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Le Guide des Emirats

Madame

M A G A Z I N E

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Le Guide des Emirats

2019/20

Gratuit

Le Guide

Des Émirats Arabes Unis Numéro Spécial de Madame Magazine

2019 2020

BON A SAVOIR

INFORMATIONS GÉNÉRALES

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SOMMAIRE

LES ÉMIRATS ARABES UNIS

LA CULTURE

VIVRE AUX ÉMIRATS

SE LOGER

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Le Guide

Des Émirats Arabes Unis Numéro Spécial de Madame Magazine

2019 2020

SOMMAIRE

TRAVAILLER AUX ÉMIRATS

L’ÉDUCATION

LA SANTÉ

LEXIQUE

REMERCIEMENTS

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LES ÉMIRATS ARABES UNIS

Quelques sites internet utiles

Heritage Village & Mosquée de Juma dubaiculture.gov.ae/en

Hatta Fort Hotel www.jaresortshotels.comwww.jaresorthotels.com/en/ dubai/ja-hatta-fort-hotel

Hill Park www.facebook.com/pages/Hatta- Hill-Park/271306039579434

Émirat de Sharjah Sharjah est à 39 km de Dubaï et 180 km d’Abu Dhabi. L’émirat est plus conservateur que les autres, ce qui implique que vous devrez faire un effort vestimentaire pour que vos habits ne soient pas trop courts. Vous ne trouverez pas d’alcool à Sharjah, même dans les hôtels.

Vous découvrirez une ville construite autour de l’eau, la lagune artificielle Khaled, au milieu de laquelle vous verrez jaillir un jet d’eau qui s’élève à 100 mètres et apercevrez l’un des plus grands drapeaux des EAU flotter dans le vent. Vous pourrez vous promener sur la Corniche de Buheirah ou à bord des boutres (dhows) et vous arrêter dans l’un des cafés ou restaurants d’Al-Qasba. La grande roue de 60 mètres (Eye of the Emirates) vous tend les bras. Puis pourquoi ne pas faire quelques courses, ou vous amuser dans les fontaines. En mars chaque année vous goûterez des plats variés préparés par des chefs réputés pendant le Food Festival. L’un des lieux les plus connus de Sharjah est la Mosquée Al Noor, à l’architecture ottomane. Des visites sont proposées aux non-musulmans le lundi à 10h du matin.

L’émirat a choisi de s’engager dans une politique éducative (il a d’ailleurs accueilli l’une des premières écoles du pays, en 1905, Al Eslah School Museum, que

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Photo by Zahid Lilani on Unsplash

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Sharjah - Musée de la civilisation islamique

LA CULTURE AUX EAU

deuxième degré et le teucrium stocksianum combattait la fièvre. Certaines plantes étaient utilisées pour plusieurs de leurs vertus. C’est le cas notamment de la calotropis procera, un arbre à soie dont la sève amère était séchée et utilisée pour calmer les douleurs dentaires, tandis que les parties boisées de cette plante étaient brûlées pour faire du charbon, un ingrédient autrefois utilisé pour la poudre à canon. Des cataplasmes à base de feuilles étaient appliqués sur les articulations pour soigner les rhumatismes. Les feuilles servaient aussi de fertilisant. Enfouies dans le sol autour des palmiers, elles les rendaient plus vigoureux. La plante la plus populaire reste encore aujourd’hui le henné, dont l’usage cosmétique s’est répandu: coloration des cheveux, maquillage des yeux ou décorations sur le corps permettent d’embellir la femme selon la tradition. Des graines de baies sont écrasées, mélangées à des plantes médicinales dont une qui contient du pigment bleu, puis appliquées sur la peau. Des cataplasmes à base de feuilles de henne sont aussi connus pour leur bienfait sur les maux de tête. Enfin le rhazya stricta était utilisé, avec parcimonie du fait de sa toxicité, pour résoudre des problèmes gastriques. De nos jours la flore locale est toujours aussi prisée.

Ses propriétés biochimiques sont étudiées à Mafraq au Centre Zayed pour la phyto-recherche et les médecines douces.

Le patrimoine émirien

Pendant des milliers d’années la vie dans la région a été rythmée par la mer et le désert. La découverte du pétrole a métamorphosé l’économie et la société, transformant ce mode de vie en un souvenir ancestral. Pourtant, malgré l’aspect profondément moderne des EAU l’essence de la société tribale, traditionnelle, reste intacte. Soudés par des liens de sang très valorisés dans le pays, liés par une langue et des coutumes communes ainsi qu’une religion – l’Islam- les émiriens ont appris à mettre leur passé en valeur. Des institutions chargées d’archéologie, de restauration et du patrimoine ont été créées lors de ces dernieres années et les récentes recommandations de l’Autorité Educative d’Abu Dhabi invitent les écoles à inclure plus de cours sur la tradition et le patrimoine dans leur programme, à partir de la rentrée 2016.

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Chevaux arabes

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LA CULTURE AUX EAU

Danse traditionnelle émirienne

La danse

Aux EAU l’année est ponctuée par différents festivals de danse et de musique, comme à l’époque des ancêtres lorsque les danses rythmaient les grands évènements: les mariages, les rites, l’Eid. Les danses traditionnelles, transmises de génération en génération depuis des centaines d’années, sont différentes pour les hommes et les femmes. Les hommes dansent à l’aide de leurs épées, leurs fusils et de cannes, reproduisant des scènes de bataille ou des parties de chasse. Les femmes (souvent les jeunes filles) dansent en rythme, balançant leurs longs cheveux de droite à gauche, en rythme.

Parmi les danses traditionnelles les plus répandues sont l’ayyalah (la plus connue), haban (qui doit son nom à un instrument à cordes), haribya (associée à la guerre, harb) et liwa (que l’on doit aux marchands).

L’ayyalah, la plus typique de la région, est dansée de manière différente dans les pays du golfe. Elle se développe au XIXe siècle dans la région du Najd, le grand plateau qui traverse les EAU, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Le nom de cette danse vient du mot lyala, qui signifie des dangers imminents, symbolisé par les tambours et les cris, ainsi que la gestuelle des hommes défendant le camp.

Le haban est une autre danse traditionnelle dont le nom se réfère aux instruments à cordes qui l’accompagnent. Pour cette danse il faut constituer trois rangées : une de femmes, une d’hommes et une dernière de musiciens. Les danseurs bougent au rythme des tambours, dirigé par le haban ou le jorba, qui coordonne le

tout. Les danseurs avancent de deux pas puis reculent, puis s’avancent a nouveau.

Le haribya, souvent dansé pendant les festivals traditionnels et les mariages, découle de l’ayyalah. La danse qui rappelle la thématique guerrière est basée sur la répétition de phrases mélodieuses. Deux rangées d’hommes se font face, s’approchent puis s’éloignent. Une rangée d’hommes portant des fusils les accompagne également.

A Liwa on pratique une danse différente qui vient des marchands omanais qui partaient vers Zanzibar et la côte est africaine. Les participants se mettent en cercle, menés par des joueurs de tambours, tandis qu’un homme au centre du groupe joue d’un instrument à anches qui rappelle le hautbois. Ce rituel était pratiqué pendant les mariages et des occasions spéciales, notamment le retour au foyer après un long voyage en mer.

A Abu Dhabi et Dubaï pour les occasions religieuses on danse aussi le mated (nom provenant de mawlid, l’anniversaire du Prophète). Cette danse se déroule en deux temps : d’abord la mated al sira, pendant laquelle est lue la vie du Prophète, puis la mated al samaa. Trente personnes divisées en deux rangs se font face, le premier écoute le récit au rythme des tambours, le deuxième, le choeur, répète les phrases clés récitées par le premier groupe.

Pour découvrir des chants et des danses traditionnels, consultez «Arab national music and dance (UAE)» sur www.youtube.com.

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LA CULTURE AUX EAU

IIIe siècles avant J.C.) comme à al-Dur, jusqu’au XIVe siècle. De nombreuses céramiques importées d’Iraq (Samarran), d’Iran et d’Extrême Orient ont été découvertes. Parmi les éléments les plus inattendus des grains de café ont été retrouvés.

Noura Al Hameli cartographie le site de Marawah Island - Photo DCT Abu Dhabi

Mantiqa al-Sirra - Émirat d’Abu Dhabi Le site comprend les vestiges d’un enclos rectangulaire en briques de boue avec une tour de 12 mètres de haut. Les murs du bâtiment sont préservés jusqu’à 1 mètre et les meurtrières sont encore visibles. Deux canons qui étaient situés devant la forteresse ont été déplacés à Liwa. Il est possible que la forteresse de Mantiqa al-Sirra soit celle qui est mentionée dans des documents d’époque comme le lieu où en 1633, Nasir bin Qahtan Al Hilali, un opposant de l’Imam Ya’ruba d’Oman (Nasr bin Murshid) a rejoint les troupes de Bani Yas.

Des poteries datant de l’ère islamique ont par ailleurs été trouvées sur la surface du site.

Marawah Island - Émirat d’Abu Dhabi À environ 100 km à l’ouest de la capitale et 25 km au nord-ouest du port de Mirfa, le site de Marawat se trouve au sommet d’un plateau calcaire rocheux à l’ouest du village de Ghubba. Découvert en 1992 lors d’une étude archéologique de l’île, il se compose d’au moins sept monticules semblant être les vestiges de structures de pierre néolithiques effondrées.

Les fouilles concentrées sur l’un des plus petits monticules du site ont mis à jour notamment une habitation en pierre de trois pièces, un vase en céramique importé (exposé au Louvre Abu Dhabi), des pointes de flèches en silex, des boutons (exposés à Qasr Al Hosn), de nombreux fragments de récipients, des perles, des coquillages marins et des os de poissons et de mammifères (gazelles, dugongs, dauphins).

Les fouilles du plus grand monticule ont révélé la présence de nombreux bâtiments en pierre et d’une gamme exceptionnelle d’objets (pointes de flèche en pierre, fragments de récipients en plâtre richement peints qui sont le plus ancien art décoratif connu à ce jour dans les EAU). La datation au carbone 14 de morceaux de charbon de bois issus de différentes couches du site montre qu’il était occupé il y a 8 000 ans.

*Masfut - Émirat d’Ajman Le site est dans une zone montagneuse. Des gravures représentant un groupe de personnes dans différentes situations datant du IIIe millénaire avant J.C. ont été trouvées sur la roche, ainsi que des inscriptions destinées

à aider ceux qui manipulent des outils de pêche et des harpons.

Mowaihat - Émirat d’Ajman En 1986, alors qu’elle perçait une canalisation, la Municipalité d’Ajman a découvert une tombe circulaire de type Umm al-Nar. Une douzaine d’individus et de nombreuses céramiques, des récipients et 3000 petits objets ont ensuite été trouvés. Ils peuvent être admirés au Musée d’Ajman. A l’époque ce site était le premier à indiquer une occupation humaine dans les Emirats du Nord pendant la période Umm al-Nar. Depuis, d’autres sites ont été identifiés, comme al-Sufouh, Tell Abraq et Shimal.

*Mileiha - Émirat de Sharjah D’après les découvertes archéologiques, la population de la ville à 20 km d’al-Dhaid, à 50 km de la côte a été en relation avec d’autres peuples méditerranéens, asiatiques, mésopotamiens et de toute la Péninsule Arabe. Une implantation humaine importante datant de l’époque pré-islamique (IIIe siècle avant J.C.) a été découverte par une équipe de chercheurs iraquiens dans les années 1970 puis dans les années 1980 et 1990 par des Français. Plus récemment l’équipe du Musée Archéologique de Sharjah a repris des fouilles.

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LA CULTURE AUX EAU

Custot Gallery Dubai

Custot Gallery Dubai, fondée par Stéphane Custot, a ouvert ses portes au printemps 2016 dans le quartier culturel d’Alserkal Avenue. La galerie présente les œuvres d’artistes modernes et contemporains internationaux tels que Josef Albers, Nick Brandt, Chu Teh-Chun, Ian Davenport, Jean Dubuffet, Nicolas de Staël, Barry Flanagan, Peter Halley, Richard Höglund, Robert Indiana, Jedd Novatt, Marc Quinn, Pablo Reinoso, James Rosenquist, Pierre Soulages, Frank Stella, Bernar Venet et Fabienne Verdier.

Expositions courantes et à venir: SPRING BREAK : 1 septembre – 2 novembre 2019 Les tapisseries d’artistes: 18 novembre 2019 – 29 fevrier 2020

Contact : La galerie est ouverte du samedi au jeudi de 10h à 19h. Unit No. 84, Alserkal Avenue, Street 6A, Al Quoz 1, PO Box. 390094, Dubai, EAU Tel : +971 (0)4 346 8148 www.custotgallerydubai.ae ; info@custot.ae

Quelques liens utiles

Émirat d’Abu Dhabi Cultural Foundation www.tcaabudhabi.ae Abu Dhabi Art Fair www.abudhabiart.ae Art Hub Abu Dhabi www.adah.ae Art Hub Liwa www.adah.ae/liwa-art-hub Émirat de Dubaï Dubai Culture dubaiculture.gov.ae Dubai Art Fair www.worldartdubai.com Art Week www.artweek.ae Sikka Art Fair dubaiculture.gov.ae Downtown Design www.downtowndesign.com Dubai Design Week www.dubaidesignweek.ae Tashkeel tahskeel.org

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Custot Gallery Dubai, Fernando Botero A Still Life Retrospective, Exhibition View 18, November 2018, Photo Pia Torelli

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VIVRE AUX EAU

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PRÉPARER son arrivée aux EAU

Faire un tour d’horizon

S’expatrier ne s’improvise pas. Il est préférable de faire quelques lectures sur le pays avant de s’y installer. Audelà des clichés que vous pourrez découvrir ici et là, notamment dans certains reportages présentant le pays comme un eldorado où il est facile de faire fortune au soleil, il est important de consulter des sites pratiques pour mieux comprendre la culture locale. Pour éviter des problèmes sur place il est recommandé de se familiariser avec la législation en vigueur (expiration du visa, produits et médicaments interdits, us et coutumes, actes offensants pour le pays d’accueil).

Plus concrètement, il vous faudra avoir une idée des prix des logements en fonction de votre budget, des zones géographiques dans lesquelles vous préférez vivre selon la proximité du travail ou de l’école (voire de l’aéroport en cas de voyages fréquents). Vous aurez également besoin de vous renseigner bien en amont sur les inscriptions scolaires si vous avez des enfants (les listes d’attente sont longues… et vous n’êtes pas prioritaire dans les lycées français des EAU si vous êtes français ou francophones). La santé et la retraite sont d’autres facteurs importants: vous devrez choisir entre garder vos avantages sociaux (si vous êtes français, en continuant de cotiser à la Caisse des Français de

أهلاً‏ بكم في جناح فرنساBienvenue sur le Pavillon France Welcome to the French Pavilion

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