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CAPTURE ET CONTENTION DES OISEAUX

FICHE N°5 Page 1/4 Mise en application le 01/06/2010 Mise en révision le

PREPARATION : L’utilisation des jumelles facilite le repérage de l'oiseau et permet si possible d’identifier l’espèce afin d’adapter son mode de capture. Lorsque l’individu est repéré, il faut évaluer ses possibilités de fuite et son accessibilité. Matériel à prévoir : - une épuisette ou une grande serviette éponge. - un carton de taille adapté (avec des petits trous d'aération), dont le fond sera tapissé de papier journal. Pour les zones difficilement accessibles, une taie d'oreiller peut permettre de contenir un oiseau de taille moyenne en le plaçant la tête la première à l'intérieur.

PRECAUTION : Il faut ensuite approcher l’oiseau en se plaçant entre lui et la zone la moins propice à sa capture : mer, rivière, forêt, route, … Pour les oiseaux échoués sur la côte, les prospections à marée basse ou descendante sont les plus fructueuses. Les oiseaux étant éloignés de l’eau, leur capture est plus facile.

CAPTURE : Une fois l'oiseau encerclé, la capture doit être réalisée rapidement mais avec précautions. Il est possible d’attraper l’oiseau à l’aide d’une épuisette ou d’un tissu épais (serviette, vêtement) qui sera projeté sur l’oiseau. Il sera maintenu les ailes collées au corps et si possible la tête cachée. Ne jamais le montrer, ni l’exhiber. Ce stress supplémentaire risquerait d’aggraver son état.

ATTENTION : ne jamais risquer une vie humaine pour tenter de sauver un oiseau. Si l’oiseau est inaccessible, il sera peut-être capturé quelques heures plus tard.


CAPTURE ET CONTENTION DES OISEAUX

FICHE N°5 Page 2/4 Mise en application le 01/06/2010 Mise en révision le

« REGLES D’OR » : Lors de la manipulation d’un oiseau : 3 précautions à prendre : - se protéger en éloignant l’oiseau de soi (bras tendus), - protéger l’oiseau des blessures éventuelles par une bonne contention, - faire attention aux personnes autour de vous afin de ne pas approcher l’oiseau trop près de leur corps.

Ne jamais attraper un oiseau par une de ses extrémités, ce qui pourrait blesser l’animal : une patte, un bout d’aile, … Faire attention de ne pas casser de plumes : ne jamais aller à rebrousse plumes. Si l’oiseau se débat et qu'une aile vous échappe : il faut l’écarter de tout obstacle dur (meuble, mur…).

Contention d’un passereau ( fauvette, moineau, mésange,…): Sa petite taille vous permet de le prendre d'une seule main en ayant soin de lui plaquer les ailes contre le corps et de le maintenir dans le creux de votre main tout en prenant soin de ne pas trop le serrer pour éviter de l'étouffer. Pour ausculter l’oiseau plus facilement : placez la tête de l’oiseau entre l’index et le majeur, et entourez le corps de l’oiseau avec la paume de la main.

Contention d’un oiseau de taille moyenne (guillemot, mouette, goéland,…) : A l'aide de vos deux mains, attrapez l’oiseau de sorte que les ailes restent bien plaquées au corps, sans abîmer les plumes (dans le sens des plumes). Garder vos bras tendus, afin d'éviter les coups de becs intempestifs et faites attention aux personnes alentours.


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Gants en cuir

FICHE N°5 Page 3/4 Mise en application le 01/06/2010 Mise en révision le

Contention d’un rapace (buse, faucon, chouette,…) : Chez un rapace, il faut se méfier des serres qui sont particulièrement dangereuses. Le bec reste souvent inoffensif malgré les idées reçues ! (sauf pour les vautours). Utilisez des gants en cuir ou en toile épaisse, saisissez les pattes dans une main et plaquez les ailes sur le corps avec l’autre main (fig 2).

Contention d’un échassier (héron, cigogne, aigrette…) : Compte tenu de la longueur du bec et du cou, ainsi que de leur technique de pêche (harponnage), le bec de ces oiseaux est potentiellement dangereux. Ils peuvent paraître calmes et repliés sur eux-mêmes, mais restent capables de projeter leur bec vers le visage en une fraction de seconde. Il est donc nécessaire de saisir le bec en premier avant toute autre manipulation. L’oiseau peut ensuite être manipulé/ déplacé par une seconde personne qui tiendra les deux ailes plaquées sur le corps de l'oiseau et les deux pattes repliées sous le corps.

CAS PARTICULIERS :

Contention des colombidés (pigeon, tourterelle) : Pour certains oiseaux, les plumes de la queue et des ailes se détachent très facilement du corps, afin d’échapper plus facilement aux prédateurs. Lors de la manipulation, il est donc important de bien les maintenir au niveau du thorax en plaquant les ailes sur le corps.


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FICHE N°5 Page 4/4 Mise en application le 01/06/2010 Mise en révision le

Gants en cuir

Contention d’un oiseau n’ayant pas de narines sur le bec : (nécessité de deux personnes) Les fous de Bassan ainsi que les cormorans ont la particularité de ne pas avoir de narines sur le bec et de ce fait, lorsqu’ils sont manipulés, leur bec doit être entrouvert. Le risque majeur chez les fous est le bec, il s’avère très puissant et tranchant et peut causer des plaies profondes ! ! ! Là aussi, le port de gants de protection est important ! La priorité est de saisir le bec et de le maintenir tout au long de la manipulation. La manière la plus efficace de tenir le bec est de se faire « mordre » le gant pour saisir la mandibule inférieure (fig 4). Attention, le Fou de Bassan n’ayant pas de narines sur le bec, il ne faut pas lui maintenir le bec fermé plus d’une minute, sinon, il risque de s’étouffer ! ! Si vous souhaitez attacher le bec du fou pour votre sécurité, veillez à glisser une baguette de bois ou de plastique en travers avant de le refermer (avec un élastique par exemple) (fig 5). Attention, un fou de Bassan a un bec long, puissant et surtout tranchant ! La priorité est d’immobiliser le bec en saisissant la mandibule inférieure du bec en plaçant le pouce à l’intérieur. D’où l’intérêt des gants en cuir ! L’autre personne rassemblera les ailes contre le corps de l’oiseau et le maintiendra de la même façon que pour un oiseau de taille moyenne. Dans tous les cas, ne jamais laisser le visage à portée de bec ou de patte ! ! ! Même un oiseau paraissant inerte peut vous surprendre ! ! ! Transport : Le meilleur moyen de transporter un oiseau vivant reste le carton en prenant soin de percer quelques petits trous au préalable pour que l’oiseau respire ! ! ! Dans une boite en carton, l’animal se retrouve dans le noir et a tendance à se calmer, de plus, il ne risque pas de se faire mal ou d’abîmer son plumage sur les parois, contrairement à une cage. ATTENTION : ne jamais approcher son visage du carton une fois l'oiseau placé à l'intérieur.


Capture et contention d'un oiseau blessé