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Edition du 07 fĂŠvrier 2014


SOMMAIRE A L'AFFICHE 12 years slave – Steve McQueen 4-6 21ème Festival International du Film fantastique de Gerardmer 7-19 Sorties cinéma 20-24

7ème ART Coups pour coups – Deran Sarafian 25-26 Apocalypse Now – Francis Ford Coppola 27-29 Petit Lait – François Choquet 30 L'Eté de Kikujiro – Takeshi Kitano 31-34

A Lire Les Misérables pour les Nuls – Tome 4

35-38

MUSIQUE Blue Moon – Ahmad Jamal

39-40

BLU-RAY Riddick – David Twohy The Bay – Barry Levinson

41-43 44-46

La Semaine prochaine

47


Edition du

07 février 2014

REDAC' CHEF Fabi

REDACTEURS Djee Le Loup Céleste SnipizZ Takeshi29 Ze Big Nowhere

CONCEPTION ET MISE EN PAGE Fabi Syntaxeror

SOUTIEN ET PUBLICATION Syntaxeror

CORRECTIONS Frahlt


A l'Affiche par SnipizZ

12 Years A Slave

Steve McQueen

Le synopsis Les États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession. Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave. Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité. Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…


Le film 12 Years a Slave est une adaptation de l’autobiographie de Solomon Northup, un noir américain ayant été enlevé et vendu comme esclave aux Etats-Unis en 1841. Steve McQueen II (Hunger et Shame) met en scène ce drame. Il retrouve Michael Fassbender, définitivement son acteur fétiche. Mais c'est Chiwetel Ejiofor qui tient ici de premier rôle avec brio, cantonné, jusque là, à des seconds rôles. Et quel dommage, vu la performance magistrale qu'il nous propose dans ce film. On retiendra également Benedict Cumberbatch, Paul Dano et Brad Pitt, formant ainsi un casting particulièrement impressionnant. Après une introduction aussi brève qu'angoissante, ou l'on voit Solomon tomber dans un piège dont il ne pourra se sortir, on est rapidement plongé dans l'horreur de l'esclavage, sans concession. Plus l'intrigue avance, et plus le personnage principal sombre dans le désespoir. Et en 2h13, on a particulièrement bien de temps de souffrir avec lui, souffrir de l'injustice, de l'inhumanité et de l'aveuglement des protagonistes esclavagistes. Même si le dénouement semble heureux, on garde un gout particulièrement amer de cette histoire… Un film à la fois sublime et écœurant, montrant l’inhumanité de l’homme à son paroxisme. Nommé douze fois aux Oscars, il devrait connaitre un franc succès lors de la cérémonie et ça sera mérité ! 9/10


Fiche technique Date de sortie : 22 janvier 2014 Réalisé par : Steve McQueen (II) Avec : Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Paul Dano et Brad Pitt Durée : 2h 13min Scénario : John Ridley, d'après l'oeuvre de Solomon Northup Distributeur : Mars Distribution Budget : 20 000 000 $

SnipizZ


A l'Affiche par Le Loup céleste

Festival International du Film Fantastique de Gérardmer 21ème édition

La 21ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer s'est déroulée du mercredi 29 janvier au dimanche 02 février 2014 et l'équipe rédactionnelle s'est déplacée lors du week-end pour profiter de l'évènement. Nous avons ainsi pu assister à la projection de huit longs-métrages dont voici les critiques


Dark Touch

♥♥♥♥♥

Marina de Van (France, Irlande & Suède)

Le synopsis : Une nuit, dans la campagne profonde, une maison isolée prend vie. Meubles et objets se rebellent contre les occupants, laissant Neve, une fillette de onze ans, seule rescapée du massacre sanglant qui a décimé sa famille.

• Notre avis : Ce contre fantastique cruel, triste et dérangeant à l'esthétique ténébreuse, à l'ambiance implacable et aux excès de violence redoutables, dépeint l'horreur de la maltraitance infantile à travers le regard d'une enfant (la débutante Missy Keating livre une vraie performance) et rend un hommage sincère au classique "Carrie" de Brian De Palma.


All Cheerleaders Die

♥♥♥♥♥

Lucky McKee & Chris Sivertson (États-Unis)

Le synopsis : Encore secoués par la tragédie qui vient de frapper leur établissement, les étudiants de Blackfoot High sont ébranlés par une nouvelle pour le moins surprenante : Mäddy Killian la rebelle a décidé de rejoindre l’équipe de pompom girls au grand dam de Leena la solitaire, son ancienne amie qui prétend pratiquer la magie noire. Une querelle avec l’équipe de football entraîne bientôt Mäddy et ses nouvelles amies dans une croisade surnaturelle contre les garçons, dont elles-mêmes pourraient ne pas sortir indemnes...

• Notre avis : Ce remake éponyme du slasher-movie réalisé en 2001 par les mêmes McKee et Silvertson débute comme un teen movie à la méchanceté réjouissante, dégénère volontairement en farce what'the'fuckesque où élans meurtries, émois lesbiens, ripaille cannibale, orgasme collectif, dépucelage dans les toilettes et magie noire se côtoient généreusement, avant de se clôturer sur un plan final vraiment jubilatoire. Mais le récit un peu trop décousu, la mise en scène tape-àl’œil et les effets spéciaux désuets ne permettent pas de prendre son pied à 100%.


Miss Zombie

♥♥♥♥♥

Sabu (Japon)

Le synopsis : Un médecin aisé, sa femme et leur fils reçoivent un jour une mystérieuse cage avec, à l’intérieur, une morte vivante. Elle est accompagnée d’une note d’instructions précisant « ne pas lui donner de viande – peut devenir violente » et d’un pistolet au cas où la créature s’en prendrait aux humains. Frottant et nettoyant sans relâche, Miss Zombie devient rapidement la servante docile de cette maison, entraînant au sein de la famille une succession d’événements malheureux et inattendus.

• Notre avis : Ce film de zombie mélancolique et féministe (avec la mise à mort du patriarcat) à la mise en scène sublime (plans soignés + noir et blanc ultra-saturé), brasse de nombreux sujets (satire sociale, hymne à la maternité, déshumanisation de l'humanité) sans jamais les creuser et s'avère surtout chiant à mourir, car sur 85 minutes près de 30-40 minutes sont allouées à l'unique mission quotidienne de la morte vivante : décrasser une terrasse avec une brosse ! Beau mais assommant.


The Babadook

♥♥♥♥♥

Jennifer Kent (Australie)

Le synopsis : Six ans après le décès de son mari, Amelia éprouve le plus grand mal à élever son fils de six ans, Samuel, particulièrement turbulent et sujet aux pires cauchemars. Lorsque le livre pour enfants Mister Babadook apparaît mystérieusement dans sa bibliothèque, Samuel est convaincu que le Babadook en question est celui-là même qui vient hanter ses rêves, en menaçant de les tuer, lui et sa mère.

• Notre avis : Porté par deux acteurs exceptionnels et par une mise en scène instaurant durablement le malaise, ce film d'épouvante psychologique qui parvient à faire peur et à émouvoir avec une grande constance est une œuvre intense dans laquelle l'horreur n'a pas qu'un seul visage, qui évoque avec beaucoup de justesse le deuil et la difficulté d'être mère, et fait surgir du placard son terrifiant croquemitaine (comme les souvenirs d'une tragédie) qu'on ne peut chasser mais qu'on peut apprivoiser.


The Machine

♥♥♥♥♥ ♥♥

Caradog W. James (Royaume-Uni)

Le synopsis : À Londres, dans un futur proche de Guerre froide entre le Royaume-Uni et la Chine. Depuis les sous-sols d’une base militaire secrète, le chercheur Vincent McCarthy travaille pour le gouvernement britannique sur le tout premier prototype d’intelligence artificielle destiné à devenir une redoutable machine à tuer. Grâce à l’assistance d’Ava, spécialiste en la matière, la mission de Vincent est sur le point d’enfin aboutir, quand il découvre les véritables intentions que nourrit le Ministère de la Défense à l’égard de l’humanoïde qu’ils ont réussi à créer, et que c’est pour sauver sa propre peau qu’il devra désormais se battre...

• Notre avis : S'il lui manque juste un soupçon d'âme et de personnalité, ce film d'anticipation influencé par les œuvres culte de la sience-fiction que sont "Blade Runner", "Terminator" ou encore "A.I. Intelligence artificielle" vaut très clairement le détour, car ses qualités scénaristiques, visuelles et sonores (une BO à la John Carpenter !), le talent des comédiens, l'émotion éprouvée sur plusieurs séquences (la chorégraphie de la machine) et l'explosion de violence lors du dernier acte n'ont vraiment rien d'anodin.


The Sacrament

♥♥♥♥♥

Ti West (États-Unis)

Le synopsis : Deux journalistes suivent un de leurs amis à la recherche de sa sœur disparue. Quittant les États-Unis pour une destination tenue secrète, ils arrivent finalement à Eden Parish, une communauté religieuse où quelque deux cents âmes partagent l’idéal d’un mode de vie autonome, fondé sur le partage des biens et porté par un chef charismatique que ses fidèles appellent « Père ».

• Notre avis : Ce found footage haletant à la mise en scène énervée, à l'écriture ciselée et aux interprètes habités (il n'y a qu'à regarder l'interview en public de l'inquiétant « Père » pour s'en convaincre) s'attaque au fanatisme religieux avec une froideur qui glace le sang et installe une tension qui va crescendo jusqu'au dénouement d'un radicalisme inouï. Un uppercut qui remue les tripes !


The Last Days on Mars

♥♥♥♥♥

de Ruairí Robinson (Royaume-Uni & Irlande)

Le synopsis : Le dernier jour de la première mission habitée sur Mars, un membre de la base Tantalus fait une découverte étonnante : celle d’un fossile qui prouverait l’existence d’une forme de vie bactérienne sur la planète. Pour s’en attribuer le mérite, il se lance dans une expédition non autorisée à la recherche d’échantillons supplémentaires. Le sol poreux qu’il fouille soudain s’effondre, l’entraînant vers une mort certaine. Ses collègues tentent de récupérer sa dépouille, un second membre de l’équipage disparaît à son tour, et tous commencent alors à croire en la présence d’une espèce encore en vie. Et, plus que jamais, à espérer l’arrivée imminente du vaisseau de secours Aurora...

• Notre avis : Ce film de sience-fiction horrifique au doux parfum des 90's ne révolutionne certes pas le genre (le scénario est très classique), mais parvient à rendre la planète Mars réaliste grâce à des effets spéciaux solides, à donner vie (et à l'enlever aussi) à des personnages crédibles interprétés par un casting solide (Liev Schreiber en tête), à faire monter la tension lors de l'acte en huis clos et à animer l'horreur avec efficacité malgré une mise en scène un peu trop agitée lors des scènes d'action. Rien de moins que le blockbuster de la compétition.


Ablations ♥♥♥♥♥ Arnold de Parscau (France)

Le synopsis : Un homme se réveille dans un terrain vague, sans aucun souvenir de la veille, une cicatrice au bas du dos. Une ancienne maîtresse, chirurgienne, lui apprend qu’on lui a volé un rein. Obnubilé par ce vol, il va tout sacrifier pour le retrouver: sa famille, son travail… Jusqu’à sombrer dans la folie...

• Notre avis : Drôle de film que celui-ci, un thriller psychologique où le récit qui se veut surprenant perd de son intérêt à mesure qu'il avance par manque de folie, où le second degré pointe son nez à plusieurs reprises mais ne porte finalement pas assez la patte absurde de Delépine (sauf pour le passage avec les alpagas et l'opération en tente Quéchua), où les acteurs sont tous parfaits (surtout Denis Ménochet qui livre une performance hallucinée) mais donnent vie à des personnages sans aucune épaisseur, et où la mise en scène inspirée des œuvres lynchiennes est carrée mais ne fait pas avancer l'enquête. Un film sans grand intérêt.


Et finalement, voici le palmarès dévoilé par Jan Kounen, le président du jury de cette 21ème édition :

Miss Zombie de Sabu (Japon) Prix du Jury : The Babadook de Jennifer Kent (Australie) et Rigor Mortis de Juno Mak (Hongkong) Prix du Public : The Babadook de Jennifer Kent (Australie) Prix de la critique : The Babadook de Jennifer Kent (Australie) Prix du Jury jeune : The Babadook de Jennifer Kent (Australie) Prix du Jury Syfy : The Sacrament de Ti West (États-Unis) Grand Prix :

En bonus, retrouvez ci-après les critiques de trois autres films qui étaient projetés lors de cette 21ème édition et que nous avions déjà eu l'occasion de visionner par le passé.


Static

♥♥♥♥♥

Todd Levin (États-Unis)

Le synopsis : Jonathan, un jeune écrivain, et sa femme Addie se remettent difficilement de la mort de leur enfant. Un soir, une jeune femme prénommée Rachel fait irruption dans leur maison de campagne, en prétendant être poursuivie par des individus masqués. Addie, d’abord incrédule, finit par croire Rachel lorsqu’un groupe d’hommes masqués fait irruption dans la maison. Enfermés avec une inconnue, Jonathan et Addie sont contraints de révéler un pan de leur passé qui pourrait expliquer l’attaque dont ils sont tous les trois victimes...

• Notre avis : Avec sa mise en scène sobre, son rythme posé, son intrigue surprenante, son ambiance mélancolico-angoissante captivante, ses dialogues lourds de sens et ses acteurs impliqués, ce thriller à la portée dramatique certaine n'est à vrai dire pas un simple slasher lambda comme le laisse supposer sa jaquette et son synopsis. Mais je n'en dis pas plus pour ne pas dévoiler la teneur exacte de ce film étonnant.


Sharknado

♥♥♥♥♥

Anthony C. Ferrante (États-Unis)

Le synopsis : Un ouragan s’abat sur Los Angeles. Des trombes d’eau s’élèvent pour retomber et détruire la ville. Mais ce n’est pas le seul danger : des milliers de requins arrachés à leur élément envahissent et terrorisent la population...

• Notre avis : Précédée d'un énorme buzz, cette production The Asylum au concept aussi débile qu'improbable à base de tornades démesurées remplies de requins affamés tient étonnamment bien ses promesses et s'érige comme un nanar cartoonesque terriblement fun où les scènes WTF (les requins qui nagent entre les voitures, le héros qui abat les squales avec un revolver alors qu'ils sont dans les airs, un personnage qui coupe en deux un requin avec une tronçonneuse, le sauvetage des enfants dans le bus, le requin-marteau qui écrabouille un passant, le final avec l'hélicoptère) jamais dénuées de sang, les acteurs enthousiastes, les effets spéciaux douteux et les faux raccords rigolos (le niveau de l'eau n'est jamais le même, le ciel passe d'un plan à l'autre de dégagé à couvert, les voitures circulent en arrière-plan comme si de rien n'était) combleront les nanardeux et/ou les curieux. Un véritable plaisir coupable !


Le Bon, la Brute et le Cinglé

♥♥♥♥♥

Kim Jee-woon (Corée du Sud)

Le synopsis : Les années 1930, en Mandchourie. Le Cinglé vole une carte au trésor à un haut dignitaire japonais. La Brute, tueur à gages réputé, est payée pour la récupérer. Le Bon veut en retrouver le détenteur pour empocher la prime...

• Notre avis : Rencontre entre le western spaghetti de Sergio Leone et le cinéma de Tarantino, "Le Bon, la Brute, le Cinglé" est un western mandchou totalement déjanté à la fois drôle et hautement spectaculaire (les nombreuses scènes d'action sont toutes anthologiques et la poursuite finale s'impose comme la meilleure jamais tournée) porté par la mise en scène virtuose de Jee-woon Kim (mouvements de caméra qui défient les lois de la gravité, montage percutant...) et par des acteurs au sommet de leur forme. Jouissif, nerveux et généreux, "Le Bon, la Brute, le Cinglé" est un western qui dépote sacrément et qui ne laissera personne indifférent. A déguster sans modération.


A l'affiche

Sorties de la semaine Robocop Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h57min) José Padilha Joel Kinnaman, Gary Oldman, Michael Avec Keaton Genres Action, Science fiction Les services de police inventent une nouvelle arme infaillible, Robocop, mi-homme, mi-robot, policier électronique de chair et d'acier qui a pour mission de sauvegarder la tranquillité de la ville. Mais ce cyborg a aussi une âme...

Amrican Bluff Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (2h18min)

David O. Russell Christian Bale, Bradley Cooper, Amy Avec Adams Genres Comédie dramatique, Thriller Un escroc, Irving Rosenfeld et sa complice se retrouvent obligés par un agent du FBI de nager dans les eaux troubles de la mafia pour piéger un homme politique corrompu.

Jack et la mécanique du cœur Date de sortie Réalisateurs

5 février 2014 (1h34min)

Stéphane Berla, Mathias Malzieu Mathias Malzieu, Olivia Ruiz, Grand Corps Avec Malade Genres Aventure, Drame, Animation Jack est un jeune garçon peu ordinaire. Né le jour le plus froid du monde avec le cœur gelé, il est désormais doté d’une horloge mécanique en guise de cœur.


A l'affiche

Sorties de la semaine Mea Culpa Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h30min) Fred Cavayé Vincent Lindon, Gilles Lellouche, Nadine Avec Labaki Genres Thriller, Policier Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d’une mission … De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé…

L'île des Miam-nimaux : tempête de boulettes géantes 2 Date de sortie 5 février 2014 (1h35min) Réalisateurs Cody Cameron, Kris Pearn Avec Bill Hader, Anna Faris, James Caan Genres Animation, Comédie, Famille La suite des aventures de l'inventeur Flint Lockwood. Flint et ses amis vont être à nouveau appelés à sauver la planète...

Les Rayures du zèbre Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h20min) Benoît Mariage Benoît Poelvoorde, Marc Zinga, Tatiana Avec Rojo Genres Comédie, Drame José est agent de footballeurs. Sa spécialité : repérer en Afrique des talents prometteurs. Lorsqu’il déniche Yaya, il l’emmène en Belgique pour en faire un champion. Il est persuadé d’avoir trouvé la poule aux œufs d’or. Mais rien ne se passera comme prévu...


A l'affiche

Sorties de la semaine La Voleuse de livres Date de sortie 5 février 2014 (2h11min) Réalisateur Brian Percival Avec Geoffrey Rush, Emily Watson Genre Drame L’histoire de Liesel, une jeune fille envoyée dans sa famille d’adoption allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle apprend à lire avec le soutien de sa nouvelle famille, et de Max, un réfugié Juif qu’ils cachent sous leurs escaliers. Pour Liesel et Max, le pouvoir des mots ainsi que leur propre imagination vont devenir leur seule échappatoire face à la guerre.

Un beau dimanche Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h35min) Nicole Garcia Louise Bourgoin, Pierre Rochefort, Avec Dominique Sanda Genre Comédie dramatique Baptiste est instituteur dans le sud de la France. Lors du weekend de la Pentecôte, il hérite malgré lui d'un élève oublié par un père négligent. Sandra, mère intermittente et désireuse de se racheter accueille son fils et Baptiste dans un bungalow près de la plage.

Viva La Libertà Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h34min)

Roberto Andò Toni Servillo, Valerio Mastandrea, Valeria Avec Bruni Tedeschi Genre Comédie Enrico Oliveri, secrétaire général du parti de l’opposition est inquiet : les sondages le donnent perdant. Un soir, il disparaît brusquement laissant une note laconique.


A l'affiche

Sorties de la semaine Le Casse des casses Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h18min)

Florian Hessique Florian Hessique, Camille Bessière-Mithra, Avec Jean-Pierre Castaldi Genre Comédie Ludo, chercheur au CNRS de son état, vient d'être licencié pour faute grave. Il ne veut pas que quelqu'un l'apprenne et doit assumer un train de vie soutenu ainsi qu'une pension alimentaire élevée. En désespoir de cause, il se tourne vers son beau-frère...

Goltzius et la Compagnie du Pélican Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h56min) Peter Greenaway F. Murray Abraham, Ramsey Nasr, Kate Avec Moran Genres Biopic, Historique Cinq ans après "La Ronde de Nuit", Peter Greenaway livre le deuxième volet d’une série de films consacrée aux Maîtres Flamands en s’intéressant cette fois ci à Hendrik Goltzius, graveur érotique de la fin du 16e siècle...

C'est eux les chiens... Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h25min) Hicham Lasri Hassan Badida, Yahya El Fouandi, Imad Avec Fijjaj Genre Comédie dramatique Majhoul vient de passer 30 ans dans les geôles marocaines pour avoir manifesté en 1981 durant les "émeutes du pain". Il retrouve la liberté en plein Printemps arabe. Une équipe de télévision en quête de sensationnel décide de le suivre dans la recherche de son passé.


A l'affiche

Sorties de la semaine Les amis animaux Date de sortie 5 février 2014 (36 min) Réalisateur Eva Lindström Genre Animation Un trait naïf, une nature luxuriante, des histoires parfois espiègles ou fantastiques... des films pour les tout-petits par une grande illustratrice scandinave.

Les Variations Date de sortie Réalisateur

5 février 2014 (1h20min) Macha Ovtchinnikova Ophélie Bazillou, Ornella Boulé, Paul Avec Besson Genre Drame Le spectateur traverse avec Jeanne les lieux qui ont marqué sa vie, et l’accompagne de sa jeunesse brisée par le terrible accident de son fiancé, à son âge adulte tiraillé par la vie qu’elle partage avec un fou, et à sa vieillesse solitaire. Les personnages qui entourent Jeanne sont des reflets de son propre destin

Sur l'Océane Date de sortie 5 février 2014 (1h30min) Réalisateur Enola S. Cluzeau Avec Jean-Claude Dreyfus, Patrick Prejean Genre Drama Un homme sortant de chez lui reçoit un appel téléphonique. Après avoir raccroché, ce dernier ce met à taper à la machine à écrire. Qu'écrit-il ? Riri est à Paris, Marie doit se rendre à Nantes et Claire doit rencontrer François...


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7ème Art par Djee

Coups pour coups Deran Sarafian

Synopsis Le détective Louis Burke reçoit la mission d'infiltrer le pénitencier de Harrison où sévit un mystérieux "escadron de la mort", qui liquide des détenus pour le compte d'un réseau de trafiquants d'organes. Date de sortie française : 13 mars 1991 Durée : 1h 33min Réalisateur : Deran Sarafian Avec : Jean-Claude Vandamme, Robert Guillaume, Cynthia Gibb Genre : Action Nationalité : Film américain


Jean-Claude Tu imagines ? Jean-Claude c'est ce que la Belgique nous a donné de mieux. Haut la main. Jean-Claude, il joue un Québécois, ce qui est plutôt une fine idée, le Québec étant la Belgique des USA. Il est donc crédible. Beaucoup moins en flic qui se fait passer pour un prisonnier, un peu comme s'il jouait une danseuse étoile en plein Lac des Cygnes. Crédibilité proche de zéro. Tu imagines ? Jean-Claude, son minois de minet et ses fesses qui cassent des noisettes entouré de moustachus pour qui les femmes se résument depuis un moment à un reflet sur papier glacé. Tu imagines ou pas ? Surtout qu'il a, en plus, le bon goût, de retrousser ses manches de chemisette... Non, en fait, n'imagine pas, c'est mieux. Ah oui, j'oubliais, Jean-Claude s'appelle Burke et c'est sur un scénario du mec qui a écrit la dernière trilogie Batman et le dernier Superman, un peu comme si Nolan avait tourné quelques pornos avant de faire dans le blockbuster darko-christique, de la bousasse en barre. Et avoir des dossiers comme ça sur les gens, essayer de ne pas l'oublier, c'est presque de l'or.

Djee 4/10


Cinéma "Je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans..." par Djee

Apocalypse Now Francis Ford Coppola

Synopsis Au cours de la guerre du U.S.-Viet Nam, Capitaine Willard est envoyé sur une mission dangereuse au Cambodge pour pour battre l’officier à la tête d’un groupe de rebelles. Date de sortie française : 26 septembre 1979 Durée : 2h 33min Réalisateur : Francis Ford Coppola Avec : Charlton Heston, Roddy MacDowall, Kim Hunter Genre : Science fiction, drame Nationalité : Film américain


The curse of Kurtz Oubliée l'Amérique, aujourd’hui je suis d’ici. Ça faisait un bout qu'ils m'avaient posé là, en stand-by. Je le sais précisément, et ce même si être face à soi détend le temps, même si j'ai descendu tellement d'eau-de-feu que j'ai du mal à dire comment je m'appelle. Je le sais aux cadavres, cette montagne de bouteilles de ce Brandy qui brûle, médecine. La liqueur qui se sirote consciencieusement, pour s'anesthésier. Une montagne qui ne trompe pas. Un moment que j'étais cloîtré, écrasé par l'horreur de ce Saïgon qui fait perler sur ma peau des joyaux de sueurs, aussi chers qu'ils sont éphémères. Je le sais à cet hanneton qui répond au quart de tour car je l'ai dressé patiemment. Il faut quoi ? Trois, quatre semaines pour réussir à les faire répondre à leurs noms à un truc comme ça, non ? Mon hanneton chantait « Singing in the rain » en faisant des claquettes. Puis un jour, ils sont venus. J'étais leur dernier recours. Un homme qui n'en était plus un pour tuer un homme pour n'en était plus un. Un hanneton pour tuer un Dieu. Mettre fin à ce sacrilège. J'étais le Coléoptère de la situation. Aux pales qui résonnent, métronomes, mon cœur répond en battant à nouveau la chamade. Le ballet des insectes de métal qui crachent le feu sur ce merdier, comme si je ne l'avais pas quitté. Ce monde, mon monde, qui m'avait vu naître une deuxième fois. Oubliée l'Amérique, aujourd’hui je suis d’ici.


Remonter le Nung jusqu'à cet homme devenu Roi. S'enfoncer, suivre ce lacet d'eau vers cette ombre que j’appréhende, qui peu à peu se dessine, plus précise. Croiser la cavalerie, ces guerriers qui restent debout, ne sursautent pas, quand tout explose autour d'eux. Comme dans un rêve. Surfer sur du napalm, du Wagner, sa mère, et un feu d'artifice au petit matin. Oubliée cette putain d'Amérique. Ma gourde pleine de gazoline pour pas rouiller. Sur la coquille, je dégouline, et mon périple vers le néant prend fin alors que je m’apprête à contempler les ténèbres. À les regarder droit dans les yeux. Rencontrer l'indicible, ce fou sanguinaire, ce mégalomane. Ëtre abasourdi et naître une troisième fois. Aujourd'hui, je suis d'ici.

Djieke 10/10


Court-métrage par Takeshi29

Petit lait (2013)

François Choquet

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Je veux des céréales mais il y a un cheval devant le frigo Le Prix Canal + décerné chaque année au festival de Clermont-Ferrand permet à son lauréat de financer automatiquement son film suivant. Et c'est donc avec délectation qu'on retrouve François Choquet, l'heureux gagnant de la dernière compétition, au commande d'un film encore plus étrange et dérangeant que son précédent "Swing absolu". Le jeune homme semble décidément très inspiré par le thème de la famille et surtout par sa face obscure, par tous les sentiments pas forcément avouables qui parcourent chacun de ses membres. Cette fois, il choisit un angle quasi surréaliste pour s'y attaquer mais délivre au final, et avec le même brio, un message similaire : "Famille, je vous hais !"

takeshi29 7/10


7e Art Cinéma asiatique par Ze Big Nowhere

L'Eté de Kikujiro Takeshi Kitano

Synopsis C'est l'été et Masao s'ennuie. Il rencontre Kikujiro, un yakuza vieillissant, joueur et un peu voleur, avec lequel il part à la recherche de sa mère. Pendant ce voyage délirant, l'enfant et le voyou vont s'attacher l'un à l'autre... Date de sortie française : 20 octobre 1999 Durée : Réalisé par : Takeshi Kitano Avec : Takeshi Kitano, Yusuke Sekiguchi Genre : Nationalité : Film japonais


L'été de Kitano Masao est bien triste lors de ces vacances d'été, il est seul. Seul à la maison avec sa grand mère qui se tue au travail et qu'il ne voit jamais. Seul en short sur ce terrain de foot à attendre ses coéquipiers qui ne viendront pas. Seul dans ses baskets de gamin de 8 ans, séparé de sa mère, l'oeil triste et l'air pataud. L'été s'annonce long et mélancolique comme le regard de Masao. Mais notre petit héros va faire la connaissance, grâce à une amie de sa grand mère, d'un drôle de bonhomme : Kikujiro. Ancien Yakuza devenu petit voyou. Joueur invétéré, mauvais perdant, tricheur et grossier comme un charretier. La panoplie complète de l'infréquentable. Incapable de gérer sa propre vie, mais sommé par sa femme d'accompagner le petit, retrouver cette mère tant désirée, à l'absence envahissante. C'est donc à contre coeur et main dans la main que ces 2 tristesses vont s'essayer au sourire, que ces 2 solitudes, l'espace d'un été, vont s'effacer. Un road-movie sauce samouraÏ. Un conte initiatique où les 2 personnages ont autant à apprendre l'un de l'autre. Une traversée du Japon à pieds, par les petites routes perdues au milieu des roseaux, où un arrêt de bus fait figure d'hôtel ou de scène de théâtre.


Des bassins privés où l'on pêche la carpe Koï déguisés en "Magnum". L'apprentissage de la natation par quelqu'un qui ne sait pas nager. Du stop en bord de mer, le cul sur le goudron avec une manière un peu spéciale d'arrêter les voitures. Des rencontres étonnantes et détonantes, au cours de cette quête. Au hasard d'une nuit et d'une ruelle, un croqueur d'enfant qui n'aura que ce qu'il mérite. Une jongleuse belle comme le jour et un robot humain. Des motards gentils devenant tour à tour pastèque, poissons et pieuvres dans un carnaval surréaliste, espérant faire fuir la tristesse dans l'oeil de Masao. Une vieille dame mélancolique devant la fenêtre de sa maison de retraite, attendant quelque chose, un mot, une visite. Elle n'aura que le regard de son fils posé sur elle, au loin. Le regard humide et plein de regrets de Kikujiro; qui n'osera pas franchir le seuil de cette porte. ...Et encore des courses de vélo, des jeux, des rêves, des anges gardiens, des feuilles de Taro en guise de casquettes, des cauchemars, et des jeux, encore des jeux. Comme pour rallonger l'été, laisser durer le bonheur, continuer éternellement la course folle de 2 gamins dans un Japon en fleurs.


C'est un récit d'apprentissage que nous offre Kitano. Un apprentissage particulier, sans maître, sans apprenti. Un apprentissage nu pieds sur les routes désertes et parfumées d'un Japon beau comme un rêve. Juste 2 êtres qui apprennent. Qui apprennent à se connaître, qui apprennent à vivre. Qui apprennent à chasser la tristesse comme on balaie devant sa porte. Qui apprennent à se saisir du beau, du bon, du meilleur parce que le bonheur n'attend pas. C'est Kitano qui délaisse la poésie des flingues pour la poésie des fleurs. Qui abandonne les meurtres pour les jeux. Qui jette aux orties son mutisme froid pour des mots. Qui délaisse un instant "Beat Takeshi" le comique. Qui délaisse aussi Kitano-San le cinéaste reconnu et encensé par la critique internationale, pour redevenir ce gamin rêveur et un peu paumé, qui attend que la chance tourne. Jouant à " 1-2-3 soleil" et regardant le ciel, espérant, entre 2 nuages, y voir son ange Gardien. "L'été de Kikujiro" C'est Takeshi Kitano redevenant Masao. http://www.youtube.com/watch?v=lGfKaLWIzKw

Ze Big Nowhere 10/10


A Lire La Littérature pour les nuls par Ze Big Nowhere

Les Misérables pour les nuls Tome 4 (fin) : Jean Valjean

C'est un peu la tête dans le cul que nos insurgés ouvrent les yeux ce matin du 6 juin 1832. Une douce matinée froide et brumeuse. Une belle journée de printemps parisien en somme. C'en est fini des espoirs des insurgés. Le peuple parisien, tel un hétérosexuel accompli dragué par un Dave imbibé en boîte de nuit, ne suivra pas les insoumis sur ce terrain-là et préservera sa sécurité.


Malgré cette trahison toute Sarkozienne, les rebelles ne veulent pas quitter la barricade et souhaitent se battre jusqu'au dernier. La bataille fait rage. C'est les canons qui prennent le relais maintenant. Les munitions des insurgés s'amenuisent et commencent à être rares comme les neurones d'un Franck Ribéry. A ce moment-là notre "gamin de Paris", notre petite alouette Gavroche décide de se laisser pousser les poils sur les valseuses et court vers le "No man's land" récupérer des munitions. Ignorant le danger, tel le client d'un Cyril Lignac et ses cheveux gras, le voilà qui entonne sa chanson: "Je suis tombé par terre...". Chanson qui ne pouvait pas mieux tomber (si j'ose dire) car le minot se foutant ostensiblement de la gueule des soldats, est fauché par une balle et s'effondre lourdement sur le sol comme une Roselyne Bachelot sur son lit après avoir erré, perdue dans la cantine de D8. Notre Jeannot, toujours dans les parages, demande aux excités la permission de buter un otage pour faire crédible. Jeannot choisi Javert. Il l'emmène dans un coin. J'peux te dire que le Javert, il fait sous lui. Il en mène pas large le faux-cul. Jeannot prend son flingue et tire plusieurs fois en l'air, lui met un grand coup de pied dans les rouleaux et lui file même son adresse au cas où il souhaite une autre tournée de tarte dans la gueule. Au même moment, la barricade, après avoir tant lutté, cède, explose comme le soutif' maltraité de Nabilla. Les mômes se réfugient dans une auberge juste derrière, mais les gardes les chopent un à un et s'apprêtent à les exécuter.


Marius, blessé, est saisi par l'épaule et emporté par notre Jeannot qui pour sauver ce futur beau-fils abhorré, n'hésitera pas tel un Rocco Siffredi en plein tournage amateur dans le sud de l'Allemagne, à rentrer à 2 dans une même bouche d'égoût (La coquine !). Les condés descendent aussi et les poursuivent. C'est un gang-bang titanesque dans le "ventre de Paris". Paumés dans ce labyrinthe, il trouve une sortie mais est directement cueilli par notre Javert qui est passé maître, comme un bon vieux tonton beauf et bourré dans un repas de famille, dans l'art de casser les couilles à tout son petit monde. Jeannot accepte de se constituer prisonnier, à une condition, qu'on ramène le priapique chez son grand- vieux et qu'il puisse passer chez lui récupérer des trucs. Javert accepte. En sortant de sa casbah, Jeannot s'aperçoit que notre vipère a foutu le camp. Javert a beaucoup réfléchi depuis qu'il a failli y passer sur la barricade. Il se remémore toutes ses saloperies passées, chiale un bon coup et se casse réaliser cette promesse Chiraquienne en se balançant à la Seine, pour ne plus jamais en sortir. Notre puceau est, depuis 3 mois, grave dans le coltar. Il est veillé par son grand-père, qui a sûrement trop vieilli pour rééditer son rituel du coup de pied au cul du môme. Le vieux accepte même le mariage avec le pépin. Parler du mariage, ça lui guérit dèja le bas au Marius. Cosette reçoit 600.000 francs de l'époque où Jeannot se faisait appeler MÔSSIEUR Madeleine et qu'il faisait autant de fric qu'une prostipute logeant dans le même quartier que DSK.


Le repas de noces se passe chez le grand-vieux de Marius (Mr Gillesnormand, je l'cite quand même). Et tandis que le pépin et le priapique s'arrachent pour consommer, -la première fois depuis une vingtaine d'années que notre bon Marius ne dormira pas sur la béquille- , notre pauvre galérien se retrouve seul dans sa turne et se met à chialer en regardant les haillons de la petite Cosette qu'il avait gardés précieusement avec lui. Jeannot balance tout à Marius. Eh oui ! C'etait un ancien forçat. Marius est scotché par la nouvelle et demandera au vieux de plus trop venir leur casser les noix. Le pépin est trop heureuse avec son Marius et commence à oublier l'ancien, qui se morfond, vieux et malade, oublié de tous dans un taudis, tel feu Patrick Topaloff luttant de ses dernières force contre un fisc rancunier. Mais notre ex-puceau se rend compte des nombreuses vertus et de la vie qu'il lui doit à ce pauvre Jeannot. Le couple se rend donc chez Jeannot la galère pour un dernier baiser. Pour un dernier hommage à l'homme qui souhaita être enterré anonymement dans un coin du Père-Lachaise. Quelques vers griffonnés rappelleront l' étrange destin de notre Jeannot: "Il dort. Quoique le sort fût pour lui bien étrange. Il vivait. Il mourut quand il n'eut plus son ange. La chose simplement d'elle-même arriva, Comme la nuit se fait lorsque le jour s'en va." FIN. (Mot béni à tout courageux lecteur ou navrant exégète qui termine cette oeuvre MONUMENTALE. )

Ze Big Nowhere 9/10


Musique par takeshi29

Blue Moon (2012) Ahmad Jamal

Il jouait du piano en déambulateur Sans Ahmad Jamal pas de Miles Davis ni tant d'autres musiciens qui admettent être "entrés en religion" ou avoir fait évoluer leur pratique après avoir vu le maître honorer son piano.


Sans "Heat Wave" peut-être serais-je resté à la porte du jazz. Tout jeune, cet album m'a fait découvrir un univers que je ne soupçonnais pas, fait de sensualité, de mélancolie et de rage. A lui tout seul, Ahmad Jamal a dépoussiéré un genre, modernisé le jazz sans jamais en oublier les racines, ouvert de nouveaux horizons en créant son légendaire trio. D'ailleurs le natif de Pittsburgh ne parle pas de jazz mais de musique classique americaine. Depuis ses vingt ans, il enregistre, se produit sur scène avec un sens du sacrifice quasi monacal. Accouchant parfois de quatre albums par an, il a donné sa vie à la musique et à son Steinway & Sons avec qui il a fini par ne faire qu'un. Si les compositions de Frederick Russell Jones sont souvent de facture classique, ce qu'il sort de son piano est en revanche inimitable. A l'image d'un Art Tatum, son influence majeure, il caresse, effleure les touches plus qu'il ne les maltraite et c'est quand il oublie qu'il est un technicien de génie qu'il est le plus touchant. A plus de 80 ans, le vétéran a décidé de sortir de la routine en signant avec Jazz Village et en s'entourant d'un trio inédit composé de deux de ses fidèles, le batteur Herlin Riley et le percussionniste Manolo Badrena, et d'un petit nouveau, le contrebassiste Reginald Veal. Le cinéma a toujours aimé Jamal, ceux qui ont versé des flots de larmes devant "Sur la route de Madison" lui doivent beaucoup, et c'est cette fois au tour de notre octogénaire de le lui rendre par l'intermédiaire de ce "Blue Moon" en forme d'hommage, de voyage, à la fois flamboyant et modeste. Flamboyant car d'une richesse incroyable mais aussi modeste car accessible à toutes les oreilles, même celles qui d'habitude saignent lorsque retentit une note de jazz. Dans un monde si sombre, 75 minutes de lumière divine ne se refusent pas... http://youtu.be/NU-Ym-rD64w

takeshi29 8/10


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

Riddick David Twohy

Le synopsis Laissé pour mort sur une planète brûlée qui semble exempte de toute vie, Riddick se retrouve pourtant obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs aliens. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de primes, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur proie... Année : 2013 Durée : 119 min (version cinéma) (119’) / 127 min (director’s cut) Réalisateur : David Twohy Acteurs : Vin Diesel, Jordi Mollà, Matt Nable, Katee Sackhoff, Dave Bautista


Le film Après le survival spatial "Pitch Black" et le space-opera "Les Chroniques de Riddick", l'anti-héros culte Richard B. Riddick est enfin de retour dans cette série B de sciencefiction modeste (un budget de 38 millions de dollars) mais très généreuse sobrement intitulée "Riddick", qui s'intéresse tout d'abord à la survie pure de son personnage avant de laisser sa place à une chasse à l'homme menée par deux équipes de chasseurs de primes dont les mercenaires encore vivants s'allieront finalement à leur proie pour affronter une horde de monstres façon "Pitch Black" 1.5. La mise en scène influencée par les westerns est terriblement chiadée avec des plans très esthétiques, pour un petit budget les trucages sont vraiment appliqués, les interprètes sont convaincants et bien charismatiques, l'univers science-fictionnel de Riddick est totalement respecté avec la découverte d'une nouvelle planète inhospitalière et de mercenaires testostéroné(e)s, la violence visuelle lors des scènes d'action est appréciable et les touches d'humour noir sont les bienvenues. Portée par le désir évident de faire plaisir aux fans (de la première heure ?) du personnage, cette série B old-school classieuse et divertissante qui s'insère dans la mythologie de la saga avec cohérence, est une grande réussite qui prouve que les suites ne sont pas forcément moins réussies que leurs aînés.


Le Blu-ray • Image Un transfert HD exemplaire à la luminosité frappante, à la définition saillante, au piqué ciselé, à la profondeur de champ impressionnante (les panoramas sont somptueux), aux couleurs ambrées éclatantes, aux contrastes denses et aux noirs abyssaux. Magnifique !

Fiche technique Le film

Le Blu-ray Disc Format vidéo

1080p24 (AVC) / [2.35]

• Audio Des pistes sonores très travaillées et redoutablement immersives. Les voix sont parfaitement intégrées, la balance frontale est dynamique à souhait, tous les canaux sont copieusement sollicités, les effets fourmillent tous azimuts, les compositions de Graeme Revell sont consciencieusement spatialisées et les basses sont redoutables. Tonitruant !

Le Loup Céleste

♥♥♥♥♥ bbbbb

Pistes sonores

Sous-titres

- Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 - Français (VFF) Français DTS-HD Master Français pour Audio 5.1 malentendants - Français (Audio Description) Dolby Digital 2.0

Région

Éditeur

Date de sortie

B (France)

Metropolitan Vidéo

18 janvier 2014

Vers le forum Blu-ray : ici


Test Blu-ray 2D par Le Loup Céleste

The Bay Barry Levinson

Le synopsis Dans la baie du Maryland, une bactérie non identifiée contamine le lac et ceux qui s’en approchent... Année : 2012 Durée : 84 min Réalisateur : Barry Levinson Acteurs : Kether Donohue, Kristen Connolly, Christopher Denham


Le film Ce found footage horrifique à l'histoire terrifiante (la mutation des parasites isopodes) et à la tension permanente qui dénonce les pratiques relatives à l'élevage et à la pollution des lacs et rivières, est construit comme une captivante enquête journalistique montée au travers de nombreuses vidéos supposément retrouvées sur les lieux (rushs de la journaliste, enregistrements des caméras de surveillance, vidéos des portables des victimes...) afin d'aborder tous les points de vue de l’événement. "The Bay" s'impose donc comme un film catastrophe détonnant qui tire une inquiétante sirène d'alarme quant aux problèmes écologiques actuels.


Le Blu-ray • Image L'aspect documentaire que l'on doit à l'utilisation de 21 supports numériques (smartphones, webcams, appareils photo numériques, caméras de surveillance et j'en passe) est parfaitement restitué par ce Blu-ray Disc à l'encodage solide. La clarté, la définition, le piqué, la colorimétrie et les contrastes varient donc énormément d'un plan à l'autre, comme la présence plus ou moins importante de bruit numérique et de saccades. Que l'on aime ou pas le rendu, les partis pris esthétiques de l'œuvre sont respectés.

Fiche technique Le film

♥♥♥♥♥

Le Blu-ray Disc Format vidéo 1080p24 (AVC) / [1.85]

Région

Pistes sonores

Sous-titres

- Anglais DTS-HD Master Audio 5.1 Français - Français (VFF) Français pour DTS-HD Master malentendants Audio 5.1 Éditeur

B (France) ARP Sélection

• Audio Des pistes sonores réalistes et plutôt frontales dont la dynamique, l'ampleur, les effets surround et le canal LFE ne manquent pas de s'activer lorsque l'horreur de la situation le réclame.

Le Loup Céleste

bbbbb

Vers le forum Blu-ray : ici

Date de sortie 22 octobre 2013


La semaine prochaine

L'actualité des sorties cinéma ...

De nouvelles critiques musicales, littéraires ou 7ème Art... Mais aussi des surprises, des coups de coeur et encore plus de tests Blu-ray (2D et 3D).

Rendez-vous le vendredi 14 février 2014 pour L'HEBDO n°73

HCFR L'Hebdo n°72  

Cinema, Music, Art

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