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FRANK NTILIKINA SOFIANE BRIKI FINALES COUPE DE FRANCE

L’ASCENSION FALL N°845 - AVRIL2018 - WWW.FFBB.COM


MOUSTAPHA FALL SAKARYA BSB >

"QUAND TU AS DU RETARD IL FAUT LE RATTRAPER" Propos recueillis par Julien Guérineau

Presse Sports / Prevost

Dominateur lors de la fenêtre FIBA de février, Moustapha Fall (2,18 m, 26 ans) pourrait rapidement devenir incontournable en Équipe de France. Venu sur le tard au basket, le champion de France 2017 avec Chalon a choisi le promu turc de Sakarya l’été dernier pour sa première expérience à l’étranger, malgré une offre du FC Barcelone.

10 BASKETBALLMAGAZINE

AVRIL2018

11


MOUSTAPHA FALL SAKARYA BSB >

"QUAND TU AS DU RETARD IL FAUT LE RATTRAPER" Propos recueillis par Julien Guérineau

Presse Sports / Prevost

Dominateur lors de la fenêtre FIBA de février, Moustapha Fall (2,18 m, 26 ans) pourrait rapidement devenir incontournable en Équipe de France. Venu sur le tard au basket, le champion de France 2017 avec Chalon a choisi le promu turc de Sakarya l’été dernier pour sa première expérience à l’étranger, malgré une offre du FC Barcelone.

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MOUSTAPHA FALL SAKARYA BSB >

En février vous étiez apparu hésitant, timoré. Vous en rendiez-vous compte ? Après coup. Quand je sortais je me demandais  : mais pourquoi ne suis-je pas plus agressif ? Mais cette barrière a disparu. Alors que vous ne comptez que quatre sélections, les circonstances ont fait de vous un élément clé de la réussite des Bleus. Comme l’avez-vous vécu ? J’en ai conscience mais j’essaye de ne pas y penser. Sinon c’est là que je réfléchis trop. Je ne dois pas me poser de questions. Ça fait plaisir bien sûr. Je m’y attendais un peu parce que sans les joueurs Euroleague il y a peu d’intérieurs qui peuvent prétendre à ce poste. Quand tu as des responsabilités il faut prendre plaisir à ça. L’été dernier vous aviez eu l’occasion de venir à l’INSEP pour le début de la préparation à l’EuroBasket, le temps de faire constater votre blessure au pied. Étaitce un premier contact avec les Bleus qui a compté dans votre intégration ? Je ne m’étais pas entraîné. Cet été ça ne compte pas. J’ai juste fait des photos. En novembre j’ai vraiment commencé à voir ce que Vincent Collet voulait. Faute de temps il essaye de ne pas nous surcharger de façon à ce qu’on assimile ce qu’il demande. Il est très précis, pointilleux. Les fenêtres FIBA ont fait couler beaucoup d’encre notamment quant à la gestion des joueurs qui pourraient ne pas faire partie de l’effectif à la Coupe du Monde. Cette problématique semble cependant éloignée des préoccupations des joueurs. Qu’en est-il ? Il y a deux façons de le prendre. Soit tu estimes que tu es un bouche trou et résultat tu n’as pas envie, tu n’as pas de motivation. Soit tu te dis que tu fais ce que tu as

12 BASKETBALLMAGAZINE

à faire et qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer. C’est cet état d’esprit qui règne dans le groupe. À quel moment de votre carrière avezvous pensé à la possibilité de devenir international ? Honnêtement simplement lors de ma dernière année à Chalon. Et je ne réfléchis pas forcément à l’avenir. Je laisse les choses se dérouler naturellement. Pourtant vous semblez avoir une idée bien précise de votre gestion de carrière… Aussi, c’est vrai. Quand je dis que je ne réfléchis pas trop, c’est pendant la saison, après un match. Ensuite quand j’ai les offres sur la table je regarde quelles sont

Kevin Séraphin n’avait pas encore signé mais j’avais vu que le troisième pivot jouait 7-8 minutes. Ça ne me plaisait pas. Pour l’instant ça marche bien à Sakarya donc je suis content. En cours de saison des rumeurs ont fait état d’un intérêt du Real Madrid à votre égard. En voyant les blessures frapper certaines équipes, la perspective de signer en Euroleague vous a-t-elle traversé l’esprit ? Ça m’arrive d’y penser. Parfois je me dis que je me verrais bien ici ou là. Quand les rumeurs circulent ça te fait réfléchir mais quand tu es sous contrat, les buyouts sont souvent très élevés. Il y a eu des contacts avec le Real Madrid qui s’est

“ÇA M’A BEAUCOUP TRAVAILLÉ. UN AUTRE NOM D’EUROLEAGUE J’AURAIS MOINS HÉSITÉ. MAIS LÀ... BARCELONE, C’EST QUELQUE CHOSE.” mes meilleures opportunités et je sélectionne. Et moi ce que j’aime, c’est jouer. Est-ce pour cette raison que vous avez privilégié l’offre de Sakarya, en Turquie, plutôt que celle du FC Barcelone ? Quand tu as du retard il faut le rattraper. Ok tu t’entraînes mais l’expérience tu la prends sur le terrain. Tous les vices que les anciens peuvent avoir tu ne l’apprends pas qu’en les regardant. Je voulais jouer en Espagne ou en Turquie, les deux meilleurs championnats à mes yeux. J’ai eu une possibilité à Barcelone mais les conditions ne me plaisaient pas spécialement, aussi bien au niveau des clauses que du temps de jeu. Donc j’ai choisi une étape intermédiaire. Dire non au Barça vous a-t-il perturbé ? Ça m’a beaucoup travaillé. Un autre nom d’Euroleague j’aurais moins hésité. Mais là… Barcelone, c’est quelque chose. Le GM a été honnête en parlant à mon agent en lui expliquant que nous allions partager le poste de pivot à trois. Ante Tomic était là,

renseigné sur les conditions. Mais ils ont eu des contacts avec d’autres pivots, ces clubs travaillent sur des listes très larges. Dire non au Barça et au Real en l’espace de quelques mois, vous auriez été un cas unique… Oui c’est sûr. Mais vu leurs blessés, je pense que j’aurais dit oui si l’arrangement avait été trouvé avec mon club. Votre début de saison en Turquie vous a-t-il conforté dans votre idée que vous pouvez rapidement jouer en Euroleague ? Je n’avais pas de doutes par rapport à ça. Mais j’étais blessé cet été et cela voulait dire rater une bonne partie de la préparation. Des clubs comme le Barça n’ont pas le temps d’attendre des joueurs blessés et qui en plus n’ont rien prouvé. Cela m’a aidé dans ma réflexion. Aujourd’hui je pense être capable de jouer en Euroleague. Est-ce la vérité ? On verra ça un jour ou l’autre.

Presses Sports / Argueyrolles

À quoi ressemble votre quotidien à Sakarya ? Ce n’est pas très différent de ma vie à Chalon. Je m’entraîne beaucoup, sinon je suis tranquillement posé chez moi. Des trucs basiques. Si je veux faire quelque chose je peux aller à Istanbul. Avec 8 équipes sur place j’y suis presque tous les week-ends. Sakarya est un petit club et le standing n’est pas éloigné de ce que j’ai connu en France. Sur quel point avez-vous évolué sur place ? J’ai beaucoup eu l’opportunité de travailler sur mon physique. Je me suis renforcé du bas comme du haut du corps. Nous avons un très bon préparateur physique qu’on voit presque tous les jours. Il ne nous lâche pas, même quand tu n’as pas envie. Techniquement également j’ai l’occasion d’évoluer. Est-ce parfois pesant de ne jouer qu’un match par semaine ? Je ne vais pas mentir : c’est la dernière fois que je signe dans un club qui ne joue pas de Coupe d’Europe (il explose de rire). Les semaines sont vraiment très longues ! Si l’ambiance est parfois volcanique en Turquie pour certaines rencontres, la réalité du championnat est souvent très différente. Qu’en est-il exactement ?

C’est vrai que certaines salles sont très vides. D’ailleurs les meilleures ambiances je les ai connues contre des clubs moins connus. Les fans des grosses équipes attendent les grosses affiches et les derbys. Vous étiez dominateur lors de votre dernière saison de Pro A. Quel accueil vous ont réservé les défenses turques ? Dès le premier match j’étais automatiquement trappé. Impossible de scorer, je ne faisais que des passes… Le fait que je n’aille pas à Barcelone a beaucoup fait parler… Comme je ressortais bien les ballons l’approche a changé. J’ai pu jouer plus de un contre un. J’ai fait des cartons et bim ils sont revenus à des prises à deux. J’ai un peu tout vu. Ce rôle central en attaque, quand avezvous commencé à pleinement l’assumer ? Encore une fois c’est à Chalon. A Antibes je commençais à être efficace mais le créateur c’était Tim Blue. Il avait les ballons et je tournais autour. A Chalon j’avais les ballons en post-up, je ressortais pour les autres. J’ai vu que j’étais un point d’ancrage, qu’on me ciblait et que je pouvais apporter à l’équipe au-delà du scoring. C’est un processus. A chaque fois que tu rajoutes quelque chose à ton

Seskim / Panoramic

Vincent Collet a déclaré qu’une des grandes différences entre les matches de novembre et ceux de février c’était vous et votre approche des matches. L’avez-vous également ressenti ? En novembre c’était la première fois que je venais en Équipe de France. Je devais m’adapter aux systèmes de Vincent Collet, j’étais en mode où je réfléchissais à chaque fois au lieu de jouer spontanément. Je me suis moins pris la tête en février, d’autant que je savais que j’aurais un rôle important avec l’absence de Louis Labeyrie et Edwin Jackson. La transition était plus facile et surtout je me sens mieux physiquement.

jeu tu franchis les étapes. Quand j’ai commencé à m’entraîner avec les pros j’avais vraiment du mal. Et puis j’ai été plus à l’aise. Ensuite j’ai vu que je pouvais dominer. Je devenais plus confiant. Et là j’ai commencé à envisager des choses.

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MOUSTAPHA FALL SAKARYA BSB >

En février vous étiez apparu hésitant, timoré. Vous en rendiez-vous compte ? Après coup. Quand je sortais je me demandais  : mais pourquoi ne suis-je pas plus agressif ? Mais cette barrière a disparu. Alors que vous ne comptez que quatre sélections, les circonstances ont fait de vous un élément clé de la réussite des Bleus. Comme l’avez-vous vécu ? J’en ai conscience mais j’essaye de ne pas y penser. Sinon c’est là que je réfléchis trop. Je ne dois pas me poser de questions. Ça fait plaisir bien sûr. Je m’y attendais un peu parce que sans les joueurs Euroleague il y a peu d’intérieurs qui peuvent prétendre à ce poste. Quand tu as des responsabilités il faut prendre plaisir à ça. L’été dernier vous aviez eu l’occasion de venir à l’INSEP pour le début de la préparation à l’EuroBasket, le temps de faire constater votre blessure au pied. Étaitce un premier contact avec les Bleus qui a compté dans votre intégration ? Je ne m’étais pas entraîné. Cet été ça ne compte pas. J’ai juste fait des photos. En novembre j’ai vraiment commencé à voir ce que Vincent Collet voulait. Faute de temps il essaye de ne pas nous surcharger de façon à ce qu’on assimile ce qu’il demande. Il est très précis, pointilleux. Les fenêtres FIBA ont fait couler beaucoup d’encre notamment quant à la gestion des joueurs qui pourraient ne pas faire partie de l’effectif à la Coupe du Monde. Cette problématique semble cependant éloignée des préoccupations des joueurs. Qu’en est-il ? Il y a deux façons de le prendre. Soit tu estimes que tu es un bouche trou et résultat tu n’as pas envie, tu n’as pas de motivation. Soit tu te dis que tu fais ce que tu as

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à faire et qu’on ne sait jamais ce qui peut se passer. C’est cet état d’esprit qui règne dans le groupe. À quel moment de votre carrière avezvous pensé à la possibilité de devenir international ? Honnêtement simplement lors de ma dernière année à Chalon. Et je ne réfléchis pas forcément à l’avenir. Je laisse les choses se dérouler naturellement. Pourtant vous semblez avoir une idée bien précise de votre gestion de carrière… Aussi, c’est vrai. Quand je dis que je ne réfléchis pas trop, c’est pendant la saison, après un match. Ensuite quand j’ai les offres sur la table je regarde quelles sont

Kevin Séraphin n’avait pas encore signé mais j’avais vu que le troisième pivot jouait 7-8 minutes. Ça ne me plaisait pas. Pour l’instant ça marche bien à Sakarya donc je suis content. En cours de saison des rumeurs ont fait état d’un intérêt du Real Madrid à votre égard. En voyant les blessures frapper certaines équipes, la perspective de signer en Euroleague vous a-t-elle traversé l’esprit ? Ça m’arrive d’y penser. Parfois je me dis que je me verrais bien ici ou là. Quand les rumeurs circulent ça te fait réfléchir mais quand tu es sous contrat, les buyouts sont souvent très élevés. Il y a eu des contacts avec le Real Madrid qui s’est

“ÇA M’A BEAUCOUP TRAVAILLÉ. UN AUTRE NOM D’EUROLEAGUE J’AURAIS MOINS HÉSITÉ. MAIS LÀ... BARCELONE, C’EST QUELQUE CHOSE.” mes meilleures opportunités et je sélectionne. Et moi ce que j’aime, c’est jouer. Est-ce pour cette raison que vous avez privilégié l’offre de Sakarya, en Turquie, plutôt que celle du FC Barcelone ? Quand tu as du retard il faut le rattraper. Ok tu t’entraînes mais l’expérience tu la prends sur le terrain. Tous les vices que les anciens peuvent avoir tu ne l’apprends pas qu’en les regardant. Je voulais jouer en Espagne ou en Turquie, les deux meilleurs championnats à mes yeux. J’ai eu une possibilité à Barcelone mais les conditions ne me plaisaient pas spécialement, aussi bien au niveau des clauses que du temps de jeu. Donc j’ai choisi une étape intermédiaire. Dire non au Barça vous a-t-il perturbé ? Ça m’a beaucoup travaillé. Un autre nom d’Euroleague j’aurais moins hésité. Mais là… Barcelone, c’est quelque chose. Le GM a été honnête en parlant à mon agent en lui expliquant que nous allions partager le poste de pivot à trois. Ante Tomic était là,

renseigné sur les conditions. Mais ils ont eu des contacts avec d’autres pivots, ces clubs travaillent sur des listes très larges. Dire non au Barça et au Real en l’espace de quelques mois, vous auriez été un cas unique… Oui c’est sûr. Mais vu leurs blessés, je pense que j’aurais dit oui si l’arrangement avait été trouvé avec mon club. Votre début de saison en Turquie vous a-t-il conforté dans votre idée que vous pouvez rapidement jouer en Euroleague ? Je n’avais pas de doutes par rapport à ça. Mais j’étais blessé cet été et cela voulait dire rater une bonne partie de la préparation. Des clubs comme le Barça n’ont pas le temps d’attendre des joueurs blessés et qui en plus n’ont rien prouvé. Cela m’a aidé dans ma réflexion. Aujourd’hui je pense être capable de jouer en Euroleague. Est-ce la vérité ? On verra ça un jour ou l’autre.

Presses Sports / Argueyrolles

À quoi ressemble votre quotidien à Sakarya ? Ce n’est pas très différent de ma vie à Chalon. Je m’entraîne beaucoup, sinon je suis tranquillement posé chez moi. Des trucs basiques. Si je veux faire quelque chose je peux aller à Istanbul. Avec 8 équipes sur place j’y suis presque tous les week-ends. Sakarya est un petit club et le standing n’est pas éloigné de ce que j’ai connu en France. Sur quel point avez-vous évolué sur place ? J’ai beaucoup eu l’opportunité de travailler sur mon physique. Je me suis renforcé du bas comme du haut du corps. Nous avons un très bon préparateur physique qu’on voit presque tous les jours. Il ne nous lâche pas, même quand tu n’as pas envie. Techniquement également j’ai l’occasion d’évoluer. Est-ce parfois pesant de ne jouer qu’un match par semaine ? Je ne vais pas mentir : c’est la dernière fois que je signe dans un club qui ne joue pas de Coupe d’Europe (il explose de rire). Les semaines sont vraiment très longues ! Si l’ambiance est parfois volcanique en Turquie pour certaines rencontres, la réalité du championnat est souvent très différente. Qu’en est-il exactement ?

C’est vrai que certaines salles sont très vides. D’ailleurs les meilleures ambiances je les ai connues contre des clubs moins connus. Les fans des grosses équipes attendent les grosses affiches et les derbys. Vous étiez dominateur lors de votre dernière saison de Pro A. Quel accueil vous ont réservé les défenses turques ? Dès le premier match j’étais automatiquement trappé. Impossible de scorer, je ne faisais que des passes… Le fait que je n’aille pas à Barcelone a beaucoup fait parler… Comme je ressortais bien les ballons l’approche a changé. J’ai pu jouer plus de un contre un. J’ai fait des cartons et bim ils sont revenus à des prises à deux. J’ai un peu tout vu. Ce rôle central en attaque, quand avezvous commencé à pleinement l’assumer ? Encore une fois c’est à Chalon. A Antibes je commençais à être efficace mais le créateur c’était Tim Blue. Il avait les ballons et je tournais autour. A Chalon j’avais les ballons en post-up, je ressortais pour les autres. J’ai vu que j’étais un point d’ancrage, qu’on me ciblait et que je pouvais apporter à l’équipe au-delà du scoring. C’est un processus. A chaque fois que tu rajoutes quelque chose à ton

Seskim / Panoramic

Vincent Collet a déclaré qu’une des grandes différences entre les matches de novembre et ceux de février c’était vous et votre approche des matches. L’avez-vous également ressenti ? En novembre c’était la première fois que je venais en Équipe de France. Je devais m’adapter aux systèmes de Vincent Collet, j’étais en mode où je réfléchissais à chaque fois au lieu de jouer spontanément. Je me suis moins pris la tête en février, d’autant que je savais que j’aurais un rôle important avec l’absence de Louis Labeyrie et Edwin Jackson. La transition était plus facile et surtout je me sens mieux physiquement.

jeu tu franchis les étapes. Quand j’ai commencé à m’entraîner avec les pros j’avais vraiment du mal. Et puis j’ai été plus à l’aise. Ensuite j’ai vu que je pouvais dominer. Je devenais plus confiant. Et là j’ai commencé à envisager des choses.

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Bellenger / IS / FFBB

Quels sont vos axes de progression désormais ? L’étape suivante c’est d’avoir un petit shoot fiable à mi-distance et aux lancersfrancs.

14 BASKETBALLMAGAZINE

Le profil d’un Ante Tomic, le pivot du Barça, vous semble-t-il un bon modèle ? Offensivement oui parce qu’il a de très bonnes mains et qu’il sait parfaitement lire le jeu. Techniquement il est impressionnant, même si je suis sans doute plus agressif. Défensivement c’est moins son point fort. Et moi je veux pouvoir jouer des deux côtés du terrain. Avant l’année dernière je ne regardais pas l’Euroleague. Uniquement la Pro A et la NBA. Aujourd’hui j’ai l’impression que c’est presque plus facile pour un pivot de jouer en Euroleague qu’ailleurs. Tu es entouré de gros shooteurs, de bons joueurs. Tu ne peux pas faire d’impasse et les très bons passeurs savent parfaitement jouer avec toi. Quand je roule vers le panier en Turquie il y a toujours un défenseur pour venir me bumper et faire le choix de laisser un shoot dans le coin. En Euroleague ce n'est pas le cas.

Vous êtes assez discret sur le sujet de la NBA. Est-ce malgré tout un objectif ? Un objectif je ne dirais pas ça. Euroleague ou NBA ça m’ira. En plus je pense que le jeu d’Euroleague est peut-être plus adapté pour moi. En NBA tu as 2-3 stars qui prennent tous les tirs et toi tu es là pour prendre les rebonds. Ça pourrait me frustrer. Contrairement à beaucoup la NBA ne semblent pas constituer une obsession chez vous… Ce sont des joueurs qui ont commencé tout petit, qui ont grandi avec cette idée. Moi j’ai commencé le basket à 17 ans comme un loisir. C’est pour ça que j’ai la tête sur les épaules. Si ça vient c’est une opportunité qu’il faudra saisir mais si ce n’est pas le cas je ne vais pas en souffrir.

UFFICIO STAMPA LOTTOMATICA VIRTUS ROMA

Bellenger / IS / FFBB

“EUROLEAGUE OU NBA ÇA M’IRA. EN PLUS JE PENSE QUE LE JEU D’EUROLEAGUE EST PEUT-ÊTRE PLUS ADAPTÉ POUR MOI.”

RUDDY NELHOMME

"IL VA DEVENIR DOMINANT EN ÉQUIPE DE FRANCE" Après ses débuts à 17 ans en banlieue parisienne (Neuilly-sur-Marne puis Villemomble), Moustapha Fall a rejoint Poitiers en 2010. Quatre saisons passées sous les ordres de Ruddy Nelhomme, qu’il a retrouvé en Équipe de France. "C’est une fierté de l’avoir eu jeune et d’avoir vu l’évolution de son corps notamment. C’est quelqu’un qui a beaucoup travaillé pour se renforcer et se développer. Qu’il soit au niveau international démontre sa détermination et la qualité de son parcours. J’avais estimé qu’on ne pouvait pas passer à côté d’un joueur de cette taille et qui avait envie de faire quelque chose. On a hésité parce qu’il avait pas mal de pépins physiques mais j’ai été audelà de l’avis du corps médical pour lui signer un contrat pro. Il était venu à Poitiers pour qu’on puisse s’occuper de lui, travailler, lui donner du temps de jeu. Il est très réfléchi par rapport aux étapes à franchir et ne court pas après la réussite tout de suite. C’est un process qu’il met parfaitement en place et qu’il reproduit

aujourd’hui dans ses choix de carrière. Jouer avec un grand est compliqué. En Pro A-Pro B on a l’habitude d’évoluer avec de petits pivots. Se retrouver avec une cible de 2,18 m change la perception des joueurs. C’est quelque chose qu’on travaille peu dans notre formation parce qu’il y a peu de grands. Cela peut générer de la frustration chez des éléments qui sont sifflés différemment et qui constatent que les petits ont du mal à leur donner la balle dans de bonnes conditions. On a besoin d’eux au rebond et au contre mais il faut savoir les servir sinon ils ne seront pas motivés pour le faire. Comme Vincent Poirier qui a également commencé le basket à 17 ans, c’est un joueur qui a beaucoup répété ses gammes. Briller à l’intérieur est compliqué parce que le périmètre est petit et qu’on a moins

de ballons pour faire des choses. Mous a énormément travaillé et a emmagasiné beaucoup de données. Et ceux qui commencent tard n’ont pas été pollués par certaines images. Ils comprennent que s’ils veulent être efficaces il faut qu’il travaille sur un registre. Moustapha est dans une phase de découverte en bleu mais son impact commence à se faire sentir. Il va devenir dominant en Équipe de France. Je pense qu’il sera encore meilleur avec certains joueurs avec qui il n’a pas encore évolué comme Thomas Heurtel ou Nando De Colo, qui savent où mettre les ballons. Les grands se régalent avec eux. Sans faire injure aux joueurs présents ce n’est pas un hasard si Boris Diaw est celui qui le trouve le plus facilement."

AVRIL2018 15


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Quels sont vos axes de progression désormais ? L’étape suivante c’est d’avoir un petit shoot fiable à mi-distance et aux lancersfrancs.

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Le profil d’un Ante Tomic, le pivot du Barça, vous semble-t-il un bon modèle ? Offensivement oui parce qu’il a de très bonnes mains et qu’il sait parfaitement lire le jeu. Techniquement il est impressionnant, même si je suis sans doute plus agressif. Défensivement c’est moins son point fort. Et moi je veux pouvoir jouer des deux côtés du terrain. Avant l’année dernière je ne regardais pas l’Euroleague. Uniquement la Pro A et la NBA. Aujourd’hui j’ai l’impression que c’est presque plus facile pour un pivot de jouer en Euroleague qu’ailleurs. Tu es entouré de gros shooteurs, de bons joueurs. Tu ne peux pas faire d’impasse et les très bons passeurs savent parfaitement jouer avec toi. Quand je roule vers le panier en Turquie il y a toujours un défenseur pour venir me bumper et faire le choix de laisser un shoot dans le coin. En Euroleague ce n'est pas le cas.

Vous êtes assez discret sur le sujet de la NBA. Est-ce malgré tout un objectif ? Un objectif je ne dirais pas ça. Euroleague ou NBA ça m’ira. En plus je pense que le jeu d’Euroleague est peut-être plus adapté pour moi. En NBA tu as 2-3 stars qui prennent tous les tirs et toi tu es là pour prendre les rebonds. Ça pourrait me frustrer. Contrairement à beaucoup la NBA ne semblent pas constituer une obsession chez vous… Ce sont des joueurs qui ont commencé tout petit, qui ont grandi avec cette idée. Moi j’ai commencé le basket à 17 ans comme un loisir. C’est pour ça que j’ai la tête sur les épaules. Si ça vient c’est une opportunité qu’il faudra saisir mais si ce n’est pas le cas je ne vais pas en souffrir.

UFFICIO STAMPA LOTTOMATICA VIRTUS ROMA

Bellenger / IS / FFBB

“EUROLEAGUE OU NBA ÇA M’IRA. EN PLUS JE PENSE QUE LE JEU D’EUROLEAGUE EST PEUT-ÊTRE PLUS ADAPTÉ POUR MOI.”

RUDDY NELHOMME

"IL VA DEVENIR DOMINANT EN ÉQUIPE DE FRANCE" Après ses débuts à 17 ans en banlieue parisienne (Neuilly-sur-Marne puis Villemomble), Moustapha Fall a rejoint Poitiers en 2010. Quatre saisons passées sous les ordres de Ruddy Nelhomme, qu’il a retrouvé en Équipe de France. "C’est une fierté de l’avoir eu jeune et d’avoir vu l’évolution de son corps notamment. C’est quelqu’un qui a beaucoup travaillé pour se renforcer et se développer. Qu’il soit au niveau international démontre sa détermination et la qualité de son parcours. J’avais estimé qu’on ne pouvait pas passer à côté d’un joueur de cette taille et qui avait envie de faire quelque chose. On a hésité parce qu’il avait pas mal de pépins physiques mais j’ai été audelà de l’avis du corps médical pour lui signer un contrat pro. Il était venu à Poitiers pour qu’on puisse s’occuper de lui, travailler, lui donner du temps de jeu. Il est très réfléchi par rapport aux étapes à franchir et ne court pas après la réussite tout de suite. C’est un process qu’il met parfaitement en place et qu’il reproduit

aujourd’hui dans ses choix de carrière. Jouer avec un grand est compliqué. En Pro A-Pro B on a l’habitude d’évoluer avec de petits pivots. Se retrouver avec une cible de 2,18 m change la perception des joueurs. C’est quelque chose qu’on travaille peu dans notre formation parce qu’il y a peu de grands. Cela peut générer de la frustration chez des éléments qui sont sifflés différemment et qui constatent que les petits ont du mal à leur donner la balle dans de bonnes conditions. On a besoin d’eux au rebond et au contre mais il faut savoir les servir sinon ils ne seront pas motivés pour le faire. Comme Vincent Poirier qui a également commencé le basket à 17 ans, c’est un joueur qui a beaucoup répété ses gammes. Briller à l’intérieur est compliqué parce que le périmètre est petit et qu’on a moins

de ballons pour faire des choses. Mous a énormément travaillé et a emmagasiné beaucoup de données. Et ceux qui commencent tard n’ont pas été pollués par certaines images. Ils comprennent que s’ils veulent être efficaces il faut qu’il travaille sur un registre. Moustapha est dans une phase de découverte en bleu mais son impact commence à se faire sentir. Il va devenir dominant en Équipe de France. Je pense qu’il sera encore meilleur avec certains joueurs avec qui il n’a pas encore évolué comme Thomas Heurtel ou Nando De Colo, qui savent où mettre les ballons. Les grands se régalent avec eux. Sans faire injure aux joueurs présents ce n’est pas un hasard si Boris Diaw est celui qui le trouve le plus facilement."

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QUALIFICATION FINALE BOULAZAC >

QUALIFICATION FINALE STRASBOURG >

L’INVITÉ SURPRISE

LE ROULEAU COMPRESSEUR

Avant-dernier de Jeep® Élite avant de se déplacer à Trélazé pour le Top 8, Boulazac a profité de circonstances favorables et d’une intensité défensive retrouvée pour se qualifier pour la finale de la Coupe de France.

Après un début de saison décevant, Strasbourg a modifié son effectif et fait figure d’épouvantail. La conquête de la Coupe de France est une première étape avant de s’attaquer au titre de champion.

Le 16 juin 2012, Boulazac avait découvert le POPB. Deuxièmes de la saison régulière de Pro B, les joueurs de la Dordogne, encore en Nationale 2 dix ans plus tôt, accédaient à la finale des playoffs et validaient ainsi leur montée dans l’élite. Le 21 avril prochain, le club sera de nouveau au programme de l’AccorHotels Arena pour la finale de Coupe de France. Une performance que son parcours cette saison en Jeep® Élite ne laissait pas présager. Et encore plus lorsque le tirage au sort du top 8 avait placé Boulazac sur la route de l’ogre Monaco. Mais encore en course en quart de finale de Basketball Champions League, les troupes de la Principauté ont privilégié la compétition européenne et envoyé à Trélazé une escouade majoritairement composée d’espoirs. "Il faut être humbles. On prend Antibes à domicile. On va à

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Poitiers pour gagner en prolongation. On reçoit Chalon. Puis on joue Monaco diminué et Paris diminué. Peut-être a-t-on été avantagé mais on l’a fait", souriait Arnaud Kerckhof à l’heure d’analyser ce succès. Le capitaine se souvenait ainsi des cinq rencontres perdues de moins de cinq points cette saison et qui placent le BBD dans une situation délicate dans la course au maintien. Une lutte qui restera centrale mais qui n’empêchera pas les supporters de profiter d’un moment unique à Paris. "Cette finale c’est un évènement pour la Dordogne. C’est magnifique", remarquait Claude Bergeaud. "Ce club est en LNB depuis 2005 seulement. C’est tout frais. Tout ce qui arrive est nouveau et ce qui est nouveau plaît, surtout qu’il n’y a pas de concurrence locale. Le projet de Boulazac est magnifique et le concrétiser avec cette finale… Une finale de Coupe de

France contre le meilleur club français, c’est énorme. Sur l’échelle de Richter nous sommes à 8,5." Pour retrouver la capitale, le BBD a justement écarté Levallois et Boris Diaw en demi-finale, concluant les quinze dernières minutes d’un spectaculaire 4118 et profitant pleinement des absences de Klemen Prepelic et Louis Campbell, blessés. En finale, Boulazac a rendez-vous avec la machine de guerre strasbourgeoise mais voudra se souvenir qu’en décembre, il avait fait tomber la SIG 109-102 dans son antre du Palio. L’ambiance suivra-t-elle les joueurs à Paris ? "Nous n’avons ni train, ni bus, ni voiture en Dordogne", ironisait Claude Bergeaud après la victoire tout en espérant une forte mobilisation de ses supporters pour ce rendez-vous déséquilibré sur le papier mais historique.

Bellenger / IS / FFBB

Par Julien Guérineau

Bellenger / IS / FFBB

Par Julien Guérineau

Le titre de champion de France, Strasbourg l’a laissé échapper lors des cinq dernières saisons. Un traumatisme pour un club qui s’est solidement installé au sommet du basket français. Les Alsaciens ont la ferme intention de vaincre le signe indien mais continuent, en attendant, de garnir leur armoire à trophées. Après les titres obtenus en 2015 (Leaders Cup, Coupe de France), les troupes de Vincent Collet auront une nouvelle occasion samedi 21 avril à l’AccorHotels Arena. Un rendez-vous face à Boulazac dont ils seront les immenses favoris. Alors que la SIG disputait, en dehors de nos délais de bouclage, son quart de finale de la Basketball Champions League, elle a changé de braquet depuis quelques semaines. Vainqueur de 9 de ses 10 dernières rencontres de Jeep® Élite, elle

a continué de faire forte impression à Trélazé, confirmant que les ajustements apportés à son effectif la transformaient en un véritable rouleau compresseur. "On a tourné sur deux jours avec 11 joueurs et ça compte à la fin", notait ainsi Jérémy Leloup. En quart de finale, l’ASVEL n’a pas existé, totalement dépassée par l’impact physique et la variété des options offensives de la SIG. Damien Inglis, après deux années quasi blanches, a rendu une copie parfaite (15  pts à 6/6 en 19’). 24  heures plus tard il était beaucoup moins inspiré face à Nanterre mais Zack Wright (18 pts) se chargeait de porter l’estocade à des Franciliens qui ont pourtant héroïquement résisté. "Ils ont un vrai secteur intérieur avec un point d’ancrage intérieur comme Miro Bilan et Louis Labeyrie. Quant aux lignes

arrières on ne les présente plus. C’est une très belle équipe", soufflait le pivot de Nanterre 92, Johan Passave-Ducteil alors que son coach notait que contre un tel adversaire, toutes les équipes devaient "faire plus que d’habitude". Pour Boulazac, le défi s’annonce immense. L’occasion est belle pour la SIG de faire main basse sur la Coupe pour préparer idéalement les playoffs. "On me demande si cette équipe est meilleure que celle de l’année dernière", précisait Vincent Collet en conférence de presse. "Je pense, mais par rapport à celle qui était en finale d’EuroCup il y a deux ans je ne suis pas sûr du tout. En revanche, je trouve qu’on a des joueurs de fort caractère. Et c’est important."

AVRIL2018 17


QUALIFICATION FINALE BOULAZAC >

QUALIFICATION FINALE STRASBOURG >

L’INVITÉ SURPRISE

LE ROULEAU COMPRESSEUR

Avant-dernier de Jeep® Élite avant de se déplacer à Trélazé pour le Top 8, Boulazac a profité de circonstances favorables et d’une intensité défensive retrouvée pour se qualifier pour la finale de la Coupe de France.

Après un début de saison décevant, Strasbourg a modifié son effectif et fait figure d’épouvantail. La conquête de la Coupe de France est une première étape avant de s’attaquer au titre de champion.

Le 16 juin 2012, Boulazac avait découvert le POPB. Deuxièmes de la saison régulière de Pro B, les joueurs de la Dordogne, encore en Nationale 2 dix ans plus tôt, accédaient à la finale des playoffs et validaient ainsi leur montée dans l’élite. Le 21 avril prochain, le club sera de nouveau au programme de l’AccorHotels Arena pour la finale de Coupe de France. Une performance que son parcours cette saison en Jeep® Élite ne laissait pas présager. Et encore plus lorsque le tirage au sort du top 8 avait placé Boulazac sur la route de l’ogre Monaco. Mais encore en course en quart de finale de Basketball Champions League, les troupes de la Principauté ont privilégié la compétition européenne et envoyé à Trélazé une escouade majoritairement composée d’espoirs. "Il faut être humbles. On prend Antibes à domicile. On va à

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Poitiers pour gagner en prolongation. On reçoit Chalon. Puis on joue Monaco diminué et Paris diminué. Peut-être a-t-on été avantagé mais on l’a fait", souriait Arnaud Kerckhof à l’heure d’analyser ce succès. Le capitaine se souvenait ainsi des cinq rencontres perdues de moins de cinq points cette saison et qui placent le BBD dans une situation délicate dans la course au maintien. Une lutte qui restera centrale mais qui n’empêchera pas les supporters de profiter d’un moment unique à Paris. "Cette finale c’est un évènement pour la Dordogne. C’est magnifique", remarquait Claude Bergeaud. "Ce club est en LNB depuis 2005 seulement. C’est tout frais. Tout ce qui arrive est nouveau et ce qui est nouveau plaît, surtout qu’il n’y a pas de concurrence locale. Le projet de Boulazac est magnifique et le concrétiser avec cette finale… Une finale de Coupe de

France contre le meilleur club français, c’est énorme. Sur l’échelle de Richter nous sommes à 8,5." Pour retrouver la capitale, le BBD a justement écarté Levallois et Boris Diaw en demi-finale, concluant les quinze dernières minutes d’un spectaculaire 4118 et profitant pleinement des absences de Klemen Prepelic et Louis Campbell, blessés. En finale, Boulazac a rendez-vous avec la machine de guerre strasbourgeoise mais voudra se souvenir qu’en décembre, il avait fait tomber la SIG 109-102 dans son antre du Palio. L’ambiance suivra-t-elle les joueurs à Paris ? "Nous n’avons ni train, ni bus, ni voiture en Dordogne", ironisait Claude Bergeaud après la victoire tout en espérant une forte mobilisation de ses supporters pour ce rendez-vous déséquilibré sur le papier mais historique.

Bellenger / IS / FFBB

Par Julien Guérineau

Bellenger / IS / FFBB

Par Julien Guérineau

Le titre de champion de France, Strasbourg l’a laissé échapper lors des cinq dernières saisons. Un traumatisme pour un club qui s’est solidement installé au sommet du basket français. Les Alsaciens ont la ferme intention de vaincre le signe indien mais continuent, en attendant, de garnir leur armoire à trophées. Après les titres obtenus en 2015 (Leaders Cup, Coupe de France), les troupes de Vincent Collet auront une nouvelle occasion samedi 21 avril à l’AccorHotels Arena. Un rendez-vous face à Boulazac dont ils seront les immenses favoris. Alors que la SIG disputait, en dehors de nos délais de bouclage, son quart de finale de la Basketball Champions League, elle a changé de braquet depuis quelques semaines. Vainqueur de 9 de ses 10 dernières rencontres de Jeep® Élite, elle

a continué de faire forte impression à Trélazé, confirmant que les ajustements apportés à son effectif la transformaient en un véritable rouleau compresseur. "On a tourné sur deux jours avec 11 joueurs et ça compte à la fin", notait ainsi Jérémy Leloup. En quart de finale, l’ASVEL n’a pas existé, totalement dépassée par l’impact physique et la variété des options offensives de la SIG. Damien Inglis, après deux années quasi blanches, a rendu une copie parfaite (15  pts à 6/6 en 19’). 24  heures plus tard il était beaucoup moins inspiré face à Nanterre mais Zack Wright (18 pts) se chargeait de porter l’estocade à des Franciliens qui ont pourtant héroïquement résisté. "Ils ont un vrai secteur intérieur avec un point d’ancrage intérieur comme Miro Bilan et Louis Labeyrie. Quant aux lignes

arrières on ne les présente plus. C’est une très belle équipe", soufflait le pivot de Nanterre 92, Johan Passave-Ducteil alors que son coach notait que contre un tel adversaire, toutes les équipes devaient "faire plus que d’habitude". Pour Boulazac, le défi s’annonce immense. L’occasion est belle pour la SIG de faire main basse sur la Coupe pour préparer idéalement les playoffs. "On me demande si cette équipe est meilleure que celle de l’année dernière", précisait Vincent Collet en conférence de presse. "Je pense, mais par rapport à celle qui était en finale d’EuroCup il y a deux ans je ne suis pas sûr du tout. En revanche, je trouve qu’on a des joueurs de fort caractère. Et c’est important."

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QUALIFICATION FINALE >

JOUR DE FINALES Par Kevin Bosi

FINALE U17 FÉMININES

USO Mondeville / Lyon ASVEL Féminin

Huit finales et quatre succès au compteur pour les Normandes, neuf finales et six titres pour les Rhodaniennes, les deux centres de formation ne seront pas dépaysés à l’AccorHotels Arena au moment de disputer la finale de la Coupe de France U17 féminine 2018. Côté normand, l’USOM retrouve la finale de la compétition pour la première fois depuis 2012. Le centre de formation mondevillais avait alors remporté le trophée avec dans ses rangs plusieurs joueuses qui allaient percer au plus hautniveau quelques années plus tard, dont Marine Johannes qui est aujourd’hui l’un des leaders de l’Equipe de France et du Bourges Basket. En 2018, les Normandes ont créé la surprise en se qualifiant pour l’AccorHotels Arena, en s’extirpant d’un plateau très relevé au cours duquel elles

ont successivement éliminé Villeneuve d’Ascq (96-30) puis Bourges (82-77). Dans la lignée des saisons précédentes et de la philosophie de formation du club, les U17 ont pu compter sur Ewl Guennoc (1,74 m, 16 ans), qui est apparue à 12 reprises à la mène cette saison sur les parquets LFB avec Mondeville. Autre phénomène ayant conduit les siennes à la finale : Louise Bussière, arrivée cet été en Normandie, et auteur de deux prestations de haut-niveau : 16 points, 13 rebonds, 7  interceptions, 6  passes et 37 d’évaluation contre Villeneuve ; puis 28 points, 13 rebonds, 7 interceptions, 5 passes et 44 d’évaluation face à Bourges. En face, l’armada lyonnaise n’a peur de rien. L’ASVEL Lyon Féminin écrase tout sur son passage cette saison, en s’appuyant notamment sur deux éléments

championnes d’Europe U16 avec les Bleuettes l’été dernier : Marie Pardon à la mène (1,77 m, 17 ans, 20  points en quarts de finale) et Eve Wembanyama à l’intérieur (1,83 m, 16  ans, 11 points en demi-finale). Surtout, le collectif lyonnais a impressionné en dominant sa poule de NF2 dans lequel il était engagé  en étant assuré à deux journées du terme de terminer premier au classement. Vainqueur de Lattes-Montpellier (5648) et Basket Landes (75-69) au tour précédent, une victoire dans la compétition légitimerait encore plus le projet de formation de l’ASVEL Féminin de Tony Parker, dont l’équipe première en Ligue Féminine monte en puissance à quelques semaines du début des playoffs.

Cédric Lecocq / FFBB

DEUX HABITUÉS DES LIEUX

FINALE COUPE DE FRANCE FÉMININE – TROPHÉE JOË JAUNAY

Flammes Carolo Charleville-Mézières / Tango Bourges Basket

RETROUVAILLES ENTRE ARDENNAISES ET BERRUYÈRES

FINALE U17 MASCULINS

JL Bourg / Hermine Nantes

UNE PREMIÈRE LIGNE AU PALMARÈS À ÉCRIRE Peu importe le vainqueur, qu’il s’agisse de la JL Bourg ou de l’Hermine de Nantes, le club titré en 2018 inscrira pour la première fois de son histoire la Coupe de France U17 masculine à son tableau de chasse. La JL Bourg, finaliste de l’édition 2015 face à la SIG (qu’elle a d’ailleurs sorti en demifinale cette année, 73-63), s’est qualifiée pour la deuxième finale de son histoire. En 2015, l’entraîneur bressan, Pierre Murtin, était parvenu à hisser les troupes de Thibault Desseignet (aujourd’hui dans l’effectif professionnel de la JL Bourg) jusqu’en finale. Joueur historique du club

18 BASKETBALLMAGAZINE

dans les années 80-90, Murtin peut aujourd’hui compter sur de nouvelles pépites pour tenter de rapporter ce titre au centre de formation, à l’image du longiligne arrière Tom Dary Sagnes (1,92 m, 17 ans), auteur de 25 points en quarts de finale contre Limoges, puis de 24 unités le lendemain face à Strasbourg. Tout aussi inattendue, la qualification nantaise pour l’AccorHotels Arena en 2018, onze après la seule et unique apparition en finale de l’Hermine en 2007. Pour mener le navire nantais, un coach au passé glorieux débarqué cet été  : Paccelis Morlende. Drafté en 2003

par les Sixers, l’ancien meneur tricolore a terminé sa carrière professionnelle à l’Hermine (si on excepte son passage à Pornic en 2016/2017), et encadre le centre de formation depuis cet été. Pour tenter de rapporter en Loire-Atlantique le trophée, Patch pourra s’appuyer sur Harvey Gauthier (1,82 m, 17 ans), auteur successivement de 20 points contre le Stade Montois en quarts (85-68) puis de 15 unités le lendemain face à Nanterre (73-57) ; ainsi que sur le duo d’intérieurs, Badr Moujib (2,00 m, 16 ans) et Pedro Bengui (2,00 m, 17 ans), qui a dominé lors des tours précédents.

Il y a un an, Clarissa Dos Santos soulevait la Coupe de France féminine avec le Bourges Basket et était élue MVP de la rencontre (26 points). Douze mois ont passé, les tours de Coupe de France ont rythmé la saison, et Bourges et Charleville-Mézières se retrouveront encore en finale sur le parquet de l’AccorHotels Arena à Paris le 21 avril prochain. À la différence près que l’intérieure brésilienne, tout comme les deux tricolores Ana Filip et Sara Chevaugeon, ont quitté le navire berruyer pour rejoindre les Flammes Carolo à l’intersaison. Même si les effectifs des deux finalistes ont largement été remaniés depuis la saison dernière, les deux clubs tutoient encore les sommets. Bourges a réalisé une campagne européenne convaincante mais a dû plier en quart de finale face à

l’armada turque de Yakin Dogu, profilée pour remporter l’Euroligue. Les joueuses d’Olivier Lafargue, arrivé dans le Berry cet été et qui disputera sa première finale de Coupe de France, règnent par ailleurs sur la Ligue Féminine avec seulement deux défaites au compteur au moment d’écrire ces lignes. En 2005 et 2006, les Tango remportaient leur 3e et 4e Coupe de France de leur histoire avec Laia Palau et Elodie Godin dans leurs rangs… Les deux joueuses, aujourd’hui revenues à Bourges, auront à cœur de ramener aux supporters berruyers un 10e titre dans la compétition. Côté Carolo, la saison est également réussie jusqu’à présent. Dans le Top 4 du classement en LFB, les Flammes poursuivent leur progression saison après saison. Si leur première finale de Coupe de France en 2017 avait confirmé cette

marche en avant, les troupes de Romuald Yernaux avait quelque peu été inhibées par l’émotion et n’avait pas réussi à bousculer les Berruyères. La double MVP du championnat, Amel Bouderra, avait eu beau planté 16 points devant un public ardennais venu nombreux donner de la voix, Charleville avait dû laisser filer le trophée. En 2018, les Carolo n’auront plus d’excuse pour rapporter dans les Ardennes la première Coupe de France de son histoire. Hasard du calendrier, à une semaine de se rencontrer à l’AccorHotels Arena, les deux équipes s’affronteront au Prado pour la dernière journée de saison régulière en Ligue Féminine. Une répétition générale à sept jours de la finale de la Coupe de France féminine (ndlr, qui délivre un ticket pour l’Euroligue féminine).

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JOUR DE FINALES Par Kevin Bosi

FINALE U17 FÉMININES

USO Mondeville / Lyon ASVEL Féminin

Huit finales et quatre succès au compteur pour les Normandes, neuf finales et six titres pour les Rhodaniennes, les deux centres de formation ne seront pas dépaysés à l’AccorHotels Arena au moment de disputer la finale de la Coupe de France U17 féminine 2018. Côté normand, l’USOM retrouve la finale de la compétition pour la première fois depuis 2012. Le centre de formation mondevillais avait alors remporté le trophée avec dans ses rangs plusieurs joueuses qui allaient percer au plus hautniveau quelques années plus tard, dont Marine Johannes qui est aujourd’hui l’un des leaders de l’Equipe de France et du Bourges Basket. En 2018, les Normandes ont créé la surprise en se qualifiant pour l’AccorHotels Arena, en s’extirpant d’un plateau très relevé au cours duquel elles

ont successivement éliminé Villeneuve d’Ascq (96-30) puis Bourges (82-77). Dans la lignée des saisons précédentes et de la philosophie de formation du club, les U17 ont pu compter sur Ewl Guennoc (1,74 m, 16 ans), qui est apparue à 12 reprises à la mène cette saison sur les parquets LFB avec Mondeville. Autre phénomène ayant conduit les siennes à la finale : Louise Bussière, arrivée cet été en Normandie, et auteur de deux prestations de haut-niveau : 16 points, 13 rebonds, 7  interceptions, 6  passes et 37 d’évaluation contre Villeneuve ; puis 28 points, 13 rebonds, 7 interceptions, 5 passes et 44 d’évaluation face à Bourges. En face, l’armada lyonnaise n’a peur de rien. L’ASVEL Lyon Féminin écrase tout sur son passage cette saison, en s’appuyant notamment sur deux éléments

championnes d’Europe U16 avec les Bleuettes l’été dernier : Marie Pardon à la mène (1,77 m, 17 ans, 20  points en quarts de finale) et Eve Wembanyama à l’intérieur (1,83 m, 16  ans, 11 points en demi-finale). Surtout, le collectif lyonnais a impressionné en dominant sa poule de NF2 dans lequel il était engagé  en étant assuré à deux journées du terme de terminer premier au classement. Vainqueur de Lattes-Montpellier (5648) et Basket Landes (75-69) au tour précédent, une victoire dans la compétition légitimerait encore plus le projet de formation de l’ASVEL Féminin de Tony Parker, dont l’équipe première en Ligue Féminine monte en puissance à quelques semaines du début des playoffs.

Cédric Lecocq / FFBB

DEUX HABITUÉS DES LIEUX

FINALE COUPE DE FRANCE FÉMININE – TROPHÉE JOË JAUNAY

Flammes Carolo Charleville-Mézières / Tango Bourges Basket

RETROUVAILLES ENTRE ARDENNAISES ET BERRUYÈRES

FINALE U17 MASCULINS

JL Bourg / Hermine Nantes

UNE PREMIÈRE LIGNE AU PALMARÈS À ÉCRIRE Peu importe le vainqueur, qu’il s’agisse de la JL Bourg ou de l’Hermine de Nantes, le club titré en 2018 inscrira pour la première fois de son histoire la Coupe de France U17 masculine à son tableau de chasse. La JL Bourg, finaliste de l’édition 2015 face à la SIG (qu’elle a d’ailleurs sorti en demifinale cette année, 73-63), s’est qualifiée pour la deuxième finale de son histoire. En 2015, l’entraîneur bressan, Pierre Murtin, était parvenu à hisser les troupes de Thibault Desseignet (aujourd’hui dans l’effectif professionnel de la JL Bourg) jusqu’en finale. Joueur historique du club

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dans les années 80-90, Murtin peut aujourd’hui compter sur de nouvelles pépites pour tenter de rapporter ce titre au centre de formation, à l’image du longiligne arrière Tom Dary Sagnes (1,92 m, 17 ans), auteur de 25 points en quarts de finale contre Limoges, puis de 24 unités le lendemain face à Strasbourg. Tout aussi inattendue, la qualification nantaise pour l’AccorHotels Arena en 2018, onze après la seule et unique apparition en finale de l’Hermine en 2007. Pour mener le navire nantais, un coach au passé glorieux débarqué cet été  : Paccelis Morlende. Drafté en 2003

par les Sixers, l’ancien meneur tricolore a terminé sa carrière professionnelle à l’Hermine (si on excepte son passage à Pornic en 2016/2017), et encadre le centre de formation depuis cet été. Pour tenter de rapporter en Loire-Atlantique le trophée, Patch pourra s’appuyer sur Harvey Gauthier (1,82 m, 17 ans), auteur successivement de 20 points contre le Stade Montois en quarts (85-68) puis de 15 unités le lendemain face à Nanterre (73-57) ; ainsi que sur le duo d’intérieurs, Badr Moujib (2,00 m, 16 ans) et Pedro Bengui (2,00 m, 17 ans), qui a dominé lors des tours précédents.

Il y a un an, Clarissa Dos Santos soulevait la Coupe de France féminine avec le Bourges Basket et était élue MVP de la rencontre (26 points). Douze mois ont passé, les tours de Coupe de France ont rythmé la saison, et Bourges et Charleville-Mézières se retrouveront encore en finale sur le parquet de l’AccorHotels Arena à Paris le 21 avril prochain. À la différence près que l’intérieure brésilienne, tout comme les deux tricolores Ana Filip et Sara Chevaugeon, ont quitté le navire berruyer pour rejoindre les Flammes Carolo à l’intersaison. Même si les effectifs des deux finalistes ont largement été remaniés depuis la saison dernière, les deux clubs tutoient encore les sommets. Bourges a réalisé une campagne européenne convaincante mais a dû plier en quart de finale face à

l’armada turque de Yakin Dogu, profilée pour remporter l’Euroligue. Les joueuses d’Olivier Lafargue, arrivé dans le Berry cet été et qui disputera sa première finale de Coupe de France, règnent par ailleurs sur la Ligue Féminine avec seulement deux défaites au compteur au moment d’écrire ces lignes. En 2005 et 2006, les Tango remportaient leur 3e et 4e Coupe de France de leur histoire avec Laia Palau et Elodie Godin dans leurs rangs… Les deux joueuses, aujourd’hui revenues à Bourges, auront à cœur de ramener aux supporters berruyers un 10e titre dans la compétition. Côté Carolo, la saison est également réussie jusqu’à présent. Dans le Top 4 du classement en LFB, les Flammes poursuivent leur progression saison après saison. Si leur première finale de Coupe de France en 2017 avait confirmé cette

marche en avant, les troupes de Romuald Yernaux avait quelque peu été inhibées par l’émotion et n’avait pas réussi à bousculer les Berruyères. La double MVP du championnat, Amel Bouderra, avait eu beau planté 16 points devant un public ardennais venu nombreux donner de la voix, Charleville avait dû laisser filer le trophée. En 2018, les Carolo n’auront plus d’excuse pour rapporter dans les Ardennes la première Coupe de France de son histoire. Hasard du calendrier, à une semaine de se rencontrer à l’AccorHotels Arena, les deux équipes s’affronteront au Prado pour la dernière journée de saison régulière en Ligue Féminine. Une répétition générale à sept jours de la finale de la Coupe de France féminine (ndlr, qui délivre un ticket pour l’Euroligue féminine).

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Pour suivre l’actualité des clubs et des équipes de France, revivre les moments historiques du basket ou encore retrouver des conseils techniques et pratiques.

FIBA

quelques centaines d’euros pour nos tournois. Les marques n’ont pas encore perçu l’intérêt du 3x3. Il faut le vivre lors des Masters par exemple pour vraiment saisir l’ADN du truc." Et percevoir les possibilités d’une discipline désormais olympique et qui offre à des fédérations moins développées la possibilité de s’imposer dans des compétitions internationales. C’est cette perspective qui a poussé la fédération monégasque à contacter Anthony Christophe afin de la représenter avec Jason Jones, Thomas Laurent et Olivier Bardet à OulanBator, en Mongolie en juin 2017 ! Une véritable expédition qui, à défaut d’avoir été couronnée de succès sportivement (10e), laissera à ses participants d’inoubliables souvenirs. "Un de mes potes avait oublié son passeport à Challans. On a fait NiceChallans en voiture pour le récupérer puis Challans-Paris. Avion pour Moscou. 10 heures d’attente sur place avant de décoller pour Oulan-Bator. Entre la pollution et l’altitude, dès qu’on a commencé à s’échauffer, la gorge piquait. On s’est regardé dès les premières foulées en se disant que ça allait être compliqué." Pour l’été 2018, Anthony Christophe commence déjà à fourbir ses armes et à travailler sur un planning. "Aujourd’hui la FIBA demande à ce que les équipes se professionnalisent, avec un manager.

30 BASKETBALLMAGAZINE

"C’EST UN SCHÉMA TRÈS ÉLOIGNÉ DU 5X5. IL Y A UNE GROSSE PART DE RECHERCHE POUR S’ORGANISER, COMPRENDRE QUEL TOURNOI QUALIFIE POUR LE SUIVANT." C’est indispensable dans le futur parce que le travail de préparation est méticuleux", note-t-il. "C’est un schéma très éloigné du 5x5. Il y a une grosse part de recherche pour s’organiser, comprendre quel tournoi qualifie pour le suivant. Je fais fonctionner mes contacts à droite à gauche et je passe énormément de temps sur mes mails et WhatsApp." Une implication de tous les instants qui n’a pas échappé aux différentes instances. Invité à Genève par la FIBA en novembre

dernier pour évoquer la nouvelle saison 3x3, Christophe était également dans les locaux de la Fédération en février pour échanger avec Alain Contensoux (DTNDG) et Jacky Commères (Directeur de la performance et des Équipes de France). A l’aube d’un nouvel été de 3x3, le numéro un français va reprendre son prosélytisme et, malgré ses 35 ans, continuer à caresser l’ambition de pleinement s’intégrer sur le circuit FIBA.

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Minimag 845  
Minimag 845  

Moustapha Fall

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