourg House of Financial Technology (Lhoft), le Luxembourg-City Incubator (LCI), le Hub@Luxembourg et l’International Climate Finance Accelerator Luxembourg (ICFA Luxembourg). À la même période, il siège au conseil de gérance de Luxinnovation. En septembre 2020, il prend la présidence du conseil d’administration du LCI. Philippe Linster est un acteur-clé de l’écosystème entrepreneurial. Par ailleurs, il est, depuis 2018, trésorier et membre du conseil d’administration du Luxembourg Business Angel Network (LBAN).

Maria Mateo Iborra

CO-FOUNDER & CEO IBISA NETWORK

Maria Mateo Iborra évolue dans le secteur spatial et des communications par satellite depuis 2005. Titulaire d’un master en ingénierie des télécommunications, d’un master en communications par satellite et d’un executive MBA, c’est en Espagne qu’elle débute sa carrière dans ce secteur. En 2013, elle rejoint SES Satellites à Luxembourg, occupant différents postes d’ingénierie et de management (gestion). Depuis son plus jeune âge, Maria Mateo Iborra est aussi animée par un esprit entrepreneurial. À 16 ans, elle s’intéresse aux marchés boursiers, commence à investir et crée une première activité en commençant à conseiller ses amis et sa famille pour leurs propres investissements. Si elle a continué à investir pour son propre compte, elle a mis sa fibre entrepreneuriale au service d’autres projets que le conseil. Parmi les entreprises qu’elle a créées, on peut évoquer Mister Lemon, acteur spécialisé dans la valorisation et l’exportation du citron. C’est au départ de Luxembourg qu’elle lance une nouvelle entreprise, mettant à profit son expérience dans le domaine de la communication par satellite et sa connaissance de la technologie blockchain. Ibisa est un acteur insurtech qui facilite l’accès aux solutions d’assurance climatique pour les agriculteurs et les acteurs agricoles des pays en développement. Elle est également partner de True Global Ventures, une société de capital-risque spécialisé Web3 investissant dans des entreprises pionnières comme Animoca Brands, The Sandbox ou Coinhouse. Maria Mateo Iborra est une personne curieuse, créative, intéressée par la combinaison des nouvelles technologies au service du progrès de la société et de la création de valeur durable.

Photos Romain Gamba 22 100 TECH DÉCEMBRE 2022 Méthodologie
jury
et
Stefan Berend Philippe Linster Maria Mateo Iborra
thedots.lu Connecting the dots together and build the HUMANITY INSPIRING TECHNOLOGY SUSTAINABILITY Join our universe through

Rajaa Mekouar

FOUNDER & CEO, CALISTA DIRECT INVESTORS

CIO, HUSKY INJECTION MOLDING SYSTEMS

CIO de l’année 2022, Jean-Christophe Witz contribue depuis plus de 6 ans à la transfor mation numérique de Husky Technologies. Occupant la fonction de chief information officer de ce groupe industriel depuis 2020, il a la responsabilité d’une vaste équipe répartie à travers le globe, en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. La mission de celle-ci est de soutenir la transformation numérique de l’activité dans son ensemble, de la commercialisation à la production, mettant en œuvre le concept d’industriel 4.0, recourant notamment aux possibilités offertes par la connectivité des objets. En bref, Jean-Christophe Witz contribue à mettre en place l’usine du futur. « Celle-ci a recours au numérique dans l’optique de garantir une cohérence accrue des processus et de la capacité de production, d’améliorer la qualité à travers des processus mieux contrôlés, de gérer plus efficacement les flux d’information entre les différents processus de production », explique-t-il. C’est une transformation de bout en bout de la partie opérationnelle, qui s’appuie sur une gestion renforcée des données et de l’information à travers notamment un digital twin capable de modéliser les processus et de mesurer la performance suivant diverses variables.

Jelena Zelenovic Matone

SENIOR HEAD OF OPERATIONAL RISK AND CISO, BANQUE EUROPÉENNE D’INVESTISSEMENT

Rajaa Mekouar

Au fil de sa carrière, ce digital leader, titu laire d’un DESS en sciences de l’Université de Metz, a pu voir évoluer l’importance de la technologie au service du développement du business. « Le rôle de l’IT leader a profondé ment changé au cours des 15 dernières années, passant d’un rôle technique, support de l’acti vité, à celui d’acteur de la transformation de l’activité, explique-t-il. Sa responsabilité est devenue beaucoup plus large en raison de l’évolution des technologies, mais aussi de la dépendance de plus en plus grande des process au numérique. »

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Photos jury
Romain Gamba et Guy Wolff Méthodologie et
Jean-Christophe Witz
Jelena Zelenovic Matone Jean-Christophe Witz

Les huit cyber & security stars sélectionnées pour cette édition du Tech 100 illustrent, à elles seules, l’importance vitale de la sécurité et de l’innovation cyber dans tous les pans de la société. Certains représentants, issus de domaines tels que la régulation et la protection des intérêts économiques et vitaux du pays, du secteur de la défense, de fleurons économiques ou de l’univers des organisations internationales, rappellent le rôle majeur joué par le Luxembourg dans le monde cyber. D’autres, par leurs fonctions à la tête d’es paces d’incubation de jeunes pousses, créent un cadre propice à l’innovation entrepre neuriale. Des initiatives qui permettront à l’écosystème cyber luxembourgeois de perdurer encore demain avec l’émergence de futurs acteurs de pointe. Conscients de ces enjeux, les stars d’aujourd’hui sensibilisent les plus jeunes et favorisent leur créativité.

Sheila Becker

Sheila Becker est responsable de l’équipe NISS (sécurité des réseaux et des systèmes d’information) à l’Institut luxem bourgeois de régulation (ILR). Elle est, en outre, vice-prési dente de l’association Women Cyber Force. Dans ses fonctions professionnelles, elle joue un rôle essentiel dans le domaine de la cybersécurité au Luxembourg. L’ILR, en effet, est le point de contact unique à l’échelle nationale pour tout ce qui relève de la directive NIS. Celle-ci définit les exigences de sécurité des fournisseurs de services numériques, comme les gestionnaires de cloud et les opérateurs de services essen tiels liés aux infrastructures numériques (DNS, IXP), à la gestion de l’énergie, aux trans ports, à l’approvisionnement en eau, ou encore au domaine de la santé. L’ILR, en tant que régulateur, est aussi en charge de la sécurité dans le cadre du code de communication électro nique qui définit les exigences de sécurité des opérateurs de télécommunications. Titulaire d’un doctorat en informatique de l’Université du Luxembourg et de l’Université de Lorraine, Sheila Becker avait commencé à travailler pour l’ILR pour ensuite rejoindre l’armée luxembour geoise en tant que chef de l’équipe de cyberdéfense, avant d’être détachée à la Direction de la défense du MAEE. C’est en 2019 qu’elle retrouve l’ILR. « La sécurité est importante pour moi. C’est dans ma nature d’être préparée au pire tout en espérant le meilleur », déclarait-elle à nos confrères de Delano, en juillet dernier. À travers Women Cyber Force, qu’elle a cofondée, elle est engagée dans la promotion du rôle des femmes dans le domaine de la cybersécurité.

Christophe Bianco Co-founder & managing partner

Excellium Services (intégrée à Thales)

Il fêtait cette année les 10 ans d’Excellium Services, société qu’il a cofondée avec son coreligion naire Xavier Vincens. Passionné de cybersécurité, Christophe Bianco a mené une des plus belles aventures entrepreneu riales que le Luxembourg a connues ces dernières années. Cet entrepreneur avait déjà à son actif une longue expérience dans la gestion des cyber-risques. De 2010 à 2012, il est viceprésident et directeur général EMEA de Qualys. Auparavant, pendant 10 ans, il a géré le développement des activités de la division Sécurité de Verizon Business sur la région euro péenne. Avec Excellium Services, c’est un projet à son image qu’il a souhaité mettre en œuvre : pragmatique, innovant, engagé, empreint d’un réel enthousiasme. Active dans plusieurs pays sur deux continents, avec plus de 170 collaborateurs et 180 clients, la société est passée cette année sous le giron du groupe Thales. Christophe Bianco est un pas sionné de son métier, animé par une insatiable soif d’apprendre. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur des réseaux et des systèmes d’information, il a obtenu un executive MBA de HEC Paris en 2008. Récemment, il a étudié la criminologie à l’Université de Paris Assas II et l’intelligence économique à l’École de guerre économique de Paris. Depuis 2018, il est professeur associé à Telecom Nancy et actif dans de multiples projets visant à la sensi bilisation et à l’éducation dans le domaine de la cybersécurité.

CYBER & SECURITY STARS

Tech 100
26 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Prof. Dr. Sergio Coronado

Diego De Biasio CEO

Chief information officer de l’Agence Otan de soutien et d’acquisition (NSPA), Sergio Coronado est un expert interna tional reconnu dans le domaine des technologies de l’informa tion et des communications (TIC), avec plus de 35 ans d’expérience. Pour lui, la seule voie pour développer et faire croître une activité réside dans l’innovation. « Pour être en mesure d’innover, nous devons apprendre, comprendre, essayer et échouer, déclare-t-il sur LinkedIn. C’est ce qui m’intéresse. Je cherche constamment des réponses à ces questions : com ment les nouvelles technologies peuvent-elles améliorer l’activité et la société ? Comment adopter cette nouvelle technologie ? Comment transformer les processus actuels pour plus d’efficacité ? Comment mieux les sécuriser, protéger et contrô ler ? » Sergio Coronado est entré à l’Otan en 2003, évoluant au fil de l’institution, d’ingénieur sys tème principal à CIO, en passant par les fonctions de technical project officer et de chief of the IT Division. Il a notamment reçu la médaille du service méritoire de l’Otan pour avoir mis en place le premier cloud privé sécurisé de l’Otan. Il est aussi professeur assistant (associé) à l’Université du Luxembourg, où il enseigne sur des matières telles que la gestion de projet, la recherche interdisciplinaire, l’intelligence artificielle, la science de la donnée. Fondateur de l’asbl Luxembourg Tech School, Sergio contribue à développer les futurs talents au Luxembourg, en aidant les nouvelles générations à devenir créatives dans le monde numérique.

Quand Diego De Biasio a commencé à accompagner les jeunes pousses technologiques luxembourgeoises, on ne parlait pas encore de start-up nation C’est en 2001 qu’il rejoint le Technoport. L’incubateur d’entreprises innovantes, créé en 1998 dans le cadre du Centre de recherche public Henri-Tudor (qui deviendra par la suite le List), est la première initiative du genre au Luxembourg. Jeune diplômé, Diego De Biasio se voit proposer l’opportunité de développer l’activité. Ce qu’il va faire pendant plus de 20 ans, contribuant notamment à façonner l’écosystème entre preneurial luxembourgeois, démontrant l’intérêt de soutenir et de bien accompagner des projets prometteurs dans une dynamique de diversifica tion économique. La réussite de Talkwalker, qui a pris racine au Technoport, en est une des plus belles preuves. Mais, à l’époque, tout restait à dévelop per, en particulier les dispositifs de soutien au développement des jeunes entreprises. En 2012, l’incubateur devient autonome, s’installant à Belval, au cœur de l’écosystème innovant luxembourgeois. Une déclinai son industrielle est aussi créée à Foetz, dans des halls plus spacieux, accueillant par exemple Leko Labs. C’est aussi le Technoport, à côté de ces programmes d’incubation, qui développe le premier fab lab de la région. S’il travaille au chevet de start-up luxembourgeoises, Diego De Biasio s’évertue aussi à développer des connexions à l’international, contribuant à la reconnaissance de la structure au-delà des frontières.

ou une autre. »

Genna Elvin Co-founder Tadaweb

C’est au départ de Luxembourg que Genna Elvin fait grandir Tadaweb, l’entreprise technologique qu’elle a cofondée en 2011 et qui développe une technologie capable de répliquer à large échelle l’intelligence humaine dans la manière avec laquelle elle interagit avec les données en ligne. De nationalité néo-zélandaise, diplômée d’un master en science et en psychologie de l’Université de Liverpool, cette entrepreneuse a particulièrement bien mené sa barque, développant son activité entre Luxembourg, Paris, Londres et Ottawa. Tadaweb compte aujourd’hui plus d’une centaine de collaborateurs à travers le monde. En 2017, elle retient l’attention du magazine Forbes, qui la place dans la liste des 100 meilleures femmes créatrices d’entreprise d’Europe. Dans sa démarche, Genna Elvin se dit déterminée à être actrice du changement. « Je travaille pour faire la différence, sous une forme ou une autre, explique-t-elle dans sa bio. Je vis, respire et mange en mode start-up, et je crois que l’état d’esprit du hacker est crucial pour réaliser l’impossible. » Le chemin parcouru par Tadaweb semble lui donner raison. La société travaille aujourd’hui avec les géants mondiaux de la technologie.

Femme entrepreneuse passionnée et inspirante, elle est aussi engagée auprès des générations à venir, multipliant les prises de parole lors de conférences ou encore dans les écoles, avec la volonté de donner aux jeunes les moyens de conduire des changements durables et technologiques.

Cyber & Security stars
CIO NATO Support and Procurement Agency (NSPA)
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« Je travaille pour faire la différence, sous une forme

Manuel Picco

Manuel Picco est chef de la division Sécurité de l’information au Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE), l’administration en charge des services IT du gouvernement, des ministères et des administrations publiques du Luxembourg.

Le CTIE agit en tant qu’acteur central dans le secteur de l’e-go vernment et est un partenaire fiable pour tous les types de projets publics de digitalisation.

Manuel Picco est passionné par la cybersécurité et a rejoint le CTIE il y a plus de 15 ans. Il a débuté en tant que membre de l’équipe de sécurité réseaux et a contribué à la création de l’équipe dédiée à la sécurité. Depuis 2012, il dirige la division Sécurité de l’information, qui fournit des services de sécurité transversaux aux niveaux orga nisationnel et technique – y compris la GRC (gouvernance, risques et conformité) et la sécurité opérationnelle. Manuel Picco est titulaire d’un diplôme d’ingénieur civil en informatique de l’École polytechnique de l’Université libre de Bruxelles.

Pascal Steichen

CEO

Nasir Zubairi CEO

Luxembourg

House of Cybersecurity

Lorsqu’il est question de cybersécurité au Luxembourg, Pascal Steichen n’est jamais bien loin. Depuis plus de 20 ans, au service du ministère de l’Économie, ce titulaire d’un master en astrophysique et d’un graduat en informatique appliquée est impliqué dans les principales initiatives prises par le gouvernement luxem bourgeois en la matière. Il est le fondateur et dirigeant de Securitymadein.lu, l’agence nationale de cybersécurité au service de l’économie luxem bourgeoise et des communes, renommée Luxembourg House of Cybersecurity (LHC) en octobre dernier. La LHC regroupe désormais deux centres d’expertise. D’une part, le Circl, acteur de la gestion d’incidents et facilitateur d’échanges d’informations et de renseignements relatifs à la menace cyber. D’autre part, le National Cybersecurity Competence Center (NC3), dont la mission est de soutenir le développement de capacités et de compétences en cybersé curité, de fédérer une solide base industrielle en cybersécu rité, de contribuer à l’excellence en recherche et développement technologique. Pascal Steichen prend aussi part à plusieurs initiatives internationales. Il est notamment président du conseil d’administration de l’European Cybersecurity Competence Centre (ECCC).

Nasir Zubairi a rejoint Luxem bourg en 2016 pour en devenir le Monsieur Fintech. En tant que CEO de la Luxembourg House of Financial Technology (Lhoft), il est l’un des principaux artisans du développement de l’écosys tème de la fintech à l’échelle de la Place. En tant qu’entrepreneur, il a développé plusieurs entre prises dans le secteur financier (dont une banque), accompa gnant notamment l’avancement de nombreuses solutions tech nologiques qui ont contribué à transformer des services. Ce Britannique connaît mieux que personne l’importance du levier numérique au service de la compétitivité et l’exigence qu’il y a à s’engager dans une dynamique de transformation et d’innovation si l’on veut rester à la pointe. Nasir Zubairi siège au Groupe consultatif de haut niveau pour la finance et la technologie du FMI. Il a vécu et travaillé dans huit pays en Amérique, en Europe et en Asie. Nasir est titulaire d’une licence de la London School of Econo mics et d’une bourse Sloan de la London Business School. Il a été décoré officier de l’ordre de Mérite du Grand-Duché de Luxembourg en 2022 pour ses services au Luxembourg.

L’UTILISATION DE L’IA DANS LES ENTREPRISES

Pourcentage d’entreprises (comptant au minimum 10 employés et excluant le secteur financier), par pays de l’UE, qui utilisent au moins une des quatre applications d’IA : un chatbot, l’apprentissage automatique pour l’analyse interne des big data, le traitement du langage naturel ou un robot de service (données de 2020). Source

UE27

Lituanie Espagne Danemark Finlande Malte Irlande

Slovénie Hongrie Chypre Autriche Pays-Bas Luxembourg Croatie France Slovaquie Grèce Allemagne Belgique Italie

Tech 100
0 % 5 % 10 % 15 % 20 % 25 %
Eurostat
28 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Les start-upper sélectionnés par le jury illustrent à quel point les créateurs de jeunes pousses luxembourgeoises possèdent tous autant les uns que les autres une ouverture sur le monde et sont riches d’expériences multiples. D’origines diverses, issus de parcours acadé miques à l’étranger, avec des passages dans des entre prises qui ont pignon sur rue, les fondateurs de start-up du pays ont des profils pro fessionnels des plus pointus. Ce capital humain contribue à améliorer par la technolo gie la plupart des domaines de l’économie et de la société. D’ailleurs, les choix du jury démontrent que plus aucun secteur n’échappe à la technologie. Qu’elles soient actives dans la culture, les soins de santé ou les fintech, les start-up luxembour geoises sont reconnues.

Caroline Assaf

Caroline Assaf, originaire du Liban, parcourt le monde avant de poser ses valises au Luxembourg en 2019. Durant ses années d’expatriation, elle a développé ses compétences dans différents domaines, dont la durabilité sociale. Elle est d’ailleurs diplômée en dévelop pement durable de la Harvard Extension School. Avant d’arri ver au Luxembourg, elle a vécu au Canada, où elle a été prési dente de Sustainable Cities International. De 2016 à 2019, elle est membre du conseil consultatif du Forum économique mondial, au sein de la cellule « Shaping the future of urban development and services ». Caroline Assaf a toujours été intéressée par le capital humain et la capacité à apprendre les uns des autres. Coco World, fondé en 2019 et signifiant « communicate to connect », est basé sur ce principe. Elle présente son idée au ministère de l’Éducation nationale, qui, en collaboration avec le Fonds social européen, répond favorablement au projet en apportant un support finan cier de 500.000 €. Sa start-up est aussi sélectionnée, en 2020, au hackathon StartupVsCovid19, qui lui permet de recevoir un soutien financier de 150.000 € et d’intégrer le LuxembourgCity Incubator.

Après 20 ans dans les domaines bancaire et financier, Bert Boer man quitte son poste au sein de la banque ABN Amro pour se consacrer à son projet. Son objectif : transformer l’industrie de la gestion d’actifs. En effet, fort de son expertise, il a pu lui-même constater la nécessité d’améliorer les processus internes, notamment face à la réglementation crois sante. C’est donc avec passion qu’en 2014, il lance – avec son frère jumeau et CTO Rob Boerman – Governance.com, devenue une fintech leader au Luxembourg, opérant à l’échelle mondiale à travers 85 mar chés. Avec cette plateforme, il souhaite proposer une tech nologie répondant aux besoins spécifiques des institutions dans le secteur de la gestion d’actifs, en automatisant la gestion du cycle de vie des clients, la gouvernance d’entre prise, la gestion de risques et la conformité… Dès les premières années, l’entreprise est recon nue et remporte, en 2016, les premiers Fintech Awards. Ce prix donne un véritable coup de projecteur sur l’entreprise, qui figure alors dans d’autres classe ments, tels que l’European Fin tech 100 ou le Global RegTech 100. Le fait de propo ser un produit qui s’adapte aux besoins des clients séduit, tout comme le fait que les équipes de Governance.com travaillent avec celles du client pour accompagner la transformation digitale. Depuis sa création, les services proposés sur la plateforme n’ont cessé d’être étoffés par Bert Boerman et son équipe d’experts.

START-UPPER

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30 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
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Matteo Bucci Fondateur

Matteo Bucci, Italien d’origine, termine ses études d’ingénieur informatique à l’Université de Bologne en 2017. L’idée de RoomMate germe dans son esprit à cette époque, après avoir vécu en colocation. L’application vise à simplifier et gérer tous les aspects de la vie quotidienne entre colocataires, membres d’une famille.

Il est notamment possible de se répartir les tâches ménagères, d’y gérer les dépenses et factures… Rapidement, Matteo Bucci est rejoint par quatre autres étudiants. C’est en se rendant compte qu’ils n’étaient pas les seuls à faire face aux éventuelles difficultés de la colocation qu’ils se penchent sur la création d’une solution.

Un an après la création du projet, ce dernier intègre un programme d’accélération italien. En 2019, Matteo Bucci et ses équipes s’installent au Luxembourg, ayant été sélectionnés pour intégrer le programme Fit4Start. En août de cette même année, ils lancent RoomMate Estelle, qui facilite la vie des proprié taires, notamment d’un point de vue administratif.

Caner Dolas

Avec un diplôme en architecture et l’idée de ce qui allait devenir Gamma AR, Caner Dolas a participé à un programme à l’université d’Aix-la-Chapelle, en Allemagne. Il y a rencontré son cofondateur, Jayan Jevanesan, informaticien. Son expérience dans le domaine de l’architec ture et de la transformation numérique l’a aidé à com prendre que les ressources sont gaspillées, que les retards sont la norme, et que les prévenir est la clé d’une industrie de la construction rentable et durable. En développant Gamma AR, les fondateurs ont commencé à résoudre ces problèmes en utilisant la réalité augmentée et la technologie BIM, facilitant ainsi la vie des professionnels de la construction en leur permet tant de travailler plus efficace ment. La jeune équipe a remporté le programme  Fit4Start de Luxinnovation en 2019 et rejoint l’incubateur de la Ville de Luxembourg.

Depuis 2020, Gamma Technolo gies a levé plus d’un million de fonds auprès d’investisseurs et travaille avec le secteur de l’AEC à l’échelle internationale (Porr AG, Strabag, Züblin, Engie) et locale, notamment avec l’entreprise ferroviaire publique luxembourgeoise CFL. Avant l’aventure Gamma Technologies, Caner Dolas a travaillé dans différents cabinets d’architecture.

Florian Feltes Cofondateur Zortify

Florian Feltes est un ancien étudiant de l’Université du Luxembourg. Durant son docto rat au SnT, il convainc une première entreprise allemande de financer un projet de recherche avec le SnT. Il a rédigé sa thèse de doctorat sur le thème « Influence de la digita lisation sur le comportement de leadership de la génération Y ». Au cours des années suivantes, il est actif à la Cologne Business School et à la Digital Creative Business School Hyper Island (Stockholm et Manchester). En 2018, Florian Feltes cofonde, avec le Dr Marcus Heidbrink, l’entreprise de deeptech Zortify, qui développe le traitement du langage naturel et l’intelligence artificielle pour aider les entre prises à prendre de meilleures décisions. Selon le Financial Times, Zortify est considérée comme une des entreprises technologiques qui façonnent déjà l’avenir, et pas seulement du Luxembourg. L’ambition de Zortify est de devenir le leader européen du natural language processing. Florian Feltes est l’auteur du livre Revolution? Ja, bitte! Wenn Old-SchoolFührung auf New-WorkLeadership Trifft. En plus de Zortify, il est professeur fonda teur de la XU Exponential University à Potsdam, où il enseigne le leadership numérique.

Robert Glaesener CEO Fiveoffices

Robert Glaesener débute son parcours dans le marketing chez M&M’s / Mars en Allemagne. En 2000, il rejoint la banque internationale TD Bank et y déve loppe Internaxx.com. Il en sera le PDG durant 10 ans. En 2010, il rejoint Talkwalker, une start-up fondée par deux entrepreneurs luxembourgeois proposant une solution de veille et d’analyse du web et des réseaux sociaux en temps réel. Convaincu par la technologie et le potentiel de marché, Robert Glaesener pilote la croissance de l’entreprise. Lorsqu’il se retire du poste de CEO en 2021, plus de 500 sala riés travaillent pour Talkwalker en Europe, aux États-Unis et en Asie. Il y est toujours présent en tant que président du conseil d’administration. Il siège égale ment au conseil d’administration de l’entreprise Governance.com et de la Fedil. Depuis quelques mois, il s’est associé à Daniel Schneider et Benjamin Tillier pour un nouveau projet. Consta tant que le marché de l’immobi lier de bureaux n’est plus en adéquation avec les besoins actuels des entreprises, ils lancent Fiveoffices, premier site B2B de monétisation des bureaux inoccupés. Grâce au service, les entreprises ayant des locaux vides peuvent les propo ser à la sous-location à d’autres structures cherchant une alter native aux modes de location actuels, qui sont souvent soit peu flexibles, soit onéreux. En plus de faciliter la recherche de bureaux, Fiveoffices présente un véritable impact écologique, celui de réduire l’empreinte carbone en proposant des lieux déjà chauffés et meublés.

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Felix Hemmerling

Felix Hemmerling lance son premier projet Univize en 2017 à Singapour, alors qu’il est étudiant à l’University College Dublin. Il s’agit d’une plateforme mettant en contact des étu diants de plus de 60 universités européennes, de Singapour et de Hong Kong avec de potentiels futurs étudiants. Ces derniers pouvaient poser leurs questions sur l’université et l’environnement. Après deux ans, l’aventure s’arrête. Felix Hemmerling travaille ensuite à la Banque de Luxembourg et chez Finologee en tant que fintech/regtech product mana ger. En 2019, il se lance le défi d’organiser un festival de musique, le Luxembourg Open Air. Les deux éditions annuelles sont maintenant attendues par des milliers de fans de musique électro. Depuis 2020, il est à la tête de Kodehyve, fondée avec Julien Casse. Ce système d’exploitation B2B2C optimise le travail des promoteurs et fonds immobiliers, ainsi que celui de leurs partenaires en permettant de planifier, exécuter et analyser les projets de construction et de commercialisation. Un peu plus d’un an après le lancement, ils réalisent une première levée de fonds en 2021 et récoltent plus d’un million d’euros, per mettant de développer l’entre prise et d’engager de nouveaux collaborateurs. Une seconde levée de fonds de plus de 2,6 millions est effectuée en 2022 pour préparer les premiers pas vers l’international. Cette même année, Felix Hemmerling développe Wagmi GP, un des premiers gestionnaires de fonds web3 pour accompagner les investisseurs dans l’univers des cryptos et des NFT.

Marc Jacobs

Après plus de 25 ans d’expérience à des postes managériaux, notamment au sein de Plastipak Packaging entre 2009 et 2013, Marc Jacobs devient CEO de Molecu lar Plasma Group. Fusion entre un institut de recherche belge, VITO, et le Luxembourg Institute of Science and Technology, MPG développe et commercia lise des équipements pour de nombreuses industries. Ils ont notamment développé une technique de nanorevête ment à base de plasma atmos phérique froid. L’entreprise est particulièrement remarquée, en 2020, grâce à cette techno logie. En effet, avec le soutien du ministère de l’Économie, et en collaboration avec Santé Service SA, elle développe des masques autodésinfectants.

Le principe est simple et inof fensif pour l’organisme, étant donné qu’il s’agit d’appliquer un nanorevêtement sur les masques. Depuis le mois de février, Marc Jacobs est le président exécutif de Molecular Plasma Group. Il ne s’est pas arrêté là pour autant. En 2019, il a cofondé le Hofstede Insights Luxembourg-Belgium, organisme de formation axé sur la multiculturalité en entreprise. Thème qui tient d’ailleurs à cœur à Marc Jacobs, puisqu’il a également co-écrit un livre s’intitulant Negociate like a local, qui fournit des outils pratiques afin de faire face aux éventuels défis interculturels, plus particulièrement dans les affaires internationales.

Davide Martucci

Suisse d’origine, Davide Martucci entame sa carrière en 2007 chez UBS, en tant qu’investment specialist. En 2014, il est à la tête du comité local du Conseil en investissement pour le sud de l’Europe. En 2015, alors qu’il travaille pour le compte d’une société familiale, il ouvre un bureau de gestion d’actifs au Luxembourg. Rapidement, lui et son équipe, dont Semin Ibisevic, son futur associé, se rendent compte des failles présentes dans certaines procédures, notamment en ce qui concerne la gestion des données, la réconciliation entre les systèmes ou les données des différents prestataires. Afin de faciliter la vie de leurs équipes, Davide Martucci et Semin Ibisevic développent une solution destinée à simpli fier la gestion des données relatives aux transactions effectuées. Ils continuent à améliorer le programme et, en 2019, créent Next Gate Tech. Passionné par la technologie et le monde financier, il semblait évident pour Davide Martucci de s’orienter dans cette direc tion et de participer à la digitali sation de cette industrie.

Aidan McClean CEO

En 2018, Aidan McClean cofonde, avec Renaud Marquet, UFODrive, une société de location de véhicules dont la flotte est entièrement élec trique. Face aux frustrations auxquelles il a fait face à de nombreuses reprises, il a simpli fié les démarches au maximum. En quelques secondes, le client peut réserver sa voiture grâce à l’application et la récupérer. Opter pour des véhicules électriques représente un moyen de faire un geste pour l’environnement. Depuis le lancement de l’entreprise, plus de 2.000.000 kg de CO2 ont été évités. Face aux fausses idées circulant sur les voitures élec triques, Aidan McClean s’est renseigné et a écrit un livre, Electric Revolution – Myths & truths about electric vehicles and climate disaster, dont un des objectifs est également de démontrer l’impact des véhicules thermiques en termes d’émissions de gaz carbonique. Avant de se lancer dans la création d’UFODrive, Aidan McClean a travaillé dans le domaine de la finance pendant 25 ans. Il était spécialisé dans les technologies de l’informa tion et avait notamment exercé en tant que CIA chez Lombard International Assurance. Durant son passage au sein de l’entreprise, il a développé une technologie de pointe générant d’importants profits pour les actionnaires.

Start-upper DÉCEMBRE 2022 TECH 100 33

C’est dans le domaine de l’infor matique que le Luxembourgeois Tom Michels débute sa carrière. Il est consultant en audit informatique chez KPMG Luxem bourg avant d’intégrer la chaire des systèmes d’information et de service à l’Université de la Sarre en tant qu’associé de recherche et assistant. Il obtient, en 2017, sa maîtrise en informa tique. Cette même année, il développe Salonkee. L’applica tion permet, en quelques clics, d’effectuer une réservation chez un coiffeur, un barbier, un esthé ticien ou auprès d’un établisse ment spécialisé dans la beauté, ou pour des thérapies alterna tives. Pour les entreprises, elle facilite la gestion des agendas et du personnel, la facturation, le marketing, et laisse ainsi plus de temps pour développer leur affaire. Le succès est rapidement au rendez-vous, et le logiciel Salonkee devient un des leaders européens. À peine deux ans après le lancement, Tom Michels organise une levée de fonds et récolte un million d’euros. Grâce à cela, l’application est lancée en Belgique. En 2020, c’est en Suisse que le service est pro posé. Cette même année, Tom Michels et son projet remportent la première place du concours Creative Young Entrepreneur Luxembourg (Cyel). Depuis, une autre levée de fonds de 6,2 millions d’euros a été réalisée, et Salonkee s’est lancée aux Pays-Bas et en Allemagne. Avec des milliers de salons et instituts travaillant avec Salonkee aujourd’hui et une croissance à plus de 100 % par an, l’entreprise de Tom Michels a encore de beaux jours devant elle.

Casius Morea

Après un double cursus en management des sociétés et en droit des affaires internationales, Casius Morea débute sa carrière en 1998. Une première société de logiciels bancaires voit le jour, suivie, en 2003, d’un groupe d’e-commerce sur base d’une plateforme développée en interne. Des milliers d’e-mails devaient être traités rapidement par le service client. C’est ainsi que l’idée d’EmailTree AI est née, pour répondre aux besoins de l’entreprise. Le développement débute en 2017, et EmailTree AI voit le jour en 2019. L’objectif est de mettre en place une solution de management intelligent d’e-mails, basée sur différentes techniques d’intelligence artifi cielle qui interviennent tout au long du parcours d’un e-mail. Le dialogue avec les applica tions CRM/API/RPA a permis la création d’un nouveau type de plateforme, les conversational business applications. Le temps de traitement d’un e-mail est fortement réduit, et la satisfac tion des utilisateurs augmente considérablement. Il s’agit de la raison finale, une montée en compétences de l’humain, qui active et contrôle les outils d’automatisation à sa disposi tion, pour une plus grande valeur future générée.

Raoul Mulheims

Les compétences de Raoul Mulheims dans la création d’entreprise ne sont plus à démontrer grâce, notamment, à ses 23 ans d’expérience. C’est en 1996, alors qu’internet arrivait au Luxembourg, qu’il développe – avec des amis – ce qui devient, à l’époque, le plus grand réseau social du pays : Luxusbuerg. Plus de 70.000 personnes étaient inscrites sur la plateforme. Alors qu’il est encore étudiant, en dernière année de droit à Paris, il cofonde Nvision. Nous sommes alors en 1999, et l’en treprise deviendra une des principales agences digitales du pays. En 2006, il devient directeur général de MPulse, une société spécialisée dans les micropaiements qui permet à ses utilisateurs de développer, délivrer et facturer du contenu par téléphone. En 2012, Raoul Mulheims est un des cofonda teurs d’un tout autre projet : Digicash. Même si la vision est similaire à MPulse, le principal défi était de convaincre de l’utilité de l’application auprès des banques, des commerçants et des utilisateurs. Mission réussie ! En 2017, Digicash Payments SA est rachetée par Payconiq, déjà présente dans plusieurs pays européens à l’époque. Depuis 2017, il fait partie des fondateurs de Finologee, premier opérateur de plateforme de finance numérique du pays.

LA PERFORMANCE NUMÉRIQUE DU LUXEMBOURG

Kevin Muller

Rien ne prédestinait Kevin Muller à entreprendre. Sociologue de formation, ce Français d’origine débute sa carrière d’entrepreneur de la tech à Chennai. Il a alors 23 ans et lance une agence digitale spécialisée dans le développe ment de projets haut de gamme à prix abordable à destination du marché français. Le succès est au rendez-vous. Il lancera alors plusieurs start-up et projets technologiques, dont un portail permettant l’apprentis sage du français, en partenariat avec le gouvernement français. C’est en 2016 que le projet Passbolt voit le jour, afin de résoudre les problèmes de gestion de mots de passe auxquels Kevin Muller et son équipe faisaient face. Ils créent une solution open source, hautement sécurisée et collaborative pour répondre aux besoins des équipes digita lisées. Rapidement, la demande explose, et ils sont approchés par le programme luxembour geois Fit4Start. Kevin Muller et son équipe reviennent alors au Luxembourg en 2016. Depuis, plusieurs levées de fonds fructueuses ont été réalisées, et Passbolt continue de se développer. La solution s’est imposée comme une référence et est utilisée, à l’heure actuelle, par plus de 10.000 organisa tions dans 50 pays, incluant des gouvernements, des sociétés du CAC 40 et de nombreuses start-up.

Le Luxembourg obtient des résultats supérieurs à la moyenne de l’UE dans quatre des cinq catégories, se classant au troisième rang mondial pour la connectivité. La faible performance en matière d’intégration de la technologie numérique par les entreprises (19e au classement général) s’explique en partie par la faible proportion de PME qui vendent des produits au-delà des frontières ou en ligne. Les notes sont indiquées sur 100.

Source Digital Economy & Society Index 2020, Commission UE

Tech 100
Connectivité Capital humain Utilisation des services internet Intégration de la technologie numérique par les entreprises Services publics numériques
0 50 100 150 200 250 300 34 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
Luxembourg Moyenne UE

Tahereh Pazouki

Tahereh Pazouki obtient son master en information et en informatique en 2015. Cependant, voulant utiliser ses compétences pour avoir un impact social positif sur le monde, elle poursuit avec un doctorat en psychologie. Elle se spécialise dans le développe ment de la petite enfance. C’est dans ce contexte que Tahereh Pazouki a fondé Magrid Learning Solution, au sein de l’incubateur de l’Université du Luxembourg, en 2017. Magrid est un pro gramme éducatif neutre en termes de langue pour l’appren tissage des mathématiques. La neutralité linguistique en fait un outil d’apprentissage accessible à tous et offre des chances éducatives égales à tous les apprenants. Le succès est au rendez-vous. En 2021, Tahereh Pazouki et son programme ont remporté le World Summit Award (WSA) dans la catégorie Apprentissage et éducation. En 2021, Tahereh Pazouki rafle la première place au tournoi de l’innovation sociale de la Banque européenne d’investissement, et a également reçu le titre de Jeune entrepreneur créatif (Cyel, Creative Young Entrepre neur Luxembourg). En 2022, elle a remporté la première place du JCI CYE Europe et la deuxième place au congrès mondial du JCI CYE. Elle a égale ment été lauréate du MIT Solve’s Global Challenges dans la caté gorie Re-engaging learners.

Peter Platzer

Peter Platzer, d’origine autrichienne, débute sa carrière dans la finance en Allemagne, aux États-Unis ou encore à Hong Kong. Rapidement, il revient vers ses passions que sont la physique et la technolo gie. Il se forme notamment au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) et à l’Institut Max Planck, et suit un stage au sein de la Nasa et du Space Portal Group, spécialisé dans les nanosatellites. Il est également diplômé d’un master en admi nistration des affaires de la Harvard Business School, où il bénéficiait de la bourse Baker. D’ailleurs, Peter Platzer y accom pagne les étudiants afin de les aider dans le choix de leur parcours professionnel. C’est en 2012 qu’il s’associe à Jeroen Cappaert et Joël Spark, et lance Spire Global. L’objectif est de fournir des données provenant de satellites depuis n’importe quel endroit de la Terre. Des petits satellites, capables de récolter, transmettre et exploiter rapidement d’importantes quan tités de données, sont envoyés dans l’espace. En 2017, l’entre prise signe un accord de coopération avec le pays. En contrepartie, ils y installent le siège social européen de Spire Global. Peter Platzer intervient régulièrement dans des conférences consacrées à la technologie ou l’entrepreneu riat partout dans le monde. Il est également membre du Forbes Technology Council et écrit régulièrement pour la version digitale de Forbes

Détenteur d’un master en technologie de l’information, Omar Qaise s’est toujours intéressé au domaine spatial. Durant ses études à l’Université de Brême, en Allemagne, il a suivi des cours sur le sujet. Il obtiendra d’ailleurs le Prix de la meilleure thèse en science et ingénierie. Durant plusieurs années, il travaille dans diffé rentes organisations et entre prises actives dans l’industrie des satellites et des télécommu nications. Il a notamment été ingénieur chargé de l’exploita tion des engins spatiaux et des commandes de vol sur plusieurs missions à l’Agence spatiale européenne (ESA) ou product manager pour SES Satellites. Au fil de ses expériences, il se rend compte qu’il y a des lacunes sur le marché de la télécommunica tion, notamment en ce qui concerne les satellites en orbite basse et la 5G. Il fonde alors OQ Technology en 2016. Avec sa société, l’objectif est clair : Omar Qaise veut fournir une solution de connectivité à faible coût et des analyses de données à haute valeur ajoutée. Il construit alors une constellation mon diale de satellites destinée à la communication 5G permettant de fournir de la connectivité partout dans le monde. Omar Qaise et ses équipes ont d’ailleurs déposé des terminaux dans le désert, afin de tester leur technologie de réseau 5G. Mission réussie, étant donné que le boîtier reçoit et émet des signaux sans difficulté.

C’est en assistant au festival de musique de Sanremo, en Italie, avec Matteo Cernuschi – qui deviendra un de ses asso ciés – que l’idée d’ANote Music est née. La plateforme que les fondateurs résument comme étant « la main stage de l’inves tissement musical » offre la possibilité aux investisseurs d’acquérir un morceau d’un catalogue musical et de recevoir les royalties en retour.

La start-up a été fondée en 2018, à Luxembourg-ville, par Marzio F. Schena, Matteo Cernuschi et Grégoire Mathonnet. Le succès a rapidement suivi, et ANote Music s’est qualifiée dans le top 10 des meilleures start-up au monde, étant la seule entre prise européenne lors de la finale de la Startup World Cup 2022. Marzio F. Schena, cette année, a été nommé dans le classement Forbes 30 Under 30 italien, dans la catégo rie Musique. Ce classement met en avant des personnalités qui se sont distinguées dans diffé rents domaines. Avant la créa tion de la start-up, il a travaillé plusieurs années dans le domaine de la finance, notamment en tant qu’analyste financier à Londres, ou chez Woodpecker Capital, au Luxem bourg, en tant que gestionnaire de fonds. Il a également été membre du Global Shapers Luxembourg Hub, dont la mis sion est de rassembler des entrepreneurs afin de monter des projets à impact positif.

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36 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Cédric Spaas

C’est grâce à son expérience en ingénierie nanotechnologique pour les traitements oncolo giques que Cédric Spaas s’est dirigé vers le domaine des soins de santé. Ses études en nano sciences et nanotechnologies lui ont en effet permis de se diriger vers ce domaine. Le fait de travailler sur des solutions de réalité augmentée pour l’indus trie des soins de santé lui a fait comprendre les avantages de l’affichage des informationsclés dans le champ de vision de l’utilisateur. Les avantages pour les chirurgiens de la navigation visuelle et sur cible au moyen de solutions avancées de réalité augmentée sont alors devenus très évidents. Avec une idée, de bons partenaires, des utilisa teurs finaux confirmés et une volonté personnelle de créer des solutions pour un avenir meilleur, le choix de lancer Arspectra était une évidence. La société voit donc le jour en 2018. Les lunettes à vision directe permettent aux chirurgiens de voir les informations essen tielles sur le patient plutôt que sur des écrans externes. L’ambi tion première de l’entreprise est de permettre aux professionnels de la santé d’améliorer leurs performances et de changer la donne dans de nombreuses procédures critiques.

Maciej Waloszyk

Maciej Waloszyk a fondé Cascade Lab en 2019. Le concept est simple : proposer aux acteurs du secteur financier ou liés à celui-ci une solution numérique leur permettant de digitaliser et de centraliser les données relatives à leur clientèle et de bénéficier d’un cadre AML/KYC et de confor mité intégré et complet. Grâce au programme développé, les opérations sont fluidifiées, et le travail des équipes en est simplifié. De plus, dès le lance ment du projet, il était essentiel pour Maciej Waloszyk que les sociétés de plus petite taille puissent avoir accès à cette solution. En effet, ayant travaillé dans des PME du secteur financier, il a été confronté aux difficultés qu’elles pouvaient avoir pour financer ou pour trouver des solutions propices déjà existantes. Avant de lancer Cascade Lab, Maciej Waloszyk a agi en tant qu’administrateur délégué d’une super ManCo luxembourgeoise. En complé ment de l’expérience acquise au fil des années, il est égale ment détenteur d’un diplôme de commerce de la Luxem bourg Business Academy, reçu au terme d’un programme résul tant de la collaboration entre la Chambre de commerce et l’Université du Luxembourg.

Antoine Welter

Dès ses études, Antoine Welter a commencé à parcourir le monde. Après une licence en administration des affaires et technologies en Espagne, il continue avec un master en affaires internationales à Munich. Durant ses études, il passe quelques mois en Chine, dans le cadre d’un échange. Il débute sa carrière profession nelle dans le milieu de la finance. Antoine Welter travaille notamment chez Accenture, en Allemagne, en tant que business analyst, puis devient consultant en finance et performance de l’entreprise. En 2019, il fonde Matuca sàrl, une société inves tissant dans le B2B. En 2021, Antoine Welter fait la connais sance de Xavier Kohll, docteur en génie chimique. Tous deux partageant les mêmes valeurs, l’idée de s’associer est naturelle. Avec cette volonté de ramener l’entrepreneuriat au Luxembourg, ils y reviennent tous les deux, voulant créer une entreprise avec un but et une mission. C’est ainsi qu’ils combinent leurs connaissances et fondent Circu Li-ion en 2021. L’objectif est de donner une deuxième vie aux batteries au lithium. En effet, une fois en fin de vie, elles sont généralement jetées et brûlées, impactant négativement l’environnement. Au sein de Circu Li-ion, cette batterie est alors testée, et les cellules ne fonctionnant plus sont remplacées. L’expérience d’Antoine Welter n’est plus à démontrer, grâce à sa maîtrise en finance et en marketing, et grâce aux investissements qu’il a effectués dans de nombreuses sociétés au fil du temps.

Charlotte Wirion

Depuis son plus jeune âge, Char lotte Wirion est passionnée par l’environnement et la nature. D’origine luxembourgeoise, elle a étudié les sciences et l’ingénierie environnementale à l’école polytechnique fédérale de Zurich, en Suisse. Elle a com plété son master par un doctorat en hydrologie, à la Vrije Univer siteit Brussel, en Belgique. Elle a pu y faire des recherches sur les écosystèmes hydrauliques urbains grâce à la télédétection, se rendre sur le terrain pour vali der les indices de télédétection et les processus simulés du bilan hydrique, notamment. Entre 2019 et 2021, elle est chercheuse, tou jours au sein de la VUB. Un des projets sur lesquels Charlotte Wirion a pu travailler s’intitulait « Agriculture urbaine : comment irriguer ? ». L’objectif était d’éva luer l’utilisation de l’eau, le poten tiel et les alternatives pour l’irrigation des initiatives d’agri culture urbaine, tout en adoptant une approche scientifique citoyenne. En parallèle, elle cofonde WEO avec l’ambition de contribuer à une meilleure gestion de l’environnement grâce aux données provenant de l’espace et de l’intelligence artificielle. Faire la différence était essentiel pour Charlotte Wirion et son associée, Imeshi Weerasin ghe. En fondant WEO, l’objectif était de lutter contre les pro blèmes liés au changement cli matique qui sont retrouvés dans l’agriculture, l’urbanisation ou les eaux de surface. WEO contribue ainsi à un monde où la gestion de l’environnement sera optimisée.

Start-upper DÉCEMBRE 2022 TECH 100 37

L’écosystème technologique luxembourgeois n’aurait pas atteint son niveau de maturité actuel sans des financements de qualité. Les dirigeants de sociétés de capital-risque et les business angels représentés dans cette catégorie contribuent à l’existence de l’écosystème technologique du pays. Leur capacité à identifier les meilleures opportunités d’investissement reste cruciale pour la pérennité de l’écosystème.

Pascal Bouvier

partner

La réputation et l’expertise de Pascal Bouvier ne sont plus à démontrer. Il a déjà financé de nombreuses entreprises partout à travers le monde. Diplômé de l’Institut supérieur du commerce de Paris et de l’Université de Virginie, il est analyste financier agréé.

Au fil du temps, il a complété ses connaissances de l’écosys tème de l’innovation financière grâce à son expérience en tant qu’investisseur et, également, d’employé dans les services financiers et technologiques.

Il a commencé sa carrière professionnelle en tant qu’em ployé dans le domaine financier. Il a aussi occupé le poste de CTO et CIO pour un important gestionnaire d’actifs. En 2010, il fonde, avec Michael Meyer, qui est l’un de ses associés actuels, Route 66 Ventures. Ils en font une société de capital-risque de renommée mondiale dans le domaine des technologies financières. Depuis 2018, il est à la tête du fonds d’investissement Middle game Ventures, avec Michael Meyer et Patrick Pinschmidt. Ce fonds est à destination des fintechs américaines ou européennes qui sont en phase de démarrage, à l’intersection de la fintech 3.0 et du web 3.0 qui restructurent les services financiers.

Pierre Festal

Partner

Après ses études d’ingénieur informatique et en traitement du signal et son master en finance d’entreprise, Pierre Festal débute sa carrière en tant qu’analyste dans une banque d’investissement spécialisée dans le secteur technologique à Londres. Il travaille ensuite dans diffé rentes sociétés de capitalrisque et investissement.

En 2020, il intègre la société de capital-risque Promus Ventures. Il y a vu l’opportunité d’y déve lopper un acteur de référence en early stage sur le secteur de l’espace et des deeptech en Europe, depuis le Luxembourg et à partir d’une marque exis tante, experte et reconnue aux États-Unis. L’ambition de Pierre Festal est de poursuivre le déploiement de Promus Ventures sur le sol européen et de l’inscrire comme l’acteur de référence dans les marchés du financement early stage de sociétés concevant des technologies de rupture. Avec plus de 17 ans d’expérience, il a ainsi pu investir dans de nombreux projets issus de divers secteurs et à des stades de développement différents, provenant de partout dans le monde. Depuis une dizaine d’années, il se concentre plus particulièrement sur les sec teurs de la deeptech et, plus spécialement, sur l’innovation de rupture et la digitalisation de secteurs traditionnels.

Uli Grabenwarter

Deputy director Equity Investments European Investment Fund

Uli Grabenwarter est actuellement directeur adjoint Investissements en fonds propres au sein du Fonds euro péen d’investissement (FEI). Cela signifie qu’il supervise les activités du FEI dans les domaines de l’investissement à impact, du transfert de techno logie et du capital-risque. Il est à noter que le FEI est la plus grande plateforme d’investis sements d’Europe dans ce domaine. En plus de son activité au sein de l’institution euro péenne, Uli Grabenwarter est également business angel et il investit principalement dans des projets axés sur les sciences de la vie. Sa carrière professionnelle a commencé il y a 30 ans, en tant que consul tant en finance chez PwC. C’est en 2000 qu’il intègre le Fonds européen d’investisse ment comme responsable du développement stratégique. Il s’en absente durant 18 mois afin d’intégrer l’IESE Business School en tant que chercheur. Il travaille sur un projet de recherche, avec les principaux gestionnaires de grandes fortunes venant du monde entier, concernant l’investisse ment socialement responsable dans le capital-risque et le capital-investissement. Il par tage son savoir concernant le private equity et le capitalrisque en qualité d’enseignant.

Romain Hoffmann

Board director – head of investment committee

LBAN

L’expertise de Romain Hoffmann, luxembourgeois d’origine, en tant que business angel n’est plus à démontrer. En mars 2020, il a rejoint le conseil d’administration du Luxembourg Business Angel Network (LBAN) et a repris le lead de l’investment committee Ce réseau est un acteur-clé de l’écosystème, notamment en investissant dans des start-up scalable et innovantes au Luxembourg et dans la Grande Région. Avant cela, Romain Hoffmann avait fait ses premiers pas en tant que business angel en 2017, après avoir assisté à une conférence sur l’écosystème des start-up où des membres du LBAN étaient présents. Impressionné par la qualité des pitchs et de certains modèles économiques, il devient membre du réseau peu après. Il investira d’ailleurs dans la start-up Salonkee un an plus tard. L’entrepreneuriat a toujours été dans les aspirations de Romain Hoffmann, qui s’est lancé dans la programmation de logiciels à l’âge de 17 ans, alors qu’il était encore étudiant. En tant que business angel, il remet donc un pied dans l’entrepreneuriat tout en continuant à travailler au sein du corporate banking de Spuerkeess.

Tech 100
VC & BUSINESS ANGELS
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Yannick Oswald

Avoir un impact réel sur la vie des gens fait partie des aspira tions de Yannick Oswald depuis toujours. Il a entamé des études d’ingénieur à Bruxelles et à Buenos Aires, et a effectué un stage au Parlement européen. Mais la politique ne lui convient pas. Du moins, pas encore. C’est en tombant par hasard sur un documentaire sur l’investisseur en technologie F. Grinda, à New York, que Yannick découvre le monde de l’investissement.

Il lui faudra cinq mois avant de prendre contact et de travailler avec celui qui a investi dans des start-up comme Airbnb. Il retourne en Europe et tente d’y créer une entreprise, mais cela ne dure pas longtemps. Il devient alors responsable de la stratégie de la BIL. Ensuite, Yannick Oswald décide de se relancer dans une start-up, et, cette fois, c’est un succès. Cependant, il réalise que sa véritable vocation se trouve dans les investissements.

Après avoir débuté son MBA à Columbia, il décide de quitter le programme afin de rejoindre Mangrove Capital. Après cinq ans, Yannick Oswald en devient le plus jeune associé et intègre le réseau des Kauffman Fellows. Depuis, il a investi dans des entreprises tech B2B et B2C dans divers secteurs. Régulièrement, il publie des analyses sur son site internet, devenu un des blogs tech les plus populaires d’Europe.

Alain Rodermann

Managing Partner Expon Capital

L’expérience d’Alain Rodermann, actif dans des sociétés de capitalrisque depuis 1997, n’est plus à démontrer. Il débute sa carrière chez Bouygues et Alcatel, après ses études en génie électrique et en informatique, à des postes de manager dans des projets de construction d’infrastructures et de développement logiciel. Après un MBA en 1997, il devient directeur des investissements chez Innovacom, la branche capital-risque d’Orange. Durant 10 ans, il est partner chez Sofinnova, société de capi tal-risque paneuropéenne de premier plan. En 2009, il fonde son propre fonds d’investisse ment, Arenatis Capital. Il crée, en 2015, Expon Capital à Luxembourg avec Jérôme Wittamer et Marc Gendebien. Depuis sa fondation, l’entreprise a financé 30 sociétés innovantes à impact positif, au Luxembourg et en Europe. Au total, il a investi dans plus de 50 entreprises technologiques en Europe et aux États-Unis. Parmi ces start-up figurent Spire, Lastmi nute.com, Orphalan, Refurbed, Salonkee ou Coinhouse.

Alain Rodermann est également instructeur d’arts martiaux japonais et amateur d’art.

Michel Rzonzef a travaillé durant quasiment 30 ans au sein de la société Goodyear. Il y est arrivé en tant qu’ingénieur avant d’évoluer et devenir manager général pour l’Europe centrale, puis vice-président Sales et Marketing pour l’Europe de l’Est, le Moyen-Orient et l’Afrique. Au fil des années, il continue de grimper les échelons et devient, en 2015, président du conseil d’administration de Goodyear Luxembourg. Pendant toutes ces années, il a ainsi contribué à la croissance de l’entreprise en transformant le modèle commercial d’une vente tradi tionnelle en une solution basée sur le client. Depuis, il s’est orienté vers l’accompagnement d’entrepreneurs et d’entreprises en développement. Il a notam ment fondé Business Mentoring Luxembourg, dont l’objectif est de mettre en contact de jeunes entrepreneurs et des mentors. Michel Rzonzef est actuellement vice-président et secrétaire du Luxembourg Business Angel Network, le plus important réseau de business angels du pays. En 2019, il crée Leodium Luxembourg, société de ser vices de gestion et de conseil. Il accompagne les entrepre neurs dans l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies efficaces. Avec le temps, Michel Rzonzef a ainsi pu développer de solides compétences interpersonnelles et intercultu relles, avec un attrait pour le développement personnel.

Hans-Jürgen Schmitz

Co-founder & managing partner

Mangrove Capital Partners

Hans-Jürgen est l’un des membres fondateurs de Mangrove Capital. Avec Mark Tluszcz et Gérard Lopez, ses associés, il fonde la société de capital-risque en 2000. Le succès est au rendez-vous, notamment grâce au lancement de Skype et sa revente à eBay. Au fil des années, il a donc investi dans de nombreuses entreprises situées un peu partout dans le monde, telles que Wix ou Shipsta. En 2010, il devient le premier président de la LPEA. Avant de fonder Mangrove Capital Partners, il a été directeur chez Arthur Andersen (Ernst & Young) durant une dizaine d’années, au Luxembourg et à Bruxelles. Il a fait partie, cette année, du jury luxembourgeois de la Start-Up World Cup.

Jérôme Wittamer

Founding partner Expon Capital

Jérôme Wittamer est investisseur en venture capital technologique. Avec Expon Capital, il gère deux stratégies : l’une dédiée aux jeunes sociétés impliquées au Luxembourg (Digital Tech Fund), et l’autre dédiée aux sociétés en croissance au niveau mondial (Expon Growth Funds). Son équipe et lui investissent dans des sociétés exceptionnelles en forte croissance, leaders de leur secteur au niveau européen ou mondial, dans les domaines de l’énergie, de la santé (HelloBet ter – Allemagne), du climat et de l’espace (Spire, Hydrosat –Luxembourg et États-Unis), de l’éducation (Catalyte – ÉtatsUnis), de l’économie circulaire, mais aussi de la fintech (Next Gate Tech, Accelex Technology –Luxembourg & États-Unis) et des PME (Salonkee – Luxembourg).

Il est aussi impliqué dans des organisations sans but lucratif soutenant le private equity /  venture capital (LPEA) et l’esprit d’entreprendre (JEL).

VC & Business angels DÉCEMBRE 2022 TECH 100 39

Des carrières d’entrepreneurs au service de stratégies d’entreprises internationales basées au Luxembourg. Avec de tels profils, le jury a mis en avant des corporate players qui rappellent que l’innovation et la transforma tion technologique puisent aussi leur source au sein des entreprises. Le rôle des intrapreneurs est primordial.

Gérard Hoffmann

Sylvain Chery

Sylvain Chery est une figure très connue de la tech luxembourgeoise. En 2004, cet ancien étudiant de HEC et d’ESPCI Paris a fondé Agile Partner avec ses deux associés, Pascal Claus et Angelo Pacifico. Spécialisé dans les approches Lean et Agile, il utilisait déjà ces méthodologies pour encadrer le développement de logiciels à une époque où l’« agilité » n’était pas encore sur toutes les lèvres. Il accompagne en outre les entreprises souhaitant mettre en place une organisa tion ouverte et collaborative. Avant de se lancer dans cette aventure entrepreneuriale, Sylvain Chery, d’origine fran çaise, avait notamment officié en tant que consultant chez Deloitte, ainsi que comme project manager auprès du Parlement européen. Il se démarque également par son fort engagement pour la cause environnementale. C’est un expert certifié membre du collectif GreenIT.fr. Il plaide ainsi régulièrement pour un IT plus durable, en prônant l’écoconception des logiciels et la sobriété numérique au quotidien. Dernièrement, le fondateur d’Agile Partner s’est également associé au projet Time for the Planet®, qui rassemble de l’argent pour détecter et déployer 100 inno vations mondiales contre les gaz à effet de serre.

Fabrice Croiseaux

CEO

Fabrice Croiseaux est un interlocuteur privilégié lorsqu’il s’agit d’évoquer les technologies émergentes et les innovations de rupture. Ce diplômé de Centrale Lyon et de HEC est en effet un passionné de technologie qui, après un passage de quelques années à la BGL, a passé l’entiè reté de sa carrière au sein d’In Tech, une société spécialisée dans la conception et la réalisa tion de solutions informatiques, faisant aujourd’hui partie du groupe Post. Au-delà de cette fonction principale, Fabrice Croiseaux est actif dans toute une série d’organisations : président du conseil d’adminis tration de Telecom Nancy, d’Infrachain et du start-up studio Lumena, membre du board de Nexten.io… Sa grande curiosité intellectuelle l’a amené à s’inté resser aux technologies les plus prometteuses de notre époque, notamment la blockchain ou le metaverse, des sujets à propos desquels il est souvent sollicité tant par la presse que par diffé rentes organisations. À côté du rôle joué au sein d’Infrachain, une initiative privé-public visant à mettre en place un environne ment adéquat pour le dévelop pement de projets blockchain, le CEO d’InTech est également animateur du groupe de travail sur la blockchain de la Fédéra tion des tiers de confiance du numérique.

Pierre Henin

Country manager Dell Technologies Luxembourg

Ingénieur industriel de forma tion, Pierre Henin a effectué l’ensemble de sa carrière au sein du secteur IT, d’abord chez Amdahl et Sun Microsystems, puis au sein de l’équipe d’Oracle Luxembourg. En 2014, il est devenu directeur général d’EMC Luxembourg, division de Dell consacrée au dévelop pement et à la fourniture de technologies et de solutions d’infrastructures d’informations permettant aux organisations de valoriser leurs données. Il a ensuite été nommé country manager de Dell Technologies Luxembourg. Tout au long de sa carrière, Pierre Henin a développé une expertise considérable en matière de développement de logiciels, de services et de solutions d’infrastructures (de stockage notamment). Au sein de Dell Technologies Luxembourg, il œuvre notamment à la mise en place de solutions de cloud hybride, permettant aux organi sations de conserver une série d’applications ou d’infrastruc tures existantes tout en bénéfi ciant des atouts du cloud. Dans cette optique, les équipes de Dell veillent à proposer une architecture unifiée, facilitant la vie des utilisateurs des diffé rentes solutions informatiques. Cette approche a pour grande vertu de permettre aux entre prises de payer pour ce qu’elles utilisent, ni plus ni moins.

Gérard Hoffmann fait partie du paysage de l’IT luxembourgeois depuis de très nombreuses années. Formé au sein de plu sieurs universités (ETH Zürich, Université de Saint-Gall et Stanford) en ingénierie électrique et en management, il a com mencé sa carrière au sein de l’Arbed durant les années 90, avant de poursuivre l’aventure dans cette entreprise devenue ArcelorMittal de 1998 à 2002.

C’est à cette période qu’il bascule véritablement vers l’IT, en deve nant président et administrateur délégué de Telindus. En 2009, il entre aussi au conseil d’adminis tration de Tango, l’opérateur mobile de Proximus Luxembourg. En 2016, Gérard Hoffmann devient CEO de Proximus pour le Luxembourg, poursuivant, jusqu’à aujourd’hui, le déploie ment du fournisseur télécoms dans tout le pays. Passionné par l’innovation, il fait partie d’un nombre important d’organisa tions dans l’environnement IT : représentant de Proximus à la Lhoft et au Digital Tech Fund, membre du conseil de gouver nance de l’Uni et cheville ouvrière de la création de son centre interdisciplinaire – le SnT – en 2007, président honoraire et membre du conseil d’administra tion d’ICTLuxembourg, membre des conseils d’administration de la Fedil, de Cloud Community Europe-Luxembourg et de Finance & Technology Luxem bourg, ainsi que vice-président du conseil d’administration du Groupement luxembourgeois de l’aéronautique et de l’espace.

CORPORATE
PLAYERS
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Cliff Konsbruck a rejoint le groupe Post (alors P&T) en 1999 et y a donc passé près d’un quart de siècle. Formé en ingénierie IT à l’Université d’Aix-la-Chapelle, Cliff Konsbruck a toutefois com mencé sa carrière au sein de l’entreprise Goodyear en 1993. Après cinq années en tant qu’ingénieur dans l’industrie des pneumatiques, il rejoint Post pour occuper la fonction de head of internet services, au moment où le réseau de télécommunica tion entre dans sa phase d’expansion à grande échelle. Son implication lui vaut d’être nommé head of IP applications en 2005, puis head of customer services en 2013, cette dernière fonction exercée au sein de l’entité nouvellement créée Post Telecom. En avril 2016, Cliff Konsbruck est nommé directeur de Post Telecom SA, avant de devenir également directeur général adjoint de Post Luxembourg en mars 2022.

Adepte de vélo, de lecture et de voyages, le directeur de Post Telecom dispose d’une vision d’ensemble de l’évolution des technologies digitales au sein de la société luxembourgeoise. Fort de cette expertise qui fait de lui une voix bien écoutée au sein des communautés IT et politique du pays, il poursuit sa mission visant à déployer des solutions IT innovantes au bénéfice à la fois des citoyens et des entreprises.

Alexandra Patteri

Director

Formée à l’université de Metz ainsi qu’à la IAE Metz School of Management, Alexandra Patteri entame ensuite une carrière dans le testing en France, au sein de différentes organisa tions : Transiciel, Sopra Steria, Cognizant Technology Solutions ou encore Naval Group (ex-DCNS). En 2015, elle passe la frontière, tout d’abord pour rejoindre les équipes de CGI en tant que test manager, avant d’être engagée par Accenture Luxembourg au poste de test lead. En 2017, Alexandra Patteri devient directrice d’Hamlet Consulting, une structure qui offre des services de business relationship management, business analysis, quality assu rance et devops. Les questions de transformation organisation nelle sont particulièrement prisées par cette société qui travaille en partenariat avec des acteurs majeurs comme Fujitsu pour servir de nombreux clients, évoluant tant dans le secteur privé que public. Au sein d’Hamlet Consulting, Alexandra Patteri veille à trouver les talents qui permettront à la société de poursuivre son développement, elle définit des plans de route pour la transformation digitale des organisations, coache les collaborateurs en matière de management, de consulting ou de développement de compé tences personnelles, et gère les alliances stratégiques de l’entreprise.

Renaud Persiani Country manager Cisco Luxembourg

Renaud Persiani a réalisé la plus grande partie de sa carrière au Grand-Duché de Luxembourg. Après avoir suivi son cursus scolaire à la Paris School of Business, il a débuté sa carrière chez Telindus, en tant que sales consultant. Il occupera cette même fonction dans une série d’autres organisations comme ComputerSystems ou Netcore PSF SA, une structure qui deviendra quelques années plus tard Post Telecom PSF SA. Après quatre années passées au sein de cette dernière société, il rejoint Cisco Luxembourg comme territory business man ager. À ce poste, il est chargé de maintenir les relations commer ciales avec les clients, mais aussi de construire et d’exécuter les stratégies commerciales du groupe dans le pays. Renaud Persiani excellera tellement dans cette fonction que c’est à lui qu’Arnaud Spirlet, general manager Belux de Cisco, pen sera lorsqu’il faudra trouver un remplaçant à Romain Siebenaler, ancien country manager de Cisco Luxembourg, parti à la retraite. Depuis janvier 2022, Renaud Persiani, qui faisait déjà partie de l’équipe Country Digital Acceleration de Cisco Luxembourg, préside donc aux destinées de la filiale luxembour geoise du géant américain. Pour assurer le développement de la structure, le dirigeant compte notamment, comme il l’a dit lors de sa prise de fonction, « consolider, entre autres, les accords précédemment mis en place avec le gouvernement et l’Université du Luxembourg ».

Corporate players
« Nous avons l’intention de consolider, entre autres, les accords précédemment mis en place avec le gouvernement et l’Université de Luxembourg. »
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Olivier Posty

Olivier Posty a déjà un parcours de plus de 20 ans dans le secteur IT, principalement au Luxembourg. Après avoir suivi une formation dans une école de commerce en France et vécu différentes expériences profes sionnelles en France et aux États-Unis, il s’est dirigé vers l’IT – en rejoignant Alcatel Business Systems et Matra Nortel Communications –, un secteur qu’il n’a plus quitté par la suite. En 1997, Olivier Posty se lance dans une autre grande étape de sa carrière profession nelle en intégrant les équipes de la start-up Comtech Luxembourg, qui rejoindra deux ans plus tard le groupe Dimension Data. Au sein de cette organisation, il occupe de nombreuses fonctions : account manager, sales manager, sales & solutions director, puis il passe une année en Californie pour développer les activités cloud sur la côte ouest américaine, avant de devenir cloud sales & develop ment director au sein de Dimen sion Data Europe et, enfin, COO de la filiale luxembourgeoise. En octobre 2015, Olivier Posty est finalement nommé country manager de Dimension Data Luxembourg. Il occupera ce poste jusqu’à la création de NTT Ltd., un acteur global spécialisé dans le déploiement de solutions IT innovantes, dont il deviendra, en octobre 2019, le country managing director À ce poste, il est chargé d’assurer l’exécution de la stratégie business du groupe NTT au Luxembourg.

Frédéric Robin

Country leader Sogeti Luxembourg

Le 1er mai 2021, Frédéric Robin est devenu le nouveau CEO de Sogeti Luxembourg, ainsi que vice-président de Capgemini, le groupe mondial auquel appartient la structure luxem bourgeoise. Le dirigeant a com mencé sa carrière en 1998 au sein de la branche luxembour geoise d’IBM, où il était déjà chargé du territoire luxembour geois pour les ventes d’infrastructures de serveurs et de stockage. Frédéric Robin y a poursuivi son parcours profes sionnel jusqu’en 2004 en tant que client manager Financial Services Sector, date à laquelle il a rejoint IBM France en tant que client executive pour le compte d’un groupe bancaire international. Après un passage chez Accenture, où il occupait le poste de senior manager –health and public services lead, Frédéric Robin a réintégré la branche luxembourgeoise d’IBM Belgique, devenant country general manager et president of the board de la filiale PSF d’IBM. Durant cette période, il a développé et res tructuré les activités d’IBM, consolidant toutes les entités et tous les services présents au Luxembourg au sein d’une structure unique. Au-delà de son travail de développement du business au Grand-Duché, Frédéric Robin a pour mission de faciliter la gouvernance transversale et la collaboration avec Capgemini. Il veille donc à adapter la stratégie du groupe au Luxembourg, à mesurer la qualité des services fournis et la performance de l’entreprise, à fixer des budgets transversaux pour les différents départe ments et à identifier les éven tuelles synergies possibles à l’échelle du pays.

Jourdan Serderidis

Jourdan Serderidis est un selfmade-man devenu une figure incontournable de l’IT au Luxembourg et même en Europe. Sa société, Arŋs, dispose en effet à présent de filiales dans huit autres pays européens. L’entrepreneur a toutefois déjà connu une car rière très riche avant de lancer sa propre société. Après sa licence en sciences à l’Univer sité de Liège, Jourdan Serderi dis rejoint Wang, en Belgique, avant de travailler pour Olivetti à partir de 1991. Entre 1995 et 1997, il occupera différentes positions commerciales au sein du département Institutions européennes de cette entre prise. En 1997, il devient sales & marketing manager chez Intrasoft, une société à la crois sance de laquelle il contribuera activement. C’est en 1999 que Jourdan Serderidis attrape le virus de l’entrepreneuriat, en fondant Cronos Technolo gies, une société qu’il revendra trois ans plus tard pour fonder Arŋs. Dès sa fondation, l’objectif de la société a été d’analyser la complexité à laquelle sont confrontés ses clients et de délivrer des solutions IT fiables et à la pointe de la technologie, mais qui restent simples d’utili sation. De nationalité grecque, Jourdan Serderidis s’est inspiré de la mythologie de son pays pour définir le nom de ses sociétés – Arŋs étant par exemple le fils de Zeus et le dieu de la guerre. L’entrepreneur est également un passionné de sport automobile, une passion à laquelle il s’adonne depuis 2012 et pour laquelle il a remporté le titre de champion du monde en WRC Trophy en 2017.

Caroline Simon

Formée à l’Université de Metz (échanges internationaux) ainsi qu’à l’IAE Metz School of Management, Caroline Simon est avant tout une spécialiste des ressources humaines. Elle a commencé sa carrière en tant que consultante dans le secteur de l’intérim, avant de rejoindre en 1998 l’entité luxembour geoise du groupe international CTG, une entreprise qu’elle n’a plus quittée depuis lors, gravissant petit à petit les éche lons. Après avoir commencé en tant que recruiter, Caroline Simon devient vite career developer, puis human resources manager, fonction qu’elle occupera durant 10 ans, entre 2002 et 2012. À partir de 2013, elle devient human resources director, jusqu’à sa nomination, en 2020, au poste de managing director de CTG Luxembourg PSF. Durant près de 25 ans, la dirigeante a donc eu l’opportunité de voir grandir la société dans laquelle elle a commencé sa carrière, passant d’une taille réduite à la position d’acteur majeur du marché luxembourgeois qu’elle occupe aujourd’hui. À la tête de CTG Luxembourg PSF, Caroline Simon a pour mission de mener l’équipe des cadres dirigeants, tout en ayant la responsabilité de la gestion stratégique et opérationnelle de l’entité. Son background dans le secteur des ressources humaines est un atout précieux pour exercer un leadership efficace, appor tant une réelle plus-value à une entreprise qui compte aujourd’hui pas moins de 350 collaborateurs.

Tech 100
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You say "Tech", we understand "intellectual property"

Toute entreprise ‘tech’, de la plus récente startup digitale aux anciennes licornes comme Google, est fondée sur la mise en œuvre commerciale de solutions technologiques. La propriété intellectuelle (« PI ») est inhérente à ces solutions, et sa capture et valorisation est notre métier.

La croissance soutenue de l’écosystème professionnel Luxembourgeois offre aujourd’hui un environnement riche en solutions fintech, regtech, greentech, spacetech, plus récemment encore proptech, chaque projet bénéfi ciant d’opportunités potentiellement globales.

L’innovation est un pilier commun et fondamental à toutes ces initiatives, pour laquelle Marks & Clerk est votre interlocuteur privilégié, tant pour détecter vos vecteurs de valeur ajoutée et les capturer par des droits de proprié té industrielle et intellectuelle appropriés, que pour vous assister dans leur gestion et leur exploitation.

La propriété intellectuelle est elle-même synonyme de dynamisme perpétuel, reflétant les impératifs socio-éco nomiques du moment, par exemple avec l’introduction de la classification de brevets Y02, propre aux innovations

concernant l’adaptation au changement de climat, et Y04 pour les solutions digitales relevant de l’économie circu laire ; ou encore l’avènement prochain de la Juridiction Unifiée du Brevet (‘JUB’) en Avril 2023, qui instaurera une procédure de délivrance d’un brevet européen unique à effet unitaire et exécutoire dans 25 juridictions de l’Union Européenne, et dont la Cour d’Appel et le Registre sont domiciliés au Luxembourg.

Marks & Clerk a su saisir le sens de l’évolution de son environnement. Ainsi, grâce à nos bureaux européens, nord-américains et asiatiques, notre groupe offre quo tidiennement une gamme complète de services spécia lisés en matière de brevets, marques, modèles, droits d’auteurs et secrets professionnels, intervenant dans tous les secteurs techniques et économiques avec une portée globale.

EN SAVOIR PLUS MARKS & CLERK LLP

44 rue de la Vallée L2661 Luxembourg 40 02 70 www.marks-clerk.com

STÉPHANE AMBROSINI

Conseil en Propriété Industrielle (Luxembourg) European Patent & Trademark Attorney sambrosini@marks-clerk.com

PUBLIREPORTAGE
Marks & Clerks
Stéphane Ambrosini, Marks & Clerk LLP Photo

Il y a autant de CIO de banques qu’il y a de types de banques sur la Place. Qu’ils s’agissent de banques de détail, de banques privées ou de banques de gros, leurs CIO développent des expertises de niches liées à la spécialisation des différents produits bancaires qui font la réputation du Luxembourg. De temps à autre, le secteur bancaire connaît des opérations de fusions et acquisitions entre acteurs. Les CIO des banques doivent alors régulièrement adapter l’architecture des systèmes informatiques au rythme de la concentration des acteurs. De façon générale, les CIO des banques ont pour mission d’ali gner la technologie aux objectifs stratégiques. Ce qui touche à des aspects tels que l’automati sation, l’optimisation des coûts opérationnels ou la sécurité des données. Cela en parallèle de l’accompagnement apporté à la transformation organisationnelle.

Kaisu Christie

Group chief digital officer – chief information officer

Banque européenne d’investissement

Nommée en septembre aux fonctions de group chief digital officer (CDO, CIO) de la Banque européenne d’inves tissement, Kaisu Christie mène la transformation numérique de la banque et dirige le service Information et technologie. Elle met au service de l’institution plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du numérique. Au fil de sa carrière, cette Finlandaise a évolué dans divers secteurs tels que la finance, l’assurance, la technologie, le commerce, les télécommuni cations, le conseil, l’énergie et les services publics. Elle a mené de multiples projets de transfor mation business, numérique et technologique, s’appuyant sur des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle et la blockchain. Pendant son temps libre, elle explore le Web3 et la finance décentralisée (DeFi). Kaisu Christie est animée par une volonté de contribuer à des changements positifs au sein de sa communauté.

En travaillant pour la BEI, l’un des plus importants apporteurs de fonds à la transition vers un monde plus durable, elle met la technologie au service d’un avenir meilleur pour tous. Elle est membre de Women in Technology depuis 2013 et est considérée par le magazine Talouselämä comme une des 100 femmes d’affaires finlan daises les plus influentes.

Alain Courbebaisse

CIO – head of IT asset services Clearstream Luxembourg

C’est en octobre 2020 qu’Alain Courbebaisse rejoint Cleastream en tant que CIO de Clearstream Luxembourg et head of IT asset services. IT leader, il peut faire valoir une forte expérience internationale, principalement dans le secteur des services financiers. Avant de rejoindre la filiale de Deutsche Börse, ce diplômé du Conservatoire des arts et métiers évoluait à Paris, chez Euronext, à la fonction de chief information and technology officer. Précédemment, il avait passé deux ans à New York, de 2015 à 2017, en tant que head of prime clearing services Ame ricas pour le groupe Société Générale. C’est en tant que CIO de Newedge qu’il s’est ensuite constitué une solide expé rience. Il a passé 16 ans au service de cette société spécialisée dans la réalisation d’opérations de compensation et d’exécution d’ordres relatifs à divers produits financiers à travers 70 marchés dans le monde. Newedge, créée par Crédit Agricole et Société Générale, a été rachetée inté gralement par cette dernière en 2014. Alain Courbebaisse y a développé une compréhension approfondie des métiers qu’il sert encore aujourd’hui au sein de Clearstream, accompagnant leur transformation numérique à travers la définition et la mise en œuvre de leur stratégie informatique.

Tech 100
CIO BANKING
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Nadège De Biasio

Nadège De Biasio peut faire valoir une expérience en informatique et en gestion de projets/programmes de plus de 21 ans à un niveau internatio nal. Nadège De Biasio a débuté sa carrière en Italie, en tant qu’ingénieur commercial, chargée de proposer des solu tions technologiques dans le domaine des transports publics. En 2002, cette diplômée en ingénierie des technologies de l’information opère un retour en France. Elle prend, pendant trois ans, la responsabilité du département informatique d’un site industriel. Nadège De Biasio a ensuite passé les 17 dernières années dans le secteur financier au Luxembourg, où elle a coor donné des projets informa tiques et commerciaux stratégiques, ainsi que des chantiers réglementaires clés pour diverses banques et ges tionnaires d’actifs. Nadège a travaillé neuf ans comme consultante pour EY, puis elle a accompagné plusieurs pro grammes pour RBC Investor & Treasury Services. De 2018 à 2022, elle rejoint Nordea, coordonnant la scission entre Nordea Investment Funds et Nordea Private Banking. Dans ses fonctions actuelles, son rôle est d’aligner la techno logie sur la vision stratégique de l’entreprise en gérant le pipeline des projets informatiques de Clearstream Fund Services. Cela inclut l’intégration de Kneip et le nouveau partenariat avec HSBC, en combinaison avec des améliorations techno logiques autour du cloud et des améliorations de traitement.

Jean-Jacques Dubois

Jean-Jacques Dubois a rejoint la Banque Générale du Luxembourg en 1998, après une première expérience profession nelle au sein d’Euroclear. Multidi plômé de l’Université de Liège (avec une licence en mathéma tiques, une autre en sciences de l’informatique et un diplôme en économie et gestion), c’est en tant que head of development support qu’il a commencé à travailler au service de la plus importante banque de la Place. À travers son parcours, il a donc accompagné plusieurs projets d’envergure, comme l’intégration de la BGL au sein du groupe BNP à la fin des années 2010 ou encore le portage du mainframe vers une plateforme Linux en 2015. Au fil de sa carrière, il a notamment occupé les fonctions de project manager, head of infrastructure & operations (CTO), head of IT application develop ment, architecture, infrastructure & production services puis de CIO et a ainsi pu toucher à toutes les dimensions de l’informatique. Tout au long de sa carrière, JeanJacques Dubois, pouvant s’ap puyer sur des équipes solides et engagées à ses côtés, a accom pagné la transformation numé rique des métiers de la banque, veillant à en moderniser les systèmes d’information et à étendre les services digitaux proposés à travers une approche multicanale. Tout cela, évidem ment, en ne faisant aucun com promis sur la sécurité dans une ère plus ouverte et digitalisée que jamais.

En 2016, à Belval, Vincent Eggen met sur pied Pictet Technologies, nouvel acteur du monde du développement, réel vecteur de la transformation numérique de l’activité bancaire du groupe Pictet. À travers cette structure, s’inscrivant dans une approche start-up et recourant aux démarches Lean et Agile, ce dirigeant et ses équipes sou tiennent la dynamique d’innova tion de l’un des plus grands gestionnaires d’actifs indépen dants d’Europe. Vincent Eggen est titulaire d’une maîtrise en informatique. Ingénieur logiciel passionné et agiliste, il a com mencé sa carrière en tant que consultant en technologie et développement pour quelques sociétés de services basées au Luxembourg. En 2000, ce Belge rejoint Odyssey Financial Tech nologies (qui fait maintenant partie du groupe Temenos), l’un des principaux fournisseurs de logiciels pour la banque privée et la gestion de patrimoine, en tant que development manager Il a également dirigé la transfor mation Agile et l’industrialisation de l’ensemble du département R&D sur plusieurs sites. Avant de rejoindre le groupe Pictet, il a occupé la fonction de directeur du développement de Champ Cargosystems. Conférencier occasionnel sur les pratiques de génie logiciel et sur les straté gies de transformation Agile, le dirigeant de Pictet Technologies a reçu le prix de CIO of the Year 2019 dans le cadre de la 12e édition du gala Golden-i.

Frédéric Giuliani

Senior vice president & head of department Information technologies Spuerkeess

Fred Giuliani a passé la plus grande partie de sa carrière chez Spuerkeess et est aujour d’hui l’un des moteurs de la transformation numérique de la banque. En tant que CIO, il accompagne l’évolution du métier, veillant à assurer sa compétitivité et sa pertinence dans un monde qui évolue rapi dement. « Préparer la banque de demain implique de considérer les grandes tendances actuelles pour mieux appréhender l’avenir, déclare-t-il dans le dernier rap port annuel de Spuerkeess. Le Covid-19 a favorisé l’usage inten sif des services bancaires à distance et a modifié la manière de travailler entre nos collabora teurs. L’open banking, d’autre part, fait apparaître de nouveaux concurrents pour les banques. » Or, les banques font face à d’autres défis majeurs dont la cybersécurité et les évolutions réglementaires. Selon Fred Giuliani, un département infor matique agile ne peut pas se contenter d’être un simple four nisseur de solutions techniques : il doit devenir un partenaire des services métier, voire le moteur dans le processus de la transfor mation digitale. Spuerkeess s’appuie sur la technologie de pointe afin d’améliorer l’expé rience utilisateur et de fluidifier les processus internes. Rien qu’en 2021, Spuerkeess a réalisé plus de 130 projets informa tiques. Étant considérée comme la meilleure sur le marché luxembourgeois, la solution S-Net mobile reçoit régulière ment des prix d’excellence.

Tech 100
46 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Romain Fettes

Romain Fettes a rejoint Advan zia Bank en décembre 2019 en tant que chief information officer. Auparavant, il a occupé pendant plus de cinq ans les fonctions de deputy chief executive officer et chief infor mation officer de Mitsubishi UFJ Investor Services & Banking à Luxembourg. Avec plus de 20 ans d’expérience IT, principalement dans le secteur financier, Romain Fettes a acquis une connaissance globale et approfondie dans les domaines des opérations IT, de l’architecture d’entreprises et des infrastructures informatiques. Professionnel passionné par la conduite du changement, Romain Fettes place ses compétences au service de la transformation et de l’évolution des métiers de la banque et de la finance, en prenant en considération la diversité des éléments y contribuant : l’organisation, la communication, les compé tences et les ressources humaines, la culture d’entre prise. Au fil de sa carrière, usant de sa capacité à dévelop per de nouvelles visions et à mettre en œuvre de nouvelles idées, il a mené à bien des projets et initiatives de consoli dation, de transformation et d’alignement de toutes tailles en utilisant les cadres de l’architecture d’entreprise.

Olivier Gorin occupe aujourd’hui la fonction de chief transforma tion officer de la BIL et il est membre du comité exécutif de l’institution bancaire. Dans le cadre de ses fonctions, il gère les opérations et l’IT de la banque, ainsi que les projets de transfor mation. Il peut faire valoir une solide expérience dans le domaine de la finance. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur de l’École centrale de Marseille, ce Breton a aussi réussi un MBA au sein de HEC Paris. Tout au long de son parcours professionnel, il a multiplié les expériences, travaillant notamment en tant que consultant pour diverses sociétés bancaires européennes. En 2006, il crée Bel Air Partners Management Consulting au Luxembourg, société de conseil qu’il a dirigée pendant 13 ans.

Nataliia Iskra

Eric Mansuy

COO et group CTO Quintet Europe

Bernard Lhermitte

CIO

ING Luxembourg

Il connaît bien la maison. Et pour cause, Bernard Lhermitte a commencé sa carrière au sein d’ING Luxembourg il y a plus de 30 ans, en 1989. Il y a occupé différents postes au sein du département IT, de la gestion des applications et des projets à celle de l’infrastructure et la sécurité informatiques. À partir de 2008, ce Belge, titulaire d’un master en science informatique de l’univer sité de Namur, dirige le départe ment IT de la banque. Dès 2015, il en devient CIO et COO. À partir de ce moment, il siège au comité exécutif, supervisant les opéra tions à travers l’ensemble des départements d’ING Luxembourg et contribuant à leur amélioration. D’autre part, lui et son équipe veillent sur les systèmes d’infor mation, faisant de la technologie un levier de transformation essen tiel du métier et de l’activité bancaire. Depuis le printemps dernier, il a laissé la fonction de COO à Robert O’Donoghue.

Nataliia Iskra, en tant que head of IT security operations, super vise les enjeux de sécurité infor matique de Clearstream, entité du groupe Deutsche Börse, une organisation boursière interna tionale et par ailleurs fournisseur d’infrastructures de marché innovantes. Passionnée par l’innovation et la technologie, qu’elle considère être des vecteurs d’opportunités de développement dans de nombreux secteurs, Nataliia Iskra a pour mission de soutenir la robustesse des processus du groupe, en assurant des ser vices de sécurité fiables et de haute qualité. Cette Ukrainienne évolue depuis 2015 au sein de Clearstream, d’abord comme billing specialist puis head of billing, avant d’accéder à des responsabilités de direction dans sa fonction actuelle. Nata liia Iskra est titulaire d’un master of science en banque et finance de l’Université du Luxembourg et d’un master en comptabilité et audit de l’université écono mique nationale de Kiev. En 2018, elle a obtenu un master en administration des affaires à la Luxembourg Business School. Cette année, elle a suivi avec succès le cursus « Cybersé curité : gérer le risque à l’ère de l’information » à l’université de Harvard. Au-delà de ses fonc tions dans les domaines de la finance et de la sécurité infor matique, Nataliia Iskra a fondé, avec succès, plusieurs entre prises dans des domaines aussi divers que la joaillerie et l’industrie solaire.

L’actuel chief operating officer de Quintet Europe a commencé sa carrière dans l’informatique au Luxembourg en 1992, déjà dans le secteur bancaire à l’époque. Ce Français, diplômé de l’Université de Lorraine et de l’IMD Business School, a accom pagné la transformation numé rique de l’activité bancaire, veillant tout particulièrement à l’optimisation des processus et à la robustesse de l’architec ture technique. Il a passé 14 ans à la BIL, où il a été en charge du développement, avec notam ment le lancement d’un premier site transactionnel, puis de l’ensemble des services IT. Il a par la suite accompagné l’aven ture RBC Dexia en tant que CIO d’une nouvelle organisation globale, puis la réorganisation complète du groupe bancaire pour créer RBC Investor Services Bank. En 2014, il rejoint Quintet (à l’époque KBL) en tant que CIO. Dans sa fonction, un des enjeux principaux a été d’accompagner la consolidation du groupe présent dans 50 localisations à travers l’Europe. Eric Mansuy a mené plusieurs projets majeurs, comme la migration des activi tés bancaires vers une nouvelle plateforme et le désengage ment de son mainframe histo rique. C’est désormais en tant que COO de Quintet Europe et chief technology officer qu’il continue d’accompagner le groupe bancaire.

CIO Banking
Director – head of IT security operations Deutsche Börse
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 47

Nabil Meziani

Nabil Meziani a rejoint la banque Raiffeisen en tant que CIO en 2019, avec pour mission de définir et de mettre en œuvre une stratégie IT et un plan de transformation sur trois ans. Dans ce contexte, il a repensé l’organisation IT de la banque tout en supervi sant les enjeux de sécurité, la gestion des processus, des politiques IT et des infrastructures. Il a défini la roadmap technologique de l’institution et introduit de nou veaux produits et de nouvelles pratiques : Agile, devops, data science et intelligence artifi cielle. Le CIO a, entre autres, soutenu le déploiement de solutions de paiement comme Payconiq ou encore l’intégra tion de la reconnaissance biométrique dans l’application mobile de la banque. En tant que chief technology officer et chief product officer, il a contri bué à l’acquisition d’une licence bancaire pour le groupe Rakuten au Luxembourg et mis en place, avec ses équipes, le système d’information de l’en tité Rakuten Europe Bank. Il a précédemment travaillé pour divers opérateurs en télécom munication à l’international. Il a aussi été membre du conseil d’administration au sein de Rakuten Europe Bank et de LuxHub. Nabil Meziani a un diplôme d’ingénieur en système d’information et génie logiciel au sein de l’Epita et d’un MBA auprès de l’Insead.

Member of the executive committee – CIO

Bourse de Luxembourg

La Bourse de Luxembourg a placé le numérique, en tant que vecteur d’efficience et de confiance, au cœur de sa straté gie. Sous l’impulsion de son CIO, Laurent Pulinckx, en poste depuis le début de l’année 2020, elle a opéré une transformation profonde de son environnement informatique. Elle s’est distin guée en tant que première institution financière luxem bourgeoise à basculer intégrale ment dans le cloud. Cette évolution doit avant tout permettre de mieux soutenir l’activité et son évolution.

« Il y a une volonté forte de mettre la technologie au service du métier, à la poursuite de nos ambitions d’acteur innovant et pionnier dans le domaine de la finance durable », explique Laurent Pulinckx. Innovation et durabilité sont les deux prin cipaux mots-clés qui orientent les choix pris par la Bourse, au niveau technologique, mais aussi dans son développement. L’adoption du cloud, avec une refonte complète de l’architecture technologique, permet notamment d’optimiser l’utilisation des ressources informatiques et de profiter des efforts réalisés par les plateformes – en l’occurrence, dans ce cas précis, Microsoft –, pour minimiser l’impact environ nemental des organisations. D’autre part, la transformation numérique opérée au niveau de la Bourse lui permet d’apporter plus rapidement des solutions sur le marché et de gagner en agilité.

Stephen Surpless CIO

Edmond de Rothschild Europe

Stephen Surpless a été nommé CIO chez Edmond de Rothschild Europe en août 2021, après avoir rejoint le groupe en octobre 2018. Au cours de ses quatre années au sein de la banque, il a travaillé à la fois au Luxembourg et à Londres. Il est membre du comité d’investisse ment global de la banque privée, avec les autres CIO régionaux du groupe, et responsable des équipes d’investissement basées au Luxembourg. Stephen Sur pless a commencé sa carrière à Londres en 1997, en rejoignant Dresdner Kleinwort Benson dans la division Corporate finance. Il a ensuite exercé chez Goldman Sachs au début de l’année 1999 où il a travaillé dans le domaine de la recherche-action pendant près de quatre ans, couvrant différents domaines, notamment le secteur du luxe et la techno logie. En 2004, il a rejoint Cantor Fitzgerald en tant qu’equity trading analyst, avant de rejoindre un family office en 2008. Au cours de ses neuf années au sein du family office, il a été co-CIO des actifs liquides qui totalisent environ 900 mil lions d’euros. Ces actifs étaient investis dans un large éventail de classes d’actifs et de géogra phies, étant donné la flexibilité du mandat de l’entreprise. Fin 2017, il a quitté le family office et a rejoint la Banque internationale à Luxembourg début 2018, en tant que gestion naire de portefeuille senior en cross-asset, où il est resté moins d’un an.

Romain Weiler  COO

Banque de Luxembourg

Romain Weiler est entré à la Banque de Luxembourg en 1997, après une première expérience professionnelle dans le domaine des opérations pour une banque suisse présente au Grand-Duché. Au sein de la Banque de Luxembourg, il a tout d’abord été chargé d’un programme de projets d’automatisation et de réorganisation des opérations, avant d’être responsable du département Opérations.

En 2007, il se voit confier la mission de modernisation des outils informatiques et de migra tion vers la nouvelle plateforme Avaloq. À l’issue du projet et lors de la mise en production de la nouvelle plateforme informa tique en 2009, il est nommé COO. Il dirige les départements Informatique, Organisation, Opérations et Finance. En com plément de la modernisation de sa plateforme informatique, ce projet a également permis à la Banque de Luxembourg de développer une véritable compé tence locale en la matière et de repenser sa gouvernance infor matique. En effet, l’informatique exerce aujourd’hui un véritable rôle de facilitateur et de parte naire des différents métiers de la banque, en leur laissant notam ment une place plus importante dans le choix des orientations technologiques.

Tech 100
48 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Accelerate digital and technology impact

By combining deep business and industry insight with digital innovation, PwC Luxembourg diverse teams of creative, industry and technology professionals help accelerate the successful impact digital can have.

Contacts

Frédéric Chapelle Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 4185 frederic.chapelle@pwc.com

Koen Maris Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 2096 koen.maris@pwc.com

Thierry Kremser

Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 2269 thierry.kremser@pwc.com

Patrice Witz

Technology Partner, PwC Luxembourg +352 49 48 48 3533 patrice.witz@pwc.com

© 2022 PricewaterhouseCoopers, Société coopérative. All rights reserved. In this document, “PwC” or “PwC Luxembourg” refers to PricewaterhouseCoopers which is a member firm of PricewaterhouseCoopers International Limited, each member firm of which is a separate legal entity. PwC IL cannot be held liable in any way for the acts or omissions of its member firms.

Reimagine your business. Embrace the right mindset and technologies to transform how you win. Advancements in digital and technology are reshaping the way we all do business.

À l’instar de nombreuses industries, le métier d’assureur traverse une complète mutation. La digitalisation du secteur impose aux chief information officers, par exemple, de piloter la création de plateformes de souscription entièrement en ligne avec des solutions de bout en bout.

Chef du département informatique – sous-directeur

Lalux Assurances

Cela fait plus de 11 ans que Vincent Arnal accompagne le groupe Lalux en tant que chef du département informatique. Il a rejoint la compagnie d’assu rances luxembourgeoise en novembre 2011, fort d’une expérience acquise en tant que consultant spécialisé dans le secteur. Au fil de la dernière décennie, il a accompagné la transformation numérique de l’entreprise pour lui permettre de relever les défis qui l’attendent. Orchestrant une multitude de projets, il a cherché à optimiser les coûts opérationnels à travers une meilleure rationalisation et urbanisation des systèmes d’information. L’enjeu est aussi d’offrir une meilleure expérience aux utilisateurs, qu’il s’agisse des clients ou des agents, en recou rant notamment à l’automatisa tion du traitement de la donnée. Une partie des assurés souhaite notamment un service plus rapide, plus accessible, plus écologique. « Dans notre démarche de digitalisation, nous prenons en compte les souhaits des consommateurs en ayant pour ambition de faire cohabiter nos process traditionnels et digitaux pour le produit qui s’y prête ou la population qui le demande », expliquait le chef du département informatique dans un dossier Paperjam, en mai dernier. Lauréat du prix The CIO2022 de Techsense, Vincent Arnal évoquait récemment les grandes tendances tech à tenir à l’œil, à savoir l’adoption du cloud, la réduction de l’empreinte environnementale des activités numériques et le développement de l’intelligence artificielle.

Hocine Berrane

Chief information officer

CALI Europe (Crédit Agricole Life Insurance Europe)

Cela fait plus de 20 ans qu’Hocine Berrane exerce des fonctions managériales dans les technologies de l’information au service du monde de l’assurance. CIO de CALI Europe, il est en charge de plusieurs piliers, notamment l’IT, l’organisation, la data et la cybersécurité de la compagnie luxembourgeoise d’assurance-vie du groupe Crédit Agricole. Auparavant, il a occupé le poste de director IT & Organi sation au sein de Swiss Life Luxembourg après avoir été head of ICT & Security de Dexia Life & Pensions. Titulaire d’un executive master en manage ment des technologies et systèmes d’information de HEC Paris, Hocine Berrane met en œuvre la stratégie de transforma tion numérique de l’entreprise avec l’objectif d’assurer une qualité de service optimale à la fois pour ses partenaires, ses clients et les utilisateurs internes. Cette stratégie a pour pilier la mise en place d’une organisation agile. Celle-ci permet d’évoluer plus rapidement et de rester en ligne avec les attentes du mar ché. Elle soutient l’optimisation de la qualité de services, la mise en œuvre d’un système d’infor mation robuste et pérenne, ainsi que l’extension de la palette de services proposés pour une meilleure expérience client. Le digital, au cœur de la stratégie, soutient une démarche d’innova tion écoresponsable. La stratégie déployée s’appuie également sur des valeurs et principes qui placent l’humain au cœur des préoccupations. Hocine Berrane obtient également la reconnais sance de ses pairs qui lui décernent, en 2017, le Prix du CIO Of the Year.

INSURANCE

Pascal Bughin

Directeur de la transformation, de l’IT et du digital La Mondiale Europartner

Directeur de la transformation, de l’IT et du digital chez La Mon diale Europartner – AG2R La Mondiale, Pascal Bughin accom pagne la transformation digitale au service du développement de la compagnie d’assurances spécialisée dans les produits « vie » à l’international. Diplômé en économie de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, ce Belge a rejoint le secteur de l’assurance-vie en 1998, il y a près de 25 ans. C’est au sein de MassMutual Europe, où il a passé plus de 10 ans, qu’il a progressivement accédé à des responsabilités exécutives pour en devenir CEO. En 2013, il rejoint La Mondiale Europartner, où il a successivement occupé les fonctions de chief risk officer, de chief operating & compliance officer avant d’accéder à sa fonction actuelle il y a un peu plus d’un an. Pascal Bughin met en œuvre la stratégie de trans formation de la compagnie, celle-ci faisant de l’innovation un enjeu stratégique. Il dirige les développements techno logiques, à travers la mise en œuvre d’une plateforme 100 % digitale et sécurisée pour mieux servir les partenaires et les clients et gérer plus facilement le plus de données possible. Il accompagne également l’évolu tion organisationnelle, mettant notamment en œuvre les prin cipes de la méthode agile.

Tech 100
CIO
50 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Remy Els

Directeur des systèmes d’information Foyer Assurances

Né en 1965 et de nationalité luxembourgeoise, Remy Els est diplômé en informatiques appliquées de l’Université de Sarrebruck, en Allemagne. Parlant le luxembourgeois, le français, l’allemand et l’anglais, il a débuté sa carrière dans une spin-off de cette même univer sité, spécialisée dans les inté grations multilingues de suites bureautiques et de messagerie, notamment pour les institutions européennes et le secteur bancaire. En 2009, il a rejoint le groupe Foyer pour mener à bien différentes missions. Il accède au poste de sous-directeur en 2011 et de directeur en 2014. En 2015, Remy Els rejoint le comité de direction en tant que direc teur des systèmes d’information. La direction informatique du groupe Foyer se compose d’une centaine de collaborateurs, dont les profils couvrent les métiers traditionnels et émer gents de l’IT : développeurs, techniciens, ingénieurs, administrateurs, UX designers... Une combinaison d’expertises qui crée, maintient et améliore près de 500 applications au service des collaborateurs, intermédiaires et clients du groupe Foyer.

Frédéric Ruaz

Director marketing, communications & innovations Sogelife

Frédéric Ruaz porte plusieurs casquettes. Au sein de Sogelife, la compagnie d’assurance-vie de Société Générale Assurances au Luxembourg, il est en charge du marketing, de la communica tion et de l’innovation. À ce titre, en collaboration avec le CEO de la compagnie, Jean Elia, il veille à l’amélioration de l’expérience client, notamment à travers la mise en place de plateformes soutenant les échanges entre l’ensemble des partenaires ou offrant une vision globale au client sur ses avoirs. Le tout en met tant le client au centre de l’at tention et en recourant à des approches de design thinking Cette démarche a notamment permis de mettre en place un parcours de souscription 100 % digital, intégrant notamment la signature électronique. Diplômé de Science Po, titulaire d’un DESS Médias, télécommunica tion, internet de l’Université Paris-Dauphine et d’un MBA de la Columbia Business School, il a commencé sa carrière dans les médias (France Télévisions, Eurosport, Equidia, NBCUniver sal) avant d’évoluer vers des fonctions marketing et commu nication au sein d’Orange puis, au Luxembourg, au sein d’Ada.

Abraham Takom

IT Director

C’est en 2020 qu’Abraham Takom rejoint Lombard International Assurance en tant que directeur informatique. Avec plus de 15 ans d’expérience dans le domaine de l’informatique et des technolo gies, il mène des projets d’enver gure avec le souci permanent d’optimiser la valeur business générée. Avant de rejoindre Lombard au Luxembourg, il dirigeait une équipe de Digital Business Solutions chez Husky Injection Molding Systems au Luxembourg. Auparavant, il a occupé des postes de direction dans le domaine de l’informa tique au sein de diverses struc tures, notamment chez Post Luxembourg et Total en France. En juillet 2021, Abraham Takom a reçu le prix CIO of Tomorrow lors de la 14e édition de la cérémonie de remise des prix Golden-i.

Filip Volders

CTO

Olivier Vansteelandt

CIO

AXA Luxembourg et AXA Wealth Europe

Titulaire d’un master en écono mie et d’un executive master en management, Olivier Vanstee landt débute sa carrière en 1998 en tant qu’analyste au sein de la société d’assurance la Royale Belge. Il intègre ensuite le secteur du conseil pendant quatre ans avant de rejoindre AXA Belgique en tant que chef de projet IT. C’est dans ce contexte qu’il entre en contact avec les équipes d’AXA Luxembourg. En 2010, il prend la direction du département Infor matique et organisation de l’entité luxembourgeoise du groupe, avant d’être nommé membre du comité exécutif en 2011. Les chantiers de transformation IT et son implication sur le marché lui vaudront la reconnaissance de ses pairs, qui lui décernent le titre de CIO of the Year en 2014. En 2016, il participe au lancement de AXA Wealth Europe, dont il intègre également le comité exécutif en tant que CIO.

En tant que chief transformation officer (CTO) de Baloise Assurances Luxembourg, Filip Volders supervise des équipes multidisciplinaires dans différents domaines tels que la gestion de projet, l’accompagnement du changement, la transformation organisationnelle, les opérations informatiques et la gestion des infrastructures. À ses yeux, l’informatique, si elle doit soute nir l’activité dans une optique de continuité, a surtout la voca tion d’être un catalyseur pour préparer le métier du futur. Les projets de transformation, que l’on parle de new way of working, d’adaptation des processus, d’automatisation ou de valorisa tion de la donnée, ont tous pour objectif d’améliorer la relation avec les clients et les intermé diaires de la compagnie d’assu rances. Filip Volders a près de 30 ans d’expérience dans le domaine informatique et finan cier. Il a travaillé pendant six ans au sein du groupe IQ-EQ en tant que group IT, change, security & facilities leader et membre du comité exécutif. Avant cela, pendant huit ans, il a accompa gné Schroder Investment Management en tant que head of change & IT EMEA. Il a débuté sa carrière chez Caceis en 1994 où il a passé 11 ans, d’abord en tant que business program manager, puis en tant que custodian cash domain responsible

CIO Insurance
Baloise Assurances Luxembourg
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 51

Comptant plus de 20 années d’expérience dans des fonctions de conseil et de gestion, Olivier Beaujean a développé une compréhension approfondie des défis humains et technologiques pour mettre en œuvre et diriger avec succès des trans formations numériques d’enver gure. CIO de Cargolux Airlines International SA depuis mars 2020, il siège également au Conseil consultatif sur la transformation numérique de l’IATA (International Air Trans port Association), dont le rôle est de guider le conseil d’administration et de travailler en étroite collaboration avec la direction sur les questions qui façonneront l’avenir du secteur aérien. Il dirige également l’innovation digitale ainsi que la sécurité des systèmes d’infor mation, comprenant la partie plus spécifique à Cargolux sur la cybersécurité liée aux avions. De 2014 à 2020, il a occupé les postes de chief digital officer et global head of information systems de IEE Group, où il a restructuré le département informatique et transformé la chaîne de production pour en augmenter l’efficacité de façon significative. En 2018, il s’est d’ailleurs vu remettre le prix de CIO of the Year (IT One). Olivier Beaujean reste toujours curieux du monde qui l’entoure, désireux d’apprendre et de s’adapter en permanence.

Avec ses nombreuses entreprises spécialisées dans des industries de pointe, le Luxembourg regorge de CIO dotés de talents de niche adaptés aux besoins du secteur des télécoms ou de la connectivité satellite. Mais le pays héberge également une galaxie d’entreprises uniques, que ce soit dans le domaine du droit, de la consultance, de la gestion de réseaux de gaz et d’électricité, de la logistique, du transport de passagers, du commerce de détail ou de l’e-commerce. Tous secteurs industriels confondus, ces entreprises relèvent les défis de l’amélioration de l’expérience utilisateur, de la robotisation, de l’automatisation des processus et du temps de mise sur le marché. Autant de missions qui incombent aux CIO.

Olivier Cardinal CIO PwC Luxembourg

Olivier Cardinal a rejoint PwC Luxembourg en août 2018 en tant que managing director –head of IT delivery, avant de devenir CIO en avril 2019. Informaticien de formation, il a travaillé 25 ans dans le secteur bancaire. Belge d’ori gine, il a entamé sa carrière à la BBL – devenue par la suite ING Belgique –, où il est resté 13 ans. Il y a notamment occupé le poste de responsable de l’architecture informatique et de l’intégration IT en retail banking pour ING Belgique et Pays-Bas. En 2007, il rejoint le groupe Fortis. « Après le second week-end de la crise, j’ai joué un rôle-clé dans la séparation du groupe Fortis au niveau de l’IT. Ça a représenté une grande expérience », explique-t-il. Il participe ensuite à l’intégration de Fortis Belgique dans BNP Paribas. En 2014, il rejoint le Luxembourg en tant que responsable du développement IT de KBL epb. Il y assure la migration de la plateforme informatique des différentes entités du groupe vers une plateforme unique créée par le groupe Lombard Odier. Une fois cette mission terminée, il rejoint rapidement PwC Luxembourg, avec pour ambi tion de gérer l’impact des nouvelles technologies dans le travail quotidien du cabinet de conseil, en interne et vis-à-vis des clients.

INDUSTRY

Tech 100
CIO
52 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

LES DIPLÔMES DANS LE SECTEUR ICT

AU LUXEMBOURG

Les emplois dans le secteur ICT exigent de plus en plus souvent des diplômes de l’enseignement supérieur. Le nombre de postes disponibles pour les candidats titulaires d’un diplôme de l’enseignement secondaire ou professionnel diminue, les entreprises recherchant du personnel hautement qualifié.

Source ICT: Jobs with a Future 2022 (Fedil)

Claude Demuth

Ayant eu l’idée de créer un nœud d’échange internet luxembourgeois, Claude Demuth a participé activement à la création de Lu Cix et occupe, depuis la création de Lu Cix Management GIE en 2009, le poste de CEO. Jusqu’en février 2016, son engagement était basé sur le volontariat, mais depuis mars 2016, il en a pris la direction à temps plein. En juillet 2020, le conseil d’ad ministration l’a également élu président de l’asbl Lu Cix, asso ciation sans but lucratif mais qui repose sur l’adhésion de ses membres. Depuis 2021, il fait partie du conseil d’adminis tration de MyConnectivity.lu. Entre décembre 2013 et février 2016, il a été le business development manager de LuxConnect, qu’il a rejointe en tant que senior business development specialist en 2011. Avant cela, Claude Demuth a travaillé pour la division Télécommunications de Post Luxembourg, où il a notamment été responsable de la promotion et du développement du backbone international de fibre optique, et pour Cetrel, en tant que chef d’équipe responsable des départements des télécom munications et de la sécurité. Luxembourgeois d’origine, diplômé de l’Université Louis Pasteur (Strasbourg), il aime promouvoir le Luxembourg comme un endroit où il fait bon vivre et faire des affaires.

Après l’obtention de son diplôme de bachelier en informatique de gestion en 1988, Serge Dublet entame sa carrière professionnelle au service de l’Imprimerie Centrale à Luxembourg, où il est engagé en qualité d’analyste-programmeur. Attiré par le secteur de la grande distribution, il rejoint ensuite le groupe Cactus en 1990. Il ne quittera pas cette grande entreprise familiale où les nombreux projets IT lui permettront d’exercer différentes fonctions au sein du service Informatique, passant d’analyste-programmeur (1990-1999) à chef du départe ment Analyses & développe ments (1999-2005) et directeur adjoint du service Informatique (2005-2013), avant d’en prendre la direction en 2013. En tant que directeur informa tique, il œuvre aujourd’hui pour le développement de solutions logicielles, l’intégra tion de progiciels, tout en veillant à l’intégrité du système d’information global, au déploiement de composants d’infrastruc tures robustes, sans faire de compromis sur le thème de la sécurité IT. Serge Dublet parle français, anglais et néerlandais.

Manuel Fischer

Director IT for Europe, Middle East, Africa Amazon

Titulaire d’un master en système informatique et d’un master en finance et marketing, Manuel Fischer entame sa carrière en 1998 chez Accenture à Francfort en tant que consultant, puis manager et senior manager. En 2006, il rejoint Deloitte Luxembourg avant de devenir, fin 2007, CIO de Cetrel (Worldline). En charge du développement applicatif, des centres de calcul et des opérations, il transforme les systèmes applicatifs vers une architecture cloud interne de microservices B2B ouverte. Pour ces travaux, il reçoit en 2010 la double nomination de CIO of the Year en Allemagne et au Luxembourg. En 2013, il rejoint Amazon en qualité de directeur IT de la logistique et des opérations dans 18 pays en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique (EMEA). Il assure les services informatiques pour plus de 350 sites logistiques et plus de 180.000 utilisa teurs. Dans cette fonction, il a mené une transformation digi tale et opérationnelle et inventé des produits et solutions uniques : robotiser et automati ser l’IT pour augmenter l’expé rience utilisateur, raccourcir le time to market, rendre l’entre prise plus agile et plus verte tout en réduisant les total cost of ownership de la fonction IT.

Jean-Alain Jachiet

CIO

Broadcasting Center Europe (BCE)

CIO de Broadcasting Center Europe (BCE) depuis 2005, Jean Alain Jachiet a toujours évolué dans l’univers des médias et des télécoms. À la fin de ses études, il lance une première société de développe ment dédiée à ce secteur. Il s’oriente ensuite, avec un associé, vers l’information bancaire, tout en dirigeant une revue sur le théâtre. En 1991, il rejoint l’équipe informatique de Warner Music jusqu’en 1995, puis Havas Intermediation au poste de European network and telecom manager. La revente de certaines entités du groupe Havas par Jean Marie Messier le conduit finalement au Luxem bourg en 1998. « Chez Havas Intermédiation, nous nous occu pions principalement de la régie publicitaire IP, que RTL a naturel lement décidé de racheter », explique t il. Finalement, en 2005, à l’occasion d’un regrou pement stratégique, il emmène son équipe chez BCE pour assurer les prestations IT et télécoms à destination d’une clientèle mondiale. « Le secteur des médias est passionnant. Nos clients, des chaînes de télévision, de radio et des sociétés de production pour la plupart, nous poussent toujours à délivrer le meilleur de la technologie. » À ses heures perdues, Jean Alain Jachiet dirige la petite maison d’édition Bamertal, dédiée à l’histoire et à la généalogie.

CIO Industry
Technicien Baccalauréat BTS Bachelor Master / doctorat 60,4 %
DÉCEMBRE 2022 TECH 100 53
DAP
29,4 % 2,2 % 6,1 % 1,2 % 0,7 % 2021

Christian Kettmann

CIO

Société des Chemins de Fer Luxembourgeois (CFL)

CIO du groupe depuis 2015, Christian Kettmann est entré aux CFL en 1995 en tant que formateur en informatique à une époque où les premiers ordinateurs font leur apparition dans les bureaux. À l’approche de l’an 2000, ses compétences techniques lui permettent d’évoluer vers un poste de system administrator et de database administrator, une nouveauté pour l’époque. En 2012, il devient IT produc tion systems manager, chargé de l’infrastructure, des data centers et du stockage, avant de reprendre la gestion de l’ensemble de l’IT du groupe trois ans plus tard. Son rôle l’a d’abord conduit à réorganiser l’IT de l’ensemble de l’organisa tion, y compris des filiales. « Mais nous ne sommes encore qu’au début du voyage », confie-t-il. Avec le soutien fort de son équipe, qui est passée de 53 à 175 collaborateurs depuis son arrivée, il gère une multitude de projets infor matiques destinés à améliorer en continu la satisfaction du client final dans le train, sur le quai ou du fret, en lien étroit avec la stratégie globale du groupe qui mise sur l’effi cience, l’innovation, la sécurité et la qualité. « L’un de nos challenges est d’écouter les besoins des métiers afin de les aider à mieux travailler à l’avenir, en exploitant les meilleures solutions techno logiques et innovantes à notre disposition (AI, IoT…). »

de nos challenges est d’écouter les besoins des métiers afin de les aider à mieux travailler

Jesper Nielsen

Formé à la Royal Danish Naval Academy et titulaire d’un master en computer science, Jesper Nielsen débute sa carrière dans l’armée danoise comme officier et lieutenant de vaisseau, avant de rejoindre le secteur privé en 1996. Il arrive au Luxembourg dès 1997 au poste de senior engineer chez Fleming Fund Management. Il intègre ensuite rapidement Credit Suisse, établissement financier où il reste plus de dix ans. Il y occupe le poste de head of IT technology services & CTO EMEA branches. Après un rapide passage chez Dimension Data, il entre chez Verizon Enterprise Solutions Group, d’abord en tant que head of business optimisation au Luxembourg, puis comme management consultant pour le Benelux. En novembre 2013, il devient director chez Deloitte Luxembourg. En tant que consultant, il y apporte son conseil stratégique aux clients en matière d’infrastructures technologiques et d’architec ture d’entreprise, ainsi que dans les domaines du cloud, de la mobilité, de la numérisation et de la transformation des entreprises. Il devient CIO pour les entités d’Apex Group au Luxembourg en septembre 2019, avant de rejoindre Luxair en mai 2021 avec la volonté d’offrir une nouvelle expérience aux clients de la compagnie aérienne en matière de voyages, de la réservation jusqu’à l’expé rience vécue à destination.

Philippe Osch

Senior partner & COO  Hitec Luxembourg SA

Philippe Osch est titulaire d’un master of sciences en génie mécanique de l’École polytech nique fédérale de Zurich et d’un diplôme en gestion de la techno logie de l’Université technique de Delft, aux Pays Bas. Il a égale ment obtenu un master en admi nistration des affaires de l’Insead de Fontainebleau. Philippe Osch a rejoint Hitec Luxembourg en février 2015 au poste de chief technology officer (CTO), avant d’intégrer le conseil d’administra tion quelques mois plus tard. En mai 2019, il devient senior partner de l’entreprise. Depuis janvier 2022, il occupe le poste de chief operating officer (COO) et travaille au quotidien à la mise en œuvre de solutions de haute technologie. Avant de rejoindre Hitec Luxembourg, il a occupé différents postes de conseil et de gestion dans le secteur de la haute technologie et de la fabrication, entre autres chez Altran et McKinsey & Company.

Philippe Osch est membre du conseil de gérance de Luxinnovation, l’agence luxem bourgeoise de l’innovation, et du conseil d’administration de la FJD, la Fédération des jeunes dirigeants d’entreprise de Luxembourg. Il est également président de l’Insead Alumni Association Luxembourg et ancien membre du conseil d’administration des Ingénieurs et scientifiques du Luxembourg.

Tech 100
« L’un
à l’avenir. »

L’INVESTISSEMENT DANS LES RÉSEAUX NOUVELLE GÉNÉRATION

Selon l’étude de Cisco : Future of Technology Global perspectives on new opportunities and challenges for business (2021). De nombreuses entreprises prévoient d’investir dans la 5G ou le wifi 6 privé avec comme principales raisons une vitesse plus rapide, une plus grande fiabilité et une meilleure expérience d’utilisation.

72 %

des entreprises envisagent d’investir dans la 5G privée au cours des deux prochaines années.

8 %

ont déjà investi dans la 5G privée.

66 %

des entreprises envisagent d’investir dans le wifi 6 au cours des deux prochaines années.

7 % ont déjà investi dans le wifi 6.

Ruy Pinto

Ruy Pinto a été nommé directeur technique (CTO – chief techno logy officer) de SES en janvier 2019. Il a rejoint SES après 25 ans de bons et loyaux services au sein d’Inmarsat, à occuper diverses fonctions techniques et managériales, dont deux ans en tant que CTO. Au cours de ses trois dernières années chez Inmarsat, Ruy Pinto a été respon sable de toutes les fonctions opérationnelles de l’entreprise en tant que group chief operations officer. Il a également été pendant deux ans président de UKspace, l’association profes sionnelle du secteur spatial au Royaume Uni, et durant quatre ans administrateur et VP Espace du groupement des industries britanniques des secteurs de la défense, de la sécurité et de l’aérospatiale (ADS). Ruy Pinto vient par ailleurs de terminer un mandat de six ans en tant qu’administrateur non exécutif au sein du réseau Satellite Applications Catapult, créé par le gouvernement britan nique dans le but de promouvoir le développement des applica tions spatiales au Royaume Uni. Auparavant, il avait travaillé dans le domaine des réseaux VSAT de communication de données et des logiciels de transmission de données. Ruy Pinto possède la double nationalité britannique et brésilienne. Diplômé ingénieur électronicien, il a suivi des études de troisième cycle dans le domaine des systèmes de télécommunications numériques à l’Université pontificale catholique de Rio de Janeiro (PUC-Rio).

Abdelhay Toudma

Mathématicien de formation, Abdelhay Toudma a trouvé dans l’informatique un terreau idéal pour laisser libre cours à sa passion pour le partage et la transmission. Il débute sa carrière en 1999 dans le secteur des télécoms. Au fil des rencontres, il multiplie les expé riences, passant par Mach, EBRC ou encore RBC Dexia. En 2015, il devient head of IT operations chez Lombard International Assurance avant de rejoindre Arendt en mai 2016. CIO de l’année (IT One) en 2019, Abdelhay Toudma résume ainsi son parcours : « Toute expérience est une aventure humaine. À mes yeux, l’empathie devient compréhension pour conduire à une solution. » Aujourd’hui, sa mission première est de poursuivre la transformation digitale des nombreux métiers réunis au sein d’Arendt en met tant en place les meilleures solutions technologiques.

« Nous devons également poursuivre la digitalisation de notre relation avec nos clients et, enfin, leur apporter du conseil technologique en complément de l’expertise métier – legal, tax, regulatory, fund administration & consulting –, en mode onestop shop » Abdelhay est égale ment co-CEO de Mobilu, société spécialisée dans les processus opérationnels, la digitalisation et la robotisation, et dans laquelle Arendt a pris une participation majoritaire en 2020.

Jean-Marc Verdure

CIO

Creos & groupe Encevo

Jean-Marc Verdure est le CIO de Creos et du groupe Encevo depuis 2016. Avec un effectif de plus de 2.000 personnes, ce groupe est un acteur-clé de la transition énergétique. Au Luxembourg, il possède et exploite plus de 10.000 km de lignes électriques et environ 2.100 km de gazoducs, permettant de fournir plus de 300.000 clients en électricité et de raccorder quelque 49.000 clients au gaz naturel. En Allemagne, ses réseaux garantissent l’approvisionne ment en gaz naturel de plus de 2 millions de personnes dans 340 villes et communes. Le groupe offre également une large gamme de services liés à l’énergie par le biais de ses différentes filiales. Avec 120 col laborateurs, la division informa tique de Creos est à la fois un facilitateur d’affaires pour les activités principales de Creos et un fournisseur de services informatiques standards pour les différentes compagnies du groupe. Jean-Marc Verdure est titulaire d’une maîtrise en éco nomie et en informatique. Avant de rejoindre Creos et Encevo, il a occupé plusieurs postes de direction informatique dans les secteurs des fonds d’investissement et de la banque en Belgique, en France, au Luxembourg et aux Pays-Bas. En 2011, il a été élu CIO de l’année par un jury composé de 50 CIO.

Tech 100
56 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
Finance I C T / I n t ellectual p r operty T A X 15, rue du F ort B ourbon L 1 2 49 L u x embou r g T el. : +3522612 0 2 1 Co r po r a t e & R e s t r uctu r in g Pri v a t e E quity I nv e s tme n t F unds “ Lead your project to success” THEMIS LEX L a w firm

Les besoins informationnels des services publics sont aussi vastes et exigeants que ceux du secteur privé. Avec la digitalisation de la vie publique et administrative, il en va tout simplement du bon fonctionnement de la société. De la défense aux soins de santé en passant par les forces de l’ordre ou encore le monde académique, la transformation digitale concerne toutes les strates de l’État. Au-delà des aspects opérationnels liés à la gestion de la vie publique, il incombe à certains ministères et à certaines organisations étatiques de piloter le projet de gouvernance numé rique du pays, de promouvoir l’innovation et la cybersécurité auprès du tissu économique et de réfléchir à la mutualisation des services, des logiciels et des infrastructures informa tiques entre les différents acteurs publics.

Membre du comité de coordination du ministère de l’Économie, Sasha Baillie a pris la direction de Luxinnovation en 2018. Dès 2014, en tant que diplomate luxembourgeoise, elle a été détachée auprès du ministère de l’Économie en qualité de chef de cabinet adjoint et conseillère diploma tique du ministre. Dans ce rôle, elle a coordonné les départe ments ministériels et fourni des conseils dans les domaines liés au développement et à la promotion économique, ainsi qu’à l’industrie de la défense. Elle a dirigé la réforme des structures de promotion écono mique du pays qui a conduit à la création du Luxembourg Trade and Investment Board, dont elle a été présidente du comité directeur pour le commerce et l’investissement (2016-2018).

Elle a également été présidente du conseil d’administration de LuxGovSat SA, joint-venture entre le gouvernement et SES, qu’elle a contribué à créer.

Elle a initié et présidé le comité de la marque nationale du Luxembourg, un groupe inter ministériel et interinstitutionnel mis en place pour développer et promouvoir l’image du pays dans le monde. En 1997, elle a intégré le service diplomatique et occupé des postes à Moscou et à Bruxelles. Elle a par ailleurs été ambassadrice non résidente du Luxembourg en Serbie de 2012 à 2016.

Jan Beutler

Chief of cyberdefence Forces armées luxembourgeoises

Chef de la cyberdéfense et de la sécurité des Forces armées luxembourgeoises (LAF) depuis 2019, Jan Beutler a pour mission de construire et gérer l’organisation et les ressources cybernétiques de l’armée afin d’en améliorer l’efficience opérationnelle. À ce titre, il a dirigé la conception de stratégie de cyberdéfense du pays. En tant que respon sable national, il a notamment réuni les cyberspécialistes du pays pour qu’ils participent, au sein de l’équipe Benelux, au plus grand exercice cyberné tique à balles réelles du monde, le Locked Shields 2022.

De 2016 à 2019, il a été CIO de l’Université du Luxembourg, veillant à la revitalisation du département informatique pour le faire entrer dans le top 6 des équipes TIC du Luxembourg (ICT Awards 2017) en 18 mois à peine. Il a aussi été membre du conseil d’administration de la Fondation Restena (2017-2019). Avant d’arriver au Luxembourg, Jan Beutler a multiplié les expériences. Il a été, entre autres, senior IT advisor au sein de la commis sion de l’Union africaine – une des plus grandes organisations politiques et économiques du monde –, fondateur et dirigeant de Komiri Ltd (Royaume-Uni) actif dans le domaine de l’IA, ou encore expert indépendant sur le commerce électronique auprès de la Commission européenne.

CIO PUBLIC SECTOR & HEALTH

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58 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

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Alain Engelhardt

Directeur central stratégie et performance

Police grand-ducale

Alain Engelhardt occupe le poste de directeur de la Direction centrale stratégie et performance (DCSP) au sein de la police grand-ducale, soit l’une des quatre directions centrales qui se rapporte à la direction générale. À la tête de la DCSP, il supervise les ser vices qui sont en charge de la planification et du suivi straté gique, de l’organisation, de l’amélioration et du traitement de l’information, ainsi que d’une cellule Stratégie des technologies d’information et de communication.

Au quotidien, Alain Engelhardt s’attelle notamment à soutenir la vision de la police et s’assure de l’alignement stratégique des différentes directions avec la stratégie globale. Sa mission consiste également à garantir la qualité du fonctionnement des services de la police, d’optimiser le traitement des données et de l’information à l’aide d’outils de pilotage et de business intelligence Responsable, entre autres, de l’alignement du système d’information et de la maîtrise des risques opérationnels, il a, par exemple, pris part au projet visant à équiper les policiers de bodycams Avant de diriger la DCSP, Alain Engelhardt occupait le poste de directeur régional du canton de Grevenmacher.

Joël Feltes

CIO – Responsable du département des systèmes d’information Hôpitaux Robert Schuman

Joël Feltes a rejoint les Hôpitaux Robert Schuman en janvier 2020. D’abord responsable IT d’exploitation, il est devenu CIO et respon sable du département des systèmes d’information six mois plus tard. Sa mission principale est aujourd’hui de mettre en place l’environne ment informatique adéquat pour assurer la transformation digitale de l’institution. Sous sa direction, l’infrastructure est en cours de modernisation, tant au niveau hardware qu’applicatif. Un autre grand chantier a consisté en la refonte des processus de support informa tique et de gestion de projet au sein du département, en étroite collaboration avec le chief digital officer des HRS. Un travail très important du dépar tement est le développement et la maintenance du système d’information hospitalier (SIH) et du dossier patient informa tisé (DPI). Le but est, dans le cadre des contraintes légales, de faciliter au maximum le travail des collaborateurs sur le terrain. Avant de rejoindre les HRS, Joël a passé 18 ans de sa carrière chez Luxair, gravissant petit à petit les échelons pour devenir le head of IT infrastructure de la compa gnie aérienne de 2012 à 2017. Il est ensuite passé par le monde bancaire en tant que head of IT operations & infrastructure d’Advanzia Bank de 2017 à fin 2019.

Alain Fontaine

Alain Fontaine semblait prédestiné à reprendre l’entre prise familiale, la Brasserie Simon, à Wiltz. Mais dans les années 80, ses premiers contacts avec le Tandy TRS-80 de son père lui infusent sa passion pour les ordinateurs et la technologie au sens large. Après un B.Sc. en télé communications et robotique, ses premiers pas professionnels se feront au sein du groupe de presse IPM à Bruxelles, au sein duquel il porte le projet d’inter nalisation des infrastructures et opérations des sites web des quotidiens La Dernière Heure et La Libre Belgique. En parallèle, il introduit le premier cours de « technologies web » au sein de la Haute École Rennequin Sualem en tant que professeur invité. VAlain SA est la première société qu’Alain Fontaine crée en 2001. Aujourd’hui, la société rebaptisée Vesperia continue ses activités de consulting IT au Luxembourg et en France. Après avoir occupé pendant 10 ans plusieurs rôles de mana gement IT au sein du groupe atHome, et ensuite du groupe australien REA Group, il a cofondé Doctena en 2013, et en est le CEO depuis 2020. Doctena est devenue une des principales plateformes de prise de rendez-vous médicaux ou de soins en Europe, avec plus de 1,7 million de rendez-vous gérés chaque mois.

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60 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

Dix CIO partagent leurs principaux challenges à relever en 2023 dans leurs secteurs respectifs : place financière, services, industrie, institutions. Seront abordés les thèmes de la cybersécurité et du cloud lors de ce 10×6 qui réunira des experts tech de grandes entreprises et institutions comme des fournisseurs. Cette soirée sera ouverte par un mot de bienvenue de M. Marc Hansen, ministre délégué à la Digitalisation.

LEADING CIO s ’ CHALLENGES

25
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10×6
janvier 2023 18:30—21:30
sur
de Luxembourg

Chef du département infor matique de Stëftung Hëllef Doheem depuis 2017, Gwennaël Goffin a rejoint cette fondation reconnue d’utilité publique dès 2006 au poste de développeur. Grâce à ses connaissances en matière d’infrastructure IT, il devient administrateur système en 2007 et responsable du service Infrastructure et Helpdesk en 2013. Finalement, en 2017, il devient manager IT du plus grand prestataire d’aide et de soins à domicile au Luxembourg, avec plus de 2.100 collabora teurs et plus de 17.000 clients par an. « En place depuis 2012, notre dossier de soins électro nique évolue continuellement, notamment afin de faciliter la vie de nos 1.600 utilisateurs et utilisatrices sur le terrain », déclare-t-il. Un autre challenge actuel consiste en l’intégration d’un outil de collaboration afin d’améliorer la communication et les échanges d’information entre les soignants, dispersés dans tout le pays, et le person nel administratif. Cela concerne notamment la mise en place du socle Microsoft Teams et de divers outils, étape indispen sable pour développer ensuite d’autres fonctionnalités au service des équipes et du client final. « Nous avons la chance de travailler dans le domaine de l’aide à la personne, et cela donne beaucoup de sens à notre action. Nous servons une population très diversifiée, avec des utilisateurs mobiles et une multitude d’applications spécifiques à nos métiers. » Titulaire d’un bac +3 de déve loppeur-analyste, Gwennaël pratique le tennis de table et la course à pied.

Mario Grotz

Director general for industry, technology and research

Ministère de l’Économie

Mario Grotz a commencé sa carrière en travaillant pour la Chambre de commerce et la Chambre des métiers, où il a agi en tant que conseiller auprès des PME dans les domaines de la création et de la gestion d’entreprise. En 2001, il a rejoint le ministère de l’Économie, où il s’est principa lement occupé de l’évaluation des projets de R&D mis en œuvre par le secteur privé. De 2009 à 2012, il a été nommé chef de la Direction des infrastructures et de la technologie. Depuis 2012, il est le directeur général de la recherche, de la propriété intellectuelle et des nouvelles technologies, responsable du développement des secteurs technologiques au Luxembourg. En 2018, il est devenu président de Luxinnovation, l’agence nationale de l’innovation, qui offre un large portefeuille de services aux entreprises et aux organismes de recherche publics. On le retrouve égale ment à la présidence du conseil d’administration de LuxProvide (high performance computing), d’Incert GIE, de la Luxembourg Space Agency (LSA) et de Creos. Il est par ailleurs membre du comité directeur de l’European Space Resources Innovation Centre (alimenté par le List et la LSA) et du comité consultatif de l’Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust.

Patrick Houtsch

Directeur

Centre des technologies de l’information de l’État

Patrick Houtsch est le directeur du Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE), principal prestataire de services IT pour les ministères et administrations luxembour geois. Les services proposés par le CTIE couvrent tous les domaines de l’informatique, y compris l’opération des centres de données, du réseau sécurisé de l’État et le cloud gouvernemental (IaaS). Le CTIE joue également un rôle central dans le domaine de l’administra tion en ligne via la conception et l’hébergement de sites web, la fourniture de plateformes (PaaS) et de solutions logi cielles personnalisées (SaaS), ainsi que l’exploitation du guichet unique pour les citoyens et les entreprises. Outre ses fonctions exécutives au CTIE, Patrick Houtsch est membre de différents comités et groupes de travail dans le domaine des technologies de l’information et de la communi cation, et de la cybersécurité. Il a plus de 20 ans d’expérience dans le domaine des TIC et a été directeur du Computer Emergency Response Team du gouvernement luxembourgeois (Govcert.lu). Avant de rejoindre le secteur public, il a travaillé comme expert en informatique dans le secteur financier.

Tech 100
« Nous servons une population très diversifiée, avec des utilisateurs mobiles. »
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Thomas Kallstenius est le CEO du Luxembourg Institute of Science and Technology (List), une organisation de recherche et de technologie dont la mission est de créer des technologies avancées et d’offrir, à l’économie et à la société, des produits et services innovants. Le List développe notamment des solu tions à forte intensité technolo gique axées sur l’innovation environnementale, la numérisa tion et les matériaux. Prenant ses fonctions en 2019, Thomas Kallstenius s’est vu confier la mission de doper l’écosystème innovant luxembourgeois tant dans une perspective de diversification de l’économie que pour répondre aux enjeux sociétaux auxquels nous devons faire face. Le CEO n’a pas eu l’occasion de s’ennuyer, contribuant notamment aux réponses à apporter au cœur de la crise sanitaire. Parmi les idées novatrices qu’il porte, on peut évoquer celle d’un jumeau numérique (digital twin) du Luxembourg, autrement dit une modélisation du pays, de sa population qui intègre une grande diversité de variables et de données disponibles, pour mieux com prendre les enjeux et anticiper les développements à venir. Ce Suédois peut faire valoir une carrière internationale remarquable au service de l’innovation technologique. Il est aussi titulaire d’une maîtrise en génie physique de l’Institut royal de technologie de Suède, d’un doctorat en sciences des matériaux semi-conducteurs de l’Université d’Uppsala et d’un MBA de la Vlerick Business School à Louvain, en Belgique.

Yannick Kirschhoffer

CIO – head of IT Laboratoire national de santé

D’abord actif dans le secteur bancaire en France, Yannick Kirschhoffer est arrivé au Luxembourg en 2008 en tant que consultant IT. En 2016, il rejoint Luxair au poste de head of IT architecture, avant d’en devenir le CIO en 2019. En août 2020, il devient le CIO du Laboratoire national de santé, avec pour objectif prioritaire de contribuer, grâce à la mise en œuvre de nouvelles solutions technologiques, à la renommée de cet établissement public porteur de projets innovants en matière de santé publique. Durant la crise sanitaire, il a notamment pu diriger des projets utiles et concrets pour lutter contre la pandémie. Yannick Kirschhoffer se définit volontiers comme un geek, gardant un contact très étroit avec la technologie et ses évolu tions. « Je veux être capable de comprendre et de faire le travail de n’importe quel membre de l’équipe IT, mais j’aime aussi beaucoup traduire ce langage informatique souvent complexe en mots simples pour que tout le monde le comprenne, à commencer par ma direction », confie-t-il. Il est, depuis cinq ans, le co-organisateur des Voxxed Days, un événement créé pour les développeurs et par les développeurs, qui réunit durant deux jours plus de 500 per sonnes au Luxembourg. Cet homme est aussi passionné de modélisation 2D et 3D. Il est impliqué dans des projets communautaires sur GitLab et membre du conseil d’administration du Java User Group local. Une autre de ses passions est la vidéo. Sa chaîne Youtube dédiée à Aston Le Taureau compte près de 90.000 abonnés !

« L’informatique est un outil qui aide l’humain, pas une contrainte. »

Christophe Nardin

Ingénieur en mécanique, passionné d’informatique depuis son plus jeune âge, Christophe Nardin arrive au Luxembourg en 1995. Il intègre la toute jeune équipe Advisory chez Coopers & Lybrand (devenu PwC), où il restera 12 années. Il passe ensuite deux ans chez Lombard International Assurance au poste de head of business change management. En janvier 2010, il rejoint l’Entente des hôpitaux luxembourgeois en tant que responsable IT et IT project manager. « À l’époque, nous avons travaillé à la mise en place d’un premier système de gestion des ressources humaines et avons, en parallèle, créé un premier centre informatique sectoriel », explique-t-il. Trois ans plus tard, Luxith voit le jour avec pour objet la mise en œuvre et l’exploitation des services, logiciels et infrastructures informatiques mutualisés dans le secteur de la santé. « Nous avons commencé avec six personnes en mode start-up. Aujourd’hui, l’équipe compte 22 collabora teurs et nous cherchons à créer de nouveaux services mutualisés pour répondre aux besoins du terrain. Chaque mois, 12.500 fiches de paie sont par exemple émises au départ de la plateforme RH que nous gérons. Nous avons mis en place l’Archive nationale d’imagerie médicale (ANIM). L’équipe est actuellement occupée, entre autres, à monter un centre de compétences SAP pour la partie finances. L’informatique est un outil qui aide l’humain, pas une contrainte. C’est pourquoi je ne parle jamais d’intelligence artificielle, mais

CIO Public sector & Health
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Anne-Catherine Ries

Première conseillère de gouvernement Service des médias, des communications et du numérique

Anne-Catherine Ries est actuel lement première conseillère de gouvernement auprès du Premier ministre et ministre des Médias et des Télécommu nications, en charge de la politique des médias, des télécoms et du numérique. Elle dirige le Service des médias, des communications et du numérique du ministère d’État luxembourgeois. Avant cette nomination en 2019, elle s’est toujours concentrée, au cours des deux dernières décennies, sur le développe ment de l’écosystème de la tech et de l’innovation numérique au Luxembourg, entre autres via le lancement de l’initiative Digital Luxembourg en 2014. Elle a rejoint la fonction publique luxembourgeoise après avoir commencé sa carrière professionnelle dans un cabinet d’avocats américain à Paris. Anne-Catherine Ries est titulaire d’un diplôme de droit de l’Université Paris II et de l’Université d’Oxford, et détient un diplôme de troi sième cycle LL.M. de la London School of Economics. Elle est vice-présidente du conseil d’administration de SES, organe où elle occupe également les postes de présidente du comité de nomination et membre du comité de rémunération. Elle siège également au conseil d’administration de Post Luxembourg et au conseil consultatif de l’Interdisciplinary Centre for Security, Reliability and Trust).

Gaston Schmit

Premier conseiller de gouvernement Ministère de la Digitalisation

Ingénieur en chimie et génie des procédés, Gaston Schmit débute sa carrière en 1998 au sein d’un laboratoire privé au Luxembourg. Dès 1999, il intègre l’Administration de l’en vironnement, où il restera plus de 15 ans. D’abord responsable adjoint du Service des établisse ments classés, il en devient le responsable principal en 2007, avant d’occuper le poste de directeur adjoint de cette même administration en 2014. En 2015, il rejoint le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche comme premier conseiller de gouvernement.

Il s’intéresse alors déjà aux avan tages que présenterait la digita lisation des demandes d’aides financières pour études supé rieures. À l’époque, il occupe également le poste de commis saire du gouvernement au sein du conseil d’administration du Luxembourg Institute of Science and Technology (List). En décembre 2018, il rejoint le ministère de la Digitalisation nouvellement créé. « Le défi de mettre en place ce nouveau ministère m’a énormément stimulé. L’équipe compte aujourd’hui 32 personnes. Notre mission principale concerne la digitalisation des démarches administratives et la mise en place de services publics numé riques offrant la meilleure expé rience utilisateur aux citoyens et aux entreprises », explique-t-il. Par sa formation d’ingénieur, Gaston Schmit a toujours été animé par cette volonté de rechercher des solutions pratiques simplifiant les processus et les procédures afin de faciliter la vie quoti dienne de tout un chacun.

Marc Serres, 46 ans, est Luxembourgeois, mais c’est en Belgique qu’il a suivi son parcours universitaire. Il est titulaire d’un doctorat en opto électronique et d’un master en génie électrique avec une spé cialisation en hyperfréquences, tous deux obtenus à l’Université catholique de Louvain. En 2000, il débute sa carrière dans l’industrie de fabrication d’antennes de communication par satellite au sein de la société Hitec Luxembourg SA, d’abord comme ingénieur de projet, et finalement comme ingénieur en chef pour le développement de produits satcom. Cinq ans plus tard, il entre au sein de l’admi nistration publique. Entre 2005 et 2013, il supervise des pro grammes de recherche de l’European Space Agency (ESA) au sein du ministère de l’Ensei gnement supérieur et de la Recherche. En janvier 2014, le scientifique rejoint le ministère de l’Économie pour prendre en charge les affaires spatiales. En mars 2018, il franchit une nouvelle étape dans sa carrière en étant élu vice-président du conseil de l’ESA. Aux com mandes de la Luxembourg Space Agency depuis septembre 2018, Marc Serres et son équipe ont pour objectif de soutenir le déve loppement de l’industrie spatiale luxembourgeoise en attirant sur son territoire de nouvelles sociétés, en développant les ressources humaines, en fournis sant des solutions financières innovantes, et en apportant leur soutien aux infrastructures de l’éducation et de la recherche. Marc Serres est par ailleurs membre de l’Académie internationale d’astronautique.

Christine von Reichenbach

Directrice adjointe – CIO Agence pour le développement de l’emploi

Christine von Reichenbach a rejoint l’Adem en 2019 en tant que directrice adjointe, CIO et responsable du département des services internes, dont le service IT. Dans cette fonction, elle fut en première ligne pendant la crise du Covid-19, lorsqu’il a fallu mettre en place, en un temps record, l’ensemble des processus nécessaires à la continuité des services aux entreprises et aux particuliers. Une période « complexe et hors normes, qui a malgré tout agi comme un catalyseur de l’innova tion, avec une accélération des processus et de la digitalisation des services », confie-t-elle.

Aujourd’hui, son principal objectif est la mise en œuvre de l’ambitieux programme eAdem qui vise la transformation digitale de l’Adem. Il s’agit notamment de doter l’agence d’une solution métier unifiée, autour d’un logiciel, voire d’un ensemble consolidé de logiciels dans une approche best-of-breed. Titulaire d’un diplôme d’économie orienta tion informatique, obtenu en 1997 à l’Université d’Osnabrück, elle a commencé sa carrière en Allemagne avant de rejoindre le Luxembourg en juillet 2000.

Elle intègre Lettershop SA au poste de project & account mana ger, puis Luxembourg Air Rescue comme head of ICT & deputy financial manager. Après avoir travaillé sept ans comme consul ting manager public sector chez PwC Luxembourg, elle intègre la fonction publique en 2014 pour diriger le service Document solutions au CTIE, avant d’inté grer l’Adem cinq ans plus tard.

Tech 100
64 TECH 100 DÉCEMBRE 2022

La mobilité évolue, et l’industrie automobile développe une offre de plus en plus complète de motorisations 100% électriques. Paperjam s’intéresse – pour son supplément e-Drive + Mobilité et lors de cette table ronde – à cette révolution progressive des usages.

Table ronde e-Drive +Mobilité

31 janvier 2023 18:30
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Les recommandations du secteur ICT

Le Luxembourg s’est taillé une place de choix en Europe, dans les domaines de l’innovation, des fintech et de l’ICT en général, notamment grâce à des infrastructures de premier plan.

Mes principales recommandations portent sur le développement d’infrastructures performantes, la cybersécurité, le cloud et l’attraction de talents et de start-up. En ce qui concerne le développement d’infrastructures performantes, le déploiement de la 5G reste une priorité. Il convient de favoriser le développement de nouveaux cas d’usage via des incitatifs publics, comme ce fut le cas avec les « projets d’innovation 5G ». L’objectif de dégrouper la totalité des fibres déployées est également primordial pour proposer des offres variées au consommateur. Il est opportun de mener une réflexion sur la régulation du cloud, comme c’est le cas dans d’autres pays. Il est capital de coordon ner l’ensemble des initiatives en matière de cybersécurité. Davantage de partage d’informations entre les acteurs est nécessaire par rapport aux cybermenaces. Cela pourrait passer par un système national de partage d’informations englobant les secteurs public, privé et de la défense, pour créer un avantage compétitif. Enfin, il convient de cultiver un environnement propice pour les entrepre neurs et investisseurs dans le but d’attirer de nouveaux talents et entreprises dans un secteur ICT qui a d’autres options de localisation en Europe et dans le monde.

Le principal défi pour les années à venir sera de maintenir cette position, voire de se hisser aux premières places, en tirant parti des évolutions réglementaires et technologiques amorcées : identity wallet, cloud hybride, intelligence artificielle, et bien d’autres. Cela ne pourra se faire qu’en assurant un niveau d’accompagnement et d’investissement élevé, dirigé aussi bien vers les infrastructures technologiques (réseau, hébergement, HPC…) que vers les divers programmes européens tels que Gaia-X et les programmes de recherche. Ce, idéalement, au travers de plus de partenariats public-privé, bien souvent source de solutions innovantes et exportables.

Le maintien d’un haut niveau d’attractivité pour le pays, en termes de talents et d’entre prises, reste crucial. Les domaines porteurs ne manquent pas : cybersécurité, big data, informatique quantique, infrastructures distribuées… Le financement restant le défi de fond, le support du gouvernement restera plus que jamais déterminant.

« Il faut poursuivre les efforts et définir des stratégies homogènes à l’échelle nationale. »

3JEAN DIEDERICH Président Association des professionnels de la société de l’information asbl

Le premier challenge consiste à attirer et à garder les talents dans l’informatique. Il y a quelques années, faire venir des talents européens était plus simple. Afin de répondre aux besoins, il faut étoffer l’offre de forma tions spécialisées, et, pour cela, il est néces saire que des enseignants soient formés sur ces sujets. L’écosystème luxembourgeois doit donc se mobiliser pour trouver des solutions. Un second défi est de rattraper les erreurs du passé, en investissant dans les data centers. Cette technologie, négligée, est pourtant utilisée dans toutes les solutions du cloud.

Afin de remédier à cela, il serait intéressant d’investir massivement dans la mise en œuvre d’applications de haut niveau, nécessaires pour notre Place, dans des domaines comme l’industrie de fonds d’investissement ou le private equity. Un dernier point concerne la cybersécurité, autre secteur où les ressources sont rares. Il faut poursuivre les efforts et définir des stratégies homogènes à l’échelle nationale qui permettraient, notamment, d’optimiser les ressources publiques et privées.

Il est important de disposer d’une masse critique ayant une vraie force de frappe pour supporter le secteur informatique et la digitalisation de notre économie.

Forecast
Photos Cloud Community Europe - Luxembourg, Eric Devillet (archives) et Guy Wolff (archives)
66 TECH 100 DÉCEMBRE 2022
« Le maintien d’un haut niveau d’attractivité en termes de talents et d’entreprises reste crucial. »
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« Il convient de cultiver un environnement propice pour les entrepreneurs et investisseurs. »
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