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www.industrie-technologies.com LES DÉFIS

N°916ccNOVEMBRE 2009 - 11

TECHNOLOGIQUES DE LA NUTRITION SANTÉ EN IMAGES

LES SECRETS DES ALIMENTS QUI SOIGNENT ccPAGE 24

ENTRETIEN ccPAGE 90

PRODUCTION ccPAGE 44

Le verre recèle d’incroyables ressources

Et si vous adoptiez un robot?

JEAN-PIERRE FLORIS, directeur du pôle matériaux innovants de Saint-Gobain

Nos conseils pour bien l’intégrer


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EDITO

Grand emprunt: la tentation du saupoudrage

B. LEVY POUR IT

Le grand emprunt est en train de devenir un grand fourre-tout ! Il ne se passe plus une journée sans qu’un secteur d’activité ne réclame sa part de cette manne estimée – au minimum – à 30 milliards d’euros (dixit Michel Rocard). Pêle-mêle, les industriels de l’électronique, Airbus, les experts de la stratégie nationale de recherche et d’innovation, le groupement des fédérations industrielles et la SNCF (au nom du TGV) ont levé le petit doigt ou tapé du poing sur la table pour recevoir une partie de ces subsides providentiels (présidentiels ?) promis par Nicolas Sarkozy. Le 19 octobre, Michel Rocard, qui préside la commission du grand emprunt de concert avec Alain Juppé, a sifflé ccTHIBAUT DE JAEGHER RÉDACTEUR EN CHEF – timidement – la fin de la récréation en livrant à son tdejaegher@industrie-technologies.com tour SA liste des dépenses d’avenir pour la France. Recherche, université, haut débit et croissance verte constituent son quarté. Il a aussi affirmé clairement qu’il ne succomberait pas à la tentation du saupoudrage. C’est heureux. Rien ne serait plus dangeRien ne serait reux que de distiller (comme la France l’a plus dangereux si bien fait dans le passé) les 30 milliards que de distiller l’argent d’euros entre des milliers de petits produ grand emprunt jets. Cela reviendrait à ne rien faire ou entre des milliers presque. de petits projets. À l’inverse, concentrer cette force de frappe financière sur deux ou trois grands chantiers prioritaires aurait du sens. On pourrait, à l’américaine, placer ces milliards dans deux ou trois fondations ayant pour mission, année après année, de faire fructifier ces sommes pour investir leurs intérêts dans le déploiement de technologies ciblées. Elles pourraient même être chargées de rembourser l’argent prêté en lieu et place de l’État… Histoire de ne pas grever encore plus un déficit public qui atteindra les 150 milliards d’euros l’an prochain. cm

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SOMMAIRE

TENDANCES

EN COUVERTURE agroalimentaire

informatique

La santé passe à table

Les jeux vidéo se prennent au sérieux

cc PAGE 26

cc PAGE 10

tendance

fonderie

Courses sur ordonnance

BMW allège sa facture écologique

cc PAGE 30

cc PAGE 11

r&d

informatique

Comment les industriels vont jouer au docteur

Un cube pour naviguer dans les mondes virtuels cc PAGE 12

cc PAGE 32

Électronique infographie

Le Nobel pour le capteur d’image CCD

Et la vinaigrette devint remède

cc PAGE 12

cc PAGE 33

automobile

Recycler le gaz en carburant

interview

cc PAGE13

Notre ignorance est totale sur les effets induits

Écrans plats

LCD et plasma n’ont pas dit leur dernier mot

Hervé This, chercheur à l’Inra

cc PAGE 14

cc PAGE 36

automobile

Pour son système anticollision, Nissan s’inspire des poissons

alicaments

Notre enquête continue sur Internet

cc PAGE 16

cc PAGE 38

le baromètre cc PAGE 17

Énergie

Le CEA cherche de nouveaux combustibles nucléaires

cc PAGE 18

automobile

Le plein de votre batterie à la pompe cc PAGE 18

Les secrets des aliments qui soignent

Anticholestérol, provitaminés, protéinés… Nos aliments ressembleront de plus en plus à des médicaments ! Face à cette tendance “santé”, Industrie & Technologies a souhaité faire le point pour comprendre comment sont développés ces alicaments… ccPAGE 24

communication

Le Wi-Fi dépasse les bornes cc PAGE 19

le kiosque cc PAGE 20

agenda cc PAGE 21

LA PHOTO-TECH Découvrez la centrale thermique la moins polluante de la planète, elle se trouve en Italie, à Torrevaldaliga Nord. cc PAGE 40



N°916ccNOVEMBRE 2009


SOMMAIRE

EXPÉRIENCES

PRODUITS

PARCOURS les 3 dimensions de

guide d’achat

12 chariots pour tous vos travaux de manutention cc PAGE 54

éric Laborde

Président de PV Alliance cc PAGE 78

campus

nouveautÉs

Notre sélection de produits classés en 11 secteurs de référence Composants mécaniques

Nucléaire Des formations en plein renouveau cc PAGE 81

cc PAGE 62

fiche mÉtier

L’ingénieur météo cherche sa place au soleil

ÉLectronique enquête

PME, adoptez un robot ! cc PAGE 44

cas d’entreprise

Télécoms

Mettler Toledo s’offre un Internet privé et passe en voix sur IP cc PAGE 49

cas d’entreprise

Process

Gaston Mille a trouvé l’interface à son pied cc PAGE 50

fiche mÉthode

Le Kanban, pour produire en juste quantité cc PAGE 51

cc PAGE 64

cc PAGE 83

Électrotechnique cc PAGE 65

Équipement de production cc PAGE 66

Mesure

INTELLIGENCES

cc PAGE 66

Équipement informatique

dÉbat

cc PAGE 67

Mutations technologiques : les hommes dépassés par les machines ?

Logiciels cc PAGE 68

cc PAGE 86

Télécoms

paroles d’auteur

cc PAGE 70

Comment j’ai raté ma vie de technologie prometteuse

Logistique emballage

cc PAGE 89

cc PAGE72

Équipement général cc PAGE 72

Chimie-matériaux cc PAGE 74 Ce Numéro ComporTe : uN eNCArT AboNNemeNT broChé de 4 pAges Au CeNTre du Numéro uN eNCArT Fluke de 2 pAges eNTre les pAges 18 eT 19

rencontre

Le verre recèle d’incroyables ressources Jean-Pierre Floris

Directeur du pôle matériaux innovants de Saint-Gobain cc PAGE 90

jeux

L’énigme

La tactique de la soif cc PAGE 93

CrédITs phoTos CouverTure eT sommAIre : geTTy ; sIpA ; réA ; l. vIrgIlI ; p. guITTeT ; T.gogNy; d.r.

mise À nu

Le défibriLLateur : La boîte à rythme cardiaque cc PAGE94

NOVEMBRE 2009ccN°916




10, place du général de Gaulle La Croix de Berny 92160 Antony Tél. : 01-77-92-92-92 Fax Rédaction : 01-77-92-98-51 Fax Publicité : 01-77-92-98-50

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INDEX

Une publication de Pour joindre vos correspondants, composez 01-77-92, suivi des quatre chiffres entre parenthèses indiqués après chaque nom.

Président Directeur général Christophe Czajka Directeur général délégué Paul Boursier RÉDACTION Directeur des rédactions Laurent Guez (9423) Rédacteur en chef Thibaut De Jaegher (9483) Conseil éditorial Fabrice Frossard (9452) Secrétaire générale de la rédaction Christine Bradu (9496) Assistante de la rédaction Marie-Ange Planque (9424) Rédacteurs en chef adjoints Ridha Loukil (9480) (Technologies de l’information et de communication, télécoms, électroniqu, propriété industrielle, informatique) Jean-François Prevéraud (9458) (Bureaux d’études, design, CAO, lettre web) Rédacteurs Muriel Royer de Véricourt (9482) (Matériaux, biotechnologies) Thomas Blosseville (9481) (Energie, environnement) Jessy Picard (9443) (technologies de la production) Didier Ragu (9435) (Nouveaux produits) ONT COLLABORÉ À CE NUMÉRO Christophe Bys, et Éric Bruckner. RÉALISATION Secrétariat de rédaction Nicole Torras (9493), première secrétaire de rédaction Directeur artistique Gérard Quévrin (9494) Service Photo Bernard Vidal (9490) Conception graphique Rampazzo & Associés COMMERCIAL Directeur des forces commerciales et marketing du pôle industrie Pierre-Dominique Lucas (9472) Directrice de la publicité Anne-Sophie Mellone (9359) Directeur de clientèle Éric Talley (9578) Chef de publicité Farah El Makki (9361) Régions Thierry Borde, directeur (04-72-84-27-54) Est Clarisse Michel (03-88-84-36-06) Italie Jean-Pierre Bruel ([031]751-494) Allemagne/Suisse Dominique Schall ([78-44]47-001) Benelux (Bruxelles) Anne Stuckens ([02]647-67-34) Grande-Bretagne François Krébel ([01-483]72-02-14 et 72-03-26) Etats-Unis Lawler Communications, Larry Lawler ([001]914-698-66-55) Espace Industrie - Contact Industrie - Service publicité Nathalie Chasles (9374) La direction se réserve le droit de refuser toute insertion sans avoir à justifier de sa décision. MARKETING Responsable du service Jean-Baptiste Alline (9781) Responsable marketing Damien Delhomme (9786) ANNONCES CLASSÉES Directeur général Pierre-Dominique Lucas (9403) Assistante Catherine Bénézit (9412) CONFÉRENCES-EVÉNEMENTS Directrice Anne-Carole Barbarin (9290) ADMINISTRATION-GESTION Directeur administratif et financier Stéphane Deplus (9402) Responsable juridique Odile Giraud (9744) Directeur des ressources humaines Frédéric Sibille (9444) Fabrication Benoit Carlier (responsable) (9314) TECHNIQUE-PRODUCTION Informatique Philippe Bobo (01-46-99-24-37) Services généraux Jean-Pierre David (responsable) (9416) DIFFUSION-ABONNEMENTS-EDITIONS Directrice de la diffusion et de la promotion Bénédicte Hartog (9406) Directrice des abonnements Patricia Rosso (9788)Directrice des éditions Annie Zaratti (9774) Responsable de la promotion Isabelle de Goüyon Matignon (9811) Service Clients (9292) TARIFS ABONNEMENTS France (TVA 2,10 %) 1 an, 11 numéros + accès Web : 105 euros TTC Etudiants/Demandeurs d’emploi 55 euros TTC (sur justificatif) Etranger nous consulter Règlement à l’ordre d’Industrie et Technologies Pour l’UE, préciser le numéro de TVA intracommunautaire Librairie (vente des numéros déjà parus et des annuaires) 4288 Annuaires (TVA 5,5 % incluse) « L’Atlas des usines » : 95 euros TTC Numéro de commission paritaire : 0612T81775. Numéro ISSN : 1633-7107. Dépôt légal : à parution. Impression : Mordacq 62120 Aire-sur-LaLys. Industrie et Technologies est édité par Groupe Industrie Services Info (principal actionnaire : GISI Communications), SA au capital de 1 057 080 euros. RCS Paris 309.395.820. 12-14, rue Médéric 75815 Paris Cedex 17. Toute reproduction, représentation, traduction ou adaptation, qu’elle soit intégrale ou partielle, quels qu’en soient le procédé, le support ou le média, est strictement interdite sans l’autorisation de l’éditeur, sauf dans les cas prévus par l’article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle. Seules sont autorisées les reproductions réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective et les analyses et courtes citations justifiées par le caractère scientifique ou d’information de l’œuvre dans laquelle elles sont incorporées. (loi du 11 mars 1957, art. 40 et 41, et code pénal, art. 425). Copyright Groupe Industrie Services Info. Tous droits réservés Directeur de la publication Christophe Czajka

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N°916ccNOVEMBRE 2009

Les entreprises et les établissements cités ccA Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) . . . . . . . . . . . 36 Adifo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Afssa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Alcatel-Lucent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Alma Consulting. . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Amazon.com . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) . . . . . . . . . 81

ccD Daimler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Danone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 David Garboux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Desma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 ccE École nationale de météorologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 École polytechnique . . . . . . . . . 78 EdF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10, 78, 81 Elbi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

ANR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Enel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Ensta (Ecole nationale supérieure de techniques avancées) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78

Apple . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78

EPFL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Aprolis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

Esha Research . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Areva . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81

Eurasanté . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Aripa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Atlet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

ccF

Axa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

Fanuc Robotics . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

Azynox . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

FCA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Fenwick. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

ccB

Fenwick-Linde . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

B2B Games . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

First Solar. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78

BA Systemes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

France Telecom . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86

Bell Labs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Biophytis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 BMW. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11

ccG Gaston Mille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50

BNP Paribas . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

General Electric . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

BT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49, 54

General Motors . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Google . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

ccC

Greensweet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Casimir . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26, 32 CEA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8, 18, 78, 81 Cemagref . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13, 16 Centrale Paris . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Chausson Finance . . . . . . . . . . . . . 17 Chupa Chups. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Cinaps TV . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Cisma. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 CNRS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Coca-Cola . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Corys Tess . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Crittiaa de PoitouCharentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26,32 Crittiaa Paca . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

ccH Hyster . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 ccI IFP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13 IHI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 Inra. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Institut Fraunhofer . . 12, 18 Institut national de l’énergie solaire (Ines) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Institut national de la recherche agronomique (Inra). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32, 36 Institut national de recherche en informatique et automatique (Inria) . . . . . . . . . 16 Instn (Institut national des sciences et techniques nucléaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81

Irsn (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire). . . . 81 Isio . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 iSuppli. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 ccJ Jungheinrich . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

ccQ Q-Cells . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 ccR RATP . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Renault . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Rockwell Automation . . . . . . 44 ccS

ccK Kellogs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 Kion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Konica Minolta . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40

Saint-Gobain . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 90 Salomon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 SAP. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Schneider Electric. . . . . . . . . . . . . . 90 Sennheiser Electronic . . . . . . 12

ccL L’Oréal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10, 30

Sharp . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14, 18

L4 3PL. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Laboratoire central des ponts et chaussées . . 40

Sidekick. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Lesieur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 Leti (Laboratoire d’électronique des technologies de l’information, CEA) . . . . . . . . . . . . 78

Snecma . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

SNCF . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Sofinnova. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Solvay . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 SPSI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 Still . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

ccM Medtronic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94 Météo France . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83 Mettler Toledo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 Microsoft . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 MIT. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Montparnasse 56. . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

Suntech . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Supélec . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Symop (syndic at des entreprises de technologies de production) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 ccT T-Mobil . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

ccN Nacco . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Nasa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Nestlé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30 Nissan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

Tate & Lyle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26, 32 Taylormade. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Technic Automation . . . . . . . . . 44 Thales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10 Thomson . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Toyota . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54

ccO Observatoire de Paris. . . . . . . . . . 8 Onet Technologies

Simbelie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44

...........

81

Orange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10, 49 Oseo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 Osram . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 Otico . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44 ccP Panasonic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 ParisTech . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 Photowatt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78 Phytopharm . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Prodware. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50 PSA. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8, 86 PV Alliance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 78

ccU UBS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Unilever . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 Université Joseph Fourier de Grenoble . . . . . . . . . . 81 Université Paris-Sud 11 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 81 ccV Verizon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49 ccY Yale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54 Yamaha . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 Yamaha Motor . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19


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Surfez en photos avec l’hydroptère.

Préparez-vous à la Star Academy avec le robot chanteur de Yamaha.

LE BLOC-NOTES DE LA RÉDACTION RÉSISTANCE. Bousculés par l’arrivée de supports de lecture comme

CARTON

ROUGE

LUMINEUX. Pendant dix jours, la tour Montparnasse s’est transformée… en détecteur de rayons cosmiques !

Un télescope à muons a été installé à son sommet. Et un spectaculaire faisceau laser de 5 W a été émis depuis l’observatoire de Paris vers le haut édifice à chaque capture de particules cosmiques. L’expérience s’est déroulée à l’occasion de la semaine européenne de l’astroparticule par l’IN2P3-CNRS avec la participation du CEA, de l’observatoire de Paris, Montparnasse 56 et Cinaps TV. cm

MEZZO-SOPRANO.

Jusqu’où iront les robots ? Ils marchent, courent,

surveillent, réceptionnent, lisent les e-mails, jouent au théâtre, participent à des tournois sportifs… et Yamaha vient de leur ajouter une corde à leur arc: la chanson. Son nouveau robot interprète sans fausses notes des tubes grâce au logiciel de synthèse vocale Vocaloid qui transforme des paroles et notes composées sur ordinateur en chant. Et pour donner du réalisme à la démonstration, le japonais synchronise l’interprétation vocale avec les mouvements de tête et l’expression du visage. Le résultat est bluffant! cm

DANS LES NUAGES, LE CLOUD COMPUTING?

Ce concept de service informatique, vanté par des géants tels IBM, Microsoft, Google et d’autres, connaît son premier grand couac. Aux États-Unis, des milliers de détenteurs du téléphone mobile Sidekick ont perdu leurs données personnelles (contacts, calendrier…). La cause? Une panne matérielle sur les serveurs de bases de données de Microsoft. Distribué par l’opérateur T-Mobil, le Sidekick présente en effet la particularité de stocker les données personnelles sur le réseau. Une perte de données agaçante mais pas trop grave dans la sphère privée… Mais qu’en serait-il dans le cas d’une entreprise?

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N°916ccNOVEMBRE 2009

GÉANT !

L’écran d’affichage public aux Oled de 155 pouces (près de 4 mètres de diagonale) que vient de dévoiler Mitsubishi, au Japon. Les traditionnelles LED, équipant ce type d’afficheurs, présents dans les gares, stades et autres espaces publics, sont remplacées par des Oled dotées d’un pas de 3 mm. À la clé, une réduction des coûts et une flexibilité plus grande dans l’utilisation. Seul défaut : la durée de vie encore insuffisante, liée au vieillissement rapide des Oled. cm

P. BLONDÉ / CNRS ; D.R.

le Kindle d’Amazon ou le développement rapide de bibliothèques en ligne comme Google Books, leséditeurssontloind’abjurerleur foi dans les ouvrages papier. Le monde de l’édition semble même en passe de réinventer l’usage du livre. Jacques Attali s’y est essayé le premier, avec l’aide d’Orange et des éditions Laffont, en tentant de rendre interactif le contenu de son dernier opus Le sens du monde, via des codes-barres 2D. Mais la palme revient à Nathan avec la nouvelle édition de Dokéo, sonlivreexpliquantdemanièreludique les dessous de technologies courantes. L’éditeur pour enfants a en effet « augmenté la réalité » de son encyclopédie didactique et viUn livre d’images suelle en proposant au lecteur de en 3D pour les enfants plonger dans le fonctionnement sages. de 13 technologies grâce à une application développée par le français Total Immersion dite réalité augmentée. Il suffit de réunir le livre, une webcam et un ordinateur sur lequel on aura préalablement chargé le logiciel (www.dokeo-commentcamarche. com) pour découvrir dans une animation 3D les secrets de fonctionnement d’un hors-bord, d’un synthétiseur ou d’un ordinateur portable. Qui a dit que les livres étaient morts? cm

Pour lutter contre les particules cosmiques. Et les extra-terrestres ?


LA PENSÉE DU MOIS La phrase la plus excitante à entendre en science, celle qui annonce de nouvelles découvertes, n’est pas “Eurêka” (j’ai trouvé !), mais plutôt “Tiens, c’est marrant…” Isaac Asimov, auteur de science-fiction

WEB

REVUE ORIGAMI. On savait déjà

que les ingénieurs avaient le don de se plier en quatre pour développer de nouveaux produits…

Ce que l’on sait moins c’est que certains aiment aussi utiliser l’art du pliage – l’origami – pour mettre au point leurs prototypes. La Nasa a déjà utilisé la techno origami pour développer le pliage complexe L’art du pliage de panneaux solaires sur les satellites pour déboucher que l’agence envoie en orbite. Et une start-up les artères. a mis à profit cette technique pour assurer le déploiement d’un stent dans les artères humaines. Plier, c’est développer ! cm

L’hydroptère dans sa course vers les nuages…

A. PILPRE ; ROWENA ; D.R.

MUTANT. Ce bateau ne flotte pas… il vole !

Et il vient de franchir le mur du son des navires à voile : la barre des 50 nœuds. Cet étrange poisson volant, baptisé hydroptère, a pris son envol au large de Marseille début septembre pour atteindre la vitesse de 55 nœuds (103 km/h) en pointe… devenant ainsi le voilier le plus rapide du monde. Développé depuis trois ans par Alain Thébault et son équipe – notamment huit ingénieurs aéronautiques à la retraite –, l’esquif bénéficie du savoir-faire de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). L’université helvétique apporte son concours dans des domaines de pointe tels que l’aérohydrodynamique, les matériaux composites, le comportement structurel et la simulation. Prochain défi : maîtriser cette vitesse pour battre les records sur longue distance. cm

cc FABRICE FROSSARD

Pensées à la carte

Faire une carte de ses idées, il fallait y penser. D’autant que c’est très simple : « Le principe d’une carte heuristique est de mettre le thème principal au centre de la feuille en le représentant par un mot ou un dessin puis, à partir de là, développer des branches comportant les idées forces se rapportant aux thèmes. » Vous pouvez lire l’article entier sur : http://bit.ly/1s96OT. Élaborée par le psychologue Tony Busan (http://bit.ly/3rWv8Z), la cartographie mentale met en œuvre cerveau droit et cerveau gauche, soit, pour faire vite, le côté intellectuel et le côté créatif, QI et QE (quotient émotionnel). Jusque-là, peu de rapport avec Internet. Une nappe ou une feuille blanche et votre cerveau suffisent à dessiner des cartes, parfois très jolies. Sauf que l’informatique et les réseaux sont passés par là et les plates-formes pour utiliser ces outils de mindmapping font florès. Libres ou payantes, on peut citer parmi les plus connues : Mindmanager (http://bit.ly/2p6vXK), largement utilisée dans les grandes entreprises telles que PSA ou Daimler entre autres ; la solution gratuite sur Internet Mindmeister, (http://www.mindmeister.com/), Mindomo (voir la démo sur http://bit.ly/3uWU6F). Pour un recensement complet des outils, vous pouvez jeter un clic sur le wiki de InformationTamers.com : http://bit.ly/2BBIq2. Les usages des cartes heuristiques sont aussi nombreux que leurs utilisateurs. Gestion de projet, to-do-list, veille, brainstorming, conception de produit, aide à la décision, documentation (reportez-vous à l’exemple PSA dans l’article sur usinenouvelle.com)… et d’autres à inventer. De nombreux blogs sont consacrés à ces usages, en particulier, pour les plus reconnus, celui de Philippe Boukobza (http://www.heuristiquement. com/), de l’ingénieur Alberto Martinez (http:// mindmappingeverywhere.blogspot.com/) ou encore http://www.serialmapper.com/. Pour avoir une vision synthétique des usages, la carte de synthèse sur le mindmapping par Serge Ariès (http://www.mindomo. com) est aussi un bon départ. ffrossard@industrie-technologies.fr

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TENDANCES

MARQUEUR DE MATURITÉ IT

RECHERCHE

DÉVELOPPEMENT

PRODUCTION

Grâce à cet indicateur, repérez le stade de développement des innovations que nous avons sélectionnées.

Informatique Les jeux vidéo se prennent au sérieux Formation, apprentissage, communication, sensibilisation, entraînement… Sous le nom de serious games, les jeux vidéo trouvent en entreprise des finalités professionnelles variées. Encore à l’état de balbutiement, ce concept d’e-learning attend son industrialisation pour toucher le plus grand nombre.

E

cc Les

jeunes sont réceptifs à ce genre d’outil

Le phénomène, qui a démarré aux ÉtatsUnis au début des années 2000, notamment chez les militaires pour des missions de simulation et d’entraînement, se développe aujourd’hui sous le vocable de serious games c’est-à-dire jeux sérieux. En France, il décolle tout juste, même si les applications fleurissent depuis deux ans. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État au numérique, en fait un des axes stratégiques de développement numérique aux côtés du haut débit mutualisé et du Web 2.0. Les pouvoirs publics soutiennent l’émergence de ce secteur en allouant une aide de 20 millions d’euros à 48 projets sélectionnés à la suite de l’appel à projets lancé l’été dernier. Parmi eux figurent Bus Training Game, une application de formation virtuelle des agents de la RATP à la conduite de bus en milieu urbain dense, Manège, un jeu en ligne visant à familiariser les agents EdF avec le marché de l’électricité, GeDriver, un

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simulateur de conduite écologique des voitures pour Renault, ou encore Gambits, un outil de gestion de crise dans le domaine maritime pour DCNS. Pourquoi cet engouement ? D’abord parce que la génération de jeunes qui arrivent en entreprise est réceptive à ce type d’outil, dérivés d’un univers numérique qui leur est familier. Ensuite, parce qu’en combinant les aspects ludiques, l’interactivité, le réalisme, le mode de narration et les capacités d’immersion des jeux vidéo, l’apprentissage devient plus naturel. Enfin, l’efficacité économique par rapport à la formation traditionnelle en salle de cours constitue un argument de poids. Sans compter la flexibilité d’usage. « Sans se déplacer, l’utilisateur peut jouer pour se former, en local ou en ligne et sur tout type d’écran : PC de bureau, PC domestique et même l’i-Phone. Et demain sur d’autres smartphones du marché », prédit Julien Villedieu, délégué général du Syndicat national du jeu vidéo (SNJV). Certains jeux sérieux ressemblent aux simulateurs traditionnels rencontrés dans l’automobile, l’aéronautique ou le militaire. Mais ils s’en distinguent fondamentalement par

leur côté ludique et interactif, tout étant plus légers et moins chers. cc Industrialiser

le concept en créant des modules génériques

Pour l’industrie des jeux vidéo, en butte à un marché traditionnel en crise, ce développement offre une chance inouïe de diversification. On n’en est qu’au début. Selon le SNJV, les jeux sérieux représentent aujourd’hui un marché de 10 millions d’euros en France, contre 2,2 milliards d’euros pour les jeux vidéo. « Mais le poten-

D.R.

t si la formation par ordinateur devenait un simple jeu vidéo! Cet usage d’une technologie de loisir à des fins utilitaires apparaît aujourd’hui comme une pratique prometteuse dans l’univers professionnel. De BNP Paribas à Orange, en passant par Axa, Renault, Thales ou L’Oréal, les grandes entreprises s’approprient ce nouvel outil d’e-learning. Formation, apprentissage, entraînement, communication, sensibilisation… Les finalités métiers sont variées. Elles ne semblent limitées que par l’imagination.


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Testez nos jeux préférés.

TENDANCES

Dans la peau d’un chef de chantier

Fonderie BMW allège sa facture écologique

3D Réseaux a été développé par l’éditeur lyonnais B2B Games pour la fédération de travaux publics Rhône-Alpes. Coût de développement Environ 40 000 euros.

Application Sensibiliser le personnel des travaux publics et les jeunes en formation sur les risques des travaux à proximité des réseaux enterrés. Technologie de visualisation Le moteur d’affichage 3D en temps réel HellHeaven créé par le studio français Persistant Studios pour les simulateurs, jeux vidéo et jeux sérieux. Mode d’immersion

D.R.

L’utilisateur plonge dans un chantier virtuel en incarnant les différents rôles impliqués, de l’homme au sol jusqu’au chef du chantier, en passant par le conducteur d’engin.

tiel est énorme. La plupart des applications restent à inventer », estime Julien Villedieu. Réservées aux grandes entreprises et aux collectivités locales, elles sont développées à façon, ce qui explique leur coût élevé. « Un jeu en ligne avec un moteur d’affichage en technologie Flash démarre à 15000 euros. Mais une application fonctionnant en local avec un affichage 3D en temps réel, atteint 300000 euros », confie Yves Santelli, PDG de B2B Games, éditeur du jeu 3D Réseaux pour la fédération des travaux publics Rhone-Alpes.

Pour élargir la diffusion de cette technologie et toucher les PME-PMI, il faudrait réduire les coûts. « Tout l’enjeu est d’industrialiser le concept en développant des modules génériques à partir desquels il sera possible de réaliser des applications personnalisées », estime Ludovic Noël, directeur général du pôle de compétitivité Imaginov, organiseur de l’événement Serious Games Sessions le 9 décembre 2009 à Lyon. cm

La fonderie de Landshut produit aujourd’hui environ 1,8 million de pièces moulées en aluminium et magnésium par an.

La fonderie d’alliages légers, dédiée aux pièces moteurs du groupe BMW, innove ! Basée à Landshut, elle va

adopter une méthode de production plus écologique en utilisant, à la place des liants organiques traditionnels, des liants inorganiques à base d’eau-silicates alcalins solubles (un mélange d’eau et de sable à base de silice). L’usine devrait ainsi réduire ses résidus de combustion de 98 %. Lorsque l’on sait que le site consomme quelque 120 tonnes de sable par jour (recyclé à 90 %) pour couler ses éléments de moteur, l’économie est loin d’être négligeable. Cette solution technologique a été entièrement développée sur le site de Landshut, y compris le logiciel de simulation numérique qui a permis de la mettre au point. Le nouveau procédé, qui devrait être adopté dans d’autres fonderies du groupe, permettra de réaliser des gains à tous les niveaux. Le refroidissement étant plus rapide l’énergie consommée s’en trouve réduite. La productivité grimpe, elle, de 10 %. Quand aux coûts de maintenance, ils seraient divisés par deux. cm

cc RIDHA LOUKIL rloukil@industrie-technologies.com

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TENDANCES

Mesure Des capteurs de niveau ultraprécis et flexibles

Le français SPSI a mis au point des capteurs de niveau basés sur la technologie capacitive de ses capteurs d’humidité. Ils se distinguent par leur haute précision et leur souplesse. Ils intéressent tout particulièrement l’automobile et l’aéronautique mais aussi d’autres secteurs comme l’agroalimentaire, les poudres ou les liquides. Leur flexibilité et leur finesse en font un dispositif facile à introduire dans n’importe quel conduit étroit. cm

Électronique grand public Les enceintes acoustiques se font oublier

Elles sont invisibles. Mais tout aussi audibles et puissantes que les grandes enceintes acoustiques traditionnelles. La technologie de reproduction du son développée par l’institut Fraunhofer, en coopération avec Sennheiser Electronic, spécialiste outre-Rhin des accessoires audio, permet de concevoir des enceintes si plates qu’elles peuvent être dissimulées dans les murs, les matériels multimédias et même les meubles. Elle pourrait également trouver des applications chez les professionnels du cinéma, du théâtre et des spectacles. cm

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Informatique Un cube pour naviguer dans les mondes virtuels de leurs déplacements pour mouvoir des objets 3D sur un écran. Tr è s v i t e , i l est l’ambition du projet devient intuinational de recherche tif d’imprimer Care (Cultural experience : des rotations, des Augmented Reality and translations et des Emotion) coordonné par effets de zoom à la société bordelaise l’objet. Au bout de Immersion et financé quelques minuLe CubTile d’Immersion permet de faire bouger par l’ANR, qui s’achèvera avec ses doigts des objets 3D sur un écran. tes, on peut même courant 2010. « Nous se lancer dans les avons eu l’idée de créer un périphérique mouvements combinés. Cette technologie novateur de manipulation intuitive d’objets présentée en février à Imagina est mainte3D à l’écran, en utilisant notre technologie nant au point et sera commercialisée d’ici multi-touch 3D iliGHT, mise au point pour à la fin de l’année. Le CubTile sera proposé notre table tactile », explique Jean-Baptiste de à 9 500 euros avec une offre de lancement à la Rivière, responsable R & D d’Immersion. 6 500 euros. Ce périphérique, le CubTile, est un cube de « Nous n’allons pas nous arrêter en si bon 27 cm de côté dont les cinq faces accessibles chemin », prévient Jean-Baptiste de la Rivière. sont éclairées et filmées de l’intérieur grâce à Nous proposerons bientôt des versions plus une caméra infrarouge. Cela permet de détec- petites, multiples ou combinées à d’autres ter la position des doigts qui viennent effleu- périphériques, qui ne se limiteront plus à la rer les faces, même dans le noir, et de se servir seule manipulation d’images. » cm Comment donner accès à la réalité augmentée au plus grand nombre dans un contexte culturel ? Telle

Électronique Le Nobel pour le capteur d’image CCD Trois lauréats se partagent cette année le prix Nobel en physique : le Hongkongais

Charles Kao pour la découverte en 1966 du procédé de transmission de données sur fibre optique, et les Américains Willard Boyle et George Smith, anciens chercheurs des Bell Labs, pour leur invention en 1969 du capteur d’image CCD (Charge Coupled Device). Alors que la transmission de données par fibre optique a révolutionné les télécommunications et favorisé l’explosion de l’Internet, le capteur CCD est à l’origine de l’imagerie numérique. Il constitue aujourd’hui l’œil électronique des caméras vidéo, copieurs, appareils photo, scanners, lecteurs de codes, endoscopes médicaux, équipements de visioconférence, systèmes de vision industrielle, télescopes… Il se présente comme une puce électronique transformant la lumière en données numériques. Le film argentique, qui équipait nos vieux appareils photos, ne lui a pas résisté. MARQUEUR DE MATURITÉ IT

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Le capteur d’image CCD de Boyle (à gauche) et Smith est à l’origine de toute l’imagerie numérique.

Mais s’il a été inventé outre-Atlantique, c’est surtout en Asie qu’il est fabriqué. Sony détient à lui seul près de la moitié du marché. Enfin, il est de plus en plus concurrencé par le capteur Cmos, moins onéreux et presque aussi performant. cm DÉVELOPPEMENT

PRODUCTION

TOTAL IMMERSION ; SIPA

cc EN BREF

Initiez-vous en vidéo au maniement du CubTile.


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Automobile Recycler le gaz en carburant Un chercheur français récupère le CO2 des gaz d’échappement pour le transformer en CO utilisable comme carburant. Avec, à la clé, une réduction de la consommation et des émissions des moteurs thermiques. Ce procédé peut être étendu aux chaudières.

À

l’heure où tous les constructeurs de moteurs thermiques essaient de limiter les émissions de CO2, c’est peut-être une technologie de la fin du XIXe siècle, le gazogène, qui va venir à leur secours. Mais dans le procédé mis au point par ReCO2, point d’encombrante chaudière à bois ni d’épurateur. Le CO2 est prélevé dans les gaz d’échappement, concentré et transformé en CO (le gaz à l’eau de nos bons vieux gazogènes) dans un catalyseur, et envoyé vers l’admission d’air du moteur, qu’il s’agisse d’une version essence ou diesel. Du coup, la consommation en carburant baisse de 25 % et les émissions de CO2 diminuent de 30 %, alors que la puissance du moteur ne chute que de 3 %. On peut véritablement parler de recyclage de CO2. « Il ne s’agit pas d’un miracle, mais de l’application astucieuse de hautes technologies connues par ailleurs dans le monde

de la pétrochimie », indique Jacques Benzaria, l’inventeur du procédé, ancien chercheur à l’IFP. Après captage d’environ 20 % du flux des gaz sur la ligne d’échappement, la séparation et la concentration du CO2 se font grâce à des membranes en céramique combinant des fibres creuses et des polyimides (polymères thermodurcissables). « En fait, nous pratiquons des choses connues par ailleurs, mais dans un ordre différent. » cc 25 %

de carburant en moins

Le CO2 est ensuite dirigé vers un catalyseur contenant un complexe métallique à base de nickel, placé au niveau des pipes d’échappement du moteur. C’est lui qui, sans autre apport, d’énergie que la chaleur de l’échappement transforme le CO2 en CO. « Le nickel est un métal moins noble que le platine ou le palla-

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dium traditionnellement utilisés pour leurs hautes caractéristiques, mais son moindre coût permet de l’utiliser en plus grande quantité pour compenser son efficacité plus faible », explique Jacques Benzaria. De fait, 500 g de nickel seraient aussi efficaces dans ce procédé que 2 g de palladium. Le CO obtenu est alors dirigé vers l’admission d’air du moteur. Un enrichissement qui permet de réduire de 25 % la quantité de carburant utilisée sans constater une perte notable de puissance du moteur. Des résultats confirmés par les premiers essais menés au Cemagref, qui commencent à intéresser les constructeurs automobiles. Un français et un allemand sont d’ailleurs en pourparlers avec ReCO2 pour débuter des essais dans leurs propres laboratoires. Au-delà du monde de l’automobile, ce sont tous les appareils à combustion qui sont concernés par cette technologie, avec en premier lieu les chaudières à gaz utilisées dans les habitations et dans les usines. cm

DÉVELOPPEMENT

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TENDANCES

Visitez en vidéo la nouvelle usine de Sharp.

Écrans plats LCD et plasma n’ont pas dit leur dernier mot Toujours plus fins, plus performants et plus sobres, les écrans traditionnels LCD et plasma repoussent sans cesse leurs limites. Les derniers progrès s’annoncent fulgurants.

O cc La

technologie LCD devient compatible avec la télé en 3D

Avec sa nouvelle technologie UV2A (Ultraviolet-induced multi-domain Vertical Alignment), Sharp réinvente les écrans LCD. Grâce à un procédé inédit de contrôle par rayonnement UV, les molécules de cristaux liquides s’alignent avec davantage de précision et de rapidité. La précision d’alignement descend au niveau

Les téléviseurs Aquos de Sharp sont dotés d’écrans LCD 60 % plus contrastés et 30 % plus sobres que les précédents.

Sharp ouvre l’usine la plus avancée au monde En octobre dernier, Sharp a ouvert à Sakai, au Japon, une usine de fabrication d’écrans LCD dite de dixième génération, la seule du genre dans le monde. Par rapport aux usines de huitième génération, qui étaient jusqu’ici les plus avancées, elle utilise une glace-mère (panneau de verre) de 2,88x3,13 m, soit 60% plus grande. De quoi découper huit écrans de 52 pouces, contre six en huitième génération. La production actuelle de 36000 panneaux par mois sera portée à terme à 72000 panneaux par mois. Cette usine de 3,2 milliards de dollars,

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cofinancée à 33,3% par Sony, ne fait pas que doper la productivité. Elle pousse l’intégration verticale à un niveau sans précédent, avec l’installation sur le même site des fournisseurs clés (panneaux de verre, filtres couleurs, électricité…). L’ensemble représente à terme un complexe industriel de 10 milliards de dollars. Recyclage de l’eau, traitement des déchets… L’usine se situe enfin à l’avant-garde de l’environnement, avecégalement l’utilisation de 100000 lampes LED pour l’éclairage intérieur et des panneaux solaires sur le toit fournissant 18 MW d’électricité.

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du picomètre (1 000 fois plus petit que le nanomètre), ce qui fait entrer les écrans LCD dans l’ère des picotechnologies. Les progrès affichés sont fulgurants : un taux de contraste de 5 000 :1 en augmentation de 60 % par rapport à l’ancienne technologie ASV (Advanced Super View) et une consommation de courant en baisse de 30 %. Cette technologie ne fait pas que booster la qualité de l’image. Elle améliore aussi le temps de réponse. Sharp ne dévoile pas le chiffre mais affirme que l’avancée sur ce point est significative, au point de rendre la technologie LCD compatible avec la future télévision 3D qui nécessite un rafraîchissement rapide d’image jusqu’à 240 Hz. Enfin, la précision d’alignement élimine les fuites de lumière sur les parties noires de l’écran, ce qui explique la hausse du contraste et l’économie d’énergie. Cette technologie équipe la nouvelle gamme LX de téléviseurs Aquos de Sharp qui sera commercialisée au Japon à partir de novembre 2009. De son côté, Panasonic, qui avec sa technologie NeoPDP a doublé le rendement lumineux de ses écrans plasma par rapport à 2007, a franchi une nouvelle étape en présentant NeoPDP Eco, une évolution offrant 50 % d’amélioration supplémentaire. Les écrans bénéficiant de cette avancée seront donc trois fois plus efficaces que ceux introduits en 2007. Ce gain sera-t-il exploité pour augmenter la luminosité ou réduire la consommation de courant ? Panasonic n’a pas encore tranché. La réduction de la consommation offrirait l’avantage de mettre le plasma au niveau des écrans LCD. Cette technologie pourrait arriver sur le marché en 2010. cm cc RIDHA LOUKIL rloukil@industrie-technologies.com

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PRODUCTION

D. R.

n parle beaucoup de la technologie Oled comme la prochaine révolution dans les écrans de télévision. Mais les technologies actuelles d’écrans plats sont loin d’avoir dit leur dernier mot. Le dernier Ceatec, le grand salon de l’électronique au Japon, qui a eu lieu en octobre, le démontre.


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Observez les robots de Nissan en vidéo.

TENDANCES

Informatique Le traitement d’images au secours de la mécanique des fluides

L’Inria et le Cémagref de Rennes viennent de créer une unité de recherche dont les travaux visent à améliorer les techniques d’évaluation et de mesure des écoulements de fluides. L’équipe développe des méthodes d’analyse par traitement d’images en séquence. Elle cherche aussi des modèles et des outils opérationnels pour extraire des éléments caractéristiques de l’écoulement à des fins de contrôle, d’inspection ou d’analyse. cm

Automobile Pour son système anticollision, Nissan s’inspire des poissons Le constructeur automobile japonais illustre son concept dans une démonstration impliquant cinq robots. Les engins

autonomes évoluent sur la même piste sans jamais se toucher. Le procédé peut s’appliquer à sept robots, précise Toshiyuki Andou, directeur du projet au centre de technologie avancé de Nissan, près de Tokyo. Les poissons sont connus pour leur capacité à nager en banc de plusieurs milliers d’individus et ce, sans affecter leur rythme de locomotion ni provoquer des collisions. Le système d’évitement mis en œuvre repose sur une communication rapide entre les individus et une perception à 320 degrés de l’environnement aux alentours de chacun. Les chercheurs de Nissan ont réussi à reproduire ce 6e sens sur des robots. Chacun est

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équipé d’un système de détection au laser couvrant un champ de 320 degrés et d’un mode de communication sans fil ultrarapide au standard UWB (Ultra Wide Band). Les engins peuvent L’un des cinq robots ainsi s’informer de Nissan qui se déplace en évitant de leurs positions les quatre autres. relatives et coordonner leurs mouvements afin d’éviter les collisions. Ce système pourrait être déployé sur les véhicules électriques de Nissan dans cinq ans. cm PRODUCTION

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cc EN BREF


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Consultez l’intégralité du baromètre d’Alma Consulting.

TENDANCES

LE BAROMÈTRE R&D

LE SECTEUR PRIVÉ A ENCORE DE LA RESSOURCE !

La crise vous incite-t-elle à investir encore plus dans vos projets R & D ? Non, au contraire : 22,5 %

Oui : 31,4 % La crise n’a pas Non : 3,4 % complètement paralysé la R&D des entreprises françaises. Selon le dernier baromètre de l’innovation du cabinet de conseil Alma Consulting, un tiers d’entre elles assurent qu’elles vont augmenter Sans effet : 42,7 % leurs investissements. SOURCE : ALMA CONSULTING Et les autres pensent lancer un nouveau projet dans les six mois. Soixante pour cent d’entre elles font appel aux financements publics. Sur le plan national, Oséo est incontournable: un tiers des entreprises font appel à ses services. Au niveau européen, c’est le 7e PCRD qui alimente la pompe.

Énergie Le renouvelable compétitif dans dix ans

Finance Le capital-risque français investit toujours

COÛT DE PRODUCTION DU KWH ÉLECTRIQUE EN 2009 ET À L’HORIZON 2020 (en cents américains) 2009

2020 / 2030

Solaire à concentration

15 à 40

4 à 10

Photovoltaïque

25 à 80

6 à 25

Éolien

4 à 15

3à8

Charbon

3,5 à 6

4 à 5,5

4à7

5à8

Gaz

SOURCE : UBS

À l’horizon 2020 au mieux, le prix du kilowattheure issu des énergies renouvelables devrait avoisiner celui du charbon et du gaz, selon UBS. La hausse des volumes faisant chuter le coût des technologies solaires. Plus compétitives que le photovoltaïque, les solutions à concentration vont croître de 35 % par an en capacité mondiale de production. Quasi nulle aujourd’hui (0,5 GW), celle-ci atteindra 20 GW en 2020.

En baisse par rapport à la fin 2008, les montants investis par les capitauxrisqueurs français sont en hausse sur un an de 7%. Selon Chausson Finance, le secteur reste donc solide malgré la crise. Avec 51 millions d’euros investis et 24 opérations réalisées, Sofinnova est une fois de plus l’investisseur le plus actif. La santé est le secteur le plus attractif puisqu’il draine 30% des fonds. Les domaines des logiciels et de l’Internet arrivent en deuxième position avec 17% des fonds chacun. Montant investi par semestre par les sociétés françaises de capital-risque 1er semestre 2009

503 millions d’euros

2e semestre 2008

556 millions d’euros

1 semestre 2008

470 millions d’euros

2 semestre 2007

563 millions d’euros

1er semestre 2007

397 millions d’euros

er e

2 semestre 2006 e

441 millions d’euros SOURCE : CHAUSSON FINANCE

Électronique Les ventes de téléviseurs Oled vont exploser

Selon le cabinet d’étude iSuppli, le marché des téléviseurs Oled devrait être multiplié par près de 200 en valeur d’ici à 2015, faisant de la télévision la première application de cette nouvelle technologie d’écran, loin devant les terminaux portables qui constituent aujourd’hui son principal débouché. Malgré cette explosion, les Oled n’occuperont qu’une place marginale sur le marché de la télévision. Ainsi, il s’en vendrait moins d’un million de pièces en 2013, contre plus de 230 millions de postes LCD la même année. PRÉVISIONS DES VENTES DE TÉLÉVISEURS OLED En volume 4 700 (en milliers d’unités)

850 25 2009 2013 En valeur (en millions de dollars)

10 2009

2015 1 800

400 2013

2015

SOURCE : ISUPPLI

LE CHIFFRE

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MILLIARDS D’EUROS

(et 172 millions), c’est la somme que la France consacrera à l’enseignement supérieur et à la recherche en 2010. C’est l’un des tout premiers budgets de l’État et c’est surtout l’un des rares à voir son budget progresser. Le gouvernement a consenti un effort supplémentaire de 1,8 milliard d’euros. Cette somme servira prioritairement à rénover les universités et à revaloriser les rémunérations des chercheurs.

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Les défis technologiques du réacteur du futur.

TENDANCES

Éclairage La vitre devient source lumineuse

La tuile d’éclairage Oled d’Osram peut couvrir des vitres sans altérer leur transparence.

Et si les vitres des fenêtres et des tours se transformaient en sources d’éclairage? L’idée pourrait bientôt devenir réalité. Osram vient en effet de mettre au point une tuile d’éclairage Oled transparente de 17x17 cm. Aussi fine qu’un film plastique (épaisseur de 300 à 700 µm), elle peut couvrir des vitres sans altérer leur transparence. Le spécialiste allemand de l’éclairage travaille au développement d’une tuile de 1 m² en 2011. cm

Télécoms Nouveau record de transmission optique

Les scientifiques des Bell Labs, l’unité de recherche d’AlcatelLucent, ont réussi la transmission d’un flux d’information de 15,5 Tbit/s sur une distance de 7 000 km. Cette expérience comprend l’envoi de l’équivalent de 400 DVD par seconde entre Paris et Chicago, soit dix fois la capacité des câbles sous-marins commerciaux les plus performants d’aujourd’hui. Ce résultat est obtenu en répartissant la transmission dans la même fibre optique sur 155 ondes lumineuses simultanées à 100 Gbit/s chacune. cm

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Internet mobile 70 projets aidés par les pouvoirs publics

L’appel à projets « Proxima Mobile » vient de sélectionner 70 projets parmi 250 dossiers déposés par les entreprises dans différents domaines : santé, éducation, handicap, emploi, consommation, culture, etc. Ils bénéficieront d’une aide publique de 10 millions d’euros dans le cadre du volet numérique du plan de relance, consacré aux applications et aux usages innovants d’Internet. Lancé par Nathalie KosciuskoMorizet, la secrétaire d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique, en juillet dernier, cet appel à projets vise le développement de portails de services gratuits et accessibles depuis les téléphones mobiles. cm

Énergie Un rendement de 35,8 % pour une cellule photovoltaïque

Sharp a annoncé un rendement de 35,8 %, en laboratoire pour une cellule photovoltaïque à triple jonction. Le fabricant japonais explique cette performance par un nouveau procédé de fabrication de la couche inférieure. Elle est composée d’arséniure d’indium et de gallium, et non de germanium comme les solutions standard. Sharp avait atteint un précédent record de 31,5 % en 2003. cm

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Énergie Le CEA cherche de nouveaux combustibles nucléaires Quels combustibles alimenteront les centrales nucléaires après 2040 ? Dans son centre de Cadarache

(Bouches-du-Rhône), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) a deux candidats en lice. Pour remplacer l’oxyde d’uranium, qui alimente les réacteurs actuels, ses chercheurs travaillent sur le carbure d’uranium et le nitrure d’uranium. Meilleurs conducteurs de chaleur, ces deux matériaux pourraient être utilisés à des puissances plus élevées que l’actuel combustible. Ils fourniraient alors plus d’énergie. Avant de quantifier leurs performances, il faudra maîtriser leur comportement sous irradiations. À Cadarache, le CEA les soumet donc à des sollicitations thermiques, mécaniques et neutroniques extrêmes. Dans des cellules isolées par un mètre de béton, ces combustibles radioactifs sont chauffés par induction jusqu’à 2 800 °C, puis examinés à l’échelle du micron. Le CEA analyse aussi les gaz émis lors de l’opération. Dans un réacteur de centrale nucléaire, le risque serait de créer, avec ces gaz, une surpression endommageant l’installation. Pour connaître le matériau lauréat, il faudra être patient. Le CEA estime à vingt ans le délai nécessaire pour qualifier entièrement un combustible nucléaire. cm

Automobile Le plein de votre batterie à la pompe L’institut Fraunhofer de technologie chimique veut mettre au point une batterie pour voiture électrique… rechargeable à la pompe en quelques minutes. La solution

du laboratoire allemand repose sur deux électrolytes liquides. Contenant des ions métalliques, ils créent un courant en circulant à travers des électrodes poreuses en graphite. Quand la batterie est déchargée, l’idée est de vider ses électrolytes liquides, puis de la remplir à la pompe d’une station-service. Jusqu’à présent, l’autonomie permise par une telle technologie était limitée à 25 km. Les chercheurs assurent aujourd’hui pouvoir dépasser les 100 km. Un premier prototype de voiture a été mis au point. Mais ce n’est encore qu’un modèle réduit à l’échelle 1/5. cm

MARQUEUR DE MATURITÉ IT

La batterie pour véhicule électrique développée par les chercheurs de l’institut Fraunhofer permet une autonomie de plus de 100 km. Ici, le premier prototype de voiture à l’échelle 1/5.

RECHERCHE

DÉVELOPPEMENT

PRODUCTION

FRANHOFER ; D.R.

cc EN BREF


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TENDANCES

Communication Le Wi-Fi dépasse les bornes

cc EN BREF

Environnement Dessaler l’eau à la demande

Grâce au Wi-Fi Direct, les terminaux pourront communiquer directement en mode pair à pair, sans passer par une borne Wi-Fi.

La technologie de communication sans fil Wi-Fi se libère des réseaux. Avec la spécification Wi-Fi Direct, qui vient

d’être fixée de façon définitive par l’alliance Wi-Fi, les terminaux qui en seront équipés pourront communiquer directement entre eux en mode pair à pair, sans passer par un point d’accès fixe, c’est-à-dire une borne Wi-Fi. PC portables, imprimantes, téléphones mobiles, appareils photo et autres appareils pourront dialoguer sans se connecter nécessairement à un réseau Wi-Fi domestique, professionnel ou public. Les produits bénéficiant de cette fonctionnalité sont attendus à partir de mars 2010. Avec cette évolution, le Wi-Fi entre en concurrence frontale avec une autre technologie sans fil : la version 3.0 du Bluetooth. cm MARQUEUR DE MATURITÉ IT

RECHERCHE

seront alimentés par des batteries Li-ion d’une capacité de 5000 kWh assurant une autonomie d’environ 120 km. cm

L’université israélienne de Bar-Ilan développe un procédé sélectif de désalinisation et de purification de l’eau salée. Des électrodes nanoporeuses en carbone sont utilisées pour absorber les impuretés chargées électriquement. Les chercheurs veulent contrôler les ions restant dans l’eau en ajustant les dimensions des pores. L’objectif est de pouvoir, à la demande, conserver des alcalins bénéfiques pour le métabolisme humain, comme le calcium ou le magnésium. cm

Transports Le vélo s’adapte au rythme cardiaque

Avec le PAS-er, le rythme cardiaque du cycliste sera limité à 120 BPM.

Le PAS-er, le vélo électrique présenté au Japon par Yamaha Motor, ajuste en permanence la puissance du moteur de façon à limiter votre effort physique. Pour cela, il contrôle votre rythme cardiaque à l’aide d’un capteur disposé sur le poignet droit du guidon. L’assistance électrique est adaptée de manière à ce que le nombre de battements par minute reste compris entre 110 et 120. cm

Transports Un premier ferry électrique en 2015

Le japonais IHI prévoit de construire le premier ferry à propulsion électrique. D’une capacité de 800 passagers, ce bâtiment de 30 m de long devrait entrer en service en 2015. Ses deux moteurs électriques de 400 kW chacun DÉVELOPPEMENT

PRODUCTION

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TENDANCES

LE KIOSQUE Q

Jeux vidéo Les prix Nobel, c’est ludique ! Votre culture générale est défaillante en matière de prix Nobel ? La fondation Nobel

vous propose sur son site toute une série de jeux éducatifs pour découvrir les différents lauréats de ses prix de médecine, de physique, de chimie, de littérature ou de la paix. De petites animations vous permettent d’appréhender facilement les découvertes scientifiques qui ont permis à ces chercheurs de décrocher le prestigieux prix... en vous donnant la possibilité, pour certaines d’entre elles, de rejouer l’expérience menée en son temps par le nobelisé. Vous pourrez ainsi vous initier aux secrets du laser, prendre soin d’un chien diabétique pour comprendre les effets de l’insuline ou vous promenez dans la « rue des polymères » pour découvrir toutes les applications de cet incroyable matériau. c cRÉFÉRENCES : http://nobelprize.org/educational_games/

HTA / BT, PID, MES...

...nous utilisons le même langage. R

éseau européen d’entreprises, Actemium participe à l’optimisation de votre outil de production en :

• électricité - de l’ingénierie à l’intégration • automatismes et informatique industrielle • instrumentation • mécanique

Presse Nouvel horizon énergétique

Une trouvaille modifiera

peut-être la donne énergétique du xxie siècle. Un article de Technology Review le suggère. Le magazine analyse les conséquences de la présence d’immenses réserves de gaz naturel dans l’est des états-Unis. Elles seraient suffisantes pour permettre au pays de se passer de charbon, pour la production d’électricité, pendant cinquante ans. Au passage, cette substitution réduirait largement son bilan CO2. De là à remettre en cause le développement des énergies renouvelables ? Tout n’est pas si simple. L’enquête examine les forces en présence. c cRÉFÉRENCES : Technology Review, novembre/décembre 2009, www.technologyreview .com/energy/23694/

Presse Le plan pour sauver General Motors

Le traitement de choc du « docteur » Fritz Henderson pour faire d’un centenaire un fringant

constructeur… Cela aurait pu être le titre du dossier que Fortune consacre à General Motors et à son nouveau patron (Fritz Henderson) dans son édition d’octobre. En une dizaine de pages, le magazine américain nous livre les recettes que le PDG et ses huit acolytes entendent mettre en œuvre pour sauver le soldat GM. à en croire le reportage mené dans l’usine de Detroit qui assemblera la Chevrolet Volt (la première plug-in hybride du constructeur), le pari est loin d’être gagné. c cRÉFÉRENCES : Fortune, « Can GM survive? », 12 octobre 2009

Actemium, solutions pour l’industrie

BONUS c

Des explications sur les recherches des lauréats 2009, ainsi que leurs discours et interviews sur http://nobelprize.org

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Une sélection d’événements dans notre rubrique Agenda.

L’AGENDA

LE RENDEZ-VOUS

Ce rendez-vous international s’intéresse aux outils et méthodologies de conception des composants mécaniques vis-à-vis de la fatigue.

La 5e édition du Prit (Paris Region Innovation Tour), organisée à l’initiative des sept pôles de compétitivité d’Îlede-France, offre l’occasion de rencontrer tout l’écosystème européen de recherche structuré en clusters. L’événement sera marqué par l’usine à innovations, un espace exposant les dernières innovations des pôles de compétitivité franciliens dans cinq domaines: environnement, santé, ville et mobilité, vie numérique et finance. cm

30/11

Appel à idées Projets innovants dans le végétal

CETIM

Vegepolys, le pôle de compétitivité du végétal de la région Pays de la Loire, lance son premier appel à idées de projets innovants : « Le tremplin de vos idées ». Innovation variétale, protection des plantes, valorisation des propriétés de santé et bien-être des plantes, méthode de production, supports de culture… Les idées retenues bénéficieront d’un accompagnement dans le montage du projet et la recherche de partenaires industriels, technologiques et financiers. cm ccDélai : 30 novembre 2009 www.call-vegepolys.eu

25/11

Le Cetim présentera les outils de conception les plus récents.

Conférence Fatigue Design

30/11

Conférence Les innovations des pôles de compétitivité

ccLe 30 novembre 2009 Cité des sciences et de l’industrie, Paris www.prit2009.eu

TENDANCES

Pour sa 3e édition, Fatigue Design 2009 détaillera les démarches de conception intégrées des composants mécaniques vis-à-vis de la fatigue, qui permettent à la fois de réduire le temps et les coûts de développement des produits à forte innovation, tout en garantissant une fiabilité maîtrisée. Ces méthodes de dimensionnement prédictives, basées sur une description numérique robuste des champs de contraintes et déformations dans chaque

01/12

Salon Le rendez-vous de l’environnement

Le salon Pollutec est incontournable pour suivre l’actualité des enjeux environnementaux. Énergie, eau, bruit, déchets… Tous les secteurs seront représentés pour faire le point sur les dernières innovations et les réglementations à venir. Cette année, quatre thématiques phares seront abordées : la mobilité, la dépollution des sols, l’efficacité énergétique et la qualité de l’air. Mais toutes les problématiques liées à l’environnement figurent au programme, comme le recyclage, le contrôle mesure ou l’écoconception. cm ccDu 1er au 4 décembre 2009 Parc des expositions de Paris Nord - Villepinte www.pollutec.com

composant, permettent de fixer les choix de conception sans attendre les résultats d’essais sur des prototypes. Mais ces méthodes cherchent également à intégrer de façon couplée la modélisation numérique des pièces et de leurs processus de fabrication, la prévision des tenues en service et la validation expérimentale. Fatigue Design 2009 présentera les démarches et outils de conception les plus récents, grâce à des contributions basées sur des applications industrielles. cm cc25 et 26 novembre Au Cetim à Senlis (Oise) http://www1.cetim.fr/fatiguedesign/

02/12

Salon Moulage : l’automatisation en vedette

Le salon EuroMold – 1 500 exposants et 60 000 visiteurs attendus – met en avant, cette année, l’automatisation des procédés de moulage et de réalisation d’outillages avec un hall complet dédié à cette problématique. Autre nouveauté : la mise en évidence des technologies de thermoformage pour la fabrication de pièces en plastique. Par ailleurs, une place de marché est organisée sur le prototypage et la fabrication rapides. Le pays partenaire de cette édition est la Pologne. cm ccDu 2 au 5 décembre 2009 Centre d’exposition LudwigErhard de Francfort-sur-le-Main, Allemagne www.euromold.com

07/12

Colloque Les matériaux pour l’aérospatial

Le 23e colloque sur les matériaux et structures pour applications aéronautiques et spatiales vise à favoriser les échanges entre le monde universitaire, l’industrie aérospatiale et les chimistes. Matériaux avancés, effets sur l’environnement, procédés innovants, modélisation et simulation, les présentations techniques, toutes en anglais, aborderont le sujet sous tous les angles. L’événement mérite d’autant plus le détour que les innovations dans ce domaine ont souvent vocation à être transférées à d’autres secteurs industriels. cm ccLes 7 et 8 décembre 2009 À l’auditorium Sagem – Paris www.aaaf.asso.fr

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agroalimentaire

La santé passe à table ccPAGE 26

tendance

Courses sur ordonnance ccPAGE 30

r&d

Comment les industriels vont jouer au docteur ccPAGE 32

infographie

Et la vinaigrette devint remède ccPAGE 33

interview

Notre ignorance est totale sur les effets induits

Hervé This, chercheur à l’Inra ccPAGE 36

alicaments

Notre enquête continue sur Internet ccPAGE 38


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EN COUVERTURE

Les secrets des aliments qui soignent Anticholestérol, provitaminés, spécial minceur, protéinés… Nos menus ressembleront de plus en plus, dans les années qui viennent, à des ordonnances. Et nos aliments à des médicaments ! Face à cette tendanSource : Business Insights ce « santé » qui touche tous les industriels de l’agroalimentaire, Industrie & Technologies a souhaité faire le point pour comprendre comment sont développés ces alicaments, comment ils seront fabriqués et avec quelle matière première… Parmi les nombreux acteurs qui développent des recherches en vue d’améliorer les qualités diététiques et sanitaires des aliments, la fondation Alicia, créée par le célèbre chef espagnol Ferran Adrià, l’une des figures de la cuisine moléculaire.

B. DESRUS / SIPA

APPÉTIT Les industriels des aliments santé se partageront un gâteau de 112,7 milliards d’euros en 2010.

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EN COUVERTURE

Faites le tour du monde des aliments santé grâce à notre carte interactive.

Tendance Courses sur ordonnance Les supermarchés de demain seront-ils plus proches d’une pharmacie que d’une épicerie ? Avec près de 40 000 produits affichant des allégations santé commercialisés chaque année, la frontière se brouille. Si ces aliments devront composer avec une réglementation sourcilleuse, ils n’ont vraisemblablement pas fini d’alimenter les rayons de nos grandes surfaces. Petit tour dans les allées du magasin alimentaire du futur. ccPAR MURIEL DE VÉRICOURT mvericourt@industrie-technologies.com

GÉRONTOLOGIE

NEUROLOGIE Muscler sa mémoire en misant, par exemple, sur le DHA, un acide gras associé au bon fonctionnement du cœur et du cerveau, ou encore favoriser le développement de ses cellules nerveuses… Ces promesses peuvent être alléchantes pour les femmes et les personnes âgées, principaux consommateurs d’aliments porteurs d’allégations santé.

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ESTHÉTIQUE Pour leur ligne, les consommatrices veulent du lourd, des produits allant au-delà des simples allégés, comme des aliments actifs de type brûlegraisse ou coupefaim. La beauté passe aussi par la peau. Oublié le retentissant flop du yaourt Essensis : des ingrédients offrant la promesse d’une belle peau peuvent resurgir, à condition de ne pas occulter la dimension du plaisir gustatif. L’existence d’un joint-venture entre Nestlé et L’Oréal témoigne en tout cas des promesses de la « cosmeto-food ».

À l’image des rayons bébé de nos supermarchés, on verra peut-être apparaître des linéaires dédiés aux personnes âgées. Des produits destinés à lutter contre les effets du vieillissement font en effet une entrée remarquée dans les grandes surfaces. Ils reposent notamment sur des molécules dites antioxydantes, ajoutées aux aliments dans l’espoir qu’elles contrent l’action des radicaux libres impliqués dans le vieillissement cellulaire.


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MÉDECINE GÉNÉRALE Mis en avant à la fois parce qu’ils contribuent à renforcer les défenses naturelles et pour leur rôle de régulateurs du transit, les probiotiques (des micro-organismes), peuvent désormais rester vivants même dans des produits non frais, grâce à la protection qu’offre la microencapsulation. Ils devraient donc se répandre. La logique consistant à associer plusieurs promesses, évocatrices d’une bonne santé générale, a en tout cas de l’avenir.

CARDIOLOGIE Déjà très présents dans les rayons, les produits dédiés à la prévention des maladies cardiovasculaires devraient continuer leur essor avec le vieillissement de la population. Les pistes vont du simple allègement en sel à l’enrichissement en acides gras polyinsaturés (les fameux oméga 3 et 6) ou en stérols d’origine végétale visant à agir directement sur le taux de LDL cholestérol.

RHUMATOLOGIE Outre le calcium et la vitamine D, désormais considérés comme de grands classiques contre l’ostéoporose, les scientifiques s’intéressent à d’autres fortifiants. À l’Inra de Clermont-Ferrand, les chercheurs évaluent, par exemple, le potentiel de certains constituants des végétaux. La glucosamine, un glucide issu notamment du cartilage de poisson, est par ailleurs mise en avant comme une possible alliée contre l’arthrite, car elle contribuerait au bon fonctionnement des articulations.

Remerciements à VR INTELLIGENCE pour l’image de son logiciel VIRTUAL STORE SHOPPER RESEARCH.

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Assaisonnez vous-même la recette santé décrite ci-contre grâce à notre infographie interactive.

R & D Comment les industriels vont jouer au docteur Pour investir le créneau des aliments santé, les professionnels de l’agroalimentaire vont devoir s’approprier les méthodes des pharmaciens. dénicher de nouveaux principes actifs, déterminer une formulation adaptée, monter des études cliniques… toutes ces obligations seront désormais à la base du processus d’innovation des industriels de l’alimentation.

SUCCÈS Plus de 126 000 produits santé ont été lancés depuis 2005.

I

nventer un nouvel aliment santé tient de la résolution d’une équation à plusieurs inconnues. De la formulation à l’industrialisation, les professionnels de l’agroalimentaire doivent réinventer en grande partie la manière de développer leurs produits… s’ils veulent qu’ils portent des allégations comme « bon pour le cœur » ou « fait baisser la pression artérielle ». Et, en la matière, ils ont bien compris qu’ils avaient tout intérêt à s’inspirer des méthodes des laboratoires pharmaceutiques et des sociétés de biotechnologies. cc À

la croisée de l’agroalimentaire et de la pharmacie

Premier défi technologique : la recherche d’ingrédients actifs. Dans ce domaine, on trouve d’ailleurs des entreprises qui se situent réellement à la croisée des mondes de l’agroalimentaire et de la pharmacie. Deux exemples parmi d’autres : la jeune société Biophytis, dont l’installation sur le campus du parc technologique parisien Biocitech a été annoncée mi-octobre, recherche au sein de la biodiversité amazonienne les ingrédients santé de demain. De son côté, la société Greensweet fabrique, à partir d’extraits de stevia, une plante originaire d’Amérique du sud, un dérivé qu’elle propose comme édulcorant, complément alimentaire ou complément diététique. Plus en amont, les industriels ont tout intérêt à s’intéresser à la littérature scientifique. Les publications sur l’effet des

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santé rend nécessaire l’invention d’un nouveau type d’usine, sorte d’hybride entre l’agroalimentaire et la pharmacie, estime Étienne Vervaecke, directeur général du pôle Eurasanté. Dans le cadre du projet Purifunction, nous sommes en train d’inventer cette entreprise, sous forme d’une plate-forme technologique de recherche sur les procédés d’extraction et de purification, au sein de laquelle les essais pourront aller jusqu’à la production de lots. »

molécules présentes dans le thé vert sur le virus de la grippe, le programme de recherche irlandais Nutri-Mara qui vise à identifier de nouveaux ingrédients santé issus de la biodiversité marine ou encore l’essor de la nutrigénomique, un champ cc La validation des recettes innovantes reste empirique de recherche qui fait le lien entre notre code génétique et l’assimilation de ce que Pour lancer cette structure dès 2010, les nous ingérons, peuvent constituer autant chercheurs veulent prendre le meilleur des deux mondes. Si les biotechnolode sources d’inspiration. La recherche des aliments santé de gies permettent de conserver les princidemain peut aussi passer par des parte- pes actifs tout au long du processus de nariats avec des sociétés détentrices de fabrication et dans les premières étapes savoir-faire jugés prometteurs. Ainsi, du voyage de l’ingrédient au sein de l’orTate & Lyle a annoncé fin octobre la signa- ganisme (en misant par exemple sur des ture d’un accord avec Solvay autour d’un techniques comme la microencapsulation), les spécialistes de dérivé du lait capable de l’agroalimentaire sont, réguler le transit. Sachant LES FRONTIÈRES L’AGROeux, détenteurs d’un que, comme dans tout ENTRE ALIMENTAIRE ET LES important savoir-faire processus d’innovation, BIOTECHNOLOGIES dans l’industrialisation le résultat de ce type de VONT S’EFFACER. de telle ou telle formule partenariat comporte (lire l’encadré page 34). une part d’aléatoire. En témoigne le récent abandon par Unile- Pour l’heure, la validation des recettes ver de son programme avec la société innovantes reste en effet largement empiPhytopharm, qui proposait le dévelop- rique. La connaissance fine des limites pement d’ingrédients coupe-faim à partir des équipements et des procédés, celle d’extraits d’une plante grasse. En cause ? des lois rhéologiques et de l’impact du L’impossibilité, explique-t-on chez Unile- process sur la texture permettant de limiver, de développer des produits intégrant ter le nombre d’allers et retours entre les cet ingrédient et répondant aux standards lignes pilotes, le laboratoire d’analyses et les testeurs chargés d’évaluer la qualité stricts de sécurité et d’efficacité. Reste qu’il faut sans doute s’attendre sensorielle, fait cruellement défaut. Des outils logiciels comme Bestmix, à un développement des collaborations entre sociétés de biotechnologies et de l’éditeur Adifo ou Genesis R & D SQL, industriels de l’agroalimentaire, voire à d’Esha Research, peuvent assister les proun effacement des frontières entre ces fessionnels dans ces étapes. deux mondes. « L’essor des aliments La modélisation des effets


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Source : induStrie et technologieS

cc Muriel de Véricourt mvericourt@industrie-technologies.com

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Visitez le centre de R & D de Tate & Lyle, rubrique « Dans IT, le mag ».

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De l’ingrédient au produit fini c Très actifs dans le

domaine de la nutrition santé, les fabricants d’ingrédients proposent souvent leurs produits assortis de la mention des bienfaits dont ils peuvent se prévaloir, voire des études cliniques correspondantes. reste à l’industriel qui les acquiert à vérifier que le bénéfice santé de l’ingrédient est bel et bien conservé lorsque celui-ci est ajouté au sein d’un aliment (laitage, biscuit, margarine, boisson, etc.), mais aussi que cette modification de la recette ne détériore ni la texture ni le goût ni la processabilité de leur

produit. « essayez d’ajouter 25 grammes de fibres, soit la dose journalière recommandée, dans un yaourt: vous risquez d’avoir du mal à les incorporer et d’obtenir un résultat que le consommateur n’aura aucune envie de manger! », note Paul cornillon, responsable du centre r&d de tate&lyle dans les environs de lille. le fabricant d’ingrédients propose d’ailleurs une assistance à ses clients sur ce point, notamment grâce à des lignes pilotes de fabrication de produits.

des procédés de transformation sur les qualités nutritionnelles des produits devrait d’ailleurs progresser grâce à la recherche. Exemple : le programme européen Dream, d’un coût total de 8,6 millions d’euros, coordonné par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), vise à mieux prendre en compte le rôle de la structure des aliments dans leur influence sur l’organisme. La création des recettes devra en outre intégrer une nouvelle exigence issue de la réglementation européenne : celle d’aboutir à un profil nutritionnel globalement satisfaisant. Seuls les produits affichant un profil acceptable (dont la définition légale devrait être publiée prochainement) pourront en effet à l’avenir se prévaloir d’une allégation santé, quelle qu’elle soit. « C’est pour remédier à des aberrations, comme la sucette Chupa Chups, 100 % sucre, étiquetée “sans matière grasse”, que cette exigence supplémentaire a été imposée », explique Lucile Royer, chargée de projet nutrition au centre régional pour l’innovation et le transfert de technologies agroalimentaires (Crittiaa) de Poitou-Charentes.

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La ligne pilote de fabrication de yaourts de Tate & Lyle permet au fabricant d’ingrédients de conseiller et d’assister ses clients.

La mise en adéquation de produits innovants avec les contraintes réglementaires s’avère donc complexe… au point que certains observateurs s’inquiètent des répercussions de la législation sur les entreprises du secteur, majoritairement des PME. « Demain, seuls les grands groupes et quelques fournisseurs très spécialisés, souvent issus du secteur des biotechnologies, pourront mener à bien les études pour pouvoir revendiquer des allégations », affirme Judicaël Joandel, chargé de mission nutrition et santé au sein de la société de conseil Casimir. cc L’obligation

de passer par des études précliniques et cliniques

Certaines stratégies permettent toutefois d’économiser du temps et de l’argent. « Nous voulions lancer une sauce correspondant à l’identité de la marque Isio, donc avec un positionnement santé. Nous avons opté pour la prévention des maladies cardiovasculaires, un des seuls domaines où l’Afssa reconnaît un lien extrêmement clair avec l’alimentation », explique le directeur marketing sauce du groupe, David Garboux. Une simple com-

pilation de la bibliographie sur le sujet a ainsi remplacé, lors du développement de la vinaigrette ActiStérol (lire l’infographie en page 33), les longues et coûteuses études précliniques et cliniques. Mais, sauf cas de figure particulier, les industriels seront de plus en plus souvent obligés de passer par ce type d’études, afin de pouvoir étayer les mentions portées sur les emballages. Si les tests in vitro peuvent éventuellement être réalisés en interne, surtout dans les grands groupes, les études cliniques sont presque toujours réalisées par des acteurs externes, les centres d’investigation clinique… plus habitués à travailler pour les domaines de la pharmacie et de la cosmétique. Sociétés de biotechnologies, centres d’analyses, centres d’investigation clinique: les acteurs du secteur de la santé déclinent donc leurs technologies au service de l’alimentation. Et puisque l’appétit vient en mangeant, ils pourraient être de plus en plus nombreux à vouloir se partager un gâteau qui ne cesse de grandir… cm cc Muriel de Véricourt mvericourt@industrie-technologies.com


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Plongez avec Hervé This dans ses travaux de recherche.

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Hervé this, chercheur à l’Inra

Notre ignorance est totale sur les effets induits Quand on parle à Hervé this d’alimentation-santé ou d’alicaments, au mieux il rit en pointant du doigt le pléonasme, au pire il s’inquiète des conséquences sanitaires que pourraient avoir les aliments supplémentés. un point de vue qui plaide pour la mise en place de véritables études cliniques pour ces comestibles qui promettent de nous soigner. Manger et boire pour se soigner… Croyez-vous à ce futur que nous promettent certains industriels ? Hervé This. Parler de nutrition-santé, c’est

une sorte de pléonasme. Et c’est une question très ancienne sur laquelle l’un des premiers gastronomes, Batista Platina, en 1500, travaillait déjà. Je ne crois pas – c’est de l’ordre de la croyance – que nous nous nourrirons demain sur ordonnance. J’ai certes vu à Berkeley, aux ÉtatsUnis, des supermarchés entièrement consacrés aux compléments alimentaires, sans qu’on se soucie de leurs qualités gustatives. Mais je pense qu’en France nous ne tomberons pas dans cet

excès. D’ailleurs, dans mon laboratoire de l’Inra, j’ai un certain nombre de thésards qui travaillent pour des industriels sur la question du goût et de la texture des compléments alimentaires. Pour vous, les alicaments ne sont donc qu’une créature du marketing… H. T. Si l’on parle d’aliments dont les pro-

priétés ont été prouvées scientifiquement, cela constitue un mensonge. La science ne démontre rien, elle ne fait que réfuter des théories par essence insuffisantes. Si l’on parle d’alicament, on entend médicament. Alors, il ne faut pas oublier que ces derniers, même s’ils soignent, ne sont

Les composés toxiques des plantes c Le guide botanique du parfait petit

toxicologue vient de sortir! L’Autorité européenne de sécurité des aliments (efsa) vient de publier un compendium des végétaux contenant des substances toxiques, à effets addictifs ou à effets psychotropes. De la cannelle au basilic en passant par la menthe ou la coriandre (pour ne citer que les plus connus), cette somme inédite liste pour plus de 600 plantes les principaux composés supposés toxiques qu’elles contiennent. L’efsa n’entend pas en faire une liste noire des végétaux à éviter à tout prix.

elle préfère y voir un guide de travail donné aux industriels de l’agroalimentaire ou aux artisans pour bien intégrer ces plantes dans leurs produits. Le but n’étant pas de juger de la pertinence de leur incorporation ou non, mais d’alerter les professionnels sur les risques inhérents à certaines manipulations. en extrayant, par exemple, de l’huile essentielle de la coriandre ou de certaines espèces de cannelle, on augmente aussi le taux de camphre qu’elles contiennent. un composé dont l’absorption par voie orale est jugée toxique.

pas sans effets secondaires. Pourquoi en serait-il autrement en matière d’alimentation ? Je me souviendrai toujours de ces deux articles de la revue de l’internat qui affirmaient d’un côté que les oméga 3 étaient bons pour le cœur mais mauvais pour le cerveau, et de l’autre, que les oméga 6 étaient bons pour le cerveau mais mauvais pour le cœur. Quand je vois aujourd’hui des étiquetages de produit vantant les vertus de ces deux éléments, je m’inquiète, car aucune étude sérieuse n’a été faite pour étudier leurs effets cumulés sur notre santé. Voulez-vous dire que l’on ne connaît pas l’action précise des composants de nos aliments, alors que nous les utilisons parfois depuis des siècles ? H. T. Effectivement, nous manquons

cruellement de connaissance sur les effets induits. Prenons l’exemple de la supplémentation en vitamine E. Elle a été testée il y a quelques années puis arrêtée car elle a causé une surmortalité dans la population des fumeurs. Autre exemple : l’estragol, l’inoffensif composant que l’estragon et le basilic contiennent à haute dose, est en réalité hautement cancérigène. Si l’on en donne à un rat, il meurt. En revanche, en Italie, les populations ne semblent pas en souffrir. Est-ce un composant dangereux pour l’homme ? Sous quelles conditions ? Tout cela nous l’ignorons, faute d’étude sérieuse. Plaidez-vous pour que les nouveaux aliments, notamment ceux auxquels on attribue artificiellement certaines propriétés, soient testés à la manière des médicaments ? H. T. Je pense surtout que nous devons

tous retrouver un regard critique sur

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EN COUVERTURE

l’Inra, a engagé des travaux autour de la nutrigénétique pour démontrer que nous sommes inégaux face à la nourriture. Mais peu d’études solides existent, alors que nous avons de plus en plus besoin de connaissances dans ce domaine. La réglementation peut-elle apporter une réponse à ces carences ? H. T. Les législateurs ont tendance à adop-

ccses travaux

notre alimentation. Dès que l’on parle des aliments traditionnels ou de modes de cuisson historiques, nous pensons que nous ne courons aucun danger. C’est évidemment une idée reçue totalement erronée et dangereuse. Le barbecue, que nous utilisons abondamment en été, nous abreuve de benzo(a)pyrène, un composé cancérigène. La noix de muscade, une épice tout à fait commune, est elle aussi toxique. Consommée à haute dose, elle entraînerait les mêmes effets que la cocaïne.

Ce chimiste de formation, consacre la totalité de ses travaux à la gastronomie moléculaire dont il est devenu l’un des plus brillants portedrapeaux. Son dernier ouvrage, Cours de gastronomie moléculaire n° 1. Science, technologie, technique… culinaires : quelles relations ? (éditions Belin), creuse d’ailleurs ce sillon et analyse les relations entre alimentation et technologie.

H. Boutet

Des travaux sont-ils menés pour connaître plus précisément les conséquences secondaires de nos modes d’alimentation ? H. T. L’agence européenne de sécurité des

aliments vient de publier un compendium tout à fait passionnant sur les végétaux toxiques, qui va dans ce sens [lire l’encadré page 36, ndlr]. Gérard Pascal, à

ter des terminologies scientifiquement fausses imposées par des grands groupes industriels. Quand on affirme, par exemple, qu’il y a des acides gras dans les huiles, je bondis. C’est faux. Il y a des triglycérides dans les huiles, c’est-à-dire des sortes de fourches dont le manche est fait de glycérides et les dents d’acides gras. Mais on ne peut pas affirmer que les huiles apportent des acides gras. Idem pour la vitamine C. On vante ses vertus antioxydantes, mais, dans certaines conditions, elle a aussi une action pro-oxydante. La technologie a-t-elle un rôle à jouer pour rendre plus sains nos modes d’alimentation ? H. T. La technologie doit nous aider à aug-

menter ou à retrouver le plaisir de manger. Nos connaissances nous permettent de créer un aliment note à note, composé par composé, comme je le fais avec le chef Pierre Gagnaire. Mais le vrai défi de l’alimentation de demain, c’est, par exemple, de redonner le goût de la nourriture à des personnes âgées qui se nourrissent tous les jours de purée. Là, la technologie a un rôle à jouer notamment en modifiant les textures des produits proposés. cm ccProPos recueillis Par thibaut De Jaegher tdejaegher@industrie-technologies.com

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Nutrition Notre enquête continue sur Internet Notre dossier vous a mis en appétit? Alors, continuez à creuser le sujet sur notre site Internet, rubrique « Dans IT, le mag ». Nous y avons sélectionné toute une série de diaporamas et d’articles pour que vous vous forgiez votre propre opinion sur ces aliments qui promettent de nous soigner.

Infographie Les secrets de conception d’une huile anticholestérol Participer à chaque étape de la conception d’un alicament vous tente ?

On l’oublie souvent mais une foule de produits devenus aujourd’hui des piliers de nos supermarchés ont d’abord fait carrière sur le créneau de la santé. Les yaourts de Danone, les bou-

teilles de Coca-Cola ou les céréales de Kellogs ont ainsi fait leurs premiers pas commerciaux dans des pharmacies. Conçus comme des médicaments par leurs inventeurs, ils se sont transformés peu à peu en aliments jusqu’à devenir de banals produits de grande consommation. Découvrez en photos l’histoire de ces remèdes qui ne servent plus aujourd’hui qu’à nous sustenter. cm

INGRÉDIENTS SANTÉ : COMMENT LES RENDRE EFFICACES ? Toutes les pistes technologiques pour préserver le plus longtemps possible les saines propriétés de nos aliments.

Industrie & Technologies N° 844, janvier 2003

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Carte Le tour du monde des produits santé Saviez-vous qu’une eau aromatisée à la grenadine, permettant de faire baisser la pression artérielle, était distribuée au Royaume-Uni ? Que des gâteaux

secs contenant des stérols, bons pour le cœur, se vendaient en Italie ? Ou que les aliments hyposodés se multipliaient aux États-Unis ? Non ? Partez à la découverte, avec notre mappemonde, de ces aliments santé – plus ou moins ragoûtants – commercialisés sur les cinq continents. cm

PÔLES DE COMPÉTITIVITÉ EN AGROALIMENTAIRE : LA PREMIÈRE RÉCOLTE Un point sur les projets développés au sein des pôles. Une large place était accordée au thème « santé ».

Industrie & Technologies N° 894, novembre 2007

LES LABORATOIRES PHARES DE L’INRA Un guide des spécialités cultivées au sein de l’organisme de recherche.

Industrie & Technologies n° 817, janvier 2000

B. LEVY ; D.R.

Diaporama Quand les pharmacies jouaient les épiceries…

Alors n’hésitez pas à vous plonger dans notre infographie interactive pour comprendre comment un industriel de l’agroalimentaire arrive à transformer un champ de colza en une huile bénéfique pour la santé. De la formulation à la mise au point de la stratégie marketing en passant par la production et le packaging, les nutriments qui prétendent nous apporter une meilleure santé n’auront plus de secrets pour vous. cm


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Charbon à l’étouffée

réa

La centrale thermique la moins polluante de la planète se trouve en Italie, à Torrevaldaliga Nord, Civitavecchia (près de Rome). Pour décrocher ce titre, l’électricien Enel a doté son installation d’un système de régénération des vapeurs et d’un dôme totalement hermétique afin d’éviter la dispersion dans l’atmosphère des poussières de carbone issues du charbon. À la clé ? Des émissions de CO2 réduites de 80 % par rapport à une centrale conventionnelle.

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Le chant de la route Ce n’est pas en collant leur oreille sur le bitume que les chercheurs du Laboratoire central des Ponts et Chaussées, implanté à Bouguenais, près de Nantes, auscultent le comportement de nos routes ! Ce sont plutôt de petites portions de goudron qui atterrissent sur leur paillasse. Ici une salle insonorisée permet de tester le comportement phonique de différents revêtements. L’objectif ? Préparer les voies de circulation de demain.

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Le L aboratoire des Ponts et Chaussées présenté en vidéo par son directeur.


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La lumière amincie Aussi fin qu’une feuille de papier et flexible, cet objet préfigure la lumière du futur. Ce prototype d’un film d’éclairage Oled, issu du centre de recherche central de General Electric à Niskayuna (état de New York), ouvrira un champ d’applications et de designs inimaginables avec les technologies actuelles. Le géant américain développe cette technologie en coopération avec le japonais Konica Minolta, avec l’objectif de la mettre sur le marché en 2010 ou 2011.

L’œil électronique

MIT ; general elecTrIc

afp

Les chercheurs du MIT ont mis au point une rétine artificielle qui pourrait permettre aux non-voyants de recouvrer la vue. En reliant cet implant à une caméra embarquée sur une paire de lunettes puis sur des cellules nerveuses saines, le patient pourrait à nouveau distinguer les formes. Une vision suffisante pour qu’il puisse se déplacer seul.

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EXPÉRIENCES

Prenez la mesure en vidéo d es incroyables capacités des robots.

ENQUÊTE

PME, adoptez un robot !

réduction de la pénibilité, amélioration de la productivité, hausse de la qualité… L’automatisation possède bien des avantages. Pourtant peu de PME l’ont adoptée. Or, il existe des méthodes pratiques qui permettent aux petites entreprises de se lancer dans l’aventure. Suivez le guide d’Industrie & Technologies.

TICKET D’ENTRÉE Il faut compter de 20 000 à 300 000 euros pour automatiser une opération.

n matière de robots, la France ne fait pas bonne figure ! Notre pays ne compte que 33 000 machines installées quand l’Allemagne en possède plus de 145 000. Et les PME sont particulièrement sous-équipées. Seuls 17 % des robots sont installés dans des entreprises de moins de 300 personnes. Fort de ce constat, le Symop (Syndicat des entreprises de technologies de production) a lancé,

E

fin septembre, avec le ministère de l’Industrie, une étude qui donnera aux entreprises des clés pour aborder sereinement cette automatisation. En attendant sa publication, voici nos conseils pour réussir l’implantation de votre automate.

1

Définissez vos objectifs

Robot manutentionnaire, robot usineur, robot soudeur… Il existe une multitude de robots capables d’exécuter

des tâches très différentes (lire le tableau ci-dessous). Avant de vous lancer dans l’acquisition d’un automate, il est donc absolument nécessaire de bien définir votre objectif. Quelle opération dois-je automatiser ? Dans l’attente de quel résultat ? Productivité, qualité, flexibilité… ces machines peuvent tout… à condition de l’avoir décidé et réfléchi ! Elbi, un spécialiste de la fabrication des vis à billes, a acquis, en janvier, un robot afin de gérer

de multiples diamètres de pièces. Rapidement le gain de productivité s’est monté à 15 %. « Nous avons aussi réduit de 20 % les rebuts et retouches », se satisfait JeanYves Lambert, le président de cette entreprise de 14 personnes (850 000 euros de chiffre d’affaires), basée à Saint-Soupplets (Seine-et-Marne). Outre l’aspect productivité, les entreprises se servent souvent des robots pour alléger la tâche des opérateurs. Les établissements Simbelie, installés

DES AUTOMATES À TOUT FAIRE

Soudage par point, soudage par arc, soudage laser… Le robot peut mettre en œuvre l’opération sur tout type de matériau, le soudage de l’acier étant la plus courante.

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Ces machines (4 ou 6 axes de rotation) permettent de transporter des pièces jusqu’à 1 000 kg. Elles sont utilisées pour la palettisation ou pour charger d’autres machines.

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LE ROBOT PEINTRE

Placés dans des cabines, ces robots évitent aux opérateurs de respirer des substances toxiques. ils peuvent appliquer des peintures classiques ou des revêtements spéciaux (plasma…).

LE ROBOT ASSEMBLEUR

Ces bras articulés peuvent atteindre des zones difficiles d’accès pour l’homme. ils peuvent assembler des pièces dans des salles blanches ou dans des environnements à haute température.

D.r.

LE ROBOT DE MANUTENTION

LE ROBOT SOUDEUR


La PME spécialisée dans les pneus pour machines agricoles a commencé par automatiser sa ligne dédiée à la fabrication des chenilles.

à Ligneyrac (Corrèze), en ont acheté un qui permet de charger des sacs d’aliments pour animaux de plus de 150 kg. Son directeur insiste sur le fait que les opérateurs ont « d’autres tâches plus intéressantes à faire que de s’abîmer le dos en portant des sacs ». Il omet de préciser qu’il peinait à trouver des candidats pour ces postes de manutention… Plus original enfin, le robot peut aussi être un argument marketing. Et pas que chez Siemens, le grand spécialiste du genre. « Des clients choisissent d’automatiser pour l’image de marque, s’amuse Florence Berthaux, responsable marketing chez Fanuc Robotics. Ils souhaitent présenter à leur visiteur une vitrine technologique. »

2

L. VirGiLi

Repensez votre process

La robotisation ne se prend pas à la légère. Elle doit être une conséquence de la stratégie définie par la direction de

Otico automatise pour lutter contre ses concurrents low cost c Avec 62% de son chiffre d’affaires réalisé à l’export, Otico, une PME spécialisée notamment dans les pneus pour machines agricoles, a réussi à faire son trou à l’étranger. Mais depuis 2003, confrontée à un dollar très bas, elle voit sa rentabilité se dégrader. « Nous devons affronter une concurrence très rude de la Chine et de l’Argentine, explique Olivier Phely, le PDG d’Otico. Pour lutter à armes égales, nous avons automatisé nos lignes. » Cette entreprise de 70 personnes, située à Chalmaison (Seine-et-Marne), a décidé de commencer par sa ligne dédiée à la fabrication des chenilles. « On a trouvé un système permettant de fabriquer les chenilles en une seule étape, quand il en fallait plusieurs », dévoile le dirigeant. L’entreprise a ainsi gagné 50% de productivité sur cette ligne et a pu réduire ses prix. Forte de cette expérience, elle entend à terme automatiser les deux autres lignes (roues et courroies). Et ce, dès que la reprise de l’activité lui permettra de rentabiliser ses investissements.

l’entreprise. La société France Ponte, par exemple, a réussi sa reconversion en se servant de l’automatisation pour se placer sur un nouveau marché de niche, celui de la transformation des œufs. « Nous voulions nous situer sur des produits à plus grande valeur ajoutée. Nous avons donc décidé d’arrêter notre activité de conditionnement d’œufs pour nous

concentrer sur l’œuf prêt à la consommation. Aujourd’hui, nos processus automatiques nous permettent de fournir plus de 35 000 œufs durs à l’heure », illustre Philippe Lafon, le président de la PME de 70 personnes, située à Saint-Germain-lès-Arpajon (Essonne). L’entreprise possède six lignes de production automatisées… là où aupara-

vant, il n’y avait que des lignes manuelles sur lesquelles des salariés mettaient des œufs dans des boîtes. N’isolez pas non plus votre robot ! Seul, placé dans un coin de l’usine, il ne pourra pas grand-chose. Pour être efficace, il doit s’intégrer dans toute la chaîne de production. Il est nécessaire de penser en amont à ses accessoires et à son incorporation dans le processus, quitte à refondre l’organisation de l’atelier. « Les PME oublient souvent la communication des machines entre elles. La notion d’interopérabilité est pourtant importante et peut faire gagner du temps. Il est parfois important de prévoir une petite salle de contrôle des machines pour suivre correctement la production » insiste Didier Le Coz, un responsable produit pour l’automaticien américain Rockwell Automation.

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Calculez la rentabilité du projet

Études, achat du matériel, périphériques, outillages… La facture de la robotisation peut parfois s ’ av é r e r t r o p

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Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Fonction : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E-mail : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (Indispensable pour recevoir vos newsletters et codes d'accès au site web)

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lourde pour une PME. Au minimum, il faut compter 20 000 euros pour un bras robotisé. Dans certains cas, le prix peut grimper jusqu’à 300 000 euros. Avant de se lancer dans un tel investissement et même si vous pouvez profiter d’aides publiques (sur ce sujet, lire les conseils du directeur du centre de ressources technologiques Aripa, en page 47), une étude de rentabilité peut se révéler utile. Dans le calcul coûtbénéfice, il faut intégrer des paramètres comme le coût de la main-d’œuvre, le gain dû à une meilleure qualité, l’augmentation du volume de la production et la diminution des consommables. Ce n’est pas toujours évident à évaluer pour des équipements qui affichent une durée de vie de douze à quinze ans selon les modèles. Dans certains cas, le retour sur investissement peut toutefois être très rapide, dès la première année d’utilisation ! « Dans les douze mois qui ont suivi l’intégration, nous avons gagné 50 % de productivité », témoigne ainsi Olivier Garnier, directeur de la société Azynox, un fabricant de tôle d’Esvres (Indre-etLoire) qui a investi dans un robot manutentionnaire.

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Demandez de l’aide à des experts

Si le chiffrage des coûts n’est pas une sinécure, l’intégration est tout aussi difficile. Contrairement aux grandes entreprises, les PME n’ont pas toujours de bureaux des méthodes ou des ingénieurs capables de développer des processus innovants. Il est donc indispensable de bien s’entourer. Les centres tech-

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niques sectoriels notamment peuvent vous aider. Le centre de ressources technologiques met à disposition des experts capables de réaliser ces études sur cahier des charges. Par ailleurs, des sociétés de conseil spécialisées en robotique fournissent des solutions clés en main. Ils font même le lien avec les fournisseurs de robots. On les appelle les intégrateurs. « Le client connaît son produit, il vient avec un cahier des charges précis et nous lui proposons plusieurs solutions techniques en fonction du budget dont il dispose. Nous proposons aussi des solutions qui combinent le manuel et l’automatique, si besoin » explique Hervé Tognet, le directeur de l’intégrateur Technic Automation, situé à Annecy (HauteSavoie).

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Formez vos opérateurs

Pour beaucoup, le robot a une image antisociale ! Il ne servirait qu’à supprimer de l’emploi. « Il y a vingt ans, l’usine grouillait de monde. Aujourd’hui, elle ressemble à une usine fantôme », se rappelle un salarié de l’usine de Snecma à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Pour que l’automatisation soit acceptée, le contexte dans lequel elle s’inscrit est primordial. Mettez-la en œuvre dans le cadre d’un programme défensif de réduction des coûts, et l’arrivée de votre automate est vouée à l’échec. Tenez un discours offensif, et le robot aura plus de chances d’être adopté. Cet affichage est une condition sine qua non de réussite, mais elle n’est pas suffisante. Il faut aussi intégrer


Les conseils de l’expert

EXPÉRIENCES

Financez votre projet en mettant en avant son aspect innovant Y a-t-il des aides spécifiques dédiées à l’automatisation ? Eric Louis. Les PME ont bien du mal

à trouver des financements. L’État finance surtout l’innovation et les banquiers financent du matériel. Dès qu’on touche au domaine de la production, rien de spécifique n’est prévu. Comment une PME peut-elle faire pour obtenir des aides ? E. L. L’astuce consiste à faire passer

l’automatisation en innovation. L’entreprise doit démontrer qu’elle fait preuve de créativité dans ses processus de production. Et là, les portes ont des chances de s’ouvrir. Oséo, les Drire, les chambres de commerce, le centre francilien de l’innovation… Ces organismes possèdent des dispositifs d’aides financières dédiés aux PME.

Et que propose votre structure, le CRT Aripa ? E. L. Le centre tech-

ccEric Louis

Directeur du centre de ressources technologiques (CrT) Aripa. Ce centre technique a pour but de favoriser le développement technologique des PME-PMi. il offre également des solutions de sous-traitance aux groupes plus importants.

nique est labélisé par l’État et habilité au crédit d’impôt recherche. Nous sommes en mesure d’accorder des subventions. Malheureusement, celles-ci se sont réduites comme une peau de chagrin au cours des dernières années. Nous continuons cependant à aider gratuitement les PME dans la rédaction de leur dossier de demande de subvention. Nous proposons également des services techniques au travers d’un réseau d’une vingtaine d’experts.

les salariés dans la démarche. « On observe une dégradation du climat social si on automatise sans prendre en compte l’organisation du travail. L’entreprise doit impliquer les salariés et analyser les impacts », alerte Ludovic Bugand, chargé de mission au sein de l’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail). L’étape formation des ouvriers notamment est indispensable. Que ce soit pour leur permettre de piloter la machine ou pour leur offrir un reclassement dans d’autres activités. cm cc JEssy Picard redaction@industrie-technologies.com


EXPÉRIENCES

CAs d’entreprise

mettler toledo s’offre un internet privé et passe en voix sur ip télécoms

Dans le cadre d’une réorganisation de son système d’information, l’industriel suisse a revu son réseau mondial de communications pour intégrer la voix sur IP. À la clé, de substantielles économies de téléphone. ccL’entRepRise en bRef

mettler toledo Fabricant d’instruments de précision pour les labos, l’industrie et la distribution. siège à Greifensee, près de Zurich, en Suisse. présence dans 36 pays à travers 130 sites.

D..R.

Les 130 sites de mettler toledo, dont le siège de Greifensee en suisse, sont reliés les uns aux autres grâce à l’offre d’orange combinant Vpn, protocole mpLs et téléphonie sur ip professionnelle.

Impossible dans ces conditions de garantir certaines opérations critiques ou de faire de la téléphonie sur le réseau.

ccLe probLème

Un réseaU trop instable

Pour Mettler Toledo, la fiabilité du réseau informatique étendu reliant ses 130 sites dans le monde constitue un élément éminemment critique pour ses activités industrielles. Or, la société suisse disposait d’un réseau privé virtuel (VPN, pour Virtual Private Network) par protocole IP basé sur l’Internet public. Si la confidentialité des données échangées était assurée par le protocole de tunnelisation IPSec (un procédé de cryptage qui crée un tuyau de communication “privé” sur un réseau public), la qualité de service n’était pas au rendez-vous. Instabilité du réseau, fluctuation de la bande passante, problème de temps de latence…

ccLa soLution

Un internet privé

Dans le cadre de la réorganisation de son système d’information, avec notamment le déploiement du progiciel de gestion intégré de SAP, Mettler Toledo décide de revoir son réseau étendu et de passer à un réseau privé virtuel (VPN) basé sur un Internet privé. Grâce au protocole MPLS (Multi-Protocol Label Switching), l’opérateur télécoms contrôle de bout en bout la qualité de service sur la partie d’Internet qui constitue son réseau privé. En gérant les priorités entre les différents flux, il peut ainsi garantir la bande passante nécessaire à chaque application tout en assurant la confidentialité des données en transit. Trois opérateurs télécoms de stature mondiale sont consultés : l’américain Verizon, le britannique BT et le français Orange. C’est ce dernier qui est finalement retenu pour son offre combinant réseau VPN, protocole MPLS et téléphonie sur IP professionnelle (Business Talk). La voie est alors ouverte pour la convergence de la téléphonie et de l’informatique. Orange garantissant la qualité de service requise par chaque type de trafic, les communications vocales à longue distance peuvent transiter par le VPN

et non plus par le réseau téléphonique traditionnel. Cette convergence facilite aussi le déploiement au niveau local de la téléphonie sur IP et des communications unifiées. Il est même prévu d’ajouter la vidéo pour réaliser des rencontres à distance par visioconférence ou téléprésence. Le contrat est signé en février 2008 pour quatre ans, pour un montant de 11 millions de dollars. Le déploiement a démarré en mai 2008. Selon le site concerné, l’accès au réseau est assuré par un lien Ethernet, une ligne téléphonique gonflée par la technologie xDSL ou une liaison spécialisée. Chaque site dispose d’un accès de secours qui garantit la disponibilité du réseau en cas de panne du lien principal. ccLe résuLtat

Des économies De 20 % sUr le téléphone

Le nouveau réseau offre la stabilité requise par les activités industrielles critiques de Mettler Toledo. Pour chaque type d’application et de trafic, Orange garantit la classe de service et le niveau de qualité requis. L’autre gain est financier. La mise en œuvre de la téléphonie sur IP pour les communications à longue distance se traduit par des économies substantielles sur la facture de téléphone. Selon Orange, les gains dépassent largement les 20 %. cm ccRidha LoukiL rloukil@industrie-technologies.com

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EXPÉRIENCES

Les étapes du process de fabrication des chaussures de Gaston Mille en images.

CAS D’ENTREPRISE Gaston Mille a trouvé l’interface à son pied PROCESS

et pouvait être source d’erreurs. D’où un taux de rebut relativement élevé, de huit pour mille. ccLA SOLUTION

Fusionner les logiciels

ccL’ENTREPRISE EN BREF

Informatiser les réglages de ce carrousel d’injection a permis à l’opérateur de mieux assurer le contrôle qualité. De plus, quinze paires de chaussures sont fabriquées simultanément contre douze auparavant.

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PME spécialiste de la fabrication de chaussures de sécurité. Localisation Siège social et usine de production à Courthézon (Vaucluse). Effectif 58 salariés. Chiffre d’affaires 8 millions d’euros. 300 000 paires produites par an : chaussures de sécurité (EN ISO 345), de protection (EN ISO 346) et de travail (EN ISO 347).

N°916ccNOVEMBRE 2009

ccLE PROBLÈME

Réduire la non-qualité

Fabriquées par injection directe de polyuréthanne, les semelles (la partie la plus technique de la chaussure) nécessitaient un réglage complexe réalisé par l’opérateur du manège automatisé de fabrication. En fonction des exigences du client, il évaluait la quantité de produit nécessaire pour cette semelle, sa couleur, le nombre de couches de produits, la présence éventuelle d’inserts antiperforation… Cette opération accaparait son attention au détriment du contrôle qualité

Pour libérer les opérateurs de la charge des réglages, Gaston Mille a fait le choix, à l’occasion du remplacement du carrousel d’injection, de coupler, via une interface spécifique, le logiciel dédié à la mise au point de l’automate au système de gestion de production assistée par ordinateur (GPAO) de l’entreprise, le progiciel Divalto de la société Prodware. La mise au point de ce système a coûté environ 100000 euros, qui sont à ajouter au prix de la machine, de 1 million d’euros. Ce développement logiciel a été effectué entre décembre 2007 et septembre 2008, en collaboration avec le fournisseur de l’équipement, la société Desma et les informaticiens, en interne et en externe, chargés des logiciels de gestion déjà utilisés dans l’entreprise. La confirmation de la commande client génère désormais, via le GPAO, un code-barres associé à chaque lot. C’est la lecture par un dispositif classique (douchette) de cette étiquette qui permet le réglage du manège automatisé, sans intervention de l’opérateur. Cet équipement, qui remplace une précédente machine acquise il y a seulement cinq ans, présente l’avantage de permettre la fabrication

simultanée de quinze paires de chaussures, contre douze auparavant. Placé dans un espace plus dégagé, il est en outre plus accessible pour les ajustements lors de la production. « Auparavant, lorsqu’on voulait changer un moule, on devait arrêter la machine et on perdait une vingtaine de minutes. On peut à présent le faire sans arrêt », explique Hugues Mille, le président de la société. Ce process a aussi été l’occasion de revoir l’organisation des flux et de supprimer la circulation des produits par des chariots, trop encombrants, pour minimiser les manipulations de la commande grâce à un fonctionnement en flux continu. ccLE RÉSULTAT

Un taux de rebut de trois pour mille

Le taux de rebut n’est plus que de trois pour mille, grâce à une meilleure attention de l’opérateur à la qualité. Le périmètre du carrousel étant supérieur, il offre une meilleure visibilité et donc davantage d’occasions de contrôler et d’intervenir en cas de problème. La productivité a aussi été améliorée, grâce au nombre de paires produites sur le manège et à l’élimination des arrêts en cas de problème. Sur une journée de sept heures, 550 à 650 paires sont désormais produites, contre 450 à 500 avec l’ancienne machine et ses réglages manuels. cm ccMURIEL DE VERICOURT mvericourt@industrie-technologies.com D..R.

Coupler les logiciels de gestion utilisés dans l’entreprise à ceux qui président aux réglages des outils de production? Cette idée simple à première vue s’est révélée très efficace pour le fabricant de chaussures de sécurité. Il a fusionné ses différents systèmes en profitant du remplacement d’une machine dédiée à la fabrication de semelles par injection.


FICHE MÉTHODE

Le Kanban pour produire en juste quantité

PSA

Direct

Binaire

Efficace

Il met en relation le client avec son fournisseur, qu’il soit interne ou externe. Le seul intermédiaire entre eux deux, c’est l’étiquette.

Le Kanban ne permet pas l’interprétation, car il se base sur le besoin réel physique. Il n’est pas le résultat d’un calcul de besoin, qui se base sur des prévisions (fausses par définition), sur des niveaux de stocks (erronés à cause des écarts d’inventaires), sur des paramètres statistiques ou encore sur des erreurs humaines de jugement.

Il empêche toute manutention ou production inutiles en limitant les quantités produites à de petits lots.

NOVEMBRE 2009ccN°916

MÉTIER

OUTIL

MÉTHODE

Le mot japonais kanban signifie littéralement étiquette, mais il donne aussi son nom à un système de production basé sur les flux tirés. Objectif ? Produire ce que le client demande, ni plus, ni moins.

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FICHE MÉTHODE

Le Kanban pour produire en juste quantité c À l’origine, le Kanban est une étiquette fixée sur les boîtes de composants, pour alimenter les chaînes automobiles. À chaque fois qu’une boîte de composants est consommée, le service logistique renvoie cette étiquette au magasin pour signaler qu’il faut réalimenter le bord de ligne. Quand la boucle est bien dimensionnée, il n’y a ni rupture ni trop de pièces sur le bord de ligne, mais juste ce qu’il faut… c Aujourd’hui, c’est un système de production tiré par la demande du client. Le Kanban peut être une carte, un emplacement au sol, un conditionnement, un e-mail, un code-barres… c Il contient les informations suivantes : la description de l’article, la référence, et la quantité demandée. Il regroupe aussi des informations additionnelles telles que le type de conditionnement, le processus du client concerné, le processus du fournisseur, une photo du produit…

COMMENT LE METTRE EN ŒUVRE ?

L’AVIS DE L’EXPERT

LES POINTS À SURVEILLER

c Le Kanban s’inscrit dans une démarche de progrès visant à améliorer les performances de l’entreprise, notamment de ses flux physiques et d’information.

Assurez-vous d’avoir un certain niveau de maturité. Il est difficile de trouver à l’état “naturel” toutes les conditions pour démarrer le Kanban.

c Il est nécessaire de bien cibler le périmètre sur lequel il sera implanté en réalisant une cartographie des flux. Cela permet de déterminer le temps d’écoulement du processus, sa fiabilité et sa flexibilité.

Impliquez les deux parties (client et fournisseur). Le client pour définir les règles de consommation (takt time, nivellement), et le fournisseur pour connaître les caractéristiques de son processus (flexibilité et fiabilité notamment).

c Ensuite, il faut comprendre le comportement du marché, la façon de consommer des clients, pour caractériser la demande. c Une fois le recueil de données finalisé, on dimensionne la “boucle” Kanban, c’est-à-dire le nombre de Kanban que l’on doit mettre dans le circuit afin d’assurer que le système ne tombe jamais en rupture. c Il ne faut pas chercher tout de suite l’optimisation parfaite de la boucle, au risque de faire de faillir système. Au contraire, il vaut mieux le laisser fonctionner quelque temps, afin que les utilisateurs s’habituent, et ensuite commencer à optimiser le système.

ccJEAN-FRANÇOIS CHARUEL CONSULTANT CHEZ VALESSENTIA

« Contrairement aux idées reçues, l’utilisation du Kanban ne se limite pas à la production de grande série. Au contraire, c’est plutôt l’outil rêvé pour faire face à la diversité des produits et à la gestion à la commande. À ce titre, il ne faut pas confondre le système Kanban avec la Reconstitution du consommé réel (RCR) qui n’en est qu’une application particulière. »

Restez pragmatique pour calculer un système Kanban. Ce n’est pas la formule choisie qui fera le succès, mais les leviers de progrès qu’apportera le système. Le système est très sensible à la perte d’information. Le management doit donc surveiller régulièrement que les opérateurs utilisent le système correctement, et que les Kanban dans la boucle ne s’égarent pas.

D. R.

MÉTIER

OUTIL

MÉTHODE

À QUOI ÇA SERT ?

ccFICHE COORDONNÉE PAR THIBAUT DE JAEGHER tdejaegher@industrie-technologies.com

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N°916ccNOVEMBRE 2009


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Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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PRODUITS

GUIDE D’ACHAT La séLection de produits de La rédaction

12 chariots pour tous vos travaux de manutention Véhicule à gaz ou électrique, à conducteur accompagnant ou porté, fort en électronique ou facile à réparer… L’acquéreur de chariot doit faire face à une multitude de choix techniques, sans oublier le service après-vente et la gestion de parc. Les conseils d’Industrie & Technologies.

marché 60 000 chariots sont vendus en France chaque année.

ous la bannière “chariot”, on trouve des dizaines de véhicules très disparates, tant en termes d’usages que de prix. Du transpalette manuel à quelques centaines d’euros au chariot à mât qui peut atteindre plus de 25 000 euros, il y a un monde. Si l’on écarte d’emblée les chariots tout terrain, plus adaptés au domaine agricole qu’industriel, il s’agit de distinguer deux catégories de matériels : les chariots de magasinage (transpalettes, gerbeurs, rétractables et préparateurs de commande) et les chariots à contrepoids (frontaux électriques, chariots thermiques et tracteurs). « Les premiers sont de petits matériels, dédiés à une tâche précise en intérieur. Les seconds sont plus polyvalents, mais plus chers, explique Christophe Lacaze, chef produit magasinier de Fenwick-Linde. S’il existe une bonne centaine de références, un besoin en manutention correspond le plus souvent à un seul modèle de chariot. Dites à un commercial ce que vous manipulez (palettes, sacs, bobines, etc.), dans quel type d’entrepôt (intérieur, extérieur, allées plus ou moins larges), de rayonnage et à quelle hauteur, et il vous dira ce dont vous avez besoin. » Et de préciser d’emblée qu’en termes de prix, « un chariot est d’abord un matériel nu accompagné d’une multi-

S

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N°916ccNOVEMBRE 2009

tude d’accessoires et d’options : la longueur des fourches et du mât, le type de propulsion, de cabine, de volant, etc. » cc Un

choix de productivité

Le critère central au moment d’arrêter son choix pour un matériel de manutention, c’est la productivité. « Pour être plus rapide avec un transpalette ou un gerbeur, par exemple, le client s’orientera vers un matériel à plate-forme, où l’opérateur est porté et non pas accompagnant », conseille Christophe Lacaze. Ces deux véhicules simples représentent plus d’un tiers des ventes de chariots en France. Les transpalettes sont dédiés à une application unique: le transfert de charges à l’horizontale. Les gerbeurs (munis d’un

mât), savent, en outre, lever une charge jusqu’à 5 mètres. L’opérateur est embarqué en position debout ou assise à un poste de conduite équipé d’un protège-conducteur si la levée est supérieure à 1,80 m. La vitesse est limitée à 16 km/h lorsque l’opérateur est en position debout. Quand le véhicule est “accompagnant”, l’opérateur se déplace à côté du chariot et le conduit à partir d’un timon. La vitesse maximale est alors limitée à 6 km/h. La productivité des engins dépend aussi beaucoup des usages qu’on en fait. Pour charger des camions en déplaçant deux palettes à la fois, il existe aussi des doubles gerbeurs. Ces derniers peuvent lever des charges jusqu’à environ 1,50 m. Pour

Quand le chariot chute… c après une année 2007

historique, le monde de la manutention ressent les contrecoups de la crise à l’image de ses clients industriels. Selon le Cisma (syndicat de la profession), « 2008 restera gravée dans les mémoires par la

brutalité du retournement du marché ». La production de chariots a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,783 milliard d’euros, soit une baisse de 6 %. Le marché français est redescendu sous la barre des 60000 matériels

vendus. Pour 2009, le Cisma prévoit une baisse de 12 %. Au niveau mondial, les principaux constructeurs sont Toyota (marques BT, Cesab), Kion (Fenwick-Linde, Still, OM), Jungheinrich et Nacco (Yale, Hyster).


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PRODUITS

Le PLUS SObRe Le PLUS aUTOnOme Le PLUS SÛR

ccCHaRiotS aVg Ba sYsteMes

ccRX 70 HYbRiDe stiLL

il fait les 3 x 8

il ne consomme que 2 litres à l’heure

Les chariots sans conducteur AGV (Automated Guided Vehicles) sont des véhicules alimentés par batteries et équipés de systèmes de guidage automatiques. Ils sont programmés pour suivre un circuit qui peut être facilement modifié ou agrandi. Les AGV transportent des palettes, des bobines et des containers dans des usines et des installations automatisées. Un système AGV peut compter plus ou moins de véhicules ; il peut gérer aussi bien des prises et déposes basiques qu’une installation complexe avec des véhicules supervisés par un PC et pouvant s’interfacer automatiquement avec d’autres machines de fabrication automatisées. Les AGV peuvent fonctionner 24 heures/24 et 7 jours/7 sans s’arrêter.

Conçu sur la base d’un chariot RX70, le modèle Hybride utilise deux modes de production et de stockage d’énergie distincts. En plus de son réservoir de gazole, il intègre un système de récupération et de stockage de l’énergie électrique. À l’arrière du chariot, les condensateurs “SuperCaps” emmagasinent et restituent l’énergie électrique rapidement, offrant de fortes accélérations en mode Boost. Still met en avant « des accélérations parfaitement silencieuses et une moindre usure du moteur, permettant de prolonger les intervalles de maintenance ». Le RX 70 Hybride convient à tous les secteurs d’activité nécessitant un grand nombre d’accélérations et de freinages.

ccFICHE TECHNIQUE

capacité de charge : 1,5 à 1,8 t Levée de fourche : 10 m vitesse : 5,4 à 7 km/h

capacité de charge : 1,6 à 2 t Levée de fourches : 3,230 m vitesse : 20 km/h prix : 18 000 euros HT

il est équipé d’un limiteur de vitesse Ces transpalettes et gerbeurs sont dotés de Sinergo, technologie qui contrôle la vitesse maximale du chariot en fonction de la distance qui sépare l’opérateur de sa machine. Le système électronique durcit le timon en fin d’inclinaison, afin d’éviter les arrêts brusques et intempestifs. Une fonction de vitesse lente permet aussi de manœuvrer dans les espaces exigus sans incliner le timon. Sur les gerbeurs, la fonction de levée proportionnelle Optilift contrôle la vitesse de levée des fourches et leur position. Ces chariots sont équipés d’un dispositif de diagnostic et de contrôle d’accès. ccFICHE TECHNIQUE

capacité de charge: 1,6 à 2 t (T16-T20) et 1,0 à 1,2 t (L10-L12) Levée de fourches : 0,13 m (T16-T20) et 4,40 m (L10-L12) vitesse : 6 km/h prix : à partir de 5 418 € HT (T16-T20) et à partir de 6 888 € HT (L10-L12)

d. R.

prix : 50 000 à 150 000 euros HT

ccFICHE TECHNIQUE

cct16-t20 et l10-l12 FenWiCK

NOVEMBRE 2009ccN°916

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PRODUITS

GUIDE D’ACHAT

12 chariots pour tous vos travaux de manutention

caractéristiQues techniQues

Le PLUS SÛR

Le PLUS SObRe

tRanSPaletteS et geRbeURS t16-t20 et l10-l12

FRontal gl 35

Fenwick

PRéPaRateUR De CoMManDe aU Sol PS20 RaPiD rocla

atlet

CHaRiot éléVateUR RX 70-16 HYbRiDe

CHaRiot éléVateUR tRaigo 48 V CFM

PRéPaRateUR De CoMManDe eKS 210/312

CHaR RétR ReFl

propulsion Thermique

propulsion Électrique

propulsion Gaz

propulsion diesel et électrique

propulsion Électrique asynchrone

propulsion Électrique

propu Élec

capacités et performances Charge : 1,6 à 2 t (T16-T20) 1,0 à 1,2 t (L10-L12) Levée de fourches : 0,13 m (T16-T20) 4,40 m (L10-L12) Vitesse : 6 km/h

capacités et performances Charge : 2 t Vitesse : 12 km/h

capacités et performances Charge : 1,5 à 3 t Levée de fourches : 7 m, 450 m/s Vitesse : 19 km/h

capacités et performances Charge : 1,6 à 2 t Levée de fourches : 3,230 m Vitesse : 20 km/h

capacités et performances Charge : 1,5 t Levée de fourches : 3 à 7,50 m Vitesse de levée : 0,61 m/s Vitesse de descente : 0,55 m/s

capacités et performances Charge : 1 à 1,2 t Levée de fourches : 2,80 à 11,345 m Vitesse : 10,5 km/h

capac et Char Le mats de Vit (a 14 km

dimensions Longueur : 1 650 mm Largeur : 720 mm Poids : 420 kg

dimensions Longueur : 2 413 mm (avec fourches 1 150 mm) Largeur : 810 mm Poids : 941 kg

dimensions Longueur : 3 850 mm Largeur : 1 280 mm Poids : 4,605 t

dimensions Longueur : 2 975 mm Largeur : 1 099 mm Poids : 2,706 t

dimensions Longueur totale : 2 959 mm Largeur totale : 1 050 mm Poids en ordre de marche : 2,897 t

dimensions Longueur hors tout (ss charge) : 3 085 à 3 275 mm Largeur : 900 à 1 000 mm Poids : 2,950 à 3,650 t

dime Longu de Longu de 23 Lar Poids 3,369

Les pLus

A partir de 5418 €* (T16-T20) de 6888 €* (L10-L12) Technologie Sinergo, contrôle de la vitesse maximale du chariot en fonction de la distance qui sépare l’opérateur de sa machine. Le système électronique durcit le timon en fin d’inclinaison, afin d’éviter les arrêts brusques et intempestifs. Fonction de vitesse lente pour manœuvrer dans les espaces exigus sans incliner le timon. Fonction de levée proportionnelle Optilift pour le contrôle de la vitesse de levée des fourches (gerbeurs) et de leur position. dispositif de diagnostic et système de contrôle d’accès.

www.fenwick-linde.com

still

14 000 €*

15 200 à 29 600 €*

18 000 €*

23 000 €*

Plate-forme opérateur spacieuse. Les angles chanfreinés, les poignées ergonomiques robustes et la hauteur basse du plancher facilitent les accès à bord et les descentes des opérateurs. détection de présence du cariste sur toute la surface du plancher.

Utilisation de moteurs à injection directe, consommation réduite grâce au contrôle électronique du mélange air/gaz. Un module électronique contrôle en permanence la carburation du chariot (au niveau des rejets et du mélange air/gaz). Le but étant de garder en toutes circonstances le chariot non polluant. Pot d’échappement catalysé 3 voies de série. Choix entre deux modes de conduites: • Mode “Power”: le chariot fonctionne avec des performances optimales. • Mode “Eco”: il fonctionne à l’économie avec certaines performances réduites.

Deux modes de production et de stockage d’énergie distincts. Système de récupération et de stockage de l’énergie électrique. Fortes accélérations en mode Boost, silencieuses. Moindre usure du moteur. La fonction “Blue-Q” permet d’économiser jusqu’à 10 % de carburant. Sur pression d’une touche, Blue-Q est activé et l’énergie est économisée quand elle n’influence pas le processus de travail.

Recyclable à 99 % en fin de vie. Technologie SAS (système actif de stabilité), qui limite le risque de renversement latéral. Ralentisseur automatique en virage. Ralentissement automatique en fonction du poids de la charge et de la vitesse de translation.

www.rocla.com

www.atlet.fr

www.still-fr.com

* Prix HT indicatif, fonction de la cabine, des équipements et des options

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toyota

N°916ccNOVEMBRE 2009

www.toyotamanutention.com

Jungheinrich

Bt

30 000 à 45 000 €* Grâce au système intégré de navigation en entrepôt (option) l’ordinateur de l’EKS communique directement avec le système de gestion d’entrepôt. Les déplacements vers des emplacements ciblés sont automatisés. La motorisation asynchrone 48 Volt permet des accélérations rapides et une vitesse de levage élevée.

www.jungheinrich.fr

M Li to de sa à m Pr de en ut (v pa ca pe es au en de Lo di de M er in du


www.industrie-technologies.com

PRODUITS

Le PLUS aUTOnOme

CHaRiot À MÂt RétRaCtable ReFleX

CHaRiot À MÂt RétRaCtable eSR 5 000

ContRePoiDS J1.6-2.0Xn

ContRePoiDS MS130 t

ContRePoiDS 22-35 Vg Yale

CHaRiot aUtoMatiQUe aVg

propulsion Électrique asynchrone

propulsion Électrique

propulsion Électrique

propulsion diesel Euro III A

propulsion Électrique

propulsion Électrique

capacités et performances Charge : 1,4 à 2,5 t Levée de fourches : mats triplex hilo de 4,40 à 11 m Vitesse de translation (avec ou sans charge) : 14 km/h

capacités et performances Capacité : 1,4 ; 1,6 ; 2 t Levée de fourches : 4,44 à 12 m Vitesse de translation : 12 km

capacités et performances Charge : 1,5 à 2 t Levée de fourche : 3,32 à 3,39 m

capacités et performances Charge : 3,5 t Levée de fourches : 3,3 m Vitesse : 20 km/h (à vide)

capacités et performances Charge : 2,2 à 3,5 t Levée de fourches : 0,52/0,72 m/s Levage : 19,7 km/h traction Vitesse : 19,7 km/h traction

capacités et performances Charge : 1,5 à 1,8 t Levée de fourches : 10 m Vitesse : 5,4 à 7 km/h

dimensions Longueur (L2) : de 1252 à 1574 mm Longueur totale (L1) : de 2362 à 2607 mm Largeur : 1 270 mm Poids avec batterie : 3,369 à 4,805 t

dimensions Longueur hors tout: 1281 à 1489 mm (suivant le type de batterie) Poids : 2,534 ; 2,557 ; 2,661 t hors énergie

dimensions Longueur : 2 981 mm Largeur : 3 309 mm Poids : 3,19 t

dimensions Longueur : 3 030 mm Largeur : 1 323 mm Poids : 4,980 t

dimensions Longueur hors tout : 3 003 mm Largeur hors tout : 1 108/1 242 mm Poids à vide : 4,4 t

dimensions Longueur hors tout : 2 010 mm Largeur : 1 000 mm Poids : 1,2 t

30 000 à 45 000 €* ation

l’EKS

estion ers

matisés.

esse

ich.fr

Mat TLC (Transitional Lift Control): contrôle total de la levée/ descente du mat triplex sans à-coup; direction à 360° avec console minivolant télescopique Programmation des performances en fonction des utilisateurs: BT totalview (vision totale et panoramique du cariste); BT OTP: la performance du chariot est optimisée automatiquement en fonction des phases de manutention. Longévité: diminution du nombre de composant Manœuvrabilité/ ergonomie: cabine inclinable, position du cariste réglable.

www.bt-forklifts.fr

Crown, distribué par aprolis

25 000 €* Le système (de série) Access 123 paramètre la machine en fonction de l’expérience du cariste. Vérification des organes sensibles pour donner en temps réel les codes défauts en cas de panne. La sélection de la direction: 180 ou 360° Colonne de direction réglable. Indicateur de position de la roue et du sens de la marche. Le pavé numérique peut être associé à un niveau de performance. Freinage sur les 3 roues. Pédalier type automobile. Poste de conduite ergonomique et spacieux. Mât breveté et décalé pour un meilleur champ de vision (280°). www.aprolis.com

Hyster

Manitou

16 800 à 25 000 €*

30 000 à 40 000 €*

Batterie en position basse compacte développée essentiellement pour les batteries DIN. Moteurs de levage et de traction à courant alternatif de technologie récente, freins à disque, technologie CANbus. Maintenance : intervalles de 1 000 heures.

Existe en version gaz. Large choix de mâts (duplex, triplex, levée libre, visibilité totale) avec hauteur de travail entre 3 et 6 m. Protège conducteur avec pare-brise avant et arrière (option: cabine fermée ou hauteur chariot inférieur à 2 m). Large choix de pneumatiques en fonction du type de sol. Franchissement de pente en charge entre 29 % et 37 % selon le modèle. Inclinaison du mât (avant 10°, arrière 12 °). Tablier inclinable pour un changement facile des accessoires (option).

www.hyster.com

www.fr.manitou.com

Ba systemes

25 000 à 45 000 €* Chariot monté sur bandage d’origine. Frein de parking automatique. Nouveau siège suspendu limitant le taux de vibration au dos du cariste en ordre de marche. Une seule pompe pour la levée et la direction. Consommation énergétique programmable 2 modes possibles depuis le tableau de bord avec code d’accès. Système d’amélioration continu de la stabilité ne nécessitant aucune maintenance. Option extraction latérale de batterie.

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50 000 à 150 000 €* Chariots sans conducteur AGV, véhicules alimentés par batteries et équipés de systèmes de guidage automatiques. Programmés pour suivre un circuit modifiable. Un système AGV peut compter plus ou moins de véhicules. Il peut gérer aussi bien des prises et des déposes basiques qu’une installation complexe avec des véhicules supervisés par un PC et pouvant s’interfacer automatiquement avec d’autres machines de fabrication automatisées. Les AGV peuvent fonctionner 24 heures/24 et 7 jours/7 sans s’arrêter.

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d. R.

Bt

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PRODUITS

GUIDE D’ACHAT

12 chariots pour tous vos travaux de manutention

ccSébaStien Valoggia Président de L4 3PL, Prestataire Logistique

« nous avons opté pour une location tout compris »

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Basée à Ris-Orangis dans l’Essonne, L4 3PL dispose de deux plates-formes logistiques sur plus de 20 000 m². Spécialiste de l’e-commerce, elle a atteint le million de colis expédiés par an.

quérir des colis dans un entre- qu’à environ 5 mètres pour un usage prinpôt et constituer une com- cipalement magasinier. Sa propulsion est mande finale, plusieurs choix s’offrent au électrique ou thermique (gaz ou diesel) et logisticien. D’une part, un préparateur de sa vitesse de déplacement se limite à 25 km/ commandes: un chariot de levée inférieure h. Les modèles électriques sont utilisés en à 1, 20 m, à conducteur intérieur, et les thermidebout et dont le poste LeS mODèLeS ques en extérieur. Si vous bOURRéS de conduite peut s’éle- RécenTS, voulez un chariot à utiliD’éLecTROnIqUe eT ver. Des commandes De caPTeURS, SOnT sation mixte, prenez pluextérieures permettent LeS mIeUx SécURISéS. tôt un modèle à gaz, et si de piloter la translation son exploitation est unidu chariot et la levée de quement externe, un diela charge, sans être au poste de conduite. sel, à cause des émissions polluantes. Le chariot se déplace dans le sens opposé à la charge, qui est derrière le conducteur. cc Sécurité oblige D’autre part, un chariot élévateur muni Bien choisir son chariot, c’est donc bien d’un mât frontal le long duquel s’élèvent déterminer son besoin, engager une à la fois la charge et le poste de l’opéra- réflexion sur la productivité, mais aussi teur, jusqu’à 15 mètres de hauteur. Un sur la sécurité et l’ergonomie. Car il y a autre usage courant de ce matériel est le encore trop d’accidents de manutention gerbage dans des allées étroites. Dans ce liés à l’utilisation des chariots. Le coût est à cas, les fourches peuvent être orientables, la fois humain et matériel. « Deux tiers des et rétractables afin de mieux entrer dans accidents mortels sont dus à un choc avec un rack de stockage. un piéton, note Olivier François, secrétaire Enfin, le chariot “frontal” est, lui, bon général adjoint pôle technique au Syndià tout faire : préparation de commandes cat des équipements pour construction, ou stockage à l’intérieur ou à l’extérieur. infrastructures, sidérurgie et manutenLa charge, palettisée ou non, est placée tion (Cisma). Les fabricants travaillent en porte-à-faux par rapport aux roues et beaucoup sur la visibilité de l’opérateur : est équilibrée par la masse du chariot. le siège inclinable, la cabine qui tourne, Muni d’un mât inclinable face au poste etc. Ils progressent aussi beaucoup sur la de conduite, il peut lever des charges jus- stabilité, la suspension, le contrôle de la

d.R.

« Nous faisons l’acquisition de chariots de manutention en mode full service, c’est-à-dire en location sur cinq ans, entretien compris. Nous privilégions des chariots polyvalents, qui permettent une hauteur de levée importante : des véhicules à mâts rétractables montant jusqu’à 10 mètres. Ainsi, les matériels peuvent être exploités sur des sites de différentes dimensions. Nous ne prenons pas d’options inutiles. En revanche, nous sommes très attachés aux équipements améliorant la productivité, la sécurité et l’ergonomie. Par exemple, nous optons pour des nacelles inclinables, qui permettent à l’opérateur de mieux voir lorsque la marchandise est élevée. En outre, nous choisissons des chariots à limitation de vitesse en fonction de la hauteur de charge. Plus il y a d’électronique, plus il est bon d’être sous contrat de maintenance. »


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pour Fca, la précision du matériel est le critère numéro 1

vitesse en fonction de la hauteur des fourches et de la charge. Les commandes sont simplifiées. La maintenance est facilitée par un meilleur accès à la batterie et au moteur. » Sans surprise, les modèles récents, bourrés d’électronique et de capteurs, sont les mieux sécurisés. « Les chariots les plus sûrs restent les chariots sans conducteur, estime Olivier François. Ils sont très chers, mais le retour sur investissement est rapide. » Ces véhicules se déplacent dans un environnement dédié et connu a priori, sur des trajets figés. Jean-Luc Thomé, le PDG du fabricant BA Systemes, en souligne les avantages: « Leur durée de vie est de plus de dix ans, et

c avec 19 000 m2 de bâtiments couverts, le producteur d’aérosols FCA, basé à Tournon (Ardèche) entretient une flotte de 24 chariots. « Nous les utilisons dans l’entrepôt de conditionnement et de matières ainsi que dans la zone de stockage des produits finis avant expédition », précise Franck Bonnet, le directeur général de FCA. Il dispose de quatorze chariots de magasinage Hyster choisis pour leur capacité de batterie, de cinq matériels à contrepoids Pour son entrepôt de stockage d’aérosols, FCA a recherché et de cinq chariots thermiques. des produits de grande précision « Nous recherchions une grande précision lors des mouvements de palettes. du matériel lors des mouvements de palettes et un système de filoguidage fonctionnant parfaitement avec des matériels tridirectionnels. Côté maintenance, nous constatons un service de proximité irréprochable et proactif, assuré par des experts connaissant bien ces matériels. »

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12 chariots pour tous vos travaux de manutention leur exploitation en 2 x 8 ou 3 x 8. Il n’y a pas d’arrêts de travail. » Pour se faire une idée juste du coût de revient, l’acheteur de chariot doit considérer l’acquisition globale d’un matériel, y compris le service après-vente et la maintenance. Force est de constater que sur le terrain, beaucoup d’utilisateurs se tournent souvent vers des machines simples et robustes, sans artifice électronique. Leurs avantages : une mécanique basique, fondée sur des composants qui ont fait leurs preuves, avec un moteur industriel, des pompes hydrauliques classiques et une transmission par conversion de couples. Ces chariots nécessitent peu d’entretien. Ils peuvent

Productivity

Accuracy

Flexibility

Expertise

être réparés en interne en cas de besoin, car ils sont accessibles à des techniciens non électroniciens. cc Évaluer

le coût de la maintenance

À l’inverse, le tout électronique a aussi ses avantages. Les chariots récents affichent une baisse de la consommation de carburant grâce à un pilotage plus fin des régimes moteur. Chez les principaux constructeurs, chaque appareil est doté d’une prise de diagnostic et d’un logiciel associé. Cela permet d’aller plus vite à la source d’une panne. La “valise” du technicien remonte automatiquement les codes d’erreurs. Sur son ordinateur, le réparateur peut vérifier

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immédiatement qu’il dispose des pièces nécessaires en stock. Grâce à des dispositifs de ce type, les constructeurs garantissent des immobilisations inférieures à quarante-huit heures, voire vingt-quatre heures. Dans le cadre de contrats de location longue durée “full service”, de plus en plus d’industriels demandent même une prestation de gestion complète des parcs, incluant l’entretien, la maintenance, l’anticipation des visites périodiques, et même une analyse des coûts d’exploitation. Du chariot clés en main en quelque sorte… cm cc WILFRIED MAISY redaction@industrie-technologies.com


notre sélection de produits classés en 11 secteurs de référence

composants mÉcaniques cc PAGE 62

cc Composants méCaniques

ÉLectronique cc PAGE 64

cc Hydraulique Pompe hydraulique de haute performance

Équipement de production cc PAGE 66 mesure cc PAGE 66 Équipement inFormatique ccPAGE 67 LogicieLs cc PAGE 68 tÉLÉcoms cc PAGE 70 Logistique embaLLage cc PAGE72 Équipement gÉnÉraL cc PAGE 72 chimie-matÉriauX cc PAGE 74

Vous trouverez en page 74 un lexique des unités utilisées dans cette rubrique.

Vous PouVez adresser Vos informations de presse concernant de nouveaux produits par e-mail (en joignant une photo) : produitsnouveaux@ industrie-technologies.com

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Ces pompes sont destinées aux applications nécessitant des vitesses et débits élevés pour des applications mobiles sur chantiers: curage d’égouts, broyeuses, entretien de voies ferrées, dameuses, forages dirigés, etc. La conception à pistons axiaux confère un excellent rendement, des vitesses et débits élevés. Le carter solide et silencieux offre plusieurs options comme des cartouches à visser. Les pompes de la série 760 Heavy Duty sont proposées en cylindrées de 130 cm3/tr à 3 200 tr/min et 160 cm3/tr à 2 950 tr/min. Elles disposent d’une pompe de gavage intégrée de forte cylindrée et des ports groupés du même côté. Fournisseur eaton power solutions

cc Mécanique actionneur linéaire non captif

La compacité de cet actionneur linéaire hybride non captif, double stack, apporte de nouvelles possibilités aux concepteurs de systèmes devant être précis et rapides: instrumentation médicale, tables X-Y, instruments portables, etc. De par leur construction ils offrent une grande durée de vie. La résolution atteint quelques microns par pas avec des poussées de 133 N. L’actionneur Taille 11 est destiné à la série 28000 de ce constructeur. Dans ce produit, la vis traverse le moteur. Selon la fixation, c’est la vis ou le moteur qui se déplacent axialement. La résolution s’étale sur une plage de 3,2 à 51 µm par pas. Fournisseur haydonKerk motion

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Compacts, légers, performants, ces motoréducteurs sont utilisables dans un grand nombre d’applications industrielles. La gamme couvre des couples de 140 à 14 000 Nm pour des puissances de 0,17 à 125 kW. Ils acceptent toutes sortes de types de moteurs à arbres mâles en cotes métriques ou pouces ; les sorties sont compatibles arbres creux clavetés, à frette et même sortie mâle. De nombreuses options sont disponibles, y compris un dispositif antiretour. Ils fonctionnent sur une plage de – 20 °C à + 40 °C. Les motoréducteurs série F acceptent les moteurs compacts série M avec ou sans frein, moteurs normalisés selon IEC série BN, mono et bivitesse et

des moteurs brushless. Les freins moteurs existent pour les alimentations en courant continu et alternatif avec une réactivité modulable par l’utilisation de redresseur CA/CC en option. Fournisseur bonfiglioli transmissions

axes électriques hautes performances

Cette famille d’axes électriques existent sous formes de vis à billes ou de courroies crantées. Les premiers sont disponibles en 70, 80, 120 et 185 mm, avec des courses de 100 mm à

cc Mécanique modules linéaires miniatures

Ces axes linéaires sont configurables sur demande du client. Ils se fixent dans toutes les positions au moyen de composants standard. L’ingénierie est réduite grâce aux moteurs présélectionnés et aux outils de configuration CAO disponibles sur Internet. Leur charge dynamique maximum de 3,75 kN leur ouvre les applications de manutention, robotique, machines spéciales en remplacement d’actionneurs pneumatiques. Constitués d’un corps en profilé d’aluminium, les MKK 12-40 sont disponibles avec vis à billes de 12 x2, 12x5, 12x10 pour une longueur maximale de 1000 mm et une vitesse jusqu’à 1 m/s. L’effort axial maximal est de 3,8 kN. Les MKR 12-40 sont à courroie crantée 20AT3 avec extension maximale de 2500 mm. Ils permettent une vitesse de 3 m/s et une force de traction de 250 N. La section est 40x52 mm pour les deux modèles. Ils sont 100% intégrables dans la gamme Camoline. Ils disposent d’une vaste gamme d’accessoires et d’éléments de serrage. Fournisseur bosch rexroth sas

cc dEscriPtion

référence Modules linéaires

miniatures MKK et MKR. Caractéristiques Configurables sur demande du client, ils sont constitués d’un corps en profilé aluminium avec des guidages à billes sur rails intégrés.

cc Points forts

Adaptés à l’industrie de l’équipement électrique, des semiconducteurs, du médical, des soustraitants automobiles, de la robotique et de l’automation. D. R.

ÉLectrotechnique cc PAGE 65

motoréducteurs pendulaires


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3 m. Ils atteignent 2 m/s avec une accélération de 15 m/s2. Les seconds sont proposés en 50, 70, 80, 120 et 185 mm, jusqu’à 10 m de course. Ils acceptent jusqu’à 5 m/s avec une accélération de 50 m/s2. Tous ces axes disposent d’une poussée maximale de 3 000 N, d’un couple Mx de 580 Nm, et de couples My et Mz de 1 820 Nm. Le montage du moteur est au choix du client. Des profilés de dimensions généreuses et des sections optimisées garantissent aux actionneurs rigidité et robustesse. Fournisseur Festo France

actionneur linéaire avec retour à zéro garanti

Butée d’appui avec un maximum de points de bridage

La butée d’appui EH 2322 met en contact des points de bridage supplémentaires par rapport aux points d’isostatisme traditionnels. Son corps en acier de cémentation nitruré, bruni et rectifié supporte jusqu’à 8 kN. Elle supporte les pièces instables sans déformation et évite les vibrations pendant l’usinage. Elle s’utilise aussi pour l’appui sur les nervures et moulures afin d’améliorer la tenue des pièces bridées. Enfin, elle soutient les pièces brutes sans déformation. Pouvant s’encastrer de 16 mm, elle se combine avec d’autres éléments (vérins à tête oscillante, rallonges, différentes butées…), selon les besoins des clients. Fournisseur enomax

Colliers de serrage métallisés

Avec ce composant, le retour à zéro en cas d’arrêt intempestif est garanti : l’axe revient exactement à la position prédéfinie. Ceci est apprécié dans les applications en chauffage, appareils médicaux et automobiles. L’actionneur peut travailler dans des milieux difficiles grâce la fiabilité de son moteur Tin Can. L’axe et le corps plastique sont conçus pour assurer une butée mécanique. L’actionneur Self Closing série 7217 a une course maximale de 10 mm, un poids de 70 g et une force supérieure à 20 N. Sa vitesse atteint 30 mm/s. Fournisseur soncebo

Grâce à l’inclusion homogène et uniforme de particules métalliques dans un polyamide 6.6, ces colliers de serrage MCT sont facilement repérés par les systèmes de détection de métaux standard. De couleur bleue, pour faciliter leur localisation, ils sont proposés en 150, 200, et 390 mm (non démontables) et 200 mm (démontables), ou sur mesure si les volumes du client sont suffisants. Leur gamme d’utilisation, de – 40 à + 85 °C, s’étend jusqu’à 105 °C pendant cinq cents heures Ils sont autoextinguibles, conformes à la norme UL94HB et à la méthode HACCP qui impose des contrôles biologiques, chimiques et physiques pour l’hygiène des aliments. Ces colliers sont destinés aux industries agroalimentaires et pharmaceutiques.

D.R.

Fournisseur hellermann tyton s.a.s

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retrouvez nàs produits sur l’expo permanente.

PRODUITS

cc éLeCtRonique

Ayant passé avec succès les tests de conformité du PCI-SIG, ces FPGA 40 nm fournissent désormais une solution complète pour les applications à haut débit. Les blocs IP embarquent toutes les couches de la pile du protocole PCIe (couches physiques, liaison et transaction) et sont conformes PCIe 1.1 et 2.0 dans les configurations x1, x4 et x8. Les FPGA Stratix IV GX en 40 nm intègrent 48 émetteurs-récepteurs à basse consommation fonctionnant entre 600 Mbit/s et 8,5 Gbit/s. En plus du PCI Express, ils supportent une grande variété de protocoles dont Serial RapidIO, Gigabit Ethernet, XAUI, CPRI (incluant 6G CPRI), CEI 6G, GPON, SFI-5.1 et Interklaken. Fournisseur altera France

Commande de redressement synchrone améliorée

cc éLeCtRoteCHnique

SOuS-SySTÈMeS afficheur LCd monochrome 3,6 pouces cc

Équipé d’un rétroéclairage à diodes électroluminescentes blanches et d’une transmissivité améliorée, cet écran monochrome à cristaux liquides offre une luminosité de 900 cd/m2, un contraste de 1 000 et des angles de vision proches de 180 °. Il fonctionne sur la plage de température de – 30 à + 85 °C, dépassant ainsi les meilleurs écrans TFT couleurs actuels. Recommandé pour les applications industrielles demandant une bonne lisibilité et l’usage en extérieur, l’écran LCD à matrice active (TFT) BTFT 036M dispose d’une interface simplifiée qui facilite la transition entre le monochrome passif et le TFT. Une version plus grande (5 pouces) est en cours de développement. Fournisseur data modul

Destiné aux applications haut de gamme comme les téléviseurs LCD, ce circuit intégré 200 V commande deux Mosfet de puissance pour le redressement synchrone ou secondaire dans les topologies à résonance en demi-pont. Il améliore le rendement global de 1,5 point, réduit la température des redresseurs de 25 °C et la taille du circuit imprimé des deux tiers. Les technologies traditionnelles de redressement synchrone utilisent un transformateur de courant. Au lieu de cela, l’IR1168 détermine avec précision l’instant d’ouverture et de fermeture des Mosfet (canal N) à partir de la tension de drain et ce, au voisinage immédiat de la transition à courant nul. Il ne nécessite aucun composant additionnel. Il est fourni en boîtier SO8, s’alimente entre 8,6 et 18 V et accepte des fréquences de fonctionnement jusqu’à 500 kHz. Fournisseur international rectifier

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module embarqué interchangeable

La société Phytec a développé un format de module embarqué avec un bus unique comportant les interfaces répandues (Ethernet, USB, SPI, I2C, UART, AC97 et graphique). Ce format permet d’échanger le type de module sans modifier la carte support. Le premier module disponible est fondé sur un cœur ARM9 et accepte les systèmes Linux et Windows Embedded CE. La société a développé un format de module embarqué avec un bus unique comportant les interfaces répandues (Ethernet, USB, SPI, I2C, UART, AC97 et graphique). Ce format permet d’échanger le type de module sans modifier la carte support. Le premier module disponible est fondé sur un cœur ARM9 et accepte les systèmes Linux et Windows Embedded CE. Fournisseur phytec

cc cOMPOSanTS eT aPPareillaGe Connecteur d’alimentation de cartes

Ce connecteur de puissance est un modèle empilable qui transporte 50 A afin d’offrir de fortes densités de courant. Il intègre une fonction de raccordement ultrarapide à des applications d’alimentation de carte mère à carte fille. Le système dédié de contact apporte une grande surface de connexion avec une faible chute de tension et une perte de chaleur minimale. Les ICCON intègrent des broches de contact associées qui sont décolletées et argentées. Il y a trois longueurs de broches qui peuvent être proposées. Ils sont compatibles avec un grand nombre de systèmes modulaires de connexion de fond de panier. Fournisseur tyco electronics

module iP67 d’entrées/ sorties

Ce boîtier étanche et robuste intègre le réseau EtherCAT. Il conserve ainsi des performances élevées de communication sans aucun coupleur nécessaire. L’encombrement est extrêmement réduit (126 x 30 x 26.5 mm). La connexion est assurée par une fiche M 8 blindée à visser. La mise en réseau est possible pour des distances maximales de 100 mètres. L’EtherCAT couvre la large gamme des signaux d’entrées/ sorties comme les entrées numériques avec filtres 3 ms ou 10 µs, les sorties numériques avec courant de sortie 0,5 et 2 A, les entrées et sorties analogiques 16 bits et des entrées thermocouples. Fournisseur beckhoff

enTraÎneMenTS Le variateur propre à hautes performances cc

Pour engendrer des économies d’énergie, il faut contrôler le rendement des moteurs sur des puissances élevées. Ce variateur propre (160710 kW) a été conçu pour un fonctionnement intensif et pour la régulation du réseau d’alimentation et des conditions de charge sans affecter les performances du moteur. Les pics de tensions sont réduits de 15 à 20 %. Il se comporte comme un casque audiophile à atténuation de bruit. Le VLT mesure la distorsion harmonique et ne corrige que ce qui est nécessaire. Un mode veille est disponible. Le refroidissement s’effectue par l’arrière et 85 % des pertes de chaleur sont évacuées à l’extérieur. Modulaire, le montage côte à côte est permis. L’interface graphique LCP développée spécifiquement est conviviale et ergonomique. Ce variateur est conforme aux standards IEEE519, EN61000-3-4 et EN61000-3-12 du marché Fournisseur danfoss motion controls cc dEscriPtion

référence VLT. Caractéristiques Ce variateur VLT

est conçu pour un fonctionnement intensif en toute fiabilité. La surtension nécessaire n’altère pas la tension moteur.

cc Points forts

Ce variateur propre (160-710 kW) à rendement élevé permet de réduire de 15 à 20% les pics de tension moteur et de réduire ainsi fortement les coûts de consommation d’énergie. D.R.

cOMPOSanTS fPGa 40 nm conformes PCi express 2.0 cc


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filtres prises ieC

Ces filtres prises IEC répondent à la fois aux applications industrielles et aux applications médicales. Ils se déclinent avec ou sans interrupteur, avec sélecteur de tension et fusible. Ils sont proposés en version à clips ou à souder. Le montage est possible en vertical ou horizontal. Les sorties sont sous forme de cosses. Ils sont certifiés UL, VDE et CSA. La gamme Delta affiche les caractéristiques électriques suivantes: tensions d’application 115250 V, courant de 1 à 20 A, simples et doubles cellules, un porte-fusible et un spectre d’atténuation allant de 10 à 55 dB, avec une plage de fréquences de 150 kHz à 30 MHz. Fournisseur compelma

Connecteur miniature circulaire pour radio logicielle

Ce connecteur miniature permet de sécuriser les connexions des systèmes de radio logicielle véhiculaires. L’intégrité du signal est conservée grâce aux performances du contact hyperboloïde de taille 26. Léger et compact, il convient aux applications militaires. Il offre une étanchéité IP68 et un courant nominal de 2 A à 25 °C. Il intègre un système de codage qui évite les erreurs de connexion. Résistant à tout type de corrosion, le C55 est livré avec des terminaisons de contact en fût à souder, câblées et surmoulées. Il est aussi disponible dans une version embase male. Fournisseur hypertac

cc enerGie unité de régulation multiboucle

Connecteur sécurisé à couplage rapide

Avec un quart de tour (rotation de 101 °) pour un maintien de couplage complètement sécurisé, ce connecteur 2 mm réduit significativement le temps d’interconnexion. Basé sur un ressort hélicoïdal qui résiste aux vibrations en environnement durci, ce dispositif de verrouillage convient aux connecteurs à technologie mixte. Fournisseur harwin

Connecteur haute puissance avec contacts à sertir

Ce connecteur de puissance propose un sertissage simple de mise en œuvre pour le raccordement électrique. Les deux gammes comprenant un raccordement à visser ou à sertir sont tout à fait compatibles entre elles. L’outillage préconisé pour sertir les contacts est conforme à la norme DIN 46 235, norme relative aux cosses de câble.

Cette solution de régulation jusqu’à 16 boucles est appropriée pour le contrôle des canaux chauds des presses à injecter, le paramétrage en température des extrudeuses et des fours. Elle est équipée des dernières technologies : écrans tactiles 5,7’’ TFT haute résolution, logiciel graphique intelligent et des icones intuitifs indiquant l’état de chaque boucle. Le GF Looper dispose de pages de configuration avec des informations claires et en plusieurs langues pour les conditions de régulation, les consignes et les alarmes. Il peut être intégré dans un réseau Profibus, CANOpen ou Modbus TCP pour une supervision à distance. Fournisseur gefran France

Fournisseur harting

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Produits

cc meSure

équipement Poste à souder FitWeld

cc instRumentation et tRaitement Testeurs d’installations électriques

cc

qui empêche le soudage lorsqu’aucun gaz de protection n’est présent ou si le tuyau est débranché accidentellement. Fournisseur Kemppi France

Robotique Cellule d’encaissage robotisée

cc

Ce soudeur MIG/MAG remplace le procédé MMA en permettant de réaliser plus de 50 % d’économie d’énergie. Compact et léger (14,5 kg), cet appareil triphasé 400V 50/60Hz double la vitesse de soudage. Il possède une tension à vide de 43V. Il utilise des fils fourrés et pleins en acier doux, en acier inoxydable ainsi qu’en aluminium dans des diamètres de 0,8 à 1,2 mm. Destiné aux opérations de pointage dans les chantiers navals et la fabrication d’équipements lourds, il est doté de la technologie QuickArc (amorçage propre de l’arc et taux de projection réduit) et du mécanisme GT WireDrive assurant une réponse rapide aux signaux de la gâchette du pistolet. Il dispose également du système GasGuard

Cette cellule est une alternative aux encaisseuses “wrap”, elle assure la préparation des produits conditionnés sous étui ainsi que leur encaissage. Fiable et évolutive, elle demande un encombrement nettement moindre. Opérant à une cadence d’environ 120 étuis par minute, elle s’adapte aux variations de format des étuis en longueur, largeur et hauteur. En entrée de cellule, les étuis sont stockés entre des pelles, pour être présentés sous le robot. Ce dernier les saisit par 4 à 10 unités et les dépose dans les cartons. Fournisseur SEA Productique

cc machines Système de sélection de produits pour fardeleuses

La classique cassette de sélection de produits pour fardeleuse, une par format, est remplacée par le SFR, un système unique pour tous les formats, composé de doigts mécaniques motorisés. Pour la partie groupage, celui-ci réduit le temps de changement de format de 10 à 1 minute. Le SFR accepte les bouteilles, flacons déformables, canettes… de 25 cl à 3 l, mais aussi les packs. La motorisation des doigts pour les changements de format élimine la notion même d’outillage. Le gain de place autour de la ligne de production est important puisqu’on supprime le stockage en périphérie de la fardeleuse, des cassettes de sélection de chaque format de produits ainsi que leurs chariots de transport. Le SFR conserve les qualités de maintien des produits sur les cassettes de sélection par doigts inférieurs SDI grâce au convoyage par bandes. Le système SFR est ajustable par servomoteur brushless. De plus la mise au point dans la largeur peut s’automatiser par l’ajout de moteurs. L’ensemble des données est géré au niveau de la commande de la fardeleuse par PC industriel. Fournisseur Cermex

cc description

Référence Système de sélection

produits SFR.

Caractéristiques Un système unique composé de doigts mécaniques motorisés. Gestion des données par le PC industriel.

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cc points forts

Grande flexibilité pour la production des packs en sélectionnant des contenants de toute dimension. Réduction de l’encombrement et du nombre de pièces d’outillage.

Ces testeurs vérifient la conformité des installations électriques aux normes internationales IEC60364 et HD384 et françaises NF C 15-100 et XP C 16-600. Un bouton rotatif donne accès aux fonctions en évitant les menus complexes, les résultats se visualisent sur un afficheur rétro-éclairé et des voyants bon/mauvais. Grâce à son double affichage, le 1650B peut réaliser deux mesures simultanées. Un test de boucle rapide en courant fort permet d’effectuer des mesures sur des circuits n’utilisant pas de différentiels. La mesure de tension rapide entre L-N, L-PE et N-PE avec le cordon d’alimentation secteur évite tout changement de connexion pour la mesure. La mémoire intégrée stocke les résultats. Fournisseur Fluke France

Oscilloscopes numériques d’entrée de gamme

Offrant des bandes passantes de 25, 40, 60 et 100 MHz, ces oscilloscopes possèdent un écran couleur de 320 x 234 points et un port pour carte SD, solution originale de transfert de données. Ils disposent d’une profondeur mémoire de 4 000 points par voie, de mesures automatiques et de fonctions mathématiques comme l’analyse FFT. Les oscilloscopes numériques FI32022 (25 MHz), FI32042 (40 MHz), FI32062 (60 MHz) et FI32102 (100 MHz) disposent de deux voies avec un échantillonnage à 250 Méch/s en temps réel et 25 Géch/s en temps équivalent. Ils peuvent sauvegarder jusqu’à 15 formes d’ondes et configurations et deux références. Ils disposent d’un port USB permettant le transfert et la visualisation en temps réel des écrans sur un PC. Fournisseur Distrame

Scanner laser de sécurité

Conforme aux normes de sécurité type 3 selon EN CEI 61496-1 et –3 et SIL 3 selon CEI 61508, ce scanner laser augmente la portée de sa protection de 4 m à 6,25 m avec une résolution variant de 30 mm à 150 mm. Sa fonction “ motion ” détecte avec précision les zones de travail lorsqu’il est en mouvement. Les interfaces de sécurité sont de type AS-I Safety et PROFIsafe. Le Rotoscan RS4 protège les personnes par sécurisation verticale des postes et accès dangereux (version 6E) et les zones de circulation dangereuses pour les chariots de transport de marchandises (6M). La zone de sécurisation est ajustée automatiquement selon le sens et la vitesse de circulation du chariot. À l’intérieur de la zone de travail, le logiciel RS4soft peut définir 8 champs de protection commutables à l’aide de signaux de commande. Fournisseur Leuze Electronic

Centrale inertielle

Intégrant des accéléromètres et des gyromètres MEMS, cette centrale inertielle pour applications embarquées mesure les accélérations et vitesses angulaires sur 3 axes. Son cœur numérique compense les dérives de biais, de sensibilité et de couplage croisé, offrant des mesures d’accélération de 2 à 10 g et de vitesses angulaires de 50°/s à 1 500°/s. Grâce à des algorithmes de caractérisation et de compensation de la non-linéarité, de la dérive thermique et du désalignement de capteurs, la centrale inertielle SX 43040 fournit des mesures compensées sur une sortie numérique RS-485 Modbus RTU et sur les sorties analogiques différentielles ±5 V. Fournisseur Sensorex

D. R. D.R.

cc équipement de production


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PRODUITS

cc MATÉRIEL INFORMATIQUE cc BUREAUTIQUE Vidéoprojecteur compact pour présentation professionnelle

Ce vidéoprojecteur XGA est une solution pour exposer les présentations professionnelles dans un espace réduit même fortement éclairé. La luminosité est de 3 000 lumens et le taux de contraste atteint 500 :1. Avec sa technologie 3 LCD, la lampe affiche une durée de vie d’environ 2 500 heures en mode normal. Son niveau sonore est inférieur à 32 dB Le L300 peut projeter au format 4 :3 ou 16 :9. Il intègre une connectivité avancée pour relier un périphérique informatique ou vidéo. Une entrée HDMI permet d’accepter les images HD. Compact, il est équipé de 2 hautparleurs stéréo de 3 Watts chacun. Fournisseur Samsung Electronics France

Presse numérique couleur pour tirage court

Avec son système unique à 5 toners, cette presse numérique couleur réalise des impressions avec la qualité professionnelle d’un tirage offset. Le système V-Toner produit des particules fines produisant des couleurs riches. Le système AITB offre la constance quelle que soit la surface. Elle apporte aussi des finitions avec le pliage V, la production de brochure ou la perforation. L’imagePRESS C1+ propose de nouveaux effets d’impression: effet métallique, filigrane, mat/brillant, mat inversé et mat complet. Fournisseur Canon France

cc PÉRIPHÉRIQUES Technologie d’affichage pour solution multi écrans

Aujourd’hui, il est possible de connecter jusqu’à 6 écrans à un ordinateur à travers la connectique USB. La technologie UbiSync permet d’installer et d’exploiter un système multi écrans pour optimiser la surface et la qualité de visualisation sans l’ajout d’une carte graphique. Les nouveaux moniteurs SyncMaster 2243QW, LD220 et LD190X en sont équipés. Le LD190X intéègre la technologie UbiSync sans fil pour la transmission du signal vidéo du PC portable au moniteur et consomme envirob un tiers d’énergie en moins que les 19 pouces classiques. Ces écrans disposent de fonctionnalités performantes comme la haute résolution (à partir de 1M jusqu’à 2M de pixels), un temps de réponse de 5 ms, un contraste de 1000 :1 et une compatibilité aux systèmes Windows et Mac. Ils utilisent aussi les dernières techniques d’économie d’énergie pour l’éclairage et la consommation. En plus, le logiciel UbiSync arrive à harmoniser en une opération la luminosité des différents écrans pour réduire la fatigue oculaire. Fournisseur Samsung Electronics France cc DESCRIPTION

Référence Moniteurs SyncMaster

2243QW, LD220 et LD190X.

D.R.

Caractéristiques Cette technologie

permet d’installer et d’exploiter un système multi-écrans sur un ordinateur principal, sans l’ajout d’une carte graphique.

cc POINTS FORTS

Le logiciel UbiSync permet d’harmoniser en un clic la luminosité de différents écrans pour réduire la fatigue oculaire.

PÉRIPHÉRIQUES Serveur polyvalent NAS haute performance

cc

Ce système de stockage de réseau peut s’adapter à des environnements de type familial ou de petites entreprises. Construit autour d’un processeur Intel Core 2 Duo cadencé à 2 GHz et 2 Go de mémoire, il dispose de 8 baies SATA administrant jusqu’à 12 To maximum. Il est doté de fonctions RAID avancées et des fonctions de cryptage et de sécurité. Le TS-809 Pro peut jouer le rôle de serveur de fichier, serveur FTP, serveur Web et aussi celui de serveur de messagerie. Une fonction “station de surveillance” est aussi disponible pour permettre de regarder à distance et d’enregistrer des flux vidéo provenant de 4 caméras IP. Fournisseur Qnap Systems

Souris multifonction

Cette souris informatique laser peut aussi servir de télécommande pour Powerpoint ou pour les utilisations courantes de l’ordinateur. Elle possède 11 touches originales pour piloter les fonctions basiques de présentation jusqu’à une distance de 10m avec l’aide du pointeur intégré. Une touche permet de basculer du mode souris au mode présentation. La Navigator T835 Laser intègre un capteur haute précision à 1600 dpi. Le minirécepteur USB se connecte facilement à l’ordinateur portable. Fournisseur KYE Systems Europe Genius

cc AUTOMATISMES ET CONTRÔLE La sécurité de l’entrainement

Les fonctions d’entraînement de sécurité apportent une augmentation de productivité. Il est maintenant possible d’intégrer ces composants de sécurité supplémentaires dans l’entraînement. Avec cette technologie, l’installation est plus compacte. Certifiée à la norme CEI 61800-5-2, la sécurité fonctionnelle s’exprime pleinement dans les variateurs de puissance. La technologie Safe Motion

empêche les mouvements incontrôlables et assure la sécurité du personnel lors des travaux de maintenance. Le réglage des machines à une vitesse de sécurité réduite est applicable. La fonction coupure de sécurité du couple est comprise dans la version de base des variateurs. Fournisseur Pilz France Electronic

cc ORDINATEURS PC compact pour environnements extrêmes

Cet ordinateur industriel accepte un fonctionnement permanent (100 000 heures) sous des conditions extrêmes en température (40°C à +70°C). Il résiste aux chocs (50g) et aux vibrations (3g). Il se comporte en plate-forme pour l’acquisition, le contrôle et la diffusion des données à partir d’une antenne GRPS ou un capteur vers des moniteurs. Le Boxer AEC-7450 est constitué d’un boîtier en alliage d’aluminium durci qui fait office de radiateur. L’alimentation en courant continu est à l’extérieur et le disque dur est remplacé par un disque statique SSD de 32Go. Il est doté de processeurs Intel à technologie mobile. Fournisseur Factory Systèmes

Cartes graphiques professionnelles

Cette famille de cartes graphiques puissantes représente une solution de visualisation fiable et robuste pour répondre à des conditions industrielles. Le modèle haut de gamme, la Quadro FX 5800 disposant de 4 Go, offre des capacités d’affichage extrêmes permettant aux utilisateurs de travailler avec des modèles et des données à grande échelle. Fournisseur Nvidia Corporation

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PRODUITS

cc LOGICIELS

Automate tactile compact

Pour optimiser les coûts, ce boîtier industriel associe un format réduit de 6 pouces avec les fonctions de terminal et d’automate. Il propose un écran de résolution QVGA avec 6 Mo de Feprom. Il ne demande qu’une tension de 24VCC. Il dispose des interfaces standard: USB, série, ethernet et 16 ports d’entrées/sorties intégrés. La série LT3300 se décline en trois modèles : couleur STN, monochrome Ethernet et monochrome sans Ethernet. Fournisseur Pro-face France

Carte mère avec module industriel embarqué

LOGICIELS D’APPLICATION Service en ligne pour la gestion des déchets cc

Doté d’une interface graphique ergonomique, le site Web d’EcoEnvironnement fournit une vision instantanée des données nécessaires pour identifier, localiser et quantifier les déchets. Il transmet les ordres d’enlèvements par e-mail, fax ou courrier, et émet automatiquement tous les documents réglementaires (BSDD, relevés DRIRE, étiquettes ADR). Maintenu par une équipe informatique aguerrie, ce site internet sécurisé permet aux producteurs de déchets de gérer pas à pas leur stockage, leur enlèvement et de les suivre jusqu’à leur élimination totale dans le respect de la réglementation. Il garantit sécurité, sauvegarde et confidentialité des données.

Au format PC/104+, cette carte standard sans ventilateur intègre une connectivité complète : 8 ports USB 2.0, VGA, LVDS, HDAudio, RS-232/422/485, Ethernet, GPIO et IDE. Elle est basée sur un processeur Intel Atom fonctionnant à 1.6 GHz avec une grande capacité mémoire (1 Go de DDR2 RAM et en option 4 Go de Flash). Elle peut compter sur les 20 canaux de réception GPS pour couvrir les besoins de communication sans fil. La carte ISIS supporte les divers systèmes d’exploitation Windows Xpe/CE/6.0/Vista ainsi que Linux. Elle dispose également d’un module qui permet de nombreuses applications (multimédia, réseau, santé et défense) sous une consommation de moins de 5 W. Fournisseur Eurotech France

Gestion de la performance applicative

Ce logiciel réunit les trois éléments clés d’une gestion de la performance applicative basée sur la mesure du ressenti réel des utilisateurs: l’identification proactive des problèmes, la quantification de leur impact sur le métier et des capacités avancées de diagnostic pour accélérer leur résolution. Compuware Vantage 11 intègre des modules d’analyse de performances en temps réel pour les environnements Java, .NET, les composants d’infrastructure réseau et serveurs, et les accès aux grands systèmes Mainframe. Il innove également avec sa modélisation par auto apprentissage des performances d’un service IT du point de vue métier. Fournisseur Compuware France

Gestion du cycle de vie des produits

Ce système de PLM offre une interface utilisateur étendue pour Microsoft Outlook ainsi qu’une intégration avec Microsoft Office

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D.R.

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Fournisseur Kerlog


PRODUITS

cc LOGICIELS D’APPLICATION Progiciel de gestion compatible Autocad

Le logiciel de gestion PcVue V8.2 SP1 fédère dans un seul outil tous les paramètres nécessaires à la gestion d’un bâtiment, que ce soit les équipements de chauffage et climatisation, de l’éclairage, de la sécurité, de l’approvisionnement électrique basse tension, des alarmes incendies… et ce pour le tertiaire, l’industrie, les aéroports et les hôpitaux. PcVue V8.2 SP1 innove avec ses modules d’optimisation énergétiques (optimisation du rendement énergétique d’un bâtiment et surveillance de la gestion des énergies) et avec sa capacité à intégrer directement des fichiers Autocad. Ainsi par exemple le dessin d’un bloc de régulation Autocad peut devenir un objet dynamique utilisable dans le superviseur. Les commandes de régulation de température peuvent aussi être directement intégrées. Le logiciel intègre les protocoles nécessaires au traitement des données des sous-systèmes consommateurs d’énergie : BACnet( gestion des régulateurs), Lonworks (cloisonnement) et Dali (éclairage par gradient). Fournisseur : Arc Informatique

cc DESCRIPTION

Référence PcVue v.8.2 SP1 Caractéristiques Ce progiciel

de gestion a la particularité de fédérer dans un seul outil l’ensemble des paramètres de la gestion d’un bâtiment. cc POINTS FORTS

Il optimise en permanence le fonctionnement, simultané ou non, des groupes HVAC, des systèmes d’éclairages, des rideaux pare-soleil, et gère au mieux, selon les besoins, l’allocation des sources d’énergie (solaire...) pour qu´il soit plus économique et plus écologique.

2007. Il est aussi plus intégré aux outils de CAO électronique de Mentor Graphics, Cadence, Intercept et Altium avec des menus TeamCenter dans ces solutions ou une passerelle d’intégration personnalisable. Teamcenter 8 privilégie la productivité des utilisateurs, de l’application elle-même et de l’outil informatique, et prend en charge les logiciels IBM DD2 Information Manager, WebSphere Application Server, Tivoli Access Manager, Tivoli Storage Manager et Rational ClearCase. Fournisseur Siemens PLM Software

Solution de gestion dynamique de ressources

Ce logiciel vérifie la capacité à réaliser la charge de travail, la distribue aux ressources qualifiées et l’adapte dynamiquement aux aléas. Il s’agit pour les entreprises d’une réponse concrète pour optimiser la productivité des ressources et des plannings, accroître l’efficacité opérationnelle et réduire les temps de production. Avec Dreams, la bonne ressource avec les bonnes compétences est allouée au bon moment. L’allocation de ressources internes ou externes tient compte des délais de réalisation, des contraintes et des règles d’allocations particulières. Dreams complète le système d’information de l’entreprise en s’intégrant aux couches logicielles existantes ERP, outils de gestion de projet (PPM) et de gestion de processus (BPM). Fournisseur Oslo Software

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Produits

cc TELECOMS

Téléphonie Plate-forme de conférence multimedia multipoint cc

Idéale pour les déploiements de visioconférences, les services à la demande et les applications haute-définition, cette plateforme de conférence multimédia en temps réel est capable de supporter les applications SD, HD et de téléprésence de quasiment n’importe quelle entreprise. Elle se déploie dans une configuration de ports fixe ou flexible. Grâce à son innovation baptisée Video Clarity, cette plate-forme est capable d’améliorer le flux vidéo d’un ancien terminal de visioconférence à faible résolution (CIF) vers une résolution de type DVD standard (4CIF, 480p), et de même un appel vidéo de résolution standard (4CIF) vers la HD. Fournisseur Polycom

cc RéSeAUX Bridge Wi-Fi et serveur 2 ports série

Doté d’une interface Wi-Fi 802.11g 54Mbps, d’une interface LAN 10/100 Base Tx et de deux ports série, cet équipement est à la fois un bridge Wi-Fi et un serveur deux ports RS232/422/485. Il contrôle des équipements série au travers d’une liaison sans fil et connecte des périphériques Ethernet comme s’ils étaient câblés sur le réseau filaire. Présenté dans un boîtier métallique IP50 se montant sur rail Din ou au mur, le bridge Wi-Fi EW5302 est compatible avec les normes de sécurité WEP/WPA/ WPA-2. Du point de vue série, il fonctionne en TCP Client, TCP Serveur, UDP ou port com virtuel. Fournisseur Atop technologies

Mediaphone de bureau

Ce téléphone de bureau est un mediaphone destiné aux entreprises. Ce type d’appareil est à mi-chemin entre un téléphone et un PC. L’accès à la liste des contacts, aux applications et à Internet ainsi que la personnalisation de l’espace de travail s’effectuent rapidement et facilement par simple effleurement du large écran tactile couleur. Lorsque la fonction téléphone n’est pas active, l’utilisateur a accès à un certain nombre d’applications fournies avec l’appareil, comme l’accès à des cartes, la météo, la calculatrice… D’autres applications peuvent aussi être téléchargées. Classé parmi les téléphones PoE classe 1, le 9620L affiche une consommation moyenne de seulement 2,2 W. Fournisseur Avaya

Laser de pompe pour amplificateurs optiques

Capables de produire jusqu’à 820mW de puissance optique en sortie de fibre,ces puissants modules laser de pompe à 980nm bénéficient d’un très haut niveau de fiabilité et de stabilité. Destinés aux applications terrestres, ce sont des composants clés pour les amplificateurs optiques de nouvelles générations (EDFAs). Il sont conformes aux normes Telcordia. Les modules 2000 CHP s’articulent autour d’une puce laser en arséniure de gallium (AsGa). Fournisseur 3S Photonics


Produits

Téléphonie PDA Ultra-durci Téléphone Wifi intelligent cc

Ce combiné téléphonique se connecte à n’importe quelle installation téléphonique WLAN, WiFi ou SIP afin de bénéficier de ces tarifs réduits. Il s’utilise dans des zones exploitant l’accès sans fil : hôtels, aéroports, restaurants ou campus. Pratique et sûr, il intègre les fonctionnalités suivantes comme la recherche des réseaux Wi-Fi par une touche ou l’enregistrement de plusieurs configurations WLAN. Le Doro ip700Wi-Fi peut être commandé avec une solution personnalisée (unique login, comptes SIP pré-programmés). La configuration standard se fait aussi à l’aide d’une interface WiFi. Un logiciel est proposé au téléchargement pour l’utilisation avec Boingo, solution mondiale d’accès Wi-Fi.

Suite collaborative pour téléphonie IP

Combinant la téléphonie IP et un outil logiciel d’administration, cette suite collaborative permet d’administrer le budget informatique et télécom des petites et moyennes entreprises. Elle se décline en 4 versions, du mode standard à celui d’entreprise. Elle est accessible via un simple navigateur internet sur tout matériel (ordinateur fixe ou portable ou téléphone mobile) Communication Manager Entreprise repose sur un serveur avec messagerie Internet et le partage des fichiers. La mise à disposition de fichiers partagés sur un seul serveur assure une sécurité optimale des informations de l’entreprise. Chaque édition requiert une licence serveur et une licence pour chaque utilisateur. Fournisseur : Teambox

Fournisseur Doro Telecom

cc Téléphonie PDA Ultra-durci

Ultra-durci, puissant et ergonomique, ce PDA supporte des environnements extrêmes (chocs, vibrations, immersions, humidité, poussière, sable, températures extrêmes, zones explosives…). Grâce au système d’exploitation Windows Mobile 5.0, il accède à un large choix de logiciels et d’applications (Microsoft Office Mobile, ActiveSync, cartographie et GPS, acquisition de données, relevés de mesure. L’Archer Field PC se personnalise selon des besoins spécifiques par configuration ou par utilisation de capteurs périphériques. Parmi ses options remarquables, citons la technologie Bluetooth class 1 intégrée, le port série RS-232 et le port USB maître, les ports protégés pour cartes CF et SD/SDIO facilement accessibles, le module GPS ou Wi-Fi, le scanner de code barre, RFID ou stockage de données. Fournisseur Industrial Computer France cc description

Référence Archer Field PC. Caractéristiques Ce PDA ultradurci,

puissant et ergonomique se caractérise par une large variété de choix de logiciels.

cc points forts

Indice de protection IP67 Boîtier en magnesium et coque antichoc disponible Compact et léger, il dispose d’un clavier retro-éclairé et d’un écran orientable.

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Produits

Logistique manutention Palette en carton sécable cc

En tirant sur une bande d’arrachement médiane, ces palettes en carton sécable passent en demi-palettes en quelques secondes au lieu de 15 à 30 mn pour le reconditionnement sur demi-palettes bois. La palette carton Kay Pal, est plus légère que les palettes bois (3 à 5 kg contre 25 kg), facilement manipulable et ne comporte ni agrafes ni clous. Une fois utilisée, elle est compactée puis recyclée à 100%, ce qui supprime la gestion de stocks et le retour des demi-palettes. Elle améliore le remplissage du camion puisque la hauteur du support palette est divisée par deux. Cette solution optimise la productivité tant en préparation de commandes qu’en gestion logistique et transport. Fournisseur ds smith Kaysersberg

Crochet de levage autonome

Ce crochet, d’une capacité de 1500 à 3000 daN, est exempt de toute liaison physique type câble ou tuyauterie. La fermeture des mords sur la charge à lever s’effectue manuellement, au moyen d’une poignée actionnée par l’opérateur. L’ouverture est provoquée à distance, par l’intermédiaire d’une liaison radio sécurisée, tout décrochage étant impossible tant que la charge n’a pas été déposée. Cet équipement de levage de 10 kg, de forme ovoïde, est équipé de batteries Li-ion assurant une autonomie de 1500 à 2000 cycles. Il fonctionne sans entretien et bénéficie d’un indice de protection IP65. Un dispositif optionnel permet la recharge automatique lors des manœuvres d’ouverture et de fermeture. Fournisseur C2E

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Gerbeur avec levée initiale

Ce gerbeur électrique est équipé d’une levée initiale qui augmente sa garde au sol à 150 mm. Il peut être utilisé sur des sols inégaux ou dans des rampes d’accès aux quais de déchargement. Son moteur asynchrone de 1,2 KW lui assure des vitesses de levée et de descente des fourches performantes, avec ou sans charge et peu de maintenance. L’EXV 12-i est pourvu d’une limitation de la vitesse en fonction de l’inclinaison du timon. Les commandes hydrauliques proportionnelles sont souples et silencieuses. Les vérins hydrauliques sont intégrés dans le profil du cadre de mât pour plus de sécurité. Le mode Eco permet d’économiser l’énergie de la batterie. Fournisseur still

cc marquage Caméra couleur 0,25 lux

Cette caméra, intégrant une fonction Super HAD CCD II type 3 et un zoom optique x10, assure une qualité d’image élevée ainsi qu’une grande sensibilité dans des conditions de faible luminosité, jusqu’à 0,25 lux. Légère (140 g) et compac te (45,9 x 43,1 x 67,2 mm), elle délivre 530 lignes TV et un large angle de vue horizontal (52°). La FCB-EX20D/P, disponible en PAL et NTSC, répond à tous les besoins en matière de vidéo surveillance, caméra embarquée ou contrôle de trafic. L’intégration de la fonction de masquage des zones privées, incluant un effet mosaïque, assure la conformité aux exigences internationales en matière de zones privées. La détection automatique de mouvement minimise la puissance requise. Fournisseur sony France

Les fourches peseuses iForks sont très compactes (133x58 mm) et complètement autonomes. Elles fonctionnent sans aucun câblage sur n’importe quel type de chariot élévateur (mât rétractable, modèle tri-directionnel), et peuvent être montées en quelques minutes. Les informations – pesage brut/net, totalisation par envoi, entrée de codes, enregistrement date/heure et comptage de pièces - sont transmises à l’indicateur en cabine, via un dispositif Bluetooth, l’affichage rétro éclairé assurant une lecture optimale, même dans les zones sombres des entrepôts de production. Toutes ces données peuvent être transférées à une imprimante ou un terminal, mais aussi directement à un logiciels de gestion d’entrepôt (WMS) ou à un ERP via une liaison RS232, un réseau bluetooth ou une connexion Wi-Fi. L’alimentation du système de pesage s’effectue par l’intermédiaire de deux modules de batteries puissants et interchangeables. Une fonction d’étalonnage digital permet un réglage simple, rapide et précis. Fournisseur Ravas

cc description

Référence iForks Caractéristique système de

fourches peseuses complètement autonome, sans aucun câblage, pour chariot élévateur, chariot à mât rétractable et chariot tridirectionnel.

cc équipement général

sécurité Casque de protection avec indicateur d’usure cc

Les casques de protection ne sont remplacés que lorsque leur état visuel l’impose. Or leurs propriétés mécaniques peuvent être diminuées par la lumière, sans signe visible de dégradation. Ce casque est le premier à présenter un indicateur d’usure ultraviolet pour un renouvellement optimum. Outre cette propriété le casque se distingue par son confort et la capacité à être porté visière en arrière pour des interventions en milieu confiné. Le G3000 Solaris présente une pastille qui change de couleur par cumul d’irradiation solaire. Avec ses seulement 310 g et sa ventilation il peut être supporté sans problème pendant 8 heures La surface lustrée est facile à nettoyer et peut être personnalisée aux couleurs de l’entreprise. Fournisseur 3M France

Barrière immatérielle IP69K

Ces barrières et rideaux de sécurité sont produits au moyen de composants très étanches. Ils sont destinés aux ambiances particulièrement sévères rencontrées dans l’industrie agroalimentaire. Les composants résistent au lavage par jet d’eau haute pression à 80 °C. Une grande gamme couvre des hauteurs entre 170 et 1 770 mm pour des résolutions de 14 à 80 mm. Des interfaces de paramétrage et de diagnostic améliorent la facilité d’utilisation. Les barrières des séries SLC/ SLG220 ou 420 IP69K sont ultracompactes. Les rideaux sont disponibles en catégorie 2 SLG220 et 4 SLG420 avec 2, 3 ou 4 faisceaux pour des portées de 0,3 à 30 m. Fournisseur schmersal

cc points forts

Chaque fourche peseuse communique le poids soulevé à l’indicateur en cabine via le Bluetooth. D. R. D.R.

cc emballage / logistique

cc Logistique manutention Fourches peseuses sans câblage


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Produits

cc enVironnement Refroidisseur adiabatique

Les aéroréfrigérants ont été la cause de cas de légionellose. Cet appareil par son mode de fonctionnement évite tout risque de ce type tout en ayant des capacités de refroidissement élevées. Les calories sont rejetées à sec dans l’atmosphère sans besoin de traitement d’eau. La sortie du fluide est à température constante. La consommation d’eau est très faible et la maintenance aisée. Le 3C Jacir-Muller associe un aéroréfrigérant sec et une section de prérefroidissement adiabatique. Fournisseur Jacir Air Traitement

Trappe de désenfumage à faible perte thermique

Les lanterneaux obligatoires pour le désenfumage des locaux industriels et entrepôts sont des points de déperdition thermique. Cet équipement a été conçu pour réduire ces pertes de 30 %. L’avantage s’observe en hiver et en été. La transmission lumineuse est conservée. L’appareil respecte le DTU 43. Le coefficient Uw est égal à 2W/m2.K. Le modèle existe en ouverture fermeture pneumatique et électrique. L’Hexasteel Therm existe en Fx ou DENFC. Une double isolation avec lames d’air crée une rupture de pont thermique sur la totalité de la périphérie de l’appareil. La transmission lumineuse s’effectue grâce à une plaque polycarbonate alvéolaire six parois de 16 mm, translucide ou opale. Fournisseur Hexadome

Détecteur multigaz

Ce détecteur de gaz portable bénéficie en outre de l’option détecteur d’immobilité : l’absence de mouvement de l’utilisateur durant quelques secondes déclenche une alarme. Une fonction particulièrement utile aux travailleurs opérant seuls ou dans les endroits confinés. L’alerte peut être déclenchée manuellement grâce à la fonction Instant Alert. L’Altair4 mesure les gaz O2, H2S, CO et les gaz explosibles. Très compact, il possède un boîtier de caoutchouc robuste (test de chute de 3 m, protection IP67). Il se manipule aisément même avec des gants : avec seulement trois boutons. Fournisseur MsA Gallet

équiPement Loquet rotatif électronique cc

Ce loquet rotatif électronique est pourvu d’un motoréducteur qui réduit la consommation électrique et accroît la capacité de charge. Fonctionnant avec une alimentation de 12 à 24 V, il convient à des compartiments de rangement de véhicules, ou d’équipements… Deux vis suffisent à le monter. Compact, le R4-EM a un corps en acier de 65x69x19 mm. Il dispose d’une commande par microprocesseur compatible avec toutes sortes de signaux d’actionnement électroniques. Fournisseur southco


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Produits

cc CHimie matériauX

Les techniques d’imagerie et de spectroscopie de plus en plus fines demandent des sources lumineuses de plus en plus rapides. Cet oscillateur paramétrique optique OPO à impulsions ultracourtes est une source laser accordable. Il présente une grande plage de réglage continue pour ce type d’impulsions puisqu’il balaye les longueurs d’ondes de 340 nm à 2500 nm. Il est entièrement automatisé et peut être accordé par ordinateur sur toute sa plage, sans réglage, ni changement d’optique. L’OPO Iris possède plusieurs ports de sortie pour l’émission simultanée dans les bandes UV, visible et IR, ce qui est indispensable pour certaines techniques comme l’imagerie CARS diffusion Raman anti-Stokes cohérente. La largeur des impulsions est réglable entre 80 et 350 fs. Fournisseur Micro-Contrôle spectra Physics

Scanner de radiologie numérique

Jarre de broyage résistante

Cette jarre de broyage pour laboratoire est constituée d’une céramique à haute teneur en alumine. Elle est donc plus résistante aux chocs et à l’abrasion. Sa géométrie optimise le volume de broyage disponible et facilite le vidage d’où un moindre gaspillage de matière, important dans le travail de laboratoire. La jarre Pact a une capacité de 1 litre et un diamètre de 12 cm. Le module à la rupture est de 136 MPa. Fournisseur PACT

PLastiques Polymères haute température cc

Cette gamme de polymères a été conçue pour la fabrication de pièces devant conserver leur stabilité dimensionnelle à haute température. Deux grades sont proposés, l’un chargé fibre de verre et l’autre sans charge. Ces matières sont destinées aux applications automobiles sous capot et dans l’énergie où elles peuvent remplacer le métal. Le Victrex ST45GL30 chargé, a une température de flexion sous charge de 380 °C. Le comportement mécanique est optimal dans la gamme de 150 à 200 °C pour le non chargé et supérieur à 300 °C pour la version chargée. Fournisseur Victrex Europa

Cet appareil est destiné à l’inspection de défauts dans les soudures, les pièces coulées et lors de l’inspection de tuyauteries pour détecter de l’érosion/corrosion. Il est conçu pour des conditions d’inspections difficiles rencontrées dans les secteurs de l’énergie, l’aérospatial, le militaire. Il s’utilise avec des cassettes rigides ou toutes sortes d’écrans photo stimulables jusqu’à 14 x 17 pouces. Il se caractérise par une grande dynamique et un excellent rapport signal/bruit. Le CRFlex produit des images de qualité très élevée grâce à son optique spécifique et ses pixels de 50 µm et une taille de spot laser de 30µm. Fournisseur GE sensing

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Composite pour imprimante 3D

Plusieurs grades pour ces polymères composites destinés à la production de pièces en trois dimensions sur les appareils de ce fournisseur. Pour la première fois il est possible d’utiliser l’eau comme durcisseur dans des pièces multicolores. Les pièces peuvent présenter des détails très fins comme des ailettes de refroidissement ou des connecteurs à broches. La matière zp150 est adaptée aux machines ZPrinter 450 et 650 3D. La solidité des pièces est accrue de 40 % par rapport aux précédentes résines. Fournisseur Z Corporation

cc traitements De surFaces Revêtements PTFE pour visserie

Ce revêtement est proposé pour les ensembles vis –écrous sur les actionneurs propres de ce constructeur. Grâce à ce traitement, l’efficacité et la durée de vie des appareils est accrue très sensiblement. Le revêtement n’attire pas la poussière ni les salissures. Ainsi la maintenance est réduite à son minimum. Il s’applique dans tous les domaines où les lubrifiants risquent de dégrader les pièces produites et l’ambiance de travail. Les revêtements Black Ice et Kerkote parviennent à multiplier par dix la durée de vie de noix polymères par rapport aux pièces ordinaires. Fournisseur HaydonKerk Motion

aDHésiFs Auto-adhésif double face taille mini cc

En dessous d’une certaine taille d’assemblage, les solutions classiques de collage par colle liquide, soudure ultrason ou assemblage mécanique par vis deviennent problématiques. Ces adhésifs double face sont d’une taille aussi petite que 4x4 mm. Ils améliorent la vitesse d’assemblage et évitent l’utilisation de moyens de chauffage puisque la fixation est immédiate. Les Mini-DSKS peuvent être livrés avec une conductivité thermique améliorée. Ils peuvent se combiner à des membranes ou des non-tissés pour la réalisation de protection antipoussière pour l’électronique. Des propriétés spécifiques aux différentes applications peuvent être incorporées à la demande dans l’adhésif. Fournisseur : schreiner ProTech

LES UNITÉS DE MESURE SYSTÈME INTERNATIONAL A....................................................................Ampère A/m ............................ ampère par mètre Bq .......................................................... becquerel °C.................................................. degré Celsius C ................................................................. coulomb cd ................................................................ candela cd/m2 ...................... cd par mètre carré F............................................................................ farad h .......................................................................... heure H.......................................................................... henry Hz......................................................................... hertz J ..............................................................................joule K .......................................................................... kelvin kg .................................................... kilogramme lm .................................................................... lumen lx ................................................................................. lux m....................................................................... mètre m2.................................................... mètre carré m3..................................................... mètre cube m/s............................ mètre par seconde m/s2 ................................m/s par seconde min ..............................................................minute mol .................................................................... mole N ................................................................... newton Pa ..................................................................... pascal Pl.............................................................. poiseuille rad .................................................................. radian s ................................................................... seconde T ............................................... tesla V ................................................. volt VA ..................................................... voltampère W........................................................................... watt Wb ...................................................................weber Ω ............................................................................ ohm Autres abréviations Å.............................................................. angström atm............................................... atmosphère bar ........................................................................... bar dB .................................................................. décibel dpi ....................................... point par pouce g ..................................................................gramme G.......................................................................... gauss cal .................................................................. calorie ch ...............................................cheval vapeur c/s ................................. cycle par seconde eV ....................................................électronvolt Go ........................................................ giga-octet gr ........................................................................ grade Kbit ................kilobit (1Kbit=1 024 bit) km/h......................kilomètre par heure Ko ........................................................... kilo-octet kWh......................................... kilowattheure l ..................................................................................litre Mo ................................................... méga-octet Mx ............................................................. maxwell Po ........................................................................ poise t ...........................................................................tonne tr ..............................................................................tour tr/min ............................. tour par minute

D.R.

cc equiPements De LaBoratoire Impulsions femtosecondes de l’UV à l’IR


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PARCOURS

3DIMENSIONSDE

LES

Éric Laborde PRÉSIDENT DE PV ALLIANCE

nfant, Éric Laborde rêvait de ce chef de fil de l’embryonnaire secde construire des trains. Un teur français du photovoltaïque. stage d’ingénieur – six mois à la SNCF – l’en aura dis- L’homme suadé. L’entreprise, « trop cc Un montagnard rêveur étatique », n’offrait pas suffisamment À première vue, Éric Laborde a tout du de liberté d’action à cet entrepreneur en patron débordé par son travail. Son ordiherbe. Il s’est alors essayé à l’électromé- nateur portable et son téléphone mobile nager chez Thomson, au matériel sportif sont en permanence à portée de main. Il chez Salomon, à l’emballage chez CGL reçoit dans une simple salle de réunion, Pack. Chez Thomson, il a importé du faute d’un bureau à lui… Mais en réalité, il Japon les meilleures pratiques d’organisa- ne saurait tolérer cette surcharge de travail tion industrielle (juste-àsans avoir la possibilité, « SUR LE MOMENT, temps…). Chez Salomon, ON NE SE REND à tout moment, de s’aéil s’est découvert un goût PAS COMPTE rer l’esprit. Éric Laborde pour le sauvetage d’usi- DE TOUT désigne son ordinateur : CE QUE LE CURSUS nes en difficulté, notam- D’INGÉNIEUR « En semaine, avant ment la filiale américaine NOUS APPREND. » chaque réunion, je me du fabricant de ski, Tayplonge dans mes dernièlormade. Mais c’est finares photos de vacances lement chez Photowatt qu’il a trouvé sa pour décompresser. » Son écran affiche la vocation. Appelé en 2001 au chevet du photo d’un chemin taillé dans la roche, au fabricant français de cellules photovoltaï- bord d’une falaise, à 200 mètres au-dessus ques, Éric Laborde s’est forgé une foi dans d’une mer bleu turquoise. Une photo prise l’énergie solaire à toute épreuve. Convic- à San Antao, l’une des îles du Cap Vert, où tion écologique ? Pas du tout ! Ce sont plu- il a passé ses dernières vacances. tôt les retombées sociales de cette indusSon credo ? Équilibrer sa vie privée et sa trie en devenir qui le motivent. « Les vie professionnelle. Ses mots témoignent énergies renouvelables ne remplaceront aussi de son admiration pour les Suispas le nucléaire. Mais localement, elles ses, dont il loue le goût pour la vie locale. peuvent créer des dizaines de milliers Depuis 1995, il vit non loin de la Conféd’emplois », s’enthousiasme-t-il. Portrait dération helvétique (dont sa femme est

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originaire), à Annecy, avec pour moyen de détente le golf, une fois par mois, et surtout la montagne. Tous ses week-ends sont consacrés au ski en famille l’hiver, à la randonnée le reste de l’année. Sa journée type : quatre à huit heures de marche pour franchir 600 à 1 000 mètres de dénivelé positif. Les Alpes sont devenues sa région. Ce Parisien de naissance se sent d’ailleurs tout sauf citadin. Bien au contraire, il n’a vécu dans la capitale que durant ses études d’ingénieur. Ses diplômes en poche, il s’est empressé de fuir le tumulte de la ville pour le calme de la province. Depuis 2008, il ne quitte son repère de Fillinges (HauteSavoie), une commune de 2 500 habitants située près d’Annecy, que pour se rendre à Paris à des rendez-vous d’affaires, ou à Bourgoin-Jallieu (Isère) où se trouve le siège de PV Alliance. Il préfère rester accroché à son flanc de montagne et y développer son réseau d’installateurs d’énergies renouvelables, Soleil en tête, sa deuxième casquette avec PV Alliance.

L’ingénieur cc

Une solide base scientifique

Sa formation d’ingénieur, il l’a souvent trouvée pénible. Les classes préparatoires ? « On n’y vit pas. » L’École polytechnique ? « Rébarbative car très théorique. » Éric Laborde, également diplômé de l’Ensta (École nationale supérieure de techniques avancées), n’a pas toujours le verbe tendre avec ces institutions mais il assure n’avoir jamais regretté son parcours. « Sur le moment, on ne se rend pas compte de tout ce que le cursus d’ingénieur nous apprend. Cette formation offre, pour toute la vie, une solide base scientifique dans

P. GUITET

Il incarne les promesses d’avenir du photovoltaïque français. Ancien directeur général du seul fabricant de cellules en silicium en France, Photowatt, il a fondé un réseau d’installateurs d’énergies renouvelables, Soleil en tête. Depuis 2007, Éric Laborde est surtout président de PV Alliance, une société détenue par Photowatt, EdF et le CEA. Ingénieur passé maître au fil des expériences du sauvetage d’usines, il s’est mué en entrepreneur. Avec un objectif : poser les bases de la future industrie photovoltaïque française.


PARCOURS

cc SES 3 DATES CLÉS

1980. Entrée à l’École polytechnique, la voie royale. Toutes les portes s’ouvriront grâce à ce seul diplôme. 1991. Départ aux États-Unis. Avec Taylormade, une filiale de Salomon, il découvre l’international et le sauvetage d’usines en difficulté. 1999. Rencontre avec sa deuxième femme. Elle l’encourage à monter son propre projet.

DIAPORAMA c Découvrez les secrets de fabrication d’une cellule photovoltaïque sur www.industrie-technologies.fr NOVEMBRE 2009ccN°916

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www.industrie-technologies.com

PARCOURS

Son cahier. Innovation produit ou calcul de coût, il y note toutes ses idées. Ses cahiers sont datés et archivés depuis vingt-cinq ans.

En France, on ne donne pas aux PME les moyens d’innover. Les Américains sont capables de trouver des fonds pour créer une multitude de start-up.

Ses chaussures de randonnée. Le week-end, il s’oxygène sur les pentes alpines, en grimpant jusqu’à 2 000 mètres d’altitude.

toutes les disciplines. » Optique, thermique, physique quantique, mécanique des fluides sont autant de sésames pour la vie professionnelle. Exemple : quand Éric Laborde fabriquait des clubs de golf pour Salomon, il a eu besoin de se replonger dans les méthodes statistiques pour répondre aux besoins des golfeurs amateurs qui ne frappent jamais deux fois de la même façon dans la balle. « Jamais, pendant ma formation, je n’aurais imaginé avoir besoin de faire des maths pour de telles applications. » Avec le recul, il remercie ses professeurs de lui avoir appris à poser les bonnes questions aux bons experts… et, accessoirement, de lui avoir permis d’être en capacité de comprendre leurs réponses. Sur cette base scientifique, il a également construit son propre modèle de management. Piochant des idées à droite, à gauche, rigoureux sur la gestion des flux dans l’entreprise, il a érigé au rang de bible l’un des ouvrages de référence de l’organisation industrielle, The Goal d’Eliyahu Goldratt. Essayez de le lancer sur le sujet et il en fera de suite un jeu dont les règles sont données par ce livre. Intarissable sur la question, Éric Laborde est prompt à se saisir d’une feuille pour y griffonner un schéma typique des flux de marchandises dans un processus industriel. « Avec la méthode Goldratt, le but est de trouver, jour après jour, le goulet d’étranglement dans l’usine et de résoudre le problème. Puis, le lendemain, de

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The Goal, de Goldratt. C’est son manuel de référence en matière d’organisation industrielle. Il y a puisé les recettes pour sauver les usines en difficulté.

trouver où il s’est déplacé », s’amuse-t-il. L’ingénieur Laborde est aussi joueur.

L’entrepreneur cc

La PME pour idéal

Quel est l’idéal industriel de celui qui veut créer une filière photovoltaïque en France? « Je ne suis pas un homme de technostructures. Dès qu’un organigramme est trop complexe, je m’ennuie », tranche-til. Il veut être en contact direct avec ses clients, prendre en main une équipe, la former et lui fixer un cap à suivre. À l’écouter, Éric Laborde ne jure que par les petites entreprises. D’où sa fierté d’avoir monté le réseau Soleil en tête, qui installe des panneaux solaires et des pompes à chaleur chez les particuliers. « Vingt-deux franchises ouvertes depuis 2008 », s’enthousiasme-t-il. Il fustige la culture des grands projets à la française. En cause, la tradition de centralisation qui, si elle débouche sur des centrales nucléaires, des TGV et des Airbus, est incapable de laisser aux PME les moyens d’innover. Son modèle ? Les Américains. « Ils sont capables de trouver des fonds pour créer une multitude de start-up. Même si la plupart disparaîtront, les survivantes connaîtront des “success story” à la Microsoft ou Apple. » Cependant, Éric Laborde reste un entrepreneur réaliste. Son défi photovoltaïque l’oblige à passer à une échelle bien trop grande pour une PME française comme Photowatt. Les investissements en jeu sont trop élevés : 50 millions d’euros pour une

seule ligne de production pilote. C’est d’ailleurs pour profiter des moyens dont disposent les grands groupes, en l’occurrence EdF et le CEA, qu’il a fondé PV Alliance. Il entend profiter de la force de frappe d’institutions comme le Laboratoire d’électronique des technologies de l’information (Leti) du CEA ou l’Institut national de l’énergie solaire (Ines) à Chambéry pour transformer son essai. Ambitieux, il ne camoufle pas sa soif de grandeur et entend transformer l’industrie photovoltaïque française en un concurrent solide des géants mondiaux que sont l’allemand Q-Cells, l’américain First Solar et le chinois Suntech. Son arme secrète ? L’innovation. « Les Chinois ont investi massivement dans des usines très modernes et fabriquent des cellules de très bonne qualité à un coût imbattable », reconnaît-il sans plus d’inquiétude. À l’heure de lancer sa production de cellules standard en silicium en février, PV Alliance planche déjà, dans ses labos, sur les technologies de demain. Éric Laborde luimême a fixé le cap à ses équipes. Anticipant une éventuelle pénurie de matière première, il veut mettre au point des cellules à base de silicium appauvri. Il a aussi l’intention d’être le premier à atteindre un haut rendement (plus de 20%). C’est à ce prix que la France pourra s’imposer comme un pays qui compte dans le solaire. cm cc THOMAS BLOSSEVILLE tblosseville@industrie-technologies.com

P. GUITET

ccSES 3 OBJETS FÉTICHES

Découvrez en vidéo avec le CEA les priorités technologiques du photovoltaïque français.


FICHE MÉTIER

L’ingénieur météo cherche sa place au soleil SA MISSION

MÉTHODE

Ce n’est pas le métier qui offre le plus de débouchés, mais c’est sans doute l’un des plus passionnants. Pour devenir ingénieur météo, il faudra décrocher le très sélectif concours de la seule grande école qui délivre ce titre.

c Sans ingénieurs, les stars du bulletin météo n’existeraient pas. Ce sont eux qui élaborent les données et renseignent quotidiennement Evelyne Dhéliat (TF1) ou Nathalie Rihouet (France 2). Les ingénieurs météo compilent et analysent les données recueillies sur tout le territoire.

OUTIL

c Pour améliorer la qualité des prévisions, les ingénieurs travaillent en permanence sur les modèles utilisés pour prévoir le temps de demain et d’après-demain.

ET LE SALAIRE DANS TOUT ÇA ?

cc JÉRÔME LECOU INGÉNIEUR DES TRAVAUX DE LA MÉTÉO, MÉTÉO FRANCE

B. LEVY

LE CONSEIL DU PRO

« Faire des relevés depuis la petite enfance ne suffit pas pour réussir. Le recrutement par concours est destiné à des forts en sciences. Ensuite, une fois à Météo France, un esprit ouvert et une grande curiosité sont les sésames pour une carrière variée dans un environnement en perpétuelle évolution. »

Un ingénieur des travaux de la météorologie commence à moins de 1 500 euros nets mensuels. En fin de carrière, les salaires restent raisonnables, fonction publique oblige. Même avec les primes, peu de chances de devenir Crésus.

MÉTIER

c La palette des métiers offerte aux ingénieurs météo est grande. Certains ont des fonctions plus commerciales, d’autres font de la recherche fondamentale.

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FICHE MÉTIER

L’ingénieur météo QUELLES COMPÉTENCES ?

MÉTHODE

c La carrière dépend du succès à un concours. Ce n’est pas le lieu où les qualités de créativité importent le plus, même si elles ne nuiront pas. En revanche, une forte capacité d’apprentissage est essentielle. Avantage aux bêtes de concours…

MÉTIER

OUTIL

c Une fois le précieux sésame décroché, la curiosité est un vrai plus. Loin d’être répétitif, la prévision météo est un univers en mutation permanente, notamment d’un point de vue scientifique. La routine n’est pas à l’ordre du jour. Il faut donc aimer être remis en cause dans son savoir. c Sens du contact exigé. L’ingénieur météo est loin d’être isolé dans une tour d’ivoire, la tête dans les étoiles. Les fonctions qu’il occupera au cours d’une vie le mettront en contact avec des publics variés : journalistes, collectivités locales, entreprises, universitaires.

QUELLES FORMATIONS ?

OÙ EXERCER SES TALENTS ?

ET APRÈS ?

c En la matière, l’offre n’est pas pléthorique, au contraire. Passionné de météorologie, mieux vaut que vous aimiez la chaleur. Tous les ingénieurs météo français sont en effet formés à l’École nationale de la météorologie (ENM), à Toulouse. Une fois l’école intégrée, l’étudiant devient fonctionnaire. Ses études sont rémunérées. Corollaire : il doit un certain nombre d’années de travail à l’État.

c Premier employeur : Météo France, un établissement public administratif. La quasitotalité des 900 ingénieurs des travaux de la météorologie y travaille. Météo France compte des antennes dans tous les départements de métropole, ainsi que dans les Dom et les Tom.

c Pour intégrer l’école, il vous faudra être titulaire d’un diplôme de niveau bac + 2 et présenter le concours des ingénieurs des travaux de la météorologie. Vous entrerez de cette façon en première année. Un accès en deuxième année est ouvert aux titulaires d’une maîtrise spéciale délivrée par quelques universités en France.

Les ingénieurs attirés par la modélisation peuvent devenir enseignants ou chercheurs.

c Un second concours existe pour devenir “ingénieur de la météorologie”. Les titulaires intègent le nouveau corps des ingénieurs “Mines et ponts”.

c Plus rare, une carrière dans le secteur privé n’en reste pas moins possible. Parmi les secteurs qui ont besoin de compétences en météo/climat, on compte le transport maritime, l’aéronautique ou les grands projets BTP. Ainsi que le secteur financier : pour spéculer sur le prix du blé à Chicago, être capable de prévoir l’évolution météorologique est un atout incomparable.

c Les possibilités de mobilité géographique sont nombreuses. Chaque année, un poste en Terre Adélie est proposé. c La prévision météo et l’étude du climat se font à l’aide d’ordinateurs qui sont parmi les plus puissants au monde. On trouve ainsi des ingénieurs météo qui se spécialisent dans la modélisation. Certains rejoignent même des entreprises du monde informatique. c La préoccupation croissante relative aux effets du changement climatique devrait offrir de nouveaux débouchés aux ingénieurs météo. Le métier de consultant météo pourrait connaître de beaux jours. Pour en savoir plus, http://www.enm.meteo.fr/.

D.R.

c À l’ENM, on peut aussi décrocher le titre de technicien de la météo. Il existe des possibilités de mobilité interne pour devenir ingénieur dans un second temps.

c Les ingénieurs plus attirés par la recherche et la modélisation pourront mener une carrière d’enseignant ou de chercheur au sein d’une université ou dans un centre spécialisé. Il leur faudra décrocher un master recherche en plus du diplôme de l’ENM.

c Tout est possible. Une carrière au sein de Météo France conduira ceux qui le souhaitent à encadrer des équipes. L’établissement public comprend sept directions régionales. Aux compétences scientifiques, il faudra ajouter des qualités de leader.

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ccCHRISTOPHE BYS cbys@industrie-technologies.com


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INTELLIGENCES

Consultez notre sélection d’études sur les effets des mutations technologiques.

ccLES ENJEUX

Difficile de circonscrire la souffrance au travail ! Selon une étude menée par la Fondation européenne pour les conditions de travail, 86 % des cadres européens subiraient un stress négatif dans le cadre de leur profession. Le même organisme estime qu’un suicide par jour serait lié au travail. En France, un rapport du Conseil économique, social et environnemental fait état de 300 à 400 personnes qui, annuellement, se donneraient la mort pour les mêmes raisons. Le coût de ces tensions et de ces drames n’est pas seulement humain. Selon un rapport remis en mars 2008 au gouvernement par Patrick Légeron, psychiatre, et Philippe Nasse, statisticien et économiste, le stress coûte, en France, entre 3 et 4 % du PIB.

DÉBAT

Mutations technologiques : les hommes dépassés par les machines ? Smartphones, e-mails, logiciels de toutes sortes, robots… Les technologies bousculent à un rythme de plus en plus soutenu nos habitudes de travail. Si elles nous aident à accomplir un certain nombre de tâches rébarbatives, elles stressent et déséquilibrent aussi les salariés les plus fragiles. Pour éviter de les pousser à l’irrémédiable, le facteur temps est devenu essentiel pour leur permettre de digérer ces révolutions successives.

ACCÉLÉRATION La presse de Gutenberg a mis quatre cents ans à s’imposer, le téléphone mobile à peine vingt.

a technologie est-elle en train de rendre notre travail invivable ? La question se pose de manière accrue après la série de suicides qui frappent les salariés de France Télécom (25 en dix-huit mois). Si l’entreprise publique fait figure de symbole (elle vend de la technologie mais toute une frange de ses salariés peinent à digérer le changement qui l’accompagne), elle est loin d’être la seule organisation à subir les effets – parfois très rudes – des mutations technologiques. Dans la logistique avec les entrepôts presque intégralement robotisés, dans la grande distribution avec les caisses automatiques, dans les usines avec le poids croissant des automates ou dans les bureaux avec l’intrusion de l’Internet et de tous les nouveaux outils de communication (BlackBerry, e-mail…), aucun secteur n’est tenu à l’écart de ces évolutions et de leurs conséquences. Face à ces problèmes, Industrie & Technologies a mené l’enquête pour comprendre comment une nouvelle technologie s’immisce dans l’entreprise. Quel changement

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(positif ou négatif) elle implique. À quel moment. Et dans quel contexte l’arrivée de ces nouveaux outils peut faire du travail un enfer.

cc

Les TechnoLogies se diFFusenT de PLus en PLus viTe

À aucune époque, dans aucune société, les mutations technologiques n’ont laissé les hommes indifférents. En bousculant largement les équilibres bien établis des professions, elles ont conduit, de tout temps, à des comportements violents. Au XIXe siècle, les Luddites s’attaquaient aux machines textiles en les détruisant. Les artisans britanniques voyaient en elles une menace pour leur savoir-faire et leurs emplois. Aujourd’hui, nous n’assistons à aucun autodafé d’ordinateurs ou de téléphones mobiles, mais le mal-être qui en découle fragilise la santé psychologique de ses utilisateurs les moins solides. Le problème est d’autant plus criant à l’époque actuelle que le rythme auquel se déploient ces technologies s’est accéléré. Quand la presse à imprimer de Gutenberg a mis quatre cents ans à s’imposer, le métier à tisser mécanique s’est diffusé en un peu plus de deux cents ans, l’automo-

bile n’a eu besoin que de soixante-quinze années, l’Internet de trente et le téléphone mobile de vingt ! Pas simple à un tel rythme de s’adapter à chaque nouvelle donne. Surtout quand, dans une même vie professionnelle, les salariés subissent plusieurs (r)évolutions technologiques successives… là où leurs grands-parents n’en digéraient qu’une seule « au pire » au cours de leur existence. « Les NTIC ont évolué très rapidement. En quelques mois, les logiciels ou les matériels font des bonds prodigieux », confirme Jean-Claude Sperandio, professeur émérite en ergonomie et informatique de l’université ParisDescartes. Les salariés peinent à suivre. Cette accélération de la diffusion et la démultiplication des technologies rendent instable le cadre de travail. Les changements peuvent s’opérer extrêmement rapidement grâce aux techniques de la communication. « Les déménagements d’entreprise se font désormais en un weekend. Il suffit de débrancher et rebrancher les ordinateurs pour se remettre au travail », note Romain Chevalet, chargé de mission à l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). C’est évidemment nettement plus rapide que de déplacer un parc entier de machines-outils, mais cette quasi-instantanéité


INTELLIGENCES

Quand les outils changent l’organisation du travail… c Les mutations technologiques touchent tous les secteurs d’activité. Ces vingt dernières années, le développement des technologies de l’information et de la communication et le boom des télécoms n’a épargné aucune entreprise. Les progiciels de gestion intégrés, les ERP, l’adoption massive du BlackBerry et des messageries en ligne ont modifié profondément nos modes de travail. Une étude, menée par l’Institut de psychologie de Lyon, a montré que les cadres dirigeants ne se concentraient pas plus de trois minutes sur une tâche précise, du fait des sollicitations multiples permises par les technologies. Dans une enquête menée par le ministère français du Travail en 2005, 53 % des salariés déclaraient que leur rythme de travail était imposé par une demande extérieure. La tendance s’est encore accentuée depuis, donnant le sentiment aux salariés de ne plus faire face à la situation. Près d’un sur deux déclare d’ailleurs avoir le sentiment de travailler souvent, voire toujours, dans l’urgence.

rend aussi beaucoup plus compliquée l’adoption des technologies par les salariés… faute de période de transition.

cc

GETTy ; Réa

Le doubLe visage des machines

La technologie est un peu comme Janus, le dieu romain de la transition et du changement, elle est dotée d’un double visage. Elle recèle intrinsèquement sa part d’ombre et sa part de lumière. Si l’actualité souligne les effets néfastes des mutations qu’elle engendre sur la santé de salariés, il faut aussi reconnaître que ces changements portent en eux quelques vertus. Ils contribuent à rendre le travail beaucoup plus humain, moins dangereux et moins pénible. Chez PSA, en dix ans, le nombre de postes dit lourds a baissé de 22 points grâce à l’automatisation ou la semi-automatisation d’un certain nombre de tâches dans les ateliers, notamment pour tout ce qui concerne la manutention. Les e-mails,

tant décriés par bon nombre de cadres car ils se sentent sollicités en permanence, ont aussi permis à certains salariés de rendre beaucoup plus flexible leur temps de travail afin de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. La communauté de travailleurs indépendants Ze Village (www. zevillage.org), installée à Essay près d’Alençon (Orne), a pris racine dans la campagne normande grâce aux facilités nouvelles offertes par la numérisation de l’information et de la communication. En fait, quelles que soient les conséquences – positives ou négatives – de son déploiement, la technologie en tant que telle n’est jamais LE problème. Elle ne sert souvent que de faire-valoir ou de catalyseur à un changement d’une autre nature. « Sous couvert de mutation technologique, on fait passer beaucoup de changements organisationnels, remarque Marc-éric BobillierChaumon, psychologue du travail et chercheur à l’université Louis Lumière de Lyon. La méthode permet de faire accepter aux

salariés des procédures qui conduisent à plus de contrôle et plus de productivité. » Les progiciels de gestion intégrés, les fameux ERP (Enterprise Resource Planning) utilisés dans beaucoup d’usines, les systèmes de reconnaissance vocale dans les entrepôts, les robots en usine, tout cela se retrouve également en capacité de formater le travail des hommes et de l’analyser pour savoir s’il est conforme aux standards, voire de leur donner des ordres. « On peut assister à un phénomène de soumission à l’autorité technique qui peut entraîner des réactions irréfléchies et donc dangereuses », poursuit le psychologue. Dans certains entrepôts logistiques, les systèmes de commande vocale déshumanisent complètement le travail. Selon Romain Chevalet de l’Anact, qui mène une étude sur la mise en œuvre de ces systèmes, les manutentionnaires deviennent parfois les bras du logiciel. « Cela conduit à une perte de compétences, poursuit le chargé de mission. Ces personnes qui savaient construire NOVEMBRE 2009ccN°916

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INTELLIGENCES

Comment transformer les hommes en machines ? L’expérience des centres logistiques équipés de systèmes à commande vocale décryptée par Romain Chevalet, de l’Anact.

cc maRc-eRic bobiLLieR-chaumon PSYCHOLOGUE DU TRAVAIL ET CHERCHEUR À L’UNIVERSITÉ LOUIS LUMIÈRE DE LYON

ccdenis maRTin DIRECTEUR DES RESSOURCES HUMAINES DU GROUPE PSA

elles accentuent les défauts organisationnels

elles améliorent les conditions de travail

« On voit dans la technologie La solution à de nombreux problèmes d’organisation. Il est erroné de penser cela. Implanter un logiciel ou une machine ne résoudra rien. au contraire. Ces outils ne feront qu’accentuer les dysfonctionnements de votre organisation. L’erreur que font souvent les entreprises dans ce type de projet, c’est d’oublier le contexte social et symbolique dans lequel il s’inscrit. Si on annonce l’arrivée d’un automate en plein plan social dans une usine, il y a de fortes chances pour que ses performances soient réduites à leur strict minimum. Car les salariés feront, en quelque sorte, de la résistance passive. En revanche, en les impliquant en amont, on a toutes les chances de réussir à faire adopter le nouvel outil par les salariés. »

« Le lancement de nouveaux modèles et la mise en place de nouvelles technologies nous permettent d’améliorer les conditions de travail de nos opérateurs en usine. En dix ans, le pourcentage de postes dit lourds en termes ergonomiques est passé de 30% à 8% au sein des sites PSa. Cinquante ergonomes travaillent en permanence dans le groupe avec les équipes du développement sur la conception de nos nouvelles lignes de production. Notre stratégie de lean manufacturing a encore renforcé ces exigences. La méthode nous permet de réduire la pénibilité sur les lignes, contraire à l’efficacité et la sérénité dans le travail. Mais nous avons encore beaucoup de travail à faire. Notamment sur la charge cognitive de nos salariés. Nous avons mené un audit sur le stress avec le cabinet Stimulus et nous avons sensibilisé nos managers et nos médecins du travail à ces questions pour qu’ils sachent, en particulier, repérer les personnes en voie d’isolement. »

une palette solide en agençant les colis d’une certaine manière se retrouvent dans une position où ils doivent exécuter les ordres de la machine sans réfléchir. » Ces situations déresponsabilisent totalement le salarié et peuvent amener à des situations périlleuses voire mortelles.

LA R&D NE SUFFIT PAS… Un plaidoyer pour construire un vrai management de la technologie. Thème d’actualité. Industrie & Technologies, novembre 2003, n°852

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TRoP de RigidiTÉ nuiT

La rapidité des changements, couplée au concept de mobilité obligatoire et à une rigidité des logiciels, crée le mal-être d’une part croissante de salariés. « Certains n’ont plus le temps de digérer ces évolu-

MANIFESTE POUR UNE TECHNOLOGIE AU SERVICE DE L’HOMME Une tribune qui donne des clés pour rendre la technologie vivable. Industrie & Technologies, avril 2004, n°857

tions, note Marc-Eric Bobillier-Chaumon. Ces mutations changent notre manière de travailler, notre rapport aux autres et le rythme de notre travail. Et cela peut induire une perte de sens. » Implanter une nouvelle technologie exige donc de prendre du temps… même si l’une de ses qualités principales est de se déployer rapidement. « Il faut y aller prudemment et ne pas introduire de nouveaux outils sans réflexion », conseille Jean-Claude Sperandio. Le risque d’une adoption trop rapide est de transplanter dans son entreprise des pratiques inadaptées à son fonctionnement. « En achetant un ERP, on se paie les meilleures pratiques du secteur à cet instant, note Romain Chevalet. Mais sont-elles adaptées à mon organisation ? Rien n’est moins sûr. Il faut donc absolument mener un travail de coconstruction avec les utilisateurs et ne pas se contenter d’opérations de communication et de formation pour réussir l’installation d’un nouvel outil de travail. » Chaque chantier de lean manufacturing chez PSA implique l’engagement non seulement des représentants de tous les services de l’usine et de la R & D mais également des opérateurs. Ces derniers vont jusqu’à tester les futures machines sur des maquettes en carton pour valider le choix des ingénieurs. Sans aller jusqu’au banc de test, faire l’impasse sur ce processus d’adaptation et d’adoption est risqué. Si l’option peut être payante à court terme, rapidement, au bout de quelques mois seulement parfois, le système mis en place autour d’un nouveau logiciel ou d’une nouvelle machine risque de dévier. Les salariés tenteront, en effet, de contourner les règles imposées par la machine pour retrouver une autonomie d’organisation dans leur travail. cm cc THIBAUT DE JAEGHER tdejaegher@industrie-technologies.com

PSA DÉVELOPPE SES LIGNES SUR LE TERRAIN Un exemple d’implication des utilisateurs dans le développement d’une nouvelle ligne de production. Industrie & Technologies, octobre 2009, n°915

C. LEGROS / PSa ; D.R.

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INTELLIGENCES

PAROLES D’AUTEUR Comment j’ai raté ma vie de technologie prometteuse En dressant une compilation des plus grands échecs scientifiques du siècle dernier, Nicolas Chevassus-au-Louis nous renvoie aux espoirs et aux attentes que suscite en nous toute nouvelle technologie. S’il n’explique pas réellement les causes de ces ratés, il montre bien la part de rêve que portent des innovations comme la voiture à hydrogène ou de vastes projets censés changer la face du monde.

aviez-vous que certains scientifiques avaient sérieusement envisagé de fermer le détroit de Gibraltar pour y installer un barrage hydroélectrique ? Que l’on avait projeté de se servir du combustible nucléaire pour creuser un canal entre l’océan Indien et l’océan Atlantique ? Que l’un des concurrents les plus sérieux du TGV fut l’aérotrain, un moyen de transport sur coussin d’air développé par l’ingénieriste Bertin ? Non ? Alors plongez sans retenue dans le cc Certains projets apparaissent livre de Nicolas Chevassus-au-Louis. Le totalement loufoques aujourd’hui journaliste scientifique a dressé une sorte La compilation est solide, impertinente, de best of des curiosités et folies scientifi- souvent drôle. Certains projets, comme ques passées. celui de tracter des icebergs jusqu’en En auscultant les vieux numéros des prin- Arabie Saoudite dans les années 1970, cipales revues de vulgarisation (La Recher- apparaissent totalement loufoques che, Science & Vie…), il a recensé tous ces aujourd’hui, mais elles ont fait travailler anciens projets technodes centaines d’ingé« LES PROMESSES logiques qui promet- TECHNOLOGIQUES nieurs à l’époque. taient de changer radi- ONT CECI DE SINGULIER Le livre ne comcalement l’avenir de QUE TOUT LE MONDE porte que deux défauts l’humanité. Le constat SEMBLE Y CROIRE » majeurs. On regrettera la est accablant : ces dent quelque peu féroce « soufflés technologide l’auteur pour toutes ques » qui avaient suscité un réel engoue- les innovations issues du nucléaire. Trois ment populaire (parfois durable), sont tous chapitres pas très tendres lui sont consaretombés. « Les promesses technologiques crés. On regrettera aussi le manque d’anaont ceci de singulier que tout le monde lyse fouillée sur les raisons de ces échecs. semble y croire », confie l’auteur en assu- Dans sa dernière partie, le journaliste mant ce raccourci saisissant: « Le bit infor- tente bien d’en comprendre les tenants matique ne promettait rien et a tout bou- et les aboutissants mais il reste finaleleversé alors que l’atome promettait tout ment assez vague en pointant souvent et n’a pas changé grand-chose. » du doigt la volonté politique et les cours L’ouvrage ne se veut pas exhaustif, loin du pétrole très fluctuants pour expliquer de là. Il se concentre sur les ratés les plus les ratés. cm emblématiques. Certains ont même un goût assez actuel. Par exemple, le chapi- cc THIBAUT DE JAEGHER tre sur la voiture à hydrogène est édifiant. tdejaegher@industrie-technologies.com

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ccNICOLAS CHEVASSUS-AU-LOUIS JOURNALISTE SCIENTIFIQUE

ccLE LIVRE

UN ICEBERG DANS MON WHISKY. QUAND LA TECHNOLOGIE DÉRAPE Nicolas Chevassus-au-Louis Éditions du Seuil 184 pages, 17 euros

M. GEOFFROY

ccET AUSSI

Vous ne vous êtes peutêtre jamais demandé où était passée votre combinaison spatiale, celle que les livres de science-fiction nous promettaient, il y a tout juste trente ans. Cette question, Daniel Wilson se l’est posée et a tenté d’y répondre en confrontant les promesses des auteurs à la réalité des découvertes. Et là, surprise, la plupart des innovations qu’ils avaient imaginées ont bien vu le jour ! Où est passée ma combinaison spatiale ? Petit guide de voyage dans ce futur incroyable que nous promettait la science-fiction Daniel Wilson Éditions Dunod.

Docteur en biologie et historien égaré dans les sphères du journalisme, Nicolas Chevassusau-Louis aime à écrire des livres où se mêlent ses deux spécialités d’origine. Dans l’un de ses derniers ouvrages, Les briseurs de métiers à tisser, il s’est par exemple intéressé aux révoltes des ouvriers face à l’arrivée de nouvelles technologies. Entre deux essais, il collabore notamment au magazine La Recherche.

Comme le note l’auteur, après maintes tentatives et un certain nombre de prototypes, « l’hydrogène est apparu seulement comme une technique un peu plus efficace d’exploitation de l’énergie contenue dans les hydrocarbures ». Autre sujet d’actualité, l’énergie thermique des mers (ETM) qui fait son grand retour, poussée par les préocupations relatives au réchauffement climatique. L’ETM est passée, jusque dans les années 1980, pour « la plus prometteuse des sources d’énergie renouvelable », selon Nicolas Chevassus-au-Louis. Elle n’aurait dû son échec qu’à un assèchement des crédits.

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cc SES 5 DatES cléS

1982 Ingénieur des Mines, il devient directeur industriel de Saint-Gobain Desjonquères. 1985 Il quitte le groupe pour présider les activités flaconnage et bouchage plastique du groupe d’emballage Carnaudmetalbox. 1996 Retour chez Saint-Gobain, comme directeur de l’activité flaconnage de la branche conditionnement et PDG de Saint-Gobain Desjonquères. 1er mars 2008 Il est nommé directeur général adjoint de la Compagnie de Saint-Gobain. 1er janvier 2009 Il devient directeur du pôle matériaux innovants (matériaux haute performance et vitrage).

ccSaint-Gobain

Spécialiste des matériaux de construction, le groupe Saint-Gobain, au chiffre d’affaires de 43,8 milliards d’euros en 2008, affiche une politique de recherche et développement volontariste, avec un effectif de 3 500 personnes et plus de 300 brevets déposés chaque année.


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INTELLIGENCES

ccJEAN-PIERRE FLORIS DIRECTEUR DU PÔLE MATÉRIAUX INNOVANTS DE SAINT-GOBAIN

Le verre recèle d’incroyables ressources S’obscurcir à volonté, changer d’aspect, résister aux effractions, protéger du chaud et du froid, réfléchir les rayons du soleil, émettre de la chaleur ou de la lumière : telles sont quelques-unes des prouesses qu’une simple fenêtre peut désormais accomplir grâce aux progrès des technologies de fabrication des produits verriers. Une sophistication croissante, qui pourrait révolutionner l’aspect des bâtiments et des véhicules de demain. Plongée dans ce monde en transparence avec un homme qui lit l’avenir dans le verre. Avec l’émergence de nouveaux matériaux comme le polycarbonate dans l’automobile, on pourrait penser que le verre est une espèce menacée… Jean-Pierre Floris. Ce n’est pas du tout

le cas. Ce matériau est irremplaçable. Le coût d’un vitrage en plastique transparent traité antirayure est considérable ! Pour des applications de transparence dans le bâtiment ou le packaging pour des bouteilles, le verre est la solution la moins chère. Je suis prêt à parier que ce sera toujours le cas dans cinquante ou cent ans.

T. GOGNY POUR « INDUSTRIE ET TECHNOLOGIES »

Mais son poids est un handicap… J.-P. F. On ne pourra bien sûr pas chan-

ger la densité du verre. En revanche, dans le bâtiment, on peut injecter du gaz dans les fenêtres et, dans les véhicules, contrôler avec précision le bombage donc l’épaisseur des pare-brise. Et certaines technologies de production permettent d’améliorer la résistance du verre, donc d’utiliser un produit moins lourd mais aussi résistant que son équivalent en verre classique. Saint-Gobain a récemment multiplié les annonces autour de la production

d’énergie solaire. Le soleil est-il l’avenir du verre ? J.-P. F. Le solaire est en effet un débouché

important pour le verre. Notre objectif est de générer dans ce secteur un chiffre d’affaires de l’ordre de deux milliards d’euros en 2014. Et dès l’an prochain, nous envisageons de doubler nos capacités de production en Europe dans ce domaine. Par ailleurs, les avancées faites dans ce cadre peuvent irriguer l’innovation dans le bâtiment, en améliorant les propriétés de transparence et d’antireflet, notamment. Justement, quelles propriétés seront, demain, embarquées dans nos vitres ? J.-P. F. Les innovations les plus promet-

teuses sont celles qui concernent l’amélioration de l’efficacité énergétique. En Europe, 40 % de la consommation énergétique est dédiée aux bâtiments. Un double vitrage à isolation thermique renforcée par une couche métallique jouant le rôle de barrière thermique isole six fois mieux qu’un vitrage basique. Quant aux triples vitrages, dont la part de marché en France est inférieure à 6 %, ils isolent encore deux à trois fois mieux. Demain, avec ces technologies, les surfaces vitrées

auront des performances énergétiques comparables à celles d’un mur opaque. La destruction des polluants de l’air à la surface du verre, grâce à des couches agissant sous l’action des rayons UV, fait également partie de nos recherches. À quoi il faut rajouter l’isolation phonique, dont sont déjà capables les verres feuilletés PVB (schématiquement, un “sandwich” de vitres et de plastique). Nous travaillons aussi sur l’amélioration du confort. Je pense par exemple à l’électrochrome (lire l’encadré en page 92), aujourd’hui cinq à dix fois plus cher qu’un vitrage classique, mais dont le prix pourrait diminuer si l’industrialisation des process est au rendez-vous. À mon avis, ce produit peut devenir grand public. Contrairement, peut-être, à d’autres innovations comme les verres chauffants, plutôt réservés à une clientèle attirée par le design. C’est une activité moins connue du grand public mais vous êtes aussi un important fournisseur du secteur automobile. Quels sont les effets, pour Saint-Gobain, de la vague écologique qui bouscule les constructeurs ? J.-P. F. Sur le volet environnemental, nous

imaginons là aussi des verres thermiquement isolants pour les toits ou les parebrise capables de réfléchir le soleil afin d’éviter que le véhicule ne se transforme en fournaise. Mais, pour nous, le véhicule du futur inclura une technologie pour laquelle la demande ne cesse d’augmenter : les systèmes d’aide à la conduite, avec une image qui vient s’afficher sur

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Découvrez notre diaporama des vitrages de haute technologie.

Il se teinte à volonté pour un meilleur confort lumineux et thermique Des vitres que l’on peut obscurcir grâce à un simple interrupteur : c’est ce que permet l’électrochrome, grâce à de fines couches de tungstène déposées sur le verre. Elles changent de couleur par un procédé d’oxydation-réduction déclenché par le passage du courant, acheminé par de minuscules fils incorporés dans le vitrage. Testé dans des bureaux de Saint-Gobain situés au sud de Madrid, ce dispositif a permis un moindre recours à la climatisation et à l’éclairage, d’où une baisse de la consommation énergétique de 30 à 50 % (soit 150 kWh par m²

Le verre développé par Saint-Gobain change de couleur par un procédé d’oxydation-réduction déclenché par le passage du courant.

le pare-brise. Ce qui implique une grande précision dans la fabrication pour ne pas déformer l’image projetée. La révolution verrière dans l’automobile passera aussi par la réduction de l’épaisseur des vitrages, garante de diminution du poids du véhicule et donc d’économie d’énergie. Cet élément prendra encore plus d’importance si les voitures électriques prennent leur essor. Vous proposez aussi une gamme de produits émettant de la lumière. Les lampes de demain seront-elles des parois vitrées ? J.-P. F. L’éclairage est un énorme mar-

ché de masse. Les solutions passant par un support de verre ne seront pas moins chères que les LED. Mais l’atout design devrait jouer. Nous avons notamment des projets à long terme visant à déposer des LED organiques sur du verre, afin que le verre devienne support de lumière. Même si nous abordons ce créneau comme un prolongement de nos technologies de dépôt de couche, l’éclairage constituera un vrai saut technologique pour l’industrie du verre.

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Faut-il également s’attendre à des révolutions dans les procédés de production des vitrages ? J.-P. F. L’efficacité énergétique de ce pro-

cess pourrait être bien meilleure à l’avenir. Chez Saint-Gobain, nous travaillons aussi sur le recours à des énergies de remplacement, par exemple en faisant des essais sur des fours alimentés en partie par de la biomasse. Alors qu’aujourd’hui, le mix énergétique ne repose que sur le fuel, le gaz et l’électricité. Quels facteurs pourraient stimuler ou au contraire freiner l’innovation dans votre secteur ? J.-P. F. La sophistication de la demande

vient souvent des normes. C’est moins le cas pour le contrôle solaire, parce que les particuliers en retirent un avantage très perceptible en termes de confort. En revanche, la recherche systématique d’une meilleure isolation thermique et l’essor du triple vitrage devraient être favorisés par l’évolution de la réglementation, telle que nous pouvons l’anticiper. Idem pour la sécurité et la demande en produits très résistants comme les

de verre et par an), selon des mesures effectuées pendant dix mois par Schneider Electric. « Pour moi, c’est le verre ultime, qui améliore le confort lumineux et thermique. Il devrait être largement répandu dans le bâtiment d’ici à cinquante ans », estime Thomas Bertin Mourot, le directeur de Quantum Glass, le label sous lequel Saint-Gobain a rassemblé ses technologies verrières innovantes. Prochaine étape : coupler ce vitrage à un système de contrôle automatique prenant en compte la luminosité extérieure.

verres laminés ou laminés trempés. L’autre aspect concerne les goûts de nos clients. Aujourd’hui, le design privilégie un maximum de verre en façade et les architectes cherchent à ouvrir le plus possible leurs bâtiments. Si cette situation perdure, elle continuera à constituer un encouragement à la mise au point de nouvelles technologies dans notre industrie. Quant au secteur de l’automobile, le vitrage, et plus particulièrement le pare-brise, y est un élément très important de différenciation, ce qui constitue également un moteur pour l’innovation. Produire des verres est à la portée de tous, mais produire des verres aux propriétés très particulières ne sera l’apanage que d’une poignée d’industriels. Tout l’enjeu consiste à améliorer les performances de ces produits sophistiqués en diminuant leur coût de revient. Cela passera par la recherche et par une industrialisation à grande échelle. cm ccPRoPoS REcUEilliS PaR MURiEl DE VéRicoURt mvericourt@industrie-technologies.com

D.R.

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LES JEUX

ccL’ÉNIGME

La tactique de la soif proposée par cc PIERRE BERLOQUIN

On vous demande de remplir une mission dans le désert. On vous largue à l’entrée de cette étendue et votre objectif est de déposer une balise radio à quatre jours de marche, vers le cœur de ce désert. Votre seule contrainte est d’emporter suffisamment d’eau pour progresser. Le poids de l’eau dont vous avez besoin pour une journée de marche est largement supérieur au poids de la nourriture et il entre seul en ligne de compte. Vous devez marcher avec un sac à dos pouvant contenir la nourriture, la balise radio et l’eau, ainsi qu’un couchage rudimentaire adapté au climat du désert. Avec cet équipement, on considère que vous pouvez porter au maximum le poids

d’eau nécessaire à cinq jours de marche. Cela vous permet, par exemple, de partir du bord, de marcher deux jours et demi vers votre but, puis de revenir. Rien ne vous empêche d’embaucher des collaborateurs. Chacun d’eux subit les mêmes contraintes: il est impossible de porter un volume d’eau supérieur à ce qui est nécessaire pour cinq jours de marche. De toute évidence, l’entreprise demande un minimum de réflexion. Quelle est la meilleure tactique? Partir seul ou avec des compagnons? Comment proposezvous de parvenir à déposer la balise à quatre jours de marche des limites du désert?

La solution dans le prochain numéro

ccPHOTO-QUIZZ Que représentent ces étonnantes photos ?

1 A. Cinq boules de glace sur un macaron B. Des capsules creuses de polymère pouvant accueillir des principes actifs C. Une nouvelle manière d’assembler des nanomatériaux

2 A. Des démonstrateurs de pale d’hélicoptère B. Un test d’usure d’une bobine cinématographique C. Des capteurs de température et de pression pour éolienne

3 A. Une manip pour étudier l’énergie dégagée par la chute de goutte d’eau B. Un test de conductivité d’une surface vitrée humide C. La génération de microéclairs pour simuler les épisodes orageux

SOLUTION : 1-B ; 2-A ; 3-A CNRS / D. COT / LASS / E. PERRIN ; CEA

RÉPONSE de l’énigme « La stratégie du calendrier » parue dans le n° 915 c Le premier joueur peut gagner à coup sûr s’il est capable de se souvenir de la date du 20 janvier et des dates qui la suivent logiquement, en augmentant chaque fois d’un jour et d’un mois: 21 février, 22 mars, 23 avril, 24 mai, 25 juin, 26 juillet, 27 août, 28 septembre, 29 octobre, 30 novembre. Ce sont en fait des dates qui proviennent du 31 décembre en retranchant chaque fois un jour et un mois. Ce sont des dates telles que celui qui en dit une est sûr de gagner. En effet, s’il dit à son adversaire: 30 novembre, l’autre n’a plus de numéro possible en novembre, qui n’a

que 30 jours, et doit dire une date en décembre: 30 décembre. Le premier dit donc 31 décembre et gagne. S’il dit 29 octobre, l’autre ne peut dire que 30 octobre, auquel il répond 30 novembre et se ramène au cas précédent. Il en va de même, de proche en proche, pour les dates précédentes. Pour ne pas éveiller les soupçons, le premier joueur choisira, pour commencer, la date la moins avancée possible dans l’année, le 20 janvier ou le 21 février. S’il est seul à connaître la stratégie, il pourra tenter de saisir au vol la série gagnante, selon ce que dit l’adversaire.

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MISE À NU

L’entretien avec Serge Bernasconi, le président de Medtronic France, sur l’innovation dans le domaine des dispositifs médicaux.

Tel un chef d’orchestre intransigeant, il entend tenir la cadence. Quitte à mettre les fauteurs de trouble (du rythme) au diapason. Le défibrillateur défibrillateur Concerto, de Medtronic, maintient l’harmonie du système cardiovasculaire.

LE L E DÉFIBRILLATEUR: DÉFIBRILLATEUR : LA BO BOÎTE ÎTE À RYTHME

ccFICHE TECHNIQUE

LA BATTERIE ASSURE QUE L’APPAREIL MAINTIENT LE RYTHME À LONG TERME. Chargée d’alimenter le circuit électronique et le condensateur, la pile garantit la longévité du dispositif. Les défi défibrillateurs brillateurs actuels ont une durée de vie de six à huit ans.

MÊME LE BOÎTIER JOUE SA PARTITION. Implanté au niveau pectoral chez les patients souffrant de troubles du rythme graves, le boîtier renferme l’essentiel des éléments du défibrillateur. Réalisé en titane, matériau biocompatible, résistant et permettant de concevoir des pièces fines, il est lui-même conducteur. Lors d’un choc, le courant passe donc de ce boîtier à l’électrode placée en bout de sonde.

Largeur 51 mm Épaisseur 15 mm Hauteur 64 mm Poids 68 grammes Prix 18 000 euros Durée de vie Environ six ans (varie selon le nombre de troubles critiques dont souffre le patient) Énergie maximale du choc 37 joules

LES SONDES ÉCOUTENT LA MUSIQUE DES CHAMBRES CARDIAQUES ET REDONNENT LE TEMPO. Placées à l’intérieur des veines, elles assurent la liaison entre le boîtier et le cœur. É Équipées quipées de capteurs, elles traquent tout trouble du rythme. Ce sont alors les électrodes qui délivrent des stimulations de faible intensité ou des chocs d’une trentaine de joules.

LE CIRCUIT IMPRIMÉ MÈNE LE SYSTÈME À LA BAGUETTE. En véritable cerveau du dispositif, il analyse le risque, décide de la délivrance de chocs ou de stimulations et garde en mémoire les opérations effectuées. Celles-ci peuvent être récupérées par le médecin via un système de transmission par des ondes hertziennes.

cc MURIEL DE VÉRICOURT mvericourt@industrie-technologies.com

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D. R.

LES CONDENSATEURS PERMETTENT DE DÉCHAÎNER L’ORAGE RYTHMIQUE. Quand une action s’avère indispensable, les condensateurs accumulent en moins de dix secondes l’énergie nécessaire à la délivrance du choc. En même temps, une stimulation antitachycardique peut être appliquée: elle suffit parfois et évite la violence d’un choc. En cas de besoin, jusqu’à six chocs consécutifs, au cours d’un même “orage rythmique”, peuvent être délivrés.

CARDIAQUE


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