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Maintenance immobilière - volume 10 numéro 3

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VOLUME 10 | NUMÉRO 3

EXPERTISE DISPONIBLE DOSSIER BOMA QUÉBEC GESTION DURABLE DE VOS IMMEUBLES ENTRETIEN DE TOITURES DOSSIER SPÉCIAL AMCQ GESTION IMMOTIQUE EN TEMPS DE COVID LES DÉSINFECTANTS QUAND LES UTILISER

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MOT DE L'ÉDITEUR

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ÉDITEUR  Jacques Boisvert RÉDACTION Emmanuelle Gril, Sylvie Lemieux, Nathalie Savaria et Anne-Marie Tremblay COLLABORATION À CE NUMÉRO  Brigitte Dupuis, Martin Lessard et Yvon Rudolphe RÉVISION  ET CORRECTION D’ÉPREUVES Christine Barozzi, Catherine Faucher et Anne-Marie Trudel PRODUCTION Supervision : Edith Lajoie Conception graphique et mise en page : Carole Bordeleau pour Carbodesign Annonces publicitaires : Lan Lephan PHOTOGRAPHES  Denis Bernier et Roxane Paquet PHOTO EN PAGE COUVERTURE ©iStock par chinaface

UN CONTENU VIBRANT D’ACTUALITÉ

PUBLICITÉ  Souk Vongphakdy Directeur des ventes internes Montréal Québec 450 670-7770 418 317-0669 ADMINISTRATION  Edith Lajoie Directrice des opérations et de l'expérience client COMPTABILITÉ Catherine Faucher Philippe Bérubé CPA ENVOI DE POSTE — PUBLICATIONS  Convention n PP 41614528 o

ADRESSE DE RETOUR  2120, avenue Victoria, bureau 140 Longueuil (Greenfield Park) QC J4V 1M9 ABONNEMENTS Fatima Reynel Gracia abonnement@jbcmedia.ca www.jbcmedia.ca Dépôts légaux — Bibliothèque et Archives Canada et Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009. Toute demande de reproduction doit être adressée par écrit à l’éditeur. Si elle est acceptée, elle doit indiquer clairement la source de la façon suivante : Tiré du magazine Maintenance immobilière. Le nom de l’auteur et / ou du photographe doit également apparaître. L’éditeur se réserve le droit de refuser l’insertion de toute publicité.

ISSN 1925-7988

Partenaire de :

Le magazine Maintenance immobilière est publié par JBC Média inc. Président : Jacques Boisvert 2120, avenue Victoria, bureau 140 Longueuil (Greenfield Park) QC J4V 1M9 Téléphone : 450 670-7770 Sans frais : 1 866 446-3185 Télécopieur : 450 670-7771 info@jbcmedia.ca

Jacques Boisvert jacques.boisvert@jbcmedia.ca

L

e contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre et la crise de la COVID-19 engendrent un lot de défis pour tous, et les solutions technologiques revêtent une ampleur considérable. Vous, qui devez assurer une saine gestion des équipements électromécaniques, n’échappez pas à ce virage technologique accéléré ; les services de veille des équipements connectés deviendront peut-être un atout dans votre gestion. Découvrez-en tous les aspects en lisant la chronique de notre collaboratrice experte invitée Brigitte Dupuis dans ce numéro de Maintenance immobilière. BOMA Québec est en pleine campagne de recrutement, et c’est pourquoi nous vous présentons avec plaisir un reportage de grande envergure sur ce regroupement, cette école, ce réseau d’affaires si précieux pour les gestionnaires d’immeubles au Québec, depuis 1927. Bien que la toiture soit un important rempart de protection des actifs immobiliers, elle est parfois négligée ; par conséquent, son entretien en souffre. Si elle ne risque pas de s’écrouler, le ciel, lui, peut vous tomber sur la tête en cas de problème ! Renseignez-vous en lisant l’excellent dossier spécial signé Sylvie Lemieux consacré aux toitures. Dans la chronique Savoir pour mieux gérer, Yvon Rudolphe, de l’Observatoire et centre de valorisation des innovations en immobilier (OCVI2), nous rappelle d’entrée de jeu que la gestion d’un immeuble nécessite aujourd’hui des connaissances élaborées et multifactorielles. Le nombre d’occupants dans certains immeubles équivaut à la population d’une municipalité ; c’est le concept de la ville dans une ville. Par conséquent, la responsabilité du gestionnaire dépasse la gestion d’un actif financier. Un texte percutant ! Plusieurs autres articles et chroniques d’intérêt vous attendent dans les pages du dernier numéro 2020 de Maintenance immobilière. Entre autres, ne manquez pas le texte d’actualité sur l’utilisation des désinfectants et découvrez Charlotte, un nouveau robot de désinfection entièrement autonome. Je profite de l’occasion pour nous souhaiter un retour à la normale dès que possible, la santé et des moments de bonheur que nous procurera la période des fêtes, quelle que soit la forme qu’elles prendront. Bonne lecture !

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Jacques Boisvert Éditeur

Nous reconnaissons l’appui financier du Gouvernement du Canada

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SOMMAIRE

DOSSIERS BOMA QUÉBEC 5 UNE EXPERTISE SUR LAQUELLE ON PEUT COMPTER Par Emmanuelle Gril, journaliste 15 CAP VERS LA RÉDUCTION ÉNERGÉTIQUE Par Anne-Marie Tremblay, journaliste TOITURE AMCQ

19 REPORTAGE HONORIFIQUE Coup de chapeau à Marcel Langelier Par Nathalie Savaria, journaliste 22 SAVOIR POUR MIEUX GÉRER La gestion durable d’un immeuble Par Yvon Rudolphe, expert invité 26 DE BONS TUYAUX Ventilation : sceller les conduits de ventilation Par Martin Lessard, rédacteur invité

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Par Sylvie Lemieux, journaliste

32 DES OUTILS POUR FAIRE CONNAÎTRE LES MÉTIERS DE LA TOITURE 34 LOIN DES YEUX, LOIN DU CŒUR

42 TENDANCES ET INNOVATIONS  La gestion immotique, une solution pour répondre à la nouvelle réalité Par Brigitte Dupuis, experte invitée 45 BULLETIN QUÉBEC SALUBRITÉ

38 À QUI LA FAUTE ?

50 LE SAVIEZ-VOUS ?

INDEX DES ANNONCEURS Bee-Clean Services d'entretien 6 BOMA Québec 51 CMMTQ 48 Comité paritaire région de Québec 30 Conciergerie SPEICO 43

Groupe ABS 39 Groupe Cirtech 2 GSF Canada 52 Hydro-Québec 9 J. Raymond Couvreur et Fils 37

JBC Média 18, 49 Lafleur & Fils 13 Le Groupe Alfid 25 Le Groupe Charbonneau 27 Les Produits Murphco 40

Ogilvy & Ogilvy 35 RecycFluo 23 Restauration Premièreaction 14 Roy. 7 Salubri-Ressources 10

Toiture C. V. Dionne 41 Toitures Jules Chabot 36 Toitures Quatre Saisons 38 Toitures Trois Étoiles 33 Trane 16

ON PARLE DE… Aeroseal Global 26, 27 Allianz Canada 40 Amérique du Nord 48 Anctil Sylvain 34, 35 ASHRAE Montréal (American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers) 11 Association des entrepreneurs de services d'édifices Québec (AESEQ) Association des Maîtres Couvreurs du Québec (AMCQ) 32, 33, 34 Association des propriétaires et des administrateurs d'immeubles de Montréal 5 Barile Nicola 40 Beauport 40 Berkeley 26 Bibliothèque interculturelle de Côte-des-Neiges 15 BOMA BEST 7 BOMA Canada 13 BOMA Québec 3, 5, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 19 BOMEX 13 Brassard François 19, 20, 21 Canada 30, 45 CAPREIT 16 Carbone Linda 5, 6, 7 Carrefour Angrignon 10 CBRE 25 Centers for Disease Control and Prevention (CDC) 47 Centre des congrès de Québec 8, 13 Chaire Ivanhoé Cambridge d'immobilier 7 Charlotte 30 Code civl du Québec 40 Cogir immobilier 16 Colliers International 10 4

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Comité Québec métropolitain 8, 13 Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail 33 Compagnie d'assurance Zurich 40 Corporation Cadillac Fairview 40 Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ) 26 COVID-19 3, 7, 8, 16, 24, 25, 29, 30, 33, 42, 47 Défi énergie en immobilier (DEI) 7, 15 Department of Energy (DOE) 26, 27 Desjardins 16 Desmarteau Annik 5, 6,7 Drolet Maxime 16 Drummondville 30 Duct-Seal 321 28 Dupuis Brigitte 3, 42 École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal 7, 22 Ecosystem 11 Édifice Côte-Sainte-Catherine de HEC Montréal 15 Édifice Delta 13 Electric Power Research 26 Engie Services 16 Environmental Protection Agency (EPA) 26, 47 États-Unis 30, 46 Europe 20, 30 Facebook 32 First Capital Realty 10 Fitwell 24 Gala reconnaissance 7 Gauthier Geneviève 15 Groupe Cadillac 40 Groupe Master 11

Groupe Westcliff 10 GSF Canada 19, 20, 21 GSF Impeka 20 GSF S.A.S. 20 GWL Conseillers immobiliers 10 Hardcast 28 Hong Kong 45 Hôpital Maisonneuve-Rosemont 27 Hôpital Royal Victoria 39, 40 Industrielle Alliance 12 Investissements immobiliers Kevlar 12 Ivanhoé Cambridge 6, 10, 16 Johnson Controls 42 Khaled Simon 11, 12 La Capitale Assurance et services financiers 12 La Personnelle 40 Langelier Marcel 19, 20, 21 Langlois Avocats 38 Las Vegas 29 Laval 20 Lawrence Berkeley National Laboratory 26 Le 425, boulevard De Maisonneuve Ouest 13 Lemieux Sylvie 3 LinkedIn 32 L'Oréal 11 Marion Jacques 29, 30 Montréal 13, 20 Observatoire et centre de valorisation des innovations en immobilier (OCVI2) 3, 7, 22 Ontario 12, 30 Ordre des ingénieurs du Québec 8

Paquette Sylvie 10, 11 Parc des Braves 13 Pointe-Claire 28 Poirier Marc 8 Poirier Mario 15, 16 Polytechnique 11 Prix Energy 100 27 Prix Mobilisation-Fournisseur 16 Promenades Saint-Bruno 15 Québec 3, 12, 13, 16, 19, 30 Régie du bâtiment 7 Réseau M 20 Reset 24 Revue IMB 26, 28 Rouleau Patrick 26, 27 Roy. 29 Rudolphe Yvon 3, 22 Santé Canada 46 Santé publique 33 Savard Marc 32, 33 Simplex 19, 20 SimplexGrinnell 20 SITQ Immobilier 12 Toronto 29 Turcotte Bruno 12, 13, 14 University of California 26 Val-Morin 35 Vézina Jean-François 38, 39 Well 24 Youtube 33


DOSSIER SPÉCIAL EXPERTISE

BOMA QUÉBEC

UNE EXPERTISE SUR LAQUELLE ON PEUT COMPTER

ANNIK DESMARTEAU Présidente de BOMA Québec

PAR EMMANUELLE GRIL, JOURNALISTE

C’est en 1927 que l’Association des propriétaires et des administrateurs d’immeubles de Montréal a vu le jour. Cette organisation, qui a pris le nom de BOMA Québec en 1989, a su s’adapter pour traverser les périodes de turbulences, comme celle que nous connaissons aujourd’hui. Entrevue avec sa présidente, Annik Desmarteau, et sa directrice générale, Linda Carbone.

É

lue présidente de BOMA Québec il y a quelques mois à peine, Annik Desmarteau n’en est pas à ses premières armes au sein de cette association. Devenue membre il y a une quinzaine d’années, elle a présidé le comité communications et a par la suite siégé au conseil d’administration avant de devenir membre du comité exécutif, puis première vice-présidente et enfin présidente.

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EXPERTISE

Sur le plan professionnel, Annik Desmarteau a connu une progression tout aussi fulgurante. Celle qui est aujourd’hui vice-présidente bureaux-Québec chez Ivanhoé Cambridge confie que c’est pourtant par hasard qu’elle a commencé à œuvrer dans ce secteur. « Je suis diplômée d’un baccalauréat en communications et lorsque je suis arrivée sur le marché du travail au début des années 1990, il n’y avait pas d’emploi dans mon domaine. J’ai obtenu un poste de réceptionniste dans une entreprise de gestion immobilière, et c’est là que j’ai découvert ce champ d’activité », se souvient-elle. Elle progresse rapidement, puis Ivanhoé Cambridge la recrute en 1996, où son parcours l’a menée jusqu’aux plus hauts échelons. Forte de ses 24 années passées au sein de l’un des gros joueurs de l’industrie, Annik Desmarteau peut s’appuyer sur une solide expertise qu’elle met au service de BOMA Québec. UNE OFFRE DE SERVICES RÉINVENTÉE Pour sa part, Linda Carbone dirige BOMA Québec depuis une trentaine d’années. Sans qu'elle soit elle-même une gestion­naire immobilière, sa longue feuille de route au sein de l’association lui permet toutefois de bien comprendre les enjeux des professionnels du domaine. « BOMA Québec reste à l’affût des nouvelles tendances et des changements en immobilier. Notre but est d’outiller les gestionnaires d’immeubles en leur offrant des conférences, des guides, des ateliers et des formations diversifiées, sur tous les sujets qui peuvent les concerner dans leur travail quoti­ dien », affirme-t-elle.

LINDA CARBONE Directrice générale de BOMA Québec

JBC MÉDIA PAR ROXANE PAQUET

Comme bien d’autres organisations, BOMA Québec a dû s’adapter rapidement à la situation actuelle. « Nous avons revu nos méthodes et nous avons effectué la transition vers le virtuel. Par exemple, nous avons proposé de nombreux webinaires concernant le nettoyage des immeubles dans un contexte de pandémie et la préparation pour le retour au travail des employés dans les bureaux. Nous aidons aussi les gestionnaires à interpréter les normes de la Santé publique et à mettre en place les mesures adéquates.

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Nos événements sont désormais offerts sous forme virtuelle ; notre Gala recon­ naissance du Défi énergie en immobilier a d’ailleurs connu un vif succès en septembre dernier. Il a fallu se réinventer et maîtriser rapidement les nouvelles technologies », explique-t-elle. UNE SOURCE DE CONNAISSANCES Annik Desmarteau souligne qu’en plus d’outiller ses membres et de leur offrir une gamme complète de services, BOMA Québec leur permet de réseauter avec un grand nombre de collègues de l’industrie. Une véritable masse critique de profes­­sion­ nels avec qui ils peuvent échanger, partager leurs expériences et leurs bons coups. Mais ce n’est pas tout. « Les gestionnaires ne sont pas seulement soutenus dans leurs tâches quotidiennes par BOMA Québec, mais ils peuvent aussi développer une vision plus straté­gique. Cela leur confère une longueur d’avance et leur permet de mieux s’adapter aux changements », mentionne-t-elle. Linda Carbone précise que BOMA Québec participe également à des comités qui réfléchissent aux modifications de diffé­ rentes normes, par exemple à la Régie du bâtiment en matière d’entretien des ascen­­seurs, de sécurité incendie, etc. « Nous sommes donc aux premières loges et pouvons fournir à nos membres les infor­ mations les plus à jour en matière de législation », dit-elle. L’organisation est aussi partenaire de l’Observatoire et centre de valorisation des innovations en immobilier, associé à la Chaire Ivanhoé Cambridge d’immobilier de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal, ce qui lui permet d’avoir accès à une source importante de connaissances (résultats de recherche, statistiques, etc.). Mentionnons également la certification environnementale BOMA BEST, un pro­ gram­m e unique conçu spécifiquement pour la gestion d’immeubles existants, mais aussi des initiatives comme le Défi énergie en immobilier, un appel à l’action lancé en 2018 pour faire du secteur de l’immobilier commercial un leader proactif de la transition énergétique du Québec.

Mentionnons enfin qu’avec ses 11 comités et sa centaine de bénévoles – dont Annik Desmarteau tient d’ailleurs à souligner le travail remarquable –, BOMA Québec constitue un environnement très dynamique. Mais c’est aussi un organisme presque centenaire dont le nombre d’adhérents a su demeurer stable malgré les crises. Parions que celle de la COVID-19 ne l’ébranlera pas plus que les autres !

Félicitations à Julie Roy! Récipiendaire du prix LEADERSHIP, FEMME D’EXCEPTION au concours Les Mercuriades 2020

Les Mercuriades, un concours organisé par la Fédération des chambres de commerce du Québec

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EXPERTISE

UNE CONNAISSANCE POINTUE DES ENJEUX RÉGIONAUX Marc Poirier fait véritablement partie des piliers de BOMA Québec, organisation dans laquelle il s’implique depuis la fin des années 1990. Entrevue avec le président du comité Québec métropolitain, qui est aussi le directeur de la gestion immobilière et du soutien aux événements du Centre des congrès de Québec. Ingénieur civil de formation, Marc Poirier œuvre au Centre des congrès de Québec depuis son ouverture, en 1996. C’est à la même période qu’il devient membre de BOMA Québec. « En tant que gestionnaire d’immeubles, nous sommes des généralistes. Nous nous occupons de sécurité, d’entretien ménager, de mécanique du bâtiment, de construction, etc. Or, BOMA est une véri­ ta­ble bibliothèque de connaissances et propose des formations, des ateliers et des guides pour nous outiller. On peut également partager avec des collègues qui affrontent les mêmes défis que nous. Ce bagage nous permet de naviguer plus facilement dans le travail que l’on accomplit au quotidien », assure-t-il. Il ajoute qu’en tant que membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec, il doit effectuer 30 heures de formation continue par cycle de deux ans. Or, les formations et les conférences offertes par BOMA Québec sont créditées par plusieurs ordres professionnels, notamment le sien. Il fait d’une pierre deux coups ! UNE ORGANISATION PROCHE DE SON MILIEU Le comité Québec métropolitain de BOMA Québec joue un rôle particulièrement important auprès de la commu­ nauté des gestionnaires d’immeubles de la région. « C’est la principale organisation qui soutient ces professionnels dans l’amélioration de leurs connaissances, tout en étant parfaitement au fait des préoccupations propres à la région de Québec », dit Marc Poirier. Orienté vers les défis que doit relever la capitale, le comité organise des activités qui sont liées à ces enjeux en invitant des acteurs locaux de l’immobilier. Le développement immobilier dans la région ou le transport structurant en sont des exemples. « Dans le cadre des formations, nous faisons également appel à des conférenciers locaux, afin que les participants se reconnaissent davantage », précise-t-il.

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MARC-ANTOINE JEAN

MARC POIRIER Président du comité Québec métropolitain BOMA Québec

Il se réjouit également que le comité qu’il préside soit très dynamique et réunisse autour de la table des gens passionnés par l’immobilier, issus des milieux organisa­ tionnels ou d’affaires, ce qui permet de faire émerger des idées nouvelles grâce à de riches discussions. « BOMA est non seulement une source de connaissances pour ses membres, mais aussi une inspiration pour l’avenir. L’immobilier est un écosystème vivant qui évolue constamment. On le voit bien actuellement avec la COVID, qui nous oblige à repenser certaines choses. Parce que BOMA Québec est constamment à l’affût des dernières tendances et des innovations, nous avons une vision prospective unique », assure-t-il.


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EXPERTISE

S’IMPLIQUER POUR REDONNER À l’œuvre depuis 20 ans dans le domaine immobilier, Sylvie Paquette a, de son propre aveu, un parcours atypique. Issue du domaine du marketing, c’est à la faveur d’un remplacement de congé de maternité chez Ivanhoé Cambridge que la transition s’est amorcée progressivement. Entrée chez Ivanhoé Cambridge en 2000 en tant qu’ad­ministrateur marketing, on la retrouve quelques années plus tard au Carrefour Angrignon puis auprès du Groupe Westcliff comme directrice marketing. « Je m’occupais de la planification marketing pour 15 centres commerciaux aux quatre coins de la province. J’ai beaucoup voyagé pour comprendre la réalité des gens qui travaillaient sur les sites, j’ai participé aux réunions des directeurs régionaux. C’est durant cette période que j’ai décidé d’obtenir ma certification RPA », se souvient-elle. Au fil des ateliers techniques et des formations, en 2012, la voilà gestionnaire immobilier chez GWL Conseillers immobiliers où elle supervise plusieurs projets d’envergure. Deux ans plus tard, First Capital Realty la recrute comme gestionnaire immobilier principal. Enfin, c’est en 2019 qu’elle intègre Colliers International où elle œuvre encore aujourd’hui. UNE FORMATION CONTINUE CONVIVIALE À ses débuts chez BOMA Québec en 2007, Sylvie Paquette a été amenée à participer au comité com­ munication, qui travaillait alors sur la refonte du logo de l’organisme. De fil en aiguille, elle passe au comité

JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

SYLVIE PAQUETTE Présidente du comité recrutement BOMA Québec

recrutement, dont elle est aujourd’hui la présidente. « Lors­qu’on est membre d’une association, on peut demeu­rer un simple spectateur. Mais pour ma part, j’ai vraiment

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eu le déclic et, d’une certaine façon, je voulais redonner au suivant et m’impliquer plus activement », dit-elle. Pourquoi faire partie de BOMA ? Sylvie Paquette est convaincue que c’est la chose à faire quand on œuvre dans le domaine immobilier, car cette association prône la sécurité et le bien-être des occupants des bâtiments. « Être membre de BOMA permet de rester constamment à la fine pointe des connaissances. On est au courant des nouvelles réglementations, on rencontre des experts, c’est une sorte de formation continue conviviale. Il y a

aussi une part de réseautage, mais c’est du réseautage intelligent et pas seulement un échange de cartes professionnelles autour d’un verre de vin », assure-t-elle. Si le recrutement en temps de pandémie n’est pas chose facile, la distanciation sociale mettant sur pause les acti­vités en présentiel, cela ne décourage pas Sylvie Paquette : « Il faut se montrer créatif et développer une forme de télé-association ; d’ailleurs, BOMA offre toutes les acti­vités en mode virtuel dans la cotisation annuelle. L’essentiel est de rester connecté et de garder le lien vivant  ! »

LA FORCE DE L’ENGAGEMENT ASSOCIATIF L’enthousiasme de Simon Khaled est communicatif. En tant que président par intérim du comité relève de BOMA Québec, ce passionné de l’immobilier saura sans aucun doute intéresser d’autres jeunes professionnels à en devenir membres. Ingénieur industriel diplômé de Polytechnique, Simon Khaled a commencé sa carrière chez L’Oréal, comme chargé de projet. Mais c’est lors de son passage chez Groupe Master, distributeur reconnu dans le domaine de la climatisation, de la réfrigération, de la ventilation et du chauffage pour les secteurs résidentiel, commercial et industriel, qu’il a véritablement eu la piqûre de l’immobilier. Il va ensuite œuvrer pendant deux ans pour Ecosystem, un fournisseur spécialiste de systèmes énergétiques, puis retourner au sein du Groupe Master en 2016. « Grâce à mon parcours, j’ai pu observer les différentes facettes du métier : propriétaire et fournisseur, ingénierie et installation. Cela a été très formateur, j’ai beaucoup appris et j’ai pu acquérir une vision globale », témoigne-t-il. S’IMPLIQUER POUR PROGRESSER Simon Khaled n’en est pas à ses premières armes dans la vie associative. Depuis 2007, il est en effet membre de ASHRAE Montréal (American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers), où il a progressé au fil des ans pour en devenir le président de

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SIMON KHALED Président par intérim du comité relève BOMA Québec

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EXPERTISE

2017 à 2018. Parallèlement, en 2014, il a intégré BOMA Québec puis a été recruté par le comité relève. Pourquoi, en tant que jeune professionnel, devrait-on devenir membre de BOMA ? Simon Khaled y voit plusieurs avantages : « Par des activités de réseautage, on peut rencontrer et côtoyer des gens importants de l’industrie, des clients potentiels, mais aussi des mentors qui ont soif de transmettre leurs connaissances. C’est un milieu très riche, et être membre procure donc une belle visibilité », assure-t-il.

Il ajoute que lorsqu’on consacre du temps à son organisa­ tion, on se voit aussi progressivement confier des responsabilités : secrétaire, trésorier, président. « On participe à des comités, on gravit les échelons. C’est très stimulant, on fait partie de tout un écosystème », déclare Simon Khaled. Il conclut en disant que c’est en ajoutant des kilomètres au compteur que l’on devient un bon cycliste. Par cette analogie, il souhaite illustrer le fait que s’impliquer permet de cheminer et de bâtir sa confiance au sein de son organisation. Une recette qui peut assurément porter ses fruits pour les jeunes professionnels !

BOMA : LÀ OÙ EXPÉRIENCE ET CONNAISSANCES SE REJOIGNENT Président de BOMA Québec de 2018 à 2020, Bruno Turcotte compte plus de 25 années d’expé­ rience en gestion immobilière commerciale et en développement immobilier. Aperçu du parcours de ce gestionnaire aguerri et de sa vision de BOMA. Élu en avril 2018 en tant que 55e président de BOMA Québec, Bruno Turcotte est un expert réputé et engagé dans son milieu depuis de nombreuses années. Sa feuille de route chez plusieurs gros joueurs de l’industrie en témoigne. Ainsi, il a démarré sa carrière en 1995 à la SITQ Immobilier en tant que directeur immobilier, puis a été recruté cinq ans plus tard par Investissements immobiliers Kevlar à titre de vice-président gestion immobilière. En 2009, il devient directeur administration placements immobiliers à l’Industrielle Alliance, une période très active où six acquisitions seront effectuées en sept ans, avec un parc immobilier dont la taille a presque doublé. Puis, à partir de 2016 jusqu’en 2020, il occupera le poste de vice-président immobilier au sein de La Capitale Assurance et services financiers. À ce titre, il devient dès lors le leader des services immobiliers, de la gestion d’actifs et de l’exploitation du portefeuille immobilier de la compagnie, au Québec et en Ontario. « Ce fut une période riche en défis. Plusieurs immeubles nécessitaient une stratégie d’investissement et une vision

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JBC MÉDIA PAR ROXANE PAQUET

BRUNO TURCOTTE Président sortant BOMA Québec


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afin de pouvoir les repositionner sur le marché et créer de la valeur, par exemple les édifices Delta sur le boulevard Laurier à Québec, la résidence pour aînés Parc des Braves ou encore le 425, boulevard De Maison­neuve Ouest à Montréal », dit-il. UN ENGAGEMENT GRATIFIANT ET STIMULANT Au fil des ans, les nombreux postes-clés occupés par Bruno Turcotte lui ont permis de développer une vision stratégique et de devenir un observateur avisé du marché immobilier, des qualités qui ont fait de lui un allié précieux dans ses engagements associatifs. Car il a aussi eu à cœur de s’impli­ quer au sein de son industrie. Ainsi, avant d’être élu président de BOMA Québec, il était déjà actif dans cette organisation depuis plus de 15 ans. Membre fondateur du comité Québec métropolitain en 2002, il y est demeuré jusqu’en 2017. De plus, depuis 2004, il est également membre du conseil d’administration de BOMA Québec et assume actuellement la fonction de président sortant au sein de l’exécutif. Il a en outre présidé le comité organisateur de la 25e édition de BOMEX, le congrès national de BOMA Canada, qui s’est tenu au Centre des congrès de Québec en 2015.

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« Lorsque nous avons lancé le comité Québec métro­politain, l’immobilier commer­cial était en plein essor à Québec, notamment avec la croissance rapide des compagnies d’assurances et des entreprises techno­ logiques. En peu de temps, le comité a accompli un énorme travail, mettant sur pied plusieurs événements et conférences tout en ralliant comme membres les grands propriétaires et fournisseurs de services de la région », explique M. Turcotte.

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Il confie que son passage à BOMA fut extrêmement stimulant et gratifiant, sur le plan tant personnel que professionnel. « BOMA m’a permis de m’engager dans un secteur qui me passionne, mais aussi d’améliorer mes connaissances tout en élargissant mon réseau », détaille-t-il. SERVICES

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Bruno Turcotte remarque qu’avoir à son emploi un gestionnaire faisant partie de BOMA est un atout pour l’employeur. « Le gestionnaire bénéficie d’une source d’apprentissage continu en gestion, développement durable et certification, gestion technique, normes et règlements tout en ayant accès aux meilleures pratiques et aux expériences d’autres joueurs importants sur le marché. Toute cette expérience s’accumule en se bâtissant un réseau. C’est une réelle valeur ajoutée », souligne Bruno Turcotte, qui encourage d’ailleurs les gestionnaires et les professionnels à s’engager dans cette association. « En œuvrant au sein de BOMA, on peut avoir un impact sur les grands enjeux qui touchent notre secteur, assurer la transmission et faire avancer le savoir en matière de gestion immobilière. C’est aussi l’occasion de travailler en collaboration avec des personnes motivées et passionnées, déterminées à faire rayonner notre industrie », mentionne-t-il. Pas de doute : cela constitue un atout et un gain indéniables dans une carrière de gestionnaire en immobilier !


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CAP VERS LA RÉDUCTION ÉNERGÉTIQUE

Tours de bureaux, bibliothèques, centres com­ mer­ciaux, hôpitaux, pavillons universitaires : 19 bâtiments institutionnels et commerciaux se sont illustrés en matière de performance énergétique dans la dernière année et font partie des lauréats de la dernière édition du Défi énergie en immobilier (DEI).

PAR ANNE-MARIE TREMBLAY, JOURNALISTE

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ette compétition, une initiative lancée par BOMA (Building Owners and Managers Association) Québec en 2018, prône une diminution des gaz à effet de serre (GES) de 10 % d’ici 2022. Entre-temps, la réduction de la consommation d’énergie des immeubles participants est mesurée chaque année. Les vainqueurs de cette deuxième édition sont donc les bâtiments ayant le plus amélioré leur performance par rapport à l’an un, en comparaison avec d’autres édifices semblables. « Si plusieurs lauréats font partie des grands joueurs de l’industrie, même de plus petits gestionnaires d’immeubles, notamment multirésidentiels, se retrouvent parmi nos finalistes. Et c’était un peu l’objectif derrière le défi », explique Mario Poirier, directeur du programme DEI en marge de l’événement reconnaissance qui s’est déroulé le 16 septembre dernier. Le gala virtuel aura donc permis de souligner l’amélioration de la per­formance énergétique de bâtiments de différents types, comme la bibliothèque interculturelle de Côte-des-Neiges, les Promenades Saint-Bruno et l’édifice Côte-Sainte-Catherine de HEC Montréal qui font partie des lauréats. Et les finalistes ne sont pas les seuls à MARIO POIRIER Directeur du programme DEI BOMA Québec

avoir réussi à diminuer leur consommation d’énergie, comme l’a mentionné Geneviève Gauthier, membre du comité de gouvernance et présidente du comité technique du DEI. En effet, 99 participants l’ont réduite, dont 55 de plus de 5 % et 17 de plus de 10 %. Et cela, juste en une année. De plus, les 162 immeubles inscrits dans la course ont enregistré une baisse de leurs émissions de GES, ce qui équivaut à 1715 tonnes de dioxyde de carbone. Cela se compare au retrait de 718 voitures de la route, a-t-elle aussi précisé.

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Un pas dans la bonne direction, puisque le DEI veut justement servir de levier et appuyer les propriétaires et les gestionnaires immobiliers dans leurs efforts énergétiques. Ce défi est en quelque sorte la réponse de l’industrie pour l’industrie à cet enjeu, une façon de se montrer présent dans la lutte contre les change­ments climatiques, a aussi rappelé Geneviève Gauthier. Ainsi, le DEI permet aux participants non seulement de se mesurer aux autres, mais aussi « de se joindre à une véritable communauté dans l’atteinte d’un objectif commun », explique Mario Poirier. MAINTENANCE IMMOBILIÈRE : : AUTOMNE 2020 15


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DÉFI ÉNERGIE

SORTIR DU LOT La soirée aura aussi permis de mettre à l'honneur certains participants s’étant particulièrement démarqués. Par exemple, un prix coup de cœur a été octroyé à Desjardins qui a inscrit 12 bâtiments au défi, dont 8 ont été finalistes et 5 en sont ressortis gagnants. « Cela montre que la volonté d’amorcer ces changements ne tient pas qu’à un gestionnaire d’immeuble, mais est partagée par la haute direction », analyse Mario Poirier. De plus, tous les éléments de succès sont réunis dans la démarche de l’institution, car l’organisation travaille de pair avec

un consultant externe et mesure en direct la performance de ses édifices grâce à un logiciel d’analyse comparative, ajoute-t-il. Les efforts de CAPREIT et de Cogir immo­­bilier, deux acteurs du secteur multirésidentiel, ont également été soulignés. L’entreprise Engie Services a quant à elle reçu le prix Mobilisation-Fournisseur, qui récompense les efforts pour soutenir la transition énergétique des immeubles commerciaux du Québec. De son côté, Ivanhoé Cambridge a remporté le prix « collaboration », qui met en valeur les liens avec les locataires. Un autre ingré­ dient essentiel en matière de réduction de la consommation d’énergie, soutient Mario Poirier : « Même si les bâtiments sont très performants, leur utilisation a également son importance. Des gestes aussi simples que d’automatiser la mise en veille de son ordinateur le soir ont un impact considérable. »

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Création d’un comité de travail, élaboration d’un plan d’action, production d’un guide de bonnes pratiques, activités de sensibili­ sa­tion : Ivanhoé Cambridge a mis sur pied plusieurs mesures pour favoriser cette colla­boration avec les quelque 20 000 occupants des bureaux installés dans les six édifices inscrits au défi par l’organisation. Cette dernière aimerait pousser l’exercice encore plus loin, en proposant des audits environ­ ne­mentaux à ses locataires ou en optimisant ses horaires d’éclairage et de ventilation, a expliqué Maxime Drolet, gestionnaire expertise technique et gestion durable. Le DEI pourrait même s’étendre à d’autres enjeux, comme la mobilité durable ou la gestion des matières résiduelles. Des enjeux toujours d’actualité, et ce, malgré la crise de la COVID-19, pense Mario Poirier : « La réduction des GES a un impact majeur sur ce qui pourrait suivre l’actuelle pandémie, c’est-à-dire la crise climatique. C’est une épée de Damoclès, et il faut continuer d’accorder de l’importance à cette question. » Demême, la situation actuelle offre peut-être l’occasion à l’indus­trie de continuer de se réinventer et de se position­ ner dans une éventuelle reprise plus verte.


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REPORTAGE HONORIFIQUE

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COUP DE CHAPEAU À MARCEL LANGELIER PAR NATHALIE SAVARIA, JOURNALISTE

Le 30 septembre 2020, le président et chef de la direction de GSF Canada annonçait son départ à la retraite. Retour sur un parcours impeccable.

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arcel Langelier part avec le sentiment du devoir accompli. « GSF Canada est en excellente santé financière et profitable. Le fait qu’au printemps j’ai pu déléguer davantage de tâches à François Brassard, le directeur général, m’a permis de faire un atterrissage en douceur en septembre », raconte le nouveau retraité avant de jeter un regard rétrospectif sur sa carrière. DE TECHNICIEN À DIRIGEANT EXPÉRIMENTÉ C’est dans le domaine de l’électronique que Marcel Langelier a amorcé sa vie profession­ nelle : « J’ai toujours été un entrepreneur dans l’âme. Quand j’étais étudiant, avec deux autres collègues, on avait fondé une compagnie pour faire des systèmes de son pour des spectacles, La maison Triton électronique. Ça a bien fonc­ tionné, mais à un certain moment, on a décidé d’un commun accord de prendre un chemin différent. » Après un premier emploi, le jeune technicien en électronique travaille dans une usine de fabrication de systèmes de sonorisation pour les salles de spectacles où il grimpe un à un les échelons jusqu’au poste de directeur de production. En 1982, Simplex, une compagnie spécialisée en équipement d’alarme incendie et sécurité, l’embauche pour diriger les services techniques.

ANDREW MONIA PHOTOGRAFIKART

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REPORTAGE HONORIFIQUE

La transformation s’amorce en 2008 : GSF Impeka devient GSF Canada afin d’étendre son offre de services dans tout le pays. Homme de terrain et proche des gens, Marcel Langelier rencontre les clients potentiels seul ou avec les équipes de vente partout au Canada. En 2009, GSF déménage son siège social de Montréal à Laval, à proximité d’un réseau autoroutier facile d’accès. Un choix stratégique, selon le vice-président : « Nos bureaux de Montréal ne répondaient pas à mes attentes. Moi, je voulais être dans les "majeurs", je voulais avoir des clients importants. J’ai donc décidé d’acheter un condo industriel à Laval. »

GSF CANADA

Cette grande société américaine lui confie par la suite le poste de directeur technique pour son nouveau bureau au Québec, dont il contribue à la croissance. Au fil des ans, il gravit les échelons avant d’être nommé directeur général chez Simplex et SimplexGrinnell – le nouveau nom de l’entreprise –, poste qu’il occupe de 1995 à 2006.

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Marcel Langelier s’attelle aussi à reconnaître, parmi son équipe, les personnes à fort potentiel qui l’aideront à concrétiser sa vision et qui grandiront dans l’organisa­ tion. C’est le cas notamment de François Brassard qui, répondant aux multiples défis lancés par le dirigeant, passe de directeur des opérations à directeur du développement des affaires puis des services associés avant d’accéder au poste de directeur général en 2016. « Il s’agit d’un partenaire incontestable dans la réussite de GSF et dans ma réussite », souligne M. Langelier. MISSION ACCOMPLIE Grâce à une stratégie de croissance habilement menée, l’entreprise dirigée par Marcel Langelier, devenu président et chef de la direction en 2010, a connu une croissance soutenue, en veillant à proposer de nouveaux services à ses clients. « De 2006 à 2020, GSF a multiplié son chiffre d’affaires par cinq », révèle-t-il.

CHANGEMENT DE CAP À l’automne 2005, une firme-conseil sollicite Marcel Langelier pour le compte de GSF S.A.S., une grande entreprise française du secteur de l’entretien en quête d’un gestionnaire aguerri pour relancer ses activités au Canada. « J’ai dit non, mais on m’a rappelé une deuxième fois », relate-t-il. Même s’il est heureux, il sent les effets de l’entrée en Bourse de la société qui l’emploie depuis 23 ans, car la synergie n’était plus la même. « Finalement, je suis allé les rencontrer. L’entrevue m’a plu. On m’a fait une offre et j’ai accepté », se rappelle M. Langelier.

L’héritage de Marcel Langelier chez GSF Canada est considérable. En avril dernier, quelques mois avant son départ et en pleine pandémie, le dirigeant visionnaire a même acquis un immeuble adjacent au siège social, « en prévision de la croissance future de la compagnie ».

STRATÉGIE DE CROISSANCE En avril 2006, Marcel Langelier se joint à GSF à titre de directeur général et, par la suite, de vice-président. Fidèle à son esprit entrepreneurial, il s’emploie d’abord à reconnecter l’entreprise à ses associations, soit BOMA Québec et l’Association des entrepreneurs de services d’édifices Québec (AESEQ). Il procède ensuite à des modifications au sein de l’organisation, puis lui donne une vision et une orientation : le développement de l’entreprise à l’échelle canadienne, la recherche de nouveaux clients et l’atteinte de la profitabilité sont désormais à l’ordre du jour.

NOUVELLE ÉTAPE Pour sa retraite, Marcel Langelier a l’intention de s’occuper de sa famille et de voyager en compagnie de sa femme Suzie, une fois la crise sanitaire terminée. Première des­ti­nation : l’Europe. Désireux de redonner aux autres en les faisant bénéficier de son expérience, il s’est inscrit au Réseau M qui se spécialise en mentorat pour entre­ preneurs : « J’ai déjà commencé à faire du mentorat. Je suis mentor, entre autres, d’un vice-président et cofondateur de compagnie. » À peine retraité, Marcel Langelier a donc déjà entamé avec énergie et dynamisme ce nouveau chapitre de sa vie !

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Témoignage de François Brassard, directeur général, GSF Canada

C’EST UN ENTREPRENEUR DANS L’ÂME

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« Quand on parle de Marcel Langelier, et c’est assez unanime, c’est son sens de l’entrepreneuriat qui revient. Marcel est un entrepreneur dans l’âme, avec toute la gestion du risque que ça implique. Il veut toujours offrir des services additionnels, développer de nouvelles divisions dans l’entreprise », témoigne François Brassard qui a travaillé aux côtés de l’exdirigeant pendant près de 15 ans. Ce qui caractérise également Marcel Langelier, « c’est son désir de travailler dans le plaisir, de toujours être positif. Lors de la dernière visioconférence avec nos patrons français, même ceux-ci l’ont souligné. Et ça, c’est un des éléments-clés de son leadership ». Homme de parole, Marcel Langelier a toujours res­ pecté ses engagements. « Au fil des promotions que j’ai obtenues avec Marcel, mes conditions salariales se sont améliorées, se remémore François Brassard. Et pourtant, il n’y a pas eu grand-chose par écrit. Marcel a toujours tenu parole, peu importe les engagements qu’il a pris auprès des employés de GSF ou des clients. » Sans hésiter, François Brassard considère Marcel Langelier comme « un deuxième père » : « Pour créer cette relation, on comprend que ça va au-delà des affaires. Il y a vraiment quelque chose d’humain chez Marcel. Il prend le temps de s’intéresser aux gens. Il est à l’écoute de ses collaborateurs. Marcel n’a jamais travaillé avec la porte de son bureau fermée. » Sa retraite approchant, Marcel Langelier s’est éver­ tué à transférer des connaissances et des savoirfaire à son directeur général. « Pour Marcel, il fallait viser toujours plus haut et ne pas se satisfaire de nos résultats. Ce n’est pas de l’arrogance, mais

JBC MÉDIA PAR SOUKSAKHONE VONGPHAKDY

Marcel Langelier et François Brassard

simplement le désir de travailler plus pour obtenir plus. Marcel m’a donné le goût de devenir une meilleure version de moi-même et, donc, d’être moi aussi un leader inspirant qui a derrière lui des gens qui croient en ses projets et qui désirent le suivre. » Selon François Brassard, en ralliant son équipe autour de ses objectifs, Marcel Langelier a contribué de façon remarquable à la croissance de l’entre­ prise : « À l’arrivée de Marcel, GSF avait perdu un peu de lustre. Il lui a vraiment redonné ses lettres de noblesse. Marcel a réussi à rassembler tous les collaborateurs pour parvenir à ce résultat. »

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GROUPEPOUR SAVOIR ALFIDMIEUX GÉRER

LA GESTION DURABLE D’UN IMMEUBLE

Yvon Rudolphe, É.A., CMC, F.A

dm.A.

La gestion d’un immeuble nécessite aujourd’hui des connaissances élabo­ rées et multifactorielles. Le nombre d’occupants dans certains immeubles équivaut à la population d’une municipalité ; c’est le concept de la ville dans une ville. Par conséquent, la responsabilité du gestionnaire dépasse la simple gestion d’un actif.

Expert invité

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n effet, la responsabilité du gestion­ naire d’un immeuble porte sur deux aspects, soit la performance de l’immeuble et les risques de toutes sortes. Concernant ce dernier aspect, imaginons une matrice sur laquelle les risques seraient partagés de part et d’autre de deux axes : d’un côté, les risques endogènes à l’immeuble ; de l’autre, les risques exogènes à l’immeuble. Énumérons ensuite les cinq catégories de risques dominants, c’est-àdire les risques managériaux et patrimoniaux, de marchés, financiers, technologiques et environnementaux. Considérons maintenant le risque le plus important, soit le risque managérial et patrimonial lié aux activités d’exploitation et de gouvernance, à savoir l’ensemble des actions et des décisions prises ou à prendre en consé­ quence des opérations actuelles et à venir, des risques, des contingences et des temps de crise. Yvon Rudolphe est coordonnateur de projet à l’Observatoire et centre de valorisation des innovations en immobilier (OCVI2) et consultant senior. Évaluateur agréé, Fellow administrateur agréé et consultant en management certifié, il enseigne l’évaluation au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal (ESG UQAM).

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FAIRE APPEL À L’INTELLIGENCE STRATÉGIQUE L’émergence de nouveaux marchés et la diversification, la mondialisation du commerce et la financiarisation – de même que la formidable poussée technologique – bouleversent l’exercice de la gestion et la configuration du pouvoir au sein des entreprises immobilières. Cela accroît, par le fait même, les risques. Cette nouvelle réalité agit sur le rôle des gestionnaires et des administrateurs. Ces derniers occupent une position stratégique et jouent un rôle délicat de contrôle. Ils doivent, de plus, répondre de leurs actes à ceux qui leur confient leurs ressources matérielles et financières dans des buts précis, axés sur le rendement, la performance et la compétitivité. Quant aux gestionnaires, ils doivent contrôler tout ce qui concerne les coûts, rationaliser des services, gérer des ressources


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financières et prendre les décisions qui reposent sur des données essentielles et qui entraînent des obligations, des engagements et autres devoirs d’une complexité grandissante. Si l’entreprise exige toujours de ses cadres qu’ils sachent planifier, organiser, coordonner, diriger et contrôler, elle insiste davantage de nos jours sur des attitudes de leadership, d’adaptabilité au changement, de motivation, de création et d’ouverture sur le monde. Le gestionnaire doit être sensible aux valeurs changeantes sur le plan social et en tenir compte dans son style de gestion. Aux nombreux défis auxquels font face les entre­­prises immobilières du 21e siècle s’ajoute celui d’une gestion créative et stimulatrice des perfor­ mances individuelles. Le gestionnaire doit être en mesure d’évaluer les exigences d’une situation donnée, choisir un comportement appro­prié en tenant compte du contexte et des comportements

des autres, c’est-à-dire ses supérieurs, ses pairs, ses subalternes et les parties prenantes. Il lui faut aussi accorder une importance particulière à l’accessibilité à l’information et à son traitement : l’intelligence stratégique. Celle-ci peut être définie par ce que l’entreprise doit savoir sur ses propres contextes (économique, concurrentiel, technologique, social, politique, juridique, culturel), sur l’environnement, ainsi que sur sa situation particulière, dans le but d’anticiper les changements et de mettre au point les stratégies appro­priées, créatrices de valeur pour l’entreprise, notamment pour les locataires. La valeur de l’intelligence stratégique provient du fait qu’elle met à l’épreuve la capacité des effec­tifs de l’entreprise d’apprendre des changements et des différents environnements qui nécessitent de repenser les pratiques de l’entreprise immo­ bilière. Ils devront partager leurs perceptions,

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SAVOIR POUR MIEUX GÉRER

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leurs nouvelles informations et ache­miner celles-ci à chaque intervenant pour qui elle est nécessaire. Le défi en intelligence stratégique est de faire en sorte qu’elle augmente le « quotient d’intelligence » de tous les effectifs de l’entreprise, plutôt que de s’en tenir spécifi­ quement à la haute direction, afin de créer une forme de cerveau collectif. GÉRER LE CHANGEMENT Effectivement, gérer le changement consiste à reconnaî­ tre les tendances, à mesurer les évolutions et à anticiper les actions afin que l’organisation et les membres qui la composent s’y adaptent, à favoriser la créativité et à rechercher l’innovation en tenant compte de la capacité de l’entreprise d’intégrer les modifications qui verront le jour. Par ailleurs, gérer le changement signifie non seulement s’adapter aux nouvelles situations, mais les proposer, les provoquer, voire les devancer au profit de l’entreprise par une vision prospective. Grâce à l’accès à l’information, les structures ont tendance à s’aplanir. Les unités organisationnelles interagissent entre elles sur la base d’équipes et cherchent à être encore plus intégrées que par le passé afin d’atteindre plus efficacement les buts et les objectifs de l’entreprise. En plus des strates décisionnelles que sont la haute direction, le gestionnaire d’actif, le gestionnaire des opérations, de l’ingénierie, etc., les différentes cellules dans l’organisation utilisent bien souvent des langages de communication ou des paradigmes différents, ce qui complique les opérations et accroît les risques. 24

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L’harmonisation du système d’exploitation peut être, dans bien des cas, créatrice de valeurs, car il existe divers degrés d’efficacité de services jusqu’à l’efficience, et elle peut avoir une fonction intangible plus conceptuelle de cerveau collectif créateur de valeurs. Par ailleurs, il existe des certifications d’hygiène de l’espace telles que Well, Fitwell ou Reset associées à des protocoles d’intervention quant à l’hygiène sanitaire des lieux. Ces entreprises effectuent des expertises permettant de mitiger le stress des occupants, notamment à l’égard des risques biologiques. Évidemment, ce ne sont pas les seules expertises, il en existe bien d’autres. La COVID-19 a causé un choc brutal sur notre mode de vie, sur l’économie et sur le mode de gestion de l’immobilier. Éventuellement, les évaluations professionnelles de l’immobilier devront internaliser ce type de risque dans la valeur, et l’intangible deviendra tangible sur le plan financier. Allons un pas plus loin… Les immeubles, qu’ils soient de type commercial de détail, de bureaux, industriels ou résidentiels, constituent un habitat pour l’être humain. Imaginons un scénario et inspirons-nous de l’hôtellerie : les locataires de l’immeuble deviennent les invités, et la mission première du gestionnaire est d’accroître le bienêtre de la famille, en l’occurrence les employés des entre­ prises locataires, afin que ceux-ci puissent jouir de leur séjour de travail au quotidien, et ce, pour la durée du bail. Il serait impensable de concevoir qu’une famille entière puisse tomber malade en ayant contracté une infection due aux bactéries pathogènes (nocives) par manque de


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salubrité et en sachant que le système de ventilation pourrait augmenter les risques de propagation des virus par l’air (aérosol) ou encore que les invités et la commu­ nauté environnante pourraient être affectés par un cas de légionellose ! Le stress en milieu de travail, la peur d’être contaminé par la COVID-19, etc. pour les occupants ont des impacts directs sur les coûts qui se traduisent par l’absen­ téisme, le roulement de personnel et le présentéisme. ÉVALUER LES COÛTS DU RISQUE Ces phénomènes peuvent engendrer des coûts très importants pour les entreprises. En effet, la littérature scientifique nous indique des pourcentages allant de 20 à 30 % de la masse salariale. Ces coûts ne sont pas uniquement liés à un environne­ ment risqué, mais ils le sont tout de même dans une proportion d’environ 1 à 5 %1, selon le cas. Prenons pour exemple une entreprise de 100 employés dont la masse moyenne salariale annuelle est de 80 000 $ par employé. Pour sim­plifier le calcul, la dépense salariale annuelle serait

d’environ 8 M$. Prenons maintenant une moyenne de 3 % des coûts impactés par l’environnement ; cela se traduit par une perte économique relative de 240 000 $ en productivité. Cette somme est directe­ ment imputée sur la productivité et la compétitivité de l’entreprise. Mettons ce montant en relation avec le loyer. Pour un immeuble de bureaux, prenons un espace moyen de 150 pi2 par employé ; pour 100 employés, cela représente donc 15 000 pi2. Calculons un taux moyen de 25 $ le pied carré. Selon la firme CBRE2, cela nous donne un résultat de 450 000 $ de loyer annuel (non indexé). En conclusion, même si l’entreprise loca­ taire payait une prime supplémentaire de 5 $ le pied carré, elle gagnerait au change. Sera-t-il possible dans un proche futur de se procurer une rente foncière sur la productivité de nos « invités » ? Peut-être. Toutefois, si nous amorcions une prise de cons­cience à l’égard de ces risques, surtout dans cette période incertaine et de surcroît avec une pénurie de main-d’œuvre, les temps pourraient changer !

1. Bekö, G, Clausen, G. et Weschler, C.J. (2008). Is the use of particle air filtration justified ? Costs and benefits of filtration with regard to health effects, building cleaning and occupant productivity. Building and Environment, 43(10), 1647-1657. 2. CBRE Recherche, Perspectives sur le marché de l’immobilier 2020, statistiques régionales Montréal, p. 45.

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DE BONS TUYAUX

VENTILATION :

SCELLER LES CONDUITS DE VENTILATION Martin Lessard Rédacteur invité

De 20 à 30 % de l’air chauffé ou climatisé ne se rend pas aux espaces habitables d’une habitation en raison du manque d’étanchéité du réseau de conduits de ventilation1. Cette situation coûte chaque année des centaines de dollars aux propriétaires d’habitations. Aux États-Unis, ces sommes cumulées sont estimées à 25 milliards de dollars par année. Ce montant est encore plus important pour les propriétaires et les exploitants de bâtiments commerciaux. Toutes les petites craques et les fissures réduisent l’efficacité et la performance du système de conduits en plus de rendre l’habi­ tation moins confortable. Elles permettent également à la poussière et aux particules d’isolant, aspirées dans le système, de réduire la qualité de l’air intérieur. Selon l’Environmental Protection Agency (EPA), une forte proportion de poussière présente dans une résidence est constituée de minuscules particules d’isolant.

Martin Lessard est rédacteur en chef de la revue IMB, publiée par la CMMTQ. Diplômé en rédaction française et communications de l’Université de Sherbrooke, Martin rédige des articles publiés dans des revues de l’industrie de la construction depuis une quinzaine d’années.

INVENTION D’UN PRODUIT Devant cette situation, le Department of Energy (DOE), l’EPA et l’Electric Power Research ont partiellement financé les recherches du Lawrence Berkeley National Laboratory de l’University of California à Berkeley. En 1994, un polymère vinylique à base d’eau a été mis au point pour colmater par l’intérieur les brèches des conduits parce que la majeure partie des réseaux de conduits se trouve dans des cloisons fermées. Non toxique, le procédé utilise des ingrédients qui se retrouvent dans le fixatif pour cheveux et la gomme à mâcher. Le produit scelle les microfuites jusqu’à cinq huitièmes de pouce de diamètre (1,5 cm). Patrick Rouleau, vice-président, Ventes, d’Aeroseal Global, injecte ce produit dans les conduits des bâtiments résidentiels, mais aussi institution­ nels, commerciaux et industriels. « Une école de pensée véhicule que si l’énergie qui s’échappe du réseau de conduits se loge dans les cavités murales et les sous-planchers par exemple, elle n’est pas perdue puisqu’elle demeure à

l’intérieur de l’enveloppe du bâtiment. Je ne suis pas d’accord. Pour moi, cette énergie est perdue parce qu’elle ne se rend pas aux espaces habitables où le confort des occupants repré­ sente un véritable enjeu. » M. Rouleau ajoute que « certains plafonds servent de plénums tellement les fuites d’air des conduits sont importantes. Par exemple, nous avons mesuré 160 PCM (pied cube par minute) dans le plafond d’une épicerie. C’est sans compter la grande différence de température entre le plafond et l’espace en dessous ». PRÉPARER LE SYSTÈME Il faut d’abord boucher les registres d’alimen­ tation et de retour avec des morceaux de pan­neaux de mousse rigide. Les unités de traitement d’air ou de ventilation doivent aussi être isolées pour qu’aucune particule de ce procédé scellant ne puisse s’y loger. En revanche, les silencieux, clapets et autres modules de régulation peuvent être traités s’ils sont complètement ouverts. Ensuite, un accès est découpé dans le plénum d’alimentation et de retour. L’appareil d’injection du scellant en aérosol est relié au trou d’accès par l’entremise d’un long tube en plastique flexible. TESTER LE SYSTÈME DE CONDUITS La prochaine étape consiste à tester le réseau de conduits pour analyser et évaluer sa condi­ tion. Contrôlé par ordinateur, cet essai mesure, entre autres, la quantité exacte d’air en pied cube par minute (PCM) qui s’échappe des fuites

1. www.energystar.gov/ia/products/heat_cool/ducts/ES_Duct_Sealing_flyer.pdf?ac0c-fa3a

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du réseau de conduits, la grosseur totale des fuites des conduits (en pouce carré ou po2), ainsi que la température et le débit aux registres pour décou­ vrir toute rupture évidente dans le réseau de conduits. Pour ce faire, les conduits sont soumis à une pression de 750 à 1 000 Pa au besoin. « Un problème est survenu avec un des conduits de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Il affichait une perte de 2 100 PCM. Nous avons alors envoyé un robot explorer le conduit. Il a trouvé le trou et l’a recouvert d’uréthane. Le colmatage a ainsi pu reprendre son cours », déclare Patrick Rouleau. SCELLER LE RÉSEAU DE CONDUITS Lorsqu'on le chauffe, le liquide passe à l’état gazeux et se transforme en aérosol. Ainsi volatilisées, les microscopiques particules sont soufflées dans les conduits et maintenues en suspension par un mouvement d’air continu dans le réseau sous pression. En raison de la mise sous pression, les particules contenues dans l’air tentent de s’échapper des conduits par les espaces. Ce faisant, elles s’accumulent au contour des fissures du réseau de conduits. Au fur et à mesure, d’autres particules s’ajoutent et se collent à celles déjà installées jusqu’à ce qu’elles forment des liaisons

En 2000, le procédé Aeroseal a remporté le prix Energy 100 décerné par le DOE. Ce dernier a également classé le procédé de scellement de conduits comme l’une des 23 technologies les plus bénéfiques pour les consommateurs américains.

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DE BONS TUYAUX

étanches à l’air. Comme de plus en plus de particules répètent la même action, les microfuites sont bientôt colmatées les unes après les autres, résistant ainsi à des pressions pouvant atteindre 2 000 Pa. Les particules vaporisées se collent sur les rebords des fissures afin de les colmater progressivement sans

La revue IMB a assisté à une intervention dans une habitation résidentielle de Pointe-Claire qui présentait des fuites totalisant 307 PCM, ce qui équivaut à un trou de 58,1 po2. Le scellement a permis de réduire ces pertes de 94 %, les portant à 19,7 PCM, soit un trou de 3,7 po2. En perdant 307 PCM, le système de conduits de cette résidence perdait l’équivalent de 15 réfrigérateurs (de taille moyenne de 20 pi3) remplis d’air conditionné chaque minute.

déposer de résidu dans les conduits. « Le scellant ne recouvre pas tout l’intérieur des conduits. Il bouche seulement les trous », assure Patrick Rouleau. La petite quantité de scellant qui s’échappe des joints se dépose dans les cavités murales, le grenier ou les vides sanitaires. Le reste, qui atteint les espaces habitables, est capté par un ventilateur doté de cinq filtres. Le scellant sèche en deux heures et présente une faible concentration de composés organiques volatils pendant son application. Son odeur s’apparente à celle de la colle Lepage. ANALYSER LES RÉSULTATS Grâce à l’ordinateur, le processus et les résultats peuvent être suivis en temps réel. Une analyse informatisée calcule la nouvelle quantité d’air qui s’échappe des fuites du réseau de conduits et, par le fait même, le pourcentage de gain. Une fois le processus terminé, le technicien imprime les résultats de l’opération avant, pendant et après l’application et le remet au client. Avant les travaux de colmatage, les fuites étaient mesurées à 12 651 PCM (pi3/min), ce qui équivaut à un trou de 438,5 po2. Après les travaux, les pertes avaient été réduites de 11 039 PCM, soit une diminution de 87,3 %. Elles ne sont plus que de 1 612 PCM, ce qui représente une ouverture de 48,8 po2. L’équipe de l’hôpital MaisonneuveRosemont et la firme d’ingénierie GBI ont ainsi cons­taté une nette amélioration du débit d’air, souvent critique dans les blocs opératoires.

D’autres produits d’étanchéité sont effica­ ces pour sceller les conduits non cloisonnés. L’un d’eux, le Duct-Seal 321 du fabricant Hardcast, est certifié LEED. Appliqué sur les joints et les fixations à l’aide d’un pinceau, d’un couteau à mastiquer ou d’un pistolet à calfeutrer, ce produit non toxique à base d’eau ne contient pas de solvant. Il se caractérise par des inhibiteurs de rayons UV en cas d’expo­si­tion extérieure prolongée, ainsi que par un matériau de renfor­c e­m ent intégré à base de fibres pour assurer une meilleure résistance.

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REPORTAGE PROMOTIONNEL

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ROY. INNOVE AVEC UN ROBOT DE DÉSINFECTION PROPOS RECUEILLIS PAR EMMANUELLE GRIL

La pandémie nous fait réaliser plus que jamais l’importance du travail accompli par les services d’entretien d’immeubles. L’entreprise québécoise Roy. proposera bientôt une technologie révolutionnaire à ses clients.

ISTOCK PAR CHINNAPONG

R

oy. a toujours placé l’innovation au cœur de ses préoccupa­ tions. Preuve en est que récemment, un poste entièrement consacré à celle-ci a été créé. Jacques Marion, le nouveau vice-président Développement straté­gi­que, peut désormais rester constamment à l’affût des développe­ ments dans ce domaine. Cet habitué des salons professionnels, comme ceux de Las Vegas et de Toronto, œuvre dans l’industrie depuis plus de 30 ans. « Nous avons toujours été tournés vers l’avenir, mais avec la COVID-19, le marché va résolument changer, et notre métier aussi. Désormais, tout le monde parle de désinfection, et notre champ d’activité a été mis sous les projecteurs », remarque Jacques Marion. Une technologie d’avant-garde est d’ailleurs sur le point de bouleverser les façons de faire : le robot de désinfection à rayons ultraviolets (UV) à large spectre. UN ROBOT ENTIÈREMENT AUTONOME L’automatisation et la robotisation ont déjà commencé à faire leur apparition depuis quelques années, notamment dans le milieu hospitalier. Cette véritable aide aux préposés à l’entretien permet d’éliminer les besognes routinières et fortement consommatrices de temps ; ils peuvent ainsi se consacrer à d’autres tâches essentielles. Néanmoins, ces outils nécessitent habituellement une assistance humaine.

JACQUES MARION Vice-président Développement stratégique Roy. MAINTENANCE IMMOBILIÈRE : : AUTOMNE 2020 29


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INNOVATION

Mais tout va changer avec Charlotte, un nouveau robot entièrement autonome. Concrètement, il s’agit d’une technologie qui utilise les rayons UV à large spectre pour désinfecter les surfaces à 100 %, et ce, sans intervention humaine. Elle peut donc détruire les virus, les bactéries, les levures, etc., et constitue un précieux atout en cette période de lutte contre la COVID-19. « Charlotte peut être programmée de façon à partir seule de sa station de charge, effectuer sa tournée puis revenir à son point de départ. Un système de traçabilité détecte aussi les zones où le robot a rencontré un obstacle et n’a pas pu effectuer la désinfection », explique Jacques Marion.

Le respect du décret, l’affaire de tous.

LE COMITÉ PARITAIRE AVISE LES EMPLOYEURS ET LES SALARIÉS ASSUJETTIS AU DÉCRET qu’à compter du 1er novembre 2020, les nouveaux taux horaires seront les suivants : Catégorie Catégorie Catégorie Chef d’équipe :

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Très sûre, Charlotte possède plusieurs systè­ mes de sécurité et capteurs thermiques grâce auxquels le procédé s’interrompt automati­ quement si un humain se trouve à proximité. D’ailleurs, le travail s’effectue généralement de nuit, une fois les locaux vidés de leurs employés. « Cette technologie peut être utilisée dans de nombreux environnements. On peut penser par exemple aux établissements de santé, mais aussi aux épiceries, aux hôtels, aux entreprises de haute technologie, etc. », énumère M. Marion. Charlotte se révèle particulièrement utile là où l’on retrouve une grande quantité de surfaces à traiter, mais aussi lorsque celles-ci peuvent être endommagées si l’on utilise des méthodes de nettoyage traditionnelles, en particulier les équipements électroniques et informatiques. « Prenons le cas d’un entrepôt ultramoderne qui comporte des centaines de claviers, d’écrans et de souris d’ordinateur. Charlotte peut effectuer le travail en quatre à cinq heures seulement, de nuit, alors que cette tâche colossale serait impossible à réaliser en si peu de temps et aussi efficacement par des préposés à l’entretien », souligne Jacques Marion. Rappelons en effet que cette technologie désinfecte parfaitement les surfaces, sans en manquer aucune, contraire­ ment à un humain qui, lui, pourrait en oublier. Autre élément remarquable à souligner : Charlotte est une technologie mise au point au Québec, plus précisément à Drummondville, et en Ontario. Voilà tout un avantage quand on sait à quel point il est difficile de se procurer ce type d’équipement ultramoderne. « Le Québec est un petit marché ; par conséquent, les fournis­ seurs de ces technologies sont davantage intéressés par l’Europe et les États-Unis. Il est presque impossible de réussir à en obtenir ici », déplore Jacques Marion. Mais Charlotte va résolument changer la donne puisqu’elle est manufacturée au Canada. « Nonobstant l’arrivée des robots dans notre industrie, Roy. continue de faire évoluer ses méthodes de travail et assure la formation et le développement des compétences de ses 2 500 employés. C’est une priorité pour continuer d’assurer notre excellence opérationnelle », tient à préciser Jacques Marion. POUR EN SAVOIR PLUS : www.sirsteward.com/fr-CA/produits/robotdesinfectant


DOSSIER SPÉCIAL

TOITURE

ISTOCK PAR NORDRODEN

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DOSSIER TOITURE

DES OUTILS POUR FAIRE CONNAÎTRE LES MÉTIERS DE LA TOITURE PROPOS RECUEILLIS PAR SYLVIE LEMIEUX

ISTOCK PAR PANNAWAT

Comme bien d’autres organisations, l’Association des Maîtres Couvreurs du Québec (AMCQ) a dû revoir la formule de ses activités visant à faire la promotion des métiers de la toiture. Cela ne l’a pas empêchée d’atteindre encore une fois la cible en matière de visibilité.

L

a Semaine nationale des couvreurs, qui se tient habituellement en juin, a été reportée à la fin août 2020 et s’est déroulée entièrement en ligne, sur les pages Facebook et LinkedIn de l’Association. « Elle a connu un beau succès, affirme Marc Savard, directeur général de l’AMCQ. Près d’une trentaine d’entreprises y ont participé en mettant notamment des photos de leurs équipes. C’est le thème qui a été le plus populaire parmi ceux mis de l’avant chaque jour. Cela s’est révélé un bon moyen de reconnaissance de leur travail. Projet Signature est un autre thème qui a généré un nombre important de clics alors que les maîtres couvreurs étaient invités à montrer leurs projets emblématiques. » ATTIRER LES JEUNES Durant cette semaine, la page Facebook de l’AMCQ a connu une augmentation du trafic de 400 %. « On a eu 13 000 visiteurs uniques qui ont vu notre campagne, précise M. Savard. Depuis, notre page Facebook a dépassé la barre des 1 000 " j’aime ". Ce sont des résul­tats fort intéressants. Notre objectif, c’est que cette visibilité se traduise en inscriptions dans les écoles de formation. » Depuis quelques années, les trois centres de formation qui offrent le diplôme d’études professionnelles (DEP) en pose de revêtement de 32

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AMCQ

MARC SAVARD Directeur général Association des Maîtres Couvreurs du Québec


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toitures peinent à remplir leurs cohortes alors que la pénurie de main-d’œuvre se fait toujours sentir chez les maîtres couvreurs. C’est d’ailleurs pour s’attaquer à ce problème que l’AMCQ a lancé l’an dernier sa campagne « T’as pas vu ma vue » qui vise à faire la promotion et la valorisation du métier de couvreur. Elle met en lumière ses points forts : il est facile d’accès, il offre une bonne rémunération et des possibilités d’avancement en plus d’un cadre de travail unique, les chantiers en hauteur. La campagne s’est poursuivie cette année avec une stra­ tégie renouvelée en raison de la pandémie. « Comme il n’y a pas eu de salon de l’emploi au printemps comme prévu, on a privilégié des placements publicitaires sur le Web », explique Marc Savard. Cette initiative a eu un impact sur la hausse du trafic du site Internet taspasvumavue.ca qui a enregistré jusqu’à 1 100 visiteurs par jour. Quant à la vidéo sur YouTube, elle a récolté plus de 55 000 vues depuis le début de la campagne. « " T’as pas vu ma vue " est un élément essentiel de notre coffre à outils pour attirer la main-d’œuvre, souligne le directeur général. Il est clair que le contexte actuel n’aide pas à accroître autant qu’on le voudrait les inscriptions dans les écoles de formation. Il nous faut donc poursuivre le travail. »

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TRAVAILLER EN TEMPS DE PANDÉMIE Pour les entrepreneurs en toiture, les activités se pour­ suivent sur fond de COVID-19. Les maîtres couvreurs se sont bien adaptés à la situation et n’ont pas eu à déplorer de foyers d’éclosion. Il faut dire qu’ils ont pris le taureau par les cornes pour contrer le coronavirus. « Nos membres ont mis en place des mesures qui allaient au-delà de celles recommandées par la santé publique et la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, affirme Marc Savard. Par exemple, certains ont utilisé un code de couleurs pour identifier les outils et les équipements, comme les gants et les harnais. Cela a permis d’éviter qu’ils passent d’un travailleur à l’autre pour ainsi limiter les risques de propagation. Les mesures de protection étaient peutêtre plus faciles à appliquer du fait que le travail se fait à l’extérieur. De plus, les couvreurs sont répartis par équipes de six à huit personnes. Ils recréent en quelque sorte le concept de bulle où la distanciation physique se fait de façon naturelle. » Il reste que l’automne s’annonce chaud pour les maîtres couvreurs qui doivent rattraper les retards causés par l’arrêt des activités au printemps. On saura bientôt quel impact aura eu la pandémie sur le chiffre d’affaires de l’industrie de la couverture, l’AMCQ ayant commandé une étude pour tracer un portrait clair de la situation. Un dossier à suivre.

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DOSSIER TOITURE

LOIN DES YEUX, LOIN DU CŒUR PAR SYLVIE LEMIEUX, JOURNALISTE

ISTOCK PAR SOPHIE-CARON

Une toiture en bon état est essentielle pour préserver l’intégrité du bâtiment. Malheureusement, il est facile d’oublier de l’inspecter régulièrement puisqu’on ne la voit pas. Un entretien préventif contribue non seulement à en prolonger la durée de vie utile, mais aussi à éviter des dommages qui peuvent se révéler importants. Nos conseils pour une toiture sans souci.

P

lusieurs facteurs ont une incidence sur la performance et la durabilité d’une toiture. Il y a bien sûr la qualité des matériaux et celle de l’installation de même que le type de système choisi. L’entretien préventif a aussi son importance. Il permet de repérer d’éventuelles déficiences à certaines composantes, comme les joints de calfeutrage, et de les réparer à temps afin d’éviter des infiltrations d’eau qui peuvent endommager le bâtiment lui-même et nuire aux activités de ses occupants. « Les infiltrations peuvent être mineures, mais aussi causer des dommages très importants. Elles ne pardonnent pas quand, par exemple, elles se pro­ duisent dans un entrepôt ou une salle d’opération. Ce sont des situations qui peuvent être évitées avec un entretien adéquat », explique Sylvain Anctil, ingénieur et directeur technique à l’Association des Maîtres Couvreurs du Québec (AMCQ). Chutes de neige importantes, pluies abondantes, grands vents… Les toitures sont exposées aux intempéries qui peuvent être la cause de dommages. L’AMCQ recommande d’effectuer annuellement au 34

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JBC MÉDIA PAR DENIS BERNIER

SYLVAIN ANCTIL, ing. Directeur technique Association des Maîtres Couvreurs du Québec


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ASSURANCES

DE CONFIANCE POUR TOUS

LES COUVREURS.

moins deux inspections de la couverture, à la fin de l’hiver et à l’automne. « Il est également avisé de procéder à une inspection additionnelle après un épisode climatique majeur, précise M. Anctil. Une accumulation de neige peut rajouter un poids important sur le toit. Il y a un risque d’endommager la structure du bâtiment et même de provoquer son effondrement. Ce sont des situations que l’on a déjà vues malheureusement. » Les périodes de gel et dégel, de plus en plus fréquentes, exigent une attention particulière. Un propriétaire immobilier de Val-Morin en sait quelque chose. « Il a dû faire déneiger son toit pour trouver la source d’une infiltration d’eau. Les couvreurs ont pelleté pendant une heure tellement il y avait de la neige et sans jamais trouver le drain. Ils ont fini par le découvrir enseveli sous huit pouces de glace qui n’avait pas été enlevée. Cela a compliqué grandement le travail pour réparer la toiture », raconte Sylvain Anctil. QUOI SURVEILLER, QUOI RÉPARER L’accumulation de débris ou de glace aux drains peut empêcher le drainage adéquat de la couverture. Un barrage de glace au drain permettra à l’eau de fonte d’atteindre des niveaux élevés sur la couverture et se rendre jusqu’à des joints de calfeutrage abîmés à une sortie de tuyauterie, par exemple, offrant ainsi à l’eau l’occasion de rentrer. Même chose pour la pièce métallique à la base de la cheminée, qui doit être bien scellée. « Sur une toiture, il y a plein d’éléments qui nécessitent une étanchéité adéquate, souligne Sylvain Anctil. En cas de déficience, ils doivent être réparés à l’aide de scellant compatible avec les membranes d’étanchéité. » Il faut aussi surveiller l’état de la membrane. Des branches et d’autres débris qui jonchent le

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toit peuvent l’endommager ; il convient donc de les enlever. Par contre, la présence de végétation sur la couverture nécessite l’intervention d’un maître couvreur qui saura la retirer de façon appropriée avant de réparer la membrane. Les racines cherchent des aliments, et le bitume des membranes les attire. Il ne faut donc pas juste enlever ces petites repousses, car elles pourraient laisser un trou créé par la pénétration des racines dans les membranes. Depuis quelques années, l’inspection par drone gagne en popularité. Elle permet de vérifier l’état du toit de manière préventive ou après une tempête, par exemple, sans avoir à monter sur celui-ci. « C’est un bon outil qui est rapide et utile dans le cas des bâtiments plus difficiles d’accès. Mais il a ses limites, soutient M. Anctil. C’est important de marcher sur le toit, c’est le seul moyen de déceler s’il y a des zones molles. Cela permet également d’avoir une vision plus rapprochée des détails sur la couverture. » Les drones peuvent également être munis d’une caméra infrarouge qui permet une vérification par thermographie à distance. Il est donc possible, selon des conditions précises, de détecter des zones humides de la couverture. Ces zones pourraient être le signe de défaillances de la couverture. Quel que soit le moyen utilisé pour vérifier l’état de sa toiture, l’important, c’est d’intervenir à temps pour éviter que de petits problèmes deviennent de gros dommages.


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DOSSIER TOITURE

À QUI LA FAUTE ? PAR SYLVIE LEMIEUX, JOURNALISTE

Des toits qui s’effondrent, de l’eau qui s’immisce, des chutes de glace qui causent des dommages matériels ou blessent des passants… Manquer à son obligation d’entretien de la toiture peut coûter cher aux propriétaires immobiliers. Les réparations coûteuses que ces sinistres engendrent ne seront pas forcément couvertes par leur assurance.

«

Dans les contrats d’assurance, il y a souvent une cause d’exclusion relative au mauvais entretien, ce qui inclut évidemment l’entretien de la toiture. Cela limite les possibilités de poursuite si le propriétaire veut contester la décision de son assureur, explique Jean-François Vézina, associé chez Langlois Avocats. Ce qui a été fait en matière d’entretien, c’est certainement l’un des premiers éléments que les assureurs vont regarder quand ils reçoivent une réclamation. C’est aussi un des éléments sur lesquels les tribunaux vont se pencher en cas de litige. Je le vois dans tous mes dossiers. »

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Ceux-ci étaient prévus le 26 février, soit… le lendemain de l’incident. « La Cour a quand même tenu l’Hôpital responsable. Même si l’établissement a plaidé avoir fait tout ce qu’il pouvait, avec preuves à l’appui, elle a jugé que ce n’était pas suffisant », explique Jean-François Vézina.

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De là l’importance de suivre les directives du maître couvreur pour l’entretien de la toiture et de tenir un registre des interven­ tions effectuées. « Il faut une preuve écrite de ce qui a été fait avec photo idéalement, conseille Jean-François Vézina. Une telle preuve va permettre à l’avocat de contrer l’argument inévitable de mauvais entretien qui va être utilisé par la partie adverse. » Nous avons trouvé quelques causes où des propriétaires immobiliers n’ont pas su convaincre le tribunal qu’ils avaient procédé selon ces recommandations. AGIR AVEC CÉLÉRITÉ En matière d’entretien, il faut agir sans tarder. L’Hôpital Royal Victoria l’a appris à ses dépens. Dans une cause qui remonte à 2003, l’établissement de santé a été poursuivi par La Personnelle assurances générales au nom de son client, un médecin de l’hôpital, dont la voiture a été endom­ magée par un bloc de glace qui a glissé du toit. L’assureur a prétendu que l’incident et les dommages étaient dus à sa négli­ gence. De son côté, l’Hôpital a nié toute responsabilité arguant qu’il avait bien retenu les services d’un grutier pour faire enlever la glace qui s’était accumulée sur une partie du toit qui n’offrait pas d’accès sécuritaire aux employés d’entretien. La location d’une grue doit faire l’objet d’une requête spécifique, une procédure incon­ tou­r­­nable qui peut entraîner des délais avant l’exécution des travaux de déglaçage.

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DOSSIER TOITURE

Dans son jugement, la Cour a en effet affirmé que le Royal Victoria avait une « obligation de garantie » envers le médecin qui était locataire de l’espace de stationnement. Elle a retenu la notion de « jouissance paisible » pendant la durée du bail prévue au Code civil du Québec pour appuyer sa décision. L’Hôpital Royal Victoria a été condamné à payer la somme de 10 724,84 $ à La Personnelle. « Ce que l’on doit retenir, c’est qu’il faut agir sans tarder quand il est question d’entretien de la toiture », conclut l’avocat. UN SINISTRE ÉVITABLE Une autre cause qui retient l’attention, même si elle remonte aux années 1970, est celle qui oppose la Corporation Cadillac Fairview et d’autres appelants à la compagnie d’assurance Zurich, qui a dû indemniser son assuré, un pharmacien qui tenait commerce dans un centre commercial à Beauport, construit en 1973. Or, dès 1974, des problèmes d’infiltration d’eau se manifestent. La cause en est même connue. L’eau s’accumulait autour des unités de climatisation, par-dessus les bases et les solins, et pénétrait dans les magasins.

En 1976, un sinistre a entraîné d’importants dommages à la pharmacie alors que l’eau coulait abondamment du plafond. Preuve à l’appui, il a été démontré que l’eau s’est accumulée sur la toiture de la pharmacie et est montée à un niveau supérieur à la base de l’une des unités de climatisation. Le solin aurait dû être de 6 à 10 pouces, mais ce n’était pas possible puisque la base de l’unité faisait 5 pouces de hauteur au maximum. L’eau s’est donc infiltrée par-dessus le solin. La Cour supérieure a établi qu’il y avait un partage de responsabilité entre les différents appelants, soit les propriétaires, dont le Groupe Cadillac, l’entrepreneur général, l’architecte, le couvreur et l’ingénieur. Toutefois, selon l’ensemble de la preuve, il a été démontré que le Groupe Cadillac n’a jamais fait un entretien assidu de sa toiture. Le juge a estimé qu’il était « d’autant plus fautif » comme propriétaire et locateur qu’il connaissait depuis plus d’un an les problèmes d’évacuation d’eau sur la toiture et, depuis décembre 1975, il savait que cette eau s’infiltrait par l’unité de climatisation. Un premier jugement qui condamnait chacun des appelants à payer diverses sommes d’argent à l’assureur a été porté en appel. La Cour d’appel a toutefois maintenu la responsabilité de tous. En ce qui concerne les propriétaires, ils ont été condamnés à payer près de 170 000 $ à Zurich. MÊME LA TEMPÊTE DE VERGLAS N’EST PAS UNE EXCUSE Un autre cas témoigne de la négligence d’un propriétaire, Nicola Barile, un entrepreneur électricien, qui a réclamé plus de 25 000 $ à son assureur, Allianz Canada, pour des dommages causés à sa bâtisse lors de la tempête de verglas. Un arbre serait tombé sur la partie avant de l’immeuble qui lui sert de bureau et d’entrepôt, causant l’effondrement d’une partie du plafond. L’eau s’est alors infiltrée à l’intérieur. Au moment des faits, M. Barile est propriétaire de l’immeuble depuis plus d’une dizaine d’années. Il n’a jamais refait la toiture du bâtiment, dont la construction remonte à 50 ans environ, se contentant de simplement ajouter du papier goudronné.

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Même s’il prétendait que le toit ne coulait pas avant le verglas, le débat s’est rapidement porté sur l’entretien de la toiture. Un expert a présenté un témoignage selon lequel le toit aurait dû être refait entièrement et non simplement recouvert de papier goudronné. En raison de plusieurs années de manque d’entretien, il y avait beaucoup de pourriture ; le toit coulait donc depuis longtemps. La Cour a émis un jugement affirmant que la cause du sinistre était le mauvais entretien et non l’arbre tombé à la suite du verglas.


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TOITURE C.V. DIONNE Roy Les Services Ménagers

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Toiture C.V. Dionne fête cette année son 25e anniversaire de fondation. Comptant en son sein des gens d’expérience, dont son fondateur Carl Dionne au premier chef, l'entreprise est toujours restée à l’affût des nouvelles technologies et des nouvelles façons de faire afin d’offrir le meilleur à sa clientèle. Ainsi, elle est une des premières à avoir adopté l’inspection des toitures par drone de plus en plus répandue dans son industrie.

« Notre objectif est d’être une entreprise à valeur ajoutée pour nos clients, déclare d’entrée de jeu Julie Roy, présidente et chef de la direction des Services Ménagers Roy (SMR) depuis 2013. Nous mettons constamment à jour nos processus afin de fournir l’information la plus complète etavantages, pertinente possible pour aider les gestionnaires et les propriétaires d’immeubles à « L’inspection par drone offre plusieurs explique Émy et Dionne, responsable du développement planifier à gérer l’entretien de leurs actifsorganisationnel. immobiliers. »

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C'est une méthode non destructive. Elle utilise la technologie de la thermographie, qui permet de repérer les différences de température sous la couverture, ce qui indique les endroits Par Charles Allain où il peut y avoir de l’eau. On n’a donc pas besoin de procéder à des coupes observatoires de la membrane qui engendrent des réparations inutiles. On1peut interventions moitié provient des immeubles SMR, qui emploie plus de 500 faire per- des la plus ciblées en fonction du résultat de l’inspection. C’est de bureaux. Le secteur institutionsonnes, fait partie des plus importantes une technique rapide et économique à long terme. » nel affiche également une excellente firmes à propriété québécoise spéciaperformance, grâce à l’obtention de lisées dans l’entretien d’immeubles. UN VASTE TERRITOIRE nouveaux contrats, mais aussi à une Convaincue qu’une étroite communicaL’entreprise de Saint-Pascal, dans le Bas-Saint-Laurent, se forte croissance de la demande ponction avec ses clients est la clé du succès, spécialise dans la réfection et la pose de toitures commerciales tuelle main-d’œuvre qualifiée. Julie Roy a créédans en 2015 une vice-présiet industrielles les secteurs public et privé. Ellede sert un vaste territoire quiclient s’étend de laa Gaspésie dence Expérience qu’elle confiée jusqu’à la Rive-Sud la région de Québec plus de la Côte-Nord. L’équipe La taille de SMR est un atout, car l’entreàdans Jean-François Poulin, bienenconnu pour delongue couvreurs s’est aussidans déplacée aux Îles-de-la-Madeleine et tien d’immeubles s’est complexifié et sa expérience le milieu de même jusqu’au pied des monts Groulx, au nord de Manic 5, De gauche à droite : Émy, Carl et Louka exige dorénavant une capacité de coml’entretien d’édifices commerciaux. pour refaire la toiture de la Station Uapishka, une pilerentreprise de grandes quantités de données, d’écotourisme et une station de recherche scientifique. tant sur la planification de l’exécution Par ailleurs, l’embauche et la formation « Nos couvreurs ont travaillé dans des conditions difficiles des travaux, le contrôle de la qualité des de personnel compétent demeurent puisque le chantier a été réalisé au début de l’hiver. C’est services que sur les coûts d’entretien, un plus que jamais une priorité. « Nous une de nos belles réalisations », soutient Émy Dionne qui, budgétaire majeur en immobilier. recevons chaque mois près de 2 000 avec son frère Louka, se prépare à prendreposte la relève de Ces données permettent à l’entreprise curriculum vitae et, de ce nombre, son père. Elle a intégré l’entreprise familiale il y a deux ans. d’optimiser ses processus et d’améliorer nous embauchons environ une quaranQuant à son frère, âgé de 19 ans, il travaille sur les toitures. ses services afin d’offrir toujours le meiltaine explique de Julie Roy. « On d’employés, amorce le processus transfert, explique-t-elle. rapport qualité-prix. Nous investissons énormément On profite du fait que notre père dans est encoreleur présent dans l’entreprise ded’employés l’expérience et pour qu’il nous la sélection pour et la prendre rétention Le respect de l’environnement demeure qualifiés. Nous veillons transmette de son savoir. »tout n particuune autre préoccupation constante chez lièrement à placer les gens au bon JULIE ROY SMR. « Grâce à notre virage vert amorcé endroit et à proposer des équipes Présidente et chef de la direction il y a maintenant plus de 12 ans et à la stables à nos clients. » Les Services Ménagers Roy certification ISO 14001:2004 obtenue en 2011, nous avons développé une SMR offre la gamme complète des expertise pointue que nous mettons au services en entretien d’immeubles, service de nos clients désireux d’obtede l’entretien quotidien aux services après-sinistre etCoordonnées à la gestion technique. à retenir : nir les certifications LEED ou BOMA Fondée en 1954, l’entreprise dessert toiturecvdionne.com BESt™ », déclare Julie Roy. plus de 300 clients au Québec, dont

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TENDANCES ET INNOVATIONS

LA GESTION IMMOTIQUE, UNE SOLUTION POUR RÉPONDRE À LA NOUVELLE RÉALITÉ Brigitte Dupuis Experte invitée

Le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre et la crise de la COVID-19 engendrent un lot de défis pour les gestionnaires immobiliers qui doivent assurer une saine gestion de leurs équipements électromécaniques. Cet état de fait a accéléré le virage technologique pour les services de veille des équipements connectés, soit l’immotique1.

UNE GESTION TRÈS SPÉCIALISÉE e service est souvent donné en soustraitance à des firmes spécialisées par l’intermédiaire d’un centre de gestion immotique. Les entreprises se tournent vers l’impartition de ce type de service, car le retour sur l’investissement pour la construction d’un centre immotique n’est souvent pas rentable pour la gestion d’un seul portefeuille, et les investissements en informatique sont extrême­ ment élevés. Par ailleurs, les ressources spécia­ lisées dans le domaine sont rares et nécessitent une formation spécialisée. La gestion immo­ tique requiert une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui s’avère compliqué dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. La veille des équipements, l’analyse de la performance et les interventions sur les équipements électromécaniques centralisés à distance assurent aux propriétaires immobiliers une meilleure mitigation du risque, une diminution

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Brigitte Dupuis, directrice de comptes majeurs – Secteur institutionnel chez Johnson Controls, a fait sa marque en gestion des actifs, BIM, efficacité énergétique, développement durable et s’intéresse plus particulièrement à la gestion du cycle de vie d’une installation. Elle cherche constamment à promouvoir les technologies qui soutiendront la révolution énergétique de demain.

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des interruptions de service et la réduction des délais de réponse. L’immotique a pour avantage l’automatisation de certaines opérations ; elle facilite aussi la compréhension des interactions entre diffé­ rents systèmes pour garantir une meilleure gestion de la performance du bâtiment par des points de mesure, des points de consigne, des alarmes, des informations ou des niveaux de température. Un centre immotique peut donc assurer le suivi d’une multitude d’équipements et de systèmes touchant l’alimentation électrique, l’alimentation de secours (groupes électrogènes, piles), l’éclairage, les circulations verticales, le chauffage, la ventilation et la climatisation, la plomberie, le contrôle d’accès, la vidéosurveillance et les dispositifs de protection incendie. En fait, il s’applique à tout équipement ou système pouvant être suivi, selon un point de consigne.

1. Le mot « immotique » est formé à partir de la première partie du mot « immeuble » et du suffixe « -tique », qui implique un rapport avec l’informatique ou l’électronique. L’immotique désigne ainsi les systèmes automatiques, électroniques, informatiques et de télécommunication installés dans un grand bâtiment.

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LA DÉTERMINATION DES INDICES DE PERFORMANCE ET DES COÛTS C’est au moyen de tableaux de bord que les experts en immotique veillent au bon fonctionnement des équipements critiques de leurs clients. Ils peuvent ainsi consulter les niveaux de performance, l’analyse énergétique et la comparaison des résultats avec d’autres équipements ou portefeuilles immobiliers similaires. Les données analysées sont générées par des points de contrôle qui produisent des alarmes en cas de déficiences, en fonction des indices de performance préconfigurés ou requis. En début de mandat, le fournisseur de service immo­ tique travaille conjointement avec son client pour déterminer les indices de performance sur ses équipements criti­ ques. Il est possible de relier tous les équipements d’un parc immobilier ou seulement certains d’entre eux, comme des refroidisseurs, des chaudières, un système d’alarme incendie, de tempé­ rature de serveurs ou de climatisation. La grille tarifaire sera établie en fonction du nombre de points, selon des échelles de prix à surveiller, mais aussi en fonc­ tion du type d’intervention à effectuer. Habituel­lement, le prix inclut la prise en compte des alarmes, la création d’un billet de travail, l’analyse de la situation, la coordination de l’intervention et le rapport d’incident.

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TENDANCES ET INNOVATIONS

UN EXEMPLE CONCRET Les refroidisseurs connectés présentent un énorme avantage, car ils fournissent une surveillance, une analyse et une collecte de données en temps réel pour valider les performances au moyen des plateformes infonuagiques sécurisées 24 h / 7 j. Les gestionnaires profitent ainsi d’une surveillance en temps réel, mais aussi du savoir-faire d’experts pour l’analyse approfondie des tendances et des résultats de performance. Le monitorage des équipe­­­ments à distance facilite la maintenance prédictive et proactive pour assurer leur pleine performance et la disponibilité des équipements en tout temps. Elle permet également l’anticipation de bris ou de pannes.

Lorsqu’une déficience génère une alarme, un protocole spécifique de chaque équipement sera suivi par un agent. Voici une procédure typique de demande d’intervention. 1. Une alarme ou une anomalie est déclenchée auto­ ma­tiquement et est envoyée au centre de gestion immotique ; une alarme s’affiche à l’écran et un billet de travail est généré. Le billet de travail peut également être généré par le centre de service à la clientèle à la suite de l’appel d’un client et est envoyé au centre de gestion immotique pour résolution. 2. Un technicien prend connaissance de l’alarme ou du billet de travail et l’analyse. 3. La procédure standardisée qui a été prédéterminée pour l’équipement ou une intervention typique pour ce genre de situation est déclenchée. 4. Si une intervention à distance s’avère impossible, l’agent contactera le gestionnaire immobilier ou un fournisseur de service prédéterminé pour procéder à une intervention physique. L’agent peut également contacter un technicien permanent pour obtenir des renseignements additionnels concernant la situation et assurer une bonne communication quant aux conséquences du problème. 5. L’agent du service à la clientèle ou le technicien met à jour le billet de travail et procède à la fermeture de celui-ci. UNE SOLUTION GAGNANTE La gestion immotique est une solution gagnante pour les propriétaires immobiliers qui possèdent des infra­struc­ tures critiques ou pour les ressources spécialisées telles que des centres de données et des hôpitaux. Les contrats associés intègrent généralement des clauses sur les risques partagés et les gains communs. L’impartition de ce type de service crée des économies d’échelle, étant donné que les besoins en immobilisations sont diminués pour le client. Elle assure également une réduction des coûts d’entretien et de main-d’œuvre, diminue de façon impor­ tante le risque d’arrêt de service ou de non-performance des équipements et garantit une tranquillité d’esprit. Cette forme de gestion réduit également les besoins de ressources techniques sur le terrain. Les propriétaires immobiliers sont souvent attirés par ce type de solution pour le transfert de risque associé à une panne ou à un bris d’équipement ; ils achètent alors la paix d’esprit  !

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QUÉBEC SALUBRITÉ N U MÉ R O 4 5 • N OVEM B RE 2020

QUAND SOMMES-NOUS JUSTIFIÉS D’UTILISER UN DÉSINFECTANT ? Par Steve Teasdale

Depuis des mois, le coronavirus déferle sur toute la planète, et le Canada n’échappe pas à la vague de contamination. Chaque jour, les gouvernements et les responsables de la santé publique se posent des questions et prennent des décisions quant aux facteurs de transmission de la maladie, au port du masque, à la distanciation physique. L’industrie du nettoyage professionnel est fortement concernée par la situation : quelles sont les mesures efficaces et quelles sont celles qui pourraient ne pas fonctionner ? Une question qui suscite passablement d’intérêt concerne l’utilisation – et les risques d’utilisation abusive et excessive – des désinfectants. Dès le début de la pandémie, les professionnels du nettoyage ont commencé à désinfecter à peu près tout et n’importe quoi dans les établissements qu’ils entretenaient. Ces produits ont été appliqués

à la main sur les surfaces ou, dans de nombreux cas, pulvérisés ou vaporisés à l’aide de dispositifs électrostatiques.

Des conséquences à considérer Dans les années 2002 et 2003, alors que sévissait le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), l’utilisation répandue des désinfectants était aussi au centre des préoccupations. À cette époque, les habitants de Hong Kong affirmaient que l’on avait répandu tellement d’hypochlorite de sodium (eau de Javel) sur les surfaces que, pendant des semaines, la ville entière sentait l’eau de Javel. Il a par la suite été possible de déterminer que l’utilisation de ces énormes quantités de désinfectant avait joué un rôle mineur dans l’arrêt de la propagation du virus.

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Nous devons en outre garder à l’esprit que, dans les deux cas, le SRAS et le coronavirus, l’utilisation continue de grandes quantités d’agents de blanchiment peut avoir des conséquences néfastes, dont les suivantes. L’eau de Javel et d’autres types de désinfectants sont très utiles. Cependant, nous savons maintenant que des milliers de tonnes de désinfectants vendus chaque année dans le monde ont des répercussions négatives sur l’environnement, la vie aquatique et la faune sauvage. Ainsi, l’eau devient polluée, tout comme le sol et l’air que nous respirons, ce qui a des répercussions sur la nourriture que nous consommons. Ces produits peuvent aussi nuire aux utilisateurs. Le système national de données sur les empoisonnements aux États-Unis rapportait plus tôt cette année une hausse de plus de 20 % du nombre de personnes qui, en voulant s’attaquer à la propagation du virus, ont été exposées à des « produits de nettoyage et de désinfection ». Les agents pathogènes développent une résistance aux nombreux désinfectants, ce qui constitue un problème grave et remarquablement semblable à ceux qui découlent de la prescription excessive d’antibiotiques. Selon Santé Canada, l’utilisation abusive de produits de nettoyage antibactériens (désinfectants) dans les ménages, la collectivité et les établissements de santé peut mener à un développement accru de la résistance des microorganismes communs. Parce que ces enjeux et plusieurs autres refont maintenant surface dans l’industrie du nettoyage professionnel, de nombreuses questions sont soulevées, notamment : Avons-nous besoin d’utiliser tous ces désinfectants ? Nous aident-ils à enrayer la propagation du coronavirus ? Nous causent-ils plus de problèmes qu’ils nous aident à en résoudre ? Avons-nous des solutions de rechange si nous cessons de les utiliser ? ISTOCK PAR XSANDRA

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La désinfection justifiée Pour répondre à toutes ces questions et à bien d’autres, réexaminons un principe du nettoyage qui n’est pas nécessairement nouveau, mais qui croît en importance et attire de plus en plus l’attention dans ce contexte de la COVID-19. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui alors que, partout dans le monde, la population voit défiler de nombreuses images où des rues et des plages entières ont été désinfectées. Soyons clairs, ce principe ne s’oppose pas spécifiquement à l’utilisation des désinfectants, loin de là. Lorsqu’on les utilise de la façon appropriée, là où c’est nécessaire et quand il le faut, les désinfectants peuvent protéger les personnes et des collectivités entières contre les risques associés aux maladies microbiennes. Quelle est la façon appropriée de les utiliser ? Voici quelques consignes générales. La préparation des produits. Il faut s’assurer que le désinfectant a été correctement sélec­ tionné et dilué en fonction des indications liées à l’élimination inscrites sur les étiquettes. Si l’on prévoit utiliser ce produit dans la lutte contre le coronavirus, il doit aussi être inscrit dans la liste N des désinfectants, ceux évalués par l’Environmental Protection Agency des États-Unis et dont l’efficacité à éliminer les germes qui causent la maladie a été prouvée. L’application du désinfectant. Il est important que le désinfectant soit appliqué de la façon appropriée. Aussi, on doit toujours l’appliquer sur une surface après qu’elle a été nettoyée. Une fois que le produit se trouve sur la surface, il importe de respecter le temps de séjour prescrit, et le désinfectant doit demeurer humide tant qu’il n’a pas été essuyé (si le désinfectant a séché, il faut reprendre le processus).

Les surfaces à désinfecter. Les professionnels du nettoyage et les gestionnaires immobiliers doivent dresser une liste des endroits fréquem­ ment touchés de manière à déterminer les surfaces qui sont le plus souvent touchées et qui doivent être nettoyées et désinfectées plus régulièrement, ce qui peut varier d’un établis­ sement à un autre. La fréquence de désinfection. Des études ont démontré que certaines surfaces fréquemment touchées peuvent être recontaminées – elles peuvent retourner à l’état de contamination originale – en moins de deux à six heures. Dans certains cas, il se peut que l’on doive réévaluer la fréquence de désinfection. En plus de mettre l’accent sur l’utilisation des bons désinfectants, les défenseurs de la désinfection justifiée croient que ces produits ne sont souvent pas nécessaires pour effectuer la plupart des tâches de nettoyage. Leur solution de rechange : le nettoyage efficace. Ainsi, on doit choisir les bons accessoires et les bonnes solutions de nettoyage et les utiliser correctement. Plusieurs citent une directive du 7 mai 2020 publiée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains qui stipule que « la plupart des surfaces et des objets ne nécessitent qu’un nettoyage de routine normal pour qu’ils ne répandent pas la maladie ». En ce qui a trait au coronavirus, les CDC ajoutent : « Le nettoyage de routine normal à l’eau et au savon fera diminuer la présence du virus qui se trouve sur les surfaces et les objets, ce qui réduira les risques d’exposition. »

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Un empressement à réévaluer Pour notre part, nous nous devons de réévaluer notre utilisation des désinfectants. Si tout ce dont nous avons besoin est un nettoyage efficace, les frais de nettoyage des installations s’en trouveront réduits, ce qui aura pour effet d’assainir l’environnement au profit des utilisa­ teurs et des occupants des immeubles.

Le fait que les professionnels du nettoyage et les gestionnaires immobiliers s’empressent d’employer des désinfectants – et de les utiliser à peu près partout – est probablement une réaction normale. Lorsque le coronavirus est apparu pour la première fois en Amérique du Nord, nous n’en savions que très peu sur la maladie et sur la façon dont elle était transmise. Nous en avons appris beaucoup depuis. En outre, les médecins connaissent maintenant des façons de traiter les victimes du coronavirus, des traitements qui étaient inconnus il y a à peine quelques mois.

Souvenons-nous de notre objectif premier en tant que professionnels du nettoyage : protéger la santé et non y porter atteinte.

- Steve Teasdale est cofondateur et vice-président aux Affaires scientifiques chez InnuScience. Établie à Québec, InnuScience est le chef de file mondial en solutions de nettoyage commercial écologiques basées sur la biotechnologie. On peut le joindre au info.us@innuscience.com.

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LE SAVIEZ-VOUS ?

DE NOUVEAUX ACTIONNAIRES DÈS 2021 POUR TOITURE COUTURE

HENRI BOUCHARD REÇOIT LE PRIX JOSEPH-K.-SEIDNER

Leader en entretien et en réfection de toitures, Toiture Couture accueillera trois employés au sein de sa direction, qui deviendront actionnaires dès 2021. Cumulant ensemble plus de 30 ans d’expertise, Jonathan Alie est nommé directeur de la produc­tion du Groupe Maintenance Couture, Jean-Denis Munger directeur de la production de Toiture Couture et Alexandre Tremblay direc­teur des ventes.

CMMTQ

TOITURE COUTURE

Henri Bouchard, directeur du Service technique de la Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec (CMMTQ), est le 20e lauréat du prix Joseph-K.-Seidner. Créé par l’ICPC en novembre 2000, ce prix reconnaît chaque année l’engagement exceptionnel d’un bénévole de l’industrie de la plomberie qui consacre son temps, ses connais­s ances et son expertise à l’élaboration de codes et de normes plus sécuritaires.

YUL REÇOIT UNE NOUVELLE ACCRÉDITATION SOULIGNANT LA RIGUEUR DE SES PRATIQUES D’ENTRETIEN ADM Aéroports de Montréal est fière d’annoncer que YUL Aéroport international Montréal-Trudeau est le premier aéroport canadien, ainsi que la première installation publique au Québec, à recevoir l’accréditation GBAC STAR™ du Global Biorisk Advisory Council® (GBAC), une division de l'ISSA, l'association mondiale de l'industrie du nettoyage. Cette accréditation internationale vise à reconnaître la rigueur des pratiques d’entretien des établissements publics et commerciaux de toutes tailles ainsi que la mise en œuvre de procédures éprouvées pour contrôler les facteurs de risque associés aux maladies infectieuses, y compris la COVID-19.

PETER MORRIS NOMMÉ DIRECTEUR DÉVELOPPEMENT ET INNOVATION STRATÉGIQUE CHEZ ACCS

GETTY IMAGES PAR MARC BRUXELLE

L’entreprise ACCS, leader en solutions d’intelligence du bâtiment, est fière d’annoncer la nomi­ nation de Peter Morris au poste de directeur développement et innovation stratégique. Cumulant plus de 25 ans d’expérience dans le domaine CVAC, il permettra aux proprié­ taires et aux gestionnaires immobiliers d’atteindre leurs objectifs de performance opérationnelle et énergétique.

GLT+ FÊTE SES 30 ANS CETTE ANNÉE ! À cette occasion, cette firme indépendante s’est offert une nouvelle identité visuelle et a revampé son site Web. GLT+ se spécialise en gestion de projets et gérance de construction, code et normes, BIM, économie de la construction et estimation, consultation en coûts et inspection diligente.

LE GROUPE ALFID SERVICES IMMOBILIERS LTÉE LANCE UNE NOUVELLE MARQUE : « LA GESTION IMMOBILIÈRE 360° »

EurekaMD, chef de file bien établi dans le marché des solutions d’éclairage décoratif, a annoncé le lancement du luminaire Mill. La gamme de luminaires acoustiques Mill est conçue pour absorber les sons et réduire le bruit ambiant dans les espaces modernes munis de plafonds hauts et de revêtements durs. 50

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EUREKAMD

EUREKA LANCE MILL, SA NOUVELLE GAMME DE LUMINAIRES QUI ABSORBENT LES SONS

Cette nouvelle marque traduit plus de 37 ans de savoir-faire en matière de gestion immobilière pour compte de tiers, dans l’immobilier de bureaux et multirésidentiel au Québec. Le Groupe Alfid intègre sous cette nouvelle marque les métiers suivants : la gestion, la construction, l’entretien, la sécurité, et le courtage. Comptant plus de 450 employés, Alfid met son expertise au service de propriétaires qui souhaitent une gestion engagée, axée sur la réussite de leurs investissements.


gsf-canada.com


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Maintenance immobilière - volume 10 numéro 3 by JBC Média inc. - Issuu