solution technique
Le capricorne des maisons, lâinsecte Ă larve xylophage le plus rĂ©pandu et le plus prĂ©judiciable en Europe, pond dans les bois de rĂ©sineux. Sa larve peut sây dĂ©velopper pendant trois ans. Elle creuse des galeries et des trous de forme ovale dâenviron 10 mm sans laisser de sciure. Son grignotage peut ĂȘtre audible.
La petite vrillette sâattaque surtout aux meubles et objets dâart anciens, en rĂ©sineux ou feuillu (aubier). Sa larve se dĂ©veloppe durant un Ă trois ans. Sa prĂ©sence est marquĂ©e par des petits amas de vermoulure granuleuse et des trous de sortie circulaire de 1 Ă 3 mm.
Le lyctus se nourrit de feuillus Ă forte teneur en amidon, comme le chĂątaignier ou le chĂȘne. Sa larve crĂ©e des trous circulaires de 1 Ă 2 mm et laisse des petits cĂŽnes de vermoulure trĂšs fine, semblables Ă de la farine.
(Doc. FCBA.)
les insectes xylophages
La grosse vrillette sâattaque aux feuillus (comme le chĂȘne) dĂ©jĂ dĂ©gradĂ©s par un champignon, et se retrouve donc dans des endroits plutĂŽt humides. Sa larve peut rester jusquâĂ dix ans dans le bois, elle produit des vermoulures en forme de lentilles brunes et laisse des orifices de sortie circulaires de 2 Ă 4 mm.
Le termite souterrain vit au sein dâune termitiĂšre populeuse installĂ©e dans le sol. Cinq espĂšces sont prĂ©sentes en France mĂ©tropolitaine. Sâil pĂ©nĂštre dans le bĂątiment, le termite sâattaque Ă tout ce qui peut contenir de la cellulose (bois, papier, cartonâŠ). Les bois affectĂ©s prennent un aspect « feuilletĂ© » et « cimentĂ© ».
(âąâąâą ) un traitement. sachant que toutes les essences nâont pas les mĂȘmes propriĂ©tĂ©s dâimprĂ©gnabilitĂ©, elles seront plus ou moins bien adaptĂ©es pour faire face au double risque biologique et climatique. « de nombreux sinistres sâexpliquent par un mauvais choix dâessence au regard de lâusage », met en garde nathalie bergeret, responsable des marques ctb-a+/ctb-P+ au Fcba. car mĂȘme traitĂ© contre les insectes, un bois constamment humide alors quâil nâĂ©tait pas censĂ© lâĂȘtre, nâest plus protĂ©gĂ© des attaques. au-delĂ du choix du matĂ©riau et du traitement, « la bonne conception et la bonne rĂ©alisation restent les mesures les plus importantes, rappelle rĂ©my delecluse. dans les maisons Ă ossature bois (mOb) modernes surisolĂ©es par exemple, la mauvaise gestion de la permĂ©abilitĂ© Ă la vapeur dâeau des parois, ou un dĂ©faut dâĂ©tanchĂ©itĂ© Ă lâair peuvent entraĂźner une condensation Ă lâintĂ©rieur des murs. cette condensation amĂšne une humidification de la structure supĂ©rieure Ă 20 %, donc des champignons et des insectes xylophages ». dans les constructions neuves, les cas dâiLX restent trĂšs rares aujourdâhui. « en vingt ans, lâObservatoire de la qualitĂ© de la construction nâa relevĂ© aucun dĂ©sordre liĂ©
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aux xylophages sur les bĂątiments de moins de 10 ans », affirme Philippe estingoy, directeur de lâagence qualitĂ© construction. Les matĂ©riaux modernes en bois ou issus du bois (panneaux cLt, bois KVhâŠ) ne sont pas Ă©trangers Ă ce bon score. en effet, avec leur taux dâhumiditĂ© trĂšs bas (infĂ©rieur Ă 15 %), leur emploi Ă©carte le risque biologique. mais la siccitĂ© du bois ne se substitue pas au traitement prĂ©ventif effectuĂ© avant la mise en Ćuvre. cette intervention, qui fait lâobjet dâune assurance dĂ©cennale, devra dâailleurs ĂȘtre renouvelĂ©e si une expertise le recommande. Le traitement prĂ©ventif des bois en place suit le mĂȘme protocole que le traitement curatif (cf. encadrĂ©) et consiste en un sondage, en une application de produit biocide en surface, et en des injections au niveau des encastrements et des bois en contact avec les maçonneries.
Le cas des termites une infestation par les termites souterrains de mĂ©tropole est souvent difficile Ă dĂ©celer et peut engendrer de gros dĂ©gĂąts. en effet, les termites ne sâattaquent pas quâau bois, mais Ă tous les matĂ©riaux contenant de la cellulose et mĂȘme Ă des matĂ©riaux non-
N° 334 JuiN â Juillet 2014 âą Les cahiers techniques du bĂtiment