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paperJam juin 2005

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17.05.2005

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dossier télécoms

headline head line headline Photo: Michel Zavagno (Blitz)

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Laurent Saeuls (Siemens): «Il est important, pour une entreprise, d’avoir une certaines protection des investissements du passé, en même temps qu’une migration efficace vers les nouvelles technologies».

«Il s’agit-là d’un besoin en augmentation linéaire dans les entreprises, qui se rendent compte de l’importance croissante de cette faculté d’échanges», constate, pour sa part, Raoul Mulheims, associé fondateur de Nvision, société qui a également développé la solution SMS Clearing, permettant l'envoi et la réception de SMS, à tous les réseaux mobiles luxembourgeois, par tous types d'applications, y compris les micro-paiements, un service à valeur ajoutée en plein développement. «Dans ce domaine-là, on part vraiment de zéro, car nous avons introduit le système en septembre 2004. Le marché est certainement mûr, mais certains acteurs ne sont pas encore précisément informés de ce qui peut être fait… Pourtant, par rapport au système classique de paiement par carte bancaire, le micro-paiement par SMS présente bien des avantages». Le système développé par Nvision affiche une moyenne de quelque 110.000 paiements par mois. L’une des applications type a été développée avec le groupe Editpress, pour le service «e-paper», qui permet l’achat en ligne de versions PDF des publications du groupe (Le Quotidien, Le Tageblatt et l’hebdomadaire Le Jeudi), pour 1 euro par exemplaire. «Mais le plus gros du trafic est généré par la vente de contenu pour téléphone mobiles, que ce soit des logos ou des sonneries, explique M. Mulheims. Des groupes internationaux opèrent ce genre de services pour une cinquantaine de pays. Pour le Luxembourg, le paiement passe à travers nous… Il s’agit vraiment d’une

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application phare, car le paiement s’effectue via le même medium que ce que l’on achète». La croissance de ces applications est tel que Nvision ne peut plus se contenter de sa plate-forme de gestion des paiements développée, initialement, «in house». Avant l’été sera ainsi déployée une nouvelle plate-forme, fournie par la société allemande spécialisée Derdack, «qui nous permettra de proposer des ‘service level agreements’ demandés par certains clients qui font appel à des applications sensibles ou critiques». La même plate-forme permettra, de surcroît, une connexion avec les messages de type MMS et sera capable d’absorber, en théorie, une capacité de transmission de 10 SMS par seconde. «De manière générale, il a fallu attendre très longtemps jusqu’à ce que politiquement, techniquement, et administrativement, la solution soit mise en place auprès des opérateurs, lesquels nous ont progressivement encouragés à aller dans de nouvelles directions. Il y a encore un an, tout le monde n’était pas convaincu de l’utilité de ce genre de services. Depuis, les choses ont changé», constate M. Mulheims. Les chiffres parlent d’eux-mêmes: pour ce qui est du «trafic» de SMS, qu’ils soient «normaux» ou «surfacturés» (dans le cas de jeux, notamment), Nvision constate une progression mensuelle moyenne de près de 20%, les derniers chiffres faisant état d’environ 200.000 messages traités, indépendamment de la plate-forme de réception. «La livraison du contenu vers une personne dépend évidemment de sa préférence:

certains optent pour les téléphones mobiles ou d’autres pour les PDA», remarque M. Mulheims, qui note, également, une tendance à la convergence entre les deux, en attendant le développement de contenus plus évolués via les technologies de troisième génération. «L’UMTS ne va pas fondamentalement changer le type d’utilisations, mais des applications telles que le streaming vont devenir possibles. Je suis certains que cela va intéresser le public et qu’il sera disposé à payer un peu plus pour avoir accès à un contenu qui est bien fait, plutôt que des contenus dont le rapport qualité-prix est loin d’être le meilleur».

Professionnel vs. privé A ce stade-là, on se rend bien compte combien la séparation, pour un utilisateur, entre applications «professionnelles» et applications «privées» devient de plus en plus délicate, si tant est qu’elle soit encore possible. «Ces deux mondes-là convergent aussi», constate Laurent Saeul. Ce n’est certainement pas un hasard si Siemens porte une attention toute particulière au développement du concept LifeWorks@Com, à l’heure où de plus en plus d’entreprises misent sur le «home working». «C’est une évolution qui est encore difficile à chiffrer, note-t-il, mais j’estime qu’entre 10% à 15% de nos clients affichent ce besoin là. Nous-mêmes, chez Siemens, nous dépassons 30 à 40% de travailleurs ‘mobiles’. Nous sommes en mesure d’envoyer n’importe quand un mail aux tech-


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