Tabous II : Poils
débarquions pouvions le faire aussi. Après pour être honnête, avant qu’on commence, je ne regardais pas leurs vidéos. Je savais qu’ils existaient mais je ne les avais pas vus. Est ce que vous faites tout du début à la fin tous seuls, mis à part le sous-titrage ? Chloé: Je fais le sous-titrage. On a un traducteur, mon filleul à l’école du Louvre qui est venu il y a deux ans passer une année. Il nous fait la traduction pour aller plus vite - et il a envie de pratiquer son français - donc il fait la traduction en anglais, mais je les rentre dans l’appli Youtube. On fait tout de A à Z. On fait aussi les recherches, même si des copains nous ont un peu aidés. Mais nous faisons les recherches, l’écriture, le tournage, le montage, le sous-titrage, la comm’… Guillaume: Il faut aussi dire qu’on n’a aucune expérience. On a eu des conseils d’un pote de Chloé ingé’ son et j’ai un pote qui travaille dans le montage ciné. Ce sont des conseils d’un peu partout qu’on a appliqués quand on s’est lancés puis après on se fait la main.
Passons maintenant à votre rapport à l’école. Est-il difficile de concilier les études et Muséonaute ? G: Pour l’instant je trouve que ça va. C: En période d’examen on en reparlera. G: Oui c’est vrai qu’on s’est lancés après les exams. Je me souviens on s’était dit quand on a lancé la chaine « bon on fait les exams on verra après hein. » On fera peutêtre une petite pause. C: On a fait deux ou trois vidéos en période de grandes vacances. Donc finalement la conciliation des deux est assez récente. Pour l’instant ce n’est pas impossible. C’est un peu comme un loisir qui prend du temps. G: Personnellement, et je pense que pour Chloé aussi, la priorité c’est l’école, de finir les études. Muséonaute est quelque chose qu’on fait à côté. On a envie de se faire plaisir et de partager, si ça nous prend la tête on ne fait pas. Si on n’a pas envie d’écrire on n’écrit pas, si on n’a pas envie de faire du montage, on ne monte pas et on fera après. On n’a pas de deadlines et c’est quelque chose qu’on fait pour se faire plaisir, pour partager.
Nous avons remarqué à la rédaction que vous ne mettez pas l’accent sur votre appartenance à l’école. Est ce que vous essayez de vous démarquer de ce milieu pour toucher un public plus large, plus internophile, que celui de l’école ? G: C’est un peu pour ça qu’on fait des vidéos d’histoire de l’art, mais on ne va pas le rabâcher. C’est quelque chose qu’on fait à côté de nos études, donc on ne fait pas ça pour l’école, ni dans l’école. Je ne sais pas ce que tu en penses Chloé, mais en tout cas j’essaie de m’en détacher. C: C’est aussi qu’on essaie de toucher un autre public. Notre chaine Youtube n’est pas contenue dans l’école. Quelque part le public qu’on vise n’est pas que celui-là, voire pas celui-là du tout. Les gens de l’école savent déjà ce dont nous parlons. C’est pour ça qu’on ne le met pas spécialement en avant. Mais ce n’est peut-être même pas un choix conscient. Comment est ce que vous considérez Youtube en termes de médiation ? C: Sur Youtube, ce qui est bien c’est que c’est assez libre. Il n’y a pas de deadline. Il y a un public qui peut regarder ou pas, qui peut commenter,
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