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musÊe Rodin dossier de presse 7 avril — 22 juillet


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CONTACT AVEC LA PRESSE Agence Heymann, Renoult associées Sarah Heymann, Laëtitia Bernigaud T. 01 44 61 76 76 l.bernigaud@heymann-renoult.com EXPOSITION RODIN ET LA DANSE du 7 avril au 22 juillet 2018 Commissariat général Catherine Chevillot Conservateur général du patrimoine Directrice du musée Rodin Commissariat Christine Lancestremère Conservateur du patrimoine Chef du service de la conservation

LE MUSÉE RODIN REMERCIE CCR MÉCÈNE DE LA SAISON 2018 et ses partenaires média

Édition du 21 mars 2018

Couverture Auguste Rodin, Mouvement de danse D, 1911, terre cuite, © musée Rodin, ph. H. Lewandowski Conception graphique Intégral Ruedi Baur Paris Chantal Grossen


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P. 5— COMMUNIQUÉ DE PRESSE P. 6— PARCOURS DE L’EXPOSITION P. 10— RODIN ET SES DANSEURS P. 12— RODIN, LE CORPS DANSÉ P. 16— PROGRAMME CULTUREL P. 18— LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES

P. 24— RODIN ET LA DANSE À LA BOUTIQUE P. 26— LE CATALOGUE P. 27— VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE P. 32— CCR, MÉCÈNE DE LA SAISON 2018 P. 33— INFORMATIONS PRATIQUES


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musée rodin COMMUNIQUÉ DE PRESSE Rodin et la danse EXPOSITION DU 7 AVRIL AU 22 JUILLET 2018 Le musée Rodin invite le public à découvrir la rencontre de Rodin avec le monde de la danse. L’exposition s’articulera autour de la célèbre série des Mouvements de danse jamais exposée du vivant du sculpteur et de près d’une centaine de dessins dont le célèbre corpus des Danseuses Cambodgiennes. L’initiation de Rodin à l’art du mouvement sera évoquée à travers ses rencontres avec les danseuses de l’époque, telles que Isadora Duncan, Loïe Fuller et Hanako, la danseuse japonaise. Un corpus d’œuvres exceptionnelles réunira sculptures, photographies et dessins, plongeant le visiteur dans un univers de grâce et de poésie.

Rodin et le monde de la danse À partir des années 1890, des expériences nouvelles élèvent la danse au rang d’art à part entière, loin du divertissement codifié et mondain qu’elle pouvait être jusque-là. Sensible à ces innovations, Rodin s’intéresse à des personnalités exceptionnelles, parmi lesquelles Loïe Fuller et Hanako. Le point d’orgue de ces rencontres s’établit avec les danseuses cambodgiennes en représentation à Paris pour l’exposition universelle. À leur départ, Rodin dira qu’ « elles emportèrent la beauté du monde avec elles ».

De haut en bas Auguste Rodin, Mouvement de danse A, Danseuse cambodgienne de face © musée Rodin, ph. C. Baraja

La complicité partagée avec les artisans de cette révolution amène Rodin à lier danse et sculpture au point de les confondre dans leur commune exploration des possibilités du corps humain. Rodin s’intéresse à la danse sous toutes ses formes, qu’il s’agisse des danses folkloriques régionales ou extra-européennes, des prestations de danseuses de cabaret, des principales personnalités de la danse contemporaine ou encore, intérêt qu’il partage avec Isadora Duncan, des pratiques de la danse dans l’antiquité.

L’épanouissement des corps Organisée autour des treize Mouvements de danse en terre cuite, l’exposition retrace l’ensemble des recherches et expérimentations de Rodin avec les danseurs et acrobates. Rendre la vie des corps, traduire leur énergie, leur équilibre, leur force sont au cœur de la création de Rodin tout au long de sa carrière. Ses sculptures et dessins sont profondément marqués par ces échanges avec le monde de la danse. Par la souplesse, la force et l’énergie du corps qu’elle exige, la danse permet d’explorer le déploiement dans l’espace et l’apesanteur, dont Rodin nourrit sa création, comme dans Pas de deux ailés sur colonne. Rodin joue des assemblages pour exprimer les tensions des corps et imaginer des portés audacieux, l’occasion de relire l’énergie vitale d’Iris ou d’Aphrodite. Commissaire : Christine Lancestremère, conservateur du patrimoine, responsable du service de la conservation

CONTACT PRESSE Agence Heymann et Renoult associées Sarah Heymann Laëtitia Bernigaud T. +33 (0)1 44 61 76 76 l.bernigaud@ heymann-renoult.com MUSÉE RODIN 77, rue de Varenne 75007 Paris T. +33 (0)1 44 18 61 10 M° Varenne du mardi au dimanche de 10h à 17h45 BILLETTERIE ET PROGRAMME musee-rodin.fr


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PARCOURS DE L’EXPOSITION RODIN ET LA DANSE Traduire la vie des corps, leur mouvement, leur énergie et leur expression est au cœur des recherches d’Auguste Rodin tout au long de sa carrière. Sur ce terrain fertile, prêt à s’enrichir de tout apport, la rencontre de l’artiste avec les danseurs, danseuses et acrobates de son temps, a fait éclore des œuvres particulières. Sculpture et danse ont beaucoup en commun. Comme l’argile, le corps humain est travaillé et modelé pour créer des formes nouvelles, défier les lois de la gravité et parvenir à exprimer toutes les passions de l’âme. Dans les années 1890, la danse devient un art à part entière, loin du divertissement codifié du ballet classique. Des personnalités exceptionnelles, parmi lesquelles Loïe Fuller, Isadora Duncan ou Vaslav Nijinski, sont les artisans de cette révolution dont les échos retentissent dans tous les autres arts. Rodin, alors au sommet de sa gloire, s’intéresse à ces innovations mais aussi aux autres types de danses, populaires, folkloriques et asiatiques. Il y retrouve l’expression du mouvement naturel du corps, celle qu’il avait saisie dans l’art grec et qu’il cherche à rendre ans ses propres œuvres. Durant les vingt dernières années de sa carrière, le travail de Rodin est profondément marqué par ces échanges avec le monde de la danse. L’ensemble de sculptures et de dessins appelés Mouvements de danse, réalisé entre 1903 et 1912, offre une véritable synthèse de ses recherches et expérimentations sur la représentation du corps vivant.

Auguste Rodin, Mouvement de danse C, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite Auguste Rodin, Mouvement de danse F, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite Auguste Rodin, Mouvement de danse B+ (variante), terre cuite, vers 1911 Auguste Rodin, Mouvement de danse, 1911, terre cuite © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian et P. Hisbacq


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Rodin et les danseuses, Hanako, Alda Moreno, Loïe Fuller La mécanique parfaite qu’est le corps humain est, dès sa formation, au cœur du travail de dessinateur et de sculpteur de Rodin. Durant toute sa carrière, il s’attache à traduire le mouvement du corps, son énergie vitale mais aussi son charme et sa sensualité. Sa curiosité et son goût pour presque toutes les formes de danse ainsi que pour le travail des acrobates semblent ainsi naturels et il en existe de nombreux témoignages. Les ouvrages de sa bibliothèque, sa correspondance et les photographies qu’il possède montrent la diversité de ces échanges, particulièrement intenses entre 1895 et 1913. Il s’agit parfois de simples relations mondaines mais Rodin assiste aussi à de nombreux spectacles. Certains de ces modèles privilégiés sont issus de cet univers, comme la japonaise Hanako, la danseuse de cabaret Alda Moreno ou les danseuses du ballet royal du Cambodge. Ses œuvres et ses écrits montrent son intérêt profond pour les innovations radicales proposées par Loïe Fuller, Isadora Duncan ou les danseurs des Ballets russes et pour leur choix d’une expression libre du corps, souvent inspiré des œuvres antiques.

L’énergie d’investir l’espace Les corps dessinés ou sculptés par Rodin sont animés d’une énergie et d’une tension qui les rend presque vivants. Il fait poser et bouger des modèles dans son atelier, pour saisir au plus près la vérité du mouvement et la relation du corps avec l’espace qui l’environne. Beaucoup d’œuvres montrent ainsi des figures ramassées sur ellesmêmes ou en train de se déplier, de se déployer jusqu’à tenter de s’envoler. Le travail avec des danseurs permet à l’artiste d’approfondir ces recherches, voire de découvrir des possibilités du corps qui lui étaient alors inconnues et qui l’inspirent. C’est le cas de la capacité d’Alda Moreno à rassembler tous ses membres, presque roulée en boule, ou des lents mouvements verticaux des danseuses cambodgiennes dont les jambes sont toujours pliées. La force des danseurs et la maîtrise qu’ils ont des possibilités de leur corps est l’occasion d’explorer les limites de l’équilibre et le porte-à-faux, enjeux qui sont aussi ceux de la sculpture. Sculptures et dessins montrent combien Rodin est fasciné par le saut et l’envol qui, transformant l’air en matière, permettent d’échapper à la gravité terrestre.

Alda Moreno, 1er novembre 1905, photographie extraite de l’ouvrage Le Nu académique. Publication de documents photographiques à l’usage des artistes, Paris, bibliothèque du musée Rodin, © musée Rodin


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Arts du mouvement, arts de la vie Source d’inspiration des danseurs qui cherchent à renouveler leur art à la fin du xixe siècle, l’art de l’antiquité est riche en représentations de scènes de danse. Rodin partage cet intérêt et possède lui-même plusieurs vases et reliefs ornés de Bacchanales et de scènes dionysiaques. Rites religieux, processions et rondes sont autant de chorégraphies que l’artiste utilise à son tour dans certaines de ses œuvres. Le corps représenté dans les œuvres antiques est aussi perçu comme plus proche de la nature. Isadora Duncan développe une théorie du mouvement naturel à laquelle adhère Rodin. En accord avec le rythme de l’univers, la danse doit être libre et respecter l’harmonie du corps et de l’esprit. Chez les danseuses cambodgiennes, c’est un « coin de nature jusque-là inconnu » que l’artiste cherche à saisir dans des dizaines de dessins. Rodin, qui représente le plus souvent le corps nu, sans artifice, s’intéresse au costume des danseurs. Accessoire graphique, le drapé souligne le corps et fait jouer la lumière, apportant des couleurs que l’artiste rend par de l’aquarelle. Le costume permet enfin, comme dans le Mercure drapé, d’accompagner le mouvement et d’en garder une fugace mémoire visuelle.

« Comme le corps parle plus loin que l’esprit ! » L’idée que le corps peut traduire pensées et sentiments est au cœur des transformations chorégraphiques des années 1890. La danse est un langage fait de gestes et d’attitudes qui s’enchaînent selon des rythmes différents. Le motif ainsi dessiné prend la forme d’une ligne, sinueuse ou brisée, sur laquelle Rodin s’arrête. Le Faune de Nijinski, tout en angles, raconte ainsi tout autre chose que la cambrure des danseuses ou les ondulations mystérieuses qui parcourent les bras des Cambodgiennes. Cet intérêt se concentre parfois sur certains détails du corps, pieds, bras et mains, outils privilégiés de l’expression du danseur, auxquels Rodin accorde un rôle particulier. Au-delà de cette grammaire du geste, le corps possède le pouvoir d’évoquer, par associations d’idées, d’autres choses que lui-même, comme dans la poésie symboliste contemporaine. La grâce de certains assemblages que Rodin réalise à partir de figures autonomes renvoie aux portés audacieux que pratiquent les danseurs. Associations de corps en plâtre ou annotations poétiques portées

Auguste Rodin, Mercure avec draperie, vers 1900-1910, plâtre et tissus Auguste Rodin, Nijinski, plâtre, 1912 © musée Rodin, ph. C. Baraja


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sur certains dessins font naître, sous les yeux du spectateur, des images nouvelles.

Le corps, une architecture vivante En 1914, Rodin écrit dans Les Cathédrales de France que « la cathédrale est construite comme un corps vivant ». Il reprend l’idée que l‘édifice est un organisme, composé d’une ossature et d’organes dont chacun est indispensable à l’ensemble. Il met en évidence également que ces constructions, que sont le corps et l’architecture, reposent sur un équilibre dynamique entre des forces contraires. Dans ce domaine encore, leur maîtrise de la répartition des masses et du centre de gravité fait des danseurs les meilleurs modèles. Le motif de l’atlante, figure humaine dotée d’une fonction architecturale de soutien, est traité à plusieurs reprises dans les dessins de Rodin. Qu’il soit penché vers l’avant ou cambré, le corps agit alors comme un ressort. La même logique guide certaines attitudes des Mouvements de danse et celle des acrobates qui font le « pont ». Cet équilibre dynamique peut aussi être obtenu par l’assemblage de deux ou trois figures, corps affrontés selon un principe similaire à celui de la voûte en berceau.  

Auguste Rodin, Mercure, encre noire sur papier vergé, vers 1880, © musée Rodin, ph. J. de Calan Auguste Rodin, Assemblage : Deux mouvements de danse A, plâtre, 1911 ou après, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian


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RODIN ET SES DANSEURS Loïe Fuller (1869-1928) Née aux États-Unis, Loïe Fuller invente une danse nouvelle. Vêtue d’une ample tunique qu’elle anime par des mouvements de son buste, elle fait naître des motifs changeants inspirés de la nature, fleurs ou papillons. Ces métamorphoses sont accompagnés d’éclairages colorés spécialement conçus par la danseuse, dès lors surnommée « la fée lumière ». Arrivée à Paris en 1892, elle connaît un succès considérable. Poursuivant ses recherches sur les formes et les couleurs, elle incarne l’Art nouveau.

Carmen Damedoz Installée à Paris, la danseuse espagnole Carmen Damedoz est aussi le modèle de plusieurs artistes. Son activité de danseuse est surtout connue par des photographies, dont celles qu’elle avait envoyées à Rodin. Elle y apparaît vêtue d’un costume espagnol ou d’un châle dont elle utilise les couleurs, les drapés, les motifs. Paradoxalement, elle est aujourd’hui plus connue pour une deuxième carrière de pionnière de l’aviation dont elle obtient le brevet de pilote en 1913.

Isadora Duncan (1877-1927) Isadora Duncan est une danseuse américaine dont la carrière se déroule essentiellement en Europe. Pionnière de la modernité, elle incarne la résistance aux conventions, elle prône la liberté de la femme. Afin de laisser libre cours à son expressivité et à sa spontanéité, elle danse pieds nus et vêtue d’une simple tunique. Elle ouvre plusieurs écoles de danse, dont une à Meudon, dans le but de diffuser et transmettre son art et ses principes. Ses jeunes élèves seront appelées les « isadorables ».

Anonyme, Loïe Fuller dansant, platinotype, non daté, Paris, musée Rodin, Ph.17050, © musée Rodin Anonyme, Portrait de Carmen Damedoz en costume espagnol, épreuve aristotype, vers 1898, Paris, musée Rodin, Ph.2608, donation Rodin 1916, © musée Rodin Anonyme, Isadora Duncan posant revêtue d’un costume drapé blanc, épreuve gélatinoargentique, non daté, Paris, musée Rodin, Ph.17093, donation Rodin 1916, © musée Rodin


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Alda Moreno, le « petit modèle » Alda Moreno est le nom de scène de Noémie Chevassier dont la vie et la carrière sont très mal connues. Sans doute née au début des années 1880, cette danseuse et acrobate française devient le modèle et la compagne du sculpteur Jules Desbois qui la présente à Rodin en 1903. Capable d’adopter des positions très acrobatiques, parfois proches de celles du French Cancan, elle devient l’un de ses modèles privilégiés celui avec lequel il élabore dessins et statuettes appelés Mouvements de danse.

Les danseuses cambodgiennes En 1906, le ballet royal du Cambodge accompagne le roi Sisowath pour une visite officielle en France. Le 10 juillet, les danseuses se produisent à Paris, représentation à laquelle assiste Rodin. Dans la civilisation Khmère, la danse est un art sacré, un acte de dévotion destiné à apaiser les dieux. Vêtues de coiffes et de costumes colorés, les danseuses effectuent des mouvements plus ou moins lents, au son d’une musique traditionnelle. La souplesse extraordinaire de leur bras et de leurs poignets fascine.

Ōta Hisa, dite Hanako (1868-1945) Actrice et danseuse japonaise, Hanako est une actrice et danseuse japonaise. Elle arrive en Europe en 1901 avec une troupe de danseurs, musiciens et acrobates dont Loïe Fuller devient l’imprésario. Hanako joue dans des pièces à sujets japonais qui suscitent un réel intérêt auprès du public occidental. Lors d’une scène de suicide (harakiri), l’expression de son visage fait sur Rodin une impression si vive qu’il souhaite qu’elle pose pour lui, ce qu’elle fera à plusieurs reprises entre 1907 et 1911.

Vaslav Nijinski (1889-1950) Danseur et chorégraphe russe, Vaslav Nijinski rencontre Serge de Diaghilev en 1908 et intègre les Ballets russes dont il contribue à renouveler le style et le répertoire. Célèbre pour sa souplesse et l’énergie de ses sauts, il puise une partie de son inspiration dans l’antiquité. En 1912, son incarnation du héros de l’Après-midi d’un faune, pleine de sensualité brute, fait scandale. Avec des spectacles dont les musiques et les décors sont dus à des artistes contemporains, les Ballets russes symbolisent la modernité.

Anonyme, «Oiseaux mythiques», album des danseuses cambodgiennes, entre 1911 et 1917, Paris, musée Rodin, Ph.00190,donation Rodin 1916, © musée Rodin Anonyme, Portrait de Hanako agenouillée, éventail dans les mains, épreuve aristotype, vers 1910, Paris, musée Rodin, Ph.16216, donation Rodin 1916, © musée Rodin


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RODIN, LE CORPS DANSÉ Christine Lancestremère commissaire de l’exposition L’exposition Rodin and Dance. The Essence of Movement 1, conçue en 2016 par la Courtauld Gallery en étroite collaboration avec le musée Rodin, est la matrice du présent projet. À Londres, en raison d’un espace restreint, le choix des œuvres était principalement centré sur les dessins et sculptures de la série des Mouvements de danse et permettait de mettre en évidence le résultat des recherches menées conjointement, à cette occasion, par les conservateurs, les historiens et les restaurateurs. Ces investigations ont concerné en particulier la collaboration entre Auguste Rodin et la danseuse acrobate Alda Moreno 2, modèle unique et privilégié de la série des Mouvements de danse, ainsi que la mise en œuvre des sculptures et des dessins de cette même série. Comme le montre le catalogue alors publié, « Rodin et la danse » constitue un vaste sujet, qui appelle aussi d’autres points de vue et d’autres rapprochements. Le parti retenu par le musée Rodin est justement de tenter de rendre compte de la diversité des collections liées à l’univers de la danse, qu’il s’agisse des dessins et sculptures de l’artiste ou de ses collections d’antiques et de photographies. Elles attestent de son intérêt pour cette approche du corps et de ses possibilités, dans ce qui peut sembler une variation infinie autour du thème du corps dansé. Le travail sur le corps, sa nature, sa capacité de mouvement et d’expression sont au cœur du travail de Rodin dès l’origine. Les leçons d’anatomie qu’il prend au Muséum d’histoire naturelle auprès du sculpteur animalier Antoine-Louis Barye (1796-1875), les académies qu’il réalise dans sa jeunesse ou la présence, dans sa collection, d’un écorché en plâtre, comme il en existait dans tous les ateliers de sculpteurs attestent de son intérêt très précoce pour la mécanique humaine, faite d’os, de muscles, de tendons et de nerfs. Néanmoins, le propos de l’exposition se concentre essentiellement sur la vingtaine d’années qui, entre le début des années 1890 et la Première Guerre mondiale, correspondent à la dernière partie de la vie et de la carrière de Rodin. Durant cette période, son travail, ses modèles et sa vie mondaine témoignent de liens étroits avec le monde des danseurs, liens construits sur ce qui semble être un ensemble de questionnements communs entre la danse et la sculpture. Le corps est un matériau, souple et ductile comme l’argile que modèle le sculpteur, matériau qui permet aussi de jouer avec la lumière, l’ombre et la couleur. C’est également la volonté de [re]trouver l’expression et le mouvement naturels du corps, libéré des carcans et des conventions, souvent conçue comme un retour à l’antique, qui est au cœur de cette rencontre. En outre, Rodin partage avec les tenants des grandes innovations chorégraphiques de son époque un même goût de l’expérimentation qui le conduit à enrichir encore ses processus créatifs, en écho aux recherches respectives de Loïe Fuller (1862-1928), Isadora Duncan (1877-1927) ou Vaslav Nijinski (1889-1950), lesquels inventent de nouvelles façons de danser dans ces années à la charnière du xixe et du xxe siècle.

 1– Alexandra Gerstein (dir.), Rodin and Danse. The Essence of Movement, cat. exP. Londres, The Courtauld Gallery, en partenariat avec le musée Rodin, 20 octobre 2016 – 22 janvier 2017, Londres, The Courtauld Gallery / Paul Holberton Publishing, 2016. 2– On ne connaît pas de façon précise les dates de naissance et de disparition de la danseuse. Il est néanmoins établi qu’elle est décédée avant 1963. Elle entre dans la vie de Rodin en 1903. Cf. Christina Buley-Uribe, Mes sœurs divines. Rodin et 99 femmes de son entourage, Paris, éditions du Relief, 2013, P. 280.


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À l’exception notable du ballet classique, Rodin fait montre de goûts très éclectiques. Il s’intéresse aux spectacles de cabaret et aux danses folkloriques ou exotiques (espagnoles, indiennes, orientales, asiatiques), ainsi qu’à toutes les nouveautés incarnées par les grandes figures de cette époque 3. Un exemplaire du supplément illustré du journal Gil Blas, consacré à une danseuse de french cancan répondant au surnom de Grille d’Égout 4 figure par exemple dans sa bibliothèque. L’artiste utilise d’ailleurs le vocabulaire du cancan pour annoter certains dessins, en particulier le terme de « Port d’arme » qui correspond à l’une des attitudes de la série des Mouvements de danse, le Mouvement A. Il entretient également de véritables relations de travail avec certaines personnalités qui

3– Pour toutes ces relations, voir Hélèné Pinet, Ornement de la durée : Loïe Fuller, Isadora Duncan, Ruth St. Denis, Adorée Villany, cat. exP. Paris, musée Rodin, 30 septembre –  30 novembre 1987, Paris, Éditions du musée Rodin, 1987, P. 1 à 20. 4– « Les excentricités de la danse », supplément du numéro de Gil Blas du 10 mai 1891, Paris, bibliothèque du musée Rodin, inv. 14720.

sont ses modèles. Le sculpteur Jules Desbois (1851-1935) lui présente Alda Moreno, danseuse de l’Opéra-Comique en 1903. Rodin découvre les danses asiatiques avec les danseuses indonésiennes, venues à Paris lors de l’Exposition universelle de 1889, et surtout, à l’été 1906, avec le Ballet royal du Cambodge, qu’il suit de Paris à Marseille pour pouvoir dessiner à loisir ses danseuses. C’est au même moment que Loïe Fuller lui fait rencontrer Hanako (18681945), comédienne et danseuse japonaise. D’autres danseurs ont posé pour Rodin, donnant lieu à un nombre moindre de dessins ou, plus rarement, de sculptures, tels que Ruth Saint Denis (1879-1958) ou Vaslav Nijinski. L’artiste assiste également à de nombreux spectacles et représentations. En 1895, son ami Maurice Fenaille l’emmène voir danser la bourrée dans les jardins du château de Montal dans le Lot On sait que Rodin est présent à la première représentation de L’Après-Midi d’un faune avec Vaslav Nijinski en 1912 ou qu’il se rend à des spec-

5– Bulletin-programme mensuel de L’Œuvre, Théâtre du Chatelet, novembre-décembre 1911, Paris, bibliothèque du musée Rodin, inv. 1863.

tacles de Loïe Fuller, dont il fait la connaissance personnellement en 1898. En 1900, Isadora Duncan visite le Pavillon de l’Alma et, enthousiasmée, rend visite à Rodin dans son atelier de la rue de l’Université, où elle danse pour lui. En 1902, elle danse encore, à l’occasion de la fête organisée par les amis du sculpteur pour sa nomination au grade de commandeur de la Légion d’honneur.En 1911, c’est un dessin de l’artiste qui vient illustrer le Bulletin-programme du Théâtre du Châtelet consacré à la danseuse 5. La collection de photographies de Rodin comporte de nombreux clichés représentant des danseuses plus ou moins renommées. Certaines lui ont été envoyées, parfois dédicacées, alors que d’autres sont commandées expressément par l’artiste, notamment des photographies représentant Loïe Fuller en train de danser. Ces dernières sont d’ailleurs les seules photographies non posées, dans lesquelles le mouvement est perceptible, presque décomposé quand les prises de vues sont nombreuses et rapprochées. L’artiste utilise ces documents, les annote, les conserve précieusement, refusant parfois même de les rendre à leur propriétaire, comme c’est le cas des photographies de la danseuse espagnole Carmen Damedoz 6. Les mêmes danseurs sont aussi les modèles d’autres peintres ou sculpteurs, proches ou élèves de Rodin, tels qu’Eugène Carrière (1849-1906), Frits Thaulow (1847-1906), Antoine Bourdelle (18611929) ou Josef Mařatka 7 (1874-1937). Comme beaucoup d’artistes, écrivains ou intellectuels, Rodin évolue dans ce milieu en pleine effervescence, tissé d’affinités et de curiosités communes. Par

6– Hélène Pinet, Rodin et ses modèles. Le portrait photographié, cat. exP.  Paris, musée Rodin, 24 avril –  3 juin 1990, Paris, Éditions du musée Rodin, P. 30. On ignore ses dates de naissance et de décès ; l’un des rares éléments chronologiques précis sur sa vie est son brevet de pilote, délivré le 5 septembre 1913 par l’Aéroclub de France. C’est en 1898, par ailleurs, qu’elle fait la rencontre de Rodin. Cf. Christina BuleyUribe, Mes sœurs divines, oP. cit., P. 171.


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exemple, Roger Marx, critique d’art et ami du sculpteur, écrit plusieurs textes et articles au sujet de Nijinski, Isadora Duncan ou Loïe Fuller, dont il exalte l’usage des lumières colorées et les chorégraphies mimétiques de la nature, qu’il rapproche des danses antiques. Cette importance accordée à l’art grec et à la pratique an-

7– Le musée Rodin a acquis, à ce titre, en 1913 trois dessins de Josef Mařatka réalisés en 1906 et représentant Ruth Saint Denis (D.09469, D.09470 et D.09471).

tique de la danse est d’ailleurs l’une des passions communes aux danseurs et aux artistes, en particulier Rodin. Il partage également son intérêt pour les danses asiatiques avec Ruth Saint Denis, dont le ballet Radha, créé en 1906, met en scène le dieu Krishna. Si Auguste Rodin n’est pas le seul artiste de son époque à s’intéresser aux danseurs et aux acrobates, la rencontre de son univers avec celui de la danse prend des formes qui lui sont propres, particulièrement riches et abouties, dont témoignent tant ses écrits que ses œuvres. Ce sont toutes ces convergences d’intérêts et d’approches qui ont guidé le choix des œuvres et documents présentés et regroupés autour des sculptures et dessins appartenant à la série dite « des Mouvements de danse », élaborée en deux temps, entre 1903 et 1905 puis entre 1910 et 1912, avec Alda Moreno. Cet ensemble, l’un des derniers de la carrière de Rodin, reprend et condense toutes les recherches relatives à la représentation du corps, à sa nature, à ses possibilités. Il donne à voir cette énergie intérieure qui lui permet de se plier ou de se déployer, de se soumettre, de résister ou d’échapper à la loi de la gravité, de s’élever, de construire, de dessiner des formes, d’écrire dans une langue poétique, d’exprimer l’émotion et les passions de l’âme.

Auguste Rodin, Mouvement de danse F, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite, ocre, estampage, © musée Rodin, ph. H. Lewandowski


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PROGRAMME CULTUREL EN MAI

Dans la création « Métamorphoses » le Ballet Royal du Cambodge rend hommage à Auguste Rodin. « Ces cambodgiennes nous ont donné tout ce que l’antique peut contenir, leur antique à elles, qui vaut le nôtre ». A. Rodin Le ballet dansera l’histoire de la Princesse Vadhana Devi, réincarnation cambodgienne du personnage de Psyché, figure de la tradition antique qui inspira

Atelier— Venez dessiner les danseuses du Ballet royal du Cambodge au musée Rodin ! Dimanche 13 mai de 15 h à 17 h, atelier gratuit sur inscription

Rodin et dont il exposa les dessins aux côtés de ceux des cambodgiennes, juxtaposant alors sensualité et pudeur, en quête d’un au-delà de la beauté. Puis dans une apothéose de couleurs les danseuses célestes donneront là corps et vie aux aquarelles autour de la Porte de l’Enfer,

Le ballet royal du Cambodge en tournée en

œuvre majeure du maître inspirée de la Divine

France offre aux visiteurs du musée une expérience

Comédie de Dante.

inoubliable lors d’un atelier en plein air : venir dessiner les danseuses comme Rodin l’avait fait. Devant la Porte de l’Enfer comme une scène improvisée, deux danseuses, accompagnées de leurs musiciens, présenteront au public les attitudes les plus significatives de la danse cambodgienne.

Contact Jean-Hervé Vidal, directeur de Zaman Production P. 06 85 71 98 56 info@zamanproduction.com

Une manière inédite de rendre hommage à Rodin

Ballet Royal du Cambodge Métamorphoses 18 et 19 mai, Philharmonie de Paris Le Ballet Royal du Cambodge, dirigé par Son Altesse Royale La Princesse Norodom Buppha Devi, offre une danse millénaire des plus raffinées au monde : les danseuses, avec leurs gestes souples et gracieux, enchantent et désarçonnent par leur élégance et la richesse de leurs costumes hautement symboliques. « Je les ai contemplées en extase (...). Quand elles partirent, je fus dans l’ombre et le froid, je crus qu’elles emportaient la beauté du monde ». A. Rodin Rodin rencontre le Ballet Royal du Cambodge pour la première fois en juillet 1906, à Paris, lors d’une représentation exceptionnelle donnée au théâtre du Pré Catalan. Les mouvements des danseuses cambodgiennes sont alors pour Rodin une révélation, un choc esthétique. Il entame une première série de dessins mais les danseuses sont attendues à Marseille. Il quitte tout pour les y accompagner ; en une semaine il réalise environ 150 dessins, retranscrivant ou interprétant les poses du ballet et les mouvements des danseuses. Ces dessins qu’il aquarella par la suite dans des harmonies d’un rare raffinement sont le triomphe de la couleur.

Journée d’étude— « Entrez dans la danse » Vendredi 25 mai, auditorium du musée, entrée gratuite dans la limite des places disponibles


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EN JUIN

Spectacle— Jordi Gali, Orbes Compagnie Arrangement Provisoire Dimanche 3 juin de 14 h 3 à 17 h 30, musée Rodin À l’instar des pièces précédentes de Jordi Galí, Orbes continue d’interroger la fabrication du geste dans le processus de construction et son lien à l’environnement. Pour explorer cette relation, la pièce se base sur cinq corps et un protocole mathématique rigoureux fait de hasard et de symétrie, pour former une suite de 120 structures de corps rythmées entre elles par un jeu de circulations. Chaque structure est un ensemble équilibré composé de corps en déséquilibre, se fondant sur un jeu de tensions, compressions, poids et contrepoids. Une partition de gestes, où les interprètes sont à la fois medium et acteurs de la construction, et qui, dans l’espace public, cherche à ouvrir un espace singulier de perceptions et de relations avec le public. Le spectateur sera libre d’aller et venir à son gré. Production Arrangement Provisoire Coproductions CDCN Le Pacifique / Grenoble, La Briqueterie – CDCN du Val-de-Marne

Atelier participatif pour tous— de 15 h à 17 h, inscription sur musee-rodin.fr Équilibre, poids et contrepoids, tensions, compressions… autant de termes qui ont guidé la création de Orbes et qui peuvent s’appliquer au travail de Rodin pour ses sculptures. À l’occasion de la présentation de l’installation chorégraphique, la compagnie propose au public de faire l’expérience de ces principes dans leur propre corps et ainsi de découvrir le travail de création. Après un échauffement collectif et à partir d’un jeu de contraintes simplifiées et ludiques, les participants seront amenés à réaliser des structures analogues à celles de Orbes. Et alors à faire l’expérience d’être la matière et le constructeur d’une architecture vivante.


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LISTE DES ŒUVRES EXPOSÉES

SECTION 1— 001 Assemblage. Mouvements de danse Alpha et Beta Vers 1911, plâtre, épreuves issues de moules à pièces, Paris, musée Rodin, S.03671, donation Rodin 1916. Les modelages originaux en terre ayant disparu, cet assemblage est le seul témoignage existant des deux premiers mouvements de danse conçus par Rodin. Comme le montre le schéma, les deux moules qui correspondent à ces figures ont permis à Rodin de créer tous les autres Mouvements de danse de la série. 002 Danseuse mains au sol, une jambe en arrière à l’horizontale (Alda Moreno ?) Vers 1912, crayon au graphite et estompe sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01853, donation Rodin 1916 003 Mouvement de danse A, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.05492, donation Rodin 1916, Détaillé 004 Mouvement de danse E, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.00225, donation Rodin 1916 005 Mouvement de danse B, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.03796, donation Rodin 1916

006 Mouvement de danse C, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.05830, donation Rodin 1916 007 Mouvement de danse D, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.05493, donation Rodin 1916 008 Mouvement de danse F, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.05831, donation Rodin 1916 009 Mouvement de danse G, avec Tête de la Femme slave 1911, plâtre, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.00927, donation Rodin 1916 010 Mouvement de danse H 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.00118, donation Rodin 1916 011 Mouvement de danse I, avec Tête de la Femme slave 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à piècest Paris, musée Rodin, S.01052, donation Rodin 1916

012 Mouvement de danse I, avecTête de la Femme slave (variante) 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à piècest Paris, musée Rodin, S.06662, donation Rodin 1916 013 Mouvement de danse F 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.06362, donation Rodin 1916 013bis Mouvement de danse B (variante) Vers 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.05491, donation Rodin 1916 014 à 022 Moules à pièces des Mouvements Alpha et Bêta 1911, plâtre enduit d’agent démoulant Paris, musée Rodin, moules 681 (1 à 3) et 681 bis (1 à 6), donation Rodin 1916 détaillé 023 Mouvement de danse Alpha Terre crue, épreuve issue du moule à pièces 681bis, Paris, musée Rodin, sans numéro, épreuve d’étude tirée en 2000 024 Mouvement de danse Beta Plâtre, épreuve issue du moule à pièces 681, Paris, musée Rodin, E.00056, épreuve d’étude tirée en 2000 025 Petit torse féminin, cuisse gauche relevée : étude de Mouvement de danse 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.06416, donation Rodin 1916

026 Demi-jambe droite : fragment de Mouvement de danse 1911, terre cuite, abatti estampé dans un moule à pièces Paris, musée Rodin, S.06705, donation Rodin 1916 027 Danseuse de profil, dans la posture du « port d’armes » 1903-1905, crayon au graphite et aquarelle sur papier calque, Paris, musée Rodin, D.01746, donation Rodin 1916 Détaillé 028 Danseuse de profil, dans la posture du « port d’armes » 1903-1905, crayon au graphite sur papier calque, Paris, musée Rodin, D.06296, donation Rodin 1916 029 Danseuse de profil, dans la posture du « port d’armes » 1903-1905, crayon au graphite et aquarelle (tâche) sur papier calque, Paris, musée Rodin, D.06295, donation Rodin 1916 030 Danseuse de profil, dans la posture du « port d’armes » 1903-1905, crayon au graphite sur papier vélin blanc, Paris, musée Rodin, D.02843, donation Rodin 1916 031 Danseuse de profil, dans la posture du « port d’armes » 1903-1905, crayon au graphite sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01709 (verso), donation Rodin 1916


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034 Atelier de moulage de l’Albertinum de Dresde Moulage : Faune dansant ou Hypnos D’après l’original en bronze daté de 200-150 avant J.-C., conservé au Altes Museum de Berlin 1895-1902, plâtre, moulage de l’original avec son socle, Paris, musée Rodin, Co.01200, ancienne collection d’Auguste Rodin, donation Rodin 1916 La statue originale est découverte en Espagne en 1893. Fixée par le pied droit sur un socle rond, la jambe gauche levée, elle est alors connue sous le nom de Faune dansant. En 1902, les recherches des archéologues permettent de réidentifier le personnage représenté comme étant Hypnos, le dieu du sommeiL. Replacée dans sa position d’origine, les deux pieds au sol, la sculpture adopte alors une attitude beaucoup moins dansante. C’est néanmoins à la première version que va la préférence de Rodin. 036 Mouvement de danse C, avec Tête de la Femme slave Vers 1911, plâtre enduit d’un agent démoulant, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.03259, donation Rodin 1916 037 Mouvement de danse C, avec Tête de la Femme slave Vers 1911, bronze patiné, fonte au sable, fonderie Alexis Rudier, Paris, musée Rodin, S.00762, fonte réalisée pour les collections du musée en 1952 Détaillé

038 Mouvement de danse G, avec Tête de la Femme slave Vers 1911, plâtre recouvert d’un lait de plâtre, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.01051, donation Rodin 1916 039 Femme nue enroulée sur elle-même « Laisser flotter » Vers 1910, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.01621, donation Rodin 1916 040 Femme nue dans la position du grand écart « Rapidité du trait » Vers 1910, crayon au graphite sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.02853, donation Rodin 1916 Ce dessin a sans doute été réalisé d’après Alda Moreno. Il illustre le choix de Rodin de ne pas figer l’orientation de la figure, de la « laisser flotter » dans l’espace, libérée de la gravité terrestre. Verticalement, la danseuse se tient sur sa jambe gauche posée au sol, le buste et les bras inclinés vers le bas, la jambe droite levée très haut en arrière, comme le Mouvement de danse C. Horizontalement, elle semble sauter, presque en grand écart.

SECTION 2— 041 Nu féminin ramassé sur lui-même : mouvement d’assouplissement ? 1911, terre cuite, assemblage d’abattis estampés dans un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.03845, donation Rodin 1916 Détaillé 042 Danseuse accroupie Vers 1895-1900 ?, plâtre enduit d’un agent démoulant, Paris, musée Rodin, S.00113, donation Rodin 1916

043 Le Désespoir 1890, plâtre, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.00099, donation Rodin 1916 044 Le Désespoir, dit de La Porte Vers 1885, plâtre enduit d’un agent démoulant, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.03247, donation Rodin 1916 045 Femme nue repliée sur elle-même « Le travail de la création » 1910-1913, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier vélin blanc, Paris, musée Rodin, D.01793, donation Rodin 1916 046 Femme nue en équilibre sur les mains 1910-1913, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier vélin blanc, Paris, musée Rodin, D.01784, donation Rodin 1916 047 Femme nue de dos, accroupie, une jambe tendue vers la droite 1910-1913, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01781, donation Rodin 1916 048 Femme nue assise, serrant ses jambes contre son torse « La butte » Après 1909, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01775, donation Rodin 1916 Détaillé

049 Petite étude pour Adam, avec Tête de Femme slave Avant 1890, plâtre, figure obtenue par assemblage d’éléments distincts (corps, tête et feuillage), Paris, musée Rodin, S.03635, donation Rodin 1916 050 Étude pour Iris 1891-1893, plâtre enduit d’un agent démoulant, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.00859, donation Rodin 1916 Détaillé 052 Torse d’un fils d’Ugolin, sans tête 1904, plâtre, figure isolée lors de l’agrandissement du groupe d’Ugolin, Paris, musée Rodin, S.03442, donation Rodin 1916 Détaillé 053 Femme nue debout, les genoux pliés, les bras tendus [Hanako] Vers 1907, crayon au graphite sur papier vélin blanc, annoté : faire faire le torse de fils d’Ugolin, Paris, musée Rodin, D.01135, donation Rodin 1916 054 Femme nue dans un mouvement de danse ? Entre 1899 et 1906, terre cuite, modelage en terre, cuit a posteriori pour les raisons de conservation, Paris, musée Rodin, S.06359, donation Rodin 1916 Détaillé 055 Danseuse cambodgienne tournée vers la gauche 1906, crayon au graphite, aquarelle et gouache sur papier glacé brun, Paris, musée Rodin, D.04431, donation Rodin 1916

056 Danseuse cambodgienne, de profil vers la droite 1906, crayon au graphite, crayon gras et aquarelle sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.04464, donation Rodin 1916 Les dessins des danseuses du Ballet royal du Cambodge ont tous été réalisés sur le vif, dans le temps très court de leur visite en France en juillet 1906. Rodin est frappé par le fait que ces ont toujours les jambes à-demi pliées. Leurs mouvements lents, qui se déploient dans l’espace selon un axe vertical et non latéral, reposent sur une énergie, contenue et maîtrisée, perceptible dans les dessins. 057 Femme nue dans un mouvement de danse Vers 1890, plume et encre brune sur papier filigrané (vergé ?), Paris, musée Rodin, D.05005, donation Rodin 1916 058-059 Femme nue, debout sur une jambe [Hanako] Femme nue de profil, penchée vers l’avant [Hanako] Vers 1907, crayon au graphite sur papier vélin blanc, Paris, musée Rodin, D.01147 et D.01145, donation Rodin 1916 En 1906, Loïe Fuller présente au sculpteur la danseuse et actrice japonaise, Hanako. Vers 1907, elle pose pour Rodin qui réalise alors une vingtaine de dessins. Rodin dessine, les yeux rivés sur le modèle, sans regarder sa feuille, quitte à ce que certaines extrémités de la figure «sortent du cadre ». Musclée comme une athlète, Hanako peut rester très longtemps immobile, en équilibre sur une jambe, aptitude qui amène Rodin à dire qu’elle « paraît ainsi enracinée dans le sol comme un arbre ».


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060 Art indien, province du Deccan Miniature : Civa et Parvati, sa compagne xviiie siècle Aquarelle et gouache sur papier, Paris, musée Rodin, D.07584, ancienne collection d’Auguste Rodin, donation Rodin 1916 061 Photographe anonyme Portrait de Dourga l’Hindoue 1916, épreuve gélatino-argentique, annotée au revers : Meilleurs vœux pour 1916. Dourga Paris, musée Rodin, Ph.06561, donation Rodin 1916 062 Femme nue accroupie [Alda Moreno ?] Vers 1912, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01770, donation Rodin 1916 063 Baigneuse accroupie sans bras Vers 1885, plâtre, épreuve issue d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.03537, donation Rodin 1916 065 Persée et Méduse 1887 Plâtre, assemblage original ? Paris, musée Rodin, S.02053, donation Rodin 1916 Détaillé + photo Persée tenant la tête de Méduse de Benvenuto Cellini 066 Homme nu de profil s’élançant Vers 1880, plume et encore brune sur papier réglé crème, Paris, musée Rodin, D.00429, donation Rodin 1916 067 Mercure Vers 1880, plume et encore noire sur papier vergé, Paris, musée Rodin, D.00432, donation Rodin 1916

068 Figure volante, petit modèle Vers 1887, terre cuite, terre estampée dans un moule, Paris, musée Rodin, S.00119, donation Rodin 1916 069 Pierre Choumoff (1872-1936) Danseuse des ballets russes de Diaghilev. Position des danses du Sacre du Printemps Épreuve gélatinoargentique, Paris, musée Rodin, Ph.15920, donation Rodin 1916 071 Vol Non daté, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin crème, Paris, musée Rodin, D.04553, donation Rodin 1916 072 Aphrodite, moyen modèle 1913, plâtre, agrandissement au double, Paris, musée Rodin, S.00168, donation Rodin 1916 + photo Ph.08194 075 Atelier de moulage du musée Ashmolean d’Oxford ? Moulage : Vénus détachant sa sandale D’après une œuvre originale en terre cuite trouvée à Tarente (Italie) et datée du iie-ier siècle avant J.-C., conservée au Ashmolean Museum d’Oxford 1907, plâtre, épreuve patinée tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, Co.01015, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 076 Art romain Aphrodite anadyomène ier-iie siècle après J.-C., bronze Paris, musée Rodin, Co.01435, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin

077 à 079 Ernst Norlind (1877-1952) Cigogne en vol : trois vues 1901-1907,é preuves gélatino-argentiques collées sur carton, offertes par le photographe à Auguste Rodin à sa demande, Paris, musée Rodin, Ph.09157, Ph.09158 et Ph.09167, donation Rodin 1916 080 Oiseaux aux ailes déployées Vers 1915, crayon au graphite sur papier quadrillé, Paris, musée Rodin, D.06389 et D.06390, Carnet 11 folios 3 (verso) et 4 (recto), donation Rodin 1916 081 Assemblage : deux mouvements de danse A ou Pas-de-deux A Vers 1911, plâtre, épreuves tirées de moules à pièces, Paris, musée Rodin, S.00357, donation Rodin 1916 082 Pas-de-deux ailé A, sur colonne Vers 1911, plâtre, épreuves tirées de moules à pièces Paris, musée Rodin, S.02479, donation Rodin 1916 La force graphique du Mouvement de danse A est encore plus sensible dans l’assemblage, appelé Pas-de-deux, qu’en fait Rodin. Le redoublement de la figure et le léger décalage des positions accentuent l’impression de déséquilibre du groupe. Pour réaliser le Pas-de-deux ailé, il ajoute à chaque figure une paire d’ailes, et place l’ensemble au sommet d’une colonnette. L’audace aérienne de cette sculpture pourrait correspondre au projet de monument en hommage aux aviateurs auquel Rodin pensait.

SECTION 3— 084 Danse des ombres Vers 1883 Crayon au graphite (trait et estompe) et gouache sur papier Paris, musée Rodin, D.01944, donation Rodin 1916 085 Danse d’hommes nus Vers 1883, crayon au graphite, plume, encre et lavis d’encre brune sur papier quadrillé et publicité Paris, musée Rodin, D.01951, donation Rodin 1916 087 Grèce, Attique Skyphos : Cortège de cinq danseuses conduites par une joueuse de flûte, encadré de deux sphinx Fin vie siècle avant J.-C., terre cuite, décor peint à figures noires Paris, musée Rodin, Co.03123, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 088 Danse de faune et nymphes près d’un amour sur son socle Avant 1870, copie d’après un motif antique, plume et encore brune sur papier vélin et sur papier cartonné beige, Paris, musée Rodin, D.00075, donation Rodin 1916 089 – 089bis Photographe anonyme La Bourrée dansée devant Rodin au château de Montal (2 vues) Vers 1895, épreuves sur papier albuminé Paris, musée Rodin, Ph.012582 et Ph.12586, donation Rodin 1916 090 Les Trois Vertus Entre 1890 et 1899, plâtre, assemblage de trois épreuves du Jour, avec variantes et ajout de drapés, Paris, musée Rodin, S.01171, donation Rodin 1916

091 Jean Limet ou Stephen Haweis et Henry Coles Trois Bourgeois de Calais (en bronze) sur une sellette 1903-1904, épreuve aristotype, Paris, musée Rodin, Ph.03260, donation Rodin 1916 092 Jean Limet ou Stephen Haweis et Henry Coles Trois Bourgeois de Calais (en bronze) sur une sellette 1903-1904, épreuve aristotype, Paris, musée Rodin, Ph.03259, donation Rodin 1916 093 Jean Limet ou Stephen Haweis et Henry Coles Trois Bourgeois de Calais (en bronze) sur une sellette 1903-1904, épreuve aristotype, Paris, musée Rodin, Ph.03258, donation Rodin 1916 095 Romualdo Moscioni (1849-1925) Photographie d’un relief antique : Ménade dansant Deuxième moitié du xixe siècle, épreuve sur papier albuminé Paris, musée Rodin, Ph.12813, donation Rodin 1916 096 Photographe anonyme Photographie d’un décor architectural antique : Satyres et Ménade dansant Deuxième moitié du xixe siècle, épreuve sur papier albuminé, Paris, musée Rodin, Ph.09177, donation Rodin 1916 097 Sculpteur anonyme français Fragment de relief : femme drapée xviiie-xixe siècle, terre cuite, Paris, musée Rodin, Co.03000, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin


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098 Grèce, Béotie Danseuse au tambourin, vêtue du chiton plissé et de l’himation Vers 350 avant J.-C., terre cuite, Paris, musée Rodin, Co.02532, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin Cat. Art romain Petite base honorifique à décor de Victoires ier siècle après J.-C., marbre, Paris, musée Rodin, Co.01733, donation Rodin 1916 Rodin possédait dans sa collection d’antiques plus de 300 objets en os, acquis entre 1893 et 1917, offrant un large répertoire mythologique. L’un deux, représentant une Ménade au tympanon (Co.03226), fut soclé dans l’atelier de Rodin sur un petit piédouche en marbre. Le sculpteur pouvait ainsi pleinement admirer le raffinement de l’œuvre élue dans un subtil jeu d’ombres et de lumières. Elle appartenait à l’important ensemble consacré au cortège dionysiaque, peuplé de ménades et de satyres dont Rodin pouvait étudier la multitude de détails : corps dansant sous des drapés volants, bras arrondis autour de la tête ou jambes croisées nourrissaient son imaginaire et le renvoyait à son thème favori de la danse. Le style de ces petits reliefs allait du plus raffiné au plus abrupt, selon la qualité de la taille de l’os. Les figures humaines pouvaient être schématisées offrant de nouveaux codes de représentation du corps. Rodin accédait ainsi à une forme d’art primitif qui séduisait déjà les plus jeunes sculpteurs de l’époque – Antoine Bourdelle s’en est-il inspiré pour la sculpture du Théâtre des Champs-Élysées (1910-1913) ?

100 Égypte Applique de mobilier : Ménade au tympanon Époque romaine (27 avant J.-C.- 476 après-J.C.), os de bovidé (scapula), Paris, musée Rodin, Co.02170, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 100 bis Égypte Applique de mobilier : Ménade Époque romaine (27 avant J.-C.476 après-J.C.), os de bovidé (humérus), Paris, musée Rodin, Co.02194, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 101 Égypte Applique de mobilier : Ménade au tympanon Époque romaine (27 avant J.-C. –  476 après-J.C.), os de bovidé, Paris, musée Rodin, Co.03226, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 102 Art romain Angle de sarcophage : Scène dionysiaque et Ménade dansant Fin ii-iiie siècle après J.-C., marbre, Paris, musée Rodin, Co.00228, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 103 Danseuse cambodgienne Juillet 1906, plume et encre brune sur papier à en-tête Paris, musée Rodin, D.03825, donation Rodin 1916 104 Femme nue dans le mouvement de ses voiles 1890-1896, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.04287, donation Rodin 1916

105 Femme de profil dansant [Danseuse javanaise ?] Vers 1889 ?, plume, encre et lavis d’encre, rehauts de gouache sur papier, Paris, musée Rodin, D.08892, donation Rodin 1916 Le sujet, la technique et le style de ce dessin permettent de le rattacher au début de la période dite de transition, vers 1890. L’attitude de la danseuse, dont le corps est souligné de rehauts blancs, son mouvement, rendu par les traits à la plume et le lavis d’encre qui l’environne, font penser à une danse extra-européenne. Il pourrait s’agir d’une danseuse javanaise comme celles que Rodin a pu voir à l’exposition universelle de 1889. 106 Danseuse cambodgienne de face 1906, crayon au graphite, rehauts de crayon noir, aquarelle et gouache sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.04427, donation Rodin 1916 109 Mercure avec draperie Vers 1900-1910 ?, plâtre et tissu enduit de plâtre, Paris, musée Rodin, S.03697, donation Rodin 1916 Détaillé 110 Eugène Druet (1867-1916) Loïe Fuller dansant Avant 1900, épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin, Ph.01444, donation Rodin 1916 Loïe Fuller est une des rares danseuses à avoir accepté de danser devant les photographes, et non seulement de poser pour eux. Son art est fait d’un mouvement

continu qui assure les métamorphoses des motifs qu’elle crée avec son voile. Des séries de prises de vue décomposent ses mouvements et fixent ainsi les formes successives qu’elle prend, papillon, lys ou chauve-souris.

statues grecques et des danseuses cambodgiennes : « Ange, tu es adorable de grâce, tu possèdes la ligne de souplesse, la ligne oblique balancée, presque de danse, équilibre […] qui parle d’enlacement et d’instabilité. »

112 Eugène Druet (1867-1916) Loïe Fuller dansant Avant 1900, épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin, Ph.01546, donation Rodin 1916

119 Arnold Genthe (1869-1942) Isadora Duncan Vers 1916, épreuve aristotype, dédicacée au dos : A mon cher grand maître Rodin - avec adoration Isadora, Paris, musée Rodin, Ph.01714, donation Rodin 1916

115 Grande Grèce, Italie, Daunie, Canosa Applique de vase : Porteuse de coupe iiie siècle av. J.-C., terre cuite moulée et peinte, Paris, musée Rodin, Co.06133, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 116 René Moreau Loïe Fuller sous un voile. La Danse du feu Non daté, kallitypie, Paris, musée Rodin, Ph.01759, donation Rodin 1916 117 Grèce, Béotie Péplophore (femme portant le péplos) Vers 450 av. J.-C., terre cuite moulée et peinte, Paris, musée Rodin, Co.02492, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 118 Cathédrale de Chartres : Ange « au méridien », deux statues 1900-1913, crayon au graphite sur papier réglé avec filets rouges, Paris, musée Rodin, D.06545 et D.06544, donation Rodin 1916 Rodin séjourne à plusieurs reprises à Chartres, toujours émerveillé par l’architecture et le décor sculpté de la cathédrale. Dans Les Cathédrales de France, il décrit longuement l’ange tenant un cadran solaire, qu’il rapproche à la fois des

120 Paul Berger (actif au début du xxe siècle) ? Isadora Duncan en tunique et sandales Non daté, épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin, Ph.17093, donation Rodin 1916 121 Femme drapée d’après Isadora Duncan Vers 1911, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.02892, donation Rodin 1916 122 Photographe anonyme Carmen Damedoz danse avec un châle Vers 1898, épreuve aristotype, Paris, musée Rodin, Ph.02612, donation Rodin 1916 Installée à Paris, la danseuse espagnole Carmen Damedoz est un des modèles de Rodin. Son activité de danseuse est surtout connue par des photographies, dont celles qu’elle envoie au sculpteur. Elle y apparaît vêtue d’un costume espagnol ou d’un châle dont elle utilise les couleurs, les drapés, les motifs pour leurs qualités graphiques.


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123 Grande Grèce, Italie Cratère en forme de cloche : Ménade entre deux éphèbes et satyre / scène de palestre Vers 350 av. J.-C., terre cuite, décor peint à figures rouges, Paris, musée Rodin, Co.01380, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 124 Artaud Adorée Villany Vers 1913, épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin, Ph.01707, donation Rodin 1916

SECTION 4— 125 Femme dansant. « Bourrée » Vers 1896, crayon au graphite sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.03811, donation Rodin 1916 128 Nijinski ? 1912, plâtre, épreuve réalisée en 1953 Paris, musée Rodin, S.00890, donation Rodin 1916 129 Dessin représentant Nijinski, réalisé sur une base sur laquelle est assemblé Le Jour 1912 ?, crayon au graphite sur plâtre, Paris, musée Rodin, S.02783, donation Rodin 1916 En 1912, Rodin assiste à la première représentation du ballet l’Après-midi d’un faune. Il est frappé par le jeu de Vaslav Nijinski, ses « gestes d’une animalité à demiconsciente ». Si le danseur est bien venu dans l’atelier du sculpteur, peu d’œuvres peuvent être lui rattachées avec certitude. Sur ce dessin, curieusement tracé sur une base en plâtre, le modèle est assez aisément identifiable par la ligne oblique tracée par les épaules, la position des bras et des jambes et l’inscription « faune ».

130 Homme nu debout, les jambes croisées [Nijinski ?] Vers 1907, crayon au graphite sur papier vélin blanc, Paris, musée Rodin, D.02331, donation Rodin 1916 131bis Égypte Applique de mobilier : Satyre portant une peau de panthère Epoque romaine (27 avant J.-C.476 après-J.C.), os de bovidé (partie distale de tibia, face postérieure), Paris, musée Rodin, Co.02097, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 131 Danseuse cambodgienne de face 1906, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.04434, donation Rodin 1916 132 Artaud Adorée Villany en sphynge Vers 1913, épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin, Ph.01740, donation Rodin 1916 133 Inde du Sud Panneau sculpté : Divinité à l’arbre qui évoque Gangâ, déesse fluviale personnifiant le Gange, et divinité démoniaque (Civa ?) xviie – xviiie siècle, bois (teck), Paris, musée Rodin, Co.00108, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 134 Inde du Sud Panneau sculpté : Dourgâ, divinité guerrière, épouse de Civa, sous sa forme combattante xviie – xviiie siècle, bois (teck), Paris, musée Rodin, Co.00104, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin Après 1910, l’Égypte et l’Asie sont les dernières passions

de Rodin collectionneur. En 1914, le sculpteur achète « quinze sculptures bois et pierres de temples hindous » pour 10 000 F chez le marchand Léon Marseille à Paris. Ces deux panneaux sculptés viennent conforter ses recherches sur la figure humaine. Les contorsions des divinités indoues donnent à voir des corps presque disloqués et renouvellent la vision classique donnée par les canons de la Grèce ou de la Renaissance. 135, 137, 138 Victor Goloubew (1878-1945) Civa dansant, bronze de l’Inde du sud de Madras 1911, épreuves gélatino-argentique Paris, musée Rodin, Ph.16461, Ph.16472 et Ph.16478, donation Rodin 1916 140 Stéphanie Ludwig (1871-1943) Ruth Saint Denis dans la pose du Yogi 1908, épreuve gélatino-argentique, Paris, musée Rodin, Ph.01715, donation Rodin 1916 143 Femme dansant torse nu : Ruth Saint Denis Vers 1907, rayon au graphite sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.05693, donation Rodin 1916 144 Femme dansant torse nu : Ruth Saint Denis Vers 1907, crayon au graphite sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.05697, donation Rodin 1916 Ces deux dessins appartiennent à une série de huit qui représentent tous la même femme, dansant, le buste nu, les bras plus ou moins écartés. Ils

présentent beaucoup de similarités avec la photographie de Ruth Saint Denis dans Le Yogi. La torsion du buste rend perceptible le mouvement tournant qu’elle effectue sans doute, sous les yeux de Rodin. 145 Femme nue debout sur sa jambe gauche [Alda Moreno] Vers 1910-1913, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01788, donation Rodin 1916 146 Mouvement de danse A Vers 1911, plâtre, épreuve recouverte d’un lait de plâtre, Paris, musée Rodin, S.03303, donation Rodin 1916 147 Photographe anonyme Carmen Damedoz dansant avec une cigarette dans la bouche Vers 1898 ?, épreuve aristotype, Paris, musée Rodin, Ph.03513, donation Rodin 1916 148 Photographe anonyme Carmen Damedoz dansant, une cigarette à la bouche Vers 1898, épreuve aristotype, Paris, musée Rodin, Ph.01562, donation Rodin 1916 150 Assemblage : Le Rêve ou Le Baiser de l’ange Vers 1899, plâtre, assemblage de l’ange de La Chute d’Icare et de La Douleur, maquette pour un marbre, Paris, musée Rodin, S.01861, donation Rodin 1916 151 Assemblage : Le Jour portant un vieillard Après 1900 ?, plâtre Paris, musée Rodin, S.00690, donation Rodin 1916

152 Assemblage : Adolescent désespéré portant l’Aube Non daté. Exposé par Rodin en 1900, plâtre, Paris, musée Rodin, S.03455, donation Rodin 1916 153 Étude pour Châtiments Avant 1906, plâtre, assemblage original de l’Homme qui court, d’une figure féminine et deux Petite Iris, Paris, musée Rodin, S.02121, donation Rodin 1916 157bis Étude pour Châtiments Avant 1906, plâtre, assemblage lacunaire (manque les deux Petite Iris), avec traces de travail au plâtre frais, Paris, musée Rodin, S.02648, donation Rodin 1916 154 Assemblage : Petite Ombre et Nu féminin Avant 1889 ?, plâtre, Paris, musée Rodin, S.02689, donation Rodin 1916 155 Le Jongleur ou L’Acrobate 1892-1895, plâtre enduit d’un agent démoulant, Paris, musée Rodin, S.03356, donation Rodin 1916 Détaillé 156 Assemblage : Figure debout, un pied posé sur un tertre (Le Guetteur ?) et Nu féminin ailé Non daté, plâtre, lait de plâtre et ajouts au crayon, Paris, musée Rodin, S.02666, donation Rodin 1916 157 Assemblage : Petite Ombre portant le torse de la Douleur ou Démon emportant une femme Avant 1889 ?, plâtre, Paris, musée Rodin, S.02575, donation Rodin 1916 Ces assemblages sont réalisés avec des figures de mêmes proportions, placées de manière à ce qu’une figure masculine en porte


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une autre, le plus souvent féminine. Le sculpteur combine les corps comme s’il s’agissait d’êtres vivants. Parfois, la même figure masculine porte deux figures féminines différentes, comme un danseur dont la « partenaire » changerait de position. L’impression de grâce ou d’effort est comparable à celle des portés réalisés par les couples de danseurs. 159 Femme nue faisant le poirier 1903-1905, crayon au graphite et gouache sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.04404, donation Rodin 1916 158 Femme nue faisant le poirier. « Levers du soleil » 1903-1905, crayon au graphite et aquarelle sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.04408, donation Rodin 1916 160 Femme nue faisant le poirier. « Coucher de soleil » 1903-1905, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.04420, donation Rodin 1916 Certains dessins portent des inscriptions qui, comme des métaphores, transposent le motif dans un autre registre, poétique et symbolique. Ces dessins, faits d’après Alda Moreno, représentant une femme dans une position proche de celle du Mouvement de danse C, appelée Femme faisant le poirier devient, par la grâce d’une inscription et du changement d’orientation de la figure, Coucher de soleil ou Lever du soleil. 161 Main droite de Pierre et Jacques de Wissant 1885-1886, plâtre, Paris, musée Rodin, S.00332, donation Rodin 1916

162 Danseuse cambodgienne et bras 1906, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.01632, donation Rodin 1916 163 Moulage du bras droit plié, doigts écartés d’une danseuse [javanaise ?] Vers 1900, plâtre, épreuve tirée d’un moule à pièces d’après un original pris sur nature, Paris, musée Rodin, S.05168, donation Rodin 1916 164 Moulage du bras gauche tendu, main relevée à angle droit d’une danseuse [javanaise ?] Vers 1900, plâtre, épreuve tirée d’un moule à pièces d’après un original pris sur nature, Paris, musée Rodin, S.06336, donation Rodin 1916 Ces deux épreuves en plâtre, acquises par Rodin, sont les témoins de l’engouement suscités par la souplesse et les mouvements de bras singuliers des danseuses asiatiques venues se produire en Europe. Pour documenter ces pratiques et les diffuser, on réalise alors des moulages sur nature, en fabriquant un moule en plâtre directement sur les bras des danseuses. Cat. Anonyme Mains de Loïe Fuller (quatre vues) Vers 1914, épreuves gélatino-argentiques, Paris, musée Rodin, Ph.01729, Ph.01730, Ph.01731, Ph.01732, donation Rodin 1916

SECTION 5— 169 Femme nue faisant le « pont ». Souffle 1898-1902, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin (sens de lecture inversé, d’après l’nscription), Paris, musée Rodin, D.04953, donation Rodin 1916 170 Homme nu faisant le « pont » Vers 1900, crayon au graphite et tâche d’aquarelle sur papier vélin crème, Paris, musée Rodin, D.00584, donation Rodin 1916 Rodin dessine des hommes et des femmes dans des positions acrobatiques : équilibre sur une jambe, « pont » ... Cette dernière position, courante en gymnastique, consiste à former une arche en renversant son corps en arrière, seuls les mains et les pieds étant en contact avec le soL. Le registre lexical du terme renvoie à l’architecture et matérialise le lien qu’établit Rodin entre le corps et la construction dont l’équilibre repose sur des forces contraires. 171 Femme nue assise sur les talons, renversée en arrière Non daté, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier vélin, Paris, musée Rodin, D.02342, donation Rodin 1916 172 Danseuse de corde Vers 1900, crayon au graphite et aquarelle sur papier vélin crème, Paris, musée Rodin, D.04541, donation Rodin 1916 173 Mouvement de danse E Vers 1911, plâtre enduit d’un agent démoulant, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.01054, donation Rodin 1916

174 Trois Hommes nus Vers 1880, crayon au graphite (trait et estompe) sur papier crème collé sur papier vergé, Paris, musée Rodin, D.00444, donation Rodin 1916 175 Sculpteur anonyme Les Trois Grâces Copie d’après le groupe original réalisé par Germain Pilon, pour le Tombeau du cœur du roi Henri II (1561-1566) xviiie-xixe siècle, terre-cuite (modelage), restaurations en plâtre, en particulier pour une tête, base en pierre, Paris, musée Rodin, Co.03200, donation Rodin 1916, ancienne collection d’Auguste Rodin 176 Homme nu de profil Vers 1880, crayon au graphite sur papier quadrillé, collé sur papier vergé, Paris, musée Rodin, D.00382, donation Rodin 1916 177 Danse de la Mort Avant 1888, crayon au graphite, plume et encre noire sur papier réglé collé sur papier filigrané, Paris, musée Rodin, D.01986, donation Rodin 1916 178 Assemblage : Torse de la Centauresse et Adolescent désespéré Vers 1890 ?, plâtre Paris, musée Rodin, S.03367, donation Rodin 1916 179 Deux lutteurs, Album de Villard de Honnecourt, architecte du xiiie siècle (pL. 28) Manuscrit publié en fac-similé, annoté par Jean-Baptiste Antoine Lassus, Paris, Imprimerie impériale, 1858 Paris, bibliothèque du musée Rodin, inv. 4880, donation Rodin 1916

181 Deux contreforts de la cathédrale de Beauvais (Oise) Entre 1906 et 1913 ?, crayon au graphite sur papier quadrillé, Paris, musée Rodin, D.06506 (Carnet 24, folio 2), donation Rodin 1916 181bis Mouvement de danse B Vers 1911, plâtre, épreuve tirée d’un moule à pièces, Paris, musée Rodin, S.03286, donation Rodin 1916 180 Danse Vers 1880, crayon au graphite et lavis d’encre grise sur papier vélin, collé sur estampe, Paris, musée Rodin, D.05621, donation Rodin 1916 183 Petite Faunesse Avant 1887, plâtre recouvert d’un agent démoulant, Paris, musée Rodin, S.02381, donation Rodin 1916 182 Les Trois Faunesses Avant 1896, plâtre, assemblage de trois épreuves de la Petite Faunesse, Paris, musée Rodin, S.01163, donation Rodin 1916


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | p.24

RODIN ET LA DANSE À LA BOUTIQUE DU MUSÉE RODIN Pour l’exposition Rodin et la danse, le musée met en avant une sélection de produits inspirée des Mouvements de danse de l’artiste.

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Le musée Rodin édite des reproductions des chefs d’œuvres de Rodin, faites de manière artisanale et issues des moules originaux. Coulées dans une résine solide, nos reproductions sont patinées à la main par nos artisans pour leur donner l’aspect du bronze,

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MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | p.25

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MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | P. 26

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Paris, musée Rodin

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Couverture réalisée par Jean-Marc Barrier | Poem, d’après une conception graphique d’Intégral Ruedi Baur

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Kessler (extraits) « Plus haut et plus loin ».

RODIN ET LA DANSE

Le dernier Rodin

Sous la direction

Romain

de Christine Lancestremère, commissaire de l’exposition

Antoinette Le NormandArabesques, porte-à-faux et vol aérien dans les études

Préface de Catherine Chevillot,

de mouvements de Rodin

directrice du musée Rodin

Alexandra Gerstein

Avec des textes de Juliet

Au-delà du mouvement :

Bellow, Sophie Biass-Fabiani, François Blanchetière,

Auguste Rodin et les danseurs de son temps

Agnès Cascio, Bénédicte

Juliet Bellow

Garnier, Alexandra Gerstein,

Une approche matérielle

Christine Lancestremère,

et technique des Mouvements

Antoinette Le Normand-

de danse de Rodin

Romain, Juliette Lévy

François Blanchetière, Agnès

22 x 28,5 cm, 192 pages, 255 illustrations Éditions du musée Rodin / Hazan, 35 €

Cascio et Juliette Lévy Danser/dessiner Sophie Biass-Fabiani CATALOGUE 1— Des études de mouvements de danse ? 2— L’énergie d’investir l’espace 3— Arts du mouvement, arts de la vie 4— « Comme le corps parle plus loin que l’esprit ! » 5— Le corps, une architecture vivante ANNEXES Bibliographie Index des noms propres et des titres d’œuvres


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | P. 27

VISUELS POUR LA PRESSE CONTACT AGENCE HEYMANN ET RENOULT ASSOCIÉES Sarah Heymann Laëtitia Bernigaud T. +33 (0)1 44 61 76 76 l.bernigaud@ heymann-renoult.com ph.14908— Emile Sanremo, Rodin assis sur un banc, dessinant une danseuse cambodgienne, épreuve gélatinoargentique, H. 12 cm ; L. 17 cm, photographie © musée Rodin

d.04427— Auguste Rodin, Danseuse cambodgienne de face, crayon au graphite ; aquarelle ; gouache ; rehautcrayon gras (noir) sur papier vélin H. 32,4 cm ; L. 24,8 cm, © musée Rodin, ph. J. de Calan

d.00429— Auguste Rodin, Nu de profil s’élançant, encre brune sur papier réglé collé sur Maingot, vert, vers 1880, H. 14,8 cm ; L. 10,1 cm, © musée Rodin, ph. J. de Calan

d.03825— Auguste Rodin, Danseuse cambodgienne, encre brune sur papier à en-tête de l’hôtel de Marseille, Juillet 1906, H. 14,5 cm ; L. 11,4 cm, © musée Rodin, ph. J. de Calan

s.00890— Auguste Rodin, Nijinski, plâtre, 1912, H. 20 cm ; L. 10 cm ; P. 6 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja

ph.01546— Eugène Druet, Loïe Fuller dansant, épreuve gélatinoargentique, H. 40 cm ; L. 30 cm, © musée Rodin

d.00432— Auguste Rodin, Mercure, encre noire sur papier vergé, vers 1880,H. 11,2 cm ; L. 8,6 cm, © musée Rodin, ph. J. de Calan

s.03697— Auguste Rodin, Mercure avec draperie, plâtre et tissus, H. 38,7 cm ; L. 38 cm ; P. 45 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | P. 28

d.04407— Auguste Rodin, Femme nue qui fait le poirier, crayon au graphite et aquarelle sur papier filigrané, vers 1900, H. 32,8 cm ; L. 25,1 cm, © musée Rodin, ph. J. de Calan

s.01861— Auguste Rodin, Le Rêve ou Le Baiser de l’ange, plâtre, avant 1889, H. 22 cm ; L. 37,5 cm ; P.  17,3 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja

d.05621— Auguste Rodin, Danse, crayon au graphite et lavis d’encre grise sur papier vélin collé sur une estampe, vers 1880, H. 9,6 cm ; L. 13,3 cm, © musée Rodin, ph.  J. de Calan

s.00357— Auguste Rodin, Assemblage : Deux mouvements de danse A, plâtre, 1911 ou après, H. 32 cm ; L. 13,6 cm ; P. 17 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian

d.01770— Auguste Rodin, Femme nue accroupie, bras et jambes écartés, crayon au graphite et estompe sur papier filigrané, vers 1912, H. 24,1 cm ; L. 38,2 cm, © musée Rodin, ph. J. de Calan

s.03455— Auguste Rodin, Assemblage : Adolescent désespéré portant l’Aube, plâtre, avant 1889, H. 43,4 cm ; L. 12,5 cm ; P.  18 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja

m.0681— Moules, plâtre enduit d’agent démoulant, 1911, © agence photographique du musée Rodin, ph. P.  Hisbacq


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | P. 29

s.00118— Auguste Rodin, Mouvement de danse H, terre cuite, 1911, H. 27 cm ; L. 9 cm ; P. 11,8 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja

s.01052— Auguste Rodin, Mouvement de danse I, avec Tête de la Femme slave, terre cuite, 1911, H. 23,5 cm ; L. 8 cm ; P. 12,5 cm © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian

s.03796— Auguste Rodin, Mouvement de danse B, avec Tête de la Femme slave, terre cuite, 1911, H. 33 cm ; L. 13 cm ; P. 11,8 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian

s.00225— Auguste Rodin, Mouvement de danse E, avec Tête de la Femme slave, terre cuite, 1911, H. 37,5 cm ; L. 12,2 cm ; P. 26 cm © musée Rodin, ph. C. Baraja

s.03259— Auguste Rodin, Mouvement de danse C, plâtre enduit d’un agent démoulant, 1911, H. 33,8 cm ; L. 19,5 cm ; P. 11,5 cm , © musée Rodin, ph. C. Baraja

s.5491— Auguste Rodin, Mouvement de danse B+ (variante), terre cuite, vers 1911, H. 34,6 cm ; L. 9,4 cm ; P. 8,9 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | p.30

s.05492— Auguste Rodin, Mouvement de danse A, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite, H. 29,2 cm ; L. 7,9 cm ; P. 14,8 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian

s.05493— Auguste Rodin, Mouvement de danse D, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite, H. 35,3 cm ; L. 25 cm ; P. 15 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja

s.05830— Auguste Rodin, Mouvement de danse C, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite, H. 35,3 cm ; L. 25 cm ; P. 15 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. P. Hisbacq

s.05831— Auguste Rodin, Mouvement de danse F, avec Tête de la Femme slave, 1911, terre cuite, ocre, estampage, H. 26,5 cm ; L. 29 cm ; P. 14,7 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian

s.06362— Auguste Rodin, Mouvement de danse, terre cuite, H. 36,8 cm ; L. 14,6 cm ; P. 5,9 cm, © agence photographique du musée Rodin, ph. J. Manoukian

s.06662— Auguste Rodin, Mouvement de danse I+, avec Tête de la Femme slave (variante), 1911, terre cuite, H. 26 cm ; L. 9,8 cm ; P. 17 cm, © musée Rodin, ph. C. Baraja


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | p.31


MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | p. 32

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mécénat culturel, le Groupe CCR s’engage en 2018 auprès

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du Musée Rodin.

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Ce soutien contribuera ainsi à la restauration des œuvres mais aussi au développement d’expositions et de programmes culturels.

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L’exposition temporaire Rodin et la danse met en exergue l’équilibre, la souplesse et l’analyse : des qualités qui s’appliquent tant à

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MUSÉE RODIN | RODIN ET LA DANSE | Dossier de presse | p.33

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du 7 avril au 22 juillet 2018

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ET VISUELS PRESSE

75 007 Paris AUDIOGUIDE en français 6 € par le commissaire de l’exposition VISITES GUIDÉES en français et anglais

T. +33 (0)1 44 18 61 10 HORAIRES ouvert tous les jours de 10 h à 18 h fermé le lundi TARIFS

VISITES EN FAMILLE

accès aux collections

durant les vacances scolaires

permanentes,

de la zone C à 15 h

au jardin de sculptures

VISITES PUBLICS SCOLAIRES (enseignants munis d’un pass education) handicap, champ social et formations musee-rodin.fr PROGRAMME CULTUREL DIMANCHE 13 MAI de 15 h à 17 h Atelier dans le jardin du musée Rodin avec le Ballet royal du Cambodge. Venez dessiner les danseuses du ballet royal du Cambodge comme Rodin. VENDREDI 25 MAI Journée d’étude « Entrez dans la danse » DIMANCHE 3 JUIN de 14 h 30 à 17 h 30 Orbes, installation chorégraphique de Jordi Gali en partenariat avec la Briqueterie – CDCN du Val de Marne

et à l’exposition Plein 10 € Réduit 7 € Billet jardin de sculptures Plein 4 € Réduit 2 € RÉSERVATIONS GROUPES T. +33 (0)1 44 18 61 24 PROGRAMME & BILLETTERIE musee-rodin.fr BOUTIQUE DU MUSÉE boutique.musee-rodin.fr RETROUVEZ LE MUSÉE RODIN SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

AGENCE HEYMANN ET RENOULT ASSOCIÉES Sarah Heymann Laëtitia Bernigaud T. +33 (0)1 44 61 76 76 l.bernigaud@ heymann-renoult.com


Exposition Rodin et la danse au Musée Rodin  

Dossier de presse

Exposition Rodin et la danse au Musée Rodin  

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