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- i said a hip... (été 2013) www.isaidahip.com


Y ’a d’la fumée qui plane sous l’tiexon L’odeur d’la viande grillée allèche les piétons Chaque gars d’la tess a sorti un billet d’son jean Direction, la boucherie muslim Bah ouais ma cousine On a fait l’plein d’de-vian Y ’a des brochettes, des merguez, c’est pas tous les jours qu’Titou il fête ses 22 ans Mais pas d’carré VIP, champagne et d’seau d’glaçons, nan C ’est carré d’zip, barbeuk au feu d’charbon L’soleil nous tape sur l’chiro et sur la cafetière On a sorti nos plus belles squette-ca Y ’a d’la flotte, et un pack de bières dans la glacière Ma frère, téma la classe, la mayo, c’est d’la Benedicta Y ’a même du Mirinda, et comme la pub Knacki On a fait l’barbecue avec une grille de caddie Il manque juste d’la gavali, puis on s’croirait à Ibiza Eh, souhaite bon appétit à toute ma cavalerie Enfin l’été, enfin l’été, enfin l’été, enfin l’été ! Enfin l’été, enfin l’été, enfin l’été, héééhéhé ! Ohohooohohohooo, enfin l’été ! (x2) Mes baguettes sortent de la boulang’, on est aux anges En plus, devant nous, passent 2-3 boulets d’canons Des (ff-ff ) s’échappent de nos bouches en losanges La hchouma, j’viens d’faire tomber mon assiette d’carton On a sorti la benne, car on chie pas où on mange Fais un crochet par l’Macdo, ramène des glaçons Personne pense à monter sur un bureau d’change, nan On pense qu’à boire de la vodka-orange, et à tâter l’ballon La grande classe, on a même sorti les gambas Sur la pelouse, y’a des démonstrations d’pancrace Les p’tits veulent faire du T-Max, mets leur un casque Ils ont la poisse, faudrait pas qu’un keuf les prenne en chasse (REFRAIN) Hein mon garène On va rentrer parfumés à la fumée du barbeuk qu’on a grillav’ l’aprem On a fait preuve de générosité On a offert des casse-dalle, même à ceux qu’on pas cotisé Rendez-vous la semaine chaine-pro Manger les restes des merguez et des chettes-bro On jouera au ker-po, ambiance bataille d’eau Le tier-quar t’ouvre les portes de son restau’ (REFRAIN) SETH GUEKO Barbeuk


Musique.

Daft Punk Major Lazer Rashaan Ahmad Tyler The Creator Laura Mvula !!! Crystal Fighters Disclosure Har Mar Superstar Kanye West Phoenix


illustration ŠAndy Picci


L’interview piratée.

Kraftwerk, Kubrick – et qu’aujourd’hui, on n’en a plus, même si certains de notre génération nous inspirent, comme MGMT, les Strokes ou Animal Collective. Ces gens nous ont tirés vers le haut. Ça

Aujourd’hui, où est votre home sweet home ?

m’étonne toujours quand on me dit qu’aujourd’hui,

Thomas Bangalter A Paris. Notre vie personnelle

nous jouons ce rôle pour d’autres musiciens.

et familiale est ici. On passe beaucoup de temps entre Paris et la Californie, où a lieu une grosse

Comment vous êtes-vous bâti ce panthéon de

partie de notre production, de notre manufac-

modèles ?

ture. L’usine à rêves est là-bas : la pyramide, les

Thomas C’était avant internet. On passait notre

masques de robots et la majorité du dernier album

vie dans les cinémas du quartier Latin ou à la bi-

ont été fabriqués à L. A.

bliothèque de Beaubourg, où on photocopiait des livres tout l’après-midi.

Vos masques ont évolué…

Guy-Manuel Personne, à 12 ans, ne faisait ça. Au

Thomas Ils avaient été créés il y a treize ans par

lycée, j’étais le seul à connaître Hendrix et tous ces

les vidéastes Alex Courtès et Martin Fougerol et

trucs psyché. On n’était que trois à écouter Joy Di-

viennent d’être upgradés par des studios d’effets

vision… Après, j’ai rencontré Thomas puis Laurent

spéciaux d’Hollywood : ils sont désormais équipés

Brancowitz (avec qui ils formeront Darlin’, avant

de ventilateurs pour éviter la surchauffe !

que ce dernier ne parte rejoindre Phoenix – ndlr), on était donc cinq… On traînait dans des maga-

Quand vous étiez encore à l’école, pensiez-vous

sins de disques comme New Rose ou Danceteria,

que l’anglais vous servirait à ce point ?

on lisait Les Inrocks quand c’était encore un fan-

Guy-Manuel de Homem-Christo Quand on s’est

zine… J’ai d’ailleurs rencontré ma première meuf

rencontrés, j’avais 12 ans et Thomas, 13. Je venais

sur le site Minitel des Inrocks, 36 15 Eliott ! Elle

de découvrir Hendrix, les Doors, le Velvet et ça

était fan des La’s, moi des Stone Roses – on était

m’a motivé pour l’anglais. Je voulais comprendre

peu nombreux à s’intéresser à ces jeunes groupes

cette musique et ce que je chantais. En plus, on

anglais. Dès que ma famille a eu le câble, j’ai pas-

avait l’un et l’autre le prof le plus sévère que j’aie

sé mes journées devant MTV. Puis devant les pre-

jamais connu : monsieur Letellier. A l’arrivée, on a

miers écrans d’ordinateurs… On se retrouvait le

tous fini avec un super niveau.

mercredi après-midi chez Thomas et on regardait des VHS de Cronenberg, Carpenter, De Palma…

Vous rêviez à quoi en écoutant le Velvet ou les

Thomas Mon père était abonné aux journaux

Doors ?

américains Billboard et Variety, je les dévorais. Il

Guy-Manuel Plus encore que le rock, notre pre-

avait aussi un studio d’enregistrement à la maison

mier point commun, ça a été le cinéma. On pas-

mais ça ne m’intéressait pas. En 1984, il a acheté

sait notre vie à regarder des films d’horreur. Notre

le premier Mac, ça a été un grand bouleversement :

idole, c’était Warhol, ce mélange d’image et de mu-

MacPaint, la souris… Mais le plus important pour

sique…

moi à cette époque, c’était le magnétoscope. Je lui

Thomas Je rêvais de travailler un jour dans une

dois tout.

discipline artistique : monteur, effets spéciaux… Je n’avais pas plus d’ambitions et ça reste le cas

Daft Punk est-il un groupe normal ?

– je n’aspire jamais à quelque chose de plus grand

Guy-Manuel Notre normalité vient du fait que

que ce que je suis en train de faire ou de vivre.

depuis le début, on ne prend jamais en compte les

Notre parcours tout entier a été une succession

avis extérieurs. On a créé notre petit monde arti-

de surprises, exceptionnelles et farfelues. Le vrai

sanalement, comme des gosses qui jouent. On ne

changement, c’est qu’on a commencé avec beau-

l’a dévoilé que lorsque ça nous plaisait vraiment

coup de modèles – Warhol, Bowie, George Lucas,

– et on continue. On s’est toujours concentrés


d’abord sur notre plaisir…

ser qu’il s’agit de quelques rendez-vous ponctuels

Thomas Pendant longtemps, j’ai cru que notre

avec le public, entrecoupés de longs riens.

anonymat était un signe de notre normalité, mais en fait non puisqu’on le recherche alors que toute

Beaucoup de vos chansons ne passent pas ce cap

la société est en quête de célébrité ! C’est comme si

du “partage” ?

on était sur une autoroute à contresens…

Thomas On est entrés en studio en 2008, après la dernière tournée. Pendant un an, on a travaillé

Quel est votre rythme de travail ?

sans but et comme on n’était pas satisfaits du ré-

Thomas En sortant un album tous les sept ans et

sultat, on a jeté tout le décorum mais en gardant

un live tous les dix ans, on ne peut pas dire qu’on

l’essence : les compositions, les recherches, la base

vit dans l’urgence… Le miracle, c’est que malgré

de Random Access Memories. Ce qui nous taraudait,

cette absence, le public continue de nous porter

c’était de nous réinventer. On était perplexes, no-

attention. C’est peut-être la rareté des rencontres

tamment sur la production. C’est à cette époque

entre lui et nous qui produit toute cette excita-

qu’on nous a proposé de réaliser la BO de Tron. On

tion. A l’échelle d’internet, plusieurs années sans

a accepté et ça nous a totalement débloqués.

contact équivalent à des siècles, ce qui fait qu’on

Guy-Manuel Avec le temps et l’expérience, on sait

existe depuis des millénaires ! On a vraiment la

quand ça ne sert à rien d’insister. Jeunes, on pen-

chance d’être des robots : ça ne vieillit pas ! En fait,

sait qu’en s’obstinant, on arriverait à publier tous

notre horloge créative a toujours été en décalage,

les morceaux qu’on écrivait. Heureusement que la

plus encore aujourd’hui avec les tweets toutes les

plupart d’entre eux ne sont jamais sortis ! Sur le

deux secondes, la réactualisation permanente de

nouvel album, on a vécu avec les maquettes pen-

tout… On passe beaucoup de temps à chercher,

dant quatre ou cinq ans. Si elles nous plaisaient

comme dans un laboratoire, on expérimente des

encore au bout de trois ans, c’est que c’était bon.

images, des sons, sans savoir ce qu’il en sortira.

Thomas On avait déjà fait ça avec Discovery en

On profite de cette absence d’urgence pour multi-

2001 : le morceau One More Time avait été bou-

plier les rencontres, sortir de notre circuit fermé,

clé dès 1998. La cassette est restée sur une éta-

ne pas finir comme des savants fous. On n’est pas

gère. A la fin, on l’a sorti tel quel. Pour Random

sur Facebook ou Twitter, alors du coup on cherche

Access Memories, nous n’avons capturé le résultat

à se connecter humainement avec d’autres ar-

final que très récemment alors qu’on bossait des-

tistes. C’est pour cette raison que l’on a accepté de

sus depuis 2008. Déjà, sur Tron, on avait passé un

composer la musique du film Tron : pour échanger,

an à composer mais tout a été enregistré avec un

produire avec un orchestre. Du coup, nous avons

orchestre symphonique en cinq jours à Londres.

eu envie de faire de la musique en équipe sur Ran-

On peut se permettre ce genre de fonctionnement

dom Access Memories. Il nous faut d’ailleurs remer-

quand on a les meilleurs solistes sur les meilleurs

cier chaque participant pour sa patience : on enre-

instruments – certains vieux de quatre siècles. On

gistrait un truc, puis on bossait sur chaque prise

voulait voir si on pouvait travailler dans un temps

pendant des mois sans donner signe de vie…

limité en réunissant le maximum de paramètres exceptionnels…

Ça vous arrive de ne rien faire ? Thomas Pas vraiment. On est en recherche permanente, que ce soit conceptuel ou musical. On prend du recul, pour voir si nos morceaux méritent d’être partagés. Il y a une vraie différence entre cette quête personnelle, intime, qui guide nos pérégrinations, et l’idée de carrière. Même si ça dure depuis vingt ans, on ne réfléchit pas en termes de longévité, de notoriété ; on préfère pen-

DAFT PUNK Random Access Memories Un clip Get lucky www.randomaccessmemories.com


illustration ŠAlvin Capalad


MAJOR LAZER Free the universe Un clip Watch out for this (Bumaye) majorlazer.com

illustration ŠDR


RASHAAN AHMAD Ceremony Un clip Ceremony raashan.net

illustration ŠDR


TYLER THE CREATOR Wolf Un clip IFHY www.oddfuture.com

illustration ©Omega The Beast


LAURA MVULA Sing to the moon Un clip Green garden www.lauramvula.com

illustration ŠDR


!!! Thr!!!er Un titre One girl/One boy www.chkchkchk.net

illustration ŠDR


CRYSTAL FIGHTERS Cave Rave Un clip You & I www.crystalfighters.com

illustration ŠDR


DISCLOSURE Settle Un clip White noise soundcloud.com/disclosuremusic

illustration ŠDiona


HAR MAR SUPERSTAR Settle Un clip Lady, you shot me harmarsuperstar.com

illustration ŠDiona


KANYE WEST Yeezus Un titre Bound 2 www.kanyewest.com

illustration ŠDiona


PHOENIX Bankrupt! Un titre Trying to be cool www.wearephoenix.com

illustration ŠDR


Art. The Godfather, YoAz Sandra Chevrier Soklak Elgato Andy Picci Butcher Billy Pez Juan Francisco Casas


Le godfather. YoAz

yoaz.tumblr.com www.facebook.com/27Yoaz www.behance.net/yoaz


Salut Yo Az ! Qui es-tu en 2 mots ?

On sent une certaine ligne directrice dans ton

Je suis un illustrateur parisien de 24 ans

travail malgré une diversité dans les «thèmes». Tu peux nous expliquer un peu ta manière de

D’où vient ton nom d’artiste ?

travailler ?

Ce sont respectivement le deux premières lettres

Je travaille beaucoup en vectoriel, ça me permet

de mon nom et de mon prénom

d’avoir le rendu plus géométrique. D’abord à la main puis je passe sur Illustrator .

Tu n’as même pas encore 25 ans. Quel a été ton parcours jusqu’ici ?

Est-ce qu’on pourrait te coller l’étiquette de

J’ai étudié

­c ubiste contemporain ?

la communication visuelle puis en-

suite le motion design. Ça fait un an que je suis

Je ne sais pas trop dans quel style je suis. Le cu-

en ­f reelance .

bisme est une des périodes artistiques qui me plaît le plus. Et c’est possible qu’elle m’inspire beau-

Tu as fais une école de communication visuelle

coup.

mais tu te revendiques autodidacte. C’était ­i mportant pour toi d’avoir un diplôme ou c’était

Quand on regarde tes séries d’illustrations, on

plus pour rassurer tes parents ?

passe d’un travail «sage» comme tes portraits

Je ne me revendique pas forcément autodidacte.

d’artistes, à un travail plus «trash» comme les

J’ai appris certaines choses à l’école mais pas

skulls ou le Mickey qui fait un doigt. Il se passe

énormément. J’ai plus appris en travaillant de

quoi dans ta tête quand tu bosses ?

mon coté, en regardant ce qui ce faisait autour.

J’essaye de varier. Je n’aime pas faire tout le temps la même chose. Je recherche toujours à essayer de faire quelque chose de différent de mes précédents travaux. De ne pas me complaire dans un style. Je pense que le travail plus «trash» est ce qui me plaît le plus. Je m’y sens plus libre. Quelles

sont

tes

principales

sources

­d ’inspiration ? J’en ai énormément. Ça peu aller des illustrateurs ou artistes du moment (Ron English, Niark1, Aryz...) à d’autres artistes comme Keith Haring, Klimt, Picasso ou Dali. Tes illustrations sont très détaillées. Tu mets combien de temps pour réaliser une œuvre ? Je dirais 2/3 jours. Tu es plutôt Poska ou Photoshop & Illustrator ? Mon travail est plutôt digital pour le moment donc forcément Photoshop et Illustrator. Je travaille actuellement sur une série d’illustrations uniquement à la main. Les deux manières de travailler me plaisent.


J’ai lu que pour ta série «Animal» tu avais voulu faire ressortir les yeux… Tu peux nous parler de cette série ? Dans cette série j’ai voulu joué sur l’opposition entre l’organique et la technologie. Faire ressortir les yeux était un moyen de donner un aspect plus organique aux animaux. Il y a aussi un jeu de symétrie que j’aime de plus en plus faire. Aujourd’hui il y a de plus en plus d’illustrateurs, de graphistes et d’artistes, comment perçois-tu ton métier ? C’est vrai qu’il y en a de plus en plus. C’est très inspirant et motivant. Je débute dans le métier et je trouve que, pour l’instant, pour s’en sortir, c’est un peu difficile. Mais c’est avant tout un plaisir de faire ce métier et je ne me vois pas faire autre chose. D’autant plus qu’un artiste peut devenir ­i llustrateur pour une marque, et un i­ llustrateur devenir un artiste ou un street-artist… Dans quelle démarche te situes tu le mieux ? Un peu dans les deux. Ça ne me dérangerait pas de travailler pour une marque. Et je pense que le


street-art sera dans la continuité de ma démarche artistique. J’aime le coté gratuit du street-art. Faire de l’art pour tous je trouve ça plutôt cool. Que penses-tu de cette récente hausse de p ­ opularité du street-art ? D’ailleurs on parle aujourd’hui d’art contemporain urbain… C’est positif. Mais je trouve dommage qu’il y ait moins de street-art dans les rues et plus dans les galeries. Quels sont tes projets sur lesquels tu bosses en ce moment ? Je bosse sur plein de choses en même temps en ce moment des dessins fait uniquement à la main, et puis d’autres illustrations un peu différentes de ce que je fait habituellement Quels sont tes rêves professionnels ? Pour le moment ça serait de continuer à vivre de ma passion. De progresser. Et j’ai toujours rêver de créer une marque de vêtement. C’est un objectif que je garde dans un coin de ma tête. Et le mot de la fin ? Cheers !


Sandra Chevrier. On est tombé amoureux des oeuvres de Sandra Chevrier. Il y a, dans son travail, une énergie et une force assez déconcertantes. Originaire des Laurentides (Québec, Canada), Sandra est une artiste autodidacte qui mélange peinture, illustration et collage. Si l’on ne pourra passer à côté des collages de comics sur ces visages de femmes, le plus troublant est l’intensité des regards. Au point de presque en oublier le masque qui cache leur visage. Complètement envoûté par ces femmes, on a demandé à Sandra de nous expliquer son travail... « Des personnages séduisants aux airs mélancoliques et énigmatiques. Ils se révèlent à nous dans un ­s ubtil érotisme et se dévoilent dans la profondeur de leur regard comme si on entrait dans l’intimité de leur chambre à coucher. Les yeux deviennent narrateurs des tableaux, ils racontent l’âme et l’histoire de ces femmes qui tentent de se libérer quotidiennement des attentes imposées par la société. Celle la même qui nous demande d’être des super-héros. Une valse entre le réel et l’imaginaire, le vrai et le faux, le remède et le poison. »

www.sandrachevrier.com


Soklak Elgato. Né à Paris en 1977, Soklak Elgato vit et travaille à Montreuil. C’est dans le métro à l’âge de 8 ans que Soklak Elgato connait son premier choc pictural en découvrant les graffitis ornent couloirs et wagons. Quelques années plus tard en 1995, il pose ses premiers tags et se passionne très vite pour la ­p einture à l’aérosol. Il intègre plusieurs collectifs, peint dans de nombreux terrains vagues et pose sa signature ou bon lui semble. Courant 2002, il s’essaye à d’autres supports, il s’agit de retranscrire sur toile ce que plusieurs ­a nnées de graffiti sur mur lui ont appris: une sorte de synthèse. Cette démarche vise à donner un plus grand champs de possibilités à ses expérimentations, l’utilisation de nouveaux outils, ­m atériaux, et techniques offrant à son travail une autre dimension. Habitué à peindre des murs en quelques heures,il peut désormais passer plus de temps sur des réalisations non éphémères. Les thématiques qu’il aborde sont liées à son amour inconditionnel des lettres et du graffiti, mais ses influences sont variées ce qui lui confère une grande diversité de styles. On peut le qualifier d’artiste “touche à tout” car son champs d’action ne se limite pas à la peinture : photographie, bodypainting, sculpture font partie des nombreuses facettes de Soklak Elgato. soklakelgato.com


Andy Picci. Né à Lausanne (Suisse) il y a 24 ans, ce jeune artiste à très vite été attiré par le monde de l’art. Sa ­p assion initiale étant la photographie, il décide de ne pas se limiter à un seul moyen ­d ’expression, c’est pourquoi très vite il se met à la poésie, la musique, la vidéo, et la peinture. Plus que d ­ essiner, Andy Picci illustre. Il mélange photographie et peinture d’une façon nouvelle, colorée ou ­i nquiétante, recherchée et chargée de sens. Il analyse de cette façon les différentes facettes de la célébrité et de l’anonymat ou la différence entre les vanités et les vaniteux en détournant des ­p hotographies, lui appartenant parfois, et parfois même des œuvres d’autres artistes. Etant continuellement à la recherche de nouvelles techniques et concepts, on peut le qualifier de dandy anartiste.

www.andypicci.com


Butcher Billy. Butcher Billy est un illustrateur brésilien dont le style se rapproche pas mal des comics books. L’homme est plutôt prolifique dans ses projets. Des artistes pop/rock transposés en super-héros (Ian Curtis en Batman ou encore Siouxsie Sioux en Wonder Woman...) aux dictateurs devenus des personnages Marvel ou DC Comics, Butcher Billy aime les paradoxes.

www.behance.net/butcherbilly www.facebook.com/bilyml butcherbilly.tumblr.com


PEZ. Ne confondez pas notre Pez national (originaire de Nantes) avec l’artiste street-art espagnol. Pez le nantais est un graphiste/illustrateur dont nous avons adoré les sketchbook. Car au delà du message artistique, les sketchbook demandent beaucoup de patience et de finesse. On ne saurait vous en dire plus sur le français... Son travail parle de lui-même.

www.behance.net/pez-artwork


Juan Francisco Casas. Juan Francisco Casas, 35 ans, a un talent que l’on définira d’énorme ! Car quand on sait que toutes les œuvres de l’artiste andalou sont réalisées... au stylo à bille. Utilisant la technique du photo réalisme, Juan Francisco Casas reproduit des photos qu’il a lui-même prises. Principalement de ses (ex) petites amies. Parfois dans des moment intimes. Jeu d’ombre, détails, finesse du trait, l’artiste est aujourd’hui reconnu comme l’un des artistes les plus talentueux de la scène émergente espagnole. Après avoir parcouru le monde pour exposer, il a participé, en 2010, à l’exposition Réalisme, l’aventure de la réalité (Munich, Rotterdam, Emdem...) aux côtés d’œuvres de Courbet, Hopper, Gursky...

www.juanfranciscocasas.com



i said a hip... (été 2013)