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PUBLISHER & EDITORIAL OFFICE GUSTAVmag Ancienne Epicerie 1149 BEROLLE – CH +41 21 652 20 11 www.gustavmag.ch www.myspace.com/gustavmag EDITOR CHIEF Anne-Laure Monnard info@gustavmag.ch ASSISTANT EDITOR Haya Kleiner office@gustavmag.ch ART DIRECTOR art_designer@gustavmag.ch CONTRIBUTING GRAPHIC DESIGNERS Lionel Gaillard/badaboum.ch Noémie Demal _ Melanie Carrera Sarah Dongiovanni CONTRIBUTING WRITERS Anouk Schumacher _ Ron L. _ Eline CONTRIBUTING PHOTOGRAPHERS Gary Salter _Ronen Topelberg balazsgardi.com _ Kolesky/SanDisk _ Red Bull Photofiles

James Pearson Howes

GERMAN TRANSLATION Claudia Baur _ Laura Keller _ Roswita Kleiner FRENCH CORRECTION Lucia Mastromatteo ADVERTISING Gustavmag advertising@gustavmag.ch +41 21 652 20 11 RESPONSIBLE FESTIVALS François Moreillon francois@gustavmag.ch PRINTING Swissprinters www.swissprinters.ch PUBLICATION Spring _ Summer _ Autumn _ Winter SUBSCRIPTION 1 year CHF 30. - (4 issues) other countries : 30 Euros www.gustavmag.ch/abo COVER / Pimpact.ch


Festival Guide - Paleo

Festival Guide - Blue Balls

Festival Guide - Val Lumnezia

Festival Guide - Stonehill

Festival Guide - Melt

Festival Guide - Gurten

Festival Guide - Montreux Jazz Festival

Festival Guide

SocioKulte - Rap Gaza

Freeride Attitude - Cap Town the scene

Freeride Attitude - Rastovich 007_008_009_010_011_012_013_014_015_016_017_018_019_020_021_022_023_024_025_026_027_028_029_030_031_032_033_034_035_036_037_038_039_040_041_042 078_079_080_081_082_083_084_085_086_087_088_089_090_091_092_093_094_095_096_097_098_099_100_101_102_103_104_105_106_107_108_109_110_111_112_11

Une ville un regard - Favella

Entract

PlumART

RecyclART

Artvertising

Bricolage Do your mac yourself

Canular

Psychu

Chaussures de loisir

Caddie

Design

Fresh Meal

Edito


Festival Guide - CMJ

Festival Guide - Icelandic Airwaves

Festival Guide - Reeperbahn

Festival Guide - Label Suisse

Festival Guide - Le Chant du Gros

Festival Guide - La Batie

Festival Guide - Royal Arena

Festival Guide - Gampel

Festival Guide - For Noise

Festival Guide - Rip Curl Music

Festival Guide - Musikfestwochen

Festival Guide - Rock oz'Arenes

Festival Guide - Heitere

Gustav16 Freeride Attitude -Russian speed car

ArtStyle - Cassette Playa

Art - Studio NM

Art - Pixel Garten

Art - Gary Salter

Converse Gallery

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Oui, je m’abonne avec un plaisir non dissimulé à ce sympathique magazine pour 1 an (4 parutions / CHF. 30.-/ Euros 25.-) Oui, je m’abonne avec un plaisir non dissimulé à ce sympathique magazine pour 2 ans (8 parutions / CHF. 55.-/ Euros 48.-) ADRESSE D’ENVOI Nom Prenom Adresse NPA / localité Email Date de naissance Signature

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On le rabache a chaque fois: la rédaction a un probleme relationnel avec cet exercice de style qu’est l’édito. La morale, on ne peut pas vous la faire, on n’en a pas. Defendre les nobles causes… bof. Par contre le foot qui fait rire, oui. On cautionne. Le foot qui fait rire est en voie de disparition et mérite que l’on se batte pour sa survie. L’équipe de France, mer-ci. On a adoré votre sens du spectacle. La prestation d’acteur de monsieur Domenech fut juste enormissime, on a été bluffé par le sens de la prose de monsieur Riberry, le suspence avait juste ce qu’il faut d’intensité pour tenir le peuple en haleine, et la chute du scenario… Quelle chute. Magnifique. Petit apercu du scenario pour toi, lecteur.


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FRESH MEAL

layout: Sarah Dongiovanni

FRESH MEAL

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F

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1. iCade : arcade pour iPad C’est une blague mais on aimerait y croire. Elle est excellentissime. Le distributeur ne se contente pas de glisser le iPad dans un cabinet d’arcade, il imagine également une application intégrant le fameux émulateur MAME, histoire de tester si notre dextérité au jeux vintage est restée intacte … 2. LEGO SOURIS Ça date de quelques mois mais on ne l’avait pas repérée. La souris Lego n’est certes pas confortable à utiliser, mais si c’est Lego, qu’est-ce que ça peut faire? Une brique Lego géante attachée à son ordinateur rend tout l’inconfort de l’utilisation futile.

Tanaka, Tougui et Yup. Mugo apporte la fonction de jouets de collection en intégrant un lecteur MP3 et une clé de stockage USB. C’est le designer, Aaron Atchison qui a créé Mugo petite bête, simple et élégante. Si simple en fait qu’il ne nécessite pas de câbles ou de logiciels et fonctionne sur Mac et PC. Le lecteur de mémoire flash peut contenir jusqu’à 500 chansonnettes au format MP3 ou 2 Go de stockage de données. Il fonctionne également comme une clé USB afin de stocker photos, vidéos et plus encore. www.mugoplayer.com. 4. BOUTONS DE MANCHETTE USB 2 Go de mémoire dans chaque manche, c’est du lourd. Compter tout de même 195 dollars la paire pour les acquérir.

3. MUGO PLAYER, AARON ATCHISON. Mugo, le concepteur de la première édition limitée de lecteur MP3 est enfin là! La série 5. LOMO x RIP CURL 1 est designée par quelques-uns des meilleurs Rip Curl signe le nouvel appareil argentique artistes “street”, y compris Julie West, Shin «Lomography» de Fisheye, pour des photos

créatives à réaliser durant vos vacances. Inventée par deux étudiants de Vienne et devenue un phénomène socioculturel de la scène underground au début des années 90, la Lomography est aujourd’hui considérée comme un style artistique peu orthodoxe et surtout original faisant partie de la culture argentique. Suite au succès mondial qu’a connu l’appareil photo Fisheye, les ingénieurs de Lomography ont développé dans le plus grand secret une version améliorée et plus luxueuse de l’appareil photo grand angle, dit Fisheye 2. Le Rip Curl Fisheye 2 Special Edition est aujourd’hui proposé avec des fonctions supplémentaires et un design encore plus chic, signé aux couleurs plage de Rip Curl : la fonction exposition longue durée (capture d’ambiances de nuit, sans flash), flash intégré Colorsplash (pour flasher doublement sur une photo) et sabot, le viseur Fisheye permettant de voir 1:1 ce que l’on va shooter, et les Lomographes Hardcore (bouton exposition multiple pour des prises de vue complètement hallucinogènes).


DESIGN

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D

DESIGN layout: Sarah Dongiovanni

Paper Chair  par Mathias  Bengtsson

Superbe fauteuil du designer danois Mathias Bengtsson. Il s’agit d’un fauteuil entièrement réalisé à la main à partir de papier recyclé suivant des techniques de conception numériques. Les feuilles de papier sont collées et empilées pour former un objet sculpté dans la masse, sans raccord, ni jointure ni vis.

Chrono-Shredde trich

par

Susanna

Her-

Très belle et poétique interprétation créée par la designer Susanna Hertrich. Ce calendrier broie les jours qui passent, une vision du temps qui part en lambeaux… Ou une vision concrète de ‘ne pas se retourner sur son passé’.

Missed Tree parJean-Marie MASSAUD Ce gigantesque pot design d’une hauteur de 1m60 signé Jean-Marie MASSAUD tente de s’approcher au plus près des formes simples et essentielles de la nature. Missed Tree II reproduit le tronc de l’arbre, en l’épurant à l’extrême. Une évocation du monde végétal avec des matériaux modernes et technologiques.

Radiateur design ROCKANDROLL par Karim RASHID Nouvelle collaboration entre le fabriquant de radiateurs IDEE et le designer Karim Rashid, qui signe pour eux un superbe modèle, intitulé Rockandroll… Pourquoi Rockandroll? Karim Rashid se serait inspiré de la célèbre danse américaine éponyme, qu’il aurait reproduite dans le chevauchement des lignes rondes, faisant ainsi un objet statique qui semble en mouvement… Le résultat est plus que convainquant, une véritable sculpture chauffante.

Poubelle OVETTO Design & Tri sélectif Quand le design et l’écologie se mettent en ménage, ça donne cette poubelle Ovetto avec tri sélectif. Cette poubelle contient 3 containers de 30L (chacun distingués par des pastilles de couleur), un compresseur de bouteille en plastique sur le dessus de la poubelle, un pied pivotable pour faciliter l’accès à chaque container, et deux accès à chaque containers (le hublot pour jeter les déchets, la porte pour extraire le sac poubelle)… Cette œuvre éco utilitaire est, comme il se doit, entièrement en Polypropylène recyclé.


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caddie Layout: Sarah Dongiovanni

1. Rebranded Vintage Concert T-shirts Brand Records lance en série limitée des t-shirts de concerts, ceux-là même qui permettaient de se pointer au collège avec des yeux mi-clos et ainsi remporter la jalousie collective. 2. Coussins Amos Ken King http://www.neat.fr/coussins-amos-ken-king/19/

3. EOS montre

Montre de chez EOS utilisant une bande de 60 minutes qui rend hommage aux services rendus à l’un des plus célèbres supports audio. Celui qui a fait naître le premier baladeur audio, le Walkman. 4. MONCLER X PHARELL WILLIAMS La collection Moncler en collaboration avec l’artiste américain Pharell Williams est désormais disponible, en série très limitée. En Suisse dans deux mois.

5. Eastpak x Quinze & Milan

Une collaboration entre la marque Eastpak et les designers Quinze & Milan. La gamme comprend ce canapé doté de nombreuses poches rembourrées pour ranger livres, ordinateurs et télécommandes. Produite en quantité limitée, et présenté durant le Milan Design Week 2010.

6. Ask Enquired La marque Coréenne, Ask Enquired aime l’Angleterre et nous le prouve encore avec sa nouvelle campagne inspirée par le punk et le rock britannique.

7. Food fighters Parce que la cuisine, c’est un art (un peu) martial (beaucoup). 8. MASTERMIND JAPON X ADIDAS On a retrouvé la basketball d’Albator. Mastermind et Adidas se sont associés pour créer cette Hightop, inspirée «modèle Hardland» qui est un support idéal pour l’utilisation d’une semelle contrastée et du logo squelette. Tout n’est pas noir et blanc dans cette chaussure, si on regarde de plus près, on peut voir certains choix de conception plus subtiles comme des œillets en boucle, et une semelle rouge vif.

9. Malibu by Kulte Depuis trois ans, la marque Malibu nous refait le coup chaque été en sortant des bouteilles design. C’est la marque française Kulte qui est l’heureuse élue cette année et c’est HappyMess, son studio de direction artistique, qui a pris les pinceaux pour nous offrir deux créations qui sentent bon les Caraïbes. 10. TOUTDUREX X PAPE Collab de circonstance avec le slogan de circonstance: I said no !

11. Home Sweet Home

Déjà présenté dans caddie pour ses horloges coucous magnifiquement déjantés, l’artiste allemand Stephan Strumbel refait parler de lui à l’occasion de son exposition « Home Sweet Home » à la Circleculture Gallery à Berlin.


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1. Carhartt Heritage

6. Porte clefs-décapsuleur Packman

La Ligne Héritage de Carhartt est un hommage à la longue histoire de vie de worker de Carhartt. La ligne est faite de matières classiques et de couleurs pour créer cette apparence vintage. Cet effet est rendu possible par des lavages spéciaux millésimés, et tous les prints sont des reproductions originales.

Pour célébrer le premier anniversaire de son e-store Bape Land, A Bathing Ape sortira dans quelques jours au Japon une version silver et une version gold de son fameux Shark Hoodie Figure.

2. Kami-Megane Paper Glasses Création du designer japonais Azumi Mitsuboshi, un petit clin d’oeil pour ces lunettes de soleil de secours à plier conçues à partir d’une simple feuille de papier cartonné prédécoupée.

8. DONOVAN FRANKENREITER x BILLABONG Donovan Frankenreiter amène sa touche chez Billabong au travers d’une collection à son image. Ici le boardshort FINS billabong.com

3. ADIDAS

9. Quiksilver boradshort Le boardshort version SS10 ne fait pas dans la sobriété et affiche la couleur, comme ce modèle aux couleurs de l’Afrique du Sud. Bien vintage comme le peuple aime en ce moment.

Vintage encore 4. Levelus spirit level perfume Dernière création du studio de design russe Art. Lebedev Studio, l’étonnant flacon de parfum pour hommes Levelus spirit level perfume dont la forme tire son inspiration des niveaux à bulle utilisés sur les chantiers. 5. Le Cool Cats Vélo x colette x Puma x Biomega Normalement, les vélos pliables, on les chevauche avec réticence, leur reprochant un design un peu tristoune et une solidité assez théorique. En partenariat avec Colette pour la touche hype, Puma pour le côté sport et Biomega pour le design, le Cool Cats Vélo appate les fortes en cuissot, ou pas.

7. A BATHING APE

10. Supreme x George Condo

Superbe série de trois deck de skate en édition limitée réalisée par l’artiste américain George Condo. 11. ALIEN WORKSHOP X F.ANDY WARHOL Alien Workshop collabore avec la Fondation Andy Warhol pour créer cette édition limitée de skateboards mettant en vedette la collection «Death and Disaster» ainsi que les oeuvres pop-art iconiques de Andy Warhol comportant également une image et signature de Warhol lui-même accompagnés d’images de pro-skater de l’équipe Alien Workshop tels que Rob Dyrdek, Jason Dill et Omar Salazar.

12. Nike Born in the USA/Bruce

Springsteen Dunk High SB Preview Hommage au Boss et son album Born in the USA, avec chemise Todd Bratrud et decks AntiHéros. En série très limitée dès mi-juillet.

13. DC CHELSEA Z

Skate shoes ultra fine et ergonomique en cuir, qui améliore le board feeling. Semelle vulca pour un confort et une souplesse accrue. Renfort en caoutchouc au niveau des orteils. Semelle interne en latex. Languette fine. Oeillets en metal. Logo latéral brodé.

14. ATMOS x CASIO

Une collaboration d’ATMOS avec la marque japonaise CASIO. Cette montre est livrée avec un bracelet en cuir rouge, assorti à l’intérieur du cadran et un tournevis de démontage pour pouvoir faire le changement avec le bracelet en plastique d’origine. 15. Puma Clever Little Bag Issu d’un long travail d’étude et de benchmarking sur les boites de chaussures de près de 21 mois mené en collaboration par Puma et le designer suisse Clever Little Bag est une toute nouvelle approche du packaging de chaussures imaginé dans une optique d’économie, de durabilité et de respect de l’environnement. Composé d’une simple armature en carton amovible et d’un sac réutilisable, ce nouvel emballage permet ainsi d’économiser 65 % de carton mais également d’éviter l’usage d’un sac de caisse, soit une économie de 275 tonnes de platique par an.


CHAUSSURES DE LOISIRS

sneakers selection pomp it up

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C

Layout: Sarah Dongiovanni

Toto Morand, c’est du lourd. Sa petite entreprise se porte bien: 15 shops répartis entre la Suisse romande et la Suisse Allemande sous l’appellation Pomp It Up. La sneakers, il est tombé dedans depuis tout petit (tout jeune plutôt) et les tendances, aussi diverses qu’éphémères, il les a toujours vues venir et repartir avant tout le monde. Toto Morand, c’est la raison pour laquelle tout représentant de sneakers qui se respecte a toujours un tapis rouge dans son sac. Sa position face à la sneakers –addict-mania-tendance-aubaine-pour-faire-dupognon le dernier shop qu’il a ouvert l’année dernière, très pro et très accessible. Surtout de par l’accueil: tu vas oser acheter des sneakers et même te donner le droit de poser des questions sur ton achat potentiel sans avoir l’impression de passer pour un looser. Sa sélection, Toto ne la fait pas au pedigree mais au feeling. Le conceptuel-élitiste, il s’assoit dessus. POMP IT UP rue Côtes-de-Montbenon 6 1003 Lausanne www.pompitup.com SUPRA VAIDER MESH très bonne pas tout à fait nouvelle marque appréciée des connaisseurs. De bonnes collab., une distribution qualitative et sélective font le succès de cette marque en ce moment dans mes shops PUMA SUEDE La mythique. Mythique depuis les jeux olympiques de 1968, quand Tommy Smith à gagné les 100 mètres et a fait un tour d’honneur pieds nus, les bras levés, portant hommage à ses Puma Suède qu’il tenait à bout de bras. Exclusivité sur ce modèle. ADIDAS GAZELLE Même époque même statu. Grand Master Flash – Public Enemy… La Gazelle fait partie intégrante de l’histoire du break dance. La distribution étant également très sélective sur ce modèle culte, il a un fort succès dans mes shops. NIKE AIR MAX 90 Pas de grande nouveauté chez Nike, mais ce modèle plait beaucoup parce qu’harmonieux, peux vu, et que les nostalgiques des années 90 en sont férus. Exclusif Pomp it Up CLAE C’est la nouveauté. Belles matières, belles finitions, je crois en ce produit parce que le skate chic est en devenir, et parce que la distribution est qualitative et sélective, bien sûr.


PSYCUL

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Text: Anne Laure M. Illustrations & Layout: badaboum.ch

T’AS Où LES COUILLES? La complémentarité des sexes… Vâââste programme. Surtout sur le plan sextimental. L’amour, les sentiments, la communication et l’incommunicabilité entre les hommes et les femmes de notre époque, moderne et matérialiste, restent des questions existentielles. Certains docteurs affirment que le délicat moment du mois, quand la sensibilité hormonale fait pousser les dents de ces dames, est un facteur de poids dans la très difficile complémentarité des sexes, repoussant ces messieurs dans les cordes, et gaspillant la quasi totalité de leur énergie à négocier tant bien que mal leur place à la table du dîner et plutôt mal que bien leur ticket d’entrée pour le lit conjugal. Suspectés de malversation, de vices de procès très durs, de ne penser qu’avec leur virilité, ce qui est évidemment vrai mais qui fait partie

intégrante de leur concept, ils finissent souvent par déclarer forfait. Certains philosophes disent que «c’est la faute à la misère sexuelle qui paralysent notre société actuelle». Voualaaa… Explication ? «autrefois, la censure imposée par la religion chrétienne et le tabou déclaré sur le sexe entretenaient une frustration avouée, délibérée, qui faisait naître par contrecoup une grande intensité liée à l’interdit. Toute transgression à cet interdit apportait un souffle épique aux aventures érotiques et sensuelles. La levée du tabou n’a déconditionné que la surface des consciences. Les inconscients sont restés encrassés par la notion du péché et l’amour ne trouve que rarement son innocence dans la chair ». Conséquence ? «la destruction de la planète» . Bien bien bien… Colette, elle, explique que «s’il n’y a de jouissance que perdue, jouissance de l’autre, la voie féminine pour la retrouver serait celle de l’identification à la mère et à sa jouissance, ce qu’on peut appeler une mère-version, opposée à la père-version masculine. La passion amoureuse  se révélera, en fin de compte, comme l’amour de la mère retrouvé et comme amour incestueux, au-delà même de la perversion mâle ou de la simple transgression d’un plaisir coupable». Rien-com-pris. Nous qui sommes des Suisses Moyens, pensons qu’à force d’aller chercher trop loin, on en oublie la base, c’est à dire notre comportement d’humanoïde, que certains qualifieraient


ELLE : Est-ce qu’il m’aime pour de vrai? LUI : M… est-ce que je me suis lavé la bite? LUI : Je t’aime (pourvu qu’elle me fasse une turlute) ELLE : Moi aussi (pourvu qu’il ne me demande pas de lui faire une gâterie)

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de ‘primitif’ mais que nous considérons juste LUI : C’est vrai? On fait le sexe alors? Hein? comme ‘humain’. Examinons une situation des Dis? plus banales et essayons juste de la regarder ELLE : Non je vais te faire à manger avec un doigt de recul… À partir de là, le garçon va devoir faire trrrrèèèès attention à ce qu’il va dire… Prenons un garçon LUI : Ouéééhhhh… On fait le sexe ELLE : Je vais te faire un pot au feu de chez mémé dont tu me donneras des nouvelles… Et une fille LUI : Heuh… Non je t’invite au resto plutôt… ELLE : NON !... Ouéééhhh… ELLE : Quooooooiii !!! tu ne veux pas de mon pot Le garçon, lui, a besoin d’une fille avec des gros au feu? Gougeât! seins qui sache faire à manger… La fille, elle, a besoin d’un garçon avec de l’argent, une belle Variante voiture, une grande maison, de l’humour, de l’intelligence, de l’ambition, de l’amour, de la ELLE : Je vais te faire un pot au feu de chez gentillesse, de la compréhension, une brouette mémé dont tu me donneras des nouvelles… de gentelmanerie et une grosse bite… Ce n’est LUI_ Si tu veux qu’après avoir trouvé ce garçon-là que la fille ELLE : T’aurais pu m’inviter au restaurant raveut éventuellement commencer à penser à la din !!! chose… Repas faisant L U I ( l ’ é l u ) : Bon alors on fait le sexe? Hein? ELLE : Bon alors c’était bon ? Diiiiiiis? Soit mignonne ELLE : Houlala comme tu y vas toi, je n’ai pas LUI : Ah bein oui alors … -rototo de circonstancela cuisse légère moi !!! Pas gagné. Le garçon doit d’abord dépenser des sous avant toute tentative de copulation, histoire de rassurer la fille sur sa cuisse légère… Et lui dire plein de choses gentilles pour lui prouver que c’est du vrai, de l’authentique, du profond.

ELLE : Bon bein là maintenant je veux bien LUI : Veux bien quoi ? ELLE : Bein faire le sexe crétin LUI : Ouéhhh … Pas trop tôt !!

Déshabillage … C’est là que ça devient technique ELLE : Bon alors je veux de la tendresse, ce qui ne veut pas dire de la mollesse dans tes préliminaires, on est bien d’accord… De l’amour… Que tu sois attentif à mes désirs, pas que je sois obligée de te livrer le GPS en option… Que tu me caresses avec douceur mais pas trop longtemps non plus parce que ça peut vite gaver ma libido... Mais je veux aussi que tu me prennes comme une bête dans toutes les pièces de la maison et je veux jouir en tous cas dix fois LUI : (M… elle a dit quoi après ‘attention’ déjà?) ELLE : Attend je prend ma pilule, parce que je vais pas m’engager avec le premier venu tout de même LUI : Pfff…. ELLE : Ah oui et n’oublie pas de mettre une capote hein? On n’est pas des bêtes non plus LUI : Pfffffffffffff…. ELLE : Attend je regarde quand même si je ne suis pas en pleine période d’ovulation. Ça serait bête de prendre des risques pour rien LUI :PffffffFFFFFFFFFACHHHHHHHHHH!!!!! Laisse tomber… Je veux pas procréer JE VEUX FAIRE LE SEXE !!!!!!!! ELLE : Quoi?!!! J’en étais sûre !!!! T’en veux qu’à mes fesses et mes gros seins!!! Tous les mêmes…Egoïste…Blablablablablablablablablablabla… Tout fout le camp…Blablablablablablablablablablablablablablabla……. LUI : au secours

Et là on se dit que c’est dans le sac (ndlr: oui LUI : Tu es belle et jolie… Je t’aime… On fait elle est facile mais ça nous fait rire)… Pas sûr… Est si c’était Woody Allen qui avait raison en Il faut par contre agir vite avant que la fille et disant «la solution c’est la masturbation: on fait le sexe? le garçon ne se posent trop de questions. ELLE : Ah bon ok je te crois alors l’amour avec quelqu’un qu’on aime vraiment...


CANULART

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DE JOLIS MEMBRES

EN KIT C’EST CHIC

Layout: Sarah Dongiovanni

Dans une société où l’apparence à son importance, soutenir les personnes appareillées dans leur reconstruction identitaire est une priorité. Les appareils orthopédiques ressemblent à des engins de torture, dont on va plutôt détourner le regard. L’idée d’en faire des supports artistiques n’en est que plus forte. Le message aussi. Si le tatouage est un outil de communication, la personnalisation d’un appareillage orthopédique est un outil d’acceptation et d’approbation de celui-ci. Le pari de Custo Protetik est certes noble, mais surtout couillu: transformer un objet tabou en une œuvre d’art, tenter de faire oublier l’univers froid et impersonnel des appareils orthopédiques en demandant à des artistes, stylistes et graphistes de les customiser. Sur le plan technique, la petite entreprise travaille à la main, en partenariat avec différents orthopédistes, sur la customisation (transfert, sérigraphie, etc.) des corsets, et prothèses pour tibias ou bras. Sur le plan artistique, plusieurs pointures du milieu se sont déjà essayé à ce nouveau support, tels que Action One, Kibs, Amk, Snooz, ou encore Laflech. Ces Messieurs de Custo Protetik nous faisant savoir qu’ils sont en recherche permanente de nouveaux artistes, à bon entendeur… www.myspace.com/custoprothetic


DO YOUR MAC YOURSELF Épater ses amis avec trois francs six sous de budget, c’est très faisable. Il faut être un tant soit peu «manouel», nous le sommes… Dotés de démerdise, nous le sommes encore… Avoir un sens de la créativité qui ne soit pas donné à tout le monde, nous l’avons toujours. Partager ses savoirs, même les secrets, faisant partie des nobles causes… Soyons nobles!

Petite fiche je bricole et je vous emmerde no16 Il n’y a rien de plus vulgaire que de devoir sortir son portable PC dans un endroit public. C’est la mode qui le dit. Et le fait que les Mac ne soient pas à la portée de toutes les bourses, elle s’en beurre le postérieur, la mode. On a imaginé pour toi, lecteur, un moyen d’être Mac victime pour moins d’un franc six sous.

bricolage

Ce qu’il te faut :

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B

- 1 pomme - Scotch Coût de l’opération : 5.90 Durée de l’opération : 1min 30 Difficulté de l’opération : facile

Marche à suivre : bien nettoyer et dégraisser la surface du PC portable couper deux bouts de scotch d’une longueur de 12cm chacun entailler la pomme à l’aide de tes dents placer la pomme de profile au milieu de la surface du PC portable scotcher la pomme en croix


present


artvertising

Layout: Sarah Dongiovanni

IF YOU DON’T

FIGHT

CHILD ABUSE,

ARTVERTISING

WHO WILL ?

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A

THE REAL

MILKSHAKE

Text: anouk_schumacher Pics: Prénom Nom

extra large


What’s the secret of

my succes?

I’ts adobe

photoshop cream.

plus on vit dans la rue,

moins on a de chance

d’en sortir


recyclart

Joshua Allen Harris 032

R Après avoir fait voler la robe blanche de Marilyn Monroe, les bouches d’aération du métro n’ont pas fini de nous faire rêver.... mais dans un tout autre style, celui de Joshua Allen Harris. Artiste new-yorkais engagé, il installe depuis plusieurs années des sculptures étonnantes dans la Big Apple pour rendre ces concitoyens à nouveau attentifs à leur environnement et à sa dégradation. Avec de simples sacs-poubelles et du scotch, il crée des animaux, des monstres et tout ce qui lui passe par la tête. Au départ, avouons-le, tout ça ne ressemble qu’à un tas informe de détritus, un amas de vieux sacs-poubelles quoi. Sauf que Joshua Allen Harris place ces objets non identifiés sur les bouches d’aération, et que dès que l’air se met à souffler, la magie opère. Les sculptures se gonflent et ours et dragons frétillants prennent vie, à la surprise des passants. What’s that mess?! Faire réagir les gens, c’est justement le but de l’opération. Joshua Allen Harris a décidé de stopper un instant la course effrénée des new-yorkais, le temps de réfléchir au sort de la planète ou juste de sourire et de profiter d’une expérience artistique hors du commun.

Text: anouk_schumacher Layout: Sarah Dongiovanni


P

“a e a mb s /» Ho K an En tr ép rch rch our ten D- use «h ce e g t i u i m ré te te . C at For & ttp arc de c c : e m h A i , / v ux t tu et e pa nt i t / u t . e de ysa ad arch ral rale te s d Enc lier dfo ectu bâ c r pa ge apt ite box de réa e m ore pa mi ral tim t e e ir ur é à ct ”, ur p la tio od pl r H .co me nt av ba ec in un ale our cap n so ern us b YPE m/ nt s co so d’a site me en ital rt isa arg RL 201 ba ss t r u n e n I u in jou trè t g fai éc rad ion e: c NK 0/0 ge: s a té r s re os ica d ’e 6 é « / d n rie ’h ét ia u sa le an st ht 0 le ur ui. ro lis n e ise me s un tp 7/ . Un it. U sim spa , le nt l’hi e d :// s e d s c ex ne , e t es e té no et dy fam la oire rie u n l e ur vel jud am use idé le v icie iqu s e ca isi us , lé on equ d iv u a

V g oic Au entl i l d x em a d’ esig qua en ru n ins ne tr -ar br or ouve pir rs e c tis ique di ll at du oi te na e io n d ir di n bo s d bar ém e. m et n u ou an Ou ens d go gl de ge qu ion e c ût obe ur use , r an q d au éat (quo des ui de l’a c iv iq e i rt on té ue ar st la Ed ri ce po …) chi en f m pt u i te po im e v br r pr uss bou av d’ do red cte ous e r o h o s é e ar je g, c éb nne ub e . pl er r len t df gyl t une vi um ge u t pr orm l/» HYP ex eille A ar me ne e d’ m it. rg ER cro vi d… nt gn Edi ièr com yll LIN iss lle. e i

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Arg & A yll par telier Hou D-form se

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Swiss distribution - Keetch Sarl info@keetch.ch 


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ENTRACT Athlete: Adam Jones _ Event: Red Bull X-Fighters Egypt, Giza (c)balazsgardi.com / Red Bull Photofiles


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«Le contexte visuel plus la musique que ce soit un DJ set ou un live, doivent raconter une histoire et faire rêver».

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Athlete: Julien Dupont Event: Julian Dupont in Tel Aviv Photocredit: (c)Ronen Topelberg Red Bull Photofiles


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De l’art pour les Favelas de Rio Text: Anouk Schumacher Illu: Melanie Carrera

Un peu de poésie dans ce monde de brutes: deux compères venus du Nord ont décidé de développer des projets artistiques dans les bidonvilles de Rio, histoire de remplacer les coups de feu par des coups de pinceau.


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Samba, samba de Janeiro lalalalala tadadi dada. Welcome to Rio, deuxième plus grande ville du Brésil qui fait rêver l’Européen tout pâle en manque de soleil et de sable. Rio la belle, où les femmes se promènent visiblement toujours en bikini (string évidemment) et où l’activité principale consiste à siroter des Caipis sur la plage de Copacabana... Tout ça avant d’enfiler son masque de carnaval tout plein de paillettes pour une folle soirée. Semi-nudité, alcool, musique, pas besoin de vous faire un dessin... Mais arrêtons là la description style agence de voyage. Du soleil et de la samba il y a, des bikinis aussi mais comme partout ailleurs, les Cariocas travaillent, élèvent leur petite famille et pestent contre les impôts. Et puis l’oeil du célèbre Christ Redempteur qui se dresse sur le pic de Corvado n’embrasse pas que les plages et les quartiers bourgeois. Rio de Janeiro compte près de 1000 bidonvilles, les tristement célèbres favelas qui sont de véritables villes dans la ville. Remplacez fête par misère, ce sont les gangs qui font la loi ici. Trafics de drogue et d’armes sont une des principales sources de revenu dans ces cités illégales. Les habitants doivent faire face à des affrontements sanglants entres les gangs et la police comme

aux règlements de compte internes. Si la situation est si dramatique, c’est que la pauvreté est reine ici. Construit sur les pentes escarpées des collines à l’aide de matériaux de récupération (cartons, tôles, et tout ce qui peut passer sous la main), les habitations des favelas sont élevées au fur et à mesure des arrivées. Pas d’électricité, pas d’eau courante, malgré des démarches d’assainissement engagées par les autorités depuis quelques temps, les favelas restent des cités en marge qui ont forcément leurs propres règles et codes. En résumé, c’est pas la joie. La majorité des habitants sont pourtant des gens comme vous et moi et la population, largement composée d’immigrés, offre un beau brassage culturel. C’est cet aspect, moins connu et rarement mis en avant, qui a intéressé Jeroen Koolhaas and Dre Urhahna, designer et journaliste. En 2006, le duo néerlandais Haas&Haan développe un projet de soutien aux favelas, The Favelas Painting project. Envoyés à l’origine sur place par MTV pour tourner un documentaire sur le hip hop, les deux compères sont frappés par la créativité des habitants. Ils mettent alors sur pied plusieurs interventions artistiques en faisant appel aux kids locaux afin de leur offrir une autre option que le deal au profit d’un des

trois gangs du coin. En collaboration avec des fondations soutenant le développement de ces quartiers défavorisés, Haas&Hahn offrent aux jeunes la possibilité d’acquérir un savoir-faire tout en gagnant un peu d’argent. Ces interventions artistiques sont aussi l’occasion d’attirer l’attention des médias nationaux et internationaux sur les favelas, leur difficulté mais aussi le talent et l’énergie positive qui les habite. Grâce au Favelas Painting project sont ainsi nées deux peintures murales à Vila Cruzeiro, la plus célèbre des favelas brésilienne. La première fresque, Boy with Kite, fut terminée en 2007, suivie en 2008 par Rio Cruzeiro, peinte sur une structure de protection contre les glissements de terrains. Les sujets choisis, un enfant avec un cerf-volant ou des motifs traditionnels japonais dessinés par le tatouer Roob Admiraal sont des messages d’espoir et un appel à la sérénité. Good vibes! Le prochain projet, nom de code O Morro, consiste à repeindre entièrement une colline d’habitations à Santa Marta pour en faire une immense oeuvre d’art. Une place publique a déjà été peinte dans des couleurs flashy mais la recherche de fonds est encore en cours pour la continuation du projet. Interviews avec les créateurs du projet.


GUSTAV : Comment en êtes-vous arrivés à organiser le Favelas Painting project à Rio ? HAAS&HAHN : En 2005, quand Jeroen et moi avons tourné un film documentaire sur le hip hop dans les favelas pour MTV, on s’est dit que peindre ces bidonvilles pourraient fonctionner comme une œuvre d’art massive. Cette intervention enverrait une image positive à l’extérieur, tout en renforçant le sentiment de fierté des habitants. A l’époque, ils réfléchissaient justement à la création d’un monument pour la ville. Ils cherchaient un moyen de montrer qu’ils faisaient aussi partie de la société et avaient le droit d’être pris plus au sérieux.

contact ? HAAS&HAHN : Les habitants se sont tout de suite montrés très investis dans le projet, spécialement parce qu’ils en faisaient directement partie. Le projet est devenu partie intégrante de leur communauté, tout à été planifié avec les propriétaires des maisons. Les gens étaient heureux de transformer des endroits oubliés ou écartés volontairement en un spectacle de beauté. Après 5 ans de travail dans les favelas, à partager le même toit, la même nourriture et à se protéger parfois des mêmes balles, ils n’y avait pas vraiment de place pour de la méfiance de la part des habitants. Les réactions de rejet sont plutôt venues des riches vivant en GUSTAV : Quel est le but du projet ? L’art dehors des favelas. Certains n’avaient pas envie doit-il jouer un rôle social ? d’être confrontés à la situation réelle de leur HAAS&HAHN : L’art n’a pas du tout besoin ville, particulièrement par des gens totalement d’avoir un but social et chacun doit être libre extérieurs comme nous. de l’utiliser comme il veut, peu importe le but qu’il s’est fixé. C’est néanmoins un bon moyen GUSTAV : Je suis curieuse de savoir comd’atteindre des buts sociaux, parce qu’utiliser la ment vous avez communiqué avec les habeauté fait souvent passer un message de ma- bitants ? Vous ne parliez pas le portugais nière beaucoup plus claire que n’importe quelle avant d’arriver non ? déclaration politique. HAAS&HAHN : Le fait est que la communication était assez difficile car très peu de Cariocas GUSTAV : Comment avez-vous été reçu par les parlent l’anglais, spécialement dans les favelas. locaux  ? Est-ce que c’était dur d’établir le Mais en travaillant à plein temps et en vivant

sur place, nous avons appris la langue. C’est assez drôle parce qu’on a appris un vocabulaire spécifique. On est capables de parler pendant des heures de dilution de la peinture, de calculs d’angles et de comment monter un échafaudage. On a aussi remarqué que de plus en plus d’enfants sont capable de parler un peu d’anglais. On a appris beaucoup de mots en anglais et en néerlandais à nos peintres, ce qui a donné naissance à des situations assez comique pour les étranger qui venaient visiter le projet. GUSTAV : Pour finir dite-nous deux mots sur votre dernier projet, O Morro. HAAS&HAHN : O Morro est un projet constitué de plusieurs étapes. La première, Praca cantao, consistait à peindre 34 maisons au pied de la colline. Là on est en relation avec des investisseurs pour financer la peinture du reste de la colline, ce qui représente 1650 maisons de plus!

Link: http://www.favelapainting.com


Converse Gallery: Super Nature

Text: anouk_schumacher Layout: Melanie Carrera

A-t-on vraiment besoin de présenter la célébrissime marque à l’étoile?! Chacun sa paire fétiche de chaussures en toile, avec de préférence des trous partout, des lacets effilochés et les lots de souvenirs qui y sont rattachés. Converse depuis 1908 donc... et des générations que la marque soutient l’art et encourage la créativité sous toutes ses formes. Du coup rien d’étonnant dans le nouveau Motto de la dernière campagne: „We are all born artists.“ A nous de réveiller le peintre, le poète, l’acteur, le designer qui sommeille en nous. Et pour illustrer tout ça, la marque a décidé de soutenir 20 artistes encore inconnus issus de diverses disciplines. Le travail de ces jeunes talents est à découvrir sur la toile sous forme de mini films. Parmi les heureux élus, Super Nature a retenu notre attention. Leur truc, c’est les environnements interactionnels et les installations multimédias. Le collectif basé à Shanghai, mêle habilement lumière et sons dans des installations destinées à amener un peu de fantaisie dans notre routine métro-boulot-dodo. Nous faire vivre des Expériences avec un grand E, grâce aux technologies interactives anime Super Nature. Les univers qu’ils nous proposent sont autant de portes ouvertes sur de nouveaux terrains faits d’idées, d’émotions et de souvenirs. Me/Wonderland n’échappe pas à la règle : le carrousel blanc composé de jouets d’enfants nous ramène à l’époque où on crapahutait de par le vaste monde (de notre salon), la couche culotte pleine. Voilà un appel à abandonner nos inhibitions d’adulte et à laisser libre cours à notre créativité… Tiens tiens, ça nous rappelle pas un peu le nouveau Motto Converse? Bien ficelé tout ça!

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Links: http://www.converse.net.au/blog http://www.supernaturedesign.com

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gary salter Gary Salter avait à peine perdu ses dents de lait quand sa passion pour la photo a commencé, à l’âge 8 ans. Et puisqu’il savait aussi dessiner, il a fini par étudier le graphisme et la photo à Liverpool. En travaillant ensuite dans le milieu du design, il a pu observer les meilleurs photographes londoniens à l’oeuvre… avant de se jeter à l’eau! Depuis, le petit Gary a fait son chemin, et 90% de son travail est destiné à des commandes publicitaires. Il compte parmi ses clients Nivea, Nike, Playstation, Mercedes Benz, et j’en passe. Sa technique est impeccable, rien à redire aussi bien dans ses portraits que dans ses photos de mode ou de lifestyle. Les couleurs saturées et les cadrages léchés sont magnifiques, mais c’est surtout ses compositions, toutes plus barrées les unes que les autres, qui font l’originalité de son travail. Ses scènes, comiques ou ironiques, sont créées à partir d’idées qu’il pêche dans la rue. Jamais séparé de son appareil, la street photographie est l’inspiration majeure de Gary Slater qui se nourrit du comique d’observation. Un exemple? On est mort de rire devant son rouleau de papier-cul vide qui porte l’inscription „Plan B?“. Text: anouk_schumacher Layout: Sarah Dongiovanni


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Garten Text: Anouk Schumacher Layout: Noémie Demal

Si je vous dis art et design en Allemagne, vous me répondez Berlin évidemment! Et bien non, le doigt dans l’oeil les cocos. Cette fois, c’est à Francfort-sur-le-Main que ça se passe. Y’a pas qu’à Berlin que ça bouge au pays de la saucisse. La preuve avec Pixel Garten, petit bureau de designers fondé par Catrin Altenbrandt et Adrian Niessler. Pixel Garten c’est donc une équipe qui collabore à de nombreux projets dans le domaine de l’illustration, de la mode, de la création de visuels pour des entreprises, mais qui prend aussi son pied en réalisant des projets persos. Exposés dans des galeries à travers l’Allemagne mais aussi à Londres ou à Paris (et même de par chez nous en 2008, chez Illustrative à Zürich), Pixel Garten ne se démarque pas l’humour qui se dégage de ses créations, largement inspirées du monde des comics. On a particulièrement craqué pour les décors qu’ils imaginent pour illustrer des magazines. Pixel Garten a ainsi recréé grandeur nature les univers de Super Mario, Tetris et des Sims pour des pages de mode dans NEON Magazin. Une fois le tout photographié, difficile de distinguer ce qui a été peint de ce qui a été réellement construit. Se retrouver en face de leurs travaux entraîne forcément un petit moment de solitude : « Tiens y’a quelque chose de bizarre. Mais… mais…attends ce truc là il est en 2D ou en 3D?! » C’est que quand Pixel Garten décide de reproduire en trois dimensions des éléments de bande dessinée, on s’y perd. « Viens petite fille dans mon comic strip » comme dirait Gainsbourg. Ach Gott, sont forts ces Teutons quand même! http://www.pixelgarten.de


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© NOVAK 3D DISCO™


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nm Text: Anne Laure M. Layout: Sarah Dongiovanni


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© NOVAK 3D DISCO™


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© NOVAK 3D DISCO™


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© www.artaban.tv

La moustache un rien perverse, l’œil un rien lubrique et la boille un rien virile, Nico Maye, fondateur de Studio NM, promène son humour valaisan dans de plus en plus de grosses sociétés qu’il laisse coites avec ses projets (il a un problème relationnel avec le terme concept) bluffants d’audace technologique et de créativité. Plus efficace que n’importe quel Swifer, il dépoussière la communication helvetico-conservato-sage dont on use et abuse sur les event et qui nous sort par les trous de nez. C’est décalé, rigolo, frais, déculottant, innovateur. Facteur sympathie maximal. On aime et on le fait savoir. Ce garçon fut l’un des tous premiers à introduire le

silent disco en Suisse, abusant soit du décor urbain le plus incongru, soit d’un hypothétique spot dans des cavernes au milieu des bois. Quant au vjing c’est bien, mais en 3D c’est plus trippant. Et ça n’existe pas vraiment. Il fait le tour des agences européennes capables de monter un tel projet et s’en va le proposer à un client. Le show, 3D disco, cartonne en Suisse en ce moment, et un projet en vectoriel est en préparation pour l'automne. C’est comme ça qu’ils fonctionne, Monsieur Nico Maye et son crew: ils imaginent, visualisent et concrétisent un projet, puis le proposent. Ils n’attendent pas qu’on leur demande de participer à tel ou tel pitch sur des concepts qui ne leur parlent pas.

Pareil pour les automates. Il part dans son trip pimp my automat, avec visibilité et design certes, mais aussi texture pour un rendu plus proche du thème de chaque machine. Le projet prévoyait, à la base, 15 appareils. Il en a produit 300 à ce jour, production réalisée exclusivement à l’interne par des artisans. C’est du sur mesure, de l’imagination à la création du projet. De nos jours, c’est un superbe exercice de style. Il y a quelques mois, Seb Bonvin / Plaza / Crans Montana, lui fait visiter sa cave à raclette. La fibre de Monsieur Nico Maye est titillée par le potentiel à ‘latexer’ qu’offre cette cave et une fois l’apéro pris, il s’associe avec ce Monsieur


Bonvin. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la cave à raclette est customisée en bar au décor glam-rock, sexy-chic où le latex, le cuir et l’acier brossé redonne vie aux photos d’artistes en concert lors des Caprices Festival. Des murs noirs et violets illuminés par des leds de couleurs pastel. Et pas de playliste qui passe en boucle, du Live, rien que du Live, des DJ Funk, rock et Electro. Et là, tu fais quoi? À voir ses acolytes lever les yeux au ciel, je comprends que je n’aurais pas dû poser la question. C’est comme si j’avais lancé une balle à un chien. C’est une pile de croquis qu’il me ramène et

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qu’il pose avec toute la force de son contentement. A l’intérieur, un concept de camion très vintage, obligé, transformable en scène pour du live, avec tous les accessoires qui vont avec. En mieux que celui de Barbie. Magnifique. Et il existe ce camion? «Clair, bon là il est en l’état mais y a du potentiel »… Ravis. Ravis de voir que le côté artistique, le vrai, le brut, a encore de quoi faire dans le milieu de la communication.

Caprices@leplaza.bar


Cassette ART AND STYLE

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être qu’il faut simplement envisager un plan B de carrière. En tout cas ce mélange éclectique et électrique a marché pour Carri Munden (aKa Carri Mundane), également connue sous le nom de son label de mode, Cassette Playa. Cette Londonienne cartonne dans le milieu de la mode et ses créations sont proposées dans les boutiques les plus hip du monde (par exemple Colette à Paris pour ne pas citer de nom). Et il n’y a qu’à la voir pour comprendre pourquoi. Tignasse blonde platine et louches XXL en plexiglas sur la tête, leggins fuchsia sur les gambettes et sneakers rétro aux pieds, Carri est la quintessence de l’esprit nu rave des soirées londoniennes.

Carri Munden a commencé par obtenir son diplôme en design de mode à l’université de Westminster avant de lancer son propre label, Cassette Playa. C’est en traînant dans les clubs underground de la trashy london et en s’inspiOu quand une jeune créatrice londonienne rant de la culture urbaine que Carri a développé décide de transformer la traditionnelle son style largement reconnaissable : des tissus Swatch en ovni visuel. imprimés pour des habits aux couleurs explosives, entre la tenue sportive et le vêtement de Text: Anouk Schumacher ville. Cassette Playa mêle les références tribales Layout: Noémie Demal Pics: © JAMES PEARSON HOWES à l’univers des animés et des jeux vidéos, tout en revisitant les 80’s et les 90’s. Sa dernière collection, Neuromance, est un mix de motifs tout droits sortis de l’imagerie du black métal comme du Moyen-Âge – du sang et des têtes de morts! demande le peuple – avec toujours cet aspect SF qui caractérise ses créations. Le résultat est une collection où soie, lycra et cuir côtoient des imprimés fluorescents dans la nuit. En plus de la création de ses lignes de vêtements, Cassette Playa a collaboré en tant que directrice artistique aux prestigieux magasines anglais i-D et Dazed & Confused et a bossé sur plusieurs tournées et clips musicaux pour M.I.A, the Klaxons ou Dizzee Rascal entre autres. En travaillant pour des artistes dont elle partage les références et dont l’univers musical est proche de sa conception urbaine de la mode, Casette Playa s’affirme capable de traduire dans le tissu la musique des groupes avec lesquels elle collabore. Au vu des références musicales, ça ne pouvait que péter et l’ensemble de son travail n’est pas passé inaperçu. Nominée en 2007 aux côtés du grand ponte de la mode Alexander McQueen pour le prix de la meilleurs designer de vêtements pour hommes lors des British Fashion Awards, elle a également été nommée meilleure designer de mode par Rolling Stone en 2008. Sans compter que les marques se l’arrachent. Elle a ainsi créé un modèle exclusif pour Nike et collaboré avec Nintendo DS avant de tomber dans les filets de...

Vous vous sentez une petite envie de devenir un styliste célèbre? Gustav a trouvé pour vous LA recette : prenez quelques motifs d’inspiration manga, piochez en deux/trois autres sur les boubous traditionnels des mamas africaines, imprimez le tout sur du tissu fluo, sans oublier de vous inspirer des pulls oversized que vous portiez au skatepark dans les années 90. Et hop, le tour est joué! Heuuu, ça ne ressemble à rien?! C’est parce que vous avez oublié la Swatch! Un tel phénomène ne pouvait pas échaptouche SF qui ficelle le tout voyons! Ou peut- per à la marque qui collabore depuis plusieurs

années avec des artistes de tous bords. Résultat, Cassette Playa fait partie d’un groupe de quatre artistes, dont Enki Bilal (rien que ça), qui ont imaginé des modèles exclusifs pour la ligne Swatch and Art 2010. La montre de Casette Playa se détache clairement du lot, avec ses couleurs vert fluo, rose et violet qui nous en jettent plein les mirettes. Là encore, impossible de passer à côté des références futuristes qui font de cette montre un pur ovni dans la collection Swatch. Ce petit bijou de créativité est d’ailleurs livré dans un coffret en forme de globe oculaire qui ravira les amateurs de gore humoristique (miami). Trois questions à une extraterrestre de la mode qui navigue en passé et futur. GUSTAV : Carri, comment es-tu entrée en contact avec Swatch? L’initiative est venue de ta part ou de la marque? CASSETTE PLAYA : C’est eux qui m’ont contactée sur ce projet mais j’ai toujours voulu travailler avec Swatch parce que je suis une grosse fan de la marque. J’aime surtout leurs projets avec les artistes et particulièrement ceux de Vivienne Westwood ou Keith Haring. Swatch, c’est de l’art portable, de l’art qu’on peut emmener partout avec soi. GUSTAV : Ta relation avec la musique semble tout à fait particulière et importante dans ta carrière. Dis-moi quel rôle joue la musique dans ton travail. CASSETTE PLAYA : La musique a toujours été mon inspiration, elle me guide. Derrière chacune de mes créations il y a un morceau. GUSTAV : Ta dernière collection est inspirée de l’imagerie du dark metal et du MoyenÂge, mais elle revêt aussi un aspect très futuriste. Qu’est-ce qui te pousse à mixer des références aussi différentes. CASSETTE PLAYA  : J’adore les histoires, les légendes et je suis fascinée par les savoirs ancestraux mais je crois aussi en la technologie et j’adore la science qui est une de mes principales sources d’inspiration (tant aux niveau des thèmes que des matériaux que j’utilise). Je suis persuadée que le future sera fait de ce mélange et c’est ce que j’essaye de développer dans mes créations. GUSTAV : Du coup et pour finir, si tu devais décrire le style Cassette Playa en quelques mots, ça donnerait quoi? CASSETTE PLAYA : Future Primative (ou un future primitif). www.swatch.com/fr_fr/swatchart.html www.myspace.com/cassetteplaya www.cassetteplaya.com/blog http://hypebeast.com/blog/carrimunden


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RUSSIAN BUDGET SPEED CAR Text: Anne Laure M. Layout: Sarah Dongiovanni


La scène core russe est très jeune. Elle se divise, comme partout, en catégories de pseudo punk rock russes qui se déguisent en clochard, de mainstream à l’occidentale sur-gommonés ou de bon rock ou métaleux du terroir. Cette dernière est considérée comme l’authentique scène core russe. La passion du bon rock ou métaleux du terroir: skate, vandalisme, budget speed car… Le skate, on savait, mais le budget speed car, ça nous parle. Surtout quand on nous montre les photos. Diantres, il faut aller chercher dans la scène core russe pour voir de vraies courses de voitures comme aurait rêvé de couvrir tout gonzo qui se respecte. Le racing car est un sport très cher, qui demande un investissement de départ très lourd et un autre important budget après chaque course pour réparer les dégâts… Un sport partiqué par la catégorie de gars pseudo punk


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rock, plus ou moins déguisés en clodo et très fils à papa. Le budget speed car, par contre, fait dans la récup et investi des places urbaines désaffectées. On vient, on place des pneus pour définir un tracé, on se tire la bourre et on change de ville. Les voitures sont de ces marques que l’on ne trouvait qu’en Russie quand leur marché était fermé à toute importation. Elles sont récupérées dans les vieilles décharges et autres spots dans les coins les plus reculés des provinces. Cette manne providentielle pour ces trashojoutes est pimpée du moteur à la carrosserie, transformée en véritable arme de guerre qui aurait laissé Mad Max quoite. C’est authentiquement core, fidèlement gonzo, et définitivement russe.


Et Dieu créa RastOVICH Text: Anne Laure M. Pics: Billabong Layout: badaboum.ch

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ETIQUETTE ECO, COMMERCE EQUITABLE… C’EST TOUJOURS DIFFICILE DE JUGER L’IMPLICATION D’UNE MARQUE DANS LA PROTECTION DE LA PLANèTE. SIMPLE COUP MARKETING A L’HEURE DES PRISES DE CONSCIENCE OU RéEL ENGAGEMENT ? ON SALUE TOUT PARTICULIèREMENT CEUX QUI LE FONT JUSTEMENT ET DISCRèETEMENT, A L’IMAGE DE BILLABONG QUI, ENTRE AUTRE, SOUTIEN LA DéMARCHE DU DéJà LéGENDAIRE DAVE RASTOVICH.

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Dave Rastovich aka Rasta est un garçon propre. Il mange proprement (végétarien), vit proprement (yoga), travaille proprement (cultive son jardin bio, surf et milite activement pour la sauvegarde de la faune aquatique). Australien d’adption, il évolue dans l’univers du surf dès son plus jeune âge…. Avec une telle description de ce personnage, je me dis que ce garçon ne peut qu’avoir de gros cheveux et vivre à Byron Bay. Je me suis ramassée sur le gros cheveu mais pas sur Byron Bay. «C’est parce que je vis, je mange,

je bois, je rêve cliché (donc propre il est, et drôle aussi, ce qui n’est pas forcément incompatible). Je conçois que de vivre à Byron Bay et sa nourriture quasi exclusivement organique (il n’y a pas de fast food à Byron Bay), sa population (qui se promène en jaguars d’un autre âge décorées de grosses fleurs peintes), ses couchés de soleil et ses good vibes de partout peut paraître cliché, mais c’est tout simplement là que j’aime vivre.» Il n’a que cinq ans quand ses parents migrent de la Nouvelle Zélande à Burleigh. Il se met direct au surf, s’inspire du flowing style des plus anciens et commence les contests à six ans. Cet esprit de compétition, il l’aura jusqu’à 14 ans. Il va gravir tous les échelons, jusqu’au sacre suprême de champion du monde junior. A partir de cet âge là, il commence à avoir un problème relationnel avec le terme ‘dominer’. «Ma relation première avec le surf était de me faire plaisir et de partager mon plaisir avec les autres. Jamais eu cette notion de plaisir en gagnant au dépend des autres, de battre les autres. Ça devenait de plus en plus problématique.» Surfer, c’est sa raison de vivre, mais affirmer son talent sous forme de compétiton, il ne le conçoit pas. Incompatible avec l’essence même du surf. Par contre pas de compétition, pas de résultat, pas de sponsor. C’est ennuyeux. Comment un garçon de 15 ans peut-il avoir une telle


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maturité de l’âme? Il persiste dans la compétition. Au nom de sa passion du surf. Jusqu’au jour où son approche de cet art de vivre à raison de sa pas- J ’ a i toujours sion. Il n’en a plus. été fasciné par les dauphin «J’étais ado, je faisait de la compétition, j’était en conflict avec mon égo et je vivais très mal ce mais là on est rentré que les gens pouvaient penser de moi, parce que dans une autre dimenje me sentais pas sûr du tout, mal assis sur ma sion. Je me battrai pour eux et les autres habitants de situation du moment » l‘Océan. Toute ma vie. Rien ne Il jette ses planches de performer et revient à m’arrêtera“ sa fish, la base, parfaite pour de bonnes sensa- Par la suite tout s’enchaîne assez tions dans du gros ou du petit swell. Il ne surfe vite. En 2006 il co-fonde l’organisadésormais plus pour se faire plaisir, il se fait tion Surfers for Cetaceans. plaisir à surfer. Billabong le suit. Le parallèle à se «En tant que Free Surfeur et voyageur, stade de sa vie avec celle de son père est intéres- je fais partie de ceux qui adoptent une sante. Jadis actif dans les services spéciaux new attitude holistique et entretiennent une zélandais, avec le comportement agressif et les relation intime avec notre environnement. invivables changements d’humeur qui vont avec, il Lors de mes voyages, la découverte d’une bascule dans la thérapie naturelle à base d’herbes multitude de cultures, de paysages maritimes chinoises, passe son temps à aider et soutenir et l’expérience incroyable de partager des vagues avec des dauphins et des baleines, m’ont beaucoup de monde… amené à prendre conscience de l’interactivité Quand on lui demande si cet ‘aboutissement’, de la nature sur toutes les formes de vie, et c’est sa conception du succès, Rasta répond que de la fragilité du système qui permet à toutes le succès est un mot sacrément drôle parce c’est ces vies de coexister. C’est cet équilibre divin qui comme si tu as obtenu ce que tu veux et voilà. m’a inspiré à co-créer Surfers for Cetaceans, C’est fini. Ce n’est pas la sienne. S’il devait en dans l’espoir de maintenir l’équilibre des océans de cette planète. J’espère aussi développer la donner une, ce serait le changement. Comment as-tu pris cette tengeante de t’investir compassion pour les cétacés et communiquer la joie que l’on ressent à chaque vague partagée pour l’élément Océan? "Un jour j’ai rencontré un gars, Tommy, qui fai- avec le peuple de la mer.» sait ce que je suis en train de faire en ce moment: www.s4cglobal.org aller voir les gens pour les rendre attentif à ceux qui vivent dans notre terrain de jeux, l’Océan, et de ce que l’on en fait. J’ai eu un déclic. Je me suis dit que moi aussi je pouvais le faire. Je me suis dit que si un jour quelqu’un pouvait dire de moi ce que je dis de lui ça serait déjà une sacrée victoire."

En juillet 2009, il reçoit une invitation du viceprésident Américain Al Gore pour le Sommet Asie Pacifique Climate Project. La même année, il organise le Transparent Sea Voyage, un périple au cours duquel David et d’autres surfeurs activistes descendent la côte Est Australienne en Kayak sur plus de 700km, de Byron Bay à Sydney pour suivre Quelques temps plus tard, lors d’une session de la migration des baleines à bosses. surf à Angari avec un ami, il s’emballe dans un www.transparentseavoyage.com profet de sanctuaire pour dauphins et baleines. Il tient son concept et veut le monter avec son ami. Et enfin, dernièrement, il a participé au fameux Ils sont là, au lineup, assis sur leurs planche à film The Cove, qui rapporte le massacre des dauéchafauder des plans, quand une série de vagues phins dans une petite ville du Japon, et qui a été approche. Derrière la première, un requin tigre. Il récompensé aux Oscars comme meilleur documenleur fonce droit dessus. Il n’est qu’à quelques mè- taire de l’année. tres. Ils ont juste le temps de se dire merde là on est mal, qu’un dauphin jailli de nulle part lui coupe la trajectoire et lui rentre dedans avec une force et une détermination déconcertante. Blu-ffant. Ni Si j’étais une cause? l’un ni l’autre n’ont vécu de pareilles expériences l’Océan auparavant. Jamais. Il y a trop de choses qui Une guerre? s’emboitent en trop peux de temps pour ne pas à Byron Bay on dit fait du chocolat pas la guerre, en prendre concience: ce Tommy qui lui ouvre les donc je répond chocolat yeux et ce dauphin qui lui sauve indéniablement Une faiblesse? la vie… mon estomac „Je ne crois pas aux ‚coïncidences‘, et là en- Une tentation? core moins: ça signifierait que rien n’était un donuts prédestiné à nous rapprocher. Ma vo- Président? lonté de venir en aide à ces créatures président de la lala society (sliding on a surf) est si forte qu’elle est palpable, et Une femme? le sauvetage à notre égard de chanteuse d’opera la part de ce dauphin en Une question? est la réponse. je ne serais pas aussi compliquée que celle là


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Athlete: Mack Mc Kelton Photocredit: (c)Kolesky/SanDisk/Red Bull Photofiles


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Text : Anouk_Schumacher Layout : Sarah Dongiovanni

Cape Town, pour tous ceux qui préféraient traîner sur les terrains de baskets plutôt que d’aller à leur cours d’histoire-géo, est la capitale parlementaire et touristique d’Afrique du Sud. Alors que les Néerlandais en font un port commercial d’importance dès le 17ème siècle, chassant à leur arrivée comme il se doit les indigènes, la ville devient une colonie anglaise au 19èm. Qui dit colonialisme dit également esclaves... et une politique de ségrégation, l’Apartheid, qui n’a pris fin qu’en 1991! Cape Town est donc une ville dont l’histoire complexe a marqué les esprits de ses habitants. On y revient plus tard en parlant de graffs. Pour l’instant revenons au flair des Néerlandais qui bâtirent jadis le port de Cape Town sur les rivages de la Baie de la Table, au nord du Cap de Bonne-Espérance. Celui-ci était d’ailleurs appelé autrefois „Cap des tempêtes“ à cause

des courants très forts dans la région. Tientiens, des plages, de la vague de qualité, mais on dirait bien que nos amis les planteurs de tulipes avaient déniché un paradis pour les surfeurs! Le spot n’est en effet plus à présenter et nombreux sont les amateurs comme les pros qui se retrouvent régulièrement là-bas... durant toute l’année! Avec plus de cent spots variés, il y en a pour tous les goûts: des spots de gros comme Crayfish factory ou Sunset; des spots adaptés au long board à Big Bay ou Hout Bay ou encore des beach breaks de renommée internationale comme the Dune, Llandudno ou Cape Point Nature reserve.


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Si pour vous une virée à la plage est plutôt synonyme de boire-la-tasse-attrapper-un-méchant-coup-soleil-retrouver-du-sable-dansses-chaussures-pendant-une-semaine, sachez que ce n’est pas une raison pour bouder Cape Town. Il suffit de troquer la planche de surf contre une planche de skate ! Parce que le béton, c’est sympa aussi et qu’on a bien envie d’assister au Downhill Extreme, compèt’ annuelle organisée par la fameuse boisson qui donne des ailes. Vous l’aurez compris, comme le surf, le skate est devenu une industrie qui brasse des millions en Afrique du Sud. De plus en plus de skateparks sont construits dans tous le pays, principalement dans des centres commerciaux et en respectant des règles de sécurité strictes. Pourtant ça n’a pas toujours été le cas, et dans les années 60, découvrant une mode venue des States, les jeunes skaters avaient l’habitude de construire leur planche eux-mêmes. « Allez hop une planche, les roues de vieux patins et à moi la ville! » C’était la belle époque où le Skate était associé à un état d’esprit rebelle et où on se cassait les genoux quand on se cassait la gueule. Depuis on a fait du chemin, on est passé aux planches pros, au casque, aux genouillères et aux skateparks officiels. C’est pas mal non plus, et y’a toujours de quoi s’éclater, par exemple dans le skatepark dessiné par Tony Hawk à la Wave House dans la ville de Durban. 4000 mètres carrés de rampes en tout genre pour le plus grand skatepark d’Afrique du Sud, ça ne se refuse pas.

Loin du côté „attraction“ que le surf et le skate représentent, et pourtant en lien étroit avec ces disciplines en tant que représentantes de la culture underground, le street art a également trouvé un terrain fertile à Cape Town. Il faut dire que comme toute grande ville, elle s’est également développée en un réseau étendu de banlieues. Le plus grand bidonville d’Afrique du Sud se trouve d’ailleurs dans la banlieue du Cap. Comme ailleurs, c’est dans ces quartiers populaires et défavorisés que s’est développé le street art, avec en background le besoin d’exorciser un passé historique lourd (des siècles de ségrégation, ça laisse des traces). Néanmoins, l’attitude générale face au graffiti est tout autre que de pars chez nous. Ici, pas de psychose du nettoyage, ou du moins pas autant qu’ailleurs. Au dire des artistes locaux, la population semble montrer un grand intérêt pour les fresques colorées qui fleurissent sur les façades. Et si la répression est moins forte, c’est aussi que les artistes s’engagent à un certain respect. Rares sont les taggs, et les dessins des uns ne sont que rarement recouverts par les autres. Si l’idée de laisser son empreinte, sa signature, joue encore un rôle important, l’aspect esthétique prends le pas. Malgré cet engagement quasi moral des artistes, l’attitude change peu à peu et la Coupe deuMonde a entraîné un nettoyage en profondeur de la ville.... Le street art est donc en général un art en danger, mal reconnu par les collectivité lorsque les artistes n’ont pas eu la chance d’être remarqué par les galeries. Ce n’est par chance pas le cas de Faith47, graffeuse qui impose son style dans la ville depuis plus de dix ans. Elle prend plaisir à traquer les endroits les plus sales et les plus dangereux pour y poser ses blockbusters ou y créer des compositions originales. Ses dessins, qui rappellent l’art du tatoo, sont étonnants de précisions, et l’appel à l’action de la jeunesse sud- africaine mais aussi ces messages de paix en font une artiste engagée. A ne pas rater non plus, certains taxis recouverts de graffs… ça change des rames de métros mais le principe reste le même : le street art est un art qui bouge, un art vivant.


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- On s’appelle Die Antwoord - Ca veut dire quoi ? - Ca veut dire la réponse - La réponse à quoi ? - Je sais pas, mec. Fuck.

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Après avoir un peu creusé sur cette formation, je me dis que c’est encore le meilleur avant goût que je pouvais vous en faire. Parce que la question me taraude encore : Die Antwoord, mais qu’est-ce que c’est, dedjeu ?! La première image que j’eus de cette formation, c’est un maigrichon édenté et tatoué comme s’il sortait de prison, une blondinette arrangée à mi-chemin entre l’avant-garde hype berlinoise et la folle qui vit dans sa roulotte, et un gosse souffrant de progeria. Le tout rapant dans une chambre noire et blanche pleine de dessins naïfs et au son d’un gros hip-hop aussi bien produit qu’équivoque. Bon. Curieux, un peu dérouté, je vais sur leur site. Et là, rien ne s’explique. Bien fait, joli, attractif, mais ça n’éclaircit rien. Myspace : pareil, chouette son, photos étranges et aucune explication. Mais qu’est-ce que c’est que cirque, me dis-je ? Il y a un truc qui m’échappe avec ce trio électro-hip hop sud africain. C’est quoi leur histoire ? Dans une vidéo-teaser, celle dans laquelle apparaît le brillant aparté susgribouillé, on voit le trio contre un mur dans une banlieue crasseuse. Le gosse malade est remplacé par un énorme b-boy en survêt’ Chicago Bulls, bandeau à feuille de Ganja, bref, le tough guy du ghetto dans toute sa splendeur. Pour le reste, ça ne change pas : toujours cet abominable repris de justice, coupe au carré, short mi-cuisses Darkside of the Moon, tatouages de bagnards et accent sudaf’ d’un esthétisme douteux. A ses côtés, toujours cet ovni de petite blonde sans sourcils, la frange travaillée jusque derrière les oreilles. On apprend du bof en cuissettes qu’elle et lui-même sont les MC’s tandis que le monstre d’à côté est le producteur et dj de ce qu’ils nomment fièrement du next level beat. Il nous explique de surcroit que chacun vit encore chez ses ainés respectifs, grabataires pathétiques vers lesquels se tourne la caméra. Aux aveux suit un clip filmé dans le même environnement suburbain miteux. Et là, ça devient totalement ambigu et bestial. Beat correct, voir plutôt bon et moderne, flow agressif et maîtrisé, martelé dans un zef (jargon argotique propre aux blédards sud-africains) totalement incompréhensible, appareil reproducteur du taulard (aka Ninja) valsant respectivement sous son moule-trompette et sous l’œil atten-

DIE ANTWOORD Text : Ron L. Layout : Sarah Dongiovanni

dri de sa weirdo d’acolyte. Celle-ci assurera les refrains de sa voix autotunée à l’excès. D’abord, c’est clair, on se marre. Premièrement parce qu’au degré 1, c’est juste ultra naze. Deuxièmement, parce que tout compte fait, on ne capte pas vraiment, si 2ème degré il y a. Du coup, on se surprend à être pour le moins dubitatifs. Pour cause, si on penne à croire que les larrons pensent réellement être stylés alors qu’ils renvoient nécessairement l’image de trois pauvres abrutis, aucune trace d’autodérision n’est concrètement repérable. Outre la qualité professionnelle de la prod, à vrai dire, rien ne prouve concrètement que Ninja, Yolan-de et Dj Hi-Tek ne sont pas trois blédards totalement hors du coup. Un bloggeur du Monde.fr se casse la tête sur le cas « Die Antwoord ». Il relève, lui, sans équivoque, la qualité musicale comme le voile qui semble à jamais vouloir résister autour de ce projet. Plus bas, une ribambelle de commentaires lui reprochent de s’être fait grassement berné par ce que ces grands avant-gardistes de la critique ont fièrement nommés un « coup médiatique ». Moi franchement je n’en sais rien. Je trouve en tout cas drôle et décalé, d’un gout certain pour la provoque et le kitsch. Je n’encenserais pas leur musique comme le fait mon homologue (qu’est-ce que ça pète de dire ça !), mais je cautionnerais totalement le projet. On s’en fou, au bout du compte, du degré de sérieux de Die Antwoord, ce qui compte, c’est que c’est violement fun. Ne comptez pas sur les prestations live du trio pour lever le mystère : le délire double y continue largement. Les trois champions envoient du gros… et du gros naze. Les prods, bien qu’un peu génériques, tiennent totalement la route sur les planches. Mais comme leur vidéos, il n’y a

qu’il y a 30 ans dans un mayen d’endogamiques des Franches Montagnes que ça aurait réellement pu être tenu pour stylé. En 2010 à Cape Town, plaque tournante du hip hop underground, ça sonne presque trop marginal. Et ils ont tellement l’air d’y croire qu’on n’arrive décidément pas à calculer le degré de délire du projet. Pour se faire une meilleure idée des motivations de ces extraterrestres le mieux sera encore d’aller les voir, puisqu’ils seront on tour en Europe cet été pour défendre $o$, leur dernière rondelle de mieliepap. Enjoyez l’ambigüité !


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Playdoe Text : Ron L. Layout : Sarah Dongiovanni


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Vous aimez le revival blingbling 80’s que le hip hop traverse actuellement? Vous aimez les sons Gameboy, Sheldon et la geek attitude? Vous aimez quand ça masse sévère et ça fait remuer du derrière? Alors les petits amis, le truc à ne pas louper, c’est Playdoe.

Comme si l’Afrique du sud n’avait pas suffisamment pris de place avec la coupe du monde, voilà qu’elle nous parachute des artistes de la mort. Du coup, hop, et un peu histoire d’oublier leur bérézina dans le stade, les stars, c’est de nouveau tout en bas de la carte qu’elles se trouvent. Playdoe donc. Duo électro hip-hop originaire de CapeTown et monté en 2006 par le dj producteur Sibot. Enfin Sibot, c’est pour la famille. Dans la rue, c’est Dj Fuck, truntabliste de génie et magicien du gros beat qui tâche. A ses côtés, MC Spoek Mathambo, figure de proue de la scène hip-hop underground sud-africaine dont le flow chirurgical n’est pas sans rappeler certains hauts faits des Antipop Consortium. Bref, Playdoe est une alliance de haut vol. Pas des amateurs, les cocos, et leur musique le montre bien. Mix déjanté de tout ce qui touche de près ou de loin aux cultures électro et hip hop, mais aussi au grands papas de ces mouvances : jazz, country, etc, la musique de Playdoe est juste hallucinante de richesse et de surprises. Chaque prod réserve son lot d’étrangeté et même, dirais-je, d’avant-garde. Chip tune, vieux samples analogiques, vocoders autotunés ; c’est tellement vintage et bien fait qu’on a très envie que le hip hop du future ressemble à ça. Le tout monté en neige par le bistouri-rap de l’ami Mathambo. Bref, là, niveau sonore, on est carrément dans le très haut de gamme. Niveau disco, les lapins sont plutôt productifs, vu leur agenda saturé d’autres projets. Deux rondelles déjà en rayon de miel. Sibot and

Spoek are Playdoe, premier effort du groupe, les hisse rapidement au rang de valeur sûre. Faut dire que cet album est juste un festival de tubes Gettho House et Oldschool hip hop. En avril, les compères remettent une couche avec African Arcade, sorti chez Jarring Effect. L’EP confirme formellement le talent monstrueux des deux Sudafricains. Choon, morceau de grosse house crasseuse, a sérieusement de quoi rendre cramé du ciboulot. Et puisque vous ne serez jamais rassasiés de Playdoe, que vous en demanderez toujours plus, notez que le duo a plusieurs collaborations à son actif dont une, toute récente avec maître Starkey himself. Non pas, Richard Starkey aka Ringo starr, mais Starkey aka le ponte du dubstep US. Sur scène, attendez-vous à un festival de costumes accompagnant les décibels. Le vintage, les Playdoe ne l’aime pas que dans les oreilles. Ils le veulent aussi pour les yeux. Du coup, c’est horloge de gare autour du coup, lunettes énormes, coupe afro et tout le reste de la panoplie Will Smith chez les Banks. Et puis histoire de faire un peu nerdy, les deux champions évoluent dans un décor tout en vieille télochs, fausses consoles et platines vinyle fluos. Bref, Playdoe est à bouffer à toutes les sauces, tout le temps, partout, avec tout le monde si vous n’êtes pas trop avare. Le mieux serait encore de pouvoir les choper en live cet été, puisqu’ils fuient la Wuvuzela en tournant en Europe. Ils seront notamment de passage au Paléo le samedi 24 juillet. Alors rackettez un hippie, prenez son billet et foncez-y.


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Layout: Sarah Dngiovanni Text: Eline Müller

Darg Team, des rappeurs sorti de Gaza pour faire entendre leurs droits et ceux d’un million cinq cent mille autres, prisonniers de la plus grande prison à ciel ouvert du monde. En décembre 2009, quelques jours avant l’investiture américaine d’Obama et après une trêve de 6 mois entre le gouvernement israélien et le Hamas, Tel Aviv, soutenue par l’Egypte et l’Arabie Saoudite, lance l’opération Plomb Durci. Une blitzkrieg qui ne vise officiellement que les organes politiques et militaires du Hamas. Mais dans un territoire où la densité de population au kilomètre carré compte parmi les plus élevées de la planète, et d’où la fuite est impossible, la frappe du Tsahal atteint de facto gravement la population civile. En février 2009 Nicolas Wadimoff et Béatrice Guelpa entrent à Gaza et tournent Aisheen : Still alive in Gaza, un magnifique documentaire contemplatif, qui montre avec pudeur comment les gazaouis survivent dans les décombres de ce qui reste la plus grande prison à ciel ouvert du monde. Lors du tournage, cherchant avant tout à aller à la rencontre de la population et à montrer son quotidien, au-delà du parti pris politique, l’équipe rencontre Darg Team, un collectif de jeunes rappeurs. De retour en Suisse, Nicolas et Béatrice décident de leur confier la bande-son d’Aisheen et de tout faire pour leur « passer le micro ». Ainsi ils les mettent en contact avec des rappeurs suisses. Bassam, Antar, Maarouf, Sam, Shahbandar, Mady à Gaza, travaillent via Internet avec Rynox, la Gale,

Daz-Ini, Abstral Compost, Ratslab, Poh-Low à Genève et à Lausanne. Quelques mois plus tard sort Gaza Meets Geneva, un cd 5 titres, largement financé par la ville de Genève. Malgré l’obtention de laissez-passer et de nombreuses pressions diplomatiques, Darg Team se voit dans l’impossibilité de quitter la bande de Gaza, toujours soumise au blocus israélien, et dont la frontière égyptienne ne s’ouvre que rarement, laissant passer les blessés au compte-goutte. Mi-juin 2010, conséquence directe de l’indignation internationale suite à l’attaque israélienne de la flottille humanitaire de l’ONG FreeGaza, le poste-frontière de Rafah est rouvert pour une durée indéterminée. Et cette fois, soutenus par le Département des Affaires Etrangères, les quatre MC’s et leur manager sortent enfin de Gaza et s’envolent pour la Suisse où les attendent délégations diplomatiques, partisans pro palestiniens et leurs amis rappeurs. Le 21 juin, une émotion palpable flotte au Parc des


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Bastions de Genève pour un concert historique - l’épithète n’est pas trop forte - qui prouve que l’espoir n’est pas une chose absurde et que la musique aussi fait péter les frontières, trop souvent symboliquement, ce soir pour de vrai. Au-delà de la barrière de la langue et d’un clash des civilisations qu’un simple échange de regard renvoie à son statut de pur instrument politique et médiatique, les enfants d’un des pays les plus riches du monde et ceux d’un des peuples les plus brimés, se retrouvent dans les fondamentaux. « Eteignez vos télés et écoutez la musique » répondent les mc’s à une foule qui hurle « Free Palestine» entre chaque morceaux. Et écoutons ce qu’ont à dire ces jeunes, qui, par le biais d’une forme d’expression pas toujours bien vue dans les pays musulmans, se retrouvent les portes parole d’un million et demi de personnes, toujours prisonnières à Gaza. L’afflux de journalistes et de fans ne déstabilise pas Fadi, le manager du Team. S’il constate qu’ici le rap ressort aussi du domaine du divertissement, il n’oublie pas que le premier rôle de Darg Team est de redonner de l’espoir. « A Gaza, nous jouons dans la rue, chez les gens, partout où c’est possible, pour les nôtres, pour les inciter à ne jamais baisser les bras. » Et en Europe, c’est avec une facilité déconcertante qu’ils s’adaptent à ce monde si différent du leur, « où l’on peut faire et entendre de la musique tous les jours » et s’apprêtent à faire la même chose. « S’il ne devait y avoir qu’un seul mot derrière tout ça ? La liberté. Les nôtres sont prisonniers, nous communiquons constamment avec eux, ils doivent rester optimistes, toujours. » Et Antar, mc de 24 ans de renchérir « Je suis un instrument de la paix » Né à Gaza,

habitué aux arts de la scène par la danse et le théâtre, il se tourne vers le rap à 20 ans. Pourquoi le rap ? Parce que c’est un langage universel. « Au début ma famille ne voyait pas forcément d’un bon œil que j’adhère à une forme artistique américaine, mais après ils ont écouté mes paroles, qui parlent de notre vraie vie, de la réalité à Gaza. Maintenant ils me soutiennent complètement. » Et puis la scène underground du rap arabe est foisonnante depuis quelques années, les contacts s’établissent rapidement avec les autres scènes palestiniennes et arabophones. Toujours par Internet les musiciens gazaouis échangent beats et paroles avec Shadia Mansour, DAM, le Ramallah Underground et bien d’autres. Des artistes toujours dévolus aux mêmes idéaux ; la liberté d’expression, la libération de la Palestine ou le droit à la dignité mais qui, par leur ténacité et leur curiosité musicale, atteignent de surcroît des sommets qualitatifs. Le rap arabophone, qui sublime toujours la musicalité intrinsèque de cette langue, a maintenant un son qui lui est propre, des producteurs extrêmement inventifs et une reconnaissance véritable sur la scène mondiale. Nul doute que, pendant les 3 mois qu’ils ont a disposition en Europe, Darg Team saura en tirer parti pour faire passer son message De leur côté, les rappeurs suisses, qui n’y croyaient plus, doivent d’abord gérer leurs émotions. « On a pleuré comme des enfants quand on s’est vu pour la première fois, je n’arrivais pas à le croire, est-ce bien la vraie vie ? » raconte La Gale, suisso-libanaise de 27 ans vivant à Lausanne. Si pour le Darg Team le rap est forcément politique, « notre vie est politique, malgré nous, alors notre art l’est, par

définition, au-delà de toute appartenance à un parti » explique Antar, cela n’est pas toujours le cas pour des artistes européens, peu s’en faut. Pour La Gale, la lutte se situe au niveau de la liberté d’expression, de la dénonciation d’injustices diverses « Est-ce que mon rap est provocateur? Oui, il s’agit toujours d’essayer de provoquer quelque chose » affirmait-elle quelques semaines avant l’arrivée des Gazaouis. Et si elle a parfois eu l’impression de hurler dans le vide aujourd’hui ses paroles ont été entendues et oui « quelque chose » se passe. Et oui le rap est encore un véritable instrument politique, une arme qui peut atteindre sa cible et fait bouger les choses, jusque dans les territoires les plus immobilisés. Nous sommes à Genève ville des droits de l’homme - le 21 juin - jour de la fête de la musique - et, plus que jamais, l’art et la liberté sont nécessaires.


festival guide

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Artwork _ badaboum.ch WRITERS _ RON L / ELINE MULLER


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MONTREUX JAZZ FESTIVAL JULY 03-18   MONTREUX

Signe particulier : le plus chic des festivals dans son sac et d’un écu dans sa bourse, continue malgré tout à faire tout ce qu’elle peut pour un suisses. public de plus en plus nombreux et de plus en plus Dress code : il n’y en a pas mais quel que soit avide. Plus de 200 concerts et DJsets gratuits, des votre look soignez le particulièrement pour votre croisières latinos et des trains jazzy, des lectusortie montreusienne ; pull sur les épaules bien res en musique, des créations, des collaborations repassé, batik bien chiffonné ou mini-crête bien originales, un concours ouvert aux jeunes talents electros de demain, des workshops et bien sûr gominée. des milliards de stands de nourritures et de bars Astuce : Si vous voulez arriver à temps au brandés. Et je ne vous parle même pas du service concert pour lequel vous avez économisé pendant de presse, rhâââ… Car le MJF ne lésine sur rien 3 mois, en sortant de la gare ou du bus, longez quant il s’agit du service, avec ses parkings mulla route et évitez les quais. Ces derniers sont tiples, trains de nuit, garderie, accompagnements bondés de badauds et les concerts commencent pour handicapés et autres hôtesses souriantes pas moyen d’être mal à Montreux, à moins d’être à l’heure. ochlophobe. Et pour les rares d’entre vous qui deIl fut un temps où le MJF était un festival de vraient découvrir le Montreux Jazz Festival à surJazz. Maintenant il s’agit d’un des événements tout la qualité magique d’être à la fois un open-air les plus attendus de la Riviera, du canton, voire et un festival indoors, ce qui veut dire possibilité de tout le pays. Deux semaines absolument incon- d’écouter des concerts de qualité dans des salles tournables lors desquelles chaque citoyen se doit construites pour ça et aller s’aérer le temps du de mettre les pieds au moins une fois s’il a un coucher de soleil sur le lac. Ô contrée bénie, douce réseau social vaguement supérieur à 3 personnes patrie, ravissement de l’ouïe et des yeux. famille inclue et s’il ne veut pas être la risée de tous ses collègues. Pour montrer aussi qu’il peut se le permettre, lui. Car avec des prix qui vont de The Drums Au Jazz Café le 5 juillet 65.- à 360.- oui, il faut pouvoir se le permettre. Au moment où j’écris ces lignes le premier album Mais la bande à Claude Nobs, a plus d’un tour des Drums vient d’arriver dans les bacs des dis-

quaires et la presse, qui avait déjà fait pas mal de foin avec leur premier EP Summertime, fait pleuvoir les tags « drums » sur Google à une vitesse indécente. Et ça peut bien être la nouvelle coqueluche-mouchoir qui aura disparu de la circulation d’ici 3 mois qu’importe. L’été arrive à grands pas, les filles se dénudent, l’air sent bon l’orage et les barbecues et il ne manquait qu’une chose ; la bande son de la saison. C’est un problème qui se règle en douceur et tout naturellement avec The Drums. Menée par un chanteur au patronyme prédestiné - Pierce - comme le regretté Jeffrey Lee du Gun Club - cette formation new-yorkaise atteint des sommets de mélodies estivales, et la comparaison s’épaissit. Jamais noyée malgré des chopes de reverb une voix parfaite et bouleversante fait son chemin entre des guitares toutes fines, des basses lancinantes et des rythmes catchy. Le pendant lumineux d’Interpol et - on l’espère meilleur en live. www.myspace.com/thedrumsforever Ghinzu Mercredi 7 juillet, Jazz Café Ghinzu aiment visiblement bien tourner. Et ils auraient tort de s’en priver vu que le public semblent adorer ça aussi. Après avoir écumé quasi tous les festivals l’année passé, et enchaîné avec une tournée de clubs archi-complète, ils remet

Programme FESTIVAL ON : Norah Jones, Charlotte Gai nsbourg, Missy Elliott Quincy Jones and the , Ben Harper and Rel Global Gumbo All Sta entless7, rs, Massive Attack, Maur, Roxy Music, Vanessa Paradis, Me Beach House, Willy lissa auf der Mason, The Black Box Julian Casablancas, Revelation, The Dead Billy Idol, Gary Moore Weather, , Paco de Lucia, Elv encore beaucoup d’autr is Costello & The Sug es… arcanes, Et FESTIVAL OFF : Les Tontons Funkeurs, Rad i Tabasco, The Sound Bad Girl, Fortuna, Luc of Fridge, Mark Kelly, a Castillo, Kiss Kiss Teenage Kiss, Tony Big, Raquel Red Shoes, Tim &Puma Coutinho, Marcia Cas Mimi, Yuksek, Solang tro, Blood e la Frange, Tom Tyg er, etc…

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tent ça cet été. Et nous autres petits veinards romands auront la chance d’aller nous les prendre en pleine poire une fois de plus, et cette fois pour pas un kopek, vu qu’ils jouent le 7 juillet au Jazz Café. Si vous étiez en mission humanitaire pendant la dernière belle-saison, les deux pieds plâtrés, ou à l’armée, hein, tout peut arriver, laissez-moi quand même vous en dire deux mots, que l’énorme majorité festivalière passe son chemin. Ghinzu c’est la folie des grandeurs version belge, une machine à voyager dans le temps et dans l’espace qui se serait définitivement enrayée, une troupe de bipolaires à moitié musiciens de studios ultra perfectionnistes et à moitié stars dégénérées du rock, emmenée par un frontman dingo, le sieur Stargasm dont le pseudo est à peine à la hauteur des fantasmes. Une musique libérée dont l’ampleur peut paraître indigeste, mais jamais vous ne vomirez sans avoir danser quelques heures. myspace.com/ghinzu Gil Scott-Heron Dimanche 11 juillet, Miles Davis Hall (Egalement au Blue Balls de Lucerne le vendredi 30 juillet) Pas facile les légendes ! Surtout en ce tournant de décennie où elles semblent plus abondantes que les jeunes groupes qui perdurent. Surtout quand

elles ont la peau burinée et un passé sulfureux. Ainsi, plutôt que de vous imposer un historique forcément limitatif je préfère donc ici vous parler d’un disque, aussi peu représentatif soit-il. I’m New Here. Titre étrange pour l’énième album d’un musicien de 62 ans. Album étrange s’il en est. Sombre, lancinant et profond. A ranger entre le Third de Portishead, Frankie Teardrop de Suicide, les lives de Essbjörn Svensson Trio et les poèmes de Kerouak. Petit bijou sorti début 2010 I’m New Here est un disque au long terme. Le chef d’œuvre d’un artiste qui, après avoir participé à la création du rap et du slam, n’a pas fini de foutre des bordées aux petits jeunes qui font les malins. myspace.com/revolutionwillnotbetelevised The Dead Weather Miles Davis Hall, Samedi 3 juillet Non content de ces deux groupes super, les White Stripes et les Raconteurs, Jack White s’est récemment mis en tête de fonder un super groupe ; The Dead Weather. Et de faire sortir à cette équipe deux albums en deux ans, sur son propre label ; Third Man Records. Promo parfaite. Buzz justifié. Papier à musique. En sus du sorcier blanc nous avons droit ici à Alison Mosshart, chanteuse des Kills (le duo le plus sexy de Grande Bretagne et du Far West) à Jack Laurence (l’autre Jack de l’autre groupe de l’autre Jack) et à Dean Fartita (sosie de Dana et dernière recrue clavier de Queens Of The Stone Age, le plus grand groupe de rock des 15 dernières années). Résultat pas vraiment de morceaux mais des kilos de riffs plus assassins

Prix ON pour le festival De 65.- a 380.F OF l va sti Gratuit pour le fe CAMPING Pas de Camping mis à disposition T Parking gratuit TRANSPOR train ou en bus. en nir ve de possibilité navette gratuit. avec transfert en

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les uns que les autres, LE son de Jack White, sa voix qui se mêle parfaitement à celle la princesse Mosshart, une basse qui couche tout sur son passage, un groove irrésistible. Un super groupe qu’on aime parce qu’il est bon, et pas juste parce que c’est un super groupe. www.myspace.com/thedeadweather Midlake Samedi 3 juillet, Jazz Café Midlake est un joyau sombre dans un écrin de velours. Un groupe adulte qui est passé avec classe et talent du jazz à l’americana, puis d’une pop soyeuse et baroque - le pénultième The Trials of Van Occupanther - à une relecture complexe et inspirée de la folk anglaise du récent The Courage Of Others. Sur ce petit chef d’œuvre, les texans atteignent des sommets de composition et d’arrangement. Les émotions sont davantage contenues, saupoudrées au compte-gouttes par des harmonies magiques, des touches d’orgues et de flûtes, qui rappellent tant les influences médiévales du folklore anglais que celles du rock mipsychédélique mi-progressif de Jethro Tull. Mais malgré une certaine austérité des temps anciens et une sombre tristesse sous-jacente Tim Smith, sa voix d’or, sa troupe d’alchimistes et ses paroles incantatoires créent des éclats de beauté bouleversante, essentielle qui agit comme une suite sacrée de formules magiques dignes de sauver les âmes perdues de la noirceur de ce bas monde. Et en concert Midlake ne perd pas une once de cette richesse qui fait sa force, au contraire elle se magnifie pour nous sortir du temps. www.myspace.com/midlake


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Programme 15.07.1 0 : Town, R Bad Religion, Em ed Shoes pire of th ,G e 16.07.1 0 : Paro roombridre, Ste Sun, Baby Sham v Stelar va bales, A Rodrigo n Horse, Band, Ch ns, Srozzini Y Gabrie Blood re arlie Win la, Lunik 17.07.1 d Shoes, s , to Sens Unik 0 : Open n, Gossip Jet, Cho , Swatka Season, , Faith n Clyro, S c Quib Huecco, o tereopho C it M y, o re, Edito Lea Lu, John Bu nics, Ar Winter, rs, Skin Gustav, tler Trio chive, C Filewile, dred Nave hase & S , Da Sign 18.07.1 tatus, U The Kooks, Gro l, Les Yeux sa , The Cribs, & Th 0: ns Visag ndiscove ove Arm Parloton Stiller Has, Flo e Opposite e r a e d d a , s oul, Tsig Band of es, re an, My The Teq Milow, Gogol B nce & The Mac heart be Skulls, Biffy uila Boys hine, Sk ordello, longs to unk Ana Ste M Bar et R Cecilia nsie ock the ais aussi penda ff La Cheffe, Block nt les 4 Chica To , Amy Mcdona ld, Xavie rpedo, L jours to ute une r e progra s e Everton & Th Rudd, The e ous le B acardi D Scrucialists, ome, le Bamboo

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Gurten Open Air JULY 15-18  Bern

Place to be : Le Bamboo bar et ses show cases intimistes ; le Rock the Block et ses afters électro. Place to eat : les traiteurs thaïs et indiens. Fresh food only ! Kit de survie : Des crampons, un piolet, et tout le reste du panel d’alpinisme. Astuce du chef : Aller se trémousser à la tente Baccardi en regardant le coucher de soleil.

Présentation « Le Gurten, ça se mérite ! » Voilà ce que se disent sans doute la majorité des festivaliers lorsque, lâché le « Sorry zamm’ wo ich de’ Gurten festivol, bitt ? » à l’autochtone, celui-ci pointe du doigt le

haut d’une montagne. C’est que détrompez-vous, l’Open Air bernois ne se déroule pas dans notre jolie capitale, comme on vous le vente, mais bien à proximité. Et par proximité, on entend le sommet d’une grosse colline bien nommée Hausberg. Alors certes, ce n’est pas la Jungfrau non plus, mais ça vous vaut quand même la petite heure de grimpe dans la boue et la caillasse. Une option funiculaire existe, mais aux dernières nouvelles, la file d’attente est toujours interminable. Dur, me dites-vous. Oui, mais une fois en haut, bonheur ! L’air pur de l’altitude vous purifie, la première bière vous fait revivre, de la bonne miouze rafraichit vous oreilles rougeâtrées par l’effort. Bref, le Gurten Open air, s’il se mérite, ne déçoit pas. Les foules le savent bien, puisque chaque année depuis 1977, des dizaines de milliers de courageux continuent d’en arpenter le sentier.


Les monstres :

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Faith No More (Hard Rock, ou pas) Vouééé ! Ils sont de retour ! Après plus de dix ans de silence radio, les rois de la fusion en remettent une couche ! Raahh.. Faith No More, ce groove, cette imagination, cette musique totalement inclassable et cette voix extraterrestre de Sir Mike Patton… Comment ne pas célébrer le coming back des californiens ? Comment ne pas faire honneur à cette savante alchimie de Hard Rock, de Funk, de Pop, et de Hip Hop en se ruant les voir au Gurten ? 16.07.10, 21h45.

de scène ne développe avec tant de classe cette veine musicale sombre et suave à la fois. Très Pink Floydien pour l’approche progressive de la musique, presque Sex Pistolien pour l’engagement des textes, Controling the Crowds, dernier album du groupe, est impressionnant d’originalité et la beauté. Ironie de l’art, s’ils s’élèvent ouvertement contre le contrôle des masses, les Archives possède un irrésistible magnétisme. 17.07.10, 23h15.

Archive (Trip-hop entre autre) En quinze ans et sept rondelles, les Britanniques de Archive ont su s’imposer internationalement en tant papes du rock à tendance électro-triphop. C’est que peut-être personne mieux que le duo clavériste Keller / Griffiths et leurs acolytes

Gogol Bordello (Fête) Ce n’est pas comme si pour la sortie de leur tout nouveau Trans-Continental Hustle, les Gogol Bordello avaient une réputation à se faire. Après dix ans d’activité, il est de notoriété publique que lorsque cette formation américano-mondiale monte

A ne pas louper :

s 200.160.- / 4 jour Prix 0.- / 3 jours 12 s ur jo 2 / Par Jour 80.G billets. CAMPIN détenteurs de e réservé aux Parking 1 Tente gratuit ix des billets. RT pris dans le pr térieur l’in a uit at TRANSPO am & Shuttle-Bus sont com gr ain, transfert Tr tr s, en Bu cevras , nir re hn ve tu ba de Gurten ssibilité tivalshop lable 4 jours Po de train dans le Gurten-fes voiture 30.- va t lle Bi ésentation du 10/11. Sur pr . au de ca un petit

.ch

www.Gurten

sur les planches, l’heure est aux réjouissances ! œuvrant à mi-chemin de tout ce que la musique offre de plus festif, les plus manouches des punks savent mieux que personne faire de la foule une émeute slamante, pogotante, arabesquante et souriante. A vivre ! 18.07.10, 21h. Sens Unik (Hip-Hop aussi génial que local) Six ans qu’on attendait que nos rappeurs romands préférés reviennent en mettre une couche. Six ans ! Alors « Enfin ! », crie-je. C’est qu’il était chouette leur Hip-Hop ultra funky ! Du reste, il a marqué les 90’s bien au delà de nos frontières montagneuses. Après 8 albums, une courte phase pop et le susmentionné break, la bande à Just One et Carlos en remettent une couche avec Générations, nouvelle galette à savourer entre homologues. A gauche ! A droite !


present


l’électro des deux zigotos a de quoi épater les plus sceptiques des clubers à Wayfarers fluos. Massive Attack (Papes trip-hop) Vingt ans déjà que les Anglais de Massive Attack dominent la scène électro-rock. Et ils sont toujours aussi inventifs et inattendus. C’est fou ! Chaque album réserve son lot de surprise, tant au niveau des sonorités que du line-up. Rappelez-vous par exemple qu’il fut un temps où Tricky œuvrait avec les Bristoliens. 2010 voit la sortie d’Heligoland, 5ème opus du groupe. Envoutant et personnel, l’album est comme tous l’autres : modernissime. A ne pas manquer :

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MELT JULY 16-18 Ferropolis (D)

Place to be : Le bar inséré dans le corps même d’une gigantesque excavatrice. Kit de survie : Une sacoche de magnésie histoire de ne pas se péter une guibolle en escaladant les 30 mètres d’une foreuse. Astuce du chef : Evitez d’essayer de décrocher la boule à facette en haut de la vieille grue. En dessous, y a 40 mètres de vide. Ferropolis, je vous le donne dans le mille, ça veut dire la ville du fer. Et pour cause, cette presqu’île située au sud de Berlin fut pendant longtemps un lieu majeur de l’industrie minière germanique. Témoins les monstrueuses machines de forage et autres excavatrices encore présentes dans les champs. Alors bon, des terrains vagues, des carcasses d’engins énormes et rouillés, cette petite saveur post apocalyptique qui s’en dégage: y a carrément de quoi monter un Open Air ! Ainsi en 1997 est créé le Melt ! Festival. 13 ans plus tard, ce très hype rendez-vous du tout-Saxe-Anhalt a accueilli certains des pus grands artistes Rock et Electro. Ben ouais, c’est pas parce qu’on est en pleine Allemagne pastorale que les festoch ressemblent tous à des meeting Becks/Wurst/ Gugenmusik. Non non, le Melt!, c’est 3 jours, 3 scènes et plus de dix milles personnes prêtes à accueillir 120 représentants du poom-tchak et de la woua-ka actuel. Cette année, les high

lights, ce sont Massive Attaque, Modeselektor ou encore The XX. Avouez qu’il y a de quoi fondre.

Kode 9 VS Martyn (Dubstep tantrique): Kode 9 a largement contribué à l’émancipation du Dubstep, cette frange encore obscure de l’électro. Ecossais prodige, producteur des premiers balbutiements du genre ainsi que d’essais sur la musique électro, sans en être la méga star, il est le patriarche incontesté et adoré du Dubstep. A ses côtés, Martyn, producteur Américano Hollandais et dj également Dubstep. Vous aimez les basses qui font Woua Woua Woua ? Vous allez être servis.

Les Monstres : Modeselektor (Electro) Ils ne sont pas si vieux, les Modeselektor, en fait, me dis-je en parcourant leur bio. J’avais l’impression que c’était des papys de l’électro (si si, ça commence à exister), mais en fait pas du tout. Malgré que quinze ans soient passés depuis que le combo Bronsert/Szary ait commencé à dégommer les clubs, niveau discographie, c’est pas des Iron Maiden, les Berlinois. Deux albums seulement ! Glandus ? Pas tant, non. Premièrement parce que leur agenda live est en perpétuelle saturation et deuxièmement parce qu’à écouPROGRAMME ter ces rondelles, on comprend 1000 Robota, Ja Panik, Groove Armada, Ben Klock, Carl Craig, Ewan Pearqu’il faut un peu de temps son, Fake Blood, Massive Attack, etc… pour sortir et digérer Prix tout ça. Ultra comJeudi @ Melt !Klub 5€ plexe et furieuse, Pass 3 Jours 94 € Camping Gratuit uniquement réservé aux détenteurs de Billets Transport En bus depuis différentes villes d’Allemagne à différents Prix. En Train plus d’infos sur le site

www.meltfestival.dE


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Programme 22.07.10 : Ordnungsamt, John Parish, Menic, Junip, Monoski, Morphologue FM Belfast 23.07.10: Toro Y Moi, These Are Powers, The Field, Welington Irish Black Warrior Buvette, Jon Hopkins, Bit-Tuner, Grabacher 24.07.10: Clochard Deluxe Orchestra, Hubeskyla, Air waves, Filewile, The Strange Boys Thieves Like Us, We Were Promised Jetpacks, Rustie, Dan Le Sac VS Scroobius Pip Feldermelder Prix Jeudi 40.- / Vendredi ou samedi 45:- / Pass 3 jours 100.CAMPING Gratuit, Bed & Breakfast a 5 min TRANSPORT En Voiture, En train et Bus. Navette après le dernier Concert jusqu’à Bern ou Fribourg Plus d’infos sur le site

www.STONEHILL.ch

Stone Hill Festival JULY 22-24 ALTERSWIL

Kit de survie : bottes en caoutchouc, cartes et boussole, lampe frontale, surtout pour l’arrivée et le départ. Signe particulier : le meilleur des Farmer Festivals de tous les temps. Qui n’en est bientôt plus un, d’ailleurs. Table : elles sont longues avec des bancs, vous y boirez de la cervoise fraîche et y mangerez des saucisses chaudes Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser ce festival n’est pas une énième rencontre celtico-festive parrainée par Julian Cope mais bien le meilleur des Farmers du Röstigraben. Quelques jours qui marient sans scrupule - et avec bonheur - le terroir le plus pur et la musique la plus pointue. Quelques kilomètres seulement le sépare du Kilbi, son grand frère d’âme et de cœur, mais ici point de promoteurs venus montrer les dents, point de branchés venus montrer des t-shirts dernier cri, point de journalistes venus répandre des nouvelles fraîches et officieuses, mais des mélomanes (non, ce n’est pas une insulte) et des mecs du coin venus boire des bières. Dans cette jolie combe entre collines bucoliques et vallons accueillants, le Stone Hill s’apprête à vous offrir une programmation toujours aussi éclectique que poin-

Jon Hopkins Scène de la coupole, vendredi 23 juillet

tue. De l’electro qui danse à de l’avant-garde qui expérimente au rock qui bourrine en passant par de la pop qui plane il ne manque rien à ce festoche sans prétention et ô combien sympathique. Avant d’attaquer la musique d’un avenir pas si lointain un rapide coup d’œil aux 5 éditions précédentes séduira les plus curieux mais flémards d’entre vous. En effet vous avez déjà eu droit, peut-être sans le savoir, à I’m From Barcelona, 22 Pistepirkko, Part Chimp, Vive La Fête, T.Raumschmiere, Trigger Finger, Portugal. The Man, Slut, Mouse On Mars ou encore Millionaire. Bref la crème de la crème de la musique indépendante! The Srtange Boys Grande scène, Samedi 24 Juillet C’était mieux avant. La rengaine des rockeurs frustrés depuis une bonne décennie se trouve illustrée comme jamais avec ces gamins étranges et décalés. Venus tout droit du fin fond du Texas (ô Austin ton souffle créatif qui ne se calme jamais!) cette bande de jeunes nous fait plaisir en se faisant plaisir et nous rappelle une époque bénie. Quand le lo-fi n’était pas un genre à se donner mais un non-choix. Quand il n’y avait pas besoin d’avoir une belle voix pour chanter. Quand faire de la musique était un hobby, un passe-temps, un but en soi et pas une course à la perfectibilité. Quand Dylan, Dolly Parton et les 13th Floor Elevators passaient à la suite à la radio. Les Strange Boys c’est un peu tout ça. Une plongée naïve et sincère au cœur des sixties. Sans pose. Il y a quelque chose des Black Keys dans leurs chansons, mais version local pourri plus que studio de dingue, quelque chose de Vetiver ou de Devendra Banhart aussi. Mais sans le look. Une trace du génie déglingué de Brian Jonestown Massacre, la drogue en moins. Et l’âme des grands songwriters américains qui ont le droit, eux, d’écrire 15 fois le même morceau, Dylan bien sûr mais aussi Townes Van Zandt ou Tom Waits. myspace.com/thestrangeboys

Jon Hopkins n’est rien de moins que le renouveau de l’electronica anglaise. Bien plus qu’un producteur ou un dj nous avons ici affaire à un véritable musicien - pianiste de son état - qui fait partie des très rares compositeurs à être capable d’écrire des vraies chansons pop, ceci avec parfois simplement un égrainement de beats syncopés et quelques couches de synthés. Après 2 albums chez Just Music, une flopée de eps, autant de remixes, et une poignée de Bandes Sons, Hopkins sort Insides sur Domino qui lui vaudra l’attention et des collaborations avec les plus grands (Coldplay, Brian Eno, Tunng, David Holmes,…) On pense ici à du Morr Music en moins naïf, au meilleur du génie de Hauschka, à du Boards Of Canada en plus incarné ou à la mélancolie aigre-douce de Max Richter. Et le jeune anglais, qui habite sa musique plus que de raison, fait de ses lives de véritables messes, à des kilomètres de ces mecs qui balancent une song puis check leurs mails en dodelinant de la tête. myspace.com/jonhopkins Welington Irish Black Warrior Vendredi 23 juillet, Scène de la coupole Derrière ce patronyme à rallonges mystérieuses se cachent Steven, Brynjar et Lionel, trois jeunes neuchâtelois qui n’ont pas fini de faire parler d’eux. Muni d’une liberté d’esprit, d’une audace sans concession et d’un humour dégraissant ils sont prêts à remettre l’église au milieux du village rock suisse. Le patelin du rock tendu, grinçant, dissonant, jouissif, bruyant et sauvage. L’église prêchée par My Bloody Valentine, Suicide, Sonic Youth ou le Velvet Undergound. C’est avec une couche de provocation arty bien trempée qu’ils se positionnent sur un marché du disque moribond ; pas de vrai disque en poche mais une poignée de démos distribuées à tout va. Ce qui semble payer vu la quantité de concerts au programme. Et des concerts qui valent le détour. Apocalyptiques, intenses et nécessaires. Une question de vie ou de mort à chaque fois. Car comme ils le rappellent we love music, we make music, we are music. Élémentaire mon cher Welington. myspace.com/welingtonirishblackwarrior


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Open Air Lumnezia JULY 23-24 Lumnezia

Place to be : Le premier étage du Lumnezia Lounge, vue imprenable sur la grande scène et noce 3000. Place to eat : Le shooting range et sa raclette de cowboy. Kit de survie : Des pompes confortables pour danser en toute sérénité (dixit l’attachée de presse).

A voir l’affiche de L’Open Air Lumnezia, on croirait tout d’abord que le Hellfest, ce festival normand conspué par nos amis ecclésiastiques, s’est invité dans le Jura suisse-allemand. Et pour cause : la mascotte de l’événement est un bouc tout de rouge peinturluré. Et puis on s’approche et on rigole tout bas de notre parjure. Car non, y’a vraiment pas de quoi invoquer Saint Eustache. Premièrement parce qu’avec ses Pilotes et son marcel, la bestiole est plus proche d’un Village People que de l’incarnation de Satan. Deuxièmement parce qu’on voit mal l’imaginaire de Ska-P ou d’Open Season faire trembler les paroisses locales. Non, donc, rien de bien affolant au Lumnezia. Juste deux jours de bonne zique dans un cadre montagneux des plus pittoresques. Pour sa 25ème édition, force est de constater que le petit Open Air s’offre de jolis noms. En plus des deux pointures susnommées, on se réjouit par exemple de la venue de N.E.R.D ou des légendaires Sens-Unik. Ce qui est le plus sympatoche avec le Lumnezia, c’est que malgré la venue des susdits brontosaures, l’événement reste de taille plutôt réduite. 10’000 personnes. Habitués que nous sommes à des Paléos et autres moulins à plèbe du genre, ça fait peut de monde ! Sans non plus être le rendez-vous immanquable des spéléologues musicaux (comprenez des amateurs de musiques pointues), l’Open Air Lumnezia a donc largement de quoi charmer. Sérieux, un gros festival en miniature. Quoi de plus chouette ?

lièrement avec Snoop Dog), on est très loin du cliché gangsta rap californien avec jantes en croco et amortisseurs thermonucléaires. C’est qu’il a plus d’une cassette dans son gettho blaster, l’ami Willy. Depuis 2001, les N.E.R.D proposent in fact un hip-hop rock loin de tous clichés, groovant et funkant à tire-larigot. Prochain album dans très peu de temps, teasers lancés sur la toile, bref, attendez-vous en plus à écouter du neuf ! Le Peuple de l’Herbe Détrompez-vous, malgré leur patronyme, ces messieurs ne sont pas un énième avatar de Bob Marley. Rien à voir. S’il ne fait pas un pli que les Lyonnais usent de cigarettes facétieuses, ils n’évoluent pas pour autant dans une mouvance bâton du diable et besace en jute. En treize printemps d’existence et bientôt cinq albums, le Peuple de l’Herbe est devenu un fleuron de l’électro-instumentale française. Totalement inclassable, leur musique est à découvrir sur scène absolument, leur terrain d’investigation privilégié. Enorme. A ne pas louper :

Bonaparte (monstre délire cirquéen) Troisième album déjà pour cette troupe d’allumés qui transforment les scènes en chapiteaux de cirques et qui eux-même se déguisent en… euh… n’importe quoi. Avec leur punk cradoque parfois un peu électro mais toujours ultra fesLes gros : tif, les Allemands de Bonaparte ont carrément de quoi faire cabrioler les foules. Allez lire leur bio N.E.R.D (funky rocky hip-hop) sur facebook. Elle résume assez bien la chose. Et Assez atypique, finalement, cette formation. Mal- vous, vous avez aussi rencontré vos collègues étant gré que le leader du trio ne soit autre que Pharell interné en psychiatrie pour délires maniaques sur Williams himself (oui oui, celui, qui pimp régu- homard ?

Roach, N.E .R.D ltop Hoods, Papa Hil , on as Se Unik en Programme Sign & The Opposite, Op Bonaparte, Sens , Da uple de l’Herbe, 23.07.10 : 11am en Kool, 69 Chambers, Le Pe ra Sh 23.07.10: Tawa Ska-P The Baseballs, Prix 1 jour 69.4.Pass 2 jours 10 G N I P M A C 15.- par tente RT u Festival TRANSPO gratuite jusqu’a la gare navette is pu de , ain tr En . ing a disposition En voiture, park zia.ch

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www.openair


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BLUE BALLS JULY 23-31 LuZERN

Sur les rives magnifiques du lac des 4 cantons, dans quelques unes des incroyablement nombreuses salles de concert de la belle ville de Lucerne, ainsi qu’en plein air, se déroulera pour la 18ème fois le Blue Balls Festival. Un bord de lac animé, des dizaines d’événements truculents, des gens beaux et souriants, des musiciens de tous âges et de tous horizons, des tonnes de marques pleines de pognons, de la bière fraîche et des cocktails, il ne manque rien au mythique festival de jazz and beyond suisse allemand. En plus d’une programmation musicale un poil mainstream sans être beauf  (à part pour Van Canto, jusqu’à hier j’étais sûre que c’était une blague) beaucoup d’autres. A l’instar de son frangin du Léman, le Blue Balls a su

élargir son horizon et propose chaque année plus de projets spéciaux, de collaborations et autres concours. Ainsi les promeneurs des quais pourront admirer les œuvres des gagnants du concours de Street Art, des discussions seront ouvertes entre les artistes et le public (tous les jours de 19 à 20h à l’Auditorium KKL) et Swatch s’associe avec MTV pour du art show. Par ailleurs, chaque soir, des sélections spéciales d’artistes suisses sont proposées avec d’une part, au KKL Seebar, les jeunes talents de la Haute Ecole de Jazz de Berne, et de l’autre, en plein air sur la scène du Pavillon, divers groupes de tous bords. Mike Patton’s Mondo Cane Jeudi 29 Juillet, KKL Konzertsaal, 20h Ca y’est le grand Mike Patton, la personnalité la plus adulée et la plus conspuée du rock indépendant, est de retour - une fois de plus là où on ne l’attendait pas. Après un hiatus discographique de 3 années passées notamment à engranger des pépettes avec la reformation de Faith No More, le fou furieux nous présente son projet le plus mégalo, le plus pop et le plus abouti de sa carrière. Mondo Cane est le plus bel hommage possible à tout un pan des influences du boss d’Ipecac, à savoir la musique italienne. Folk, pop et musiques de film sont ici reprises, retravaillées, interprétées avec un respect et une classe toute italienne. Enregistrés majoritairement en live, avec un orchestre symphonique, ces 11 classiques de la péninsule, forment un tout faussement easylistening, parfois teinté de la folie de Mr Bungle, atteignant des sommets de kitsch et d’harmonie. Qu’on aime ou pas Patton, Mondo Cane est une expérience plaisante à ne manquer sous aucun prétexte que ça soit en voiture tandis que vous longerez les plages méditerranéennes ou à Lucerne dans des conditions à la hauteur de la folie des grandeurs de ce dandy décidément incontournable. myspace.com/mikepattonofficial

Programme Mélanie Fiona, James Morrison, Aura Dione, Peter Cincotti, Clueso, Natalie Cole, Gabriella Cilmi, Morcheeba, The Bosshoss, Lisa Ekdah l, Sinéad O’Connor, Mike Patton’s Mono Cane, Newton Faulkner, Beth Hart, Paloma Faith, The Roots, Gil Scott-Heron, Everlast, Joe Bonamassa, The Dandy Warhols, Apocalyptica, etc… Prix Entre 50.- et 195.- Sur Ticket Corne r CAMPING Pas de Camping TRANSPORT En train c’est mieux

www.blueballs.ch

Fink Dimanche 25 juillet et lundi 26 juillet, Luzernersaal, avec James Morrison On ne vous a pas encore assez cassé les pieds avec Fink? Non? Bon d’accord, j’en remets une couche. Fink, de son vrai nom Fin Greenall est un petit génie anglais de la musique du XXIème siècle. Dj et producteur electro aventureux, il s’adonne depuis quelques années au songwriting le plus pur et le plus touchant. Il est tellement doué que le célèbre label Ninja Tune (Amon Tobin, Cinematic Orchestra, DJ Vadim, Coldcut), qui avait déjà sorti Fresh Produce, un sympathique effort trip-hop typiquement made in Bristol, décide d’élargir son roster de l’electro au rock rien que pour ses beaux yeux lorsque le gus se pointe en 2006 avec un album de pop-folk soyeux. Les deux parties s’en congratulent encore parmi. De ce parcours atypique le jeune briton garde une exigence et une oreille peu commune, un goût excessivement marqué pour les arrangements en profondeur, pour les ambiances sombres héritée de toute la Massive/Portishead/ Orbital family, et une confiance en lui qui doit agacer plus d’un de ses concurrents directs. Mais nous autres, spectateurs lambdas, on s’en lave les mains et l’on ne va pas se priver de tant de talent, de bon goût et de classe. myspace.com/finkmusic The Roots Samedi 31 juillet, Luzernersaal Le légendaire crew de Philadelphie revient enfin, après une année presque sabbatique passée à jouer le rôle de groupe résidant pour le Late Night Show de Jimmy Fallon. Bien que maintes fois repoussé, leur 9ème album, How I Got Over sort enfin tandis que leur premier single éponyme a tenu les fans en haleine pendant exactement un an (c’est dire si il est bon). Du Roots comme on l’aime, à peine un poil plus joyeux, si possible, avec ses prods qui tabassent et ses collaborations toujours plus sexy avec John Legend, Blu, Phonte, Monsters of Folks et les habituels membres honoraires du groupes que sont Dice Raw, Peedi Crack (renommé Peedi Peedi depuis quelques temps, il semblerait que le crack ne fasse plus vendre dans l’Amérique blanche) ou encore P.O.R.N. (pas encore de problème de son côté question «nom de plume»). Pas sûre que ce nouvel album atteignent les sommets de gloire du précédent Rising Down mais qu’importent, les Roots restent un superbe groupe de live, qui tient n’importe qui en haleine pendant deux heures faciles. Et puis bon, Questlove derrière ses fûts vaut pour tous les arguments bidons que je pourrais encore vous balancer. myspace.com/theroots


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PALEO JULY 21-26 NYON

Signe particulier : Le festival suisse de tous les superlatifs, le plus de bénévoles, le plus de terrain, le plus d’artistes suisses, le plus de festivaliers, le plus d’amour, le plus d’encre, le plus de fric, de plus de souvenirs. Kit de survie : des fusées de secours, des pigeons voyageurs, des allumes feu et un bout de tissus, des talkies-walkies. Chaque année c’est pire qu’à nouvel an ; les réseaux de téléphonie mobile saturent, alors si vous allez à Paléo pour voir des potes, équipez-vous ! Bon je ne vais pas vous refaire l’historique du Paléo, ni même essayer de vous le vendre, vous la connaissez aussi bien que moi, cette grande foire-là. Pour la 35ème édition la grande entreprise nyonnaise continue son grand bonhomme d’autoroute verte et dorée, entre traditions immuables et petites nouveautés qui améliorent tant la qualité de vie du festivalier que le décors. Entre éthique écologique et sociale de bon aloi et audace artistique. Inauguré en 2003, le Village du Monde s’ouvre cette fois à l’Afrique Australe, qui en plus du pur folklore Mbaquanga, nous permettra de groover au son de trompette du mythique Hugh Masekela. Sans parler du plaisir des yeux et des papilles, bien sûr. Au grand bonheur de la scène locale, Paléo continue sur sa lancée de 2009 en faisant la part belle aux musiciens suisses avec une trentaine de formations tous styles confondus et des 4 coins du pays dont Aloan, Rectangle, Disco Doom, Private Garden ou encore Laure Perret et Jérémie Kisling. Et heureusement qu’ils sont là pour amener un peu de sang neuf car franche-

ment, entre vieilles gloires et artistes quasi résidents, la programmation en manque un peu, sans doute pas faute d’avoir essayé. Par contre le public, lui, sera d’avantage mis en avant, grâce au chouette nouveau projet de la Cabine à Trombines, un studio photo qui sera installé sur le terrain et où Eddy Mottaz tirera le portrait de qui le veut bien, il est quand même bien chouchouté le public de Paléo pour la dérisoire somme de francs 60 par soir… My Heart Belongs To Cecilia Winter Mercredi 21 juillet, 21h15, le détour Fini Züri West, au feu les Lovebugs, adieu Stefan. La nouvelle sensation pop d’outre-röstigraben s’appelle My Heart Belongs To Cecilia Winter. Elle est belle, elle est jeune, elle est maligne. Elle est superbe Cecila. Elle porte une robe rouge et une frange noire parfaite, des baggys et des os iliaques proéminents, un tailleur pétrole et des talons assortis. Elle est changeante. Elle est magique Cecilia. Elle est trois, Cecilia, et nous vient de Zürich. Elle sent bon le premier orage derrière le vasistas du local et le jasmin du balcon dans la douce nuit de juillet. Elle a le goût sûr et l’oreille exercée d’une lente maturation. Elle sait où elle va, Cecilia, droit au panthéon des grands groupes qui ne poseront jamais une note de travers et ne feront jamais une concession. Sa musique est de celles qui subliment Arcade Fire après une écoute et qui rivalisent avec Lennon en une harmonie. myspace.com/ceciliawinter Jacques Dutronc Samedi 24 juillet, 23h30, grande scène

Yeah ! Yeah ! Dutronc au Paléo, ça c’est de la bonne nouvelle. Parce que bon, hein, maintenant que la France fait mourir Johnny tous les 3 jours et que Bashung nous a lâché il ne nous en reste plus beaucoup, des grands chanteurs français qui tiennent la route. Et qu’un Jacques vaut mieux que 45 Jean-Jacques. Avec sa pléthore de tubes, ses lunettes noires et ses grands rôles au cinéma, on a tendance à oublier qu’il est vraiment un grand chanteur - même si c’est un peu par hasard selon lui, un vrai dandy et un parolier hors pair. Un homme bel et bon, qui, à 65 balais, continue à balancer ses piques, à se fiche du showbiz, à ne rentrer dans aucune case Braff, Iggy lm forcément trop petite pour lui lco Ma & all onw Programme törhead, Ärt ls, sby, Still & Nash, Mo et à poser sa voix faussement Charlie Winston, Foa M, , ots Jacques Dutronc, Cro Rob nt Gia , Jamiroquai, The nonchalante sur des paroles & The Stooges, NTM s,… Archive, The Awkward ée par le festival, PRIX Bourse aux billets, gér est complète mais la 60.-, 50.t son r soi par comme d’hab l’édition ets d’entre vous. Les bill és str fru s plu les t combleron en tarif réduit. Camping détenteurs d’un billet t et gratuit pour les immense, tout confor la gare de Nyon et Transports t des navettes depuis gs gratuits mais surtou kin par de es tar hec des Genève et Lausanne. des trains de nuit sur

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www.paleo

grandioses, qui comptent parmi les plus drôles, les plus critiques, les plus fines et les plus grivoises de la scène française, d’aujourd’hui comme d’hier, d’Orchestre Rouge à Saez. Depuis le début de l’année, ce gentleman est en tour de chant et en profite pour chaque soir renvoyer sur les bancs d’école Philippe Manœuvre, Indochine, la Star Ac’ et la Nouvelle Scène Française. Un Monsieur comme on en entendra bientôt plus en francophonie, profitons-en. www.jacques-dutronc.fr/ Ärtonwall & Malcolm Braff Mardi 20 juillet, 18h45 Club Tent On aura vraiment tout vu! Dans les 90’s les kids d’Ärtonwall s’appelaient Pussy Galhore (Flying Circus) et faisaient de la big beat sauvage et dansante, avec un petit faible pour les concerts décalés au Macdo. Dans les 00’s, devenus adultes, ils lançaient un nouveau style ; le punge, soit un mélange de punk et de grunge, avec une touche de pop dedans, et beaucoup de rock n’roll autour, il va sans dire. Et voilà-t-y pas qu’ils se lancent dans le jazz et l’expérimentation, grâce aux Lausanne Sessions, un tout nouveau projet de collaborations entre musiciens de différents horizons, lancé par le Romandie. En effet c’est avec le pianiste Malcolm Braff, figure incontournable de l’arc lémanique et d’ailleurs, jameur fou et musicien de génie, qu’ils passent l’été. Tous ensemble ces savants fous de la musique moderne nous concoctent un set original, qui devrait nous envoyer promener du côté de chez Mudhoney, Herbie Hancock, Pink Floyd, du Mahavishnu Orchestra ou de chez Queens Of The Stone Age… Non ??? Si!!! myspace.com/artonwallmusic myspace.com/malcolmbraff


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ansie, ond, Skunk An Heavy, Silberm ProgrammeHeinzmann, Sens Unik, The efanie seballs, 13.08.10 : St aches, The Ba ulum live melo Santo, Pe nd ra Pe Ka t, Z, len I. Ta K. Billy effe, Lu, Steff la Ch , 14.08.10: Saint rfmeister er, Blumentopf Do & er ud Kr , ilipp Fankhaus Ph n, Gu as am The Young Gods M & The Flytrap, Gentleman 15.08.10: Jolly gélique Kidjo, An h, Ic h+ Ic Eluveitie, 3 jours 149.jours 119.- / PRIX medi 78.- / 2 Sa / .68 e entours manch Zofingen et all Vendredi ou Di se et Hôtels a es un Je de e Camping nteurs de billets Auberg déte Gratuit pour les Festival Transports gare de Zofingen jusqu’au la is pu de .ch Shuttle-Bus

www.heitere

HEITEIRE OPENAIR AUGUST 13-15 ZOFINGEN 

Place to be  : devant Pendulum, vendredi 13, of course ! Kit de survie : Vos grandes connaissances de la langue allemande, sinon, un dico de poche. Happy birthday!, qu’il est marqué sur le site du festoch. Ca je comprends, c’est cool. Le Heitere a 20 ans. Bon. Pour le reste, il semble que l’événement aie bien assez de public local pour ne pas chercher à toucher une quelconque altérité linguistique. Que de l’allemand. Là, je suis seul face à l’échec cuisant qu’aura été l’instruction du teuton aux jeunes branlos que nous sommes sur la west cost de la Sarine. Qu’à cela ne tienne, il me reste les photos et la prog (et l’agent de presse, dont l’anglais fut shakespearien). Niveau visuel, le festival zofingois m’a l’air plutôt bojet (mignon et authentique à la fois): ses petits bosquets, son coin bouffe, son coin échoppes qui exhale l’encens et qui vend toute la panoplie de babioles à hippie, mais surtout ses 3 scènes à ciel ouvert, dont l’une – notez l’originalité – se situe devant l’entrée, histoire d’accompagner en musique la marche des

festivaliers. Niveau prog, je crois que bojet fonctionne tout aussi bien. Sens Unik, The Heavy, Skunk Anansie, etc. Bref du sympatoche familial, du dansant, du rockisant, une ou deux formations un tout tout petit peu plus pointue (enfin n’exagérons rien, je parle de Pendulum et d’Eluveitie). Bref, ce n’est pas la plus grande prise de risque de l’histoire en matière de prog, mais ça a le mérite d’être tout à fait bonnard et varié. C’est propre, c’est au milieu du pays, ça tient en compte toutes les affinités musicales et c’est largement soutenu par Migros. Vous avez dit festival suisse ? Les gros Billy Talent (Rock talentueux) Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Billy Talent n’est pas un vieux chanteur crasseux genre « blues man soixantenaire rescapé de Wood Stock malgré des hectolitres d’amphéte dans le citron ». Non non, en fait c’est un groupe de jeunes artistes fringants et dont l’hygiène de vie semble encore plus ou moins décente. Alors jeune, relativisons, ça fait quand même 17 ans et cinq albums que le quatuor existe. Presque des vieux briscards, les zigotos, à mieux réfléchir. En tout cas, les années ne leur font perdre ni de leur verve en studio, ni de leur fougue sur les planches. Ca va rocker sec à Zofingen. Pendulum (Drum’n’Bass de légende) Mais ouais que c’est cool ! Pendulum en live, ça peut n’être que le bonheur ! Déjà 3 albums pour ce groupe phare de la scène Drum’n’Bass – Jungle. Faut dire que les trois Anglais d’adoption (c’est sûr, l’électro, ça marche mieux à Londres qu’à Alice Spring) envoient du frénétique depuis 8 ans déjà. Bon, faut avouer que depuis leurs débuts – débuts que j’aime imaginer dans des caves crasseuses devant trois perchés les yeux dans le vague – les productions du trio ne sont plus aussi pointues et underground. Elles restent néanmoins d’une qualité et d’une efficacité sans bornes.

Autant vous dire que ça va dégommer dans ventilo. Tou-ta---touta--tou-ta---touta… ! A ne pas louper Eluveitie (Pagan metal !) J’ai pas résisté. Il fallait que j’en parle. Faut dire que ce serait une véritable faute médiatique de ne pas leur prêter la rubrique « à ne pas louper ». Parce qu’au même titre que le cabaret du Lido spécial réveillon, Eluveitie, ça ne se loupe pas. Allez vous allez pas nous la faire, on sait que vous crachez dessus toute l’année mais que 12 Veuves Clicquot plus tard, vous bloquez dessus à chaque fois. Et ben les Eluveitie, c’est pareil. Pour cause, les huit Suisses et Suissesses évoluent dans ce que les spécialistes de la question ont bien voulu nommer le pagan metal. Oui oui, vous lisez bien. Alors qu’est-ce diantre que ce style occulte ? Et bien prenez un vieux heavy d’il y a 30 ans, ornezle d’une bonne dose de folk celtique avec flûte, cornemuse et vieille à roue (‘tain, c’est quoi ce truc ?!), faites le jouer par des dudes fringués à la Thorgal et Aaricia et vous y voilà. Hahaha ! Tellement kitsch. Tellement cool !


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ROCK OZ’ARENES   AUGUST 12-15

bonne ambiance ! En somme, le Rock’Oz n’aura jamais fait que convertir du pain et des jeux en de la wurst mayo et de la miouz ! Autre force de l’événement que son magnifique emplacement : une programmation très helvétique. Au cours de ces 4 soirées d’aout, il y a du brontosaure en migration estivale, certes, mais aussi et surtout la fine fleur du rock et de l’électro fédérale, ce qui est plus que louable, à une époque où la scène Place to be : La terrasse Sunrise pour zieuter locale est souvent reléguée au rang de boucheles shows tout en sirotant un long Island Ice Tea trous par les manifestation de cette envergure. sur son transat’. Place to eat : les Caves à vin du château. Petits fours et grands crus. Les Monstres : Astuce du chef : chopper un pass pour le bar des artistes, antre de la teuf éternelle. Monster Magnet (Stoner de légende) Ben oui, avec un nom pareil, ils allaient forcePrésentation ment figurer dans cette rubrique ! Il aura tout de même fallu six albums et le désormais cultis« He les gars ! J’ai trouvé une arène ! On monte sime single Space Lord pour que les Monster un festoch de Rock ? Vouèèèè ! », se dirent dans Magnet atteignent les sommets d’où ils toisent mes fantasmes une bande de potes philanthropes aujourd’hui la scène Rock-Stoner internationale. (à l’époque, en 1996, c’est en faveur de Terre C’est qu’il était difficile de se tailler la part du des Hommes que se monte le projet). Le Rock lion dans une scène électrique nineties saturée Oz’Arènes était né et est, entre temps, devenu de bombes. Néanmoins, le moustachu et le heaun incontournable rendez-vous de musique en plein viesque du Rock de la bande à Dave Wyndorf se air de part la Suisse romande. En même temps, démarque. Dès lors messieurs peuvent se targuer qui ne profiterait pas d’avoir un amphithéâtre d’avoir enflammé les stades avec des Manson, impérial dans sa bourgade, hein ? Avec un site Rob Zombie et autre Metallica. Autant vous dire pareil, un festival s’impose ! Après tout, ça a que mercredi, ça va chauffer dans l’amphi ! un peu été construit pour ça ! Alors c’est clair, entre temps, on a troqué les gladiateurs contre Aloan (nos popstars) des zicos, les lions contre des groupies, les mi- Trip-hop à ses débuts, résolument pop sur Pretses à mort contre des rappels (n’y voyez aucun ty Freaks, quatrième et dernier album en date, sarcasme). En revanche, l’esprit persiste : plein Aloan aime à voguer dans les courants les plus de monde, du spectacle et de la bonne voir très actuels. En live, le trio s’arme de trois musiciens

AVENCHES

supplémentaires, développant de la sorte toute l’ampleur de leur musique. Bon soyons honnête, Aloan, ce ne est pas exactement le projet le plus avant-gardistes qui soit, mais qu’importe. Après tout, l’efficacité de la musique est bien là, le flow de D. Granite vous fait secouer du chef et le timbre suave de Lyn M. vous ensorcelle. Tout bien, quoi ! A ne pas louper : Explosion de caca (rock pouet pouet) Tout le monde de part chez nous connaît Explosion de Caca. En même temps, avec leur nom sans équivoque et leur musique toute en dérision, les trois romands ne pouvaient que créer le buzz. Générique de dessins animés rockifiés, berceuses satirisées, avec ce trio lausannois, tout officie dans le délire gras. Après deux albums live et un silence radio de près de 6 ans, les rois locaux du pouet-pouet potache se décident enfin à renfiler leur sous-tif’ en boule à facette et à remonter sur les planches. Amis de la de franche rigolade, bonsoir ! Zombidou (électro-horreur) Les films de zombies, vous aimez ? Zombidou, lui, les adore. Ce qu’il aime par dessus tout, c’est en sampler les instants les plus (kitsch) mythiques et les intégrer dans des productions électroniques. Au final, ce sont des sets Big beat (Fatboy Slim and co) tout en ambiances glauques et diaboliquement efficaces que nous livre le romand depuis bientôt 10 ans. En ce mercredi soir, sur la scène Rock the Block, ce sera ambiance rugissement de zombies, loups hurlant sous la lune et demoiselles en détresse. Si thriller vous a empêché de dormir jusqu’à la chute du mur, passez votre chemin.

Programme 11.08.10 : Redwood, Monster Magnet, Status Quo, etc… 12.08.10 : Pacovolume, Gotan Project, Placebo, etc… 13.08.10 : Axelle Red, Christophe Maé, Seven, etc… 14 .08.10 : Aloan, Goldfrapp, Florent Pagny, Open Season, etc… PRIX 1 journée entre 80.- et 85.-/ privilège 150.- / 2 jours 130.- / 3 jours 190.4 jours 260.Camping Camping près de terrain de Foot à Avenches uniquement pour les détenteurs de billets, prix 10.- pp. Réservation Conseillée Transports En voiture, parkings gratuits à disposition env. 5 min a pied du Festival En covoiturage,www.e-covoiturage.ch En train depuis Lausanne, Neuchâtel, Bern Plus d’info sur le site.

www.rockozarenes.com


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Le gros : Programme ugal. The Man, The Gustav, The Kissaway Trail, Port Nouvelle Vague, The Homestories, , Stairway Winner, Ghinzu, « Winti Kickt. Winti Rockt » Rambling Wheels, Cheekbones, Rotfront, Prinz Pi, Bandit, u, ungf Myk er, s, Frank Turn Yakari, Jamaram, The Song Circu Rox, White Lies, etc… PRIX 3 jours 150.9.08 entre 54.- et 58.- / Pass 18-26.08 Concert Gratuits / 27-2 Camping www.winterthur-tourismus.ch Pas de Camping, Informations: Transports nts. les parkings sont rares et paya : www.sbb.ch/musikfestwochen Réduction sur les billets de train

.ch

www.musikfestwochen

MUSIKFESTWOCHEN  AUGUST 18-29 WINTERTHUR

5 ans déjà que pendant 10 jours, à la veille de la rentrée des tits nenfants, la vieille ville de Winterthur se métamorphose en terrain de jeu pour petits et grands artistes. Big shows, artistes de rue, ciné, clubbing, y’en a vraiment pour tous les gouts et tous les âges. Niveau musique pour les grands, l’affiche, est plutôt alléchante. Plus, avouons-le, que beaucoup d’autres festoch helvétiques se renvoyant les mêmes têtes d’affiches passe-partout à longueur d’été. A Wintertur, il y aura par exemple les Black Rebels Motorcycle Club, Yakari, et toutes les bombes décrites en dessous. Comme à son habitude, le WMFW accueille tous les styles, toutes les nations, tous les publics et

toutes les bourses. Si t’as plein de sous et que tu veux te faire écraser devant Nouvelle Vague, c’est cool, vas-y. Sinon, c’est cool aussi, parce que seuls les grands concerts sont payants. Pour le reste, tu peux headbanger en ayant laissé ton pez au mazot. Si t’as une petite famille, c’est cool aussi. C’est cool dans l’absolu, et c’est cool pour le WMFW parce que toute une partie des événements sont destinés aux petits boubous. Théâtre, peinture, concerts, etc : tout comme pour les grands, mais pour les petits aussi. Et pis avouezle, les vieux, Markus und die Jagdkapelle, sorte de rock à bambins avec des bruits d’animaux et du Schwyzerörgeli, avec un Jägi de trop dans le piffe, ça peut juste être beaucoup trop drôle.

Nouvelle Vague A la base, tout ce qu’ils voulaient, c’était faire du Joy Division en Bossa (vous visualisez transmission en mode Stan Getz ?!). Et puis, le projet plaisant les compères Collin et Libaux, instigateurs, investiguèrent au-delà de la New Wave. Bon, ils en gardèrent tout de même le nom, parce que faut bien le dire, ça pète quand même pas mal. Sinon, le principe reste le même: des reprises disons rock-latinisées de plein de choses atypiques. Notez enfin que les plus suaves des rockers hexagonaux ont même fait honneur à notre petite patrie. Quoi ? Vous saviez pas que leur mythique Eisbäre était une reprise de Grauzone, premier groupe de… Stéphane Eicher ?! A ne pas louper : Ghinzu Bon, ils exagèrent peut-être un peu les programmateurs des musikfestwochen. Ghinzu : Expérimental Noise Rock ? Un peu cracra et weirdo, ok, mais expérimental noise, faut pas pousser mémé dans la roquette. Alors bon, ce n’est pas parce que ce n’est pas bruitiste que ce n’est pas bien. Bien au contraire, les trois albums du quintet belge les montrent capables d’un (gentil) rock de grande qualité. Le dernier en date, Mirror Mirror, leur permet du reste d’obtenir une reconnaissance internationale et de remplir des Olympias et des Zéniths. Oui, ok, ce n’est pas un critère de qualité hyper significatif, mais fallait bien montrer que les Ghinzu sont désormais des tout grands. The Black Box Revelation (bluesy dirty garage) Duo incontournable du moment, ces deux aéronautes vont être difficile à arrêter, plus encore à les faire se cracher (tentative malheureuse de jeu de mot avec le nom du groupe). Les Belges Dries Van Dijck et Jan Paternoster aka The Black Box Revelation vivent effectivement une ahurissante ascension depuis 2007 et la sortie du désormais culte Set your Head on Fire. Faut dire que leur rock sauce cambouis a de quoi faire valser plus d’une marâtre et faire hurler plus d’une de leur brue. T for Tune, tout nouveau méfait des Flamands, confirme que loin d’être une passade organisée par un vénal major, les BBR (pas les BBB, attention) seront longtemps à compter dans le paysage rock.


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ForNOISE AUGUST 19-21 PULLY

Dress Code : un t-shirts Solange La Frange, lunettes de soleil, bonnes chaussures pour éviter les graviers de la grande scène et/ou de se fouler une cheville en bas le talus trop raide Astuce : Pour les plus paresseux et les moins mélomanes d’entre vous, le De Movie Salon, en dessus de la scène intérieure offre fraîcheur, canapés et lounge de bon aloi. Bon à savoir : malgré son nom le For Noise n’est pas un festival de Noise. Les enfants sont les bienvenus. Le For Noise est un excellentissime festival qui préfère se bonifier tandis que d’autres s’agrandissent. Le petit lausannois s’est fait sa réputation grâce à une programmation toujours pointue et un défrichage artistique de qualité plutôt que par une volonté d’offrir la plus grande variété possible de saucisse à la moutarde et de bière au cassis. La programmation de cette édition ne déroge pas à la règle avec du grand rock confirmé ; The National ou The Fall, saupoudré d’une touche d’electro ; Caribou et Peaches, des projets grandiloquents avec Jonsi (un des membres de Sigur Ròs) et Televator Toystoner Show et des groupes suisses à la pointe

de la pointe comme Mmmh! ou Buvette. Et Pully n’est pas un village perdu de la côte lémanique, mais le voisin tranquille de Lausanne, avec un grand parking, une gare, des transports publiques rapides depuis le centre, y compris un service de navettes gratuites et fréquentes jusqu’à la fin de la nuit. Il est très bon marché, avec des prix attractifs en prévente, un abonnement de 3 jours avantageux et des tarifs réduits pour les étudiants et autres AVS. Non, vous n’êtes pas de la pâtée pour les porcs de l’industrie du divertissement qui vous obligent à payer quatre soirs pour un seul concert incontournable. Doucement déposé au fond d’un vallon bucolique, le For Noise fait attention à son esthétique, le cadre est joli, des projections sont proposées en haut d’un talus qui domine la grande scène. Des espaces abrités sont répartis sur l’ensemble du site, sans rappeler pour autant les cantines de fêtes populaires. Bref, aucune agression possible à vos sens délicats, tout y est, même la proximité d’une scierie qui couvre agréablement les odeurs de riz cantonnais. The National Vendredi 20 août, grande scène, 22h The National est un archétype ou un rêve. Le droit chemin en tout cas. La classe américaine. Le rêve d’indépendance. Adam avant la pomme. L’unique et le total. Un nom de groupe mythique, un site Internet improbable ; www.americanmary.com, un line-up symétrique ; un chanteur charismatique et deux fratries talentueuses. Et surtout une discographie idéale soit 2 albums sur leur propre label, Brassland, et les 3 suivants chez un des plus gros indépendants à avoir vaincus la crise du disque, Beggars. The National c’est surtout un son qui se crée et qui s’installe, lentement et sûrement, au fil de concerts toujours sur la brèche et jamais décevants. Des textes d’une beauté inespérée. Grâce à une fanbase qui passe de quelques postrockeux à lunettes en manque de classique à la mère de famille de Suisse centrale comme du Wisconsin en manque d’ai frais. High Violet, sorti en mai 2010, est l’album de la consécration critique et publique, couronnée d’une entrée en troisième position des charts américains.

Programme Local Natives… Heart Belongs To Cecilia Winter, Jeudi : Jonsi, Caribou, Nya, My l, The Jackets… Trai way Kissa The , gers Villa Vendredi : Peaches, The National, tte, CallMeKat… Matchbox B-Line Disaster, Buve Samedi : The Fall, The Eighties PRIX 52.-/45.- Pass : 125.-/105.-, vendredi : 52.-/ 45.- samedi en préloc : jeudi : 45.-/38.-, sur place : majoration de 5.Camping ou Lausanne pas de camping, hôtels sur Pully Transports et navettes gratuites publics depuis Lausanne. Parking

www.FORNOISE.ch

The Eighties Matchbox B-Line Disaster Samedi 21 août, 22h, grande scène Ca y est le groupe le plus ardemment désiré par toutes les scènes indie rock de toutes les villes européennes sort enfin de la jalouse Albion et s’offre au public lausannois! En dix ans de carrière, quelques cures de désintox, quatre albums et des concerts mythiques le quintet de Brighton est prêt à atteindre le graal tant convoité ; le statut de grand groupe. Et par grand j’entends extrême, boulimique, talentueux, respecté, jalousé, déjanté et puissant. Un vrai groupe de vrais musiciens qui ne lésinent sur rien. Une voix et une hargne que ne renierait pas Jello Biafra. Des morceaux épiques et barrés à faire baver les Flaming Lips. Une relecture de toute la wave - cold, no et new - à envoyer aux oubliettes du NME tous leurs compatriotes contemporains. Une capacité à mettre en transe les 2 mormons qui avaient résisté à l’énergie d’Ebony Bones ou de The Heavy. Des looks à faire passer Pete Doherty pour un enfant de chœur. Le bruit et la fureur. myspace.com/eightiesmatchboxblinedisaster Buvette Samedi 21 août, scène Abraxas, 20h (également au Stonehill le vendredi 23 juillet) Une buvette est un petit local ou comptoir où l’on sert à boire. Merci Robert. Buvette c’est aussi le projet solo du batteur des Mondrians. Merci Cédric. Et la seconde définition est presque aussi agréable que la première. Imaginez une plage, le soleil couchant, un mojito glacé dans une main, un éventail dans l’autre, des enfants qui ne pleurent pas, des amis qui arrivent avec des tonnes de saucisses, un feu qui s’allume du premier coup, les moustiques qui font bande à part. Ce dont vous avez rêvé tout le printemps. Buvette c’est tout ça à lui tout seul, avec quelques claviers et samplers, un micro et des effets. Du culot, de la culture et des idées pour des compos qui ne paient d’abord pas de mine mais qui sont dotées d’un sacré goût de reviens-y. Comme les tubes de Mgmt, les perles electro-pop des premiers Hot Chip ou les concerts de Larytta, Buvette offre de la joie de vivre en barre, version lo-fi. myspace.com/tchakabak


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Programme 19.08.10 : Stanfour, wir sind Helden, Queens of the Stone Age 20.08.10: Die Toten Hosen, Eternal Tango, Turbostaat, Shantel & Bucovina Club Orkestrar, Blumentopf 21.08.10: Limp Bizkit, Sido, We are Scientists, King Charles, Lesley Meguid 22.08.10 : Gustav, Dada ante Portas, Gotthard PRIX 1 jour entre 59.- et 79.- / Pass 2 jours 129.- / Pass 3 jours 159.- / Pass 4 jours 199.Camping Gratuit pour les détenteurs de billets Transports En train, navette gratuite depuis Visp ou Gampel En Voiture, Parking 1 jour 25.-, 2 jours 30.-, 3 jours 35.-, 4 jours 40.-(Navette comprise)

www.openairgampel.ch

GAMPEL OPENAIR AUGUST 19-21

bourgade de Gampel, le plus alpin des Open Airs a de quoi réjouir les amoureux de la nature. Mais pas seulement ! Au niveau prog, on ne se mouche pas du coude, dans les Alpes d’outre Sarine. Tout en favorisant la venue de formations suisses, le Gampel propose chaque année une jolie tripotée de pointures internationales. L’année 2010 ne dérogera pas à la règle : groupes régionaux et monstres intersidérales viendront pêle-mêle rugir dans la vallée ! Alors que reprocher aux gentils organisateurs qui, non contents de proposer aux 70’000 festivaliers annuels une prog intéressante et un cadre idyllique, font preuve d’une modestie Place to eat : Raclette ! à toute épreuve en s’émerveillant éditions après Kit de survie : De bonne jambes pour monter éditions de générer une telle affluence en plein et une très bonne descente. mois d’aout ? Moi je ne vois pas. Astuce du chef : Ne challengez pas les locaux au jeu de la picole. Vous perdrez. Les gros :

GAMPEL

Présentation On parle souvent de la beauté des sites des festivals de la région. Et à juste titre, pour la plupart. C’est que de part nos contrées montagneuses et verdoyantes, de la prairie bucolique et du vallon fleuri, il y en a à la pelle, et c’est plutôt sympa ! Ca, l’Open Air Gampel l’a bien compris. Juché dans son Haut Valais à proximité de la susnommée

Queens of The Stone Age (Rock-moustache) Yeah ! Les Queens of the Stone Age sont au Gampel ! Tayoooo ! Oui, je suis joie. C’est que ce n’est pas tous les jours que cette formation géniale et un peu ovniesque joue de part chez nous. Alors bon, en vieux septiques, commençons par relativiser l’ovniesque de ces californiens. A dire vrai, leur ahurissante créativité n’est pas tant extraterrestre que d’un autre temps. Un temps où Josh Homme, fondateur du groupe, jouait dans Kyuss, figure de proue de la scène stoner, sorte de rock bluesy et très southern initié un jour par des Jimy Hendrix, ZZ Top et autre Black Sabbath. En 1996, à la mort de Kyuss, J. Homme monte donc Queens of the Stone et, bien que rockifiant ses compositions, y laisse une profonde emprunte stoner. D’où la moustache que vous vous sentez pousser en écoutant Tangle

Up in Plaid ; d’où la sérieuse envie de troquer la Punto contre une Harley lorsque l’autoradio vous crache un Millionnaire. Que c’est bien, mais que c’est bien ! 19.08.10, 23h15. Gotthard (Rock stars helvétiques) Ils sont rares, au final, les musiciens suisses à avoir rencontré un véritable succès international. A fortiori, très peu d’entre eux peuvent se targuer d’avoir été dans les charts internationales, d’avoir tourné avec Bon Jovi et AC/DC ou encore de pouvoir encadrer des disques de platines dans le local de répèt. Et bien parmi ces happy few, il y a Gotthard. En même temps, papa de plus de 13 albums d’un hard rock tout en efficacité, le quintet a effectivement de quoi rivaliser avec les tout gros. Non, vraiment, à écouter leur musique et à voir le background de nos hard rockers nationaux, il n’y a qu’une chose à dire : chapeau (de cowboy). 22.08.10, 17h15. A ne pas manquer :  Bookhouse Boys Marrant, à la première écoute de cet octet londonien, je me dis que leur musique est l’improbable mélange de Tom Waits et de Portishead. Tom Waits pour les ambiances sombre et le rock de gangster crado, Portishead pour cette voix féminine comme prise d’une éternelle agonie (quelle poésie). En écoutant un peu plus, je remarque que les Bookhouse Boys se font aussi très folk et, à contrario, très hispaniques selon les plages. Bref, vous l’avez compris, cette formation est tout aussi inclassable qu’intrigante. Une belle découverte, en somme. J’irai ! 19.08.10, 00h45.


Hip Hop (Scratch Perverts) et Trip Hop novateur (Wax Tailor). A découvrir : I WAS A TEENAGE ALIEN 20 août 2010 Formé durant l’été 2007 à Toulouse (France) par 4 membres voguant chacun sur divers horizons musicaux, en passant de la musique acoustique au métal et bien sûr sans oublier de faire halte sur l‘aire de repos punk rock, I WAS A TEENAGE ALIEN c’est du punk rock mélodique teinté de classique rock et de surf music. myspace.com/iwasateenagealien A ne pas manquer:

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RIP CURL MUSIC FESTIVAL AUGUST 19-20 BIARITZ (F)

kit de survie: un entonnoir à manzana place to be: où il y a de la manzana tu vas astuces: se déguiser en Mike Fa ning et s’imbiber de manzana. Ça attire les filles signes particuliers: c’est à Biarritz - plage d’Illbarritz, c’est gratuit, c’est éco, et tout le monde est bô. Plus serait indécent. Le spot est juste magnifique, sorte de crique avec plage sur laquelle déroulent les flots de l’Atlantique. A ta droite, un restaurant qui sert de la tradition basque en solide et en liquide, avec l’accent et l’accueil pour le même prix. Magnifique. Dans ton dos, la célébrissime maison hantée qui fait la particularité et la légende du spot, et devant toi, de la vague. De la vraie vague qui se mérite (entre suisses montagnards on se comprend). C’est là que Rip Curl a décidé de planter les tentes et monter une imposante scène pour y faire chanter, faire des chorégraphies et accessoirement galocher le peuple. Gra-tui-te-ment. Le concept est inédit :

NAIVE NEW BEATERS 20 août 2010 deux jours de concerts reflétant le lifestyle surf, déclinés de manière éco friendly. Comment 30’000 personnes peuvent-elles festoyer proprement ? - en mettant à disposition des navettes gratuites au départ de Biarritz centre. - en utilisant des matériels recyclés (couverts, assiettes, branding, papiers…) - en remettant un t-shirt contre tout sac de déchets consigné - en utilisation des gobelets réutilisables - en installant des toilettes sèches sur la totalité du site, ce qui veut dire ‘pas besoin d’emporter sa pelle à caca’ - en mettant un nouveau dispositif de tri progressiste avec Bil ta garbi et Bizi garbia, associations locales spécialisées dans le tri des déchets.

Oubliez les retours d’AC/DC et Guns N’Roses: aujourd’hui les gens qui aiment la musique et les cheveux gras écoutent les Naive New Beaters, ce groupe franco-américain composé de David Boring le chanteur ricain, de Martin Luther BB King le guitariste (LOL), et d’ Eurobelix, haut délégué à la rythmique. Entre temps, les NNBS (les gens un peu trendy disent comme ça) ont aussi sorti deux EP, Bang Bang et Live Good, qui ont été remixés par la crème de l’électro (de Yuksek aux Bloody Beetroots). myspace.com/naivenewbeaters

Par ‘concert reflétant le surf’ on vous rassure, ça n’a rien à voir avec les frères Hanson et la bande à Basile: les organisateurs proposent une succession d’artistes alliant Rock (Naive New Beaters),

Programme 19.08.10 The Shinkickers, The Rodeo, Wax Tailor, DJ Falcon 20.08.10 I Was A Teenager, Dirty Fonzi, Naive New Beaters, Scratch Perverts PRIX gratuit Transports navettes gratuites depuis le centre de Biarritz

www.ripcurl.eu


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Breakestra & Chali2na Samedi 21 août, grande scène

Royal Arena AUGUST 20-21 Orpund / Bienne

Ne pas oublier : du cash, baby ! Le festival accueille en effet plusieurs stands de shops locaux pour ceux qui ne pourraient quitter l’endroit sans acheter un t-shirt NWA. Signe particulier : plus qu’un festival de rap, le Royal Arena est un festival hip-hop qui donne également la part belle aux autres disciplines du mouvement avec ses concours de break et ses graffeurs. Originellement nommé Royal Open Air, ce petit festival Hip Hop a vu le jour en 1999 sur les rives de Täuffelen avant de déménager il y a 4 ans sur le site des arènes romaines d’Orpund en périphérie de Bienne, lui donnant par la même occasion son appellation actuelle. Chaque année, le festival transforme la petite arène romaine lovée dans une clairière de la forêt biennoise en terrain de battle de breakdance et galerie de graffiti, alors que l’herbe de la plaine adjacente se déracine au son des bass des concerts de la scène principale. Au fil des éditions, cette dernière a vu défiler sur ses planches autant les nababs de la scène US comme Dipset, Nas, DITC ou encore Method Man et le Likwit Crew. La scène locale y trouve aussi régulièrement son quart d’heure de gloire, et par «locale» on entend des artistes venus des deux côtés de la Sarine, les festivals Hip Hop suisse-allemands étant réputés pour être linguistiquement moins frileux que leurs comparses romands. Si, à ses débuts, le festival se targuait du label officieux «underground,» c’était plutôt pour masquer son budget modeste, qui a gonflé au cours de la décennie, et lui permet aujourd’hui d’afficher clairement ses ambitions en présentant Ludacris en tête d’affiche. Parmi le reste du line-up, on notera en autre le duo fraîchement réuni Reflection Eternal, le berlinois Sido, le Boot Camp au quasi-complet, Greis, les Snowgoons, Freeway et Jake One.

Si de nos jours personne n’est vraiment impressionné par aucun featuring, aussi classieux soit-il, entre un MC X et un producteur Y, la rencontre Breakestra / Chali 2na, elle, est sacrément excitante. Replaçons. A ma gauche Chali 2na un pur MCs doté d’une des voix les plus profondes , basses et traînante du rap West Coast. Membre des regrettés Jurassic 5, ce fervent défenseur du hip-hop comme mouvement culturel à part entière, qui montre toujours un respect - voire une ferveur - à ses protagonistes les plus oldschools, ne s’est jamais refusé un écart, qu’il soit grand ou mineur, pour toucher à d’autres musiques. Ainsi ces morceaux dénotent souvent des influences funk, nu-soul, reggae ou latino. A ma droite Breakestra, un big-band soul-funk comme ne s’en crée encore qu’à LA. Derrière Mixmaster Wolf, un chef d’orchestre comme on en fait plus beaucoup non plus, se cache une troupe à géométrie variable de zicos aussi déjantés que talentueux. A eux tous ils incarnent le bon goût d’Ubiquity Records, la folie cradingue de Sly And The Family Stone et la folie de James Brown. Aucun doute que cette collaboration saura mettre les points sur les i à un rap sclérosé et rappeler à tous les b-boys que bouger non seulement leurs mains mais aussi leurs culs à un concert a du bon. www.myspace.com/chali2na Reflection Eternal Vendredi 20 août, grande scène Depuis près de 20 ans, loin des clichés gangstas, fleuri et perdure une frange indépendante, maligne, vraiment musicale et presque intègre du rap ricain, initiée notamment par Common et magnifiée par Mos Def le touche-à-tout et nombres de sorties Rawkus et Fatbeats. Si elle décline depuis l’éclatement du noyau quelques bombes continuent de tomber là où on ne les attendait pas, ou plus. Ainsi le deuxième album de Reflection Eternal. Re-

volutions Per Minute, sort 10 ans après Train Of Thoughts. Hi-Tek producteur et beatmaker de son état, retrouve Talib Kweli, mc et poète de naissance. Ensemble ils sortent un album à l’ancienne, qui fonctionne plus grâce à l’alchimie inentamée de ses deux personnalités que par les outils de promos utilisés où flotte un arrière-goût de « reformation pour le pognon » tellement en vogue dans d’autres styles musicaux. Le flow naturel de Kweli et ses rimes conscientes et vindicatives - les thèmes ont changés, la verve et la foi demeurent - se posent parfaitement sur les beats souls finement ciselés de Hi-Tek. Une réunion à laquelle ne manquait que quelques concerts pour faire complètement sens. myspace.com/reflectioneternal Freeway & Jake One Vendredi 20 août, grande scène Bien que lancé par le bulldozer Roc-a-Fella il y a 10 ans avec son acolyte Beanie Sigel, Freeway «the freshest beard in the game» ne semble être qu’au commencement d’une carrière prometteuse. Depuis sa première apparition sur «1-900 Hustler» de Jay-Z en 2000, la voix de castrat du rappeur n’a rien perdu de son agressivité ni son flow de puissance. Après deux excellents albums solos, deux albums de State Property, une crise de foi et un voyage à la Mecque, Freeway atterrit sur un single du premier album solo de Jake One, producteur revitaliste boom bap dans la ligné de Marco Polo. L’alchimie fonctionne si bien entre le rappeur et le producteur que l’annonce d’un album du duo sur le label d’Atmosphere, quelques semaines plus tard, n’étonne personne. Le résultat final se nomme «The Stimulus Package» et constitue sans conteste un des albums indispensables de l’année, d’autant plus qu’il se présente sous la forme d’un superbe et onéreux digi-pack capable de faire passer les précédentes sorties Rhymesayers pour des pochettes d’albums de Richard Clayderman. Il ne reste plus qu’à vérifier si l’emballage est aussi glam en live. myspace.com/jakeone myspace.com/freeway

y PROGRAMME , Foreign Beggars, Freewa rnal, Sido, Boot Camp Clik 20.08.10 : Reflection Ete Sebb, Ker, Wiz & & Jake One, Snowgoons, Ace & Edo G, Chali 2Na ence & Alchemist, Masta k Tas 21.08.10 : Ludacris, Evid z, -B, Ner & Hodn + Sylabil Spill, Mo Breakestra, Greis, Huss PRIX Pass 2 jours 95.Vendredi 59.Samedi 69.-

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www.royalarena


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LA BATIE SEPTEMBER 03-18 GENEVE

Signe particulier : tous les clubs s’assemblent, tous les arts se mélangent, tous les styles se confrontent et le public le plus exigeant y trouve son compte. Table: n’importe quel boui-boui genevois ou le Tampopo sis en la salle du Faubourg, où l’Ecole Hôtelière de Genève cuisine jusqu’à 01h du matin. Kit de survie: un plan de la Genève internationale - il a même des représentations en France voisine - et/où un vélo. Surtout oubliez vos préjugés. Malgré ses lieux alternatifs qui ferment les uns après les autres Genève, toujours à l’affût des artistes de demain, qu’ils soient citoyens ou étrangers, reste une des capitales de la culture indépendante et novatrice. Tout particulièrement en ce qui concerne des arts scéniques. Pour la 34ème édition, le Festival de la Bâtie, s’en fait une fois de plus le porte drapeau. Pendant plus de 2 semaines et dans près de 20 lieux, vous aurez l’occasion de découvrir certains des meilleurs acteurs, musiciens, chorégraphes, performeurs, chanteurs, danseurs et artistes visuels du moment. Tels des gamins en grande récréation, ceux-ci se piquent leurs jouets parmi, se rentrent dans le cadre, crayonnent sur le dessin du voisin, se travestissent, brefs ils s’amusent à tester les limites et faire exploser les barrières. Les arts se mélangent au profit de la création pure et originale. Cette année une place de premier choix est offerte à la scène africaine et un projet original de bande-son sur divers spectacles est mis en place. Et si après vous être frotté la barbe d’un air pénétré et repositionné les lunettes carrées dubitativement vous avez quand même envie guincher un peu le Manitoba - autrement dit le

Palladium - est ouvert jusqu’à 4h du mat les soir de week-end, avec une sélection de DJs plutôt défrisante. L’homme à la tête de chou Vendredi 10 et samedi 11 septembre au Château Rouge En 1976 Serge Gainsbourg sort L’homme à la tête de chou un album-concept narrant l’histoire d’un mec, de son amour, de son crime passionnel, de sa folie. En 2006 Alain Bashung, retravaille et enregistre ces titres. Voilà maintenant une année qu’il nous a quitté. En 2009 le chorégraphe Jean-Claude Gallota met en scène bien plus que L’homme à la tête de chou. Ses 14 danseurs interprètent ici un drame et des absences trop nombreuses. La scène est nue. Comme seul décor un chaise de bureau ayant servi à Bashung pendant les répétitions et comme seuls costumes des habits de ville sobres et des sous-vêtements. La troupe de Grenoble danse tant les anti-héros de Gainsbourg que ce dernier, l’absence de Marilou comme celle d’Alain Bashung. La voix chaude de celui-ci tombe doucement sur les arrangements de Denis Clavaizolle, connu entre autres pour son travail avec Jean-Louis Murat. Ici l’histoire de l’amoureux se déroule à l’envers, et en une heure on se laisse porter jusqu’aux sources de la passion, de la jalousie, du sexe, de la mort. www.gallotta-danse.com Hell’s Kitchen & Tété Et encore une rencontre exceptionnelle pour la Bâtie. Les genevois de Hell’s Kitchen, partis en croisade il y a près de dix ans pour « déclaptoniser le blues » comme ils le disent si bien, ont décidé de passer l’été à froisser la chanson française en emprisonnant Tété dans leur cuisine infernale. Et ce dernier est plus que consentant. En cinq albums, il a déjà fait goûter une audience toujours grandissante aux nombreuses sonorités qui l’ont séduit au cours de sa carrière ; du rock indépendant américain au slam, de la soul au rap, de la folk au reggae. Mais avec Tété l’enregistrement a beau être extrêmement soigné, on oublie jamais que ce musicien-là est avant tout un parolier, voire un poète. Que va-t-il lui arriver dans

Bélo, Programme ier, Blonde Redhead, ik, Arnaud Fleurent-Did sch mi art Mia App , st, Mit & Gue l & Luluxpo iel, Féloche, Gangpo K, FileWile, Fiona Dan / Hudson iden Bra er/ ast Dave Aju/Dimlite/Sam km Jac Heike Fielder, Imaz’elia, Solo, Chan et Norman Bambi, a, Morning Star, Peter or & Kabu Kabu, Minitob Ten i Jim ic, Clin … etc Mohawke/ n, Bye er Und nge, Syd Matters, Saycet, Solange la Fra IX PR cert info sur le site t 22.- ou prix par con par jour 33.-/étudian CAMPING pas de camping TRANSPORT .batie.ch en train ou en voiture

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la chaleur lo-fi du fief du trio suisse, nul ne le sait. Mais mon petit doigt m’a dit que ça allait chauffer, qu’il y aurait des incantations vaudous, du sang sur la planche à lessive, du Tom Waits dans les enceintes, de la déclamation à réveiller les voisins, du whisky pour tout le monde et que cela allait se terminer en une vente aux enchères d’âmes encore pures planquées sous les fauteuils rebondis de l’Alhambra, le 3 septembre. myspace.com/hellskit myspace.com/tetetv Syd Matters Jeudi 16 septembre au Casino Théâtre La clique à Jonathan Morali se porte bien, merci pour elle. Les SDFs du rock français continuent leurs pérégrinations entre pop aérienne, futurs classiques folks et grandes pièces post-prog. Cette période de l’année les trouve particulièrement occupés. Après un ep 4 titres, Hi Life, et une tournée dans des endroits étranges types fermes ou chapelles, marquants un retour à une musique plus intimiste et plus brute, ils peaufinent actuellement leur nouveau LP, qui sortira fin août. Ils débuteront leur nouvelle tournée électrique à la Bâtie, au Casino Théâtre. Un cadre parfait pour se couler dans leurs instrumentations parfaites, dans ses chansons tellement jolies (oui, jolies) toutes douces, nostalgiques et toujours d’une finesse qui tire les larmes aux plus accrochés des punks qui se retrouvent à chaque fois en plusieurs exemplaires à leurs concerts. Un petit moment de plaisir qui ne paie certes pas de mine mais qui vaut son pesant d’or. myspace.com/sydmatters


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CHANT DU GROS     SEPTEMBER 09-11 LE NOIRMONT  

rfs , IAM, Ska Ne Jah Man Gang ony Bones Eb n, Programmebling Wheels, Renan Luce, ho uc So e Ram Stevans, Alain 09.09.10 : Th Johnny Clegg, `Kunz, Tafta, ´n pt Ca : 10 in emilia 9. 10.0 Miss Duck a Bamba, Sins l, The Heavy, ues Dutronc, Ky cq Ja n, Gaëtan Rousse oa Al Micky Green, 11.09.10: Lan, ca ca de n sio Explo 2.tre 125.- et 14 PRIX ent 3 jours en m ne on Ab .57 entre 42.- et G CAMPIN Billets détenteurs de Gratuit pour les T R TRANSPO voiture En train ou en

20 ans d’existence, il est tout de même devenu un des incontournables en Suisse romande. C’est que dans cette ambiance si… authentique (dironsnous), chaque année, du très beau monde passe. Partenaire des Rock Oz Arènes, certaines poinSigne particulier : Chant du gros tures si retrouvent, mais pas seulement ! Et le programme exclusif est plutôt alléchant. Allez, je Kit de survie : en mauvaises langues, on vous sors ma petite laine, je laisse mon portable à la dira Babe, qui vous aidera à dénicher des champi- maison, et tous en piste pour la nôôôôce, gars ! gnons magiques. et du lipstick anti-gersure Place to be : autour d’un des nombreux petits Le Monstre : feux, histoire de s’épargner une hypothermie. Astuce du chef : n’oubliez pas de changer vos Iam (le rap français) thunes en Louis. Sinon, pas de fée verte. Pas une ride de prise, du côté de nos Marseillais préférés. Même si la relève est bien là, loin de se Présentation : démoder, les cinq lascars (Freeman n’est plus de la partie) continuent de planer tout en haut de la Mais qu’on l’aime celui-là, alors ! Il est tellement scène rap française. Pourtant, IAM, ça date ! A vrai ! Il y a quelques années, on avait faillit m’y l’époque des polos Tacchini, de la coupe au carré assassiner à main nue pour avoir osé estimer le et de l’horloge autour du cou, ils étaient déjà là ! degré noirceur de ma wurst mayo à la lueur de J’ai réécouté l’école du Micro d’argent et même le mon portable. « ‘Tain gars, faut vraiment être Mia ! Y a pas à tarabiscoter, ça reste des tueries un bôb d’Genevois pour avoir b’soin de son na- absolue. Comme quoi, le vieillissement positif, ce tel pour cramer son schublig », m’avait lancé n’est pas réservé au vin et au rock. Et en plus, l’autochtone, menaçant. C’est qu’au Noirmont on est en droit d’espérer des nouvelles plaques, le l’authenticité, c’est sacré. En même temps, là est remplaçant de Saison 5 étant prévu pour 2011. bien le charme du lieu. A l’époque où tout, même les open airs, devient technologique, le Chant du’ A ne pas louper : se la joue presque conservateur endurcit. Alors bon, relativisons, ce n’est pas non plus la foire à Ebony Bones (Pop tropicale) la couenne fumée, ce festoch. En plus ou moins La sobriété, c’est nul. Vêtements sombres, coupe

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proprette, petit sourire courtois, musique minimaliste, tout ça, c’est bon pour les nazes. Ca, Ebony Bones semble le prêcher, car avec cette anglaise, tout est fluo, paillettes, explosif, sautillant. Sans doute préfère-t-elle la barba papa à la Pierro Lusso de grand papy, tout comme Prince à grand papy Bob Dylan ! Vous m’avez saisi, la jeune Ebony Bones, maman de Bone of my Bones, sa première rondelle d’ananas, opère dans une pop des plus tropicale et colorée. Au Noirmont, ce sera palmier plutôt que sapin, touillette-girafe en plastoc plutôt que fourchette à fondiole et sucre vanillé plutôt qu… enfin passons. Gaëtan Roussel (rock pop) On peut attendre beaucoup de ce concert. C’est que derrière ce patronyme à peu près inconnu se cache un musicien déjà sacrément accompli. In fact, dans une vie antérieure, Gaëtan Roussel fut le chanteur de Tarmac et de Louise Attaque. Et ouais, l’ami Roussel, c’est pas exactement l’épicier du coin reconverti en crooner à mémés le temps d’une kermesse. Pour Ginger, son premier et brand new effort solo, le frontman diffuse un rock pop largement acoustique, moderne et dont la production m’a un peu rappelé Beck. Des textes toujours relativement abstraits et non sans une certaine poésie. Après, lui même le dit, ça reste de la pop. On aime ou pas. Mais à découvrir, je pense.


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Programme disponible dès le 23 aout PRIX gratuit CAMPING Pas de camping TRANSPORT En train ou en voiture

www.labelsuisse.rsr.ch

LABEL SUISSE    SEPTEMBER 17-19 LAUSANNE 

La grand-messe bisannuelle des médias, de la musique, classique et actuelle (au sens premier et littéral du terme, pas au sens des institutions en mal de termes métropolitains pompeux) est de retour pour le grand plaisir de nos oreilles patriotes et de nos quinquets impatients de voir en direct live les artistes qui se cachent derrières les chansons diffusées sur les ondes romandes. Label Suisse c’est plus de 100 artistes suissesmais-pas-que (le carrefour culturel, les caravanes de myrrhe, la sacro-sainte émulation artistique) qui se produiront sur 6 scènes, intérieures et extérieures, au centre de Lausanne. La majorité des émissions musicales des 4 chaînes de radios et la télévision suisse romande se serrent les coudes et se partagent leurs milliers de producteurs, secrétaires, journalistes et animateurs (va bien falloir qu’ils s’y fassent…) le temps d’un weekend de folie dédié au Meilleur de la Musique suisse

diffusée par la RTS. Rien que ça. Une armada de spécialistes nous concocte une programmation du tonnerre de dieu. De la chanson au metal, du Kiosque à Musique à Downtown Boogie, de l’electro à la world et de Radio Paradiso à La Plage il y en aura pour tous les goûts. Justement. Il va sans dire que tous cela sera diffusé à qui mieux mieux sur les ondes, à la télé et sur Internet. Car si le marché du disque péclote, celui des médias a bien besoin d’expérimenter, lui aussi. Soyez donc bien attentifs, car il va s’en passer des choses nouvelles, avec de l’anonyme et de la star dedans, des micros et des caméras autour, avec de l’humour pour vous divertir et du sérieux pour vous instruire. La programmation complète de Label Suisse sera rendue public le 23 août. D’ici là on peut quand même vous dévoiler quelques scoops. Il y aura plusieurs créations originales entre des musiciens de divers horizons, dont notamment la charmante Heidi Happy avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne et quelques rockeurs qui présenteront, en avant-première, un set composé par la jeune femme et qui devrait clouer le bec à tous les arriérés qui pensent qu’un mec (une femme ?!) avec une Gibson entre les mains n’est bien évidemment pas un musicien, et certainement pas un compositeur.Il y aura foisonnement de rencontres transfrontalières entre musiciens qui se sont déjà

chassés ou croisés sur les ondes et qui sont maintenant en train de s’envoyer des yousendits plein de musique dans le plus grand des secrets. Et pleins d’invités spéciaux de Zürich, qui sera l’hôte de luxe de cette édition. Et, surtout il y aura un hommage au plus fraîchement regretté des chanteurs français, j’ai nommé l’immense Alain Bashung. Que ceux qui ont eu l’audace de l’ignorer de son vivant passent leur chemin, la frustration de le découvrir une année après sa mort serait trop grande de toute façon. Tout porte à croire que, dans sa folie des grandeurs, Label Suisse saura offrir un spectacle à la hauteur du bonhomme. Quelques noms de collaborateurs invités me mettent déjà l’eau à la bouche ; l’infatigable Franz Treichler des Young Gods, le légendaire parolier Boris Bergman, Rodolphe Burger ; le crooner de Kat Onoma, Franco Casagrande ; leader des boulimiques Dog Almond ou encore Pascal Auberson, entre autres. Et surtout l’ensemble sera produit par les petits génies suisses de Mobile In Motion, responsables des prods les plus fines et les plus aventureuses jamais faîtes pour Bashung, sur L’imprudence, son album le plus sombre et le plus mésestimé. Entendre tous ces gus ensemble interpréter des titres de Bleu Pétrole, Play Blessure, Chatterton ou du magnifique Fantaisie Militaire, moi je dis vivement.


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REEPERBAHN CAMPUS SEPT 23-25 HAMBURG (D)

Kit de survie  : beaucoup de curiosité et des bonnes jambes. C’est pas petit, Hambourg. Dress Code  : citadin branché et « artistiquement engagé » (c’est à dire mèche, trench et chaussures pointues. Lorsqu’il s’agit d’événements culturels, ils aiment bien les trailers, les Allemands. Chaque fois que j’en check un, paf, me voilà devant une vidéo qui, sur fond d’un petit rock moderne, entrainant, un poil mélancolique, m’explique à quel point, culturellement parlant, c’est bien au nord de chez nous que ça se passe. Du reste ça en deviendrait presque un peu complexant, cette histoire. Un temps ce fut Berlin la capitale de la hype artistique européenne. On se disait qu’avec le temps, les Teutons allaient lâcher un peu le morceau. Tu parles, si Berlin n’est

effectivement plus la trend de la trend, celle-ci n’est pas allé bien loin. Hambourg. Ca n’a même pas passé de frontière. Qui possède Da Place to be ? Encore l’Allemagne. En même temps, lorsqu’on voit ce qu’il s’y passe, à Hambourg, c’est très logique que la ville paraisse si glamour. Prenez le Reeperbahn Festival. Simple festival de musique ? Non, ça c’est un concept totalement suranné chez les teutons. C’est naze de juste faire jouer des vedettes dans tous les clubs de la ville. Il faut faire de l’événement un véritable meeting multiculturel, multi artistique, multi aboutissants, multi tout, quoi. Alors reprenons. Qu’est-ce que le Reeperbahn festival ? Tout d’abord, c’est effectivement un événement musical. C’est plus de 150 groupes qui, sur trois jours, s’invitent dans une vingtaine de clubs hambourgeois. Parmi, eux, toute la nouvelle vague indiebrit-pop-rock-folk : Band of Skulls, Blood Red Shoes et dérivés. Bref, de quoi faire se trémousser les festivalières. Le Reeperbahn, c’est également une vaste expo d’arts visuels. Pho-

tos, films, peintures, tout y passe. La spécialité 2010, c’est une monstre convention de graphistes spécialisés en réalisation d’affiches. Vous voulez voir une authentique affiche 80’s de Metallica en ouverture d’Alice Cooper dans un club de 100 personnes ? C’est à Hambourg qu’il faut aller. Enfin, le Reeperbahn est un lieu de débat à propos de l’art en tant que produit. Les discussions confrontent tout types d’intervenants, du musicien intéressé à savoir comment percer aux US au patron de major épiloguant sur la torpeur planant sur le marché du disque. C’est que la miouze, est certes une expression artistique tributaire d’un patati et patata, mais ça nourrit aussi des bouches. Et ça, contrairement à ailleurs, au Reeperbahn, on ose se l’avouer et en parler. Il est donc clair qu’à côté d’événements de la sorte, nos petits festochs familiaux, ils font un peu pâle figure. Alors que certains restent au créneau musique sympatoche et saucisse de veau, d’autres créent des rassemblements artistiques universels dans lesquels tout se mélange et fleurit. Après ça, pas étonnant qu’ils nous volent la vedette.

Programme Amanda Jenssen, Babylon Circus, Band Of Skulls, Deer Tick, Elin Ruth Sigvardsson, Fehlfarben, Hans Unstern, Heroes & Zeros, Hundreds, Love Amongst Ruin, Onkel Berni, This Will Destroy You, Wilhelm Tell Me, Wolf Parade, etc… PRIX 1 jour 29 € / 2 jours 45 € / 3 jours 59 € CAMPING Pas de Camping, plus d’infos sur le site pour les auberges de jeunesses, B&B ou Hôtels TRANSPORT Avec Lufthansa jusqu’à Hambourg

www.reeperbahncampus.com


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ICELANDIC AIRWAVES OCT 13-17 REYKJAVIK (IS)

Kit de survie  : beaucoup de curiosité et des bonnes jambes. C’est pas petit, Hambourg. Dress Code  : citadin branché et « artistiquement engagé » (c’est à dire mèche, trench et chaussures pointues. Lorsqu’il s’agit d’événements culturels, ils aiment bien les trailers, les Allemands. Chaque fois que j’en check un, paf, me voilà devant une vidéo qui, sur fond d’un petit rock moderne, entrainant, un poil mélancolique, m’explique à quel point, culturellement parlant, c’est bien au nord de chez nous que ça se passe. Du reste ça en deviendrait presque un peu complexant, cette histoire. Un temps ce fut Berlin la capitale de la hype artistique européenne. On se disait qu’avec le temps, les Teutons allaient lâcher un peu le morceau. Tu parles, si Berlin n’est

films, peintures, tout y passe. La spécialité 2010, c’est une monstre convention de graphistes spécialisés en réalisation d’affiches. Vous voulez voir une authentique affiche 80’s de Metallica en ouverture d’Alice Cooper dans un club de 100 personnes ? C’est à Hambourg qu’il faut aller. Enfin, le Reeperbahn est un lieu de débat à propos de l’art en tant que produit. Les discussions confrontent tout types d’intervenants, du musicien intéressé à savoir comment percer aux US au patron de major épiloguant sur la torpeur planant sur le marché du disque. C’est que la miouze, est certes une expression artistique tributaire d’un patati et patata, mais ça nourrit aussi des bouches. Et ça, contrairement à ailleurs, au Reeperbahn, on ose se l’avouer et en parler. Il est donc clair qu’à côté d’événements de la sorte, nos petits festochs familiaux, ils font un peu pâle figure. Alors que certains restent au créneau musique sympatoche et saucisse de veau, d’autres créent des rassemblements artistiques universels dans lesquels tout se mélange et fleurit. Après ça, pas étonnant qu’ils nous volent la vedette.

effectivement plus la trend de la trend, celle-ci n’est pas allé bien loin. Hambourg. Ca n’a même pas passé de frontière. Qui possède Da Place to be ? Encore l’Allemagne. En même temps, lorsqu’on voit ce qu’il s’y passe, à Hambourg, c’est très logique que la ville paraisse si glamour. Prenez le Reeperbahn Festival. Simple festival de musique ? Non, ça c’est un concept totalement suranné chez les teutons. C’est naze de juste faire jouer des vedettes dans tous les clubs de la ville. Il faut faire de l’événement un véritable meeting multiculturel, multi artistique, multi aboutissants, multi tout, quoi. Alors reprenons. Qu’est-ce que le Reeperbahn festival ? Tout d’abord, c’est effectivement un événement musical. C’est plus de 150 groupes qui, sur trois jours, s’invitent dans une vingtaine de clubs hambourgeois. Parmi, eux, toute la nouvelle vague indie-brit-pop-rock-folk : Programme JJ, S.H Draumur, Think About Life, Basia Bulat, Junip, Slagsmalsklubben, Oh No Ono, Band of Skulls, Blood Red Shoes Joy Formidable, Efterklang, The Amplifetes, Fresco, Bloodgroup, Cliff Clavin, Dikta, et dérivés. Bref, de quoi faire Seaber, Bang Gang, etc… se trémousser les festivalières. PRIX Le Reeperbahn, c’est égalepas d’info pour le moment ment une vaste expo d’arts CAMPING visuels. Photos, déconseillé TRANSPORT avion conseillé

www.icelandairwaves.is


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GUSTAVMAG NO16 / FR