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www.lyonpeople.com

LES 20 RENDEZ-VOUS

qu’il ne fallait pas rater 

N°125 Décembre 2012

RÉMY GARDE SUR LE DIVAN D’ICÉO

10 pages spéciales

SHOPPING

DE NOËL

HALLES DE LYON

LE PLEIN DE GOURMANDISES

SPÉCIAL 8 DÉCEMBRE

FÊTE DES LUMIÈRES


Photo © Fabrice Schiff

EDITO Décembre 2012

FIAT LUX

Q

ui se souvient aujourd’hui que Noël a, pendant près de 2000 ans, été une fête commémorant l’arrivée de Jésus venu sur terre avant de devenir cette horrible mascarade où l’on voit les riches se goinfrer de champagne et de foie gras pendant que les moins fortunés s’empiffrent de Coca et de faux Nutella diabètisant ? Même pas le pape, qui nous annonce que le Christ serait né finalement quelques années avant JC. Qui se souvient aujourd’hui que le 8 décembre fut, avant d’être une fête païenne et néanmoins lumineuse, une fête religieuse en signe de gratitude à Marie. Plus grand monde ! Même pas Henry Chabert, invité de ce Lyon People, qui regrette que l’on n’invente pas chaque année un thème original, histoire de donner du sens à la Fête des Lumières. Comme si avoir supprimé son sens originel à cette fête créait un manque. Et si nous lui redonnions son sens initial ? Enfin moi, ce que j’en dis !

Justin Calixte

Lyonpeople.com n°125 - Décembre 2012 Sur une idée originale de Marc Engelhard et Nicolas Winckler Couverture : © Light In - TILT Directeur de la publication Nicolas Winckler nicolas@lyonpeople.com Rédacteur en chef Marc Polisson marco@lyonpeople.com Journaliste Benjamin Solly benjamin@lyonpeople.com Conseillère éditoriale Françoise Petit francoise.petit@lyonpeople.com Graphistes Maquettistes Valérie Barranco & Loïc Huguet pao@lyonpeople.com Webmaster Fabrice Schiff webmaster@lyonpeople.com. Ont collaboré à ce numéro Jean-Marc Requien, Yves Espaignet, Jean-Alain Fontlupt, Laurette, Julien Smati, Christian Mure, Alain Vollerin, Jean-François Mesplède, Gérard Corneloup, Christophe Magnette et Nadine Fageol. Photographes Fabrice Schiff, Saby Maviel, Christelle Viviant et Smart Angel Média. Chef de Publicité Elodie Aguettant elodie@lyonpeople.com 06 11 19 04 43 Attaché commercial Bruce Mathieu bruce@lyonpeople.com 06 15 55 20 52 Assistante commerciale Vérane Letord-Vaché verane@lyonpeople.com

100 000 lecteurs tous les mois

Etude Médiamétrie - 05/2005

Lyonpeople est certifié par l’OJD BP 6171 - 69469 Lyon Cedex 06 Rédaction Tel 04.72.82.97.78 Publicité Tel 04.72.43.02.47 Fax : 04.72.43.92.05

Supplément gratuit du www.lyonpeople.com. Impression Chirat. Ne peut être vendu. Ne pas jeter sur la voie publique. La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro sont la propriété exclusive de Lyonpeople, une marque de Jetpeople.com SARL au capital de 178 030 €. RCS Lyon 493 132 252. Elle se réserve tous droits de reproduction dans le monde entier. Dépôt légal à parution. ISSN : 19527772. Abonnement pour 1 an = 49 €. Ce magazine comporte les encartages du Double Mixte, du Printemps de Pérouges et de Bon goût.


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DÉCEMBRE 2012


SOMMAIRE

Décembre 2012 NEWS

8 La vie lyonnaise

12 La vie politique 14 La vie patrimoniale 16 La vie économique 18 La vie culturelle 20 La vie gastronomique 26 Brèves de comptoir

La Tour Rose Menu Lumière

45.00€ par convive (hors boisson)

Le Saumon mi-fumé en bonbonnière au yuku, Cervelle de canuts aux herbes fraîches, croustillant de pain noir

OU

L’Oeuf de Ferme en croûte de sel Noirmoutier cuit à basse température, Champignons du moment étuvés, émulsion de truffes noires

La Coquille St Jacques cuite en coquille au naturel, Velouté de topinambours et gros salsifis braisés, écume de jus de cuisson

OU

La Morille braisée au vin jaune, poitrine de Volaille au Foie Gras, Fine tranche de Potiron à l’ huile de noisette

La Cerise noire confite comme une Forêt Noire revisitée

OU

Le Café Gourmand « La Tour Rose »

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P. 24

DOSSIER

FÊTE DES LUMIÈRES 2012 30

P. 30

PEOPLE

97.00€ par convive (hors boisson)

L’amuse bouche de l’Avent

52 Rémy Garde

54 Michel Vieira 56 Régie Limouzi

Foie gras de Canard cuit au sel gris marin, gelée de griottes, Brioche aux éclats de noisettes

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P. 54

La Coquille St Jacques cuite au naturel, mousseline de Topinambours, Emulsion de truffes noires

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Gros Ravioli de Homard au shizo rouge, bouillon corsé

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STYLE

Le dos de Chevreuil rôti au baie de Genévrier, gros salsifis braisés au consommé de betterave rouge, pomme Amandine, sauce poivrade

La boîte à vœux aux délices d’un mois de décembre

58 Auto

60 Gastro 65 Halles de Lyon 80 Shopping 96 Mois par moi

Dîner de la Saint-Sylvestre

Le café et les mignardises de la Tour Rose de l’Après

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P. 68

VU !

98 Les 20 soirées qu’il ne fallait pas rater !

P. 126

ET AUSSI…

La Tour Rose vous accueille pour tous vos événements professionnels (Journée d’étude, séminaire résidentiel, conférence de presse…) et privés (mariage, baptême…).

134 Carnet mondain P. 134

Réservez dès à présent votre table pour vos fêtes de fin d’année 22 Rue du Boeuf – 69005 Lyon – Tél : 04 78 92 69 10 Email : CONTACT@LATOURROSE.FR – WWW.LATOURROSE.FR


NEWS LA VIE LYONNAISE LAURENT ARGELIER PROMOTION CANAPÉ ?

Par Marc Polisson

N

otre ami Laurent Argelier a pris du grade ! Depuis la rentrée, il a coiffé une nouvelle casquette: celle de chargé des relations publiques des radios d’Espace Group (MFM Radio, Jazz Radio, Radio Espace, Génération, Virage, Alpes 1, La Radio Plus, ODS, RVA et Sun101.5). Une fonction (bénévole) qu’il cumule avec celle de chroniqueur people exercée depuis deux ans sur l’antenne nationale de MFM. Du lundi au vendredi, à 7h45, il anime «Les Buzz People» et passe à la question le personnel médiatique, artistique et politique. Avec de belles prises comme François Hollande, Alain Juppé, Pascal Obispo, Jenifer, M. Pokora, Dany Boon, Audrey Tautou, Laurent Gerra... et de nombreuses reprises et citations sur Voici, Closer, Public, Purepeople, Entrevue, le Figaro...

Photos © Fabrice Schiff et Alain Rico

En outre, depuis janvier 2011, il intervient tous les vendredis entre 21h et minuit dans l’émission de Philippe Jacquet «Tout Lyon en parle», sur Radio Espace, sans pour autant arriver à faire de l’ombre à l’imposant patron de l’Opéra Rock. Une boulimie qui n’est pas sans susciter quelques jalousies dans le bunker de la Confluence. Qui bruisse de rumeurs. Alors, canapé or not canapé ? Lolo jubile : « Justement, j’espère que grâce à cette promotion je pourrai enfin coucher. Ici, ils sont tous très hétéros, comme toi poussin ! ».

NATHALIE DESSAY ET MARIE RIGAUD SANS COLORATURES

PETITES AFFICHES LYONNAISES GÉNOCIDE ANNONCÉ ! Les imprimeurs varois Riccobono vont enterrer – vivant – l’un des plus vieux titres de la presse lyonnaise, créé en 1880. Ils ne sont pas de Lyon et n’ont de considération que pour les espèces sonnantes et trébuchantes. Ils ont fait du Tout Lyon – grâce à la manne des annonces légales – une machine à cash (résultat net de plus d’1 million d’euros en 2010). Mais ça ne leur suffit pas. Bernard Riccobono va faire disparaître les Petites Affiches Lyonnaises rachetées à Michel Guyomard en janvier 2012. Pourtant, au même titre que Le Progrès né en 1859, ou Le Tout Lyon fondé en 1895, il fait partie de notre patrimoine commun. Moins d’un an après son rachat, l’hebdomadaire tiré à 4 000 exemplaires (OJD) va fusionner avec le Tout Lyon pour permettre à son propriétaire de faire encore plus de bénéfices. Interrogé par Lyon People, Fernand Galula n’hésite pas à dire que «c’est une connerie». Un sentiment partagé par tous les défenseurs de la presse lyonnaise et de nombreux donneurs d’ordre d’annonces légales qui évoquent de possibles sanctions à venir contre les fossoyeurs des Petites Affiches.

L’AGONIE DE TLM La procédure de sauvegarde demandée auprès du tribunal de commerce, doit permettre à TLM de suspendre le paiement de ses créances. La société anonyme lyonnaise de télévision (SALT), qui gère la chaîne, accuse une baisse de ses recettes publicitaires et affiche une perte abyssale (- 1 285 600 d’euros) sur un CA de 2 226 600 euros pour l’exercice 2011. La télé locale paie ses errances et son «absence d’intérêt de lecture».

SONDAGE WEB Les Lyonnais veulent voir le bout du tunnel

Il suffit de se brancher chaque matin sur les ondes de Lyon Première et de suivre quart d’heure par quart d’heure l’évolution des conditions de circulation pour confirmer nos craintes exprimées le mois dernier. Depuis la fermeture du tunnel de la CroixRousse, c’est une vraie galère de rejoindre Lyon, et les artifices déployés pour y palier n’ont abusé personne. En tous cas pas les internautes de Lyon People qui rejettent en bloc cette fermeture au calendrier très électoraliste. La fermeture du tunnel de la Croix-Rousse pendant 9 mois est-elle justifiée ?

• OUI • Avant d’applaudir Natalie Dessay à Lyon dans le répertoire de Michel Legrand, direction la capitale, délégation parisienne du Grand Lyon à deux pas du boulevard St-Germain, pour une rencontre avec l’une des plus belles personnalités du monde de la musique. Le temps pour nous de saluer Gérard Collomb, à Paris pour le Congrès des maires de France, et Natalie Dessay impose d’emblée à l’entretien son rythme et sa tonalité : vif, passionnant, d’une totale franchise, sans les coloratures 8

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attendues chez une «diva»… Elle chante Legrand parce que c’est, affirme-t-elle, «un génie vivant de la musique». Une déclaration d’admiration et d’amour qu’elle déclinera, avec lui, en chansons. JAF Mardi 18 décembre à 20h30 - Amphithéâtre 3000 Cité Internationale www.festival-perouges.org

NON

28,84 %

71,16 %


NEWS LA VIE LYONNAISE

Par Julien Smati

MARCHE CONTRE L’HOMOPARENTALITÉ UNE MANIF TRÈS GAIE ET TRÈS SUIVIE

Photos © Smart Angel Media

Ambiance movida, rue de l’Hôtel de Ville

S

uccès total pour la manifestation qui dit non au mariage et à l’adoption pour tous. 29 000 personnes (22 000 selon la police) se sont réunies place Bellecour pour dénoncer le projet de loi sur le mariage et l’adoption pour tous, avant de défiler dans Presqu’île. Ce rassemblement dépasse de trois fois les prévisions initiales du défilé. C’est aussi le fruit du travail commun de sept associations* dont le seul but est de défendre le droit de l’enfant contre le « droit à l’enfant ». Une démarche qui se veut apolitique et non confessionnelle. Ouverte à tous, la manifestation a pris des airs de fête entre ballons colorés et esprit bon enfant ! Le cardinalarchevêque de Lyon Monseigneur Barbarin, accompagné de Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon, ont traversé la place bondée comme jamais à la rencontre des participants et des familles armées de leur détermination et de leurs poussettes. L’occasion de passer à la pédagogie pour le cardinal-archevêque qui expliquait à un enfant juché sur les épaules paternelles que le dauphin représenté sur son ballon avait aussi un papa et une maman. Simplicité, efficacité et tendresse dans la méthode. Les élus de droite ne pouvaient manquer ce rendezvous de défense des valeurs de la famille traditionnelle. Philippe Cochet, député-maire de Caluire et président de l’UMP du Rhône figurait en bonne place dans le cortège en compagnie des députés Christophe Guilloteau, Philippe Meunier, Hervé Mariton, Michel Terrot,

François-Noël Buffet, sénateur-maire d’Oullins et Yves-Marie Uhlrich, maire d’Ecully

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Françoise Grossetête et du sénateur François-Noël Buffet. Le Parti Chrétien Démocrate (PCD) n’était pas en reste entre Anne-Claire Pech et Inès de Lavernée. Jean-Loup Fleuret était aussi de sortie sans écharpe régionale pour le Nouveau Centre. Sujet sensible, mobilisation massive et des manifestants qui défilent dans le calme le plus absolu. Le bonheur de tout organisateur. Tout juste troublé par une impromptue séquence escalade organisée par une quarantaine de jeunes identitaires qui finirent rapidement au poste de police. Les partisans du mariage gay, au nombre de 500, ont été contenus sur le trottoir Nord par un cordon de CRS bien équipés. Le long du parcours, quelques inoffensives provocations attendaient les élus comme ce kissing entre femmes sur la place des Terreaux ou un panneau arc en ciel derrière les élus pendant la séance photo. Quelques drapeaux tricolores brandis par les habitants du quartier célébraient aussi cette marche solidaire. La mobilisation a été une réussite à Lyon comme dans toute la France (entre 110 000 et 150 000 manifestants) et un message fort envoyé au gouvernement de Jean-Marc Ayrault. En tiendra-t-il compte ? À suivre...

*Associations : Causette et Gavroche, Pour l’humanité durable, Les Papas-Mamans, SOS Papa, Plus gay sans mariage, Appel des professionnels de l’enfance, Association Familiale Catholique

Monseigneur Barbarin au micro de Maurice Fusier (France Info)

François Lafaye, organisateur de la manifestation

29 000 personnes sur la place Bellecour

Les députés Hervé Mariton, Françoise Grossetête, Philippe Cochet, Philippe Meunier et Christophe Guilloteau

La jeune génération était de la partie


NEWS LA VIE POLITIQUE

Par Benjamin Solly

PRÉSIDENCE DE L’UMP LE PSYCHODRAME A-T-IL ÉPARGNÉ LE RHÔNE ?

GRAND STADE DE L’OL MERCIER SAUVE COLLOMB DE LA NOYADE

Les députés UMP réunis lors de la manifestation contre l’homoparentalité. Mais ça, c’était avant…

D

e l’aveu du président départemental Philippe Cochet, le Rhône aurait pu servir de référent à l’élection du président de l’UMP. « Nous avons réussi à maintenir l’unité avant, pendant et après le scrutin », se réjouit le copéiste député-maire de Caluire. Vraiment ? Si les cadres locaux du parti n’ont pas transformé la campagne en pugilat, les langues toujours vipérines se sont déliées à mesure que la droite décomplexait son rapport au ridicule, en affichant au grand jour ses failles béantes. Certes le Rhône n’aura été touché que par l’écume de la suspicion. La 12e circonscription en particulier, celle du parlementaire filloniste Michel Terrot, où l’urne utilisée pour le vote des militants n’était ni transparente, ni cadenassée, comme le recommandait pourtant la désormais célèbre commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales de l’UMP (Cocoe). Le ressac n’aura pas non plus épargné Caluire, où les assesseurs fillonistes ont fait état d’anomalies qui resteront au stade de rumeurs, n’ayant pas été consignées aux observations du procès-verbal envoyé à Paris. Peu importe finalement qui de Copé ou de Fillon a remporté l’indigeste morceau. La tragicomédie de l’UMP risque de paralyser surtout l’action dans les territoires. Et la droite, humiliée depuis des lustres lors des élections locales, aimerait préparer sereinement les municipales de 2014. « Le conseil national du 8 décembre, au regard du psychodrame, pourrait être repoussé, confie Cochet.

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Mais j’espère que nous aurons notre feuille de route au premier semestre 2013 maximum. » Il le faudra, car du côté de la majorité municipale, il se murmure que Gérard Collomb fait déjà ses emplettes parmi les acteurs en vue de la société civile pour constituer ses listes. Michel Havard et Emmanuel Hamelin, eux, trépignent de pouvoir rentrer dans l’arène pour y déloger le gladiateur Collomb. Il faudra, avant d’affronter le rétiaire de l’Hôtel de Ville, satisfaire l’appétit des lions de l’UMP du Rhône. Car en coulisses se joue une toute autre partition. Celle de l’élection du président de la fédération, prévue pour mars 2013. Et la guerre des chefs pourrait bien tourner au spin off de l’affrontement Copé/Fillon, avec dans les rôles respectifs le sortant Philippe Cochet et le challenger François-Noël Buffet. Le copéiste de Caluire contre le filloniste d’Oullins. On pourrait penser qu’en cas de réélection de Cochet, Hamelin, qui a soutenu Copé pour la présidence de l’UMP, pourrait se voir récompensé pour ce choix. D’autant que les primaires voulues par Havard réclament une modification des statuts de l’UMP, qui désigne ses candidats aux élections locales via la commission nationale d’investiture. Règlements de compte en perspective ? « Si cela devait être le cas, nous aurions manqué le rendez-vous de la démocratie, mettait déjà en garde Havard à l’instant de rendre public son soutien à Fillon. Ce serait dramatique que cela vire au règlement de comptes. » Dramatique, c’est le mot.

Photo © Smart Angel Media

Et la bouée pourrait coûter 40 millions d’euros, soit le montant de la garantie d’emprunt que le Département accorde à la Foncière du Montout. Et c’est le Conseil général du Rhône qui s’y colle. Les 40 millions d’euros ne seront pas décaissés, mais ils constituent une épée de Damoclès au-dessus de la tête d’une institution qui devrait augmenter la pression fiscale dès 2013. Quand on pense que le Département a pour compétence principale l’aide sociale, on croit rêver. De quoi enlever une belle épine du pied de Gérard Collomb, qui n’aurait pas pu demander un tel effort au Grand Lyon. Habile, Michel Mercier aurait demandé en contrepartie que la Ville monte au financement annuel des frais de fonctionnement du futur musée des Confluences. « Tu me tiens, je te tiens… »

VILLE DE LYON 170 MILLIONS D’EUROS D’INVESTISSEMENTS EN 2013 Le conseil municipal de Lyon a présenté, lors du débat d’orientation budgétaire, son plan d’investissement pour l’année à venir. Malgré le gel des dotations de l’Etat et la hausse des mécanismes de péréquation, la Ville investira 170 millions d’euros, tenant le rythme des 650 millions d’euros engagés sur la durée du mandat. Cette somme sera consacrée essentiellement à la première tranche de rénovation de la piscine du Rhône, à la réhabilitation du parc Sergent Blandan, à l’espace Montchat et sa salle de spectacle ainsi qu’à trois groupes scolaires. Gérard Collomb, qui se félicite de sa gestion budgétaire et de « la masse salariale maîtrisée » de la Ville, assure qu’il continuera à mener des politiques « qui ne mènent pas droit dans le mur. »

LYON DIVERS DROITE INTÈGRE LES INSTANCES LOCALES DE L’UDI Nous vous en parlions dans le précédent numéro. L’arrivée des Divers Droite, emmenés par le maire du 2e arrondissement Denis Broliquier, au sein de l’union des démocrates et des indépendants (UDI) avait provoqué un tollé du côté des radicaux et de Fabienne Lévy en particulier. L’ire s’est apaisée pour laisser place à la cohabitation. Ainsi, l’UDI a dévoilé l’organigramme de son bureau jeune, mis en place provisoirement avant les élections internes du parti au printemps prochain. Et c’est Gauthier Blin, candidat Lyon Divers Droite aux législatives sur la 1e circonscription du Rhône en juin dernier, qui mènera la délégation « Réflexion. » Avant Broliquier tête de liste aux municipales en 2014 ?


NEWS LA VIE PATRIMONIALE

Par Marc de Jouvencel

EPOQU AUTO 2012 SOUS LE SIGNE DE LA RÉSISTANCE

Photo © Fabrice Schiff & Marco

Richard Brumm, adjoint aux Finances coupe le ruban inaugural aux côtés du président de la FFVE et des organisateurs du salon

L

e salon international Epoqu’Auto a fait le plein de visiteurs (45 000 soit +15%) et de véhicules de collection (ils étaient 700 à Eurexpo). Sous un ciel menaçant. Pour sa 34ème édition, le salon s’est installé dans 4 halls trois jours durant. Avec la participation de 570 exposants, nouveau record ! Une montée en puissance révélatrice de la bonne santé de ce secteur menacé par les talibans verts qui veulent interdire l’accès des centre-ville aux voitures anciennes. Une ségrégation de plus à l’encontre de ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir une voiture neuve et une attaque frontale contre l’une des passions des Français, toutes catégories sociales confondues. Car la palette des amoureux des véhicules de collection est très large. Elle réunit aussi bien le fan de la deudeuche, en jean basket, que l’amateur de Bentley Série S, en loden. « Je suis l’otage des écologistes ! » a soufflé Bertrand Delanoé au président de la FFVE qui ne décolère pas. Si le projet présenté par la mairie de Paris voit le jour, la Fédération Française des Véhicules d’Epoque menace de bloquer le périphérique parisien à grand renfort de 2CV, Tractions, 203 et autres Jaguar. « J’espère que nous n’en arriverons pas à cette extrémité, le bon sens est de notre côté ! » a-t-il conclu sans trop y croire. Présent comme chaque année aux côtés des organisateurs, Maître Richard Brumm, « monsieur automobile de la Ville de Lyon » a assuré que la capitale des Gaules n’était pas concernée par cette mesure. L’adjoint aux Finances de Gérard Collomb a félicité Alain Guillaume et les membres bénévoles de

l’association 3A pour le dynamisme de leur manifestation, premier salon hexagonal de la spécialité et magnifique vitrine d’un secteur d’activité générateur de centaines d’emplois. Car la France compte plus d’un million de véhicules de collection ! A l’issue des discours, le magicien Dani Lary a pu parcourir les allées et découvrir le majestueux espace Mercedes-Benz qui célébrait les 60 ans de la gamme SL. Venus tout spécialement de Stuttgart, de rarissimes modèles (dont la mythique 300 SL Papillon) ont recueilli tous les suffrages. Beaucoup de monde également sur l’espace de la Fondation Berliet placé sous le regard de Paul Berliet, disparu cet été. Rendez-vous l’an prochain pour le 35ème anniversaire ! PROCHAIN RENDEZ-VOUS des amoureux des belles anciennes : RÉTROMOBILE du 6 au 10 février 2013, Paris - Porte de Versailles.

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Guy Mathiolon, ancien président de la CCI, au volant d’un cabriolet Traction

Monique Chapelle, vice-président de la Fondation Berliet, au volant d’un « char à banc » Berliet de 1911, exploité par la compagnie PLM

Philippe Brossette, président de la Fondation Berliet, en amazone sur une Torpedo type AI9 de 1919

Dani Lary devant la Rolls Silver Cloud II de Jacques Martin. En vente 42 000 euros.

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L’attachée de presse Christelle Cimetière (EMC) toujours fidèle à Mercedes-Benz

Ludwig Engelhard devant l’un des fleurons du Musée National de l’Automobile de Mulhouse


NEWS LA VIE ÉCONOMIQUE PATRIMONIALE

Par Yves Espaignet

FRANÇOIS CORTEEL L’ÉCLAIRAGE, UN NOUVEL ATOUT INDUSTRIEL POUR LYON

L

’événement des fêtes des Lumières est également une vitrine internationale d’une filière industrielle d’avenir, assurant une place reconnue à Lyon dans le domaine de l’éclairage. Ces entreprises se sont regroupées au sein d’une même structure, le cluster Lumière dont l’implantation dépasse désormais la région pour s’étendre à l’ensemble de l’Hexagone. Son étonnante réussite, depuis sa création en 2008, s’explique par les arrivées concordantes d’une innovation technologique majeure le led (1) et d’une attente économique toujours plus pressante de consommer moins d’énergie, celle définie par le terme d’efficacité énergétique (l’éclairage représentant 19% de la consommation mondiale d’énergie électrique mondiale). « La conjonction de ces deux facteurs constitue le tournant que nous vivons ces dernières années et qui détermine aujourd’hui l’acquis stratégique de Lyon » explique le président du cluster, François Corteel. Délégué régional d’EDF dans région la plus productrice d’énergie, il est à ce titre un pilier majeur de la filière mais il sait être au service de tous « car notre esprit est d’agir ensemble pour favoriser l’innovation par des groupes de travail collaboratifs ». En moins de quatre ans, cette nouvelle filière « éclairage » n’a de cesse de s’étendre car elle se préoccupe de répondre aux attentes nouvelles des entreprises. En effet, elle ne cherche à penser en logiques de métier avec des cloisonnements traditionnels entre les fabricants de matériel, les soustraitants installateurs ou encore les centres techniques, mais au contraire en définition de solutions globales. « C’est ce qui a constitué notre esprit dès le départ» confie le délégué général, Patrick Clert-Girard : « l’avantage initial a été conforté par le fait que chacun des métiers a intégré les évolutions des autres ». L’éclairage public, l’éclairage intérieur, la signalisation et les enseignes sont autant de spécialisations toujours plus innovantes demandant des réponses complètes y compris dans le créneau émergent de la gestion « intelligente » 16

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de l’éclairage. « Notre anticipation des évolutions technologiques est reconnue y compris à l’étranger » insiste François Corteel, affirmant clairement le postulat déterminant son action « Lyon est la capitale de la lumière ». Il fera tout pour qu’elle le reste. En cela, le démarrage d’un véritable outil du futur baptisé PISEO (Plateforme d’Innovation et de Services de la filière industrielle de l’Eclairage Ouverte) à Vénissieux s’inscrit parfaitement dans cette ambition. Elle rassemble des équipements de pointe dans tous les domaines de la filière pour élaborer des projets et des équipements y compris dans la gestion informatisée de l’éclairage qui conditionne tous les grands chantiers internationaux. PISEO bénéficie du soutien du pôle de compétitivité grenoblois Minatec et du concours du Grand-Lyon et de la Région. L’enjeu est de taille car la révolution des leds dans l’éclairage offre des espaces de développement et la compétitivité dans ce secteur industriel penche en faveur des membres du cluster. Un autre dossier est à l’étude sur le bureau de François Corteel, celui du projet d’un véritable technopôle dédié aux technologies de la lumière qui associera entreprises, centres de recherche. Cette dynamique se veut confortée par la première plateforme de rencontre professionnelle sur les festivals lumière, le Lyon Light Festival Forum qui se déroulera pendant les fêtes de décembre au Village économique de la CCI. Voilà en quoi les traditionnels lampions lyonnais du 8 décembre ont ouvert la voie d’un essor économique réclamant les technologies les plus en pointe. (1)

diode électroluminescente

REPÈRES Cluster Lumière (filière éclairage) - 49 entreprises en 2008, 108 en 2010, 140 en 2012 - 75% de PME - CA: 1,63 milliard d’euros, 8550 emplois (membres 2010) - Une cité artificielle, lieu de tests de l’éclairage urbain à Miribel, créée par Philips

Photos © Ville de Lyon et DR

François Corteel dans la jungle urbaine du Palais Saint-Pierre

NOUVEAU STYLE BNI Depuis 2004, BNI (Business Network International), un réseau d’affaires professionnel basé sur la recommandation mutuelle se développe en France. Lyon compte désormais plusieurs de ces groupes de travail où les membres échangent sur leurs activités. « Nous avons un engagement de respect mutuel entre les membres, tous reconnus pour leurs qualités professionnelles » précise la nouvelle présidente du groupe BNI Synergie Lyon Ouest, Nathalie Peaucelle (photo). Un engagement d’assiduité marque l’esprit du groupe puisqu’il se retrouve chaque mercredi matin, le temps d’un petit-déjeuner, pour la présentation de projets par « certains de ses membres entrepreneurs voulant être recommandés. Cela est possible car nous avons une large représentation d’activités au sein du groupe ». Expert en gestion du patrimoine dans une grande société d’assurances, Nathalie Peaucelle estime que l’esprit du BNI fait évoluer la démarche des réseaux professionnels en autorisant un plus fort rapprochement entre les professions.

INTERNATIONALEMENT VOTRE ! So british… La démarche du club « The Lyinc » traduit l’évolution des mentalités lyonnaises. La ville bouge en raison de la présence de néo-Lyonnais, des franciliens mais également des expatriés étrangers. Aussi le club se veut-il un espace d’expression anglophone dans une structure « VIP » aux règles anglo-saxonnes. Il faudra être parrainé pour en devenir membre. « Le club est destiné à être le lieu privilégié de rencontres internationales » précise son président fondateur Yves Revol, PDG de Clasquin, entreprise d’ingénierie en transports aériens et maritimes (photo). «The Lyinc » s’est installé place de la Bourse, dans des salles repensées par l’architecte Jorge Grasso ; il revendique d’être un creuset convivial d’échanges tant culturels qu’économiques. Il compte autant de membres étrangers que de Lyonnais.

UN« OFF » DU SOMMET FRANCO-ITALIEN Depuis plusieurs mois, le club de l’OURS (Ouvrage Urbanisme Réflexion Société) travaille sur la question des retombées économiques pour Lyon de la liaison ferroviaire grande vitesse Lyon Turin. Avec le comité de la Transalpine, le club économique lyonnais, présidé par Georges Poix considère que ce projet devrait être un atout pour le développement économique des deux villes. Le club présente ses conclusions avec la tenue du Sommet franco-italien.


NEWS LA VIE CULTURELLE

Par Jean-Alain Fonlupt

On a connu Stéphane Casez en Robin (compagnon de Batman) d’anthologie quand il sévissait chez les «Astrobalding», le duo «Big Bang» de l’univers du café-théâtre lyonnais. On le retrouve, quelques lustres plus tard, épanoui, sur le chantier de la Comédie Odéon, prochaine étoile de sa galaxie de l’humour, dont il a confié la communication à Philippe Vorburger. Rencontre.

R

appellez-nous les étapes de votre parcours ? S.C. : J’ai débuté à l’Accessoire de Philippe Giangreco, aujourd’hui mon associé sur la Comédie Odéon. J’ai monté ensuite le café-théâtre le Boui Boui et parallèlement le duo les «Astrobalding». Après une carrière parisienne (Café de la Gare, Le Splendid, l’Olympia…), retour à Lyon. Les «Astrobalding» dissous, je produis «Arrête de pleurer Pénélope», un carton qui m’a permis d’ouvrir «Le Rideau Rouge» et continuer la production (Stéphane Guillon, Jérôme Commandeur…). J’ai aussi initié avec succès le Palace, un des plus gros théâtres d’Avignon. Et je viens donc de récupérer le cinéma Odéon que je transforme en théâtre de divertissement… Avez-vous une stratégie de programmation ? Elle sera évidemment consacrée à l’humour avec l’accueil de blockbusters du café-théâtre comme «J’aime beaucoup ce que vous faites», «Amour et Chipolatas», d’artistes comme Claudia Tagbo, Lamine Lezghad ou certains plus anciens qui gardent pourtant un public d’inconditionnels : Smaïn, Popeck… On jettera des passerelles vers d’autres domaines : l’opéra (un dimanche par mois une matinée lyrique populaire), le théâtre avec un Molière mis en scène et «rafraîchi» par Joëlle Sevilla (la maman d’Alexandre Astier).

Photos © Didier Michalet – Elmar Stolpe – Guy Delahaye – Babylone Avenue et Saby Maviel

COMEDIE ODEON LE PLUS BEAU CAFÉ-THÉÂTRE DE FRANCE

Nous organiserons des mini festivals : «La Nuit de l’Humour», le «Comique out Festival» (gay)… On accueillera Guignol dans un vrai castelet, du cabaret et une revue comique, on créera une comédie musicale montée par des artistes locaux… J’ai récupéré les droits de deux pièces que je vais mettre en scène : «La Bombe» de Carole Greep et le «Démon de midi» de Michèle Bernier. Je serais très frustré si je ne travaillais pas en temps qu’artiste dans mon propre lieu… L’idée c’est d’offrir un théâtre de centre-ville qui ait l’aura d’un Splendid. Notre mot d’ordre : Entertainment ! A quoi ressemble ce nouveau lieu ? Il dispose de 300 places dont 100 au balcon, un grand bar d’accueil, un plateau de 40 m2, plusieurs loges et même (comme à l’Olympia), un bar privatif pour les artistes, des sièges de cinéma avec pente à 4% pour le confort visuel, une acoustique réglée par des professionnels… Bref, on se doit d’apporter au café-théâtre les standards du confort d’un vrai théâtre… en conservant l’esprit de convivialité et des prix maîtrisés. Certainement le plus beau café théâtre de France ! Ouverture le 31 décembre. Comédie Odéon - 6, rue Grolée – Lyon 2 Programmation sur www.comedieodeon.com

LE RADIANT BELLEVUE NOUVEL ENVOL Rocker des 70’s avec le groupe Pulsar, directeur de production des premières Biennales de Lyon, producteur de tournées (Cabrel, Yehudi Menuhin, Voulzy…), créateur du Transbordeur et de la comédie musicale au succès planétaire «Notre Dame de Paris», Victor Bosch apporte aujourd’hui sa formidable expérience au Radiant-Bellevue. Dans la structure culturelle de Caluire, il propose un nouveau lieu, la Salle Bellevue avec son «Club Découvertes» et son «Club de la Parole et du Rire» où philosopher en souriant. Chanson française, théâtre, danse, humour, musique classique et du monde, spectacles jeune public, l’éclectisme de la programmation décline la vitalité des talents d’artistes confirmés ou en devenir : Christophe, Birkin, Olivia Ruiz, Voulzy, Vincent Delerm, Biyouna, Mimulus, Cie Käfig… et bien d’autres à découvrir sur www.radiant-bellevue.fr 18

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LA MARCHE DES DINOSAURES «FABLE PALÉONTOLOGIQUE» Proposez à vos gentils garnements de faire un saut de 65 millions d’années dans l’univers fascinant (et beaucoup plus excitant que les personnages animés traditionnels) des dinosaures !!! Créée en Australie à la suite de la série de la BBC «Walking With Dinosaurs», sous l’égide de scientifiques de renom, cette évocation live aura coûté la bagatelle de 12 millions d’Euros et déjà vu par plus de 4 millions de spectateurs ! Des chiffres aussi colossaux que les 20 grosses «bêbêtes» grandeur nature, qui, sur scène, évolueront comme pendant leur 200 millions d’années de règne absolu. Brachiosaure, Ankylosaure, l’effrayant Tyrannosaure Rex et autres charmantes créatures seront vraiment de retour pour combattre pour leur survie sous vos yeux ébahis… Un show grandiose pour s’émerveiller et frissonner ! Halle Tony Garnier du 12 au 16 déc.

LE BOOM DES ANNEES 80 MÉMOIRE CHORÉGRAPHIQUE Les années 80 ont connu l’explosion de la danse contemporaine. A Lyon s’ouvrait la toute première Maison de la Danse. C’est à une plongée dans cette mémoire dansée que nous invite ce programme qui rassemble des œuvres cultes qui marquèrent l’avènement de la danse d’auteur. Foisonnement des courants, liberté de composition, recherches esthétiques, ce «Boom» créatif collait parfaitement à l’optimisme et l’engagement de ces années fastes. A l’affiche de cet immanquable rendez-vous, huit chorégraphes majeurs et dix œuvres références. Entre les quatre pièces fondatrices du travail d’Anne Teresa de Keersmaeker et l’«Archipel» chorégraphique consacré à Jean-Claude Gallotta, les spectacles seront accompagnés de films, rencontres, ateliers, bal etc. Attention, concentré de chefs d’œuvre ! Maison de la Danse du 10 janv. au 3 fév.

EN FAMILLE Il faut absolument aller voir comment Fabrice Melquiot et Renaud Cohen ont revisité «Alice au Pays des Merveilles» en 16 tableaux féeriques et la complicité des 25 artistes du Nouveau Cirque National de Chine ! Aux Célestins du 18 déc. au 1er janv. g g g Il n’est jamais trop tôt pour apprécier l’art contemporain. Le peintre italien Gianni Colosimo explore les champs de l’histoire de l’art en réinterprétant des œuvres emblématiques des XXe et XXIe siècles pour mieux toucher le jeune public. «L’art contemporain raconté aux enfants» à la Sucrière jusqu’au 31 déc.


NEWS LA VIE GASTRONOMIQUE

Par Christian Mure (Lyon Gourmand)

Photos © Fabrice Schiff et Thierry Vallier

DUEL BOCUSE – BLANC BALLE AU CENTRE

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’ai toujours rêvé du bœuf de Kobé nourri à la bière puis massé longuement depuis une conversation entendue dans les années 1970 entre Alain Chapel et le boucher Gauthier à l’époque de la rue Montebello prospère... Ce fut une réelle surprise de retrouver ce fameux bœuf japonais qui se coupe aussi facilement qu’une tranche de jambon tellement il est tendre. Un véritable régal que j’attendais depuis une quarantaine d’années dans le nouveau restaurant de Georges Blanc en lieu et place de l’exilé Nicolas Le Bec. Un restaurant où l’on trouve des viandes que l’on ne goûte nulle part ailleurs à 60-70 % française (Salers-Limousin-AveyronCantal). Ce restaurant de viandes est en effet unique avec son bœuf de Kobé façon tataki, sa côte de bœuf «Black Angus», sa picanha de bœuf «Black Angus» et l’emblématique volaille de Bresse comme à Singapour «façon chicken rice» dans un goûteux bouillon aux épices et condiments. Les volailles de Bresse s’égaillant dans les prés autour de Vonnas étant la marque de fabrique de Georges Blanc qui en est le plus ardent défenseur... L’éclair Paris-Bresse au mascarpone conclura de la plus belle des manières ce

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repas magique sur la table 42 au premier étage avec vue imprenable sur la salle. DEUXIEME ROUND Centre by George seulement ouvert depuis le 1er novembre est l’occasion d’un deuxième round entre les deux «poids lourds» de la restauration Paul Bocuse et Georges Blanc qui s’étaient déjà affrontés lors de l’ouverture du Splendid en face de l’Est. Le «Centre» devait en effet être le nom de l’enseigne de la future brasserie de Paul Bocuse à l’Hôtel Dieu (ouverture 2016) après le Sud, l’Est et le Nord concluant les quatre points cardinaux. Georges Blanc l’ayant pris de vitesse, Paul Bocuse aurait choisi «Le Réfectoire» comme enseigne. Rue Grolée, la facture se monte à 575 000 euros d’achat et 500 000 euros de travaux conduits par Pierre Chaduc. «Rien n’avait jamais été entretenu. Tout était à refaire : c’était une jolie fille maquillée lorsque nous avons pris possession des lieux» confie Antoine Maillon, l’un des quatre associés avec Georges Blanc, François Desmurs (Chef Exécutif de Vonnas) et Marcel Perinet (DRH du groupe Georges Blanc). Tout le «brain trust» de Georges Blanc fidélisé à tout jamais. Pour cette nouvelle opération qui devrait être couronnée de succès, Georges Blanc a délocalisé une partie de sa cave qui est l’une des cinq plus belles LANCEMENT DE LYON RESTAURANTS

Z Une journée complète de lancement pour le guide gastronomique de Jean-François Mesplède. L’ancien directeur du guide Michelin a réactivé son Lyon Restaurants qui livre dans son édition 2013 près de 200 adresses dont 44 nouveautés. TAITTINGER AU VICTORIA HALL Marbré de foie gras à la pêche de vigne, ceviche de daurade royale, filet mignon de veau rôti… c’est un véritable festival gourmand que les clients du Victoria Hall ont arrosé avec les plus belles cuvées du champagne Taittinger. 20

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au monde. Vous pourrez déguster des Château Margaux, Graves Château Haut Brion, Saint Estèphe Château Calon Ségur, Saint Emilion Château Belair, Saint Estèphe Château Montrose... La vie du gagnant de l’Euro Million de 169 millions d’euros à un prix abordable. LE CENTRE BY GEORGES 14, rue Grolée - Lyon 2 – Tél 04 72 04 44 44 Ouvert tous les jours. Service jusqu’à 14h et 23h30. Accès Wi-Fi gratuit. Midi Express à 22 euros. Plaisir rustique à 26 euros. Menus du Marché à 22 euros (midi) et 25 euros (soir).


NEWS LA VIE GASTRONOMIQUE

Par Jean-François Mesplède (Lyon Restaurants)

Photos © DR

LEON DE LYON GISÈLE, QUARANTE ANS APRÈS PAUL…

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écédée le 4 novembre 2012 à l’âge de 92 ans, Gisèle Lacombe a rejoint au paradis des gourmands son mari Paul qui avait abandonné les siens quarante ans plus tôt, le 29 avril 1972… Paul Lacombe avait le sens de l’humour et ne s’offusquait pas de quelques canulars montés par l’inévitable Paul Bocuse ! Ce 1er avril 1971, il s’amuse donc franchement de la grande foule – parmi laquelle quelques élus - déplacée par une convocation du « Primat des Gueules » et de l’humoriste Félix Benoît pour une inauguration peu ordinaire. Ce jour-là donc, une place dévoilée en grandes pompes indique que la rue Pléney est désormais baptisée Rue Léon de Lyon en hommage à « Paul Lacombe inventeur de la cervelle de canuts le 12 juin 1934 ». Cette année là, celui qui peut se flatter d’avoir remis au goût du jour cette préparation (fromage

blanc battu avec des petites herbes, ail, ciboulette, vin blanc et vinaigre de vin), a déjà entamé un périple qui va le conduire dans quelques belles maisons. Natif de Maizilly dans la Loire où il vit le jour le 10 juin 1913, il a poussé ses études jusqu’au certificat d’études puis au brevet élémentaire avant d’opter pour l’apprentissage en cuisine débuté au Grand Hôtel de Roanne. La suite se passe dans le Sud (Toulon, Saint-Raphaël, Nice), en Angleterre où il passe trois ans à Oxford, Londres et Margate avant un retour au pays à Soissons et Beauvais. Il retrouve enfin Lyon où une jeune femme ne le laisse pas indifférent et travaille au Carlton puis chez Morateur, référence culinaire d’avant guerre. Juste avant la guerre justement où, tout jeune marié avec Gisèle, il s’installe à l’Hôtel de la Roche d’Ajoux à Chansaye dans le Rhône. Mobilisé l’année suivante, il est fait

Paul et Gisèle Lacombe derrière le bar de Léon de Lyon dans les années 50

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Jean-Paul à la découpe sous le regard attentif et bienveillant de son père Paul

prisonnier mais s’évade avec le pâtissier Étienne Tholoniat qui deviendra ensuite l’un de ses meilleurs amis. En 1945, le voilà à La Mulatière où avec Gisèle il dirige une aimable guinguette des bords de Saône sobrement baptisée Chez Paul ! Il rêve pourtant de s’installer et c’est chose faite à la fin de l’année 1949 – où le 16 juin à Oullins, Gisèle a donné naissance à Jean-Paul. Le couple reprend le célèbre Léon de Lyon où, jadis, la veuve Déan draina une clientèle de gourmands. Après quelques travaux la maison rouvre ses portes le 15 janvier 1950. Brioche au foie gras ; oreiller Belle Aurore ; langouste à la Newburg ; filet de sole au vermouth ; poularde Mère Léon ; coq au chambertin ; steak au poivre ; fonds d’artichauts Cambacérès ou soufflé maison : classique, le répertoire séduit et cinq ans plus tard, le guide Michelin lui accorde une étoile. Elle perdura de très longues années. Puis, en 1972 son fils Jean-Paul dut revenir prendre les commandes de la maison à la suite de la mort brutale de son père. En pleine force de l’âge ! Avec sa sœur Michèle pendant une douzaine d’années et sa mère Gisèle, Jean-Paul – soutenu par quelques amis fidèles de son père dont Paul Bocuse et Christian Bourillot, ne se contente pas de maintenir : il obtient une deuxième étoile conservée pendant plus d’un quart de siècle. Quelques années après, discrètement, Gisèle quitte les lieux, habite rue Mercière et vient régulièrement se promener dans son cher Léon de Lyon !

Paul Lacombe et sa brigade dominée par la moustache d’Alain Chapel


NEWS LA VIE GASTRONOMIQUE

Par Françoise Petit

HOMMAGE À CLAUDE CLÉVENOT

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Photos © Fabrice Schiff - Jean-Luc Mège et DR

e redoutais ce moment, celui de parler de toi au passé, alors, une dernière fois, laisse-moi t’écrire au présent comme si aujourd’hui c’était dimanche. Tout commence par ce petit chemin qui longe ta superbe maison, mon cœur bat comme une adolescente, mes papilles m’avertissent du bonheur à portée de palais. Ton petit théâtre gourmand ne fait pas relâche, il se parfume dès l’entrée de bonnes choses. Dans la cuisine, le repas est prêt, il se respire dans d’immenses casseroles aux volutes de bouillons et poêles où crisse le beurre de Bresse. Nous sommes encore nombreux à déjeuner, à communier avec toi. Tu tords le cou aux douleurs, te concentrant sur les magnifiques recettes de ton patrimoine culinaire. Tu cherches dans nos yeux l’énergie des gens bien portants, épouses l’idée que nous devrions à ce moment précis être immortels : « Non, tu ne vas pas nous quitter maintenant » c’est si bon le goût de l’immortalité. Je dois me résoudre à parler au passé, un passé si récent. Tu parlais peu de tes lourds traitements de cette foutue maladie, parfois même tu nous envoyais des signes forts quand tu les évoquais avec ce détachement incroyable. En fait, ta rage de vivre dominait tout. Ce moral de battante et ton courage d’acier t’ont permis de faire un sacré pied de nez aux diagnostics médicaux. Lors de tes premiers séjours à Mermoz, on sortait presque en joie de ta chambre, pensant au miracle. A Juliénas, le souffle de ta vie était rythmé, ces derniers temps par tes chambres d’hôtes. Ça marchait du feu de Dieu comme tes créations d’étiquettes, avec, en point d’orgue celle de la cuvée Bernard Pivot.

UNE HÉROÏNE DE ROMAN

Claude Clevenot s’est éteinte mardi 20 novembre à 20h15 à l’hôpital Mermoz à l’âge de 69 ans

Paul Bocuse, Claude Clevenot, César, Stéphane Collaro, Alain Dominique Perrin

Comment oublier la belle femme, cette héroïne de roman, cette artisane du goût cette dame de cœur qui connaîtra joie et vicissitudes sur le chemin de sa vie. Pour l’heure, je pense à ta maman Odette, à ton frère et en priorité à Christophe, et tes petits-enfants, Christopher et Roman. Je pense aussi aux femmes discrètes et omniprésentes à tes cotés ces derniers mois qui vont se reconnaître. Elles savaient tout de toi depuis Thoissey jusqu’aux Janroux en passant par le Clos du Moulin sans oublier le Coq au Vin et l’univers de la gastronomie dans lequel tu excellais. Tes maîtres furent des étoilés, des chefs charismatiques, des amis qui t’apprenaient la dure discipline du métier. Quel luxe d’avoir fait tes gammes chez Paul Bocuse, Roger Vergé, chez Pierre Troisgros ou Jean-Paul Lacombe. Quelle chance d’avoir croisé la réussite d’empereurs du luxe ou du vin comme Alain Dominique Perrin ou Georges Duboeuf. Quelle saga que ton parcours en Beaujolais. Il y a tout juste trois ans, déjà fatiguée, tu avais accepté de me rejoindre en Avignon, pour mon anniversaire. Tu n’as pas regretté ce moment gourmand aux marches du Palais où la lumière et la pierre se rencontrent. Puisse cette lumière nous apporter l’énergie de vivre sans toi. Merci d’avoir aimé jusqu’au bout ceux qui étaient là pour caresser tes souffrances. Je me résigne à ne plus prendre le chemin des Janroux. Je me réjouis du souvenir qui habite déjà mon cœur.

Z BIO EXPRESS 1943 – Naissance à Saint Léger (71) 1962 – Naissance de son fils Christophe 1974 – CAP de cuisine 1978 – Restaurant « Le Charnaystown » à Charnay-les-Macon 1981 – Commerciale pour l’imprimerie « Clos du Moulin » 24

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1984 – Propriétaire de l’imprimerie 1989 – Acquisition de la propriété « Les Janroux » à Julienas 1991 – Restaurant « Le Coq au Vin » à Juliénas 1992 – Naissance de son petit-fils Christopher 2004 – Naissance de son petit-fils Roman


Bernard Pivot aux Janroux en 1996

Cours de cuisine avec Eddie Barclay

La joie d’être grand-mère avec Christopher

Paul Bocuse et Georges Duboeuf, les amis du petit-déjeuner

Les 20 ans du Bistrot de Lyon en 1994. Jean-Claude Caro, Claude Clevenot, Anne et Jean-Paul Révillon, Catherine et Christophe

Françoise Petit et Laurent Gerra entourent Claude aux Janroux en octobre 2011

Une mère complice avec son fils Christophe en juillet 1991

L’ADIEU À LA DERNIÈRE BARONNE DU BEAUJOLAIS et Jean-Marie Nauleau, l’animateur radio Christian d’Aubarède, Jean-Paul Revillon, notre amie Françoise Petit sont venus dire adieu à celle qui avait fait de sa vie

Par Marc Polisson

un roman. Une existence cousue de diamants et arrosée aux magnums des meilleurs crus du pape du Beaujolais. Reportage complet sur www.lyonpeople.com Rubrique «Dernière minute»

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emps de circonstance. Une pluie diluvienne s’est abattue sur le Beaujolais à l’heure où 450 personnes l’accompagnaient pour son dernier voyage. Un ciel lourd au diapason des cœurs présents. Sobriété de rigueur pour les funérailles de la flamboyante Claude Clevenot conduites par son fils Christophe et ses petitfils Christopher et Roman. Du balcon du ciel, la dernière baronne du Beaujolais, qui a ensorcelé et fait sauter sur ses genoux de nombreuses personnalités, devait sourire à pleines dents en apercevant les silhouettes familières se faufiler sous la nef de l’église de Juliénas sur les notes de « Candle in the wind », la mélodie d’Elton John spécialement composée pour les obsèques de la princesse Diana. Parallèle musical des plus justes pour ces deux ravissantes amazones au destin tragique. Bernard Pivot, Georges Duboeuf et Paul Bocuse, épaules contre épaules, le député Georges Fenech, Jacky et Adrienne Marguin, Jean-Paul Lacombe, Christian Bourillot, les chroniqueurs gastronomiques Jean-François Mesplède

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NEWS BRÈVES DE COMPTOIR

Halles de Lyon

Paul Bocuse Confluence

avec

Par Marc Polisson

QUID DU DEVENIR DE LA RUE MERCIÈRE ?

CHEF BY CHEF LE PREMIER RÉSEAU SOCIAL DES CUISINIERS

Un lieu mythique que ce piano-bar à la triste destinée. Racheté par la société JG Food pour 300 000 euros, le Saint Louis va être transformé en sandwicherie, ce qui participe encore un peu plus à la banalisation de cette artère désormais squattée par les grandes chaînes de la restauration. Aux antipodes de l’esprit lyonnais souhaité par les « créateurs » de la rue, Jean-Paul Lacombe et Jean-Claude Caro. A suivre également la vente de La Clea Noa (345 000 euros) au 33, rue Mercière et la reprise du Habana Café (220 000 euros) par l’ami 6ko (ex Lips Café) qui devra relooker sa mini-discothèque s’il veut la replacer dans le circuit in des nuits lyonnaises.

Photos © Fabrice Schiff & DR

RETOUR À LA CASE DÉPART POUR LE 42

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ous vous avions annoncé le lancement imminent de ce projet novateur porté par Brice Genevois (Visiter Lyon) et Audrey Cunat. Le Facebook des chefs est désormais opérationnel pour les toqués qui peuvent s’inscrire gratuitement et recommander leurs pairs. Parmi les premiers lyonnais inscrits, Monsieur Paul himself ainsi que toute la jeune garde emmenée par Christophe Marguin, Laurent Bouvier, Christian Têtedoie, Joseph Viola, Mathieu Viannay. Passé le péage de Villefranche, on retrouve aussi les fiches de Guillaume Gomez, le chef du Palais de l’Elysée ou de Stéphane Raimbault (L’Oasis à Mandelieu). Le réseau social s’étoffe chaque jour davantage et tisse sa toile around the world. Cette première étape franchie, il s’ouvrira aux gastronomes qui pourront, eux aussi, suivre les recommandations de leurs chefs préférés qu’ils auront eux-mêmes sélectionnés. Amis chefs, à vos claviers ! www.chefbychef.com

Mis en liquidation judiciaire au début de l’été, le célèbre bar festif du quai Pierre Scize, temple (Tout Lyon du 13 octobre 2012) de la jeunesse dorée, poursuit sa descente aux enfers. L’établissement avait été repris par Sylvain Chérubin (Nounours pour les intimes) et Mathieu Chevalier. Une période probatoire qui s’est achevée fin septembre sans avoir convaincu l’administrateur judiciaire. Maître Dubois leur a donc repris le fonds de commerce pour lequel il cherche un nouveau repreneur. « Une décision incompréhensible alors que nous avions relancé l’affaire ! » soulignent les entrepreneurs éconduits. Contacté par Lyon People, Maître Dubois n’a pas souhaité s’expliquer à ce sujet. A suivre…

TELEX La Manille (33, rue Tupin) a changé de mains pour 720 000 euros (TL 29/09/2012). g g g Retour à la case départ pour le restaurant gastronomique La Rotonde (Charbonnières) qui vient de réintégrer le premier étage du Casino le Lyon Vert. Compte-rendu dans notre prochain numéro. g g g

L’HORLOGE À LA BONNE HEURE Un grand miroir mural pour plus de profondeur, une déco mêlant les tons chocolat et crème, un nouveau jeu de lumières signé Euro Sono… l’Horloge a subi un lifting réussi sous la houlette du designer Flo Egasse. Le nouvel horloger de service – Maxime Lavorel – a confié le piano au jeune chef Flavien Galbit, issu de l’école Lesdiguières (Grenoble). Passé par les cuisines du Royal Resort Evian, de Georges Blanc, de la Mangeoire (Courchevel) et du Petit Carron, Flavien (27 ans) a investi la cuisine lilliputienne du premier étage où sévissait Germain (monté rejoindre Régis Bétoule Ô Capot). Sur son ardoise, de bons petits plats traditionnels (plat du jour 10,50€ à midi) mais aussi des tapas en grignotage, à l’apéro, dès le soir venu, accompagnés de vins pour tous les budgets. 26

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L’Horloge – 34 bis, boulevard des Brotteaux – Lyon 6- Tel 04 37 24 30 15 Du lundi au vendredi de 9h à 1h du matin. Samedi 18h-1h du matin.


NEWS BRÈVES DE COMPTOIR

Halles de Lyon

Paul Bocuse Confluence

avec

Par Alain Vollerin (Bien Manger à Lyon)

LA HUGONNIÈRE UN NOUVEAU VRAI BOUCHON À LYON

Photos © Fabrice Schiff et Chris

LES HABITS NEUFS DU PETIT FUTÉ 2013

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as tout à fait nouveau, puisqu’à l’origine de ce lieu convivial, où règne en salle la jeune Aurore Jean et en cuisine, Dominique, le chef qui fit un passage par l’Obut à Villeurbanne, il y a Eric, le fils d’Arlette, la divine mitonneuse de blanquette de veau de l’incontournable bouchon de tradition, Chez Hugon. Eric Hugon qui s’est associé avec Rémi Jean pour reprendre l’ancien Switch, prodigue ses conseils avisés à Dominique, qui désormais maîtrise parfaitement tous les secrets permettant de cuisiner une savoureuse tête de veau et son gratin de pommes de terre enrichi de gentils lardons. J’allais oublier les sept saladiers lyonnais qui nous permirent de conquérir l’estomac, si ce n’est le cœur de l’armée russe, au moment où elle participa à l’Exposition Universelle de 1894, à moins que ce ne fût après la défaite de Napoléon 1er lorsque les armées du Tsar et leurs alliés occupèrent notre territoire. Eric voulait agrandir le bouchon Chez Hugon en reprenant les locaux du Théâtre des Trente, mitoyen.

Hélas, pour son respectable projet, les théâtreux n’ont pas perdu leur vocation. Il fallut donc trouver une autre solution. Le hasard voulut que le lieu idéal se trouvât à côté de La Meunière, illustre table animée par Jean-Louis Gelin. Mais, point de rivalité entre bouchons. UNE RUE EXEMPLAIRE DE CONVIVIALITE La cordialité est si présente dans la rue Neuve que tous les mois un triomphal mâchon réunit les restaurateurs de cette artère historique, à chaque fois dans un établissement différent. Elle est pas belle la vie ? Comme ça, autour d’un verre de blanc, à 9h du matin, et un délicat gratin d’andouillette ou une délectable quenelle à la truffe de chez Pascal Bonhomme de préférence. Sainte mère, on en oublierait presque que François Hollande préside un gouvernement abscon. La clientèle abondante est en partie constituée par les nombreux amateurs de bonne chère lyonnaise qui ne peuvent être reçus par Arlette et Henri. A La Hugonnière, ils retrouvent les recettes, et le tour de main de la généreuse Arlette, vénérable et adorable mère, inscrite à jamais dans notre Panthéon. Eric adore les grenouilles fraîches. Renseignez-vous. La carte des vins est l’héritière de la longue expérience d’Henri Hugon, amateur de morgon de chez Depardon, et de moulin-à-vent. Et, si vous aimez le châteauneuf du pape, ne vous gênez pas. Les côtes du Rhône, on aime aussi. Toutes les meilleures années affichent orgueilleusement leurs millésimes. Ici, on vous sert un pot de fleurie pour 13€. Oui ! Malgré l’inquiétante mondialisation, à Lyon les traditions sont préservées, les tours de main sont parfaitement transmis. La Hugonnière -13, rue Neuve - Lyon 2e – Tel 04 78 28 58 79

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Trente ans. Le bel âge pour le Petit Futé Lyon qui pour l’occasion a renouvelé sa garde-robe et arbore une couverture new-look, haute en couleurs. Trente ans et plus curieux que jamais, le guide propose le tour de Lyon en 500 pages et 1500 adresses, dans des domaines divers. Si la rubrique restaurants reste la plus attendue, avec son lot de nouvelles adresses - comme Les Apprentis, dans le 6e, où officie en cuisine une chef de 20 ans, ou comme Le Canard Pressé à Rillieux-la-Pape, où s’est déroulée la soirée de lancement de l’édition 2013 - Corinne Villejoubert insiste sur la dimension généraliste de l’ouvrage qui passe en revue des centaines de lieux voués aux loisirs, culturels, ludiques ou sportifs ; un vaste carnet d’adresses comportant bien sûr sa rubrique shopping, des arts de la table à la jardinerie, en passant par la bijouterie et le prêt à porter. Autant de notices rédigées avec pertinence, sans oublier les fameuses mentions « futé » ou « pas futé » de l’année, que l’on vous laisse le plaisir de découvrir… Jean-Jacques Billon Petit Futé Lyon 2013. 552 pages. 6,95 €. Pour l’achat d’un city-guide, le Petit Futé offre sa version numérique en téléchargement gratuit.

CHAMPAGNE MARGUERITE GUYOT PÉTILLANTE FLORENCE ! Son père Bernard a tenu la mythique cave Malleval à Lyon. Et c’est en hommage à sa grand-mère que Florence Guyot a baptisé sa cuvée du prénom de Marguerite. Un « bouquet d’émotions » que composent cinq flacons magnifiquement habillés dans le style art déco, issus du terroir champenois de Damery. Les cuvées « Désir » (100% pinot meunier), « Séduction » (100% chardonnay) et « Passion » (100% pinot noir) sont remarquables. Le champagne présente une bulle fine, des arômes floraux et un palais d’une minéralité unique. La cuvée « Fleur de Flo » propose un champagne rosé racé et sensuel. La dégustation de la cuvée « Extase », un blanc de blanc millésimé 2002, est un pur moment d’éternité. Joseph Viola (Daniel & Denise) et Fabien Chalard (Comptoir de la Bourse) ont déjà mis à leur carte des vins les cinq pétales de Florence Guyot. Et il se murmure que Christian Têtedoie (L’Antiquaille) pourrait bientôt créer un menu spécial autour de cette exquise Marguerite. BS www.champagnemargueriteguyot.com contact@champagnemargueriteguyot.com


EN COUVERTURE

8 DÉCEMBRE Fête des Lumières 2012 30

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Photos © Light-in - TILT

Une page d’histoire

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NOS GRANDS TÉMOINS

Les plus beaux spots 2012

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Cardinal Barbarin

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Flash-back 1999-2011

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Henry Chabert

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Alain Guihot

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Roger Monnami

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EN COUVERTURE DU 8 DÉCEMBRE à la Fête des Lumières

À Lyon plus qu’ailleurs, le diptyque 8 septembre 8 décembre, suscite bien des quiproquos, pour qui suit la vie religieuse, présente comme passée, de la vénérable cité… ou, plus laïquement, les manifestations ludiques, tant visuelles qu’auditives, qui constituent la Fête des Lumières, d’ailleurs étalée sur plusieurs jours. Par Gérard Corneloup

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ref rappel catéchiste : le 8 septembre est la date choisie comme étant celle de la naissance de la Vierge Marie ; le 8 décembre est celle, fixée dès 1477, de la conception de Marie, exempte du péché originel, ayant débouché sur un dogme de l’Eglise catholique, défini en 1854. Bref rappel historique et lyonnais : le 8 décembre, date phare de la cité, célèbre l’installation, en 1852, de la statue couronnant la chapelle de Fourvière, ainsi que les illuminations qui clôturèrent cette journée, météorologiquement mouvementée. Elle n’a donc rien à voir avec une quelconque épidémie de peste ou d’autre mal, ayant alors frappé la cité, sinon de très, très loin, via le 8 septembre, jour rappelant, pour sa part, le vœu des échevins lyonnais, décidant en 1643 de placer leur cité sous la protection de la Vierge et de processionner chaque année, ce jour là… pour apporter leur obole à la protectrice. Cela en raison d’une menace d’épidémie que l’on suppose désormais, avoir été le scorbut.

Lyon, ville de tradition mariale Lyon ville de tradition mariale ? La chose est évidente, depuis le Moyen-Age, la dévotion faite à la Vierge concentre ses manifestations sur la colline de Fourvière. Là est élevée une chapelle, plusieurs fois modifiée. Au milieu du xix e siècle, il convient de reconstruire le clocher, victime d’un incendie et qui menace de s’écrouler. Le choix se porte sur le projet de l’architecte Duboys, lequel a imaginé une sorte de dôme allongé et très sculpté – que d’aucuns vont trouver très laid ! – sur lequel sera placée une statue monumentale de la Vierge Marie, en bronze doré commandée au sculpteur Fabisch. L’installation est tout naturellement prévue le 8 septembre 1852. Des caprices météorologiques vont en décider autrement : le débordement subit du Rhône et de la Saône, inonde l’atelier situé à Perrache et la statue, achevée, se retrouve sous les eaux. Il faut choisir une date de report et l’on se décide pour la 8 décembre suivant, autre jour symbolique, quant à la Vierge. Le clergé prévoit toute une série de manifestations pour ce jour là, un mercredi, dont plusieurs messes à partir de 5h du matin, des processions, la bénédiction épiscopale… Le soir – selon une pratique alors couramment employée en vue de célébrer des évènements, officiels ou non, on illuminera le clocher avec des feux de Bengale. Certains catholiques prévoient, comme le signalent les journaux, d’illuminer leurs fenêtres avec des bougies et verres de couleur. Les cérémonies commencent

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La chapelle de Fourvière en 1852 - Lithographie de Clappié - Collection particulière

plutôt bien, mais la météo, décidément peu mariale, fait à nouveau des siennes : un orage éclate, la bénédiction a lieu sous la pluie et les autorités religieuses décident d’annuler les manifestations nocturnes prévues. Or, à la tombée de la nuit, le beau temps est revenu et les catholiques lyonnais décident d’illuminer leur demeure. Le phénomène s’étend dans la ville, à la grande émotion du cardinal de Bonald qui donne ordre d’illuminer l’archevêché… Les illuminations sont nées, anticipant de deux ans la proclamation par Rome du dogme de l’Immaculée Conception. Les Illuminations vont perdurer, parfois cahotées par les frictions entre laïcs et cléricaux, qui font même un mort en 1903. Perdurer, mais aussi innover, selon la nouvelle ligne de conduite fixée par la municipalité, au tournant du nouveau siècle. Place à la Fête des Lumières, bien décidée à faire cohabiter la tradition et l’innovation ! Faire vivre le patrimoine et la création. Être à la fois rassembleuse, participative, tournée vers l’enfance. Avec ses 100 créations lumineuses et la sobriété énergétique d’un nombre augmentant de projets artistiques, l’édition 2012, ne devrait pas démériter en la matière. O


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Les façades de l’Hôtel de Ville et du musée des Beaux-Arts s’animeront de «  multiples facettes de lumière, à un rythme endiablé » pour « insuffler de la vie aux bâtiments », selon Hélène Richard, l’une des scénographes des « montreurs de rêves » Skertzo.

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«FÉERIE ET MAGIE» Les 6 spots incontournables a 14e édition de la traditionnelle Fête des Lumières de Lyon proposera une « déambulation » sous le signe de la «féerie et de la magie» pour « redécouvrir le patrimoine architectural » de la ville. Quelques 350 bâtiments dans le centre-ville et jusqu’au nouveau quartier de la Confluence, sont mis en lumière au cours de cette fête devenue « l’un des plus beaux spectacles de lumière au monde », selon le sénateur-maire Gérard Collomb. Toutefois, deux lieux forts de la ville n’ont pas été mis en scène cette année. Il s’agit de la place des Jacobins, en fin de rénovation. Le parc de la Tête d’Or a également été écrémé faute de budget, malgré les deux millions d’euros posés sur la table par les partenaires et la municipalité pour cette 14e édition. De « trois à quatre millions de visiteurs », venus de toute la France, mais aussi de Suisse et d’Allemagne, sont attendus. BS

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Dans le vieux Lyon, la cathédrale Saint-Jean révélera ses « trésors cachés », grâce à un « véritable séisme de lumière ». Des « chrysalides de lumière » animeront les gargouilles et les statues de l’édifice Renaissance.

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Place Bellecour, le spectacle sera «interactif» : trônant sur un « magic cube », la statue de Louis xiv sera illuminée par les visiteurs eux-mêmes, qui pédaleront sur l’un des trente vélos mis à leur disposition.

Après plus de deux ans de travaux, le palais de justice des 24 colonnes revêtira des « habits de lumière » grâce à des luminaires LED, permettant d’importantes économies d’énergie. Une scénographie qui embrassera l’ensemble de la colline, des quais jusqu’à la cathédrale Saint-Jean, remontant jusqu’à Fourvière. 34

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À la gare Saint-Paul, deux petits esquimaux, « les Anooki », feront de la façade illuminée leur terrain de jeu, la transformant en surface fluide et mouvante.

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6 Photos © Ville de Lyon

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Parmi les nouveautés cette année, mise en lumière pour la première fois du nouvel Hôtel de Région, à la Confluence par Cotzen. Une fleur géante, rouge vif, posée sur un jardin suspendu, ouvrira ses pétales au fil des heures, animant la façade.

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A Lyon du 6 au 9 décembre 2012 Plus d’informations sur www.fetedeslumieres.lyon.fr

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Archives Lyon People

2000

FLASH-BACK 1999-2011 13 ans de festival

La fontaine des Jacobins en mode polychrome (par Patrice Warrener) est l’une des merveilles d’un festival que les Lyonnais s’approprient avec joie sans se douter que cette seconde édition a failli capoter. Estimant que la réussite du festival assurait trop de publicité à Henry Chabert, Christian Philip (alors 1er adjoint) tente de le saborder. C’est Alain Bideau qui le sauve du naufrage.

Archives Lyon People

1999

Du 3 au 8 décembre 1999, sous le mandat de Raymond Barre, et avec Henry Chabert aux manettes, Lyon inaugure son premier Festival Lumières sur le thème « lumières et spiritualité ». Dans leur livrée multicolore, le Théâtre des Célestins et l’hôtel de Ville font l’unanimité.

2001

Cours Vitton, la boutique Marie-Catherine se voit décerner la palme du charme.

Gégé, l’héritier. La nouvelle équipe du festival présente aux Lyonnais une magnifique église Saint Nizier en polychromie mais c’est le Théâtre des Célestins qui décroche le Trophée du Patrimoine pour la meilleure mise en lumière. Archives Lyon People

2002

Gérard Collomb prend ses marques à l’Hôtel de Ville et les premières critiques fusent sur les bancs de son opposition. Mais il en faudrait plus pour faire tanguer le sénateurmaire encore grisé par sa victoire. Les projections de Skertzo, sur le palais Saint Pierre, attirent une foule difficile à contenir. 36

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Archives Lyon People


2004

2003

Avec le retour à la Fête des Lumières, dans l’intitulé de l’événement et dans sa teneur, il s’agit de recentrer l’événement sur sa spécificité historique en résonance avec l’identité lyonnaise. Au cours d’une déambulation nocturne dans les différentes artères, le maire de Lyon a présenté avec fierté les diverses animations dont une très gaie primatiale Saint Jean. Mais la dérive cultureuse est déjà prégnante. Le dérapage sera conspué l’année suivante.

Le fiasco. A tel point que Gégé ne décolère pas contre son adjointe verte Pascale Bonniel Chalier et « les apparatchiks qui règnent sur notre culture » (Le Progrès) qui ont dévoyé cette fête religieuse et populaire… « À trop vouloir privilégier les créateurs d’art contemporain au détriment des concepteurs lumière, le millésime 2004 est un échec » accuse le conseiller municipal Erick Roux de Bézieux. Photo © Lyon-Photo.com La presse est unanime. Le Monde : « Trop conceptuelle, l’édition 2004 de la Fête des Lumières restera le plus mauvais souvenir de l’histoire de ce festival. » Libération : « La Fête des Lumières n’a pas ébloui Lyon. Le travail d’artistes contemporain a largement pris le pas sur celui, plus monumental, des concepteurs éclairagistes. » Les Lyonnais qui sont tout sauf des moutons ne s’y sont pas trompés.

Photo © Fabrice Schiff

Gérard Collomb reçoit son homologue socialiste parisien, Bertrand Delanoë. Archives Lyon People

2005

Rumeur d’un mini remaniement de l’exécutif municipal en janvier. Première victime : Pascale Bonniel Chalier. Sa piteuse prestation lors des fêtes du 8 décembre 2004 aurait dû lui coûter sa délégation… La Fête des Lumières s’exporte Rive Gauche avec le spectacle « Regards de Lumière » sur la façade de la préfecture, cours de la Liberté, écrit et mis en scène par Jacques Marcout de Prisme International.

2006

Pour la troisième année consécutive, les transports en commun lyonnais font grève un 8 décembre. Les esprits s’échauffent et la colline de Fourvière s’embrase, majestueuse et insensible à l’air du temps.

2007

Gérard Collomb à nouveau comme un poisson dans l’eau, la fête des lumières a repris des couleurs. La cour d’honneur de l’Hôtel Dieu est mise en lumière par Alain Benini. Place Bellecour, Louis xiv est mis sous cloche par Jacques Rival. Photos © Muriel Chaulet DÉCEMBRE 2012

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2008

Points névralgiques de la fête, la place des Terreaux (Collectif Spectaculaires) et la primatiale Saint Jean (Patrice Warrener) récoltent tous les suffrages. Depuis le fiasco de 2004, Gérard Collomb les supervise personnellement.

Photos © Fabrice Schiff

Place des Terreaux. Hommage à Bartholdi

2010 2009

Plus de mécontents que de satisfaits pour le millésime 2010. Un nouveau plantage pour l’équipe organisatrice qui fera tout pour inverser la tendance l’année suivante.

Une fête des lumières VIP et à grande vitesse. Dans la soirée du dimanche 6 décembre, après le splendide feu d’artifice, une centaine de décideurs parisiens a pu découvrir dans des conditions privilégiées la fête des lumières grâce au partenariat monté par la SNCF et la Ville de Lyon. Le cap des 4 millions de visiteurs est franchi.

Thierry Fremaux, Laurent Gerra, Marie-Jeanne Gauthé, Gérard Collomb, Jean-Michel Jarre et Jean-François Zurawik

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Photos © Fabien Dimier et Fabrice Schiff

« Elephantastic », passage Ménestrier. Un pachyderme d’Afrique s’engouffre sous les voûtes du passage Ménestrier, entre Rhône et Presqu’Ile. On entend son barrissement de loin. Idée originale des lyonnaises Catherine Garret et Mathilde Lecas qui n’aura pas enthousiasmé les Lyonnais.

À lire également « Lyon 8 décembre – Fête des Lumières 1999-2009 » de Michel Djaoui, Muriel Chaulet et Frédéric Guignard Perret, publié chez ELAH

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Ouverture Lago Store Storechez chezCot CotContemporain Contemporain Ouverture d’un d’un Lago Ouverture d’un Lago Store chez Cot Contemporain 7, rue Servient, 69003 Lyon, angle Cours de la Liberté, face Préfecture Tél. 04 37 42 09 05

7, ruele lundi Servient, Lyon, angledeCours de la Liberté, facesans Préfecture Ouvert de 14h à69003 19h, du mardi au vendredi 9h30 à 12h30 et 14h à 19h, samedi interruption Tél. 04 37 42 09 05


Photos © Cyril Maignan

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LE 8 DÉCEMBRE

du Cardinal Philippe Barbarin Sollicité par Lyon People, le Primat des Gaules a accepté d’évoquer « son » 8 Décembre. Depuis la colline qui prie, où il accueille chaque année après la traditionnelle montée aux flambeaux près de 5 000 fidèles épuisés et heureux, le regard de Philippe Barbarin se fait bienveillant à l’heure où la ville revêt ses parements de lumière. « Tout commence par l’histoire du 8 septembre, fête de la Nativité de Marie. Ce jourlà, en 1643, les Echevins montent à Fourvière pour demander à la Vierge de préserver la ville de la peste, et font le vœu de revenir chaque année si Lyon est épargnée par le fléau. Près de quatre siècles plus tard, le maire et les élus de l’agglomération, ainsi que les délégués des paroisses sont toujours fidèles à ce rendez-vous. En 1852, on choisit la date du 8 septembre pour placer la nouvelle statue sculptée par Fabisch, au sommet du clocher de la chapelle de Fourvière. Mais la Saône est en crue et une inondation de l’atelier du fondeur oblige à repousser l’événement. On se tourne vers le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Mais ce jour-là, une pluie torrentielle s’abat sur la ville et l’on supprime les feux d’artifice prévus. Pourtant la statue est quand même hissée à sa place actuelle, et à la tombée de la nuit, le ciel s’éclaircit. Pour manifester leur reconnaissance à Marie, les Lyonnais décident spontanément d’illuminer leurs fenêtres, geste devenu ensuite une tradition. C’est la naissance de la fête des « illuminations ». L’émir Abd El Kader, en partance vers la Syrie, descendait la Saône ces jours-là, et il s’arrêta à Lyon. Il ne cacha pas son admiration pour la foi des catholiques de France et beaucoup, dont Pauline Jaricot, rapportent 40

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son témoignage. Deux ans plus tard, le 8 décembre 1854, le pape Pie ix proclamait le dogme de l’Immaculée Conception. Grande joie pour la ville de Lyon ! Depuis plus de 150 ans, Marie veille sur tous les habitants de la ville et du diocèse et continue de prier pour nous. C’est pourquoi, au long du mois de décembre, chaque année, un immense « Merci Marie » s’inscrit en lettres lumineuses au sommet de la colline. Depuis une vingtaine d’années, la ville de Lyon a décidé d’intégrer le jour des « illuminations » dans une grande « Fête des lumières » qui attire des foules considérables.

1000 missionnaires du 8 Le spectacle est magnifique. Chaque année il varie, même s’il y a quelques « incontournables » dont l’illumination renouvelée est très attendue, comme l’Hôtel de Ville, la Primatiale, Fourvière ou Saint Nizier. Lorsque je suis arrivé à Lyon, j’ai reçu plusieurs lettres me disant que cette fête avait perdu son âme, qu’elle était devenue une fête commerciale. Moi, pourtant, j’étais ébloui par tout ce que je voyais : les foules rassemblées dans la cathédrale pour les Vêpres, avant de monter en procession vers Fourvière, la messe des jeunes dans une basilique comble. Et j’ai ré-

pondu à chacun, en disant qu’on ne pouvait pas reprocher à des commerçants d’être de bons commerçants, mais qu’on pouvait espérer que les chrétiens deviennent pour cette occasion de vrais témoins. Là-dessus, une jeune femme vint me voir en me proposant de lancer le mouvement des « missionnaires du 8 ». « De quoi s’agit-il ? », lui ai-je demandé. Et la voilà, m’expliquant qu’on pourrait demander aux gens de consacrer ces quatre soirées, à accueillir ceux qui passent dans les églises ou sur les parvis. On offrirait un chocolat chaud, une parole de la Bible, un Nouveau Testament, on répondrait aux questions qu’ils posent. À l’intérieur, seraient organisés des temps de prière, des concerts, des heures ou des nuits d’adoration. On pourrait aussi se confesser, apprendre à prier, se renseigner sur le baptême, la confirmation ou le sacrement du mariage. Les « missionnaires du 8 » ont commencé à 120, la première année ; ils sont aujourd’hui plus de 1000. Une formation leur est proposée ; pour eux, c’est aussi une grande expérience spirituelle et souvent un temps de conversion intérieure. Chaque année, on propose un thème, en relation avec la vie de l’Eglise (Saint Paul en 2008) ou du diocèse. En 2012, comme le pape Benoît xvi a ouvert, à l’occasion du 50 e anniversaire du Concile Vatican II, une « Année de la Foi », nous admirerons celle de Marie. Et nous axerons toute notre démarche spirituelle sur les mots que lui adresse sa cousine Élisabeth : « Bienheureuse celle qui a cru ! » O


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HENRY CHABERT

« La Fête des Lumières ? Un côté fête à neu-neu regrettable » Ne lui dites pas qu’il est l’homme qui a mis Lyon sous les spotlights. Henry Chabert piquerait un phare. D’un naturel discret, l’adjoint à l’urbanisme de Michel Noir et de Raymond Barre est passé de la lumière à l’ombre. Pour Lyon People, il revient sur les dix années qui ont fait sortir la capitale des Gaules des ténèbres urbaines. Éclairage. Propos recueillis par Marc Polisson et Benjamin Solly

Lyon People : Michel Noir, alors maire de Lyon, décide en 1989 de lancer le « plan Lumière. » Vous êtes, à cette époque, son adjoint à l’urbanisme… Henry Chabert  : J’ai considéré, lorsque Michel Noir m’a confié les responsabilités du développement et de l’aménagement urbain, qu’il fallait faire vivre Lyon la nuit comme elle vivait le jour. Le « plan Lumière » est une approche globale du paysage nocturne de la ville, autour de son esthétique, de son confort, l’émerveillement qu’elle procure et la connaissance de son histoire. Nous avons mis en place une projection à six ans, la durée du mandat, pour un budget annuel de 10 millions de francs. Vous partiez alors de zéro ? Il y a eu l’expérience menée par Alain Guilhot au début des années 80, quand les commerçants de la rue Emile Zola ont décidé d’illuminer leur rue. En 1988, c’est la rue Mercière qui a été mise en lumière par les restaurateurs. 42

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Quels sont les pionniers de la lumière à Lyon qui vous accompagnent dans ce projet fou ? Ce groupe est formé par trois éléments fondateurs. La Ville de Lyon, avec la volonté politique que j’incarne à ce moment-là. Roger Monnami du Mat Electrique, qui regroupe les entreprises privées du secteur éclairage et qui a toujours accompagné l’ensemble des opérations. EDF qui a participé assez fortement au financement. Dès le départ, il y a eu une association du privé et du public. On est encore bien loin de la Fête des Lumières que l’on connaît aujourd’hui ? Pas forcément, car le 8 décembre constituait déjà l’articulation du projet. L’idée était de profiter de cette date symbolique et d’inaugurer chaque 8 décembre une quinzaine de sites nouveaux. En douze ans, nous avons illuminé plus de 220 sites. Le premier a été l’HôtelDieu. Nous partions d’une base quasi-nulle.

Dès que nous sommes arrivés aux manettes, j’ai donc lancé ce « plan Lumière » avec mon conseiller Jean-Pierre Charbonneau, en m’appuyant sur l’agence d’urbanisme et sur l’expérience d’Alain Guilhot.

Le 8 décembre était donc déjà au cœur de votre réflexion ? Oui. Le « plan Lumière » permettait, en filigrane, de redonner de la vigueur au 8 décembre. Il faut se souvenir du 8 décembre 1988 pour voir comment cette fête périclitait à Lyon. On était bien loin des illuminations de mon enfance, que j’ai connues en arrivant de Saint-Etienne, et qui étaient merveilleuses.

Photos © Fabrice Schiff

Un Chabert fort de café au 33 Cité


« La Fête des Lumières manque de sens » Gérard Collomb, alors chef de l’opposition municipale, n’a rien trouvé à redire sur le « plan Lumière » ? Je crois que Gérard Collomb ne nous a rien objecté sur ce dossier. Par contre, il a toujours été contre la Cité Internationale pendant tout le mandat Noir. Il n’a pas voté une seule délibération allant dans le sens de ce projet. Pour faire plaisir à Raymond Barre, il s’est abstenu les six années suivantes. Et les six années suivant son élection, c’est Collomb qui avait tout bâti ! C’est une évolution sensible, non ? Collomb s’est opposé à tout ce qu’il bénit aujourd’hui... Revenons à la Fête des Lumières… Entre le lancement du « plan Lumière » en 1989 et la première année de festivités en 1999, baptisée « Festival Lyon Lumières », il se passe dix ans. C’est long, non ? Mais il y avait d’abord le « plan Lumière » à mettre en œuvre dans la ville ! Et, entre temps, nous avons mené trois expériences à l’étranger très intéressantes. Nous avons illuminé le musée de l’Hermitage à Saint-Pétersbourg (1994), le Castillo del Moro à Cuba (1997) et le musée Hô-Chi-Minh (1998) dans la capitale du ViêtNam. Cela a permis à l’équipe des concepteurs - composée de Laurent Fachard, Pierre Marcout, Alain Guilhot, Philippe Hutinet, Laurent Jeol qui illuminera Lyon quelques années plus tard de faire ses classes.

« Festival Lyon Lumière » des origines, on est dans la fête foraine. Pour moi, c’est une dérive. On a parfois l’impression que la Fête des Lumières, c’est l’évènement pour l’évènement. En quoi colliez-vous plus à la tradition lyonnaise du 8 décembre ? Nous impliquions tous les acteurs de la ville. Dans les quartiers, beaucoup d’évènements s’organisaient, à l’initiative des maires d’arrondissement. C’est moins le cas aujourd’hui. Je souhaitais même que les institutions culturelles puissent adapter leur programmation au festival, que les enfants des écoles puissent participer. Il ne s’agit pas seulement de plaquer un modèle prêt à consommer pour cette fête. La première édition était intitulée « Lumière et Spiritualité. » Vous regrettez l’absence de thèmes dans les éditions actuelles ? Il manque aujourd’hui du sens à la Fête des Lumières. Elle gagnerait à présenter des thèmes pour chaque édition. C’est dans ce cadre que les artistes sont les plus expressifs. Sinon, on reste dans la juxtaposition. Si vous avez un maître d’ouvrage exigeant, le maître d’œuvre devient créatif. Il faut pour cela un bon directeur artistique. À condition toutefois qu’il y en ait un.

« Il y a, dans la démarche de Gérard Collomb, une forme de goujaterie »

Le « plan Lumière » devient alors une vitrine de Lyon ? Dès que le plan Lumière est devenu un peu connu, il a été un formidable vecteur de développement pour l’agglomération. Je vous rappelle que Philips a choisi Lyon pour créer son centre de démonstration à Miribel, attiré par cette effervescence autour de la lumière. C’est en 1999 que naît Citélum, la filiale d’EDF spécialisée dans l’installation d’éclairages publics. Ce qui était un projet urbain pouvait en même temps devenir un projet économique porteur.

Et pourtant, au moment de lancer le « Festival Lyon Lumière », vous occultez le potentiel commercial énorme de l’évènement, qui est également un autre volet du développement économique... L’artistique a toujours constitué le paradigme de notre démarche. Quand j’ai lancé le « Festival Lyon Lumière », avec des festivités sur quatre jours, je n’ai jamais imaginé que cela puisse être une fête à neuneu, ou une grande fête foraine. Quand la Fête des Lumières le devient, j’ai beaucoup de regrets.

Il y a pourtant un directeur des évènements à la Ville… Il y a une différence sémantique très importante entre les deux termes. On a parfois l’impression que la fête des Lumières, c’est l’évènement pour l’évènement. Vous imaginez une biennale d’art contemporain sans un commissaire ?

Ressentez-vous une forme d’indifférence du sénateur-maire de Lyon au regard de l’action de ses prédécesseurs ? Il y a dans la démarche de Gérard Collomb une forme de goujaterie, qui est indigne de Lyon, de l’élégance et de l’humanisme lyonnais. En 2009, il ne m’a même pas invité aux 10 ans de la Fête des Lumières. J’ai dit ma façon de penser au maire. Il m’a assuré que l’erreur émanait des services de la Ville. Mais cela appartient au passé. Je n’en ai ni rancœur, ni rancune. Henry Chabert, d’où vous vient cette passion pour la lumière ? Il y a évidemment mon parcours intérieur. Je trouve la lumière fascinante. Je suis un passionné de cinéma, qui n’est rien d’autre qu’un jeu d’ombres et de lumière. J’ai toujours aimé la lumière dans toutes ses dimensions. Au point de l’avoir abandonnée pour l’ombre, désormais ? (Rires) Je maîtrise les deux. Les ténèbres sont encore la lumière. O

C’est le cas aujourd’hui, entre la grande roue et les stands des vendeurs ambulants ? Il y a un côté fête à neuneu regrettable. On n’est plus dans le DÉCEMBRE 2012

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Photos © Fabrice Schiff

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ALAIN GUILHOT Light is life

Il est l’ambassadeur de l’école lyonnaise de la lumière. De renommée mondiale ! Considéré par ses pairs comme le premier concepteur-lumière, en 35 ans de carrière, on lui doit 3 000 réalisations dans 43 pays ! Alain Guilhot, où l’art d’illuminer sa vie… et celle des autres ! Par Christophe Magnette Son second ouvrage est prévu pour paraître le 8 décembre 2013. Son titre ? « Life is light ! » Comme un écho à son premier opuscule. Un panégyrique de 250 pages portant sur trois décennies passées à mettre le monde en lumière. « Light is life » a été imprimé à 33 000 exemplaires (dont 8 000 en anglais). Car Alain Guilhot, 67 ans, stéphanois de naissance et lyonnais d’adoption a été sous les sunlights toute sa vie. C’est lui – le premier – qui propose une écriture « lumière » dans la capitale des Gaules. Des mises en lumière publiques et privées qu’il réalise à la fin des années 70 à l’invitation de Philippe Chavent pour la Tour Rose. Mais pas seulement. Les hôtels du groupe SHB, la rue de la République, la Brasserie Georges, la rue Émile Zola (sur l’insistance de Georges Célérié) qui restera comme la première mise en lumière réalisée à l’échelle d’une artère entière (1981), très vite, cet architecte-lumière se bâtit une aura peu commune. Mais se heurte à un hic, politique : « À l’époque, Francisque Collomb ne croyait pas à mon action. Heureusement, André Soulier, alors son premier adjoint s’est montré mieux disposé. » Grâce à son entregent, Alain Guilhot parvient à signer une convention de partenariat lui permettant de raccorder ses 44

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opérations lumineuses sur le réseau d’éclairage de la ville. De 1981 à 1989, le voilà qui développe un concept d’éclairage indirect, principalement pour des immeubles privés : rue de la République toujours, pour la CNR, le Mat’Electrique, SFR-Cegetel etc. 1989 ? L’année qui place Alain Gulhot sous le halo des projecteurs !

Une écriture ciselée, sans ostentation Une mise en lumière qu’il doit à un homme, Henry Chabert (ndlr : adjoint à l’urbanisme sous plusieurs mandatures), l’initiateur du Plan Lumière qui préfigure la Fête des Lumières d’aujourd’hui. Alain Guilhot, en inénarrable conteur (et charmeur !) se souvient : « En parfait visionnaire, il a compris toute la pertinence et l’intérêt que la ville de Lyon pouvait retirer d’une mise en lumière de son patrimoine. Nous avons été plusieurs concepteurs à être sollicités. » Très vite, près de 200 sites peuvent se targuer de bénéficier des bienfaits « du soleil de la nuit ». Un savoir-faire lyonnais qui fait des émules. Et s’exporte. « Nous avions formé une vraie équipe pluridiscipli-

naire au sein de laquelle nous retrouvions des hommes tels que Roger Monnami (Mat’Électrique), Jacques Lion (EDF), Henry Chabert bien sûr et tout un tas de partenaires. Notre premier fait d’arme ? Le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg (1994). Une opération à laquelle participait un tout jeune conseiller municipal, Vladimir Poutine (sourire). Trois ans plus tard, sous l’impulsion de Roger Monnami, nous sommes partis à La Havane pour mettre en exergue le Castillo del Morro avant de réitérer nos prouesses lumineuses en novembre 1998, au Viet-Nam, pour mettre en lumière le musée de Saigon. » Mais si le rayonnement à travers le monde « de la mise en lumière à la lyonnaise » doit beaucoup à ce triptyque, Alain Guilhot a su capitaliser sur son nom. Pour preuve, il est aujourd’hui une référence, invitée et écoutée de par le monde via notamment le réseau Luci. Ses trois fils travaillent désormais à ses côtés. Lui, « pense avoir encore dix ans à donner ». L’homme est serein, se présente comme un facilitateur [sic], « un marieur même (rires) ». Pour l’heure, un important projet en Iran lui tient à cœur ; idem concernant la mise en lumière de 19 temples à Angkor. Il aimerait s’atteler au parc de la Tête d’Or, à Central Park voire, délice suprême, au Taj Mahal ! Il y a ceux qui vivent d’amour et d’eau fraîche ; Alain Guilhot n’a besoin que de lumière ! O


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Le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg

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Le Castillo del Morro à la Havane


ROGER MONNAMI Photos © Jean-Luc Mège

Le guerrier de la lumière

Un mot de recommandation et voilà le destin d’une vie lancée dans un parcours qui le mènera à la tête du Mat Électrique. Figure attachante, il est l’un des pionniers du plan lumière qui en dix ans va illuminer Lyon, Saint-Pétersbourg, La Havane et parmi les plus beaux sites du monde. Éclaireur. Par Nadine Fageol DÉCEMBRE 2012

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u moment où la technologie des LED fête ses 50 ans, nous sommes allés à la rencontre de l’un de ses plus fervents colporteurs. Lyon doit énormément à cet homme qui porte merveilleusement son nom de famille, un peu surpris de notre visite. Quasiment aphone, il s’efforce de sa voix rendue rocailleuse par l’effort de nous raconter son trajet fulgurant des « années bonheur où tout était facile ». Bien que fatigué, le sourire est omniprésent, Monnami est à l’évidence quelqu’un de joyeux comme on le découvre, drôlement déguisé, sur des clichés défraichis. Le fils d’un garagiste installé rue des Remparts d’Ainay fréquente l’Ecole Jean-Baptiste de la Salle et entre à l’École supérieure de Commerce alors rue de la Charité dans les locaux de l’actuel musée des Tissus fort d’un brevet commercial. « Mon nom était un laisser-passer ». En 1954, c’est un mot de recommandation de Pierre Roiret, spécialiste de l’éclairage, qui déclenche la grande aventure au sein du Comptoir Électrique.

travaillé dans l’éclairage guidé par l’innovation ». En 1989, de la rencontre avec Henry Chabert alors adjoint à l’urbanisme et du concepteur Alain Guilhot naît une idée éblouissante ; partant du principe que « l’on ne peut pas éclairer du noir », le trio suggère en quelque sorte au maire Michel Noir d’éclaircir Lyon ! Le fameux plan façades poursuivit par la mise en lumière des édifices avec progressivement pour point d’orgue la fête des Lumières qui aujourd’hui attire des millions de visiteurs ! « On travaille la nuit, il nous faut être imaginatif, c’est un métier passionnant, je suis “un guerrier de la lumière” » citant en référence le best-seller de Paulo Coelho.

De magasinier à directeur général Un parcours édifiant, tour à tour caissier, magasinier, représentant, directeur commercial, directeur général pour finir président de l’entreprise devenue Sonepar Sud-Est. De 1972 à 2002, il absorbe 28 entreprises de distribution et recrute « dans les domaines ou je n’étais pas compétent », un spécialiste informatique, des hommes au marketing, à la formation… Une équipe qui grandit en même temps que le groupe. « Mon boulot était de débusquer et monter des projets ». En voyage Mijo et Roger en compagnie de leur petit-fils à Denver, un matin à l’hôtel, découvrant un salon de la dentisterie, il pousse la curiosité jusqu’à demander à le Le sentier lumineux visiter. Littéralement fasciné par le concept, lyonnais il rentre avec dans l’idée de créer un lieu similaire, achète avec sa femme en 1988 Grâce au génie de cet entrepreneur curieux un terrain aux Câbles de France avenue et facile à vivre, Lyon développe une Jean Jaurès ouvre ses bureaux et demande à nouvelle spécialité que le trio, rejoint par Albert Constantin de lui édifier un immeuble une foule d’entreprises (EDF, Bouygues, la où il installe Infobatir puis le Mat Électrique. compagnie Philips Éclairage…), va s’attacher L’endroit à l’époque fait sensation, archià exporter aux quatre coins du monde. Sur tectes et entrepreneurs déboulent en masse la table basse, jonchée de l’histoire de sa vie, découvrir les dernières innovations technosous forme de brochures, photos, le livre de logiques destiné à la construction résidenLaurence Jaillard attire l’attention, « Lyon tielle, tertiaire et industrielle. « On a toujours Lumière » relate avec force illustration la saga 48

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née dans la capitale des Gaules et ses duplications avec la mise en lumière tout en nuances des 300 mètres de façades du musée de l’Ermitage sur les bords de la Neva coordonnée par l’Éclairage Public de la Ville de Lyon ! Puis ce sera au tour du Castillo del Moro perché sur une pointe de la Havane qui exige des trésors de technicité face aux harangues du climat, mer déchaînée et canicule… Enfin, 21 tonnes de matériel, 160 projecteurs et cinq kilomètres de câbles, les « hommes Lumière » irradient Saigon en dix-huit mois chrono ! 1989-1999, la décennie lumière se recentre sur Lyon à l’affût de lieux à révéler comme le Parc de Gerland…

La flamme brille toujours dans ses yeux rieurs À 75 ans, Roger est ému de remuer tout ce passé qui prend une nouvelle dimension quand l’on apprend que l’homme après avoir « témoigné gratos » à l’EM Lyon est toujours actif au sein de HTE Éclairage mais surtout il apprend aux étudiants du BTS domotique de l’École Assomption Bellevue «  ce que les grands groupes ne savent pas faire. Transformer un problème en opportunité. Un problème trouve sa solution devant une bonne bouffe ! ». Arrive, MiJo pour Marie-José son épouse de retour de la maison de campagne où elle aime jardiner. «  Elle a su me freiner quand j’allais faire des conneries, j’étais un peu naïf avec cette tendance à faire confiance à n’importe qui ». Une épouse conquise au nez et à la barbe de 6 000 troufions sur la base de Dakar en 1957. C’était la fille du commandant ! Un peu de tennis, beaucoup de basket et les virées en vespa l’ont menée chez Monsieur le maire en 1960. Entre temps, rentré en France, il lui écrira une lettre par jour pendant un an. De quoi convaincre le commandant de céder sa fille à un Roger Mommani déjà persévérant. La douce et rieuse MiJo a rassemblé dans une vitrine des petits trésors et autres figurines glanés çà et là lors des étapes sur le fabuleux sentier lumineux. 30 ans qu’ils vivent dans l’appartement du sixième arrondissement dans un cadre simplement éclairé de quelques toiles de Caussin-Pellin et de Stern, designer du Concorde. O


EN COUVERTURE ROGER MONNAMI La croisière s’amuse

Très apprécié des décideurs politiques et économiques, le patron du Mat’Electrique a sillonné la planète pour mettre en lumière ses capitales et ses monuments les plus emblématiques. Des voyages auxquels a participé la fine fleur de la jet set lyonnaise. Bonne humeur en bandoulière. MP

Henry Chabert, alors premier adjoint, préside la cérémonie

Pour ses 60 ans, ses amis inaugurent une place à son nom

À Saigon en 1998, séquence zen avec Vincent Roiret

Roger accueille Raymond Barre au Mat Electrique en 1990

Myriam Malher et Guy Brun à Saigon en 1998

Albert Constantin, Guy Brun, André-Claude Canova et Fernand Galula lors de la mise en lumière du Castillo à la Havanne en 1997

A Orlando en 1990, la face censurée de la lune d’un VIP lyonnais qui, espérons-le, n’en fera pas tout un plat

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LE BARTHOLOGUE Photo © Saby Maviel

de Rémy Garde

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Chaque mois, un illustre représentant du monde sportif s’allonge sur le divan de l’infirmier Barth, ancien interné des hôpitaux de Lyon qui délaisse caméras et micros pour enfiler blouse blanche et stéthoscope. Le coach de l’OL se prête au jeu ce mois-ci sur le divan d’Iceo.

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Que fais-tu quand tu ne fais rien ? (Il réfléchit) Il y a bien longtemps que je n’ai rien fait, je vais dans mon jardin, je sors mes outils, je coupe, je tonds, je brûle des feuilles, rien de vraiment passionnant mais ça repose. Les medias te fatiguent ou ça fait partie de ton boulot ? Je supporte très bien mais je ne recherche jamais la médiatisation ; d’ailleurs, quand tu es entraineur de l’OL, si tu ne supportes pas les medias, il faut faire autre chose. A ce sujet, j’ai l’impression que tu maîtrises très bien les medias... J’ai surtout conscience que c’est très important mais je suis content que tu me dises ça ; comme je te l’ai dit auparavant, ça fait partie intégrante de mon métier. Il est où le gone de l’Arbresle ? (Il réfléchit très longuement) Il est bien loin… Il y a même un peu de souffrance quand je te dis ça. Mon enfance a été tout à fait extraordinaire mais les souvenirs ont du mal à revenir et ça m’attriste. Qu’est-ce qui te fait rire en ce moment ? Gad Elmaleh, lui, il me fait pisser dessus !

ICEO

restaurant paquebot 147, avenue Jean Jaurès Lyon 7 - 04 72 73 00 00

En arrivant à Iceo, tu écoutais la radio ou un cd ? Je ne sais pas si c’est très glamour mais j’ai écouté France Inter et le jeu des 1000 euros. (il rit) Tu as déjà eu envie de tout plaquer ? Bien sûr ! La première fois c’était sous Raymond Domenech, notre 2e année en ligue 1, l’ambiance était mauvaise. Pour te faire une confidence, je vais même voir Jean-Michel Aulas en lui disant : « Ecoutez Président, on arrête tout, on déchire mon contrat ».

Le Président s’installe, me donne alors une leçon de vie et je repars comme en 40 ! Si tu te réveilles demain matin et que le foot n’existe plus, que fais-tu ? Ça ne serait pas vraiment un vide total mais plutôt un manque terrible. Je sais que je ferais autre chose mais je suis incapable de te dire quoi (songeur). C’est quoi une belle vie pour toi ? Franchement ? La mienne ! Petit, je n’osais même pas dire que je voulais être footballeur professionnel… depuis, la maladie m’a épargné. Quel message aimerais-tu faire passer à tes ennemis via le Barthologue ? Dans chaque être humain, il y a quelque chose de bon, après c’est vrai, la vie cabosse alors j’invite tous mes ennemis à penser qu’il y a du bon en moi. Et pour ton meilleur ami ? Crois-moi, je vais tout faire pour ne pas te décevoir ! Quelle est ta citation favorite ? « A cheval donné on ne regarde pas les dents » (il rit) Qu’est-ce-que tu ne supportes pas chez toi ? (Il réfléchit) Houla, beaucoup de choses. Par exemple, m’entendre et me voir même après 25 ans de professionnalisme, c’est toujours pas possible. Tu es très proche de Bernard Lacombe, que va-t-il penser en lisant l’interview ? (Il éclate de rire) Je ne voudrais pas te décevoir mais je crois qu’il ne va pas apprendre grand chose. Maintenant on change, c’est toi qui me poses une question… Si on est champion de France, que fais-tu ? O

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Photos © Fabrice Schiff

Michel Vieira N’A PAS PERDU LA FLAMME L’incendie d’une partie des bâtiments de son siège de Lozanne le 1er septembre dernier n’a pas mis à terre le n°1 de l’électroménager neuf à prix discount. Loin de là. Par Benjamin Solly

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ous vous aurions volontiers assuré que, tel le phénix, MDA était prêt à renaître de ses cendres. Seulement de cendres, il n’y a pas. « Bien sûr que cet incendie a été une épreuve terrible, explique Michel Vieira. Mais il ne s’agissait pas pour nous de fléchir ou de baisser les bras. » Le PDG de MDA a une énergie communicative. Ils seraient nombreux à avoir baissé les bras ou, à tout le moins, accusé le coup. « Pour moi, l’essentiel, c’est qu’il n’y ait pas eu de victimes. » Michel ne le dit pas. Mais il a perdu gros dans l’incendie. Son bar de glace, ouvert depuis 2010, avait accueilli jusque là plus de 100 000 clients, curieux de s’essayer à la vodka par – 15°C. Le restaurant L’Etage avait trouvé son rythme de croisière avec une centaine de couverts par jour. Ses salles de séminaire de 250 places, montées en partenariat avec la société d’évènementiel Jones, commençait à se faire une solide clientèle. Sans parler des documents d’archives du groupe MDA, partis en fumée. « J’ai été épaulé par mes clients et mes partenaires pour traverser ce moment difficile », confesse Michel. Parmi ces derniers, le maire de Lozanne, Jean-Michel Aulas, CBF, Diesel, Henri Germain, Maier Joaillier, Korloff, Laurent Perrier, Max Chaoul, L’appart, Smart, Square Habitat, Christian Audigier. Il y a aussi l’OL, évidemment. MDA est un partenaire majeur du club, et s’affiche fièrement sur les maillots, au 54

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dessus du blason. Sur la poitrine, à l’endroit du cœur. Ce n’est pas un hasard, Michel est un fou de sport. Il partage sa passion entre le ballon rond et la petite reine. Dans son bureau, les sièges sont recouverts de maillots floqués Lisandro ou Briand, quand il affiche fièrement au mur un poster des coureurs de l’équipe Cofidis. « MDA sera d’ailleurs partenaire d’une équipe du Tour de France l’année prochaine », se laisse-t-il aller sur le ton de la confidence. Cofidis ? L’homme n’en dira pas plus.

180 magasins en France en 2013, des visées à l’international  2012 annus horribilis, 2013 est celle de tous les possibles pour MDA. Et de tous les projets. Le leader de l’électroménager à prix discount veut augmenter la jauge de son offre hexagonale. « Nous avons actuellement 130 magasins à travers toute la France, rappelle-t-il. Nous allons passer à 150, voire 180 en 2013. » On parle également de plusieurs ouvertures à l’international, ce qui serait une première. Une ambition qui colle avec la trajectoire du groupe MDA. La première boutique est ouverte à Lyon Vaise en 1985. Plus de 20 ans plus tard, Michel Vieira lance MDA Energies Nouvelles en 2007, proposant aux particuliers comme

aux entreprises des solutions énergétiques à moindre coût. Une diversification qui ne fait pas oublier à Michel Vieira le cœur de son activité, l’électroménager, et son métier de commerçant. « Du conseil, du petit prix, de l’offre ajoutée et du service après-vente. » Pour les fêtes, MDA proposera donc ce qui fait son succès depuis près de 30 ans : du matériel de grande marque à prix cassé ainsi qu’une nouvelle gamme de petit électroménager (garantie 2 ans, remplacement à neuf). Des produits disponibles immédiatement, qui bénéficient de 3 à 7 ans de garantie pièces et main d’œuvre « Nous allons également mettre en place trois nouveaux espaces, dédiés à l’arrivage direct, aux produits présentant des défauts d’aspect, et le coin des bonnes affaires. » Ou comment raboter des prix déjà très bas. « C’est mon job », sourit-il. Le chaland est au cœur de l’offre commerciale. En témoigne les paiements étalés, parfois jusqu’à 50 mensualités sans frais, pratiqués tout au long de l’année. De quoi bien terminer une année avec ses hauts et ses bas. Mais Michel n’est pas du genre à regarder dans le rétroviseur. « Les architectes travaillent déjà sur un projet ambitieux et écologique pour remplacer le bâtiment parti en fumée et la réservation évènementielle va bientôt pouvoir redémarrer. » Cet homme-là a le feu sacré. o


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Photos © Fabrice Schiff

Régie Limouzi ENTRE ÉVOLUTION ET TRADITION Ils sont les héritiers d’une histoire séculaire (ndlr : depuis 1890). D’une saga familiale, celle des Limouzi, qui ont fait de leur régie éponyme un acteur incontournable du monde de l’immobilier. Désormais, «l’équipe des quadras» trace son sillon. Une route pavée de symboles forts : réactivité, proximité, humanité... et bonne humeur ! Par Christophe Magnette

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’est un exécutif à trois têtes. Un triumvirat qui détonne. Il y a le PDG, Stanislas Limouzi, 40 ans, entouré par les deux frères Dabreteau : Olivier, 43 ans, le dernier arrivé dans la team (il y a 3 ans), fort notamment d’une expérience de responsable commercial de Würth France pour le sud-est de la France et son cadet de trois ans, Jean-Pierre, issu du monde de l’assurance (Gan, Groupama et Alptis). En sa qualité de président du conseil de surveillance, Jean-François Limouzi conserve sa posture de figure tutélaire. Et observe - serein l’évolution de la régie familiale. Aux agences de la rue de la Charité et du quai des Célestins, est venue s’ajouter celle du cours Lafayette, il y a un an et demi ; aux activités traditionnelles, la gestion de biens et la copropriété (près de 300 immeubles), la transaction (en 2008) et la pratique du viager (en 2010) ont apporté un rayonnement nouveau. « Désormais, nous touchons tout le monde, se félicite Jean-Pierre, investisseurs, particuliers et institutionnels. » Un modèle économique qui semble pertinent. Pour preuve, la Régie Limouzi et ses 43 collaborateurs poursuivent leur mue.

Une nouvelle ère qui s’ouvre  En atteste, ce programme précurseur actuellement en cours de commercialisation à Caluire : 14 villas d’exception, à deux pas de la Croix-Rousse, bâties dans un environnement préservé au cœur d’un emplacement privilégié, «avec les écureuils», souligne avec 56

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malice les deux frères. Un projet de bâtisses «ultra-contemporaines» aux prestations haut de gamme, «des maisons comme une ode aux formes géométriques, aux reflets et à la transparence», dixit notre équipe pas peu fière de s’inscrire dans une démarche partenariale de laquelle devraient découler d’autres opérations de même ampleur. Car le feeling est passé entre la régie Limouzi et les promoteurs du projet caluirard, l’agence Bo Invest, incarnée par ses deux dirigeants, Christophe Caracostas et

Patrick Michel, sans oublier Philippe Magnin du Sauzey, architecte parmi les plus côtés sur la place lyonnaise qui a su insuffler un souffle d’une rare modernité à ces villas. Quid de l’avenir ? « Je doute que nous soyons nombreux à pouvoir se targuer d’une lisibilité sur les deux prochaines années ? C’est pourtant notre cas », souligne Jean-Pierre Dabreteau qui ambitionne une croissance organique rationnelle et le

recrutement de nouveaux collaborateurs. Et son aîné de renchérir : « Á fin 2014, nous souhaitons que nos trois agences maîtrisent le process de nos trois activités : copropriété, gestion de biens et transaction. » Un vrai travail structurel a été entrepris dans ce sens : transversalité au sein des services via un intranet et extranet phosphorés pour répondre aux attentes de leurs collaborateurs, progiciel concocté aux p’tits oignons pour apporter une analyse très fine à leurs commercialisateurs (16 personnes au total, une force de frappe peu commune sur le secteur), la formation interne (et la promotion !) comme levier en terme de management, forte présence sur les réseaux sociaux, c’est un mode opératoire à taille humaine qu’entend mettre en place le triptyque de direction. Afin d’écrire sa propre histoire. La plus pérenne possible. o

Régie Limouzi : 25, rue de la Charité / Lyon 2ème / Tél : 04 72 77 18 18 Limouzi Célestins : 9, quai des Célestins / Lyon 2ème / Tél : 04 37 23 84 00 Limouzi Villeurbanne : 301, cours Lafayette / Lyon 6ème / Tél : 04 37 23 11 50

www.limouzi.com


Photos © Fabrice Schiff

STYLE AUTO

CENTRAL PARC

Room-service pour voiture Le « valet parking » de la Presqu’île joue, depuis le début des années 70, la carte du service hautde-gamme pour vous et votre indispensable véhicule. Par Paul Delagnaux

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maginez un peu le tableau. Lyon, 24 décembre, 18h30. Vous, comme chaque année, incorrigible retardataire des cadeaux de Noël, les bras chargés de sacs, avez encore une bonne demi-douzaine de boutiques à écumer pour trouver la dernière Barbie qui ravira votre exigeante filleule. Vous rêvez de déposer votre chargement pour reprendre votre marche effrénée de Père Noël d’un soir. Mais voilà, votre voiture est au sixième sous-sol d’un parking bondé. Et vous avez commis l’irréparable, vous avez oublié votre numéro de place. Comme la vie peut être injuste parfois. Si vous aviez seulement pris la peine de garer votre véhicule à Central Parc, vous auriez pu déposer votre lourd paquetage auprès d’un des voituriers, pour le retrouver dans votre coffre une fois votre périple achevé. Vous auriez pu également retrouver votre véhicule lavé à la main, passé à la peau de chamois, rutilant. Dommage. Seul « valet parking » de Lyon, Central Parc développe une offre de services unique sur la presqu’île. Qui veut rallier l’hypercentre de Lyon sait à quel point il est difficile de s’y garer. Central Parc propose 200 places, sur quatre niveaux. Parquer son véhicule devient alors un jeu d’enfant. Il n’y a qu’à laisser les clés à l’un des voituriers. C’est tout. « Il faut 58

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les voir manœuvrer en marche arrière jusqu’à l’élévateur pour comprendre que ce sont des as du volant », s’amuse Franck Honegger, le patron du lieu depuis 2007. Il ne vous reste ensuite qu’à partir l’esprit tranquille pour vaquer à vos occupations. Avec la certitude qu’au moment de récupérer votre voiture, cette dernière n’aura pas été fracturée ou rayée. Vous éviterez également l’incontournable PV. Subséquemment, vous augmenterez substantiellement votre budget shopping. Ou la théorie du battement d’aile de papillon, mais celui qu’on ne retrouve pas sur son pare-brise !

40 ans de (station) service  Ouvert de 7h à 1h du matin, Central Parc voit le jour en 1971. Un temps où la place des Terreaux à des allures de gigantesque manège à voiture, où les quais du Rhône ne sont rien d’autre qu’un déversoir à quatre roues.Tout dans la ville respire le super et le gasoil. Les façades Renaissance des quais de Saône portent encore le voile noirâtre du deuil de leur lustre d’antan. « Il ne reste de cette époque, rue Tupin, que Central Parc et la boutique Crepin de Lyon Cuirs et peaux qui lui fait face », se souvient Franck. Une longévité commerciale assez

exceptionnelle, qui s’explique aussi par la diversité de l’offre proposée à Central Parc. Avec une centaine d’abonnés, pour la majorité des commerçants et quelques résidents du quartier, le site n’est pourtant pas uniquement dédié à ces derniers. « Les gens pensent souvent que nous sommes un parking qui fonctionne par abonnement, c’est une idée reçue », explique le patron. L’offre dite de passage représente 50% de l’activité de Central Parc. « Ce sont les particuliers qui s’arrêtent une heure ou deux en ville que nous voulons également fidéliser. » Alors faites le test pendant les fêtes. En période de grosse affluence, les voituriers vous rapportent votre véhicule, clés en main, en quatre minutes maximum. Juste le temps pour vous de tailler le bout de gras, bien au chaud. Et d’expliquer comment vous en avez bavé pour trouver, la veille de Noël, cette satanée Barbie réclamée à corps et à cris par votre filleule. Central Parc - 18, rue Tupin - Lyon 2 04 78 37 67 74 Ouvert du lundi au samedi de 7h à 1h du matin


STYLE GASTRO

Photos © Fabrice Schiff & DR

ison Pignol a M UN HIVER DIÉTÉTIQUE

Gâteau de foies blonds, champignons de Paris et coulis lyonnais. Pratiques et gourmandes ces nouvelles Pibox !

Le plateau diététique complet de la Maison Pignol

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Jean-Louis Maier nous aura prévenus ! Si les fêtes de fin d’année sont toujours propices aux excès en tout genre, le célèbre joaillier lyonnais pense surtout à l’après. Vous envisagiez votre détox à grand renfort de cachets effervescents ? Jean-Paul Pignol s’occupe de tout. Conçu par la diététicienne maison Emilie Prochasson, son plateau diététique complet (17,50 €, 575 calories seulement), proposé froid, requinquera les corps meurtris par les abus de champagne, dinde, chapon, huitres, saumon fumé, foie gras… Le plateau vous accompagnera tout au long de l’année, du bureau jusqu’à votre domicile. A ceux qui préfèrent les mets équilibrés à la diète, testez plutôt les Pibox. Un plat complet de 300 grammes, emballage recyclable, vendu à 6,50 € dans les sept boutiques lyonnaises du traiteur ou livrées en véhicule électrique. Avec deux nouvelles recettes proposées chaque jour, surprise rime avec gourmandise !

t si vous abandonniez cette année la traditionnelle dinde de Noël ? La maison Pignol vous propose de revisiter les grands classiques des fêtes. Comme ce trio de foie gras, servi glacé. Laissez-vous également tenter par la brochette de gambas poêlée sur son lit acidulé de pommes-ananas. Vous n’envisagez pas de passer Noël sans mettre à l’honneur la volaille ou le gibier ? Pas de panique ! Le pavé de biche et sa poire rôtie au vin rouge devrait ravir vos convives. A moins qu’ils ne se damnent pour la caille en croûte, farcie au foie gras et légumes. Que dire de l’exquise volaille de Bresse à la crème et aux morilles… Simplement que décembre a du bon ! Jean-Louis Maier et Jean-Paul Pignol

« Trio de foie gras »

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« Brochette de gambas poêlées »

« Caille en croûte »

« Volaille de Bresse »

212, rue du Général de Gaulle - Brignais / 17, rue Emile Zola - Lyon 2 / 8, place Bellecour - Lyon 2 / / 48, rue Vendôme - Lyon 6 / 7, place Charles de Gaulle – Ecully 28, avenue Henri Barbusse - VILLEURBANNE / Printemps - 4ème étage - Lyon 2 / 18, rue de l’Alma – GRENOBLE

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STYLE GASTRO

Les Cuisines Bernollin

Photos © Christelle Viviant

INVITENT CHRISTIAN LHERM

Pour ce rendez-vous gourmand de Noël, Arnaud Bernollin a convié dans son show-room lyonnais le nouveau chef du restaurant Les Trois Dômes. Sous l’œil de Silvio Iacovino (DG du Sofitel-Lyon), Christian Lherm a décliné avec talent ses créations autour du caviar d’Aquitaine, des huîtres et des Saint-Jacques. Difficile de résister au chant de ces sirènes de la gastronomie, particulièrement en période de fêtes. Jean Burdy (Pernod-Mumm) s’est mis au diapason en sortant de sa hotte un magnum de Mumm bienvenu. Même le dressage du dessert rappelait la traditionnelle bûche du 25 décembre. Produits de la mer, chocolat et champagne… Le triptyque gagnant pour Noël ! Avec, au pied du sapin, un four professionnel Bourgeois, distribué en exclusivité chez Bernollin Cuisines à Lyon. Joyeuses fêtes. BS

Noix de Saint Jacques caramélisées - Parmentier aux cèpes, fumet réduit au jus de Bardes

Tartare d’huîtres et Noix de Saint Jacques Pointes de caviar d’Aquitaine

Saladine de coquillages et couteaux Duo de Quinoa blanc et rouge, vieux parmesan

Cigare croustille – Tube arabica quenelle de glace à la vanille

Les Trois Dômes – Hôtel Sofitel Bellecour – 20, quai Dr Gailleton – Lyon 2 – Tel : 04 72 41 20 97 Cuisines Bernollin - 27, rue du 3 septembre 1944 - Anse - Tél. 04 74 67 04 08 - Cuisines Bernollin - 5, place Puvis de Chavannes - Lyon 6ème - Tél. 04 78 93 00 61 62

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NOËL AUX

HALLES de Lyon

HALLES PAUL BOCUSE LE PLEIN DE GOURMANDISES

BOUCHERIE TROLLIET FROMAGERIE MONS LES GARÇONS BOUCHERS LA MÈRE RICHARD CUISINE DU SUD CHARCUTERIE BOBOSSE CHEZ ANTONIN MAISON MALARTRE CLOSTAN TRAITEUR MAISON ROUSSEAU CHARCUTERIE SIBILIA MAISON CELLERIER

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Dossier réalisé par Benjamin Solly et Julien Smati Photos : Fabrice Schiff

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NOËL AUX

HALLES de Lyon

BOUCHERIE TROLLIET VOLAILLES ET GIBIERS EN PARURE DE FÊTE Boucherie Trolliet Halles de Lyon - 04 78 62 36 60

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ermez un instant les yeux et replongez dans votre enfance. Fermement accroché à la main de votre maman, vous voilà arrivé dans l’échoppe du boucher. Accueilli par le fracas du hachoir, vous êtes saisi par l’effervescence du lieu, ses couleurs, ses odeurs. Sur les étals, les mille plumes des volailles semblent rivaliser d’élégance avec la fourrure des gibiers. Vous pouvez rouvrir les yeux. Vous êtes arrivé chez Trolliet ! Pour Maurice, meilleur ouvrier de France en boucherie depuis 1986, la viande est un noble art. Celui de choisir, en premier lieu, les bons produits. La volaille de Bresse n’a aucun secret pour ce col tricolore, originaire d’Ambérieu-en-Bugey. Dindes, chapons, poulardes, poulets, poules, coqs, pintades jouent les coquettes dans les vitrines des Halles de Lyon. La bague qu’elles portent à la patte gauche marque leur appellation d’origine protégée. Du côté des gibiers, le chevreuil, la biche, le sanglier, le faisan, la poule faisane et le colvert se disputent la vedette. Qui sera la star des assiettes de Noël cette année ? « Celle que vous aurez choisie, pardi ! », s’esclaffe Alexis qui a rejoint son père « par passion » pour la boucherie. Sa sœur Laurence pourra même vous prodiguer les bons conseils de cuisson pour, qu’à coup sûr, vous passiez un réveillon inoubliable. Et n’oubliez surtout pas de laisser une assiette près de la cheminée, il se pourrait bien que le père Noël y prenne goût et revienne vous voir tous les jours ! Ouverture : mardi et jeudi de 8 h à 12 h et de 15 h à 19 h – mercredi et dimanche de 8 h à 12 h - vendredi et samedi de 8 h à 19 h Ouverture exceptionnelle les lundis 24 et 31 décembre. Livraison à domicile à partir de 50 e d’achats - www.boucherie-trolliet.com

MAISON MONS LE FROMAGE ÉLEVÉ AU RANG D’ART Fromagerie Mons Halles de Lyon - 04 78 62 36 77

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uand deux maîtres fromagers-affineurs, meilleurs ouvriers de France, unissent leur expertise au service du goût, le résultat est forcément qualitatif. En 20 07, Etienne Boissy (MOF 20 04) et Hervé Mons (MOF 20 0 0) s’associent pour perpétuer la tradition du fromage haut-de-gamme aux Halles de Lyon. Avec 130 références en vitrine, une équipe passionnée, la fromagerie Mons saura créer le plateau de fromage idéal pour vos fêtes de fin d’année. Avec un gros coup de cœur pour le beaufort d’alpage de Robert Perret, producteur émérite installé au dessus du lac de Tueda près de Méribel. Paissant à plus de 2 0 0 0 mètres d’altitude, ses vaches produisent un lait très parfumé dont les arômes de fleur se retranscrivent admirablement lors de la dégustation du produit, affiné pendant 18 mois. « Un vrai fromage de puriste », explique Etienne, qui conseille un bon pain de campagne et un verre de Chignin-Bergeron. Un Pouilly-Fuissé 2010 de chez Guerrin, disponible en boutique, l’accompagnera également à merveille. Vous avez déjà l’eau à la bouche ? Rendez-vous au bar à fromage de la boutique pour une dégustation. La maison proposed’ailleurs des soirées à thèmes. La prochaine aura lieu le 6 décembre autour des fromages truffés. A ne pas manquer.

Ouvert du mardi au dimanche et tous les jours à partir du 9 décembre. www.mons-fromages.com

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LES GARÇONS BOUCHERS AU BONHEUR DES CARNASSIERS ! Les Garçons Bouchers Halles de Lyon - 04 72 40 08 59

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lerte aux carnivores ! Les Garçons Bouchers ont sorti les fusils, aiguisés les couteaux et sont prêts à tordre de cou à la moindre volaille de Noël qui passerait à portée de main. Ici, le roi, c’est le bœuf. Et pas celui qui trône dans la crèche. Non, le bœuf des Garçons Bouchers pèse plutôt entre 600 kg et 700 kg et préfère à la compagnie de l’âne et des Rois Mages les verts pâturages du Charolais. « Nous ne proposons que les pièces les plus nobles que nous faisons rentrer quotidiennement, selon l’arrivage, des abattoirs de Corbas », expliquent Gilbert Vincent et David Mollard, les patrons du lieu qui devraient bientôt proposer de l’Aubrac à l’ardoise. Parmi les incontournables, le tartare de bœuf coupé au couteau se taille la part du lion avec le hamburger au foie gras maison. L’assiette du boucher devrait également satisfaire les amateurs. Chaque viande est servie avec une garniture au choix. La purée maison et les frites fraîches sont irrésistibles. Accoudé au comptoir ou attablé à la salle de restaurant située à l’étage, les Garçons Bouchers peuvent accueillir plus de 100 convives. Ils ont également une terrasse à ciel ouvert, au cœur des Halles, d’une vingtaine de couverts. De quoi satisfaire les derniers irréductibles de la cigarette, qui pourront s’en griller une sans risquer l’amende. Via les réseaux sociaux Facebook et Twitter, Gilbert informe ses aficionados des nouveautés de la carte et propose des dégustations spéciales. Miam. Ouvert tous les jours à midi. Ouvert le soir jeudi, vendredi et samedi.

FROMAGERIE RENÉE RICHARD LA GARDIENNE DU TEMPLE Fromagerie Renée Richard Halles de Lyon - 04 78 62 30 78

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n retrouve les premières mentions du Saint-Marcellin au XVe siècle. Pas de chance pour le Prudent Louis XI, il faudra attendre près de six siècles pour que Renée Richard donne ses lettres de noblesse à ce fromage à base de lait de vache, pâte molle et croûte fleurie. Installée en 1968 aux Halles, cette fille de charcutier quitte la cochonnaille pour se lancer dans l’affinage du petit fromage du Dauphiné. « Ma mère trouvait à l’époque que Lyon manquait de spécialités locales, confesse sa fille Renée, qui a repris les rennes de l’entreprise, se destinant à l’origine à une carrière dans le droit. Et le fromage a plu tout de suite à la clientèle et aux restaurateurs, des bouchons aux étoilés. » C’est Monsieur Paul le premier qui le met à la carte de son restaurant. Il affuble au passage Renée Richard de son surnom de « mère », lui ouvrant toutes grandes les portes du panthéon gastronomique lyonnais. « Ce fromage a évidemment un secret, mais je ne vous le révélerai pas. » Ces délices sont rigoureusement sélectionnés auprès de plusieurs producteurs de la région. Ils sont ensuite affinés 30 jours dans des caves situées sur les bords de Saône. Les étals regorgent également d’une sélection de fromages saisonniers, du saint-nectaire fermier au reblochon, en passant par les vieux Comté et Beaufort. Autant d’incontournables servis sur un plateau.

Ouvert du mardi, jeudi et dimanche de 7 h à 12h30 puis de 15 h à 19 h – vendredi et samedi de 7 h à 19 h. Horaires susceptibles d’être modifiés pendant les fêtes.

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MAISON BOBOSSE TIENS, VOILÀ DU BOUDIN (BLANC) ! Charcuterie Bobosse Halles de Lyon - 04 78 62 66 10

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ublié des animaux de la crèche, le cochon prendra sa revanche cette fin d’année dans les assiettes de Noël. La maison Bobosse nous le promet ! 11ème cru (charcutier !) du Beaujolais, ce morceau du patrimoine gastronomique local, national et international est implanté depuis 1969 au cœur du territoire viticole, à Saint-Jean d’Ardières. L’âme du fondateur, le truculent René Besson, perdure depuis la reprise de la maison par Bernard Juban en 1996. La qualité également. En témoigne cet excellent boudin blanc, que la maison met à l’honneur pour les fêtes. « Nous les déclinons sur trois saveurs : nature, foie gras, ou truffé », explique la fille de Bernard, Marlène Jamin, tombée dans la marmite à cochonnaille étant petite. Son boudin blanc est travaillé artisanalement et à l’ancienne, uniquement avec de nobles ingrédients : blanc de volaille, lait et crème fraîche. Calibré pour l’apéritif ou pour l’entrée, en portion individuelle de 120 grammes, il se déguste chaud, accompagné d’une petite salade de mâche. Déglacé après cuisson au vinaigre de Xérès, il deviendra irrésistible. Rappelons à ceux qui ne jurent que par le foie gras que la préparation charcutière du boudin, qui remonte au Moyen-âge, était spécialement confectionnée pour les fêtes de Noël. Pour le reste, la maison Bobosse propose toujours ses incontournables : saucissons, rosette, gratons, andouillette tirée à la ficelle, fromage de tête et tête roulée et… jésus ! Amen. Ouvert du mardi au samedi de 8h30 à 19 h, le dimanche de 08h30 à 13 h. Ouvert le lundi pendant les fêtes. www.bobosse.fr

CUISINES DU SUD LE FOIE GRAS DANS TOUS SES ÉTATS Cuisines du Sud Halles de Lyon - 04 78 60 30 94

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hysique de rugbyman et bonne humeur communicative, Thomas Védrine n’a pas ramené du sud-ouest que les traits de caractère amicaux de ses habitants. Il travaille pour les fêtes un foie gras, préparé maison, qui n’a pas son équivalent sur la place de Lyon. Les lobes qu’il magnifie sont d’origine géographique protégée, gage de qualité. Assaisonnés simplement (sel, poivre), rehaussé au porto ou au cognac, le foie gras est travaillé selon deux techniques de cuisson, à la vapeur ou au bain-marie. Le cœur cuit à 69°, il est prêt pour un choc thermique qui lui donnera sa consistance à la fois moelleuse et compacte. A 78 € le kilo, il serait dommage de s’en priver pour les fêtes de fin d’année. Les langoustes de Cuba figurent également en bonne place parmi les must du réveillon, tout comme les grenouilles sauvages, que Thomas cuisine tout au long de l’année. Véritable passionné du bon goût, il concocte chaque jour avec sa joyeuse équipe des petits plats de traiteurs qui fleurent bon la Méditerranée. Nous ne saurions que trop vous conseiller ses antipasti et sa paella valenciana qu’il décline en portion individuelle ou à la commande pour vos évènements. A un prix défiant toute concurrence, évidemment.

Ouvert du mardi au jeudi à partir de 8h30 et de 15h30 à 19h30 ; le vendredi et le samedi de 8h30 à 19h30 ; le dimanche de 8h30 à 13h30. Ouvert les lundis de décembre.

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MAISON MALARTRE LE « FAÇONNAGE » TRAVERSE LES ÂGES Maison Malartre Halles de Lyon – 04 78 62 32 26

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ous sommes en 1947. Paul Malartre, pâtissier de son état, roule ses quenelles artisanales sur un coin de table, dans sa minuscule cuisine. Son épouse Magdeleine, elle, met en conserve les légumes produits par ses maraîchers de parents. On appelle cela le « façonnage. » Les fondateurs de la maison Malartre savent-ils, à cet instant, que l’enseigne deviendra une référence à Lyon ? Si les cardons de Vincent Pestre, agriculteur dans la vallée de Brévenne (Monts du Lyonnais), font partie du patrimoine culinaire lyonnais, on le doit à la maison Malartre. Leurs quenelles, en particulier la recette au homard, devraient également figurer en bonne place parmi les must du réveillon, avec cinq sauces « maison » au choix (nantua, financière, crustacés, bisque d’écrevisses et coulis lyonnais) pour faire chanter la « panade » ! Gage de qualité, le premier Prix Gault et Millau a été attribué aux Mousses de brochet Malartre en 1981. Les produits qui rentrent dans la fabrication des mets sont sélectionnés avec une exigence de qualité rare. Et sont tous issus de la production lyonnaise ou régionale. Vous avez dit circuit-court ? Du terroir à l’assiette, faites le test directement sur le stand des Halles ou au Comptoir Maison Malartre qui vient d’ouvrir ses portes quai Saint-Antoine. Avant de retrouver ces délices sur votre table de Noël ! Ouvert du mardi au samedi de 8 h à 19 h, le dimanche de 9 h à 14 h. Ouvert les lundis de décembre. www.maison-malartre.fr Comptoir Maison Malartre – 29, quai Saint-Antoine – Lyon 2. Ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 19 h - samedi de 9 h à 19 h - dimanche 10 h à 14 h.

CHEZ ANTONIN MAÎTRE ECAILLER Chez Antonin – Halles de lyon 04 78 62 39 10

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nstallé depuis une vingtaine d’années aux Halles de Lyon, Eric Giraud s’est donné la mission de trouver le meilleur pour ses clients qui constituent parfois ses amis. Il n’hésite pas à sillonner les côtes de la Méditerranée ou des océans pour dénicher le producteur le plus authentique et parfois le plus innovant. Une démarche au service de la qualité qui a tendance à se perdre aujourd’hui selon lui. Ainsi a démarré sa rencontre avec Joël Dupuch, qui produit « Les Perles de l’Impératrices » au Cap Ferret en bordure d’océan. Des huîtres pleines et charnues, croquantes et qui délivre en bouche des saveurs persistantes et évolutives. Joël a fait un passage remarqué au cinéma en jouant son propre personnage dans le film « Les petits mouchoirs » de Guillaume Canet. La Méditerranée se trouve aussi à l’honneur avec son huître ambassadrice d’exception, la Spéciale Tarbouriech. Provenant de la lagune de Thau dans l’Hérault, cette huître affiche une nacre d’une blancheur extrême et une coquille délicatement rosée. Charnue, goûteuse et finement iodée, elle exprime des arômes de noisettes et champignons. Une perle à découvrir d’urgence chez Antonin, à table, au comptoir ou à emporter. Pour les fêtes, Eric et son équipe peut vous préparer des plateaux de fruits de mer avec tourteaux, pattes de crabe King crabe, huîtres, crevettes, oursins, bulots... vous avez le choix des armes pour bien terminer l’année ou parfaitement commencer la prochaine !

Ouvert tous les jours de décembre de 9 h à 22 h. www.chezantonin69.com

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Au Colombier vous accueille tout l’automne pour déguster des gibiers et plats de saison.

Photo © Jeff Nalin Photos © Nico

Ouverture exceptionelle jusqu’à fin décembre

Nouveau Cadre

AGENCE82

Ouvert tous les jours sauf le dimanche soir et le lundi salle de réunion et séminaire, tables d’hôte en cuisine À 20 minutes de Lyon – École de cuisine


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HALLES de Lyon

MAISON ROUSSEAU LE VAISSEAU AMIRAL DES HALLES Maison Rousseau Halles de Lyon - 04 78 62 37 65

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’air du large conserve, paraît-il. Il suffit de jeter un œil à la maison Rousseau pour se convaincre que les embruns ont du bon. Présent aux Halles depuis 1906, l’épicier marin joue au centenaire fringant. Et régale toujours par la qualité de ses fruits de mer. Spécialistes des huîtres, dont la gigantesque huître sauvage qui devrait encore ravir les amateurs cette fin d’année, JeanLouis et Alexandra Lemmens ont rapporté d’autres perles dans leurs casiers pour les fêtes. Quelques coquillages d’exception, dont les couteaux, violets, vernis et autres lavagnons combleront les plus exigeants. Leur déclinaison d’oursins (Galice, Islande, Quiberon) est unique à Lyon. Gambas, pinces des crabes et tourteaux jouent également les stars des étals. Mais l’incontournable de Noël reste le homard breton. Calibré pour les tables de fêtes, il laissera sans voix vos convives pour le réveillon. Vous n’en pouvez plus d’attendre ? Foncez à l’espace de dégustation de la Maison Rousseau. Composé de deux salles, d’un double comptoir et de mange-debout, il vous permettra de satisfaire votre gourmandise avec un plateau de fruits de mer préparé à la minute par les écaillers. Spectaculaire ! Vous êtes plus poisson ? Qu’à cela ne tienne, les belles daurades de chez Pupier sont aussi à consommer sur place.

Ouvert midi et soir non stop, de 8 h à 22 h, du mardi au samedi. Ouvert dimanche uniquement à midi. Ouverture exceptionnelle les lundis de décembre de 10 à 15 h. Ouverture exceptionnelle les 24 et 31 décembre de 8 h à 19 h. www.maison-rousseau.com

TRAITEUR CLOSTAN DU SUR-MESURE Clostan Halles de Lyon – 04 78 62 93 03

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t si, pour une fois, vous consacriez les fêtes de fin d’année à votre seul bon plaisir ? Dire adieu aux fourneaux et profiter des siens, en toute tranquillité. Tentant, non ? Alors confiez les clés de votre réveillon à Arnaud Languille. Depuis 1983, l’homme a contribué à faire du traiteur Clostan un maître du goût à Lyon. Cette année, il revient avec un magnifique foie gras au Sauternes, cuit à la terrine. « C’est un peu iconoclaste, mais il s’accommode très bien d’un Côte Rôtie », glisse-t-il. Un flacon de la maison Pichat conviendrait à merveille. A moins que vous ne vous laissiez emporter par la rondeur et l’équilibre de la cuvée réserve Jean de Lillet. Rassurez-vous, les deux figurent en bonne place sur le stand des Halles. Vous recherchez la vibration ultime ? Clostan propose cette année de la truffe blanche d’Alba. La tuber magnatum, disponible à la commande, pèse 4 50 0 € du kilo. Une rareté qui tutoie l’exceptionnel. Tout comme les chocolats confectionnés par le chef pâtissier Jérôme Langillier, champion du monde de Pâtisserie en 20 09. Le réveillon s’annonce bien. A vous maintenant de jouer les hôtes de marque et de cueillir vos convives avec le célèbre « C’est moi qui l’ai fait. » Promis, on ne vendra pas la mèche !

Du mardi au samedi de 9 h à 18h30 - le dimanche de 9 h à 12 heures 30. Ouvert les lundis 24 et 31 décembre. www.clostan.fr

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CHARCUTERIE SIBILIA UN NOËL LYONNAIS AUTOUR DU CERVELAS Charcuterie Sibilia Halles Paul Bocuse – 04 78 62 36 28

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’yon… Ses deux fleuves, sa basilique de Fourvière, ses canuts… et sa maison Sibilia ! Le charcutier qui règne en maître depuis 1925 est une enseigne connue, reconnue et enviée entre Saône et Rhône. La boutique des Halles est un poème à elle seule. Les saucissons secs et à cuire, pendus à la devanture, jouent les acrobates quand les vitrines débordent de cochonnailles, sabodets, andouillettes, terrines et boudins. Pour Noël, les gourmands se tourneront vers les cervelas pistachés et truffés, spécialités de Sibilia. Ils s’arrêteront également sur le foie gras préparé maison. La recette ? Des lobes de grande qualité, un assaisonnement classique sel poivre, et une touche de mystère qui donne au produit sa saveur inimitable. Les initiés vous diront qu’il est arrosé d’un vin cuit… mais qui n’est pas l’habituel porto ! Le pâté-croûte de Laurent Bouvier, champion de France de la discipline en 2004, trône également en bonne place parmi les indispensables de la maison Sibilia. Le patron des Toques Blanches ne nous a pas révélé non plus les secrets de sa fabrication. C’est bien connu, les magiciens ne révèlent jamais leur tour… Et c’est tant mieux !

Ouvert tous les jours de décembre de 8 h à 19 h. www.charcuteriesibilia.com

MAISON CELLERIER LE CŒUR DES HALLES Maison Cellerier Halles de Lyon – 04 78 62 37 75

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ne histoire de famille. Traiteur gastronomique depuis plus de 20 ans et quatre générations, la maison Cellerier peut s’enorgueillir d’une renommée solide dans le milieu. Et d’un appétit d’ogre ! Avec cinq boutiques, le gardien du haut-de-gamme aux Halles de Lyon s’appelle Alain Cellerier. Le comptoir « Ciao Ciao » propose un large choix d’antipasti et de charcuterie italienne qui donnera une tonalité résolument ensoleillée à votre apéritif du réveillon. Un détour « Chez Georges », l’écailler de la maison, et ce sont tous les plus beaux coquillages, crustacés et poissons que vous trouverez servis sur un plateau. Pour les fêtes, les langoustes royales et les homards bleus jouent sur le registre des grands classiques, quand l’huitre Gillardeau, la marotte des grands chefs affinée à l’eau froide d’Irlande, donnera des allures de 3 étoiles à votre table. Pour terminer, passage obligé par la fromagerie Cellerier. C’est le cœur d’activité de la maison. Les maitres fromagers guideront votre choix parmi une très vaste déclinaison de produits. Les grands classiques mis sous cloche, laissez vous tenter par quelques fromages d’exception, du véritable cheddar au Stilton (bleu anglais) affiné au Porto. Sans même vous en rendre compte, vous venez de trouver votre menu pour les fêtes de fin d’année.

« Ciao Ciao » - Ouvert du lundi au samedi de 7h à 19h, le dimanche de 8h à 14h. « Chez Georges » - Ouvert 7j/7j de 8h30 à 22h, le dimanche jusqu’à 15h. Fromagerie Cellerier - Ouvert du lundi au samedi de 7h à 19h, le dimanche de 8h à 14h.

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LE DRESSING 11 8

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1 - SERAFINI Baskets fourrées 2 - PAUL SMITH Besace Trousse de toilette 3 - CANADA GOOSE Parka PAUL SMITH Etole en laine DELLA CIANA Pull 4 - DELLA CIANA Bonnet PAUL SMITH Bonnet 5 - PAUL SMITH Housse I Pad Coque I Phone Crayons à papier Carnet de note 6 - DELLA CIANA Pull PAUL SMITH Ceinture 7 - ETRO Chemise 8 - PARAJUMPERS Parka 9 -ETRO Pantalon 10 - PAUL SMITH Bottines avec fourrure 11 - PAUL SMITH Echarpe et gants 12 - PAUL SMITH Housse d’ordinateur portable Porte clé 13 - PAUL SMITH Porte feuille Boutons de manchette 14 - PAUL SMITH Chaussettes Calecçon LE DRESSING 1, rue Jean de Tournes Lyon 2 - 04 78 42 56 33

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LES BOUGIES DYPTIQUE A LYON La marque diptyque, qui vient de s’installer à Lyon, a imaginé trois dessins inédits pour l’hiver 2012 inspirés des mythiques tapis Kilim . Une variation d’or, d’émeraude et de péridot (senteur Sapin Doré), un imprimé rubis patiné d’or (Oud Ambré), ainsi qu’une inspiration de tous les bleus d’une nuit sous les étoiles (Oliban). A partir de 28 €

Cher Papa Noël... LADY’S SECRET for your feet only Ce modèle tout en cuir a été spécialement conçu pour les chaussures à talons hauts. Un coussinet à l’avant permet de soulager l’avant du pied et un autre au talon permet d’amortir les chocs lors de la marche. Un revêtement antidérapant permet à la semelle de rester en place dans la chaussure. So Glam ! Spécial Talons Hauts 19.90 € Ces produits sont vendus au Printemps, Parashop, Monoprix et sur notre site www.lady-secret.fr

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Jordan Malka

UNE NOUVELLE LIGNE COUTURE À PETITS PRIX Envie d’un costume à la coupe soignée, à la qualité irréprochable sans pour autant donner un sévère coup de canif dans le budget ? Un pari qui ne semble pas gagné. Ce serait sans compter sur la désormais incontournable boutique de Jordan Malka que les lyonnais friands de mode se garderaient bien de partager ! Par Sophie Guivarch

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l faut dire que l’adresse brille par sa discrétion. A quelques encablures de la place des Terreaux, c’est par un heureux hasard ou sur le conseil d’un proche (pour le moins amical) que l’on découvre la boutique de ce jeune lyonnais qui décide, à 29 ans, de lancer sa propre collection de vêtements pour hommes. Fort de son expérience dans la confection, acquise auprès de son père, Jordan Malka achète les matières premières, sélectionne les fournisseurs, définit les modèles et les coupes. Une absence d’intermédiaire qui lui permet d’afficher des prix défiant toute concurrence tout en garantissant une grande qualité et une parfaite finition des produits. Tissus irréprochables, coupes ajustées, détails soignés… La griffe Jordan Malka n’a rien à envier aux marques de prêt à porter masculin les plus en vue. Cet hiver, il nous surprend une fois 94

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compléter son dressing le petit pull laine et cachemire avec ou sans coudière s’impose ! Ceintures, chaussures, écharpes…, sans oublier les manteaux de laine, cabans, trench et parka finalisent la tenue parfaite. Comme une envie de se relooker ? Jordan Malka vous reçoit avec beaucoup de professionnalisme et de passion. Soucieux de satisfaire sa clientèle, son conseil est sans appel ! Une adresse comme on les aime mais que l’on aimerait garder pour soi… O

encore avec une nouvelle collection encore plus haut de gamme. La ligne baptisée Jordan Malka Couture, montée en Italie, propose des costumes, vestes entoilées, demi doublées, dont le montage, la technicité, les détails sont particulièrement soignés. Les matières « made in Italie » sont sélectionnées auprès des plus grands tisseurs de la péninsule. Les pantalons aux lignes structurées s’accordent à la chemise aux boutons de nacre. Et pour

Costume 100% laine à partir de 249 euros et chemise 100% coton à partir de 45 euros Ouvert les dimanches 2, 9, 16 et 23 décembre de 10h à 19h30 4, rue du plâtre – Lyon 1 – 04 78 72 77 84 www.jordan-malka.com vente en ligne sur le site


VU ! CHRONIQUE

MOIS PAR

moi

Les jolies sorties et belles rencontres de Françoise Petit.

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nvité recette Georges Blanc ! Le Chef de Vonnas a fait salle comble au Pavillon de la Rotonde. Accompagné de Sally et de leur fille Lara, craquante petite fille espiègle, il fit briller ses étoiles au dernier dîner du Wine& Business. Pour la photo de mise en bouche Bruno Alart, caché par son épouse (un scoop !), Olivier Sucrot, Fabrice Sommier, Philippe Ochin et Yann Eon du Domaine Faiveley déployaient leurs saveurs faire entre animation et dégustation. La cuisine de Philippe Gauvreau, l’accueil de Frédéric Fass donnent toujours le supplément d’art à ces soirées qui seront rapatriées au cœur du Casino.

M P

atrick Tayol-Guyot et Nicolas Tayol ont mis du peps sur un site qui nous fera déguster un concept tout à fait novateur. Fruit d’une réflexion vitaminée par 4 générations de passionnés du Vin la formule « je m’abonne, je reçois, je déguste » donne l’eau à la bouche ! My.Good.Wines.com de la Maison Guyot créée en 1924 vous en dira plus sur l’assemblage expérience et attente des clients. Une vraie bonne idée pour les fêtes. A aimer sans modération toute l’année.

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rançoise Charbonnier avec un premier roman très particulier frappe fort dans l’intrigue, si Thierry Frémaux tombe dessus il pourrait bien dénicher « the » réalisateur pour porter son livre à l’écran. Conseillère en communication, cette lyonnaise aux efficaces aventures entrepreneuriales, s’est lancée dans l’écriture surfant sur l’histoire complexe d’un psychanalyste bouleversé par la personnalité d’une patiente de 20 ans. Ce n’est pas une saga amoureuse banale, l’homme est en sursis après un AVC. Se conjuguent alors le réel, le passé, l’indicible avec cette Nina pour qui il abandonnera sa vie conventionnelle. François Paradis, c’est son nom (pas un hasard le paradis !) abordant la mort, entre en confusion totale avec ses repères, le lecteur est déstabilisé jusqu’à « the end ». « Ultime délivrance » Editions du Rocher - Photo : Marion Choby. 96

DÉCEMBRE 2012

oment de fierté à l’heure d’être intronisée dans la Confrérie de la Quenelle Sauce Nantua. Mon parrain Francisque Mercier est un empereur du goût. Son souci de vendre des bonnes choses reste encore dans les mémoires. Aujourd’hui, l’ex boucher charcutier de Nantua se consacre à promouvoir les produits qu’il avait si bien travaillés. Avec une petite équipe et sous la houlette de l’exceptionnelle Arlette Berger, il s’est impliqué dans la fête. Journée ponctuée de dégustations sous l’oeil averti d’artisans producteurs présents au Marché des Délices. A midi un déjeuner concocté par JeanCharles Guyot dans son magnifique établissement ancré à fleur de lac invitait au respect. Sa volaille de l’Ain mini quenelle et jus d’écrevisse a séduit l’ensemble des convives. Ce chef discret et brillant réalise avec respect des recettes mijotant entre saveurs locales et sens des valeurs. Du grand art à quelques encablures de Lyon (www.hotelembarcadere.com)


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VU ! PEOPLE EVENTS

LES 20 ÉVÉNEMENTS

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Photos © Fabrice Schiff et Benjamin Solly

ES, KTAILS, BEFORE, AFTER, VERNISSAG RETROUVEZ CHAQUE MOIS LES COC E. ITAL CAP RE NOT É MIN QUI ONT ILLU PETITS FOURS ET BEAUX ATOURS

Gégé donne tout son sens à l’expression « s’en jeter un derrière la cravate », sous l’œil rigolard des officiels

1

BEAUJOLAIS NOUVEAU 2012 GUY MARCHAND LANCE LES FESTIVITÉS

3

CAMILLE ET MARIE NIOGRET 60 ANS DE COMPLICITÉ CÉLÉBRÉES AU LCL

Le cœur évènementiel de Lyon battait à la préfecture du Rhône, mercredi 14 novembre 2012, pour la traditionnelle soirée qui lance le Beaujolais Nouveau. A Lyon, il en va de la tradition comme de la ville : on l’aménage depuis des décennies ! Normalement mis sous embargo jusqu’au troisième jeudi de novembre à minuit, les irréductibles people lyonnais se sont retrouvés, à l’invitation du Progrès, pour goûter en avant-première le primeur 2012. BS

2

LE SHOW DE JEAN ROCH LES SALINS

Le fondateur du VIP Room était la guest-star de l’inauguration de l’ex Rue Le Bec, à la Confluence, repris par Christian Têtedoie, Stéphane Fioc, Franck Sucillon et Frédéric Sartou. Le roi des nuits parisiennes et tropéziennes a transformé la brasserie en dancefloor éphémère de 2000 m2 le temps d’un afterwork. MP

Ils se rencontrèrent en 1940, pendant le vernissage du salon d’Automne où Marie Bertone (1909-2000) exposait pour la première fois. Ils ne se quittèrent plus. Seule la mort les sépara, emportant Marie après une longue souffrance. Une rétrospective leur est consacrée au siège historique du Crédit Lyonnais jusqu’au 11 janvier 2013. AV 98

DÉCEMBRE 2012

Alain Vollerin, Guy Mathé responsable marché haut de gamme LCL, Alain Trescartes directeur de la communication LCL, Pascal Pétris directeur des agences LCL de Lyon, et Georges Sébille, directeur de l’agence République LCL


OL PEOPLE

LES 20 RENDEZ-VOUS

avec

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Photos © Fabrice Schiff

Laurent Argelier, fan du groupe Sexion d’Assaut

4 LES TRIBUNES VIP d’OL - BASTIA

CHAMPIONNAT DE FRANCE Jacques Matagrin, Michel Mercier, président du Conseil général, Baptiste, Thibault et Théophile

Fort de sa victoire fleuve à Gerland face au Sporting Club de Bastia (5-2), l’OL retrouve le trio de tête de la Ligue 1. Un véritable festival applaudi par les plus assidus des supporters – VIP ou non – qui n’avaient pas pris prétexte des vacances scolaires pour faire la loge buissonnière. Ils ont été largement récompensés de leur fidélité ! MP

Xavier Tholy (Astrid) et Christian Machefert (Efféa)

Audrey Bourdier et Manon Crespi Les invités MDA

Jean-Paul Charbit (Solvimo Ecully) et Victor Freixo (RJM Ecully) Alexis Termoz (Comptoir d’Oz), Sophie Clopin (Ifsttar) et Emmanuel Salenave (OL)

Thierry Sauvage (OL) et Jean-Louis Legrand (Adidas)

100

DÉCEMBRE 2012

Etienne et Eric Roussel (Elior) Philippe Vorburger (Comédie Odéon) et Annie Saladin (OL)

Denis Chaumier (Adidas) et Frédéric Lincker (Adidas Part-Dieu)

Pauline Menusier et Joachim Gladel (Groupe Delorme automobiles)

David Mariani, président des Corses de Lyon et Gilbert Branca


VU ! PEOPLE EVENTS

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et Arnaud Michon (Chaumet)

5 BRILLE CHEZ MAIER JOAILLIER LA MAISON CHAUMET

Le haut joaillier français présentait ses dernières créations le temps d’une exposition, du 15 au 25 novembre, dans le show-room du célèbre bijoutier lyonnais. Un préambule féérique aux fêtes de fin d’année, pour un voyage exceptionnel dans l’univers de la haute joaillerie et de la haute horlogerie. La soirée d’inauguration, le 14 novembre 2012, a réuni plus de 500 personnes autour de Jean-Louis Maier et d’Arnaud Michon (DG Europe Chaumet). Les invités ont pu découvrir les nouveautés mais également les grands classiques de la maison Chaumet, distribués depuis 1999 dans la boutique Maier. Bagues, bracelets, colliers, diadèmes, boucles d’oreille et montres des collections « Joséphine », « Bee My Love », « Class One » et « Liens », déclinés à travers huit vitrines exposées sur le plateau de 220 m2 situé au premier étage de Maier Joaillier (2e). BS

Emma Sarran, Ivan Gungui, Alexandra Gibon, Arnaud Michon et Tsiry Raonimahary (Chaumet Paris)

101, rue Président Edouard Herriot – Lyon 2

Benjamin et Laura Uzel, l’ancien ministre Jean Auroux, Jean-Louis Maier et Dominique Fruleux

Nicolas Winckler (Lyon People) et Nicolas Lechevalier (Maier Joaillier)

Jean-Louis Joly (Medef), Hervé Mariaux (CGPME), Jean-Louis Maier et Bernard Fontanel, président du Medef du Rhône

Katarina de Demandolx (Chaumet Paris) et Audrey Grosclaude (Objectif Une)

Maitre Sandrine Ducrot (DPA), Jean-Louis Maier et Maitre Hugues Ducrot

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DÉCEMBRE 2012

Annie de Starodoubsky et Henri Junique (Régie Chapot & Cie)

Pascal Auclair (FMI) et son épouse Caroline (Groupe Cardinal)

Lucette Gret et sa fille Sandrine (Blanc)

Sébastien Duc, adjoint au maire du 6ème et Carole Dufour (Idées en Tête)

Photos © Fabrice Schiff

Jean Louis Maier, Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon, son épouse Caroline

LES 20 RENDEZ-VOUS


Yann Maitrias (Milano Mercière), Yann Feminier (Medef) et Alex Villard (Milano Marronniers)

Hélène Lacaton, Annie Morand et Annette Barnault

Karine Fontaine, Franck Richard du Montellier (Sotheby’s Realty) et Sandrine Pouquine (Kare)

Brigitte Honegger (Fly On & TGV Mag) et Myriam Deloison (Cabinet du docteur Trepsat)

Pierre Cottendin (SAS Midi) et son épouse Françoise

Margaux Maier et Karine Fontaine (Sotheby’s Realty)

Marie-Astrid

Elie Cunat, DG du Groupe Gauduel et Jean-Marie Nauleau

Marie Guyot et l’architecte Thierry Jalibert

Paul-Henri Watine et son épouse Geneviève

Jean-Louis Maier, Catherine Lafon et son époux Philippe (Catherine Lafon)

Maitre Gilles Bazaille, son épouse Pascale, maire adjoint à Sainte Foy, Jean-Louis Maier et Karine Fontaine (Sotheby’s Realty)

Sandrine Pouquine (Kare), Béryl Maillard, consul de St Domingue et Marie-Annick (Dior)

Anouk Van De Velde (Luxese Paris) et Raoul Guerin

Valérie Ayer (Karl) et le sculpteur Sylvie Maniglier

Mathias Barsumian et Caroline Rigondet (Nagabbo)

Gaëlle Bonnet (Accountis) et sa fille Anne-Charlotte

DÉCEMBRE 2012

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Pierre Fanneau, DG du groupe Progrès et Marc Jean

Christophe Marguin, Laurent Gerra, Georges Blanc et Laurent Bouvier, président des Toques Blanches

+

Photos © Fabrice Schiff et Christophe Cousin

Jean-Paul Pignol, Jean-Paul Lacombe, Christian Têtedoie, Mathieu Viannay et Pierre Orsi, en charge du diner de gala

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6 PALAIS DE LA BOURSE

TROPHÉES DE LA GASTRONOMIE

En forme olympique ! L’animateur Jean-Luc Petitrenaud a fait feu de tout bois sur la scène des 5èmes Trophées de la Gastronomie et des Vins organisés par nos confrères du Progrès, Marc Jean et Jean-Claude Lassalle. Si Odile Mattei a eu du mal à en placer une, le parrain Georges Blanc et son invité surprise Laurent Gerra, tout comme les 350 convives, réunis dans la magnifique salle de la corbeille, n’ont pas boudé leur plaisir. Une heure et demi de cérémonie avant de déguster le repas de gala préparé par Jean-Paul Pignol, Pierre Orsi, Mathieu Viannay, Christian Têtedoie, Jean-Paul Lacombe et la maison Cellerier. MP

Cyril Romero (Espace Carnot), Jean-Luc Petitrenaud, Pierre Orsi, Marc Jean (Le Progrès), Georges Blanc, son épouse Sally, Odile Mattéi (France 3), André Chapot (Espace Carnot) et Roger Jaloux

Philippe Grillot, Pierre Fanneau et Laurent Gerra

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DÉCEMBRE 2012

Philippe Lecoq (Le Progrès) et Frédéric Berthod (33 Cité)

Pierre-Guy, Alain et Franck Cellerier (Halles de Lyon)

Les invités de Philippe Forest (L’art du Menu) autour de Laurent Gerra

Géraldine Carret (Elleixir), Pierre Orsi et Colette Sibillia

Michel Chiche, directeur régional France 3 et Jean-Christophe Mille (Brake)


Le palmarès

Trophée d’honneur remis par Laurent Gerra Georges Blanc

Trophée de l’accueil remis par José Sanchez, directeur général de FCH Huguette Mérie (L’Habit Rouge)

Grande table de l’année remis par Bruno Mallet, président d’Inter Beaujolais La Mère Brazier – Mathieu Viannay

Toque Blanche de l’année remis par Philippe Barret, DG du groupe Apicil Guy Laussausaie (Chasselay)

Trophée du sommelier de l’année remis par Jean-Marc Kalaidjian, PDG d’Inventage Mickael Piantoni – Les 3 Dômes

Trophée des Toques Blanches du Monde remis par Yannick Naël, PDG de Chocolat Weiss Aydin Demir – Hôtel Divan (Istanbul)

Trophée du vin de l’année remis par Frédéric Josenfans, DG des hôtels Mercure Guillaume Gilles, Cornas 2007

Trophée bistronomie remis par Jacques Deronzier, DG de Brake Balthaz’art de Frédéric d’Ambrosio

Trophée du bouchon lyonnais de l’année remis par Jean-Luc Duflot, directeur réseau RAA de LCL Café comptoir Abel (Alain Vigneron et Philippe Florentin)

Trophée de la cuisine du monde remis par Christian Missirian, directeur régional EDF Commerce Marco Asti – Tartuffo

Trophée du concept de l’année remis par Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon 33 TNP – Cathy Berthod

Trophée du Chef de l’année remis par Pierre-Michel Erard, directeur régional de Renault Eric Pras – Maison Lameloise (Chagny)

Trophée du chef espoir de l’année remis par Philippe Savinel, PDG de la société Ricard Grégoire Baratier – Le Jean Moulin

Jean-Claude Lassalle (Le Progrès), Joseph Viola (Daniel & Denise) et Xavier Antoyé (Le Progrès) DÉCEMBRE 2012

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Photos © Fabrice Schiff

Jacques de Chilly (Aderly)

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Alain Mérieux et Alla Poedie

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LANCEMENT DU 1ER GUIDE EN RUSSE SUR LYON

Elle en a longtemps rêvé, au bord du Rhône et de la Volga… c’est devenu une réalité. « Même si sa réalisation a pris souvent des airs de montagnes russes » sourit Alla Poedie, ravie de pouvoir lancer très officiellement le premier guide consacré à Lyon rédigé en russe. Dans les grands salons de l’hôtel de Ville, amis de la Russie, professionnels du tourisme et patrons des plus grandes maisons de joaillerie lyonnaises ont applaudi la détermination de sa très jolie éditrice dont l’ambition est de « faire partager son amour » pour notre ville et de la faire découvrir à ses compatriotes. MP Guide en vente chez AN Conseil 04 69 67 34 90 - 17 euros

Xavier Richer (Mercedes Finances) et Gérard Auboeuf (Only Lyon)

Marzenna Macquet, Fabienne Poulet, Patricia Perrin et Bérénice Boursier (Les Talents Aiguilles)

Thierry Beaumont et Ludovic Finet (Beaumont & Finet) autour de Michel Lopez (Korloff)

Coryne Nicq (Entrepreneurs d’avenir) et Franck Sciessere, directeur de la Cour des Loges

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DÉCEMBRE 2012

Marta Pardo-Badier (Mercure Château Perrache), Sonia Philippot (Jeïto Bijoux) et Geneviève Watine

Anne-Laure Badaut, Ekaterina Cheremis (AN Conseil), Alla Poedie et Roman Levchik

Marc Bechet (CRT), Emmanuelle Sysoyev et Lionel Flasseur (Only Lyon)

Romain B. (Welc oMm), Alla Poed ie et Maitre Eric Béryl Maillard, consul de St Domingue, Jean Bonnet, consul Pelet du Nicaragua, Alla Poedie et Philippe Bordier, consul de Russie

Luc Lafond, 1er adjoint au maire du 6ème, Jean-François Mermet et Olivier Lafond

Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon


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Hubert Michel et Lionel Barry (CACF)

rre Dance floor avec DJ Pie

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Lisa André et Pierre-Antoine Challier

Maitre Areme Touahria et Maitre Christophe Cottet-Bretonnier

Maude (Groupe Métropole), Céline(Lyon plage), Dorothée (Universat), Lise-Mary (Lyon plage) et Michel

Patrice Ruaz (Clim+), son épouse Mylène (People & Baby) Bruno Jambon (Eutelsat) et Jean -Pierre Challier et Christian Balmain (Haier)

Jean-Pierre Chall ier Stéphane Revol , Luc Leblanc (champion du mo (architecte) nde 94),

Photos © Fabrice Schiff

Jean-Pierre Challier, président fondateur Groupe Universat, Franck Sucillon et son équipe (Franck Sucillon traiteur)

Raphaël Sevain et son épouse Cécile

8 UN NOUVEAU SIÈGE SOCIAL

GROUPE UNIVERSAT

+

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Jean-Pierre Challier et sa compagne Sylvie Meloux

Fondé en 1995 en région lyonnaise, le Groupe Universat, N° 1 français de l’environnement multimédia par satellite, ne cesse de se développer grâce à une gamme exclusive d’équipements de la marque IDHD© et de solutions en constante évolution. Pour répondre à ses ambitions, le groupe a investi de nouveaux locaux à Rilleux-la-Pape qui ont été complètement repensés par l’architecte Lyonnais Stéphane Revol. Une belle aventure humaine que Jean-Pierre Challier, Président-Fondateur, a souhaité partager avec ses collaborateurs, partenaires, fournisseurs et amis. Fort de plus de 100 000 installations sur tout le territoire, la marque a également annoncé la signature d’un accord avec la société EUTELSAT qui lui permet de renforcer son offre en devenant le 6ème fournisseur d’accès à Internet par satellite. Cette soirée conviviale et pleine de surprises a rassemblé plus de 350 convives qui ont dignement célébré et découvert le nouveau siège aux couleurs du Groupe Universat. Que cette belle aventure humaine continue...

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DÉCEMBRE 2012


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Photos © Julien Smati – Smart Angel Media

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9 PIC DE FRÉQUENTATION EQUITA LYON

Le salon du cheval d’Eurexpo s’inscrit chaque année plus haut dans la démesure. 11 hectares d’exposition, 2000 chevaux et un nouveau pic de fréquentation avec 118 000 visiteurs au compteur. L’équitation western a trouvé sa place et conquis un nouveau public ravi d’assister à des compétitions spectaculaires. Final en beauté avec un spectacle féérique créé sur mesure pour l’évènement par Sylvie Robert et Alain Blanquet. JS

t Jean-Louis Maier accueille Sylvie Rober Rolex stand le sur n) ta’Lyo (Equi s) -Alpe Rhône ue Jean-Paul Guédon et Eric Vernusse (Banq

Lionel Challaye (Com Y Media), Léandre et Pascal Chopin (JC Decaux)

Borbon

Estelle Redouté, Julie Adam et Marianne Desgrandchamps (Communiquez)

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DÉCEMBRE 2012

(MSP), Gaëlle Viegas et Jean-Claude Pietrocola Marc-Olivier Ginon et Léandre Borbon

Eugénie Carletti et Alice Samani

e de Le député Christophe Guilloteau et sa famill et Maryll cavalières: Laurane, Pauline, Clémence

Martine Dolbeau, Geoffroy de Thoisy, Christine Rigollet, Philippe Liucci et Pamela Besse

ce Verney-Carron Le député Christophe Guilloteau, Floren m) (Communiquez) et Guy Mathiolon (Serfi Olivier Ginon (GL Events) et Philippe Liucci (Ivanhoé), régisseur général d’Equita Lyon

Maurice Fusier et François Turcas (CGPME) Seb Mazeratti (Mazerrati), Didier Faure et Bruno Cretinon


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Photos © Julien Smati – Smart Angel Media

Anne-Florence Rossi gno et Laetitia Pepino (Pa l (Confluence) ck Event Organisation )

Faty, Nadia, Ursula et Coralie (Confluence)

10 FAIT SON BEAUJOLAIS ! CONFLUENCE

Les immenses terrasses des restaurants du centre commercial Confluence ont accueilli simultanément l’arrivée du Beaujolais Nouveau. Au programme : animations aériennes, ambiance club et dégustations du troisième fleuve de la ville agrémenté des buffets disposés par chaque établissement. Le tout avec une vue magnifique sur la marina admirablement mise en lumière. Une soirée organisée avec le concours de Laetitia Pepino (Pack Event). JS

Alexandra Gillet (Hollister), Léa, William Allemand, Virginie Kuents, Laura Espanet (Chanel), Lola Matinge et Floriane Zindel

DJ Sara Costa

Léa Pagard, Natacha Ferret et Loïc Martin-Brachet (Hippopotamus)

Jean-Luc, Elie, Geoffroy et Nico (Razowski)

Alain et Laura Comboroure (R3AP), Nataly Joubert et Nathalie Pradines (Bonne Réponse)

Valérie et Thierry Brroni (Tapeo BCN) et Thierry Franc (Azium)

Georges De Almeida et Tristan Songy (Le Paradis du Fruit)

Le chef Grégory Deroche, Mélissa Legris, Amir Sosa et Mathilde Quevillier (Novotel Lyon Confluence) Anne-Florence Rossignol (Confluence), Geoffrey de Sainte-Marie et Anne-Charlotte Bellenguez

Raphaël, Célestin et Jacques (Zinc Zinc)

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Delphine Rollet, Laetitia Pepino, Frédéric et Marie-Line Payet-Taille (Graphland)


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L’équipe du groupe JLF Lady’s Secret

Priscillia (Groupe JLF Lady’s Photos © Fabrice Schiff

+ ATELIERS HAUT PERCHÉS ! 11 LADY’S SECRET PARTY

Secret)

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Le Groupe JLF a connu un grand succès lors de sa soirée Lady’s Secret au spa « Au bout du monde ». Les journalistes, blogueuses, mannequins et clientes de la marque se sont fait sublimer par les professionnels présents. Les ateliers relooking avec Marc Pellé pour la coiffure, Marine, Laurie et Nicodème pour le maquillage ont été pris d’assaut par les invités, pressés de prendre ensuite la pause devant les photographes Andréas Stenger et Frédéric Boulant pour une photo souvenir en format Polaroïd. L’égérie de la marque Anastasia portait la robe du couturier lyonnais en vogue, Thibaut Lauvergne. Les invités ont pu découvrir, lors de cette soirée exceptionnelle, la dernière collection d’accessoires Lady’s Secret et ont testé la gamme de produits en se prêtant au jeu « apprendre à marcher en talons hauts ». Karen de Repérage Shopping a su valoriser l’offre Lady’s Secret grâce aux univers Rock, Chic, Funky et Bobo mis en avant dans ce décor glamour et sexy.

Défilés Lady’s Secret

Jean-Luc Frenet (PDG Groupe JLF Lady’s Secret) et Karen Finzi (Repérage Shopping)

Marine Iachini, Nicodeme Pol et Laurie Descollonges (Silvya Terrade) Lydie Raussin (Groupe JLF Lady’s Secret), le photographe Andréas Stenger, Marie Ricout et le photographe Frédéric Boulant Anastasia Egér

ie Lady’s Secr

et

Marc Pellé (Cécile Coiffure) et Leatitia Meon (ateliers AS Hermès)

Mylène Simon (Mannequin Repérage Shopping) Sihem Medjkane (Parashop Part-Dieu) Nesrine Elbaz (In the mood for mode)

Elo (Lyon People)

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Justine Dumat (Skimania), Fabien Lagarrigue (Groupe JLF Lady’s Secret) et Mélanie Berlioz (Skimania)

Thuy Vinh Bonnavent et Nathalie Blay


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Yves Theoleyre et l’équipe du Mat’Electrique

Photos © Fabrice Schiff

Luminaire Mini Voyage Swarovski - Yves Béhar

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Manfred Adamer (Directeur Europe Swarovski Lighting) et Dominique Cateau (DG Sonepar France Régions)

12 sous les lumières de SWAROVSKI Lighting LE MAT’ELECTRIQUE BRILLE

Yves Rosello (Sonepar), Frédéric Billier (Novelige), Marie Caudard Breille, Denys Leger (Archigroup), Didier Caudard Breille (DCB International) et Anik Leplatre (Fancy voyages)

François Machecourt (Corum architectes) et Michel Fornas (Fornas SA Constructions)

L’architecte Gérald Perdrix et Olivier Tissot (Soho-Aurea)

DÉCEMBRE 2012

Déjà reconnu pour son savoir-faire en éclairage, notamment en tant que membre fondateur de la Fête des Lumières, le Mat’Electrique accueille désormais en exclusivité sur la région la collection Swarovski Lighting. Le mardi 27 novembre, une centaine de prescripteurs lyonnais a pu découvrir ces luminaires en cristal, dont l’élégance et la qualité ne manqueront pas d’attirer les amateurs de luxe et de belles pièces. Le Mat’Electrique, Swarovski Lighting Partner - 112, avenue Jean Jaurès – Lyon 7

Yves Theoleyre (Mat’Electrique), Olivier Malapert (Soho), Yves Rosello (Sonepar), Julie Favrot (Sonepar), Daniel Cognault (Arch’DC) et Sébastian Soriano (Atelier 12)

Cécile Frappat (Des Cendres) et Patrick Miton (Soho)

Les architectes Marc-Henri Herz et Pierre-Yves Lebouc (Tectoniques architectes)

Jean-Claude Pietrocola et son épouse Farida (Média Sport Promotion)

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Virginie Cognault (ADDC) et Anik Martin (AmConcept)

Sophie Roger (Arodie Damian architectures) et Sylvain Bruzzese (CLE)

Patrick Orliange (Max Chaoul) et son épouse Stéphanie (Sos Archi)

Laurent Koutchouk, son épouse Dominique (Mages) et Yves Rosello (Sonepar)


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Tyfany Baccam, Céline Alessi et Marine Becot (I Way)

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LES JOUEURS DU LOU RUGBY, PILOTES DE F1 I WAY

Le podium : Xavier, Vincent

Clément et Dum’s

Après leur victoire contre Aix-en-Provence, les joueurs du LOU Rugby sont allés se défier sur les simulateurs de Formule 1 de l’I-WAY. Une 3ème mi-temps à 320 km/h ! Après 6 courses pleines de suspens et d’appréhension car les simulateurs sont réputés pour le réalisme des sensations, le challenge a été remporté par Xavier Fiard qui s’est montré plus rapide. Vincent Clément et Julien Dumora s’offrent respectivement le 2ème temps et 3ème meilleur temps sur les 36 participants ! Bravo à eux !

Jean-Philippe Bonrepaux et Lionel Nallet

Laurent Trainier et Franck Romanet

Vincent Clement et Alexandru Manta

Julien Dumora et Régis Lespinas

Jean Sousa et Romain Veniat

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DÉCEMBRE 2012

Alipaté Fatafehi

Vinaya Wakanivuga et Eugène N’Zi

Fabien Cibray et Sébastien Chabal Thibaut Regard et Julien Facundo

Eric Tomamichel et Rémy Grosso


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Roland Drieux (Louis M) et Daniel Paillasseur (Korloff)

Olivier Paget (Le Fleurie / L’âme sœur) et Pierre-Alain Hébrard (La Cantine du Village – St Didier au Mont d’Or)

Photos © Julien Smati

Jonathan Garnier, Roland Drieux, Marie et Emilien Lafy (Louis M)

14 HALLES DE LYON

INAUGURATION DE LOUIS M

Beaucoup de beau monde en ce dimanche matin aux Halles de Lyon pour le cocktail dînatoire d’inauguration de Louis M. Une boutique ultra design qui offre un écrin du plus bel effet dédié aux vins. Présentés comme des bijoux et en vitrine, les plus grands crûs sont disponibles. Le patron des lieux, Roland Drieux, a choyé ses invités avec une formule dînatoire à l’image raffinée de Louis M. JS

Cyrille et Camille Royer, Olivier Sucrot (Wine and Business Club)

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Armand Bahadourian (Maison Bahadourian), Claude Polidori, François Turcas (CGPME), Marie-Odile Fondeur (Ville de Lyon), Jo Reina, Jacques Descours et Philippe Grillot (CCI)

Guy Mathiolon (Serfim), Roland Drieux (Louis M) et Olivier Fischer (Sienne Design)

Michel Lopez (Korloff), Claude Polidori, Marie-Odile Fondeur (Ville de Lyon), François Turcas (CGPME), Philippe Grillot (CCI) et Roland Drieux (Louis M)

Thierry Philipp, maire du 3ème, et Marie-Odile Fondeur, adjointe au Commerce

Stéphane (Broc Café) et Anthony Léger (Axe Saône), l’architecte de la Maison M

DÉCEMBRE 2012

Raffi Bayramian (Rhapsodie), Marie et David Reynaud (Domaine des Bruyères) et Gérard Boudot (Domaine Sauzet)

Alexandre Mercatello (Hôpital Jean Mermoz) et Laurent Guetal (Allianz)

Jacques Descours et Philippe Grillot (CCI) en compagnie de Claude Polidori (Maison Victoire)

Roland Drieux (Louis M) et Laurent Rigal (L’Alexandrin)

Sam et Nadège Perrier (Boucherie Centrale)


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Brigitte Honegger (Fly On & TGV Mag) et son époux Franck

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Lola Guiard (Magazine) et Sandra Sok (Cegid)

Alexandra Daubriac et Chloé Pautonnier

Jean-François Savoye (Ema Com), Marylin et Gaëlle Viegas (Média Sport Promotion)

Photos © Fabrice Schiff

Thomas Lemaire, Philippe Florentin et Aurélien Gayet (Bieh)

15 SOUFFLE SA PREMIÈRE BOUGIE BIEH DOCKSIDE

C’est devenu en l’espace d’un an l’un des restos préférés de la jeunesse dorée et des familles. Et pour cause, plus besoin de passer chez les mondialisés de la malbouffe pour se mettre de délicieux hamburgers dans le cornet. Philippe Florentin et Bruno Metzle ont chargé l’ami Pierre-Yves Gas d’acheter le gâteau d’un anniversaire ambiancé par Sara Costa. Ils comptent dupliquer leur concept gagnant très prochainement rue de la Bourse et cours Vitton. MP

Lory Bailly et Morgane Ravouna (BNP Paribas Immobilier)

Laury (Agence Gaiacom) et Clémentine Carrel

Lucas et Philippe Florentin

Aurélie Prost (GL Events) et Véronique Szkudlarek, directrice de la Foire de Lyon

Clara Naouri et Laura Comboroure

Pierre-Yves Gas (Agence Proxi’com) et Delphine Maurin (Delpol)

Johanna

Alexandrya et Catherine Ricard (CGPME)

Sandrine Perrot (Majencia)

122

Delphine De Luri (Publicis) et Laurence Daniere DÉCEMBRE 2012


VU ! PEOPLE PARTY

LES 20 RENDEZ-VOUS

qu’il ne fallait pas rater 

Jean-Louis Cazemajou et Frédéric Poty (Esprit d’Action)

Saxophoniste aérien

Les oiseaux boules

Les Féérix Laurent Gamet (Serge Magner Traiteur)

Bulles de sax

Christophe Callon (Directeur Enseignes réseau Décocéram)

Gâteau anniversaire géant

+

Nicole Truminsky et Bernard Narbonnet (Dépôt Service Carrelages) de photos sur

www.lyonpeople.com Artiste sur échasses

Spectacle aérien

Photos © Alexandre Moulard AMP

Chorégraphie

124

16 AVEC L’AGENCE ÉVÈNEMENTIELLE ESPRIT D’ACTION

LES 40 ANS DE DÉPÔT SERVICE CARRELAGES

Extraordinaire ! Organisée de main de maître, au hall Paul Bocuse d’Eurexpo par le duo Frédéric Poty et Jean-Louis Cazemajou, cette soirée anniversaire a connu un retentissant succès avec la présence de 1 700 clients, fournisseurs et salariés conviés par Bernard Narbonnet, directeur d’Enseigne et Nicole Truminski, responsable marketing de Dépôt Service Carrelages. Animations par la compagnie Le Gang des Girafes sur le thème du cirque du soleil, son-lumière et vidéo orchestrés par Eurosono et dîner épicurien concocté par Serge Magner Traiteur ont retranscrit les valeurs authentiques et familiales de cet acteur incontournable de l’univers du carrelage. En images, la soirée immortalisée par le photographe lyonnais Alexandre Moulard. Esprit d’Action au sommet de son art dans l’organisation évènementielle… DÉCEMBRE 2012


FRANCK HERNANDEZ

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Les compositions florales des plus belles boutiques lyonnaises Livraison hebdomadaire

Escalier d’honneur 120, rue de Saint Cyr, Lyon 9. Tél. 04 72 53 93 21 16, quai Arloing, Lyon 9. Tél. 04 72 85 09 74 15, Boulevard des Brotteaux, Lyon 6. Tél. 04 78 24 05 04 Kiosque «Le Temps d’Un Week End», Place de Collonges Au Mont d’Or, 69660 Collonges Au Mont d’Or


VU ! PEOPLE PARTY

LES 20 RENDEZ-VOUS

qu’il ne fallait pas rater 

Romain Bombail. La tête dans le seau

Romain Boucaud-Maitre et son cousin Franck (Chocolats Voisins)

Bruno Saladino. L’éventail

Françoise Pignol. Petite gâterie

Sébastien Bouillet. C’est de la dynamite !

Evelyne Haguenauer, adjointe aux Anciens combattants. Cuvée 14-18

Pierre-Yves GAS. DJ Chocolat

Jean-Jacques David, maire du 6ème, Jean-Jack Queyranne, président du Conseil Régional, François Jantet et Philippe Bernachon

Photos © Fabrice Schiff

Frédéric Cot. L’aristochoc du Colombier

+

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17 CITÉ DES CONGRÈS

SALON DU CHOCOLAT DE LYON

Pour sa seconde édition, l’évènement a attiré près de 20 000 gourmands happés dans cette vitrine des savoir-faire qui a réuni près de 70 professionnels sur 4 000 m2. Parmi les incontournables, le défilé des robes en chocolat – baptisé Les Nouveaux Mondes du Chocolat - avec 15 pièces présentées cette année. Un joli préambule aux fêtes.

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DÉCEMBRE 2012

Stéphane Bonnat. Les temps modernes


VU ! PEOPLE PARTY

qu’il ne fallait pas rater 

Photos © Fabrice Schiff

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LES 20 RENDEZ-VOUS

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18 LA TOUR ROSE

SOIRÉE GOURMANDISE

Au nom de la (tour) rose ! Début d’une série de 7 soirées sur le thème des 7 péchés capitaux dans les salons de l’hôtel de charme du Vieux Lyon. « La gourmandise » avait été choisie pour ce premier opus organisé autour d’un copieux buffet préparé par le chef Karim Boukhari et des huiles sur toile de notre infographiste Val. En bonus, de nombreux cadeaux et un voyage en Tunisie. MP

Alain Dinc, directeur de la Tour Rose et l’artiste peintre Val

Mégane Convers et Johanne Seguin, organisatrices de la soirée

Laurent Bernardeau (Mercedes-Benz), Frédéric Thomas (Renault Trucks) et Bruno Poncet (Collection 3)

Sandrine Roulet (ARS), Damien Gris (ORA), Florent Gris (Look voyages) et son épouse Aurélie

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DÉCEMBRE 2012

Alain Vas (Crédit Agricole), Serge Tonioni (Comco) et Azouz Begag

Véronique Lopes (Tribune de Lyon), Jean-Pierre Flaconnèche, maire du 7ème et Claire Saddy

Danyele, Valérie et Virginie

Sylvie et Fatouma (La Tour Rose)

Laurent et Lydia (Siligom)

Les partenaires de la soirée « Gourmandise »

Marlène Vivert (Chaumeil) et Christelle Poirier (La Sphère des possibles)

DJ Niks

Alain, Christèle et Jean-Alexandre


NOUVEL ESPACE BEAUTÉ & COIFFURE À TASSIN

LOUIS LORENZO vous invite à venir découvrir son nouvel Espace Beauté & Coiffure de 190m2 . Un espace dédié à la détente et au bien-être dans une atmosphère intimiste & cocooning. ESPACE COIFFURE :

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LES 20 RENDEZ-VOUS

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Laetitia, Alex, Justine Daniel et Brice

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19

INAUGURATION CAFFÉ MILANO RUE DES MARRONNIERS

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et Eja Jens , Laura Maier

Diane Volle

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Double détente. Alexandre Villard et Yann Maitrias, déjà propriétaires du Caffé Milano Mercière dupliquent le concept en ouvrant rue des Marronniers, haut lieu de la restauration lyonnaise. Ils ont installé leur trattoria de verre et d’acier dans l’ancien local du restaurant Mama Caroni qu’ils ont entièrement redécoré. Ses 80 couverts se dispatchent entre le rez-de-chaussée, le bar à pizza et la mezzanine. Qui communique avec un petit salon... so lyonnais. MP 9, rue des Marronniers – Lyon 2 – Tel 04 72 41 88 78 – ouvert 7 jours sur 7 ercière), nniers) fé Milano M ilano Marro Maitrias (Caf et Alex Villard (Caf fé M nn Ya n, ai -Claire) Estelle Bl djian (Marie Audrey Saat

Jean-Baptiste Aguettant (Light Air) et le chef Guillaume Rual (Caffé Milano)

Diane Volle (Maier Haute Horlogerie), Joanna et Elodie

Olivier Billon (Erms) et son épouse Catherine (Carlson Wagonlit)

Brice, Astrid, Nico, Elo et Fabrice

Fred Dauphin et Coralie Robert

Philippe Rejany (NRJ), Jeff Joskowiak (Nextira One) et Franck Girardet (Invefi)

Marine, Brune et Bettina Mathias Barsumian (Nagabbo), Audrey Cunat (Chef by Chef) et Arnaud Labedan (Groupe Accor)

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DÉCEMBRE 2012

Céline Djuric (Elcia) et son époux Davor (Gauduel BMW)

Thierry Beaumont, Elie Cunat, DG du Groupe Gauduel, Nico (Lyon People) et Ludovic Finet (Beaumont & Finet)

Yann (Caffé Milano Mercière), Franck Burdeyron (Ocalia) et Yann Feminier (Medef)

Juliane, Justine et Flora

Photos ©

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/// Agence WelcoMm Contact : Romain B. romain@wel-comm.com www.wel-comm.com Communication Opérationnelle

Le plaisir d’un massage réinventé Institut 1824 vous reçoit dans un cadre raffiné et sensuel, afin de vous faire découvrir ses différentes méthodes de détente et de relaxation. Sur présentation du magazine : 30 minutes vous seront offertes pour la réservation d’une prestation minimum d’une heure 38, avenue du Maréchal de Saxe - Lyon 6 Tél. 04 72 37 06 21

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Marketing Digital

Relations Presse // Média Relations Publiques

« Il parait que la terre tourne à l’envers...»


VU ! PEOPLE PARTY

LES 20 RENDEZ-VOUS

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+

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20 CASINO LYON VERT

Les plus grands champions de A1WCC Muaythaï - mélange de boxe thaï, anglaise et française – se sont retrouvés sur le ring du Casino Le Lyon Vert à Charbonnières pour une grande soirée de gala, le 20 novembre 2012. L’évènement, à l’initiative de l’ancien champion de boxe Thaï Kader Marouf, était retransmis sur Canal + Sport.

Photos © Saby Maviel

GALA DE BOXE THAÏ

Kader Marouf (A1 WWC) et Pierre-Jean Merli (Casino le Lyon Vert)

Paola Veloso, Jean-François Bel (ERTBI) et Caroline

Jean-Claude Vergnes et Jo Reina (CGPME)

Nathalie Mur et Eric Favre (Eric Favre)

Tarik Solac (KO Promotion), Jean-Louis Maier (Maier haute horlogerie) et Kader (A1 WWC)

Kick boxing ou concours du plus beau boxer ? Retrouvez toutes les photos de la pesée sur www.lyonpeople.com – rubrique Dernière minute

Charlène Marcand, Mathieu Favre, Cassandre Ricolleau et Jérémy Beguier (Eric Favre) Sandy, Nawel, Tatiana, Gabrielle (US Latino Dance)

Greg Chaniol (L’Appart & Body Sculpt) et Frédéric Poty (Esprit d’Action) et leurs invités

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DÉCEMBRE 2012

Les commentateurs Philippe Velghe et Jean-Paul Maillet (Canal +)

Yohan Lidon, 5 fois champion de France, 3 fois champion du monde de Muay Thaï, 1 fois champion du monde de Kone et 1 fois champion du monde King Boxing

Rachid Magmadi, club Carcharias champion intercontinental kone, Jean-Louis Maier (Maier haute horlogerie), Michaël Piscitello, Saint Fons champion du monde de Muaythaï et Zinedine Hameur-Lain, champion d’Europe Boxe Thaï et king Boxing


CARNET ndain

mo

NAISSANCE

05/09/2012 - Paloma chez Marine Matonnet et Patrick Marché

MARIAGES

08/12/2012 - Christel Giry Deloison et Edouard Beaucourt 22/12/2012 - Charlotte Peillon et Jean-René Arnaud

DISPARITIONS

Dans nos intentions de prière Madame Gisèle Lacombe (lire page 22), Madame Claude Clevenot (lire page 28), le pharmacien Aymé Blanchet ; le baron Jean du Peloux de Saint Romain ;

DISTINCTION JOËLLE LÉONHARDT CHEVALIER DE L’ORDRE NATIONAL DU MÉRITE

ANNIVERSAIRE

C’est au cœur du 6ème à la Maison de l’Enfance que Joëlle Léonhardt a été promue Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Un lieu symbolique dont elle fut présidente pendant 15 ans. Elle a tenu à ce qu’Henry Chabert lui remette cette distinction récompensant les services rendus à la nation française. Après une vie engagée dans l’éducation nationale et résolument tournée vers la jeunesse, Joëlle Léonhardt s’investit politiquement dans le 6ème en se faisant élire au conseil municipal de 1989 à 2001 avec la délégation aux personnes âgées. En 2001, elle fut élue dans le 3ème comme conseillère municipale déléguée à l’insertion puis devient adjointe à la délégation du logement social. Une vie au service d’autrui. Julien Smati

PHILIPPE DIBILIO CHEZ GAMBONI C’est dans le restaurant du carnassier Daniel Abattu à Gerland que le journaliste Philippe Dibilio a soufflé les 68 bougies de son gâteau d’anniversaire. Une fête intimiste concoctée par son ami Francis Alliment. Happy Birthday cher Philippe !

SOIREE EL SALVADOR L’HERITAGE DE MGR ROMERO

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DÉCEMBRE 2012

Parmi l’assistance, l’ancien ministre Nora Berra, Laure Dagorne, Michel Havard et Marie Guyon

Retrouvez ce reportage dans son intégralité sur www.lyonpeople.com – rubrique Les Gens

Photos © Fabrice Schiff et Julien Smati – Smart Angel Media

A l’occasion des 20 ans du processus de paix au Salvador, Marie-Chantal Cassagnou a organisé au sein de l’université catholique de Lyon une grande soirée consacrée à l’emblématique Mgr Romero. Assassiné en pleine homélie en 1980, l’archevêque de San Salvador reste une figure emblématique de la paix et un infatigable défenseur des droits de l’homme. Une table ronde s’est tenue à l’amphithéâtre Jean-Paul II, en présence du recteur Thierry Magnin, du Primat des Gaules Mgr Barbarin, du directeur de l’Institut des Droits de l’Homme de Lyon Alain Dizdarevic et de Son Excellence Francisco Galindo Vélez, ambassadeur d’El Salvador en France. Une conférence qui s’est terminée avec les créations musicales de Jean-Michel Cayre, professeur de musique des Andes à l’ENM Villeurbanne, accompagné des Petits Chanteurs de Saint Marc, avant un cocktail agrémenté par une exposition de toiles d’artistes salvadoriens et français.



Lyon people Décembre 2012