Journal de l'assurance — Édition d'avril 2020

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VOTRE COACH D’AFFAIRES !

Comment protĂ©ger une entreprise de l’invaliditĂ© d’un actionnaire ? Qu’arrive-t-il Ă  une entreprise quand l’un de ses principaux actionnaires devient invalide ? Le professionnel des assurances peut apporter des solutions. TEXTE : FRÉDÉRIQUE DE SIMONE

L

es conventions entre actionnaires dĂ©finissent bien ce qui se passera advenant le dĂ©cĂšs de l’un d’entre eux. C’est lorsqu’un des entrepreneurs devient invalide que les choses se corsent, car ces conventions le prĂ©cisent moins. Lors du CongrĂšs de l’assurance de personnes, GeneviĂšve Vigneault, avocate en droit des affaires Ă  BCF, a soulignĂ© que la question de l’invaliditĂ© demeurait le « parent pauvre » des entrepreneurs en matiĂšre de planification fiscale avancĂ©e. C’est au professionnel des assurances de faire valoir le danger que cette question reprĂ©sente, dit-elle. Quand on parle Ă  l’entrepreneur de son dĂ©cĂšs, il a gĂ©nĂ©ralement une oreille attentive, dit l’avocate. Parler d’invaliditĂ© est plus complexe, convient-elle. Car gĂ©rer un dĂ©cĂšs est plus facile qu’une invaliditĂ©, fait-elle remarquer. « Les entrepreneurs ne sont pas toujours bien renseignĂ©s sur les effets d’une invaliditĂ© sur leur entreprise. Mais surtout, ils ne sont pas bien servis par la convention entre actionnaires qu’ils signent », dit Me Vigneault.

DĂ©cĂšs surassurĂ©, invaliditĂ© sous-assurĂ©e Nicolas St-Vincent, avocat, fiscaliste et planificateur financier Ă  FiscalitĂ© FinanciĂšre St-Vincent, se dit en accord avec sa collĂšgue avocate. « Au QuĂ©bec, on surassure les clients en cas de dĂ©cĂšs et on les sous-assure en cas d’invaliditĂ© et de maladie grave », affirme-t-il. D’aprĂšs M. St-Vincent, le risque d’invaliditĂ© d’un actionnaire, pour une entreprise, est largement supĂ©rieur au risque de dĂ©cĂšs. Pourtant, les conventions entre actionnaires prĂ©voient peu de protection contre l’invaliditĂ©, voire aucune. « Il est faux de penser que l’entrepreneur qui possĂšde 85 % des actions de l’entreprise et qui est seulement couvert par la police d’assurance collective en matiĂšre d’invaliditĂ© est adĂ©quatement protĂ©gé », dit-il. Pour bien couvrir cet entrepreneur, il faut une convention jumelĂ©e Ă  un produit d’assurance invaliditĂ© conçu sur mesure pour le rachat des actions, estime-t-il. L’invaliditĂ© d’un actionnaire peut avoir des rĂ©percussions trĂšs complexes sur une entreprise. Il faut prĂ©voir dĂšs le dĂ©part qui va signer les chĂšques si une telle

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