magazine n˚184 · mai et juin 2014 GRATUIT
n°
184
le règne de la beauté un film de
DENYS ARCAND
CINÉMA
GASTRONOMIQUE LECTEURS, LECTRICES GOURMANDS, GOURMANDES
LE CINÉMA
CINÉ-PSY
DENYS ARCAND
VALEUR SÛRE
VU PAR...
ENTREVUE EXCLUSIVE!
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nouveautés à l’affiche
JEUNE ET JOLIE
JEUNE ET JOLIE
UN ÉTÉ EN PROVENCE • SUZANNE • LA PETITE REINE
PHOTO : PERSPECTIVE
PHOTO : ANNABELLE FOUQUET, MUSテ右S DE LA CIVILISATION
Mot de la
rédaction
SPÉCIAL BEAUTÉ LE RETOUR D’UN GRAND Après sept années d’absence, Denys Arcand nous offre, avec le RÈGNE DE LA BEAUTÉ, un long métrage intimiste où la beauté est omniprésente. Tout contribue à nous séduire, tant les êtres que les paysages. Assurément une œuvre marquante dans la filmographie d’un des plus grands cinéastes québécois.
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qui, pour la circonstance, a renouvelé ses équipements de projection pour égaler les plus hauts standards en la matière. Une autre façon de ne rien manquer de notre riche récolte printanière. OPÉRA NATIONAL DE PARIS : LE NOZZE DI FIGARO Avant la pause estivale, nous avons le plaisir de vous présenter ce magnifique opéra, premier de trois, écrit par Mozart avec Lorenzo da Ponte. Rendez-vous les 12 et 22 juin.
LA VALEUR SÛRE : JEUNE ET JOLIE DE FRANÇOIS OZON Après un retour fulgurant du cinéma français sur nos écrans ces derniers mois, avec les succès de Quai d’Orsay, Les Garçons et Guillaume, à table! et 9 mois ferme, voilà que le cinéaste chouchou des cinéphiles du Clap, François Ozon, maintient la cadence avec un long métrage aux apparences légères, mais qui se révèle d’une étonnante profondeur. Marcel Gaumond « psychanalyse » pour nous ce film pour mieux nous faire saisir la richesse du propos.
AVENTURIERS VOYAGEURS À la suite du succès croissant de cette activité on ne peut plus stimulante, nous reprenons la série de projections dès le 14 mai.
FESTIVAL DE CINÉMA ITALIEN Nous vous présentions en début d’année le très acclamé film italien La Grande Bellezza que plusieurs ont comparé aux œuvres du grand Fellini. De quoi retrouver notre intérêt pour cette cinématographie nationale qui a fait naître moult amants du septième art. C’est donc avec enthousiasme que nous vous présentons à nouveau un condensé du célèbre Festival d’Annecy. Viva Italia!
ANTITUBE Le très dynamique organisme culturel de Québec fera des présentations spéciales d’œuvres choisies les 18 mai et 15 juin prochains.
LE CLAP EXPOSE AU MUSÉE DE LA CIVILISATION Dès le 5 mai, tous les lundis et mardis, venez assister à des projections de la programmation du Clap dans l’auditorium du Musée de la civilisation,
C’est pas beau tout ça! (M.A.)
LES NUITS EN OR : LA TOURNÉE 2014 Venez découvrir les meilleurs courts métrages mondiaux de l’année qui feront l’objet de deux projections spéciales les 19 et 29 juin. Petits bijoux en abondance.
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KINO Les habitués de cet événement festif vous donnent rendez-vous le 4 mai et le 1er juin. L’essayer, c’est l’adopter.
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Sommaire n° 184
Chroniques LE CLAP AU MUSÉE
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VALEUR 02 SÛRE
JEUNE ET JOLIE « Formidable actrice dont on n’a pas fini d’entendre parler [...] La maîtrise d’un réalisateur parvenu au sommet de son métier [...] Ce n’est pas de l’art ostentatoire, la mise en scène est discrète mais, pour qui y est sensible, de cette précision qui conditionne l’efficacité.» (J. Roy, L’Humanité)
Dans ce numéro
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En couverture · Le Règne de la beauté Info-ciné Films pour enfants Notre programmation alternative L’Abonne-Clap Index L’Opéra au cinéma
CONSULTEZ NOTRE HORAIRE : 418 653-2470, poste 1 ou CLAP.ca
LE CINÉMA VU PAR... • Denys Arcand
06 CINÉ-PSY • Jeune et jolie
14 CINÉMA GASTRONOMIQUE
20 NOS VERSIONS ORIGINALES
23 FESTIVAL DE CINÉMA ITALIEN
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Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
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Un film de Denys Arcand Du même réalisateur : Les Invasions barbares
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Arcand s’interroge à nouveau sur la nature des rapports amoureux dans une œuvre qui pourrait être son testament filmique. (Le Clap)
Québec GÉNÉRIQUE : Québec. 2014. (V.O.F.). Drame sentimental écrit et réalisé par Denys Arcand. Mus. orig. : Pierre-Philippe Côté. Int. : Éric Bruneau, Mélanie Thierry, Marie-Josée Croze.
Bande-annonce
SYNOPSIS : Jeune architecte doué, Luc mène une vie stable et confortable dans Charlevoix en compagnie de sa femme Stéphanie, une monitrice de sport. Sa carrière prend son envol, sa vie sociale est riche en activités de plein air et en amitiés : en somme, il savoure le bonheur au quotidien. Mais un jour, invité à Toronto dans le cadre d’un colloque sur l’architecture, il rencontre une femme intrigante et tentatrice, Lindsay, dont il s’entiche et qui, en l’espace de deux nuits, bouleversera sa vie. Luc doit alors faire face à cette passion qui le dévore de l’intérieur, sachant qu’elle risque de détruire le couple qu’il forme avec Stéphanie. NOTES : Denys Arcand a choisi le centre-ville de Toronto pour décor à son nouveau long métrage qui, selon ses dires, pourrait également être son dernier. S’intitulant au départ Deux Nuits, LE RÈGNE DE LA BEAUTÉ a aussi été tourné à Montréal et à Paris, et, pour de nombreuses scènes extérieures, dans la région de Charlevoix et au cap Tourmente. On reconnaîtra aussi dans une séquence le Musée de la civilisation, à Québec. Même si on retrouve des habitués comme Yves Jacques et Marie-Josée Croze au générique, LE RÈGNE DE LA BEAUTÉ donne l’occasion à Denys Arcand de diriger une nouvelle génération d’actrices de talent : Mélanie Thierry (Ombline), fragile en conjointe trompée, Melanie Merkosky,
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vue à la télé canadienne-anglaise en maîtresse voluptueuse, ainsi que Magalie Lépine-Blondeau (19-2) et Geneviève Boivin-Roussy (Sarah préfère la course). Dans son premier grand rôle au cinéma, on retiendra évidemment le charme et la fougue d’Éric Bruneau (Musée Éden), irrésistible dans la peau de Luc, don Juan écartelé dans un triangle amoureux inévitablement périlleux et périssable. Avec ce seizième long métrage, Arcand s’attarde encore une fois à la trahison amoureuse sur fond d’élan passionnel, thématique qui sert de carburant pour faire avancer le récit, mais aussi pour le distordre, l’obsession de Luc pour Lindsay se révélant aussi vivifiante que destructrice. Cette nouvelle offrande du réalisateur âgé de 72 ans prouve qu’il n’a pas perdu la main, que son regard sur l’amour est toujours incisif. Et malgré la noirceur de sa trame narrative, le film sait demeurer lumineux et sensuel grâce aux images à saveur urbaine et moderne d’un côté, et bucolique et charlevoisienne de l’autre. (P.B.)
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LE RÈGNE DE LA BEAUTÉ
LE CINÉMA
VU P R…
par Serge Pallascio
DENYS
ARCAND PHOTO : Jan Thijs
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«MES FILMS,
C’EST MA VIE »
Montréal. 1959. Denys Arcand a dix-huit ans. En compagnie de son cousin Stéphane Venne, qui deviendra un célèbre compositeur de chansons dans les années 1960-1970, il emprunte la caméra 16 mm du père de celui-ci et tourne un court métrage muet de dix minutes qu’ils intituleront À l’est d’Eaton. Si la référence à l’institution commerciale, incontournable en son époque, est évidente, Arcand fait aussi un immense clin d’œil au film À l’est d’Éden, tourné en 1955, par le réalisateur américain Elia Kazan. Humour, ironie, intelligence, culture. Tout Arcand s’y retrouve déjà. Alors qu’il vient de terminer son vingt-cinquième film, LE RÈGNE DE LA BEAUTÉ, le cinéaste a généreusement accepté de nous accorder un long entretien exclusif. Itinéraire d’un créateur d’imagesmouvement dont l’œuvre est une radiographie décapante de la société québécoise. clap.ca
Chronique Le cinéma vu par… Éditions Le Clap : Vous faites du cinéma depuis 55 ans. Qu’est-ce qui vous motive à en faire encore aujourd’hui?
E.L.C. : Si on faisait votre arbre généalogique en tant que cinéaste, qui retrouverait-on?
Denys Arcand : Faire du cinéma, c’est ma façon d’être au monde, de vivre et de réfléchir. Je n`ai plus la même résistance physique et je suis plus angoissé que lorsque j’étais jeune, mais le travail sur le plateau est toujours aussi gratifiant et j’ai le même enthousiasme qu’à mes vingt ans. J’adore ça.
D.A. : Luis Buñuel, Ingmar Bergman et le cinéaste américain John Ford. Voilà
E.L.C. : À quel moment avez-vous eu la certitude que le cinéma allait devenir le centre de votre vie?
E.L.C. : Toutes époques confondues, quel est le film que vous auriez aimé réaliser?
D.A. : En 1961, j’ai fait Seul ou avec d’autres. Par la suite, j’ai rencontré Michel
D.A. : Il n’y en a pas. C’est pour cela que je fais du cinéma. Un cinéaste a tou-
Brault, Gilles Groulx et Claude Jutra. Je suis tombé éperdument amoureux de leur façon de s’habiller, de réfléchir, de vivre. Tout était éblouissant. Peu de temps après, j’ai été engagé à l’Office national du film. Je savais que j’étais à ma place.
jours la prétention d’apporter quelque chose de nouveau. C’est quelqu’un d’extrêmement prétentieux avec un ego gigantesque qui dit : « Je vais apporter ma brique à l’édifice et ma brique sera unique ».
E.L.C. : Quel est votre premier souvenir cinématographique? D.A. : Nous demeurions à Deschambault. J’avais six ou sept ans et j’ai vu, au couvent du village, un film sur les Incas dont je n’ai jamais pu retrouver le titre. Sinon, il y a eu mon oncle qui était agronome et qui avait un projecteur 16 mm pour montrer des films aux agriculteurs. Les soirs d’été, il en ramenait de Québec et les projetait sur un drap fixé sur le mur extérieur du garage de mon grand-père. C’est ainsi qu’à neuf ou dix ans j’ai vu les premiers films d’animation de Norman McLaren comme Le Merle.
E.L.C. : Comment s’est développé votre lien avec le cinéma? D.A. : Nous sommes ensuite déménagés à Montréal, près du parc Lafontaine. Il y avait des cinémas partout. J’ai commencé à tricher sur mon âge et, dès quatorze ans, j’allais régulièrement au cinéma, mais je choisissais mes films au hasard. Je me souviens que le cinéma Amherst présentait trois films pour 0,35 ¢. J’ai vu plusieurs chefs-d’œuvre, comme les westerns de John Ford, mais je ne le savais pas. Je le comprendrai plus tard quand je lirai les Cahiers du cinéma.
E.L.C. : Quel film scelle définitivement votre relation avec le cinéma? D.A. : Hamlet (1948) de Laurence Olivier même si ce n’est pas un très bon film. À ce moment-là, je découvrais Shakespeare. Je croyais que c’était un film de cape et d’épée. Mais là, je me suis rendu compte que le cinéma pouvait être très sérieux et véhiculer des idées.
E.L.C. : Que demandez-vous à un film? D.A. : Je veux entendre la voix d’un homme qui me parle à travers un film. Ce peut être une histoire drôle comme souvent dans les films de Woody Allen ou une histoire dramatique de divorce comme chez Ingmar Bergman. Mais il y a un individu qui me parle à moi, un seul.
E.L.C. : Quels sont les trois films que l’on devrait regarder en priorité pour comprendre une partie de votre géographie intérieure?
D.A. : Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) de Luis Buñuel pour son humour. Scènes de la vie conjugale (1974) d’Ingmar Bergman pour la profondeur des sentiments et le courage de se mettre à nu dans ses relations avec les femmes. Les Sept Samouraïs (1954) d’Akira Kurosawa pour la puissance de la poésie épique japonaise.
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un réalisateur d’une simplicité fondamentale. Pas d’esbroufes ni d’effets de caméra. J’aime les films classiques où on raconte une histoire avec des personnages et de la profondeur. Chez Ford, il n’y a que cela.
E.L.C. : Quel acteur aimeriez-vous diriger? D.A. : Là encore, aucun. Et d’abord, je ne dirige pas les acteurs, je les accompagne. Ils sont en partie libres et font parfois des choses que je ne contrôle pas.
E.L.C. : Quelles sont la force et la faiblesse du cinéma actuel? D.A. : La force du cinéma actuel, c’est notre extraordinaire liberté d’expression. On peut tout dire dans un film maintenant. La faiblesse, c’est que chaque film est devenu une aventure économique unique, donc fragile et difficile. Les Américains disent : « You’re only as good as your last movie ».
E.L.C. : Louis Lumière aurait dit : « Une journée où je n’apprends rien est une journée perdue ». Qu’en dites-vous vous-même? D.A. : J’ai beaucoup de facilité à vivre sans travailler. C’est sans doute pour cela que j’ai fait moins de films que d’autres. Peut-être ai-je perdu du temps dans ma vie, mais j’ai simplement vécu facilement.
E.L.C. : Si le cinéma n’existait pas… D.A. : J’aurais probablement fait du théâtre, en tant qu’auteur ou metteur en scène. C’est de cela dont je me sens le plus proche. La conversation s’étiole dans quelques dernières confidences. « Un film est quelque chose de tout à fait étrange », avoue-t-il. Bien que chacun ait la même importance à ses yeux, il reconnaît avoir eu sa part de succès, mais aussi d’insuccès. « Le succès, c’est quand on fait un film sur quelque chose dont les gens veulent entendre parler exactement à ce moment-là ». Et de citer Le Déclin de l’empire américain et Les Invasions barbares. Il n’empêche que le cinéaste a la conviction qu’un créateur va chercher son inspiration à l’intérieur de lui-même. Tel l’écrivain français Gustave Flaubert qui n’avait pas hésité à affirmer « Madame Bovary, c’est moi », Denys Arcand persiste et signe. « Je suis toujours le premier sujet de mes films. Mes films, c’est ma vie ».
LE MUSÉE IMAGINAIRE de Denys Arcand
Un auteur : Marcel Proust. Une œuvre littéraire : À la recherche du temps perdu de Proust et toute l’œuvre théâtrale de William Shakespeare. Un musicien : Mozart. Une œuvre musicale : Les Variations Goldberg de Bach, interprétées par Glenn Gould. Un artiste visuel : Le peintre hollandais Vermeer. Une œuvre visuelle : L’Assomption de la Vierge du Titien. Un lieu géographique : Le fleuve Saint-Laurent vu du cap de Deschambault. Erratum (Magazine n° 183)
Dans le musée imaginaire du Cinéma vu par André Sauvé, vous auriez dû lire : Une œuvre musicale : Une aria d’opéra interprétée par Maria Callas. Un artiste visuel : Le peintre américain Jackson Pollock.
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César 2014 – Meilleur réalisateur
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Emmanuelle Seigner y trouve le rôle d’une vie et Amalric s’avère un parfait et brillant compagnon de jeu. Un des meilleurs films de Polanski.
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Balayant ainsi tout un tas de thématiques, UN ÉTÉ EN PROVENCE est un recueil rafraîchissant de fantaisies. (R. Zika, Breaking News)
(L. Pécha, Écran Large)
LA VÉNUS À LA FOURRURE Un film de Roman Polanski · Du même réalisateur : Le Pianiste
France · Pologne
UN ÉTÉ EN PROVENCE Un film de Rose Bosch
France
Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
GÉNÉRIQUE : France · Pologne. 2013. 96 min (V.O.F.). Comédie dramatique réalisée par Roman Polanski. Scén. : David Ives et Roman Polanski. Mus. orig. : Alexandre Desplat. Int. : Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric.
GÉNÉRIQUE : France. 2014. 105 min (V.O.F.). Comédie dra-
SYNOPSIS : Thomas va mettre en scène au théâtre son adaptation de La Vénus à la fourrure de Sacher-Masoch, mais peine à trouver l’actrice principale. Il rencontre in extremis Vanda, une comédienne vulgaire et délurée, et accepte par dépit de lui faire passer une audition, puis s’étonne de sa connaissance parfaite du personnage et du texte. La fascination du metteur en scène pour Vanda s’incarnera dès lors en un jeu de rôles des plus inattendus.
SYNOPSIS : Léa, Adrien et leur frère Théo, sourd de naissance, sont emmenés malgré eux en Provence pour les vacances d’été, leur père venant de quitter la maison à la suite d’une querelle familiale. Ils seront donc laissés chez Paul, le grand-père qu’ils n’ont jamais connu. Jugeant Paul trop rigide, des affrontements éclatent et tous seront transformés par ces retrouvailles mouvementées.
NOTES : Tiré de la pièce de David Ives, s’inspirant elle-même de l’œuvre de Sacher-Masoch, le film de Polanski mise sur une histoire de dominant-dominé et de rôles inversés à travers l’amour, le pouvoir et le féminisme. Le cinéaste s’amuse à mettre en scène le ton ironique du texte; les répliques assassines ou drolatiques de la pièce d’origine étant livrées avec ferveur par sa compagne Emmanuelle Seigner et son vis-à-vis Mathieu Amalric. (P.B.)
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matique écrite et réalisée par Rose Bosch. Int. : Jean Reno, Anna Galiena, Chloé Jouannet, Hugo Dessioux, Lukas Pelssier.
NOTES : Après un saut dans le drame avec son dernier film, La Rafle, Rose Bosch change de direction et se gâte avec un long métrage lumineux tourné dans le sud de la France, dans les Alpilles, là où elle a grandi. Le récit propose une exploration générationnelle entre les Y, consuméristes, et les boomers, ces « hippies devenus papis », comme la cinéaste aime les surnommer. Utilisé à contre-emploi, Jean Reno se débrouille fort bien en grand-père désillusionné et rattrapé par le passé. (P.L.)
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inc.
CAS & DYLAN Un film de Jason Priestley
Canada GÉNÉRIQUE : Canada. 2013. 90 min (V.F. de Cas & Dylan). Comé-
Éditeurs Michel Aubé, Robin Plamondon Coordonnateur du contenu Simon Leclerc
SYNOPSIS : Cas, médecin d’expérience, est atteint d’un cancer du cerveau qui lui sera fatal. Il décide de prendre sa destinée en main et part pour l’Ouest en voiture. Dylan, une jeune femme excentrique sans domicile fixe, réussit à le convaincre d’embarquer avec lui pour le voyage, espérant devenir écrivaine. NOTES : CAS & DYLAN est un sympathique road trip qui
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La scénariste Jessie Gabe a plus d’un tour dans son sac et elle le démontre plus particulièrement dans le dernier tiers du film. (J. Stone, Canada.com)
Directrice artistique Martine Lapointe Infographiste Catherine Ducharme
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nous emmène sur les routes du Canada. Grâce à une excellente chimie entre les deux comédiens principaux, le voyage proposé se révèle touchant et apaisant. Tatiana Maslany se démarque particulièrement et ne semble pas intimidée par le vétéran Richard Dreyfuss. Connu dans les années 90 dans la série américaine Beverly Hills, 90210, l’acteur Jason Priestley étonne derrière la caméra avec une première réalisation plus que compétente. Le tout est soutenu par un scénario qui réserve son lot de révélations. (P.L.)
LA PETITE REINE
Responsable de la programmation Michel Aubé
Un film de Alexis Durand Brault · Du même réalisateur : Everywhere
Réviseure Marie Chabot Chroniqueurs Jessyka Beauregard-Blouin, Christian Bégin Pierre Blais, André Caron, Marcel Gaumond Sami Gnaba, Nicolas Lacroix Patrick Lonergan, Pier-Hugues Madore Serge Pallascio
Québec GÉNÉRIQUE : Québec. 2014. (V.O.F.). Drame réalisé par Alexis Duran Brault. Scén. : Sophie Lorain et Catherine Léger. Mus. : Dazmo. Int. : Laurence Lebœuf, Patrice Robitaille, Denis Bouchard.
Représentants publicitaires Richard Harvey : Sans frais : 1 800 361-2470, poste 132 richard.harvey@clap.ca Sabrina Castonguay : Sans frais : 1 800 361-2470, poste 128 sabrina.castonguay@clap.ca
SYNOPSIS : Jeune et ambitieuse, Julie est l’une des favorites pour gagner la prochaine Coupe du monde de vélo sur route féminin. Sous les projecteurs depuis des années, elle se maintient parmi les meilleures grâce aux produits dopants recommandés par son entraîneur et son médecin. Dénoncée par ce dernier, Julie plonge alors dans une spirale infernale de mensonges et de trahisons afin de poursuivre son rêve de réussite sportive.
Horaire des films · 418 653-2470, poste 1 Courriel · leclap@clap.ca Site Internet · www.clap.ca Plus de 500 points de distribution Dépôt légal : Bibliothèque nationale du Québec, 3e trimestre 1987 ISSN : 1209-7012 Le Magazine Le Clap est publié 6 fois par année par les Éditions Le Clap. Distribution · Affiche tout
LES ÉDITIONS LE CLAP 2327, boul. du Versant-Nord, bureau 290 Québec (Québec) G1N 4C2
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Cette plongée dans l’univers du cyclisme et du dopage sportif profite pleinement de l’immense charisme de la comédienne Laurence Lebœuf. (Le Clap)
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NOTES : Inspiré librement de la vie professionnelle de la cycliste Geneviève Jeanson, LA PETITE REINE offre à Laurence Lebœuf son plus beau rôle au grand écran. Pertinente en athlète déterminée et fonceuse, elle porte ce drame à bout de bras. Les prises de vue saisissantes des courses filmées à l’international ajoutent au réalisme du drame. Le film aborde avec justesse et à hauteur de femme la crise du dopage qui secoue encore le monde du cyclisme professionnel. (P.B.)
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Une publication
DES ÉDITIONS
die dramatique réalisée par Jason Priestley. Scén. : Jessie Gabe. Int. : Tatiana Maslany, Richard Dreyfuss.
FADING GIGOLO
Un film de John Turturro Du même réalisateur : Romance & Cigarettes
États-Unis GÉNÉRIQUE : États-Unis. 2014. 90 min PRÉSENTÉ EN
V.O.A.S.-T.F.
(V.O.A.S.T.-F.). Comédie romantique écrite et réalisée par John Turturro. Mus. orig. : Abraham Laboriel, Bill Maxwell. Int. : John Turturro, Woody Allen, Vanessa Paradis.
SYNOPSIS : Fleuriste fauché, Fioravante voit son ami libraire, Murray, lui proposer de devenir escorte afin de se sortir de ce pétrin financier. Murray devenant son souteneur attitré, Fioravante s’embarque dans une aventure étonnante puisqu’il ne se doutait pas de ses talents de séducteur, qui deviennent de plus en plus courus et qui apportent un bonheur charnel à de nombreuses femmes esseulées.
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Une balade parisienne où Isabelle Huppert déploie tout son savoir-faire. (Le Clap)
LA RITOURNELLE Un film de Marc Fitoussi Du même réalisateur : Copacabana
France GÉNÉRIQUE : France. 2014. (V.O.F.). Drame écrit et réalisé par Marc Fitoussi. Int. : Isabelle Huppert, Pio Marmai, Jean-Pierre Darroussin.
SYNOPSIS : Éleveurs de bovins, Brigitte et Xavier mènent une vie routinière à la campagne depuis que leurs enfants, devenus adultes, ont quitté le nid familial. Une fête tenue dans la maison voisine viendra cependant troubler Brigitte. Elle voit son désir de liberté s’épanouir lorsqu’elle y rencontre un jeune Parisien, Stan, âgé de 25 ans. Elle décide finalement de partir le rejoindre à Paris dans un voyage qui lui réserve bien des surprises. Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
NOTES : Dans LA RITOURNELLE, Isabelle Huppert retrouve le réalisateur qui l’avait dirigée dans son très beau film précédent, Copacabana. Une fois de plus, la comédienne incarne celle qui fonce et tente le tout pour le tout. Réflexion sur le temps qui passe, sur le couple, sur le désir de refaire sa vie, le film aborde les multiples facettes du quotidien à deux et repose avec succès sur le jeu d’acteurs de haut calibre. (P.B.)
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NOTES : À l’image de la série télé Hung, le film de Turturro comporte de nombreuses situations cocasses abordées par l’entremise de la sexualité. Woody Allen, dont les apparitions dans les films des autres sont rarissimes, prend un malin plaisir à jouer le rôle du vieux copain intello libidineux. Vanessa Paradis étonne par sa facilité à se glisser dans la peau d’une veuve juive orthodoxe et confirme la distribution de haut vol qui fait de ce film une franche comédie jazzée et printanière. (P.B.)
POUR QUE PLUS JAMAIS
Un film de Marie Ange Barbancourt
Québec GÉNÉRIQUE : Québec. 2014. 88 min (V.O.F.). Drame écrit et réalisé par Marie-Ange Barbancourt. Mus. : Boris Petrowski. Int. : Marie Ange Barbancourt, Bruny Surin, Jacquy Bidjeck.
SYNOPSIS : Mia La Groue est une comédienne qui retourne dans son pays d’origine, Haïti, pour sauver l’héritage de sa mère, récemment assassinée, dont l’argent et l’entreprise familiale sont convoités par l’une de ses sœurs et ses complices crapuleux. Détenue et soumise à la torture, Mia trouvera une aide inattendue et tentera de fuir ce pays au bord de la débâcle sociale.
NOTES : Ce premier long métrage de l’actrice québécoise d’origine haïtienne Marie Ange Barbancourt s’attarde à la déconfiture politique et sociale d’Haïti à la veille du terrible tremblement de terre, survenu en janvier 2010. La réalisatrice pose un regard brutal sur la corruption qui gangrène son pays depuis de trop nombreuses années. Avec un souci de réalisme, ce drame démontre les méfaits de la violence et de la pauvreté, et donne l’occasion à l’athlète olympique Bruny Surin de faire ses premiers pas au grand écran. (P.B.)
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Festival du film de Cabourg - Journées romantiques 2013 – Swann d’or de la meilleure actrice - Emmanuelle Devos Les Magritte du cinéma 2014 Meilleur acteur dans un second rôle – Laurent Capulleto
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[…] À ceux et à celles qui se plaignent que le cinéma français ne crée pas assez de bons rôles pour les actrices, voilà la belle réponse d’une cinéaste qui a la vie devant elle. (B. Icher, Libération)
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LE TEMPS DE L’AVENTURE est un saisissant portrait de femme rythmé par les mouvements du cœur d’Alix, interprétée par une Emmanuelle Devos tout bonnement prodigieuse. (N. Schaller, Le Nouvel Observateur)
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LE TEMPS DE L’AVENTURE Un film de Jérôme Bonnell Du même réalisateur : J’attends quelqu’un
France · Belgique · Irlande GÉNÉRIQUE : France · Belgique · Irlande. 2013. 104 min (V.O.F.). Drame romantique écrit et réalisé par Jérôme Bonnell. Mus. orig. : Raf Keunen. Int. : Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne, Gilles Privat.
SYNOPSIS : Alix, comédienne en dilettante dans la quarantaine, tombe sous le charme d’un Britannique d’âge mûr, rencontré dans un train. Elle le retrouve par hasard à des funérailles et, troublée, croit être amoureuse. Cet incident va jusqu’à remettre en question sa relation avec son copain actuel, Antoine, et bouleverse ses rapports avec ses proches alors qu’elle hésite entre ses pulsions et sa raison. NOTES : Jérôme Bonnell réalise une œuvre tout en finesse sur les aventures amoureuses sans lendemain, celles qui surviennent sans prévenir et déstabilisent notre plan de vie. Une aventure qui existe ici surtout par la volonté d’Alix, jouée en demi-teintes par Emmanuelle Devos, sûre d’elle ou à fleur de peau, selon la scène. Au rythme d’une valse-hésitation, ce beau récit dépeint les effets d’une douce idylle clandestine dans le clair-obscur d’une chambre d’hôtel. (P.B.)
SUZANNE
Un film de Katell Quillévéré · De la même réalisatrice : Un poison violent
France GÉNÉRIQUE : France. 2013. 94 min (V.O.F.). Drame réalisé par Katell Quillévéré. Scén. : Katell Quillévéré et Mariette Désert. Mus. orig. : Verity Susman. Int. : Sara Forestier, François Damiens, Adèle Haenel, Paul Hamy.
SYNOPSIS : D’une enfance marquée par la mort de sa mère jusqu’à une cavale criminelle et amoureuse, en passant par la jeune maternité et les liens rompus avec une famille aimante, SUZANNE trace le récit d’une vie qui se dérègle au fil de vingt ans de fuites et de mauvais choix. NOTES : Ce qui aurait pu n’être qu’une confortable relecture d’un portrait de femme perdue (le souffle brûlant de l’amour passionnel, la quête éperdue de liberté…) ou un énième décalque de l’œuvre de Maurice Pialat (de qui Katell Quillévéré s’inspire avec une admiration certaine) s’impose, au final, comme l’éclatante affirmation d’une des plus belles voix du jeune cinéma français… Pour donner corps et émotion à sa chronique, la réalisatrice a fait appel à la fabuleuse Sara Forestier (L’Esquive, Le Nom des gens) qui se jette ici à corps perdu dans ce qui est incontestablement son plus beau rôle à ce jour. (S.G.)
Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
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Une comédie policière réussie, originale, dialoguée avec bonheur et bien jouée. (P. Vavasseur, Le Parisien)
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JE FAIS LE MORT Un film de Jean-Paul Salomé Du même réalisateur : Arsène Lupin
France GÉNÉRIQUE : France. 2013. 104 min (V.O.F.). Comédie policière écrite et réalisée par Jean-Paul Salomé. Mus. orig. : Bruno Coulais. Int. : François Damiens, Géraldine Nakache, Lucien Jean-Baptiste.
SYNOPSIS : Voyant sa carrière battre de l’aile, Jean Renault, comédien raté et entêté, se voit forcé d’accepter un contrat d’acteur sur des scènes de crimes reconstituées dans la région Rhône-Alpes. Une enquête sur un triple homicide devient pour lui l’occasion de prouver son professionnalisme. Son obsession du détail irritera fortement la juge d’instruction, mais la guidera sur une piste des plus éclairantes. NOTES : Contexte original, la reconstitution de scènes de crimes permet au cinéaste d’exploiter de façon loufoque une méthode de résolution de meurtres plutôt inusitée. Le Belge François Damiens incarne avec beaucoup de bonhommie le rôle principal, sa présence physique rappelant le véritable Jean Reno avec, en bonus, une attitude de star en déclin qui donne lieu à des réparties vaudevillesques. (P.B.)
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Avec la 3D, on plonge dans un spectacle grandiose fait de jeux de lumière et on se laisse emporter par la musique de Bruno Coulais comme un papillon dans le courant du vent. (J. Pouget, Elle)
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AMAZONIA
Un film de Thierry Ragobert Du même réalisateur : La Planète blanche
France · Brésil GÉNÉRIQUE : France · Brésil . 2013. 83 min (V.O.F.). Documentaire d’aventures réalisé par Thierry Ragobert. Scén. : Thierry Ragobert, Johanne Bernard, Luiz Bolognesi, Louis-Paul Desanges et Luc Marescot. Mus. : Bruno Coulais.
NOTES : Aucun film ne s’était autant attardé à nous faire découvrir la flore et la faune de la forêt amazonienne. Tourné en 3D, ce long métrage conçu pour plaire aux 7 à 77 ans vaut le détour pour son approche documentaire, ses images saisissantes et l’attendrissant naturel du petit singe dans toutes les scènes, des plus comiques aux plus dangereuses. Réalisateur de La Planète blanche, Thierry Ragobert réussit son pari de nous émerveiller en filmant de main de maître ces lieux paradisiaques en voie de disparition. (P.B.)
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Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
SYNOPSIS : Un petit singe capucin se retrouve au milieu de la jungle amazonienne à la suite de l’écrasement de l’avion qui le transportait. Il doit alors faire face à une flore luxuriante et mystérieuse et se méfier d’une faune aussi diversifiée qu’hostile. Heureusement, sa rencontre avec d’autres singes lui permettra d’apprendre à survivre au cœur de la forêt tropicale.
CINÉ-PSY
COMMENTAIRE SUR LE FILM
JEUNE ET JOLIE DE FRANÇOIS OZON
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J’ai le ciel au bout des doigts Le monde au-dessous de moi Comme pour la première fois je suis moi J’entends, je sens et je vois Extrait de la chanson Je suis moi de Françoise Hardy
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ÉROS EST UN GRAND RÉVÉLATEUR!
par Marcel Gaumond
Nuit de juin! Dix-sept ans! On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête… On divague; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête… Extrait de On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans d’Arthur Rimbaud
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Il est possible qu’après avoir été témoin de toutes les péripéties vécues par la JEUNE ET JOLIE Isabelle, dans ce nouveau film du brillant François Ozon1, vous ressentiez comme moi le besoin de le voir une deuxième fois : pour dégager un à un les fils dont la trame de ce récit en quatre saisons des débuts de la vie sexuelle d’Isabelle est tissée. La première fois, vous n’y verrez que du feu. La deuxième fois, au mieux, vous aurez l’intuition de ce que ce feu devait transformer pour libérer la voie de la vie amoureuse! L’ÉTÉ DE LA DÉFLORAISON Isabelle, cela se voit tout de suite, est JEUNE ET JOLIE. Mais pas que ça, intelligente aussi! Et déterminée, fonceuse, territoriale, genre « qui que vous soyez, vous ne m’en imposerez pas! ». Toutefois, Isabelle (qui doit son nom à la « belle Isis », déesse égyptienne qui eut son frère Osiris comme époux) n’a que dix-sept ans et, comme tout adolescent ou adolescente de son âge, elle se trouve à mi-chemin entre une enfance relativement modelée par ses parents et un avenir d’adulte qu’il lui appartient maintenant d’orienter suivant son désir, dût-elle pour cela, défoncer des portes, transgresser des interdits et bouleverser autour d’elle un ordre que l’on voudrait à tout prix bien établi. Son désir, oui! Un désir qui se doit de faire appel à la flèche d’Éros pour atteindre son objectif : conquérir sa place au soleil! Car Isabelle ne vit pas à une époque ni dans un monde où la femme doit se soumettre, se voiler, feindre d’admirer l’autre en-habit-masculin, quelle que soit la maturité ou le charisme de celui-ci. Aussi choisira-t-elle celui qui aura pour elle le mandat secret de la déflorer. Plus tard, sa mère lui dira : « Tu me rappelles que quand tu étais petite, tu rentrais toujours en sang, comme un garçon manqué! ». Cette nuit-là de sa défloraison, Isabelleen-sang aura le sentiment qu’elle a réussi : la voilà « femme », prête à tout affronter. L’AUTOMNE DES LIAISONS Courageuse Isabelle! Qu’il ou qu’elle te lapide celui ou celle qui n’a pas eu comme toi la fantaisie de vivre la sensation unique que procure la transgression de l’interdit! Tout autour de toi, des adultes qui se veulent et se croient responsables, réfléchis et soucieux de ton bien2. Malgré ton jeune âge, tu n’as pas cessé de les observer et d’être marquée par ce qu’ils vivent. Tes parents sont divorcés depuis sept ans et ta mère, bien qu’affichant un rapport harmonieux avec son nouveau conjoint, ne t’a-t-elle pas 1 Souvenez-vous de Gouttes d’eau sur pierres brûlantes, Sous le sable et Dans la maison, films d’Ozon déjà commentés dans cette chronique! 2 Je pense ici à C’est pour ton bien (Aubier) de la psychanalyste Alice Miller.
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démontré à son insu, un certain soir au théâtre, qu’elle avait une liaison avec le partenaire de sa meilleure amie? Et c’est elle qui voudrait te faire la leçon, te dicter un code de conduite? Non!
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Bien plus que la prostitution, c’est l’adolescence, avec sa mélancolie, ses désillusions, sa clandestinité, qui est au cœur de ce beau film. (T. Mahler, Le Point)
Forte d’Hermès, ce dieu de la communication qui a pris le nom d’Internet, tu t’es présentée comme l’Aphrodite jouissant des atouts de nature à combler le manque de ceux qui souffrent de la solitude ou de l’inaptitude à rejoindre l’autre dans son âme ou encore, tout bêtement, comme celle qui accepte d’être la tendre complice de tout ce qui, en définitive, n’a ni queue ni tête dans les rapports homme-femme. Et tu t’es retrouvée devant qui, avec qui, lors de ta première « liaison dangereuse »? Devant et avec un homme qui avait l’âge de ton père et qui te dira à propos de sa propre fille : « Je n’ai jamais été un bon père. Je ne me suis pas bien occupé d’elle. Maintenant, ça va mieux. On s’est rapprochés! » Bon, n’est-ce pas qu’Œdipe roi rôde lorsqu’il s’agit d’une histoire comme celle-là? Ou est-ce que je me leurre, par déformation professionnelle? L’HIVER DES CONFRONTATIONS Après un évènement tragique, inattendu, la vie secrète d’Isabelle est mise à jour et elle se trouve dès lors confrontée à son entourage familial. Confrontée à elle-même, aussi, lorsque, ayant réussi à traverser le mur de méfiance qui l’aurait maintenue muette face au psychologue qu’on lui propose de voir, elle commence à mettre des mots sur ce vécu nucléaire dans lequel elle a osé plonger. Si dans un premier temps Isabelle se rebiffe et se moque du psy en comparant le tarif horaire que celui-ci demande avec celui qu’elle réclamait auprès de ses clients, elle en vient à admettre que tout cela est un « jeu » pour elle. Mais parviendra-t-elle à reconnaître qu’il s’agit là d’un jeu dangereux dont elle ignore encore la trame singulière? Comment comprendre son attirance sexuelle pour des hommes plus âgés versus son désintérêt pour les « petits cons » de son âge? Et pourquoi son hostilité à peine contenue vis-à-vis de sa mère? LE PRINTEMPS DE LA RÉCONCILIATION Ce que l’on nomme insight (l’eurêka des chercheurs dans le domaine de la vie intérieure!) en psychothérapie ne peut surgir qu’au terme d’un long et patient travail sur soi, un travail qui ne peut faire l’économie d’obstacles à première vue insurmontables, de souffrances éprouvées comme trop grandes et injustes, d’échecs dont il faut parvenir chaque fois à se relever pour ne pas sombrer dans la dépression. L’insight n’est jamais, sinon illusoirement, le fruit d’un raisonnement : il est toujours le providentiel aboutissement d’une disposition en soi à accueillir ce qui fut rejeté, à se réconcilier avec l’autre. À la toute fin du film d’Ozon, vous verrez comment la JEUNE ET JOLIE Isabelle y parvient. Au printemps de sa vie! ■
INVITATION Vous êtes cordialement invités à une rencontre du Ciné-psy sur le film JEUNE ET JOLIE avec Anne Richard, sexologue, membre de l’OPSQ. Le mardi 10 juin 2014, de 18 h à 19 h (buffet) et de 19 h à 21 h 30 (conférence et échange), au Studio P, situé au 280, rue Saint-Joseph E., Québec (http://www.librairiepantoute.com/lestudiop). Réservations : de préférence par courriel (cinepsy1@gmail.com) ou par téléphone 418 683-0711. Coût d’entrée : 20 $ (incluant l’admission et le buffet). La rencontre sera encadrée par Marcel Gaumond, psychanalyste.
CINE-PSY.COM clap.ca
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VALEUR SÛRE JEUNE ET JOLIE
Un film de François Ozon · Du même réalisateur : Dans la maison
France GÉNÉRIQUE : France. 2013. 95 min (V.O.F.). Drame écrit et réalisé par François Ozon. Mus. : Philippe Rombi. Int. : Marine Vacth, Géraldine Pailhas, Frédéric Pierrot.
SYNOPSIS : Isabelle a dix-sept ans et évolue dans un milieu familial serein, entourée de son jeune frère, de sa mère et de son beau-père. Pourtant, à la suite de son dépucelage, elle s’aventure dans une vie clandestine de prostituée. Recherchant des clients tous plus différents les uns des autres, elle camoufle ses nombreux contrats sexuels sous ses allures de lycéenne modèle.
NOTES : François Ozon nous arrive à nouveau avec un film déconcertant, sur une adolescente sans vertu, portée vers une certaine transgression sans réelle motivation. Cette ambiguïté troublante fonctionne d’autant plus que la jeune Marine Vacth est d’une froideur et d’une opacité qui siéent parfaitement à son rôle de jeune nymphe subversive et autonome. S’éloignant de toute érotisation superflue, Ozon tisse sa toile filmique avec tact et livre une œuvre réflexive plutôt que moralisatrice. (P.B.)
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Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
Chronique Ciné-Psy
LÉGENDES V.F.
Version française
V.O.A. V.O.S.-T.F.
Version originale anglaise Version originale avec sous-titres français
V.O.S.-T.A. Version originale avec sous-titres anglais
CLASSEMENT DES FILMS En attente de classement. Peut être vu par des personnes de tous âges. Ne peut être vu que par des personnes âgées de 13 ans et plus ou accompagnées d’une personne majeure. Ne peut être vu que par des personnes âgées de 16 ans et plus. Ne peut être vu que par des personnes âgées de 18 ans et plus.
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Richard Harvey, 1 800 361-2470, poste 132, cell. : 418 997-3 Sabrina Castonguay, 1 800 361-2470, poste 128, cell. : 418 9
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RÉDUCTION ÉTUDIANTS
CARTE ABONNE-CLAP TAXES INCLUSES 9 FILMS
Sur présentation de la carte de leur établissement d’enseignement, toutes les représentations dès 21 h sont au tarif de 6,75 $ pour les étudiants.
CINÉMA POUR GROUPE
Adulte 65 ans et plus Étudiant
70,95 $ 67 ,95 $ 57,95 $
Ajoutez l'option VIP pour 19,95 $ (détails au clap.ca) Des frais de 3 $ par film s’appliquent pour les représentations en 3D.
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ADMISSION TAXES INCLUSES RÉGULIER
3D
11,25 $ 9,00 $ 10 ,00 $
14 ,25 $ 12 ,00 $ 13 ,00 $
Âge d’or (65 ans et plus)
8,25 $
11,25 $
Étudiant dès 21h (carte d’étudiant exigée) en tout temps
6,75 $ 7,75 $
9,75 $ 10,75 $
14 ans et moins
7 ,25 $
Adulte lundi au vendredi avant 17 h (sauf les jours fériés) lundi au jeudi dès 17 h (sauf les jours fériés)
* Certaines conditions s’appliquent.
CINÉMA PARENTS-BÉBÉS Parents, prenez l’air ! Profitez de notre cinéma parents-bébés pour vous évader avec vos petits sans avoir à vous inquiéter. Lors de ces représentations adaptées, nous vous offrons un environnement tolérant. Bienvenue aux futurs cinéphiles ! (Gratuit pour les 0-18 mois)
RÉDUCTIONS
0-18 mois
Les cartes Abonne-Clap et VIP vous permettent d’obtenir des réductions de 10 à 25 % dans plusieurs établissements de Québec. Consultez la liste complète au clap.ca.
10 ,25 $ gratuit
Prix sujets à changement sans préavis
JOURNÉE DES ABONNÉS Tous les lundis et jeudis, sauf les jours fériés, vous verrez votre invité admis au tarif privilège à la projection pour laquelle vous vous procurerez un billet.
rieur et un revenu annuel élevé. Source : sondage SOM. espace publicitaire dès maintenant en com-
Horaire des films : 418 653-2470, poste 1 Courriel : info@clap.ca · Site Internet : CLAP.ca
Info-ciné
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3741 · richard.harvey@clap.ca 956-3729 · sabrina.castonguay@clap.ca
POUR NOUS JOINDRE 2360, chemin Sainte-Foy, Québec, QC, G1V 4H2 (la Pyramide) Téléphone : 418 653-2470
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Yellowknife International Film Festival – Prix du meilleur film
UVANGA est le premier film contemporain entièrement tourné à Igloolik sur l’île de Baffin, lieu de tournage d’Atanarjuat, la légende de l’homme rapide et du Journal de Knud Rasmussen. (Le Clap)
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UVANGA
Un film de Marie-Hélène Cousineau et Madeline Piujuq Ivalu
Québec · Canada GÉNÉRIQUE : Québec · Canada. 2014. 86 min (V.O.A. et inuktitute avec sous-titres français). Drame réalisé par Marie-Hélène Cousineau et Madeline Piujuq Ivalu. Int. : Marianne Farley, Lukasi Forrest, Travis Kunnuk, Peter-Henry Arnatsiaq.
SYNOPSIS : Anna retourne pour la première fois à Igloolik, un village où elle a enseigné quinze ans plus tôt. Elle fait le voyage avec son fils Tomas, né d’une idylle avec l’un des villageois. Alors qu’elle est heureuse de faire découvrir à son fils ses origines, leur séjour est assombri par les souvenirs entourant la mort de son ancien amant. Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
NOTES : Le collectif Arnait Video revient avec une œuvre originale et intéressante après de longues années d’absence. Les réalisatrices Marie-Hélène Cousineau et Madeline Piujuq Ivalu signent leur second long métrage, UVANGA, le premier film contemporain entièrement tourné à Igloolik, sur l’île de Baffin, lieu de tournage d’Atanarjuat, la légende de l’homme rapide et du Journal de Knud Rasmussen. (P.-H.M.)
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CINÉMA
G STRONOMIQUE par Christian Bégin
PHOTO : TÉLÉ-QUÉBEC
LECTEURS, LECTRICES, GOURMANDS, GOURMANDES,
Pour cette édition, nous allons – si vous le voulez bien… Bien que je ne vous laisse pas vraiment le choix! – nous allons donc, aller ailleurs… Sur deux planètes TOTALEMENT différentes… Cinématographiquement, j’entends… Mais en même temps, pas seulement… Ô suspense, quand tu nous tiens! Vous savez comme moi – et j’y ai déjà fait référence –, il suffit de taper « bouffe et cinéma » sur un moteur de recherche quelconque – OK disons simplement qu’il suffit de « googler » ces deux mots! – pour que des centaines de sites et de références apparaissent miraculeusement! De Cuisine et dépendances (Philippe Muyl, 1992) à Delicatessen (Jean-Pierre Jeunet, Marc Caro, 1991), en passant par Vattel (Roland Joffé, 1999) et le mémorable – pour sa sulfureuse (?) scène du sexy food fight! – Neuf semaines 1/2 (Adrian Lyne – qui s’est fait du gros plaisir, mais un plaisir qui ne résiste pas vraiment au passage du temps…–, 1986), le choix est vaste dans le domaine de la fiction! Pour l’heure, je vous entraîne du côté du documentaire. C’est du sérieux! On va se parler des vraies affaires… (Ouan…) Deux approches diamétralement opposées, mais d’abord deux portraits qui, pour des raisons tout aussi opposées, font du bien, exsudent, distillent le bonheur. Et la passion du métier! Un premier film, d’une beauté transcendante et tout en nuances, en pudeur, en contemplation… Un film rigoureux aussi, exigeant comme ceux qui l’animent : Entre les bras (Paul Lacoste, 2012). Par où commencer pour vous communiquer tout le bien que je pense de ce film et tout le bien qu’il fait à le recevoir? Michel Bras
est l’âme d’un grand restaurant, un des grands restaurants de la planète. Trois étoiles Michelin et blablabla et tout ce cirque qui, au fond, n’arrive même pas à témoigner de ce qui se passe vraiment là-bas, à cette grande table du plateau de l’Aubrac, à Laguiole. Pour lui, le moment est venu de passer les rênes à son fils Sébastien. Un film non pas seulement sur la restauration, mais surtout sur la transmission du savoir, l’exigence de la tradition, la nécessaire mutation du savoir transmis, sa réappropriation... D’une beauté renversante, d’une élégance et d’une délicatesse qui font du bien en ces temps un peu rustres, mais qui, en même temps, nous dépeint un homme intransigeant, parfois dur, presque despotique sans jamais pourtant élever le ton. Michel Bras sait ce qu’il fait, ce qu’il faut faire, ce qu’il a construit. Il en connaît la valeur, le sens, la nécessité même dans ce monde où tout semble vouloir se standardiser, s’édulcorer jusqu’à une insipidité triste et désolante… Le fils, bien que porteur du savoir du père, formé avec amour et rigueur par lui, appréhende quand même le monde, son monde, leur monde, différemment. Comment se faire un prénom quand on succède à Michel Bras…? Comment assurer « la continuité dans le changement »? Comment changer sans changer pour le seul plaisir de changer? Des questions intéressantes, non? Voire d’actualité… Au-delà de toutes ces considérations, de tout ce que j’en pense moi, Entre les bras est un film à voir absolument! Particulièrement en ce moment où la mémoire est mise à mal et la pérennité des choses une quantité négligeable… Bon, c’était ma minute éditoriale et ces propos n’engagent que moi et… ceux et celles qui les partageront! Maintenant, on « vire sur un dix cennes », on fait un 180 degrés, un burn sur la Grande Allée… On s’en va du côté des Durs à cuire (Guillaume Sylvestre, 2007). Là, oui d’accord, une même passion mais, vécue complètement d’une autre façon! Ici ça « rocke », ça se bouscule, ça rue dans les brancards et ça ne s’enfarge pas dans les fleurs du tapis! Un road movie culinaire, une bande-son à l’avenant et des lendemains de veille mémorables et éthyliques.
IMAGE TIRÉE DU FILM ENTRE LES BRAS
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Martin Picard, Normand Laprise, deux icônes de la restauration québécoise, le deuxième ayant même été le mentor de l’autre, deux fous furieux chacun à leur façon, nous font entrer dans leur trip, dans leur univers à la fois déjanté et organisé. Et, avec respect et complicité, Guillaume Sylvestre nous les livre avec clap.ca
Chronique Cinéma gastronomique une authenticité, une impudeur jouissive et bousculante! Des images, une photo excessives, sales, mais pas méchantes, jamais! Ces deux-là ont trop de plaisir à faire ce qu’ils font! Bien sûr, ils sont sur la planète « démesure », mais jamais ils ne manquent de rigueur et sont viscéralement à l’affût du meilleur produit, du producteur vrai qui fait du vrai! Ici aussi, pas de standardisation, mais des standards de qualité irréprochables! Deux approches, deux voyages, mais une seule et même quête! Ils sont magnifiques! Mais ô combien dangereux… Et, sans doute, comme moi, vous rêverai d’avoir fait le voyage avec eux tout en sachant que jamais vous n’auriez pu les suivre…! Ça ride all right! Deux films donc et deux décollages vers des galaxies, des territoires inexplorés ou jamais de cette inspirante et déconcertante façon! Et deux types d’atterrissages… Un plus doux, l’autre plus « parc Belmont » – pour ceux et celles qui comprendront la référence, qui saisiront l’allusion au vol, allusion qui, soit dit en passant, trahit mon âge discrètement… Mais pas tant finalement! Pas tant discrètement, j’entends…! Voilà donc ce à quoi je vous invite pour l’heure! Moi, si j’étais vous, je les écouterais en rafales, back à back, avec un compagnon ou une compagne de voyage, une bonne bouteille, un petit quelque chose à se partager – j’ai une idée pour vous! – et un bon plan de fin de soirée! Parce que je vous assure que ces durs à cuire vont donneront envie de vous croquer tout rond et de vous endormir entre les bras de l’aimé(ée), après des agapes gargantuesques, lovés sous les draps du plaisir partagé! Je vous envie! Une recette avec ça? Après avoir vu ces géants, ces artistes, ces créateurs de génie qui font de ce métier une vocation, un engagement, une promesse de lendemains qui chantent? Ça serait prétentieux et risqué… Mais qui ne risque rien, engraisse anyway…! Alors, ça suit plus bas!
TOMATES D’AMOUR
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(ou explosives! On jase là…!) LES INGRÉDIENTS 12 tomates cerises 1/2 tasse (125 ml) de sucre 2 c. à soupe (30 ml) de sirop de maïs blanc* 2 c. à soupe (30 ml) d’eau 1/2 c. à thé (3 ml) d’un mélange de poivre de Sichuan et de cumin, moulu (dans une portion de moitié moitié) 1/2 tasse (125 ml) de graines de sésame, grillées 2 c. à soupe (30 ml) de gingembre, haché finement (facultatif) MÉTHODE Dans une petite casserole à fond épais, faire chauffer le sucre, le sirop de maïs et l’eau. Bien mélanger et amener à ébullition. Laisser bouillir le sirop jusqu’au grand cassé, soit 300° F (149° C). Sans brasser. Retirer la casserole du feu et refroidir aussitôt en la plongeant dans un bac d’eau froide. Ajouter le poivre de Sichuan et le cumin. Réserver. Mélanger les graines de sésame et le gingembre haché, et étendre le tout dans une petite assiette de service. Piquer chaque tomate avec un cure-dent en bois ou une petite brochette. Au moment de dresser, remettre la casserole sur feu doux, jusqu’à ce que le sirop redevienne fluide. Ne pas bouillir à nouveau. Tremper rapidement chaque tomate dans le caramel et les déposer aussitôt, la tête en bas, dans le mélange sésame-gingembre. Servir dès que le caramel est refroidi. BULLE D’INFO * On utilise du sirop de maïs blanc, qui remplace parfaitement le glucose dont se servent les confiseurs, pour éviter la cristallisation des sirops et des caramels. Il est par contre important de ne plus brasser le caramel, dès que le stade d’ébullition est atteint, ce qui aurait comme effet de le rendre opaque et friable.
PHOTO : FLICKR.COM/ YANNICK974
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ATTILA MARCEL Un film de Sylvain Chomet
France GÉNÉRIQUE : France. 2013. 106 min (V.O.F.). Comédie écrite et réalisée par Sylvain Chomet. Mus. orig. : Franck Monbaylet, Sylvain Chomet. Int. : Guillaume Gouix, Anne Le Ny, Bernadette Lafont.
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SYNOPSIS : Paul est un grand enfant trentenaire qui vit à Paris en compagnie de ses deux vieilles tantes. Passionné de piano, il est hélas muet comme une carpe et n’a aucun souvenir de sa jeunesse. Sa routine sera bouleversée par sa rencontre avec madame Proust, une voisine qui, à l’aide d’une tisane, se révèle capable de faire ressurgir ce qui était profondément enfoui dans sa mémoire.
De ces bourgeoises un peu vaines, Isabelle Czajka n’en fait pas les figurines d’un soap opera à la Desperate Housewives, mais des êtres à la Virginia Woolf, cernés par l’inconsistance et leur inutilité. (P. Murat, Télérama)
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LA VIE DOMESTIQUE Un film de Isabelle Czajka De la même réalisatrice : D’amour et d’eau fraîche
France
NOTES : Voilà plus de dix ans, Les Triplettes de Belleville nous avait littéralement charmés. Son réalisateur, Sylvain Chomet, délaisse cette fois le dessin animé et pénètre dans l’imaginaire de l’enfance où se côtoient un adulescent et des personnages féminins colorés, incarnés par Anne Le Ny, Hélène Vincent et l’inoubliable Bernadette Lafont dans son dernier rôle au grand écran. Le cinéaste crée avec ATTILA MARCEL un univers foisonnant qui rappelle ceux de Jacques Demy, Boris Vian et même celui, candide, d’Amélie Poulain. (P.B.)
LE SEMEUR
Un film de Julie Perron De la même réalisatrice : Mai en décembre
Québec
GÉNÉRIQUE : France. 2013. 93 min (V.O.F.). Drame réalisé par Isabelle Czajka. Scén. : Isabelle Czajka, d’après l’œuvre de Rachel Cusk. Mus. orig. : Éric Neveux. Int. : Emmanuelle Devos, Julie Ferrier, Natacha Régnier.
GÉNÉRIQUE : Québec. 2013. 77 min
SYNOPSIS : Son mari ayant obtenu un poste en banlieue, Juliette décide de le suivre même si elle-même attend une réponse pour un emploi à Paris, dans le milieu de l’édition. Rapidement, elle entre en contact avec ses voisines et s’aperçoit que le quotidien en périphérie de la ville, où les femmes élèvent les enfants pendant que les maris travaillent, n’est pas du tout fait pour elle.
SYNOPSIS : Dans le Bas-du-Fleuve, Patrice Fortier cultive des plantes et des légumes avec une passion peu commune pour ses semences « à l’ancienne ». Fort d’une expertise dans le processus de sélection des légumes et intéressé à mettre en valeur les produits de la terre, il conçoit l’agriculture presque comme un projet artistique. Ses efforts sont nourris par son amour pour les variétés rares, les formes et les saveurs multiples issues du patrimoine végétal.
(V.O.F.). Documentaire écrit et réalisé par Julie Perron. Avec Patrice Fortier.
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NOTES : Pour incarner Juliette, Isabelle Czajka a misé avec raison sur Emmanuelle Devos, l’une des comédiennes les plus vues en France. L’actrice déploie avec subtilité son talent pour décliner son exaspération et sa résistance face aux habitudes routinières et normatives de banlieusardes au mode de vie stéréotypé de l’Amérique des années 50. Réflexion acerbe sur la carrière, la vie de famille et la monotonie abyssale d’un quotidien où le shopping est roi, LA VIE DOMESTIQUE est un drame au charme corrosif. (P.B.)
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NOTES : C’est avec beaucoup de tendresse et de curiosité que Julie Perron braque sa caméra sur un homme qui consacre sa vie à la culture maraîchère. Le titre du film évoque un métier qui semble provenir d’un autre âge et qui relève presque aujourd’hui d’un acte de résistance. Inspiré par les méthodes d’autrefois, Patrice Fortier incarne tout le contraire de la façon de faire des multinationales. Sa démarche évocatrice et son amour du terroir, on l’espère, feront des petits. (P.B.)
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Nos versions
ORIGIN LES PRÉSENTÉ EN
V.O. espagnole avec S.-T.F.
LA DANSE DE LA RÉALITÉ Un film de Alejandro Jodorowsky Du même réalisateur : La Montagne sacrée
GÉNÉRIQUE : Chili · France. 2013. 130 min (V.O. espagnole avec soustitres français). Conte biographique écrit et réalisé par Alejandro Jodorowsky. Mus. orig. : Adan Jodorowsky. Int. : Brontis Jodorowsky, Pamela Flores, Jeremias Herskovits.
SYNOPSIS : Au Chili, un jeune garçon grandit dans un petit village côtier, entouré d’une mère cantatrice protectrice et d’un père autoritaire et communiste qui rejette toute autorité religieuse. C’est à travers ses rencontres avec de multiples personnages marginaux que l’enfant trouvera sa voie et que son père, destiné à l’exil afin d’exécuter le président chilien, trouvera sa rédemption.
NOTES : Jodorowsky, aujourd’hui âgé de 84 ans, n’avait pas tourné depuis plus de vingt ans. Il est de retour avec ce conte initiatique qui relate une partie de son enfance au Chili. Les scènes oniriques et baroques, qui évoquent autant les œuvres de Fellini que de Tod Browning, sont légion. Divisé en deux parties, le film séduit par ses images évocatrices alternant de la naïveté de l’enfance à la dureté du monde adulte, et ce, avec autant de violence que d’amour. Une œuvre inoubliable. (P.B.)
PRÉSENTÉ EN
V.O. multilingue avec S.-T.F.
LE MÉDECIN DE FAMILLE Un film de Lucia Puenzo · De la même réalisatrice : XXY
GÉNÉRIQUE : Argentine · France · Espagne · Norvège. 2013. 94 min (V.O. multilingue avec sous-titres français). Drame écrit et réalisé par Lucia Puenzo, d’après son roman Wakolda. Int. : Alex Brendemühl, Natalia Oreiro, Diego Peretti, Florencia Bado.
SYNOPSIS : Patagonie, Argentine, 1960. En route vers Bariloche pour ouvrir
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un hôtel, Eva et Enzo prennent en chemin un médecin allemand qui devient leur premier chambreur, sans savoir qu’il s’agit du terrible docteur nazi Josef Mengele. Ce dernier s’intéresse d’un peu trop près à la fille de douze ans du couple, qui souffre d’un trouble de croissance. Il commence aussi à s’occuper des jumeaux qu’attend la mère, sous l’œil de plus en plus suspicieux du père.
NOTES : Fille du réalisateur argentin Luis Puenzo (L’Histoire officielle, 1985), Lucia Puenzo poursuit une carrière impressionnante de romancière, scénariste et cinéaste. Dans son troisième long métrage, elle adapte elle-même son roman, Wakolda, mais elle en modifie le point de vue : l’adolescente observe et s’entiche de ce nazi qui s’est vraiment exilé en Argentine après la Deuxième Guerre mondiale. Le charisme séducteur et l’autorité médicale qu’il exerce sur les personnages du film donnent froid dans le dos. (A.C.) clap.ca
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LA GRANDE SÉDUCTION À L’ANGLAISE Un film de Don McKellar · Du même réalisateur : Childstar
PRÉSENTÉ EN
V.F. & V.O.A.
GÉNÉRIQUE : Québec · Canada. 2014. 115 min (V.F. de The Grand Seduction et V.O.A.). Comédie réalisée par Don McKellar. Scén. : Ken Scott et Michael Dowse. Mus. : Maxime Barzel, PaulÉtienne Côté, François-Pierre Lue. Int. : Brendan Gleeson, Taylor Kitsch, Gordon Pinsent.
TRACKS
PRÉSENTÉ EN
V.O.A.
Un film de John Curran · Du même réalisateur : The Painted Veil
GÉNÉRIQUE : Australie. 2014. 110 min (V.O.A.). Drame d’aventures réalisé par John Curran. Scén. : Marion Nelson, d’après l’œuvre de Robyn Davidson. Mus. orig. : Garth Stevenson. Int. : Mia Wasikowska, Adam Driver, Rainer Bock.
montent une opération séduction. Ils utilisent le mensonge et la supercherie pour attirer un jeune médecin qui voudra bien s’établir chez eux. La venue de celui-ci leur vaudrait l’obtention d’un contrat faramineux de développement pétrolifère, créant richesse et emplois pour la communauté locale.
SYNOPSIS : La jeune Australienne Robyn Davidson se lance comme défi de traverser son pays, du cœur du désert jusqu’à l’océan Indien. C’est à dos de chameau qu’elle fera ce pèlerinage de près de 3 000 km. Faisant face à une constante solitude, aux serpents venimeux, à la chaleur suffocante le jour comme à la froidure la nuit, Robyn verra son périple intéresser un photographe du National Geographic avec lequel elle se liera d’amitié.
NOTES : Remake de La Grande Séduction, succès inespéré du cinéma
NOTES : Histoire véridique s’étant déroulée en 1977, TRACKS bénéficie
SYNOPSIS : À Terre-Neuve, les résidants d’un petit village côtier
québécois sorti en 2003, cette relecture à l’anglaise reprend avec bonheur la même trame narrative que l’original. Tablant sur la personnalité débordante du comédien irlandais Brendan Gleeson (The General) et sur le charme de Taylor Kitsch (Friday Night Lights), le film de McKellar fait preuve d’un humour ironique ainsi que d’une morale bon enfant, tout en profitant de la grande beauté des côtes terre-neuviennes. (P.B.)
BELLE
Un film de Amma Asante De la même réalisatrice : A Way of Life
GÉNÉRIQUE : Angleterre. 2014. 104 min (V.O.A.). Drame historique réalisé par Amma Asante. Scén. : Misan Sagay. Mus. orig. : Rachel Portman. Int. : Gugu Mbatha-Raw, Tom Wilkinson, Emily Watson.
SYNOPSIS : À la fin du XVIIIe siècle, un amiral anglais retrouve la fille qu’il a eue avec une esclave noire. La fillette métisse, baptisée Dido Elizabeth Belle, est élevée par son grand-oncle, Lord Mansfield. À l’âge adulte, Dido sera confrontée à la réalité de son teint unique pour une aristocrate. Elle entamera alors le combat pour l’abolition de l’esclavage en Grande-Bretagne.
UNDER THE SKIN Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
Un film de Jonathan Glazer Du même réalisateur : Sexy Beast
PRÉSENTÉ EN
V.O.A. 24
d’images à couper le souffle de la nature aride d’une Australie encore trop peu connue des Occidentaux. Pour interpréter la jeune aventurière, le choix s’est porté sur Mia Wasikowska, actrice prisée, vue chez Gus Van Sant et Tim Burton et qui sera du prochain David Cronenberg. Un choix judicieux puisqu’elle est des plus convaincantes dans le rôle de la téméraire Robyn Davidson. (P.B.)
GÉNÉRIQUE : Grande-Bretagne. 2013. 108 min (V.O.A.). Drame de sciencefiction réalisé par Jonathan Glazer. Scén. : Walter Campbell et Jonathan Glazer, d’après le roman de Michel Faber. Mus. orig. : Mica Levi. Int. : Scarlett Johansson, Jeremy McWilliams, Lynsey Taylor MacKay.
NOTES : Pour son second film, la cinéaste britannique Amma Asante s’attaque au racisme, un sujet toujours d’actualité. Contrairement à son compatriote Steve McQueen, qui a récemment remporté les honneurs avec 12 Years a Slave, Asante reste en terre natale pour illustrer la dure réalité de l’esclavage. Le film met en scène plusieurs personnages brillamment interprétés par des jeunes encore méconnus, mais aussi par des acteurs chevronnés, dont Tom Wilkinson et Emily Watson. (P.-H.M.)
PRÉSENTÉ EN
V.O.A.
SYNOPSIS : Une extraterrestre qui a
NOTES : Ce récit fait penser à Espèces
pris forme humaine hante les routes de l’Écosse en attirant dans une camionnette les hommes qu’elle rencontre. Son étrange comportement les laisse perplexe jusqu’à ce qu’ils réalisent que, tel un succube, elle cherche à extraire leur essence vitale.
(1995) ou Les Âmes vagabondes (2013), mais le traitement visuel s’inspire de Stanley Kubrick et de David Lynch. Le réalisateur de Birth (2004) emploie de multiples caméras miniatures pour rendre compte des agissements insolites de cet être venu d’ailleurs, minutieusement interprété par la voluptueuse Scarlett Johansson. La musique expérimentale de Mica Levi (Micachu) s’inscrit parfaitement dans cet exercice de style. (A.C.) clap.ca
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DU 12 AU 20 JUIN
SOUS LE SIGNE DE L’ITALIE
ANNI FELICI
Italie · France. 2013. 100 min (V.O.S.-T.F.) Drame de Daniele Luchetti. Int. : Kim Rossi Stuart, Micaela Ramazzotti, Martina Gedeck.
SYNOPSIS : Guido est un artiste qui aimerait faire partie de l’avant-garde contemporaine. Sa femme, Serena, qui l’aime passionnément, a du mal à accepter son art, mais surtout son intérêt pour ses modèles. Leurs fils, Dario et Paolo, 10 et 5 ans, sont les témoins de leurs années de bonheur…
LA KRIPTONITE NELLA BORSA
Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
Italie. 2011. 98 min (V.O.S.-T.F.) Un film de Ivan Cotroneo. Int. : Valeria Golino, Christina Capotondi, Luca Zingaretti.
PANORAMA
PRÉVENTE JUSQU’AU 1ER JUIN
EXCEPTIONNEL DU FESTIVAL
VOYEZ TOUS LES FILMS DU FESTIVAL ITALIEN
POUR SEULEMENT
39,95 $
2014 À l’initiative du consulat d’Italie de Québec, le Cinéma Le Clap est heureux de s’associer, pour une sixième année, à l’Institut culturel italien de Montréal afin de présenter un panorama exceptionnel du festival Annecy Cinéma Italien 2013.
LA PRIMA NEVE
LA MIGLIORE OFFERTA
Italie. 2013. 105 min (V.O.S.-T.F.) Drame de Andrea Segre. Int. : Matteo Marchel, JeanChristophe Folly, Anita Caprioli.
Italie. 2012. 124 min (V.O.S.-T.F.) Un film de Giuseppe Tornatore. Int. : Geoffrey Rush, Jim Sturgess, Sylvia Hoeks.
SYNOPSIS : Dani est un réfugié du Togo, ayant traversé la Libye en situation de guerre. Il réussit à trouver refuge à Pergine, un petit village de montagne dans le Trentin. Tourmenté par la mort de sa femme, il est incapable de prendre soin de sa fille d’un an. Il se lie d’amitié avec Michele, un garçon de dix ans qui vit dans une ferme avec sa mère, veuve, et son grand-père paternel. Dani et Michele, portant chacun leur propre fardeau, se donnent du réconfort dans ce film tourné dans le paysage bucolique du Trentin.
SYNOPSIS : Virgil Oldman est un génie excentrique, expert en art, connu et apprécié partout dans le monde. Toute sa vie s’écoule à l’abri des sentiments, jusqu’à ce qu’une mystérieuse femme l’invite à sa maison pour faire une évaluation. Ce sera le début d’une relation qui va bouleverser sa vie à jamais.
VIDEOARTE :
ATTORI / SPETTATORI
Italie. 2013. 90 min (V.O.S.-T.F.). Programme de courts métrages italien.
SOLE A CATINELLE
Italie. 2013. 90 min (V.O.S.-T.F.) Comédie de Gennaro Nunziante. Int. : Checco Zalone, Robert Dancs, Miriam Dalmazio.
COME IL VENTO Italie · France. 2013. 110 min (V.O.S.-T.F.) Drame de Marco Simon Puccioni. Int. : Valeria Golino, Filippo Timi, Francesco Scianna.
LA JOCONDE A DISPARU
2013. 86 min (V.O.S.T.F.) Documentaire de Joe Medeiros.
LISTE COMPLÈTE DES FILMS QUI SERONT À L’AFFICHE LORS DU FESTIVAL, BIENTÔT DISPONIBLE AU CLAP.CA Textes de la Cinémathèque québécoise. Nos remerciements à M. Ricardo Rossini, consul honoraire d’Italie à Québec, à M. Angelo Mazzone, directeur de l’Institut culturel italien de Montréal, au MiBAC — Ministero per i Beni e le Attività Culturali, — au Cinecittà Holding, à Filmitalia et bien évidemment au Annecy Cinéma Italien.
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LES PROFS
Un film de Pierre François Martin-Laval Du même réalisateur : Essaye-moi
France GÉNÉRIQUE : France. 2013. 88 min (V.O.F.). Comédie réalisée par Pierre François Martin-Laval. Scén. : Pierre François Martin-Laval et Mathias Gavarry, d’après la bande dessinée de Pica et Erroc. Mus. orig. : Matthieu Gonet. Int. : Christian Clavier, Isabelle Nanty, Raymond Bouchard.
NOTES : Pierre François Martin-Laval s’est illustré au théâtre et à la télé au sein de la troupe humoristique des Robins des bois. Pour ce nouveau projet, le cinéaste et comédien adapte avec désinvolture l’univers de la série de bandes dessinées Les Profs de Pica et Erroc (plus de seize albums publiés). Le film rend un hommage certain aux deux films des Sous-doués avec Daniel Auteuil et démontre une volonté de donner une importance égale aux nombreux personnages qui colorent cette comédie. (P.B.)
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Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
SYNOPSIS : Le lycée Jules Ferry possède l’une des pires réputations de la France entière. Seulement 12 % de ses élèves passent leur bac. Afin de contrer ce phénomène, la direction décide d’engager une équipe de professeurs aux méthodes peu orthodoxes pour secouer cette bande de « sous-doués » et amener ceux-ci vers l’excellence.
Le Clap c’est aussi des événements cinématographiques diversifiés! EN RAFALES · Tous les mercredis du 14 mai au 25 juin
DU 12 AU 20 JUIN
LES NUITS EN OR · Le 19 juin 19 h et le 29 juin 15 h
LE TROISIÈME DIMANCHE DU MOIS · Prochains événements Antitube : 18 mai et 15 juin
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Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
LE PREMIER DIMANCHE DU MOIS · Prochains événements Kinö : 4 mai et 1er juin
PLUS QUE TROIS OPÉRAS!
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LES MARCHANDS PARTICIPANTS
10 %
CHEZ VICTOR
2778, ch. Sainte-Foy, Sainte-Foy 2360, ch. Sainte-Foy (la pyramide), Sainte-Foy 825, boul. Lebourgneuf, Québec 145, rue Saint-Jean, Québec
Achat minimum de 10 $. Sur le menu à la carte.
SOULIERS TOUT CONFORT
1485, ch. Sainte-Foy (coin Eymard)
FF PIZZA
2360, ch. Sainte-Foy (la pyramide)
15 %
ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE QUÉBEC 401, Grande Allée Ouest, Québec
À l’achat de billets au guichet pour les concerts de l’OSQ. Cette réduction est offerte seulement à la billetterie au bureau de l’OSQ.
LES HORLOGES GRANDPÈRE DU QUÉBEC
140, route du Pont, bur. 4, SaintNicolas
THÉÂTRE DE LA BORDÉE
315, rue Saint-Joseph Est, Québec 3 $ de réduction sur le prix courant.
LE PALAIS MONTCALM 995, place D’Youville
Sur le prix courant à la billetterie. Spectacles présentés par la Société du Palais Montcalm seulement.
FERME TOURMALINE
27 rue Monfette, Victoriaville Sur tout achat de 100 $ ou plus. Ne peut être jumelée à aucune autre offre.
THÉÂTRE PÉRISCOPE
939, av. de Salaberry, Québec
4 $ de réduction sur le prix adulte courant (maximum de 4 billets).
LE CARREFOUR INTERNATIONAL DE THÉÂTRE DE QUÉBEC
369, rue de la Couronne, Québec
5 $ à l'achat de billets à l'unité, deux billets par spectacle par personne.
Sur articles sélectionnés.
20 %
25 %
VIDÉODROME SAINTE-FOY
PREMIER ACTE
Sur la location d’un film.
Sur le prix courant.
1325, route de l’Église, Sainte-Foy
870, av. de Sallaberry, Québec
STUDIOS DRAKKAR CENTRE DE FORMATION EN PHOTOGRAPHIE
1150, boul. René-Lévesque Ouest, Québec * Certaines conditions s’appliquent. Ne peut être jumelée à aucune autre promotion.
Applicable sur les cours de groupe et les ateliers (sauf « Le portrait en studio »). Ne peut être combinée avec aucune autre promotion.
Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
SEULE LA PERSONNE DÉTENTRICE DE L’ABONNE-CLAP PEUT BÉNÉFICIER DE CES RÉDUCTIONS. Sur présentation de votre carte, obtenez de 10 à 25 % de réduction chez les marchands participants. Toutes ces réductions sont applicables aux prix courants seulement, pour la durée de ce magazine. Non applicable sur les chèques-cadeaux et les abonnements. Ne peut être utilisée avec une autre promotion. Non monnayable. Tous les privilèges sont annulés après la date d’échéance de l’Abonne-Clap. Prix sujets à changement sans préavis.
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Index des films
CONSULTEZ NOTRE HORAIRE : 418 653-2470, poste 1 ou CLAP.ca
Films à l’affiche n° 184 Amazonia Un film de Thierry Ragobert .................................................à partir du 16 mai ...........p.
Attila Marcel Un film de Sylvain Chomet...................................................à partir du 23 mai ...........p.
Belle Un film de Amma Asante .....................................................à partir du 23 mai ...........p.
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Cas & Dylan Un film de Jason Priestley ...................................................à partir du 2 mai ................ p.
9
Coq de St-Victor, Le
Un film de Pierre Greco.................................................................................................p. 27
Danse de la réalité, La Un film de Alejandro Jodorowsky .........................................à partir du 2 mai .............p.
Dragon 2 Un film de Dean DeBlois ......................................................à partir du 20 juin ...........p.
Fading Gigolo Un film de John Turturro ......................................................à partir du 23 mai ...........p.
Grande Séduction à l’anglaise, La Un film de Don McKellar ......................................................à partir du 30 mai ...........p.
Je fais le mort Un film de Jean-Paul Salomé...............................................à partir du 2 mai .............p.
Jeune et jolie Un film de François Ozon .....................................................à partir du 16 mai ...........p.
23 27 10 24 13 15
Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill
Un film de Marc Boreal et Thibaut Chatel......................................................................p. 27
Médecin de famille, Le Un film de Lucia Puenzo ......................................................à partir du 9 mai .............p.
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Ours montagne, L’
Un film de Esben Toft Jacobsen ...........................................à partir du 2 mai ..............p. 27
Petite Reine, La Un film de Alexis Durand Brault ...........................................à partir du 13 juin .............. p.
Pour que plus jamais Un film de Marie Ange Barbancourt .....................................à partir du 16 mai ...........p.
Profs, Les Un film de Pierre François Martin-Laval ...............................à partir du 13 juin ...........p.
10 27
Règne de la beauté, Le Un film de Denys Arcand .....................................................à partir du 15 mai .............. p.
Ritournelle, La Un film de Marc Fitoussi ......................................................à partir du 13 juin ...........p.
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C’est avec beaucoup de fierté que Lyse et Natalie Audet célébreront, le 3 mai prochain, le 30e anniversaire de L’Ère du Vrac! Avec beaucoup de fierté, car durer en affaires pendant 30 ans dans un contexte de concurrence grandissante, de changements incessants et de turbulences économiques, ce n’est pas rien. Au quotidien, nos clients nous ont prouvé leur attachement par leurs bons mots, leur fidélité et leur amitié véritable qui nous réunit comme une famille autour des plaisirs de la table! Au cours de ces années, nous avons débusqué des petits bijoux de produits fins d’ici et d’ailleurs et nous avons partagé avec vous notre passion pour la bonne cuisine. Et nous nous engageons à poursuivre cette mission encore très longtemps! Afin de vous remercier pour votre encouragement qui nous inspire tant, nous organiserons une grande fête le samedi 3 mai, où vos 30 produits chouchous seront offerts en promotion. De plus, il y aura des dégustations sur place et 30 magnifiques prix de présence seront remis grâce à la précieuse collaboration de nos fournisseurs. Venez célébrer en grand nombre avec notre valeureuse équipe de joyeux conseillers gourmands! Merci pour toutes ces belles années de complicité et longue vie à L’Ère du Vrac!
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Rio 2
Un film de Carlos Saldanha...........................................................................................p. 27 Un film de Julie Perron ........................................................à partir du 9 mai .............p.
Suzanne Un film de Katell Quillévéré..................................................à partir du 30 mai ...........p.
Temps de l’aventure, Le Un film de Jérôme Bonnell...................................................à partir du 9 mai .............p.
Tracks Un film de John Curran........................................................à partir du 6 juin .............p.
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Un été en Provence Un film de Rose Bosch.........................................................à partir du 9 mai ................ p.
Under the Skin Un film de Jonathan Glazer..................................................à partir du 30 mai ...........p.
Uvanga Un film de Marie-Hélène Cousineau et Madeline Piujuq Ivalu......à partir du 2 mai .............p.
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Vénus à la fourrure, La Un film de Roman Polanski ..................................................à partir du 27 juin .............. p. Magazine Le Clap n° 184 · mai et juin · 2014
Vie domestique, La Un film de Isabelle Czajka....................................................à partir du 20 juin ...........p.
TOUJOURS À L’AFFICHE LE 1
ER
MAI
CASSE-TÊTE CHINOIS (V.O.F.)
EN SOLITAIRE (V.O.F.)
LES DERNIERS AMANTS (V.O.S.-T.F.)
THE GRAND BUDAPEST HOTEL (V.F. ET V.O.A.S.-T.F.)
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Photo : Christine Bérubé
Semeur, Le
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