et l’animation, les jeux vidéo, l’intelligence artificielle et les sciences de la vie. « Nous savons dans quoi nous [Montréal] sommes bons, nous investissons donc ces secteurs, pour ne pas trop nous disperser », souligne M. Laurin. D’autres domaines sont aussi dans la ligne de mire de MI, notamment l’agroalimentaire, la cybersécurité, la mode et les centres de données. « Dans le secteur agroalimentaire, on ne réalise pas à quel point on fait beaucoup de transformation ici et qu’on a d’importants producteurs ainsi que des terres agricoles très riches », confie le président de Devencore. LE SUCCÈS AU RENDEZ-VOUS En 2019, MI a appuyé 89 projets d’investissements directs étrangers, dont 58 implantations, ce qui représente l’arrivée de plus d’une nouvelle entreprise par semaine sur le territoire ; une année record pour l’organisme.
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En tant que président du conseil de MI, Jean Laurin, avec les autres membres du C. A., s’assure de développer des stratégies et d’accompagner la direction de l’organisme auprès de la communauté, du gouvernement et dans le cadre de projets dynamisants pour Montréal. LES ACTIONS CONCRÈTES DE MONTRÉAL INTERNATIONAL Les leviers de création de richesse pour MI sont les investissements étrangers, l’attraction, la rétention, l’expansion et la création d’organisations internationales, ainsi que de talents. Dans ses rangs, MI compte 80 spé cialistes qui peuvent à la fois accompagner les entreprises d’ailleurs qui veulent s’implanter ici et les entreprises locales qui cherchent à recruter des travailleurs internationaux. Appuis stratégiques et opérationnels, conseils sur les sources de financement, services de com munications, réseautage, soutien à l’intégration : cette panoplie de services vise à attirer les entreprises et les travailleurs étrangers. L’organisme cible par ailleurs des domaines d’activité précis, comme l’industrie aérospatiale, les effets visuels
En investissements directs étrangers, MI a atteint en 2019 la somme la plus élevée des dernières années, soit 2 642 milliards de dollars, ce qui représente une hausse de 7 % par rapport à 2018 et 30 % par rapport à 2017. Ces projets ont permis la création de 7 712 emplois directs et le maintien de 349 emplois, dont le salaire moyen s’élève à 84 407 $. « Montréal est la troisième ville la plus importante en Amérique du Nord pour les organisations internationales après New York et Washington. On a vraiment une présence importante dont on ne parle pas assez », déplore Jean Laurin. Les récents projets de MI viennent des Amériques (52 %), d’Europe (33 %) et d’Asie-Pacifique (15 %). Grâce à ses efforts de promotion et de prospections à l’international, 11 startups se sont installées dans la grande région montréalaise au cours de la dernière année. MI a égale ment contribué au recrutement de 1 122 travailleurs qualifiés et a effectué 21 missions de recrutement à l’étranger auxquelles ont participé 229 entreprises du Grand Montréal. Deux organisations internationales ont choisi de s’établir dans la métropole en 2019 avec le soutien de MI. Global Open Data for Agriculture and Nutrition, dont la mission est de promouvoir la sécurité alimentaire et d’enrayer la famine à l’échelle mondiale, s’est installée à l’Université McGill ; ZMQ Global, qui travaille à soutenir l’autonomie des communautés les plus pauvres et marginalisées, a installé son bureau international à Montréal. La grande majorité des travailleurs étrangers viennent de France (89,5 %). Les autres sont issus du Brésil (4,5 %), de la Tunisie (3,9 %) et des États-Unis (3,1 %).
IMMOBILIER COMMERCIAL : : AVRIL – MAI 2020
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