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IONIS Mag #30

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CELESCREEN Camille Hetez a cofondé CeleScreen, start-up qui développe une méthode alternative de tests de screening toxicologique. Celle-ci est incubée au sein d’Agoranov et lauréate du Concours i-LAB récompensant les entreprises de technologies innovantes. En avril, Celescreen a aussi remporté le Prix BNP Paribas (Entreprises en cours de création) du 21e Concours national de création d’entreprise par Total EDHEC Entreprendre.

Des tests sur des petits vers S’appuyant sur la réglementation européenne REACH, qui interdit les tests sur les animaux dans l’industrie cosmétique, la méthode proposée et brevetée par Celescreen consiste à faire intégrer des substances, molécules ou principes actifs, à un petit ver d’un millimètre environ, le caenorhabditis elegans. L’objectif est de voir si le ver survit ou non, ce qui

donne des indications sur la toxicité du produit administré. Ce ver, un invertébré et donc non soumis à la réglementation, est utilisé parce qu’il partage près de 60 % d’homologie génétique avec l’être humain.

Un gain de temps et d’argent La société propose ainsi ses services aux entreprises de l’industrie cosmétique pour évaluer la toxicité des molécules, de manière fiable et représentative, ce qui n’est plus le cas en Europe depuis 2013. D’autre part, CeleScreen permet de réduire les coûts et le temps nécessaire à la recherche de nouveaux médicaments, en diminuant le nombre de molécules dès les premières étapes du développement. Cela permettra alors au client de poursuivre avec des tests plus élaborés en utilisant seulement les molécules jugées « non toxiques » car n’ayant pas entraîné la mort du ver.

OSMOBLUE Élodie Dahan, ingénieure-entrepreneure, est à l’origine de la start-up OsmoBlue, lancée en 2011 et spécialisée dans le recyclage énergétique.

« Créer de l’énergie verte à partir de déchets industriels » Intriguée par l’énergie, un domaine qu’elle ne connaît pas mais qui l’intéresse, Élodie Dahan trouve l’idée à l’origine de cette start-up en 2010 en se renseignant sur le domaine de l’hydraulique. « J’ai découvert sur Internet le phénomène de l’osmose qui peut être utilisé pour récupérer de l’énergie. C’est un phénomène naturel qu’on observe quand on a de l’eau salée et de l’eau pure : un flux naturel se créé entre ces deux réservoirs d’eau. On utilise alors l’énergie mécanique de ce flux pour faire tourner une turbine et générer l’électricité », expliquet-elle. De ce phénomène, Élodie Dahan et ses associés (dont Nicolas Abeles, un autre

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IONISMag #30 - Automne 2015

Camille Hetez Sup’Biotech promo 2014

Élodie Dahan ESME Sudria promo 2003

Ancien de la promo 2003 de l’ESME Sudria, par ailleurs cofondateur de Lemoptix) vont alors décider de développer une nouvelle technologie permettant « de récupérer des chaleurs industrielles basse température et de les convertir en électricité », autrement dit de « créer de l’énergie verte à partir de déchets thermiques industriels ».

L’une des « 50 start-ups suisses dans lesquelles investir » OsmoBlue vise ainsi des usines de ciment, de papier ou encore de pétrochimie, soit des usines qui relâchent beaucoup d’énergie thermique à basse température qu’elles ne sont pas capables de valoriser aujourd’hui, mais aussi les entreprises d’ingénierie qui construisent ces usines. Installée à Lausanne (Suisse), OsmoBlue faisait partie du classement 2014 des « 50 start-ups suisses dans lesquelles investir » du magazine économique « Bilan ».

oser Ne se donner aucune limite. Imaginer le futur et dessiner l’avenir en bousculant, repensant et révolutionnant les codes.


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